Le portail a été actualisé le 19 novembre 2017......Nos droits et nos acquis ne sont pas négociables : Dehors Macron et Rajoy ainsi que leurs gouvernements minoritaires et illégitimes, place au pouvoir des travailleurs, à la République sociale, à la démocratie, rupture avec le capitalisme (et ses représentants) et l'ensemble de ses institutions !


 



Documents disponibles dans cette page


DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

VIDÉO : LES 100 ANS DE LA RÉVOLUTION RUSSE (Jean-Jacques Marie)

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS

VIDÉO : L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

  Causerie du jour. (19.11)

  Documents et vidéos  (29.09)

  Les enseignements du marxisme.    (08.07.2017)

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  DOCUMENTS ET VIDÉOS.

DOCUMENT : : LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT : LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT : UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE (11.09.2017)
DOCUMENT : LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME (03.12.2014)

ONG : LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !
ONG : SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.

HISTOIRE : LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE : LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME : LE GRAND ISRAEL.

EN IMAGES : 2016


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

  La révolution russe de 1917 par L. Trotsky

Cinq journées : du 23 au 27 février 1917.
Histoire de la révolution russe - février 1917
Histoire de la révolution russe - octobre 1917
Il faut étudier Octobre. (1924)
La révolution étranglée. (1929)
Bolchevisme contre stalinisme. (1935)
La révolution trahie. (1936)

 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (V. Lénine -1916)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)


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Causerie

Le 19 novembre 2017

CAUSERIE

La causerie d'aujourdhui va du 12 au 18 novembre, elle fait 37 pages, je vous conseille donc de la télécharger pour la lire tranquillement, le lien est un peu plus bas.

Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros (177 pages)

Ce document provient d'Open Society. Lire plus loin la présentation en français.

Mais pourquoi se permettent-ils de divulguer ce genre d'informations, vous demanderez-vous peut-être ? Pardi, parce qu'ils estiment avoir gagné définitivement la lutte ou la guerre de classes !

Et ils ont sans doute de bonnes raisons de le croire, car nos dirigeants préfèrent faire comme s'ils n'avaient rien vu ni rien entendu, leur donnant raison en adoptant ce comportement suicidaire. Les militants s'en accommodent, pire, ils le justifient, alors qu'est-ce qu'on peut faire ? Autant prendre sa retraite en attendant l'apocalypse comme me l'a dit un jour un vieux militant qui abandonnait le combat. Comment continuer à vivre dans ces conditions-là ?

Causerie au format pdf (37 pages)

Quel bonheur la retraite, officielle, l'autre je l'ai prise depuis plus de 25 ans, on résiste au capitalisme comme on peut ! Finalement je vais toucher environ 400 euros nets par mois, soit 28.000 roupies, j'en dépense 15.000 tous les mois en me privant sur tout. Et on perçoit 16.000 roupies par mois en intérêt sur notre petit capital. Quand on vous dit qu'il faut être organisé, discipliné, rigoureux pour s'en sortir, j'ai ce privilège et j'en fais profiter ceux qui n'ont pas cette chance, sinon à quoi bon avoir de belles et grandes idées, n'est-ce pas ?

Première conséquence pratique, ma compagne Selvi a arrêté définitivement de travailler il y a 4 jours, elle a 47 ans mais elle est bien usée pour avoir élevé seule ses trois enfants et avoir travaillé comme une esclave près de 30 ans. Elle est heureuse la brave femme. La voilà libre, bien qu'elle dépende de moi financièrement. La seconde conséquence pratique, c'est qu'elle a pu se rendre à un temple avec sa famille en autocar ce week-end, c'est la troisième fois de sa vie qu'elle sort pour ainsi dire de son environnement quotidien. La troisième conséquence pratique a consisté à prêter 100.000 roupies à son frère pour qu'il puisse finir la construction de sa maison, il me rendra 4.000 roupies tous les mois... en principe ! J'ai aussi dépanné Adi (une des soeurs de Selvi) et sa fille de quelques milliers de roupies, parce qu'elles ne parvenaient pas à finir le mois, à une de mes voisines aussi, la pauvreté est insupportable, elle est partout ici.

L'Agirc m'a versé un capital au lieu de me verser une retraite complémentaire chaque mois ou trimestre, parce qu'elle était ridicule, 116 euros mensuels, j'ai donc touché 193.000 roupies, soit l'équivalent de 24 annuités. Comme 62 ans plus 24 ans égal 86 ans, après je serai mort pour eux ! On n'arrête plus le progrès social ! Bon, cela m'a permis de dépanner le frère de Selvi...

Vous aurez remarqué qu'aucune de ces conséquences pratiques ne me concerne, je le dis parce que des lecteurs m'ont présenté comme un sale type, personnellement je pense que pour en arriver là il faut au moins être aussi détraqué que Manuel Valls ! Il y en a plus d'un qui supportent mal l'effondrement de la société, que voulez-vous, apparemment leurs propres illusions ne leur suffisent plus, même pas celle sur l'indépendance de la Catalogne, quels misérables aventuriers et manipulateurs !

Mon épouse a été envoyée en maison de repos médicalisé à Marseille. J'ai envoyé une dizaine de courriels incendiaires à la Caf des Bouche-du-Rhône restés sans réponse, donc ses allocations sont toujours coupées. Deux assistantes sociales se sont proposées de s'occuper de son dossier, espérons qu'elles n'abandonneront pas en cours de route. On cherche toujours un avocat pour attaquer la Caf en justice.

Ma compagne ne travaillant plus, on va se répartir les tâches, à elle une partie des tâches ménagères, à moi les travaux de la maison. L'abonnement du site au serveur arrivera à échéance fin décembre, je n'ai toujours pas décidé si j'allais le renouveler ou non. Vous êtes seulement 6 lecteurs à télécharger les causeries quotidiennes, alors cela vaut-il le coup de continuer ? A suivre.

Cela n'a pas été facile de classer dans cette causerie toutes les infos de la semaine passée.

Elevons-nous un instant avant de redescendre brutalement...

La masse d'un corps est la mesure de son contenu en énergie. E=MC²

Le destin d'une société réside dans sa capacité à utiliser l'énergie qu'elle a développée pour se transformer ou se dépasser, sous peine d'être vouée à la décadence et à l'extinction si elle n'y parvenait pas, son énergie étant alors consacrée à son autodestruction.

Vidéo. Albert Einstein, le génie du 20e Siècle.

A retenir. Selon A. Einstein, la solution à un problème n'est pas uniforme, mais contradictoire. C'est évident puisque la matière se présente sous la forme d'une contradiction de par l'énergie qu'elle renferme et qui détermine son mouvement...

Donc la difficulté n'est pas de trouver la solution à un problème, mais de parvenir à poser correctement un problème dans la mesure où il renferme la solution que nous recherchons.

Vous me direz que nous le savons pertinemment, certes, mais nous n'en tenons pas compte, assurément. Vous noterez que nous retrouvons là les deux termes de notre contradiction, donc nous sommes en droit de penser que c'est là que réside le problème que nous avons à résoudre.

Au marché aux bestiaux. La vache sacrée !

J'ai appris par hasard que Miss Inde avait été sacrée Miss Monde.

Danseuse et étudiante en médecine, cette fille de médecins rêve de devenir chirurgien. "Merci tout le monde pour votre amour, votre soutien et vos prières", a-t-elle twitté, dans la foulée de son couronnement. L'Express.fr 18 novembre 2017

La femme objet que l'on désire plus qu'on ne la respecte, l'exemple vient bien d'en haut... et les coups !

Le crétinisme sacré immortel par le législateur.

- Un État du Sud de l'Inde lance sa campagne de prévention contre les selfies mortels - Slate.fr

En quelques semaines, quatre jeunes ont trouvé la mort dans l'État de Karnataka alors qu'ils se prenaient en photo. Les autorités ont décidé de réagir.

En septembre dernier, un groupe de jeunes décide de prendre un selfie dans l'étang près du temple de Gundanjaneya, à quelques kilomètres de Bangalore. Ils ne voient pas que l'un d'eux est en train de se noyer, tombé dans un trou d'eau... Quelques jours plus tard, à une heure de route environ, trois jeunes sont renversés par un train dans la petite ville de Bibadi; ils étaient en train de se prendre en photo. Les autorités de Karnataka, État du Sud de l'Inde où se sont déroulés coup sur coup ces événements tragiques, ont donc décidé de lancer une campagne pour prévenir des dangers des selfies, rapporte la BBC.

«Nous travaillons à la mise en place d'une signalisation sur les lieux touristiques dans onze districts», détaille le ministre du Tourisme, Priyank Kharge:

«Il y aura aussi des messages avertissant que les selfies peuvent tuer.»

Et pour étendre l'impact de cette campagne, le gouvernement prévoit bien sûr d'utiliser les réseaux sociaux, Facebook, Twitter et Instagram en tête. Le but? Informer les jeunes sur «les dangers des "killfies"», précise Priyank Kharge. Des campagnes contre les «killfies» déjà ailleurs en Inde, en Russie et en Espagne

Le Karnataka n'est cependant pas le premier État à se soucier des dommages collatéraux des selfies. Un peu plus loin en Inde, à Bombay, certains quartiers sont déjà équipés de panneaux indiquant des «zones sans selfie»: seize lieux «à risques» qui se trouvent essentiellement «sur le front de mer de la ville portuaire», précise Radio France Internationale (RFI). Des zones «difficiles à délimiter», regrette néanmoins Priyank Kharge sur la BBC, car «la tragédie peut frapper n'importe où». Pour cette raison, des chercheurs ont mis en place une application pour smartphone, Saftie, qui permet de signaler un endroit jugé dangereux pour prendre un selfie...

En Espagne également, la guerre aux selfies avait été déclarée en 2014 lors de la traditionnelle course de taureaux, rappelle la National Public Radio. NPR mentionne enfin la campagne menée en Russie pour aider les utilisateurs de smartphones à ne pas risquer leur vie en prenant des selfies...

Il faut croire que certains addicts des selfies ont besoin de ces conseils: entre mars 2014 et septembre 2016, des chercheurs de l'Université Carnegie Mellon et de l'Institut d'information de Delhi ont identifié 127 «killfies». 76 ont eu lieu en Inde, qui obtient donc cet étrange record du pays le plus meurtrier en termes de selfies - un titre à relativiser au vu de la population indienne, remarque RFI.

À travers leur campagne, les autorités du Karnataka ont un message essentiel à faire passer, conclut Priyank Kharge:

«Nous voulons dire aux gens que c'est bien d'avoir un téléphone intelligent, mais il faut qu'ils l'utilisent intelligemment.» Slate.fr 18 novembre 2017

Vous voyez le niveau des classes moyennes ? Alors imaginez un instant celui du reste de la population, la plus nombreuse. Hier le progrès était dangereux pour les masses les plus arriérées parce qu'elles n'y étaient pas du tout préparés, aujourd'hui il est devenu mortel, tragique... On a eu l'occasion de traiter cela en profondeur dans d'autres causeries. Comme quoi je ne connais pas précisément la situation politique en Inde, mais je connais celle des Indiens de toutes les classes.

Comment ils sont en train de détruire la civilisation humaine.

Demain, tous crétins ? [Documentaire 2017]
https://www.youtube.com/watch?v=oJ3TvMTI2lk

Entre 1990 et 2001 le nombre d'enfants diagnostiqués autistes a augmenté de 600% en Californie. Lors des études qui ont été réalisées, 1 cas a été diagnostiqué sur 250, puis 1 sur 250 deux ans plus tard, puis 1 sur 150, 1 sur 110, 1 sur 90 et 1 sur 68 plus récemment.

Par ailleurs, plusieurs études démontrent que la courbe de l'intelligence a commencé par s'infléchir à partir de 1990, puis s'est inversée 10 ans plus tard, pour finalement plonger littéralement depuis 2005.

Pourquoi ? Parce qu'un certain nombre de molécules (Fluor, chlore [PCB], bromure), introduites par les trusts de la chimie dans notre alimentation, des médicaments, une multitude d'objets ou notre environnement vont perturber le développement et le fonctionnement normal du cerveau (et de la thyroïde) en se substituant à la molécule de l'iode ou en la rendant inopérante, parce qu'elles présentent des structures similaires.

Si le dysfonctionnement de la thyroïde dû à une carence en iode a été palier par un apport régulier en sel dans l'alimentation notamment, en revanche il n'a aucun effet sur le cerveau qui reste exposé aux PCB.

Ces molécules vont agir directement sur la structure du cerveau en entraînant la formation de cellules nerveuses aux mauvais endroits, qui se traduiront par un dérèglement cérébral irréversible. Autrement dit, ils ont le pouvoir de changer le développement du cerveau, et par voie de conséquence de modifier le comportement des enfants et des hommes, qui seront atteints d'hyperactivité et manifesteront un manque d'attention et de concentration.

Comme on le voit ici, la situation est extrêmement grave. Si cela ne constitue pas une preuve irréfutable que la survie du capitalisme constitue une menace réelle pour l'avenir de l'espèce humaine, qu'est-ce qu'il vous faut ? Voilà un discours qu'on peut tenir devant chaque travailleur, pour leur faire conscience de la nécessité, de l'urgence à s'engager dans le combat politique pour se débarrasser du capitalisme.

Ne pensez-vous pas qu'il serait de notre devoir de militant ouvrier de nous saisir de cette question, nous qui estimons représenter l'avenir de l'humanité ? Sinon, c'est que nous n'en sommes pas dignes.

On peut, mieux, on doit mener la lutte contre le capitalisme à partir de différents angles, ce qui permet de toucher la totalité des travailleurs des différents classes. On ne peut qu'y gagner en crédibilité.

En complément.

Lobotomisation en marche. Assumée et payante s'il vous plaît.

- Loisirs : les jeux vidéo font de plus en plus d'adeptes - Franceinfo

Un Français sur deux joue régulièrement aux jeux vidéo sur son téléphone ou son ordinateur. France 3 se penche sur cette industrie culturelle florissante.

Un marché à plus de 14% de croissance depuis le début d'année.

Des jeux vidéo toujours plus aboutis, car le marché, notamment en France et en Europe, est en plein essor. Franceinfo 12 novembre 2017

Empoisonnement programmé.

- Glyphosate: Monsanto et des fermiers poursuivent la Californie - Reuters

Monsanto et des fédérations agricoles américaines ont porté plainte contre la Californie mercredi afin que l'Etat n'émette pas d'avertissements sur les risques de cancer associés à des produits contenant du glyphosate.

L'Etat américain fait figurer le principal composant de l'herbicide Roundup produit par Monsanto sur sa liste de produits chimiques cancérigènes depuis juillet et exigera que les produits en contenant mentionnent l'avertissement d'ici juillet 2018.

La Californie a pris cette décision après que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), un organisme de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a conclu en juillet 2015 que le glyphosate était "probablement cancérigène".

Les autorités sanitaires californiennes, représentées par l'Office of Environmental Health Hazard Assessment (OEHHA), cité dans la plainte, a dit qu'il s'en tenait à sa décision, estimant avoir suivi toutes les procédures légales adaptées.

Monsanto et les fédérations nient que le glyphosate soit cancérigène et arguent que l'avertissement imposé par la Californie obligerait les revendeurs de produits contenant le composant à diffuser une fausse information. Reuters 15 novembre 2017

On aurait pu classer ces articles dans la catégorie eugénisme, non ? Cela fait orwélien, complotiste, c'est grave docteur, et l'emploi délibéré de tous ces produits chimiques qui conduisent à une dégénérescence du cerveau et de l'espèce humaine, c'est quoi ? Elle n'affectera pas toute la population, les puissants et l'élite seront épargnés.

Parole d'internaute.

Sélection de commentaires d'internautes suite à la diffusion d'une vidéo sur le blog Les-crises : Naomi Klein : “Le plus grand succès du néolibéralisme : la colonisation de nos imaginaires.” Non madame, son plus grand succès c'est d'être parvenu à assurer la survie du capitalisme.

On remarquera que les lecteurs de ce blog (et d'autres) qui sont des intellectuels ou qui appartiennent aux classes moyennes, sont de plus en plus nombreux à ne plus supporter qu'on les prenne pour des demeurés et cherchent la voie de l'affrontement avec le capitalisme au lieu de vouloir le réformer. Ce qu'ils disent de madame Klein vaut pour Mélenchon et sa bande de bras cassés.

1- "Perso j’ai arrêté quand elle a parlé de Black live matters comme source de renouveau, en ignorant ou le feignant qu’ils sont aussi les idiots utiles de Soros."

En France pour les démagogues qui ont assuré la promotion du PS pendant un demi-siècle, Black live matters est également une référence...

2- "Me fait marrer Naomi…l’immigrationisme est un projet ultralibéral par excellence, ô combien ! Quel meilleur moyen de foutre en l’air ce qui reste de structures sociales organisées et de dresser les gens les uns contre les autres? Encore une gauchiste de salon."

3- "Je ne connaissais pas Naomi Klein, mais on voit très vite quel genre de personnage il s’agit : encore quelqu’un de gauche plein de bons sentiments, mais avec une politique incohérente et sans réponse concrète."

Vous l'avez remarqué aussi, bravo ! Mais au fait, c'est quoi une politique cohérente, quelle "réponse concrète" apportée à la crise du capitalisme ?

4- "Elle n’en sait sans doute pas plus que vous, et moi non plus. No Logo et la Stratégie du choc ne sont peut-être pas suffisants pour clouer au pilori la mondialisation et casser son moteur, le capitalisme.

Les chinois ont quand même préféré quitter les campagnes pour travailler dans ces ateliers minables. Les populations du Sud on été bien contentes d’avoir un carrelage à la place d’un sol humide et plein de bestioles en terre battue, d’acquérir un frigo, une TV, un téléphone portable. Le lave linge n’est pas un idéal de vie, mais laver à la main ses habits est une pesante corvée de l’existence. L’explosion démographique atteste de l’enrichissement généralisé.

Finalement, la question est anthropologique. Elle a été posée par Mustapha Meunier, l’Administrateur du Meilleur des Mondes: que peut-on reprocher à une société qui gère vos besoins et satisfait à vos désirs ? John le Sauvage n’a pu que se défausser sur un droit à la souffrance lié à la dignité humaine.

Quel intellectuel est capable de s’y coller ? En attendant, c’est le GAFAM qui est en train d’enfiler l’habit de cet administrateur."

J'ai lu hier dans un article que "la désinformation ne s’adresse qu’en surface à l’intelligence du public qu’elle prétend induire en erreur; en profondeur elle s’adresse à sa sensibilité: ”visez les tripes “ disait Goebbels. Aussi si le thème n’est pas entièrement rationnel, il a des chances d’être mieux accepté, car -ne l’oublions pas- les passions sont toujours plus fortes en l’Homme que les convictions" ou encore :"si l’opérateur sait s’y prendre, elle (l'information - LVOG) peut contenir une charge émotive très forte ce qui en fait un objet idéal pour s’adresser aux passions de l’Homme", et toujours dans le même article "la désinformation s’adresse aux passions de l’Homme, et particulièrement à la haine ou à la peur".

Vous aurez remarqué que l'auteur présente systématiquement les passions des hommes sous un angle négatif, toute sa démonstration repose sur ce postulat qui est faux en réalité, car la passion pour la liberté peut très bien se passer de convictions ou de justificatifs pour exister et être légitime, elle est guidée par le même facteur qui pousse les hommes à se haïr sans même se connaître, l'instinct de survie qui l'emporte sur toute autre considération.

En revanche les hommes ne peuvent se libérer de leurs passions malsaines ou adopter des passions salutaires qu'en mettant en pratique les convictions qu'ils ont acquises. D'où la lutte acharnée que mène les représentants du capitalisme pour les en empêcher en les orientant vers des passions malsaines. Les réactionnaires sont aussi épris de liberté que les révolutionnaires, on doit donc aborder cette question sur le terrain de la lutte de classe ou l'avoir toujours à l'esprit sous peine de se tromper de combat ou d'ennemi.

Il faut rappeler que les convictions acquises par les hommes sont fragiles et qu'en fonction de l'évolution de la situation et de leur interprétation ils peuvent soudainement en changer. Pour les renforcer ou faire en sorte qu'elles soient aussi solide que de l'acier trempé les hommes doivent maîtriser un seul et unique facteur, prendre conscience du processus matérialiste dialectique qui régit la matière, l'homme, la société, et une fois armés de cette méthode pour interpréter toutes ses manifestations (de la matière), ils ne risqueront plus d'être dominés par leurs passions ou leurs émotions, ils chercheront à les orienter dans une direction qui soit conforme aux besoins de la société plutôt que les nier, les refouler ou les réprimer.

Nous ne sommes pas des idéalistes ou des fanatiques, nous savons que le matérialisme dialectique peut conduire à l'anéantissement de la civilisation humaine ou à sa libération du règne de la nécessité pour peu que les hommes en prennent conscience et traduisent en pratique cette prise de conscience en terme d'organisation, voilà à quoi se résume l'apport du marxisme à l'humanité. Et tous ceux qui s'en détournent sont voués infailliblement à contribuer à la disparition de la civilisation humaine.

5- "Il faut attendre la moitié de l’interview pour que l’idée d’un projet alternatif pointe son nez mais il n’est pas décliné et c’est là que le bât blesse. Au-delà de la description de ce qui pèche, de l’accaparement par les dirigeants des choix de société pour les peuples, bref au-delà de tous ces poncifs, quelle voie, quelle méthode, quel modèle ?

Ok pour l’humanisme, ok pour la répartition des richesses, ok pour l’abandon des illusions matérielles etc. ok pour la prise en compte du caractère limité des ressources de la planète, je suis à 100% pour tout cela et je pense même qu’au fond d’une majorité de gens, c’est une prise de conscience qui se développe. Mais comment y parvenir avec ce modèle économique ? comment mettre fin à ces folies qui sont par essence inhérentes à ce système ? comment atteindre ces objectifs ? Ce modèle existe-t-il déjà ou en existe-t-il un d’approchant ? Ou bien faut-il cesser de vouloir changer le monde et faut-il suivre la voie philosophique bien connue qui est celle de commencer par changer soi-même ?"

Le socialisme scientifique. Se réapproprier le socialisme scientifique, le sort de l'humanité en dépend.

J'ignore si le meilleur moyen d'y parvenir consiste à expliquer que la social-démocratie et le stalinisme en sont des caricatures grotesques, qu'ils l'ont totalement déformé ou encore qu'ils y sont finalement étrangers, tout ceci est exact évidemment, mais apparemment cela ne suffit pas ou ne convainc personne. Il faut insister sur le fait que ceux qui font un amalgame entre la social-démocratie ou le stalinisme avec le socialisme ou le communiste, sont des représentants du capitalisme ou ceux qui en tirent profit ou encore qui s'emploient à le légitimer parce qu'ils ignorent ce qu'il signifie, d'ailleurs il suffit de leur demander ce qu'il représente pour eux pour en avoir immédiatement l'illustration. Cet argument est discutable parce que chacun peut en faire sa propre interprétation, donc nous ne sommes pas plus avancés. On peut confronter l'interprétation qu'ils en donnent au contenu réel du socialisme pour démontrer qu'ils s'en sont écartés ou détournés, mais ils pourront toujours rétorquer que la société ou le monde ont changé, etc. pour justifier leur propre interprétation...

Bref, nous aurons beau avoir raison face à ces interprétations contradictoires et erronées sans progresser d'un pouce.

La question capitale est donc de savoir pourquoi, et je pense avoir trouvé une explication cohérente qui permet d'y répondre de manière satisfaisante.

Lorsque nous présentons ou défendons le socialisme, nous adoptons un certain mode de pensée, le matérialisme dialectique et historique, et nous nous retrouvons en présence d'une personne qui a adopté un tout autre mode de pensée, idéaliste, partant de là tout est fait pour qu'on ne se comprenne pas ou on ne parlera pas de la même chose, nous ne partagerons pas les mêmes critères pour apprécier la situation ou aborder un sujet ou nous ne leur attribuerons pas les mêmes valeurs, tandis que nous nous évertuerons à ne pas nous écarter des faits et de leurs enchaînements, cette personne n'en tiendra pas compte ou partiellement seulement, en y mêlant inconsciemment des interprétations ou des facteurs subjectifs qui en perturberont le déroulement et la compréhension, pour finalement confondre leurs causes et leurs conséquences le plus souvent en les isolant ou en les ravalant au rang d'abstractions, au lieu de les situer dans une perspective historique dont ils ne sont qu'un maillon.

Le développement des forces productives et de la lutte des classes sont les facteurs déterminant de l'évolution de la civilisation humaine, ils sont à l'origine du capitalisme et de sa négation, le socialisme. Tant qu'on n'en a pas pris conscience ou qu'on l'ignore, on sera amené à attribuer au capitalisme aussi bien le progrès social dont nous profitons et bien d'autres vertus, que les maux qui nous accablent quotidiennement, aussi sera-t-on tenté d'infléchir son orientation pour se débarrasser de ses excès. En ignorant à la fois que le capitalisme est le produit d'un processus historique dont l'origine remonte à la nuit des temps, et qu'il correspond uniquement à une étape de ce processus parvenu à un certain degré de développement, on en arrive à réduire ce processus au capitalisme, on en vient à identifier le capitalisme à ce processus en lui attribuant des qualités qu'il ne possède pas, mais qu'il pourrait développer par la suite.

Au passage, vous aurez noté que cette interprétation correspond à celle adoptée par le réformisme ou par la petite bourgeoisie, les classes moyennes à la suite des capitalistes qui prédisent encore de beaux jours à leur système économique en faillite. Et ce n'est pas anodin de le préciser, car outre que cette interprétation ne correspond pas à la réalité historique, le capitalisme n'existant pas de toute éternité et étant voué à périr au même titre que les modes de production antérieurs incapables de contenir les forces productives dans un cadre rigide, elle nie ou occulte une multitude de facteurs qui la contredisent. Parmi eux figure à l'origine l'impossibilité de faire valoir nos besoins ou aspirations ou de manière générale l'absence de liberté quel que soit notre statut social, les inégalités et les injustices sociales, la négation de nos droits les plus élémentaires dont celui de décider librement l'orientation de la société, les frustrations ou les humiliations que nous subissons quotidiennement, les difficultés de toute sorte ou les maux qui nous sont imposés ou à d'autres tout aussi innocents que nous.

Bref, la putréfaction de la société ou la régression sociale généralisée à laquelle nous assistons, les violences et les actes cruels de barbarie, les guerres qui se multiplient et les souffrances imposées à tant de peuples à travers le monde, suffisent à démontrer que le rôle progressiste et historique du capitalisme est épuisé depuis fort longtemps, un siècle en réalité, et qu'il doit céder la place à un autre mode de production qui libèrera les forces productives au lieu de les transformer en forces destructives, afin que la société puisse renouer avec le progrès social ou que la civilisation humaine franchisse une nouvelle étape de son développement au lieu d'être menacée de disparition.

L'interprétation selon laquelle il faudrait s'accommoder du capitalisme repose uniquement sur les bienfaits qu'en retirent ceux qui disposent d'un statut supérieur à la majorité des travailleurs ou qui bénéficient d'un mode de vie relativement confortable dû à un concours de circonstances, dont ne profiteront pas forcément leurs enfants ou petits-enfants, et qui pour cette raison sont indifférents au sort du reste de la société ou à son orientation, quoiqu'ils en disent par ailleurs uniquement par crainte de perdre leurs privilèges, on comprend qu'une telle préoccupation soit inavouable ou incompatible avec les idées généreuses qu'ils affichent... et piétinent allègrement.

Leur mode de pensée, l'idéologie dont est issue leur argumentation pour légitimer l'existence du capitalisme

6- "Oui, oui, tout ça, les multinationales, le climat, les guerres … Pas un mot sur la responsabilité des démocrates américains, et pas grand chose sur comment faire pour s’en sortir. "

7- Les hommes ont beaucoup d'imagination pour investir le temps disponible de cerveau des autres hommes (qu'on appelle alors "patates de canapé").

Comment un peuple exploité pourrait-il briser ses chaînes quand il est sous influence ?

Autrefois, les peuples étaient soumis à l'obscurantisme et était enclins à tout un tas de superstitions, qui avaient le don de les empêcher de penser par eux-mêmes ou de les maintenir dans une profonde ignorance et de les terroriser, de sorte que de génération en génération ils se transmettaient une multitude de croyances ou de préjugés qui pour ainsi dire avaient force de vérités éternelles.

Plus tard, on leur inculqua certaines connaissances pour qu'ils s'adaptent au développement industriel et en assurent l'expansion pour le compte de leurs nouveaux maîtres, sans pour autant abandonner leurs préjugés ou une grande partie de leurs croyances, de sorte qu'ils demeurèrent pratiquement aussi ignorants que les générations qui les avaient précédées.

Jusque là, si leur évolution ne cessa d'être le produit d'un mimétisme inconscient, il faut noter qu'à partir du développement du capitalisme ils n'allaient plus reproduire un mode de vie et de pensée unique, tandis que simultanément de nouveaux besoins allaient voir le jour et allaient y être intégrés, d'autant plus facilement qu'ils allaient être amenés à participer aux institutions en élisant leurs représentants dans le cadre d'une République.

Le développement du mode de production capitaliste ou des forces productives aurait été inconcevable sans le développement des sciences et des techniques qui allaient donner naissance à une multitude de nouveaux produits correspondant à des besoins déjà existant ou destinés à satisfaire des besoins dont on n'avait pas encore imaginé l'existence, des marchandises ou des besoins non plus destinés à une élite mais au peuple tout entier.

La condition des exploités allait s'en trouver améliorée, et ils allaient être émerveillés par cet esprit créatif du capitalisme au point de lui attribuer des vertus qu'il n'avait pas ou qu'il était synonyme de progrès social, dès lors qu'on lui forçait un peu la main en recourant à la lutte de classe il faut préciser ; ce qui montre au passage qu'ils sont intimement liés ou que les capitalistes n'auraient jamais pu accéder à un mode de vie aussi agréable que celui dont ils profitent de nos jours sans la lutte de classe du prolétariat.

Qui disait développement des sciences et des techniques ou technologies impliquait un développement intellectuel à tous les niveaux de la société ou dans tous les domaines, il allait s'accompagner également du développement d'une importante classe moyenne aux exigences croissantes qui devaient correspondre à de nouveaux besoins, qu'elle ne pourrait satisfaire qu'à condition que les marchandises (ou les services) qui allaient être créés lui soient accessibles, et comme les investissements nécessaires ou leur coût de production seraient très importants, le meilleur moyen de les rentabiliser serait encore de produire en masse ces nouvelles marchandises, qui du coup au fil du temps deviendraient accessibles à toutes les classes.

La radio, le réfrigérateur, la télévision, la voiture, le téléphone, la machine à laver le linge, etc. allaient contribuer à révolutionner le mode de vie du peuple sans qu'il soit moins exploité que par le passé, bien au contraire, mais laissons cela de côté ici. L'emploi de tous ces nouveaux produits n'allait pas être sans effet sur leurs sens, leurs facultés intellectuelles qui allaient être mis à contribution ou se développer, à leur insu comme presque toujours, principalement leur attention ou leur concentration, leur mémoire, leur logique, et évidemment cela allait leur servir dans bien d'autres applications. Pour être bref et faire simple, pour chercher à savoir comment ça marche ou pourquoi ça ne marche pas, ils allaient se poser un tas de questions liées au fonctionnement de ces machines, à l'émerveillement allait se combiner un début d'éveil intellectuel susceptible de les aider à progresser dans leur compréhension du fonctionnement de la société, des institutions, du capitalisme, qui allait être contrarié ou détourné par les autorités qui à l'époque contrôlaient déjà les médias, de sorte qu'ils allaient davantage contribuer à les abrutir ou à les abêtir pour qu'ils continuent de vouer un culte au régime et à ses représentants.

La multiplication des chaînes de radio et de télévision à partir des années 80 n'allait rien arranger. Le peuple étant très hétérogène, on entend par peuple toutes les classes à l'exception de celle des capitalistes, il en fallait pour tout le monde, chacun devait croire qu'un air de liberté ou démocratie soufflait, alors qu'en réalité il s'agissait de mieux les étouffer ou plutôt dissoudre. Deux décennies plus tard, avec Internet et les réseaux sociaux ils disposeront des instruments les plus puissants et sophistiqués jamais imaginés pour conditionner, façonner les esprits, les atomiser pour mieux les contrôler, leur porter le coup de grâce.

Ils y parvinrent grâce aux progrès réalisés en physique et en chimie qui leur permirent de développer les nanotechnologies, pendant qu'une poignée d'oligarques allaient concentrer entre leurs mains la quasi-totalité des médias, de sorte que dorénavant leur propagande se substituerait à la réalité, il ne s'agirait plus seulement pour eux d'orienter les esprits dans une direction donnée, mais d'imprimer profondément à l'intérieur des cerveaux comment ils devront penser, donc d'en modifier le fonctionnement pour qu'ils ne puissent plus penser autrement, aidés en cela par leur dégénérescence progressive causée par des molécules chimiques disséminées dans une multitude de matériaux ou produits et sciemment utilisées à cet effet, pour en connaître de longue date les effets organiques et psychiques néfastes.

Leur incapacité à se débarrasser des contraintes liées aux lois de fonctionnement du capitalisme qui ont fait leur fortune, allait les conduire dans une fuite en avant suicidaire ou fatale pour l'avenir de l'humanité. Elle devait déboucher sur un modèle de société où le progrès social et toute expression de la démocratie seraient abolis ou déclarés hors la loi, au profit d'un système économique de type mafieux, un système politique de type ploutocratique et dictatorial, de sorte que les conditions ou les rapports sur lesquels reposait l'existence de principes ou de valeurs ayant un quelconque contenu moral ou humaniste disparaissent, bien que toujours consignés dans le droit pour mieux réprimer ceux qui les violeraient, mieux ou pire encore, ils insisteront pour renforcer les lois déjà existantes en faveur d'une multitude de minorités ou à en créer de nouvelles si nécessaire, c'est si diabolique, si machiavélique qu'on peine à imaginer que de tels monstres ou une telle société puissent exister, et pourtant c'est bien le cas.

En conclusion (provisoire), le développement matériel ou des forces productives devait favoriser le développement de facultés intellectuelles chez les hommes, et la combinaison des deux parvenus à un certain stade devait au mieux leur permettre de passer du règne de la nécessité à celui de la liberté ou au pire, d'en périr pour avoir été incapable d'accéder à la conscience que ce processus matérialiste dialectique comportait deux opportunités ou orientations diamétralement opposées, dont l'une constituait la négation de l'autre représentées par les deux seules classes indépendantes de la société, le capitalisme et la classe ouvrière.

La classe qui détenait le pouvoir n'allait pas se contenter d'exploiter et d'opprimer la classe qui n'en détenait aucun, la société s'étant développée tant sur le plan matériel qu'intellectuel, la classe dominante n'allait rencontrer aucune difficulté pour asservir la classe dominée sur le plan matériel puisqu'elle était obligée de lui vendre sa force de travail pour survivre, en revanche elle devait développer des instruments de communication toujours plus sophistiqués pour mieux la contrôler ou la dévoyer sur le plan intellectuel, afin qu'elle n'en fasse pas un usage inapproprié et ne finisse pas par menacer sa domination de classe ou l'existence de son régime, qui plus est en faillite ou pourrissant.

Pour enclencher cette régression intellectuelle, ils pouvaient déjà s'appuyer sur une expérience précédente qui avait donné des résultats inespérés en détournant les masses de la lutte des classes au moyen d'associations ou d'ONG qu'ils avaient créées et financées à cet effet, ce qui devait permettre à ceux qui y participaient de se défouler tout en alimentant l'illusion qu'ils pouvaient avoir une influence sur l'orientation de la société, alors qu'en réalité ils n'en avaient aucune sur le capitalisme, pire, puisque c'était ses représentants qui les instrumentalisaient ou ils étaient sous l'influence de leur idéologie qui leur commandait de se mobiliser pour telle ou telle cause, sans imaginer un instant qu'ils cautionnaient ainsi la légitimité du capitalisme ou du gouvernement réactionnaire en place au lieu de les combattre.

A l'étape suivante, par le biais d'Internet et les réseaux sociaux créés notamment à cet effet ils allaient multiplier les sources d'information à l'infini, de sorte que chaque citoyen pouvant s'exprimer, ils croiraient être des acteurs de la démocratie, alors qu'en réalité c'était encore le meilleur moyen de la saper en donnant libre cours à leurs illusions dans le capitalisme, ils allaient être les acteurs de leur propre déchéance, de leurs propres droits sociaux et politiques. C'est ainsi qu'ils allaient multiplier à l'infini le nombre d'acteurs véhiculant leur idéologie au sein de la société mieux que n'aurait pu le faire la totalité des médias institutionnels réunis, qui plus est gratuitement, mieux encore, ils allaient payer pour s'abrutir un peu plus eux-mêmes, c'est merveilleux, n'est-ce pas ?

Voilà où nous en sommes arrivés, et à chaque étape le mouvement ouvrier, la pseudo-gauche et extrême gauche a participé activement à cette entreprise de décérébration des masses, à cette corruption, régression, dégénérescence, décomposition, désagrégation intellectuelle qui confine à la confusion la plus totale où domine le nihilisme et son corollaire politique, l'absence de toute perspective pour changer la société.

Bien que la classe dominante se soit doter tout au long de la seconde moitié du XXe siècle d'instruments divers pour mener sa guerre idéologique et psychologique contre les masses exploitées, la création ou l'activation de ces instruments correspondirent à chaque fois à une étape de la crise du capitalisme ou du régime, il était donc très facile d'en déduire le rôle néfaste qu'ils seraient amenés à jouer sur le plan politique et de l'expliquer aux travailleurs pour qu'ils s'en détournent ou en comprennent les intentions inavouables.

Il est clair que ces instruments devaient servir la lutte de classe de notre ennemi pour mieux conditionner et asservir les masses afin d'atteindre leurs objectifs, ne pas en avoir pris la mesure, avoir refusé de les combattre sur ce plan-là revenait à leur laisser le champ libre pour parvenir à leurs fins, étape par étape, jusqu'au moment où il parviendrait à concentrer davantage de pouvoir encore et à instaurer durablement un modèle de société ploutocratique une fois anesthésiée, neutralisée la lutte de classe de leur ennemi avec non seulement la complicité de leurs représentants, mais aussi avec la collaboration de la majorité des masses, de sorte que la situation leur apparaîtrait si inextricable qu'elles abandonneraient tout espoir de changer la société

L'oligarchie allait user du pouvoir financier et politique qu'elle détenait dorénavant pratiquement exclusivement pour fabriquer tranquillement des dizaines et dizaines de milliers de milliards de dollars afin d'empêcher que son système économique ne s'effondre, violer les lois de fonctionnement du capitalisme, ce qui lui permettrait au passage de neutraliser la lutte de classes à son profit, tandis que les masses (et leurs représentants) déjà corrompus par le capitalisme et son idéologie assisteraient impuissantes à la liquidation de tous leurs droits ou acquis sociaux et politiques, à la décadence, à l'effondrement totale de la société.

Maintenant, on est quand même en droit de se demander, si fatalement la civilisation humaine était condamnée à régresser sans fin et à périr, après s'être développée au cours des millénaires précédents et avoir créé les instruments qui pouvaient oeuvrer aussi bien à sa propre destruction qu'à son émancipation du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Le capitalisme se développa en ayant largement recours au travail des enfants et à la surexploitation des travailleurs des colonies lors de sa phase ascendante. Une fois achevée ou parvenu au stade parasitaire de l'impérialisme, il fut en proie à une profonde crise qui allait plonger l'humanité dans la barbarie à deux reprises.

La guerre ayant favorisé le développement de mouvements révolutionnaires sur tous les continents, les capitalistes allaient les liquider à l'aide de ses agents staliniens et social-démocrates en échange d'importantes concessions sur le plan social dont certaines contribueront à la reconstruction des infrastructures des pays ravagés par la guerre indispensables au fonctionnement du capitalisme et à la consolidation des appareils des Etats capitalistes.

Lors de la période suivante, ne pouvant plus employer des enfants, il recourra au travail des femmes qu'il généralisera et qu'il exploitera en leur accordant des salaires largement inférieurs à ceux des hommes, ce qui coïncidera avec une nouvelle expansion du capitalisme à l'échelle mondiale et une nouvelle crise d'accumulation du capital. Ne pouvant pas la résoudre (temporairement) en recourant à une nouvelle guerre mondiale, pour atteindre les mêmes objectifs il exportera ou investira des masses gigantesques de capitaux en Asie et en Amérique latine principalement, ce qui lui permettra de mettre en concurrence les travailleurs du monde entier et de délocaliser une grande partie de la production hors des pays où il était le plus développé, ce qui se traduira dans ces pays-là par le développement d'un chômage de masse qui lui servira de levier supplémentaire pour exercer une pression constante sur les salaires.

Dès lors, les représentants du capitalisme vont disposer de trois leviers pour contenir la hausse des salaires et s'attaquer à l'ensemble des acquis sociaux des travailleurs ou aux importantes concessions qu'ils avaient dû leur accorder après-guerre au cours de la lutte des classes : le travail des femmes, la nouvelle division internationale du travail, le chômage de masse.

La stagnation ou la hausse des salaires inférieure au taux d'inflation et la liquidation d'un nombre croissant d'acquis ou de droits sociaux seront compensée dans chaque couple ou famille par l'apport du salaire des femmes qui permettra de maintenir ou de voir progresser le niveau de vie des travailleurs, à l'exception évidemment des travailleurs isolés qui s'appauvriront, puis des familles dites monoparentales ou des femmes seules élevant des enfants qui sombreront dans la grande pauvreté ou la misère. Donc, l'immense majorité des travailleurs continueront de bénéficier de conditions leur permettant de supporter tous les coups que leur porteront le capitalisme, les capitalistes appliquant leur politique antisociale sans qu'ils ne se mobilisent massivement ou sans qu'ils cherchent s'il existerait une voie pour affronter le régime ou une alternative au capitalisme, identifiant largement la faillite du stalinisme à celle du socialisme ou du communisme.

Ce que nous venons de décrire demeure valable jusqu'à aujourd'hui. Les travailleurs sont si corrompus par le capitalisme et désoeuvrés que les représentants du capitalisme n'ont même plus besoin de camoufler leurs mauvaises intentions ou ce qu'ils tramaient hier dans leur dos. Cette insouciance, leur passivité témoigne de leur absence de prise de conscience de ce processus destructeur dont ils seront amenés à être les principales victimes. Par leur passivité ou neutralité ils se font ainsi les fossoyeurs de leur propre condition, estimant qu'il n'existe aucune alternative au capitalisme auquel ils doivent l'amélioration de leur condition ou la satisfaction de leurs besoins élémentaires et parfois au-delà, c'est tout du moins ce qu'ils croient.

On ne pas attendre et encore moins espérer une nouvelle guerre mondiale qui déboucherait à nouveau sur des mouvements révolutionnaires. On constate que la résistance dont les travailleurs peuvent faire preuve contre les coups qui leur sont portés ne sert en aucune manière leur cause en dernière analyse, on aurait envie de dire bien au contraire, car immédiatement elle va se transformer en son contraire dans la mesure où les plus faibles ou les moins organisés paieront à leur place ou en supporteront les conséquences à leur place ici ou ailleurs, les capitalistes restant les maîtres du jeu.

Ils ne sont pas seulement corrompus par le capitalisme sur le plan matériel, ils sont conditionnés pour adopter son idéologie ou plus précisément son mode de pensée, mode de pensée à partir duquel il leur est impossible d'envisager de changer la société, puisque toute alternative au capitalisme en est totalement exclue, il faut donc en démonter les mécanismes et le briser pour libérer leur esprit, leur imagination et qu'ils renouent avec l'idéal du socialisme, ce qui passe par l'adoption d'un autre mode de pensée, ouvert, libre, non plus conçu sur des interprétations ou des idées qui ne profitent qu'à ceux qui en sont à l'origine, mais sur les faits, sur la réalité en tenant compte de toutes ses composantes.

On ne cherchera pas à changer l'état d'esprit des travailleurs ou à leur faire adopter telle ou telle idée, on s'attaquera aux matériaux et aux mécanismes qui l'ont forgé, en montrant qu'ils ont un rapport avec leur condition et l'état de la société de nos jours, ce qu'ils seront amenés à déduire eux-mêmes pour peu qu'on les aide.

On doit donc intervenir à la fois sur les plans politique, idéologique et psychologique pour élever le niveau de conscience des travailleurs, sinon nous pouvons dire adieu au socialisme.

