Le portail a été actualisé le 26 mai 2020........ Leur humanisme est la politesse des salauds, face à laquelle toute impolitesse est honorable....... L'unique remède efficace contre le virus du capitalisme, c'est le socialisme......... A bas le confinement, le traçage, faites tomber les masques !........Soulevez-vous et chassez Macron, abattez les institutions de la Ve République ! Assemblée populaire dans tout le pays pour prendre le pouvoir politique et contrôler l'ensemble de l'économie !


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (26.05.2020)

  Documents d'actualité. (26.05.2020)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (29.03.2020)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes) (pas actualisé, pas le temps)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (18.03.2020)

Fichier : Archive sur le climat

Fichier : Actualité internationale 2019

Fichier : Actualité intermationale 2018

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Principes élémentaires de la philosophie matérialiste par Georges Politzer - 1936

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030, mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


Les faits. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle. La hausse de la température précède la hausse du taux de CO² dans l'air.

Voilà l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...



D'où provient le coronavirus (Covid-19) ? Qui l'instrumentalise ? Devinez. (Actualisé le 17.05)

- Dans une vidéo, le directeur des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a déclaré devant le Congrès que certains Américains que l’on croyait morts de la grippe saisonnière avaient été trouvés porteurs après leur décès du nouveau coronavirus. (Causerie du 13 mars 2020)

- 18 octobre 2019, la Gates Foundation et le Forum économique mondial étaient des partenaires de « l’exercice de simulation » d’une pandémie au nCoV-2019 effectué par le John Hopkins Center for Health Security.

- 18 au 23 octobre, au même moment à Wuhan se tiennent les Jeux olympiques militaires.

- Covid-19 : des athlètes français contaminés à Wuhan en octobre ? - leparisien.fr 5 mai 2020

Plusieurs sportifs, de retour des Jeux mondiaux militaires organisés fin octobre en Chine, se sont plaints de symptômes à leur retour. Ils pourraient avoir contracté le Covid-19. (Article complet dans la causerie du 8 mai 2020)

- 13 janvier 2020, suivant l'avis du directeur général de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail en date du 12 novembre 2019 et proposition du directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Buzin et Macron classent la chloroquine dans la liste des substances vénéneuses, alors qu'elle était en vente libre. Plus tard ils en interdiront la prescription par les médecins de ville.

- 24 et 25 janvier 2020 : Sommet de Davos sous les auspices de la CEPI, qui est aussi le fruit d’un partenariat entre le Forum économique mondial et la Gates Foundation, au cours duquel le développement d’un vaccin contre le 2019 nCoV est annoncé (2 semaines après l’annonce du 7 janvier 2020 et à peine une semaine avant la déclaration de l’urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS).

- 30 janvier 2020 : Le directeur de l’OMS déclare une « urgence de santé publique de portée internationale ». Mondialisation.ca 02 mars 2020 ; 20minutes.fr et AFP 13 mars 2020

- Mai 2020 : Dans de nombreux pays occidentaux les témoignages de médecins affluent pour dénoncer l'étiquettage coronavirus de milliers de morts décédés en réalité d'autres pathologies, histoire de justifier l'existence d'une pandémie imaginaire, ainsi que les conséquences liberticides et antisociales qui en ont découlé.

Un acte prémédité ? Une obsession chez ces tyrans.

Le Point - En 2015, Bill Gates publiait un éditorial dans le New England Journal of Medicine (NEJM) mettant en garde contre la survenue probable d'une pandémie au cours des vingt prochaines années.

« Parmi tout ce qui peut tuer plus de 10 millions de personnes dans le monde, le plus probable est la survenue d'une épidémie due à des causes naturelles ou au bioterrorisme. »

Gates écrivait que les futures épidémies risquaient d'être plus difficiles à endiguer dans les sociétés libérales : « Parce que les pays démocratiques n'aiment pas restreindre les droits des individus à se déplacer et à se réunir librement, ces mêmes pays pourraient agir trop lentement sur les activités contribuant à la propagation des maladies. »

LVOG - C'est lui qui préconisera le confinement total de la population. Et qui serait chargé d'assurer l'ordre mondial ? Pardi, l'Otan, cela ne s'invente pas.

Le Point - Selon Gates, la lutte contre les épidémies exigeait une préparation comparable à celle d'une autre menace globale – la guerre :

« L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) dispose d'une unité mobile prête à se déployer rapidement. Si le système n'est pas parfait, les pays de l'Otan organisent des exercices conjoints leur permettant de traiter les questions de logistique – comment acheminer carburant et nourriture, quelles langues seront parlées, quelles fréquences radio seront utilisées, etc. Peu de mesures de ce type, si ce n'est aucune, existent pour faire face à une épidémie. »

Deux ans plus tard, lors d'un sommet international en Suisse, Gates attirait de nouveau l'attention des dirigeants de ce monde sur leur manque de préparation au risque pandémique...« Les épidémies se fichent des frontières. Dès lors que vous regardez les choses sous un angle humanitaire ou national, il faut que ces investissements soient faits. »

Rebelote en 2018. Cette fois-ci, Gates estimait que, les humains pouvant faire le tour du monde en quelques heures, un pathogène semblable au Sras était susceptible de tuer 30 millions de personnes en six mois.

Le 28 février, Gates publiait un nouvel éditorial dans le NEJM. Son message ne pourrait être plus clair : « Au cours de la semaine dernière, Covid-19 a commencé à se comporter comme le pathogène centennal que nous redoutons depuis longtemps. J'espère qu'il n'est pas aussi grave, mais nous devons partir du principe qu'il l'est jusqu'à preuve du contraire. » Le Point 8 mars 2020

Wikipédia - En 2009, la fondation Gates finance un projet de l'organisation caritative Path, pour étudier la possibilité d'incorporer le vaccin anti-HPV, produit par les firmes pharmaceutiques Merck et GSK, au programme officiel de vaccination de l'Inde. Mais la mort de sept adolescentes peu après leur vaccination jette la suspicion sur l'innocuité du vaccin.

En août 2009, un comité parlementaire indien conclut que le projet de Path s'apparente à un essai clinique utilisant comme cobayes des jeunes filles issues de familles peu lettrées, sans que celles-ci aient été dûment informées contre les risques du vaccin. Le comité conclut également que « le seul but de Path était de promouvoir les intérêts commerciaux des fabricants du vaccin ».


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie du 26 mai 2020.

Mai du 1er au 20

Avril 2020 ( 222 pages)
Mars 2020 (268 pages)
Février 2020 (90 pages)
Janvier 2020 (115 pages)

2019 (1356 pages)
2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

   DOSSIERS CORONAVIRUS.

VIDÉO. 4000 patients traités VS Big Data : qui croire ? - 25 mai 2020
VIDÉO. COVID19 : Quelles leçons doit-on tirer de l'épidémie ? - 12 mai 2020
VIDÉO. Cri d'alarme et alerte d'un médecin - Violation du secret médical - 6 mai 2020
VIDÉO. Dr Éric Menat - Il y a urgence !
VIDÉO. Où en est le débat sur l’Hydroxychloroquine ?
VIDÉO. Le Pr Didier Raoult se confie à Apolline de Malherbe sur BFMTV - 1 mai 2020
VIDÉO. Le Pr Didier Raoult nous parle du déconfinement
      et de la fameuse deuxième vague de l'épidémie. - 29 avril 2020

VIDÉO. Professeur Didier Raoult. La leçon des épidémies courtes - 21 avril 2020
VIDÉO. Professeur Didier Raoult. Coronavirus : Recul de l'épidémie à Marseille - 14 avril 2020

DOCUMENT. COVID-19 – Idolâtrie pour le dangereux, mépris pour le naturel (21.05)
DOCUMENT. National Covid-19 Testing Action Plan Pragmatic steps to reopen our workplaces
      and our communities (21.04)

DOCUMENT. Plan US : contrôle militarisé de la population. (19.05)
DOCUMENT. La transformation des sociétés à l'occasion du Covid-19 annonce
      la militarisation de l'Europe (12.05)

DOCUMENT. «Le choc de cette crise va provoquer la révolution»:
      Entretien avec Jean Ziegler, l’homme qui veut en finir avec le capitalisme (12.05)

DOCUMENT. PSY-OP COVID-19: assignés à résidence! (11.05)
DOCUMENT. Coronavirus et nombre de décès douteux (12.05)
DOCUMENT. La tyrannie du coronavirus – et la mort par la famine (10.05)
DOCUMENT. L’étrange malédiction des microbiologistes dans le monde (03.11.2014)
DOCUMENT. Covid-19 : L'Occident face à l'exemple chinois (09.05)
DOCUMENT. La pandémie 2020: De la fraude statistique à la société de contrôle (09.05)
DOCUMENT. COVID 19 – Un océan de peurs et de mensonges (09.05)
DOCUMENT. Penser l’après déconfinement (08.05)
DOCUMENT. L'UE, l'Otan, NewsGuard et le Réseau Voltaire (05.05)
DOCUMENT. Des entreprises pharmaceutiques israéliennes testent des médicaments
      sur des prisonniers palestiniens (07.05)

DOCUMENT. Vaccin anti-Covid-19 et immunité de groupe, c’est non… et encore non (07.05)
DOCUMENT. Traçage de contacts, géolocalisation…de quoi parle-t-on vraiment? (07.05)
DOCUMENT. Le coronavirus stimule dangereusement l’agenda sombre de la DARPA (07.05)
DOCUMENT. Le projet politique global imposé à l'occasion du Covid-19 (05.05)
DOCUMENT. Le vaccin contre la grippe H1N1 2009 a causé des lésions cérébrales
     chez les enfants. Ne laissez pas cela se reproduire (04.05)

DOCUMENT. Le grand simulacre(04.05)
DOCUMENT. Covid-19: Et maintenant? (03.05)
DOCUMENT. Coronavirus : A-t-on encore le droit de s’interroger? (02.05)
DOCUMENT. COVID-19: Le modèle vénézuélien… occulté par les médias (01.05)

DOCUMENT. Des phares dans la nuit du Coronavirus? (30.04)
DOCUMENT. Le Covid-19 et l'Aube rouge (28.04)
DOCUMENT. Covid-19, une réponse sous influence ? (26.04)
DOCUMENT. Démystifier les statistiques sur le coronavirus. A lire attentivement:
      Les risques sont excessivement faibles! (25.04)

DOCUMENT. L’énorme canular de la Covid-19 (24.04)
DOCUMENT. Qu’est-ce que les renseignements américains savaient vraiment
      sur le virus «chinois»? (23.04)

DOCUMENT. Démasqués : le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs (22.04)
DOCUMENT. 25 faits sur l’industrie pharmaceutique, les vaccins et les «antivaccins» (22.04)
DOCUMENT. Les Français suspendent leur Liberté (21.04)
DOCUMENT. Distanciation sociale de la démocratie (21.04)
DOCUMENT. Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral. (18.04)
DOCUMENT. Éléments d'information à connaître sur le coronavirus,
      le Remdesivir et le laboratoire américain Gilead Sciences. (15.04)

DOCUMENT. Politique et corruption à l’OMS. (14.04)
DOCUMENT. Les grandes entreprises pharmaceutiques déjà sur les rangs
      pour faire de l'argent avec le Covid-19. (13.04)

DOCUMENT. Informations Ouvrières - Supplément au n° 599, semaine du 9 au 15 avril 2020. (POI) (09.04)
DOCUMENT. « La pandémie de coronavirus modifiera à jamais l'ordre mondial». (04.04)
DOCUMENT. Fausses données sur le coronavirus, campagne de peur.
      Propagation de l’infection de la COVID-19. (08.04)

DOCUMENT. Henry Kissinger annonce l'après-Covid-19. (07.04)
DOCUMENT. L’OTAN en armes pour “combattre le coronavirus”. (07.04)
DOCUMENT. Panique et absurdité politique face à la pandémie. (07.04)
DOCUMENT. L'OMS rejette l'usage des masques chirurgicaux par la population. (07.04)
DOCUMENT. 118.000 euros de MSD, 116.000 euros de Roche :
      faut-il s’inquiéter des liens entre labos et conseils scientifiques? (03.04)

DOCUMENT. États-Unis: certains décès de la « grippe » pourraient être dus
      à la pneumonie à nouveau coronavirus (12.03)

DOCUMENT. Hydroxychloroquine : le bal des ignares… (03.04)
DOCUMENT. Le zinc pour se protéger du Covid ? (01.04)

DOCUMENT. Covid-19 : fin de partie ?! (18.03)
DOCUMENT. Oxygène confisqué. (31.03)
DOCUMENT. Le coronavirus: D’où vient-il ? (31.03)
DOCUMENT. Des putschistes à l’ombre du coronavirus. (31.03)
DOCUMENT. Pourquoi la France cache un remède contre le virus testé et peu coûteux (27.03)
DOCUMENT. COVID-19 – La lutte pour la guérison: une gigantesque razzia
      de l’industrie pharmaceutique occidentale (26.03)

DOCUMENT. Après le confinement: Un programme mondial de vaccination contre le coronavirus… (25.03)
DOCUMENT. Propagande autour de l'origine du Covid-19. (25.03)
DOCUMENT. 5 pages d'Informations ouvrières (POI) (26.03)
DOCUMENT. Pétition POID (25.03)
DOCUMENT. En Italie, le Covid-19 se répand uniquement dans les régions touchées
      par le paludisme. (23.03)

DOCUMENT. Face à la crise combinée de la santé publique et de l’économie capitaliste. (17.03)
DOCUMENT. Covid-19 : propagande et manipulation. (20.03)
DOCUMENT. Le monde après la pandémie. (17.03)
DOCUMENT. Aucune quarantaine n'a vaincu de maladie. (16.03)
DOCUMENT. COVID-19: Des preuves supplémentaires que le virus trouve son origine
      aux Etats-Unis (16.03)

DOCUMENT. Coronavirus COVID-19: “Made in China” ou “Made in USA”? (14.03)
DOCUMENT. Coronavirus COVID-19: Une fausse pandémie? Qui est derrière cela? (02.03)
DOCUMENT. Pandémie du virus de la peur (25.02)
DOCUMENT. Le coronavirus et le monde: entre la peur rationnelle et la discrimination. (11.02)
DOCUMENT. Coronavirus, virus de la soumission. (06.02)
DOCUMENT. Le nouveau Coronavirus en Chine: l’examen des faits. (04.02)

DOCUMENT. Les USA réautorisent la création de virus mortels (26.12.2017)
DOCUMENT. Un chercheur fabrique volontairement un virus ultra-virulent :
      savant fou ou visionnaire ? (02.07.2014)

DOCUMENT. Créer un virus H7N9 mutant pour mieux le combattre (07.08.2013)
DOCUMENT. Vers des armes biologiques de nouvelle génération (21.01.2008)

   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ.

DOCUMENT. La nouvelle stratégie antichinoise de Washington. (19.04)
DOCUMENT. Vers un nouvel ordre mondial? La crise de la dette mondiale
      et la privatisation de l’État. (17.04)

DOCUMENT. Trump adapte la stratégie énergétique US. (14.04)
DOCUMENT. Qui sont les narco-terroristes? Un indice … George H. Walker Bush
      – le papa – la famille Bush et le cartel de la drogue mexicain (10.04)

DOCUMENT. Manoeuvres stratégiques derrière la crise du coronavirus. (01.04)

DOCUMENT. Que se passe-t-il à la suite du confinement de la COVID-19? Destruction économique,
      pauvreté mondiale, faillites, chômage de masse. Le néolibéralisme à la rescousse. (29.03)

DOCUMENT. La première guerre de l'Otan-MO renverse l'ordre régional (24.03)
DOCUMENT. La dynastie Bush: l’Allemagne nazie, les Ben Laden
      et les barons mexicains de la drogue (12.03)

DOCUMENT. Quelle cible après la Syrie ? (10.03)
DOCUMENT. Propagande occidentale contre la Turquie (03.03)

DOCUMENT. La fabrication du mythe de la « révolution syrienne » par le Royaume-Unis (25.02)
DOCUMENT. Autour de la fondation des institutions de Bretton Woods (19.02)
DOCUMENT. « NATO Go Home ! » (18.02)
DOCUMENT. L’avenir de l’« Amérique », de plus en plus armé. (18.02)
DOCUMENT. La Turquie, en quête de puissance. (11.02)
DOCUMENT. Rosa Luxembourg et la dette comme instrument de l’impérialisme. (08.02)
DOCUMENT. Dr. Immanuel Ness: «Les guerres impérialistes profitent aux grands capitalistes
      des États les plus riches». (07.02)

DOCUMENT. L'interprétation de la Shoah. (04.02)

DOCUMENT. Dérive de l'Iran vers le comportement US et israélien. (21.01)
DOCUMENT. Contre « la-démocratie » (20.01)
DOCUMENT. Quelle « violence légitime » ? (14.01)
DOCUMENT. Les coulisses des relations États-Unis/Iran. (14.01)
DOCUMENT. Experts: les dépenses mondiales de défense ont dépassé
     1,8 trillion de dollars en 2019. (11.01)

DOCUMENT. Préparation d'une nouvelle guerre. (07.01)

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

   POINTS DE REPÉRES

DOCUMENT. Des réchauffements répétitifs sans CO2 ? (24.01.2019)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique d’origine anthropique (14.02.2019)
DOCUMENT. Environmental Effects of Increased Atmospheric Carbon Dioxide. (En anglais) (2006?)
DOCUMENT. Une étude: L’augmentation de température cause de l’augmentation de CO2,
      pas l’inverse. (09.06.2010)

DOCUMENT. Climat : l’incroyable saga des températures. (22.08.2019)
DOCUMENT. Temps de résidence du gaz carbonique dans l’atmosphère. (21.09.2015)
DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10)
DOCUMENT. Le climat et la finance verte. (09.10)
DOCUMENT. Notice succincte sur une des assertions fondatrices du "réchauffement climatique
      anthropique". (date ?)

DOCUMENT. 550 scientifiques giecosceptiques (parmi des milliers d'autres) (01.10.2015)
DOCUMENT. TRIBUNE. Climat : la liberté académique est-elle en danger ? (30.09)
DOCUMENT. Le climat et la piste de l'argent. (25.09)
DOCUMENT. Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies
      contre l’alarmisme climatique. (23.09)

DOCUMENT. Courrier climato-réaliste à l’ONU : les signataires pour la France. (25.09)
DOCUMENT. La liste mondiale des signataires de la Déclaration climato-réaliste (en anglais) (26.09)

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)

   VIDEOS

Vidéo. Il n’y a pas d’urgence climatique

Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)

   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation de la nature par les grandes
      entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)


   LE SCANDALE DES ÉOLIENNES.

DOCUMENT. Les Mystères de l’éolien en mer (20.01.2020)
DOCUMENT. Hawaï : Honolulu approuve les éoliennes les plus dangereuses aux États-Unis. (31.12.2019)
DOCUMENT. Éoliennes : le livre choc qui dénonce un scandale international. (03.10.2019)
DOCUMENT. "Le gouvernement ment aux Français, l’énergie éolienne pollue
      et nous coûte cher !" (24.09.2018)

DOCUMENT. Éoliennes en mer : Le Figaro dévoile l'énorme scandale financier. (03.10.2017)
DOCUMENT. Villerouge-Termenes sous la menace des éoliennes géantes. (2015)


   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Un argumentaire en 20 points du Heartland Institute
     pour réfuter la prétendue « crise climatique » (13.03)

DOCUMENT. Réflexions hétérodoxes sur le réchauffement climatique (16.11.2014)

DOCUMENT. 20°C en Antarctique, archétype d’une « fake news » (15.02)
DOCUMENT. Aucune tendance de long terme sur la fréquence et l’intensité des tempêtes,
     selon Météo France (14.02)

DOCUMENT. SCE-INFO : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ?... (07.02)
DOCUMENT. D’où vient réellement l’argent derrière le «Nouvel Agenda Vert»? (04.02)
DOCUMENT. Nestlé et la privatisation de l’eau : un problème mondial (02.01)
DOCUMENT. Quand les multinationales se font les chantres de l’écologie (31.12)
DOCUMENT. Qui connait mieux la vache que le paysan ? (29.12)

DOCUMENT. Les feux de brousse qui ravagent l’Australie ne sont pas dus
      au réchauffement climatique (14.01)

DOCUMENT. Climatologie : comment le GIEC s’organise pour étouffer
      les opinions sceptiques. (19.11.2012)

DOCUMENT. Y a-t-il un lien entre les rayons cosmiques et la formation des nuages?
     Une expérience au CERN étudie un lien possible avec une chambre à brouillard. (date ?)

DOCUMENT. Oscillations of the baseline of solar magnetic field and solar irradiance
      on a millennial timescale (11.01.2019)

DOCUMENT. Dérèglement climatique : pourquoi l’irrationalité de nombre de militants de l’environnement
      aggrave en réalité le problème (05.01)

DOCUMENT. Bulletin des climato-réalistes n° 97 (26.12)
DOCUMENT. Cinq « preuves » que le dérèglement climatique est déjà là ? (19.12)
DOCUMENT. Le monde a-t-il besoin d’un «New Deal vert»? (12.12)
DOCUMENT. 97 % des scientifiques d’accord sur les causes du changement climatique :
     genèse d’un mythe (12.12)

DOCUMENT. L’année 2019, la 3ème la plus chaude depuis le début des mesures,
     n’est que d’environ 0,36 degrés au-dessus de la moyenne de 30 ans (10.12)

DOCUMENT. La glace du Groenland fond… le sérieux journalistique aussi (08.08)
DOCUMENT. Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons. (15.07)
DOCUMENT. Presse & ONG : quand l’art du titre flirte avec intox et idéologie. (25.01)

DOCUMENT. Un réchauffement brutal de la stratosphère est à l’origine de l’anomalie de température
      record de septembre 2019. (05.10)

DOCUMENT. Propagation des erreurs et fiabilité des projections de la température globale de l'air,
      Mark II.. (16.09)

DOCUMENT. Tous les jeunes ne sont pas Greta (27.09)
DOCUMENT. Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise (25.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
      (02.10.2018)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF (Global Warming Policy Foundation).
      (07.04.19)

DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
      au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe ! par Marcel Leroux professeur en climatologie.
      (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
      (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
      (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
      (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

DOCUMENT. Liste des membres de la Fed, actionnaires et propriétaires
VIDEO. Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock (Arte)
VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

DOCUMENT. Forbes - Liste des 2.000 plus grandes entreprises privées du monde. (2019)
DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)

DOCUMENT. L'agonie de la politique étrangère française. (29.11)
DOCUMENT. La France manipulée. (06.12)
DOCUMENT. La France dans l'engrenage. (13.12)
DOCUMENT. Les deux France. (20.12)
DOCUMENT. Victoire de la France pour la Paix. (27.12)

DOCUMENT. La reconstitution du Parti colonial français. (03.01)
DOCUMENT. Le Parti colonial à l'assaut de la Syrie et du Mali. (14.02)
DOCUMENT. Abandonné par Washington, Paris s'appuie sur Tel-Aviv contre Damas. (28.02)


DOCUMENT. Le Covid-19 et l'Aube rouge (28.04)
DOCUMENT. Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral. (18.04)
DOCUMENT. Le cheval de Troie de l’extrême droite américaine à Westminster. (16.05.2015)
DOCUMENT. L’entreprise financiarisée : comment la finance alimente
     et transforme les multinationales (11.02.2020)

DOCUMENT. Le multiplicateur de propagande : Comment les agences de presse mondiales
     et les médias occidentaux parlent de géopolitique (15.01.2020)

DOCUMENT. Les facettes de l’individu empêtré dans l’individualisme. (03.2007)
DOCUMENT. Un monde sous surveillance ? - La surveillance de demain : puces RFID
     et implants sous-cutanés (2011)

DOCUMENT. Une génération spontanée ? Analyse socio-historique du comportement politique
      des générations X et Y (2016)

DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10 2019)
DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)
DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

Des infos sociales et politiques sont disponibles dans le blog de La Tribune des travailleurs
      (POID), d'Informations ouvrières (POI) et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Entelekheia. (?)
Science, climat et énergie (Belgique)

Qui a organisé les attentats du 11 Septembre 2001 ?



Causerie

Le 26 mai 2020

CAUSERIE ET INFOS

L’autocensure : La pire atteinte à la liberté d’expression. Ajoutons, la plus sournoise qui soit.

Tu avais déjà l'air con, mais en marchant dans la rue avec un téléphone à la main et un masque sur le visage, maintenant tu n'as plus grand chose d'humain.

Il y a quelques jours, je me suis dit qu'on vivait sous un régime fasciste, dès lors que notre liberté de mouvement était entravée, et voyez-vous je ne le supporte pas.

La seconde partie de la causerie est réservée aux militants de préférence.

J'ai bâclé la relecture, il fait une chaleur à crever et je suis épuisé.


20 pages au format pdf

PREMIERE PARTIE.

Il appelle cela le progrès. L'illettrisme remplacé par l'illectronisme.

- 13 millions de Français sont victimes d'illectronisme - huffingtonpost.fr 26 mai 2020

Alors que l’usage du numérique a plus que jamais explosé avec le confinement, “des millions” de Français sont victimes d’illectronisme.

Dans le cadre de la mission d’information “sur la lutte contre l’illectronisme et pour l’inclusion numérique” mise en place au Sénat mi-mai, le Défenseur des droits a été auditionné ce lundi 25 mai. Comme le rapporte Le Point, Jacques Toubon a estimé qu’environ “13 millions de personnes déclarent avoir des difficultés dans l’usage des outils numériques”.

Il a pointé plusieurs lacunes, allant de l’absence de connexion Internet pour les personnes de plus de 70 ans, au manque d’équipement pour d’autres. huffingtonpost.fr 26 mai 2020

LVOG - Ce qu'ils ne disent pas, c'est que cela a un prix faramineux, car compte tenu que les systèmes d'exploitation (95, 98, XP, Vista, System 7, 8, 10 etc.) qui servent au fonctionnement des ordinateurs changent en permanence ou sont obsolètes au bout de quelques années, sous peine de les actualiser, donc d'acheter les nouvelles versions (ou de les pirater) vous ne pourrez plus accéder à certaines applications ou utiliser vos logiciels, regarder ou télécharger des vidéos, il vous faudra passer encore et encore à la caisse ou vous en passer, sauf que lorsqu'il s'agit de documents officiels, cela pose problème. Sans parler des problèmes posés par l'actualisation gratuite de certains logiciels qui ne fonctionnent plus avec votre système d'exploitation, sans que vous puissiez revenir à la version antérieure, sauf si vous avez des connaissances en informatique, ce qui n'est pas le cas d'une personne sur deux au moins.

C'est ainsi qu'ils obligent les utilisateurs à changer de système d'exploitation. Et si votre ordinateur est trop ancien pour supporter le nouveau système d'exploitation, vous devrez en changer, donc débourser une somme importante, je suis dans ce cas-là. C'est du racket ou cela assure une gigantesque rente à vie aux oligarques tel Bill Gates. L'idéal, c'est encore, quand c'est possible, de tout pirater comme je le fais depuis 15 ans.

Cela aurait-il quelque chose à voir avec le changement climatique ?

- Le champ magnétique de la Terre s’affaiblit pour des raisons inconnues, selon l’ESA - sputniknews.com 24 mai 2020

Le champ magnétique de notre planète, qui protège la couche d'ozone des radiations cosmiques et des rayons ultraviolets nocifs, est en train de s'affaiblir par endroits pour des raisons inconnues, selon l'Agence spatiale européenne (ESA).

En 200 ans, le champ magnétique de la Terre a perdu 9% de son intensité et continue de s’affaiblir, l’apparition d’une nouvelle zone d’intensité minimale en Afrique en témoigne, a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA) citant des données de sa mission Swarm, une constellation de satellites mise en orbite en 2013.

«Un nouveau minimum oriental de l'anomalie de l'Atlantique sud est apparu au cours de la dernière décennie et n’a cessé de se développer ces dernières années», a indiqué Jürgen Matzka, du Centre allemand de recherche en géosciences.

L’anomalie de l’Atlantique sud est une zone située entre l'Afrique et l'Amérique du Sud où le champ magnétique est plus faible que dans les autres régions du globe. Depuis sa découverte en 1958, cette zone s'est développée et s'est déplacée vers l'ouest à un rythme d'environ 20 kilomètres par an.

«De 1970 à 2020, l'intensité minimale du champ dans cette zone est passée d'environ 24.000 nanoteslas à 22.000», précise l’ESA.

La deuxième zone de faible intensité magnétique, qui a émergé en Afrique du Sud, serait un signe annonçant que l'anomalie de l'Atlantique sud «pourrait se diviser en deux zones distinctes». Une inversion des pôles Nord et Sud?

Selon une hypothèse de l’ESA, le comportement bizarre du champ magnétique terrestre pourrait s’expliquer par une inversion des pôles Nord et Sud, puisque des études récentes ont montré que la position du pôle magnétique Nord change rapidement.

Pour l’instant, l’affaiblissement du champ magnétique, qui protège la Terre des radiations cosmiques et des rayons nocifs du Soleil, ne présente pas de danger pour les humains, estime l’ESA. sputniknews.com 24 mai 2020

La stratégie de la peur permanente sert à anhilier toute tentation de remise en cause de l'ordre établi.

Ce que la crise va changer : les leçons d'un confinement - Le Point.fr 22 mai 2020

La peur du virus s'installe durablement dans tous les pays touchés par l'épidémie

Alors que les courbes des décès retombent fort heureusement dans la plupart des pays, les courbes de la peur liée au virus continuent, elles, de plafonner, signe que si l'épidémie ralentit, la crainte, elle, reste très présente. C'est ce que montre le baromètre No Com des deux crises, la sanitaire et l'économique, réalisé des deux côtés des Pyrénées. Le Point.fr 22 mai 2020

Le Covid-19 a-t-il agi comme révélateur de notre degré de déshumanisation ? - entelekheia.fr 25 mai 2020

Extrait

L’homme occidental, enivré de sa richesse et de sa puissance, s’est pris pour un démiurge. Et c’est dans cet état de toute-puissance absolue, d’auto-satisfaction sans faille et de mépris total pour le reste de l’humanité que nous a surpris la « pandémie ».

On peut le dire sans crainte d’être lynché, maintenant que de plus en plus de médecins osent avouer à la TV que l’épidémie est finie, le monstre qui nous a tous terrorisés par le biais des médias stipendiés a finalement accouché d’une souris. Et pourtant, tout est détruit...

Comment est-ce possible, nous demandons-nous, ébahis ?

Eh bien ce n’est pas l’épidémie qui nous a vaincus. Elle n’a été qu’un révélateur. Nous sommes tout simplement tombés sous le poids de nos aveuglements, de nos contradictions, de nos excès et du scientisme aveugle qui nous éloigne de plus en plus de la réalité et nous pousse à vitesse accélérée vers la déshumanisation, la réduction de l’humain à des variables comptables.

Le risque zéro est une chimère. Mais ce n’est pas étonnant, notre société s’est spécialisée dans la poursuite de chimères : une vie sans fin, une croissance sans fin, un progrès sans fin, une productivité sans fin, des profits sans fin.

David Cayley résume bien le dilemme dans lequel nous nous sommes enfermés : « L’effort massif et coûteux déployé pour endiguer et limiter les maux causés par le virus est-il le seul choix qui s’offre à nous ? Cet effort est-il une sorte de réponse évidente, inévitable, dictée par la simple prudence, afin de protéger toutes les personnes les plus vulnérables ? Ou bien n’est-il pas une forme désastreuse, qui cherche à contrôler ce qui est clairement hors-contrôle ? Un effort qui doublera les dégâts provoqués par la maladie d’autres problèmes, qui auront une incidence dans un futur plus ou moins éloigné ? »

Poser la question, c’est y répondre. Et comment cherchons-nous à contrôler l’incontrôlable ? Par la science, la norme, la statistique, les probabilités, les sondages, les courbes, les tableaux, les chiffres, les nombres. On traite « de plus en plus des cas particuliers comme des cas généraux, comme représentants d’une catégorie ou d’une classe, plutôt que comme des situations délicates uniques ».

Nous ne sommes plus des êtres humains, nous sommes des corps sans âme, des corps en série...

La norme, la courbe et la statistique dominent le discours sur le coronavirus...

Le président général en chef de la frange des Français qui ont voté pour lui ne montre-t-il pas l’exemple ? « Dès le 12 mars, dans son adresse aux Français, Emmanuel Macron donne le ton : « Un principe nous guide pour définir nos actions (…) : c’est la confiance dans la science ». Ou plutôt dans la statistique : « La première des sciences inexactes », selon Edmond et Jules de Goncourt. Vous vous rappelez des prédictions alarmantes qui ont inspiré les choix d’Emmanuel Macron, de Donald Trump ou de Boris Johnson ? Eh oui, il parait que ce sont les prédictions complètement fantaisistes de l’épidémiologiste britannique Neil Ferguson qui sont responsables du désastre…

Mais cela n’empêche pas le mathématicien Cédric Villani de se vanter de ce que « Le nouveau groupe Ecologie, démocratie, solidarité s’appuiera sur la science ». Pour lui, « s’appuyer sur la science va au-delà de l’écologie mais s’applique à toute la vie publique. La science est indispensable au conseil politique ».

Continuons donc à faire toujours plus de la même chose, cela nous réussit si bien…

De toute façon, il y a longtemps que les Autorités ne se préoccupent plus de la réalité. Macron ne vient-il pas de nous affirmer que nous n’avions « jamais été en rupture de masques », après nous avoir assuré que tout allait changer à l’hôpital : fini les coupes budgétaires et les tableaux excel !

Peu importe que sur le terrain ce soit tout le contraire, comme nous l’indique Politis, « Si, de concert, Emmanuel Macron et Olivier Veran ont annoncé l’ouverture de discussions pour remettre en question le système de gestion hospitalière, force est de constater que celui-ci a la vie dure. Les réflexes budgétaires reprennent dans certains hôpitaux qui voient la pression monter sur les reprises d’activités. Une pression qui s’appuie sur un outil désormais bien connu : le tableau Excel … Censés donner une image de l’activité d’un service, ces tableaux Excel sont surtout l’outil d’une gestion budgétaire et d’une pression de rentabilité ».

Quant à la promesse de cesser de couper les vivres à l’hôpital, Marianne a vite douché nos espoirs : 2,6 milliards d’économies : comment le gouvernement Macron a continué d’essorer les hôpitaux.

Pendant que nous courons à l’abîme derrière des dirigeants hors-sol, empêtrés dans des habitudes et des croyances mortifères, pendant que nous laissons nos aînés mourir seuls dans les Ehpad pour le plus grand désespoir de leurs proches, il y a des pays, en Europe même, qui se comportent de manière pragmatique, empirique, et qui ont de bien meilleurs résultats que nous : « La Grèce est un pays que nous regardons de haut dans l’Union. C’est la la deuxième population plus âgée de l’Union, 55% des Grecs sont en surpoids ou obèses, l’hôpital compte 4,2 lits pour 1000 habitants (8 en Allemagne), et depuis 2009, 18 000 médecins ont quitté le pays. Et c’est un pays sans véritable frontière simple à fermer. Tout pour être la victime désignée du Covid-19. Or, la Grèce, au 23 avril 2020, compte 12 morts par million d’habitants, contre 68 pour l’Allemagne, 178 pour la Suisse, 267 pour la France, 415 pour l’Italie. Aux premiers signes de maladie, chloroquine et l’antibiotique azithromycine sont prescrits, des médicaments à coût très bas.

De fait, les Grecs ont suivi les recommandations du Pr Raoult, des recommandations pour pays pauvres. La France recommande de rester chez soi en cas de fièvre … qui doit disparaître en quelques jours … puis en raccourcis de se rendre à l’hôpital … devenu exsangue. C’est une démarche de pays riche. Si l’expression « pays pauvre » gêne, il faut la remplacer par « start-up ». Les start-up se débrouillent avec les astuces et moyens du bord, les grandes entreprises se réfèrent à des processus … et ne savent plus innover ».

