Portail actualisé le 5 août.......Une seule issue politique : Renouer avec le socialisme scientifique................ Le PS, un parti de droite, anti-ouvrier, allié au FN, ultra sioniste, capitaliste, colonialiste, impérialiste, réactionnaire, un siècle de mystification, de mensonges, d'impostures, de guerres, de combat contre le socialisme. A bas le PS ! Rupture avec les appareils corrompus des syndicats !........


 



Documents disponibles dans cette page


VIDÉO : LE VRAI VISAGE DE MANUEL VALLS
VIDÉO : LA MONDIALISATION DE LA GUERRE - Mondialisation.ca
VIDÉO : SYRIE. QUAND LA VÉRITÉ COMMENCE A PERCER - France Inter !

HISTOIRE : LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.

HISTOIRE : 14-18 : UNE VERSION CONFORME AU SOCIALISME

APPEL : "POUR LA RUPTURE AVEC L'UNION EUROPÉENNE ET LA Ve RÉPUBLIQUE"

  Causerie. (05.08)

  Articles d'actualité.  (23.07)

  Les enseignements du marxisme.    (07.07.2016)


  CAUSERIE

   2016

Juillet du 1er au 27 au format html

Juin
Mai
Avril
Mars
Février
Janvier

2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2317 pages)
2011 (1 728 pages)


   ARTICLES D'ACTUALITÉ

 - Venezuela : La « crise humanitaire », un concept de la Guerre Non Conventionnelle (21.07)
 - Sultan Erdogan : Le coup d’Etat manqué à l’issu de son plein gré (21.07)
 - Manipulation en Turquie. (20.07)
 - Derrière la tentative désespérée de coup d’état de la CIA en Turquie (21.07)
 - L’Otan et le « putsch » turc (19.07)

   D'autres articles publié en juillet à télécharger au format pdf.

3 questions à Bahar Kimyongür sur la tentative de putsch en Turquie. (18.07)
Poutine, Erdogan et le complot contre le reste d’entre nous. (26.07)
Turquie : Huit questions sur la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016. (26.07)
Coup d’État en Turquie. (27.07)
Des camps de l’État islamique installés au Kosovo servent de crèche pour les jeunes terroristes. (27.07)

   Les articles publiés en juillet à télécharger au format pdf.

L'Inde et le Pakistan entrent dans le Groupe de Shanghai le jour du Brexit. (01.07)
Le Conseil de sécurité s’apprête à enjoindre à Israël de rompre avec al-Qaïda. (02.07)
Pour la France, c’est officiel : critiquer Israël est une forme d’antisémitisme (03.07)
La nouvelle politique étrangère britannique (04.07)
Le crépuscule de l’Otan (11.07)
Le pacte d’acier Otan-Ue (12.07)


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée.. - (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Causerie

Le 5 août 2016

CAUSERIE

"Nous ne nous laisserons pas diviser", éditorial (n°50) de la Tribune des travailleurs (POID)

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! : La Voix de l'Opposition de gauche.

Fabrication du consentement.

Selon le baromètre YouGov pour Le HuffPost et iTélé.

"Il faut accepter une certaine limitation des libertés fondamentales des individus pour mieux garantir la sécurité de tous" considèrent ainsi 64% des personnes interrogées. Elles ne sont que 18% à estimer que "l'état d'urgence porte atteinte aux libertés fondamentales des individus".

Sans surprise, 80% des personnes interrogées sont favorables à la décision de maintenir l'opération Sentinelle à son maximum.

Dans les mêmes proportions ou presque (76%), les Français aimeraient que le gouvernement réponde favorablement à la volonté de l'opposition de placer en centre de rétention les personnes fichées S. huffingtonpost.fr 04.08

Le questionnaire a été rédigé de telle sorte que les "bonnes" réponses étaient suggérées aux personnes interrogées.

Un film à voir ou revoir, I comme Icare avec Yves Montand.

Le scénario a été tiré de l'assassinat de JFK, il rappelle aussi la liquidation de procureurs en Italie par le Gladio dans les années 70. Il comporte surtout une scène relative à la manipulation psychologique de personnes vulnérables, qui en réalité ressemblent aux citoyens lambdas dépourvus de conscience politique.

Des personnes ont répondu à une annonce passée dans un journal pour gagner 6 dollars. L'une sera le moniteur, l'autre l'élève, le moniteur soumet à l'élève une liste de noms auquels sont associés des adjectifs, l'élève doit mémoriser cette association et en cas d'erreur le moniteur en guise de punition lui enverra une décharge électrique de plus en plus élevée pouvant aller jusqu'à 450 volts, et en aucun cas l'expérience ne pourra être interrompue avant qu'elle ne soit achevée.

Ce que va révéler cette expérience, c'est qu'après avoir accepté de se placer sous l'autorité d'un pouvoir supérieur les personnes jouant le rôle du moniteur deviendront capables de se rendre coupables d'actes monstrueux commis sur une personne qu'elles savaient totalement innocente, et lorsque par la suite on leur demandera de justifier leur attitude, elles répondront qu'elles n'étaient pas responsables de cet acte de cruauté pour n'avoir fait qu'obéir à des ordres venant d'une autorité supérieure, ici les professeurs du service de psychologie d'une université qui leur révèleront plus tard que l'expérience à laquelle elles avaient accepté de se livrer était en fait factice, et que la personne qui leur avait été présentée comme l'élève ou qui avait servi de cobaye était un des membres de l'équipe de ce service.

Cela fait réfléchir, on est en droit de se demander jusqu'où peut aller la bonne conscience des gens pour s'accommoder au quotidien ou en temps normal d'hypocrisie ou de mensonges bénins jusqu'à justifier les pires injustices ou leur indifférence envers les crimes les plus monstrueux, à part peut-être leur inspirer une vengeance aveugle.

Cette réflexion je me la fais régulièrement en m'estimant personnellement victime de cette injustice sans pour autant en faire une fixation ou m'en formaliser au point de haïr la terre entière ou tout ce qui ne me ressemble pas, parce que j'ai acquis une conscience politique, cela m'évite de me comporter dans la vie quotidienne comme mes procureurs dont le comportement a quelque chose d'imprévisible et somme toute d'effrayant. Voilà ce que m'a inspiré ce film que j'ai revu hier soir.

Etre lucide ou conscient vous vaudra d'être jugé injustement.

Quand le jeune couple d'Indiens pauvres évidemment qui habite pratiquement en face de chez moi m'a demandé de leur fournir de l'eau quotidiennement pendant des semaines pour construire leur petite maison, j'ai accepté immédiatement. En échange, à peine avaient-ils emménagé qu'en me croisant sur le chemin menant à chez eux, ils détournaient la tête ou me regardaient sans me dire bonjour comme s'ils ne me connaissaient pas.

Quelques mois plus tard ma compagne Selvi, qui fait partie de leur famille, se mit à leur adresser la parole, la jeune femme vint même chez nous le dimanche à plusieurs reprises pour bavarder avec Selvi. Puis vint le deuxième anniversaire de leur fils, ils demandèrent à Selvi si je pourrais les prendre en photo. J'ai accepté immédiatement. Ils sont venus à la maison, j'ai pris des photos et je leur ai remis quelques jours plus tard. C'est moi qui est payé le tirage de leurs photos 160 roupies sans qu'ils me remercient ou me demandent combien ils me devaient.

Chaque fois je n'ai rien dit, je les ai observés, je leur ai rendu service, c'est tout, je me suis passé de les juger. Chaque semaine je leur donne des courgettes et des aubergines du jardin gratuitement, c'est ma façon de les remercier.

A l'opposé, ma famille, mes proches et bien des lecteurs qui apparemment ne partagent pas mes idées se permettent de me juger et de me condamner, sinon à quoi bon. Ce qu'ils ne doivent pas supporter ou comprendre, c'est qu'on puisse être différents d'eux ou qu'on puisse avoir un comportement dans la vie quotidienne qui soit en adéquation avec ses idées, parce que sinon avoir de belles ou généreuses idées ne sert strictement à rien si on ne les met pas en pratique, ou alors c'est qu'on n'y croit pas, ce qui n'est pas mon cas.

Je suis à leurs yeux assurément infréquentable, borné, dogmatique, prétentieux ou arrogeant, médisant et j'en passe, bref, un pauvre type sans intérêt, assurément, peut-être que si j'étais une autorité supérieure, ils porteraient un autre regard sur moi, à moins que contestant toute autorité supérieure ils en viennent à revendiquer ce statut, qu'il ne faudrait pas confondre avec la prise de conscience de leur condition qui les amènerait à réviser leurs jugements, non, pour se faire plus méprisants ou despotiques encore.

Je conçois très bien qu'il ne soit pas donné à tout le monde de penser et d'agir de manière totalement désintéressé, ou de concevoir que faire le bonheur de quelqu'un puisse suffire à faire notre bonheur, en cela j'ai le pirivilège d'être comblé, j'allais écrire sans rien devoir à personne puis je me suis ravisé puisque c'est faux, en acceptant mes services ce jeune couple d'Indiens me rend heureux, c'est donc moi qui leur ai redevable de quelque chose et non l'inverse, comme quoi j'ai eu raison de ne pas les juger.

Il fallait oser le dire. Alors que les inégalités sociales, le chômage, la précarité, la pauvreté battent des records.

- Valls défend une politique antiterroriste sur "deux piliers", sécuritaire et social - AFP

Le Premier ministre Manuel Valls dénonce jeudi la critique faite par deux intellectuels de gauche de son traitement de la lutte antiterroriste, selon eux seulement sécuritaire les accusant de défendre le "déterminisme" d'un terrorisme qui serait lié à la misère ou la relégation sociale.

Dans une tribune à paraître vendredi dans Libération, le chef du gouvernement répond longuement et point par point à une tribune rédigée par le jeune écrivain Edouard Louis et le sociologue et philosophe Geoffroy de Lagasnerie, intitulée "Manuel Valls, vous n'avez rien fait contre le terrorisme", parue jeudi dans ce même quotidien.

"Deux intellectuels de gauche, dans un journal de gauche, méritent une réponse claire, d'un Premier ministre de gauche", commence M. Valls, accusant les deux auteurs de souffrir d'une "cécité -sans doute très confortable- mais qui est selon [lui] une faute".

"Qui peut sérieusement soutenir que le gouvernement détourne les yeux face aux inégalités sociales, au chômage, à l'exclusion, aux discriminations, à la situation dans nos quartiers??", s'indigne M. Valls en citant notamment les réformes décidées dans le domaine de l'Education. AFP 04.08

En complément. Comment réduire les inégalités sociales dont sont victimes les patrons.

- Le Conseil constitutionnel valide la loi Travail - Reuters

Au temps des procurateurs en oligarchie.

- "Casse-toi pov' con" à Emmanuel Macron: un jeune homme sera jugé - L'Express.fr

Une nouvelle affaire "casse-toi pov con"? Selon France Bleu, un jeune homme va être jugé en décembe prochain pour avoir insulté Emmanuel Macron, lors de son déplacement à Laval, le 25 juillet dernier.

La justice appréciera-t-elle l'hommage à l'ancien chef de l'Etat? Un jeune homme d'une vingtaine d'années va passer devant les juges le 6 décembre prochain pour avoir repris à son compte la célèbre phrase de Nicolas Sarkozy, dirigée cette fois à l'encontre d'Emmanuel Macron selon France Bleu.

Lundi dernier, alors que le ministre de l'Economie se rendait à Laval pour assister à une cérémonie de remise du label "French Tech", il a été accueilli par un: "Casse toi pauvre con", lancé par un badaud.

Si le ministre n'a pas réagi sur le coup, le jeune homme à l'origine de la phrase a été contrôlé par les forces de l'ordre présentes sur place et sera jugé pour outrage, en décembre prochain.

Le jeune homme pourra sûrement plaider la liberté d'expression. La France avait été condamnée en 2008, par la Cour européenne des droits de l'Homme après le jugement du tribunal correctionnel de Laval. Celui-ci avait poursuivi pour offense au chef de l'Etat un homme ayant brandi une affichette qui portait la mention "Casse-toi pov'con" devant la voiture de Nicolas Sarkozy. Les juges avaient fait valoir la liberté d'expression. L'Express.fr 04.08

Assassinat avec préméditation.

Grille de lecture.

Le ministère de l'Intérieur et les policiers n'étaient pas sans le savoir, ils sont donc responsables et coupables de meurtre.

Le plaquage ventral, une technique policière controversée - Liberation.fr

Lors de son arrestation, Adama Traoré, décédé par asphyxie, a fait l'objet d'une pratique d'immobilisation interdite dans plusieurs pays, mais qui continue d'être autorisée en France.

Le 19 juillet vers 17h20, Adama Traoré échappe à une première interpellation des forces de l’ordre et se réfugie dans un appartement du centre de Beaumont-sur-Oise. Rapidement, les gendarmes le retrouvent caché sous un drap. «Il était à plat ventre, les bras cachés sous le corps. Mes deux collègues ont tiré ses bras fortement […], raconte un des trois militaires présents. Un de mes collègues l’a menotté les bras dans le dos. Il a commencé à se débattre et je lui ai fait une petite torsion de sa cheville gauche. Il a commencé à nous dire qu’il avait du mal à respirer. On se trouvait à trois dessus pour le maîtriser.» Un des autres gendarmes fait un récit analogue : «Nous nous jetons sur lui. […] Il a pris le poids de notre corps à tous les trois au moment de son interpellation.»

La scène décrite par les membres de la gendarmerie correspond parfaitement à une arrestation par plaquage ventral. Cette méthode consiste à maintenir un individu ventre contre sol, par des moyens de contention comme une pression thoracique, une clé de bras ou un menottage dans le dos. Par l’entrave de la respiration, cette technique peut conduire à une asphyxie dite positionnelle. La Revue médicale suisse, qui y consacrait un article en 2011, la définit selon trois critères : «Une position corporelle entravant l’échange normal de gaz, l’impossibilité de se libérer de cette position et l’exclusion d’autres causes possibles de décès.»

...les polices belge, suisse, et des villes de Los Angeles et de New York ont fait le choix de la bannir de leur arsenal.

Une discrète réflexion est aussi engagée en France par la direction générale de la police nationale, qui indiquait déjà en 2008, dans une note aux différents services, les limites de cette pratique : «Lorsque l’immobilisation d’une personne est nécessaire, la compression – tout particulièrement lorsqu’elle s’exerce sur le thorax ou l’abdomen – doit être la plus momentanée possible et relâchée dès que la personne est entravée par les moyens réglementaires et adaptés. Ainsi, […] l’immobilisation en position ventrale doit être la plus limitée possible, surtout si elle est accompagnée du menottage dans le dos de la personne allongée.»

Les conclusions des deux autopsies d’Adama Traoré font mention d’un «syndrome asphyxique» comme cause de la mort. Une constatation qui pourrait correspondre à un décès dû à la pression exercée par les gendarmes, comme l’explique Mariannick Le Gueut, professeure de médecine légale à l’université de Rennes-I : «Un syndrome asphyxique peut effectivement être provoqué par une compression trop forte du thorax, laquelle empêche de bien respirer. Mais dans ce cas, ça m’étonnerait qu’il n’y ait pas de fractures de côtes». Les autopsies d’Adama Traoré font bien état d’une «fracture de l’arc antérieur de la cinquième côte droite», mais qui serait associée au massage cardiaque, selon les légistes. Liberation.fr 04.08

Parole de banquier. Vive le Brexit !

- Les Bourses européennes finissent en hausse avec Londres - Reuters

- Taux: la BoE ne déçoit pas, détente générale de 6Pts de base - Cercle Finance

- Après le « Brexit », grand plan de relance de la Banque d’Angleterre - LeMonde.fr

Le taux d’intérêt a été réduit à 0,25 % jeudi, et un plan de « quantitative easing » est lancé. LeMonde.fr 04.08

Nous avons négligé que c'était l'aristocratie ouvrière et les couches moyennes qui assuraient la stabilité politique du régime.

Grille de lecture.

A entendre la Premier ministre britannique, la main sur le coeur, les mesures économiques qu'elle était sur le point de prendre seraient destinées à venir en aide aux "gens qui travaillent dur", à condition toutefois que cela se traduise par une amélioration de la productivité, autrement dit une amplification de l'exploitation.

Le patronat britannique a manifesté bruyamment sa satisfaction, et pour cause, cette manne financière devrait profiter aux grandes entreprises ou multinationales, les plus compétitives, et leur permettre de rivaliser davantage ou d'éliminer leurs concurrents sur le marché mondial, dont européen.

Sa générosité n'a pas été jusqu'à remettre en cause le "contrat zéro heure".

...le zero-hours contract prévoit que le salarié se rende disponible à n'importe quel moment de la journée. Dans la pratique, les employés sont en général informés d'une semaine à l'autre du nombre d'heures à effectuer, et sont priés d'être d'astreinte si besoin. Chaque heure travaillée est rémunérée au salaire minimum, soit 7,30 euros. De son côté, l'employeur n'est pas tenu de garantir une durée de travail minimum.

D'après l'étude menée par le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) qui se fonde sur les déclarations des employeurs, ils seraient un million de Britanniques à travailler sous ce statut.

En tête, McDonald's, qui emploie quelque 82 000 salariés sous ce statut précaire, soit 90 % de ses effectifs. Fin juillet, le Guardian révélait que Sports Direct, le premier vendeur d'articles sportifs de Grande-Bretagne, employait 90 % de ses effectifs – soit 20 000 personnes – sous le zero-hours contract. Plus surprenant, le palais royal n'échappe pas à la polémique : les 350 saisonniers de Buckingham, déjà à temps partiel, sont embauchés sous ce statut.

En avril 2013, le Financial Times estimait que les hôpitaux publics de Grande-Bretagne employaient 100 000 personnes sous ce statut. Une augmentation de 24 % en deux ans.

A l'incertitude de travailler et d'être rémunéré, s'ajoute l'absence de congés payés et d'indemnités maladie, auxquels le statut ne donne pas droit. (source : Le Monde 13.08.2013)

- Theresa May annonce un plan de relance industrielle, du jamais-vu depuis trente ans - latribune.fr

Elle avait promis de venir en aide aux "gens qui travaillent dur", en prenant ses nouvelles fonctions à la suite du référendum du 23 juin. Hier, elle a annoncé ce que sera sa politique industrielle, ce qu'elle fera pour soutenir l'activité dans les régions qui souffrent comme dans celles qui profitent de la mondialisation.

A l'issue du référendum britannique du 23 juin, (...) Theresa May, prenant la relève de David Cameron, avait promis de venir en aide aux "gens qui travaillent dur" :

Il nous faut une véritable stratégie industrielle qui se concentre sur une amélioration de la productivité, qui récompense ceux qui travaillent dur par de plus hauts salaires, et crée plus d'opportunités pour que les jeunes gens, quel que soit le milieu dont ils sont issus, aillent aussi loin que là où leur talent les porte", avait-elle notamment déclaré.

(...) le défi consiste à enrayer le long déclin du secteur industriel en portant secours aux entreprises mises à mal par la mondialisation, sans pour autant menacer la compétitivité britannique.

De son côté, le ministre des Finances, Philip Hammond, a déclaré qu'une réduction de l'écart de compétitivité entre Londres et le sud-est de l'Angleterre, d'une part, et le reste du pays, d'autre part, pourrait entraîner une hausse de 9% de la production.

Le volontarisme affiché pourrait (...) être destiné à des fleurons historiques de l'industrie britannique, comme le constructeur automobile Jaguar Land Rover ou le groupe aéronautique BAE Systems, mais aussi à des entreprises de nouvelles technologies. latribune.fr 03.08

Syrie. Désinformation et propagande au quotidien.

- Syrie: Dans les quartiers assiégés d’Alep, tous les vivres commencent à manquer - 20minutes.fr

Depuis ce dimanche, des combats violents opposent les rebelles aux forces de Bachar Al-Assad…

Depuis ce dimanche, les combats opposant les insurgés aux troupes du régime syrien ont redoublé de violence : les rebelles mènent la plus importante opération depuis 2012 pour briser le siège des quartiers de l’est d’Alep, mais les troupes de Bachar Al-Assad, appuyées par des raids russes, contrent leur progression à coups d’attaques aériennes. Pour les populations assiégées, la situation empire de jour en jour : environ 300.000 personnes, dont un tiers d’enfants selon l’Unicef, sont prises en étau, sans aucune issue possible et aucune route permettant d’acheminer du ravitaillement.