Les fossiles d'extrême gauche, dont la conception de la lutte de classe n'a pas évolué depuis un siècle, alors que la société avait connu de profondes transformation au cours de la seconde moitié du XXe siècles, prétendent que la diffusion permanente par les médias de l'idéologie de la classe dominante, la guerre psychologique qu'elle mène quotidiennement depuis des décennies n'auraient aucune conséquence ou influence sur les idées et le comportement des travailleurs. Les faits prouvent évidemment le contraire.

Ils considèrent que les travailleurs interprètent la situation uniquement à partir de leur condition individuelle, or c'est totalement faux. En réalité une multitude de facteurs extérieurs à leur condition influencent directement leur mode de pensée et leur comportement, et l'idée qu'ils se font de leur condition n'y échappe évidemment pas.

- Sondage: 86% des Français espèrent la victoire d'Hillary Clinton - francesoir.fr 02 octobre 2016

Un an plus tard, la fabrique du consentement ou du conditionnement n'a pas travaillé en vain :

- Donald Trump plus impopulaire que jamais en France et en Europe - lci.fr 03 novembre 2017

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour Franceinfo et Le Figaro publié jeudi 2 novembre, 86% des Européens ont une mauvaise image du président américain. lci.fr

Si nos conditions d'existence déterminent en partie nos idées, le mode de fonctionnement de notre pensée, notre état psychologique vont commander quelle attitude adopter face à ces conditions d'existence, passivité (indifférence, insouciance, fatalité), neutralité (abstention, conformisme, légalisme), engagement (action, détermination, résistance, idéal).

Après avoir tendu la main, il ne leur restera plus qu'à tendre le bras !

- Alain Juppé est-il En Marche ? - Franceinfo

Alain Juppé tend la main à Emmanuel Macron en prônant un "grand mouvement central" avec le chef de l'Etat aux élections européennes, une idée qui ne convainc pas des ténors des Républicains, en particulier Laurent Wauquiez. Franceinfo

Mais au fait, qui est aux manettes de l'UE ? Une piste.

Reliable allies in the European Parliament (2014 – 2019) (Des alliés fiables au Parlement européen), Kumquat Consult. Ce trombinoscope, réalisé pour le compte de la Fondation Open Society, présente les 226 des 751 parlementaires qui ont accepté de promouvoir certaines de ses positions.

Mapping - Reliable allies in the European Parliament (2014 – 2019) - Kumquat consult for the Open Society European Policy Institute.

J'en ai traduit la présentation. Open Society appartient au milliardaire américain G. Soros qu'on ne présente plus.

Cette cartographie fournit des informations d'Open Society European Policy Institute et le réseau Open Society sur les membres du 8e Parlement européen susceptibles de soutenir les valeurs d'Open Society au cours de la législature 2014-2019.

Il comprend 11 commissions et 26 délégations, ainsi que la plus haute instance de décision du Parlement européen.

Organes: 226 eurodéputés qui sont des alliés d'Open Society ou susceptibles de le devenir. La présence d'un député dans cette cartographie indique qu'ils sont susceptibles de soutenir le travail d'Open Society. Ils devraient être approchés avec un esprit ouvert: bien qu'ils voudront probablement travailler sur des questions qui les intéressent déjà, ils pourraient également souhaiter aborder de nouveaux sujets. Au-delà de discuter de sujets individuels, Open Society devrait chercher à construire des relations durables et dignes de confiance avec ces législateurs européens.

Section B. Les organes du Parlement européen énumèrent les organes officiels du Parlement européen, leur domaines de compétence, et les éventuels alliés d'Open Society participent à leur travail. Ils incluent aussi les noms des conseillers politiques aidant les députés dans les commissions, bien que ceux-ci puissent changer pendant la législature, et ils ne peuvent pas décider d'eux-mêmes de faire partie des alliés d'Open Society.

Section C. Liste des profils individuels des membres 226. Ils fournissent des informations sur les affiliations parlementaires (pays, groupe politique, nature de leur mandat, et comités et délégations auxquelles ils appartiennent); leurs antécédents (histoire professionnelle, intérêts parlementaires et autre renseignement pertinent) ; et leurs coordonnées.

Enfin, la section D. Indexes fournit trois façons supplémentaires de trouver les membres pertinents: par sujet d'intérêt, par groupe politique, et par ordre alphabétique.

Reliable allies in the European Parliament (177 pages)

Quand une "théorie du complot" était en-dessous de la réalité

...le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a appelé la communauté internationale à prêter attention aux documents parus sur Internet, prouvant que la Fondation Soros (Open Society) influence directement les décisions prises par l’Union européenne. 226 membres du Parlement européen associés au milliardaire y sont nommés. C’est plus d’un tiers de l’ensemble des membres du Parlement Européen. Il y a quelques jours encore, prétendre que le milliardaire et philanthrope George Soros s’est ingéré activement dans la politique mondiale et a tenté de contrôler des pays entiers, aurait été considéré comme une théorie du complot bon marché. Réseau Voltaire 9 novembre 2017

Quand la Commission européenne se préoccupe du "fonctionnement de nos démocraties", on est en droit de s'inquiéter.

- La Commission européenne lance une large consultation sur les "Fake news" - L'Express.fr

La Commission européenne a lancé ce lundi une vaste consultation publique sur les "fausses nouvelles et la désinformation en ligne", s'adressant à la société civile, aux médias et aux acteurs du numérique, pour préparer des mesures annoncées pour le printemps 2018.

Elle a également créé un "groupe d'experts de haut niveau" qui devra formuler des pistes pour "lutter contre la diffusion de fausses nouvelles" ("fake news", en anglais), selon un communiqué de l'exécutif européen.

"Nous devons donner à nos concitoyens les moyens d'identifier les fausses nouvelles, de pouvoir croire ce qu'ils lisent en ligne et de gérer les informations qu'ils reçoivent", a plaidé le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans.

La diffusion de ces contenus constitue un "problème de plus en plus aigu pour le fonctionnement de nos démocraties parce qu'elle déforme notre perception de la réalité" selon la Commission.

La consultation publique lancée ce lundi, ouverte jusqu'à mi-février sur le site internet de la Commission européenne, s'adresse aux "citoyens, plateformes des médias sociaux, organes de presse, chercheurs et autorités publiques". L'Express.fr

L'Union européenne sous la bannière du fascisme

- Pologne: importante manifestation nationaliste pour la Fête de l'Indépendance - AFP

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à Varsovie à une marche nationaliste à l'occasion de la Fête de l'Indépendance, de nombreux Polonais apolitiques ayant rejoint cette manifestation patriotique organisée par l'extrême droite. (Organisée par l'ONR ou la Jeunesse de la Grande-Pologne d'extrême droite - LVOG)

La partie officielle de la Fête de l'Indépendance, commémorant la renaissance de l'Etat polonais en 1918, a été marquée samedi matin par la présence du président du Conseil européen Donald Tusk, ancien Premier ministre polonais, que le parti conservateur au pouvoir considère comme son ennemi politique juré.

Dans l'après-midi, des jeunes gens de noir vêtus, mais aussi des familles avec des poussettes et des personnes âgées ont marché en rangs serrés sur quelque trois kilomètres sous une forêt de drapeaux blanc rouge, au milieu d'explosions de pétards et de fumées colorées de torches fumigènes.

Le mot d'ordre officiel et rassembleur était "Nous voulons Dieu", une expression rappelant un chant catholique interprété parfois aujourd'hui comme un rejet de l'islam.

Outre les classiques "Dieu, honneur et patrie" et "Gloire à nos héros", quelques slogans xénophobes ont été entendus : "La Pologne pure, la Pologne blanche", "Foutez le camp avec vos réfugiés" ou "A coups de marteau, à coups de faucille, battre la racaille rouge" - ce dernier compris à la fois comme anti-communiste et anti-russe.

Un des orateurs animant le rassemblement a affirmé que "la culture chrétienne est supérieure à la culture islamique".

C'est la première fois que M. Tusk y assiste depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2015 des conservateurs dont le gouvernement a été seul à voter contre sa réélection à la présidence du Conseil européen en mars.

S'adressant aux médias à l'aéroport de Varsovie, Donald Tusk a déclaré que la Fête de l'Indépendance "a toujours été et sera la fête de tous les Polonais et non d'un seul parti. Aucun politicien en Pologne n'a eu et n'aura de monopole du patriotisme". AFP 11 novembre 2017

En Espagne récemment les franquistes ont défilé dans les rues en faisant le signe nazi du bras tendu en soutien à Rajoy... soutenu également par l'UE, Macron, Washington...

L'Union européenne gouvernée par des représentants des "pirates fiscaux".

- Les pirates fiscaux de l'Europe : l'Irlande et le Luxembourg - xerficanal-economie.com

Irlande, Luxembourg. Ce sont les deux pays de la zone euro les plus régulièrement épinglés par la commission pour favoriser l’optimisation fiscale. Celle des géants du numérique notamment : Google, Amazon, Apple etc. A travers cela on ne tient qu’un bout de l’histoire de l’optimisation fiscale et de l’évaporation de base fiscale, tant les techniques sont multiformes. Mais ce bout d’histoire, celui de la domiciliation fiscale, en dit déjà long sur l’ampleur du phénomène.

Prenons le cas de l’Irlande. L’incroyable péripétie de la mesure de son PIB révèle à elle seule beaucoup de choses. Le pays a poussé si loin l’art d’absorber la matière fiscale de ses concurrents que son PIB ne dit plus rien de sa santé économique réelle. A tel point que le pays va abandonner le PIB comme étalon de son économie pour lui préférer le revenu national ajusté !

Le PIB irlandais, une aberration au regard de son économie réelle

La raison, on la connaît et elle a été révélée au grand jour l’an dernier lorsque le pays a soudainement révisé sa croissance pour 2015, de 7,8% (un chiffre qui aurait déjà pu faire pâlir de jalousie la Chine) à 26%. Un bond qui lui a permis de faire passer son ratio de dette publique de 104,5% à 76,9% en l’espace d’un an. Un bond surtout qui ne se retrouve ni dans l’emploi, ni dans la consommation. L’emploi n’a toujours pas retrouvé ses sommets d’avant crise. Et le poids de la consommation ne cesse de diminuer en proportion du PIB, ce qui témoigne de la décorrélation entre le PIB et l’augmentation des revenus des personnes qui résident et travaillent réellement en Irlande.

Et pour cause, cette révision est un ajustement qui intègre plus complètement le chiffre d’affaires domicilié en Irlande de grands groupes, qui ne produisent pas réellement dans le pays. Elle est le résultat de fusions dites d'"inversion fiscale", où les entreprises se font domicilier en Irlande pour bénéficier des taux d'imposition avantageux du pays, voire de montages douteux sur la TVA, tout en maintenant l’essentiel de leurs opérations et de leur direction dans leur juridiction d'origine. Ces opérations gonflent le chiffre d’affaires des entités juridiques résidant en Irlande, mais sans engagement réel ni de main d’œuvre, ni de capital. En contrepartie de ce surcroît de PIB, on trouve une hausse équivalente des exportations de biens et services, qui n’ont pas été réellement produits sur le territoire.

Les anomalies révélées par le PIB par habitant

Pour prendre la mesure de ce détournement de matière fiscale, il suffit de regarder un indicateur simple : le PIB par habitant. Le classement européen révèle les anomalies par à rapport à ce que l’on pourrait considérer comme une situation normale. Par situation normale, j’entends celle d’un pays qui produirait, en mobilisant principalement les ressources réellement résidentes sur son territoire et dont le niveau de PIB serait borné par la productivité de ces facteurs.

Au sommet de la hiérarchie européenne, qui trouve-t-on ? Le Luxembourg, avec un PIB par habitant qui représente plus du double de celui de l’Allemagne. Puis l’Irlande, avec un PIB par habitant qui surpasse de 49% celui de l’Allemagne. Et enfin la Suisse, supérieur de 30%. Il y a là une aberration manifeste, notamment lorsque l’on sait que l’Irlande ne mobilise que 65% de sa population en âge de travailler dans l’emploi, 10 points de moins que l’Allemagne.

Une (petite) idée du poids de l'optimisation fiscale…

Livrons nous maintenant à une approximation, qui a le mérite d’offrir des ordres de grandeurs certes frustes, mais sensés. Alignons le PIB par habitant de ces pays sur celui de l’Allemagne. Mesurons ainsi ce que serait leur PIB si leur efficacité productive et la mobilisation de la main d’œuvre était identiques à celles de l’économie leader en Europe. Le PIB irlandais ne serait pas de 276 milliards en 2016, mais de 185 milliards. Celui du Luxembourg non pas de 53 milliards, mais de 25 milliards. Celui de la Suisse, non pas de 604 milliards, mais 464 milliards.

Côté Irlande, cela fait 91 milliards de matière fiscale non réellement produite sur le territoire. Et encore, indexer l’efficacité de la population irlandaise sur celle de l’Allemagne paraît bien excessif. Si je prends la France comme référence, cela donnerait 120 milliards.

Toute cette matière n’échappe pas complètement à l’impôt dans les pays européens. Mais cela montre tout de même qu’il s’agit bien d’un phénomène très perturbant. xerficanal-economie.com 03.11

L'UE ou l'OTAN de la guerre contre tous les peuples.

- Europe de la Défense : 23 pays de l'UE renforcent leur coopération - AFP

Vingt-trois pays de l'Union européenne se sont engagés lundi dans une "coopération" militaire inédite, pour le développement d'armements ou le lancement d'opérations extérieures, avec pour ambition affichée de relancer l'Europe de la Défense.

"Nous vivons un moment historique pour la défense européenne", a commenté la diplomate en chef de l'Union, Federica Mogherini, à l'issue de la signature par les ministres de 23 Etats membres de l'UE d'un document où sont listés 20 "engagements" jetant les bases de leur "coopération structurée permanente" (CSP).

Mme Mogherini estime que ce nouvel outil va "permettre de développer davantage nos capacités militaires pour renforcer notre autonomie stratégique".

"Je pense que cela peut renforcer la Défense européenne, ce qui est bon pour l'Europe est bon pour l'Otan", a réagi le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg.

Cette initiative "peut aider à augmenter les dépenses de défense" et à "améliorer le partage du fardeau au sein de l'Alliance", a-t-il ajouté, alors qu'à eux seuls, les Etats-Unis représentent près de 70% des budgets militaires cumulés des pays de l'Otan.

En théorie, cette coopération renforcée peut déboucher sur la mise sur pied d'un quartier général opérationnel pour des unités de combat de l'UE ou d'une plateforme logistique d'opérations.

Le grand nombre de participants, alors que la sélection des projets se fera à l'unanimité, fait que "ça n'a aucune chance de marcher", juge Frédéric Mauro, expert des questions de défense régulièrement interrogé par le Parlement européen.

Mais, souligne-t-on à Bruxelles, les pays qui rejoignent la CSP s'engagent à "augmenter régulièrement leurs budgets de défense" et les engagements qu'ils vont notifier lundi seront "juridiquement contraignants".

Le Royaume-Uni, traditionnellement atlantiste et premier budget militaire de l'UE, s'est toujours farouchement opposé à tout ce qui pouvait évoquer de près ou de loin une "armée européenne", considérant que la défense territoriale de l'Europe était l'unique prérogative de l'Otan.

Mais le Brexit prévu en mars 2019 approche et Londres -- qui s'est exclu de la CSP avec le Danemark -- n'a pas voulu faire obstacle à cette initiative.

L'UE veut aussi se doter prochainement d'un fonds pour stimuler l'industrie européenne de la défense, qui sera à terme doté de 5,5 milliards d'euros par an. Elle a aussi créé au printemps son premier QG militaire, qui pilote trois opérations non combattantes en Afrique.

L'Irlande, le Portugal et Malte n'ont pas rejoint à ce stade la CSP, qui sera officiellement lancée en décembre. AFP 14 novembre 2017

L'impérialisme ou l'alliance de l'aristocratie financière et de l'aristocratie ouvrière.

- Le siphonnage des PECO par l'Allemagne - xerficanal-economie.com

La convergence entre les pays d’Europe de l’Est et orientale et le reste de la zone euro a brutalement pris fin avec la grande récession. Les niveaux de vies (mesurés par le PIB par habitant) de la République tchèque, de la Pologne et de la Hongrie, qui se rapprochaient de la moyenne de la zone euro, butent depuis près de 10 ans maintenant sur un plafond de verre.

Fin 2016, le niveau de développement de la Pologne se hisse seulement à 35% de celui de la zone euro. La Hongrie fait à peine mieux. Plus avancée, la République tchèque, bloquée en dessous de 55%, fait du surplace depuis 2008.

Les pays de l'Est, rouages essentiel de la compétitivité allemande

Un coup d’arrêt qui a de quoi surprendre. Dans le sillage d’une Allemagne triomphante, la trajectoire de ces pays devait mécaniquement les amener sur la voie d’un rattrapage rapide. Et, si c’était l’Allemagne, leur problème, finalement ?

Pour le savoir, il faut regarder quelle est la source de la compétitivité outre-Rhin, en d’autres termes disséquer l’économie de bazar. La mécanique est simple : outsourcer les phases de production à moindre valeur ajoutée vers les pays d'Europe centrale, devenus l’Hinterland productif des industriels allemands, et conserver en Allemagne l’assemblage et les maillons de fabrication décisifs. Ce rôle central de plateforme de l’Allemagne se lit très bien à travers la place qu’elle occupe dans les échanges extérieurs de la région : à la fois premier fournisseur de ces pays (l’Allemagne représente entre le tiers et le quart environ des importations de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie), elle est aussi leur premier client, et de loin (plus du quart de leurs exportations en moyenne).

D’ailleurs, l’évolution des échanges commerciaux entre l’Allemagne et les PECO a explosé depuis le début des années 90 : multipliés par 11, contre 3 pour le reste du monde. Et ce que cherchent les entreprises allemandes, c’est moins un grand marché de débouchés qu’un grand marché de facteurs bon marché, mobilisables pour asseoir et renforcer son avantage concurrentiel sur le reste du monde.

Coup d'arrêt brutal à la convergence salariale

C’est bien pourquoi les donneurs d’ordres allemands mettent la pression sur leurs sous-traitants situés à l’étranger, notamment depuis la crise. Cela a porté un coup d’arrêt brutal au processus de convergence salariale entre l’Allemagne et ses satellites depuis 2008-2009 : le salaire moyen d’un Tchèque représente aujourd’hui moins du tiers de celui d’un Allemand, celui d’un Hongrois à peine plus de 26%.

Et ce n’est pas un problème de productivité. Ni les écarts de productivité, ni surtout son évolution par rapport aux salaires (sauf de façon marginale en Hongrie) ne peuvent expliquer un tel retournement. En Allemagne en revanche, les salaires depuis 2011 progressent beaucoup plus vite que la productivité. Tout se passe donc comme si les entreprises allemandes siphonnaient en partie la réserve de productivité des PECO. Sous domination allemande, les pays d’Europe de l’Est sacrifient leur rattrapage et s’enferment dans le rôle de sous-traitants à bas coûts. xerficanal-economie.com 08.11

L'État gouverné par des mafieux.

- L’affaire Florence Parly, ou les complaisances de l’État actionnaire - multinationales.org

En 2016, la ministre des Armées, Florence Parly, a touché une rémunération de près de 450 000 euros bruts à la SNCF, à quoi s’ajoutaient 139 000 euros bruts de jetons de présence en tant qu’administratrice d’entreprises comme Altran, Ingenico et Zodiac. Avant cela, en 2014, elle a aussi bénéficié d’indemnités de licenciement d’Air France de 675 800 euros bruts. Ces revenus étonnamment élevés semblent en contradiction avec la limitation des rémunérations dans le secteur public adoptée il y a quelques années. Des révélations qui posent beaucoup de questions sur la manière dont sont gérés les entreprises publiques et le portefeuille de participations de l’État. Le patron de l’Agence des participations de l’État, Martin Vial, n’étant autre que l’époux de Florence Parly. (...)

Pour expliquer le licenciement de 2014, Air France et Florence Parly évoquent d’énigmatiques « désaccords stratégiques ». L’article (Mediapart - LVOG) souligne également la complaisance dont a bénéficié l’actuelle ministre de la part de son administration :

On découvre ainsi que Florence Parly était en disponibilité pour convenances personnelles lorsqu’elle était chez Air France ; puis hors cadres lorsqu’elle était à la SNCF ; et enfin en disponibilité d’office depuis sa nomination en tant que ministre des armées. De la sorte, la haute fonctionnaire a pu naviguer d’une entreprise à l’autre, d’une entreprise privée où l’État est le principal actionnaire jusqu’à une entreprise publique, en obtenant des rémunérations considérables, puis un parachute, le tout en disposant d’une totale sécurité de l’emploi. Car, bien évidemment, Florence Parly a le loisir de reprendre son métier d’administratrice civile à la direction du budget quand elle le veut. multinationales.org 6 novembre 2017

Ils ont vraiment tous les droits. Quand est-ce qu'on va abolir les privilèges ?

L'erreur, c'est qu'ils existent encore !

- Entreprises : bientôt un droit à l'erreur pour les déclarations sociales et fiscales - Franceinfo

Le gouvernement présentera le 29 novembre un projet de "droit à l'erreur" qui concède à chacun le droit de se tromper dans ses déclarations fiscales et sociales. Franceinfo

Autant taper directement dans la caisse...

- Un banquier-assureur privé pour diriger la Caisse des dépôts - Liberation.fr

Le futur patron du bras financier de l'Etat devra pacifier la question du financement du logement social et sans doute mettre de l'ordre dans les multiples filiales que détient la Caisse des dépôts. Liberation.fr

Qui peut le mieux, peut le moins...

- Malgré des profits records, Siemens sabre dans ses effectifs - Liberation.fr

Le conglomérat allemand va supprimer 6 900 postes au moment où son concurrent américain GE fait de même. De quoi inquiéter les salariés d'Alstom déjà rachetés par GE et ceux de la branche ferroviaire qui vont être repris par Siemens. Liberation.fr

A quand un autodafé des films des années 30 à 2017 ?

- La cigarette bientôt interdite dans les films français ? - Publicsenat.fr

Interpellée par une sénatrice PS sur le cinéma français qui « valorise » et « banalise » l’usage de la cigarette auprès des jeunes, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dit « rejoindre totalement » la sénatrice. Publicsenat.fr

Le PS en première ligne de la réaction, j'espère que cela ne choque pas les partisans (d'hier et d'aujourd'hui ou demain) du front unique avec cette pourriture...

En viendront-ils à légaliser la pédophilie, la zoophilie, l'inceste ?

Ma compagne a été mariée de force à 12 ans avec un homme d'une vingtaine d'années. La tradition voulant que le couple aillent vivre chez les parents de l'épouse, elle dormit pendant plus d'un an avec sa mère, terrorisée à l'idée que cet homme puisse la toucher. L'année suivante pour s'assurer qu'on ne l'avait pas trompé sur la qualité de la marchandise qu'on lui avait refilée, là encore conformément à la coutume qui veut que la femme soit enceinte dans l'année qui suit son mariage, avec un peu de retard il la violera et elle tombera enceinte. Pour la petite histoire, ivre chaque soir, il la rouera de coups, il la traînera sur le sol en la tirant par les cheveux, et il l'attachera avec des cordes pour mieux la violer pendant encore 8 ans, décèdant soudainement d'une cirrhose, ce qui mettra fin au cauchemar de Selvi. Par la suite, traumatisée par cette expérience épouvantable aucun homme ne l'approchera. Et la famille direz-vous ? Elle n'interviendra pas, la femme devant se soumettre à son mari.

Je pense qu'une enfant de cet âge n'est pas en mesure d'avoir conscience de la portée d'un acte sexuel, qu'elle soit consentante ou non. Paradoxalement parce que je refuse d'endosser la robe d'un juge de l'inquisition, j'estime que les rapports sexuels que peuvent avoir un homme et une jeune femme mineure devraient les concerner exclusivement dès lors qu'ils sont consentis, sinon il s'agirait d'un viol et la législation existe déjà pour le condamner.

Donc lorsque le législateur entend légiférer pour "fixer le seuil en dessous duquel un enfant ne pourrait être considéré comme sexuellement consentant", une fois de plus il se mêle de ce qui ne le regarde pas en portant atteinte à un des aspects de la liberté individuelle.

Les bonnes consciences ou les moralistes à deux balles estimeront peut-être qu'il est criminel de laisser une enfant commettre un acte dont elle n'a pas conscience et qui influencera le cours de son existence... Je leur répondrai qu'il en va ainsi de la plupart des actes commis par les hommes qui n'influent pas seulement sur le cours de leur propre existence, mais également et dans des proportions autrement dramatiques sur l'orientation de la société toute entière, donc qu'ils commencent par balayer devant leur porte, par prendre en mains leur propre destin avant de vouloir s'occuper de celui des autres.

On constatera aussi que ce n'est pas la première fois que le législateur tente de criminaliser et réprimer la jeunesse de plus en plus tôt au motif hypocrite de mieux la protéger ou pour tenir compte de la maturité de plus en plus précoce des enfants, abaissement de l'âge de la responsabilité pénale, de l'école obligatoire, de l'accès à l'apprentissage, etc. Sans parler de leur ignoble campagne contre le sexisme ou le harcèlement sexuel dans les écoles, tendant à culpabiliser les enfants pour des actes commis par des adultes, dont l'origine est à rechercher dans les rapports entre dominant et dominé inhérent aux fondements du capitalisme et qui ne disparaîtront qu'avec lui. C'est une manière comme une autre de les détourner de la responsabilité du capitalisme dans ce domaine comme dans bien d'autres.

- Consentement sexuel des mineurs: l'âge minimal pourrait s'établir à "13 ou 15 ans" - AFP

L'âge de présomption de non-consentement des mineurs, seuil en dessous duquel un enfant ne pourrait être considéré comme sexuellement consentant, est "en train d'être débattu" et se situera entre "13 et 15 ans", a indiqué dimanche la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

Interrogée sur BFMTV sur l'acquittement récent par une cour d'assises d'un homme jugé pour le viol d'une jeune fille de 11 ans, Mme Schiappa a répondu qu'"en tant que membre du gouvernement", elle ne pouvait "pas réagir à des décisions de justice".

"Néanmoins dans la loi contre les violences sexistes et sexuelles (que le gouvernement veut proposer en 2018, ndlr), nous avons identifié trois volets, dont celui de la création d'un seuil de présomption de non-consentement irréfragable", a-t-elle ajouté.

Cela consistera à inscrire dans la loi le fait "qu'en dessous d'un certain âge, on considèrerait qu'il ne peut pas y avoir débat, jamais, sur le consentement sexuel d'un enfant, et que tout enfant en dessous d'un certain âge serait d'office considéré comme violé ou agressé sexuellement". AFP 12 novembre 2017

Fascisme rampant. Inquisition. Délation généralisée. La parole aux procureurs proxénètes.

A quand les plaintes préventives ?

- Des "pré-plaintes" envisagées pour les violences sexuelles - Reuters

Quand le chef de l'Etat appelle à la délation.

- Violences sexuelles: "Saisissez la justice", dit Macron aux victimes - Reuters

- Le harcèlement sexuel n'est ni de gauche ni de droite - Liberation.fr

- Violences sexuelles : hausse des plaintes - Liberation.fr

- Harcèlement sexuel, agressions sexuelles, viols… Oui, la parole s’est libérée dans le sillon du scandale mondial de l’affaire Weinstein... Liberation.fr

- Manuel Valls accuse Edwy Plenel d'utiliser "les mêmes mots que Daech" - Le Huffington Post

En famille. Ils veulent tous en être.

- Prévention du harcèlement: Pénicaud attend des "propositions" des partenaires sociaux - AFP

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé mercredi qu'elle allait demander aux représentants syndicaux et patronaux des "propositions" en matière de prévention du harcèlement au travail, notamment pour combattre le "sexisme ordinaire", selon elle terreau de dérapages. AFP

La lutte contre les violences faites aux femmes, une lutte du monde du travail - Lettre n° 35 du 17 novembre 2017 - Démocratie révolutionnaire (NPA)

Quand l'opportunisme atteint l'ignominie.

- PS: un ex-président du MJS accusé d'agressions sexuelles - AFP

Le Parti socialiste a réclamé mardi soir des "suites judiciaires" après des accusations de harcèlement et d'agressions sexuelles visant un ancien président du Mouvement des Jeunes socialistes, Thierry Marchal-Beck. AFP

- Etats-Unis: un républicain accusé d'attouchements appelé à se retirer - AFP

Elles se prostituent et hurlent au harcèlement ou au viol.

- Brooke Shields, 52 ans, en cuir et résilles : le cliché qui surprend

- Gros accident de décolleté lors des GQ Awards à Madrid

En famille. Drague king.

- Il existe "une proximité évidente" entre Alain Juppé et Emmanuel Macron, selon Edouard Philippe - Franceinfo

- Claude Goasguen : "On peut difficilement lutter contre un gouvernement qui fait une politique de droite" - Franceinfo

- Valls approuve la proposition de Juppé sur les européennes - AFP

- Européennes : Estrosi drague Macron via Juppé - Liberation.fr

Ils se bousculent pour achever le sale boulot...

- Borloo : « Je me mets au boulot ! » - LeParisien.fr

Il a dit « banco » ! Dernièrement, en privé, Emmanuel Macron l'avait enjoint de « reprendre du service ». Requête implicite que Jean-Louis Borloo a décidé d'accepter.

Dans la fosse septique...

- Clémentine Autain "Je suis très sceptique concernant l'opération d'Emmanuel Macron sur la politique de la ville" - Franceinfo

Le doute est-il permis ? Pour un peu elle trouverait des aspects progressistes dans la politique de Macron.

Cela tombe bien...

- Emmanuel Macron : une volonté de changer d'image - Franceinfo

... mais cela va s'avérer difficile apparemment.

- La République en Marche : 100 "marcheurs" vers la sortie - Franceinfo

Une centaine de "marcheurs" a décidé de claquer la porte de la République en Marche, dénonçant le manque de démocratie dans l'élection de Christophe Castaner à la tête du parti, samedi prochain, 18 novembre. Franceinfo

En famille. Ils en appellent à Macron. Ils ne savent plus quoi inventer pour le légitimer.

- Israël recale sept élus, dont les députées Danièle Obono et Clémentine Autain - LeParisien.fr

La délégation était composée de sept élus, dont quatre députés, issus du Parti communiste et de La France Insoumise. Elle disait vouloir rencontrer Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël.

Dans un communiqué, La France insoumise dénonce après la déclaration israélienne un « déni de démocratie et de liberté » qui est « aussi consternant qu’inacceptable ». Le mouvement, dont quatre députés - Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier - devaient participer au voyage, appelle « le président de la République, le gouvernement et le président de l’Assemblée nationale à intervenir pour que cette menace d’interdiction ne soit pas rendue possible », estimant qu'« il en va de la démocratie et de la paix ». LeParisien.fr

Où cela en Israël ? Ne serait-ce pas la seule démocratie dans la région ? Et dire que cet idiot de Premier ministre avait l'occasion de le démontrer, ils lui ont tendu la perche et il ne l'a pas saisi, quel dommage !

Pour eux, c'est un vrai bonheur que ce soit Macron qui ait été élu, pendant 5 ans ils vont pouvoir remplir le rôle d'opposant parlementaire qui était dévolu hier au PS.

En complément. Ce sont des agents actifs et assumés de la décadence de la société.

Jean-Luc Mélenchon voulait tweeter en écriture inclusive. Et c'est raté. - Le Huffington Post

Les véritables défenseurs des droits des femmes emploient dans leur langage des substantifs génériques tels qu'ils se présentent que ce soit au masculin ou au féminin, et qui sous-entendent qu'ils concernent aussi bien des hommes que des femmes.

J'élève des chèvres, chèvre est féminin, mais dans mon troupeau il y a quatre mâles, quel substantif devrais-je employer à la place de chèvre

Commentaire d'un internaute

- ""Impossible", comme si un article dans "Libération" traitait du sort des Palestiniens en dénonçant les dérives d'Israël. Les gens oublient que c'est l'extrême droite qui gouverne là-bas."

Ils le savent et ils s'en foutent, voilà ce que vous ne pouvez pas imaginer, ils sont très forts...

Ils sont Charlie ! Ramener l'islam à un pénis ne leur pose aucun problème, mais ramener Israël au dollar leur en pose un.

- PS: Filoche menacé d'exclusion après un tweet aux relents antisémites - AFP

Gérard Filoche, figure de l'aile gauche du PS, est menacé d'exclusion après un tweet à caractère antisémite visant Emmanuel Macron qui lui vaut déjà des poursuites de la Licra et du Crif, bien qu'il l'ait très rapidement effacé.

Une image d'Emmanuel Macron les bras levés devant un globe terrestre, le bras orné d'un brassard ressemblant à un accoutrement nazi où la croix gammée a été remplacée par le signe dollar, sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali: ce visuel diffusé sur Twitter sur le compte de Gérard Filoche était accompagné de quelques mots: "un sale type, les Français vont le savoir tous ensemble bientôt".

Dénonçant "un photomontage immonde", la Licra (Ligue internationale de lutte contre le racisme et l'antisémitisme) va saisir la justice, a-t-elle annoncé dans un communiqué samedi.

"Ce tweet de Gérard Filoche est une honte absolue relayant des contenus complotistes trempés dans l'obsession des juifs", a également souligné l'organisation sur Twitter. (Israël et les juifs sont deux choses différentes, en réalisant un amalgame entre les deux, cela leur permet d'identifier l'antisionisme à l'antisémitisme et le tour est joué. - LVOG)

Le Conseil représentatif des institutions juives de France a également annoncé sur Twitter qu'il allait porter plainte. "Bien que niant en être l'auteur, il en devient le prescripteur et diffuseur", dit-il, estimant que M. Filoche "mérite à ce titre d'être poursuivi pour apologie de la haine antisémite".

L'Union des étudiants juifs de France a dit saluer la procédure d'exclusion et a annoncé son intention de porter plainte, tout comme le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).

Pour Gérard Filoche, "a priori l'image Macron + argent est totalement banale. Il y en a 100 comme ça. A l'examen, ce montage et sa source sont bad. Dès que je l'ai su je l'ai retiré aussitôt. Tout à fait désolé! quant à la cabale en meute elle vise autre chose non?", a-t-il tweeté samedi matin.

Ce tweet "a été retiré, il ne sera plus là, j'ai fait mes excuses", a également déclaré M. Filoche à l'AFP. "Qu'est-ce qu'on veut de plus?" a-t-il ajouté, soulignant qu'il est "fondateur de SOS Racisme".

"Je suis de gauche et contre la droite et l'extrême droite", a-t-il ajouté. "S'ils disent que je suis antisémite qu'ils le prouvent, que je suis raciste, qu'ils le prouvent", a-t-il encore déclaré, mettant en cause pour les attaques le visant "les macroniens d'un côté et l'aile droite du PS de l'autre".

Mais selon M. Temal, dans cette image "on voit tous les codes que malheureusement on a pu voir dans les années 30". "C'est un tweet ouvertement antisémite, c'est sur cette base que s'engage la procédure d'exclusion, au nom du PS et au nom de ses valeurs", a souligné le responsable socialiste.

Jugeant ce tweet "indigne du débat républicain", la maire de Paris Anne Hidalgo a demandé sur Twitter l'exclusion de M. Filoche du parti socialiste.

"Il y a bien longtemps que le PS aurait dû exclure Gérard Filoche (...) et il faut attendre un tweet innommable et antisémite pour engager une procédure d'exclusion", a tweeté pour sa part l'ancien Premier ministre Manuel Valls. AFP 18 novembre 2017 (Le lien entre l'Etat Juif et le dollar leur suffit pour lancer l'anathème antisémite. Voyons ce que pensait un juif émancipé du rapport des juifs à l'argent au XIXe siècle . - LVOG)

Peut-être que le PS est destiné à devenir exclusivement la poubelle de son courant d'extrême droite néolibéral...

Epilogue.

"J'assume et je vous dis que c'est une connerie" : le socialiste Gérard Filoche se défend après son tweet jugé "antisémite" francetvinfo.fr

Gérard Filoche a indiqué ne pas être "seul à travailler sur ce fil". Pour autant, il n'engagera aucune poursuite pour découvrir l'auteur du tweet malheureux : "Ça, c'est mon problème. (...) J'assume, c'est mon fil, j'assume et je vous dis, c'est une connerie."

Le retrait de ce tweet est intervenu après la découverte des origines de ce photomontage qui émane du site "Égalité et réconciliation" fondé par l'essayiste d'extrême droite Alain Soral. "Évidemment, immédiatement, on a enlevé cette connerie et immédiatement j'ai dit que je m'excusais et que j'étais désolé", a rapporté Gérard Filoche. francetvinfo.fr 18.11

En quoi cela serait-il condamnable de visiter ce genre de sites sachant que la quasi-totalité des médias, y compris les médias dits alternatifs pratiquent l'autocensure quand on veut s'informer ou connaître les arguments de nos ennemis, etc. ? Ce n'est pas mon cas par manque de temps, je me limite à deux ou trois portails, Le Réseau Voltaire, Arrêt sur Info ou Mondialisation.ca, et les Les-crises.fr. Je recueille les infos sur Yahoo news uniquement. J'allais oublier le portail du POID.

Ces gens-là n'ont manifestement pas la conscience tranquille, ce qui n'est pas mon cas et je le démontre lors de chaque causerie, les lecteurs en sont témoins.

La parole est à Karl Marx. L'argent : le Dieu profane du juif ou quel est son fondement ? Le besoin pratique, l'égoïsme.

- Nous essayons de rompre la formule théologique. La question relative à la capacité d'émancipation du Juif se change pour nous en cette autre question : quel est l'élément social particulier qu'il faut pour supprimer le judaïsme ? Car la capacité d'émancipation du Juif d'aujourd'hui est le rapport du judaïsme à l'émancipation du monde d'aujourd'hui. Ce rapport résulte nécessairement de la situation spéciale du judaïsme dans le monde actuel asservi (Geknechteten Welt).

Considérons le Juif réel, non pas le Juif du sabbat, comme Bauer le fait, mais le Juif de tous les jours.

Ne cherchons pas le secret du Juif dans sa religion, mais cherchons le secret de la religion dans le Juif réel. Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L'argent. Eh bien, en s'émancipant du trafic et de l'argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l'époque actuelle s'émanciperait elle-même.

Une organisation de la société qui supprimerait les conditions nécessaires du trafic, par suite la possibilité du trafic, rendrait le Juif impossible. La conscience religieuse du Juif s'évanouirait, telle une vapeur insipide, dans l'atmosphère véritable de la société. D'autre part, du moment qu'il reconnaît la vanité de son essence pratique et s'efforce de supprimer cette essence, le Juif tend à sortir de ce qui fut jusque-là son développement, travaille à l'émancipation humaine générale et se tourne vers la plus haute expression pratique de la renonciation ou aliénation humaine. (...)

Le Juif s'est émancipé d'une manière juive, non seulement en se rendant maître du marché financier, mais parce que, grâce à lui et par lui, l'argent est devenu une puissance mondiale, et l'esprit pratique juif l'esprit pratique des peuples chrétiens. Les Juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus Juifs. (...)

Dans la pratique parfaite, l'égoïsme spiritualiste du chrétien devient nécessairement l'égoïsme matériel du Juif, le besoin céleste se mue en besoin terrestre, le subjectivisme en égoïsme. La ténacité du Juif, nous l'expliquons non par sa religion, mais plutôt par le fondement humain de sa religion, le besoin pratique, l'égoïsme.

C'est parce que l'essence véritable du Juif s'est réalisée, sécularisée d'une manière générale dans la société bourgeoise, que la société bourgeoise n'a pu convaincre le Juif de l'irréalité de son essence religieuse qui n'est précisément que la conception idéale du besoin pratique. Aussi ce n'est pas seulement dans le Pentateuque et dans le Talmud, mais dans la société actuelle que nous trouvons l'essence du Juif de nos jours, non pas une essence abstraite, mais une essence hautement empirique, non pas en tant que limitation sociale du Juif, mais en tant que limitation juive de la société.

Dès que la société parvient à supprimer l'essence empirique du judaïsme, le trafic de ses conditions, le Juif est devenu impossible, parce que sa conscience n'a plus d'objet, parce que la base subjective du judaïsme, le besoin pratique, s'est humanisée, parce que le conflit a été supprimé entre l'existence individuelle et sensible de l'homme et son essence générique.

L'émancipation sociale du Juif, c'est l'émancipation de la société du judaïsme.

Bruno Bauer : Die Fähigkeit der deutschen Juden und Christen, frei zu werden. (K. Marx : La Question juive)

La société pourrie par l'égoïsme dans laquelle nous vivons et dont nous devons nous débarrasser est à son image, plus que jamais...

Quand le gardien du "temple" du sionisme raciste d'extrême droite éructe.

- Réintégrer un gouvernement? Valls ne serait pas contre, bien au contraire - L'Express.fr

Dans Le Monde, jeudi, M. Valls n'a pas caché son envie de revenir aux affaires un jour. "Si vous me demandez "avez-vous envie de retrouver ça" ? Oui, bien sûr ! Gouverner c'est exceptionnel !", a-t-il lancé.

Un haut responsable de la majorité ne cache pas une certaine perplexité devant la virulence de M. Valls. "La dérive hyper-laïciste et anti-islam c'est un enfermement (...) Son expression est plus à droite que celle de Laurent Wauquiez (...) Je n'arrive pas à savoir où il veut aller", commente cette source.

"Il y a une planète Valls (...) Il intervient dans un registre qui est le sien. Il garde le temple. (...) Cela l'identifie, mais cela l'isole aussi", observe un de ses anciens amis. L'Express.fr et AFP

En complément.

- Sondage : seul Alain Juppé est "un atout potentiel" pour le gouvernement, selon une courte majorité de Français - Franceinfo

- Partis politiques : les vrais chiffres des adhérents - Franceinfo

LREM - Officiellement 386 000 adhérents avec "deux clics sur internet". 72 000 seulement ont validé ses statuts sur internet.

LFI - Officiellement 540 000 adhérents avec "deux clics sur internet".

LR - Officiellement 235 000 adhérents. 145 000 seulement sont à jour de cotisation.

FN - Officiellement 80 000 adhérents. Selon Florian Philippot ils ne seraient que 40 000.

PS - Officiellement 120 000 adhérents. 42 000 seulement seraient à jour de cotisation. Franceinfo17 novembre 2017

Ils n'ont pas donné les chiffres d'autres partis. Je rajoute cette info publié par la tendance Claire du NPA le 25 juillet 2017 : Sur la "dés-ouvriérisation" du PCF

Jusque vers 1970, 45 % de ses adhérents étaient ouvriers : ils n’étaient déjà plus que 31 % en 1997. En 2003, alors que les ouvriers composent un quart de la population active, on ne comptait que 10 % de délégués ouvriers au XXXIIe congrès du parti.

Au POI et POID ils ont cessé de communiquer leur nombre d'adhérents quand ils se sont effondrés, avant leur scission, au NPA ils doivent être environ 3.000, à LO, ils donnent les mêmes chiffres depuis 30 ans !

Camarades, la situation est prérévolutionnaire en France (et révolutionnaire en Catalogne). (Un lambertistes POID-TCI) La preuve.

- Sondage : pour 60% des Français, il n’est plus possible de s’opposer aux ordonnances - Publicsenat.fr

- La mobilisation anti-réforme du Code du travail s'essouffle - Reuters

La quatrième journée de mobilisation contre la réforme du Code du travail n'a réuni jeudi que 80.000 manifestants dans toute la France, dont 8.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, confirmant l'essoufflement du mouvement.

Contrairement aux précédentes journées d'action contre cette réforme, Force ouvrière (FO) avait pourtant rejoint en tant que telle la CGT, Solidaires, l'Unsa, la FSU et les organisations étudiantes et lycéennes Unef, UNL et FIDL.

Si quelques militants CFDT et CFTC ont participé aux cortèges, en revanche les instances nationales de ces deux centrales n'avaient pas appelé à manifester.

Le mouvement a été très peu suivi au sein de l'Education nationale, où le taux moyen de grévistes n'est que de 1,44%, selon le ministère de l'Education.

La CGT a fait pour sa part état de 172 manifestations et de dizaines de milliers de manifestants sur l'ensemble du territoire, dont 40.000 dans les rues de la capitale.

