Portail actualisé le 28 mars...... Boycott des élections de 2017 ! ............ Une seule issue politique : Renouer avec le socialisme scientifique................ Le PS, un parti de droite, anti-ouvrier, lié au FN, sioniste d'extrême droite, bourgeois, capitaliste, colonialiste, impérialiste, réactionnaire, un siècle de mystification, de mensonges, d'impostures, de guerres, de combat contre le socialisme. A bas le PS ! Rupture avec les appareils corrompus des syndicats !........


 



Documents disponibles dans cette page


VIDÉO : LE VRAI VISAGE DE MACRON

HISTOIRE : LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.

SIONISME : LE GRAND ISRAEL.

EN IMAGES : 2016

DOCUMENT : Ce que je sais de ce que fut L’Organisation Communiste Internationaliste
      par Pierre Salvaing. (2016)

DOCUMENT : Bolchevisme contre lambertisme par le GMI. (2016)


  Causerie. (28.03)

  Adresses utiles.  

  Articles d'actualité.  (23.03)

  Les enseignements du marxisme.    (22.12.2016)


  CAUSERIE

   2017

Mars du 1er au 22 (format html)

Février
Janvier

2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1 728 pages)
2010 (1 075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   ADRESSES UTILES

Portail de La Tribune des travailleurs (POID)
Page Facebook de La Tribune des travailleurs (POID)
GMI
Le Réseau Voltaire (France et Moyen-Orient)
Investig’Action (Belgique)
Le Centre de recherche sur la mondialisation (Canada)
Arrêt sur Info (Suisse)
L'agence de presse russe Sputnik
L'agence de presse iranienne Press TV


   ARTICLES D'ACTUALITÉ

    Articles à télécharger mis en ligne le 23 mars.

Quand la CIA finançait la construction européenne. (27.02.2003)

Informations sur la situation en Syrie : «Bruxelles est un centre de fabrication de fake news». (21.03)
PsyOps : le Pentagone teste les nouvelles capacités de son homologue russe. (20.03)
Hôpitaux d'Alep : La sale guerre... (14.03)
Le texte officiel du gouvernement chinois sur la situation des droits de l'homme aux Etats-Unis 2/2. (14.03)
Le texte officiel du gouvernement chinois sur la situation des droits de l'homme aux Etats-Unis 1/2. (14.03)

    Articles à télécharger mis en ligne le 19 mars.

La révolution syrienne qui nexistait pas. (22.10.2016)
Erreurs de communication (14.03) (new)
Macron est-il un instrument de la CIA ? (14.03)
De nouveaux documents- de la CIA déclassifiés (05.03)

    Articles à télécharger mis en ligne le 11 mars.

Affaire Fillon : quand le parti des médias pratique un hold-up démocratique (10.03)
Le silence de Mossoul (09.03)
Bolloré-Macron, ticket chic pour un grand choc? (08.03)
Le nouvel Ordre Médiatique Mondial (07.03)
Rothschild révèle le rôle décisif que sa famille a joué
      dans la Déclaration Balfour et la création d'Israël. (07.03)

Comment le coton OGM de Monsanto s’est transformé en fléau pour les paysans du Burkina Faso (06.03)
Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie. (03.03)
Les Médias font l’impasse sur les révélations sur la guerre en Syrie. (03.03)
Montrer la dette, pour cacher les dividendes. (02.03)
Hommage à la glorieuse Révolution d’Octobre 1917. (02.03)
Google oriente la campagne électorale française. (02.03)
Chauffeurs Uber au volant avec les prolétaires 2.0, "entrepreneurs" pour 35 euros de l'heure (28.02)
37 médias français et internationaux, Facebook et Google unis pour lutter contre les "fake news". (28.02)
Francois Fillon : appel de juristes contre un coup d'Etat institutionnel (18.02)
L'identité palestinienne au début du XXe siècle (15.02)


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. -
     (L. Trotsky -1940)

 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée.. - (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)



Causerie

Le 28 mars 2017

CAUSERIE

On ajoutera des articles demain matin, plus le temps, je dois cuisiner.

Etonnant, ils étaient unanimement Charlie, et quand des centaines de civils syriens et irakiens innocents se font bombarder par les Américains, ils restent silencieux, ils se taisent. Idem quand il s'agit de Yéménites. Non, c'est normal. Il faut bien que tout le monde vive, non ? Bon, ceux qui ont le droit de rester en vie... à quatre pattes devant leurs maîtres.

Cela a du bon tout de même de vivre en paix chez les fabriquants d'armes qui serviront à la guerre ailleurs, vous ne trouvez pas ? Heureusement que j'ai ma bonne conscience pour moi. Après tout, je ne suis responsable de rien, c'est pratique. Pas très digne en vérité, mais qui s'en soucie franchement à notre époque de décadence généralisée ?

Au fait, l'Inde où je vis a décliné l'invitation de faire partie de la coalition qui bombarde les peuples du Moyen-Orient ou du Golfe d'Aden. Parfois je ne sais pas pourquoi, je me sens plus Indiens que Français... Je plaisante puisque je suis un citoyen du monde, mais pour un peu cela pourrait être justifié.

Autre chose qui vous occupe sans doute davantage l'esprit : le chaos à venir, où, mais en France voyons !

La présidentielle n'est qu'un mauvais moment à passer, c'est la suite qui va être le plus intéressant et dont peu ne parlent, les législatives où n'émergera aucune majorité hormis composée d'une coalition plutôt à géométrie variable que stable de partis de droite, En marche ou le parti démocrate, le PS et LR avec leurs satellites respectifs.

Ce sera une occasion pour consolider le consensus droite-gauche, et de vérifier que cette caractérisation était bien une imposture puisque droite et gauche ont toujours oeuvré à la défense du régime en place. Aux Etats-Unis, qui ont une longueur d'avance sur la France, cela fait belle lurrette que l'on évoque ouvertement les démocrates républicains et les républicains démocrates ou les démocrates néoconservateurs et les républicains néoconservateurs ou néolibéraux, histoire de montrer qu'ils représentent bien tous les deux la même classe sociale. (A suivre)

La palme du cynisme en la matière doit être attribuée aux représentants des classes moyennes, qui le sachant ont passé outre étant gouvernés uniquement par leurs propres intérêts, donc prêts à soutenir l'un ou l'autre parti, et sachant qu'elles représentent environ 50% de la population américaines ou un peu plus (61% selon certains), ce sont elles qui se chargent d'assurer la stabilité des institutions.

Mais parmi elles, certaines couches sont particulièrement malmenées ou menacées, voire perdent leur statut privilégié et se paupérisent après placé leur destin successivement entre les mains des démocrates et des républicains qui finalement ne les ont pas épargnées, elles sont donc à même d'entendre un autre discours qui cette fois se situerait au-delà du capitalisme. Leur tâche consiste à rallier la classe ouvrière et à l'organiser sur la base d'un programme socialiste...

Quelques réflexions politiques.

C'est pitoyable d'en être arrivé là !

- Apparemment, plus de 30% des électeurs ne savent toujours pas s'ils vont aller voter ou non, et parmi les 70% affirmant qu'ils vont aller voter, 50% sont "indécis" ou ne savent toujours pas non plus pour qui ils iront voter, et bien qu'ils s'en abstiennent. On aurait envie de leur dire qu'ils se rapprochent des partis ouvriers qui ne participent pas à cette mauvaise farce, mais lesquels ? Ceux qui meurent d'envie (ouvertement) d'appeler à voter pour un ex-ministre de Hollande ou de Chirac ?

Ce qui nous attend et auquel évidemment nous ne sommes pas du tout préparé.

- "il y a un régime pire que celui des institutions incapables et corrompues. C’est le régime qui suit l’effondrement des institutions, autrement dit le règne du chaos. La montée des pitres nous venge et nous soulage, mais elle sape en même temps les fondements mêmes de l’ordre où nous vivons. " Antipresse n°69.

En oligarchie, qui plus est sous la Ve République, le pouvoir est hériditaire à l'instar d'une monarchie.

- Un internaute. "Macron est un cheval de Troie. Qui dirige la France selon la Constitution? Le Premier ministre. Si Macron est élu, qui sera nommé Premier ministre? François Hollande. Soutenu comme en 2012 par Bayrou et tous les “socialistes” non frondeurs. Seuls les aveugles n’ont pas compris la manoeuvre pour vendre du Hollande sans Hollande. Il a fallu feindre la trahison de Macron abandonnant Hollande, alors qu’il n’est que le faux nez de Hollande."

Bravo pour cette blague, vous me direz que très sérieusement Mélenchon avait bien envisagé d'être le Premier ministre de Hollande, cela aussi ses sympathisants l'ont oublié.

Mais vous avez raison, Macron est bien l'héritier de Hollande, son "dauphin" (Fillon), son clone ou celui de Hillary Clinton ou Obama.

La déflation va de pair avec l'économie de guerre

- Un internaute. "L’hyper inflation en Allemagne, ça dure en gros 1 an à cheval sur 1922/23. Ça tue le rentier, mais effectivement, l’Allemand moyen ou le petit entrepreneur se démerde, il a pris l’habitude pendant les privations de la guerre : troc, échange de services, payement à la demi journée pour les ouvriers… C’est dur mais ça passe. En plus, l’hyperinflation n’est pas un accident, c’est délibéré, pour rembourser les dommages de guerre en monnaie de singe. Quand le gouvernement décide que ça suffit, ça s’arrête. Lire l'”Obélisque Noir” de EM Remarque sur le sujet.

C’est les politique déflationnistes catastrophiques menés entre 1929 et 1932 qui font effectivement plonger l’Allemagne, avec l’effet que l’on sait…

Et effectivement, la propagande néolibe met toujours en garde contre l’inflation, dont les petites gens souffrent peu, alors que la déflation est 10 fois pire..."

On peut partager l'appel du POID du 19 mars, à quelques réserves près que j'explique ici.

POID - "Hamon et Mélenchon proclament l’un et l’autre leur refus de l’héritage politique du gouvernement Hollande-Valls. L’un et l’autre parlent de l’abrogation de la loi Travail, et se disent contre les diktats de la « troïka » (Commission européenne/ Fonds monétaire international/Banque centrale européenne).

Unis sur cette base en une seule candidature, ils pourraient ouvrir la voie à une mobilisation permettant, au moins sur un point, de rompre avec la politique du gouvernement précédent : l’abrogation de la loi El Khomri combattue par des millions de grévistes et manifestants unis avec les organisations syndicales au printemps dernier."

Prétendre que Hamon refuse "l’héritage politique du gouvernement Hollande-Valls", sans doute comme Mélenchon refuse "l’héritage politique du gouvernement" Chirac-Jospin dont il avait fait partie, cela ne mérite même pas d'être commenté.

Hamon et Mélenchon "pourraient ouvrir la voie à une mobilisation" nous dit-on, qu'est-ce que cela signifie ?

Que Hamon et Mélenchon pourraient prendre l'initiative d'en appeler à la mobilisation de la classe ouvrière ? Impensable, Hamon ne l'a jamais fait dans le passé parce qu'il y était opposé, donc on ne voit pas pourquoi il y serait favorable demain, la majorité des députés refuseraient d'abroger la loi El Khomri. Est-ce à dire qu'il devrait enclencher le 49.3 tant décrié par les opposants à la loi El Khomri ? Absurde. Et si le gouvernement voulait abroger la loi El Khomri il serait immédiatement renversé par une motion de censure. Qui appellerait à cette mobilisation ? Le PS ? Impensable, de toutes manières rien ne dit que les travailleurs seraient prêts à le suivre. Le PCF ? Il ne représente pratiquement plus rien pour les travailleurs, il est totalement discrédité et c'est très bien ainsi. Les syndicats ? Lesquels, ceux qui ont organisé 14 journées d'action pour faire passer cette loi au lieu d'appeler à la grève générale jusqu'au retrait ? Inimaginable, chacun en conviendra. Qui alors ? Des partis comme le POI, le POID, le NPA ou LO qui sont marginalisés ou ne représentent qu'une infime minorité de travailleurs, qui plus est n'ont jamais été foutus de s'entendre dans le passé pour mener la moindre bataille ensemble ? Une pure vue de l'esprit. Qui alors ? Personne en réalité n'est en mesure ou n'aurait la volonté d'appeler à une telle mobilisation et encore moins de l'organiser pour qu'elle ait une chance d'aboutir.

Les militants doivent regarder la situation en face et l'admettre telle qu'elle est. Bon, c'est désagréable parce qu'elle est le produit de 70 ans d'incurie politique, d'aventurisme ou pire encore. Et bien c'est l'occasion ou jamais d'en faire un bilan rigoureux, honnête et sérieux pour repartir sur de bonnes bases, sinon nous ne nous en sortirons jamais, je ne cesse de le répéter, en vain, hélas !

Qu'on commence par étudier de quelle manière a évolué chaque facteur déterminant et leurs rapports durant les 7 dernières décennies, ensuite seulement une discussion sérieuse pourra s'engager dans le mouvement ouvrier sur son orientation et les tâches qu'il doit se fixer, sinon, à quoi bon parler de ce qu'on ne connaît pas, hein franchement, pour passer le temps, on a mieux à faire, non ?

J'ai constaté plusieurs inflexions dans le discours du POID allant dans le sens de l'orientation politique que je défends. Son discours est plus axé contre Macron qui est effectivement le candidat le plus dangereux pour la classe ouvrière puisque son ambition est de poursuivre la stratégie inaugurée par Hollande pour instaurer une société et des institutions sur le modèle américain, où finalement les droits politiques des travailleurs seraient pour ainsi dire déclarés hors la loi, dans la mesure où quelle que soit la manière dont ils s'exprimeraient ils ne seraient jamais pris en compte et le bulldozer néolibéral achèverait de modeler la société toute entière à son image hideuse, perspective qui serait un véritable cauchemar ou ce que vivent déjà aux quotidiens les travailleurs américains. Je pourrais ajouter et nous aussi en Inde.

Même si le POID a remis cela avec "l’indépendance des organisations ouvrières" qui est une formidable forfaiture, un discours intolérable parce qu'il ne reflète pas les véritables rapports qui existent entre l'Etat et les syndicats, par ailleurs, il a fait état que la classe ouvrière "a besoin de syndicats indépendants", ce qui peut laisser penser qu'ils n'existent pas actuellement, histoire peut-être de satisfaire une partie de ses propres militants qui le pensent à juste titre, à moins qu'il ne s'agisse d'une surinterprètation de ma part, certains y verront le double langage habituel de ces dirigeants.

Il manque l'essentiel dans cet appel, la nécessité de s'attaquer aux fondements du capitalisme ou d'exproprier les capitalistes, mesure sans laquelle il demeurera impossible de changer de politique ou de satisfaire les revendications sociales des travailleurs. Cet appel se situe au niveau de ce qui est supportable pour les candidats du capital Hamon et Mélenchon.

Il y manque également l'abolition de la Constitution de la Ve République sans laquelle la rupture avec la Ve République n'est que parole en l'air, vide ou n'a aucun contenu politique, ce qui va de pair avec "l’Union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe substituée à l’Union européenne" qui est une formule tout aussi élastique ou creuse qui laisse le soin à chacun de la remplir de ses illusions, par exemple qu'une telle union pourrait exister sans au préalable que les masses révolutionnaires aient aboli le capitalisme et renversé ses institutions nationales dans chaque pays.

Peuples d'Europe, libérez-vous des chaînes du capitalisme, ensuite vous pourrez envisager la liberté, pas avant ! Pour la Fédération des Républiques sociales d'Europe délivrées du capitalisme et de l'UE.

On peut soutenir cet appel une fois adoptées ces précisions ou rectifications. Pour télécharger cet appel cliquez ici.

Pour illustrer ce qui vient d'être dit. Tirons au sort notre destin, en guise de programme politique "une alliance" ou "l'unité" sans principe.

- "Unité": nouvelle mobilisation pour une alliance Hamon-Mélenchon - AFP

"Unité pour gagner!": près de trois cents personnes se sont rassemblées samedi place de la République à Paris, pour appeler à une candidature commune entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, "seule voie possible pour faire gagner la gauche".

"Unité pour changer, unité pour gagner", scandaient les militants réunis place de la République sous un soleil éclatant, tandis que certains agitaient des pancartes représentant Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon unis sous une inscription "Une victoire, pas deux défaites".

"Il existe des différences évidentes (entre les deux candidats) mais il y a aussi beaucoup de choses en commun et s'il n'y a pas d'union, c'est Rothschild qui va gagner ? C'est l'homme aux costumes de luxe ?", ironise l'économiste Frédéric Boccara, membre du Parti communiste, devant une foule conquise.

"Il faut additionner des voix pour être au deuxième tour, la division ne nous a jamais fait gagner, jamais, jamais", s'époumone Gérard Filoche, membre du Bureau national du Parti socialiste, mégaphone à la main.

"Nous demandons un accord politique, une plateforme commune comme en 36 avec le Front populaire, sinon c'est la défaite assurée", poursuit l'ancien inspecteur du Travail.

Pierre Larrouturou, fondateur du parti Nouvelle donne, prend à son tour la parole alors qu'une militante brandit une pancarte "Tirons au sort notre candidat". AFP 26.03

Unité pour "gagner", quoi, qui y gagnerait quelque chose ? Unité pour "changer", ils nous refont le énième coup du changement. Le Front populaire : Contre le socialisme, pour le fascisme et la guerre, non merci !

La conscience de quoi, à quel niveau ?

John Pilger (voire la vidéo) rappelait en 2012 qu'un "souffle de liberté qui émanait du mouvement des droits civiques, et du mouvement anti-guerre" balayait le capitalisme en occident quarante ans plus tôt, regrettant amèrement qu'il n'existe plus de nos jours ou si peu, apparemment sans comprendre pourquoi.

Pour sympathique que soient ces mouvements et les gens qui y ont participé ou qui s'y sont engagés sincèrement, ils ne remplaçaient ni un programme ni une théorie sur lesquels s'appuyer pour pouvoir rassembler les exploités afin de changer la société ou de vaincre le capitalisme pour en finir avec les multiples maux dont il est à l'origine et en extirper la racine.

Faire l'économie de l'analyse du développement du capitalisme depuis son origine jusqu'à nos jours, c'est justement tomber dans le panneau du subjectivisme qui ravage aujourd'hui la société S'émouvoir, s'indigner, se révolter des injustices que le capitalisme fait subir à tous les peuples et plus particulièrement à ses couches les plus faibles ou vulnérables ou aux exploités et opprimés en général, est certes louable ou généreux et honore ceux qui mènent ce combat, mais cela est insuffisant, car cela laisse intact ses causes objectives ou matérielles, les rapports sociaux qui en sont à l'origine et qui continueront de sévir encore et encore, si on ne les inverse pas au profit de la majorité au détriment de la minorité qui détient le pouvoir, rien ne changera dans l'avenir.

La conscience qui ne dépasse pas le stade de l'émotion, du sentiment et même de la notion de droit est vouée à l'échec. Imaginez que vous ayez de mauvais outils et que vous deviez usiner un morceau d'acier, le résultat sera défectueux même en y mettant la meilleure volonté du monde ou le plus grand professionnalisme qui soit. Entre une idée ou une opinion et la matière, on est dans un rapport de cause à effet conflictuel, et l'inverser peut conduire à retourner ses armes contre son propre camp, c'est ainsi par exemple qu'il y en a qui s'en prennent aux préjugés archaïque du peuple qui n'en est pas responsable, ils le culpabilisent pour mieux l'affaiblir et le soumettre, sans s'attaquer à leurs origines qui renvoient à la structure de la société par le capitalisme, aux rapports sociaux qui lui servent de fondement et sur lequel fermente la xénophobie, le racine et toutes les discriminations qui ont lieu dans la société.

Il n'y a pas de gens bons ou méchants ou encore mauvais, ils existent des rapports de dominant à dominé qui tendent à se reproduire à tous les niveaux de la société et à lui empoisonner l'existence. En se débarrassant du capitalisme, ce qui ne se fera pas en un jour, on se débarrassera progressivement de ces rapports sans laisser la moindre trace d'amertume, tandis que le capitalisme et ses tendances guerrières ou belliqueuses traîneront toujours derrière lui un lot de haine, de rancoeur, de violence qui ne demandent qu'à s'extérioriser ou s'épanouir, ils sont si organiquement liés qu'on ne peut les éradiquer qu'ensemble, en traitant et extrayant la racine de tous les maux de la société : le capitalisme.

C'est logique, en changeant la matière de notre réflexion, on va changer la représentation qu'en ont les peuples et ils vont adopter un autre mode de pensée, un autre comportement, et toutes les tendances détestables du capitalisme vont s'évaporer pour finir par disparaître. Si vous ne disposez que de pierres, vous imaginerez tout ce qu'on peut en faire, mais vous ne pourrez pas imaginer tout ce que vous pourriez faire si vous disposiez de fer, et si vous mesurez la portée de l'emploi de chaque matière, vous ne vous projetterez pas de la même manière ou aussi loin. On change de monde pour ainsi dire. On peut envisager de faire un tas de choses qu'on n'aurait pas imaginées autrefois, on ne pense plus tout à fait de la même manière.

C'est donc la conscience de ces rapports qu'il faut acquérir sans jamais cesser de les étudier et de les avoir à l'oeil ou à l'esprit. Celui qui les a en permanence à l'esprit ne risque plus rien, il est immunisé contre le capitalisme et ses mauvaises infuences et intentions. On peut encore se faire manipuler ou commettre des erreurs, mais c'est naturel puisque personne n'est parfait, l'homme ne l'est pas, il est perfectible, il est en mesure de se perfectionner, ce qui ne veut pas dire qu'il va automatiquement progresser, il peut stagner ou végéter à un certain niveau qui peut être médiocre toute sa vie ou s'élever à un niveau de conscience supérieur.

(Reprise le lendemain matin)

Il y a des gens qui ne supportent pas ceux qui ne leur ressemblent pas, et c'est compréhensible, puisque pour justifier qu'ils auraient des droits égaux on leur explique qu'ils sont identiques ou sont semblables, alors que ce n'est pas le cas. Du coup ils rejettent le principe d'égalité ou que d'autres personnes qui ne leur ressemblent pas partagent les mêmes droits qu'eux, parce qu'ils ont l'impression qu'on se fout d'eux, ce qui est effectivement le cas puisque cet argument est démagogique et sert à détourner leur attention de l'inégalité des droits qui existent entre l'ensemble des exploités et l'infime minorité d'exploiteurs, et qu'en réalité ils sont spoliés du droit à l'égalité, étant donné que la classe dominante concentre tout le pouvoir tandis que la classe dominée n'en dispose d'aucun.

En fonction de la place qu'occupe notre interlocuteur dans la société, son statut social, son niveau de développement intellectuel, la classe à laquelle il appartient, on doit être en mesure d'adapter notre discours pour l'amener à la conclusion que la nécessité d'abolir le capitalisme et ses institutions est une nécessité. Il ne s'agit pas de changer de discours comme peut le faire par exemple un Mélenchon en fonction de son interlocteur histoire de le flatter, mais d'aborder le même sujet pour parvenir à la même conclusion en le traitant sous un angle différent, quitte ensuite à développer nos propres idées...

Plus de 90% des travailleurs ne participent pas à la lutte de classe ou n'y ont jamais participé, autant ont des connaissances politiques défectueuses, donc les aborder sous cet angle et s'en tenir là ne mène nulle part dans 90% des cas ou plus.

Prenons les trois premères lignes de l'éditorial de Daniel Gluckstein de la Tribune des travailleurs du 22 mars au bout desquelles la plupart des lecteurs décrocheront ou cesseront leur lecture, tout simplement parce qu'ils ne comprendront pas ce genre de discours destiné à une élite dont ils ne font pas partie :

- "Décrétant l’élection du président de la République au suffrage universel direct, De Gaulle expliquait qu’il s’agissait « de la rencontre d’un homme et d’un peuple ».

Cette logique bonapartiste s’est illustrée dans le débat télévisé du 20 mars."

En dehors des générations de retraitées, aucun travailleur ou jeune n'est en mesure de cerner la personnalité de de Gaulle en dehors de quelques lieux communs du genre le libérateur de la France de l'Allemagne nazi, et ils seront encore moins nombreux à comprendre ce que signifie le bonapartisme.

Certes, le POID a le droit de s'adresser de préférence à des militants et non à l'ensemble des masses exploitées, y compris aux classes moyennes ou à la petite bourgeoisie.

Alors comment comprendre qu'il puisse écrire dans le même temps que "la seule classe capable d’imposer le changement radical qui s’impose parce qu’elle n’a rien à y perdre : la classe ouvrière" ? On ajoutera des pans entiers des classes moyennes ou de la petite bourgeoisie qui rejettent l'orientation néolibérale de la société

Etats-Unis. Les colonisateurs et la bonne conscience de leurs sujets.

- Le livre d’histoire américaine le plus important de votre vie par Richard Oxman - Arrêt sur Info 25.03

- Selon Harper’s Magazine (avril 2017), il y a au moins vingt-huit universités américaines qui ont des programmes d’études sur l’esclavage aux Etats-Unis. Mais, en revanche et cela me paraît très instructif, aucun établissement d’enseignement supérieur aux États-Unis ne s’intéresse, sous quelque forme que ce soit, au fait que les peuples autochtones – hommes, femmes et enfants de tous âges – aient été éliminés (avec un objectif génocidaire) pour leur voler les terres sur lesquelles les institutions prestigieuses qui existent maintenant ont été construites.

Il est facile de créer un programme, mais il est pratiquement interdit de mentionner l’éventualité de rendre des terres sur lesquelles les Amérindiens ont un droit légal. Il y a quelques campus où l’on discute formellement des réparations à consentir aux Afro-Américains, mais vous aurez du mal à trouver quelqu’un – même dans les cafés des campus – qui plaide pour la restitution aux Amérindiens de ce qui leur a été volé par les ancêtres de ces présidents d’université grassement rémunérés. (...)

Et le grand public, y compris les lecteurs de médias alternatifs, regarde ailleurs quand les entreprises se comportent de manière criminelle. Regarder ailleurs, comporte souvent aussi la publication d’articles pro-indiens et la tenue de conférences sur des questions liées aux Indiens. En effet, se joindre au concert des récriminations politiquement correctes (sans aucune intention de faire quoi que ce soit de plus à propos de quoi que ce soit) équivaut à se rendre à un carrefour abandonné pour crier dans le désert qu’il est injuste de ne pas accorder de pardon à Leonard Peltier (*). Est-ce que cela ne s’appelle pas regarder ailleurs quand c’est là tout ce qu’on fait pour libérer Leonard Peltier ? Marcher en cercles avec des pancartes et participer à des veillées aux chandelles n’a pas plus d’impact si ce n’est de procurer aux participants un sentiment d’auto-satisfaction et / ou le plaisir de la socialisation. C’est ce que j’appelle du militantisme pour le moins équivoque. Et en tout cas… sans consistance. (...)

Mais au niveau global ceux que je critique ici sont de peu d’importance. Au plan macroscopique, nous devons tout d’abord reconnaître que les États-Unis sont pourris jusqu’à l’os quand il s’agit des Indiens (et de désigner des « indésirables »). (...)

En réponse aux Haudenosaunee (les six Nations iroquoises) qui hésitaient entre soutenir les Anglais ou les séparatistes au milieu des années 1770, le Général George Washington a envoyé des instructions écrites au Général de division John Sullivan pour qu’il prenne des mesures contre elles. Voilà ses ordres :

«… détruire tous les campements de la région … que le pays ne soit pas simplement occupé mais détruit … vous refuserez absolument d’écouter toute les demandes de paix avant d’avoir mené à bien la destruction totale de leurs campements … Notre sécurité future réside dans leur incapacité à nous nuire … et dans la terreur que leur inspirera la sévérité du châtiment qu’ils recevront. »

Cela vous rappelle quelque chose ?

Les ordres de Washington sont clairement l’écho de ce que les États-Unis font dans le monde entier depuis leur création. Et ce que les Ecossais-Irlandais – employés par Washington pendant la Révolution – avaient fait à la demande de ses précurseurs contre d’autres âmes de seconde classe en Europe … avant de migrer vers le soi-disant Nouveau Monde (qui n’était pas nouveau du tout, sauf pour les blancs voleurs et génocidaires).

Rien de tout cela n’est réellement enseigné dans nos écoles. Mais je soutiens que si un professeur lisait seulement les 77 premières pages de l’Histoire des peuples indigènes des États-Unis de Roxanne Dunbar-Ortiz, cela l’inciterait à proposer un programme pour l’enseigner. Cela permettrait de voir que pratiquement tous les problèmes actuels – de la violence domestique due aux armes jusqu’aux des abominations que nous perpétrons à l’étranger (et plus) – ont leurs racines solidement ancrées dans le traitement des Amérindiens par les Européens (de leurs premiers contacts à nos jours).

Mais, bien sûr, cela pourrait détourner un enseignant ou un militant de participer aux veillées aux chandelles… Ou de marcher en cercle. Arrêt sur Info 25.03

(*) Leonard Peltier est un militant amérindien anishinaabe/lakota, né le 12 septembre 1944, incarcéré depuis 1976 et condamné à deux peines à perpétuité. Il est membre de l’American Indian Movement. Wikipédia.org

Les sionistes n'ont rien inventé en envahissant un pays et en confisquant les terres de ses habitants, en les massacrant...

Guerre contre les médias institutionnels.

Quelques caractérisations de ces officines officielles de propagande par des internautes :

Tendancieux, fielleux et moralisateurs, délateurs dans le pur style des chasseurs de sorcières, insinuations, falsifications, malveillants, calomniateurs, toxiques – et anonymes, mensonges, stupidités, inversion accusatoire, allégations fielleuses, diabolisation, sournois sous-entendus, aveuglement idéologique, confusionnisme, diffamation comme système de défense, affirmations en guise defaits, arrogance pathologique...

Vous pouvez en dire autant de toutes les chaînes de télévision ou de radio sans pour autant que les gens (et les militants ouvriers) qui le savent ne les boycottent. Ils sont inconsistants, à croire qu'ils en redemandent. Apparemment ils ignorent que cela se paiera un jour ou l'autre. Si je ne suis pas partisan d'un appel au boycott de ces médias-oligarques, c'est parce que je sais que cele ne servirait à rien, ceux qui les dénoncent en font la démonstration, pas tous mais presque.

Alors vous imaginez, liquider le capitalisme, quel grand saut dans le vide, quelle horreur, mon dieu, maman, au secours ! comment pourraient-ils s'y résoudre si ce n'est par la force des choses, puisqu'ils n'ont même pas la volonté de ne pas allumer leur télé le soir, ils sont addicts à ce poison et ils ne sont pas prêts de s'en passer, hélas !

Parole d'internautes (Les crises-fr) :

1- Extraits… C’est l’un des aspects les plus importants de notre système médiatique – et, pourtant, presque inconnu du public ; la plus grande partie des nouvelles internationales dans tous les médias principaux provient de quatre agences de presse seulement : New York, Londres, Paris et Berlin. La position de monopole de ces agences a plusieurs conséquences : elles déterminent le choix des reportages, elles décident de quoi on parle et de quoi on ne parle pas, et il est évident que les reportages sont très uniformes et ils sont souvent simplement copiés…https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr&id=9484

- 1.) L’agence américaine Associated Press (AP) Avec plus de 4 000 employés dans le monde entier, AP appartient aux entreprises de médias des Etats-Unis et a sa rédaction principale à New York. Les informations de l’AP sont utilisées par environ 12 000 médias et atteignent ainsi chaque jour plus de la moitié de la population mondiale.

2.) L’Agence France Presse (A.F.P.), qui est quasiment publique, a son siège à Paris et emploie également environ 4 000 personnes. Chaque jour l’A.F.P. expédie plus de 3 000 informations et 2 500 photos à des médias dans le monde entier…

3.) L’agence britannique Reuters à Londres, est une agence privée, et emploie un peu plus de 3 000 personnes. En 2008 Reuters a été acheté par Thomson le patron canadien des médias – une des 25 personnes les plus riches du monde – et a fusionné en Thomson Reuters dont le siège est à New York.

4.) L’agence de presse allemande (DPA) emploie environ 1 000 journalistes dans environ cent pays. La DPA possède des maisons d’édition de médias allemands et des stations de radiodiffusion. Sa rédaction principale est depuis 2010 dans la maison d’Axel Springer à Berlin. La DPA collabore étroitement avec l’AP américaine et possède la licence pour la commercialisation des services de l’AP dans l’espace germanophone… …Et l’achat de part dans le capital de grands groupes médiatiques de la part de milliardaires ( Bolloré and co en France) n’arrange en rien cette ‘orientation de l’info ) …

2- “Les journalistes en danger c’est la démocratie qui est en jeu. ” euh, au vu de ce que nous savons des médias, coller “démocratie” et “journaliste” dans la même phrase est comment dire, déplacé ?

Si on parlait de vrais journalistes qui respectent la charte de Munich, oui, mais la plupart n’ont même jamais entendu parler de cette déontologie.

Comment parler de démocratie alors que la majorité de la presse appartient à des oligarques ? alors que cette même presse, prise la main dans le pot de confiture crée des déconnex ? des ministères de la vérité ?"

3- "J’admire le raisonnement qui assimile le nombre de journalistes au pluralisme des médias, tout en démontrant qu’ils se recopient les uns les autres.

Est-ce que quelqu’un leur a fait remarqué que s’il n’y avait qu’un seul journal, il publierait 100% de nouvelles originales ?"

4- "... du point de vue de l’establishment cette situation est idéale : avec un contenu standardisé et prévisible dans les médias, il y a moins de surprises à attendre et de contre-feux à allumer, donc le contrôle des masses et la fabrique du consentement deviennent aisés. Il faut leur reconnaître : la prise de contrôle des principaux médias par l’establishment a été un réel succès."

5- "Ils en ont de la chance les abonnés du Monde de devoir payer, en plus, pour se désinformer et se faire formater. Le Monde n’est plus un journal, ce n’est plus qu’un infâme outil de propagande : d’un côté des articles comme ce torchon hallucinant et de l’autre, le Décodex qui nous dit quoi lire, quoi penser et notamment que le Monde est une lecture saine et fiable.

Ceci est donc à mettre directement en rapport de cela, prochaine étape de la dictature rampante."

6- "Je ne sais pas vous, mais moi ce genre d’édito me donne la nausée. Il semblerait que l’on soit passé sur l’autre versant, celui de la dégringolade orwellienne, en plus con. Le Monde est allé trop loin dans l’erreur et la fabrication de la post vérité grotesque et intenable, il s’y enferre lamentablement jusqu’au suicide programmé."

7- "Le Monde est devenu un torchon dans les mains de millionnaires. "

8- "Le Monde de Bergé-Niel et Pigasse est devenu aussi fiable que le torchon Minute,c’est dire!

Un conseil: ne lui donnons pas un centime et faisons de même pour ses satellites: Télérama,L’Obs, Les Inrocks, Courrier International."

9- "Avant tout les journalistes d’aujourd’hui sont ignares !"

10- "Le Monde n’est pas seulement un journal infâme, mais aussi extrêmement dangereux."

11- "Nous ne sommes plus dans le journalisme, mais dans une tentative de manipulation de l’opinion publique, une manipulation qui pourrait préparer une guerre contre la Russie."

12- "Toutes les opinions autres seront alors pourchassées, non pas avec des arguments, mais en dénigrant leur auteurs. Tous les moyens sont bons, mensonges, stupidité, inversion accusatoire."

Avertissement aux lecteurs.

Attention, vous ne devez pas davantage vous fier aux commentaires laissés par des internautes à la suite d'articles, car il arrive qu'ils écrivent n'importe quoi, la preuve.

Un internaute a posté ceci :

- Voici un article original de Paris-Match qui devrait valoir à la journaliste un stage de rééducation “pensée unique et touche pas à mon Macron”, au Monde.