En France, nous préférons nous désoler de ne pas avoir de traitement et sortir étude sur étude pour prouver – plus ou moins malhonnêtement, comme le montre cet article de France-soir – que le professeur Raoult est un charlatan…

Il y a moins de morts là où on a appliqué son traitement ? Quelle importance, puisque, selon la TV, les statistiques disent le contraire… entelekheia.fr 25 mai 2020

The Lancet est à la médecine, ce que The Economist est à l'économie, ce que l'extrême-centre est à la politique, la voix de Big Pharma, de Big Brother, de l'extrême droite néolibérale.

Cette "manipulation (qui) équivaut à un délit criminel et à une faute."

Shocking Report from Medical Insiders - F. William Engdahl - 18.06.2015

https://journal-neo.org/2015/06/18/shocking-report-from-medical-insiders/

Extrait.

Un aveu choquant du rédacteur en chef de la revue médicale la plus respectée au monde, The Lancet, a été pratiquement ignoré par les médias grand public. Le Dr Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet a récemment publié une déclaration déclarant qu'une quantité choquante de recherches publiées n'est au mieux pas fiable, sinon complètement fausse, comme dans, frauduleuse.

Horton a déclaré: «Une grande partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, peut simplement être fausse. Affligée par des études avec de petits échantillons, de minuscules effets, des analyses exploratoires invalides et des conflits d'intérêts flagrants, ainsi que par une obsession de poursuivre des tendances à la mode d'une importance douteuse, la science a pris un tournant vers l'obscurité. »

En d'autres termes, Horton déclare sans détour que les grandes sociétés pharmaceutiques falsifient ou manipulent des tests sur la santé, la sécurité et l'efficacité de leurs divers médicaments en prélevant des échantillons trop petits pour être statistiquement significatifs ou en embauchant des laboratoires de tests ou des scientifiques où le laboratoire ou le scientifique a des conflits d'intérêts flagrants tels que le fait de plaire à la société pharmaceutique pour obtenir des subventions supplémentaires. Au moins la moitié de tous ces tests sont sans valeur ou pire, selon lui. Étant donné que les drogues ont un effet majeur sur la santé de millions de consommateurs, la manipulation équivaut à un délit criminel et à une faute.

Les études parrainées par l'industrie pharmaceutique Horton font référence au développement de médicaments ou de vaccins commerciaux censés aider les gens, utilisés pour former du personnel médical, pour former des étudiants en médecine et plus encore.

Horton a écrit ses commentaires choquants après avoir assisté à un symposium sur la reproductibilité et la fiabilité de la recherche biomédicale au Wellcome Trust à Londres. Il a noté les règles de confidentialité ou de «Chatham House» où les participants sont interdits de nommer des noms: «« Beaucoup de ce qui est publié est incorrect. »Je ne suis pas autorisé à dire qui a fait cette remarque parce qu'on nous a demandé d'observer les règles de Chatham House . On nous a également demandé de ne pas prendre de photos de diapositives. »

Autres voix

Le Dr Marcia Angell est médecin et a longtemps été rédacteur en chef du New England Medical Journal (NEMJ), considéré comme l'un des plus prestigieux journaux médicaux à comité de lecture au monde. Angell a déclaré:

«Il n'est tout simplement plus possible de croire une grande partie de la recherche clinique publiée ou de se fier au jugement de médecins de confiance ou à des directives médicales faisant autorité. Je ne prends aucun plaisir à cette conclusion, à laquelle je suis parvenu lentement et à contrecœur au cours de mes deux décennies en tant que rédacteur en chef du New England Journal of Medicine. »

Harvey Marcovitch, qui a étudié et écrit sur la corruption des tests médicaux et la publication dans des revues médicales, écrit que «les études montrant des résultats positifs pour un médicament ou un appareil à l'étude sont plus susceptibles d'être publiées que les études« négatives »; les éditeurs sont en partie à blâmer pour cela, tout comme les sponsors commerciaux, dont les études méthodologiquement bien menées avec des résultats défavorables avaient tendance à ne pas voir le jour… »

Au Neural Dynamics Research Group de l'Université de la Colombie-Britannique au Département d'ophtalmologie et des sciences visuelles, le Dr Lucija Tomljenovic a obtenu des documents qui montraient que «les fabricants de vaccins, les sociétés pharmaceutiques et les autorités sanitaires connaissaient les multiples dangers associés aux vaccins, mais ont choisi de les cacher au public. Il s'agit d'une fraude scientifique, et leur complicité suggère que cette pratique se poursuit à ce jour. »

Le Dr Horton du Lancet conclut: «Ceux qui ont le pouvoir d'agir semblent penser que quelqu'un d'autre devrait agir en premier. Et chaque action positive (par exemple, le financement de réplications bien alimentées) a un contre-argument (la science deviendra moins créative). La bonne nouvelle est que la science commence à prendre très au sérieux certains de ses pires défauts. La mauvaise nouvelle est que personne n'est prêt à faire le premier pas pour nettoyer le système.

La corruption de l'industrie médicale dans le monde est un problème énorme, peut-être plus dangereux que la menace de toutes les guerres réunies... journal-neo.org 18.06.2015

Coronavirus : l'hydroxychloroquine et la chloroquine sont inefficaces et même néfastes, selon une nouvelle étude - franceinfo 22 mai 2020

Cette étude, la première de cette ampleur, apporte une "preuve statistique robuste" que ces deux traitements promus en France par le professeur Raoult ne fonctionnent pas et sont même dangereux.

Ni la chloroquine, ni son dérivé l'hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d'arythmie cardiaque, prévient une vaste étude parue vendredi 22 mai dans The Lancet, qui recommande de ne pas les prescrire en dehors des essais cliniques.

Menée sur près de 15 000 malades, cette étude est la "première étude à large échelle" à montrer une "preuve statistique robuste" que ces deux traitements, promus notamment par le professeur Didier Raoult et le président américain Donald Trump, "ne bénéficient pas aux patients du Covid-19", déclare le docteur Mandeep Mehra, auteur principal de l'étude publiée dans la prestigieuse revue médicale.

Ces patients ont reçu quatre combinaisons différentes à base de chloroquine (un antipaludéen) et d'hydroxychloroquine (prescrit contre la polyarthrite rhumatoïde par exemple) : les traitements étaient soit administrés seuls, soit associés à un antibiotique de la famille des macrolides. L'étude a analysé des données d'environ 96 000 patients infectés par le virus Sars-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15 000 d'entre eux ont reçu l'une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l'antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81 000 malades du groupe témoin n'ayant pas reçu ce traitement. Un risque de mortalité bien plus élevé

Résultat, les quatre traitements ont tous été associés à un risque de mortalité bien plus élevé qu'au sein du groupe témoin (qui était de 9,3%) : 16,4% de décès pour la chloroquine seule, 22,2% quand elle était combinée à l'antibiotique ; 18% pour l'hydroxychloroquine seule, et 23,8% quand elle était associée au même antibiotique. Les auteurs estiment ainsi que le risque de mortalité est de 34% à 45% plus élevé chez des patients prenant ces traitements que chez des patients présentant des facteurs de comorbidité, c'est-à-dire de facteurs de risque.

Ils ont aussi découvert de sérieuses arythmies cardiaques graves plus fréquentes chez les patients recevant chloroquine ou hydroxychloroquine, surtout avec la combinaison hydroxycholroquine-macrolide (8% des malades contre 0,3% dans le groupe témoin). Le risque d'arythmie serait en définitive cinq fois plus élevé avec la prise de ces deux molécules, même si le lien de cause à effet n'est pas directement prouvé, expliquent les auteurs, qui demandent une confirmation "urgente" via des essais cliniques randomisés (patients choisis par tirage au sort) avant toute conclusion.

Soulignant que des études préliminaires à petite échelle ont déjà "échoué à identifier des preuves robustes d'un bénéfice" de ces deux traitements, "nous savons maintenant avec notre étude que les chances d'améliorer" l'état des malades du Covid-19 "sont plutôt minces", écrit le docteur Frank Ruschitzka, du centre hospitalier universitaire de Zurich, coauteur de l'étude. Alors que plusieurs pays comme le Brésil parient sur l'usage de la chloroquine et de son dérivé, l'étude recommande de ne pas administrer ces traitements en dehors des essais cliniques. L'hydroxychloroquine est actuellement testée dans plusieurs essais cliniques, dont l'essai européen Discovery. franceinfo 22 mai 2020

Au vu de ces résultats alarmants, le ministre de la Santé Olivier Véran vient d'annoncer ce samedi 23 mai qu'il avait saisi le Haut Conseil de la santé publique pour qu'il analyse cette étude et lui "propose sous 48 h une révision des règles dérogatoires de prescription" de l'hydroxychloroquine. Programme.TV 23 mai 2020

LVOG - Je vous renvoie à la causerie du 2 mai 2020.

Ce sont eux qui pilotent l'OMS et qui sont à l'origine de cette escroquerie au coronavirus.

- The Rockefeller Foundation and the international health agenda - May 11, 2013

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(13)61013-2/fulltext

Vous y apprendrez notamment que "l’OMS a été créée en 1948 par la Fondation Rockefeller", ce qu'ignore la plupart des gens. Ceci explique cela.

«On peut le dire haut et fort, Didier Raoult se trompe!»: l’hydroxychloroquine à nouveau désapprouvée dans une étude - sputniknews.com 24 mai 2020

Le professeur Jean-François Bergmann, ancien vice-président de l’ANSM, condamne les pseudo-sciences, dont l’hydroxychloroquine recommandée par Didier Raoult.

«Maintenant que la situation s'est calmée, on peut le dire haut et fort, ce monsieur se trompe!», lance-t-il, affirmant que suffisamment de preuves sont désormais réunies pour prouver l’inefficacité de cette molécule dans le traitement du Covid-19.

Selon M.Bergmann, également ancien chef de médecine interne à l’hôpital Lariboisière à Paris, la lenteur des recherches en France a favorisé l’apparition de ces pseudo-sciences. «On s'en est pris plein la figure. Lui avait le traitement et nous, on était des crétins auxquels il refusait tout débat scientifique. On s'est tus avec élégance», confie-t-il. Il pointe par ailleurs la lourdeur administrative dans l’Hexagone concernant la validation des médicaments, regrettant que la recherche ne soit «pas assez valorisée».

Alors que d’autres grands essais cliniques sont toujours en cours, le professeur privilégie l’attente d’un vaccin, rappelant qu’aucun médicament ne traite encore aujourd’hui la varicelle, la rougeole ou les oreillons. Contre le nouveau coronavirus, les chercheurs ont privilégié dans l’urgence l’utilisation de médicaments déjà existants, mais les résultats sont «souvent décevants».

«Il faut traiter les symptômes et attendre le vaccin. Quand tous les gros labos s'y mettent, en général, ça marche. C'est un vrai espoir», conclut-il auprès du quotidien francilien. sputniknews.com 24 mai 2020

Coronavirus : les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine suspendus, le test européen Discovery également concerné - Franceinfo 26 mai 2020

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé avoir suspendu "temporairement" les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine qu'elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution. AFP 26 mai 2020

Totalitarisme. Big Brother = Big Data = Big Pharma.

LVOG - Ce matin j'ai adressé un nouveau message au professeur Raoult, dans lequel je lui ai communiqué l'article Shocking Report from Medical Insiders.

Le professeur Raoult contre-attaque et dénonce "une dérive des journaux de recherche médicale" - Yahoo 25 mai 2020

Dans une vidéo publiée ce lundi sur YouTube, le professeur Raoult a réagi à la polémique et défendu sa position. “Ici, il nous est passé plus de 4 000 malades dans les mains, ne croyez pas que je vais changer d’avis parce qu’il y a des gens qui font du big data, qui est une fantaisie complètement délirante, qui prend des données dont on ne connaît pas du tout la qualité et mélange tout”, affirme ainsi l’infectiologue.

“Comment voulez-vous qu’une étude foireuse faite avec du big data change ce que nous avons vu ?, interroge Didier Raoult. Des électrocardiogrammes, ici, nous en avons fait 10 000 chez les malades qui ont eu cette maladie. 10 000 électrocardiogrammes qui ont tous été vus par l’équipe d’un cardiologue spécialisé dans l’analyse électrique du coeur...”

Raoult dénonce une “dérive” de la presse médicale

“Je ne vais pas changer d’avis parce qu’il y a une publication, quel que soit le journal dans lequel elle sort, maintient le directeur de l’IHU de La Timone. C’est plus une question de savoir s’il existe une dérive des journaux de recherche médicale, ce que je crois, comparable à ce qu’on a vu chez les médias généralistes, dans laquelle la réalité est tordue de telle manière qu’à la fin, ce qui est rapporté n’a plus rien à voir avec ce qui est observable.”

“Moi, il n’y a rien, à part peut-être l’Alzheimer, qui effacera ce que j’ai vu de mes yeux. Le reste, ce qui se publie dans la littérature, c’est complètement déraisonnable, poursuit le professeur Raoult. Si d’un coup, il suffisait que quelqu’un publie une bêtise pour que j’oublie tout ce qu’on a fait pendant deux mois et demi, je serais devenu fou. Donc je ne vais pas changer d’avis parce qu’il y a des gens qui nous disent ‘nous qui n’avons pas vu de malades, nous vous disons ce qu’il s’est passé, alors que vous qui avez vu des malades, vous ne savez pas ce qu’il s’est passé’.” Yahoo 25 mai 2020

Vidéo. 4000 patients traités VS Big Data : qui croire ? - 25 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=DZFN3DryH68

- Christian Estrosi dénonce le «lynchage médiatique» contre le professeur Raoult - sputniknews.com 22 mai 2020

«Je suis plus derrière ceux qui agissent que ceux qui commentent». Invité de BFM TV et RMC, le maire LR de Nice Christian Estrosi a réaffirmé son soutien au directeur de l'IHU de Marseille. Pour lui, Didier Raoult, «le plus grand chercheur» de France, est victime d'un «lynchage médiatique».

«Parfaite ou imparfaite, il y avait une solution. Je ne comprends pas pourquoi on s'est livré à cet espèce de lynchage médiatique de quelqu'un qui travaille, de quelqu'un qui ne veut pas se mêler de tous ces débats, de quelqu'un qui, au lieu de passer son temps à être un commentateur sur les plateaux de télévision, préfère se consacrer à ses patients», a défendu Christian Estrosi.

Pour l’élu LR, les acteurs du «monde scientifique» ne sont que des «commentateurs».

«Je ne les vois pas enfermés du matin au soir dans leurs laboratoires, mais je les vois surtout occuper tous les plateaux de télévision. [...] Je suis plus derrière ceux qui agissent que ceux qui commentent», a-t-il conclu. sputniknews.com 22 mai 2020

Coronavrius : un collectif de médecins réclame la liberté de prescrire la bithérapie du P. Raoult - 21 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=TnosUU19UAc

Etude à l’appui, un collectif de médecins affirme que la bithérapie azithromycine/hydroxychloroquine développée par le Professeur Raoult à Marseille est efficace contre le COVID 19. Il réclame la liberté de prescrire pour soigner les patients éligibles à ce protocole.

Gérard Guillaume, médecin rhumatologue : "il n'y a pas de deuxième vague ! l'épidémie est finie" - 19 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=9Mi5n2YR7Hs

Violaine Guérin -"Le conseil scientifique a des intérêts dans l'industrie pharmaceutique" - 19 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=Fh-GFweteig

Tripatouillage avoué déjà pardonné !

- Coronavirus: L'Espagne soustrait 2.000 décès à son bilan - Reuters 26 mai 2020

Le coordinateur de l'urgence sanitaire, Fernando Simon, a précisé que des décès avaient été comptabilisés plusieurs fois et que des patients que l'on croyait morts du Covid-19 avaient en fait succombé à d'autres maladies. Reuters 26 mai 2020

Totalitarisme. Big Brother vous surveille, mais c'est pour votre sécurité. La servitude volontaire. Boycott !

Coronavirus : l'application StopCovid pourrait être disponible dès ce week-end - Franceinfo 26 mai 2020

Le gouvernement va-t-il bénéficier d'une nouvelle arme contre le nouveau coronavirus dans les jours à venir ? L'application de traçage StopCovid, destinée à repérer la propagation du coronavirus, sera disponible dès le week-end prochain si les parlementaires l'approuvent. C'est ce qu'a déclaré le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O, au Figaro (article payant), lundi 25 mai.

"Sous réserve du vote au Parlement, l'application pourrait être disponible dans les magasins d'application d'Apple et d'Android ce week-end", déclare-t-il.

L'application sera basée sur une participation volontaire. Franceinfo 26 mai 2020

LVOG - En attendant qu'elle soit généralisée ou rendue obligatoire en fonction du nombre de décérébrés qui se seront portés volontaires. N'est-ce pas ce qu'ils ont osé faire avec les vaccins ? A suivre.

Totalitarisme. Répression, c'est "nécessaire" pour votre sécurité, comme la privation de liberté.

LVOG - Encore une mesure liberticide.

Sécurité routière : Désormais, le permis sera automatiquement retenu en cas d’infraction avec un téléphone au volant - 20 Minutes 22 mai 2020

A partir de ce vendredi, si vous commettez une infraction sur la route et que vous étiez en possession de votre téléphone portable à la main, votre permis de conduire sera automatiquement retenu. Toutes les infractions sont concernées par cette mesure, que cela soit un défaut de clignotant, le franchissement d’une ligne continue, un excès de vitesse, un refus de priorité aux piétons ou un dépassement dangereux.

Au-delà des 72 heures de rétention, le préfet pourra prononcer une suspension de permis pouvant aller jusqu’à six mois et même un an en cas d’accident, de conduite en état d’alcoolémie ou après usage de stupéfiant. Une sanction drastique, mais nécessaire pour la Sécurité routière selon qui le téléphone au volant est responsable d’un accident corporel sur 10 et multiplie les risques d’accident par trois. Amende de 135 euros pour les établissements de nuit sans éthylotests

D’autres mesures, qui avaient été prises lors d’un conseil interministériel de la Sécurité routière en janvier 2018, entrent également en vigueur ce vendredi après publication la veille du décret d’application au Journal officiel. Ainsi, la durée maximale d’obligation de ne conduire qu’un véhicule équipé d’un éthylotest anti-démarrage (EAD), qui impose de souffler dans un éthylotest et bloque le véhicule si l’alcoolémie est trop élevée, passe de six mois à un an. Cette mesure est prononcée comme alternative à la suspension du permis de conduire.

L’obligation de mise à disposition d’éthylotests dans les établissements de nuit est, elle, renforcée et expose désormais les contrevenants à une amende de 135 euros. En revanche, il n’est plus obligatoire de posséder un éthylotest dans son véhicule. 20 Minutes 22 mai 2020

Le régime policier sait faire preuve de mansuétude.

- Suisse : 5 mois de prison avec sursis pour avoir blanchi 35 millions de dollars - LePoint.fr 23 mai 2020

Il vaut mieux habiter le centre-ville de Montréal, Madrid, Barcenole, Rome, Athène qu'un bidonville de Buenos Aires

Les autorités argentines ont décrété lundi la mise en quarantaine totale du bidonville de Villa Azul, qui compte environ 3.000 habitants dans la banlieue de Buenos Aires, pour tenter de freiner la propagation du coronavirus. "Le quartier a été encerclé par les forces de sécurité. Personne n'est autorisé à en sortir, sauf pour des raisons de santé", a expliqué à l'AFP une source du gouvernement provincial de Buenos Aires.

A Montréal, épicentre de la pandémie de coronavirus au Canada, le centre-ville a repris des couleurs lundi avec la réouverture des magasins de la célèbre rue Saint-Catherine, après deux mois de confinement.

En Espagne, Madrilènes et Barcelonais ont retrouvé leurs parcs et terrasses, tandis que les habitants des autres régions moins touchées par la pandémie peuvent retourner sur les plages. Les terrasses ont rouvert en Grèce et en Bavière tandis qu'en Italie, piscines et salles de sport sont à nouveau accessibles. AFP 26 mai 2020

Quand soudain la réalité repris ses droits.

En Italie, le travail au noir lourdement impacté par la crise sanitaire - Euronews 22 mai 2020

Dans le quartier de Quarticciolo, dans la banlieue est de Rome, 70 % des résidents vivaient jusqu'à il y a quelques mois du travail au noir, un marché parallèle ancré dans la réalité italienne. Mais lorsque le confinement a été décrété, tout s'est arrêté pour les artisans, charpentiers ou femmes de ménage travaillant sans contrat. N'ayant droit à aucune aide, ils viennent grossir les files d'attentes devant les banques alimentaires ou auprès des producteurs offrant quelques paniers.

Gian Maria Fare dirige le centre d'études Eurispes. Pour lui, l'économie souterraine a été favorisée par les dysfonctionnements de l'administration italienne et une fiscalité élevée. Elle représenterait 35 % du PIB italien.

« Avec ces revenus non déclarés, des familles entières achetaient leur nourriture, se déplaçaient, en d'autres termes elles vivaient une vie normale et bien que l'on parle d'économie souterraine, elles participaient à l'économie dans son ensemble, de la même manière que l'économie criminelle se fond dans l'économie globale », explique-t-il. Euronews 22 mai 2020

Ceci explique cela. D'où vient le coronabusiness, à quel moment ? Une crise peut en cacher une autre.

Ces milliardaires américains qui se sont enrichis pendant la pandémie - francetvinfo.fr 22 mai 2020

Les milliardaires américains continuent de s'enrichir pendant que la pandémie de Covid-19 détruit des dizaines de millions d'emplois aux Etats-Unis, selon des données compilées par deux centres de réflexion. Entre le 18 mars et le 19 mai, les 600 ultra-riches américains ont ainsi vu leur fortune augmenter de 434 milliards de dollars (398 milliards d'euros), soit une hausse de près de 15% en deux mois, selon ces données publiées par le magazine Forbes (en anglais), jeudi 21 mai.

Les mesures de confinement de la population, la fermeture des restaurants et des magasins ont fait bondir les achats en ligne et le besoin de rester connecté via les réseaux sociaux. Conséquence ? La valeur de plusieurs titres a flambé en Bourse depuis le 16 mars, notamment ceux d'Amazon (45%), de Facebook (près de 60%), de Netflix (46%) ou d'Apple (31%). Et cela ne semble pas s'arrêter puisque les titres Amazon et Facebook ont atteint cette semaine leur plus haut historique.

Entre mars et mai, la fortune de Jeff Bezos (Amazon) a par exemple augmenté de plus de 30% et atteint désormais 147,6 milliards de dollars (135 milliards d'euros). Celle de Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a bondi de plus de 46% et atteint 80 milliards de dollars (73,5 milliards d'euros), selon le rapport (en anglais) d'Americans for Tax Fairness et de l'Institute for Policy Studies Program for Inequality, qui ont compilé les données de Forbes. francetvinfo.fr 22 mai 2020

LVOG - La plupart des internautes confondent la capitalisation boursière des entreprises et leur chiffre d'affaires.

Commentaires d'internautes.

1- Voilà pourquoi ils soutiennent le confinement et la surveillance des populations.

2- "Messieurs les journalistes, vos chiffres alarmistes sont vrais mais... c'est pas beau de prendre en référence le point le + bas de mars, et non le + haut de janvier.

Ainsi Apple +31% depuis mars mais... 0% depuis janvier.

Facebook, Netflix et Amazon, c'est respectivement +7% +23% et +30% depuis janvier. C'est bien certes, mais beaucoup moins que vos chiffres spectaculaires, et c'est évidemment dû au confinement.

Si on avait découvert par exemple que les écrans étaient cancérigènes, elles se seraient au contraire effondrées. Enfin, avec votre mode de raisonnement, je vous annonce que Total a "flambé" de 45% depuis le 18 mars ! Bon, le titre avait perdu 65% depuis janvier..."

3- Ce que l'article ne dit pas c'est qu'entre début mars et le 18 la bourse a perdu plus de 35 %. Le 18 était le point le plus bas.

CAC 40 janvier 6 000 pts 18 mars 3 750 pts 22 mai 4 444 pts.

Donc oui la bourse (les riches) a beaucoup gagné depuis le 18 mars mais pas autant qu'elle a perdu !

4- Dans le même temps la FED explose son bilan de 7000 milliards de dollars. Ce qui, encore une fois, prouve que l'endettement se fait au détriment des plus faibles pour engraisser les plus riches. ça fait 20 ans qu'ils font ça et que ça s'aggrave à chaque crise...jusqu'à quand?

- Cela ne peut étonner personne. Toutes les grandes crises ont permis à des riches de devenir plus riches. Dans le cas présent cela se fait sur le dos du commerce local, dans le cas des guerres c'est souvent grâce à des compromissions avec l'ennemi. Mais que le bon petit peuple se rassure les riches appauvris sont encore très riches mais surtout ils continueront tous ensemble à imposer leurs décisions aux populations par pantins interposés.

Tout ne se passe pas forcément comme ils l'avaient prévu... heureusement pour nous.

Plan de relance européen: les pays du Nord rejettent la proposition franco-allemande - LeFigaro.fr 23 mai 2020

Les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark ont adressé samedi matin à la Commission leur proposition. Dans ce document, ils confirment leur opposition au principe de transferts budgétaires vers les pays les plus touchés par la crise du coronavirus.

Dans ce document que Le Figaro a pu consulter, les pays du Nord se disent certes favorables à la création d’«un fonds d’urgence temporaire et unique pour soutenir la reprise économique et la résilience de nos secteurs de santé aux éventuelles vagues futures» qui, grâce à des emprunts réalisés par la Commission, viendrait renforcer le budget européen. Mais, comme le répétait ces derniers jours le chancelier autrichien Sebastian Kurz et comme il l’a encore déclaré vendredi soir sur Bild TV, ils rejettent le principe des dettes mutualisées et l’option selon laquelle le soutien de l’UE aux pays les plus affectés par la crise du coronavirus prendrait la forme de dons comme le veulent Paris et Berlin, ainsi que les pays du sud. «Nous proposons de créer un fonds de relance d’urgence basé sur une approche ‘prêt pour prêt’, conforme aux principes fondamentaux du budget de l’UE», est-il écrit dans le document.

Les quatre pays proposent également d’encadrer ce fonds de relance. Ainsi, devra-t-il être limité à deux ans et devra-t-il veiller à réduire le risque financier des États membres en cas de défaut d’un pays bénéficiaire des prêts. D’autres conditions sont également fixées: «évaluation approfondie des besoins» des secteurs et segments les plus touchés par la crise, «engagement ferme en faveur des réformes» de la part des pays bénéficiaires, soutien à la recherche et à l’innovation ainsi qu’au pacte vert et à la transition numérique pour soutenir la reprise, respect de l’État de droit, etc.

Les quatre pays posent, par ailleurs, leurs conditions en ce qui concerne le budget européen pour la période 2021-2027 qui va être remanié, afin de tenir compte de la crise du coronavirus. Il n’est pas souhaitable, selon eux, d’aboutir à «une augmentation significative» de ce budget. Car, estiment-ils, «des fonds supplémentaires pour l’UE, quelle que soit la manière dont ils sont financés, pèseront encore plus sur les budgets nationaux». Comme ils l’avaient déjà fait en février, lors du désastreux Conseil européen consacré au budget, ils appellent à nouveau à faire des économies «en redéfinissant les priorités dans les domaines qui sont les moins susceptibles de contribuer à la reprise». LeFigaro.fr 23 mai 2020


DEUXIEME PARTIE RÉSERVÉE AUX MILITANTS DE PRÉFÉRENCE.

J'ai reçu un courriel d'un revenant, du militant qui m'avait harcelé pendant des années avant que je bloque son adresse. Depuis il en a changé pour finalement me resservir le même vomi belliqueux cent fois réchauffé, j'ai bloqué cette adresse également pour ne plus être importuné par ce cinglé. Je ne supporte pas les procès d'intention, la malhonnêteté.

Il y a des gens qui n'ont jamais appris à lire et qui enseigne la lecture, en voici un exemple pathétique. Et ce n'est certainement pas un hasard si ce sont les mêmes qui vouent un culte démesuré ou aveugle à saint Marx, Lénine, Trotsky et à leurs héritiers autoproclamés.

Marx avait commis de grossières erreurs dans la rédaction du Capital qu'Engels eut le temps de corriger avant publication. Engels avoua à F. Mehring (1893), bien que le terme ne me plaise pas, qu'avec Marx il avait négligé la forme, " la manière dont se constituent ces représentations idéologiques — politiques, juridiques et autres — ainsi que les actions conditionnées par elles (...) ce qui a fourni à nos adversaires l'occasion rêvée de se permettre des interprétations fausses et des altérations (...) et la faute ne m'est toujours apparue que post festum.", négligence toujours exploitée de nos jours manifestement. Lénine s'exclamera qu'il avait commis d'innombrables erreurs, et si certaines furent sans conséquences, on est en droit d'affirmer ce ne fut pas obligatoirement le cas dans tous les cas de figure.

Loin de moi l'idée de leur reprocher. Bref, si on ajoute que leurs enseignements remontent à une époque déjà lointaine ou sans rapport avec la nôtre à bien des égards, les reproduire fidèlement ne peut conduire dans bien des cas qu'à commettre des contresens ou des erreurs gravissimes inexcusables quand on les répète à l'infini, là où justement excellent nos dirigeants.

Quelle que soit l'époque ou la situation, on ne peut envisager son évolution qu'en fonction des conditions et des rapports qui prévalent entre différents facteurs en fonction de leur nature et de leurs contradictions, au delà ce serait spéculer sur quelque chose qui n'existe pas, exercice qui certes présente pour certains l'avantage de faire surgir n'importe quoi du néant, mais qui en aucune manière nous renseignera utilement sur la situation et comment on pourrait changer.

De la même manière qu'on ne nie pas que le présent soit le produit du passé, on sait qu'il s'orientera dans une certaine direction dans le futur à partir des mêmes lois générales du mouvement ou la dialectique, sans pour autant pouvoir déterminer à l'avance de quelle manière et dans quelle direction se dénoueront des rapports qui n'existent pas encore au moment où on aborde cette question, sans savoir quelles conditions prévaudront pour les influencer, à moins bien sûr d'être un devin !

C'est ainsi que quelque chose qui paraissait totalement invraisemblable ou impossible un jour, se réalisera ou deviendra possible un jour ou l'autre. On ne fera pas l'affront de rappeler aux lecteurs que cela se produit en permanence dans la nature, l'histoire ou la vie des hommes. Pourquoi ? Parce que des conditions qui n'existaient pas ou qui n'étaient pas mûres pour qu'un évènement se produise se sont trouvées réunies, soit soudainement ou accidentellement, y compris par hasard quand on ne peut pas les expliquer, cela existe aussi et oui, soit à l'issue d'un long et périlleux processus. L'improbable ne signifie pas obligatoirement impossibilité, sauf quand entre les deux existe un océan incommensurable constituant un obstacle à jamais infranchissable.

On atteint là la limite de la connaissance telle qu'on peut la concevoir sur des bases purement matérielles ou objectives existantes, qui lui donnent à fois un caractère absolu et relatif, puisque ces bases évolueront avec le temps, la connaissance n'est pas figée, sauf pour les ignorants ou ceux qui la manipulent.

Quand on dit que la connaissance des hommes est limitée, c'est à la fois vrai et faux, mais c'est surtout la faculté des hommes à y accéder qui est grandement entravée ou limitée.

Dans l'exercice qui suit, mon contradicteur, qui m'a traité en charlatan, s'est employé à en faire la démonstration.

- Les gens les plus dangereux à cet égard sont ceux qui ne veulent pas comprendre que, si elle n'est pas indissolublement liée à la lutte contre l'opportunisme, la lutte contre l'impérialisme est une phrase creuse et mensongère. (L'impérialisme, stade suprême du capitalisme - Lénine (1916))

Extrait de la causerie du 20 mai 2020

- La globalisation du capitalisme, le « gouvernement mondial » et la crise du coronavirus. Quand le mensonge devient la vérité, il n'y a pas de retour en arrière par Prof Michel Chossudovsky - Mondialisation.ca, 18 mai 2020

Dans quelle direction allons-nous ? Quel est l’avenir de l’humanité ? La crise actuelle du coronavirus est un projet impérial sophistiqué, qui consiste en une domination mondiale par une poignée de conglomérats de plusieurs milliards de dollars. Est-ce la troisième guerre mondiale ? Le capitalisme mondial détruit le capitalisme national.

L’intention tacite du capitalisme mondial est la destruction de l’État-nation et de ses institutions, ce qui conduit à une pauvreté mondiale d’une ampleur sans précédent.

La citation suivante de Lénine, datée de décembre 1915 au plus fort de la Première Guerre mondiale, a mis en évidence avec clairvoyance certaines des contradictions auxquelles nous sommes actuellement confrontés. D’autre part, nous devons comprendre qu’il n’y a pas de solutions faciles et que cette crise vise à renforcer l’impérialisme et l’emprise du capitalisme mondial :

« Il ne fait aucun doute que le développement va dans le sens d’un monopole corporatif mondial (single World trust ) qui engloutira toutes les entreprises et tous les États sans exception. Mais le développement dans cette direction se fait sous une telle pression, avec un tel rythme, avec de telles contradictions, conflits et convulsions non seulement économiques, mais aussi politiques, nationales, etc. etc. – qu’avant qu’un monopole corporatif mondial ne soit atteint, avant que les capitales financières nationales respectives n’aient formé une « Union mondiale » d’ultra-impérialisme, l’impérialisme explosera et le capitalisme deviendra son contraire. »

(V. I. Lénine, Introduction to Imperialism and World Economy by N, Bukharin, Martin Lawrence, Londres, imprimé aux États-Unis, édition russe, novembre 1917)

LVOG - Je ne connaissais pas ce document de Lénine, qui fut rédigé la même année où fut publié L'impérialisme stade suprême du capitalisme, dans lequel on trouvait un passage pratiquement identique. Que disait Lénine, sinon que le capitalisme "explosera" avant que la formation d'"une « Union mondiale » d’ultra-impérialisme voie le jour, thèse que l'auteur de cet article n'a pas rejeté.

Alors je me demande pourquoi après avoir reproduit cet article, un sympathisant ou militant du POID m'a accusé à tort de soutenir la thèse de l'ultra-impérialisme, sinon qu'il n'assume pas les prises de position du POID en faveur du confinement et du port du masque partout, et surtout d'en partager les conséquences sur le plan social et psychologique pour les travailleurs avec Macron et son gouvernement. A ma connaissance, personne n'a obligé le POID à soutenir ces mesures liberticides aux conséquences antisociales désastreuses.

N'ayant aucun argument à m'opposer, il n'a rien trouvé de mieux que vouloir me faire passer pour un renégat du marxisme qui aurait adopté la théorie de l'ultra-impérialisme de Kautsky. Quand Kauksky adopta cette théorie ce fut pour farder l'impérialisme de qualités qu'il n'aura jamais, de manière à rendre respectable ou fréquentable les opportunistes, la social-démocratie devenue social-impérialiste. Or, non seulement je me suis toujours refusé à reconnaître la moindre vertu au capitalisme sachant qu'il était le produit d'un processus historique inconscient, et loin de chercher à redorer le blason de la social-démocratie je l'ai caractérisé de droite pour qu'aucune ambiguïté ne subsiste sur sa nature réactionnaire.