Les trois précédentes journées d'action des 12 et 21 septembre et du 19 octobre avaient réuni respectivement 223.000, 132.000 et 37.700 personnes dans les rues de France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Reuters 16 novembre 2017

- Paris : une «marche sur l’Elysée» réunit quelques centaines de manifestants - leparisien.fr

Plusieurs centaines de personnes ont mené samedi à Paris une « marche sur l’Elysée » contre « la politique anti-sociale » d’Emmanuel Macron, en dénonçant pêle-mêle la baisse des emplois aidés, les réformes du code du travail et de l’ISF.

Cette marche, qui répondait à l’appel du Front social, une coordination de sections syndicales (CGT, SUD, CNT, Unef), de collectifs et d’associations (Droit au logement, Droits devant…), a rassemblé 3000 personnes selon les organisateurs et 1800 selon la préfecture de police.

Les manifestants ont défilé de la place du Maréchal Juin (17e arrondissement) au boulevard Haussmann (8e), non loin de l’Elysée.

« On va dire au président des riches ce qu’on pense de tous les dégâts qu’il est en train de provoquer en France », avait lancé au micro Romain Altmann d’Info-com CGT, en début de manifestation. « Il y en a ras-le-bol de subir, on est trop loin de l’unité et c’est cette unité qu’on est venu chercher aujourd’hui », avait ajouté Mickaël Wamen (CGT Goodyear). (C'est ça, il va t'entendre ! - LVOG)

Drapeaux, fumigènes, fanfare et slogans ont animé le cortège peuplé de nombreux syndicalistes et militants politiques de gauche, principalement de la France insoumise et du NPA. Eric Coquerel, député (LFI) de Seine-Saint-Denis, comptait parmi les manifestants.

Une centaine de militants antifascistes, autonomes et anticapitalistes s’étaient placés en tête de cortège.

La manifestation n’a donné lieu à « aucun incident majeur, hormis une dizaine de dégradations (vitrines, distributeurs de billets) », a indiqué dans un communiqué la préfecture de police, précisant que les images de vidéosurveillance de la manifestation seraient étudiées pour « identifier les auteurs de ces faits et engager à leur encontre les procédures appropriées ».

Des vitrines d’agences bancaires ont été brisées, ainsi que celles de l’ambassade d’Arabie saoudite, a constaté un journaliste de l’AFP.

Dans son « appel du 18 novembre », publié récemment, la coordination disait vouloir s’employer à « faire converger toutes les luttes qui rassemblent afin de créer les bases d’un mouvement interprofessionnel reconductible ». Ses initiateurs vont inviter, mercredi à Paris, l’ensemble des syndicats, partis et associations hostiles au gouvernement, pour convenir « d’une date, d’un lieu » unique pour rassembler les mécontentements. leparisien.fr 19.11

Ils osent tout. Manipulation des chiffres du chômage ou désinformation.

- Le chômage repart légèrement à la hausse - Libération

La croissance accélère mais le taux de chômage repart, très légèrement, à la hausse. Cette hausse, qui se situe dans la marge d’erreur de l’indicateur (plus ou moins 0,3 point), ne remet pas en cause une tendance à la baisse. Sur un an, le taux de chômage est en recul de 0,3 point.

Le chômage des 15- 24 ans diminue légèrement de 0,7 point sur le trimestre, même s’il reste au niveau très élevé de 21,9 %. Depuis 2003, il dépasse la barre des 20 %. En revanche, les 50 ans et plus et les 25-49 ans ont vu leur taux augmenter. Libération 17.10

Dossier Arabie saoudite - Liban

- Pétrole : l'introduction d'Aramco en Bourse compromise ? - boursier.com 14.10

Saudi Aramco envisagerait de renoncer à son projet d'une introduction en Bourse sur les marchés internationaux, en faveur d'un placement privé, selon le 'Financial Times'.

Depuis janvier 2016, les marchés boursiers se préparent à l'arrivée en Bourse d'un poids-lourd pétrolier, le géant saoudien Saudi Aramco... L'opération semble cependant avoir du plomb dans l'aile si l'on en croit des sources proches du dossier citées vendredi par le 'Financial Times'.

Selon le quotidien financier britannique, le groupe contrôlé par l'Etat saoudien envisagerait de renoncer à son projet d'introduction en Bourse sur les marchés internationaux, en faveur d'un placement privé auprès de fonds souverains et d'investisseurs institutionnels internationaux, notamment chinois.

De son côté, l'agence 'Bloomberg' a indiqué vendredi que l'Arabie saoudite envisageait plutôt de reporter l'introduction en Bourse sur les marchés internationaux jusqu'à la fin 2019, mais qu'elle pourrait en revanche placer des titres Aramco à la Bourse de Riyad avant la fin 2018.

La plus grosse introduction en Bourse de tous les temps ?

En 2016, l'Etat saoudien a indiqué vouloir céder en Bourse 5% du capital d'Aramco, une participation qui pourrait atteindre 100 milliards de dollars et valoriserait l'ensemble du géant pétrolier jusqu'à 2.000 Mds$, selon Riyad. Les analystes financiers avancent des chiffres un peu moins élevés compte-tenu de la baisse du cours du pétrole depuis trois ans. boursier.com 14.10

En complément

- Ryad étudie plusieurs options pour l'introduction d'Aramco en Bourse - romandie.com 14.10

Selon le WSJ, les autorités saoudiennes pourraient procéder à une introduction en Bourse sur le marché financier de Ryad, mais étudient également des cessions de parts d'Aramco à un investisseur chinois.

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a subi les effets de l'effondrement à la mi-2014 de ses revenus pétroliers, qui représentaient plus de 90% des recettes publiques. Le royaume a affiché des déficits budgétaires totalisant plus de 200 milliards de dollars au cours des trois derniers

exercices et prévoit un déficit budgétaire de 53 milliards de dollars en 2017.

Pour financer ces déficits, Ryad a eu recours à des emprunts sur les marchés internationaux et intérieur et a retiré environ 245 milliards de dollars de ses réserves. romandie.com 14.10

Le camouflet infligé au président Macron en Arabie saoudite, par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire

Ayant organisé à la hâte un déplacement en Arabie saoudite afin de ramener le Premier ministre libanais qui y est retenu prisonnier avec sa famille, le président Emmanuel Macron y a essuyé un affront public sans précédent. Bien que la presse française et occidentale ait tout fait pour occulter une partie des événements, l’opinion publique arabe n’a pu que constater la perte vertigineuse de prestige et d’influence de la France au Moyen-Orient. Réseau Voltaire 14.11

- Macron parvient à négocier la libération d’Hariri - Réseau Voltaire 15 novembre 2017

Le président français Emmanuel Macron, qui avait été éconduit lors de sa visite à Riyad, a finalement obtenu la libération du Premier ministre libanais, Saad Hariri, détenu avec sa famille en Arabie saoudite.

Après que les États-Unis et la Russie aient appelé l’Arabie saoudite à la raison, la France a officiellement invité M. Hariri et sa famille à Paris. L’Arabie saoudite aurait accepté.

Pour sauver la face du roi Salmane, la France, faisant une nouvelle fois volte-face, a immédiatement réitéré des positions anti-iraniennes Réseau Voltaire 15.11

En réalité Macron n'a rien négocier du tout, les Américains lui ont assigné un rôle et il l'a joué sans broncher. Les Saoudiens, les Britanniques et les Français se partagent le boulot, le tout orchestré depuis Washington.

Aux Saoudiens la séquestration d'Hariri accompagnée d'une diatribe contre l'Iran pour faire diversion pendant que MBS réalise un coup d'Etat et un hold up proche des mille milliards de dollars, aux Britanniques la proposition de mise en bourse d'Aramco valorisée un peu moins de 2.000 milliards de dollars propriété des Saoud (Apparemment repoussé à 2019 selon Les Echos), aux Français de les débarrasser d'Hariri devenu trop encombrant, apparemment, ou en attendant de jouer une nouvelle partition au Liban écrite par l'équipe de Trump, l'avenir le dira, aux Américains d'orchestrer cette mise en scène que les uns et les autres ont dû monnayer au passage...

- Le président libanais veut des éclaircissements de Ryad sur la situation de Hariri - AFP 11 novembre 2017

Le président libanais Michel Aoun a appelé samedi l'Arabie saoudite à "éclaircir les raisons" qui entravent le retour au Liban du Premier ministre Saad Hariri, dont la démission choc a entraîné une nouvelle crise politique dans le pays.

Vendredi, l'Elysée avait fait savoir que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane "a assuré ne pas vouloir faire la guerre au Hezbollah" et désirait "préserver la stabilité du Liban", lors d'une rencontre avec M. Macron.

Une semaine après l'annonce de M. Hariri, son retour au Liban se fait toujours attendre, et le président n'a toujours pas accepté sa démission, assurant qu'il attendait de le rencontrer pour en discuter avec lui.

Toute position ou mesure qu'il a pu prendre ou qui lui sont imputées (...) sont le résultat de la situation ambiguë et trouble qu'il est en train de vivre en Arabie saoudite, et ne peuvent pas être prises en considération", a indiqué le président Aoun.

Samedi, la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders a déclaré que "les Etats-Unis appelaient tous les pays et toutes les parties à respecter la souveraineté du Liban, son indépendance et son mécanisme constitutionnel".

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson avait déjà mis en garde vendredi "toute partie, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, qui utiliserait le Liban comme théâtre de conflits par procuration", tout en désignant le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri comme un "partenaire solide des Etats-Unis". AFP 11 novembre 2017

- 800 milliards de dollars confisqués en Arabie saoudite - Réseau Voltaire 9 novembre 2017

Selon le Wall Street Journal, le total des biens confisqués aux adversaires et rivaux politiques du prince héritier Mohammed Ben Salmane (« MBS ») s’élèverait à 800 milliards de dollars [1].

Cette somme pourrait encore augmenter de 550 milliards de dollars pour atteindre 1 250 milliards de dollars. Cependant, une grande partie de ces avoirs est stationnée à l’étranger ce qui contraindra l’Arabie saoudite à faire valoir ses droits.

La répression actuelle permettrait ainsi au royaume de rétablir sa situation financière, gravement affectée par la baisse persistante des cours du pétrole.

Selon l’association des banques d’Arabie, plus de 1 700 comptes bancaires auraient été placés sous scellés.

[1] “Saudis Target Up to $800 Billion in Assets”, Margherita Stancati & Summer Said, Wall Street Journal, November 8, 2017.

(https://www.wsj.com/articles/saudi-arabia-expands-crackdown-on-elite-1510062385)

- La démission de Saad Hariri, une manoeuvre saoudienne Par Robert Fisk — 13 novembre 2017

Lorsque l’avion de Saad Hariri a atterri à Riyad le 3 novembre au soir, la première chose qu’il a vue a été un groupe de policiers saoudiens entourant l’avion. Quand ils sont montés à bord, ils ont confisqué son téléphone portable et ceux de ses gardes du corps. C’est ainsi que le Premier ministre du Liban a été réduit au silence.

Le vendredi 3 novembre, il participait à une réunion du cabinet à Beyrouth. Puis il a reçu un coup de téléphone l’appelant auprès du roi Salman d’Arabie Saoudite. Hariri, qui, comme son père assassiné Rafiq, a la double nationalité saoudienne et libanaise, est parti immédiatement. On ne dit pas non à un roi, même si on l’a vu quelques jours plus tôt, comme l’avait fait Hariri. Et surtout quand le royaume doit à la compagnie « Oger » de Hariri 9 milliards de dollars, car tel est l’état de fait communément répandu dans ce qu’on appelle maintenant « l’Arabie Saoudite à court de liquidités » [selon d’autres sources, ce serait Hariri qui serait lourdement endetté envers l’Arabie Saoudite et au bord de la faillite].

Mais des choses plus extraordinaires devaient venir. De manière totalement imprévisible et au choc total des ministres libanais, Hariri, lisant un texte écrit, a annoncé samedi sur la chaîne de télévision Al-Arabiya – les lecteurs peuvent deviner quel royaume du Golfe la possède – qu’il démissionnait de son poste de Premier ministre du Liban. Il y a eu des menaces contre sa vie, a-t-il dit – bien que les services de sécurité à Beyrouth n’en aient eu nulle connaissance –, le Hezbollah devait être désarmé et partout où l’Iran interférait au Moyen-Orient, le chaos régnait.

Indépendamment du fait que le Hezbollah ne peut pas être désarmé sans une autre guerre civile – l’armée libanaise est-elle supposée les attaquer alors que les chiites sont la plus grande communauté du pays (beaucoup d’entre eux servant dans l’armée) ? C’étaient des mots que Hariri n’avait jamais utilisés auparavant. En d’autres termes, ils n’avaient pas été écrits par lui. Comme quelqu’un qui le connaît bien a dit cette semaine, « ce n’était pas lui qui parlait ». En d’autres termes, les Saoudiens avaient ordonné au Premier ministre libanais de démissionner et de lire à haute voix la déclaration de son propre départ depuis Riyad.

Je devrais ajouter, bien sûr, que la femme et la famille de Hariri sont à Riyad, donc même s’il retournait à Beyrouth, il laisserait des otages derrière lui. Ainsi, après une semaine de cette farce politique scandaleuse, on parle même à Beyrouth de demander au frère aîné de Saad Hariri, Bahaa, de siéger au cabinet. Mais qu’en est-il de Saad lui-même ? Certaines personnes ont pu le joindre par téléphone à son domicile de Riyad, mais il n’a dit que quelques mots. « Il dit ‘Je reviendrai’ ou ‘Je vais bien’, c’est tout, seulement ces mots, ce qui ne lui ressemble pas du tout », dit quelqu’un qui sait de quoi il parle. Et si Hariri revenait ? Affirmerait-il que sa démission lui avait été imposée ? Les Saoudiens oseront-ils prendre ce risque ?

En toute certitude, Hariri n’avait pas prévu ce qui lui est arrivé. En effet, il avait des réunions prévues à Beyrouth le lundi suivant – avec le FMI, la Banque mondiale et une série de discussions sur l’amélioration de la qualité de l’eau : pas exactement l’action d’un homme qui a prévu de démissionner de son poste de Premier ministre.

Il n’y aura pas de plaintes de Washington ou de Londres, dont le désir de profiter du dépeçage de la compagnie pétrolière Saudi Aramco (un autre projet du prince héritier) étouffera toute velléité de protestation ou de mise en garde. Et compte tenu du ridicule compte-rendu des récents discours du prince héritier dans le New York Times, je soupçonne que même ce vieil organe de presse ne sera pas inquiété par le coup d’État saoudien [même chose pour L’Immonde et la presse française mainstream dans son ensemble]. Car c’est bien de ça qu’il s’agit. MBS a dégommé le ministre de l’Intérieur plus tôt cette année et maintenant il se débarrasse du pouvoir financier de ses adversaires.

Mais les hommes impitoyables peuvent aussi être humbles. Hariri a été autorisé à voir le roi – la raison originale pour laquelle il croyait qu’il se rendait à Riyad – et a même rendu visite cette semaine au prince héritier des Émirats Arabes Unis, un pays allié des Saoudiens qui l’empêcherait de sauter sur un vol à destination de Beyrouth. Mais pourquoi diable Hariri aurait-il voulu aller aux Émirats ? Pour prouver qu’il était encore libre de voyager alors qu’il ne peut même pas retourner dans le pays qu’il est censé gouverner ?

Les Saoudiens peuvent retenir le Premier ministre libanais en otage, mais leur plan apparent de renverser le gouvernement de Beyrouth s’est glorieusement retourné contre eux. Loin de briser le gouvernement et de jeter les ministres du Hezbollah aux chiens, la nation libanaise s’est soudainement réveillée à l’union – contre les Saoudiens.

Le gouvernement libanais a annoncé qu’il n’acceptait pas la déclaration de démission que Saad Hariri a été obligé de lire à Riyad, et des hashtags sont apparus dans plusieurs rues de Beyrouth proclamant « Kul’na Saad » – « Nous sommes tous Saad ». Même les musulmans sunnites du Liban sont furieux contre leurs homologues sunnites d’Arabie Saoudite. Arrêt sur Info

- Liban : la mystérieuse démission de Saad Hariri - Franceinfo

Saad Hariri est attendu la semaine prochaine à Beyrouth pour la fête nationale. Pour Franck Genauzeau, envoyé spécial à Beyrouth (Liban), "les Libanais l'attendent avec beaucoup de questions. Ils ont noté que leur Premier ministre n'a appelé aucun responsable politique libanais pendant son séjour en Arabie Saoudite, mais qu'il l'a fait à l'instant où il a posé le pied en France. Voilà qui relance les spéculations sur sa liberté de parole et sa liberté de mouvement pendant son séjour en Arabie Saoudite. Beaucoup de zones d'ombres entourent sa démission", explique-t-il.

Démission mystérieuse

Au coeur de Beyrouth, le palais du gouvernement observe depuis des décennies les soubresauts de la politique libanaise. Mais jamais il n'avait vu son Premier ministre au centre d'un tel polar diplomatique. Le feuilleton est né début novembre. La veille de sa démission, rien ne laisse présager la décision de Saad Hariri. Son compte Twitter égrène ses rendez-vous. Une photo attire l'attention des experts : une rencontre avec des dignitaires iraniens de haut rang. Cette photo attire-t-elle la colère du rival saoudien ? Saad Hariri annonce rejoindre Riyad pour une réunion de travail. Le lendemain, 4 novembre, il annonce sa démission. Aucun journaliste libanais ne parvient alors à le joindre pour obtenir des explications. Les rumeurs se font insistantes. Le premier ministre serait retenu dans sa villa, privé de ses téléphones. Huit jours de silence radio puis une étrange interview sur la chaîne qui appartient à la famille Hariri. Le premier ministre semble mal a l'aise, fusille un homme du regard et boit verre d'eau sur verre d'eau, clairement éprouvé. La France tente alors une médiation. Il y a dix jours, Emmanuel Macron improvise une escale surprise à Riyad puis envoie Jean-Yves Le Drian et une équipe de diplomates. Paris obtient un accord, mais Jean-Yves Le Drian a dû repousser une visite en Iran et accepter de durcir le ton face à Téhéran. Selon la présidence libanaise, Saad Hariri sera présent la semaine prochaine à Beyrouth. Franceinfo 19 novembre 2017

L'impérialisme ou l'économie de guerre.

- Washington a dépensé 5,6 trillards de dollars en guerres depuis le 11-Septembre - Réseau Voltaire 9 novembre 2017

Selon une étude de la Brown University, les guerres entreprises publiquement par Washington depuis le 11-Septembre 2001 ont coûté 5 600 milliards de dollars au peuple états-unien, soit 23 386 dollars par contribuable. C’est plus de trois fois le coût avoué par le Pentagone.

L’étude ne porte que sur les guerres déclarées contre l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan et le Pakistan. Elle ignore les dépenses US liées aux guerres sous-traitées comme celle d’Israël contre le Liban et celle du Royaume-Uni et de la France contre la Libye [1].

[1] United States Budgetary Costs of Post-­9/11 Wars Through FY2018 : A Summary of the $5.6 Trillion in Costs for the US Wars in Iraq, Syria, Afghanistan and Pakistan, and Post-­9/11 Veterans Care and Homeland Security, Neta C. Crawford, Brown University, November 2017.

(watson.brown.edu/costsofwar/files/cow/imce/papers/2017/Costs%20of%20U.S.%20Post-9_11%20NC%20Crawford%20FINAL%20.pdf)

Ne cherchez plus le lézard.

- Requin-lézard: un monstre préhistorique à 300 dents capturé au Portugal - sputniknews.com

Le personnel de l'Institut portugais de la mer et de l'atmosphère a repêché un requin fabuleux dans les eaux de l'Algarve, la région la plus au sud du Portugal continental. Il s'agit d'une espèce préhistorique rare de requin, le requin-lézard, qui saisissait ses proies en pliant son corps comme un serpent.

L'apparition du monstre de 300 dents, aussi aiguës qu'un rasoir, et de quelque 1,5 mètre de long remonte à des millions d'années, indique le portail Portugal News. Selon les chercheurs portugais, la créature est restée inchangée depuis lors, c'est pourquoi les scientifiques qualifient le requin-lézard de «fossile vivant».

Les requin-lézards ne sont pas très bien étudiés compte tenu du fait qu'ils vivent dans les profondeurs. Ils peuvent être observés dans les océans Atlantique et Pacifique, le long des côtes australiennes, néo-zélandaises et japonaises. sputniknews.com 11.11




ACTUALITE EN TITRES

Mystification.

Catalogne : 750 000 indépendantistes ont manifesté à Barcelone - Franceinfo 11 novembre 2017

Lire l'article : Catalogne : au royaume du fantasme, par Antonio Muñoz Molina - Madrid 14 novembre 2017 (http://www.voltairenet.org/article198798.html)

Tous les arguments historiques cités par les indépendantistes catalans sont faux. Sans exception.

Non, ce n'est pas une rumeur...

Dans les couloirs lors du sommet de l’APEC au Vietnam.

«Je ne connais pas ses habitudes, nous ne nous connaissons pas assez. Le Président des États-Unis se conduit tout à fait amicalement et correctement», a déclaré Vladimir Poutine à des journalistes. «C'est un homme bien élevé et avec qui il est agréable de communiquer et de travailler en commun», a ajouté M.Poutine. sputniknews.com 11.11

S'ils le disent, raison de plus pour ne pas les croire.

En réalité, quotidiennement France Info reprend à la lettre au même titre que l'ensemble des médias les dépêches de l'AFP qui est une fabrique de fake news ou qui relaie les fausses informations qui lui sont transmises par différents canaux situés au-dessus, OTAN, UE, Pentagone, etc.

- L’Agence France Info : priorité au correct - Libération

Créé en 2016, à rebours de la course à l’actualité en continu, ce service interne s’applique à vérifier les sources et les informations des agences et des concurrents pour éviter les erreurs à l’antenne.

Avec une vingtaine d’employés, ce drôle de service, très original dans le paysage français des médias, agit comme un bureau de vérification des faits. Il passe au crible et valide (ou pas) les informations qui tournent ici et là avant qu’elles soient reprises à l’antenne ou mises en ligne sur le site. Estelle Cognacq justifie la démarche sans prendre de gants : «Je ne fais plus confiance aux autres médias.» Même à l’AFP, la grande agence de presse française, qui fournit en nouvelles l’ensemble des médias et que la profession considère comme une référence de fiabilité.

Désormais, la radio ne relaie plus aucune information basée sur une ou plusieurs «sources proches du dossier», selon la formule consacrée dans le milieu. Elle ne le fait que lorsque la source est nommément identifiée. Ou après que l’agence interne de France Info a réussi à la croiser. L’agence ne va quand même pas jusqu’à repasser derrière les reporters de France Info, à l’égard desquels la confiance a valeur de postulat.

En revanche, elle «fact-checke» les collègues de France Inter et France Bleu sur les sujets de police et de justice - l’une des marottes de la radio. Chaque validation débouche sur une dépêche éditée par l’agence, à destination de l’ensemble de la rédaction et des autres entités de Radio France.

L’agence produit une cinquantaine de dépêches par jour. A l’annonce de son lancement, l’agence avait été accueillie avec scepticisme au sein de la radio. «On nous l’avait présentée comme le moyen de se passer des agences externes comme l’AFP ou Reuters», se rappelle un journaliste de France Info. Une ambition depuis rangée au placard. «C’est impossible tant que l’agence compte 20 personnes», poursuit ce même journaliste

Pour Vincent Giret, directeur de France Info (et ancien numéro 2 de Libération), l’agence «fonctionne très bien. Elle a vocation à renforcer sa position de certification de l’info au sein du média global que devient France Info, en tant que radio, télévision et site internet». Point névralgique de France Info, la structure a été créée pour devenir le point d’entrée et de sortie de tous les flux d’actualité qui arrivent en son sein. Libération 16.10

Stratégie de la déstabilisation, du chaos et de la guerre.

- George Takei, la star de "Star Trek", accusé d'agression sexuelle - Le Huffington Post

- La "Lady Gaga" du Vietnam interpellée pour un slogan injurieux à l'intention de Trump -AFP

Quand se faire du fric à n'importe quel prix a "des bases scientifiques", c'est forcément légitime, ça en impose !

- Légaliser le cannabis, une bonne idée qui prend racine - Liberation.fr

Désormais en place dans plusieurs Etats, la régulation pose des bases scientifiques permettant d’asseoir les bienfaits économiques et sanitaires d’une vente contrôlée par l’Etat. Liberation.fr

Ils osent tout

Parole de banquier.

- Macron: "je ne sais pas ce que ça veut dire "avoir une politique pour les riches"" - AFP

Voilà qu'ils font les poubelles...

- LCI recrute Thierry Solère et Jean-Christophe Cambadélis pour un débat hebdomadaire - Le Huffington Post

Pas besoin, ce papier hygiénique puait déjà la haine à plein nez.

- Charlie Hebdo accuse Edwy Plenel d’attiser la haine envers le journal - LeParisien.fr

- Theresa May dénonce les "actes hostiles" de la Russie - AFP

- Exposition, theâtre: l'art militant de Pussy Riot célébré à Londres - AFP

Pussy Riot, le groupe contestataire russe devenu l'ennemi juré du président Vladimir Poutine, débarque à Londres avec une exposition et une pièce de théâtre immersif racontant l'effroyable expérience carcérale vécue par deux de ses membres dans les geôles russes. AFP 16.10

Complaisance et provocation...

- Un dirigeant de l'opposition vénézuélienne s'exile en Espagne - Reuters

Antonio Ledezma, l'un des chefs de file de l'opposition vénézuélienne qui vivait en résidence surveillée depuis son arrestation pour complot en février 2015, a fui vendredi en Colombie avant de gagner l'Espagne par avion. Reuters

Donc avec la complicité des autorités colombiennes à la solde de Washington...

- Corée du Nord : l'examen médical d'un transfuge montre les conditions de vie effroyables du pays - Atlantico.fr

Voilà comment l'ensemble des Coréens du Nord sont bourrés de parasites ! A bombarder !

- L'EI n'a pas disparu, mais son rêve d'Etat, si - AFP

Quel dommage !

- Record pulvérisé pour un de Vinci adjugé 450,3 millions de dollars - AFP

Il faut bien que s'enrichir serve à quelque chose...




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Syrie

- Le régime syrien reprend le contrôle quasi total de Boukamal, dernier fief urbain de l'EI - AFP

L'armée syrienne et ses alliés ont progressé samedi à Boukamal, reprenant le contrôle de la quasi totalité du dernier bastion urbain contrôlé par le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les forces du régime syrien, le Hezbollah libanais, les Gardes de la révolution iraniens ainsi que les milices irakiennes ont pris samedi le contrôle de plus de 80% de Boukamal, après une vaste offensive entamée vendredi soir", a déclaré à l'AFP le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane, précisant que les combats se poursuivaient.

Depuis les airs, les avions de l'allié russe couvraient l'avancée par d'intenses bombardements. Au sol, les troupes progressaient avec précaution pour éviter le scénario d'un retrait face à une contre-offensive de l'EI, toujours selon l'OSDH.

Samedi, la télévision d'Etat syrienne diffusait des images de Boukamal d'où s'échappait une colonne de fumée et où résonnait le bruit d'explosions.

En 2014, à l'issue d'une percée fulgurante, les jihadistes s'étaient emparés de près de la moitié de la Syrie et près d'un tiers du territoire irakien, et avaient proclamé un "califat" à cheval entre ces deux pays.

Trois ans plus tard, l'EI a perdu quasiment tous les territoires dont il avait pris le contrôle. AFP 18 novembre 2017

Une bonne nouvelle qui passera inaperçue, cherchez l'erreur...

Zimbabwe

- Zimbabwe : des milliers de manifestants pour la démission de Robert Mugabe - Franceinfo

Des milliers de Zimbabwéens se sont rassemblés dans les rues de la capitale pour manifester leur soutien aux militaires désireux de pousser le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 37 ans, vers la sortie.

À 93 ans, le chef de l'État accusé de despotisme est de plus en plus isolé. Placé en résidence surveillée, il a été aperçu le 17 novembre lors d'une remise de diplômes universitaires. Son règne semble toucher à sa fin, même ses anciens compagnons de la guerre d'indépendance demandent aujourd'hui son départ ainsi que celui de sa femme, Grace Mugabe, 52 ans, qu'il préparait à sa succession. Les manifestations qui traversent le pays sont d'une ampleur inédite depuis l'indépendance en 1980. Aujourd'hui, un sentiment nouveau de liberté souffle sur le pays. Le parti du président doit se réunir le 19 novembre pour évoquer la démission du plus vieux chef d'État encore actif.


Le 12 novembre 2017

CAUSERIE

Causerie au format pdf (10 pages)

Cette causerie ayant été terminée en milieu d'après-midi samedi, je l'ai datée du 12, demain on fera relâche

Que vous soyez riche ou pauvre...

De l'eau pulvérisée sur New Delhi pour lutter contre la pollution - Reuters

Les autorités indiennes vont pulvériser de l'eau sur New Delhi, une mesure sans précédent pour tenter de lutter contre le nuage toxique qui recouvre depuis quatre jours la capitale indienne.

Des camions de pompiers seront mobilisés pour cette opération, a précisé un responsable du ministère de l'Environnement. Un autre fonctionnaire de ce ministère a indiqué, sous le couvert de l'anonymat, que des canons à eau - d'ordinaire utilisés par la police contre des émeutiers - seraient également utilisés.

Le niveau actuel de concentration de particules fines PM2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres) a été mesuré par l'ambassade des Etats-Unis à 523 vendredi matin alors que la limite pour un air de "bonne" qualité est fixée à 50. La situation devrait encore se détériorer au cours du week-end.

"La pulvérisation d'eau est le seul moyen de réduire ces dangereux niveaux de pollution", explique Shruti Bhardwaj, une responsable de l'environnement chargée de la surveillance de la qualité de l'air.

L'eau sera pulvérisée d'une hauteur de 100 mètres sur l'agglomération de 22 millions d'habitants, a-t-elle précisé.

Le nuage de pollution a également des conséquences au Pakistan. L'épais smog qui enveloppe depuis deux semaines la ville de Lahore, dans l'est du pays, a conduit à l'annulation ou au report de dizaines de vol et provoqué quelque 250 accidents de la route pour cause de faible visibilité, selon les secours.

Plus de 15.000 personnes ont dû être hospitalisées pour des affections liées à la pollution, a précisé Faisal Zahoor, directeur général des services sanitaires de la province du Punjab.

Les particules PM2,5 sont à peu près trente fois plus fines qu'un cheveu humain.

Elles peuvent être inhalées profondément et provoquer attaques cardiaques, cancers et maladies respiratoires. Reuters 10 novembre 2017

Xénophobie et propagande de guerre de l'OTAN.

Grille de lecture.

Emmanuel - C'est quand même incroyable, ils se permettent tout ces putains de ruskofs !
Brigitte - Qu'est-ce qu'ils ont encore fait ceux-là ?
E. - Voilà qu'ils nous polluent avec leurs saloperies de centrales nucléaires.
B. - T'en es sûr, tu as bien lu ?
Emmanuel - Ben ouais, c'est un institut spécialisé dans le nucléaire qui l'a dit, un truc qui dépend du gouvernement.
B. - Et toi tu le crois ?
E. - Pourquoi pas, c'est sérieux, merde.
B. - Montre-moi ton article.
E. - Tiens mémé.
B. - T'as pas tout lu, t'es très con comme d'habitude, à la fin le gouvernement a dit avoir testé des champignons qui venaient de là bas qui ne contenaient pas un taux de radioactivité anormal, banane, c'était encore du pipeau.
E. - Mais alors pourquoi ils racontent toutes ces conneries ?
B. - Pour que tu restes aussi con, t'as pas encore compris ?
E. - Ah ben je n'y avais pas pensé mais je commence à piger.
B. - Il serait tant, parce que avec leurs conneries tu vas finir par faire des cauchemars de Poutine, en attendant tu seras privé de chocolat ce soir, cela t'apprendra, na !

- Un accident nucléaire russe à l'origine d'une pollution radioactive en France? - Le Huffington Post

- La mystérieuse pollution radioactive détectée en Europe vient-elle de Russie ? - francetvinfo.fr

Une énigmatique pollution radioactive détectée dans l'air en France et dans d'autres pays d'Europe par plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité dans l'atmosphère, à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre. D'où provenait ce ruthénium 106 ? L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a mené son enquête. Sa conclusion, dévoilée dans une note de synthèse jeudi 9 novembre, pointe en direction de la Russie.

(LVOG - Je vous passe le blablabla du reste de l'article et passons à sa conclusion après avoir semé un doute sur la Russie sans intention d'y nuire cela va de soi ou d'entretenir la xénophobie.)

"Les niveaux de concentration dans l'air en ruthénium 106 qui ont été relevés en Europe et a fortiori en France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l'environnement", assure l'IRSN.

Le gouvernement précise de son côté avoir, par précaution, réalisé des "contrôles par sondage sur les champignons importés des pays concernés, qui n'ont révélé aucune contamination à ce jour". Les champignons sont en effet un aliment particulièrement à risque. francetvinfo.fr

En complément. La grande évasion.

- Yoann Barbereau ou la drôle d’évasion de Russie - Liberation.fr

Fantasmes jupitériens suivis d'infos sur le Yémen et le Liban

- "En Arabie Saoudite, Emmanuel Macron se présente en tant que médiateur" - Franceinfo

Comme s'il faisait le poids entre les deux clans de l'oligarchie anglo-saxonne-sioniste qui s'affrontent...

- Proche-Orient : Macron ménage Riyad avant sa visite en Iran - Franceinfo

Il penche pour le clan le plus guerrier, le plus barbare, celui d'Obama et Clinton, Soros, etc.

- Entre l'Iran et l'Arabie saoudite, les prémices d'une guerre ouverte - Franceinfo

Ils prennent leurs désirs pour la réalité à France Info, au ministère de la désinformation...

- Yémen: la coalition dirigée par Ryad bombarde le ministère de la Défense à Sanaa - AFP

La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a mené vendredi soir deux raids aériens contre le ministère de la Défense à Sanaa, capitale du Yémen en guerre contrôlée par les rebelles, ont rapporté des témoins. AFP

Bombardement légitimé par Macron...

- Pour le Hezbollah, le Premier ministre libanais est "détenu" par Ryad - AFP

Le chef du Hezbollah a accusé vendredi l'Arabie saoudite de "détenir" le Premier ministre libanais démissionnaire et d'avoir demandé à Israël, l'ennemi juré du mouvement chiite, de frapper le Liban.

La démission choc de Saad Hariri, annoncée le 4 novembre à Ryad, a pris de court la classe politique au Liban où l'on s'interroge sur la liberté de mouvement du chef du gouvernement.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a mis en garde vendredi "toute partie, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, qui utiliserait le Liban comme théâtre de conflits par procuration". Le secrétaire général de l'ONU a lui fait part de sa "grande inquiétude".

Car l'affaire a très rapidement été perçue comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite sunnite, important soutien de M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah.

Les deux poids lourds du Moyen-Orient s'affrontent déjà sur plusieurs dossiers régionaux, notamment les guerres au Yémen et en Syrie.

Le président libanais Michel Aoun n'a toujours pas accepté la démission de M. Hariri, assurant qu'il attendait de le rencontrer pour en discuter avec lui.

Mais le retour au Liban du Premier ministre se fait toujours attendre.

La France, par la voix d'un porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, a souhaité que Saad Hariri "dispose de toute sa liberté de mouvement et soit pleinement en mesure de jouer le rôle essentiel qui est le sien au Liban".

M. Hariri "est détenu en Arabie saoudite, on lui interdit jusqu'à ce moment de rentrer au Liban", a lancé vendredi le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d'une allocution télévisée.

"Il est assigné à résidence", a-t-il assuré, réclamant à Ryad de le "libérer".

Le chef du mouvement chiite libanais a une nouvelle fois affirmé que M. Hariri, qui a aussi la nationalité saoudienne, avait été "obligé" par les Saoudiens de présenter sa démission et de "lire un texte écrit par eux".

Dans son allocution, Hassan Nasrallah a par ailleurs nommément accusé Ryad d'avoir demandé à Israël d'effectuer une opération militaire contre le Liban. "Ce qu'il y a de plus dangereux, c'est inciter Israël à frapper le Liban", a-t-il dit.

"Nous sommes aujourd'hui plus forts", a-t-il ajouté mettant Israël en garde "contre un mauvais calcul (stratégique)".

Vendredi, le président Aoun a lui aussi exprimé son "inquiétude" quant au sort de M. Hariri, assurant lors d'une rencontre avec le chargé d'affaires saoudien à Beyrouth que la manière dont s'est produite sa démission était "inacceptable".

Depuis plusieurs jours, Michel Aoun multiplie les contacts diplomatiques pour trouver une issue à la crise.

Des chancelleries occidentales ont lancé des appels au calme, craignant que la situation ne dégénère au Liban.

Pour Paris, "la situation libanaise est le sujet le plus préoccupant du moment", a souligné le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

"On pense que (Saad Hariri) est libre de ses mouvements", a-t-il ajouté. Son homologue américain Rex Tillerson a affirmé n'avoir "aucune indication" selon laquelle M. Hariri serait retenu contre son gré par Ryad.

De son côté, le chef de l'ONU Antonio Guterres a assuré multiplier les "contacts" pour éviter une "escalade aux conséquences tragiques".

Le ministre libanais de l'Intérieur Nouhad Machnouk a par ailleurs annoncé vendredi qu'un ressortissant saoudien avait été enlevé au Liban, précisant qu'il s'agissait d'une "affaire personnelle, qui n'a aucun lien, ni de près ni de loin, avec la politique". AFP 11 novembre 2017

LFI. Insoumis un jour, soumis pour toujours !

- Raquel Garrido sur le point de quitter La France insoumise - lepoint.fr

Raquel Garrido s'apprête à dire adieu à La France insoumise. Selon les informations du Parisien et du Figaro, confirmant les révélations vendredi d'un journaliste de BFM TV, l'ancienne porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pendant la dernière campagne présidentielle devrait annoncer son retrait du mouvement politique dimanche, lors de la diffusion de l'émission Terriens du dimanche ! sur la chaîne C8. Chaîne pour laquelle elle est devenue chroniqueuse, une activité qui la conduit aujourd'hui à devoir faire un choix entre la politique et le monde des médias. lepoint.fr 11.11

Ces gens-là sont des charlatans qui sont prêts à vendre leurs convictions au plus offrant. A vous vendre, à trahir leurs engagements qui finalement se réduisent à leur tube digestif, à vomir!

Libération, ONG et la CPI = même combat au service des intérêts de l'Empire (la "communauté internationale"). La preuve.

- Enquête surprise de la CPI au Burundi - Liberation.fr

«C’est vraiment une très bonne nouvelle.» Jeudi soir, l’opposant Pierre-Claver Mbonimpa joint au téléphone à Bruxelles ne cachait pas sa joie après l’annonce le jour même de l’ouverture d’une enquête par la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes contre l’humanité commis au Burundi à partir d’avril 2015.

Inlassable militant des droits de l’homme, récompensé par de multiples prix, Mbonimpa avait dû quitter le Burundi en 2015 pour s’installer en Belgique, d’où il apprendra l’assassinat de son gendre et son fils à Bujumbura, la capitale, peu après son départ. Aujourd’hui, il fait partie d’un collectif de familles de victimes qui s’est battu pour pousser la CPI à ouvrir une enquête sur les exactions massives perpétrées dans ce petit pays de l’Afrique des Grands Lacs depuis plus de deux ans.

Et les preuves ne manquent pas : la plupart des organisations des droits de l’homme ont publié depuis 2015 des rapports accablants sur la dérive criminelle du régime de l’inamovible président, Pierre Nkurunziza. Dernier en date, le rapport publié en juillet par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) évoquait «un pays au bord du gouffre» et dénonçait «les dynamiques répressives d’un régime obsédé par la conservation du pouvoir».

La CPI est une machine lourde, souvent critiquée pour sa lenteur, sans aucun pouvoir coercitif, et parfois accusée de partialité. Surfant sur la colère et la défiance exprimées par de nombreux dirigeants africains contre la cour installée à La Haye, le régime de Nkurunziza a eu beau jeu d’agiter l’accusation de «la justice des Blancs» pour justifier le retrait de son pays de la CPI, devenu effectif le 27 octobre.

Sauf que jeudi, coup de théâtre : le bureau du procureur a annoncé avoir obtenu «dès le 25 octobre», soit deux jours avant le retrait effectif, l’autorisation d’ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi. Cette autorisation a été «exceptionnellement» tenue secrète, a expliqué la procureure de la CPI, Fatou Bensouda. «Afin de protéger l’intégrité de l’enquête et la vie des témoins et des victimes», a-t-elle précisé. Liberation.fr 10 novembre 2017

- Le Burundi refusera de coopérer à l'enquête de la CPI - Reuters

Les autorités du Burundi ont annoncé vendredi qu'elles refuseraient de coopérer à l'enquête approuvée jeudi par la Cour pénale internationale (CPI) sur la situation dans ce pays de la région des Grands lacs.

La CPI souhaite par cette enquête établir si des crimes relevant de sa compétence ont été commis par des membres des forces gouvernementales ou des groupes armés liés au pouvoir du président Pierre Nkurunziza, entre avril 2015 et octobre de cette année.

"Le gouvernement rejette cette décision (d'enquêter) et réaffirme sa détermination claire et nette à ne pas y coopérer", a déclaré la ministre de la Justice burundaise, Aimee Laurentine Kanyana.

Il sera difficile à la procureure de la CPI Fatou Bensouda de réunir des éléments sans la coopération du gouvernement burundais, qui, en octobre, a été le premier à se retirer de la CPI, qui voit son soutien s'étioler en Afrique.

Le Burundi traverse une crise politique depuis que le président Nkurunziza a annoncé en 2015 qu'il solliciterait un troisième mandat. Il a été réélu cette même année malgré les protestations de l'opposition qui estimait qu'il avait ainsi violé la constitution et en dépit des protestations de la communauté internationale. Reuters 11 novembre 2017

Je ne connais pas précisément la situation au Burundi, mais en lisant que "la communauté internationale", autrement dit les puissances occidentales alignées sur les Etats-Unis s'en prennent au président Nkurunziza, je suis porté à penser qu'il a dû résister à leur diktat et qu'ils cherchent à le déstabiliser par tous les moyens au profit de Pierre-Claver Mbonimpa, un candidat plus docile planqué à Bruxelles. Cela dit j'ignore tout de la manière dont gouverne Nkurunziza et je ne m'avancerai pas davantage.

Ils osent tout. Du LuxLeaks au Paradise Papers en passant par l'EuroLeaks, le gangstérisme financier, c’est "une situation mondiale".

On aurait pu titrer : Au nom du "père", du fils et du saint esprit de la Commission européenne, amen... le fric !

- Premier ministre du Luxembourg : "Tout le monde doit payer des impôts" - euronews

En marge du Web Summit 2017 à Lisbonne, l’une des plus grandes conférences tech en Europe, nous avons interviewé le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel. En pleine révélation des Paradise Papers, il insiste sur la légalité des pratiques qui sont mises en cause, mais appelle ses homologues internationaux à “discuter de savoir comment on évite que certaines sociétés ne paient aucun impôt”.

Stefan Grobe, euronews :

“Evoquons l’actualité qui a été dominée cette semaine par les révélations des Paradise Papers. Vous ont-elles surpris ? Quelle est votre réaction ?”

Xavier Bettel :

“Non. Je l’ai dit depuis le départ, à savoir que l’harmonisation fiscale était quelque chose qui est important pour le Grand-Duché du Luxembourg. [ndlr : Il ne s’agit pas d’aller vers] une harmonisation qui ferait que tout le monde devrait avoir le même taux, mais on doit éviter qu’un principe de non-double imposition veuille dire pas d’imposition.

Aujourd’hui, mon pays n’est plus le même qu’il y a quelques années. Il n’est plus sur aucune liste noire, grise, que ce soit au niveau de l’OCDE, etc. Donc, le Grand-Duché du Luxembourg pense qu’aujourd’hui, on doit se mettre autour d’une table pour discuter de savoir comment on évite que certaines sociétés ne paient aucun impôt.

Quand il y a eu les LuxLeaks, tout le monde a dit : “Ah, le Luxembourg !” Et puis on a découvert que cela existait dans toute l’Europe et que c‘était un EuroLeaks et maintenant, on voit que c’est une situation mondiale avec des ‘rulings’ – une légalité qui est quand même là -, mais on doit aussi avoir une moralité qui doit permettre de dire qu’on ne peut pas ne pas payer d’impôts.”