“A La Réunion, le bide de Macron”. Si, si, vous avez bien lu. Cela doit être le premier article négatif de la MSM sur Macron, c’est un collector.

Bon, il semble que le titre de l’article était vraiment trop politiquement insupportable donc le nom du lien semble avoir été changé pour un titre qui n’a plus rien à voir avec l’article. http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Pour-Emmanuel-Macron-rien-n-est-joue-1219136

Un autre internaute lui a répondu quelque temps plus tard :

- Confirmation du changement de titre de l’article de PM après une sévère remontée de bretelles ? Pas de bol, l’indexation sur Google actualités, ce soir encore, fait apparaître le titre initial : “A La Réunion, le bide de Macron”. Ce titre était excellent, n’était-il pas ?

https://news.google.fr/nwshp?hl=fr&ei=eOnXWLHrNoKQUY3Fq7AN&ved=0EKkuCAooBQ

Je suis allé sur le moteur de recherche Google et j'ai tapé : article de Paris Match sur le meeting de Macron à la Réunion et voici la réponse que j'ai trouvée :

Google le 27.03.

- Image issue d'un article pour la recherche "Meeting de Macron à la Réunion par Paris Match" (source : Paris Match) A La Réunion, le bide de Macron Paris Match-25 mars 2017 Emmanuel Macron sur le marché de Saint-Leu, samedi, à La Réunion. ... le candidat En Marche!, accueilli avec chaleur, a raté son meeting. (DIRECT) Emmanuel Macron est arrivé International-Clicanoo-24 mars 2017...

Autrement dit, l'article de Paris Match figure toujours en ligne sans que le titre originel ait été modifié.

J'ai envoyé un courriel au responsable du blog Les-crises.fr pour l'en informer. Je lui ai dit qu'il pourrait être attaqué pour propager des fake news via les commentaires de ses lecteurs.

Des militants m'ont demandé de modifier la structure de mon portail pour que n'importe qui puisse s'y exprimer, intention généreuse mais ingérable et dangereuse. Qu'ils m'adressent leurs courriels, je les publierai s'ils présentent un intérêt et ne sont pas diffamatoires, et s'ils n'ont pas confiance, et bien qu'ils s'abstiennent ou qu'ils ailleurs voir ailleurs.

Et puis c'était inutile puisque je fais les questions et les réponses à leur place. Quelle prétention diront les esprits obtenus ou malintentionnés. Oui parfaitement, parce que je prends en compte les arguments de mes adversaires, je ne les occulte pas contrairement à eux qui méprisent mes arguments, je les traite avec le même sérieux que mes propres arguments, j'essaie de toujours aller au fond que chacune des questions que nous abordons, y compris quand elles ne vont pas dans le sens de l'orientation politique que je défends.

Je n'ai attendu après personne pour rechercher et étudier toutes les hypothèses liées à une question ou à une situation, je passe même le plus clair de mon temps à cela pour remonter à ses origines, je ne suis pas du genre à tout savoir ou à pouvoir fournir une réponse spontanément à toutes les situations que je rencontre.

Ils s'attaquent aux futures générations d'esclaves de leur nouvel ordre mondial

- [Bien sûr…] Et maintenant l’Éducation Nationale recommande le Décodex ! - les-crises.fr 28.03

Lettrre d'un lecteur au responsable du blog Les-crises.fr

Bonjour M. Berruyer,

Je viens d’un seul coup de me rendre compte à quel point vous avez 1000 fois raisons sur cet affaire de Decodex, et qu’il est du devoir de tous de ne rien laisser passer. Mon fils est en 5e, et en tant que parent d’élève je m’informe de ce qui s’y passe comme tous les autres parents via Liberscol [NdR : le “cartable électronique” du collège auquel ont accès les parents]. Et voilà ce que le collège vient d’envoyer à tous les parents :

http://www.clemi.fr/fileadmin/user_upload/espace_familles/guide_emi_la_famille_tout_ecran.pdf

S’il vous plait ne zappez pas et allez à la page 22 de ce document, vous y lirez un chapitre tenez-vous bien de Mr Samuel Laurent. Je suis plus qu’en colère et je vais faire un scandale dès demain au collège de mon fils. Ce qu’il se passe est gravissime, et je vous soutient à 100% dans votre action en justice contre ces gens, il ne faut plus rien laisser passer. Y aura-t’il une 2e collecte ? Je veux participer. Ne lachez rien. Bien à vous,

Le lecteur m’a réécrit ce soir :

Bonjour Olivier,

J’ai exprimé ce matin tout mon ressenti au directeur du collège de mon fils en lui faisant remarquer :

1 – qu’une information se devait d’être neutre et non partisane

2 – que j’étais adulte et responsable et que je n’avais nullement envie d’être « guidé » (Surtout par Samuel Laurent)

3 – qu’un collège relevant de l’Éducation Nationale censé défendre la langue française diffuse un document truffé d’anglicismes (digital native, real life, fact-checking etc.), même s’ils sont devenus à tort ou à raison langage courant sur le Net, me paraissait contraire à la loi du 4 août 1994 et à notre constitution.

Je l’ai senti gêné, et sans que je lui demande il a purement et simplement retiré ce document du Liberscol du collège. Fin de l’épisode. (Pour l’instant)

Lors de la publication de vos premiers articles sur le Decodex j’avoue très honnêtement avoir fait partie des personnes qui trouvaient que vous en faisiez trop. Cet épisode m’a ouvert les yeux et votre réaction était je le reconnais saine. Cette histoire va beaucoup plus loin qu’on ne le pense.

Cordialement

Comme quoi, la mobilisation, ça paye… Mais combien d’autre collèges où cela continue ?

En attendant vous pouvez réagir, en contactant le Clémi (Par mail : http://www.clemi.fr/fr/nous-contacter.html, Twitter @LeCLEMI, Facebook), pour vous plaindre en indiquant entre autres qu’il ne revient pas au Clémi de faire de la publicité pour des entreprises privées (comme Le Monde), et encore moins pour des outils biaisés et très contestables comme le Décodex.

Extrait de cet article.

- Le sous-titre du document publié par le ministère (CLEMI) est révélateur : “Quels réflexes adopter face à la désinformation ?”. Il est bien question d’un dressage, style behavioriste, cher aux anglo-saxons. Susciter le réflexe plus que la réflexion sous la houlette d’une corporation. Alors que la désinformation se combat par la réinformation et la stimulation de l’esprit critique. Quel aveu de nos libéraux socio-démocrates !

...le CLEMI existe depuis près de 50 ans et il a toujours collaboré avec les quotidiens nationaux et régionaux; son action, ses orientations ont toujours été définies par le ministère, c’est pourquoi j’approuve le commentaire précédent. quant à la croix, comme l’huma, ce journal ne tient que par les aides de l’état!

Commentaires d'internautes

1- "Ce n’est pas Le Monde qui veut investir les écoles. (...)

Décodex est né de la volonté du GOUVERNEMENT !

Si vous lisez ce papier de La Croix , vous y verrez que dès 2016 Audrey Azoulay a conditionné les subventions à la presse en imposant je cite :

Une ” démarche de progrès sur plusieurs thématiques d’intérêt collectif comme le photojournalisme, l’éducation aux médias ou l’égalité entre hommes et femmes ”

L’ÉDUCATION AUX MÉDIAS = DÉCODEX !"

(http://www.la-croix.com/Economie/Medias/Des-aides-presse-elargies-ciblees-bientot-conditionnelles-2016-10-05-1200794096)

2- "Chose intéressante, dans ce guide dans le chapitre théorie du complot il y a ce passage :

“Pour l’historien Jérôme Grondeux, il faut « savoir distinguer entre le fait et l’interprétation, entre ce qui relève des faits établis, des faits prouvés et ce qui relève de la manière dont on explique les faits».”

C’est très intéressant, c’est exactement la frontière que franchit le decodex avec leur défense de l’euro, ils ne sont plus dans les faits mais dans la manière dont on explique les faits.

Je sais pas pour vous mais pour moi, le fact-checking c’est juste une vérification des faits, pas LA vérité sur comment interpréter les faits.

Là ça devient clairement un outil politique.

D’ailleurs pour justifier le classement de les-crises en orange ils mettent aussi leur lien vers Fabius et Al-Nosra, indiquant la citation d’Olivier et celle du Monde. On voit bien que les 2 disent la même chose mais les-crises est classé avec les sites de la fachosphère.

Comme quoi l’outil à discréditer est en état de marche, prêt à bourrer le crâne de nos enfants."

(Source : http://www.les-crises.fr/bien-sur-et-maintenant-leducation-nationale-recommande-le-decodex)

Les partis dit ouvriers se sont-ils emparés de cette question ? Sans doute que non pour ne pas être accusés de faire dans la théorie du complot. Il est bien connu qu'ils ne manipulent jamais les faits qu'ils traitent ou la situation, n'est-ce pas ? Ils ne tiennent pas à se mettre les médias à dos, on comprend...

- Nouvelleaks par Slobodan Despot - Antipresse n°69

Ame qui vive?

Qu’est-ce que l’irruption des pitres dans la vie publique nous apprend sur nous-mêmes?

Nous Européens n’aurons bientôt plus les moyens de regarder la réalité en face. Tout s’évertue à nous en ôter l’envie. Les politiques et les médias veillent comme dans Molière à mettre des noms convenables sur les laideurs qui choquent — voire à escamoter celles-ci lorsqu’elles deviennent proprement innommables.

Sans qu’on s’en soit aperçu, des taxations infamantes — «fachosphère», «extrême droite» — sont désormais appliquées à des gens qu’on ne peut associer ni de près ni de loin à ces idées radicales. De gauche, de droite ou de nulle part surgissent de nouveaux «pestiférés» dont ni les propos, ni le langage, ni les opinions, ni la manière d’être ne peuvent être qualifiés d’extrêmes — pour peu que les mots aient encore un sens. Leur seul tort, le plus souvent, est de ne pas prendre pour argent comptant les aberrations et les simplifications de la rumeur dominante. Exercer son discernement, vouloir attirer l’attention sur le fond des problèmes est devenu en soi, et a priori, un motif de disqualification.

Le règne de la peur

Dans ce fossé grandissant entre la réalité vécue et ses représentations obligées tâtonne et s’égare la population ordinaire, celle qui travaille et qui vote. Elle tâtonne, parce qu’elle a perdu certains repères essentiels d’une vie en société. La confiance dans les médias est au plus bas, les écoles produisent des ignares et de futurs chômeurs, les politiques s’illustrent par leur conformisme et leur indécision et les certitudes qu’on croyait immuables concernant la famille, la communauté nationale, l’éducation ou l’identité sexuelle sont dénigrées avec une hargne effarante. Les règles de vie ne procèdent plus d’expériences transmises, mais de définitions imposées. Le dressage a remplacé l’éducation.

Cela dit, tout va bien. Nous le disons et nous le répéterons jusqu’à ce que le mal frappe à notre porte et s’invite dans notre cuisine. Nous le répétons encore lorsqu’il a profané notre chambre à coucher. Nous ne le pensons pas, bien entendu, mais n’osons même plus nous avouer ce que nous pensons. Et encore moins le dire. Où le dire? Dans des meetings? Mais les directions des partis écoutent-elles la base? Dans les réseaux sociaux, cette procrastinante agglomération de solitudes? Même plus: ce dernier exutoire est lui-même en train de se corseter et de se censurer. Les délits verbaux et les propos «discriminants» sont plus sévèrement punis, au travail et dans la vie publique, que des actes criminels et la mémoire infinie de l’internet garde trace de toutes nos frasques à l’attention des éventuels employeurs à venir. Nous ne nous en sommes pas aperçus, mais nous sommes ligotés. Et les anomalies de 2016 — contre-information russe, Brexit, Trump — ont eu pour premier effet concret un sensible resserrement de la camisole.

Le temps des pitres

L’union de la peur et de l’absurde engendre l’apathie. D’où l’émergence de la «PRAF-attitude» dont parle Brice Teinturier («Plus rien à faire, plus rien à foutre». La vraie crise de la démocratie, voir le Cannibale lecteur d’Antipresse 68). De fait, le premier parti dans les démocraties modernes est celui de l’abstention.

L’apathie a une sœur jumelle: la dérision. D’où l’irruption sur la scène politique de figures qui annoncent la négation de la politique elle-même. Voici, en France, le Macron®, la logomachine publicitaire projetée sur les planches. Voici en Italie Beppe Grillo, qui brouilla suffisamment les cartes pour soulever une lame de fond — avant de se rallier spectaculairement au système.

Et voici maintenant que la Serbie s’apprête à élire son président. Alors que le premier ministre actuel, Vucic, s’est illustré par son activisme et son méthodique accaparement du pouvoir, il se retrouve contesté par un Borat de province qui aurait poussé la farce jusqu’à véritablement se porter candidat. Ce sympathique provocateur s’est inventé un nom de famille ridicule (Preletacevic = «Survoleur»), se fait appeler «Le Blanc» parce qu’il s’habille toujours de blanc et réduit sa communication à un slogan sans aucun contenu: Samo jako!, autrement dit: «Allons-y fort!» Il revendique une attitude «cool», dénonce la «nervosité» du pouvoir et prétend rassembler tous les mécontents sans idée ni cause. Il se définit comme la voix de cette «société civile» qui ne veut plus se reconnaître dans aucun parti car les partis, désormais, incarnent la magouille et la corruption. En quelques semaines, ce pur mouvement («en marche!» pourrait aussi être sa devise!) sans aucun programme est devenu le principal concurrent de l’homme fort du pays.

Est-ce un rebelle ou un pantin, un Coluche inconnu ou un produit de marketing? Les deux sont possibles, encore qu’on l’a vu avec les têtes d’Otpor, le noyau de la «révolution colorée» serbe qui fit tomber Miloševic. Peut-être se moque-t-il même d’eux, de ces théoriciens de la «reprise non-violente du pouvoir». Peut-être — mais il est en train de pousser leur propre stratégie de la «société civile en marche» dans des raffinements inattendus.

Le ras-le-bol, la privation de parole et la déception nous font en effet oublier une vérité fondamentale: c’est qu’il y a un régime pire que celui des institutions incapables et corrompues. C’est le régime qui suit l’effondrement des institutions, autrement dit le règne du chaos. La montée des pitres nous venge et nous soulage, mais elle sape en même temps les fondements mêmes de l’ordre où nous vivons. En Serbie, en Ukraine, des guerres civiles ont commencé dans la liesse festive et la satire. Elles n’ont débouché sur aucun progrès notable, sinon celui du pouvoir des mafias et du grand capital globalisé. Les pitres sont le papier à mouches qui attire et qui fixe des énergies susceptibles de mettre en péril de système — si elles s’unissaient autour d’un projet plutôt que d’un rejet.

Mais comment élaborer aujourd’hui un projet? Les projets impliquent la confiance et l’audace. Or nous sommes atomisés, éparpillés, méfiants. Or la peur grégaire est devenue la tonalité de fond de l’existence dans les pays qui ont jadis inventé la démocratie et les droits de l’individu. L’absurde est devenu le moyen d’expression de cette peur. La liberté d’expression n’est plus qu’un luxe incongru et la démocratie, un rite. L’Europe se meurt par les deux bouts: à la fois par l’ineptie des institutions et par l’effondrement des personnalités individuelles. Les deux sont du reste liés par la vieille loi alchimique: ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Aucun projet politique, quel qu’il soit, n’a la moindre chance de réussir s’il ne s’accompagne d’une reconstruction des personnalités. En commençant par redéfinir le sens de l’existence et de la vie en communauté — deux questions auxquelles l’islam fournit des réponses sommaires mais efficaces.

Face à cette concurrence établie sur nos terres, les «outils» de la politique et du droit apparaissent dérisoires. Nous nous évertuons à imposer des lois-cadres à notre existence sans oser dire ce qu’elle est à nos yeux. Nous sommes devenus frêles et timorés, reléguant l’essentiel dans les allusions. Lorsque ce rapport sera inversé, que l’essentiel sera explicite et que le fond se remettra à dicter la forme, nous aurons retrouvé notre âme. Tout le reste est pitrerie. Antipresse n°69

De quoi sont capables Hollande et Attali, les mentors de Macron ?

François Hollande - L'affaire "Caton" - Histoire d'une manipulation politique
https://www.youtube.com/watch?v=GIX8IejCdQE

Macron : Imposteur et escroc.

Présidentielle 2017 : Tout savoir (ou presque) sur le parcours de Macron.
https://www.youtube.com/watch?v=1xjq2qV5geU

Enfumages par Fernand Le Pic - Antipresse n°69

Emmanuel Macron ou la xyloglossie 2.0

Et si la rhétorique vide du golden boy était entièrement pompée dans le lexique de la pub bancaire?

Des millions de Français ont regardé le débat télévisé réunissant cinq des onze candidats à la présidentielle.

Ils ont tous constaté la vacuité du verbe de l’un d’eux: Emmanuel Macron. Et pourtant, des sondages flatteurs le plaçaient en tête pour sa force de conviction. Comment peut-on absorber la promesse de diriger la France dans un tel néant verbal? Comment réussit-on à placer des contradicteurs aussi chevronnés dans une orbite sémantique aussi lâche? Seule Marine Le Pen a osé extraire ce constat de la torpeur ambiante. Est-ce seulement parce qu’il est jeune qu’une majorité de Français avale ses incantations fictives comme des sucreries? Qu’elle se pâme de ses périphrases comme la poésie d’une nouvelle fonction Smartphone? Qu’elle adule une pensée absente de sa parole et qui se tapirait dans un faciès enjôleur? Macron serait-il un thaumaturge 2.0 lorsqu’il lance ses «je vous aime» contrefaisants d’un vieux tube de Julien Clerc?

Le fait est qu’il «passe». Nous sommes allés en chercher la raison dans la construction de son format publicitaire, au sens propre du terme.

On sait que Macron s’est entouré d’agences de publicité spécialisées dans la grande consommation et l’e-commerce pour organiser sa communication politique.

Les premières s’adressent à la fameuse «ménagère moins de 50», mais comme madame Macron n’est déjà plus dans la cible et que lui-même n’y est pas encore, les standards les plus récents de la com en ligne ont prévalu.

C’est Adrien Taquet, cofondateur de l’agence «Jésus et Gabriel», déjà tout un symbole, qui aurait trouvé le nom du parti politique de Macron en forme de slogan «En Marche!». Dans les casernes, le terme appartient plutôt au vocabulaire des adjudants, ce n’est donc pas là qu’on trouvera la source d’inspiration. Certains y vont la traduction française de «Move on», un contretorpilleur déguisé en ONG appartenant à la flotte de George Soros. C’est possible, mais ce n’est qu’une hypothèse.

Pourquoi ne pas fouiner dans l’univers de référence bancaire de Macron? Surprise, son agence a manifestement pompé le dernier slogan de «Soon», la banque en ligne d’Axa. Une banque résolument de son temps, dont l’offre est «100% mobile, sans conditions de revenus, idéale pour les jeunes!», dont la signature publicitaire depuis 2013 n’est autre que: «La révolution bancaire en marche!».

Autre point commun avec la banque d’Axa, le mode de développement. Ils appellent cela le mode «lean start-up», c’est-à-dire exprimer des convictions très générales avec force, dont les fonctionnalités sont construites progressivement et de façon itérative avec les utilisateurs. Exactement comme le mode d’accouchement du «programme» de Macron.

Le destin du jeune énarque et gendre idéal (sa propre épouse ne s’y est pas trompée), est donc bien le premier cas pratique de lancement d’un produit politique «en mode lean start-up». On comprend beaucoup mieux pourquoi, dans l’opération phénoménale de R&D qu’a été son passage à Bercy comme ministre de l’économie, on lui ait aussi ajouté l’appli «ministre du numérique».

On ne s’étonne pas non plus que le site de promotion de campagne de Macron propose le paiement en ligne. Peut-être que s’il est élu, il en fera même un service bancaire?

Nous commençons à comprendre pourquoi quelqu’un qui ne dit rien et dont les promesses politiques ne reposent sur aucune démonstration réelle peut ainsi séduire une telle proportion d’admirateurs dans le monde merveilleux et paradisiaque des sondés. Macron n’est évidemment plus un homme politique, c’est totalement ringard. C’est aussi dépassé que «culture française», ce plat cuisiné qu’on gardera peut-être encore congelé pour un en-cas. Macron est simplement un produit-geek lancé sur le marché pour impacter le code source du hardware sociétal, façon drag and drop.

Son verbiage n’est pas de la langue de bois mais du format compressé ZIP et tant pis pour ceux qui n’ont pas le plug-in de décompression.

Mais tout ce travail n’est pas que du fait des agences de com. Comme tout corps spongieux en politique, Macron s’est imbibé tout seul du langage bancaire, que d’ailleurs, il «assume pleinement». Le «bon sens près de chez vous», il le laisse à Fillon. Lui qui est d’accord sur tout et avec tout le monde, c’est plutôt «le pouvoir de dire oui» du Crédit Lyonnais, même si à l’époque de cette pub, il n’était pas encore né. A «l’autre façon d’être une banque», il substitue l’autre façon d’être candidat, «parce que le monde bouge» comme dirait le CIC. Et lorsque Fortuneo déclare «j’aime ma banque» il assène qu’il aime son public qui applaudit en phase avec les ordres envoyés par «chat», par ses metteurs en scène. Il ne se cache de rien, les voix des Français le captivent, comme autrefois la BNP qui osait: «Votre argent m’intéresse». Même la presse s’est installé dans le registre «investissez dans la réussite» comme le slogan d’HSBC, pour pousser à voter Macron.

S’il est élu, il pourra dire «Aujourd’hui je l’ai fait» et remercier ING Bank. Antipresse n°69

Election présidentielle française.

Tout est dit ici

- Francetv info - L'élection présidentielle de 2017 était réputée comme imperdable pour le candidat Les Républicains. Mais depuis les affaires qui frappent l'ancien Premier ministre, ce dernier stagne à 18% dans les sondages avec une dynamique à la baisse. Francetv info 24.03

Dans un dernier sondage publié hier (27.03), l'écart entre Macron et Fillon se resserre, il n'est plus que de 4%...

Parole d'internaute

- "La présence d'une caisse noire avec à la tête le chef de l'Etat, cela a toujours existé. Le fait qu'il y ait des gens sur écoutes et qu'on remonte en permanence l'info au président, cela existe depuis longtemps. Mais là, ce qui est dit, c'est que ces infos remontées ont été diffusées à la presse à des fins électorales et c'est cela qui est grave. Comment expliquez-vous que le secret de l'instruction soit systématiquement violé et que deux heures après avoir rencontré la justice, toute l'info soit dans les journaux ? Il y a des informateurs, des manipulateurs. (...)

Alors, arrêtons de se voiler la face et de faire semblant de s'étonner. Personne n'est dupe. Une enquête doit être diligentée."

Là vous êtes dupe pour le coup !

Le camp Fillon saisit la justice, nouvelle étape de la contre-offensive - AFP

La contre-offensive de François Fillon prend un tour judiciaire avec la saisine lundi du parquet par six responsables LR pour des "infractions" commises selon eux par l'exécutif et relevées par le livre "Bienvenue Place Beauvau".

Ce qui est décrit dans l'ouvrage comme un éventuel "cabinet noir anti-Sarkozy", "structure clandestine, aux ramifications complexes", est qualifié par ces élus LR d'"association de malfaiteur". François Hollande est mis directement en cause pour "collecte frauduleuse de données" personnelles, lui qui aurait déclaré en février 2014, selon "Bienvenue Place Beauvau": "Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu'il fait". AFP 27.03

- Sarkozy a dénonce "l'ingérence du pouvoir médiatique" dans la justice - AFP

En pleine affaire Fillon, Nicolas Sarkozy a récemment fustigé "l'ingérence du pouvoir médiatique" dans le fonctionnement de la justice, lors d'une intervention devant des avocats du barreau de Paris, rapportée par l'hebdomadaire Valeurs Actuelles lundi soir. AFP 27.03

- Pécresse accuse le pouvoir de manipulation, veut porter plainte - Reuters

Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, a annoncé samedi son intention de porter plainte contre une tentative, orchestrée selon elle par le pouvoir socialiste, d'instrumentaliser une interpellation de son fils pour détention de cannabis, afin de la déstabiliser.

Elle se fonde sur des faits rapportés dans le livre de trois journalistes, "Bienvenue place Beauvau", sur lequel s'est déjà appuyé François Fillon pour accuser cette semaine François Hollande d'être partie prenante à une "machination" à son encontre.

Dans ce livre, Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé racontent comment ils ont été informés pratiquement en direct, au début de l'automne 2016, de l'interpellation du jeune homme avec quatre grammes de cannabis par un haut responsable de la police parisienne, ancien conseiller de Manuel Valls qui était encore Premier ministre.

Selon eux, un collaborateur du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, fait alors "le tour de ses contacts journalistes" pour les mettre au courant. "Le renseignement aura mis moins d'une heure pour être exploité politiquement", écrivent-ils.

Dans un communiqué, Valérie Pécresse, qui dit s'être déjà étonnée à l'époque du traitement réservé à son fils (une garde à vue de sept heures), déclare apprendre ainsi qu'elle aurait "été la victime d'une tentative de déstabilisation politique savamment orchestrée".

"MM. Hollande, Valls, Bartolone et (Bernard) Cazeneuve doivent rendre des comptes sur les faits relatés dans ce livre", ajoute-t-elle. "J'ai demandé à mon avocat (...) de saisir la justice et de porter plainte, notamment pour atteinte à la vie privée, violation du secret de l'enquête et violation du secret professionnel." Reuters 26.03

- Macron gaffe à nouveau en parlant de la Guyane comme d'une "île" - Le Huffington Post

Méprise? Décalage horaire? Lapsus? Après avoir qualifié par erreur d'"expatriée" une femme habitant en Guadeloupe au détour d'un selfie avec un lycéen au mois de décembre, Emmanuel Macron a en tout cas déclenché une nouvelle vague de commentaires mécontents ce dimanche 26 mars.

Interrogé lors de son déplacement à la Réunion sur la situation qui paralyse en ce moment la Guyane, le candidat En Marche! s'est de nouveau pris les pieds dans le tapis en qualifiant cette région d'outre-mer comme une "île".

Une erreur de géographie, car contrairement à La Réunion, la Martinique ou la Guadeloupe, la Guyane n'est pas une île, mais un territoire français situé sur le continent américain et qui partage des frontières avec le Suriname et le Brésil. Le Huffington Post

- Lexique de campagne : qu'est-ce que le vote utile ? - Franceinfo

Dans son lexique de campagne, France 2 revient cette semaine sur une expression qu'a notamment utilisée Benoît Hamon... Franceinfo

Ils ont décidé que ce serait Macron et personne d'autres.

- Fillon s'est fait offrir une montre de plus de 10.000 euros - AFP

- Macron toujours donné en tête du premier tour, d'après un sondage Ifop-Fiducial - Reuters

Tu m'étonnes !

- R.A.S. sur la déclaration de patrimoine de Macron, selon une lettre de la Haute autorité - Le Huffington Post

- Présidentielle : Macron en passe d’enterrer le clivage gauche-droite - Franceinfo

- "Cabinet noir à l'Elysée" : François Fillon fait de la "diffamation", juge Emmanuel Macron - Franceinfo

- «Cabinet noir» : les griefs flous et sans fondement de la fillonie - Liberation.fr

- Présidentielle: Fillon veut "pourrir" la campagne, accuse Cambadélis (PS) - AFP

- «Cabinet noir» : chasse au scoop ou au dahu ? - Liberation.fr

- Hamon dans une maison de retraite, se décrit en "anti-Fillon" - AFP

- Hamon fait un pied de nez à Fillon en rendant visite aux infirmières qui l'avaient malmené dans "L'Emission politique" - Franceinfo

- Fillon est "indigne de la fonction présidentielle" déclare Hamon - AFP

François Fillon "est indigne de la fonction présidentielle", a déclaré vendredi le candidat socialiste Benoît Hamon, en réponse aux accusations de "scandale d'Etat" et de "cabinet noir" portées par le candidat de la droite. AFP

- Fillon s'enferme dans "la théorie du complot", affirme Bayrou - AFP

- Dans le grand Ouest "terre de mission", Marine Le Pen attaque François Fillon - AFP

Une "alternative" dans le cadre du régime actuel, chimère, tromperie pour le légitimer.

- Six syndicats dévoilent leur alternative à la loi travail - lefigaro.fr

L'intersyndicale ayant mené bataille en 2016 contre la loi travail, dont la CGT et Solidaires, ont lancé une «plateforme revendicative» portant sur la rémunération, la réduction du temps de travail et l'emploi, dont les résultats sont publiés ce 28 mars.

Ils ne désarment pas. La CGT, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl, qui ont lancé en janvier une «plateforme revendicative», vont en dévoiler ce mardi la version «finalisée, enrichie et légitimée par les débats». L'intersyndicale, à laquelle FO ne s'est pas jointe, avait lancé ce projet dans le but de «poursuivre la lutte contre la loi travail, à partir de propositions communes», expliquaient-ils dans un communiqué commun. lefigaro.fr 28.03

Ils osent tout

- Face à la «menace terroriste», la tour Eiffel va se doter d'une «paroi en verre» - LeFigaro.fr

- «La priorité est de protéger les enfants de la publicité» - LeFigaro.fr

- Présidentielle : Marine Le Pen est "soumise" à Vladimir Poutine, selon Benoît Hamon - Franceinfo

Le président russe a reçu la candidate du FN à la présidentielle, qui était en visite à Moscou.

- Le pape appelle les Européens à défendre l'UE avec passion - Reuters

- Traité de Rome : "Il ne faut pas sous-estimer le chemin parcouru" - Franceinfo

- ONU: premières négociations pour bannir l'arme nucléaire - AFP

- États-Unis : des adolescentes refoulées d'un vol… à cause de leurs leggings - lepoint.fr

Trois gamines d'une dizaine d'années accompagnées par leurs parents portaient une sorte de pantalon collant, la compagnie aérienne United Airlines refusa leur embraquement dans cette tenue « inappropriée » , une des fillettes accepta d'ajouter une robe par-dessus son pantalon et put embarquer, les deux autres sont restées au sol rapporte Libération. lepoint.fr

La NED/CIA en action.

- Hong Kong : des opposants pro-démocratie inculpés - euronews.com

Devant les bureaux de la police de Hong Kong, des leaders du “mouvement des parapluies”.

On avait déjà traité ce sujet...

- L'opposant russe Navalny condamné à 15 jours de détention après les manifestations - AFP




INFOS EN BREF

POLITIQUE

1- Allemagne

- Allemagne : la CDU d'Angela Merkel remporte l'élection régionale dans la Sarre et douche les espoirs du SPD - Franceinfo

En famille, Angela (Merkel - CDU) qui rit et Martin (Schulz - SPD) qui pleure. Depuis 2012, comme l’Allemagne, la Sarre est dirigée par une grande coalition CDU-SPD...

2- Argentine

- Argentine La rue contre la rigueur - Libération.fr

Manifestations, rues bloquées, piquets de grève sur la chaussée, barrages humains… Buenos Aires vit un début d’année au diapason de la tension sociale et de la colère contre la politique de rigueur du gouvernement libéral de Mauricio Macri, dont les réformes plombent le pouvoir d’achat. Jeudi prochain, la CTA, la puissante Centrale des travailleurs argentins, appelle à un nouveau défilé. Et le 6 avril, l’ensemble des syndicats convoquent une grève générale, la première de l’ère Macri. Photo Victor R.Caivano. Libération.fr

- La pauvreté en Argentine attisée par l'inflation - La Tribune

"La pauvreté a augmenté en Argentine durant les neuf premiers mois de 2016, passant de 29% à 33,6% de la population, stimulée par une inflation annuelle de 40%, selon une étude de l'Université catholique argentine. La pauvreté touche 13 millions des 41 millions d'Argentins, soit 32,6% de la population. Elle était de 29% fin 2015 et la dévaluation du peso argentin en décembre 2015 l'a fait bondir. Dans les premiers mois de 2016, un million de nouveaux pauvres ont été recensés." La Tribune

3- Irak

- Des dizaines de civils tués après une frappe de la coalition à Mossoul - Reuters

Plusieurs dizaines de civils, peut-être plus de 200, ont péri après une frappe aérienne de la coalition sous commandement américain dans la partie occidentale de Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak, où sont assiégés les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Le Commandement central des forces américaines (CentCom), qui supervise les opérations militaires au Moyen-Orient, a confirmé que la cible avait été touchée par un avion de la coalition sous commandement américain.

Le CentCom précise dans un communiqué que la mission visait des combattants et des équipements de l'EI "à l'endroit correspondant à celui où ont été signalées les pertes civiles" par des habitants ayant fui la zone des combats et des responsables irakiens.

Cette opération a été conduite le 17 mars dernier dans le quartier d'Al Djadidah, contrôlé par l'Etat islamique. Aucun bilan précis n'a été fourni mais le chef de la municipalité de Mossoul, Abdoul Sattar al Habbo, qui supervise les secours, a déclaré samedi soir que 240 corps avaient été extraits des décombres. Une précédente estimation faisait état de 130 morts.

L'ampleur du nombre de victimes civiles a conduit les forces gouvernementales irakiennes à stopper une nouvelle fois leur offensive contre la partie occidentale de Mossoul.

"Le nombre élevé de morts parmi les civils dans la Vieille ville nous a forcés à arrêter nos opérations pour revoir nos plans", a déclaré samedi un porte-parole de la police fédérale irakienne. "Nous devons nous assurer qu'éliminer Daech de la Vieille ville n'aura pas un coût humain trop élevé parmi les civils. Il nous faut des opérations d'une précision chirurgicale pour cibler les terroristes sans causer de dommages collatéraux parmi les habitants."

PUISSANTE EXPLOSION ET IMMEUBLES EFFONDRÉS

Selon des responsables de la défense civile et des habitants, plusieurs immeubles se sont effondrés après que les frappes visant les djihadistes à Al Djadidah ont provoqué une puissante explosion.

La cause exacte de l'effondrement des immeubles n'a pas été établie de manière précise mais un député et deux habitants ont expliqué que les frappes aériennes pourraient avoir touché un camion de l'EI rempli d'explosifs, détruisant plusieurs bâtiments dans un quartier densément peuplé.

Les civils sont également menacés par les djihadistes qui les utilisent comme boucliers humains dans la vieille ville de Mossoul.

"Ce qui se passe dans la partie ouest de Mossoul est extrêmement grave et ne peut être toléré en aucun cas", a commenté le président du Parlement irakien, Salim al-Jabouri.

Jusqu'à 600.000 civils se trouveraient encore dans les derniers quartiers contrôlés par l'EI sur la rive droite du Tigre, compliquant la progression des forces gouvernementales.

Selon l'Observatoire irakien des droits de l'homme citant des informations non confirmées par les autorités, et ne tenant pas compte de ce qui s'est passé à Al Djadidah, près de 700 civils ont été tués depuis le début de l'offensive contre Mossoul-Ouest, le 19 février dernier.

"Le droit humanitaire international est clair: les parties au conflit, toutes les parties, sont obligées de faire tout ce qui est possible pour protéger les civils. Cela signifie que des combattants ne peuvent pas se servir de la population comme boucliers humains et qu'ils ne peuvent pas non plus mettre des vies en péril par un usage sans discernement de leur puissance de feu", a rappelé Lise Grande, de l'Onu.

- "Et là ! Il n y a plus personne ! Il est où le bouffon de l'Elisée qui criait "halte au massacre" quand il y a avait les combats pour la libération d'Alep par les russes et l'armée syrienne? Il est où notre bouffon de ministre des affaire étrangère qui condamnait le massacre des terroristes modérés par l'armée syrienne et les russes?

Silence donc cette fois, puisque c'est leur maitre américain qui est à l'action !"