Mais sans possibilité d’entrer dans la ville, les ONG ne peuvent rien faire et les couloirs « humanitaires » censés avoir été installés par le régime syrien pourraient n’être que des leurres. Le gouvernement a promis l’amnistie aux rebelles qui déposeraient les armes en empruntant ces couloirs. Une promesse un peu trop belle pour être vraie aux yeux des habitants d’Alep, qui redoutent d’être pris pour cible par des soldats de Bachar Al-Assad s’ils prennent ces chemins. « Ces couloirs humanitaires n’existent pas, assène Alexa Reynolds. Pour les habitants d’Alep, il est tout aussi dangereux de rester dans la zone assiégée que d’en sortir. Ce n’est pas une proposition "humanitaire" de laisser le choix entre deux options dangereuses. » 20minutes.fr 04.08

Question: A qui donne ainsi le parole 20minutes.fr ou plutôt l'AFP, qui est Alexa Reynolds ? Réponse : Un représentant du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU !

- Quand le JT de France 2 soutient de facto Al-Nosra, quel combat contre le terrorisme? - Arrêt sur Info

Après la série d’attentats qui ont frappé la France, plus sanglants et plus barbares les uns que les autres, l’on aurait pu espérer que France2 réalise que soutenir des terroristes parce qu’ils n’aiment pas un Président étranger que les Etats Unis [et la France, Ndlr] veulent faire tomber, est un peu léger comme justification.

Aucune leçon n’a été tirée, comme le montre le JT de 20H ouvertement en faveur des forces « d’opposition » qui se battent contre l’Etat syrien. Rappelons que ces forces « d’opposition » sont des membres de Al-Nusra, organisation reconnue comme terroriste non seulement par la Russie, mais aussi par l’ONU et les Etats Unis. Manifestement pas par la France.

Voici la dernière mouture du « grand reportage » de France2 sur Alep qui laisse entendre à quel point le peuple syrien souffre, non pas en raison de Daesh, mais à cause de « l’armée d’Assad » et de la Russie, qui en plus seraient dans le tort d’ouvrir des corridors humanitaires. Livrer de l’aide humanitaire à une population au bord de la catastrophe humanitaire est selon France2 très douteux.

Regarder à partir de la 15e minutes: JT de 20H présenté par Julian Bugier sur France2 le 2 août 2016.

Ainsi, les journalistes rapportent la propagande des forces d’opposition ».

Deux remarques: 1) Les journalistes français ont de bons contacts avec les groupes de cette « opposition modérée »; 2) France2 se transforme en organe de propagande des groupes terroristes « modérés » en Syrie.

Et d’insister sur le caractère douteux de l’aide humanitaire apportée par la Russie – sans expliquer pourquoi la coalition « démocratique américaine » préfère livrer des armes aux groupes terroristes qui combattent l’Etat syrien plutôt que de la nourriture aux populations.

Suite à l’intensification des combats autour d’Alep la Russie a décidé le 28 juillet de lancer une grande opération humanitaire pour aider la population de la ville, qui se déroule en deux temps: largage de nourriture, de produits pour bébés et autres produits de premières nécessités et ouverture de corridors humanitaires:

« Les organisations humanitaires internationales ont été invitées à se joindre à cette opération. Pour le sauvetage des civils pris en otage, ainsi que pour les combattants qui veulent rendre les armes, le Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes a demandé d’ouvrir 3 couloirs humanitaires. […]

La suite, nous la connaissons. Un hélicoptère russe en mission humanitaire a été abattu le 1er août par les missiles d’ Al-Nusra. 5 morts. Al-Nusra continue à attaquer Alep, ces gentils opposants dont parle France 2, sans les citer bien sûr, bombardent des quartiers de la vieille ville, des centres commerciaux, l’aéroport d’Alep. Et pendant ce temps, la presse parle, sans que l’information ne soit encore confirmée, de bombes chimiques de chlore lancées sur les populations avec morts et blessés par dizaines.

Amnesty International estime que les corridors humanitaires ne servent à rien. Que ça ne résoudra pas le problème. Puisque, selon -AI, c’est le « régime est responsable » du fait que les terroristes maintiennent en otage la population. Vouloir libérer cette population semble ne pas plaire à Amnesty.

Et pour cause, les Etats Unis également condamnent cette opération humanitaire, l’armée syrienne doit tout bonnement cesser d’attaquer … les terroristes. Comme cela, les populations civiles seront libres. Est-ce une plaisanterie?

Pendant ce temps, des groupes armés se rendent et l’armée syrienne avance, ce qui fait manifestement enrager les « partenaires américains ». Et explique cette campagne de dénigrement.

Quel jeu joue France2, chaîne publique? Elle retransmet le message que la France officielle veut faire passer? Seulement il faut choisir: soit pleurer sur les victimes de Nice, soit pleurer sur les terroristes d’Alep. Arrêt sur Info 04.08

- Obama promet de détruire l'EI, déplore l'action de Poutine en Syrie - AFP

Le président américain Barack Obama a promis jeudi de détruire le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, tout en critiquant son homologue russe Vladimir Poutine pour l'appui militaire sans faille qu'il fournit au régime syrien. AFP 04.08

- La Russie défait le terrorisme … tandis que les Etats-Unis cherchent à faire diversion - Arrêt sur Info

Extrait. S’il y a quelque chose de curieux dans les médias occidentaux ce week-end c’est bien le peu de couverture qu’ils accordent à la victoire considérable qui se déroule en Syrie. Les forces de l’armée Arabe Syrienne et russes sont sur le point de fermer le dernier volet d’une guerre longue de cinq ans – et les médias occidentaux ne semblent pas vouloir le savoir.

La ville d’Alep au nord de la Syrie – qui était la plus grande ville du pays avant que le conflit n’éclate en 2011 – est sur le point d’être entièrement reprise par l’armée syrienne, soutenue par la force aérienne russe. Des couloirs humanitaires ont été créés pour permettre aux civils d’échapper et aux combattants de se rendre avant que ne commence l’assaut final contre les milices anti-gouvernementales retranchées dans l’est de la ville.

Les militants sont un mixage de groupes armés illégaux, y compris des brigades terroristes affiliés à al-Qaïda. Les gouvernements et les médias occidentaux jouent sur les mots de manière cynique en qualifiant certains de ces combattants de «modérés» et de «rebelles». Par exemple, un rapport de CNN affirme que : « Les forces syriennes et russes sont en train d’ouvrir des couloirs humanitaires pour que les civils puissent fuir la ville assiégée d’Alep, ont déclaré jeudi les responsables des deux pays, un jour après que l’armée syrienne ait annoncé qu’elle avait encerclé la ville et coupé les voies d’approvisionnement des rebelles [sic] « . Notez comment le bienséant mot «rebelle» est invoqué pour occulter le fait que la ville a été assiégée [durant cinq ans] par des extrémistes qui n’ont pas hésité à couper les têtes de leurs victimes, y compris celle d’un gamin de 10 ans.

Ce que les forces syriennes et russes sont en train d’accomplir par la reconquête d’Alep est rien de moins qu’une victoire historique. Il ne s’agit pas seulement de la récupération symbolique de la deuxième ville de Syrie, qui a autant d’importance stratégique que Damas, et qui repasserait ainsi sous le contrôle du gouvernement. Grâce à sa proximité avec la frontière Turque, Alep a été un bastion pour la propagation illicite d’armes et de mercenaires qui ont alimentés tout le conflit syrien.

Les États-Unis et ses alliés de l’OTAN, la Grande-Bretagne et la France, ont joint leurs efforts à ceux de leurs partenaires régionaux que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie pour utiliser Alep comme point de ravitaillement dans leur sale guerre de changement de régime contre le président Syrien Bachar al-Assad. Les mercenaires au culte de la mort utilisés par cette conspiration étrangère de changement de régime en Syrie sont venus de partout, de quelque 100 pays, dont d’Etats Occidentaux et Arabes, ainsi que du Caucase russe.

À bien des égards, Alep représente la dernière position des forces qui voulaient un changement de régime. Lorsqu’Alep sera finalement tombée, dans les prochaines semaines, cela annoncera la fin du tortueux conflit qui a été imposé à la Syrie par les Etats-Unis et ses alliés, en vue d’un changement de régime imposé, déguisé en soulèvement «pro-démocratique».

Quel acte d’accusation contre les criminels de Washington et des Etats voyous qui lui sont alliés!

La victoire contre le terrorisme en provenance d’Etats étrangers, qui a affligé la Syrie, est le fruit de la ténacité et du courage du peuple syrien, de son gouvernement et de son armée.

Et dans cette victoire la Russie a joué un rôle héroïque et redoutable. Le président Assad a reconnu le rôle essentiel de l’intervention militaire de la Russie pour sauver sa nation du sort auquel d’autres tels que l’Afghanistan, l’Irak et la Libye ont succombé, tous victimes de machinations dirigée par les USA.

Lorsque le président russe Vladimir Poutine a décidé d’envoyer ses forces militaires pour sauver la Syrie à la fin de Septembre 2015, le redressement a été immédiat et crucial.

Les itinéraires de contrebande de pétrole à l’échelle industrielle gérés par les réseaux djihadistes dans l’est de la Syrie c’est la force aérienne russe qui les a anéantis. En conséquence le principal soutien financier des djihadistes, facilité par l’État turc, a été tari. Cela, à son tour, a condamné le centre terroriste de Raqqa à dépérir dans l’isolement.

La reprise de l’ancienne Palmyre dans le centre de la Syrie, avec son patrimoine archéologique d’importance mondiale, a également été une autre victoire capitale pour l’armée syrienne et son alliée russe.

Pas étonnant alors que les médias occidentaux tiennent à ignorer ce qui se passe en Syrie. Pendant des années, ils ont vomi un torrent de mensonges et d’informations fabriquées, prétendant que des «rebelles» se battaient pour la démocratie contre un «régime tyrannique». Maintenant que les forces syriennes et russes frappent ce qui reste de ces « rebelles » la vérité s’impose. Ils sont vus pour ce qu’ils sont : un réseau de mercenaires terroristes déployés par les États-Unis et leurs alliés, confrontés à la défaite ultime. Et afin d’éviter le moment de vérité atroce, celui de leur propre complicité avec le terrorisme d’Etat, les médias occidentaux, se voient contraints de détourner l’attention loin de la Syrie et de la bataille d’Alep.

Ils se tournent vers un nouveau « spectacle », la merveilleuse nomination d’Hillary Clinton comme « première femme à briguer la présidence des Etats-Unis ». Ils montent en épingle des citations de Clinton sur la façon dont elle dirigera l’Amérique et le monde pour vaincre le terrorisme djihadiste, typique d’une manœuvre maladroite pour changer de sujet. C’est cette même Clinton, qui en tant que secrétaire d’État américain (2009-2013) a orchestré la guerre en sous-main pour obtenir un changement de régime en Syrie, avec l’utilisation honteuse de mercenaires terroristes dirigés par la CIA. C’est cette même guerre dans laquelle la Russie s’est engagée pour y mettre un terme, en exterminant les groupes terroristes dits modérés, parrainés par les Américains. Washington et Clinton en particulier, peuvent commencer des guerres, mais c’est évidemment la Russie qui les termine.

Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, ses partisans ont applaudi le discours de Clinton lors de la convention démocrate de cette semaine. On ne peut que s’incliner devant tant d’aberrante dissonance cognitive. Une archi-belliciste se posant en championne de la paix dans le monde, de la loi et de l’ordre ! Cette supercherie absurde à en couper le souffle n’est possible qu’en raison de la façon dont les médias occidentaux déforment les informations, faussent les perspectives et occultent les faits.

Mais le fait incontestable est que la Russie et la Syrie sont en train de gagner une guerre historique contre l’agression terroriste soutenue par l’Occident. Alep est le signal de cette victoire.

Les médias occidentaux sont impuissants à gérer cela. En lieu et place ils sont obligés d’essayer de détourner l’attention. Et vers qui tournent-ils leurs projecteurs ? Vers l’un des pires architectes de la guerre criminelle faite à la Syrie – Hillary Clinton – et vers ses promesses de défendre l’Amérique des Russes et des terroristes. Arrêt sur Info 04.08

- Du soft power russe - Arrêt sur Info

Par Alexandre Orlov

Ambassadeur de la Fédération de Russie en France

Extrait. Commençons par une déclaration, qui pourrait paraître paradoxale : la Russie n’a pas de soft power. La Russie a une culture, des idéaux et des valeurs, des traditions séculaires et, bien sûr, des intérêts. Mais elle n’a pas de soft power.

Ce terme de soft power possède une connotation particulière : il sous-entend l’expansion, la violence, la contrainte. Ce n’est pas par hasard que cette notion va de pair avec le hard power. Et ce n’est pas par hasard, non plus, que ce terme nous vient des États-Unis. Ces dernières années, à plusieurs reprises, les États-Unis ont fait usage du soft power pour promouvoir, voire imposer, leur idéologie, en faire un instrument de domination géopolitique, d’élargissement de leur sphère d’influence, de diabolisation des « régimes incommodes ». Et si le soft power ne suffisait pas, le hard power était là pour l’épauler. Aujourd’hui, les conséquences en sont visibles en Irak, en Libye, en Syrie ou encore en Ukraine.

La Russie moderne, elle, n’impose rien à personne. Elle n’est pas moins attachée que les États-Unis aux idéaux de la démocratie et aux principes de l’économie de marché. Contrairement aux années de guerre froide, lorsqu’il s’agissait d’une confrontation de deux systèmes socio-politiques différents, la Russie, aujourd’hui, n’a aucun antagonisme idéologique avec l’Occident. Elle est respectueuse des particularités historiques et culturelles des autres peuples et considère qu’aucune valeur, aucun modèle social ne peut être imposé par une décision arbitraire. Chaque pays est libre de choisir et de suivre son propre chemin. Les particularités et les traditions russes doivent être, elles aussi, respectées. Il est inutile de vouloir imposer une vision du « bien » et du « mal ». L’expérience de l’Union soviétique, de ses ambitions d’exporter ses valeurs idéologiques partout dans le monde, ne doit pas être occultée – rien de bon n’en est sorti. La Russie est prête à défendre ses intérêts et sa sécurité, mais cela ne signifie pas qu’elle suit une logique de lutte pour les sphères d’influence. Arrêt sur Info 02.08

- JO-2016: le CIO accepte 271 sportifs russes à Rio - AFP Le chiffre est enfin tombé, jeudi soir. Les sportifs russes seront 271 à défiler vendredi soir au mythique Maracana, après avoir reçu le feu vert du CIO, qui a ainsi fermé, au moins provisoirement, le brûlant dossier du dopage d'Etat russe. AFP 04.08

- JO 2016 : l’auteur du rapport sur le dopage en Russie en colère contre le CIO - LeMonde.fr

Dans son rapport du 18 juillet, Richard McLaren dénonce un système, pas des athlètes. 118 sportifs russes ont été suspendus sur les 387 sélectionnés pour Rio. LeMonde.fr 04.08

- Chef de l’AMA piégé au téléphone : «pas de preuve de dopage en Russie sauf les propos de Rodchenkov» - rt.com

Le chef de l’AMA ose parler ouvertement sur le manque absolu de preuves mais cela ne touche personne.

Après l'exclusion par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de 68 athlètes russes des Jeux de Rio, la chaîne de télévision russe NTV a décidé de diffuser un programme enregistré le 28 mai dans lequel le chef de l’AMA, Craig Reedie, et le chef de l’Agence antidopage américain, Travis Tygart, déclaraient par téléphone qu’il n’existait pas de faits tangibles venant prouver la culpabilité des sportifs russes.

Se présentant comme le ministre de la Jeunesse et des Sports ukrainien Igor Zhdanov, l'imitateur Alekseï Stoliarov, connu sur le net comme Lexus, a prétendu dans une conversation téléphonique avec le président de l'Agence mondiale antidopage et membre du Comité international olympique Craig Reedie que l’Ukraine s’inquiétait sur le sort des athlètes convaincus de dopage.

En parlant de manière amicale, Craig Reedie a raconté qu’il n’y avait pas à sa connaissance la moindre preuve affirmant que les sportifs russes ayant participé aux Jeux olympiques de Sotchi étaient dopés. Toutes les accusations ne s'appuient que sur les propos de l'ex-chef de l'Agence antidopage russe, Grigori Rodtchenkov.

«Les articles du New York Times avaient un caractère accusateur concernant de nombreuses irrégularités survenues dans le laboratoire de Sotchi. […] Nous avons encore besoin de voir les preuves de Rodtchenkov», a-t-il souligné.

Grigori Rodtchenkov est l’ancien directeur de l’Agence antidopage russe. Après que la commission d’enquête de l’AMA l’a accusé d’avoir détruit plus d’un millier d'échantillons en septembre 2015, il a émigré aux Etats-Unis où, six mois plus tard, le 12 mai, il a publié un article dans le New York Times sur un soi-disant système de dopage à Moscou. Il a prétendu, sans fournir de preuves, que «des dizaines d’athlètes russes, y compris 15 médaillés, faisaient partie d’un programme gouvernemental de dopage à l'occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2014 de Sotchi». Selon lui, il «a développé un cocktail de trois substances interdites» qu’il a mélangées avec de l’alcool et fait prendre aux athlètes pendant que «des experts de la lutte contre le dopage et des membres des services de renseignement russes remplaçaient subrepticement leurs échantillons d'urine».

Ses propos ont provoqué une vive réaction de la part des autorités russes. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, les a qualifiés de «diffamation d’un défectionnaire». «Ces déclarations semblent absolument infondées, elles ne se basent pas sur des données crédibles, ne sont pas appuyées par des faits», a-t-il indiqué.

Lors du même programme, Alekseï Stoliarov a également appelé le chef de l’Agence américaine antidopage, Travis Tygart, en se présentant toujours comme le ministre de la Jeunesse et des Sports ukrainien. Sa réponse diffère également de celle servie aux médias.

«C’est de la politique, mon ami», a déclaré Travis Tygart au canular téléphonique qui s’intéressait à la possibilité de l’exclusion des athlètes russes des Jeux de Rio.

«On peut exclure l'équipe nationale russe d'athlétisme pour 12 mois, puis nous verrons ce qui changera», a-t-il poursuivi. rt.com 22.07

- L’Agence mondiale antidopage aurait monté l’affaire de dopage contre la Russie - arretsurinfo.ch

L’Agence mondiale antidopage (AMA) se retrouve au centre d’un scandale après les révélations du journal The Australian quant aux projets de l’AMA de suspendre toute l’équipe russe des Jeux olympiques de Rio.

Le journal The Australian a accusé l’AMA d’amplifier le scandale de dopage contre la Russie. Des journalistes de ce média ont reçu des informations d’un responsable de l’industrie du sport dont nom et poste n’ont pas été divulgués et qui aurait été témoin de la préparation de la décision de l’AMA oncernant l’équipe russe.

The Australian affirme que la commission de l’AMA aurait appuyé ses décisions sur des informations «détruites, dissimulées ou altérées» concernant environ 170 athlètes russes. Il s’est avéré, un peu plus tard, que ces sportifs avaient été divisés en quatre catégories quant au sérieux des résultats de leurs tests de dopage, l’une d’entre elles étant : «pas sérieux du tout».

«Il nous a été demandé de rendre un verdict sur des compétiteurs russes en nous basant sur le rapport McLaren mais sans avoir aucun détail pour comprendre l’importance qu’ils [les athlètes] soient nommés. Désormais, ils nous disent qu’il y a quatre catégories différentes. Pourquoi cela n’a-t-il pas été dit dès le départ ? C’est un vrai gâchis», explique le responsable anonyme au du journal australien.

Ainsi, plusieurs athlètes russes accusés par l’AMA de dopage ne se seraient en réalité pas dopés.

Selon The Australian, l’AMA préparait son rapport en espérant que le Comité international olympique (CIO) étudie ce document et suspende toute l’équipe russe des Jeux olympiques de Rio. Cela ne s’étant pas passé, l’AMA a été «prise au dépourvu, n’ayant pas assez de détails pour justifier ses accusations contre les athlètes».

Le journal révèle aussi que le CIO «manque de confiance» en l’AMA : c’est ce que le vice-président du CIO et le président du Comité olympique australien John Coates ont écrit à la ministre de la Santé, Sussan Ley. arretsurinfo.ch 04.08

En complément.