Stefan Grobe :

“C‘était un traumatisme national, les révélations des LuxLeaks…”

Bettel :

“Non.”

Stefan Grobe :

“Comment les gens ont-ils vécu cette période ?”

Xavier Bettel :

“C‘était légal. D’un côté, il y a ce qui est légal et de l’autre, [quand on regarde la société dans son ensemble], comment voulez-vous expliquer que quelqu’un qui fait des milliards de bénéfices ne paie pas d’impôts et celui qui a un petit commerce par exemple paie des impôts normalement ? Donc, on doit trouver une régulation qui permette et qui oblige tout le monde à payer l’impôt.”

Stefan Grobe :

“C’est vrai : le Luxembourg a modifié ses règles fiscales l’année dernière afin d’interdire certains montages fiscaux abusifs utilisés par des multinationales présentes dans votre pays. En même temps, on a l’impression que le Luxembourg freine toujours à Bruxelles.”

Bettel :

“On ne freine pas du tout… Il faut qu’on réfléchisse deux secondes. Aujourd’hui, est-ce que le marché est un marché uniquement européen ou un marché mondial ? Et surtout quand vous parlez du digital – on est ici au Web Summit – , est-ce qu’il est dans l’intérêt de l’Europe que nous taxions les entreprises au niveau européen plus que les Etats-Unis ou l’Asie ? Donc, je pense qu’il est important qu’on trouve une législation au niveau de l’OCDE où les Etats-Unis, où les autres pays autour de l’Europe participent à une fiscalité qui soit commune.”

Stefan Grobe :

“Quelle est votre relation avec Jean-Claude Juncker ?”

Xavier Bettel :

“Très bonne. Deux Luxembourgeois au Conseil européen, ce n’est pas tous les jours que cela arrive. A l‘époque, c‘était avec Jacques Santer et avec Jean-Claude Juncker aujourd’hui. Mais il n’est plus le Luxembourgeois, aujourd’hui, c’est l’Européen qui est là, c’est le père de la Commission européenne.” euronews 11.11

En complément. Ils osent tout... avec zèle !

- Evasion fiscale: Moscovici cible Malte et l'île de Man - Reuters

C'est Charlie ! A défaut d'autocensure, comment ils liquident la liberté d'expression.

- Afrique-Asie, c’est fini ! Par Richard Labévière - prochetmoyen-orient.ch23-10-2017

Le numéro de septembre 2017 d’Afrique–Asie est le dernier. Le mensuel vient de déposer le bilan et ne paraîtra plus. Quelle tristesse de voir ainsi ce titre historique disparaître ! Dans la presse française, Afrique-Asie était une institution. Lancé en 1969 par Simon Malley, Africasia est devenu Afrique-Asie en 1972. Suite à des difficultés financières, la diffusion s’interrompt de juillet 1987 à octobre 1989. A l’époque, Le Monde place Afrique-Asie « au premier rang de la presse tiers-mondiste de langue française ». Effectivement, le titre s’inscrit dans la filiation de la conférence de Bandung (1955), à la convergence du non-alignement, de la Tricontinentale et des mouvements de décolonisation africains et asiatiques.

Militant à la plume acérée, Simon Malley n’a pas que des amis. Il est momentanément expulsé de France en 1980, accusé de nuire, par ses propos, « aux intérêts de la France dans des Etats ayant avec elle des relations diplomatiques normales », selon les propos du ministre de l’Intérieur de l’époque Christian Bonnet, en réponse à une question à l’Assemblée nationale de Laurent Fabius. En 1981, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, Simon Malley peut revenir et poursuivre l’aventure éditoriale d’Afrique-Asie.

En décembre 2005, le journal dépose le bilan, ciblé depuis des années par un contrôle fiscal politique. Simon Malley portera plainte contre l’administration fiscale, contestant auprès du Tribunal administratif les conclusions de cette enquête à charge qui aboutira à la liquidation de la société Afriasial qui exploitait le titre. Le tribunal lui donnera raison, mais à titre posthume puisque le fondateur historique du titre est décédé le 7 septembre 2006, un an après avoir été contraint de déposer le bilan.

Majed Nehmé – rédacteur en chef d’Afrique–Asie depuis dix-sept ans – prend, avec quelques anciens du journal, l’initiative de relancer le titre qui sera exploité par une nouvelle société, la SARL-Afriam. Progressiste franco-syrien, ce grand connaisseur du monde arabe – intellectuel tous terrains -, améliore la qualité éditoriale, l’expertise, le réseau des correspondants et des collaborateurs. Afrique-Asie est régulièrement diffusé dans une cinquantaine de pays. Parallèlement à la version papier, il est possible de consulter le magazine en ligne, augmenté par des papiers et reportages qu’on ne lit nul par ailleurs.

En effet – sous la direction de Majed Nehmé – la qualité et la spécificité du titre ne cessent de s’améliorer, tranchant singulièrement avec la descente aux enfers de la presse parisienne mainstream. Pour les habituels « chiens de garde », une telle liberté est insupportable : Afrique-Asie, qui est régulièrement cité et repris par la presse internationale, mais systématiquement exclu et censuré par la plupart des revues de presse dans l’Hexagone, notamment par celle de Radio France Internationale (RFI), radio publique censée être spécialisée en affaires africaines… Sans parler de madame Ockrent-Kouchner et de ses étranges Affaires étrangères sur France-Culture…

Dans tous les cas de figures, les rédactions parisiennes ont toujours préféré Jeune Afrique et ses publi-reportages politiquement corrects à la liberté de ton et la profondeur des informations et enquêtes d’Afrique–Asie. A cela s’ajoutent, bien-sûr, les difficultés structurelles actuelles de la presse écrite – baisse des annonceurs, coût de la distribution et diffusion, etc. – et la multiplication de sous-produits numériques dédiés à l’Afrique, sans que l’on puisse voir toujours clairement les financements comme les intentions de ces « experts » du moment.

Mais le coup de grâce est venu de celui-là même qui interpellait Christian Bonnet sur la liberté de la presse française dans les années 1980 ! De bonne source, on sait que la lecture d’Afrique–Asie donnait des boutons au distingué normalien qui fut le chef de notre diplomatie de 2012 à 2016 avant d’aller pantoufler à la présidence du Conseil constitutionnel. Depuis le début de la crise syrienne (mars 2011), les papiers d’Afrique–Asie ont eu le don de faire grimper Laurent Fabius aux rideaux du Quai d’Orsay. En 2014, un contrôle fiscal zélé (on n’ose dire politique !) s’abat à bras raccourcis sur Afrique-Asie. Voilà donc un titre résolument internationaliste, déconstruisant avec intelligence les crises internationales, prônant les valeurs de laïcité, de lutte contre le communautarisme et les confessionnalismes religieux, déchiqueté par les petites mains de Bercy.

L’auteur de ces lignes croise un jour Pierre Moscovici, qui venait de quitter Bercy pour rejoindre la Commission européenne, et l’alerte sur ce contrôle fiscal. Le baron socialiste prend son air le plus concerné avant de demander la communication du dossier sur son email personnel. Trois mois plus tard, la réponse mérite citation : « Bercy est souverain de ces choix en matière de contrôle fiscal. » Rien de plus normal, mais on peut toujours se demander pourquoi Médiapart, Libération ou L’Express n’ont pas goûté les délices d’une telle souveraineté. (Question déplacée pour ne pas dire débile ! - LVOG)

Voilà donc une douzaine de chômeurs de plus dans le secteur déjà sinistré de la presse et un titre prestigieux qui va – probablement – renaître dans un pays voisin… C’est d’une grande tristesse, surtout lorsque l’on connaît Majed Nehmé, l’un des hommes les plus délicieux, courtois et profonds de la corporation journalistique française, laquelle, pendant ce temps, continue dans sa majorité de s’abîmer dans l’opportunisme, l’ignorance et le carriérisme.

Et à la tristesse s’ajoute la colère, parce que la disparition d’Afrique–Asie pourrait bien être le symptôme du retour de la censure au soi-disant pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression. Evidemment, lorsqu’on explique ça dans les dîners en ville, on vous regarde avec des yeux ronds d’incrédulité, sinon d’indignation, parce que les « chiens de garde » de la grande presse veillent au grain tous les jours que Dieu fait et que les Français sont très mal informés de l’évolution de leurs médias.

Donc Afrique-Asie n’est plus ! Vive Afrique-Asie, qui renaîtra un jour, d’une manière ou d’une autre, parce qu’on ne peut décidément pas laisser le champ libre aux désinformateurs. Bonne lecture, donc ! Et à la semaine prochaine, parce que nous écrivons et publions depuis la ville de Jean-Jacques Rousseau. (prochetmoyen-orient.ch/afrique-asie-c-est-fini)

Que les ordures Fabius et Moscovici soient à l'origine de la liquidation de cette revue est dans l'ordre des choses. Les illusions finissent toujours par se payer un jour, voyez où en est rendu le mouvement ouvrier et son avant-garde. Et puis gare à ceux qui n'ont pas suivi l'évolution de la situation économique et politique...




ACTUALITE EN TITRES

Dans le même registre que Garrido.

- Catalogne: la présidente du parlement et Puigdemont ont saisi la CEDH - L'Express.fr

Carme Forcadell et le président destitué de Catalogne ont déposé une requête contre le gouvernement espagnol auprès de la Cour européenne des droits de l'Homme. L'Express.fr 11.10

Quand l'Etat se défonce, ce n'est pas pour votre bien, dans le cas contraire cela se saurait depuis longtemps.

- Au Canada, la légalisation du cannabis pourrait rapporter 680 millions d’euros par an à l’Etat - LeParisien.fr

La légalisation du cannabis, prévue le 1er juillet 2018 au Canada, pourrait rapporter jusqu'à un milliard de dollars canadiens (680 millions d'euros) dans les caisses de l'Etat. LeParisien.fr

C'est grave docteur, pardon monsieur le procureur, il m'a "pincé les fesses". Internez-le ou fusillez-le !

- La joueuse de foot Hope Solo accuse Sepp Blatter d’agression sexuelle - Franceinfo

- La footballeuse Hope Solo accuse Sepp Blatter de lui avoir "pincé les fesses" - L'Express.fr

La gardienne de but américaine accuse l'ancien patron de la Fifa de l'avoir agressée sexuellement lors de la cérémonie du Ballon d'or en 2013. L'Express.fr

On aurait tellement de choses à reprocher aux uns et aux autres, ils ont ou ils ont eu dans le passé tellement d'idées et de comportement condamnable selon le niveau de conscience de chacun, qu'il faudrait juger et condamner, haïr la terre entière, c'est leur but.

J'estime en toute modestie avoir atteint un niveau de conscience que n'atteindra sans doute jamais plus de 90% de la population mondiale, et je vis avec une femme illettrée qui compte sur ses doigts, qui est très ignorante, inconsciente, inculte, superstitieuse, bref, qui cumule toutes les tares du genre humain selon certains, des gens qui n'hésiteraient pas à dire d'elle qu'elle est idiote, très conne, et pourtant j'éprouve un profond respect envers elle, parce qu'elle possède des qualités exceptionnelles, du courage et de la volonté à revendre, elle est honnêteté et déborde de tendresse, elle ne se met jamais en colère et elle éprouve de la sympathie même envers ceux qui ne le méritent pas, par exemple sa patronne italienne qui la tyrannise, elle lui pardonne, elle la comprend et la plaint, c'est pour dire à quel point elle est bonne et généreuse cette brave femme, elle partage toujours le peu qu'elle a quitte à en manquer, c'est exceptionnellement rare, n'est-ce pas ?

Elle est évidemment bourrée de préjugés archaïques qu'on lui a foutus dans la tête, qui osera lui reprocher, qui osera la juger ? La plupart des gens dit évolués ou cultivés n'ont pas véritablement développé un niveau de conscience par eux-mêmes, ils agissent par mimétisme tout au long de leur misérable existence, ce sont juste des primates qui possèdent des facultés innées que leurs cousins n'ont pas et dont ils se servent inconsciemment, donc mal, et partant de là ils se permettent de juger les autres à partir de leurs propres critères qui ne valent pas grand chose si on en juge parce qu'ils ont fait de leur existence ou l'état de la société dans la quelle ils vivent et qui est à leur image, ils feraient de commencer par y réfléchir.

Ceux qui traitent les autres de cons, devraient toujours se dire qu'ils sont eux-mêmes les cons de quelqu'un de plus évolués qu'eux, cela devrait rabaisser leur caquet ou les inviter à faire preuve de modestie.


Le 11 novembre 2017

CAUSERIE

Causerie au format pdf (17 pages)

La mousson est abondante cette année, une bonne nouvelle. Il pleut depuis un mois, la dernière fois qu'on avait eu une mousson aussi longue remonte à près de 10 ans.

Ici en Inde, contrairement à en France on ne dit jamais qu'il fait un temps pourri quand il pleut car tout le monde a conscience qu'on a besoin de la pluie pour survivre, sauf peut-être ceux qui sont victimes de fortes pluies continues, les plus pauvres qui vivent encore dans des cabanes en feuilles de cocotiers, comme toujours.

Il va falloir que je cimente le sol de l'enclos des chèvres qui est inondé, les pauvres bêtes sont obligées de dormir debout, l'eau s'écoule du champ en pente qui surplombe mon terrain, elle passe sous les plaques de ciment qui font office de mur, il n'y a pas de fondations, je n'avais pas de fric pour en construire. J'ai demandé plusieurs fois au propriétaire de ce champ de passer un coup de tracteur pour régler le problème mais il n'a jamais donné suite, c'est un gros propriétaire terrien et il s'en fout, je n'ai pas manqué de lui dire ce que je pensais de lui, mais bon, vous vous en doutiez !

Cela dit, on vit mieux à la campagne qu'en ville, et pour cause...

Sous la Cop 21. Mieux nous respirerons, plus vous suffoquerez...

Depuis trois jours, les habitants de la capitale indienne suffoquent sous un épais nuage de pollution. Entre colère et résignation.

New Dehli (17 millions d'habitants). Chaque jour,1 400 nouvelles immatriculations s'ajoutent aux 8 millions de véhicules déjà sur les routes de la ville.

Les chiffres font froid dans le dos. La concentration des particules fines « PM 2,5 » (2,5 microns) est beaucoup trop dense et les taux ont affiché ce jeudi entre 500 et 800 microns/m3, alors que le seuil de danger fixé par l'OMS est de 300.

Parmi toutes les capitales, la ville détient depuis 2014 le record de pollution atmosphérique de la planète. Le chef de l'exécutif de New Delhi, Arvind Kejriwal, l'avait comparée à une « chambre à gaz ». Mais entre 2014 et 2016, le gouvernement a voulu relativiser les faits. Autorités et experts se sont livré une guerre des chiffres sur les capteurs, les mesures de la qualité de l'air, et les seuils de tolérance. En attendant, le niveau de pollution ne cessait de grimper.

Aujourd'hui, les éditoriaux des grands quotidiens laminent les autorités. « Dans une indifférence alarmante, Delhi continue à porter l'ignominie d'être l'une des villes les plus polluées au monde », dénonce jeudi le Hindustan Times. « Le brouillard de Delhi est un nouveau rappel de l'échec du gouvernement à agir avant l'urgence, estime quant à lui l'Indian Express. Le gouvernement a attendu deux ans que la pollution atteigne des proportions catastrophiques pour réagir. » Jigme Lingtsang, un résident de Delhi, pointe également les limites de la contestation citoyenne : « Nous avons la séduisante option de nous plaindre sur les réseaux sociaux, en nous isolant davantage encore derrière nos masques ou nos purificateurs d'air, en signant des pétitions en ligne, peut-être même en allant à une manifestation ou deux, et ensuite de tout oublier jusqu'à l'année suivante... Et tout recommence à chaque mois de novembre. »

Certes, les élites indiennes et les expatriés ont été les premiers à réagir. Eux ont les moyens de se protéger et ils tentent désormais de fuir la capitale pour des cieux plus cléments. Pour les autres, la vie continue. Deepika, une avocate, contemple tristement sa ville : « J'ai honte de ce que nous allons laisser en héritage à nos enfants. »

« La pollution à Delhi est critique mais elle symbolise aussi le sort de nombreuses zones rurales et urbaines en Inde », rappelle l'environnementaliste Kanchi Kohli. Aujourd'hui, le pays abrite 13 des 20 villes les plus polluées au monde. Le Point 10.09

Du bonapartisme au fascisme

- "L'élément que le fascisme a en commun avec le vieux bonapartisme est qu'il a utilisé les antagonismes de classe pour donner au pouvoir d'Etat la plus grande indépendance. Mais nous avons déjà souligné que l'ancien bonapartisme datait de l'époque de la société bourgeoise ascendante, tandis que le fascisme est un pouvoir d'Etat de la société bourgeoise en déclin." (OEuvres : Août 1940 - L. Trotsky)

L'avènement de la Ve République bonapartiste en 1958 signifia que la guerre n'avait pas permis d'en finir avec les contradictions du capitalisme, et que dans l'impossibilité de les réduire leur développement allait approfondir ou amplifier la crise du capitalisme dans des proportions telles qu'il leur faudrait affronter directement la classe ouvrière pour liquider les acquis sociaux ou les concessions qu'ils avaient dû lui octroyer entre 1945 et 1958. Dans ces conditions il leur fallait un instrument politique pour briser ou inverser les rapports entre les classes qui étaient le produit du processus révolutionnaire qui s'était développé vers la fin de la guerre, mais qui n'avait pas pu aller à son terme en raison de la trahison de la social-démocratie et du stalinisme, et cet instrument allait être la Constitution de la Ve République.

Son instauration sonnait la fin de l'antagonisme entre les classes, qui jusque là avait été favorable à la classe ouvrière, cela signifiait que celle des capitalistes passait à l'offensive en bénéficiant de la bienveillance de la social-démocratie et du stalinisme, tout en profitant de la neutralité de la majorité des masses qui avaient obtenu une amélioration de leur condition, ainsi que du mythe entourant la personnalité du général de Gaulle et qui allait permettre à un militaire de gouverner la France.

L'instauration de ce nouveau bonapartiste avait été rendu possible pour les raisons que nous venons d'indiquer, mais dont l'un des facteurs était trompeur, à savoir que le répit que le capitalisme s'était accordé à la faveur de la guerre, et qui allait se traduire par une nouvelle période d'extension sur un champ de ruine, était déjà parvenu à son terme, une nouvelle crise se dessinait qui devait entraîner également la fin de sa coûteuse épopée coloniale en Asie et en Afrique du Nord.

La Ve République allait être à la fois le produit de l'incapacité des capitalistes de mater la classe ouvrière, et de l'incapacité de la classe ouvrière à se doter d'une nouvelle direction pour en finir avec le capitalisme et ses institutions. Dit autrement, la Ve République était à la fois le produit de la crise du capitalisme et de la crise historique de la direction du prolétariat. Dès lors le bonapartisme s'imposait à la bourgeoisie comme le seul recours possible à défaut de pouvoir recourir au fascisme pour atteindre ses objectifs. Le régime qui allait se mettre en place se doterait d'un vernis démocratique tout en étant autoritaire, alternant paternalisme et répression.

Les institutions allaient se réduire au pouvoir d'un seul homme trônant au sommet de l'Etat, toutes les institutions devraient lui être soumises, ce qui signifiait que le parlementarisme était mort ou vidé de son contenu, du coup c'est ailleurs qu'allait s'exprimer la lutte de classe du prolétariat, dans la rue...

Affirmer que la société bourgeoise est "en déclin" mérite une précision. Si elle tend effectivement au déclin ou elle est vouée historiquement au déclin, cela ne signifie pas pour autant qu'elle ne pourrait pas connaître encore des périodes de prospérité, qui au fil du temps ou de l'exacerbation des contradictions du capitalisme tendraient à se raréfier jusqu'au jour où elles disparaîtraient totalement en cédant la place à une période de régression sociale à durée indéterminée, et sur le plan politique le vernis démocratique déjà bien entamé craquerait de partout ou ne pourrait plus remplir de caution politique du régime et la réaction sur toute la ligne lui succèderait.

Dans les conditions actuelles, soit 59 ans plus tard, le bonapartisme ne pouvant plus remplir sa fonction telle qu'elle avait été définie en 1958, n'ayant pas réussi à atteindre ses objectifs tant économiques que politiques du fait de la résistance de la classe ouvrière, il va être tenter pour y parvenir de recourir à un coup de force, qui ne sera rendu possible une fois de plus que grâce à la neutralisation du mouvement ouvrier et du prolétariat par la social-démocratie et le stalinisme ainsi que leurs satellites respectifs dits de gauche et d'extrême gauche, le pouvoir étant dorénavant détenu par un parvenu nommé Macron et un parti unique, LREM, tous deux mis en place par l'oligarchie qui contrôle tous les pouvoirs, et les institutions vont fonctionner de la même manière que sous un régime fasciste.

Vous aurez toutefois observé qu'il existait encore des distinctions entre le régime actuel en France et un régime fasciste. Effectivement, Macron n'a pas eu besoin de dissoudre ou réprimer les partis qui autrefois se réclamaient de la classe ouvrière, le PS et le PCF ou les syndicats, puisque soit ils ont soutenu la candidature de Macron, soit ils ont refusé d'engager le combat contre sa candidature, le PS et le PCF se sont pratiquement autodissouts au fil du temps en soutenant tous les gouvernements réactionnaires qui se sont succédés depuis près de quatre décennies, pire encore, ils collaborent avec Macron et son gouvernement quotidiennement en participant au dialogue social, ils passent leur temps à le légitimer, dans ces conditions il est inutile pour Macron de recourir à la force contre le mouvement ouvrier et ses organisations, puisque leurs dirigeants s'en chargent à sa place à leur manière, après tout comme en Espagne dans les années 30 ils sont les mieux placés pour faire la sale besogne de la bourgeois.

En guise de conclusion, on aura compris que le régime actuel en France tend vers le fascisme, il en épouse jour après jour un peu plus les contours et le contenu parce qu'il en partage les objectifs : sauver le capitalisme ou plutôt le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme pour le compte de l'oligarchie. On pourrait peut-être dire que c'est un régime de transition, qui de bonapartiste parlementaire est devenu ploutocratique en évoluant vers le fascisme.

Je ne sais pas si vous l'avez également remarqué, mais toutes les campagnes qu'ils mènent depuis des années contre les préjugés archaïques de certaines couches de la société qui recoupent en fait toutes les classes, servent uniquement de prétexte à l'instauration d'une pensée unique en recourant à la délation généralisée de toute pensée déviante par le biais des réseaux sociaux qu'ils ont créés à cet effet, procédé qui est l'apanage des régimes fascistes.

Illustration. La réaction sur toute la ligne.

- Subventions : les associations de consommateurs en danger ? -

Le ministère de l'Économie a l'intention de diminuer les subventions attribuées aux associations de consommateurs. Beaucoup s'en inquiètent. Franceinfo

- "La Marseillaise" dans tous les championnats de France : l'idée de Laura Flessel pour "se réapproprier notre fibre citoyenne" - Franceinfo

La ministre des Sports suggère aux fédérations sportives d'ouvrir les compétitions, toutes catégories d'âge confondues, par l'hymne national. Franceinfo

- Énergie : Nicolas Hulot décide un sursis pour le nucléaire - Franceinfo

- Charlie Hebdo : le soutien de l'Assemblée nationale - Franceinfo

Édouard Philippe a pris la parole ce mardi 7 novembre afin de défendre Charlie Hebdo, ciblé par des menaces de meurtre et d'attentat depuis sa Une du 1er novembre. Franceinfo

- Le groupe PS n’est « pas emballé » par la surtaxe sur les grandes entreprises - Publicsenat.fr Vincent Éblé, président (PS) de la commission des Finances, annonce que son groupe s’abstiendra sur le vote de cette mesure du projet de loi de finances rectificative, qui rapportera 5 milliards d’euros dans les caisses de l’État. Publicsenat.fr

- 14% de chômeurs radiés après des contrôles - Reuters

Le contrôle de la recherche effective d'emploi par les chômeurs, généralisé il y a un an et demi, a abouti à la radiation de 14% des personnes sur les 270.000 dont la situation a été vérifiée, rapportent Les Echos dans leur édition de jeudi. Reuters

- L'Assemblée vote le budget 2018 de la Défense, en hausse de 1,8 milliard d'euros - Le Huffington Post

Chose promise, chose due. L'Assemblée nationale a adopté dans la soirée du mardi 7 novembre en première lecture le projet de budget de la Défense pour 2018, en augmentation de 1,8 milliard par rapport à l'année précédente, conformément aux engagements du gouvernement.

Ce premier budget du quinquennat du président Emmanuel Macron, doté de 32,4 milliards d'euros, "prévoit une hausse historique de 1,8 milliard d'euros", a déclaré devant les députés la ministre des Armées Florence Parly. "C'est un effort inédit, le point de départ d'une remontée en puissance exceptionnelle, puisque chaque année ensuite, et ceci jusqu'en 2022, le budget du ministère des Armées augmentera de 1,7 milliard par an".

Ce projet de budget, en hausse de 5,6% par rapport au budget 2017, accorde 1,2 milliard d'euros supplémentaire aux crédits d'équipements, a ajouté la ministre. "C'est un budget de remontée en puissance qui répond aux besoins des armées et prépare leur avenir, que je veux ambitieux, innovant, autonome et européen aussi".

A la tribune de l'Assemblée, Florence Parly a réaffirmé le but de parvenir à ce que la France, en 2025, consacre 2% de son Produit intérieur brut (PIB) à la Défense. Le Huffington Post

Autres illustrations. Intimidation, délation, harcèlement, provocation, diffamation, répression ou le règne de la tyrannie.

- Emmanuel Macron recadre fermement ses ministres - lefigaro.fr

- "Bon cinéaste, mais pas excellent fiscaliste" : l'avocat de Jean-Jacques Annaud réagit aux révélations des "Paradise Papers" - Franceinfo

- Le harcèlement à l’école expliqué aux enfants - Liberation.fr

- Première victoire d'une candidate transgenre dans une élection américaine - LeParisien.fr

- Affaire Tariq Ramadan : Charlie Hebdo s’en prend à Edwy Plenel - LeParisien.fr

- Pierre Joxe, accusé d'agression sexuelle, dénonce «un tissu de contre-vérités» - LeFigaro.fr

- Scandales sexuels : la télé aussi est concernée - Téléstar

- L'Allemagne va-t-elle reconnaître un troisième sexe ? - Reuters

Ils osent tout.

- Certains députés ont-ils trouvé comment contourner la loi sur la moralisation de la vie publique ? - Franceinfo

Parce que les affairistes pourraient avoir une morale respectable ?

- Macron «bientôt aux commandes de l’Europe», selon Time… s’il s’impose en France - LeParisien.fr

Ouais, valait mieux employer le conditionnel, ils ne se mouillent pas trop au Time, ils savent à qui ils ont à faire.

- Macron en Arabie pour faire baisser la tension avec l'Iran - AFP

Et la tension de sa momie toute fripée, elle est à combien ? Il n'a même pas le pouvoir de décider de manger un chocolat quand il en a envie, et il aurait celui d'impressionner le monarque dégénéré du royaume des Saouds...

- Emmanuel Macron prédit "la fin de Daech dans les prochains mois" - Franceinfo

Dommage que cela ne s'appliquera sans doute pas à lui...

- Inauguration du Louvre Abu Dhabi, un musée "contre l'obscurantisme" - AFP

Sachant qu'en France ils ont favorisé la propagation du wahhabisme pendant des décennies...

- L'ONU réclame à Ryad la fin du blocus au Yémen, menacé de la pire famine - AFP

Sachant que l'ONU a couvert les bombardements du Yémen perpétrés par l'Arabie saoudite...

- La guerre au Yémen "traîne", avec "l'assentiment, voire la complicité des grandes puissances internationales" - Franceinfo

Sans blague, comme en Syrie...

- Burundi : la Cour pénale internationale autorise une enquête pour crime contre l'humanité - LeFigaro.fr

Pourquoi pas la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, etc.

- A Hongkong, des fans de foot défient Pékin en sifflant l'hymne - Liberation.fr

L'équipe de la NED...

- L'Otan parée à la cyberguerre, prépare des renforts pour l'Afghanistan - AFP

L'Otan faiseur de guerres à durée indéterminée pour le compte du complexe militaro-industriel-financier américain, dehors, GI's go home !

- Venezuela: Fitch abaisse la note de PDVSA, défaut "hautement probable" - AFP

L'agence de notation financière Fitch, comme Moody's avant elle, a abaissé mardi la note du groupe pétrolier d'Etat vénézuélien PDVSA, en la faisant passer de "CC" à "C", et en jugeant qu'un défaut du pays était "hautement probable". AFP

C'est franchement dommage que le baril de brut soit repassé au-dessus des 60 dollars...

- Nouvelles sanctions américaines contre le Venezuela déjà très fragile - AFP

Mimétisme de son vassal...

- L'UE va imposer un embargo sur les armes au Venezuela - Reuters

Il s'approvisionnera en Russie ou en Chine, d'ailleurs c'est déjà le cas...

- La lutte contre les inégalités commence par l'éducation, c'est le défi que doit relever l'Europe - Le Huffington Post

Comme le président de la Commission européenne l'a déclaré dans son récent discours sur l'état de l'Union, "l'Europe a de nouveau le vent en poupe". Le Huffington Post

Vous vous souvenez peut-être d'une interview d'Attali développant cette rhétorique il y a quelques mois, comme quoi les mesures qu'ils prennent correspondent bien à une stratégie arrêtée longtemps à l'avance...

- Trump : un an de couacs et de chaos - Liberation.fr

Quel couac ou chaos la fin de la guerre annoncée contre l'Irak et la Syrie !

- Paradise Papers: Des députés néerlandais réclament un débat - Reuters

Parole, parole, parole...

- Paradise Papers. La riposte de l’UE - Liberation.fr

Les multinationales et le Luxembourg en font déjà des cauchemars...

- RSF distingue des journalistes polonais, turques et iranien - Reuters

Sélectionnés ou recrutés par la CIA...

- Italie : une aide financière pour la natalité - Franceinfo

Qui a dit que le crime ne payait pas ?

- Syrie: une autre attaque au sarin "porte les marques" du régime, selon les Occidentaux - AFP

Ils en mettent du temps pour les fabriquer...

- Allemagne: Les plaintes de Syriens contre le régime Assad se multiplient - AFP

Les plaintes d'Allemands contre le régime de Merkel se multiplient...

L'autre campagne pornographique des médias-oligarchiques.

- Sexy ! Carla Ginola, sans soutien-gorge fait grimper la température

- Cara Delevingne explique pourquoi elle louchait sur le décolleté de Rihanna

- "3 raisons pour lesquelles je ne porte plus de soutien-gorge depuis 2 mois"

- Pansexualité, graysexualité… ces orientations sexuelles méconnues

- La réponse (géniale) de cette présentatrice télé à ceux qui disent qu'elle porte des tenues trop sexy

- Elle enlève par erreur sa... culotte devant son médecin !

- Jade Lagardère topless à la plage : le cliché très sexy

- Ce combat à mort entre une guêpe et une abeille est la chose la plus cruelle que vous ayez jamais vue

L'autre campagne bestiale des médias-oligarchiques.

- «Qui va trop loin ? Ce sont les activistes qui vont au contact des cirques. Ces associations comptent dans leurs rangs des fous furieux et des néonazis !»

Engueulades. Bousculades. Insultes. - Liberation.fr

- Corrida, chasse à courre, animaux de cirque : la SPA montre les crocs au pénal - Liberation.fr

La plus ancienne des associations de protection animale a présenté jeudi matin son «offensive judiciaire» contre plusieurs pratiques relevant de la cruauté animale, dont la tauromachie, les conditions d'abattage ou les fermes à fourrure. Liberation.fr

Plus l'espèce humaine est exploitée, moins on lui reconnaît la capacité de penser. Elle peut toujours méditer !

- «Plus une espèce animale est exploitée, moins on lui reconnaît la capacité de penser» - Liberation.fr

Il est temps, alerte le moine boudhiste tibétain Matthieu Ricard, de repenser notre concitoyenneté avec les animaux que nous exploitons et massacrons sans raison morale valable. Un travail qui commence par la reconnaissance de leur individualité. Liberation.fr

Qu'ont en commun tous ces gens au grand coeur qui se penchent sur la condition animale ? D'ignorer la condition humaine ou le sort terrifiant que le capitalisme réserve à tous les peuples, ils s'en accommodent, ils en parlent, ils le justifient par leur refus de rompre avec le capitalisme.

Nul droit ne s’impose au pauvre…

Depuis plusieurs jours, la campagne des "Panama Papers" qui avait été lancée il y a dix-huit mois par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), est repartie de plus belle.

Tout d'abord il faut avoir à l'esprit que les membres de l'ICIJ appartiennent tous à des oligarques ou dépendent des banques pour survivre ou encore perçoivent dans certains cas des subventions de l'Etat où ces médias officient. Il était donc inconcevable qu'ils aient pris cette initiative d'eux-mêmes, elle était forcément téléguidée par les sommets de l'oligarchie anglo-saxonne et internationale.

Ensuite, on doit constater que cette campagne qui aboutit à révéler "la fraude fiscale" à laquelle se livreraient à l'échelle mondiale des nantis aux multinationales, via des paradis fiscaux pratiquant des montages financiers pour leurs illustres clients, etc. n'est pas vraiment à l'avantage du capitalisme, c'est le moins qu'on puisse dire, n'est-ce pas ?

Et pour conclure, une question : Pourquoi ou dans quel but ?

On ne peut répondre à cette question qu'en ayant à l'esprit leur stratégie qui se situe sur le long terme, ou il ne faut pas perdre de vue qu'ils ont de la suite dans les idées, il faut donc la traiter dans une perspective générale.

L'explication ou une des explications car à mon avis il en existe plusieurs tout aussi valables, ils l'ont fournie eux-mêmes en rappelant que "l'optimisation fiscale" était parfaitement légale, autrement dit que les législateurs de tous les pays en connaissaient parfaitement l'existence.

Il faut donc en déduire que cette campagne et ces "révélations" de polichinelle n'étaient pas destinés à stopper ces pratiques de type mafieux ou à tyranniser leurs heureux bénéficiaires, comme ils se sont empressés de le préciser pour qu'on ne s'y trompe pas sur leurs réelles intentions. En revanche, elle tendra à discréditer un peu plus auprès des peuples les acteurs politiques qui prétendaient les combattre au sein des différents Etats, à affaiblir leur pouvoir face aux multinationales ou à l'oligarchie, sinon à qui d'autres pourrait-elle profiter ?

En se fiant uniquement aux apparences on pourrait trouver un aspect hasardeux ou risqué à cette campagne, mais c'est bien mal les connaître. Car convaincus qu'ils sont de leur toute puissance, peu importe le coût à payer pour parvenir à leurs fins, ils possèdent suffisamment de réserves ou disposent d'un avantage si considérable sur leur ennemi, le prolétariat mondial qui demeure inorganisé et dans l'incapacité de les affronter, de se soulever pour renverser l'ordre établi ou ne serait-ce que s'opposer à leur politique, qu'ils pensent être en mesure de tout se permettre, tout oser, sans vraiment être démenti par les faits jusqu'à présent, y compris l'élection de Trump ou le Brexit notamment. A ceci près que s'ils ont acquis la capacité d'instrumentaliser pratiquement tous les facteurs parce qu'ils sont corrompus, cela ne dure qu'un temps, et il leur faut régulièrement en remettre une couche pour maintenir les peuples dans l'ignorance.

C'est assurément un moyen de montrer à la terre entière qu'ils ne craignent aucun ennemi, qu'il n'existe aucun ennemi de taille à leur résister ou qu'ils sont réellement devenus les maîtres incontestables du monde, et qu'au lieu de leur résister, de les combattre, de chercher une issue politique à la crise du capitalisme qui n'existe pas, le mouvement ouvrier ferait mieux d'admettre sa défaite définitive et les masses exploitées leur impuissance.

Ces "révélations" présentent un autre aspect infâme dont ils comptent bien tirer profit, à savoir que bon nombre de personnalités du domaine de la culture ou du sport, dont certaines étaient connues pour leur engagement humanitaire et adulées par les travailleurs et les jeunes, sont citées dans cette affaire sordide, de sorte que ces braves philanthropes ne valent pas mieux que les gangsters professionnels de la finance qui sont responsables des maux dont soufflent tous les peuples qu'ils étaient censés soulager... tout en profitant de leur misérable condition, ce qui a de quoi flanquer un rude coup à leurs admirateurs qui s'en trouveront déstabilisés, voire démoralisés, dégoûtés, de quoi, mais du genre humain, du monde en général, sans rien d'autres ni personne à qui se raccrocher, sans repères, sans idéal, bref des proies faciles qui ne demandent qu'à être manipulés ou faire acte de soumission...

Et c'est bien de ce vide qu'ils comptent profiter, vide qui ne le sera pas vraiment puisqu'il restera encore le marché, avec la sortie du dernier modèle de Iphone, etc. mais pas seulement, car la plupart des admirateurs de Bono, Madona ou Ronaldo ne s'en détourneront pas forcément pour autant, dorénavant et c'est là le point le plus important, ils admireront non plus des personnages possédant un certain talent (contestable souvent) dans leur domaine professionnel respectif, mais aussi des gens sans scrupules ni principe, malhonnêtes, animées d'une ambition dévorante ou d'une cupidité sans fond, malsains, hypocrites, cyniques, sans foi ni loi, exactement comme le sont les oligarques, cela tombe bien puisqu'ils sont justement destinés à leur ressembler, ils s'emploient à les façonner à leur image. Tenez, au même moment sur le Net Libération ou Le Parisien je ne sais plus, invitait ses lecteurs à visiter le jet privé de Ronaldo !

Allons encore plus loin. Une fois qu'on a adopté ce mode de pensée effroyable, que vaut-on ? Rien. On va se dévaloriser à nos propres yeux, dans ces conditions, dites-moi, comment pourrait-on acquérir une confiance en soi, comment pourrait-on prendre conscience que le combat politique pour changer la société passe justement par là ? Ce serait encore plus difficile ou compliqué qu'avant. Vous trouveriez le courage de dire en face à quelqu'un qu'il devrait être honnête tout en sachant que vous ne l'êtes pas vous-même, moi j'en serais incapable.

Je suis issu d'un milieu ouvrier pauvre et arriéré. Mes parents étaient honnêtes par dessus tout, mais ils étaient particulièrement hypocrites, et vous savez pourquoi ils ne sont jamais parvenus à se débarrasser de ce défaut, parce qu'ils se sentaient écrasés par le sort qu'on leur avait imposé et dont ils ignoraient l'origine. Du coup, durant toute leur existence ils vouèrent un culte aux misérables puissants qui étaient responsables de leur malheureux destin, ainsi qu'aux Bono, Madona ou Ronaldo de leur époque qui se moquaient bien de leur condition.

J'ai bien l'impression que cette entreprise vise le même objectif.

En guise d'épilogue à titre personnel.

On peut apprécier la poésie de Rimbaud ou la philosophie de J-J Rousseau, mais sans leur louer un culte, parce que leur personnalité ne le méritait pas ou pire encore. Cela vaut pour des musiciens géniaux dans leur art, mais qui ont des idées épouvantables. Je n'ai jamais acheté de disques de chanteurs français parce que les paroles de leur chanson m'en ont dissuadées. En revanche, j'avais acheté plein de disques de groupes de rock anglais ou américains... dont je ne comprenais pas les paroles et c'était sans doute préférable, je louais la maîtrise de leurs instruments notamment, mais pas leur personnage, j'ai toujours fait une distinction entre les deux...

Ce passage est en quelque sorte un complément au dernier éditorial de La tribune des travailleurs (POID).

Ce 6 novembre, les médias font mine de découvrir l’ampleur de l’évasion fiscale...

(https://latribunedestravailleurs.fr/2017/11/08/nul-devoir-ne-simpose-au-riche/)

Excellent éditorial. "N’est-ce pas pure illusion que de demander aux gouvernements qui instaurent les lois d’évasion fiscale de lutter contre elles ?", demande formuler par le PCF et LFI, c'est pire que formuler une "illusion", c'est une supercherie qui témoigne leur collusion avec les gouvernements des riches, c'est la preuve que ces partis roulent pour le capitalisme...

En effet. Un secret de polichinelle à "échelle industrielle".

- L’optimisation à l’échelle industrielle - Liberation.fr

Des grands cabinets internationaux d’audit aux avocats «fiscalistes», le contournement de l’impôt fait vivre toute une armée de l’ombre, prête à élaborer des montages opaques au bénéfice de grands groupes et de personnalités. Liberation.fr

Péché révélé à moitié pardonné ou comment les corrompus s'autoamnistient

Syrie. Profil bas à l'AFP.

Quand ils sentent le vent tourné ils se font tout petits, leur rhétorique de guerre s'évapore... avant d'amorcer un tournant, puisque tel le veulent les maîtres de ces vulgaires larbins.

- Le conflit en Syrie a laissé le pays exsangue et morcelé entre différents belligérants dont certains étrangers venus en renfort de camps adverses. Il a fait plus de 330.000 morts et poussé des millions de Syriens à l'exil. AFP 9 novembre 2017

Il ne s'agit plus d'une guerre, mais d'un modeste "conflit" ; les différents acteurs ne sont pas cités, ce sont de simples "belligérants" ; les plus de 100.000 mercenaires en provenance de quelque 85 pays venus rejoindre les rangs des barbares ne sont plus que "certains étrangers", et quand aux "330.000 morts" et aux "millions de Syriens à l'exil", étrangement ils ne sont plus attribués systématique au "régime" de Bachar al-Assad...

Yémen. "La dévastation est presque totale"... avec l'aval de l'ONU.

- L'ONU réclame à Ryad la fin du blocus au Yémen, menacé de la pire famine - AFP

La Suède, à l'origine de la convocation de la réunion du Conseil de sécurité sur la situation humanitaire au Yémen, a mis en garde contre les "immenses conséquences" pour le peuple yéménite si le blocus imposé par Ryad perdurait. "Le niveau de souffrances est immense. La dévastation est presque totale. 21 millions de personnes ont un besoin d'aide humanitaire urgente", a déclaré le représentant suédois adjoint à l'ONU, Carl Skau. "C'est la pire situation humanitaire dans le monde, sept millions de gens au bord de la famine, un enfant meurt toutes les dix minutes de maladie, presque un million de malades du choléra", a-t-il égrené. AFP 9 novembre 2017

Quel parti a-t-il manifesté devant l'ambassade d'Arabie saoudite à Paris pour dénoncer ce génocide ?

Parole d'internaute

1- "Vous partez du principe que nous vivons dans un monde réformable, donc stable ; alors que nous vivons dans un monde en plein effondrement et donc ni réparable, ni réformable.

Aussi interdictions, règlements et autres billevesées ne sont que des vœux pieux – au mieux, ou des prétextes/justifications de la fuite en avant, fatale bien évidemment et comme d'habitude."

Vous avez raison, il faut faire table rase du passé, cela va finir un jour par s'imposer à l'esprit du plus grand nombre, et c'est à nous de faire en sorte que ce soit le plus tôt possible...

2- "Le journalisme n’existe plus, en France et aux USA (et probablement dans tout les pays occidentaux au minimum).

Les journalistes ont fini leur “Grande Transition Dogmatique” :

Tellement sûr de leurs supériorités intellectuelles ils se sont transformés de “chercheurs d’informations” en “créateurs d’informations”. De “relayeurs d’opinions” vers “faiseurs d’opinions”. Finalement ils sont passés de journalistes à instituteurs. Ils sont là pour nous expliquer à nous, bas peuple, ce qui se passe dans le monde et pourquoi c’est pour notre bien."

Hier les intellectuels de gauche, qui bénéficiait d'un mode de vie confortable, pratiquaient une démagogie teintée d'humanisme en se présentant comme les pendant des intellectuels de droite, tandis que le régime leur accordait un statut privilégié sans qu'ils ne le remettent en cause... Et de nos jours, ils sont nostalgiques de cette "belle époque" qui leur a permis de se faire une rente ou une notoriété en recourant à un discours stérile, sans trop s'engager, sans trop se mouiller, or ce n'est plus possible, ce n'est plus suffisant, pire, c'est devenu trop risqué pour ceux qui sont en début de carrière ou qui veulent faire carrière, qui sont dévorés d'ambition, il vaut mieux qu'ils se rallient à la majorité ou qu'ils adoptent un profil bas, et quant aux plus vieux, ils arborent toujours la même bonne conscience que partagent leurs admirateurs ou leurs semblables, à ceci près qu'elle s'est diluée dans un fatalisme nauséabond où il ne reste plus trace du moindre idéal chez eux, ce qui, pour peu qu'on y prête attention démontre que leurs convictions n'ont jamais dépassé le stade des bonnes intentions ou qu'ils n'y ont jamais cru eux-mêmes.

