Le portail a été actualisé le 18 août.... ........Dehors Macron, monsieur 10% !........ A bas le Green New Deal ou la New Climate Economy appelée encore la Quatrième révolution industrielle !........Partant du constat que le capitalisme (et ses institutions) est l'unique cause des inégalités et des injustices sociales, le principal obstacle à la satisfaction de nos besoins, à la réalisation de nos aspirations légitimes, dès lors on a le choix entre s'en accommoder et en assumer toutes les conséquences, y compris le totalitarisme et les guerres, ou décider de l'affronter jusqu'à son abolition et l'instauration d'une République sociale........


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (18.08.2019)

  Documents d'actualité. (18.08.2019)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (31.07.2019)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes)

  Tribune libre de la lutte de classe (27.06.2019)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (18.08.2019) (nouvelle rubrique)

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Actualité intermationale (2018 et après...)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030 (a), mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 18 août.

   2019

Août du 1er au (à venir)

Juillet (120 pages)
Juin (128 pages)
Mai (112 pages)
Avril (60 pages)
Mars (175 pages)
Février (157 pages)
Janvier (194 pages)

2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   TRIBUNE LIBRE DE LA LUTTE DE CLASSE

Le résultat des élections au Parlement européen en France (07.06)
DOCUMENT. Communiqué du POI (29.05)
DOCUMENT. Communiqué du POID (27.05)
La violence d’État au service de la classe capitaliste (23.05)
Projet de programme d’action politique pour la classe ouvrière adopté par le IIIe Congrès du POID (20.01)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. Affaiblir des pays en manipulant la démocratie. (13.08)
DOCUMENT. Qui veut tuer le Réseau Voltaire ? (02.08)

DOCUMENT. Révélations sur les attentats de 2004 et 2017 en Espagne. (30.07)
DOCUMENT. Le capitalisme financier déréglé: taux d’intérêt extrêmement bas et bulles des prix. (30.07)
DOCUMENT. Liban-Syrie: Malédiction de la géographie conjuguée avec la richesse?. (30.07)
DOCUMENT. Les Balkans subissent un remodelage géopolitique. (12.07)

DOCUMENT. Le vivier Otan de néonazis en Ukraine. (23.07)
DOCUMENT. L'Union européenne avalise la nomination de quatre hauts fonctionnaires. (09.07)
DOCUMENT. Israël contre les Vénézuéliens (02.07)

DOCUMENT. Ce que Washington joue autour de l'Iran (25.06)
DOCUMENT. Russie-Chine : le Sommet qui ne fait pas l’info (11.06)
DOCUMENT. Sommet tripartite secret de Jérusalem (11.06)
DOCUMENT. Comment la guerre de l’Occident en Libye a stimulé le terrorisme dans 14 pays (07.06)
DOCUMENT. Nous sommes tous des menteurs (06.06)
DOCUMENT. Le bras long du Groupe de Bilderberg (04.06)

DOCUMENT. Sondage « Jour du vote » ELABE pour BFMTV 26 mai 2019 (26.05)

DOCUMENT. La mascarade de l'Union européenne (24.04)
DOCUMENT. Venezuela, Iran : Trump et l'État profond (21.04)
DOCUMENT. Rand Corp : comment abattre la Russie (21.04)

DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (1/6) (18.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (2/6) (19.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (3/6) (20.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (4/6) (21.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (5/6) (22.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (6/6) (23.05)

DOCUMENT. Coup d'État hollywoodien au Venezuela (01.05)

DOCUMENT. Les nouveaux territoires de Daesh (30.04)
DOCUMENT. « Sans la désinformation, l'Otan s'écroulerait » (24.04)
DOCUMENT. L'Union européenne est contrainte de participer aux guerres US. (23.04)
DOCUMENT. L'Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant
      le Golfe à la Méditerranée ? (19.04)

DOCUMENT. Le président équatorien Lenin Moreno se venge de la publication des « Ina Papers. (18.04)
DOCUMENT. La Turquie tente-t-elle de constituer sa propre alliance militaire ? (16.04)
DOCUMENT. Juan Guaidó : préparation d’une tentative de renversement du Gouvernement Bolivarien
      inspirée par un manuel de subversion nord-américain. (11.04)

DOCUMENT. Géopolitique du pétrole à l'ére Trump. (09.04)
DOCUMENT. L’Onu cassée par l’« exceptionnalisme » états-unien. (02.04)
DOCUMENT. Le cinéma : un outil de propagande pour faire accepter la guerre. (02.04.)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02)

DOCUMENT. La nouvelle Grande stratégie des États-Unis. (26.03)
DOCUMENT. Le «Hirak» en Algérie, entre spontanéité et manipulation. (25.03)
DOCUMENT. Macron, l’État terroriste. (22.03)
DOCUMENT. Libye, de l’opulence à la plus grande pauvreté (20.03)
DOCUMENT. La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident (21.03)
DOCUMENT. France : le gouvernement utilise pour la première fois des marqueurs chimiques
      et des nano-particules sur des manifestants. (20.03)

DOCUMENT. Le « parti américain » dans les institutions de l’Union européenne. (19.03)
DOCUMENT. Le report des élections algériennes et la bombe Brahimi. (15.03)
DOCUMENT. Algérie: Du prétexte conjoncturel aux causes systémiques.
      Promesses et dangers d’une révolte de la dignité. (11.03)

DOCUMENT. 12 fake news macronistes sur les Gilets jaunes (2e partie). (11.03)
DOCUMENT. La couverture du Venezuela nous ramène à l’âge d’or des mensonges
      sur l’Amérique Latine (FAIR). (06.03)

DOCUMENT. L’initiative “la Ceinture et la Route” : l’agrobusiness chinois se mondialise. (06.03)
DOCUMENT. Armées privées, mercenaires légaux. (06.03)
DOCUMENT. Le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique. (05.03)
DOCUMENT. Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne:
      Vichy et la tétanie du débat public en France. (01.03)

DOCUMENT. Le président Bouteflika pris en otage, le Peuple algérien emprisonné. (08.03)
DOCUMENT. » Désigné par Trump pour instaurer la « démocratie » au Venezuela,
      Elliott Abrams a consacré sa vie à la détruire. (05.03)

DOCUMENT. » Le Monde qui nous attend. (28.01)

DOCUMENT. Walter Hallstein, un nazi devenu président de la commission européenne. (14.12.2015.)
DOCUMENT. Des armes de destruction massive iraquiennes aux armes chimiques syriennes. (05.03)
DOCUMENT. Le triple jeu des néoconservateurs. (01.03.2013)
DOCUMENT. Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient. (01.03)

DOCUMENT. L'invention du peuple Juif - Interview de Shlomo Sand. (27.02)
DOCUMENT. Rony Brauman : les déclarations d’Emmanuel Macron « nourrissent
     et amplifient l’antisémitisme ». (27.02)

DOCUMENT. Les États-Unis violent le droit international en tentant un coup d’État au Venezuela. (23.02)
DOCUMENT. France, l’antisémitisme encore… (21.02)
DOCUMENT. Les crises, haïtienne et vénézuélienne, révèlent l’élasticité de la notion de démocratie
     des USA. (20.02)

DOCUMENT. » Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale. (19.02)
DOCUMENT. La CIA utilise la Turquie pour faire pression sur la Chine. (19.02)
DOCUMENT. Vers la Grande Albanie. (18.02)
DOCUMENT. Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s'annonce ? (12.02)
DOCUMENT. Les USA : un État voyou, au service de son économie. (04.02)

DOCUMENT. La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US
     a créé le leader du coup d'Etat au Venezuela. (29.01)

DOCUMENT. Venezuela, putsch de l’État profond US.(29.01)
DOCUMENT. Le 116ème Congrès US prépare une nouvelle guerre contre la Syrie. (29.01)
DOCUMENT. Les États-Unis créent les conditions de l'invasion du Venezuela. (25.01)
DOCUMENT. L'effroyable destruction à venir du « Bassin des Caraïbes ». (08.01)

DOCUMENT. Les États-Unis refusent de se battre pour des financiers transnationaux. (25.12)
DOCUMENT. Rothschild et Goldman Sachs pratiquent la fraude et le blanchiment
     en Malaisie et ailleurs. (24.12)

DOCUMENT. Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains. (18.12)
DOCUMENT. Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ? (11.12)
DOCUMENT. Comment l’Occident dévore ses enfants. (04.12)

DOCUMENT. La sécession de l'Union européenne. (20.11)
DOCUMENT. De 1945 à aujourd’hui : 20 à 30 millions de personnes tués par les USA. (20.11)
DOCUMENT. France: L’avalanche liberticide appelle à la résistance. (19.11)
DOCUMENT. France: La liberté ne permet pas l’insouciance. (18.11)
DOCUMENT. La « guerre contre la terreur », alibi d’un crime de masse (18.11)
DOCUMENT. Des criminels de guerre haut placés commémorent
     la fin de la Première Guerre mondiale. (15.11)

DOCUMENT. Patriotisme vs. Nationalisme. (13.11)
DOCUMENT. Ce que révèlent les élections US sur le conflit intérieur. (13.11)

DOCUMENT. Syrie : la paix suppose la condamnation internationale
     de l’idéologie des Frères musulmans. (06.11)

DOCUMENT. La route de la soie et Israël. (30.10)
DOCUMENT. Le mega jeu de guerre « Trident Juncture 2018 ». (23.10)
DOCUMENT. Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier. (23.10)
DOCUMENT. Comment les gens sont facilement contrôlés par les tyrans. (05.09)

DOCUMENT. Washington corrompt des parlementaires macédoniens pour obtenir l'adhésion
     à l'Otan et à l'UE. (09.10)

DOCUMENT. L’armée d’insectes du Pentagone (09.10)
DOCUMENT. Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM (07.10)
DOCUMENT. Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie
     de peste porcine en Belgique (07.10)

DOCUMENT. La politique de la Troïka en Grèce : Voler le peuple grec et donner l’argent
     aux banques privées, à la BCE, au FMI et aux États dominant la zone euro (20.08)

DOCUMENT. Onu : naissance du monde post-occidental (02.10)
DOCUMENT. Comment l'administration de l'Onu organise la guerre. (03.09)
DOCUMENT. La Russie dénonce la dyarchie à l’Onu et aux États-Unis. (28.08)

DOCUMENT. Le crépuscule de la guerre. (31.07)

DOCUMENT. Trump et la bureaucratie de l'Otan (17.07)
DOCUMENT. L’establishment US derrière le Sommet d'Helsinki (17.07)

DOCUMENT. Les tireurs de ficelles de la crise migratoire. (02.05.2016)
DOCUMENT. Néocolonialisme et « crise des migrants ».

DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Les élections ne suffisent pas à la démocratie.

DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS



   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)

   VIDEOS

Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)

   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation
     de la nature par les grandes entreprises. (31.07.19)

   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF
     (Global Warming Policy Foundation). (07.04.19)

DOCUMENT. Le débat en cours sur le réchauffement climatique sous la loupe (Mise à jour 17/11/12)
DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
     au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe !
     par Marcel Leroux professeur en climatologie. (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
     (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
     (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
     (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. La Physique du Climat, oublier l’ « effet de serre » et revenir aux fondamentaux. (28.03.19)

DOCUMENT. SCE INFO : 45,9°C un record en France ? (03.07.2019)
DOCUMENT. Exagérations climatiques extrêmes. (04.03.2019)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Climat, de quelles températures parlons nous. (03.08.2019)

DOCUMENT. Panique climatique : le détournement du changement climatique et ses profiteurs. (06.06.19)
DOCUMENT. L’alarmisme climatique est infondé. (06.06.19)
DOCUMENT. Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 92. (02.06.19)
DOCUMENT. A propos de la marche pour le climat, du délit de blasphème scientifique
     et d’opérations politiques. (02.06.19)

DOCUMENT. Climat : Personne n'y peut rien ! Arrêtons le gaspillage de notre argent. (06.05.19)
DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)


DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

    Des infos sociales sont disponibles dans les blogs de La Tribune des travailleurs (POID),
            de la tendance Claire du NPA et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Parti Ouvrier Indépendant Démocratique (POID)
La Tribune des travailleurs
Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Investig’Action. (Belgique)
Les Crises. (France)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Le Saker Francophone.

Climat Environnement & Énergie Le site des Climato-Réalistes (France)



Causerie

Le 18 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

A peine 22°C au petit matin à 10 kms de Pondichéry dans mon village, 18 heures de pluie, une belle mousson : Au secours le changement climatique, on va tous mourir ! Et même qu'on a de l'électricité, c'est merveilleux !

Pas pour ma jeune voisine qui est moins bien lotie que moi avec sa minuscule maison, alors j'ai accepté de lui faire deux machines à laver, sympa, non ? C'est pour que ses deux gosses aient des vêtements propres et secs pour aller à l'école demain matin. Elle bosse toute la semaine (6j/7) et elle est crevée. A midi, elle m'a apporté du carry de poulet qu'elle a cuisiné, c'est sympa.

Depuis la semaine dernière, comme elle s'est engueulée avec sa belle-mère, c'est moi qui récupère les gosses pour les faire manger à quatre heures, elle m'a confié la clé de sa maison, elle ne l'aurait pas confiée à ses voisines indiennes, avec moi elle sait qu'il n'y a pas de risque d'embrouilles. Enfin quelqu'un qui m'estime à ma juste valeur !

Ma compagne est encore absente pour la semaine, elle est partie aider une de ses soeurs suite au décès d'un membre de la famille de son époux. Entre nous, cela me fait des vacances, j'aime bien être seul et je bosse davantage, y compris dans le jardin. Et puis on est toujours heureux de se retrouver.

Son frère qui bosse dans une exploitation agricole organique m'a filé 50 kilos de compost, alors j'ai semé un peu, j'ai aussi commencé un compost, j'ai de quoi faire après avoir taillé les manguiers, orangers, etc. Je vais essayer de faire pousser des champignons de Paris. Désormais, le midi on agrémente les crudités de soja germé, une de ses soeurs l'a gratuitement. J'ai téléchargé un tas de recettes chinoises et autres pour préparer de nouveaux plats, j'ai acheté des noodles ou spaghettis et les ingrédients nécessaires, on varie la cuisine, ma compagne adore cela, surtout que c'est moi qui suis de service !

Ah on ne s'emmerde pas, pas le temps !

Après le dernier épisode climatique de l'oligarchie, je me demande bien qu'est-ce qu'elle pourrait trouver d'autres dans le futur pour mener le peuple en bateau, rien j'espère, du coup j'arrêterais là. Elle peut toujours réactiver le terrorisme ou la xénophobie anti-russe, chinoise, arabe, musulmane, mais c'est plutôt foireux et dangereux à la longue, elle pourrait provoquer une nouvelle crise financière, c'est bien comme truc puisque personne n'y comprend quoi que ce soit ou tout le monde marche dans leur combine, qui sait ? Bon, c'est vrai que si ici on a déjà un avant-goût de l'hiver, ce n'est pas encore le cas chez vous, pour un peu j'allais oublier qu'on n'était qu'au mois d'août, comme quoi je deviens plus Indien que Français, à force c'est normal.

Cela a fait 23 ans le 16 août que je suis installé en Inde, 17 ans que je n'ai pas mis les pieds en France, et 11 ans que j'ai commencé ces causeries. Cela ne me rajeunit pas ! On fatigue. Je comprends que personne ne m'écrive, puisque je suis apparemment le seul à avoir une vision globale de la situation, c'est très préoccupant en vérité.

Comme je ne suis pas sur le terrain en France, je laisse le soin à d'autres de relayer ce qui s'y passe, je suis cela de près. Je m'intéresse tout autant ou davantage à ce que mijote l'oligarchie et à ce que pense les travailleurs, à leur manière de réagir aux différents évènements. Les militants et les partis qui vivent dans leur bulle ou les systèmes qu'ils se sont forgés m'intéressent moins, ils pratiquent l'entre soi et sont heureux ainsi, qu'est-ce qu'on peut y faire, rien apparemment, c'est dommage et bien triste, quel gâchis !

L'oligarchie voudrait bien réaliser un hold-up à plus de 1000 milliards d'euros sur les organismes de retraite pour alimenter leur Green New Deal si prometteur en profits, chacun devrait comprendre que les deux facteurs sont liés, eh bien non, nos dirigeants ont décidé qu'il n'en était rien ou qu'il ne fallait pas les traiter ensemble. Du coup personne n'y comprendra rien et les deux passeront comme une lettre à la poste, on prend les paris ? Au moins personne ne pourra dire qu'il ne le savait pas, je ne parle pas des travailleurs en général puisqu'ils ignorent l'existence de ce portail unique en son genre, à peine 1 ou 2 sur 1 million s'y connectent environ, je pense aux partis et groupes auxquels j'ai communiqué l'adresse des articles qui figuraient dans la causerie du 12, resté sans réponse évidemment, le dédain ou l'indifférence habituelle qui confirme tout le bien qu'on en pense.

Malgré tout j'ai encore proposé une analyse et des pistes de réflexion dans cette causerie, j'espère qu'elles profiteront aux lecteurs ou aux militants les plus conscients. Etant abonné au 11, j'aurais 64 ans le 11 septembre prochain, j'en profiterais peut-être pour mettre un terme à ces causeries, généralement le 11 est prolifique ou synonyme de changement dans ma vie. A suivre.

On changera plus tard ou demain le photomontage de la page d'accueil.

Qu'est-ce qui caractérise le mieux le "en même temps" de Macron ? La droite et la gauche, les côtés pile et face du capitalisme depuis plus d'un siècle.

Au format pdf - 24 pages)

Nous aussi on a de la suite dans les idées.

Cette causerie a été rédigée tout au long des 6 derniers jours. Son plan réalisé au fur et à mesure et plusieurs fois modifiés n'est pas aussi rigoureux qu'on pourrait le souhaiter, je m'en excuse et je n'ai plus le temps de le retoucher.

Ce qui est tout à fait remarquable, c'est que ce sont une poignée d'oligarques qui sont à l'origine de la destiné de la société, de l'humanité et de la planète, et c'est seulement maintenant qu'on commence à découvrir comment ils s'y sont pris tout au long du XXe siècle, plus particulièrement depuis la seconde moitié du XXe siècle, où on a assisté à une accélération du processus conduisant à leur emprise presque totale sur tout ce qui pousse ou respire et même bien au-delà sur Terre, incroyable n'est-ce pas ?

Personnellement je l'ai découvert au fil des 15 dernières années, car avant j'avais été délibérément maintenu dans l'ignorance, je parle des années pendant lesquelles je lisais encore les publications du mouvement ouvrier où j'étais en contact avec de nombreux militants.

Guerre, coup d'Etat, génocide, "printemps arabe", "révolution des fleurs" ou de "couleur", 11 septembre 2001, déstabilisation des Etats, actes terroristes, Al-Qaïda, famine et sous-alimentation, les mouvements féministe, homophile, LGTB, PMA-GMA, écologiste et le Green new deal, l'antiraciste, l'antifasciste, l'indépendantisme, la libéralisation de la drogue, la pornographie accessible à tous via Internet, les réseaux sociaux, le néolibéralisme, le nihilisme élevé au rang de mode de penser idéal, la censure ou l'autocensure, les krachs boursiers, les privatisations (santé, éducation, transport, communication, bref, des services publics...), les délocalisations, la vidéosurveillance, les lois liberticides, le cyberterrorisme, la corruption des élites, l'emprise sur les médias, les instituts de sondages, le FMI, la Banque mondiale, l'Union européenne, les banques centrales dont la Fed et la BCE, l'euro, l'Otan, le Pentagone, le complexe militaro-industriel, les multinationales, trusts et holdings, les banques et les institutions financières, les Bourses, les compagnies d'assurances, tous les secteurs clés de l'économie, les ONG, les OGM, la recherche sur le génome humain et les plantes, etc. non seulement tout est lié, mais est relié ou remonte à quelques oligarques ou familles les plus fortunées, puissantes ou influentes (royales ou anglo-saxonnes) du monde, qui disposent d'institutions qu'ils ont créées, afin de dicter aux Etats et aux décideurs qui sont sous leur contrôle ou acquis à leur cause la marche du monde, dont le groupe Bilderberg, la Commission Trilatérale et le Council Foreign Relation constituent le sommet de la pyramide, qui fonctionne comme un gouvernement mondial quasi invisible, hors d'atteinte, illégitime et antidémocratique...

J'entends déjà ceux qui ont réponse à tout ou qui détiennent la vérité, asséner qu'il s'agit là d'un lieu commun, alors qu'en réalité ces liens leur avaient échappés ou ils n'en ont jamais tenu compte, leurs stratégies politiques l'ont suffisamment démontré pour qu'il soit inutile d'y revenir.

Ensuite, sauf à se contredire, ce qui ne les gêne pas plus que cela en général, ils auront du mal à affirmer que cela tiendrait de la théorie du complot, d'autant plus que ces faits sont davantage de notoriété publique de nos jours qu'hier, ils sont facilement accessibles sur le Net pour peu qu'on soit curieux ou qu'on se livre à des recherches, encore faut-il être capable d'interpréter correctement ce qu'on découvre et en tirer des leçons politiques, ce qui n'est pas vraiment donné à tout le monde où sinon nous n'en serions pas là aujourd'hui.

Et effectivement, le citoyen lambda, le travailleur, l'étudiant, le collégien, eux ils l'ignorent, submergés par le matraquage idéologique des médias et leurs "experts", des réseaux sociaux, des médias dits alternatifs, de tous les partis de l'extrême droite à l'extrême gauche corrompue, de l'ensemble des institutions et des acteurs sociaux qui leur tiennent à peu de choses près le même discours, comment pourrait-il en être autrement dans ces conditions ?

Mais dites-nous, quel serait l'intérêt de le savoir ou d'en prendre conscience ?

D'après vous, comment réagissent un homme ou une femme normalement constitués ou en possession de toutes leurs facultés mentales, quand ils apprennent que quelqu'un à passer son temps à leur cacher la vérité, dépenser son énergie pour les tromper délibérément, après le choc ou la surprise qu'une telle découverte produira sur eux, ils fulmineront ou enrageront, ils décideront sur le champ de rompre avec cette personne ou institution, ils ne voudront plus jamais en entendre parler, ils seront prêts à rompre avec son idéologie dans le cas qui nous occupe ici, et les plus déterminés d'entre eux s'engageront à la combattre.

Voilà à quoi cela peut servir ou à quelle conclusion on pouvait en venir.

On évoque volontiers le capitalisme et ses institutions, l'oligarchie, la concentration des richesses et du pouvoir politique, l'explosion des inégalités sociales, la confiscation de la démocratie ou sa violation délibérée, le saccage de notre planète, etc. et quand on aborde l'analyse de la situation ou la conception de la lutte de classe qu'on devrait adopter, bizarrement (Je fais l'idiot!) on s'aperçoit qu'elles se réduisent à des interprétations occultant des pans entiers de la réalité dont un certain nombre de représentations idéologiques, pour finalement coïncider avec des dogmes ou une vision étriquée qui ne permet ni de comprendre dans quel monde on vit ni de le combattre efficacement, non pas pour terrasser les affreux capitalistes, mais pour construire le parti ouvrier révolutionnaire, puisqu'il n'existe pas d'autres objectifs à notre portée ou dont nous serions comptables dans la perspective d'un changement de régime et de société.

Si les idéologues de la réaction ont déterminé qu'il suffisait que 3,5% de la population se mobilisent pour parvenir à leurs fins, on est en droit de penser qu'environ 1,5 à 2 millions de travailleurs et jeunes rassemblés à Paris et décidés à n'en pas bouger jusqu'à la chute du régime et l'élection d'une Assemblée constituante souveraine pourrait être un objectif politique qu'un tel parti pourrait se fixer et atteindre, encore faudrait-il qu'il existe et qu'il compte des dizaines de milliers de militants.

Ma contribution s'inscrit uniquement dans cette perspective politique.




Divers aspects de la situation.

- En France, 8 millions de personnes (personnes seules ou en couple) vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 855 euros. AFP.

LVOG - En nombre de personnes adultes, cela signifie que quelque 36 ou 37 millions de personnes parviennent encore à s'en sortir dans une société devenue irrespirables, nauséabonde, sans idéal...

- Un récent sondage a révélé que seulement 18 % des Allemands estiment pouvoir s’exprimer librement en public. Plus de 31 pour cent ne se sont même pas sentis libres de s’exprimer en privé avec leurs amis. Seulement 17 pour cent des Allemands se sentaient libres de s’exprimer sur Internet, et 35 pour cent ont déclaré que la liberté d’expression est limitée à de petits cercles privés. C’est ce qu’on appelle un effet paralysant, et c’est cela qu’il faut craindre. Source : The Hill, Jonathan Turley, 06-07-2019 - Les Crises.fr 06-07-2019)

LVOG - Psychose collective et règne de la terreur... Raison de plus pour dire ou écrire ce qu'on pense...

- La méthode la plus efficace pour condamner des idées ou des actes appartenant au passé et qui parfois continuent d'avoir cours, consiste à les extraire du contexte dans lequel ils ont vu le jour ou bien où ils se sont développés, puis de les juger en les soumettant à des principes ou critères issus du présent ou qu'on a sélectionnés pour l'occasion...




Le Green New Deal ou la New Climate Economy appelée encore la Quatrième révolution industrielle est arrivé.

Avez-vous lu les derniers articles mis en ligne sur le Green New Deal ? Quel gigantesque réseau tentaculaire, une vraie mafia, n'est-ce pas ? Et dire qu'ils ont lentement tissé leur toile pendant des décennies, et que c'est seulement maintenant qu'on le découvre.

C'est déconcertant, comme quoi l'autocensure fonctionne bien dans nos rangs. Quels militants en tireront des enseignements ? On n'ose même plus poser la question ! C'est à se demander dans quel monde nous vivons.

Les oligarques et leurs représentants veulent sauver la faune et la flore, toutes les espèces vivantes, la biodiversité, sans rire, même les hommes, la civilisation humaine, la planète, l'adage selon laquelle leur humanisme est la politesse des salauds n'aura jamais été aussi approprié.

Comme quoi il ne faut jamais dire que c'est impossible.

Avec la taxe carbone, ils sont parvenus à taxer l'air qu'on respire. Mais pour que leur oeuvre totalitaire soit parfaite ou que personne n'y échappe, il fallait qu'on ne puisse plus respirer quel que soit l'endroit où nous nous trouverions sur cette planète, alors ils ont conçu un Green New Deal ou une New Climate Economy appelée encore la Quatrième révolution industrielle, où la privatisation-marchandisation-financiarisation de la totalité de la nature deviendrait réalité. Ensuite ils pourraient en faire ce que bon leur semble ainsi que la colonie d'esclaves qui la peuplent.

La privatisation de la nature ou de la terre, elle a commencé aux alentours du passage au néolithique, accompagnant la privatisation des moyens de production dont la force de travail, les trois modes de production qui se succédèrent ensuite la poursuivirent, et parvenu à la fin du règne de la nécessité ou au stade pourrissant de l'impérialisme, elle fut peaufinée ou s'amplifia avec l'avènement des OGM qui précéda cette emprise sur la totalité de la surface de notre planète, on devrait plutôt dire du volume total de la Terre allant des tréfonds de la couche terrestre aux couches atmosphériques en passant par le fond des océans et les sommets montagneux, exploiter les territoires qu'ils s'étaient appropriés ne leur suffisait plus, il leur fallait faire main basse sur la planète entière à des fins purement mercantiles.

Toutefois, contrairement aux apparences leur machination climatique peine à prendre. J'en veux pour preuve leur propre affirmation, selon laquelle la mobilisation de 3,5% de la population suffirait à modifier l'orientation politique d'un gouvernement. Or, après avoir mobilisé leur armada médiatique, leurs réseaux sociaux et leurs ONG, à ce jour les mobilisations observées en France et dans le monde n'atteignent même pas le quart ou le cinquième de cet objectif, c'est donc un échec.

Mieux encore, à force de beaucoup trop en faire pour obtenir le consentement de la population, comme chaque fois ils se grillent eux-mêmes ou leurs intentions deviennent louches, leur rhétorique soudainement humaniste paraît suspecte aux yeux des citoyens lambdas, ce qu'on appelle aussi le bon sens populaire qui lui se trompe rarement.

Cela dit, il faut prendre très au sérieux ce facteur apparemment arrivé à maturité sur fond de crise généralisée du capitalisme. Un exemple pour l'illustrer :

Le 26 septembre 2018.

« La Commission européenne a proposé de consacrer 25% de son prochain budget (2021-2027), soit 320 milliards d’euros à des objectifs liés au climat et prévoir un soutien financier à des investissements dans des infrastructures durables à travers le programme « InvestUE », dont il est espéré qu’il générera plus de 150 milliards d’euros. » (Source : entelekheia.fr)

Les Américains n'étant pas en reste évidemment ou plutôt ayant déjà devancé l'UE, ce sont ainsi des sommes colossales qui sont déjà et qui vont être détournées et investies dans des dépenses inutiles cependant à haute valeur ajoutée, au détriment de programmes sociaux. Les principaux bénéficiaires seront les multinationales, l'oligarchie, qui accroîtra encore sa fortune et son pouvoir sur le reste du monde. Et ils n'en sont même pas encore au hors d'oeuvre...

Voilà où nous en sommes rendus pour avoir été incapables de les arrêter avant. Pourquoi ?

Chacun à sa petite explication pour répondre à la question comment avons-nous pu en arriver là, dont aucune n'est ni cohérente ni convaincante, donc forcément inefficace pour inverser le cours des choses, pour chaque fois verser dans le déni d'une part plus ou moins importante de la réalité ou de la situation, car ce n'est pas la vérité ou le sort de l'humanité qui préside à l'engagement politique des opposants autoproclamés au capitalisme ou simplement à son orientation monstrueuse, mais des intérêts individuels plus ou moins bien camouflés ou inconscients qui ne correspondent nullement aux intentions qu'ils affichent, et qui suffisent à tromper les naïfs ou les ignorants, qui s'épuisent dans un activisme insensé pour finalement se retrouver réduits à l'impuissance, embrigadés dans une voie menant à une impasse ou pire encore, quand ils en arrivent à combattre au coté de leurs ennemis pour des causes qui dès lors ne peuvent pas être les leurs.

On ne va pas s'apitoyer sur notre sort, nous sommes les otages de dirigeants prétentieux, ignares ou corrompus ou les trois à la fois, qui portent la terrible responsabilité de nous avoir conduit à la situation actuelle. A leur manière, qui est également celle de nos ennemis, ils monopolisent dans nos rangs le pouvoir et les moyens pour interdire le développement d'une véritable opposition de gauche, qui ne prétend pas rivaliser avec eux ou ne cherche en aucun cas à les détrôner, mais juste à faire entendre loyalement sa voix. Je n'invente rien, la dislocation et le degré de putréfaction auxquels sont parvenus le mouvement ouvrier et son avant-garde en témoignent suffisamment ou encore, l'absence d'une nouvelle direction capable d'organiser et de guider les exploités et les opprimés vers le socialisme.

Ce triste constat ne peut être abordé ou être compréhensible qu'à partir du moment où on le relie au développement général de la situation et à son orientation.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que tout le monde ou presque se réclamant du socialisme, dirigeants, cadres, militants, adhérents, sympathisants, auxquels il faut ajouter les simples contestataires, révoltés, opposants dits de gauche dénonçant les excès ou les méfaits du capitalisme, etc. s'enferment dans un déni borné et suicidaire. Tous détiennent une parcelle de la vérité et croient qu'elle se réduirait à cette portion congrue élevée au rang d'intérêt supérieur, de priorité absolue ou de facteur déterminant, ce que ne peuvent que contester tous ceux qui ne la partagent pas, et quand on a à l'esprit le nombre important de facteurs qui composent la situation, on en arrive à une situation inextricable où toute discussion devient impossible ou se réduit à des monologues, des dialogues de sourds, où les uns aux autres s'opposent et se déchirent sans jamais parvenir à construire quoi que ce soit pour l'avenir.

On devrait s'en foutre qu'un travailleur ou un militant ait ou non des préjugés archaïques, qu'il croie ou non à telle ou telle théorie, qu'il ait vécu telle ou telle expérience, qu'il adopte un comportement qu'on ne partage pas, qu'il ait des idées qui ne nous viendraient pas à l'esprit, qu'il fréquente telle ou telle personne ou tel ou tel lieu, etc. du moment qu'il s'engage sincèrement ou loyalement dans le combat pour en finir avec le capitalisme et ses institutions, ce qui d'une manière ou d'une autre contribuera à sa propre progression ou à maîtriser le matérialisme dialectique ou le socialisme pour peu qu'on les mette à sa portée, et si cela n'était pas le cas, parce que la vie est ainsi faite, d'autres travailleurs ou militants le remplaceraient et ainsi de suite.

Il y a deux façons d'agir avec les travailleurs ou les militants, celle qui consiste à vouloir leur imposer des idées ou des comportements qu'ils ne partagent pas, à les dénigrer ou à s'en moquer sans vouloir le reconnaître, donc malhonnêtement, c'est ce qui se pratique en général, et celle qui consiste à employer nos connaissances à bon escient en remontant à l'origine ou à la source de tous les rapports qui existent dans la société, de sorte qu'ils puissent comprendre par eux-mêmes comment les choses se sont déroulées, et pourquoi ils se comportent de telle ou telle manière sans prononcer le moindre jugement évidemment.

Non, quand on tente d'imposer nos idées aux autres, en le niant de préférence, on ne les respecte pas, et cela ne peut pas fonctionner ou pas très longtemps. C'est le genre de question auquel on ferait bien de réfléchir rapidement, mais sérieusement. Si je ne me l'étais pas posé à moi-même, je n'en parlerais pas.




Quand on retrouve les mêmes institutions, les mêmes officines, les mêmes ONG, et les mêmes acteurs.

Dans le Green New Deal on retrouve notamment les mêmes institutions, les mêmes officines, les mêmes ONG, et les mêmes acteurs qui étaient déjà derrière les révolutions colorées ou des fleurs, toutes les campagnes à caractère communautaire ou identitaire, la promotion de la pornographie, de la drogue, de la violence et de la guerre, etc. des mouvements LGTB, féministes, antiracistes, antifascistes, qui ont servi à cautionner ou à accompagner toutes les guerres de l'impérialisme américain depuis le 11 septembre 2001, ou qui sont à l'origine de la déstabilisation d'Etats comme le Venezuela, l'Iran, la Chine, la Russie de nos jours.

Quand il y en a qui progressent, d'autre régressent.