- Le Burundi refuse le déploiement de la police de l'Onu - Reuters

Le Burundi refuse l'envoi de 228 officiers de police de l'Onu sur son territoire, voté vendredi dernier par le Conseil de sécurité pour faire respecter l'ordre et les droits de l'homme dans le pays en crise depuis un an. Reuters 03.08

- Brésil : un pas de plus vers la destitution pour Dilma Rousseff euronews.com

Un pas de plus vers la destitution pour la présidente brésilienne Dilma Rousseff. Jeudi, à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Rio, une commission sénatoriale a voté en faveur de son renvoi définitif alors que la popularité de la présidente est en berne. euronews videos

Ce vote ne constitue qu’une étape. Il doit encore être validé par une majorité de sénateurs en seance plénière. Un vote décisif est prévu à la fin du mois. euronews.com 04.08

Les médias vous trompent énormément.

Cette rubrique n'a pas pour objet de soutenir Trump vous l'imaginez bien, mais de montrer au quotidien comment les médias se font les porte-parole du cercle d'oligarques financiers le plus réactionnaire des Etats-Unis et de prendre conscience à quel point ils sont archi pourris.

- Bad Trump pour les républicains - Liberation.fr

- États-Unis : ces Républicains qui s'élèvent contre Donald Trump - Francetv info

- Mauvaise passe pour Trump - LeParisien.fr

- Obama trouve "ridicule" que Trump prédise une élection "truquée" - AFP

- États-Unis : pour Obama, Trump est "inapte" à lui succéder - Francetv info

- Élection présidentielle américaine : Barack Obama monte le ton face à Donald Trump - Francetv info

- Etats-Unis: les républicains s'inquiètent des derniers dérapages de Trump - AFP

- Les petits arrangements de Donald Trump avec la guerre du Vietnam - 20minutes.fr

- Présidentielle US: Donald Trump est-il sur une pente savonneuse? - 20minutes.fr

- Trump, la gaffe de trop… ? - Atlantico.fr

- Donald Trump aurait menti sur son passé militaire, selon le New York Times - Atlantico.fr

Bienvenue en oligarchie ou chez les dégénérés.

- Les jeunes américains font moins l'amour que leurs parents

Qui l'eut cru? La génération Tinder est plus prude que celle des babyboomers, selon une étude américaine. Et l'essor d'internet ne serait pas étranger à cette curieuse baisse de libido... À l'heure de Tinder et des conquêtes en un clic... Slate.fr

- La chute de Take Eat Easy, une très mauvaise nouvelle pour la bulle internet

Ce que l'arrêt soudain d'une start-up du secteur ultra-médiatisé de la «foodtech» nous dit du modèle économique de course à l'hyper-croissance. Take Eat Easy, une start-up fondée à Bruxelles à l'été 2013, qui a lancé un service de livraison à vélo de plats de restaurateurs à domicile... Slate.fr

- Pourquoi il faut avoir pitié des narcissiques (et être gentil avec eux)

Derrière ces personnalités complexes, un manque de confiance en soi et un petit coeur qui souffre.Ils sont (presque) partout. On les reconnaît à leur capacité à se mettre en avant, à vanter leurs propres qualités et à ne jamais douter de leur potentiel. Les narcissiques, qui ont hérité leur nom ... Slate.fr

- Christianisme: Jésus n'est pas le pacifiste que vous croyez et sa religion est persécutrice

La religion chrétienne n'est pas seulement, par essence, la religion d'amour que l'on croit parfois. Rien n'est plus faux par exemple que de brosser le portrait de Jésus-Christ, fondateur du christianisme, comme celui d'un prophète non-violent. Slate.fr

- Les femmes bottent les fesses aux harceleurs des sites de rencontre

Dénonciation, développement de nouveaux outils... Les femmes tentent par divers moyens de se réapproprier internet.Aaaaah, les relous des sites de rencontre. Ces mecs qui harcèlent de messages dès qu'une fille ne répond pas, qui insultent celles qui refusent de leur parler... Slate.fr

- Pourquoi la propagande de l'EI s'adresse aux BAC +5 occidentaux?

Dans son dernier numéro, Dabiq, revue officielle de l'Etat islamique, accumule de manière étonnante les noms de grand auteurs, les développements théologiques obscurs. Pourquoi?En lisant la propagande djihadiste, on croit parfois rêver (c'est toujours un bien mauvais rêve). Slate.fr

- Voter à la primaire de droite quand on se revendique de gauche, est-ce éthique?

Nous avons cherché les arguments philosophiques qui permettent de les justifier.En novembre prochain, des millions d'électeurs iront voter à la primaire de droite. Et parmi eux, comme nous le racontions en juin, quelques centaines de milliers de sympathisants de gauche. Slate.fr

- Etats-Unis: Un chef de Los Angeles propose des menus 100% cannabis

Le jeune chef Christopher Sayegh cherche à démocratiser l’art culinaire à la marijuana… 20minutes.fr




ACTUALITE EN TITRES

- Ces cotons-tiges seront interdits à la vente en France à partir de 2020 - BFM Business

Ils pollueraient les océans, je ne plaisante pas...

- Jeux olympiques de Rio : 50% des Brésiliens y seraient opposés - Francetv info




INFOS EN BREF

POLITIQUE

1- Israël

Génération après génération l'occupant sera combattu et finalement vaincu, chassé.

- Israël abaisse à 12 ans l'âge minimum de détention pour terrorisme - LeFigaro.fr

Le Parlement israélien a abaissé de 14 à 12 ans l'âge minimal pour être jugé et condamné à un emprisonnement pour les actes terroristes, face à une série d'attentats commis par de très jeunes Palestiniens.

Le but de la loi est d'abaisser à 12 ans l'âge minimal pour être jugé et condamné à un emprisonnement. Jusqu'alors, la barrière juridique en Israël était fixée à 14 ans. Proposé par Anat Berko, députée du parti Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu, le texte a été définitivement adopté mardi soir en troisième lecture par le Parlement. Depuis 2015, la Knesset est dominée par une coalition formée par le Likoud, le Foyer Juif (parti nationaliste religieux, proche des colons), Koulanou (centre) et les deux partis juifs ultra-orthodoxes, Shas et le Judaïsme unifié de la Torah.

Dans les faits, la nouvelle loi s'appliquera pour l'État d'Israël, où la loi civile est en vigueur, comme à Jérusalem, annexée en 1980 et considérée comme la capitale du pays. En Cisjordanie occupée, la loi militaire permet déjà à l'armée israélienne d'emprisonner des mineurs âgés de 12 ans. Un tribunal militaire a récemment condamné une jeune Palestinienne de 12 ans à quatre mois de prison. Elle a été libérée à la fin de sa peine, en avril dernier. LeFigaro.fr 03.08

Commentaire d'un internaute

- "Qui sont les vrais terroristes dans cette région ? Des enfants armés de couteaux ou des soldats d'un pays super armés qui détruisent villages, maisons, expulsent manu militari des habitants attachés à leurs terres, et colonisent toute une région appellée Cisjordanie ? L'état d'Israël se construit avec le sang des Palestiniens en dehors de ses vraies frontières crées en 1947 faisant suite à La Déclaration Balfour de 1917 !"

2- Turquie

2.1- Turquie : la purge des institutions jugée nécessaire (Conseil de l’Europe) euronews.com

Les arrestations qui ont suivi le coup d’Etat manqué en Turquie étaient nécessaires. C’est ce qu’a déclaré mercredi à Istanbul le secrétaire général du Conseil de l’Europe en visite officielle.

Thorbjorn Jagland a parlé en terme cru : il reconnu la necessité de nettoyer (sic) les institutions de la Turquie.

Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe :

“La tentative de coup d’Etat était choquante. Les personnes impliquées dans ce projet ont non seulement tiré sur la foule, dans la rue, mais savaient que beaucoup de personnes allaient être tuées. Ils ont aussi bombardé le Parlement, l’institution démorcratique de ce pays. Ce coup d’Etat doit être condamné de la manière la plus ferme.”

Le secrétaire général du Conseil de l’Europe a appelé le gouvernement à respecter la Convention européenne des droits de l’Homme après la vaste purge qui continue de s’abattre sur le pays. euronews.com 03.08

2.2- Putsch raté: la Turquie émet un mandat d'arrêt contre Gülen - AFP

Un tribunal d'Istanbul a émis jeudi un mandat d'arrêt à l'encontre du prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah

Gülen, accusé par Ankara d'être le cerveau du coup d'Etat manqué, ce que l'intéressé nie. - AFP

Cette démarche ouvre la voie à une demande formelle d'extradition de la bête noire du président Recep Tayyip Erdogan auprès de Washington.

Le chef de l'Etat turc a annoncé jeudi soir la venue du secrétaire d'Etat américain John Kerry pour la fin du mois, ce qui serait la première visite d'un haut diplomate occidental depuis le coup d'Etat manqué le 15 juillet.

Les plus hauts responsables de Turquie ont déjà réclamé de nombreuses fois aux Etats-Unis l'extradition du "terroriste" Gülen.

Dans les deux prochaines semaines, une délégation emmenée par les ministres turcs des Affaires étrangères et de la Justice doit également se rendre aux Etats-Unis pour expliquer l'implication supposée de M. Gülen dans la tentative de coup d'Etat, a ajouté M. Erdogan dans la soirée.

La Turquie avait déjà émis un mandat d'arrêt contre Fetullah Gülen en décembre 2014 notamment pour avoir "monté et dirigé une organisation terroriste armée" alors que les relations de

Recep Tayyip Erdogan avec son ancien allié s'étaient dégradées en raison d'un scandale de corruption impliquant des proches du président et des ministres. Ankara avait vu derrière ce scandale la main de Gülen.

Par ailleurs, deux juges de la Cour constitutionnelle ont été limogés jeudi, a annoncé Anadolu.

Comme chaque jour depuis le coup d'Etat manqué, le président Erdogan a dénoncé en termes très vifs le "virus" des sympathisants de Gülen "qui s'est répandu partout" et que la Turquie "est obligée de nettoyer".

"Chaque école, chaque maison (...) et chaque compagnie de cette structure (le réseau des proches de Gülen) est un nid de terroristes", a lancé le chef de l'Etat: "ces gens sont des meurtriers, des hypocrites (...) des voleurs".

"Ceux déjà arrêtés ne sont que le sommet de l'iceberg", a-t-il poursuivi, "les autres restent à l'oeuvre. Il ne fait pas de doute que le monde des affaires est un pilier de l'organisation", a-t-il assuré devant un groupe de membres des Chambres de commerce à Ankara.

"Nous couperons tous leurs liens d'affaires, tous les revenus des entreprises liées à Gülen", a-t-il promis.

Selon les données fournies par le ministre de l'Intérieur Efkan Ala, près de 26.000 personnes ont été placées en garde à vue et 13.419 étaient en détention préventive. Au total plus de 50.000 limogeages ont eu lieu.

Ce "nettoyage radical" a entraîné de vives critiques dans les capitales occidentales et notamment en Europe où l'Autriche a appelé à une rupture des négociations d'adhésion d'Ankara à l'Union européenne, s'attirant les foudres d'Ankara.

Mais rompre les négociations serait une "grave erreur", a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à la chaîne allemande ARD, dans un entretien qui doit être diffusé dimanche. AFP 04.08




SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

- Les syndicats et la direction de SFR signent un accord sur les départs volontaires de 5 000 salariés - LeMonde.fr

Le texte a été signé jeudi par l’UNSA et la CFDT, syndicats majoritaires chez l’opérateur français de télécommunications. LeMonde.fr 04.08


ECONOMIE

Etats-Unis

- Le gouvernement américain poursuivi pour ses mesures contre l’exil fiscal - lemonde.fr

L’US Chamber of Commerce et la Texas Association of Business, deux organisations patronales, ont déposé plainte jeudi 4 août devant un tribunal du Texas pour bloquer une règlementation de l’administration Obama cherchant à combattre l’exil fiscal. Le gouvernement vise en particulier la technique de l’inversion fiscale, qui permet à une entreprise américaine de délocaliser son siège social dans un pays à l’imposition plus avantageuse en étant rachetée par une société étrangère de plus petite taille.

Selon les règles du Trésor adoptées en avril, les actionnaires d’une entreprise américaine rachetée par un groupe étranger doivent détenir moins de 60% des parts de la nouvelle entité pour que le changement de domiciliation fiscale soit complètement effectif. Cette mesure avait notamment fait renoncer les laboratoire Pfizer et Allergan qui prévoyaient de fusionner pour un montant record de 160 milliards de dollars. Cette opération aurait permis à Pfizer d’économiser 35 milliards de dollars d’impôts selon le Washington Post.

Dans un communiqué, Thomas Donohue, le président de l’US Chamber of Commerce, accuse l’exécutif d’avoir outrepassé ses droits en modifiant le code des impôts sans passer par le Congrès. Le Trésor « a simplement réécrit unilatéralement la loi. Ce n’est pas la manière dont le gouvernement est supposé fonctionner en Amérique », explique M. Donohue.

Mais le Congrès, contrôlé par les républicains, n’aurait pas approuvé une telle mesure. Le Trésor s’est défendu dans un communiqué, assurant qu’il aurait « préféré que le Congrès adopte une législation pour stopper l’inversion fiscale » et qu’il a pris les devants en « l’absence d’action » au niveau législatif. Le communiqué ajoute : « Nous continuerons à défendre ces régulations qui aideront à ralentir l’érosion de l’assiette de l’impôt sur les sociétés. »

D’après les chiffres cités par le Washington Post, les entreprises américaines auraient stocké à l’étranger 2 000 milliards de dollars de profits, dont 200 milliards rien que pour Apple.

« Plutôt que contourner les règles pour punir des entreprises menant des transactions légales, Washington devrait juste faire son travail et réformer le code de l’impôt sur les sociétés », conseille Thomas Donohue. Le taux de l’impôt sur les sociétés s’élève à 35% aux Etats-Unis. C’est l’un des plus élevés au monde même si peu d’entreprises le payent en totalité. lemonde.fr 04.08


Le 3 août 2016

CAUSERIE

Vous avez dit "des opérateurs voyous" à propos de SFR, Bouygues Telecom, Orange, etc. (un internaute)

Ici en Inde, c'est la même chose, en pire naturellement, ce ne sont pas des voyous, mais des mafieux.

On a une longueur d'avance sur vous en oligarchie, car vous ne le savez peut-être pas mais passer d'un système féodal à l'oligarchie va parfois plus vite que de passer du capitalisme en oligarchie.

Il y a un an j'ai été obligé de m'équiper d'un deuxième téléphone portable, parce que ma compagne avait des horaires flexibles (sic!) et j'allais la chercher en scooter après son boulot, on a donc chacun un portable, le modèle le moins cher évidemment, 20 euros environ.

L'opérateur Reliance décidant de passer en G4, j'apprends que nos deux portables ne sont pas compatibles avec la G4, comme entre temps j'ai récupéré un portable compatible G4, j'ai dû en racheter un seul, donc dépenser 1.500 roupies. Bien entendu mon nouveau modem acheté 1.200 roupies à Reliance il y a environ 6 mois n'est pas non plus compatible G4, je dois donc en acheter un autre, à Reliance uniquement, je n'ai pas le choix puisque c'est le seul opérateur à couvrir hier en G3 demain en G4 le village où j'habite, sinon plus d'Internet ! Il y a un mois "en promotion" ils proposaient le nouveau modem G4 à 899 roupies, mais pas de bol il n'était pas disponible, il y a 15 jours non plus, mais là il était passé à 1.499 roupies, et ce n'est peut-être pas fini car le prix public affiché est de 3.299 roupies !

Pour le passage du téléphone de G3 en G4, j'ai dû me rendre à leur agence (à 10 kms de chez moi) 4 fois parce que contrairement aux dates qu'ils m'avaient données, ils n'étaient toujours pas prêts, et chaque fois ils me menaçaient de me couper le téléphone si je ne venais pas avant la date qu'ils m'avaient fixée. Finalement nous sommes passés en G4 après qu'ils nous eurent coupé le téléphone pendant 48 heures, un week-end, et le lundi devant la meute qui se pressait à leur bureau, j'ai préféré faire demi-tour et me passer de téléphone 24 heures de plus, on n'en meurt pas.

Quant au modem, j'attends toujours avec une pointe d'angoisse, car apparemment c'est encore plus compliqué, épouvantable en fait, le règlement doit se faire via Internet, sauf que Reliance n'accepte pas la banque (d'Etat) qui m'a délivré une carte que je n'ai jamais utilisée, de plus je suis dans l'incapacité de leur donner une adresse complète pour qu'on me livre le modem, l'endroit où j'habite est un chemin, donc pas de nom et de numéro de rue ! Quand je suis passé chez Reliance pour la 5e fois, ils n'étaient toujours pas prêts, donc j'attends...qu'ils coupent ma connexion ! Et tous les jours ils m'envoient un SMS, un texto chez vous en France ! Et je vous ai passé les détails à devenir dingue...

L'ancien opérateur Tata Indicom avait fait aussi fort, après que j'eus résilié mon abonnement par courrier, ils ne m'ont jamais remboursé ma caution de 1.000 roupies. Mieux, quelques mois plus tard je recevais une mise en demeure pour factures impayées qui concernaient la période postérieure à ma résiliation. Je n'ai jamais répondu et je n'ai jamais récupéré mes 1.000 roupies, des voleurs ordinaires, quoi. Des gangsters, mafieux, le terme est approprié. Quel recours ? Question qu'on ne se pose même pas ici, aucun voyons.

Vous comprenez mieux pourquoi on est un peu ou beaucoup sur les nerfs ici en Inde ? Moins quand on est Indien, parce qu'on n'a jamais connu autre chose, pour moi c'est un supplice.

Quelques réflexions politiques

Entre la planche à billets dont ils disposent à leur guise, les paradis fiscaux, les rescrits fiscaux, les bilans truqués, les instruments financiers opaques, le contournement de la réglementation financière, les délits d'initiés, le trucages des taux d'intérêts et la manipulation des taux de change, etc. les exonérations en tous genres, sans oublier les cadeaux genre aide financière à la recherche, la baisse de l'impôt sur les sociétés, le recours à des contrats de travail précaire, à des travailleurs détachés, à des stagiaires, au travail au noir, le non-respect de la législation du travail, etc. bref, à un moment donné la quantité se transforme en qualité et on ne vit plus tout à fait dans le même monde ou le système économique ne répond plus aux mêmes normes, règnes ou principes.

Le dollar devait s'effondrer, Wall Street aussi, tout comme le régime, les institutions, l'économie mondiale devait exploser, ils n'avaient plus les moyens d'entretenir une armée pléthorique, l'hégémonie des Etats-Unis était compromise, une troisième guerre mondiale menaçait, etc. tout ceci était à la fois vrai et faux, faux parce que cela ne s'est pas encore réalisé, vrai parce que c'est malgré tout dans l'air du temps.

Tout comme l'imminence de la révolution depuis les années 70 dont on sait qu'elle est renvoyée aux calendes grecques suite à l'inexistence d'une Internationale ouvrière.

Peut-être bien que ceci explique en grande partie cela, pourquoi ils se comportent en maîtres du monde avec une arrogeance assortie d'un cynisme qui frisent en permanence la provocation qui incite à une réaction violente. Ils sont parvenus à corrompre le mouvement ouvrier ainsi que son avant-garde et à pour ainsi dire neutraliser la lutte des classes leur laissant les mains libres pour mener leur offensive contre le prolétariat mondial. N'ayant pu s'élever à la hauteur du socialisme, il a commencé par sombrer dans le réformisme, le social-chauvinisme, patriotisme ou impérialisme, pour finir dans le corporatisme que les uns revendiquent en collaborant ouvertement avec le gouvernement et le patronat, tandis que les autres le flattent sans oser le caractériser de la sorte, parce que ce n'est plus que sous cette forme que s'exprime la lutte de classe.

A défaut de passer au socialisme, le réformisme devait mener au corporatisme, parce que le capitalisme devait conduire à l'oligarchie, stade ultime de la concentration du capital ou de la financiarisation de l'économie mondiale au stade de l'impérialisme pourrissant au passage les moindre rapports dans la société.

On ne peut pas comprendre la situation si on n'analyse pas comment ont évolué les rapports entre le capitalisme et la lutte des classes, dit autrement, si on n'a pas en permanence à l'esprit que ces deux facteurs demeurent intimement liés selon un processus dialectique inconscient à l'échelle mondiale sur un plan historique.

Imaginez que distrait ou pressé vous quittiez votre maison en oubliant de fermer les fenêtres et la porte d'entrée et qu'un voleur potentiel passait justement par là. Il profitera de cette condition favorable que vous avez créée vous-même pour commettre son larcin, en estimant que c'était une aubaine et qu'il aurait tort de ne pas en profiter.