3- "A ton avis qu’elle est le plus grand mal de notre époque ? L’ignorance ou l’indifférence ? – Je sais pas et je m’en fous."

Votre indifférence ne fait que mettre en relief votre ignorance, donc la bonne réponse était les deux.

Cela résume bien mon commentaire précédent, ils ont déserté le combat politique, ils ont totalement capitulé, sans combat... La masturbation intellectuelle est une chose, essayer de comprendre comment fonctionne la société ou le monde est beaucoup plus exigeant.

Une espèce hideuse qui prolifère.

- Les intellectuels « embarqués » de l’Empire Par Abdus Sattar Ghazali — 09 novembre 2017

http://arretsurinfo.ch/les-intellectuels-embarques-de-lempire/

Conférence prononcée à l’Université de Berkeley en 2005, sous le titre « Les intellectuels embarqués de l’Empire », par le Dr. Bazian, professeur à la Faculté des Etudes Ethnologiques et du Proche-Orient.

Extraits.

1- « Empire’s embedded intellectuals », les « intellectuels embarqués de l’Empire », cette expression a été créée par le professeur Hatem Bazian de l’Université de Californie à Berkeley afin de décrire des personnes engagées dans la promotion et la rationalisation de projets, ainsi que de programmes du pouvoir mis en oeuvre tant aux Etats-Unis qu’à l’étranger, aux dépens de la majorité du peuple américain et des autres peuples.

Au cours d’une conférence prononcée récemment à l’Université de Berkeley, sous le titre « Les intellectuels embarqués de l’Empire », le Dr. Bazian, professeur à la Faculté des Etudes Ethnologiques et du Proche-Orient, a expliqué que ces intellectuels « embarqués » sont employés, tout en bénéficiant de bourses universitaires, au service d’objectifs nationaux, et parfois extra-nationaux, en subvertissant bien souvent les méthodes reconnues de la recherche et de l’investigation scientifiques, tout en assénant des propositions et des hypothèses tirées de données idéologiques pré-construites. En cela, les questions objets de leurs recherches sont formulées idéologiquement et les « preuves » qu’ils invoquent pour étayer leurs démonstrations sont biaisées, afin de fabriquer en tant que de besoin les « pépites » si fébrilement recherchées.

Le Dr Bazian a indiqué avoir créé l’expression « intellectuels embarqués de l’Empire », en donnant au terme «empire » la définition spécifique d’un pouvoir suprême, ou absolu, détenu par un individu ou une configuration d’individus et d’organisations. « En ce sens, je définis l’empire comme une configuration mettant en relation les élites gouvernementales et les élites entrepreneuriales, en me basant sur le fait que les néoconservateurs se sont mis à vanter l’Empire américain immédiatement après la victoire (américaine) en Afghanistan. Il ne s’agit pas là d’une terminologie de gauche. En effet, c’est la droite qui, la première, a évoqué la notion d’Empire américain, ainsi que les critères pour y être admis. Par conséquent, nous sommes amenés à inventer une nouvelle _expression : « les intellectuels embarqués de l’Empire » ».

Il a fait observer que cette _expression découlait du concept des « journalistes embarqués » [embedded journalists] utilisé pour la première fois durant la guerre en Afghanistan, puis généralisé durant la campagne contre l’Irak. Dans la campagne d’Irak, l’armée contrôlait l’accès des médias au champ de bataille et c’est elle qui nourrissait à la petite cuillère les médias soi-disant « indépendants », auxquelles elle donnait les informations qu’elle voulait donner à voir au public américain.

La couverture de cette guerre tenait plus du show médiatique distrayant que d’une couverture honnête et directe de ce qui était en train de se passer. La question étant la suivante : les journalistes doivent-ils réfléchir et agir comme des gens représentatifs de leur nation [c’est-à-dire couvrir les informations en ayant à l’esprit les objectifs ou les intérêts nationaux des élites au pouvoir], ou bien doivent-ils être des observateurs recherchant la vérité et témoignant de l’histoire en train de se dérouler ?

On dit souvent que la vérité est la première victime d’une guerre. Certes, mais dans quel camp ? Ce n’est pas aux yeux des Irakiens, qu’on cherche à cacher la vérité, parce que, eux, les Irakiens, ils sont en train de vivre l’expérience de la vérité en temps réel, en même temps qu’elle se déploie. Non. En réalité, c’est uniquement pour le peuple américain que la vérité est la première victime de la guerre, parce que ce sont eux, les Américains, qui ont été tenus à l’écart de l’information véridique au sujet de cette guerre.

D’après le quotidien Boston Globe, les informations factuelles fournies par des journalistes, dans les premiers jours de la guerre, provenaient en réalité dans leur écrasante majorité des briefings de l’état-major et de reporters « embarqués » au sein des unités de l’armée. Ces briefings n’étaient en aucun cas une source d’informations fiables ; les reporters disposaient de très peu de moyens leur permettant de vérifier ce que les officiers et les responsables gouvernementaux leur racontaient, et l’histoire suggère que nous devons nous attendre à ce que les responsables officiels omettent des informations cruciales et éludent les faits gênants. Pendant la guerre au Vietnam, les porte-parole du Pentagone insistaient, lors de leurs briefings, sur le fait qu’ils « apercevaient la petite lumière, au bout du tunnel.. » En se pliant au petit jeu imaginé par le Pentagone, les journalistes troquent leur indépendance contre la possibilité qui leur est offerte d’accéder aux troupes et à un fauteuil de première, sur le champ de bataille.

Les intellectuels embarqués : qui sont-ils ?

Elaborant sur sa nouvelle terminologie, le Dr Bazian a expliqué que les intellectuels embarqués de l’Empire sont des individus et des groupes constitués dans un certain nombre d’universités, tant publiques que privées, ainsi que dans des « réservoirs à idées » [think tanks] hautement élitistes, qui échappent totalement au contrôle de l’opinion publique.

Les intellectuels embarqués sont liés par les liens du mariage à la promotion et à la rationalisation de projets et de programmes du pouvoir, en interne et à l’international, des programmes menés à bien aux dépens de la majorité du peuple américain et des populations du monde. Ils contribuent à l’Empire en mobilisant leur plume pour exalter les vertus du pouvoir, ses objectifs et sa mission, tout en restant très vigilants, en même temps, face aux critiques, aux intellectuels, aux simples citoyens et aux élus.

« Les intellectuels embarqués de l’Empire se sont assigné le rôle de défenseurs patriotes de l’Amérique. L’amour pour leur pays est la seule manifestation, affirment-ils, de leur engagement en faveur du pouvoir, tout en déniant le même type d’intention chez leurs contempteurs. De leur point de vue, toutes les énergies intellectuelles du pays devraient être consacrées au maintien et à l’expansion d’une vision [dans une très large mesure militaire] de l’Empire américain contemporain, la seule superpuissance survivante, qui doit agir, de leur point de vue, de manière préemptive, à l’échelle planétaire, contre tous les ennemis possibles à venir. Ce qui inclut ceux qui combattent nos alliés, au tout premier rang desquels se trouve Israël », a dit le Dr Bazian.

A propos du modus operandi des intellectuels embarqués, le Dr Bazian a indiqué qu’ils bénéficient de bourses universitaires, avec des objectifs de recherche nationaux, ou parfois extra-nationaux, et qu’ils subvertissent bien souvent les méthodes reconnues de la recherche scientifique, tout en affirmant des propositions et des hypothèses découlant d’un corpus idéologique préconstruit. « En cela, les questions de la recherche sont formulées idéologiquement, et les « preuves » invoquées pour la recherche sont biaisées afin d’en faire les « pépites » si fébrilement recherchées. Je maintiens que l’approche des intellectuels embarqués, en matière de recherche, consiste à booster les idées préconstruites de l’Empire, ou à trouver des réponses à des défis pressants sur le terrain, plutôt qu’à s’engager dans la recherche au vrai sens du terme, au service de la vérité. »

2- L’utilisation du paradigme féminin

Au cours du débat qui a suivi son intervention, le Dr. Bazian a évoqué la question de l’utilisation du paradigme féminin à l’encontre des musulmans.

L’utilisation du statut de la femme [dans les pays musulmans] vise à attaquer le monde musulman et à promouvoir l’agenda politique des Etats-Unis. Je dirai que la guerre contre l’Afghanistan a été popularisée au moyen de la burqa [voile des femmes musulmanes afghanes, NDT]. C’est la propagande à base de burqa qui a permis de vendre cette guerre. Il y a même eu un temps où une assistante parlementaire du Congrès américain a téléphoné à diverses associations musulmanes de Washington, pour leur demander si elles ne pourraient pas lui prêter une burqa, qu’elle aurait revêtue lors d’une conférence de presse, afin d’illustrer l’oppression des femmes en Afghanistan ! Aujourd’hui, on n’entend plus parler de la burqa, bien que les femmes afghanes la portent toujours ! Et pourtant, la burqua a été le principal moyen utilisé afin de susciter de l’intérêt dans l’opinion publique !

L’oppression des femmes, dans les mondes arabe et musulman, est indéniable. Partout où des hommes et des femmes vivent ensemble, il y a nécessairement un certain niveau d’oppression. Cela, non pas à cause de l’Islam, mais tout simplement en raison de la simple coexistence d’hommes et de femmes. Telle est la structure normative. Mais quand nous l’utilisons à propos du Moyen-Orient et du monde arabe, nous pensons que nous avons affaire à une forme ou une autre de pathologie, et nous nous efforçons de suivre certaines pistes afin d’expliquer que ce doit être l’Islam qui est la cause de cette oppression.

Personnellement, je répondrai ceci :

Toutes les trois minutes, une femme se fait violer, ici, aux Etats-Unis. Est-ce parce que nous avons un grand nombre de musulmans, dans notre pays ? Si telle n’est pas l’explication, qu’on ait l’amabilité de dire quelle est-elle ? L’explication, c’est que la société comporte certaines particularités qui génèrent tous ces types de comportements déviants, dont la prostitution et les autres formes d’oppression.

Cela existe aussi dans le monde musulman, comme partout ailleurs. Mais ici, nous l’utilisons en guise de moyen permettant de défendre un certain agenda politique, car cela nous fait apparaître comme totalement bons et purs : nous serions au pinacle de la civilisation ­ n’est-ce pas ? ­ et les autres, tous les autres, seraient des barbares qui auraient bien besoin d’être civilisés. Ainsi, le fardeau de l’homme blanc est reformulé dans une nouvelle terminologie, sans prendre conscience qu’en réalité, c’est l’homme blanc qui a été un fardeau, pour le reste du monde, tout au long des siècles écoulés !

Aussi place-t-on la question des femmes au premier plan. Comment s’y prennent-ils pour en faire une question de relations publiques ? Il s’agit tout simplement d’une dialectique du maître et de l’esclave, portée au niveau global.

Ne prenez pas cela pour une offense envers la société musulmane ou la société arabe. Nous avons des problèmes qui ne diffèrent en rien de ceux des autres régions du monde. Si vous vivez dans une maison de verre, ne jetez pas de pierres sur celle de votre voisin !.. N’allez pas montrer aux autres comment il faut traiter les femmes, alors que les femmes, dans ce pays, continuent à ne recevoir que la portion congrue..

Si vous êtes violée, il y a de fortes probabilités que votre violeur n’ira pas en prison, car le système juridique trouvera toujours un moyen de le sortir d’entre les pattes du processus légal.

Aussi, une fois encore : ce processus consistant à chapitrer et à civiliser les barbares est un paradigme qui existait déjà au seizième siècle. Seule différence : aujourd’hui, il est articulé au moyen d’une dynamique beaucoup plus sophistiquée, du style Madison Avenue, et nous devons en être conscients.

Dossier Espagne.

92% des Espagnols considèrent que les institutions nationales ne sont pas démocratiques. Alors il faut les balayer !

Extrait d'un article publié le 9 novembre par Les-Crises.fr.

Les résultats d'un récent sondage effectué (avant le 1er octobre) par le PEW Research Institute montrent un effondrement de la confiance des espagnols en général, et des catalans en particulier dans la capacité du gouvernement de Madrid d’agir de manière efficace pour les intérêts de l’Espagne.

Notons qu’une écrasante majorité des espagnols sont aussi insatisfaits de la manière dont la démocratie fonctionne dans leur pays. Cette insatisfaction date d’avant le référendum du 1er octobre. Elle montre l’ampleur des problèmes que connaissait le système politique espagnol.

Question à tous les Espagnols : Etes-vous satisfait de l'état de la démocratie dans votre pays

28% pas du tout
45% pas beaucoup
19% un peu
7% complètement
1% ne savent pas

Question à dix centimes d'euro : De même que pendant des décennies ils se sont servis de l'ETA pour diviser les opposants au régime, ne pensez-vous pas qu'ils ont alimenté la revendication indépendantiste de la Catalogne dans le même but, pour détourner les travailleurs du combat contre les institutions nationales ?

Commentaire d'un internaute.

- "Quel aveuglement chez Sapir dans le dossier catalan.

Ce sondage montre que les espagnols considèrent leur pays bien peu démocratique ; à l’identique de ce que pensent les français, italiens, grecs, togolais ou chinois. Aucun rapport avec la Catalogne.

D’autre part Sapir devrait s’interroger sur le fait que le très dépendantiste Puigdemont a fait de nombreux déplacements à Washington (et Bruxelles siège de l’OTAN) ; peut-être pour leur demander leur feu vert ? L’arrivée au pouvoir de Trump a été pour lui un mauvais coup puisque celui-ci semble infléchir la politique des néo-conservateurs (Bush, Obama, Clinton(s)) en faveur de l’Europe des régions ethniques. Trump a approuvé l’indépendance britannique quand Obama s’ingérait dans les affaires intérieures de la GB en appelant à voter contre le Brexit, vote pour l’indépendance nationale."

L'aventure, c'est l'aventure.

Lors de leur déclaration, les parlementaires sécessionnistes ont joué la carte de l'apaisement. La déclaration d'indépendance qu'ils ont soumis au vote de l'assemblée n'a «pas de portée juridique», ont-ils déclaré, tandis qu'ils reconnaissaient la tutelle de Madrid sur la région. Un revirement spectaculaire, probablement motivé par leur stratégie de défense.

La déclaration d'indépendance, dégradée au rang de «symbolique» ou de «politique» par Forcadell, selon les versions, a été votée par la majorité indépendantiste, le 27 octobre dernier. Ce texte ambigu cite, dans son préambule, un document indépendantiste signé deux semaines plus tôt par les députés sécessionnistes en dehors de l'Hémicycle. Forcadell a également indiqué avoir respecté l'application de l'article 155 de la Constitution, qui a permis au gouvernement Rajoy de destituer l'exécutif régional, de dissoudre le Parlement catalan et d'exercer sa tutelle sur la région le temps d'organiser de nouvelles élections le 21 décembre.

"Tous les accusés (...) ont dit soit qu'ils renonçaient à leurs activités politiques à l'avenir, soit, pour ceux qui continuent, qu'ils le feraient en renonçant à tout acte en dehors du cadre constitutionnel", a déclaré le juge Pablo Llarena. lefigaro.fr 09.11

Commentaires d'internautes

1- "Tout ça pour en arriver là. C'est incroyable avec quelle désinvolture certains politiciens jouent avec le destin des peuples."

2- ""Indépendance symbolique ", Forcadell (La présidente du parlement catalan - LVOG) se fiche de la gueule des Catalans. Ce qui n'est pas symbolique mais bien réel, ce sont les plus de 2000 transferts de sièges sociaux, la hausse record du chômage en Catalogne en octobre, la chute du nombre d'entreprises créées en Catalogne, l'arrêt total de tous les investissements étrangers en Catalogne, la chute de l'activité touristique et immobilière, l'annonce du déplacement hors de Catalogne du Salon international du Mobile, la décision de L'UE de ne pas retenir Barcelone comme siège de l'agence européenne pour le médicament, etc, etc, etc. Tout ça ce n'est pas symbolique, c'est réel pour les Catalans !!!"

Sans blague, ils vont réunifier la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie...

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, s'exprimant jeudi à l'Université de Salamanque où un prix lui était remis, a appelé l'Europe à se dresser contre le séparatisme.

"Les nationalismes sont un poison qui empêche les Européens de travailler ensemble", a déclaré le chef de l'exécutif européen lors de la cérémonie, en présence du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

"Nous ne pouvons rester les bras croisés parce qu'il est temps pour nous de faire ce qui doit être fait. Je dis 'non' à toute forme d'un séparatisme qui affaiblit l'Europe et qui creuse encore les divergences", a-t-il déclaré. Reuters 10 novembre 2017

Info Syrie

- Le régime entre dans la dernière ville aux mains de l'EI en Syrie (Sana) - AFP

Les troupes du régime et leurs alliés sont entrés mercredi soir dans la dernière ville de Syrie contrôlée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), selon l'agence officielle Sana.

Selon Sana, l'armée, aidée de ses alliés, est entrée dans la cité de Boukamal dans la province pétrolière de Deir Ezzor (est), frontalière de l'Irak.

"Les unités de l'armée et les forces alliées ont franchi les défenses de l'EI et sont entrées dans Boukamal, se livrant à de violents combats dans la ville", a indiqué l'agence.

Après avoir reculé dans la province de Deir Ezzor face à l'offensive du régime et à une autre menée séparément par une coalition arabo-kurde, les jihadistes s'étaient retranchés dans Boukamal.

Bien que Boukamal soit une ville moins grande que celle de Deir Ezzor, sa capture priverait l'EI de la dernière zone urbaine de son "califat" autoproclamé en 2014 sur les vastes territoires conquis à cheval entre l'Irak et la Syrie, et qui s'est effondré.

Soutenues ces dernières semaines par des raids intenses de l'aviation militaire russe, les troupes syriennes ont avancé vers Boukamal à partir du sud et de l'ouest.

Et à partir de l'est, de l'autre côté de la frontière, les forces irakiennes ont acculé l'EI dans une zone frontalière.

"L'avancée en direction de Boukamal a été opérée après que les troupes et leurs alliés ainsi que les forces irakiennes se soient retrouvés à la frontière entre les deux pays", selon Sana.

Selon une source auprès des milices prorégime, des combattants du Hezbollah chiite ont avancé vers Boukamal mercredi. "Une partie de ces combattants ont traversé la frontière en Irak, avec l'aide des unités des forces paramilitaires irakiennes du Hachd al-Chaabi pour contourner Boukamal puis l'encercler du côté nord".

Le Hachd al-Chaabi, dominé par des forces chiites, aide les forces gouvernementales irakiennes dans leur combat contre l'EI. AFP 9 novembre 2017

Info Liban

- Le Liban considère que Hariri est détenu en Arabie saoudite - Reuters

Le Liban considère que Saad Hariri, qui a annoncé à la surprise générale sa démission du poste de Premier ministre, est virtuellement en état d'arrestation en Arabie saoudite, dit-on de source gouvernementale autorisée à Beyrouth.

Dans ce contexte, le Liban va entreprendre des démarches auprès de certains pays afin d'amener les autorités de Ryad à le relâcher, ajoute-t-on de même source.

L'Arabie saoudite comme l'entourage de Saad Hariri ont démenti qu'il soit assigné à résidence mais Saad Hariri n'a publié lui-même aucun communiqué. Reuters 9 novembre 2017

- Trois pays du Golfe demandent à leurs ressortissants d'éviter le Liban - Reuters

Trois pays du Golfe ont demandé jeudi à leurs ressortissants de ne pas se rendre au Liban et conseillé à ceux qui s'y trouvent d'en partir dès que possible, sur fond de tensions grandissantes entre l'Arabie saoudite et l'Iran au sujet du Liban et du Yémen.

L'agence de presse saoudienne SPA, citant une source au ministère des Affaires étrangères, a rapporté que le royaume demandait à ses sujets d'éviter le Liban.

Dans la foulée, le Koweït et les Emirats arabes unis (EAU) ont recommandé eux aussi à leurs ressortissants d'éviter le Liban. Bahreïn avait déjà appelé dimanche ses ressortissants à quitter le pays du Cèdre. Reuters 10 novembre 2017


Le 7 novembre 2017

CAUSERIE

La causerie d'octobre au format pdf

Causerie au format pdf (14 pages)

Dossier Espagne

Catalogne : entre mirage et réalités par Alex Anfruns Investig’Action - 25 Octobre 2017
https://www.investigaction.net/fr/catalogne-entre-mirage-et-realites

Article apparemment rédigé par un partisan de Podemos... Il comporte beaucoup d'approximations comme dans tous les articles que j'ai lus ces dernières semaines.

Tendance Claire du NPA.

Solidarité avec la République catalane contre le putsch de Rajoy ! Seule la mobilisation des travailleurs/ses peut imposer l’indépendance ! Pour une république socialiste catalane ! par Gaston Lefranc - 1 novembre 2017

Je ne reproduirai pas ce long article que vous pouvez lire si cela vous intéresse sur leur blog. J'ai simplement constaté qu'il n'avait pas évoqué les travailleurs du reste de l'Espagne, hormis une fois entre parenthèses. Cela laisse pensif, n'est-ce pas ?

Nous sommes habitués du fait et ils ne sont pas les seuls à ignorer l'existence de l'immense majorité des travailleurs (en France ou ailleurs). Chaque fois qu'ils analysent des résultats électoraux (de référendums) ou des mouvements sociaux, il faut absolument qu'ils en fournissent une signification politique qui ne correspond pas à la réalité, en se livrant à des extrapolations sans consistance sous la forme de développements improbable ou qui ne se réaliseront pas. Ils prétendent ainsi fournir une perspective politique aux travailleurs ou leur indiquer la voie à suivre pour la suite de leur combat, sans se poser la question de savoir pourquoi ils ne se mobilisent pas. Pourquoi se la poseraient-ils puisqu'ils ont réussi à se persuader que leurs divagations allaient se réaliser en confondant l'état d'esprit des masses et leurs intérêts collectifs.

Non seulement ils prêtent aux travailleurs qui se mobilisent un niveau de conscience qui n'est pas le leur, ils l'étendent à l'ensemble des travailleurs, alors que les faits les contredisent. Peu importe puisque cela reste du domaine de la théorie et n'a rien à voir avec la réalité, l'essentiel c'est qu'ils soient convaincus d'avoir raison, comme toujours, et que des incrédules les suivent, et par la suite, qui se souviendra de leurs déclarations tonitruantes sans lendemain, personne ou presque, ils passeront à autre chose et ainsi de suite.

Il ne faut pas chercher ailleurs pourquoi ils n'ont jamais réussi à convaincre les éléments les plus déterminés de la classe ouvrière et des classes moyennes de les rejoindre pour construire le parti. Ils sont incohérents et pas sérieux.

Ils vous diront que les conditions objectives ne sont pas mûres. Soit. Les conditions subjectives non plus. Dans ce cas-là, doit-on attendre que les conditions objectives soient mûres pour construire le parti ? Ils vous répondront non évidemment. Dans ce cas-là, ne pourrait-on pas agir sur les conditions subjectives de manière à ce qu'elles aient suffisamment progressé pour être mures lorsque les conditions objectives le deviendront également ou pour palier en partie leur manque de maturité, de sorte qu'un processus révolutionnaire puisse s'engager avec une chance d'aboutir sans attendre que la misère sociale se soit étendue à l'ensemble des masses? Ils vous répondront non évidemment. Pourquoi ? Parce qu'ils considèrent que les rapports entre les conditions objectives et subjectives n'ont pas évolué depuis un siècle et demi ou davantage. Bien entendu, ils ne vous le diront jamais tel quel, à les entendre la situation est révolutionnaire et tout serait possible que ce soit en Espagne, en France ou ailleurs. Ils vous sortent ce genre d'aberrations le plus sérieusement du monde en se figurant que les travailleurs vont les croire sur parole, c'est les prendre pour plus ignorants qu'ils sont.

Ils démontrent en permanence qu'ils refusent de partir de la réalité ou de la situation telle qu'elle existe. Par exemple, ils considèrent que l'adoption de réformes sociales a constitué un progrès, ce qui est exact, mais ils refuseront d'admettre qu'elles sont devenues également un puissant obstacle au combat politique pour en finir avec le capitalisme ou changer la société. Pourquoi ? Parce que cela les forcerait à se pencher sur l'aspect subjectif qui était lié à ces réformes sociales et qui allaient éloigner durablement les masses du socialisme du fait de l'interprétation qu'elles faisaient du capitalisme, ce qui allait se graver profondément dans leur cerveau. De la même manière qu'ils ignorent superbement que l'immense majorité des travailleurs ne participent pas à la lutte des classes, ils ne se demanderont pas non plus pourquoi ceux qui y participent n'ont jamais progressé, car à ces questions ils ont des réponses prêtes à l'emploi, c'est de la faute du stalinisme, pour eux ce combat ne mérite pas d'être mené, peu importe comment les travailleurs seront armés théoriquement ou politiquement quand ils se soulèveront contre le régime, ils le vaincront, ils en sont certains et cela ne se discute pas.

D'ailleurs avec eux, qu'est-ce qui se discute ? Rien. Quand se sont-ils posés des questions sur l'indépendance de la Catalogne ? Pourquoi faire, puisqu'ils considèrent qu'elle était acquise ou s'imposait. Dans tous les textes que j'ai mis en ligne ou que vous avez lus ici ou là, où a-t-elle fait l'objet d'une analyse sérieuse en tenant compte du développement des institutions espagnoles depuis 1975, de l'UE, du capitalisme mondial ? Nulle part, à ma connaissance, qui se limite à ce qui est publié sur Internet. On nous dit que le régime est franquiste, une monarchie qui opprime, tyrannise les peuples d'Espagne, tout comme le font tous les régimes envers les exploités sous le capitalisme qu'ils soient républicains ou non, tenez, comme l'ont fait les gouvernements qui se sont succédés en Catalogne. Avez-vous lu quelque part cet argument dans leur littérature ? Evidemment non. Voilà à quoi se réduit la discussion avec ces gens-là, et je ne caricature pas : Le régime en Espagne est franquiste et une monarchie, donc si vous ne soutenez pas l'indépendance de la Catalogne ils vous caractérisent de franquistes, de monarchistes, de réactionnaires, de traîtres, de pablistes, c'est une insulte dans la bouche des lambertistes, bref, vous êtes une ordure, et effectivement on ne discute pas avec les ordures, ils n'ont pas le droit à la parole, ils doivent disparaître. Ils osent tout que voulez-vous.

La déclaration de l'indépendance de la Catalogne ne serait-il le meilleur moyen d'isoler la Catalogne du reste de l'Espagne, et du même coup porter un coup fatal à l'instauration d'une République, donc faire le jeu de Rajoy ou de la réaction, pas seulement en Catalogne mais dans toute l'Espagne ? Ne serait-ce pas à l'origine une mystification destinée à combattre toute velléité d'instaurer une République en Espagne, puisque finalement ceux qui ont poussé le prolétariat à s'engager sur la voie de l'indépendance sont prêts à l'abandonner ?

L'indépendance de la Catalogne n'aurait aucune signification politique pour la classe ouvrière puisqu'elle serait obligée de se soumettre au marché mondial à défaut de rompre avec le capitalisme, en revanche la nature du régime pourrait contribuer à modifier les rapports entre les classes et favoriser le combat pour l'instauration d'une République sociale, c'est en posant la question de la République que se trouve poser la question du pouvoir politique, de l'Etat, et non la question de l'indépendance, de la même manière que la rupture avec l'UE ou l'indépendance vis-à-vis de l'UE ne résout aucune question politique, c'est ce que je me suis acharné à expliquer depuis des années, en vain. La question de la République entraîne la question, quelle République, quel Etat, quels doivent être les rapports entre les classes dans la République que nous voulons bâtir, doit-on conserver les rapports existant ou doit-on les inverser, qui doit détenir le pouvoir politique, comment doit-il être organisé, de quelles institutions avons-nous besoin pour que ce soit le peuple travailleur qui décide quelle orientation donnée à la société, quel sort réservons-nous aux institutions en place, etc.

Pourquoi s'arc-boutent-ils tous sur la question de l'indépendance et font-ils si peu de cas de celle de la République ? Mais parce qu'il faudrait en préciser la nature sociale, ce qui est éminemment révolutionnaire. Et puis l'indépendance présente d'autres aspects plutôt répugnants, car les régions les plus riches s'en tireraient bien et les plus pauvres n'auraient plus qu'à crever, mais ils pourraient aussi envisager de les vendre à Soros pour une bouchée de pain, par exemple. On doit avoir à l'esprit en permanence le sort de l'ensemble de la classe ouvrière de toute l'Espagne. On ne peut pas s'empêcher de penser qu'abandonner telle ou telle région plus pauvre que les autres est incompatible avec les principes qui définissent une République. Qu'il faille rappeler cela à des "trotskystes" fournit une indication précise sur leur degré de décomposition politique.

En gros, les institutions espagnoles sont similaires à celle qui existent dans la République française, à ceci près nous dira-t-on que c'est le roi et non le président qui nomme le Premier ministre, franchement, quand on a Jupiter ou Macron comme président, on se demande quelle différence il existe réellement entre une monarchie parlementaire et une république parlementaire ! Allons plus loin, certes en France l'article 155 n'existe pas, ce qui n'empêche pas le ministre de l'Intérieur d'envoyer les CRS matraquer et gazer des travailleurs en grève ou qui manifestent pour garder leurs emplois, sans compter que le président de la République détient le pouvoir discrétionnaire de déclarer la guerre à un autre pays... On semble ignorer ou avoir oublié ou encore on n'a jamais voulu admettre ou tenir compte qu'en France on vivait sous une dictature imposée par la même classe qui détient également le pouvoir à Barcelone ou à Madrid. Le mouvement ouvrier et le prolétariat paient aujourd'hui le prix de cet opportunisme, et ce n'est qu'un début.

N'est-on pas en droit de se poser la question de savoir si oui ou non la majorité des travailleurs espagnols considèrent que les institutions espagnoles fonctionnent comme celles d'une République, sans en avoir le titre puisque la monarchie existe toujours en Espagne ?

Le mot d'ordre d'indépendance de la Catalogne a été soigneusement alimenté par une couche de la bourgeoisie catalane et de la petite bourgeoisie qui comptaient en tirer profit tout en bénéficiant de la mansuétude des sommets de la bourgeoisie catalane qui y était farouchement opposée tant que ce mot d'ordre ne dépasserait pas le stade de l'utopie, jusqu'au jour où étant conduites à passer à l'exercice pratique, elles l'abandonnèrent une fois les grandes banques catalanes ayant sifflé la fin de la récréation en délocalisant leurs sièges, suivies par la plupart des grandes et moyennes entreprises.

En adoptant ce mot d'ordre d'indépendance la bourgeoisie catalane pouvait s'allier aux partis dits de gauche ou d'extrême gauche afin de prendre la direction du combat pour l'indépendance de la Catalogne et interdire qu'il se réalise pour le compte de l'ensemble de la bourgeoisie espagnole. En s'alliant avec ces partis, elles comptaient bien faire d'une pierre deux coups en interdisant du même coup l'instauration de la République en Catalogne. L'établissement d'une République était condamné dès le départ en étant lié à l'indépendance de la Catalogne qui ne verrait jamais le jour.

En identifiant le mot d'ordre d'indépendance à celui de la République, ils allaient vider ce dernier de tout contenu social. Il devait servir à détourner la classe ouvrière de la question sociale qui avait pris une acuité particulière et tendait à adopter un contenu politique depuis qu'elle avait été durement frappée par la politique d'austérité menée par le gouvernement depuis 2008, et partant de là elles pouvaient tout du moins en parole se rallier au mot d'ordre de la République, ce qui leur vaudrait le soutien de ce qu'ils appellent la gauche radicale et l'extrême gauche décomposée, tout en sachant d'une part, qu'elles ne feraient aucune concession à ses alliés sur le capitalisme ou qu'il ne s'agirait en aucun cas de près ou de loin d'instaurer une République sociale, et que d'autre part, Madrid répondrait à toute tentative d'indépendance par une répression féroce, de sorte que ni la République ni l'indépendance ne verraient le jour, en revanche la classe ouvrière subirait une lourde défaite qui devrait servir d'avertissement à la classe ouvrière de toute l'Espagne.

Les partis qui ont pris l'initiative du référendum du 1er octobre ne devraient-ils appeler les travailleurs de l'ensemble de l'Espagne, non pas à soutenir l'indépendance de la Catalogne, mais à adopter la République, et en fonction de l'écho que rencontrerait cet appel, cela permettrait de mesurer avec précision le niveau de conscience politique des travailleurs espagnols.

Quant au sort de la monarchie, ce serait aux travailleurs d'en décider. Bien entendu, nous sommes pour son abolition, mais si une forte proportion ou la moitié des travailleurs y étaient opposés tout en se prononçant pour une République, dans ce cas-là il serait préférable de retirer tous ses pouvoirs au roi sans l'abolir totalement dans un premier temps, et une fois que la République aurait démontré qu'elle rendait de meilleures services au peuple que la monarchie et qu'il pouvait très bien s'en passer, peut-être au bout d'un an ou deux, son abolition définitive serait juste une formalité qui ne menacerait plus la République, sans doute dans l'indifférence générale.

Il reste un point qu'on a évoqué sans s'y attarder alors qu'il est déterminant, c'est que compte tenu que les institutions espagnoles fonctionnent déjà comme une République bourgeoise ou dominée par la classe des capitalistes, on ne peut combattre que pour une République sociale débarrassée des institutions qui existent actuellement ou dans laquelle ce serait la classe des exploités qui détiendrait le pouvoir. Or, cela ne se réalisera jamais au moyen d'élections ou par le biais de négociations entre les représentants des différentes classes, car les capitalistes n'accepteront jamais d'être dépossédé du pouvoir autrement que par la force, c'est-à-dire à l'issue d'un soulèvement révolutionnaire des masses qui balayerait le régime ou l'Etat de fond en comble.

Dans l'état actuel des choses en Espagne, en l'absence d'un véritable parti ouvrier révolutionnaire ancré dans les masses, si un tel soulèvement devait avoir lieu, dans le meilleur des cas il n'aboutirait qu'à un replâtrage des institutions existantes ou à remettre une couche de vernis démocratique à la monarchie parlementaire. Donc construire ce parti demeure la tâche politique prioritaire en Espagne comme ailleurs, si l'on veut parvenir à en finir avec le capitalisme et ses institutions.

Parole d'internaute.

1- “Aucune classe dominante ne peut tenir le contrôle longtemps quand la crédibilité des idées qui justifient son existence s’est évaporée. A ce stade, elle est forcée d’avoir recours à la coercition, l’intimidation et la censure.”

Ne pas oublier :

– la diversion / distraction (toujours plus de people, téléréalité et sports),

– la division : ce qui se passe sur les rapports hommes/femmes ne trouve pas une chambre de résonance aussi puissante par hasard, il faut “fournir du progrès”, quitte à diviser pour en donner à certain(e)s forcément au détriment d’autres en ces temps de non-croissance.

Il suffit ensuite de zoomer sur ceux auxquels on “donne” plus pour se faire une image de progressiste et enrayer la critique..."

En réalité ou surtout, la perte de "crédibilité" des représentants de la classe dominante intervient quand les travailleurs s'aperçoivent qu'ils leur avaient tenu un discours trompeur, et qu'ils appliquent une politique encore plus encore antisociale que leurs prédécesseurs. Il est toujours bon de remettre les choses à leurs places.

2- “Il y a vingt ans, TIME Magazine a fait un rapport exclusif sur les prouesses des conseillers politiques américains qui avaient réussi – à la grande joie du gouvernement des États-Unis – à assurer la réélection de Boris Eltsine à la présidence russe.” http://numidia-liberum.blogspot.ch/2016/12/il-y-20-ans-les-usa-ont-manipule-les.html

Le lien du Time : http://content.time.com/time/subscriber/article/0,33009,984833-2,00.html




ACTUALITE EN TITRES

En oligarchie. Ils voulaient dire trop tard !

- Sondage: pour 50% des Français il est top tôt pour juger Macron - AFP

Assurément... aux riches !

- "Aux yeux des Français, Macron a au moins le mérite de tenir ses promesses", selon Jean-Daniel Lévy, d'Harris Interactive. - Franceinfo

De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, avaient en commun d'avoir déjà acquis une longue ou riche expérience politique avant de devenir président de la IVe République, ils disposaient d'un parti politique et de réseaux solidement établis sur tout le territoire, le statut qu'ils allaient acquérir en fin de parcours était en quelque sorte la consécration de l'engagement de toute une vie au service d'une cause ou d'une classe qu'ils avaient servie avec persévérance et détermination, alors qu'il n'existe rien de tout cela chez Macron.

Macron est un vulgaire aventurier qui n'a manifestement développé aucune faculté particulière, sans vocation, contrairement à ses prédécesseurs ou aux autres membres de sa famille. Il n'a pour ainsi dire pas de passé, chez lui le plus récent a été purement et simplement fabriqué récemment à partir d'opportunité grâce à de tierces personnes qu'il a rencontrées presque par hasard. Sans attache, sans idéal, il n'a rien à perdre, c'est un électron libre qui ne demandait qu'à être manipulé par le plus offrant, pour enfin pouvoir assouvir son ambition refoulée enfouie pendant de longues années sous un tas de complexes qu'il traînait depuis son adolescence.

Pour sa famille, tous médecins de pères en fils du côté paternel et maternel, c'était un raté qui ne savait pas quoi faire de sa peau. Et c'est uniquement le hasard, la rencontre avec la femme d'un banquier qui était son professeur de français, qui le placera dans l'orbite de jupiter. Un banquier et un père industriel, cela possèdent forcément des relations ou un carnet d'adresses parmi les notables ou les puissants, qui le moment venu allait servir à façonner le personnage idéal, sans passé, sans parti, sans principe, ni scrupule ni morale, qui serait amené à accomplir les tâches les plus viles et sordides que ses nouveaux parrains lui dicteraient et qu'ils assumeraient entièrement, avec zèle.

Enfin il allait exister, il allait être reconnu à sa juste valeur, quoiqu'on puisse douter qu'un type aussi médiocre et servile, mais tout de même pas inculte, parvienne à s'en persuader lui-même, car il sait mieux que quiconque ce qu'il est et ce qu'il vaut réellement, rien, hormis pour ceux qui l'ont placé là où il est aujourd'hui.

Il est censé tirer satisfaction de la surmédiatisation et des flatteries dont il fait l'objet, c'est dire à quel point il est faible ou vulnérable, insignifiant, ce que son entourage doit constater quotidiennement sans rien laisser paraître, mais est-ce vraiment possible dans tous les cas, on en doute, ce qui explique pourquoi il est très souvent crispé, son visage le trahit.

Comme chez tous les psychopathes qui finissent par croire qu'ils possèdent le pouvoir d'être libres en paroles ou en actes, il va commettre l'erreur d'exprimer crûment ce qu'il pense réellement, mais c'est aussi une manière de relâcher la pression qui pèse sur lui en permanence au point de devenir insupportable ou de lui faire perdre le contrôle de lui-même. Et quand il l'assume, c'est parce que cela lui a procuré un réel soulagement, et quand il se rétracte à demi-mot (ou d'un membre de son entourage corrige ses propos infâmes), c'est parce que ses parrains lui en ont intimé l'ordre, car en réalité il n'a absolument aucune liberté ou pouvoir, c'est un pion, un Kleenex, un homme de paille, une marionnette et rien d'autre.

Il est juste l'homme de la situation dont l'oligarchie avait besoin pour accélérer son offensive contre la classe ouvrière, "et de droite et de gauche" ou "ni de droite ni de gauche", de manière à briser toute velléité de contestation provenant des partis institutionnels sommés de se soumettre sans broncher au diktat de l'oligarchie sous peine d'être broyé impitoyablement, ce qu'elle n'a pas eu besoin de faire avec le PS, mais ce dont LR paya le prix fort.

Macron incarne aussi au plus haut point l'esprit de la Ve République, il en l'expression la plus achevée, dès lors il est normal qu'ils lui aient fixé pour objectif d'achever le sale boulot que depuis De Gaulle ses prédécesseurs n'étaient pas parvenus à finaliser.

Et ce n'est pas un hasard si nous arrivons à la Ve République, c'est l'inverse qui aurait été préoccupant, car c'est bien contre les institutions de la Ve République que nous devons axer notre combat politique pour envisager sérieusement la possibilité de passer au socialisme ou d'instaurer une République sociale, comme en Espagne et ailleurs.

Offensive pour détruire ce qui reste de la Sécurité sociale. La carotte et la matraque

- Ferrand (LREM): 23 millions de salariés vont voir leur feuille de paie augmenter en janvier - AFP

Ici en Inde, le salaire brut et net d'un salarié est identique, aucune retenue à la source. En revanche, il n'a aucun droit social. Je suis dans le même cas.

Avec son salaire, quand il tombe malade ou un membre de sa famille, un travailleur doit régler la totalité des frais médicaux, et s'il n'en a pas les moyens, il empruntera de l'argent à un usurier et il pourra ainsi s'endetter pendant de longues années, sinon il devra se passer de tout traitement ou il recourra à des expédients si le mal est bénin, et dans les cas les plus graves il sera condamné à mort... par cette généreuse société dite démocratique.

Il existe bien l'hôpital public, mais comme il manque cruellement de moyens en personnel beaucoup d'Indiens renoncent à y recourir, car il faut y passer des heures pour une simple consultation, et des jours en cas de complication ou de maladie grave. Or un Indien quand il ne travaille pas, il ne perçoit pas de salaire, donc il hésite à s'absenter de son travail, cruel dilemme.

A l'hôpital public tout n'est pas gratuit, les plus pauvres qui n'ont pas les moyens d'acheter des médicaments pour la durée d'un traitement se voit octroyer les doses correspondant à un ou plusieurs jours, ensuite ils doivent revenir en chercher en se tapant les mêmes heures interminables d'attente.

Je ne suis pas riche loin de là, mais j'ai renoncé à y aller. Je me suis fait ma propre pharmacie et jusqu'à présent cela a suffit pour me soigner. Sinon il existe une autre option, allez dans une pharmacie et décrire son symptôme afin qu'on vous délivre le médicament qui vous soulagera, mais bon, il faut bien tomber ou connaître le pharmacien, c'est préférable !

Sans faute. C'était dans l'ordre des choses.

- Bush père dit avoir voté Clinton à la présidentielle - AFP

Ils osent tout

Comme c'est "cool" l'exploitation, l'oppression... Comment neutraliser la lutte des classes...

- Bonheur au travail : de la « coolitude » à la démocratie dans l’entreprise - Publicsenat.fr

- Trump: l'attitude de la Corée du Nord est une "menace pour le monde" - AFP

La première année de Donald Trump doit-elle nous faire douter de la démocratie? - Le Huffington Post

Avec quelques 200 guerres à son actif depuis la création, les Etats-Unis avec près de 1000 bases militaires installées sur tous les continents et un budget de la Défense qui avoisine les 1000 milliards de dollars, il est plus que recommandé de douter de l'existence de la démocratie... Et s'il existe une "menace pour le monde", c'est bien l'impérialisme américain.

- Rohingyas: l'ONU accentue sa pression sur la Birmanie - AFP

Par le biais de leurs barbares, ce sont encore les Etats-Unis qui déstabilisent ce pays et se livrent à des massacres de populations civiles innocentes.

ONG. Ces officines de la réaction ou la fabrique à illusions dans le capitalisme. La preuve.

- 'Paradise papers': un espoir contre les paradis fiscaux (ONG) - AFP

Parce que vous devez imaginer ou comprendre que ceux qui profitent en premier lieu des paradis fiscaux et qui sont ceux qui détiennent le pouvoir économique vont s'y attaquer, il faut être un abruti fini pour croire un truc pareil.

Cet exemple peut servir à démasquer très facilement le véritable rôle des ONG pour que les travailleurs et surtout les jeunes s'en détournent.




ACTUALITÉ DU JOUR

Une campagne orchestrée en haut lieu à l'échelle mondiale...

... par ceux qui ont fait de la pornographie une industrie juteuse, les proxénètes qui gouvernent le monde.

On sait qu'ils ont de la suite dans les idées, il ne faut jamais l'oublier sinon on ne comprend pas grand chose à la situation, et quelques décennies plus tard ils font l'apologie de l'homosexualité, ils dressent les femmes contre les hommes, c'est toujours préférable que de voir l'ensemble des exploités se dresser contre les exploiteurs...