Tous ceux qui apportent leur soutien ou font preuve de bienveillance envers les manifestations qui se déroulent en ce moment à Moscou ou à Hong Kong et dont les mêmes officines ou acteurs sont à l'origine le savent-ils, comment pourraient-ils l'ignorer ? Si on admettait qu'ils pourraient l'ignorer, cela signifierait qu'ils seraient mal informés ou qu'ils se désintéresseraient de facteurs qui déterminent l'orientation de la société et du monde, dans ce cas-là leurs analyses ne pourraient pas être conformes à la situation, ce qui expliquerait pourquoi ils adopteraient ces positions opportunistes. Ce qui est curieux, c'est une façon de parler, et vous aller tout de suite comprendre pourquoi, c'est que

personnellement, il y a de cela déjà quelques années, par ignorance j'avais cru un bref moment qu'il fallait s'impliquer dans ces manifestations, argumentant que des travailleurs y participaient de bonne foi, vilipendant ceux qui s'y refusaient, et qui somme tout avaient parfaitement raison... Or, aujourd'hui les mêmes soutiennent ces manifestations, l'extrême gauche et apparentée pour ne pas les citer, se retrouvant ainsi au côté de la réaction qui les manipule.

Les manifestations qui se déroulent à Moscou ou à Hong Kong n'ont pas pour objectif de satisfaire les aspirations démocratiques de ces peuples, mais uniquement de servir l'agenda ou la stratégie de l'oligarchie anglo-saxonne et internationale. Partant de ce constat, elles ne nous concernent pas. Nous ne soutenons ni Poutine ni Xi, ni ces manifestations organisées depuis Washington. Entre la peste et choléra on ne choisit pas.

S'ils le reconnaissent eux-mêmes, c'est uniquement parce qu'ils ne peuvent plus le taire.

- "Ils sont manipulés": les manifestations pro-démocratie à Hong Kong divisent - AFP 12 août 2019

- Les Britanniques et la « révolution colorée » à Hong Kong - Réseau Voltaire 10 août 2019

Depuis le transfert de souveraineté de l’Empire britannique à la République populaire de Chine, Hong Kong est —avec Macao— une des deux Régions administratives spéciales chinoises. Conformément aux accords de 1997, Beijing a installé la démocratie occidentale à Hong Kong qui ne l’avait jamais connue auparavant. Pour la première fois, le Parlement a été élu par la population.

Cependant, si la rétrocession de Hong Kong à Chine a marqué une amélioration des conditions de vie de la population, celle-ci est restée culturellement plus britannique que chinoise. Ce qui ne manque pas d’étonner les voyageurs.

Les démonstrations massives actuelles doivent d’abord être comprises comme le constat de l’impossibilité culturelle de l’unification chinoise. Elles sont attisées par le Royaume-Uni et les États-Unis, dont une « diplomate » a rencontré et coaché les leaders des manifestations. On a vu l’élément le plus en pointe des protestations, le Mouvement pour l’indépendance de Hong Kong, brandir l’ancien drapeau colonial en pleine conférence de presse. Le même phénomène avait été observé en Libye et en Syrie où le Conseil national de transition a adopté le drapeau du roi Idriss et l’Armée syrienne libre celui du mandat français. Réseau Voltaire 10 août 2019

Affaiblir des pays en manipulant la démocratie - Réseau Voltaire 13 août 2019

C’est désormais systématique : lorsque des gens, quels qu’ils soient, expriment leur opposition au pouvoir de leur pays (sauf dans les « Cinq yeux » [1]), quel qu’il soit, des groupes affiliés à la NED prennent le contrôle des manifestants à leur insu.

Cette stratégie n’a aucun rapport avec les situations particulières des pays impactés, ni avec la légitimité ou l’illégitimité des revendications.

- À Hong Kong, le Mouvement pour l’indépendance a choisi le drapeau de l’ancienne puissance coloniale, l’Empire britannique.

- En Russie, à Moscou, les gens utilisant Google sur leur téléphone portable ont reçu des messages non-sollicités les invitant à participer à des manifestations interdites et leur détaillant les lieux de rencontre.

- En France, le Mouvement des Gilets jaunes est infiltré par un groupe affilié à la nébuleuse de George Soros et prenant la suite de « Nuit debout ! » : « Cerveaux non disponibles ».

Tous les soutiens ne sont pas bons à prendre. Ces groupes visent uniquement à affaiblir ces pays et non pas à faire triompher les revendications de ces manifestants. Réseau Voltaire 13 août 2019

Note :

[1] Les Cinq yeux sont une alliance militaire, fondée en 1942 autour de la Charte de l’Atlantique. Ils comprennent l’Australie, le Canada, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni. Cette alliance est surtout connue pour gérer le système Echelon d’interception satellitaire des communications téléphoniques mondiales. La National Endowment for Democracy (NED), créée par Ronald Reagan en 1983, est une agence US dont le budget est voté par le Congrès dans l’enveloppe du département d’État et qui est organiquement liée à des agences similaires dans chaque pays des Cinq yeux.

Hong Kong: L’ingérence occidentale la main dans le sac! par Bruno Guigue - Mondialisation.ca, 15 août 2019

La main dans le sac ! Lorsque la presse chinoise a publié la photo de quatre dirigeants du mouvement de protestation hongkongais en compagnie du chef du département politique du consulat des Etats-Unis, on a senti comme un trou d’air dans la rhétorique anti-Pékin. (Pour lire la suite, télécharger l'article dans la page d'accueil du portail)

La stratégie de la déstabilisation des Etats ou du chaos mise en oeuvre par les Etats-Unis en Russie ou en Chine ou ailleurs ne peut servir que la cause des ennemis de la démocratie.

La vérité sur le mouvement de protestations de Moscou par Andrew Korybko - Eurasia Future 5 août 2019 - Mondialisation.ca, 14 août 2019

Le récent mouvement de protestations de Moscou constitue de toute évidence une tentative de déclencher des violences de Révolution de Couleur en Russie, mais considérer tous les participants au mouvement comme des « agents de la CIA » revient à faire abstraction de leurs critiques objectivement valides quant à la situation actuelle du pays.

LVOG - Andrew Korybko a raison sur ce point. Il faut distinguer les manifestants qui ont conscience d'être manipulés par les Américains, et ceux qui l'ignorent et se mobilisent de bonne foi ou pour une cause que nous partageons. Mais à mon avis l'essentiel est ailleurs, il réside dans l'agenda ou les objectifs politique que servent ces manifestations à court ou long terme d'ailleurs, nos ennemis ont de la suite dans les idées et n'abandonnent jamais.

Dans le reste de son article il s'en est pris à juste titre aux "médias alternatifs" qui déforment la réalité en vouant un culte à la Russie ou à Poutine. Lui il l'épargne, ce n'est pas mieux !

En complément. Quand l'Otan étend sa toile...

- L’Australie pourrait adhérer à l’Otan - Réseau Voltaire 15 août 2019

L’Alliance atlantique va déployer des missiles nucléaires à moyenne portée autour de la Chine. C’était le sens profond du retrait des États-Unis du Traité INF qui n’avait été signé que par la Russie et pas par la Chine.

Le secrétaire US à la Défense, Mark T. Esper, et son collègue secrétaire d’État, Mike Pompeo, se sont rendus du 3 au 6 août en Australie. Ils y ont été rejoints par le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui y était présent du 6 au 8 août.

Tous ont discuté à Canberra d’une éventuelle adhésion de l’Australie à l’Otan [1].

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’Alliance atlantique ne se limite plus à la sécurité de l’espace transatlantique face à la Russie, mais entend maintenir la Pax Americana dans l’ensemble du monde.

L’éventuelle adhésion de l’Australie modifiera profondément la composition et le sens de l’Alliance jusqu’ici réservée aux deux rives de l’Atlantique-Nord. Elle ouvrira la voie à une adhésion du Japon et à une division du monde en deux blocs, l’un dominé par Washington, l’autre autour de Moscou et de Beijing.

Dominion de l’Empire britannique, l’Australie dispose d’un bureau au siège de l’Otan à Bruxelles. Depuis 2005, ses troupes sont présentes sous commandement de l’Alliance en Afghanistan et en Iraq. Elles participent également à l’opération Sea Guardian.

En février, la France a signé un contrat de 50 milliards de dollars avec l’Australie afin de construire 12 sous-marins de nouvelle génération. En avril, Ursula van der Leyen a été la première ministre de la Défense allemande à se rendre à Canberra. Toujours en avril, l’Australie a organisé les manœuvres Indo-Pacific Endeavour avec l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, le Sri Lanka, la Thaïlande et le Vietnam, puis en juin d’autres encore avec le Japon. Réseau Voltaire 15 août 2019

Note :

[1] “China rückt näher”, Till Fähnders, Michael Stabenow, Frankfürter Allgemeine Zeitung, 12. August 2019.




Le Green New Deal : C'est la même arnaque politique.

- Changer la vie au lieu de changer de société, ça ce fut en 1968.

- Changer de mode de vie pour changer le climat, ça c'est en 2019.

- Changer de mode de production pour changer la société, ça c'est le socialisme, cela attendra...

En admettant d'une part la hausse de la température moyenne de la Terre, et d'autre part qu'elle aurait une origine anthropique ou due à l'activité humaine, dans ce cas-là, ce ne serait pas le développement économique à l'origine du progrès social qu'il faudrait condamner mais la manière dont il a été réalisé, c'est-à-dire mû dans le seul objectif de réaliser un maximum de profit afin d'enrichir une poignée de nantis au détriment de ses principaux acteurs, les producteurs de richesses, la classe ouvrière, l'ensemble des exploités, ainsi que notre planète.

Ce qui serait en cause figure au programme du combat pour le socialisme qui repose sur un constat bien réel : L'anarchie de la production qui entraîne un gigantesque gaspillage de matières premières et de force de travail, la création sans cesse de nouveaux besoins pour alimenter la machine à produire de la plus-value qui finira dans l'escarcelle des capitalistes, des actionnaires, des banquiers, des oligarques, et servira également à corrompre et engraisser les élites, processus qui se traduit également par la destruction en masse de forces productives, le saccage de la nature.

C'est le règne de la nécessité poussé au paroxysme qui engendre des conditions de travail et d'existence intolérables pour tous les peuples et conduit l'humanité au chaos et à la barbarie, menace la survie de la civilisation humaine ainsi que de notre planète.

Notre mode de vie ou tous les rapports qui existent dans la société sont le produit des rapports établis entre les classes qui sont à l'origine du capitalisme. Dit autrement, notre mode de vie ou tous les rapports qui existent dans la société sont influencés ou sont la reproduction de ces rapports fondamentaux. Et c'est l'inégalité entre les classes, entre dominants et dominés, exploiteurs et exploités, qui caractérise la nature de ces rapports fondamentaux qui structure l'ensemble de la société. Et comme ce sont les dominants, les exploiteurs, ceux qui possèdent les moyens de production, qui concentrent toutes les richesses (et le pouvoir politique) entre leurs mains, qui dictent leur loi au reste de la société ou du monde, qui façonnent le modèle de société dans laquelle nous vivons, eux seuls portent la responsabilité des conséquences de la manière dont ce processus se déroule, et non les opprimés ou les peuples qui les subissent pour ne détenir aucun pouvoir.

Quand on dit qu'on est en présence d'un processus dialectique matérialiste et historique inconscient, cela ne signifie pas que les capitalistes et leurs représentants seraient inconscients des conséquences de leurs actes, dont ils entendent reporter la responsabilité sur les exploités et les opprimés, qui eux ignorent comment opèrent ce processus historique, puisque tout a été fait pour qu'ils ne parvienne jamais à en prendre conscience, auquel cas ils pourraient trouver la voie de leur émancipation du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme, et commencer par mettre un terme au capitalisme.

Quand ils font le procès du mode de vie du peuple ou de ses comportements archaïques, ce n'est pas pour lui rendre service ou pour qu'il se porte ou comporte mieux, c'est uniquement pour qu'il s'adapte aux nouvelles conditions qu'ils veulent lui imposer qui correspondent à un nouveau stade de la crise générale du capitalisme, dont évidemment ils comptent bien lui faire payer les conséquences en exigeant de lui de nouveaux sacrifices.

Parvenus à court d'arguments et aux abois en présence de 7,6 milliards d'exploités qui exigent que leurs besoins soient satisfaits, aux prises à des contradictions inextricables qui menacent leur domination de classe, ils n'ont rien trouvé de mieux que leurs élucubrations climatiques pour le contraindre à les accepter. Ce n'est pas gagné d'avance monsieur Warren Buffett !

Ils ont fabriqué ce nouvel ennemi après avoir usé jusqu'à la corde ceux du communisme et du terrorisme, et surtout après s'être autoproclamés dépositaires de la liberté d'expression qu'en réalité ils ont confisquée à leur profit exclusif par le biais des médias qu'ils contrôlent et des élites corrompues qui relaient leur discours, de telle sorte qu'il ne devrait plus exister qu'une seule idéologie, une seule version idéologique que tous les membres de la société devraient adopter sous peine d'être traités de fous, de falsificateurs, d'ignorants, de traîtres, de conspirateurs.

Si assurément leur comportement en général ou plus particulièrement leur divagation sur le climat tiennent de la démence, il n'en demeure pas moins qu'ils ont parfaitement conscience d'agir conformément à une idéologie, aux besoins du capitalisme en crise, dans le cadre d'une stratégie politique, et de contribuer à l'instauration d'une société totalitaire, contrairement aux masses exploitées et opprimées qui l'ignorent, et qui de ce fait se retrouvent désarmés pour les combattre.

Nos ennemis liés par ce consensus ont constitué une coalition aux ramifications tentaculaires composée des médias contrôlés par des oligarques, des institutions politiques ou financières nationales ou internationales, des gouvernements, des réseaux sociaux, des ONG, des partis politiques allant de l'extrême droite à l'extrême gauche, des syndicats ouvriers et patronaux, des think-tank néolibéraux et apparentés, des banquiers et des plus importants actionnaires des multinationales, n'ai-je oublié personne ?

Ne nous laissons pas démoraliser par ce genre de discours :

- Dans les mouvements et révolutions manufacturés du 21ème siècle, les « leaders » d’aujourd’hui (fabriqués par des médias détenus et financés par des entreprises) ne sont plus les ennemis de l’establishment. Au contraire, ils organisent des événements ensemble – avec des personnalités telles que le maire de New York, Bill de Blasio, qui adulent nos nouveaux « révolutionnaires », les taggent et tweetent leurs louanges. Quand l’ establishment lui-même adore nos mouvements et nos « visages du futur » – nous savons que nous avons déjà perdu la bataille de l’avenir. (entelekheia.fr)

LVOG - Cherchez ailleurs, tournez-vous vers le mouvement ouvrier, vous y trouverez peut-être des militants aussi déterminés que nos ennemis, et qui armés théoriquement proposent une alternative cohérente et sérieuse au capitalisme. Qu'ils ne courent pas les rues ou soient difficilement discernables, on leur accorde volontiers, puisque ces militants sont éparpillés et n'osent pas se faire connaître, mais ils existent, la preuve...

Les variations climatiques ne suivent pas l'histoire des hommes, elles la devancent ou la font.

Réchauffement climatique : "À l'échelle 2050-2100, il faut s'attendre à ce que tous ces glaciers aient quasiment disparu" - francetvinfo.fr 12.08

Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland - Usbek - climato-realistes.fr 12 août 2019

Comment une information vraie devient spécieuse lorsqu’elle n’est pas contextualisée.

Une publication de la CNN du 2 août 2019 intitulée « Greenland’s ice sheet just lost 11 billion tons of ice – in one day » a été reprise en chœur par la presse française. Le Monde du 03 août titrait : « En une journée, onze milliards de tonnes de glace ont fondu au Groenland », et en sous-titre : « La calotte glaciaire fond trois fois plus vite qu’en temps normal, impactée par le réchauffement climatique ». Il s’agit de la journée du jeudi 1er août 2019.

Commençons par rectifier une erreur du journal Le Monde : la tonne états-unienne équivaut à 0,907185 tonne métrique, de sorte que le chiffre exact de glace perdue est de 10 milliards de tonnes.

Selon l’Organisation mondiale météorologique la calotte a perdu 160 milliards de tonnes de glace par la fonte de surface, soit 160 kilomètres cubes pour le seul mois de juillet. C’est certes beaucoup, mais par rapport au volume total de glace du Groenland qui est de 2,85 millions de kilomètres cubes [1], la perte de juillet ne représente que 0,0056 %. A ce rythme, la calotte glaciaire aura fondu dans 1484 années.

Climat ou météo ?

« Il est important de rappeler qu’au Groenland chaque jour de chaque année, le budget de masse de glace résulte en grande partie de la météo, même si une tendance de fond climatique peut l’affecter » a twitté le glaciologue Ruth Mottram à propos de cet événement. En l’occurrence comme l’indique André Heitz dans Contrepoints, « il s’agit d’un épisode de fonte très exceptionnel dû à une vague de chaleur très exceptionnelle dont on ne pourra dire que dans quelques années, voire décennies, si elle résulte ou non des changements climatiques » .

La presse a surréagi à un événement météorologique, considérant la seule journée du 01 août 2019. L’examen de l’évolution du bilan de masse de neige au Groenland sur les trois dernières années fournit un éclairage bien différent.

Pour lire la suite :

https://www.climato-realistes.fr/onze-milliards-de-tonnes-de-glace-fondue-en-un-jour-au-groenland/

Quand un "consensus" basé "sur des modèles climatiques" était foireux, un de plus.

Réserves d'eau souterraine : l'Afrique subsaharienne pas si mal en point - lepoint.fr 16.08

C'est une étude d'hydrogéologues consacrée au continent africain qui le dit. Publiée dans « Nature », elle pointe la résilience de l'eau souterraine face aux variations du climat.

La richesse en or bleu est-elle sous-estimée en Afrique subsaharienne ? La question se pose à la lecture d'une étude publiée dans la revue Nature, qui établit que les réserves d'eau douce stockées dans les nappes phréatiques sont bien plus importantes que ce qu'on imaginait, et notamment dans les régions plus arides. Jusque-là, le consensus sur une baisse des ressources en eau dans cette région du globe reposait surtout sur des modèles climatiques, que les chercheurs peinaient à confronter à des mesures hydrogéologiques sur le terrain. Ces données, en règle générale, sont lacunaires sont le continent. Mais les 32 auteurs de cette publication ont pu recueillir des relevés des stocks d'eaux souterrains dans 9 pays – et sur une période d'au moins 20 ans –, ce qui leur permet aujourd'hui d'apporter un contrepoint à ces prévisions baissières. D'après leurs résultats, les ressources en eau souterraine affichent une certaine résilience face aux variations du climat. Et une baisse de la pluviométrie, par exemple, ne se traduit pas forcément par une diminution des réserves d'eau souterraines. Une nouvelle plutôt réjouissante, dans un contexte de pression démographique, et de besoins croissants en eau potable et en irrigation pour l'agriculture.

Un consortium panafricain de 32 chercheurs

Tout est parti d'un colloque sur les eaux souterraines à Marrakech, en 2014. S'est ensuivie la création d'un consortium de 32 scientifiques, principalement africains, et dont les travaux ont été coordonnés par des chercheurs de l'University College London, de Cardiff University et de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Pourquoi cet intérêt pour les eaux souterraines ? Rappelons que l'eau de pluie – dont la plus grande partie s'évapore – alimente aussi bien les eaux souterraines (nappe phréatique), que les eaux de surface (rivières, lacs, mers). Il s'agissait au départ, explique Jean-Michel Vouillamoz, hydrogéologue à l'IRD et cosignataire de l'article, de « répondre à un paradoxe ». « Alors que l'eau souterraine est la ressource est la plus utilisée en Afrique subsaharienne pour répondre notamment à des besoins domestiques, elle constitue le parent pauvre des études sur le climat, qui sont davantage centrées sur l'évolution des précipitations ou sur leur impact sur les eaux de surface ». Et de souligner qu'entre 60 et 90 % de la population selon les régions d'Afrique subsaharienne dépendent de cette ressource en eau, car « très peu d'eaux de surface sont pérennes ».

L'étude s'est déroulée dans 13 zones de neuf pays d'Afrique (Bénin, Burkina Faso, Niger, Ghana, Tanzanie, Ouganda, Zimbabwe, Namibie, Afrique du Sud). L'intérêt pour les scientifiques était de combiner des mesures dans des climats variés (d'humide à très aride)… Mais cela correspond aussi et surtout aux endroits où ils pu recueillir un maximum de relevés hydrogéologiques auprès des instituts de recherche africains. Car s'interroger sur la variation des réserves d'eau souterraines en fonction du climat nécessite de s'inscrire dans le temps long (plusieurs décennies). Or, les chroniques de longue durée des eaux souterraines ne sont pas monnaie courante sur le continent.

Les zones arides pas si mal pourvues en eaux souterraines

L'analyse de ces données a permis de mieux comprendre le processus de renouvellement des eaux souterraines. « Deux mécanismes majeurs contrôlent le rechargement des eaux souterraines. D'abord, la recharge directe. C'est par exemple ce que l'on voit dans les zones humides, et typiquement au Bénin : l'eau de pluie s'infiltre directement dans le sous-sol. Ensuite, dans les zones arides ou semi-arides, l'eau de pluie ne s'infiltre pas directement. Elle s'accumule dans des bas-fonds, des rivières, et c'est à partir de ces écoulements temporaires que se renouvelle la nappe phréatique », résume Jean-Michel Vouillamoz. Ce deuxième point est particulièrement important. D'une part, parce qu'il permet de compléter, et éventuellement d'ajuster la connaissance – les simulations informatiques ne prennent pas en compte ce mode de renouvellement des réserves d'eau douce, d'où les prévisions plus inquiétantes sur la raréfaction de la ressource en eau dans les régions sèches.

D'autre part, l'étude fait ressortir que dans certaines régions arides ou semi-arides, par exemple en Tanzanie, l'intensité des pluies (et non la quantité) permet d'alimenter de façon significative les nappes phréatiques. « On peut avoir des années sèches avec une faible quantité de pluie, mais durant lesquelles, pourtant, le renouvellement des eaux souterraines est plus élevé la moyenne, en raison d'événements extrêmes comme de fortes pluies ou des inondations », décrypte le chargé de recherche à l'IRD. Ce constat peut permettre d'orienter les stratégies d'adaptation au changement climatique. « Si on confirme que c'est l'intensité des pluies qui contrôle les volumes d'eau dans les zones arides ou semi-arides, on va alors pouvoir s'appuyer sur des prédictions climatiques pour élaborer des modèles d'irrigation », poursuit Jean-Michel Vouillamoz. Les fortes pluies ou inondations pourraient en effet être amplifiées par les événements climatiques extrêmes tels qu'El Niño et La Niña. Des phénomènes prévisibles (jusqu'à 9 mois à l'avance), permettant d'envisager une gestion plus raisonnée et durable des réserves d'eau souterraine.

Réserves d'eau sous-exploitées

« De façon générale, ce type de recherche peut aider à réfléchir de façon plus rigoureuse à la question du développement de l'irrigation à partir de l'eau souterraine, avance l'hydrogéologue et géophysicien. Au Bénin, nous estimons les volumes d'eau souterraine stockés à 500 litres d'eau par mètre carré, et que ce stock-là peut se maintenir six ans. Il y a de quoi augmenter les prélèvements pour les besoins domestiques ou agricoles, qui sont de l'ordre d'un litre par mètre carré si on se projette dans les 50 prochaines années avec une croissance démographique constante », ajoute-t-il. Pour ce faire, les mesures hydrogéologiques doivent aussi se multiplier et s'inscrire dans la durée, afin de pouvoir anticiper une éventuelle évolution des modes de renouvellement des nappes d'eau. « Nous avons encore de nombreuses questions à étudier, sur les paramètres climatiques, géologiques, anthropiques qui interagissent avec la recharge des stocks d'eau », conclut Jean-Michel Vouillamoz, qui parie sur la pérennité du réseau panafricain de scientifiques. lepoint.fr 16.08

LVOG - Pour l'occasion, on n'osera pas remettre en cause l'impartialité du Point et de cet hydrogéologue à l'IRD !

Quand le PG et LFI plus zélés que le GIEC adoptent le Green New Deal de l'oligarchie.

Aller sauver chaque dixième de degré - PG 10 octobre 2018

Le nouveau rapport du GIEC, commandé à l’occasion de la Cop21, est donc sorti ce lundi.

LVOG - Le programme de l'écosocialisme ! Ils en rajoutent une grosse couche, de quoi ? Devinez !

PG - On y apprend que le seuil de « +1,5°C », considéré comme un point de bascule à ne pas dépasser, le sera dès 2030 au rythme actuel. Dans douze ans.

Le GIEC nous dit également qu’il peut encore être évité – en changeant tout, tout de suite. C’est une version optimiste qui fonctionne peut-être sur le papier, basée sur des chiffres et des considérations géophysiques, mais qui fait délibérément abstraction des aspects politiques. Or ceux-ci, au lieu d’agir comme facteurs de solution, sont aujourd’hui essentiellement des éléments d’aggravation. Ainsi des engagements de la Cop21, dit « accord de Paris » : même si ceux-ci étaient tenus, ils nous entraîneraient vers un réchauffement de +3°C, or ils ne le sont pas. Ajoutez à cela le hors-jeu des États-Unis, l’effet d’inertie du système et le poids des lobbies : il est de plus en plus probable que le +1,5°C soit atteint bien avant 2030.

LVOG - Le PG porte-parole de l'ONU.

PG -Le caractère très hypothétique de la victoire du « +1,5°C » ne doit pas pour autant nous faire abandonner le combat.

LVOG - Fanatisme au "dixième de degré" près ! Alarmisme consommé.

PG -Ce serait oublier un peu vite qu’au-delà de ce chiffre, c’est chaque dixième de degré qu’il va falloir aller sauver. Car chaque dixième de degré supplémentaire sera pire que le précédent et causera davantage de victimes, d’injustice sociale et de dégâts irrémédiables sur les écosystèmes.

LVOG - Et ces tartufes osent tout.

PG - Il s’agit de faire preuve de lucidité. La politique n’est pas affaire d’espoir ou d’optimisme. Nous devons aux citoyens un discours d’honnêteté.

LVOG - Le GIEC, honnête ? Les fondations Rockefeller, Gates, Soros, JP Morgan, la Banque mondiale, le FMI, etc. honnêtes ?

PG - Face à cette situation, nous avons besoin de trouver de nouveaux alliés, d’accélérer la mobilisation, et de nous organiser collectivement.

LVOG - L'oligarchie y pourvoie déjà depuis au moins 1982 ou la création du Club de Rome en 1968

PG - Après (...) le succès des marches pour le climat du 8 septembre, il s’agit d’organiser la convergence.

LVOG - Marches organisées par les mêmes ONG mises en place par l'oligarchie. Et de nous lancer un avertissement digne de Big Brother ou de despotes. Que chacun se le dise et surveille son comportement, ses moindres gestes :

PG - ...nous rentrons désormais dans une phase de « tolérance zéro »...

LVOG - Ces enragés sont effrayants. Ces charlatans devrait-on dire, lisez :

PG - Nous continuerons également à dénoncer l’hypocrisie de ceux qui surfent sur la vague de mobilisation, les « champions de la Terre » du capitalisme vert et des odes au point de croissance du PIB, ceux qui ne sont pas prêts à sortir des traités et de l’austérité alors que s’approchent les échéances européennes. Nous n’oublions pas surtout que les plus précaires de la planète sont toujours les premières victimes, et que les vrais coupables : l’oligarchie, les lobbies et ceux qui les financent, doivent être nommés et ciblés.

LVOG - Ils ne "surfent" pas "sur la vague de mobilisation", ce sont eux qui l'ont initiée, on a vraiment affaire à des abrutis ou des manipulateurs cyniques de la pire espèce ! Quand à rompre avec le vrai coupable, le capitalisme, si vous les écoutez... vous attendrez indéfiniment.

Une initiative que les agents de la supercherie climatique devrait saluer.

Le boeuf banni d'une université londonienne pour sauver la planète - lexpress.fr 13.07

Dès la rentrée, fini hamburgers, lasagnes et spaghettis à la bolognaise pour les étudiants de l'université Goldsmiths de Londres.

Dès la rentrée, l'université Goldsmiths va interdire la vente de tous les produits contenant de la viande de boeuf afin de lutter contre le changement climatique.

Cette interdiction à la vente de tous les produits en contenant entrera en vigueur dans les commerces du campus à la rentrée de septembre, a annoncé cette université du sud-est de la capitale britannique dans un communiqué, l'élevage de bovins étant accusé d'être très consommateur d'eau et source de déforestation.

"L'appel mondial de plus en plus insistant à ce que les organisations prennent au sérieux leurs responsabilités afin de stopper le changement climatique est impossible à ignorer", a expliqué la nouvelle directrice de Goldsmiths, qui a pris ses fonctions en août. "Le personnel et les étudiants sont déterminés à contribuer au changement radical nécessaire pour réduire drastiquement notre empreinte carbone, aussi vite que possible", a-t-elle ajouté.

Un rapport du groupe d'experts de l'ONU sur le climat (Giec) rendu public jeudi dernier souligne que modifier les habitudes de consommation et de production alimentaires est un des leviers pour agir contre le réchauffement climatique, sans pour autant préconiser de passer à un régime végétarien ou végétalien. lexpress.fr avec l'AFP 13.07

Un autre exemple de manipulation.

Argentine. Quand un péroniste remporte un scrutin face à un péroniste, il s'en trouve à l'extrême gauche (NPA notamment) en France pour crier victoire !

Dimanche 11 août, l'ex-chef du gouvernement et péroniste Alberto Fernandez et sa colistière Cristina Fernandez de Kirchner, l'ancienne présidente du pays, ont remporté les élections primaires face au tandem composé de Mauricio Macri et du dirigeant péroniste Miguel Angel Pichetto.

Alberto Fernandez, chef du gouvernement de Nestor puis de Cristina Kirchner entre 2003 et 2008, a fait campagne en jurant avoir rompu avec les politiques de gauche suivies par le passé et s'être recentré.

A la surprise générale car elle était en tête des sondages, Mme Kirchner avait annoncé le 18 mai son retrait, laissant M. Fernandez briguer le fauteuil de président qu'elle a occupé de 2007 à 2015. (Source : AFP12 août 2019)

LVOG - Alberto Fernandez a juré "avoir rompu avec les politiques de gauche suivies par le passé et s'être recentré", voilà de quoi crier victoire ! Vous voulez faire quoi avec de tels dirigeants, franchement ?




Macron : Un cas qui relève bien de la psychiatrie.

Emmanuel Macron ne gouverne pas les Français, il les soumet - huffingtonpost.fr 14.08

Par Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite de psychopathologie clinique à l'Université d'Aix-Marseille

L’autre pour Emmanuel Macron n’est qu’un autre lui-même. Il veut les Français à son image, à l’image des clones qui l’entourent et l’adorent.

Que l’on s’en réjouissance ou qu’on le déplore (Réjouissance pour réjouisse, attention dans cet article notre psychanalyste pratique la masturbation ! - LVOG) , il est bien un héros de notre temps, “personnalité sociale” de cette nouvelle élite qui a rompu le pacte de solidarité républicain. (On a les "héros" qu'on peut. - LVOG) Emmanuel Macron s’avance en conquérant pour qui ne compte que la performance, la réussite. (De ses parrains ! Réussite, de la part d'un raté, il y a de quoi s'interroger sur la santé mentale du "professeur émérite". - LVOG)

Il descend dans l’arène de l’opinion publique témoigner de ses convictions, élans de ses conquêtes, causes de ses succès. C’est ainsi disait Freud que s’avance le conquérant porté par un narcissisme maternel qui fait que rien ne lui résiste: “quand on a été le favori incontesté de la mère, on en garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance du succès, dont il n’est pas rare qu’elle entraîne effectivement après soi le succès.” (Notion du "succès" plutôt sordide en ce qui concerne Macron. Et puis, le "narcissisme maternel" il l'a épousé au point de le rendre carrément fou pour de bon. - LVOG)

Cette formule freudienne, on la croirait taillée sur mesure pour notre Président. (Le vôtre, on vous l'accorde, pas le nôtre. - LVOG) La passion maternelle pour son enfant idéalisé induit une confiance à toute épreuve chez celui qui en reçoit le privilège. Elle lui donne une force et une confiance inébranlables qui facilitent ses conquêtes (Sauf féminines ! - LVOG), et fait qu’il ne peut que s’aimer davantage. C’est ce narcissisme qui confère au conquérant un pouvoir de séduction incontestable. Le conquérant fascine comme fascinent les grands fauves ou les people. La fascination n’est pas du même registre que l’amour ou le dialogue fraternel. Bien au contraire, le conquérant rêve debout, enveloppé dans son repli narcissique, sans contestation possible. À chaque objection de ses interlocuteurs, Emmanuel Macron aime répliquer: “Non! Je vais vous expliquer”. Il y croit et feint de croire qu’on va le croire. L’autre pour Emmanuel Macron n’est qu’un autre lui-même, un Macron qui s’ignore et dont il faut, tel Socrate, savoir l’accoucher. (Bref, c'est un psychopathe ! - LVOG)

On lui reproche un manque d’empathie. Le diagnostic est à la fois cruel et juste. À condition de préciser que l’empathie est identification à l’autre, qu’elle suppose une capacité authentique d’en adopter le point de vue. Il faut pour cela non consommer l’effusion sentimentale, la fusion affective, la ferveur des émotions, mais se déplacer là où se trouve l’autre tout en restant soi-même. Il n’est pas sûr que notre monarque y parvienne. C’est pourquoi lorsqu’il dit qu’il est lui aussi “un gilet jaune”, nous pourrions craindre que des cris de détresse et de colère il n’entende que l’écho de son propre message dont le Grand Débat fut, à plus d’un titre, la caisse de résonance. Au fond, il se révèle comme l’enfant émerveillé par le château de sable qu’il construit avec le matériau de la France. Il veut les Français à son image, il les façonne de son parcours, les maçonne de ses illusions, les étourdit de ses imprécations. (Au point qu'ils le haïssent ! - LVOG)

Cet homme croit à la fable des abeilles besogneuses dont il convient d’écarter les frelons, tous ces fainéants qui “coûtent un pognon de dingue”, qui “ne sont rien parce qu’ils ne font rien”. Il croit au destin d’un Etat entrepreneurial et d’une Nation start-up. Il croit à ce qu’il dit, il croit à ce qu’il fait, avec l’acharnement de l’évangéliste, avec l’audace de l’aventurier, avec le courage du centurion, il construit avec le sable français les châteaux de son Empire. (Il détruit plutôt tout ce qu'il touche. - LVOG) Emmanuel Macron n’a pas fait don de sa personne à la France, il lui a fait don de sa croyance, “délire sectorisé”, nouveau corps mystique du pouvoir. Il nous veut tous à l’image de la “bande” de clones qui l’entoure et l’adore dans l’effusion des religions saint-simoniennes. Plus que de Jupiter, c’est de Pygmalion qu’il suit l’exemple. Il burine la France et le peuple français pour sculpter sa statue. Il l’aime cette statue, c’est son œuvre, sa création, le fruit de ses croyances. Aucun frelon, jaune, rouge ou vert, ne saurait le détourner de sa doxa. Il est “entrepreneur” de sa politique comme il souhaite que chacun le devienne de son existence. (En fait, il est “entrepreneur” de rien du tout, il est un simple et docile exécutant des basses oeuvres de l'oligarchie. - LVOG)

Mais ce conquérant est aussi le héros nihiliste de la tragédie de notre époque, celle qui fait de la conquête le moyen d’assouvir le “caractère destructeur” du capitalisme globalisé. Ce capitalisme, qui fait de la destruction la nouvelle source de profit, détruit aussi celui qui se place à son service. Ce caractère destructeur, il convient de le comprendre au sens du philosophe Walter Benjamin[1] qui en dresse le portrait: “Le caractère destructeur ne connaît qu’un seul mot d’ordre: faire de la place; qu’une seule activité: déblayer. Son besoin d’air frais et d’espace libre est plus fort que toute haine.” Les débris humains, peuples et gouvernants, et écologiques qui en résultent sont recyclés pour de nouveaux profits. (Comme quoi ils ont parfaitement conscience de leur oeuvre destructrice ou de la servir en ce qui concerne l'auteur de cet article qui n'y voit qu'un sens philosophique et non antisocial. - LVOG)

À distance de toute attaque ad hominem c’est ainsi, je crois, qu’il convient de comprendre le destin des conquérants actuels dont Emmanuel Macron est l’exemple. Leur destin, comme celui des peuples qu’ils soumettent plus qu’ils ne les gouvernent, procède de ce même principe destructeur. Les gouvernants ne cherchent pas à être compris ou aimés de leurs peuples, tout juste consentent-ils à les faire témoins de leur efficacité. Ils savent que plus rien dans l’environnement d’aujourd’hui n’est durable, et qu’ils doivent en conséquence devancer la nature pour ne pas en subir le rythme, la simplifier pour mieux la liquider et la transformer en profits. (Qu'il prenne ses distances avec "toute attaque ad hominem" visant Macron, c'est bien naturel, on l'avait compris chez ce psychanalyste nihiliste et démagogue, maniant le "en même temps" en reprenant à son compte l'idéologie de Macron ("plus rien dans l’environnement d’aujourd’hui n’est durable", ben voyons, on ne lui a pas soufflé à part cela !) tout en visant plus loin le profit. - LVOG)

C’est bien pourquoi leur politique ne saurait être écologique ou humaniste. Détruire efface les traces du temps et de l’histoire. Brecht l’avait annoncé: la modernité efface les traces, elle est sans mémoire, mais non sans commémorations. (Orwell aurait dit à juste titre que "la modernité efface les traces" du passé quand elle est synonyme de régression et de réaction sur toute la ligne. - LVOG) La langue même est affectée par ce caractère destructeur, elle ne révèle plus, elle n’autorise plus que la communication, et trouve dans le numérique le moyen fabuleux de son déclin. (Parlez pour vous ou les eunuques du cerveau ! Ici on respecte la langue, tout du moins on essaie. A l'entendre ce serait une fatalité, autrement dit il considère comme déjà acquis les objectifs que Macron s'est fixé. - LVOG) Ce caractère destructeur ne relève pas de la psychologie mais procède ici de l’économie politique, de la culture, de nos sociétés. (Nous sommes tous responsables, que pèse un seul homme face à la multitude, rien, alors pourquoi faire le procès de Macron... et le sien ainsi que leur idéologie ! - LVOG) C’est ainsi qu’il faut comprendre les violences que nous avons connues ces derniers temps, moins comme des accidents de parcours que comme des symptômes durables de cette nouvelle pathologie de masse produite par le “caractère destructeur” d’un capitalisme métamorphosé dont les fascismes du siècle passé n’étaient que les archétypes. (En réalisé, si le capitalisme s'est "métamorphosé", c'est pour mieux demeuré fidèle à lui-même, puisque ses fondements sont demeurés les mêmes, c'était l'objet même de cette métamorphose, se survivre à lui-même quitte à tout détruire sur son passage... Ah le "en même temps" ! - LVOG) huffingtonpost.fr 14.08

En macronie, pas de répression policière. La question qui tue celui (Franceinfo) qui la pose après la mort de Steve Maia Caniço.

franceinfo 10.08 - L'opération de police a-t-elle contribué à ces multiples chutes ? C'est ce que plusieurs enquêtes doivent notamment déterminer.

