Le portail a été actualisé le 19 janvier 2021........ La France ressemble de plus en plus à l'Allemagne nazi de 1933......... Boycott de la vaccination, car des traitements très efficaces existent depuis février 2020 pour traiter à tous les stades la Covid-19........ A bas l'état d'urgence, le couvre-feu, le régime terroriste et fascisant de Macron-Castex-Darmanin-Véran ! Retrait du projet de loi « sécurité globale » ! .......... Organisons-nous !


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  CAUSERIES ET INFOS.     (19.01.2021)

Déclaration. La retraite de l'animateur de ce courant politique : 386,09 euros nets mensuels.
     (PAS DE CONFLIT D'INTÉRÊTS !)


  DANS L'ACTUALITÉ

Vidéo. BERNAYS - Comment manipuler l'opinion (23.12)

Vidéo. La psychose paranoïaque de notre ère. (03.01)

Vidéo. Covid – 19 : l’heure du bilan (23.12)

Vidéo. Mal-traités (07.12)

Vidéo. Témoignage du Dr Pierre Kory devant le Sénat américain (08.12)

Vidéo. Etats-Unis. Dr Pierre Kory : "nous avons un traitement qui marche !" (12.12)

Vidéo. Hold-up. (version intégrale) (13.11)

Document. Liste des médecins qui vous prescriront les médicaments (Ivermectine, Hydroxychloquine, etc.)

Document. Le traitement du Covid existe 2) : Ivermectine, efficace à 100% ? (10.12)

Document. Ivermectine. COVID-19, un simple changement de méthode et c’est fini. (03.01)


  CAUSERIES ET INFOS.     (19.01.2021)

Textes de La Voix de l'Opposition de Gauche. (Plus actualisé, pas le temps, lire les causeries.)

  DOCUMENTS D'ACTUALITÉ.

 -  Dossier : La "Grande réinitialisation" (anglais: "Great Reset").

Archives Great Reset

 -  Dossier : SRAS-CoV-2.

Archives SRAS-CoV-2.

 -  Divers sujets et international.

  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

 -  Vidéos et données.
 -  Sous nos yeux. Du 11 septembre à Donald Trump par Thierry Meyssan.
 -  Articles divers.

  RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTIFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

 -  Points de repères.
 -  Vidéos.
 -  La fabrication de Greta Thunberg et du Green New Deal.
 -  Le scandale des éoliennes.
 -  Articles divers.

  TOUTES LES RUBRIQUES

  Dans le menu en haut de l'écran.  

  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

  ADRESSES UTILES



  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
       contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. Les preuves.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.

Plus tard il précisera : "Certains croient même que nous faisons partie d'une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, caractérisant ma famille et moi comme des 'internationalistes' et de conspirer avec d'autres dans le monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée, un autre monde si vous voulez. Si tel est l'accusation, je suis coupable et j'en suis fier.”

  La presse indépendante n'existe pas.

Discours prononcé par John Swinton, éditorialiste en chef du New York Times, devant des journalistes au dîner organisé à l’occasion de son départ du journal en 1870. Source du texte anglais : http://en.wikiquote.org/wiki/John_Swinton

- « La presse indépendante n’existe pas en Amérique en dehors des villes de province. Vous êtes tous des esclaves. Vous le savez, et je le sais. Aucun d’entre vous n’ose honnêtement exprimer son opinion. Si vous l’exprimiez, vous sauriez d’avance qu’elle ne serait jamais publiée. Je suis payé 150 $ pour laisser mes propres opinions à la porte d’entrée du journal pour lequel je travaille. Vous autres également, êtes payés pour faire la même chose. Si je permettais la publication des opinions honnêtes dans un tirage de mon journal, je me retrouverai dans la même situation qu’Othello dans les 24 heures. La personne qui serait assez idiote pour écrire ses propres opinions serait jetée à la rue et devrait se chercher un autre travail.

L’activité d’un journaliste de New York consiste à déformer la vérité, à mentir catégoriquement, à pervertir, à diffamer, à se prosterner devant Mammon, à vendre son pays et sa race contre son pain quotidien, ou ce qui revient au même, contre son salaire. Vous savez tout-ceci et je le sais également. Quelle sottise que de porter un toast à la « presse indépendante » ! Nous sommes les instruments et les vassaux des hommes riches qui demeurent dans la coulisse. Nous sommes des marionnettes. Ils tirent les ficelles et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies, nos capacités, toutes ces choses sont la propriété d’autres hommes. Nous sommes des prostituées intellectuelles ».



 Green New Deal. A qui profite l'imposture ?

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. (contrepoints.org 01.07.2019)

- Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030, mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (banquemondiale.org 02.10.2018) (https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)

Les faits. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle. La hausse de la température précède la hausse du taux de CO² dans l'air.

Voilà pour l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...



SRAS-CoV-2. A qui profite l'imposture ?

Vidéo. Mal-traités - 7 décembre 2020.

Vidéo. Hold-up. - 13 novembre 2020

Document. Le traitement du Covid existe 2) : Ivermectine, efficace à 100% ? - 10 décembre 2020



  CAUSERIE ET INFOS   (18.943 pages du 22 août 2008 au 31 décembre 2020)

  Causerie du 19 janvier 2021.

Janvier du 1er au 15

Décembre 2020 (105 pages)
Novembre 2020 (176 pages)
Octobre 2020 (81 pages)
Septembre 2020 (178 pages)

2020 (1923 pages)
2019 (1356 pages)
2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)



   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

   DOSSIER : LA "GRANDE RÉINITIALISATION" ("GREAT RESET") PAR LE FORUM ÉCONOMIQUE MONDIAL

Archives Great Reset.

DOCUMENT. La Quatrième révolution industrielle : ce qu’elle implique et comment y faire face (25.10.2017)
DOCUMENT. Reset the Table - Meeting the Moment to Transform the U.S. Food System (28.07.2020)
DOCUMENT. AI+1 - Shaping our integrated future (28.07.2020)
DOCUMENT. National Covid-19 - Testing & Tracing - Action Plan (16.07.2020)
DOCUMENT. Measuring results and impact in the age of big data: The nexus of evaluation,
      analytics, and digital technology (03.2020)

DOCUMENT. Une hausse de la réticence à l'égard des vaccins menace les progrès face à la covid-19,
     selon une étude. (11.2020)

DOCUMENT. Resetting the Future of Work Agenda: Disruption and Renewal
      in a Post-COVID World. (10.2020)

DOCUMENT. Taking Back Control A Resetting of America’s Response to Covid-19 (16.12)
DOCUMENT. Voici l'avis du co-fondateur de LinkedIn sur l'avenir du travail. (21.10)
DOCUMENT. Scenarios for the Future of Technology and International Development (05.2010)
DOCUMENT. Rapport de synthèse de la Commission EAT-Lancet (11.07.2019)
DOCUMENT. No Protection from Pandemics Unless we Fix our Food Systems (2020)
DOCUMENT. COVID-19: The Great Reset (29.07)

DOCUMENT. COVID-19: La Grande Réinitialisation. (30.09)
DOCUMENT. « Le néolibéralisme a fait son temps ». (30.09)
DOCUMENT. A combien est estimée notre planète ? Voici la vraie valeur de la nature -
      latribune.fr 15 septembre 2020 (15.09)

DOCUMENT. Des scientifiques alertent sur la surconsommation. (31.07)
DOCUMENT. Scientists’ warning on affluence (31.07)
DOCUMENT. La "Grande Réinitialisation" : un sommet unique pour débuter 2021. (03.06)
DOCUMENT. Le temps de la Grande remise à zéro. (03.06)
DOCUMENT. Diversity, Equity and Inclusion 4.0. -
      A toolkit for leaders to accelerate social progress in the future of work (18.06)

DOCUMENT. Travail. Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer - Liste des signataires (14.07.2020)
DOCUMENT. Travail. Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer (16.05.2020)
DOCUMENT. Global Democracy & Covid-19: Upgrading international support (08.07.2020)
DOCUMENT. Un appel pour défendre la Démocratie (25.06.2020)
DOCUMENT. Un appel pour défendre la Démocratie - Organisations signataires (25.06.2020)
DOCUMENT. COVID lockdown is world's biggest psychological experiment -
     and we will pay the price (09.04)


   DOSSIER : LA "GRANDE RÉINITIALISATION" ("GREAT RESET") DE DIFFÉRENTES SOURCES

DOCUMENT. The 2020 Worldwide Corona Crisis: Destroying Civil Society, Engineered Economic
      Depression, Global Coup d’État and the “Great Reset”. (21.12)

DOCUMENT. Sur les rails du « Grand Reset » : le petit train de l’horreur… (05.12)
DOCUMENT. Davos ou le scandale d’un monde qui a perdu son âme (24.01.2019)
DOCUMENT. La « pandémie » Covid-19: Détruire la vie des peuples. Dépression économique
      provoquée. Coup d’État « mondial »?. (24.11)

Document. Le «Great Reset» n’est pas du complotisme. (22.11)
DOCUMENT. Klaus Schwab and his great fascist reset (05.10)

DOCUMENT. Le monde post-Covid, le projet diabolique du Forum économique mondial:
      La « Réinitialisation de l’emploi » après »La Grande remise à zéro . Un avenir terrifiant. (15.11)

DOCUMENT. Le nouvel ordre mondial capitaliste/fasciste se met en place
      sous couvert du Covid-19. (14.11)

DOCUMENT. La COVID-19 et ses gigantesques dommages collatéraux causés par l’homme :
      La grande réinitialisation – Un appel à la désobéissance civile. (13.11)

DOCUMENT. Énergie : 10 chiffres qui prévoient l'évolution du monde en 2030 (13.10)
DOCUMENT. Pourquoi ce sont les compétences - et non les diplômes - qui détermineront
      l'avenir du travail (09.10)

DOCUMENT. Le chômage comme principale préoccupation des chefs d'entreprise, le climat en pleine
     ascension dans le classement des principaux risques (08.10)

DOCUMENT. Combattre le virus : Le chômage de masse n’est pas la solution (07.10)
DOCUMENT. Du 11-Septembre à la Grande remise à zéro. D’al Qaeda au virus COVID-19. (21.09)
DOCUMENT. COVID-19: La Grande remise à zéro – Revisitée. Des menaces
      effrayantes, des récompenses pour l’obéissance… (15.09)

DOCUMENT. Le Forum économique mondial (FEM) est le mieux placé pour savoir… –
      La « grande remise à zéro mondiale » post-covidienne. (01.08)

DOCUMENT. La « Réinitialisation mondiale » (« Global Reset ») – Désactivée. « L’État profond ». (19.06)
DOCUMENT. Et maintenant le « Grand Reset » de l’économie mondiale de Davos.
      Que se passe-t-il après la pandémie de la Covid-19? (12.06)

DOCUMENT. Event 201, la simulation prophétique de pandémie à coronavirus
      du Forum économique mondial (29.03)



   DOSSIERS : SRAS-CoV-2.

Archives sur le SRAS-CoV-2. (Actualisé le 21 décembre 2020 - 289 documents)

   VIDÉO

VIDÉO. Toutes les vidéos de l'IHU – Méditerranée Infection

VIDÉO. Témoignage du Dr Pierre Kory devant le Sénat américain - 8 décembre 2020
VIDÉO. Dr Pierre Kory : "nous avons un traitement qui marche !" - 12 décembre 2020
VIDÉO. Mal-traités. - 7 décembre 2020
VIDÉO. Pr Christian Perronne :"Moderna, Pfizer, ce ne sont pas des vaccins,
      c'est de la thérapie génique" - 2 décembre 2020

VIDÉO. Hold-up. - 13 novembre 2020
VIDÉO. IN Interview Dr Raoult Cnews du 06 10 2020 laurence ferrari - 6 octobre 2020
VIDÉO. Le virus COVID-19: La campagne de peur n'a aucune base scientifique - 10 septembre 2020
VIDÉO. Covid-19 : Vingt-quatre professionnels de santé belges témoignent - 04 septembre 2020
VIDÉO. Pr Didier Raoult: Invité à CNEWS (Entretien Intégral) - 19 août 2020
VIDÉO. Pr Philippe Even - 80% des médicaments ne servent à rien - 13 juillet 2016
VIDÉO. Le Pr. Perronne balance sur « les magouilles et les attaques dégueulasses
      contre Raoult » - 2 juillet 2020

VIDÉO. Le Pr. Didier Raoult était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ce jeudi 25 juin 2020.
VIDÉO. Le Pr. Didier Raoult: l'intégralité de son audition devant
      la commission d'enquête parlementaire - 24 juin 2020

VIDÉO. Pr Perronne - "Ceux qui critiquent le protocole Raoult malgré les preuves
      sont achetés par les labos" - 16 juin 2020

VIDÉO. Cri d'alarme et alerte d'un médecin - Violation du secret médical - 6 mai 2020
VIDÉO. Dr Éric Menat - Il y a urgence !
VIDÉO. Le Pr Didier Raoult se confie à Apolline de Malherbe sur BFMTV - 1 mai 2020

   DIVERS

Document. “STOP ! Manipulations, masques, mensonges, peur…” un collectif international
     de professionnelsde santé dénonce des “mesures folles et disproportionnées”

DOCUMENT. Covid-19 : le traitement du Dr Zelenko plus complet que celui du Pr Raoult... (2020)
DOCUMENT. Covid 19 - Pourquoi la chloroquine fonctionne-t-elle ?
      Parce qu'elle est un ionophore du zinc ! (2020)

DOCUMENT. COVID-19 treatment analysis for Zinc (2020)
DOCUMENT. COVID-19 treatment analysis for Vitamin D (2020)
DOCUMENT. COVID-19 treatment analysis for Ivermectin. (2020)


DOCUMENT. Fondation Gates/Institut Pasteur : 21 369 745 $ (2019)
DOCUMENT. Les mesures de confinement n’empêchent pas les décès, la transmission ne se fait pas
      par contact, es masques n’apportent aucun bénéfice, les vaccins sont intrinsèquement dangereux. (11.01)

DOCUMENT. 1000 milliards d’euros de profits en vingt ans: comment les labos sont devenus
      des monstres financiers. (11.01)

DOCUMENT. Macronavirus. (08.01)
DOCUMENT. Covid-19 : l'ivermectine, une piste à suivre ? (05.01)
DOCUMENT. Ivermectin shows clinical benefits in mild to moderate COVID19 (05.01)
DOCUMENT. L'hypothèse de la fuite en laboratoire. (04.01)
DOCUMENT. Ivermectin Study Reveals Fantastic Results: 100% of 60 patients better in an average
      of just under 6 days (24.12)

DOCUMENT. Pro ou anti vaccin : l’avis du psychiatre Frédéric Badel (24.12)
DOCUMENT. Le Conseil de l’Ordre rétablit le délit d’opinion (23.12)
DOCUMENT. Belgique, la dictature sanitaire s’installe, et elle est violente (22.12)
DOCUMENT. Le Covid nouveau est arrivé à Londres : non, c’est vrai, les virus mutent ? (22.12)
DOCUMENT. Projet de loi organique n°3714 instituant un régime pérenne de gestion
      des urgences sanitaires (21.12)

DOCUMENT. Impacts traumatiques de la politique sanitaire actuelle sur les enfants:
      un constat clinique alarmant (21.12)

DOCUMENT. Christian Perronne : cinglante riposte contre l'AP-HP (20.12)
DOCUMENT. L’OMS admet (enfin) que les tests PCR créent des faux positifs (20.12)
DOCUMENT. Anaphylaxis Following m-RNA COVID-19 Vaccine Receipt (19.12)
DOCUMENT. Enjeux éthiques d’une politique vaccinale contre le SARS-COV-2 (18.12)
DOCUMENT. Levée de la sanction contre le Pr. Christian Perronne. (18.12)
DOCUMENT. Que penser de la menace voilée de Macron sur Brut? (18.12)
DOCUMENT. Pr La Scola: « Le vaccin ne sera pas la solution miracle. » « Et après on fait quoi?
     On reste confinés jusqu’à la fin de nos jours? » (18.12)

DOCUMENT. En quoi la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par les dirigeants français et hauts
     fonctionnaires d’administrations est-elle «l’une des plus grandes tromperies de l’Histoire»? (18.12.)

DOCUMENT. Communiqué de presse. Cri d’alerte des malades de Lyme, après la décision de l’AP-HP
     contre le Pr. Christian Perronne (17.12)

DOCUMENT. HCQ is effective for covid-19 when used early : meta analysis of 172 studies (17.12)
DOCUMENT. Les masques, CO2 et toxicité (15.12
DOCUMENT. Usage des médicaments de ville en France durant l’épidémie de la Covid-19 –
      point de situation jusqu’au 22 novembre 2020 (15.12)

DOCUMENT. Vacciner est-ce prévenir ? (15.12)
DOCUMENT. Le port du masque en extérieur nous protège-t-il ? et les autres ? (12.12)
DOCUMENT. Le test PCR en justice (10.12)
DOCUMENT. Risques psychologiques liés à l'épidémie de covid-19 (08.12)
DOCUMENT. Vaccination SARS-CoV-2 : le Dr Wodarg et le Dr Yeadon disent stop ! (03.12)
DOCUMENT. La vaccination antigrippale depuis le 13 octobre 2020 est-elle responsable de la
      surmortalité observée en France entre le 15 et le 30 novembre 2020 et dans le reste de l’Europe ? (13.07)

DOCUMENT. Coronavirus : l’ivermectine, nouvelle chloroquine ? (08.04)
DOCUMENT. En 2007, le groupe pharmaceutique américain Pfizer a effectué au Nigeria des essais
      illégaux de médicaments qui ont tué ou handicapé des enfants (05.06.2007)

DOCUMENT. SARS-CoV-2 may have been introduced into the United States
      prior to January 19, 2020. (04.12)

DOCUMENT. Une interview du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke :
      "De quoi ne plus donner envie aux Belges de suivre les règnes" (01.12)

DOCUMENT. Vaccin et Covid-19 : une précipitation aux risques multipes. (01.12)

DOCUMENT. Vaccins anti-Covid, sûrs et efficaces ? Avis du Conseil Scientifique, de la HAS,
      ce qu’en a fait la Commission Européenne. (30.11)

DOCUMENT. Le professeur Christian Perronne sur les vaccins. (30.11)
DOCUMENT. Traitement du Covid-19 par une combinaison Zinc + Azythromicine. (29.11)
DOCUMENT. La scandaleuse indifférence à l’efficacité prouvée de l’ivermectine. (29.11)
DOCUMENT. Démission de Dominique Martin, Directeur Général de l’ANSM. (27.11)
DOCUMENT. Coronavirus en Suède : l'ombre d'un fiasco plane sur les nouveaux vaccins. (26.11)
DOCUMENT. Le Mr Vaccin du gouvernement était le lobbyiste du Big Pharma... (24.11)
DOCUMENT. Covid-19 : les tests PCR contestés (24.11)
DOCUMENT. IATA Travel Pass create a ‘digital passport'. (23.11)
DOCUMENT. Vaccins anti-Covid en 2020: Folie sanitaire, politique, médiatique, financière (23.11)
DOCUMENT. Programmation prédictive ? Des auteurs israéliens écrivent depuis des années
      sur une «pandémie» de type COVID (23.11)

DOCUMENT. Le Covid-19, une audacieuse prise de contrôle (OPA)
      hostile sur la population mondiale? (23.11)

DOCUMENT. Le port du masque à nos enfants de 6-11 ans est-il justifié? (23.11)
DOCUMENT. Soutien à Vincent Pavan, enseignant-chercheur (23.11)
DOCUMENT. L'armée britannique contre les argumentaires anti-vaccin (The Times) (23.11)
DOCUMENT. Du port du masque facial en population générale, une méta-analyse (22.11)
DOCUMENT. Être ou ne pas être complotiste, « that is the question »… (20.11)
DOCUMENT. Immunity to the Coronavirus May Last Years, New Data Hint (19.11)
DOCUMENT. Ite missa est ! – La « pandémie » COVID-19 enfin décryptée (18.11)
DOCUMENT. Nouvelles épidémies / nouvelles censures. (16.11)
DOCUMENT. Immunological memory to SARS-CoV-2 assessed for greater
      than six months after infection (15.11)

DOCUMENT. COVID-19 Treatment - Analysis of 171 global studies showing
      high efficiency hydroxychloroquine (15.11)

DOCUMENT. Le médecin prévient que les « pneumonies bactériennes sont en augmentation »
      à cause du port du masque (14.11)

DOCUMENT. Des experts belges de la santé demandent une enquête approfondie sur
      l’OMS pour avoir fabriquéla pandémie de la COVID-19 (14.11)