Quant à l'ultra-impérialisme, Lénine affirma qu'effectivement le capitalisme s'orientait dans cette direction, en précisant toutefois qu'il pourrait se réaliser temporairement (Des "trêves" entre des guerres), sans pour autant que les contradictions entre les différents impérialistes ne disparaissent et donnent lieu à de nouvelles guerres, et qu'en aucun cas il pourrait être mené à son terme. Sur ce point précis, l'analyse de Lénine datant de 104 ans, je vais faire l'idiot, je ne suis pas sûr qu'il ferait en 2020 exactement la même analyse, sauf le prendre également pour un imbécile

A la même époque les Etats-Unis d'Europe étaient hypothétiques, toutes les institutions financière internationales que nous connaissons aujourd'hui et auxquelles participent tous les Etats n'existaient pas non plus, c'était la Grande-Bretagne qui dominait le marché mondial, le dollar n'avait pas encore acquis le statut de monnaie internationale, la planche à billets n'était pas encore apparue en dernier ressort comme la seule planche de salut du capitalisme en crise, les armes nucléaires et la plupart des armes bactériologiques et chimiques qui existent aujourd'hui étaient inconnues au début du XXe siècle, aucune armée impérialiste n'avait non plus n'avait eu recours à une armée de barbares sanguinaires pour déstabiliser des pays et massacrer leurs peuples, hormis la presse écrite, il n'existait à l'époque de Lénine aucun des moyens de communication modernes, la population comptait 1 milliard d'habitants, 7,5 milliards en 2020, personne n'aurait pu imaginer qu'un siècle plus tard quelques dizaines d'hyper riches possèderaient autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, etc. Bref, la société et le monde telles qu'ils existaient en 1917 sont définitivement révolus, hormis la division de la société en classes et l'Etat, et encore faudrait-il aussi prendre en compte leurs transformations...

J'ignore ce que voulait dire Lénine par "le capitalisme deviendra son contraire", sinon le socialisme, mais au cas où par malheur ce ne serait pas le socialisme qui se réaliserait, qu'est-ce que cela pourrait bien être, question qu'on est en droit de se poser un siècle plus tard me semble-t-il. Force est d'en déduire que le capitalisme n'a cessé de s'orienter dans "le sens d’un monopole corporatif mondial", c'est tout du moins ce qu'on peut constater quotidiennement, toujours sur fond de guerre larvée entre les différents impérialistes, Américain, Russe, Chinois, Français, Britannique essentiellement.

Force est aussi de constater que l'oligarchie financière s'est largement émancipé du pouvoir des Etats auxquels elle dicte dorénavant sa loi, ou la politique économique et sociale qu'ils doivent adopter sous peine de représailles ou de sanctions, et elle s'est dotée d'institutions politiques pour promouvoir sa politique à travers le monde ou plutôt l'imposer à tous les peuples. Elle s'est dotée d'institutions politiques telle le groupe Bilderberg, la Commission Trilatérale et le Council Foreign Relation (CFR), ainsi qu'une multitude de fondations, d'ONG, de think tanks qui tous ont pour seul objectif de promouvoir ses intérêts dans le monde. S'y trouvent associés des personnalités de tous les continents, y compris des Russes et des Chinois, qui dans leur pays respectif oeuvrent à la promotion de la stratégie néolibérale de l'oligarchie financière anglo-saxonne.

Depuis le coup d'Etat du 11 septembre 2001 jusqu'à la machination au coronavirus en 2020, on a pu observer comment la totalité des médias mondiaux avaient adopté en choeur la version de Bush et de l'OMS, ce qui montre assez clairement que le curseur sur l'échelle de la probabilité de l'établissement d'un gouvernement mondial s'était nettement déplacé en faveur de sa réalisation, ou tout du moins qu'un consensus mondial s'était chaque fois dégagé comme si tous les Etats avaient soudainement perdu leur indépendance, temporairement. A force que ce soit temporaire et que cela se répète depuis une vingtaine d'années au moins, montre suffisamment que cette tendance s'est renforcée.

On doit ajouter également, que jamais dans le passé le mouvement ouvrier international n'a été aussi corrompu ou pour ainsi dire inexistant lors de chacun de ses évènements importants, pour avoir adopté les mêmes positions que tous les chefs d'Etat des puissance impérialistes, de sorte que l'un des principaux obstacles à la stratégie de l'oligarchie a pratiquement disparu.

Quand on dresse le tableau de la situation et qu'on met cote à cote tous ces facteurs et leur évolution, on est bien obligé d'admettre que ce qui paraissait inimaginable autrefois l'est beaucoup moins de nos jours, sans pour autant en tirer la conclusion que l'oligarchie serait sur le point de gagner la guerre de classe comme l'avait indiqué Warren Buffett il y a de cela déjà quelques années, mais elle s'en rapproche dangereusement puisqu'on ne voit vraiment ce qui permettrait d'inverser cette tendance.

Vous remarquerez que je me suis simplement livré à un rapide constat sans chercher à interpréter ou manipuler tel ou tel facteur, les faits suffisent amplement. Cette polémique qui provient du déni de ces faits ou qui sont systématiquement écartés de toute analyse politique par les opportunistes ou les charlatans, durera aussi longtemps que la Russie et la Chine ne seront pas intégrées dans la stratégie américaine ou n'auront pas adopté le même modèle de société totalitaire.

On peut encore ajouter qu'à l'occasion des mystifications climatique et virale, l'oligarchie avait manifesté son objectif de détruire des pans entiers du capitalisme et de ravaler le niveau de vie de la population tout en projetant de la réduire en esclavage.

Personnellement, je n'ai jamais fait référence à cette notion d'ultra-impérialisme, pour la bonne raison que j'estime que la stratégie de l'oligarchie rompt avec le capitalisme pour avoir violé ses lois de fonctionnement en s'octroyant un pouvoir sans partage qui la destine à devenir le maître du monde, en se libérant des contraintes de l'économie pour ainsi dire par décret royal. Qui pourrait contester son pouvoir ? Personne.

Ce sont des fous qui disposent de pouvoirs leur permettant d'orienter l'évolution du monde, en édictant des règlements de police qui ont valeur de règlement intérieur, où la population est prisonnière et totalement asservie. Elle n'existe plus non plus, il n'existe plus que des comportements qu'il suffit de brider pour avoir la paix sociale. Ils sont des ennemis farouches de la connaissance. Avec leur philosophie, tout ce qui était humain disparaît.

On est dans une autre dimension, c'est autre chose et quelque chose d'inachevée, c'est planétaire. A suivre.

L'épisode du confinement aura été le 4 août du trotskysme.

La décision de confiner la population et de lui faire porter un masque n'a pas été prise par Macron pour des raisons sanitaires ou de santé publique, mais purement idéologiques. Et dès lors qu'on soutenait ces mesures, on en partagerait les conséquences qui en découleraient inévitablement sur le plan social et psychologique pour les travailleurs.

Mais nous dira-t-on le confinement et le masque auraient permis d'éviter de faire des milliers de morts supplémentaires, foutaises, argument fallacieux s'il en est, sachant que Macron et son gang mafieux avaient décidé à l'avance qu'il devrait y avoir un maximum de morts pour valider la théorie de la pandémie, pour terroriser la population et la rendre docile pour qu'ils puissent appliquer la suite de leur programme entièrement tourné contre les intérêts des travailleurs, sachant qu'ils allaient refuser de tester systématiquement les personnes à risque, sachant qu'ils allaient interdire la vente libre de la seule molécule accessible à tous présentant une efficacité pour lutter contre le coronavirus, la chloroquine ou hydroxychloroquine, qu'ils allaient interdire aux médecins de ville de la prescrire à leurs patients, qu'ils allaient refuser de recommander au personnel de la santé de prendre cette molécule à titre prophylactique, qu'ils allaient refuser d'en généraliser la diffusion dans les maisons de retraites, autant de mesures qui si elles avaient été prises auraient permis de sauver au bas mot plus de 10.000 vies.

Dans le passé aussi loin qu'on remonte, jamais le confinement de la population n'a permis d'empêcher un virus de se répandre parmi la population, c'était une imposture, en revanche il allait avoir des conséquences dramatiques sur les plans social et psychologique pour l'ensemble des travailleurs en jetant des millions de travailleurs au chômage et en en précipitant autant dans la précarité et la pauvreté parfois extrême.

En conclusion, en prétendant éviter le pire avec ces mesures autoritaires, à l'arrivée nous aurons eu le pire sur les deux plans avec un maximum de morts et de chômeurs.

En admettant que l'absence de confinement aurait conduit au nombre de morts recensés aujourd'hui ou davantage encore, qui d'une manière ou d'une autre seraient morts à court terme puisqu'en fin de vie et généralement en très mauvaise santé, le virus de la grippe les aurait tués cette année ou l'année suivante, sachant qu'il arrive un moment où il faut bien mourir de quelque chose et qu'il est rare de mourir dans son lit pendant son sommeil quand on est parvenu à un âge très avancé, cela n'aurait-il pas été préférable plutôt que fournir un prétexte à l'oligarchie qui lui permet de franchir une nouvelle étape vers l'instauration d'un modèle de société totalitaire qu'il serait pratiquement impossible de combattre et de sortir une fois ce projet bien avancé

Il est permis ou plutôt fortement recommandé de se poser certaines questions. Chut !

Aucun attentat depuis 5 mois sur le territoire des puissances impérialistes occidentales, comme c'est curieux, c'est à croire qu'un petit virus aurait suffi pour avoir raison du terrorisme... à moins que les donneurs d'ordre ou ceux qui l'instrumentalisent aient mieux à faire en ce moment ou en avaient décidé autrement.

Ils ont fermé les frontières, confinés des peuples entiers, réduits au chômage des centaines de millions de travailleurs, et les voilà qui déconfinent et rouvrent les frontières, tout en affirmant que le nombre de cas de contaminations n'a jamais été aussi nombreux dans le monde et en agitant le spectre d'une seconde vague là où le coronavirus a déjà sévi, privilégiant le tourisme et les sports de masse comme le football, comme si de rien n'était ou comme si cette épidémie à peine digne de la grippe saisonnière était terminée... Il faut donc en déduire qu'ils auraient atteint les objectifs qu'ils s'étaient fixés à cette étape. Car il y en aura d'autres déjà annoncées, telles le traçage numérique ou la mise sous surveillance policière de la totalité de la population ; la vaccination fortement recommandée, ou pire, obligatoire ; la hausse prévisible ou persistante du chômage ; la hausse des prix ; la prolongation des dérogations au droit du travail accordées aux patrons ; la poursuite ou l'accélération de l'application des mesures adoptées dans le cadre de l'imposture au réchauffement climatique d'origine anthropique, cela pourrait se traduire par la mise en faillite de secteurs entiers de l'économie ; l'augmentation des impôts ou des taxes ; la réduction des budgets alloués par l'Etat nécessaires au fonctionnement des services publics, leur privatisation ; la chasse aux idées déviantes sur les réseaux dits sociaux ou leur censure systématique, etc.

Il y a quelques jours, je me suis dit qu'on vivait sous un régime fasciste, dès lors que notre liberté de mouvement était entravée.

C'est l'oligarchie qui nous l'impose. Ce n'est pas un fascisme à caractère nationaliste, mais transnational, comme la finance, c'est son mode de gouvernance sur le plan politique, son idéologie, son programme pour se sauver du désastre qui l'attendait avec le capitalisme.

Pourquoi n'arrive-t-on à la combattre ? Peut-être parce qu'on en est resté à une analyse du capitalisme devenue en partie désuète, pour n'avoir pas intégré l'évolution de certains facteurs qui ont contribué à son développement, et qui à un moment donné se sont transformés en leurs contraires ou devaient le conduire à sa perte.

Il en va ainsi de la démographique exponentielle mondiale avec l'ensemble des conséquences qui devaient en découler, notamment au niveau des besoins des peuples à satisfaire, qui allaient devenir plus que jamais incompatibles avec la concentration toujours plus grande des richesses entre quelques mains.

Le pendant de la démographique exponentielle mondiale a bien sûr été le développement des forces productives et de la division du travail, qui devaient contribuer à amplifier toutes les contradictions du fonctionnement du capitalisme jusqu'à ébranler ses fondements ou les inégalités entre les classes, alimentant la lutte de classe des exploités que l'oligarchie devait neutraliser à l'aide de ses nombreux agents au sein du mouvement ouvrier ou à la lisière de celui-ci, allant jusqu'à créer de nouveaux instruments qu'elle pourrait instrumentaliser pour multiplier à l'infini les agents qu'elle pourrait manipuler.

Le nouveau cycle de développement des forces productives et de la division du travail à partir des années 70 allait se réaliser au détriment de ceux déjà existants, préfigurant ce qui allait se généraliser à terme à partir du début des années 2000 et s'accélérer en 2919 et 2020, une régression sociale sans fin associée à l'imposition d'un mode de vie croulant sous des charges financières incompressibles, conformément à un modèle de société basé sur la peur et la surveillance croissante de tous ses membres privés des libertés les plus fondamentales. Ce qui jusque là avait pu être caractérisé de facteur progressiste ou de bienfait pour la civilisation humaine, bien qu'anarchique et cruel, se développait dorénavant au détriment de sa survie, en ne présentant plus que des aspects négatifs, monstrueux ou barbares.

On pourrait aussi citer la baisse inexorable de la part du capital variable dans la production de la plus-value due à la mise en oeuvres des formidables découvertes scientifiques et technologiques réalisées au cours du XXe siècle, de sorte que les capitalistes pour s'en sortir n'ont plus d'autre alternative que produire toujours davantage, de rationaliser toujours plus la production, ce qui nécessite de disposer de capitaux toujours plus importants ou d'être toujours plus riches, de sorte qu'ils seront en mesure de dicter leurs lois au reste de la planète.

Cette gigantesque richesse accumulée leur servira à acheter ou corrompre, à prendre le contrôle politique de tous les Etats ou institutions, qui à leur tour adopteront des lois qui leur seront favorables, condition qui doit garantir la pérennité de leur hégémonie sur l'ensemble de l'économie mondiale. Cet objectif autrefois improbable a été atteint.

Pour y parvenir l'oligarchie devait aussi s'assurer du contrôle de tous les moyens de communication, des principaux médias qui conditionnent les consciences des peuples, afin que seule leur idéologie pénètre quotidiennement dans chaque foyer, et faire en sorte que quels que soient les évènements qui pourraient se produire dans l'avenir et dont elle serait à l'origine, les voix qui en révèleraient la véritable nature soient systématiquement étouffées ou marginalisées, censurées, de sorte que la majorité les assimilent à des tenants de la théorie du complot, à des ennemis, à des traîtres.

On est passé d'une société où ses membres vivaient dans l'insouciance la plus complète, dont la principale satisfaction ou l'idéal consistait à consommer avidement de tout et de n'importe quoi sans discernement, tout du moins pour ceux qui en avaient les moyens, soit la majorité, affichant ou exprimant bruyamment leur individualisme effréné et leur pitoyable suffisance sur les réseaux dits sociaux, méprisant ou haïssant ceux qui ne leur ressemblaient pas, à une société aux abois, menacée, effrayée par un ennemi invisible, tétanisée, réduite au silence, fermée et enfermée, privée de toute liberté, dont les membres ont fait preuve d'une docilité à réjouir les pires dictateurs, marchant au pas ou obéissant aveuglément aux injonctions des tyrans qui les gouvernaient comme lobotomisés, dépourvus de toute volonté ou conscience, errant comme des fantômes dans un monde triste et morbide définitivement rendu inhospitalier, inhumain, au point de se dire qu'un tel changement même temporaire, n'aurait pas pu se produire si ses membres n'y avaient pas été minutieusement préparés psychologiquement de longue date, expérience qui ne restera pas sans conséquences ou sans laisser de profondes traces à défaut d'en tirer des enseignements pour l'avenir, hélas !

La situation que nous connaissons est inédite, mais il y en a toujours parmi nous pour le nier et lui infliger des recettes du passé, cela ne fonctionne pas, mais ils s'en foutent, soit qu'ils n'aient aucune imagination, soit qu'ils s'en contentent.

Tous les facteurs que nous avons nommés plus haut ne se comportent plus comme dans le passé, absolument aucun ne peut être traité comme autrefois. Dès lors pour les aborder, cela nécessite de procéder à une révolution de l'état des lieux et non de notre mode de pensée, tout dépend de ce qu'on entend par là ou de la conception qu'on en a. Si on fait allusion aux faits qui devraient en être à l'origine, y changer quoi que ce soit serait forcément dommageable, pour autant qu'on les a conçus dans leur évolution ou au sein du processus historique ; si maintenant notre mode de pensée demeurait figé, obtus, étroit, borné par des dogmes et des formules obsolètes gravées dans le marbre, s'y accrocher ou n'y rien changer signerait notre arrêt de mort ou nous condamnerait à ne rien comprendre à la situation, et donc à ne jamais trouver la voie et les moyens pour renverser l'ordre établi.

A des niveaux différents selon la génération à laquelle on appartient, selon le milieu social dont nous somme issus, selon notre statut social présent, la société ou le monde tels que nous les avons connus jusqu'aux alentours de la fin du XXe siècle n'existent plus ou ils ont connu de telles transformations qu'on ne peut plus les aborder de la même manière, tout du moins avec les connaissances ou avec les critères d'autrefois, tout scientifique sérieux vous le dira si vous n'êtes pas convaincus.


Le 23 mai 2020

CAUSERIE ET INFOS

Bonne lecture et bon week-end.


18 pages au format pdf

Depuis une semaine on assiste l'air de rien à un glissement sémantique, ils sont passés d'une pandémie à une simple épidémie.

Il est interdit de penser, de réfléchir, d'exister.

Qu'est-ce que serait un homme qui, à partir de la situation qu'il rencontrerait ou au regard des expériences auxquelles il aurait été confronté dans la vie, ne se poserait pas de questions, n'émettrait pas d'hypothèses, ne ferait preuve d'aucune imagination ? Ce ne serait pas tout à fait un homme.

Internet, les réseaux sociaux, parlons-en, ils fourmillent d'articles ou de vidéos invitant les tyrans qui gouvernent le monde à revoir leur copie, on croit rêver, on se demande si ces gens-là ont vraiment un cerveau.

Rappelez-vous, dès qu'on a commencé à analyser le fonctionnement des réseaux sociaux, on en a déduit que c'était de formidables instruments conçus pour asservir davantage les hommes et rien d'autres.

On vient d'en avoir une magistrale illustration avec l'épisode de la machination au Covid-19, où les quelques dizaines d'articles ou vidéos rendant compte réellement des faits ont été noyés parmi des centaines de milliers de documents relayant la propagande officielle, conformément à ce qu'on a pu observer quotidiennement pendant quatre mois sur les plateaux de télévision ou dans les salles de rédaction de la presse écrite ou encore dans les studios de radios.

Si dans les médias se sont des intellectuels médiocres et corrompus qui interviennent pour distiller la parole toxique du régime, dans les réseaux sociaux, ce sont des centaines de milliers de citoyens lambdas ignorants qui les relaient, de sorte qu'ensemble ils forment un consensus ou une chape de plomb empêchant la population d'accéder à la réelle information, de sorte qu'elle ne peut pas se faire une idée libre de la situation. Elle sera donc amenée à partager les idées et à adopter le comportement de ce qu'elle croit être la majorité, alors qu'en réalité c'est une minorité qui oriente ses décisions dans un but inconnu et non avouable ou allant à l'encontre de ses intérêts.

Bref, on est en présence d'une entreprise malhonnête, sournoise et criminelle, qui sévit dans le seul but de conditionner les esprits de la population, de manière à lui faire accepter toutes les mesures liberticides ou antisociales qui lui seront imposés par la suite par les autorités, en les présentant comme bénéfiques à leur bien-être ou à leur sécurité.

Il n'est pas interdit de penser que les travailleurs sont des crétins, je dirais même que c'est fortement recommandé, sauf pour ceux qui se trouvent bien ainsi et l'ignorent, les ouvriéristes ou ceux qui vouent un culte aux masses pour exploiter leur ignorance.

Je vais avoir bientôt 65 ans, et je me souviens encore de l'époque où j'étais profondément arriéré, j'étais pour tout dire un abruti fini à l'âge de 19 ans, un crétin, un gros con comme on en croise ou on en entend tant autour de nous, au point que j'en suis encore choqué quand j'y repense 41 ans plus tard, car j'aurais très pu le rester, et le fait d'y avoir échappé ravive cette humiliation et ce cauchemar chaque fois que j'évoque cette période de ma vie.

Nous vivons dans une société fortement hiérarchisée, dont tous les rapports sont structurés sur la base des rapports sociaux de production, qui ont pour origine la répartition de la population au sein de classes sociales présentant la particularité de n'être ni libres ni égales face à la propriété des moyens de production ou à la production des richesses qui déterminent sa répartition, inégalités qui traduisent les rapports existant entre exploiteurs et exploités, maîtres et esclaves, oppresseurs et opprimés, dominants et dominés.

La société toute entière va reproduire ces rapports, c'est ce qui caractérise sa nature inégalitaire, injuste, antidémocratique, autoritaire. Elle va les reproduire absolument partout, dans les familles, dans les relations entre deux personnes, à l'école, dans les entreprises, toute notre éducation en sera imbibée, toutes nos connaissances aussi, aucune de nos expérience n'y échappera, même quand on se croit plus libre ou plus intelligent que la moyenne des gens, c'est un leurre qu'on aura l'occasion d'expérimenter tout au long de notre vie, mais apparemment sans en tirer le moindre enseignement.

De la même manière que certains ou la majorité avaient perdu de vue que l'homme ne fait pas de miracle ou qu'il est vulnérable aux aléas du climat ou de la nature, ils n'ont pas plus conscience qu'ils étaient parfaitement ignorants comme tout un chacun quand ils sont venus au monde, et qu'à partir de ce moment-là on n'a pas cessé de leur inculquer un certain nombre d'idées et de comportements durant toute leur enfance, puis pendant leur adolescence jusqu'à l'âge qu'ils ont aujourd'hui, sans soupçonner le moins du monde que ces idées et comportements avaient été conçus sur la base de ces rapports entre dominants et dominés par ceux qui avaient tout intérêt à reproduire indéfiniment ce type de rapports de domination, donc sans jamais se poser de questions sur la manière dont les connaissances qu'ils avaient acquises leur avaient été transmises, ni sur la forme et le contenu de l'éducation qu'ils avaient reçues, de telle sorte qu'à l'arrivée, ils seraient incapables de tirer le moindre enseignement des expériences auxquelles ils seraient confrontés au cours de leur vie, de façon à ce qu'ils soient susceptibles de préférence de croire ou de partager n'importe quoi, du moment que cela viendrait d'une autorité supérieure ou de la majorité.

Voilà en quelque sorte très brièvement, comment se forge le culte du pouvoir en place auquel s'adonne l'immense masse de la population, y compris de la part de ceux qui le combattent, quand on observe qu'ils flattent sa bêtise ou crasse ignorance.

C'est le système économique basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme qui en est responsable, dont le capitalisme incarne le dernier cycle avant que la civilisation humaine sombre définitivement dans le chaos, la peur, la barbarie, disparaisse en somme, ou se hisse à un niveau supérieur en réalisant le socialisme, puis le communisme, pour atteindre le règne de la liberté, là où l'homme fera sa propre histoire consciemment au lieu de la subir.

Le confinement, non merci, j'ai déjà donné.

Je suis d'autant plus scandalisé par les prises de position de nos dirigeants (du mouvement ouvrier), que j'étais devenu un crétin innommable dans ma jeunesse, parce que je l'avais passé en grande partie confinée dans à peine 15m² au 6è étage d'un immeuble sans ascenseur en plein centre de Paris, sans fenêtre à part deux vasistas, enfermé là jusqu'à ma 12è année, de sorte que mon imagination allait être totalement étouffée, au point que ce que j'avais vécu jusque là allait littéralement s'effacer au fur et à mesure de ma mémoire, qui serait endommagée à jamais, un terrible handicap que je surpasse aujourd'hui au prix d'un effort colossal dont les lecteurs n'ont pas idée pour réaliser ces causeries. Inutile d'applaudir, je n'ai donc aucun mérite à avoir pris partie contre le confinement de la population. Si j'ajoute que plus tard mes parents me menaceront de m'envoyer en pensionnat, puis en maison de correction, et enfin en asile psychiatrique. Vous comprendrez pourquoi je prête une attention toute particulière à tous les rapports qui servent à asservir les hommes, à les priver de liberté, à reproduire ce modèle de société infâme.

Le fait d'avoir été un enfant battu, en plus, explique sans doute en partie pourquoi j'ai si longtemps manqué d'imagination, en user et elle aurait été brutalement réprimée.

C'est le choc de découvrir qu'il existait des jeunes différents de moi que me permettra d'évoluer, quand nous quitterons Paris pour aller s'installer en banlieue dans une bicoque en bois mis à la disposition de mes parents par un de mes oncles. En réalité, il m'aura encore fallu attendre 8 ans pour me faire des copains plus évolués, et surtout plus libres que moi. Car c'est la liberté qui permet à l'imagination de s'épanouir et de trouver les solutions aux problèmes qu'on rencontre dans la vie ou la société. Il n'y avait donc décidément rien de bon à attendre du confinement, honte à ceux qui en ont redemandé ainsi que des masques, quelle horreur !

Sans imagination on ne pourrait pas saisir les choses intuitivement, on ne pourrait pas se projeter dans l'avenir, on serait condamné à les subir. Nous avons parcouru du chemin en partant des faits, vous ne trouvez pas ? C'est encourageant, non ?

Nous vivons une situation inédite dans l'histoire de l'humanité dans de nombreux domaines, dans ces conditions, étouffer les libertés, la liberté d'expression, la liberté des scientifiques, la création artistique, revient à vouloir interdire au peuple d'en prendre la mesure ou conscience, c'est vouloir lui interdire d'exercer son imagination pour modifier ou orienter la situation conformément à ses besoins et à ses aspirations légitimes pour qu'il accède à un monde meilleur et plus juste. Il n'existe pas de recette magique ou une voie unique pour accéder à un niveau de conscience supérieure, il faut donc toutes les explorer afin de trouver la bonne, celle qui doit permettre à chacun de progresser.

On a pu constater comment le culte des puissants a été observé rigoureusement par la population, à quel point elle avait manqué d'imagination, à quel degré de servitude elle était parvenue.

Le défit auquel nous sommes confrontés, ne pourra pas être relevé si la population demeurait à un tel stade d'ignorance ou d'inconscience (et donc d'organisation, les deux sont liés), sauf à croire aux miracles, la civilisation humaine ne pourrait pas franchir avec succès cette étape décisive, il faut en prendre conscience. C'est une des leçons qu'on peut tirer de l'épisode du coronavirus.

Sur le plan politique, cet épisode a mis au premier plan le rapport qui existe entre le capital et le travail, et au lieu de se cantonner à ce rapport en exigeant l'interdiction des licenciements, il aurait fallu l'étendre à l'expropriation des capitalistes, pour que ce mot d'ordre s'inscrive réellement dans la perspective d'une rupture avec le capitalisme, dans une perspective révolutionnaire, c'est la moindre des choses quand on prétend construire un parti révolutionnaire.

Cet épisode a également mis en relief le lien qui existait entre un acte autoritaire, un acte de guerre contre le peuple, l'assignation à résidence de la totalité de la population, Macron et la Constitution de la Vé République, dans la mesure où c'était la Constitution qui lui conférait ce pouvoir, donc il aurait fallu lier le mot d'ordre à bas le confinement jamais prononcé par un dirigeant du mouvement ouvrier, à celui de l'abrogation de la Constitution de la Vé République ouvrant la voie à l'instauration d'une République sociale... Là aussi nos dirigeants ont loupé le coche, ils étaient trop occupés à vouloir faire respecter le confinement et à nous faire porter des masques, consensus oblige. Nous les avons démasqués, nous avons fait notre devoir.

Comme c'est difficile d'être un "homme ordinaire".

LVOG - Je dirais plutôt être un homme libre, là où c'est seulement possible de l'être sous le régime actuel

Chroniques orwelliennes par Jean-Jacques Rosat - Quand les intellectuels s’emparent du fouet - Collège de France

- La question politique décisive est de savoir comment, dans le monde moderne, chacun, même s’il est un intellectuel, peut rester un homme ordinaire, comment il peut conserver sa capacité de se fier à son expérience et à son jugement, comment il peut préserver son sens du réel et son sens moral. (...)

Comme le fait observer le philosophe américain James Conant, les jugements de perception et les jugements arithmétiques élémentaires ont un point commun :

- Une fois qu’un membre de notre communauté linguistique est devenu compétent dans l’application des concepts appropriés (perceptuels ou arithmétiques), ce sont deux types de jugements dont il peut facilement établir, individuellement et par lui-même, la vérité ou la fausseté. Une fois qu’il a acquis les concepts appropriés et qu’il les a complètement maîtrisés, ce sont des domaines où il est capable de prononcer un verdict sans s’occuper de ce que devient, au sein de sa communauté, le consensus les concernant. […]

L’existence du monde ordinaire repose donc sur la capacité de chacun de nous à établir la vérité d’un certain nombre d’affirmations par lui-même, indépendamment de ce que peuvent affirmer les autres et, plus encore, indépendamment de tout pouvoir. Cette capacité est la caractéristique première de l’homme ordinaire.

4. James Conant, « Freedom, Cruelty, and Truth », in Robert B. Brandom, Rorty and his Critics, Blackwell, 2000, p. 299. Traduction française à paraître : James Conant, Orwell ou le pouvoir de la vérité, Agone, 2012.

LVOG - "La vérité d’un certain nombre d’affirmations", ce sont les faits et leurs enchaînements, y compris les effets produits par les hommes, sans filtre, les faits bruts. Quant à l'interprétation qui en sera faite, elle doit demeurer bien distinct ou séparée des faits pour éviter toute confusion, elle ne doit en aucun cas se substituer aux faits, c'est un principe auquel on devrait se tenir strictement.

Le socialisme repose sur les faits et pour ainsi dire rien d'autres, il faut donc en déduire qu'on se débrouille mal pour les mettre en valeur ou on peine à les rassembler pour présenter un tableau fidèle à la réalité. On nous dira peut-être, qu'il serait naïf de croire que cela pourrait suffire pour convaincre quelqu'un de quelque chose. Certes, il existe des gens, et ils sont très nombreux, qui ne voudront jamais rien entendre, comme ce jeune indien dont j'ai parlé dans ma précédente causerie, mais il existe aussi un nombre considérable de travailleurs qui sont disponibles pour prêter attention aux faits, et en tenir compte pour forger leurs propres convictions. Les deux existent, cependant si on mise sur les premiers pour aller de l'avant, on aura tout faux, et comme c'est justement ce qu'on n'a pas arrêté de faire depuis des lustres, il ne faut pas s'étonner du résultat pitoyable. Ce n'est pas la démarche qui serait en cause ou défectueuse, mais la méthode pour aborder et présenter les faits.

On va arrêter là car j'ai encore du boulot.

Ce qui est étrange ou qu'on n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi des travailleurs qui vivent la même expérience que nous l'interprète différemment. On nous dira que c'est normal parce que dans le passé nous avons vécu autres choses, ou même dans le présent notre condition n'est pas identique... Certes, il n'empêche que toutes ces expériences se sont déroulées dans le même cadre, sous le même régime, dans la même société, sans qu'on en ait conscience, ce qui expliquerait pourquoi on les interprète différemment. Et si on considérait tout ce qui nous sépare parfois, le milieu social, toutes les expériences que nous n'avons pas vécues contrairement à d'autres ou pas au même moment, on arriverait au même constat puisque nous les avons vécues sans faire preuve de conscience non plus..

Pour autant que je m'en souvienne, quand j'ai découvert Marx et Engels et le socialisme à l'âge de 22 ans, j'étais prêt à m'en remettre qu'aux faits, mais je l'ignorais. C'était de cela que j'étais en quête inconsciemment, rassasié de philosophie au cours des deux ou trois années antérieures, je restais sur ma faim. Tous ces systèmes de pensée savants ou très sophistiqués n'avaient pas apporté de réponses pratiques aux questions que je me posais. Je ne comprenais pas pourquoi le monde était ainsi fait et comment il fonctionnait, comment il serait possible de le changer, et le but de mon étude était de le découvrir.

Avec Marx et Engels, c'est le déroulement de l'histoire qui s'étalait soudain sous mes yeux. J'en fus stupéfait et j'étais comblé de bonheur. Mais ma joie fut de courte durée en réalisant à quel point la tâche allait s'avérer difficile pour changer de société, je faillis en faire une dépression. Marx et Engels n'étaient pas des magiciens, ils avaient juste réussi à remettre chaque chose à leur place, de telle façon que la situation m'apparaissait enfin clairement pour la première fois de ma vie, je leur dois une reconnaissance infinie. De mon côté, je n'avais pas changé, je n'avais subi aucun conditionnement particulier pour me préparer à accueillir cette découverte fabuleuse, cela m'est tombé dessus, en un clin d'oeil ma vie s'illuminait et allait prendre une toute autre tournure.

J'avais cessé d'être un crétin fini depuis quelques années en m'étant mis à la littérature et à la philosophie, mais j'ignorais totalement où cela allait me mener. J'ai suivi le fil de ce qui me semblait être la connaissance, je m'y suis accroché désespérément, plus seul que jamais, et j'ai progressé pas à pas, le lexis Larousse toujours à porter de la main, étudiant tous les sujets qui se présentaient, j'étais déterminé plus que jamais à vaincre la crasse ignorance qui m'avait habité si longtemps, c'était mon pire ennemi, et le restant de mes jours j'allais m'y consacrer avec plus ou moins de bonheur.

Je pense que c'était la bonne voie parce que cela m'a porté chance quelque part. Cela m'a aidé à prendre des décisions délicates, cela m'a aussi permis d'éviter bien des écueils, de faire face à bien des difficultés, de toujours m'en sortir en restant honnête et fidèle à mes principes, de m'assumer tel que je suis, c'est déjà pas mal en sachant d'où je reviens. Si cela s'est traduit par un parcours chaotique ou anachronique, paradoxal ou contradictoire parfois, je crois que c'était inévitable dès lors qu'on refuse de se fondre dans le conformisme ou de se compromettre. Et puis on n'a pas toujours le choix, c'est même plutôt rarement le cas. La société est impitoyable et les hommes sont cruels, ajoutons les femmes pour l'occasion car elles le méritent bien, quand on aime il faut être juste, n'est-ce pas ? donc vaut mieux s'en tenir aux critères de la lutte de classe plutôt que formuler des jugements sur nos semblables qui seraient forcément injustes ou injustifiés.

Si au cours de notre vie on doit combattre toute forme de domination, je veux dire par là qu'il serait inadmissible qu'elle ait cours chez nous, dans notre propre foyer, avec nos enfants, avec les gens qu'on côtoie, avec nos semblables qu'on ne connaît pas, c'est contre la domination de classe qu'il faut consacrer tous nos coups. C'est le contenu que doit prendre notre combat contre l'ignorance des masses.

Le rapport de cause à effet vous dit-il quelque chose ?

Relevé dans un commentaire et un article.

- La formule de confinement mondial a provoqué, presque du jour au lendemain, la pire crise économique depuis des générations.

- La notion de confinement obligatoire généralisé n’est justifiée par aucune justification médicale, ni par des recherches épidémiologiques de pointe, lorsqu’il s’agit de lutter contre une pandémie. Pourtant, le confinement a été consacré comme la politique hégémonique – avec le corollaire inévitable d’innombrables masses en proie au chômage. Tout cela sur la base de modèles mathématiques délirants et ratés de type Imperial College, imposés par de puissants groupes de pression allant du Forum Économique Mondial (WEF) à la Conférence de Munich sur la Sécurité.

Le rapport, confinement = crise économique = chômage de masse, est incontestable. On était donc en droit d'attendre que ceux qui prétendent lutter contre les licenciements et le chômage condamnent le confinement qui en est la cause. Eh bien non ! Le culte qu'ils entretiennent de la démocratie aura eu raison de la logique la plus élémentaire et les aura amenés à se placer au côté des représentants du régime En Marche vers le totalitarisme. Les applaudissements seraient fortement déplacés.

Le culte de la démocratie, parce qu'aux yeux des dirigeants du mouvement ouvrier, tout partis et syndicats confondus, si le président de la République, le Premier ministre, le ministre de la Santé, l'OMS, le Pentagone, le Forum Economique Mondial (Davos), Rockefeller et Gates pour le sommet de l'oligarchie financière, l'intégralité des médias institutionnels, etc. si en choeur ils ont préconisé et imposé le confinement de la population mondiale, c'était parce qu'en tant que représentant des peuples, donc démocrates s'il vous plaît, voire philanthropes, cette mesure était forcément conçue pour leur bien-être, leur santé, leur sécurité, pour leur éviter bien des souffrances inutiles, bref, partant de là ils se sentirent obligés de réaliser un consensus avec ces monstrueux criminels.