L'insouciance ou l'inconscience dans laquelle les travailleurs ont été maintenue sous prétexte que leurs conditions de travail et d'existence s'amélioraient, devaient servir à les plumer plus tard sans qu'ils soient en mesure de comprendre ce qui leur arrivait ou de réagir. Tout aura été fait pour qu'il en soit ainsi. Pendant ce temps-là leur ennemi avançait tranquillement ses pions et un jour il déclara échec et mat. Evidemment il était trop tard ou il était impossible de revenir en arrière ou de rejouer la partie. Et chaque partie se déroula et se termina de la même manière, à ceci près qu'elle devenait de plus en plus courte et que pour le perdant la défaite devenait de plus en plus cuisante ou coûteuse, au point de se demander si s'avouant vaincu ou reconnaissant la supériorité de son ennemi, il n'allait pas déclarer forfait ou combien de parties il leur restait à jouer.

Prétendre que l'oligarchie romprait avec le capitalisme est également vrai et faux si l'on veut, dans la mesure ou l'oligarchie s'inscrit dans la continuité du capitalisme, là où il y a rupture, c'est dans les moyens (de type mafieux) mis en oeuvre pour assurer cette continuité, qui consiste davantage à assurer la pérennité du règne de l'exploitation de l'homme et donc garantir les priviléges de la classe domante, plutôt que sauver coûte que coûte un système économique mauribond ou en faillite, condamné, parvenu au bout du rouleau pour faire bref.

Et ce qui a rendu possible le passage du capitalisme à l'oligarchie, c'est uniquement la propre faillite du mouvement ouvrier.

La lutte de classe, les centaines de milliers de grèves, manifestations, meetings, réunions, conférences, tracts, discours, analyses depuis 70 ans ne se sont pas traduits par l'élévation de la conscience politique des travailleurs et des militants, ils ont servi strictement à rien, hormis permettre à certaines couches de vivre plus confortablement que le reste de la classe ouvrière, pas seulement en France, dans le reste du monde aussi. Inconsciemment ou dans l'indifférence de nos braves ouvriéristes internationalistes, les privilèges qui allaient être arrachés ou consentis aux uns seraient systématiquement compensés en le faisant payer aux autres travailleurs, là encore en France ou ailleurs dans le monde. Le développement ici avait pour corollaire le sous-développement ailleurs, là-bas, c'est loin, très loin, loin des yeux loin du coeur, la bonne conscience est aveugle, n'est-ce pas ?

Chacun sait ou devrait savoir que lorsqu'on analyse l'évolution des différents facteurs qui entre en ligne de compte dans la composition du capital, par exemple le taux de profit, c'est à l'échelle mondiale qu'il faut le calculer, parce qu'il influe sur l'ensemble des autres facteurs, dont la lutte des classes et son pendant politique. La classe dominante en avait parfaitement conscience et elle a pris ses dispositions en conséquence, vous aurez remarqué qu'elle n'a jamais loupé une bonne occasion pour accroître le taux d'exploitation ou étendre son pouvoir politique, créer de nouvelles institutions internationales financières ou politiques, tandis que de notre côté on a négligé les différents aspects de ce processus dialectique qui se combinaient pour les traiter séparément ou comme autant d'abstractions sans liens entre eux, rendant incompréhensible la situation ou ne permettant pas de tirer le moindre enseignement de nos propres expériences de la lutte des classes.

Tous les discours sur la démocratie ou la République ou encore la laïcité en sont une brillante illustration, et témoignent à quel point on s'est éloigné du marxisme et du socialisme. Quand on recourt à la démagogie en guise de méthode pour justfier sa ligne politique, c'est que les intentions et les objectifs de son auteur ne correspondent pas à ceux qu'il affiche ou prétend poursuivre. A suivre.

Parole d'internaute

(A propos de Nice le 14 juillet)

- "Effectivement, tout le monde pense à filmer depuis le balcon de son hôtel un camion qui s'est à priori paumé, c'est humain et tellement naturel !"

Monsieur, vous faites dans le complotisme, c'était un souvenir de vacances, un beau camion frigorifique, en Israël personne n'en a jamais vu !

Ajoutons, et si le 22 juillet, "c'est le même individu qui s'est rapidement trouvé devant l'entrée du centre commercial de Munich dans lequel vient de se dérouler une fusillade" (Panamza) c'était un pur hasard, une simple coïncidence.

C'est le gouvernement pro-sioniste Hollande-Valls qui est responsables de l'atmosphère de pogrom raciste et xénophobe qui est en train de se développer en France.

Un correspondant de « Ouest-France » expulsé d’une messe « en raison de ses origines » - lemonde.fr

Le site Ouest-France raconte comment son correspondant local a été expulsé de l’église Saint-Nicolas de Châteaubriant (Loire-Atlantique) par deux gendarmes, dimanche 31 juillet. Les autorités l’ont jugé « suspect » à cause de son sac, de son casque de moto, et « en raison de ses origines » franco-marocaines, selon le quotidien.

Toujours selon Ouest-France, un paroissien avait contacté la gendarmerie pour leur signaler sa présence, jugeant qu’il était « suspect ».

A la fin de la messe, le maire de Châteaubriant et plusieurs paroissiens sont restés avec le correspondant pour le « réconforter ». La rédaction locale de Ouest-France a dit au Monde que l’homme, qui souhaite rester anonyme, ne souhaitait pas revenir sur l’incident. Au lendemain des faits, il se disait « encore peiné mais “debout” ».

Le père Patrice Éon, qui célébrait la messe, a publié un message d’excuses sur le site de la paroisse. Il demande pardon « au nom de toute la communauté chrétienne » et appelle les fidèles à « raison garder » dans le climat actuel de peur et d’anxiété. lemonde.fr 02.08

Attentats de Nice : le ministre de la défense explique les annulations de festivités - LeMonde.fr

Le ministre de la défense a évoqué une « situation de guerre » alors que plusieurs spectacles, concerts et rassemblements culturels prévus cet été ont été annulés. LeMonde.fr 02.08

Sécurité : La Baule annule son feu d'artifice du 15 août - Francetv info

Avec la crainte des attentats, de nombreuses villes ont décidé d'annuler des festivités prévues cet été, notamment à l'occasion du 15 août. Francetv info 02.08

A Pau, François Bayrou va finalement armer sa police municipale - L'Express.fr

François Bayrou a changé d'avis. Le maire de Pau a décidé d'armer sa police municipale. Une décision prise à la suite de l'attentat de Nice. L'Express.fr 02.08

Sécurité: des patrouilles militaires sur les navires à passagers entre France et Grande-Bretagne - AFP

Le maître Drahi a dit je veux !

- SFR veut un accord cette semaine sur la réduction des effectifs - Reuters

SFR Group, qui veut réduire d'un tiers ses effectifs d'ici 2019, a proposé aux organisations syndicales un plan de 5.000 départs volontaires qui prévoit une indemnité de 2,5 mois de salaire brut en moyenne par année d'ancienneté, a déclaré mardi le délégué Unsa Abdelkader Choukrane.

"Ils veulent trouver un accord cette semaine", a précisé à Reuters ce représentant du syndicat majoritaire dans l'entreprise, à l'issue d'une rencontre avec la ministre du Travail Myriam El Khomri. "Il vaut mieux un bon accord qu'un très mauvais conflit."

Ce plan se traduira par des provisions de "centaines de millions d'euros" réparties sur les comptes 2016 et 2017, a ajouté une source proche du dossier.

Le groupe publie ses résultats semestriels le 9 août.

La direction de SFR a présenté sa proposition aux quatre syndicats représentatifs du groupe lors d'une réunion qui s'est tenue lundi soir et s'est poursuivie tard dans la nuit, avant des discussions mardi après-midi avec Myriam El Khomri.

Le PDG de SFR Michel Combes a été reçu en fin de journée rue de Grenelle, après les syndicats.

Selon Abdelkader Choukrane, la direction "est dans une logique d'essayer de trouver un accord".

"On a du mal à comprendre la stratégie de monsieur Drahi", a-t-il toutefois dit. "A part réduire les coûts et être dans une logique financière pure, on a du mal à comprendre où il veut aller pour les clients, pour les salariés et pour l'emploi".

Le dialogue social avec les représentants du personnel et les organisations syndicales "est très constructif et très concret", a déclaré un porte-parole de SFR.

"Nous avons pris en 2014 un engagement sur l'emploi. Nous le respectons et continuerons de le respecter. Nous avons une stratégie industrielle claire, de très long terme, et une priorité aujourd'hui: préparer, dans le dialogue, l'avenir de SFR pour en faire une entreprise moderne, avec une organisation adaptée", a-t-il ajouté.

Prenant acte de "la volonté d’avancer manifestée par ses interlocuteurs", Myriam El Khomri souhaite pour sa part "que le dialogue engagé au sein du groupe SFR se poursuive afin que les conditions d’un accord puissent être réunies".

Dans un contexte très concurrentiel et après les échecs de plusieurs tentatives de consolidation du marché français des télécoms, le deuxième opérateur télécoms français entend réduire d'un tiers ses effectifs à compter de la fin de ses engagements sur l'emploi, entre juillet 2017 et 2019. Ce qui ramènerait à 10.000 le nombre de ses salariés.

Lors du rachat de SFR à Vivendi fin 2014, Altice, holding de l'homme d'affaires Patrick Drahi, s'était engagé à ne pas toucher à l'emploi pendant trois ans, soit jusqu'en juillet 2017 mais, sur les 5.000 départs, 1.000 interviendraient dès cette année parce qu'ils concernent des personnes travaillant dans des filiales.

Pour les 4.000 autres, les conditions présentées sont similaires à celles proposées par SFR lors d'un plan de départs volontaires organisé en 2013 avant sa vente à Altice, soit 2,5 mois par année d'ancienneté dans l'entreprise.

SFR souhaite simplifier l'organisation de SFR, issu du rapprochement de plusieurs entreprises, en unifiant notamment les systèmes d'information et les fonctions support.

Concurrents de SFR, Bouygues Telecom a déjà mis en oeuvre deux plans de départs volontaires représentant environ 2.000 suppressions de postes et l'opérateur historique Orange a décidé de ne pas remplacer une partie des départs en retraite. Reuters 02.08

Il y avait les volontaires pour la boucherie, il y aurait maintenant des milliers de volontaires pour rejoindre l'armée de réserve du capital, les chômeurs, à moins qu'il manque un élément dans cet article...

Peu importe, ils auront l'un ou l'autre en oligarchie.

- Seulement 9% des habitants des États-Unis ont choisi Clinton ou Trump - Slate.fr

Résultat final le 8 novembre. Ces derniers jours, Hillary Clinton et Donald Trump ont été formellement intronisés comme candidats des partis démocrate et républicain à la présidentielle américaine, qui se tiendra le 8 novembre prochain. Slate.fr 02.08

Lui, il nous donne plus qu'envie de vomir...

- Pour Hollande, les "excès" de Trump donnent un "haut-le-cœur" - Le Huffington Post

La survie du capitalisme est incompatible avec celle de notre planète.

- Environnement : où sont passées les fleurs des champs ? - Francetv info

Coquelicots, camomille ou bleuets, où sont passées les fleurs sauvages qui poussaient naturellement dans les champs ? Elles ont disparu à cause des pesticides. Francetv info 02.08

Et tout cela pour produire de la merde en plus ! Les peuples ne manquent pas seulement de conscience politique, mais de conscience tout court.

UE. Non merci. Une info censurée par les médias mainstream.

- Chut! Ne le dites à personne, mais la Suisse refuse de rejoindre l’UE - sputniknews.com

La semaine dernière, le Conseil de l’Union européenne qui représente tous les pays membres de l’organisation a reçu un avertissement formel sur le retrait de la demande suisse en date de 1992 pour rejoindre les institutions européennes. On n’en parle pas beaucoup. Les autorités suisses ne veulent pas l’afficher?

Le Conseil de l'Union européenne a reçu l'avertissement formel sur le retrait de la demande suisse déposée en 1992 pour rejoindre les institutions de base de l'organisation, annonce le représentant du Conseil à RIA Novosti.

Selon l'interlocuteur de l'agence, la lettre avec l'avertissement suisse concerné a été reçue mercredi dernier.

La Suisse a déposé sa demande pour rejoindre l'UE en 1992. Mais cette même année, les citoyens du pays ont rejeté l'idée d'adhérer à la Communauté économique européenne (CEE) lors d'un référendum. Le processus d'intégration a ainsi été arrêté. La demande suisse est restée gelée plus de 20 ans avant que le parlement du pays ne soutienne son retrait officiel en juin 2016.

La Suisse a des relations étroites avec l'UE. Mais elle semble être résolue à ne jamais adhérer à cette organisation. Ce qui est le plus étonnant, c'est le fait que le retrait de la demande ne semble pas émerger dans l'espace médiatique. Pourquoi cette initiative passe-t-elle si discrètement? La Suisse ne veut peut-être pas indiquer à ses partenaires européens que leur union est loin d'être prospère? sputniknews.com 02.08

Les voilà à nouveau hystériques sur la Syrie. Et il y a de quoi.

Une info que vous n'avez pas pu lire dans Le Monde, Le Figaro, Libération, Le Parisien... Et pour cause.

- Erdogan rend hommage à Assad - presstv.ir

Le journal turc « Al Sabah » cite le président Erdogan qui semble toujours ne pas s’être remis du coup d’état manqué du 15 juillet : » Assad a condamné le coup d’état, mais l’Arabie Saoudite nous a planté le couteau dans le dos »!

Il s’agit de la première prise de position claire du président Erdogan contre la politique turque de Riyad. Erdogan a salué ensuite le Président syrien pour ses prises de position après la tentative du coup d’état.

Toujours selon ce journal, Erdogan n’a pas hésité à lancer : » en dépit de l’animosité qui existe entre moi et mon homologue syrien, il a condamné le coup d’état alors que nos alliés nous ont planté le couteau dans le dos. Ils nous ont lâchés quand nous avions le plus grand besoin d’eux.

C’est la première fois que le Président turc salue son homologue syrien ce qui pourrait témoigner de la volonté d’Ankara de revoir ses relations avec la Syrie. presstv.ir 01.08

L'Agence Française de Propagande de Hollande et des barbares exprime un regret.

- Syrie: les rebelles freinés par l'aviation russe près d'Alep - AFP

Moscou s'est écharpé une nouvelle fois avec Washington. Malgré leurs antagonismes -- la Russie soutient Damas, les Etats-Unis l'opposition -- les deux puissances disent chacune lutter contre l'organisation de l'Etat islamique.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exhorté les protagonistes à Alep à faire preuve de retenue. "Il est évidemment essentiel que la Russie se maîtrise et freine le régime Assad dans ses attaques, tout comme il est de notre responsabilité d'obtenir de l'opposition qu'elle évite de s'engager dans ses opérations".

Un appel qui a été jugé "inacceptable" par Moscou. "Dès qu'il y a des progrès dans les combats contre les terroristes, grâce à l'armée syrienne avec notre soutien, les Américains (...) nous demandent d'arrêter de combattre les terroristes", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergei Ryabkov à l'agence Ria Novosti.

Barack Obama a assuré qu'en dépit d'une relation "difficile" avec la Russie, les Etats-Unis cherchaient toujours à coopérer pour trouver des solutions diplomatiques aux conflits comme en Syrie.

Dans la bataille d'Alep, les rebelles sont soutenus par le groupe jihadiste Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a coupé ses liens avec Al-Qaïda). Le régime est lui aidé par l'aviation russe et au sol par des combattants iraniens et du Hezbollah libanais, selon l'OSDH.

Selon cette ONG, l'offensive lancée dimanche est la plus importante menée par les rebelles d'Alep depuis celle de 2012 qui leur avait permis de conquérir la moitié de la métropole du nord de la Syrie et de faire vaciller le régime de Bachar al-Assad.

L'objectif est d'ouvrir une nouvelle route d'approvisionnement vers les quartiers rebelles dans l'est de la ville et d'empêcher le régime de s'emparer de la totalité d'Alep.

Alep est divisée depuis juillet 2012 entre quartiers ouest aux mains du régime et quartiers est contrôlés par les rebelles et totalement assiégés par l'armée depuis le 17 juillet.

Les frappes russes "ont ralenti la contre-offensive et permis au régime de reprendre cinq des huit positions conquises par les rebelles", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Les combats ont fait au moins "50 morts" dans les rangs des rebelles et jihadistes et "des dizaines de morts" du côté du régime depuis le début de l'offensive, a précisé l'ONG.

"C'est une bataille de la dernière chance pour les rebelles. S'ils la perdent, il leur sera difficile de se lancer dans une nouvelle offensive pour briser le siège", a dit M. Abdel Rahmane.

"Pour le régime aussi, c'est une question de vie ou de mort. Cela fait des mois qu'il prépare cette bataille et ce sera un coup dur (...) s'il la perd", a-t-il ajouté. (Vous aurez compris qu'il le souhaite. - LVOG)

Déclenché par la répression de manifestations pro-démocratie, le conflit s'est complexifié avec l'intervention militaire de puissances régionales et internationales et la montée en puissance de groupes jihadistes dont l'EI. AFP 02.08

Toujours les mêmes monstrueux mensonges de l'AFP matraquées quotidiennement depuis 5 ans. Il faudrait leur dire que plus personne ne les croit.

Mais ils ne désarment pas, la preuve.

- Un groupe humanitaire syrien affirme que des gaz toxiques ont été largués sur Sarakeb - LeMonde.fr

- Attaque chimique à Alep : 5 Syriens tués et 15 autres blessés - presstv.ir

Au moins 5 Syriens ont été tués et 15 autres blessés dans des tirs d’obus de mortier contenant des substances chimiques en direction de la ville de Kadima, à Alep, ont annoncé les responsables sanitaires syriens.

Mohammad Hazouri, directeur du bureau général de la Santé d’Alep a déclaré que des éléments terroristes avaient tiré, mardi, des obus de mortier contenant des gaz toxiques, en direction de Kadima, à Alep. presstv.ir 03.08

Les habitants d'Alep préfèreraient vivre sous le joug des barbares

- Syrie : des habitants d'Alep brûlent des pneus pour empêcher les bombardements -

Des habitants des quartiers rebelles d'Alep, assiégés par le régime, allument des pneus dans l'espoir de perturber l'aviation gouvernementale et réduire les frappes dans l'est de la ville. Francetv info 02.08

Le même traitement médiatique envers le président et le gouvernement vénézuélien.

- Venezuela : l'opposition avance vers le référendum, toujours incertain - AFP

L'opposition vénézuélienne entamait mardi une nouvelle étape capitale vers le référendum contre le président Maduro, au lendemain du feu vert du Conseil national électoral (CNE) à cette consultation populaire, qui reste menacée par de nombreuses procédures.

Vent debout depuis des mois contre le président Nicolas Maduro, les antichavistes (du nom de l'ex-président Hugo Chavez, 1999-2013) cherchent par tous les moyens à le destituer, car ils le rendent responsable des pénuries alimentaires et de la situation de plus en plus chaotique du pays.

Pour destituer Nicolas Maduro, le "oui" devra dépasser son score à la présidentielle de 2013 (7,5 millions de voix). Selon un sondage de l'institut Venebarometro, 64% des Vénézuéliens (soit quelque 12 millions) voteraient pour le départ du président.

Le président Maduro, qui ne s'était pas encore exprimé sur l'avancée du référendum, a accusé lundi soir l'opposition de "coup d'Etat parlementaire contre le pouvoir judiciaire". AFP 02.08

Turquie. Erdogan reprend l'avantage.

- Turquie: charge d'Erdogan contre l'Occident accusé de soutenir "le terrorisme" - AFP

Le président Erdogan a lancé son attaque la plus virulente contre l'Occident depuis la tentative de coup d'Etat ratée en Turquie, accusant les pays occidentaux de soutenir le "terrorisme" et les putschistes qui ont failli le renverser.

"Malheureusement, l'Occident soutient le terrorisme et se range aux côtés des putschistes", a déclaré le président turc dans un discours à Ankara, en réponse aux critiques des Etats-Unis et de l'Europe sur l'ampleur des purges après le putsch avorté du 15 juillet.

"Ceux que nous imaginions être nos amis prennent le parti des putschistes et des terroristes", a-t-il répété lors d'un forum économique à la présidence.

Ces déclarations interviennent à la veille d'une visite mercredi à Ankara du secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjørn Jagland, qui doit rencontrer M. Erdogan, le Premier ministre Binali Yildirim et les chefs de l'opposition.