DOCUMENT. Le «hold-up» de la liberté d’expression est en marche (14.11)
DOCUMENT. Un braquage du Contrat Social ? - Retour sur le Hold Up ! (13.11)
DOCUMENT. World's top intensive care body advises against remdesivir for sickest COVID patients (13.11)
DOCUMENT. Covid-19 : les thérapies proposées s'affinent... (13.11)
DOCUMENT. Covid-19(84) Saison 3 épisode 1: l'Empire des complotophobes contre-attaque! (13.11)
DOCUMENT. Covid-19 : « Des biais amplifient artificiellement le nombre de cas positifs
      et faussent la perception de la gravité de l’épidémie » (10.11)

DOCUMENT. Stratégie vaccinale contre la Covid-19 : recommandations intermédiaires
      sur les modalités de mise en oeuvre de la vaccination (09.11)

DOCUMENT. Stratégie vaccinale contre la Covid-19 : recommandations intermédiaires sur les modalités
      de mise en oeuvre de la vaccination (09.11)

DOCUMENT. Hold-Up, film en sortie nationale 11 novembre. Pourquoi j'ai produit ce film (07.11)
DOCUMENT. Covid : situation en France et dans le monde au 7 novembre 2020. (07.11)
DOCUMENT. Lettre ouverte aux médias corrompus par la COVID-19. Rapports, alertes
      et campagnes de peur sans fin. (07.11)

DOCUMENT. Tribune. 200 avocats et juristes appellent « au déconfinement
      et à défendre la vie sous tous ses aspects » (06.11)

DOCUMENT. La feuille de route de la COVID-19 : Vers un chaos économique mondial
      et une destruction de la société (05.11)

DOCUMENT. Point épidémiologique hebdomadaire du 05 novembre 2020 (05.11)
DOCUMENT. Lettre aux maires sur le port du masque chez l'enfant. (04.11)
DOCUMENT. Une épidémiologiste anti-confinement intimidée, humiliée par la contagion
      de la haine et de l’hystérie. (04.11)

DOCUMENT. Le Dr Louis Fouché inquiété ? (04.11)
DOCUMENT. Aux 399 députés qui ont approuvé le reconfinement... (03.11)
DOCUMENT. Le debriefing du Dr. Louis Fouché. A coeur ouvert, Covid-19,
      ce n'est pas la peste ou Ebola. (03.11)

DOCUMENT. Pandémie ou le retour du grand Pan. (02.11)
DOCUMENT. Covid-19: T cell response lasts for at least six months after infection, study shows (02.11)
DOCUMENT. Les études mondiales sur #HCQ #hydroxycloroquine. (01.11)
DOCUMENT. Lettre ouverte au président des États-Unis Donald Trump: Mise en garde contre l’initiative
      « Great Reset » visant à » dominer l’humanité » et à détruire les droits et libertés (01.11)

DOCUMENT. Confinement, objectivité et bon sens (01.11)

   ARMES BACTÉRIOLOGIQUES

DOCUMENT. Les USA réautorisent la création de virus mortels (26.12.2017)
DOCUMENT. Un chercheur fabrique volontairement un virus ultra-virulent :
      savant fou ou visionnaire ? (02.07.2014)

DOCUMENT. Créer un virus H7N9 mutant pour mieux le combattre (07.08.2013)
DOCUMENT. Vers des armes biologiques de nouvelle génération (21.01.2008)



   DIVERS SUJETS ET INTERNATIONAL.

DOCUMENT. Retour sur l’année 2020 : l’onde de choc de la pandémie de COVID-19 (14.12)
DOCUMENT. Biden et le pouvoir par la force (12.01)
DOCUMENT. « Les multinationales aujourd’hui sont comme des psychopathes charmeurs. » (11.01)
DOCUMENT. Derrière le verdict de Londres sur Julian Assange (05.01)
DOCUMENT. L’économie mondiale devrait progresser de 4 % en 2021 (05.01)
DOCUMENT. Cheik Rohani sème le trouble au Moyen-Orient (05.01)
DOCUMENT. L’année tragique de 2020 prend fin, l’année 2021 l’année de l’éveil? (02.01)

DOCUMENT. Etats-Unis, une forge de cadres militaires pour les dictatures. (29.12)
DOCUMENT. L'arbitraire et la censure sont de retour en Occident. (29.12)
DOCUMENT. Qui détruit le Liban et pourquoi ? (22.12)
DOCUMENT. Afrique de l’Ouest : le Grand Bond en arrière (20.12)
DOCUMENT. COSTA RICA – Une loi pour la privatisation des semences (18.12
DOCUMENT. Le plan USA de domination de l’espace. (15.12.2020)
DOCUMENT. La guerre des classes de la Grande-Bretagne contre les enfants (15.12)
DOCUMENT. La guerre civile devient inévitable aux USA (15.12)
DOCUMENT. USA – Le fléau du bien (12.12)
DOCUMENT. La paranoïa autour de l’Initiative ceinture et route se poursuivra sous Biden (11.12)
DOCUMENT. Biélorussie : quelle révolution? (10.12)
DOCUMENT. Casse-tête à l'Otan (08.12)
DOCUMENT. La démocratie et son spectacle (05.12)
DOCUMENT. Le prochain chef de l’OMC imposera-t-il le programme de Bill Gates et Davos? (03.12)
DOCUMENT. Retrait ! Editorial de La Tribune des travailleurs (02.12)
DOCUMENT. Supplément au n°632 d'Informations ouvrières (02.12)
DOCUMENT. Loi «sécurité globale»: La France s’enfonce dans la dictature (02.12)
DOCUMENT. À l’Onu, les membres de l'Otan et de l'Union européenne s'abstiennent
      sur le nazisme (24.11)

DOCUMENT. Les marques résistent mieux à la crise du covid-19 qu'à la crise de 2008 (29.06)
DOCUMENT. Au Pérou, l’ultra-droite prend le contrôle du gouvernement (18.11)
DOCUMENT. Donald Trump ne joue pas seulement au golf, il purge le Pentagone (17.11)
DOCUMENT. Le nouveau chef par intérim du Pentagone: «Toutes les guerres doivent prendre fin». (17.11)
DOCUMENT. Élections aux USA : lettre du général Delawarde. (13.11)
DOCUMENT. La politique étrangère de Joe Biden. (10.11)
DOCUMENT. Élection présidentielle US : ouvrez les yeux ! (10.11)
DOCUMENT. Les États-Unis sous-traitent de plus en plus la gestion de leurs conflits
      à des entreprises privées... (15.01)

DOCUMENT. Les crimes de guerre de l’Australie et la culture de l’impunité (09.11)
DOCUMENT. Une réforme discrète et hop ! la France est revenue à l’Ancien Régime (07.11)
DOCUMENT. Les grands médias US mettent fin au 1er amendement. (06.11)
DOCUMENT. Adieu à la démocratie américaine déchue. (04.11)
DOCUMENT. L’élection présidentielle apportera-t-elle le chaos et un tissu politique américain
      irrémédiablement déchiré ? (04.11)

DOCUMENT. Fukushima, la pandémie nucléaire se répand. (03.11)
DOCUMENT. Série d'articles du Réseau Voltaire consacrés au Karabagh et à la Turquie.
      (du 14.10 au 03.11)

DOCUMENT. Série d'articles du Réseau Voltaire consacrés au Karabagh. (du 11 au 14.10)
DOCUMENT. La chute du modèle occidental (20.10)
DOCUMENT. L’enjeu de l’élection américaine : deux visions du monde. (16.10)
DOCUMENT. Le Nobel de Chimie aux découvreuses de la méthode
      pour créer des bébés sur mesure. (15.10)

DOCUMENT. Les visages de la crise capitaliste: catastrophe environnementale chez Marx (14.10)
DOCUMENT. Les enjeux de l’échiquier Arménie-Azerbaïdjan. (04.10)
DOCUMENT. Les barbares à la porte de la ferme: le capital-investissement
      à l’assaut de l’agriculture. (03.10)

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS



   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION. (Archives)

   POINTS DE REPÉRES

DOCUMENT. Des réchauffements répétitifs sans CO2 ? (24.01.2019)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique d’origine anthropique (14.02.2019)
DOCUMENT. Environmental Effects of Increased Atmospheric Carbon Dioxide. (En anglais) (2006?)
DOCUMENT. Une étude: L’augmentation de température cause de l’augmentation de CO2,
      pas l’inverse. (09.06.2010)

DOCUMENT. Climat : l’incroyable saga des températures. (22.08.2019)
DOCUMENT. Temps de résidence du gaz carbonique dans l’atmosphère. (21.09.2015)
DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10)
DOCUMENT. Le climat et la finance verte. (09.10)
DOCUMENT. Notice succincte sur une des assertions fondatrices du "réchauffement climatique
      anthropique". (date ?)

DOCUMENT. 550 scientifiques giecosceptiques (parmi des milliers d'autres) (01.10.2015)
DOCUMENT. TRIBUNE. Climat : la liberté académique est-elle en danger ? (30.09)
DOCUMENT. Le climat et la piste de l'argent. (25.09)
DOCUMENT. Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies
      contre l’alarmisme climatique. (23.09)

DOCUMENT. Courrier climato-réaliste à l’ONU : les signataires pour la France. (25.09)
DOCUMENT. La liste mondiale des signataires de la Déclaration climato-réaliste (en anglais) (26.09)

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)



   VIDÉOS

Vidéo. Il n’y a pas d’urgence climatique
Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)


   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation de la nature par les grandes
      entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)



   LE SCANDALE DES ÉOLIENNES.

DOCUMENT. Les Mystères de l’éolien en mer (20.01.2020)
DOCUMENT. Hawaï : Honolulu approuve les éoliennes les plus dangereuses aux États-Unis. (31.12.2019)
DOCUMENT. Éoliennes : le livre choc qui dénonce un scandale international. (03.10.2019)
DOCUMENT. "Le gouvernement ment aux Français, l’énergie éolienne pollue
      et nous coûte cher !" (24.09.2018)

DOCUMENT. Éoliennes en mer : Le Figaro dévoile l'énorme scandale financier. (03.10.2017)
DOCUMENT. Villerouge-Termenes sous la menace des éoliennes géantes. (2015)



   DIVERS.

DOCUMENT. Le grand minimum solaire attendu pour la période 2020-2053 conduira
     à un refroidissement terrestre. (10.09)

DOCUMENT. Nouvelle confirmation que les modèles climatiques surestiment
     le réchauffement atmosphérique. (02.09)

DOCUMENT. Le nombre des ouragans n’a pas augmenté en Louisiane depuis 1851
     (même en tenant compte de « Laura »). (29.08)

DOCUMENT. L’Optimum Climatique Médiéval : ce grand oublié. (17.08)
DOCUMENT. Les nuages ont plus d’effets que vous ne le pensez. (26.06)
DOCUMENT. Le climat en 2019, le nouveau rapport du GWPF (13.06)
DOCUMENT. Les rapports du GIEC : un « Lancetgate » à la puissance 10 (10.06)
DOCUMENT. Un argumentaire en 20 points du Heartland Institute
     pour réfuter la prétendue « crise climatique » (13.03)

DOCUMENT. Réflexions hétérodoxes sur le réchauffement climatique (16.11.2014)

DOCUMENT. 20°C en Antarctique, archétype d’une « fake news » (15.02)
DOCUMENT. Aucune tendance de long terme sur la fréquence et l’intensité des tempêtes,
     selon Météo France (14.02)

DOCUMENT. SCE-INFO : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ?... (07.02)
DOCUMENT. D’où vient réellement l’argent derrière le «Nouvel Agenda Vert»? (04.02)
DOCUMENT. Nestlé et la privatisation de l’eau : un problème mondial (02.01)
DOCUMENT. Quand les multinationales se font les chantres de l’écologie (31.12)
DOCUMENT. Qui connait mieux la vache que le paysan ? (29.12)

DOCUMENT. Les feux de brousse qui ravagent l’Australie ne sont pas dus
      au réchauffement climatique (14.01)

DOCUMENT. Climatologie : comment le GIEC s’organise pour étouffer
      les opinions sceptiques. (19.11.2012)

DOCUMENT. Y a-t-il un lien entre les rayons cosmiques et la formation des nuages?
     Une expérience au CERN étudie un lien possible avec une chambre à brouillard. (date ?)

DOCUMENT. Oscillations of the baseline of solar magnetic field and solar irradiance
      on a millennial timescale (11.01.2019)

DOCUMENT. Dérèglement climatique : pourquoi l’irrationalité de nombre de militants de l’environnement
      aggrave en réalité le problème (05.01)

DOCUMENT. Bulletin des climato-réalistes n° 97 (26.12)
DOCUMENT. Cinq « preuves » que le dérèglement climatique est déjà là ? (19.12)
DOCUMENT. Le monde a-t-il besoin d’un «New Deal vert»? (12.12)
DOCUMENT. 97 % des scientifiques d’accord sur les causes du changement climatique :
     genèse d’un mythe (12.12)

DOCUMENT. L’année 2019, la 3ème la plus chaude depuis le début des mesures,
     n’est que d’environ 0,36 degrés au-dessus de la moyenne de 30 ans (10.12)

DOCUMENT. La glace du Groenland fond… le sérieux journalistique aussi (08.08)
DOCUMENT. Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons. (15.07)
DOCUMENT. Presse & ONG : quand l’art du titre flirte avec intox et idéologie. (25.01)

DOCUMENT. Un réchauffement brutal de la stratosphère est à l’origine de l’anomalie de température
      record de septembre 2019. (05.10)

DOCUMENT. Propagation des erreurs et fiabilité des projections de la température globale de l'air,
      Mark II.. (16.09)

DOCUMENT. Tous les jeunes ne sont pas Greta (27.09)
DOCUMENT. Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise (25.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
      (02.10.2018)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF (Global Warming Policy Foundation).
      (07.04.19)

DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
      au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe ! par Marcel Leroux professeur en climatologie.
      (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
      (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
      (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
      (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)



  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

   VIDÉOS ET DONNÉES.

VIDEO. Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock (Arte)
VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

DOCUMENT. Forbes - Liste des 2.000 plus grandes entreprises privées du monde. (2019)
DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Liste des membres de la Fed, actionnaires et propriétaires
DOCUMENT. Ces exercices de simulations qui facilitent les attentats.
DOCUMENT. Banque mondiale le Coup d’Etat permanent.
DOCUMENT. L’empire mondial de la santé de Bill Gates.
DOCUMENT. Le passé esclavagiste du Parti démocrate US.
DOCUMENT. Discours de Moammar Kadhafi à la 64ème session de l’Assemblée Générale
      de l’O.N.U. (2009)



   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)

DOCUMENT. L'agonie de la politique étrangère française. (29.11)
DOCUMENT. La France manipulée. (06.12)
DOCUMENT. La France dans l'engrenage. (13.12)
DOCUMENT. Les deux France. (20.12)
DOCUMENT. Victoire de la France pour la Paix. (27.12)

DOCUMENT. La reconstitution du Parti colonial français. (03.01)
DOCUMENT. Le Parti colonial à l'assaut de la Syrie et du Mali. (14.02)
DOCUMENT. Abandonné par Washington, Paris s'appuie sur Tel-Aviv contre Damas. (28.02)



   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Un mythe brisé. Les limites de la pensée de Noam Chomsky (2006)
DOCUMENT. Sans lumière ni gloire: les révolutions de couleur (26.09.2020)
DOCUMENT. Les révolutions de couleurs et quelques vérités de La Palice:
     L’objectif est de manifester « contre quelque chose »… (25.09.2020)

DOCUMENT. Les révolutions de couleurs et quelques vérités de La Palice…
     que certains ignorent ou violent sciemment (23.09.2020)

DOCUMENT. BLM est-il le masque derrière lequel opèrent les oligarques ?. (18.09.2020)
DOCUMENT. La première OTAN : les agressions conjointes britannique et française
     au milieu du XIXe siècle. (21.07.2020)

DOCUMENT. Le piège de l’endettement. (20.07.2020)
DOCUMENT. Banque mondiale et FMI: 76 ans, ça suffit! (18.07.2020)
DOCUMENT. Déclassifié : Operation Mockingbird, la guerre froide culturelle de la CIA. (08.07.2017)
DOCUMENT. Les périls du tout-humanitaire. (06.08.2004)
DOCUMENT. Les États-Unis ont leur propre révolution de couleurs. (28.06)
DOCUMENT. La "Grande Réinitialisation" : un sommet unique pour débuter 2021. (03.06)
DOCUMENT. Le temps de la Grande remise à zéro. (03.06)
DOCUMENT. Le Covid-19 et l'Aube rouge (28.04)
DOCUMENT. Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral. (18.04)
DOCUMENT. Le cheval de Troie de l’extrême droite américaine à Westminster. (16.05.2015)
DOCUMENT. L’entreprise financiarisée : comment la finance alimente
     et transforme les multinationales (11.02.2020)

DOCUMENT. Le multiplicateur de propagande : Comment les agences de presse mondiales
     et les médias occidentaux parlent de géopolitique (15.01.2020)

DOCUMENT. Les facettes de l’individu empêtré dans l’individualisme. (03.2007)
DOCUMENT. Un monde sous surveillance ? - La surveillance de demain : puces RFID
     et implants sous-cutanés (2011)

DOCUMENT. Une génération spontanée ? Analyse socio-historique du comportement politique
      des générations X et Y (2016)

DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10 2019)
DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)
DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.



  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME. (Archives)

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)



   ADRESSES UTILES

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)

Science, climat et énergie (Belgique)

ReinfoCovid. Collectif de 350 soignants, médecins, chercheurs, universitaires. (France)
Collectif de médecins. Covid-19 laissons les médecins prescrire. (France)
Le blog du Dr Gérard Maudrux (France)
Covid Infos (France)
Recherches Covid-19 (France)
Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations. (France)
Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie génétique. (France)
ResearchGate. (Allemagne)
COVEXIT. (Etats-Unis)

Qui a organisé les attentats du 11 Septembre 2001 ?

Le Forum économique mondial.
The Rockefeller Foundation (EU)
Council Foreign Relations and Foreign Affairs (EU)
La NED
La Banque mondiale.
Le Fonds monétaire international.



Causerie et infos

Le 19 janvier 2021

J'ai procédé à quelques modifications dans la présentation de la page d'accueil du portail. L'une m'avait été suggérée par Paul et je l'ai retenue, merci à lui. Comme quoi je t'écoute !

Je vous suggère de glisser l'adresse du portail chaque fois que vous insérez un commentaire dans un blog.

Je rajouterai de nombreux documents demain matin, avec le décalage horaire, j'ai 4h30 d'avance sur vous, 3h30 l'été, c'est pratique !

Je viens de terminer la relecture et le formatage de la causerie, j'ai corrigé une vingtaine de fautes, je dois être très fatigué ! J'ai corrigé aussi une dizaine de mots des articles de la presse. Si j'en ai laissées, soyez tolérant, merci. Il est déjà 22h15 chez moi en Inde.

Voyez-vous, sentez-vous, saisissez-vous la cohérente, la logique, la ligne politique, l'idéal qui se dégagent de la page d'accueil de ce portail et de ce courant politique ? Si votre réponse est négative, ne perdez pas votre temps et allez voir ailleurs !

Un exercice que j'invite les lecteurs à faire et une réflexion à cogiter.

- Covid-19 ou la pataugeoire politique par Antoine Charpentier - Alahed - Mondialisation.ca, 18 janvier 2021

Antoine Charpentier - Le virus Covid-19 a sonné le glas d’un fonctionnement politique qui s’est avéré désuet et déconnecté de la réalité.

LVOG - Voilà le genre d'article d'un peu moins de 2 pages et qui pourrait en faire 10 que cela ne changerait rien, qui dès la première phrase ou proposition sonne faux. Notez qu'on aurait tout aussi bien s'arrêter au titre.

Dès lors, on est en droit de se demander quel intérêt un lecteur aurait-il à continuer sa lecture. Aucun, sinon à prendre le risque de perdre son temps et d'être induit en erreur, ce dont la plupart des lecteurs ignoreront ou n'auront pas conscience, d'être influencé par une analyse ne correspondant pas à la réalité et une orientation politique qui ne correspond pas non plus à ses intérêts. Bref, croyant bien faire ou s'instruire, il aura faux sur toute la ligne, car ce qu'il retiendra ne lui sera d'aucune utilité ou nuira à ses propres intérêts.

Est-ce le but recherché, je parle pour le lecteur, évidemment non, et dans bien des cas pour le rédacteur non plus qui n'en a pas davantage conscience, sauf quand il est engagé idéologiquement ou politiquement, ce que le lecteur ignore dans bien des cas ou il ne tient pas compte, parce qu'il se comporte inconsciemment ou il ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes, oui, aussi intelligent qu'il se croie, il s'avère aussi ignorant que celui auquel ce genre d'article demeure inaccessible.