Il ne faut pas confondre crise rampante et crise ouverte du capitalisme.

Le capitalisme était en proie à une crise rampante depuis déjà plusieurs décennies avant que survienne l'épisode de la machination à l'urgence sanitaire... pour le sauver.

En fait, cela faisait plus d'un siècle qu'il était entré dans une phase de crise permanente au tournant de son passage au stade de l'impérialisme, étant dans l'incapacité de contenir les forces productives qu'il avait contribué à développer, ainsi que les forces sociales correspondantes où la masse des travailleurs qui exigeaient que leurs besoins soient satisfaits.

Pour remédier temporairement à cette situation lourde de menace pour l'hégémonie de la classe dominante ou faire baisser la pression qui pesait sur elle, à deux reprises au cours du XXe siècle l'oligarchie financière va recourir à des stratagèmes destructeurs et guerriers, qui se solderont par la destruction massive de forces productives à l'échelle mondiale à laquelle participeront les forces sociales correspondantes, la classe ouvrière et paysanne.

Bien que la classe ouvrière et paysanne ait servi de chair à canon au capitalisme, hormis la Russie et la Chine, des pays sous-développés, ainsi que leurs satellites qui représentaient ensemble 1/6e du marché mondiale, nulle part et jamais la classe ouvrière ne sera en mesure de revendiquer le pouvoir politique laissant donc les capitalistes décider de leur sort à leur place. Dans la longue période qui allait suivre, un sorte de statu quo s'instaura entre les différentes forces sociales en présences, dont les conflits se réglèrent dans le cadre de la lutte des classes et des régimes en place, sans qu'ils soient réellement menacés, puisqu'entre temps sous les coups répétés du stalinisme et de la social-démocratie dégénérée le mouvement ouvrier international allait définitivement abandonner le socialisme.

Deux guerres mondiales n'étant pas venues à bout des contradictions du capitalisme, le nouveau cycle du capital qui couvre la période allant de 1945 à nos jours allait être caractérisé par le recours à la planche à billets ou à la dette de manière à mieux pouvoir enchaîner les travailleurs et les Etats au destin du capitalisme, les asservir aux lois du marché. C'est ainsi qu'ils allaient régler les spasmes de cette crise du capitalisme qui devaient surgir périodiquement dès la fin des années 60, et qui devaient leur permettre de rebondir ou d'accroître leur richesse et leur pouvoir politique. Aucune crise n'allait être le produit d'un effondrement spontané ou imprévisible du capitalisme comme cela avait eu lieu au XIXe siècle, non, toutes allaient être minutieusement programmées et contrôlées pour en tirer un maximum de profit.

La population mondiale ayant plus que doublé entre 1945 et 2000, la crise du capitalisme ne pouvait prendre qu'une tournure particulièrement violente, sans que cette fois ils puissent recourir à une nouvelle mondiale au regard des armes nucléaires, chimiques, bactériologiques qui essaimaient sur tous les continents, il leur fallait donc concevoir d'autres stratégies.

Dans un premier temps, après avoir créé des institutions financières internationales pour cadenasser le marché mondial, FMI et Banque mondiale, imposer le dollar comme principale monnaie pour les transactions commerciales internationales, ils vont se mettre à exporter en Asie une partie des masses colossales de capitaux qu'ils avaient accumulés au cours des 3 décennies d'après-guerre, appelées aussi les "Trente glorieuses" au profit du capitalisme de préférence et non de la classe ouvrière contrairement à ce que les opportunistes nous ont enseigné, ce qui va se traduire par l'accroissement des forces productives en incluant dans la division internationale du travail des centaines de millions de nouveaux travailleurs surexploités, ce qui va permettre de créer de nouvelles classes moyennes ou de nouveaux marchés, histoire de compenser la baisse tendancielle du taux de profit et réaliser de gigantesques profits.

On comprend au premier coup d'oeil que cette stratégie ne pouvait pas résoudre durablement la crise d'accumulation du capital, elle devait au contraire l'amplifier et l'accélérer comme jamais auparavant, ce qui allait donner lieu à toute une suite de crises prenant la forme d'épiphénomènes ou ne constituant pas une réelle menace pour le capitalisme, dans la mesure où elles seront toutes supervisées par les sommets de l'oligarchie financière anglo-saxonne, de celle en Thaïlande en 1998 à celle de 2008 aux Etats-Unis, en passant par celle d'Eon et d'Internet, etc.

Le 11 septembre 2001, ils allaient commettre un coup d'Etat aux Etats-Unis, afin de justifier la relance de la guerre au Moyen-Orient provoquant d'énormes destructions et massacres de population. Dès lors la course aux armements repartira de plus belle à travers le monde.

En 2008 ils laisseront s'effondrer Lehman Brothers, souvenez-vous durant le week-end qui précéda ce lundi noir aucun banquier n'était joignable aux Etats-Unis, ce qui donnera lieu à une crise financière mondiale qu'ils solderont en se distribuant plus de 30.000 milliards de dollars fraîchement fabriqués par les différentes banques centrales, au point que 10 ans plus tard, en un temps records les oligarques auront accru leur fortune dans des proportions inégalées dans le passé, ainsi que le pouvoir politique qui va avec, hormis la Russie et la Chine et leurs alliés respectifs, qui seules peuvent concurrencer les Etats-Unis en tant que grande puissance impérialiste, tous les autres Etats deviendront des vassaux dociles de l'oligarchie financière anglo-saxonne quand elle n'aura pas pris directement le contrôle de leur gouvernement ou de leurs institutions (Italie, Grèce, Grande-Bretagne, Espagne, France, Pologne, les pays baltes, l'Ukraine, la Georgie, etc.).

Entre temps, entre 1990 et 2020, la population mondiale aura encore augmenté d'environ 1,5 milliard d'habitants posant de gigantesques défis aussi bien aux capitalistes qu'à la civilisation humaine ou encore à notre planète, dont les ressources et les besoins sont condamnés par le capitalisme au même sort que ceux légitimes des travailleurs exigeant impatiemment qu'ils soient satisfaits.

C'est dans cette situation qu'ils recourront à l'imposture climatique, puis au coronavirus dans la foulée, histoire de pouvoir justifier la création de milliers de milliards de dollars qu'ils se distribueront à nouveau, accroître la dette des Etats dans des proportions monstrueuses envers les banques centrales privées, les marchés ou les banquiers, de sorte qu'ils soient en mesure de leur dicter la marche à suivre sur la plan social sans qu'ils aient leur mot à dire, d'où la stratégie de la peur et du chaos que viendra couronner le confinement, qui à son tour entraînera une régression sociale et politique sans précédent sans que les travailleurs puissent s'y opposer, puisque leur lutte de classe sera neutralisée après que le mouvement ouvrier n'eut offert aucune résistance à la mise en place de ces mesures totalitaires, pire, puisqu'il ira jusqu'à reprendre à son compte le confinement (et le port de masque) de tous les peuples.

Je n'ai plus le temps de poursuivre cette analyse.

D'autres questions surgissent évidemment, quelques-unes me viennent à l'esprit pour y avoir déjà réfléchi : Qui va payer la note et comment vont-ils s'y prendre pour nous la faire payer ? Pourquoi les Bourses s'emballent-elles à nouveau ? Pourquoi le capitalisme ne s'est-il pas effondré une fois de plus ? Alors sur quoi repose réellement l'économie mondiale ? Quel rôle y joue le système financier mafieux ? Sur quels relais s'appuie-t-il dans le monde, sur quelles institutions ? De quels moyens politiques disposent-ils ? Dispose-t-il de moyens et de pouvoirs illimités ou au contraire sont-ils faillibles, en quoi et pourquoi ? Quels sont les objectifs de leur stratégie ? Ont-ils décidé qu'il fallait réduire la population mondiale pour conserver leur hégémonie et leur existence dans le futur ? Ont-ils décidé au contraire de la laisser croître indéfiniment au risque que la situation devienne également un cauchemar pour eux ? Quel avenir pour le mouvement ouvrier s'il demeurait l'otage d'opportunistes ? Quelle stratégie politique, quelle conception de la lutte de classe adopter sachant que les enseignements tirés du développement du capitalisme sont en grande partie obsolètes ? Comment doit s'articuler la lutte contre la guerre idéologique et psychologique que l'oligarchie mène contre les masses ? Peut-on envisager de la vaincre sans remporter la victoire sur ces deux tableaux ? Peut-on envisager de la vaincre sans convaincre une partie des classes moyennes et des intellectuels de rejoindre notre combat, et pourquoi pas d'en prendre la direction ? Quels rapports adopter avec le régime et ses représentants, ses institutions, sachant qu'ils tendent de plus en plus ouvertement vers le totalitarisme ? Comment s'adresser aux couches les plus défavorisées sachant que ce ne sont pas forcément les plus arriérées ? Etc.

Einstein - Apprendre d'hier, vivre aujourd'hui, espérer pour demain. L'important est de ne pas arrêter de poser des questions.

Des vaccins ou des poisons ?

- COVID-19 – Idolâtrie pour le dangereux, mépris pour le naturel par Docteur Pascal Sacré. - Mondialisation.ca, 21 mai 2020

Extrait.

Sur le site d’Association Liberté Information Santé [11], des informations rétablissent l’équilibre des connaissances sur la vaccination.

Ainsi, j’ai pu apprendre de quoi les vaccins sont composés, matière étrangement absente de nos cours de médecine [12-13], je vous encourage à consulter ces documents, c’est édifiant :

Béta-propiolactone (cancérigène)
Levures génétiquement modifiées
Latex
Glutamate de sodium (neurotoxique-tératogène-mutagène)
Aluminium
Formaldéhyde (formol)
Micro-organismes
Polysorbate 80 (cancérigène chez les animaux)
Glutaraldéhyde (poison tératogène chez l’animal)
Mercure (théoriquement interdit dans les vaccins depuis 1999)
Phénol/phénoxyéthanol (antigel)
Borate de sodium ou borax (insecticide, raticide contenu dans le Gardasil) …

Notes

[11] ALIS Nous sommes une association Loi 1901 qui ne professe aucun dogme aucune doctrine.

http://www.alis-france.com/alis/lassociation

[12] Composants des vaccins

http://s175833897.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2017/04/composants_vaccins.pdf

[13] QUE TROUVE-T-ON DANS LES VACCINS

http://www.alis-france.com/que-trouve-ton-dans-les-vaccins

Sauvons le pays, sauvons la France, sauvons les capitalistes, et vive le socialisme !

Un appel du bureau national du POID du 16 mai 2020.

Extraits.

POID - Une catastrophe certaine menace notre pays.

LVOG - Plus catastrophiste que moi, tu meurs ! Bravo ! En tant que "citoyen du monde" (Marx), je ne me reconnais pas dans la France. Voilà un concept incompatible avec la reconnaissance de la lutte des classes. On peut être Français sur le plan administratif, mais au-delà nous faisons partie d'une classe sociale. Cette sorte de social-patriotisme nauséabond n'est pas fortuit ou un accident, la suite va le démontrer.

POID - Une catastrophe certaine menace notre pays. Tout le monde le sait. Mais rien n’est fait pour l’empêcher.

LVOG - Macron le devrait-il par hasard ? Il manque à tous ses devoirs décidément!

POID - À gauche, les députés des partis – Parti socialiste, Parti communiste, La France insoumise – ont voté...

LVOG - Non ce n'était pas un accident pour caractériser de gauche des partis réactionnaires, de droite, liés organiquement au régime.

POID - À gauche, les dirigeants des partis émettent des critiques...

LVOG - Ils y tiennent ! Pourquoi ? Parce qu'ils y sont idéologiquement liés, les trotskystes, ce qui expliquent pourquoi sur le confinement ils forment un consensus avec eux et Macron. Ces "trotskystes" jouent le même rôle qu'hier le stalinisme, avant-hier la social-démocratie...

POID - Il y a urgence à empêcher la catastrophe.

LVOG - Sachant que sans catastrophe, la vie continuera comme avant, c'est d'ailleurs ce qu'ils appellent de leur voeu, ne comptez pas sur eux pour affronter le régime ou pour en changer. C'est le cri de désespoir non pas de la révolution socialiste, mais de la contre-révolution. On sait pas expérience que ce sont les catastrophes, la guerre par exemple, qui sont à l'origine des révolutions, dès lors vouloir à tous prix les éviter, c'est refuser que soient réunies les conditions objectives propices à poser la question du pouvoir ou qui précipitent une crise révolutionnaire. Là encore, entre le capitalisme et le socialisme, nos braves révolutionnaires imitent les social-démocrates et les staliniens. Plus loin, ils vont essayer de nous embobiner d'une autre manière, en voulant nous faire croire que sans catastrophe tout serait possible, ce qui ne s'est jamais produit au cours de la lutte des classes, peu importe, ils ne sont plus à une contradiction ou à une invention près.

Cela ne veut pas dire pour autant qu'on souhaiterait que les travailleurs souffrent davantage, nous ne sommes pas masochistes. On a simplement voulu montrer comment ils alimentaient la peur chez les travailleurs, sachant qu'elle les réduit à l'impuissance, à l'instar des représentants du régime qui passent leur temps à les effrayer avec le terrorisme, le climat, maintenant le coronavirus, etc. Sachant que les travailleurs ne comprennent pas ce qui se passe réellement, tout le monde s'emploie à les manipuler. Vous croyez arriver à quoi en employant de tel procédé ? Que dal ! Ou si, à les rendre complètement schizophrènes et paranoïaques.

POID - Les mesures pour cela sont connues de tous : (...) assurer la distribution gratuite et massive des masques...

LVOG - On comprend pourquoi ils préfèrent sortir masqués, nous, nous n'en avons pas besoin. Des masques gratuits ? Quelle connerie, vous avez déjà vu quelque chose de gratuit dans leur société vouée au mercantilisme, ils vous les feront payer d'une manière ou d'une autre.

POID - Oui, les mesures nécessaires sont connues de tous

Pour cela, bien sûr, on ne peut pas s’en remettre à Macron. Il faut au contraire rompre avec lui et sa politique, sans attendre, non pour le remplacer par un autre « homme providentiel » dans deux ans, mais pour en finir avec la Ve République, ce régime autoritaire et autocratique, et convoquer l’Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple définira lui-même ce que doit être la démocratie, sans hésiter à remettre en cause le carcan de l’Union européenne et de ses traités.

LVOG - Non, je ne leur ai pas fait un procès d'intention, puisque quand ils disent en parlant de Macron "Il faut au contraire rompre avec lui et sa politique", le POID s'adresse à des partis de droite, le PS, le PCF et LFI.

POID - Que toutes les organisations qui se revendiquent de la classe ouvrière s’accordent sur un plan de lutte et de mobilisation pour imposer de telles mesures d’urgence qu’elles affirment qu’elles n’hésiteront pas à poser la question du pouvoir sous la forme d’un gouvernement d’unité ouvrière rassemblant les organisations et les représentants de travailleurs afin d’imposer ce programme d’urgence et de rupture. Nul doute que les travailleurs et la jeunesse répondraient avec enthousiasme à un tel appel à agir et s’organiser pour que l’emportent leurs besoins vitaux. Dans ces conditions, la catastrophe peut être empêchée.

Il s’agira d’aider à rassembler la force qui combat pour l’unité, pour ouvrir la voie à la rupture, empêcher la catastrophe, permettre une issue ouvrière à la crise.

LVOG - On croit rêver en lisant ces balivernes, "que toutes les organisations (...) s’accordent sur un plan de lutte et de mobilisation", mais elles ne font que cela, contre la classe ouvrière précisément. Ce n'est pas la classe ouvrière qui caractérise de gauche ces partis réactionnaires, le PS, le PCF et LFI, ce sont les dirigeants du POID, et ils imputent cette caractérisation aux travailleurs, c'est une manipulation des faits car les travailleurs n'ont aucune confiance dans ces partis pourris.

Savez-vous pourquoi ils peuvent encore entonner ce refrain ? Parce que les travailleurs n'ont pas une conscience politique très aiguisée. Donc il est facile d'instrumentaliser le produit de leur inconscience et de leur faire dire ce qu'on veut. Par exemple, qu'il existerait une différence entre ces partis et les partis de droite, alors que fondamentalement il n'en existe pas, elle repose uniquement sur des déclarations d'intention jamais suivies d'effets ou des illusions, des apparences trompeuses.

De nombreux travailleurs en ont parfaitement conscience, mais ce n'est pas sur eux que le POID compte s'appuyer contrairement à ce qu'on serait en droit d'attendre d'un parti soi-disant organisant l'avant-garde de la classe ouvrière, ce n'est pas à eux qu'ils s'adressent manifestement, ils ne les intéressent pas, ils préfèrent s'adresser aux travailleurs qui sont bourrés d'illusions ou qui sont les plus facilement manipulables, qui sont aussi les plus influencés par l'idéologie de la classe dominante, bref, ceux qui sont les plus éloignés du socialisme, ce qui n'est pas un problème pour le POID puisqu'il l'a balancé par dessus bord.

Le Covid-19 : Un attentat de l'oligarchie sous faux drapeau.

- Une épidémie bien planifiée par Mark Taliano - Mondialisation.ca, 21 mai 2020

Les preuves démontrent que l’opération Coronavirus a commencé bien avant les « confinements » et les campagnes de peur.

Considérons, par exemple, qu’alors que l’OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) le 30 janvier 2020 (1), le Coronavirus Aid Relief and Economic Security Act (CARE Act), également connu sous le nom de H.R 748 a été introduit plus d’un an auparavant, le 24 janvier 2019, à un moment où la plupart n’avaient même pas entendu parler du Coronavirus.

Selon le descripteur, le projet de loi « répond à l’épidémie de la COVID-19 (c’est-à-dire la maladie à coronavirus 2019) et à son impact sur l’économie, la santé publique, les gouvernements des États et des collectivités locales, les individus et les entreprises ». (2) Le président Trump qualifiera par la suite le CARE Act ( un plan de sauvetage de 6,2 billions de dollars) de « plus grand plan d’aide économique de l’histoire américaine » (3).

Tout ceci est significatif, car il contredit l’idée que le virus ou d’autres parties ont causé le krach, car il renforce la probabilité que le krach a été en fait créé, volontairement. Le virus est le bouc émissaire ou le faux drapeau des plans de sauvetage économique, du chômage, de la détresse fiscale et sociale, des lois d’urgence, de l’autoritarisme, des programmes de vaccination et d’une « quatrième révolution industrielle » imposée.

Mais ce n’est pas tout. Le 20 novembre 2018, la Fondation Bill et Melinda Gates, par l’intermédiaire du Pirbright Institute, dont elle est « l’une des principales parties prenantes », a acquis un brevet sur le coronavirus lui-même (4). Ils sont donc les « propriétaires » du « problème ». Ils ont également investi des fonds dans les « solutions » envisagées, qui incluraient des vaccins.

Considérez également, comme le souligne Mike Champine, que l’administration Trump a mené ces « exercices de pandémie » en 2019 :

1. Crimson Contagion par le ministère américain de la santé et des services sociaux de l’administration Trump (janvier-août 2019).

2. Éclosion urbaine, par le Collège de guerre de la marine américaine et Johns Hopkins (septembre 2019). Elle a été suivie immédiatement par la création, par le gouvernement étasunien, d’un groupe de travail sur le vaccin antigrippal.

3. Événement 201, par Johns Hopkins, le Forum économique mondial et la Fondation Gates (octobre 2019).

Alors que les porte-parole des gouvernements appellent maintenant à une « deuxième vague » de la « pandémie », nous pouvons anticiper davantage d’enseignement et de soins de santé numériques, plus d’autoritarisme, plus de pauvreté, des taux de « surmortalité » plus élevés et une sphère publique de plus en plus ravagée.

Nous n’avons pas consenti à tout cela. Mondialisation.ca, 21 mai 2020

Notes

(1) Prof. Michel Chossudovsky et Bonnie Faulkner, « COVID-19 Coronavirus : The Crisis/Transcription complète de l’interview du professeur Michel Chossudovsky et de Bonnie Faulkner sur les armes à feu et le beurre ». Global Research, 27 mars 2020 Guns and Butter 19 mars 2020.

(https://www.globalresearch.ca/covid-19-coronavirus-crisis/5706741?fbclid=IwAR3j3fSb4Sx8JjxhZDwYt2pgZAzJwo1Wg7kzOp8BqcBMcs6qWTZOCga_uhI ) Consulté le 13 mai 2020.

(2) H.R.748 – CARES Act, Sponsor : Rep. Courtney, Joe [D-CT-2] (Présenté le 24 janvier 2009).

(https://www.congress.gov/bill/116th-congress/house-bill/748?fbclid=IwAR0YAAx1kNmSfMeJopDVtxUIBLxZLCZ3NNFYL5-SJkrVjiT_JjdiPAsjf5c ) Consulté le 13 mai 2020. (voir aussi : https://www.congress.gov/bill/116th-congress/house-bill/748/all-info?fbclid=IwAR1zVMX0k0_DIXZ81MoqX46pQA6OlQuf-XEqPVtUmEa5jpMv4Db5WRHhdXk )

(3) « Remarques du Président Trump lors de la signature de la loi H.R.748, The CARES Act » (

(https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/remarks-president-trump-signing-h-r-748-cares-act/) Consulté le 13 mai 2020.

(4) Mark Taliano, « Problem, Reaction, Solution » www.marktaliano.net

(https://www.marktaliano.net/problem-reaction-solution/) Consulté le 13 mai 2020

Voir aussi :

https://www.facebook.com/donna.durant.5/videos/3137146132972082/?fref=mentions

Quand "les patients sont arbitrairement classés dans la catégorie COVID-19 sans test ni diagnostic."

- Les décès COVID-19 des foyers de soins de Montréal. Taux de mortalité COVID-19 à la hausse au Québec? par William Walter Kay et Prof Michel Chossudovsky - Mondialisation.ca, 20 mai 2020

Extrait.

La seconde concerne la manipulation pure et simple des statistiques relatives aux causes de décès au Québec. Les patients sont soit diagnostiqués par un médecin, et/ou « testés » pour le COVID-19 avec le test standard des anticorps (voies respiratoires). Aucune de ces deux procédures ne prouve l’incidence du COVID-19. De plus, dans de nombreux cas, les patients sont arbitrairement classés dans la catégorie COVID-19 sans test ni diagnostic.

Une fois que le patient est classé dans la catégorie COVID-19 (« présumé », avec ou sans tests), COVID-19 sera inclus comme « cause de décès » (sur le certificat de décès), indépendamment de l’état de santé réel du patient âgé décédé dans la maison de retraite.

Et ensuite, ces données de mortalité (basée sur COVID-19 comme cause de décès) seront tabulées et entrées dans la banque de données COVID-19 pour la province de Québec et le Canada. Et ces données sont ensuite transmises à l’OMS, qui les intégrera dans la banque de données des statistiques mondiales.

Selon toute probabilité, la majorité des patients en phase terminale dans les maisons de retraite ne sont pas morts de la COVID19.

Ces statistiques de décès enregistrées (arbitrairement attribuées à COVID-19) serviront ensuite à entretenir l’illusion que le coronavirus au Québec augmente à un rythme alarmant, justifiant ainsi le maintien du confinement et de la distanciation sociale.

C’est un gros mensonge. Et le personnel médical et les politiciens québécois le savent. Pourtant, les médias n’en parlent pas. Mondialisation.ca, 20 mai 2020

LVOG - Si j'ai bien compris, tout le monde le sait et tout le monde se tait. Applaudissez !

Pourquoi ? Quelle en est la signification politique ? Chut ! Cette question est tabou, parce que la réponse remet en cause les analyses et les stratégies opportunistes de LFI au POID en passant par le POI, le NPA et LO.

On tient le bon bout, on a tenu jusqu'au bout, tout le monde ne peut pas en dire autant.

- Didier Raoult : "Sur le plan de l’épidémie, on est au bout" - Yahoo 20 mai 2020

Dans une nouvelle vidéo publiée mardi sur Youtube, le professeur Didier Raoult s'est une nouvelle fois montré rassurant sur l'épidémie de Covid-19. "On est au bout", a-t-il promis, avant de se lancer dans une comparaison des mortalités entre Marseille et Paris.

Les semaines se suivent et se ressemblent pour Didier Raoult. Depuis fin avril, le populaire fondateur de l'IHU Méditerranée Infection a toujours martelé qu'il n'y aurait pas de deuxième vague de Covid-19. Et il a continué de le faire dans sa dernière vidéo publiée sur YouTube ce 19 mai.

"Sur le plan de l’épidémie, on est au bout, a-t-il affirmé. Il ne reste que quelques cas sporadiques mais les choses sont en train de se résoudre, à Marseille comme ailleurs. Le nombre de patients hospitalisés en réanimation, de morts et de cas nouveaux diminue à peu près partout et l’épidémie disparaît donc au milieu du printemps comme c’était une possibilité non négligeable".

Le professeur de microbiologie en a également profité pour se lancer dans une comparaison entre Marseille et Paris concernant la mortalité liée au Covid-19. "La mortalité de Paris est plus de 5 fois supérieure à celle de Marseille, a-t-il fait remarquer, chiffres à l’appui. Cela fait une grosse différence. (...) En France, si on prend les données de Santé publique France, le nombre de décès par million d’habitants est de 419, ce qui est beaucoup, avec des pics considérables à 600 morts dans le Grand Est ou encore 759 morts à Paris, ce qui est considérable”.

”Pour vous donner une idée, il y a eu plus de morts en Île-de-France qui compte 12 millions d’habitants qu’à Wuhan pour le même nombre d’habitants, a poursuivi le professeur de microbiologie. (...) Et si on compare à la région PACA, il y a eu 168 morts par million d’habitants, et aux alentours de 140 à Marseille. (...) À l’IHU, avec notre protocole thérapeutique (hydroxychloroquine+azithromycine), on a un taux de mortalité de 0,5%, ce qui est extrêmement bas." Un traitement dont l’efficacité n’a pas encore été prouvé scientifiquement jusqu’à présent. Yahoo 20 mai 2020

LVOG - Admirez la répartie des faussaires de Yahoo (Microsoft - Bill Gates).

Coronavirus: entretien exclusif avec le professeur Didier Raoult - i24News 14 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=yqxvhbciPQ8

Commentaires d'internautes.

1- Il existe deux catégories de personnes, une qui fait les choses, par intérêt, calculées, et une autre qui les fait par passion. Ce qui explique les difficultés rencontrées par le Pr Raoult pour faire admettre ce protocole.

2- "En France on attend toujours les résultats d'un test alors que l'épidémie est finie" En une phrase il résume tout.

3- Heureusement que nous avons le professeur Raoult qui nous donnent de vrais news car les guignols du gouvernement se contredisent systématiquement en nous prenant pour des abrutis. Nous sommes avec vous Mr Raoult.

4- Ce n'est pas un visionnaire, c'est un professeur en virologie intègre, qui fait son travail avec humanité, une personne rare. Bravo professeur Raoult.

5- Répondre "j'en sais rien" quand on est une "sommité" est d'une honnêteté rafraîchissante. Une qualité qui se fait rare.

6- Il a juste soigné passionnément les malades sans chercher à gagner de l'argent, il est gênant pour ceux qui veulent faire du fric sur des cadavres.

7- "Les gens normaux n'intéressent personne" Le professeur a fait le choix de soigner ! Merci à lui de son intégrité !

8- Professeur, vous avez toute ma confiance, vous n'avez pas trahi le serment d'Hippocrate!

9- Un tout grand merci pour le travail de l’IHU et le soutien direct à la population qui avait besoin d’une écoute et d’être soignée ! Votre travail et l’action durant le coeur de la crise a permis à moi à ma famille et mes amis de comprendre et de garder l’espoir mais surtout d’y voir clair! C’est tout simplement fabuleux.

10- Je suis stupéfaite qu'on fasse tout "ce foin" en France (port du masque dans les transports, plexiglas dans les magasins,...), que les restaurants soient toujours fermés,... alors que l'épidémie est en train de se terminer... vraiment je ne comprends pas... si ce n'est de nous distiller de la peur en perfusion... mais dès qu'on dit ça, on est accusé de complotisme... un truc de dingue...

Et voilà comment une thérapie se voit étiqueter d'extrême droite !

- Coronavirus: le Brésil de Bolsonaro parie sur la chloroquine - AFP 20 mai 2020

Le ministère de la Santé du Brésil a recommandé mercredi l'usage de chloroquine et d'hydroxychloroquine pour les patients légèrement atteints par la Covid-19, après des semaines de pressions du président Jair Bolsonaro, qui y voit un remède miracle. AFP 20 mai 2020

LVOG - On n'attendra pas de miracle de l'Agence Française de Propagande de Big Brother.

Peu importe, il n'a jamais rien vu venir !

- Coronavirus : Pelloux, médecin urgentiste ne "voit pas la deuxième vague arriver" - AFP 21 mai 2020

Comme on lui demandait s'il "redoutait" une deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, l'urgentiste a répondu: "de moins en moins".

"Les modèles mathématiques donnaient la possibilité d'une remontée (...) avec un petit pic qui devait commencer maintenant et en fait on ne le voit pas", a-t-il lancé. "Cela ne veut pas dire que l'épidémie est arrêtée", a-t-il ajouté, insistant bien sur la nécessité de continuer à respecter les gestes barrières et porter le masque. AFP 21 mai 2020

LVOG - Profil bas le scélérat du PS !

Ils l'appellent de tout leur voeux, c'est plus fort qu'eux, ils veulent encore plus du sang, de larmes et de cadavres.

- L'Europe doit s'attendre à une deuxième vague de coronavirus, alertent les responsables sanitaires - AFP/ Le HuffPost 21 mai 2020

C’est une question de temps, mais de l’avis les responsables sanitaires européens, la venue d’une deuxième vague de coronavirus est certaine. Alors que de nombreux pays ont amorcé un déconfinement, la directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Andrea Ammon a alerté sur la nécessité de s’y préparer.

La question n’est pas de savoir s’il y aura une nouvelle vague de contaminations, mais “quand et de quelle ampleur”, a affirmé Andrea Ammon dans un entretien paru ce jeudi 21 mai dans le quotidien britannique The Guardian.

“Le virus est autour de nous, circulant beaucoup plus qu’en janvier et février”, a-t-elle ajouté, soulignant que les chiffres concernant l’immunité de la population n’étaient pas encourageants: “85% à 90%” restent exposés à la maladie Covid-19.

“Je ne veux pas dresser une image catastrophique mais je pense que nous devons être réalistes. Ce n’est pas le moment, maintenant, de se relâcher complètement”, a-t-elle ajouté. AFP/Le HuffPost 21 mai 2020

LVOG - The Guardian ou Pelloux, c'est du pareil au même, la social-démocratie pourrie.

Vaguelette ou déferlante ?

LVOG - A les entendre en parler sur un ton nonchalant je parierais pour le clapotis ou une onde de choc réduite ou amortissable, d'autant plus que le mouvement ouvrier s'est gravement compromis dans cette affaire. Je peux me tromper, je suis loin et je peux difficilement me fier à ce que je lis en la matière, entre ceux qui en rajoutent et ceux qui minimisent à terme les conséquences du confinement. Je préfère m'abstenir.

- Déconfinement: comme le coronavirus, la crise économique va frapper par vagues - Le HuffPost 21 mai 2020

“Cette crise n’est pas une affaire de semaines, pas une affaire de mois, mais une affaire d’années”, alertait le ministre de l’Économie Bruno Le Maire cette semaine. De fait, tous les indicateurs montrent que la crise sanitaire du nouveau coronavirus a déclenché une crise économique et sociale, qui, loin d’être linéaire, pourrait se faire par vagues successives, lesquelles suivront indéniablement le rythme du Covid-19.

Mais plus que la phase de confinement, c’est surtout la phase de déconfinement qui préfigurera de l’ampleur de la crise. “Ce sera une vague structurelle, certains secteurs d’activité ont une capacité de rattrapage, d’autres non. Certains repartent tout de suite, d’autres secteurs doivent attendre encore. C’est le principe de base”, relève Pascal De Lima. Plus l’activité retrouvera ses couleurs habituelles rapidement, moins le choc sera violent. En l’état, les indicateurs arrivent au compte-goutte, mais ils sont loin d’être optimistes.

“La reprise est partielle, plusieurs secteurs n’ont pas pu rouvrir et des salariés ne peuvent pas reprendre non plus leur activité, parce qu’il sont malades, à risque, ou qu’ils ont des enfants. Par ailleurs, en sortie de confinement, de nombreuses entreprises se retrouvent à court de liquidités, et là encore les prêts garantis par l’État ne permettent pas d’absorber tout”, détaille Bruno Ducoudré, en évoquant l’exemple de l’entreprise d’ameublement Alinéa.

Avant le confinement, l’entreprise se trouvait déjà en délicatesse financière. Et celle-ci s’est accentuée ces dernières semaines. Résultat: la société vient d’être placée en redressement judiciaire, comme la marque de vêtements pour femmes Naf Naf ou le vendeur de chaussures, le groupe André.

“On risque d’avoir dans les semaines et les mois qui viennent, une multitude d’entreprises qui se retrouvent dans cette situation et donc avec des emplois dont la pérennité n’est pas assurée. On va au devant de plans de restructuration et de licenciement, qui pourraient se généraliser”, juge Bruno Ducoudré.

Un balancier qui pourrait commencer à tanguer particulièrement à partir du 2 juin, moment à partir duquel le chômage partiel sera moins pris en charge par l’État ”afin d’encourager les entreprises à reprendre l’activité et éviter de se reposer uniquement sur le chômage partiel”. À l’inverse, certains secteurs seront soutenus plus longtemps comme celui du tourisme.

En se basant sur une estimation, jugée plutôt optimiste d’une chute de 8% du PIB cette année, le FMI table sur un taux de chômage à 10,4% à la fin de l’année 2020 en France. Une situation explosive qui fait craindre au gouvernement un “appauvrissement généralisé”, pour reprendre les mots d’Édouard Philippe le 7 mai dernier lors de la présentation de son plan de déconfinement.

Les associations caritatives, elles-mêmes en danger, tirent la sonnette d’alarme. Nombreuses sont celles a avoir observé une hausse de leurs bénéficiaires dans le cadre des distributions alimentaires.

Le logement est également vu comme une véritable “bombe à retardement”. “Certains bailleurs sociaux parlent déjà de 10% de loyers impayés depuis le début du confinement mais le risque, majeur, de défaut de paiement de loyers et de charges est encore devant nous, avec à terme, la menace d’expulsion”, explique ainsi à France Culture, Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre...

Si les plans de restructurations et que les faillites s’enchaînent, on risque de basculer dans un régime qui s’auto-entretient: une faible activité, pas de confiance des ménages pas d’investissement des entreprises. Le HuffPost 21 mai 2020

LVOG - C'est le scénario qui mènerait à la dépression et à la guerre, mais comme de guerre il ne peut pas y avoir lieu, ce serait une guerre civile sans fin, à suivre.

On vit déjà sous un régime policier.

La torture.

- Le masque vous fait mal aux oreilles? Voici 5 solutions pour y remédier - Le HuffPost 21 mai 2020

Un air de franquisme.

- Espagne : prolongation de l'état d'alerte, jusqu'au 6 juin - euronews 20 mai 2020

Les députés ont voté une prolongation de deux semaines de l'état d'alerte. Cette mesure d'exception permet notamment de limiter la liberté de circulation. euronews 20 mai 2020

Un air de Vichy.

- Coronavirus : À Paris, la police évacue l'esplanade des Invalides bondée - Le HuffPost 21 mai 2020

Déconfinement total. Ce mercredi 20 mai au soir, les forces de l’ordre ont dû intervenir dans le VIIe arrondissement de Paris pour mettre un terme à un immense rassemblement qui s’était formé de manière spontanée sur l’esplanade des Invalides.

