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HISTOIRE : LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
HISTOIRE : 14-18 : UNE VERSION CONFORME AU SOCIALISME

Ce que je sais de ce que fut l’Organisation Communiste Internationaliste par Pierre Salvaing.

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 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée.. - (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)

                
                
                
                
                
                
                
                
                
                
                
                
                
                
                
                
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
 
 
 



Causerie

Le 9 décembre 2016

CAUSERIE

Plus le temps de causer.

Priez pour eux ou bigoterie en famille (entre frères) au chevet du PS et du régime.

Il paraîtrait que le chômage serait la préoccupation prioritaire des travailleurs interrogés par un institut de sondage, une confirmation en somme. Que cela ne tienne.

Comment détourner les travailleurs et militants de la lutte de classe et du combat pour le socialisme au profit de l'Etat des capitalistes, leur République oligarchique, bananière, du 49.3, de l'état d'urgence, de la répression du mouvement ouvrier, de la guerre, bref, à l'heure de la réaction sur toute la ligne, où les injustices et les inégalités sociales explosent en faveur des plus riches, en agitant la laïcité comme un hochet qui sert une énième fois à un exercice de collaboration de classes des fossoyeurs des droits sociaux légitimes de la classe ouvrière et ceux qui sont destinés à en tirer profit, quand ce ne sont pas les mêmes.

Ils rivalisent dans l'imposture avec les représentants officiels du régime dont ils servent les intérêts sans avoir forcément besoin d'être intégrés à l'Etat. Comment voler au secours du PS, servir ou légitimer l'ordre établi, les institutions ou l'Etat à l'heure où ils sont isolés ou rejetés par la majorité des travailleurs, tous les partis et toutes les organisations qui y participent ou y sont subordonnés, pardi en emboîtant le pas aux pires démagogues en instrumentalisant l'extrême droite qui constituerait une menace, tandis que la principale menace et les mauvais coups assénés aux travailleurs ne viendraient pas de l'Etat en guerre contre tous les peuples qui refusent de se soumettre au talon de fer de l'oligarchie, ceci expliquant cela.

La montée de l'extrême droite ne serait pas liée à la politique de démolition sociale systématique engagée par tous les partis qui ont participé aux différents gouvernements depuis des décennies ou qui les ont soutenus, elle serait le produit d'un tour de magie des dirigeants d'extrême droite, qui auraient le don de reprendre à leur compte tous les thèmes du mouvement ouvrier à des fins inavouables ou condamnables, elle ne serait pas le produit du refus des représentants du mouvement ouvrier d'affronter le gouvernement ou de situer leur combat dans la perspective du renversement du régime en place, ce qui ne peut que contribuer à laisser le champ libre à l'extrême droite pour propager son idéologie nauséabonde. Les initiateurs de cet appel en sont les complices car ils savent pertinemment ce qu'ils font, aucun n'a l'excuse de ne pas être en possession de ses facultés intellectuels. Ils n'en sont pas à leur premier coup d'essai.

Il ne vous aura pas échappé qu'ils sont unis pour défendre la laïcité, contre la xénophobie, le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, l'homophobie, etc. mais dès lors qu'il s'agit de réaliser l'unité contre le chômage, les licenciements, la précarité, pour préserver tous nos acquis ou droits sociaux, soit ils sont aux abonnés absents, soit ils adoptent des positions ou des moyens qui ne permettent pas de dresser les masses exploitées contre le régime, mais au contraire contribuent à semer la confusion et à les diviser, ce qui permet au gouvernement en place d'appliquer sa politique antisociale bien qu'il soit ultra minoritaire et illégitime.

On nous rétorquera que les signataires de cet appel sont animés de bonnes intentions. Qu'il nous soit permis d'en douter fortement ou plutôt de penser le contraire pour les raisons évoquées ci-dessus (et plus loin), dont on trouve confirmation à quasiment chaque paragraphe. Et si vous aviez encore un doute, pour vous l'oter il vous suffira d'observer dans quel perspective se situe cet appel, à savoir, permettre "à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie" de s'exprimer, alors qu'en réalité chacun a pu constater au cours des décennies qui viennent de s'écouler que le régime (en crise) était incompatible avec l'exercice de la démocratie ou qu'elle n'a jamais existé.

Un régime où règne l'exploitation de l'homme par l'homme ne peut pas se prévaloir de la démocratie, parce qu'aucun homme n'a jamais été livré à l'esclavage avec son consentement, il lui a toujours été imposé et il a toujours été réprimé quand il tentait de s'en émanciper. Toute autre interprétation est oeuvre de faussaires ou d'esclavagistes, d'agents du régime.

Nous sommes donc en présence d'une énième opération de récupération, de manipulation destinée uniquement à redorer le blason de l'Etat et du PS.

Vive la libération d'Alep, vive le peuple syrien !

Ceux qui ont pratiqué l'autocensure en ne diffusant pas les informations sur la situation en Syrie qui contredisaient la version officielle concoctée par Washingtion, Bruxelles et l'OTAN ont clairement montré dans quel camp ils se situaient, frappés ainsi du sceau indélébile de l'infâmie.

Ils se sont compromis honteusement à jamais en reprenant à leur compte la propagande de guerre des agresseurs de la Syrie, soit ouvertement soit en recourant au double langage en faisant un amalgame entre les différents belligérants en présence sur le champ de bataille, démontrant ainsi leur détermination ou leur volonté à soutenir leur propre régime au détriment du droit légitime de tous les peuples à aspirer à leur auto-détermination, ce qui se traduit dans leur propre pays par le refus d'accorder aux exploités le droit légitime de s'émanciper du joug du capitalisme.

Ils ont fait plus que refuser leur soutien au peuple syrien et déserter le combat politique, ces lâches et corrompus ont trahi l'internationaliste (prolétarien) dont ils se réclamaient.

Ils ont été jusqu'à devenir les complices des puissances occidentales impérialistes et de leur armée supplétive de mercenaires barbares recrutés dans plus de 83 pays qui ont ravagé la Syrie et massacré son peuple depuis 2011. Dès lors, de quelle légitimité peuvent-ils se réclamer hormis le régime dont ils constituent un des maillons, un des remparts.

De 11 septembre 2001 jusqu'en décembre 2016, pendant 15 ans ils auront couvert toutes les guerres impérialistes et tous les attentats plannifiés par des officines à la solde de Washington ou d'Israël en adoptant leur version officielle, qui devait servir à justifier ces guerres auprès des populations pour qu'elles les approuvent ou instrumentaliser ces attentats pour justifier l'instauration de l'état d'urgence et l'adoption de nouvelles lois toujours plus liberticides destinées à placer sous surveillance policière, c'est ainsi qu'ils ont oeuvré à renforcer l'appareil répressif de l'Etat, dont ils s'affirment être les dignes représentants dans cet appel.

Comble de l'infâmie, ils osent se présenter en défenseur de la laïcité et des musulmans ou des Arabes, alors qu'ils n'ont cessé d'apporter leur soutien aux impérialistes qui ciblaient systématiquement des régimes laïcs pratiquant la tolérance envers toutes les religions.

Ils se sont les chantres de la désinformation au même titre que les médias institutionnels.

Ils passeront soigneusement sous silence cet aspect de la situation dans chacun des pays du Moyen-orient agressés par l'impérialisme américain et ses alliés, comme par exemple le fait que chrétiens et musulmans partageaient le même lieu de culte dans la capitale syrienne Damas avant le début de la guerre ou que 75% de l'armée de la République arabe syrienne étaient composés de sunnites épaulés par les milices chiites syriennes, libanaises et iraniennes luttant ensemble pour la libération de la Syrie.

Pire, est-ce possible, disons plus abjecte encore car généralisé, ils participeront ou soutiendront toutes les campagnes provocatrices initiées par le gouvernement et le PS sur des thèmes communautaristes destinées à dresser les différentes couches de la société les unes contre les autres, afin que la haine du peuple accumulée contre le régime s'oriente vers les membres de ces communautés ou minorités ou se traduisent par des actes violents et aveugles qu'ils pourront condamner par la suite, en se faisant passer pour des défenseurs de leurs droits, qui évidemment ne seront jamais respectés aussi longtemps que le régime en vigueur qu'ils refusent d'affronter n'aura pas été renversée par une révolution prolétarienne et socialiste.

Vive le capitalisme, vive l'Etat, vive la République, vive la France !

L'Etat (d'urgence) et la république des copains et des coquins sont dotés de tant de vertus qu'on en resterait presque muet, ne pas les louer serait faire preuve d'ingratitude ou pire, d'intolérance. Vous refusez de leur reconnaître, de vous prosterner devant eux, ils vous ignoreront ou ils n'auront aucun argument à vous opposer, hormis se réfugier dans la collaboration de classes qu'ils refuseront logiquement d'assumer pour ne pas exposer leurs véritables intentions et leur nature contre-révolutionnaire ou réactionnaire.

Extraits commentés de cet appel reproduit intégralement plus loin.

- La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

LVOG - Leur république organise l'exploitation et doit déjà gérer le culte du capitalisme, c'est déjà pas mal ! On se demandera d'où les religions tiennent-elles leur pouvoir et leurs moyens de subsistance. Demandez-le à un exploiteur...

- Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905

LVOG - Entre patrons et ouvriers il n'y aurait plus que des "divergences d’analyse", les militants restés fidèles au socialisme ou combattant au côté des travailleurs apprécieront.

Vous avez là le front unique ouvrier version front populaire de la racaille qui a plannifié la procession des journées d'action pour faire passer la loi Travail ou encore, qui ont appelé à voter Hollande, qui soutiennent tous les institutions de la Ve République, l'UE, l'ONU, etc. Mailly, Martinez, Mélenchon, etc.

- Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience

LVOG - Etat qui a créé les conditions pour que l'idéologie barbare wahhabite puisse s'implanter et proliférer sous sa protection. Quand l'Etat a bonne conscience, c'est qu'il a forcément quelque chose à se reprocher dont les travailleurs ne doivent pas avoir connaissance.

La liberté de conscience ou de pensée aux uns, la liberté d'agir aux autres, et gare à ceux qui confondraient les deux ou qui ne disposent que de la liberté de conscience ou de pensée, s'ils étaient tentés d'en user, ils seraient férocement réprimés par l'Etat qui en use en toute liberté et que cautionne cet appel.

- Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte.

LVOG - Hormis celui du marché !

- La République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables

LVOG - Inutile, elle est pro capitaliste depuis son origine. Un aveu de complicité. Elle laisse trancher des têtes d'innocents, ce qui est assurément " plus ou moins respectable", quand elle ne tient pas la main des bourreaux.

- Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions

LVOG - Dotés d'une majuscule comme hier les aristocrates une particule, l'élégance en moins pour cause de décadence ou de fin de régime. Les voilà en conseillers spirituels des représentants du régime, c'est touchant !

- La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées.

LVOG - Qu'elle soit hypocrite, on l'avait deviné, merci. La rhétorique adoptée par les trotskystes lambertistes francs-maçons.

Non, elle ne juge personne, elle matraque de préférence ceux qui ont commis le péché mortel de cesser de croire, ainsi soit-il. Même que le roi d'Arabie saoudite, l'émir du Qatar ou le sultan de Turquie sont ses amis, c'est pour dire à quel point elle est tolérante et mérite le respect, inclinez-vous peuples ingrats !

- Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants

LVOG - Elle les formate à l'image du régime, et son interprétation de l'histoire n'est pas vraiment destinée à permettre aux enfants une fois devenus adultes de posséder les connaissances requises pour comprendre le monde dans lequel ils vivent et oeuvrer pour le changer.

- c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui.

LVOG - Les dociles serviteurs de l'Etat bourgeois sont intéressés, vous l'ignoriez, et bien maintenant vous le savez.

- La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie.

LVOG - Vous avez rêvé en estimant vivre sous un régime policier, une société de plus en plus militarisée, une dictature, en oligarchie. L'Etat des capitaliste garant de la démocratie, il fallait oser le sortir.

- La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. LVOG - A commencer par celle des exploiteurs, des négriers, des esclavagistes des temps modernes, des parrains des barbares d'Al-Qaïda, merci pour eux, ils vous le revaudront. Vous pensiez jusque là que c'était la lutte de classe qui permettrait de conquérir notre liberté, et bien vous vous étiez trompés, c'est au législateur ou greffier du régime que vous la devez

- Elle doit donc être préservée.

LVOG - Au passage vous aurez admirés le syllogisme, c'est leur spécialité pour enrober leur forfaiture de manière à abuser les naïfs ou ignorants.

Le premier prémisse : La loi de 1905 est une loi de liberté. (Pour qui et au détriment de qui ?)

Le second prémisse : Qui permet toutes les autres libertés. (Pour qui et au détriment de qui ?) Sauf celle de s'attaquer à la propriété privée des moyens de production et qu'il faut préserver s'il vous plaît.

La conclusion : Elle doit donc être préservée.

Là en l'occurence, ce n'est ni le premier ni le second prémisse qui est incorrect, faux ou relève de l'escroquerie, ce sont les deux. Attention, à condition seulement de se placer sur notre terrain de classe indépendant, car du point de vue de celui des capitalistes ou des religieux il est juste, puisque ce sont eux qui en tirent profit ; les écoles ou institutions religieuses proliférent sur fond de démantèlement de l'école publique, et les nantis ne cessent d'accroître leur fortune, tandis que la pauvreté et la précarité gagnent sans cesse de nouvelles couches de la population.

Bref, longue vie à l'obscurantisme, au capitalisme, au règne de l'exploitation de l'homme par l'homme bénie par les anges gardiens de la laïcité, amen.

La liberté en général sous le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme ne vaut que pour ceux qui détiennent le pouvoir d'en faire l'expérience ou de la mettre en pratique, autrement dit, ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique.

Quand des trotskystes (POI) s'associent à des membres, des représentants ou des agents ouvriers de cette classe, à des bigots et à leur porte-parole dans le seul but que la liberté de conscience soit respectée, c'est uniquement la leur qu'ils entendent défendre qui se confond avec l'ordre établi

Pour qu'on ne m'accuse pas de faire un procès d'intention à ces braves paroisiens de la République bourgeoise ou de l'Etat des capitalistes, je reproduis leur appel ainsi que la liste des signataires disponibles hier sur Internet.

Pour le respect de la laïcité

A l’occasion du 9 décembre 2016, jour anniversaire de la promulgation de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat

Pour le respect de la laïcité

C’est peu de dire que la laïcité va mal : malmenée, manipulée, vilipendée, on n’ose plus s’affirmer laïque par peur des amalgames et des contresens. Principe de paix, elle serait devenue sujet de discorde. Principe d’unité par-delà les différences, on lui assigne des fins identitaires.

L’extrême-droite, de tradition pourtant anti-laïque depuis toujours, veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. On ne peut se réclamer de la laïcité, quand on condamne les prières de rue, quand elles se font aux abords des mosquées, mais qu’on les soutient quand il s’agit de l’église Sainte Rita. On n’est pas laïque, quand on se fait le porte-parole des discours les plus réactionnaires du Vatican en appelant à la suppression du Planning familial.

Non, l’Islam ne serait pas par nature plus hermétique aujourd’hui à la laïcité que ne l’était le culte catholique en 1905. La laïcité n’a pas à s’adapter à une religion, de même qu’aucun croyant ne peut réclamer de droits particuliers. La République est séparée des religions, elle n’a pas à organiser les cultes.

Nous, militants laïques, par-delà parfois des divergences d’analyse, en appelons à la constitution d’un front commun autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Être laïque, c’est reconnaître que l’État assure en même temps la liberté de conscience - croyant et non croyant - et le libre exercice des cultes. Être laïque, c’est affirmer que l’État ne doit reconnaître, salarier ou subventionner aucun culte. Par conséquent la République ne tranche pas parmi les cultes plus ou moins respectables : elle demeure indifférente dans la seule limite du respect de l’ordre public et des lois communes.

Ses Elus et représentants doivent conserver cette neutralité dans leurs fonctions. La République ne juge personne selon ses croyances ou appartenances présumées. Elle accorde à l’Ecole publique la noble mission d’instruire les enfants : c’est par conséquent à elle que l’État doit accorder les fonds nécessaires aux défis que porte l’Ecole aujourd’hui.

Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. En cette date anniversaire de la loi de 1905, nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières.

La loi de 1905 est une loi de liberté qui permet toutes les autres libertés. Elle doit donc être préservée.

Premiers signataires : Guiseppe Aviges (vice-Président de l’Union Nationale Lycéenne – UNL), Jean Baubérot (ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes), Alain Barbier (Secrétaire général de l'UFR de la FERC-CGT), Hervé Basire (Secrétaire général de la FERC- CGT), Thierry Baudet (Président de la MGEN), Christian Beauvais (Délégué Général de la Fédération du Pas de Calais et de l’Union Régionale des Hauts de France de la Ligue de l’enseignement), Nadia Bellaoui (Secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement), Hassan Benhsain (Président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne – FIDL), Daniel Bénichou (Président de l’Association Le Chevalier de la Barre), Roland Biache (Délégué général de Solidarité Laïque), Jean-Marie Bonnemayre (Président du CNAFAL, Edith Boulanger (Commission « Laïcité » du Mouvement de la Paix), Edouard Brézin (Président de l'Union Rationaliste, Ancien Président de l'Académie des Sciences), Marcel Caballero (Président d'honneur de l'Institut de Coopération Sociale Internationale (ICOSI) - vice-Président du Centre international de recherche et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC), Monique Cabotte-Carillon (Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l'Ecole Confessionnelle), Jean-Luc Cazaillon (Directeur général des CEMEA), Philippe Corcuff (maître de conférences de science politique à l'IEP de Lyon), Daniel Callewaert (Président fondateur du Cercle Laïque Maria et Gustave Dron – Tourcoing), Jacques Calvier (militant laïque), Jean-Yves Cerfontaine (Président du Cercle Laïque Jean Macé et ancien Secrétaire National de la FEN), Guy Cirla (Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Ariège), Charles Conte (Chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement), Guy Coq ( administrateur de Confrontation et Membre de l' OFC), Dominique Dattola (Auteur réalisateur humaniste, citoyen du monde), Claude Dejean (Présidente du Cercle Condorcet de l'Ariège, Vice- présidente de la Ligue de l'Enseignement Fédération de l'Ariège), Abdoulaye Diarra (membre du Bureau national de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jean-Michel Ducomte (Président de la Ligue de l’Enseignement), Françoise Dumont (Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Eliard (Docteur ès-lettres, professeur émérite des universités), Christian Eyschen (vice-Président de la Libre Pensée), Philippe Forget (essayiste), Judith Fouillard (Secrétaire nationale de la FSU), Anne-Marie Franchi (ancienne Vice-présidente de la Ligue de l’Enseignement et ancienne Secrétaire générale des DDEN), Jean-Claude Frey (Président d'un groupement de mutuelles interprofessionnelles), Mireille Fridman ( militante laïque de Toulouse), Gabriel Gaudy (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de FO, libre penseur), Jean-Yves Gallas (Président du Comité francilien du Mouvement de la Paix), Maurice Gelbard (chercheur), Jacques Gelly (Président de l'Union Régionale des Fédérations des Œuvres Laïques Auvergne Rhône-Alpes de la Ligue de l'enseignement), David Gozlan (Secrétaire général de la Libre Pensée), Anne-Marie Harster (vice-Président de Solidarité laïque), Pascal Joly (Secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT), Dadou Khel ( Président du groupe "diversité/laïcité" de la Ligue de l'enseignement), Annie Lacroix-Riz ( professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7), Pascal-Eric Lalmy (Conseiller municipal d'Osny (95), Hélène Langevin-Joliot (Présidente 2004-2012 de l'Union rationaliste), Lilâ Le Bas (Président de l’Union Nationale des Etudiants de France – UNEF), Jo Le Lameur (Président de la Fédération Française de Crémation), Polo Lemonnier (Secrétaire national de la FSU), Jacky Lesueur (syndicaliste), Jean-Claude Mailly (syndicaliste), Michel Miaille ( professeur honoraire à l'Université de Montpellier, Président de la Ligue de l'Enseignement de l'Hérault), Paul Markidès (Vice-Président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants), Roger Martelli (codirecteur du magazine Regards), Philippe Martinez (Secrétaire général de la CGT), Jean-Luc Mélenchon (Eurodéputé), Maurice Montet (militant pacifiste), Pascal Nakache (Avocat, membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme), Michel Naud (ingénieur, chef d'entreprise, rationaliste scientifique), Gauthier Ngumbu (Président de la Ligue de l’Enseignement de Haute-Garonne), Françoise Olivier-Utard (militante laïque), Rémy Pech (professeur émérite et Président honoraire de l'Université de Toulouse - Jean Jaurès), Jean-Claude Pecker (Membre de l’Institut, Professeur au Collège de France), Catherine Picard (ancienne Députée), Jean Louis Petriat (President d’Honneur du Groupe GMF et de la FNAC), Jean-Sébastien Pierre (Président de la Libre Pensée), Bernard Quelquejeu ( membre de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité, co-fondateur du Groupe International, Interculturel, Interconvictionnel (G3i), Jean-Michel Quillardet (l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires), Jean-Robert Ragache (Historien et Ancien Grand Maître du Grand Orient De France), Hubert Raguin (syndicaliste), Jean-Marc Raynaud (responsable des Editions libertaires), Caroline Rebhi (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), Liliane Rehby (Secrétaire Nationale de l'ARAC), Jean Riedinger (Secrétaire de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité), Johannés Robyn (Président de l’Union des Athées - France), Patrice Rolland, (professeur de droit public), Joël Roman (Président de Islam et laïcité), Jean-Luc Romero (Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), Pierre Roy (Président de la Fédération nationale laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes, Républicains et Anticléricaux), Frank Sammeth ( Président de la société d'histoire du radicalisme), Jean-Marc Schiappa (Président de l’Institut de Recherche et d’Etudes de la Libre Pensée), Benoit Schneckenburger (Philosophe), Véronique Sehier (co-présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial), André Sirota (Président de l’Association nationale des CEMEA), Patrick Staat (Secrétaire général de l’ARAC), Benjamin Stora (Historien), Michèle Talfer (Bureau de l’Union rationaliste), Dominique Thys (Président de Solidarité laïque), Bernard Toulemonde ( Inspecteur général honoraire de l'Education nationale), Pierre Tournemire (vice-Président de la Ligue de l’Enseignement), Michel Tubiana (Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme), Raphaël Vahé (Président de l’ARAC), Valentine Zuber (Historienne ou Directrice études à l’Ecole pratique des hautes études)

Syrie. Une vidéo

Pourquoi l'armée syrienne et ses alliés ont-ils bombardé des écoles, des hôpitaux ou d'autres infrastructures de l'est d'Alep tenu jusqu'à hier par les barbares d'Al-Nosra (Al-Qaïda) ? La réponse figure dans cette vidéo, ils les avaient transformées en QG, casernes, laboratoires ou dépôts d'armes.

Ecole minée et armes chimiques : une journaliste de RT explore un quartier d’Alep libéré (EXCLUSIF)
https://www.youtube.com/watch?v=drdupZmR614

La version vichyste du travail de retour

- Macron veut être "le président du travail" - Reuters

Emmanuel Macron, candidat aux prochaines élections présidentielles, a appelé jeudi à Rennes à l'avènement d'"une république contractuelle" qui fasse la part belle aux accords d'entreprise et dont il serait "le président du travail". Reuters

En oligarchie il n'existe aucun pouvoir placé au-dessus des banquiers et des multinationales

La "liberté de conscience" et la "liberté d’entreprendre" sont comme la République, une et indivisible, qu'on se le dise.

- L’obligation de publication des données des multinationales retoquée par le Conseil constitutionnel - 20minutes.fr

Selon les Sages, elle porte « une atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre ». 20minutes.fr 08.12

En complément. Ils sont blasés, alors ils aiment bien se faire peur... pour rien !

- Affaire Cahuzac : «Ce jugement marque un virage et inquiète les banquiers» - LeFigaro.fr

Fillon invité en 2013 à participer à la réunion du groupe Bilderberg dont Rockefeller est le président d'honneur s'attaquer aux banquiers, vous y croyez vous ?

Comment, elle n'est pas belle la vie ?

- Malgré les difficultés, les étudiants français se disent satisfaits de leur situation - Liberation.fr

Obligés de travailler pour joindre les deux bouts et confrontés à des loyers très chers qui siphonnent leurs budgets, les étudiants jugent néanmoins leurs conditions de vie correcte. Liberation.fr 08.12

Des rejetons de nantis. A force d'augmenter les tarifs d'inscription à l'université, ils finiront par exclure les gosses de pauvres des études supérieures, ainsi les gosses de privilégiés seront entre eux et estimeront leur condition supportable.

Ah, ça coince déjà pour le châtelain Fillon!

Dans un article publié par Le Grand Soir figurait la photo de son château pour illustrer un article.

- Front contre la purge des dépenses publiques - Reuters

La baisse draconienne des dépenses publiques, dont le candidat de la droite à l'élection présidentielle de 2017 François Fillon s'est fait le champion, suscite un front du refus dans l'opinion publique française, selon une enquête de l'institut Elabe.

Selon ce sondage réalisé auprès de 1.003 personnes les 6 et 7 décembre pour Les Echos, l'Institut Montaigne et Radio classique, 90% des Français jugent ainsi inacceptable une réduction des dépenses publiques de santé.

Les sondés sont 89% à juger également inacceptable la réduction des dépenses en matière de sécurité ou de retraites, 86% quand il s'agit d'éducation, 82% concernant la justice et 70% s'il s'agit de l'environnement.

Ce front du refus traverse toutes les préférences partisanes, souligne l'institut de sondage.

Les avis sont en revanche moins tranchés quand il s'agit de réduire les aides sociales (50% se disent contre), les dépenses en matière de culture (53%) et l'indemnisation des demandeurs d'emploi (également 53% contre). Reuters 08.12

Le Brexit, it's very very big business ! C'est le paradis... fiscal !

Ah ben alors, qui l'aurait cru s'exclament les crétins !

- McDonald's transfère sa base fiscale européenne au Royaume-Uni - Reuters

McDonald's a annoncé jeudi qu'il transfèrerait sa holding d'optimisation fiscale européenne du Luxembourg au Royaume-Uni, une réorganisation qui intervient alors que l'Union européenne s'intéresse aux pratiques fiscales du géant de la restauration rapide dans le Grand Duché.

Le groupe américain a dit vouloir créer une nouvelle holding domiciliée au Royaume-Uni, qui percevra la plus grande partie des royalties générés par les accords de franchise hors des Etats-Unis. Reuters 08.12

Commentaire d'un internaute.

- "On parie sur le Brexit chez MacDo? Il faut dire que Londres et les paradis fiscaux c'est une longue histoire d'amour."

Allez au pif, un peu plus de trois siècles !

Ah ben ça alors, Wall Street ausi ?

- Wall Street poursuit sur sa lancée, le Dow gagne 0,33% - Reuters

Wall Street a fini sur de nouveaux records jeudi, couronnant un mois de hausse quasi continue depuis la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle du 8 novembre. Reuters 08.12

Ils ont de quoi.

- Trump nomme un "dur" au Travail - AFP

Donald Trump a confirmé jeudi l'orientation résolument conservatrice de sa future administration en choisissant le patron d'une chaîne de restauration rapide opposé à la hausse du salaire minimum comme ministre du Travail.

Le futur président des Etats-Unis qui s'est rendu jeudi à Colombus, dans l'Ohio, et était attendu en soirée dans l'Iowa pour une troisième réunion publique de sa tournée de "remerciements", a choisi Andrew Puzder, 66 ans, comme ministre du Travail et Scott Pruitt, un républicain de 48 ans, pour diriger l'Agence de protection de l'environnement (EPA).

Patron millionnaire de la chaîne de fast-food CKE Restaurants, Andrew Puzder estime qu'une hausse du salaire minimum génère des pertes d'emplois chez les moins qualifiés et soutient l'abrogation de la réforme de l'assurance-santé Obamacare.

"Puzder a démontré qu'il ne soutient pas les travailleurs", a réagi la présidente de l'Union internationale des employés de services (SEIU), Mary Kay Henry. AFP 08.12

Syrie. Désinformation et propagande hystérique des mauvais perdants.

Médecins du Monde est au serment d'Hyppocrate, ce que Reporter sans frontière est à l'information, la CIA ou la NED ou encore Robert Ménard à la démocratie.

- Alep-Est : "Ce n'est pas normal de tuer des civils et des soignants de manière délibérée" - Franceinfo

Des médecins se sont rassemblés jeudi 8 décembre à Paris en soutien aux médecins syriens qui essaient de soigner les victimes civiles habitant notamment dans la partie est de la ville d'Alep. L'un d'eux, Jean-François Corty, médecin et directeur des opérations internationales à Médecins du Monde, a expliqué à franceinfo que cette mobilisation avait pour but de rappeler que "ce n'est pas normal de tuer des civils et des soignants de manière délibérée".

"Depuis le début du conflit, les civils paient un lourd tribut dans cette guerre. Ce sont des centaines de milliers de blessés et de morts, des millions de réfugiés et de déplacés", relève le médecin qui dénonce "une destruction aussi quasi-systématique des hôpitaux et des centres de soins". Franceinfo 08.12

Médecins du Monde restera muet sur l'info suivante, normal.

- Alep: l’opposition « modérée » bombarde un hôpital militaire russe avec la protection de l’Occident - Arrêt sur Info

La communauté internationale est en train de commettre un crime contre l’humanité et les structures comme l’ONU, la Croix Rouge en sont les complices.

Hier, l’opposition dite modérée a bombardé un hôpital militaire russe qui venait juste d’être installé à Alep, au moment où il allait recevoir les civils. Tirs très bien ciblés, les terroristes furent parfaitement informés du lieu et de l’heure. Deux médecins militaires russes sont morts, un est gravement blessé et plusieurs civils ont été touchés. Mais aucune condamnation de la communauté internationale qui se bat à l’ONU pour faire cesser les combats contre tous les combattants, y compris Al Nusra et Daesh.

Alors que les tentes venaient d’être dressées, que les médecins militaires étaient en place et que les premiers patients arrivaient – heureusement les bus étaient en retard et le gros des civils n’était par hasard pas sur place – le groupe Nureddin-an-Zinkin a bombardé très justement le lieu. Attention, vidéo +18 ans. (...)

Manifestement, le sort des groupes terroristes inquiètent beaucoup plus cet étrange Occident, dans lequel il devient difficile de se reconnaître, que la vie des civils. Et le soutien qui est apporté à ces groupes qui commettent des crimes sans nom contre les civils, les enfants, les femmes, égorgeant, violant, les mettant enceinte de force, ces crimes commis contre l’homme parce qu’il est homme et non animal. L’Occident se rend coupable, de soutenir, protéger, favoriser la commission de crimes contre l’humanité. Arrêt sur Info 05.12

- Le Ministère de la Défense russe commente le bombardement de l’hôpital russe à Alep - Arrêt sur Info

Le porte-parole du ministère russe de la défense n’a pas mâché ses mots :

« Le sang de nos militaires repose également sur les mains des commanditaires de cet assassinat. De ceux qui ont créé, fait grandir, armé ces animaux dans des peaux d’homme, les appelant, comme justification devant leur conscience et leur électorat – opposition. Oui oui, sur vous, Messieurs les protecteurs des terroristes, les Etats Unis, la Grande Bretagne, la France et autres organisations et pays sympathisants. »

« Nous exigeons que la communauté internationale, ainsi que le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Médecins sans frontières et d’autres organisations internationales condamnent fermement l’assassinat délibéré des médecins militaires russes qui assumaient leur devoir médical en portant assistance à des civils d’Alep. Tous les acteurs et les auteurs du bombardement de l’hôpital mobile russe à Alep doivent en porter la responsabilité proportionnée ». Arrêt sur Info 06.12

Quand j'indique dans un article que telle ou telle ONG ou association est liée à la CIA, la NED, etc. vous pouvez le vérifier vous-même sur le Net, si toutefois vous ne trouviez pas d'articles convaincants ou suffisamment étayés, contactez-moi, j'ai archivé tout cela dans le disque dur. C'est le cas de la totalité des grosses ONG occidentales. Demandez-vous qui les financent à coups de millions de dollars ou d'euros et vous aurez tout compris.


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

1- Les travailleurs sociaux de la ville de Paris manifestent face au manque de solutions pour les précaires - LeMonde.fr

200 fonctionnaires ont débrayé jeudi pour dire leur ras-le-bol et leur épuisement. Une mobilisation inhabituelle.

La mobilisation est exceptionnelle pour ces 1 000 fonctionnaires peu syndiqués et peu habitués à faire grève, tant ils répugnent à pénaliser les plus précaires qu’ils sont chargés d’aider.

Ces soldats du social, en première ligne sur le front de la pauvreté qui s’aggrave, étaient venus témoigner leur ras-le-bol devant la charge de travail qui s’alourdit avec un public de plus en plus nombreux et en grande difficulté sans que les effectifs suivent. Les absences et les temps partiels nombreux dans cette profession jeune et féminine ne sont pas remplacés et retombent sur les collègues.

Ils ou plutôt elles – la profession compte 90 % de femmes – sont aussi venus dire leur épuisement, voire leur écœurement devant un travail « qui n’a plus de sens tant on a peu de solutions à proposer. On n’a pas de places d’hébergement, le 115 ne répond plus. C’est extrêmement violent d’annoncer à une famille qu’elle va dormir cette nuit dehors, témoigne Severine Parrot, déléguée FSU. Parfois, on fait les permanences la boule au ventre. »

« C’est un flux continu de réfugiés, de migrants. On accueille mal les gens, on n’a rien à proposer », renchérit un agent d’accueil à la permanence des sans-abri, qui préfère comme la plupart garder l’anonymat. « Moi je me demande pourquoi je fais ce boulot, d’ailleurs les familles nous le disent : vous parlez, mais à quoi servez-vous ? », confirme une assistante sociale dans le 20e arrondissement.

C’est aussi la pression du chiffre : fournir toujours plus de statistiques, justifier chaque tâche qui exaspère. « Obtenir une aide financière est de plus en plus complexe, il faut tout justifier, la demande se fait en ligne et donc les bénéficiaires ne peuvent le faire », raconte Elodie, qui travaille dans le 15e.

La pression s’est intensifiée avec le « Nouveau Paris solidaire », selon l’expression d’Anne Hidalgo, une nouvelle organisation mise en place en 2016 qui redéploie les effectifs mais ne les augmente pas. « On oriente une famille vers une association, il faut le dire au logiciel ; on obtient un colis alimentaire, il faut remplir les cases. Autant de temps à nourrir les logiciels qu’on ne passe pas à écouter et à comprendre ! », témoigne Deborah, assistante sociale dans le 14e arrondissement.

Cette informatique de plus en plus envahissante, ces fichiers collectant des données sensibles sur les familles bénéficiaires qui prolifèrent et circulent entre services posent un « problème d’éthique ». « Je sais que cette famille a réclamé, il y a près de dix ans une aide, et alors ! Il y a un droit à l’oubli ! », s’indigne Deborah. « Notre but c’est que quand quelqu’un sort de notre bureau, il aille un peu moins mal que lorsqu’il est entré », conclut cette syndicaliste.

Jeudi, les manifestants ont tambouriné à la porte du centre social Olympe de Gouges dans le 11e arrondissement, où se tenait la coordination annuelle des cadres de l’action sociale parisienne, copieusement hués à leur arrivée, notamment celle de Florence Pouyol, directrice du Centre d’action sociale de la ville de Paris (CCASVP).

Les manifestants auraient souhaité rencontrer des politiques : Anne Hidalgo, la maire de Paris, ou son adjointe à la solidarité Dominique Versini, ou Emmanuel Grégoire, chargé des ressources humaines. « Il ne peut nous recevoir il est à la fédération du PS, une espèce en voie de disparition », annonce un représentant de la CFDT dans le mégaphone.

Les travailleurs sociaux n’obtiendront que quelques minutes d’entretien avec Mme Pouyol, qui a consenti à s’extraire un instant de la réunion sous l’œil attentif de cinq CRS dépêchés pour l’occasion. LeMonde.fr 08.12

2- Fret ferroviaire: Deutsche Bahn supprime 300 postes en France - AFP

La filiale française de fret ferroviaire du groupe allemand Deutsche Bahn va supprimer environ 300 postes, déclenchant le premier plan social depuis l'ouverture à la concurrence du secteur en France en 2006. AFP 08.12

Grèce

- Grèce : grève générale contre l’austérié - euronews.com

Des navires restés à quai, symbole d’une Grèce partiellement paralysée ce jeudi par une grève générale de 24 heures, initiée par les principaux syndicats du public et du privé. Le mouvement a impacté le trafic maritime et ferroviaire, les transports en commun, les services publics ou encore les banques euronews videos

À Athènes, quelque 15.000 personnes ont défilé pour protester contre la poursuite de l’austérité réclamée par les créanciers du pays, UE-FMI. Parmi les mesures, figurent une révision du droit du travail, davantage de privatisations et de nouvelles taxes et hausses d’impôts. Pour ces Grecs, trop, c’est trop :

“Il y a un sentiment de déprime dans presque toutes les familles. Il y a d‘énormes difficultés, non seulement économiques, mais aussi dans la sphère sociale”, explique cette manifestante.

“Nos pensions de retraites ont été amputées d’au moins 40%. Les gens n’ont pas assez d’argent pour payer davantage de taxes. Ils ont travaillé dur et cotisé énormément, dit ce retraité grec.

Notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis : “La possibilité d’une révision de l’accord entre le gouvernement et les bailleurs de fonds du pays, qui doit probablement conduire à davantage d’austérité, a alarmé les syndicats des travailleurs grecs, qui redoutent encore plus de coupes dans les salaires et les pensions de retraite.” euronews.com 08.12


Le 8 décembre 2016

CAUSERIE

Bienvenue en oligarchie ou chez les truies.

- L'aéroport de San Francisco embauche une truie pour calmer les voyageurs - Slate.fr

L'aéroport avait déjà une équipe de chiens, chats et lapins de soutien thérapeutique, mais LiLou la truie a désormais rejoint la troupe. Slate.fr

- Absolutely Fabulous : les deux Anglaises les plus déjantées de l’histoire de la télé britannique débarquent sur le grand écran - Atlantico.fr

Edina et Patsy sont de retour, toujours aussi alcoolisées et dévergondées dans Absolutely Fabulous. Si la série est mieux que le film, vous allez adorer les retrouver. Atlantico.fr

D'où tirent-ils leur inspiration ? Frustration obsessionnelle ou idolatrie... inavouée.

- Voici le calendrier de l'Avent, version nazie - Slate.fr

Qui a dit ?

- (Il) avait prôné la rupture avec "toutes les puissances de l'argent, l'argent qui corrompt, l'argent qui achète, l'argent qui écrase, l'argent qui tue, l'argent qui ruine, l'argent qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes". (Reuters 22.01)

Réponse : François Mitterrand lors du Congrès d'unification du PS à Epinay en juin 1971. (causerie 21.01.2012)

Cela ne vous rappelle-t-il pas le discours de Hollande au Bourget en 2012 ? Et en cherchant bien vous en trouverez l'équivalent chez Blum et Jaurès.

En état de survie artificielle. Pour combien de temps ?

Mise en scène. Acte I.

- Primaire à gauche: Comment le public (devant et derrière) Valls a été mobilisé par ses équipes - 20minutes.fr Rien n’a été laissé au hasard. Manuel Valls a annoncé lundi soir sa candidature à la présidentielle avec une mise en scène particulièrement soignée. Ni le cadre - celui de la mairie d’Evry, la ville où tout a commencé pour l’ex-Premier ministre -, ni le fond - orange, loin du bleu présidentiel et du rouge socialiste - et encore moins le public.

Un public métissé en arrière-plan

En arrière-plan derrière le candidat, une assistance variée a été rassemblée : hommes, femmes, Blancs, Noirs, jeunes et vieux, que les caméras des nombreux médias présents ont cadrés et diffusés à la télé... 20minutes.fr 07.12

Même la méthode Coué n'est plus efficace.

- Primaire à gauche: «Je crois que nous pouvons gagner», lance Valls à 150 parlementaires PS - 20minutes.fr

Mise en scène. Acte II

- Valls : quel échec ! quelle désillusion ! - lepoint.fr

Manuel Valls incarnait la modernisation du socialisme. Mais sa déclaration de candidature a rassemblé les vieilles lunes de la gauche...

... on a continué à respecter, voire à admirer l'énergie que déployait cet homme-là pour réinventer la gauche, pour rénover le socialisme, pour le libérer de ses pesanteurs et de ses archaïsmes, à l'image de ce qu'avaient fait Blair et Schröder, chacun à sa façon. Et le temps a passé. Et on a pu croire, il y a bientôt trois ans, lors du virage libéral opéré par Hollande, que le souhait de Valls allait connaître un début de réalisation. Et l'on sait ce qu'il est advenu de cette espérance...

On se rappelait tout cela en entendant Manuel Valls lundi soir. Quel échec ! Quelle désillusion ! Il y avait quelque chose de pathétique dans l'effort qu'il faisait pour donner le change. Le voilà qui se lance dans une aventure aléatoire où l'on distingue mal ce qui le motive, de la part d'ambition personnelle ou de la part de dévouement à la cause. Comment peut-il croire qu'il est le rassembleur qu'il se veut être, lorsqu'on sait les hypothèques qui pèsent sur son dessein ? C'est un rêve qu'il a livré, rien que cela, sur les ruines d'un quinquennat désastreux, c'est une utopie, cette « splendide utopie » qu'il dénonçait avant son accession au pouvoir. Lui qui incarnait autrefois l'avenir n'a utilisé lundi que le langage du passé, celui de la légende socialiste. Tout y était : l'emphase, le lyrisme désuet, le vocabulaire inépuisable du sentiment et de la morale, la vanité des mots. Écoutons-le : « La gauche est grande et belle », dit-il au moment où elle donne d'elle-même une image mortifère. Écoutons-le énumérer la litanie des lieux communs, des références grandiloquentes, des concepts éculés de la mythologie républicaine et démocratique. Écoutons cette énormité d'un incroyable cynisme, qu'il lance comme un hommage : « La gauche, c'est le débat », alors que c'est justement le débat qui est en train de tuer la gauche, c'est le débat interne à la gauche qui, depuis bientôt cinq ans, paralyse la France. C'est vraiment trop d'arrogance ou de frivolité ou d'inconscience. Jusqu'à quand vont-ils nous faire payer leurs discussions byzantines sur leur sexe idéologique ?

On veut bien admettre que, campagne électorale oblige, l'annonce d'une candidature puisse s'accompagner d'une exhortation à l'enthousiasme. Encore faut-il que celui-ci prenne en compte la réalité du contexte. On attendait de Manuel Valls un minimum d'humilité après la déroute de la gauche. On est frustré. On attendait ensuite qu'il définisse les « valeurs » qu'il défend. On est tout aussi frustré. Car, paradoxalement, il y en a trop. Elles font ratatouille, et elles sont communes à la plupart des familles politiques, en ces temps de confusion démocratique. Ce que l'on attend de lui, enfin et surtout, c'est que dans les quelques semaines qui nous séparent de la primaire, il informe le pays de son projet politique. Ou bien du sien propre, fidèle aux promesses novatrices que portaient ses propositions passées et nourri de ses récentes expériences. C'est ce que l'on souhaite à la gauche. Ou bien d'un projet rassembleur issu d'une série de compromis passés avec ses concurrents. C'est ce que l'on redoute pour la gauche, mais cela semble très aléatoire. Car, quoi qu'il en soit, il est fortement douteux que l'un ou l'autre de ces projets emporte l'élection présidentielle ! Dans tous les cas de figure, l'ambition de l'ancien Premier ministre est illusoire. lepoint.fr 06.12

Mise en scène. Acte III.

Commentaire d'un abonné du Point

- "Mr Tesson, vous savez bien que, comme une primaire de droite se gagne à droite (Fillon), une primaire de gauche se gagne à gauche. Valls serait bien sot de ne pas l'avoir compris. Vous savez bien aussi que Valls ne croit guère qu'il pourra réussir 2017. Les socialistes ont intériorisé le fait qu'ils seront balayés. Valls prépare donc le coup d'après. La bataille qui s'annonce à gauche est celle de la recomposition... C'est pas gagné. "

Epilogue.

Mission impossible.

- Valls appelle au rassemblement de toute la gauche - Reuters

Manuel Valls s'est défendu mardi d'avoir contraint François Hollande à renoncer à briguer un second mandat à l'Elysée et appelé à un rassemblement de l'ensemble de la gauche, y compris Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron... Reuters 06.12

- Rebsamen à Valls: "On ne gouverne pas la gauche avec un 49-3" - AFP

- Sondage: Fillon et Le Pen au second tour, la gauche divisée - AFP

François Fillon et Marine Le Pen se qualifieraient dans toutes les hypothèses pour le second tour de la présidentielle 2017, Manuel Valls ne parvenant pas à prendre l'avantage sur les autres candidats de gauche, selon un sondage BVA-Salesforce diffusé mercredi.

Avec 23% à 29% d'intentions de vote, le vainqueur de la primaire de la droite serait au coude à coude au 1er tour avec la présidente du Front national, créditée de 24% à 26%.

Au second tour, François Fillon l'emporterait largement avec 67% contre 33% à Marine Le Pen, selon cette enquête pour Orange et la Presse régionale. Un tiers des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.

Au 1er tour, la gauche apparaît quant à elle parfaitement divisée entre Emmanuel Macron (14%), Jean-Luc Mélenchon (14%) et Manuel Valls (13%).

Dans cette configuration, le centriste François Bayrou obtiendrait 6%.

Dans l'hypothèse où il remporterait la primaire socialiste fin janvier, Arnaud Montebourg n'est crédité que de 6,5% au 1er tour, contre 19% à Emmanuel Macron et 13% à Jean-Luc Mélenchon.

Manuel Valls, qui a annoncé lundi sa candidature à la présidence, ne franchirait la barre des 20% (21% d'intentions de vote) que si Emmanuel Macron et François Bayrou renonçaient à se présenter, sans toutefois pouvoir se hisser au niveau de Fillon (29%) ou de Marine Le Pen (26%).

Bien que bousculée par la dynamique en faveur de François Fillon, la patronne du FN résiste plutôt bien, sans rééditer ses scores du mois d'octobre qui la situaient entre 27,5% et 29%.

Le chômage est le sujet qui influe le plus sur les intentions de vote des électeurs de François Fillon (92%), Manuel Valls (85%), Jean-Luc Mélenchon (91%) et Emmanuel Macron (92%), devant la sécurité, la menace terroriste ou la loi travail. Ceux de Marine Le Pen placent la sécurité (93%) en tête, devant la crise des migrants et la menace terroriste. AFP 07.12

Et quel taux d'abstention ?

Pourquoi ce qu'ils appellent encore la gauche sera-t-elle balayée ? Parce qu'elle ne peut pas incarner à la fois les intérêts des nantis et ceux des travailleurs. Ce sera parmi ceux étiquetés à gauche les plus éloquents, les plus populistes, les pires cyniques qui s'en tireront le mieux.

Fin du bal masqué.

- Pour survivre, le Parti socialiste va devoir faire peau neuve - Le HuffPost

Méfions-nous des avis de décès avant terme. L'histoire du parti socialiste est ponctuée de crises. On le donnait moribond en 1958 (scission due à la guerre d'Algérie et au retour de De Gaulle au pouvoir), en 1969 (quand Gaston Defferre obtint péniblement un peu plus de 5 % à la présidentielle) ; il était au bord de l'abîme en 1993 (désastre électoral aux législatives)... À chaque fois, et parfois assez vite, le parti a repris force. Mais ses divisions persistaient, entre des individus, entre des doctrines, entre des courants. Quand Hollande devint premier secrétaire, il déploya un art de la synthèse qui, à chaque congrès, permettait de sauver les apparences grâce à des motions chèvre-chou. Cet art, il n'a pas pu en faire preuve au pouvoir, car il avait alors à trancher pour gouverner.

Si je ne crois pas à la fin annoncée du parti socialiste, je pense, en revanche, que pour se redresser il aura à faire peau neuve. Les anciens frondeurs, les nostalgiques du congrès d'Épinay, les pseudo-marxistes, ceux qui ont fait chuter Hollande devraient, d'eux-mêmes, quitter le parti et s'inscrire sous le drapeau de Mélenchon où ils seraient mieux à leur place. "La" gauche n'en existerait pas pour autant, mais, du moins, les choses seraient plus claires. À cela j'ajouterai ce que j'écrivais déjà en 2006, que pour retrouver sa cohérence et son audience, "il faudra sans doute à la tête du parti socialiste une forte personnalité, respectée et écoutée, portant les espoirs du parti au lieu de la médiocre concurrence actuelle des présidentiables qui pousse aux compromissions, aux discours doubles, aux tractations de couloir, au détriment de la clarté des objectifs." Le HuffPost 07.12

De nos jours en quelques clics de souris, chaque fois qu'un dirigeant politique ou un parti s'exprime il est possible de le confronter à ses contradictions ou à ses mensonges, à son bilan, à son passé peu recommandable, de sorte qu'il en ressort affaibli, déstabilisé, broyé.

Manipuler les esprits ou mentir effrontément devient un exercice plus compliqué et plus risqué qu'autrefois, et la sanction ne se fait plus attendre, bien qu'elle soit encore trop longue à venir à notre goût.

La gauche, c'était la bonne conscience de la droite, des couches de la petite-bourgeoisie ou des classes moyennes, des intellectuels et des couches supérieures du prolétariat qui avaient épousé le destin du capitalisme pour avoir rejeté le socialisme. Ménagées autrefois, attaquées en période de crise du capitalisme, elles éclatent, c'est ce qu'exprime la multitude de candidats déclarés à la primaire du PS, ainsi que Macron ou Mélenchon et d'autres encore.

On pourrait retenir que le PS tomba à 5% pour ensuite se relever, porté à bouts de bras par la bourgeoisie qui en avait un sérieux besoin pour contrer l'influence du PC auprès des classes moyennes. Mais c'était à une autre époque, quand le capitalisme entamait un nouveau cycle d'expansion qui s'est achevé aux alentours de la fin des années 60, et qui apparemment est révolu pour être entré en crise permanente sans aucun espoir d'en sortir, de sorte qu'une refondation du style de celle d'Epinay sera impossible puisque les bases économiques ou sociales sur laquelle elle reposerait n'existent plus.

Aussi le PS est condamné à se droitiser toujours plus à l'instar du parti démocrate américain qui est devenu la coqueluche de l'oligarchie financière ou Wall Street, et à incarner les couches supérieures de la petite bourgeoisie les plus corrompues et réactionnaires, qui pour être mieux servis par le régime pourront continuer à parer leur discours d'un vernis faussement humaniste ou progressiste, histoire de tromper le peuple ignorant en l'absence de toute issue politique à la crise du capitalisme ou de toute alternative au capitalisme. C'est Valls qui assurément est le mieux placé pour incarner cette transition.

Dictature ou régime impérial.

- La Cour de cassation s'indigne d'un décret gouvernemental - Reuters

Les deux plus hauts magistrats de France réclament dans une lettre publiée mercredi des explications au Premier ministre sur un décret qui place selon eux la Cour de cassation "sous le contrôle direct du gouvernement".

Le décret qu'ils fustigent permet à une nouvelle inspection générale de la justice de contrôler le mode de fonctionnement de la plus haute juridiction française, alors qu'elle ne pouvait jusque-là le faire que pour les juridictions de première et deuxième instance, explique-t-on à la Cour. Cette modification engendrée par le décret est "en rupture avec la tradition républicaine observée jusqu'à ce jour", écrivent dans leur courrier le premier président Bertrand Louvel et le procureur général Jean-Claude Marin.

"Aussi, nous vous serions obligés de bien vouloir nous recevoir afin de nous communiquer des explications sur les raisons de ce décret (daté de lundi-NDLR) dont la Cour a pris connaissance par le Journal officiel", ajoutent-ils, précisant que le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas ne leur a "pas fait part, à ce jour, de disponibilités" pour les recevoir.

Jusque-là, la Cour de cassation se contrôlait elle-même, et rendait compte de son activité dans son rapport annuel ainsi qu'à l'occasion de sa rentrée solennelle, explique-t-on à l'institution.

Elle pouvait faire l'objet de contrôles ponctuels de la part de la Cour des comptes, comme ce fut le cas en 2015, mais échappait, comme le Conseil d'Etat, à un contrôle externe par le gouvernement.

Avec ce changement, la Cour s'interroge sur une porosité croissante entre les pouvoirs exécutif et judiciaire, dit-on.

Le décret dénoncé par les magistrats crée une inspection générale de la justice, attachée au ministre de la Justice, dont le rôle est notamment d'exercer "une mission permanente d'inspection, de contrôle, d'étude, de conseil et d'évaluation sur l'ensemble (...) des juridictions de l'ordre judiciaire". Reuters 07.12

Syrie. Derniers développements.

- L'armée syrienne a pris le contrôle de la vieille ville d'Alep - Reuters

L'armée syrienne a pris le contrôle de tous les quartiers de la vieille ville d'Alep, qui était aux mains des insurgés, rapporte mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Une nette progression des forces gouvernementales en direction de la vieille ville avait commencé mardi et s'est prolongée dans la nuit.

Les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation russe et des milices chiites libanaises, iraniennes et irakiennes, semblent désormais sur le point de reprendre le contrôle de l'ensemble des quartiers orientaux de la ville, où vivent encore 200.000 personnes, selon les Nations unies.

Selon les forces russes, l'armée s'est emparée de 35 quartiers depuis le début de sa progression dans la grande ville du nord de la Syrie, devenue un enjeu majeur de la guerre civile qui ravage le pays depuis près de six ans.

Face à l'intensification des combats et à une situation sur le plan humanitaire que l'Onu juge "désastreuse dans l'est d'Alep", les rebelles ont demandé mercredi la mise en place d'un cessez-le-feu de cinq jours pour permettre l'évacuation d'environ 500 personnes ayant besoin de soins médicaux urgents.

Le gouvernement syrien a fait savoir mardi qu'il n'accepterait aucune offre de cessez-le-feu à Alep-Est tant que les mouvements qu'il considère comme des organisations terroristes n'auront pas évacué le secteur.

La Russie et la Chine ont opposé lundi leur veto aux Nations unies à un projet de résolution du Conseil de sécurité exigeant une trêve de sept jours à Alep et l'arrêt des combats dans l'ensemble de la Syrie. Moscou a fait valoir qu'une cessation des hostilités permettrait aux rebelles de se regrouper.

L'armée syrienne a indiqué qu'elle entendait terminer la reconquête d'Alep avant l'entrée à la Maison blanche du nouveau président américain, Donald Trump, le 20 janvier.

Impuissants, les pays occidentaux tenteraient désormais de convaincre les rebelles de quitter la ville pour éviter un bain de sang encore plus grand lorsque les forces gouvernementales attaqueront les zones les plus densément peuplées.

Pour l'heure, les rebelles n'ont donné aucune indication en ce sens et se disent déterminés à se battre jusqu'au bout.

Un représentant de l'opposition syrienne a néanmoins reconnu en privé que les insurgés seraient peut-être contraints de partir pour éviter un massacre de la population civile, bombardée quotidiennement et affamée par le siège d'Alep-Est.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a une nouvelle fois dénoncé mardi la "logique de guerre totale" du régime de Damas et de son allié russe. "Ce n'est parce qu'Alep va tomber peut-être dans quelques semaines que la question de la paix sera réglée", a-t-il dit. Reuters 07.12

Ils sont au désespoir : le peuple syrien va être libéré.

- Syrie : Alep, la victoire de Bachar Al-Assad ? - Franceinfo

En Syrie, la deuxième ville du pays, Alep, est quasiment retombée entre les mains de l'armée de Bachar Al-Assad après une nouvelle offensive éclair. Franceinfo 07.12

- Asphyxiés à Alep, les rebelles appellent à un cessez-le-feu - AFP

Les rebelles syriens ont appelé mercredi à un cessez-le-feu immédiat de cinq jours à Alep et à l'évacuation des civils, après avoir perdu encore du terrain dont la vieille ville face aux troupes du régime. AFP 07.12

- L'appel des barbares entendu.

- Cécile Duflot appelle à une visite parlementaire à Alep : "On ne peut pas laisser la population mourir sans réagir" - Franceinfo

Sur proposition du maire d'Alep, la députée écologiste tente de monter avec d'autres parlementaires une visite dans la ville martyre syrienne, sous le feu des bombes depuis plusieurs mois. Franceinfo 07.12

On ne peut même pas la traiter d'ordure, car cette abrutie ne connaît pas la situation sur place, elle se fit aveuglément à la propagande officielle et elle est loin d'être la seule.