Je vous mets le lien vers cet article, pour que vous vérifiiez par vous-même que tout le reste était à l'avenant. Pour vous accompagner dans cette lecture, je précise que le but de l'auteur était d'épargner les institutions et le régime en place, c'est même écrit en toute lettre dans l'avant-dernier paragraphe.

https://www.mondialisation.ca/covid-19-ou-la-pataugeoire-politique/5652844

Chaque jour, les travailleurs et militants perdent littéralement leur temps à lire ce genre d'articles que l'on retrouve absolument partout.

Pire, inconsciemment ils sont influencés à leur dépend ou ils se font manipuler, et ils en arrivent à porter des jugements ou à adopter des positions qui seront une source de division, de désaccords et de polémiques sans fins conduisant à l'atomisation des travailleurs ou à la dislocation du mouvement ouvrier. Ils l'ignorent qu'ils l'admettent ou non, j'en veux pour preuve qu'ils disent eux-mêmes ignorer pourquoi nous en sommes arrivés à une situation où il n'est plus possible de trouver deux travailleurs ou militants qui soient sur la même longueur d'onde, qui partageraient l'essentiel sur le plan théorique ou politique, hormis évidemment quand ils évacuent de la discussion ou de la réflexion tous les thèmes qui les embarrassent, refusant d'aborder certaines questions sous un angle différent du leur, car s'il admettait la libre discussion, ils devraient intégrer dans leur réflexion des facteurs qui ne s'y trouvaient pas, et prendre le risque qu'ils contredisent leur analyse ou leur conclusion et ils n'y tiennent pas.

C'est ainsi que des travailleurs ou des militants qui revendiquent la liberté d'expression sont eux-mêmes incapables de la mettre en pratique, en réalité ils sont bourrés de tabous et d'idées préconçus, et ils se comportent en dogmatiques ou sectaires. Et il faut ajouter que, lorsqu'ils adoptent une attitude éclectique ou une sorte de cabotinage par paresse intellectuelle ou lâcheté, hypocrisie, par ignorance chez les ouvriers, chez eux aussi elle aura valeur de dogme, puisqu'ils refuseront d'admettre que ce dilettantisme mondain sert à camoufler leur propre inconsistance ou ignorance, et il va de soi que si vous leur faites remarquer, sachant qu'ils trouveront toujours de bons prétextes pour la justifier, ils le prendront mal généralement et la discussion cessera avant d'avoir réellement commencée.

Tous les jours on est confronté à ce que je viens de décrire.

Comment s'en sortent-ils où comment peuvent-ils vivre en ayant de tels rapports avec les autres ? En vivant dans une bulle en pratiquant l'entre soi, car finalement ils ne discutent ou ils ne se sentent vraiment à l'aise que lorsqu'ils papotent avec des gens qui pensent comme eux, ils trouvent ainsi une justification à leurs idées ou comportement et ils s'en contentent. Pour le vérifier, demandez-leur si cela leur pose un problème, ils vous répondront, mais de quel problème parlez-vous, vous délirez, vous êtes fou mon pauvre, allez vous faire soigner.

Cela m'amène à une autre réflexion.

Quand on est un simple travailleur, on croit en un certain nombre de choses, on sait ou on croit savoir un certain nombre de choses, on a des idées et un certain comportement dans la société, et du jour au lendemain dès qu'on rejoint une formation politique pour peu qu'on s'est convaincu que c'était elle qui représentait le mieux nos intérêts ou avec laquelle on avait le plus d'affinités, on va adopter du jour au lendemain tous ses codes pratiquement sans exception et y vouer un culte, ainsi qu'à ses dirigeants, cela va de soi. J'en ai fait l'expérience autrefois, donc je peux en parler, et j'ai eu depuis l'occasion de l'observer à une multitude de reprises lorsque des militants passaient d'un parti à un autre, en constatant leur transformation ou leur conversion immédiate et sidérante.

Sans vraiment caricaturer, c'est comme une personne carnivore depuis sa plus tendre enfance, et qui apprend que l'élevage serait responsable du réchauffement climatique ou que les animaux sont élevés et abattus dans des conditions effroyables, et qui du coup décide de devenir végétarienne ou végan, qui va aller jusqu'à refuser de manger le moindre aliment contenant une substance animale et faire la leçon à tous ceux qui en consomment en les traitant de tous noms et en les regardant avec dégoût.

Cela tourne donc au fanatisme pour ainsi dire sur une base obscurantiste. Et ce que l'on pet observer, c'est que ce constat est valable pour pratiquement l'ensemble de la population, dont nos chers travailleurs et militants, ces derniers se croyant épargnés ou différents des autres, ce qui n'est pas le cas évidemment, sinon nous n'en serions pas là, répétons-le pour la énième fois puisque personne ne veut l'entendre.

Et si je m'inclus dans le lot, c'est parce que j'ai pris un jour conscience que je ressemblais à ce que je viens de décrire, en m'observant attentivement ainsi que les autres. J'en ai été profondément choqué et humilié, au point de me jurer de continuer à chercher à comprendre le temps qu'il faudrait, comment et pourquoi j'avais pu adopter des idées et un comportement aussi contraire à mes intérêts ou à mon idéal, et quelque part aussi nuisibles aux autres.

Habituellement on se trouve des excuses pour ne jamais rompre totalement avec tel ou tel comportement, on se fabrique une bonne conscience aisément, c'est bien connu, sauf que je m'y suis résolument refusé en ce qui me concernait, car j'estimais que cela aurait relevé de l'hypocrisie ou du mensonge pur et simple, se mentir à soi-même et ne pas s'en vanter auprès des autres de préférence ou cela va de soi, quelle horreur ! On a beaucoup trop tendance à juger les autres, mais dès qu'il s'agit de soi-même, là étrangement on est souvent porté à faire preuve de laxisme et de bienveillance, ce qui pour moi est inacceptable. Autant je peux admettre ce comportement chez les autres, autant je me l'interdis à moi-même. C'est un principe que je m'applique, bien que je sache qu'il m'arrive encore parfois de l'enfreindre, ce qui me vaut une très sévère correction quand je m'en aperçois, et j'en ai profondément honte évidemment, je me traite de con ou de tous les noms !

N'étant pas parfait comme tous les hommes, quand je me laisse un peu aller pour soulager mes peines et mes souffrances, j'en ai presque toujours parfaitement conscience, je dis stop avant que cela aille trop loin ou que cela enfreigne mes principes, c'est la limite à ne jamais franchir. J'essaie toujours d'avoir un comportement vertueux, si vous voulez, et sur le plan des idées j'essaie d'atteindre la perfection, tout en sachant que j'en suis éloigné, l'essentiel j'estime, c'est de tout faire pour s'en rapprocher le plus possible. Quand on se fixe un idéal médiocre, on prend le risque de le demeurer toute notre vie. C'est aussi ainsi qu'on finit par s'accommoder de n'importe quoi ou des pires crimes, c'est ce qui explique en grande partie pourquoi la société est devenue si monstrueuse et cruelle.

Le socialisme, mettre un terme au règne de l'exploitation de l'homme par l'homme qui est à l'origine de toutes les formes de discriminations injustes, d'oppression ou de répression, la liberté constitue l'idée humaniste le plus élevé que les hommes peuvent concevoir et réaliser. Faire en sorte que les éléments les plus conscients de toutes les classes parviennent à partager cet idéal et à lutter ensemble pour qu'il se réalise, devrait être notre priorité. Voilà le sens de mon engagement politique.

Ce qu'on a beaucoup de mal à admettre, c'est qu'il requiert des sacrifices, beaucoup d'efforts et une rigueur absolue aussi bien dans les principes que sur le plan intellectuel.

Je rajoute quelque chose que j'ai oublié de signalé, et qui avait motivé cet article, on doit avoir tellement de choses en tête, qu'on finit par la perdre parfois !

Ce que je voulais dire aussi, c'est que jusqu'au début des années 80, il existait certes de nombreux courants politiques dans le mouvement ouvrier, mais finalement ils se résumaient à trois principalement selon les étiquettes, socialiste (social-démocrate), communiste (stalinien) et trotskyste. Au sein de ces principaux courants et dans chacune de leurs formations les militants partageaient les mêmes idées, dès qu'un travailleur les rejoignait, ils les adoptaient.

Depuis les années 90-2000, le nombre de formations politiques a explosé, ce phénomène s'est amplifié et accéléré avec Internet. A la fin des années 70, au sein de chaque courant politique, il existait une certaine cohésion entre tous leurs membres, de même qu'au sein du mouvement ouvrier, hormis les désaccords qu'ils avaient entre eux et qui permettaient de les distinguer, et il n'était pas rare de les retrouver côte à côte dans des manifestations, des meetings ou conférences, campagnes, etc. depuis cette cohésion a totalement volé en éclats.

Si vous prenez les principaux évènements qui ont fait l'actualité depuis le début des années 2000, ou même que vous vous limitiez au 3 ou 7 dernières années, vous constateriez que les désaccords entre militants ou ex-militants n'ont jamais été aussi nombreux, entre ceux qui sont pro ou anti ceci ou cela, vous n'en trouverez pas deux qui partagent la totalité de leurs analyses ou positions, hormis les zombies qui suivent scrupuleusement la voix de leurs maîtres, leurs dirigeants, mais ils sont de plus en plus rares à être ainsi conditionnés ou fossilisés.

Tout est devenu un sujet de désaccord et d'affrontement verbal plus ou moins violent entre militants, d'invectives ou d'insultes, quand ils ne se refusent pas à toute discussion calme et sérieuse, il en va de même dans une moindre mesure entre travailleurs inorganisés, parce qu'ils n'ont pas le sentiment d'être dépositaires d'une vérité gravée dans le marbre.

Les travailleurs conservent une certaine liberté de penser que n'ont pas les militants ou à laquelle ils se refusent, parce qu'ils ont un niveau de conscience ou théorique tellement médiocre, ils ne sont pas en mesure de participer à une discussion où chacun peut exposer librement ses arguments. Ils ne peuvent pas défendre les leurs, peut-être parce qu'ils perçoivent inconsciemment que ce serait impossible, ils se feraient laminer ou ils se ridiculiseraient.

Si des dirigeants avaient pris la peine d'étudier sérieusement les travaux de Michel Clouscard qui complétaient ceux de Marx et Engels, il y a de cela plus d'un demi-siècle, je ne sais pas si vous vous rendez compte du temps qu'on a perdu, peut-être qu'on n'en serait pas arrivé à ce degré de confusion extrême, de déchéance, de déchirement, de dislocation de l'avant-garde de la classe ouvrière, c'est un élément sur lequel j'appelle les militants à réfléchir tranquillement, patiemment, rigoureusement.

Je pense qu'ils pourraient trouver là matière à expliquer et comprendre les causes de tous nos désaccords actuels, dont faire la liste ici nous entraînerait trop loin, tant ils sont nombreux et profonds. Nous en sommes arrivés au point ou nos positions sont tellement inconciliables sur la plupart des questions d'actualité ou la situation, qu'il est devenu impossible d'envisager la construction d'un parti ouvrier révolutionnaire, ce qui est dramatique, et ce que nos ennemis ne sont pas sans ignorer. Eux, ils s'en frottent les mains, ils savent qu'ils ont un boulevard devant eux, ils ne rencontrent pratiquement plus aucune résistance ou opposition organisée chaque fois qu'ils nous assènent un mauvais coup ou lancent une opération, créent de toutes pièces ou instrumentalisent un évènement puisqu'une large partie ou la totalité du mouvement ouvrier va s'y associer ou y participer.

Beaucoup de militants ou ex-militants baissent les bras, sont démoralisés en observant ce qui se passe que je viens de décrire, ils ne voient pas comment on pourrait remonter la pente et s'en sortir, même si souvent ils n'osent pas l'avouer, quelque part c'est ce qu'ils pensent parce qu'ils ne sont pas idiots, dès lors qu'on leur explique clairement ce qui se passe, ils comprennent que leurs dirigeants avaient été atteints de sénilité précoce ou qu'ils n'avaient jamais été à la hauteur de leurs responsabilité pour ne pas dire pire encore.

Donc voilà aussi où je voulais en venir ou ce que j'avais à leur dire, et il faut qu'ils sachent qu'on ne s'en sortira jamais si on n'en tient pas compte, si on ne modifie pas impérativement notre conception de la lutte de classe et notre interprétation de la situation.

Et s'ils craignent de se retrouver à contre-courant des masses, il faut qu'ils sachent qu'en les observant de plus près ou en prenant le temps de les écouter, ils s'apercevraient souvent que ce sont elles qui sont dans le vrai, et non leurs dirigeants qui dans bien des cas relaient la propagande officielle ou s'alignent dessus. On a pu l'observer sur une multitude de sujets où c'étaient elles leurs cibles, et ils ont été amenés à se positionner au côté de Hollande ou Macron contre les masses.

Et quand bien même ce serait le cas, qu'il faille être à contre-courant des masses parce qu'elles ont cédé à l'influence de l'idéologie qui domine la société depuis des siècles, qu'il faille les affronter peut s'avérer indispensable, ne serait-ce que pour préserver l'essentiel qui sera utile plus tard à leur combat. Souvenez-vous de ce que disait Engels, notre morale ou celle de la classe ouvrière est la seule légitime parce qu'elle incarne le futur, la société future et non le présent ou le passé. Et qui est-ce qui est censé incarner cette morale, sinon les militants qui se réclament du socialisme. Alors si vous voulez en être digne, vous savez ce qu'il vous reste à faire. (A lire dans cette page pour vous rafraîchir l'esprit, à la rubrique des enseignements du marxisme.)

Qui craint les masses n'a pas sa place dans le mouvement ouvrier, voilà ce que chaque militant devrait avoir à l'esprit en permanence. Pourquoi portons-nous tant d'attention à des intellectuels qui n'en font pas partie ou ignorent les masses ? Parce que nous savons qu'un jour ou l'autre, ils seront bien obligés de les prendre en considération, parce que ce sont les masses qui font l'histoire et personne d'autres. Il faut les prendre telles qu'elles sont, sans les mépriser, sans les juger, sans chercher à les obliger à changer leur mode de penser, même quand elles véhiculent des préjugés archaïques, parce que le moment venu elles voleront en éclats et le régime avec.

C'est cela et rien d'autre qui doit nous servir de guide pour l'action, et non les arguments bidons fabriqués par la réaction, car c'est le meilleur moyen de se retrouver à ses côtés contre les masses ou de se tromper de cause.

Qui incarne le mieux la bête immonde ?

Who Is Bill Gates? (Version longue - Full Documentary, 2020) (sous-titres accessible en français) - 13 juin 2020

https://www.youtube.com/watch?v=TY-vLrz9XCc&feature=youtu.be

How Bill Gates Monopolized Global Health (sous-titres en français) - 1 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=wQSYdAX_9JY&feature=youtu.be

Bill Gates' Plan to Vaccinate the World (sous-titres en français) - 8 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=o7A_cMpKm6w&feature=youtu.be

Who Is Bill Gates? (en anglais) - 5 janvier 2020

https://www.corbettreport.com/gates/

Who Is Bill Gates? : The Corbett Report (Un article en anglais comportant des vidéos sous-titrés en français) 5 janvier 2020

https://www.corbettreport.com/gates/

30 pages au format pdf




PREMIERE PARTIE

Michel Clouscard.

- "Le néo-fascisme sera l’ultime expression du libéralisme social libertaire, de l’ensemble qui commence en Mai 68. Sa spécificité tient dans cette formule : « Tout est permis, mais rien n’est possible. » [ Puis ], à la permissivité de l’abondance, de la croissance, des nouveaux modèles de consommation, succède l’interdit de la crise, de la pénurie, de la paupérisation absolue. Ces deux composantes historiques fusionnent dans les têtes, dans les esprits, créant ainsi les conditions subjectives du néo-fascisme. De Cohn-Bendit à Le Pen, la boucle est bouclée.“

A retenir.

- L’idéologie peut conditionner la sensibilité...

- Rendre le désir de consommer aussi puissant qu’un besoin...

- Rien de plus dangereux que de refuser la morale : cette position idéologique est la pire, elle détruit tout. Elle fait les mous et justifie tous les crimes, jusqu'à l'absurde...

- Les valeurs transgressives de la gauche servent d'alibi moral aux valeurs de la droite financière...

- Cette homogénéisation gouvernementale – certains parlent d’alternance -, fruit d’une complémentarité complaisante, caractérise singulièrement, depuis, notre social-démocratie libérale-libertaire...

- Des adultes aux préoccupations adolescentes, des électeurs aux ambitions serviles, des esclaves se croyant libres, des résistants collaborant , des consommateurs aux velléités formatées…voilà en définitive ce qu’a fait de nous cette société capitaliste...

D'un régime fasciste à l'autre.

Allemagne 1941 - Hitler - «Arbeit macht frei» - Travailler rend libre.

France 2021 - Macron - «Impfung macht frei» - Se vacciner rend libre.

G. Orwell l'auteur fétiche de Bertrand Tavernier

La Mort en Direct – Bertrand Tavernier (interview) - ARTE Cinema (2/3)

https://www.youtube.com/watch?v=hsc0qJQLEHo

Quel casting !

Evelyne et Marie-France Pisier « ont eu tellement d’amants » - gala.fr 15 janvier 2021

Marie-France et Evelyne Pisier étaient deux soeurs très fusionnelles, comme le révèlent nos confrères du Point. Mais la révélation de l'inceste commis par Olivier Duhamel a fait voler en éclats leur belle complicité.

Ils sont nombreux, ceux qui ont croisé la route d'Evelyne et Marie-France Pisier, à évoquer leur forte complicité.

Les deux femmes partagent tout, y compris les amants.

Avant de se marier avec Evelyne Pisier, Bernard Kouchner aurait eu une liaison avec sa soeur. "Elles avaient eu tellement d'amants, c'était intimidant pour les filles les plus sages" se remémore une amie. Marie-France Pisier tombera aussi sous le charme de Daniel Cohn-Bendit, et sa soeur sous celui de Fidel Castro.

Leur père se suicidera d'une balle dans la tête en 1986. Deux ans plus tard, c'est leur mère qui décidera de mettre fin à ses jours. gala.fr 15 janvier 2021

LVOG - Ce sont les mêmes qui sont à la tête de la brigade des moeurs, des prostitués des deux sexes et des ordures en tous genres.

Au temps du néo-fascisme triomphant.

Avant d'aborder ce sujet, je voudrais apporter une précision à la suite de la vidéo mis en ligne hier, dans laquelle il était beaucoup question des hippies ou des soixante-huitards.

Je n'ai jamais fait partie de l'un ou de l'autre, bien que j'ai adopté certains codes des hippies, cheveux longs, rock, cannabis, mais parallèlement contrairement aux petits bourgeois de mon quartier qui glandaient ou poursuivaient des études, moi je bossais comme ouvrier. En 1975 j'avais 20 ans, époque pendant laquelle Clouscard écrivit ses principaux ouvrages. Je partirai en Inde 15 ans plus tard, et je m'y installerai définitivement en 1996, sans que cela n'ait aucun rapport avec ce que j'avais vécu dans les années 70.

Ma période hippie si on peut appeler cela ainsi, dura à peine 3 ans, de 1974 à 1976, en 1977 j'entrais en contact avec l'OCI et elle s'acheva à ce moment-là. En revanche, j'en ai conservé jusqu'à présent ce qu'elle m'avait apporté, la découverte de la philosophie et du marxisme, accessoirement le cannabis à des fins intellectuels plus que récréatives ou comme somnifère pour éviter de cauchemarder et oublier ce monde de merde, je ne déconne pas, le hard rock et la rébellion, je connaissais déjà depuis l'âge de 10 ans.

C'est ma première épouse française qui m'a fait découvrir l'hindouisme et le bouddhisme, et donc l'Inde. Je les ai étudiés pendant plusieurs années, j'ai pratiqué du yoga, et quand nous nous sommes séparés, ne savant plus quoi faire de ma peau, j'ai décidé de partir en Inde sur la base d'illusions dont je suis revenu depuis, puisqu'en 2001 je renouais avec le marxisme et la lutte de classe, après une interruption de 20 ans.

Ici je n'ai jamais fréquenté les hippies occidentaux qui vivent dans la communauté d'Auroville, car entre nous l'incompatibilité d'idée est quasiment totale, ils sont même franchement répugnants et infréquentables, bien que nous partagions le même idéal, les moyens pour le réaliser divergent totalement aussi. Voilà, vous savez tout ou presque sur moi.

L'alliance du libéralisme économique (droite) et du libéralisme culturel (gauche), du libéralisme libertaire et de la social-démocratie libertaire, aboutit à la cogestion des rapports de domination et à une forme de néofascisme. Qu'elle rencontre une forte adhésion de l'extrême centre est normal, puisqu'il en est l'instigateur, et une forte résistance des conservateurs puisqu'ils sont les premiers à en faire les frais ou plutôt, ce sont eux qui y avaient le plus à perdre, en attendant de s'y rallier comme la plupart des aristocrates finirent par se transformer en bourgeois à la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle.