Le président turc a affirmé que le scénario du putsch "avait été écrit depuis l'étranger". Ankara accuse le prédicateur Fethullah Gülen, en exil aux Etats-Unis, d'être le cerveau du coup d'Etat, ce que ce dernier dément vigoureusement.

M. Erdogan s'en est également pris à l'Union européenne (UE) "qui n'a pas rempli ses promesses" en ce qui concerne le versement de trois milliards d'euros dans le cadre de l'accord sur les migrants et des visas facilités pour les Turcs.

"Rien ne se passe sur le front des visas", a-t-il affirmé.

"Quand on dit cela tout haut, ces messieurs (de l'UE) sont très mal à l'aise. Pardonnez-moi mais ce pays n'est pas un esclave".

Le chef de l'Etat s'est par ailleurs insurgé contre la décision des autorités allemandes de lui interdire de s'adresser par un lien vidéo à ses partisans rassemblés dimanche dernier à Cologne (ouest) pour soutenir la démocratie.

"Bravo! les tribunaux en Allemagne travaillent très vite", a-t-il lancé avec ironie.

Il a enfin rejeté les critiques des Européens sur les mesures prises après le coup, soutenant que "l'état d'urgence respecte les procédures européennes".

"Regardez ce qu'a fait la France: trois plus trois plus six, elle a déclaré un an d'état d'urgence", a-t-il rappelé.

La purge tous azimuts lancée en Turquie depuis le putsch raté a gagné mardi l'un des derniers secteurs qui semblaient épargnés, la santé, avec des mandats d'arrêt contre 98 membres du personnel d'un grand hôpital militaire d'Ankara, dont des médecins, a annoncé un responsable turc.

La chasse aux sympathisants réels ou présumés du prédicateur Fethullah Gülen est implacable depuis deux semaines et demie. Elle avait jusqu'ici surtout touché massivement l'armée -- dont près de la moitié des généraux a été limogée -- de même que la justice, l'éducation et la presse.

Mais mardi, une cinquantaine d'employés du GATA (Gulhane Military Medical Academy) ont été placés en garde à vue, dont des médecins militaires, a annoncé l'agence Anadolu, après un raid de la police.

Le responsable turc, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, a expliqué qu'ils étaient soupçonnés d'avoir permis l'infiltration de sympathisants de Gülen dans l'armée et leur rapide progression dans la carrière militaire.

"Il y a des éléments forts qui laissent penser que les membres du FETO (terme désignant les réseaux de Gülen) ont infiltré cette institution" hospitalière, a-t-il affirmé.

La purge s'est aussi étendue au sport, la Fédération turque de football (TFF) ayant annoncé avoir licencié 94 de ses membres, dont des arbitres opérant apparemment en première division, selon la presse.

Dans une déclaration à la télévision italienne, M. Erdogan a par ailleurs sommé mardi les juges italiens de "s'occuper de la mafia" plutôt que de son fils aîné Bilal, visé à Bologne par une enquête pour blanchiment d'argent.

"Dans cette ville ils m'appellent dictateur et ils manifestent pour le PKK. (...) C'est ça l'Etat de droit ?" a-t-il déclaré.

"Dans ce pays, les juges suivent la loi et la Constitution italienne, pas le président turc", a répliqué le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, sur Twitter.

Par ailleurs, le ministre du Commerce M. Bulent Tüfenkci a livré dans le quotidien Hurriyet une première estimation du coût économique du putsch : près de 90 milliards d'euros.

Le ministre a ajouté que "de nombreuses commandes de l'étranger" avaient été annulées et que beaucoup d'étrangers avaient cessé de visiter la Turquie, un pays où les attentats attribués depuis un an aux jihadistes ou à la guérilla kurde ont durement touché le tourisme. AFP 02.08

Une autre partie de pokeur menteur après le Brexit.

Brexit. En toute sécurité !

- UE : Juncker confie la Sécurité au futur commissaire britannique Julian King - AFP

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a choisi de confier au Britannique Julian King le nouveau portefeuille de la Sécurité au sein de l'exécutif européen, un enjeu majeur au moment où l'Europe est en proie à une vague d'attentats jihadistes.

"Les attaques terroristes à répétition ont souligné l'importance et l'urgence de faire des progrès rapides vers une Union de la Sécurité opérationnelle et efficace", écrit M. Juncker dans sa lettre de mission à Sir Julian.

Ce dernier hérite ainsi d'un poste stratégique dans un domaine où son pays dispose d'un "opt-out" (option de retrait), c'est-à-dire d'une possibilité de ne pas appliquer les décisions européennes et de décider au cas par cas de sa participation aux politiques communes.

Le Royaume-Uni a ainsi par exemple annoncé son souhait d'appliquer la nouvelle directive sur le PNR européen, visant à détecter des suspects potentiels d'actes de terrorisme en partageant entre pays de l'UE des informations collectées par les transporteurs aériens sur leurs passagers.

Londres ne participe pas en revanche à un autre instrument européen emblématique, l'espace de libre-circulation Schengen.

Spécialiste des questions de défense, Sir Julian, 51 ans, "appuiera la mise en ?uvre du programme européen en matière de sécurité adopté par la Commission européenne" en avril 2015. Ce programme sur cinq ans, adopté après l'attaque contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris, vise à lutter contre le terrorisme, le crime organisé et la cybercriminalité.

M. Juncker a informé la Première ministre britannique Theresa May de son choix lundi soir.

"Nous nous réjouissons de la décision", a réagi le 10 Downing Street, réaffirmant dans un communiqué que le Royaume-Uni "continuera à remplir (ses) droits et (ses) obligations en tant qu'Etat membre jusqu'à ce que nous quittions l'Union européenne".

"La sécurité est une question vitale pour l'ensemble des Etats membres. La coopération à travers l'UE peut contribuer à mieux tous nous protéger de l'éventail des menaces auxquelles nous sommes confrontés", souligne le communiqué britannique. AFP 02.08

Etats-Unis. Pourquoi cette frénétique campagne contre Trump ?

- Trump est réaliste lorsqu'"il cherche une réconciliation avec la Russie" - sputniknews.com

Toute tentative de reprendre la Crimée à la Russie par la force conduirait à la Troisième guerre mondiale, a déclaré Donald Trump. Le milliardaire américain cherche une réconciliation avec la Russie parce qu'il comprend que la politique antirusse de Washington est complètement défavorable aux Etats-Unis.

Intervenant devant ses partisans dans l'Ohio, le candidat républicain a également préconisé une alliance avec la Russie dans la lutte contre le groupe terroriste Etat islamique. Selon lui, cette alliance pourrait également engager les pays de l'Otan.

Auparavant, Donald Trump avait déclaré qu'en cas de victoire aux élections de novembre, il pourrait étudier la question de la reconnaissance de la Crimée comme étant russe. sputniknews.com 02.08

Vous avez compris, Trump incarne un cercle de l'oligarchie anglo-saxonne adepte d'une autre stratégie pour amener la Russie dans son giron.

Les médias fer de lance de cette campagne.

Ces titres ne concernent que la journée du 2 août.

- Donald Trump attaqué de toutes parts - LeMonde.fr 02.08

- Barack Obama étrille Donald Trump, "pas qualifié pour être président" - AFP 02.08

- USA : le parti républicain sur le fil après la polémique “Khantroversy” - euronews.com

- Le CV de Trump : petits arrangements avec la vérité, mensonges et omissions - Liberation.fr 02.08

- Le petit mensonge de Donald Trump sur son exemption du service militaire - Francetv info 02.08

- Barack Obama aux Républicains : « Pourquoi soutenez-vous encore Donald Trump ? » - LeMonde.fr 02.08

- Etats-Unis: nouvelle polémique de Trump, autour d'une décoration militaire - AFP 02.08

- Quand Donald Trump mange un poulet KFC, il sort… ses couverts - slate.fr 02.08

- Etats-Unis : des femmes musulmanes répondent à Donald Trump (et lui prouvent qu'elles ont bien le droit de s'exprimer) - Francetv info

- Comment les Républicains américains sont devenus le parti de la stupidité - Slate.fr 02.08

Bienvenue en oligarchie

- Terrorisme: comment la peur s'insinue-t-elle en nous?

Etre exposé à des attentats de manière répétée affecte l'être humain en profondeur. Avec des conséquences essentiellement négatives, mais pas aussi quelques réactions qui donnent de l'espoir. Dans une scène du film Brazil, de Terry Gilliam, on voit quatre personnes en train de manger... Slate.fr

- En famille aussi, il est important de lutter contre les hoaxes d'internet

En période estivale, les discussions familiales sont parfois nourries de fausses rumeurs circulant sur le web. Il peut être utile d'apprendre à ses proches à les débusquer. Slate.fr

- Pourquoi l'émoji pistolet à eau d'Apple pose quand même problème

En changeant l'emoji revolver, la marque prend le risque de nombreux problèmes de communication. La nouvelle a été très bien accueillie. Slate.fr

- Comment les Républicains américains sont devenus le parti de la stupidité À force de mépriser les élites intellectuelles, le discours des républicains a abouti à la promotion d'un candidat stupide, regrette un éditorialiste conservateur. Dans le New York Times, l'auteur conservateur Max Boot, qui a conseillé John McCain, Mitt Romney et Marco Rubio, explique que la Slate.fr

- Des associations dénoncent « l’oubli » des victimes juives dans une tribune de Français musulmans

Le CRIF « note avec inquiétude » cet « oubli lourd de sens » des victimes de Mohamed Merah à Toulouse et d’Amedy Coulibaly à l’Hyper Cacher à Paris. LeMonde.fr

- Chez les ados, le harcèlement ne prend pas de vacances

Si pour beaucoup l'été marque une vraie pause avec les soucis rencontrés pendant l'année scolaire, d'autres peinent à sortir de leur enfer. Surtout avec la multiplication des objets connectés.Les vacances scolaires arrivent généralement comme une bénédiction pour les élèves, en particulier Slate.fr

- «Je crois que j'étais plus heureuse en n'ayant jamais cédé à l'amour»

Cette semaine, Lucile conseille Anna, une femme indépendante qui, à l'approche de la cinquantaine, s'angoisse de l'intense liaison qu'elle vit avec un homme marié.«C'est compliqué» est une sorte de courrier du coeur moderne dans lequel vous racontez vos histoires -dans toute leur Slate.fr

- Ce que les séries nous ont appris de la sexualité féminine

Dialogue avec la chercheuse Iris Brey, auteure de «Sex and the séries», autour de la façon dont le genre a repensé la représentation des sexualités féminine et queer.Desperate Housewives, Sex and The City, Orange Is The New Black, Grey's Anatomy, Transparent... Le point commun de ces séries américaines Slate.fr

- Quel jeu vidéo était le plus populaire l'année de votre naissance?

Si vous êtes né après 1981. Notre relation aux jeux vidéo commence à des âges bien différents. Tout dépendait de l'acceptation de vos parents après des années de lobbying ou de celle des parents de votre meilleur(e) ami(e), qui vous laissait alors jouer à sa Playstation ou sa Game Boy. ... Slate.fr

- Manga : « Berserk », monument immortel d’heroic-fantasy

La diffusion d’une nouvelle adaptation animée de « Berserk » vient de débuter sur la plateforme Crunchyroll, en attendant la sortie d’un jeu vidéo à l’automne. LeMonde.fr

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Le 2 août 2016

CAUSERIE

Pas d'infos aujourd'hui, ce sera pour demain, peut-être, à la place une analyse politique.

Mélenchon l'ex-ministre d'un président de droite, Chirac, ne tarit pas d'éloges sur Mitterrand et Rocard qui seraient pour lui des sources d'inspiration intarissable.

Le Point avait posé une question à Rocard au sujet de Mitterrand dans une interview dont Atlantico publia des extraits le 23 juin 2016 : Diriez-vous que Mitterrand était un homme de droite? Réponse : tout le démontre. "C'est évident. Mitterrand était un homme de droite".

Ce qui est intéressant fut la réponse qu'il donna à une autre question que nous relierons plus loin à la précédente à propos de la gauche : "Oui, la gauche a perdu la bataille des idées, et pas seulement en France."

Constatons tout d'abord que tout en arborant une étiquette de gauche, les dirigeants du PS avaient parfaitement conscience d'être de droite, et d'ainsi tromper sciemment ceux qui croyaient qu'ils étaient de gauche.

Question : La gauche n'a-t-elle pas "perdu la bataille des idées" justement parce qu'elle était de droite ?

Mais qu'est-ce qui était de droite ? Leur politique, autrement dit le réformisme qui a pour cadre et limite le régime capitaliste auquel il se soumet.

Le réformisme, c'est le socialisme compatible avec le capitalisme, capitalisme qui fixe les conditions dans lesquelles des réformes progressistes peuvent être adoptées, selon qu'elles sont compatibles ou non avec son existence, facteur qui en dernier lieu détermine l'orientation de tous les autres ou auquel ils doivent se soumettre, puisque pour un réformiste il ne sera aucunement question d'affronter le régime ou de le renverser par une révolution pour réunir les conditions qui permettraient de répondre positivement aux besoins ou aspirations de la classe ouvrière, c'est ainsi que le réformisme est une idéologie de droite, étrangère au socialisme et à la gauche.

Quand on a compris cela, on a presque tout compris.

Presque et hélas presque, parce qu'il sera extrêmement difficile d'aller au-delà ou d'admettre pour un militant, que sans remettre en cause la conception de la lutte de classe qui avait été adoptée par tous les courants du mouvement ouvrier depuis plus de 70 ans qui avait consisté à couvrir cette imposture, il demeurera impossible de comprendre comment on a pu en arriver à la situation actuelle, et donc d'adopter une orientation politique qui rompt radicalement avec l'opportunisme et renoue avec le socialisme de Marx et Engels.

Pourquoi cela serait-il si difficile pour un militant ouvrier d'admettre l'évidence que les intéressés eux-mêmes reconnaissent dorénavant publiquement ?

Pendant plus d'un demi-siècle, nos dirigeants ont prétendu que le PS était de gauche, on peut même affirmer sans crainte d'être accusé de leur faire un faux procès, que durant toute cette longue période ils se seront acharnés méticuleusement avec détermination et persévérance (sournoisement aussi) à maquiller ou couvrir son imposture selon la méthode habituelle du double langage consistant à affirmer qu'il avait rompu avec le socialisme, mais (le mais de trop) que certains de ses dirigeants organisés dans un ou des courants au sein du PS pourraient évoluer à gauche ou renouer avec le socialisme ou encore pourraient servir la cause du socialisme, tout en collaborant avec ce parti, en s'enchaînant à ce parti serait-il plus juste de dire, en voulant lui faire jouer absolument un rôle progressiste au sein du mouvement ouvrier à travers la tactique du front unique contre-nature qui sera élevée au rang de stratégie du propre aveu de leurs auteurs (qui signaient là leur capitulation ou leur propre imposture), d'un gouvernement ouvrier qui ne le serait jamais, pour en arriver à une Assemblée constituante où il pourrait continuer d'oeuvrer non pas pour mais contre le socialisme.

C'est ainsi que ceux qui se présentaient comme les champions du combat pour l'unité de notre classe allait en réalité la combattre, en introduisant un facteur de division de l'avant-garde du mouvement ouvrier qui un jour ou l'autre devrait fatalement précipiter sa dislocation. Il faut préciser, sans que les militants, cadres ou dirigeants qui contesteraient l'orientation politique de la direction de leur parti ne soient en mesure de prendre conscience de l'origine de cette dislocation puisqu'ils allaient continuer d'affirmer que le PS était de gauche.

N'avez-vous pas observé au cours des dernière années avec quelles précautions ou circonvolutions de langage et autres guillemets il leur avait fallu manoeuvrer plus ou moins habilement pour tenter de prendre leur distance avec le PS, se contentant généralement d'affirmer que seule sa politique était de droite, mais surtout pas le PS, à ce jour ils en sont toujours incapables, Mailly a la carte du PS dans sa poche et ils ne peuvent pas concevoir rompre avec lui ou l'appareil de FO pour fournir un exemple concret qui démontre le degré de corruption de nos dirigeants.

La "bataille des idées" qui a été perdue, ce n'est pas celle du socialisme, c'est celle du réformisme auquel l'étiquette du trotskysme servait de caution de gauche, de l'opportunisme pour ne pas dire pire encore.

Le mouvement ouvrier entraîné dans cette direction devait devenir corporatiste, réactionnaire, impérialiste.

En se compromettant ainsi avec le PS (et le PCF) l'avant-garde devait fatalement dégénérée à son tour au point par exemple d'adopter la politique de l'Otan consistant à semer le chaos et la terreur au sein de la société, le tout enrobé maladroitement dans un internationalisme dogmatique plus prompt à diviser encore une fois plutôt qu'à rassembler, et qui devait confiner à l'impuissance et finir de la disloquer.

S'acharner ainsi à vouloir concilier l'inconciliable témoignait que nos dirigeants avaient abandonné la lutte pour le socialisme, ce que nous n'avons pas compris lorsque nous étions de jeunes militants.

Leur objectif était de porter le PS au pouvoir, ce qui ouvrirait la voie à une crise politique qui se transformerait en crise révolutionnaire qui de fait ne vit jamais le jour, parce que leur analyse de l'évolution des différents facteurs qui composaient la situation mondiale depuis le début du XXe siècle était erronée. Sans prétendre l'être le moins du monde, n'est pas Marx, Engels ou Lénine qui veut, croire que cela se décrète comme ce fut le cas signe la tragédie que vit actuellement le mouvement ouvrier et le prolétariat international.

Récemment dans un courriel, un militant soutenant ces dirigeants crut bon de balayer d'un geste méprisant toute discussion sur ce sujet, on comprend pourquoi.

Pour l'anecdote ou pour montrer aux jeunes militants de quelle manière nos dirigeants s'arrangeaient avec la nature de droite du PS, avant les élections de 1981 ces dirigeants avançaient le mot d'ordre de gouvernement PS-PCF sans ministres bourgeois, qui prétendaient-ils incarnait la question de l'Etat ou du pouvoir selon le marxisme ou le socialisme, sous prétexte que les travailleurs aspiraient à un tel gouvernement ou qu'il s'inscrivait dans le processus politique devant mener à la révolution socialiste.

En réalité, ce mot d'ordre flattait et allimentait les illusions que les travailleurs auraient pu avoir dans le PS ou le PCF au lieu de les combattre, alors que déjà à cette époque suite à la lutte de classes des décennies précédentes, plus ou moins consciemment ils n'ignoraient pas qu'ils n'avaient pas grand chose à en attendre, certainement pas un changement de société auquel ils n'aspiraient pas ou plus forcément tellement ils étaient déjà éloignés du socialisme, par contre ils se contenteraient bien de quelques réformes qui leur permettraient d'améliorer leur condition ou de mieux supporter l'existence du capitalisme qu'il n'était pas du tout question dans leur esprit de renverser, les confortant ainsi dans la voie du réformisme parvenu à son crépuscule, mais cela ils l'ignoraient et personne ne leur dirait et pour cause le réveil allait être particulièrement cruel, au détriment de la voie vers le socialisme qui était définitivement abandonnée.

Dans ce mot d'ordre, la distinction entre le PS et le PCF d'un côté et les ministres bourgeois de l'autre servait également à couvrir la véritable nature bourgeoise ou de droite du PS, sinon il aurait été impossible et inutile de l'avancer.

Il faut aussi relever que les représentants de l'Etat, de la classe dominante et leurs relais médiatiques n'ont cessé avec une constante infaillible de clamer que le PS était de gauche, ce qui relevait de la propagande plus que de la réalité, et comme absolument tous les partis et syndicats leur emboîteront le pas, il était normal que les travailleurs se disent qu'ils étaient effectivement de gauche pour finir par avoir en horreur tout ce qui incarnerait la gauche, y compris tous les autres partis qui s'étaient corrompus en présentant le PS de gauche, donc en les trompant, et éventuellement atterrir dans les bras de l'extrême droite.

Après cela, comment peut-on s'étonner ou présenter comme une fatalité l'incapacité dans laquelle nous nous sommes trouvés de construire un nouveau parti ouvrier révolutionnaire, et en arriver à la conclusion que nos dirigeants auront tout fait pour ne jamais y parvenir ou que cela n'avait jamais été leur objectif ou encore qu'ils l'abandonnèrent rapidement après la mort de Trotsky, parce qu'ils n'avaient pas les qualités requises pour mener à bien cette tâche difficile et grandiose dont dépend le destin de l'humanité, il faut bien en avoir conscience.