4- Yémen

4.1- Yémen: démonstration de force rebelle deux ans après l'intervention arabe

Deux ans après l'intervention d'une coalition militaire arabe au Yémen, les rebelles qui contrôlent la capitale Sanaa se disent prêts à résister jusqu'au bout, alors que les lignes de front sont figées et les efforts de paix au point mort.

Les rebelles chiites Houthis et leurs alliés, les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont marqué cet anniversaire en organisant dimanche une manifestation géante à Sanaa, sous le slogan "Résistance à l'agression".

Selon des correspondants de l'AFP, des centaines de milliers de Yéménites --certains venant de régions contrôlées par les rebelles-- ont convergé vers la place Sabine en scandant des slogans hostiles à l'Arabie saoudite, qui conduit la coalition arabe, et en promettant de "résister jusqu'au bout".

"Nous sommes de retour aujourd'hui sur la place Sabine pour envoyer un message aux Arabes et aux musulmans: est-ce que votre religion vous autorise à agresser un peuple dans sa totalité sans aucune raison?", a demandé Abdullah Qadiry, un manifestant.

Symboliquement, un tribunal rebelle avait condamné à mort la veille le président Abd Rabbo Mansour Hadi pour "haute trahison".

M. Hadi, qui vit la plupart du temps à Ryad, a été reconnu coupable d'avoir "usurpé le titre de président après la fin de son mandat", d'avoir "incité à l'agression menée par l'Arabie saoudite" et d'avoir "porté atteinte à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la République yéménite", a écrit l'agence rebelle Saba.

En complément, admirez le "parfois" !

- Au Yémen - Les raids aériens de la coalition se poursuivent sur une base quasi-quotidienne, faisant parfois des victimes civiles. AFP 26.03

4.2- 2.000 monuments historiques détruits en 2 ans de guerre au Yémen - sputniknews.com

En deux années de combats au Yémen, plus de 2.000 objets du patrimoine culturel et des dizaines de musées ont été détruits, signale le directeur général des musées et antiquités yéménites Muhannid Al Siyani dans un commentaire pour Sputnik.

Les pertes culturelles du Yémen sont énormes. Interviewé par Sputnik, le directeur général des musées et des monuments yéménites Muhannid Al Siyani indique que plus de 2 000 objets historiques et des dizaines de musées ont été détruits dans le pays en deux ans de guerre.

Selon le représentant yéménite, une liste contenant 50 lieux d'importance culturelle a été préparée pour la coalition internationale. Cependant, des frappes aériennes ont ciblé ces lieux dont plusieurs ont été attaqués jusqu'à 10 fois.

Il n'y a encore aucune donnée définitive sur l'étendue des dommages. Selon le représentant yéménite, des experts seront capables d'entreprendre des recherches et d'évaluer l'état des monuments historiques dès que cela deviendra matériellement possible. Actuellement, la plupart des objets rares sont abrités dans des endroits sécurisés, afin de les protéger des frappes aériennes.

Le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (Onu) a adopté une résolution pour qualifier de crimes les attaques contre les monuments historiques au Yémen. Selon le directeur, cette décision pourrait être utilisée dans le cadre d'une accusation préparée contre les actions militaires et les pays qui les mènent. sputniknews.com 27.03


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

1- Guyane

- Les raisons de la colère en Guyane à l'heure de la grève générale - huffingtonpost.fr

"Ça fait trop longtemps que ça dure! Tout ce que nous avons est pillé, il est temps que l'on reconnaisse la population guyanaise". À l'instar de cette femme venue prêter main forte pour bloquer le rond-point de l'aéroport de Cayenne dimanche, une partie de la Guyane est à bout.

Ce territoire ultramarin d'Amérique du Sud de plus de 260.000 habitants, touché par un vaste conflit social, vit au ralenti depuis plusieurs jours et affronte ce lundi 27 mars une grève générale lancée par les syndicats.

La Guyane est le territoire le plus violent de France, avec 42 homicides en 2016, et ces socioprofessionnels dénoncent le manque de moyens pour lutter contre les violences qui résultent en partie, selon eux, d'un développement économique trop faible.

Ces derniers s'inquiètent notamment de l'explosion démographique qui touche le territoire. On y compte près de 30 naissances pour mille, contre 11 en métropole. Un taux de natalité élevé que la croissance économique ne parvient pas à absorber et qui finit par diminuer fortement le PIB par habitant au point d'être deux fois plus faible que le PIB par habitant national.

Cette région française souffre aussi depuis de nombreuses années d'un taux de chômage très élevé. En 2015, il y était évalué à 22%, indique l'Insee. Plus du double des 9,7% de la France métropolitaine. Un ensemble de raisons qui pousse ces socioprofessionnels comme l'ensemble des manifestants guyanais à réclamer au gouvernement un véritable plan pour rattraper un retard "sécuritaire, économique, éducatif, sanitaire, foncier et énergétique".

Le mécontentement est en effet très large. Depuis une semaine, la Direction de l'agriculture et de la forêt est par exemple occupée en permanence par 50 agriculteurs ulcérés des lenteurs administratives et qui dénoncent des refus d'aide. Des transporteurs bloquent aussi le port de Degrad des Cannes (15 km de Cayenne), inquiets de la répartition des marchés du chantier du futur pas de tir d'Ariane 6.

"Nous avons une immigration impressionnante de part et d'autre", déplore encore David Riché, président de l'association des maires de Guyane, sur Franceinfo avant de revenir sur le problème de l'insécurité qui ne se limite pas aux vols et homicides. "L'insécurité concerne la santé: trouvez-vous normal que l'on ait un taux de rapatriement sanitaire exponentiel? Nous n'avons jamais vu cela. Nous avons des hôpitaux, des cliniques qui se meurent", regrette-il.

Les barrages qui paralysent la région rassemblent pêle-mêle des salariés d'EDF, des personnels du centre médico-chirurgical de Kourou, inquiets d'un désengagement de La Croix Rouge qui gère l'établissement, un collectif qui réclame un commissariat à Kourou et un autre collectif contre la délinquance, "les 500 frères", qui défilent cagoulés.

Dans son ensemble, le sentiment d'abandon est le point commun des revendications. "Quand, en Bretagne, les élus et la population, les bonnets rouges, ont réclamé un plan Marshall, ils ont eu un pacte d'avenir en un mois et 28 jours. En Guyane, nous attendons un pacte d'avenir depuis 2013, depuis 4 ans. Nous ne l'avons toujours pas," rappelle David Riché.

Sentiment renforcé par l'envoi sur place samedi d'une délégation menée par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, et composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la région pour entamer des discussions, mais d'aucun ministre. Treize des 22 maires de Guyane ont exigé la venue d'un membre du gouvernement et refusent de rencontrer cette mission interministérielle.

Une critique a priori entendue car Cordet a annoncé dimanche qu'une "autorité ministérielle viendra parapher" les engagements du gouvernement. Ce dernier a d'ailleurs a déclaré devant la presse que "25 policiers, 23 gendarmes (viendront) renforcer les effectifs de la police nationale et de la gendarmerie", ainsi que "la fidélisation d'un escadron de gendarmes mobiles à Cayenne".

L'ancien préfet a promis la mise en place d'un scanner à l'aéroport pour lutter contre le trafic de drogues, a annoncé une enveloppe d'urgence de "60 millions d'euros supplémentaires" pour le centre hospitalier de Cayenne, fortement endetté, et l'arrivée d'une aide pour dégeler dans les prochains jours des subventions européennes que les agriculteurs attendent depuis 2014. huffingtonpost.fr 26.03

Réponse du gouvernement aux revendications sociales légitimes des Guyannais : plus de policiers et des subventions pour les patrons !

Francetvinfo.fr 26.03 - À la veille de l'appel à la grève générale, le président du Medef Guyane, Stéphane Lambert, a assuré dimanche 26 mars sur franceinfo son soutien au mouvement de contestations. "Nous sommes contraints d'en arriver là" a-t-il regretté. Il a dénoncé "l'incurie" du gouvernement et demande un "plan de développement fait par, pour, et avec les Guyanais".

Quelles sont les difficultés auxquelles font face les entreprises ?

L'économie guyanaise repose beaucoup sur la commande publique, on n'a pas eu les moyens de générer une économie endogène. Il y a eu une baisse de la commande publique qui a entraîné beaucoup de difficultés. Elle s'est positionné en même temps qu'une augmentation de la population, qui est de 3% par an. Tous les 17 à 20 ans, la population double. Sans ces facteurs-là, nous tiendrions assez bien. Mais si on maintient le même rythme de croissance économique qui est de 3% par an, par rapport à notre population, cela ne suffit pas. Dans une classe de 25 élèves, entre 6 et 8 trouveront du boulot dans les 20 ans qui viennent. 60 à 70% des élèves ne trouveront jamais de boulot, jamais. francetvinfo.fr 26.03

2- Canada

- Le gouvernement libéral canadien a annoncé que la marijuana serait légalisée d’ici au 1er juillet 2018. - Liberation.fr

Une loi doit être présentée avant le 10 avril. Les dix provinces et trois territoires pourront décider comment le cannabis sera distribué et vendu et en fixeront les prix. L’âge minimum pour en acheter sera de 18 ans, mais les provinces seront libres de hausser la barre. Quant aux Canadiens souhaitant cultiver leur cannabis, le nombre de plants sera limité à 4 par ménage. Liberation.fr 27.03

Pour mieux pourrir la jeunesse... (Parole d'un vieux consommateur !)


Le 24 mars 2017

CAUSERIE

J'ai bouclé rapidement cette causerie, il y a largement matière à réflexion. J'ajouterai d'autres documents demain matin.

Cessez d'être tolérants envers ceux qui vous manipulent ou se foutent de vous, et soyez un peu plus avenant envers ceux qui oeuvrent sincèrement et honnêtement à vos côtés, on apprécierait, merci pour eux.

Cessez de vous leurrrer vous-même, cessez de jouer aux indignés ou aux veuves effarouchées, cessez de vous étonner pour un oui ou pour un non, un peu de cohérence, de sérieux et de dignité.

A l'époque de de Gaulle, quand il n'existait qu'une seule chaîne de télévison, l'ORTF, l'information était tellement muselée ou manipulée, censurée, conçue pour flatter le président de la République et son gouvernement qu'on avait fini par appeler le ministre de l'Intérieur Alain Pierrefite le ministre de l'Information...

Les mêmes personnes qui se disent de gauche ont également oublié qu'il fut une époque où le PS et le PCF étaient colonialistes, xénophobes, racistes, homophobes, sexistes, etc, bref, épouvantablement archaïques et réactionnaires, tandis que parallèlement pour faire bonne mesure ils pouvaient tenir des discours enflammés sur le socialisme auquel ils n'ont évidemment jamais cru pour en être des ennemis acharnés.

A s'en tenir aux apparences ou à ne vouloir entendre ou ne retenir que ce qui nous arrange, on a préparé les conditions politiques qui devaient nous conduire à la situation actuelle.

Avertissement aux lecteurs.

On en est rendu au point où il devient très délicat de rendre compte d'une manifestation qui s'est tenue quelque part dans le monde, compte tenu que généralement on ignore sa véritable origine ou qui en ont été les organisateurs ainsi que leurs réels objectifs ou leurs intentions, car il est devenu impossible de se fier au compte rendu qui en est fourni par les agences de presse qui se livrent presque systématiquement à une interprétation falsifiée ou une manipulation des faits.

Cela commence par une présentation de la situation qui ne correspond pas forcément à la réalité. Selon que le dirigeant au pouvoir dans un pays fait partie ou non des vassaux de Washington, le contexte sera abordé sous un angle biaisé ou non par l'agence de presse, et comme la presque quasi-totalité des lecteurs ignorent quelle est la situation exacte sociale ou politique dans tel ou tel pays, il sera facile de leur faire gober n'importe quoi par la suite.

Compte tenu que les articles de la presse écrite ou les infos délivrées par les chaînes de télévision ou les radios ne sont plus que des copier/coller des dépêches ou articles des agences de presse occidentales (AP, Reuters, AFP, Euronews pour les plus importantes) qui sont toutes subventionnées par des Etats, voire des officines privées telle que la CIA par exemple, et qu'elles relaient leur propagande pour obtenir l'adhésion de leurs peuples à leur politique, à différents niveaux ils traffiqueront les faits ou les déformeront ou emploieront le non-dit, la censure de certains aspects de la réalité qui présentent pour eux l'inconvénient d'être contradictoires avec leur présentation des faits, de sorte que les lecteurs, téléspectateurs ou auditeurs ne doivent pas en prendre connaissance sous peine de rendre caduque leur entreprise de conditionnement des masses.

Comme je n'ai ni le temps ni les moyens de vérifier quotidiennement les tenants et les aboutissants des manifestations dont ils rendent compte, je n'en fais plus état ou de moins en moins, et j'attends que d'autres les aient abordées sérieusement et publient des articles dans les médias dits alternatifs pour les évoquer ou tout simplement mettre leurs articles en ligne.

Un exempe récent.

L'AFP a présenté sous un angle avenant ou progressiste auquel n'importe quel travailleur ou citoyen souscrirait, la manifestation qui a eu lieu récemment place de la République contre les "casseroles" ou la corruption des élus, sans préciser qu'un néolibéral ou ultra réactionnaire en était à l'origine ni ses véritables intentions, Raphaël Glucksmann, et qu'elle était dirigée uniquement contre Fillon au profit de Macron (voire la causerie du 1er mars).

Autrement dit, l'objectif de cette manifestation tel que les médias l'ont présentée ou en ont rendu compte n'était pas tourné contre les institutions corrompues de la Ve République comme le citoyen lambda était censé le croire, il consistait à exploiter ou instrumentaliser l'honnêteté des masses pour servir un objectif inavouable en les appelant à soutenir après coup ou à participer à une manifestation qui avait pour unique vocation de participer et légitimer l'opération en cours de déstabilisation de Fillon orchestrée depuis l'Elysée afin qu'il renonce à se présenter au profit de Macron, l'héritier naturel de Hollande.

La principale manipulation de l'AFP a consisté à ne pas révéler que Glucksmann y appelait, et quand bien même des médias l'aurait fait, ils se seraient bien gardés de rappeler qui était en réalité ce funeste individu, car aussitôt les intentions inavouables qui étaient derrières cette opération aurait été éventée et cela aurait dissuadé le peu de personnes susceptibles de se mobiliser de participer à cette manifestation. Elle fut un bide et tant mieux.

Un autre exemple datant d'hier.

- Vague d'arrestations au Bélarus pour préparation de "troubles massifs" - AFP

Les forces de sécurité du Bélarus ont arrêté 26 personnes, suspectées de fomenter des troubles, a annoncé la télévision d'Etat jeudi, après une série de manifestations contre le régime autoritaire du président Alexandre Loukachenko.

La chaîne publique STV a cité le KGB de cette ancienne république soviétique, selon lequel ces arrestations ont eu lieu dans le cadre d'une enquête pour préparation de "troubles massifs".

L'ONG bélarusse Vyasna avait auparavant fait état jeudi de 17 arrestations, celles-ci ayant débuté dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon la même source, les arrestations ont visé tant des opposants comme Zmiter Dachkevitch, l'un des chefs de l'organisation Jeune Front, libéré en 2013 après deux ans et demi de détention, que des membres des forces de sécurité ou d'anciens militaires.

Ces personnes, détenues par le KGB bélarusse, sont accusées d'avoir appelé à des violences lors de manifestations antigouvernementales prévues samedi, selon cette ONG de défense des droits de l'homme.

La télévision bélarusse a diffusé des images montrant l'arrestation d'un homme et la fouille de son domicile, où la police affirme avoir trouvé un fusil, des grenades factices et un drapeau de l'armée insurrectionnelle ukrainienne, une formation ultranationaliste de la Seconde guerre mondiale.

Plusieurs personnes arrêtées étaient membres, selon la télévision bélarusse, de la "Légion blanche", un groupe radical actif dans les années 1990 au Bélarus, mais depuis très largement tombé dans l'oubli.

Ces arrestations font suite à des déclarations du président Loukachenko selon lesquelles plusieurs dizaines de personnes s'entraînaient dans des camps au Bélarus et à l'étranger en vue de préparer des "provocations armées".

Ces dernières semaines, des manifestations ont rassemblé dans plusieurs villes du Bélarus des milliers de personnes exigeant la démission de M. Loukachenko et dénonçant une taxe visant les citoyens qui travaillent moins de six mois par an.

Plusieurs dizaines de manifestants, dont des journalistes et des chefs de l'opposition, ont été jugés après ces rassemblements et condamnés à des peines allant de la simple amende à 15 jours de prison.

L'Union européenne a levé en 2016 la plupart des sanctions prises contre le Bélarus à la suite de signes d'ouverture du président Loukachenko, qui dirige le pays sans partage depuis 1994.

Mais l'UE a haussé le ton jeudi. "Les manifestants pacifiques qui ont été arrêtés récemment doivent être immédiatement libérés", a indiqué une porte-parole du service des Affaires étrangères de l'UE, Maja Kocijancic, dans une déclaration écrite à l'AFP.

Ces arrestations "montrent qu'il est vraiment nécessaire d'avoir un processus de démocratisation plus généralisé dans le pays. La liberté d'association et de réunion doit être assurée", a-t-elle insisté, ajoutant que l'UE était "en contact avec les autorités bélarusses afin de passer les messages nécessaires appelant à la retenue". AFP 23.03

A mon avis, uniquement à la lecture de cet article, j'en déduis que le mobil de ces arrestations peut être vrai ou fabriqué par le président Alexandre Loukachenko pour prévenir toute tentative de déstabilisation en vue d'entraîner sa chute.

On retrouve à peu près les mêmes ingrédients qu'en Ukraine, avec le même soutien de l'UE à des formations ultranationalistes ou néonazis qualifiése de " manifestants pacifiques". On s'abstiendra de prendre partie en attendant d'en savoir plus. A suivre.

Autre chose dans le même registre.

On en est arrivé à un tel degré de schizophrénie chez la plupart des gens, y compris les militants, que lorsque vous donnez une vraie info à quelqu'un (donc sourcée et vérifiable), la personne mettra aussitôt en doute sa véracité, et le plus extraordinaire, c'est qu'elle n'aura pas ce réflexe lorsqu'une info lui parviendra par la voie officielle, le gouvernement ou les médias institutionnels.

Un militant m'a écrit que les théories du complot ne l'intéressaient pas, laissant entendre que j'en serais particulèrement friand avec toutes les conséquences que vous pouvez deviner. Et dans le même courriel il m'expliquait que cela n'avait aucune importance que Soros soit derrière les manifestations anti-Trump aux Etats-Unis et il ne voyait pas pourquoi il ne faudrait pas y participer ou les soutenir.

Le problème, c'est que ces manifestations ont été conçues par les oligarques les plus extrémistes parmi les néoconservateurs, afin d'obtenir un soutien populaire à la politique guerrière menée par les prédécesseurs de Trump pour le contraindre de la poursuivre. Autrement dit, soutenir ou participer à ces manifestations devait consister à légitimer la poursuite des guerres engagées par Bush et Obama, autant dire que je me suis empressé de les condamner sachant de quoi il en retournait vraiment. J'ai une autre explication plus précise à vous proposer : le parti démocrate agirait de la sorte pour faire croire aux Américains qu'il existerait une autre politique que celle adoptée par Trump que le parti démocrate incarnerait, sachant que Trump va en réalité poursuivre cette politique, juste pour brouiller les pistes et dresser les Américains les uns contre les autres pour permettre à Trump d'appliquer tranquillement sa politique qui est identique à celle de son prédécesseur, en somme la stratégie du chaos appliquée aux Etats-Unis.

Apparemment ce ne fut pas le cas de ce militant trotskyste qui doit être mal informé, qui est visiblement déconnecté de la réalité et est en proie à une terrible confusion, puisqu'il en arrive à soutenir des initiatives qui sont destinées à servir les intérêts de la pire réaction.

Visiblement on ne vit pas dans le même monde et on ne peut pas se comprendre partant de là, c'est la conclusion à laquelle je suis arrivé, dépité je dois l'avouer, quelle misère !

Je me suis fait la réflexion qu'il était impossible de discuter avec des militants qui se contentent des médias institutionnels et de la littérature du mouvement ouvrier tous les deux aussi corrompus pour s'informer et interpréter ensuite la situation. Ils vont parler de quoi au juste, de ce qu'ils savent, mais ils ne savent rien ou l'essentiel leur échappe, ils vont tenir des propos incohérents assaissonnés de théorie marxiste, de principes ou de formules pour leur donner plus de consistance, finalement pour se faire passer pour plus savants ou éclairés qu'ils ne le sont en vérité.

Il faut vraiment manquer de discernement ou de perspicicaté, de volonté et de courage pour continuer à s'informer auprès des médias institutionnels. A mes yeux ces gens-là n'ont absolument aucune crédibilité puisqu'ils se laissent manipuler et manipulent les autres. En les lisant ou en les écoutant, on s'aperçoit que ce qui prime chez eux ce n'est pas les faits, mais la manière dont ils les interprètent, que partant de là on pourra difficilement contester puisqu'on ne parle pas de la même chose et on ne se situe pas sur le même plan, c'est leur vérité un point c'est tout. Et quand malgré tout on a la patience d'essayer de discuter avec ce genre de militants, on aboutit à une juxtaposition de monologues sans intérêt, et à la conclusion qu'on a trop de désaccords pour envisager de faire quelque chose ensemble.

Je ne consacrerai plus de temps à ce genre d'exercices inutiles et je ne répondrai plus aux courriels de tels militants.

Autre chose.

Hier j'ai traité un peu vite la rencontre que devait avoir Hamon avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, auquel il devait soummetre son projet européen, j'ai ironisé en laissant entendre que ce serait juste une formalité.

Erreur, j'avais oublié qu'on était en campagne électorale et que Macron devait être le candidat de Juncker, donc forcément il l'appelerait à revoir sa copie, et c'est ce qui s'est produit.

Vous me direz que ce n'était pas une grave erreur, certes, je n'avais émis aucune illusion sur les intentions de vis-à-vis de l'UE, mais bon, je me suis aperçu de cette erreur donc je corrige.

Il peut aussi arriver que je me fasse manipuler en faisant référence à des articles publiés par des médias alternatifs, mais c'est toujours involontaire et relativement rare, et quand je m'en aperçois je rectifie aussitôt publiquement, ce qui n'est pas le cas des médias institutionnels ou des partis ouvriers

Les dernières nouvelles du Ministère de la Vérité pris en flagrant délit de mensonge.

Le Kremlin évoque "de fausses informations" après l'article du "Canard enchaîné" sur les activités de conseil de François Fillon - Franceinfo

François Fillon est soupçonné par Le Canard enchaîné d'avoir été rémunéré 50 000 dollars pour avoir organisé une rencontre entre un homme d'affaires libanais et le président russe en 2015, au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (Russie), suivie d'une rencontre avec le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

"En ce qui concerne les rencontres avec le président, elles sont organisées par le protocole présidentiel et il est là aussi exclu qu'un intermédiaire joue un rôle", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a qualifié les révélations de l'hebdomadaire français de "fausses informations". Une rencontre spontanée et informelle, selon le Kremlin

Selon le porte-parole, Vladimir Poutine a bien rencontré en juin 2015 le Libanais Fouad Makhzoumi, client de la société de conseil 2F Conseil de François Fillon. Mais, selon lui, la rencontre dans les couloirs du forum entre le chef de l'Etat russe et le milliardaire était spontanée et informelle. "Le président a parlé et été pris en photo avec une grande quantité de participants", dont l'homme d'affaires, a indiqué le porte-parole.

La société 2F "n'a jamais été rémunérée ni par l'Etat russe, ni par une entreprise privée de ce pays", a également réagi l'entourage du candidat de la droite à la présidentielle, mardi soir, jugeant les éléments du Canard enchaîné "dénués de tout fondement". Franceinfo 22.03

Des communications de Trump écoutées de manière "incidente" - Reuters

Des communications privées de Donald Trump ont peut-être été captées de manière "incidente" par les services de renseignement au moment où, après son élection, ils cherchaient à déterminer le rôle de la Russie dans le piratage de la campagne présidentielle américaine. Reuters 22.03

Fake News – Affaire des écoutes de Washington Par Philippe Huysmans - Arrêt sur Info

Hier, au cours d’une conférence de presse, Devin Nunes, actuel président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants a confirmé que des agences de renseignement américaines avaient collecté des informations concernant des citoyens américains participant au processus de transition de l’administration suite à l’élection de Donald Trump.

Il a précisé que ces collectes, très probablement légales, avaient été réalisées entre novembre 2016 et janvier de cette année et ne concernaient en aucune manière la Russie. Le problème, selon lui, est qu’un certain nombre de ces documents laissaient clairement deviner l’identité réelle des citoyens américains concernés, et que ces documents avaient largement circulé parmi des responsables (autorisés) de l’administration Obama :

« The real issue, Mr. Nunes told reporters, was that he could figure out the identities of Trump associates from reading reports about intercepted communications that were shared among Obama administration officials with top security clearances. He said some Trump associates were also identified by name in the reports. Normally, intelligence agencies mask the identities of American citizens who are incidentally present in intercepted communications. » SOURCE : NYTIMES

Il a ajouté que la Commission du renseignement allait procéder à une enquête approfondie concernant ces opérations de surveillance et la dissémination des informations (confidentielles, ndlr) qui en résultèrent.

Il s’est par ailleurs entretenu avec le président Trump pour lui faire part de ces découvertes, jugeant « important » que le président soit informé. Celui-ci s’est dit satisfait.

Pendant ce temps, dans la presse des bisounours

C’est étrange, à l’époque où nous vivons, plus connectée que jamais, les nouvelles ont toujours du mal à franchir l’Atlantique, et quand elles le font, quelquefois, le contenu fait penser à ce qui reste d’un message après avoir été transmis par « téléphone arabe ».

Alors précisons tout de suite que cette news avait fait l’objet d’une dépêche AFP dont le contenu reste encore accessible aujourd’hui dans le cache de Google. Bon alors évidemment, c’est l’AFP, c’est l’aspect « téléphone arabe » de la chose. Soit ils sont sourds, soit ils sont moins-comprenants, soit [mettez ici ce que vous voulez].

Parce qu’en effet le contenu :

Donald Trump’s communications may have been swept up in intelligence gathering on suspected foreign agents, according to explosive allegations made by the Republican head of the House intelligence committee.

Devin Nunes — who worked on Trump’s transition team and is now leading an investigation into possible links between that campaign team and Russia — said Trump’s communications may have been intercepted late last year.

Nunes however said there was no evidence that then-president Barack Obama ordered the surveillance — as Trump has claimed — or that the Republican billionaire was the target.

Rather, Nunes suggested, Trump’s communications were picked up during court-approved targeting of suspected foreign intelligence operatives.

The communications were not linked to Russia, he said, adding that they appeared to have «little or no intelligence value.»

«The president himself and others in the Trump transition team were clearly put into intelligence reports,» Nunes told reporters in front of the White House after briefing the president on the situation.

The information collected — spanning the November-January period between Trump’s election victory and his inauguration — was «widely disseminated» in US intelligence circles, he said.

US intelligence community rules dictate that information on Americans picked up incidentally in surveillance must be scrubbed or masked in intelligence reports.

Nunes suggested those involved in the surveillance had violated those rules.

As for Trump, he indicated he felt vindicated by the revelation.

«I somewhat do. I must tell you I somewhat do,» he said during a separate White House meeting. AFP/FILE / NICHOLAS KAMM

Ne semble pas refléter (c’est un euphémisme) les propos de l’intéressé, dont la vidéo est disponible un peu partout.

Et dans la presse française ça devient…

Apparemment, quelques idées se seraient encore perdues en cours de route, d’autres auraient été ajoutées, bref, c’est plus de l’intox, ça confine à l’art abstrait (France24) :

Le président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants a affirmé mercredi que des communications de l’équipe Trump, voire de Donald Trump lui-même, avaient été interceptées pendant la période de transition.

Donald Trump, dans la tourmente pour avoir accusé sur Twitter, sans éléments de preuve, Barack Obama de l’avoir placé sur écoute, s’est dit, mercredi 22 mars, conforté par les déclarations d’un élu républicain sur de possibles opérations de surveillance qui n’avaient pas été révélées à ce jour.

Devin Nunes, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a affirmé, tout en restant avare en détails, que les agences de renseignement américaines avaient intercepté des communications des membres de l’équipe Trump, voire de Donald Trump lui-même, durant la période de transition.

«Il y a beaucoup d’informations dans les rapports que j’ai vus qui m’amènent à penser que l’administration précédente et nombre d’agences avaient une très bonne idée de ce que le président élu Trump faisait», a déclaré l’élu républicain, après avoir rencontré le chef de l’État à la Maison Blanche. «J’ai pensé qu’il était important que le président le sache», a-t-il ajouté.

Des écoutes récoltées de manière fortuite

Donald Trump, qui s’exprimait au même moment lors d’une table ronde avec des élus afro-américains, a fait part de sa satisfaction. « Êtes-vous conforté par ces déclarations ? », lui a demandé un journaliste. « Oui, d’une certaine manière. Je suis content qu’ils aient trouvé ce qu’ils ont trouvé », a-t-il répondu, sans autres précisions.

Soulignant que ces écoutes avaient probablement été récoltées de manière fortuite, c’est-à-dire que les personnes concernées n’étaient pas directement visées par la surveillance, Devin Nunes a jugé troublant que leurs identités aient été «dévoilées» et s’est interrogé sur les raisons de ce choix.

Mais le fait que l’élu républicain aille directement voir le locataire de la Maison Blanche sans informer au préalable les autres membres de la Commission du renseignement a provoqué le colère des démocrates qui ont dénoncé un coup politique.

Lors d’une audition parlementaire lundi, le directeur du FBI avait affirmé ne disposer d’aucune information permettant d’accréditer la thèse d’écoutes de la Trump Tower mise en avant par Donald Trump. SOURCE FRANCE24 AVEC AFP

Exit donc le principal sujet de la conférence, à savoir que le nom des personnes sous écoutes étaient facilement reconnaissables (quand ils n’étaient pas en clair), et bonjour un tout nouveau grief, qui ne figure absolument pas dans la déclaration de l’intéressé : « voire de Donald Trump lui-même ». Or Devin Nunes a déclaré, au contraire, que ces écoutes concernaient des personnes liées à la transition présidentielles, et non le président lui-même ou des membres de l’équipe de campagne (cela se passe après l’élection, ndlr)[1].

Une accusation pareille serait gravissime, surtout venant du président de la Commission du Renseignement, et à ce titre, l’invention pure et simple d’un pareil argument devrait valoir au journal qui l’aurait publié un joli macaron DecodexTM rouge, et la qualification de « fake news » sans parler du joli petit article dans Crosscheck qui va bien avec.

Mais vous n’en verrez rien, il n’y aura pas d’erratum, et encore moins de macaron. Ceci n’est pas une fausse news. C’est de la réalité augmentée. D’ailleurs on ne peut pas coller un macaron rouge à un journal mainstream, il n’y a rien pour l’accrocher, du coup, ça ne tient pas. Arrêt sur Info 23.03

[1] Representative Devin Nunes of California, the Republican chairman of the House Intelligence Committee, introduced the new claim into the deepening controversy over Russian meddling in the 2016 election. Yet Mr. Nunes also told reporters on Wednesday that he had no evidence to support Mr. Trump’s claim that he was directly or personally wiretapped. SOURCE : NYTIMES

Les médias traditionnels en pleine débâcle, par Paul Craig Roberts - Arrêt sur Info 23.03

Il ne reste plus grand monde pour faire confiance aux « médias traditionnels », autrement dit à la « press-titution ». Un vent de panique s’est emparé de ces médias, à mesure que la classe dirigeante s’est aperçue qu’elle ne pouvait même plus compter sur eux pour contrôler l’information dans le sens de ses intérêts.

Pour s’attaquer à ceux des médias alternatifs qui disent la vérité, un groupe secret, appelé PropOrNot (1), a publié une liste de 200 sites web accusés d’être des « agents de la Russie ». Cette tentative destinée à jeter le discrédit sur des sites d’informations fiables a été fragilisée par le caractère anonyme de PropOrNot.

A la suite de quoi une nouvelle liste – attribuée à une certaine Melissa Zimdars dont personne n’a jamais entendu parler – a été publiée sur le site de la bibliothèque de l’Université d’Harvard. Les sites répertoriés sur cette liste figurent également sur celle de PropOrNot; à la nuance près que ceux de la liste de Zimdars ne sont plus épinglés comme « agents de la Russie » mais simplement comme « diffuseurs de fausses nouvelles« .

Personne parmi mes lecteurs ne pense que je diffuse des fausses nouvelles. Quand j’ai voulu prendre ma retraite ils m’ont même demandé de continuer à leur fournir des informations fiables, sachant que les grands médias leur mentent.

Je viens d’apprendre par des blogueurs français que le journal Le Monde a également classé comme conspirationnistes des sites web qui ont traduit et publié mes rubriques en français.

Il apparaît que cette croisade contre la vérité est en train de se répandre dans tout l’Empire américain.

Le journal Le Monde sera confronté à la même situation que le Washington Post et la Bibliothèque de Harvard qui, après s’être ridiculisés, ont été contraints de prendre des distances avec leurs listes. Car j’ai non seulement travaillé comme journaliste pour des quotidiens français comme Libération à la fin des années 80 et Le Figaro au début des années 90, mais j’ai aussi reçu la Légion d’Honneur de la part du Président français. Cet honneur m’a été rendu à l’Ambassade de France à Washington par Edouard Balladur lui-même – alors Ministre français de l’économie et des finances, et devenu par la suite Premier Ministre ; cela dans le cadre d’une grande cérémonie à laquelle assistaient de hauts fonctionnaires de l’Administration Reagan, porteurs d’une lettre du Président américain au Président français, remerciant la France d’avoir récompensé mes contributions.

Que Le Monde publie une telle liste confirme ce que Udo Ulfkotte (2) avait lui-même révélé dans son célèbre ouvrage, à savoir qu’il n’y a en Europe aucun journaliste ayant pignon sur rue qui n’ait figuré sur les fiches de paie de la CIA.

Je me suis demandé si la liste de PropOrNot avait été créée par un organe de la « press-titution » tel que CNN, le New York Times, le Washington Post, NPR, MSNBC, afin de préserver leur monopole sur l’analyse de l’information, ou si c’était une création de la CIA dans une tentative de protéger les médias qui, travaillent pour elle en contrôlant les informations livrées à un public crédule et ignorant. Je pense plutôt qu’elle émane de la CIA, ou du Département d’Etat, qui, ayant perdu leur crédibilité, jouent leur dernière carte pour reprendre le contrôle de l’information.

Ce monde de mensonges qui encadre nos vies et escamote la réalité dans le monde occidental a détruit toutes les justifications de l’hégémonie exercée jusque là par l’Occident sur l’humanité. Aujourd’hui l’Occident, corrompu, violent, cupide et malfaisant au-delà de toute mesure, n’est qu’une addition de peuples qui s’accommodent de l’assassinat de millions de millions de Musulmans dans de nombreux pays (3). Quand le diable peut agir en toute impunité, quel espoir reste-t-il à l’humanité ?

Prenant sans doute en compte l’accueil critique qu’a reçu sa liste, le site web de la Bibliothèque d’Harvard a maintenant identifié Melissa Zindars, comme professeur adjoint de communication au Merrimack College. La bibliothèque a pris ses distances avec sa liste en la qualifiant « informelle ». Le lien vers la liste des sites de « fausses nouvelles » répertoriée par Zimdars existe toujours mais donne accès à autre chose.