De la même manière qu'ils prétendent lutter contre le trafic de drogue... qu'ils introduisent eux-mêmes dans le pays, ils répriment sévèrement les consommateurs, puis un beau jour ils décident de légaliser la drogue, ils en font la promotion, ils commercialisent des opiacés à côté desquels l'héroïne ou la morphine sont des cachets d'aspirine et tuent des centaines de milliers d'Américains.

De la même manière qu'ils prétendent lutter contre la violence tout en légalisant la vente d'armes de guerre.

De la même manière qu'ils prétendent lutter contre le terrorisme en finançant et armant Al-Qaïda (Daesh et Al-Nosra, etc.)

Etc, etc. etc.

Vous ne voudriez tout de même pas qu'on marche dans leur combine pourrie, criminelle, n'est-ce pas ? Lecteurs, identifiez tous ceux qui se disent de gauche ou d'extrême gauche qui soutiennent leurs campagnes infâmes et tournez-leur le dos, fuyez-les, c'est aussi un acte de résistance aussi salutaire pour vous-mêmes que pour notre cause !

- Harcèlement sexuel : les scandales se multiplient en Europe, des décisions attendues - Franceinfo

Alors qu'il est ultra minoritaire et illégitime

- Violences sexuelles : cent personnalités féminines appellent Emmanuel Macron à décréter "un plan d'urgence" - Franceinfo

Depuis des jours, plusieurs centaines de milliers de messages sont apparus sur les réseaux sociaux pour témoigner de l'ampleur des violences sexuelles que subissent les femmes en France. Une femme sur deux a déjà été victime de violence sexuelle (*). Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu'elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme. (...)

Alors, pourquoi cette lettre? Parce que vous avez le pouvoir de faire en sorte que ces violences sexuelles cessent. La puissance publique a déjà réussi par le passé à changer des mentalités et des comportements qui nous semblaient inamovibles tellement ils étaient ancrés dans nos habitudes.

- elles proposent à Emmanuel Macron (...) à doubler "immédiatement les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement".

- la création "au collège d'un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine". Puis, l'instauration d'une formation obligatoire des "salarié.e.s et managers à la prévention du harcèlement sexuel au travail". Franceinfo

Qui sont-elles, que représentent-elles ?

Elles sont : journaliste, comédienne, auteur-interprète, auteure-compositrice, scénariste, réalisatrice, réalisatrice, cinéaste, chanteuse, éditrice, écrivaine, artiste plasticienne, dessinatrice, médecin, avocate, économiste, préfète honoraire, présidente de l’Institut Robert Schuman, présidente de l’UNEF, enseignante-chercheuse, historienne, philosophe, YouTubeuse. (Source : JDD - www.lejdd.fr)

Qui visent ces vipères de la petite bourgeoisie : les travailleurs et la jeunesse. De qui font-elles le jeu ? Vous l'avez deviné. J'ai noté que deux membres de la CGT avaient signé cette pétition, rien d'étonnant, la CGT a appelé à voter Macron.

Comme quoi parallèlement ils font tout pour que le peuple soit obsédé par le sexe.

Trouvé par hasard en lisant un article du Point (Paradise Papers : les astuces fiscales de Bono), cela figurait dans le bandeau vertical à droite de l'écran. Sinon, absolument tous les jours en se connectant sur les pages Yahoo politique et monde, au même endroit à l'écran, ils proposent des articles sur des people féminines à moitié dénudées, parfois sur les plateaux de télé (Hanouna par exemple hier).

Le tour du monde du sexe

- Le tour du monde du sexe : la générosité sexuelle incomparable des Canelas
- Le tour du monde du sexe : la chambre d'amour des fillettes kreungs
- Le tour du monde du sexe : les Papous Sambia buveurs de sperme
- Le tour du monde du sexe : la beauté des petites lèvres vaginales sur les îles de Chuuk
- Le tour du monde du sexe : chez les Wodaabe, les hommes jouent aux pin-up
- Le tour du monde du sexe : les Tahitiennes, pas si libérées que cela
- Le tour du monde du sexe : les organes génitaux remodelés des Hawaïens
- Le tour du monde du sexe : les hyper-refoulés d'Inis Oirr
- Le tour du monde du sexe : les Moso, sans père ni mari
- Le tour du monde du sexe : chez les Nyinba, les frères partagent la même épouse
- Le tour du monde du sexe : la femme collective des Bashilele

Ce n'est pas innocent.

Les hommes, qui se livrent à des attouchements sur des femmes dans la rue ou n'importe où, ont un problème et ils ne parviennent plus à se contrôler. Soit ils n'ont pas de partenaire pour assouvir leurs pulsions sexuelles, soit leur partenaire ne leur donne pas satisfaction, ou alors elle ne leur suffit pas et ils ne se fixent plus de limites, cela devient obsessionnel chez eux.

Mais qui a poussé les hommes (comme les femmes) à adopter un individualisme effréné ou chacun se croit tout permis ou presque en manquant singulièrement de respect envers les autres dans tous les domaines, sinon ceux qui nous gouvernent depuis des décennies.

Ils s'emploient systématiquement à pourrir tous les rapports dans la société, afin de conduire toutes les couches à s'affronter entre elles au lieu de diriger leurs coups contre le régime, c'est la raison pour laquelle il ne faut absolument rien leur lâcher, ne rien laisser passer et les combattre sur tous les fronts à la fois, sinon nous sommes perdus.




INFOS EN BREF

POLITIQUE

1- Arabie saoudite. - Liban.

- Purge sans précédent en Arabie saoudite: princes, ministres, ex-ministres arrêtés - AFP

Onze princes et des dizaines de ministres, anciens et actuels, ont été arrêtés samedi soir en Arabie saoudite, selon des médias, au cours d'une purge sans précédent qui doit permettre au jeune prince héritier de consolider son pouvoir.

Parallèlement, les puissants chefs de la Garde nationale saoudienne, une force d'élite intérieure, et de la Marine ont été limogés.

Ces arrestations et limogeages sont intervenus quelques heures après la création, par décret royal, d'une commission anticorruption dirigée par le prince héritier et homme fort du royaume ultra-conservateur, Mohammed ben Salmane, âgé de 32 ans et surnomé MBS.

Selon la chaîne satellitaire Al-Arabiya, à capitaux saoudiens, onze princes, quatre ministres et des dizaines d'anciens ministres ont été arrêtés alors que la commission a lancé une enquête sur les inondations qui ont dévasté en 2009 la ville portuaire de Jeddah (ouest), sur la mer Rouge, à la suite de pluies torrentielles, faisant une centaine de morts.

L'agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que le but de la commission était de "préserver l'argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position".

Le conseil des religieux a rapidement réagi sur son compte Twitter en affirmant que la lutte contre la corruption était "aussi importante que le combat contre le terrorisme".

Parmi les personnes arrêtées figure le prince et milliardaire Al-Walid ben Talal, selon des sites web saoudiens. Cette information n'a pas été confirmée officiellement.

Une source aéroportuaire a par ailleurs indiqué à l'AFP que les forces de sécurité avaient cloué au sol des avions privés à Jeddah, pour empêcher que certaines personnalités quittent le territoire.

"L'étendue et l'ampleur de ces arrestations semblent être sans précédent dans l'histoire moderne de l'Arabie saoudite", a affirmé à l'AFP Kristian Ulrichsen, spécialiste du Golfe à l'institut Baker de l'université Rice, aux Etats-Unis.

"Si la détention du prince Al-Walid ben Talal se confirme, elle constituera une onde de choc sur le plan intérieur et dans le monde des affaires internationales", estime cet expert.

Contrôlant les principaux leviers du gouvernement, de la défense à l'économie, Mohammed ben Salmane semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salmane, âgé de 81 ans.

Fin octobre, MBS, issu de la jeune génération princière saoudienne, a promis une Arabie "modérée", en rupture avec l'image d'un pays longtemps considéré comme l'exportateur du wahhabisme, une version rigoriste de l'islam qui a nourri nombre de jihadistes à travers le monde.

"Nous n'allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d'idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant", avait-il assuré sous les applaudissements des participants à un forum économique baptisé le "Davos dans le désert" qui avait attiré 2.500 décideurs du monde entier.

Il a lancé plusieurs chantiers de réformes -- droit de conduire pour les femmes et ouvertures de cinémas notamment -- qui marquent le plus grand bouleversement culturel et économique de l'histoire moderne du royaume, avec une marginalisation de fait de la caste des religieux conservateurs.

Dans le même temps, il a oeuvré pour renforcer son emprise politique sur le pouvoir, procédant notamment en septembre à une vague d'arrestations de dissidents, dont des religieux influents et des intellectuels.

Selon des analystes, nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier, comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d'entreprises publiques et la réduction des subventions de l'Etat. AFP

- Al-Walid ben Talal: un prince milliardaire saoudien haut en couleur - AFP

Dans cet article, l'AFP en faisait l'éloge... Cela ne vous étonne pas, n'est-ce pas ? Bravo !

- Un vice-gouverneur saoudien tué dans le crash d'un hélicoptère - Reuters

Le vice-gouverneur de la province d'Asir, en Arabie saoudite, et plusieurs de ses collaborateurs ont été tués dimanche dans le crash d'un hélicoptère, rapporte la chaîne de télévision publique saoudienne Ekhbariya.

Selon le journal saoudien Okaz, ces responsables survolaient un secteur près de la côte de la province d'Asir, près de la frontière du Yémen, quand l'avion s'est écrasé.

La presse ne précise pas la cause du crash. Reuters 6 novembre 2017

- La coalition saoudienne ferme les accès au Yémen - Reuters

La coalition militaire conduite par l'Arabie saoudite a décidé de fermer temporairement tous les accès aériens, terrestres et maritimes au Yémen afin d'empêcher l'armement par l'Iran des rebelles chiites Houthi, rapporte lundi l'agence de presse saoudienne SPA.

- La stabilité du Liban prioritaire pour le président Aoun - Reuters

Deux jours après la démission du Premier ministre Saad Hariri, le président libanais Michel Aoun a souligné lundi que la stabilité sécuritaire, économique, financière et politique du Liban était une "ligne rouge" lors d'une réunion à Beyrouth liée aux questions de sécurité.

"Le chef de l'Etat attend le retour de Hariri pour l'entendre personnellement", a déclaré le ministre de la Justice Salim Jreissati à l'issue de ce conseil qui s'est tenu au palais présidentiel de Baabda. "Cette démission doit être volontaire dans tous les sens du terme", a-t-il ajouté. Reuters 7 novembre 2017

- La France demande à l’Arabie saoudite de libérer le PM libanais - Réseau Voltaire

Le gouvernement français est intervenu auprès du prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane, pour qu’il libère le Premier ministre libanais, Saad Hariri, actuellement aux arrêts à l’hôtel Ritz de Riyad avec plusieurs des personnalités arrêtées lors du coup de Palais. Il est impossible de le joindre.

Monsieur Hariri a annoncé depuis l’hôtel Ritz qu’il démissionnait de ses fonctions au Liban. Cependant, selon la Constitution libanaise, il reste en charge des affaires courantes dans l’attente de son successeur. Il a informé directement le président Michel Aoun par téléphone de sa démission, mais n’en a pas exposé le motif.

Dans un discours télévisé, le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, a pris la défense de Saad Hariri, leader de la Coalition opposée à son parti. Il a dénoncé une ingérence saoudienne dans les affaires libanaises.

Le président Michel Aoun a réuni lundi matin un Conseil de défense au palais de Babda pour déterminer les réactions à la disparition inattendue du Premier ministre. Il ne semble pas considérer comme valide une démission par téléphone et ne devrait en tenir compte que si le Premier ministre revenait au Liban la lui annoncer en personne.

La classe dirigeante libanaise fait preuve de circonspection, à l’exception de l’ancien directeur de la Police, Achraf Rifi, rentré d’exil pour succéder à Saad Hariri. Selon lui, le président Aoun doit prendre ses responsabilités et choisir d’urgence un nouveau Premier ministre.

Saad Hariri ayant la double nationalité saoudo-libanaise, il ne peut bénéficier de l’immunité diplomatique en Arabie saoudite. Réseau Voltaire 6 novembre 2017

- Le Hezbollah accuse Ryad d'avoir contraint Hariri à la démission - Reuters

Le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a estimé dimanche que la décision du Premier ministre libanais, Saad Hariri, de démissionner lui avait été dictée par l'Arabie saoudite.

"Cette démission est une décision saoudienne qui a été imposée à Saad Hariri", a-t-il dit dans un discours télévisé, au lendemain de l'annonce surprise faite en Arabie saoudite par le chef du gouvernement d'union nationale, en poste depuis janvier.

"De légitimes questions" se posent en outre, a ajouté le chef de la milice chiite, sur le point de savoir si Saad Hariri dispose de sa pleine liberté de mouvement en Arabie saoudite.

Dans l'entourage de Saad Hariri, qui possède la nationalité saoudienne, on dément avec la plus grande fermeté qu'il ait été placé en état d'arrestation ou forcé de démissionner.

Sayyed Hassan Nasrallah a invité les Libanais à faire preuve de calme face à cette nouvelle crise politique d'ampleur et à ne pas manifester car "cela n'aboutirait à aucun résultat".

Les dirigeants politiques libanais, a-t-il dit, s'attendent à ce que Saad Hariri rentre au Liban jeudi, si toutefois "on l'autorise à voyager".

Le président libanais, Michel Aoun, n'acceptera pas la démission du Premier ministre tant qu'il ne sera pas revenu en expliquer les raisons, dit-on dans son entourage.

En annonçant sa démission, Saad Hariri a accusé le Hezbollah chiite et l'Iran qui le soutient de semer la discorde dans la région et dit craindre pour sa vie.

Le journal saoudien Acharq al Aoussat, citant des sources non identifiées, écrit dimanche que des services de renseignement occidentaux l'ont averti qu'une tentative d'assassinat à son encontre était en préparation.

Selon la chaîne de télévision saoudienne Al Arabiya al Hadath, il a échappé jeudi à une tentative de meurtre alors qu'il se trouvait encore à Beyrouth. Le général Abbas Ibrahim, chef de la Sûreté libanaise, a assuré dimanche n'avoir eu vent d'aucun complot visant une personnalité politique.

La démission du chef du gouvenement libanaise risque dans un premier temps de raviver les tensions entre Téhéran et Ryad, qui se disputent le leadership régional, et entre les différentes communautés religieuses libanaises.

Elle remet en outre en question la survie de la coalition gouvernementale formée fin 2016 après des années d'impasse politique et dont la difficile mise sur pied avait été perçue comme une victoire pour le Hezbollah.

Le "pacte national" au Liban, accord non écrit conclu en 1943, réserve la présidence à un chrétien maronite, le poste de chef du gouvernement à un sunnite et la présidence de la Chambre des députés à un chiite. Saad Hariri avait déjà été à la tête d'un gouvernement d'union nationale de 2009 à 2011. Reuters 6 novembre 2017

- L'Arabie saoudite accuse le Liban de lui avoir déclaré la guerre - Reuters

L'Arabie saoudite a estimé lundi que le Liban lui avait déclaré la guerre en raison de ce qu'elle considère comme des agressions commises dans le royaume par le Hezbollah libanais, soutenu par l'Iran.

Le gouvernement libanais sera "traité comme un gouvernement qui a déclaré la guerre à l'Arabie saoudite", a affirmé le ministre saoudien des Affaires du Golfe, Thamer al Sabhan, dans un entretien à la chaîne de télévision Al Arabiya.

Sabhan a précisé que le message avait été transmis au Premier ministre libanais Saad Hariri, allié des Saoudiens, qui a annoncé sa démission samedi depuis Ryad.

Les actes d'"agression" commis par le Hezbollah contre le royaume saoudien "sont considérés comme une déclaration de guerre contre l'Arabie saoudite par le Liban et par le parti libanais du diable", a ajouté Thamer al Sabhan.

Deux jours après la démission de Saad Hariri, le président libanais Michel Aoun a rappelé lundi que la stabilité sécuritaire, économique, financière et politique du Liban était une "ligne rouge" lors d'une réunion à Beyrouth liée aux questions de sécurité.

"Le chef de l'Etat attend le retour de Hariri pour l'entendre personnellement", a déclaré le ministre de la Justice Salim Jreissati à l'issue de ce conseil qui s'est tenu au palais présidentiel de Baabda. "Cette démission doit être volontaire dans tous les sens du terme", a-t-il ajouté. Reuters 7 novembre 2017

2- Italie

- Scrutin régional en Sicile, test avant les élections en Italie - Reuters

Le candidat au poste de gouverneur de Sicile de la coalition de centre droit soutenue par Silvio Berlusconi est en tête avec une courte avance sur le Mouvement 5 Etoiles (M5S), si l'on en croit des sondages sortie des urnes publiés dimanche soir.

L'élection du gouvernement régional dans l'île est considérée comme une répétition à grande échelle en vue des élections législatives prévues d'ici mai prochain en Italie.

La course s'annonçait serrée en Sicile entre une alliance de partis de droite et le M5S anti-système.

Elle l'a été, le candidat de la droite, Nelio Musumeci, obtenant de 35% à 40% des suffrages exprimés, et celui du M5S, Giancarlo Cancelleri, entre 33% et 38%.

Fabrizio Micari, candidat soutenu par le Parti démocrate (PD) au pouvoir en Sicile et au niveau national, a apparemment souffert des dissensions internes, et arriverait loin derrière en troisième position avec vingt points de moins.

Renforcée par le retour dans la campagne électorale de l'ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi, la droite a à coeur de récupérer sa traditionnelle prééminence sur la Sicile et montrer qu'après des années de scandales, elle est redevenue une force à ne pas sous-estimer.

Le Mouvement 5 Etoiles, lui, n'a jamais dirigé de région mais espère qu'une victoire en Sicile le propulsera vers un succès à l'échelle nationale.

Une mauvaise performance de Fabrizio Micari risque de mettre en difficulté le chef de file du PD et ancien président du Conseil Matteo Renzi. Le PD a fait l'objet d'une scission cette année. Les membres de son aile gauche l'ont quitté pour lancer une formation nettement plus à gauche.

Au niveau national, le Mouvement 5 Etoiles est en tête avec 27% des intentions de vote, juste devant le Parti démocrate.

Les partis de la coalition de droite, Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, et la Ligue du Nord, sont crédités chacun de 14% des intentions de vote au niveau national. Reuters 6 novembre 2017


Le 5 novembre 2017

CAUSERIE

Causerie au format pdf (3 pages)

Voilà que le pauvre type qui s'acharne à me traîner dans la boue avec ses courriels insignifiants, me traite maintenant de "pabliste". Merci de nous confirmer que la vieillesse est un naufrage... mais pas toujours !

Dossier sur l'Espagne

Leurs intérêts de classe et les nôtres - La Tribune des travailleurs (POID)

Lâchés par leur propre classe sociale – l’Union européenne (à laquelle ils avaient prêté allégeance) qui mène croisade contre la République catalane et les patrons qui délocalisent leur siège social –, les dirigeants nationalistes bourgeois et petit-bourgeois de la Généralité de Catalogne ont apparemment renoncé à toute résistance sérieuse.

A contrario, la terreur de classe inspirée aux capitalistes et aux banquiers par la proclamation de la République aurait pu (et dû) conduire les travailleurs de tout l’État espagnol à comprendre où se situaient leurs intérêts de classe. Mais pour cela, il aurait fallu qu’au lendemain du 1er octobre les organisations qui disent représenter les ouvriers, les paysans et les jeunes les appellent, dans toute l’Espagne, à des meetings ouvriers sur les mots d’ordre : « La République en Catalogne ouvre la voie à la République dans toute l’Espagne ! Forgeons l’unité des travailleurs des villes et des campagnes de toutes les régions de l’État espagnol, pour en finir avec les plans anti-ouvriers dictés par le FMI et l’Union européenne, pour un processus constituant permettant d’abattre la monarchie franquiste et d’établir les Républiques dans toutes les régions et l’union libre des Républiques libres de tout l’État espagnol ! »

Les dirigeants des organisations issues du mouvement ouvrier en ont décidé autrement. Ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol se sont vautrés dans la soumission à la monarchie jusqu’à participer à la mise en œuvre du honteux article 155. Ceux du Parti communiste et de Podemos, tout comme les dirigeants des centrales syndicales, tout en condamnant la répression, ont voté contre la proclamation de la République, appuyés en cela par la plupart des organisations (d’extrême gauche) petites ou grandes*.

Tous ces dirigeants ont, de fait, prêté allégeance au maintien de la monarchie et aux diktats de Bruxelles et de Francfort.

Certes, une mobilisation ouvrière dans tout l’État espagnol autour de la République catalane, premier pas vers les Républiques dans toute l’Espagne, n’était pas en soi une garantie de victoire. Mais la classe ouvrière aurait été appelée à jouer son rôle, son propre rôle en toute indépendance, préparant ainsi, immédiatement ou à une prochaine étape, le renversement de la monarchie, l’établissement de la République et de la démocratie, ouvrant la voie à son propre pouvoir.

Certes, rien n’est encore joué et les semaines qui viennent peuvent réserver bien des rebondissements.

Mais les dirigeants d’organisations ouvrières qui n’osent pas, quand vient l’heure de l’action, sont définitivement perdus pour la cause.

D’où l’importance, dans chaque pays, de construire un parti ouvrier qui refuse de se soumettre, non seulement en paroles, mais aussi en actes.

D’où l’importance, en France, de construire un parti ouvrier, indépendant et démocratique, résolu à aider la classe ouvrière et le peuple à mener jusqu’au bout le combat pour la rupture avec la Ve République et l’Union européenne, pour l’Assemblée constituante, premier pas vers la démocratie.

(https://latribunedestravailleurs.fr/2017/11/03/leurs-interets-de-classe-et-les-notres/

Ma position.

Le mot d'ordre de République en Catalogne ou plutôt dans toute l'Espagne peut constituer un objectif politique unissant l'ensembles des classes exploitées et opprimées pour abattre la monarchie parlementaire héritée du franquisme, tandis que le mot d'ordre d'indépendance n'implique pas seulement la dislocation de l'Espagne, qui en soi n'est pas éternelle ou à laquelle nous ne sommes pas plus attachés que les travailleurs des différentes régions de l'Espagne, mais peut constituer un puissant facteur de division des forces opposées au régime dont se saisiraient la réaction et les médias qu'elle contrôle pour manipuler et influencer la classe ouvrière et les classes moyennes, en réalisant un amalgame avec la République afin de les détourner de cet objectif politique, en leur expliquant par exemple que c'est à l'Espagne unifiée qu'ils doivent d'avoir un niveau de vie supérieur à celui de bien des peuples, et que des Etats réduits à des portions congrues n'auraient pas les moyens de leur offrir un tel niveau de vie...

Que ce genre d'arguments soit contestable ou comporte des contrevérités auxquelles se mêlent malicieusement certaines vérités, on le sait pertinemment, peu importe ici, mais les travailleurs peuvent y être sensibles, il servirait uniquement à choquer les esprits, à introduire le doute dans les esprits de manière à les paralyser ou à neutraliser toute action contre le régime.

C'est pour cette raison qu'il me semble important de dissocier ces deux mots d'ordre sans s'opposer frontalement au mot d'ordre d'indépendance lorsqu'on ne le partage pas, mais en expliquant à ses partisans le danger qu'il représente pour la suite de leur combat, dans la mesure où ils ne le gagneront qu'à condition que les travailleurs de toute l'Espagne se saisissent de celui de la République. Car pour vaincre l'Etat espagnol et son appareil de répression, il est indispensable que les travailleurs de toute l'Espagne s'engagent dans ce combat pour la République, ils ne doivent avoir aucune illusion sur leur chance de vaincre s'ils étaient divisés ou si leur combat se réduisait à leur seule région, si le mot d'ordre d'indépendance prévalait sur celui de la République, qui répétons-le peut rassembler l'ensemble des classes exploitées et opprimées de toute l'Espagne.

Le mot d'ordre de République en Catalogne ne s'imposera que s'il est repris par tous les travailleurs espagnols contre le régime en place à Madrid.

La République ne peut s'imposer qu'au niveau de toute l'Espagne.

Ce n'est pas tout à fait ce que dit le POID quand il écrit que "la République catalane (serait le) premier pas vers les Républiques dans toute l’Espagne", car il n'existera jamais de République en Catalogne ou ailleurs temps que le régime n'aura pas été abattu, il ne le permettrait pas ou alors ce ne serait qu'un clone du régime actuel qui fonctionne déjà en grande partie comme une République, la monarchie serait sacrifiée ou ses pouvoirs seraient encore réduits de manière à ne pas remettre en cause l'ordre établi... et la vie continuerait comme avant ! Est-ce cela que souhaitent les travailleurs de toute l'Espagne ?

S'il faut essayer d'éviter d'opposer le mot d'ordre de République à celui d'indépendance, il faut également éviter d'isoler la Catalogne des autres régions de l'Espagne, de les opposer les unes aux autres, dans l'esprit des travailleurs elles doivent être unis pour mener ensemble le combat contre l'Etat, s'ils veulent atteindre leurs objectifs politiques.


Le 4 novembre 2017

CAUSERIE

Causerie au format pdf (9 pages)

La peste blanche !

On a écrit hier que le blog Les-crises était bien pourri. C'est la voix de la réaction blanche.

Il a publié ce samedi un article de Jacques Sapir intitulé Quelles leçons d’Octobre ? qui se terminait en donnant la parole au général Denikine qui selon Trotsky " ne manquait pas de caractère, mais, pour le reste, c'était un général ordinaire de l'armée, qui avait peut-être lu cinq ou six livres", ou encore "le chef d'état-major du Grand Quartier Général, le général Denikine, futur généralissime des Blancs dans la guerre civile, qui n'était guère supérieur, pour la largeur de vues, aux agents du contre-espionnage tsariste" une autorité en la matière pour Sapir, il faut bien qu'il mérite la confiance que lui accorde le Kremlin, était-ce si nécessaire ?

A l'entendre, la prise du pouvoir en octobre 1917 a été réalisée par "un petit groupe d’agitateurs", allez, des vauriens, des voyous, se désespérant qu'un siècle plus tard en Russie "bien peu sont ceux qui sont capables de l’admettre", mais peut-être ont-ils de bonnes raisons de ne pas croire les balivernes de ce faussaire.

Un petit mot très personnel, suivi d'une réflexion politique sur l'Espagne

Notre page d'accueil a de la gueule, on mène le combat sur tous les fronts, on ne recule pas, on ne concède rien à l'impérialisme, à l'opportunisme, à toutes les tentatives de manipuler les conscience, c'est notre façon de mettre en pratique nos principes, au lieu de les agiter comme des hochets en papier.

La désinformation étant devenue la règle, avant de s'exprimer sur un sujet, il est préférable d'y réfléchir à deux fois et même davantage. Lorsque j'apprends qu'une manifestation a eu lieu dans un pays contre le gouvernement ou pour une cause quelconque, si on ne me fournit pas les informations permettant de cerner précisément la nature des différents acteurs, je m'abstiens de prendre position et de publier un article, j'attends d'en savoir plus ou le prochain épisode. Cela évite de courir et de se disperser, de perdre un temps précieux, c'est ce que j'essaie de faire gagner aux lecteurs.

On essaie de se concentrer sur l'essentiel, tout en abordant des questions qui me viennent à l'esprit en étudiant la situation. Je ne veux pas être prisonnier de l'actualité, des états d'âme, mon combat politique s'inscrit dans la durée, à ma connaissance la révolution et le socialisme ce n'est pas pour demain la veille, donc c'est ce qu'on a de mieux à faire, miner, saper la confiance que les travailleurs ou les militants peuvent avoir dans le régime, les institutions pour qu'ils parviennent à se poser la question de leur légitimité, c'est saper un des piliers essentiels du régime sur une base saine qui ne demande qu'à se traduire en pratique, c'est donc aussi un facteur d'organisation politique.

Je n'ai pas besoin d'étaler à tout bout de champ les principes ou les idées du socialisme, je les mets en pratique quotidiennement. Si en France c'est difficile à vivre d'avoir atteint un certain niveau de conscience politique et de constater que la plupart des travailleurs en sont encore si éloignés, en Inde, c'est mille fois plus difficile à supporter. Parce qu'on est passé d'un régime semi-féodal à un régime ultra libéral, et la transition qui a mis entre un siècle et un siècle et demi en France, a mis moins de deux décennies en Inde, car pendant les 4 décennies qui ont suivi l'indépendance, la plupart des Indiens ont continué de vivre et de travailler comme au siècle précédent, mais aussi de penser, le pays était resté sous-développé et le niveau de conscience des Indiens également, alors le décalage qu'il y a avec moi, la société dans laquelle j'ai vécu, est énorme.

J'ai pris le parti de tourner cela en dérision, parce que les Indiens ne sont pas plus responsables que moi de la société dans laquelle on nous impose de vivre. J'ai eu le temps de me préparer à ce qui m'attendait, pas eux, tout leur est tombé dessus d'un seul coup, donc c'est à moi de faire davantage d'efforts pour que nos relations soient supportables. Et vous savez comment je m'y prends ? Je déconne, je blague et je les fais marrer ou alors je suis attentionné, je leur témoigne des marques de respect qu'ils ne rencontrent nulle part ailleurs, c'est ma manière de faire passer un message.

Avant-hier je suis allé au marché de Pondichéry. J'ai acheté un kilo de tomates à une dame obèse à l'air renfrogné, elle ne m'avait pas truandé la fois précédente, elle s'est souvenue de moi et m'a adressé un sourire que j'ai trouvé sincère. Du coup, lorsqu'un monsieur d'une trentaine d'années très soigné et relativement décontracté s'est présenté pour également lui acheter des tomates en lui en demandant le prix, je lui ai littéralement vendues, en lui disant qu'elles étaient au même prix dans tout le marché, et j'ai ajouté que le marchant d'en face venait juste d'essayer de placer des tomates pourries à deux clientes. Ma vendeuse s'est marrée et ce monsieur aussi, si bien qu'ils firent l'affaire.

Non, je ne suis pas quelqu'un de belliqueux, je suis pour la paix sociale entre nous, je réserve mes coups uniquement pour notre ennemi et ceux qui le supportent d'une manière ou d'une autre en notre nom. J'ai failli écrire que j'étais pour la paix des ménages, mais c'est vrai aussi, mais au sein de notre famille uniquement.

Avec les gosses, c'est pire, je me lâche et ils sont pliés de rire ou je les gronde et ils sont terrifiés... bon, pas plus de trois secondes ! Avec les femmes, c'est compliqué parce qu'elles ont généralement une mauvaise idée des hommes, à juste titre il faut dire, ils sont rustres et indélicats, elles peuvent être à la fois naïves et hypocrites, du coup on ne sait pas sur quel pied danser, si elles prennent bien ou mal une plaisanterie quasi enfantine, au-delà elles ne comprendraient pas ou croiraient que je me moque d'elles, et malgré tout il m'arrive de devoir me confondre en excuses parce que j'ai du respect pour elles. Se prendre au sérieux sied mal à ceux qui n'ont pas les moyens de l'assumer, ils sont ridicules, c'est pour cela que je ne le suis pas dans mes causeries ; non mais sans déconner, il faut penser à tout, même à ce qu'on n'est pas, c'est préférable quand on doit parler d'autres choses que de soi ! La dialectique peut nous mener loin l'air de rien. Tenez, allons plus loin, quand on doit parler à quelqu'un d'autre qu'à soi, d'autres préfèrent l'entre soi, ils font parler les morts aussi, au moins ils sont sûrs de toujours avoir raison !

Je ne me suis pas lever sur le bon pied. Cela va passer. Il pleut depuis trois semaines, c'est long quand on n'y est plus habitué. Sans transition on passe de l'été à l'hiver.

L'espèce humaine n'aurait pas dû dépasser quelques centaines de millions. Plus la population mondiale est importante, plus le nombre de personnes susceptibles d'être manipulées serait important, et comme ceux qui possèdent les moyens de les manipuler n'étaient pas vraiment animés par de bonnes intentions à leur égard, il était à prévoir que la situation dégénèrerait ou deviendrait très compliquée pour l'orienter dans une autre direction. La plupart des gens se demandent comment on a pu en arriver là, aussi doit-on leur fournir des explications, celle-ci en est en une parmi d'autres qui peuvent être également valables.

Les militants les plus bornés croient que la seule explication serait politique, ils se trompent parce que si tout mène à la politique, tout n'est pas que politique, distinction qui leur échappe apparemment ou qu'ils feignent d'ignorer parce qu'ils n'ont pas acquis les connaissances pour s'exprimer sur d'autres terrains que la politique. Ils appartiennent à l'une des catégories de personnes les plus facilement manipulables, ils ne peuvent pas réfléchir à une question qui appartient à un autre domaine de connaissance parce qu'ils n'y ont jamais mis les pieds, ils ne l'ont jamais étudié, alors ils se fient à ce qu'on leur raconte, il suffit de quelques sophismes bien emballés dans des syllogismes et le tour est joué.

Ils sont littéralement obnubilés par le développement des forces productives qui a permis à l'homme de s'élever au-dessus de sa condition élémentaire de primate doté de certaines facultés, mais ils sont incapables d'en mesurer toutes les conséquences, dont le développement exponentiel et démesuré de la démographie mondiale, pire, ils ne veulent pas en entendre parler, pour eux toute approche d'une question doit forcément se situer sur le terrain politique, alors qu'en réalité il faudrait l'aborder sur le plan dialectique qui parcourt la totalité des expériences humaines ou de la nature. Les plus butés d'entre eux en proie à cette confusion, considèrent que c'est faire preuve d'éclectisme, alors qu'on s'emploie à considérer l'évolution et les rapports qu'entretiennent l'ensemble des facteurs qui ont participé au développement de la civilisation humaine depuis la nuit des temps jusqu'à nos jours.

Prenez la question espagnole, vous croyez qu'ils auraient pris la précaution ou le temps de réfléchir à la distinction qui existe entre le mot d'ordre de république et celui d'indépendance, à aucun moment. Ils ont décrété que le régime actuel en Espagne était franquiste, alors que le parlement (Cortes) avait été suspendu sous Franco et a été rétabli après sa morte en 1975. Pour eux, ce facteur n'a aucune incidence sur la conscience des masses ; quand un facteur les gêne, ils l'évacuent ou le traitent avec mépris en vous accusant de faire preuve de parlementarisme.

Croient-ils qu'en dénaturant ainsi les faits ou en les niant, ils vont faire avancer notre cause ? Ils la sapent en réalité et c'est très grave. Quand on dit que leur discours est inaudible pour la plupart des travailleurs, on est très en dessous de la réalité, car en fait ils sont incapables de saisir le fil qui les relie aux travailleurs. Nous ne sommes plus au XIXe siècle, nous ne vivons plus au début du XXe siècle, allez donc leur faire comprendre, c'est à désespérer.

Les revendications des indépendantistes sont strictement nationalistes et corporatistes, simple constat. Et en l'absence d'un parti ouvrier révolutionnaire profondément ancré dans les masses, il est inutile d'espérer que le processus engagé en Catalogne puisse adopter une autre orientation politique. Si les travailleurs catalans et du reste de l'Espagne n'ont rien à en attendre, en revanche ce n'est pas le cas des capitalistes et leurs représentants qui profitent de cette occasion pour resserrer leurs rangs après trois mois de hausse consécutive du chômage.

Et Rajoy peut être satisfait de constater que tous les partis qui ont une implantation nationale en Espagne ainsi que l'ensemble des syndicats le soutiennent. Ce qui est une manière comme une autre de signifier aux travailleurs espagnols qu'il n'existe pas d'autres alternatives politiques que celle menée par le gouvernement ou qu'en la matière ils ne doivent se faire aucune illusion. Pour les diviser, affaiblir leur résistance, les démoraliser, il n'y a pas mieux.

Alimenter le nationalisme, rassembler la réaction autour de Rajoy, intimider les masses en recourant à la répression, les détourner des questions politiques essentielles afin de leur interdire de trouver la voie ou les moyens qui les conduirait à affronter directement le régime, voilà en substance à quoi devait servir cette aventure. Malheur à celui qui part au combat désarmé, il sera impitoyablement écrasé.

Effectivement, "les masses catalanes ont été violemment touchées par la crise", du coup "les masses catalanes prolétariennes, ouvrières, jeunes se sont rassemblées autour du combat pour l’indépendance. A défaut d’autre possibilité, elles s’en sont saisies comme d’une perspective politique." Les passages entre parenthèses (ci-dessus et ci-dessous) sont extraits de Combattre pour le socialisme (n°66 - 22 octobre 2017)

Que lors de chaque combat politique les masses y partent avec des illusions, c'est un fait incontestable, mais ce n'est pas l'essentiel, tout dépend surtout de leur niveau de conscience au départ, et si les conditions existent pour qu'il progresse au cours de leur mobilisation ou du processus révolutionnaire pour pouvoir abattre les obstacles qui vont se dresser sur leur chemin, car si leur niveau de conscience est trop bas pour qu'elles se saisissent de ces conditions, elles seront vaincues inévitablement, pire encore, elles ne seront même pas en mesure d'en tirer des enseignements pour la suite de leur combat, bref cela se soldera par une grande désillusion, voire pire si cela se terminait dans un bain de sang, pour rien. C'est la raison pour laquelle il faut y réfléchir à deux fois avant de les encourager à participer à un combat politique. A ne pas confondre avec une bataille politique juste mais perdue d'avance, comme ce fut le cas par exemple lors de la Commune, et dont les enseignements furent mis en pratique par le parti bolchevik lors de la révolution russe.

J'ai relevé les passages suivants qui illustrent ou confirment mon analyse :

- "Depuis 1978, la bourgeoisie catalane et des couches de la petite bourgeoisie n’ont cessé de tenter d’obtenir un statut d’autonomie plus large, en particulier en matière économique en référence notamment à celui obtenu partiellement par les cercles dirigeants de la bourgeoisie basque. Ces composantes s’estiment en effet spoliées (En effet, c'est une manière de donner raison à la bourgeoisie catalane, bravo ! - LVOG) par l’État espagnol, en particulier en matière fiscale. En effet, la Catalogne est la région la plus riche d’Espagne : « Certains économistes estiment que la Catalogne, qui représente 15% de la population et 20% de l'activité économique de l'Espagne, paye chaque année 12 milliards d'euros d'impôts de plus que ce qu'elle reçoit de l'État central en services publics, bien que le chiffre - que de nombreux Catalans évaluent quant à eux à 16 milliards d'euros - soit difficile à calculer. » C’est l’état espagnol qui prélève l’impôt sur les sociétés et qui redistribue à son gré. Ainsi, la principale revendication de la communauté autonome de Catalogne (c’est-à-dire de la bourgeoisie catalane et de la petite bourgeoisie) est de disposer de l’autorité fiscale pour son gouvernement. Pour la bourgeoisie catalane, la revendication indépendantiste se résume à refuser de payer pour les « feignants » d’Andalousie ou d’Estrémadure (des régions les plus pauvres d’Espagne)."

- "Les hautes sphères de la bourgeoisie catalane sont contre l’indépendance. (En réalité, elles sont divisées. - LVOG) Elles la combattent. Autant elles cherchent à négocier plus d’autonomie, donc plus de libertés au plan économique, autant elles savent par instinct que seul l’État espagnol, héritier de l’État franquiste, est capable de maintenir le prolétariat catalan sous le joug de l’exploitation et de l’oppression." A l'heure où la concentration du capital entre quelques mains n'a jamais atteint une telle ampleur, une telle nécessité aussi, où ceux qui détiennent le pouvoir économique détiennent également sans partage ou plutôt sans concession aucune le pouvoir politique, tous les pouvoirs, éparpiller ou morceler ce pouvoir au travers une multitude d'Etats nouveaux présenteraient plus d'inconvénients que d'avantages, avec le risque de perdre le contrôle de l'un d'entre eux, après tout le mal qu'ils se sont donnés pour parvenir à la situation actuelle sous la direction de Bruxelles, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

- "Depuis le début de la crise en Catalogne, le PSOE a apporté un soutien sans faille à Rajoy." (Quoi de plus normal. - LVOG)

"La responsabilité des dirigeants du PSOE est entière. De fait, le PSOE soutient le gouvernement minoritaire Parti populaire-Ciudadanos aux Cortès : ce gouvernement ne tient que par l’abstention du PSOE." (Quoi de plus normal. - LVOG)

"La responsabilité des dirigeants du PSOE, c’est de rompre tout soutien au gouvernement Rajoy. Le premier acte de rupture qu’il faut imposer au PSOE, c’est de voter au sénat contre la mise en application de l’article 155."

"Le droit à l’indépendance de la Catalogne ne peut être effectif que par le combat de tout le prolétariat d’Espagne se dressant contre la monarchie, pour le droit à l’autodétermination des peuples d’Espagne. La perspective qui doit être ouverte c’est celle du front unique des organisations ouvrières pour chasser le gouvernement Rajoy."

La lecture de ces passages m'a inspiré la réflexion suivante :

Introduire le PS, PSOE, PASOK, etc. dans le front unique, de par leur nature sociale réelle et non de par l'idée erronée que certaines couches de la classe ouvrière ou des classes moyennes peuvent s'en faire, c'est réaliser en fait un Front populaire. Ces partis n'intègrent pas le front unique comme partis de la classe ouvrière, mais de la réaction. Et le Front populaire n'est finalement rien d'autre que la réaction au pouvoir, comme dans les années 30 où la bourgeoisie espagnole n'avait pas besoin d'être représentée direction au gouvernement, les républicains, social-démocrates dégénérés et les staliniens assumant très bien ce rôle (Trotsky), d'ailleurs à quel moment l'aurait-elle perdu le pouvoir sous ce type de gouvernement, jamais, ni en Espagne, ni en France, ni au Chili, nulle part.

Vous vous imaginez demain vous adresser à Hollande, Valls, etc. pour qu'ils rompent leur soutien à Macron, mais quel délire !

On nous dit également que "les tribunaux d’exception hérités du franquisme ont été mis en action".(id)

En réalité, ces tribunaux sont l'équivalent en France de la cour d'assises et de la Cour de cassation qui contrôle les juridictions judiciaires, et du Conseil d'État, qui contrôle les juridictions administratives. Si en Espagne, ils ont un relent de franquisme, en France de l'Empire, les deux de l'Ancien Régime. Et pour les puristes, un relent d'esclavagisme puisque le peuple ne détient finalement aucun pouvoir.

- Catalogne : pourquoi les poursuites sont gérées par deux tribunaux différents - lefigaro.fr

Deux juridictions différentes - l'Audience nationale espagnole et le Tribunal suprême espagnol - sont impliquées dans deux procédures distinctes visant, d'un côté, les membres du gouvernement catalan destitué de Carles Puigdemont et, de l'autre, des membres du Bureau du Parlement catalan dissout. Plusieurs points méritent d'être éclairés pour bien comprendre ces procédures et surtout, pourquoi elles sont traitées par ces deux juridictions différentes:

Qu'est-ce que l'Audience nationale espagnole?

«C'est une cour spécialisée en matière pénale, l'équivalent d'une cour d'assises en France mais qui couvre tout le territoire national», précise au Figaro Antonio Marzal Yetano, maître de conférences et directeur de la double-maîtrise en droit français et espagnol à Paris-1.

L'Audience nationale a été créée en 1977, dans la lignée du Tribunal d'ordre public qui existait sous Franco. L'une des raisons de sa création, rappelait en 2014 le média espagnol ABC, était le contexte terroriste engendré par l'organisation séparatiste basque ETA.

Qu'est-ce que le Tribunal suprême espagnol?

Également appelé parfois Cour suprême espagnole, il constitue la plus haute juridiction du pays. C'est l'équivalent, en France, de la Cour de cassation, qui contrôle les juridictions judiciaires, et du Conseil d'État, qui contrôle les juridictions administratives. En effet, en droit espagnol, il n'y a pas de distinction entre ces deux branches, précise Pierre Bon, professeur émérite de Droit public à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, spécialiste de l'Espagne.

Les décisions de l'Audience nationale sont susceptibles d'être contrôlées par le Tribunal suprême, qui bénéficie d'un prestige institutionnel plus grand.

Qu'en est-il du Tribunal constitutionnel?