Par petits groupes, des centaines de Parisiens s’étaient effectivement installés dans l’herbe haute pour profiter d’une soirée à l’allure estivale, au mépris des règles de distanciation sociale et des gestes barrières. Le HuffPost 21 mai 2020

Un air de Big Brother.

- Intox. Plus de tests de dépistage = plus de nouveaux cas de contamination, quoi de plus normal !

Coronavirus: L'OMS fait état d'un nombre record de nouveaux cas - Reuters 20 mai 2020 Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi que 106.000 nouveaux cas de contamination au coronavirus avaient été dénombrés dans le monde au cours des 24 dernières heures, un chiffre qui n'avait encore jamais été atteint. Reuters 20 mai 2020

LVOG - Plus les pays testent la population, plus il y a de cas dénombré, voilà ce qu'ils instrumentalisent. En admettant que 5% de la population mondiale (7,5 milliards) pourraient être porteurs du coronavirus, avant d'arriver à 375 millions de personnes infectées ils ont encore de la marge pour alimenter la psychose collective.

Quelle aubaine ! Non, une coïncidence. Une de plus. Une de trop ?

- Vaste plan social chez Rolls-Royce : 9000 suppressions de postes - euronews 20 mai 2020

- Renault envisagerait de fermer plusieurs sites en France - euronews 20 mai 2020

Selon l'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné, Renault envisagerait de fermer quatre sites en France - Flins, Dieppe, Choisy-le-Roi et les Fonderies de Bretagne - dans le cadre d'un plan de 2 milliards d'euros d'économies qui doit être dévoilé le 29 mai.

L'Etat français, premier actionnaire de Renault avec 15% du capital, prévoit de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros pour le constructeur. euronews 20 mai 2020

LVOG - Les opportunistes vont hurler, comment des milliards pour les capitalistes... C'est à croire qu'ils ont oublié qu'on vivait sous le régime capitaliste, à force de s'en accommoder, voilà ce qui arrive...

Et puis il y a un autre truc à avoir à l'esprit et qui leur échappe ou plutôt dont ils se contrefoutent.

Imaginons que le gouvernement distribue des milliards à certaines catégories de travailleurs en France. D'après vous, où va-t-il les chercher ces milliards, dans la poche des capitalistes ou des actionnaires? Vous voulez rire ou quoi, un peu de sérieux s'il vous plaît. Non, ce sont les autres travailleurs qui vont régler la note en France, à moins qu'ils la paient tous ensemble d'une manière ou d'une autre, ou alors ce sont les travailleurs ailleurs dans le monde qui la règleront. Cela fait plus de deux siècles que cela dure, alors pourquoi ne pas continuer, après tout, on est ou on n'est pas internationaliste, n'est-ce pas ?


Le 20 mai 2020

CAUSERIE ET INFOS

La température est montée à 40°C à l'ombre, normal, c'est la saison. Hier soir à 23h il faisait encore 32°C à l'extérieur, un peu plus à l'intérieur de la maison. 26°C avec la clim dans la chambre de 1h à 5h du matin, après je la coupe pour faire des économies d'électricité. Toujours pas reçu ma retraite complémentaire qui devait m'être versée par Humanis le 1er avril. Bonne journée et bon courage, il en faut ! On vaincra !

Ils osent tout.

Ils déconfinent comme ils ont confiné, et vous croyez que cela questionnerait les misérables manipulateurs qui ont soutenu la nécessité du confinement et du port du masque puisque cela allait ensemble généralement, pas le moins du monde. Quand on est profondément conditionné, apparemment il en faut plus pour en sortir.

Quel militant ouvrier va-t-il tirer des enseignements politiques de cet épisode sordide ? Lesquels en sont-ils encore capables ? Combien sont-ils, qui sont-ils ? On l'ignore sans se faire d'illusions. Même si notre portail a une très faible audience, il est connu de milliers de militants, cadres et dirigeants du mouvement ouvrier. Le fait qu'aucun ne souhaite s'exprimer ici ou manifester son soutien à l'auteur de ce portail, témoigne suffisamment de l'endoctrinement qu'ils ont subi ou de l'influence du discours officiel qui pèse sur eux. Peu importe ou dommage, nous ne changerons pas notre orientation politique ou nous n'abandonnerons pas nos principes et notre idéal pour autant.

Ceci explique cela.

Le bout de gras et le corporatisme sur fond de populisme (confinement et masque), voilà ce qui reste de la lutte de classe de l'avant-garde (sic!) du mouvement ouvrier, dont acte.

Entre nous, si un jour quelqu'un me traitait de salaud, d'ordure, de salopard, de réactionnaire, ma première réaction serait de me demander pourquoi j'aurais mérité un tel sort, qu'est-ce que j'aurais fait ou qu'est-ce que je n'aurais pas fait, je serais extrêmement choqué, humilié, un cauchemar à se taper la tête contre les murs. Face à une situation comparable la première réaction de nos dirigeants serait de demander à cette personne d'où elle sort cela, parce que cela ne pourrait pas venir d'eux-mêmes. Vous saisissez la différence. Moi je ne crois pas être infaillible, eux si ! Vous comprenez pourquoi dans ces conditions on ne pourra jamais s'entendre.

Tenez, on pourrait en profiter pour corriger une erreur. J'avais reproduit l'information selon laquelle 70% de la population pourrait être infectée par le coronavirus, alors qu'en fait le taux tournerait autour de 3 à 5%, en fait on en apprend un peu plus tous les jours. Notez bien que cela ne signifierait pas forcément grand chose, car un virus peut être très contagieux sans pour autant est plus létal qu'un virus qui serait peu contagieux mais davantage mortel. On ne sait jamais à l'avance comment un virus va se comporter dans le temps, il n'y a que les devins qui trônent sur les plateaux de télévisions ou dans les rédactions des médias aux ordres qui le savent.

Ce matin, Vidje, un cousin de ma compagne Selvi est passé chez nous. Il a un peu plus de 20 ans, il travaille comme soudeur dans une usine produisant des moteurs électriques destinés à l'exportation. On se connaît depuis 7 ans. Je lui ai prêté de l'argent à plusieurs reprises.

Il débarque pendant que j'étais devant l'ordinateur, un grand mouchoir lui couvrant la moitié du visage. Je lui dis en souriant qu'il peut l'enlever, il refuse en me répondant que le coronavirus est très dangereux. Là j'éclate de rire et je tente de lui arracher. Impossible, il s'accroche à son mouchoir avec ses deux mains, et il me demande pourquoi c'est une farce. J'essaie de lui expliquer posément, le plus simplement du monde en lui citant des faits très concrets, rien à faire. Je lui donne le cas de l'Inde avec son taux de mortalité ridiculement bas, 0,0003%, sans effet, il ne se rend pas compte de ce que cela représente. On en restera là.

Vous comprenez pourquoi j'enrage, parce qu'ils ont réussi à conditionner et à pourrir la vie de milliards de travailleurs. C'est dégueulasse, épouvantable, que les dirigeants du mouvement ouvrier se soient faits les complices de cette sordide machination en notre nom. Le mouvement ouvrier n'est pas plus réformable que le capitalisme, il faut le refonder entièrement.

On a appris que les syndicats s'apprêtaient à discuter avec le gouvernement d'un énième plan sur la santé et qu'ils en attendaient quelque chose, ce n'est pas une blague ou une fake news. Au même moment Macron s'adressait un satisfecit sur la gestion des masques, dont personnellement je n'ai rien à foutre, ce qui n'est pas le cas de nos dirigeants enragés qui voulaient en imposer le port à tout le monde dans les espaces publics. Je me suis demander, mais où on va comme cela, les voilà plus royalistes que le roi sans dénoncer cette mascarade. Et vous savez pourquoi, parce que le personnel soignant se verrait attribuer par le gouvernement une obole de 300 euros. Autrement dit tout s'achète, surtout la paix sociale, et c'est grosso modo le contenu de tous les mouvements sociaux en cours, filez nous une prime et tout pourra continuer comme avant, on fera comme si rien ne s'était passé. C'est l'orientation politique de nos braves révolutionnaires. Quand ils proposent une issue politique à la crise du capitalisme, ils y croient autant que les bureaucrates syndicaux corrompus lorsqu'ils appellent les travailleurs à se mobiliser en faisant tout pour qu'ils n'en fassent rien.

C'est d'autant plus grave et dangereux, car cela signifie que les travailleurs n'auront tiré absolument aucune leçon de cette expérience de 50 jours de privation de liberté, opération qui pourra se renouveler n'importe quand dans l'avenir. A bas Macron, Macron dégage, Macron démission, ça c'est du passé, ce n'était pas plus sérieux que cela, c'était juste un mot d'ordre lancé en l'air sans lien avec la lutte des classes, une posture inconsistante d'opportunistes en peine de légitimité.


24 pages au format pdf

Un commentaire modéré adressé à un portail scientifique belge.

Bonjour monsieur,

Merci pour ces articles très brillants.

Intéressante discussion sur la crédibilité des scientifiques qui se proclament climato-réalistes, remarque qui vaut pour tous les scientifiques en général.

Sans être scientifique, je partage en grande partie les conclusions temporaires des climato-réalistes sur l'origine des variations climatiques qui n'est manifestement pas due à l'activité humaine.

Il est vrai que rares sont les scientifiques capables de tenir un discours accessible au plus grand nombre. Partant de ce constat, on a la fâcheuse impression, qui ne joue pas en leur faveur, qu'ils sont déconnectés du monde réel dès qu'ils sortent de leur domaine scientifique de prédilection ou dès qu'ils doivent donner leur avis sur un tout autre sujet, le Covid-19 ou la crise à laquelle est en proie la civilisation humaine, par exemple, les deux sont d'ailleurs liées.

Autant sur la question climatique ils rompent avec l'idéologie officielle, et dans la plupart des autres domaines, dont les deux cités précédemment , ils y adhèrent ou ils la partagent avec le même empressement et aveuglement dont fait preuve un citoyen lambda profondément ignorant ou incapable de réfléchir par lui-même.

Là pour le coup, ils semblent soudainement tétanisés et dépourvus de tout esprit scientifique (et critique), comme s'ils méconnaissaient les instruments logiques les plus élémentaires auxquels ils recourent quotidiennement pour mener à bien leurs recherches scientifiques.

En conclusion, cette vulnérabilité ou cette perméabilité à l'influence de l'idéologie dominante ou officielle, va porter un coup fatal à la crédibilité qu'ils avaient eu tant de mal à acquérir auprès d'un large public parmi le plus évolué, qui sait par expérience et qui conserve présent à l'esprit, que les intentions qui guident ceux qui nous gouvernent sont généralement malsaines et inavouables au point de ne leur accorder aucun crédit, principe de précaution que ces scientifiques n'adoptent pas visiblement.

Alors, quand ces mêmes scientifiques climato-réalistes adoptent la rhétorique de la pandémie au coronavirus pour aborder une simple épidémie virale, ils brisent tout espoir de rallier à leur théorie sur le climat de nouveaux citoyens, pire, ils vont perdre la confiance d'une grande partie de ceux qui avaient partagé cette théorie avec eux, non pas sur la base de critères scientifiques car ils en étaient incapables, mais uniquement par méfiance envers les représentants du régime en place, peu importe ici la valeur contestable de leur argument, seul compte le fait que ces scientifiques demeureront marginaux, et les citoyens, disons les plus progressistes ou humanistes, resteront privés du soutien de scientifiques ou d'intellectuels, qui leur fait tant défaut pour faire prévaloir la légitimité de leurs analyses pour changer la société.

Dès qu'un sujet d'actualité en rapport avec la question sociale se présente, on s'aperçoit que systématiquement les scientifiques vont se fourvoyer pour ne pas dire pire encore ; Même sur la question climatique, puisqu'à défaut de remettre en cause le régime en place, ils vont le charger de la résoudre. Voilà une aberration qu'aurait dénoncé Einstein, pour lequel il ne faut pas demander à celui qui est à l'origine d'un problème de trouver une solution pour le résoudre.

Au final, les scientifiques sont limités, non pas intellectuellement, mais influencés idéologiquement et c'est bien dommage.

Elevons-nous au-dessus de la médiocrité ambiante avec A. Einstein dont nous partageons les observations ou aphorismes.

- Trois grandes forces dominent le monde: la stupidité, la peur et la cupidité.

- Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. (Parmi ceux qui savent et s'accommode du capitalisme. - LVOG)

- Petit est le nombre de personnes qui voient avec leurs yeux et pensent avec leurs esprits. (Comme les yeux sont directement connectés au cerveau, si la connexion ne se fait pas entre les deux, vous voilà avec un cerveau aveugle ou qui ne fonctionne pas. Cela peut donner les émotions les plus folles. - LVOG)

- Folie : faire la même chose encore et encore et attendre des résultats différents. (Des mêmes dirigeants ou partis. - LVOG)

- La condamnation avant enquête est la plus haute forme d'ignorance. (Ou de malveillance. - LVOG)

- Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue.

- Le comble de la stupidité est le plus clairement démontré par l'individu qui se moque de quelque chose dont il ne sait rien. (C'est la forme de stupidité la plus communément répandue. - LVOG)

- Ne sous-estimez jamais votre propre ignorance.

- Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mise dans les mains d'un psychopathe.

- Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.

- Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse.

- Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.

- Peu d'être sont capables d'exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont mêmes incapables d'arriver à formuler de telles opinions.

- L'intelligence n'est pas la capacité de stocker des informations, mais de savoir où les trouver. (Encore faut-il les chercher. - LVOG)

- Ce n'est pas que je suis si intelligent, c'est que je reste plus longtemps avec les problèmes.

- La mesure de l'intelligence est la capacité de changer.

- L'imagination est beaucoup plus importante que l'intelligence. (Le déni de la réalité est le pire ennemi de l'imagination. - LVOG)

- La seule vraie chose précieuse est l'intuition. (A condition de s'y fier. - LVOG)

- Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d'efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d'esprit. (Cela vaut pour les intellectuels en général. - LVOG)

- Apprendre d'hier, vivre aujourd'hui, espérer pour demain. L'important est de ne pas arrêter de poser des questions. (A condition de ne pas craindre les réponses qu'on risque de trouver. - LVOG)

- Je ne suis ni particulièrement intelligent ni particulièrement doué. Je ne suis que très, très curieux. (Notre éducation nous a enseigné que c'était un vilain défaut. - LVOG)

- Je n'ai pas de talent particulier. Je suis simplement curieux. (Une tare que dénoncent les dogmatiques, les esprits étroits et bornés. - LVOG)

- Penser est un travail difficile. c'est pourquoi si peu le font. (Et dire qu'il y en a qui croient que tout le monde pense. - LVOG)

- Nous ne pouvons pas arriver là où nous rêvons d'être demain sans changer notre façon de penser aujourd'hui. (Dites-le à ceux qui ont adopté un mode de penser monolithique. - LVOG)

- Plus j'apprends, plus je réalise que je ne sais pas. (La modestie n'est pas le point fort des hommes. - LVOG)

- Dès que tu cesses d'apprendre, tu commences à mourir. (C'est ainsi que le monde est peuplé de morts vivants prêts à partir à l'abattoir. - LVOG)

- La seule erreur dans la vie est la leçon non apprise. (Celle qu'on ne tire pas de nos expériences. - LVOG

- Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés. (Et le malheur des hommes réside dans le fait qu'ils croient que ceux qui sont à l'origine de leurs problèmes les résoudront. - LVOG)

- La seule chose dont nous pouvons être certains dans cette vie, c'est que nous ne pouvons être certains de rien. (Mais nous ne pourrions pas arriver à cette conclusion si nous n'étions pas certain de quelque chose. Pourquoi ? Parce qu'en partant de rien on n'arriverait même pas à rien, il faut bien partir de quelque chose ou de quelque part. - LVOG)

- Viser la justice sociale est la chose la plus précieuse à faire dans la vie. (La seule qui fait sens. - LVOG)

- J'ai le sentiment que les différences de classe sociale ne sont pas justifiées et qu'elles ne reposent en fin de compte que sur la violence. (C'est effectivement sur ce type de rapports que repose le régime capitaliste. - LVOG)

- La possession de merveilleux moyens de production n'a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine.

- Nous ne pouvons pas désespérer des hommes, puisque nous sommes nous-mêmes des hommes. (C'est la raison d'être du socialisme. - LVOG)

- Si vous voulez mener une vie heureuse, associez-la à un objectif, et non à des personnes ou à des objets. (Au socialisme par exemple. - LVOG)

"Abroger le mensonge" pour abolir le capitalisme, sinon c'est remplacer un mensonge par un autre.

La globalisation du capitalisme, le « gouvernement mondial » et la crise du coronavirus. Quand le mensonge devient la vérité, il n'y a pas de retour en arrière par Prof Michel Chossudovsky - Mondialisation.ca, 18 mai 2020

Extraits.

Le monde est trompé sur les causes et les conséquences de la crise du coronavirus.

La crise COVID-19 est marquée par une « urgence » de santé publique sous les auspices de l’OMS qui sert de prétexte et de justification au déclenchement d’un processus mondial de restructuration économique, sociale et politique.

L’ingénierie sociale est appliquée. Les gouvernements sont poussés à prolonger le verrouillage, malgré ses conséquences économiques et sociales dévastatrices.

Ce qui se passe est sans précédent dans l’histoire du monde.

D’éminents scientifiques soutiennent le verrouillage sans sourciller, comme une « solution » à une urgence sanitaire mondiale.

Amplement documentées, les estimations de la maladie COVID-19, y compris la mortalité, sont grossièrement manipulées.

En retour, les gens obéissent à leurs gouvernements. Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur ?

Causes contre solutions ?

La fermeture des économies nationales appliquée dans le monde entier entraînera inévitablement la pauvreté, le chômage de masse et une augmentation de la mortalité. C’est un acte de guerre économique.

Pourquoi les politiciens mentent-ils ?

Ils sont les instruments politiques de l’establishment financier, y compris les « philanthropes ultra-riches ». Leur tâche est de mener à bien le projet de restructuration économique mondiale qui consiste à geler l’activité économique dans le monde entier.

Dans toutes les grandes régions du monde, les politiciens ont reçu l’ordre de puissants intérêts financiers de maintenir le verrouillage et d’empêcher la réouverture de l’économie nationale.

Les gouvernements corrompus agissent comme des « chiens bergers » avec l' »instinct de gérer les troupeaux » de moutons.

Le « troupeau » a-t-il trop peur pour s’en prendre à son « gouvernement » ?

L’analogie peut être simpliste, mais néanmoins considérée comme pertinente par les psychologues.

Mais il y a une autre dimension. Les politiciens de haut niveau chargés de « convaincre leur troupeau » croient en fait aux mensonges qui leur sont imposés par une autorité supérieure.

Le mensonge devient la vérité. Les politiciens approuvent le consensus, ils appliquent l' »ingénierie sociale », ils croient en leurs propres mensonges.

Ne nous faisons pas d’illusions, il s’agit d’une opération soigneusement planifiée. Il n’y a rien de spontané ou d’accidentel. La récession économique est provoquée aux niveaux national et mondial. À son tour, cette crise est également intégrée dans la planification militaire et de renseignement des États-Unis et de l’OTAN. Elle vise non seulement à affaiblir la Chine, la Russie et l’Iran, mais elle consiste également à déstabiliser le tissu économique de l’Union européenne (UE).

« Gouvernance mondiale »

Une nouvelle étape dans l’évolution du capitalisme mondial est en train de se dérouler. Un système de « gouvernance mondiale » contrôlé par de puissants intérêts financiers, dont des fondations d’entreprises et des think tanks de Washington, supervise la prise de décision au niveau national et mondial. Les gouvernements nationaux deviennent subordonnés à la « gouvernance mondiale ». Le concept de gouvernement mondial a été soulevé par David Rockefeller (décédé en 2017) lors de la réunion de Bilderberger, Baden Allemagne, en juin 1991 :

«Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au Time Magazine et à d’autres grandes publications dont les directeurs ont participé à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion pendant près de 40 ans. … Il nous aurait été impossible d’élaborer notre plan pour le monde si nous avions été soumis aux yeux de la publicité pendant ces années. Mais, le monde est maintenant plus sophistiqué et prêt à marcher vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est certainement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés. » (cité par Aspen Times, 15 août 2011, je souligne)

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Certains pensent même que nous faisons partie d’une cabale secrète qui va à l’encontre des intérêts des États-Unis, que ma famille et moi sommes des « internationalistes » et que nous conspirons avec d’autres dans le monde entier pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée, un seul monde si vous voulez. Si telle est l’accusation, je suis coupable, et j’en suis fier ». (Ibid)

Les gens ne remettent pas en cause le consensus, un consensus qui frôle l’absurde.

Cette crise provoquée est sans précédent dans l’histoire du monde. Il s’agit d’un acte de guerre.

Le verrouillage déclenche un processus de désengagement des ressources humaines et matérielles du processus de production. L’économie réelle est paralysée. La réduction de l’activité économique compromet la « reproduction de la vie réelle ». Cela ne concerne pas seulement la production réelle des « nécessités de la vie » (alimentation, santé, éducation, logement), mais aussi la « reproduction » des relations sociales, des institutions politiques, de la culture, de l’identité nationale. Au moment où nous écrivons ces lignes, le verrouillage ne déclenche pas seulement une crise économique, il mine et détruit également le tissu même de la société civile, sans parler de la nature du gouvernement et des institutions de l’État (paralysés par l’accumulation des dettes), qui seront finalement privatisés sous la supervision des créanciers du « pouvoir de l‘argent » (Big Money).

Il y a des conflits au sein du système capitaliste qui sont rarement abordés par les grands médias. Les milliardaires, les puissantes institutions bancaires et financières (qui sont créanciers à la fois des gouvernements et des entreprises) mènent une guerre non déclarée contre l’économie réelle. Alors que les établissements financiers et bancaires du « pouvoir de l‘argent » (Big Money) sont des « créanciers », les entreprises de l’économie réelle qui sont déstabilisées et conduites à la faillite sont des « débiteurs ».

La crise redéfinit la structure du paysage économique mondial. Elle déstabilise les petites et moyennes entreprises dans le monde entier, elle précipite des secteurs entiers de l’économie mondiale, notamment le transport aérien, le tourisme, le commerce de détail, l’industrie manufacturière, etc. dans la faillite.

Ce processus diabolique ne se limite pas à l’anéantissement des petites et moyennes entreprises. Le « pouvoir de l’argent » est également le créancier des grandes entreprises (notamment les compagnies aériennes, les chaînes d’hôtels, les laboratoires de haute technologie, les détaillants, les entreprises d’import-export, etc.

L’establishment financier mondial n’est pas monolithique. Il est marqué par des divisions et des rivalités. La faction dominante du « pouvoir de l’argent » (Big Money) cherche à déstabiliser ses concurrents de l’intérieur. Il en résulterait une série de faillites d’institutions bancaires régionales et nationales ainsi qu’un processus de consolidation financière mondiale.

Ce que ces rapports omettent de mentionner, ce sont les causes non-avouées : une campagne de peur au nom des créanciers, les instructions de gouvernements corrompus de fermer l’économie, prétendument pour « sauver des vies », ce qui est un gros mensonge. Des vies ne sont pas sauvées, et ils le savent.

Les intérêts du « pouvoir financier » (Big Money) (intérêts financiers mondiaux) se recoupent avec ceux des Big Pharma, Big Oil (les supermajors du pétrole), les entrepreneurs de la Défense, etc. Les grandes institutions bancaires étasuniennes, dont JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, State Street Co. et Goldman Sachs, investissent dans l’économie de guerre, notamment dans le développement d’armes nucléaires dans le cadre du programme d’armement nucléaire de Trump, d’un montant de 1,2 trillion de dollars (mis en place sous Obama).

L’objectif ultime du « pouvoir de l’argent » (« Big Money ») est de transformer les États nationaux (avec leurs propres institutions et une économie nationale) en « territoires économiques ouverts ». C’est le sort de l’Irak et de l’Afghanistan. Mais maintenant, vous pouvez le faire sans envoyer de troupes, en ordonnant simplement à des gouvernements par procuration (proxy government) asservis par des politiciens corrompus de fermer leur économie pour des raisons humanitaires, ce qu’on appelle la « responsabilité de protéger » (R2P) sans qu’il soit nécessaire d’intervenir militairement.

Impossible à estimer ou à évaluer. Plus de la moitié de l’économie mondiale est perturbée ou au point mort.

Soyons clairs. Il s’agit d’un programme impérial (imperial agenda). Que veulent les élites financières mondiales ? Privatiser l’État ? Posséder et privatiser la planète entière ?

La tendance est à la centralisation et à la concentration du pouvoir économique. Les gouvernements nationaux lourdement endettés sont les instruments du « pouvoir de l’argent » (Big Money). Ils sont des mandataires. Les principales nominations politiques sont contrôlées par des groupes de pression représentant Wall Street, le complexe militaro-industriel, les grandes sociétés pharmaceutiques, les grandes sociétés pétrolières, les médias d’entreprise et les géants de la communication numérique, etc.

En Europe et en Amérique, le « pouvoir de l’argent » (« Big Money« ) (par l’intermédiaire des groupes de pression de Washington) cherche à contrôler les gouvernements nationaux.

Dans quelle direction allons-nous ? Quel est l’avenir de l’humanité ? La crise actuelle du coronavirus est un projet impérial sophistiqué, qui consiste en une domination mondiale par une poignée de conglomérats de plusieurs milliards de dollars. Est-ce la troisième guerre mondiale ? Le capitalisme mondial détruit le capitalisme national.

L’intention tacite du capitalisme mondial est la destruction de l’État-nation et de ses institutions, ce qui conduit à une pauvreté mondiale d’une ampleur sans précédent.

La citation suivante de Lénine, datée de décembre 1915 au plus fort de la Première Guerre mondiale, a mis en évidence avec clairvoyance certaines des contradictions auxquelles nous sommes actuellement confrontés. D’autre part, nous devons comprendre qu’il n’y a pas de solutions faciles et que cette crise vise à renforcer l’impérialisme et l’emprise du capitalisme mondial :

« Il ne fait aucun doute que le développement va dans le sens d’un monopole corporatif mondial (single World trust ) qui engloutira toutes les entreprises et tous les États sans exception. Mais le développement dans cette direction se fait sous une telle pression, avec un tel rythme, avec de telles contradictions, conflits et convulsions non seulement économiques, mais aussi politiques, nationales, etc. etc. – qu’avant qu’un monopole corporatif mondial ne soit atteint, avant que les capitales financières nationales respectives n’aient formé une « Union mondiale » d’ultra-impérialisme, l’impérialisme explosera et le capitalisme deviendra son contraire.

(V. I. Lénine, Introduction to Imperialism and World Economy by N, Bukharin, Martin Lawrence, Londres, imprimé aux États-Unis, édition russe, novembre 1917)

Comment inverser la tendance. La première priorité est d’abroger le mensonge.

À cet égard, il est regrettable que de nombreuses personnes « progressistes » (y compris des intellectuels de gauche éminents) soient – malgré les mensonges – favorables au verrouillage et à la fermeture de l’économie comme solution à l’urgence de santé publique. C’est la position du parti démocrate aux États-Unis, qui va à l’encontre du bon sens.

La vérité est une arme puissante pour abroger les mensonges des médias corporatifs et des gouvernements.

Quand le mensonge devient la vérité, il n’y a pas de retour en arrière

Sans la campagne de peur et la propagande médiatique, les actions entreprises par nos gouvernements n’auraient pas de fondement.

La « distanciation sociale » n’empêche pas les élites financières de donner des instructions à des politiciens corrompus.

D’autre part, la « distanciation sociale » combinée au confinement est utilisée comme un moyen de subordination sociale. Elle empêche les gens de se réunir et de protester contre ce soi-disant nouvel ordre mondial.

L’organisation, la vérité et la solidarité sont essentielles pour renverser la tendance. La première étape d’un mouvement mondial est la « contre-propagande ». Mondialisation.ca, 18 mai 2020

Parmi la liste des 20 plus riches du monde ne figurent pas certains qui devraient y être, dont Rockefeller.

- Plan US : contrôle militarisé de la population par Manlio Dinucci - Réseau Voltaire 19 mai 2020

La Fondation Rockefeller, qui entretient des liens historiques avec l’État fédéral US, a présenté un plan national pour contrôler l’épidémie de coronavirus. Il vise à tester 30 millions de personnes par jour aux frais de l’État et à soumettre les citoyens US à un strict contrôle militaire.

Illustration d'une photo.

Le président de la Fondation Rockefeller, le docteur Rajiv Shah, est un haut fonctionnaire US spécialiste de la manipulation des « secours humanitaires » comme moyens de pression politique. Il a notamment été directeur du programme écologique de la Fondation Bill & Melinda Gates en Afrique, puis a été nommé par Hillary Clinton directeur de l’Agence US de développement international (USAID). Il serait membre de The Fellowship, le groupe de prière qui réunit les chefs d’état-major US et Hillary Clinton à côté du Pentagone.

Par Manlio Dinucci

La Fondation Rockefeller a présenté son Plan d’action national pour le contrôle du Covid-19, en indiquant les « pas pragmatiques pour ré-ouvrir nos lieux de travail et nos communautés ».

Mais il ne s’agit pas, comme il apparaît dans le titre, simplement de mesures sanitaires. Le Plan —auquel ont contribué certaines des plus prestigieuses universités (Harvard, Yale, Johns Hopkins et autres)— préfigure un véritable modèle social hiérarchisé et militarisé. Au sommet : le « Conseil de contrôle de la pandémie, analogue au Conseil de production de guerre que les États-Unis créèrent durant la Seconde Guerre mondiale ».

Il serait composé de « leaders du monde des affaires, du gouvernement et du monde universitaire » (ainsi listé par ordre d’importance, avec au premier rang non pas les représentants gouvernementaux, mais ceux de la Finance et de l’Économie). Ce Conseil suprême aurait le pouvoir de décider productions et services, avec une autorité analogue à celle conférée au président des États-Unis en temps de guerre par la Loi pour la production de la Défense. Le Plan prévoit qu’il faut soumettre au test Covid-19, hebdomadairement, 3 millions de citoyens états-uniens, et que le nombre doit être porté à 30 millions par semaine en six mois. L’objectif, à réaliser en une année, est celui d’atteindre la capacité de soumettre à des tests Covid-19 30 millions de personnes par jour.

Pour chaque test on prévoit « un remboursement adéquat à un prix de marché de 100 dollars ». Il faudra donc, en argent public, « des milliards de dollars par mois ».

La Fondation Rockefeller et ses partenaires financiers contribueront à créer un réseau pour la fourniture de garanties de crédit et la signature des contrats avec les fournisseurs, c’est-à-dire avec les grandes sociétés productrices de médicaments et équipements médicaux. Selon le Plan, le « Conseil de contrôle de la pandémie » est aussi autorisé à créer un « Corps de réponse à la pandémie » : une force spéciale (non fortuitement nommée « Corps » comme celui des Marines) avec un personnel de 100 à 300 000 membres. Ils seraient recrutés parmi les volontaires des Peace Corps et des Americorps (créés par le gouvernement US officiellement pour « aider les pays en voie de développement ») et parmi les militaires de la Garde Nationale.

Les membres du « Corps de réponse à la pandémie » recevraient un salaire moyen brut de 40 000 dollars annuels, pour lequel est prévue une dépense publique de 4 à 12 milliards de dollars annuels. Le « Corps de réponse à la pandémie » aurait surtout la tâche de contrôler la population avec des techniques de type militaire, à travers des systèmes digitaux de traçage et d’identification, dans les lieux de travail et d’étude, dans les quartiers de résidence, dans les locaux publics et au cours des déplacements. Des systèmes de ce type —rappelle la Fondation Rockefeller— sont réalisés par Apple, Google et Facebook.

Selon le Plan, les informations sur les personnes individuelles, relatives à leur état de santé et à leurs activités, resteraient confidentielles « autant qu’il est possible ». Elles seraient cependant toutes centralisées dans une plate-forme digitale cogérée par l’État Fédéral et par des sociétés privées.

Sur la base des données fournies par le « Conseil de contrôle de la pandémie », serait décidé tour à tour quelles zones seraient soumises au confinement et pour combien de temps. Ceci, en synthèse, est le plan que la Fondation Rockefeller veut opérer aux États-Unis et ailleurs. S’il était réalisé même partiellement, se produirait une ultérieure concentration du pouvoir économique et politique dans les mains d’élites encore plus restreintes, au détriment d’une majorité croissante qui se verrait privée des droits démocratiques fondamentaux.

Opération conduite au nom du « contrôle du Covid-19 », dont le taux de mortalité, d’après les données officielles, est jusqu’à présent inférieur à 0,03 % de la population états-unienne. Dans le Plan de la Fondation Rockefeller le virus se trouve utilisé comme une véritable arme, plus dangereuse encore que le Covid-19 même.

Réseau Voltaire 19 mai 2020

Document joint.

National Covid-19 - Testing Action - Plan Pragmatic steps to reopen our workplaces and our communities - The Rockefeller Foundation - Tuesday, April 21, 2020

https://www.voltairenet.org/IMG/pdf/TheRockefellerFoundation_WhitePaper_Covid19_4_22_2020.pdf

National Covid-19 - Testing Action - Plan Pragmatic steps to reopen our workplaces and our communities. (18.04)

Déjà ? Ils anticipent une mauvaise nouvelle.

- Coronavirus : comment se terminent les épidémies ? - Franceinfo 19 mai 2020

Une imposture peut en servir une autre.

- "Il faut qu'on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique" : Bruno Le Maire annonce des plans de soutien pour l'automobile et l'aéronautique - Franceinfo 17 mai 2020

Scientisme et manipulation. Quand ils prennent leur désir pour la réalité, c'est forcément morbide. Quand le "probable devient une certitude.

- Covid-19 : pourquoi le réchauffement estival ne stoppera pas l'épidémie - Yahoo 19 mai 2020

Le Sars-Cov-2, le virus qui cause le Covid-19, est-il saisonnier ? Peut-on espérer un retour à la normale avec l’arrivée de l’été en France ? Depuis plusieurs semaines, les scientifiques du monde entier se demandent s’il existe, ou non, une corrélation entre la météo et l’épidémie. En effet, le climat, en particulier l’humidité, jouent un rôle dans la propagation d’autres coronavirus et de la grippe. Pourquoi n’en serait-il pas de même dans le cas du Sars-Cov-2 ?

Pour répondre à cette question, des chercheurs de l’université américaine Princeton ont mené une vaste étude publiée ce lundi 18 mai dans la revue Science. Ils ont modélisé plusieurs scénarios, dans plusieurs régions du globe, avec différentes températures et niveaux d’humidité. Résultat : le lien entre le climat et la propagation du virus est tellement infime qu’il est trop ambitieux de croire que le Covid-19 disparaîtra avec le réchauffement estival. “Nous prévoyons que les climats plus chauds et humides ne ralentiront pas le virus dans les stades initiaux de la pandémie”, explique Rachel Baker, chercheuse en post-doctorat à l’université de Princeton, dans un communiqué. Vers un virus hivernal

“Le virus se propagera vite, quelles que soient les conditions climatiques”, ajoute la scientifique. En cause, la faible immunité collective contre le Sars-Cov-2. Les chercheurs estiment qu’à ce stade, trop peu de gens ont été infectés par le virus pour stopper sa progression. Selon l’Institut Pasteur, moins de 5% de la population en France serait immunisé contre cette forme de coronavirus. Les experts considèrent qu’il faudrait que 50 à 60% de la population soit infectée pour développer une immunité collective. C’est seulement à partir de ce moment que le virus pourra devenir saisonnier.

"D'autres coronavirus humains, comme ceux du rhume, dépendent fortement de facteurs saisonniers, en culminant pendant l'hiver en dehors des tropiques", explique le professeur Bryan Grenfell.