Stephen Lendman (1) a diffusé une copie de cette liste sur son blog. Il est à noter que Wikileaks figure également sur la liste de Zimdars, preuve de l’absurdité de la chose, dans la mesure où Wikileaks ne diffuse ni commentaires ni nouvelles, mais uniquement des documents vérifiés. Arrêt sur Info 23.03

Propagande destinée à légitimer les multinationales et les institutions supranationales au détriment des Etats

- Patrimoine des candidats : « Les Français exigent désormais une transparence totale » - LeParisien.fr

Ancien directeur du Trésor et banquier, Daniel Lebègue préside l'antenne française de Transparency International... LeParisien.fr

Une ONG entre de bonnes mains !

Qu'est-ce que Transparency International ?

wikipedia.org - Le lien historique entre l'association et le gouvernement américain est illustré par le fait que le fondateur de l'association, Peter Eigen, est un ancien directeur régional de la Banque mondiale, organisation dont le président est désigné par le gouvernement américain, et dont le siège est situé à Washington.

Le conseil de direction actuel de la section américaine de l'association compte divers représentants de multinationales (Gillette, Fairfax group,...) à côté de représentants des universités et d'autres organismes. Dans le conseil consultatif, on trouve, entre autres, deux anciens membres de la NED, un de la Banque mondiale, un membre actif de l'Institut Peterson et deux du Carnegie Endowment for International Peace, organisation non-gouvernementale vouée à promouvoir les États-Unis et favoriser leur engagement sur la scène internationale.

Selon Bernard Carayon, « l'ONG n'est une organisation indépendante ni financièrement ni culturellement ». Son existence doit en effet beaucoup à des fondations et des multinationales anglo-saxonnes, ainsi que des institutions gouvernementales américaines. Cependant, ces liens ne semblent pas affecter le fonctionnement de l'ONG. À titre d'exemple, en 2012, Exxon Mobil est mentionné dans le rapport de 2012 comme ayant effectué une donation supérieure à 50.000 dollars à l'ONG17. La même année, Exxon Mobil est classée dernière en termes de transparence parmi les 42 compagnies de pétrole et gaz prises en compte dans le rapport. (Exxon Mobil s'en tape royalement ! - Ndlr)

Transparency International France est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. L'organisation déclare à ce titre, sans préciser la date du dernier exercice comptable, un budget global de 516 475 euros, dont 13 000 euros de financement public, et indique que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 10 000 et 20 000 euros.

Transparency International est inscrit depuis 2008 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. L'organisation déclare en 2015 pour cette activité 16 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 1 000 000 et 1 250 000 euros. Elle indique avoir perçu sur le même exercice 3 982 717 euros de subventions des institutions de l'Union européenne. wikipedia.org

Parole d'internaute.

1- "Les libéraux à l’ancienne s’opposaient aux privilèges de l’ancien régime. A ce titre ils sont favorables au fait que chacun gagne en raison de ses talents et de son travail, et non de sa naissance noble. C’était un net progrès par rapport à l’ancien régime. Mais pour que ça marche, ils attribuent un rôle important à l’État pour mettre tout le monde sur la même ligne de départ, à commencer par une éducation accessible, des règles identiques pour tous (règles sanitaires, de poids et mesures, surveillance et sanction des fraudes, droits de succession, etc) (Cela s'appelle la République - LVOG). Comme vous voyez ça ne ressemble en rien au néo-libéralisme qui ne veut plus d’Etat du tout.

C’est pourquoi l’expression “ultra libéralisme” est trompeuse : le libéralisme à l’oeuvre aujourd’hui n’est pas une “exagération” (ultra) du libéralisme d’origine, mais une transgression du cadre du libéralisme ; il est donc vraiment “néo”, c’est à dire nouveau. Et c’est pas beau à voir."

2- "J’ai été en Hongrie et en République Tchèque et en parlant avec les “gens d’en bas” je me suis vite aperçu qu’ils avaient une rage féroce contre le “libéralisme des Droits de l’Homme”…

Leur principal reproche concerne la dégradation de la qualité de vie…

Certes au temps de l’URSS ils ne vivaient pas dans le “luxe” mais ils avaient TOUS un boulot, un toit, étaient éduqués et soignés, avaient droit à une retraite modeste mais assurée.

C’était là le “minimum vital” que devait garantir un état qui se respecte.

Aujourd’hui ils deviennent les spectateurs honteux de la décomposition de l’humanité. Ils sont devenus les “esclaves du capital” et ceux qui ne collaborent pas servilement sont rejetés par ce système et finissent par crever dans la rue de faim, par manque de soins et sans que leurs enfants puissent bénéficier de la moindre éducation.

Et quand on leur dit qu’ils ont gagné le droit d’être “libres”, ils répondent : “Libres de devenir des esclaves et ce crever comme des merdes ?”…

L’un d’entre eux m’a dit : “Les occidentaux ne peuvent pas encore comprendre car ils ne sont pas encore tombés assez bas”…"

La plupart des gens ne pensent pas, tout en étant persuadés du contraire. Comment cela ?

En réalité on pense pour eux. Ils adoptent le mode de pensée ou la pensée dominante ou ils pensent dans le cadre qui a été défini par les idéologues du régime, ce que prouve le fait qu'ils sont incapables de penser la société au-delà du capitalisme, toute référence au socialisme mise à part.

L'humain d'abord ou la voix de la réaction.

Vidéo. Individualisme et politique (John Pilger) (2012)
https://www.youtube.com/watch?v=T2kn2Vw1ytA

Un exemple d'actualité pour l'illustrer.

L'humain d'abord. Solidarité... avec les institutions et le régime.

- Nicolas Hulot et 80 ONG lancent un «appel des solidarités» - lefigaro.fr

La campagne, qui durera jusqu'au 21 avril, a pour objectif de pousser les candidats à la présidentielle à s'engager dans la lutte contre les inégalités. Les citoyens peuvent également faire des propositions qui seront transmises aux députés lors de la rentrée parlementaire 2017.

À un mois de l'élection présidentielle, Nicolas Hulot lance ce jeudi, avec près de 80 associations et ONG, un «appel des solidarités». L'objectif de ce mouvement est d'inviter les citoyens français à se rassembler autour du mot «présent» et pousser les politiques à faire de la solidarité «la pierre angulaire de leurs actions».

«Cet appel couvre effectivement des sujets très larges mais qui ont des éléments en communs. Et le principal c'est la nécessité de remettre l'humain et la volonté des citoyens au cœur du débat».

Un index levé sera le signe de ralliement des soutiens. Symboliquement, la réplique de la statue de la Liberté à Paris sur l'Île aux cygnes, au bord de la Seine, a troqué ce jeudi sa flamme contre une main reprenant ce geste. lefigaro.fr 23.03

Donc "campagne" soutenu par la maire de Paris (et le PS) qui a autorisé que cette statue soit ainsi défigurée.

Parmi les ONG qui portent le projet figurent le WWF, Greenpeace, ATD Quart Monde, Les Petits frères des pauvres, Action contre la faim, Oxfam, ou encore l'Association des paralysés de France, Médecins du monde, le Secours catholique, le Secours islamique, ou SOS Racisme, toutes subventionnés par l'Etat ou des officines occultes telles que l'USAIDS ou des oligarques.

Qui a dit ?

"La société, sans s'obliger à un dogme, peut se donner des principes communs comme l'amour de la patrie... ?"

Réponse : Mélenchon dans un entretien donné hier au Parisien.

Mélenchonneries.

Enrichissez-vous grâce à l'Union européenne.

- Mélenchon affiche un patrimoine de près d'un million d'euros - AFP

"j'épargne beaucoup parce que je suis très bien payé au Parlement européen", explique-t-il.

Vous ne voudriez tout de même pas qu'il coupe le bras qui le nourrit, le malheureux !

Il n'a rien à envier à Fillon, Leroux, Bartononé etc.

- Népotisme, voiture de fonction… Jean-Luc Mélenchon attaqué sur son passé d’élu local - capital.fr

Jean-Luc Mélenchon s’est montré intraitable sur l’intégrité des élus lundi soir lors du grand débat de TF1. Pour son vieil ennemi Christian Schoettl, élu de l’Essonne, le candidat de «La France insoumise» est pourtant loin d’être irréprochable en la matière.

Alors, on va lui faire une piqûre de rappel, et lui parler de sa propre désinvolture. Parce qu’en décembre 2009, c’est sa fille Maryline qu’il a fait embaucher par le conseil général de l’Essonne.

Capital : Et pourquoi n’aurait-il eu pas le droit de le faire ?

Christian Schoettl : Mais parce qu’elle n’a pas été embauchée comme collaboratrice du groupe socialiste au conseil général. Là, le recrutement aurait été à la discrétion du politique, comme pour les attachés parlementaires d’un député. Mais en 2009, c’est en tant qu’agent administratif que Maryline Mélenchon a été engagée. Pour réaliser ce recrutement, la collectivité territoriale devait respecter les règles, notamment d’impartialité, qui s’appliquent à toute la fonction publique.

Quand une administration a un poste vacant, elle doit publier une offre d’emploi, recevoir les candidats et recruter le plus compétent, sans bien sûr se préoccuper de savoir quelle est son appartenance politique. Or, à l’issue de cette procédure de recrutement, qui voit-on arriver à un poste de «chargée de coopération» ? La fille d’un ancien vice-président du conseil général, par ailleurs toujours sénateur de l’Essonne. La fille de l’ami des présidents socialistes successifs du conseil général – à l’époque, c’est Michel Berson qui est à sa tête. Vous avouerez que c’est quand même une étrange coïncidence. D’autant plus étrange, que ce n’est pas la première.

Capital : Vous voulez dire que ce n’est pas la première fois que Maryline est embauchée grâce à son père ?

Christian Schoettl : Son premier job, elle le décroche comme agent administratif à la mairie de Viry-Châtillon, toujours dans l’Essonne. On est en 1998 et elle a 24 ans. Son père est déjà vice-président du Conseil général. C’est, avec Julien Dray, l’un des leaders de la Gauche socialiste, un courant du PS qui entraine dans son sillage pas mal d’élus de l’Essonne. Justement, le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon s’appelle Gabriel Amard, et c’est le maire de Viry-Châtillon. Mieux : on le surnomme «monsieur gendre», parce qu’il est le compagnon de Maryline. Si ce n’est pas du favoritisme, je voudrais qu’on me dise ce que c’est.

Voyez Jean-Luc Mélenchon, encore lui. J’ai là une facture adressée en décembre 1998 au Conseil général par une petite boite de communication événementielle, l’agence Eventissimo, et signée de Mélenchon lui-même. La commande concerne la «conception» artistique d’une carte de vœux, mais sans la fabrication ni l’impression. Cette simple «création» a coûté 94.671 francs soit 18.489 euros aux contribuables essonniens ! Et vous savez qui était la patronne d’Eventissimo ? Je vous le donne en mille : Isabelle Thomas, l’égérie du mouvement étudiant de 1986 contre la loi Devaquet, et animatrice l’aile gauche du PS avec Jean-Luc Mélenchon.

Capital : En 2007, vous avez enfin obtenu une victoire contre Jean-Luc Mélenchon…

Christian Schoettl : En effet. J’avais attaqué Mélenchon parce qu’en 2004, d’avril à juin, il avait utilisé pendant trois mois un véhicule avec chauffeur du conseil général. Or il n’y avait plus droit puisqu’il n’était plus au Conseil général. Cela pourrrait s’apparenter à un détournement de fonds public dont il a bénéficié, lui, et personne d’autre. J’ai porté plainte ce qui a conduit le procureur de la République à lui signifier un rappel à la loi sous la forme d’un avertissement solennel.

Capital : C’était peut-être pour un usage professionnel ?

Christian Schoettl : J’en doute. Jean-Luc Mélenchon était devenu sénateur. Pourquoi n’utilisait-il pas le généreux pool de voitures du Sénat si tel était le cas ? Vous savez, Mélenchon est un professionnel de la politique, qui a toujours vécu de la générosité des contribuables.

Tenez, un dernier exemple : entre 2000 et 2002, lorsqu’il était devenu ministre délégué à l’Enseignement professionnel, il n’a quasiment jamais plus mis les pieds au Conseil général. Mais plutôt que de démissionner, il a continué à percevoir une indemnité de 2.300 euros par mois. Au total, c’est 57.500 euros d’argent public qu’a perçu le conseiller fantôme. On en pense ce qu’on en veut, mais si la France de Mélenchon est insoumise, Jean-Luc n’est pas indifférent au fric. capital.fr 22.03

En famille ou du consensus au consentement.

- Ce détournement du "Grand débat" de TF1 laisse les candidats littéralement sans voix - Le Huffington Post

Publiée le mardi 21 mars au lendemain du débat, cette vidéo est un véritable carton puisqu'elle a été vue plus de 1,1 million de fois et a généré près de 36.000 likes et partages.

... "beaucoup de gens appuient le message d'un débat creux et stérile" dans les commentaires de la vidéo. "Ca ne peut que refléter le regard que l'on porte sur notre classe politique à l'heure actuelle", analysent Amaury , expliquant être très "surpris" par le succès de leur vidéo. Le Huffington Post 22.03

Le régime policier est toujours à l'origine de la guerre civile

- Chers candidats à la présidentielle, il n'y aura pas de paix sociale tant que vous laisserez les policiers à leur détresse - Le Huffington Post

Fabrication d'un président.

- Présidentielle: Fillon a bénéficié de «prêts familiaux» de 30.000 euros pour paiement de «dettes fiscales» - 20minutes.fr

Aveu.

- Macron, Hollande et le PS attaquent Fillon après la démission de Le Roux - LePoint.fr

- Jean-Yves Le Drian se rallie à Emmanuel Macron - Franceinfo

Hollanderie.

- Emmanuel Macron : «On ne peut pas être timidement européen, sinon on a déjà perdu» - Liberation.fr

Quand Macron donne la nausée...

- Emmanuel Macron provoque un tollé en affirmant qu'il avait "des fins de mois difficiles" avec 1 000 euros - Franceinfo

- Taxe d'habitation : Emmanuel Macron défend son projet devant les maires de France et se fait siffler - Franceinfo

Le «cabinet noir» dévoilé.

- Bienvenue Place Beauvau: ce que révèle le livre dont parle François Fillon - lefigaro.fr 23.03

Dans Bienvenue Place Beauveau, trois journalistes mettent en lumière certaines pratiques de François Hollande pour éliminer ses adversaires. S'appuyant sur ce livre, François Fillon a accusé jeudi François Hollande d'être impliqué dans la «machination» dont il se dit victime.

François Fillon a dénoncé, jeudi soir lors de l'Émission politique, un «scandale d'État» et accusé François Hollande d'organiser à la tête d'un «cabinet noir» les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires. «Il y a un livre qui sort ces jours-ci, dont j'ai pu lire les bonnes feuilles, qui a été écrit par des journalistes qui sont très loin d'être mes amis puisque deux d'entre eux sont des journalistes du Canard enchaîné», a fait valoir François Fillon, qui fait référence à Bienvenue Place Beauvau, Police: les secrets inavouables d'un quinquennat écrit par Didier Hassoux, Christophe Labbé, et Olivia Recasens.

«C'est un livre sur le ministère de l'Intérieur et la place Beauvau, qui explique que François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau, ce qui est d'une illégalité totale, comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, sur les informations qui lui sont apportées en permanence, comment il est au courant des moindres faits, des moindres filatures, y compris concernant son ancien Premier ministre Manuel Valls», a-t-il expliqué.

Selon lui, «on cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé, en tout cas, à travers ces allégations». «Moi, ce soir, solennellement, je demande qu'il y ait une enquête d'ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c'est un scandale d'État». «Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l'histoire récente de la Ve République, un chef d'État n'est jamais aussi loin dans l'illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité», a-t-il également affirmé.

«Difficile de ne pas voir la patte de Hollande»,

Dans leur livre-enquête, qui est paru jeudi 23 mars, les trois journalistes lèvent le voile sur la manière dont François Hollande a tenté d'utiliser le ministère de l'Intérieur et ses outils pour tenter de se faire réélire en 2017. Un objectif mis de côté, entre temps, mais qui n'enraille pas la volonté du chef de l'État d'annihiler les chances de la droite à parvenir au second tour de l'élection présidentielle. «Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande», écrivent ainsi les trois auteurs du livre, dont Valeurs actuelles publie cette semaine les bonnes feuilles.

Selon l'hebdomadaire, François Hollande aurait, depuis l'Elysée, coordonné une cellule pour, dans un premier temps, mettre hors-jeu l'ancien président, Nicolas Sarkozy. Cinq ans après sa défaite lors de l'élection présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy a été visé, lui et son entourage, par treize affaires. «Depuis l'arrivée de Hollande au pouvoir, c'est comme si une malédiction judicaire s'était abattue sur son prédécesseur», ironisent ainsi les trois journalistes. «Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit», ajoutent-ils.

L'ancien président n'aurait pas été le seul à subir les manœuvres de François Hollande. Manuel Valls, aurait, lui aussi, été dans la viseur de l'actuel président de la République. Sébastien Gros, l'homme de confiance du premier ministre, est photographié et surpris, en septembre 2014, par la police des Courses et Jeux alors qu'il est en «grande conversation avec le patron de l'un des cercles de jeux parisiens visé par une opération mains propres». Puis surviennent les rumeurs d'une liaison entre le premier ministre et sa ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem. Mais aussi la publication d'un livre, en octobre 2016 qui déstabilise un de ses amis, Jean-Marie Le Guen, alors qu'il caresse l'idée de se présenter à la présidentielle. «Manuel Valls croit voir partout l'ombre maléfique de Hollande. Son entourage en est totalement persuadé: le château fomente des coups bas contre lui», notent les journalistes.

Mise en cause par François Fillon qui l'accuse d'avoir organisé un «cabinet noir», François Hollande a publié jeudi soir avant la fin de «L'Émission politique» un communiqué pour démentir les accusations du candidat de la droite. «Le président de la République condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon ce soir sur France 2, peut-on lire dans ce texte. Depuis 2012, et c'est un fait établi, l'exécutif n'est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire et a toujours respecté strictement l'indépendance de la magistrature. Et sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu'elles touchent à l'intégrité et à l'exemplarité, le président de la République n'en a été informé que par la presse. Le seul scandale ne concerne pas l'État, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice. Les propos de M. Fillon, qui s'ajoutent aux révélations des dernières semaines, n'ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité.»

De son côté, Didier Hassoux, l'un des trois coauteurs du livre Bienvenue Place Beauvau* sur lequel Fillon s'est appuyé pour demander l'ouverture d'une enquête, a contesté la version que l'ancien premier ministre a donnée de l'ouvrage. «On n'a pas écrit ça», a affirmé le journaliste du Canard Enchaîné sur France-Info, ajoutant: «La seule personne qui croit qu'il y a un cabinet noir à l'Élysée, c'est François Fillon. Il y croit tellement que le 24 juin 2014, il est allé voir Jean-Pierre Jouyet, le numéro deux de l'Élysée, pour lui demander d'activer le cabinet noir. Ce cabinet noir n'existe pas!» Interrogé sur ces deux démentis, Fillon a réagi à celui du chef de l'État par un ironique: «Bien sûr!». Il a répondu au journaliste «J'ai eu le PDF», en s'en remettant au jugement des Français. lefigaro.fr 23.03

Commentaire d'internautes

- "Je viens de lire le livre en question et je pense que non seulement Fillon n'a pas menti, bien au contraire, ce livre démontre bien la patte de Hollande dans les affaires. Il a purgé l'entourage de Valls, donner ordre de mener un véritable blitzkrieg sur Sarkozy (afin qu'il ne puisse se représenter), en choisissant le même juge d'instruction (Tournaire) que sur l'affaire Fillon.

Ma conviction après la lecture de ce livre n'en sort que renforcée : c'est bien Hollande et ses proches collaborateurs qui ont monté l'affaire Fillon."

Le vieux monde pour le meilleur et le pire

- Hermès a volé de record en record en 2016 mais jouera la prudence en 2017 - La Tribune

Le sellier-maroquinier du Faubourg Saint-Honoré a annoncé mercredi avoir franchi le cap du milliard d'euros de bénéfice net, à 1,1 milliard (+13% sur un an). La Tribune 23.03

- Hausse du nombre d'agressions contre les médecins - LeFigaro.fr Selon le Conseil de l'ordre, 968 incidents ont été rapportés en 2016. Les violences sont révélatrices des failles du système de soins. LeFigaro.fr 23.03

- Les «droits fondamentaux» mis à mal dans les prisons françaises en 2016 - LeFigaro.fr

Deux poids deux mesures.

- Attaque terroriste à Londres: "émotion" et "solidarité" dans le monde entier - L'Express.fr

Quand les puissances occidentales massacrent des peuples. Les Irakiens et les Syriens n'ont que ce qu'ils méritent !

- Un quartier dévasté à Mossoul, des dizaines de victimes - Reuters

Des dizaines d'habitants de Mossoul ont péri ensevelis sous les décombres de plusieurs bâtiments dévastés vendredi dernier par une explosion massive provoquée par des raids aériens, rapportent jeudi témoins et membres de la Protection civile irakienne. Reuters

- Syrie: plus de 40 civils tués lors de raids - AFP

Plus de 40 civils ont été tués en 48 heures en Syrie dans des raids aériens probablement menés par la coalition dirigée par les Etats-Unis... AFP

Ils osent tout

- La "République exemplaire" ne tolère aucune "suspicion", selon Hollande - Reuters

- Présidentielle : la Haute Autorité de la primaire de la gauche tacle le manque de "loyauté" de Valls à l'égard de Hamon - Franceinfo

- Recep Tayyip Erdogan, le persécuteur persécuté - Liberation.fr

- Le repli national, ennemi du bien commun - Liberation.fr

- “Article 175” : l’Allemagne veut réhabiliter les homosexuels condamnés après guerre - euronews.com

- Italie: un "mafia tour" pour touristes fait polémique en Sicile - L'Express.fr




INFOS EN BREF

SOCIAL ET SOCIÉTÉ

Allemagne

- Les pauvres en Allemagne sont de plus en plus pauvres - Reuters

Les riches en Allemagne sont de plus en plus riches mais les pauvres sont aussi de plus en plus pauvres, selon un rapport du ministère du Travail et des Affaires sociales.

Dans la première économie d'Europe, sur la période 1995-2015, les gens dont les rémunérations figurent parmi les 40% plus basses du pays ont vu leur salaire brut horaire reculer de 4 à 7% en termes réels.

A l'inverse, les 60% restants ont connu des augmentations allant de 1 à 10% sur la même période.

Le rapport, auquel Reuters a eu accès, n'a pas encore été publié officiellement et doit au préalable obtenir l'approbation d'autres ministères.

Les réfugiés sont pris en compte dans ce rapport - au total, 890.000 d'entre eux sont arrivés en Allemagne en 2015 - ce qui selon le ministère a contribué à la hausse du taux de pauvreté.

Le rapport note que le taux de pauvreté parmi les enfants nés dans les années 1980 avait augmenté de six points par rapport à ceux nés durant la décennie précédente.

Aujourd'hui, la proportion d'enfants qui risquent de vivre dans la pauvreté en Allemagne se situe entre 15 et 21%.

Une étude de l'Institut Leibniz de recherche économique RWI parue ce mois-ci montre que sur les 7,5 millions d'Allemands ayant un emploi peu rémunéré - ce qu'on appelle les "mini-jobs" en Allemagne - environ 13% gagnent moins que le salaire minimum légal de 8,50 euros de l'heure. Reuters 23.03

Yémen

- Au Yémen, une situation humanitaire catastrophique - lefigaro.fr

Les chiffres sont vertigineux: «14 millions de personnes sont en situation alimentaire d'urgence, 500.000 enfants sont atteints de malnutrition aiguë, 8000 civils ont été tués depuis 2015 et 20.000 cas de choléra ont été détectés»...

... l'urgence est multiple: famine, manque d'eau potable, infrastructures détruites, sans compter les centaines de blessés dans les bombardements, qui affluent chaque jour dans les centres de soins.

... «On observe l'utilisation d'armes comme les bombes à sous-munitions alors qu'elles ont été interdites depuis la signature du traité d'Oslo en 2008»... lefigaro.fr 23.03

J'ai censuré les déclarations des ONG auxquels Le Figaro offrait une tribune, et qui se nourrissent exclusivement de la misère des peuples, et qui sont financées par ceux qui sont responsables de cette tragédie épouvantable.


ECONOMIE

BCE

- Afflux des banques sur les prêts "gratuits" de la BCE - latribune.fr

La Banque centrale européenne a accordé pour 233 milliards d'euros de prêts à long terme à intérêt nul, qui rapportent en fait de l'argent aux banques. C'est deux fois plus qu’attendu par les économistes.

C'est un peu l'effet « dernière démarque » à la fin des soldes. Les banques de la zone euro ont afflué en masse sur la dernière vague des prêts avantageux accordés par la Banque centrale européenne (BCE) afin de stimuler les prêts à l'économie réelle : en tout, 474 établissements se sont présentés au guichet de Francfort et la BCE leur a accordé quelque 233,5 milliards d'euros de prêts à long terme (quatre ans) à un taux d'intérêt nul voire négatif (-0,4%), sous réserve d'avoir atteint certains objectifs de crédits aux ménages (hors immobilier) et aux entreprises (non financières).

C'est plus du double de l'estimation médiane des économistes interrogés par l'agence Bloomberg (110 milliards).

Les banques ont profité de cette quatrième et dernière vague d'opérations ciblées de refinancement de long terme, appelées « TLTRO II » dans le jargon de l'institution, pour mettre de côté des liquidités bon marché. Les banques italiennes notamment : UniCredit a emprunté 24,4 milliards d'euros et Intesa 12 milliards.

Vers la fin du Quantitative easing

Si l'on retraite des montants utilisés pour rembourser de précédents crédits TLTRO accordés par la BCE pour 16,7 milliards, les sommes nettes allouées par la Banque centrale ont atteint le niveau record de 216 milliards d'euros, le plus élevé de tout le programme lancé en septembre 2014. Lors de la vague précédente de prêts, il y a trois mois, 62,2 milliards d'euros avaient été alloués à quelque 200 établissements. En cumulé, les 12 opérations de TLTRO I et TLTRO II ont apporté 834 milliards d'euros de liquidités aux banques européennes.

La fin de ce programme est le premier signe d'un changement de politique de la BCE, qui pourrait remonter le taux des dépôts, actuellement négatifs (-0,4%), ce qui revient à "taxer" les excès de liquidités des banques. Après quinze trimestres consécutifs de croissance positive et un raffermissement de l'inflation en zone euro, la BCE s'apprête à mettre un terme en décembre prochain à sa politique monétaire accommodante (« quantitative easing » ou QE), son plan massif de rachat de dettes (d'Etat et d'entreprise), qui sera ramené à partir d'avril à 60 milliards d'euros par mois contre 80 milliards précédemment. latribune.fr 23.03


Le 23 mars 2017

CAUSERIE

Il est 22h36 à Pondichéry, mercredi 22. J'ai ajouté 6 articles minutieusement sélectionnés.

Je mets désormais de préférence en ligne les articles qui peuvent aider les lecteurs à se forger leur propre conviction. N'étant pas l'auteur de ces articles, on ne pourra pas m'accuser de vouloir orienter les convictions des lecteurs, tout au plus on pourrait me reprocher de partager des informations sourcées et vérifiables qui permettent de mieux comprendre la situation, je le revendique.

Je ne fais que faire ce que je devais faire conformément à mes principes et mon engagement politique, je n'ai aucun mérite en la matière.

La nature de ces informations est suffisamment abominable pour ne pas avoir à les interpréter, et en arriver à la conclusion qu'il faut d'urgence éradiquer le capitalisme de la surface de la planète, tout autre comportement contribuerait à sa survie en cautionnant ses multiples méfaits et crimes. Dès lors, à chacun de voir quel contenu il entend donner à sa bonne conscience en étant averti qu'il devra l'assumer jusqu'au bout.

Voilà le modèle monstrueux de société que l'oligarchie veut imposer au monde entier.

Un aperçu extrait de : Le texte officiel du gouvernement chinois sur la situation des droits de l'homme aux Etats-Unis. (à télécharger dans cette page, en deux parties)

- Il y a eu au total 58 125 incidents de violence armée (http://www.gunviolencearchive.org/), dont 385 fusillades de masse aux États-Unis en 2016, faisant 15 039 morts et 30 589 blessés. Les États-Unis ont le deuxième taux d’incarcération pénitentiaire (http://www.statista.com/) le plus élevé au monde, avec 693 prisonniers pour 100 000 habitants (www.statista.com, April 2016). En 2016, 70 millions d’Étasuniens sont passés par la case prison – c’est presque un adulte sur trois. (harvardlawreview.org, 5 janvier 2017) [2 millions (https://fr.wikipedia.org/wiki/Prison_aux_ %C3%89tats-Unis) y sont encore pour wikipedia, NdT]

- Selon les données du crime publiées par le FBI, l’application de la loi a entraîné environ 10 797 088 arrestations en 2015 à l’échelle nationale. Le taux d’arrestation estimé pour les États-Unis en 2015 était de 3 363 arrestations pour 100 000 habitants (ucr.fbi.gov).

- Les médias ont recensé 1 348 décès liés aux arrestations entre le 1 juin 2015 et le 31 mars 2016, soit une moyenne de 135 personnes abattues par mois (www.bjs.gov, 22 décembre 2016). Au total, 963 personnes ont été abattues par la police en 2016 (github.com/washingtonpost/data-police-shootings).

- Les décès dans les prisons ont continué à augmenter. Selon les données publiées par le Bureau of Justice Statistics en décembre 2016, entre 2001 et 2014, il y a eu 50 785 décès de détenus aux États-Unis. Pour la seule année 2014, il y a eu 3 927 décès de détenus dans les prisons étatiques et fédérales. Il s’agit du plus grand nombre de décès de détenus, depuis que le Programme de déclaration des décès en prison (DCRP) a commencé à recueillir des données en 2001.

- Les écarts de revenu ont continué à s’élargir. Le 17 mai 2016, le site internet du Guardian rapportait que les 500 principaux dirigeants des États-Unis gagnaient 340 fois le salaire moyen des travailleurs, en 2015. Indexés à l’inflation, les salaires des travailleurs ordinaires ont stagné depuis 50 ans (Www.theguardian.com, 17 mai 2016). Businessinsider.com a révélé que, tandis que les salaires des PDG des 350 plus grandes entreprises américaines ont augmenté d’environ 940% entre 1978 et 2015, après ajustement de l’inflation, la rémunération du travailleur typique n’a augmenté que de 10% (Www.businessinsider.com, 15 août 2016). Le site internet du Wall Street Journal indique qu’au cours des 30 dernières années, près de 70% des revenus sont allés aux 10% des Américains les plus riches, phénomène qui a été sarcastiquement nommé la plus étonnante « réussite économique » de ces dernières années par The Time (www.newser.com, 8 décembre 2016).

- Les centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont signalé qu’il y a eu 41.149 cas de suicide aux États-Unis en 2013, soit environ 41% de plus qu’en 1999. Le suicide était la dixième cause de décès aux États-Unis en 2013, emportant deux fois plus de vies que l’homicide (www.bls.gov, décembre 2016). En 2015, le taux de suicide aux États-Unis a atteint son niveau le plus élevé en près de trois décennies (www.bbc.co.uk, 22 avril 2016). Fin de l'extrait.

Terrifiant, n'est-ce pas ? C'est le sort qui nous attend si nous ne réagissons pas. Alors on le garde ou on s'en débarrasse de leur système économique monstrueux et mafieux, belliqueux et criminel, barbare ?

La suite peut-être dans la journée ou plus tard, je dois aussi prendre le temps de m'occuper de ma maison et de mes affaires que je néglige comme toujours !


Le 22 mars 2017

CAUSERIE

On ajoutera des articles dans la rubrique Articles d'actualité plus tard, je crève de chaud et j'ai hâte de sortir du bureau.

Cette causerie m'a été inspiré par les commentaires (désabusés) que j'ai lus à la suite d'articles publiés par différents blogs.

Un peu de cohérence ne ferait de mal à personne.

Tout le monde semble tomber des nus. Mais dans quel monde viviez-vous jusqu'à présent ?

Vous ne vouliez pas vous poser cette question ou le savoir, et bien vous allez y être obligés et c'est très bien ainsi, cela vous forcera à réfléchir un peu plus que d'ordinaire et à vous remettre en cause, tout du moins il faut l'espérer, c'est tout le mal qu'on vous souhaite.

Pourquoi les gens s'étonnent-ils de ce qui se passe actuellement ? A les entendre les médias étaient différents autrefois, la société était meilleure, etc.

Vraiment ? Les médias et les partis institutionnels n'ont pas changé de nature, ils sont restés inféoder au régime, compte tenu de la dépendance totale de l'économie vis-à-vis de l'oligarchie financière, compte tenu du niveau de de la soumission de l'Etat au marché, compte tenu du contrôle totale exercé par l'oligarchie sur les médias, compte tenu du degré de corruption et de dégénérescence atteint par le mouvement ouvrier et son avant-garde, désormais les oligarques estiment qu'ils concentrent suffisamment de pouvoir pour imprimer leur diktat à l'ensemble de la société ou décider de son orientation uniquement en fonction de leurs besoins puisque tous les contre-pouvoirs ont été neutralisés ou achetés.

La lutte de classe des exploités n'a pas disparu, mais compte tenu de son orientation corporatiste, opportuniste, réactionnaire, compte tenu de l'absence d'un parti ouvrier révolutionnaire profondément ancré dans les masses laborieuses et susceptible de les rassembler, l'oligarchie est amenée à faire comme si c'était le cas sachant qu'elle peut compter sur le soutien indéfectibles des appareils corrompus de tous les syndicats et de tous les partis qui leur sont organiquement liés. C'était déjà le cas hier, ce le sera encore plus demain.

Pourquoi les gens s'étonnent-ils de ce qui se passe actuellement ? A les entendre les médias étaient différents autrefois, la société était meilleure, etc.

Ils ne s'en étonneraient pas s'ils avaient pu caractériser les différents acteurs sociaux ou politiques ainsi que les institutions conformément à leur nature de classe, or ils en furent empêchés par l'interprétation qui leur en fut donnée par les médias et ces différents acteurs liés au régime. En réalité, ils ont toujours été aussi hypocrites. En revanche ce qui a changé, c'est qu'hier ils se servaient de l'URSS, la Chine, etc. pour agiter la menace du communisme qui a pratiquement complètement disparue et qu'ils ont entretenue pendant des décennies pour justifier leurs dépenses en armement ou leurs interventions militaires aux quatre coins de la planète, ils l'ont remplacé par la Russie de Poutine et le terrorisme qu'ils ont créé de toutes pièces dans le même but, voire l'augmentation du budget de la Défense conformément aux "voeux" exprimés par l'OTAN et Trump.

C'est sur le plan politique que ce changement allait avoir de graves conséquences qui expliquent davantage leur comportement débridé et tyrannique actuel. Les sociaux-démocrates s'empressèrent de se débarrasser des oripeaux du socialisme qui les encombraient depuis des lustres, tandis que les staliniens profiteraient de l'occasion pour les imiter, de sorte que le mouvement ouvrier qu'ils contrôlaient (et contrôlent toujours) allait se retrouver sans direction, et tous les autres courants du mouvement ouvrier qui étaient liés au PS ou au PCF et donc déjà profondément gangrenés par l'opportunisme allaient se disloquer pour finalement abandonner le programme de la révolution socialiste.

Du coup seul le capitalisme allait demeurer en lice et comme perspective pour toutes les composantes du mouvement ouvrier, qui tous tour à tour allaient adopter les besoins du régime au détriment de ceux des travailleurs, ne serait-ce que par leur collaboration avec les appareils des syndicats qu'ils n'allaient par renier mais renforcer au lieu de rompre avec eux, leur existence en dépend largement, y compris sur le plan financier.