Entendez que c'était le bonheur quand les Syriens étaient sous la coupe des mercenaires cruels et sanguinaires d'Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda armée par les puissances occidentales et du Golfe : Dans la ville martyre, c'est principalement le front al-Nosra qui combat Assad et ses supplétifs iraniens et hezbollahis, dixit l'ultra sioniste et membre de la direction du Crif, l'avocat franco-israélien, Gilles-William Goldnadel, président de l'Association France-Israël, dans un article publié le 7 décembre par Le Point. Il est également rédacteur du portail Atlantico.




ACTUALITE EN TITRES

L'Etat d'urgence personnalisé.

- Cazeneuve "ticket tranquillité" de Hollande, selon la presse - AFP

L'arrivée de Bernard Cazeneuve à Matignon récompense un "fidèle" de François Hollande et une assurance "tranquillité" pour la fin de règne du chef de l'Etat, commente la presse de mercredi. AFP 07.12

God save the queen... et le Brexit !

- Brexit : les députés britanniques votent le calendrier de Theresa May - euronews.com

La Première ministre britannique a obtenu la validation par les députés de son calendrier pour déclencher la procédure pour lancer le Brexit au plus tard le 31 mars 2017. En échange de cet accord, Theresa May accepte de révéler les grandes lignes de son plan pour le Brexit. euronews.com 07.12

L'oligarchie a pondu un oeuf... pourri.

- L'UE dévoile son "Oeuf de l'espace", nouveau quartier-général - AFP

L'UE a dévoilé mercredi 7 décembre son nouveau siège à l'allure futuriste, un symbole de "joie"... à 321 millions d'euros... AFP 07.12




INFOS EN BREF

POLITIQUE

1- OTAN

1.1- UE et Otan renforcent leur coopération avant l'arrivée de Trump - Reuters

L'Otan et l'Union européenne sont parvenues mardi à mettre de côté leurs rivalités pour s'accorder sur un programme en sept points sur des sujets allant de la protection contre les attaques informatiques à la guerre de l'information en passant par la contre-guérilla.

Cet accord, conclu lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN à Bruxelles n'est pas contraignant et permettra aux six Etats membres de l'Union absents de l'Otan de bénéficier d'un soutien militaire américain.

Les propositions mises sur la table sont censées rassurer l'Europe sur les intentions des Etats-Unis, chef de file de l'Otan, alors que le populiste Donald Trump s'apprête à entrer à la Maison blanche.

Lors de sa campagne électorale, le futur président américain avait laissé entendre qu'il pourrait conditionner le soutien militaire américain à un accroissement des budgets de défense en Europe.

"Nous renforçons le lien transatlantique et le lien vital entre l'Amérique du Nord et l'Europe", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse.

L'accord UE-Otan intervient quelques semaines après un accord conclu entre membres du bloc communautaire sur le financement d'un fonds de défense destiné à l'acquisition d'hélicoptères, d'avions et d'autres équipements militaires, en partie dicté par la volonté d'adresser un message à Donald Trump.

"Avec la modification du contexte sécuritaire, c'est une bonne chose que l'Otan et l'Union européenne combinent leurs efforts", a commenté le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. Reuters 06.12

1.2- Ukraine : l’Otan appelle à maintenir les sanctions contre la Russie - euronews.com

L’Alliance Atlantique a renouvelé son soutien à l’Ukraine lors d’une réunion à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan. euronews.com 07.12

2- États-Unis

2.1- Trump nomme un ami du pétrole et du charbon à l'Environnement - 20minutes.fr

Scott Pruitt, 48 ans, s’est récemment fendu d’un édito affirmant que le débat sur le climat est « encore loin d’être tranché » et que « les scientifiques ne sont pas d’accord sur l’importance du réchauffement climatique ni sur son lien avec actions humaines ». Surtout, l’ancien ministre de la Justice de l’Oklahoma a mené la fronde des Etats républicains en traînant en justice l’EPA pour contester certaines régulations sur les émissions carbone. Son CV ne s’arrête pas là.

Selon une enquête du New York Times, Pruitt a participé, en 2014, à une alliance secrète avec des représentants de l’industrie du pétrole et du charbon pour combattre l’EPA. 20minutes.fr 07.12

2.2- États-Unis: un ex-général des Marines pressenti pour l'Intérieur - Reuters

Le président élu américain Donald Trump compte nommer l'ancien général des Marines John Kelly à la tête du département de la Sécurité intérieure dans son futur gouvernement, rapporte mercredi la chaîne d'information CBS News.

L'ancien chef du Commandement Sud de l'armée américaine, qui couvre l'Amérique du Sud, l'Amérique centrale et les Caraïbes, a accepté l'offre, ajoute CBS, citant des sources anonymes.

Si cette nomination se confirme, John Kelly sera le troisième général à la retraite choisi par Donald Trump pour diriger un poste de haut rang au sein de son administration.

Donald Trump a déjà choisi Michael Flynn comme conseiller national à la sécurité et James Mattis comme secrétaire à la Défense. Reuters 07.12

3- Brésil

- Brésil : scènes de guérilla urbaine à Rio - Francetv info

Des scènes de guérilla urbaine en plein cœur de Rio. Des affrontements entre policiers et manifestants ont éclaté, mardi 6 décembre, aux abords de l'assemblée législative de cet Etat du

Brésil, en pleine crise financière, au premier jour du vote d'une série de mesures d'austérité proposées par le gouvernement local. Au moins deux blessés

Les heurts ont commencé lorsque les 300 manifestants, en majorité des fonctionnaires, ont tenté d'envahir l'assemblée législative locale, avant d'être dispersés par la police. Un groupe de manifestants a lancé des projectiles contre les forces de l'ordre et le bâtiment. Les policiers ont répliqué avec des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène. Des agents ont pris position en hauteur pour tirer sur les manifestants depuis les fenêtres. Au moins deux personnes ont été blessées par les balles en caoutchouc tirées par la police. Francetv info 07.12

4- Israël

- Israël: nouvelle étape pour la loi décriée sur les colonies - AFP

Un projet de loi légalisant 4.000 logements dans des colonies israéliennes construites sur des terres privées palestiniennes en Cisjordanie occupée a été voté mercredi en première lecture, malgré les multiples critiques qu'il suscite dans le pays et à l'étranger.

Ce texte soutenu par le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu a été approuvé par 57 voix contre 51 à la Knesset. Il doit encore être voté en seconde et troisième lecture avant d'avoir force de loi.

Le lobby de la colonisation est représenté dans le gouvernement par le Foyer juif, un parti nationaliste religieux. Pour ce parti, cette loi constitue un premier pas vers une annexion partielle de la Cisjordanie où quelque 400.000 colons sont installés sous la protection de l'armée israélienne.

Le texte vise à légaliser au regard du seul droit israélien 4.000 logements disséminés notamment dans 55 colonies dites sauvages, selon l'organisation israélienne anti-colonisation "La Paix maintenant".

Sur le front intérieur, le procureur général Avichaï Mandelblit, personnage central dans le système légal israélien et censé défendre les positions du gouvernement, a jugé le projet non conforme aux droits israélien et international. Selon les commentateurs, la loi une fois votée définitivement risque d'être retoquée par la Cour suprême.

C'est "la loi la plus dangereuse édictée par Israël depuis 1967", début de l'occupation de la Cisjordanie par Israël, a pour sa part affirmé à l'AFP Walid Assaf, ministre palestinien suivant le dossier de la colonisation.

Isaac Herzog, le chef de l'opposition de gauche, a assimilé le texte à un "suicide national".

L'opinion publique est pour sa part divisée. Selon un sondage de l'Institut pour la Démocratie en Israël, 46% des Israéliens sont favorables à cette loi tandis que 43% y sont opposés. Ces résultats ne concernent que la majorité juive et n'inclut pas la minorité arabe (17,5 %) de la population israélienne.

Le projet de loi est le fruit d'un compromis entre Benjamin Netanyahu et Naftali Bennett, chef du Foyer juif et ministre de l'Education, qui n'a pas hésité à mettre à l'épreuve la cohésion gouvernementale pour faire avancer ses vues.

"C'est un grand jour pour Israël malgré le goût d'amertume dû au sacrifice" des habitants d'Amona, a déclaré M. Bennett en séance plénière avant le vote.

L'arrangement laisse en effet de côté la colonie sauvage (illégale pour Israël) d'Amona près de Ramallah, vouée par une décision de la Cour suprême à la démolition d'ici au 25 décembre.

L'évacuation de cette colonie fait craindre des affrontements entre les colons et les forces de sécurité, malgré l'appel de M. Bennet mercredi à "ne pas lever la main sur qui que ce soit".

Des dirigeants des colons venus mercredi dans la colonie d'Ofra pour examiner la possibilité d'évacuer les 40 familles vivant à Amona dans cette colonie voisine ont été agressés par des jeunes colons leur reprochant de n'avoir pas réussi à "sauver Amona". AFP 07.12


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

- Au cœur d'une «crise sociale», les employés de la Poste appellent à la grève ce jeudi - Liberation.fr

Trois syndicats enjoignent les 220 000 agents de l'opérateur à cesser le travail, face à la «souffrance généralisée» des personnels, dixit Sud PTT. Liberation.fr 07.12


Le 6 décembre 2016

CAUSERIE

Cloué à la maison ! J'explique plus loin pourquoi. J'ai téléchargé en retard une trentaine d'articles, je verrai par la suite s'il y en a qui méritent d'être publiés dans le portail.

- Inde : le Tamil Nadu en état d'alerte après la mort d'une dirigeante idolâtrée - lefigaro.fr

Comme d'habitude en pareille circonstance, on m'a fortement déconseillé de sortir de chez moi par crainte pour ma sécurité. Mon voisin le plus proche qui bosse avec sa petite camionnette n'a pas osé la sortir par crainte qu'elle soit caillassée ou brûlée, donc je ne raconte pas de conneries.

Le Figaro - Jayalalithaa Jayaram est morte ce lundi soir dans son État natal du Tamil Nadu. Ancienne vedette de cinéma devenue femme politique, elle était adorée, voire divinisée par ses partisans. L'exécutif a pris des mesures pour éviter des émeutes.

Jayalalithaa Jayaram faisait l'objet d'un culte en Inde. Affectueusement appelée «Amma» («Mère») dans l'État du Tamil Nadu, dans le sud du pays, l'extravagante ex-vedette de cinéma devenue femme politique de premier ordre est morte ce lundi soir d'une llongue maladie à l'âge de 68 ans, a annoncé le chef de l'exécutif du Tamil Nadu. «C'est avec une peine indescriptible que nous annonçons le triste décès de notre estimée honorable ministre en chef du Tamil Nadu (...) à 23h30 aujourd'hui», a déclaré l'hôpital Apollo à Chennai, la capitale régionale, dans un communiqué transmis aux médias.

Jayalalithaa Jayaram, qui avait dirigé par intermittence son État natal depuis le début des années 1990, n'avait plus été vue en public depuis son hospitalisation en septembre. Traitée dans un établissement privé de Chennai (autrefois appelée Madras), elle avait fait un arrêt cardiaque dimanche soir et se trouvait depuis dans un état critique. En prévision de son décès et par crainte de violences, la police de l'État avait été mise en alerte et des contingents de forces de l'ordre déployés devant l'établissement où elle était traitée. Au total, plus de 6000 policiers ont été mobilisés pour maintenir l'ordre et prévenir les émeutes. Le culte autour de sa personne était tel que des personnes sont allées jusqu'à se mutiler, voire se suicider, pour lui manifester leur soutien.

Des centaines de fidèles ont veillé jour et nuit devant l'hôpital depuis son premier séjour en septembre suite à une forte fièvre. Leur nombre n'a cessé d'augmenter depuis que sa santé s'est détériorée dimanche. Lundi dans la journée, quelques esprits échauffés au sein d'une foule de plusieurs milliers s'étaient heurtés aux barrages de police. Mais à la confirmation du décès, les chaînes de télévision ne montraient que des visages d'hommes et de femmes en pleurs. De nombreux admirateurs se sont également massés devant sa résidence, dans un autre quartier de la ville.

Dans un Tamil Nadu où cinéma et politique sont historiquement poreux, Jayalalithaa s'était faite la championne d'un mouvement d'affirmation des basses castes. Jouant habilement de l'aura conférée par sa célébrité cinématographique, elle avait rapidement grimpé les échelons du parti tamoul All India Anna Dravida Munnetra Kazhagam (AIADMK), jusqu'à devenir la ministre en chef du Tamil Nadu en 1991. Elle occupera cette position à plusieurs reprises, régulièrement interrompues par des condamnations pour corruption.

En 1997, les policiers avaient découvert lors de perquisitions de ses propriétés pas moins de 10.500 saris, 750 paires de chaussures, ainsi qu'une ceinture en or incrustée de diamants de 1,5 kg. Jayalalithaa avait été brièvement incarcérée à deux reprises, la dernière en 2014. Mais les accusations de mensonge et d'autoritarisme à son encontre n'avaient pas entamé sa popularité, le Tamil Nadu étant devenu sous sa férule l'un des États les plus prospères de l'Inde. Son conseiller et homme de confiance, O Panneerselvam, qui avait déjà assuré son intérim lors de démêlés liés à la corruption, lui a succédé pendant la nuit. lefigaro.fr et AFP 05.12

Je n'étais pas "fan" de Jayalalithaa que ma compagne et sa soeur adoraient, la 3e ou 4e fortune du Tamil Nadu, autour de 60 millions d'habitants.

Cela dit, vous aurez constaté que Le Figaro n'avait pas pu s'empêcher de relayer "les accusations de mensonge et d'autoritarisme à son encontre" comme si ce n'était pas le cas des dirigeants des autres partis (DMK, BJP et le parti du Congrès), et d'insister lourdement sur le culte de la personnalité dont elle faisait l'objet de la part des plus pauvres que Le Figaro honnit par dessus tout, là encore culte qui vaut pour les dirigeants de tous les partis dans un pays où la population est demeurée arriérée, bigote, superstitueuse, etc., y compris les membres des nouvelles classes moyennes qui penchent vers l'extrême droite, pour finalement la présenter comme une populiste qui a une valeur négative ou dépréciative, alors qu'en réalité c'est bien à un exercice de populisme, de démagogie ou d'hypocrisie que s'est livré lui-même Le Figaro.

Cela vaut pour le traitement de l'information en générale par les médias mainstream en France et dans tous les pays, c'est pour cela que je l'ai relevé, afin d'aider les lecteurs à décrypter leur rhétorique et à démonter les mécanismes auxquels ils recourent pour déformer la réalité et les influencer.

Deux vidéos

Je n'ai pas eu le temps de les visionnées.

L'Arabie saoudite dévoilée, documentaire
https://www.youtube.com/watch?v=DgSfJGfaWyI

Kékidi le Journal Officiel 2 : L'OTAN et la France... Le retour!
https://www.youtube.com/watch?v=qk0G_7AZae4

Suite de l'article d'hier Les maîtres du monde.

- Alliance de Facebook, Microsoft, YouTube et Twitter contre les « contenus terroristes » - LeMonde.fr

Grille de lecture.

A lire en ayant à l'esprit qu'ils sont les parrains du terrorisme, en remplaçant terroristes par militants ouvriers.

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube – filiale de Google/Alphabet – ont annoncé lundi 5 décembre un partenariat à l’échelle mondiale visant à identifier plus rapidement les « contenus à caractère terroriste » sur leurs plateformes, et ainsi freiner leur diffusion. Les quatre entreprises américaines ont prévu de créer une base de données commune comprenant les « empreintes digitales » numériques de photos ou vidéos de propagande et de recrutement retirées de leurs plateformes.

Aucun message ne sera toutefois retiré ou bloqué automatiquement : il reviendra à chaque entreprise d’évaluer si les contenus identifiés enfreignent ses propres règles. Chacune décidera également indépendamment des contenus qu’elle décide d’ajouter à la base commune. Elles précisent vouloir commencer avec les images et vidéos « les plus extrêmes et flagrantes », et donc « les plus susceptibles de violer les règles de toutes entreprises ».

Microsoft, Facebook, Twitter et YouTube disent en outre vouloir examiner comment impliquer d’autres firmes à l’avenir, mais insistent sur le fait que chacun des partenaires continuera de traiter de manière indépendante les demandes d’informations ou de retrait de contenus émanant des gouvernements ou des forces de l’ordre.

L’initiative intervient alors que les Etats-Unis, la Commission européenne et une série d’autres pays ont multiplié les appels ces derniers mois à ce que les réseaux sociaux intensifient leur lutte contre la propagande djihadiste en ligne. LeMonde.fr 05.12

Chacun aura compris que les fondateurs de ces réseaux sociaux qui appartiennent tous au sommet de l'oligarchie financière anglo-saxonne, savaient parfaitement ce qu'ils faisaient en mettant ces instruments au service notamment de la propagande des barbares dont elle était le parrain et de l'extrême droite qui constitue leur dernier recours pour conserver le pouvoir, à la portée de tous les cinglés qui peuplent le monde.

En complément.

Ils vous surveillent partout pour mieux vous réprimer et vous soumettre..

- En Ecosse, fumer en voiture en présence d'un enfant est désormais interdit - L'Express.fr

Depuis ce lundi matin, les Ecossais qui fumeront dans leur voiture alors qu'ils transportent des enfants s'exposent à une amende de 119 euros. L'Express.fr 05.12




ACTUALITE EN TITRES

Infantilisme ou crétinisme d'un ex-banquier.

- Emmanuel Macron, idole des enfants new-yorkais - 20minutes.fr

Le candidat à la présidentielle est venu chercher soutiens et inspirations... 20minutes.fr 05.12

La tentation du fascisme.

- Antiterrorisme: faut-il suivre le modèle israélien? - Causeur.fr

La vague d’attentats qui a frappé la France et le monde depuis le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et depuis le Bataclan à Paris, a fini par faire comprendre, avec retard, à de nombreux observateurs occidentaux, ce qu’Israël répète depuis de nombreuses années... Causeur.fr 05.12

En oligarchie. La fabrique à exclusion, à déchets, à esclaves.

- Un Français sur dix vit dans la solitude - LeFigaro.fr

Selon une étude réalisée par le Crédoc pour la Fondation de France, 5 millions de Français sont dans une situation d'isolement. LeFigaro.fr




ACTUALITÉ DU JOUR

Valls. Tour de chauffe en attendant 2022 ou le dernier recours avant le fascisme.

- Manuel Valls se déclare candidat à la primaire de la gauche et annonce son départ de Matignon - huffingtonpost.fr

Huffington Post - Son slogan: Faire gagner tout ce qui nous rassemble. "Je n'ai jamais cédé à la tentation de l'individualisme", a-t-il affirmé, avant d'annoncer qu'il quitterait Matignon dès le lendemain.

LVOG - Valls s'est livré à un exercice de faussaire relativement médiocre, mais il n'avait pas le choix. Il faut lire sa rhétorique en inversant tous les termes pour saisir ses réelles intentions nauséabondes et réactionnaires.

Huffington Post - Ciblant la droite et l'extrême droite, Manuel Valls s'est érigé en rempart contre "le communautarisme, la ségrégation sociale, les actes antimusulmans, les actes antichrétiens..." (Autant d'actes qu'il s'est employé à alimenter. Parole de sioniste ou porte-parole du Crif - LVOG)

"La mondialisation doit être mise au service des peuples", a-t-il affirmé en s'affichant comme un européen convaincu, promettant de "refonder le projet européen" et de "mettre la France à la hauteur d'un monde nouveau": économie verte, transition énergétique, formation continue, recherche et santé. (Discours éculé, plus qu'usé jusqu'à la corde, grotesque. - LVOG)

Critiquant la droite qui propose de gouverner par ordonnances, Manuel Valls a promis de proposer des réformes institutionnelles visant à mieux impliquer les citoyens tout en rééquilibrant les pouvoirs en faveur du Parlement. huffingtonpost.fr 05.12

Après avoir recouru à trois reprises je crois à l'article 49.3 de la Constitution.

On se demande comment ils peuvent ainsi faire feu de tout bois. C'est facile à comprendre et cela vaut dans la vie en général.

Le peuple demeure toujours incapable de tirer les enseignements des expériences qu'il a vécues. Du coup, il peut revivre les mêmes expériences indéfiniment sans que son niveau de conscience ne progresse.

C'est ainsi que la plupart des gens finissent leurs jours pratiquement aussi ignorants ou inconscients que lorsqu'ils étaient des enfants ou de jeunes adolescents, certains s'étant hypocritement convaincus du contraire, mais à l'article de la mort, on est trop faible, il n'existe plus d'enjeu, les dernières résistances craquent et alors il devient impossible de se leurrer soi-même plus longtemps, et on est bien obligé de se rendre à l'évidence que cela n'avait servi à rien de se mentir, bien triste destin ou fin en vérité, qu'on ne souhaitera à aucun de nos lecteurs qui sont résolus à progresser, n'est-ce pas ? C'est tout le mal qu'on leur souhaite.

- Comment Manuel Valls peut être le candidat légitime du bilan sans être celui de l'échec de François Hollande? - Le Huffington Post

- #TSV : "Tout sauf Valls", le hashtag des irréductibles pro-Hollande sur Twitter - Franceinfo

- Après la candidature de Manuel Valls, des doutes sur sa capacité à rassembler - LeMonde.fr

- Valls: Aubry ne croit pas qu'il puisse réunir la gauche - AFP

- Valls candidat : "Nous n'aurons pas François Hollande, mais nous aurons son suppléant" - Franceinfo

- Manuel Valls : la ville d'Évry divisée sur son ancien maire - Franceinfo

- Manuel Valls : près de Toulouse, sa candidature ne fait pas l'unanimité - Franceinfo

Hommage du vice à la vertu.

- Forte remontée de Hollande depuis l'annonce de sa sortie - Reuters

Les masques du populisme tombent... en famille.

L'appel de Thomas Piketty et une quinzaine de personnalités pour "une seule primaire à gauche" - HuffPost

Une quinzaine de personnalités, dont l'économiste Thomas Piketty, signent ce mardi 6 décembre dans Libération un appel pour "une seule primaire à gauche", estimant qu'à cette seule condition "nous n'avons pas encore perdu l'élection présidentielle".

"Il faut donc que les dirigeants des différentes mouvances de la gauche et des écologistes et les candidats qu'elles ont investis, d'Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, se rencontrent d'urgence au cours des prochains jours pour transformer la primaire organisée par le Parti socialiste et ses alliés, les 22 et 29 janvier prochains, en une véritable primaire de toute la gauche", lit-on dans cet appel baptisé "A gauche, tout n'est pas perdu!".

Les signataires, dont l'avocat William Bourdon, l'économiste Daniel Cohen ou encore la philosophe Dominique Méda, estiment que "si nous nous mobilisons suffisamment vite et fort pour éviter la dispersion, et donc l'élimination, de la gauche et des écologistes nous n'avons pas encore perdu l'élection présidentielle !" Le HuffPost 05.12

Il n'y a pas à être choqué qu'il réclame une primaire de Macron à Mélenchon puisqu'ils incarnent tous le régime en place. Ces intellectuels sont moins idiots ou plus conséquents que les militants du mouvement ouvrier qui considérent Mélenchon de gauche ou qui s'apprêtent à voter pour lui.

Quel est le commanditaire des barbares puisqu'il en existe forcément un des deux ?

- Russes et Américains vont discuter du départ des rebelles d'Alep - AFP

Russes et Américains vont discuter cette semaine, selon Moscou, du départ de "tous les rebelles" d'Alep où le régime syrien ne cesse de gagner du terrain, une proposition immédiatement rejetée par des groupes insurgés. AFP 04.12

- Moscou et Pékin mettent leur veto à une résolution de l’ONU sur une trêve à Alep - LeMonde.fr

La Russie et la Chine se sont opposées au texte, mentionnant la tenue de pourparlers américano-russes, mardi, sur le retrait des rebelles de la ville. LeMonde.fr 05.12

- Jean-Marc Ayrault "déplore" le veto russe à l'Onu pour une trêve en Syrie - Franceinfo

Pas de trêve des confiseurs pour les barbares "déplore" Ayrault...

Le Brésil ingouvernable.

- La Cour suprême destitue le président du Sénat brésilien - Reuters

La Cour suprême du Brésil annonce lundi qu'elle a démis de ses fonctions le président du Sénat, Renan Calheiros, qu'elle avait inculpé voici quelques jours pour détournement de fonds publics. Reuters 05.12


Le 5 décembre 2016

CAUSERIE

De nouveau littéralement épuisé.

Les maîtres du monde.

Ce qu'on découvre en tapant Georges Ibrahim Abdallah sur Google.

Comment ça marche la censure sur le web ? Un exemple.

La société Lumen basée aux Etats-Unis (Cambridge, Massachusetts) a reçu une plainte d'un média français, Libération, via le moteur de recherche Google, concernant la reproduction partielle ou intégrale d'un article publié par Libération relatif à Georges Ibrahim Abdallah. Je n'ai pas pu en prendre connaissance parce qu'il a disparu du Net.

Qu'est-ce que Lumen (lumendatabase.org)

The Lumen database collects and analyzes legal complaints and requests for removal of online materials, helping Internet users to know their rights and understand the law. These data enable us to study the prevalence of legal threats and let Internet users see the source of content removals.

Traduction : La base de données Lumen recueille et analyse les plaintes juridiques et les demandes de retrait des documents en ligne, aidant les internautes à connaître leurs droits et à comprendre la loi. Ces données nous permettent d'étudier la prévalence des menaces légales et de laisser les utilisateurs d'Internet voir la source des renvois de contenu.

Lumen fait référence à la DMCA.

Qu'est ce que la DMCA ?

Qu'est-ce que la DMCA qui détient le pouvoir de censurer des images, textes, vidéos publiés par des blogs ou portails de ressortissants de nationalité française ou qui dépendent de la législation française ?

Réponse. Google : La loi Digital Millennium Copyright Act (DMCA) est la loi de protection des droits d'auteur aux États-Unis).

Qui peut saisir la DMCA ?

DMCA: Is someone complaining that images, text, video, or other content found online infringe their copyrights?

DMCA: Est-ce que quelqu'un se plaint que les images, le texte, la vidéo ou tout autre contenu trouvé en ligne violent leurs droits d'auteur? (J'ajoute que le champ de Lumen concerne d'autres types de plaintes, par exemple la diffamation.)

420 blogs ou portails censurés par Google.

Suite à cette plainte, Google pour le compte de Libération a censuré les adresses de 420 blogs ou portails dont certains ne comportaient que le terme "libération" sans que Georges Ibrahim Abdallah n'apparaisse une seule fois. Pourquoi une telle aberration ? Parce que Google s'est conformé à la liste qu'il avait reçu de Lumen qui avait été établie, je cite, sur la base "d'allégation d'infraction au copy right" (Allegedly infringing), donc sans vérifier au préalable que le contenu de ces 420 blogs ou portails était bien en rapport avec la plainte de Libération ou constituait réellement une infraction au copy right.

On retiendra qu'une loi américaine s'applique en France ou qu'elle s'impose au-delà des frontières américaines au reste du monde, ce qui est également le cas dans le domaine du commerce dès lors qu'une entreprise utilise le dollar pour ses transactions internationales ou qu'elle est implantée sur le sol américain.

Tous les articles (6), que Lumen-Google-Libération ont bloqué en rapport avec Georges Ibrahim Abdallah, provenaient d'un seul blog : http://liberonsgeorges.over-blog.com.

En guise de complément. L'Empire en dictateur mondial.

Non, mais alors, qui vous a donné l'autorisation ?

- "Est-ce que la Chine nous a demandé si c'était OK de dévaluer leur monnaie (ce qui complique la tâche de nos entreprises pour être compétitives), de lourdement taxer nos produits importés dans leur pays (les Etats-Unis ne les taxent pas) ou de bâtir un vaste complexe militaire en mer de Chine du sud ? Je ne crois pas !", peut-on lire dans les deux tweets du président élu. AFP 04.12

- Obama bloque le rachat d’Aixtron par le Chinois Grand Chip - LeFigaro.fr

Le président américain a publié un décret qui empêche le chinois Grand Chip Investment Fund de racheter les actifs américains de l’équipementier des semi-conducteurs allemand Aixtron, en raison des risques que l’opération fait peser sur la sécurité nationale américaine.

C’est par un décret publié vendredi et signé de la main du président Barack Obama, invoquant «des risques pour la sécurité nationale», que les États-Unis ont bloqué le rachat des actifs américains du spécialiste allemand des semi-conducteur Aixtron, par le chinois Grand Chip Investment (FGC). Avec ce nouveau revers, la fusion envisagée entre les deux groupes semble désormais sérieusement compromise.

Les États-Unis se disent préoccupés par l’accès de la Chine à la production de nitrure de gallium, un composé chimique utilisé dans les diodes électroluminescentes (LED), les radars, les antennes et les lasers, selon des spécialistes de la sécurité cités par Reuters. Une autre source a déclaré, toujours à Reuters, que la technologie de nanotubes d’Aixtron acquise lors du rachat en 2007 de Nanoinstruments était également un motif de préoccupation car les produits de cette société basée à Cambridge ont des applications militaires. Le ministère chinois des Affaires étrangères, a estimé que l’opération relevait d’une activité commerciale normale» et que Pékin espérait qu’une intervention politique n’allait pas interférer dans la transaction.

En novembre, l’Allemagne avait stoppé le rachat d’Aixtron par Grand Chip Investment. Berlin avait alors invoqué les inquiétudes des services de renseignement américains d’une possible utilisation à des fins militaires des techniques de cette entreprise, en pointe dans le secteur des semi-conducteurs.

Certains analystes doutent toutefois de la capacité d’Aixtron à survrir en l’absence d’un adossement à un investisseur aux épaules solides, en raison des surcapacités sur ce marché dominé par les entreprises chinoises. LeFigaro.fr 04.12

Quand la réaction a une mémoire sélective. La France serait un exemple en terme de droits politiques et de "droits de l'homme".

- Prisonniers politiques, droits de l'homme... Trois choses que Ségolène Royal semble avoir oubliées sur Cuba - Franceinfo 04.12

On va rafraîchir la mémoire des journalistes pourris de France Info.

Georges Ibrahim Abdallah. Le plus ancien prisonnier politique en France.

Georges Abdallah est, selon le droit français, libérable depuis 1999.

- En janvier 2012, Georges Abdallah dépose une huitième demande de libération. Le 21 novembre 2012, le tribunal d'application des peines compétent en matière de terrorisme, réuni à Lannemezan le 23 octobre 2012, prononçait un avis favorable à la demande de libération de Georges Abdallah. Le 10 janvier 2013, la chambre d'application des peines de Paris qui examinait l'affaire en appel, accède à sa huitième demande de libération, en la conditionnant à un arrêté d'expulsion du territoire français. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, reçoit à l'époque un coup de téléphone de son homologue américaine Hillary Clinton qui lui demande de ne pas rendre la liberté à Georges Ibrahim Abdallah. La décision de libération est annulée en avril 2013 par la Cour de cassation...

Dans une entrevue à La Dépêche du 7 janvier 2012, Yves Bonnet, directeur de la DST au moment de l'arrestation, juge anormal et scandaleux le fait de maintenir encore emprisonné Georges Ibrahim Abdallah. Il considère par ailleurs qu'« il avait le droit de revendiquer les actes commis par les FARL comme des actes de résistance. Après on peut ne pas être d'accord, c'est un autre débat. Mais il faut se souvenir du contexte, aussi, des massacres de Sabra et Chatila dont les coupables n'ont jamais été punis. Et aujourd'hui, la France garde cet homme derrière les barreaux alors qu'elle a libéré Maurice Papon ? » Il pense ainsi à une vengeance d'État, « c'est absolument lamentable » conclut-il. Wikipédia.org

Rémi Fraisse.

- Sivens : Rémi Fraisse aurait eu les mains en l'air quand il a été tué - lemonde.fr

Sionisme. La griffe du Crif.

Valls a ses priorités...

Dimanche 4 décembre, le Conseil représentatif des institutions juives de France organise à Paris un colloque en présence de nombreuses figures politico-médiatiques du clan pro-israélien et/ou islamophobe {Frédéric Haziza, Yves Thréard, Zineb El Rhazoui, Patrick Pelloux, Rudy Reichstadt, Roger Cukierman, Richard Prasquier, Jean-Yves Camus, Mohamed Sifaoui, Aliza Bin Noun, Meyer Habib,Yann Moix -liste non exhaustive}.

Un prestigieux invité se distingue : l'Américain Ronald Steven Lauder alias Ron Lauder.

Milliardaire et président du Congrès juif mondial depuis 2007, Lauder, proche de l'extrême droite israélienne et décoré en 2013 par François Hollande, est un ancien haut-fonctionnaire du Pentagone (en charge de l'OTAN) et un mécène des services secrets israéliens.

Dimanche 4 décembre, il prononcera en fin de journée un discours en présence de Manuel Valls qui a maintenu sa participation.

À l'inverse, le Premier ministre a fait savoir aujourd'hui qu'il annulait sa venue à un meeting du Parti socialiste (prévu le samedi 3 décembre) suite à l'annonce-surprise de la non-candidature aux élections présidentielles de François Hollande.

Particularité de Ronald Steven Lauder : sa participation occulte dans l'opération israélo-américaine (sous faux drapeau islamiste) du 11-Septembre.

Il fut le personnage-clé ayant favorisé la privatisation des tours jumelles du World Center (qui seront ainsi acquises par Larry Silverstein, ami personnel d'Ariel Sharon et Benyamin Netanyahou, avant d'être secrètement soumises à une démolition contrôlée le jour des évènements). Il est également celui qui oeuvra à la privatisation éphèmère de l'aéroport américain Stewart Air Force Base (au-dessus duquel les deux premiers avions détournés ont mystérieusement vu leur transpondeur interrompu avant de repartir, en même temps et du même lieu, en direction du World Trade Center).

À noter : consacré au "terrorisme", le débat du 4 décembre auquel participe Lauder réunira Francis Kalifat, président du Crif, et Georges Fenech, le député -professionnelement lié au clan Netanyahou- qui fut en charge de la version officielle (élaborée par sa commission d’enquête parlementaire) sur les attentats de 2015 (Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Stade de France, commando des terrasses, Bataclan, Saint-Denis). panamza.com

Valls la magouille...

Mercredi 16 novembre, le site de l'hebdomadaire Le Point rapporte que le Premier ministre "a fait en sorte" que la 8ème circonscription des Français de l'étranger (aujourd'hui représentée par le député UDI Meyer Habib) soit "gelée" par le PS (au détriment du principe démocratique) en faveur de son conseiller Benjamin Djiane}.

Djiane? En avril 2014, Panamza avait révélé que cet homme chargé d'élaborer les discours du Premier ministre -et qui l'a récemment accompagné en Israël- est un militant communautaire et sioniste lié à "Socialisme et judaïsme", association (adhérente du Crif) dont il a été le vice-président.

Science-fiction : imaginez le tollé politico-médiatique si le "conseiller pour les discours" du Premier ministre de France était un membre pro-palestinien de l'Union des organisations islamiques de France en charge de la vice-présidence d'une association dénommée "Islam et socialisme".

Réalité : le cas Djiane n'a jamais été débattu ou exposé par les nombreux éditorialistes et pamphlétaires de l'Hexagone. panamza.com 16.11

Bientôt nous ne rendrons plus compte des infos glanées sur ce portail dont l'animateur à des fixations douteuses, puisqu'il va devenir payant.

L'aveu.

- Philippe Poutou - Porte-parole du NPA, candidat à la présidentielle 2017.

- "Pour cela, il n'y a pas d'autre choix que de rompre radicalement avec la gauche gouvernementale, avec les institutions. Les institutions de la Ve République, la fonction présidentielle, il faut tout balayer." huffingtonpost.fr 04.12

Ce qui signifie que jusqu'à présent le NPA entraitenaient des rapports avec "la gauche gouvernementale" que de notre côté nous caractérisons de droite. Est-ce que cette déclaration sera suivie d'effets ? Ayons la faiblesse de lui accorder le bénéfice du doute, on jugera sur pièces d'ici mai 2017. Cela vaut pour Gluckstein et le POID.

Si maintenant le NPA et le POID peut-être rejoints par d'autres partis, groupes, tendances ou courants du mouvement ouvrier adoptaient ou confirmaient l'adoption d'une ligne politique axée contre les institutions de la Ve République, alors ils pourraient constituer une plate-forme politique ou fusionner dans un seul parti comportant différentes tendances.

S'ils le disent eux-mêmes...

- Le 22 octobre 2015, lors d'une interview avec TV Libertés, Philippe de Villiers avait rapporté une confidence révélatrice de François Fillon : «Les Bilderberg, c'est eux qui nous gouvernent».

- François Fillon confie à Philippe de Villiers "Les Bilderbergs, c'est eux qui nous gouvernent"
https://www.youtube.com/watch?v=XhAuCSDAy_w&feature=youtu.be&t=2m31s

La gauche, c'était la réaction ou le temps des chrysanthèmes.

Le réformisme menait au social-libéralisme, le socialisme mène à l'émancipation du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme et de l'oppression qui l'accompagne.

Adoptez le socialisme, c'est oeuvrer pour le bien-être, l'harmonie et la paix, la liberté.

Lui ou un autre.

- François Hollande a-t-il tué le Parti socialiste? - Le Huffington Post

Ce parti n'était plus socialiste depuis plus d'un siècle, en admettant qu'il l'ait été un jour. Hollande ou un autre, le PS ne pouvait qu'adopter une politique toujours plus réactionnaire à mesure que la crise du capitalisme se développait, puisqu'il ne pouvait pas s'orienter dans la direction opposée et adopter le socialisme, parce qu'il était devenu un parti du capital, de droite, une fois adopté le capitalisme. Il incarnait des couches de la petite-bourgeoisie ou des classes moyennes qui avaient lié leur destin à celui du capitalisme, une fois entré en crise, il n'incarnera plus que les intérêts du capitalisme, ruinant la base sociale sur laquelle il reposeait et devait s'écrouler, car il n'a pas disparu en tant que parti,en tant que parti de gauche, si besoin était, Hollande lui a porté le coup de grâce.

- Le PS, un parti en lambeaux - LeParisien.fr

« Maintenant, il nous faut reconstruire à partir des décombres du Parti socialiste qui est dans un état pire que celui de la SFIO en 1969 : plus de projet, plus d'idées, plus de stratégie, plus d'alliance... et maintenant, plus de leadeur ! »

Ce constat accablant, d'une froideur clinique, vient d'être consigné sur son blog par Jean Glavany.

« En fait, il s'agit du chiffre des adhérents potentiels (120.000 avancé par Cambadélis -ndlr), ceux qui peuvent se mettre à jour de cotisation pour pouvoir voter lors d'une désignation ou d'un congrès, à la condition qu'ils aient moins de deux ans de retard de cotisation », décrypte un permanent du PS. A l'entendre, le parti compte 42 300 militants à jour de cotisation, comme révélé par « le Canard enchaîné ».

« C'est un des chiffres les plus bas que nous ayons jamais connus », reconnaît un dirigeant PS. « On va finir à 50 000 adhérents », redoute le député de la Nièvre Christian Paul, chef de file des frondeurs. LeParisien.fr

- Primaire à gauche : la Belle Alliance tourne... à la veillée funèbre - LeParisien.fr

Comment propulser Valls ? Mode d'emploi.

- Hollande renonce : une bonne nouvelle pour Manuel Valls ? - Franceinfo

L'annonce surprise de François Hollande ouvre un véritable boulevard pour le locataire de Matignon. Franceinfo

- Présidentielle : le Premier ministre prêt à foncer - LeParisien.fr

Tous les prétendants du PS partagent son bilan.

- Plus des 3/4 des Français jugent négatif le bilan de Hollande, selon un sondage - AFP

Plus des 3/4 des Français (78%) jugent négatif le bilan de François Hollande à la présidence de la République, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro à paraître lundi. AFP

Du coup, la quadrature du cercle.

- Valls face au défi du rassemblement à l'approche de sa candidature - AFP

- Manuel Valls candidat préféré de la gauche pour la présidentielle - LeMonde.fr

Le courant de la gauche le plus réactionnaire...

Flagrant délit de populisme.

- Jean-Luc Mélenchon : "Une campagne présidentielle n'est pas une séance de communication". - Francetv info 04.12

Vraiment ? Et une multitude de "séances de communication" : Pure propagande sans consistance ou lendemain.

- Jean-Luc fait des vidéos : comment le candidat Mélenchon est devenu le "champion" de YouTube en deux mois. - francetvinfo.fr 02.12

La tentation de la dictature féroce. Ils ont de la suite dans les idées ou intention inavouable.

Autriche, Italie, Brexit, Trump... Contre le populisme et le vote de rejet, certains veulent en finir avec les élections et les référendums - huffingtonpost.fr

La majeure parti de la population qui votent aspire à la démocratie, elle se sert de ce moyen pour exprimer son aspiration à la démocratie, ce qui ne signifie pas que le régime serait démocratique, attention à ne pas confondre les deux, ce qu'on n'a pas cessé de faire dans le passé et qui nous a conduit où nous en sommes.

Nous ne sommes pas des partisans acharnés du suffrage universelle, et si dans les conditions dans lesquelles il se déroule il est antidémocratique, il n'en demeure pas moins qu'il correspond à un droit politique qui exprime la lutte des classes, de manière déformée.

La signification politique de notre appel à boycotter les élections présidentielles et législatives de 2017 est claire.

C'est un acte politique. Il consiste à condamner le cadre de la Constitution de la Ve République dans lequel on nous demande d'exercer ce droit, sachant que sa mise en oeuvre ou le contenu social qu'il renferme est incompatible avec le régime et sera piétiné par le prochain président de la République et l'Assemblée nationale, dans ces conditions nous n'avons pas à légitimer un processus électoral qui consiste à cautionner la survie des institutions de la Ve République qui ont été fondées par et pour le capital que le prolétariat révolutionnaire doit renverser...

A leur manière dans la suite de cet article, ils confirment l'appréciation que l'on porte sur les institutions et cela est valable pour tous les pays

Huffington Post - "Tout le monde pense que 'démocratie' et 'élections' sont synonymes, mais elles ne le sont pas", explique David Van Reybrouck, interrogé par Télérama. L'historien, qui rappelle que le terme "élections" est étymologiquement de la même famille que "élite", estime que ce principe, contrairement à l'illusion populaire, n'est pas des plus démocratiques: les élections ne seraient qu'un "moyen privilégié par les élites pour désigner un leader". Même s'il choisit son leader tous les cinq ans, le citoyen est, le reste du temps, incapable d'influencer ses idées, et donc de participer à la démocratie. Pour le politologue Bernard Manin, le gouvernement représentatif est "mixte": il "combine des éléments démocratiques et des éléments non-démocratiques".

Avec les élections, Van Reybrouck remet en cause un autre outil particulièrement vanté par les politiques jugés les plus populistes (et promis par François Fillon s'il est élu en mai): le référendum. "Ces deux procédures restent extrêmement primitives, quand on y songe: avec les élections, il s'agit de cocher une case à côté d'un nom; avec le référendum, à côté d'une question (à laquelle on répond oui ou non)", tout cela sans être forcé de se documenter sur les programmes ou les conséquences de son choix.

Le vote pourrait-il devenir inefficace car trop souvent irréfléchi? huffingtonpost.fr 03.12

Vous avez peut-être encore en tête des causeries récentes dans lesquelles j'affirmais que la démocratie n'a jamais existé, ils en arrivent à le dire eux-mêmes, et que prétendre le contraire était une escroquerie politique qui ne pouvait que contribuer à embrouiller davantage les travailleurs. A ceci près que notre critique s'inscrit dans un objectif diamètralement opposé aux représentants du régime qui rêvent d'instaurer le corporatisme pour mieux museler nos droits politiques ou empêcher les travailleurs de les exercer.

Régime policier. Ils ont horreur de la vérité, un crime.

- Suisse : un journaliste condamné après avoir démontré les failles du vote électronique - franceinfo

Un journaliste suisse, qui avait voté deux fois lors d'un scrutin en mars 2015 pour dénoncer une faille du vote électronique à Genève, a été reconnu coupable de fraude électorale par le Ministère public de la Confédération (MPC), rapporte

Le Matin Dimanche, dimanche 4 décembre.

Journaliste à la RTS, Joël Boissard a écopé de jours-amendes avec sursis. "Cette affaire est hallucinante, estime Jamil Soussi, avocat du journaliste. Mon client a dévoilé un problème d’intérêt public, mais le Ministère public de la Confédération en fait abstraction totale et le sanctionne."

Joël Boissard et la RTS ont décidé de porter l’affaire devant le Tribunal pénal fédéral, qui statuera début 2017 lors d’un procès public. franceinfo 04.12

Relent excrémentiel du capitalisme.

- En Caroline du Nord, le Ku Klux Klan croit à sa renaissance - Liberation.fr

Après la victoire de Donald Trump, le groupe suprémaciste blanc appelle à un rassemblement ce samedi, dans cet Etat où il jouit d'un fort soutien depuis les années 60. Liberation.fr 03.12




INFOS EN BREF

POLITIQUE

1- Italie

1.1- Italie: Matteo Renzi démissionne après un camouflet électoral - AFP

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a annoncé tôt lundi matin sa démission après le rejet massif de "sa" réforme constitutionnelle par des électeurs qui ont préféré renvoyer chez lui l'homme qui avait promis de changer l'Italie au pas de charge. AFP 04.12

1.2- Les Italiens votent massivement contre la réforme de Renzi - latribune.fr

Les Italiens ont rejeté massivement dimanche la réforme constitutionnelle portée par le chef du gouvernement Matteo Renzi, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes. Le "non" au référendum réaliserait un score situé entre 54 et 58% (peu avant 01h00 (00h00 GMT) le non à 59,59% des voix. - AFP) contre 42 à 46 % pour le oui, un résultat qui devrait conduire M. Renzi à démissionner.

Les préoccupations des investisseurs s'expliquaient avant tout par la fragilité du secteur bancaire italien exposé à 360 milliards d'euros de créances douteuses. Le sort de la plus ancienne banque du monde encore en activité, Monte Dei Paschi di Siena, troisième établissement du pays, est également en jeu. La banque a besoin de lever de nouveaux capitaux à hauteur de cinq milliards d'euros pour avoir une chance de nettoyer son bilan, plombé par 46 milliards d'euros de créances douteuses. Avec le "non" Monte dei Paschi pourrait être contrainte de renoncer à l'opération, ce qui l'obligerait à appeler les pouvoirs publics à l'aide pour tenter d'échapper au dépôt de bilan. Une telle issue risquerait de provoquer une contagion désastreuse par effet de dominos dans le secteur. latribune.f 04.12

2- Grande-Bretagne

Réaction. La surenchère.

- L'opposition britannique déposera un amendement au texte sur le Brexit - Reuters

3- Venezuela

- Le Venezuela qualifie de "coup d'Etat" et d'"agression" sa mise à l'écart du Mercosur - AFP

Le Venezuela a qualifié vendredi de "coup d'Etat" et d'"agression" sa mise à l'écart du Mercosur par les autres membres du principal bloc économique sud-américain, qui reprochent notamment au gouvernement socialiste vénézuélien de ne pas respecter les valeurs démocratiques AFP

4- Syrie

L'autodétermination du peuple syrien leur reste en travers de la gorge.

4.1- Alep: le régime syrien maître de plus de la moitié de la partie rebelle - AFP

L'armée syrienne contrôlait samedi plus de la moitié de la partie rebelle d'Alep, après la prise d'un nouveau secteur dans son offensive pour reprendre la totalité de la deuxième ville du pays, ignorant les protestations internationales face à la mort de nombreux civils. AFP

L'armée de la République arabe syrienne avait repris samedi le contrôle de la moitié de la partie d'Alep occupée par une horde de barbares venus de l'extérieur de la Syrie, après la reprise d'un nouveau secteur dans son offensive pour reprendre la totalité de la deuxième ville du pays, ignorant les protestations des commanditaires de ces mercenaires fanatiques qui se servent de la population comme bouclier humain.

4.2- Syrie : les rebelles cèdent un nouveau quartier d’Alep aux forces du régime - LeMonde.fr

Le régime de Bachar Al-Assad contrôlerait désormais 60 % du secteur rebelle d’Alep qui lui échappait depuis 2012. LeMonde.fr


Le 3 décembre 2016

CAUSERIE

Je n'ai pas pu accéder à Internet pendant 48h. Comme le téléphone ne fonctionnait pas non plus, je n'ai pas pensé que le problème pouvait provenir de la carte sim, et c'était le cas, elle n'ont pas supporté le début de la mousson, taux d'humidité ambiant 83%.

Parfois on manque de logique, ou on ne conçoit pas que des coïncidences improbables puissent malgré tout se produire et entrer dans la logique. J'analyse chacune de mes expériences, même les plus insignifiantes, en apparence.

Tenez, en voilà une qui vaut son pesant de cacahuètes, ne rigolez pas, j'en ai récoltés environ un kilo ou plutôt Selvi ma compagne, on s'enrichit comme l'on peut !

Un soir, il y a de cela deux ou trois semaines, j'ai regardé un film français des années 70, la dernière image représentait la mer avec des vaques ondulantes. Le lendemain soir, je vais pour regarder un autre film, exactement la même image apparaît à l'écran. Etonnant, incroyable, non ?

Un autre soir après avoir dîné avec Selvi (ma compagne) et Adi (sa soeur et ma demi-compagne!) j'ouvre le téléphone portable et on regarde un passage d'un concert d'Aerosmith, elles adorent le hard, le metal et le heavy rock, mélodieux j'entends et interprété par des virtuoses, pas du bruit. Quelques temps plus tard, je les laisse papoter et je rejoins la pièce qui me sert de bureau, j'allume l'ordinateur pour regarder un film. Et qu'est-ce que j'allais entendre au beua milieu de ce film, Aerosmith, un des morceaux du même concert. Troublant comme coïncidence, la seconde en à peine quelques jours.

Comme d'habitude quand ce phénomène se produit, j'en ai déduit que tout était dans l'ordre des choses et que je ne devais surtout rien changer, bref que j'étais sur la bonne voie ou que tel était mon destin.

S'il vous arrive de réfléchir à la situation, entre nous c'est recommandé, mais chacun fait comme il l'entend, soyez logique, mais méfiez-vous de ce que vous entendez pas logique. Tout l'est assurément, et seul ce qui nous échappe ne semble pas l'être. Les expériences que je viens de relater prouve qu'il existe un lien entre des évènements espacés dans le temps, qui ne sont pas perceptibles à l'heure actuelle par l'être humain

Les causeries de novembre sont disponibles au format pdf, 117 pages.

Le document de Pierre Salvaing a été téléchargé 473 fois et ouvert ou consulté par 2781 internautes, bravo à eux !

Et n'oubliez pas de tirer la chasse derrière vous, monsieur le président, merci !

Dites, si Fillon prépare un "coup d'Etat social" (dixit Mélenchon), c'est quoi un coup d'Etat antisocial ? Mélenchon président ?

Ne vous laissez pas distraire par cet illusionniste, observez plutôt ce qui est en train de se mettre en place aux Etats-Unis, une machine de guerre d'une puissance de feu comme jamais l'humanité n'en a connu contre tous les peuples.

Leur stratégie politique devait les conduire à prendre tout le pouvoir, ils y sont parvenus.

La règle du jeu est pipée, les cartes sont fausses, l'enjeu inavouable.

- Les cartes rebattues dans une gauche disparate avec 10 candidats - AFP

Après le renoncement de François Hollande à briguer un deuxième mandat, les cartes sont rebattues dans une gauche très disparate et qui compte déjà une dizaine de candidats à l'élection présidentielle, à l'intérieur ou à l'extérieur de la primaire.

Après le renoncement de François Hollande à briguer un deuxième mandat, les cartes sont rebattues dans une gauche très disparate et qui compte déjà une dizaine de candidats à l'élection présidentielle, à l'intérieur ou à l'extérieur de la primaire.

Dans la primaire organisée par le Parti socialiste:

- Arnaud Montebourg (PS), 54 ans

L'ex ministre de l'Economie de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls a été le premier à déposer ses parrainages rue de Solférino jeudi. Celui qui avait totalisé 17% des voix à la primaire de 2011 apparaît comme le favori contre Manuel Valls qu'il avait contribué à faire nommer à Matignon.

- Benoît Hamon (PS), 49 ans

L'ancien ministre de l'Education nationale de Manuel Valls a réaffirmé vendredi son souhait de participer à la primaire. Il a prévu de déposer ses parrainages le 9 décembre.

- Marie-Noëlle Lienemann (PS), 65 ans

Issue comme les deux précédents de l'aile gauche du PS, la sénatrice de Paris a ses parrainages, mais veut inciter ses camarades à "réfléchir à une candidature unique" des frondeurs. Elle rédigera prochainement une lettre en ce sens.

- Gérard Filoche (PS), 70 ans

Membre du Bureau national du Parti socialiste, ancien syndicaliste et inspecteur du travail, Gérard Filoche se "bagarre" pour réunir les parrainages requis.

- François de Rugy, 42 ans

Le Député de Loire-Atlantique transfuge d'EELV, vice-président de l'Assemblée nationale, est candidat au nom de son parti, le Parti écologiste.

- Jean-Luc Bennahmias, 62 ans

Président du Front démocrate et co-président de l'Union des Démocrates et Ecologistes, ex-secrétaire national des Verts puis vice-président du MoDem, est lui aussi candidat au nom de son parti, associé à la Belle alliance populaire (BAP).

- Pierre Larrouturou, 52 ans

Cofondateur de "Nouvelle Donne" avec Nathalie Cayet, ancien membre du PS et d'Europe Ecologie-Les Verts, Pierre Larrouturou a annoncé sa candidature jeudi. Mais elle doit encore être validée par le Conseil national d'organisation de la primaire.

Candidature attendue dans le cadre de la primaire :

- Manuel Valls (PS), 54 ans Le Premier ministre apparaît avec le renoncement de François Hollande comme le candidat "naturel" de la gauche de gouvernement -de nombreux proches du chef de l'Etat s'étaient exprimés en ce sens ces dernières semaines. Il doit encore confirmer sa participation.

Candidatures en dehors de la primaire:

- Yannick Jadot, 49 ans

Le député européen EELV a été investi à la présidentielle à la faveur d'une victoire lors de la primaire EELV. Il a réaffirmé jeudi soir sa volonté d'être candidat en dehors de la primaire initiée par le PS. Mais il pourrait avoir des difficultés à réunir les parrainages nécessaires.

- Emmanuel Macron, 38 ans

L'ancien ministre de l?Economie, qui a contribué à affaiblir François Hollande en déclarant sa candidature à la présidentielle le 16 novembre, a lui aussi réaffirmé jeudi sa volonté d'être candidat sans passer par la primaire. - Sylvia Pinel, 39 ans La présidente du Parti radical de gauche a été désignée la semaine dernière pour porter les couleurs de son parti à l'élection présidentielle.

- Jean-Luc Mélenchon, 65 ans

Fondateur du mouvement "La France insoumise", candidat à l'élection présidentielle de 2012. Ancien député européen, sénateur de l'Essonne, et ministre délégué à l'enseignement professionnel de Lionel Jospin (sous Jacques Chirac).

- Nathalie Arthaud, 46 ans

Professeur d'économie et de gestion. Membre de Lutte ouvrière. Candidate à l'élection présidentielle en 2012. - Philippe Poutou, 49 ans Ancien ouvrier. Membre du Nouveau parti anticapitaliste. Candidat à l'élection présidentielle en 2012.

- Bastien Faudot, 37 ans

Il portera les couleurs du MRC, le mouvement fondé par Jean-Pierre Chevènement. AFP 02.12

En complément.

Deux jours plus tôt.

- Hollande "le mieux placé pour rassembler la gauche et les Français", selon Sapin - AFP

Michel Sapin, ministre de l'Économie et des Finances, a affirmé mercredi que François Hollande était "le mieux placé pour rassembler la gauche" et "les Français" en vue de l'élection présidentielle de 2017. AFP 30.11

De la planète des singes.

- Valls sur orbite après le renoncement de Hollande - AFP

Ordre nouveau.

- Sans Hollande ni Sarkozy, la présidentielle de 2017 annonce le renouveau ! - Le Huffington Post

Etats-Unis. Bienvenue en oligarchie chez les "enragés".

Et dire qu'il en a encore dans nos rangs pour caractériser tous les régimes des puissances occidentales de démocratie !

Bravo aux oligarques anglo-saxons-sionistes, vous tenez le bon bout, ne lâchez rien ! Nos sincères condoléances au peuple américain qui en est la première victime.

Nos ennemis sont manifestement en ordre de bataille. Et nous ? Nous, nous sommes les otages de dirigeants incapables et corrompus auxquels les militants continuent malgré tout d'accorder leur confiance, c'est l'aspect tragique de la situation du prolétariat mondial...