Pas besoin d'enquêtes : Sans l'intervention violente des forces de l'ordre il n'y aurait pas eu de chutes dans la Loire, donc pas de noyade. Ce sont les forces de l'ordre ou plus précisément le préfet, le ministre de l'Intérieur, le Premier ministre et Macron qui sont responsables de la mort de ce jeune.

Ils sont dans le déni permanent ou ils ne cessent de refabriquer la réalité ou le passé pour qu'elle coïncide avec leur idéologie ou leurs intérêts.

Ils ont tiré 33 grenades lacrymogènes (MP7), dix grenades de désencerclement et douze balles de défenses (LBD) dans la nuit du 21 au 22 juin sur "des gamins en short".

"Ils n'étaient pas face à une situation insurrectionnelle. En face, c'était des gamins en short. A quel moment avaient-ils besoin d'utiliser de tels moyens ? - Marianne Rostan, avocate à franceinfo. franceinfo 10.08




1984-2019. En Marche vers le totalitarisme. Milicien, délateur, justicier, inquisiteur, procureur, dictateur...

- Une adjointe du ministre de l'Agriculture tacle Greta Thunberg en détournant "Martine" - Le HuffPost

- Tritium : l'écologiste Julien Bayou accusé d'avoir répandu une "fake news" - Le HuffPost 12.08

- Polémique après la participation de deux ministres à une corrida, dont celui chargé du bien-être animal - Journal du Dimanche

- Sarkozy-Kadhafi : Eric Ciotti demande à Nicole Belloubet une enquête sur le juge Tournaire - Journal du Dimanche 12.08

- Affaire Epstein: la justice sommée d'ouvrir une enquête sur de possibles "liens" avec la France - AFP 12.08

- Une photo d'Eric Woerth, en pleine "ascension" sur le massif du Mont-Blanc, déclenche l'hilarité sur Twitter - Franceinfo 12.08

- Les quartiers résidentiels se big-brothérisent - slate.fr 15.08

Logiciels de reconnaissance faciale, capteurs de mouvement et autres gadgets sophistiqués infiltrent les voisinages.

Être observé dans la rue par l'œil d'une caméra perchée sur un poteau semble être devenu normal. Derrière elle, vous imaginez un policier à moitié endormi par l'ennui de sa tâche, assis devant un écran dans un centre situé à plusieurs kilomètres de là. Mais s'il s'agissait plutôt de votre voisin?

Contrairement à l'Asie, la surveillance en Europe ou en Amérique était généralement d'ordre public, mise en place par la police ou le gouvernement. Mais la récente démocratisation des technologies de reconnaissance faciale ou d'identification de plaques d'immatriculation permet aux particuliers de se procurer des outils de moins en moins difficiles à utiliser.

Objets connectés et logiciels d'intelligence artificielle sont en pleine irruption dans les rues résidentielles, à l'entrée des maisons ou dans les petits magasins de quartier.

Souriez, vous êtes filmé! (Admirez le cynisme. - LVOG)

Des caméras qui repèrent les mouvements inhabituels ou reconnaissent les visages sont désormais inclues dans les sonnettes intelligentes. Des logiciels d'intelligence artificielle permettent de repérer des actions spécifiques comme fumer.

Il leur est aussi possible de détecter ce type de comportement en analysant, sans assistance humaine, des heures et des heures d'enregistrements dans des bases de données. Ces technologies ne coûtent souvent pas plus que quelques centaines d'euros et sont très simples à installer.

«Nous constatons une hausse de l'adoption des technologies de sécurité pour la maison dans un souci de surveillance du voisinage», remarque, pour Axios, Mana Azarmi, conseillère au Center for Democracy and Technology. «Les stalkers, les criminels et les époux suspicieux peuvent en abuser.»

L'Amérique en pointe

Aux États-Unis, à Denver, plus de dix quartiers ont acheté des lecteurs de plaques d'immatriculation pour traquer les entrées et sorties de tous les véhicules et placé des caméras qui enregistrent les visages des passants.

Dans tout le pays, des maisons sont équipées de caméras de surveillance qui alertent la police de violations des règles de voisinage, des collisions de voitures dans les parkings ou de dépôts de poubelles illégaux. Des propriétaires utilisent également ces technologies pour surveiller leurs locataires dans les milieux les plus défavorisés.

Les experts s'inquiètent notamment car ces bases de données privées sont plus facilement accessibles aux forces de l'ordre que les images prises par le gouvernement dans l'espace public. «La police a accès à une incroyable quantité de mouvements des Américains dans le temps et l'espace et sur, potentiellement, des années», s'inquiète Nathan Freed Wesslet, un avocat de l'Union américaine pour les libertés civiles.

Ses inquiétudes reposent désormais sur des certitudes: fin juillet, il était révélé que Ring, propriété d'Amazon, pouvait transmettre sans mandat ni question des vidéos à la police américaine. slate.fr 15.08




Fake news ou présentation trafiquée de la réalité. Un avant-goût de l'escroquerie du Green New Deal

L’électrification en Afrique subsaharienne est plus rapide que la croissance démographique - francetvinfo.fr 12.08

Le développement du hors-réseau, grâce au solaire, explique cette accélération de la fourniture électrique.

L’affirmation vient de la Banque Mondiale. Et cela, alors que la croissance démographique est particulièrement forte. "Avec une population qui a été quasiment multipliée par cinq, pour passer de 227 millions d’habitants en 1960 à plus d’un milliard en 2018, l’Afrique subsaharienne est la région qui a enregistré la plus forte croissance démographique."

A l’heure des grands projets hydro-électriques sur les fleuves africains, c’est le hors-réseau qui permet cette révolution de l’électrification, tirée par la production autonome d’électricité. Car 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne ne sont toujours pas raccordées à un réseau électrique. En une dizaine d’années, parti de zéro, le hors-réseau fournit aujourd’hui de l’énergie à des millions de personnes.

L’évolution technologique a permis cette expansion, en proposant des produits non seulement plus performants mais aussi moins coûteux. La Banque mondiale (BM) a même élaboré un label pour garantir un équipement en matériel de qualité. En 2010, seulement six produits étaient conformes à ce label. Il y en a 150 aujourd’hui, écoulés à 40 millions d’exemplaires.

Selon l'institution financière, 500 millions de dollars ont été investis dans le secteur ces deux dernières années. "Au cours des deux dernières années, de plus en plus d'investisseurs privés sont entrés sur ce segment, motivés par les perspectives de rendement financier", explique la banque mondiale.

Son programme "Lighting Africa" ambitionne de fournir une énergie électrique hors réseau à 250 millions de personnes d’Afrique subsaharienne d’ici 2030. La BM a ainsi ouvert une ligne de crédit de 140 millions de dollars dans le cadre du projet ROGEP. Il s’agit de fournir des matériels de production d’électricité solaire dans 19 pays et d'atteindre 1,7 million d’habitants. De petites unités de 20 à 350 KW pour équiper les ménages, les entreprises et les établissements publics comme les écoles.

Même un géant comme EDF est de la partie. La société française, déjà présente dans le hors-réseau au Maroc ou en Afrique du sud, a lancé une offre en Côte d’Ivoire, associée à une jeune pousse américaine. En 2017, 7000 kits ont été placés comprenant le panneau solaire, l’onduleur, des lampes, des chargeurs, parfois même une télévision pour des prix s’échelonnant de 140 000 à 420 000 CFA (de 200 à 600 euros environ) selon les modèles. Le succès est au rendez-vous.

La population qui dispose de l'énergie électrique ne cesse donc de croître, et l'équipement va donc à terme concerner tout le continent. Une bonne nouvelle pour le développement. francetvinfo.fr 12.08

LVOG - Où est le lézard ?

EDF et ses semblables sont des philanthropes comme chacun sait, "7000 kits ont été placés", gratuitement ? De combien ces familles ont-elles dû s'endetter, à quel taux d'intérêt ? Ici aussi en Inde les Indiens s'équipent en deux-roues à moteur, réfrigérateur, etc... à des taux usuriers ! Ou pour inscrire leurs enfants dans des écoles privées? J'en suis le témoin direct. Les banques passent dans les villages et proposent des prêts allant jusqu'à 50.000 roupies, à l'arrivée, ils auront remboursé le double du capital emprunté.

Les batteries doivent être renouvelées tous les 4 ans au mieux et elles coûtent l'équivalent du prix des panneaux solaires, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'y ai renoncé (en Inde). Raccordé au réseau électrique public, en raison des fréquentes coupures, dont une de 24h chaque mois, j'ai opté pour un convertisseur de courant et deux batteries.

Ensuite, ce qu'on ne vous dit pas, c'est que pour ce prix là, vous ne pourrez pas avoir de réfrigérateur, de machine à laver le linge, encore moins la climatisation, il faudrait invertir trois fois plus !

Bref, en dehors de quelques ampoules, un ventilateur, un écran de télévision ou d'ordinateur, ces Africains devront continuer indéfiniment et désespérément de manquer des biens d'équipement qui distinguent ceux qui profitent du progrès social et ceux qui devront s'en passer.




Ils osent tout.

- Le bien-être animal devrait-il avoir son propre ministère? - Le HuffPost

LVOG - Ils pensent enfin à nous !

- "Plus belle la vie" : un acteur trisomique rejoint le casting de la série de France 3 - Franceinfo

- "Ils nous ont sauvés" : des rescapés du Bataclan publient une tribune pour soutenir la BRI - Franceinfo

- L'ONU interpelle la France sur le transfèrement "illégal" des jihadistes français condamnés à mort en Irak - Franceinfo

LVOG - Macron livrent ses barbares au bourreau, quel ingrat ! L'ONU veut sauver ses mercenaires...

- Maroc : la Banque mondiale critique une stratégie de croissance trop dépendante du secteur public - Franceinfo

- La traque de ceux qui sont la Russie libre ne peut que nous inquiéter - Le HuffPost

- Pas d'argent, pas de moutons : des menaces pèsent sur la fête de l'Aïd au Cachemire - AFP

- Le régime syrien avance dans Idleb, 61 combattants tués - AFP 12 août 2019

LVOG - Les barbares rebaptisés combattants... Dans l'article il s'agira du "groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et des groupes rebelles".

- Des canots de sauvetage de migrants transformés en sacs à Berlin - AFP

- Après les fusillades d'El Paso, Dayton et Gilroy, Lady Gaga va financer 162 classes d'école - Le HuffPost

- «Œil pour œil»: les manifestants de Hongkong dénoncent les violences policières - LeFigaro.fr

- Facebook reconnaît avoir écouté et transcrit des conversations privées d'usagers - Franceinfo

- Le Luxembourg veut légaliser le cannabis, une première en Europe - LeFigaro.fr

- Le jeu vidéo bac-à-sable "Roblox" dépasse les 100 millions d'utilisateurs - Franceinfo

- Le Japon envisage de déverser l'eau radioactive de Fukushima dans le Pacifique - L'Express.fr

- Plus d'un milliard de litres d'eau contaminée pourrait ainsi se retrouver dans l'océan. L'Express.fr

- ASAP Rocky condamné à de la prison avec sursis pour violences - Le HuffPost

- Une victime présumée de Jeffrey Epstein attaque en justice ses héritiers - AFP

- Accusé de harcèlement sexuel, Placido Domingo lâché par ses pairs - euronews

Aux Etats-Unis, plusieurs salles prestigieuses ont décidé de lâcher Placido Domingo, confronté à des accusations de harcèlement sexuel. L'opéra de San Francisco et l'orchestre de Philadeplhie ont annulé sa venue, prévue dans les prochaines semaines. euronews

- Japon: le nouvel empereur exprime de "profonds remords" pour la guerre - AFP




Vive la paix sociale sous un régime totalitaire !

15 dollars: les restaurants new-yorkais ont doublé le salaire minimum et se portent très bien - slate.fr 13.08

À l'image de nombreux économistes et observateurs, qui établissent un lien direct entre niveau des émoluments et activité ou chômage, la plupart des restaurateurs new-yorkais étaient vent debout contre la hausse du salaire minimum pour l'ensemble des salarié·es de l'État, annoncée en 2015 par le gouverneur Andrew M. Cuomo.

Apocalypse salariale

Celle-ci a fait passer l'équivalent du Smic de 7,25 dollars de l'heure (6,5 euros) à 15 dollars en 2018 (13,4 euros). Très dépendante de ses armées de petites mains aux bas salaires, la restauration est souvent présentée comme le secteur le plus fragile en cas de hausse de la masse salariale.

Étaient promises une inflation des notes payées par les clients, une baisse de l'activité voire des faillites et, finalement, des personnels mis sur le carreau. Une récente étude, menée par The New School et le think tank National Employment Law Project, a pourtant découvert tout l'inverse.

Selon ses observations, non seulement le secteur de la restauration à New York n'a traversé aucune des apocalypses prophétisées par les adversaires de la mesure, mais il vit de très beaux jours. «Lors de cette période où l'État a connu une hausse historique du salaire minimum, la croissance à New York a dépassé la moyenne nationale», est-il ainsi analysé, avec force détails chiffrés.

Cette résistance peut notamment s'expliquer par les bonnes performances économiques générales de l'État de New York, ainsi que par les récentes mutations du secteur –le surgissement de la restauration en livraison a offert un coup de jeune à de nombreux établissements.

Dans une nation où le plein emploi crée de fortes tensions mais où les salaires continuent à stagner, cette étude peut être une nouvelle bienvenue pour les salariés. Et le fait qu'un géant comme Amazon tente de tirer la concurrence vers le haut en fixant un salaire minimum deux fois plus élevé qu'au niveau national laisse à penser qu'un changement de paradigme est en cours. slate.fr 13.08

LVOG - Le correcteur orthographique a supprimé l'orthographe inclusive de cet article, il ne le supportait pas et moi non plus !




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Espagne.

La droite conserve la région de Madrid grâce à l'extrême droite - AFP 14 août 2019

Les conservateurs du Parti populaire, qui ont perdu le pouvoir en Espagne en 2018 après un scandale de corruption, se sont assurés mercredi de la présidence de la région de Madrid avec les voix de l'extrême droite, conservant un fief important malgré une série de revers électoraux.

Concurrencé par Ciudadanos (centre-droit) et par Vox (extrême droite), le PP, éjecté du gouvernement national par une motion de censure en juin 2018, a obtenu aux législatives d'avril, puis aux municipales et régionales de mai, des scores historiquement faibles, bien qu'il reste la première force à droite.

Mais en passant des accords avec ces deux partis, il a maintenu pratiquement intact son pouvoir territorial, reprenant même à la gauche les mairies de Madrid et de Saragosse.

Après deux mois de négociations, la candidate du PP Isabel Diaz Ayuso a été investie à la tête de la région de Madrid, la plus riche d'Espagne, forte de 6,6 millions d'habitants, avec les voix de Ciudadanos et de Vox.

Elle devient la troisième conservatrice à gouverner une région grâce aux voix de l'extrême droite, après Juan Manuel Moreno arrivé au pouvoir en Andalousie (sud) en janvier, et Fernando Lopez-Miras, réélu en juillet président de la petite région de Murcie (sud-est).

Comme ses deux homologues, Isabel Diaz Ayuso gouvernera en coalition avec Ciudadanos, tandis que Vox, dont les élus lui sont indispensables pour avoir une majorité, reste hors de l'exécutif.

La dirigeante de Vox, Rocio Monasterio, a assuré que son parti ne les soutiendrait pas dans tous les cas : "Nous ne reculerons pas d'un millimètre dans la défense de nos électeurs", a-t-elle promis devant l'assemblée régionale. "Notre engagement avec le Parti populaire et Ciudadanos se termine là où commence le vôtre avec nous, c'est-à-dire après ce vote", a ajouté la porte-parole du parti ultraconservateur, créé en 2014 par des déçus du PP et qui s'est installé ces derniers mois dans le paysage politique espagnol.

Mme Diaz Ayuso a elle mis l'accent sur les points communs entre leurs deux partis.

"Rien que voir les réactions que vos mots suscitent à gauche (...) me démontre que vous et moi sommes plus unies qu'ils ne le souhaiteraient", lui a-t-elle répondu.

Elle a promis d'importantes baisses d'impôts dans la région que son parti dirige sans interruption depuis 24 ans, et où des scandales de corruption ont emporté plusieurs de ses prédécesseurs. AFP 14 août 2019

Guatemala

Guatemala: le candidat de droite Alejandro Giammattei élu président - AFP 12 août 2019

Le candidat de droite Alejandro Giammattei a été élu dimanche à la présidence du Guatemala, a annnoncé le tribunal électoral en faisant état de résultats préliminaires du second tour du scrutin "notoirement irréversibles".

Avec 95% des bulletins dépouillés, le Dr. Giammattei était crédité de 58,7% des suffrages, selon le décompte communiqué par le Tribunal suprême électoral (TSE). Le parti de son adversaire sociale-démocrate Sandra Torres a reconnu sa défaite.

Alejandro Giammattei a promis de combattre les criminels et les trafiquants de drogue à coup de "testostérone", et de rétablir la peine de mort. Comme son adversaire sociale-démocrate, il s'est prononcé contre le mariage homosexuel et la légalisation de l'avortement.

Se déplaçant à l'aide de béquilles en raison d'une maladie vieille de 40 ans, le médecin conservateur en est à sa quatrième candidature depuis 2007, à chaque fois pour des partis différents.

Elu sous les couleurs du parti de droite Vamos (Allons-y), M. Giammattei est redouté pour ses colères intempestives et incontrôlables.

Ancien directeur de l'administration pénitentiaire, il a lui-même connu la prison pendant 10 mois en 2010. Accusé dans une affaire d'exécution extrajudiciaire de huit détenus en 2006, il a été libéré faute de preuves mais est resté, dit-il, profondément marqué par cette expérience d'incarcération.

Le scrutin a été marqué par une forte absention, de plus de 55%, selon les résultats préliminaires.

Brésil

A Brasilia, 100.000 femmes du monde rural manifestent contre Bolsonaro - AFP 14 août 2019

Une centaine de milliers de femmes du monde rural ont participé mercredi à Brasilia, selon les organisateurs, à la traditionnelle "Marche des marguerites", qui a pris cette année la forme d'une protestation contre le président Jair Bolsonaro.

Cette "Marche des marguerites" a lieu tous les quatre ans en défense du monde paysan et des droits des femmes, dans un pays très affecté par les violences domestiques. Elle a aussi été l'occasion d'appels à la libération de l'ex-président Lula, emprisonné pour corruption.

Ces femmes ont protesté en matinée contre la politique gouvernementale d'extension de l'usage des pesticides et l'intention affirmée par Jair Bolsonaro d'autoriser l'exploration minière sur des terres indigènes ou dans des zones protégées.

Des femmes membres de tribus autochtones de tout le Brésil qui avaient manifesté la veille dans la capitale pour dénoncer les "politiques génocidaires" du président d'extrême droite se sont jointes à la marche mercredi.

Il s'agit de la troisième manifestation à Brasilia en deux jours, un mouvement de protestation ayant également eu lieu mardi dans la capitale contre les coupes budgétaires dans l'éducation et la réforme des retraites, parallèlement à la manifestation des femmes indigènes. AFP 14 août 2019

Algérie

Algérie: 26e vendredi de manifestations contre le régime - AFP 17 août 2019

Les Algériens ont manifesté à nouveau massivement dans les rues du centre de la capitale, quadrillé par la police, pour un 26e vendredi consécutif d'un mouvement de protestation qui s'apprête à clore son 6e mois sans avancée vers une solution à la crise.

Malgré la forte chaleur estivale, la mobilisation, difficile à estimer précisément en l'absence de comptage officiel, a semblé aussi importante que ces dernières semaines.

Amoindrie par les vacances scolaires par rapport aux premières semaines du "Hirak" (le mouvement de contestation né le 22 février), la mobilisation est restée forte à Alger, où comme chaque vendredi, hommes, femmes et enfants de tous âges étaient au rendez-vous dès le début de l'après-midi et se sont dispersés sans incident après plusieurs heures de marche.

Des manifestations ont également eu lieu dans les principales villes du pays, selon les sites d'information et les réseaux sociaux.

Alors que le mouvement de contestation, qui s'apprête à fêter son 6e mois le 22 août, ne semble pas s'essouffler, aucune solution à la crise politique dans laquelle est plongée l'Algérie ne se profile.

De leur côté, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont été contraints de reporter une réunion prévue samedi, faute d'avoir obtenu - comme le veut la loi - une autorisation préalable des autorités.

"Au moment où le pouvoir fait la promotion de son offre de dialogue, la réalité est tout autre", s'insurgent les organisateurs dans un communiqué, dénonçant "le verrouillage du débat public, des médias, du dialogue dans la société". AFP 17 août 2019

Zimbabwe

Zimbabwe : le régime interdit les manifestations contre les pénuries alimentaires - Franceinfo 16 août 2019

Redoutant une forte répression policière, le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a finalement préféré annulé la manifestation prévue ce vendredi 16 août 2019.

Ce qui n'a pas empêché certains de ses sympathisants à descendre dans les rues de la capitale. Ils ont été immédiatement violemment dispersés à coup de bâtons et de gaz lacrymogène.

Un appel à manifester avait été lancé par 21 groupes d'opposition pour protester contre la politique économique du gouvernement et les nombreuses pénuries que connaît le pays.

Un porte-parole de la police avait interdit les manifestations et indiqué que tout contrevenant commettrait un crime. Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) avait pourtant déclaré que les manifestations seraient pacifiques.

En janvier 2019, des manifestations contre la hausse des carburants avaient déjà été violemment réprimées par la police. Franceinfo 16 août 2019


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France.

LVOG - Quand le "taux" baisse, le "halo" augmente. Bref le chômage de masse se porte à merveille !

Le taux de chômage poursuit sa baisse à 8,5%, son niveau le plus bas depuis 10 ans - lejdd.fr 14 août 2019

Voilà quatre ans que le chômage a entamé sa lente décrue.

L'Insee indique mercredi que le taux de chômage a reculé de 0,2 point au deuxième trimestre, pour s'établir à 8,5% de la population active en France. Il s'agit d'un plus bas niveau depuis début 2009, souligne l'Insee, comme au trimestre précédent. Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse aussi de 0,2 point et s'établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.

Le "halo autour du chômage", lui, est en forte hausse

En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le "halo autour du chômage" est en forte hausse au 2e trimestre. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu'elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement ont vu leur nombre augmenter de 63.000 (-80.000 au 1er trimestre). Ce halo concerne environ 1,5 million de personnes. Enfin, le taux d'emploi, c'est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, reste quasi stable pour s'établir à 66% (-0,1 pt), à noter qu'il diminue pour les 15-24 ans (-0,3 pt) et qu'il augmente pour les seniors (+0,2 pt). lejdd.fr 14 août 2019

LVOG - 66.000 en moins, 63.000 en plus = 3.000 en moins, entrés en stage, en apprentissage... à moins que ce soit en plus en comptant les DOM-TOM !


ECONOMIE

Médias

Médias : Viacom et CBS fusionnent vers un géant mondial du divertissement - euronews 14 août 2019

Le groupe pèserait 28 milliards de dollars de chiffre d’affaires. euronews 14 août 2019

Chine

La Chine continue ses investissements en Ethiopie - francetvinfo.fr 15.08

L'Éthiopie et la Chine doivent établir un partenariat en vue de constituer un nouveau parc industriel représentant une valeur de 300 millions de dollars dans ce pays d'Afrique de l'Est, selon l’Agence Chine Nouvelle.

Ce nouveau parc industriel doit s’implanter dans la ville d'Adama, à une centaine de km au sud-est d'Addis-Abeba, la capitale. Environ 85 % des financements nécessaires pour bâtir ce parc industriel seront couverts par des prêts à taux bonifiés du gouvernement chinois, tandis que les 15 % restants seront fournis par le gouvernement éthiopien, selon Pékin.

"Couvrant une superficie de 100 hectares, ce parc industriel devrait générer des opportunités d'emploi pour près de 25 000 Éthiopiens et il s'inscrit dans le cadre du grand plan de l'Éthiopie pour transformer son économie, majoritairement agraire, en une économie industrialisée d'ici à 2025", précise l’agence Chine nouvelle.

Ces parcs industriels devraient au total être une douzaine. Neuf d'entre eux sont implantés à proximité de la ligne de chemin de fer électrifiée de 756 km reliant l'Ethiopie à Djibouti… construite par les Chinois.

Ces zones créées par l'Etat sont destinées à employer une importante main d'oeuvre. Les industriels qui s'y établissent "sont exemptés d'impôt sur le revenu durant les cinq premières années et exonérés de droits ou de taxes sur l'importation de biens d'équipement et de matériaux de construction", explique un article de Bloomberg. Face à la montée des salaires en Asie (et en Chine en particulier), de nombreuses entreprises chinoises sous-traitent en Ethiopie une partie de leur production, dans le secteur textile notamment.

Ce nouvel investissement chinois en Ethiopie montre la prépondérance de Pékin dans l'économie du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique (derrière le Nigéria). Selon une étude citée par la BBC, "depuis 2000", Addis Abeba lui "a emprunté plus de 12 milliards de dollars", faisant de ce pays le deuxième plus gros destinataire de prêts chinois vers l'Afrique (après l'Angola). francetvinfo.fr 15.08


Le 12 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

J'ai dégoté le dossier le plus complet sur Greta Thunberg et leur machination climato-néolibérale.

L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)

La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)

La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)

La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)

Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)

Une décennie de manipulation sociale pour la captation de la nature par les grandes entreprises. (31.07.19)


Le 11 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

A qui profite le crime ?

Un casse à 150.000 milliards de dollars.

Nombreux sont ceux qui ont tout intérêt à ne pas tuer cette poule aux oeufs d’or ! Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au format pdf - 19 pages)

En 2007 j'avais publié un article au sujet du réchauffement climatique où je me fiais aveuglément aux rapports du GIEC. Pourquoi ? Il y a plusieurs explications à cela.

Tout d'abord parce que j'étais isolé. Ensuite, j'ignorais tout ou presque sur ce sujet. Enfin, il ne m'était pas venu à l'esprit qu'il fallait absolument tout vérifier, j'avais la naïveté de croire tout ou partie de ce que les médias dominants publiaient ou disaient, or c'était une grave erreur. En fait, il ne m'était pas venu à l'esprit qu'ils oseraient tout et n'hésiteraient pas à manipuler absolument tous les sujets qu'ils traitaient. Je dois avouer que je n'avais pas perçu, qu'il existait un rapport de cause à effet entre la crise du capitalisme et leur intention d'instaurer un régime totalitaire mondial ou leur stratégie politique, et la manière dont ils traitaient la question climatique. Maintenant que le lien est clairement établi, j'en ai pris conscience.

Mais pour aborder cette question, cela nécessite un lourd investissement, un travail colossal ou un temps très long de tout vérifier quasi systématiquement, de recouper chaque fait ou donnée... Je ne m'imaginais pas devoir faire un tel travail d'investigation, de recherche pour ainsi dire quotidiennement, or c'est devenu obligatoire pour ne pas se faire manipuler, d'autant plus que les partis dits ouvriers s'alignent presque systématiquement sur la propagande officielle ou adoptent leurs théories.

Pire encore, et c'est le cas plus que jamais avec cette histoire de changement climatique, en lisant chaque article il faut repérer ou démêler le vrai du faux qui s'y trouve en fonction des intérêts de leurs auteurs ou des lobbies qu'ils représentent ou de leurs inclinaisons idéologiques, du coup leurs argumentations peuvent s'avérer correctes ou paraître comme telles concernant certains facteurs, et fausses ou fabriquées concernant d'autres facteurs, leurs démonstrations ou plutôt une partie de leurs démonstrations peuvent être justes et leurs conclusions ou une partie de celles-ci erronées, soit involontairement ou sciemment.

Bref, se lancer là-dedans est épuisant et prend un temps considérable parce qu'il faut essayer de tout garder en mémoire ou tout relire ou presque pour tenter de venir à bout d'un facteur, pour comprendre ce qui se passe réellement, car tout est embrouillé ou fait l'objet d'affirmations partisanes. Qui plus est, comme de nombreux facteurs entretiennent des rapports entre eux, c'est l'ensemble qu'il faut avoir en tête en permanence pour essayer d'y voir plus clair. Et puis la vérité leur importe que lorsqu'elle correspond uniquement à leurs a priori ou à leurs intérêts, à leur idéologie, et le reste du temps ils la violent sans scrupule. Non mais vous imaginez le truc, j'ai lu plus de 120 articles sur ce sujet en trois semaines. C'est le produit de ce travail ingrat et de mes réflexions que je vous livre dans cette causerie.

Un conseil, ne vous arrêtez pas aux chiffres qui y figurent qui peuvent beaucoup varier selon les auteurs ou sources, vaut mieux se faire une idée ou retenir la tendance générale qui s'en dégage.

Je sais qu'il aurait été plus simple ou économique de se demander à qui profite le crime, et d'y répondre de manière définitive sans prendre le moindre risque après avoir lu l'article de la Banque mondiale à 90.000 milliards de dollars, plus que le PIB mondial, mais je ne suis pas sûr que cela aurait été le meilleur procédé pour répondre aux interrogations des militants et des travailleurs. J'ai pensé qu'il serait plus efficace de démonter pièce par pièce l'escroquerie du GIEC, ainsi les militants ou travailleurs peuvent apprendre beaucoup de choses sur le fonctionnement de notre planète et son environnement, point par point ils disposeront d'arguments pour répondre aux partisans de la théorie officielle.

La machination du business climato-totalitaire.

Ils osent tout ou ils ne sont pas à une contradiction près.

Les mêmes, les chefs d'Etat du Canada et de l'UE, qui figurent parmi ceux qui ont mis en place le GIEC, viennent de signer le CETA. Vous avez le droit d'ajouter la totalité des médias institutionnels et d'autres.

Un glissement sémantique pas anodin, mais jamais relevé ou presque. Pourquoi ?

Du réchauffement climatique, ils sont passés au changement climatique. Pourquoi ?

Parce que la température moyenne de la Terre est demeurée inchangée au cours des 18 ou 20 dernières années selon les sources.

Qui est à l'origine du GIEC ou quand ils confondent météorologie et climatologie.

Extrait du portail de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

- L'Organisation météorologique mondiale est une institution spécialisée des Nations unies.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) est une organisation intergouvernementale qui compte actuellement 193 États et territoires Membres. (...) Le Secrétariat, dont le siège se trouve à Genève, est dirigé par le Secrétaire général. Le Congrès météorologique mondial est l'organe suprême de l'Organisation.

Dans le cadre de la réforme de la structure de gouvernance des organes constituants de l'OMM approuvée par le Dix-huitième Congrès météorologique mondial en juin 2019, le nombre de commissions techniques va passer de huit à deux.