Cette juridiction ne doit pas être confondue avec le Tribunal suprême. Le Tribunal constitutionnel, ou Cour constitutionnelle, peut être comparé à notre Conseil constitutionnel français, même s'il occupe une place plus importante dans le droit espagnol. Parmi ses compétences, «il peut suspendre ou annuler les actes des assemblées parlementaires qui violent la Constitution», rappelle Pierre Bon. lefigaro.fr 03.11

Faites tomber le masque. Le fait du prince ou la servilité de LR et PS mise à rude épreuve. Parlement godillot.

- Le futur cumul de Castaner passe mal - Libération.fr

Les petits arrangements d’Emmanuel Macron commencent à faire des vagues. En cause : la désignation à la tête de LREM de Christophe Castaner, membre du gouvernement, et qui a obtenu de le rester. Comme décidé par le Président, l’actuel secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et porte-parole de l’exécutif est, à l’issue de la clôture officielle des candidatures, le seul prétendant au poste de délégué général du mouvement macronien. Le vote à main levée lors du congrès du parti, réuni pour la première fois le 18 novembre, devrait donc tourner au plébiscite.

Heureux dans ses actuelles fonctions, l’ancien maire PS de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) n’a pourtant guère caché son peu d’appétence pour piloter un parti, considéré par Macron lui-même comme la dernière roue du carrosse. Pour emporter son consentement, le Président lui a donc promis l’incongru : s’il doit renoncer au porte-parolat - de facto incompatible avec son nouveau statut de chef de parti -, Christophe Castaner conservera son secrétariat d’Etat. «Macron en a décidé ainsi, et ça ne pose pas de problème», affirme le sénateur LREM François Patriat. «C’est pour le moins choquant, se récrie le patron des députés LR, Christian Jacob, à Libération. Le ministre des Relations avec le Parlement est chargé de faire le lien avec la majorité parlementaire et d’être à l’écoute des composantes de l’opposition. Que ce rôle revienne à un chef de parti est assez invraisemblable.»

«C’est une distribution des rôles impossible, note Olivier Faure, le patron PS du groupe Nouvelle gauche. Le ministre des Relations avec le Parlement est censé être au-dessus des contingences partisanes pour faciliter les travaux parlementaires…» Liberation.fr4 novembre 2017

Dictature. La terreur. Punition collective, pour l'exemple

En Israël, le législateur ordonne la destruction des maisons des Palestiniens déclarés coupables de crimes, donc appliquant un injuste et violent châtiment à toute leur famille. Et en France, le législateur ne disposant pas de preuves pour prouver la complicité de membres de la famille de citoyens ayant commis des crimes, les jugera malgré tout coupable et leur infligera une lourde peine de prison. Mieux encore, comme il juge que cette peine n'est pas suffisante, il fait appel. En Israël comme en France, à défaut de pouvoir juger Mohamed Merah et Ahmed Hanachi, et pour cause ils les ont achevés, ils se vengent sur leurs frères.

Loin de nous l'idée de prendre la défense de messieurs Abdelkader Merah et Ahmed Hanachi, il s'agit juste de montrer de quoi leur justice est capable, en démocratie cela va de soi ! Justice il faut préciser appliquer par ceux qui ont favorisé la propagation de l'idéologie criminelle salafisme ou du wahhabisme, qui s'est rendue complice des massacres commis par ceux qui l'avaient adoptés en Syrie, en Irak, en Libye, etc. Ils osent tout, quoi.

- Procès Merah : le parquet fait appel du verdict - Liberation.fr

Le réquisitoire de l’avocate générale, Naïma Rudloff, n’a pas été suivi par la cour d’assises spécialement composée, qui a acquitté Abdelkader Merah de la complicité des assassinats commis par son cadet Mohammed en mars 2012. Lundi, au terme d’une démonstration de plus de trois heures, la parquetière avait pourtant requis la perpétuité assortie d’une période de sûreté des deux tiers. L’aîné des deux frères Merah a, en revanche, été condamné à vingt ans de prison pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle». Ainsi, le verdict est apparu à beaucoup comme équilibré, en ceci qu’il actait l’absence de preuves irréfutables du dossier, mais qu’il replaçait Abdelkader Merah dans une nébuleuse salafiste ayant contribué à l’idéologie guerrière de Mohammed.

Fettah Malki, condamné pour la même infraction, a écopé de quatorze ans de prison, une peine relativement sévère. Délinquant notoire mais nullement radicalisé, il a confié à Mohammed Merah le pistolet-mitrailleur Uzi utilisé le jour de la tuerie perpétrée à l’école juive Ozar-Hatorah. Liberation.fr

- Mise en examen d'un frère du tueur de la gare Saint-Charles - Reuters

Un frère d'Ahmed Hanachi, l'assassin de deux jeunes femmes à la gare Saint-Charles de Marseille le 1er octobre, a été mis en examen vendredi à Paris, au lendemain de sa remise à la France par les autorités italiennes, a-t-on appris de source judiciaire. Reuters

Ils osent tout

- Syrie: Macron appelle Poutine à agir pour protéger les civils - Reuters

- Les Californiens, moteurs de la lutte anti-Trump aux Etats-Unis - AFP

La Californie, bastion démocrate et progressiste, mène le mouvement d'opposition à Donald Trump aux Etats-Unis, avec des militants fraichement convertis à la politique, comme Talia, et animés par un sentiment d'urgence. AFP

- Catalogne : Carles Puigdemont d'accord pour se livrer "à la vraie justice" de Belgique, "pas à la justice espagnole" - Franceinfo

- Syrie/attaque chimique: pressions sur Moscou de Londres, Washington et Paris - AFP

- L'armée israélienne prête à protéger un village druze en Syrie - Reuters

- Tunnel de Gaza : 12 morts dans le bombardement israélien - LeFigaro.fr

- Les Etats-Unis frappent Daech en Somalie, plusieurs morts - LeParisien.fr

- Afghanistan : la procureure de la Cour pénale internationale va demander l'ouverture d'une enquête pour "crimes de guerre" - Franceinfo

Selon un examen préliminaire, l'armée américaine et la CIA pourraient avoir commis des crimes de guerre en Afghanistan en torturant des détenus, particulièrement en 2003 et 2004. Franceinfo

Au conditionnel... Quelle farce sordide !

- La présentatrice égyptienne Doaa Salah a été accusée de faire la propagande des mères célibataires lors de son émission With Dody. - Liberation.fr

Poursuivie en justice par un avocat, elle a été condamnée à 3 ans de prisons et doit régler une amende 10 000 livres égyptiennes (487 euros). Liberation.fr

- Files d'attentes pour la sortie mondiale du coûteux iPhone X - AFP

Les fidèles d'Apple n'ont pas hésité à patienter plusieurs heures vendredi à travers le monde pour acheter le coûteux iPhone X du géant californien, qui a déjà promis le succès commercial de ce smartphone anniversaire.

999 dollars aux Etats-Unis. Dans un Apple Store parisien ou à Athènes la version la plus chère coûte 1.300 euros (trois fois le salaire minimum grec).

Apple pèse désormais environ 890 milliards de dollars en Bourse, toujours première capitalisation du monde. AFP




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Etats-Unis

- Hillary Clinton de nouveau accusée d'avoir «triché» aux primaires démocrates - lefigaro.fr

Dans un livre à paraître la semaine prochaine, Donna Brazile, ex-présidente par intérim du comité démocrate national (DNC), raconte que le parti démocrate américain était sous la coupe de l'ex-rivale de Donald Trump avant même qu'elle ne remporte l'investiture présidentielle en 2016. Politico a publié vendredi les bonnes feuilles de cet ouvrage, à paraître la semaine prochaine aux États-Unis.

Tout remonte au mois d'août 2015. Les démocrates signent un accord avec l'équipe de campagne de l'ex-secrétaire d'État. En apparence, le deal est simple: le camp Clinton doit aider à renflouer les caisses du parti, endetté de plusieurs millions de dollars. Si ce volet-là est connu du grand public, ce livre révèle que cet accord comportait une contrepartie jusqu'ici ignorée. En échange de ce soutien financier, l'équipe Clinton aurait bénéficié de tout un tas de pouvoirs au sein du parti, dont un droit de veto sur le poste de directeur de la communication. «En échange de lever de l'argent et d'investissements dans le comité démocrate national (DNC), Hillary contrôlait les finances et la stratégie du parti, et tout l'argent levé. Le DNC était également obligé de consulter l'équipe de campagne sur le reste du personnel, le budget, les données, le travail d'analyse et les mailings», écrit l'auteure.

Donna Brazile dit n'avoir compris cet arrangement secret qu'en juillet 2016, quelques jours après avoir remplacé au pied levé la patronne démissionnaire du DNC, Debbie Wasserman Schultz. Une fois à la tête du comité, elle raconte qu'elle ne pouvait écrire un communiqué sans le feu vert de «Brooklyn», le QG de campagne Clinton. L'accord «n'était pas illégal, mais il n'avait certainement pas l'air éthique», précise-t-elle.

Donald Trump, lui aussi, dénonce régulièrement les magouilles d'Hillary Clinton, qu'il qualifie de «crapule» (crooked Hillary). Vendredi, juste avant de monter dans son hélicoptère pour une tournée en Asie, le président américain s'est fendu de plusieurs tweets, appelant le FBI à ouvrir une enquête sur ce qu'il considère être «le vrai scandale du moment». «Elle a acheté le DNC et volé l'élection à Bernie. C'est ça qu'il faut regarder», a-t-il déclaré. Puis, depuis l'avion présidentiel, il a publié deux autres tweets: «Les supporteurs de Bernie Sanders ont tous les droits d'être furieux» ; «J'ai toujours senti que j'aurais affronté et battu Bernie Sanders et non H la crapule, sans tricherie, j'avais raison.»

Quant aux démocrates, ils n'ont pas cherché à contester le «trucage» des primaires. La sénatrice Elizabeth Warren, en bons termes avec les deux camps, n'a pu que répondre «oui» à ce sujet, sur CNN. Hillary Clinton, elle, n'a pas commenté ces accusations. lefigaro.fr


Le 3 novembre 2017

CAUSERIE

Causerie au format pdf (12 pages)

Avertissement. Le blog Les-crises.fr manipule ses lecteurs et ne supporte pas qu'on le démasque.

Un internaute écrit le 2 novembre :

- "Je me demande ce qu’on cherche ici. Kadhafi était, et Assad est toujours, au moins aussi “dictateur” qu’Al Sissi, les trois étant avant tout ennemis des Frères Musulmans. Il me semble que les deux premiers ont été plutôt soutenus ici. On parle de “deux poids deux mesures” ?

Ou alors, absolument tout est jugé à l’aune de l’hystérie de diabolisation des USA (que je n’angélise pas) : tout régime qui les combat est bon quoi qu’il fasse par ailleurs, et tout régime qui ne les combat pas est mauvais quoi qu’il fasse par ailleurs."

Un sbire de ce blog lui répond :

- "Ici, on ne cherche rien, on a déjà trouvé.

Tout simplement, le régime du Sissi est illégitime, tyrannique et criminel, comme le sont ceux qui l’ont mis en place, financé, armé et soutenu inconditionnellement en tout jusqu’à présent. Voilà la réalité toute crue."

Parce que les Frères Musulmans ne sont pas "financés, armés et soutenus inconditionnellement en tout jusqu’à présent" par "ceux qui les (avaient) mis en place" en Tunisie, en Egypte, en Syrie, ah non, ça a foiré, quel dommage ! Au côté d'Al-Qaïda ils ont quand même détruit une bonne partie de la Syrie, vous devrez vous en contentez en guise de compensation.

Bien pourri ce blog, n'est-ce pas ? Un modèle de démocratie cet "espace d'autodéfense intellectuelle" comme il se définit.

Sur absolument tous les sujets il tient un double discours, sauf un, il ne supporte pas qu'on remette en cause l'existence du capitalisme... et la version officielle du 11/9 ! Il n'a jamais soutenu Kadhafi ou Assad. Il a publié un tas d'articles où leurs auteurs se livraient au même exercice.

Morsi et les Frères musulmans, c'est la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Suisse et la Turquie, le Qatar, et le Parti démocrate d'Obama et Clinton, ainsi que le clan républicain de Mc Cain.

Sissi, c'est l'Arabie saoudite, le clan de l'oligarchie et des républicains qui soutiennent Trump.

Quant à la France, elle a soutenu Morsi quand il était au pouvoir ainsi qu'Obama, et elle soutient maintenant Sissi depuis que Trump est au pouvoir. Normal, puisqu'elle réagit en vassal du clan de l'oligarchie anglo-saxonne qui est au pouvoir ou qui est le plus puissant !

La situation mondiale est particulièrement complexe de nos jours, beaucoup plus qu'autrefois, outre le chaos qui y règne dans un grand nombre de pays, il faut ajouter la désinformation orchestrée par l'ensemble des médias, dont ceux dits alternatifs qui corrigent rarement leurs erreurs, une exception à ma connaissance, le Réseau Voltaire, et n'attendez pas que nos dirigeants (ou de vieux militants) en fassent autant.

Dossier sur l'Espagne.

La République : résolument oui ! L'indépendance : résolument non !

La Seconde Guerre mondiale impérialiste fut la réponse politique de l'oligarchie financière à la crise qui frappait le capitalisme et à la montée en puissance du mouvement ouvrier international. Elle ne mit pas un terme aux contradictions des lois de fonctionnement du capitalisme, et elle ne parvint pas à entamer la détermination du prolétariat mondial à lutter pour l'amélioration de sa condition ou pour le socialisme.

Bref, cet acte de barbarie ne permit ni de mettre fin à la crise du capitalisme ni de neutraliser la lutte de classe du prolétariat. Il lui permit juste de temporiser, de gagner du tout avant l'explosion de prochaines crises, qui allaient se produire dans un intervalle de plus en plus rapproché, toujours plus profondes et étendues au point de prendre un caractère permanent quelques décennies plus tard.

L'état de crise permanente du capitalisme allait devenir le facteur déterminant l'orientation de la stratégie politique que les sommets de l'oligarchie anglo-saxonne allait adopter et imposer au reste du monde. La Seconde Guerre mondiale impérialiste préfigurait ou était le signe avant-coureur de l'entrée en crise permanente du capitalisme, tout en sachant que dans le futur ils ne pourraient plus recourir à cet expédient pour y faire face. Il leur faudrait employer d'autres moyens à la fois sur le plan économique et politique.

Sur le plan économique ils avaient pratiquement les mains libres, puisque personne ne pouvait ou n'oserait contester leur pouvoir dans ce domaine. Constatant que les vieilles recettes étaient devenues obsolètes ou sans effet, en passant par différentes étapes avec le concours du législateur, ils allaient doter l'économie d'instruments financiers occultes ou de type mafieux, qui leur permettraient d'accroître leur pouvoir et leur fortune dans des proportions gigantesques ou pratiquement illimitées, de sorte qu'ils pourraient manipuler, instrumentaliser, contrôler les crises à venir du capitalisme sans que le pouvoir politique ou aucun Etat ne puisse s'y opposer, bref, ils allaient se donner les moyens de devenir enfin les maîtres incontestés du monde, et ils y sont en grande partie parvenue.

Sur le plan politique ils allaient avoir pratiquement les mains libres également, grâce au concours de la social-démocratie dégénérée et du stalinisme qui avaient littéralement pourri le mouvement ouvrier, tandis que le prolétariat était incapable de se doter d'une nouvelle direction révolutionnaire. Cela allait leur permettre de passer le moment venu à l'offensive contre les acquis sociaux et politique de la classe ouvrière à l'échelle mondiale. Aux institutions financières internationales qu'ils allaient créer pour soumettre l'ensemble des Etats à leur politique économiques ou leurs propres besoins, l'oligarchie allait créer leur pendant politique en mettant en place une multitude d'institutions politiques internationales ou continentales, supranationales, non élues et sans aucune légitimité populaire, qui allaient être chargées de se substituer aux Parlements nationaux à l'aide de traités qu'ils allaient tous signés, de sorte que les peuples allaient être spoliés de leurs droits politiques (mais pas totalement, on verra cela plus loin). Cette étape étant franchie ou cet objectif étant atteint, plus rien ne devait faire obstacle à l'adoption par tous les Etats de la stratégie économique élaborée par l'oligarchie et ses idéologues néolibéraux.

Sur le plan militaire, leur intégration à l'OTAN sous commandement américain ne sera qu'une simple formalité.

Voilà en gros les grandes lignes de l'orientation du capitalisme tel qu'on a pu l'observer depuis le milieu des années 40. Je ne suis pas entré dans les détails ou je n'ai pas fourni d'autres références historiques qui nous auraient distrait de l'essentiel. Mais vous pouvez vérifier que tous les évènements importants qui se sont produits dans le monde ainsi que leur enchaînement confirme ce constat ou s'y intègrent parfaitement, ce qui ne signifie pas pour autant que l'oligarchie aurait atteint tous les objectifs qu'elle s'était fixé ou que sa stratégie ne comportait pas des lacunes, des faiblesses, des failles, dont une déterminante que nous allons aborder maintenant rapidement.

Ils ont eu beau créer une multitude d'institutions financières ou politiques internationales ou continentales, y intégrer les Etats en adoptant de nombreux traités pour spolier la classe ouvrière de ses droits politiques, il n'en demeure pas moins qu'ils n'ont pas pu aller au-delà, ils n'ont pas pu éliminer par une signature adossée au bas d'un traité les origines ou le développement multiséculaires de chaque peuple, leur histoire politique, leur culture, leur langue ou leurs particularités, etc. de sorte que tous les Etats continuent d'exister avec leur Constitution et leurs institutions nationales (élues au suffrage universelle), leur Premier ministre et leur gouvernement respectif responsable devant leur peuple, et bien que ces Etats soient devenus les vassaux d'institutions supranationales, ils demeurent aussi ou si ce n'est plus vulnérables que par le passé, car ils peuvent être renversés par un mouvement révolutionnaire qui romprait avec ces institutions supranationales, avec le capitalisme en instaurant une République sociale.

On aura compris que l'ensemble de la situation telle qu'elle ressort de l'évolution du capitalisme ou de l'orientation économique et politique impulsée par l'oligarchie particulièrement au cours des 4 ou 5 dernière décennies s'oppose frontalement à tout progrès social significatif, collectif, est incompatible avec l'expression même limitée de la démocratie, interdit toute remise en cause de l'ordre établi, les peuples exploités et opprimés doivent s'y soumettre impérativement ou être réprimés férocement en cas de rébellion ou de soulèvement.

On aura compris que la tactique du mouvement ouvrier doit être subordonnée au combat politique pour l'abolition de la Constitution et le renversement des institutions nationales dans chaque pays de l'UE (et ailleurs), et que les masses exploitées qui constituent chaque nation doivent impérativement être unies pour affronter et vaincre leur ennemi, et malheur à celles qui seraient divisées face à un ennemi qui fait preuve d'une détermination, d'une solidarité ou d'une fraternité sans faille pour terrasser par tous les moyens à sa disposition le prolétariat révolutionnaire.

Si les travailleurs de toute l'Espagne se saisissent de la question de la République avancée par le prolétariat catalans comme un levier pour axer leur combat contre la Constitution et les institutions nationales espagnoles pour les abattre, nous devons les soutenir inconditionnellement en leur proposant d'aller plus loin, et d'instaurer une République sociale sur les débris de la monarchie parlementaire et du franquisme, à eux ensuite d'en déterminer la forme la plus appropriée dans le respect des aspirations de tous les peuples qui composent l'Espagne.

Réponse d'un "ignare" à deux courriels.

Le militant, qui m'a envoyé les deux courriels que j'ai reproduits avant-hier et auxquels j'ai répondu, a récidivé dans deux courriels, où il a fait preuve du même dogmatisme aveugle. Je vous en ferai grâce et je n'y répondrai pas.

Le premier était intitulé "Ignardise", le second était constitué de sélections de citations de Lénine et Trotsky uniquement destinées à justifier sa position en faveur de l'indépendance de la Catalogne donc de l'éclatement de l'Espagne en une multitude de micro-Etats...

Une multitude de fois dans mes causeries depuis 9 ans j'ai mis en garde les lecteurs contre ceux qui à court d'arguments ou de légitimité emploient de manière intempestive et détournée des citations des marxistes à seul fin de justifier leurs positions politique ou leur opportunisme.

A les entendre, les marxistes auraient partagé toutes les positions qu'ils ont adoptées hier ou aujourd'hui, ne prétendent-ils pas en être les héritiers (autoproclamés), ce qui, si c'était vraiment le cas, ne serait pas très flatteur pour Marx, Engels, Lénine et Trotsky, au regard du bilan politique de leurs disciples qui avoisine le néant. Or non seulement c'est complètement absurde du fait que le contexte politique a évolué depuis, ainsi que la société, le capitalisme, etc. de sorte que nous nous retrouvons souvent confrontés à des situations ou questions totalement inédites auxquelles autrefois les marxistes n'ont pas pu apporter de réponses politiques.

Que cela ne tiennent, à coup de citations tronquées minutieusement sélectionnées pour l'occasion, ils réussiront à leur faire dire ce qu'ils n'ont jamais dit. Si au moins ils partaient des faits et se contentaient de comparer ce qui est comparable, on pourrait admettre qu'ils fassent un usage circonscrit de certains passages des oeuvres des marxistes, mais ce n'est pas le cas ici, car c'est précisément dès qu'on tente d'aborder avec eux les faits qu'ils se dérobent derrières des citations ou des principes ou encore ils évoquent autres choses, comme si dans la situation il y avait justement des éléments qui contredisaient leur position ou leur théorie qu'ils substituent à la réalité. On aura l'occasion d'en reparler très prochainement lorsque cette mystification que constituait cette déclaration de l'indépendance de la Catalogne se sera volatilisée.

J'en profite pour préciser qu'il ne faut pas confondre le mot d'ordre de République valable pour toute l'Espagne, avec celui d'indépendance qui signifie la dislocation de l'Espagne. Nous sommes résolument pour l'établissement d'une République en Espagne, et farouchement contre l'indépendance ou la création de nouveaux Etats correspondant aux territoires de ses régions.

Nos dirigeants n'ont décidément absolument rien appris des développements des dernières décennies. Hormis inculquer des illusions dans la tête des militants, ils n'ont aucune stratégie.

L'adoption par le Conseil européen en 2007 du Traité de Lisbonne se substituant au Traité établissant une Constitution pour l'Europe (TCE) rejeté par référendum en France et au Pays-Bas en 2005, avait déjà démontré qu'il serait impossible de rompre avec l'Union européenne et d'appliquer une politique conforme aux besoins des travailleurs sans abolir au préalable la Constitution et les institutions nationales dans chaque pays, sans renverser l'Etat des capitalistes, tâche que seul le prolétariat révolutionnaire peut accomplir à la tête de l'ensembles des exploités. Puis 10 ans plus tard, l'expérience grecque l'a à nouveau prouvé après le référendum de 2015. Un an plus tard, le référendum sur le maintien ou non au sein de l'UE de la Grande-Bretagne l'a confirmé, la farce du "Brexit" ayant été planifiée par Cameron quelques années plus tôt lors d'une réunion... au Pentagone aux Etats-Unis, le pendant militaire de la Fed. Et ne voilà-t-il pas qu'un an plus tard, en 2017, on nous refait le même coup en Espagne avec la Catalogne, et quand on dit stop, stop trop c'est trop, on nous caractérise de petit bourgeois, de traïtre, de réactionnaire, d'opportuniste, c'est renversant, n'est-ce pas ?

Puisque l'auteur de ces courriels est un sympathisant ou un militant du POID, je le renvoie à la perspicacité, à la profondeur d'analyse de son principal dirigeant, Daniel Gluckstein, qui titrait son éditorial du 16 mai 2017 "Quand un régime s’effondre...", en France. Depuis, se serait-il effondré, évidemment non et vous pouvez encore attendre longtemps, lui et ses amis tenaient déjà exactement le même discours il y a un demi-siècle en arrière, avec de tels prophètes on va aller loin !

Ce que nous disons, c'est que la monarchie parlementaire espagnole fonctionne comme une République bourgeoise dite démocratique, les députés au Cortes, les maires, les députés des Assemblées régionales sont élus au suffrage universel, le Premier ministre est désigné (par le roi) parmi le groupe parlementaire qui détient la majorité, et c'est lui qui désigne les ministres de son gouvernement, et les lois s'appliquent à tous les citoyens espagnols, exactement comme en France ou dans la totalité des pays de l'UE et bien d'autre pays dans le monde. Ce courant politique et d'autres le nient ou n'en parlent pas, ce qui est pire encore.

Partant de là, des faits, on est en droit de se poser les questions suivantes : Pour les travailleurs espagnols existe-t-il une différence entre ce régime et la République que les indépendantistes catalans viennent d'adopter ? Aucune pour l'essentiel. Alors pourquoi devrait-il se saisir de cette question ? S'en saisissent-ils ? Apparemment pas. Ne serait-ce pas plutôt les détourner du combat politique pour une République sociale qui abolirait la Constitution et les institutions espagnoles, qui romprait avec l'UE, qui s'attaquerait aux fondements du capitalisme pour satisfaire leurs besoins sociaux, de la révolution socialiste ? Cela ne préfigure-t-il pas une prochaine offensive du gouvernement contre les travailleurs ? Cela ne vient-il pas à point nommé pour détourner l'attention du peuple espagnol des affaires de corruption dans lesquelles le parti de Rajoy est embourbé, mais aussi certains dirigeants indépendantistes ?

Sans parti, sans programme, sans plan établi, sans direction, vous attendez quoi du processus engagé en Catalogne ? La seule question qui se pose à l'avant-garde ne serait-elle pas "celle de la conquête des masses", au lieu de marcher dans les combines pourries de la petite bourgeoisie réactionnaire catalane qui risquent de se terminer pour le prolétariat catalan par un bain de sang pire que les "journées" de juillet en1917 en Russie ou celles de juin 1848 en France ?

En guise d'épilogue.

J'ai continué de lire quotidiennement ce que les uns et les autres ont écrit ses dernières semaines sur ce sujet, ils sont pratiquement tous alignés sur la même position favorable au démantèlement de l'Espagne, cela doit bien les faire marrer à Bruxelles.

Ils sortent tous les mêmes citations de Trotsky qui datent de près d'un siècle pour justifier leur position. J'ai cherché dans leurs documents (principalement ceux disponibles sur Internet) des éléments, des données chiffrées et détaillées, des faits précis qui permettraient d'étayer davantage ma position, en vain, chaque fois ils ne s'y attardent pas ou ils les citent en passant, donc ils sont inutilisables, donc je n'y fais pas référence, je ne vais tout de même pas les imiter.

Je n'ai pas réussi à savoir précisément à quel niveau se situait la mobilisation de la classe ouvrière dans le reste de l'Espagne que certains ont évoquée, à les entendre les masses de toute l'Espagne seraient devenues révolutionnaires, mais qui peut les croire sur parole en l'absence de données chiffrées, vérifiables, incontestables, certainement pas moi ou plus moi.

Ce n'est pas la politique, l'ethnologie ou l'anthropologie qu'il faut avoir étudiées pour comprendre ce que ces gens-là ont dans le crâne, mais l'archéologie ou la géologie !

Donnons la parole à une Espagnole vivant en Catalogne

- Ma vie en Catalogne, comment l'indignation a remplacé l'illusion par Laura Quijano (économiste)

Il y a 5 ans, la Catalogne m'était apparue comme un lieu propice à l'installation de notre couple. Lui, originaire de Majorque, avait déjà vécu dans six régions autonomes au cours de sa vie, dont de nombreuses années à Barcelone où ses parents s'étaient installés il y a plus de 30 ans. Née à Madrid, j'étais quant à moi peu attachée aux identités régionales ou nationales du fait de mon travail dans des milieux internationaux et des années que j'avais passées à l'étranger. C'est ici que nous avons fondé notre famille, ici que nos deux filles sont nées et ont passé toute leur vie.

Mon mari et moi avions commencé notre étape catalane dans l'enthousiasme: je m'étais inscrite à un cours de catalan, puis nous étions partis à la découverte des moindres recoins, traditions et coutumes du lieu où nous avions choisi de vivre. Nous voulions nous intégrer, et non pas vivre ghettoïsés entre hispanophones. Pour nous, les drapeaux indépendantistes qui peu à peu fleurissaient aux balcons avaient quelque chose d'exotique.

Nous considérions le nationalisme catalan comme une gageure indépendantiste, car ses partisans disaient clairement que c'était le moyen d'obtenir des avancées économiques, sans que l'objectif soit véritablement d'aller jusqu'à l'indépendance. Mais ensuite sont arrivées les premières surprises, puis la stupéfaction et, enfin, une grande déception.

Notre première surprise a eu lieu au moment de trouver une école pour mes filles. Après en avoir visité au moins onze, entre écoles publiques et écoles sous contrat avec l'État, j'ai pu constater que la plupart se disaient sans rougir "catalanistes", et ce dès la première réunion d'information. Je ne m'imagine vraiment pas une école publique à Madrid se déclarer "espagnoliste". J'ai aussi remarqué que sur les murs, seules des cartes de la Catalogne étaient affichées; je n'ai vu aucune carte d'Espagne ou d'Europe. Enfin, j'ai constaté que, dans la plupart des écoles, on commençait par l'apprentissage de l'anglais avant celui de l'espagnol, auquel deux heures de cours par semaine étaient consacrées en école primaire.

Autre surprise, juste avant le vote sur l'avenir politique de la Catalogne, en 2014, des activistes de l'Assemblée nationale catalane (ANC) ont sonné à ma porte dans le cadre d'une "enquête" sur l'indépendance. La première question était la suivante: "Lorsque la Catalogne sera indépendante, nous disposerons de 16 milliards supplémentaires à dépenser. À quoi souhaitez-vous que ces fonds soient attribués?" Toutes les questions suivaient le même schéma: une affirmation à visée de propagande dont la véracité n'est à aucun moment mise en doute, suivie d'une question piège.

Surprise encore: chaque week-end, plusieurs événements indépendantistes ont commencé à être organisés. Des courses à pied grand public, des paëllas, des sardanes, des foires. On monopolisait et on politisait l'espace public en faveur de la cause. On distribuait des ballons et des tracts, dans une campagne électorale permanente. J'ai dû refuser que des membres de l'ANC approchent mes filles pour leur donner des ballons. Et tout cela était considéré comme moderne et révolutionnaire.

Puis, lorsque ma fille de 4 ans m'a demandé pourquoi les autres enfants étaient Catalans et pas elle, ce fut la stupéfaction. D'où une petite fille pouvait-elle sortir une telle idée, elle qui suppose que chaque ville est un pays, qui ne fait pas la différence entre le concept de quartier, de région ou de pays, et dont l'identité n'est pas fermement établie? Selon quel critère peut-on affirmer que ma fille, qui a vécu uniquement en Catalogne depuis sa naissance, est ou n'est pas Catalane? Je préfère croire que ce n'est pas un professeur qui lui a mis cette idée en tête, mais plutôt un enfant innocent qui aurait dit cela en voyant qu'elle préférait parler espagnol. Il n'empêche que ce symptôme est révélateur de l'obsession identitaire, présente dans tous les pans de la société.

Le 29 octobre, la stupeur s'est abattue lorsque nous avons reçu, par le groupe WhatsApp de l'école de mes filles, une invitation à un week-end de ce type sous couvert de "fête familiale et conviviale" dans l'enceinte de l'école. J'ai été sidérée lorsque j'ai protesté, non en raison de l'objet de la "fête", mais en raison de la manipulation qui faisait passer cela pour un événement familial et amical. En guise de réponse je n'ai reçu que des reproches, car l'information était soi-disant objective, et destinée aux personnes potentiellement intéressées.

L'incrédulité s'est installée lorsque des personnes de mon milieu, par ailleurs absolument privilégié au vu de la réalité espagnole (je vis dans la deuxième ville où le revenu par habitant est le plus élevé d'Espagne), qui ont un travail et des revenus décents et qui ont voyagé et bénéficié de bonnes opportunités, ont commencé à se dire "opprimées par l'État". Lorsque je vois de jeunes employés de mon entreprise, qui viennent travailler en grosse voiture, qui ont étudié intégralement en catalan, qui ont voyagé en Europe avec leur passeport espagnol, qui ont pu s'affilier à des associations de tous bords et manifester dans les rues autant qu'ils le voulaient, tout cela dans une Catalogne faisant partie de l'Espagne, se déclarer "opprimés", je ne peux qu'en rire.

Mon incrédulité s'est encore renforcée à la lecture de leurs appels à l'aide désespérés sur Facebook, adressés à leurs amis d'autres pays, en raison des "abus de l'État espagnol". Tous ont voté le 1er octobre, aucun d'entre eux n'a été molesté; au contraire, ils ont été applaudis et n'ont pas manqué de prendre tous les selfies possibles, à partager sur les réseaux sociaux.

Stupéfaction encore lorsque la mère d'une élève qui me contait les bienfaits, la liberté et la joie d'avoir grandi dans une Catalogne faisant partie de l'Espagne n'hésitait pas à dire que, dans ce même contexte, elle lutterait pour l'indépendance et la "liberté du pays". À la question de savoir à quoi correspondait cette liberté à conquérir, elle m'a expliqué que cela consistait à "faire uniquement ce que nous nous voulons". Pour moi, la liberté d'un pays se mesure à l'aune de la somme des libertés des individus qui la composent, et je ne sais pas à qui correspond ce "nous", dans la mesure où, s'il existe une réalité qui se subroge à celle des individus, elle aurait justement pour conséquence de faire perdre leur liberté à nombre d'entre eux.

Finalement, l'indignation l'a emporté lorsque j'ai vu la résurrection de Franco sur papier glacé et sur des affiches de propagande, dans les discours politiques et citoyens. L'indignation, lorsqu'une collègue de travail m'a accusée pour la première fois d'être complice du franquisme. Ce qu'il ne faut pas entendre! À ma naissance, Franco était déjà mort. Comme beaucoup, je suis fille de parents qui ont lutté pour sortir de la dictature et nous offrir la liberté qu'ils n'avaient pas eue. Je ne comprends pas comment on peut rester franquiste après la mort de Franco, et jamais Franco n'a fait partie de nos discussions ou alternatives politiques, ni moi ni mes connaissances du Partido Popular. Jusqu'à mon arrivée en Catalogne, où soudain on m'a collé cette étiquette, pourtant diamétralement opposée à mes convictions...

On entend dire que l'Espagne a abandonné la Catalogne et de nombreux indépendantistes disent "qu'on les a perdus". Moi aussi, je me sens déçue et abandonnée par cette Catalogne des mensonges et des rêves irrationnels et impossibles, celle qui me pousse aujourd'hui à remettre en question le fait qu'il fasse bon y vivre, comme je le croyais il y a cinq ans. Cette Catalogne "m'a perdue", elle aussi, mais je ne m'en irai pas; je resterai, aux côtés de ceux qui ne veulent pas voir leur terre convertie en un pays au bord de la faillite morale et économique. Je resterai, tout en sachant qu'il nous faudra lutter pour défendre nos droits et contrecarrer un discours trompeur et bien huilé. Pour que mes filles puissent grandir ici, dans un pays libre. Fin

Bref, une "oppression" en remplace une autre...

C'est marrant, plus les jours passent et moins je me sens Catalan ! Bon, je n'étais pas Charlie non plus, ceci doit expliquer cela...

Catalogne: huit ministres en prison, mandat d'arrêt contre Puigdemont - AFP

Huit membres du gouvernement catalan destitué par Madrid ont été placés jeudi en détention provisoire par une juge d'instruction espagnole qui émettra vendredi un mandat d'arrêt européen à l'encontre de leur chef Carles Puigdemont, réfugié à Bruxelles.

La juge Carmen Lamela de l'Audience Nationale, tribunal chargé des affaires sensibles, "le fera durant la journée de vendredi", a assuré jeudi en fin de soirée à l'AFP une source judiciaire à Madrid.

Depuis Bruxelles, l'avocat de M. Puigdemont, Me Paul Bekaert, avait déclaré jeudi soir à la télévision flamande VRT: "Mon client vient de me dire que (le mandat d'arrêt) a été émis à l'encontre du président et de quatre ministres qui se trouvent en Belgique" depuis lundi et ont refusé de se présenter au tribunal.

"Cela signifie dans la pratique que la justice espagnole va maintenant envoyer une demande d'extradition au parquet fédéral de Bruxelles", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le point de savoir si le dirigeant séparatiste allait rester en Belgique, l'avocat a répondu: "Bien entendu. Il s'est engagé à coopérer pleinement avec les autorités belges".

Une fois la demande d'extradition transmise à la justice belge, celle-ci aurait 60 jours pour étudier le dossier. Au cas où sa demande d'extradition serait approuvée par un juge belge, M. Puigdemont fera appel, a précisé Me Bekaert.

Plus tôt dans la soirée, dans un court message diffusé par la télévision régionale catalane, le président catalan destitué par Madrid a "exigé la libération" de ses collègues incarcérés, affirmant que la décision de la justice n'était "plus une affaire interne espagnole" et que la communauté internationale devait "se rendre compte du danger" qu'elle constituait.

Vingt mille personnes, selon la police municipale, se sont rassemblées dans la soirée à Barcelone, à l'appel du mouvement indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC).

Un neuvième ministre, Santi Vila, qui avait démissionné avant la proclamation de la "République" et le seul à avoir répondu aux questions de la magistrate, pourra être mis en liberté provisoire moyennant le paiement d'une caution.

Dans son ordonnance, la juge explique l'ordre d'incarcération par le risque de fuite des inculpés.

Cinq membres du bureau du Parlement catalan, dont la présidente Carme Forcadell, ont quant à eux obtenu un report au 9 novembre de leur audition pour pouvoir préparer leur défense. AFP 3 novembre 2017




ACTUALITE EN TITRES

Après Jupiter, le "père Noël", le petit prince, Dieu et le pape.

- Emmanuel Macron répond au poème d’une ado britannique par un poème - LeParisien.fr

Si vous écrivez un poème à Emmanuel Macron, il pourrait bien vous répondre. C’est en tout cas ce qui est arrivé à Sophie, une Britannique de 13 ans. LeParisien.fr 1 novembre 2017

- Emmanuel Macron sera bien chanoine de Latran - LePoint.fr

"La Croix" révèle que le président de la République accepte le titre honorifique et qu'il a l'intention d'aller en prendre possession à Rome. LePoint.fr

- Phénomène de cour, isolement : peut-on encore parler au président Macron ? - LeParisien.fr

« Ce qui le fait sourire, c'est qu'il y ait des gens qui croient qu'on puisse encore lui apprendre des choses. Dieu est Dieu ! » LeParisien.fr

Un candidat unique à la direction du parti unique.

- En Marche : une élection et un seul candidat, Christophe Castaner - LeParisien.fr

Vous avez dit nouveau monde ? La course pour le poste de délégué général de la République en marche (LREM) se résumera à une candidature unique. LeParisien.fr

Quand le populisme est en proie à un crise d'infantilisme aiguë.

- Après cette séquence de "C à vous", Mélenchon dénonce une "manipulation d'enfants" - Le Huffington Post 1 novembre 2017

"Coup de froid" sur le "réchauffement climatique".

- Climat : un coup de froid sur l'Europe dans les décennies à venir ? - Franceinfo

Selon une recherche récente, une baisse brutale des températures est à prévoir dans les décennies à venir en Europe. Franceinfo 1 novembre 2017




ACTUALITÉ DU JOUR

La révolution numérique est antisociale en régime capitaliste ou la régression sociale en marche.

- Intelligence artificielle, vers le sans-contact humain - Liberation.fr

L’automatisation des services bancaires, notamment au Crédit mutuel-CIC, menace même les postes qualifiés. Liberation.fr 1 novembre 2017

- En France, 20 % des emplois menacés d’ici à 2020 - Liberation.fr

La dématérialisation en cours dans le secteur entraîne fermetures d’agences et suppressions de postes.

Moins 3 600 dans le réseau Banque populaire et Caisse d’épargne (BPCE), moins 2 500 à la Société générale, moins 750 à 850 au Crédit lyonnais, moins 640 chez BNP Paribas : au cours des derniers mois, plus de 7 000 suppressions de postes à l’horizon 2020, couplées à des fermetures de succursales, ont été annoncées par les principales banques françaises.

Avec, à chaque fois, le même discours : la nécessité de réduire la voilure pour faire face à la révolution numérique. Une évolution plutôt acceptée du côté syndical : «Les clients consultent leurs comptes par Internet, certaines agences tournent au ralenti, ce n’est pas illogique de les fermer», estime Denis Boutin, de la CFDT-BPCE.

En 2016, toutes banques confondues, les effectifs - en baisse depuis 2011 - ont chuté de 0,3 % selon la Fédération bancaire française (et de 0,6 % pour les seules banques commerciales, selon l’Association française des banques, AFP). Pour l’heure, la baisse est donc «modérée», note Luc Mathieu, de la fédération CFDT Banques. Mais qui, selon Régis Dos Santos, du Syndicat national de la banque (SNB), rattaché à la CGC, pourrait s’amplifier : «Les groupes ont annoncé des plans qui tournent autour d’une baisse de 20 % des effectifs à moyen terme. Mais cela ira au-delà. Le monde de la banque de détail est fragilisé et le mouvement de fermeture des agences est inexorable.»

Selon l’AFB, les démissions de collaborateurs représentaient en 2016 près d’un tiers des départs (31,1 %, contre 24,8 % en 2014). Soit à peine moins que les départs à la retraite (32,6 %). Preuve, s’il en fallait une nouvelle, de la dégradation des conditions de travail dans le secteur. Liberation.fr 1 novembre 2017

Le remplacement des hommes qui effectuent des tâches répétitives et abrutissantes par des machines ou des robots constitue un progrès social pour l'humanité, sauf qu'en régime capitaliste il se traduit par le chômage de masse et la pauvreté. Ce facteur ne contribue pas à la déshumanisation de la société puisqu'il libère les hommes d'un fardeau, en revanche ce sont ceux qui le mettent en oeuvre de nos jours qui le transforment en un puissant facteur de régression sociale.

- «On a été prévenus par lettre la veille de la fermeture de l’agence» - Liberation.fr

A Saint-Sauveur-Lendelin, dans la Manche, la permanence du Crédit agricole Normandie ne fonctionne plus que sur rendez-vous. Une défection de plus en plus récurrente en zones rurales qui provoque la colère des habitants.

Pour signifier la fin de sa permanence dans le petit bourg de Saint-Sauveur-Lendelin, dans la Manche, le Crédit agricole Normandie ne s’est pas embarrassé de grandes explications. Une affichette a été simplement scotchée sur la paroi vitrée de l’agence, ouverte jusqu’alors quatre matinées par semaine et désormais réservée aux entrevues sur rendez-vous. «Nos services évoluent, à compter du 1er novembre 2017 accueil dans notre agence la plus proche», explique, laconique, l’affiche en question. Suivent les horaires de l’agence de Périers, à sept kilomètres.

A l’intérieur, les clients de cette commune de 1 900 habitants se succèdent sans discontinuer. A la sortie, on papote, on se fait la bise. Et on ne décolère pas. «Ils se fichent du monde, fulmine un grand gaillard dans son blouson molletonné. On a été prévenus par lettre la veille de la fermeture de l’agence. Où on nous parle d’"évolution". C’est plutôt une régression ! Il paraît qu’on veut garder des petites communes, mais tous les commerces s’en vont.»

«Tout s’en va». Jean, 65 ans, ancien salarié d’une entreprise d’ébénisterie qui emploie toujours une vingtaine de salariés dans la commune, abonde. Et passe en revue la disparition successive des services à Saint-Sauveur. Le bureau de la Caisse d’épargne, puis le Trésor public, et maintenant le bureau du Crédit agricole. «Le plus embêtant, c’est pour les personnes âgées qui n’ont pas de moyens de locomotion pour aller à Périers ou à Coutances, relève un jeune retraité, se faisant l’écho du sentiment général. Il va rester un automate pour retirer du liquide, mais beaucoup préfèrent retirer leur argent au guichet. Personnellement, j’aimais mieux aussi gérer mes comptes à la banque, directement. Je n’ai pas d’ordinateur et c’est l’occasion de voir des gens.» Evelyne, ex-institutrice septuagénaire, est du même avis : «J’ai un ordinateur à la maison mais je ne m’en sers pas. M’adresser à une machine, je peux pas. Nos petites communes se meurent, mais c’est normal, tout s’en va.» Chez les commerçants, qui devront prendre leur véhicule pour aller déposer leurs recettes à Périers ou à Coutances, sans compter la baisse de fréquentation induite par la fermeture de l’agence, l’inquiétude aussi est grande. «C’est sûr, quand les gens se déplaceront pour aller à la banque, ils en profiteront pour faire leurs courses ailleurs», déplore Myriam, la boulangère.