- Etats-Unis: Steven Mnuchin, ancien dirigeant de Goldman Sachs, nommé secrétaire au Trésor - 20minutes.fr

Il est inconnu du grand public mais bien connu du monde de la finance. Steven Mnuchin, un banquier de Wall Street et ancien dirigeant de la banque d’affaires Goldman Sachs, a annoncé mercredi avoir été nommé secrétaire au Trésor de Donald Trump.

L’ancien « Goldman boy » a aussi confirmé la nomination de Wilbur Ross à la tête du département du Commerce, en charge de la politique industrielle américaine.

Wilbur Ross, qui se trouvait à ses côtés pendant l’interview télévisée, est également un banquier qui gère son fonds d’investissement et s’est spécialisé dans le redressement d’entreprises en difficultés.

Wilbur Ross, 79 ans, avait notamment travaillé avec le magnat de l’immobilier lorsque certains de ses casinos traversaient des difficultés à la fin des années 1980. 20minutes.fr

"Je les connais, les banquiers de Goldman Sachs! Ils exercent un contrôle total sur Hillary Clinton", lançait Donald Trump au printemps 2016.

Inconnu du grand public (Steven Mnuchin), ancien donateur du parti démocrate, ce grand brun de 53 ans à l'allure svelte surprend son entourage quand il devient directeur financier de la campagne de Donald Trump en avril 2016.

La presse économique prête à l'époque à ce père de trois enfants, deux fois divorcé, l'intention de s'installer au Trésor afin d'ajouter la touche finale à un parcours l'ayant conduit dans les principales sphères du pouvoir aux Etats-Unis: Wall Street, Hollywood et maintenant Washington.

Steven Mnuchin se voit ainsi récompensé de s'être rallié à Donald Trump au moment où les gros donateurs traditionnels du parti républicain, tels les milliardaires frères Koch, s'en détournaient

Il a un CV atypique: études à l'université de Yale, Goldman Sachs, création d'un fonds d'investissement avec le soutien du financier démocrate George Soros, production avec succès de blockbusters hollywoodiens comme "Avatar" et "Suicide Squad".

Donald Trump a promis des baisses d'impôts, une réforme fiscale pour inciter les multinationales à rapatrier leurs bénéfices et le démantèlement de la loi Dodd-Frank, adoptée après la crise de 2008 pour protéger le système financier et les consommateurs des abus des banquiers.

"Il y a beaucoup à faire mais les priorités sont clairement les impôts, la règlementation, le commerce et les infrastructures", a-t-il énuméré récemment, disant espérer engager ces chantiers dans les 100 premiers jours. huffingtonpost.fr

- Le prochain chef du Pentagone, "l'enragé" de l'armée américaine - AFP

Le général retraité James Mattis, 66 ans, que Donald Trump a nommé jeudi pour devenir le prochain secrétaire à la Défense, est une figure légendaire dans l'armée américaine, réputé pour ses qualités militaires et son franc-parler, mais aussi pour sa défiance vis- à-vis du régime iranien.

Le chef de guerre, très aimé de ses troupes, a commandé sur les champs de bataille les plus difficiles, en Irak et en Afghanistan, des missions qui lui ont valu son surnom de "mad dog", l'enragé.

"Nous allons nommer "l'enragé" Mattis secrétaire à la Défense", a annoncé Donald Trump jeudi soir lors d'un meeting à Cincinnati, dans l'Ohio, le premier de la tournée de remerciements qu'il a initiée. "Mais nous ne l'annoncerons pas avant lundi, donc ne le dites à personne", s'est-il amusé devant un public conquis.

"L'enragé, il est excellent, il est excellent", a ajouté M. Trump. "C'est le meilleur. Ils (les autres généraux) disent que c'est ce qu'on a de plus proche du général George Patton", a-t-il ajouté en référence à l'ancien officier qui s'était illustré durant la Seconde guerre mondiale.

Mais James Mattis est aussi un intellectuel, surnommé le "moine soldat", connu pour détenir une impressionnante bibliothèque de plus de 7.000 livres, et pour donner de copieuses listes de lecture à ses officiers.

Ce célibataire natif du nord-ouest des Etats-Unis, né le 8 septembre 1950, a commandé une brigade des Marines pendant l'invasion de l'Afghanistan après le 11-Septembre, avant de diriger la Première division du corps des Marines au début de la guerre d'Irak en 2003, puis pendant la terrible bataille pour reprendre la ville rebelle de Falloujah, en 2004.

"Soyez poli, soyez professionnel, mais soyez prêts à tuer quiconque vous rencontrez", avait-il expliqué à ses Marines au début de cette guerre, pour résumer la situation périlleuse dans laquelle se trouvaient les militaires américains occupant le pays.

Mattis est également connu pour ses phrases "salées". Juste après l'invasion et la capitulation de l'Irak, il rencontre des homologues de l'armée irakiennes, et déclare : "J'arrive en paix. Je n'ai pas apporté d'armes. Mais je vous supplie, les larmes dans les yeux : si vous me baisez, je vous tuerai tous." (Atlantico 12.04.2016)

Le général dérape parfois, comme en 2005. Sur la guerre en Afghanistan, il avait déclaré une fois : "Vous savez, vous débarquez en Afghanistan, et vous avez des mecs, ça fait cinq ans qu'ils tabassent leurs femmes parce qu'elles ne veulent pas mettre de voile. Des mecs comme ça ne sont pas des vrais hommes. Donc c'est vraiment très rigolo de leur tirer dessus. En fait, c'est très sympa de se battre. C'est très marrant. C'est sympa de tirer sur des gens. Je vais être honnête avec vous, j'aime me battre." (Atlantico 12.04.2016)

Ces propos, pour lesquels il s'est excusé, lui valent des remontrances, mais n'entament pas la confiance du Pentagone dans cet homme réputé pour être "direct, vif comme l'éclair et d'une résolution sans faille", selon les mots de l'ancien secrétaire à la Défense Leon Panetta.

James Mattis occupe de 2007 à 2009 le poste de commandant suprême allié de la transformation de l'Otan.

En 2010, l'administration Obama le nomme à la tête du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient, qui compte encore 150.000 militaires, dont 66.000 en Afghanistan.

Mais la Maison Blanche n'aura jamais vraiment confiance dans le général, le voyant comme trop prompt à une confrontation avec l'Iran alors que la communauté internationale tente de négocier un accord pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.

Début 2013, elle le pousse vers la sortie, quelques mois avant son départ prévu. Le général quitte l'armée. Mais contrairement au général Michael Flynn, le futur conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, également poussé dehors par l'administration Obama, il évite les propos incendiaires contre l'administration et reste une voix écoutée à Washington.

Au printemps 2016, il est poussé par certains républicains à se présenter comme candidat indépendant à la Maison Blanche, pour couper court à l'ascension de Donald Trump, mais il décline la proposition.

"Nous avons été lents à identifier les menaces émergentes, nous n'avons pas voulu prioriser nos intérêts, et nous avons envoyé des signaux déroutants à nos ennemis comme à nos alliés", écrivait-il dans une tribune co-signée en août dans le quotidien San Francisco Chronicle.

"Notre pays doit d'urgence renforcer sa posture, faire cause commune avec les pays qui sont prêts à nous aider à réparer et soutenir un ordre international qui a si bien servi les Etats-Unis et leurs alliés", écrivait-il.

James Mattis est le premier ancien général à devenir secrétaire à la Défense depuis George Marshall en 1950, sous Harry Truman.

Il aura besoin d'une autorisation spéciale du Congrès pour pouvoir entrer en fonction. AFP 02.12

ACTUALITE EN TITRES

Une méthode directement inspirée de l'extrême droite sioniste.

- Les propriétaires pourront bientôt résilier le bail des dealers condamnés - LeFigaro.fr LeFigaro.fr

Et s'ils sont propriétaires, vous raserez leurs maisons ou vous confisquerez leurs logements ?

Etat policier.

- Mort de Rémi Fraisse à Sivens : le Défenseur des droits dédouane le gendarme - LeFigaro.fr

Jacques Toubon «critique le manque de clarté des instructions données aux militaires déployés sur la zone». Rémi Fraisse, jeune militant écologiste, a été tué le 26 octobre 2014 par un tir de grenade offensive lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants... LeFigaro.fr

- Chauffard condamné pour avoir tué deux policiers en 2013 : le parquet fait appel - LeMonde.fr

La condamnation à douze ans de réclusion de l’accusé a provoqué la réaction des familles des victimes, qui ont dénoncé une peine sans rapport avec la gravité des faits. LeMonde.fr

La loi du talion. Pourquoi ne pas le tuer tout de suite ? Je propose de l'écarteler et de faire passer dessus un rouleau compresseur, en place publique s'il vous plaît, entrée gratuite, buvette, fanfare... militaire, etc.




INFOS EN BREF

POLITIQUE

1- Brésil

1.1- Le président du Sénat brésilien inculpé de détournement de fonds - Reuters

La Cour suprême brésilienne a inculpé jeudi le président du Sénat, Renan Calheiros, de détournement de fonds publics. Huit magistrats de la plus haute instance judiciaire du pays ont voté pour le renvoi du sénateur devant un tribunal pour une affaire vieille de neuf ans impliquant Reuters

1.2- Brésil: le Sénat adopte le gel des dépenses publiques - AFP

Le Sénat brésilien a approuvé mardi en première lecture une mesure prévoyant de geler les dépenses publiques pendant 20 ans, mesure phare du gouvernement de Michel Temer, qui a généré des manifestations à Brasilia où des protestataires ont affronté la police. AFP

2- Syrie

Jour après jour les officines qui soutiennent les barbares se lamentent sur leur sort.

2.1- Les rebelles syriens défendent avec acharnement Alep-Est - AFP

Les rebelles défendaient avec acharnement vendredi un grand quartier d'Alep-Est après de violents combats nocturnes avec l'armée de Bachar al-Assad qui a réussi à reprendre près de la moitié de leur principal bastion en Syrie à la faveur d'une offensive destructrice. AFP

2.2- Syrie : à Alep-Est, "le régime d'Assad vise clairement les civils" - LePoint.fr


Le 30 novembre 2016

CAUSERIE

Adoptez le matérialisme dialectique, un filtre qui ne laisse passer aucune impureté, un filtre d'amour pour ceux en quête d'un idéal.

Fabrication du consentement. Décidément, quel monde merveilleux ! Ils seraient humanistes, progressistes, démocrates...

Si maintenant ce sont eux qui s'emploient à vouloir le démontrer, il ne faut surtout pas les croire, car c'est forcément qu'ils ont des intentions inavouables ou mauvaises à l'égard des exploités et des opprimés et qui ne doivent surtout pas parvenir à leurs oreilles, car cela pourrait compromettre leurs plans...

- Les multinationales bientôt responsables des agissements de leurs fournisseurs - Challenges

L'Assemblée nationale a voté en nouvelle lecture la proposition de loi PS instaurant la responsabilité aux multinationales de prévenir les atteintes aux droits de l'Homme et à l'environnement de leurs sous-traitants. Challenges 29.11

Ils en tremblent déjà venant d'un parti qui les bafouent en permanence.

Il faut garder à l'esprit que les dirigeants des multinationales ou de l'oligarchie savent parfaitement à quoi s'en tenir à propos du PS, qui ne présente aucun danger pour leurs intérêts. Les travailleurs savent également à quoi s'en tenir.

Apparemment, il n'y a malheureusement que les militants du mouvement ouvrier qui ne parviennent pas à partager leurs convictions, qui n'en tirent aucun enseignement pratique. Après ils s'étonnent de la situation dans laquelle nous nous trouvons, qu'ils ne s'en prennent qu'à eux-mêmes dans ce cas-là, car ils sont censés aussi savoir à quoi s'en tenir sur le PS, sinon c'est qu'ils ne sont pas dignes des idées qu'ils prétendent représenter.

- La démocratie tunisienne engrange des soutiens pour sa fragile économie - AFP

- L'Europe et les monarchies du Golfe au chevet de l'économie tunisienne - BFM Business

La banque européenne d'investissement, mais aussi le Qatar ou l'Arabie saoudite, ont promis que plusieurs milliards d'euros seraient investis dans l'économie tunisienne d'ici à 2020. BFM Business 29.11

Vous aurez relevé l'astuce dans le titre de l'AFP, qui consistait à associer la démocratie à ces généreux donateurs, le Qatar et l'Arabie saoudite.

- L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression - Le Monde.fr

... le président PS de la commission des affaires culturelles et élu parisien, Patrick Bloche, a plaidé que « le temps est désormais venu »... Le Monde.fr 29.11

Cela ne leur coûte rien et justifiera que les partis dits ouvriers ménagent le PS quand l'occasion se présentera. Quels braves camarades tout de même, n'est-ce pas D. Gluckstein ?

- L'armée US reconnaît des erreurs dans une frappe en Syrie - Reuters

"Plusieurs erreurs humaines" sont à l'origine d'une frappe aérienne de la coalition sous commandement américain qui a coûté la vie à des soldats défendant le régime syrien près de Daïr az Zour en septembre, conclut une enquête de l'armée américaine. Reuters 29.11

Le général Richard Coe, qui a conduit l'enquête, a expliqué par télé-conférence à des journalistes réunis au Pentagone mardi, que l'armée américaine avait été victime d'une "mauvaise identification des cibles" pour avoir confondu les forces progouvernementales syriennes avec des combattants de l'organisation Etat islamique en partie parce qu'elles ne portaient pas leurs uniformes habituels, je cite Reuters. Foutaise !

Parce que voyez-vous les satellites et autres avions de reconnaissance américains qui planent dans le ciel syrien, ainsi que les pilotes de l'escadrille qui ont bombardé l'armée syrienne, n'avaient pas identifié les tanks et autres matériels lourds de l'armée syrienne qui se trouvaient sur place...

Bref, ils reconnaissent "des erreurs" pour ne pas avoir à reconnaître des actes de guerre délibérés.

- Travaux forcés, exploitation d’enfants… Des abus dans la production d’huile de palme - LeMonde.fr

Dans un rapport, Amnesty International dénonce les conditions de travail dans des plantations en Indonésie et souligne l’apathie des multinationales. LeMonde.fr 29.11

Tout le monde ou presque sait dorénavant pour qui roule Amnesty International...

Qui a dit ?

1- "Fillon a plus un côté libéral à la Thatcher que libéral social comme l'était Schröder".

Un supporter de Schröder et de Hartz IV, du salaire à 1 euro de l'heure en Allemagne, assurément.

Réponse : Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, lundi dans le Grand Soir 3. (France Info 29.11)

Suite. Qui a dit voir en François Fillon "plutôt Schröder" que Thatcher.

Réponse : Le patron du Medef, Pierre Gattaz, dans une interview aux Echos. (L'Express.fr 29.11)

Jean-Claude Mailly, agent du Medef, du capitalisme ? Impossible, il a sa carte du PS en poche, comme Blondel et Bergeron. Diable, mais raison de plus !

Combien de permanents des différents partis ouvriers (dont ceux du POI et POID) ont-ils depuis démissionné de leurs postes ? Aucun, et c'est normal puisqu'ils partagent la même conception que Mailly de l'indépendance des syndicats vis-vis de l'Etat et du patronat. Question : Sont-ils corrompus ? Question grotesque !

2- "(Avec Mélenchon) ... je ne vois pas comment on va pouvoir arriver à une candidature de rassemblement de toute la gauche antilibérale", laquelle "aurait eu une chance d'être au second tour" en 2017 vu "la sorte de contre-révolution libérale portée par François Fillon".

Réponse : Le député PCF André Chassaigne.

Parce que Hollande (rejoint par Valls) n'aurait pas mené une "sorte de contre-révolution libérale" depuis 2012 (TSCG, ANI, loi Travail, intervention armée au Mali, Centrafrique, Syrie, Irak, etc.) ?

Mieux, Hollande ou Valls pourrait incarner le "rassemblement de toute la gauche antilibérale", mais comme Hollande et Valls se sont employés à démontrer (sans efforts) avec zèle qu'ils étaient de droite, cela signifie que toute les composantes de ce qu'ils appellent la gauche antilibérale le serait également.

Mieux encore, étant entendu que seul un candidat issu du PS pourrait représenter "toute la gauche antilibérale" dans l'esprit d'André Chassaigne, il laisse clairement entendre que que Mélenchon et le PCF ou feu le Front de gauche soutiendraient le candidat du PS quel qu'il soit s'il parvenait au second tour de la présidentielle de 2017. Nous devons remercier André Chassaigne de ces précisions qui légitiment à leur manière si nécessaire notre caractérisation du PS et de ses satellites ou alliés de droite, dont le PCF.

3- « il faudra dire que les plus riches ne seront pas les seuls bénéficiaires de notre projet. La droite doit s’adresser aux classes moyennes ».

Réponse : Le 1er vice-président des Républicains , Laurent Wauquiez, dans une interview accordée au Journal du Dimanche.

Cela ne mange pas de pain, surtout pour les sans-dent !

Normal qu'ils s'arrachent les classes moyennes et fassent dans la surenchère contre la classe ouvrière, puisqu'ils n'existent plus de partis ouvriers dignes de ce nom dans ce pays.

Les inspirés du sabre, du goupillon et du coffre-fort

- Garde nationale: Cambadélis propose le rétablissement de la conscription - AFP

Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a proposé mardi de rétablir le service militaire... AFP 29.11

- Jacques Attali : « Je suis entièrement d'accord avec un grand nombre de propositions de François Fillon » - Public Sénat

Invité de l'émission « L'épreuve de vérité », Jacques Attali, l'ancien conseiller de François Mitterrand, a loué les qualités de François Fillon et d'Emmanuel Macron... Public Sénat 29.11

- Environnement: Hulot regrette que Fillon ne soit pas plus "inspiré par l'encyclique du pape" - AFP

Le plus dur reste à faire : "Croire que Fillon a été élu sur son programme économique est un contresens qui se paiera".

- Geoffroy Didier (LR): «Il va falloir faire beaucoup de pédagogie pour montrer que le projet Fillon est positif» - L'Opinion

- Après sa victoire à la primaire, le discours de François Fillon ressemble beaucoup à celui de François Hollande en 2011. - Le Huffington Post

- Fillon, le candidat des patrons et des riches ? - LePoint.fr

- Guaino sur Fillon : « Soit le mensonge est dans le discours, soit le mensonge est dans le programme » - Public Sénat

- Buisson: Fillon n'a pas été élu sur son programme économique - AFP

Croire que François Fillon a gagné la primaire de la droite "sur son programme économique est un contresens qui se paiera", a mis en garde Patrick Buisson, conseiller-clé de l'ombre de Nicolas Sarkozy pendant son quinquennat qui a rompu avec l'ancien président.

"Son succès s'explique par deux facteurs: il est apparu capable de restaurer la fonction présidentielle dans sa dignité et sa sobriété. Et il a attiré un électorat davantage préoccupé par l'abrogation de la loi Taubira que par la suppression de l'ISF", déclare-t-il dans un entretien mardi au Parisien.

"Croire que Fillon a été élu sur son programme économique est un contresens qui se paiera".

"La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n'est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter", analyse-t-il. "Pour l'emporter en 2017, il doit impérativement sortir du ghetto des inclus et des privilégiés s'il veut disputer l'électorat populaire à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon".

"Il a été porté par un électorat conservateur et catholique qui n'était pas du tout tenté par le vote Le Pen", développe-t-il. "L'élection de Fillon ne dit rien des 20 millions d'électeurs de la "France périphérique" qui feront l'élection présidentielle" et qui "ne se sont pas déplacés dimanche".

Les primaires "accentuent la dérive vers le suffrage censitaire", affirme encore M. Buisson. "Ne vont voter que les inclus, les catégories favorisées, les retraités". AFP 29.11

Mélenchonnerie ou l'art du lieu commun du populiste.

- Mélenchon alerte sur le "coup d'Etat social" que préparerait Fillon - AFP

Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle pour La France insoumise, s'est livré mardi soir à Bordeaux à une attaque en règle du candidat de la droite, François Fillon, qui prépare un "coup d'Etat social", une "guerre sociale éclair".

"Sa politique, c'est un coup d'Etat social", a affirmé le co-fondateur du Parti de gauche dans un meeting à Bordeaux, où il a concentré une grande partie d'une intervention d'1H45 sur le programme du vainqueur de la primaire de droite, tenant, selon lui, à la fois "du libéralisme économique le plus absolu et du conservatisme intellectuel et moral le plus total".

Le théâtre de 1.100 places étant comble, environ 600 personnes ont dû rester dans la rue suivant son discours via haut-parleurs.

Jean-Luc Mélenchon s'est attardé sur la "Blitzkrieg" ("guerre-éclair"), via ordonnances, vote bloqué, 49.3, pour changer le "climat de l'économie, le climat du travail" qu'a promis François Fillon pour ses premiers mois s'il est élu président, lors d'une rencontre en mars avec des patrons, au cercle de réflexion libéral Fondation Concorde.

"Contre qui compte-t-il faire une guerre-éclair? Puisqu'il compte faire la guerre? C'est une guerre sociale qu'il prépare et il l'a dit!", a lancé Jean-Luc Mélenchon. "Quand vous défaites toutes les lois et que vous le faites passer en force, et que vous vous en vantez (...) "je vais passer en force, il n'y aura même pas de pause pendant l'été", c'est un coup d'Etat social!".

Fin de la durée légale du travail, réforme de l'assurance-chômage, de la couverture santé, fin du CDI... le dirigeant de La France insoumise a passé en revue les mesures de François Fillon, tantôt les qualifiant de "recul jusqu'aux années 1900, avant les premières définitions de durée légale du travail". Tantôt les tournant en dérision, tel le focus de l'assurance-maladie sur la prise en charge des "affections graves et de longue durée".

"Personne ne lui a expliqué que quand on est "un peu malade" et qu'on peut se soigner, on ne devient pas "très malade", mais que si on ne se soigne pas, on devient très malade?", a-t-il ironisé.

Dans son long discours, Jean-Luc Mélenchon a à peine évoqué le chef de l'Etat et pas une fois le chef du gouvernement. AFP 29.11

En complément.

S'ils sont de gauche, c'est bien que vous êtes de droite.

- PCF: Hollande, Valls et Macron "responsables" de la division à gauche - AFP

Vive la Ve République et vive la France !

Pardem.

- Appel aux maires de tradition gaulliste ou communiste par Jacques Nikonoff, le 28 novembre 2016.




ACTUALITÉ DU JOUR

En oligarchie. L'Etat policier est la règle.

- Les policiers municipaux peuvent porter des pistolets - Reuters

Les policiers municipaux et les services de sécurité de la SNCF et de la RATP peuvent désormais être armés de pistolets semi-automatiques 9 mm en vertu d'un décret paru au Journal officiel, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Reuters 29.11

- Vignettes antipollution dans Paris: mode d'emploi - LeFigaro.fr

À compter du 16 janvier prochain, une vignette indiquant le niveau de pollution de votre véhicule devra impérativement être collée au pare-brise de votre voiture ou sur la fourche de votre moto pour rouler dans Paris.

Le contrevenant devra payer une amende.

Les conducteurs de véhicules ou de deux roues motorisés qui seront en infraction s'exposent à une amende de troisième classe de 68 euros. Les poids lourds encourent une amende de 135€. Le prix de la vignette est fixé à 4,18 euros. LeFigaro.fr 29.11

Syrie. Les barbares perdent du terrain à Alep et leurs porte-parole occidentaux s'en inquiètent.

- "Descente aux enfers" à Alep, des milliers de civils fuient - AFP

L'ONU condamne la "descente aux enfers" vécue par les civils à Alep-Est, où des milliers d'entre eux fuient les combats et les bombardements à mesure qu'avancent les forces du régime syrien face à des rebelles aux abois. AFP 29.11

- « La tragédie d’Alep montre l’impuissance de l’ONU avec tous ses verrous » - LeMonde.fr

Marc Semo, journaliste au service International du « Monde », est revenu, mardi, sur les enjeux diplomatiques face au calvaire alépin. LeMonde.fr 29.11

Tiens, ils auraient compris la manoeuvre :

- Damas veut reprendre Alep avant l'investiture de Trump - Reuters 29.11

Etats-Unis. Les dernières nominations des gangsters ou mafieux de l'équipe Trump.

M. Trump s'apprête aussi à nommer Wilbur Ross, un patron spécialisé dans la reprise d'entreprises en difficultés, au Commerce, affirme le Wall Street Journal.

Le président élu a officialisé mardi la désignation d'un élu républicain anti-avortement et opposant à la réforme de l'assurance maladie Obamacare, Tom Price, comme ministre de la Santé.

Il a aussi nommé Elaine Chao, ancienne ministre du Travail sous George W. Bush, aux Transports. Mme Chao est par ailleurs l'épouse du chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell. AFP 29.11




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Inde

- Sept soldats indiens tués dans l'attaque d'une base au Cachemire - Reuters

Sept soldats indiens ont été tués mardi dans l'attaque d'une base militaire proche de Jammu, capitale d'hiver du Cachemire indien.

Elle a été suivie d'une prise d'otages de plusieurs heures qui s'est achevée par la mort de trois assaillants, selon un porte-parole de l'armée en poste à Jammu.

"Nous avons renforcé le cordon (de sécurité) et les recherches reprendront dans la matinée. S'il y a des activistes, ils seront neutralisés", a-t-il ajouté. Deux officiers figurent parmi les tués.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis celle du 18 septembre, qui a coûté la vie à 19 soldats indiens. Les accrochages indo-pakistanais se sont ensuite multipliés le long de la "ligne de contrôle" qui sépare la région himalayenne.

Au Pakistan, le général Qamar Javed Bajwa a pris mardi ses fonctions de chef d'état-major de l'armée et son prédécesseur Raheel Sharif a lancé à cette occasion un sévère avertissement à New Delhi concernant le Cachemire. Reuters 29.11


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

1- L'Unef n'est plus le premier syndicat étudiant, devancé par La Fage - Le HuffPost

Révolution dans les Campus. L'Unef n'est plus le syndicat numéro un des étudiants. A l'occasion des élections dans les Crous dont les résultats ont été communiqués mardi 29 novembre, La Fage a remporté plus de sièges.

La Fage totalise 76 élus (sur 196) contre 66 pour l'Unef qui avait toujours eu la majorité lors de ce scrutin qui a lieu tous les deux ans. Comme le rappelle Le Monde, l'écart s'était resserré en 2014 puisque la Fage était revenu à sept élus de l'Unef (77 contre 70).

Malheureusement, comme toujours pour ces élections, le taux de participation est très bas. Seulement 7,5% des étudiants ont pris part au scrutin qui s'est déroulé entre le 8 et le 24 novembre.

Durant l'année écoulée, les deux syndicats avaient eu une attitude différente lors du débat sur la loi Travail. A l'instar de la CFDT, La Fage avait salué les avancées proposées au printemps (notamment la garantie jeune) et n'avait plus appeler à manifester. Le HuffPost 29.11

2- Fonctionnaires : manifestation des agents de la fonction publique à Paris - Francetv info

Les fonctionnaires ont organisé une journée de mobilisation ce mardi 29 novembre. Une centaine d'agents de la fonction publique ont répondu à l'appel des quatre principaux syndicats de fonctionnaires."Ils se sont réunis devant le musée d'Orsay avant qu'une délégation ne soit reçue par le ministre de la Fonction publique", explique Luc Bazizin en direct sur place. Francetv info 29.11


ECONOMIE

Etats-Unis

- Les bénéfices des banques en hausse de 12,9% au T3 aux USA - Reuters

Le bénéfice net des banques américaines a augmenté de 5,2 milliards de dollars au troisième trimestre, soit de 12,9% sur un an, rapporte mardi le fonds de garantie des dépôts bancaires. Reuters 29.11


Le 29 novembre 2016

CAUSERIE

Le document de P. Salvaing sur l'OCI a été chargé 295 fois et il a été consulté ou ouvert (moteurs de recherche inclus) 1710 fois.

J'ai actualisé les pages d'accueil suivantes : Tribune libre et Sur le Parti ouvrier indépendant et le Parti des travailleurs.

Les lecteurs pourront retrouver plus facilement les documents que nous avions publiés de juillet 2015 à novembre 2016 sur la crise et la scission du POI.

Ce qui donne un caractère particulièrement dramatique et très préoccupant à la situation sociale et politique en France, c'est évidemment les multiples difficultés et souffrances auxquelles sont confrontés quotidiennement des millions de travailleurs et leurs familles, on les a à l'esprit en permanence, mais c'est surtout le constat alarmant que ce qu'on considérait jusqu'alors comme l'élite de l'avant-garde ouvrière et révolutionnaire était en réalité faillie ou corrompue dans tous les sens du terme et pas seulement sur le plan politique depuis des décennies, voire depuis les années 40, d'où la crise qui devait un jour ou l'autre l'emporter et révéler au grand jour l'ampleur de ce que j'ai appelé personnellement une imposture manifeste, compte tenu que les dirigeants de ce courant politique en avaient parfaitement conscience, l'avaient couverte et y avaient participé, on en a fourni une multitude de preuves, de sorte que le prolétariat et le mouvement ouvrier allaient se retrouver littéralement seuls ou sans défense, sans perspective politique révolutionnaire pour affronter l'offensive néolibérale du capital, qui de son côté pouvait compter sur le soutien du PS et du PCF ainsi que leurs satellites et alliés respectifs, sans oublier les appareils vendus de tous les syndicats.

J'ignore si tous les dirigeants de ce courant politique (POI-CCI et POID-TCI) qui sont pratiquement tous des intellectuels ou des diplomés d'études supérieures, ont véritablement conscience de la signification politique et de la portée de leurs actes, de leur faillite politique ou de leur trahison à des degrés divers, de leur responsabilité dans la situation politique actuelle, car il ne fait absolument aucun doute que les représentants et idéologues de la classe dominante en ont parfaitement conscience et tiennent compte de ce facteur politique.

Ils savent qu'il n'existe plus en France aucun courant politique, aucun parti digne de confiance susceptible de constituer un pôle de regroupement pour les éléments les plus déterminés ou avancés de la classe ouvrière, pour les membres des couches ou des classes moyennes qui auraient pu être tentés à un moment donné de rejoindre un véritable parti ouvrier révolutionnaire, ils n'ont donc plus à craindre que leur offensive se traduise par le renforcement d'un tel parti ou la construction d'un nouveau parti communiste, puisque tous les dirigeants et les partis dits de l'avant-garde révolutionnaire se sont discrédités eux-mêmes à jamais, car il suffirait qu'un ouvrier ou un membre de la classe moyenne rejoigne un de ces partis pour qu'il prenne rapidement connaissance de son passé et en démissionne sur le champ, sauf évidemment s'il y trouvait son compte, ce qui est improbable dans la situation actuelle puisqu'il n'y a plus rien à gratter ou le réformisme est mort (au passage, avec la pseudo-gauche), hormis la bonne conscience du petit-bourgeois satisfait de lui-même qui évoquera le socialisme entre le fromage et le dessert.

C'est cette situation qui a diférents moments nous a amené à nous interroger sur le bien-fondé de soutenir une tendance du NPA ou du POI, puis du POID, à tort sans doute, tout en sachant qu'aucun de ces partis ne pourraient désormais constituer la base d'un véritable parti ouvrier révolutionnaire. J'avais émis l'espoir que des militants ou ex-militants, cadres ou mêmes dirigeants de ces partis ainsi que de LO, comprendraient ma démarche et partageraient l'essentiel de mes analyses ou de mes positions, or tel n'a pas été le cas, du coup cela bouchait toute perspective organisationnelle.

Mais peut-être que je m'y suis mal pris et j'aurais dû en proposer une dès le départ, sauf qu'à ce moment-là je n'étais pas prêt à assumer la direction d'un quelconque regroupement politique. J'ai d'ailleurs toujours affirmé que je ne possédais pas les capacités indispensables pour assumer la fonction et les responsabilités d'un dirigeant, qui plus est mon niveau théorique comportait encore trop de lacunes ou faiblesses il y a quelques années en arrière, d'où mon acharnement à progresser et à corriger mes erreurs.

Si maintenant des dizaines ou des centaines de militants s'étaient manifestés les choses se seraient présentées différemment, mais sans que cela ne change grand chose, puisqu'ils auraient eu besoin de cadres expérimentés ou de dirigeants pour les encadrer, car même avec la meilleure volonté du monde je n'aurais pas pu remplir ce rôle en étant à 10.000 kms de la France, cela n'aurait pas été sérieux de l'envisager, à moins de se transformer en aventurier, l'expérience aurait tourné court assurément. A aucun moment je n'ai voulu embarquer les quelques militants qui m'avaient contacté dans une aventure sans lendemain.

Si des cadres ou des dirigeants s'étaient manifestés et que nous partagions les mêmes analyses sur l'essentiel, là évidemment la situation aurait été totalement différente et nous aurions pu envisager de créer une structure politique avec des statuts, un programme, etc. mais tel n'a pas été le cas malheureusement.

On m'a fait un procès d'intention en voulant me faire passer pour un ennemi des intellectuels (et des fonctionnaires entre autres), alors qu'ils sont indispensables pour fonder un parti ouvrier et le faire fonctionner, j'ai eu l'occasion de l'évoquer à plusieurs reprises dans des causeries consacrées au mouvement ouvrier. Mais on a absolument besoin d'intellectuels qui soient en mesure de penser également en ouvriers, et c'est cela qui est le plus difficile à trouver. Sinon le parti prend une tournure aristocratique destinée à une élite composée d'intellectuels, d'ouvriers qui devenus militants s'imaginent que spontanément ils auraient acquis un niveau de conscience supérieure et en deviennent arrogeants, alors qu'en réalité ils démontrent exactement le contraire en reproduisant le discours de leurs dirigeants et en étant incapables de penser par eux-mêmes, ce dont ils n'ont pas conscience la plupart du temps, ils se leurrent sur eux-mêmes ou s'auto-manipulent pour ainsi dire, ce qui au passage fait l'affaire de leurs dirigeants qui n'ont même pas à se donner ce mal. Un tel parti, entre autres défauts irréversibles, emploiera une rhétorique toute aussi élitiste, inaudible ou inaccessible à la plupart des travailleurs qui instinctivement s'en méfieront, parce que leur discours, plus par la forme que par le contenu, est déconnecté de la manière dont ils abordent et perçoivent la situation. D'où la nécessité d'avoir à la direction du parti des intellectuels qui pensent en ouvriers, et des ouvriers évolués évidemment.

Le parti que nous devons construire doit être l'écho, la voix des ouvriers, et non uniquement un appareil de propagande destiné à une élite qui présente le défaut d'avoir été formatée à l'école de l'idéologie de la classe dominante, de la social-démocratie dégénérée ou du stalinisme. Toutes les couches des masses exploitées comportent des qualités et des défauts, le sachant et après les avoir identifiés, à nous de trouver le moyen d'exploiter au mieux leurs qualités tout en combattant leurs défauts, de manière à ce que le fil qui nous relie à notre objectif politique soit en permanence tendu sans jamais rompre.

On a bien vu que c'était inimaginable ou impossible dans des partis perclus de croyances qui n'avaient rien à envier à une vieille bigote bourrée de superstitions. La laïcité leur sert uniquement de feuille de vigne pour mieux camoufler leur compromission honteuse avec le régime ou ses représentants, et se donner bonne conscience au passage, car ils tiennent à donner d'eux-mêmes à l'extérieur une image avantageuse ou flatteuse, qu'ils ne méritent pas ou qu'on leur refuse.

Ce qu'on n'a pas compris semble-t-il, c'est qu'un parti (ou des dirigeants) qui se comportait uniquement comme un appareil de propagande, allait rapidement se déconnecter de la réalité dès lors que le développement de la situation contredirait la théorie qui lui servait de support, ce qui amènerait ses dirigeants à falsifier la réalité pour justifier leur orientation ou leur stratégie politique et ainsi de suite, car une fois mis le doigt dans cet engrenage infernal, il deviendrait impossible de l'arrêter ou d'en sortir par crainte que toute la machine du parti ne se brisa nette, mais un jour ou l'autre l'accélération brutale de la crise du capitalisme s'en chargerait.

Dans mes causeries je fais très peu de propagande si vous avez bien remarqué. J'expose essentiellement des faits, ensuite on essaie de voir comment les différents facteurs réagissent, comment les différents rapports évoluent, et à partir de là on essaie de comprendre quelle tendance se dégage de la situation ou dans quelle direction il est problable qu'elle s'oriente, sans recourir à aucune citation des marxistes, sans recourir à aucune formule, aucun théorème, aucune définition ou alors ponctuellement, mais rarement au bout du compte, la lutte de classe est un organisme dynamique ou vivant destiné à évoluer, et non une substance inorganique, sclérosée ou fossilisée.

Et quant aux enseignements de la lutte de classes que nous ont légués les marxistes, on ne devrait s'en servir qu'après coup, une fois notre démonstration terminée, pour vérifier qu'on ne s'est pas fourvoyé, mais jamais pour justifier nos positions ou nos analyses, sauf quand la concordance entre des analyses ou des positions espacées de plusieurs décennies ou siècles peut être établie, et encore en étant extrêmement prudent ou en rappelant chaque fois le contexte qui en fut à l'origine ou leur servit de support autrefois, ce qui nécessite de faire preuve d'une honnêteté intellectuelle sans faille, ce qui vous l'avouerez n'est pas vraiment donné à tout le monde !

Nous vivons dans un monde qui a subi trop de profondes transformations depuis 7 décennies, un ou deux siècles, pour qu'on puisse se permettre de recourir à longueur de temps à des citations des marxistes. Leurs enseignements peuvent guider nos réflexions ou nos recherches, nous servir de repères dans certains cas, mais en aucun cas ils ne doivent se substituer à notre propre analyse de la situation ou on ne devrait calquer nos positions sur les leurs, sauf si le contexte le permet comme nous l'avons précisé précédemment, ce qui sera de plus en plus rare. On doit garder à l'esprit que c'est la théorie qui doit s'adapter à la réalité et non l'inverse, pour ne pas verser dans l'opportunisme.

En revanche, ce qu'on en retiendra, c'est leur méthode (le matérialisme dialectique) pour interpréter le monde, la société, les hommes, la nature et l'univers, qui, comme un fil parcourt leur oeuvre de part en part, d'où l'intérêt de lire et d'étudier leurs ouvrages, davantage pour en acquérir la substance, ce mode de pensée qui correspond au processus historique inconscient qui est à l'origine du développement de la civilisation humaine qui est indissociable de celui des forces productives et de la lutte des classes. On s'abstiendra de reprendre à notre compte ou pire, de reproduire à la lettre, bien des positions que les marxistes avaient adoptées et qui sont devenues obsolètes depuis.

C'est grâce à cette méthode que j'ai pu aborder sereinement une multitude de sujets ou de questions d'actualité sur lesquels nos dirigeants ont préféré faire l'impasse, tout en sachant que je mettais les pieds sur des planches pourries et que je prenais le risque d'être incompris, ce qui était inévitable dans une certaine mesure et ne manqua pas d'arriver, sans que cela me fasse renoncer pour autant, car j'estime qu'aucune question ne doit être laissée de côte, qui plus est quand la réaction se charge d'y apporter des réponse, vous ne vouliez tout de même pas qu'on imite ces dirigeants et qu'on lui laisse le champ libre.

J'appartiens à cette espèce de gens qui sont obsédés par des questions qu'ils vont se poser des centaines ou des milliers de fois pendant des années, voire durant toute leur vie, sans jamais être tout à fait satisfaits des réponses qu'ils auront trouvées, qui se repassent sans cesse le film des évènements ou des expériences passées, car il y a toujours quelque chose à y puiser pour comprendre le présent. Ne dit-on pas que celui qui n'a pas de passé n'aura pas de futur, je l'ai interprété de cette manière-là, de même que, qui ne progresse pas, régressera obligatoirement, d'où la nécessité d'avoir la conviction de n'être jamais parvenu au bout du chemin ou de notre recherche pour toujours progresser.

Or la plupart des gens et des militants font du sur-place, sont bornés en somme, ils sont bloqués à un niveau et ils ne parviennent plus à progresser, souvent ils y restent ainsi le restant de leurs jours, ce qui est bien triste. Seuls un choc ou de terribles souffrances peuvent leur être salutaire, et encore si quelqu'un les aide à les interpréter à ce moment-là.

On se demande pourquoi l'humanité n'a pas progressé plus rapidement, car à bien des égards l'homme n'est pas plus évolué qu'il y a des milliers d'années en arrière quand il se comporte en barbare ou y reste indifférent comme on peut le constater quotidiennement autour de nous. Tout simplement parce qu'elle ignore toujours les lois ou le processus matérialiste dialectique qui président au fonctionnement de la matière, des hommes, de la société.

L'humanité est parvenue à un stade de développement où les conditions objectives sont mûres pour s'émanciper du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme ou conquérir sa liberté, mais les conditions subjectives pour parvenir à cet objectif ne le sont pas. Autrement dit, les exploités demeurent toujours prisonniers de leur ignorance, d'où notre devoir de les aider à élever rapidement leur niveau de conscience pour pouvoir changer la société, ce qui passe évidemment par leur organisation. Et sachant que l'ensemble ni même la majorité des exploités ne sont susceptibles de s'élever à un niveau de conscience suffisant dans un premier temps, la nécessité s'impose de rassembler les éléments les plus conscients d'entre eux dans un parti, afin que le moment venu ils entraînent le reste des exploités à l'assaut du régime et s'emparent du pouvoir politique, d'où la nécessité absolue de construire ce parti...

Que les partis dits de l'avant-garde répugnent à former leurs propres militants, à élever le niveau de conscience des travailleurs, s'accompagne logiquement du refus de s'attaquer à la propagande officielle ou à la guerre idéologique et psychologique que la classe dominante livre en permanence aux travailleurs pour les conditionner et briser leur résistance, du refus de dénoncer ses campagnes engagées sur des thèmes communautaires destinée à éloigner les travailleurs de la lutte de classe et à les diviser, témoigne si besoin était que leurs dirigeants n'ont jamais eu l'intention de construire le parti qui nous fait tant défaut aujourd'hui, qu'ils ne partagent ni nos principes, ni notre méthode, ni notre théorie, ni notre programme, ni notre stratégie, ni notre drapeau, ni notre objectif.

Bref, on aura compris qu'en procédant de la sorte, ils ont résolument tourné le dos au socialisme, quel que soit le discours en apparence radical qu'ils peuvent tenir un jour, pour ensuite en tenir un plus proche de leurs véritables intentions, par exemple lorsqu'ils font référence à Jaurès qui était l'antithèse de Marx et du marxisme, un vulgaire social-patriote dont l'éloquence ne pouvait duper que des esprits prompts à la conciliation dans un moment de faiblesse, la négation du socialisme. A suivre.


Le 28 novembre 2016

CAUSERIE

Je vous conseille de lire attentivement l'article mis en ligne aujourd'hui et de le diffuser largement, même si nous ne partageons pas les conclusions ou les illusions de l'auteur : Le néo colonialisme de l’empire et sa stratégie du chaos.

Apprendre pour comprendre, et comprendre pour agir (Lénine). Voilà un formidable instrument politique pour combattre le néolibéralisme, le capitalisme, le sionisme, la réaction, démonter leur propagande, faire avancer la conscience politique des militants et des travailleurs. Le jour où on aura compris que ce n'est pas à coup de propagande qu'on peut briser la propagande de notre ennemi, on aura réalisé un grand pas en avant.

Intox. Vous y croyez vraiment ?

- " la CIA a tenté à 638 reprises de se débarrasser du dirigeant cubain" (Le Monde 26.11)

Quelle mauvaise volonté ou incompétence franchement ! Surtout quand on pense aux dizaines de chefs d'Etat, d'ex-personnalités politiques ou opposants, qu'ils n'ont eu aucun mal à supprimer au cours des 50 dernières années à travers le monde... Quelle fable !

Un pays de 6 millions d'habitants en 1950, Cuba, situé à un coup de canon d'un pays de 150 millions d'habitants à l'époque, les Etats-Unis, qui s'avèrera impuissant à réaliser un changement de régime dans ce minuscule Etat pendant plus de 50 ans. La fable prend la tournure d'une farce.

Un ex-dirigeant ou diplomate russe révèlera qu'en cas d'attaque ou d'invasion de Cuba par les Américains, la décision avait été prise au Kremlin de ne pas intervenir et que les Américains en avaient été informés, fin de l'imposture.

Quels étaient leur objectif politique ? Permettre l'existence d'un allié de l'URSS à une encablure de la côte ouest des Etats-Unis présenté comme une menace, qui justifierait leur propagande hystérique anticommuniste afin de se présenter comme les défenseurs de la démocratie et de la liberté.

Il leur fallait un ennemi pour justifier leur énorme budget militaire auprès du peuple américain, la mise sous surveillance de la terre entière, au besoin ils allaient le fabriquer. Une fois l'URSS disparut, ils créeront les Talibans, puis Al-Qaïda, et ils entonneront le même refrain répandant le chaos et la guerre sur tous les continents...

Fidel Castro n'était qu'un idiot utile qu'ils manipulaient à distance, un fossoyeur du socialisme, un stalinien. Chaque fois que Cuba interviendra dans un pays en Afrique ou en Amérique latine, les Américains en profiteront pour déployer leur armée et leurs services secrets dans ces pays-là pour finalement parvenir à leurs fins, installer des régimes tyranniques ou des dictatures militaires, les forces en présence ou les moyens logistiques et financiers employés étant disproportionnés à l'avantage des Américains.

L'histoire qu'on nous a servie sur Castro et la révolution cubaine fut en grande partie romancée, les uns et les autres s'en tenant à ses discours aux relents anti-impérialistes qui au passage faisaient le bonheur du Kremlin menant la contre-révolution dans le monde au côté des Américains. Castro soutint les mouvements ou organisations gauchistes et faussement révolutionnaire, qui devaient faire un tort terrible à l'avant-garde du mouvement ouvrier fidèle au socialisme qui ont hérité de la même étiquette peu flatteuse qui leur colle encore à la peau.

Qu'en dehors de Trump, l'intégralité des chefs d'Etat lui rendent hommage n'a rien d'étonnant, c'était la moindre des choses.

Qu'on nous accorde le droit de ne pas verser dans le politiquement correct qui s'est emparé du mouvement ouvrier depuis des lustres et qui l'a complètement défiguré ou corrompu. Nombreux sont ceux qui parmi nous ont une mémoire sélective.

De notre côté, nous préférons inscrire ou replacer les évènements importants qui jalonnent le développement de la lutte des classes, dans le cadre du processus historique qui en est à l'origine, de manière à pouvoir les interpréter en toute indépendance et en tirer les enseignements politiques pour la suite de notre combat.

Finalement, le culte du castrisme ou du guévarisme revient à faire le culte du stalinisme, qu'il nous soit permis s'il vous plaît de ne pas nous y associer et de le combattre.

En oligarchie, la majorité est fixée à 10%.

Avec une participation de 10% du corps électoral à la primaire de la droite officielle, l'heureux élu du second tour qui aura récolté 50% ou légèrement plus de ces 10%, soit 5 à 6% du total des électeurs inscrits et qui deviendra sans doute le prochain Président de la Ve République antidémocratique, pourra se prévaloir du même taux de légitimité.

Ces 10% d'électeurs représentent l'ensemble de la classe des capitalistes auxquels il faut ajouter l'élite ou les parasites qui ont décidé de lier leurs destin à cette classe ultra minoritaire dans la société. Quant à ceux qui n'en font pas partie et qui lui apporteront leurs suffrages en 2017, en manifestant ainsi leur absence de conscience politique, ils ne feront que confirmer l'absence de légitimité des institutions de la Ve République, du fait que cette élection aura été conçue uniquement pour les plébiciter et non pour élire le représentant de la classe qui constitue la majorité de la population, la classe ouvière ou celle de l'ensemble des travailleurs, ce qui en soi constituerait encore un déni de la démocratie.

Nous n'accorderons aucune légitimité au Président de la République, à son gouvernement et à son parlement, parce que nous leur dénions le droit de gouverner à la place des travailleurs ou de fouler aux pieds la démocratie pour le compte des capitalistes.

Si comme on nous le rabâche depuis des lustres, les démocrates doivent respecter les résultats de cette cynique mascarade, c'est que manifestement nous ne partageons pas la même conception de la démocratie, que seuls les représentants élus parmi les masses laborieuses au sein des institutions qu'elles auraient créées pour décider de l'orientation de la société pourraient incarner, ce qui impliquerait qu'au préalable elles se seraient soulevées pour renverser les institutions de la Ve République incompatible avec l'exercice de la démocratie ou du pouvoir politique par le peuple travailleur.

Depuis 1958, le mouvement ouvrier n'a cessé de se prosterner devant les institutions de la Ve République et d'y participer, flattant les mérites d'une démocratie usurpée ou les dotant d'une vertu démocratique qui ne servit qu'à les légitimer, et permettre aux chefs de l'Etat et aux différents gouvernements qui se sont succédés d'appliquer le programme correspondant aux besoins du capitalisme afin d'en assurer la survie sans se soucier des conséquences désastreuses ou dramatiques qui en découlaient pour des millions de travailleurs et leurs familles.

Le moment est venu de dénoncer et de rompre avec cette imposture qui n'a duré que trop longtemps.

La voie du réformisme et du parlementarisme empruntée par le mouvement ouvrier tout au long du XXe siècle ou presque jusqu'à nos jours à largement fait la démonstration qu'elle ne permettait pas de résoudre les difficultés auxquelles l'ensemble des travailleurs étaient confrontés, car une fois parvenu à la fin du nouveau cycle du capitalisme (d'accumulation du capital) engagé à l'issue de la Seconde Guerre mondiale de nouvelles crises du capitalisme toujours plus profondes et étendues que les précédentes devaient jaillir et se traduiraient par la remise en cause des droits ou acquis sociaux conquis par les travailleurs par leur lutte de classe au cours des décennies antérieures ou des concessions que les capitalistes avaient dû leur accorder pour assurer son développement. Seule la voie de la révolution socialiste et une République sociale où les travailleurs disposent de tous les pouvoirs peut permettre de venir à bout des maux qui les accablent.

C'est la guerre, le colonialisme et la hausse du taux d'exploitation qui ont rendu compatible l'amélioration de la condition de la classe ouvrière avec l'existence du régime capitaliste sur fond de lutte des classes, et une fois que les capitalistes avaient épuisés le profit qu'ils avaient pu en tirer, c'était logiquement sur les travailleurs que devaient retomber les conséquences de la nouvelle crise du capitalisme et ainsi de suite. C'est ce processus infernal et destructeur conduisant à la décomposition de la société, à la régression sans fin de la civilisation humaine sur fond de chaos, de guerres et de barbarie, qu'il nous faut briser net.

Cela doit se manifester par l'adoption d'une position intransigeante envers le régime, qui doit se traduire par le refus de toute collusion, tout compromis, toute collaboration avec ses institutions et ses représentants, ce qui implique impérativement de caractériser leur nature de classe réactionnaire ou contre-révolutionnaire ou de droite, de ne leur accorder aucune vertu ou qualité, de les combattre avec acharnement sans répit, sans chercher à les ménager ou à s'en accommoder sous aucun prétexte, en faisant toujours ressortir que quelles que soient les (bonnes) intentions qu'ils affichent ou le masque sous lequel ils se présentent, au final ils ne serviront qu'à mieux duper les travailleurs afin de pouvoir appliquer leur politique antisociale et impérialiste.

Nous devons dénoncer, refuser de participer et combattre férocement toutes les campagnes dont les représentants du régime prennent l'initiative sur les thèmes du racisme, de la xénophobie, de l'homophobie, du sexisme, de l'écologie, etc. qui ne servent qu'à éloigner les travailleurs et les militants de la lutte de classe, à briser leur indépendance de classe indispensable pour mener leur combat politique contre le régime en les associant avec leurs représentants, ce qui conduit à la pire des confusion et revient à corrompre leur faculté de les combattre.

Il n'existe pas de demi-mesure en la matière. Soit on s'associe avec nos ennemis et on renonce à les combattre, on accepte d'avance le sort qu'ils nous réservent, on capitule. Soit on s'y refuse en demeurant strictement sur un terrain de classe indépendant et on se donne ainsi les moyens politiques de combattre nos ennemis et de les vaincre. Gare à ceux qui auraient la faiblesse de passer ne serait-ce que le bout du petit doigt dans l'engrenage de la collaboration de classes, car ils en arriveront infailliblement à y laisser tout le corps pour le justiifier, ou à abandonner leurs convictions ou leur idéal au profit de ceux de ses ennemis, à rejoindre leur camp.

Nous devons avancer drapeau déployé.

Il faut également rompre avec le comportement hypocrite des traitres ou des capitulards, des agents du régime, qui a consisté à renoncer à situer le combat politique dans une perspective révolutionnaire, attitude qui s'est traduite par le renoncement au programme de la révolution socialiste suite à une multitude de reniements, pour finalement adopter le discours et l'idéologie de notre ennemi, processus qui devait concourir à l'affaiblissement théorique des militants qui en sont parvenus au point d'ignorer en quoi consistait le socialisme, et par conséquent dans l'incapacité de le répandre parmi les travailleurs ou de le défendre, dans le cadre de partis démocratiques petit-bourgeois, qui jamais ne pourraient conduire les masses exploitées à l'assaut du régime et encore moins le renverser, partis qui sont devenus des obstacles à la révolution socialiste.

Les dirigeants de ces partis se sont compromis à jamais au cours des 50 ou 60 dernières années. S'encanaillant avec la social-démocratie dégénérée, les staliniens, les appareils vendus des syndicats qu'ils contrôlaient et qui en échange de leur collaboration leur ont cédé des postes de permanents dans leurs instances et bien d'autres avantages en nature, participant aux institutions de la Ve République, le tout sous l'étiquette du trotskysme ou du marxisme avec lesquels ils avaient rompu rapidement ou dès le début de leur carrière politique.

Dorénavant, ces partis, le POI, le POID, le NPA et LO, occupent la place ou remplissent le rôle qui avaient échu au PS et au PCF sans avoir les moyens de l'assumer pour avoir lié leur sort à ces partis. Leurs dirigeants n'hésitent pas à adopter parfois un discours aux relents radicals destiné aux ignorants ou naïfs, aux esprits faibles ou facilement manipulables, qui ne servent qu'à camoufler leurs intentions inavouables ou leur corruption.

Dans les faits cela se traduit par leur soutien et leur participation aux journées d'action programmées par les appareils syndicaux avec lesquels ils refusent obstinément de rompre, mieux, dont ils assurent la promotion en publiant leurs déclarations sans émettre la moindre réserve sur leurs réelles intentions ou leur signification politique, quand ils ne participent pas directement aux campagnes du gouvernement pour détourner les travailleurs de la lutte de classe, ils évitent soigneusement de les évoquer pour ne pas indisposer le PS, ils pratiquent l'autocensure à l'instar des médias en refusant d'évoquer le rôle joué par les institutions fondées par l'oligarchie financière anglo-saxonne qui trône au sommet du capitalisme mondial, le groupe Bilderberg, le réseau Gladio ou stay-behind, le CFR, la Commission trilatérale, BRI, etc. ils adoptent les versions officielles des attentats commis à travers le monde par les services de renseignements américains, occidentaux ou sionistes, CIA, MI6, DGSE, MITE, Mossad, et logiquement pour couronner le tout, ils en arrivent à nier l'existence de la stratégie néolibérale et du système financier mafieux qui en est le pendant, qui ont pour objectif d'accompagner l'effondrement du capitalisme tout en instaurant un nouvel ordre mondial ou une dictature mondiale qui prend forme un peu plus chaque jour sous nos yeux.

On aura compris que de telles pratiques et que de tels dénis ne peuvent qu'aboutir à des analyses foireuses ou inconsistantes qui ne peuvent que diviser les militants... au nom de l'unité, s'il vous plaît. Que de telles analyses alimentent un sentiment d'impuissance, c'est légitime. Qu'elles n'aient pas permis au mouvement ouvrier de se doter d'une nouvelle direction, dans de telles conditions c'était inévitable...

Qui a dit ?

- "il s'agit d'une période d'épanouissement « extraordinaire »" à propos de la situation en général en Russie à la veille de la révolution de 1917.

Réponse : L'ex-apparatchik de la perestroïka et écrivain, Vladimir Fédorovski, un faussaire qui au terme de son "enquête" de chien policier sur cette période de l'histoire de la Russie (Dictionnaire amoureux de Saint-Pétersbourg), révèle selon Le Point (BHL) qu'"un grand malentendu persiste quant à cette période historique" qu'il faut réécrire à destination des manuels scolaires, de sorte que les cerveaux maléables de nos enfants ou petits-enfants retiennent qu'il faisait si bon vivre dans ce pays que les horribles communistes ou bolcheviks ont livré à la guerre civile, tandis qu'en réalité le peuple russe vivait sous un régime féodal tyrannique et subissait une guerre impérialiste avec ses conséquences effroyables, ce qui n'était pas précisé dans l'article du Point, évidemment.