Président de l'OMM : Gerhard Adrian. public.wmo.int

LVOG - C'est un météorologiste, le monsieur météo de l'ONU !

Quelques précisions dans Wikipedia.

- Les états développés profitent donc de la conjoncture économique pour appuyer le développement des initiatives de l'OMM en matière de détection et d'attribution du changement climatique. En 1979 a ainsi lieu la première conférence mondiale sur le climat à Genève, sur la proposition du PNUE et de l'OMM. Cette conférence se contente d'en appeler à un renforcement des observations ; elle ouvre d'ailleurs le programme climatologique mondial de l'OMM.

Les réflexions sur le climat mondial ouvrent le voie à de nombreux débats dans les années 1980 sur les possibilités de limiter le bouleversement climatique. L'OMM est un élément moteur de ces démarches. Elle invite les services nationaux à se préparer à l'intégration de nouveaux éléments dans leur périmètre d'activités, et met en place une série de nouveaux programmes liés à l'étude de l'environnement : convention sur l'ozone, pollutions atmosphériques, changement climatique. À la même époque est créé le GIEC (1988), conjointement avec le PNUE.

Les statuts de l'OMM sont définis par la convention du 11 octobre 1947. Les représentants des services météorologiques nationaux réunis à Washington décident de la création d'une organisation destinée à "coordonner, standardiser, améliorer les activités météorologiques mondiales et encourager un échange efficace d'informations entre les pays". wikipedia.org

Sponsorisée par le GIEC ou l'ONU et une monarchie.

Greta Thunberg et des centaines de jeunes Européens unis pour le climat à Lausanne - lexpress.fr 09.08

Le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), a encouragé ces jeunes, qui devaient manifester dans l'après-midi à Lausanne, à "continuer leur bon travail".

Ce mouvement de jeunesse, comme celui de "Youth for Climate", est né après l'initiative de la jeune Greta Thunberg d'entamer une grève de l'école hebdomadaire pour le climat.

Greta Thunberg va traverser l'Atlantique en bateau. L'égérie de la lutte contre le réchauffement climatique entend en effet participer au sommet mondial sur le climat organisé à New York par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres le 23 septembre.

Le bateau, dirigé par le skipper allemand Boris Herrmann et le fondateur monégasque de l'équipe Malizia, Pierre Casiraghi, hissera pour l'occasion une voile barrée du slogan "#Fridays for future" ("Les vendredis pour l'avenir"), du nom du mouvement lancé de la jeune militante.

"J'ai décidé d'essayer de prendre une année sabbatique et de voyager dans différents endroits, par exemple du nord au sud de l'Amérique où j'ai reçu plusieurs invitations pour assister à des sommets", avait-elle confié en juin.

L'adolescente doit également se rendre à la COP25 au Chili en décembre, un voyage confirmé plus tôt dans l'année par son entourage. Aux États-Unis, il s'agira du premier déplacement de la jeune fille sur le sol américain depuis le lancement de son mouvement "Fridays For Future". lexpress.fr avec AFP 09.08 et 29.07.

LVOG - Fera-t-elle un discours à la Fed ou à Wall Street ?

Qui est Pierre Casiraghi ?

Pierre Casiraghi est le troisième rejeton de la princesse Caroline de Monaco et vice-président du Yacht Club de Monaco.

Le GIEC en guise de rigueur scientifique : Erreurs grossières, faux, manipulations, mensonges, etc. le tout avéré ou confirmé sur fond de scandales.

mediapart.fr 10 janvier 2016 - Depuis sa création le GIEC publie tous les six ans environ un épais rapport de plusieurs milliers de pages, ainsi qu'un « résumé pour les décideurs » de 20 à 40 pages servant de base aux négociations climatiques internationales. Le cinquième et dernier rapport date de 2014. Au fil des ans, ces résumés sont devenus de plus en plus illisibles.

Les trois premiers rapports du GIEC restaient prudents. En 1995, le GIEC concluait en disant qu'aucune des études n'avait apporté la preuve que le changement climatique puisse être attribué aux gaz à effet de serre. En 2001, le GIEC soulignait qu'en matière de modélisation du climat, ils étaient face à un « système chaotique couplé et non linéaire » et que les prédictions à long terme s'avéraient impossibles.

Mais dés le 4 ème rapport (AR4), fin 2007, sans aucune donnée nouvelle, le GIEC affirme que la réalité et l'ampleur du réchauffement climatique sont « sans équivoque ». L'effet de serre du CO2 serait la cause d'un réchauffement pouvant atteindre 6,4° en 2100 si rien n'était fait; cela provoquerait aridité, désertification, catastrophes climatiques et montée des océans. Des prédictions avec un écart allant de 0,2° à 6,4°! Une marge d'incertitude invalidant leurs conclusions.

AR4 affirmait entre autres que les glaciers de l'Himalaya pourraient disparaître en 2035 voire avant. Le GIEC dût démentir en 2010 suite aux protestations des scientifiques. Des études ont confirmé qu'il n'y avait aucun recul inquiétant des glaciers en Himalaya et plusieurs scientifiques et ex-experts du GIEC démissionnèrent pour exprimer leurs désaccords quant aux méthodes de travail et ses conclusions.

En tant que vice-président dans l'administration Clinton, Al Gore aida à promouvoir le protocole de Kyoto en 1997, traité international visant à réduire les émissions de CO2.

En 2006, dans son film « une vérité qui dérange », Al Gore se met en scène pour expliquer la future catastrophe planétaire liée aux activités humaines. Ce film quasi hollywoodien très médiatisé, avec ses images d'apocalypse et sa courbe impressionnante « en crosse de hockey » pour illustrer le réchauffement depuis la période industrielle, eut un retentissement international.

Mais cette courbe était fausse ! (et ce n'était pas la seule erreur). Elle avait été sciemment falsifiée. Ce mensonge scandaleux à des fins idéologiques aurait dû entraîner la dissolution du GIEC. Mais non, le GIEC admit son «erreur», la courbe disparut du rapport suivant et le film reçut 5 prix, 2 nominations et le prix Nobel de la paix fut attribué en 2007 au GIEC et à Al Gore !!

Puis il y eut en 2009, peu avant le sommet de Copenhague, la « Climategate », autre affaire très grave. Des hackers avaient diffusé plus de 5000 e-mails de hauts membres du GIEC. Dans ces échanges apparaissaient clairement les manipulations des données scientifiques pour les faire coller à leur théorie réchauffiste, ainsi que des rapports de scientifiques censurés « comme non conforme » à la version officielle du GIEC. On y vit aussi leurs méthodes d’intimidation contre ces scientifiques « dissidents ».

Le président du GIEC, Rajendra Pachauri, faisant l’objet d’une plainte pour harcèlement sexuel, dût démissionner le 24 Février 2015. Ce n'était pas le seul scandale le concernant; il était également visé par des accusations de conflits d'intérêts et d'enrichissement personnel.

Dans le 5ème et dernier rapport (2014), sans nouvelles données scientifiques, le GIEC devient plus affirmatif encore : le réchauffement du système climatique est dû aux activités humaines (probabilité de plus de 95 %) et il faut mettre fin à l’utilisation des énergies fossiles, principales responsables. (...)

Le CO2 suit les changements de températures. Il est une conséquence et non une cause. Quand il fait froid, les océans absorbent plus de CO2, et quand il fait chaud, c'est l'inverse, ils en rejettent davantage. Le taux de CO2 d'origine anthropique dans l'atmosphère serait d'environ 5 %.

Les océans représentent la majeure partie de la surface du globe et constituent un immense réservoir de CO2 contenant 60 fois sa quantité dans l'atmosphère. Depuis 2003, 3000 balises Argo sont installées sur tous les océans du globe et leurs données sont transmises par satellite. Ces capteurs ne constatent aucune évolution significative de la température des océans depuis leur mise en place.

Depuis le début du XXIème siècle, les instituts spécialisés parlent de « pause », le GIEC emploie le mot « hiatus ». Le taux de réchauffement durant la période 1970-1998 était d'environ 0,17°C par décennie, alors que durant 1998-2012, ce taux est passé à environ 0,04°C par décennie (chiffres du MET Office, un des 3 plus importants centres de météorologie mondiale, utilisés par le GIEC). Des records de température sont toujours observés, ce qui n'est pas en contradiction avec l'ambiance de fond qui elle est quasi stationnaire. Il y a aussi le phénomène El Nino qui est à l'origine de phénomènes météo exceptionnels perturbant le climat planétaire. Il est particulièrement puissant en 2015-début 2016. Son influence reste faible en Europe.

Des prédictions peu scientifiques ...

Les mesures récentes, en particulier celles provenant des satellites et des balises Argo, sont trop éloignées des projections du GIEC pour valider leur théorie. De plus leurs modélisations ne concordent pas avec les cycles du passé. Comment pourraient-ils faire des prédictions justes pour l'avenir !?

Un rapport très complet datant de 2009, signé par 37 spécialistes internationaux concluaient par : les causes anthropiques du changement climatique restent marginales devant les causes naturelles.

Le soleil sortirait d'un cycle d'environ 60 ans d'activité intense et la tendance pourrait s'inverser et amener alors un refroidissement jusqu'en 2030.

De nombreux facteurs ont une influence sur le climat : les cycles solaires, le rayonnement cosmique (c'est à dire les particules chargées d'énergie qui pénètrent dans l'atmosphère terrestre), la formation des nuages, la dynamique des océans, le volcanisme et d'autres encore. Les phénomènes météorologiques sont de nature chaotique et d'une prédiction aléatoire. La prévision climatique est complexe. Personne n'est en mesure de savoir vers quoi évoluera le climat d'ici la fin du XXIème siècle.

Que penser de tout ça ?

Tout d'abord, les différentes affaires, erreurs et mensonges montrent qu'il n'y a aucune rigueur scientifique dans les travaux du GIEC, une structure pourtant censée synthétiser les travaux de qualité de nombreux scientifiques. Nous subissons une effroyable propagande idéologique. Il est d'ailleurs politiquement très incorrect de contester leurs thèses et tout est fait pour discréditer les contradicteurs en les raillant ou en censurant leur travail. D'où les départs de scientifiques du GIEC ( comme Judith Curry, une des climatologues les plus emblématiques )

Et surtout, il apparaît clairement qu'il y a de graves problèmes bien plus urgents à se préoccuper que cet éventuel réchauffement climatique futur.

Le matraquage permanent des médias autour de ce « global warming » anthropique sert à tout justifier : une inondation inédite, une tornade comme jamais auparavant, des sécheresses dévastatrices de plus en sévères, des ouragans plus puissants que jamais, et même des truffes en baisse et des chenilles processionnaires en plus ! Diantre, vivrions nous les débuts de l'apocalypse ! Tout est pain béni pour servir ce dogme.

Face au GIEC, certains « climato-sceptiques » ont des intérêts politiques et financiers aussi peu louables. L'enjeu climatique oppose l'industrie pétrolière et l'industrie nucléaire. S'y ajoute le récent enjeu des énergies renouvelables et les affrontements entre multinationales sont impitoyables. Cette fixation sur le CO2 est aussi un moyen de tenir à distance l'émergence économique des nouvelles puissances.

Le nucléaire produit aujourd'hui à peine plus de 10% de l'électricité mondiale et ne représente que 1,8% de la consommation mondiale d'énergie. Malgré l'alibi d'être une « énergie décarbonée » pouvant lutter contre le réchauffement climatique, un nouvel essor de l'énergie nucléaire semble peu probable. La France se trouve donc dans une impasse avec des centrales dangereuses et vieillissantes qui fournissent 77 % de son énergie électrique.

Mais une nouvelle économie repeinte en vert se porte bien et mise sur de juteux profits futurs grâce aux thèses du GIEC. Les cabinets et consultants sur « l'empreinte carbone » prospèrent. La vente des voitures électriques espère décoller.

De nombreuses institutions environnementalistes (WWF, Réseau Action Climat, Greenpeace, Réseau Sortir du nucléaire,…) se sont bien sûr ralliées au discours dominant et à cette croisade, rejoignant ainsi pronucléaires et autres lobbies malpropres, et détournant les militants écologistes des vrais combats à mener. WWF et Greenpeace ont été associés au GIEC dès sa création.

Le matraquage autour de ce réchauffement idéologique a réussi à formater la pensée de nombreux militants qui sont devenus les relais zélés de cette propagande. Les personnes contestant ce dogme, ont vite droit à des insultes et se voient même traiter de révisionnistes !

Le capitalisme industriel fait des ravages sur la planète et de vraies catastrophes sont devant nos yeux.

Le danger de la science comme de la religion est de faire d'une théorie une grille de lecture unique et imposée. Les croyances ne devraient pas avoir leur place dans une étude scientifique.

Cette propagande sur une catastrophe climatique à venir permet de laisser dans l'ombre les catastrophes mondiales bien réelles, catastrophes à la fois humaines et environnementales : les guerres et la faim dans le monde, la pollution de l'air, des sols, des mers et des rivières (par des composants chimiques plus problématiques que le CO2), l'appauvrissement de la biodiversité, les déchets nucléaires, ...

Le GIEC devrait être dissous. Rester aussi influent sur la scène internationale après une telle accumulation de mensonges, d'erreurs et de manipulations, montre la puissance des lobbies et forces politiques qui sont derrière cette structure.

Si l'ONU et ses agences se démenaient autant pour le bienfait de l'humanité qu'elles le font pour le monde des affaires, nous pourrions être confiants dans l'avenir.

Les multinationales ont pris le pouvoir et mènent le monde. Les dirigeants ne sont que des marionnettes pour les servir et nous endormir. Ils se plient aux impératifs du monde économique et délaissent les vrais problèmes de notre siècle.

Il est urgent de remettre en cause nos sociétés occidentales, qui tirent le monde vers le pire, et de revoir radicalement leur fonctionnement (production, consommation, distribution)

Parler du temps permet souvent de ne pas aborder les choses essentielles ! mediapart.fr 10 janvier 2016

Vous êtes-vous "demandé pourquoi il est difficile de prédire la météo sous nos latitudes à plus de quelques jours alors qu’il serait possible de prévoir le climat à l’échéance de plusieurs siècles" ?

« Réchauffement climatique : Le pavé dans la marre ! » (Jean-Marc Bonnamy) - palingenesie.com 8 février 2019

Ancien élève de l'Ecole polytechnique, Jean-Marc Bonnamy a successivement été ingénieur des travaux publics, expert climatologue pour la FAO, directeur de département à l'Institut français du pétrole. Spécialiste de l'Asie du Sud-Est, il y a dirigé des filiales de sociétés françaises et créé sa propre entreprise de conseil avant de rejoindre l'ONU pour le Développement industriel dont il a dirigé les représentations au Vietnam, au Sri Lanka et en Inde, avant d'entamer une carrière de consultant pour les Nations Unies et la Communauté européenne.

- Si vous vous êtes demandé pourquoi il est difficile de prédire la météo sous nos latitudes à plus de quelques jours alors qu’il serait possible de prévoir le climat à l’échéance de plusieurs siècles, voire seulement quelques dizaines d’années, sur la terre entière, Jean-Marc Bonnamy vous rassure : vous avez raison de vous interroger et il explique pourquoi dans Réchauffement climatique : Le pavé dans la marre ! », innocentant au passage le CO2 de toute responsabilité dans un « réchauffement » – ou « changement », ou « dérèglement »… – de la planète, à l’encontre des allégations du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, créé en 1988 pour se pencher sur la question.

La question du rôle du CO2 est emblématique de la tournure politique, idéologique, quasi-religieuse du débat climatique. Dans la foulée du GIEC, les réchauffistes interprètent la corrélation statistique entre la courbe de l’élévation des températures et celle de la teneur en CO2 de l’atmosphère comme une loi physique de cause à effet, le CO2 provoquant cette élévation. Ne pourrait-on pas en déduire l’inverse, à savoir que la teneur en CO2 de l’atmosphère augmente en fonction de l’élévation de la température ? Une corrélation ne peut à elle seule servir de preuve. D’ailleurs, comment s’expliquent les périodes de décorrélation entre températures et teneurs en CO2 dans les données dont fait état le GIEC lui-même ?

Jean-Marc Bonnamy résume la thèse du GIEC comme suit : la terre se réchauffe, ce réchauffement entraînera des catastrophes, il est dû à l’effet de serre du CO2 et ce dernier résulte du développement de l’activité humaine. Et, il entreprend de démontrer, dans les premiers chapitres de son livre, qu’un phénomène physique de saturation de l’effet de serre, que personne ne nie, exonère le CO2, au-delà de ce qu’il accomplit déjà, de toute incidence dans un quelconque réchauffement climatique au sens dans lequel le GIEC l’entend et que, si tant est qu’il y a réchauffement de la terre, c’est ailleurs qu’il faut en chercher la raison. L’auteur en propose quelques pistes de réflexion dans Réchauffement climatique : Le pavé dans la marre ! ». palingenesie.com 8 février 2019

Réchauffement climatique : Le pavé dans la marre ! » (Jean-Marc Bonnamy), 164 pages, Editions L’Harmattan.

Vous devrez bannir de votre alimentation : La viande, le lait et les produits laitiers, les fruits et les légumes dont les tomates et les choux, les bananes et les fraises, les avocats, le riz et le soja ainsi que le lait d'amande, etc.

Rapport du GIEC : ces aliments "sains" sont une catastrophe pour l'environnement - Yahoo Actualités 8 août 2019

Les habitudes alimentaires des humains ont un impact extrêmement négatif sur la planète. Si certains en ont déjà conscience et tentent d’adapter leur alimentation, les alternatives choisies ne sont pas toujours les bonnes.

Ce jeudi, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a rendu public un rapport sur la dégradation des sols, qui est notamment liée à notre façon de consommer. Parmi les enjeux évoqués, les dégâts causés par notre manière de nous nourrir.

Plus inquiétant encore, les experts assurent que plus le réchauffement climatique s’amplifie, et plus il est difficile de nourrir la population. Un cercle vicieux dont il faut se sortir rapidement.

Certaines mauvaises habitudes sont déjà connues des consommateurs, qui tentent de les modifier… mais pas toujours de la meilleure des façons.

Avocats et tofu : bons pour vous, mais pas pour la planète

Il est déjà bien connu que la viande rouge est très mauvaise pour la planète. Les vaches, les agneaux et les chèvres notamment, produisent beaucoup de méthane, d’oxyde nitreux et entraînent une grande déforestation, nécessaire pour leur offrir des pâturages.

Certains consommateurs ont donc cherché des alternatives. Les sites, blogs et comptes Instagram se sont mis à distiller des conseils, assurant qu’il était possible de remplacer la viande rouge par des légumes, des féculents et des substituts comme le tofu.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas forcément une bonne idée. Le soja - utilisé pour faire le tofu - est loin d’être un bon élève. Ses champs sont à l’origine d’une partie de la déforestation de l’Amazonie.

Souvent considéré comme un aliment sans danger, le riz n’est pourtant pas si innocent. Il est très consommateur en eau - ce qui appauvrit aussi bien les sols que les nappes phréatiques - et dégage également du méthane.

Les produits laitiers sont également décriés. Selon Greenpeace, il faudrait réduire sa consommation à 33 kg par personne et par an, alors que les Français en consomment actuellement 260 kg en moyenne. Mais leurs remplaçants n’ont pas forcément un meilleur bilan carbone.

Les laits de soja et de riz ne sont pas des modèles, à l’instar des produits dont ils sont issus. Le lait d’amande ne s’en sort pas beaucoup mieux car il impose une énorme consommation d’eau.

La méfiance est également de mise du côté des fruits et légumes. Les avocats sont ainsi source de déforestation. Quant aux bananes, tomates, fraises et autres choux, ils sont très gourmands en eau et viennent parfois de loin, ce qui ne fait qu’augmenter leur empreinte carbone.

Heureusement, le rapport du GIEC propose des solutions pour sortir du cercle vicieux. Cela passe notamment par une consommation et une agriculture moins intensive, et une réduction drastique du gaspillage. Yahoo Actualités 8 août 2019

LVOG - "Heureusement, le rapport du GIEC propose des solutions pour sortir du cercle vicieux" fabriqué de toutes pièces. Ils osent tout les tyrans !

En complément. Toujours plus fort !

- Franceinfo a interrogé Jean-François Soussana, rapporteur du Giec et vice-président pour l'international de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra)

500 millions de personnes sont exposées à la désertification. Franceinfo 08.08

LVOG - 500 millions de personnes sont exposées à la hausse du niveau des océans, 1 milliard de personnes sont exposées à la baisse des nappes phréatiques, 1 milliard de personnes sont exposées à la hausse des températures ou des canicules de plus en plus fréquentes, 1 milliard de personnes sont exposées à des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus violents, inondations, ouragans, cyclones, froids intenses, tremblements de terre, 1 milliard de personnes sont victimes de la faim ou de la sous-alimentation, 2 milliards de personnes disposent de moins de 2 dollars par jour vivre : Au secours on va tous mourir !

Comment justifier la hausse des prix des produits alimentaires, pétroliers, de l'électricité, de l'immobilier, des loyers, des véhicules à moteur, etc. ?

L'étau ou le carcan se resserre. Aux contraintes liées au numérique que ne serrent de s'accroître, il faut ajouter celles liées à cette machination liée aux variations climatiques.

Maintenant il ne faut pas s'emballer ni dans un sens ou l'autre. Ce qu'ils décrivent comme un réchauffement climatique concerne essentiellement l'hémisphère nord là où le capitalisme est le plus développé. Leurs gouvernants sont aux prises avec des contradictions qui éclatent au grand jour, par exemple lorsqu'ils sont pro migrants du Sud un jour ou dans les médias, et un autre jour ils dressent des murs de législations (ou de fils barbelés) pour les contenir ou les renvoyer dans leur pays d'origine ; Lorsqu'ils vont délocaliser la production de marchandises destinées à leur propre marché, etc.

A l'anarchie du capitalisme vient s'ajouter en quelque sorte celle du climat qui n'en fait qu'à sa tête, en l'admettant pour notre démonstration. Trop c'est trop, et cela pourrait être un mauvais tour que le climat réserverait à l'histoire du capitalisme, confiné telle une forteresse assiégée derrière des frontières que les capitaux ou les marchandises sont autorisés à franchir pour ainsi dire librement, mais pas les hommes, surtout les plus pauvres qui doivent demeurer confinés dans des pays livrés à la guerre, à la pauvreté, à la famine, à des régimes despotiques en général.

Le défi de satisfaire les besoins de 7,6 milliards d'habitants dans des conditions climatiques aléatoires ou qui peuvent évoluer défavorablement pour assurer la survie des hommes, est incompatible avec l'existence du capitalisme à l'échelle mondiale, de ces frontières, de ces Etats entravant la libre circulation des hommes, y compris à l'intérieur de ces Etats, c'est l'ensemble des sociétés telles qu'elles sont établies, la répartition des hommes et les rapports entre la ville et la campagne qui sont remis en cause, quand des régions entières viennent à se désertifier, à manquer cruellement d'eau, subissent des hausses brutales de température, tandis que d'autres voient les leurs baisser, leurs précipitations augmenter et leurs déserts reverdir.

La Terre n'en devient pas inhabitable pour autant, sauf quand le capitalisme constitue une entrave au déplacement des populations. Si catastrophe il y a à craindre quelque part, c'est uniquement dans la survie du capitalisme qu'il faut en chercher l'origine et nulle part ailleurs.

Quelques points de repères.

- Pourquoi entre 1910-1945 et 1945-1980 l'augmentation de la température a été la même, + 0,6°C, puis a baissé pendant que le taux de particule de CO² dans l'atmosphère doublait ou plus encore ?

- De 1945 à 1980, 5 Etats ont réalisé plus de 2000 essais nucléaires dans le monde, dont 516 ont été atmosphériques, 17 en haute altitude, et 4 sous-marins. (Source Wikipedia.org)

- Le coupable, c’est indubitablement l’Homme, à l’exclusion de toute autre cause possible, même si l’Homme ne compte en définitive, le GIEC lui-même le reconnaît, que pour 4 % des émissions globales de CO² ! contrepoints.org 01.07.2019

- La concentration actuelle de CO² dans l’air est de 0,04 %, j'ai peut-être écrit par erreur ailleurs 0,4%.

- En fait, relève François Gervais, la combustion des ressources fossiles a entraîné une augmentation du taux de CO2 dans l’air de 0,03 % à 0,04 % en volume, c’est-à-dire que, « parmi 10 000 molécules d’air sec, on compte à peu près 7808 molécules d’azote, 2096 molécules d’oxygène, 92 atomes d’argon, gaz qualifié de rare, et seulement 4 molécules de gaz carbonique. » Le fait de passer de 3 à 4 molécules de CO2, une molécule supplémentaire parmi 10 000 molécules d’air sec ou 10 500 molécules d’air humide justifie-t-il un tel émoi ?

Quand bien même la quantité de CO2 doublerait, sa contribution à l'effet de serre passerait seulement de 19,6% à 20,9%, elle serait donc insignifiante. Depuis le début de l’ère industrielle, le CO2 est passé de 280 à plus de 400 ppm, soit 120 ppm d’augmentation. Si la température était uniquement fonction du CO2, la hausse moyenne des températures devrait être de 12°C.

LVOG - En réalité, si hausse de la température il y avait, elle viendrait d'ailleurs, voilà ce qu'il faut en déduire logiquement.

Leur arnaque repose sur deux leviers, le premier, la hausse de la température moyenne de la terre qui en fait demeure contenue ou est hypothétique, le second la crainte liée à l'augmentation du CO² dans l'air qu'ils agitent pour terrifier la population, après avoir présenté le CO² comme un polluant, alors qu'il ne constitue pas un danger pour la santé ou la nature, bien au contraire.

- Le problème de cette théorie fumeuse est que depuis plus de 18 ans, la « température moyenne » de notre terre n’a pas augmenté d’un iota ! Durant cette période, plus d’un tiers du CO2 total émis depuis le début de l’ère industrielle a été relâché dans l’atmosphère. Si ce gaz était vraiment responsable d’un quelconque réchauffement climatique anthropique, on s’attendrait à tout le moins à observer une hausse vigoureuse des températures. Rien de tout cela ne se produit. (István E. Markó, chimiste, président de l'European Chemical Society, professeur à l’Université catholique de Louvain.)

- Compte-tenu de ce que le transport ne représente que 2 % des émissions de CO² d’origine humaine, soit huit dix-millièmes des émissions globales de CO², le prélèvement d’une taxe sur le transport aérien est du racket (Source : contrepoints.org 01.07.2019)

- Parole d'internaute. (Suite à un article publié par le blog Les-Crises.fr)

- " Il reprend la propagande qu’on nous sert journellement: Le réchauffement est dû à l’homme! Il nous sert aussi la solution à laquelle le GIEC nous prépare : Vive le nucléaire! Un peu d’histoire: le GIEC a été fondé sous l’égide de Madame Thatcher pour qui le CO2 était un ennemi personnel lié à ses démêles avec les mineurs. Plus actuel, les dirigeants français du GIEC: Jouzel et Masson Delmotte sont des salariés du CEA. Personnellement je crains beaucoup plus le nucléaire que le CO2. En France , aucune de nos centrales nucléaires n’est installée dans une zone de sécurité (à plus de 250 km des villes). Nous léguons à nos enfants un pays avec des centrales nucléaires vieillies, des monceaux de déchets (Bure, La Hague)"

Les grands mythes du réchauffement climatique : le CO2 est tout, sauf un polluant ! - objectifliberte.fr 04 décembre 2009

Extraits.

La toxicité : Le CO2 n'est jamais toxique pour les humains aux concentrations observables.

Tout un chacun sait que l'air que nous expirons est plus riche en CO2 que celui que nous inspirons: le CO2 est un produit "d'échappement" de l'activité physique. Ce gaz coule dans nos veines, et traverse nos poumons.

Tout est question de degré, une substance peut être parfaitement inoffensive à des taux "ordinaires" et empoisonnante au delà. Ne risquons nous pas de "polluer" l'atmosphère en y augmentant le taux de CO2 ?

Et bien non. Les concentrations de CO2 "rencontrables" hors expériences de laboratoire ne sont en aucun cas toxiques, et les seuils de mortalité sont purement théoriques. Les données qui suivent sont traduites du guide en ligne des inspecteurs de sécurité des bâtiments aux USA:

Tout d'abord, une convention d'écriture 1,000,000 ppm d'un gaz = 100 % de concentration de ce gaz, et 10,000 ppm d'un gaz dans l'air=1% de concentration.

La concentration actuelle du CO2 est de 385 ppm, soit 0,038%. (Un peu plus de 400 ppm en 2018, soit 0,040% - LVOG)

Une maison fermée renferme, selon la qualité de son aération, de 600 à 800ppm, liés à la respiration des êtres vivants qui s'y trouvent. Soit 0,06/0,08%. Ces concentrations sont celles qui pourraient être rencontrées dans l'atmosphère au siècle prochain selon les estimations les plus pessimistes du GIEC.

Un auditorium fermé et moyennement ventilé peut atteindre 1200 ppm,0,12% . Aucune personne ne sera incommodée par le CO2 lui même, ceci dit, la mauvaise ventilation aura d'autres effets pervers. Les normes de sécurité considèrent qu'au dela de 1200ppm, une pièce présente un défaut de ventilation potentiellement gênant, mais pas à cause du CO2.

A 1%, soit 10 000 ppm, soit 25 fois plus que dans l'air ambiant extérieur, et 14 fois plus que dans une maison, ce qui n'est concevable que dans un auditorium de grande contenance et très mal ventilé, où la même foule resterait plusieurs heures sans aération (!), des occupants sont susceptibles de ressentir une somnolence.

C'est à partir de 20 000ppm, soit 2%, que des problèmes de nature médicale peuvent survenir: lourdeurs de poitrine et essoufflement. Ce niveau ne peut pas se rencontrer en situation naturelle, les effets de telles concentrations ont été étudiés en laboratoire.

A 3%, la respiration devient deux fois plus rapide que la normale. A 5%, quatre fois plus. à 5% (50 000 ppm, 125 fois les niveaux actuels), le CO2 est directement toxique voire mortel, par détresse respiratoire principalement.

On le voit, avant que le CO2 ne devienne un"polluant direct", il y a une marge énorme: le GIEC prévoit 560ppm à la fin du 21ème siècle dans l'atmosphère. Le CO2, à l'état naturel, quelle que soit sa concentration, n'est pas un problème pour la vie humaine, et d'une façon générale pour les mammifères. Je n'ai pas de données de toxicité pour les autres espèces (oiseaux, insectes...), mais même les sites alarmistes sont assez peu prolixes sur la question. S'il y avait le moindre risque, nous serions bombardés de messages plus pessimistes les uns que les autres, soyez en sûrs. Ce n'est pas une preuve, juste une indication.

LVOG - Dans cet article figurait une longue démonstration ou les observations et les conclusions étaient quasi-identiques pour la vie marine à celles des végétaux.

Plus de CO2 = plus de plantes !

Tout élève de CM2 sait que le CO2 est le gaz capté par les plantes par photosynthèse pour assurer leur croissance. Mais les niveaux actuels de CO2 atmosphériques sont ils les meilleurs pour favoriser la pousse des plantes ? L'agriculture, ou les forêts, se porteraient-elles mieux ou moins bien si, toutes choses égales par ailleurs, les taux de CO2 atmosphériques venaient à augmenter ?

Le phénomène est documenté depuis longtemps par une abondante recherche, car le milieu agricole est depuis longtemps sensible à ces questions. Et la conclusion est absolument sans appel: plus de CO2 implique une meilleure pousse des végétaux.

A tel point que les serres (les vraies !) sont souvent équipées d'injecteurs de CO2, quelques exemples de ces dispositifs figurent ci dessous.

Co2-injection

L'expérience agricole montre que des niveaux de CO2 sous serre de 750 à 1000ppm produisent des pousses végétales bien plus abondantes (une augmentation de 300ppm / au taux atmosphérique produit en moyenne une surpousse de 33%), et parfois qualitativement supérieures (plus de sucre dans les fruits, plus de couleurs dans les fleurs, etc...).

Le site Co2science maintient une très impressionnante base de données de centaines d'études et observations qui corroborent cette affirmation, espèce par espèce.

Pour ceux qui souhaiteraient une synthèse plus complète sur cette question, le désormais indispensable Papy Jako a publié un résumé d'une note de synthèse du ministère de l'agriculture canadien qui dit en substance que:

- En dessous de 340 ppm, le taux est trop faible, cette valeur constituant un seuil de carence préjudiciable à la bonne croissance des plantes. Autrement dit, notre concentration atmosphérique actuelle est juste légèrement supérieure à ce seuil de carence !

- Selon le type de plantes, la concentration de CO2 au delà de laquelle une augmentation n'a plus d'impact sur la croissance des plantes ("point de saturation") est de l'ordre de 1000 à 1300 ppm, soit 2,6 à 3,2 fois les concentrations actuelles. Si l'augmentation du CO2 atmosphérique devait se produire au même rythme qu'actuellement, il faudrait plus de 400 ans pour atteindre 1000ppm.

Pour les curieux, la note détaillée du ministère canadien :

(http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/00-078.htm)

Plus de CO2 dans l'atmosphère promet donc un monde plus vert et des rendements agricoles meilleurs, ce qui devrait réjouir ceux qui s'inquiètent des problèmes de faim dans le monde. Pourquoi alors sont-ce souvent les mêmes qui crient au loup face à l'augmentation du CO2 ?

Et le climat, alors ?

A ce stade, nous voyons que le CO2 ne pose aucun problème direct de nature biologique ni pour la vie terrestre, ni pour la vie marine, et ce, même à des concentrations trois à quatre fois supérieures à celles que nous observons actuellement.

Bref, il ne reste comme possibilité de classer le CO2 comme "polluant" qu'une très éventuelle implication de ce gaz dans l'augmentation des températures terrestres. Or, là aussi, les publications qui remettent en cause ce dogme abondent. (...)

La corrélation entre CO2 et températures semble difficile à établir dans le temps !

Rappelons en outre que les hypothèses de persistance du CO2 retenues par le GIEC ont été établies à partir de modèles informatisés. Mais le GIEC a pris pour hypothèse que le temps de persistance d'une molécule de CO2 dans l'atmosphère était de 100 années. Il ignore en cela une petite quarantaine de recherches estimant, par plusieurs méthodes différentes, ce temps de rémanence entre 5 et 20 ans, avec une moyenne autour de 10. Oh, et faut il le préciser, ces 37 recherches, dont les mesures ont été effectuées par plusieurs méthodes différentes, datent toutes d'avant 1997, date à laquelle un article de Segalstadt, de l'université d'Oslo, les a recensées. Il y a pu en avoir d'autres depuis. Segalstadt, déjà, en déduisait que les hypothèses du GIEC relèvent du dogme et non de la science, et explique les fautes de raisonnement du GIEC qui conduisent à prendre en compte des durées erronées.