LREM l'illustre à merveille, puisque ses dirigeants et le gros de ses troupes sont issus de LR et du PS.

En décrivant cette alliance objective, on pense immédiatement à celle qu'avait observée et combattue Lénine dans L'impérialisme stade suprême du capitalisme, il y a un siècle déjà, donc nos dirigeants n'ont aucune excuse ou ne pourront pas dire qu'ils auraient été pris au dépourvu, entre l'aristocratie financière et l'aristocratie ouvrière, la version moderne est plus sophistiquée, elle s'est diversifiée et englobe toutes les classes au XXIe siècle, mais pas seulement son pouvoir tentaculaire s'est infiltré ou étendu à toutes les manifestations de la société, il s'exerce de manière à pouvoir les dominer, les orienter sans que personne ne puisse s'y opposer efficacement, et évidemment ceux qui sont destinés à en être les principale victimes sont les mêmes, la classe ouvrière, les couches et les classes moyennes vouées à la rejoindre ou livrées à la paupérisation et à la précarité absolue sur fond de totalitarisme ou néo-fascisme non plus national, mais mondial.

Clouscard - « Le capitalisme a viré à gauche au niveau politico-culturel et a viré à droite au niveau économico-social. »

Aymeric Monville 2013 - La France n'aura jamais mieux ressemblé au portrait qu'en brossait Michel Clouscard dès l'après mai 68. Plus que jamais nous subissons la règle du libéralisme-libertaire dont il est le premier à avoir forgé le terme et le concept : la droite gère l'économie et la gauche l'évolution des moeurs, main dans la main.

On pourrait difficilement mieux dire, n'est-ce pas ?

Cela dit, depuis la formule employée par Clouscard, tout est permis mais rien n'est possible, mérite d'être actualisée ainsi, rien n'est permis et rien n'est possible, autrement dit, on est entré de plein pied dans le totalitarisme qui inclut l'esclavagisme, on est passé petit à petit du libéralisme libertaire au néo-fascisme.

Qu'est-ce qui est reproché principalement à Clouscard ? C'est de s'être livré à une analyse de classe de la consommation qui démontre que la classe ouvrière en est exclue. Personnellement, jusqu'à présent je n'avais pas fait suffisamment la distinction entre biens d'équipement et biens de consommation, j'ignore jusqu'à quel point celle établie par Clouscard était correcte ou incomplète, je me méfie comme de la peste de tout ce que je lis à son sujet, à commencer par ceux qui au PCF ou proches du PCF qui s'en réclament ou encore Michéa, je ne parle même pas des Soral ou Zemmour qui sont des populo-fascistes pour employer une caractérisation de Clouscard. Gageons que les lambertistes (POI-POID) et autres pablistes (NPA) ou gauchistes qui liront cette causerie, s'empresseront de m'accuser de sombrer dans le populo-fascisme, si ce n'était pas déjà fait, ce qui me laisse totalement indifférent.

Quand Clouscard affirmait que la critique de l'anthropologie politique devait compléter la critique de l'économie politique chez Marx, en aucun cas il les opposait ou les excluait, ce qui aurait été une grave erreur politique. Mais évidemment c'est ce que font sans retenue ses détracteurs ou ceux qui s'en réclament, alors qu'ils sont aussi étrangers au marxisme que les freudo-marxistes, les existentialistes ou les staliniens.

Ma démarche ou comment je procède, ma méthode.

Je suis arrivé aux mêmes constats que Clouscard sans le connaître ou l'avoir lu ou entendu. Je ne connais pas encore suffisamment ses travaux pour me prononcer sur ses conclusions ou ses prises de position que j'ignore, donc à suivre. Comme disait Tavernier à propos des paroles qu'il avait mis dans la bouche d'un de ses personnages : Chaque chose en son temps, chacune à son tour, les unes après les autres.

Mais à la limite, qu'il s'agisse de Clouscard ou de qui que ce soit, ce qui m'intéresse surtout, ce sont ses observations, ses découvertes ou son rendu de la réalité. Je le répète, à ce stade j'ignore quelle fut la qualité des interprétations, des analyses et des conclusions qu'il en a tirées, donc pour moi cela n'a pas tellement d'importance, ce qui est essentiel c'est la matière brute qu'il nous a livrée à partir de laquelle je vais pouvoir forger une théorie ou modifier celle que j'avais élaborée.

On ne peut pas penser librement et progresser, quand on est perclus d'a priori, d'idées reçues, d'arrière-pensées, de théories, de doctrines sur lesquelles il faut s'aligner absolument ou qu'il ne faut surtout pas contrarier. Dans ce cas-là on aura toutes les peines du monde à aborder des choses ou connaissances qu'on ignorait jusque là, à les intégrer dans notre réflexion, on aura tendance à les écarter ou à les ignorer, et on aboutira à une interprétation tronquée ou déformée de la réalité. On agira à la manière des philosophes qui avaient créé leur propre système, et qui passèrent le restant de leurs jours à le justifier, quand bien même il ne reflétait pas fidèlement la réalité ou était complètement absurde, bourré de contradictions impossible à justifier, ils étaient persuadés de sa justesse.

Nous leur devons beaucoup néanmoins, parce qu'ils se donnèrent parfois un mal de chien dans leurs recherches pour convaincre leur entourage du bien fondé de leur théorie, quand au cours de leurs travaux ils surent faire preuve de persévérance et de rigueur ou qu'un éclair génial de lucidité jaillit des profondeurs de leur esprit et atteignirent une vérité, qui jusque là était inconnue des mortels et nous sert encore plusieurs siècles plus tard ou de nos jours.

En attendant, j'ai constaté que les travaux de Clouscard et certaines de ses conclusions dont j'ai eu connaissance, correspondaient avec celles auxquelles j'étais parvenu ou leur apportaient une légitimité qui leur manquait peut-être encore, puisque pour tous les lecteurs ou militants je demeure un illustre inconnu, ce qui est plutôt encourageant, car du coup je me suis dit que j'étais moins abruti que ce que certains prétendaient.

Clouscard aussi fut victime d'une discrimination ou d'un ostracisme injuste de son vivant, en se démarquant du stalinisme et de ses idéologues, et en s'attaquant aux freudo-marxistes (pseudo-freudiens-marxistes, expression corrigée par LVOG) (parmi lesquels il classe Gilles Deleuze ou encore Herbert Marcuse), à l'existentialisme, opposé au néo-kantisme de Jean-Paul Sartre, Jacques Lacan, Michel Foucault, Claude Lévi-Strauss ou encore Roland Barthes, selon lui fondamentalement contre-révolutionnaire, on lui reproche d'avoir commis l'erreur dans son analyse du mouvement de mai 68 étudiant, de ne pas avoir tenu compte qu'il avait été traversé par des inspirations contraires – même si toutes marquées par le même hédonisme – et une partie non négligeable des étudiants, influencés par les idées de Cornélius Castoriadis, Henri Lefebvre et Guy Debord, a tenté de refaire vivre l’esprit de la Commune et de combattre la société du spectacle naissante. (Kévin "L'Impertinent" Kévin - comptoir.org). Bref, il allait se faire plus d'ennemis que d'amis. Il finira d'ailleurs ses jours en 2009 dans son trou à Gaillac, comme je finirai les miens dans l'indifférence générale dans mon trou en Inde, bien que ses travaux et son apport au marxisme soient incomparablement plus importants que les miens qui sont très modestes. J'ignore également quel fut son engagement politique, ce qui importe peu ici, on verra cela plus tard.

Je publierai plus tard un recueil de texte et d'extraits d'articles sur son oeuvre, et en fonction du temps que je pourrai y consacrer je les commenterai.

Un extrait tiré de la page Wikipédia qui lui est consacré

- Ainsi, l'analyse critique des progrès sociaux au cours du XXe siècle ne peut valoir comme critique morale de l'émancipation des femmes ou des jeunes, mais comme analyse critique de la création de nouveaux marchés par l'assouplissement des mœurs. Les puissances trompeuses du capitalisme (communication publicitaire, etc) précèdent l'individu qui s'attache à des modèles de conduites « émancipées » qui « libèrent le corps » sans libérer ni l'âme, ni la force de travail des individus du Travailleur Collectif contraints de s'exploiter pour participer au système des signes de la jouissance.

Les combats sociaux sont donc exploités et instrumentalisés par la forme même de la société. Aidée par les formidables gains de productivité permettant la production industrielle des biens de subsistance et d'équipement, l'économie de marché trouve des débouchés commerciaux aux revendications sociales, mais dans un régime d'inégalité sociale. Les plus pauvres accèdent comme les plus riches aux mêmes modèles culturels, mais tandis que la classe ouvrière est toujours exploitée pour produire et n'accède qu'à une consommation frivole minimale – parfois seulement des signes les plus modestes – les nouvelles couches moyennes et de la bourgeoisie consomment beaucoup plus sans produire et accèdent à la « gamme » de luxe des nouveaux produits : loisirs, voyages, produits bio de luxe, modes de vie marginaux et alternatifs, contestation moralisante des rapports capitalistes, etc.

LVOG - Comme on le voit ici, la société et les rapports sociaux qu'avaient décrits Marx et Engels, les enseignements du marxisme figuraient dans sa réflexion et ses recherches, c'est la raison pour laquelle elles nous sont si précieuses.

Je crois que les militants feraient bien de lire et d'étudier son oeuvre, ils y trouveraient ce qu'ils ont lu dans bien des causeries, alors que j'ignorais l'existence de ce penseur et militant. Que je n'en ai jamais entendu parler dans la littérature des trotskystes n'étonnera personne, ils ont passé leur temps à passer à côté de l'essentiel plus ou moins consciemment.

Pour se détendre un peu

Qui a osé nous traiter ainsi : « Tiens bon, on les aura ces connards » ?

Réponse : Le tyran Macron s'adressant à Véran. gala.fr le 13 janvier citant Le Point du 12 janvier.

La réponse de Macron à des rumeurs qui annonçaient un prochain limogeage d'Olivier Véran, précisait le journaliste. Entre nous, ces « connards » pourraient tout aussi bien être tous ceux qui souhaitent son départ et ils doivent être très nombreux, bien que cela ne changerait strictement rien.

Après « pauvre con » (Sarkozy) qui témoignait déjà du manque de raffinement ou d'élégance d'un roturier, avec cet imposteur qui a assumé la relève, on a là toute l'élégance du lumpenprolétariat de la bourgeoisie, tel que Marx caractérisait l'aristocratie financière.

Non, Macron n'est jamais seul. Exercice de social-patriotisme.

- Absence de vaccin français contre le Covid: Ruffin demandera une commission d'enquête à l'Assemblée - BFMTV 14 janvier 2021

LVOG - Avec les félicitations de Sanofi-Pasteur !

Avec Mélenchon, tout est réformable, souvenez-vous qu'il se serait bien vu en Premier ministre de Macron pour ceux qui ont la mémoire courte.

- Mélenchon estime "avoir besoin d'autres relations avec la presse" - AFP 14 janvier 2021

La pandémie a mis en lumière "l'importance de l'information et de la pluralité de ses sources". AFP 14 janvier 2021

LVOG - Il fallait aussi la sortir celle-là, car je ne l'ai jamais entendu faire la promotion des traitements qui existent pour soigner le covid-19 ou rejeter la théorie d'une pandémie. La pluralité de l'information et des sources qu'il réclame ne sont finalement que des nuances de la même idéologie réactionnaire, dite social-démocrate libertaire.

Qui a dit qu'il était impossible d'augmenter le taux d'exploitation ?

- Au travail, les Français se perdent dans des tâches superflues selon une étude - Yahoo actualités 16 janvier 2021

Une étude mondiale révèle que les Français perdent deux-tiers de leur temps de travail dans des tâches totalement inutiles ou redondantes. Yahoo actualités 16 janvier 2021

LVOG - Je suggère d'augmenter le temps de travail, de repousser l'âge du départ à la retraite, de supprimer les congés payés, les jours fériés, et par conséquent le 13é mois et les primes en tous genres.

Quand l'extrême gauche et la gauche ou droite sociale est sous l'influence de l'extrême-centre fascisant, du libéralisme libertaire.

- Décoloniaux, racialistes, identitaristes : enquête sur les nouveaux fanatiques - lepoint.fr 13 janvier 2021

Le Point - Ils défendent des concepts fumeux, déboulonnent les statues, interdisent les débats, censurent les pièces de théâtre dont la mise en scène ne leur plaît pas… Cette semaine, Le Point plonge dans le monde de ces nouveaux activistes majoritairement inspirés par l'extrême gauche qui ont bien compris le pouvoir que peuvent exercer les minorités actives sur l'opinion et l'actualité.

LVOG - Celles des capitalistes, des médias à leur service et des élites corrompus, pas vraiment !

Tous ces thèmes sont le complément du confinement, du masque, de la distanciation sociale, ils servent les mêmes intérêts ou les mêmes objectifs politiques, ils servent à créer une situation de chaos, à déstabiliser toute la société et à briser tous les liens sociaux qui paradoxalement reposaient en grande partie sur des rapports archaïques, injustes et nauséabonds que la classe dominante avait créés elle-même ou entretenus tout au long du XIXe et du XXe siècle, afin que les masses paient au prix fort la crise du capitalisme entré en putréfaction, et que le régime dictatorial dominé désormais par l'oligarchie financière qui détient tous les pouvoirs se survive à lui-même.

Comme l'a dit un abonné du Point, pour trouver des "Droits spécifiques et particuliers pour certaines catégories ? Nul besoin d'aller chercher bien loin ", en effet, il suffit de se pencher sur ceux accordés à la minorité des capitalistes par la Constitution de la Ve République qui constitue un déni de démocratie permanent.

On ne peut pas comprendre la situation, si on fait l'impasse sur les fondements de la société et de tous les rapports sociaux, qui reposent sur les inégalités sociales entre les classes qui en sont à l'origine et les reproduisent sans cesse. A sa manière Le Point le reconnaît.

Le Point - Oui, nous vivons dans un monde où malgré les efforts subsistent des injustices, des inégalités, du racisme et des atteintes permanentes à la sérénité. Oui, il existe des logiques de domination, de discrimination ou de reproduction des inégalités que l'on peut et que l'on doit combattre.

LVOG - Là Le Point se démasque, car puisque chacun sait qu'on ne peut pas compter sur lui pour les combattre contrairement à ce qu'il affirme, cela signifie qu'il participe activement à la "reproduction des inégalités" qui profitent au capitalisme. Embourbé dans ses contradictions, il ne peut que s'enfoncer et se découvrir davantage pour tenter de sauver les apparences et l'essentiel.

Le Point - Voici, pêle-mêle, quelques-unes des interrogations que nous imposent ces mouvements : doit-on être son propre sujet d'étude ? Se déclarer offensé peut-il ouvrir des droits particuliers ou justifier une censure ? Les injustices imposent-elles de réorganiser toute la société pour les faire disparaître instamment ?

LVOG - Au moment où l'ensemble des médias dont Le Point censurent les opposants aux mesures liberticides adoptées par Macron dans le cadre de la lutte contre une pandémie imaginaire, pour que justement la seconde question ne vienne pas à l'esprit des masses, ne faudrait-il pas faire table rase et "réorganiser toute la société" pour faire disparaître toutes les injustices et souffrances dont sont victimes les travailleurs, en finir avec les fondements de ce régime, la Constitution de la Ve République qui en est le garant, la propriété privée des moyens de production des biens et des services au profit d'une République sociale ?

Le Point - Ces discours, qui assènent des métaphores dans le but de les transformer en réalités conceptuelles (« la France serait encore un pays colonial », « la langue serait le reflet d'une perception masculiniste du monde », « toute norme engendrerait des oppressions dont il faut se libérer »), pèsent sur le débat hexagonal, qui souffre de la contradiction grandissante entre des réalités et leurs perceptions. lepoint.fr 13 janvier 2021

LVOG - Comment ces représentants de l'ordre établi comptait-il se sortir de ce bourbier qu'ils ont créé eux-mêmes ? Par un tour d'illusionniste consistant à faire croire que "le débat hexagonal (souffrirait) de la contradiction grandissante entre des réalités" et les "perceptions" qu'en auraient les participants à ces mouvements, alors que ce qu'ils dénoncent est au demeurant juste et bien réel, mais parce qu'ils manquent de profondeur font l'objet d'une manipulation ou d'une récupération qui profite essentiellement à l'oligarchie.

C'est la raison pour laquelle nous n'y participons pas et nous les combattons, sans jamais nous tromper d'ennemi ou de cause contrairement à eux, puisque finalement, ils n'auront jamais gain de cause et notre ennemi s'en trouvera renforcé sur le plan politique.

On atteint là les racines de l'opportunisme, qui prétend que toutes les questions sociales pourraient être résolues dans le cadre du régime en place. Cette démarche partagée par ce qu'on a appelé la gauche et l'extrême gauche, les altermondialistes, etc., qui a été théorisée par des réformistes bourgeois à la fin du XIXe siècle en réaction au socialisme scientifique, cautionne le régime et rend inutile le combat pour l'abattre, ce qui signifie que sur le plan idéologique les dirigeants de tous ces mouvements, les dirigeants ou formations du mouvement ouvrier qui les soutiennent se situent sur le terrain des ennemis des masses exploitées et opprimées, du socialisme.

On peut s'étonner que tant de militants se compromettent en participant à ces mouvements, qui sont, soit essentiellement initiés directement par des officines liées à l'oligarchie et financés par elle, soit lancés par des personnes anonymes ou totalement inconnues et étrangères au mouvement ouvrier, qui peuvent certes être animées de généreuses intentions, qui malheureusement ne remplaceront jamais les enseignements de la lutte des classes ou ne constitueront jamais une orientation politique indépendante du régime, raison pour laquelle ils obtiennent le soutien de l'extrême centre ou du Forum économique mondial, de la NED/CIA, etc. connectez-vous à leurs portails pour le vérifier, tout y figure.

Cela a été rendu possible aussi du fait de l'extrême faiblesse de la conscience politique des militants du mouvement ouvrier, que n'importe quel bonimenteur expérimenté peut manipuler à sa guise ou leurs dirigeants.

Quand «la grande pandémie du Covid 19» devait ouvrir le bal de «la Grande Réinitialisation». (Klaus Schwab cofondateur du Forum de Davos ou FEM)

Extrait.

- Malgré tout, ce que l’on appelle dorénavant «la grande pandémie du Covid 19» n’est rien d’autre qu’un scénario monté de toutes pièces par Klaus Schwab, le tout relaté en détail dans son livre (3), pour tétaniser les peuples par la peur afin de mettre en scène son grand reset de l’économie mondiale. A tel point que ce scénario a fait l’objet d’une répétition générale en 2019 au Forum de Davos que l’on peut trouver en ligne sur la chaîne Youtube du FEM sous le titre «We ran a massive viral pandemic simulation. Here’s what we learned about managing Coronavirus.» («Nous avons testé une simulation de pandémie virale. Voici ce que le management du Covid nous a appris.») Il suffit de lire tous les commentaires de cette video de 3 minutes pour voir que personne n’est dupe : il ne s’agit ni plus, ni moins qu’une manipulation de grande envergure. (4)

Tout avait déjà été prédit par le gourou Jacques Attali dès 2009 dans un article messianique publié par L’Express et intitulé «Avancer par peur», (5) où il affirmait que «l’humanité ne pouvait évoluer significativement que lorsqu’elle a vraiment peur et que seule une pandémie majeure ferait surgir la prise de conscience d’un altruisme (!) pour jeter les bases d’un véritable gouvernement mondial».

Publié en juillet 2020, le livre de Klaus Schwab «Covid 19 : la grande réinitialisation» n’est rien d’autre qu’un programme économique et politique totalitaire qui se propose d’avancer «des conjectures et des idées sur ce à quoi le monde post-pandémique devrait ressembler». Le plus étonnant est que Schwab admet que le Covid-19 est «l’une des pandémies les moins meurtrières que le monde ait connues au cours des 2000 dernières années», ajoutant que «les conséquences du COVID-19 en termes de santé et de mortalité seront bénignes par rapport aux pandémies précédentes». Il continue : «Cela ne constitue pas une menace existentielle, ni un choc qui laissera son empreinte sur la population mondiale pendant des décennies». Et pourtant ! Incroyablement, cette maladie «bénigne» est simultanément présentée comme l’occasion unique d’un changement sociétal sans précédent, sous la bannière de «La Grande Réinitialisation» ! Schwab place ainsi le Covid-19 dans une longue tradition d’événements allant de la peste noire du Moyen-Age au 11 septembre 2001 en passant par la Seconde Guerre mondiale qui ont facilité des changements soudains et significatifs dans nos sociétés. Il invoque ainsi

«La Seconde Guerre mondiale qui a été la guerre de transformation par excellence, déclenchant non seulement des changements fondamentaux dans l’ordre et l’économie mondiale, mais aussi des changements radicaux dans les attitudes et les croyances sociales qui ont finalement ouvert la voie à des changements radicalement nouveaux des politiques et des dispositions du contrat social.»