Qui a dit ?

- « Les bonnes informations sont celles sur lesquelles nous avons un contrôle. »

Réponse : Barack Obama, lors d’une conférence de presse donnée à Lima, au Pérou.

Traduire : Pour exercer notre contrôle de la population, rien de telle que la désinformation. Dit autrement, les informations que l'on fabrique sont les bonnes, les autres sont les mauvaises...

Quelques vidéos.

Le 11 septembre 2001 pour les nuls

Le 11-Septembre expliqué en 5 minutes (11 septembre 2001)
http://www.dailymotion.com/video/xldbpd_le-11-septembre-explique-en-5-minutes-11-septembre-2001_fun

Stay-behind ou le réseau Gladio ou quand l'OTAN flanquée de l'extrême droite se fait terroriste.

Daniele Ganser / Raw interview (p 1) / avril
https://www.youtube.com/watch?list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn&v=NbVmQA1GXN0

Daniele Ganser / Raw interview (p 2)
https://www.youtube.com/watch?v=x2bvy8A1jGM&index=2&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn

Daniele Ganser / Raw interview (p 3)
https://www.youtube.com/watch?v=Rq6npyf_da0&index=3&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn

Daniele Ganser / Raw interview (p 4)
https://www.youtube.com/watch?v=1WsVJGnTg6k&index=4&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn

Daniele Ganser / Raw interview (p 5)
https://www.youtube.com/watch?v=bBphdzCCn8w&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn&index=5

Daniele Ganser / Raw interview (p 6)
https://www.youtube.com/watch?v=cWf5wDgzfsI&index=6&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn

Daniele Ganser / Raw interview (p 7)
https://www.youtube.com/watch?v=Zg4l3K8401A&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn&index=7

Daniele Ganser / Raw interview (p 8)
https://www.youtube.com/watch?v=SOApn1WkXhg&index=8&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn

Daniele Ganser / Raw interview (p 9)
https://www.youtube.com/watch?v=0UyOsBGlfw8&index=9&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn

Daniele Ganser / Raw interview (p 10)
https://www.youtube.com/watch?v=AVr6bnh0A_E&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn&index=10

Daniele Ganser / Raw interview (p 11)
https://www.youtube.com/watch?v=eg4jvihcRu8&index=11&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn

Daniele Ganser / Raw interview (p 12)
https://www.youtube.com/watch?v=fib9HUTqkXg&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn&index=12

Daniele Ganser / Raw interview (p 13)
https://www.youtube.com/watch?v=2hoX_5mWyU4&list=PLlCj0fyk4KjtfM0sD1YinVtwW80AqlrHn&index=13

Le réseau Gladio - Armée secrète d'Europe. Fr (Arte)
https://www.youtube.com/watch?v=nz5Kf0kNauw

Gladio, le scandale des armées secrètes de l'OTAN (France 5)
https://www.youtube.com/watch?v=M0Ie_WUJGH0

Le réseau Gladio - L'armée secrète de l'OTAN (RTBF)
https://www.youtube.com/watch?v=d4xuzz2xcLk

Lecture.

- Guerres du-pétrole. Tout a commencé en Irak en 1916 - Mondialisation.ca, 24 novembre 2016

Par Gilles Munier et Fabrice Monnier

Tous ceux qui suivent la situation en Irak doivent absolument se procurer « 1916 en Mésopotamie » de Fabrice Monnier, qui vient de paraître aux Editions du CNRS. Ils apprendront – s’ils ne le savaient pas – que dans l’Empire ottoman, qui s’effondrait, les musulmans ne se laissaient pas envahir facilement par les grandes puissances, les « kouffars » comme ils les appelaient déjà. Ils étaient capables, ne serait-ce que par obligation religieuse – sunnite ou chiite – ou pour l’honneur, de leur résister courageusement, voire de les battre à plate couture.

La « Force D », expédition militaire venue des Indes britanniques - débarquée à Fao en 1914, près de Bassora - l’a appris à ses dépens en avril 1916 : 18 000 morts rien qu’à la bataille de Kut al-Amara et 9 500 prisonniers emmenés en Turquie dont beaucoup ne revinrent jamais.

L’ouvrage de Fabrice Monnier, passionnant, se lit comme un roman historique. Il m’a tenu en haleine de bout en bout, notamment avec son récit du siège de Kut et de la reddition du général Charles Townshend qui croyait conquérir Bagdad sans difficulté. Ce n’est pas l’impréparation des militaires britanniques chargés d’occuper la Mésopotamie – appelée, selon eux, à être peuplée avec des paysans indiens – qui m’a sidéré le plus, mais l’arrogance et le mépris des officiers anglais pour les forces armées ottomanes, les tribus arabes, et même pour leurs propres « harkis » indiens. A croire que l’armée de Sa Majesté ne venait pas de subir une cuisante défaite face à la Turquie dans le détroit des Dardanelles…

Tandis que la Première guerre mondiale faisait rage en Europe, à Londres il n’était pas seulement question d’empêcher le Kaiser Guillaume II de contrôler la route des Indes. On y parlait déjà d’Or noir. Certes, il fallait protéger la raffinerie de l’Anglo-Persian Oil Company d’Abadan (Iran) qui approvisionnait la marine britannique en mazout mais, au-delà, il s’agissait de s’emparer d’une région connue de quelques spécialistes – et de l’Intelligence service - pour être gorgée de pétrole.

A cette fin, et pour effacer l’humiliante défaite de Kut al-Amara – quasiment passée sous silence dans la presse londonienne -, les Britanniques durent envoyer en Irak un corps expéditionnaire de 100 000 hommes, 176 canons et des avions leur assurant la supériorité dans les airs. Commandés par le général Frederick Maude, les Britanniques prirent Bagdad le 11 mars 1917. Mossoul qui résistait ne sera occupée que le 10 novembre 1918, sans respect pour l’armistice conclu avec les Turcs à Moudros dix jours plus tôt.

« Cent ans plus tard, les conséquences de cette guerre », écrit Fabrice Monnier, « les promesses non tenues et des humiliations infligées se font toujours sentir dans un Moyen-Orient où on a la mémoire longue».

Elles sont de toute évidence avec les deux guerres du Golfe, l’embargo international et plus d’un million de victimes civiles, à l’origine du chaos irakien actuel.

Les Américains - Bush père et surtout fils - n’ont tiré aucun enseignement de l’occupation de l’Irak par les Britanniques. Les résistances irakiennes sunnites et chiites - avec l’Armée du Mahdi et le Hezbollah irakien – les ont contraints à rappeler leur corps expéditionnaire. Un Etat islamique (EI) remettant en cause les accords Sykes-Picot a aussitôt émergé dans les provinces majoritairement sunnites d’Al-Anbar et de Ninive. Ce qu’il représente ne disparaîtra pas après sa défaite à Mossoul, loin de là. La partition de facto du pays en entités plus ou moins autonomes semble maintenant en cours. Il va s’en dire qu’elles ne demeureront pas longtemps en paix.

Mais en attendant cet éventuel redécoupage, ce sont les déclarations de campagne de Donald Trump - nouveau président des Etats-Unis – qui inquiètent. Elles ne laissent présager rien de bon dans la région, puisqu’il considère que les Américains ont le droit de s’emparer des champs de pétrole irakiens pour se rembourser des dépenses occasionnées par la guerre contre le terrorisme (terrorisme qu’ils ont eux-mêmes provoqué !). C’est plus facile à dire qu’à faire. Comme disent les anglo-saxons : Wait and see… Mondialisation.ca

Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/guerres-du-petrole-tout-a-commence-en-irak-en-1916/5558703

Tandis que les Etats-Unis, le France et Israël notamment, les recyclaient.

- Vaste enquête en Allemagne sur l'influence des nazis après 1945 - lexpress.fr

Le gouvernement allemand a annoncé ce samedi qu'il allait allouer quatre millions d'euros pour enquêter sur l'influence des réseaux nazis sur les "autorités centrales" après la guerre, en particulier au sein de la chancellerie.

Les enquêtes vont pouvoir se poursuivre jusqu'en 2020. Berlin a annoncé ce samedi que le gouvernement allemand consacrait quatre millions d'euros pour décrypter l'influence des réseaux nazis sur les "autorités centrales" après 1945.

L'objectif est de compléter la vingtaine d'études sur le même sujet déjà réalisées dans certains ministères et institutions, tout en examinant pour la première fois l'héritage nazi au coeur du pouvoir, avec un million d'euros consacrés à la seule chancellerie. Clarifier la politique de recrutement

Il s'agit de clarifier "la continuité personnelle" au sein de la chancellerie avant et après 1945, soit le maintien en poste d'anciens responsables du IIIe Reich, ainsi que la politique de recrutement et l'évolution "des mentalités et de la culture politique", explique le ministère de la Culture dans un communiqué.

Selon l'hebdomadaire Der Spiegel, l'étude vise en particulier à éclaircir le rôle de Hans Globke, patron de la chancellerie ouest-allemande de 1953 à 1963, qui supervisait à ce titre les recrutements et reste considéré comme le plus proche conseiller de l'ancien chancelier conservateur Konrad Adenauer.

Or, Hans Globke, juriste et haut-fonctionnaire au sein du ministère nazi de l'Intérieur, avait notamment travaillé au durcissement des lois raciales de Nuremberg, avant de contribuer au "Code juif" appliqué dans la Slovaquie alliée du IIIe Reich.

77% des dirigeants du ministère de la Justice étaient d'anciens nazis en 1957

L'influence des juristes nazis bien après la fin de la guerre, à des postes clés de la jeune démocratie ouest-allemande, est l'un des principaux enseignements des différentes études réalisées au sein de chaque ministère.

Un rapport gouvernemental publié début octobre révélait par exemple qu'en 1957, 77% des cadres dirigeants du ministère de la Justice étaient d'anciens membres du parti national-socialiste (NSDAP), une proportion jusqu'alors insoupçonnée. Le plus célèbre de ces cadres, l'ancien magistrat nazi Eduard Dreher, avait forgé en 1968 une loi d'apparence technique, qui avait considérablement compliqué les poursuites contre d'ex-criminels du IIIe Reich, mettant fin à la quasi-totalité des enquêtes en cours. lexpress.fr 26.11

Voudraient-ils banaliser le nazisme qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Car, ne faudrait-il pas en conclure que l'Allemagne a été bien gérée par des nazis ou ex-nazis après la fin de la guerre ? Merkel et le gouvernement allemand se sont bien accommodés du régime néo-nazi de Kiev, on est donc en droit de penser que parmi eux un certain nombre seraient prêts à soutenir un même régime en Allemagne ou dans d'autres pays de l'UE ou ailleurs.

Les illusions criminelles colportées sur Trump par des intellectuels qui se prétendent progressistes ou de gauche.

Passages extraits d'articles publiés par Mondialisation.ca ou Arrêt sur Info.

- Trump se prépare à prendre le contrôle de la Réserve fédérale des États-Unis (FED)

Maintenant, il va passer au niveau suivant en lançant une attaque surprise sur la Fed qui dépouillera les banques de Wall Street de leur pouvoir et les laissera se débrouiller toutes seules. (...) Maintenant, leur petite fête est terminée. Mike Whitney

- Trump a lancé une OPA sur la Maison Blanche. Maintenant, il est le PDG. Si – et c’est un si important – il parvient à la gérer comme une entreprise saine, cela peut être une bonne affaire, non seulement pour les États-Unis, mais pour la planète entière. Pepe Escobar

- Le candidat Trump a déclaré la guerre à l’establishment . Nous verrons jusqu’à quel point le président Trump est capable de mener cette guerre. Ricky Twisdale

- De même qu’il a récusé le libre-échangisme, Trump a répudié le néo-conservatisme en casque lourd et le cynisme au petit pied des apprenti-sorciers du djihad. Cette double orientation le place sur une trajectoire différente de celle de ses prédécesseurs, démocrates ou républicains. Bruno Guigue

- Alors, que risque-t-on en fait, à explorer, avec ce nouveau président américain, les possibilités d’un tel rééquilibrage ?

Que risque-t-on à lui faire confiance ? De toute façon, notre monde se noie et l’Occident est à la manœuvre de ce naufrage. Caroline Galacteros

- La probable nomination de Michael Flynn en fera l’un des pivots, du moins dans les relations internationales, de l’administration Trump. Son « réalisme », s’il se confirme, sera un changement bienvenu par rapport à la dimension très doctrinaire actuelle de la politique étrangère américaine. Jacques Sapir

- Si Trump constitue une réponse tardive à l’initiative de paix de Mikhaïl Gorbatchev, il pourra ramener les troupes US au pays, et l’Age d’Or pourra se répandra sur l’humanité souffrante. Israel Shamir

Et dire qu'ils ont dû lire l'article suivant, quelle horreur !

Il faut avoir à l'esprit que ces intellectuels font figure de progressistes, d'opposants à l'impérialisme américain. Vous comprendrez peut-être mieux pourquoi nous faisons preuve d'une telle intransigeance intellectuelle ou politique, pour ne pas induire les lecteurs en erreur ou nous tromper de camp, c'est préférable !

L'oligarchie financière anglo-saxonne a le choix entre trois scénarios possibles pour imposer sa stratégie ou instaurer une dictature mondiale : Soit liquider les Etats et s'en remettre exclusivement à des institutions supranationales, ce qui paraît irréaliste, soit s'en remettre aux Etats les plus puissants pour qu'ils instaurent eux-mêmes le fascisme dans leur propre pays, cela peut prendre beaucoup de temps et n'est pas sans risques, soit une combinaison des deux selon le degré de résistances rencontrées dans chaque pays, ce qui serait la solution la plus économique, car elle permettrait d'avancer sur tous les fronts à la fois.

Ils peuvent aussi être tentés de précipiter les choses en orchestrant une guerre conventionnelle en Europe. Il faut avoir à l'esprit qu'ils ont la capacité à n'importe quel moment d'appuyer sur un simple bouton pour faire chuter n'importe quelle place boursière et gouvernement par la même occasion, ils sont les maîtres du jeu si l'on veut.

On enrage rien que d'y penser, mais bon, cela ne sert à rien, sachons garder notre sang froid et soyons lucide. Ne nous laissons pas intimider ou démoraliser. Demandons-nous plutôt qui en a vraiment conscience. Là cela devient plus inquiétant. Quoique, tous ceux qui jusqu'à présent ont rejeté notre stratégie ou préfèrent l'ignorer pourraient y venir très rapidement si la situation prenait une telle tournure, en prenant enfin conscience qu'ils n'ont plus rien à perdre, tous les obstacles au rassemblement de l'avant-garde et au-delà sauteraient les uns après les autres pratiquement spontanément, et dans ce cas-là, seraient bien mal avisés ceux qui leur reprocheraient leurs errements passés.

On me reproche d'être outrancier, trop radical ou intolérant dans mes analyses ou mon discours, alors qu'en réalité je ne fais que situer mon combat politique au même niveau que celui de notre ennemi qui nous agresse en permanence, donc je ne pense pas être décalé par rapport à la réalité, au contraire. Reste à savoir si on est prêt ou non à affronter le régime, si cette perspective nous effraie ou si au contraire on s'y prépare avec la volonté de vaincre, d'abattre notre ennemi. Lui il fait preuve d'une détermination cynique et sans faille, et bien la nôtre doit se situer au même niveau ou à un niveau supérieur encore, et ayant le nombre et la force de notre côté, nous sommes invincibles pour peu qu'on sache s'y prendre. Il n'y aurait rien de pire que de prendre les travailleurs pour des idiots incurables. Il ne reste plus qu'à nous mettre en ordre de bataille pour mener ce combat jusqu'au bout, et nous sommes certains de l'emporter.

Mais bon, force est de constater que nous en sommes très éloignés, hélas ! Nous gaspillons un temps précieux qui nous fera défaut demain, nous le paierons très cher en sacrifices inutiles, chacun doit y réfléchir tranquillement. Il faut que les militants se libèrent du carcan du dogme ou du sectarisme qu'incarnent leurs différents partis, la parole et leur personnalité doivent se libérer de ce joug pour qu'ils puissent donner le meilleur d'eux-mêmes et progresser, briser les obstacles que nos dirigeants ont érigés entre nous, il faut remettre en cause leurs vérités, cesser de leur octroyer des qualités ou des vertus qu'ils n'ont jamais eu, de leur accorder une confiance qu'ils n'ont jamais méritée, sinon nous ne nous en sortirons pas.

Il faut se ressaisir, laisser de côté nos a priori, faire preuve de modestie, remettre les compteurs à zéro et repartir sur des bases saines. Qu'est-ce qu'on risque au point où nous en sommes ? Et si vous avez suivi comment j'ai essayé de mettre en oeuvre la méthode du marxisme ou le matérialisme dialectique vous ne risquerez pas de vous faire manipuler ou de vous fourvoyer vous-même.

Dites-moi sincèrement entre nous, est-ce que je serais tomber dans le piège du complotisme, de l'antisémitisme, de la xénophobie, du racisme, de l'homophobie, du réformisme, du gauchisme, du social-patriotisme, du souverainisme, du nationalisme, du social-impérialisme, du féminisme, de l'écologie ou de l'écosocialisme, du socialisme du XXIe siècle, etc. je les ai démasqués, identifiés, caractérisés et combattus sans relâche, c'est donc que cette méthode est efficace, non ? Je ne demande pas aux lecteurs de me faire confiance ici ou ailleurs, cela ne m'intéresse pas, je leur demande juste d'expérimenter cette méthode. A suivre.

- Les « amis » terroristes de Trump - Arrêt sur Info

Malgré sa rhétorique d’homme fort contre le terrorisme, Trump est heureux de faire affaire avec des gouvernements qui ont des liens avec des extrémistes

Le président élu Donald Trump s’est ingénié à se présenter comme un homme fort dans la lutte contre le terrorisme. (...)

Cependant, la rhétorique de Trump ressemble beaucoup à son autobronzant orange : effrayante, inoubliable… et bien trop fausse.

Terrorisme d’État saoudien

Si Trump est persuadé que les attentats du 11 septembre ont été financés par l’Arabie saoudite, il est clair qu’il n’en est pas moins heureux de fricoter avec les ennemis de l’Amérique, tant qu’il peut se faire rapidement du fric.

Au cours de sa campagne l’année dernière, Trump a enregistré huit nouvelles sociétés en Arabie saoudite. La Commission électorale fédérale a révélé que quatre d’entre elles étaient encore en activité en mai 2016.

THC Jeddah Hotel Advisor et DT Jeddah Technical Services Advisor sont les sociétés dont il est désigné comme propriétaire ou président et elles seraient liées au développement potentiel d’un projet hôtelier.

Le même jour où il créait ces sociétés, Trump avait annoncé lors d’un rassemblement en Alabama : « Les Saoudiens, je m’entends avec tous. Ils m’achètent des appartements. Ils dépensent 40 millions de dollars, 50 millions de dollars.

Suis-je censé les détester ? Je les aime beaucoup. »

Les relations lucratives de Trump avec les Saoudiens sont anciennes. Trois mois avant le 11 septembre, Trump aurait vendu le 45e étage de Trump World Tower au royaume d’Arabie saoudite pour 4,5 millions de dollars.

Groupe terroriste iranien

Cela n’a pas empêché Trump et ses représentants d’utiliser avec hypocrisie la question saoudienne pour discréditer leurs opposants politiques.

Rudy Giuliani, principal candidat de Trump pour le poste de secrétaire d’État selon des sources au sein de son équipe de transition, a appelé Hillary Clinton, alors rivale de Trump, à s’excuser publiquement pour avoir reçu des dons d’Arabie saoudite.

« Je voudrais la voir s’excuser pour tout l’argent que la Fondation Clinton a accepté, venant disons-le d’Arabie saoudite, où les femmes ne sont pas autorisées à conduire. On me dit qu’elle est féministe et elle accepte de l’argent d’un pays où les femmes ne sont pas autorisées à conduire ? » a souligné Giuliani.

Pourtant, Giuliani est un lobbyiste rémunéré pour le compte de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (Moudjahidine e-Khalq, MeK), organisation pour laquelle il a fait campagne (avec succès) afin qu’elle soit retirée de la liste des organisations terroristes étrangères du Département d’État en 2012.

« Le MeK a beaucoup de sang américain sur les mains, ainsi que celui de milliers d’Iraniens tués alors que le groupe était une force de frappe au service de Saddam Hussein dans les années 1980 et 1990 », a écrit Daniel Benjamin, un ancien coordinateur de la lutte contre le terrorisme au sein du Département d’État.

Giuliani a également reçu des indemnités pour des conférences de la part du MeK pour s’être exprimé plusieurs fois au nom du groupe en 2011 et 2012. Il est intéressant de noter que Giuliani a profité de son plaidoyer pour le MeK alors que le groupe était encore répertorié comme une entité terroriste. Comme le remarque Benjamin, son lobbying pour le MeK pourrait bien avoir été illégal.

Autoritarisme turc

Pourtant, le lobbying pour les terroristes semble être un passe-temps régulier pour les personnes nommées par Trump.

Il a été révélé que son conseiller à la sécurité nationale, le lieutenant-général Michael Flynn, ancien chef de la Defense Intelligence Agency (DIA) du Pentagone, avait signé un contrat avec une entreprise néerlandaise servant de façade à un entrepreneur turc étroitement lié au régime d’Erdogan.

En septembre 2015, la société de Flynn, Flynn Intel Group, a signé un accord de lobbying avec Inovo BV, une façade pour Inovo Turkije. Les deux entités ont été fondées par Ekim Alptekin, un représentant d’Erdogan qui préside le Conseil d’affaires turco-américain, lui-même division de la Commission des relations économiques étrangères de la Turquie, dont les membres sont désignés par le ministre de l’Économie et la Grande Assemblée nationale de Turquie.

Pendant ce contrat, Flynn a écrit une tribune regorgeant d’éloges exubérantes pour la répression post-coup d’État menée par Erdogan. Il a même repris la propagande de l’État turc en affirmant que le coup d’État avait été orchestré par le religieux exilé Fethullah Gülen – qu’il qualifiait de terroriste.

Pourtant, selon le Comité pour la protection des journalistes, la Turquie emprisonne désormais plus de journalistes que n’importe quel pays, notamment la Chine, alors que les opposants politiques d’Erdogan sont arrêtés par milliers – tous sur des accusations de « terrorisme ».

Ce mois-ci, l’indice d’État de droit du World Justice Project a placé la Turquie à la 99e place sur 113 pays, juste derrière l’Iran et le Myanmar.

« Si Flynn connaissait les liens d’Alptekin avec le gouvernement turc, il a violé la loi américaine en ne s’inscrivant pas en vertu de la Foreign Registration Act (FARA) et en ne se déclarant pas comme agent étranger », fait remarquer David Phillips, ancien conseiller du Département d’État sous les administrations Clinton, Bush et Obama.

Djihadistes syriens

Cependant, Flynn en sait beaucoup plus sur la duplicité de la Turquie que d’autres. En août 2012, alors qu’il était chef de la DIA, cet organisme a obtenu des informations alarmantes prouvant que les « États du Golfe et la Turquie » appuyaient « l’insurrection en Syrie » en soutenant al-Qaïda en Irak.

La DIA a averti que la poursuite d’un tel soutien aux rebelles islamistes conduirait à la création d’une « principauté salafiste » dans l’est de la Syrie et, éventuellement, à la déclaration d’un « État islamique… en Irak et en Syrie ».

Dans les interviews concernant le rapport, Flynn a confirmé que l’exactitude de cette information.

Malgré les allégations de financement de djihadistes syriens par l’État turc, Flynn est heureux de s’accorder avec Erdogan.

Interdire le territoire aux musulmans, mais prendre leur argent

Trump lui-même n’a aucun scrupule à investir dans ces régions.

À ce jour, Trump a reçu des redevances pour plus de 10 millions de dollars pour la licence de son nom sur l’immeuble Trump Towers à Sisli, une tour résidentielle de 40 étages à Istanbul.

Trump aime aussi prendre l’argent des pays du Golfe, même si son propre chef de la sécurité nationale a connaissance de leur financement direct des djihadistes syriens.

L’entreprise publique Qatar Airways, par exemple, loue de l’espace dans une tour Trump pour son quartier général de New York. Et Trump a un grand projet immobilier aux Émirats arabes unis. En 2015, The Trump Organization a indiqué à Hotelier Middle East que sa ligne d’hôtels de luxe, Trump Hotel Collection, prévoit de construire d’autres hôtels importants à Dubaï, à Abu Dhabi, au Qatar et en Arabie saoudite.

L’argent est roi. Trump sait cela mieux que la plupart des gens. Et ses alliés qui financent le terrorisme également. Arrêt sur Info 26.11

Turquie. L'aveu.

- Turquie : Erdogan menace de laisser passer les migrants vers l'Europe - Franceinfo

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé, ce vendredi 25 novembre, de rouvrir les frontières pour laisser passer les migrants voulant se rendre en Europe. Franceinfo

Erdogan avoue que sur ordre de l'OTAN, il y a un an, il a ouvert les frontières de la Turquie pour que plus d'un million de "migrants" se déversent sur les pays d'Europe occidentale, afin d'y semer le chaos qui profiterait à l'extrême droite et déstabiliserait certains chefs d'Etat ou gouvernement qui traînaient les pieds pour augmenter leurs budgets de la Défense ou n'appliquaient pas à la lettre la politique de Washington, tandis que ceux qui lui étaient soumis mais peinaient à la mettre en oeuvre, bénéficieraient du soutien inespérés de la pseudo-gauche et extrême gauche...

Quand les sionistes fabriquent l'antisémitisme.

- Pourquoi il est possible à Steve Bannon d’être pro-Israël et antisémite - arretsurinfo.ch

Voici ce que les dirigeants juifs pensent du choix de Donald Trump pour le poste de responsable de la stratégie

Steve Bannon, ancien patron de Breitbart News, a pendant des années et avec une grande fierté donné aux nationalistes blancs et aux antisémites une plateforme pour répandre leur haine.

Lorsque l’Anti-Defamation League, une des plus anciennes organisations juives américaines consacrées à la lutte contre l’antisémitisme, a dénoncé la décision de Donald Trump de faire de Bannon son stratège en chef , les soutiens juifs du président élu se sont précipités pour défendre Bannon – le dépeignant comme un «défenseur d’Israël ».

Aaron Klein, chef du bureau de Breitbart à Jérusalem, a déclaré à BuzzFeed que Bannon est un «patriote engagé qui est profondément préoccupé par les menaces croissantes sur Israël. »

Mais certains leaders intellectuels et religieux juifs ne sont pas disposés à accepter l’argument selon lequel être pro-Israël ou s’engager fermement à protéger Israël ne disculpe pas automatiquement quelqu’un d’être un antisémite.

En fait, soutiennent ces leaders, il est absolument possible que des gens soutiennent Israël et soutiennent dans le même temps des réseaux qui promeuvent la haine à l’égard des Juifs américains.

Le rabbin Abraham Cooper, vice-doyen du Centre Simon Wiesenthal, a longtemps travaillé à pister l’antisémitisme en ligne. Il a déclaré par courriel à The Huffington Post qu’il n’a pas vu de « preuve définitive » que Bannon est personnellement un antisémite, ou quelqu’un qui hait les Juifs, le judaïsme, et les valeurs juives.

« En 2016, Israël est le foyer de la plus grande communauté juive dans le monde. Il est également le centre spirituel du judaïsme et du monde juif « , a déclaré Cooper à The Huffington Post. «Compte tenu de ces faits, il serait difficile de classer quelqu’un comme un antisémite de type classique, s’il soutient et défend l’Etat juif et ses 8,3 millions de citoyens (dont plus de 6 millions de Juifs). »

Le rabbin Jack Moline, Président de Interfaith Alliance [alliance interreligieuse], a déclaré à The Huffington Post penser qu’une personne peut «absolument» être pro-israélienne et antisémite dans le même temps. Moline se définit à la fois comme juif et sioniste. Mais il a prévenu qu’il était dangereux de confondre ces deux identités.

« Certains ont des raisons politiques, religieuses et idéologiques pour soutenir l’Etat d’Israël qui ont peu ou rien à voir avec le soutien pour le peuple juif lui-même », a affirmé Moline au Huffington Post dans un courriel. «Le fait que Bannon a gagné le soutien d’une poignée de juifs américains de droite qui partagent ses opinions politiques ne fait rien pour effacer ses propos antisémites ou la nature antisémite du mouvement alt-right que son site a favorisé. «

Jane Eisner, rédactrice en chef du site juif Forward, a parlé des propos haineux tenus sur internet contre elle et d’autres journalistes juifs pendant la campagne électorale. Elle pense qu’ils venaient en bonne partie de ceux qui s’identifient avec la candidature de Trump. Dans une tribune libre, Eisner a insisté sur ce qu’elle a appelé l’hypocrisie à couper le souffle » des Juifs qui soutiennent Bannon, et a condamné la logique qui veut que « tant que vous soutenez certaines politiques du gouvernement israélien actuel, il est correct de copiner avec des gens qui haïssent les Juifs « . arretsurinfo.ch - Carol Kuruvilla - 17 novembre 2016

Il faut dire qu'après le pacte passé entre Hitler et les sionistes, plus rien ne devait nous surprendre de leur part.

En oligarchie, qui gouverne, devinez ?

- Wayne Madsen : « La CIA a toujours servi les intérêts de Wall Street » - Arrêt sur Info

Dans votre livre très pertinent consacré à George Soros : Soros : Quantum of Chaos, vous dévoilez le véritable visage de ce personnage qui est le fer de lance de plusieurs opérations de déstabilisation dans le monde. D’où vient tout le pouvoir que détient ce criminel et pourquoi est-il intouchable ?

Soros est très riche et est en fait une façade pour une personne encore plus puissante et riche, Evelyn de Rothschild avec sa famille. Ce sont tous les vrais maîtres marionnettistes du monde.

Soros reste une pièce maîtresse dans le dispositif anti-Trump. Trump peut-il lui résister ?

Trump est en réalité actuellement entouré de gens qui serviront dans son administration et qui seront fidèles aux maîtres marionnettistes Soros-Rothschild et certainement pas à Trump. (...)

Selon vos diverses analyses très intéressantes, peut-on affirmer que le gouvernement mondial ou les faux prophètes du nouvel ordre mondial sont les vrais décideurs de ce monde ?

J’en ai déjà parlé, Soros/Rothschild. D’autres sont les Bilderberg, le Bohemian Club, et le Council on Foreign Relations et leurs homologues.

Vous connaissez très bien certaines agences américaines de renseignement telles la NSA. Ces agences de renseignement servent-elles les intérêts des États-Unis ou plutôt les intérêts de l’oligarchie ?

La CIA a toujours servi les intérêts de Wall Street. La NSA sert maintenant les intérêts du réseau mondial de sécurité qu’elle dirige. (...)

La quantité et surtout la qualité de vos rapports nous dévoilent un monde inconnu par des millions d’êtres humains. Comment toutes ces vérités ont-elles pu être cachées ?

Les principaux médias collaborent avec le gouvernement pour couvrir les événements d’actualité. Je conseille à tout le monde de lire le Wayne Madsen Report ainsi que vos livres et de suivre vos diverses interventions dans les médias alternatifs. Comment expliquez-vous que nous, les résistants à ce que je nomme la caste oligarchique fasciste, sommes nommés « théoriciens du complot » ou « conspirationnistes » ? Ce concept est-il la seule arme des impérialistes fascistes pour réduire au silence tous ceux qui leur résistent et pour renforcer les rangs de ceux dont qui ont subi un lavage de cerveau, les «brainwasheds» ?

Le terme théoricien du complot a été développé par la CIA au milieu des années 1960 pour ridiculiser ceux qui croyaient qu’il y avait un grand rôle gouvernemental dans l’assassinat du Président Kennedy. Il a été utilisé depuis lors pour décrire les chercheurs légitimes sur l’Iran-Contra, le 9/11, et d’autres crimes de l’Etat profond.

Votre livre The Star and The Sword est l’un des rares à évoquer les liens intimes et opaques entre l’entité sioniste d’Israël et l’Arabie Saoudite. Vous avancez qu’ils organisent des attentats sous fausse bannière, dont celui du 11/9. Quelle sont l’origine et la nature de cette alliance stratégique israélo-saoudienne ? Pensez-vous que la loi JASTA va aboutir ou bien va-t-elle être contrée par les alliés sionistes de l’Arabie Saoudite ? Le fait que les USA et les Occidentaux ferment les yeux sur la guerre criminelle que mènent les Saoudiens au Yémen n’est-il pas dû au poids du lobby sioniste ?

L’alliance sioniste-wahhabite/saoudienne remonte à Ibn Saoud qui a écrit aux dirigeants britanniques et sionistes qu’il ne s’opposait pas à une patrie juive en Palestine tant qu’elle ne revendiquait pas le territoire saoudien sur la rive orientale du golfe d’Aqaba. La relation a toujours été étroite, sauf du temps du roi Faisal, qui a été comme par hasard visé dans le visage et tué par un parent. (...) Arrêt sur Info 25.11

Les saoudiens sont sémites, les sionistes n'en sont pas pour la plupart et sont antisémites, les Palestiniens sont sémites, mais eux par malheur ils n'ont pas de pétrole !

Propagande xénophobe. Ne dites pas que les multinationales des puissances occidentales pilleraient l'Afrique.

- Que restera-t-il aux pêcheurs d'Afrique de l'Ouest quand les Chinois auront fini d'épuiser les fonds marins avec leur flotte industrielle ? - Atlantico.fr

En Afrique de l'Ouest, la surpêche épuise les fonds marins. Les industriels chinois installés dans cette région sont les principaux responsables de ce désastre environnemental. Atlantico.fr




ACTUALITE EN TITRES

Aux armes camarades, non, c'était aux urnes les nantis !

- Votez pour les Trophées du Golf 2016 ! - LeFigaro.fr

Et si vous n'aviez rien d'autres à foutre :

- Trois bonnes raisons de venir au Salon des grandes écoles, organisé ce week-end par - LeMonde.fr

Enfin une bonne nouvelle...

- Nouveaux records de Wall Street pour le "Black Friday" - Reuters

... et une mauvaise pour les suppôts des barbares, les mêmes.

- Syrie: la chute des quartiers rebelles s'enchaîne à Alep - AFP

Selon l'Agence Française de Propagande, les Syriens plébisciteraient les barbares.

- Syrie: avancée de l'armée à Alep, détresse des civils en zone rebelle - AFP

L'armée syrienne a encore gagné du terrain vendredi à Alep et bombardé les quartiers rebelles de la ville, faisant de nouvelles victimes chez les civils et ajoutant au désespoir des habitants assiégés. AFP

Cette rhétorique ne vous rappelle-t-elle rien ? Ce n'est pas une horde de mercenaires d'Al-Qaïda qui se seraient emparés de Bengazi et qui auraient pris en otage sa population, c'est Kadhafi le tyran qu'il faut renverser...




ACTUALITÉ DU JOUR

La fabrication du consentement a du plomb dans l'aile.

- Primaire de la droite : "C'est une très belle victoire de la démocratie" - Franceinfo

Si un scrutin auquel n'a pas participé 90% des électeurs est "une très belle victoire de la démocratie", c'est bien qu'elle n'existe pas...

La preuve.

- Fillon, un candidat en phase avec son parti, pas avec le pays - Liberation.fr

Le régime en quête d'un sauveur suprême pour poursuivre son offensive contre la classe ouvrière.

Au premier étage, un suppositoire euphorisant et explosif.

- La "fusée Fillon décolle", la gauche "s'autodétruit", juge la presse - AFP

Le parallèle est ravageur : la presse de lundi souligne le "triomphe" de François Fillon dans la primaire de la droite et sa mise sur orbite élyséenne alors qu'"aux antipodes" la gauche "s'autodétruit". AFP

Ils ont déjà largué Hollande, usé prématurément comme Sarkozy, et ils ont signifié à Valls qu'ils le gardaient en réserve, en sortant deux sondages dans lesquels ils ont recueilli moins de 10% face aux autres candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2017. On voudrait être plus dissuasif qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

Au second, un luxueux suppositoire soporifique.

- Après la victoire de François Fillon à la primaire de droite, Emmanuel Macron appelle François Bayrou à le rejoindre - Le Huffington Post

Emmanuel Macron a appelé ce dimanche 27 novembre François Bayrou à soutenir son mouvement En Marche et donc sa candidature à la présidentielle de 2017. Le Huffington Post

Au troisième, un suppositoire à fragmentation.

- Au Front national, la candidature Fillon va déplacer le débat sur le terrain économique - LeMonde.fr

Le parti d’extrême droite dépeint le nouveau champion des Républicains comme le promoteur d’une « politique ultralibérale », « contre le peuple ». LeMonde.fr

Sylvia Pinel candidate (PRG), Valls qui pourrait l'être: le gouvernement au bord de l'explosion? - Challenges

Pinel candidate à la présidentielle contre Hollande, Valls qui hésite : le gouvernement peut-il résister à la crise qui vient de s'ouvrir? Challenges 26.11

Primaire de la gauche : Valls se tient prêt à être candidat face à Hollande - Franceinfo

Manuel Valls accentue encore la pression sur François Hollande en vue de la présidentielle de 2017. Dans un entretien au Journal du Dimanche, daté du 27 novembre, le Premier ministre n'exclut pas d'être candidat face au président lors de la primaire de la gauche. Il explique vouloir "casser cette mécanique qui conduirait (la gauche) à la défaite".

Choisira-t-il d'affronter le chef de l'Etat, comme l'a évoqué, samedi, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone ? "Chacun doit mener ses réflexions en responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience. Quoi qu'il arrive, le sens de l'Etat m'animera toujours", répond Manuel Valls dans le JDD. "C'est une question de jours", précise encore le Premier ministre alors que les candidats à la primaire de la gauche ont jusqu'au 15 décembre pour se déclarer.

J'ai des rapports de respect, d'amitié, et de loyauté avec le président. Mais la loyauté n'exclut pas la franchise. Force est de constater qu'au cours de ces dernières semaines, le contexte a changé. La parution du livre de confidences a créé un profond désarroi à gauche. Comme chef de la majorité, ma responsabilité est donc de tenir compte de ce climat.

Manuel Valls dans "Le Journal du dimanche" :

"Je n'oublie pas que le président a été élu par les Français en 2012. Mais toute candidature doit intégrer le rapport avec les Français, avec la gauche, avec notre famille politique. Toute décision qui ferait fi de ces trois dimensions apparaîtrait comme bancale ou fragile. Me concernant, j'intègre en permanence ces trois éléments", poursuit Manuel Valls. Pour lui, la primaire initiée par le PS "doit donner un élan, de l'espoir. Il faut se préparer au face-à-face". Et d'ajouter : "Je m'y prépare, j'y suis prêt." Franceinfo

En famille. Pour assurer le service-après-vente...

- Présidentielle : les militants communistes votent d’une courte tête pour le soutien à Mélenchon - LeMonde.fr

Le suspense aura duré jusqu’à la dernière minute, samedi 26 novembre. Avec plus d’une heure de retard sur l’horaire prévu, le Parti communiste (PCF) a annoncé les résultats de la consultation de ses adhérents quant à leur stratégie présidentielle. A 53,6 % des voix, les militants ont choisi d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon tout en menant « une campagne autonome ». Plus de 40 000 adhérents à jour de cotisation se sont exprimés.

Ce score, très serré, vient contredire celui des cadres du PCF. Le 5 novembre, ces derniers avaient opté à 55,7 % des suffrages pour une candidature communiste. Mais les militants avaient le dernier mot. « C’est une majorité, pas un raz-de-marée, commente Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Ça montre des communistes en responsabilité, très préoccupés, qui n’ont pas voulu rajouter un bulletin de vote à une gauche déjà très divisée. » Marie-Pierre Vieu, une autre dirigeante du parti, reconnaît des « débats difficiles » mais assure que sa formation peut encore « manier le rapport de force ».

« Bonne nouvelle »

On voit pourtant mal quelle est désormais la marge de manœuvre de l’organisation dirigée par Pierre Laurent. M. Mélenchon parvient à rallier les communistes sans avoir fait aucun compromis ni sur son programme, qui doit être publié début décembre, ni sur le cadre pour les législatives qu’il veut leur imposer. Reste que pour Alexis Corbière, son porte-parole, il s’agit d’« une bonne nouvelle ». « C’est la conséquence de la dynamique construite depuis février, juge-t-il. Toutes les énergies sont les bienvenues pour faire cette campagne. » Si ce dernier regrette certains « mots vifs » lancés ces derniers temps contre le leader du mouvement La France insoumise, il souligne que ce résultat montre que « la candidature de Jean-Luc Mélenchon est la seule qui permette d’éviter un second tour droite-extrême droite » – l’objectif revendiqué par la direction du PCF. Pour sa part, M. Dartigolles invite celui qui est désormais son candidat à la présidentielle à prendre « positivement » la décision de ses camarades. « Par son attitude et ses propos, on pouvait penser que Jean-Luc Mélenchon ne souhaitait pas ce soutien », estime-t-il.

Ce choix des communistes pourrait grandement faciliter la quête des 500 signatures du fondateur du Parti de gauche.

Les élus communistes qui attendaient la fin du processus interne de leur parti pourront désormais lui apporter leur précieux sésame. Selon M. Corbière, le candidat a déjà récolté 370 promesses de parrainages. Début novembre, un proche de M. Mélenchon assurait cependant au Monde que, quelle que soit l’option du PCF, la recherche des signatures continuerait indépendamment de celles promises par leurs ex-alliés afin de ne pas leur offrir un moyen de pression.

« Soutien critique »

Si ce vote peut sembler une victoire pour M. Mélenchon, il ne règle pas tout, loin de là. On est loin des conditions qui avaient amené le PCF à soutenir M. Mélenchon en 2011. Ce dernier avait en effet été désigné candidat du Front de gauche à plus de 59 % des voix. A l’époque, un accord liait les deux partenaires, et les communistes étaient pleinement investis dans la campagne du député européen – M. Dartigolles avait le titre de codirecteur de campagne.

Six ans plus tard, l’ambiance risque d’être tout autre et le ralliement du PCF pourrait se révéler bien encombrant pour M. Mélenchon. « C’est un soutien critique mais constructif », précise M. Dartigolles, qui participait samedi après-midi à une rencontre organisée par la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, à Bondy (Seine-Saint-Denis). Si les communistes partagent l’essentiel du programme du candidat de La France insoumise, des divergences sont apparues ces derniers mois, comme sur l’Europe. Certains propos de M. Mélenchon, notamment sur l’immigration, ont également été peu appréciés au sein de feu le Front de gauche.

De son côté, Pierre Laurent peut pousser un soupir de soulagement. Le secrétaire national du PCF s’était résolu, au dernier moment et du bout des lèvres, à appeler à rejoindre la campagne de M. Mélenchon avant d’être désavoué par les cadres de sa formation. L’honneur est donc sauf pour le sénateur de Paris, réhabilité par ses militants. Sa position n’en est pas moins très inconfortable, lui qui se retrouve à la tête d’un parti plus fracturé que jamais. LeMonde.fr 26.11

En complément

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles a participé samedi au "carrefour des gauches", organisé par les amis de Martine Aubry en vue de 2017.

En partant, un proche de Benoît Hamon pestait : "Si tout ça, c'est pour dire à la fin, 'je vote pour François Hollande', c'est vraiment décevant." Comme si les personnalirés présentes avaient avant tout pris date pour l'avenir et le congrès socialiste d'après-2017. Pour l'heure, chacun a pu noter que ni Christiane Taubira, ni Martine Aubry, ni Anne Hidalgo n'ont exclu de soutenir une nouvelle fois le président de la République. marianne.net 27.11




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Corée du Sud

- Corée du Sud: plus d'un million de manifestants contre la présidente - AFP

Plus d'un million de personnes ont bravé samedi le froid et la neige à Séoul pour réclamer de nouveau la démission de la présidente Park Geun-Hye empêtrée dans un retentissant scandale de trafic d'influence, selon les organisateurs. AFP

Brésil

- Brésil: démission d'un ministre-clé pour trafic d'influence, Temer mis en cause - AFP

La démission d'un ministre-clé du gouvernement brésilien dénoncé pour trafic d'influence a relancé vendredi la crise politique au Brésil, le président Michel Temer étant accusé d'avoir exercé des pressions en sa faveur dans une affaire patrimoniale privée. AFP

Philippines

- Philippines : colère et indignation après l’enterrement de Marcos - euronews.com

“Pas d’honneurs pour un tyran”. C’est derrière ce slogan que plusieurs milliers de Philippins ont manifesté ce vendredi à Manille. Ils tenaient à exprimer leur indignation après l’enterrement la semaine dernière de l’ex-dictateur Ferdinand Marcos dans le cimetière réservé aux héros de la Nation. euronews.com


Le 25 novembre 2016

CAUSERIE

Mauvaise nouvelle, mon ordinateur portable ou de secours est tombé en panne.

Quatres réflexions politiques.

Le nouveau monde ou le nouvel ordre mondial.

Et dire que le système électoral américain date du début du XIXe siècle, lorsque l'esclavagisme avait cours aux Etats-Unis. Et avec les primaires en France, c'est vers un tel système que le PS qui a ouvert le bal des négriers veut nous entraîner.

Le ventre ou la tête ? Non, la tête et le ventre.

Autrefois les conditions de travail et d'existence du peuple étaient si précaires ou misérables, qu'il exigera leur amélioration immédiate, mais force était de constater que cela ne faisait pas le compte ou que ses besoins ou ses aspirations fondamentales ne seraient jamais satisfaits de la sorte, car ils étaient incompatibles avec le régime d'exploitation ou les rapports sociaux de production en vigueur. C'est ainsi qu'il en vint à engager le combat politique pour renverser l'ordre établi et fonder une société qui ne serait plus basée sur le profit et l'exploitation, l'oppression, mais sur ses propres besoins ou aspirations qu'il estimait légitimes.

Pour mener son combat politique il se dota de différentes théories qu'il testa au cours de la lutte des classes. Aucune ne devait résister à cette épreuve, hormis une seule qui était basée sur une analyse scientifique du processus dialectique qui parcourait l'ensemble des rapports qui régissaient la matière, donc la nature, les hommes, la société, le monde, l'univers en général, ainsi que les transformations qu'elle avait pu être amenée à connaître depuis son origine, de sorte qu'il était dorénavant possible de parvenir à la compréhension de sa nature ou de ses différentes composanes telle qu'elle se présentait à l'état présent, afin d'évaluer dans quelle direction elle pourrait évoluer en fonction de l'action de certains critères qui finalement en détermineraient le destin.

Cette théorie ne pouvait pas reposer sur des idées, auquel cas elle n'aurait été que pure spéculation ou divagation philosophique ou métaphysique, et jamais elle ne serait parvenue à la compréhension du fonctionnement de la matière et de ses différentes manifestations. Elle n'avait rien de mystérieuse, elle était uniquement le produit de la découverte du processus dialectique qui parcourait la matière tout au long de son existence, d'une simple observation, d'un banal constat, qui allait s'appliquer également à l'histoire des hommes.

Cette théorie reposait donc uniquement sur l'observation du comportement de la matière, sur des faits, ce qui devait constituer une nouvelle manière d'interpréter le développement de la civilisation humaine, qui jusque là avait été largement romancé ou idéalisé et par certains aspects était demeuré obscur aux hommes...

Pour être plus précis, il ne s'agit pas à proprement parler d'une interprétation, car ceux qui sont à l'origine de cette découverte en élargissant le champ de la dialectique à l'ensemble de la matière et de ses manifestations, n'ont fait à ce stade que transposer la réalité telle quelle sous la forme scripturale ou orale. Et ce n'est qu'au stade de la théorisation que ces penseurs apporteront leur touche personnelle à la réalité, en indiquant de quelle manière ou dans quelle direction la société pourrait s'orienter en étant soumise à l'action organisée et consciente des exploités et des opprimés.

Précisons encore, quand par commodité nous parlons d'interprétation à propos du matérialisme dialectique, nous faisons référence uniquement à la forme explicative employée dans le discours de ces penseurs, qui ne relate que des faits en dehors de toute appréciation ou jugement subjectif qui serait de nature à déformer la réalité.

Et quand par commodité encore on emploie le terme de théorie concernant le marxisme, on le déforme littéralement puisqu'il n'a rien d'abstrait ou de spéculatif. Bref, on utilise ces expressions qui ne correspondent pas exactement à leur objet par économie de langage, parce qu'elles sont couramment utilisés pour distinguer le matérialisme dialectique des autres modes d'interprétation qui vont du matérialisme vulgaire ou non dialectique à l'idéalisme absolue d'Hegel.

Nous terminerons en revenant à cette découverte parce que sa signification à une portée historique qui se confond avec l'existence et le destin de la civilisation humaine. Cette découverte correspond à une prise de conscience.

Jusqu'à nos jours les hommes n'ont fait que subir le sort que leur avait réservé la société, ou ils l'ont orientée dans une direction sans trop savoir ou sans se préoccuper des conséquences qui en résulteraient, puisqu'ils ne sont jamais parvenus à la compréhension du processus dialectique qui y présidait, c'est la raison pour laquelle nous évoquons un processus matérialiste dialectique inconscient.

La question qui est posée à l'humanité est simple : Serons-nous un jour capable de venir à bout des obstacles qui nous empêchent encore d'en prendre conscience, comment faire, par quels moyens parvenir à ce que ce processus matérialiste dialectique inconscient devienne conscient ou accessible à la majorité des exploités et des opprimés pour qu'ils conquièrent leur émancipation du règne de la nécessité?

Force est de constater que parmi ceux qui se prétendent conscients, il est exceptionnellement rare d'en rencontrer qui aient atteint ce niveau de conscience qui somme toute n'a rien d'extraordinaire.

Dites-nous, qui n'est pas capable de comprendre qu'un grain d'orge une fois planté va céder la place à une plante, qui à son tour va disparaître pour céder la place à de nouveaux grains d'orge, autrement dit, la matière passe par différentes phases contradictoires pour aboutir à un état supérieur ? Dites-nous, qui n'est pas capable de comprendre qu'en élevant la température de l'eau, parvenue à 100°C ce corps liquide elle va se transformer en gaz, et qu'en l'abaissant à 0°C il va prendre l'aspect d'un corps solide, autrement dit, que la transformation quantitative de la matière aboutit à sa transformation qualitative ?

Et ce sont ces mêmes lois qui régissent le fonctionnement du capital, et qui inexorablement le mène à la faillite ou le conduit à son effrondrement, effondrement qui peut emprunter différentes formes mais produira les mêmes effets, mais ce n'est l'objet de notre exposé.

Alors pourquoi la tête et le ventre, plutôt que le ventre ou la tête ? Parce qu'on ne vit plus tout à fait dans le monde du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, il a subit de si profondes transformations qui nous imposent d'adapter notre conception de la lutte de classe, s'y refuser, c'est se condamner par avance à la défaite, et on comprend parfaitement que ce soit démoralisant ou démobilisateur.

Jadis le prolétariat était en grande partie illettré, son niveau de connaissance ou de conscience n'allait pas plus loin que le bout de sa rue ou celui de l'usine, du village ou de son champ, ses conditions d'existence et de travail étaient misérables, éreintantes, il ne disposait pas ou peu de temps libre, il avait peu de distractions, il ne tirait pratiquement aucune satisfaction de son existence faites de sueurs, de larmes et de sang, le contraire de celle de l'aristocrate ou du bourgeois auquel il aurait bien couper la tête pour mettre un terme aux multiples humiliations, privations ou souffrances qu'il lui faisait subir.

Au cours de la seconde milieu du XXe siècle sa condition s'est considérablement améliorée, au point qu'il s'en désintéresse car il a l'esprit ailleurs dorénavant. Une importe classe moyenne s'est développée qui vit dans la plus parfaite insouciance du lendemain et du sort du reste de la société. Tous ou presque ont été scolarisés, ont reçu une éducation, la majorité bénéficie d'un mode de vie relativement confortable, de moyens d'existence leur permettant de s'adonner au superflu et au gaspillage, ils disposent de moyens d'informations pour suivent l'actualité sociale et politique en France et dans le monde, d'une multitude d'instruments pour parfaire leurs connaissances, hormis le fait qu'ils ne disposent de pratiquement aucune liberté, peu de choses distinguent dorénavant leur mode de vie de celui des bourgeois ou des capitalistes qu'ils envient plus qu'ils n'envisagent de les chasser du pouvoir.

De ventres vides, on est passé à des ventres trop pleins, sauf chez les miséreux évidemment et ils en existent, tandis que les têtes, quand elles ne se sont pas vidées, elles sont trop pleines aussi ou ressemblent à des décharges remplies d'immondices dans lesquelles il faut fouiller pour faire émerger un brin de conscience ou creuser profondément pour trouver trace de leur volonté de changer la société rendue à l'état apoplexique.

Inutile de dire que l'on ne souhaite pas revenir à la condition du début du XXe siècle ou au-delà en arrière, cela, c'est le projet des néolibéraux. Maintenant si la plupart ont la tête pleine et aucun ne dispose réellement de liberté sauf à se leurrer par ce qu'on entend par là, c'est dans cette direction qu'il faut orienter notre discours pour toucher un maximum de travailleurs de toute condition sociale, puisqu'il y a autant de têtes pleines en bas qu'au milieu de l'échelle sociale.

Un ouvier qui travaille dans une usine ou sur un chantier, dans un commerce, ou un cadre, un ingénieur, un médecin, etc. tous sont susceptibles d'être intéressés par notre discours, tous peuvent parfaitement le saisir, cela représente quand même quelques millions de travailleurs et jeunes. Tout dépend comment on s'y prend, de quelle manière on les aborde.

Peu, très peu peuvent rejoindre notre combat en réalité, peu importe à ce stade, il n'y en aurait qu'1% que ce serait pratiquement déjà de trop ! Si cela vous fait penser au 1% qui concentre l'essentiel des richesses mondiales et influent sur le cours de la situation mondiale, vous n'auriez pas tort, pour un peu vous partageriez presque mes convictions, mais bon, je ne pense pas qu'on en soit rendu là, sinon cela se verrait et se saurait.

Il n'y a donc pas de quoi désespérer, au contraire.

Maintenant n'allez pas croire qu'il s'agirait de changer les hommes pour changer la société, pas du tout, on sait où mène cette théorie, à ne rien changer du tout. Non, il s'agit de poursuivre la lutte de classe en défendant tous nos droits et acquis dans une perspective révolutionnaire, tout en s'adressant aux travailleurs afin d'élever leur niveau de conscience en leur fournissant la méthode pour y parvenir par eux-mêmes, sinon cela n'aurait aucune valeur ou tout progrès serait éphémère.

Nous ne leur demanderont jamais de nous faire confiance ou de nous croire sur parole, surtout pas, la méthode que je préconise s'inscrit en rupture avec celle que nous avons employée jusqu'à présent, qui consistait en gros à obtenir leur adhésion sans principe, à engrenger des résultats sans lendemain, ce qui est au passage aussi irresponsable que méprisable.

Vous ne trouverez jamais ce genre de discours dans la littérature des différents partis ouvriers qui existent de nos jours et vous aurez compris pourquoi, on vient juste de l'expliquer si vous avez suivi.

Un camarade vient de me proposer de m'envoyer un de leurs journaux par Internet en précisant qu'il était "triste à pleurer", ennuyant, destiné à une clientèle de militants enfermés dans une conception de la lutte de classe obsolète, qui a fait ses preuves quand on voit où nous en sommes rendus, mais à laquelle ils s'accrochent parce qu'ils sont incapables d'en imaginer une autre. Comment le pourraient-ils quand leurs dirigeants et leurs partis sont aussi déconnectés de la réalité, ils n'ont jamais lu un seul article qui traiterait des rapports qui existent au sein des différentes classes ou ce que vivent au quotidien les travailleurs à la manière d'un Marx, Engels ou Lénine qui m'ont inspiré.

J'ignore si en s'y mettant à plusieurs, on parviendra un jour à proposer une alternative à tous ces partis ou courants politiques faillis. On garde l'espoir, on pense qu'il arrivera un moment où les militants et les travailleurs avancés sauront faire la part des choses et se manifesteront.

A droite toute avec le PS.

Le pays n'a jamais été aussi à droite feint de s'offusquer Le Parisien qui avait sans peine adopté la même tendance après l'avoir encouragée. Et de poursuivre, si la rupture déjà promise par Nicolas Sarkozy en 2007 n'a pas encore vu le jour, c'est que le pays n'était pas prêt, grâce à qui le serait-il dorénavant, pardi, à la gauche qui devait préparer le terrain à la réaction en appliquant méticuleusement son programme, de telle sorte que la droite apparaisse comme un moindre mal, alors qu'en réalité elle s'apprête à poursuivre et amplifier la même politique antisociale et impérialiste.