Un catastrophisme injustifié

Ajoutons également que malgré les dires du GIEC, il n'est pas évident qu'une température un poil plus élevée serait maléfique pour la planète. Après tout, alors que la tendance depuis les années 70 est au réchauffement, on a vu ni hausse inconsidérée des niveaux marins, et les déserts d'Afrique tropicale ont plutôt eu tendance à reverdir, la chaleur augmentant la condensation et les précipitations. De même, dans cette vidéo, le professeur Reiter, de l'institut Pasteur, un des meilleurs spécialistes des maladies tropicales au monde, affirme que le GIEC, dont il a claqué la porte, ment effrontément (il ne dit pas "se trompe"...) pour faire croire qu'un accroissement des températures signifierait un retour de la malaria sous les latitudes européennes, alors que le moustique a longtemps aussi sévi en Sibérie ou dans les pays nordiques, signe que ce n'est pas une maladie des tropiques, mais une maladie du manque d'hygiène né de la pauvreté. Il existe de nombreuses réfutations des allégations du GIEC sur le niveau des mers (Notamment par Nils Axel Morner), et sur la plupart des catastrophes attribuées à une mer chaude. Je n'en ferai pas la litanie ce soir, car l'article est déjà long, mais j'y reviendrai ultérieurement.

En clair, le GIEC, à partir de courbes de températures fausses car ouvertement trafiquées, d'hypothèses surprenantes sur la durée de vie du CO2 dans l'atmosphère, et d'assomptions totalement infondées sur les conséquences éventuelles d'une variation des températures, nous affirme que le CO2 est le "principal facteur de réchauffement climatique porteur de calamité". Et voilà comment on transforme un gaz vital en épouvantail pour populations que l'on espère ainsi manipuler.

Pourquoi tant de haine ?

On se perd en conjectures sur l'intérêt de certains groupes à vouloir à tout prix que ce gaz indispensable à la vie, et même bénéfique, soit combattu, jusqu'à vouloir dépenser des sommes astronomiques pour l'enfouir sous terre. Si ces groupes se préoccupaient sérieusement de l'état environnemental de la planète, ne devraient-ils pas se féliciter de ce que l'on découvre que le CO2 a des impacts positifs pour elle ? Ne devraient-ils pas prôner l'abandon de la lutte contre ce gaz vital pour dégager des ressources pour traiter d'autres problèmes écologiques autrement plus importants ?

La réaction anti CO2 des militants écologistes de diverses mouvances, parmi lesquels on trouve bon nombre de ces scientifiques d'un genre nouveau, "les scientifiques d'opinion", relayée par nos politiques rendus aveugles, ne peut que nous interroger sur ses motivations réelles.

Ne s'agit-il pas d'un moyen habile trouvé par ceux qui n'aiment pas les sociétés occidentales, de les mettre à mal, en sabrant leurs économies, dont la combustion des énergies fossiles est pour un temps encore le pilier, et plus encore en sapant dans l'esprit des populations l'appétence au progrès, en persuadant nos contemporains que toute marche vers plus de progrès technologique, plus de croissance économique, sont nuisibles ? objectifliberte.fr 04 décembre 2009

Comment ont évolué les températures du XXème siècle ?

Temperatures-1850-2000

Sur le graphique ci-dessus, tiré du rapport 2007 du GIEC à l’intention des décideurs politiques, on observe deux phases de réchauffement. L’une va de 1910 à 1940, l’autre de 1975 à 2000. Pour la première phase, l’explication ne peut se trouver dans les émissions humaines de CO2, l’industrialisation et l’automobile étant peu développées à l’époque, réservée à quelques pays d’Amérique du Nord et d’Europe. De 1945 à 1975, on observe une légère baisse des températures, à une époque où, au contraire, les concentrations en CO2 s’élevaient constamment.

C’est donc essentiellement sur la phase 1975-2000 qu’il faut nous pencher.

Réchauffement 1975-2000 : ce n’est pas l’effet de serre ! (J'ai perdu la source de ces données. - LVOG)

Propagande ou fabrication du consentement.

La concentration en CO2 n'a jamais été aussi élevée depuis 3 millions d'années - Article de Futura avec l'AFP-Relaxnews paru le 08/04/2019

La concentration dans l'atmosphère du CO2, principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique en cours, est au plus haut depuis trois millions d'années, rendant inéluctable la hausse dramatique de la température de la Planète et du niveau des océans en quelques siècles, mettent en garde des chercheurs.

LVOG - Je vous fais grâce de l'article. Retenons le meilleur :

- Ces analyses sont corroborées par un nouveau modèle climatique...

- Le rythme de ces périodes glaciaires reste un mystère...

- Cet éclairage sur les deux derniers millions d'années de l'atmosphère apporte donc des réponses mais pose aussi de nouvelles questions...

LVOG - Voilà pour leurs preuves irréfutables.

Origine de la récente augmentation du CO2 dans l’atmosphère - skyfall.fr 06.07.2016

LVOG - Tout dépend de quelle manière on interprète des mesures, quand, où, comment elles sont réalisées...

- Toutes les mesures effectuées à travers tout le globe montrent avec des preuves éclatantes que les humains causent le plus gros de l’augmentation récente du CO2 dans l’atmosphère.

Mais…

Que les humains soient la cause de l’augmentation récente du CO2 ne dit rien à propos de l’influence du CO2 en augmentation sur la température !

LVOG - On pense, mais on n'en sait rien, on n'a aucune certitude.

- Dans ce cas, on pense que la végétation des forêts tropicales souffrent de l’élévation des températures...

LVOG - Ils ne comprennent pas de quoi ils parlent, mais leurs conclusions sont affirmatives... Ils ne comprennent pas ce qui se passe et le disent eux-mêmes, et il faudrait adhérer à leurs conclusions.

- Plusieurs discussions m’ont révélé qu’il est difficile de comprendre les deux mécanismes différent qui règlent le sort du CO2 anthropique dans l’atmosphère : le sort de molécules individuelles, réglé par le taux d’échange (« turnover ») et le sort d’un accroissement du total de CO2, réglé par les taux d’absorption (capacité du puits).

LVOG - Presque, mais pas impossible, donc tout est possible !

- Donc il est presque impossible que les émissions naturelles aient été responsables de l’augmentation du CO2...

LVOG - Sur la base d'estimations valable ou réfutées par la suite, peu importe...

- Les estimations récentes du taux de rotation dans l’atmosphère

LVOG - Cela ne prouve rien...mais si quand même !

- Cela ne prouve pas directement que tout l’accroissement de CO2 dans l’atmosphère provident de l’usage de combustible fossile, mais...

LVOG - Vous retrouvez le "en même temps" de Macron, c'est la même idéologie.

Quand la mémoire sélective engendre la sélection climatique.

Sécheresse : "Il y a des secteurs en France qui n'ont pas eu une seule goutte d'eau ces deux derniers mois" - franceinfo 08.08

- "La situation est assez grave dans certains secteurs", a expliqué sur franceinfo Emma Haziza, hydrologue, experte en adaptation face au changement climatique.

LVOG - Ils ne sont plus à un superlatif près ou quand "assez grave" devient "l'un des plus graves" avec FranceInfo.

FranceInfo - cet épisode de sécheresse est l'un des plus graves que le pays ait connu...

- Il y a des secteurs en France...

- Entre Bordeaux et Limoges, il n'y a pas eu de pluie du tout. franceinfo 08.08

LVOG - Mais il y en a eu entre Bordeaux et Toulouse, peu importe...

Flagrant délit, le énième.

Les épisodes de pluies intenses n’augmentent pas en France - Association des climato-réalistes 20 juin 2019

Les épisodes de pluies torrentielles se multiplient-ils ? Sont-ils de plus en plus violents ? Pour le savoir, France-Info a interrogé un climatologue du CNRS (le 17.06.2019). Voici sa réponse : « On sait que dans le Sud de la France, les pluies intenses se sont intensifiées (sic) d’environ 20% depuis 50 ans dues au changement climatique ».

En cherchant un peu, cependant, nous avons trouvé ce mauvais Français, là où on le l’attendait guère: à France Météo. Sur le site de cette institution publique qui collecte les données sur les précipitations, on lit en effet : « En l’état actuel de l’analyse des observations, on ne note pas de tendance marquée à l’augmentation du nombre d’épisodes de pluies diluviennes dans le Sud-Est de la France (Figure 1) depuis qu’on peut les recenser de manière précise (à partir de 1958) ».

Le chroniqueur de France-Info qui chasse le vrai du faux pourrait peut-être appliquer son talent aux déclarations de sa propre chaîne, et y débusquer le faux qui se cache parfois dans le vrai qu’elle débite. Association des climato-réalistes 20 juin 2019

Ils ne sont plus à une conclusion près bâclée.

Le Sahel reverdit - Usbek 20 mai 2017

Selon une étude publiée en juin 2015 dans la revue Nature Climate Change [1] le Sahel reverdit grâce à une pluviosité en augmentation depuis les années 80.

La pluviométrie à l’origine de ce verdissement

Il y a un consensus sur le fait que le Sahel gagne en couverture végétale par rapport aux années 1980. Ce verdissement est dû aux à la pluviométrie comme le montre le graphique ci-dessous : la pluviométrie qui avait nettement régressé entre 1950 et 1980 a recommencé à augmenter depuis 1985 jusqu’à nos jours retrouvant le niveau des années 1910-1920.

Il est piquant de constater que l’étude de Nature Climate Change ne concède ce verdissement qu’en l’attribuant au réchauffement climatique anthropique ! Selon ses auteurs en effet, la reprise des précipitations au Sahel est due à une hausse continue des émissions des gaz à effet de serre. Rowan Sutton, professeur au Centre national pour les sciences atmosphériques à l’Université de Reading et co-auteur l’indique en ces termes :

Les quantités de précipitations ont récupéré sensiblement. Ce fut une surprise que l’augmentation de l’effet de serre semble avoir été le facteur dominant.

L’amélioration des pratiques agricoles pourrait accentuer cette tendance Certains auteurs soutiennent que bien que les précipitations aient évidemment augmenté au cours des trois dernières décennies, ce verdissement n’aurait pas pu être obtenu sans un changement dans l’utilisation des terres et des pratiques agricoles. Une étude publiée dans la revue Land attribue une partie du verdissement au déplacement de certaines espèces d’arbres vers une flore plus tolérante aux conditions arides. Les agriculteurs sahéliens au Burkina Faso et au Niger ont modifié ingénieusement leurs pratiques d’agro foresterie, d’eau et de gestion des sols pour obtenir plus de cultures. C’est aussi l’avis du « Stockholm Resilience Centre » [2] citant une étude selon laquelle les agriculteurs ont géré leurs terres d’une manière qui améliorent leur productivité.

[1] Nature Climate Change (01 June 2015) : « Dominant role of greenhouse-gas forcing in the recovery of Sahel rainfall »

[2] Stockholm Resilience Centre : « A tree paradox in a greener Sahel »

En complément.

LVOG - Quand l'effet de serre est constitué de 75 à 80% de vapeur d'eau, azote, méthane, et parmi les 20 à 25% de CO² qui y participent, seulement 4% est attribuable à l'activité humaine (Chiffre retenu par le GIEC), les 96% restants proviennent de la végétation et des océans qui couvrent les trois quarts de la surface de la Terre. Selon un processus d'absorption et de rejet dont les taux et la composition varient en fonction de certains paramètres, dont la température, la saison.

AFP - L'agriculture, l'exploitation forestière et d'autres activités liées à l'utilisation de la terre représentent, sur la période 2007-2016, quelque 23% des émissions nets de gaz à effet de serre liées à l'activité humaine. En y ajoutant les industries de transformation des aliments, cette part monte à 37%. AFP 08.08

LVOG - Quand on lit leurs articles, on s'aperçoit qu'il y a deux facteurs qu'ils occultent notamment : le nucléaire civil et militaire, les essais nucléaires du passé, et les OGM... dont la promotion s'impose.

Ils passent sous silence que la Terre est globalement davantage boisée malgré la déforestation.

AFP - Les changements alimentaires ont affecté les sols et la biodiversité...

AFP - Réhabiliter et restaurer les sols avec une gestion durable...

LVOG - Pire encore, selon eux ce serait les régimes alimentaires de la population qui seraient responsables de la détérioration des sols et de la biodiversité, régimes alimentaires qu'ils ont promus en multipliant les besoins ou les produits manufacturés, préconisant de revenir sur les méthodes de l'agriculture extensive et de l'élevage intensif qu'ils ont eux-mêmes encouragés et financés au détriment des sols et de la santé de la population.




Totalitarisme. Quand le hors la loi devient légitime.

Sur franceinfo, Grégoire Leclercq, co-fondateur de l’Observatoire de l’ubérisation, également président de la fédération nationale des auto-entrepreneurs - franceinfo 07.08

Il y aurait selon lui 11 500 livreurs à travailler pour le compte de la plateforme Deliveroo en France.

Chez Deliveroo, les décisions sont-elles unilatérales ?

Dans une entreprise plus classique, on aurait à faire à des salariés, on aurait une négociation annuelle qui est obligatoire dans le droit français. Le problème est que les plateformes ne relèvent pas du droit du travail, elles relèvent du droit du commerce, du droit fondamental de l’entreprise. Tout donneur d’ordres peut fixer les conditions générales de vente, d’utilisation, la tarification, le prix auquel il paiera son sous-traitant et ce de manière unilatérale. C’est un peu biaisé dans le modèle parce qu’en réalité, la plateforme l’impose à ses sous-traitants parce que ces sous-traitants ne sont pas en mesure de négocier, comme d’ailleurs des agriculteurs face à la grande distribution ou des sous-traitants de l’aéronautique face aux grands constructeurs d’avion. C’est toujours la même logique du rapport de force.

Les syndicats peuvent-ils trouver leur place dans ce modèle ?

Il est très difficile pour les syndicats traditionnels, de personnels ou patronaux, de trouver leur place dans cette économie. D’abord parce qu’elle est très nouvelle et que globalement, les syndicats vont quand même assez lentement dans cette compréhension des nouveaux acteurs et du nouveau phénomène économique. Ces indépendants, ces micro-entrepreneurs, ces auto-entrepreneurs que nous défendons depuis 10 ans, sont un peu des ovnis.

Ce ne sont ni vraiment des salariés, ni vraiment des patrons. Ils ne relèvent pas du Code du travail et des statuts de la plupart des syndicats de salariés qu’on connaît en France. Ils ne sont pas vraiment patrons non plus, puisque ce ne sont pas des entrepreneurs au sens de créateurs d’activités et d'employeurs, ils ne sont donc pas vraiment représentés par le Medef et la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). On est dans un flou total. franceinfo 07.08

En complément.

Le projet d'un hypermarché sans caissiers le dimanche à Angers fait polémique - francetvinfo.fr 08.08

Ce Géant Casino, installé dans le quartier angevin de la Roseraie, ouvrira à partir du 25 août les dimanches après-midi avec à disposition des caisses automatiques de ses clients, pour scanner et régler les articles, "une première pour un hypermarché", selon la communication des enseignes Casino.

Cette grande surface de 5 000 m2 qui compte un total de 115 salariés, "proposera un service en mode automatique à partir de 13 heures, et jusqu'à 21 heures", précisent les enseignes Casino qui affirment répondre à une demande des clients.

Si, localement, élus et syndicats se montrent réservés, les enseignes Casino affirment qu'il n'y a pas d'opposition chez les salariés. L'accueil sera assuré l'après-midi et le soir par des vigiles, et "une à deux animatrices de caisses". "Ce sont des prestataires extérieurs, pas des salariés de Casino. Nos salariés travailleront le dimanche jusqu'à 13 heures, on est dans les règles" du travail dominical, assure-t-on. francetvinfo.fr 08.08




Comment faire diminuer le coût de la force du travail ? Mode d'emploi par ses promoteurs.

Les niveaux de salaires en Chine atteignent voire dépassent ceux de certaines régions d’Europe - Les Crises 08.09

Forbes - Les salaires mensuels médians de la Chine à Shanghai (1 135 $), Beijing (983 $) et Shenzen (938 $) sont plus élevés que ceux du plus récent membre de l’Union européenne, la Croatie. Le salaire net médian en Croatie est de 887 $ par mois. Elle a rejoint l’UE en 2013.

Les salaires médians à Shanghai, en particulier, sont également supérieurs à ceux de deux des plus récents membres de la zone euro dans les pays baltes : La Lituanie (956 $) et la Lettonie (1 005 $), avec l’Estonie, qui a adhéré à l’euro en 2011, enregistrant un revenu médian de 1 256 $ par mois, selon les chiffres officiels pour 2016.

Au cours des dix dernières années, l’Europe s’est efforcée d’intégrer dans l’Union européenne le bassin de main-d’œuvre qualifiée et bon marché d’Europe de l’Est. En 2002, la Chine s’est mieux intégrée au marché mondial de la main-d’œuvre en adhérant à l’Organisation mondiale du commerce. La combinaison, en matière de main d’œuvre, de ces deux bassins d’emploi considérables a ouvert la voie à la stagnation des salaires chez les travailleurs peu qualifiés et sur les chaînes de montage du monde entier.

Dans le jargon économique, ce phénomène est décrit comme « l’aplanissement de la courbe de Phillips » [les salaires tendent à baisser lorsque la disponibilité de main d’oeuvre augmente, NdT], explique Neil MacKinnon, économiste de VTB Capital.

« L’impact de la mondialisation et l’entrée de la Chine à l’OMC en 2002 ont considérablement accru l’offre mondiale de main-d’œuvre », dit-il. L’offre excédentaire de main-d’œuvre chinoise et l’afflux de produits chinois à bas prix dans l’économie mondiale ont favorisé les consommateurs mondiaux, mais cela signifie aussi que certains produits qui étaient fabriqués en Europe orientale – et les emplois associés – allaient devoir faire concurrence à une Chine à bas prix. Outre les chaînes d’approvisionnement et les marchés, le coût le plus important pour une entreprise est sa main-d’œuvre. La main-d’œuvre chinoise est enfin payée. Les salaires comparables à ceux des Chinois d’Europe de l’Est sont tout à fait d’actualité dans un monde où la devise est devenue : tout ce que vous pouvez faire, la Chine peut le faire à moindre coût.

La Chine fixe le prix de la main-d’œuvre dans l’industrie et, à l’avenir, le fixera dans la logistique liée au commerce en ligne. Si certains Européens désirent pour eux-mêmes une augmentation de leur salaire brut, ils doivent espérer la poursuite de la hausse des salaires en Chine.

La part de la Chine dans le commerce mondial (la moyenne entre les exportations et les importations) est passée d’un peu moins de 2 % en 1990 à près de 15 % aujourd’hui, selon la Banque des Règlements Internationaux (BRI). Au cours de cette période, les circuits économiques chinois se sont intégrés à l’économie mondiale, principalement grâce à sa main-d’œuvre, avec un ratio capital/travail inférieur aux standards mondiaux. La Chine commence à peine à se moderniser.

L’intégration de l’Europe de l’Est au sein du monde occidental est souvent passée sous silence.

L’intégration de la Chine et de l’Europe de l’Est dans l’économie mondiale a mis à parité les salaires des nouveaux pays de l’UE avec ceux de la Chine. Dans la course aux salaires, la Chine rattrape son retard tandis que l’Europe de l’Est est loin de progresser autant, les deux bassins d’emploi faisant désormais partie d’un système mondial qui fixe le coût de la main-d’œuvre peu qualifiée. Source : ONU.

Sur la même période, soit depuis les années 1990, les pays d’Europe de l’Est ont quitté l’orbite soviétique et se sont rapprochés de l’occident. Avant la chute du communisme, ces pays étaient plus ou moins isolés. La main-d’œuvre était abondante et bien formée, mais les capitaux et la capacité d’encadrement étaient limités. Une telle combinaison a porté ses fruits : L’Europe de l’Ouest fournissait les fonds et l’encadrement, l’Europe de l’Est une main-d’œuvre à bas coût.

Les chiffres relatifs à l’intégration de la Chine et de l’Europe de l’Est sont stupéfiants. Si l’on ne compte que la main-d’œuvre potentielle, la population active en Chine et en Europe de l’Est entre les âges de 20 et de 64 ans était de 820 millions en 1990 et atteignait 1,2 milliard en 2015. La population active disponible dans les pays industrialisés d’Europe était de 685 millions d’habitants avant l’éclatement de l’Union soviétique en 1990 et a atteint 763 millions en 2014. La main-d’œuvre totale disponible a ainsi d’un coup augmenté de 120%, ce qui a entravé les salaires des travailleurs les moins qualifiés, selon la BRI. [Ces chiffres interrogent, notamment pour la population active européenne, puisque la population totale européenne (Russie d’Europe comprise) n’atteint que 742,4 millions en 2013, les 763 millions corespondent peut-être à la population active occidentale, il en va de même pour l’augmentation de 120 %, NdT]

Si l’on prend ces trois villes chinoises comme référence, les salaires médians de leurs employés sont supérieurs à ceux dans la partie la plus pauvre de l’Europe, celle des Balkans ex-communistes.

A deux pas de la frontière de la riche Italie, de l’autre côté de l’Adriatique, se trouve un bassin d’emploi qui rappelle la Chine. Avec, en fait, un coût encore plus bas. Les travailleurs chinois de Shanghai, Shenzhen et Beijing gagnent en moyenne plus que ceux de l’Albanie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Slovaquie et du Monténégro, nouveau membre de l’OTAN, dont le revenu médian est de seulement 896 $ par mois.

Les salaires médians à Shanghai sont comparables à ceux de la Pologne, soit 1 569 $. Il en va de même pour la République tchèque, avec son salaire médian à Prague, sa ville la plus riche, qui se situe autour de 1 400 $. Le salaire brut moyen en Hongrie est équivalent à celui à Shanghai, à 1 139 $ par mois.

La croissance des salaires en Chine est impressionnante. Tant mieux pour les Chinois. Néanmoins, ceux-ci ont limité la croissance des salaires dans de nombreux États d’Europe où les revenus sont faibles. Ces chiffres montrent que le rôle de la Chine en tant que plaque tournante du secteur manufacturier a jeté les bases de toute hausse future des salaires, en particulier pour les travailleurs peu qualifiés du secteur manufacturier, mais bientôt aussi pour des secteurs émergents comme celui du e-commerce.

Source : Forbes, Kenneth Rapoza, 16-08-2017




Dans un monde toujours plus liberticide...

En Belgique, il est désormais interdit de fumer en voiture en présence d’un enfant - LeFigaro.fr 09.08

La Belgique interdit de fumer en voiture en présence de mineur de moins de 16 ans. Les contrevenants risquent une amende de 130 à 1000 euros. LeFigaro.fr 09.08




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Inde

Après la révocation de l'autonomie du Cachemire, le Pakistan expulse l'ambassadeur indien - Franceinfo 8 août 2019

Le Pakistan a annoncé mercredi 7 août qu'il expulsait l'ambassadeur indien à Islamabad et suspendait le commerce bilatéral avec l'Inde, deux jours après la révocation par New Delhi de l'autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu'elle contrôle.

Le gouvernement a également annoncé qu'il abaissait le niveau des relations diplomatiques avec l'Inde et suspendait le commerce avec son voisin. Cette deuxième mesure est avant tout symbolique, les échanges étant déjà très limités entre les deux pays. Ces décisions ont été annoncées après une nouvelle réunion du comité de sécurité nationale, à laquelle ont participé les principaux ministres et généraux pakistanais. Franceinfo 8 août 2019

Algérie

Pour le 25e vendredi consécutif, les Algériens dans la rue contre le pouvoir - AFP 9 août 2019

Les Algériens ont manifesté vendredi pour la 25e semaine consécutive, appelant à la "désobéissance civile" et rejetant le dialogue proposé par le pouvoir pour mettre fin à la crise politique née de la contestation inédite en février.

Impossible à évaluer en l'absence de comptage officiel, la mobilisation reste importante, sous un soleil de plomb, en ce début de long week-end et à deux jours de la célébration de l'Aïd al-Adha.

"Soit nous soit vous, on n'arrêtera pas", "Etat civil pas militaire", "La désobéissance civile est en route", ont scandé les manifestants pour appeler les dirigeants proches de M. Bouteflika à quitter le pouvoir.

Les protestataires ont également conspué Karim Younes, le coordonnateur de l'Instance nationale de dialogue et de médiation, formée par le président par intérim Abdelkader Bensalah pour mener des consultations sur les modalités de la future présidentielle.

Cette instance est contestée par les protestataires et plusieurs personnalités ont refusé de la rejoindre.

Mercredi, l'Instance nationale s'est réunie pour la première fois pour discuter avec des personnes présentées comme des militants de la contestation. La majorité des intervenants ont jugé que la présidentielle devait se tenir rapidement et sans intervention du gouvernement de Noureddine Bedoui, accusé d'être un "représentant de la fraude".

Le mouvement de contestation réclame le départ de tous les anciens proches de M. Bouteflika avant une élection. "Pas de dialogue avec les gangs", ont scandé les manifestants.

"Le pouvoir va finir par nous écouter et répondre à nos revendications qui sont très simples: le départ des figures du système de Bouteflika, on ne peut pas organiser des élections avec les fraudeurs qui lui ont permis de rester 20 ans au pouvoir", a déclaré Hassan, un fonctionnaire de 57 ans.

En fin d'après-midi, les manifestants se sont dispersés dans le calme et il n'y pas eu d'arrestations.

Comme ces dernières semaines, de nombreux véhicules de police ont été garés à Alger des deux côtés des principaux axes du centre-ville empruntés par le cortège.

Les manifestants sont également descendus dans la rue dans d'autres villes du pays comme à Constantine et Annaba, 3e et 4e villes du pays. Les manifestations se sont déroulées sans incident. AFP 9 août 2019


Le 7 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

Au format pdf - 15 pages)

J'ai reçu un texte assez court d'un militant (ex-OCI) qui s'interroge sur les raisons de la dislocation ("atomisation") de l'avant-garde du mouvement ouvrier, et plus particulièrement du courant politique (trotskyste lambertiste) auquel il appartenait, depuis la fin des années 80.

Selon lui et d'autres camarades, "la question sur la distinction entre classe ouvrière et prolétariat" serait une mauvaise piste de réflexion : "on peut débattre à l'infini sur la composition organique de la classe ouvrière, et sur son évolution même depuis Marx (ce qui n'est pas du tout inintéressant), mais le lièvre ne gît pas là", de même il serait inutile de revenir sur "1968", et nous devrions "partir, pour analyser la situation actuelle, de ce qui s'est modifié profondément dans le rapport de forces entre les deux classes fondamentales de la société depuis cette période, ainsi que les raisons de ces modifications", comme si il y a 41 ans les rapports qui prévalaient entre les classes et à l'intérieur des classes n'avaient pas été forgés précédemment, ce qui est incompréhensible comme argument.

Puis il s'est embarqué dans une spéculation oiseuse portant sur le mouvement des Gilets Jaunes, qui, "s'il avait bénéficié de la puissance de l'unité ouvrière -organisations comprises-, il aurait pu mettre directement en danger le pouvoir bourgeois", tu parles, comment peut-on l'affirmer sans tenir compte des rapports établis entre la classe ouvrière et le capitalisme et ses institutions qui montraient à quel point elle y était subordonnée et elle allait y être encore plus solidement amarrée au cours des décennies suivantes, constat qui était déjà valable AVANT 1968, fait qu'on évacue une nouvelle fois par un tour de passe-passe en 2019.

Plus loin à propos des défaites et des reculs que la classe ouvrière avait subis depuis des décennies, selon lui "Il est impossible (qu'ils) n'aient pas altéré pour un temps et profondément la ''conscience de classe'', et la confiance que le prolétariat et sa jeunesse peuvent avoir dans leur capacité de vaincre la bourgeoisie", c'est là leur attribuer des qualités qu'à mon avis "le prolétariat et sa jeunesse" n'avaient pas développées ou alors selon une orientation opportuniste ou qui allaient évoluer vers le corporatisme tel qu'on peut le constater depuis plusieurs décennies.

Je crois qu'on a là les deux facteurs à l'origine de la situation actuelle et de la confusion à laquelle nous assistons, d'une part le refus d'analyser à nouveau de quelle manière les rapports entre les classes ont évolué du début du XXe siècle jusqu'aux années 70-80, ainsi que le capitalisme et ses institutions à l'échelle mondiale, mais aussi la société dans son ensemble, et le fait de prêter un niveau de conscience politique aux masses qu'elles n'ont jamais eu en réalité ou qui n'avait pas dépassé le stade des revendications alimentaires ou immédiates, y compris démocratiques, ce qu'on retrouve justement dans les rapports entre les classes de nos jours et qui expliqueraient l'atomisation de l'avant-garde du mouvement ouvrier.

Selon lui, nous n'aurions pas assimilé "la nouvelle période historique dans laquelle l'humanité était entrée avec la chute de l'URSS", alors que c'est la période antérieure qui fit l'objet d'une grande confusion, et qui se traduisit par cette incompréhension, disons supplémentaire, et qui a abouti au "vide" actuel, le prolétariat se retrouvant sans direction.

En conclusion : "Comment faire renouer les mouvements actuels du prolétariat en France et ailleurs avec le marxisme, comment ''aider'' (comme nous disions) ces mouvements à tracer leur chemin jusqu'au renversement de la bourgeoisie et à son expropriation ? Pour s'attaquer à ce grave et profond problème, il faut d'abord, j'en suis convaincu, être le plus possible au clair sur la réalité de la situation actuelle de la classe avec laquelle on veut se battre."

En repartant de la manière dont il présente les choses, on se demandera qu'est-ce qui distingue ou qu'est-ce qu'il y a de comparable entre la situation ou les conditions dans lesquelles se trouvaient les différentes classes dont principalement la classe ouvrière et le capitalisme lorsque Le manifeste du parti communiste a été publié en 1847, et notre époque, en revisitant évidemment les 172 années de lutte de classes qui se sont écoulées ? Qu'est-ce qui a changé ? Comment ? Pourquoi ? Dans quelle direction ? Qu'est-ce qui a disparu ? Qu'est-ce qui a vu le jour ? Pour donner naissance à quoi ? Etc.

Si maintenant on prétend vouloir résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés en refusant d'aborder ces questions, soit, dans ce cas-là ce sera sans moi ou plutôt, à ma manière dans les causeries j'y ai apporté des réponses qui valent ce qu'elles valent, mais à mon avis elles méritent d'être examinées. Et cela ne sert à rien ou s'est encore se fourvoyer que d'en appeler au "respect de points de vue différents, voire divergents" quand ils portent sur l'essentiel, ce serait reproduire ce qui existe chez LFI ou au NPA par exemple, une telle méthode ne permettrait jamais de construire le parti.

Les conclusions auxquelles je suis parvenu et les propositions que j'ai soumises, s'appuyaient sur le constat que les besoins élémentaires de l'immense majorité des masses avaient été satisfaites en comparaison de la situation qui prévalait entre la moitié du XIXe et du XXe siècle, en revanche leurs aspirations démocratiques ne l'ont jamais été ou partiellement ou encore à la marge seulement, sinon il faudrait qu'on nous explique pourquoi la question des droits des minorités ou des femmes ressurgissent régulièrement. De nos jours, et ce constat était déjà valable il y a plus de 50 ans en arrière, du fait de l'amélioration du sort de la classe ouvrière, l'axe du combat politique contre le régime aurait dû être modifié et porter sur ses aspirations démocratiques qui sont incompatibles avec l'existence du régime en place, qu'on pourrait résumer au droit de décider de notre propre sort ou de la manière dont on va mener notre existence de notre naissance jusqu'à notre mort, ce qui nécessite une réorganisation ou plutôt une restructuration complète de la société, pour qu'on travaille pour vivre plutôt que vivre pour travailler.

Cela ne signifie pas qu'il faudrait abandonner le combat pour améliorer le sort des couches les plus défavorisées de la classe ouvrière, ce que j'ai voulu mettre en lumière, c'est que cet aspect du combat politique n'intéresse pas la majorité des travailleurs qui ont encore les moyens de supporter ou d'amortir les conséquences de la crise du capitalisme et de la politique d'austérité mise en oeuvre par les gouvernements successif depuis 40 ans, donc ils ne se mobiliseront pas pour ces revendications, ils ne se mobiliseront que lorsque l'enjeu sera vital pour eux, quand leur statut sera remis en cause ou quand ils seront menacés de perdre leur emploi par exemple, le reste du temps ils adopteront une position de neutralité pour ne pas dire indifférente ou demeureront passifs.

En revanche, leur condition de travail s'est gravement dégradée, leur condition d'existence également plus généralement dans une société devenue nauséabonde, où la délation, la suspicion, la haine et l'intolérance, etc. sous le règne de l'inquisition que mène les chiens de garde du régime, pourrissant littéralement toutes les relations après avoir dressé toutes les générations, couches ou communautés de la société les unes contre les autres. Vous avez beau avoir de quoi vivre comme avant ou vous en sortir sur le plan matériel ou financier, à côté de cela la société ne vous inspire que la peur, l'angoisse, rien que d'y penser est un véritable cauchemar, et vous conduit à adopter des comportements paranoïaques ou schizophrènes, où toute notion de bonheur est pour ainsi dire exclue, on peut le nier évidemment mais cela ne résiste pas à une introspection sincère lorsqu'on se retrouve seul avec soi-même à penser à son destin, on peut mentir aux autres ou faire semblant d'être heureux, mais dans notre fort intérieur on sait que ce n'est pas le cas, comment le pourrait-on entourer de tant de malheur, d'injustice.

Il faut vraiment se forcer pour trouver dans la société une source de satisfaction tellement elle est devenue médiocre. Il y a là de quoi vous ronger le moral, car elle n'offre à l'horizon aucune perspective, en réalité toujours pire quand on y pense honnêtement, de toutes manières, on s'emploie à vous le rappeler quotidiennement pour que cela s'ancre profondément dans votre cerveau et vous décourage d'agir pour changer de société.

Et bien, c'est justement sur ce levier qu'il faut agir pour répondre aux aspirations légitimes des masses de vivre autrement, dans une autre société après avoir balayé celle en place, le régime capitaliste et ses institutions. Je sais ce que certains vont rétorquer : mais la stratégie que vous proposez s'inscrit en contradiction avec le marxisme... Oui assurément quand on est resté bloqué deux siècles en arrière, ou quand on n'a pas intégré depuis les profondes transformations qu'a connues la société, le capitalisme, les différentes classes, dans ce cas-là on ne peut qu'avoir un dialogue de sourds.

Hormis au milieu des années 30 et la courte période qui a suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, jamais les conditions objectives n'ont été réunies pour une révolution prolétarienne. Alors je voudrais qu'on m'explique comment des militants ont-ils pu croire le contraire pendant tant d'années ou décennies, j'en ai fait partie, mais ce n'est plus le cas. C'est cette réflexion qui m'a amené à revoir ma copie, je les invite fraternellement à en faire autant. Vous savez, on n'en meurt pas, je dirai même en attendant des jours meilleurs qu'on mourra moins idiot sans avoir renier notre idéal !