Il ajoute qu’il «existe évidemment des différences fondamentales entre une pandémie et une guerre, mais l’ampleur de leur pouvoir de transformation est comparable. Les deux ont le potentiel d’être une crise transformatrice aux proportions auparavant inimaginables. C’est notre moment décisif», pavoise-t-il. «Un nouveau monde émergera». «Le bouleversement sociétal déclenché par le COVID-19 durera des années, voire des générations».

«Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale.

La réponse est : jamais!» Les industries de la restauration, du tourisme et de la culture, mais aussi les petits commerces savent à quoi s’en tenir désormais.

Le ton est donné : «Des changements radicaux d’une telle ampleur sont tels que certains experts ont évoqué une ère «avant le coronavirus» et «après le coronavirus» .

Tous ces commentaires montrent une seule et même chose : Schwab se veut le grand architecte de cette pandémie planifiée par lui et ses acolytes pour mettre en place le grand reset.

Comment Schwab et ses amis milliardaires peuvent-ils imposer leur société dystopique au reste d’entre nous ? La solution est le lavage de cerveau par la propagande implacable débitée en copié-collé par les grands médias occidentaux, mais aussi les GAFAM, verrouillés par une oligarchie financière aux mains d’une poignée de multi-milliardaires pour instiller la peur du virus durablement.

(Klaus Schwab et sa prise d’otages de masse 2.0 par Winter Oak - Off-Guardian 12 octobre 2020 - Mondialisation.ca, 15 janvier 2021)




DEUXIEME PARTIE

Du régime de l'ordre au totalitarisme.

Décret sur le fichage : « Je ne peux pas laisser dire qu’il contrevient aux libertés publiques », se défend Gérald Darmanin - Publicsenat.fr 13 janvier 2021

Il n'y a pas un seul régime qui échappe au totalitarisme.

Coronavirus à Cuba: fermeture des écoles et transport réduit à La Havane - AFP 14 janvier 2021

Coronavirus/USA-Biden s'oppose à la levée d'interdiction des voyageurs de l'UE - Reuters 18 janvier 2021

Covid-19: Poutine ordonne une vaccination massive en Russie à partir de la semaine prochaine - BFMTV 14 janvier 2021

Brésil: lancement de la campagne nationale de vaccination contre le covid-19 - BFMTV 18 janvier 2021 Le gouvernement brésilien lance finalement ce lundi sa campagne nationale de vaccination contre le Covid-19, deux jours plus tôt que

Covid-19 en Chine : 1er mort et pire nombre de cas par jour depuis 10 mois, le doute s'installe - euronews 14 janvier 2021

L'Italie prolonge à son tour ses restrictions face à l'épidémie - Reuters 15 janvier 2021

Covid-19 : la Suisse donne un tour de vis pour lutter contre la pandémie - euronews 14 janvier 2021

Le Portugal se résout à un deuxième confinement général - AFP 14 janvier 2021

Par crainte du variant, l'Autriche prolonge son confinement - AFP 18 janvier 2021

L'Allemagne doit durcir et prolonger le confinement, dit Scholz - Reuters 18 janvier 2021

Le Vietnam a accentué sa répression avant le congrès du parti au pouvoir - Reuters 18 janvier 2021

Etc. etc. etc.

Totalitarisme. La stratégie de la peur et de la terreur

Covid-19: face au rebond de l'épidémie, Olivier Faure se dit favorable à un reconfinement - BFMTV 12 janvier 2021

Variant du covid-19 : Sébastien Lecornu annonce un renforcement des contrôles à Mayotte et à la Réunion - Publicsenat.fr 14 janvier 2021

Malgré un taux d’incidence du virus bien plus bas qu’en Métropole, en Outre-mer, notamment à Mayotte et à la Réunion, la population doit s’attendre à de nouvelles mesures de protection pour se prémunir du variant Sud-africain du Covid-19. C’est ce qu’a annoncé Sébastien Lecornu devant le Sénat, ce jeudi. Publicsenat.fr 14 janvier 2021

Covid-19: Olivier Véran juge la prolongation de l'état d'urgence "indispensable" - BFMTV 13 janvier 2021

Le ministre de la Santé a estimé, ce mercredi, que l'état d'urgence sanitaire devait être prolongé jusqu'au mois de juin 2021 afin de pouvoir continuer à prendre des mesures de lutte contre le coronavirus. BFMTV 13 janvier 2021

Covid-19 : "On pourrait sortir de cette crise autour de septembre 2021", estime Jean-François Delfraissy - Franceinfo 13 janvier 2021

Coronavirus : l’analyse des eaux usées suscite l’inquiétude - Europe1 12 janvier 2021

Coronavirus : pourquoi le variant brésilien B.1.1.248 inquiète ? - Yahoo Actualités 12 janvier 2021

Couvre-feu à 18h : 5900 verbalisations dressées samedi soir en France - BFMTV 17 janvier 2021

À titre de comparaison, lors de la première soirée de couvre-feu à 20 heures le 16 décembre dernier, il y avait eu 802 verbalisations pour tout le pays, toujours selon Beauvau. En octobre dernier, lors de l'instauration du premier couvre-feu, qui était à 21 heures, Jean Castex avait évoqué le chiffre de 4777 verbalisations au total après cinq soirées de restrictions sanitaires. Un chiffre largement battu pour ce seul samedi 16 janvier.

D'abord appliqué pour plusieurs départements au début de l'année, le couvre-feu à 18 heures s'est étendu à l'intégralité de l'Hexagone ce week-end. Un renforcement des restrictions censé lutter contre la propagation toujours active du Covid-19, et de l'arrivée des différents variants du virus détectés en plusieurs points du territoire. BFMTV 17 janvier 2021

"Sécurité globale" : "On veut affaiblir la capacité des citoyens à surveiller l'État et ses agents", dénonce une politologue - franceinfo 16 janvier 2021

Des manifestations ont lieu samedi en France contre la proposition de loi sur la "sécurité globale". Les opposants au texte demandent toujours le retrait de plusieurs dispositions, notamment l'article 24.

"On veut affaiblir la capacité des citoyens à surveiller l'État, ses agents et leurs agissements", a dénoncé Vanessa Codaccioni, invitée samedi 16 janvier de franceinfo, historienne et politologue, maître de conférences en science politique à l’Université Paris 8, spécialiste de la justice pénale et de la répression. franceinfo 16 janvier 2021

Des défilés qui ont rassemblé 34 000 personnes selon la police, et 200 000 selon les organisateurs. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait état sur Twitter de "75 personnes interpellées dont 24 à Paris" et "12 policiers et gendarmes blessés".

L'appel à manifester avait été lancé par plusieurs associations comme La Ligue des droits de l'Homme et Amnesty, ainsi que de nombreux syndicats et associations, de journalistes et réalisateurs notamment.

Le collectif, qui demande à être reçu par le président Emmanuel Macron, cible également les articles 21 et 22 sur l'usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l'ordre, et du "nouveau schéma national du maintien de l'ordre" (SNMO), régulièrement invoqué par les forces de l'ordre pour limiter la couverture médiatique des manifestations. euronews.com 16 janvier 2021

À Paris, la police met fin à une rave party en marge de la manif contre la loi "Sécurité globale" - huffingtonpost.fr 16 janvier 2021

Les "teufeurs" ont dénoncé les restrictions de libertés pendant la pandémie et les "sanctions disproportionnées" contre les organisateurs de la rave party de Lieuron. huffingtonpost.fr 16 janvier 2021

Dans plusieurs villes, les “teufeurs” de la mouvance des “free parties” ont décidé de rejoindre le mouvement “pour le droit à la culture” et contre la “répression disproportionnée” lancée après la rave de Lieuron (Ille-et-Vilaine) qui a réuni 2.400 personnes au Nouvel an. Cette fête avait entraîné “2.000 verbalisations, 15 arrestations, 4 mises en examen” selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Ils étaient nombreux notamment au départ de la manifestation de Nantes derrière des banderoles comme “nous sommes tous des organisateurs de raves” ou “L’État assassin: vies, cultures, libertés”. À Lille ou encore à Rennes, le défilé avait également un air de techno-parade, avant que les danseurs ne soient dispersés par les forces de l’ordre. huffingtonpost.fr 16 janvier 2021

Totalitarisme, la guerre intérieure et extérieure. Ils en sont fiers !

La France reste la septième puissance militaire mondiale en 2021 - Yahoo Actualités 18 janvier 2021

Le classement 2021 des armées les plus puissantes de la planète vient d’être dévoilé. Les États-Unis conservent la tête et la France confirme son statut de puissance majeure en Europe.

Après avoir passé au scanner près de 50 indicateurs, le Global Fire Power a rendu son verdict et dévoile son classement des plus grandes puissances militaires en 2021. Pas moins de 50 indicateurs différents (budget consacré à la défense, effectif des armées, diversité des armements) sont analysés pour établir une hiérarchie. À la septième place, la France conserve son rang par rapport à l’année dernière.

En hausse pour la troisième année consécutive, le budget de la défense s’établit en 2021 à 39,2 milliards d’euros, soit 22% de plus qu’en 2017. La part allouée au ministère des Armées augmente d'1,7 milliard d’euros par rapport au budget de 2020.

Le budget 2021 “met à la disposition des forces armées des matériels novateurs qui leur permettront de mener au mieux leurs missions de protection des Français sur le territoire national et à l’étranger, en opérations extérieures notamment”, ajoute le ministère. Yahoo Actualités 18 janvier 2021




TROISIEME PARTIE

Totalitarisme. Terreur sanitaire permanente.

- "Même s’il n’y a pas de flambée, le risque est toujours là".

Jean-Jacques Coiplet directeur de l’ARS interrogé par 20 Minutes

Contrairement à ce que l’on craignait il y a quelques jours, il n’y a pas de réelle explosion liée aux fêtes de Noël ou du Nouvel an. »

Le docteur Pierre Blaise, directeur scientifique à l’ARS. 20 Minutes14 janvier 2021

Pourquoi l'ère des pandémies ne fait-elle que commencer ? - Futura 16 janvier 2021

Coronavirus : l’épidémiologiste Arnaud Fontanet s’attend à un regain de l’épidémie en mars - 20minutes.fr 17 janvier 2021

Une « poussée » de l’épidémie de Covid-19 est probable en mars, avec l’arrivée en France de nouveaux variants du coronavirus, a estimé ce dimanche l’épidémiologiste membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet.

D’après lui, en l’absence de traitement efficace, la proportion des Français se faisant vacciner contre le Covid-19 devra être la plus élevée possible si le temps confirme que les différents vaccins sont sans danger. « Pour moi ça devrait être 100 %. A partir du moment où on sait que le vaccin marche, et que le vaccin n’a pas d’effet indésirable, pourquoi s’en priver ? ». Car pour arrêter la circulation du virus, « il faudra toucher des populations plus larges », a-t-il détaillé.

« Maintenant qu’on sait que ces variants sont finalement plus transmissibles que le virus qu’on connaissait, ça veut dire aussi que la couverture vaccinale devra être plus importante que ce qu’on anticipait jusqu’à présent », d’après ce médecin qui conseille le gouvernement. 20minutes.fr 17 janvier 2021

L'Australie ne rouvrira probablement pas ses frontières en 2021 (responsable) - AFP 18 janvier 2021

L'Australie ne devrait pas rouvrir ses frontières aux voyageurs étrangers en 2021, et ce en dépit des campagnes de vaccination qui vont progresser dans le monde entier, a estimé lundi un haut responsable australien de la Santé. AFP 18 janvier 2021

Chaque fois la même rhétorique : le coup des multiples variants.

LVOG - Exercice de divination, scientifique, s'il vous plaît. Et en non-dit, le virus de la grippe...

Pour le Pr Fontanet, le variant anglais du coronavirus "va prendre le dessus en France dès le mois de mars" - Le HuffPost 19 janvier 2021

LVOG - Le mutant prétexte à l'augmentation de la distanciation sociale de 1 à 2 mètres généralisée, il fallait y penser.

Coronavirus : face au variant britannique, le port de certains masques en tissu déconseillé 20minutes.fr/AFP 19 janvier 2021

Face à la circulation en France du variant britannique du coronavirus, plus contagieux, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande d’éviter certains masques en tissu moins filtrants, a indiqué ce lundi l’un de ses responsables.

« A l’occasion de la pénétration en Europe de certains nouveaux variants (…) plus transmissibles, alors que les modes de transmission n’ont pas changé, se pose la question de la catégorie des masques que l’on peut proposer dans la population générale », a déclaré sur BFM TV Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail Covid-19 du HCSP.

« A l’occasion des avis du mois de décembre sur les commerces ou sur les fêtes de fin d’année, on est effectivement passé à ces deux mètres. La pénétration des nouveaux variants (…) est peut-être l’occasion d’officialiser ces deux mètres », a-t-il estimé. Le ministère de la Santé peut choisir de suivre ou pas les avis du HCSP.

« Ce sont des avis qui sont scientifiques et qui ont pour but d’éclairer la prise de décision politique sanitaire », a ainsi souligné le Pr Lepelletier. 20minutes.fr/AFP 19 janvier 2021

Pourquoi les variants du coronavirus se multiplient - huffingtonpost.fr 16 janvier 2021

Alors que l’espoir, avec l’arrivée de vaccins, pointait enfin le bout de son nez à la toute fin d’une année 2020 catastrophique, voilà que le Sars-Cov2 n’arrête plus de muter.

Le 20 décembre, Londres se reconfinait face à un variant du coronavirus possiblement plus contagieux. Le 25, celui-ci était détecté en France. Six jours plus tard, c’est un autre variant détecté en Afrique du Sud, qui pourrait lui aussi être plus transmissible, qui est détecté dans l’Hexagone. 13 jours plus tard, c’est au Japon que des cas d’un troisième variant à haut risque, venus du Brésil, ont été détectés.

Comment trois nouvelles souches du coronavirus, qui inquiètent toutes les scientifiques, peuvent-elles apparaître si vite, alors que le coronavirus parcourt le monde depuis près d’un an? “Ces trois variants ne sont pas vraiment apparus en même temps, ils reçoivent juste beaucoup d’attention médiatique dernièrement”, explique au HuffPost Björn Meyer, virologue à l’institut Pasteur. “Le variant 501.V1 a été repéré au Royaume-Uni début septembre. Mi-octobre, un autre, 501.V2, a été séquencé en Afrique du Sud. Enfin, 501.V3, un variant originaire du Brésil, a été découvert plus récemment, en décembre”.

Il faut d’abord rappeler qu’un virus mute régulièrement, c’est normal et la plupart du temps, cela n’a aucune espèce d’importance. Parfois, quand les mutations s’accumulent, cela peut devenir problématique, surtout si elles donnent des avantages au virus. Via la sélection naturelle, ces mutations s’imposent face aux versions plus classiques du coronavirus, car elles survivent mieux.

C’est ce que redoutent les chercheurs pour les trois variants britannique (V1), sud-africain (V2) et brésilien (V3). Pourtant, les trois sont bien différents les uns des autres. “C’est ce que l’on appelle une évolution divergente, ce qui veut dire que le résultat final est le même, par exemple que le virus soit plus transmissible ou qu’il échappe au système immunitaire, mais la manière d’y arriver est différente”, explique Björn Meyer.

C’est pareil pour les trois variants. Ils partagent des mutations spécifiques, aux noms bizarres tels N501Y et E484K. Elles font craindre une plus grande contagiosité, voire une moindre immunité. Mais chaque variant a aussi son lot de mutations différentes, mais sans impact sur la biologie du coronavirus.

Normalement, une mutation apparaît chez une personne, puis est transmise à une autre, puis petit à petit une nouvelle mutation apparaît, en plus de la précédente. “Ces trois variants ne correspondent pas au schéma classique qu’il est possible de tracer et de suivre grâce au séquençage”, explique Björn Meyer.

Il s’est donc passé quelque chose d’étrange. Et ce trois fois, indépendamment. Mais quoi? On entre ici dans le spéculatif, mais c’est clairement la piste privilégiée par de nombreux virologues et épidémiologistes, tels Trevor Bedford, Björn Meyer ou encore François Balloux, directeur de l’UCL Genetics Institute.

Ce grand écart des trois variants “pourrait indiquer que ce processus de mutation a eu lieu dans un seul patient immunodéprimé”, hypothétise Björn Meyer. Chez certaines personnes, en raison d’une maladie ou d’un problème génétique, le système immunitaire ne marche pas normalement. D’habitude, le Sars-Cov2 finit par être détruit par nos anticorps en une à deux semaines. Mais chez certains patients, il peut rester plus longtemps, lui laissant le temps de muter plusieurs fois.

Il faut également rappeler que le système immunitaire, dans ce genre de cas, fonctionne en partie. Ce qui pourrait créer justement une pression de sélection, comme dans la théorie de l’évolution de Darwin, mais en accéléré, au sein d’un seul hôte. “Le virus change quelque chose à sa surface pour échapper à la réponse immunitaire ou pour se reproduire plus vite, puis finit par se transmettre, muté, à une autre personne”, schématise le chercheur.

Impossible de savoir avec certitude si c’est bien ce qu’il s’est passé pour les trois nouveaux variants. Mais quelques études récentes font état de patients immunodéprimés infectés par le Sars-Cov2 pendant des semaines. Dans une étude publiée en octobre, des chercheurs évoquent le cas d’une personne contaminée pendant au moins 119 jours, accumulant une dizaine de mutations. Aucune ici dans les zones du génome permettant d’améliorer la biologie du virus, heureusement.

Dans une autre étude publiée début décembre, il est fait état d’un patient contaminé pendant 150 jours avant de décéder. Le séquençage a montré que le virus a muté rapidement chez cette personne, quand on compare à la population générale dans le même temps. Surtout, rappelle Trevor Bedford, certaines des mutations sont les mêmes que celles présentes dans les variants actuels (E484K, N501Y notamment).

Les visons bouc-émissaires?

Une autre piste pourrait ne pas être humaine. Après tout, même si les origines premières du Sars-Cov2 sont encore mystérieuses, on sait qu’un de ses ancêtres a évolué chez des sauves-souris. Il est donc passé de l’animal à l’homme, peut-être même via un “réservoir”, un autre mammifère dans lequel un coronavirus a évolué pour finalement devenir celui que nous connaissons.

En novembre, le gouvernement danois a ordonné l’abattage de millions de visons d’élevage chez lesquels un autre variant du coronavirus se propageait. Ce qui a dû se passer, c’est que le Sars-Cov2 a réussi à passer de l’homme au vison, puis a muté en se répandant dans des élevages surpeuplés. Le risque, ce serait donc que de nombreuses mutations aient lieu jusqu’à ce qu’il revienne à l’homme.

Un risque à relativiser. Une fois passée chez l’animal, la sélection naturelle va sélectionner les mutations du coronavirus les plus adaptées à son nouvel hôte, le vison. Et elles sont souvent bien différentes de celles facilitant la transmission chez l’homme, car nous sommes tout simplement deux espèces distinctes. “En général, le virus sera alors moins adapté à l’humain, mais il y a quelques mutations qui sont avantageuses chez l’homme comme chez les visons. N501Y est l’une d’elles”, précise Björn Meyer.

Cette mutation est également présente dans les trois variants bien connus. Pour autant, si les souches provenant des visons ont été identifiées chez l’homme, notamment au Danemark, “elles ne semblent pas plus infectieuses pour le moment”, relativise le chercheur. De plus, pour que la zoonose soit en cause, il faudrait qu’un animal hôte soit présent dans les trois pays des variants, ce qui rend cette hypothèse “moins probable”.

Nous n’arriverons probablement jamais à connaître avec certitude l’origine des trois variants V1, V2 et V3. Mais ces pistes doivent être explorées et plus de génomes séquencés afin de mieux débusquer à l’avenir de nouveaux variants plus contagieux voire, ce qui est loin d’être prouvé pour l’instant, pouvant rendre les vaccins contre le Covid-19 moins efficaces. huffingtonpost.fr 16 janvier 2021

Totalitarisme. Pour en arriver au vaccin.

Point de repère : Ce virus à la létalité de 0,05% dont on doit rappeler qu’il n’est ni plus ni moins mortel que celui de la grippe saisonnière.

La question qui tue ceux qui la posent.

Se faire vacciner ou ne pas se faire vacciner: qu'est-ce qui est le plus risqué? - Die Welt/Le Figaro 15 janvier 2021

Ah que les faits sont parfois cruels et la désillusion aussi !

Variant du covid-19 à Marseille : « Il faut vacciner ! », clament les sénateurs - Publicsenat.fr 12 janvier 2021

Message reçu 5/5 !