Cela n'est rendu possible que parce que la majorité du peuple s'est embourgeoisé, est corrompu, demeure incapable de se situer sur un terrain de classe indépendant, en proie à une confusion extrême il s'est accommodé avec une imposture qui lui sera fatale s'il ne la brise pas à temps. Tous ceux qui se sont rendus coupables en couvrant cette imposture en partagent la responsabilité, c'est-à-dire la totalité des partis du mouvement ouvrier et les syndicats.

Dès le début du XXe siècle des ministres du PS (SFIO) devait siéger dans des gouvernements de droite ou les soutenir, c'était anodin ou pour la bonne cause diront ses dirigeants dont Jaurès, au point qu'ils en viendront à voter les crédits de guerre quelques années plus tard, par adhérer à la guerre impérialiste, à prendre parti pour la guerre contre la paix, pour la grande boucherie, refusant de dresser les exploités contre les exploiteurs, par crainte du socialisme qu'ils étaient censés représenter. Ils remettront cela lors de la Seconde Guerre mondiale, lors des guerres coloniales jusqu'à nos jours.

Le PS a fait la démonstration il y a plus d'un siècle qu'il était non pas de gauche mais de droite, non pas socialiste, mais impérialiste, non pas progressiste mais réactionnaire, non pas humaniste mais partisan de la barbarie capitaliste. Et cela n'a pas suffit pour l'expulser définitivement du mouvement ouvrier, pour le caractériser comme un pure produit de la réaction. Parce qu'il incarnait les illusions d'un peuple ignorant, il fallait composer avec lui, ce qui eu pour conséquence désastreuse de faire durer cette formidable imposture jusqu'à nos jours. On ira jusqu'à nous expliquer que c'était pour notre bien, qu'il n'aurait pas été possible de faire autrement, même après coup en constatant les ravages que cela avaient causés on nous dira que cela avait été la meilleure stratégie à adopter, qu'il nous soit permis d'en douter, de la condamner, de la combattre.

Réglons la question de Trump.

Il s'est présenté aux primaires en tant que membre du parti républicain, à l'issue des primaires du parti républicain il est devenu le candidat du parti républicain à l'élection présidentielle, à l'issue de cette élection il est devenu le président des Etats-Unis, et en tant que tel il appliquera le programme du parti républicain.

Entre la copie et l'original, le parti démocrate et le parti républicain, c'est l'original qui l'a emporté. Trump a été présenté comme un "clown", un "farfelu", un "original", un "électron libre", il a tenu un discours outrancier et provocateur envers l'oligarchie qui n'était pas sans rappeler celui de Hollande sur la finance, on connaît la suite, et il en ira de même avec Trump, c'est ce que nous avons pronostiqué immédiatement après l'annonce de sa victoire sans vraiment prendre de risque puisqu'il est lui-même oligarque.

Donc la question de savoir qui va gouverner les Etats-Unis et sur quel programme est réglée, et contrairement aux apparences ou à ce qu'on voudrait nous faire croire ce n'est pas Trump qui désignera les membres du gouvernement. Quant aux nominations qu'il a annoncées, il n'est pas certain que pour certaines d'entre elles elles franchiront le cap de son investiture.

L'oligarchie a choisi Trump parce que c'est une espèce de roturier dans son milieu, un nouveau riche, un petit millionnaire qui a su profiter de la vague néolibérale destinée à accroître sans cesse la fortune des plus riches pour s'enrichir au passage ou devenir milliardaire, comment, en investissant dans les secteurs économiques qui allaient correspondre aux nouveaux besoins des plus riches ainsi qu'à ceux des nouveaux riches, c'était le moyen le plus efficace pour s'enrichir considérablement rapidement sans prendre réellement de risques. En résumé, il suffisait d'observer ou d'avoir conscience de l'orientation du capitalisme et de s'inscrire dans ce processus pour en tirer un maximum de profit, banal et déconcertant à la fois.

Ainsi, Trump n'appartient pas aux grandes dynasties d'oligarques qui sur le plan politique n'ont jamais pris le risque de se mettre en avant, elles tirent les ficelles ou gouvernent en coulisse en détenant le cordon de la bourse. Elles méprisent profondément Trump qu'elles considèrent comme une sorte d'affairiste ou d'arriviste minable qui a profité de leur enrichissement pour s'enrichir à son tour. Elles disposent de suffisamment de pouvoir pour le briser quand elles veulent et Trump le sait pertinemment.

Trump est faible et vulnérable, c'est un vulgaire pantin entre leurs mains, et c'est en grande partie pour cette raison qu'elles l'ont désigné pour assumer la politique ultra réactionnaire qu'elles vont lui imposer, elles savent que par conséquence il va devoir affronter une situation qui ne pourra que se dégrader et qui sera de plus en plus périlleuse à gérer, il fera donc l'objet d'attaques de toutes parts ou il subira une pression énorme, de sorte que si la situation l'exigeait ou risquait de dégénérer, ce serait alors un jeu d'enfant pour elles de le destituer ou de le liquider, et connaissant leur cynisme, il est même impensable d'imaginer que cela ne figurait pas dans leur programme quand ils l'ont désigné. Et les signes avant-coureurs de ce qui l'attend ne manquent pas, outre qu'il vient de louer les qualités d'Obama et Clinton qu'ils avaient violemment vilipendés pendant sa campagne électorale, le 22 novembre après avoir annoncé sur twitter qu'il refuserait tout entretien au New York Times qu'il avait également pourfendu, il a fait soudain volte-face et il s'est plié à cet exercice qu'exigeait de lui ses pairs comme une vulgaire marionnette sans réel pouvoir.

On dira plus tard que Trump aura été le pire président des Etats-Unis de tous les temps, et il est déjà sur la bonne voie pour confirmer cette prédiction. Il ne lui aura pas fallu deux semaines pour renier l'essentiel de ses promesses électorales ou adoucir ses positions pour emprunter un euphémisme des médias. Qu'en restera-t-il le 20 janvier, pratiquement rien, hormis ses propositions qui auront obtenu l'agrément du parti républicain.

Maintenant pourquoi le sommet de l'oligarchie a-t-elle préféré Clinton à Trump ? Pardi, parce que Clinton était la caution idéale pour camoufler leur imposture. Imaginez un instant, elle était censée incarner la gauche, soutenue par les syndicats ouvriers corrompus, les représentants des différentes minorités et ce qu'ils appellent le monde associatifs, de la culture, etc. de la même manière qu'Hollande en France, cette crasse réaction qui ne veut pas dire son nom. Avec une telle couverture, l'oligarchie comptait aller beaucoup plus loin dans l'application de son programme ultra réactionnaire qu'avec Trump, un oligarque.

C'est cela qui explique la violente réaction des médias que l'oligarchie contrôle, parce qu'avec Trump la situation allait s'avérer plus compliquée car d'emblée la nature des mesures qu'il prendrait risquait d'être aussitôt dévoilée et ces mesures contestées dans la rue.

Vous appartenez à une communauté et vous vous apprêtez à commettre un forfait, tout en sachant que par sa nature c'est votre communauté qui en sera collectivement désigné responsable. Vous devez trouver une solution pour la protéger. Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez avoir l'idée géniale de désigner un membre d'une autre communauté pour l'accomplir à votre place, ainsi le blâme ou le châtiment, l'opprobe retombera sur sa communauté et non sur la vôtre, vous serez ainsi gagnant sur les deux tableaux car la communauté adverse sera déconsidérée aux yeux de la population.

Vous remplacez ces deux communautés par la classe des capitalistes et ses représentants d'un côté, et celle des travailleurs et leurs représentants corrompus ou leurs pseudo-représentants d'un autre côté, soit la droite et la gauche, et vous aurez compris le rôle que devait jouer ce qu'ils ont continué d'appeler la gauche pour le compte du régime.

Facile à comprendre, non ? Trop semble-t-il puisque la totalité des partis et des syndicats du mouvement ouvrier sans exception ont trempé dans cette combine pourrie et leurs militants les soutiennent à quelques très rares exceptions. Le simple fait que pratiquement aucun militant n'ait exprimé la volonté et le courage de soutenir le courant politique que j'incarne suffit à le prouver. Ensuite ils peuvent penser tout le bien qu'ils veulent d'eux-mêmes, ils ne leurrent qu'eux-mêmes, car cela n'a strictement aucune signification, sinon de confirmer ce qui n'est finalement qu'un simple constat.

En choisissant Trump, l'oligarchie n'a voulu prendre aucun risque ou pas davantage qu'en optant pour Clinton et c'est logique. Elle préserve ainsi son indépendance de classe, elle conserve les mains libres pour agir à sa guise, contrairement au mouvement ouvrier qui a les mains et les pieds liés pour avoir troqué son indépendance de classe au profit de candidat de la réaction aux Etats-Unis comme en France et ailleurs.

Ainsi là où nous avons failli misérablement, notre ennemi s'en sort plutôt bien et nous le fait payer très cher, et le pire est à venir assurément.

Comme me l'a écrit en substance hier un camarade, aussi longtemps qu'on n'aura pas compris que tous les partis issus du trotskysme (ne parlons pas des autres!) constituent un obstacle à la construction d'un véritable parti ouvrier révolutionnaire, à tout pas en avant vers le socialisme, on ne s'en sortira pas.

Un tel manque de discernement et de logique de la part des militants, une telle absence de principes, une telle morale car cela va ensemble, cela va s'en dire, sont indignes de notre cause, de notre idéal, un tel comportement y est totalement étranger, il n'est pas le produit du hasard ou de la fatalité, ils portent le sceau infâme du mensonge, de l'hypocrisie, de la bonne conscience de l'imposteur, de la profonde corruption qui a gangréné les esprits et les a détournés du socialisme.

Pour illustrer notre analyse à propos de Trump :

- Les combats en Syrie s’intensifient alors qu’une escalade militaire se dessine de plus en plus sous Trump - wsws.org - mondialisation.ca

Extrait.

... la Chambre des représentants a adopté mardi par acclamation de nouvelles sanctions importantes contre la Syrie et quiconque entretiendrait des relations commerciales avec le pays. De plus, la loi requiert que le président américain présente un rapport sur la possibilité d’établir une «zone d’exclusion aérienne ou une zone sécurisée sur une partie ou la totalité de la Syrie», un acte qui, d’après les commandants de l’armée des États-Unis, entrainerait une confrontation armée avec la Russie.

Le même jour, la Chambre a voté à 419 contre 1 pour une nouvelle autorisation d’une durée de 10 années de la Loi sur les sanctions contre l’Iran, ou ISA, une loi d’abord adoptée en 1996 pour punir ceux qui entretiendraient des relations commerciales avec l’industrie énergétique de l’Iran, supposément pour bloquer le programme de développement d’armes nucléaires dont est accusé Téhéran. La volonté de réimposer cette mesure, même après négociations d’une entente internationale sur le programme nucléaire de l’Iran, est conforme aux dénonciations que faisait Trump de cette entente et les indications durant sa campagne présidentielle qu’il s’y opposerait.

Les inquiétudes dont fait part l’élite dirigeante américaine concernant le supposé danger de «complaisance» envers la Russie posé par la rhétorique lors de la campagne de Trump ou l’abandon de la guerre de changement de régime de Washington en Syrie est réfuté par la politique de ceux qu’il a recruté pour sa transition et qui pourraient occuper des postes importants de son administration.

L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, qui a été nommé le choix numéro un comme secrétaire d’État, a suggéré lors d’un discours devant une audience patronale lundi que toute «remise à zéro» avec Moscou serait atteinte par la confrontation militaire. «La Russie pense qu’elle est un compétiteur militaire, quand elle ne l’est vraiment pas», a dit Giuliani. «C’est notre manque de volonté sous Obama de même menacer d’utiliser notre armée qui rend la Russie si puissante.»

Stephen Hadley, l’ancien conseiller en matière de sécurité nationale pour George W. Bush, qui serait actuellement considéré au poste de secrétaire de la Défense, a plusieurs fois réclamé des frappes de missiles Tomahawk contre la Syrie, une arme produite par l’entreprise d’armement Raytheon, où il a siégé au conseil d’administration.

Plusieurs sources proches du Pentagone ont exprimé un optimisme par rapport à l’entrée de l’administration Trump qui va entreprendre de développer massivement l’armée américaine.

Le Navy Times soulignait mardi que la promesse du président élu de construire une flotte navale de 350 navires dans un article intitulé «Donald Trump souhaite entreprendre la plus importante construction navale militaire depuis des décennies». La flotte de la Marine est constituée actuellement de 272 navires.

L’Army Times, pour sa part, a publié un article mardi intitulé «On peut anticiper une armée plus grosse et agressive sous Trump».

L’article citait l’ancien général quatre étoiles Barry McCaffrey prédisant que malgré les critiques de l’OTAN faites par Trump, il s’attendait à voir une mobilisation majeure des forces américaines, pas seulement dans le Pacifique, mais également en Europe de l’Est.

«Il faut avoir une capacité de combat militaire qui est perçue par les Russes et les Coréens du Nord, entre autres, comme étant en mesure et ayant la volonté de les confronter dans une bataille aérienne, terrestre et maritime», a-t-il dit.

McCaffrey a ajouté qu’il y avait un «appui majeur pour Trump pendant la campagne de la part des forces armées de la base», en partie à cause de ses critiques des «règles d’engagement» restrictives.

Cet article a également cité le sénateur républicain de l’Alabama Jeff Sessions, un partisan réputé de Trump qui est également cité comme étant parmi les premiers choix au poste de secrétaire de la Défense, disant que Trump «propose une augmentation de l’armée».

«Nous avons environ 480.000 soldats. Il propose que l’armée soit maintenue à 540.000 soldats», a dit Sessions.

En bref, peu importe ce que prétendait la rhétorique de campagne de Trump sur un rapprochement avec la Russie ou la cessation de l’intervention américaine en Syrie, tout indique que la nouvelle administration se prépare à une campagne encore plus agressive et dangereuse d’agression militaire américaine mondiale. wsws.org 17.11

Qui a dit ?

- "... je n’ai pas l’habitude de vendre mon âme pour un plat de lentilles"

Réponse : Le député PCF du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, qui a confirmé qu’il serait candidat à sa succession aux législatives de juin. lemonde.fr 23.11

Il a raison, pour si peu, cela ne vaut pas le coup, aux PCF ils valent mieux, les lentilles ont toujours été le plat du pauvre...

On rigole, mais en Inde qui est le premier ou le second producteur mondial de lentilles, elles sont très chères, plus de 100 roupies le kilo, les tomates sont à 6 roupies, les pommes de terre à 20 rs pour vous donner un ordre d'idée, d'ailleurs elles font parties des denrées alimentaires présentent dans le carnet de rationnement destiné aux pauvres, dont ma compagne et sa famille.

Chassaigne ignorera toujours qu'il n'y a pas que la députation (prostitution) qui soit héréditaire, la pauvreté aussi...

Tenez monsieur Chassaigne et vos ignobles semblables, un article qui vous concerne

- La notion de richesse n'est pas celle que vous croyez - huffingtonpost.fr Le monde est frappé d'un mal dont on pensait qu'il était de mieux en mieux combattu: la pauvreté. huffingtonpost.fr 22.11

Les médias aux ordres passent leur temps à tout dire (ou presque) et son contraire, à se contredire sans cesse comme un ministre de l'Intérieur manie la carotte et le bâton.

Qui franchement pensait sérieusement qu'ils combattaient réellement la pauvreté, à part ceux qui étaient chargés de relayer cette propagande ? Personne. Ses conséquences étant devenues trop voyantes et surtout imprévisibles en période électorale, pris de panique ou en proie à une crainte incontrôlable ils doivent bien se résoudre à admettre le contraire.

Dossier Etats-Unis

Leur masque est tombé et ils ne s'en remettent pas, on les comprend...

Hillary Clinton a encore une infime chance de remporter l'élection présidentielle 2016 et cela va se jouer d'ici le 25 novembre

Hillary Clinton a beau avoir reconnu sa défaite à l'élection présidentielle américaine il y a deux semaines, il lui reste encore une infime chance de s'installer dans le Bureau ovale à la place de Donald Trump le 20 janvier 2017. Mais le temps est compté.

Pour ce faire, une vérification du scrutin dans plusieurs États où les résultats ont été très serrés doit en effet être demandée d'ici au vendredi 25 novembre par l'un des candidats. Après, il sera trop tard pour contester la répartition des voix.

Cette idée a fait surface dans les médias américains mardi 22 novembre quand le New York Magazine a rapporté qu'un groupe d'experts informatiques et d'avocats avaient des soupçons de fraudes électorales et tentaient de convaincre ardemment les équipes de la démocrate de s'en saisir. Le Huffington Post

- Hillary Clinton a perdu l'élection mais a battu Donald Trump de plus de 2 millions de voix

S'il arrive que le candidat qui emporte le vote populaire perde le collège électoral jamais, depuis 1876, un président n'a été élu avec autant de voix de retard. Franceinfo

- Trump revient sur plusieurs promesses de campagne

Changement climatique, Hillary Clinton en prison, torture, immigration : deux semaines après son élection, le futur président Trump continue d'assouplir ses positions clés. Au point de susciter la colère de certains de ses partisans. Liberation.fr

Trump s'en tape littéralement, ses pairs, c'est Wall Street, le sommet de l'oligarchie, la Fed, le Pentagone, la CIA, le complexe militaro-industriel, le pétrole...

La preuve :

- 19 000 points : un record historique pour le Dow Jones

Dopé par l‘élection de Donald Trump, l’indice vedette de la bourse de New York a franchi pour la première fois de son histoire le seuil des 19 000 points. euronews

- Maison Blanche: Trump nomme deux femmes dans son administration - AFP

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a insufflé une dose de diversité dans son équipe en cours de formation en nommant mercredi au poste d'ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, une jeune gouverneure d'origine indienne, et une autre femme, Betsy DeVos, à l'Education.

Le magnat de l'immobilier pourrait aussi annoncer la nomination de son ancien rival de la primaire républicaine Ben Carson, un Noir, au poste de ministre du Logement.

Mercredi, Donald Trump a aussi nommé la femme d'affaires milliardaire et philanthrope Betsy DeVos, 58 ans, comme ministre de l'Education.

Ben Carson comme Betsy DeVos appartiennent à l'aile chrétienne traditionaliste et conservatrice du parti républicain. AFP

- Qui est Nikki Haley, la nouvelle ambassadrice américaine aux Nations unies - lefigaro.fr

La gouverneure de Caroline du Sud est une étoile montante du parti républicain.

«La gouverneure Haley a fait ses preuves en rassemblant des gens, peu importe leur origine ou leur parti politique, pour faire adopter des politiques importantes pour le bien de son État et de notre pays», a indiqué Donald Trump dans un communiqué, ce mercredi.

Nikki Haley a 44 ans, elle est la fille d'immigrants originaires d'Inde. Étoile montante du parti républicain, elle devient donc la première femme nommée dans son administration par Donald Trump. Elle a été la première femme à devenir gouverneure de Caroline du Sud, et est actuellement la plus jeune des gouverneurs du pays. Elle est mariée à un capitaine de la garde nationale qui a notamment été déployé en Afghanistan. Ils ont deux enfants, âgés de 15 et 18 ans. Initialement de confession sikh, elle se définit maintenant comme chrétienne et a rejoint le culte méthodiste, un mouvement religieux protestant.

L'équipe de Trump a justifié son choix, en partie, avec l'action de Nikki Haley pour ouvrir son État à l'étranger. «En tant que gouverneure, elle a mené sept missions commerciales à l'étranger et a réussi à attirer des emplois et des investissements grâce à des négociations avec des entreprises étrangères.» Donald Trump a lui-même commenté la nommination: «Elle est aussi une négociatrice reconnue et nous avons l'intention de négocier plein d'accords. Elle sera une grande leader pour nous représenter sur la scène mondiale.» Selon le Washington Post, ses points de vue en matière de sécurité nationale et de l'action militaire américaine sont semblables à ceux du Parti républicain «mainstream».

La jeune femme n'a beau avoir que peu d'expérience en politique internationale, elle apporte une dose de diversité dans l'équipe du président élu...

L'ambassadeur aux Nations unies est un diplomate dirigeant une mission diplomatique auprès de l'ONU. Les plus haut placés sont ceux assignés au siège des Nations unies à New York. Nikki Haley, accompagnée d'une équipe, représentera les intêrets des États-Unis à l'ONU. À travers des missions, des propositions et des votes elle devra négocier ou renégocier les traités et accords internationaux. Plusieurs dossiers et chantiers sont déjà en cours. lefigaro.fr 23.11

- Le premier jour de sa présidence, Trump retirera les Etats-Unis d'un accord commercial - AFP

Le président américain élu Donald Trump n'a pas encore constitué son cabinet, mais il vient d'annoncer la première mesure qu'il prendra à la Maison Blanche: porté au pouvoir sur des propositions anti-mondialisation, le milliardaire retirera les Etats-Unis du traité commercial transpacifique (TPP).

Il s'agit de "réformer" la classe politique, de "reconstruire notre classe moyenne" et de "rendre l'Amérique meilleure pour tout le monde", a souligné M. Trump, qui sera investi 45e président des Etats-Unis le 20 janvier.

Au premier jour de sa présidence, Donald Trump engagera le retrait des Etats-Unis du TPP, signé en 2015 par douze pays de la région Asie-Pacifique, mais sans la Chine.

Ce partenariat commercial est « un désastre potentiel pour notre pays », a expliqué M. Trump. « A la place, nous négocierons des traités commerciaux bilatéraux et justes qui ramèneront les emplois et l’industrie sur le sol américain », a ajouté M. Trump.

Pour entrer en vigueur, ce partenariat porté par le président sortant Barack Obama devait encore être approuvé par le Congrès américain, dominé par les républicains. Sa remise en cause inquiète les pays de cette région, grande priorité géostratégique et économique de l'administration démocrate.

En matière d'énergie, M. Trump, qui s'est entouré de responsables climatosceptiques, a indiqué qu'il "annulerait les restrictions tueuses d'emplois dans la production" d'énergie, y compris le gaz et le pétrole de schiste et le charbon propre, "créant ainsi plusieurs millions d'emplois bien payés". AFP 21.11

- L'Asie-Pacifique veut approfondir le libre-échange, avec ou sans Trump - AFP

Les dirigeants de l'Apec ont pris l'engagement de "conserver (leurs) marchés ouverts", de ne pas dévaluer leurs monnaies "à des fins compétitives" et d'oeuvrer activement à la création à long terme d'une zone de libre-échange Asie-Pacifique totalement intégrée.

Le retour au protectionnisme n'aurait selon eux pour effet que de réduire les échanges commerciaux et de "ralentir les progrès dans la récupération de l'économie internationale".

"Le commerce international est fondamental pour la prospérité du monde", a insisté le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski à l'issue de la réunion.

Inquiets face à "l'opposition croissante à la mondialisation" aux États-Unis et en Europe et face à "l'émergence de tendances protectionnistes", ils ont insisté sur la nécessité d'une "plus juste répartition des bénéfices" de la mondialisation entre "toutes les couches des sociétés".

Le sommet de l'Apec s'est déroulé dans un climat d'inquiétudes quant aux intentions réelles, encore floues, du futur locataire de la Maison Blanche, qui prendra ses fonctions le 20 janvier.

L'élection de Donald Trump risque de rebattre en profondeur les cartes au sein de l'Apec, qui représente 60% du commerce mondial pour 40% de sa population.

Xi Jinping a affiché à Lima l'ambition chinoise d'assumer le leadership unique des négociations de libre-échange dans la région Asie-Pacifique, pour combler l'éventuel vide laissé par la future administration Trump.

"Nous n'allons pas fermer la porte au monde extérieur mais l'ouvrir encore plus largement", avait ainsi lancé le dirigeant chinois.

Pendant sa campagne, Donald Trump a attaqué avec virulence le Partenariat transpacifique (TPP) signé en 2015 entre 12 pays de la région. Mais cet accord, qui laissait la Chine sur la touche, nécessite pour entrer en vigueur l'approbation désormais fort improbable du Congrès américain dominé par les Républicains.

La Chine s'est engouffrée dans la brèche pour relancer à Lima son initiative alternative de Partenariat économique intégral (RCEP), un projet d'accord de libre-échange entre l'Asean (Association des nations du Sud-Est asiatique), l'Australie, la Chine et l'Inde, notamment... mais sans les États-Unis. AFP 20.11




ACTUALITE EN TITRES

En famille.

- «Emmanuel, participe à la primaire», lance Jean-Christophe Cambadélis - 20minutes.fr

Examen post mortem de la vérité pas ses assassins.

- «Post-vérité» : les politiques mentent-ils plus qu'avant ? - LeFigaro.fr

Pas plus que les journalistes en général...

- Le PM slovaque qualifie des journalistes de "prostituées" - Reuters

- C'est encore leur accorder trop de vertu !

Vive le Brexit !

- Le premier budget post-Brexit - liberation.fr

«Je souhaite que le Royaume-Uni reste la première destination pour le business», a affirmé le ministre des Finances britannique, Philip Hammond. liberation.fr 23.11

Le capitalisme a enfanté un monstre hideux.

- Royaume-Uni : le grand business de la fertilité - Franceinfo

En France, le marché est très encadré en la matière, mais en Grande-Bretagne les futures mères peuvent commander un père. Tout se fait sur catalogue : couleur des yeux, taille ou pratique religieuse. Franceinfo

Et même que la charia était compatible avec la version chinoise du stalinisme.

- La Chine investit dans la finance islamique - LeMonde.fr

Notre chroniqueur fait le point sur la montée en puissance des fonds chinois qui respectent les principes de la charia, notamment en Afrique. LeMonde.fr

Stratégie du chaos et de la guerre

- Seize morts dans des affrontements en Centrafrique - Reuters

Deux jours de combats entre groupes armés en République centrafricaine ont fait 16 morts et 10.000 déplacés, a déclaré mercredi la mission des Nations unies dans le pays (Minusca). Les affrontements se sont produits dans la ville de Bria, à 600 km environ au nord-est de Bangui, la Reuters

- Yémen : 12 civils tués dans un raid de la coalition arabe - euronews.com

Une nouvelle bavure de la coalition arabe au Yémen. Douze civils ont été tués dans une frappe aérienne menée à Hiran, une localité de la province de Hajja, dans le nord-ouest du pays. Selon des habitants, un véhicule faisant route vers un marché a été pris pour cible par un raid. euronews.com

- Violences au Cachemire : au moins neuf civils tués - euronews.com

Vives tensions entre l’Inde et le Pakistan dans la région disputée du Cachemire. Des tirs d’artillerie provenant du côté indien de la frontière ont touché un bus civil. Bilan : près de dix morts et plusieurs blessés. Trois soldats pakistanais et sept soldats indiens ont par la suite été tués... euronews.com




ACTUALITÉ DU JOUR

Pourquoi les médias s'en prennent-ils à Fillon ?

Cela dit, si la guerre est la continuité de la politique sous une autre forme ou par d'autres moyens, la politique extérieure est la continuité de la politique intérieure, le programme de Fillon étant conforme à la réaction sur toute la ligne pour ce qui concerne la politique intérieure, il n'y a donc aucune raison qu'elle le soit moins à l'extérieur ou à l'international...

- Primaire à droite : la Russie se réjouit de la victoire de François Fillon au premier tour - Franceinfo

Les relations avec la Russie sont une des grandes divergences entre les deux candidats à la primaire. Contrairement à Alain Juppé, François Fillon souhaite un rapprochement avec Vladimir Poutine et une levée des sanctions. Franceinfo

Pure propagande ou vouloir nous faire prendre Poutine pour un demeuré, il sait très bien à quoi s'attendre avec Trump et avec le futur président français...

- Juppé "observe" des "soutiens d'extrême droite" pour Fillon - AFP

Alain Juppé a observé mardi que "depuis quelques jours les soutiens d'extrême droite arrivent en force" en faveur de François Fillon, son adversaire au second tour de la primaire de la droite. AFP

L'Agence française de propagande du régime oublie de préciser aux lecteurs qu'ils ont annoncé qu'ils n'iraient pas voter au second tour de la primaire de la droite officielle.

- François Fillon repeint en rose les années Thatcher - LeMonde.fr

Le candidat à la primaire de la droite a rejeté mercredi toute critique du bilan économique de la « Dame de fer », quitte à nier certaines réalités. LeMonde.fr

C'est qu'il est de gauche... ou d'extrême droite !

- Le programme de François Fillon inquiète la communauté homosexuelle - Franceinfo

François Fillon réussira-t-il à rassurer la communauté homosexuelle, inquiète de son projet de supprimer l'adoption plénière pour les couples du même sexe ? Franceinfo

Peu importe, Juppé et Fillon sont rejetés.

- Plus de la moitié des Français opposés aux programmes de Fillon et Juppé - 20minutes.fr

La réaction planétaire ou un monde policier.

- Surveillance : ce que contient la nouvelle loi sur le renseignement britannique - LeMonde.fr

Le Parlement britannique a adopté un texte qui étend largement les pouvoirs de surveillance des services de renseignement et de la police. LeMonde.fr

- Philippines: Les enfants de 9 ans pourraient être condamnés à des peines de prison - 20minutes.fr

Le projet de loi prévoit également le rétablissement de la peine de mort... 20minutes.fr

- Turquie : polémique autour d'un projet de loi sur la dépénalisation des viols de mineurs - Franceinfo

- Turquie : la romancière Asli Erdogan risque la perpétuité - LePoint.fr

Après l'annonce de sa libération provisoire, la romancière accusée de complicité de terrorisme reste incarcérée et encourt la prison à perpétuité. LePoint.fr

- Quinze mille fonctionnaires de plus écartés en Turquie - Reuters

Les autorités turques ont annoncé mardi 15.000 nouveaux limogeages dans la fonction publique, l'armée et la police ainsi que la fermeture d'organes de presse soupçonnés d'être impliqués dans le coup d'Etat manqué du 15 juillet. Reuters

Syrie. Propagande des officines de la barbarie.

L'AFP et Le Monde se lamentent, car ils ne voient pas comment venir en aide aux barbares...

- Le régime avance à Alep, un million de personnes assiégées en Syrie - AFP

Les troupes du régime syrien progressent rapidement dans les quartiers rebelles d'Alep, qui sont soumis depuis quatre mois à la "tactique cruelle" du siège comme "près d'un million" de personnes au total en Syrie selon l'ONU. AFP

En réalité, c'est le Front al-Nosra qui a pris en otage la population d'Alep-Est, qui s'en sert de bouclier humain, qui assiège Alep-Est.

- Alep-Est abandonnée aux bombardements russo-syriens, dans l’indifférence des Occidentaux - LeMonde.fr

La transition engagée aux Etats-Unis et les élections à venir dans plusieurs pays européens, dont la France, compliquent la donne pour la rébellion syrienne. LeMonde.fr


Le 24 novembre 2016

CAUSERIE

La rubrique Articles d'actualité a été actualisée.

La causerie est prête, il ne reste plus qu'à formater les paragraphes, ce soir ou demain matin.

Si vous voulez prendre contact avec Pierre Salvaing, faites-moi parvenir un courriel que je lui transmettrai avec votre adresse électronique pour qu'il puisse vous contacter directement s'il le souhaite.

Juste un mot, un gros mot !

Un conseil en somme : Faites comme moi, ne cherchez pas à avoir raison à tous prix, personnellement c'est au-dessus de mes moyens, ne vous racontez pas d'histoires, tenez-vous en simplement aux faits, vous verrez, ce sera largement suffisamment, selon que vous aurez fait preuve ou non de discernement ils vous donneront tort ou raison, et si vous êtes honnêtes et que vous n'êtes pas bornés, ce que je suppose par principe, il suffira de le reconnaître et nous pourrons ainsi aller de l'avant, sinon nous serons condamnés au pire. A chacun de prendre ses responsabilités, j'assume les miennes.

Bonne continuation.


Le 21 novembre 2016

CAUSERIE

A propos de l'Inde.

Il y a deux semaines, le gouvernement a décidé brusquement de supprimer les billets de 500 et 1000 roupies qui représentaient 80% de la monnaie en circulation, pour inciter les Indiens à recourir à d'autres moyens de paiement que la monnaie fiduciaire, les chèques, les virements ou les cartes bancaires. Il est toujours très difficile de se procurer de l'argent, les commerçants refusent les nouveaux billets de 2000 roupies parce qu'ils ne peuvent pas rendre la monnaie, et il est impossible de se procurer d'autres billets dans les banques, quant aux distributeurs, ils les ont fermés ! Bref, c'est l'Inde quoi !

Un accident de train vers Poona, plus de 120 morts et plus de 150 blessés, en 20 ans je n'ai jamais pris le train.

23 millions d'Indiens l'empruntent chaque jour pour aller bosser essentiellement, pas le choix !

Toujours pas de mousson à l'horizon.

Quand j'en parle avec un Indien, avec son doigt il me montre le ciel, c'est dieu qui décide. Du coup je me demande si je dois faire comme l'idiot du proverbe chinois et regarder son doigt ou scruter le ciel... comme un idiot ! L'année dernière dieu avait fait dans la démesure, on avait eu le droit à la plus forte mousson depuis un demi-siècle, j'espère que cette année il fera preuve de plus de mesure... Je déconne parce que cela me fait marrer, je ne vais pas pleurer tout de même.

Autre chose de plus sérieux.

Le document de Pierre Salvaing sur l'OCI a été téléchargé 81 fois et 712 internautes (et moteurs de recherche) l'auraient simplement ouvert ou consulté. N'hésitez pas à nous envoyer vos réactions, je les transmettrai à Pierre et je les publierai (anonymement) si vous en exprimez le souhait uniquement. Si maintenant vous optez pour le silence, c'est que vous n'avez rien à dire, alors taisez-vous cela vaudrait mieux.

De quoi parle-t-on au juste ?

Comment détourner les travailleurs de la lutte des classes.

La classe dominante a parfaitement intégré dans sa stratégie que les masses étaient dépourvues de conscience de classe. Comment ? Mais en les observant tout simplement.

Elle a compris qu'en fonction de leur statut leur attention se portait de préférence vers un ou plusieurs aspects qui caractérisaient leur condition, et qu'il suffisait de les isoler des rapports sociaux qui en étaient à l'origine pour les détourner de la lutte des classes, il ne restait plus qu'à les flatter pour qu'elles se focalisent dessus et les instrumentaliser afin qu'elles participent à leur propre manipulation à leur insu.

Comment cela allait-il se traduire ?

Il devait être relativement facile d'influencer des pans entiers de chaque couche de la population concernée toutes classes confondues, et pour que l'opération soit pérenne et une réussite, ils allaient leur fournir un cadre organisé extérieur au mouvement ouvrier dans lequel ils pourraient se regrouper, dès lors le travail de sape ou de conditionnement de leur conscience pourrait commencer, il ne leur restait plus qu'à financer ou subventionner une multitude d'ONG ou associations qu'ils allaient créer eux-mêmes ou dont les initiateurs témoignaient qu'ils étaient sous l'emprise de leur idéologie et le tour était joué.

L'absence d'un parti ouvrier incarnant une issue politique ou une alternative au capitalisme allait favoriser cette opération, qui présentait l'avantage politique de se situer sur le terrain du corporatisme en y associant toutes les classes. Il allait être possible en fonction de la situation de l'activer contre telle ou telle classe, y compris celle des capitalistes qui est aussi hétérogène que celle des travailleurs.

Mieux encore, tous les partis ouvriers (et les syndicats) marginalisés ou discrédités allaient s'y engoufler, ce qui devait contribuer à donner à cette opération une légitimité inespérée dont le régime n'avait même pas osé rêver. Ils allaient une fois de plus gravement se compromettre en se plaçant sous la direction de partis réactionnaires au pouvoir ou dans l'opposition parlementaire, qui n'auraient plus qu'à actionner un de ces thèmes au fur et à mesure que le gouvernement mettrait en oeuvre sa politique antisociale, ces opérations étant principalement destinées à lui faciliter la tâche en participant à la division et à la dislocation du mouvement ouvrier.

Pire encore ou pour couronner le tout, ces opérations allaient être soutenues ou orchestrées par les oligarques eux-mêmes par le biais de leurs propres fondations, instituts ou organisations à caractère philanthropique ou humanitaire, indiquant par là dans quelle direction elles étaient orientées ou quelle classe elles devaient servir les intérêts, sans que cela n'embarrasse le gauchiste, le petit-bourgeois de gauche ou d'extrême gauche qui devait ainsi combattre au côté de son ennemi contre son propre camp, puisque dans leur propre parti ou au cours de leur engagement politique ils étaient déjà habitués à en côtoyer quotidiennement, en somme ils y étaient préparés.

Il n'est pas indispensable d'appartenir à une classe spécifique pour se réclamer de l'anti-racisme, de l'anti-xénophobie, de l'anti-homophobie, de l'anti-sexisme, de l'écologie, de la laïcité, du pacifisme, etc. de la même manière qu'un bourgeois ou un petit-bourgeois pourra au même titre qu'un ouvrier se déclarer progressiste, républicain ou démocrate, à ceci près que seuls le bourgeois et le petit-bourgeois en auront conscience en leur donnant un contenu de classe correspondant à leurs besoins de manière à pouvoir les satisfaire.

Tous ces thèmes ou principes pour se situer en dehors de toute perspective révolutionnaire ont un contenu et une orientation politique réactionnaire, car ils ont tous en commun de légitimer l'Etat, le régime en place, puisque c'est à ses représentants que leurs auteurs d'adressent ou leur demandent d'agir pour la bonne cause.

C'est par ce biais que l'idéologie de la classe dominante peut facilement pénétrer dans toutes les têtes et tous les foyers pour mieux les soumettre à l'ordre établi, tout en détournant les travailleurs de la lutte de classe.

Les bourgeois et les petits-bourgeois n'ont pas de principes en dehors de ceux qui servent leurs intérêts, ce qui leur tient lieu de morale et de conscience de classe. Les travailleurs et la plupart des militants qui participent à leurs campagnes démagogiques confondent les apparences avec la réalité, les intentions qu'ils affichent avec leurs objectifs inavouables, ils se font dupés en diffusant leur propagande et deviennent ainsi leurs meilleurs agents auprès ou plutôt contre le reste de la société.

A bas les ONG et ce qu'ils appellent le monde associatif, démagogique et lucratif, corrompu ! Vive la lutte de classe et le socialisme, je complète au passage l'éditorial de Gluckstein...

Ils se disent marxistes, socialistes, communistes, trotskystes, mais ils n'y croient pas, dans qui, devinez ?

Dans sa préface au Manifeste du parti communiste, Engels expliquera en 1888 pourquoi Marx n'avait pas pu reproduire intégralement le Manifeste dans le programme de fondation de l'Association internationale des travailleurs... sans y renoncer et en précisant pourquoi :

- "Pour la victoire définitive des propositions énoncées dans le Manifeste, Marx s'en remettait uniquement au développement intellectuel de la classe ouvrière, qui devait résulter de l'action et de la discussion communes."

Inutile de vous frotter les yeux, vous avez bien lu, parce que Marx estimait que la classe ouvrière pourrait et devrait se développer intellectuellement en tirant les enseignements de sa lutte de classe au contact des militants communistes ou révolutionnaires... qui malheureusement entre temps en sont devenus incapables pour avoir abandonné le socialisme, dommage.

Mais il n'est jamais trop tard pour y revenir, à condition de se tourner résolument vers les masses exploitées, de croire en leur capacité à s'élever intellectuellement, au lieu de se livrer à de misérables manoeuvres d'appareils ou de se tourner vers tout ce que compte le pays de petits-bourgeois corrompus par le régime...

En complément. Détendez-vous.

- Qui a écrit à l'adresse de ses lecteurs : "La politique de Trump aboutira-t-elle à créer des emplois ? L’avenir le dira" à la manière d'un chroniqueur bourgeois commentant d'un air distant ou badin l'actualité politique ?

Réponse : D. Gluskstein dans l'éditorial de la Tribune des travailleurs du 16 novembre. Il ajoutait toutefois pour rassurer ses lecteurs : "Mais une chose est sûre : son intention n’est pas de créer des emplois avec des salaires corrects, ni des emplois stables ni des emplois avec couverture de Sécurité sociale et de retraite, et surtout pas d’emplois couverts par le droit syndical !", ouf, des fois qu'on aurait pu imaginer le contraire ! Il est fin, n'est-ce pas ?

- Qui a dit : "Les braises des révolutions arabes d’il y a à peine cinq ans peinent à maintenir les espoirs suscités. "... sur lesquels les différentes factions des barbares d'Al-Qaïda, l'OTAN et le Pentagone s'emploient à souffler avec les décomposés du mouvement ouvrier... Bravo !

Réponse : le NPA par la voix de Robert Pelletier le 16 novembre (L’Anticapitaliste - 359)

Décryptage de la propagande officielle.

Une question qui ne les concernent pas ou à laquelle ils ne peuvent pas répondre... et pour cause !

- La vérité importe-t-elle encore en politique ? - Franceinfo

Syrie. Quand ils prennent ouvertement le parti des barbares et s'apitoient sur leur triste sort.

- La communauté internationale « horrifiée » par les bombardements à Alep - LeMonde.fr

- Syrie: "le temps est compté" à Alep prévient l'ONU, Damas inflexible - AFP

L'émissaire de l'ONU en Syrie a averti que le "temps était compté" pour éviter un "écroulement" des quartiers rebelles d'Alep, soumis à des bombardements meurtriers du régime qui avance face aux insurgés. AFP

L'inverse aurait satisfait l'ONU, normal. Au fait, le PG, le Front de gauche, le Pardem et d'autres partis dits faussement de gauche se reconnaissent dans l'ONU, pour qui roulent-ils sinon le camp de la guerre...

- Syrie: Washington condamne des actes "atroces" à Alep, l'ONU "horrifiée" - AFP

- Syrie: Jean-Marc Ayrault condamne la «stratégie de guerre totale» de la Russie et du régime syrien - 20minutes.fr

- Syrie: sept enfants tués par des tirs rebelles à Alep-ouest - AFP

Dix personnes, dont sept enfants, ont été tuées dimanche par des tirs rebelles sur les quartiers gouvernementaux d'Alep-Ouest, a rapporté la télévision d'Etat. AFP

L'AFP les évoque pour faire bonne mesure mais personne n'est dupe, c'est la guerre !

Ne vous y trumpez pas !

En oligarchie ou entre extrême droite et droite extrême.

- États-Unis : Donald Trump bâtit une équipe de droite extrême - Franceinfo

Mais alors, c'est que toutes leurs campagnes contre le raciste, la xénophobe et l'homophobe, etc. devaient servir un autre objectif... politique.

- Drôle d’ambiance dans l’Amérique post-Trump - LeMonde.fr

L’élection du candidat républicain a décomplexé une parole raciste, xénophobe et homophobe chez une partie des Américains. LeMonde.fr

Le candidat du groupe Bilderberg en 2013 devient le huitième Président de la Ve République en 2017.

Question :

- Qui complote contre la classe ouvrière, ceux qui tiennent compte de l'existence du groupe Bilderberg ou ceux qui l'ignorent ? Avis aux négationnistes-révisionnistes.

Qui a dit ?

- "Il n'y en aura que deux, Juppé et Sarkozy. (...) Fillon n'a aucune chance."

Réponse : Hollande qui avait également prédit le 15 octobre l'élection de Hillary Clinton à la présidence des États-Unis dans "Un Président ne devrait pas dire ça".

J'écrivais dans la causerie du 18 novembre : Le candidat un temps favori du groupe Bilderberg (2013) finira-t-il par l'emporter ?

Quel pif, n'est-ce pas ? Vos dirigeants ne peuvent pas en dire autant, ils sont empêtrés dans trop de contradictions depuis des lustres pour être libres ou indépendants, et surtout ne vous fiez pas à leur discours...

Les infos du 19 novembre que nous n'avons pas eu le temps de mettre en ligne.

- Primaire à droite : François Fillon grand vainqueur du dernier débat télévisé, selon deux sondages - Franceinfo

Selon une enquête Elabe, l'ancien Premier ministre a été jugé "le plus convaincant" par les téléspectateurs, et en particulier par les sympathisants de la droite et du centre. Franceinfo

- Fillon reçoit le soutien de Valéry Giscard d'Estaing - Reuters

L'ex-chef de l'Etat Valéry Giscard d'Estaing a apporté son soutien à François Fillon dans la course à la primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle de 2017, rapporte Le Figaro vendredi. "François Fillon est sérieux et honnête"... Reuters

Le traitement médiatique

- Comment François Fillon, le "Thatcher de la Sarthe", a réussi son pari - Challenges

- Primaire à droite: place au duel entre Fillon et Juppé - AFP

Un sondage Opinionway diffusé mardi donnait M. Fillon vainqueur à 54% face à M. Juppé (46%) en cas de duel au second tour. Un autre, réalisé par Ifop Fiducial et diffusé jeudi, donnait les deux concurrents à égalité (50-50). Mais l'ampleur de la victoire de M. Fillon laisse à penser que ces enquêtes sont dépassées.

Bonne nouvelle pour la droite française en vue de 2017, la première primaire ouverte de son histoire est déjà un succès de participation. Cette dernière devrait dépasser les 4 millions d'électeurs, près de 10% du corps électoral français. En 2011, le premier tour de la primaire socialiste avait réuni, 2,66 millions de participants.

Selon l'institut de sondage Elabe, 63% des votants sont des sympathisants de la droite et du centre, contre 15% de sympathisants de gauche, 14% affirmant n'avoir aucune sympathie particulière et 8% de sympathisants du Front national.

Avec 44,2% des suffrages, M. Fillon est l'éclatant vainqueur du premier tour.
Alain Juppé (28,5%).
Nicolas Sarkozy (20,6%).
Nathalie Kosciusko-Morizet (2,5%)
Bruno Le Maire (2,4%).
Jean-Frédéric Poisson (1,4%).
Jean-François Copé (0,3%).

"J'ai beaucoup d'estime pour Alain Juppé, mais les choix politiques de François Fillon sont plus proches (...) Je voterai François Fillon", a annoncé M. Sarkozy dans une déclaration teintée d'émotion depuis son QG. AFP 20.11

Le programme ultra réactionnaire de Fillon

Publicsenat.fr - Fillon propose de baisser les dépenses publiques à hauteur de 110%. Pour cela, il promet 500 000 emplois en moins dans la fonction publique.

En ce qui concerne les réformes sociales, il souhaite supprimer les 35 heures en laissant la liberté totale aux accords d'entreprises pour négocier. François Fillon fixe la seule limite à 48 heures (le maximum autorisé par le droit européen). Les fonctionnaires seront aussi concernés par ce changement et devront passer aux 39 heures. L'ancien Premier ministre prône également la dégressivité des allocations chômage, le report de l'âge légal à la retraite à 65 ans en 2022, et l'harmonisation du régime des retraites du public et du privé.

Parallèlement, l'impôt de solidarité sur la fortune sera supprimé et les prélèvements sur les sociétés seront baissés de 50 milliards d'euros.

Le député de Paris s’engage à réécrire la loi Taubira afin de supprimer le droit à l’adoption plénière pour les couples homosexuels. Il veut rendre plus sévères les conditions du regroupement familial pour les étrangers et instaurer des quotas annuels d’immigrés fixés par le Parlement. L’aide médicale d’urgence sera supprimée et l’accès aux aides sociales pour les étrangers sera conditionné à au moins deux ans de résidence sur le sol français.

Il s’est prononcé pour l’expulsion des « individus dans la mouvance terroriste ». La déchéance de nationalité pour les terroristes qui a suscité de nombreuses polémiques cette année sera remise au goût du jour par François Fillon qui souhaite l'appliquer pour les Français partis faire le djihad. Ajoutée à cela une peine pouvant aller jusqu’a trente ans de prison pour toute personne entretenant des relations avec l’Etat Islamique, selon l’article IV du code pénal concernant « l’intelligence avec l’ennemi ». 16000 places de prison supplémentaires seront construites. Le budget de la défense sera lui augmenté de 10 milliards.

L’éducation subira également le « choc » de François Fillon. Les programmes d’Histoire de primaire seront réécrits pour en faire un « récit national ». Il défend le port de l’uniforme à l’école et de manière générale veut instaurer le respect de l’autorité dans les établissements scolaires et surtout consacré les trois quarts du temps scolaire dans les écoles à l’apprentissage des matières fondamentales (le Français, les mathématiques et l’anglais). publicsenat.fr 20.11

Lemonde.fr - François Fillon est favorable à un rapprochement stratégique avec la Russie et la Syrie. Il souhaite lever l’embargo imposé à Moscou après l’annexion de la Crimée et coopérer avec le Kremlin sur la question syrienne. Il prône aussi une alliance avec Bachar Al-Assad et une coalition avec la Russie pour éradiquer l’organisation Etat islamique (EI).

François Fillon veut augmenter la TVA (la taxe sur la valeur ajoutée) à 22 %. Il veut réduire l’impôt sur le revenu des particuliers investissant dans des PME, à hauteur de 30 % de leur investissement, et créer une « flat tax » – une taxe à taux unique – sur les revenus du capital.

François Fillon veut interdire le burkini.

Il souhaite supprimer le principe de précaution de la Constitution entré dans la Constitution en 2005, qui permet de prendre des mesures préventives même quand la preuve scientifique du danger pour la santé ou l’environnement n’est pas établie, le qualifiant de « dévoyé et arbitraire ». lemonde.fr 20.11

Etats-Unis. Infos et derniers développements

- Trump, c'est un empire économique comportant plus de 500 entreprises dans au moins 22 pays...

- Trump choisit le général Flynn comme conseiller à la sécurité nationale - LeFigaro.fr

- Ancien directeur du renseignement militaire...

AFP- Donald Trump a nommé vendredi à son cabinet trois tenants d'une ligne dure sur les questions de sécurité nationale et d'immigration tout en laissant filtrer des noms de personnalités plus consensuelles pour diriger la diplomatie américaine et rassurer les alliés de l'Amérique.

Le président élu des Etats-Unis a décidé de confier le ministère de la Justice au sénateur Jeff Sessions, 69 ans, partisan d'une extrême fermeté sur l'immigration illégale, un des grands thèmes de campagne du président élu qui a promis pendant la campagne d'expulser 11 millions de clandestins.

M. Sessions avait suscité aussi la controverse pour des propos racistes tenus il y a plusieurs décennies.

Natif du sud des Etats-Unis, Jeff Sessions, dont la nomination a été saluée par le sénateur ultra conservateur du Texas (et rival malheureux de Trump) Ted Cruz comme "une grande nouvelle", a représenté l'Alabama au Sénat à partir de 1997.

Il s'y est illustré durant les présidences de George W. Bush et Barack Obama en s'opposant à plusieurs projets de régularisation de sans-papiers.

Le milliardaire, élu le 8 novembre sur un programme populiste, a aussi annoncé que la CIA allait être pilotée par Mike Pompeo, 52 ans, qui représente le Kansas à la Chambre des représentants. Il avait été élu dans la vague d'arrivée au Congrès du Tea Party, l'aile ultra-conservatrice du parti républicain. AFP

- Stoltenberg a eu "une bonne discussion" avec Trump sur l'avenir de l'Otan - AFP

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a indiqué vendredi dans un tweet avoir eu "une bonne discussion" au téléphone avec Donald Trump sur l'avenir de l'Otan et l'importance d'"une hausse des dépenses de défense" des pays alliés. AFP




ACTUALITE EN TITRES

En oligarchie, la charia est compatible avec les institutions britanniques.

- Ces tribunaux britanniques privés qui appliquent la charia et brisent la vie de milliers de femmes outre-Manche - Atlantico.fr

En Grande-Bretagne, des tribunaux islamiques privés pratiquent la charia, dans le cadre de la loi. Ils sont accusés de nier l'égalité entre hommes et femmes et de couvrir toutes sortes d'abus. Atlantico.fr 17.11

Candidature articielle devenue inutile.

- Macron candidat : une "bonne chose" pour 57% des Français qui le classent "au centre" - Franceinfo

57% des Français estiment que la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle est une "bonne chose", c'est ce que révèle un sondage Odoxa pour franceinfo, rendu public vendredi. Franceinfo

- Macron promet une "révolution démocratique" - Reuters

Pour qui roulent-ils ?

Après avoir appelé Hollande à se présenter en 2017.

- Parlement: Hamon revendique le soutien de la majorité des frondeurs - AFP

Benoît Hamon, candidat à la primaire initiée par le PS, a dévoilé vendredi une première liste de soutiens parlementaires, qui compte outre lui-même 18 frondeurs, soit la majorité d'entre eux selon son entourage. AFP

Les mains sales jusqu'au bout.

- Ban Ki-Moon reçoit la légion d'honneur - AFP

À un mois et demi de la fin de son mandat en tant que secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon a reçu jeudi 17 novembre la légion d’honneur des mains de François Hollande. AFP






INFOS EN BREF

POLITIQUE

Birmanie

- Violences dans l'ouest de la Birmanie: quelque 30.000 déplacés - AFP

Quelque 30.000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont fait des dizaines de morts depuis octobre dans l'Etat Rakhine, dans l'ouest de la Birmanie où se concentre la minorité rohingya, a annoncé l'ONU vendredi. AFP




SOCIAL ET SOCIÉTÉ

1- France

1.1- Pauvres et mal aimés.

L'année dernière, 1.463.000 personnes en difficulté ont poussé les portes de l'association le Secours catholique-Caritas France. Soit 38.000 de plus qu'en 2014, selon son rapport annuel publié ce jeudi.

«Le nombre de familles en situation de précarité avec des enfants continue d'augmenter», écrit le Secours catholique. Les mères et les pères isolés continuent de représenter la plus grande part des ménages accueillis (28,8 %), suivis par les hommes seuls (22,8). Plus proches du seuil de pauvreté (1008 euros/mois), ces ménages «n'arrivent plus à joindre les deux bouts», constatent les auteurs du rapport. Leurs maigres ressources ne leur permettent plus de faire face à des dépenses de plus en plus lourdes. Ainsi, plus de la moitié des ménages rencontrés par le Secours catholiques faisaient état d'impayés, souvent liés au logement et à l'énergie.

Par ailleurs, de plus en plus d'étrangers précaires se sont tournés vers l'association: ils représentent désormais 36% des accueillis. «C'est une population jeune et féminine, arrivée récemment, ayant une moindre maîtrise du français, isolée et sans réseaux d'entraide», remarquent encore les auteurs du rapport. «Ces caractéristiques rendent leur situation plus précaire». De plus, «ceux qui sont sans ressources n'ont peut-être pas connaissance de leurs droits ou sont tout simplement sans droits reconnus, notamment au travail». Par conséquent, le recours à des associations comme le Secours Catholique est alors «la seule alternative possible», soulignent les rapporteurs.

La situation des plus démunis a peu évolué ces dernières années. En cinq ans, leur revenu médian* a augmenté de 35 euros pour atteindre les 932 euros par mois. Ainsi, l'immense majorité des personnes accueillies par le Secours catholique (92%) restent en dessous du seuil de pauvreté (1008 euros/mois*) et 65% vivent avec moins de 672 euros par mois. Ce sont souvent des hommes seuls, des couples avec enfants ou des mères isolées. Parallèlement, la proportion des ménages sans ressources a continué d'augmenter pour atteindre 19,5% en 2015. Soit quatre points de plus qu'en 2010.

Contre toute attente, le premier besoin exprimé par les ménages les plus fragiles est l'écoute (57%), devant les besoins alimentaires (55%). Vient ensuite le besoin d'aide pour effectuer des démarches administratives, pour payer le loyer, les factures et les besoins en vêtements.

«La pauvreté n'est pas seulement matérielle et l'isolement est de plus en plus ressenti», commentent les responsables de l'association en introduction du rapport. Concrètement, «plus de 60 % [des personnes prises en charge] déclarent n'avoir aucun proche sur qui compter et près de 80% n'ont aucune activité sociale ou collective». En franchissant les portes du Secours catholique, ils sont en fait nombreux à chercher «du lien social et un rapport humain».

L'étude du Secours catholique vient aussi battre en brèche quelques préjugés sur les aides sociales, et en particulier sur le RSA. Selon ses calculs, 38% des ménages qu'elle a accueillis en 2015 n'ont fait aucune demande de RSA socle (accordé à ceux qui ne travaillent pas), alors qu'ils y étaient éligibles. Plus nombreux encore, les foyers qui ne recourent pas au RSA activité, devenu prime d'activité (accordé à ceux qui travaillent): ils sont 66% à ne pas en bénéficier alors qu'ils pourraient le demander. Le non-recours au RSA n'est pas nouveau. En 2012, une enquête réalisée par la Caisse nationale des allocations familiales avait déjà mis en avant ce non-recours aux RSA.