"Si, comme c'est probable, le nouveau coronavirus est également saisonnier, on peut s'attendre à ce qu'il se transforme en virus hivernal au fur et à mesure qu'il deviendra endémique dans la population".

Pour les auteurs de cette étude, cela ne fait aucun doute : “les régions tropicales et tempérées doivent se préparer à des épidémies sévères, et que les températures estivales ne vont pas contenir la propagation des infections". La patience est donc de rigueur. Yahoo 19 mai 2020

En complément

SRAS - 2002-2003 - A travers le monde. L'épidémie s'est naturellement arrêtée au début du printemps. Il semble que seuls les contacts rapprochés et prolongés avec des personnes très malades entraînaient une contagion.

MERS-Cov - 2012 - De rares cas sporadiques sont régulièrement enregistrés au Moyen-Orient. Le MERS se propage essentiellement par les contacts rapprochés avec le chameau, l'hôte intermédiaire du virus, même si de rares cas de transmission interhumaine ont été enregistrés dans un hôpital du Corée du Sud.

Ebola - 1979 puis 2014 et 2016 - Ebola sévit toujours en République démocratique du Congo. Le virus ne se transmet pas par aérosol mais par contact étroit avec du sang, des sécrétions souillées ou des animaux sauvages. Le contenir est donc beaucoup plus facile en appliquant des mesures d'hygiène strictes.

Zika - 2015 - Le virus Zika, de la même famille que celui de la dengue ou la fièvre jaune. Une lutte efficace contre le moustique (qui prolifère d'ailleurs seulement une partie de l'année) a permis d’éradiquer l’épidémie, même si le virus reste présent dans la région (Amérique du Sud).

Grippe H1N1 (grippe aviaire) - 2009 - Se transmettant par voie aérosole comme la grippe saisonnière, le H1N1 s'est pourtant avéré trois fois moins contagieux et son impact est resté limité. D'autre part, « certaines personnes avaient déjà rencontré soit l'épitope H1, soit N1, et possédaient donc déjà une certaine immunité», explique Étienne Decroly sur LCI. futura-sciences.com 20 avril 2020

Virus de la grippe - Le confinement est le facteur principal de son développement. wikipedia.org (Tiens, donc ! - LVOG)

La grippe est nettement plus fréquente et épidémique en hiver dans les zones tempérées, sauf lors de certaines pandémies. Ce phénomène est mal compris. Des dizaines d’hypothèses tentent d'expliquer cette saisonnalité, parmi lesquelles :

- en période froide, rester plus souvent à l'intérieur, où l'atmosphère confinée et immobile maintient les micro-gouttelettes porteuses de virus, favorise leur transmission ;

- diminution du taux de vitamine D lié à un ensoleillement plus faible en hiver ;

- le faible taux d'humidité de l'air à l'intérieur durant l'hiver assèche davantage la muqueuse nasale, la rendant plus fragile et perméable à la pénétration du virus. Un air sec apparaît comme un milieu propice à la diffusion des particules virales qui ne sont pas rabattues vers le sol par la condensation... wikipedia.org

LVOG - Il est indiqué par ailleurs, que la déficience en zinc, en vitamine C et D sont des facteurs favorisant l'infection aux différents virus ou coronavirus. Cette déficience est due essentiellement à une alimentation défectueuse et non à des causes surnaturelles ou extérieures. L'insouciance pour sa santé dont fait preuve la population en général - comme pour bien d'autres choses, est responsable de cette carence qui peut s'avérer fatale. C'est à cela qu'on peut aussi mesurer le niveau de conscience médiocre de la population.

Une imposture enfle, gonfle, se façonne au jour le jour. En fait de découverte, que du réchauffé.

Coronavirus: Âge, surpoids, tabac... Ce que nous dit la plus vaste étude sur les risques de décès - Le HuffPost 19 mai 2020

Il semblerait que les facteurs de comorbidité ne soient pas les principaux facteurs de décès.

Cette étude, qui n’a pas encore été publiée dans une revue à comité de lecture, est sortie le 7 mai dernier. Elle a été réalisée pour le compte de NHS England. L’information principale qui ressort de ces cherches est le poids primordial de l’âge dans les risques de décès liés au Covid-19. Jusqu’à présent, c’était les comorbidités qui semblaient être les principaux facteurs. L’augmentation de l’âge augmente les risques.

LVOG - L'art de tout dire et son contraire.

Le HuffPost - Interrogé par Le HuffPost, le Professeur Denis Malvy, infectiologue au CHU de Bordeaux relativise: “Il y a la réalité statistique et la réalité logique.” L’âge est “la variable qui écrase toutes les autres mais il est complété par d’autres comorbidités”, particulièrement dans la tranche 50-60 ans. D’ailleurs, cette dernière sert de base pour calculer les multiplicateurs de risques de décès.

Des comorbidités comme le surpoids, l’obésité et les infections respiratoires chroniques sont des facteurs de risques importants.

“Des comorbidités sévères comme le surpoids/obésité sont conformes à l’observation de tous les réanimateurs”, confirme le Professeur Denis Malvy. En général, les personnes souffrant d’obésité, cumulent des pathologies comme le diabète ou l’hypertension. Mais dans leurs études, les chercheurs ont été surpris de voir que ces maladies n’entraînaient pas de sur-risques de décès.

Un des résultats plus inattendu de cette étude - même si déjà évoqué lors par des premières remontées de terrain - est le lien entre les facteurs de décès et le tabagisme. D’après les résultats de l’étude, les non-fumeurs et les anciens fumeurs ont plus de chance de mourir du Covid-19 que les fumeurs actifs.

LVOG - Politiquement incorrect, ils n'hésitent pas à remettre en cause cet aspect de cette étude.

Carole Dufouil, épidémiologiste à l’Inserm rapporte au Monde, “des doutes sur les effets protecteurs du tabac observés dans cette étude qui sont sans doute la conséquence d’une modélisation erronée.”

LVOG - Une étude biaisée, peu importe, elle sert à valider le nombre de morts attribués au coronavirus et contestés par de nombreux médecins.

L’étude se concentre sur les personnes décédées à l’hôpital et exclut par conséquent les populations mortes dans les Ehpad ou à leur domicile. Certains patients sont également décédés sans avoir eu de test virologique. Le HuffPost 19 mai 2020

En complément

- Covid-19 - Selon un récent article paru dans le journal Le Monde, repris par La Ligue contre l'obésité, 83 % des patients en soins intensifs seraient en surpoids ou obèses. futura-sciences.com 9 avril 2020

« Dans un hôpital de La Nouvelle-Orléans, 60 % des cas critiques concernent des personnes obèses »

Lors de l’épidémie de H1N1, en 2009. En Californie, une étude avait alors montré que sur 268 patients hospitalisés ou décédés, 58 % étaient obèses et, parmi eux, deux tiers présentaient une obésité sévère. Deux tiers également souffraient de diabète, d’une maladie pulmonaire ou cardiaque. « Mais même les obèses métaboliquement sains sont des sujets à risque, car leur immunité est compromise », précise M. Ravussin. Le Monde 7 avril 2020

https://liguecontrelobesite.org/actualite/le-rapport-americain-qui-pointe-du-doigt-lobesite-comme-facteur-aggravant-du-covid-19/

Chacun y va de sa petite ou grande musique. Flûte alors !

Selon une étude, il n'existerait pas de risques de contamination au covid-19 dans les orchestres - LeFigaro.fr 19 mai 2020

Les musiciens ne se transmettent pas entre eux le nouveau coronavirus lorsqu'ils jouent de leur instrument, selon une étude réalisée par l'Orchestre philharmonique de Vienne, qui pense ne pas avoir besoin d'adapter sa pratique dans la perspective du déconfinement.

Les résultats du docteur Fritz Sterz, communiqués lundi par le Philharmonique à l'AFP, montrent que qu'«il ne faut pas s'attendre à ce que l'air exhalé par un artiste excède une distance de 80 centimètres». Seule la flûte traversière a émis des particules loin du musicien, jusqu'à 80 centimètres. LeFigaro.fr 19 mai 2020

Il ne manquait plus que la voyante.

Greta Thunberg annonce la fin du monde dans le nouveau clip de Pearl Jam - LeFigaro.fr 19 mai 2020

La jeune Suédoise joue à la voyante dans la vidéo du morceau très écolo Retrograde. LeFigaro.fr19 mai 2020

LVOG - Retrograde, quand la conscience humaine régresse jusqu'à l'infantilisme en déclarant progresser dans les pas de U2, pitoyable.

Les médias, l'infâme et cynique machine à désinformer, à conditionner, à décérébrer.

Didier Raoult fustige les médias : "la plupart du temps, les informations sont de meilleure qualité sur YouTube" - Yahoo 17 mai 2020

Dans une interview donnée jeudi à la chaîne de télévision israélienne i24news, Didier Raoult a fustigé les médias dits "traditionnels", estimant que les informations étaient "la plupart du temps de meilleure qualité sur YouTube".

Selon Didier Raoult, les réseaux sociaux mettent en danger les médias traditionnels, et cela se "traduit par beaucoup de violence". "Si sur un podcast j'ai trois fois la notoriété du journal Le Monde, je comprends que ce journal ne m'aime pas, a poursuivi le patron de l'IHU Méditerranée Infection. Moi ça coûte rien, ça ne me rapporte rien et je deviens donc un rival incontrôlable dans la clarté ou la réalité de l'information, car je n'ai pas du tout d’a priori dans la vie".

Pour conclure, le spécialiste des virus considère qu'il n'y a pas plus "d'informations exactes" dans les médias traditionnels que sur les réseaux sociaux. "On voit que les médias traditionnels identifient comme des fake news - ça m'est arrivé - des news qu'ils ne relaient pas. (...) On est dans un tournant historique de la distribution de l'information qui explique des conflits qui me dépassent de très loin.". Yahoo 17 mai 2020

Coronavirus: entretien exclusif avec le professeur Didier Raoult - 14 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=yqxvhbciPQ8&feature=emb_title

LVOG - Dans cet entretien, le professeur Raoult a martelé une fois de plus que le masque ne servait strictement à rien, hormis pour le personnel soignant se trouvant à 10 ou 20 centimes de la bouche d'un malade.

Ils vous le disent. Vous devez être malade et si nécessaire mourir plutôt que vous soigner et vivre.

Coronavirus : Donald Trump annonce prendre de l'hydroxychloroquine "depuis une semaine et demie" - BFMTV 18 mai 2020

Interrogé pour savoir s'il avait des symptômes du virus, le président américain a répondu par la négative. "Zéro symptôme!", a-t-il assuré à la presse, avant d'ajouter: "De nombreuses personnes sur le terrain en prennent, et ils ont l'air de très bien se porter". BFMTV 18 mai 2020

Si vous prenez de l'hydroxychloroquine en traitement préventif comme Trump, voici ce que vous risquez - huffingtonpost.fr 19 mai 2020

En réalité, il y a beaucoup de risques à prendre un médicament au bénéfice très hypothétique contre le coronavirus, mais aux effets secondaires très clairs.

LVOG - On pourrait les cataloguer dans le camp de la mort. Comme matons !

Huffingtonpost - Mais après tout, “qu’est-ce que vous avez à perdre”? Eh bien justement, sur cette question, les choses sont un peu plus claires.

LVOG - Vraiment ? Pour nous ressortir les lieux communs mille fois rabâchés en vain.

Huffingtonpost - Car l’hydroxychloroquine est un médicament bien connu. Ses effets secondaires également. Comme le rappelle Science Magazine, on sait que ce traitement peut provoquer de l’arythmie cardiaque. Même si ces effets sont rares, ils ne sont pas négligeables. Surtout que l’azithromycine provoque également un effet similaire. Et ce cocktail semble décupler les problèmes. huffingtonpost.fr 19 mai 2020

LVOG - Des effets "rares", peu importe, ils ont décrété qu'ils n'étaient pas "négligeables" donc considérables ! L'article se terminait en appelant la population à ne surtout pas utiliser cette molécule "il ne devrait donc surtout pas être utilisé en auto-médication". En Inde, c'est la seule méthode efficace que j'ai à ma disposition pour me soigner, et je m'en porte bien. Pour quelques dizaines de roupies seulement.

Les "médias traditionnels" pas crédibles, et pour cause...

Jean-Jacques Bourdin tacle Didier Raoult : « Il n’a pas eu la politesse de répondre à mes messages » - starmag.com 19 mai 2020

Jean-Jacques Bourdin - Je l’ai invité, une fois ou deux mais, comme j’ai vu qu’il ne me répondait pas, qu’il n’avait même pas la politesse de répondre à mes messages, je ne l’ai plus invité ! C’est très simple. C’est vrai que je l’ai invité au début, parce que j’étais curieux, et puis il n’est pas venu. Je ne sais pas pourquoi.

LVOG - Il avait mieux à faire ! Pour qui se prend-il ce psychopathe?

Jean-Jacques Bourdin - Je l’ai invité deux fois, il ne m’a pas répondu. Je ne vais pas me mettre à plat ventre pour Didier Raoult. C’est son problème, s’il ne veut pas venir, il ne vient pas. starmag.com 19 mai 2020

LVOG - Et il n'en mourra pas espèce de cinglé.

Et pour cause...

- Inde, Russie : les nouveaux épicentres du coronavirus ? - Yahoo 18 mai 2020

L’Inde et la Russie sont très sévèrement touchées par le nouveau coronavirus, battant des records de contamination. Pourtant, les deux pays ont choisi d’assouplir le confinement. Yahoo 18 mai 2020

LVOG - 3 041 morts en Inde pour 1,380 milliard d'habitants ; 2 722 morts en Russie pour 145 millions d'habitants. Ils ne digèrent pas qu'il n'y ait pas plus de morts à travers le monde et que le confinement mondial prenne fin. Qu'ils se rassurent la pointe de l'épidémie n'étant pas atteinte au même moment sous les différentes latitudes, le nombre de morts va augmenter dans plusieurs pays.

Yahoo contredit par Reuters le même jour.

- Les nouveaux cas de coronavirus baissent encore en Russie - Reuters 18 mai 2020

Et pour cause...

- Coronavirus: des traces repérées sur un scanner datant de novembre à Colmar - huffingtonpost.fr 18 mai 2020

Pour le Dr Michel Schmitt, interviewé par Le Parisien, le but est de rechercher des “anomalies pulmonaires typiques provoquées par le Covid-19” pour mieux cerner quand, comment et à quelle vitesse la maladie s’est propagée. Des premiers résultats qui devront être confirmés.

Un scanner datant du 16 novembre montre ces anomalies sur un premier cas. Un second cas a été trouvé pour le mois de novembre, douze en décembre et seize en janvier. Selon le média, la prochaine étape est de rencontrer, mener des analyses épidémiologiques, afin de retracer leur histoire et découvrir comment ils ont pu être contaminés alors que l’épidémie n’était pas encore déclarée dans le pays.

Aussi, certaines lésions peuvent être visibles sans que toutefois elles soient nécessairement imputables au Covid-19. “On aimerait se dire: on a un examen et il est fiable à 100 %. Malheureusement, ce n’est pas si simple, explique au Parisien Chantal Raherison-Semjen, présidente de la société de pneumologie. On rencontre des lésions en verre dépoli (des inflammations visibles dans les clichés de Covid-19) dans beaucoup de maladies. Le scanner est un outil, mais pas la panacée”. huffingtonpost.fr 18 mai 2020

LVOG - La polémique faisant rage sur le confinement et l'hydroxychloroquine, et la fin de cette machination étant annoncée, certains se lâchent.

Après les tests plus ou moins fiables ou carrément défectueux, les masques passoires qui ne servent à rien, les déclarations se multiplient affirmant que les images produites par les scanners sont compliquées à interpréter ou peuvent faire l'objet d'interprétations erronées. De là à douter de l'existence d'une pandémie, on n'en est plus très loin.

La question qui tue ceux qui en portent.

- Les masques sont-ils réellement efficaces pour lutter contre l'épidémie ? - programme-tv.net 18 mai 2020

Et pour cause, il fallait la trouver celle-là, vous la devez à FranceInfo ou à la voix du régime.

Coronavirus: des tests sur les hamsters prouvent l'efficacité des masques pour réduire le risque de contamination - Franceinfo 17 mai 2020

Inquiétant.

- Masque obligatoire à Levallois-Perret : "c'est très réconfortant", se félicite le maire Jean-Yves Cavallini - Franceinfo 17 mai 2020

D'autres villes ayant pris des arrêtés similaires ont vu leurs décisions annulées par la justice administrative. Une issue qui n'inquiète pas l'élu levalloisien, qui argue que sa ville se trouve dans "une situation très particulière". Franceinfo 17 mai 2020

Et pour cause, ce sont des parasites à éliminer. Attention, un autre ennemi vous guettte : Les tiques !

- Avec le retour des balades en forêt, comment se protéger des tiques? - BFMTV 17 mai 2020

LVOG - Restez chez vous et vous ne rencontrerez pas de tiques. Ne voyez plus personne, ne parlez plus à personne, n'écoutez plus personne, sauf ceux qui distille la bonne parole au 20H...

Mais vous pouvez aussi vous enfermer dans votre bagnole, vous verrez, cela peut être miraculeux !

Première messe en "drive-in" de France : "C'était magnifique", se réjouit l'évêque de Châlons, à l'origine de l'initiative - Franceinfo 17 mai 2020

Chacun dans sa voiture a pu suivre via son autoradio la cérémonie de Mgr Touvet, l'évêque de Chalons, qui décrit un moment "magnifique" et "d'une joie profonde". Franceinfo 17 mai 2020

Sinon vous pouvez essayer la serpillère, mais on ne vous le conseille pas.

- Pour Ségolène Royal, "ce n'est plus le moment de critiquer" l'exécutif - BFMTV 17 mai 2020

Et pour cause.

Il a « créé le Covid 19 », veut « dépeupler la terre », « implanter des puces »… Bill Gates, « poupée vaudou » des complotistes sur le Web - 20minutes.fr 17 mai 2020

Bill Gates a « créé le Covid-19 », veut « dépeupler la Terre », « implanter des puces électroniques à la population »… Des fausses affirmations comme celles-ci, partagées des millions de fois, explosent littéralement sur Internet. Le célèbre milliardaire américain est devenu la cible favorite des complotistes, dont les publications bénéficient d’une visibilité accrue à la faveur de la pandémie, et qui essaiment sur Internet sous diverses déclinaisons.

Présentes dans le monde entier et de nombreuses langues, on les retrouve sur Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp, ou sur les forums 4chan, Reddit… Avec des citations et vidéos détournées, décontextualisées, des photomontages, des raccourcis mensongers, ces publications l’accusent de vouloir donner un vaccin empoisonné aux Africains, d’avoir paralysé des centaines de milliers d’enfants, de posséder l’OMS, d’utiliser notre cerveau pour créer des cryptomonnaies ou même… d’être sataniste.

Si beaucoup circulaient déjà avant la pandémie du nouveau coronavirus, les allégations visant Bill Gates ont un point commun : l’accuser de vouloir tirer profit de la pandémie, telle la figure du « profiteur de guerre » : asservir le monde ou s’enrichir en vendant des vaccins. « Ces théories (…) peuvent réduire la confiance des gens dans les organisations de santé et faire baisser les taux de vaccination, c’est inquiétant », poursuit Rory Smith.

« Parce qu’il a critiqué l’administration Trump, qu’il est un magnat de la technologie devenu philanthrope, un fervent promoteur et financeur de la vaccination, le cofondateur de Microsoft est le bouc-émissaire parfait d’une crise, qui est à l’intersection de la technologie et de la science médicale », résume-t-elle.

Engagée dans de nombreux projets humanitaires -notamment en Afrique, où les infox sur Bill Gates sont particulièrement nombreuses-, pourvoyeuse de fonds d’entreprises privées et deuxième financeuse de l’OMS, la Fondation sert de terreau à bien des rumeurs visant le milliardaire.

Pour autant, démonter les fausses affirmations, ça ne « revient pas à expliquer que tout le monde est gentil », dit-il encore, rappelant qu’il peut y avoir des interrogations étayées et légitimes sur l’usage des données personnelles par les groupes technologiques ou des gouvernements par exemple. La Fondation a par ailleurs déjà fait l’objet de critiques sur un manque de transparence de sa gestion ou sur ses choix de financements, dans la revue scientifique prestigieuse The Lancet par exemple. 20minutes.fr17 mai 2020

LVOG - 90% des accusations portées contre Bill Gates sont exactes et vérifiables, les 10% restant sont le fait de provocateurs destinés à décrédibiliser les 90% largement documentés et jamais réfutées. Lire dans la causerie du 2 mai, traduit en français :

- The Rockefeller Foundation and the international health agenda - May 11, 2013

Un internaute.

- "Pourquoi l'institution caritative la plus riche du monde est-elle actionnaire de sociétés à l'origine des fléaux sanitaires et écologique qu'elle s'est donné pour objectif de combattre ?"

Les barbares sont hors catégorie.

- Virus au Qatar: jusqu'à 3 ans de prison pour non-port du masque - AFP 17 mai 2020

Le Qatar a commencé dimanche à appliquer les sanctions les plus sévères au monde contre les personnes ne portant pas de masque en public, pouvant aller jusqu'à trois ans de prison, pour endiguer l'épidémie de coronavirus qui progresse rapidement dans le pays. AFP 17 mai 2020

Totalitarisme. A toutes les époques ils ont recouru au gaz.

- Pologne: Gaz lacrymogènes contre des manifestants anticonfinement - Reuters 17 mai 2020

La police a fait usage de gaz lacrymogènes contre des manifestants à Varsovie réclamant une accélération de la réouverture des entreprises après un confinement destiné à lutter contre l'épidémie de coronavirus.

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la Vieille Ville de Varsovie en début d'après-midi avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "du travail et du pain" notamment.

Les manifestants, qui se sont réunis à plusieurs reprises ces dernières semaines, estiment que l'assouplissement doit être beaucoup plus rapide afin qu'ils puissent subvenir à leurs besoins.

La police a bloqué la manifestation qui était prévue, en déclarant dans un communiqué diffusé sur internet que les rassemblements publics étaient toujours interdits. Reuters 17 mai 2020

C'est sûr qu'ils vous le feront payer le prix fort.

- Macron et Merkel proposent à l'UE un plan de relance de 500 milliards - AFP 19 mai 2020

Le couple franco-allemand a proposé lundi un plan de relance de 500 milliards d'euros afin d'aider l'Union européenne à surmonter la crise historique engendrée par la pandémie de coronavirus, via un mécanisme inédit de mutualisation de la dette européenne.

"Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l'UE, l'Allemagne et la France soutiennent la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE doté "de 500 milliards d'euros", souligne une déclaration commune.

Élément inédit dans la construction européenne: Paris comme Berlin proposent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés "au nom de l'UE".

Cet argent sera ensuite reversé en "dépenses budgétaires" aux pays européens et "aux secteurs et régions les plus touchés", souligne la déclaration.

"Ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires de ceux qui utiliseront cet argent", a affirmé le président français Emmanuel Macron dans une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Ce ne seront pas des prêts mais des dotations" directes aux pays les plus touchés, a-t-il martelé.

Ces 500 milliards viendraient s'ajouter aux 500 milliards environ déjà décidés par les ministres des Finances de la zone euro et constitués de capacités de prêts notamment.

Au total, l'Europe débloquerait donc environ 1.000 milliards d'euros pour contrer la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).

Reste désormais au couple franco-allemand à convaincre l'ensemble des Etats membres de l'UE.

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues", s'est félicitée la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est également "réjouie de la proposition constructive de la France et de l'Allemagne".

Elle doit elle-même présenter le 27 mai prochain son propre plan pour la relance économique de l'UE.

"Cette proposition (franco-allemande) va dans le sens de celle préparée par la Commission, laquelle tiendra également compte des points de vue de tous les États membres et du Parlement européen", a-t-elle ajouté. AFP 19 mai 2020

- Chômage partiel : le bouclier européen validé - euronews.com 19 mai 2020

L'UE valide le dispositif d'urgence européen de chômage partiel. Les Etats membres ont donné mercredi leur accord à l'instrument temporaire proposé par la Commission européenne. Cet outil, appelé SURE, propose jusqu'à 100 milliards d'euros sous forme de prêts pour aider les systèmes nationaux. La Commission veut ainsi atténuer les conséquences sociales de la crise du coronavirus.

Depuis le début de la pandémie près de 42 millions de travailleurs en Europe ont fait appel à différents dispositifs de chômage partiel :

47,8 % en France
46,6% en Italie
26,9% en Allemagne
24,1% en Espagne

Le dispositif européen doit permettre d'éviter les licenciements et de limiter le choc de la crise sur l'économie et le marché du travail. L'objectif est de maintenir les revenus des ménages, de préserver la capacité de production et de sauvegarder le capital humain des entreprises.

Les syndicats se félicitent de cette adoption mais ils précisent qu’il ne s’agit que d’une étape. "SURE n'est qu'un début sur la route d'une Europe plus sociale et plus juste", insiste Miranda Ulens du syndicat belge FGTB. (Encore un syndicat bien pourri, chut! - LVOG)

Pour les pays membres avec un taux d'endettement élevé, comme l'Italie, cet outil européen est un accès facilité à des lignes de crédit. euronews.com 19 mai 2020

Capitalisme : Stop ou encore ?

- Covid-19 : en Espagne, les banques alimentaires sont débordées - euronews.com 17 mai 2020

L'une des conséquences de la crise du coronavirus en Espagne est la difficulté pour se nourrir. Selon la fédération des associations de quartier de Madrid, 100 000 personnes se rendent régulièrement dans les services sociaux et les réseaux d'aide de quartier pour se procurer un sac de nourriture.

Elle remplissait pourtant les conditions pour recevoir la subvention spéciale de l'État, mais la saturation du service public de l'emploi retarde son allocation. Sa situation avant la pandémie était déjà compliquée. Salvadorienne, elle a émigré de son pays à la mort de son mari et survit en louant une chambre avec ses deux filles dans une colocation. Certains évitent d'aller dans les services sociaux

Selon l'association de voisinage du quartier d'Aluche à Madrid, certains n'ont pas accès aux allocations de l'Etat ou ont peur d'utiliser les services sociaux. "Il y a des gens qui ont essayé d'accéder aux services sociaux, mais ils sont débordés et n'acceptent pas plus de gens" explique Alba Diéz, bénévole.

"Peut-être qu'ils ne peuvent tout simplement pas parce qu'ils pourraient avoir un problème juridique. Il y a des gens qui n'ont pas de papiers et ne peuvent pas aller aux services sociaux".

Résultat, les réseaux d'entraide de quartier débordent. À Aluche, le nombre de sacs de provisions fourni aux personnes dans le besoin a quadruplé en seulement un mois.

Selon le programme de stabilité envoyé par le gouvernement espagnol à Bruxelles, plus de 7 millions de personnes ont demandé une allocation au gouvernement, soit parce qu'elles ont cessé leur activité, soit parce qu'elles sont devenus temporairement ou indéfiniment sans emploi. Mais cette statistique ne prend pas en compte les travailleurs invisibles, ceux qui n'ont pas de contrat de travail, beaucoup d'entre eux attendent ici dans les files d'attente. euronews.com 17 mai 2020

- Grande-Bretagne: Hausse sans précédent des inscriptions au chômage en avril - Reuters 19 mai 2020

Les demandes d'allocations au chômage ont augmenté de 856.500 en avril, la plus forte progression jamais enregistrée d'un mois sur l'autre (+69%), pour atteindre 2,097 millions, un plus haut depuis juillet 1996, a déclaré l'Office des statistiques nationles (ONS).

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre bien inférieur à 676.500 avec des prévisions s'échelonnant de 56.000 à 1,5 million.

L'augmentation aurait été encore plus forte sans le dispositif de chômage partiel financé par l'Etat qui permet à huit millions de salariés de toucher 80% de leur rémunération.

"Je pense que nous devons nous préparer à une augmentation importante du taux de chômage", a déclaré Therese Coffey, la ministre britannique du Travail et des Retraites.

Les changements apportés en urgence au système de protection sociale britannique impliquent que les chiffres du chômage incluent davantage de salariés toujours en activité mais ayant subi une importante baisse de revenu.

D'autres données publiées par l'ONS montre que le taux de chômage est tombé à 3,9% sur la période janvier-mars, qui ne couvre qu'une semaine sous les mesures de confinement, mises en place le 23 mars, contre 4,0% au cours des trois mois à février.

L'organisme public de prévisions budgétaires a prévenu que le taux de chômage pourrait atteindre 10% sur cette période. Reuters 19 mai 2020

LVOG - On a du mal à suivre, il y aurait moins de chômage en réalité, mais en incluant "davantage de salariés toujours en activité mais ayant subi une importante baisse de revenu", il augmente ! En fonction de l'évolution de la situation ils modifient les règles pour comptabiliser les chômeurs, c'est comme pour évaluer la cause des morts intervenus depuis 4 mois, elle serait imputable au coronavirus mais pas à l'état de santé grave ou profondément délabré de certaines catégories de la population dont les plus âgées.

On aurait dû s'en douter, puisque c'était déjà ce qui existait avec le virus de la grippe, qui en réalité ne tue pas 8 à 18000 personnes chaque année en France, mais environ 1500, le virus servant uniquement de porte d'entrée à des bactéries chez la plupart des personnes qui vont décéder. Il joue donc toutefois un rôle déterminant.

Mais alors pourquoi sortent-ils toujours ce nombre important de morts du virus de la grippe, jusqu'à 650.000 dans le monde annuellement ? Pour vendre leur saloperie de vaccin qui est inefficace ou inutile, et puisque le virus mute tous les ans, cela devient une rente juteuse pour les trusts pharmaceutiques. Sans parler des milliards que rapportent les traitements qui existent.

- Coronavirus: manifestations en Espagne pour exiger la démission du Premier ministre - AFP 19 mai 2020

Des centaines de personnes, mécontentes de la gestion de la pandémie de coronavirus par le gouvernement, descendent dans les rues de plusieurs villes espagnoles et demandent la démission du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez. AFP 19 mai 2020

- Faim au Chili: manifestation violente en banlieue de Santiago - AFP 19 mai 2020

Des habitants d'une ville pauvre de la banlieue de Santiago du Chili, El Bosque, ont affronté lundi la police pour protester contre les pénuries alimentaires en temps de confinement pour cause d'épidémie de coronavirus.

Des barricades ont été dressées, et la violence a monté jusqu'à des affrontements à coups de bâton et de jets de pierre du côté des manifestants, et de gaz lacrymogène et de canons à eau du côté des forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

La police a fait état de 21 interpellations, étalées sur plusieurs heures dans l'après-midi.

D'autres manifestations ont eu lieu en soirée dans trois autres endroits autour de Santiago. Un bus a été incendié, et des barricades ont aussi été dressées.

Le gouvernement du président Sebastian Piñera avait décrété vendredi le confinement de toute la population de la région de la capitale, qui concentre 80% des cas de coronavirus du pays. AFP 19 mai 2020

- Etats-Unis. Taxe Covid : le supplément de restaurants qui ne passe pas - Yahoo 18 mai 2020

Aux États-Unis, certains clients de restaurants ont eu la surprise de découvrir une “taxe Covid” au bas de leur addition.

“Merci de comprendre que nous ne faisons pas cela pour profiter de vous !”, a écrit le restaurant. “Nous le faisons pour ajuster au plus juste les frais supplémentaires chaque semaine, plutôt que d’augmenter l’intégralité de nos menus, liés à l’augmentation des prix de nos fournisseurs sur la viande, la volaille, les fruits de mer et l’ensemble des produits alimentaires.”

Avec les mesures de confinement, les fermetures d’usines et les difficultés liées au transport de marchandises, les prix se sont effectivement envolés. Aux États-Unis, celui de la viande fraîche a bondi de plus de 8% sur le mois d’avril. Yahoo 18 mai 2020

On a gardé le meilleur pour la faim. Quand la pauvreté est "une solution et non un problème".

- Afrique : comment le « PochVid-20 » s'est installé à côté du Covid-19 - LePoint.fr 19 mai 2020

Dans les pays en développement, les activités informelles concernent les deux tiers de l'emploi, et les quartiers informels abritent entre un tiers et deux tiers des citadins, selon les pays. Ce secteur informel est touché de plein fouet par la crise liée au Covid-19. Les médias d'Afrique francophone parlent d'une épidémie de « PochVid-20 », plus dangereuse qu'un coronavirus.

Les quartiers précaires (informels) sont plus sensibles aux épidémies que les quartiers aisés. En effet, les maladies chroniques et la malnutrition, facteurs de comorbidité, y sont plus fréquentes qu'ailleurs. La présence de migrants informels, de déplacés internes et de personnes sans domicile fixe non enregistrés dans les services sociaux y est plus importante. La prévention de la diffusion du virus est rendue difficile par le manque d'accès à l'eau : 24 % seulement de la population d'Afrique subsaharienne bénéficie de l'eau à domicile. Les lacunes en termes d'infrastructures de santé sont flagrantes. L'hôpital de Bangui en Centrafrique, par exemple, dispose seulement de douze lits pour la prise en charge des malades du Covid-19, pour une population de plus de 1 million d'habitants.

Les mesures de confinement renforcent la promiscuité au sein des foyers. La moitié de la population d'Abidjan habite dans des logements qui accueillent plus de trois habitants par pièce. Les gestes barrière de distanciation sociale sont très difficiles dans ce contexte. De plus, les restrictions de mobilité accroissent le risque de violences domestiques.

Les quartiers informels sont une solution et non un problème, ils fournissent aux populations des logements lorsque la puissance publique n'en a pas les moyens. De même, les activités économiques informelles proposent souvent des biens et des services de proximité et offrent de nombreux emplois. LePoint.fr 19 mai 2020

LVOG - Cela ne vous étonnera pas si je vous dis qu'ici en Inde on se sent plus proche que vous des Africains.

Les activités et les quartiers informels : Quel bonheur !

Alors le capitalisme : Stop ou encore ?

Nos ennemis osent absolument tout comme vous venez de le voir dans cette causerie, ils se contrefoutent des conséquences qui en découleront pour des milliards de travailleurs et leurs familles à travers le monde tant qu'ils peuvent les contrôler.

Alors nous devons envisager d'en faire autant en nous contrefoutant de savoir ce qu'en penseront nos ennemis et ceux qui partagent leur idéologie. Parmi ces derniers un grand nombre nous rejoindrons si nous faisons preuve d'une détermination sans faille, ce qui manque manifestement à nos dirigeants.

Au début nous serons forcément peu nombreux, comme aujourd'hui, puis une fois que le mécanisme ou le dynamisme sera enclenché plus rien ne pourra l'arrêter, même pas la désinformation médiatique dès lors que nous continueront à la casser quotidiennement.

Nos arguments présentent l'avantage sur ceux de nos ennemis d'être vérifiables, imparables, inattaquables, inoxydables, rien ne peut entamer notre légitimité à vivre dans une société débarrasser de toute cette pourriture, du capitalisme et tous les maux qu'il réserve à tous les peuples, nous n'avons pas à le justifier.

Nous savons par expérience, que vouloir commencer à justifier le modèle de société dans lequel nous voulons vivre conduit infailliblement au reniement, au renoncement. La soi-disant impossibilité de changer de régime économique, social et politique repose uniquement sur une croyance, cela relève de l'obscurantisme, de la manipulation des consciences destinée à nous faire accepter le sort misérable que les capitalistes nous ont réservé.

Tous les changements de régime qui se sont produits dans le passé étaient inconcevables la veille encore, pendant des lustres on entendit dire que le régime en place était éternel ou de droit divin jusqu'au jour où il fut renversé. Soyons les artisans de cette révolution à venir pour que la civilisation humaine renoue avec le progrès social et vive en paix. Ne nous laissons pas intimider par la tâche colossale qui nous attend, ramenée aux milliards d'exploités et d'opprimés que nous sommes face à une poignée d'oligarques, en la partageant nous nous apercevrons ébahis que ce défit n'était pas aussi insurmontable qu'il en avait l'air. Vive le socialisme !