Le Pr. Raoult au garde-à-vous devant Macron, ce qui n'a rien d'étonnant : on ignore si le vaccin aura des effets négatifs à moyen et long terme, on ignore s'il sera efficace contre les mutants, on sait que le variant britannique n'est pas plus mortel, peu importe, Raoult vaccine ! Et cela balancé avec quelle légèreté et quel cynisme, pour lui aussi la santé de la population n'est qu'une marchandise comme une autre, qui lui a juste permis d'assouvir son ambition dévorante ou son orgueil démesuré.

Au diable le fait que le SARS-CoV-2 ne concerne qu'une infime minorité de la population, que le taux de mortalité (population entière) soit autour, de 0,05%, le taux de létalité (population testée positive) inférieur à 2,5%, au diable qu'il existe des traitements préventifs ou pour soigner du covid-19 à tous les stades de la maladie.

Tout cela pour cela, Raoult fait partie de l'élite aux ordres, il ne risque rien du côté de l'Ordre des médecins.

Finalement, à l'abus de pouvoir de Macron a répondu l'abus de confiance de ce médecin-chercheur, les deux faces de la même pièce. Macron n'a eu aucun mal à manipuler les ignorants qui apeurés crurent en une pandémie, et lors de l'épisode de la vaccination Raoult vole à son secours, tout est dans l'ordre des choses.

Ce sont des monstres, des fanatiques, des enragés.

Covid-19: une Italienne de 108 ans vaccinée - BFMTV19 janvier 2021

Coronavirus : 13 morts liées au vaccin en Norvège - cnews 15 janvier 2021

L'Agence norvégienne des médicaments a relié 13 décès aux effets secondaires du vaccin contre le coronavirus. Ceux qui sont morts avaient deux choses en commun : ils étaient âgés et fragiles.

Au total, 23 décès ont été recensés dans le cadre de la vaccination contre le Covid-19 en Norvège, et jusqu'à présent, 13 d'entre eux ont été analysés, rapporte le média norvégien Norway Today.

«Les rapports pourraient indiquer que les effets secondaires courants des vaccins à ARNm, tels que la fièvre et les nausées, peuvent avoir entraîné la mort de certains patients fragiles», a noté le médecin en chef Sigurd Hortemo de l'Agence norvégienne des médicaments.

L'Institut national de la santé publique (FHI), qui évalue conjointement tous les rapports sur les effets secondaires du vaccin, a ainsi mis à jour le guide de vaccination contre le Covid-19, avec de nouvelles recommandations pour les personnes âgées fragiles.

"Pour les personnes les plus fragiles, même les effets secondaires relativement légers du vaccin peuvent avoir des conséquences graves", a-t-il expliqué l'Institut norvégien de la santé publique. "Pour ceux qui ont de toute façon une durée de vie restante très courte, le bénéfice du vaccin peut être marginal ou sans importance."

«Si vous êtes très frêle, vous ne devriez probablement pas être vacciné», a déclaré jeudi Steinar Madsen, de l'Agence norvégienne des médicaments, lors d'un webinaire sur le vaccin destiné aux journalistes. cnews 15 janvier et 2021 et franceinfo 16 janvier 2021

3 jours plus tard, le HuffPost assurait le service après-vente pour Big Pharma, le lien entre ces décès et le vaccin disparaissait et ces recommandations étaient balayées.

Si ces déclarations peuvent faire peur, il ne faut surtout pas surréagir ou tirer de conclusion hâtive. “Il n’y a aucune connexion certaine entre ces morts et le vaccin. Cela pourrait être une coïncidence, mais nous n’en sommes pas sûrs”, a précisé au British Medical Journal Steinar Madsen, directeur de l’agence norvégienne du médicament.

Il serait même assez logique que ces morts n’aient pas grand-chose à voir avec le vaccin.

LVOG - Quand soudain la mémoire leur revient juste pour cautionner leur thèse scientiste.

Le HuffPost - On meurt tous les jours

La première chose à rappeler, c’est que la mort frappe tous les jours partout dans le monde. Que quelqu’un décède par hasard juste après avoir reçu une dose de vaccin Pfizer/Biontech est donc loin d’être inconcevable. Surtout que la Norvège vaccine en priorité les personnes âgées avec des maladies sérieuses. Et que les médecins ont pour consigne de déclarer d’éventuels effets indésirables même si les relations de cause à effet sont peu claires.

Les autorités norvégiennes rappellent ainsi que 400 personnes meurent chaque semaine en moyenne dans les équivalents des Ehpad dans ce pays. Cela pourrait donc être un simple hasard.

LVOG - Comment créer un "évènement" pour les achever prématurément.

Le HuffPost - “L’analyse individuelle d’une observation ne suffit pas, ce sont des gens fragiles qui peuvent décéder au moindre événement mais auraient pu également décéder sans vaccination”, précise-t-il.

“Il faut également se rappeler de la balance bénéfice-risque. Le Covid, ça tue, le vaccin, on n’a pas d’évidence que ça tue”, rappelle Jean-Louis Montastruc. Imaginons un instant que ces 23 décès soient effectivement liés directement au vaccin. Sur les 42.000 personnes vaccinées en Norvège, cela implique un taux de mortalité de 0,05%. Or, le taux de mortalité moyen du Covid-19 est estimé aux alentours de 4,6% pour les personnes de 75 ans et de 15% pour les 85 ans et plus. Même si la contamination par le Covid-19 n’est pas une certitude, l’ampleur de l’épidémie, couplée à sa mortalité importante sur cette tranche d’âge, donne des arguments aux vaccins.

LVOG - Ils ont juste oublié de préciser qu'ils étaient parvenus à ces chiffres parce que ces vieux n'avaient pas bénéficié d'un traitement ou d'un protocole approprié, du coup la réalité qu'ils décrivent est biaisée.

La question à se poser, c'est pourquoi s'acharnent-ils à vacciner des personnes hautement à risques de mal réagir à un vaccin. Ce sont des assassins. Le HuffPost 18 janvier 2021

La Grèce aimerait un passeport vaccinal européen - euronews 12 janvier 2020

Le vaccin heureux !

Covid-19 : comment la dépression et le stress peuvent nuire à l’efficacité des vaccins - Yahoo Actualités 15 janvier 2021

Flagrant délit de manipulation ou fake news. La combine du mutant associé au vaccin, il fallait y penser !

Coronavirus : Manaus, l'exemple de l'échec de l'immunité collective non vaccinale - Yahoo Actualités 15 janvier 2021

Des arguments qui renforcent l’urgence de la vaccination, débutée fin 2020, pour éviter l’apparition d’un variant qui rendrait inefficace le vaccin actuel. "Plus on vaccinera de monde, plus on réduira les risques d'apparition d'un nouveau variant", abonde Samuel Mondy.

Selon Pfizer, il faudrait six semaines pour modifier le vaccin en cas d’apparition d’un variant rendant inefficace le produit. Yahoo Actualités 15 janvier 2021

LVOG - Qu'est-ce qu'ils ne vont pas chercher pour persuader la population de se vacciner.

Notez qu'ils avouent eux-mêmes que leur vaccin ne sert à rien ou ils n'en savent rien. Question : Vont-il revacciner la population déjà vaccinée toutes les 6 semaines ?

Un internaute signale dans le blog du Dr. Maudrux :

- "Pour vérifier je tape « covis mortalité Manaus » et là méga surprise : le nombre de décès pour l’Amazonie (34 millions d’habitants depuis le début est de 6043 soit 0,2 pour 1000 c’est à dire 5 fois moins qu’en France. Depuis le début de l’année le nombre moyen de cas quotidiens est inférieur à 2000, 5 fois moins que chez nous rapporté à la population !

Quand j’indique ces chiffres autour de moi, j’en prends plein la figure. Je suis pro Bolsonaro, pro Trump bref un salaud populiste d’extrême droite. Pourtant je suis classé dans la catégorie des personnes vulnérables et fragiles ! En fait, maintenant, dès qu’on évoque la moindre critique on est soupçonné d’être complotisme ou de négationnisme.

C’est très inquiétant. Mais comment a-t-on pu en arriver là ?"

Vaccins contre le Covid-19 : en espaçant les deux doses de vaccin, "on risque d'avoir des mutations" du virus, alerte un professeur de médecine - franceinfo 12 janvier 2021

Alors que l'Académie nationale de médecine recommande "de ne différer l'injection de la seconde dose [du vaccin contre le Covid19] que si les circonstances l'exigent et sans excéder un dépassement de trois semaines", le gouvernement a lui décidé de différer jusqu'à six semaines l'injection de la deuxième dose du vaccin Pfizer/BioNTech, afin de pouvoir vacciner davantage de personnes. En espaçant les deux doses de vaccin, "on risque d'avoir des mutations" du virus, a alerté mardi 12 janvier sur franceinfo le professeur Yves Buisson de l'Académie nationale de médecine, président de la cellule Covid-19. franceinfo 12 janvier 2021

Ah ces modèles de démocratie ces monarchies !

Le Danemark, ce champion des campagnes de vaccination - La Tribune 15 janvier 2021

Le pays nordique a déjà vacciné plus de 2% de sa population contre le Covid-19, se classant ainsi meilleur élève de l'Union européenne. La Tribune 15 janvier 2021

Ne cherchez plus les complotistes.

Des organisations américaines, dont Microsoft et Oracle, travaillent sur un passeport de vaccination - BFMTV 15 janvier 2021

Des sociétés informatiques, dont Microsoft, des institutions de santé et des ONG ont formé une coalition pour mettre au point un passeport de vaccination, anticipant le potentiel besoin pour les personnes de devoir prouver aux autorités et aux entreprises qu'elles sont vaccinées contre le Covid-19.

"Le but est de permettre aux individus d'avoir accès à leur dossier de vaccination et d'utiliser des outils comme CommonPass (un portefeuille numérique, NDLR) pour retourner au travail et à l'école, pour recommencer à voyager et à vivre, tout en protégeant la confidentialité de leurs données", a expliqué Paul Meyer, le dirigeant de la fondation Commons Project, dans un communiqué publié jeudi.

"Il est urgent de disposer de certificats de vaccination numérisés"

La coalition baptisée VCI (Vaccination Credential Initiative) comprend notamment Microsoft, Salesforce et Oracle.

"Les fichiers actuels sur la vaccination ne permettent pas l'accès, le contrôle et le partage d'informations vérifiées", note le communiqué.

Elles veulent créer un modèle standard pour les organisations qui administrent les vaccins, afin de rendre les certificats accessibles dans un format numérique.

"Il est urgent de disposer de certificats de vaccination numérisés, fiables, traçables, vérifiables et universellement reconnus pour que les gens puissent retourner au travail, à l'école et se rendre à des événements", souligne la coalition.

Leur idée est de concevoir un passeport de vaccination accessible sur son portefeuille numérique, ou sous format papier pour ceux qui n'ont pas de smartphone. BFMTV 15 janvier 2021

La vaccination, c'est la vie normale. Version adaptée de : La liberté, c'est l'esclavage.

Covid-19 : faut-il mettre en place un passeport vaccinal pour retrouver une vie normale ? - euronews 18 janvier 2021

Passeport vaccinal en Europe? «Je ne l’exclus pas», déclare le chef du Conseil européen - sputniknews.com 18 janvier 2021

Suite à l’idée d’instaurer un passeport vaccinal pour les voyages en Europe exprimée en début de semaine dernière par le Premier ministre grec, cette possibilité n’a pas été exclue par Charles Michel, chef du Conseil européen, lors d’une interview sur NPO Buitenhof le 17 janvier.

«Je ne l’exclus pas, mais ce sujet est sensible dans les pays européens», a-t-il déclaré tout en affirmant que «ce n’est pas parce qu'un débat est compliqué ou sensible qu’il faut l’éviter». (Mais il est urgent d'éviter celui sur les différents traitements avancés par des milliers de médecins pour traiter la covid-19 ou les mesures liberticides préconisées par l'OMS. - LVOG) sputniknews.com 18 janvier 2021

Le pire régime totalitaire.

Ministère de la Santé : « Passeport vert » de 6 mois pour les vaccinés ou guéris - timesofisrael.com 4 janvier 2021

Les Israéliens dont le test est négatif pourront obtenir un passeport de 72 heures, ce qui leur donnera accès aux rassemblements et à d'autres événements

Le ministère de la Santé a dévoilé lundi les détails de son projet de « passeport vert » pour les Israéliens qui ont été vaccinés contre le coronavirus ou qui ont guéri de la COVID-19. Il permettrait aux détenteurs d’accéder aux grands rassemblements et aux lieux culturels.

Les responsables de la santé ont déclaré que ceux dont le test de dépistage du virus est négatif pourraient recevoir un passeport vert temporaire de 72 heures, tandis que les passeports accordés à ceux qui ont été vaccinés ou qui ont guéri de la COVID-19 seront valables pendant six mois.

« Pour obtenir une immunité collective au sein de l’État d’Israël, il faudrait que 70 % de la population soit vaccinée. Le passeport vert est un moyen que nous voulons utiliser pour gérer la vie quotidienne à mesure que le nombre de personnes guéries augmente », a déclaré le responsable de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash, à la commission de la Constitution, du droit et de la justice de la Knesset.

Lors d’une présentation aux députés, le ministère de la Santé a déclaré que le passeport est destiné à encourager la vaccination et à permettre la réouverture de secteurs de l’économie fermés par les restrictions du gouvernement en matière de virus.

Le ministère a déclaré que les passeports verts pourraient être utilisés pour permettre l’accès aux événements culturels et sportifs, aux conférences, aux musées et autres types de rassemblements de masse. Il a ajouté qu’ils seraient probablement utilisés dans les restaurants et les cafés, les centres commerciaux, les hôtels, les gymnases et les piscines, mais qu’ils ne seraient pas nécessaires pour les écoles, les lieux de travail, les transports publics, les lieux de culte et les magasins de rue.

Les passeports peuvent être utilisés via une application pour smartphone ou la reconnaissance vocale interactive ou être imprimés, selon la présentation.

« Quiconque a été vacciné ou est guéri peut entrer dans des endroits tels que le théâtre Habima, et celui qui ne l’est pas peut faire un test et ensuite aller à un spectacle », a déclaré M. Ash. « Il n’y aura pas de confinement pour la moitié du pays alors que la moitié du pays est libre. Cela n’arrivera pas ».

En plus des passeports verts, le ministère de la Santé a déclaré qu’il délivrerait une preuve de vaccination pour les personnes qui ont été vaccinées, les exemptant ainsi des exigences de quarantaine. Une version anglaise de ce document sera également délivrée aux voyageurs étrangers.

Le document sera valable six mois, à compter d’une semaine après la réception de la deuxième dose du vaccin.

Le ministère de la Santé a souligné qu’une fois les passeports délivrés, « les restrictions de rassemblement se poursuivront en fonction de la situation générale de morbidité ». Il a également déclaré que les entreprises n’auront pas besoin d’acquérir des équipements spéciaux pour vérifier les passeports.

Un représentant du ministère des Affaires étrangères a déclaré aux membres de la Knesset qu’il avait été en contact avec d’autres pays au sujet des passeports.

« Il y a des pays qui sont en retard sur nous en termes de réflexion. Dès que nous connaîtrons leurs réponses, nous publierons un rapport », a déclaré Ilan Fluss, cité par le site d’information Ynet. « Il existe déjà un dialogue au niveau des organisations internationales. L’Union européenne a chargé la Commission européenne d’élaborer un document de position sur la question et ses implications ».

Les responsables n’ont pas précisé quand les passeports commenceraient à être délivrés. Itamar Grotto, le directeur général adjoint du ministère de la Santé, a déclaré que le ministère était en contact avec des entreprises technologiques au sujet des passeports et que le principal obstacle était la prévention des contrefaçons.

Israël est en tête du monde par habitant dans sa campagne de vaccination, mais les responsables de la Santé affirment que les vaccins ne suffiront pas à eux seuls à endiguer une recrudescence des infections, le ministère de la Santé s’efforçant de renforcer le confinement actuel en appelant à la fermeture immédiate de toutes les écoles et en restreignant davantage l’activité commerciale. timesofisrael.com 4 janvier 2021




CONTRE-PROPAGANDE ET RÉSISTANCE A L'OPPRESSION.

Délation. Le régime de Vichy rétabli.

Un communiqué anti-vaccin de l’Ordre des médecins de la Charente sème le trouble - charentelibre.fr 15 janvier 2021

Le dernier billet d’humeur du président du Conseil de l’ordre des médecins secoue la profession. Dans son communiqué interne du 13 janvier, Michel Bacquart, tacle la campagne de vaccination au Covid de la France. Morceaux choisis: "Le discours médical ne peut être fait d’injonctions. […] Instiller la peur ne peut être partie prenante dans la médecine." "Il n’appartient pas au médecin de participer à on ne sait quels 'jeux olympiques de la vaccination’." Un autre passage prend carrément des airs de pamphlet anti-vaccin. "Ces traitements […] découlent soit de techniques nouvelles (sans aucun recul) soit de techniques récentes (avec un faible recul)."

Interrogé sur ces lignes, Michel Bacquart évacue: "Il s’agit d’un communiqué interne au conseil de l’ordre, uniquement destiné aux médecins, je n’ai pas à le commenter dans la presse". Sauf que le texte a fuité. Publié en intégralité sur Twitter jeudi soir. Depuis, la publication fait la joie des anti-vaccins et conspirationnistes. "Il est heureux que des médecins se lèvent car eux seuls ont la possibilité d’arrêter cette folie sanitaire (refus traitements, confinement…).", salue ainsi un internaute.

Plainte au conseil national?

Les médecins charentais, eux, apprécient beaucoup moins. "Ce que le président écrit engage un peu sa profession, regrette Gilles Raymond président du syndicat MG (pour médecins généralistes) de la Charente. Je ne suis pas sûr que sa position corresponde à celle du Conseil national, ni à celle des médecins de terrains." Lui assure vouloir collaborer avec les autorités sanitaires. "Partout dans le département, des médecins s’organisent et prennent du temps pour participer à la campagne. Le médecin doit délivrer une information, ça me paraît difficile d’être contre la vaccination par principe." Le billet d’humeur a fait sortir de leurs gonds d’autres médecins. "C’est totalement à contre courant. Dans la période où on passe en couvre-feu à 18h, où on lance tous les centres de vaccinations, où la pandémie reprend rapidement. c’est choquant. Une plainte au Conseil national n’est pas exclue", charge un docteur, sous couvert de l’anonymat. charentelibre.fr 15 janvier 2021

Coronavirus: une centaine d'arrestations lors d'une manifestation à Amsterdam - BFMTV 18 janvier 2021

Une centaine de manifestants ont été arrêtés ce dimanche lors d'un rassemblement à Amsterdam où quelque 2000 personnes protestaient contre les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 et contre le gouvernement néerlandais, qui a démissionné vendredi.

Les manifestants se sont rassemblés dans l'après-midi sur la Museumplein, au centre de la capitale néerlandaise, suivant un appel lancé sur des réseaux sociaux: "Ne votez plus jamais pour le cabinet Rutte!".

Les manifestants, dont beaucoup ne respectaient pas les mesures sanitaires imposées, ont été expulsés par la police notamment grâce à des canons à eau, a indiqué la municipalité d'Amsterdam dans un communiqué. BFMTV 18 janvier 2021

En vidéo

Grippe VS Covid, qui est vraiment le plus mortel ? - 14 janvier 2021

https://www.youtube.com/watch?v=8pA9pfFUSIk&feature=share&fbclid=IwAR2ZrObxmXFHW2gnT_sLV8gDaBy8MQAZ7_GU0UQPpVMGosHI49OpoS8BSEw

Christian Perronne au Défi de la vérité, le retour - France Soir 15 janvier 2021

https://www.youtube.com/watch?v=K1bfbl-QD-U&feature=emb_title

Conférence de presse: Santé Libre | Des collectif de médecins indépendants pour la Covid19 - 12 janvier 2021

https://www.youtube.com/watch?v=uwXVAr8lHLQ&feature=youtu.be

Conférence de coordination des collectifs de médecins indépendants pour une autre gestion sanitaire - Samedi 09 janvier 2021

Un comité scientifique indépendant sans conflits d'intérêt est créé pour guider une autre politique sanitaire et émettre des avis.

Soutenu par :

30.000 médecins ou membres du corps médical

Les porte-parole de ce collectifs revendiquent le soutien de 100.000 citoyens, apparemment à partir des internautes qui suivent les diverses associations qu'ils ont créées.

Les Porte-parole :

Dr Violaine Guérin (Laissons les médecins prescrire)
Martine Wonner (Députée)
Alain Houpert (Sénateur)
Dr Eric Ménat (Médecin généraliste)
Dr Gérard Guillaume (Rhumatologue)
Dr Claude Escarguel (Microbiologiste)
Dr Claire Delval (Réinfocovid)

Les syndicats de médecin aux abonnés absents.