Comment l'expliquer? Souvent, les ménages ne connaissent pas bien ce dispositif ou sont persuadés de ne pas y avoir le droit. «Les procédures et critères d'attribution sont illisibles pour le grand public», regrette le Secours catholique. D'ailleurs, ceux qui ont des difficultés à lire ou à écrire sont très nombreux à ne pas entamer les démarches (voir infographie ci-dessous). Parfois, c'est la honte qui freine les ménages ou l'absence de logement stable. Pour bénéficier d'une aide sociale, il est impératif de communiquer une adresse. «Si les services sociaux sont à même de d'aider ces ménages à obtenir une domiciliation, beaucoup ne le font pas et donc, n'accède pas au RSA», constatent les auteurs du rapport.

Contrairement aux idées reçues, les étrangers ont moins recours au RSA (37%) que les Français (72%). «Le manque d'information ou une moindre maîtrise du français expliquent vraisemblablement cet écart», commente le Secours catholique. lefigaro.fr 17.11

1.2- Transports : les chauffeurs de Megabus en grève - Franceinfo

Les chauffeurs de Megabus, compagnie de transport low-cost, sont en grève. Nombre d'entre eux manifestaient devant Bercy ce vendredi 18 novembre à 11 heures du matin. Leur plateforme basée dans le Rhône va cesser ses activités. 175 emplois sont menacés. Franceinfo

2- Allemagne

- Volkswagen va supprimer 30.000 postes dans le monde - Reuters

Volkswagen a annoncé vendredi qu'il allait supprimer 30.000 emplois dans le monde au sein de sa marque éponyme dans le cadre d'un plan visant à réaliser 3,7 milliards d'euros d'économies par an d'ici à 2020. Reuters


Le 18 novembre 2016

CAUSERIE

Nos causeries ne sont pas destinées à déclencher une émotion ou une réaction particulière chez les lecteurs, à imposer un point de vue, elles servent juste à faire réfléchir ou à se poser des questions dans la mesure du possible, et au-delà à partager des idées, en partant du principe que nous tendons vers le même idéal ou combattons pour la même cause, le socialisme, tout en sachant cependant que ce n'est pas forcément le cas.

La didactique adoptée ou la manière de s'adresser aux lecteurs, la syntaxe retenue, la sémantique ou le recours à un champ lexical déterminé, les différents niveaux de langue qui se côtoient ou s'entremêlent, le style, le rythme, etc. l'ensemble des éléments qui structurent le discours n'a pas été conçu pour se conformer à un modèle, une règle ou une norme, une concention, un style, au contraire il a été imaginé pour être le plus naturel ou authentique que possible, donc forcément avec ses qualités et ses défauts ou faiblesses, de manière à être accessible à chacun.

J'ai essayé de tenir compte de l'ensemble des facteurs psychologiques et sociaux qui participent à la structuration de la personnalité de chacun à commencer par la mienne, de manière à être le plus près possible des lecteurs sans avoir à procéder à des concessions sur des principes, procédé qui m'aurait amené à endosser le rôle d'un personnage qui ne m'aurait pas ressemblé ou qui m'aurait été étranger, privilégiant la sincérité au détriment de tout artifice de langage ou tournure d'esprit qui serait destiné à produire un effet sur les lecteurs.

J'ai essayé de lever tous les obstacles qui pouvaient se dresser entre nous et fausser nos rapports, non pas afin que les lecteurs partagent mon état d'esprit, mais pour qu'ils prennent conscience du leur et qu'ils saisissent que nous avons tout intérêt à essayer d'avancer ensemble. Ils conviendront qu'aucun dirigeant ne leur tient ce genre de discours, la plupart en sont totalement incapables ou ne le souhaitent pas et on aura compris pourquoi. Mieux, il leur inspire le plus profond mépris, ils considèrent que c'est se fourvoyer ou que cela n'aurait rien à voir avec la lutte des classes, alors que je prétends le contraire.

Ils en sont restés à une société composée majoritairement de travailleurs illettrés ou non éduqués, non développés, non évolués, bref, arriérés, et d'une élite qui présenterait toutes les qualités opposées, au point de perdre de vue qu'elle est particulièrement vulnérable ou qu'elle présente les mêmes faiblesses ou lacunes que les travailleurs arriérés qu'ils méprisent tant ou ignorent. Car bénéficier d'un statut social supérieur ou participer à la lutte de classe n'a jamais constitué un gage d'intégrité morale ou intellectuelle, et le degré de démagogie des membres de cette élite révèle ou reflète son déséquilibre psychologique qui n'inspire pas vraiment à la sérénité, parce qu'ils n'ont pas plus conscience du processus inconscient qui leur a permis de s'élever à ce statut ou à adopter cet engagement politique que du processus dialectique matérialiste et historique dont est issue la société ou dont ils sont le produit.

On a tendance à perdre de vue de quoi sont faits les hommes, d'où on vient et qu'il en va ainsi pour l'ensemble des travailleurs quel que soit leur statut social ou leurs conditions. Je me demande qui de la personnalité de nos dirigeants ou de leurs discours inspire le plus de méfiance aux travailleurs et aux militants. Ils auront sans doute tendance à les identifier à leurs discours, dont la conception empruntée aux marxistes n'en est qu'une caricature, après en avoir expulsé les aspects que je développe ou que j'ai tenu à conserver pour justement jamais nous couper des préoccupations ou de l'état d'esprit général des travailleurs, de leurs conditions, qui font partie intégrante de la réalité ou de la situation politique, ce qui contribue à faire de leurs discours une construction idéologique figée ou fossilisée suspendue au-dessus de la réalité, impersonnelle, sortie de nulle part donc insaisissable, indigeste ou inaudible, ce qui a le don de produire une impression désagréable ou qui met mal à l'aise, car on ne saisit pas quelles sont les intentions véritables de leurs auteurs bien qu'ils s'emploient à l'exposer dans leurs argumentations, ce qui manifestement ne suffit pas à convaincre les travailleurs qui restent sur leur faim.

Il y en a qui s'imaginent qu'il suffirait de lire des milliers de livres pour comprendre comment fonctionne la société, ils se leurrent eux-mêmes.

Il est préférable de commencer par apprendre à observer et écouter, on appelle aussi cela l'école de la vie. Pourquoi ? C'est simple, parce que chaque manifestation de la nature ou chaque expérience humaine fonctionne selon les lois de la dialectique, et que si on ne maîtrise pas cet instrument logique on aura beau avoir lu des milliers de livres rédigés par d'illustres penseurs ou philosophoses, on ne sera pas plus avancé. C'est la combinaison des deux méthodes, observer et écouter d'une part, lire d'autre part, qui permet réellement de s'élever, pas forcément, mais disons qu'on met ainsi toutes les chances de notre côté pour y parvenir.

Je vous avouer un truc impensable qui illustre ce qui vient d'être dit.

Parvenu à l'âge de 19 j'étais très arriéré, un abruti complet pour faire bref. Jusque là je n'avait pas vraiment été apte à observer ou écouter, je subissais mon sort. Puis soudainement j'ai pris conscience de ma crasse ignorance, j'en ai été profondément choqué, humilié, à en pleurer, oui à en pleurer je m'en souviens encore parfaitement, je n'en dormais plus la nuit, j'y pensais 24h/24. Je me suis demandé comment cela avait pu être possible, et surtout pourquoi je ne m'en étais pas aperçu plus tôt, en me disant, mais combien de fois mon pauvre garçon tu as pu te ridiculiser aux yeux de tes copains, quelle honte, j'en étais épouvanté.

Ce fut un tel traumatisme, que je pris la résolution de consacrer le restant de mes jours à tout mettre en oeuvre pour mettre un terme à ce cauchemar épouvantable. Un pote plus âgé que moi à qui je m'étais livré m'a orienté sur la philosophie, alors que j'ignorais ce que signifiait ce terme abscons. Au départ il m'a prêté des manuels scolaires dans lesquels figuraient des extraits d'ouvrages rédigés par des philosophes, je notai leurs noms, puis j'achetai leurs ouvrages en livres de poche. En vérité, c'était pour moi du chinois, je butais presque sur chaque mot, je devais relire chaque phrase plusieurs fois avant de passer à la suivante, une vraie torture. Je devais lire en consultant sans cesse le dictionnaire et je notais sur un cahier les définitions des expressions que j'ignorais, toutes ou preque. C'était fastidieux, car ensuite quand je reprenais ma lecture je ne savais plus où j'en étais, j'avais déjà oublié ce que je venais de lire, il fallait donc le relire et ainsi de suite.

Parvenu à la fin d'un ouvrage, je le relisais plusieurs fois en entier, je devais faire un effort surhumain pour essayer d'y comprendre quelque chose, je finissais par me persuader que j'y étais arrivé, mais fort de l'expérience que j'avais faite en découvrant ma profonde ignorance, je ne me faisais guère d'illusions sur mes capacités intellectuelles qui demeuraient rudimentaires ou défectueuses, au point que je n'étais jamais réellement satisfait du résultat, mais en attendant il fallait bien s'en contenter, le chemin allait être long pour sortir de l'obscurité.

Au bout de deux ans d'études solitaires ou laborieuses, j'étais parvenu à Hegel et j'allais passer à Marx, donc j'estimais être parvenu à mon objectif. En fait je me leurrais une fois de plus, car en réalité je n'avais rien compris ou peu de choses. Et c'est cela qui est plus incroyable, c'est que malgré tout, inconsciemment, sans professeur ou aucune aide extérieure, sans plan d'aucune sorte, j'avais emprunté le chemin des grands philosophes depuis Aristote jusqu'à Hegel (et même ceux du début du XXe siècle ), j'étais parvenu au bout de la philosophie avec l'idée absolue de Hegel. Ce n'est qu'en y repensant plusieurs décennies plus tard que j'ai compris comment cela avait pu se produire, parce que je m'étais identifié à chaque philosophe que j'étudiais, j'avais adopté leur mode de pensée, leur rhétorique, donc j'avais intégré des instruments logiques qui avaient rendu cet enchaînement possible et qui allaient me servir par la suite. En même temps j'avais compris que leurs systèmes philosophiques ne répondaient pas à une de mes préoccupations qui allait donner un sens aux restants de mes jours, pourquoi nous vivons dans un monde aussi injuste et comment le changer, aucun ne pouvait me donner une réponse satisfaisante à ces questions.

Si je suis parvenu à mon objectif, je le dois ma volonté, à une résolution inébranlable, à la persévérance et au courage dont j'ai dû faire preuve sans relâche, mais surtout parce que je poursuivais un but pratique, changer la société. Devenir plus intelligent, certes, mais pour quoi faire, pour reproduire le mode de vie de mes parents, trop peu pour moi, je le détestais, pour partager leur sort, il me faisait horreur, mon idéal devait forcément être plus élevé, ce sera le socialisme. Ce qui ne m'empêchera pas de l'abandonner pendant 20 ans, comme quoi adopter l'idéal le plus élevé ne signifie pas forcément qu'on aurait atteint un niveau de conscience suffisant ou qui en soit digne, avis aux bonnes consciences au passage qui se disent socialistes, communistes ou trotskystes, une étiquette usurpée dans la plupart des cas.

Cela pour dire, que sans grille de lecture, sans instruments logiques, et qui plus est quand on aborde la politique, sans le matérialisme dialectique, on est pratiquement incapable d'interpréter correctement ce qu'on lit ou étudie ou d'en tirer un enseignement pratique qui demeure l'unique expérience qui permet de le vérifier ou d'en juger, car ce qu'on pense de soi-même ou de l'état de conscience auquel on est parvenu, cela n'a vraiment aucune espèce d'importance, sauf si on se dit qu'on a encore tout à apprendre ce qui est bénéfique, au-delà, il est conseillé de ne pas y penser ou de ne pas se poser ce genre de questions qui relève d'un manque de modestie dont il faut faire preuve absolument pour progresser.

Quoiqu'on en dise les Américains ont plébiscité un oligarche.

D'un acteur médiocre de série B, Reagan, à un misérable personnage de télé réalité, Trump, ou comment l'oligarchie est parvenue à faire élire l'un des siens à la présidence du pays le plus puissant de la planète, les Etats-Unis d'Amérique. Quelle terrible défaite pour le prolétariat américain et mondial !

On peut se gargariser avec le taux d'abstention qui n'a jamais fait ni une orientation politique ni un programme ni un parti. En attendant, l'alliance entre l'oligarchie, des pans entiers de la classe moyenne et le lumpenprolétariat laisse augurer le pire. Comment pourrait-il en être autrement puisque cette élection n'a rien réglé sur le plan économique, elle a au contraire révélé la faillite ou l'impasse dans laquelle se trouve le capitalisme.

Il y a tout lieu de penser qu'on va assister à une violente fuite en avant à la fois sur le plan économique et politique sans qu'on puisse dire comment elle se traduira, on en saura davantage quand Trump aura désigné son équipe et les ministres qui feront partie de son gouvernement en janvier prochain. En guise d'avant-goût, on a entendu parler du chef du parti républicain, Reince Priebus, d'un dirigeant notoire de l'extrême droite, Stephen Bannon, d'un ex-banquier de Goldman Satchs, d'un ex-travesti et maire de New York, Rudy Giuliani, d'un magnat du pétrole...

On nous dira encore une fois qu'il y a loin de la coupe aux lèvres, en tout cas ce qu'on constate c'est que la réaction a le vent en poupe, parce que le mouvement ouvrier n'a pas été foutu de se doter d'une nouvelle direction pour n'avoir jamais rompu avec la social-démocratie dégénérée ou le stalinisme en France, pour s'être vendu à Wall Street aux Etats-Unis.

Quelques réflexions politiques

Entre nous.

Quand on pense à la gauche, on ne peut pas s'empêcher de se dit qu'on a à faire à de véritables ordures, et quand on pense à l'extrême gauche, on se dit qu'on a à faire à son service après-vente assuré par des crétins tout aussi authentiques. Comme vous y allez fort... Attendez, ils soutiennent des guerres impérialistes tout de même, il ne faudrait pas l'oublier.

Tu m'étonnes qu'ils sont mûrs pour le national-socialisme, la gauche ou le néolibéralisme, c'est le socialisme à l'envers et l'extrême gauche n'y voit que l'expression du socialisme qui sert en réalité les desseins de la droite ultra réactionnaire. On comprend dès lors pourquoi quand un mouvement se dessine en faveur de telle ou telle minorité ils ne s'attardent pas sur les intentions inavouables qui en sont à l'origine, ils préfèrent les ignorer.

Quand vous trouvez côte à côte l'oligarchie, la gauche, l'extrême gauche, l'ultra gauche, les ONG, vous pouvez vous dire que vous êtes en présence d'une opération téléguidée par la réaction. Le fait de ne pas caractériser la gauche de droite est fort utile, car cela permet toutes les manipulations inimaginables pour le compte du régime et d'y participer.

Pire, c'est par ce biais que ces opérations peuvent se doter d'un verni populaire ou démocratique trompeur qui permet de leur octroyer une légitimité, que le régime ne renierait pas puisqu'il est destiné à en être le principal bénéficiaire.

Chaque fois qu'on nous soumet un droit, un besoin, une revendication, un appel à participer à une manifestation politique quelconque, il faut commencer par nous demander quelle en est la nature de classe ainsi que celle de ceux qui en sont à l'initiative, ensuite on est en droit de se poser la question de savoir quelles sont leurs véritables intentions et objectifs politiques, sont-ils les mêmes que les nôtres, question à laquelle on pourra répondre correctement uniquement en l'inscrivant dans le contexte social et politique du moment et au-delà.

Si vous estimez à juste raison que toute revendication ou tout droit social est légitime, mais qu'à tort vous ne vous posez pas ces questions et bien d'autres qui en découlent directement, quasi-infailliblement vous vous ferez manipulé puisque vous n'aurez pas tenu compte des réponses qu'appelaient ces questions pour n'en avoir tiré aucun enseignement politique tant théorique que pratique. Il en ira chaque fois ainsi si vous ne vous souciez pas de savoir qui en est à l'origine, qui orchestre ces opérations, qui s'y rallie, qui les légitime, qui va en être le bénéficiaire, et si vous êtes parvenu jusque là, qui en sera la victime.

Est-ce à dire que dans certains cas il ne faudrait pas soutenir une revendication ou un droit, une mesure, une loi qui profiterait à la classe ouvrière ? Effectivement, notamment lorsque ce sont les représentants de la classe dominante ou de l'Etat qui en sont à l'initiative, le gouvernement ou un de ses partis, les partis de droite ou de la réaction, puisque cette opération aura pour seul objectif de se prévaloir d'un soutien populaire pour faire passer leur politique antisociale ou impérialiste, vous ne voudriez tout de même pas qu'on leur donne un coup de main pour tromper les travailleurs ou qu'on soit complice de leur machination, n'est-ce pas ?

Alors pourquoi l'extrême gauche et plus généralement tous les partis du mouvement ouvrier y participent-ils ? Pardi, mais parce qu'ils sont incapables de défendre ces revendications ou droits en se situant sur le terrain de classe indépendant du prolétariat, sinon pourquoi glisseraient-ils sur celui de la classe des capitalistes, cela n'aurait aucun sens, réfléchissez un peu, il n'existe pas d'autres explications.

Ménager le régime, lui trouver des vertus ou des qualités qu'il n'a jamais eu sans être animé de mauvaises intentions envers les travailleurs, est incompatible avec la cause pour laquelle nous combattons. Pourquoi ? Parce que nos objectifs politiques sont incompatibles avec les intérêts du régime et sa survie, nous combattons pour le renverser, et non pour qu'il puisse se refaire une santé dès qu'il est en difficulté, en se parant de vertus ou de qualités usurpées pour se prévaloir des atours de la démocratie.

La lutte des classes est une lutte à mort.

Comme vous y aller va-t-on nous rétorquer encore, une fois de plus vous versez dans l'outrance, vous êtes un gauchiste, non, je suis d'extrême gauche, Lénine le revendiquait. Les millions de morts que font encore de nos jours les guerres impérialistes ne vous suffisent donc pas, mais alors qu'est-ce qu'il vous faut pour comprendre dans quel monde nous vivons, une troisième guerre mondiale, qu'une énorme comète s'abatte sur la terre, une collision inter galactique ou alors un miracle ?

Il ne faut pas compter sur nous pour participer à ces petits arrangements avec nos principes, notre conscience, notre morale, nos convictions, notre idéal, pour justifier l'injustifiable, notre adaptation au capitalisme. On ne porte pas là un jugement ou on ne fait de procès d'intention à personne puisqu'on sait qu'elle repose sur une faiblesse théorique qui conduit à bien des confusions.

Fidèle au marxisme ou au socialisme, nous estimons que le combat pour les revendications ou les droits des travailleurs quels qu'ils soient doit être mené dans la perspective du renversement de l'ordre établi et la prise du pouvoir politique par la classe ouvrière, de la révolution socialiste.

- "Le front unique ouvrier n’a de sens que si ses animateurs principaux, les révolutionnaires, tout en respectant le cadre de ce qui fait l’unité, défendent leur programme et leur orientation. Sinon, il n’y a qu’ « unité » conjoncturelle et de façade, derrière laquelle se dissimule leur capitulation." Pierre Salvaing.

Autrement dit, le front unique ouvrier ne peut être conçu que dans une perspective révolutionnaire, dans le cas contraire il ne sert que les intérêts des appareils pourris des syndicats liés au PS ou au PCF, donc du régime. On en a l'illustration quand on assigne au front unique ouvrier l'objectif de défendre l'indépendance des syndicats (POI et POID), qui dès lors qu'ils sont subordonnés à l'Etat ou au régime revient à les soutenir qu'on le veuille ou non.

Le front unique ouvrière doit être résolument dirigé contre les appareils contre-révolutionnaires des syndicats en dénonçant leur double langage ou jeu au profit du patronat et du gouvernement, et s'il ne se réalise pas contre eux, il se réalisera contre les travailleurs.

On nous dira que c'est parfois ou souvent inévitable... Certes, à ceci près que lorsqu'on a mené ce combat scrupuleusement sur le terrain de classe du prolétariat dans la perspective de la chute du régime on n'aura pas à supporter la responsabilité de son échec ou les conséquences négatives pour les travailleurs que l'on mettra au compte des appareils et de notre propre faiblesse en tant que courant révolutionnaire, qu'on pourra ensuite appeler à renforcer pour mener les combats à venir dans de meilleures conditions et vaincre.

C'est donc refuser de se tenir scrupuleusement sur le terrain de l'indépendance de classe du prolétariat, qui interdit aux militants et aux travailleurs d'en tirer des enseignements, de tirer les leçons politiques du front unique ouvrier pour construire le parti.

Quand par exemple un parti publie les déclarations ou des extraits choisis de déclarations de dirigeants syndicaux sans le moindre commentaire ou la moindre analyse, sans formuler la moindre réserve, qu'est-ce que sont appelés à en déduire les lecteurs, que fait-il sinon mettre en valeur ces braves dirigeants, leur servir la soupe en réalité, les hisser à la tête du front unique ouvrier ou leur en attribuer le mérite qui plus est si la bataille se termine par une victoire, dans le cas contraire ils pourront toujours faire supporter aux travailleurs la responsabilité de la défaite sans que personne là non plus ne viennent les contredire, ils pourront être satisfaits de constater que tout sera resté dans l'ordre des choses établies dans le meilleur des mondes.

Ce qui caractérise l'opportunisme, c'est son double langage permanent dont nous ne sommes pas dupe.

On peut affirmer dans un discours prétendre combattre pour la rupture avec la Ve République, pour l'indépendance des organisations, mais quand dans les faits on refuse de rompre avec les appareils corrompus des syndicats, on refuse de caractériser de droite le PS et ses satellites et alliés, on soutient de facto le régime.

Il n'existe pas de syndicats indépendants de l'Etat et de la classe des capitalistes en France, prétendre le contraire consiste donc à faire croire que leurs dirigeants ne seraient peut-être pas aussi corrompus qu'on veut bien le dire ou qu'ils ne maîtriseraient pas l'orientation de leurs syndicats, bref, qu'ils n'en auraient pas le contrôle, ce qui laisse entendre que les syndicats pourraient malgré tout jouer un rôle révolutionnaire au côté des travailleurs et les aider à conquérir leur émancipation du capital, alors qu'en réalité cela s'avèrera impossible aussi longtemps que leurs dirigeants n'auront pas été chassés des syndicats, ce qui s'avèrera tout aussi impossible, car s'ils n'ont pas la maîtrise de la totalité des militants, par contre ils ont solidement cadenassé leurs appareils depuis des lustres, ils préfèreront saborder leurs syndicats plutôt qu'ils ne tombent entre les mains d'ennemis du régime qu'ils servent avec zèle.

D'où la nécessité de construire un nouveau syndicat ouvrier ou une tendance socialiste-révolutionnaire dans les syndicats, qui constituera un pôle de regroupement au cours de la révolution destiné aux militants du reste des syndicats qui rompront avec le régime au cours de ce combat politique.

Les étiquettes et les intentions auto-proclamées des uns et des autres ne servent qu'à camoufler cette imposture destinée à tromper militants et travailleurs.

Quant à l'instrumentalisation par la droite (ou gauche réactionnaire) du racisme, de la xénophobie, de l'homophobie, du sexisme, etc. qui sert à dresser les unes contre les autres les différentes couches de travailleurs, elle aurait rapidement été abandonnées ou elle n'aurait jamais pris une telle ampleur sans le soutien des populistes du Front de gauche et de l'extrême gauche crypto-stalinienne, NPA et LO.

Chacun aura pu observer que ce sont les pires réactionnaires qui soient qui se réclament du combat contre la xénophobie, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, le sexisme, etc. à l'instar de l'oligarque américain Georges Soros qui a participé au financement du coup d'Etat d'extrême droite en Ukraine. Cela ne dérange pas le moins du monde la vermine de gauche et d'extrême gauche qui les épaulent, marchent dans ces combines pourries. A aucun moment ils ne se demanderont pourquoi l'oligarchie est à l'origine de toutes ces campagnes, quels objectifs politiques elles servent, sinon à faire diversion, à nous diviser, à briser l'unité de notre classe, à disloquer son avant-garde, à pourrir davantage le mouvement ouvrier.

Voilà qui devrait vous mettre de bonne humeur pour le restant de la journée :

- Un diamant bleu très rare vendu 17 millions de dollars à Genève - AFP 16.11

Les peuples innocents sacrifiés, massacrés, oubliés :

- 20 mois de guerre : 7 000 morts, 37 000 blessés, plus de trois millions de déplacés, dont un million et demi d’enfants… AFP 16.11

Voilà pour le Yémen.

- Chaque nuit ou presque sont retrouvés au milieu des détritus les corps d’enfants, voire de bébés. D’où viennent-ils ? Ont-ils été abandonnés à leur sort ou tués ? Personne ne le sait et ne semble s’en soucier. A commencer par la police, ainsi que le concède son porte-parole : « On ne part pas sur tous les homicides. » Après un passage à la morgue, les petites dépouilles placées dans des cartons sont inhumées sommairement, au hasard des places que les ambulanciers parviennent à trouver au cimetière. lemonde.fr 16.11

Voilà pour Haïti.

Cherchez l'erreur ou parole de faussaires.

- Sur Facebook, les fausses informations ont eu plus de succès que les vrais articles pendant les trois derniers mois avant l'élection de Donald Trump - Le Huffington Post

Une ode à la désinformation, à l'auto-censure, au mensonge éhonté...

Leur matraquage hystérique prédisant à 100% la victoire de Clinton aura eu un double effet : Certains de ses électeurs potentiels ont dû se demander pourquoi aller voter ou ajouter inutilement une voix de plus, et ceux qui ne voulaient pas spécialement voter pour Trump se sont convaincus qu'ils devaient y aller...

Les masques tombent.

Quand une officine de la NED (CIA) financée par Soros récompense Al-Qaïda.

- France: le prix du « journaliste de l’année » remporté par un soutien d’Al-Qaïda - Arrêt sur info

Le reporter syrien Hadi Abdullah, proche du chef terroriste Shaykh Abdullah al-Muhaisany, a remporté le 7 novembre le prix Reporters sans frontières (RSF)

Hadi Abdullah, ami du terroriste d’al-Qaïda nommé Muhaysini, vient de recevoir le prix Reporters sans frontières de 2016, une ONG financée par la fondation Soros.

Est-ce que cela signifie que Hadi Abdullah est lui-même un homme de la CIA? Il ne serait pas le premier « journaliste » à l’être en Syrie. Arrêt sur info

Confirmation. Amnesty International officine de la réaction.

- La CPI, désavouée par la Russie, lance un appel: "ne partez pas!" - AFP

La Russie a porté un nouveau coup à la Cour pénale internationale mercredi en annonçant son intention de retirer sa signature du traité fondateur, la quinzième Assemblée de la CPI s'ouvrant sur des appels à ne pas abandonner cette juridiction "unique".

Plusieurs pays africains avaient auparavant annoncé quitter la CPI, faisant notamment écho aux critiques récurrentes sur le continent de persécution à l'encontre des Africains.

"Je leur adresse un message solennel : ne partez pas !", a déclaré le président de l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome, Sidiki Kaba, à La Haye.

La Gambie a officiellement notifié lundi son retrait de la CPI auprès des Nations unies, après l'Afrique du Sud et le Burundi en octobre. Ce retrait doit prendre effet un an après la réception de cette notification.

Et mercredi, c'est la Russie qui a pris une décision hautement symbolique en souhaitant retirer la signature qu'elle avait apposée en 2000 au Statut de Rome, qu'elle n'avait jamais ratifié, reprochant à cette juridiction de ne pas être "véritablement indépendante" et de ne pas avoir été à la hauteur des espoirs suscités.

Amnesty International a de son côté condamné cette mesure "cynique" de Moscou qu'elle a qualifiée de tentative de "saper les progrès vers une justice internationale".

Sur le continent africain, le Kenya, la Namibie et l'Ouganda, grands détracteurs de la Cour pénale internationale, pourraient suivre dans un "effet domino", d'après les experts, cependant que le Soudan a lancé fin octobre un appel à tous les pays africains à quitter la CPI. AFP 16.11




ACTUALITE EN TITRES

Les valseuses

- 2017 : Sans le dire, Jean-Marie Le Guen pousse Manuel Valls à être candidat -

Interrogé par France 3 ce mercredi, le Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement a estimé que le Premier ministre avait « la personnalité, le parcours, la densité et la vision » pour être candidat. L'Opinion

- Sondage: Valls meilleur candidat si Hollande ne se représente pas - AFP

Parole d'un banquier ou candidat millionnaire en euros.

- Macron candidat à la présidentielle contre "le système" - AFP

- Présidentielle 2017 : Emmanuel Macron se lance dans la course - Franceinfo

- Législatives: les députés pro-Macron briguent l'investiture PS - AFP

- Macron candidat: "c'est le pire scénario pour la gauche" (Ifop) - AFP

En famille.

- Marine Le Pen dévoile son logo de campagne: «C’est le grand remplacement du Parti socialiste par le Front national» - 20minutes.fr

La candidate du FN à l’élection présidentielle a repris plusieurs codes de droite et de gauche, et notamment la rose socialiste… 20minutes.fr

- De gauche à droite, ils veulent tous voir Macron tomber - Slate.fr

L'ex-ministre de l'Économie est en marche vers l'Élysée. Et d'Alain Juppé à François Hollande en passant par François Bayrou, Manuel Valls et Jean-Luc Mélenchon, sa candidature gêne un peu tout le monde. Pas sûr que ça suffise...«C'est le candidat des médias», attaque Arnaud Montebourg... Slate.fr

A défaut de pourvoir faire réélire Hollande, ils rament pour le candidat du parti de l'ordre officiel.

Le candidat un temps favori du groupe Bilderberg (2013) finira-t-il par l'emporter ?

- Fillon à égalité avec Sarkozy, battrait Juppé au second tour - Reuters

François Fillon, en plein rebond dans une série de sondages récents, fait désormais jeu égal avec Nicolas Sarkozy en vue du premier tour de la primaire de la droite avec 25% des intentions de vote, selon une enquête OpinionWay publiée mardi. Reuters

- Baromètre Ipsos : Fillon et Juppé ex aequo chez Les Républicains - LePoint.fr

Dans notre ­baromètre Ispos-"Le Point", ils sont les deux hommes ­politiques en exercice les plus populaires à droite. Une surprise à la primaire ? LePoint.fr

Ils veulent tester votre capacité de résistance...

- Voies sur berge : le rapport qui dénonce l'explosion des embouteillages à Paris - LeFigaro.fr

La prostitution consentie serait-elle en panne de clientèle?

- Ni Putes ni Soumises expulsé de ses locaux pour loyers impayés - LeFigaro.fr

Chut, vous êtes les amis de leurs amis !

- Dubaï: Victime d'un viol collectif, une touriste britannique porte plainte et se fait inculper pour relation sexuelle extra-conjugale - 20minutes.fr

Définition en ploutocratie. Cette nature inférieure de l'espèce humaine qu'est la femme, ne peut disposer de son sexe que pour se prostituer, comme ceux qui nous gouvernent et l'élite à leur service en somme.

La France, Hollande et le PS sont les amis des régimes archaïques du Golfe, n'est-ce pas ? Hollande et le PS qui ont mené des campagnes (démagogiques) contre le sexisme, l'homophobie, campagnes auxquels vous vous êtes peut-être associés pendant qu'ils continuaient d'entretenir les meilleurs relations du monde avec ces régimes répugnants, business oblige, qui participaient au bombardement de la Libye, de la Syrie, de l'Irak, du Yémen ou soutenaient le blocus de Gaza, etc., cela ne vous a pas dérangé le moins du monde apparemment, et quant aux sorts des femmes dans les pays du Golfe, Hollande et le PS n'y pensaient pas, alors pourquoi auriez-vous dû y penser, franchement, pourquoi ?

Je me demande si les gens ne tiennent pas à se poser de questions par crainte des réponses qu'ils devraient y apporter et qu'ils ne supporteraient pas, ou tout simplement parce qu'ils ne sont pas suffisamment évolués ou libres pour se les poser.

Nos gouvernants sont les premiers à supporter les différences entre les classes, donc les inégalités de traitement qui existent entre les différents membres de la société en fonction de leur condition ou statut social, de leur richesse et du pouvoir qui en découle

Comment banaliser la barbarie.

- Cette étude qui nous apprend comment les jeux vidéo entraînent notre cerveau à justifier le meurtre - Atlantico.fr

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université du Queensland en Australie a montré que certains jeux vidéos de plus en plus réalistes dans les situations de violence auraient un impact sur le cerveau des joueurs et notamment sur la façon dont ils justifient les crimes. Atlantico.fr

Syrie. Le Figaro se lamente, les barbares supplétifs du Pentagone sont en train de perdre la guerre...

- Syrie : Alep de nouveau sous les bombes, l'aide alimentaire s'épuise - LeFigaro.fr

A Tripoli, Badgad, Damas, Kabul, Gaza...

- La défaite de Clinton laisse de nombreuses femmes désemparées - AFP

- Obama: les Etats-Unis doivent rester "un phare de l'espérance" - AFP

Dossier Etats-Unis

- L'ensemble de la situation internationale, mais aussi sur le territoire américain ainsi que leur évolution à venir, pose directement la question du renversement du régime en place aux Etats-Unis, avions-nous affirmé en décembre 2015.

- Quelle qu'eut été le résultat de l'élection présidentielle américaine, il était destiné à incarner l'inconsistance et la corruption qui ont pourri la gauche américaine. Les deux principaux candidats en lice incarnaient l'oligarchie financière, l'impérialisme, le néolibéralisme, la réaction, donc la seule position correcte consistait à appeler au boycott de cette élection.

Quels que soient les enseignements qu'on tire de ces élections, si on ne les relie pasà ce constat ou si on l'occulte, on s'interdit d'envisager une issue politique favorable aux classes laborieuses aux Etats-Unis, qui ne pourra se construire qu'une fois affirmée la rupture de la classe ouvrière avec l'ensemble des partis qui incarnent le capital et les institutions, la Constitution américaine, dont le parti démocrate, ce qui reviendra à renouer avec l'orientation originelle de la gauche ayant pour objectif le renversement du régime en place.

La gauche telle qu'elle existe aujourd'hui est réactionnaire, antisociale, impérialiste. Les hypocrites, opportunistes ou traites en tous genres passent leur temps à se demander comment la gauche a pu en arriver là, alors qu'ils en portent l'entière responsabilité, je veux parler de l'ensemble des partis du mouvement ouvrier sans exception, hélas ! Ils ont voulu ménager la chèvre et le choux, courir après plusieurs lièvres à la fois, pour finalement n'en attraper aucun ou se faire dévorer.

Ils ont confondu compromis et compromission, collusion, corruption, collaboration de classes, à moins qu'ils en aient pris conscience plus ou moins tôt, c'est ma conviction.

Le reniement le plus infime de nos principes nous condamne à devoir le justifier en recourant à des procédés que l'on qualifiait d'ignobles la veille encore, qui iront crescendo au fur et à mesure que notre imposture prendra de l'ampleur ou qu'on s'éloignera toujours davantage des intentions qui nous animaient au départ et qu'on a depuis totalement abandonnées au profit d'objectifs politiques inavouables, un mensonge, une falsification, une manoeuvre déloyale, etc. servant à en couvrir une autre, inutilement puisque la ligne politique qu'ils tentent ainsi de justifier transpire désormais l'opportunisme à plein nez sans qu'ils puissent l'éviter.

Jugez plutôt, aussi infâme, répugnante ou cynique que puisse être la gauche, ils se refusent à la caractériser politiquement, à la condamner, ce qui en soi à valeur d'aveu et confirme l'appréciation qu'on porte sur eux.

Conclusion hâtive

- La signification profonde de la présidentielle américaine est le «rejet du projet de globalisation à l’américaine par les Américains eux-mêmes», estime l’écrivain politique Diana Johnstone.

LVOG - Pas sûr qu'ils aient atteint ce niveau de conscience... La signification pourrait être plus alimentaire...

La sociologie du néant.

Extraits. Emmanuel Todd : Le modèle que j’utilise d’habitude ne fonctionne pas ici. - atlantico.fr 15.11

J’ai consacré l’essentiel de ma vie de chercheur à dire qu’il fallait chercher les déterminants de la vie politique et idéologique au-delà de l’économie : dans les structures familiales, les valeurs religieuses, les stratifications éducatives.

Mais cette approche m’aurait amené à conclure que la société américaine pouvait supporter à l'infini le néolibéralisme, l’hyperindividualisme, la montée des inégalités, la stagnation ou même la baisse du revenu médian des ménages. La famille nucléaire anglo-saxonne est individualiste, libérale, mais pas du tout égalitaire. Le protestantisme des sectes, avec ses élus et ses damnés, est inégalitaire. La nouvelle stratification éducative en supérieurs, secondaires et primaires a rajouté une couche d’inégalitarisme à la société américaine. Il était donc possible d'imaginer (comme l’ont fait Hillary Clinton et la presse de l’establishment) que tout allait continuer. Le monde anglo-américain aurait engendré le néo-libéralisme parce que, pour le meilleur et pour le pire, il lui convenait. La résistance à la globalisation ne pouvait être qu’ailleurs, dans des pays attachés à l'égalité, comme la France, à l’intégration collective comme l’Allemagne ou le Japon, ou aux deux comme la Russie.

Je crois que c’est l’augmentation de la mortalité des Américains blancs de 45 à 54 ans entre 1999 et 2013 qui m’a fait craquer. La mortalité a un peu baissé pour les Blancs qui avaient fait des études supérieures complètes, elle a stagné pour ceux qui avaient fait des études supérieures incomplètes, elle a augmenté en-dessous de ce seuil, entraînant l’élévation du taux global. Nous en sommes au point où le groupe majoritaire, les Blancs, représentant 72% du corps électoral, est tellement en souffrance que sa mortalité augmente. Les causes de cette augmentation ne sont pas "naturelles" : il s'agit de suicides, d'alcool, de drogue, d’empoisonnements médicamenteux. A l’instinct je me suis dit : à ce stade, le système idéologique néo-libéral peut craquer. Cet indicateur est vraiment le signe que la globalisation économique a fini par conduire à une insécurité individuelle et sociale insupportable même en pays anglo-saxon. Les sondages "sortie des urnes" ont bien montré qu’au fond, la principale motivation du vote Trump était la volonté de changement. Tout sauf ce que représente Clinton.

(...)

Le capitalisme est plastique, multiforme : il devrait permettre une reconstruction assez rapide de la nation américaine..

(...)

Il est vrai que Donald Trump a fait ses meilleurs scores chez les non éduqués blancs, mais il reste le fait que Trump est aussi un phénomène de classe moyenne, et qu'il fait un peu mieux que Clinton dans l'électorat blanc éduqué. Les Noirs ont voté à 88% pour Clinton, avec pourtant un taux de participation plus faible que pour Obama. Mais les mouvements les plus importants, par rapport aux élections précédentes, ont bien eu lieu en fonction des niveaux de revenus. Alors que le parti républicain était le parti des riches, il se contente aujourd'hui de faire jeu égal avec le parti démocrate chez ceux qui gagnent plus de 200 000 dollars par an. Globalement certes, on a l'impression que le niveau économique n'est plus tellement déterminant. Mais c'est le résultat d'une mutation extraordinaire : beaucoup de riches ont fui le parti républicain. D'ailleurs, pendant la campagne, l'argent est allé vers le parti démocrate. Wall Street a voté Clinton. Tout comme les chanteurs et acteurs branchés perçus comme "de gauche", liberal au sens américain, mais qui sont quand même, au fond, des milliardaires qui bénéficient à leur manière de la globalisation.

(...)

Ces prétendus "prolos blancs incultes", de la Rust Belt, entre Grands Lacs et Pennsylvanie, ont voté démocrate lorsque le candidat était noir, ils ont cessé de voter démocrate lorsque la candidate est devenue blanche.

Mais soyons sérieux. Si l'on veut comprendre la question raciale, il faut remonter au fondement même de la démocratie américaine.

Le problème racial est en Amérique d'une épaisseur, d'une résistance extraordinaire. Il n'a aucun équivalent en France. Il n'y a pas chez nous de groupes où le taux de mariage mixte soit aussi faible que celui des femmes noires aux États Unis. Loïc Wacquant a bien montré dans Urban Outcast (parias urbains) que les banlieues françaises les plus pourries n'avaient rien à voir avec l'hyperghetto américain. Il y a pire : les États-Unis sont depuis l’origine une démocratie raciale. Les Anglais qui ont fondé l’Amérique ne croyaient pas en l’égalité des hommes. La seule façon d'expliquer leur conversion à un idéal égalitaire démocratique, c'est d’admettre que les Blancs sont devenus égaux en Amérique parce que la notion d’infériorité y a été collée sur des groupes raciaux ; sur les Indiens, puis sur les Noirs.

Dès Nixon, les Républicains ont utilisé le ressentiment blanc contre la déségrégation et contre l’émancipation politique des Noirs comme un instrument de lutte et de conquête électorale. Subtilement, en utilisant un langage codé, ils ont établi l'idée que l'État Providence (le welfare) était un truc pour les Noirs. Le parti Républicain, le parti de Lincoln et de l’abolition de l’esclavage, est rapidement devenu un parti blanc. La question raciale a été à partir de Reagan un levier fondamental de la révolution néolibérale. C’est largement par racisme que les électorats de Reagan, de Bush père et fils, ont applaudi aux suppressions d'impôts, à la destruction de l’Etat social de Roosevelt. C'est en tapant sur les Noirs que les classes moyennes et les classes populaires blanches se sont autodétruites... Une bonne partie de l’électorat blanc a voté, des décennies durant, contre ses propres intérêts économiques, silencieusement contre les Noirs, bruyamment pour des valeurs religieuses ou contre l’avortement. En 1984, spécifiquement, contre le protectionnisme de Walter Mondale, candidat démocrate écrasé par Reagan. On pourrait dire qu’il s’est agi d’un électorat fou, ou peut-être seulement masochiste. C'est cet électorat raciste et masochiste que les éditorialistes du Washington Post, du New York Times aux Etats-Unis, du Guardian et de l’Independent au Royaume-Uni, et de la presse française, semblent regretter. Ils ont la nostalgie de ces gens qui votaient contre leur intérêt et qui élisaient des Présidents qui réduisaient les impôts et faisaient la guerre en Irak.

Mais aujourd’hui, sur tous les plans, l’opinion, la sensibilité américaine bouge. L’irrationnel recule. La vague religieuse fondamentaliste est en régression comme l’a montré Putnam. L’idée d’intervention de l’Etat redevient populaire. C’est ça la véritable toile de fond de l’élection de Trump. C’est aussi pour cela qu’il a pu mettre l'intérêt économique réel des gens – le protectionnisme, le retour à la nation - au cœur de l'élection, plutôt que la passion religieuse ou raciale. La question du racisme doit être posée sans illusion mais le discours qui vise à dire que le vote Trump est le vote des petits blancs racistes, n'est pas seulement absurde, c'est juste le contraire.

Mais les Noirs n’ont pas voté Trump…

Exact mais à ce stade, il faut se demander qui est responsable de la racialisation persistante du vote. Je suis convaincu que cette fois-ci, elle est venue des démocrates, par un discours raciste inversé. Les démocrates proposaient une alliance électorale perverse, ou vicieuse, je ne sais que dire, associant aux vrais privilégiés économiques et éducatifs du système, toujours blancs majoritairement, une sorte de mercenariat électoral des minorités, hispanique et noire, pour casser le cœur blanc de la démocratie américaine. Ce qui m'a le plus écoeuré dans ce processus, c'est la façon dont Hillary Clinton a évincé Bernie Sanders, dont je me sentais évidemment très proche. J’ai suivi les primaires démocrates Etat par Etat. Et c’est bien l'électorat noir qui a empêché la victoire de Sanders. En 2016 l’aliénation politique a changé de couleur. On est passé d'un système où le cœur de l'électorat blanc votait contre ses intérêts à un système où l'électorat noir a voté contre ses intérêts. En effet, les Noirs, surreprésentés dans le monde ouvrier, moins éduqués malgré des progrès importants, sont le groupe qui a le plus souffert du libre-échange, et qui continue d'en souffrir le plus. Le paradoxe ultime de l’élection qui vient d’avoir lieu est que si Trump applique son programme protectionniste, les Noirs seront les premiers à en bénéficier. atlantico.fr 15.11

L’hymne national des Etats Unis est aussi un hymne à l’esclavage - mounadil.wordpress.com

Par Jon Schwarz, The Intercept (USA) 28 août 2016 - Jon Schwarz a été un collaborateur du cinéaste Michael Moore

« La bannière étoilée » ... ce chant fait littéralement l’apologie du meurtre des Afro-américains.

Peu de gens le savent parce qu’on ne chante que le premier couplet. Mais lisez la fin du troisième couplet et vous verrez pourquoi « La bannière étoilée » n’est pas qu’une atrocité musicale mais est aussi une atrocité du point de vue intellectuel et moral :

Aucun refuge n’a pu sauver ni le mercenaire ni l’esclave

De la frayeur des déroutes et de la tristesse de la tombe :

Et la bannière étoilée flottera triomphalement

Sur cette terre de liberté et sur la demeure du brave

Les Américains savent vaguement que « La bannière étoilée » a été écrite par Francis Scott Key pour célébrer la résistance du Fort McHenry à Baltimore pendant la guerre de 1812 [contre l’Angleterre]. Mais on ne parle jamais du fait que la guerre de 1812 fut une guerre d’agression qui commença par une tentative par les Etats Unis d’arracher le Canada à l’Empire britannique.

Nous avions cependant largement surestimé la puissance de l’armée des Etats Unis. Au moment de la bataille du Fort McHenry en 1814, les Britanniques avaient contre-attaqué et effectué un raid sur la ville de Washington où ils incendièrent la Maison Blanche.

Et une des clefs des succès de l’armée britannique fut sont recrutement actif d’esclaves américains. Comme l’explique un article fouillé paru dans Harper’s en 2014, l’amiral de la Royal Navy Sir George Cockburn avait reçu les ordres suivants :

Vos débarquements [sur la côte des Etats Unis] devront viser surtout à la protection des populations noires qui désertent avant toute autre considération… L’objectif prioritaire à atteindre est le soutien chaleureux de la population noire.. Quand ils seront bien armés et soutenus par 20 000 soldats britanniques, M. Madison [le président des Etats Unis] sera éjecté de son trône.

Des familles entières avaient trouvé le chemin vers la flotte britannique qui acceptait tout le monde et donnait l’assurance qu’aucun d’entre eux ne serait rendu à ses « propriétaires. » Les hommes adultes suivirent un entraînement pour constituer un régiment appelé le Colonial Marines qui participa à beaucoup des batailles les plus importantes dont le raid d’août 1814 sur Washington.

Puis, la nuit du 13 septembre 1814, les Britanniques bombardèrent le Fort McHenry. Key, voyant que le drapeau flottait toujours le lendemain matin, en tira l’inspiration pour écrire les paroles de « La bannière étoilée ».

Donc, quand Key a écrit « Aucun refuge n’a pu sauver ni le mercenaire ni l’esclave/ De la frayeur des déroutes et de la tristesse de la tombe », il témoignait de sa grande satisfaction devant la mort d’esclaves qui avaient pris leur liberté. Sa façon de voir avait probablement été influencée par le fait qu’il possédait lui-même quelques esclaves.

Avec ça à l’esprit, réfléchissez encore aux deux vers qui suivent : « Et la bannière étoilée flottera triomphalement/ Sur cette terre de liberté et sur la demeure du brave »

La réalité, c’est que des êtres humains se battirent pour la liberté avec un courage incroyable pendant la guerre de 1812. Cependant, « La bannière étoilée » glorifie le « triomphe » de l’Amérique sur eux – et inverse complètement cette réalité, transformant leurs tueurs en courageux combattants de la liberté.

Quand les Etats Unis et les Britanniques signèrent un traité de paix fin 1814, le gouvernement des Etats Unis exigea le retour des « propriétés » américaines qui, à ce moment, se chiffraient à environ 6 000 personnes. Les Britanniques refusèrent. La plupart de ces 6 000 personnes finit par s’établir au Canada, certains s’installant à Trinidad où leurs descendants sont encore appelés « Merikins ».

En outre, si ceux qui sont en pointe dans la campagne contre Kaepernick ont besoin de plus d’inspiration, ils peuvent la trouver dans la suite de la vie de Francis Scott Key.

Vers 1883, Key était procureur de district à Washington D.C.. Comme l’a relaté l’ancien journaliste du Washington Post Jefferson Morley dans son livre « Snowstorm », la police était notoirement infestée de voleurs qui volaient impunément les biens des Noirs libres. Une nuit, un des agents de police avait essayé d’agresser une femme noire qui avait réussi à lui échapper en courant – pour malheureusement chuter d’un pont et se noyer dans le Potomac.

« Il n’y a ni pitié, ni justice pour les gens de couleur dans ce district, » écrivait un journal abolitionniste. « Il n’y a eu ni tapage, ni émotion autour de cette affaire. On l’a sortie du fleuve, elle a été enterrée et l’affaire était close. »

Furieux, Key avait poursuivi le journal pour avoir cherché à « insulté, diffamé et attenté à la renommée, au crédit et à la réputation de la magistrature et de la police du Comté de Washington. » mounadil.wordpress.com

L’affaire en question est relative à un footballeur [football américain] professionnel de San Francisco qui refuse obstinément de se lever pendant qu’on joue l’hymne national de son pays. (id) Cette affaire remonte à la fin août de cette année.

Ravage du capitalisme au stade de l'impérialisme pourrissant.

- Les ravages de la politique de l'oligarchie financière

Dans le journal La Tribune, Romaric Godin écrit : « Les victoires du Brexit et de Trump sont le produit à la fois d'un lent phénomène à l'œuvre depuis trois décennies, la mondialisation financière, et de sa crise, débutée en 2007.

Le succès de Donald Trump s'est appuyé sur un double mouvement : il a convaincu une grande partie de la classe moyenne dans des Etats où elle domine comme la Floride, mais aussi les populations des régions désindustrialisées de la Rust Belt de Pennsylvanie, du Michigan, de l'Ohio et du Wisconsin. En gagnant ces Etats qui étaient tombés aux mains des Démocrates en 2012, le milliardaire a fait pencher la balance de son côté. Le phénomène est exactement le même que le 23 juin au Royaume-Uni où le vote avait basculé en raison du vote des régions désindustrialisées du nord de l'Angleterre et du Pays de Galles. Or, ce mouvement peut s'expliquer par un échec d'une mondialisation couplée à une financiarisation avancée. »

Oui, sauf qu’on ne peut pas parler d'un « échec » de cette mondialisation qui est le résultat de l'offensive des classes dominantes pour augmenter ou maintenir leur profit au détriment des travailleurs et des peuples. Elle a, de ce point de vue, atteint son but, elle n'en avait pas d'autre, mais à quel prix pour la société.

La mondialisation, le libéralisme, ne sont pas une idéologie mais une politique de classe, d'une classe qui tire sa puissance de la propriété privée capitaliste, financière des moyens de production et d'échange. (La mondialisation est une politique qui correspond aux besoins du capitalisme, le mondialisme est une idéologie destinée à servir la mondialisation, et tous les deux partagent le même objectif... - LVOG)

Cette bourgeoise avait réussi à construire un mythe, celui de la « mondialisation heureuse », où le marché apporterait la démocratie, la paix et le bien-être, mensonge et poudre aux yeux. Ce mythe s'effondre.

Jusqu'au début du XXIème siècle, les progrès technologiques combinés à une prolétarisation massive de la paysannerie ruinée dans les pays dits émergents comme la Chine, l'Inde, le Brésil faisant baisser les coûts de production ont alimenté la machine à profit, le casino de la finance. Mais cela au prix d'un endettement généralisé et d'une bulle financière « exubérante ». L'anticipation des profits donnant lieu à une spéculation effrénée. L’accident était inévitable, la crise des subprimes aux USA en a été le déclencheur.

Le vrai choc, le vrai tournant, 2007-2008

En 2007, avec la crise des subprimes, le monde de la finance a explosé. La crise des pays émergents à partir de 2012 a rendu le moteur de cette mondialisation inopérant. Le crédit, alimenté par les banques centrales, a pu permettre une relative reprise, notamment aux États-Unis, mais sans résorber le chômage, en généralisant la précarité, en licenciant et délocalisant la production.

La réponse des classes dominantes à leur propre crise obéit à une logique implacable, à défaut d'espérer obtenir suffisamment de nouveaux profits à partir de la production de nouvelles richesses les classes dominantes se livrent à un transfert en grand, « l'accumulation par dépossession », en baissant les salaires directs et indirects, en pillant les peuples.

La paupérisation d'une fraction croissante de la population est bien une terrible réalité. Le vrai choc dont Trump et tous les courants réactionnaires d'extrême droite, populistes, sont nés ce fut bien la crise de 2007-2008. La politique de sauvetage des banques puis la politique de relance à crédit que les États ont fait payer aux travailleurs et à la population ont entraîné le discrédit des partis qui les ont mis en œuvre ici, dans toute l'Europe. Aux USA, ce furent les années Obama.

Obama au service de Goldman Sachs and co

Obama est devenu président, il y a 8 ans, porté par une nouvelle génération qui voulait liquider l'ère de Bush et des Républicains, l'ère de la politique du « chaos créateur », des guerres d'Irak et d'Afghanistan, une génération qui ne voulait plus de 11 septembre, qui rêvait d'une société multiraciale et multiculturelle, démocratique et pacifique. Obama l'avait conviée à changer leur pays et le monde. En 2009, il avait invité les pays du monde arabe à de nouvelles relations, il avait promis de fermer Guantanamo comme une assurance sociale pour toutes et tous.

Non seulement il n'a rien fait de tout cela mais il a fait l'inverse.

La situation des classes laborieuses s’est dégradée. L’endettement de larges couches de la population ne cesse de croître. Les tensions sociales s’accentuent et, dans le même temps, le racisme en particulier contre les Afro-américains.

Le renflouement des banques est allé au-delà de tout ce qui avait été fait auparavant. Le gouvernement a signé un chèque en blanc à la bourgeoisie lui distribuant avec largesse des milliards de dollars. La dite croissance américaine, c’est un endettement colossal tant des particuliers, des entreprises que de l’État.

Quant à la politique étrangère, le prix Nobel de la paix ou plutôt des déclarations d’intention, loin de rompre avec la politique de Bush a renforcé le déploiement militaire américain dans le monde. Alors qu’Obama avait promis de se retirer d’Irak et d’Afghanistan, les USA y sont encore engagés. Au mépris des espoirs que son discours du Caire, en 2009, avait suscités dans le monde arabe, Obama a engagé plus avant encore les États-Unis dans le chaos créé au Moyen-Orient par la guerre de George W. Bush en Irak.

Le bilan d'Obama, c’est celui de la mondialisation libérale et impérialiste arrivée au bout de ses possibilités qui devient une guerre ouverte contre les classes populaires.

Lutte de classe et pouvoir personnel

Donald Trump n’est pas l'élu des classes populaires, il n'est pas non plus un coup d'éclair dans un ciel serein même si bien des illusions nous ont aveuglés. Il est le produit d'une convergence de phénomènes qui ont fait de celui que tout le monde prenait pour un milliardaire acteur de télé-réalité le chef d’État de la première puissance mondiale. Le mécontentement de la petite bourgeoisie blanche, le rejet des Démocrates discrédités auprès des pauvres, des plus défavorisés, des travailleurs, d'une large fraction des Afro-américains et des latinos écœurés, la mue déjà engagés par les Républicains avec le Tea Party, la nouvelle offensive militaire des USA au Moyen Orient, l'exacerbation de la concurrence mondialisée, les risques de krach, un ensemble de phénomènes ont convergé pour faire du clown un chef d’État. (...)

« America great again » ou la nouvelle phase de l'offensive libérale et impérialiste

En proclamant vouloir « rendre l'Amérique à nouveau grande », Donald Trump n'a pas seulement fait écho à la petite bourgeoisie ou à la bourgeoisie américaine voire à une partie du prolétariat en particulier blanc, il a surtout défini une orientation que partage tout l'establishment, les élites qu'il prétendait combattre. Derrière ce slogan, il y a la défense des intérêts du capital américain face à la concurrence mondialisée, contre les peuples et contre sa propre classe ouvrière. Les discours nationalistes et protectionnistes ne visent pas principalement à séduire « le peuple », il vise à l'associer à la politique des bourgeoisies confrontées à une concurrence exacerbée. C'est vrai aux USA comme ici. (La LCR, puis le NPA, n'ont pas fait autre chose en s'associant à toutes les campagnes initiées par le PS depuis 50 ans quels qu'en aient été les thèmes, en faisant croire que les discriminations ou les injustices dont faisaient l'objet certaines minorités pourraient disparaître par enchantement sans procéder au préalable à un changement de régime... - LVOG)

Personne ne sait aujourd'hui le visage que prendra cette politique, elle ne dépend pas tant de Trump que de Wall Street. (...)