Toute perspective du socialisme ou de changer la société étant renvoyée à une date indéterminée ou très éloignée dans le futur, semble-t-il, les représentants ou porte-parole de l'oligarchie allaient se servir de cet argument comme levier pour justifier leur offensive contre l'ensemble de la société au nom de la préservation de ce qui pourrait l'être encore, comme si la société était atteinte par un mal mystérieux et impossible à cerner, qui plus est incurable, qui la menacerait et la forcerait à concevoir la nécessité d'accepter d'innnombrables sacrifices pour préserver les valeurs fondamentales de liberté et de démocratie sur laquelle elle reposait, de sorte que la régression sociale sans fin par laquelle ses sacrifices se traduiraient serait présentée comme un moindre mal nécessaire auquel chacun devrait se soumettre de bonne grâce en attendant des jours meilleurs qui ne viendront jamais évidemment, mais cela l'oligarchie ne peut pas l'avouer.

Bref, cette terrible fatalité qui s'est soudain abattue injustement sur la société et dont tout le monde ignore l'origine, est la cause de tous nos malheurs ou souffrances, et si personne n'en serait responsable, elle n'épargne personne non plus, aussi il serait équitable, voire charitable que chacun en assume une partie et prenne son mal en patience, sans accuser injustement ceux qui gouvernent et qui s'emploient honnêtement à vous rendre compte des efforts qu'ils font pour vous aider à supporter sincèrement cette épreuve dans une période difficile dont tout le monde se serait bien passé.

Ils n'étaient pas plus hypocrites hier qu'aujourd'hui, ils le sont plus ouvertement engaillardis par l'absence de toute opposition organisée ou alternative au capitalisme depuis qu'ils ont pris le contrôle de l'exécutif, du législatif, du judiciaire, des médias, de l'ensemble de l'économie et du mouvement ouvrier.

Leur arrogeance, leurs opérations illégales, leur intention ouvertement affichée de museler la liberté d'expression, à censurer les opposants au régime, leurs appels à la délation digne de Vichy, l'instauration d'un régime policier, la militarisation de la société, leur formidable imposture ou leur propension au mensonge éhonté ou grotesque, etc. posent paradoxalement problème à tous ceux qui se disaient de gauche, et qui pour ignorer ce que cela signifiait se faisaient des illusions sur la nature du régime en place, sur sa faculté à incarner le progrès social ou qui croyaient que le capitalisme disposait de capacités illimitées, de sorte que secrètement ils espéraient qu'il réaliserait progressivement le socialisme ou qu'il leur permettrait d'améliorer leur condition ou de maintenir leur mode de vie relativement confortable. Ils ne comprennent rien à ce qui est en train de se passer pour avoir adopté une interprétation erronée des rapports sociaux qui existaient dans la société et qu'ils ne se sont jamais donnés la peine d'étudier, parce que finalement ils étaient parvenus à s'accommoder du capitalisme qui leur procurait certains privilèges, dès lors pourquoi se poser davantage de questions, pourquoi chercher à l'affronter ou envisager de le renverser.

Et ils en sont toujours là. Ils ne peuvent pas ou ne veulent pas se résoudre à envisager que la solution à leur problème se situerait au-delà du capitalisme, ils ne sont qu'au début de leur cauchemar. Ils avaient placé leur espoir dans Hollande et on sait ce qu'il en est advenu, maintenant ils se rabattent sur Hamon ou Mélenchon qui n'envisagent pas de briser les lois de fonctionnement du capitalisme pour s'y soumettre, ce qu'ils ne saisiront pas puisqu'ils les ignorent, ces gens de gauche formulent naïvement un voeu ou un souhait et ils voudraient que par miracle il soit exaucé sans tenir compte de la réalité qui devrait se conformer à leurs désirs, c'est désolant ou consternant de puérilité sachant qu'ils ont acquis un certain niveau de développement intellectuel qui ne leur sert à rien ici, hélas !

C'est eux que vise en priorité la propagande officielle et la désinformation, la censure à laquelle se livrent les médias oligarchiques, pour leur interdire de comprendre la situation ou ce qui se passe réellement pour qu'ils ne soient pas tentés de s'orienter vers le socialisme, pour briser leur résistance, les faire rentrer dans le rang.

La plus grande menace qui plane de nos jours sur le régime, sur l'oligarchie et l'élite qui la sert servilement réside là. Les classes moyennes, les couches supérieures du prolétariat, les intellectuels, les éléments les plus avancés de la classe ouvrière, tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans l'orientation actuelle de la société ou la condamnent ne doivent pas réaliser la jonction avec la classe ouvrière, avec le gros des troupes des masses exploitées pour affronter le régime, en aucun cas ils ne doivent renouer avec le socialisme. A suivre.

Ils osent tout.

- L'affaire Le Roux, pas une bonne nouvelle pour Fillon, estime la presse - AFP 22.03

Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a démissionné mardi, après qu'eut été révélé qu'il avait employé ses deux filles comme collaboratrices parlementaires. Entre nous, on s'en fout, on ne l'aurait jamais attaqué sur ce plan, pas davantage Fillon, c'est tellement insignifiant...

1- Pourquoi Hollande sacrifie-t-il Leroux ?

Parce que la ficelle était un peu grosse et tout le monde avait compris d'où venaient les attaques contre Fillon : de l'Elysée qui soutient Macron. Pour éviter que les projecteurs se reportent sur l'escroc Macron en proie également à des accusations d'abus de bien sociaux ou détournement de fonds publics. (Lire les détails dans le blog Les-crises.fr)

- François Hollande "suspecté d'instrumentaliser la justice contre François Fillon, a voulu montrer qu'il savait sacrifier ses amis, que la gauche elle sait trancher et remet du sel sur la plaie Fillon des affaires", analyse Cécile Cornudet, des Echos.

2- Une mauvaise nouvelle pas vraiment pour celui que vous croyez...

- L'affaire Bruno Leroux, obligé de démissionner après l'ouverture d'une enquête sur l'emploi de ses deux filles comme collaboratrices parlementaires, n'est pas une bonne nouvelle pour François Fillon, lui aussi aux prises avec la justice, estime mercredi la presse.

3- Elle tombe au bon moment...

- François Fillon semblait relancer sa campagne", note Bernard Stéphan, dans La Montagne.

4- La version, la vraie, que vous êtes censés croire par cette démonstration...

- "Il y avait donc bien deux poids, deux mesures, selon qu'on était ou non LR, et un acharnement suspect des médias. Ce trop commode raisonnement s'est effondré en une journée", assène Laurent Joffrin, de Libération.

Bernard Stéphan, dans La Montagne : "la rapidité de l'éviction et la célérité de la justice montrent que François Fillon n'a pas été victime d'un "complot", d'un assassinat politique", d'un "acharnement judiciaire+ comme certains de ses partisans et lui-même l'ont dit".

Philippe Marcacci, de l'Est Républicain en rajoute une couche : cela "prouve que la justice travaille avec célérité pour tous"... mais pas pour Macron !

5- Leur objectif: inciter Fillon à imiter Leroux...

- Cette décision permet au président de la République "de souligner à quel point François Fillon aurait été bien inspiré d'en faire autant", relève Hubert Coudurier, du Télégramme.

6- Et ceux qui lâchent le morceau...

- Ce qui fait dire à Sébastien Lacroix, dans L'Union/L'Ardennais que "Hollande et Cazeneuve ont tôt fait de comprendre qu'ils avaient l'occasion d'en remettre une louche sur Fillon".

Aveu. Comment à leur manière ils légitiment le boycott de l'élection présidentielle.

- Voter ne sert à rien - Le Huffington Post

La fin de cet article est instructif, on pourrait la signer :

Le Huffington Post - A la lumière de tout cela, pourquoi voter? Pour garantir le statu quo, le vote étant la procédure par laquelle le système se relégitimise pour se perpétuer.

Mais si l'on souhaite que les choses évoluent vraiment, voter ne sert à rien. Le Huffington Post 22.03

Excellent, incroyable de lucidité, n'est-ce pas ?

Vous avez dit affairistes. Les affaires sont les affaires.

- L'affaire Le Roux, pas une bonne nouvelle pour Fillon, estime la presse - AFP

L'affaire Bruno Leroux, obligé de démissionner après l'ouverture d'une enquête sur l'emploi de ses deux filles comme collaboratrices... AFP

- Pierre Moscovici s'est aussi fait offrir des costumes de luxe - Franceinfo

Interrogé, le commissaire européen a assuré que ces cadeaux n'avaient pas eu de contreparties. - Franceinfo 22.03

Voterez-vous pour un candidat adoubé par le Président de la Commission européenne ?

- Hamon à Bruxelles reçoit l'appui de Moscovici - AFP

Le candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon était mardi à Bruxelles pour défendre son projet européen, auprès du président de la commission Jean-Claude Juncker puis du commissaire européen Pierre Moscovici, qui lui a apporté un discret soutien. AFP 22.03

Sérieusement, Daniel Gluckstein (POID) avait cru discerner dans les propos d'Hamon une "remise en cause, même limitée, du carcan de l’Union européenne", sait-il encore lire ou il se fout ouvertement des militants et travailleurs auxquels il s'adresse ? (voire la causerie d'hier)

Matraquage quotidien au-delà de la nausée...

Le bourrage des urnes

- Macron prend l'ascendant sur Le Pen après le débat - Reuters

Le harcèlement

- Les affaires Fillon n’en finissent pas de rebondir - Liberation.fr

Nouvelles révélations concernant François Fillon. Selon le Canard enchaîné de ce mercredi, le député de Paris, via sa société 2F Conseil, a signé un contrat... Liberation.fr

Ils osent tout

- 91 % des Français lisent des livres - LeFigaro.fr

Vous êtes sûr que ce ne serait pas 100% ?


Le 21 mars 2017

CAUSERIE

Ici il fait déjà 41°C à l'ombre, c'est dur ! Je me suis relu très vite tellement j'avais hâte de fuir le bureau, tant pis pour les fautes... Et dire que je vais devoir cuisiner pendant 2 heures !

Précision.

Je rappelle qu'il était reproché à M.Berruyer qui anime Les-crises.fr par les inquisiteurs du Monde (Décodex) et Antipresse, d'avoir supprimé 600 articles de son blog, et en me livrant à une rapide vérification j'avais pu constater qu'effectivement des articles n'étaient plus disponibles sur le Net. Il vient de répondre trois semaine plus tard. Ses explications sont convaincantes si on lui attribue le bénéfice du doute. Il a eu tort d'estimer que les personnes qui se posaient des questions somme toute légitimes seraient sous l'influence des chiens de garde de la pensée unique ou du Monde.

Cela dit, j'ai peut-être été injuste envers M.Berruyer il se peut qu'il ait négligé la gestion des archives de son blog au profit de la rédaction d'articles de fond, ce qui n'est pas un crime, puisque je regrette de ne pas disposer de temps pour me livrer à cette activité qui de ce fait se trouve être diluées dans les causeries. Je n'avais pas pris suffiamment en compte que nos activités étaient sensiblement différentes.

Par souci d'impartialité j'ai contacté M.Berruyer et j'attends sa réponse.

Bien mal acquis ne profite qu'un temps...

Un internaute : "Il est urgent de ne plus considérer comme acquis ce que nous avons construit grâce à l’argent."

Il corrompt tout, y compris ceux qui n'en ont pas et qui voudraient en avoir pour imiter ceux qui en ont... Voilà ce qui arrive quand on n'a pas d'autre idéal.

Il est de bon ton de dire que l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue, tout comme l'économie de guerre contribue à la paix, ne vivez-vous pas en paix ?

Comment le bonheur des uns fait le malheur des autres.

Le 20 mars est la date définie par l'ONU comme celle du « bonheur » et du « bien-être ». Soutenue par Ban Ki-moon et votée à l'unanimité par les États membres de l'ONU, la résolution instaurant cette journée est entrée en vigueur en juillet 2012.

Sur les 155 pays étudiés, les 10 premiers du classement sont des pays développés (Norvège, Danemark, Islande, Suisse, Finlande, Pays-Bas, Canada, Nouvelle-Zélande, Australie, Suède). La Norvège détrône ainsi le Danemark (1er en 2016) et la Suisse (vainqueur en 2015). La France, classée à la 31e place derrière les États-Unis (14e), l'Allemagne (16e) et le Royaume-Uni (19e)

Même si les pays qui caracolent en tête sont tous développés et riches, le rapport souligne que l'argent n'est pas le seul ingrédient de la recette du bonheur.

Il énumère notamment "la compassion, la liberté, la générosité, l'honnêteté, la santé, les filets sociaux et la bonne gouvernance" comme étant les critères fondamentaux pour favoriser le bonheur. La méthodologie utilisée consiste à demander à un échantillon d'environ 1 000 personnes de répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie sur une échelle de 1 à 10. lepoint.fr et AFP 20.03

Et ils en sont fiers !

- Armement : la France, supermarché de l'Arabie saoudite - LePoint.fr

François Hollande a autorisé la vente à Riyad de 455 millions d'euros d'armes, dont une grande partie pourrait être destinée à la guerre au Yémen.

Une autorisation administrative portant sur une vente considérable d'armements à l'Arabie saoudite a agité le microcosme ces dernières semaines. D'un côté, le ministère des Affaires étrangères et Matignon y étaient réticents, arguant que ces matériels étaient destinés à la guerre au Yémen. De l'autre, le ministère de la Défense estimait que l'allié saoudien devait être soutenu sans restriction. Il a finalement obtenu gain de cause.

Quand la France annonce 20 milliards d'euros de prise de commandes d'armements pour l'année 2016, elle se flatte de monter sur le podium mondial des marchands d'armes. LePoint.fr 20.03

Et pendant ce temps-là les affaires continuent.

- L’Arabie saoudite et la Chine signent pour 65 milliards de dollars de contrats - Réseau Voltaire 20.03

Quand l'UE se substitue à l'ONU.

- Armes chimiques: Sanctions européennes contre 4 militaires syriens - Reuters

L'Union européenne a imposé lundi des sanctions contre quatre hauts responsables militaires syriens accusés d'avoir utilisé des armes chimiques contre des civils, des mesures du même genre ayant été bloquées aux Nations unies par les vetos de la Russie et de la Chine. Reuters 20.03

Les maîtres du monde. LePentagone et la CIA détiennent le pouvoir de tuer qui bon leur semble dans le monde.

- La CIA autorisée à tuer des suspects par drones: plus de décès sur les ordres US? - Sputnik

Le chef de la Maison-Blanche a donné le feu vert à la Central Intelligence Agency (CIA) à organiser des attaques de drones contre les positions de « militants présumés », a annoncé le Wall Street Journal, citant des sources officielles américaines.

Trump donne carte blanche à la CIA pour éliminer des suspects avec des drones Pourtant, Laurie Calhoun, chargée de recherche au Independent Institute et auteur du livre « We Kill Because We Can: From Soldiering to Assassination in the Drone Age » (« Nous tuons parce que nous le pouvons: du métier de soldat au meurtre à l'âge des drones ») estime que Donald Trump n'est pas le premier à avoir autorisé la CIA à éliminer les terroristes présumés à l'aide de drones. Selon elle, l'administration Obama y a eu recours « au moins jusqu'en 2013, et même peut-être après ».

« Je ne voudrais pas utiliser le terme "fausses nouvelles" mais le Wall Street Journal a en quelque sorte déformé la perspective: M. Trump n'a pas été le premier à avoir donné ces pouvoirs à la CIA, c'était la politique d'Obama », a expliqué Laurie Calhoun à Sputnik.

Néanmoins, la différence principale entre M. Trump et M. Obama est que l'ancien président prenait de temps en temps lui-même la décision concernant ce type d'attaque alors que le nouveau dirigeant américain « veut renoncer complètement à participer à la prise de décision quant à la faisabilité des frappes aériennes sans pilote », selon Mme Calhoun.

« En tant que commandant en chef, il (Donald Trump, ndlr) remet toute la responsabilité des décisions de ce type sur le Pentagone et sur la CIA, et c'est mauvais car ils sont prédisposés à assassiner », a-t-elle ajouté.

« Ainsi, nous voyons une sorte de fusion des concepts "opérations militaire" et "opération secrète", aboutissant à l'augmentation de personnes tuées sur les ordres du gouvernement des États-Unis », a conclu Laurie Calhoun.

Les États-Unis ont été les premiers à utiliser des avions sans pilote munis de missiles pour tuer des militants présumés dans les années qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 contre New York et Washington.

Les attaques de drones Predator et Reaper armés de missiles contre des cibles outre-mer ont commencé sous le président George W. Bush et poursuivies par Barack Obama. Sputnik 16.03

Le bonheur c'est aussi de crever tranquillement pendant son sommeil. C'est injuste.

Décès du milliardaire philanthrope américain David Rockefeller - Reuters

Le milliardaire et philanthrope américain David Rockefeller, ancien président de la Chase Manhattan Bank et patriarche d'une des familles américaines les plus illustres, s'est éteint lundi à New York, à l'âge de 101 ans, a annoncé sa famille.

Lorsqu'il fut à la tête de la Chase, de 1969 à 1981, Rockefeller établit un tel réseau de relations étroites avec des gouvernements et des multinationales que les observateurs dirent que la banque avait sa propre politique étrangère.

En 1973, Rockefeller fonda la "Trilatérale", organisation privée qui censée favoriser les relations entre l'Amérique du Nord, le Japon et l'Europe de l'Ouest et qui regroupa des personnalités d'influence.

L'ancien président George H.W. Bush a salué en lui "l'un des plus généreux philanthropes" et "un précieux conseiller" par "ses relations et sa compréhension des problèmes". "Il était l'homme d'affaires parfait", utilisant "son nom et sa fortune pour faire le bien, ici comme à l'étranger", a souligné l'ex-président Bill Clinton. Reuters et huffingtonpost.fr 20.03

Il présidait aussi le groupe Bilderberg, rassurez-vous la relève est assurée...

Leur stratégie. Une fois que le peuple spolié de toute représentation s'est détourné de la politique, tout est possible.

Depuis des années, j'explique qu'aux Etats-Unis leur objectif avait été de dégoûter, de détourner les travailleurs de la politique en combinant plusieurs procédés et en procédant par plusieurs étapes, en corrompant leurs représentants qui abandonneront le combat pour des réformes sociales à caractère politique (ou collectif) dans un premier temps, donc qui adopteront le régime et ne contesteront plus les institutions ou le capitalisme, pour ensuite favoriser le tryptique fantasmagorique drogue, sexe and rosk'n roll autour duquel ils forgeront la mythique opposition entre démocrates et républicains (entre libéraux ou progressistes de gauche et conservateurs ou puritains de droite), destinée à incarner ou à se substituer à la lutte des classes, le mouvement ouvrier se fondant littéralement dans le parti démocrate, au point plus tard que leur collusion avec l'oligarchie s'afficherait ouvertement sans entraîner de réactions (organisées) une fois parvenu à un niveau tel de décadence ou de décomposition, processus inconscient dont la phase ascendante est terminée ou qui semble avoir atteint ses limites. Quelque 70 ans plus tard, la majorité des travailleurs américains vient de rejeter démocrates et républicains.

En France, nous n'en sommes encore qu'au début de ce processus qui s'est accéléré sous Hollande. C'est Macron qu'apparemment ils ont désigné pour franchir l'étape suivante, qui doit consister à copier le modèle américain en fondant un parti démocrate sur les cendres du PS qui alternerait au pouvoir avec LR, les primaires ayant été conçues uniquement dans cette perspective-là, ce qui se confirmera si Macron devait figurer au second tour de la présidentielle face à Le Pen, puisqu'il serait soutenu par le PS et ses satellites ou alliés électoraux, LR se réfugiant d'avance dans le statut d'opposition parlementaire de manière à ce que les rôles des uns et des autres soient respectés, tous les autres partis sortant affaiblis, divisés, en crise après cette expérience, complètement marginalisés et impuissants.

La candidature de Macron est davantage politique que celle Fillon, avec Macron ils peuvent espérer en finir avec le PS en prime. Et puis si Fillon ne rompait pas avec la stratégie favorisant le complexe militaro-industriel-financier puisque c'est impossible au regard de la crise du capitalisme, en revanche en s'opposant à la guerre froide avec la Russie, c'est un des principaux arguments pour justifier l'augmentation du budget de la défense qui disparaîtrait, il ne leur resterait plus que la menace du terrorisme pour le justifier, ce qui serait un peu léger, à moins qu'ils fomentent de nouvelles guerres, de ce côté-là ils ne sont jamais à court d'imagination. On notera au passage que la propagande de guerre de l'OTAN contre la Russie profite autant au complexe militaro-industriel-financier qu'à Poutine qui peut ainsi justifier l'augmentation du budget de la défense de la Russie et la politique d'austérité qu'il impose à la classe ouvrière.

Si à l'issue de la Seconde Guerre mondiale ils ont pu se lancer aux Etats-Unis dans le maccarthysme, c'était auréolé de leur victoire sur l'Allemagne et le Japon, ils s'en servirent pour finir de corrompre, briser ou disloquer le mouvement ouvrier américain, mais en Europe, en France et en Allemagne ou encore en Italie une telle stratégie était impensable du fait que c'était l'Armée rouge qui allait libéré l'Allemagne du nazisme et les militants des partis communistes qui en France et en Italie avaient largement contribué à la libération de ces pays des régimes inféodés au nazisme. Il leur faudra attendre l'implosion de l'URSS pour finir de pourrir le mouvement ouvrier et espérer liquider les partis qui se réclamaient de la classe ouvrière ou du socialisme d'ici quelques décennies.

Si en Allemagne le mouvement fut amorcé dès la fin des années 50 en réponse à la construction du mur de Berlin, ce n'est qu'à partir de la réunification qu'il prendra un nouvel élan qui se concrétisera 10 ans plus tard avec l'adoption de Hartz IV ou de l'agenda 2000 par Schröder sans entraîner une mobilisation massive du mouvement ouvrier en Allemagne pour avoir achevé en douceur son tournant social-libéral, la CDU et le SPD alternant au pouvoir en poursuivant la même politique réactionnaire pendant plus de 50 ans sans jamais qu'aucun parti ne constitue une menace pour le régime.

C'est en France que la situation allait s'avérer la plus compliquée pour mettre en oeuvre la même stratégie consistant à lier ouvertement les principaux partis au régime. Une première tentative eut lieu en 1983 sous la forme d'une déclaration où le PS faisait allégeance à l'économie de marché ou au capitalisme, donc abandonnant officiellement le socialisme. Dès 1958 de Gaulle s'était fixé comme objectif de liquider les partis et les syndicats qu'il souhaitait intégrer à l'Etat, ils le seront davantage par la suite sans pour autant en finir avec le clivage mythique de la gauche et de la droite qui constituait un obstacle au tournant corporatiste qu'imposait la crise du capitalisme, parce que même de manière déformé il continuait de rythmer la lutte des classes qu'il s'agissait à tous prix de neutraliser. De Gaulle échouera lors du référendume de 1969 à avancer davantage dans cette voie, sans pour autant que la classe dominante renonce à son objectif. Dès que les prémices de la chute prochaine de l'URSS virent le jour et plus encore par la suite, le PS se hâta de se défaire des oripeaux honteux du socialisme suivi de peu par le PCF, ces deux partis n'ayant plus aucune raison de se présenter sous un faux masque, le PCF abandonnant la dictature du prolétariat au profit de la dictature du capital, conversion officielle qui devait sceller leur destin ou mener à leur disparition à terme, le PCF ne devait plus que survivre artificiellement accrochés aux basques du PS qui apparaissait de plus en plus comme un parti de droite ou de la réaction au point que la question de son existence allait être posée. C'est Hollande et son gouvernement qui lui porteront le coup de grâce à partir de 2012, légitimer par le mouvement ouvrier qui avait appelé à voter pour lui et qui à partir de là était voué à connaître le même sort.

On aura observé qu'aux Etats-Unis, en Allemagne ou en France, en fait dans tous les pays, cette stratégie de confiscation du pouvoir politique au profit de l'oligarchie allait se réaliser pas à pas grâce au soutien indéfectible du mouvement ouvrier corrompu. On en est rendu au stade où en France un candidat de l'oligarchie incarnant ni la droite ni la gauche nous dit-on, alors qu'en réalité il les incarne tous les deux, inconnu il y a peu et jamais élu il prendrait la direction de la 6è puissance mondiale.

En représentant à la fois la droite et la gauche, cela lui permettrait s'il était élu d'estimer illégitime toute opposition à sa politique d'où qu'elle viendrait, de neutraliser pour ainsi dire ses opposant ce dont nous avons déjà un avant-goût, à ceci près qu'une fois passées la fiction des élections, la réalité de la lutte de classes reprendrait ses droits et Macron se trouverait dans l'incapacité de continuer à tenir le même langage ou plus personne ne l'écouterait, il deviendrait la cible à abattre, parce que la nature ultraréactionnaire de sa politique et de ce qu'il incarne passerait au premier plan et pourrait servir de déclencheur à un gigantesque soulèvement populaire...

Avec Fillon président les choses se présenteraient autrement, les rapports entre LR et le PS ainsi que les syndicats demeureraient inchangés et ils continueraient leur jeu de rôles qui a plutôt réussi au régime jusqu'à présent. On voit bien ici qu'on est en présence de deux dispositifs distincts qui se différencient par la manière dont ils se disposent par rapport au mouvement ouvrier.

Avec Macron, ce serait un coup de massue brutal porté au mouvement ouvrier pour exiger son abdication sans condition, le neutraliser avec les risques de réactions violentes qui pourraient en résulter de la part de nombreux militants sincères combattant au côté de la classe ouvrière, sans parler de la crise que cela provoquerait dans les syndicats et les partis dits ouvriers. Avec Fillon, on resterait dans le jeu classique de la collaboration de classes qui a pourri le mouvement ouvrier, avec les concessions à la marge que cela induirait en échange de la paix sociale, ce que rejette une partie de l'oligarchie qui a opté pour Macron où la manière forte.

Macron ou les banksters au pouvoir

Parole d'internaute.

1- Las Vegas, bon choix “indeed”. Les valeurs progressistes? Fric et égoïsme. Le patron? Bienfaiteur de l’humanité. La logique? y’en a pas. Ils s’en tapent.

Il y a quoi autour de Las Vegas? Rien, un désert avec des cadavres plus ou moins bien enterrés pendant la nuit.

Trois exemples cinématographiques sur Las Vegas:

Casino (Scorcese), Show-girls (Verhoeven), Les Diamants sont éternels (Hamilton).

Quel choix Ô combien révélateur de leur vision du monde. La Sodome et Gomorrhe moderne.

2- En 2012, la banque Rothschild est mandatée pour la cession des actifs de Nestlé au laboratoire pharmaceutique Pfizer pour un montant de 9 milliards d’euros, et c’est Emmanuel Macron qui est aux manettes. Dans cette opération, la banque aurait pu recevoir entre 1,5% et 3% de la transaction sous forme de commission. Et quelle commission Emmanuel Macron a-t-il réussi à négocier ? Les deux entreprises siégeant en Suisse et aux Etats-Unis, certaines rémunérations auraient-elles pu se faire en dehors de la juridiction française ? Et dans le cas d’une rémunération sous forme de dividendes (ce qui est aussi une possibilité) sur combien d’années les étalements ont-ils été prévus ?

3- La naïveté à l’égard d’un Canard, en réalité totalement inféodé à ses sources – du style les copains de promo de Macron sortant un dossier de Bercy pour le transmettre à un Gaillard pas exactement “nanar” – laisse rêveur. Sérieusement, vous croyez que les salaires particulièrement juteux du Canard – outres les célèbres “chocolats” – pour pondre quelques lignes par semaine (et toucher allègrement ailleurs) ne justifient pas certaines compréhensions, sinon certaines connivences ?

Quant à l’absence d’enrichissement personnel chez Macron… euh, comment dire ? sans même trop s’interroger sur les potentiels conflits d’intérêts du dossier SFR débloqué par Macron pour son copain Drahi (M. Paradis Fiscal qui le lui rend bien aujourd’hui), le montage assez curieux de “l’Airbus du parapétrolier” Technip / FMC (avec l’ancien employeur de Macron aux dividendes), les arrières-plans des ventes des aéroports de Toulouse (pacte secret) Nice et Lyon etc. on a juste un ministre en exercice qui met à profit un voyage officiel à Londres pour faire une levée de fonds, se fait organiser sur fonds publics une petite soirée de promo perso à Las Vegas et qui a pompé 120 000 euros de frais de bouche à Bercy pour préparer sa candidature et recevoir jusqu’à ses “amis Facebook”…

Bref encore un chevalier blanc. Lui aussi s’est engagé à se retirer s’il était mis en examen… à suivre ?

4- J’ajouterais que si vous avez un sujet sérieux, par exemple dans l’espace social la manière dont EDF malgré ses obligations a longtemps contourné la mise en oeuvre des tarifs sociaux de l’énergie (en arnaquant au passage les plus démunis) ce n’est pas la peine d’espérer que le volatile doré sur feuille s’en préoccupe. J’ai testé, avec démontage complet du système à l’appui.

Le fond de commerce du Canard, ce sont les règlements de comptes entre politiques, servis sur un plateau à la rédaction. Les fichiers ou les photocopies arrivent bien chauds rue St Honoré, deux coups de fil pour la sauce et un petit rewriting puis quelques verres dans l’annexe en face et voilà. Un petit billet de 7000 balles tombera à la fin du mois et les chocolats en fin d’exercice.

D’où toute l’ironie de la dénonciation, par les mêmes, des tambouilles Pénélope etc.

L’ironie suprême étant que contrairement aux fantasmes de ses lecteurs le Canard laqué ne pratique pas un journalisme d’investigation.

Il fonctionne, en réalité, comme ces vieilles feuilles de chantage, au fil du courant et de ses propres intérêts pas du tout désintéressés.

5- En marche vers un scandale Servier

Hasard ou conséquence, le leader d’En Marche plaidait quelques jours plus tôt pour mieux rembourser les médicaments vendus par… les laboratoires Servier.

Irène Frachon a relevé que le “représentant santé” (et principal inspirateur du programme d’E. Macron), Jean-Jacques Mourad, était en fait rémunéré par le laboratoire Servier.

Son frère, Bernard Mourad, ancien de Morgan Stanley, conseiller bancaire de Drahi, négocie avec le milliardaire le rachat de SFR. A. Montebourg alors ministre s’y oppose, remplacé par E. Macron, Drahi emporte le morceau. Sitôt E. Macron candidat, Bernard Mourad devient un de ses plus proches conseillers… https://blogs.mediapart.fr/jberman/blog/070317/macron-en-marche-vers-un-scandale-servier?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

6- L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance “droite gauche” afin de contrer les… « populismes », l’alliance avec Bayrou et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers pourrait donner naissance à un parti “démocrate” en opposition au parti Républicain!

7- Lors de la vente de l’aéroport de Toulouse Blagnac bradé aux Chinois (Groupe Casil Europe / 49.9 % des parts , des irrégularités, abus de pouvoir auraient été commis par le ministre de l’économie de l’époque, un certain Emmanuel Macron http://www.ladepeche.fr/article/2017/02/28/2525795-privatisation-de-l-aeroport-macron-dans-le-viseur.html

Concessions autoroutières : opacité d’État

Emmanuel Macron, avant de démissionner de son poste, a fait appel du jugement de la CADA. La décision n’interviendra donc pas avant les élections présidentielles. Quels sont les intérêts protégés dont le secret doit être si bien gardé ?

http://www.anticor.org/2016/12/15/concessions-autoroutieres-opacite-detat/

Le pire n’est pas dans les contrats (écrit) mais ce qui est promis autour de la table pendant les négociations !

Les autoroutes avec Raymond Arvrillier (de 15:36 à 26:36)

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/des-citoyens-qui-changent-le-monde-4-lorchidee-et-les-autoroutes

8- Il ne vous aura pas échappé j’imagine que Ismaël EMELIEN, le chargé de com de Macron à son cabinet au ministère et maintenant dans sa campagne vient de HAVAS … :

“A 27 ans, Ismaël Emelien, de l’écurie Havas Worlwide (ex Euro RSCG), devient la tête pensante de la com’ du nouveau ministre de l’Economie” http://www.lopinion.fr/2-septembre-2014/emmanuel-macron-choisit-communicant-l-ecurie-fouks-15877

Et, suprême, à nouveau, bien sûr, coïncidence, le patron de HAVAS, Yannick Bolloré, roule pour Macron. https://www.mediapart.fr/journal/france/140716/yannick-bollore-en-marche-avec-emmanuel-macron?onglet=full

Les faits leur donnent raison.

- Ils sont tous contre Macron - Liberation.fr

Le candidat d’En marche dispose du plus fort pronostic de victoire au second tour... Liberation.fr

- Présidentielle - Débat : et le plus convaincant a été... Emmanuel Macron ! - LePoint.fr

- Pour E. Macron, "l’état d’urgence doit être maintenu" aussi longtemps que nécessaire - Franceinfo

- Macron accepte d'être dépeint en "populiste", pas en "démagogue" - AFP

Parce qu'être populiste ou démagogue cela ne reviendrait pas au même...

Les néostaliniens et autres opportunistes sont désabusés.

Rappelons que Nikonoff et le Pardem s'étaient lancés dans la course à la présidentielle en voulant présenter un candidat (Nikonoff) et ils ont dû y renoncer.

- Rassemblement pour la démondialisation - Jacques Nikonoff - Le 19 mars 2017.

La chaîne de télévision TF1 organise ce qu’elle appelle faussement le « Grand Débat », lundi 20 mars, avec seulement 5 des 11 candidats à l’élection présidentielle.

Ainsi TF1 prétend choisir à la place des Français les candidats à l’élection présidentielle qui lui semblent dignes d’intérêt. Alors que 11 candidats ont été validés par le Conseil constitutionnel après avoir obtenu au moins 500 parrainages, le système en a sélectionné 5 : Madame Le Pen et Messieurs Fillon, Hamon, Macron, Mélenchon.

TF1 ne respecte pas le principe d’égalité et choisit ceux qui ont le droit de débattre, avec la complicité du CSA et des 5 candidats eux-mêmes ! C’est peut-être ça, d’ailleurs, le plus écœurant. Car ces 5 candidats présélectionnés par le système acceptent cette situation scandaleuse. Elle leur paraît même naturelle puisqu’aucun d’entre eux ne s’est désisté en protestation contre cette manipulation de l’élection.

Ils veulent rester dans le système, recherchent son soutien, et se félicitent que les autres voix soient étouffées pour conserver leur monopole. Jacques Nikonoff.

Il a raison, aucun ne mérite une voix ouvrière. Cela dit, Nikonoff ne va pas jusqu'à appeler au boycott de ces élections truquées, aucun parti dit ouvrier à ma connaissance n'y appelle parce qu'aucun n'entend rompre avec les institutions de la Ve République, CQFD.

Dans quel monde vivent-ils ? Crédibilité zéro.

Bouleversant, choquant, somme toute normal quand on se donne la peine de réfléchir un instant.

- Mélenchon censuré : les médias font la campagne de Macron, Fillon, Hamon & Le Pen ! par le PRCF - legrandsoir.info 15.03

Les médias-oligarques favoriseraient certains candidats au détriment des autres, et "ce n’est pas une impression", non, sans blague ! C'est à croire qu'on ne serait pas en démocratie.

Entre nous, c'est dans la nature du parlementarisme bourgeois, mais comme ils n'ont eu de cesse d'y participer et de le légitimer, le dénoncer est au-dessus de leur force. Pourquoi ? Parce qu'au-delà il faudrait affronter le régime et cela n'a jamais été dans la nature du stalinisme.

Qu’est-ce qui fait défaut à D. Gluckstein ? Ce qu'il reproche à Hamon et Mélenchon.