On notera qu'en dehors de la représentante de Réinfocovid dont on ignore la tendance politique, tous sont de droite ou proches de l'extrême droite ou de l'extrême-centre.

Le maire de Saint-Brieuc refuse de mettre en place le couvre-feu à 18 heures : "On ne va rien changer" - Franceinfo 17 janvier 2021

L'élu souligne que sa ville a eu "50% d'augmentation" d'hospitalisations en réanimation. "C'est vrai, mais on est passé de 0 à 2 en réanimation. On n'est pas encore dans un territoire en crise. Si nous étions en crise, je n'aurais pas du tout cette réaction." Franceinfo 17 janvier 2021

Covid-19 : la fronde de certains restaurateurs italiens contre les restrictions - euronews 16 janvier 2021

La règle, à Rome, est pourtant de fermer les restaurants à 18h. Mais ce soir-là, cet établissement est encore ouvert. Il est 20 heures, cherchez l'erreur... Ce restaurateur a tout bonnement décidé de ne pas respecter les restrictions et de maintenir son établissement ouvert pour le dîner. Une initiative qui fait le bonheur des clients à l'intérieur. "Les restrictions qu'ils imposent nous détruisent tous, tant psychologiquement qu'économiquement", souligne Maurizio.

Les restrictions, mises en place fin octobre, ont été progressivement renforcées en Italie. Dans certaines régions, le service a emporter, jusque là autorisé après 18 heures, sera interdit à compter de ce week-end. Près de trois mois d'activité au ralenti qui placent Armando Minotti, propriétaire du restaurant Loste Ria, dans une situation de précarité. "J'ai trois enfants et une femme. Nous sommes séparés et depuis trois semaines, je n'ai pas pu lui verser une allocation hebdomadaire pour qu'elle puisse nourrir nos enfants, nous sommes fichus", déclare-t-il.

Il n'est pas le seul restaurateur à décider de défier les autorités italiennes. Avec le hashtag #IoApro, des restaurateurs appelaient sur les réseaux sociaux à rouvrir ce vendredi en signe de protestation. Mais selon plusieurs médias italiens, la participation aurait été "faible" , notamment à Bologne, selon le quotidien La Repubblica. A Milan, la police est intervenue dans un restaurant qui avait été ouvert et le propriétaire s'est vu infliger une amende de 400 euros, comme le rapporte Corriere TV.

En Belgique, près de 40% des établissements de l'hôtellerie et restauration étaient déjà menacés de faillite à l'issue du premier confinement, selon un sondage de la Foodservice Alliance publié en septembre dernier. euronews 16 janvier 2021

L’ayatollak Khamenei interdit les vaccins US, anglais et français - Réseau Voltaire 15 janvier 2021

Sur ordre du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, l’Iran a annulé l’importation de 150 000 doses de vaccins anti-Covid-19 qui lui avaient été offerts par la communauté iranienne aux USA.

Le Guide suprême a autorisé l’importation des vaccins chinois, russes et cubains, mais interdit celle des vaccins occidentaux, US, anglais et français. Réseau Voltaire 15 janvier 2021




QUATRIEME PARTIE

POLITIQUE

Tunisie

Tunisie: Nouveaux heurts lors de manifestations contre la crise économique - Reuters 18 janvier 2021

Des émeutes et de violents affrontements ont éclaté dimanche pour une deuxième soirée consécutive à Tunis et dans au moins 15 autres villes tunisiennes entre manifestants et forces de l'ordre, alors que le pays fait face à une crise économique sans précédent.

Un représentant du ministère de la Défense, Mohamed Zekri, a déclaré à Reuters que l'armée avait été déployée dans plusieurs villes - Sousse, Bizerte, Kasserine et Seliana - afin de protéger certains bâtiments gouvernementaux.

Les autorités ont indiqué plus tôt avoir arrêté 240 personnes, pour la plupart des adolescents, après de violents affrontements avec la police dans la nuit de samedi à dimanche et dans la journée de dimanche.

Dix ans après la "révolution de Jasmin" qui avait chassé l'autocrate Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir, la Tunisie a avancé vers une démocratie mais les problèmes économiques se sont aggravés, et le pays se trouve désormais au bord de la faillite.

Les contestataires n'ont pas formulé de claires revendications lors de manifestations, que les autorités ont décrites comme des émeutes, dans au moins une dizaine de villes.

Dans la capitale Tunis, un quartier délabré a été le théâtre de heurts entre des contestataires principalement adolescents et la police, qui a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour disperser la foule après avoir essuyé des jets de pierres.

Selon plusieurs témoins, des manifestants ont pillé des magasins dans plusieurs villes.

Le mouvement de contestation fait figure de défi pour le Premier ministre Hicham Mechichi, qui a remanié samedi son gouvernement sur fond de lutte d'influence politique entre les partis. Reuters 18 janvier 2021

Portugal

LVOG - La social-démocratie libertaire en action.

A la tête de l'UE, le Portugal prône une "relance juste, verte et numérique" - euronews 15 janvier 2021

"L'Europe est une affaire de personnes. L'Europe est une affaire de travailleurs et de petites entreprises, une affaire d'opportunités d'emploi pour les jeunes, la jeune génération qui a besoin de perspectives. Il s'agit de solidarité en temps de crise, et c'est pourquoi je me félicite des projets de la présidence portugaise et de son engagement à renforcer notre économie sociale de marché européenne", a déclaré Ursula von der Leyen.

Parmi les temps forts de cette présidence figure un "sommet social" prévu début mai à Porto pour faire progresser les droits sociaux des citoyens européens. "Relancer une Europe sociale", une priorité pour Lisbonne alors que la pandémie creuse les inégalités. euronews 15 janvier 2021

Pays-Bas

Pays-Bas : le gouvernement démissionne après un vaste scandale - lepoint.fr 15 janvier 2021

Des milliers de familles (Ce scandale qui a touché environ 26 000 parents, selon les estimations des médias néerlandais - Le Point) ont été accusées à tort de fraude aux allocations familiales, avant d'être contraintes à les rembourser, ce qui a plongé une partie d'entre elles dans de graves problèmes financiers. Nombre d'entre elles ont en outre fait l'objet d'un profilage ethnique sur la base de leur double nationalité.

Un rapport d'enquête parlementaire publié en décembre 2020 a établi que des fonctionnaires ont mis fin aux allocations de milliers de familles accusées à tort de fraude entre 2013 et 2019, avant de les contraindre à restituer de façon rétroactive celles perçues sur plusieurs années, soit dans certains cas des dizaines de milliers d'euros. De hauts responsables politiques, dont plusieurs ministres en fonction, sont accusés d'avoir préféré fermer les yeux sur des dysfonctionnements dont ils avaient connaissance.

L'affaire survient deux mois avant des élections législatives, prévues le 17 mars, et en pleine crise sanitaire, les Pays-Bas connaissant les restrictions les plus sévères imposées depuis le début de la pandémie de Covid-19.

L'avocat de victimes Vasco Groeneveld a déposé mardi une plainte à l'encontre de trois ministres en poste et deux anciens ministres, dont Lodewijk Asscher. Plusieurs parents concernés ont mis en ligne lundi une vidéo dans laquelle ils appelaient le gouvernement à démissionner. Il a en outre été révélé que des fonctionnaires des impôts avaient procédé au « ?profilage ethnique? » de quelque 11 000 personnes sur la base de leur double nationalité, y compris certaines de celles qui ont été touchées par l'affaire des allocations familiales.

En décembre, le gouvernement néerlandais a annoncé vouloir verser au cours des quatre mois suivants au moins 30 000 euros à chaque parent concerné, mais cela n'a pas suffi à dégonfler le scandale.

Selon de récents sondages, le parti libéral-conservateur (VVD) de Mark Rutte pourrait être de nouveau le premier parti à l'issue des législatives, l'opinion publique soutenant toujours largement sa gestion de la pandémie. lepoint.fr 15 janvier 2021

Etats-Unis

LVOG - La paix sociale est un marché qui rapporte plus qu'elle ne coûte.

Pas de temps à perdre", dit Biden, dévoilant un plan de soutien de 1.900 milliards de dollars - Reuters 15 janvier 2021

Tu auras compris que la paix sociale est un marché qui rapporte plus qu'elle ne coûte. C'est exactement ce qu'avait expliqué Clouscard, tandis que les dirigeants du mouvement ouvrier s'en félicitent, on comprend pourquoi.

Quand Bismarck avait évoqué l'instauration d'un système de retraite, Marx et Engels s'y étaient violemment opposés. Là aussi on comprend pourquoi, car ils estimaient que c'était aux travailleurs à travers leur expérience de la lutte de classe qu'ils devaient conquérir des réformes sociales, et que cela constituait un formidable enseignement et entraînement dans la perspective de leur futures mobilisations pour s'emparer du pouvoir politique, en être privés revenait à les désarmer sur le plan théorique et pratique, et ils avaient raison.

Alors tu comprends mieux pourquoi les lambertistes voulaient porter au pouvoir le PS, car ils savaient qu'en saupoudrant des réformes, le mouvement ouvrier et les masses se tiendraient tranquilles et toute perspective révolutionnaire serait renvoyée aux calendes grecques, car dans l'avenir ils seraient en droit d'attendre d'autres réformes dans le cadre du régime et en aucun cas ils n'envisageraient la nécessité de l'affronter, encore moins de l renverser, c'était une manière comme une autre de subordonner davantage encore les masses au régime et aux institutions de la Ve République.

Et leur théorie de l'immense de la révolution devait juste servir à camoufler cette escroquerie politique, leur soumission à la social-démocratie et au capitalisme, à la Ve République, ce qui depuis a été illustrée un nombre de fois incalculable, ce qu'on n'avait pas compris à l'époque, et qu'on a eu du mal à comprendre ou plutôt à admettre plus tard, après avoir traité cette théorie de foireuse, ce qui était une erreur politique, alors qu'en réalité elle était uniquement destinée à nous induire en erreur, afin qu'on ne puisse pas démasquer leur collusion avec la social-démocratie et leur corruption par le régime. Comme quoi tout s'explique un jour. Un peu tard et je le regrette, mais bon, on fait ce qu'on peut.


Le 15 janvier 2021

CAUSERIE ET INFOS

Hier soir, horreur, je me suis aperçu en relisant la causerie d'hier que j'avais laissé plein de fautes, du coup ce dimanche matin, j'ai relu attentivement mes courriels et je les ai corrigés. Avec mes excuses, au départ ce n'était que des courriels personnels, donc écrit à la va vite, et j'ai manqué de rigueur à la relecture, mon correcteur d'orthographe étant lui-même défectueux ! De plus, j'ai de plus en plus de problèmes avec mon ordinateur, qui à l'écran saute des mots, des lignes, des paragraphes, donc je ne peux pas voir certaines erreurs, bref. Je reformate en pdf cette causerie pour ceux que cela intéresse.

La causerie des 14 (corrigée) et 15 janvier 2021.

9 pages au format pdf

La prochaine causerie sera prête demain ou après-demain.

Bon dimanche.

En attendant 2 vidéos.

Néofascisme et idéologie du désir - Michel Clouscard - 1 mai 2020

https://www.youtube.com/watch?v=ibn-eCCDhc0

Christian Perronne au Défi de la vérité, le retour - France Soir 15 janvier 2021

https://www.youtube.com/watch?v=K1bfbl-QD-U&feature=emb_title


Le 14 janvier 2021

CAUSERIE ET INFOS

Ici on n'a pas déserté, on n'a pas capitulé, on ne tient pas un double langage...

8 pages au format pdf

Pourquoi ne pas vous faire profiter de ma correspondance ?

En France, on se croirait de plus en plus dans l'Allemagne nazi de 1933!

- Un couvre-feu à 18 heures sera mis en place à partir de samedi "pour au moins 15 jours" sur l'ensemble du territoire métropolitain pour faire face à l'épidémie de Covid 19, a indiqué jeudi le Premier ministre, Jean Castex.

- "Sauf les exceptions liées aux missions de service public, tous les lieux, commerces ou service recevant du public, seront fermés à 18 heures", a précisé le chef du gouvernement.

- Les activités sportives scolaires et extrascolaires en intérieur sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

- "Pour l’instant, la situation [sanitaire] est trop dégradée et trop instable pour envisager une date ferme de réouverture" des lieux culturels, a estimé la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. europe1.fr 14 janvier 2021

On se croirait retourné en 1933 sous le régime nazi en Allemagne, à ceci près que Macron n'a même pas eu besoin de déclarer illégal le mouvement ouvrier, il s'est auto-neutralisé.

Dans ces conditions, si quelqu'un pose la question quoi faire, j'aurais envie de répondre qu'il est trop tard, car c'est avant d'en arriver-là, dès que cette menace était apparue qu'il aurait fallu se mobiliser. Cependant, cette défaite en rase campagne sans combat, cette honteuse désertion ou capitulation des dirigeants du mouvement ouvrier a laissé intactes ses structures dont les militants peuvent se saisir, non pas pour influencer leurs dirigeants corrompus, mais juste pour continuer le combat au côté des travailleurs ou défendre leur idéal.

J'ignore jusqu'à quand les éléments les plus radicalisés des masses vont se retenir de passer à des actions violentes, voire armées, idem pour certaines couches moyennes et des classes moyennes vouées à être liquidées au cours de ce processus. Qu'il n'y ait aucun parti pour les organiser est le principal obstacle ou plutôt handicap à leur mobilisation et à un soulèvement des masses.

- Pas de temps à perdre", dit Biden, dévoilant un plan de soutien de 1.900 milliards de dollars - Reuters 15 janvier 2021

Tu auras compris que la paix sociale est un marché qui rapporte plus qu'elle ne coûte. C'est exactement ce qu'avait expliqué Clouscard, tandis que les dirigeants du mouvement ouvrier s'en félicitent, on comprend pourquoi.

Quand Bismarck avait évoqué l'instauration d'un système de retraite, Marx et Engels s'y étaient violemment opposés. Là aussi on comprend pourquoi, car ils estimaient que c'était aux travailleurs à travers leur expérience de la lutte de classe qu'ils devaient conquérir des réformes sociales, et que cela constituait un formidable enseignement et entraînement dans la perspective de leur futures mobilisations pour s'emparer du pouvoir politique, en être privés revenait à les désarmer sur le plan théorique et pratique, et ils avaient raison.

Alors tu comprends mieux pourquoi les lambertistes (POI-POID) voulaient porter au pouvoir le PS, car ils savaient qu'en saupoudrant des réformes, le mouvement ouvrier et les masses se tiendraient tranquilles et toute perspective révolutionnaire serait renvoyée aux calendes grecques, car dans l'avenir ils seraient en droit d'attendre d'autres réformes dans le cadre du régime et en aucun cas ils n'envisageraient la nécessité de l'affronter, encore moins de le renverser, c'était une manière comme une autre de subordonner davantage encore les masses au régime et aux institutions de la Ve République.

Et leur théorie de l'imminence de la révolution devait juste servir à camoufler cette escroquerie politique, leur soumission à la social-démocratie et au capitalisme, à la Ve République, ce qui depuis a été illustrée un nombre de fois incalculable, ce qu'on n'avait pas compris à l'époque, et qu'on a eu du mal à comprendre ou plutôt à admettre plus tard, après avoir traité cette théorie de foireuse, ce qui était une erreur politique, alors qu'en réalité elle était uniquement destinée à nous induire en erreur, afin qu'on ne puisse pas démasquer leur collusion avec la social-démocratie et leur corruption par le régime. Comme quoi tout s'explique un jour. Un peu tard et je le regrette, mais bon, on fait ce qu'on peut.


Je fais profiter un camarade de ma découverte du philosophe et anthropologue Michel Clouscard (décédé en 2009). C'est un premier jet qui pourra être corrigé par la suite si nécessaire.

Hier soir j'ai lu des trucs de Clouscard dans la page de Wikipédia qui est assez bien faite. Mais je les ai surpris en flagrant délit de falsification dans l'interprétation qu'ils en ont donné, à moins qu'il me manque encore des éléments pour juger ses conclusions, car on ne peut pas oublier que son parcours politique n'a pas été aussi brillant que ses travaux. Toujours est-il que je n'ai pas rêvé, la preuve.

Dans le premier passage, il est écrit que Clouscard rejette "la détermination matérielle économique apportée par Marx et Engels" :

Wikipédia - L'anthropologie historique de Clouscard reprend donc la critique de la philosophie spéculative idéaliste constituée par toute philosophie récusant la détermination matérielle économique apportée par Marx et Engels.

Dans les deux passages suivants, il l'a réintègre par miracle et il se réconcilie avec le « projet marxiste » !

Wikipédia - On le voit, la vision défendue par Clouscard intègre le domaine de la frivolité à celui de la lutte des classes de Marx et refuse le libéralisme philosophique.

- La lecture de Clouscard permet de réconcilier le « projet marxiste » avec la démocratie, et son étude constitue l'arrière-plan théorique de ses propositions pour un Parlement du Travailleur Collectif.

Toujours est-il qu'on lui doit cela :

- La critique de l'anthropologie politique doit compléter la critique de l'économie politique chez Marx.

Ce qui est intéressant chez lui, c'est le constat qu'il dresse où il ne laisse rien passer contrairement aux trotskystes qui filtrent les facteurs à partir desquels ils vont façonner leur théorie bancale ou foireuse en fonction de ceux qu'ils auront retenu, cela leur servira à justifier en pratique leur ralliement à la social-démocratie ou au réformisme, qu'ils n'assumeront pas ouvertement, puisque c'est une trahison du marxisme et du socialisme.

Ce que je retiens chez lui ou de son précieux apport, c'est la description qu'il a faite des classes et des rapports qui existent à l'intérieur de chaque classe et entre les classes, en tenant compte de l'évolution de chaque classe en fonction du développement et de l'orientation du capitalisme, des sciences et des technologies, qui tout particulièrement jouent un rôle si important depuis le milieu du XXe siècle, au point d'intervenir dans l'organisation de la société jusqu'au procès de production, d'influencer profondément le mode de vie et de pensée de chaque citoyen, ce à côté de quoi sont passés ces crétins de trotskystes.

Ce qui est marrant, c'est que j'étais parvenu de mon côté au même constat sans le formuler aussi clairement. J'avais pressenti que ce facteur était en train de prendre une place prépondérante dans la manière dont les capitalistes s'y prenaient pour à la fois alimenter en permanence la machine du capitalisme et conditionner les masses pour préserver leur hégémonie sur les masses.

C'est un truc que j'ai compris sans jamais lire quoi que ce soit à ce sujet, en observant tout simplement comment les travailleurs indiens autour de moi se comportaient, passant d'objets usuels banals, façonnés manuellement ou avec des outils élémentaires, à des objets hyper sophistiqués ou bourrés de technologie, et comment du jour au lendemain leur comportement allait être complètement modifié sans jamais retourner en arrière, par exemple avec l'envahissement de la télévision, puis du téléphone portable, et maintenant Internet. Je précise quelque chose qui manque peut-être chez Clouscard. Certains biens d'équipement sont utiles et d'autres superflus, et certains ou tous sont aussi des biens de consommation puisqu'il faut les remplacer régulièrement.

Cela s'est déroulé sous mes yeux, j'avais juste à les garder ouverts pour comprendre ce qui s'était passé en occident quelques décennies plus tôt. C'était merveilleux et c'est ainsi que j'ai pu combler mon retard dû aux 20 années où je n'avais pas milité, mais en fait je n'avais pas perdu mon temps pour autant, car j'ai pu constater que le niveau de conscience des masses n'avait pas progressé d'un millimètre entre 1990 et 2021, ce que tout occidental vivant ici pouvait constater par lui-même, mais pas un Français ou un militant n'ayant jamais vécu ici ou dans un pays similaire. J'ai pu constater à quel point le passage du féodalisme au capitalisme avait affecté les conditions matérielles d'existence des masses, tandis que leur niveau de conscience n'avait pas suivi ou alors en adoptant les pire travers de la philosophie capitaliste, principalement chez les classes moyennes toujours prompts à copier leurs maîtres.

C'est la raison pour laquelle dans ce pays tous les rapports sont archi pourris, tout est pourri à un point qu'on a encore du mal à imaginer en France, mais comme c'est parti, plus pour très longtemps, car la France va y ressembler de plus en plus hélas ! Et c'est valable pour toute l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine, l'Europe centrale.

Ce qui je vis au quotidien, ce que j'observe confirme ce qu'a expliqué Clouscard, à savoir que les Indiens vont consacrer une bonne partie de leur maigre salaire dans un ou plutôt plusieurs téléphones portables, un téléviseur, Internet, etc. alors qu'ils n'auront pas de quoi se nourrir correctement, se soigner, entretenir leur habitation, ils préfèreront encore vivre dans la pauvreté et la précarité, la promiscuité et la crasse, être couverts de dettes, plutôt que se passer de ces biens de consommation puisqu'il faut les remplacer régulièrement, à crédit évidemment, parce qu'ils n'ont pas une roupie d'économie.