Rectificatif.

Attention : la Financière des paiements électroniques suspend le compte Réseau Voltaire - Réseau Voltaire 6 août 2019

La Financière des paiements électroniques, détentrice du compte ouvert par Alain Benajam, vient de suspendre les encaissements de dons en soutien à Voltairenet.org en attendant d’éclaircir cette « opération atypique ».

Nous vous prions de stopper provisoirement l’envoi de vos dons par virement. il est par contre possible de continuer à utiliser PayPal. Réseau Voltaire 6 août 2019




Provocation - Réaction - Répression.

Dans l'« affaire Steve », la présomption d'innocence doit s'appliquer à tous - LePoint.fr 5 août 2019

Personne ne sait encore ce qui s'est passé le soir de la mort de Steve Maia Caniço à Nantes. Dès lors, chacun devrait se garder de porter des accusations. LePoint.fr 5 août 2019

LVOG - Face à l'abus de pouvoir de la police ou des moyens démesurés qu'elle emploie face à des manifestants sans arme, la "présomption d'innocence" se transforme en impunité des criminels.

Légitime évidemment :

- ... les deux responsables de l'IGPN interrogés dans Libération restent sur leur ligne, justifiant un usage légitime de la force "en réaction à des jets de projectiles", comme le précise Brigitte Jullien. La directrice de l'IGPN ajoute d'ailleurs ne pas porter de "jugement sur les consignes de la préfecture d'aller éteindre la musique à 4 heures du matin". franceinfo 05.08




Qui a publié cela ? L'Otan, le Pentagone, la CIA, l'AFP, FranceInfo, Le Monde ? Vous n'y êtes pas!

- "En septembre 2011 (...) la révolution entrait dans « une situation tragique, prédisposée à la destruction ». Les premières manifestations pacifiques du printemps avaient été durement réprimées par la dictature de Bachar al-Assad et ont débouché au cours de l’été sur un soulèvement armé."

Réponse : La tendance Claire du NPA qui relaie depuis 2011 la propagande de guerre des puissances occidentales contre la Syrie.

(https://npa2009.org/actualite/international/syrie-un-regime-de-plus-en-plus-tribal-sectaire-capitaliste)

Ce propos est extrait d’un entretien qu'a eu le 3 août 2019 Joseph Daher (?) avec la Plateforme altermondialiste, un collectif québécois de militants qui ont pour "projet est de participer à la réflexion qui se manifeste dans différents lieux depuis quelque temps sur le renouvellement de l’altermondialisme et de l’internationalisme. (...) dans le but de construire un groupe spécifique de réflexion, un « think tank ». " (http://alter.quebec/a-propos)

Mimétisme ou quand réfléchir demeure un exercice hors de portée.

Le paragraphe qui conclut la plupart des articles de l'AFP ou des médias reproduisant les dépêches de l'AFP depuis 2011 :

- Déclenchée en 2011 par la répression par le régime de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts et déplacé des millions de personnes.

Un autre exemple.

Juillet 2019 est le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde - publiée le 6 août 2019

(https://www.anti-k.org/2019/08/05/juillet-2019-est-le-mois-le-plus-chaud-jamais-mesure-dans-le-monde)

« Avec la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et l’impact sur l’augmentation mondiale des températures, des records continueront à être battus », prévient le programme européen Copernicus.

Franceinfo avec AFP : "Avec la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et l'impact sur l'augmentation mondiale des températures, des records continueront à être battus", a-t-il indiqué. (le chef du service Jean-Noël Thépaut dans un communiqué du service européen Copernicus sur le changement climatique, publié lundi 5 août. - LVOG)

Ah vous aviez cru que c'était un article qu'ils avaient rédigé eux-mêmes ! Mais alors qui en est à l'origine, d'où leur vient leur inspiration, quelle idéologie véhiculent-ils ?

NPA (Anti-K).

- Le mois de juillet a notamment été marqué par une canicule courte mais très intense en Europe de l’Ouest, où plusieurs pays, comme l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas, ont battu leur record absolu de chaleur. Le programme européen souligne également que les températures ont été au-dessus de la normale en Alaska, au Groenland et dans certaines parties de la Sibérie, ainsi qu’en Asie centrale et certaines régions de l’Antarctique.

(https://www.anti-k.org/2019/08/05/juillet-2019-est-le-mois-le-plus-chaud-jamais-mesure-dans-le-monde - publié aussi par https://tendanceclaire.org/breve.php?id=35610)

Franceinfo avec AFP.

- Le mois de juillet a notamment été marqué par une canicule courte, mais très intense, en Europe de l'Ouest, où plusieurs pays comme l'Allemagne, la Belgique ou les Pays-Bas, ont battu leur record absolu de chaleur. Selon Copernicus, les températures ont également été au-dessus de la normale en Alaska, au Groenland et dans certaines parties de la Sibérie, ainsi qu'en Asie centrale et certaines régions de l'Antarctique.

LVOG - Je ne m'approprie jamais les articles rédigés par d'autres personnes, et même quand je cite ne serait-ce qu'une expression, généralement je fournis la source ou l'auteur ou au minimum je la mets entre parenthèse pour montrer que je n'en suis pas l'auteur.

J'ai même poussé le scrupule jusqu'à me refuser d'écrire sur des sujets après que d'autres l'eurent fait pour ne pas être accusé de plagiat, préférant reproduire des articles ou extraits d'articles en faisant figurer en exergues mes propres analyses ou commentaires comportant des données supplémentaires ou des rectifications.

Je ne suis pas un dirigeant, je ne suis pas un intellectuel, je ne cherche pas à me faire passer pour ce que je ne suis pas, y compris dans les moindres détails, c'est une question de principe et d'honnêteté, et j'y tiens absolument.

On vit dans un monde dominé par des psychopathes, des faussaires ou escrocs, des illusionnistes, des mégalomanes, des gens chez qui le pouvoir leur est monté à la tête, et qui sont prêts à tout pour l'exercer, ce n'est pas mon cas ou je m'y refuse, ce qui n'est pas sans conséquence, puisque la plupart des gens et des militants sont davantage attirés par ce genre de personnages auxquels je ne leur souhaite pas de ressembler.

La plupart des gens se font une idée d'eux-mêmes qui n'est pas justifiée ou qu'ils ne méritent pas, qui ne correspond pas davantage à la réalité telle qu'ils se la représentent, alors de là à la tordre sans scrupule, où est le problème franchement. Ce n'est pas là un discours moralisateur, c'est simplement le rappel de quelques principes élémentaires dont j'estime on doit respecter pour être digne de l'idéal qu'on prétend représenter.

Dans le cas de figure oser écrire : "Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE", c'est fouler aux pieds ces principes et indigne de notre idéal.

Partant de là, plus rien ne s'oppose à toucher le fond en publiant le 5 août cet article infâme : Lettre ouverte aux forces de l’ordre encore dignes de leurs fonctions: réagissez!




Chaud devant ! Machination, désinformation, propagande. Catastrophisme ou la stratégie de la peur.

Quand ce n'est pas dû à l'activité humaine, c'est de la faute à Trump.

Quand ils confondent sciemment température et climat.

Juillet 2019 est le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, selon le programme européen Copernicus - franceinfo 05.08

Lors de la canicule à la fin du mois, des records de chaleur ont été battus dans plusieurs pays.

Le mois de juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, juste au-dessus du mois de juillet 2016, selon un communiqué du service européen Copernicus sur le changement climatique, publié lundi 5 août.

Un écart toutefois faible avec juillet 2016 Selon les données de Copernicus, le mercure est monté en juillet 0,04°C plus haut que le précédent record de juillet 2016, année marquée par l'influence d'un puissant el Niño.

Cet écart est tellement faible qu'il est possible que d'autres organismes de référence, qui collectent et analysent les données de façon un peu différente, ne parviennent pas à la même conclusion, note le communiqué. L'Agence atmosphérique américaine NOAA n'a pas encore publié ses conclusions pour le mois de juillet.

Le mois de juillet a notamment été marqué par une canicule courte, mais très intense, en Europe de l'Ouest, où plusieurs pays comme l'Allemagne, la Belgique ou les Pays-Bas, ont battu leur record absolu de chaleur. Selon Copernicus, les températures ont également été au-dessus de la normale en Alaska, au Groenland et dans certaines parties de la Sibérie, ainsi qu'en Asie centrale et certaines régions de l'Antarctique.

"Avec la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et l'impact sur l'augmentation mondiale des températures, des records continueront à être battus", a déclaré le chef du service Jean-Noël Thépaut dans un communiqué. franceinfo avec AFP 05.08

LVOG - Des "records continueront à être battus"... de froid aussi, ici ou ailleurs ? Chut !

Manipuler la jeunesse, les couches de la population les plus faibles ou sensibles.

Sommets pour le climat : la mobilisation des jeunes "est doublement importante" pour le climatologue Jean Jouzel - Franceinfo 6 août 2019

Selon l'ancien vice-président du Giec, les jeunes d'aujourd'hui devraient être les premiers à subir les conséquences du réchauffement climatique.

Le climatologue, ancien vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), réagit alors que la Suisse accueille deux sommets majeurs sur le climat : le sommet "Smile for Future" avec Greta Thunberg à l'université de Lausanne jusqu'au 9 août, et la réunion du Giec à Genève sur le changement climatique et les terres, jusqu'au 8 août.

Si nous ne faisons rien pour lutter contre le réchauffement climatique, il y a ce risque que le Groenland ne fonde complètement, à échéance de quelques siècles. Cela représenterait sept mètres d'élévation supplémentaire du niveau de la mer. L'Antarctique est lui aussi assez fragile, de même que tous ces glaciers continentaux, comme les glaciers des Alpes. Nous verrons à la fin de l'été, mais le bilan risque d'être très négatif pour "nos" glaciers. Franceinfo 6 août 2019

Commentaires d'internautes.

1- Antarctique : la calotte polaire se reformerait depuis plus 10 000 ans

https://www.nationalgeographic.fr/environnement/antarctique-la-calotte-polaire-se-reformerait-depuis-plus-10-000-ans

Imaginez la tête de nos Cassandre écologiques si cet hiver il faisait -40 à Paris !

2- En Antarctique, on peut dire que tout va bien. -63°C hier à la station russe de Vostock.

Du côté des manchots, c'est moins certain. La pluie tue les poussins dont le duvet ne peut les protéger, la fonte en surface éloigne le point de contact avec la mer, ce qui provoque des distances plus longues pour pêcher et des morts par famine.

Le raisonnement par taquet, ne retenir qu'un maximum pour valider une moyenne trouve ses limites rapidement.

La moyenne de Juillet à Roissy (relevé pro) est inférieure à celle de 2018.

La thermodynamique dit que 2 fluides de température différente ne se mélangent pas, la connaissance des courants marins dont ceux dits fossiles, est imparfaite.

Il y a autant d'énergie dans l'atmosphère que dans les 3 mètres sous la surface.

Greta va vous expliquer tous les calculs pour fabriquer un modèle mathématique.

3- L’homogénéisation ne concerne, sauf erreur de ma part, que le déplacement d’une station d’un emplacement à un autre. Si la moyenne de la température du deuxième lieu est différente, il est possible d’ajuster la température pour que la deuxième station soit la même. La normalisation consiste à ajuster la température d’une station en tenant compte des stations dans un rayon plus ou moins large autour de la station. Pour donner un exemple: http://berkeleyearth.lbl.gov/locations/45.81N-72.69W pour la ville de Trois-Rivières, à mi-chemin entre Québec et Montréal. (Descendez vers le milieu de la page.) Vous verrez qu’ils ont utilisé plus de 4000 stations dans un rayon de 2000 km pour calculer la température de la ville. L’ajout ou le retrait de stations peut donc faire en moyenne augmenter ou diminuer la température de celle-ci. (Certaines stations de Berkeley affichent d’ailleurs une baisse importante, disons de plus d’un degré C, à cause d’un refroidissement de la température moyenne des stations dans quelques régions.)

Cependant, rien n’est fait à ma connaissance pour ajuster régionalement les données si une station ouvre ou ferme tout simplement.

Enfin, rien ne dit que le nouvel emplacement continuera, même ajusté, de fournir des données bien corrélées avec l’ancien site. La station de la ville de Québec est un bon exemple. Jusqu’aux années 1950, elle était dans le plus ancien parc industriel de la ville, dont les alentours étaient tous construit. Elle a ensuite été déplacée vers le nouvel aéroport de Québec, qui était alors en plein champs agricoles. Aujourd’hui, cela commence à se construire autour. De plus, l’augmentation du trafic fausse les données. Ces messieurs de la météo n’ont rien trouvé de mieux que d’installer la station du côté au vent de la piste, rabattant les gaz brûlés des avions directement sur le thermomètre. (Piste principale orientée Sud-Ouest / Nord-Est; le vent vient 40% du temps du Sud-Ouest; thermomètre à l’extrémité Nord-est de la piste.) Depuis le début des années 2000, l’achalandage a triplé, et la chaleur dissipée par un seul décollage est suffisante pour faire augmenter d’un degré C la température sur une épaisseur de 50 mètres sur une superficie de 4000 à 40000 m². Quid de la continuité?

4- Carl-Stéphane Huot, Diplômé en génie mécanique et industriel, U. Laval, Québec

Cher Monsieur Alexandre P. (du 4/08 à 10h54) «…ne serait-il pas temps de changer de point de vue? » questionnez-vous.

Adoptant le propos d’un ami, il me plait de mentionner ici Romain Rolland, un écrivain et humaniste au regard pénétrant, probablement tombé dans l’oubli : https://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_Rolland

Celui-ci écrivait : « Une discussion est impossible avec quelqu’un qui prétend ne pas chercher la vérité mais déjà la posséder ». Propos de littéraire du 19 siècle qui vaut avec pertinence en notre contexte actuel ? Par ailleurs une maxime à laquelle vous adhérez.

Changer quel point de vue, en effet ? Serait-ce celui attribué aux courants politico-scientifiques « convenus » d’IPCC-GIEC (en laquelle des versions successives de leurs rapports) ? Voire la conviction d’activistes à peine masqués, en arrière-plan d’une gamine de 16 ans dont les tuteurs-coaches attribuent une capacité de « voir le CO2 » (sans toutefois nous en préciser sa variété et l’origine, sinon de ne le voir qu’anthropique) ? Faut-il céder aux articles incendiaires de journalistes « spécialisés dans les choses dites environnementales » ? Pis que pendre, faut-il confondre des faits météorologiques extrêmes et ceux de la science naissante et toute aussi complexe qu’est encore à ce stade la « climatologie » ? Devrions-nous retomber à l’époque de l’Inquisition ecclésiastique de Galileo ou d’une quelconque dictature mentale ? Certains sont affirmatifs (et nettement politisés) ; d’autres se permettent de douter. J’en sais gré à ces derniers.

Votre énumération de phénomènes (régionaux à l’échelle du globe) semble s’appuyer sur les puissants relais médiatiques qui jouent d’influence vers l’opinion publique. Du matraquage où parfois/souvent on a du mal à discerner ce qui relève d’une science ou fait exact… ou d’une volonté d’intoxiquer notre mental. La méthode n’est pas originale. L’histoire fourmille de cas vécus où des régnants et gros financiers – sinon ceux aspirant à le devenir – usèrent de procédés douteux pour préserver un pouvoir sur les masses présumées ignorantes ou malléables. Usant d’une notoriété acquise en leur discipline favorite (liste?), beaucoup de notables publics se réfèrent eux-mêmes aux « nouveaux dogmes ». Ainsi, sous le titre lu récemment : « Déracinés, les hommes cherchent une Terre habitable », un magazine belge se targue d’interviewer un philosophe mû par la certitude. Le même auteur n’hésitant pas à pointer les « climatosceptiques » en arguant d’être sur la défensive ? Où swallons-nous dirait un vieux sage !

Actuellement, nous observons la narration – concomitante – d’une foultitude de faits alarmistes. Serait-ce pour mieux nous imposer une « façon globale, unique » de penser ou vouloir dicter aux foules un mode de vie « de conformiste nouveau » ?

Je vous le donne à réfléchir, bien cordialement.

Quid est veritas? Si d’aucuns préfèrent une variante latine.

5- D’abord merci de nous lire avec attention.

Votre commentaire s’inscrit dans celui du 1/08

(http://www.science-climat-energie.be/2019/07/09/etendue-de-la-glace-arctique-actualisation-juin-2019/#comments).

A nouveau il ne s’agit pas de critiquer ‘pour critiquer’ les études scientifiques, il s’agit simplement d’exercer son droit à les analyser et d’en estimer ou démontrer leur bien fondé. C’est en tous cas le ‘core business’ normal de tout scientifique digne de ce nom.

Dans le cas qui nous occupe, SCE a procédé il n’y a pas très longtemps (http://www.science-climat-energie.be/2019/03/14/exagerations-climatiques-extremes/) à une analyse critique des sujets que vous abordez (canicules et sécheresses notamment) à partir du rapport AR5 (GIEC) publié en 2013. Vous y verrez que ce rapport de 94 pages sur les événements climatiques extrêmes aboutit à une partie du résumé de 30 pages (Résumé ‘SPM’ pour les décideurs) qui oriente ou accentue la synthèse dans une option volontairement(?) catastrophiste et néglige presque entièrement la substance du rapport de 94 pages qui met en avant le caractère local des événements. Inutile de vous dire que les médias, politiques et souvent scientifiques relaient quasi-instantanément ce catastrophisme mondial, et montrent par la même occasion qu’ils n’ont pas lu le rapport original qui ne démontre pas cela.

Alors oui faites attention aux manipulations et vérifiez par vous-même.

Autre point important : SCE n’a de cesse de répéter qu’il ne faut pas confondre climat et pollution, et finalement modes de vie. Tout peut se discuter, mais il faut d’abord éviter les amalgames et ne pas se laisser confisquer le débat, à défaut de la pensée, par ceux qui nous annoncent sans cesse la fin du monde pour demain, par ceux dont les nombreuses prédictions se sont avérées fausses.

Enfin pour réfléchir, voici une personne qui a apparemment repris en main sa pensée (égarée ?) : https://www.quora.com/Why-did-you-change-your-views-on-climate-change/answer/Chris-Boyd-50?ch=10&share=a2211cae&srid=mSk86

Pour les canicules, voyez également ce reportage du 17 juillet 1852

http://www.science-climat-energie.be/wp-content/uploads/2019/08/Canicule-juin-2019.pdf

et aussi : https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

Enfin jusqu’où peut aller le catastrophisme? https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/ici-je-suis-pret-on-a-rencontre-yves-cochet-l-ex-ministre-de-l-environnement-qui-se-prepare-au-jour-ou-tout-s-ecroulera_3557789.html#xtor=EPR-51-%5Bici-je-suis-pret-on-a-rencontre-yves-cochet-l-ex-ministre-de-l-environnement-qui-se-prepare-au-jour-ou-tout-s-ecroulera_3564337%5D-20190804-%5Bbouton%5D

Enfin, pour terminer, à quelles études scientifiques montrant que la Sibérie brûle ou l’Inde subit la canicule faites-vous allusion?

Dites-moi quelles sont vos intentions, chiffrées de préférence, je vous dirai ce que vaut votre théorie du réchauffement climatique ou hold up à 90 mille milliards de dollars.

https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange/overview

Changement climatique

Le changement climatique constitue une grave menace pour le développement et le combat engagé afin de mettre fin à la pauvreté dans le monde. Faute de mesures immédiates, 100 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté.

Le besoin de financement pour assurer une transition ordonnée vers une économie mondiale décarbonée et résiliente se chiffre désormais en milliers de milliards de dollars.

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030 (a), mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent.

Les mesures de lutte contre le changement climatique offrent de véritables possibilités pour parvenir à un développement mondial durable et relancer la croissance économique. Leurs effets sont déjà tangibles, en termes d’emplois créés, d’économies réalisées, de gains de compétitivité et de nouveaux débouchés commerciaux mais aussi d’amélioration du bien-être dans le monde avec, en perspective, une hausse des investissements, toujours plus d’innovation et de nouveaux leviers de croissance. banquemondiale.org

LVOG - Bref, comment sauver le capitalisme en faillite ou justifier l'instauration d'un régime totalitaire mondial...

Tournons la page de la canicule et de la sécheresse : Au secours il va y avoir des orages, du vent, de la grêle et de la pluie !

Six départements du Centre-Est en vigilance orange aux orages - franceinfo 06.08

Les départements concernés sont la Haute-Loire, la Loire, le Rhône, l'Ain, le Jura et le Doubs.

Il tombera de 30 à 50 mm d'eau en une heure, ce qui peut engendrer un risque de ruissellement et d'inondations locales. Des chutes de grêle, des grosses averses orageuses et des rafales de vent pouvant dépasser les 90 km/h sont à prévoir dans l'après-midi. La vigilance court pour l'instant jusqu'à demain matin 6 heures. franceinfo 06.08

LVOG - Pas assez de pluie, puis trop de pluie, trop chaud, puis trop froid, décidément le climat n'en fait qu'à sa tête, à défaut de pouvoir lui commander on va commencer par mater les récalcitrants aux mesures qu'on veut leur imposer pour leur bien...

La surpopulation n'existe pas, et si hélas, la preuve!

Près d'un quart de la population mondiale menacée par une pénurie en eau, selon un rapport - franceinfo 06.08

Près d'un quart de la population mondiale est en situation de pénurie hydrique grave, proche du "jour zéro" lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport (en anglais) rendu public mardi 6 août. La carte établie par l'institut World resources mesure les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d'inondations fluviales.

"L'agriculture, l'industrie, et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d'une année moyenne" dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et au nord de l'Afrique, écrit l'institut. Ceux-ci sont le Qatar, Israël, le Liban, l'Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l'Arabie saoudite, l'Erythrée, les Emirats arabes unis, Saint Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l'Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde.

"La plus grande crise dont personne ne parle"

"La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d'insécurité alimentaire, de conflit, de migration, et d'instabilité financière", a indiqué Andrew Steer, PDG de WRI.

"Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse –qui vont augmenter avec le changement climatique– peuvent provoquer de terribles conséquences", comme les récentes crises à Cape Town, Sao Paulo ou Chennai, détaille l'institut. Vingt-sept autres pays figurent sur la liste des pays présentant une "pénurie hydrique élevée". franceinfo avec AFP 06.08

LVOG - Si c'est réellement "l'agriculture, l'industrie, et les municipalités (qui) absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d'une année moyenne", cela signifie que la population excède les ressources en eau de la planète.

Ou alors et dans une certaine mesure, c'est la concentration de la population dans les zones urbaines qui posent problème, or c'est là que se trouvent les emplois, les infrastructures et les services, et il est inimaginable qu'il en soit autrement sous le régime capitalisme, raison de plus pour l'éradiquer de la surface de la planète.

En réalité tous les ans des milliers de boutiques ferment et des milliers ouvrent comme la température qui monte et qui descend.

Les nouvelles taxes de Trump pourraient accélérer la crise du commerce de détail - slate.fr 05.08

Plus de 7.500 boutiques ont déjà fermé aux États-Unis en 2019, et la situation risque de ne pas aller en s'arrangeant.

Année noire

Le New York Times note que ce chiffre excède d'ores et déjà celui de l'an passé, qui avait vu 5.854 commerces cesser leur activité.

En mai, la banque UBS estimait que la première salve de taxation à 25% risquait d'obliger 12.000 magasins à mettre la clé sous la porte.

Si les nouvelles taxes ont l'effet dramatique suggéré par UBS, 2019 pourrait battre le record établi en 2017, année durant laquelle plus de 8.000 magasins avaient baissé le rideau. slate.fr 05.08

Décidément pour des raisons politiques ils manipulent tout...




Totalitarisme. L'étau se resserre.

Bientôt la fin du cash? L’argent liquide a de moins en moins la cote - sputniknews.com 06.08

Le célèbre magazine The Economist (Rothschild - LVOG) plaide pour que les pays riches se préparent à un futur sans cash alors que les moyens de paiement électroniques prennent une part de plus en plus importante dans les transactions. Une éventualité qui inquiète certains observateurs.

«L'institution prévoit que les paiements en billets pourraient reculer, en valeur, de plus de 20% d'ici à 2025. Ils passeraient de 153 à 122 milliards d'euros entre 2018 et 2025. En volume, le nombre de billets remontant du public vers les professionnels de la filière fiduciaire pourrait baisser de plus d'un quart sur la même période.»

Le Monde révélait en mars dernier un document interne de la Banque de France qui dessinait un avenir économique où le cash aura de moins en moins de place. Le développement des moyens de paiement électroniques ne connaît pas d’arrêt dans les pays riches. Selon la Banque de France, les paiements par carte bancaire représentaient 53% des transactions en 2018 dans l’Hexagone. Les paiements sans contact ont, quant à eux, connu une forte progression de 82% en volume et 89% en valeur. Si les téléphones mobiles restent peu utilisés, le nombre de transactions effectuées par ce moyen a plus que doublé entre 2017 et 2018.

Et la tendance se vérifie dans de nombreux pays. Aux États-Unis, moins d’un tiers des paiements se font encore en liquide. En Suède, les paiements en cash ont reculé de 80% en dix ans. En Chine, les transactions numériques ont connu une augmentation de 34% en 2017. Un tableau qui a poussé le célèbre The Economist a publié un appel à ce que les pays riches se préparent à «un futur sans cash».

«Pour le magazine de référence sur l'économie, l'essoufflement de l'argent liquide s'explique par deux facteurs. D'une part, la demande. Les jeunes consommateurs veulent des systèmes de paiement rapide et qui s'intègrent dans leur quotidien digitalisé. D'autre part, la monnaie physique représente un coût trop élevé (distributeurs de billets, camion de transport sécurisés…) pour les compagnies financières», expliquent nos confrères des Echos.

En 2016 lors du Forum mondial de Davos, John Cryan, qui officiait à la tête de la Deutsche Bank lançait: «Le cash, je pense, n'existera probablement plus dans 10 ans. Ce n'est pas quelque chose qui est nécessaire, c'est terriblement inefficace et cher.»

«On est un peu pris de court par la modernisation des moyens de paiement, mais on n’arrêtera pas le mouvement. L’argent liquide a toujours son importance dans les achats quotidiens. Le plus important, c’est la protection des données qui est absolument essentielle et beaucoup moins évidente sur les nouveaux moyens de paiement. On fait beaucoup de prévention auprès des consommateurs», expliquait récemment à Corse-Matin Odile Leturcq, présidente de la branche marseillaise de l’UFC-Que choisir.

L’économiste Philippe Herlin verrait dans la disparition totale du cash «une atteinte à la liberté et à la vie privée».

«Si le cash disparaît, la banque, l'État et le fisc peuvent retracer la totalité de vos ressources. Ensuite, je pense que si l'État supprimait le cash, les gens basculeraient sur les cryptomonnaies. Or, quand on fait un paiement en bitcoins par exemple, ça va directement du portefeuille bitcoin à l'autre, sans passer par la banque donc sans contrôle. C'est anonyme et gratuit, décentralisé car il n'existe pas de banque centrale dédiée. C'est comme du cash sur Internet», expliquait-il à nos confrères de Corse-Matin.

En Suisse, pays très attaché au cash, l’idée de renoncer aux billets et pièces a aussi des détracteurs. «L'intérêt du cash, c'est que vous pouvez être anonymes. On ne peut pas tracer vos transactions, ce qui est très important pour la sphère privée», analysait récemment pour RTS Sophie Michaud Gigon, secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs (FRC). Elle voit un intérêt pour les banques à la disparition de l’argent liquide:

«Diminuer l'accès au cash permet d'augmenter toutes les transactions qu'on fait via les cartes de crédit ou de débit. Or, elles sont accompagnées de commissions qui rapportent de l'argent aux banques.»

Ce sont justement ces frais qui freinent plusieurs commerçants dans leur chemin vers le tout électronique. Nombre d’entre eux n’acceptent pas les paiements en carte bancaire en dessous d’un certain montant par exemple. «Sur CB, c'est variable, mais à l'heure actuelle, ils varient de 0,30 à +1%», lançait récemment à Corse-Matin Frédéric Jeanjean, secrétaire général de l'Umih 13, un syndicat présent dans le secteur de l'hôtellerie-restauration. sputniknews.com 06.08




Leur humanisme est la politesse des salauds...

Castaner se montre ému aux larmes pour son hommage au pilote Franck Chesneau - Le HuffPost 06.08

Pendant la canicule, l'enfer caché que subissent les animaux d'élevage - Le HuffPost 06.08




Ils osent

L'émissaire américain salue "d'excellents progrès" dans les négociations avec les talibans - AFP 6 août 2019

Iran : Londres rejoint la mission américain dans le Golfe - AFP 6 août 2019

Israël approuve la construction de 2.300 logements dans les colonies - AFP 6 août 2019

Washington utilisera "tous les outils adaptés" pour stopper la "dictature" de Maduro au Venezuela - AFP 6 août 2019

Une ville suédoise exige un "permis" pour mendier dans ses rues - euronews 6 août 2019

A partir du 1er octobre, mendier dans la ville d'Eskilstuna pourra valoir une amende de 4000 couronnes, soit 370 euros. euronews

Coca-Cola lance une pub pro-LGBT en Hongrie et se fait boycotter - Le HuffPost 6 août 2019

Mounir Baatour, le premier candidat gay à la présidence en Tunisie - Slate.fr 6 août 2019

713 contraventions pour "outrage sexiste" dressées en un an - Le HuffPost 5 août 2019

Marlène Schiappa sapiosexuelle? Quand l'attirance sexuelle dépend de l'intelligence - Le HuffPost 5 août 2019

LVOG - La sapiosexualité est le fait d'être sexuellement et/ou sentimentalement attiré par des personnes intelligentes, instruites ou charismatiques. (Yahoo)

LVOG - Il y en a au gouvernement, à LREM ?

Colombie: la production de cocaïne en hausse de 5,9% en 2018, selon l'ONU - AFP 6 août 2019




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Inde

Révocation d'autonomie au Cachemire: Washington appelle au "respect des droits" - AFP 6 août 2019

Washington a appelé lundi au "respect des droits individuels" et au "maintien de la paix et de la stabilité" après la révocation par l'Inde de l'autonomie constitutionnelle du Cachemire indien, une région revendiquée par le Pakistan.

Le gouvernement indien a annoncé lundi la révocation de l'autonomie constitutionnelle de l'Etat du Jammu-et-Cachemire (nord), ainsi que sa dislocation. Une décision explosive qui vise à placer sous une tutelle plus directe de New Delhi cette région rebelle revendiquée par le Pakistan.

Ces mesures sans précédent, préparées dans le plus grand secret par les nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi, sont susceptibles de provoquer un soulèvement sanglant de la vallée à majorité musulmane de Srinagar. Nombre d'habitants de cette région himalayenne sont hostiles à l'Inde et attachés à leur autonomie qui prévalait depuis les débuts de la république fédérale indienne il y a sept décennies.

En prévision de possibles troubles, les autorités indiennes avaient déployé ces dix derniers jours plus de 80.000 paramilitaires supplémentaires dans cette zone déjà hautement militarisée. Les Cachemiris étaient totalement coupés du monde lundi, les moyens de communication ayant tous été bloqués, les déplacements et rassemblements interdits et les écoles fermées.

L'article 370 de la Constitution indienne conférait un statut spécial au Jammu-et-Cachemire et autorisait le gouvernement central de New Delhi à légiférer seulement en matière de défense, affaires étrangères et communications dans la région, le reste relevant de l'assemblée législative locale.

Le Pakistan a condamné cette révocation et indiqué qu'il fera "tout ce qui est en son pouvoir pour contrer les mesures illégales" liées au litige territorial entre les deux puissances nucléaires d'Asie du Sud, qui se sont livré deux guerres au sujet du Cachemire.

Les partisans du Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi et les chaînes de télévision nationalistes ont salué une décision "historique" qui marque, selon eux, l'intégration complète du Cachemire à l'Inde.

Responsables politiques cachemiris et d'opposition ont pour leur part dénoncé un "jour noir pour la démocratie indienne", s'inquiétant notamment de cette réécriture de la Constitution sans débat parlementaire ou public.

Le gouvernement de Narendra Modi a également présenté au Parlement un projet de loi pour diviser le Jammu-et-Cachemire, dont sera séparée la partie orientale, le Ladakh à majorité bouddhiste.

Le Jammu-et-Cachemire restant, qui comprendra les plaines à majorité hindoue de Jammu au sud et la vallée de Srinagar à majorité musulmane dans le nord, va perdre le statut d'État fédéré, pour être rétrogradé au statut de "territoire de l'Union". Cela signifie que la région sera sous l'administration directe de New Delhi et n'aura presque plus aucune autonomie.

Ce projet de loi doit encore être approuvé par le Parlement indien, où le BJP et ses alliés ont cependant la majorité absolue. Tout le processus devrait être achevé d'ici mercredi, date de fin de la session parlementaire de mousson.

La révocation de l'autonomie du Cachemire était une vieille promesse de campagne des nationalistes hindous de Narendra Modi, qui a été triomphalement réélu au printemps pour un deuxième mandat.

Le Cachemire est divisé de fait entre l'Inde et le Pakistan depuis la partition de l'empire colonial britannique des Indes en 1947, qui le revendiquent tous deux.

Une insurrection séparatiste fait aussi rage depuis 1989 au Cachemire indien et a coûté la vie à plus de 70.000 personnes, principalement des civils. New Delhi accuse son voisin de soutenir en sous-main les groupes armés à l'œuvre dans la vallée de Srinagar, ce que le Pakistan a toujours démenti. AFP 6 août 2019

Turquie

La Turquie prépare une invasion du Nord de la Syrie - Réseau Voltaire 5 août 2019

L’armée turque se prépare à envahir le Nord de la Syrie à l’Est de l’Euphrate. Le président Erdogan a présidé un Conseil de Défense le 1er août et nommé de nouveaux officiers généraux en vue de cette opération.

Le gouvernement turc a rejeté, le 3 août 2019, la proposition états-unienne d’un contrôle conjoint de la zone occupée dite « Rojava » ; celle-ci étant censée être gouvernée par une population kurde nouvellement arrivée.

Durant les années 80, la Turquie considérait les Kurdes comme une minorité destinée à être « turquisée » de force. Des centaines de milliers d’entre eux, attachés à leur culture, fuirent vers la Syrie où ils bénéficièrent de l’asile politique. Cependant, après l’arrestation de leur chef, Abdhullah Öcallan, leurs organisations furent progressivement pénétrées par les États-Unis et Israël.