Editorial de Daniel Gluckstein de la Tribune des travailleurs du 15 mars 2017 : Qu’est-ce qui fait défaut ?

Alors que Mélenchon et Hamon ne "font pas référence" à l’abrogation de la réforme El Khomri dans "leurs récentes interviews", selon Gluckstein il faudrait faire comme si, pour y croire très fort fermez les yeux ou croisez les doigts, attendez la suite avant d'aller brûler un cierge, car peu importe qu'ils ne soient pas non plus favorables à la rupture avec l'UE, vous devrez vous contenter d'une "remise en cause, même limitée, du carcan de l’Union européenne", formule jésuitique de l'ordre du sophisme qui vous appelle à la soumission à l'ordre établi en somme.

Pourquoi ou comment en sommes-nous arrivés là sinon que les dirigeants du mouvement ouvrier dont D. Gluckstein s'est employé jusqu'à ce jour à faire croire que les partis dits ouvriers et les syndicats seraient les "deux piliers indissociables de la démocratie politique", alors qu'ils n'ont eu de cesse de collaborer avec les institutions de la Ve République que le même D. Gluckstein caractérise par ailleurs de bonapartiste et d'antidémocratique. En réalité ce sont surtout "deux piliers" du régime pour y être inféodés.

Depuis l'époque de l'OCI, puis du PCI, du MPPT, du PT, du POI et maintenant avec le POID, il n'a cessé de servir de flanc gauche à ces partis et aux appareils vendus des syndicats avec lesquels il n'a jamais rompu, du coup on comprend pourquoi ils s'accommodent du mot d'ordre de la rupture avec les institutions de la Ve République puisque leurs dirigeants savent par expérience que c'est sans conséquences pratiques ou du vent.

Il l'illustre très bien lui-même en voulant nous faire croire qu'un gouvernement qui serait issu d'une majorité parlementaire composée forcément majoritairement par des députés du PS pourrait abroger la loi El Khomeri, là il fait dans la fabulation ou la mythomanie, "qui osera dire aux travailleurs que c’est la même chose d’avoir un gouvernement qui applique et aggrave la loi El Khomri ou un gouvernement qui l’abroge ?", il prête ouvertement au PS des intentions qu'il n'a jamais eu, peu importe, dans son délire il va jusqu'à réécrire l'histoire au profit du PS : "Qui osera leur dire que c’est la même chose d’avoir un gouvernement qui ne fait que du « copier-coller des directives européennes » ou un gouvernement qui formule la question du carcan de l’Union européenne et de sa remise en cause ?", c'est à croire que le gouvernement issu du même parti ne s'est pas borné pendant 5 ans à faire du « copier-coller des directives européennes », d'un coup de baguette magique après un siècle passé dans le camp de la réaction pour un peu le PS pourrait devenir un parti révolutionnaire, à ce compte-là on pourrait aussi être tenté de voter Le Pen ! Pour faire renaître des illusions dans le PS dans la tête des travailleurs, on ne ferait pas mieux.

Ensuite il s'enfonce un peu plus dans l'imposture en affirmant que : "Ce qu’il faut dégager, ce sont les contre-réformes réactionnaires (à commencer par la loi El Khomri) et les institutions qui permettent de les imposer", alors qu'en fait il faut commencer par dégager les institutions pour pouvoir abolir la Constitution et toutes les lois antisociales, on ne combat pas les "contre-réformes réactionnaires" dans la perspective d'ontenir leur abrogation, même si cela pourrait se produire exceptionnellement et de manière fort limitée, elles seraient remplacées quelque temps plus tard par d'autres "contre-réformes réactionnaires" similaires (Voyez le CPE), ce n'est pas notre objectif, parce qu'on sait qu'à ce jeu-là le régime demeurerait en place indéfiniment, on les combat parce qu'elles incarnent la nature, les fondements du régime incompatibles avec nos besoins ou aspirations.

Dès lors on ne voit pas trop comment "le premier acte en ce sens, c’est de se donner les moyens de l’unité" avec le PS qui a adopté ces "contre-réformes réactionnaires".

Pour Gluckstein l'impossibilité pour Hamon et Mélenchon de réaliser l'unité proviendrait de leur manque de "volonté" et non des contradictions dans lesquelles ils sont empétrés entre leur nature inféodée au régime et leurs discours qui consistent à masquer (maladroitement) leur imposture, parce qu'il se refuse à les caractériser pour ce qu'ils sont réellement.

Jeu de rôle institutionnel.

Le cirque électoral

- Onze candidats en piste pour l'Elysée - AFP

Onze candidats disputeront le premier tour de l'élection présidentielle le 23 avril, a annoncé samedi le Conseil constitutionnel après validation de la liste complète des parrainages.

Trois candidats - Philippe Poutou, Jean Lassalle et Jacques Cheminade - se sont qualifiés in extremis et rejoignent les huit premiers à avoir franchi le cap des 500 signatures: François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen et François Asselineau. AFP

La tondeuse

- Enquête électorale : les indécis détiennent la clé du scrutin présidentiel - lemonde.fr

A cinq semaines du premier tour de la présidentielle, 66 % des électeurs seulement sont certains d’aller voter, selon la dernière vague d’enquête du Cevipof pour « Le Monde ». lemonde.fr 17.03

Et parmi ces 66 %, un tiers peut encore changer d'avis ou ne sait pas exactement pour quel candidat il va voter.

Ils ont tous les droits.

- Débat présidentiel : pourquoi TF1 a le droit de zapper Nicolas Dupont-Aignan - Franceinfo

Le candidat à l'élection présidentielle conteste son absence au débat organisé lundi 20 mars sur la chaîne. Franceinfo

Illusion et instrumentalisation.

- Pari réussi pour la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon - Franceinfo

- Benoît Hamon réussit son pari à Bercy - Franceinfo

Un scoop !

- Le Roux a employé ses filles comme collaboratrices parlementaires - AFP

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve va rencontrer mardi le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux à la suite des révélations de l'émission Quotidien (TMC) sur les CDD de ses deux filles comme collaboratrices parlementaires à l'Assemblée nationale, a-t-on appris auprès de Matignon. AFP 20.03

L'AFP se lamente parce que les barbares sont en difficulté.

- En Syrie, les rebelles en passe de perdre un nouveau fief (Homs - ndlr) - AFP

Libération voulait y croire...

- La rébellion en pleine démonstration de force à Damas - Liberation.fr 20.03

... hélas ! 24 heures plus tard...

- Syrie: fin des combats à Damas où la vie reprend - AFP 21.03

C'est dommage, cela aurait été si chouette la capitale de la Syrie à feu et à sang avec en prime la tête de Bachar el-Assad...

Ils osent tout

- Hollande : «La démocratie est menacée quand l’invective remplace la perspective» - Liberation.fr

- Présidentielle : "Benoît Hamon a un projet clair, un projet de gauche, un projet ambitieux" - Franceinfo

- «La mention du sexe, quel qu’il soit, n’a plus sa place» - Liberation.fr

- Pékin : la reconnaissance faciale pour éviter les abus de papier toilette - Franceinfo

Ils ont été jusqu'à placer des caméras de surveillance dans les toilettes publiques, quel monde de dingues !


Le 18 mars 2017

CAUSERIE

Passage rédigé avant le 16 mars.

Quand la réalité dépasse de loin la fiction ou l'imagination la plus fertile.

Le contenu des articles que nous mettons aujourd'hui en ligne est littéralement explosif, subversif, à lire absolument et à faire circuler.

Précisons qu'ils sont du domaine public, à ceci près que la totalité des médias-oligarques les censurent afin qu'ils demeurent ignorés par la majorité de la population. Les documents dont il s'agit ont pour origine des officines ou des institutions qui ont pignon sur rue ou tout à fait respectables, tels le Pentagone, la CIA, les grands médias américains notamment.

Mais quel intérêt ont-ils à révéler soudain les dessous de certaines affaires sachant qu'ils n'étaient pas vraiment à leur avantage ou qu'ils les mettaient en cause, après s'être donné tant de mal pour les camoufler ou les nier pendant des décennies ? Parce qu'ils considèrent qu'il y a prescription. Ce sont des histoires anciennes que tout le monde ou presque a oublié ou ignore de nos jours. Et puis c'est sans conséquence politique, puisque la plupart ou la totalité des acteurs de l'époque ne sont plus en poste ou ont disparu, et quand ce n'est pas le cas, il faut y voir comme un avertissement ou une menace adressée à ceux qui leur résistent, dans le genre, voyez de quoi nous sommes capables, rien ne nous arrête, si vous persister vous subirez le même sort. Sans compter que c'est une opération de communication ou de marketing pour redorer leur imagine ou louer leurs talents, surtout qu'ils terminent toujours en affirmant qu'ils auraient mis fin à certaines pratiques illégales depuis des années ou des décennies, ce qui n'est évidemment pas le cas la plupart du temps, mais les naïfs le croiront. Comment prouver le contraire puisqu'ils continuent d'agir dans l'ombre, hormis quand des transfugent osent parler. Dans ce cas-là, leur voix sera étouffée sous un torrent d'articles de presse à caractère diffamatoire destinés à discréditer leurs auteurs qui seront qualifiés de théoriciens du complot ou de déséquilibrés mentaux et l'affaire n'ira pas plus loin, il faudra attendre encore un demi-siècle pour que la vérité qu'ils avaient enterrée refasse surface et ainsi de suite.

Ce qu'on retiendra, ce sont les rapports qu'ont tissé les différents acteurs qui concentrent le pouvoir, exécutif, législatif, judiciaire, médiatique et financier ou oligarchique, comment ces rapports ont évolué au fil du temps, comment ils se sont structurés pour finalement s'étendre à l'ensemble de la société, y compris le mouvement ouvrier.

On retiendra également comment ils s'emploient à fabriquer non seulement des évènements susceptibles d'influer directement sur l'orientation de la société ou de la modifier dans une direction précise, mais aussi le traitement ou interprétation dont ils feront l'objet et qui deviendra la version officielle que tout le monde sera prié d'adopter ou de croire sur parole ou aveuglément, et qui sera reprise par l'ensemble des médias aux ordres, la boucle de la forfaiture ou du complot étant ainsi bouclée à l'insu de la population qui en y ignorera tout, ils pourront ainsi continuer de sévir indéfiniment en toute illégalité et impunément.

On vient de vous présenter brièvement la cour des grands où s'écrit et se fabrique l'histoire. Maintenant allons faire un tour dans la cour de récréation de la maternelle où s'ébattent nos pitoyables dirigeants. Vous avez pu observer les semaines précédentes comment ils s'étaient jetés comme un seul homme sur l'os à ronger Fillon que l'oligarchie et l'Elysée leur avaient balancé et qui était destiné à orienter la campagne électorale dans une direction déterminée ou a favoriser l'élection de Macron, surtout ne dites pas que ce genre de machination ou coup tordu serait téléguidé ou que les Glucsktein, Gauquelin, Arthaud, Poutou seraient sous influence, non pensez-vous ! Ceci explique très bien cela.

Ce qui nous distingue, c'est qu'eux ils prennent pour argent comptant les histoires que leur racontent les manipulateurs professionnels des consciences du régime, sans forcément y croire d'ailleurs, parce que cela les arrange, ils s'en accommodent et en deviennent les complices, ils se partagent les rôles pour que les travailleurs et les militants ne comprennent pas ce qui se trame dans leur dos, c'est tellement évident qu'on en serait presque gêné pour eux, je parle de ces dirigeants, car de notre côté on fait tout pour aider travailleurs et militants à démêler le vrai du faux pour mieux comprendre la situation et le rôle des uns et des autres, au passage, chacun aura compris pourquoi ces dirigeants ne peuvent pas ou plutôt surtout ils ne tiennent pas à accomplir cette tâche...

L'intérêt de savoir de quoi il retourne permet de cerner précisément la véritable nature et les réelles intentions des différents acteurs politiques en fonction de l'attitude qu'ils adoptent, observant qu'à l'instar de ceux qui nous gouvernent ainsi que les médias ils pratiquent le déni, la censure, on est en droit d'en déduire qu'ils partagent les mêmes objectifs ou tout du moins qu'on n'est pas vraiment en présence d'ennemis. La réalité est cruelle parfois, ne soyez pas injuste, ne m'en voulez pas je n'y suis pour rien, la faute à qui, à ces dirigeants. En adoptant ce comportement, ce n'est pas seulement la réalité qu'ils fuient, mais aussi la vérité. Qu'ils soient Charlie allait de soi !

Autres chose.

J'ai remis en ligne dans la page d'accueil le document du camarade Pierre Savaing sur l'histoire de l'OCI, organisation où j'ai milité pendant un peu plus de trois ans à la fin des années 70 et au début des années 80.

J'ai découvert par hasard un document qui pourrait intéresser les militants qui ne le connaîtraient pas Bolchevisme contre lambertisme publié en 2016 par le GMI, un groupe de militants issus du courant révisionniste communiste internationaliste qui dirige le POI et le POID (ex-OCI-PCI-PT), dit aussi lambertiste du nom du fondateur de ce courant "trotskyste" du mouvement ouvrier, Pierre Boussel dit Lambert, qui fut toujours attelé au char de la social-démocratie dégénérée, au stalinisme et aux bureaucraties syndicales corrompus.

Ce qui est intéressant et frappant à la lecture de ce document, c'est de constater que toute sa vie Lambert fut "une nullité théorique, un orateur médiocre, un auteur illisible. Opportuniste, retors, combinard, manoeuvrier...". A partir de ce constat accablant ou sans appel dressé par d'ex-dirigeants qui l'ont bien connu pendant parfois de longues décennies, on se demande comment certains d'entre eux pour ne pas dire la plupart ou pratiquement tous en sont arrivés à la conclusion qu'un individu aussi malfaisant les aurait "trahis" seulement à partir de 1981.

Je pense qu'ils n'ont pas réellement compris l'infâmie que fut l'oeuvre de toute une vie, celle de Lambert, sa portée historique qui devait laisser l'avant-garde du mouvement ouvrier totalement désarmée et désorganisée, impuissante, pour affronter la formidable offensive qu'allait lancer la réaction mondiale dans la foulée de l'implosion de l'URSS.

J'ai envie de dire à ces ex-dirigeants de l'OCI-PCI que si Lambert a trahi en 1981, sachant qu'il entretenait des liens organiques depuis les années 40-50 avec les social-impérialistes ainsi qu'avec les staliniens (il fut réintégrer dans la CGT en 1954 par Benoît Frachon un dirigeant stalinien pur jus), c'est comme s'ils affirmaient que la trahison de la social-démocratie datait de cette époque, ce qui évidemment n'aurait aucun sens ou ne correspondrait pas à la réalité. La trahison de Lambert ne datait pas du début des années 80, elle fut le fil conducteur qui relia chaque étape de sa longue carrière d'agent du régime.

La lecture de ce document est instructive, car parvenu à la fin il ne reste plus une seule miette du mythe ou de la légende que les dirigeants actuels de ce courant politique (du POI et du POID) avaient fabriqué autour de sa personnalité ou que Lambert s'était employé à construire lui-même. En revanche demeure l'ensemble des rapports qu'il avait établis et qui servirent de trame à sa stratégie, dont ceux avec les différentes couches du prolétariat ou plus généralement sa conception de la lutte de classe qui ne permit jamais de construire le parti.

Que les ex-dirigeants ou militants de ce courant politique et ceux qui en font toujours partie y soient toujours attachés au lieu de les identifier, de les caractériser et de s'en séparer conduira au même résultat.

La causerie du jour

Pour être totalement franc, j'ai à nouveau hésité à actualiser le portail.

Las Vegas, le casino, quelle farce, quelle mascarade, quelle parodie de démocratie, ils ne se donnent même plus la peine de faire semblant !

Vous ignorez encore ce qui vous attend, vous en êtes qu'au hors d'oeuvre, ici en Inde on a le droit au repas complet et c'est très lourd à digérer, indigeste, ce que vous êtes en train de vivre, c'est le lot quotidien du peuple indien depuis, depuis quand, disons quelques siècles. On a dit que la Grèce leur avait servi de laboratoire récemment, 40 ans plus tôt le Chili et l'Argentine, sans oublier le peuple américain qui leur avait servi de cobaye bien avant. Leur objectif : imposer leur régime oligarchique monstrueux à l'ensemble de la planète

- Inde: victoire du parti de Modi à la régionale en Uttar Pradesh - AFP

Le nationaliste hindou Narendra Modi a consolidé samedi son statut d'homme fort de l'Inde avec la victoire éclatante de son parti à l'élection régionale en Uttar Pradesh, État le plus peuplé du pays et c?ur de l'Inde hindiphone.

Les scrutins de cette terre aux 200 millions d'habitants, qui a donné à la nation huit de ses Premiers ministres depuis l'indépendance, sont considérés comme un baromètre de popularité du pouvoir en place à New Delhi. Le score historique qu'y réalise le Bharatiya Janata Party (BJP) sonne comme un plébiscite pour le style politique flamboyant et personnifié du Premier ministre.

"On dit que la route de Delhi passe par Lucknow. Cette victoire met M. Modi en position extrêmement favorable pour 2019", lorsqu'il briguera un second mandat, estime Gilles Verniers, professeur à l'université indienne d'Ashoka.

Sur les cinq résultats régionaux annoncés samedi, le BJP a nettement emporté l'Uttar Pradesh et l'État montagneux de l'Uttarakhand. Il affirme aussi être en mesure de former des coalitions gouvernementales à Goa et au Manipur.

Largement battu en Uttar Pradesh, la patrie de la dynastie Gandhi, le parti de Congrès se consolera avec sa reconquête du Pendjab (nord).

Pour le BJP, "c'est un mandat historique donné par le peuple de ces États", s'est félicité son chef Amit Shah. Une télévision indienne est allée jusqu'à parler de "tsuNaMo" (NaMo comme Narendra Modi).

Les nationalistes hindous ont raflé à eux seuls 311 des 403 sièges de l'assemblée locale de l'Uttar Pradesh, État pauvre et rural aussi peuplé que le Brésil, selon les chiffres quasi-définitifs de la commission électorale.

Aucun parti n'avait atteint une majorité aussi écrasante dans cette région, au complexe tissu social de castes et de communautés, depuis les grandes heures du parti du Congrès au début des années 1980 sous le règne d'Indira Gandhi.

"Ma gratitude au peuple de l'Inde pour sa foi continuelle, son soutien et son affection envers le BJP. C'est une leçon d'humilité et une grande émotion", a tweeté Narendra Modi.

(Le journaliste de l'Agence Française de Propagande (AFP) exulte. - LVOG)

Dès la fin de matinée, devant le quartier général du BJP à Lucknow, ses partisans se lançaient de la poudre couleur safran, la teinte emblématique du parti, et distribuaient des pâtisseries, le tout au rythme enjoué des tambours.

Gangrené par la prévarication, l'Uttar Pradesh "devrait maintenant connaître un développement rapide. La corruption et le népotisme vont aussi disparaître", s'enthousiasmait Viti Kumar, une femme au foyer venue manifester sa joie.

Le Bharatiya Janata Party avait fait de sa campagne un référendum autour de la personne de Narendra Modi, saturant l'espace public de son image et de sa présence.

La pratique du pouvoir de M. Modi tend à instaurer "un lien direct entre le Premier ministre et la population, où les institutions et les partis n'ont pas voix au chapitre", note Gilles Verniers.

"Tout est ramené à la force et la capacité de travail d'un seul individu. On est là dans le parfait manuel du populisme", ajoute ce spécialiste de l'Uttar Pradesh.

Malgré les gigantesques perturbations monétaires qu'elle a entraînées, la démonétisation choc de l'automne pourrait bien avoir joué en faveur du Premier ministre. Il n'a eu de cesse de la présenter comme une attaque contre les riches et la corruption, se peaufinant par là une image de champion des pauvres.

"Je pense que la démonétisation était une immense folie. Mais en politique, vous pouvez retourner une décision économique calamiteuse en un puissant atout", commente le journaliste politique Parsa Venkateshwar Rao.

"La seule alternative possible au BJP en 2019, c'est une grande alliance de partis d'opposition", estime M. Verniers. Laminé en 2014, le parti du Congrès, qui dominait la politique indienne depuis l'indépendance, est en net déclin. AFP 11.03

Vous voyez, ici aussi il n'existe aucune issue politique et c'est ce qu'ils nomment un parti "populiste" qui est au pouvoir. Modi est sous influence de l'USAID, une officine de la CIA, on est mal barré !

Ils ont baissé la rémunération des comptes bancaires comparables au Livret A si vous voulez, où j'ai placé mon petit capital, résultat mon revenu va passer de 17 à 12.700 roupies par mois au mois d'août prochain (158,75 euros), heureusement qu'on a le salaire de ma compagne en plus, 7.000 roupies. Eh oui, on fait partie des pauvres, lentement mais sûrement on s'appauvrit un peu plus chaque jour ! Mais je comprends que cela puisse laisser indifférents mes lecteurs

Tenez je vais vous avouer un truc qui va vous étonner : En dehors des classes supérieures, les Indiens honnissent le régime, dire qu'ils le haïssent est franchement en dessous de la réalité, ils le vomissent ou leur condition si vous préférez en ouvrant les yeux le matin et en les fermant le soir. Etonnant, n'est-ce pas ? Et il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup d'imagination pour en déduire que l'immense majorité des peuples sont animés par le même état d'esprit. Ne serait-ce pas ce qui devrait guider notre politique ?

De nos jours en occident les intellectuels sont en dessous de tout, la corruption et la lâcheté les a rendu séniles avant l'âge, y compris ceux du mouvement ouvrier. Si parmi ceux du XVIIIe et du XIXe siècle il se trouvait un grand nombre de révolutionnaires, de nos jours ils sont tous réactionnaires à des degrès divers, y compris les plus progressistes d'entre eux. Cela laisse songeur ou nous interpelle. On se demandera pourquoi. Ceux qui ont rejoint le mouvement ouvrier seront les premiers étonnés, que dis-je, consternés qu'on pose cette question parce qu'elle les concerne ou les vise en premier lieu. Force est de constater que leur développement intellectuel a été stoppé par quelque chose, et que, lorsqu'on le met en évidence, cela a le don de les rendre furieux, hystérique ou ils nous méprisent, et s'ils sont incapables de réagir autrement c'est sans doute parce nous avons visé juste en décrivant ce qu'on observe lorsqu'on les place face à un miroir qui reflète leur médiocrité de pensée, mais aussi morale, qui est à l'image de la décadence et de la décomposition du régime. C'est assurément peu flatteur.

Médiocrité morale car lorsqu'ils font dans le déni ou qu'ils refusent systématiquement d'aborder certains aspects de la situation présente ou passée à partir des faits, de l'enchaînement des faits, ils savent parfaitement ce qu'ils font, ils adoptent consciemment une attitude malhonnête ou hypocrite, et les plus nuisibles sont ceux qui vont emprunter le masque de la gauche ou de l'extrême gauche, alors qu'au départ leurs intentions étaient sans doute sincères ou saines, nous leur accordons volontiers, mais cela ne suffit pas à faire un état de conscience supérieur ou ne pallie pas de graves carences intellectuelles.

Les intellectuels inconsistants ou opportunistes qui dirigeaient la social-démocratie au détour du XXe siècle furent démasqués relativement rapidement lorsqu'ils furent confronter à l'épreuve de la Première Guerre mondiale, parce qu'il existait à cette époque un cercle de dirigeants social-démocrates dont l'autorité au sein du mouvement ouvrier était inconstestable du fait qu'ils maîtrisaient le marxisme pour les confronter et empêcher que le mouvement ouvrier tout entier ne sombla dans le social-chauvinisme ou social-impérialisme qui allait devenir dès lors la seconde et unique nature de la social-démocratie. Certains théoriciens du marxisme sombrèrent à leur tour dans le plus vil opportunisme, dont K. Kautsky, ainsi le cercle des dirigeants marxistes se réduira durant les premières années de la guerre.

A l'issue de la guerre et au profit de la révolution russe, certains dirigeants rejoindront le camp des marxistes, pendant que d'autres le quitteront. La social-démocratie allemande fera assassiner en 1919 ses deux principaux dirigeants, Rosa Luxembourg et Kark Liebneck. En dehors du parti bolchevik ou du parti communiste russe, dans aucun autre pays il n'existera de dirigeants maîtrisant suffisamment le marxisme pour construire de véritable partis communismes et guider les mouvements révolutionnaires qui allaient voir le jour à l'issue de la guerre et qui se solderont tous par des défaites.

En Russie, l'inertie de l'histoire, l'isolement de la révolution russe, quatre ans de guerre suivi par trois années de guerre civile puis la disparition du plus illustre dirigeant marxiste en 1924, Lénine, allait sceller le sort de la révolution et du parti communiste qui servait de guide au mouvement ouvrier révolutionnaire international qui allait à son tour sombrer dans l'opportunisme, le stalinisme. Les intellectuels communistes qui tenteront de résister à la dégénérescence stalinienne seront physiquement liquidés, et par dizaines de milliers les dirigeants ou cadres du parti bolchevik seront supprimés, de sorte qu'il ne restera plus que des intellectuels servils et corrompus ayant fait allégeance à Staline qui prendront le contrôle du mouvement ouvrier révolutionnaire international (L'Internationale communiste ou IIIe Internationale) pour mieux briser toutes les révolutions qui surgiront dans les années 30 à travers le monde.

Une fois le mouvement ouvrier international stalinisé ou épuré de ses éléments révolutionnaires, le socialisme sera pour ainsi dire retourné au stade antérieur d'utopie, de sorte que les staliniens le caricatureront tout en en donnant une image totalement déformée, épouvantable, monstrueuse, et les intellectuels qui y adhèreront légitimeront une version du socialisme qui en réalité en était la négation ou y était totalement étrangère puiqu'elle relevait de la collaboration avec le capitalisme au lieu de l'affronter pour le renverser et instaurer ensuite le socialisme. L'Opposition de gauche ayant été décapitée par l'assassinat ordonné par Staline de son principal dirigeant en 1940, Trotsky, très faible sur le plan numérique et davantage sur le plan théorique, sortira encore plus affaibli à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Du milieu des années 20 jusqu'au soulèvement hongrois de 1956, le mouvement ouvrier internationale, les intellectuels de gauche, mais aussi les représentants du capitalisme qui y trouvaient leur intérêt, le socialisme allait être identifié au stalinisme, disons que cela allait être la version qui allait figurer dans les manuels scolaires et dans tous les discours officiels, c'est ainsi qu'inconsciemment tous ceux qui allaient adhérer à un parti communiste croyant rejoindre un parti combattant pour le socialisme allaient être victime de cette formidable imposture. L'immense majorité des intellectuels, la quasi-totalité de ceux disposant d'un pouvoir ou pouvant influer sur le cours de la société ou de l'histoire versèrent dans cette forfaiture, au point qu'on ne peut pas en citer un seul qui aurait rejoint l'Opposition de gauche ou la IVe Internationale fondée par Trotsky, hormis André Breton et quelques surréalistes pendant une brève période avant d'être récupérés par le stalinisme.

- "Les monstrueuses iniquités inhérentes à la structure capitaliste ne sont pas pour nous scandaliser moins aujourd'hui qu'elles ne faisaient hier, aussi n'avons-nous pas cessé de vouloir — autrement dit d'exiger de nous-mêmes — qu'y soit mis un terme. Pour cela, nous ne doutons pas plus qu'alors qu'il faille en passer par des moyens révolutionnaires." (André Breton, octobre 1957. Source : Message envoyé au meeting organisé par le P.C.I. pour le quarantième anniversaire de la Révolution d'Octobre et publié dans « La Vérité » du 19 novembre 1957 - http://www.marxists.org/francais/general/breton/works/1957/breton.htm)

Alors que le social-chauvinisme ou social-impérialisme n'allait sévir que pendant une très brève période avant que le communisme le supplante, une fois l'Opposition de gauche qui incarnait la continuité du marxisme ou du communisme vaincue le stalinisme devait sévir pendant plus d'un demi-siècle (ou jusqu'à nos jours) à la direction du mouvement ouvrier conjointement avec la social-démocratie dégénérée que les capitalistes allaient réactiver pour servir la même cause, la contre-révolution à l'échelle mondiale.

Les intellectuels qui allaient rejoindre le PS ou le PCF allaient être les témoins vivants et les complices de cette imposture d'une portée historique. Ils ne la dénonceront jamais parce qu'ils y trouvaient leur compte, voilà tout.

Quant à ceux qui rejoindront l'Opposition de gauche, aucun d'entre eux ne sera de la trempe de Lénine ou Trotsky, aucun d'entre ne maîtrisera suffisamment le maxisme pour prétendre en assurer la continuité, je n'invente rien, c'est Trotsky qui l'a affirmé en 1939-40, et pourtant il s'en trouvera pour oser se comporter comme tel avec toutes les conséquences néfastes ou catastrophiques qui devaient en découler infailliblement. La dislocation de l'avant-garde du mouvement ouvrier et la multitude d'organisations ou sectes qui allaient surgir à partir des années 40 l'illustrèrent à leur manière. Comme ce fut le cas en Russie lorsque Lénine disparût, ce furent les dirigeants les plus médiocres et malfaisants qui s'emparèrent de la direction de l'Opposition de gauche, qui éclata rapidement et qui ne s'en remit jamais. Après coup on peut affirmer qu'ils lui portèrent le coup de grâce, car incapables de définir une stratégie politique pour construire un nouveau parti communiste, ils allaient se mettre au service de la social-démocratie dégénérée et/ou du stalinisme, autrement dit opter pour le réformisme bourgeois au détriment du socialisme sous l'étiquette du trotskysme, assassinant une seconde fois Trotsky.

Je ne prétends nullement être l'intellectuel qui se situerait au-dessus du lot ou qui possèderait les qualités qui avaient fait tant défaut aux dirigeants de ce courant politique, loin s'en faut, je me contente de dresser un simple constat sur la base duquel il me semble possible de réfléchir pour éviter de reproduire les erreurs du passé (et du présent) et définir de quelle manière nous devons concevoir le parti, pour qu'il constitue un pôle de regroupement pour l'ensemble des militants sincères ou honnêtes, révolutionnaires et qui entendent demeurer fidèles au socialisme.

Il va de soi qu'aucun parti actuellement existant n'est qualifié pour remplir cette condition puisqu'ils n'ont cessé de démontrer le contraire.

Vous avez pu constater depuis les années 80 que les dirigeants de ces partis ont essayé de construire différents types de partis qui se sont tous soldés par des échecs. Aucun ne s'est départi de son sectarisme originel contrairement parfois aux apparences, j'en veux pour preuve qu'aucun n'accepterait que j'y adhère et qu'y organise une tendance, ils ne supportent déjà pas que je puisse m'abonner à leurs journaux, alors imaginez un peu quel cauchemar je serais pour eux.! Ceux qui possèdent des courants ou tendances sont alignés sur les plus droitières qu'incarne la politique de leur direction, de sorte que les autres courants ou tendances servent juste à assurer la survie de leur appareil ou à le légitimer, ils s'en accommodent servilement parce que leurs militants y trouvent leur compte, ils sont aussi corrompus. Leurs dirigeants incarnent l'incurie politique, l'imposture que nous dénonçons, nous ne voyons donc pas comment ils pourraient admettre de construire un parti qui respecterait le droit de tendance et qui accepteraient qu'une véritable discussion politique s'engage dans leur parti, ils s'en trouveraient déstabilisés, fragilisés, menacés, il ne faut se faire aucune illusion à ce sujet. Quant aux autres dirigeants ou formations politiques issues de ces partis, ils sont bâtis sur le même modèle sectaire et dogmatique, ils ont été formatés par le lambertisme et ils n'ont jamais réellement rompu avec lui, là aussi ils n'ont cessé de le démontrer.

Tous vous diront qu'ils sont ouverts à la discussion (parlons-en, jugez par vous-même, etc. écrivent-ils dans leurs publications), je les ai pris au mot et je me suis aperçu très rapidement que c'était absolument impossible, sauf si vous êtes d'accord avec eux et que vous acceptez de ne pas évoquer certains sujets, unanimement ils traiteront avec le plus profond mépris vos arguments, ils refuseront de les aborder, et à ce jour je n'ai pas rencontré en 10 ans un seul militant issu du courant lambertiste avec qui il aurait été possible de discuter sérieusement, donc j'abandonne.

En conclusion, ce qui est le plus préoccupant à mon avis, pour notre cause, c'est la malhonnêteté ambiante, car rien ne peut être entrepris ou ne peut se construire sur des rapports viciés à la base, même une maison comportant uniquement un rez-de-chaussée finira par se fissurer de partout si les fondations ne sont pas solides ou saines.

Sur le plan personnel j'ai continué d'entretenir pendant de longues années des relations avec des gens avec lesquels j'étais en désaccord sur un tas de sujets, mais avec lesquels je partageais aussi pas mal d'idées, et cela n'a été rendu possible que parce nous nous parlions franchement, tout du moins c'est ce que je croyais, j'ai même été jusqu'à croire que c'était ce qui avait cimenté nos relations, et le jour où malheureusement ce ne fut plus le cas en me faisant un procès d'intention, je le pris très mal, nos relations cessèrent aussitôt à mon initiative car j'étais en droit de penser que cela ne datait pas d'hier et qu'elle s'était bien foutue de moi. Il y a ainsi des gens qui sont assez sournois et ignobles pour se faire un malin plaisir d'user de votre sincérité qu'ils assimilent à de la crédulité pour vous abuser, entre nous, c'est franchement dégueulasse.

Les partis ouvriers se sont toujours construits par en haut au départ, ce sont des intellectuels ou des membres des classes moyennes qui en ont été à l'initiative. Au XIXe siècle, épouvantés par la condition ouvrière particulièrement injuste ou inhumaine ils prirent la direction du mouvement ouvrier... De nos jours, ils sont engagés pour un tas de cause, l'environnement ou les droits de telle ou telle communauté ou minorité, sauf la condition ouvrière qui ne les manifestement intéressent pas, peut-être parce que cela les forcerait à avoir des rapports avec le mouvement ouvrier et qu'ils n'y tiennent pas, soit, cela peut se comprendre, et bien qu'ils en prennent la direction, de quoi, mais du mouvement ouvrier. Comment le pourraient-ils sans programme et théorie révolutionnaire, et puis faurait-il encore qu'ils en aient la volonté et surtout qu'ils aient le courage d'affronter le régime, or c'est ce qui leur fait le plus défaut, toutes les causes pour lesquelles ils s'engagent sont compatibles avec l'existence du régime, d'ailleurs même les oligarques et le législateur y mettent la main à la pâte, par contre quand il s'agit de défendre une réforme sociale à caractère politique (retraite, Sécu, etc.), ils répondent tous aux abonnés absents parce qu'ils ne veulent pas affronter directement le régime. L'éphèmère "Nuit debout" l'a suffisamment illustré si nécessaire.

Il n'y a plus rien de progressiste dans le capitalisme, et il n'y a plus trace d'humanisme chez les intellectuels.

De nos jours les intellectuels sont décidément trop corrompus, ils bénéficient d'un statut privilégié, d'un mode de vie confortable, et leurs prises de position ne leurs servent qu'à se donner bonne conscience, à se faire passer pour des gens de gauche ou progressistes, alors qu'en réalité ils ne valent pas mieux que les dirigeants du mouvement ouvrier avec lesquels ils rivalisent d'hypocrisie. Que faudrait-il pour qu'ils réagissent ? Là je n'en sais rien.