Moi j'ai fait l'expérience de passer de l'éventail à la climatisation, eux ils sont passés du char à boeuf à la bagnole, et cela en une seule génération, alors qu'en France il a fallu un siècle ! Ce qu'il faut tenir compte aussi, c'est que la mentalité des générations les plus récentes a été formatée à l'école des plus anciennes, d'où la confusion extrême qui règne dans la tête des dernières générations.

Si tu veux, il y a dans la tête du type qui conduit sa bagnole ou sa moto, ce qu'il y a encore dans la tête de son père ou de son grand-père qui en est resté à l'éventail et au char à boeufs. Alors comment veux-tu qu'il n'ait pas un comportement aberrant sur la route ou vis-à-vis de son moyen de transport. Il n'aura pas la moindre conscience de ce que cela implique dans différents domaines, il ignorera qu'il existe un code de la route, il sera indifférent ou méprisera tout ce qu'il croisera sur sa route et il n'entretiendra pas son véhicule. Il roulera les pneus dégonflés, complètement lisses jusqu'à la corde, sans rétroviseurs extérieurs, sans clignotants, parfois avec un ou deux phares en moins, tout au plus il rajoutera de l'huile dans le moteur et de l'eau dans le radiateur et du liquide de frein s'il y pense ! Et il n'aura jamais vraiment appris à conduire, hormis une fois au volant de sa bagnole, tu imagines ce que cela peut donner sur la route, c'est l'horreur.

Si l'Indien est ignorant et inconscient au dernier degré, en revanche il saura se servir d'une télécommande, d'un téléphone portable et d'Internet, il sera capable de conduire une moto ou une bagnole, un bus ou un camion, un train, il ignorera absolument tout de sa condition, il n'aura aucun sens civique, il ne respectera aucune des valeurs qui participent aux bonnes relations entre les hommes, dans aucun de ces domaines il ne progressera, il aura le même comportement qu'un sauvage en somme.

Tu te demanderas peut-être comment je fais pour les supporter. C'est simple, je sais comment ils sont, mais je n'en tiens pas compte, dans le sens où je les respecte tant qu'ils n'empiète pas sur ma liberté, c'est-à-dire qu'à aucun moment je renie les valeurs auxquelles je tiens, et quand c'est absolument nécessaire, je les impose parce que je ne peux pas sombrer à mon tour dans la sauvagerie ou l'obscurantisme, la haine, la violence aveugle, la vengeance, etc.

Je te ferais remarquer que je n'ai jamais eu un autre comportement en France. Quand tu tombes sur quelqu'un qui a un niveau de conscience inférieur au tien, tu commences par te mettre à son niveau pour lui montrer que tu comprends ce qu'il veut te dire, et ensuite tu lui demandes de t'écouter à son tour pour le rapprocher de ton niveau ou de ton point de vue. S'il y parvient tant mieux et tout se passe bien, sinon cela se passe mal et je n'y suis pour rien. Car je n'ai pas à m'abaisser à adopter ou cautionner des raisonnements relevant de la plus crasse ignorance ou de la mauvaise foi, encore faut-il que j'aie été suffisamment explicite ou que je me sois exprimé clairement, sinon c'est moi qui commettrait une erreur. Le respect doit fonctionner dans les deux sens ou chacun doit y mettre du sien sincèrement, et cela n'a rien à voir avec le niveau de conscience de l'un et l'autre, c'est juste une question d'honnêteté, soit tu reconnais les faits, soit tu les nies, c'est tout.

Les hommes n'ont pas attendu l'époque de la permissivité institutionnelle pour se comporter n'importe comment les uns vis-à-vis des autres, il y a seulement des périodes où c'est pire que les autres. Maintenant quand c'est lié directement à un processus économique ou que c'est le but recherché, que tous les rapports dans la société se délitent, se disloquent et se reforment sur la base d'un modèle encore plus autoritaire, il faut l'étudier sérieusement car cela va causer des dégâts énormes qui laisseront des traces profondes qui prendront du temps à cicatriser.

Regarde la plupart de mes lecteurs, et plus nombreux encore mes ex-lecteurs, ils m'en veulent terriblement de se retrouver soudainement face à la réalité telle qu'elle existe et qu'ils n'ont cessé de fuir, ils ne la supportent pas, mais ils savent quelque part que ce je décris est correct. Il leur faudra beaucoup de temps avant de l'admettre, ils y viendront forcément un jour de gré ou de force parce que la réalité est encore plus cruelle que ce qu'ils imaginent, elle n'épargnera personne. Ils se comportent comme des enfants gâtés. Les militants se sont laissé mener en bateaux par des dirigeants indigents d'esprit ou malhonnêtes, corrompus, et ils refusent obstinément de l'admettre, cela fait partie de la réalité et on doit faire aussi avec.

Ce que Clouscard a apporté au marxisme, c'est en quelque sorte ce qu'il y manquait qu'Engels avait discerné à la fin de sa vie, dans une lettre à F. Mehring, et qu'évidemment nos dirigeants n'ont jamais pris en compte ou se sont empressés d'enterrer. Ils n'ont jamais pu se départir du dogmatisme fanatique dans lequel ils s'étaient enfermés, ou quand ils en sont sortis, pour y retourner aussi rapidement si nécessaire, c'était pour sombrer dans le pire opportunisme qui soit en apportant leur contribution à la social-démocratie libertaire décrite par Clouscard, d'où l'opposition frontale qui existe désormais entre eux et moi.

Je te ferais remarquer qu'en agissant de la sorte, ils ont rejoint eux-mêmes le camp de nos ennemis, ce n'est pas moi qui les y ai placés. Je crois que cette précision s'imposait, bien que je ne les traite pas encore de la sorte, et je me demande si ce n'est pas une faiblesse ou une erreur politique de ma part, car vois-tu, je n'aime pas porter des jugements définitifs sur qui que ce soit, hormis les membres assumés du camp de la réaction.

Quand on a confiance dans les masses, on ne peut pas imaginer qu'un militant ne pourrait pas progresser, qu'aurait-il à gagner à stagner, puis à régresser tout au long de sa pénible existence, sinon à faire son propre malheur, je ne peux pas croire en cette fatalité, dans ce cas-là autant se résigner et abandonner le combat politique, se consacrer à nos petites affaires en corporatiste dégénéré, quel triste et misérable destin qu'on ne souhaitera à aucun militant évidemment.

Pendant qu'on y est, on va en rajouter une grosse couche.

POID ou les théoriciens de l'esclavage supportable.

- 361 militants ouvriers, syndicalistes, politiques et jeunes lancent un appel “Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux !”

https://latribunedestravailleurs.fr/2021/01/07/dehors-macron-et-sa-politique-le-plus-tot-sera-le-mieux/

Dans cet appel, si "des lois liberticides" sont dénoncées, nulle part ne figure le rejet ou même la simple condamnation des mesures liberticides que Macron a imposées à toute la population, confinement, couvre-feu, masque, etc. et encore moins le boycott d'une vaccination inutile, puisque figure nulle part également qu'il existe des traitements efficaces pour prévenir ou soigner la covid-19, ce qui pour nous est totalement inacceptable.

Ceci explique cela.

Et si "ce gouvernement est celui de la réaction, de l’exploitation et de la misère", notons que la référence à l'oppression qui est désormais omniprésente, qui s'exerce avec une violence inouïe sur les masses 24h/24 n'y figure pas non plus, or c'est elle qui sert à maintenir le système d'exploitation en place, et qui permet à la misère de s'étendre sans que le régime ne soit menacé ou remis en cause. Dès lors que l'oppression est acceptée ou estimée supportable, à quoi bon la mentionner et la combattre, à quoi bon caractériser le régime comme il se doit de totalitaire ou fascisant, n'est-ce pas ?

On retrouve là l'orientation politique opportuniste, réformiste, social-démocrate, antisocialiste, qu'avait adopté successivement la SFIO/PS, le PCF, et finalement l'ensemble des courants se réclamant du trotskysme qui a conduit à la déchéance, à la dislocation du mouvement ouvrier et de son avant-garde.

On complètera le dernier éditorial de D. Gluckstein dans La Tribune des travailleurs :

Gluckstein - Ainsi donc, elle devrait se prolonger, cette union sacrée scellée entre la gauche, le centre, la droite et l’extrême droite à l’Assemblée nationale le 19 mars ? Au point d’encourager Macron à rester au pouvoir ?

LVOG - il a juste oublié l'extrême gauche, POID, POI, NPA, LO, etc. amateurs de confinements, couvre-feu, masques, tests et maintenant vaccins. Comme quoi Macron n'est pas si seul que cela !

Comment étouffer, désamorcer l'explosion qui couvre. Mode d'emploi de leurs collègues du PCF et de la CGT.

LVOG - Pas question de condamner les mesures liberticides imposées par Macron.

Des manifestants bravent le couvre-feu marseillais pour dénoncer la « casse sociale » - 20 Minutes/AFP 12 janvier 2020

Quelques centaines de personnes ont bravé mardi soir le couvre-feu anti-Covid pour manifester à la nuit tombée, flambeaux en main, dans le centre de Marseille, contre la « casse sociale » et pour le renforcement des services publics.

Les manifestants qui répondaient à l’appel de plusieurs organisations dont le Parti communiste et le syndicat CGT entendaient notamment dénoncer les conséquences pour le monde du travail des choix sanitaires et économiques du gouvernement dans la lutte contre la crise du coronavirus.

« Les moyens ne sont pas mis dans la recherche, dans la prévention ou le soin. Et chaque semaine, on annonce des fermetures d’activités et des plans de sauvegarde de l’emploi qui n’en sont jamais », a dénoncé Olivier Mateu, secrétaire général de la CGT des Bouches-du-Rhône.

Pour le syndicaliste, la mobilisation est nécessaire même pendant le couvre-feu. « Il est écrit nulle part que les mesures prises interdisent les mobilisations sociales », fait-il valoir en affirmant avoir prévenu la préfecture. Et puis, « une descente aux flambeaux, c’est plus visible la nuit », s’amuse-t-il.

Les rares policiers qui suivaient le cortège n’effectuaient pas de contrôles. « Quand les choses peuvent se faire en bonne intelligence, c’est très bien », a constaté, satisfait, Olivier Mateu. 20 Minutes/AFP 12 janvier 2020

LVOG - En "bonne intelligence" avec Macron, gageons qu'il appréciera, les travailleurs beaucoup moins.


Le courriel que je lui avais envoyé la veille, il est très seul et cela me rend triste.

Précision rajoutée. Sans les conventions d'usage évidemment entre camarades ou potes d'un certain âge, et on emmerde les bien-pensants auxquels pour rien au monde nous voudrions ressembler. Je changerai juste quelques expressions compte tenu de la diversité des idées des lecteurs ou pour être plus précis encore, car depuis j'ai eu le temps de réfléchir. Ce camarade me trouve sublime, je n'y peux rien !

- Paul, je n'ai aucun mérite. Certes j'observe ce qui se passe et j'essaie de comprendre par moi-même, mais ce ne serait pas possible sans prendre connaissance des observations (éclairées ou perspicaces) effectuées par d'autres personnes.

C'est pour cette raison aussi qu'on dit que nos idées ne nous appartiennent pas, peu vient de nous-même en fait, même si parfois c'est l'essentiel parce qu'il nous arrive d'être plus lucide que les autres, ce n'est pas une raison pour en tirer une quelconque fierté, et notre devoir est de les partager.

La société dite du désir, du spectacle ou du divertissement s'inscrit dans le prolongement du capitalisme industriel des marchandises de premières nécessités ou qui correspondent à des besoins de la vie quotidienne. Aux besoins purement alimentaires sont venus s'ajouter (ou se greffer) des besoins qui flattent en premiers lieux nos émotions, nos désirs, notre imagination ou jouent avec elles et les hommes aiment cela par dessus tout, au point qu'ils en oublient l'essentiel et se retrouvent dans l'incapacité de satisfaire leurs besoins alimentaires ou de tous les jours.

C'est stupide quelque part, mais les hommes sont ainsi faits jusqu'à présent, et plus ignorants ils sont, pire c'est ! C'est aussi un puissant facteur ou levier pour asservir et abêtir un peu plus la classe ouvrière, c'est un instrument de la guerre psychologique que l'oligarchie mène contre les masses. Il suffit d'observer comment elles ont plongé tête baissée dans une psychose collective à l'occasion de l'imposture au coronavirus pour comprendre à quel point leur cerveau a été formaté de longue date par cette société du divertissement ou de l'attrape-nigaud. On pourrait ajouter la trahison du mouvement ouvrier et de son avant-garde.

Ce fut aussi un excellent moyen pour les détourner de la lutte de classe et qu'elles se renferment sur elles-mêmes. Et les voilà muselées, enfermées !

On passe plus de temps à regarder la télé, à écouter la radio ou sur Internet, à faire du sport ou à se livrer à un lobby en solitaire, qu'à avoir des rapports avec les autres travailleurs ou les membres de sa propre famille, c'est complètement aberrant comme mode de vie, dégénéré en fait.

Tout a été fait pour flatter l'individualisme à outrance au détriment du partage ou du lien social. Je vais peut-être passer pour un gros con, mais depuis longtemps je trouve le sport inutile, débile, hormis les arts martiaux qui lie aptitudes physiques et mentales, et la manière dont les différents arts ont été instrumentalisés à des fins idéologiques ou de propagande également. Le cinéma à de rares exceptions près est un modèle en la matière. Quand on y regarde de plus près, on s'aperçoit qu'il est bourré à craquer de clichés en tous genres. Dans le cinéma des années 50 et suivantes, un acteur ne pouvait pas apparaître à l'écran sans une clope au bec, et plus tard les femmes aussi, c'est expliqué dans la vidéo sur Bernays (ou dans un entretien de Jean Rochefort), et moi comme un con je fume depuis l'âge de 8 ans, tu imagines l'état de mes poumons, je vais en crever ! La soi-disant libération des femmes et de la jeunesse a servi en réalité à mieux les asservir. L'évoquer, c'est forcément réactionnaire, alors que c'est la stricte vérité. Nos penseurs ou idéologues sont des négationnistes.

Où est-ce qu'on aurait lu cela dans la littérature de ces crétins de trotskystes, hein, nulle part. Ils avaient exigé que je cesse de fumer du cannabis pour rejoindre l'OCI, et eux picolaient à tous les repas ou à la moindre occasion et ils fumaient comme des pompiers. Plus conformiste qu'eux tu meurs, ce qui révèle au passage leur nature réactionnaire à mes yeux. Non mais sans déconner, ces types-là n'étaient pas sérieux, c'était des branleurs, des charlatans. Je suis sévère, parce que je vois où cela nous a conduit aujourd'hui, tu comprends, il y a de quoi enrager franchement. Et ce sont ces mecs-là qui se permettaient de juger les autres, de nous faire la leçon, j'en aurais un en face de moi je lui dirais de revoir entièrement sa copie ou d'aller se faire foutre, car quand on est aussi ignorant, on a juste le droit de la fermer.

J'ai eu de gros emmerdes avec mes voisins, donc je suis excité. J'ai même dû porter plainte à la police que j'exècre, ce serait trop long à te raconter Je ne peux plus sortir de chez moi avec le scooter depuis 10 jours, parce que ce sale type a foutu de la terre sur le chemin qui mène chez moi, et avec les fortes pluies c'est devenu un champ de boue, c'est la famille de ma compagne qui nous a ravitaillés à pieds en portant des sacs à partir de la rue principale du village en ciment. A deux personnes avec des pelles, en 2 heures le chemin aurait été rendu praticable, c'est pour dire ! N'importe quel con est capable de comprendre cela, alors au diable l'ouvriérisme ou le tiers-mondisme à la con ! Il faut avoir conscience du monde dans lequel nous vivons, et il ne ressemble jamais à celui qu'on nous décrit, c'est étrange, n'est-ce pas ?

La vidéo sur Bernays, mais aussi ce que j'ai pu lire ici ou là dans les articles que j'ai mis ligne, ont selon moi confirmé ce que j'avais pressenti ou commencé à comprendre, à savoir qu'on s'était complètement planté ou qu'on avait été manipulé dans des proportions qu'on n'aurait jamais imaginé.

Il a fallu le coup d'Etat de l'extrême-centre qui a porté Macron au pouvoir pour entrevoir l'ampleur des dégâts, l'imposture climatique et celle maintenant au coronavirus ont servi de révélateurs, et je me demande pendant combien de temps encore les militants vont continuer de le nier ou de l'ignorer.

J'ai eu des scrupules quand j'ai commencé à attaquer Lambert et le PT, depuis je m'en suis totalement débarrassé. Je suis enfin libre, libéré de tout sectarisme ou dogmatisme, mais malheureusement un peu tard, et ça c'est un handicap contre lequel je ne peux rien faire. Bourdieu, Debord, Clouscard et Cie n'ont aucune influence politique sur moi, c'était aussi à leur manière des opportunistes... A suivre.

Porte-toi bien.

Si je pouvais je t'embrasserais, le coeur y est ! J'aime autant me marrer que Rochefort, Mariel.

J'ajoute qu'on ne s'est jamais rencontré, mais quand je vois un vieux militant malheureux, cela me bouleverse. Je ferais la même chose avec un jeune dont l'avenir s'annonce très sombre ou qui en sera privé.


Le 13 janvier 2021

CAUSERIE ET INFOS

Juste un petit mot pour aujourd'hui.

On est mobilisé 24h/24 contre le totalitarisme. Si vous cherchez ce qui reste du mouvement ouvrier et du socialisme, c'est ici que cela se passe et pas ailleurs, cela peut faire prétentieux, mais je crains que ce soit malheureusement la triste réalité.

Qui a osé dire ?

- All lives have equal valu - We are impatient optimists working to reduce inequity

Traduction : Toutes les vies ont la même valeur - Nous sommes des optimistes impatients qui s'efforcent de réduire les inégalités.

Réponse : Bill Gates au nom de tous les milliardaires philanthropes. (https://www.gatesfoundation.org)

Mediapart, Twitter, Facebook : Même combat ou une officine des GAFAM

Un internaute - J’ai mis sur Mediapart le lien vers la conférence de presse de ces médecins. Mon commentaire a été dépublié car ces médecins seraient les promoteurs de thèses conspirationnistes ! (blog du Dr. Maudrux)

Et les lecteurs de ce blog sont plutôt modérés ou ils ne sont pas des foudres de guerre.

Boycott de la vaccination anti-covid-19!

- Brigitte Bourguignon : « 20 % du personnel en Ehpad acceptent la vaccination » - Publicsenat.fr 12 janvier 2020

Invitée de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, estime que ce chiffre n’est pas « suffisant ». Publicsenat.fr 12 janvier 2020

Les articles mis en ligne aujourd'hui.

Forum économique mondial et Banque mondiale.

DOCUMENT. GlobalEconomic Prospects (04.01)
DOCUMENT. Robots, Intelligence artificielle : 5 messages pour comprendre ce qui va fondamentalement évoluer
     dans vos futurs métiers (08.01)

DOCUMENT. Les perspectives économiques mondiales en cinq graphiques (08.01)
DOCUMENT. L’économie mondiale devrait progresser de 4 % en 2021 (05.01)
DOCUMENT. Retour sur l’année 2020 : l’onde de choc de la pandémie de COVID-19 (14.12)

International.

DOCUMENT. Biden et le pouvoir par la force (12.01)
DOCUMENT. « Les multinationales aujourd’hui sont comme des psychopathes charmeurs. » (11.01)
DOCUMENT. Derrière le verdict de Londres sur Julian Assange (05.01)
DOCUMENT. Cheik Rohani sème le trouble au Moyen-Orient (05.01)

Coronabusiness.

DOCUMENT. Les mesures de confinement n’empêchent pas les décès, la transmission ne se fait pas par contact,
      les masques n’apportent aucun bénéfice, les vaccins sont intrinsèquement dangereux. (11.01)

DOCUMENT. 1000 milliards d’euros de profits en vingt ans: comment les labos sont devenus des monstres financiers. (11.01)
DOCUMENT. Macronavirus. (08.01)
DOCUMENT. Covid-19 : l'ivermectine, une piste à suivre ? (05.01)
DOCUMENT. Ivermectin shows clinical benefits in mild to moderate COVID19 (05.01)
DOCUMENT. L'hypothèse de la fuite en laboratoire. (04.01)
DOCUMENT. Pro ou anti vaccin : l’avis du psychiatre Frédéric Badel (24.12.2020)
DOCUMENT. Ivermectin Study Reveals Fantastic Results: 100% of 60 patients better in an average of just under 6 days (28.06.2020)
DOCUMENT. Fondation Gates/Institut Pasteur : 21 369 745 $ (2019)

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.