Mettre les événements en perspective

L'élection de Trump est un coup de semonce qui attire les regards sur le degré atteint par la décomposition sociale et politique qu'engendre l'offensive des classes dominantes. Aussi sur les logiques qui pourraient brutalement s’accélérer dans des enchaînements dont personne n'est en mesure de prévoir les conséquences. Mais personne ne peut écarter le pire. Une logique est à l’œuvre qui ne peut, à plus ou moins long terme, n'avoir que deux issues : soit une exacerbation des tensions qui débouche sur une nouvelle crise financière aux conséquences probablement pires que celles de 2007, soit l’irruption des travailleurs sur le terrain social et politique pour mettre un coup d'arrêt à la fuite en avant anti-sociale, sécuritaire et militariste et à l'offensive réactionnaire xénophobe, raciste, nationaliste qui l'accompagne.

Il serait illusoire de croire que les classes dominantes peuvent apporter des réponses progressistes aux drames qu'elles ont créés. L'élection de Trump en est une démonstration. La fuite en avant s'exprime dans des surenchères, la concurrence est par nature destructrice, elle ne connaît comme mode de régulation que la loi aveugle du marché. Elle détruit toute démocratie et travaille au renforcement des États pour mener leur guerre de classe contre les travailleurs et les peuples... (Démocratie révolutionnaire (NPA) - Yvan Lemaitre 11.10)

La machine à fabriquer le consentement a ses limites.

Elle ne détient pas la vertu de pouvoir transformer le plomb de la vie quotidienne de centaines de millions d'Américains en or.

- Non, les médias français n'ont pas "cru" en la victoire de Clinton, ils ont simplement pensé très fort qu'en la donnant comme acquise, cela suffirait pour que les urnes le confirment. Or, non seulement ce n'est pas ce qui se produisit mais cela entraîna exactement l'effet inverse en constituant un appel à la mobilisation en direction de ses opposants, même si elle recueillera un nombre de voix supérieur à son adversaire républicain.

Non, les médias français n'ont pas "cru" en la victoire de Clinton, ils voulaient cette victoire, ils ont fait campagne pour la candidate officielle des sommets de l'oligarchie financière anglo-saxonne-sioniste, corrompue jusqu'à la moelle, parce qu'ils appartiennent eux-mêmes à des oligarques, banquiers ou hommes d'affaires qui ont adopté la stratégie néolibérale du nouvel ordre mondial élaborée par les idéologues et banquiers de l'oligarchie financière anglo-saxonne-sioniste, parce que cette stratégie est la seule à pouvoir répondre au formidable défi que représente l'évolution des contradictions du capitalisme au stade de l'impérialisme pourrissant. Finalement, les médias institutionnels n'ont fait qu'exprimer bruyamment et violemment le souhait que l'orientation idéologique adoptée par ceux qui nous gouvernent soit préservée en étant partagée par le plus grand nombre, afin de pouvoir franchir une nouvelle étape indispensable vers l'instauration de cette gouvernance mondiale, leur souhait n'avait pas une autre signification politique.

Il était incorrect ou imprécis d'affirmer que les médias auraient été alignés sur une idéologie ou sur les besoins d'une classe, puisqu'ils appartiennent à une classe déterminée, ils ne sont pas soumis à une idéologie puisqu'ils l'ont sciemment adoptée, ce qui n'est pas du tout la même chose et n'a pas la même portée, pire, en se leurrant sur leur véritable nature, on ne peut que se méprendre sur leurs réelles intentions et leurs objectifs politiques et entretenir les pires illusions sur leur rôle qui se réduit à diffuser la propagande qui a été conçue par les idéologues de l'oligarchie pour imposer sa politique aux masses exploitées ou pour qu'elles y adhèrent.

Cette confusion est révélatrice de l'opportunisme.

Le milliardaire fasciste George Soros à la manoeuvre.

- Dans la correspondance de John Podesta dévoilée par WikiLeaks, un échange entre le milliardaire George Soros et le conseiller de Hillary Clinton évoque le financement de l’organisation MoveOn.org, qui pousse aux manifestations anti-Trump.

Juste après l’annonce des résultats des présidentielles le 9 novembre, la plateforme MoveOn.org, affiliée au milliardaire mondialiste George Soros, a publié un communiqué de presse où les Américains étaient appelés à manifester.

«Les citoyens étasuniens sont invités à se rassembler par centaines afin de participer à des rassemblements pour exprimer solidarité, résistance et convictions face aux résultats des élections. Des centaines d’Américains et des dizaines d’organisations appellent à se réunir de manière pacifique, aux abords de la Maison Blanche et dans les villes et mégalopoles de tout le pays, afin de s’opposer à la misogynie, au racisme, à l’islamophobie et à la xénophobie», lit-on dans le communiqué.

«Ces rassemblements, organisés par MoveOn.org et leurs alliés, serviront à affirmer notre rejet face à l’intolérance, la xénophobie, l’islamophobie et la misogynie de Donald Trump, et à montrer notre détermination à combattre ensemble pour que les États-Unis auxquels nous croyons aient un avenir», poursuivit l’organisation dans son communiqué.

Depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles, les manifestations, dans plusieurs villes américaines, ne cessent pas. Au moins une dizaine de grandes villes, dont Chicago, New York, Los Angeles, Philadelphie, Boston, Washington D.C., Portland, Saint Paul et Seattle, en sont le théâtre depuis le 9 novembre. Certains manifestants même appellent à faire sécession des Etats-Unis pour dénoncer la victoire des républicains.

Les relations de George Soros et Donald Trump sont connues pour ne pas être des meilleures. Pendant la campagne présidentielle, George Soros a investi dans la fondation Clinton environ 13 millions de dollars.

Même avant l’annonce des résultats, WikiLeaks avait publié une lettre de John Podesta à George Soros, où était évoqué le financement de MoveOn.org.

«Les groupes qui opèrent sur le terrain ont besoin d’un financement conséquent. Des groupes comme MoveOn.org», y écrivait ainsi John Podesta. Arrêt sur Info - RT 12.11




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Brésil

- Les fonctionnaires de l'Etat de Rio manifestent contre l'austérité - AFP

Des milliers de professeurs, infirmiers, pompiers et policiers manifestaient mercredi dans le centre de Rio contre une série de mesures d'austérité proposées par le gouvernement de cet Etat du sud-est du Brésil, en pleine crise financière.

Au cours des derniers jours, le gouvernement de Rio a déjà fait marche arrière sur un projet qui augmentait de 11% à 30% les déductions sur les retraites des fonctionnaires, les limitant finalement à 14%.

D'autres propositions prévoient des hausses des tarifs des transports publics, de l'électricité, du gaz et des télécommunications, ainsi que des coupures dans les programmes sociaux comme l'aide au logement.

Dans un Brésil en pleine récession économique, Rio de Janeiro, un Etat pétrolier, est frappé par la chute du prix du brut et pratiquement en faillite avec un déficit de 17.500 milliards de réais (5,4 milliards de dollars) prévu en 2016.

La semaine dernière, quelque 200 fonctionnaires et policiers avaient envahi l'Assemblée législative et cassé des ordinateurs, pour protester contre ce plan d'austérité. AFP 16.11


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

- Jura : le lunetier Logo en liquidation judiciaire - Franceinfo

Le fabricant de lunettes Logo va fermer ses portes et licencier les 180 salariés de Morez dans le Jura. C'est l'épilogue de plusieurs mois de difficultés pour cette entreprise créée il y a 120 ans. Franceinfo 16.11


Le 15 novembre 2016

CAUSERIE

Hier je vous ai informé que j'avais reçu une importante contribution politique rédigée par un camarade, Pierre Salvaing, intitulé : Ce que je sais de ce que fut L’Organisation Communiste Internationaliste (O.C.I. pour la Reconstruction de la IVème Internationale), et j'avais précisé que je ne la mettrai en ligne qu'une fois après avoir reçu son accord, c'est fait, il m'a répondu notamment : "Bien entendu, tu peux faire de ce texte ce que tu veux."

Le révisionnisme à nu. C'est un réquisitoire sans complaisance et sans appel contre l'opportunisme qui s'était emparé très tôt de ce courant politique, à mon avis beaucoup plus tôt encore que ce que signale Pierre Salvaing pour en être arrivé à la conclusion que P. Lambert avait troqué le socialisme ou le trotskysme pour le réformisme bourgeois dès le début des années 50 ou même avant.

Cette contribution étayée par des centaines de faits, témoignages, documents, confirme tout ce que j'ai écrit depuis des années sur ce courant politque. Je rappelle que j'ai milité à l'OCI entre 1977 et début 1981 sur le secteur de Clichy (92). Bien que nous ayons vécu des expériences et que nous ayons eu un parcours très différents, nos analyses se recoupent et nous sommes parvenus pratiquement aux mêmes conclusions, disons sur l'essentiel. J'y reviendrai sans doute une autre fois.

Il s'agit d'un témoignage exceptionnel, sans équivalent à ma connaissance, qui permet de comprendre la scission du POI en 2015, qui sont réellement les dirigeants du POI et du POID, leurs véritables intentions politiques, la dérive révisionniste de ce courant politique (CCI dans le POI, TCI dans le POID, qui en réalité contrôlent ces deux partis) qui se définissait à l'origine comme trotskyste pour finalement sombrer définitivement dans le réformisme bourgeois

Militant, puis dirigeant et permanent à l’OCI-PCI de 1968 jusqu'à sa démission en juin 1989. Etudiant (C.L.E.R. et le groupe Révolte), puis enseignant syndicaliste, permanent à l’appareil technique et du local parisien de l'OCI (Actuellement celui du POI situé 87 rue du Faubourg Saint-Denis), puis du journal de l'AJS, Jeune Révolutionnaire. Il rejoindra le Comité constitué par S. Just en 1992, qu'il quitta en 2005 "épuisé physiquement et psychiquement par un combat dont je ne voyais pas l’issue positive", ce camarade a dépassé la soixantaine.

En préambule il a tenu à préciser :

-"Même après avoir cessé de militer depuis plus de dix ans, je n’ai jamais renié le marxisme comme demeurant le seul instrument actuel pour ceux qui veulent s’employer à comprendre, pour l’abattre, « le vieux monde », le monde dominé par le capitalisme qui conduit l’humanité à la catastrophe dans un avenir qui pourrait être proche."

Les militants qui ont eu l'occasion de pénétrer en profondeur la substance du marxisme et qui s'en sont imbibés, y resteront attachés le restant de leurs jours, car c'est devenu leur mode de pensée pour interpréter le monde, mais pas seulement toute manifestation de la matière et ses transformations. C'est notre bien, notre acquis le plus précieux.

Quand on a adopté le matérialisme dialectique, après avoir abandonné l'idéalisme et ses différents systèmes de pensée philosophique, et s'être dépouillé des différents états primaires, vulgaires, utopiques du matérialisme, mécanique, empirique, etc. qu'on l'a utilisé des milliers et milliers de fois y compris ou surtout dans la vie quotidienne pour interpréter toutes les expériences qui se présentaient à nous, de la moindre pensée au fait le plus anodin, des gestes les plus bénins aux évènements de portée historique, on a pu en vérifier la justesse, et établir qu'il constituait un instrument fidèle et sûr sur lequel on pouvait s'appuyer en toute circonstance pour comprendre comment fonctionnent la nature, les hommes, les sociétés et le monde.

C'est un instrument merveilleux d'une remarquable précision, jamais pris en défaut, et si quelque part on était tenté de lui attribuer une erreur, la défaillance devrait être attribuée aux faiblesses des hommes qui ne le maîtrisent pas suffisamment ou ne savent pas s'en servir, au demeurant en maîtriser l'usage est l'oeuvre de toute une vie, et encore elle n'y suffirait pas, d'où une fois de plus la nécessité d'être modeste.

Armer d'un tel instrument, d'une telle méthode, on ne craint rien ni personne, on est invulnérable mais pas invincible, on peut essuyer des échecs cuisants, de lourdes défaites, mais le processus matérialiste dialectique et historique (inconscient) se poursuit, il n'a pas disparu, il n'est pas mort, la gauche, cette gigantesque imposture est morte et c'est tant mieux, mais le socialisme est toujours bien vivant et il vaincra !

Faites cette expérience, adoptez le matérialisme dialectique et votre vie s'en trouvera transformée à jamais.

Pour un peu, après avoir observé attentivement mon entourage composé uniquement de gens profondément arriérés, j'aurais envie d'ajouter qu'à partir de ce jour vous ne cesserez plus de penser, vous apprendrez par vous-même à penser et vous en tirerez une profonde satisfaction qui vous comblera de bonheur, malgré les vicissitudes ou les aléas de la vie quotidienne vous ne cesserez de progresser, d'élever votre niveau de cosncience, d'en élargir le champ, bref, d'aller de l'avant, de vous rapprocher de votre idéal de liberté qui correspond à l'objectif de notre combat politique, au socialisme et au communisme.

C'est aussi le meilleur moyen pour lutter contre le mode de pensée nihiliste inscrit dans l'idéologie néolibérale qu'on veut nous imposer, qui consiste à nous empêcher de parvenir à la compréhension du monde dans lequel nous vivons, pour nous interdire de le combattre et d'envisager de le changer.

Le nihilisme substitue la pensée ou l'idée à la matière pour faire en sorte que toute connaissance demeure inaccessible, c'est une forme de conditionnement assimilable à un lavage de cerveau, à une lobotomie destinée à faire de chaque exploité un sujet docile et soumis dans un monde de plus en plus inégalitaire et injuste, voué au chaos et à la barbarie si on ne parvenait pas à le renverser.

Défendre et adoter le matérialisme dialectique, le marxisme, c'est le meilleur moyen de ne pas sombrer dans l'individualisme, l'opportunisme, de se faire manipuler, corrompre, de rester fidèle à notre idéal humaniste, répétons-le une énième fois, le plus élevé et le plus noble que les hommes n'ont jamais conçu.

La causerie de décembre au format html
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Article d'actualité.

Un article publié par Mondialisation.ca

L’ennemi public n° 1 : le système monétaire mondialisé. (21.11)

Par Jean-Yves Jézéquel

Si nous voulons trouver une solution aux problèmes graves qui nous touchent, il est tout d’abord indispensable d’avoir une vision claire et une connaissance approfondie de ces problèmes et de leur origine. Un diagnostic précis est indispensable à la prescription du remède adéquat pour une guérison possible ! Tant qu’on ne connaît pas vraiment bien le problème qui se pose pour nous, aucune résolution ne peut avoir lieu ! Il faut ajouter : connaître vraiment un problème c’est avoir déjà sa solution. Si nous n’avons pas encore trouvé les moyens de résoudre le problème qui nous colle à la peau et qui répand sa dévastation sur le monde, c’est parce que nous refusons sans doute de le regarder en face pour des raisons qu’en réalité nous connaissons tous mais dont nous ne voulons peut-être rien savoir ! Pourquoi cet aveuglement volontaire notamment des médias? Pourquoi ce silence muet sur la réalité et la propagande mensongère qui inonde l’information ainsi galvaudée? Pourquoi cette trahison collective de notre propre intelligence, de notre raison, de notre conscience ? Nous pouvons trouver la réponse à ces questions dérangeantes, car le moment est peut-être venu d’une Ère nouvelle qui s’annonce par un bouleversement planétaire devenu inévitable ou de la part des hommes ou de la part de la nature elle-même…

Ce n’est pas le triomphalisme du Capitalisme qui a provoqué la chute du communisme. Ce n’est pas Ben Laden qui a provoqué la chute du Capitalisme (et pas plus celle du WTC), c’est le capitalisme financier lui-même qui détruit l’Occident tout entier. C’est sa logique barbare qui est à l’origine de tous nos maux.

C’est à chacun d’entre nous d’être le changement que nous proposons.

Cet enchaînement meurtrier qui frappe aujourd’hui nos peuples européens et qui installe à nouveau les logiques autoritaristes, dictatoriales, fascistes, de plus en plus visibles dans l’UE, s’est déroulé en 4 étapes.

1 – La dérégulation économique et financière décrétée par les accords de la Jamaïque en 1976, à l’initiative de Thatcher et Reagan, laissant libre cours à l’ultra capitalisme ou ultra libéralisme, expliquait très naturellement que les riches, possédant un capital allaient bénéficier de revenus supplémentaires considérables. Les autres, n’ayant que leur seul travail, allaient subir la stagnation puis la régression des salaires, puisque le revenu spéculatif se suffit à lui-même tandis que la valeur travail disparaîtrait dans la logique ultra libérale. Puis, la régression des salaires allait à son tour entraîner logiquement la difficulté à accéder aux services publics et sociaux qui perdraient en conséquence leur gratuité. La précarisation, le chômage et la perte des revenus de transfert (services publics et sociaux) entraîneraient enfin le déclassement des classes moyennes.

2 – Ce déclassement devenait vite une injustice insupportable, source de colère sociale. Logiquement, le système économique et financier aurait dû être l’ennemi public N°1 à abattre. Mais, ce dernier a d’emblée situé le débat sur le plan émotionnel en attirant le regard de ces classes sociales souffrantes sur la « distinction », faisant la différence entre elles et les classes encore plus pauvres qu’elles, afin d’échapper au déclassement. Dans ce contexte de manipulation par le système, l’immigré devint alors un parfait bouc émissaire.

3 – Dans cette nouvelle situation politique et sociale, les autoritarismes et xénophobies ont trouvé un terrain favorable à leur renaissance ! On peut dire aujourd’hui que si la casse sociale n’est pas stoppée d’urgence par des hommes politiques avisés, alors nous allons tout droit vers le fascisme renaissant, tel qu’on le voit, en effet, actuellement dans la politique de répression, de surveillance à outrance, de perte des libertés fondamentales, de l’autoritarisme politique qui ignore les principes les plus élémentaires des urnes. Les peuples sont mis au « pas de l’oie » par la prolifération de lois liberticides… une pratique courante de l’Etat policier en marche vers la militarisation intensive de l’Europe et la menace de guerre nucléaire.

4 – Ces Pouvoirs, entièrement inféodés à l’idéologie ultra libérale, inspirés par la peur et la haine de l’autre qui est différent et donc menaçant, ne peuvent se maintenir à cette place dominante qu’en promotionnant des logiques guerrières et des gouvernements autoritaires. Ce processus est de nouveau en marche. On le voit particulièrement à Bruxelles.

Quant au président français, il n’hésite pas à recourir à la surveillance quasi sans limite des citoyens ; il n’hésite pas à utiliser la « menace terroriste » pour justifier la régression démocratique spectaculaire commencée avec Sarkozy ; il n’hésite pas à partir en guerre et à financer mais aussi armer les djihadistes du Front Al-Nosra devenu le Front Fateh Al-Cham faisant partie aujourd’hui de Daech ; il n’hésite pas à commanditer des crimes d’Etat réalisés par les Services Spéciaux afin de focaliser l’attention des colères sociales sur l’ennemi extérieur et bouc émissaire désigné par ce système… C’est l’exemple parfait du massacre des journalistes de Charlie Hebdo !

Que chacun prenne le temps de réfléchir et d’observer qu’un Etat soutenant, armant, formant et finançant des groupes terroristes, de manière tout à fait officielle, non dissimulée, ne peut être que le grand terroriste en chef, celui qui manipule ces factions criminelles au service de sa seule et unique raison d’être théocratique, absolutiste, ennemie de la démocratie… Le cauchemar du Pouvoir c’est la démocratie : il fait tout pour se transformer en leurre démocratique et tout pour empêcher toute naissance de ce qui est pour lui l’abomination démocratique !

Samuel Huntington, dans le « Choc des civilisations », Odile Jacob, 1997, écrit : « les problèmes de gouvernance, aujourd’hui, aux Etats-Unis, proviennent d’un excès de démocratie » ! Ce qui est fortement démocratique engendrerait donc le chaos, compris comme une défaillance de l’ordre absolu? CQFD: la démocratie n’est donc pas compatible avec le fascisme de l’ordre absolu. Serait-ce donc une sorte de régime hitlérien qui serait l’idéal recherché par la politique des Etats-Unis désirant l’imposer à tout l’Occident?!

Les économies de marché ayant pris le pas sur les Gouvernements, il est logique que ce soit alors les grandes entreprises multinationales qui fassent la pluie et le beau temps sur la société. La loi du profit est donc la loi fondamentale de cette société ultra capitaliste qui n’en a que faire de l’humain et de ses besoins fondamentaux ! Tout cela n’a rien à voir avec un « excès de démocratie » ! C’est justement le contraire : une absence de l’homme et donc de ce qui est fondamental à l’existence d’une démocratie (un peuple d’humains qui se gouverne par lui-même !)

Alain Minc n’a pas hésité à dire, dans un article du Point : « faire croire aux peuples européens qu’ils doivent être consultés à chaque grande étape de la construction européenne, est non seulement démagogique, mais criminel » ! Ce genre de déclaration est réellement étrange et provoque une certaine inquiétude lorsqu’on fait le rapprochement entre les mots « criminel » et « démocratie »…

Thomas Friedman, éditorialiste du New York Time a fait l’éloge de l’autocratie chinoise, en expliquant que l’efficacité chinoise viendrait de son Régime autocratique.

Des gouvernants techniciens ont été placés en Grèce et en Italie, chargés de mettre en application l’austérité. Les peuples ont donc été mis en demeure de payer les conséquences des dérèglements financiers : une dette fictive qui ne les concerne pas. De plus, ces techniciens sont tous liés à la banque Goldman Sachs représentant le cynisme financier le plus exacerbé de tous ces derniers temps. Si l’on choisis délibérément la logique financière plutôt que la logique démocratique, c’est dire qu’on ne veut pas la paix.

Les marchés financiers agissent à une vitesse extrême; ce sont des milliers de transactions qui se déroulent à la seconde. Les décisions sont rapides. Les Etats et les principes de démocratie ne sont pas compatibles avec ces coutumes dans lesquelles la rapidité décisionnelle est déterminante. Les Etats sont donc priés de laisser les techniciens financiers prendre les rênes du pouvoir. Et c’est ainsi que les démocraties même embryonnaires sont purement et simplement enterrées. Des régimes autoritaires prennent le relais : c’est la finance qui compte et c’est elle qui donne son avis sur tout en se passant de celui des peuples. Lorsque la « démocratie est criminelle » (Minc) c’est lorsqu’elle met en péril l’avenir doré du totalitarisme monétaire qui passe avant la fraternité humanitaire…

Au cœur de l’économie se trouve le pouvoir financier. La finance est liée à l’accoutumance euphorie et panique. Un tel système ne peut qu’être chaotique. En 1930, on a vu la période ultra capitaliste se transformer en ultra dirigisme bureaucratique, puis totalitaire avant de devenir guerrière.

Aujourd’hui, c’est exactement la même logique qui est en marche : nous marchons dans les pas déjà tracés par la crise de 1929 et cela nous conduit exactement au même point qu’on voulait pourtant à tout prix éviter, théoriquement.

Si une logique de libéralisme financier spéculateur nous a déjà conduits au chaos en 1929, pourquoi cette même logique, débridée en 1976 à la Jamaïque, aurait-elle eu désormais un autre effet que celui de nous conduire au même chaos ? Les mêmes causes produisent les mêmes effets ! En 2007/2008, la « crise » bancaire explosait à la face du monde et les contribuables devaient se transformer en « sauveurs de banques » qui se remettaient aussitôt à les piller sans vergogne ! De plus, le système financier prédateur allait exiger pour les peuples, «l’austérité». Courbant l’échine, les peuples étaient sanctionnés pour des délits commis par les banques coupables de ce malheur…

En 1963 JF. Kennedy demandait un rapport dans lequel il posait la question : « quelles conséquences aurait un système mondial fondé sur une paix durable ? »

Réponse du rapport : « En l’état actuel de nos connaissances, le système fondé sur le pouvoir de faire la guerre est trop structurant dans tous les domaines – économique, social, culturel et bien sûr militaire- pour pouvoir envisager de l’abandonner » !

Dans ce commentaire, par Kenneth Galbraith « La paix indésirable, Rapport sur l’utilité des guerres», Calmann-Lévy, 1984, on peut comprendre pourquoi les sociétés capitalistes ont un besoin vital de se fabriquer des ennemis quand la « paix menace de s’installer durablement » !

L’histoire tragique des guerres, nous avait appris à quel point un ultra libéralisme débridé n’avait pour seule « vertu » que celle de « libérer » le démon des égocentrismes d’États et des égoïsmes des personnes et des Trusts…

A Bretton Woods, du 1er au 22 juillet 1944, aux États-Unis, les grandes nations du monde entier avaient signé un accord qui fixait les règles d’une stabilité économique planétaire. Le premier problème de cet accord, venait de ce que ce sont les États-Unis qui fixaient les règles, ayant l’économie la plus forte, après avoir vendu un armement colossal aux pays alliés comme d’ailleurs à l’Allemagne nazie elle-même. Déjà, dans cette base, se trouvait le ferment d’une perversion : celle qu’on peut appeler avec Nietsche, « La volonté de puissance » et une manifestation pathologique de toute-puissance !

Ayant fixé les règles, les Américains n’étaient pas obligés de respecter leur engagement envers les comptes extérieurs.

D’ailleurs le FMI n’a jamais joué son rôle de gendarme sur les fluctuations énormes du dollar.

Une inflation spectaculaire du dollar se produisait dans les années 70, à cause d’une voracité du complexe militaro-industriel faisant son beurre avec la guerre du Viêt Nam et à cause de la course à l’espace sous emprise d’anti communisme : il fallait à tout prix devancer l’Union Soviétique.

En 1971, les Américains suspendaient la convertibilité du dollar en or. Le dollar étant la devise de référence, tous les pays étaient piégés dans ce système qui dépendait entièrement des décisions américaines. Techniquement, c’est la République Fédérale d’Allemagne qui mettra fin, la première, aux accords de Bretton Woods, justement pour échapper à cette souricière.

La régulation organisée du système international monétaire n’existait plus à partir des accords de la Jamaïque, signés le 8 janvier 1976.

Le FMI perdait aussitôt son rôle technique de gendarme en cas de dérapage.

A partir de là, tout allait dépendre des taux de variations du dollar américain. Ces variations allaient être fréquentes et extrêmement brutales.

Le fameux « Dilemme Triffin », allait démontrer que la devise du dollar ne pouvait que générer la méfiance, alors que tout reposait sur elle! Ce système n’était donc pas viable ! La dette des États-Unis passera à 356,7% du PIB en juin 2008, annonçant l’effondrement du système avec fracas. Mais, les centaines de millions de contribuables étaient là pour éponger les dégâts pendant que les profiteurs d’en haut devenaient, à l’occasion, les plus grosses fortunes du monde! Tout avait été prévu pour que les Etats ne puissent plus s’en sortir par eux-mêmes, les Banques nationales ayant été dépossédées de leur pouvoir traditionnels, en ce qui nous concerne, par les « accords » de l’Union Européenne et les pouvoirs transférés à la BCE (Banque Centrale Européenne), entièrement conçue sur le modèle de la Fed (Federal Reserve System ou Banque Centrale des USA) pour gérer un Euro entièrement calqué sur le Dollar.

Le néolibéralisme ou ultralibéralisme né avec les accords de la Jamaïque, en 1976, allait en 1980, inspirer la politique de Reagan et de Thatcher, de Pinochet et du FMI, de l’OMC et de la Banque Mondiale ainsi que de l’Union Européenne. Cette nouvelle direction de l’économie mondiale se basera sur la dérégulation des marchés et sur une levée de toutes les contraintes, en particulier fiscales, et qui pesaient logiquement sur les initiatives privées ; la dérégulation des marchés et la levée des contraintes fiscales et autres, allaient donc se faire au nom de la liberté de l’individu et de « l’efficacité économique ».

Avec ce renforcement du libéralisme, provoquant l’avènement de l’ultra libéralisme, le résultat ne se faisait pas attendre : on obtenait très rapidement une phénoménale emprise des mécanismes du marché sur l’ensemble de la vie.

Les inégalités sociales allaient exploser et la souveraineté des États disparaître : c’est désormais, aujourd’hui, la haute Finance qui dirige la vie des sociétés, c’est elle qui fait la pluie et le beau temps, c’est elle qui autorise, permet, refuse ou condamne. Les États sont à sa merci et leur dette les met à genoux face à sa quasi divinité « révélée ».

Les Agences de notations donnent leurs bons ou mauvais points aux Etats, aux pays théoriquement « souverains », en les livrant ainsi à la turbulence des marchés et aux états d’âmes des investisseurs. Pour être bien noté, il faudra satisfaire aux lois intransigeantes de la dictature financière au service du profit pour les 20% de « profiteurs d’en haut », laissant sur place les 80% d’une population priée de se serrer la ceinture en récitant religieusement le credo du dogme de l’austérité et en allant même jusqu’à « sauver » par l’impôt le système bancaire et les tyrans « profiteurs » qui les abusent! Voilà la situation du désastre sociétal et civilisationnel qui nous concerne aujourd’hui avec ses conséquences tragiques concernant, avant tout, les pays du Sud traditionnellement pillés par l’Occident colonialiste ou néo colonialistes.

Le système monétaire international était donc créé à Bretton Woods (1944) et les grandes banques américaines avec la Fed (Federal Reserve System – Banque Centrale USA) et le BIS (Bank International Settlements, appelée aussi « la banque des banques centrales », ou « l’œil du Mordor » dont la tour est le siège à Bâle en Suisse), contrôleraient désormais l’économie mondiale : ce système monétaire ne dépendait pas de l’économie réelle des nations du monde, mais c’est l’économie réelle des nations du monde entier qui allait, à partir de ce moment là, dépendre du système monétaire mis en place par les USA ! Le ver était d’emblée dans le fruit !

Il faut donc comprendre que notre système monétaire basé sur le dollar détermine l’économie, plutôt que le contraire. En effet, c’est l’économie qui devrait faire le système monétaire. C’est l’économie d’un pays qui doit fixer le système monétaire qui s’applique à cette économie.

En constatant à quel point ce système marche sur la tête, on peut tout de suite savoir à qui profite cette aberration et pourquoi existent tant d’incohérences dans nos sociétés qui passent leur vie à lutter contre le « chômage endémique » et autres malheurs fatalement récurrents dans ces conditions!

On peut ainsi mesurer à quel point peut être dérisoire, insensée, absurde, l’imposition à coup de 49-3, d’une loi El-Khomri pour traiter le « problème » économique et l’emploi lié à l’économie ! Tant que les politiques « aveugles » qui conduisent la France et l’Union Européenne dans l’idéologie ultra libérale, seront en vigueur, nous assisterons à l’absurde, au cynisme démesuré d’un échec « programmé », volontaire, ouvertement voulu pour l’élimination d’une population devenue inutile dans cette perspective de la dictature absolue du monétaire spéculateur se suffisant à lui-même !

C’est là qu’était le mal clairement identifié et qui explique les malheurs actuels dans lesquels toutes les politiques sont enfermées, qu’elles soient de droite ou de gauche!

La solution à nos malheurs se trouve donc dans le bouleversement du système monétaire, dans une refondation de son rôle, dans une réforme complète de sa signification et de sa fonction au cœur d’une société future qui ne peut être que celle de l’émancipation de la marchandisation. A cette fin, c’est une « subversion du capitalisme » qu’il faudra réaliser pour la libération des peuples pris en otages par le système carcéral de la Finance prédatrice.

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Le néo colonialisme de l’empire et sa stratégie du chaos. (24.11)

Par Jean-Yves Jézéquel

Le Monde européen semble dans la posture du « silence des agneaux », dans la paranoïa du délire psychotique organisé par des opérations de « terrorisme » en France et en Allemagne et de déstabilisation qui se succèdent partout dans le monde à un rythme accéléré, via les rumeurs, la désinformation, la supercherie, le mensonge, la manipulation, les mises en scène hollywoodiennes de l’information toxique et toutes ses interventions criminelles justifiant une stratégie de l’Empire pour le dressage absolu des peuples…

Celui qui se veut le Maître du Monde a déjà été capable d’imaginer de faire fortune en armant et en donnant à l’ennemi les moyens de faire la guerre, tout en envoyant se faire massacrer par milliers, ses propres soldats comme ce fut le cas de juin 1944 à mai 1945. Cela était parfaitement imaginable et concevable dans la tradition « monroïste » des USA et au nom de sa sacro sainte logique capitaliste présentée comme l’idéal à imposer coûte que coûte au monde entier en détruisant obsessionnellement son contraire: le communisme vu comme le seul ennemi mortel, le « soleil rouge de Satan » à éradiquer du ciel politique avant qu’il ne provoque l’éclipse fatale du « soleil d’or de l’ange du bien »!

Le mensonge et la manipulation assurée par la guerre médiatique sont devenus la permanence du credo fondamental des élites dirigeantes aux USA. L’impérialisme étasunien utilise toutes les armes à sa disposition: médiatiques, économiques, politiques, idéologiques et militaires, toujours encadrées par la doctrine appelée « monroïsme », (1823) en souvenir du Président James Monroe. Le Général Zachary Taylor fut chargé en 1847 de faire appliquer cette doctrine. Il imagina une célèbre crapulerie pour s’approprier l’immense territoire du Texas en trompant l’Etat Mexicain. Cette stratégie de la tromperie, de la manipulation, du false flag et du pillage d’Etat après déstabilisation est appelée couramment aujourd’hui le « monroïsme ».

La « stratégie du chaos » ayant donné de si bons résultats au Vietnam, en Amérique Latine, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen …etc., que de ce fait les USA ont eu l’occasion de perfectionner à loisir leur technique de la déstabilisation, puis l’efficacité de ce nouveau genre de guerre du « chaos » par mercenariat interposé, « néo nazi » comme il se doit dans les pays chrétiens, ou « islamiste » comme il se doit dans les contrées à dominance musulmane, contre les Nations qui leur résisteraient.

Puisque le «chaos par la guerre» est la condition sine qua non de l’économie étasunienne, la liste des guerres entreprises par les USA depuis leur création, est du coup quasi interminable.

Or, pour faire toutes ces guerres, il fallait des « légions » de soldats.

Depuis 1945, l’impérialisme américain avait principalement utilisé ses propres soldats comme en Corée, à Cuba, au Vietnam ou bien il s’était appuyé sur des dictatures fascistes comme celle de Franco en Espagne, celle de Salazar au Portugal, sur les colonels en Grèce, sur la dictature militaire au Brésil, en Argentine, au Chili, en Uruguay, au Salvador, au Nicaragua, à Taiwan etc… Il avait aussi organisé le terrorisme en Europe pour éliminer les partis communistes devenant trop forts et populaires dans les pays européens. Il s’était appuyé pour cela sur des milices d’extrême-droite nommées « Gladio » se faisant passer pour des groupes d’extrême gauche dans le seul but de décrédibiliser les communistes et la gauche politique en général. Gladio a fonctionné de 1945 à 1992 au moins dans toute l’Europe occidentale.

Il n’est d’ailleurs pas impossible que le Gladio ait été réactivé dernièrement, par son créateur et commanditaire traditionnel la CIA, tant la manière de procéder dans des attentats terroristes comme celui de Nice en 2016 est ressemblante pour de multiples raisons… (Cf., Le Djihad et le management de la terreur », Jean-Yves Jézéquel, 2016, à paraître)

A cause d’un mouvement révolutionnaire de libération né en Amérique Latine dans les années 1950, avec les tentatives de réformes de Jacobo Arbenz Guzmán au Guatemala, avortées par le coup d’Etat monté par la CIA en 1959, les USA, avec leur obsession conservatrice et réactionnaire, allaient répandre leur détestation de la liberté pour les autres au nom d’un libéralisme au moins jusque dans les années 1980. Les organisations étasuniennes les plus cruelles, séviront dans toute l’Amérique Latine, contre les guérillas, à Cuba, en Bolivie (où la CIA ordonna à la dictature militaire d’assassiner le Che Guevara à la Higuera le 9 octobre 1967), au Vénézuela, au Brésil, en Colombie, au Pérou, au Honduras et soutiendront dans leur ensemble les dictatures civiles et militaires des pays Latino Américains etc…

Ces forces « obscures » n’étaient pas encore “islamistes”, elles étaient constituées de criminels “chrétiens”, authentiquement fascistes et farouchement anticommunistes. Les “contras” nicaraguayens (1979/90) (groupes criminels contre-révolutionnaires), qui étaient une armée de mercenaires des Etats-Unis, se livraient à des attaques contre les populations, décapitaient des otages, torturaient à partir d’instructions précises expliquées par des manuels spécialement conçus par la CIA (le KUBARK, le Projet X, le Human Resource Exploitation Training Manual…) de la même manière que cela se passe actuellement en Afghanistan, en Irak, au Yémen, en Libye, en Syrie…

Les ‘contras’ ont été financés par Washington à travers la vente d’armes illégales à l’Iran en guerre avec l’Irak, à cette époque-là. Cette guerre avait été encouragée par les USA dans le but d’affaiblir les deux nations, pour préparer la vassalisation par une future déstabilisation. Aujourd’hui on voit le résultat sur l’Irak et on comprend mieux la résistance de l’Iran.

Al-Qaïda puis désormais Daech sont en réalité et au final des armées de mercenaires américains qui font le même « travail » criminel pour les intérêts de l’Empire. On peut dire que les USA sont dans la continuité, celle de la stratégie du chaos, mais une continuité sans issue, comme l’actualité le démontre peu à peu!

Tout le monde se souvient de la célèbre démonstration de Powell à l’ONU. Jane Kirkpatrick, ambassadrice des USA à l’ONU, sous la présidence Reagan, brandissait avant lui un faux article, paru dans le Figaro Magazine, pour justifier une guerre en Amérique centrale. Puis, c’est Colin Powell qui était chargé de mettre en oeuvre la politique de pillage qui a suivi ? Colin Powell a étrangement répété le geste de Kirkpatrick 30 ans plus tard pour justifier l’invasion de l’Irak!

Face à la puissance et à l’importance du bloc Soviétique, l’Empire devait trouver l’occasion de s’attaquer à lui pour le faire tomber sans trop s’exposer et sans prendre le risque d’une escalade nucléaire. Cette occasion fut offerte par l’Afghanistan où, dès la fin des années 70, des rebelles islamistes avaient pris les armes contre un gouvernement laïc et ami de l’Union Soviétique. Reagan rebaptisa ces wahhabites obscurantistes, du nom cynique de ‘combattants de la liberté’ et en fit ses nouvelles légions impériales engagées contre le communisme.

Cela a permis à «l’axe du bien» de déstabiliser à son profit la principale zone énergétique de la planète et de menacer directement ses concurrents potentiels par la pression de centaines de milliers de « djihadistes » fanatiques tous persuadés de servir un idéal musulman (à l’exclusion de leurs chefs). Tout en découvrant l’intérêt de cette nouvelle formule inaugurée en Afghanistan puis en Ex Yougoslavie, l’Empire allait jouer ce jeu dangereux d’une utilisation de mercenaires dont l’objectif idéologique est diamétralement opposé à ses intentions géopolitiques, mais dont l’efficacité pour l’installation du chaos était certaine.

Comme les moudjahidin afghans, les « rebelles » syriens sont les fantassins de l’Amérique et de ses alliés, la Grande-Bretagne, la France, Israël, la Turquie, les monarchies obscurantistes d’Arabie Saoudite et du Qatar…

L’objectif immédiat, concernant la Syrie, est de détruire le gouvernement de Damas qui, selon le sondage le plus crédible (YouGov Siraj), est soutenu par la majorité des Syriens. Le but à long terme est d’arracher à la Russie un allié clé du Moyen-Orient. A plus long terme, le but est bien évidemment d’en finir avec la puissance russe jugée comme menaçante pour l’exécution du plan PNAC (Plan pour le Nouveau Siècle Américain) et depuis peu, pour être devenue une nouvelle menace directe à l’hégémonie du dollar par son initiative inattendue des BRICS et du CIPS de son allié Chinois.

Le risque nucléaire est désormais hautement évident. Les éditorialistes du Washington Post, ayant promu le mensonge sur les « Armes de destruction massive » en Irak, demandent à Obama d’attaquer la Syrie. Mais Obama reste silencieux. En revanche, Hillary Clinton, qui se réjouissait publiquement de son rôle de bourreau lors de la destruction de la Libye, a répété plusieurs fois que présidente, elle « irait plus loin » qu’Obama.

La propagande de guerre bat actuellement son plein avec ce côté absurde et cynique. Dans les années 50, des diplomates, des fonctionnaires et des journalistes étaient traqués et ruinés par l’inquisition de McCarthy obsédé d’anti communisme. La répression fut odieuse contre ceux qui contestaient les mensonges et la paranoïa au sujet de l’URSS et de la Chine. Aujourd’hui, la propagande anti-Russe est de retour.

En Grande-Bretagne, Luke Harding du Guardian s’est fait remarquer pour sa détestation de la Russie. Dans ce qu’on peut nommer un déluge de « parodies journalistiques », il attribue à Vladimir Poutine tous les malheurs de la terre ! La sottise est consternante, mais apparemment il y a assez de sots pour gober béatement ces inepties et faire le beurre des salauds et des pervers. Dès la sortie du scandale des Panama Papers, ce journaliste, tout dévoué à la cause de la vérité et de l’information, mentionna M. Poutine, en prenant soin d’adjoindre une photo du chef d’Etat Russe. Décomplexé, ce journaliste se moquait comme de l’an 40 de l’injustice et du tort gratuit qu’il faisait sans scrupule à Monsieur Poutine n’étant, quant à lui, mentionné nulle part dans les documents dévoilés. Mais peu importe, le mal était fait et c’est la seule chose qui comptait !

Comme Milosevic, Poutine devenait rapidement le Diable en personne. C’est Poutine qui « abattait un avion de ligne Malaisienne au- dessus de l’Ukraine ». Le titre disait sans vergogne: « En ce qui me concerne, Poutine a tué mon fils. » Pas besoin de preuves. Saccageons joyeusement les personnes et les réputations : on s’en fout ! C’est Poutine qui devenait mystérieusement le responsable du renversement du gouvernement élu à Kiev en 2014 ! Peu importe si la logique et les documents montraient que le coup d’Etat à Kiev avait été organisé et financé par Washington. La secrétaire d’État américaine adjointe chargée de l’Europe, Victoria Nuland, tenait au téléphone des propos sans ambiguïté avec l’ambassadeur des USA en Ukraine : “Que l’UE aille se faire enculer”, lança-t-elle à son interlocuteur à propos de la crise en Ukraine, selon une bande-son mise en ligne sur YouTube jeudi 6 février. Pourtant les Européens sont toujours les alliés béats de ces fascistes qui se moquent ouvertement d’eux !

La campagne de terreur qui suivait, déclenchée par les milices néo nazies contre la population russophone de l’Ukraine, dans le Donbass, était le résultat de « l’agression » de Poutine ! C’était n’importe quoi, mais plus la manipulation était énorme et mieux le mensonge passait dans la tête de tous les imbéciles qui gobaient sans broncher ce discours cynique à outrance ! Empêcher que la Crimée ne devienne une base de l’OTAN avec ses missiles pointés sur la Russie puis protéger la population majoritairement russe qui s’était prononcée par referendum pour son intégration à la Russie, devenaient des exemples de « l’agression » de Poutine: la Crimée «avait été «annexée»! La calomnie par les medias s’est transformée en une guerre par les medias.

La décision de renverser le « Régime » de Damas, a été programmée depuis 10 ans par les USA, comme nous le révélait le Général Wesley CLARK, ancien commandant des forces de l’OTAN au Kosovo, le 2 mars 2007, sur les antennes de Democracy Now. Ce même Général de l’armée des États-unis, nous révélait que la CIA avait programmé la chute et l’occupation par l’armée des USA, de l’Irak, Afghanistan, Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan et pour finir de l’Iran ! Ce plan se nomme: « Plan for a New American Century » (PNAC).

Pour justifier moralement cette sainte croisade politique, il fallait passer par un coup d’éclat qui allait donner toute la « légitimité » souhaitable et le signal du départ de la troisième guerre mondiale engagée en Irak par le déchaînement des hordes criminelles allant répandre le chaos pour les besoins d’une mise en œuvre du PNAC. Ce coup d’éclat survenait enfin: c’était un sacrifice spectaculaire de 3000 victimes offertes le 11 septembre 2001 sur l’autel du Temple consacré au dieu suprême de la Haute Finance : le World Trade Center. L’échec du capitalisme n’était pas envisageable pour l’Empire. Il était donc tout à fait possible d’imaginer la destruction du World Trade Center, avec la mort de trois mille concitoyens à la clé, dans l’unique but de justifier une guerre de « l’axe du bien » contre les ennemis extérieurs qui ont mis en échec le système. Cet échec ne pouvait venir que des ennemis extérieurs et non pas du système lui-même.

Après ce signal « providentiel » donné comme un permis mondial de tuer, l’Irak était anéanti. L’Ex Yougoslavie avait été déjà le théâtre de la déstabilisation programmée de l’Europe trop récalcitrante aux projets de l’OTAN. Après le test utilisant la nouvelle manière d’opérer mise au point en Europe, il fallait consolider le chaos en Afghanistan. Les « révolutions ou printemps arabes » allaient proliférer. La Libye était détruite à son tour pendant qu’une « révolution » menée par des « rebelles imprégnés d’esprit démocratique », dixit François Hollande, entreprenait de renverser Bachar Al-Assad pour y placer un fidèle serviteur des intérêts de l’Empire.

Quelques tentatives de déstabilisation sur le Continent Européen échoueront brutalement comme la guerre des musulmans Tchétchènes, l’opération en Ossétie du Sud et en Géorgie, en août 2008, sorte de test réalisé pour sonder la puissance Russe, avant de s’attaquer à l’Ukraine.

La Chine et la Russie alliées, face aux USA et à leurs alliés, jouent donc aujourd’hui le rôle de la « muleta » rouge vif, excitant le taureau condamné d’avance à la mort par l’estocade finale prévisible et prévue…Grâce à Sarkozy et à Hollande, nos chefs inspirés, nous sommes du côté de la bête qui s’épuise inutilement avant de mourir sûrement!

En armant les djihadistes et tous les fanatiques terroristes d’Al-Qaïda, du front Al-Nusra, les USA refont ce qu’ils ont fait avec Hitler et confirment la confession d’Hilary Clinton : « Ce sont les Etats-Unis qui ont créé Al-Qaïda », avec la ferme intention de les combattre en même temps, en Irak, en Afghanistan, au Mali via l’armée française…et, espèrent-ils, prochainement en Syrie, lorsque le fruit mûr sera enfin tombé dans la besace du grand braconnier ou pilleur d’épaves de Washington.

La technique monroïste traditionnelle des USA consiste à introduire d’abord le ver dans le fruit, puis d’intervenir ensuite pour « sauver » le fruit de la pourriture générée par le ver, en massacrant le ver qu’ils avaient d’abord créé pour la cause. Il faut créer d’abord une corruption pour justifier de « morale » une intervention armée. Sans cette technique rodée, ni le Congrès, ni le Sénat ne voteraient les budgets militaires nécessaires à faire triompher « l’axe du bien » qui veut installer le chaos programmé partout dans le monde!

Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a blanchi le président Serbe, Slobodan Milosevic, de crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995, y compris du massacre de Srebrenica : aucun media officiel occidental n’a eu l’honnêteté de relever cet événement important. The Guardian a été le seul à faire un bref commentaire dans ses colonnes. La conclusion à laquelle est arrivé le TPI dénonce trop directement la vérité sur la campagne de manipulation et de désinformation ayant permis à l’OTAN ses interventions abusives et illégitimes comme illégales en 1999 contre la Serbie. Mais peu importe la vérité, puisque le mal est fait ! Dans la tête des occidentaux manipulés, les Serbes pro-Russes sont les « méchants » qui ont massacré les « gentils » Kosovars défendus par les moudjahidin pro-étasuniens (armés et transportés au Kosovo par l’armée des Etats-Unis). Ce qui restera gravé au laser dans la tête des gens, c’est cette manipulation exécrable, ce sont les images des films Hollywoodiens commandités par la CIA pour les besoins de la propagande. Ce qui assure toujours le succès de ces films pour lavage de cerveaux, c’est qu’ils mêlent habilement une certaine vérité au mensonge présenté comme un présupposé non discutable et non discuté de la « vérité objective des faits » ! « Savior » en 1998 participe de cette manipulation. Puis viendront les justificatifs d’après coup comme « Warriors » en 2000 et « En territoire ennemi » en 2002… Les Etats-Unis ont fait mourir un homme lavé des accusations portées contre lui, alors qu’eux-mêmes pratiquent à grande échelle et en toute impunité les crimes odieux dont ils accusent les autres, les opposants à leur empire. « Si les lois de Nuremberg étaient réellement appliquées, tous les présidents des Etats-Unis de l’après- guerre auraient été pendus, » écrivait Noam Chomsky.

Milosevic est mort « d’une crise cardiaque » en 2006, seul dans sa cellule à La Haye, par la seule volonté des États-Unis. Une intervention chirurgicale, qui aurait pu lui sauver la vie, lui fut refusée par les Étasuniens et son état s’est empiré jusqu’à la mort. Les USA se sont ainsi débarrassés à bon compte d’un homme trop gênant pour eux. WikiLeaks l’a révélé et confirmé ensuite. Des rumeurs parlent aussi d’empoisonnement mais l’absence de « sources » ne permet pas de confirmer cette affirmation. De plus, personne n’a jamais entendu protester Amnesty International sur ce cas de Milosevic et sur le comportement criminel des Etats-Unis !

Milosevic a été victime de la propagande de guerre qui aujourd’hui coule à flots sur nos écrans et dans nos journaux. Son cas nous signale l’épée de Damoclès suspendue au- dessus de nos têtes. Les medias occidentaux l’avaient appelé le « boucher des Balkans » responsable de «génocides», en particulier dans la province du Kosovo. Le Premier ministre Britannique Tony Blair faisait référence à l’Holocauste et demandait des mesures contre « ce nouvel Hitler ».

David Scheffer, l’ambassadeur itinérant des crimes de guerre, avait déclaré : « 225.000 hommes albanais ethniques âgés de 14 à 59 ans » ont été assassinés par les forces de Milocevic. Tout cela était faux puisque ce sont les djihadistes de l’OTAN qui se sont chargés de ce massacre! Quelle réparation les Anglo-Saxons ont-ils prévue pour la mémoire de cet homme et de son pays ? Les criminels notoires, permanents, résolus et impénitents qui ont traité les innocents de criminels en essayant de se faire passer eux- mêmes pour innocents, se nomment Etats-Unis d’Amérique! Si quelqu’un avait encore besoin de preuves, il est servi copieusement !

Les bombardements de l’OTAN, dirigés par Bill Clinton et Blair, étaient justifiés par les mensonges de Scheffer! L’OTAN a ainsi massacré des centaines de civils dans des hôpitaux, des écoles, des églises, des parcs et des studios de télévision, détruisant au passage toutes les installations de l’économie Serbe. On se souviendra de la « conférence de paix » à Rambouillet, en France. Madeleine Albright, la secrétaire d’Etat US, allait immortaliser l’infamie et le cynisme des Etats-Unis, avec sa remarque sur la mort d’un demi-million d’enfants irakiens qui « en valait la peine ».

Albright imposait une « offre » à Milosevic : l’occupation militaire de son pays, et l’obligation d’un « marché libre » néo-libéral. En cas de rejet de ces conditions, la Serbie serait bombardée. Cette « offre » était contenue dans une « Annexe B », que les medias officiels n’ont évidemment pas lue ou qu’ils ont scrupuleusement censurée. Car l’objectif était d’écraser le dernier Etat « socialiste » pro-russes et indépendant de l’Europe.

Une fois que l’OTAN a commencé à bombarder, il y eut un véritable tsunami de réfugiés kosovars « fuyant un holocauste ». A la fin du conflit, les équipes internationales des inspecteurs de l’ONU se sont rendues au Kosovo pour exhumer les victimes. Le FBI lui- même n’a pas réussi à trouver une seule fosse commune, malgré ce qu’affirme spectaculairement le film hollywoodien « En territoire ennemi » et ils rentrèrent chez eux. L’équipe médico- légale espagnole profondément contrariée dénonça avec colère «une pirouette sémantique par les machines de propagande de guerre de l’OTAN». Le décompte final des morts au Kosovo fut de 2788. Ce chiffre incluait les combattants des deux côtés comme les Serbes et les Roms assassinés par le « Front de libération du Kosovo », organisation combattante faite de moudjahidin importés d’Afghanistan par les USA et donc au service de l’OTAN. Il n’y a pas eu de génocide. L’attaque de l’OTAN fut à la fois une fraude monumentale et parfaitement odieuse et un crime de guerre avéré ! C’est l’OTAN (USA) qui est le seul responsable des horreurs perpétrées « illégalement » en Ex- Yougoslavie… Quelle suite à tout cela ? Rien ! Pire que rien : en 2008, le Procureur du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, a révélé qu’elle avait subi des pressions pour ne pas enquêter sur les crimes de l’OTAN… L’Empire se moque éperdument du « droit » et de la « justice », il est en soi le droit et la justice : c’est lui qui dicte le « bien et le mal », il est dieu, le Pouvoir absolu qui n’a de comptes à rendre à personne et si quelqu’un veut lui en demander, il est exécuté sans commentaire par drone : c’est la mode!

La pléiade de groupes islamistes, tous salafistes radicalisés, réunis dans EIIL, ISIS ou DAECH, non seulement ont été, en ce qui concerne tout d’abord Al-Qaïda, créés par l’Occident, mais aussi, en ce qui concerne tous les autres groupes réunis dans ce « soi-disant Etat Islamique », entraînés, armés, financés via les pétromonarchies absolues du Golfe et leurs alliés : les services secrets des pays de l’Otan ainsi que par Israël fortement impliquée dans le soutien à DAECH.

Après le chaos provoqué en Irak par l’intervention des Etats-Unis, un groupe s’est organisé pour résister aux massacres interconfessionnels de ce pays musulman (Chiites et sunnites). Le dimanche 29 novembre 2015 à 20h55, Hubert Védrine répondait sur ce point aux questions de Laurent Delahousse, dans son magazine «Un jour dans l’histoire», « De Ben Laden à Daech : aux origines du djihad », France 2.

Monsieur Védrine expliquait que Nouri al-Maliki était un chiite qui dirigeait le Gouvernement Irakien depuis 2006. Mais suite à la politique confessionnelle de Maliki qui avait aliéné la minorité sunnite, celle-ci allait se joindre aux groupes djihadistes de mouvance sunnite, présents en Irak, afin de défendre sa communauté injustement maltraitée et accusée en permanence de vouloir s’emparer du Pouvoir. L’obsession de Maliki interdisait l’existence d’un Gouvernement de coalition entre sunnites et chiites. C’était pourtant la condition sine qua non de la paix en Irak. Ces groupes de combattants sunnites résistants en Irak se sont regroupés en une organisation plus efficace. Devenus nombreux et organisés, ils se sont emparés des stocks d’armes de l’armée irakienne vite dépassée par les événements. Avec cet armement fourni par les Etats-Unis à l’armée irakienne, ils ont été capables d’attaquer des prisons dans lesquelles étaient enfermés en masse des sunnites, afin de les libérer. Une fois libérés, les sunnites qui avaient été enfermés et maltraités par le nouveau régime de Maliki, prenaient les armes sans hésiter et se joignaient aux groupes de la résistance ou rébellion sunnite.

Puis ce groupe, devenu fort de plusieurs milliers d’hommes en mal de revanche, s’est déplacé en Syrie où il s’est transformé par une sorte d’aimantation de tous les autres groupes très nombreux, pour former une nouvelle entité qui a pris le nom d’Emirat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL=DAECH ou ISIS).

L’armée syrienne libre a été créée par les USA, Israël et les pays du Golfe. Leurs dirigeants ont été présentés comme les chefs de l’opposition syrienne. Ces gens sont venus renforcer Al- Nosra et tous les autres groupes de DAECH. C’est à ces gens-là que le Congrès américain a alloué la somme de 500 millions de dollars pour en finir avec Bachar el-Assad et installer en Syrie un Régime à la botte des USA et de ses alliés européens, mais surtout et au final sous le contrôle et au bénéfice des revendications géopolitiques d’Israël.

La consigne qui avait été donnée aux hommes de DAECH, c’était de massacrer les musulmans alaouites (l’une des ramifications religieuses musulmanes dont Bachar Al- Assad fait partie) qui protègent les chrétiens en Syrie ! » Les anciens officiers et militants du Parti BAAS de Saddam Hussein, se sont retrouvés sdf en Irak et jetés à la rue après la mort de Saddam. Ces gens là ont tout naturellement rejoint les rangs de l’Etat Islamique qui avait besoin d’eux.