En abandonnant le marxisme, en se détournant du socialisme, en rejettant les enseignements de la Commune mis en pratique lors de la révolution russe de 1917 par le parti bolchevik, nos dirigeants allaient se corrompre en épousant le réformisme, ce qui nécessiterait de maquiller la nature du principal parti qui l'incarnait, le PS, pour finalement être voués au même sort, tandis que travailleurs et militants seraient abandonnés aux leurs sous le joug d'une dictature de plus en plus implacable, cynique et monstrueuse. Au point qu'ils iront jusqu'à liquider leurs partis qui avaient comme un air de révolution socialiste mais apparemment frelaté au profit de partis inspirés... de la SFIO, soit du PS, cela ne s'invente pas.

Je ne lance pas ici une chasse aux sorcières dans le mouvement ouvrier, qui serait plus néfaste que bénéfique à notre cause. J'expose simplement des faits en les reliant entre eux selon les rapports qu'ils entretenaient, que l'on peut toujours nier ou contester. Disons que l'analyse que je viens de vous présenter peut comporter des lacunes ou des faiblesses, cependant il me semble que l'orientation générale qui s'en dégage est cohérente, sérieuse et correspond à la réalité.

Il faudrait tout reprendre à zéro. Mais quoi ?

On nous a expliqué qu'il fallait reprendre la lutte des classes en remontant à la fin du XIXe siècle comme si la lutte des classes qui s'était déroulée depuis et ses enseignements auraient miraculeusement disparu, passant là d'une collusion avec le réformisme à une conciliation avec des pans entiers de la bourgeoisie, ce qui devait permettre de faire diversion ou de ne pas remettre à plat ou en question notre conception de la lutte de classe qui avait été totalement pervertie par notre conciliation avec le réformisme, reprendre tout à zéro, procédé qui aurait pu consister à dresser un inventaire complet et honnête de la lutte de classe depuis 1940, ce qui demeurera impensable, impossible temps que nous conserverons les dirigeants qui nous ont menés là où nous en sommes, puisque reconnaître leurs erreurs ou plutôt leur incurie politique légendaire restera au-dessus de leurs forces.

En feignant l'ignorance ou en ignorant qui est vraiment le franc-maçon Mélenchon "éclairé" par Rocard (Twitter 02.07), on pourrait aussi se demander comment il en est arrivé à poser la question de l'Assemblée constituante sans rompre avec les institutions de la Ve République puisqu'il conserverait le Sénat, ni rompre avec l'UE, l'euro, l'Otan et l'ONU... Parce qu'elle serait une sorte de clone de l'Assemblée nationale agrémentée de la proportionnelle auquel même le FN pourrait adhérer, ainsi que les nationalistes issus du gaullisme, shéma qui ramènerait à la IVe République dont sont nostalgiques tous ceux qui sont issus du stalinisme et bon nombre de trotskystes (lambertistes), ce qui ne changerait en rien la nature du régime qui demeurerait en place.

La plupart des lecteurs vont sans doute penser que caractériser de droite le PS n'a aucun sens ou que l'aveu de Rocard en guise de testament politique ne présentait aucun intérêt, parce que cela les arrange et ils ne tiennent pas vraiment à regarder la réalité en face et on peut comprendre pourquoi, quand à leurs yeux ne présenterait un intérêt que ce qu'ils ont décrété qui en aurait un. Désolé, mais ce n'est pas du tout notre manière de procéder ou d'aborder la réalité. Ce qu'ils ignorent ou semblent ignorer du haut de leur piédestal, c'est qu'en procédant de la sorte ils s'exposent à être manipulés par des gens qui procèdent de même beaucoup plus finement ou sournoisement pour en avoir fait profession ou carrière.

Mélenchon avait également écrit sur Twitter que la vie de Rocard avait été une "leçon" dont apparemment notre philistin s'était inspiré ou avait tiré profit au cours de sa brillante carrière d'affairiste, alors que les militants s'obstinent à ne tirer (à fond) aucune leçon de leurs propres expériences, sans doute par crainte de devoir réviser leurs certitudes ou que cela les emmènerait trop loin, ce qui nécessiterait de leur part de faire preuve de modestie et un effort considérable que dans la situation actuelle ils jugent inutile ou qu'ils ne sont pas prêts à faire, on les plaint sincèrement et amicalement.

Les plus à plaindre sont les supporters de Mélenchon qui est un dirigeant de droite, admirateur déçu de Tsipras (Syriza), d'Iglesias (Podemos), eux aussi de droite. On assume, on signe et on persiste. On est ou on n'est pas conséquent, cohérent avec soi-même.

Mélenchon a été un dirigeant d'un parti de droite pendant 30 ans, le PS, il a été ministre (ou secrétaire d'Etat à l'enseignement professionnel, c'est pareil) d'un président de la République de droite (RPR), Chirac, il aurait bien postulé au poste de Premier ministre d'un président de droite, Hollande, vous vous en souvenez n'est-ce pas, il revendique avoir pour mentors deux dirigeants de droite, Mitterrand et Rocard, caractérisation assumée par ce dernier au crépuscule de sa vie, etc. après cela vous ne voudriez tout de même pas qu'on le caractérise de gauche, n'est-ce pas ?

Je comprends que cela vous choque, mais c'est la réalité, il faudra vous y faire ou vous faire faussaires, au choix. Soit on demeure fidèle au socialisme ou aux enseignements de la lutte des classes, soit on s'en écarte en empruntant le chemin des aventuriers et on s'expose à en subir les conséquences qui ne seront pas agréables. Eh oui, c'est la vie !

A suivre.

PS: Que le lambertiste qui me harcèle ne perde pas son temps à m'écrire, son courriel partira directement à la poubelle sans même avoir été ouvert.


Le 1er août 2016

CAUSERIE

Je suis toujours à la recherche d'un cadre ou dirigeant qui partagerait ma démarche et l'essentiel de mes idées pour réfléchir ensemble.

Etat terroriste ou quand les Etats sèment la terreur parmi leurs peuples.

- Canada. Complot : Quand la police incite des marginaux à commettre un attentat. - panamza.com

Grille de lecture.

La même méthode que celle utilisée avec brio aux Etats-Unis par le FBI. Rappelons qu'en France M. Merah était en rapport avec un agent de la DGSI, et un des complices des attaques du 13 novembre 2015 actuellement détenu serait une recrue du MI6 britannique.

Que des attentats soient commis directement par des agents de l'Etat ou d'un Etat allié, par des personnes avec lesquels leurs services de renseignement étaient en contact et auxquelles ils auraient fourni renseignements ou matériel pour commettre leurs crimes, ou encore par des individus isolés qui les aient imités, dans tous les cas de figure ils seront instrumentalisés politiquement dans le but d'atteindre certains objectifs politiques.

Quand les gouvernements occidentaux mettent en garde la population contre les théories du complot, ils ne sont pas animés par la bonne intention qui consisterait à faire jaillir ou à privilégier la vérité. Bien au contraire, en dénonçant comme complotiste toute version qui contredirait la leur ou qui seulement émettrait un doute, poserait des questions, ils tiennent à se prémunir contre les révélations qui mettraient à jour leurs propres complots plannifiés contre leurs peuples qui doivent absolument demeurer secrets. Ceci explique pourquoi leur interprétation officielle des faits doit être systématiquement falsifiée et toute autre version censurée ou diabolisée, pour que les peuples demeurent dans l'ignorance, condition indispensable pour les manipuler et les faire adhérer ensuite aux mesures que ces gouvernements vont adopter à la hâte dans la foulée d'attentats ou attaques.

Panamza - Vendredi 29 juillet, la justice canadienne a accusé la police fédérale d'avoir manipulé John Nutall et Amanda Korody, deux ex-toxicomanes, dans le but de perpétrer un faux attentat à caractère islamiste {https://youtu.be/8WVY7tFnw9A}.

La juge Catherine Bruce de la Cour suprême de Colombie-Britannique a estimé que des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avaient piégé le couple lors d’une opération d’infiltration de plusieurs mois ayant mené au projet d’attentat qui devait se concrétiser durant la fête du Canada en 2013.

Les policiers infiltrés avaient ainsi joué le rôle d'un homme d'affaires arabe assisté par des musulmans extrémistes qui ont progressivement approché le couple afin de l'encourager à commettre un acte terroriste.

"La police a décidé d’orchestrer un plan pour John Nuttall et Amanda Korody de façon agressive et leur a fait croire que c’était le leur. Il existe déjà assez de terroristes dans le monde et il serait déplorable que la police se mette à en inventer d’autres", a affirmé la juge.

Rappel : comme la France, le Canada est membre de l'OTAN, organisation militaire transatlantique qui a régulièrement organisé sur le sol européen des attentats sous faux drapeau, notamment dans le cadre de l'opération secrète "Gladio". (Lire les articles du Réseau Voltaire sur ce sujet - LVOG)

Info-Bonus Panamza : selon un document interne au corps hospitalier parisien et relatif à la simulation d'un attentat multi-sites qui fut organisée au matin du 13 novembre (soit 11 heures avant les véritables attentats), le principal décisionnaire de cet exercice fut Philippe Boutinaud, patron des sapeurs-pompiers de Paris (nommé par François Hollande) et ex-conseiller militaire de l'OTAN. Panamza.com 29.07

Syrie. Valait mieux que cela ne tombe pas dans d'autres mains...

- Syrie. Main basse sur les secrets de Daech - LeParisien.fr

Grâce à la reprise partielle de Manbidj, les Américains ont mis la main sur 10 000 documents appartenant à l'EI.

Alors que le groupe djihadiste ne cesse de perdre du terrain depuis quelques mois, regroupant ses forces autour de ses fiefs de Raqqa et de Mossoul, les services de renseignement occidentaux récupèrent au fur et à mesure des précieuses indications sur ses méthodes, ses réseaux, ses sources de financement dans les territoires reconquis.

... en tout plus de 10 000 objets différents et 4,5 téraoctets de données (soit plusieurs millions de pages) vont atterrir entre les mains expertes des spécialistes de la CIA et du Pentagone.

Les responsables américains ont d'ailleurs promis de communiquer des éléments à leurs alliés quand cela les concernerait directement. LeParisien.fr 31.07

Vous aurez apprécié "entre les mains expertes des spécialistes de la CIA et du Pentagone", assurément expertes en coups pourris en tout genre. C'est à ce genre de détails qu'on peut distinguer la presse de propagande de celle qui informe.

Scènes ordinaires en oligarchie.

- Fusillade à Austin: un mort et quatre blessés, selon la police - AFP

Au moins une personne a été tuée et quatre blessées par balles dimanche matin dans le centre d'Austin (Texas), au cours d'une fusillade dont l'auteur était en fuite, selon la police.

La fusillade a commencé peu après 02H15 locales (07H15 GMT) dans un quartier de bars et boîtes de nuit. La police a alors averti la population sur Twitter d'éviter le centre ville, un "tireur en action" ayant fait "plusieurs victimes".

Une femme est décédée sur les lieux de la première fusillade, tandis que trois autres femmes, blessées, ont été transportées à l'hôpital, selon les services d'urgence médicale. Une cinquième victime, un homme, a refusé les secours, selon les urgences.

La police a ensuite fait état d'un second échange de coups de feu dans la même zone à quelques minutes d'intervalle, dans lequel seul le tireur a été blessé.

La police est en alerte dans tout le pays, en particulier au Texas, quelques semaines après qu'un militant noir eut tué cinq policiers qui protégeaient une manifestation pacifique contre les brutalités policières le 7 juillet à Dallas.

Lors d'une conférence de presse diffusée via Periscope, le chef de la police d'Austin Brian Manlay a indiqué que le tireur non identifié impliqué dans la première fusillade, un homme d'une vingtaine d'années de type hispanique, était toujours en fuite.

A leur arrivée sur les lieux dans le centre ville, les policiers ont été confrontés à des "scènes très chaotiques", a-t-il dit. A la suite d'une altercation, un homme aurait dégainé son arme et tiré sur la foule des piétons, a-t-il dit. Une femme âgée d'une vingtaine d'années a été touchée et est morte sur le coup.

Sept minutes plus tard la police avait connaissance d'un second échange de coups de feu dans un parking de la zone. Un homme a dégainé son arme et a tiré mais des témoins se sont interposés, l'ont mis à terre et désarmé. Le tireur présumé, blessé, a été interpellé et transporté à l'hôpital.

L'enquête devrait permettre d'établir si les deux tireurs connaissaient leurs cibles, selon le chef de la police. AFP 31.07

- Trois jours en prison sans pantalon ni serviette hygiénique - Liberation.fr

A Louisville (Kentucky), une femme s'est présentée devant la juge sans pantalon. La prison où elle était détenue ne lui avait proposé ni vêtement de rechange, ni serviette hygiénique.

«Est-ce que je suis dans la Twilight Zone ?» s’interroge une juge alors qu’elle reçoit une prévenue enfermée pendant trois jours, sans pantalon ni serviette hygiénique. Lors d’une comparution le 29 juillet à Louisville (Kentucky), la juge découvre les conditions «scandaleuses» d’accueil qu’a reçues une prévenue.

Elle était en prison pour ne s’être pas présentée à un programme de substitution de peine à la suite d’un vol à l’étalage. Le responsable de la prison a déclaré que la prévenue n’avait pas été détenue assez longtemps pour recevoir un uniforme de prisonnier.

La juge la condamne à 100 dollars d’amende et au temps qu’elle avait déjà effectué en prison – elle n’aurait dû faire qu’un jour en prison. La juge essaie ensuite de démêler la situation au téléphone, appelant la prison. Elle déclare que la prévenue ne sortirait pas du tribunal tant qu’elle n’aurait pas un pantalon sur elle. «Je voulais juste vous dire que je suis extrêmement désolée de la manière dont on vous avait traitée. Personne ne mérite cela, surtout dans une situation où vous n’avez commis aucun nouveau délit.»

La femme explique alors que d’autres détenues sont dans la même situation qu’elle, qu’elles ne reçoivent ni tenue ni serviette hygiénique. «Tout ceci est inhumain et injustifiable», a conclu la juge. Liberation.fr 31.07

Sans tri. Têtes et poubelle trop pleines.

- Poubelle, mode d’emploi : pourquoi vous commettez certainement beaucoup plus d’erreurs de tri des déchets que vous ne croyez. - Atlantico.fr 31.07

Ici, il n'y a pas de poubelles, c'est donc une source de culpabilisation en moins...

Pour me débarrasser de ma poubelle, avant je la brûlais, n'ayant plus de feuilles ou de bois, dorénavant je l'emmène en scooter et je la dépose dans l'espace réservé à cet effet dans le village de ma compagne Selvi à 2 kms de chez moi. Quand aux bouteilles en verre que personne ne veut, je les balance sur une des nombreuses décharges rencontrées en chemin, je n'ai pas le choix. Les objets en plastique ou en fer sont collectés par des biffins qui parcourent les villages.

Stratégie du chaos et de la guerre.

- Attentat au camion piégé devant un hôtel pour étrangers à Kaboul - LeMonde.fr

Les talibans ont revendiqué l’opération. Le nombre de victimes est encore inconnu. LeMonde.fr 31.07

- Au moins six morts dans un double attentat en Somalie - LeMonde.fr

Des personnes soupçonnées d’appartenir aux Chabab sont régulièrement détenues dans le département des enquêtes criminelles, visé par cet attentat à la voiture piégée. LeMonde.fr 31.07 Toujours pas d’espoir de paix au Yémen - LeMonde.fr 31.07

- Mali : Prorogation de l’état d’urgence - presstv.com

L’état d’urgence au mali vient d’être prolongé de 8 mois. presstv.com 31.07

Bienvenue en oligarchie.

- Sommes-nous tous égaux en maillot de bain?

Éclairages sur le sens du maillot de bain et les contradictions sociales qui s'y attachent. Revoilà (enfin) l'été, et, avec le soleil, le temps des piscines, ou des plages pour ceux qui ont la chance de partir à la mer... Slate.fr

- Quand la France va-t-elle se mettre aux livres audio?

Le livre audio s'est très bien implanté dans les pays anglo-saxons, les pays nordiques et l'Allemagne. Pourquoi reste-t-il si peu présent en France? Il y a quelques semaines, j'ai enfin sauté le pas. Slate.fr

Bientôt, les mutants ou les zombies qui peupleront la terre ne sauront plus ni lire ni écrire, pour quoi faire quand réduits à l'état de serfs il ne leur restera plus qu'à subir l'ordre établi de leur naissance à leur mort...

La voiture synonyme de liberté n'est plus: vive la voiture autonome!

Pour les plus âgés, conduire a toujours été synonyme de liberté individuelle, celle d'aller où on veut, quand on veut.Le 22 janvier 1984, une des plus célèbres publicités de l'histoire des États-Unis a été lancée pendant le Super Bowl XVIII, et ce fut la seule et unique fois où elle fut diffusée... Slate.fr

Vous ne saurez même plus conduire. En fait, toutes vos pensées et tous vos actes auront été programmés, de sorte que vous ne serez même plus en mesure d'en produire qui correspondraient à votre volonté, même cette ultime liberté vous l'aurez perdue.

- Le héros le plus intelligent de Marvel est une petite fille noire

Ce n'est plus Mister Fantastique. Alors à votre avis, c'est qui? Qui est le héros le plus intelligent de Marvel? Non, ce n'est pas (ou plus) Mister Fantastique, l'homme élastique qui est aussi un scientifique hors-pair. C'est Lunella Lafayette, une petite fille noire de neuf ans... Slate.fr

Quelle merveille, une petite fille noire ! Cela existe vraiment ? Oui, une, pas deux après cela ferait trop, pour un peu j'aurais pu oublier que j'étais le seul blanc (vélai cara en tamoul, littéralement la peau blanche) dans mon village, quel privilège !




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Ethiopie

- Ethiopie: les Amhara manifestent en masse contre le gouvernement - presstv.com

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé dimanche à une marche contre le gouvernement éthiopien à Gondar (nord-ouest), dans la région Amhara, la manifestation la plus importante des dernières semaines, selon des médias locaux.

"Arrêtez de tuer les Amhara", "Rendez-nous notre frontière historique", pouvait-on lire sur les panneaux brandis par les manifestants, dans des vidéos qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux.

Gondar est depuis plusieurs semaines le théâtre de manifestations parfois violentes, contre la décision du gouvernement éthiopien de rattacher le district de Wolkait à la région voisine du Tigré.

Les manifestants estiment que ce district appartient à la région Amhara et accusent le gouvernement de favoriser le Tigré, d’où sont issus nombre des dirigeants éthiopiens.

Les manifestations ont déjà fait au moins une douzaine de morts dans des heurts avec la police, selon les autorités éthiopiennes. La marche de dimanche, d'une ampleur peu commune, s’est déroulée sans heurts.

Certains manifestants exprimaient également leur solidarité avec les manifestations des Oromo, entre novembre et mars dernier, contre un projet d’appropriation de terres, et qui ont fait plusieurs centaines de morts selon des organisations de défense des droits de l’Homme.

Les autorités éthiopiennes n’ont pas réagi dans l’immédiat. Le gouvernement a expliqué il y a une quinzaine de jours que les manifestations à Gondar avaient éclaté après une tentative de la police fédérale d’arrêter des dirigeants amhara accusés "d'activités criminelles".

Le porte-parole du gouvernement Getachew Reda, injoignable dimanche, avait accusé les manifestants d’être soutenu par l’Érythrée pour déstabiliser l’Éthiopie.

Les Amhara forment la deuxième ethnie la plus importante d'Éthiopie derrière les Oromo. Les manifestations dans ces deux régions témoignent d’un ressentiment grandissant des membres des deux ethnies, qui estiment faire l'objet de discriminations en faveur des Tigréens, accusés d'occuper les postes-clés au sein du gouvernement et des forces de sécurité.

Principalement des agriculteurs qui vivent dans le Nord de l'Éthiopie les Amhara parlent une langue sémitique qui indiquent que leurs ancêtres sémites sont venus de ce qui est le Yémen actuel. Selon leurs traditions, ils tracent leurs racines à Ménélik I, l'enfant né de la reine de Saba et du roi Salomon.

Amharique est la langue de la culture et de l'éducation, parlée par des millions d'autres Éthiopiens et Érythréens comme seconde langue.

Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie est aussi la maison pour beaucoup Amhara. presstv.com 31.07


Le 31 juillet 2016

CAUSERIE

Je n'ai pas le temps d'ajouter des articles.