A l'époque de Marx et Engels, des centaines d'intellectuels à travers toute l'Europe s'étaient engagés au côté de la classe ouvrière... A cette époque le capitalisme était encore dans sa phase ascendante, l'espoir d'un monde meilleur et plus juste avec ou sans le capitalisme était une perspective crédible, alors que de nos jours rendu au stade de l'impérialisme en putréfaction, cet espoir doit être placé forcément au-delà du capitalisme pour être cohérent, cela nécessite un effort de volonté ou d'abnégation colossale pour des gens qui ont troqué leur dignité contre un statut de nantis et qui sont limités ou médiocres sur le plan intellectuel. La corruption de l'intellectuel, il n'y a pas à chercher bien loin pour la repérer, il suffit qu'il conçoive et estime légitime l'existence des riches et des pauvres, tout le reste sera à l'avenant. C'est marrant, quand on est pauvre et un peu développé intellectuellement on ne pense pas comme eux, on trouve cela illégitime

J'ai un conseil à donner aux lecteurs, exigez toujours des réponses aux questions que vous posez. Exigez qu'on prenne en compte vos arguments, qu'on les examine sérieusement. Ne vous contentez pas de lieux communs, de généralités, de sophismes, ne craignez pas d'être ridicules face à des gens qui ont un statut supérieur au vôtre, qui sont inconsistants, qui passent leur temps à se contredire ou à tenir des discours incohérents, faites-leur remarquer, mettez-les face à leurs responsabilités, moquez-vous d'eux s'ils persistent dans le déni ou le mensonge, frappez-les où cela fait mal. Répondez à leur mépris ou à leur arrogeance en les traitant d'imbéciles ou d'ignares, cela les déstabilisera, sauf les plus cyniques ou pourris évidemment.

Vous n'avez pas à être complexés face à ces gens-là ou à vous sentir inférieurs en leur présence. Laissez-les débiter leurs fadaises, et quand ils ont terminé, vous leur dites : c'est tout, c'était pour en arriver là, cela ne valait vraiment pas la peine. Vous voulez les coincer facilement, demandez-leur s'ils ont lu les articles publiés par les médias alternatifs, s'ils vous répondent non, alors vous pouvez leur dire qu'ils parlent sans savoir de quoi ils parlent parce qu'ils ignorent l'essentiel de la situation, vous ne prenez aucun risque, vous êtes certains de les moucher, c'est un truc imparable, d'une efficacité redoutable. Généralement on s'en aperçoit parce qu'ils sortent des trucs énormes, c'est inévitable s'ils n'ont pour seule source d'information que les médias mainstream et la littérature du mouvement ouvrier.

Un autre conseil, vous ne vous sentez pas en mesure de rivaliser avec eux (ou vous n'en avez pas envie), pas de problèmes, tenez-vous en à vos droits, à vos besoins, à vos aspirations, ils sont tous légitimes et se passent de toute justification, observez leur réaction et retenez-vous d'éclater de rire si possible car cela va devenir cocasse. Ils sont universels, c'est suffisant. Si tout au long du processus historique les esclavages n'avaient pas fait prévaloir leurs droits, besoins ou aspirations la civilisation humaine ne se serait jamais développée, elle n'aurait jamais vu le jour.

Si maintenant rejoindre un parti vous révulse, ce qu'on comprendrait parfaitement, essayer au moins de partager vos idées, faites connaître ce que vous savez sans chercher à convaincre que votre interprétation serait la meilleure. Les faits parlent d'eux-mêmes la plupart du temps, il faut juste les prendre dans leur enchaînement, il s'en dégage une logique, et comme elle repose ou se traduit par des rapports, en les inversant on aboutit à une autre logique, une réalité ou un monde se substitue au leur, leur orientation change de direction, vous vous situez au-delà du capitalisme et non dans un univers fantasmagorique. Il faut avoir une activité militante, on ne peut pas se contenter d'idées ou de discours, sauf à les partager encore une fois. Après tout c'est passionnant de rencontrer des gens qu'on ne connaît pas, il y a du rebut forcément, mais aussi de bonnes surprises.

Aider la conscience de classe des travailleurs de progresser par n'importe quel moyen devrait être notre obsession, c'est à la portée de chacun à défaut de pouvoir compter actuellement sur un parti pour accomplir cette tâche politique. Toutes les tentatives d'entrisme dans des partis ouvriers furent futiles ou inutiles et se soldèrent par des échecs. Voilà ce que dira Trotsky en avril 1939 de celle de 1934 dans la SFIO :

- "En France, la régénération de notre groupe a commencé avec l’entrée dans le parti socialiste. Cette politique ne fut pas clairement comprise par tous; elle nous permit pourtant de gagner de nouveaux militants. Malheureusement, ces recrues étaient habituées à un milieu large et, après la scission, elles se sont un peu découragées. Au fond, elles n'étaient pas suffisamment trempées, elles n'ont pas su s'accrocher et elles ont été reprises par le courant du Front populaire. C'est regrettable, mais explicable." (L. Trotsky : Oeuvres - avril 1939 - Discussion dans la IVe Internationale. Source : http://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390400b.htm)

Les militants de l'Opposition de gauche (la Ligue communiste) seront exclus de la SFIO un an plus tard, et comme l'avouera 5 ans plus tard Trotsky, cette expérience n'aura servi strictement à rien pour ne pas dire que cette tactique fut désastreuse et que cette décision fut une erreur politique. On peut ajouter que l'issue du Front populaire était connue d'avance et que Trotsky passa outre, car rien ni personne ne pouvait y changer quoi que ce soit malheureusement, il fallait s'en tenir à ce constat puisque c'était la réalité, et partant de là définir une autre tactique pour construire le parti, dans des conditions difficiles certes, car les travailleurs et les militants étaient bourrés d'illusions dans le Front populaire, mais qui seraient rapidement suivies de désillusions, c'était inévitable ou prévisible. Non seulement les militants de l'Opposition de gauche dépensèrent leur énergie pour rien, ils sortiront affaiblis et plus divisés que jamais de cette expérience. Désespérée pour désespérée, il était dérisoire de se lancer dans une telle aventure qui serait forcément sans lendemain compte tenu des rapports qui existaient entre la SFIO et le PC d'un côté et le prolétariat de l'autre. Je ne pense pas que Lénine aurait soutenu une telle orientation, il y aurait vu sans doute une résurgence du fâcheux penchant de Trotsky à vouloir concilier l'inconciliable tout en étant animé de bonnes intentions cela va de soi, le terme concilier n'est pas tout à fait juste ici, celui de combinaison illusoire serait plus approprié parce que Trotsky n'avait aucune illusion dans la SFIO ou dans le Front populaire.

Près d'un demi-siècle plus tard, le dirigeant de l'OCI Pierre Lambert rescidivera en connaissance de cause en envoyant des militants ou cadres dans le PS, l'opération dont l'issue était connue d'avance se soldera par l'intégration de ces militants ou cadres dans le PS et leur rupture avec l'OCI, ce dont feu-Lambert et sa clique de bureaucrates se moqueront éperdument une fois leur objectif politique atteint, porter Mitterrand et le PS au pouvoir, on peut même affirmer qu'ils en tireront une certaine satisfaction puisqu'ils saisiront cette occasion pour liquider leur parti (PCI) au profit d'un clone de la SFIO, et pousser encore plus loin l'opportunisme en lorgnant sur les militants du PS (et du PCF), témoignant ainsi qu'ils n'avaient retenu aucun enseignement des expériences passées et qu'ils étaient animés par d'autres intentions que celles qui animaient Trotsky. Quant aux militants de l'OCI-PCI qui devaient prendre du galon dans les instances des syndicats, en particulier dans FO, ils finiront tous par épouser la ligne réformiste ou de collaboration de classes de leurs dirigeants, tout en conservant leur étiquette trotskyste pour qu'on ne les accuse pas de collusion ou de trahison, en vain, plus personne n'est dupe de leur imposture désormais.

Vous ne voudriez tout de même pas qu'on conseille aux militants de les imiter. Bref, il faut écarter cette tactique désastreuse et les aventures hasardeuses consistant à chercher des raccourcis pour construire le parti ou influer sur l'orientation de tel ou tel parti. Les travailleurs ou militants inorganisés peuvent se regrouper ou se rapprocher de groupes en fonction de leurs convictions pour continuer à avoir une activité militante en attendant des jours meilleurs, nous sommes désolés de n'avoir rien de mieux à leur proposer, qu'ils sachent que ce n'est pas la première fois que cela se produit dans l'histoire de la lutte de classe et qu'il existe une multitude de militants qui sont dans le même cas qu'eux à travers le monde.

Concernant la France, voici aussi ce que disait Trotsky en 1939 (source : id) : "le mal français traditionnel, cette incapacité d'organisation" ou encore s'agissant de la situation : "Il nous faut nous préparer surtout et attendre un élément nouveau, un facteur nouveau dans la configuration générale des forces", l'irruption violente et incontrôlée des masses révolutionnaires à l'assaut du régime ? Si vous avez attentivement suivi les positions adoptées par tous les partis, si ce soulèvement se produisait peu de temps après les prochaines élections, il défierait tous leurs pronostics foireux puisque le prochain président de la République sera Fillon ou Macron, et non Hamon (pour se faire plaisir) ou Le Pen (pour se faire peur).

Il ne suffit pas de le dire ou de le savoir, il faut commencer par l'appliquer à soi-même.

Celui qui croit les gens sur parole, est un imbécile fini dont on ne peut rien espérer. (Vladimir Lénine, « La crise du parti », 19 janvier 1921, OEuvres t. 32, Progrès, p. 37) (Lénine, La crise du parti, 19 janvier 1921).

La réalité est cruelle.

Pour paraphraser Lénine, on pourrait ajouter qu'il n'y a que les imbéciles pour croire qu'elle les épargnera.

On vous a fait croire que vous viviez sous un régime démocratique, alors que vous viviez déjà en oligarchie depuis des lustres. Et vous l'avez cru.

On vous a fait croire que le PS et ses satellites ou alliés électoraux étaient de gauche, alors qu'ils n'ont eu de cesse de démontrer qu'ils étaient de droite depuis plus d'un siècle. Et vous l'avez cru.

On vous a fait croire qu'il existait des syndicats indépendants de l'Etat, alors qu'ils n'ont eu de cesse de démontrer le contraire. Et vous l'avez cru.

On vous a fait croire que les médias et la justice étaient indépendants, alors qu'ils n'ont eu de cesse de démontrer le contraire. Et vous l'avez cru.

On vous a fait croire que le progrès social issu de la lutte de classe du prolétariat était acquis pour l'éternité car inscrit dans les gènes progessistes, humanistes du capitalisme, et que vous marchiez inexorablement sur la voie qui mènait au bien-être et à la paix, alors que la crise du capitalisme devait entraîner la brutale décomposition de l'ensemble de la société et mettre à mal tous vos droits sur fond de chaos et de guerre. Et vous l'avez cru.

On ne vous accablera pas davantage, car on vous a trompés délibérément le plus souvent à votre insu.

Pour que le socialisme se réalise il fallait en prendre conscience et en tirer des enseignements pratiques, sauf que ni l'un ni l'autre ne se produira en l'absence de dirigeants possédant les qualités requises.

Devrait-on en conclure que l'amélioration de la condition ouvrière et le développement d'une importante classe moyenne au cours des décennies qui ont suivi la fin de le Seconde Guerre mondiale seraient à l'origine de l'insouciance dans laquellle ont baigné des générations de travailleurs et de leur impuissance de nos jours ?

C'est un peu comme lorsqu'une crise ou une guerre survient, tout le monde semble surpris, alors qu'en réalité elles étaient inscrites à terme dans le processus qui se déroulait sous nos yeux, et dont le dénouement ne pourrait pas être favorable aux exploités et aux opprimés, sauf à prendre les capitalistes pour des philanthropes prêts à sacrifier leurs intérêts au profit des nôtres.

On s'accommoda de bien des aspects insupportables de la situation, sous prétexte qu'ils ne nous concernaient pas directement, en espérant secrètement demeurer épargné jusqu'à la fin de notre courte existence, en vain.

Il faut reconnaître qu'on y a été encouragé par les démagogues, les dogmatiques et autres charlatans ou imposteurs qui sévissaient au sein du mouvement ouvrier, allant jusqu'à briser la détermination de centaines de milliers de travailleurs parmi les plus avancés qui l'avait rejoint, imprimant profondément le mode de pensée de l'ensemble des militants et cadres, de sorte qu'ils se comportent inconsciemment comme leurs dirigeants ou leurs anciens dirigeants en se réfugiant dans le déni et le mépris dès qu'on aborde des sujets aussi embarrassants que celui-là, parce qu'ils sont bourrés de tics, d'idées préconçues, de tabous n'ayant rien à envier aux vieilles bigotes supersticieuses, etc. ce qui a le don de servir de repoussoir aux travailleurs et jeunes qui envisageraient de s'organiser.

La société et le mouvement ouvrier sont en piteux état, à l'image de leurs dirigeants.

Tous les courants du mouvement ouvrier ont fait faillite, il n'y a donc plus rien à en tirer, c'est le premier constat qu'il faut admettre, il faut donc le reconstruire sur une base de classe indépendante, celle du marxisme, du socialisme.

Il n'existe qu'un moyen d'en finir avec la confusion actuelle, caractériser l'Etat ou le régime, caractériserle PS et les directions des syndicats, caractériser l'idéologie de la classe dominante, et vous verrez qu'on y voit soudain beaucoup plus clair...

Vous aurez peut-être l'impression de vous sentir bien seul, mais rassurez-vous, dites-vous bien que tous les peuples exploités et opprimés sont avec vous. Mais si maintenant vous espériez vous retrouver en compagnie de ceux qui représentent le règime, vous allez être déçus et il va vous falloir redoubler de courage, de volonté et de patience pour conserver votre dignité en attendant des jours meilleurs...

Ah "les jours heureux" (Programme du Conseil national de la Résistance ou du Front populaire), les "Trente glorieuses" (1945-1975) !

- Famine: le monde vit sa "pire crise humanitaire" depuis 1945, affirme l'ONU - L'Express.fr

L'organisation internationale alerte sur le risque de malnutrition et de famine qui touche 20 millions d'habitants de trois pays d'Afrique, et au Yémen. L'Express.fr 12.03

Vous les entendez geindre de douleur, non, alors dormez tranquilles braves gens ! Vous entendez le bruit des canons, non, alors dormez tranquilles braves gens !

Quand les faits objectifs sont ignorés, l'ère du totalitarisme est arrivée.

- "Un nouveau gadget conceptuel vient de naître: la post-vérité.

Le dictionnaire d’Oxford l’a décrété «mot de l’année 2016». Il le définit ainsi: Néologisme qui fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles. L’encyclopédie en ligne Wikipédia nous apprend que l’ère de la post-vérité (ou ère post-factuelle) représente «une culture au sein de laquelle les leaders orientent les débats vers l’émotion en usant abondamment d’éléments de langage et en ignorant ou en faisant mine d’ignorer les faits et la nécessité d’y soumettre leur argumentation, cela à des fins électorales»."

(La post-vérité : une supercherie - par Jacques Perrin arretsurinfo.ch - Source : http://www.zeit-fragen.ch/fr/editions/2017/no-6-6-mars-2017/la-post-verite-une-supercherie.html)

Au diable la vérité quand elle leur déplaît ou quand elle n'est pas à leur avantage ! Raison de plus pour y rester fidèle et la partager avec le plus grand nombre s'ils la craignent à ce point-là.

Faire peur à quelqu'un pour en obtenir quelque chose, c'est le coup classique

C'est l'ère du totalitarisme de la pensée, l'apogée et le crépuscule du subjectivisme, de l'individualisme basée sur des facteurs subjectifs au détriment de la réalité objective.

La réalité objective, c'est notre condition d'esclave moderne, les difficultés quotidiennes qui nous pourrissent la vie, les maux que leur société nous impose, toutes les souffrances et humiliations inutiles et injustes qu'ils nous font subir, nos multiples privations ou frustrations, l'absence de liberté dans tous les domaines, le climat délétère, l'atmosphère nauséabonde qu'ils font régner et à laquelle personne ne peut échapper, etc. qui nous conduisent à en rechercher la cause et à en conclure qu'il faut faire table rase de la société telle qu'elle existe, renverser l'ordre établi et ses institutions pour reconstruire la société sur de nouvelles bases sociales épurées du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme qui est à l'origine de la haine, du chaos et de la guerre.

Voilà pourquoi ils veulent nous détourner de la réalité objective, ils ne tiennent pas à ce qu'on établisse le lien de cause à effet qui existe entre notre condition et le monde extérieur, la société, les rapports sociaux en vigueur.

Ils privilégient les émotions parce qu'elles sont dénuées de raison, de logique ; vous apercevez un serpent et vous prenez peur, alors qu'il est inoffensif à la distance qu'il est par rapport à vous, vous claquez dans vos mains et il prend la fuite, le danger était dans votre tête uniquement parce que vous n'aviez pas toute votre tête, c'est cela, ils veulent vous faire perdre la tête... pour mieux la formater ou vous la couper !

Qui a dit ?

- "les démocraties sont tout à fait fondées à interdire des mouvements anti-démocratiques, nazis ou communistes par exemple"

Réponse : Chantal Delsol, membre de l’Institut, fondatrice de l’Institut Hannah Arendt, philosophe et historienne des idées. (Source : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/10/31003-20170310ARTFIG00144-chantal-delsol-le-populisme-est-attache-a-des-enracinements-que-detestent-les-elites.php )

Elle représente bien les "experts" véreux auxquels recourent les médias-oligarques...

Point de vue

L’ère des coquilles vides par Slobodan Despot - Lettre d’information ANTIPRESSE n° 67 du 12.3.2017

Le plus étrange printemps français

Nous évoluons désormais dans des systèmes sédévacantistes: des systèmes fondés sur la souveraineté populaire, mais où le siège du souverain est vide.

Après la perte du Tao vient la bonté.

Après la perte de la bonté vient la vertu.

Après la perte de la vertu vient la justice.

Après la perte de la justice vient le rite.

Le rite est l’écorce de la droiture et de la sincérité et le commencement du désordre.

(Livre du Tao, ch. XXXVIII)

La France ne respire plus en cette veille de présidentielle. La sidération est universelle: comment en est-on arrivé là? D’où sort ce Rastignac de synthèse dont on parle partout? Où sont passés les partis qui régnaient hier encore?

La comète Macron® a troué le firmament politique français et entraîné dans son sillage les décombres de tout ce qu’on pouvait appeler le «centre». Ne restent à leur place que le FN et son miroir, Mélenchon. Et tous contemplent l’improbable fuite en avant de Fillon, qui impose l’admiration par son entêtement même.

Les formes sont respectées, et d’autant plus qu’elles sont totalement creuses. La traque au Fillon est certes légale, mais son calendrier compromet sa légitimité. On a oublié les leçons du XXe siècle, où rien ne fut plus légaliste que les régimes totalitaires.

C’est l’une de ces évidences qu’on n’ose même plus rappeler publiquement, tant elles sont… évidentes. Du point de vue de l’intérêt public, il est ainsi infiniment moins grave de surpayer sa femme et ses enfants que de déposséder la nation du fleuron de son économie comme l’a fait Macron® entre autres en vendant Alsthom à General Electric. A moins de quarante ans, le joli Emmanuel s’est déjà illustré comme l’un des plus redoutables prédateurs du patrimoine industriel français, mais nul ne le lui reprochera. Qu’a-t-on à lui reprocher si tout est légal? Ne vivons-nous pas sous un état de droit? L’intérêt public n’est codifié ni par un article de loi, ni par un impératif moral. On lui reprochera peut-être, mollement, ses cachotteries fiscales ou sa promotion payée sur la caisse de l’État. Mais ces licences restent peu de chose auprès des conséquences de son action ministérielle.

Ce qui a vraiment changé

Le phénomène Macron® est incompréhensible dans le cadre de la culture politique dans laquelle nous avons été élevés. Il relève pourtant d’une réalité qui ne date pas d’hier: la réalité de ces pouvoirs de l’ombre que dénonçait dès 1958 le Président de Simenon dans son prophétique discours à l’Assemblée. Une Assemblée «où les partis ne sont plus que des syndicats d’intérêts».

Rien de nouveau sous le soleil, alors? Si, justement: le fait que tout se joue en plein soleil et non plus en coulisses. Plus besoin de longues ascensions, d’«entrisme», de double jeu ni de double langage. Plus besoin même de l’ébauche d’un programme. Bien au contraire. Les spin-doctors vous le diront: dans une campagne de pure «comm» politique, mettre en avant un contenu est «clivant» et donc dangereux. M. Hollande avait promis des choses qu’il n’a pas tenues ni ne pouvait tenir: il n’a fait que décevoir. Un candidat qui ne promet rien ne déçoit personne. Son argument n’est pas de l’ordre de la promesse, mais du charme. Il suffit d’être «dans le vent»: s’assurer de toujours tenir le couteau par le manche. Et puis, bien entendu, bénéficier de la bienveillance fidèle d’un nombre prépondérant de médias, ce dont le candidat s’est assuré tant par ses relations personnelles que par ses services rendus à leurs patrons.

Là encore, ce ne sont que truismes. Macron® exploite à l’extrême la stratégie du look et les complaisances du système. Ce n’est même pas de sa faute. Il incarne la fin de vie d’une Ve république aussi adaptée à ce temps que le télégraphe ou la machine à écrire. Il a émergé à la faveur d’une innovation venue on ne sait d’où. Ou plutôt non: venue on sait d’où: d’Amérique. Les soudaines primaires qui, à droite comme à gauche, ont propulsé des candidats extrêmes, ouvrant un boulevard pour l’extrême… centre! Mais cela encore — les primaires — fait partie de la révolution dont nous sommes témoins.

Ce qui est nouveau en 2017, c’est la carte blanche laissée à cette hypnose collective déguisée en changement politique. Les règles du jeu sont rebattues du jour au lendemain. Des figures apparaissent et disparaissent comme par enchantement. Les mensonges sont sans conséquences. Le ludion peut bien se prétendre «anti-système» bien qu’il en soit un pur produit, soutenir que le libéralisme est «une valeur de gauche», et même déclarer ringard le processus électoral en soi: nul ne lui en tient rigueur sinon ses adversaires politiques — dont la position est par définition suspecte de parti pris. L’arbitrage de la décence n’existe plus. Au milieu du balancier, là où les intérêts s’annulent et où il ne reste que le jugement mûr et impartial, il n’y a plus personne.

Ce n’est pas que le poste en question ait jadis été occupé par des personnes en particulier. C’est tout simplement que la décence commune, l’objectivité et la logique ne guident plus le débat public. Pas plus que la raison d’État, la raison politique tout court. Le jeu des institutions est devenu mobile, tournoyant, comme une scène de théâtre. Comme s’il se jouait dans des couloirs déserts. Comme si le navire de l’Etat était devenu une coquille vide. Exit les institutions et les partis. Voici venu le temps des des manieurs d’opinion.

Le règne de la carpe et du lapin

Le petit Macron® est un péril avéré pour l’intérêt national, mais il est «propre sur lui» (en comparaison d’autres, en tout cas). Il est l’antipode exact du prince de Talleyrand, qui était une crapule cynique, «de la merde dans un bas de soie» (selon Bonaparte), mais dont l’expérience et le sens de l’État ont sauvé la France lors du Congrès de Vienne en 1815. Il s’enrichit certes au passage, mais la mémoire de la nation a su faire la part des choses.

De Talleyrand à Macron®, un paramètre de la vie publique a fondamentalement changé. La raison et le bon sens ont fait place à une alliance mortelle, l’alliance entre les clercs et les magistrats, entre la morale et le droit.

La morale et le droit sont le marteau et l’enclume entre lesquels tout ce qui nous a définis au cours des siècles se fait tailler en pièces au jour le jour. Raison d’État, coutumes et mœurs innées, modes de gouvernement public et privé, expressions d’identité: tout y passe. Une caste s’est cristallisée, possédant à la fois une idéologie rigide et les moyens de la traduire rapidement en articles de loi. Et le bon peuple observe médusé, la bouche ouverte et les bras ballants, comment des bizarreries dont il se gaussait la veille encore deviennent les nouvelles normes au petit matin. «Mariage pour tous! Non mais quoi encore? Pourquoi pas les noces de la carpe et du lapin!» Et hop! Essayez aujourd’hui de vous moquer de cet acquis définitif de l’humanisme…

L’avantage de la stratégie du choc juridique, c’est qu’elle est une crémaillère. Une fois qu’une loi a fait «clic», grâce au lobbying des minorités, des «représentants de la société civile» (nouvel avatar des pouvoirs illégitimes) ou des corporations, propulsée au besoin par la vague émotionnelle des tsunamis médiatiques, elle est verrouillée pour de bon. Revenir en arrière? Impossible. Il y faudrait des majorités parlementaires, impossibles à réunir dès lors qu’il s’agit de contrer les intérêts de la suprasociété. Les «élus», une fois élus, ne rêvent que d’être recrutés. Le suffrage de la masse ne leur sert que de strapontin pour accéder au monde de quelques-uns. A-t-on vu des chiens pisser dans leur gamelle?

Même les Suisses, avec leur système unique au monde de démocratie directe, peinent à détricoter la camisole que leur impose un establishment apatride. De plus en plus souvent l’on voit les décisions les plus souveraines, celles obtenues par référendum, rester lettre morte. Incompatibilité avec la législation européenne, les fatwas de la CEDH ou on ne sait quel décret de quelle institution sans mandat populaire: les juristes trient et censurent, déplaçant la souveraineté du peuple vers la primauté du droit.

Le peuple? Quel peuple?

C’est bien le problème: nous évoluons désormais dans des systèmes sédévacantistes: des systèmes fondés sur la souveraineté populaire, mais où le siège du souverain est vide.

En France, la souveraineté du peuple n’est qu’une pétition révocable par le pouvoir législatif (comme l’a montré l’annulation du référendum sur la Constitution européenne), et le pouvoir législatif n’est qu’un consultant de l’exécutif (art. 49.3). On le sait, la patrie de la Révolution n’a jamais cessé d’être une monarchie. Mais il y a un fait nouveau. Les monarchies éprouvent de temps à autre le besoin de recourir au peuple, ce recours que la France ne connaît ni ne comprend plus. Le Front national est devenu, pour ainsi dire, l’interprète exclusif de l’entité «peuple», son ventriloque.

Mais de quel peuple parle-t-on?

Dans son livre Fin de partie — Requiem pour l’élection présidentielle, Vincent Coussedière semble considérer cette question comme le seul et unique enjeu de cet étrange printemps. Le défi lancé au pays, écrit-il, ne se résume pas à choisir l’homme (ou la femme) le plus capable de gouverner. «Le défi est un défi archi-politique, qui consiste à réinstituer un peuple capable de légitimer un homme.»

Nul ne semble s’apercevoir de l’inanité des systèmes de gouvernement modernes où le principal intéressé, ce souverain qui les légitime, est écarté des débats, atomisé, réduit en une bouillie muette et indifférenciée, l’équivalent du raya infidèle sous un pouvoir islamique. Le gouvernement pour le peuple et par le peuple est peut-être une illusion, mais un gouvernement contre le peuple et pourtant en son nom est une absurdité de phase terminale qui conduit sûrement à la catastrophe. C’est en son nom que les oligarchies aujourd’hui hissent pignon sur rue avec des hologrammes de type Macron® — afin d’achever de le réduire à une masse servile.

Slobodan Despot Lettre d’information ANTIPRESSE n° 67 du 12.3.2017

Entretien avec Jean-Claude Michéa, philosophe.

Beaucoup se sont enthousiasmés à la victoire de Donald Trump et du Brexit : qu’en avez-vous pensé ?

Si quelque chose peut nous réjouir dans ces deux événements, du reste très différents, c’est uniquement le fait que, dans les deux cas, les grands médias du système et leurs instituts de sondage – malgré les moyens de manipulation dignes de Big Brother dont ils disposent par définition – ont piteusement échoué dans leur tentative d’imposer aux électeurs, et notamment à ceux des classes populaires, la ligne politique qui correspondait le mieux aux intérêts des secteurs les plus modernistes de l’élite au pouvoir (ceux que représentait Hillary Clinton aux États-Unis et que continue à représenter Angela Merkel en Europe). De là, cette incroyable croisade médiatique qui vise aujourd’hui – du matin jusqu’au soir et sept jours sur sept – à nous présenter le Brexit et l’élection de Donald Trump comme une menace terrifiante pour le « monde libre » et le point de départ d’une nouvelle apocalypse « populiste ». Il y a même quelque chose de tout à fait surréaliste à voir ce même monde médiatique qui célèbre d’ordinaire sans le moindre état d’âme toutes les vertus de l’ordre capitaliste mondial (et que Marx appelait déjà la « presse aux ordres de la Bourse »), reprocher en même temps au nouveau président américain d’en incarner la figure la plus impitoyable ! Il reste que personne ne peut sérieusement croire que Donald Trump et Theresa May seraient subitement devenus des ennemis résolus de l’oligarchie financière et de la logique du profit ! C’est pourquoi il me semble beaucoup plus raisonnable de voir dans cette hallucinante croisade anti-Trump et anti-Brexit qu’orchestre en continu la fraction dominante des grands médias libéraux (celle dont le citoyennisme marchand de France-info représente en France la forme la plus caricaturale) l’un des signes les plus spectaculaires du fait que les classes dirigeantes de la planète sont aujourd’hui en plein désarroi et qu’elles éprouvent la plus grande difficulté – notre actuelle campagne présidentielle en offre chaque jour l’illustration – à s’accorder de manière cohérente sur la meilleure façon de sauver un système capitaliste mondial qui prend l’eau de toute part. C’est dire l’ampleur de la crise qui nous attend !

(Source : https://comiteorwell.net/2017/03/01/jean-claude-michea-emmanuel-macron-le-brexit-et-donald-trump)

Dossier sur la Syrie.

Vous aurez remarqué au passage que nous aussi nous avons de la suite dans les idées, on ne lâche pas le morceau, on ne laisse pas tomber le peuple syrien, on ne traite pas ce sujet entre la poire et le fromage (entre nous je me passe de l'un et l'autre, passons), on ne s'en débarrasse pas après l'avoir évoqué en coup de vent, pourquoi le devrions-nous, nous avons bonne conscience, c'est tout ce que je vous souhaite.

Une vidéo ou une preuve matérielle.

ALEP : Pierre Le Corf visite le QG des CASQUES BLANCS/a visit to WHITE HELMETS HQ [eng. subs]
https://www.youtube.com/watch?v=ZWxQHPwoNMk

Oscar pour les «Casques blancs»: Assad félicite Al-Qaïda pour sa première récompense - sputniknews.com

Le président syrien Bachar el-Assad a déclaré que l'Oscar du meilleur court métrage documentaire avait été décerné au groupe terroriste Front Fatah al-Cham, appelé auparavant Front al-Nosra.

« Tout d'abord, nous devons féliciter le Front al-Nosra pour son premier Oscar. C'est un événement sans précédent de la part de l'Occident de décerner un prix à Al-Qaïda », a dit le président syrien, interviewé par la chaîne chinoise de télévision Phoenix TV sur l'Oscar du meilleur court métrage documentaire remporté par le film « Les Casques blancs » d'Orlando Van Einsiedel.

Le chef de l'État syrien a également ajouté qu'il y avait de nombreuses preuves des liens directs de l'organisation « Les Casques blancs » avec les groupes terroristes.

« Vous pouvez trouver sur Internet plusieurs vidéos- et bien sûr des images diffusées par les Casques blancs eux-mêmes — les accusant de terrorisme, où vous pouvez observer des gens portant des casques blancs en train de se congratuler devant des corps de soldats syriens », a-t-il ajouté.

En outre, M. Assad est persuadé que « les Oscars, le prix Nobel… sont autant de récompenses politisées ». sputniknews.com 14.03

Assad rencontre des députés européens et accuse l’UE de propagation du terrorisme - arretsurinfo.ch

Lors d’une rencontre entre le président syrien et une délégation du Parlement européen, Bachar el-Assad a fustigé l’UE qui, selon lui, a soutenu l’extrémisme en Syrie, causant un afflux migratoire vers l’Europe et la propagation du terrorisme.

«Les mesures adoptées par plusieurs pays européens vis-à-vis de la Syrie – et des pays du Moyen-Orient en général – qui consistent à soutenir l’extrémisme et imposer des sanctions économiques contre Damas ont mené à la situation actuelle : la propagation du terrorisme et l’afflux massif de réfugiés dans ces pays [européens]», a déclaré le président de la Syrie Bachar el-Assad le 12 mars à Damas, dans des propos rapportés par l’agence de presse syrienne Sana. Cette intervention du chef d’Etat syrien a eu lieu à l’issue d’une rencontre avec une délégation de parlementaires européens présidée par Javier Couso, vice-président du Comité des Affaires étrangères du Parlement européen.

Le président syrien s’est félicité de cette visite. «Les députés du Parlement européen entendent prendre connaissance de la situation et en présenter une image fidèle à leurs peuples», a-t-il précisé. Il a ajouté que la perception faussée de la crise syrienne en Occident était dûe à la «perte de confiance envers les médias» couvrant le conflit, qui, selon lui, déforment l’information.

Les membres de cette délégation ont pour leur part exprimé leur volonté de rétablir des relations diplomatiques entre la Syrie et l’Union européenne, rompues depuis 2011. Ainsi, Javier Couso a déclaré qu’il entendait faire son possible pour annuler les sanctions économiques européennes à l’encontre la Syrie. (RT 13.03 - Source Source: https://francais.rt.com/international/35153-bachar-el-assad-accuse-europe-propagation-terrorisme)

Syrie: deux gouverneurs en "exil" attendent la chute des jihadistes - AFP

"Bienvenue dans la province d'Idleb", affirme le gouverneur Ali Jassem à l'adresse des visiteurs dans un bureau de la province voisine de Hama, où il tente au mieux de gérer les affaires de son gouvernorat contrôlé par des rebelles et jihadistes.

Nommé à ce poste il y a un an alors que le gouvernorat d'Idleb échappe depuis 2015 au régime, M. Jassem n'est pas le seul responsable gouvernemental à faire son travail à distance, au 2e étage d'une école dans la ville de Hama (centre).

Un étage plus haut, son collègue de Raqa ronge son frein en attendant le moment où le groupe Etat islamique (EI) sera chassé de la capitale officieuse de l'"émirat" auto-proclamé en juin 2014.

A partir de ce bâtiment, ces hauts responsables dirigent les services de l'Etat dans les deux capitales provinciales qui échappent toujours au contrôle de l'Etat, alors que la guerre entrera mercredi dans sa septième année.

Sous le portrait du président Bachar al-Assad, Abed Khaled al-Hamoud, 53 ans, est assis à son bureau avec à droite le drapeau syrien et à gauche celui du parti Baas, au pouvoir depuis plus d'un demi-siècle.

Il affirme représenter "la continuité de l'État" dans la province septentrionale de Raqa.

"L'Etat syrien assume toutes ses fonctions et nous sommes toujours présents même si on n'est pas là-bas", assure cet homme jovial, chemise blanche, sans cravate.

La province de Raqa a été la première à tomber en mars 2013 aux mains des rebelles avant que l'EI chasse ensuite ses anciens alliés.

"Bien que l'État n'y lève aucun impôt, les salaires des 67.000 fonctionnaires et retraités sont versés chaque mois, qu'ils se trouvent encore à Raqa ou dans les autres provinces", explique-t-il.

L'argent est laissé à Hama jusqu'à ce que les employés ou des gens de leur confiance viennent le récupérer.

Dans la salle de classe qui lui sert de bureau, le gouverneur d'Idleb explique: "Nous sommes temporairement à Hama, mais nous sommes sûrs de rentrer à Idleb grâce aux victoires de l'armée".

Seconde capitale provinciale à échapper au régime, la ville est tombée en mars 2015 aux mains d'une coalition regroupant les jihadistes du Front al-Nosra (alors ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et des rebelles islamistes.

"Toutes les institutions, les compagnies et administrations publiques ont été transférées ici", dit-il.