Pour envahir l’Irak et la Syrie dans une action éclair, DAECH a utilisé des armes lourdes achetées par les Saoudiens en Ukraine. Ces armes ont été transportées par avion et par bateau en Turquie. Les stocks de l’armée irakienne, contenant du matériel blindé américain, ont été attaqués et pillés par la suite.

Puis, le EMIT, services secrets turcs, avec la logistique de l’OTAN a apprêté des trains spéciaux qui ont transporté ces armes sur le terrain. Dès que l’invasion a été faite, les américains ont associé deux cellules spéciales aux groupes combattants: la première cellule était faite d’un groupe d’experts en communication formés à Fort Bragg aux USA (déclaration du Général Flynn sur CNN) et une seconde cellule constituée d’experts en administration civile, des gens qui ont les capacités de nos préfets de police. Ainsi 9 « préfectures » ont été créées en Syrie et 7 « préfectures » en Irak. Ces personnels ne sont évidemment pas des djihadistes mais font faire le travail par des djihadistes. Parmi ces experts ayant une formation complexe se trouvaient d’anciens pilotes de chasse et d’hélicoptères de combat des Etats-Unis.

Nous devons donc comprendre que DAECH est un enfant né de la volonté de l’Occident via le couple polygame OTAN-CIA/MOSSAD-Monarchies du Golfe. Ce sont deux Etats, pas des personnes privées, mais deux Etats qui financent cette énorme organisation sans compter l’argent du trafique de pétrole : ces deux Etats sont les amis et alliés de Sarkozy d’abord et de Hollande ensuite, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ces deux pays sont des dictatures obscurantistes abominables où se pratique le salafisme radicalisé, là où règne la charia’h avec les horreurs que cela évoque surtout pour les femmes. La dictature de Bachar el-Assad a toujours été très loin d’être comparable à ces dictatures là, pourtant «Bachar el-Assad doit partir » dit Hollande car, dit Fabius « Bachar ne mérite pas d’être sur Terre », mais les abominables dirigeants wahhabites de l’Arabie Saoudite qui financent le terrorisme international, eux sont dignes d’être sur Terre !

Il faut encore préciser, pour y voir clair, que le PKK est constitué de Kurdes de Turquie et de Syrie qui luttent contre DAECH, alors que les Kurdes du Kurdistan irakien soutiennent DAECH pour la simple raison que le chef Barzani, Président de cette Région, est aussi un agent important du MOSSAD israélien depuis 1950. Monsieur Barzani est Kurde, mais d’abord un agent officiel du MOSSAD. On devine pourquoi ces Kurdes là sont les alliés de DAECH, parce qu’ils sont au service des intérêts d’Israël !

Cette opération de la création de l’Etat Islamique, planifiée à Oman par les USA, Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar et la France avec la Grande Bretagne, a donné comme résultat cette organisation qui s’est mise ensuite à recruter des milliers de combattants partout dans le monde, grâce à l’outil de la propagande et des experts en communication…

Chacun a ainsi la réponse à son interrogation, lorsque nous nous sommes tous demandés pourquoi les Etats-Unis ne voulaient pas mettre DAECH dans la liste de l’ONU sur les organisations terroristes. Chacun pourra aussi comprendre pourquoi il est donc également impossible de bloquer les comptes bancaires de DAECH !

La stratégie du chaos était parfaitement rodée. Mais un imprévu est venu compromettre le chaos programmé : la Fédération de Russie. Et voilà que cette confrontation se présente plus tôt que prévu, avec la découverte d’une puissance inattendue, tant économique que militaire…

La réalité n’est pas linéaire, elle est complexe. C’est la complexité qui est venue troubler la simplicité de la vision linéaire des agents de l’Empire…

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Un article publié par Mondialisation.ca

Bachar al-Jaafari : Quand le terroriste devient le défenseur des droits de l’homme, il devient possible que l’EIIL préside les opérations de maintien de la paix de l’ONU… (17.11)

Ce 15 novembre, la Troisième Commission de l’ONU, chargée de la promotion et de la protection des droits de l’homme s’est prononcée sur des projets de résolution concernant les situations en Corée du Nord, en Iran, en Syrie, et « pour la première fois, en République autonome de Crimée et à Sébastopol »[1].

L’examen de ces projets de résolution a été précédé par un « fait inédit », nous dit le site de l’ONU en langue française, à savoir une demande de motion de non-action par le Venezuela et le Bélarus ; lesquels, estimant que les textes proposés constituaient un « instrument de division » se substituant à l’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme, ont cherché à obtenir l’ajournement du débat. Leur demande a été rejetée par 32 voix pour, 101 contre et 37 abstentions.

Le projet de résolution sur la situation des droits de l’homme en Syrie, avancé par 17 pays, [Arabie saoudite, Australie, Bahreïn, Canada, Émirats arabes unis, États-Unis, France, Jordanie, Koweït, Maroc, Micronésie, Palau, Qatar, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Sénégal, Turquie, Ukraine], « condamnant la récente escalade des attaques dirigées contre la population civile à Alep, et dans d’autres zones assiégées et difficiles d’accès, et exigeant que l’aide humanitaire soit acheminée en toute sécurité vers l’ensemble des populations dans le besoin », a été adopté par 116 voix pour, 15 contre et 49 abstentions [2].

Ceci, alors que la veille, 14 novembre, l’Union européenne actait ses sanctions contre pratiquement tous les membres du gouvernement syrien légitime et membre fondateur de l’Organisation des Nations Unies [3]

Dans ce monde à l’envers, le délégué de l’Arabie saoudite s’est posé en procureur général, poète et éploré, contre le Gouvernement syrien, la Russie, l’Iran, le Hezbollah et toutes les forces populaires qui soutiennent la Syrie.

Pour mémoire, voici la réponse du Dr Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, qui a dû rappeler quelques vérités que certains dirigeants, négociants en démocratie, font toujours mine d’ignorer [NdT].


Je commencerai par là où mon collègue, le délégué saoudien, en a fini. Je commencerai par un poème, puisqu’il apprécie la poésie.

Notre grand poète, Nizar Kabbani, interdit de séjour dans tous les Pays du Golfe, disait : « Que restera-t-il d’authentique d’un poème prononcé par un voleur, un flatteur et un pleurnicheur ? ».

Puis, je citerai le saint Coran encore plus explicite sur ce sujet : « Mais toi, n’écoute pas celui qui jure à tout moment et qui est méprisable. N’écoute pas le calomniateur qui va médisant des autres, qui empêche le bien, le transgresseur, le criminel cruel et de naissance impure » [Sourate 68 : La plume ; traduction de Kasimirski ; NdT]. Vérité divine !

Monsieur le Président,

La soumission d’un projet de résolution critiquant ce que l’on désigne par « la situation des droits de l’homme en Syrie » par la délégation saoudienne, au nom du groupe [de pays] qui la protège et l’emploie, est un paradoxe en soi, parce que le régime des Al-Saoud est le dernier à pouvoir s’arroger le droit d’en parler devant cette assemblée, vu le déficit humanitaire et juridique dont jouissent ses propres citoyens et les immigrés sur son sol.

Nous tous, ici présents, sommes en droit de nous demander si le régime saoudien est disposé à appliquer les mesures figurant dans ce projet condamnant la Syrie, aux violations permanentes des droits de l’homme en Arabie Saoudite. Et ceci, ne serait-ce qu’en partant du proverbe : « Celui qui te considère comme son égal ne peut être injuste à ton égard ».

L’implication des Al-Saoud et des Al-Thani dans le terrorisme et leur soutien aux terroristes sont désormais du domaine de l’évidence. Une implication confirmée par les fuites de « Wikileaks » et notamment par ce qu’a reconnu la candidate à la présidence des USA, Hillary Clinton, ainsi que le vice-président ,Joe Biden, lorsqu’il a déclaré que les deux régimes saoudien et qatari étaient impliqués dans le soutien et le financement des terroristes dans mon pays.

Ceci, sans parler du rapport émis par la société « Toyota » à la demande des gouvernements syrien et russe, lesquels lui ont transmis des milliers de photos prises par satellites de voitures mises à la disposition des terroristes de Daech, en Syrie et en Irak. Un rapport qui précise que cette société japonaise a vendu 60 000 véhicules 4×4 de sa fabrication à l’Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats et à la Jordanie, lesquels se retrouvent naturellement aux mains de Daech. Une information que je confie aux bons soins des États qui veulent protéger et renforcer les droits humains.

Comme chacun le sait, le terrorisme saoudien n’est pas nouveau dans la région et dans le monde. Ses noires empreintes sont encore présentes en Afghanistan, au Nicaragua, en Irak, en Libye, au Sahel, en Tchétchénie, à New York, au Yémen, au Koweït, au Bahreïn, à Paris, à Nice, à Boston, en Belgique, au Liban et même dans des régions du sud et de l’est de l’Arabie saoudite.

Ajoutez à cela que le président élu, Donald Trump, s’est récemment adressé aux Al-Saoud en ces termes : « Ne croyez pas que les groupes wahhabites que vous avez créés dans le monde en leur demandant de propager l’obscurantisme, la sauvagerie, les assassinats à l’arme blanche et la destruction de la vie, se tiendront à vos côtés et vous protégeront. Ceux-là n’ont aucun endroit où aller, sinon chez vous et sous votre régime. C’est pourquoi, ils vous reviendront de partout, se retourneront contre vous et vous dévoreront ».

Et c’est exactement ce que dit l’un de nos poètes arabes : « Si tu laisses ton frère se faire dévorer par les loups, un jour viendra où ils aimeront te dévorer à ton tour ; sinon, ce seront les chiens qui te déchiquèteront. Et si les flammes dévorent une pièce dans une maison, une autre pièce pâtira de cette même destruction ». Mais hélas, encore faut-il qu’ils finissent par comprendre !

Monsieur le Président,

Le projet de résolution soumis au vote aujourd’hui confirme l’hystérie et l’impuissance politique qui frappe les Al-Saoud, leurs partenaires et leurs employeurs, face aux victoires de l’Armée arabe syrienne et des Forces alliées qui soutiennent le Gouvernement syrien, à sa demande, dans le but d’éradiquer le cancer du terrorisme saoudo-qatari-wahhabite qui s’est propagé dans toutes les parties du monde, tandis que l’échec.de l’agression des Al-Saoud au Yémen, en Irak et en Syrie, révèle que la contamination gangréneuse les dévore de l’intérieur.

Aussi, nous sommes en droit de demander : Comment se fait-il que l’Arabie saoudite, cet État rétrograde sans rapport avec aucun pacte international relatif aux droits civiques et politiques jusqu’ici, puisse se permettre de soumettre un projet de résolution concernant les droits de l’homme ?

Une telle situation sape, par elle-même, les efforts collectifs cherchant à instaurer un dialogue constructif et à renforcer la confiance mutuelle entre les États membres, alors que certains tentent ouvertement, et à tour de rôle, de brouiller et de pirater les mécanismes qui garantiraient ces mêmes droits. Témoins en sont les secousses ayant ébranlé les organismes onusiens, notamment l’attribution de la présidence de la commission chargée des questions juridiques à Israël, et l’achat d’un siège au Conseil des droits de l’homme par l’Arabie saoudite, après l’avoir présidé en 2015 ?

Dans ces conditions, il ne faudra pas nous étonner si l’année prochaine, Daech en arrivait à présider le Bureau des opérations de maintien de la paix de l’ONU ou que le Front al-Nosra, ou Boko Haram, dirige le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

Le chantage politique et le rôle mafieux joué par l’entité saoudienne ne vous ont certainement pas échappé lorsqu’elle a menacé le Secrétaire général d’arrêter son soutien financier aux organisations de secours et d’assistance des Nations Unies, dont l’UNRWA [United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees], pour l’obliger à retirer ladite « Coalition militaire arabe », qu’elle dirige contre les frères yéménites, de la liste établie des violateurs des droits des enfants dans les conflits armés.

Il est regrettable et honteux qu’en réponse au correspondant du The Intercept, l’ambassadeur de l’entité saoudienne à Washington, Abdullah Al-Saoud, ait pu comparer l’agression de son pays sur le Yémen à un mari qui bat sa femme. Réponse qui n’a nul besoin d’interprètes du wahhabisme pour mesurer la stérilité de son intellect rétrograde et inculte.

Quant à l’entité qatarie, elle est aussi la dernière à pouvoir parler des droits de l’Homme. Protectrice du terrorisme takfiriste, elle n’est régie par aucune constitution et son peuple ne dispose d’aucun droit de vote. Ladite institution du pouvoir national démocratique qatari repose sur le renversement du père par le fils, du cousin par le cousin, du frère par le frère, de telle sorte qu’ils puissent parler de transition démocratique transparente, sauf que le citoyen est le dernier à y voir clair.

L’affaire du navire « Lutfallah » en 2011 transportant des armes de Libye aux terroristes sévissant en Syrie, via un port libanais, a très tôt prouvé le soutien du Qatar au terrorisme. Il en est de même de son soutien, et de celui d’Israël, aux terroristes du Front al-Nosra et de Daech dans le Golan syrien occupé.

Le Qatar est tellement respectueux des droits de l’homme qu’il a condamné à la prison à perpétuité le poète qatari Mohamad bin Rashid al-Ajami pour avoir critiqué le manque de liberté par un poème, juste un poème !

Et la Turquie partage avec l’Arabie saoudite et le Qatar non seulement l’adoption de ce projet de résolution, mais aussi le parrainage du terrorisme tout en fermant les yeux sur des dizaines de milliers de terroristes ayant traversé sa frontière vers la Syrie sans que les autorités concernées ne s’en émeuvent. Ce sont là des vérités documentées, exposées par le député turc du Parti républicain du peuple [CHP], M. Eren Erdem en plein parlement turc, non de simples allégations ou accusations insignifiantes diffusées par les médias.

Pour terminer, Monsieur le Président,

J’appelle les États membres à ne pas tomber dans les pièges de la perversion intellectuelle saoudienne et qatarie, laquelle n’a aucune considération pour les pays non alignés qui refusent sa vision des droits humains, qu’il nous faudrait éviter de politiser.

Et, vu tout ce qui précède, je les invite à ne pas voter pour cette résolution inique qui prolonge la guerre terroriste sur la Syrie, sape tout processus politique et élève le terroriste au rang de défenseur des droits de l’homme en Syrie.

Dr Bachar al-Jaafari

Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies

Notes :

[1] Soixante et onzième session, 48e et 49e séances – matin et après-midi

La Troisième Commission invite pour la première fois l’Assemblée générale à se prononcer sur la situation des droits de l’homme en Crimée

http://www.un.org/press/fr/2016/agshc4188.doc.htm

[2] Projet de résolution concernant la Syrie : A/C.3/71/L.24 http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=A/C.3/71/L.24&Lang=F

[3] RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2016/1984 DU CONSEIL du 14 novembre 2016 mettant en œuvre le règlement (UE) no 36/2012 concernant des mesures restrictives en raison de la situation en Syrie

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=uriserv:OJ.LI.2016.305.01.0001.01.FRA&toc=OJ:L:2016:305I:TOC

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Un article publié par le Réseau Voltaire

La World Policy Conference de la France à Doha. (21.11)

C’est avec le soutien du Maroc, du Qatar et de la Turquie que l’Institut français des relations internationales (Ifri) organise du 20 au 22 novembre à Doha (Qatar) la 9ème World Policy Conférence (Conférence sur la politique mondiale).

La séance d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, du Premier ministre qatari, cheikh Abdullah Bin Naser Bin Khalifa Al-Thani, et de l’ancien Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

De très nombreuses personnalités, principalement françaises, qataries et d’Extrême-Orient devaient participer aux débats. Les premiers orateurs ont célébré les bienfaits de l’Otan et de la mondialisation, et vivement condamné la Syrie et la Russie.

Le dimanche matin, une première table ronde s’est tenue sur l’avenir du Proche-Orient avec Riad Hidjab, président de l’opposition syrienne. une seconde table ronde, consacrée à l’éthique des relations public-privé a donné la parole au représentant du cimentier Lafarge (sponsor de l’événement) qui a tant aidé les jihadistes contre la République arabe syrienne.

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Un article publié par le Réseau Voltaire

Les pleins pouvoirs du président états-unien ? (19.11)

Depuis l’élection de Bush père, la fonction de président des États-Unis a considérablement évolué. Alors que jusque là, il s’agissait surtout de nommer 40 000 hauts-fonctionnaires, il s’agit désormais d’utiliser l’exécutif sans avoir à rendre de compte à quiconque. Lorsqu’il promulgue de nouvelles lois, le président a la possibilité d’en modifier le sens à son profit. En outre, la « théorie de l’exécutif unifié » décourage de Congrès de se mêler des décisions du « commandant en chef ». Le rôle du parlement se borne désormais à voter le budget.

par Jean-Claude Paye

Après des élections états-uniennes, dont les résultats ont créé la surprise chez la plupart des observateurs, le moment est opportun de rappeler de quels pouvoirs réels dispose ce président. Suite à cet évènement, opposé à leurs attentes, de nombreux « analystes », après avoir fait une campagne unilatérale contre Donald Trump ont tenté de se rassurer, en stipulant que les prérogatives du président des États-Unis sont strictement limitées par la Constitution et que, ainsi, celui-ci « n’a pas tous les pouvoirs » [1]. Cette perception d’une séparation rigoureuse des pouvoirs aux États-Unis pourrait s’appuyer sur le fait que, contrairement aux membres de l’Union européenne, l’institution parlementaire est formellement valorisée.

Valorisation de l’image du pouvoir législatif états-unien

En opposition aux pays membres de l’Union européenne, l’institution parlementaire apparaît davantage mise en avant. Ainsi, des membres du Congrès peuvent être directement associés aux négociations d’accords commerciaux de portée internationale. À l’inverse, les Parlements nationaux européens et celui de l’UE interviennent seulement en phase finale d’accords comme celui du CETA, uniquement pour ratification. Cette dernière prérogative n’était d’ailleurs pas prévue. Après quatre ans de négociation, elle résulte, afin de donner une légitimité à un texte contesté, d’un changement de statut en juillet dernier, le passage d’un accord commercial simple à un accord mixte [2].

Un exemple en matière de coopération pénale permet également de saisir la différence entre les États-Unis et les pays membres de l’Union européenne. Les accords d’extraditions signés en 2003, entre l’UE et les USA, ont été négociés en toute autonomie par l’Office européen de police, sans avoir besoin de l’avis du Parlement européen, ni de la ratification des Parlements nationaux. Malgré des négociations sous le sceau du secret, les citoyens européens ont finalement pu avoir connaissance du texte, car une partie du document a dû être déclassifié, afin d’être signé par le Congrès états-unien [3].

Rappelons également que, tous les quatre ans, les dispositions provisoires du Patriot Act doivent rituellement être renouvelées par le Congrès, même si elles se réduisent actuellement à deux mesures, les autres étant devenues permanentes.

Dévalorisation permanente des parlements européens

Les États membres de l’Union européenne ont, au contraire, adopté une démarche de dévalorisation systématique de l’institution parlementaire. Au niveau du processus législatif national, il s’agit, pour le gouvernement, de montrer qu’il passe en force. En France, l’exécutif peut utiliser la procédure accélérée qui permet de réduire le débat parlementaire, en imposant un seul passage par Chambre [4]. De manière plus radicale encore, le gouvernement peut recourir à l’article 49, alinéa 3, de la Constitution pour faire adopter une loi, sans passer par le vote du Parlement [5]. Cette procédure a été utilisée 85 fois depuis 1958 et déjà 5 fois par le gouvernement de Manuel Valls. Ces procédures, de contournement des Chambres ou d’évitement de tout débat parlementaire, sont utilisées alors que le pouvoir législatif ne manifeste aucune velléité de résistance. L’objectif gouvernemental n’est donc pas de surmonter une opposition, mais de montrer, non pas aux parlementaires qui ont acceptés depuis longtemps de jouer un simple rôle d’enregistrement de décisions prises ailleurs, mais aux populations que, selon la formule de Boris Eltsine lui-même : « Un bon Parlement est un Parlement qui vote les lois et ne fait pas de politique ». Il s’agit de faire accepter aux citoyens que la structure de l’État national n’est plus un cadre de prise de décision, mais un lieu de ratification de politiques émanant de la superpuissance états-unienne et de ses organisations internationales. L’exhibition et la ritualisation, de la soumission des parlementaires aux impératifs de l’exécutif et des instances internationales, forment une image, à laquelle les populations sont conviées à s’abandonner.

Une image de puissance adéquate à la structure impériale

Contrairement aux États de l’ancien continent, l’institution parlementaire US est sous les feux des projecteurs. Elle a une fonction d’icône de la souveraineté états-unienne, à usage interne, mais, aussi et surtout, externe. Il s’agit d’abord d’indiquer aux États subalternes, que seuls les États-Unis restent un État au sens plein du terme, conservant une structure intacte, garante d’un pouvoir souverain fondamental, celui de la « nation américaine », auquel les autres pays doivent allégeance. Ce qui explique que, contrairement à la plupart des nations de l’ancien continent, le Congrès garde un rôle formel incontournable

La spécificité états-unienne résulterait ainsi dans le caractère exceptionnel de ses institutions, dans le fait que celles-ci ne seraient pas formellement soumises aux réformes que les USA ont imposées aux autres États, comme la liquidation du pouvoir judiciaire et l’affaiblissement du Parlement. Le commandement sur la structure impériale suppose l’édification iconique de indépendance de l’État US par rapport aux structures internationales que le pouvoir états-unien a lui-même installées.

Cette image d’une institution parlementaire états-unienne omniprésente et formellement valorisée a pu laisser penser à certains observateurs que les pouvoirs du Président sont contrôlés par le pouvoir législatif et strictement limités par la Constitution. Cependant, la puissance du pouvoir législatif est déjà tempérée par la loi fondamentale elle-même qui donne des prérogatives exceptionnelles au Président, en lui accordant un droit de veto sur la production législative.

Les « Signing Statements » présidentiels

Surtout, les actes du pouvoir législatif peuvent être facilement minorés par de l’utilisation des « Signing Statements », permettant de renverser le caractère contraignant de la loi vis-à-vis de la fonction exécutive. La déclaration présidentielle, jointe à l’acte de promulgation de la loi, a généralement pour effet de modifier substantiellement cette dernière.

Depuis Ronald Reagan, s’est installée la tradition d’une suite ininterrompue de déclarations présidentielles interprétatives, de la légalité et de la constitutionnalité, des lois proposées à la signature du chef de l’État. Cette procédure autorise le Président à émettre des réserves sur le texte et lui permet de ne pas appliquer loyalement les lois qu’il a lui-même promulguées. Ainsi, c’est lui qui fixe les conditions et le contexte dans lesquels il est susceptible d’appliquer certaines dispositions législatives. Cette procédure a été largement utilisée par les présidents H.W. Bush, B. Clinton et surtout G. W. Bush. Le président Obama n’a pas été en reste. Par exemple, en apposant sa signature au National Defense Authorization Act, le 31 décembre 2011, il déclara que son administration « interprétera et appliquera les dispositions décrites ci-dessous de manière à préserver la flexibilité dont dépend notre sécurité et de maintenir les valeurs sur lesquelles est fondé ce pays » [6]. Il s’est opposé à l’obligation légale de détenir militairement les terroristes étrangers, ce qui limiterait la « flexibilité » de l’action de l’exécutif. Au nom de « la séparation des pouvoirs » qu’il conçoit comme stricte indépendance de la fonction exécutive vis-à-vis de l’institution parlementaire, il défend le choix administratif de maintenir les prisonniers, par exemple, dans des camps « offshore » de la CIA. Ici, la primauté ne réside plus dans le texte législatif, mais dans l’initiative présidentielle.

Un renversement de la séparation des pouvoirs

Ainsi, Obama, de par l’utilisation de la procédure des « Signing Statements », renverse le principe de séparation des pouvoirs, ce mode d’organisation issu des Lumières. Pour Montesquieu, l’objectif poursuivi est d’empêcher la concentration de la puissance politique en une seule autorité. Pour ce faire, les pouvoirs s’équilibrent et se limitent mutuellement. Au contraire, la séparation des pouvoirs, telle que la conçoit le président états-unien, opère un clivage dans l’exercice de la puissance étatique, de manière à ce que le législatif ne puisse pas exercer de contrôle sur l’exécutif. Pour le pouvoir exécutif US, il s’agit de rétablir la primauté de la décision par rapport à la norme et d’affirmer qu’il n’est pas strictement tenu par les lois émanant de l’institution législative. Dans ce contexte, la séparation des pouvoirs devient absence de limite posée à l’action présidentielle.

L’utilisation des « Signing Statements » est devenu un fondamental états-unien. Le président Reagan y a eu recours 250 fois durant son double mandat présidentiel. H.W. Bush continua cette pratique à 228 reprises. Le président démocrate Bill Clinton ne fût pas en reste en utilisant 381 « Signing Statements ». Le président George W. Bush prolongea la tradition, d’une manière un peu plus limitée, en signant 152 commentaires portant sur les lois soumises à sa signature. Les déclarations signées des présidents, en rapport aux textes législatifs qui leur sont soumis, contiennent à la fois des commentaires sur la légalité ou la constitutionnalité des dispositions légales et des oppositions au contenu de certains articles. Le pourcentage d’objections présidentielles est variable. Chez George W. Bush, il a porté sur 78 % des lois promulguées durant ses deux mandats .

Quant à Barack Obama, après avoir fait part de son opposition à cette procédure durant sa première campagne électorale présidentielle, il l’utilisa, à son tour, à 33 reprises. En ce qui concerne la future présidence de Donald Trump, rien ne l’empêchera de s’inscrire dans la voie tracée par ses prédécesseurs et d’avoir recours à cette pratique limitative du contrôle des Chambres sur l’action présidentielle, en lui permettant ainsi de ne pas être soumis à certaines dispositions de lois que les présidents antérieurs ont signées en émettant des réserves ou que lui-même aura promulguées, en recourant également à des « Signing Statements ».

Notes

[1] Mathilde Dangé, « Le président américain n’a pas tous les pouvoirs », Le Monde.fr, le 11 novembre 2016.

[2] Aline Robert et Marion Candau, « CETA, TTIP : la France fait encore volte-face sur la politique commerciale européenne », La Tribune.fr, le 14 novembre 2016.

[3] Jean-Claude Paye, « Europe-États-Unis : un rapport impérial », Réseau Voltaire, le 25 février 2004.

[4] « À quoi sert la procédure accélérée », Assemblée nationale, 18 novembre 2011.

[5] Benjamin Bruel, « Qu’est-ce que le 49.3 », Le Monde.fr, le 5 juillet 2016.

[6] Jean-Claude Paye, “Bush, Obama, le changement dans la continuité”, Réseau Voltaire, le 9 novembre 2012.

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Article d'actualité.

Un article publié par Arrêt sur Info.

Quelques pensées sur la politique étrangère américaine. (12.11)

Par William Blum

Il a fallu à Louis XVI une révolution. Il a fallu à Napoléon deux défaites militaires historiques. Il a fallu à l’empire espagnol du Nouveau Monde des révolutions multiples. Il a fallu aux tsars russes une révolution communiste. Il a fallu aux empires austro-hongrois et ottoman une première guerre mondiale. Il a fallu à l’Allemagne nazie la deuxième guerre mondiale. Il a fallu au Japon impérial deux bombes atomiques. Il a fallu à l’empire portugais d’Afrique un coup d’État militaire sur son sol. À l’empire soviétique, il a fallu Mikhaïl Gorbatchev… Que faudra-t-il à l’empire américain ?

« Je ne crois pas que quelqu’un déclenchera consciemment la troisième guerre mondiale. La situation actuelle fait davantage penser à la veille de la première guerre mondiale, c’est-à-dire au moment où les grandes puissances étaient armées et prêtes à en découdre aussitôt que quelque chose mettrait le feu aux poudres. Dès l’instant où Gorbatchev a eu naïvement mis fin à la guerre froide, les États-Unis démesurément armés se sont appliqués à encercler la Russie avec toutes sortes de systèmes d’armements, d’exercices militaires agressifs et d’expansions de l’OTAN. En même temps, ces dernières années, la démonisation de Vladimir Poutine a atteint le niveau d’une propagande de guerre. Les Russes ont toutes les raisons de croire que les États-Unis se préparent à leur faire la guerre et ils prennent évidemment les mesures défensives qui s’imposent. Ce mélange de préparatifs militaires excessifs et de propagande dénonçant un « ennemi haïssable » rend de plus en plus possible un déclenchement de l’explosion par quelque incident fortuit. »

Diana Johnstone, auteur de Reine du chaos. Les mésaventures de Hillary Clinton.

En septembre 2013, le président Obama s’est présenté devant l’Assemblée Générale des Nations Unies pour déclarer : « Je crois que l’Amérique est exceptionnelle ». L’année suivante, le président a désigné la Russie comme un des trois principaux dangers qui menaçaient le monde, « avec l’État Islamique et le virus ebola ». Le 9 mars 2015, le président Barack Obama a déclaré le Vénézuela « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité et la politique extérieures des États-Unis ».

Vladimir Poutine, parlant aux Nations Unies en 2015, a interpellé les États-Unis sur leur politique étrangère : « Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ? »

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les États-Unis ont :

1. Tenté de renverser plus de 50 gouvernements étrangers, dont la plupart avaient été démocratiquement élus.

2. Bombardé les populations de plus de 30 pays.

3. Tenté d’assassiner plus de 50 dirigeants étrangers.

4. Tenté de supprimer un mouvement populaire ou nationaliste dans 20 pays.

5. Interféré abusivement dans les élections démocratiques d’au moins 30 pays (*).

6. Sans compter que… bien que cela ne soit pas facile à quantifier… ils se sont impliqués dans la pratique de la torture bien plus que n’importe quel autre pays dans le monde… et cela, depuis plus d’un siècle… ne se contentant pas de juste pratiquer la torture, mais s’appliquant à l’enseigner, à fournir des manuels pratiques et les équipements ad hoc.

Le 28 octobre 2016, la Russie a été écartée du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, en même temps que l’Arabie Saoudite y obtenait un second mandat, sans que cela suscite d’opposition. Est-ce que quelqu’un aurait l’adresse e-mail de George Orwell ?

Un million de réfugiés, fuyant les guerres de Washington, sont en train de déferler sur l’Europe. Ils s’enfuient d’Afghanistan, et d’Irak, de Libye et de Somalie, de Syrie et du Pakistan.

L’Allemagne accueille beaucoup de réfugiés syriens à cause de sa culpabilité dans la deuxième guerre mondiale. Que feront les États-Unis à l’avenir, à cause de leur culpabilité ? Les Américains ne sont pas élevés de manière à ressentir ce genre de culpabilité.

« Le Plan, c’est que les États-Unis gouvernent le monde. Le thème déclaré est l’unilatéralisme, mais c’est en définitive une histoire de domination. Il exige que les États-Unis maintiennent leur écrasante supériorité et empêchent l’émergence de nouveaux pouvoirs susceptibles de les concurrencer sur le théâtre du monde. Il implique leur domination sur tous, amis comme ennemis. Il ne dit pas que les États-Unis doivent être plus puissants ou aussi puissants que possible, mais qu’ils doivent être absolument puissants. »

Vice-Président Dick Cheney – Conférence à West Point, Juin 2002.

Plus on est de fous plus on rit/et si c’est le même tant pis.

« Nous sommes en réalité, empiriquement et historiquement parlant, la plus grande force pour le bien que le monde ait jamais connu… la liberté et la sécurité de millions de gens de par le monde dépendent de la puissance militaire, économique, politique et diplomatique de l’Amérique. »

Dick Cheney et Liz Cheney, Pourquoi le monde a besoin d’une Amérique puissante, 2015.

Le porte-parole du Département d’État Mark Toner :

« Assad doit disparaître, même si la Syrie disparaît avec lui. »

Beaucoup des mesures prises par l’administration Obama en termes de sa politique envers Cuba sont en parfaite harmonie avec celles de Bill Clinton, telles qu’exprimées par les recommandations contenues dans le rapport d’un groupe de travail de 1999 du Conseil des Relations Extérieures. Le rapport affirmait que :

« Aucun changement dans la politique US ne devrait avoir pour effet de concourir à consolider ou à paraître légitimer un statu quo politique dans l’île. »

Une opération américaine réussie de changement de régime en Syrie irait forcément à l’encontre des intérêts manifestes de l’état russe, car elle impliquerait l’utilisation de la Syrie dans le projet de construction d’un nouveau pipeline destiné à acheminer le gaz du Qatar vers les marchés européens, au détriment de Gazprom, le plus grand conglomérat de la Russie et son exportateur majeur. Le refus d’Assad de prendre une telle entreprise en considération n’a pas été pour peu de chose dans le fait que le Qatar déverse des milliards de dollars en armes et en financement des forces mercenaires anti-Assad, dans la « guerre civile » syrienne.

« La guerre avec la Russie sera nucléaire. Le pouvoir en place à Washington s’y est préparé. Il a violé le traité ABM (Anti-Balistic Missile) sur la limitation des armes nucléaires, créé ce qu’il croit être un bouclier anti-missiles et changé sa doctrine de guerre pour permettre une “première frappe U.S” Tout cela est à l’évidence dirigé contre la Russie et le gouvernement russe le sait. Combien de temps la Russie va-t-elle attendre passivement la première frappe de Washington ? »

Paul Craig Roberts, en 2014.

L’Iran a signé les accords nucléaires avec les États-Unis au début de cette année, acceptant ainsi de mettre fin à ce qu’il n’a jamais fait. Toute ambition nucléaire de l’Iran, réelle ou imaginaire, serait évidemment le résultat de l’hostilité des USA envers l’Iran et non l’inverse.

Si le gouvernement de l’Union Européenne était un gouvernement indépendant et rationnel il interdirait absolument à tous ses pays membres de stocker sur leur sol des armes nucléaires américaines ou d’y héberger des sites anti-missiles ou quelques autres bases militaires que ce soit à proximité des frontières de la Russie.

Full Spectrum Dominance (« Suprématie tous azimuts » ou « Domination dans tous les domaines » ou « Démocratie totalitaire dans le Nouvel Ordre Mondial ») est un terme que le Pentagone adore utiliser pour signifier son contrôle total de la planète, sur terre, sur mer, dans les airs, dans l’espace et dans le cyberespace. Pouvez-vous imaginer n’importe quel autre pays parlant ainsi ?

Henry Kissinger, aux pourparlers de paix de Paris, en septembre 1970 :

« Je refuse de croire qu’une petite puissance de 4e ordre comme le Vietnam du Nord n’ait pas un point de rupture. »

En 2010, Wikileaks a rendu public un télégramme envoyé à toutes les ambassades US par celle qui était alors la secrétaire d’État Hillary Clinton. Elle écrivait ceci :

« L’Arabie Saoudite reste un soutien financier déterminant d’Al Qaïda, des Talibans, d’Al Nosra et d’autres groupes terroristes dans le monde entier. »

Une telle constatation ne pouvait avoir pour résultat que le recours immédiat, par les USA, à leur arme chérie : les sanctions de toutes sortes. Eh bien, il n’en fut rien.

Le général US Barry McCaffrey, en avril 2015 :

« Parce qu’à ce jour, la réaction de l’OTAN aux multiples agressions de Poutine a été d’envoyer une poignée de militaires dans les états baltes pour montrer sa “détermination”, Poutine s’est persuadé que l’Alliance était incapable de se battre ou peu encline à le faire. Nous devons donc changer son optique au plus vite et contester sa doctrine affirmée qu’il a le droit d’intervenir dans d’autres pays pour protéger les russophones. Pour l’amour de Dieu !… la dernière fois que nous avons entendu une chose pareille, c’était juste avant que Hitler envahisse les Sudètes. »

Non, mon cher général, nous avons entendu cela, et de façon répétée, en 1983, quand les États-Unis ont envahi la minuscule Grenade, pour protéger et « sauver » quelques centaines d’Américains, qui couraient supposément les plus grands dangers du fait de l’élection dans ce pays d’un gouvernement de gauche. Ce fut une fraude absolue, rien d’autre qu’une excuse pour envahir un pays qui n’était pas persuadé que les États-Unis sont un don de Dieu à l’humanité.

Depuis 1980, les États-Unis sont intervenus dans les affaires de quatorze états musulmans, pour certains en les envahissant et en les bombardant. Ce sont (par ordre chronologique) : l’Iran, la Libye, le Liban, le Koweit, l’Irak, la Somalie, la Bosnie, l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan, le Soudan, le Kosovo, le Yémen, le Pakistan, et maintenant la Syrie.

Comment a commencé notre interminable horreur moyen-orientale ?

« Le régime irakien possède des armes biologiques et chimiques ; il est en train de reconstruire les installations qui lui permettront d’en produire davantage et, selon le gouvernement britannique, il est en mesure de lancer une attaque biologique ou chimique en moins de 45 minutes après lancement de l’ordre. Le régime a, depuis longtemps, des liens permanents avec des groupes terroristes, et il y a des terroristes d’Al Qaïda en Irak. Ce régime veut se doter d’une bombe atomique et, avec du matériel fissile, il pourrait s’en construire une en moins d’un an. »

Discours radiodiffusé de George W. Bush du 28 septembre 2002

Pourtant… six semaines tout juste avant le 11 septembre, Condoleeza Rice avait dit à CNN :

« Rappelons-nous que son pays (à Saddam) est en réalité divisé. Il n’en contrôle pas la partie nord. Nous sommes capables de l’empêcher d’avoir des armes. Ses forces militaires n’ont pas été reconstruites. » [Depuis la guerre du Golfe de 1990-1991, NdT]

Un fait certain est que la population cubaine participe beaucoup plus au gouvernement de son pays que la population américaine ne participe au gouvernement du sien. Une des causes importantes (de cet état de choses) est l’absence, à Cuba, des nombreuses entreprises privées qui, aux États-Unis, exercent une énorme influence sur tous les aspects de la vie.

« Les USA sont frénétiquement occupés à encercler la Chine avec des armes, avec une multitude de bases militaires qui vont du Japon à la Corée du Sud et aux Philippines, en passant par plusieurs petites îles proches, dans le Pacifique, et leur base élargie d’Australie. La flotte US, ses porte-avions et ses sous-marins nucléaires patrouillent à la limite des eaux chinoises. Avions de guerre, avions de surveillance, drones et satellites espions emplissent les cieux au point de créer une obscurité symbolique en plein midi. »

Jack A. Smith, Hegemony games (« Jeux hégémoniques ») USA c/PRC, Counterpunch

La Crimée n’avait jamais de son plein gré quitté la Russie. Le dirigeant soviétique Nikita Krouchtchev, natif de la région [de la frontière ukrainienne, NdT], avait fait cadeau de la Crimée à l’Ukraine en 1954. Les Criméens ont toujours été fortement opposés à ce changement et ont voté massivement leur retour à la Russie après le coup d’État fomenté par les USA en Ukraine en 2014. Le président russe Vladimir Poutine qualifie l’armée ukrainienne de « légion étrangère de l’OTAN », légion étrangère qui ne se préoccupe aucunement des intérêts nationaux de l’Ukraine. Les États-Unis, cependant, s’obstinent à appeler « invasion » l’action de la Russie en Crimée.

Poutine, sur la Crimée-Ukraine :

« Nos partenaires occidentaux ont créé le “précédent Kosovo” de leurs propres mains. Dans une situation absolument identique à celle de la Crimée, ils ont estimé légitime la sécession du Kosovo d’avec la Serbie, en affirmant qu’aucune permission d’un état central n’est nécessaire en cas de déclaration d’indépendance unilatérale… Et la Cour de Justice Internationale des Nations Unies s’est déclarée d’accord avec ces arguments. C’est ce qu’ils ont dit. C’est ce qu’ils ont trompetté partout dans le monde et forcé le reste du monde à accepter… Et maintenant, ils se plaignent de la Crimée. Mais pourquoi ? »

Paul Craig Roberts :

« L’absurdité de tout ça ! Même un crétin sait que, si la Russie voulait mettre des tanks et des troupes en Ukraine, elle en mettrait assez pour aller au bout de son travail. La guerre serait finie en quelques jours, si pas en quelques heures. Comme Poutine lui-même l’a dit il y a quelques mois : si l’armée russe entre en Ukraine, il ne sera pas question de Donetsk ou de Mariupol, mais de la chute de Kiev et de Lvov. »

Dans un important examen de la politique US à l’égard de la Chine publié en mars 2015, le Conseil en Relations Étrangères, qui fait autorité, a déclaré sans prendre de gants :

« Il n’y a aucune perspective réelle de construction d’une confiance fondamentale en vue d’une “coexistence pacifique”, d’une “compréhension mutuelle”, d’un “partenariat stratégique ” ou d’un “nouveau type de relations entre grandes puissances” entre les USA et la Chine. »

« Les États-Unis, déclare ce rapport, doivent donc développer “la volonté politique” et “les capacités militaires” pour “en user envers la Chine de façon à protéger les intérêts US”. »

Noam Chomsky :

« John F. Kennedy a changé la mission de l’armée en Amérique Latine de “défense hémisphérique” – relique obsolète de la IIe guerre mondiale – en “sécurité intérieure”, ce qui signifie la guerre contre les populations civiles. »

Les joueurs de base-ball cubains à qui on paie des millions de dollars pour jouer dans une équipe américaine ne sont pas des « transfuges », mot qui a une connotation politique claire.

Boris Eltsine était jugé acceptable par les Américains et les Européens, parce qu’ils voyaient en lui quelqu’un de faible et d’aisément malléable, qui laissait le champ libre au Capital occidental sur le territoire nouvellement ouvert de la Russie, à la suite de l’effondrement de l’Union Soviétique. L’ère Eltsine fut aussi un temps de corruption rampante des oligarques russes étroitement associés au Capital occidental. Cette culture corrosive fut stoppée net avec l’élection, par deux fois, de Vladimir Poutine à la présidence, de 2000 à 2008 et, de nouveau, en 2012.

De nombreux dirigeants d’ISIS étaient d’anciens officiers de l’armée irakienne, qui avaient été prisonniers des troupes américaines. Mais ce n’est pas contre ISIS qu’on se bat, c’est contre Assad, et c’est contre Poutine ; ensuite, au niveau supérieur, ce n’est pas contre Poutine, c’est contre le pays qui se trouve dans le chemin de la domination mondiale des USA : la Russie. Et c’est pour toujours.

Se connecter à l’Internet basé aux USA signifierait, pour Cuba, canaliser toutes ses communications directement vers la NSA.

George W. Bush mène à présent une vie relativement tranquille au Texas, où il se consacre surtout à la peinture. « J’essaie de laisser quelque chose derrière moi » a-t-il dit, il y a un an ou deux. Ouais, sûr, George. On pourra appuyer tes tableaux contre la montagne de tes cadavres irakiens.

Seymour Hirsch :

« L’Amérique se porterait beaucoup mieux si, il y a dix ans, nous avions laissé les Russes poursuivre leur guerre en Afghanistan… La faute en revient à l’administration Carter, qui a essayé d’arrêter les Russes dans leur invasion de l’Afghanistan. Nous nous porterions beaucoup mieux si nous avions laissé les Russes battre les Talibans. »

Interview à Deutsche Welle, 2 avril 2014.

Nous nous porterions encore mieux si nous n’avions pas renversé le gouvernement progressiste et laïc d’Afghanistan, fomentant l’ascension des Talibans pour commencer, dans le but de faire intervenir les Russes à leur frontière, où nous faisions de notre mieux pour soulever la population soviétique musulmane.

Dans une interview de 1998, l’ancienne Secrétaire d’État Madeleine Albright a résumé exactement ce que les USA pensent de l’ONU :

« L’ONU joue un rôle très important. Mais si nous ne l’aimons pas, nous avons toujours la possibilité de suivre nos propres intérêts nationaux, ce que, je vous assure, nous ferons, si ce qui se passe ne nous plaît pas. »

Elle est à présent conseillère de Hillary Clinton en matière de politique étrangère.

« Un dirigeant qui fait partir son pays en guerre est aussi néfaste dans la famille humaine qu’un parent qui abuse de ses enfants dans la famille individuelle. »

Suzy Kane

« Il a fallu un certain temps avant que je me rende compte que les États-Unis voient peu d’utilité à la diplomatie. Le pouvoir leur suffit. Seuls, les faibles comptent sur la diplomatie… L’empire romain n’avait pas besoin de diplomatie. Les États-Unis non plus. »…

Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire Général des Nations U nies de janvier 1992 à Décembre 1996.

« Les interventions ne se font pas contre les dictateurs mais contre ceux qui essaient de distribuer : pas contre Jiménez au Vénézuéla mais contre Chavez ; pas contre Somoza au Nicaragua mais contre les Sandinistes ; pas contre Batista à Cuba mais contre Castro ; pas contre Pinochet au Chili mais contre Allende ; pas contre les dictateurs du Guatemala mais contre Arbenz ; pas contre le shah en Iran mais contre Mossadegh, etc. »

Johan Galtung, norvégien, principal fondateur de la discipline des études sur la paix et les conflits.

« On n’a jamais mentionné le fait que les chrétiens étaient en parfaite sécurité en Irak sous le président Saddam Hussein – privilégiés, même – jusqu’à ce que le président George W. Bush envahisse l’Irak et le détruise de fond en comble. On peut s’attendre au même sort pour les chrétiens de Syrie, si le soulèvement fomenté par les États-Unis réussit à mettre en pièces la protection que leur assure le régime Assad. Nous verrons alors des larmes de crocodiles sur les chrétiens de Syrie. »

Eric Margolis, 2014.

« Le pouvoir juif, c’est la capacité de réduire au silence tout débat sur le pouvoir juif. »

Gilad Atzmon.

« Il faut qu’il y ait un grand procès pour juger tous ceux qui ont une responsabilité significative dans ce qui s’est passé au cours du siècle écoulé, le plus meurtrier et le plus écologiquement destructif de toute l’histoire de l’humanité. On pourrait l’appeler “Tribunal des crimes de guerre, des crimes climatiques et des crimes fiscaux” et on devrait y faire comparaître les politiques, les administrateurs généraux et les propriétaires des grands médias, avec des oreillettes comme Eichman, et les forcer à entendre prouver qu’ils ont tué des millions de gens, presque réussi à tuer la planète et rendu la plupart d’entre nous aussi misérables qu’ils ont pu. Nous n’aurions évidemment pas le temps de les juger un par un. Il faudrait mettre dans le même sac, en un seul procès, les banquiers de Wall Street, mettre les Conseillers aux Relations Extérieures dans un autre sac pour un autre procès, et ce qui resterait de diplômés commerciaux de Harvard et de diplômés juridiques de Yale dans un troisième. Il ne s’agirait pas de rétribution mais seulement d’édification. Il n’y aurait donc pas de condamnation à la peine capitale. Il faudrait juste les bannir à vie dans quelque usine Nike d’outremer, et les y contraindre au silence perpétuel. »

Sam Smith « J’en suis arrivée à penser à notre exportation de la “démocratie” comme à l’équivalent contemporain de ce que les missionnaires ont toujours fait pour conquérir et s’approprier le « monde non civilisé » au bénéfice des puissants. J’ai dit que l’Église avait inventé le concept de conversion par n’importe quels moyens, y compris la torture et le meurtre bien sûr, comme une grande faveur faite aux victimes, puisque c’était pour “sauver” leur âme immortelle. On appelle cela aujourd’hui “démocratisation”.

Rita Corriel

« Il est plus ou moins impossible de commémorer ceux qui sont morts à la guerre sans les glorifier, et il est impossible de les glorifier sans glorifier leurs guerres. »

Paul Craig Roberts

William Blum | 6 novembre 2016

William Blum est né en 1933, de parents qui ont fui le nazisme jusqu’en Amérique. Depuis qu’en 1967 il a quitté le Département d’État pour cause de guerre du Vietnam, il n’a pas cessé un seul jour de résister. Seul ou avec d’autres. Il est un des fondateurs et des rédacteurs du Washington Free Press, premier journal alternatif de la capitale US. Journaliste en reportage à Santiago du Chili, il a assisté à l’assassinat d’Allende. Et, à 83 ans, il est toujours sur la brèche.

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Article d'actualité.

Un article publié par Arrêt sur Info

Esclavagisme et système électoral aux Etats-Unis. (14.11)

Par Akhil Reed Amar

Préambule

Le droit constitutionnel est une discipline qui peut s’avérer intéressante et permettre de montrer quels intérêts sont cristallisés dans le texte législatif fondamental qu’est une constitution. C’est seulement quand les rapports de force changent profondément que ce genre de texte évolue significativement ou est renouvelé complètement.

La Constitution américaine est pratiquement inchangée depuis sa rédaction au 18ème siècle par les Pères Fondateurs, ce qui donne à penser que les intérêts de l’époque restent bien représentés par ce texte, ou encore que d’autres intérêts qui ont émergé par la suite ont estimé que les lignes directrices tracées par lui leur permettent de défendre et de promouvoir leurs intérêts. Et donc que les rapports de domination contemporains sont dans leur essence de même nature que ceux qui avaient orienté la rédaction de la loi fondamentale.

L’article que je vous propose, sans aller vers ce genre de raisonnement, expose cependant un des principaux rapports de domination qui a justifié le système du Collège Electoral, ou des grands électeurs, souvent décrié, particulièrement au moment où ce système a permis à un Donald Trump légèrement distancé en nombre de voix de réunir plus de grands électeurs que sa rivale Hillary Clinton et donc de s’imposer dans la course à la présidence des Etats Unis.

Deux faits importants: une participation électorale en baisse et une légère avance pour Hillary Clinton en nombre de voix populaires. Une problématique à mettre en relation avec celle de l’hymne national des Etats Unis.[DZ]


La raison troublante qui explique l’existence du Collège Electoral

Par Akhil Reed Amar, Time Magazine (USA) 8 novembre 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les pères fondateurs avaient quelque chose de particulier à l’esprit quand ils ont mis en place le système électoral présidentiel américain : l’esclavage.

Alors que les Américains attendent la mise en route quadriennale de la course d’obstacles qu’on appelle maintenant le Collège Electoral, il est bon en premier lieu de se souvenir de la raison pour laquelle nous sommes dotés de cet étrange dispositif politique. Après tout, les gouverneurs des 50 Etats sont élus au suffrage universel direct ; pourquoi ne pas faire de même pour le gouverneur de tous les Etats, c’est-à-dire le président des Etats Unis ? Les bizarreries du système du Collège Electoral ont été mises en évidence cette semaine quand Donald Trump a remporté la présidentielle avec une majorité de grands électeurs alors même qu’il était légèrement devance par Hillary Clinton en nombre de suffrages populaires.

Certains disent que les pères fondateurs avaient préféré le Collège Electoral au suffrage universel direct afin d’équilibrer les intérêts des Etats peu et très peuplés. Mais les coupures les plus nettes aux Etats Unis n’ont jamais été entre les petits Etats et les grands, mais entre le nord et le sud, et entre les côtes et l’intérieur.

Un argument de l’époque des pères fondateurs en faveur du Collège Electoral découlait du fait que les Américains ordinaires à travers un territoire immense ne disposeraient pas de suffisamment d’informations pour choisir directement et avec discernement parmi les candidats à la présidentielle les plus en vue.

Cette objection pouvait être justifiée dans les années 1780, quand la vie était beaucoup plus locale. Mais l’émergence précoce de partis présidentiels nationaux la rendit obsolète en associant les candidats à la présidentielle à toute une série de candidats locaux et de plateformes nationales qui expliquaient aux électeurs les positions des candidats.

Même si les rédacteurs de la Constitution à Philadelphie n’avaient pas anticipé l’émergence d’un système de partis présidentiels nationaux, le 12ème amendement – proposé en 1803 et ratifié un an plus tard – était rédigé avec un tel système partisan à l’esprit, suite à l’élection de 1800 – 1801. Lors de cette élection, deux partis présidentiels rudimentaires – les Fédéralistes dirigés par John Adams et les Républicains de Thomas Jefferson – avaient pris forme et s’étaient affrontés. Jefferson l’avait finalement emporté, mais seulement après une longue crise provoquée par plusieurs lacunes dans la mécanique électorale des rédacteurs de la Constitution. En particulier, les électeurs républicains n’avaient aucune possibilité formelle de signifier qu’ils voulaient Jefferson comme président et Aaron Burr comme vice-président plutôt que l’inverse. Certains politiciens avaient alors essayé de profiter de la confusion qui en avait résulté.

C’est le 12ème amendement adopté en 1803 qui permit à chaque parti de désigner un candidat à la présidence et un autre candidat à la vice-présidence. Les modifications du processus électoral introduites par cet amendement transformèrent le cadre défini par les rédacteurs de la Constitution, permettant aux élections présidentielles ultérieures d’être ouvertement populistes et des affaires de partis présentant un ticket avec deux candidats. C’est le système du Collège Electoral prévu par le 12èmeamendement, pas la Constitution de Philadelphie, qui demeure en place aujourd’hui. Si le manque d’informations du citoyen moyen avait pu être la véritable justification du Collège Electoral, ce problème était largement résolu vers 1800. Alors pourquoi tout ce dispositif du Collège Electoral n’avait-il pas été abandonné à l’époque ?

Les cours d’instruction civique qui portent sur le Collège Electoral mentionnent rarement le véritable démon qui a condamné le suffrage universel direct au niveau national en 1887 et 1803 : l’esclavage.

A la convention de Philadelphie, le Pennsylvanien visionnaire James Wilson proposa l’élection du président au suffrage universel direct. Mais l’habile Virginien James Madison avait répliqué qu’un tel système s’avérerait inacceptable pour le Sud : « La base électorale était beaucoup plus large dans les Etats du Nord que dans ceux du Sud; » et ces derniers pourraient se retrouver sans influence sur l’élection du fait de la présence de nombreux Noirs. » En d’autres termes, avec le suffrage universel direct, le Nord pèserait beaucoup plus que le Sud dont les nombreux esclaves (plus de 500 000 en tout) n’avaient évidemment pas le droit de vote. Mais le système du Collège Electoral- dont Madison avait proposé un prototype dans le même discours – permettait à chaque Etat du sud de compter sa population servile, avec cependant une réduction des deux cinquièmes – pour le calcul de sa part de représentants au niveau national.

La Virginie avait été la grande gagnante – c’était la Californie de l’époque des pères fondateurs – avec 12 sur le total des 91 votes alloués par la Constitution de Philadelphie, soit plus du quart des 46 voix nécessaires pour emporter l’élection au premier tour. Au recensement de 1800, l’Etat libre de Pennsylvanie de Wilson qui avait 10 % d’habitants libres de plus que la Virginie obtint cependant 20 % de grands électeurs de moins. Par un effet pervers, plus la Virginie (ou tout autre Etat esclavagiste) achetait ou entretenait, plus son poids électoral était important. Quand un Etat esclavagiste affranchissait des Noirs qui partaient ensuite pour le Nord, l’Etat courait le risque de perdre des grands électeurs.

Si l’avantage donné par ce système à l’esclavagisme n’était pas massivement évident au moment de la ratification de la Constitution, ce fait apparut rapidement. Pendant 32 des 36 premières années de la Constitution, la présidence fut occupée par un Blanc de Virginie propriétaire d’esclaves.

Le Sudiste Thomas Jefferson, par exemple, gagna l’élection de 1800-1801 contre le Nordiste John Adams dans une compétition où les électeurs supplémentaires qui résultaient de l’esclavagisme furent la marge décisive pour la victoire ; sans les grands électeurs supplémentaires attribués du fait de la population servile, les Etats majoritairement sudistes qui soutenaient Jefferson n’auraient pas suffi à lui donner une majorité. Comme de fins observateurs l’avaient remarqué à l’époque, Thomas Jefferson s’était métaphoriquement transporté dans les murs de l’exécutif à dos d’esclaves.

La compétition de 1796 entre Adams et Jefferson avait été marquée par une division encore plus nette entre les Etats du nord et ceux du sud. Donc, à l’époque du 12ème amendement qui bricolait avec le système du Collège Electoral au lieu de le démanteler, le biais pro-esclavagiste de ce système n’était déjà plus un secret. De fait, pendant les débats parlementaires autour de cet amendement fin 1803, le député au Congrès Samuel Thatcher avait déploré que « la représentation des esclaves ajoute treize membres à cette chambre du présent Congrès, et dix-huit grands électeurs pour le président et le vice-président à la prochaine élection. » Mais la protestation de Thatcher était restée sans effet. Une fois de plus, le Nord avait cédé au Sud en refusant de pousser pour une élection nationale au suffrage universel direct.

A la lumière de cette histoire plus complète (quoique moins flatteuse) du système du Collège Electoral à la fin du 18ème et au début du 19èmesiècles, les Américains devraient se demander s’ils veulent conserver cette institution bizarre au 21ème siècle.

Akhil Reed Amar, Time Magazine (USA) | 8 novembre 2016

Akhil Reed Amar enseigne le droit constitutionnel à l’université de Yale. Cet article se base sur son livre publié récemment, The Constitution Today.

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Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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