Le 17 mai 2020

CAUSERIE ET INFOS

Et la lutte des classes, même si l'immense majorité l'ignore encore...

- "Une des victoires les plus éclatantes des oligarchies est l’aliénation qu’elles ont imposée à la conscience collective : faire croire que seules les forces du marché font l’histoire, et que ce n’est plus l’Homme qui est le sujet de sa propre histoire. (...)

Le virus va provoquer la rupture de la conscience aliénée et d’une manière ou d’une autre, des mouvements populaires vont naître et vont abattre ce système cannibale du capitalisme…

Et bien on ne peut pas se prononcer sur le chemin que le peuple prendra, mais le fait qu’il y aura une insurrection, c’est certain." (7 mai 2020 - Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif des Droits de l’Homme aux Nations-Unies)


28 pages au format pdf

Il figure à la suite de la causerie dans la version pdf, un article commenté d'une tendance du NPA .

38 pays représentant 5 793 294 379 habitants = 48 906 décès dus au Covid-19 au 16 mai 2020 = Taux de mortalité de la pandémie imaginaire : 0.008%.

(Source : L'IUH de Marseille)

Chine = 1 401 501 343 d'habitants = 4 633 décès.
Inde = 1 380 004 385 d'habitants = 2 753 décès.
Indonésie = 273 523 615 d'habitants = 1 076 décès.
Pakistan = 220 892 340 d'habitants = 220 décès.
Brésil = 212 559 417 d'habitants = 14 962 décès.
Nigéria = 206 139 589 d'habitants = 171 décès.
Bangladesh = 164 689 383 d'habitants = 298 décès.
Russie = 145 934 462 d'habitants = 2 418 décès.
Mexique = 128 932 753 d'habitants = 4 767 décès.
Japon = 126 476 461 d'habitants = 713 décès.
Ethiopie = 114 963 588 d'habitants = 0 décès.
Philippines = 109 581 078 d'habitants = 806 décès.
Egypte = 102 334 404 d'habitants = 592 décès.
Vietnam = 97 338 579 d'habitants = 0 décès.
Turquie = 84 339 067 d'habitants = 4 055 décès.
Iran = 83 992 949 d'habitants = 6 902 décès.
Thailande = 69 799 978 d'habitants = 56 décès.
Tanzanie = 59 734 218 d'habitants = 21 décès.
Afrique du Sud = 59 308 690 d'habitants = 247 décès.
Kénya = 53 771 296 d'habitants = 45 décès.
Corée du Sud = 51 269 185 d'habitants = 262 décès.
Colombia = 50 882 891 d'habitants = 546 décès.
Ouganda = 45 741 007 d'habitants = 0 décès.
Argentine = 45 195 774 d'habitants = 356 décès.
Algérie = 43 851 044 d'habitants = 536 décès.
Soudan = 43 849 260 d'habitants = 91 décès.
Ukraine = 43 733 762 d'habitants = 476 décès.
Iraq = 40 222 493 d'habitants = 117 décès.
Poland = 37 846 611 d'habitants = 907 décès.
Maroc = 36 910 560 d'habitants = 190 décès.
Arabie saoudite = 34 813 871 d'habitants = 292 décès.
Pérou = 32 971 854 d'habitants = 2 392 décès.
Angola = 32 866 272 d'habitants = 2 décès.
Malaysie = 32 365 999 d'habitants = 112 décès.
Mozambique = 31 255 435 d'habitants = 0 décès.
Ghana = 31 072 940 d'habitants = 28 décès.
Népal = 29 136 808 = 0 décès.
Madagascar = 27 691 018 d'habitants = 0 décès

LVOG - Avez-vous encore un doute sur l'origine de cette machination monstrueuse ? Si oui, c'est incurable, c'est que vous êtes déjà cérébralement mort.

Le confinement était idéologique. Qui en doutait ?

Coronavirus : le professeur Didier Raoult pas convaincu de l'utilité du confinement - Yahoo 16 mai 2020

En se penchant sur les résultats d’une étude menée par le ministère de la Santé espagnol et l’Institut de la Santé Carlos III, l’infectiologue marseillais a ainsi relevé un chiffre étonnant.

Plus de contaminés dedans que dehors

En travaillant sur un échantillon de 60 983 personnes, les chercheurs ont ainsi montré que 5% de la population avait développé des anticorps, bien loin de l’immunité collective recherchée par certains. Mais le professeur Raoult a été surpris par une autre donnée. En effet, d’après cette étude, 5,3 % des travailleurs essentiels, qui ont continué à se rendre au travail, présentent des anticorps... contre seulement 6,3 % de ceux placés en télétravail. En d’autres termes, le virus a davantage touché les personnes confinées.

Il n’en fallait pas plus pour que le sulfureux professeur se questionne. “Séroprévalence de 60 000 personnes en Espagne : parmi les travailleurs actifs, ceux qui exercent une profession essentielle et ont continué à sortir ont été moins contaminés par le Covid-19 que ceux confinés. Cela doit amener à réfléchir sur le confinement”, a-t-il ainsi tweeté. Yahoo 16 mai 2020

Ils ne sont plus à un amalgame près.

- Manifestations anti-restrictions aux quatre coins de l'Europe - euronews.com 16 mai 2020

En Allemagne, au Royaume-Uni ou en France, des milliers de personnes ont manifesté ce samedi contre le maintien de mesures de confinement encore en vigueur dans leurs pays.

Ces rassemblements réunissent un assemblage hétéroclite de militants de l'extrême droite et de l'ultra gauche, de la mouvance conspirationniste, de personnes authentiquement inquiètes d'une limitation de libertés publiques, d'opposants aux vaccins, voire d'antisémites. Tous se rejoignent pour dénoncer le port du masque dans les magasins ou les restrictions de mouvement qui subsistent après le déconfinement.

Le mouvement n'est pas marginal. Près d'un Allemand sur quatre dit comprendre les manifestations, selon un sondage Civey. euronews.com 16 mai 2020

Coronavirus : l'OMS met en garde contre une seconde vague en Europe cet hiver - euronews.com 16 mai 2020

C'est une sévère mise en garde qu'a lancé par le directeur régional de l'OMS pour l'Europe. Alors que les restrictions sont allégées sur le continent, Hans Kluge prévient dans une interview au Telegraph : le coronavirus reviendra cet hiver. Une seconde vague qui pourrait être plus terrible encore que la première car elle sera associée à d'autres épidémies saisonnières comme celle de la grippe. euronews.com 16 mai 2020

Ils osent tout.

Avez-vous remarqué sur quel ton léger, décontracté, ils ont annoncé que le déconfinement se déroulait à merveille, tandis que le nombre de morts baissait peu ou stagnait ou il est même reparti à la hausse dans certains pays, ce qui montre bien que c'est autre chose qui les a conduit à nous imposer cette assignation à résidence de plus de 50 jours.

En Inde c'est la même chose. Au Tamil Nadu le nombre de morts a doublé en quelques jours passant de 33 à 66 le 14 mai, ce qui demeure insignifiant sur une population de 72 millions d'habitants, peu importe, le rétablissement de la circulation des bus et de tous les trains est annoncé pour lundi prochain 18 mai.

Il faut en conclure, qu'ils doivent estimer être parvenus aux objectifs qu'ils escomptaient, car par ailleurs on n'a perçu aucun signe perceptible d'affolement sur les conséquences sociales du confinement, tout du moins au sommet de l'Etat ou dans les ministères, hormis certains chroniqueurs de la presse aux ordres, qui ni une ni deux sont passés de la peur au coronavirus à la crainte du chômage massif ou de sombrer dans la pauvreté pour des millions de travailleurs, là ils sont prolixes et tous les jours ils en rajoutent une grosse louche, la palme revenant à une ONG qui prévoie 500 millions de chômeurs dans les mois à venir dans le monde, en plus par rapport à la période antérieure à cette machination, qui dit mieux !

Maintenant le thème en vogue, ce sont les vacances des Français en juillet et août, mais ils n'ont pas précisé quelles saloperies ils leur réserveraient durant cette période, qu'ils découvriront en septembre, il faut donc rester très vigilant ou ne pas baisser la garde, la guerre de classe continue.

Il ne se passe pas un jour sans une attaque contre la thérapie appliquée par le professeur D. Raoult ou contre sa personne. Sans qu'on nous parle aussi de vaccin ou de traitements hypothétiques parce qu'il n'existerait aucun traitement, aucun médicament, aucune molécule efficace, nulle part dans le monde, ils l'ont décrété et cela ne se discute pas, ils en ont le pouvoir, alors ils en usent et abusent.

Dans quel journal du mouvement ouvrier avez-vous entendu parler de machination, d'instrumentalisation, de manipulation, d'escroquerie, de supercherie, de mystification au coronavirus ? Nulle part, à ma connaissance, ils en ont tous été les complices. Ceux qui refusent ce constat ne valent pas mieux, leur déni ou leur mode de pensée valent ceux de la réaction.

Pour la rupture avec le capitalisme et ses institutions.

- Lordon: Problèmes de la transition - 16 mai 2016

Nicolas Hulot, passé à l’état de flaque de sirop, est répandu partout dans la presse. Macron laisse entendre qu’il réfléchit à un « green deal à la française ». Sur l’échelle ouverte de Richter du foutage de gueule, on se prépare des sommets — et les « jours heureux » nous sembleront comparativement un modèle de sincérité. Pendant ce temps, des économistes rêvent éveillés de « monnaie verte ». Benoît Hamon sort de son catafalque. On ne parlera plus bientôt que de « transition », comme déjà l’Union européenne sous les avisés conseils de BlackRock. Comme avec « l’Europe sociale et démocratique », mais un niveau au-dessus, on essaye de nouveau d’estimer le temps que toutes ces imbécillités vont nous faire encore perdre.

La transition n’est pas une question « écologique » (pour « écologistes »). Il ne s’agit pas de transiter vers un « capitalisme-respectueux-de-l’environnement » — on appelle « quadrature du cercle » les projets de transition vers les cercles carrés, et ça n’a jamais très bien fonctionné. Il ne s’agit pas de sortir du capitalisme « pas encore vert ». Il s’agit de sortir du capitalisme tout court.

Une transition de cette nature se réfléchit alors autour de trois grandes questions, toutes liées à la division du travail :

1) ce qu’on en garde, et ce qu’on en jette — le plus possible : nous avons sur les bras une planète qui tourne tantôt à l’incendie tantôt à la boîte de Pétri géante. 2) Le fait que la division du travail, spécialement sous la contrainte du « à garder », nécessite d’interroger la solution des autonomies locales. 3) Les nouveaux rapports sociaux dans lesquels la couler — pour qu’elle ne soit plus une division du travail capitaliste — et, d’abord, les fausses solutions qui rôdent en cette matière.

La division du travail : en garder et en jeter

Deux choses doivent être claires : 1) ce dont nous sommes mis en demeure, c’est d’en finir avec le capitalisme ; 2) sortir du capitalisme, c’est perdre le « niveau de vie » du capitalisme. À un moment, il faut se rendre à un principe de conséquence. On ne pourra pas vouloir la fin du système qui nous promet le double désastre viral et environnemental, et la continuation de ses « bienfaits » matériels. C’est un lot : avec l’iPhone 15, la voiture Google et la 7G viendront inséparablement la caniculisation du monde et les pestes. Il faudra le dire, le répéter, jusqu’à ce que ces choses soient parfaitement claires dans la conscience commune.

Toute la question du communisme a donc pour préalable celle des renoncements matériels rationnellement consentis, et de leur ampleur. Ceci est un sujet éminemment politique. Dans le capitalisme, le périmètre des satisfactions matérielles est abandonné à la croissance spontanée, anarchique, de la division du travail sous la conduite aveugle et folle de la valeur d’échange. Dans le communisme, ce périmètre redevient une question de délibération collective. Avec quels objets voulons-nous vivre, desquels pouvons-nous nous passer, desquels non ? C’est à nous de décider — et ce sera, en effet, de la politique : car tout le monde ne sera pas d’accord. Comme toute décision politique, celle-ci sera imparfaite, majoritaire seulement (la politique ne connaît pas l’unanimité).

C’est un lot : avec l’iPhone 15, la voiture Google et la 7G viendront inséparablement la caniculisation du monde et les pestes

Encore pour l’être — majoritaire — requerra-t-elle un principe de prudence, c’est-à-dire de discernement. Partant de la situation présente, du degré d’aliénation marchande auquel le capitalisme nous a réduits, avec un très grand succès d’ailleurs, on ne peut pas prendre pour hypothèse le surgissement instantané de l’homme nouveau, ni envisager de lui faire faire tout de suite des bonds de géant en matière de renoncements matériels. Des déplacements oui, des bonds non. La vie à la ZAD : un bond de géant — à la portée de quelques-uns seulement. Dans cette mesure même admirable… et impropre à soutenir une hypothèse majoritaire, en tout cas pour l’heure.

Bien sûr, on ne saurait présenter une transition révolutionnaire comme un simple renoncement, là où en fait il s’agit plutôt d’une grande substitution : abandonner une chose mais pour en gagner une autre : à la place de la vie comme quantité (le parfaitement nommé « niveau de vie »), la vie comme qualité ; à la place des futurs colifichets perdus par anticipation (iPhone 15, etc.), la tranquillité matérielle pour tous, de vastes services collectifs gratuits, une nature restaurée et, peut-être par-dessus tout, du temps. Cependant la grande substitution restera un fantasme sans suite si elle est trop exigeante, si le rapport des contreparties est trop défavorable relativement à ce que l’homme-pas-nouveau peut tolérer.

Par exemple, parmi les ennemis mortels de tout processus révolutionnaire, il y a les étals vides, et son corrélat : le marché noir inflationniste. Une transition révolutionnaire qui se retrouve face à ça est cuite. C’est dire qu’il y a intérêt à l’avoir pensé avant. La collectivité doit s’organiser pour déterminer l’ensemble des biens sur lesquels une tranquillité absolue doit régner pour tous : alimentation de qualité, logement de qualité — évidemment encore à conquérir, mais qu’au moins il n’y ait aucun recul — énergie, eau, moyens de communications, médecine et pharmacie, et « quelques autres choses encore » (Marx et Engels). Le renoncement et la substitution ne commencent qu’à partir de ce socle.

Héritant du niveau de développement des forces productives du capitalisme, nous avons des chances raisonnables d’y parvenir — c’est tant mieux. Les révolutions antérieures n’avaient pas eu cet avantage, et elles l’ont cruellement payé. On connaît le paradoxe de la révolution russe, survenue dans le pays où Marx la jugeait la moins probable du fait, précisément, de son arriération matérielle. Le paradoxe ne cessa pas d’être mordant puisque, la prise révolutionnaire du pouvoir accomplie, l’effort de développement eut à s’effectuer dans les pires conditions, toutes les ressources devant être dirigées vers le rattrapage des forces productives à marche forcée, le primat de l’industrialisation et des biens d’équipements — les moyens de produire tout le reste, notamment les biens de consommation, mais qui viennent logiquement avant eux. Et de même la Chine de Mao et son Grand Bond en avant, dont on sait dans quel état il a laissé la population chinoise. Drames du décollage économique forcé dans des rythmes infernaux, drames d’ailleurs pas seulement économiques : drames humanitaires, puisque ces transitions se sont payées de terribles famines, et drames politiques car seule la poigne de fer des régimes a « tenu » les populations à la grande transition dans des conditions aussi difficiles.

Sauf à être soutenues par un désir commun très puissant, les trajectoires de sacrifice se payent au prix politique fort. Les frustrations matérielles vécues finissent toujours par s’exprimer comme tensions politiques, parfois très violentes, dont la réduction ne fait pas dans la dentelle — et l’expérience révolutionnaire chargée d’espérance de verser dans l’autoritarisme le plus désespérant. Ces trajectoires ne sont plus envisageables. Heureusement nous avons désormais les moyens de nous les épargner. Dans le bilan historique du capitalisme, il restera donc qu’il était sur le point de détruire l’humanité en l’homme, de rendre la planète inhabitable, mais aussi qu’il nous laisse l’état de très haut développement de ses forces productives, et, partant, nous permet d’envisager de l’abandonner dans des conditions matérielles plus favorables que jamais — merci, au revoir.

Il va cependant sans dire que, si c’est pour faire tourner les machines capitalistes comme les capitalistes mais sans eux, ça n’est pas exactement la peine de se lancer dans des chambardements pareils. C’est donc la délibération politique qui détermine ce qu’il y a à garder de la division du travail capitaliste et ce qu’il y a à jeter. Qu’il faille en jeter un maximum, la chose est certaine. Mais qu’il faille en garder — évidemment pour la couler dans de tout autres rapports sociaux — ne l’est pas moins. Alors il faut reprendre la question du local et du global, mais cette fois sous l’angle des « autonomies » — et pour y faire des distinctions.

Des « autonomies »

Ici il faut redire et la valeur essentielle et l’insuffisance matérielle des pratiques « locales » de l’autonomie — pour les raisons mêmes qui viennent d’être indiquées : elles ne peuvent à elles seules fournir le « socle matériel » à partir duquel seulement le gros de la population peut entrer dans la logique du renoncement et de la substitution — les paris « anthropologiques » aventureux, à grande échelle, sur les « conversions frugales » finissent mal en général (soit en cruelles désillusions soit en autoritarismes politiques).

Mais il y a plusieurs manières d’envisager l’autonomie : l’autonomie purement « localiste », ou bien réinscrite dans un ordre social global. Purement « localiste », soit elle demeure partielle — autonomie centrée sur une pratique particulière (jardin, garage, dispensaire, etc.), et par-là reste branchée sur l’extérieur du système tel qu’il est ; soit elle va aussi loin que possible dans la reconstitution d’une forme de vie complète mais alors ne concerne que des participants « d’élite ».

Chacune à sa manière, les deux courent le même risque : celui de se détourner de fait de la transformation du système d’ensemble. Souvent d’ailleurs les pratiques de l’autonomie naissent au cœur d’une crise, comme des réponses réactionnelles à des situations de détresse matérielle. Ainsi, sans doute, par exemple, du mouvement très contemporain vers les jardins potagers dont la visée d’autosuffisance est manifeste… et suffit à dire son ambivalence : tourné vers la subsistance du petit collectif concerné, et de fait désintéressé du changement d’ensemble, soit : l’autonomie-expérimentation tournant en autonomie-fuite, sans égard pour ce qui reste derrière. C’est peu dire que le capitalisme s’en accommode fort bien. Il s’en accommode doublement même. D’abord parce que certaines de ces autonomies de nécessité sont réversibles : les participants retournent au système institutionnel standard dès que celui-ci refonctionne à peu près correctement — l’activité des clubs de troc et de monnaies parallèles en Argentine, par exemple, était très corrélée à la conjoncture globale, leurs membres revenant dès qu’ils le pouvaient au salariat comme solution privilégiée d’accès à l’argent.

Les pratiques de l’« autonomie » forment donc un ensemble tout sauf homogène

Ensuite parce que, même quand ces expérimentations résistent au reflux et persévèrent, elles demeurent des isolats et le système d’ensemble n’en est pas affecté : au travers de la crise des années 2010, le capitalisme grec, au passage ravi que « ces gens aillent faire leurs affaires ailleurs, désencombrent les guichets de l’État-providence et nous épargnent des charges », n’en a pas moins continué son cours après qu’avant la floraison des lieux collectifs auto-organisés. Bien sûr, ce que le capitalisme grec ne voit pas, c’est que si ces expérimentations ne l’affectent pas dans le court terme, elles sont cependant des matrices à déplacements individuels, qui finissent par faire des déplacements collectifs, et lui préparent des situations difficiles quand ils viendront à maturité — c’est là l’éminente valeur de toute cette vie sous les radars des institutions officielles. Mais pour l’heure, c’est vrai, il a la paix. Les pratiques de l’« autonomie » forment donc un ensemble tout sauf homogène : « autonomies de détresse » réversibles, « autonomies de persévérance » locales et autocentrées, « autonomies locales mais de combat » branchées, elles, sur une perspective politique de propagation, selon un modèle de défection généralisée. À quoi il faudra ajouter une dernière sorte : « autonomies réinscrites dans une division du travail d’ensemble ». C’est à ces dernières qu’on verra ce que la transition ne doit pas être : de la « décroissance ». Impasse de la décroissance

Car l’esprit humain va au bout du déni et des procédés dilatoires pour ne pas regarder en face ce qu’il lui est trop pénible d’envisager. Alors il continue de tirer jusqu’au bout du bout sur l’élastique pour faire durer encore un peu ce qui ne peut plus durer — en se racontant quand même qu’il est en train de « tout changer ». Typiquement : la décroissance. La décroissance est le projet insensé de n’avoir pas à renverser le capitalisme tout en espérant le convaincre de contredire son essence — qui est de croître, et indéfiniment. Au vrai, on peut très bien « décroître » en capitalisme. Mais ça s’appelle la récession, et ça n’est pas beau à voir.

De deux choses l’une donc : soit il est précisé que « décroissance » est un autre nom pour « sortie du capitalisme ». Mais alors pourquoi ne pas dire simplement… « sortie du capitalisme » ? Et surtout pourquoi maintenir cette problématique de la croissance (dont la décroissance n’est qu’une modalité) qui, en réalité, n’a de sens que dans le capitalisme. Il y a des questions qui appartiennent tellement à un cadre (ordre social) particulier qu’elles s’évaporent comme absurdités sitôt qu’on en sort. Par exemple, dans le cadre théologico-superstitieux, la survenue d’une pandémie peut donner lieu à des problèmes caractéristiques comme : « Qu’avons-nous fait qui ait pu offenser Dieu ? ». Alors le débat fait rage : « ceci l’a offensé, non c’est cela… ». Dans le cadre rationnel-scientifique, évidemment, ces questions-là n’ont pas trop lieu d’être — ont perdu tout sens. Les problèmes sont posés d’une façon tout à fait autre : la façon de la virologie, de l’épidémiologie, de l’économie politique, de la science des milieux naturels, etc. De même pour croissance et décroissance. Elles ne sont des obsessions cardinales que du monde capitaliste. Dans un monde communiste, on en est tellement libéré que ça ne traverse plus la tête de personne. Certes, le contrôle politique collectif de la division du travail ne cesse d’avoir à l’esprit (comme jamais d’ailleurs) les problèmes de l’inscription humaine dans la nature, et des dégâts qu’elle peut y commettre. Mais ces problèmes-là ne sont plus du tout codés dans les catégories de la « (dé-)croissance », qui n’ont de sens qu’attachées à l’ordre capitaliste. Si les mots ont une importance, pourquoi ceux qui entendent bien la « décroissance » comme sortie du capitalisme continuent-ils donc de couler leur discours dans les catégories du capitalisme ?

Soit, donc, la décroissance comme autre nom de la sortie du capitalisme, soit la décroissance comme autre chose dans le capitalisme — la version hélas la plus répandue. Qui se figure gentiment qu’un mode de production dont l’essence est la croissance pourrait se mettre à la décroissance-demain-j’arrête, et surtout qui a tout organisé selon la logique de la croissance : notamment l’emploi. Cas extrême, mais significatif : entre 2008 et 2014, la Grèce perd 33 % de PIB — une très belle performance de décroissance —, moyennant quoi son taux de chômage atteint 27 %. Oui, c’est l’ennui : dans le capitalisme, le rapport entre croissance et emploi est bien serré.

Hors de situations aussi critiques, ne pourrait-on cependant le dénouer un peu ? Par exemple envisager de maintenir l’emploi à taux de croissance moindre, voire négatif, en faisant porter l’ajustement sur la productivité — dont la baisse devrait être concomitante à celle de la croissance. Mais la baisse de la productivité, c’est celle du profit. Interrogeons les capitalistes : — « Êtes-vous prêts à maintenir une masse salariale invariante en face d’un chiffre d’affaire diminué ? » — « Mais certainement Madame Teresa, on commence demain ». Un patron un peu roué aurait même la ressource de l’hypocrisie bien fondée, et de répondre que lui voudrait bien, mais ses actionnaires… Et de fait : s’il ne leur donne pas satisfaction, il sautera.

Pour rendre compatible maintien de l’emploi et décroissance capitaliste(s), il faudrait donc en finir avec le pouvoir actionnarial. Donc avec ses structures — celles de la déréglementation des marchés de capitaux. Tout ça commence à devenir très compliqué — en tout cas dans la logique qui voudrait bricoler une solution « à l’économie ». Et surtout très contradictoire. Car, dans l’alternative radicalisée désormais posée par l’état présent du capitalisme (et du capital), décidé à ne plus céder sur rien, soit l’épreuve de force tournera court, soit elle prendra l’ampleur d’un affrontement total où s’amorcera de fait un processus de rupture, pas seulement avec la « financiarisation », mais avec le capitalisme dans son ensemble. Mais alors, dans ces conditions, pourquoi ne pas y aller carrément ?

Tout, dans le capitalisme, trouve sa justification par l’emploi. L’emploi est la solution imposée aux individus par le capital pour simplement survivre

On aurait tort de se gêner car, en définitive, le petit problème « d’emploi » de la décroissance en capitalisme vient indiquer qu’il est en réalité celui du capitalisme. C’est le capitalisme qui a fait de l’emploi un problème — plus exactement notre problème, le problème des non-capitalistes —, tout de même que les curés avaient fait du courroux divin le problème des croyants sur lesquels ils régnaient. Et comme ceux-ci étaient pris en otages par le salut éternel, ceux-là sont pris en otages (d’une manière un peu plus rudement objective) par l’emploi. Et la société entière, sous l’ultimatum, se voit enrôlée dans les indifférences de la valeur d’échange, donc possiblement à faire tout et n’importe quoi : des pneus, du nucléaire, du gaz de schiste. Tout, dans le capitalisme, trouve sa justification par l’emploi. L’emploi est la solution imposée aux individus par le capital pour simplement survivre. Quand on a coulé les données de la survie des individus dans la forme de la valeur d’échange, tout le reste s’en suit sans coup férir. Un journaliste de France Info en décembre 2019 interviewe, pour le contredire, un opposant à la réouverture de Lubrizol : « mais quand même c’est bon pour l’emploi ». Le pire étant qu’il n’y a objectivement pas grand-chose à opposer à ça — sinon bien sûr qu’il faut urgemment se débarrasser du système qui fait régner ce genre de logique.

Car, comme toujours, le partage du « possible » et de l’« impossible » est conditionnel à l’acceptation implicite, et le plus souvent impensée, d’un certain cadre. Pour que du possible ré-advienne, il faut briser le cadre qui condamnait — objectivement — à l’impossible. Dans leur cadre, les capitalistes et les néolibéraux ont objectivement raison. Mais dans leur cadre seulement. De sorte qu’ils n’ont pas absolument raison. Ce que révèle, même, la pandémie, c’est que leur cadre est inclus dans un cadre plus grand — où se déterminent des enjeux, ceux de la planète et de la situation des hommes sur la planète, qui leur donnent absolument tort.

Nous commençons alors à mieux voir ce que nous avons à faire, et selon quelles lignes nous orienter : nous libérer simultanément des tyrannies de la valeur capitaliste et de l’emploi. Donc en détruire les institutions caractéristiques : la finance, le droit de propriété privé des moyens de production, le marché du travail.

À suivre (blog.mondediplo.net/problemes-de-la-transition)

LVOG - Je ne connais pas particulièrement Lordon. C'est un intellectuel très brillant, il lui manque un cadre organisationnel dans le cadre du mouvement ouvrier...

Le nouvel ordre mondial totalitaire ou le socialisme, choisissez, vite.

- La véritable victime du coronavirus: Les relations humaines par Dr Pascal Sacré - Mondialisation.ca, 13 mai 2020

Extraits.

« Seuls le toucher, le remède et la parole peuvent véritablement guérir. » – Hippocrate, 5è siècle avant J-C

Certains disent que le monde va changer. Pour moi, il a déjà changé en mars 2020.

Un monde « coronavirus ».

Un monde meilleur ?

Cela dépend.

Pour moi, le monde ne change pas en mieux. Ce n’est jamais qu’un point de vue, mon point de vue, car pour les fabricants de futurs médicaments et vaccins [1], bien sûr, c’est un changement en mieux.

La minorité pour laquelle le monde change en mieux grâce au coronavirus :

Des profits phénoménaux en perspective. Une véritable pluie de dollars et d’euros à venir pour les actionnaires majoritaires et les CEO de Big Pharma, déjà immensément riches.

Pour les gens déjà les plus riches du monde, c’est un changement en mieux, oui [2].

D’après Forbes [3],

« Le taux de chômage et le nombre de cas COVID-19 continuent de monter en flèche, mais le marché boursier se porte mieux. Le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500 ont tous deux bondi de plus de 12% au cours de la semaine se terminant le 9 avril. (Les marchés ont fermé le 10 avril pour le Vendredi Saint). Les actions ont fait un bond notable jeudi alors que la Réserve fédérale a annoncé un prêt de 2,3 billions (mille milliards) de dollars pour soutenir l’économie. Les gains du marché ont entraîné une augmentation combinée de 51,3 milliards de dollars pour 10 des milliardaires du monde depuis la fermeture du marché il y a une semaine, le 2 avril. »

Je me suis toujours demandé pourquoi, à un tel niveau de richesses, vouloir être encore plus riche.

Mais c’est là, certainement, l’interrogation naïve d’une personne qui ne fait pas partie de ce monde (et ne veut pas en faire partie).

Pour les gouvernements, chefs d’entreprise, directeurs, pour toute personne de pouvoir attirée par une dérive autoritaire, voire totalitaire, dictatoriale [4], c’est un changement en mieux aussi.

C’est le cas au niveau mondial, au niveau national mais également dans toutes les structures de pouvoir, majeures comme mineures.

Partout où les dirigeants préfèrent imposer que proposer, forcer que convaincre, la crise du coronavirus permet de suspendre des droits, d’instaurer manu militari leurs programmes d’austérité, presque ni vu ni connu.

La crise du coronavirus menace de nous faire vivre dans une dictature « à la chinoise » [5], un modèle social « Amazon » [6], un modèle éthique « Apple » [7], un modèle moral « Google [8], un modèle de droiture à la « Facebook » [9] … cette fois à l’échelle du monde entier.

Dans le monde « coronavirus », vous êtes un numéro, un morceau de viande, une part de cerveau plus ou moins rentable, sans protection sociale, sans droit si ce n’est celui de faire ce que le pouvoir vous dit de faire.

En usant toujours du même langage de propagande :

« Plus de sécurité contre moins de libertés ».

« État d’urgence… sanitaire ».

Leitmotiv novlangue répétés à l’infini et plus c’est répété, plus c’est accepté.

Ainsi, dans certains pays, des malades peuvent sortir de l’hôpital en acceptant de porter un bracelet électronique [10]. Ceci n’est qu’un échantillon de toutes les mesures totalitaires envisagées voire déjà décidées par nos gouvernements à la faveur de la crise du coronavirus. Cela va beaucoup plus loin, c’est sans limites [11] et cela touche une bonne partie du monde, sinon le monde entier [12 :

« Après les drones équipés de haut-parleurs qu’on a vu rappeler des citoyens récalcitrants à l’ordre en Chine puis à Paris, ce sont maintenant des dispositifs de pistage qui fleurissent un peu partout à travers le monde. En France, l’application Stop-Covid est ainsi mise en avant par le gouvernement comme un outil nécessaire au déconfinement, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, les compagnies rivales Apple et Google sont associées pour produire une application pour remonter la chaîne de transmission. »

Ce n’est pas étonnant qu’Apple, Google et Facebook se mettent « au service » (gros profits en perspective) de ces dérives totalitaires.

De même pour YouTube, dont la PDG Susan Wojcicki s’est arrogée le droit de supprimer toutes les informations qui ne suivent pas les recommandations de l’OMS [13].

Après Bill Gates, un non médecin qui nous dit ce qu’il faut faire, c’est au tour du PDG d’un site de vidéos en ligne de se mêler de nos santés et de décider ce qui est bon ou mauvais pour nous de savoir. Au nom de quoi ? De qui ?

Quant aux médecins, les vrais, ou d’autres spécialistes comme l’anthropologue de la santé Jean-Dominique Michel [14], eux sont vilipendés. On dit aux gens qu’il ne faut pas les écouter !

Quel monde inversé !

Plus de contrôle contre moins d’autonomie.

Entre temps, tous les droits constitutionnels chèrement acquis par nos ancêtres et tous les droits de l’Homme sont attaqués.

Libertés de manifester, de se réunir, libertés d’expression, de se prendre dans les bras, de respirer librement, de se déplacer, de contester tout dogme sanitaire venant de la ligne officielle.

Ce qui est sensé et scientifiquement fondé est fake news.

Ce qui est une fausse nouvelle est la vérité inattaquable.

Dans ce monde « coronavirus » qui va profiter à la minorité décrite au début de cet article.

Certaines personnes ont été internées de force dans des hôpitaux psychiatriques, pratique que je pensais reléguée au siècle dernier ou aux dictatures communistes. C’est aujourd’hui, en Italie [15], en Allemagne [16], dans ce nouveau monde « coronavirus ». (Aux dictatures staliniennes.- LVOG)

Donc,

Pour les gens très riches (non, c’est bien plus que ça, pour les gens riches de manière stratosphérique)

Pour les actionnaires majoritaires et les CEO des monstres financiers que sont devenus les laboratoires pharmaceutiques ( 1000 milliards d’euros de profits en vingt ans )

Pour les médias, aux mains des premiers [17- situation en France], et qui vivent mieux de la peur et des crises pour vendre

Pour toutes personnes intéressées par plus d’autorité, plus de pouvoir pour elles et par moins d’autonomie et de libertés pour les citoyens

Le monde change en mieux.

Pour des milliards de gens, vous, moi, le monde change en pire.

Oui, ici, pour autant que vous ne soyez pas un de ces gouvernants, CEO de laboratoire pharmaceutique, journaliste porte-parole des gouvernements ou directeur addict au pouvoir fort, c’est de vous, de moi qu’il s’agit à présent.

Ce monde « coronavirus » est un changement en pire.

Deux visions du monde s’affrontent aujourd’hui, exacerbées par cette crise du coronavirus.

D’un côté :

Un monde froid, sans contacts, masqué et tyrannique, le même pour tous, sans réflexion ni bon sens, promesse de pouvoirs et profits gigantesques pour une minorité de gens déjà immensément riches et puissants.

De l’autre côté :

Un monde où le contact, la chaleur, le regard, le sourire restent la base inviolable de toute humanité.

Un monde où le toucher, le remède (naturel) et la parole [20] continuent de former le pilier inébranlable de la médecine humaine.

Un monde où l’on ne sacrifie pas tout, la dignité humaine, les droits de l’Homme (et de la Femme), en échange de la vie à tout prix, car faire cela ôte sa valeur à la vie, justement.

Notes

[1] Coronavirus : la course contre la montre pour trouver un vaccin

https://www.parismatch.com/Actu/Sante/Coronavirus-la-course-contre-la-montre-pour-trouver-un-vaccin-1678996

[2] La grande arnaque du COVID 19:les 10 milliardaires ont gagné 51 milliards $ la semaine dernière

https://michelduchaine.com/2020/04/23/la-grande-arnaque-du-covid-19les-10-milliardaires-ont-gagne-51-milliards-la-semaine-derniere/

[3] 10 Billionaires Gained $51 Billion This Week As Markets Edged Up From The Stock Crash, Forbes.com, 11 avril 2020.

https://www.forbes.com/sites/hayleycuccinello/2020/04/11/billionaire-gainers-ortega-bezos-buffett/#3bdb43b23e8d

[4] Techno-tyrannie: Comment l’Etat sécuritaire étasunien utilise la crise du coronavirus pour concrétiser une vision digne d’Orwell

https://www.mondialisation.ca/techno-tyrannie-comment-letat-securitaire-etasunien-utilise-la-crise-du-coronavirus-pour-concretiser-une-vision-digne-dorwell/5645402

[5] Le coronavirus pousse à la dictature et pas seulement en Chine

https://www.contrepoints.org/2020/03/23/367242-le-coronavirus-pousse-a-la-dictature-et-pas-seulement-en-chine

[6] Des témoignages de l’intérieur ont montré un autre visage d’Amazon : celui d’une firme maltraitante, ultra-libérale, important des méthodes de management difficilement compatibles avec le droit français. Là-dessus, le ministre fait silence.