Guerre et manipulation psychologique.

Une vidéo à but subversif ou au contraire destinée à terroriser et neutraliser ceux à qui elle est destinée ?

Il y a quelque chose d'étrange dans la vidéo La Stratégie du Choc signée Alfonso Cuarón et Naomi Klein, qui se présentent comme de farouches ennemis de la politique conduite par l'administration américaine depuis le 11 septmebre 2001.

Dans le générique qui figure à la fin de cette vidéo on apprend qu'elle a été réalisée en Grande-Bretagne (UK pour United Kindom) et que le Foreign Office, le ministère des Affaires étrangères, s'est chargé du design et de l'animation, ce qui est pour le moins surprenant, plus troublant encore, l'institution Hoover et l'université de Stanford ont fourni aimablement certaines photos présentes dans cette vidéo.

Voyons rapidement à quoi ressemblent l'institution Hoover et l'université de Stanford.

La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains
http://www.voltairenet.org/article15342.html

Extrait. Fondée à l’université de Stanford par l’ancien président Herbert Hoover, l’institution qui porte son nom a constitué une gigantesque bibliothèque sur les guerres du XXe siècle et les régimes communistes. Financée par de grandes entreprises, employant de nombreux pontes du Parti républicain, cet institut universitaire ambitionne de mettre la recherche scientifique au service de la défense du « système américain ». Après avoir organisé la formation des parlementaires républicains, les meilleurs professeurs de la Hoover et la doyenne de Stanford, Condoleezza Rice, ont constitué le groupe des « Vulcains » et formé George W. Bush. voltairenet.org 26.10.2004

Dans le groupe des « Vulcains » "qui a formulé la politique étrangère mise en œuvre lors du premier mandat Bush Jr", figurait quelques sombres personnages que vous devez connaître : James Baker, Dick Cheney, Richard Perle, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Robert Zoellick, Colin Powell.

Sous Reagan "la Hoover Institution tissa des liens avec la CIA" et elle abrite les archives de Friedrich von Hayek et de la Société du Mont-Pèlerin. Elle est financée (en 2004 - ndlr)) à hauteur de 25 millions de dollars annuels par de grandes entreprises proches du parti républicain (Exxon-Mobil, General Motors, Ford, Boeing, Chrysler etc.). (id)

Du coup, on se demande si La Stratégie du Choc n'était pas davantage destinée à tétaniser ou effrayer à l'extrême ceux qui entendaient s'opposer aux tenants du nouvel ordre mondial néolibéral pour qu'ils cessent de le combattre. Pourquoi ?

Parce que cette vidéo relaie des scènes d'une extrême violence et tend à présenter leurs auteurs comme tout puissants, de sorte que pour y résister ou oser les affronter, il faut avoir acquis une détermination et des convictions inébranlables, être psychologiquement bien structuré, ce quifait justement défaut chez la plupart des gens ou des opposants au capitalisme qui peuvent être choqués par de telles images, le but pourrait être davantage de les dissuader de le combattre ou de s'y soumettre.

Cette explication semble assez plausible, dans la mesure où ce qui fait le plus défaut aux opposants déclarés au capitalisme, réside dans leur absence de volonté de l'affronter par crainte de la violence ou de la répression qui en découlerait et qu'ils ne sont pas prêts à assumer, préférant le réformer, autrement dit s'en accommoder.

Comment l'idéologie de la classe dominante parvient-elle à influencer, à infester le mouvement ouvrier. Un exemple.

Nous parlerons ici du terrorisme islamiste inspiré et justifié par l'idéologie wahhabite qui pratique une lecture rigoriste de l'islam.

La guerre engendre le terrorisme nous dit-on.

Non, la guerre n'engendre pas le terrorisme. Pourquoi ?

Tout simplement parce ceux qui déclenchent ces guerres et ceux qui recourent au terrorisme sont les mêmes, dans la mesure où ils appartiennent au même camp, où tout en étant complémentaires ils combattent en poursuivant les mêmes objectifs qui ne sont évidemment pas ceux affichés, auquel cas leur complicité serait avérée : Soit pour obtenir la chute de gouvernements en place qui refusent de se placer sous la coupe de l'impérialisme américain, afin de le remplacer par un gouvernement à sa solde, soit pour semer le chaos et la terreur dans les pays où les gouvernements sont acquis à l'impérialisme américain, mais ne disposent pas de la légitimité nécessaire ou du soutien populaire indispensable pour appliquer la politique qui leur est dictée par l'oligarchie financière anglo-saxonne-sioniste.

Qui financent les guerres et le terrorisme ? Les mêmes Etats. Qui recrutent, forment ou encadrent, arment les armées impérialistes et les organisations terrroristes ? Les mêmes Etats. Qui combat pour un changement de régime en Syrie ? L'impérialisme américain et ses alliés, l'Emirat islamique et Al-Nosra, tous les deux issus d'al-Qaïda. Ils poursuivent donc bien le même objectif politique.

Il est d'autant plus faux de dire que la guerre engendrerait le terrorisme, qu'on a pu observer le contraire en Syrie à partir de mars 2011 ou plus exactement, la guerre est venue se greffer sur le terrorisme pour en fait le soutenir plutôt que le combattre. Ils sont donc complémentaire et non ennemis.

Quand le terrorisme frappe un pays qui fait la guerre à un pays qui n'est pas en mesure de répliquer comme c'est le cas entre la France et la Syrie, ce terrorisme s'il n'est pas commandé ou inspiré par le pays agressé aura pour parrain ou commanditaire un ou des Etats qui attendent quelque chose de l'Etat agresseur avec lequel ils sont alliés, ici les Etats-Unis ou Israël, ou au contraire sans que cela ne change sa finalité, le terrorisme pourra être un acte de vengeance isolé ou réalisé par une organisation indépendamment de ses parrains, en réponse à la répression dont elle a fait l'objet de la part de ses parrains.

Dans les deux cas, les auteurs de ce terrorisme servant les objectif politiques des Etats qui en sont à l'origine, qui l'ont directement créé ou qui ont favorisé son développement, seront liquidés par ces Etats une fois leur sale besogne accomplie, ce qui explique pourquoi n'acceptant pas qu'ils leur réservent ce destin, ils les frappent à leur tour.

Ces Etats à leur tour frappés par le terrorisme, qu'ils n'auront pas forcément commandité, l'instrumentaliseront sur le plan politique afin d'obtenir le soutien de leurs populations, ce qui leur servira de caution ou delégitimité pour poursuivre ou amplifier leurs guerres ou encore en déclencher de nouvelles à l'extérieur, tandis qu'à l'intérieur ils en profiteront pour faire passer des lois liberticides ou antisociales qu'ils n'auraient pas pu adopter en temps normal.

Syrie. Démonter la propagande de guerre des puissances occidentales et leurs agents.

Alep: « STOP à la manipulation » - Arrêt sur Info

Arrêt sur Info a demandé au Dr Nabil Antaki, qui réside à Alep, si l’ « Appel au secours des médecins en Syrie » lancé par Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM – France) – dont fait état l’article de L’Orient Le Jour et que nous reproduisons plus bas – est partagé par les médecins syriens qui se trouvent à l’Ouest de la ville d’Alep, sous la protection de l’Etat syrien. Voici sa réponse.

Par le Dr Nabil Antaki.

NON, ce n’est pas Alep qui est assiégée par l’armée syrienne, mais les quelques quartiers à l’Est d’Alep qui ont été envahis par les groupes armés en juillet 2012.

OUI, Alep était assiégée par les terroristes depuis 4 ans et l’offensive de l’armée syrienne a justement pour but de la libérer. C’est chose en partie faite depuis jeudi 28 juillet quand l’armée syrienne a finalement chassé les groupes armés du quartier de Bani Zeid. Ces groupes ont pendant 4 ans terrorisé les habitants d’Alep en lançant quotidiennement des mortiers et des bonbonnes de gaz remplies de clous et d’explosifs faisant tous les jours des dizaines de tués et de blessés.

NON, les structures de santé ne sont pas visées délibérément par les bombardements aériens. Les hôpitaux cités n’existaient pas avant la guerre et donc ces lieux de soins sont, s’ils existent, installés dans des immeubles ordinaires. De plus, même de l’aveu de Médecins sans frontières (MSF), ces structures de santé n’ont pas été signalées à l’ONU, ni aux Etats-Unis, ni à la Russie.

Il faudrait aussi signaler que les immeubles abritant des structures de santé sont utilisés par les terroristes pour leur sinistre besogne: l’hôpital ophtalmologique situé à Alep-Est est le quartier général de Al Nosra pour la région d’Alep. Pourquoi ne pas mentionner les hôpitaux bombardés [dans les zones sous le contrôle de l’Etat syrien, Ndlr], incendiés ou détruits par les terroristes depuis le début du conflit.

OUI, les terroristes qui occupent Alep-Est appartiennent à Al Nosra, groupe considéré par toute la communauté internationale (Europe et USA compris) comme groupe terroriste. Il devrait être neutralisé comme Daech, ce que ne font pas les avions de la coalition internationale menée par les USA.

NON, les habitants d’Alep-Est n’ont pas peur de venir à Alep sous le contrôle de l’Etat Syrien par les couloirs humanitaires que les autorités ont ouverts pour les laisser rentrer minimisant ainsi le risque de pertes civils lors des raids ou des batailles. Au contraire, ils voudraient rejoindre les 500.000 habitants d’Alep-Est ayant déjà fui les régions d’Alep sous contrôle des terroristes pour se réfugier sous la protection de l’Etat syrien. Ce sont les rebelles-terroristes qui les empêchent de venir les gardant comme boucliers humains.

OUI, les habitants d’Alep ont souffert pendant 4 ans. Ils ont subi de nombreux blocus imposés par les terroristes et les 1.500.000 habitants d’Alep ont subi des pénuries très graves sans que personne n’en parle, ne s’indigne, ni ne proteste.

NON, l’Etat syrien et son allié russe ne veulent pas qu’il y ait des victimes civiles lors des combats. Ils ne veulent pas qu’il y ait des dommages collatéraux comme lors des bombardements français du village de Al Tokhar le 19 juillet dernier tuant 164 civils ou des bavures comme le bombardement américain de l’hôpital de Kunduz

OUI, arrêtez de manipuler l’opinion public par la désinformation. A chaque fois que les terroristes sont assiégés quelque part en Syrie, les gouvernements et médias lancent des cris d’alarme. Ils veulent soit disant éviter une prétendue catastrophe humanitaire; alors que leur vrai but est en réalité de desserrer l’étau de l’armée gouvernementale sur les terroristes.

Ces derniers n’arrêtent pas leurs tirs. Comment sont-ils donc approvisionnés en munitions et en armes alors qu’ils prétendent que les produits alimentaires et les carburants ne peuvent leur parvenir, faisant craindre le pire pour les civils?

Nabil Antaki, Alep le 29 juillet 2016

Les habitants d'Alep préfèreraient vivre sous la protection des barbares, plutôt que celle du gouvernement et de l'armée syrienne.

- Le cri d’alarme des médecins d’Alep - L'Orient-Le Jour

Extrait

Dans les quartiers est d’Alep, la situation humanitaire se dégrade chaque jour davantage, alors que la population suffoque depuis que les forces du régime ont repris la route du Castello, coupant ainsi toutes possibilités de ravitaillement pour les rebelles.

En moins de 24h, quatre hôpitaux de campagne et une banque de sang d’Alep ont été pris pour cible lors de raids du régime syrien. Dans la nuit du 23 au 24 juillet, les hôpitaux d’al-Bayan, al-Hakim, al-Zahra et al-Dakak ont été détruits. Ce n’est pas la première fois que Damas s’en prend à des hôpitaux. Le 15 février dernier, un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) à Maaret al-Naaman, dans le Nord syrien, avait été touché. Le ministre français des Affaires étrangères avait condamné ces attaques « délibérées » contre les structures de santé en Syrie par « l’armée ou ses soutiens », les qualifiant de « constitutives de crimes de guerre ». (...)

Depuis le début du conflit en 2011, plus de 700 médecins et personnels médicaux ont été tués lors d’attaques d’hôpitaux, selon le président de la commission d’enquête de l’Onu sur les droits de l’homme en Syrie, Paulo Pinheiro, qui s’est exprimé à Genève le 21 juin dernier. (...)

Si la manœuvre utilisée par le régime depuis le début du conflit a pour but de faire fuir les populations et de libérer la zone des civils, à Alep assiégée, l’objectif est de priver les habitants de tout pour les pousser à déposer les armes. Aucune aide internationale n’a pu entrer dans les secteurs rebelles depuis le 7 juillet. (...)

Depuis près d’un an et demi, les hôpitaux et les médecins sont devenus les cibles privilégiées des aviations syrienne et russe. (...)

Le 26 juillet, un appel de l’armée a été relayé par l’agence officielle Sana, exhortant les habitants des quartiers rebelles à « rejoindre la réconciliation nationale et chasser les mercenaires étrangers ». L’armée aurait envoyé des SMS aux habitants et aux combattants identifiant des « passages sécurisés » pour les civils désirant fuir et exhortant les rebelles à rendre les armes. Hier, Moscou est allée dans le même sens en déclarant que 4 corridors allaient être ouverts. Mais la crainte et l’angoisse persistent au sein de la population. « Les gens ont très peur et ils vont certainement refuser d’aller côté régime », estime le Dr Chahine. Des habitants, contactés via Facebook, confient que « les civils n’ont pas confiance en ce régime et ne seraient pas prêts à quitter ainsi la ville », affirme l’un d’entre eux. (Le Dr Chahine est chirurgien général et directeur de recherche de l’UOSSM à Alep, dans le dernier communiqué de l’ONG - ndlr)

Le silence assourdissant de la communauté internationale laisse les habitants d’Alep et ses médecins en plein désarroi. OLJ 29.07

Bref, la propagande américaine et de ses alliés.

Vous aurez compris qu'Orient le Jour se fait le porte-parole des "rebelles", de la "communauté internationale", d'une "ONG" française, du "ministre français des Affaires étrangères", de "Médecins sans frontières", de la "commission d’enquête de l’Onu sur les droits de l’homme en Syrie, qui tous ceux combattent pour renverser Assad. Tandis que l'ennemi de la population d'Alep serait "l'armée" syrienne, les "aviations syrienne et russe", le "régime".

Sans surprise, la pourriture stalinienne tient le même discours que L'Orient-Le Jour.

- Syrie: situation dramatique dans Alep assiégée - humanite.fr 29.07

Les rebelles et les secouristes contactés par les agences de presse comme par les ONG dans la partie assiégée de la ville ont avoué leurs doutes, notament du fait que l'armée aurait tiré sur des civils dans l'un de ces "corridors", dans le quartier de Salah al Dine.

Selon le Dr Taoufik Chamaa, de l'Union des Organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) pour la Syrie, les quartiers d'Alep tenus par la rébellion, où habiteraient encore quelque 300.000 habitants, comptent seulement 31 médecins et trois dentistes. humanite.fr 29.07

En fait de "rebelles", ce sont les barbares d'al-Nosra ou de Daech...

France24 a publié un article qui rétablit en partie les faits.

- Alep : les rebelles empêchent les civils d'approcher les corridors humanitaires - france24.com

Seul un petit nombre d'habitants d'Alep ont pu sortir vendredi de la zone contrôlée par les rebelles et assiégée par le régime, malgré l'ouverture de corridors humanitaires par Damas. De son côté, l'ONU a proposé de prendre le contrôle des couloirs.

"Une douzaine" sur 250 000. Seul un petit nombre d'habitants d'Alep ont pu sortir vendredi 29 juillet des quartiers contrôlés par les rebelles et assiégés par le régime syrien, avant que les insurgés n'empêchent les civils d’accéder aux couloirs humanitaires ouverts par le pouvoir.

Depuis l'annonce par la Russie, alliée du régime dans le conflit, de l'ouverture des couloirs, "une douzaine de personnes ont pu sortir via l'un des corridors à partir du quartier Boustane al-Qasr", a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. "Mais les groupes rebelles ont ensuite renforcé les mesures de contrôle vers ces corridors empêchant les habitants de s'y approcher", a-t-il ajouté.

(Sans surprise, le gouvernement français s'oppose à la solution adoptée par Damas et Moscou. LVOG)

Pour Paris, ces "couloirs humanitaires" ne constituent pas une solution satisfaisante. "Le droit international humanitaire exige que l'aide puisse être acheminée de toute urgence" aux populations assiégées, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal. "Dans ce contexte, l'hypothèse de 'couloirs humanitaires' qui consisterait à demander aux habitants d'Alep de quitter la ville n'apporte pas une réponse crédible à la situation", a-t-il précisé.

Selon des analystes, une perte d'Alep pourrait signifier le début de la fin pour la rébellion et représenter un tournant majeur dans la guerre syrienne qui a fait plus de 280 000 morts. france24.com 29.07

Et la position officielle de la France : Alep doit rester sous la coupe des barbares

- Syrie - Proposition russe de mettre en œuvre des "couloirs humanitaires" à Alep (28 juillet 2016) - diplomatie.gouv.fr

Il s'agit du portail du gouvernement français.

- Les habitants d’Alep doivent pouvoir rester chez eux en sécurité et bénéficier de toute l’aide dont ils ont besoin. Telle est la priorité. diplomatie.gouv.fr

Les habitants des quartiers d'Alep occupés par les barbares d'Al-Nosra et de Daech qui s'en servent de boucliers humains seraient "en sécurité", alors que ceux qui se trouvent dans les quartiers sous contrôle de l'armée syrienne ne le seraient pas.

Ils ont osé.

- Adama Traoré : le «New York Times dénonce «l'impunité» de la police française - Liberation.fr

Dans un éditorial consacré à la mort du jeune noir à Beaumont-sur-Oise, le quotidien américain fustige le racisme de la police hexagonale et l'indifférence du gouvernement. Liberation.fr 30.07

- A Pau, François Bayrou va finalement armer sa police municipale - L'Express.fr

François Bayrou a changé d'avis. Le maire de Pau a décidé d'armer sa police municipale. Une décision prise à la suite de l'attentat de Nice. L'Express.fr 30.07

- Croissance française : les mouvements sociaux auraient plombé l'économie - Francetv info

Alors que l'Insee prévoit une croissance nulle pour la France au second trimestre de 2016, le gouvernement a pointé la responsabilité des grèves contre la loi Travail. Francetv info 30.07

- Un « syndrome asphyxique » a causé la mort d’Adama Traoré - LeMonde.fr

Les gendarmes qui ont procédé à son interpellation le 19 juillet ont dit aux enquêteurs avoir maîtrisé le jeune homme avec « le poids de [leurs] corps à tous les trois ».

Les proches du jeune homme mort lors de son interpellation dans le Val-d'Oise avaient appelé à un nouveau rassemblement, samedi, pour demander la «vérité» sur les conditions du drame.

Un cordon de CRS a bloqué le cortège qui venait juste de se mettre en marche devant la gare du Nord à Paris. Près de 600 personnes étaient présentes, samedi 30 juillet, pour réclamer la « vérité » sur les circonstances de la mort d’Adama Traoré, 24 ans, mort onze jours plus tôt, après son interpellation par la gendarmerie à Beaumont-sur-Oise.

Plusieurs associations luttant contre les violences policières et les discriminations étaient également présentes. Personne n’a cependant pu défiler.

La préfecture de police de Paris s’y est opposée pour « des raisons tenant à la protection des institutions », « à la préservation de l’ordre public » et pour assurer « la propre sécurité des manifestants », a-t-elle justifié dans un communiqué. Elle a argué que la manifestation n’avait pas été déclarée, alors que les organisateurs affirmaient avoir déposé une déclaration 24 heures avant. LeMonde.fr et lefigaro.fr 30.07

- Un dirigeant de Publicis suspendu pour des propos sexistes - Le Monde.fr

Le patron de l’agence Saatchi & Saatchi, Kevin Roberts, également membre du directoire de Publicis, « a été prié de prendre congé de Publicis Group avec effet immédiat » en raison de la « gravité de ses propos », selon un communiqué. Il appartiendra « à la fin » au conseil de surveillance de Publicis d’« envisager la suite » sur le cas de M. Roberts, ajoute le communiqué du numéro un de la communication numérique.

Interrogé sur la question de la parité homme-femme dans le secteur publicitaire, vendredi 29 juillet sur le site d’information économique et technologique Business Insider, le patron de Saatchi & Saatchi a balayé le problème : « Ce putain de débat est dépassé. » Puis il a assuré à la journaliste qu’il ne passe « pas de temps » sur ces enjeux.