Au contraire, la Turquie d’après-le coup d’État manqué de 2016 exige le patriotisme de ses citoyens. Elle considère comme ennemies les populations, y compris kurdes, devenues mercenaires du Pentagone. Ainsi, Ankara n’hésite pas à nommer à des postes à responsabilité des Turcs d’ethnie kurde qui lui sont fidèles, mais n’hésite pas non plus à massacrer ceux qui ont fait allégeance à un État étranger, fut-il allié au sein de l’Otan.

Bien sûr, les réfugiés turcs ne croient pas à la sincérité de ce changement idéologique d’Ankara. Mais, réciproquement, Ankara ne croit pas à l’évolution du PKK, passé du jour au lendemain du marxisme-léninisme pur et dur à l’anarchisme soft.

L’état-major turc entend imposer une zone frontalière, d’environ 30 km de profondeur, en territoire syrien qu’elle occuperait. Elle entend y relocaliser les réfugiés syriens actuellement résidant en Turquie.

Dans les années 2000, la Syrie avait exigé le désarmement des réfugiés turcs d’ethnie kurde et autorisé l’armée turque à poursuivre les éléments qui l’attaqueraient depuis son territoire. L’armée turque pouvait pénétrer dans une zone de 30 kilomètres de profondeur, calculée en fonction de la portée de l’artillerie de l’époque.

La Syrie a toujours craint que cette facilité soit exploitée par la Turquie pour annexer le territoire beaucoup plus important, incluant Alep, que revendiquent les Kémalistes depuis la dissolution de l’Empire ottoman. Réseau Voltaire 5 août 2019

Venezuela

Conférence internationale pour la démocratie au Venezuela, sans les alliés de Maduro - AFP 6 août 2019

Une conférence internationale réunissant une soixantaine de pays se tient mardi à Lima pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise politique au Venezuela, en l'absence des alliés du président Nicolas Maduro.

Convoquée par le Groupe de Lima, composé d'une douzaine de pays latino-américains et du Canada, la conférence accueillera une délégation américaine de haut rang envoyée par le président Donald Trump, menée par le secrétaire au Commerce Wilbur Ross et le conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

Pour accentuer la pression sur le dirigeant socialiste que Washington souhaite voir quitter le pouvoir, Donald Trump a ordonné un gel total des biens aux Etats-Unis du gouvernement vénézuélien, a fait savoir lundi soir la Maison Blanche.

Toute transaction avec les autorités vénézuéliennes est également interdite.

Selon le Wall Street Journal, il s'agit là des premières mesures d'un embargo économique total décrété par Washington contre Caracas. Cela mettrait le Venezuela au même niveau que des pays comme la Corée du Nord, l'Iran, la Syrie et Cuba.

Quelques heures plut tôt, John Bolton avait prévenu que les Etats-Unis allaient annoncer durant la conférence des "étapes radicales" pour avancer vers "une transition du pouvoir de Maduro vers Juan Guaido", l'opposant reconnu par une cinquantaine de pays comme président par intérim du Venezuela.

Assisteront notamment à la conférence de Lima des délégués du Vatican, de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni, d'Australie, de Corée du Sud, d'Israël, des Emirats arabes unis, d'Afrique du Sud et de 18 pays latino-américains. Ont décliné l'invitation la Chine, Cuba, le Russie et la Turquie. AFP 6 août 2019


ECONOMIE

Chine

La Chine suspend l'achat de produits agricoles américains - franceinfo 05.08

Cette décision intervient quatre jours après les annonces inattendues de Donald Trump sur l'instauration de droits de douane additionnels sur les importations chinoises.

Le bras de fer commercial s'intensifie entre la Chine et les Etats-Unis. Les entreprises chinoises ont cessé d'acheter des produits agricoles américains, a annoncé lundi 5 août l'agence officielle Chine nouvelle. Cette décision fait suite à la menace de Donald Trump d'imposer des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations chinoises à compter du 1er septembre.

La Chine "n'écarte pas temporairement la possibilité d'imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits agricoles américains pour les transactions conclues après le 3 août, et les compagnies chinoises concernées ont cessé d'acheter des produits agricoles américains", a rapporté Chine nouvelle, citant le ministre du Commerce et la Commission nationale du développement et des réformes. Instabilités sur les marchés

La valeur des produits agricoles américains susceptibles d'être la cible de nouveaux droits de douane n'est pas précisée par Pékin. La Chine est, entre autres, le premier acheteur mondial de soja, principal produit agricole américain à l'exportation. franceinfo avec AFP 05.08


Le 6 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

La rubrique Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation a été actualisée avec de nouveaux documents. A lire absolument celui de la Banque mondiale.

La suite demain.


Le 5 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

J'ai mis en ligne une copie (pdf) plus lisible de l'article du climatologue Marcel Leroux : Le réchauffement climatique est un mythe !.

Vous verrez dans cette causerie pourquoi il faut même se méfier des "petites ONG".

Au format pdf - 20 pages)

Par la révolution sociale !

230 ans après, la révolution fiscale de la nuit du 4 août doit encore être achevée - Le HuffPost 3 août 2019

Rectificatifs concernant le financement du Réseau Voltaire - Réseau Voltaire 3 août 2019

1 - Nous avons créé une collecte sur PayPal accessible ici : https://www.paypal.com/pools/c/8h1X...

2 - Nous avons envoyé par erreur à certains de nos abonnés un RIB erroné du compte créé par Alain Benajam exclusivement pour notre collecte. Vous pouvez envoyer vos dons par virement bancaire à Intitulé : Alain Benajam

IBAN : FR76 1659 8000 0113 8513 8000 182

BIC : FPELFR21

RIB : 16598 00001 13851380001 82

3 - L’e-mail que nous avons indiqué à utiliser pour nous contacter en cas de vol de vos virements au Pot Commun ne fonctionne plus. Vous pouvez désormais écrire à Sergio Da Rimini : [email protected]

Toutes ces données ont été corrigées sur le texte récapitulatif « Qui veut tuer le Réseau Voltaire ? », Réseau Voltaire, 2 août 2019. Nous invitons tous ceux qui ont relayé ce texte d’y apporter ces corrections.

https://www.voltairenet.org/article207204.html




Dossier sur l'arnaque du réchauffement climatique

Le NPA n'a d'yeux et d'oreilles que pour les institutions internationales du capital dont le GIEC.

Le NPA partage les objectifs climatiques du GIEC et devient de ce fait un agent de l'ONU.

- Pour moi, la réussite de la transition écologique repose sur la responsabilisation de chacun (...) l’essentiel est dans notre capacité à changer notre façon de vivre et de consommer.

Sonia Krimi, députée de la Manche (affiliée LREM), membre du Collectif "Accélérons!" de 162 députés pour accélérer la transition écologique. huffingtonpost.fr 02.08

L'air de rien, le rapport du GIEC flatte l'instinct le plus bas de l'homme ou l'individualisme primaire, effréné, enragé qui le porte à croire qu'il serait plus puissant que la nature et au-delà, si puissant qu'il pourrait imposer sa volonté à l'humanité entière.

Comme son nom l'indique, le GIEC (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique) a été mis en place par des chefs d'Etat, qui comme chacun sait sont apolitiques, indépendants du pouvoir économique et financier, donc forcément ils seront animés des meilleures intentions du monde, et les rapports que concocteront les experts qu'ils auront désignés ne subiront aucune espèce d'influence politique ou seront d'une impartialité à toute épreuve...

Qui peut croire une stupidité pareille. Le NPA et il est loin d'être le seul en la matière. Le NPA partage le constat du GIEC qui comporte deux volets, l'augmentation de la température moyenne de la Terre qui aurait une origine essentiellement anthropique ou due à l'activité humaine, industrielle ou économique. Du coup les uns et l'autres sont également d'accord sur les objectifs qui en découlent, et ils divergent seulement sur les moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre. On assiste donc au développement d'une psychopathie collective, qui quelque part a quelque chose de plus terrifiante que les variations climatiques constatées par ailleurs. J'ignore si les lecteurs en ont vraiment conscience.

Vous avez là le même schéma qui préside à la collaboration de classes ou au dialogue social à partir d'un constat partagé entre gouvernement et patronat d'un côté, et syndicats dits ouvriers de l'autre, qui aboutit systématiquement à la remise en cause des droits ou acquis sociaux des travailleurs. En conséquence ou logiquement, si cela veut encore dire quelque chose de nos jours, on est porté à penser que dans tous les cas de figue le traitement que le GIEC réserve aux travailleurs sera identique. Donc adopter le constat du GIEC, c'est cautionner les mesures qu'il préconisera qu'on les condamne ou non par ailleurs n'y changeant absolument rien, surtout quand à l'instar du NPA on ne dispose pas des moyens politiques pour influencer ou contrecarrer les propositions du GIEC. L'essentiel pour le GIEC et ses commanditaires de l'oligarchie, c'est que son rapport fasse consensus et que toute critique soit balayée, voilà à quoi participent le NPA et tous ceux qui adoptent aveuglément ou par ignorance le rapport du GIEC.

Questions :

- Qu'est-ce qu'on est en droit d'attendre d'un constat erroné (ou fabriqué) élevé au rang de dogme ?

- Qu'est-ce qu'on est en droit d'attendre de ceux qui partagent ce constat, à quoi cela mène-t-il au juste ?

- Que fait-on quand on prétend développer une stratégie révolutionnaire, et que dans le même temps on donne des gages aux ennemis de la révolution sociale ?

Réponse : Prisonnier de ses propres contradictions qui conduisent à une confusion inextricable, on s'enfonce un peu plus dans l'opportunisme ou la charlatanerie, et on en arrive à servir les intérêts de l'ennemi qu'on est censé combattre.

Voilà ce qui arrive quand on prend ses désirs de petits bourgeois pour la réalité.

S'il est exact que la jeunesse n'a rien à attendre du capitalisme, en revanche cela ne signifie pas pour autant qu'elle aurait atteint ce niveau de conscience politique, loin s'en faut. Dès lors, on se demande comment elle pourrait y parvenir en participant à des campagnes qui ont été initiées par l'oligarchie, et qui ont pour seul objectif de servir ses propres intérêts, et d'empêcher la jeunesse d'intervenir sur le terrain de la lutte de classes au côté du prolétariat. D'autant plus qu'à l'heure actuelle, le mouvement ouvrier en proie à une décomposition sans fin n'est pas en mesure de rivaliser avec les organisations mises en place, créées ou/et financées par l'oligarchie, qui orientent toutes ces campagnes dans une direction qui ne coïncide pas vraiment avec les aspirations de la jeunesse ou de la classe ouvrière.

Le NPA n'en tient pas compte, et il n'est pas le seul dans ce cas-là. Il participe ainsi à cette épouvantable manipulation de la jeunesse par l'oligarchie. Qu'il nous soit permis de ne pas en être et de la combattre.

"La mobilisation massive de la jeunesse" dont on nous dit qu'elle "n’a rien à attendre du capitalisme", est une appréciation qui manifestement n'est pas partagée pas la jeunesse, qui manipulée par "le mouvement « Fridays for Future » et « Green Fridays »" a conduit "le 15 mars, des centaines de milliers de jeunes (...) dans la rue dans différentes villes du monde dans le cadre d'une grève étudiante contre le changement climatique", grève initiée par la nouvelle égérie de l'oligarchie financière invitée du Forum économique mondial à Davos en 2018, Greta Thunberg, qui loin d'ouvrir "la possibilité de débattre d’une stratégie révolutionnaire pour mettre fin à la cause du changement climatique et de la dévastation environnementale : le système capitaliste" sert au contraire de caution morale aux promoteurs de la "transition énergétique" et de l'instauration d'un régime totalitaire mondial.

Le NPA reprend à son compte le constat et les objectifs du GIEC, c'est son droit, encore faut-il qu'il l'assume, ce qui n'est pas le cas ici.

Le NPA se comporte comme le GIEC et ses commanditaires de l'oligarchie, quand il affirme que "l’establishment mondial est divisé entre le négationnisme du changement climatique, les réformes cosmétiques promouvant le « capitalisme vert » adoptées lors des sommets et les paris sociaux-démocrates sur un « New Deal vert » entre les États et les grandes entreprises pour arrêter la détérioration environnementale et la prédation des ressources."

En traitant de "négationnisme du changement climatique" les scientifiques du monde entier et tous les citoyens qui rejettent le constat et les conclusions du GIEC sur la base des faits ou des données que le GIEC n'a pas cru bon d'examiner ou de retenir, et qui permettaient d'arriver à des conclusions différentes ou inverses des siennes, le NPA interdit d'emblée toute discussion loyale et sérieuse sur ce sujet, dont acte qui ne nous étonne pas du tout. La preuve, dans l'article qui suit ne figure délibérément aucun élément retenu par les opposants au rapport du GIEC que j'ai publiés dans les causeries des dernières semaines. Un exemple avec "la fonte des glaciers ou à la fonte partielle des calottes polaires" retenue par le GIEC et son agent, le NPA qui ne désavouera pas cet article d'Euronews :

- Inquiétant record de fonte glaciaire au Groenland - euronews 03.08

C'est un chiffre qui résume des semaines de canicule dans diverses régions du monde. En un seul jour, le 1er août, 11 milliards de tonnes de glace ont fondu au Groenland. euronews 03.08

- Jakobshavn, le plus grand glacier du Groenland regagne du terrain - climato-realistes.fr 31 mars 2019

Extrait. - Des chercheurs de la NASA ont découvert que le glacier Jakobshavn (à l’origine de l’iceberg responsable du naufrage du Titanic ) qui s’amincissait depuis 20 ans a fait une volte-face inattendue : le glacier s’écoule maintenant plus lentement, s’épaississant et avançant vers l’océan au lieu de reculer.

Cette découverte a fait l’objet d’une étude publiée le 25 mars dans Nature Geoscience [1], par des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la NASA. Elle est basée sur les données de la mission Oceans Melting Greenland (OMG) ainsi que sur d’autres observations. climato-realistes.fr 31 mars 2019

[1] Interruption of two decades of Jakobshavn Isbrae acceleration and thinning as regional ocean cools https://www.nature.com/articles/s41561-019-0329-3

Extrait d'un entretien avec Marcel Leroux, professeur en climatologie.

Marcel Leroux, professeur en climatologie à l’université Jean Moulin de Lyon III et directeur depuis 1986 du Laboratoire de Climatologie, Risques, Environnement (CNRS), est l’auteur du premier livre de climatologie en français traduit en anglais, La Dynamique du temps et du climat (éditions Dunod, 1996). Après la parution de The Meteorology and Climate of tropical Africa, aux Editions Springer en 2001, il a achèvé son troisième ouvrage, Global Warning, myth or reality, disponible depuis décembre 2006.

Vous voulez dire qu'il n'y a pas de fonte de la calotte glaciaire ?

Marcel Leroux - C’est un fait incontestable ! Cependant, évitons de généraliser : dans le détail, la glace de mer fond au nord de la mer de Norvège ou dans la région des Aléoutiennes dans le Pacifique nord, où arrivent de l’eau marine et de l’air chauds. En revanche, la banquise ne varie pas au Nord du Canada. Comme l’écrit correctement M. Postel- Vinay, rédacteur de la revue La Recherche, « le gros de la calotte antarctique n’a pas fondu depuis sa formation, voici 60 millions d’années. » L’observation satellitale montre même qu’au cours de la période 1979-1999, qui est celle de la plus forte hausse supposée de la température, la surface de la banquise a globalement augmenté autour du continent antarctique. Au Groenland, certaines régions fondent, notamment sur les pourtours, mais la masse de glace augmente au centre de l’île, comme la masse de la plupart des glaciers scandinaves. Le refroidissement des pôles a atteint 4 à 5°C pendant la période 1940-90 – c’est-à-dire plus de la moitié, mais en négatif, de la valeur prévue pour 2100 ! C’est le démenti le plus flagrant apporté aux prévisions des modèles. Il est d’ailleurs surprenant que ceux-ci aient pu concevoir un tel réchauffement alors qu’il n’y a aucune raison physique qui puisse le justifier ! Est-ce seulement pour faire peur aux gens avec une prétendue montée des eaux qui en résulterait ?

En revanche, ce qui est sûr, c’est que comme les pôles se refroidissent, la puissance et la fréquence des AMP augmentent, les contrastes de températures s’élèvent, les confrontations entre l’air froid et l’air chaud sont plus vigoureuses et le temps devient de plus en plus violent et de plus en plus contrasté dans nos latitudes. Il devient aussi toujours plus irrégulier, avec des périodes étendues de froid puis de chaud, des pluies abondantes et des sécheresses. Des records de chaleur comme de fraîcheur sont d’ailleurs constamment dépassés.

LVOG - Prenons un autre exemple, la hausse des températures et la sécheresse dans certaines régions.

Marcel Leroux - ...lors de toute période chaude, à l’échelle paléoclimatique comme à l’échelle récente, les pluies tropicales sont plus abondantes. Ce qui veut dire que paradoxalement, si le réchauffement était effectif, la sécheresse cesserait dans le Sahel !

Mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

LVOG - Pas de bol non plus pour le GIEC et le NPA ! Et tout le reste est à l'avenant. Par exemple, le GIEC mélange notamment les relevés de température des océans avec ceux des centres des grandes métropoles pour déterminer quelle est la température moyenne de la Terre, ce n'est pas scientifique, ce n'est pas sérieux. L'article du climatologue Marcel Leroux est disponible (pdf) dans le portail.

Capitalisme, changement climatique et stratégie socialiste - revolutionpermanente.fr (NPA)

Le 15 mars, des centaines de milliers de jeunes sont descendus dans la rue dans différentes villes du monde dans le cadre d'une grève étudiante contre le changement climatique. A Madrid, Berlin, Vienne, Rome et dans d'autres villes, les manifestations ont été massives.

Le mouvement est né le 20 août 2018, lorsque la jeune militante suédoise du climat Greta Thunberg s’est présentée devant le parlement suédois avec une banderole portant le slogan « Student Climate Strike ». Inspiré par cette action, le mouvement « Fridays for Future » et « Green Fridays », dans lequel des étudiants et des lycéens manquent des cours et manifestent contre la crise environnementale mondiale sous le slogan « We don’t have a planet B », a depuis pris de plus en plus d’ampleur. Surtout après le discours percutant de Thunberg lors du dernier sommet sur le climat (COP 24) à Katowice, en Pologne.

(Sainte Greta Thunberg : Une marionnette maniaco-dépressive entre les mains d'oligarques psychopathes, flattée par des ignares corrompus et autres schizophrènes décomposés qui les assistent. - LVOG)

« Notre civilisation est sacrifiée pour qu’un petit nombre de personnes ait la possibilité de continuer à gagner des sommes d’argent énormes. Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. C’est la souffrance de beaucoup qui paie le luxe de quelques-uns (...) Nous devons laisser les combustibles fossiles dans le sol et nous devons nous concentrer sur l’équité. Et si les solutions au sein du système sont si impossibles à trouver, peut-être devrions-nous changer le système lui-même », a déclaré cette Suédoise de 15 ans sous le regard condescendant des représentants politiques présents au sommet.

(Elle a fait 3.200 kms en train de Suède en Suisse pour se rendre au Forum économique mondial à Davos, au lieu de prendre l'avion et d'économiser 29 heures de son temps libre, c'est assurément un "luxe" et une "souffrance" qu'elle peut se permettre, mais pas nous et on ne se les souhaite pas non plus ! Si on l'écoutait, la civilisation humaine ferait un bon en arrière de mille ans au moins ! Les adeptes de la décroissance, qui accusent le marxisme de productivisme jubilent et on comprend pourquoi. Vous me direz que cela coïncide avec l'instauration d'une monarchie absolue ou le retour à l'Ancien Régime auquel on assiste avec Macron en France notamment, où les potentats locaux tels des seigneurs feraient leur loi et régner la terreur, on y vient. - LVOG)

Pendant ce temps, l’establishment mondial est divisé entre le négationnisme du changement climatique, les réformes cosmétiques promouvant le « capitalisme vert » adoptées lors des sommets et les paris sociaux-démocrates sur un « New Deal vert » entre les États et les grandes entreprises pour arrêter la détérioration environnementale et la prédation des ressources.

Dans ce contexte, la mobilisation massive de la jeunesse, qui n’a rien à attendre du capitalisme si ce n’est l’inégalité, la précarité et la destruction de la planète, ouvre la possibilité de débattre d’une stratégie révolutionnaire pour mettre fin à la cause du changement climatique et de la dévastation environnementale : le système capitaliste.

(Ils ne voient pas qu'ils s'en prennent à ce qui a présidé au développement du capitalisme et du progrès social, et qu'ainsi ils sapent les bases d'une révolution sociale, qui ne pourrait pas se produire si l'humanité était réduit littéralement en esclavage. - LVOG)

« Les prochaines années sont probablement les plus importantes de notre histoire ». La citation est de Debra Roberts, co-présidente du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) [1] qui a présenté le 8 octobre dernier le rapport spécial 1,5ºC sur le réchauffement climatique.

(Et de nous citer une voyante, de mieux en mieux ! - LVOG)

Aujourd’hui, la grande majorité des scientifiques du monde considère que le changement climatique est aussi tangible qu’inévitable. (...)

Mais qu’est-ce que le changement climatique et qu’est-ce qui en est la cause ? (Jamais ils ne parleront de variations climatiques qui se déroulent sans cesse. - LVOG)

Le climat de la Terre est régulé par un processus naturel appelé « effet de serre », par lequel certains gaz présents dans les couches inférieures de l’atmosphère (dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux, hydrofluorocarbures, etc.) absorbent une partie du rayonnement solaire que la Terre émet sous forme de chaleur, formant une véritable « serre globale ». Dans le cas de la planète Terre, l’équilibre naturel de ce phénomène est ce qui a permis le développement de la vie telle que nous la connaissons. Mais lorsque la concentration de gaz à effet de serre augmente dans l’atmosphère, cet équilibre se modifie et donne naissance à ce que l’on a appelé le « changement climatique ».

(Ils ont oublié la vapeur d'eau qui participe à plus de 80% à la formation de l'effet de serre, et ils ne vous diront pas non plus que le CO² présent dans l'air ne représente qu'une infime partie des éléments chimiques qui la composent à côté de l'oxygène, de l'azote, etc, et que le taux de CO² est passée seulement de 0,3 à 0,4%... - LVOG)

La majorité des scientifiques s’accorde à dire que ce changement est principalement lié à l’augmentation vertigineuse des niveaux d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, produits par les activités anthropiques, c’est-à-dire par l’action humaine. Cependant, il ne s’agit pas d’une action humaine « en général », abstraite. C’est une activité générée dans le cadre d’un certain mode de production, le capitalisme.

(Ils ne vous diront pas que le GIEC a systématiquement écarté ou minimisé l'activité du soleil, des volcans, d'El Nino, sans parler du noyau de la terre ou ce qui se passe sous nos pieds que le GIEC a totalement ignoré. - LVOG)

En effet, depuis la révolution industrielle, la super-concentration de ces gaz dans l’atmosphère, notamment en raison de la combustion d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), mais aussi de la déforestation (qui a progressivement éliminé d’énormes puits de carbone) et d’autres activités productives capitalistes comme l’élevage intensif, a eu pour effet d’élever la température moyenne mondiale - qui avoisine actuellement 15°C - avec des conséquences insoupçonnées (et catastrophiques) sur l’environnement et la biodiversité. Cette dynamique a eu tendance à s’accroître de façon exponentielle avec le développement du capitalisme moderne, en particulier lors de sa dernière phase néolibérale.

(Là le NPA se fait faussaire. Rappelons qu'entre 1910-1945 et 1945-1980 la température n'a augmenté que de 0,6°C, donc avant et pendant la période d'industrialisation disons mondialisée, réfutant ainsi le rapport entre la hausse moyenne de la température avec l'augmentation du taux de CO² dans l'air.

A propos de la déforestation.

La 3ème étude publiée par Nature [10] intitulée « Changement dans l’utilisation des sols de 1982 à 2016 », a analysé 35 années de données satellitaires et établi un bilan complet de la dynamique mondiale des changements d’usage des sols au cours de la période 1982-2016. Elle montre que contrairement à une opinion dominante, la couverture arborée augmente (2,24 millions km2, soit + 7,1% par rapport au niveau de 1982). [10] Global land change from 1982 to 2016 (https://www.nature.com/articles/s41586-018-0411-9) - Cycle du carbone, l’éclairage de trois nouvelles publications - Usbek - climato-realistes.fr 11 septembre 2018) - LVOG )

Bien que les différents sommets sur le climat aient tiré la « sonnette d’alarme » sur le changement climatique, d’importantes organisations scientifiques mettaient en garde contre ces changements depuis des décennies. Du GIEC à des revues scientifiques prestigieuses telles que Science, elles ont présenté des recherches qui dessinent de véritables scénarios de catastrophes, soutenant que si les niveaux actuels d’émissions de CO2 se maintiennent, « le monde sera confronté au taux de changement climatique le plus rapide des 10 000 dernières années, modifiant la circulation des courants océaniques et des régimes climatiques » [2]. (Pures élucubrations catastrophiques ! - LVOG)

Les projections du GIEC indiquent que la température moyenne mondiale à la surface de la Terre pourrait augmenter de 2 à 5°C [3] et que le niveau des océans pourrait augmenter de 18 à 59 centimètres au cours des prochaines décennies, tout en avertissant que les émissions passées et futures de dioxyde de carbone (CO2) continueront au réchauffement pendant plus d’un millénaire. Dans le même temps, on a récemment appris que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère ont dépassé 400 parties par million (ppm), et pourraient même atteindre dans les décennies à venir des niveaux supérieurs à 500 ppm, des niveaux jamais atteints auparavant dans l’histoire humaine. (Ils ont raison de ne pas remonter plus loin que "l’histoire humaine", et pour cause, les données infirmeraient leurs spéculations foireuses. - LVOG)

Pour qui que ce soit, ces estimations peuvent passer pour de simples abstractions statistiques. Cependant, elles prennent forme lorsque leurs conséquences se font sentir : expansion de phénomènes climatiques extrêmes tels que tempêtes, cyclones tropicaux, typhons et ouragans, chaleur excessive, déplacement des zones climatiques vers les pôles et réduction de l’humidité du sol, mais aussi élévation du niveau de la mer due à la fonte des glaciers ou à la fonte partielle des calottes polaires, avec pour conséquence la salinisation des terres arables et des eaux souterraines côtières. (Faux, tous ces phénomènes sont globalement en régression ou ils se sont déplacés. Ne pas en tenir compte relève sciemment de la manipulation. - LVOG)

Depuis 1880, la température moyenne de la surface de la terre a augmenté de 1°C selon le GIEC. Un changement drastique qui a déjà des conséquences dévastatrices, avec le renforcement de tous les phénomènes catastrophiques liés au climat, sa permanence dans le temps et l’accélération de ses rythmes. Il s’agit notamment de la récurrence d’ouragans et de tornades de plus en plus virulents en Amérique centrale, comme celui qui a dévasté Porto Rico et d’autres pays des Caraïbes il y a quelques mois, ou le cyclone qui a fait plus de 1 000 morts au Mozambique. La multiplication des incendies incontrôlables qui ont dévasté des villes entières dans le monde entier, la propagation de vagues de chaleur extrême (qui frappent déjà 30% de la population mondiale), les inondations massives - qui touchent déjà 41 millions de personnes en Asie du Sud - ou les sécheresses catastrophiques - comme celles qui ont provoqué le déplacement forcé de 760 000 personnes en Somalie. (...) (Le produit du développement anarchique y compris démographique sous le capitalisme... - LVOG)

Comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’a récemment reconnu, si la tendance actuelle se poursuit, les conséquences du changement climatique pourraient entraîner 250 000 décès supplémentaires chaque année entre 2030 et 2050, selon une estimation pourtant minimale [5]. (...) (Au secours, on va tous mourir ! - LVOG)

La nécessité de lutter contre le changement climatique par des mesures radicales est indéniable. Selon le dernier rapport du GIEC, les émissions de gaz polluants devraient être réduites de 45 % d’ici 2030 - en moins de 12 ans - pour éviter de dépasser le seuil critique de réchauffement de 1,5°C, au-dessus duquel l’élévation du niveau de la mer, les phénomènes météorologiques extrêmes et les pénuries alimentaires se généraliseraient. (Quand le NPA adopte les conclusions du GIEC qui justifient toutes les attaques à venir contre les peuples... - LVOG)

Un scénario qui ne laisse aucune place à des mesures partielles ou « réformistes ». Le réchauffement climatique n’est qu’une des manifestations, peut-être l’une des plus dévastatrices, de la nature destructrice du système capitaliste. (...) revolutionpermanente.fr

LVOG - La suite était à l'avenant. Au passage, pour nous la manifestation la plus dévastatrice du système capitaliste demeure l'exploitation de l'homme par l'homme et l'oppression qui l'accompagne quotidiennement et que rien ni personne ne peut justifier.

John Christy, chef du département des sciences de l'atmosphère de l'Université de l'Alabama.

...récemment, le scientifique australien Barry Marshall a renoncé au traitement accepté pour les ulcères en suggérant qu'ils n'étaient pas causés par le stress, mais par une infection bactérienne. Aujourd'hui, le traitement standard contre les ulcères est un antibiotique. (https://www.climatedepot.com/2019/02/23/climatologist-dr-john-christy-rejects-green-new-deal-the-world-is-not-spiraling-off-into-some-dangerous-territory-of-climate)

John R. Christy est un climatologue américain.

Il a été un des auteurs principaux du rapport du GIEC de 2001, mais il en a démissionné au vu des manipulations nombreuses menées pour imposer l'idée d'un consensus scientifique pourtant inexistant sur la théorie de l'origine humaine du réchauffement climatique.

Ayant constaté par lui même les dérives du GIEC, il s'oppose avec force à l'instrumentalisation de la science menée par cette organisation et James Hansen; il déclara ainsi sur CNN le 2 mai 2007 que le but recherché par les auteurs était, non de refléter la réalité de la connaissance scientifique, mais de cultiver l'alarmisme pour forcer les États-Unis à signer le protocole de Kyoto. Lui-même critique de la thèse de l'origine humaine du réchauffement climatique, il rappelle que c'est à tort que le GIEC soutient qu'il y a consensus sur le sujet parmi les scientifiques.

Pour Christy, un environnement plus propre ne peut pas venir d'une logique de décroissance et de contrainte étatique, mais uniquement du développement économique et du progrès. wikiberal.org

Parole d'internaute.

1- Manfred Petritsch, par exemple, a repris un de ces scénarios dans son article du 10 juin 2019 : Jusqu’à l’automne 2018, les visiteurs du centre du parc national de Glacier aux Etats-Unis étaient confrontés à un panneau portant l’inscription suivante : « Adieu Glacier : En raison du changement climatique dû à l’homme, les simulations numériques montrent que les glaciers « disparaîtront » tous d’ici 2020. » Cette « disparition d’ici 2020 » a été largement rapportée dans le New York Times, le National Geographic et de nombreux autres médias internationaux. Sur Wikipedia, on peut lire tout un essai sur le recul des glaciers du parc national.

Mais maintenant les équipes de recherche de l’Université Lysander Spooner, qui visitent le parc tous les mois de septembre et mesurent les glaciers, ont révélé ce qui suit : Les glaciers les plus célèbres du parc, comme les glaciers Grinnell et Jackson, se sont même développés depuis 2010 et n’ont en aucun cas diminué ! Tous les autres glaciers sont encore là. Donc ce qui s’est réellement passé est exactement le contraire de ce qui avait été si horriblement prédit.

“Manfred Petritsch écrit : [Voix off:] « Au lieu d’informer les visiteurs que les glaciers n’avaient pas disparu, contrairement à leur pronostic, mais qu’ils s’étaient même développés, l’administration du parc n’a rien communiqué mais a simplement retiré le panneau. Les médias n’ont pas été informés non plus. L’administration du parc n’admet pas son erreur. »”

2- Qui de l’œuf ou de la poule?…………

Selon certain, c’est la hausse des températures qui précède la libération de CO2 principalement d’origine océanique…..

Selon d’autre, c’est la poule!

Lorsque Philippe Verdier, chef météo France 2 a contesté le GIEC, il s’est fait viré:

https://www.youtube.com/watch?v=t3gWPzs_O1w

Il y a quelque décennie, alerte, la mer monte et des îlots vont se faire engloutir mais pourtant rien ne se produit.

Il n’y a pas de hausse significative du niveau des océans voir ici:http://refmar.shom.fr/fr/evolution-niveau-marin-brest

Pourtant:https://www.liberation.fr/planete/2019/07/31/en-europe-la-france-fait-partie-des-pays-les-plus-menaces-par-la-submersion-marine_1741624

Qui croire? L’article de Libé ou le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine)

J’ai plus confiance aux relevés. Mais quand Libé affirme “L’élévation du niveau de la mer s’accélère : elle est désormais de 3,2 millimètres par an en moyenne (pour la période 1994-2014), alors que pendant les trois derniers millénaires, le rythme d’élévation se situait autour de 0,5 millimètre par an.” c’est une fake news.

3- GES ? avec un taux qui est passé de 0,03% à 0,04% , pas de quoi fouetter un chat

Pourquoi les températures ont-elles baissé des années 40 aux années 70 en plein 30 glorieuses alors que les émissions de CO2 étaient en augmentation constante ? ( même chose fin du XIX ème siècle ? )

4- Pour le reste , les astrophysiciens découvrent des trucs intéressants : https://www.nature.com/articles/s41598-019-45584-3 , cycles de 1000 ans .. avec un point bas au XVIIème siècle et une remontée des températures depuis .

Le CO2 ? même pas utile dans leurs conclusions.

5 - Et où en sont toutes les stations de ski de moyenne altitude qui devaient fermer, déjà en 2005? Et bien elles se portent si bien que Tony Parker a décider d’en racheter une !

Il y a les articles, les études, les graphiques, de plus en plus compliqués pour faire sérieux, et il y a la réalité. Si nous battons un record de 1947, c’est qu’il a fait très chaud en 1947. Nul doute que nous battrons aussi des records de froid comme nous l’avons déjà fait dernièrement.. Il ne peut y avoir de changement climatique, car le climat change tout le temps. Marre des devins qui envahissent les médias comme a la Rome antique. Aucun d’entre eux ne sera la dans 100 ans pour répondre de ses écris, alors ça y va! L’avenir nous est a tout jamais inconnu.

6- Non, le GIEC ne compile pas toute la littérature , il compile ce qui l’intéresse et va dans le sens de ses objectifs.

En lisant le rapport AR5 , on constate que le GIEC a isolé un ensemble de modèles très divergent , les graphiques montrent que la réalité (courbes des observations) ne correspond pas aux modèles mathématiques. La réalité doit être fausse.

Les comités de lecture ne garantissent pas la véracité de ce qui est écrit.

7- Cet article est juste hallucinant. On va continuer longtemps comme cela a se moquer de nous ?