Se faisant porte-parole de ce tollé, le maire de Saint-Sauveur-Lendelin, Patrick Leclerc, avec les élus de quatre autres communes environnantes également touchées par la fermeture de leur agence bancaire, a tenté une médiation. Sans succès. «Cette fermeture, ça a été la douche froide. On s’est senti trahis, lâche l’édile dans sa jolie mairie jouxtant l’église. On n’a même pas réussi à savoir sur quels critères ces décisions ont été prises. Ils partent du principe qu’on est tous sur Internet et nos smartphones. Mais dans nos communes rurales, ça ne se passe pas comme ça.»

«Bar-épicerie». A la direction du Crédit agricole Normandie, on évoque la baisse de fréquentation. Et on se veut rassurant. «Comme sur l’ensemble du territoire, on s’adapte, avec de nouveaux automates et on maintient notre présence. A Saint-Sauveur-Lendelin, on pourra toujours recevoir des personnes sur rendez-vous et, pour retirer des espèces, un point vert a été mis en place dans un bar-épicerie de la commune.» Pas convaincue, Pierrette, 60 ans, responsable d’une association dédiée à la préservation du patrimoine communal, n’en a cure : «Ils ont mis un nouvel automate, mais comment je fais pour déposer des espèces ? L’ancien slogan du Crédit agricole "le bon sens près de chez vous" n’a vraiment plus aucune raison d’être, il n’y a plus de proximité.» Liberation.fr 1 novembre 2017 Liberation.fr 1 novembre 2017

On ne voudrait pas être jeune aujourd'hui ou demain, et on plaint les plus vieux qui n'ont plus l'agilité intellectuelle requise ou la faculté de s'adapter aux nouvelles technologies qui bouleversent ou envahissent la société.

Ils osent tout

- Emmanuel Macron aurait pu devenir Premier ministre de François Hollande en février 2016 - francetvinfo.fr

Alors qu'il était déjà programmé pour prendre la relève de Hollande en 2017... Mais qu'est-ce qu'on est con, même Hollande l'ignorait...

- Corée du Nord: le témoignage "inestimable" du dissident Thae Yong-Ho sur l'état de son pays - Le Huffington Post

Il mérite au moins le prix Sakharov !

- Israël frappe un site industriel syrien près de Homs - Reuters

Israël n'est pas engagé dans le conflit syrien, foi des agences de presse qui le martèle depuis 6 ans...

- Près de neuf Européens sur dix ont désormais une mauvaise image de Donald Trump, selon un sondage - Franceinfo

Comme quoi c'est bien le clan de l'oligarchie qui s'oppose à sa politique qui détient les médias et les instituts de sondages. La machine à fabriquer du consentement a encore de beaux jours devant elle. A quoi bon la combattre nous disent nos détracteurs, ils ont raison, laissons-les manipuler la conscience des masses à leur guise...

- La CIA dévoile des archives de Ben Laden saisies lors de sa mort - AFP

Ils ont mis le temps pour les fabriquer...

- Yemen: trente morts dans un raid attribué à Ryad sur un marché - AFP

Tout le monde s'en fout...




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Syrie

- L'armée syrienne a repris le contrôle de Daïr az Zour - Reuters

L'armée gouvernementale syrienne et ses alliés ont repris à l'Etat islamique le contrôle total de Daïr az Zour, la ville la plus importante de l'est de la Syrie, a annoncé jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

L'Etat islamique tenait l'essentiel de la ville depuis 2014 à l'exception d'une large poche où étaient retranchés l'armée syrienne et 93.000 civils depuis trois ans.

La capitale provinciale est située sur la rive occidentale de l'Euphrate.

Daïr az Zour était importante pour l'Etat islamique parce qu'elle est située près de la frontière avec l'Irak, où le groupe djihadiste contrôlait également d'importants territoires.

Dans la province de Daïr az Zour, l'armée syrienne avance également vers la ville d'Albou Kamal, située à la frontière irako-syrienne. L'aviation russe a bombardé jeudi des cibles de l'EI dans cette ville, a rapporté l'agence de presse RIA. Reuters 3 novembre 2017


ECONOMIE

Etats-Unis

- Jerome Powell choisi par Donald Trump pour présider la Fed - Reuters

Donald Trump a fait le choix de la continuité en nommant jeudi Jerome Powell, un des gouverneurs de la Réserve fédérale, pour succéder à Janet Yellen à la présidence de la banque centrale américaine.

Jerome Powell, qui est âgé de 64 ans, avait été nommé au conseil des gouverneurs de la Fed en 2012 par le président démocrate Barack Obama. Ce républicain modéré, juriste et banquier d'affaires, faisait figure de favori pour le poste et sa nomination n'a pas fait réagir les marchés qui l'avaient largement anticipée. Reuters 3 novembre 2017


Le 1er novembre 2017

CAUSERIE

Causerie au format pdf (12 pages)

Un courriel reçu et ma réponse (entre parenthèses).

Quelle belle analyse renvoyant ainsi dos à dos d'un côté l'ensemble de la réaction mondiale, des appareils bourgeois.. aux côtés de Rajoy et de la monarchie mise en place par Franco, et de l'autre le peuple catalan combattant pour une république catalane indépendante !!

LVOG- (Je vous signale au passage que l'Espagne ne se réduit pas à la Catalogne, et que le peuple espagnol ne se réduit pas au peuple catalan. Que vous et vos amis l'ignoriez ou feigniez de l'ignorer est somme toute normal. Au fait, ils en pensent quoi les travailleurs du reste de l'Espagne ?)

Quelle belle analyse qui renvoie aux calendes grecques les positions de Trotsky, le droit (et non pas l'obligation!) à la séparation, à l'indépendance, le droit à une république catalane indépendante même si cette république n'a (encore!) rien de bolchevique! Ou si, face aux aspirations du peuple catalan, on ne répond "oui" qu'à la condition d'un accord préalable avec le communisme!!

LVOG- (Vous me direz si je me trompe, mais j'avais cru comprendre que c'était l'ensemble du peuple opprimé espagnol qui combattait pour une République en Espagne dans les années 30, et même que la classe ouvrière était à l'avant-garde de ce combat. Alors cessez de comparer des situations qui n'ont rien à voir ou si peu, un peu de sérieux.

Par ailleurs, vous ne nous avez toujours pas dit si cette "république catalane" serait indépendante de l'UE, ni même si elle avait un début de contenu social correspondant aux revendications des travailleurs catalans, je suis peut-être mal informé, mais je crois n'avoir lu cela nulle part. Cette République catalane a-t-elle pour but de satisfaire les besoins sociaux des travailleurs foulés aux pieds par Madrid, dans toute l'Espagne, ou a-t-elle un autre objet, lequel ?

Bolchevique, communisme, tout de suite les grands mots, vous voulez me faire passer pour un gauchiste, caractérisation que j'ai employée pour qualifier les partisans de l'indépendance de la Catalogne en conclusion de mon analyse, analyse de la situation inexistante dans les documents du POID que vous m'avez transmis, c'était uniquement de la propagande sur fond de théorie obsolète ou inappropriée. Au lieu de citer sans cesse Trotsky, vous feriez mieux de relire Lénine, vous y verriez sans doute plus clair, quoique ! Et ne me sortez pas que j'opposerais Trotsky à Lénine.)

Les capitalistes catalans aussi rejettent massivement cette indépendance...tout comme toi, aveuglé par la petite bourgeoisie à la tête du mouvement. (Les social-démocrates soutiennent la grande bourgeoisie contre les aspirations réactionnaires de la petite bourgeoisie... - Lénine : Les tâches des social-démocrates russes (1897) Et à mon avis, toujours en fonction des éléments en ma possession sur la situation actuelle en Espagne, les rapports entre les classes, y compris en Catalogne, il me semble que que ce soient la petite bourgeoisie et une partie de la bourgeoisie catalanes qui sont plus réactionnaires que la grande bourgeoisie qui domine à Madrid ou dans le reste de l'Espagne, y compris l'UE, le FMI, etc. J'ai lu les déclarations des indépendantistes catalans, j'ai relu le déroulement de la révolution espagnole de 1931 à 1937-38, j'ai suivi jour après jours le processus en cours en Catalogne, j'ai parcouru le processus institutionnel engagé en Espagne depuis la mort de Franco avant de prendre une position. Où les avez-vous évoqués ou vos amis du POID ? Je me trompe peut-être et je suis prêt à adopter une autre position, mais à partir de faits concrets et non des principes ou du vent.)

Une organisation qui se prétend révolutionnaire doit être capable de choisir son camp tout en restant indépendante elle-même de la petite bourgeoisie;

LVOG- (Et de la grande bourgeoisie de préférence.)

La seule position correcte c'est de défendre le combat pour une république catalane indépendante tout en combattant parallèlement pour une république ouvrière, donc tout en continuant à construire un parti révolutionnaire pour le gouvernement ouvrier, tendant la main aux autre peuples composant l'Espagne (basque, andalou, galicien, castillan).

LVOG- (Je crois que vous prenez le problème à l'envers, j'ai cru comprendre que les travailleurs du reste de l'Espagne ne soutenaient pas l'initiative des Catalans ou ne la comprenaient pas, elle est plutôt un élément de division supplémentaire au sein du mouvement ouvrier, elle fait le jeu de la monarchie parlementaire.

Ne faudrait-il pas plutôt que l'ensemble des travailleurs espagnols combattent pour abolir la Constitution et les institutions héritées du franquisme, afin d'instaurer une République sociale sur toute l'Espagne, afin de pouvoir satisfaire leurs revendications sociales et les aspirations des peuples de chacune de ses 17 régions?

Ce que vous ne semblez pas comprendre ou ne voulez pas comprendre, c'est que la monarchie parlementaire espagnole fonctionne pratiquement comme une République et que le peuple espagnol dans sa totalité l'interprète ainsi. Qu'elle ait des relents de franquisme, selon les générations, il va de soi qu'un grand nombre d'Espagnols le savent, tout comme ils ont eu une multitude d'occasions de s'apercevoir que la monarchie était corrompue, que l'ensemble des institutions étaient corrompues ou antidémocratiques.

En France, où il existe officiellement une République, qui ignore que les inégalités sociales ont explosé au cours des dernières décennies, ce qui constitue un déni du principe d'égalité qui définit la République, qui ignore que seuls les intérêts des capitalismes sont pris en compte par le Parlement et le gouvernement, ce qui constitue un déni des principes de la République. Et pourtant 86% des électeurs ont participé aux dernières élections, tout du moins à au moins un de ses scrutins, vous le savez aussi bien que moi puisque vous lisez mes causeries. Je crois que c'est de là qu'il faut partir, du niveau de conscience politique des travailleurs, et non de je ne sais quelle théorie que l'on plaque sur la réalité.

Mes salutations petites bourgeoises. )

Nouveau courriel reçu le lendemain.

Pas mal pour quelqu'un qui nous parle sans cesse du combat pour le communisme, de la révolution de 1917 et qui est incapable de voir sous ses yeux les centaines de comités de défense du référendum du 1er octobre, transformés en comités de défense de la république, dans les villages, les quartiers, comités autonomes où les travailleurs participent massivement et réfléchissent à la réalisation concrète de leur indépendance! A un moment où on commémore les soviets.

LVOG- (Quand pour justifier ma position j'évoquais le contenu social et politique du référendum et du processus d'indépendance de la Catalogne, de la République que certains veulent instaurer dans cette région, il me répond "défense du référendum" ou "défense de la république" ou encore "réalisation concrète de leur indépendance" sans qu'on en sache davantage sur leur nature sociale ou leur orientation politique, leurs réels intentions, hormis toutefois disloquer l'Espagne.)

Et ce n'est sans doute pas la Catalogne qui se proclama République catalane en 1934 et fut martyrisée par Franco, avec la complicité de Staline et des staliniens !!

LVOG- ("La Catalogne", quelle Catalogne, qui, quoi, pour qui, pour quoi ? No comprendo señor !)

Elle serait indépendante de l'UE la rejette ainsi que toutes les institutions au service du capital financier et tous les appareils bourgeois ( par exemple en Espagne du PSOE, du PCE, de Podemos, de l'UGT, des Commissions ouvrières ) et peut-être la première pierre d'une Europe des peuples, tout en constituant une brèche pour les autres peuples contre la monarchie franquiste.

LVOG- (Mais en quoi serait-elle indépendante ? En quoi serait-elle progressiste, je parle pour les travailleurs catalans ? Vous avez oublié "libres" Europe des peuples libres (POID), libres de quoi ? Vous avez au minimum un demi-siècle de retard !)

Pas mal de soutenir ainsi la grande bourgeoisie catalane qui combat l'indépendance contre la petite-bourgeoisie qui se bat pour. (Pas mal, pas mal, on se fait du bien comme on peut, n'est-ce pas !)

Et le texte de Lénine date d'une époque qui était celle encore du capitalisme ascendant et du développement des forces productives, qu'on ne peut plaquer tel quel sur la nouvelle période historique de l'impérialisme.

LVOG- (Le texte de Lénine que j'ai cité datait de 1897. Voici ce qu'il écrivit dans L'impérialisme stade suprême du capitalisme en 1916 : "Pour l'Europe, on peut établir avec assez de précision le moment où le nouveau capitalisme s'est définitivement substitué à l'ancien : c'est le début du XXe siècle." A trois ans près, vous repasserez avec votre "capitalisme ascendant" en 1897 ! Vous racontez vraiment n'importe quoi, vous êtes d'une mauvaise foi écoeurante.)

La majorité en France aux dernières élections n'a pas voté, sans parler des non inscrits et des bulletins blancs!

LVOG- (Vous vous faites faussaire maintenant ? La preuve, extrait de ma causerie du 25 octobre 2017 : Alors que 44 millions de Français sont inscrits sur les listes électorales, 86% de ces inscrits ont participé à au moins un des quatre tours (élection présidentielle et élections législatives). (Source : L'Express.fr 19 octobre 2017) Dites, vous allez nous sortir quoi la prochaine fois ?)

Et une nouvelle fois, méthode éclectique, impressionniste d'analyse de la réalité !! Ce ne sont pas les autres classes ouvrières qui viennent manifester à Barcelone contre l'indépendance, mais les militants et sympathisants de Tous les partis, gauche, droite, extrême gauche pour une part et extrême droite avec les franquistes drapeau au vent.

LVOG- (C'est un fait, quoique je ne l'ai pas vérifié, je vous fais confiance pour le coup, "les autres classes ouvrières" (comme s'il y en avait plusieurs en Espagne, passons.) elles n'en ont rien à foutre du référendum catalan, de leur République et de leur indépendance, car en réalité ce référendum n'était pas destiné à instaurer une République, mais bien plutôt à balkaniser l'Espagne.

Mes salutations de suppôt de la réaction.)

Dossier sur l'Espagne.

A lire.

Trump et le sécessionnisme, par Thierry Meyssan )

Alors que les néo-conservateurs entendaient réaliser une « révolution mondiale » en exportant leur « démocratie » par la guerre, le président Trump fonde sa politique étrangère sur le respect de la souveraineté des États. Par conséquent, il a interrompu tout soutien US aux séparatismes. Thierry Meyssan rappelle ici les ambiguïtés de la position états-unienne sur les sécessions, puis dégage les points communs des événements au Kenya, en Iraq et en Espagne. Réseau Voltaire 31 octobre 2017

Extrait.

Catalogne : faux sécessionnistes et vrais comploteurs

On imagine que l’indépendantisme catalan s’est forgé dans la résistance au fascisme. C’est faux. Le premier parti indépendantiste catalan, Estat Català, a été fondé en 1922, c’est-à-dire juste avant les dictatures de Miguel Primo de Rivera et de Francisco Franco en Espagne.

On imagine que son fondateur, Francesc Macià (le « grand-père »), entendait créer un État indépendant qui n’avait jamais existé, afin de sauver la région de Barcelone du fascisme. C’est faux. Il souhaitait annexer Andorre, le Sud-Est de la France et une partie de la Sardaigne car, selon lui, la « Catalogne » est opprimée par Andorre, l’Espagne, la France et l’Italie.

On imagine que les indépendantistes catalans sont pacifistes. C’est faux. En 1926, Francesc Macià tenta un coup d’État après avoir enrôlé une centaine de mercenaires italiens et réuni une armée.

On imagine que les indépendantistes catalans sont historiquement de gauche. C’est faux. En 1928, Francesc Macià fonda à La Havane, avec l’aide du dictateur cubain pro-US Gerardo Machado, le Parti séparatiste révolutionnaire de Catalogne.

Les indépendantistes catalans n’ont jamais été soutenus par les États anti-impérialistes, et surtout pas par l’URSS durant la guerre d’Espagne (bien que Francesc Macià soit allé solliciter l’aide de Moscou dès 1924 et ait alors obtenu le soutien de Boukharine et de Zinoviev). Tout au plus Macià a-t-il noué des alliances avec des membres de la Seconde internationale.

Se revendiquant directement de Macià (et non pas de son ancien patron, Jordi Pujol) et donc soutenant implicitement le projet d’annexion d’Andorre, et d’une partie de la France et de l’Italie, Carles Puigdemont n’a jamais cherché à cacher ses soutiens anglo-saxons. Journaliste, il crée un mensuel pour tenir au courant ses sponsors de l’évolution de son combat. Il n’est évidemment pas en catalan, ni en espagnol, mais en anglais : Catalonia Today, dont sa femme la Roumaine Marcela Topor est devenue la rédactrice en chef. Identiquement il anime des associations promouvant l’indépendantisme catalan non pas en Espagne, mais à l’étranger, qu’il fait financer par George Soros [8].

Les indépendantistes catalans, comme leurs homologues luos et kurdes iraquiens, n’ont pas intégré le changement survenu à la Maison-Blanche. S’appuyant sur le Parlement où ils sont majoritaires en sièges, bien qu’ayant obtenu une minorité de voix lors de leur élection, ils ont proclamé l’indépendance à la suite du référendum du 1er octobre 2017. Ils croyaient pouvoir disposer du soutien des États-Unis et par voie de conséquence de celui de l’Union européenne. Mais, le président Trump ne les a pas plus soutenus qu’il ne l’a fait avec les Luos et les Kurdes iraquiens. Et par voie de conséquence, l’Union européenne est restée opposée au nouvel État.

[8] “George Soros financió a la agencia de la paradiplomacia catalana”, Quico Sallés, La Vanguardia, 16 de agosto de 2016. Réseau Voltaire

Comment Trotsky, abordait la question cruciale du nationalisme en Espagne...

Œuvres - mai 1931 - Léon Trotsky - 17 mai 1931.

Exercice pratique : Cherchez dans ce texte très court les passages qui correspondent à la situation actuelle en Espagne, et ceux qui sont devenus obsolètes ou qui ne seraient pas d'actualité.

Questions tirées de la lecture de ce texte :

- Le "nationalisme catalan" est-il en 2017 "un facteur révolutionnaire progressiste" ?

- Les "Catalans", les "Basques" sont-ils plus "écrasées par la bourgeoisie espagnole" que les "autres nationalités" ?

- Le référendum sur l'indépendance de la Catalogne, donc la séparation de la Catalogne du reste de l'Espagne, la création d'un nouvel Etat, un Etat catalan, est-il compatible avec l'idée que se faisait Trotsky du "caractère progressiste, révolutionnaire-démocratique de la lutte nationale catalane", autrement dit selon Trotsky, ce processus devait-il aboutir à l'éclatement de l'Espagne ? Question posée aux trotskystes fossilisés.

La réponse de Trotsky :

- "Pas un instant l'on ne doit perdre de vue que l'Espagne tout entière et la Catalogne, comme partie constituante de ce pays, sont gouvernées actuellement non point par des nationaux-démocrates catalans, mais par des bourgeois impérialistes espagnols, alliés à de gros propriétaires fonciers, à de vieux bureaucrates et des généraux, avec l'appui des nationaux-socialistes. (...)

Où est le danger des illusions nationales petites bourgeoises? En ceci qu'elles peuvent diviser le prolétariat d'Espagne en secteurs nationaux. Le danger est très sérieux."

Le mouvement nationaliste basque et l'ETA, dans une moindre celui catalan n'ont fait qu'alimenter ces "illusions nationales petites bourgeoises" au cours des décennies précédentes. Accordez une rallonge budgétaire à leur région ou concédez-leur quelques concessions dans la gestion de leur région autonome, et ils feront acte de servilité ou d'allégeance, de repentance envers Madrid, tandis que la condition des travailleurs catalans ou basques demeurera inchangée ou continuera de se dégrader.

Autant la proclamation le 6 octobre 1934 de la République catalane était justifiée (semble-t-il) pour montrer aux travailleurs de toute l'Espagne que la Seconde République instituée en 1931 était une mystification destinée à connaître rapidement un destin tragique pour, d'une part avoir engagé d'importantes réformes sociales et politique sans les mener jusqu'au bout, d'autre part pour avoir fait des concessions à la réaction et surtout ne pas l'avoir désarmée, autant d'éléments qui devaient diviser les rangs des partisans de la révolution espagnole et préparer son renversement par Franco, 83 ans plus tard, il n'y a absolument rien de comparable en terme "progressiste" ou "révolutionnaire-démocratique" dans les mouvements nationalistes en Espagne.

Il y a un truc qui m'a échappé, apparemment Trotsky n'a jamais envisagé un référendum ou une République dans une région autrement que dans le cadre de l'Espagne républicaine une et indivisible. J'ai encore un document à lire, on y reviendra si nécessaire.

La révolution espagnole et les dangers qui la menacent - Léon Trotsky - 28 mai 1931 (11 pages)

Un des aspects méconnus de la crise politique espagnole.

- C’est la corruption qui perpétue le conflit catalan par Carlos Hernández — Arrêt sur Info 31 octobre 2017

Mariano Rajoy a vu validée sa stratégie perverse sur la Catalogne tout au long de cette semaine. Le Premier ministre a dû éclater de rire en constatant que ce qui aurait dû être la nouvelle de l’année (l’implication du PP [1] dans l’affaire Gürte [2]) a été complètement éclipsée par la crise catalane.

Ce n’en est pas l’unique cause, ne vous hâtez pas de jeter à la corbeille ce modeste article en raison de son titre, mais permettez-moi de poser une simple question, en ces heures tendues, surréalistes et pathétiques, alors que nous sommes sous la menace d’une catastrophe d’une ampleur imprévisible : serions-nous dans cette situation dramatique si le PP et le défunt parti « Convergencia i Unió [3]» n’avaient pas été deux formations politiques gangrenées par la corruption? En serions-nous à retenir notre souffle, que nous nous sentions espagnols ou catalans, si Jordi Pujol, Artur Mas, Esperanza Aguirre [4] et Mariano Rajoy n’avaient pas été éclaboussés par de graves accusations de financement irrégulier et même d’enrichissement illicite? Mon impression, qui s’appuie sur les événements de ces dernières années, est … un « Non ! » catégorique.

Si nous examinons le déroulement du processus, depuis ses origines, nous trouvons les acteurs indépendantistes convaincus, l’ERC, la CUP [5] et différents mouvements citoyens qui, d’une manière ou d’une autre, ont toujours été présents, brandissant fièrement l’estelada [6]. Le dernier élément, celui qui a rompu l’équilibre, a été le défunt parti « Convergència i Unió » : ce parti des affaires et de la bourgeoisie catalane a abandonné du jour au lendemain sa position, certes nationaliste, mais favorable à l’union (avec l’Espagne), au profit du séparatisme. Est-ce vraiment dû au hasard si cette surprenante transformation de la force politique que dirigeait Artur Mas a coïncidé avec le flot des révélations médiatiques et des affaires judiciaires pour corruption dans lesquelles étaient impliqués les dirigeants de Convergencia ? L’estelada a d’abord constitué pour Convergencia un rempart contre ses ennuis judiciaires; puis, petit à petit, ses dirigeants ont été dépassés par les événements qu’ils avaient eux-mêmes déclenchés et par la pression de leurs compagnons de route.

Les locataires du numéro 13 de la Calle de Génova [7] et de la Moncloa [8] ont sûrement dû sauter de joie quand a surgi ce qu’ils ont eux-mêmes défini comme « le défi souverainiste ».La Catalogne avait déjà rendu service au Parti Populaire quand celui-ci était dans l’opposition, en lui permettant de grappiller des voix à Madrid, en Galice, dans la Région de Murcie, dans les deux Castilles, en Estrémadure et en Andalousie, en « criminalisant » l’Estatut [9] générant ainsi un profond sentiment de catalanophobie. Si Cristobal Montoro [10] a déclaré, en plein milieu de la débâcle économique du gouvernement de Zapatero, « que l’Espagne fasse naufrage, nous la redresserons », Rajoy a dû penser quelque chose d’approchant quand il a décidé d’allumer la flamme dangereuse de la haine entre les communautés. Il est très probable que le chef de l’opposition d’alors avait prévu d’éteindre le feu qu’il avait lui-même allumé une fois arrivé à la Moncloa ; cependant, sa présidence a été dès le début menacée par le tsunami de corruption qui submergeait son parti, depuis les municipalités et les chefs-lieux des régions, jusqu’au siège national du parti, au n° 13 de la Calle de Génova. Dans ce contexte, la menace indépendantiste était l’ennemi idéal dont avait besoin celui qui était maintenant le chef du gouvernement. Il ne leur suffisait déjà plus d’agiter le spectre exsangue de l’ ETA pour rallier leurs électeurs, dont certains commençaient à être dégoûtés par les innombrables combines ourdies par des filous et que des juges, des policiers, des journalistes et des citoyens incorruptibles dévoilaient au grand jour. C’était le moment d’agiter frénétiquement le drapeau espagnol, la « rojigualda » (sang et or), pour détourner le regard des Espagnols de ces colonies de grenouilles qui peuplaient le gigantesque marigot qu’était le Parti Populaire.

Telle est la pièce qu’on nous a jouée avec quelques variations au cours des six dernières années, et dont le dernier acte, par hasard ou peut-être pour d’autres circonstances moins accidentelles, menace de mettre en scène une Déclaration Unilatérale d’Indépendance(DUI), l’application de l’Article 155 [11] et le dénouement de la première partie du procès Gürtel. Nous n’aurions pas pu assister à un scénario plus dangereux, mais aussi plus révélateur de la tragédie qu’on nous a contraints à vivre. Pendant que sur la scène Rajoy et Puigdemont poursuivaient leur grotesque et irresponsable guerre des drapeaux, la Procureure Concepción Sabadell se voyait condamnée à faire part de ses conclusions dévastatrices en coulisses. L’efficace procureure de l’ Audiencia Nacional [12] ne laissait planer aucun doute : Le Parti Populaire avait bénéficié d’activités criminelles, et l’existence au siège du parti d’une caisse noire, alimentée par des commissions occultes versées par des entrepreneurs en échange de la concession de contrats publics, illégalement accordés par les administrations dirigées… par le Parti Populaire, a été « de manière accablante et constante, pleinement établie » »

Le banc des accusés du procès Gürtel

Il y a seulement un mois, tous les journaux (sans compter les tracts, évidemment), ainsi que les bulletins d’information de la radio et de la télévision (je ne compte pas non plus ce NO-DO [13] est conçu dans les bureaux de la Moncloa et transmis par la télévision espagnole) auraient ouvert leurs éditions en citant les mots de Sabadell Concepción, qui assurait que « Luis El Cabrón » (Lulu l’Enfoiré) n’était autre que Luis Bárcenas [14] et que, selon les notes documentaires parvenues aux dirigeants de la chaîne figuraient les initiales de l’ancien député « populaire » Jesús Merino. Il est évident qu’au fur et à mesure des nouvelles, nous nous serions tous rappelés que les éléments mentionnés dans ce qu’on appelle les « papiers de Bárcenas » - des documents dans lesquels était nommé un certain « M. Rajoy » comme destinataire de milliers d’euros de primes payées avec de l’argent sale- se voyaient corroborés point par point.

S’il avait le moindre doute, et je ne pense pas qu’il y en avait, Mariano Rajoy a vu validée sa stratégie perverse sur la question de la Catalogne tout au long de cette semaine. Le chef du gouvernement a dû éclater de rire en constatant que ce qui devrait être la nouvelle de l’année a été complètement éclipsé par la crise catalane. Dans les bars et les bureaux de Madrid, Séville et Barcelone, les victimes de l’affaire Gürtel, que nous sommes tous, ignoraient que le Ministère Public était en train de les informer que le PP les avait détroussés; entre deux cafés ou entre deux bières, elles préféraient passer leur temps à maudire les radicaux indépendantistes ou les méchants espagnolistes.

Tant que Mariano Rajoy et un PP corrompu jusqu’à l’os resteront au pouvoir, la crise catalane durera à perpétuité ou, tout au moins, jusqu’à ce que surgisse un nouvel ennemi grâce auquel on pourra intimider et exaspérer l’électorat. Il est possible que le Premier ministre ait évité d’affronter politiquement le problème au cours des six années à la Moncloa, par pure négligence, arrogance et paresse ; oui, mais pas seulement. Rien ne protège mieux des papiers de Bárcenas qu’un bon vieux drapeau espagnol. Rien ne détourne plus l’attention du financement irrégulier de son parti que d’unir les citoyens contre un démoniaque ennemi commun armé d’une estelada. J’espère que je me trompe, mais je suis convaincu que ce sont Rajoy et les siens qui tirent les ficelles dans ces heures critiques pour l’avenir de l’Espagne et de la Catalogne, et qu’ils continueront à le faire à l’avenir, comme ils l’ont fait jusqu’à présent, dans le seul but de faire durer un conflit politique qui leur profite politiquement.

Ce n’est que comme cela que s’explique l’attitude qu’a eue le PP alors que Puigdemont demandait jeudi dernier que Madrid fasse un geste, même minime, avant de « s’immoler » personnellement et politiquement en convoquant des élections anticipées ? Dans ces heures critiques, alors que la plus grande prudence et la plus grande sagesse étaient requises de la part des fonctionnaires publics, Albiol et Javier Arenas [15] ont fait des déclarations incendiaires, essayant d’humilier encore plus le président de la Generalitat. Comme par hasard, au même moment, le Ministère public, téléguidé par le ministre Catalá, annonçait son refus de revenir sur la détention provisoire des dirigeants de l’ANC et d’Òmnium [16]. Il semble évident qu’aucun de ces actes n’ait été déterminant pour pousser Puigdemont à retourner -définitivement ou non, nous l’ignorons- sur la voie de la déclaration unilatérale d’indépendance; mais même dans ce cas, nous avons le droit, et même le devoir, de nous poser une question : si le PP se comportait en public de façon aussi irresponsable et inopportune, comment pouvait-il bien se comporter dans les négociations qu’il tenait en privé avec le gouvernement catalan par divers intermédiaires?

Pour ces raisons, aussi stupides que soient les actes de Puigdemont dans les heures à venir, le PSOE fera une grave erreur s’il continue à faire confiance à un chef de gouvernement auquel on ne peut pas se fier. Les faits sont têtus, aujourd’hui comme hier, et ils le seront demain, même si la Moncloa donne l’assaut à TV3 [17] pour en faire un clone de TVE NO-DO. Aussi irresponsables qu’aient été, et demeurent, les dirigeants indépendantistes catalans, les principaux coupables de la situation actuelle, de la perpétuation de ce conflit avec la Catalogne qui peut aboutir à une véritable tragédie ne s’appellent pas seulement Puigdemont, Junqueras, Gabriel, Rajoy ou Rivera. Nous devons rechercher les principaux coupables derrière des noms aussi originaux que Gürtel, Púnica, Lezo, Palau, Nóos, Acuamed, Millet, Palma Arena, Pokémon, Guateque, Pallerols, Brugal, Auditorio, Imelsa, Andratx, Campeón ou Faycan[18]. Les responsables sont les politiciens, les entrepreneurs et les journalistes impliqués dans ces scandales, complices ou seulement complaisants. Les responsables sont aussi ces millions de citoyens qui ont voté pour des partis et des candidats, tout en sachant qu’ils étaient corrompus, parce que, malgré tout … c’étaient leurs corrompus à eux. Les responsables sont aussi ces partis de gauche qui restent incapables de se mettre d’accord pour expulser «Monsieur X» de la Moncloa. Carlos Hernández de Miguel (Madrid, 1969) est un journaliste et expert en communication espagnol. Il a été chroniqueur parlementaire d’ Antena 3 Televisión, correspondant de guerre au Kossovo, en Palestine, en Afghanistan et en Irak. Il a aussi été rédacteur en chef de l’hebdomadaire La Clave, directeur de communication du PSOE et consultant en communication de diverses entreprises. Actuellement il collabore à diverses publications comme eldiario.es, El Mundo et le magazine Viajar (Voyager). En 2015 il a publié Los últimos españoles de Mauthausen [Les derniers Espagnols de Mauthausen] (Ediciones B)

[1] PP : Partido Popular (Parti Populaire), principal parti de la droite espagnole depuis la Transition, auquel appartient Mariano Rajoy. Ses membres et représentants sont souvent appelés les « populares » (populaires).

[2] L’Affaire ou Cas Gürtel désigne une enquête en cours depuis 2007 sur la corruption dans l’attribution des marchés publics, affectant tous les niveaux de l’administration espagnole et impliquant essentiellement des membres du PP.

[3] Convergència i Unió (CIU) est une ancienne fédération de partis centristes catalans (2001-2015) dont deux des présidents, Jordi Pujol et Artur Mas, ont été présidents de la Généralité de Catalogne. Le premier a été au centre de scandales fiscaux en série impliquant sa femme et ses enfants et portant sur plusieurs centaines de millions d’euros. Le second a été condamné en 2017 pour avoir organisé en 2014 une consultation sur l’indépendance catalane qualifiée d’ « illégale » par le Tribunal Constitutionnel de Madrid.

[4] Esperanza Aguirre : ex-ministre, ex-présidente du Sénat, ex présidente de la Communauté de Madrid, impliquée dans une autre affaire de corruption, elle a dû démissionner de ses autres mandats politiques et électifs.

[5] ERC : Esquerra Republicana de Catalunya (Gauche républicaine de Catalogne), et CUP : Candidatura d’Unitat Popular (Candidature d’unité populaire) sont deux partis de la gauche indépendantiste catalane, le premier social-démocrate, le second « radical ».

[6] L’Estelada (L’étoilée) est le drapeau catalann aux bandes jaunes et rouges. Elle est ainsi nommée pour l’étoile qui figure dans un triangle sur la gauche du drapeau (étoile blanche sur fond bleu dans sa version « droitiste », rouge sur fond jaune dans sa version « gauchiste »).

[7] Calle de Génova 13 : adresse du siège madrilène du Parti Populaire depuis 1983, connue comme « Génova 13 ».

[8] Palais de la Moncloa : résidence officielle de président du gouvernement espagnol (actuellement M.Rajoy) à Madrid.

[9] Estatut : le Statut d’autonomie de la Catalogne de 2006.

[10] Cristobal Montoro : économiste, membre du PP, ministre de l’Économie d’Aznar de 2000 à 2004 et de Rajoy depuis 2011.

[11] Article 155 de la Constitution espagnole de 1978 : « 1. Si une Communauté autonome ne remplit pas les obligations que la Constitution ou les autres lois lui imposent ou agit de façon à porter gravement atteinte à l’intérêt général de l’Espagne, le gouvernement, après avoir préalablement mis en demeure le président de la communauté autonome et si cette mise en demeure n’aboutit pas, pourra, avec l’approbation de la majorité absolue des membres du Sénat, prendre les mesures nécessaires pour la contraindre à respecter ces obligations ou pour protéger l’intérêt général mentionné. 2. Pour mener à bien les mesures prévues au paragraphe précédent, le gouvernement pourra donner des instructions à toutes les autorités des communautés autonomes. »

[12] Audiencia Nacional : Tribunal ayant juridiction sur l’ensemble de l’État espagnol, siégeant à Madrid, chargé de juger les affaires le plus graves (terrorisme, etc.)

[13] Les NO-DO : Acronyme de Noticiarios y Documentales (Actualités et documentaires) étaient des courts-métrages diffusés obligatoirement dans les cinémas espagnols sous la dictature franquiste dans une but de propagande pour le régime.

[14] Luis Bárcenas : trésorier du PP, inculpé dans l’affaire Gürtel en 2009, incarcéré en 2013, libéré contre caution de 200 000 € en 2015.

[15] Xavier García Albiol : président du Parti populaire de Badalona depuis 1990, maire de sa ville natale entre 2011 et 2015. Candidat à la présidence de la Généralité de Catalogne lors des élections régionales de septembre 2015. Javier Arenas: chef de file du PP en Andalousie

[16] Assemblea Nacional Catalana et Òmnium Cultural : deux organisations indépendantistes catalanes.

[17] TV3 est une chaîne de télévision publique catalane. Son audience a augmenté de 40 % depuis le 1er octobre 2017.

[18] Gürtel, Púnica, etc. sont quelques uns des scandales de corruption dans lesquelles le PP est impliqué.

Ils osent tout. Sionisme et impérialisme.

- Un siècle plus tard, la déclaration Balfour divise toujours Israéliens et Palestiniens - AFP

La déclaration Balfour, qui aura cent ans jeudi, est saluée par Israël comme ayant contribué à la fondation du pays mais critiquée par les Palestiniens comme une étape majeure de la "catastrophe" qui les a privés de leurs terres.

Le 2 novembre 1917, le ministre britannique des Affaires étrangères Arthur Balfour indique que Londres considère "favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif".

Cette phrase de 67 mots est alors la manifestation de soutien la plus forte d'une grande puissance aux objectifs du mouvement sioniste: le retour des Juifs sur la terre leurs ancêtres.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu commémorera cet anniversaire à Londres, où il participera à un dîner avec son homologue britannique Theresa May.

Mme May a dit qu'elle marquerait cette date avec "fierté", malgré les critiques qui s'élèvent en Grande-Bretagne autour de cette commémoration en raison des 50 ans d'occupation israélienne de la Cisjordanie.

Lors de la guerre entourant la création d'Israël, 750.000 Palestiniens ont été expulsés ou ont fui leurs foyers.

Deux décennies plus tard, pendant la guerre des Six-Jours (1967), Israël a notamment pris la Cisjordanie, qu'il occupe toujours, et Jérusalem-Est, qu'il occupe et a annexée mais que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur Etat.

Theresa May s'est fait l'écho de ces inquiétudes. "Nous sommes fiers du rôle que nous avons joué dans la création de l'Etat d'Israël", a récemment déclaré la Première ministre britannique... AFP 31 octobre 2017

- Israël, Australie et Nouvelle-Zélande marquent le centenaire de la "charge" de Beer-Sheva - AFP

Dirigeants israéliens, australiens et néo-zélandais ont marqué mardi le centenaire d'une charge de cavalerie connue sous le nom de "bataille de Beer-Sheva", un tournant de la Grande guerre qui a précipité la chute de l'empire Ottoman au Proche-Orient, et préfiguré la naissance de l'Etat d'Israël.

"Il y a exactement 100 ans, les valeureux soldats du corps d'armée australien et néo-zélandais (Anzac) ont libéré Beer-Sheva pour les fils et les filles d'Abraham, et (...) permis au peuple juif de faire son retour dans l'Histoire", a proclamé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en présence de son homologue australien Malcolm Turnbull et de la gouverneure générale de Nouvelle-Zélande, Patricia Reddy.

Cette bataille, qui a contribué à mettre fin à la domination ottomane dans la région, "est devenue partie intégrante de notre histoire, de notre conscience" collective, a pour sa part déclaré l'Australien Malcolm Turnbull.

Cette victoire, et l'avancée des troupes britanniques en Palestine, "n'a pas créé l'Etat d'Israël mais a rendu son existence possible". Dans le cas contraire, "la Déclaration Balfour n'aurait été que des mots creux", a-t-il relevé. AFP 31 octobre 2017

Coucou, le "père Noël" est arrivé. Devinez pour qui ?

- Hausse des salaires en cabinets ministériels- lexpress.fr

"La rémunération moyenne brute (primes comprises) des 232 membres des cabinets ministériels s'élève à 9186 euros mensuels soit +20,5% par rapport au gouvernement Valls", a constaté ce mardi l'ancien parlementaire socialiste René Dosière, s'appuyant sur un document annexé au projet de budget pour 2018 et publié par Bercy. lexpress.fr 31.10

- 120 millions d’impôts en moins sur les stock-options : le nouveau cadeau aux riches de Macron ? - francais.rt.com

Un amendement inattendu de la majorité, dans le cadre du projet de loi de finances de la sécurité sociale, a fait passer le 20 octobre de 30% à 20% les prélèvements sur les stock-options et autres actions gratuites. La somme équivaut à environ 120 millions d’euros de pertes de recettes, destinées originellement à la sécurité sociale.

L'amendement 646 a aussitôt été approuvé par le rapporteur général de La République en marche (LREM) et par la ministre de la Santé Agnès Buzyn. D'ordinaire, l’examen des amendements se fait en commission avant leur discussion en séance plénière. Mais le 646 n’a pas eu besoin de passer en commission.

L'abaissement de la fiscalité sur les stock-options «coûtera de l’ordre de 100 millions d’euros aux finances publiques… il vient après la suppression de la 4e tranche de la taxe sur les salaires qui profite essentiellement aux grands groupes et qui coûte 120 millions d’euros aux finances de l’Etat», écrit la députée Valérie Rabaud. Elle ajoute que «les entreprises concernées sont déjà celles qui pour la plupart bénéficient de la suppression de la 4e tranche de la taxe sur les salaires… ce qui représente déjà un gain pour elles de 120 millions d’euros». francais.rt.com 31 oct. 2017

Ils osent tout

- Loi antiterroriste : Macron assure que les libertés ne seront pas bafouées - Franceinfo

- Gay Games : après Paris en 2018, Hongkong organisera les jeux 2022 - Liberation.fr

- Prisons: Macron veut créer une Agence des travaux d'intérêt général - AFP

Travaux forcés ou S. T. O., leur société ressemble de plus en plus à un camp de concentration, avec les Gay Game en prime, quel bonheur !




INFOS EN BREF

ECONOMIE

Russie-Chine

- La Russie et la Chine renforcent leur coopération monétaire contre le dollar - francais.rt.com

«En ce moment, les autorités financières des deux pays [la Chine et la Russie] travaillent à la prolongation pour trois ans de l’accord bilatéral d'échange de devises», a déclaré le 31 octobre Sergueï Prikhodko, vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, au moment où le Premier ministre Dmitri Medvedev s’envolait pour une visite officielle de deux jours en Chine.

En 2014, la Russie et la Chine avaient conclu un premier accord d’échange de devises pour une durée de trois ans et pour un montant équivalent à 25 milliards de dollars (21,5 milliards d’euros). Cette opération qui revient à créer une chambre de compensation yuan/rouble, permet aux deux pays de libeller les montants de leurs échanges de biens et services en monnaies nationales, rouble et yuan, sans passer par le dollar ou l’euro. Selon les informations données par Sergueï Prikhodko, la part des échanges commerciaux de la Russie libellée en roubles augmente de manière continue. Ainsi, de 2016 à 2017, elle serait passée de 13% à 16% pour les importations, et de 16% à 18% pour les exportations.

Des échanges commerciaux en hausse et passant de moins en moins par le dollar.

La Chine et la Russie, dont les échanges économiques croissent à un rythme soutenu, cherchent à multiplier les initiatives pour faciliter les paiements en rouble et en yuan dans l’espace eurasiatique. Ainsi, selon le vice-Premier ministre russe, plusieurs banques russes ont déjà rejoint le China International Payment System (CIPS), un système de paiement interbancaire international en yuan garanti par la Banque populaire de Chine, (la banque centrale chinoise). Par ailleurs les deux systèmes nationaux de paiement par cartes bancaires russe NSPK et chinois Union Pay, se sont rapprochés pour permettre le paiement d’achats en Russie avec des cartes bancaires chinoises.

En 2016 les échanges commerciaux entre la Chine et la Russie ont atteint l’équivalent d’environ 70 milliards de dollars. Mais les deux pays se sont fixés pour but de porter ces échanges à 80 milliards dès 2018 et 200 milliards d’ici 2020. Cité par le portail web chinois en plusieurs langues le Quotidien du peuple, le premier vice-Premier ministre russe, Igor Chouvalov, a laissé entendre que ce résultat pourrait être atteint en intégrant l'initiative chinoise de développement stratégique Une ceinture, Une route avec l'Union économique eurasiatique (UEE). francais.rt.com 31 oct. 2017

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre au format pdf

Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.