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-economie/20140320.RUE2786/tu-travailles-a-amazon-oh-mon-pauvre-tu-tiens-le-coup.html

[7] Apple est-elle une entreprise éthique : la grande illusion du dividende.

https://www.lemonde.fr/blog/finance/2012/03/25/apple-est-elle-une-entreprise-ethique-la-grande-illusion-du-dividende/

[8] Google ne respecte plus ses principes éthiques, selon un ancien directeur. L’ancien directeur des relations internationales de Google accuse le géant d’internet d’avoir abandonné ses valeurs morales fondatrices et de se rendre complice de violations des droits humains dans certains pays, comme la Chine ou l’Arabie saoudite. https://www.lefigaro.fr/flash-eco/google-ne-respecte-plus-ses-principes-ethiques-selon-un-ancien-directeur-20200102

[9] Facebook et son éthique douteuse, flicage d’utilisateurs.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/586642-facebook-et-son-ethique-douteuse-s-agit-il-du-veritable-nom-de-votre-ami.html

[10] Dans plusieurs pays comme la Russie, les malades peuvent décider de sortir de l’hôpital à condition de porter un bracelet électronique. Le gouvernement français étudierait cette possibilité.

https://www.gentside.com/news/coronavirus-des-bracelets-electroniques-pour-les-malades-en-france_art94922.html

[11] Dans une école maternelle de Varèse en Italie, des bracelets électroniques pour la distanciation sociale des enfants

https://fr.sott.net/article/35556-Dans-une-ecole-maternelle-de-Varese-en-Italie-des-bracelets-electroniques-pour-la-distanciation-sociale-des-enfants

[12] Surveillés et dociles. C’est au tour de Justin Trudeau de se laisser séduire par les sirènes des applications de pistage.

[13] Coronavirus: YouTube supprime toutes les informations qui ne suivent pas les recommandations de l’OMS. La PDG de YouTube, Susan Wojcicki, a déclaré à CNN que tout contenu lié au coronavirus allant à l’encontre des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sera supprimé de sa plateforme.

https://fr.theepochtimes.com/coronavirus-youtube-supprime-toutes-les-informations-qui-ne-suivent-pas-les-recommandations-de-loms-1342397.html

[14] Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé

https://www.inrees.com/soutien/Jean-Dominique-Michel/

[15] En Italie, un opposant au confinement placé en hôpital psychiatrique, 9 mai 2020

https://www.voltairenet.org/article209863.html

[16] Covid-19, avocate internée en psychiatrie parce qu’elle à osée, se mettre sur le chemin du Coronavirus. Me Beate Bahner, une avocate installée à Heidelberg / Allemagne, a déposé un recours d’annulations des mesures prises par le gouvernement allemand. En effet, suite au Covid-19 des mesures restrictives ont étés mises en place par la chancelière. Me Bahner plaide le viol des droits de liberté que subit le peuple allemand vis à vis des mesures mises en place pour freiner l’avancée du virus. Elle a donc demandé à La Cour constitutionnelle fédérale d’annuler ces mesures de restriction des libertés. Résultat ? Internement en psychiatrie !

Origine : Polizei bringt « Coronoia »-Anwältin Bahner in die Psychiatrie

https://strategies-de-survie.fr/covid-19-avocate-internee-en-psychiatrie/

https://www.t-online.de/nachrichten/deutschland/id_87699240/corona-krise-polizei-bringt-coronoia-anwaeltin-beate-bahner-in-die-psychiatrie-.html

[17] Médias français, qui possède quoi

https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA

[20] Le toucher, le remède, la parole, par Roberta Milanese et Simona Milanese, éditions SATAS, 2015 édition originale en italien, 2018, traduction en français. Soigner, c’est s’occuper autant de la personne que de la maladie.

http://www.mieux-etre.org/Le-toucher-le-remede-la-parole.html

Quand "tout, au plan économique, reviendra à la normale", c'est ce que souhaite ardemment la soi-disant gauche canadienne.

LVOG - Voilà un très bon exercice pour les militants.

Que la vie continue comme avant, c'est aussi ce que souhaite l'ensemble de la pseudo-gauche ou extrême gauche en France, pas de crise, pas de dépression, il ne faut surtout pas que les travailleurs souffrent davantage... Cela signifie qu'ils ne souhaitent pas que les conditions indispensables au surgissement d'une révolution soient réunies. Pourquoi ? Parce qu'ils ont tourné le dos au socialisme dont elles se réclament.

Leurs dirigeants n'ont aucune confiance dans la capacité de la classe ouvrière à accomplir la tâche historique de se débarrasser du capitalisme et de mettre un terme au règne de l'exploitation de l'homme par l'homme, donc finalement ils trouvent que vivre sous le régime actuel ce ne serait pas si insupportable que cela, s'exprimant ainsi au nom de l'aristocratie ouvrière ou des classes moyennes, et non au nom de l'ensemble des exploités et des opprimés.

Si ces dirigeants n'ont aucune confiance dans la capacité de la classe ouvrière à accomplir sa tâche historique, c'est parce qu'ils incarnent au premier rang l'incapacité de se doter d'une direction politique capable d'organiser et de guider la classe ouvrière pour accomplir cette tâche. Autrement dit, c'est l'aveu de leur propre faillite politique ou qu'il n'y a rien à en attendre pour mener le combat pour en finir avec le capitalisme, ce n'est pas leur objectif.

- La sévère récession économique actuelle peut-elle se muer en une véritable dépression économique mondiale? par Prof Rodrigue Tremblay - Mondialisation.ca, 12 mai 2020

Extraits.

- Une baisse de 5 à 10% du PIB, et peut-être davantage, n’est guère hors de question en 2020

Les données préliminaires concernant la baisse du produit intérieur brut (PIB) au cours du premier trimestre de 2020 ne donnent pas une image complète des pertes économiques causées par le confinement et la fermeture d’entreprises. Pour le moment, aux États-Unis, on s’attend à une baisse de 4,8% du PIB au taux annuel. Cependant, le deuxième trimestre, lequel se termine avec le mois de juin, devrait montrer une plus importante perte.

C’est pourquoi, une contraction du PIB américain de l’ordre de 5 à 10%, pour l’ensemble de 2020, est certes possible, et pourrait même être dépassée, s’il survient une

- La grande importance relative du secteur des services

Il est important de comprendre que la structure des économies avancées modernes accorde une grande place à la production de services par rapport à la production de biens tangibles. De nos jours, la part des services dans la production nationale dépasse de beaucoup la production des secteurs primaire et secondaire de biens (agriculture, foresterie, mines, fabrication, énergie, etc.). Par exemple, le secteur tertiaire des services (services personnels aux consommateurs, soins de santé, éducation, commerce de détail et de gros, services financiers, tourisme, transports, médias, culture, etc.) représente 80% du PIB aux États-Unis, et c’est aussi là que l’on retrouve 80 pour cent des emplois.

Tout cela pour dire que la perte de production pendant le blocage économique est vraiment une perte qui ne sera pas entièrement récupérée lorsque l’économie rebondira. En effet, on ne peut entreposer des services.

On peut donc conclure d’une façon préliminaire que même avec un rebond économique important au second semestre de 2020 et avec une poursuite en 2021, comme de nombreux économistes anticipent, cela sera loin de compenser pour les dommages économiques importants causés par le verrouillage de l’économie pendant le premier semestre de cette année.

Aux États-Unis, une baisse de 5% du PIB réel pour 2020 dans son ensemble signifierait une perte de production d’environ 1,1 billion de dollars américains. Cependant, dans le cas d’un scénario plus pessimiste de baisse de 10% du PIB, cela pourrait se traduire par une perte de production de quelque 2,1 billions de dollars américains.

- Un objectif de première importance : Empêcher qu’une déflation structurelle durable n’apparaisse

Parmi les responsabilités de première ligne des banques centrales et des gouvernements, en cette période de crise virale et économique, est de prendre les mesures nécessaires pour empêcher qu’une dangereuse déflation structurelle ne s’installe à demeure.

Une déflation structurelle ou maligne est causée par une demande insuffisante dans un environnement de surcapacité de production.

Elle peut être la conséquence d’un vieillissement de la population. Il en résulte alors une pression durable à la baisse sur les prix et les salaires. Une telle situation économique se produit lorsque plusieurs secteurs (ex. marchés financiers, agriculture, énergie, mines, etc.) subissent une baisse des prix, quand une demande stagnante oblige les producteurs à abaisser leurs prix pour écouler leurs surplus de stocks d’inventaire.

Il en résulte une baisse dans les bénéfices et un déclin dans la demande de main-d’oeuvre. À son tour, la hausse du taux de chômage fait chuter les salaires, et c’est alors qu’une dangereuse spirale de baisse des prix et des salaires peut se mettre en marche.

En effet, lorsqu’une économie se trouve confrontée à une baisse des prix des titres financiers, à des fermetures d’entreprises et à un chômage massif, les banques, les entreprises et les consommateurs les plus endettés subissent alors de lourdes pertes financières à cause du poids écrasant de leurs dettes. Cela peut conduire à des fermetures de banques, à des défauts de paiement, à des défaillances et faillites d’entreprises et à des saisies hypothécaires… ainsi qu’à une baisse additionnelle de la demande, des prix et des salaires. C’est dans un tel contexte déflationniste qu’une récession économique ordinaire pourrait se muer en une dépression économique qui enregistrerait des taux de chômage supérieurs à 20 pourcent, pendant plusieurs années.

- Une déflation pourrait entraîner une désastreuse déflation des dettes

Quand une économie est surchargée de dettes, comme c’est le cas actuellement pour de nombreuses économies, une déflation structurelle peut sonner le glas au retour durable de la croissance économique. En effet, le talon d’Achille des économies est le niveau historiquement élevé d’endettement par rapport au produit intérieur brut (PIB).

Voici un bref aperçu des niveaux d’endettement aux États-Unis, à la mi-2019:

1- La dette totale des entreprises aux États-Unis (dette des sociétés non financières des grandes entreprises, dette des petites et moyennes entreprises, entreprises familiales et autres dettes commerciales) était de 15,5 billions de dollars, soit 72% du PIB américain.

2- La dette totale des consommateurs américains (cartes de crédit, prêts automobiles, prêts étudiants, hypothèques immobilières et autres dettes des ménages) était de 13,95 billions de dollars ou 65,2% du PIB.

3- La dette totale du gouvernement américain (dette non remboursée du gouvernement fédéral) était de 22,7 billions de dollars ou 106,1% du PIB.

En somme, le niveau d’endettement total des États-Unis, excluant le secteur financier, égalait l’an dernier environ 52 000 milliards de dollars, soit 243% du PIB pour une économie qui produit environ 22 000 milliards de dollars par an de biens et de services. C’est comme si un cavalier pesant 250 kilos chevauchait un poney.

Avec un déficit budgétaire fortement en hausse à hauteur de 3 700 milliards de dollars en 2020-21, et un autre déficit d’environ 2 000 milliards de dollars en 2021-22, la dette totale du gouvernement américain, à lui seul, pourrait facilement grimper à 27 700 milliards de dollars.

Hormis une menace inflationniste imminente, les gouvernements peuvent faire appel à la banque centrale pour que cette dernière fasse gonfler la masse de monnaie fiduciaire en monétisant les dettes gouvernementales. Cependant, les entreprises privées et les consommateurs surendettés n’ont guère ce luxe. Ils peuvent n’avoir d’autre choix que celui de faire défaut sur leurs dettes ou de réduire considérablement leurs dépenses.

Dans le contexte actuel, les conséquences économiques d’une telle déflation des dettes pourraient mettre un frein important à la forte reprise économique à laquelle de nombreux observateurs s’attendent, une fois la crise pandémique surmontée et un retour de l’économie à la normale.

- Le marché des prêts corporatifs à hauts risques

Finalement, en plus de toutes les dettes publiques et privées ordinaires, les autorités devraient porter une attention particulière au marché des prêts corporatifs à hauts risques, un marché financier parallèle d’environ $1 200 milliards et qui a pris de l’importance au cours de la dernière décennie. Il s’agit d’un marché très peu réglementé.

Il met en cause des fonds spéculatifs et les prêts que ces derniers font à des entreprises déjà fortement endettées. Cette catégorie de dettes n’est pas sans rappeler la crise des subprimes au cours des années 2007-2008, laquelle fut une des causes de la grande récession de 2007-2009. Ces prêts corporatifs à hauts risques pourraient être la première tranche de dettes à s’effondrer si la présente récession allait empirer.

- Conclusion

Ce n’est pas souvent qu’un problème majeur de santé publique se juxtapose à un déclin économique majeur. Dans un tel contexte de crise à la fois sanitaire et économique, bien malin pourrait prédire avec certitude ce qui arrivera dans l’avenir.

C’est pourquoi, permettez-moi d’identifier trois scénarios économiques possibles : Un scénario optimiste à court terme, lequel suppose que tout se passe pour le mieux, tel que souhaité ; un scénario de stagflation à moyen terme, quand une pression inflationniste et une faible croissance économique vont de pair ; et, un scénario plus pessimiste, quand une déflation généralisée, de mauvaises prises de décision tant politiques que sanitaires, et un niveau élevé d’endettement font en sorte de plonger l’économie dans une dépression économique.

Le scénario optimiste : tout se passe bien, les mesures gouvernementales de soutien à l’économie sont suffisantes pour empêcher l’émergence d’une déflation structurelle et d’une dangereuse spirale de déflation des dettes. Le chômage revient à ses niveaux historiques. —Ce scénario repose sur l’hypothèse que la menace d’une contagion virale s’estompe de façon permanente et ne persiste pas pendant des mois, voire des années. Cela suppose aussi que les chaînes d’approvisionnement des entreprises se rétablissent sans problèmes et sans dangereuses guerres commerciales.

1. Un scénario de stagflation à moyen terme : la situation actuelle entraîne d’importantes pénuries dans certains secteurs de production ; les prix au détail grimpent et une certaine forme de rationnement localisé devient nécessaire. C’est le scénario de la stagflation. Le chômage demeure élevé.

2.Un scénario plus pessimiste : après des années d’irresponsabilité budgétaire et d’une forte accumulation de dettes, la récession économique actuelle se transforme en une véritable dépression économique mondiale et l’économie est aux prises avec un processus de déflation des dettes. Les gouvernements et les banques centrales répètent les erreurs des années ’30, à savoir poussent les taux d’intérêt à la hausse, laissent la masse monétaire se contracter, et adoptent des politiques commerciales protectionnistes. Le tout se combine pour transformer une récession économique en une dépression économique mondiale, avec pour conséquence que tous les pays sortent perdants. Un chômage généralisé se maintient au-delà de 20 pourcent pendant plusieurs années.

3. Au plan géopolitique, si on se fie aux déclarations intempestives de Donald Trump et de son administration (Pompeo, Kushner, Miller, etc.), lesquelles visent à établir un lien entre la pandémie du Covid-19 et les attaques de Pearl Harbor, on ne peut exclure la possibilité que les États-Unis soient tentés de déclencher une guerre, commerciale ou autre, contre la Chine et/ou contre l’Iran. Si cela se produisait, cela pourrait jeter de l’essence sur le feu et transformer une très mauvaise situation en une grande catastrophe économique, avec peut-être le danger de créer une inflation galopante, voire une hyperinflation monétaire. Quoique rares, de tels évènements sont déjà arrivés dans le passé.

Par conséquent, il est trop tôt pour crier victoire et penser que tout, au plan économique, reviendra à la normale, une fois que la crise virale aura perdu de son intensité et que le blocage économique aura été complètement levé. — On verra. Mondialisation.ca, 12 mai 2020

LVOG - Quelle victoire ? Pour qui en réalité, devinez.

Qui a osé dire ?

- "Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, la Russie et la Chine diffusent beaucoup de désinformation, essayant ainsi de changer l'ordre mondial".

Réponse : Le secrétaire général de l’Otan, Stoltenberg. (sputniknews.com 15 mai 2020)

Propagande idéologique hystérique contre science et médecine.

- Plus de 500 effets indésirables liés aux traitements contre le coronavirus, incluant l'hydroxychloroquine - sputniknews.com 16 mai 2020

Sputnik - Les signalements d'effets indésirables des traitements liés au Covid-19 atteignent plus de 500, selon un point de l'Agence du médicament (ANSM), qui souligne en particulier que le «signal de cardiotoxicité» de l'hydroxychloroquine «continue à être confirmé», selon l’AFP.

LVOG - 500, qui dit mieux pour un médicament prescrit depuis 70 ans dans le monde entier, employé par les médecins du monde entier et recommandé par l'OMS avant qu'ils ne le criminalisent pour l'occasion. Ils en font tellement trop que plus personne ne leur accordera le moindre crédit, excellent.

L'ANSM rappelle que le risque de troubles neuropsychiatriques était déjà connu pour l'hydroxychloroquine et la chloroquine (psychose, nervosité, insomnies, dépression, etc.) et pourrait être aggravé par le contexte lié à la pandémie et au confinement. Une évaluation à ce sujet est en cours au niveau européen.

LVOG - Ce sont les membres de l'ANSM qui sont mentalement déséquilibrés et qu'il faudrait enfermer pour qu'ils cessent de nuire à la population.

C'est la peur et le confinement qui causent des dommages psychologiques à des milliers de personnes ou enfants dont certaines étaient déjà mentalement fragiles. La France demeure championne du monde en terme de consommation de psychotropes ou tranquillisants par habitants, mais cela ils ne le rappelleront pas.

Sputnik - Concernant les autres effets indésirables, l'ANSM remarque que «le nombre de cas d'effets indésirables cardiaques des traitements avec l'hydroxychloroquine seule ou en association connaît une augmentation moins importante par rapport aux semaines précédentes».

L’hydroxychloroquine derrière la plupart des effets indésirables cardiaques

LVOG - Admirez "il semble" mais ils en tirent des conclusions hâtives, la prescription de l'hydroxychloroquine devrait être déclarée hors la loi. Ils racontent n'importe quoi, la plupart des personnes qui "sont plus fragiles sur le plan cardiovasculaire" l'ignorent elles-mêmes et leurs médecins également.

Quel délire une fois de plus ! Ils voudraient nous faire croire que les personnes qui seront un jour atteintes d'une grave maladie l'auraient prédit ou le savaient avant qu'elle se déclare, très fort ! Autrement dit, une personne, qui n'aurait fait aucune étude de médecine, aurait pu acquérir un niveau de conscience et de connaissance qui en ferait un médecin hors pair capable de diagnostiquer la futur maladie dont elle souffrira un jour avant même que le moindre symptôme n'apparaisse. Alors qu'on est en présence d'une population particulièrement insouciante, manifestement inconsciente ou profondément ignorante, comme elle vient de l'illustrer magistralement.

Ces manipulateurs enragés iront jusqu'à ignorer dans le paragraphe suivant, que c'était des personnes obèses ou très âgées de préférence qui avaient présenté les symptômes les plus graves du Covid-19 ou qui en étaient mortes, personnes dont le système cardiovasculaire était fragilisé du fait de leur état de santé défectueux ou de leur grand âge, allant même jusqu'à oublier que, lorsqu'une personne encore en relative bonne santé meurt dans son lit entre 80 et 100 ans, on ne peut pas attribuer sa mort à une maladie ou à un accident, elle décède le plus naturellement du monde d'un arrêt du coeur, tout simplement parce qu'il était fatigué ou usé, cela arrive ! Ce qu'ils remettent en cause ou instrumentalise, c'est le cycle naturel de la vie, aussi incroyable que cela puisse paraître.

Sputnik - Il semble que «les malades du Covid sont plus fragiles sur le plan cardiovasculaire et donc plus susceptibles que les personnes lambda d'avoir des problèmes avec des médicaments qui sont délétères pour le coeur» tels que l'hydroxychloroquine, avait expliqué le directeur général de l'ANSM Dominique Martin à l'AFP début avril.

- Le nombre de décès liés à l'hydroxychloroquine survenus en milieu hospitalier est toujours de quatre. sputniknews.com 16 mai 2020

LVOG - 4 décès éventuellement causés par l'hydroxychloroquine pour des centaines de milliers de vie sauvées dans le monde, et malgré ce bilan extrêmement positif ils voudraient en interdire définitivement l'usage pour traiter préventivement les personnes prédisposées à attraper le Covid-19 ou à tomber malades.

A l'IUH où le professeur Didier Raoult travaille et où il a traité des milliers de patients avec cette molécule, aucune n'est décédée. Mais il avait pris soin d'exclure de ce traitement les personnes qui présentaient un risque cardiaque évident, précaution que n'ont manifestement pas prise d'autres médecins.

Quand on voit de quelle manière épouvantable ont été pris en charge les patients dans les hôpitaux, il ne faut s'étonner de rien, entre les tests bâclés ou défectueux, les interprétations d'analyses ou de scanners foireuses, les diagnostics erronés, les médications prescrites au petit bonheur la chance, tout a été fait minutieusement pour aboutir au résultat actuel, là où les initiateurs de cette sadique machination voulaient en arriver. Que toutes les agences de presse en soient les complices ne devraient plus étonner personne.

- L'hydroxychloroquine n'est pas efficace, selon deux études - sputniknews.com 15 mai 2020

La première étude, menée par des chercheurs français, conclut que ce dérivé de l'antipaludéen chloroquine ne réduit pas significativement les risques d'admission en réanimation ni de décès chez les patients hospitalisés avec une pneumonie due au Covid-19.

Selon la seconde étude, menée par une équipe chinoise, l'hydroxychloroquine ne permet pas d'éliminer le virus plus rapidement que des traitements standard chez des patients hospitalisés avec une forme «légère» ou «modérée» de Covid-19. En outre, les effets secondaires sont plus importants.

«Considérés dans leur ensemble, ces résultats ne plaident pas pour une utilisation de l'hydroxychloroquine comme un traitement de routine pour les patients atteints du Covid-19», estime dans un communiqué de presse la revue médicale britannique BMJ, qui publie les deux études.

Première étude

La première porte sur 181 patients adultes admis à l'hôpital avec une pneumonie due au Covid-19 qui nécessitait qu'on leur administre de l'oxygène.

84 de ces patients ont reçu de l'hydroxychloroquine quotidiennement moins de deux jours après leur hospitalisation, contrairement aux 97 autres.

Le fait d’en recevoir ou pas n'a rien changé, que ce soit pour les transferts en réanimation (76% des patients traités à l'hydroxychloroquine étaient en réanimation au bout du 21e jour, contre 75% dans l'autre groupe de patients) ou pour la mortalité (le taux de survie au 21e jour était respectivement de 89% et 91%).

«L'hydroxychloroquine a reçu une attention planétaire comme traitement potentiel du Covid-19 après des résultats positifs de petites études. Cependant, les résultats de cette étude n'étayent pas son utilisation chez les patients admis à l'hôpital avec le Covid-19 qui nécessitent de l'oxygène», concluent les chercheurs de plusieurs hôpitaux de la région parisienne, cités par l'AFP.

Seconde étude

La seconde étude portait sur 150 adultes hospitalisés en Chine avec essentiellement des formes «légères» ou «modérées» de Covid-19. La moitié a reçu de l'hydroxychloroquine, l'autre non.

Là encore, le fait de recevoir ou non ce traitement n'a rien changé sur l'élimination du virus par les patients au bout de quatre semaines. De plus, 30% de ceux qui en avaient reçu ont souffert d'effets indésirables (le plus fréquent était la diarrhée) contre 9% chez les patients qui n'en avaient pas pris.

Utilisée pour traiter des maladies auto-immunes, le lupus et la polyarthrite rhumatoïde, l'hydroxychloroquine a de fervents partisans. Le professeur français Didier Raoult promeut ainsi l'usage de ce médicament chez des patients en début de maladie, associé à un antibiotique, l'azythromycine. sputniknews.com 15 mai 2020

Commentaires d'internautes.

1- "Sauf que l'hydroxychloroquine doit être administrée dans les 15 premiers jours, associée il faut le répéter, à un antibiotique et non pas administrée dans les 15 et derniers jours suivants, sans quoi elle perd de son efficacité. Ceci pour répondre à la 1ere étude. Car dans le développement d'une affection due au covid, il y 4 phases.

L'hydroxychloroquine ne doit pas être administrée seule. Le covid affaiblit les défenses immunitaires mais n'empêche nullement le développement des pathologies sous-jacentes, les microbes, virus et autres qui eux se développeront puisque le système immunitaire ne répond quasiment plus. Ceci pour répondre à la deuxième étude.

Le problème de ces deux équipes, c'est qu'elles ne respectent aucunement le PROTOCOLE d'administration. Donc et évidemment, on aboutira à la conclusion fournie par ces deux équipes. Ces deux équipes ont donc correctement répondu à la question posée à savoir l'effet de l'hydroxychloroquine seule. Par conséquent, ces équipes apportent une réponse totalement faussée à pouvoir mettre en opposition au protocole de traitement du Pr Raoult. Il faudrait se poser la question de savoir quel labo a financé cette étude tronquée."

2- La CHQ est efficace dans tous les pays où elle était utilisée. Le seul cas exceptionnel était en France où elle était prescrite sur des pathologies approchant de la fin. Je serais curieux de voir l'étude chinoise alors que c'est le remède qui fut utilisé en masse pour soigner...

3- Le fait est que l'hydroxychloroquine semble être très efficace contre les profits industriels et boursiers. Les réactions d'opposants à l'utilisation de ce médicament éprouvé signent leurs liens financiers et leurs conflits d'intérêts, non leur science médicale.

- L’ancien ministre de la santé Douste blazy a communiqué des chiffres qu’il serait bon de savoir s’ils sont véridiques, pourcentage de morts par rapport aux malades 5 % en France, 0.8% à Marseille. Ce qui est bizarre c’est que ces informations n’ont pas été démenties par les autorités. 4.2% de morts en plus cela fait du monde.

4- "Donnez moi les noms de ceux qui ont commandé cette étude , et je vous dirai ce que cette étude va vous révéler " … Je ne me rappelle pas qui a dit ça , mais tout est dit !

Fake news de la pseudo-gauche britannique. Des fausses victimes du Covid-19 de tout âge.

- La mort d’un bébé de trois jours en ferait la plus jeune victime du Covid-19 - sputniknews.com 15 mai 2020

La principale cause du décès est une encéphalopathie hypoxique ischémique sévère, ce qui signifie que son cerveau était privé de sang et d’oxygène. L’infection au nouveau coronavirus a été jugée cause secondaire. Il serait la plus jeune victime du Covid-19, souligne le Guardian. sputniknews.com 15 mai 2020

- Coronavirus : un enfant meurt du syndrome de Kawasaki pour la première fois - LePoint.fr 14 mai 2020

Des tests de sérologie ont montré que cet enfant « avait été en contact » avec le coronavirus, mais il n'avait pas développé les symptômes du Covid-19, a indiqué à l'Agence France-Presse le professeur Fabrice Michel, chef du service de réanimation pédiatrique à La Timone.

LVOG - Comment faire pour parvenir à lier ce syndrome au Covid-19, quel casse-tête !

Dans son point hebdomadaire jeudi soir, l'agence sanitaire Santé publique France faisait mention du décès de ce garçon, atteint d'une autre maladie, « une comorbidité neuro-développementale », sans préciser laquelle. Mais, selon le Pr Michel, cette autre maladie n'a joué aucun rôle dans son décès : « Qu'il l'ait eue ou pas, ça ne change rien. »

LVOG - Alors qu'il ignore encore de quoi il est mort au juste, bravo !

LVOG - Un mystère que l'OMS se charge d'éclaircir, devinez dans quel sens.

La maladie intrigue les autorités sanitaires de plusieurs pays depuis deux semaines alors même que les enfants ne sont que très peu atteints par les formes graves du Covid-19. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu'elle étudiait un possible lien entre les deux maladies.

LVOG - Sans aucune certitude, peu importe. "Probable"... ou pas. "Evoquait"... ou son contraire. "Très en faveur"... ou en sa défaveur, piochez dans la pochette surprise, au choix.

Plus de la moitié des cas ont été testés positifs au Covid-19, et « le lien au virus était probable » chez 12 % des petits patients, car ils avaient été en contact avec un sujet positif ou avaient eu un scanner qui évoquait le Covid-19. « Ces résultats sont très en faveur d'un lien entre l'infection par le Sars-CoV-2 et cette pathologie », juge Santé publique France...

LVOG - Au passage cet aveu ne vous aura pas échappé, "un scanner qui évoquait le Covid-19", ce qui signifie qu'un grand nombre de personnes ont été diagnostiquées atteintes du Covid-19 suite à un scanner qui ne voulait rien dire ou qu'ils furent incapables d'interpréter, d'où la surmortalité attribuée au Covid-19 artificiellement.

Deux études parues ces derniers jours dans la revue médicale The Lancet ont décrit les premiers cas survenus en Angleterre et en Italie. En Angleterre, six des huit premiers cas observés étaient des enfants noirs, « d'origine afro-caribéenne », selon l'une de ces études, ce qui pourrait suggérer une piste génétique. Le garçon mort à Marseille était lui aussi « d'origine africaine », selon le Pr Michel, qui n'en tire toutefois pas de conclusion : « C'est peut-être aussi des populations où le virus circule plus. »

LVOG - Surtout s'il ne revenait pas d'Afrique ou il résidait en France depuis longtemps, les virus sont éternels, comme les hommes, c'est bien connu, n'importe quoi.

Le crétinisme est une maladie infectieuse.

- Greta Thunberg, «spécialiste des maladies infectieuses» sur CNN, la toile laissée bouche bée - sputniknews.com 14 mai 2020

Après être devenue l’une des leaders d’opinion mondiales sur les questions climatiques, Greta Thunberg se retrouve désormais invitée à une émission de débat en public organisée par la chaîne CNN, au milieu d’un panel d’experts… du coronavirus. L’invitation n’a pas tardé à enflammer l’opinion publique aux États-Unis.

Le tweet de Donald Trump junior, fils du Président, en est exemple très éloquent:

«Greta Thunberg a une carrière remarquable dès son adolescence, puisqu’elle est aujourd’hui une spécialiste des maladies infectieuses et une épidémiologiste de renommée mondiale ET une voix scientifique de premier plan en matière de politique climatique mondiale. C’est vraiment impressionnant.»

Si les sympathisants de Donald Trump ont abondé dans ce sens, certains analystes plus modérés que l’entourage du Président des États-Unis sont, eux, surpris par cette décision.

Après avoir été nommé par le magazine Times «personne de l’année», finaliste dans la course pour le prix Nobel de la paix, et l’une des 100 femmes les plus influentes par le magazine Forbes, la jeune activiste scandinave, devenue une figure familière dans les foyers aux États-Unis, se retrouve une nouvelle fois sous le feu des projecteurs. sputniknews.com 14 mai 2020

Peut-être une bonne nouvelle.

- Coronavirus: Pas de vaccin avant deux ans, selon le patron de Novartis - Reuters 15 mai 2020

La droite se dote d'un nouveau masque... de gauche.

- Une quarantaine d'intellectuels de gauche lancent une nouvelle revue - lefigaro.fr 14 mai 2020

Le projet est encore confidentiel. Mais ils sont une quarantaine d'intellectuels et de hauts fonctionnaires à travailler dessus depuis un an désormais. Tous se sont attelés à la création d'une nouvelle revue d'idées. Publiée chez l'éditeur bordelais engagé Le Bord de l'eau, cette revue nommée « Germinal », pourrait voir le jour à l'automne prochain. Elle veut être « l'équivalent pour la gauche de la revue Commentaire du début des années 80 ».

À la manœuvre, aucun politique mais des intellectuels comme les philosophes Dominique Meda ou Bruno Karsenti, l'historien Thomas Branthôme ou l'économiste Xavier Ragot. Un jeune étudiant orchestre l'ensemble, qui n'est autre que Nathan Cazeneuve, le fils de l'ex premier ministre Bernard Cazeneuve. Âgé de 24 ans, ce normalien, agrégé de philo, en dernière année à l'École d'affaires publiques de Sciences Po s'apprête à engager une thèse sur « l'état social et la théorie de la souveraineté ».

Dans un message envoyé aux éventuels contributeurs que Le Figaro s'est procuré, la revue Germinal se présente comme « une revue socialiste, au sens théorique, engagée et de référence, capable d'opposer un discours fort et construit aux limites du libéralisme ainsi qu'au populisme et au nationalisme ». Les initiateurs déplorent « la malheureuse et trop grande faiblesse des idées de gauche dans le débat public par rapport à l'urgence sociale et environnementale actuelle ». lefigaro.fr 14 mai 2020

Immanquable.

- Sylvain Maillard (LREM) : « Instaurons une TVA sociale ! » - LePoint.fr 15 mai 2020

Totalitarisme. Les GAFAM instruments privilégiés du contrôle des populations.

- Le FBI pourrait bientôt accéder sans mandat à l'historique des internautes - LePoint.fr 15 mai 2020

Mercredi 13 mai, les sénateurs américains ont d'ailleurs rejeté un amendement bipartisan qui visait à interdire aux forces de l'ordre, comme le FBI, d'accéder sans mandat aux historiques de navigation et de recherche en ligne des Américains, relaie BFM TV, s'appuyant sur le site Gizmodo.

Le vote se déroulait dans le cadre de la réforme du Patriot Act, cette loi antiterroriste entrée en vigueur en 2001 après les attentats du 11 Septembre, et qui accroît les prérogatives des agences de renseignements et des agences fédérales policières, notamment en matière de données informatiques. Certains outils de la loi ont expiré le 15 mars, mais l'amendement voté mercredi allait plus loin que le texte originel, autorisant explicitement les forces de l'ordre à ne pas fournir aux opérateurs télécom et aux fournisseurs d'accès à Internet une preuve que l'individu à surveiller aurait commis des actes répréhensibles.

L'amendement a finalement recueilli le vote de 59 sénateurs, alors qu'il en fallait 60 pour qu'il soit adopté. Plusieurs sénateurs favorables à l'amendement, dont Bernie Sanders, ne se sont pas présentés en session, faisant donc échouer l'adoption du texte. Désormais, la loi modifiée, sans l'amendement en question, donc, doit être votée dans les prochains jours par les sénateurs. Une fois cette étape franchie, l'ensemble du texte devra être signé par Donald Trump. LePoint.fr 15 mai 2020

Qui complote ? Encore ? Oui et toujours, on n'invente rien, c'est officiel.

- Une unité secrète pour la « reconstruction » du Venezuela à Londres - Réseau Voltaire 15 mai 2020

Le site internet d’information anglo-saxon The Canary vient d’obtenir la déclassification de documents officiels britanniques relatifs au Venezuela. Ils prouvent l’existence depuis janvier 2019 d’une unité secrète au sein de Whitehall (le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth) chargée de la déstabilisation puis de la reconstruction du pays.

Nous avions annoncé dès décembre 2018 que les États-Unis préparaient une guerre de pays latino-américains contre le Venezuela [1], puis en avril 2020, nous avions révélé l’existence d’une coordination des anciennes puissances coloniales du continent (Espagne, France, Portugal, Pays-Bas, Royaume-Uni) sous présidence US pour enlever le président constitutionnel, Nicolas Maduro [2].

Les documents consultés par The Canary attestent de l’investissement du Royaume-Uni dans ce projet. Les personnes qui pourraient être portées au pouvoir dont Juan Guaido, se sont engagées à favoriser les intérêts économiques de la Couronne au détriment de leur propre population.

Revealed : Secretive British unit planning for ‘reconstruction’ of Venezuela, John McEvoy, The Canary, May 13th, 2020.

Notes

[1] « Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2018.

[2] « Trump adapte la stratégie énergétique US », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 avril 2020.

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.