Le graphique de reconstruction du “taux de réchauffement” des 2000 dernières années est impossible. On a des milliers et des milliers de sources historiques qui attestent d’un optimum climatique romain et d’un optimum médiéval. Des centaines (ou plus) d’historiens (Le Roy Ladurie en tête) ont reconstruit à travers ces sources les grandes variations climatiques (je parle de tendances pas à la précision au ° près) donc si nous ne voyons pas distinctement ces 2 périodes sur un graphique sensé reproduire l’évolution du climat sur les 2000 dernières années c’est qu’il est faux.

Il y a un livre récemment sorti de l’historien Kyle Harper très bien documenté qui approche la fin du monde romain sous l’aspect climatique. On peut critiquer la causalité entre effondrement et climat, en revanche les sources sont nombreuses et précises aussi bien historiques que plus récentes de climatologie (dendrologie etc) et il n’y a aucun doute sur l’existence de cet optimum romain (phénomène dont on a des traces aussi bien en Chine qu’en Amérique du nord).

Il est donc parfaitement scandaleux d’avoir des graphiques où l’on ne voit pas clairement sur les 2000 dernières années l’optimum romain et médiéval qui sont des phénomènes attestés depuis des siècles dans toutes les grandes civilisations de ces époques.

8- Et si la panique autour du changement climatique était une “stratégie du choc” comme une autre, nécessaire pour faire avaler au bon peuple les réformes structurelles nécessaires pour que tout change afin que rien ne change ?

9- De 300 ppm d’avant la période pré- industrielle à env. 400 ppm aujourd’hui, soit de 1 molécule de CO2 anthropique sur 10’000 en plus contribuant à effet de serre. En présence de 2.5% de molécules de vapeur d’eau soit 250 molécules sur 10’000.

Elle change quoi cette molécule de CO2 anthropique sur 250 de H2O vapeur?

Il semble qu’une molécule H2O contribue à l’effet de serre comme 10 molécules de CO2. Quelqu’un peut-il confirmer?




Hier comme aujourd'hui, rappel, souvenir, mémoire, enseignement. Tout est une question de degré, de circonstance, l'idéologie est la même.

Dictature clé en main dans les rues de Washington. Par Ray McGovern - Les Crises 2 août 2019

- Gerry Condon, Président de Veterans for Peace [Les Vétérans pour la Paix, NdT], fut conspué et traîné dans la boue, ce mercredi soir pour avoir tenté d’apporter de la nourriture aux personnes confinées dans l’ambassade vénézuélienne à Washington. Les militants postés en son sein, dont certains ont vécu dans l’ambassade des semaines durant avec la permission du gouvernement vénézuélien, protègent les locaux, face à des manifestants qui soutiennent le président auto-déclaré Juan Gaido.

Avec la permission tacite de la police de Washington et des services secrets, les manifestants ont réussi à bloquer toute entrée de nourriture dans l’ambassade. Ce mercredi soir, l’électricité fut coupée dans l’immeuble. Un militant ayant jeté une miche de pain vers une fenêtre avait auparavant été arrêté pour usage de « missile ». Et maintenant, Condon se fait malmener et coincer pour avoir lancé un concombre.

Nous en arrivons au stade qu’Edward Snowden qualifiait de « dictature clef en main ». Et ce mercredi soir, on a tourné cette clef dans la serrure de manière spectaculaire. Jusqu’à maintenant, on assistait à un processus progressif et imperceptible, comme dans la fable de la grenouille dans l’eau bouillante.

Bien sûr, cela s’est déjà produit par le passé. Je citais ces mots dans un article que j’écrivais pour Consortium News le 27 décembre 2007 :

« Il y a peu de choses aussi étranges que l’indifférence calme et hautaine avec laquelle moi et mes semblables observions les débuts de la révolution nazie en Allemagne, comme depuis une loge au théâtre… Peut-être bien que cette bizarrerie peut se comparer avec celle d’aujourd’hui, des années après… »

Ces mots sont ceux de Sebastian Haffner (nom de plume pour Raimund Pretzel), qui, en tant que jeune avocat à Berlin pendant les années 1930, a vécu la prise de pouvoir des nazis, et en fit un témoignage de première main. Son fils découvrit son manuscrit après sa mort, en 1999, et le publia l’année suivante sous le titre Geschichte eines Deutschen (en français, Histoire d’un Allemand).

Le livre devint immédiatement un best-seller et fut traduit dans pas moins de 20 langues – en anglais comme « Defying Hitler » (« Défier Hitler »).

J’ai récemment appris de sa fille Sarah, une artiste berlinoise, que l’on fête aujourd’hui le centenaire de la naissance d’Haffner. Après avoir trouvé un de mes anciens articles, où je citais son père, elle m’a envoyé un mail me demandant « d’en écrire plus à propos de ce livre et de sa comparaison avec l’Amérique de Bush. … C’en est presque incroyable. »

Voici donc plus d’informations sur le livre d’Haffner.

(...)

Les Nazis et les Collabos

Pas besoin d’être un nazi. Il vous suffit d’être un mouton.

Dans son journal, Sebastian Haffner pointe du doigt ce qu’il nomme « la docilité du troupeau », autrement dit la façon dans les Allemands ont réagi à un événement à rapprocher du 11 Septembre : l’incendie du Parlement allemand, le Reichstag, le 27 février 1933.

Haffner fut frappé de ce qu’aucune de ses connaissances « ne soit saisie par le fait que, dès lors, on puisse écouter ses discussions téléphoniques, ouvrir ses lettres, fouiller son bureau ».

Mais c’est aux hommes politiques lâches qu’Haffner réserve sa plus véhémente condamnation. Voyez-vous maintenant le parallèle qu’on peut établir avec ce que l’on vit aujourd’hui ?

Lors des élections du 4 mai 1933, peu après l’incendie du Reichstag, le parti nazi totalisa seulement 44 % des voix. Seule la « lâche traîtrise » des sociaux-démocrates et des autres partis, auxquels 56 % des Allemands avaient accordé leur voix, ont permis aux nazis de s’emparer du pouvoir. Haffner ajoute :

« En dernière analyse, c’est seulement cette trahison qui peut expliquer l’inexplicable : qu’une si grande nation, qui n’est pas constituée de couards, ait pu sombrer dans l’ignominie sans lui opposer la moindre résistance. »

Les leaders sociaux-démocrates ont trahi leurs électeurs. Ils étaient, « pour la plupart des individus convenables et sans envergure ». En mai, ces leaders chantaient l’hymne nazi ; en juin, le Parti Social-Démocrate était dissous.

Le parti catholique Zentrum, des classes moyennes, a rendu les armes en moins d’un mois, et a, en fin de compte, donné aux nazis les voix nécessaires pour atteindre la majorité de deux tiers qui a permis de « légitimer » le dictateur Hitler.

Et il en a été de même pour la droite allemande, qu’elle soit conservatrice comme nationaliste : « Mon Dieu », s’exclame Haffner, « quel spectacle déshonorable et veule que celui qu’ont joué leurs responsables à partir de 1933 […]. Ils suivaient les nazis où qu’ils aillent : dans la terreur, la persécution des Juifs […]. Ils n’ont même pas eu l’air préoccupés lorsque leur propre parti fut dissout et leurs propres membres jetés en prison »

En résumé : « Il n’y avait pas un seul exemple de défense énergique, de courage ou de principe. Il n’y a eu que panique, fuite et désertion. En mars 1933, des millions de personnes étaient prêtes à combattre les nazis. Du jour au lendemain, elles se sont retrouvées sans chefs. … Au moment de vérité, alors que d’autres nations se soulèvent spontanément, les Allemands, collectivement et mollement, s’effondrent. Ils ont cédé et capitulé, atteints de dépression nerveuse. … Le résultat en est aujourd’hui le cauchemar du reste du monde. »

Voilà ce qui arrive quand pratiquement tous sont terrorisés.

Nos Pères fondateurs ne se sont pas montrés aveugle à cela ; c’est ainsi que James Madison a écrit :

« Je crois qu’il y a plus de cas d’atteinte à la liberté du peuple par des empiétements progressifs et silencieux du pouvoir que par des usurpations violentes et soudaines. … Les moyens de défense contre les dangers venus de l’ étranger sont historiquement devenus les instruments de la tyrannie chez nous. »

Nous ne pouvons pas dire que nous n’avons pas été prévenus.

Ray McGovern travaille pour Tell the Word, une maison d’édition de l’Église œcuménique du Sauveur dans le centre-ville de Washington. Il a été analyste de la CIA pendant 27 ans, puis conseiller présidentiel et cofondateur de Veteran Intelligence Professionals for Sanity.[VIPS, NdT]

Source : Consortium News, Ray McGovern, 09-05-2019

Commentaire d'un internaute.

- "Comparaison audacieuse, mais assez justifiée, de Ray McGovern entre l’incendie du Reichstag et les attentats du onze septembre, entre la « Loi pour la protection du Peuple et de l’État » qui abroge explicitement les libertés définies par la Constitution allemande de 1919 et l’USA Patriot Act. Dans les deux cas, allemand et américain, la stratégie du choc permet la mise en place d’une dictature dans l’indifférence générale."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Reichstagsbrandverordnung

LVOG - Le commentaire que j'ai adressé au blog Les-Crises.fr qui a été publié.

“Sont-ils tous complices ?”

Quelle naïveté réelle ou feinte ! Décidément ces expériences passées n’auront servi à rien à tous ceux qui continuent de s’en remettre au “clivage” droite-gauche, parce qu’ils y trouvent leur intérêt dans le cadre du régime capitaliste, l’horizon indépassable qui justifie toutes les corruptions ou qui en est la cause.

Avant le 27 février 1933, il y avait eu les 3 et 4 août 1914 où “la « lâche traîtrise » des sociaux-démocrates” s’était déjà manifestée de manière grandiose, non ? Et depuis plus d’un siècle elle n’a jamais cessé. Et qui la cautionna durant cette longue période comme s’ils ne le savaient pas, si ce n’est principalement les classes moyennes, les intellectuels, les classes supérieures qui y trouvaient un intérêt politique pour assurer la stabilité du régime honni par la majorité des ouvriers.

Ajoutons que l’Internationale communiste stalinisée dès le milieu des années 20, participa à cette « lâche traîtrise » et à toutes celles auxquelles les sociaux-démocrates se livrèrent ensuite.

Si le rejet qu’ils inspirent de nos jours à l’immense majorité des classes populaires est amplement justifié, reste à reconstruire le mouvement ouvrier sur les bases saines du combat politique classe contre classe en bannissant la collaboration de classes (Dont le “dialogue social”), car c’était bien de cela qu’il s’agissait en 1914, 1933 ou de nos jours.

Les éléments les plus conscients des classes moyennes ont un rôle important à jouer au cours de ce processus, mais force est de constater que ce n’est pas encore le cas, cela viendra n’en doutons pas, et alors on pourra sérieusement envisager un changement de régime qui passera par la rupture avec le capitalisme, la Ve République et l’UE, l’Otan, notamment.




Le régime répressif de Macron-Philippe-Castaner est responsable de la mort de Steve Maia Caniço.

Clémentine, 25 ans, interrogées par l'AFP.

Tout en précisant avoir "des gendarmes et des militaires" dans sa famille, cette jeune Nantaise entend, par sa présence, "protester contre les violences policières". "On matraque des gens qui s'amusent, on leur envoie des lacrymos, on envoie des chiens (...) Moi, je respecte les policiers mais leur métier, c'est de maintenir les gens en sécurité, pas de les mettre en danger". "Là, on parle d'une répression des mouvements sociaux qui s'étend à la vie quotidienne et ça prend une toute autre ampleur", considère-t-elle. AFP 3 août 2019

Mort de Steve : des secouristes décrivent une intervention de la police "totalement disproportionnée" le soir du drame - Franceinfo 3 août 2019

Appelés sur place pour un malaise, ils racontent un "mouvement de panique impressionnant" après l'emploi de gaz lacrymogène, et disent avoir vu des personnes à l'eau.

Interrogés par l'IGPN, ils ne comprennent pas le récit que celle-ci fait dans le rapport de cette dernière. Plusieurs secouristes de la protection civile racontent au Monde et à Presse-Océan ce qu'ils ont vu de l'intervention de la police sur le quai Wilson à Nantes, dans la nuit du 21 au 22 juin, le soir où a disparu Steve Maia Caniço. Une intervention que l'un d'eux juge "totalement disproportionnée".

"Un mouvement de panique impressionnant"

Les deux journaux ont interrogé un groupe de quatre secouristes, qui témoignent anonymement. Ils expliquent être intervenu à 4h13, cette nuit-là, auprès d'une personne victime d'un malaise sur le quai Wilson. Ils décrivent une ambiance d'abord "très calme", sans agressivité, et un niveau sonore qui leur permettait de "se parler sans crier".

Ces secouristes disent ne pas avoir vu les policiers avant de sentir les premières odeurs de gaz lacrymogènes. Ils décrivent une deuxième salve, peu après 4h25, qui a provoqué un nuage "très impressionnant" : "On a perdu en visibilité. Comme lorsque cela pète sur les grosses manifs dans le centre-ville de Nantes".

L'un d'eux décrit alors au Monde et à Presse-Océan "un mouvement de panique impressionnant". "On entendait des explosions. Des gens criaient et couraient, désorientés", poursuit-il. Après avoir entendu des voix faisant état de chutes dans la Loire, plusieurs de ces secouristes se sont, selon leur récit, rapprochés de la rive et ont vu des personnes dériver dans l'eau, prévenant alors "les secours adéquats".

Ces quatre secouristes ont fini par quitter les lieux en ambulance. "Ce qui ressemble à une grenade de désencerclement a explosé sous la voiture", raconte l’un d’eux.

Ils affirment aux deux quotidiens ne pas comprendre la façon dont la police à agi ce soir-là. "L’intervention me paraît totalement disproportionnée. Un tel déploiement de grenades juste pour de la musique, dans un secteur sans habitation, me paraît incroyable", juge l'un d'eux.

Ils ont par ailleurs le sentiment que le rapport de l'IGPN, pour lequel ils ont été interrogés, les positionne plus loin des lieux qu'ils ne l'étaient vraiment, et ne rend pas compte de leurs observations critiques. "Je ne sais pas quelle est la définition du mouvement de foule pour l’IGPN mais j’aimerais comprendre. Si c’est un grand nombre de personnes qui fuient rapidement un nuage de gaz lacrymogène, alors oui, il y en a eu un", commente l'un d'eux.

Interrogée par les deux médias, la communication de la police nationale répond que "tous les rapports transmis par la protection civile figurent dans l’enquête administrative", dont seule une synthèse a été rendue publique. Elle rappelle également que ces secouristes pourront, s'ils le souhaitent, "apporter un complément (...) dans le cadre de l'enquête judiciaire". Franceinfo 3 août 2019

LVOG - On aura noté que cette dizaine de jeunes qui faisaient tranquillement la fête ne gênaient personne, puisqu'ils étaient éloignés de toute habitation, on est donc en présence d'une répression policière violente encouragée par les enragés Macron, Philippe et Castaner...

FO Police attaque sévèrement le rapport de l’IGPN - francetvinfo.fr

Philippe Boussion, secrétaire régional du syndicat Unité SGP Police FO Pays-de-la-Loire, a réagi après la publication du rapport de l'IGPN sur la mort de Steve Maia Caniço.

"C'est tellement grossier dans la volonté de disculper la police que ça va être inacceptable pour beaucoup de gens", a expliqué jeudi 1er août sur franceinfo, Philippe Boussion, secrétaire régional du syndicat Unité SGP Police FO Pays-de-la-Loire. Il réagissait après la publication du rapport de l'IGPN sur la mort de Steve Maia Caniço à Nantes. Le rapport ne fait pas de lien entre l'action de la police et la mort du jeune animateur périscolaire de 24 ans. "C'est juste inaudible de dire qu'il y a aucun lien", a-t-il avancé.

"Le rapport lui-même dessert la police nationale. Je le dis clairement. Et surtout les policiers de terrain", a-t-il regretté. Selon lui, "l'IGPN par grand miracle disculpe tout le monde dans la hiérarchie, charge la mairie, les petits policiers de terrain. Franchement ce n'est pas sérieux".

franceinfo : Le rapport de l'IGPN dit qu'il n'y a pas de lien entre l'action de la police et la noyade de Steve Maïa Caniço lors de la fête de la musique à Nantes. Cela vous semble plausible ?

Philippe Boussion : De toute façon juridiquement on ne pourra jamais prouver que l'action de la police a provoqué ce drame. Je pense que le rapport de l'IGPN est inaudible pour bon nombre de gens et pour une partie des proches de ce jeune, qui sont anti-policiers. Le rapport dessert avant tout dans la forme. Je pense qu'il y aurait pu y avoir un temps entre le moment où on venait de découvrir que c'était bien le corps de Steve Caniço et le moment où il paraît. Pour la famille on aurait pu avoir un temps de recueillement, plutôt que d'être tout de suite dans la polémique. Je ne suis pas sûr qu'il était judicieux de rendre le rapport public ce jour-là. D'ailleurs mes pensées vont à ses [Steve Maia Caniço] proches.

Quel est votre sentiment sur ce rapport de l'IGPN ?

Le rapport lui-même dessert la police nationale. Je le dis clairement. Et surtout les policiers de terrain. C'est grossier dans le sens, où nous-mêmes on avait pris position et on n'a pas été auditionnés. Il y a plein de choses qui paraissent très légères par rapport à ce qui a été rendu comme conclusion. C'est juste inaudible, même pour des gens modérés. C'est juste inaudible de dire qu'il y a aucun lien. Certifier qu'il n'y aucun lien entre l'action de la police et le fait que des jeunes tombent à l'eau. La concomitance des faits où les jeunes tombent à l'eau au moment de l'intervention de la police, interroge. C'est tellement grossier dans la volonté de disculper la police que ça va être inacceptable pour beaucoup de gens. Ce rapport dessert la police et avant tout mes collègues. D'ailleurs l'IGPN par grand miracle disculpe tout le monde dans la hiérarchie, charge la mairie, les petits policiers de terrain. Franchement ce n'est pas sérieux.

D'où vient cette volonté de "disculper tout le monde dans la hiérarchie" selon vous ?

Elle vient peut-être de l'IGPN qui a voulu bien faire. En tout cas, ce n'est pas acceptable quand on lit le rapport. Ça travaille qu'à charge pour mes petits collègues qui ont mis deux coups de matraque. Dans cette affaire si l'IGPN maintient qu'il y a eu deux coups de matraque de trop, on est complètement à côté de la plaque. L'inspection générale de la police nationale devrait s'interroger sur une question : Est-ce qu'il était pertinent oui ou non d'intervenir ? Est-ce qu'il était légitime d'intervenir ? Oui, on veut faire éteindre la musique, force doit rester à la loi. Légitiment et en droit, on avait le droit de faire éteindre la musique. Oui la police était dans son rôle de dire, maintenant ça suffit. La décision qui a été prise était légitime, mais est-ce qu'elle était pertinente ? Non. Elle n'était pas pertinente pour la finalité, parce qu'on était sur des jeunes qui font la fête de la musique. On n'est pas sur des casseurs ni sur des "gilets jaunes". Est-ce qu'il y a eu, 10, 30 grenades, la question n'est pas là. Les collègues étaient pris à partie, ils ont riposté. Est-ce-que l'usage de la force était légitime ? Oui. francetvinfo.fr

LVOG - Ce salopard justifie l'usage de la force à l'encontre de jeunes qui s'amusaient tranquillement et ne dérangeaient personne.




Pas en France !

Hong Kong : la police tire des gaz lacrymogènes sur les manifestants - AFP 03.08

Une nouvelle manifestation de l'opposition réprimée à Moscou - AFP 03.08




Au nom de la démocratie.

Deux fusillades de masse en moins de 24 heures aux Etats-Unis - euronews

Russie : OVD-info, la petite ONG qui tente de venir en aide aux opposants - LePoint.fr 4 août 2019

L'OVD-info, né il y a 8 ans, a été monté par deux personnes, tous deux membres de l'intelligentsia moscovite : le journaliste Grigori Okhtine et le programmiste Daniil Beïlinsson.

Ils sont 27 à être dans l'équipe et encore quelque 100 bénévoles formés pour intervenir lors des grandes manifestations. LePoint.fr 4 août 2019

Qu'est-ce OVD-Info ? Une officine de Soros !

OVD-Info est un mouvement bénévole né à la fin de l’année 2011 après la manifestation spontanée du 5 décembre à Tchistye Proudy. courrierinternational.com 23.06.2017

Le portail OpenDemocracy héberge les articles d'OVD-info, vous pouvez le vérifier à l'adresse suivante :

https://www.opendemocracy.net/en/author/ovd-info/

(Traduit en français par Google-LVOG)) OVD-Info a été lancé par des volontaires en 2011 afin de contrôler rapidement les arrestations lors de manifestations de masse. Il s’est transformé en un projet analytique à grande échelle traitant des questions d’application de la loi en Russie. Découvrez comment vous pouvez aider ici.

OpenDemocracy par Wikipédia, disponible en anglais et traduit en français (Google-LVOG) .

- OpenDemocracy est un site Web politique basé au Royaume-Uni. OpenDemocracy, fondée en 2001, affirme que, par le biais de reportages et d'analyses de problèmes sociaux et politiques, elle cherche à "défier le pouvoir et à encourager le débat démocratique" dans le monde entier. (...) Les fondateurs du site ont été impliqués dans les médias établis et l'activisme politique. Il a été financé par la Fondation Charles Stewart Mott parmi d'autres organisations, notamment l'Open Society Foundation, le National Endowment for Democracy, la Ford Foundation et le Joseph Rowntree Charitable Trust. [1]

Yanis Varoufakis, député de Caroline Lucas, Peter Oborne, Paul Mason, Owen Jones, John Berger, Chantal Mouffe, Étienne Balibar, Chuka Umunna, Kofi Annan et George Soros (l'un de leurs plus importants bailleurs de fonds), Ayaan Hirsi Ali, Shirin Ebadi, Sidney Blumenthal, Peter Hain, Pierre Bourdieu, Manuel Castells, Fred Halliday et David Blunkett.

OpenDemocracy appartient et est publié par une fondation à but non lucratif. Il a été financé par un certain nombre d'organisations philanthropiques, notamment l'Open Society Initiative de George Soros pour l'Europe, la Fondation Mott, le Joseph Rowntree Charitable Trust, la Fondation Ford, la Fondation David et Elaine Potter, Lush, Andrew Wainwright Trust et le Network for Social Change. [4]

En parcourant les documents de cette ONG on en a découvert une autre, Rights in Russia, créée le 19 janvier 2010, où, devinez, en Grande-Bretagne également.

Qu'est-ce que Rights in Russia ? Une antenne de Soros et de la CIA.

Droits en Russie est un organisme de bienfaisance enregistré au Royaume-Uni (n ° 1147245), créé le 19 janvier 2010

Le 14 mai 2012, Rights in Russia est enregistré en tant qu'organisation caritative auprès de la UK Charity Commission. Notre numéro d'enregistrement d'organisme de bienfaisance est 1147245.

Leur adresse postale :

Rights in Russia, The Treasurer, 6, Stoford Place, Broadway, Ilminster, Somerset, TA19 9RZ, UK.

http://www.rightsinrussia.info/about/registration-certificate

Parmi ses contributeurs cette ONG compte Andreas Umland :

Senior Fellow à l'Institut de coopération euro-atlantique de Kiev, CertTransl (Leipzig), AM (Stanford), MPhil (Oxford), DipPolSci, Dr Phil (FU Berlin), PhD (Cambridge). Boursiers ou conférences à l'Université de Stanford... Membre du conseil consultatif universitaire du Comité de l'intégration européenne du Parlement ukrainien. huffingtonpost.fr

Halya Coynash, une journaliste qui est membre de l'ONG Kharkiv Human Rights Group qui fait la promotion du coup d'Etat de l'Otan en Ukraine, vous pouvez le vérifier à l'adresse suivante : http://euromaidanpress.com/author/halya/

Qu'est-ce qu'Euromaidan?

Avec Euromaidan, la société ukrainienne a fait le choix de quitter définitivement l'ère soviétique et de faire partie du monde libre et démocratique. La rébellion contre la tyrannie était guidée par le rêve d’une société régie par le droit et la justice. Sur cette page, nous vous proposons un aperçu de la révolution et de ce qu’elle signifie pour l’Ukraine et la région. euromaidanpress.com

De là on atterrissait à Hanno Gundert, directeur général de N-Ost, the Network for Reporting on Eastern Europe.

https://www.n-ost.org/about-us

Supporters (Extrait)

- BMW fondation

- Open Society fondations (Soros)

- NED (CIA)

Sarah Hurst participe à l'ONG StopFake.org

https://www.stopfake.org/fr/a-propos-de-nous/

Le site de vérification des faits StopFake.org a été lancé le 2 mars 2014 dans le but de vérifier les faits avancés par la propagande du Kremlin.

Beaucoup de personnes ayant rejoint le projet, qu’ils soient journalistes, rédacteurs, programmeurs ou interprètes, sont préoccupés par l’avenir de l’Ukraine et de son peuple depuis le début de l’occupation de la Crimée et des actions militaires dans le Donbass.

En 2015, une aide financière a été attribuée par le Fond International «Renaissance», par la «Fondation nationale pour la démocratie», par le Ministère des affaires étrangères Tchèque, ainsi que par l’Ambassade du Royaume-Uni en Ukraine et par le Sigrid Rausing Trust. stopfake.org

Wikipedia.org - L'International Renaissance Foundation, ou IRF (en ukrainien : ??????????? ???? « ??????????? », littéralement « Fondation internationale « Renaissance » »), est une organisation non gouvernementale ukrainienne créée en avril 1990, intégrée au sein de l'Open Society Foundations, toutes deux créées par George Soros et financées en grande partie par le congrès américain, via la National Endowment for Democracy (La CIA - LVOG). Wikipedia.org

LVOG - Inutile d'aller plus loin.




Leur humanisme est la politesse des salauds...

Aux Etats-Unis, la santé des animaux de compagnie n'a pas de prix - AFP 3 août 2019

Etats-Unis : des pompiers libèrent un raton-laveur coincé dans une grille d'égouts - Franceinfo 3 août 2019

LVOG - Excusez-moi les pompiers, j'avais cru lire des policiers...

Ocean Viking : "On ne peut pas sacrifier la vie des gens sur l'autel de la politique intérieure de tel ou tel pays", affirme SOS Méditerranée - Franceinfo 3 août 2019

Ils vous les livrent à domicile maintenant.

Migrants : l'Open Arms et le Alan Kurdi, deux bateaux en attente - euronews 3 août 2019




La troïka, un cercle très fermé.

La numéro 2 de la Banque mondiale candidate européenne au FMI - euronews 02.08

C'est la Bulgare Kristalina Georgieva qui sera la candidate européenne pour briguer la tête du FMI. Après un vote inédit -aucun candidat n'arrivait à obtenir le consensus nécessaire- celle qui a été retenue c'est Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale depuis 2017, après avoir été commissaire européenne. euronews 02.08




Il faut bien faire vivre le complexe militaro-industriel-financier.

Fin du traité INF, Washington va développer de nouveaux missiles - AFP 02.08

Washington prêt à déployer rapidement de nouveaux missiles en Asie - L'Express.frt 02.08

A lire : Le Traité FNI enterré, les nouveaux euromissiles arrivent, par Manlio Dinucci - Réseau Voltaire 03.08

La Nouvelle Guerre froide vient de commencer pour de bon. Il ne s’agit plus d’un affrontement militaire entre les Etats-Unis et l’URSS, mais entre les Etats-Unis d’un côté et le bloc Russie-Chine de l’autre. L’abrogation du Traité FNI et l’annonce de prochains pourparlers à trois met un terme aux années d’incertitude que nous venons de vivre. Cette évolution renvoie l’Europe occidentale et centrale à son statut durant la Première Guerre froide : celui de champ de bataille. Réseau Voltaire 03.08

https://www.voltairenet.org/article207207.html




Ils ont un sexe à la place du cerveau...

"Vogue": Claudia Schiffer pose nue pour les 25 ans de sa première couverture - Le HuffPost 02.08

LVOG - La prostitution de ces femmes, une rente à vie ! Jusqu'à quel âge ? Demandez à l'assureur ci-dessous.

Pour s'endormir, la masturbation: le conseil d'une assurance allemande - Le HuffPost 02.08

LVOG - Heureusement qu'il existe mieux ! Ces gens-là nous dégoûtent, et je suis très loin d'être puritain. Ils n'aiment pas les femmes, ils n'aiment que le cul et le fric, le pouvoir, eux-mêmes, ils doivent se violer pour y arriver tellement ils sont détestables. Les Etats n'ont pas d'amis ils n'ont que des intérêts, dit-on, eux aussi, tout est dans l'ordre des choses.




Ils osent tout.

La France "condamne" les arrestations d'opposants samedi à Moscou - AFP 03.08

Affaire Rugy : des parlementaires réclament la création d'un "déontologue du gouvernement" - L'Express.fr




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Soudan

LVOG - Contrairement au titre et à ce que voudrait faire croire l'AFP, les militaires conserveront le pouvoir au Soudan.

Au Soudan, le pouvoir civil formé le 18 août après des mois de contestation - AFP 5 août 2019

Une autorité civile chargée de piloter la transition politique au Soudan sera formée le 18 août, une étape cruciale dans ce pays gouverné durant 30 ans par un régime autoritaire et secoué ces derniers mois par une contestation populaire inédite.

"Les membres du Conseil souverain seront désignés le 18 août, le Premier ministre le 20 août et les membres du gouvernement le 28 août", a déclaré à l'AFP un des meneurs de la contestation Monzer Abou al-Maali en marge de la cérémonie.

La première réunion entre le Conseil souverain et le gouvernement aura lieu le 1er septembre, selon lui.

"Notre gouvernement est civil", "Révolution, révolution", ont chanté des dizaines de Soudanais rassemblés à l'extérieur du bâtiment où a eu lieu la cérémonie pour parapher cet accord accueilli par un concert de klaxons.

A l'intérieur de la salle, les membres de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, se sont embrassés en pleurant de joie.

"Les membres du Conseil souverain seront désignés le 18 août, le Premier ministre le 20 août et les membres du gouvernement le 28 août", a déclaré à l'AFP un des meneurs de la contestation Monzer Abou al-Maali en marge de la cérémonie.

La première réunion entre le Conseil souverain et le gouvernement aura lieu le 1er septembre, selon lui.

"Notre gouvernement est civil", "Révolution, révolution", ont chanté des dizaines de Soudanais rassemblés à l'extérieur du bâtiment où a eu lieu la cérémonie pour parapher cet accord accueilli par un concert de klaxons.

A l'intérieur de la salle, les membres de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, se sont embrassés en pleurant de joie. (Gageons qu'ils collaboreront efficacement avec l'armée qui ne sera pas ingrate envers eux... - LVOG)

Le Conseil souverain, obtenu de haute lutte, sera composé de cinq militaires et de six civils, et devra mener, avec un Parlement et un gouvernement, la transition pendant un peu plus de trois ans.

Le Premier ministre sera désigné par la contestation et confirmé par le Conseil souverain, selon Ibtissam al-Sanhouri, une des négociatrices des protestataires. La contestation disposera de 201 sièges sur les 300 du Parlement.

L'Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont également salué l'accord intersoudanais. AFP 5 août 2019


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

Espagne

Espagne : pour la première fois de son histoire, le pays compte plus d'athées et non-croyants que de catholiques pratiquants - Franceinfo 2 août 2019

Une première en Espagne. Pour la première fois dans l'histoire du pays, il y a plus d'athées, agnostiques et non-croyants que de catholiques pratiquants, pointe le dernier rapport du Centre de recherche en sociologie espagnol (CIS), publié mardi 30 juillet.

Deux tiers des Espagnols se déclarent catholiques, mais seulement 22,7% de ces croyants disent aller à la messe ou se confesser régulièrement. Ce chiffre chute à 10,9% en Catalogne, alors que La Rojia, au sud du Pays basque, compte encore 40% de catholiques pratiquants. De manière générale, cette sécularisation de la société espagnole touche principalement les régions les plus industrialisées et où les cutlures se mélangent davantage comme la Catalogne, Madrid ou le Pays basque.

L'Espagne suit finalement la tendance européenne, où la majorité des catholiques sont non-pratiquants. Alors que le Vieux continent est le berceau du christianisme, l'Europe occidentale est de plus en plus laïque. Franceinfo 2 août 2019

LVOG - La plupart des Espagnols sont faits catholiques dès leur naissance sans leur demander leur avis, comme chez les musulmans, les hindous, etc. C'est déjà un abus de pouvoir, notez bien.

Afrique du Sud

Afrique du Sud : le chômage atteint le niveau record de 29% - Franceinfo 3 août 2019

"Le taux officiel du chômage est en hausse de 1,4% à 29%" au second trimestre 2019 par rapport au premier trimestre, a annoncé Stats SA. "Il s'agit du niveau le plus élevé enregistré depuis 2008", année où a été introduite la publication de données trimestrielles, précise le département de statistiques du pays. On compte ainsi 6,7 millions de chômeurs.

La situation est encore plus préoccupante si on y inclut le nombre des "demandeurs d'emploi découragés" ("discouraged"), qui ont abandonné toute recherche pour trouver un travail : ce nombre s'élève à 2,864 millions de personnes. Résultat : en tenant compte de ces "discouraged", le taux de chômage s’élève alors à quelque 41% ! 49 000 emplois ont été perdus au second trimestre, notamment parmi les "Private households", qu'on appelerait en français les "jobs" familiaux, mais aussi dans les transports (42 000), les mines (36 000), l'industrie (21 000). Parallèlement, "la population en âge de travailler a augmenté de 150 000 personnes", rapporte le communiqué de Stats SA.

31,3% des femmes en âge d'avoir un travail (15-64 ans) en sont dépourvues, précise l'étude détaillée de Stats SA. Les hommes dans la même situation sont 27,1%.

Fait notable : les Noirs sont les premiers touchés par le chômage, avec un taux de 32,7%. Chez les Blancs, ce taux s'élève à 7,4% (en baisse de 0,6%). Constatation qui s'impose : un quart de siècle après le démantèlement du régime raciste de l'apartheid, les énormes disparités sociales qui en sont issues demeurent.

Dans le même temps, les sans-emploi sont peu qualifiés. Seulement 2,2% d'entre eux sont diplômés.

Autre caractéristique, les jeunes sont particulièrement touchés. 40,3% des 15-34 ans (qui représentent globalement une population de 20,4 millions de personnes) n'ont pas de travail.

L'économie sud-africaine traverse une mauvaise passe. Le Produit intérieur brut (PIB) sud-africain a reculé de 3,2% en rythme annuel au premier trimestre 2019, son plus fort recul sur trois mois enregistré ces dix dernières années, notamment en raison des rationnements d'électricité, mais aussi de la faiblesse des investissements et des dépenses des ménages. Franceinfo 3 août 2019

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

Marx par Engels au format pdf

Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

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La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.