Les compagnies de l'eau de Raqa et d'Idleb ont pris ainsi chacune des bureaux au siège de la compagnie de l'eau de Hama, comme pour l?électricité.

"A Idleb, les administrations publiques sont fermées et pour une carte d'identité ou un passeport, les gens doivent venir ici. Ce n'est pas très loin car les gouvernorats d'Idleb et de Hama sont voisins", souligne M. Jassem.

Au même étage, des agriculteurs attendent devant la porte de Mohammad Hmachdo, directeur de la planification d'Idleb.

"Nous distribuons des vaccins pour les enfants, des médicaments pour les animaux, et même de petits générateurs pour les pompes à eau", explique-t-il.

A l'étage du gouvernorat de Raqa, la situation est beaucoup plus compliquée. "Daech ne laisse sortir personne, sauf si vous êtes gravement malade. Alors les gens viennent clandestinement à travers le désert", déclare le gouverneur.

"L'aller-retour peut prendre jusqu'à 20 jours. Un jour, un élève devant passer son baccalauréat est parti de Raqa à cheval jusqu'à Alep puis a pris un taxi jusqu'à Hama pour passer ses examens", assure-t-il.

Un contrat de mariage, un acte de naissance ou de décès est enregistré parfois avec deux ou trois ans de retard.

Pire encore, "Daech a détruit toutes les archives (...) Il nous faut les reconstituer. C'est un énorme travail, mais cela prouve que l?État fonctionne", assure le gouverneur.

Au bout du couloir, une banderole indique "Conseil municipal de la ville de Raqa". Dans une salle, son chef assure qu'une partie des 740 employés municipaux, qui sont restés là-bas, continuent à travailler.

Les communications avec eux sont encore possibles mais menées de manière secrète pour des raisons de sécurité.

"Ils nettoient la ville, ramassent les ordures (...) sous la supervision d'un 'émir' de Daech, mais c'est le gouvernement qui paie leur salaire", assure Talal al-Cheikh, 49 ans.

Quant au gouverneur hôte, celui de Hama, Mohammad al-Hazaoui, il relève que sa province est la seule à accueillir trois gouverneurs.

"J'espère que, si la situation militaire évolue favorablement, ils pourront rentrer chez eux". AFP 14.03

Fake d'un fuck ! Princier, s'il vous plaît !

La Syrie est devenue une chambre de torture - euronews.com

“La Syrie toute entière est devenu une chambre de torture, un lieu d’horreur sauvage et d’injustice absolue.”

C’est la conclusion du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu, sur les prisons surpeuplées de Syrie. Hommes, femmes, enfants, innocents, meurent sous la torture. Selon l’enquête de l’Onu, Bachar al Assad est responsable d’“extermination et de crime contre l’humanité.”

“S’assurer que justice soit faite, établir la vérité et réparer, tout cela se produira si le peuple syrien cherche la réconciliation et la paix, explique Zeid Ra’ad al-Hussein, haut commissaire onusien pour les droits de l’Homme. Cela ne peut pas être négociable. La détention demeure une question centrale en Syrie, elle est déterminante pour parvenir à un accord politique.”

Zeid Ra’ad al-Hussein appelle à l’arrêt des tortures, des exécutions, réclame la libération de tous les détenus, ou au moins des informations pour leurs familles. Le gouvernement syrien dément ces accusations.

Selon la commission d’enquête de l’ONU, l’armée syrienne a également commis un crime de guerre en bombardant une source d’eau fin décembre.

La source, située à Wadi Barada, une localité rebelle, n’a pas été contaminée par l’opposition, comme l’affirmait le régime.

Elle a privé d’eau plus de 5 millions de personnes.

Autre crime imputé à l’aviation syrienne ou russe : le bombardement du QG du Croissant rouge à Idlib, en février. Et l’utilisation de chlore autour de Damas et Idlib. euronews.com 14.03

Qui est Zeid al-Hussein ?

La Croix - Zeid al-Hussein, âgé de 50 ans, appartient à la dynastie des Hachémites, une des plus grandes dynasties arabes régnant au Moyen-Orient. Son père, le prince Ra’ad bin Zeid, était chef de la Maison royale d’Irak et de la Syrie et prétendant au trône irakien. Cousin éloigné du roi de Jordanie Abdallah II, Zeid Al Hussein n’est cependant pas appelé à régner.

Il a fait ses études dans les universités Johns Hopkins (Etats-Unis) et Cambridge (Royaume-Uni), où il a obtenu son doctorat en 1993. Il est marié depuis 2000 avec l’Américaine Sarah Butler, qui a aussi travaillé pour l’ONU et l’Unicef. la-croix.com 18.06.2014

Massacre ordinaire. Une preuve matérielle contre une allégation, Libération privilégie l'allégation.

- Syrie. Bavure américaine près d’Alep ? - Libération.fr

Les habitants ont été les premiers à signaler jeudi soir que la frappe était le fait de l’aviation de la coalition dirigée par les Etats-Unis. Les débris des missiles récupérés sur le site confirment que le missile provenait de l’armée américaine. Celle-ci avait annoncé un peu plus tôt «une frappe aérienne sur un rassemblement d’Al-Qaeda en Syrie, dans la province d’Idlib, tuant plusieurs terroristes». La frappe serait tombée à la sortie de la mosquée dans le village d’Al-Jineh, à 30 km d’Alep. Bilan : une cinquantaine de morts, principalement des civils. Le Pentagone a démenti, montrant une photo aérienne d’une mosquée toujours debout. Libération.fr 17.03

Quand cette photo a-t-elle été prise ?

Reuters - ...le capitaine Jeff Davis, porte-parole du Pentagone, a montré à la presse des photos du site qui, a-t-il dit, ont été prises après le bombardement. On y voit une mosquée intacte située à côté de la cible localisée par le Pentagone. Reuters 17.03

J'ai regardé et téléchargé cette photo, effectivement la mosquée semble intacte, par contre un bâtiment situé à une quinzaine de mètres de la mosquée est complètement détruit et une voiture se trouvant dans la rue séparant la mosquée et ce bâtiment est entièrement calcinée, donc les personnes qui se trouvaient à cet endroit-là après être sortis de la mosquée n'avaient aucune chance d'en réchapper.

Et puis, depuis quand devrait-on croire sur parole le Pentagone ? Pourquoi le Pentagone ne montre-t-il toujours pas les images des 84 caméras de surveillance situés aux abords de leur bâtiment et sur lesquels figurent l'objet volant qui l'a percuté le 11 septembre 2001 après avoir confisqué ces 84 films ?

Le gouvernement fasciste avec lequel s'accommode l'UE, Wahington, l'OTAN et l'ONU

Et Paris évidemment...

- À Riga, le défilé de la Waffen SS hué par les habitants - Sputnik

Dans la capitale lettone, le 16 mars est toujours une journée sensible: c'est le jour du défilé annuel des partisans de la Waffen SS, une armée connue pour son soutien au régime nazi.

Cette année, tout comme les années précédentes, la manifestation a été accompagnée par des slogans antifascistes tels que « La Honte de la Lettonie » ou « Le fascisme ne passera pas! ». Quelques participants antinationalistes venus de différents pays européens ont déployé des affiches avec des devises antifascistes et contre les légionnaires lettons.

Les vétérans de la Waffen SS et leurs recrues n'étaient pas les seuls destinataires de ces huées, certains hommes politiques participant à la marche en soutien aux légionnaires étant également visés.

Six députés et plusieurs ministres du groupe nationaliste ont assisté à cet événement selon les informations de l'agence balte « Delphi ». Ils sont venus malgré les appels de Maris Kucinskis, Premier ministre letton, à se tenir à l'écart de cette manifestation afin de ne pas salir la réputation du pays en s'affichant avec des néo-nazis. (Le titre était justifié puisqu'il y a des ministres nazis dans le gouvernement letton actuel. - LVOG)

D'après la police, le défilé a rassemblé plus de 2 000 personnes dont la plupart sont des jeunes hommes qui chantaient des chansons nationalistes et scandaient « La Lettonie aux Lettons » ou encore « Défendons notre pays ».

À en juger d'après les propos d'Alexandre Goponenko, politologue antifasciste, on a pu observer un sérieux changement dans le comportement des manifestants par rapport aux années précédentes.

« Si avant ils marchaient en baissant les yeux maintenant, ils le faisaient avec beaucoup plus d'aisance », a-t-il fait remarquer à Rossiskaya Gazeta.

Selon M. Goponenko, nombreux sont les effectifs de l'Otan en poste sur les bases militaires lettonnes qui ne se sont pas prononcés contre ces manifestations.

« Les pays occidentaux commencent petit à petit à s'habituer à l'impunité des successeurs des fascistes et ont cessé de lutter contre la propagation des idées ultra radicales. Cela pourrait avoir des conséquences néfastes pour l'Europe », a-t-il déploré.

La Waffen-SS était la branche militaire de l'armée politique du régime nazi uniquement constituée de nationaux-socialistes convaincus, soumis à de sévères critères de sélection notamment basés sur les théories raciales nazies. Sputnik 16.03

France. Bienvenue chez les mutants ou en route vers la lobotomie générale.

- Ecrans. Les ados surconnectés. - Libération.fr

Toujours plus équipés et toujours plus connectés : les 13-19 ans passent plus de 15 heures par semaine sur Internet (1 h 30 de plus qu’en 2015), tandis que les 7-12 ans y passent en moyenne 6 h 10 et les 1-6 ans plus de 4 h 30, selon l’étude annuelle «Junior Connect», publiée mardi. En outre, 88 % des 13-19 ans possèdent un smartphone et leur consommation de vidéos, notamment via YouTube, est en train d’exploser. Liberation.fr15.03

C'est dingue, non ?

Le Ministère de la Vérité ou la machine à fabriquer du consentement à l'occasion de l'élection présidentielle française.

Surtout n'allez pas les accuser de parti pris, de manquer d'impartialité, d'être animées d'arrière-pensées inavouables, etc. ils vous traiteraient de comploteurs.

L'introuvable fait-divers évoqué par François Fillon en meeting - Le Huffington Post

Mais d'où vient cette histoire sordide racontée par François Fillon? C'est la question que s'est posé vendredi 10 mars Le Dauphiné Libéré puis l'émission de C8 "La Nouvelle édition". Le Huffington Post

François Fillon : polémique autour de ses costumes de luxe - Franceinfo

François Fillon: une "nouvelle campagne" sous assistance respiratoire - Le Huffington Post

François Fillon mis en examen, une première pour un candidat à la présidentielle - Franceinfo

Pour la première fois, un candidat à la fonction suprême a été mis en examen ce mardi 14 mars. Franceinfo

Qui est le déontologue de l’Assemblée nationale ? - Franceinfo

Le déontologue de l’Assemblée nationale s’est saisi lundi 13 mars de l’affaire des costumes de François Fillon, révélée par Le Journal du Dimanche. Franceinfo

Des virements des enfants Fillon intriguent les enquêteurs - LeParisien.fr

Sur les 46 000 euros nets touchés par Marie Fillon comme attachée parlementaire de son père au Sénat, celle-ci aurait rétrocédé environ 33 000 euros sur le compte joint de ses parents. LeParisien.fr

Pour trois quarts des Français, Fillon a tort de se maintenir - Reuters

Trois quarts des Français (75%) jugent que François Fillon, fragilisé par une enquête sur des emplois potentiellement fictifs de sa famille, a tort de maintenir sa candidature à la présidentielle, selon un sondage Odoxa publié vendredi. Reuters 17.03

À Châteauroux, Marine Le Pen va plus loin dans le discours complotiste - Le Huffington Post

On le sait, le "système" est l'une des cibles favorites de la présidente du Front national. Mais à Châteauroux ce samedi 11 mars, Marine Le Pen est allée encore plus loin dans la rhétorique complotiste...Le Huffington Post

Marine et Jean-Marie Le Pen ont-ils sous-évalué leur patrimoine ? - Franceinfo

Selon le journal Le Monde, Marine Le Pen et son père, Jean-Marie, sont sous le coup de deux procédures de redressement fiscal. Ils auraient sous-estimé une partie de leur patrimoine immobilier. Franceinfo

Dans le même registre.

- Bienvenue dans les années 1930 - Slate.fr

Les similitudes entre le monde des années 1930 et le nôtre, après le Brexit et l'élection de Trump, sont bien plus nombreuses, pertinentes et inquiétantes qu'on pourrait le croire. Rejet des élites... Slate.fr

- La Moldavie interdit à ses responsables de se rendre en Russie - Reuters

- Graves violations des droits de l'homme dans le sud-est turc - Reuters

Environ 2.000 personnes ont été tuées et des quartiers entiers rasés dans le sud-est de la Turquie au cours des dix-huit derniers mois, disent les Nations unies vendredi dans un rapport qui fait état en outre de graves violations des droits de l'homme. Reuters

Tiens, une découverte ! La "fake news", c'est de ne pas en avoir parlé plus tôt.

- Pétition pour suspendre un eurodéputé polonais sexiste - AFP

- L'Ukraine se dit rassurée par la nouvelle administration américaine - AFP

L'Ukraine est rassurée par les engagements pris par la nouvelle administration américaine dans le conflit opposant Kiev aux séparatistes de l'est du pays, soutenus par Moscou, a déclaré jeudi à l'AFP le chef de la diplomatie ukrainienne. AFP

Nous rappelons que c'est un régime néonazi qui est en place en Ukraine...

En complément.

Afghanistan: un général appelle à renforcer les troupes américaines - AFP

Le chef des forces américaines au Moyen-Orient s'est prononcé jeudi devant le Congrès pour un renforcement des troupes... AFP

Ils vont avoir du mal à imposer leur nouvelle inquisition.

- Berlin veut durcir l'encadrement juridique des réseaux sociaux - Reuters

Le ministre allemand de la Justice, Heiko Maas, a dévoilé mardi un projet de loi visant à contraindre les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter à supprimer au plus vite les messages diffamatoires ou menaçants, sous peine de se voir condamnés à de lourdes amendes.

"Ce projet de loi fixe des normes juridiquement contraignantes concernant la façon dont les gestionnaires de réseaux sociaux répondent aux plaintes et les oblige à effacer les contenus illégaux", a déclaré Heiko Maas dans un communiqué.

Les organisations qui ne se conformeront pas aux nouvelles règles encourront une amende de 50 millions d'euros.

En 2015, Berlin a persuadé Facebook, Twitter et Youtube de signer un code de bonne conduite par lequel ils s'engageaient à retirer dans un délai de 24 heures tout discours de haine diffusé sur leurs plateformes.

Le projet annoncé mardi vient graver ces obligations dans le marbre de la loi et oblige les sites de réseaux sociaux à supprimer ou retirer les contenus illégaux, à communiquer régulièrement sur le volume de plaintes déposées et à faciliter les procédures d'alerte pour leurs utilisateurs.

Selon une étude rendue publique mardi par l'Agence de protection de la jeunesse, émanation du ministère de la Justice, YouTube s'est révélé capable de supprimer dans un délai d'une semaine environ 90% des contenus illégaux diffusés sur sa plateforme de publication de vidéos, une proportion plus de deux fois supérieure au taux de 39% atteint par Facebook. Sur Twitter, le bilan est bien plus préoccupant puisque seulement 1% des contenus contestés a été supprimé.

Dans un communiqué, un représentant de YouTube a dit étudier le projet de loi. "Nous allons continuer d'améliorer nos dispositifs pour remédier au plus vite aux discours de haine."

Personne n'était immédiatement disponible chez Facebook pour évoquer le projet de loi que Twitter a refusé de commenter.

L'Allemagne possède déjà une des législations les plus sévères en matière de diffamation, menaces, injures et incitation au crime. Le gouvernement veut aller plus loin dans l'univers diffus et souvent anonyme des réseaux sociaux.

Heiko Maas et d'autres membres du gouvernement d'Angela Merkel disent souhaiter que les réseaux sociaux soient désormais soumis à des contraintes légales similaires à celles des diffuseurs traditionnels plutôt qu'à celles, plus souples, qui entourent les opérateurs télécoms.

La question de la diffusion de messages racistes, appelant à la violence ou d'informations volontairement falsifiées a pris une nouvelle importance depuis l'arrivée ces deux dernières années en Allemagne de centaines de milliers de migrants, à plus forte raison à quelques mois des élections législatives du 24 septembre. Reuters 14.03

A retenir : La menace de la censure du Net devient de plus en plus prégnante. Les messages à caractère raciste est un faux prétexte pour viser les informations diffusées sur le Net en les qualifiant abusivement de falsiiées, informations que les gouvernements et les médias censurent, afin de les faire disparaître. A "quelques mois des élections législatives du 24 septembre" pour que les Allemands votent "bien" ou qu'ils élisent les candidates des partis désignés par l'oligarchie.

- Le guide bidon d’Harvard sur les sites dits de « fausses nouvelles » Par Stephen Lendman - Arrêt sur info 16.03

Les 63’000 dollars de frais de scolarité et de pension versés annuellement par les parents sont-ils justifiés au vu de la qualité de l’enseignement dispensé ?

A la suite de l’opération de remplacement d’une démocratie par une dictature fasciste menée à Kiev par l’Administration Obama, Harvard a exprimé son inquiétude à propos d’une « agression russe » inexistante. Des membres de la Faculté ont fait appel en faveur d’une intervention militaire américaine.

Pas un mot au sujet du soutien américain à la prise du pouvoir par des putschistes, l’opération la plus éhontée menée en Europe depuis la marche sur Rome de Mussolini en 1922.

Aucune explication sur ce plan orchestré à Washington. Silence radio sur une crise majeure survenue en plein coeur de l’Europe et non résolue à ce jour. Trump, qui récolte les pots cassés laissés par Obama, n’a pas encore indiqué clairement où il en était sur la question ukrainienne.

Harvard en rajoute une couche ! Sa bibliothèque universitaire University Library a publié un guide bidon intitulé « Fausses nouvelles, désinformation et propagande ».

Ce guide recommande d’utiliser FactCheck.org, Politifact, Snopes.com, le Washington Post Fact Checker et d’autres prétendus vérificateurs de faits, qui mettent tendancieusement en cause les vérités dites sur les questions importantes, et ont pour fonction de censurer et de dénigrer les sources alternatives fiables d’informations et d’analyses.

Se ralliant aux attendus « politiquement corrects » de l’Amérique profonde, Harvard renonce à la liberté d’expression médiatique et universitaire.

Il vaut mieux ignorer ses « Conseils pour analyser de nouvelles sources ». Le bon sens reste votre meilleur guide pour rester circonspect vis-à-vis de ces médias scélérats et savoir les éviter. Ils sont payés pour mentir, tromper leur monde et inventer de fausses nouvelles – plus l’information sera valable et pertinente, plus elle passera à la trappe.

Harvard a publié une liste de plusieurs centaines de sites qu’il qualifie de « tendancieux », « conspirationnistes », « non fiables », « faux », et autres qualificatifs injustifiés.

Je connais bien une partie d’entre eux, que je considère comme des sources fiables (aux antipodes des médias scélérats payés pour mentir).

21st Century Wire
Activist Post
Antiwar.com
Before Its News.com
Black Agenda Report
Boiling Frogs Post
Common Dreams
Consortium News
Corbett Report
Countercurrents
CounterPunch
David Stockman Contracorner
Fort Russ
Freedoms Phoenix
Global Research
The Greanville Post
Information Clearing House
Intellihub
Intrepid Report
Lew Rockwell
Market Oracle
Mint Press News
Moon of Alabama
Naked Capitalism
Natural News
Nomi Prins
Off-Guardian
Paul Craig Roberts
Pravda.ru
Rense
Rinf
Ron Paul Institute
Ruptly TV
Russia-Insider
Sgt Report
ShadowStats
Shift Frequency
Solari
Sott.net
South Front
Sputnik News
Strategic Culture.org
The Anti-Media
The Duran
The Intercept
The People’s Voice
The Saker
The Sleuth Journal
Third World Traveler
Voltairenet
What Really Happened
Who What Why
WikiLeaks
Zero Hedge

Les lecteurs peuvent se fier à ces sites et à tous ceux que la bibliothèque d’Harvard recommande d’éviter. Les sources à proscrire sont celles du New York Times, du Washington Post, de CNN et de toutes les grandes chaînes qui répandent de fausses nouvelles. (Article original: http://sjlendman.blogspot.ch/ - Stephen Lendman 14.03

Présidentielle française.

Aucun "doute" n'est permis : ils sont bien de droite !

- L'aile droite du PS se rallie à Macron - Le Point.fr

Dans une tribune révélée par "Le Figaro", le pôle des réformateurs du Parti socialiste s'apprête à appeler à voter pour le candidat d'En marche !

« Face à ce naufrage qui menace, la candidature d'Emmanuel Macron peut rassembler largement les Français, au-delà de clivages ressentis comme de plus en plus inopérants. Elle marque une rupture générationnelle et son projet ambitieux et crédible représente l'espoir d'un renouveau politique dans lequel le social-réformisme a toute sa place. C'est à la construction d'une nouvelle alliance européenne et réformiste, autour d'Emmanuel Macron, que nous appelons en tant que socialistes. » Le Point.fr 09.03

Crainte et obscur désir.

- Législatives : risque de majorités introuvables - LeParisien.fr

Inquiétude d'un habitué du Parlement : «Pour la première fois, les législatives ne refléteront pas forcément la présidentielle. Cela va valdinguer.»... LeParisien.fr

- Macron entend disposer d'une majorité "cohérente" au Parlement - AFP

La palme du cynisme

- La vidéo touchante de Hollande réconfortant le frère d'une victime de l'Hyper Cacher - LeParisien.fr

Alors on la boycotte cette élection présidentielle ? Alors on la renverse la Ve République ?

- Présidentielle : la Ve République à bout de souffle - LeParisien.fr

C'est une révolte ? Non, sire, c'est une révolution ! Un peu comme le royaume de Louis XVI, la Ve République, fondée il y a presque soixante ans par le général de Gaulle, prend l'eau de toutes... LeParisien.fr

- Pourquoi il est plus urgent de réformer les institutions que de demander une 6ème République - Le Huffington Post

Le doute conçu pour favoriser Macron

Au passage, à 8 jours d'intervalle ils ont employé exactement la même sémantique.

- Gauche : le doute des électeurs socialistes - Franceinfo

Benoît Hamon ou Emmanuel Macron ? Les militants et sympathisants socialistes s’interrogent, doivent-ils voter selon leurs convictions ou voter utile pour contrer la montée du Front national ?

"Personnellement j’hésite entre Hamon et Macron. Le vote utile pour Emmanuel Macron n’est pas exclu", témoigne Alexis Vlandas, militant socialiste. À Bordeaux ce jeudi soir, 9 mars, certains sympathisants de Benoît Hamon sont venus assister au meeting d’Emmanuel Macron pour les aider à faire leur choix. Franceinfo 09.03

Bartolone vient de lancer qu'il voterait Macron dès le 1er tour si Le Pen risquait d'être élu.

- Présidentielle 2017 : les doutes des militants du Parti socialiste - Franceinfo

À Metz (Moselle), à moins de six semaines du premier tour de la présidentielle, les doutes de la gauche s'affichent en vitrine. Ces militants socialistes parcourent tous les jours les rues de la ville pour tenter de remobiliser leur électorat. Mais dans ce quartier populaire, Benoît Hamon n'a pas encore conquis. Électeurs de

François Hollande en 2012, ils sont aujourd'hui déçus et indécis. Cette habitante hésite entre Emmanuel Macron et Benoît Hamon, qu'elle juge trop effacé. Franceinfo 17.03

Ceux qui appellent à voter Hamon sont des vendus ou des traîtres, des agents du régime.

- Présidentielle 2017 : aux Antilles, Benoît Hamon loue le bilan du quinquennat - Franceinfo

En marche vers le totalitarisme.

- La stratégie de Macron pour grignoter les électeurs à gauche et à droite - Le Huffington Post

- Macron plutôt que Hamon... Dans la tête de Jean-Yves Le Drian - LePoint.fr

- Robert Hue se met En marche ! - LePoint.fr

L'ancien refondateur du PC, "progressiste de gauche", a officialisé son soutien à Macron. Par peur du Front national.

- Test. Qui matcheriez-vous pour une place dans un éventuel gouvernement Macron? - Slate.fr

Swipez à gauche ou à droite et choisissez ceux qui devraient, selon vous, occuper un poste.Nous parlions récemment de l'ambidextrie du candidat Emmanuel Macron, dont les propositions sont un florilège d'idées, neuves ou recyclées, qui brouillent les pistes et semblent transcender le clivage gauche-droite...

Ils osent tout

- Jean-Christophe Cambadélis : "Le prochain président va être élu par défaut" - LePoint.fr

- Vous candidats à l'élection présidentielle, n'oubliez pas l'épargne salariale et l'actionnariat salarié! - Le Huffington Post

- Présidentielle 2017 : Hamon présente un programme économique ancré à gauche - Franceinfo

- Le fric serait-il la came des puissants? - Le Huffington Post

- A Paris, bientôt de nouveaux sièges anti-SDF dans le métro ? - Liberation.fr

- Les Français bien dans leur job - Liberation.fr

- Les crimes de haine en hausse de 23% en 2016 dans neuf villes américaines - Reuters

Stratégie du chaos et de la guerre, décharge et déséquilibré

- Syrie: le double attentat de Damas a fait 74 morts - AFP

- Raid aérien sur un marché de qat au Yémen, 22 morts - Reuters

Au moins 22 civils ont péri et des dizaines d'autres ont été blessés vendredi au Yémen par une frappe aérienne de la coalition sous commandement saoudien sur un marché de qat, une plante narcotique très populaire dans le pays. Reuters

- Ethiopie: un éboulement dans une décharge fait au moins 46 morts - AFP

- Un autobus fonce dans une foule en Haïti, 34 morts et 15 blessés - Liberation.fr

A feu et à sang

- Le Pentagone dément avoir bombardé une mosquée en Syrie - Reuters

- L'armée israélienne tue un jeune Palestinien en Cisjordanie - Reuters

- Israël dit avoir ciblé des armes destinées au Hezbollah en Syrie - AFP

- Plus de 40 réfugiés somaliens tués au large du Yémen - AFP

L'ONU, un instrument mafieux et criminel de l'oligarchie financière anglo-saxonne-sionniste depuis sa création.

Avis à ceux qui en appellent à l'ONU ou qui refusent de rompre avec, dont évidemment Mélenchon, Hamon...

- Démission d'une responsable de l'ONU au sujet d'un rapport critique d'Israël - AFP

Une responsable des Nations unies a présenté vendredi sa démission après que le patron de l'ONU lui a demandé de retirer un rapport accusant Israël d'imposer aux Palestiniens des conditions pouvant s'apparenter au régime d'apartheid.

"Le secrétaire général de l'ONU (Antonio Guterres) m'a demandé hier matin de retirer (le rapport), je lui ai demandé de repenser sa décision mais il a insisté", a expliqué lors d'une conférence de presse à Beyrouth Rima Khalaf, secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale pour l'Asie occidentale (CESAO).

"Sur ce, je lui ai présenté ma démission de l'ONU", a ajouté Mme Khalaf, de nationalité jordanienne.

Auteure du rapport et basée à Beyrouth, la CESAO est composée de 18 pays arabes, dont l'Etat de Palestine comme un membre à part entière, selon son site internet. Elle oeuvre à renforcer la coopération et à promouvoir le développement.

Mercredi, les Etats-Unis, principal allié d'Israël, ont réclamé le retrait du rapport, se disant "outrés" par un texte qui conclut que l'Etat hébreu est "coupable de politiques et de pratiques constitutives du crime d'apartheid".

"Quand quelqu'un publie un rapport (...) diffamatoire au nom de l'ONU, il est pertinent que cette personne démissionne", a réagi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, à la démission de Mme Khalaf, se félicitant de la décision de M. Guterres de "prendre ses distances" du rapport.

Mercredi, elle s'est engagée, en tant que représentante du président Donald Trump, à défendre Israël bec et ongles au sein de l'organisation.

M. Guterres a accepté la démission de Mme Khalaf mais démenti qu'elle soit le résultat de pressions américaines, a indiqué aux journalistes son porte-parole Stéphane Dujarric, en précisant que le rapport avait été retiré du site internet de la CESAO.

Le patron de l'ONU "ne peut pas accepter qu'un secrétaire général adjoint ou tout autre responsable de l'ONU (...) autorise une publication sous le logo de l'ONU sans consulter les départements concernés et lui-même", a-t-il dit.

M. Dujarric avait plus tôt cette semaine indiqué que le rapport avait été rédigé sans consultations avec le secrétariat de l'ONU, estimant que le texte "ne reflète pas les positions" de M. Guterres.

L'ambassadeur israélien à l'ONU, Danny Danon, s'est félicité dans un communiqué de la démission de Mme Khalaf. "Au fil des années, Khalaf a oeuvré pour porter préjudice à Israël (...) sa mise à l'écart par l'ONU aurait dû intervenir il y a longtemps".

"On s'attendait bien sûr à ce qu'Israël et ses alliés exercent des pressions énormes sur le secrétaire général de l'ONU pour qu'il désavoue le rapport et qu'ils lui demandent de le retirer", a indiqué Mme Khalaf lors de son point de presse.

"Il est normal que le criminel s'attaque à ceux qui défendent la cause de ses victimes mais je ne peux accepter d'être soumise à ces pressions", a-t-elle dit en lisant sa lettre de démission à M. Guterres.

Selon le rapport, dont l'un des auteurs est Richard Falk, un ex-Rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme dans les Territoires palestiniens, "Israël est coupable d'imposer un régime d'apartheid au peuple palestinien (ce qui constitue) un crime contre l'humanité". AFP 17.03




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Corée du Sud

- Corée du Sud: la Cour constitutionnelle limoge la présidente - AFP

La désormais ex-président de Corée du Sud, le 29 novembre 2016, à Séoul

La plus haute instance judiciaire de Corée du Sud a entériné vendredi la destitution de la présidente Park Geun-Hye, qui est ainsi emportée par un retentissant scandale de corruption.

Les agissements de Mme Park "ont porté gravement atteinte à l'esprit (...) de la démocratie et de l'Etat de droit", a déclaré le président de la Cour constitutionnelle, Lee Jung-Mi. "La présidente Park Geun-Hye (...) a été congédiée".

La décision unanime des juges de la Cour, qui valident ainsi la destitution le 9 décembre de Mme Park par l'Assemblée nationale, constitue le point d'orgue politique de ce scandale à rebondissements.

Elle signifie que Mme Park doit quitter la Maison bleue, la présidence sud-coréenne, et qu'une élection présidentielle anticipée devra être organisée sous 60 jours.

Mme Park, premier chef de l'Etat sud-coréen limogé de la sorte, perd aussi son immunité présidentielle, ce qui l'expose à d'éventuelles poursuites judiciaires.

Le scandale est centré sur la confidente de l'ombre de la présidente, Choi Soon-Sil, jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels.

La Cour a estimé que Mme Park avait enfreint la loi en permettant à son amie de se mêler des affaires de l'Etat.

"Le président doit user de son pouvoir conformément à la Constitution et aux lois et les détails de son travail doivent être transparents, afin que le peuple puisse évaluer son travail", dit l'arrêt.

"Mais Mme Park a complètement dissimulé les ingérences de Mme Choi dans les affaires de l'Etat, les a démenties quand des soupçons ont émergé et a même critiqué ceux qui avaient émis ces soupçons". AFP 10.03

Egypte

Révolution de palais ou le "printemps arabe"

- Libération pour Moubarak, fin symbolique du Printemps arabe en Egypte - AFP

La libération décidée lundi par la justice de l'ex-président Hosni Moubarak, qui a régné d'une main de fer pendant 30 ans, vient clore symboliquement le chapitre du Printemps arabe en Égypte.

La fin des affaires judiciaires et la future remise en liberté de M. Moubarak, 88 ans, mettent un point final aux déboires de l'ex-président, qui avait été contraint de quitter le pouvoir le 11 février 2011, à l'issue d'une révolte de 18 jours réprimée dans le sang.

"L'idée du Printemps arabe a cessé d'exister en Egypte", a affirmé lundi à l'AFP Mai Mogib, professeur de Sciences politiques à l'Université du Caire.

Selon elle, "discuter de Moubarak et des symboles de son temps est (désormais) acceptable dans les médias et dans la rue".

Après un intermède démocratique entre la mi-2012 et la mi-2013, qui a vu l'élection de l'islamiste Mohamed Morsi à la présidence, le pays est retombé entre les mains des militaires avec Abdel Fatah al-Sissi, qui a renversé le premier président civil du pays.

L'opposition islamiste a été laminée et nombre de leaders du Printemps arabe ont été emprisonnés ou contraints à l'exil.

Quant à la situation économique du pays, calamiteuse, elle est devenue la préoccupation majeure des Égyptiens.

M. Moubarak a été jugé dans deux grandes affaires depuis son départ du pouvoir.

Dans l'un des principaux dossiers, il a été accusé d'avoir incité au meurtre des participants aux manifestations pendant la révolte, au cours de laquelle quelque 850 personnes ont été tuées lors d'affrontements avec la police.

Il a été condamné à la prison à vie en juin 2012 mais un nouveau procès avait été ordonné par la justice.

En novembre 2014, un autre tribunal qui le rejugeait avait finalement ordonné l'abandon des accusations, blanchissant ainsi M. Moubarak, mais le parquet avait introduit un recours en cassation.

Le 2 mars dernier, la cour de Cassation a finalement confirmé l'abandon des charges.

Dans un autre grand procès, la cour d'appel avait confirmé en janvier 2016 une peine de trois ans de prison pour M. Moubarak et ses deux fils, Alaa et Gamal, dans une affaire de corruption.

Il était accusé avec eux d'avoir détourné plus de 10 millions d'euros, alloués à l'entretien des palais présidentiels. Outre les trois ans de prison, tous trois ont été condamnés ensemble à payer une amende de 125 millions de livres égyptiennes (environ 15 millions d'euros) et à rembourser à l'État 21 millions de livres (2,5 millions d'euros).

Pour cette affaire, M. Moubarak a purgé sa peine et ses deux fils ont été remis en liberté. AFP13.03


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

Italie

- L'Italie vote un revenu mensuel de 480 euros sous condition - Reuters

Le Parlement italien a approuvé jeudi un plan de lutte contre la pauvreté qui prévoit le versement sous condition de 480 euros par mois aux plus défavorisés.

Il s'agit de la première tentative d'instauration en Italie d'un revenu permanent pour les familles dans le besoin.

Les allocataires devront s'engager à scolariser les enfants, à les faire vacciner et, pour les chômeurs, à rechercher un emploi.

"A la base, il s'agit d'un programme qui ressemble à ceux dont disposent presque tous les pays de l'Union européenne, qui visent à soutenir ceux qui vivent dans la pauvreté", a déclaré Raffaele Tangorra, directeur général pour la politique sociale au ministère de Travail.

Le nombre de personnes en graves difficultés matérielles s'est établi à 11,5% de la population en 2015 en Italie, contre en moyenne 8,5% dans le reste de l'UE, selon l'Institut de la statistique (Istat).

Ceux qui vivent dans la "pauvreté absolue" sont 4,6 millions de personnes, soit 7,6% de la population, contre 6,8% en 2014.

Le taux de chômage en Italie oscille autour de 12% de la population active depuis 2013. Le taux de chômage des jeunes est d'environ 40%.

La Finlande est le premier pays de l'Union européenne à avoir mis en place cette année une expérience-pilote de revenu universel pour les chômeurs. Environ 2.000 sans-emploi pris au hasard reçoivent 560 euros par mois sans condition. Reuters 09.03

La causerie de mars au format html
La causerie de février au format pdf
La causerie de janvier au format pdf

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

Marx par Engels au format pdf

Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

Anti-Dühring au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

Socialisme de juristes au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

L'article au format pdf

Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

Au format pdf