Avant d’expliquer pourquoi, selon lui, les femmes occupent moins de postes à responsabilité :

« Leur ambition n’est pas verticale, c’est une ambition intrinsèque, circulaire, d’être heureuses. Alors elles nous disent : “Nous ne nous évaluons pas avec les critères selon lesquels vous, dinosaures idiots, vous vous jugez.” Je ne pense pas [que le manque de femmes à des postes de direction] soit un problème. Je ne suis pas inquiet, simplement parce qu’elles sont très heureuses, qu’elles ont beaucoup de succès et qu’elles font du très bon travail. Je ne peux pas parler de discrimination parce que nous n’avons jamais rencontré ce problème, Dieu merci. » Le Monde.fr 30.07

« Ce putain de débat est dépassé », voilà comment je le vis en Inde.

Même chez moi, en présence d'un enfant de 5 ans je ne peux pas ne serait-ce que toucher la main de ma compagne Selvi et vice versa, donc encore moins en présence d'adultes dans un lieu public, dans la rue. En quoi cela me pose-t-il un problème ? En rien. Franchement on peut se passer de se toucher en public et continuer de vivre normalement.

Ce n'est pas pour rien que je dis que les rapports en Inde sont féodaux ou semi-féodaux. Cela dit, ils ne me choquent pas. Je ne juge pas les Indiens, je n'entends pas changer ces rapports même si je ne les partage pas, j'estime qu'ils reflètent le sous-développement économique et social du pays.

Cela ne vous choque pas qu'ils aient créé des produits qu'ils mettent à la disposition de la population, tout en sachant qu'ils sont nocifs pour sa santé ou son existence, par exemple les cigarettes, des alcools forts, des bagnoles ou des motos qui peuvent rouler à des vitesses insensées.




INFOS EN BREF

POLITIQUE

1- Turquie

1.1- Turquie : le président Erdogan veut renforcer son emprise sur l’armée et le renseignement - LeMonde.fr

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé, samedi 30 juillet, à la télévision, vouloir contrôler directement les services de renseignement et les chefs d’état-major de l’armée, renforçant encore son pouvoir deux semaines après un putsch raté.

« Nous allons introduire une petite réforme constitutionnelle [au Parlement] qui, si elle est approuvée, fera passer le service national de renseignement (MIT) et les chefs d’état-major [de l’armée [sous le contrôle de la présidence. »

Le président turc a par ailleurs annoncé samedi son intention de fermer toutes les écoles militaires et de les remplacer par une université nationale chargée de former les forces armées. LeMonde.fr 30.07

1.2- Putsch manqué en Turquie: les autorités ont intercepté des messages cryptés - AFP

Les autorités turques ont commencé à intercepter plus d'un an avant la tentative de coup d'Etat les messages qu'échangeaient sur un service de messagerie crypté des sympathisants du prédicateur en exil Fethullah Gülen accusé par Ankara d'avoir ourdi le putsch manqué du 15 juillet, a déclaré samedi un responsable turc.

Selon ce responsable qui a requis l'anonymat, les services de renseignement turcs (MIT) se sont mis à décrypter ces messages échangés sur l'application ByLock dès le mois de mai de l'année dernière.

Il affirme que cette surveillance leur a permis de connaître les noms de 40.000 sympathisants du mouvement guléniste dont 600 militaires de haut rang.

"Un grand nombre de gens identifiés grâce à Bylock ont été directement impliqués dans la tentative de coup d'Etat", a affirmé ce responsable turc.

D'après lui, les partisans du prédicateur Gülen avaient pris l'habitude d'échanger par des systèmes de messagerie sécurisés depuis 2013 et ont commencé à utiliser ByLock en 2014.

Fethullah Gülen était devenu la bête noire de Recep Tayyip Erdogan en 2013 après qu'un scandale de corruption eut publiquement éclaboussé des proches de ce dernier, qui était à l'époque Premier ministre -il est devenu président en août 2014- et qui avait accusé son ancien allié d'avoir orchestré ce scandale.

"Les données collectées sur ByLock nous ont permis de réaliser un schéma de leur réseau, tout au moins d'une large partie de celui-ci. Ils ont ensuite changé de messagerie quand ils ont réalisé que ByLock n'était plus sûr", a indiqué le responsable turc.

Selon Ankara, les participants au putsch ont échangé via la messagerie WhatsApp pendant la tentative de coup d'Etat. Cette messagerie (groupe Facebook) propose depuis cette année un cryptage "total" de ses communications. Elle a été suivie par d'autres géants de l'internet (Apple, Google) qui souhaitent renforcer leurs dispositifs pour échapper à toute surveillance.

Le ministre turc de l'Energie Berat Albayrak avait déclaré cette semaine que les autorités avaient déjà préparé des listes de membres du réseau de Fethullah Gülen avant le putsch et s'apprêtaient à purger différentes institutions dont l'armée. AFP 30.07

2- Pologne

- Pologne : le président promulgue une nouvelle loi controversée sur le Tribunal constitutionnel - LeMonde.fr

Le texte ne tient pas compte des recommandations adressées par la Commission européenne. Mercredi, Bruxelles a donné trois mois à Varsovie pour les intégrer, sous peine de sanctions.

Le président conservateur polonais Andrzej Duda a promulgué samedi 30 juillet une nouvelle loi controversée sur le Tribunal constitutionnel, source de préoccupations pour la Commission européenne et Washington.

Mercredi 27 juillet, au nom de la protection de l’Etat de droit en Pologne, Bruxelles a donné trois mois à Varsovie pour revoir le fonctionnement de son Tribunal constitutionnel, cible des conservateurs depuis leur arrivée au pouvoir. Ces derniers considèrent cette instance comme un rempart de l’opposition qui risque de freiner leurs réformes.

C’est une nouvelle étape, la deuxième, franchie dans la procédure inédite déclenchée par l’UE contre Varsovie sur l’Etat de droit, qui peut éventuellement aboutir en dernier recours à des sanctions comme une suspension des droits de vote de la Pologne au sein de l’UE.

Varsovie remet en cause la légitimité de la Commission européenne dans ce dossier, posant la question de savoir si celle-ci « respecte les principes de la coopération loyale avec les gouvernements des pays membres ».

En contresignant ce texte, M. Duda a ignoré différents appels à le rejeter, de la part notamment de plusieurs organisations nationales de juges ou de la Fondation d’Helsinki des droits de l’Homme qui l’a qualifié d’« attentat à la démocratie constitutionnelle ».

Bruxelles a adressé mercredi à la Pologne une série de « recommandations sur l’Etat de droit », dont celle de rendre publics et de mettre en application les jugements rendus par le Tribunal constitutionnel, notamment celui dans lequel sont considérés comme contraires à la Constitution les modifications concernant la nomination des juges que le gouvernement tente d’imposer à cette juridiction. Or, la nouvelle loi n’en tient pas compte.

Bruxelles a aussi demandé à Varsovie de s’assurer que toute révision de la loi soit conforme au jugement du Tribunal constitutionnel et prenne en compte l’opinion de la Commission. LeMonde.fr 30.07

3- Tunisie

- Tunisie: le gouvernement de Habib Essid démissionnaire - AFP

Le Parlement tunisien a comme attendu retiré samedi soir sa confiance au gouvernement de Habib Essid, sous pression depuis que le président Béji Caïd Essebsi s'est dit en faveur d'un cabinet d'union nationale il y a deux mois.

Le départ de M. Essid, un indépendant de 67 ans dont le passage au gouvernement a été mouvementé, fait craindre une nouvelle période d'incertitudes en Tunisie, un pays fragilisé. AFP 30.07

4- Burundi

- Burundi: manifestation à l'appel du pouvoir contre la France et l'ONU - AFP

Le gouvernement du Burundi a organisé samedi une manifestation devant l'ambassade de France à Bujumbura, pour manifester son hostilité à la résolution de l'ONU adoptée vendredi à l'initiative de la France et prévoyant le déploiement de 228 policiers dans le pays. AFP 30.07

Bienvenue en oligarchie

- Lutte contre le terrorisme : un dispositif de blocs de béton à Nancy

Comme dans plusieurs villes et dans un contexte terroriste, Nancy (Lorraine) accueille un dispositif à base de blocs de béton pour bloquer les véhicules. Francetv info

- «Partir en vacances ne signifie pas devoir se protéger dans un abri anti-atomique»

Pour le psychologue clinicien Olivier Douville, il est important d'accepter nos peurs et de continuer à vivre malgré le drame de Nice et l'attentat survenu dans une église à Saint-Étienne-du-Rouvray. LeFigaro.fr

- Le sexe à l'Ancien Régime: "Embrasser une femme mariée est passible de décapitation"

A la Renaissance, l'Eglise et l'Etat oeuvrent main dans la main pour réprimer sexe et plaisir charnel. Mais les classes populaires parviennent à s'émanciper malgré tout. Pour le moderniste Jacques Solé, "les paysans ont inauguré le mariage d'amour". L'Express.fr

L'Ancien Régime synonyme de décadence des moeurs, de libertinage absolue... chez la noblesse...


Le 30 juillet 2016

CAUSERIE

On ajoutera 5 articles demain, plus le temps, je dois cuisiner, arroser le jardin...

En république oligarchique, les principes de la République servent uniquement de caution démocratique et morale à la dictature de l'oligarchie pour que la pseudo-gauche (et extrême gauche) puisse y participer, afin de mieux tromper et asservir le peuple.

Au nom de la liberté, ils la mettent sous surveillance, l'encadrent strictement, la réduisent, la suppriment...

Au nom de l'égalité, les inégalités et les injustices explosent. Ils ont tous les droits, vous n'en avez aucun...

Au nom de la fraternité, ils exigent des exploités toujours plus de sacrifices pour que les exploiteurs s'enrichissent toujours plus. Autrement, ils peuvent briser votre vie, celle de votre famille, vous assassiner et assurer l'impunité aux coupables.

Quel monde merveilleux, ils veulent vous rendre dingues !

On the edge (sur le fil du rasoir).

Le plus dingue, c'est qu'il y a, quoi, à peine un an ou un peu plus, c'est moi que la plupart des lecteurs ou militants prenaient pour un dingue. Si, si, vous n'avez pas à vous en cacher puisque je l'assume, et pour cause, ce qui est con, pour eux, c'est que les faits m'ont donné raison, bon, cela je ne leur demanderai pas de le reconnaître puisque c'est au-dessus de leurs forces. A moins qu'ils aient évolué.

La règle du jeu consiste au départ à être aussi dingue ou encore plus dingue que les dingues qui nous gouvernent et qui veulent absolument nous rendre dingue, pour comprendre ce que ces dingues mijotent, mais, car il y a un mais et heureusement, en maîtrisant la règle du jeu on le destine à déjouer leur plan ou à un tout autre objectif que le leur.

Ceux qui n'ont pas encore compris que la civilisation humaine courait à l'abîme sont en danger et peuvent devenir dangereux, et pour beaucoup seront irrécupérables. Pour beaucoup moins que cela ou dans de toute autre circonstance, combien de gens ou de militants n'avons-nous pas vu sombrer ?

Ne pratiquons pas l'auto-censure, c'est ce qui nous perdra. Soyons lucides, c'est ce qui nous sauvera.

Sur cette note optimiste, bon week-end.

Nouvel ordre mondial totalitaire. Etre manipulé, vous ne demandez que cela ou on ne vous demande pas votre avis.

Je rappelle que je ne suis présent sur aucun "réseau social". Tous les partis ouvriers ont décidé de s'y mettre, du coup quand juste pour s'informer on se connecte sur leur page Facebook, au bout de quelques secondes au centre de l'écran un cadre apparaît dans lequel on vous demande de vous connecter ou de vous abonner à Facebook si cela n'est pas déjà fait pour faire disparaître ce cadre et accéder au contenu de la page en question qu'on peut malgré tout visualiser. Cependant certains passages qui nécessite d'ouvrir une autre fenêtre demeureront inaccessible si vous n'êtes pas abonnés à Facebook.

Alors qu'il aurait été plus simple et sain de communiquer les mêmes infos à partir d'un blog ou d'un portail réalisé à cet effet.

- Sept arnaques des réseaux sociaux que vous avez acceptées sans le savoir - sputniknews.com

C'est très simple. Vous téléchargez une appli ou vous vous enregistrez sur un site, puis vous faites défiler le texte énorme des conditions d'utilisation jusqu'au bouton "J'accepte". Mais les avez-vous jamais lues attentivement?

On vous propose de découvrir des points curieux parmi les conditions d'utilisation rédigées par les réseaux sociaux populaires. Laquelle de ces arnaques vous semble la plus révoltante? Qu'est-ce que vous n'auriez jamais accepté… si vous l'aviez su dès le début?

1 - Facebook possède tout ce que vous publiez. Tout, littéralement.

"Vous nous accordez une licence non exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale pour l’utilisation des contenus de propriété intellectuelle que vous publiez sur Facebook ou en relation avec Facebook"

En termes simples, Facebook peut faire tout ce qu'il veut avec tout ce que vous avez publié sur votre page. Par exemple, publier un livre de vos posts ou en faire une adaptation cinématographique. Et même transmettre vos informations aux agences publicitaires.

2 - Twitter peut vous sanctionner pour la publication d'un tweet contenant un lien sur des matériaux protégés par un droit d'auteur.

"Nous nous réservons le droit de supprimer les contenus présumés frauduleux sans préavis, à notre seule discrétion et sans engager notre responsabilité envers vous. Lorsque les circonstances le justifient, Twitter sera également en droit de résilier le compte d’un utilisateur si l’utilisateur est considéré à plusieurs reprises comme frauduleux"

Twitter interdit d'utiliser des matériaux protégés par un droit d'auteur. Ce point n'est pas surprenant. Alors, si vous violez cette règle, le site supprime les contenus en question et bloque votre compte.

3 - Snapchat prend soin de vous et ne veut pas que vous risquiez votre santé en cherchant un angle parfait.

"Votre sécurité quand vous utilisez nos services est importante pour nous. N'utilisez donc pas nos services d'une manière qui pourrait vous mettre dans une situation où vous enfreindriez le code de la route ou les lois sur la sécurité routière. Ne mettez jamais votre sécurité, ou celle des autres, en danger juste pour prendre un Snap"

Si vous voulez prendre un Snap à une vitesse de 100 km/h, vous risquez d'avoir un accident de voiture. Ainsi, afin d'éviter l'utilisation si dangereuse d'un portable, Snapchat a inclus dans ses conditions d'utilisation le conseil de ne pas mettre en danger votre sécurité et la sécurité de vos proches.

Cela veut dire que Snapchat n'est pas responsable de toutes les bêtises que vous pouvez faire en utilisant l'application. Cela autorise également Snapchat à vous bannir si vous violez cette règle. Actuellement, on doit y réfléchir à deux fois avant de demander à son ami de lui tenir les pieds, pendu du haut d'un immeuble à plusieurs étages, tout en espérant prendre un Snap idéal.

4 - Il est interdit de suivre des gens sur Instagram.

"Il est interdit d'insulter, de menacer, d'intimider ainsi que de suivre les gens et les personnes morales"

Si insulter et menacer sont des actions objectivement mauvaises, en quoi est-il mal de suivre les vies d'autres personnes dans des réseaux sociaux?

Le fait est que dans la vie réelle et sur les réseaux sociaux la notion de "filature" se distingue. Cela veut dire qu'il n'y a rien de terrible si vous suivez "cette meuf sympa de la soirée". Et quant à vie réelle, le mot "filature" est associé à des intentions sombres.

Sur les réseaux sociaux, "la filature" se manifeste par l'afflux de messages personnels indésirables et des commentaires menaçants. Ne faites jamais ça sur Internet!

5 - Il est interdit de mentir sur LinkedIn.

"Vous devez présenter seulement une information sincère sur votre profil" Mentir est mal en général. Notamment quand il s'agit de votre CV.

Afin de conserver son statut de réseau social professionnel crédible, LinkedIn demande aux utilisateurs de ne pas mentir à propos de leurs accomplissements et de leur expérience professionnel antérieure.

Dites adieu à votre page LinkedIn, si on vous pince sur un mensonge.

6 - Instagram peut vous faire changer votre surnom à n'importe quel moment.

"Nous nous réservons le droit de faire changer son surnom à n'importe quel utilisateur pour n'importe quelle raison" Personne n'échappe à la colère d'Instagram.

Apparemment, Instagram a inclus ce point pour sanctionner des personnes qui s'enregistrent sous de faux noms.

Cependant, cela ne veut pas dire qu'Instagram peut vous priver de votre surnom. Actuellement, Instagram n'abuse pas de ce privilège, mais on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve. Peut-être un jour quelqu’un aura-t-il l'intention de s'approprier la popularité d'une célébrité, qui sait?

7 - Twitter n'est pas responsable du piratage éventuel de votre mot de passe.

"Vous êtes responsable de la protection du mot de passe que vous utilisez pour accéder aux services et pour toutes les activités ou les actions faites après authentification avec votre mot de passe. Nous vous encourageons à utiliser pour votre compte des mots de passe forts (mots de passe constitués d’une combinaison de lettres majuscules et minuscules, de chiffres et de caractères spéciaux). Twitter ne saurait être tenue responsable d’une perte ou d’un dommage quelconque résultant d’un manquement de votre part à ce qui précède."

Un mot de passe sûr, c'est important. Même si votre mot de passe comprend des lettres, des chiffres et des symboles, cela ne garantit pas qu'il ne puisse pas être piraté.

Si on pirate de nouveau la base de données de Twitter (et c'est déjà arrivé) et si vos mots de passe tombent entre les mains de hackers, vous serez toujours tenu pour responsable. Twitter ne reconnaît aucune responsabilité.

Nous faisons défiler toutes les conditions d'utilisation en les acceptant sans les lire, alors que parfois elles contiennent beaucoup d'informations inattendues. Mais nous sommes sûrs que même après cet article, vous n'allez pas le faire… sputniknews.com 29.07

Pas concerné. A cause du passage de Reliance en G4, j'ai dû racheter un téléphone portable, j'ai opté pour le moins cher, 1500 roupies, environ 20 euros.

Internet et toutes leurs applications ou réseaux sociaux à la con, c'est fait pour vous distraire, mieux vous endormir ou vous abrutir... Et ça marche à fond !

Le règne de la nécessité est bien la négation du règne de la liberté.

- Comment Pokémon Go est-il lié à la CIA? - arretsurinfo.ch 29.07

Alors que Pokémon Go donne le tournis à la planète entière, les joueurs ont-ils jamais pensé à quoi aussi pourrait servir ce jeu à priori innocent? Sputnik a fait une petite recherche sur l’affaire.

Voici quelques faits curieux sur le jeu Pokémon Go — et ce ne sont pas des astuces afin d’augmenter son niveau de jeu mais des détails sur le fonctionnement du projet qui sont facilement accessibles et vérifiables sur Internet. Détails qui peut-être réduiront à néant votre envie de vous lancer à la poursuite des Pokémon, ou encore de poursuivre l’aventure.

Sputnik vous propose ainsi de jeter un oeil sur ces informations et vous laisse en tirer vos conclusions.

Le projet Pokémon Go a été créé conjointement par The Pokémon Company, Nintendo et Niantic, ancienne filiale de Google. Niantic a été fondé par John Hanke, également fondateur de la compagnie Keyhole, Inc. spécialisée dans la création de cartes géospatiales. La compagnie a été financée par In-Q-Tel, un fonds américain de capital-investissement mis en place par la CIA en 1999.

A l’époque, plusieurs tâches ont été accomplies:

— la cartographie de la planète régulièrement mise à jour, y compris les autoroutes et tous les grands objets de l’infrastructure urbaine en général, — des robots-véhicules ont mis leurs nez dans tous les coins du monde et ont cartographié des villes entières, des rues…

Et voilà en 2016 que Niantic fait un pas en avant lance un jeu génial et viral basé sur le principe de la réalité augmentée. Une fois qu’il l’a installé et qu’il a lui autorisé l’accès à sa caméra qui filme tout ce qu’il voit autour de lui, son microphone, son gyroscope, son GPS et tous ses appareils connectés, le smartphone de l’utilisateur se met à vibrer et signale que plusieurs Pokémon se trouvent à proximité.

Que se passe-t-il ensuite? L’application vous félicite pour votre premier succès parce qu’elle sait comment il est important pour le joueur d’être encouragé. Puis, elle requiert que vous filmiez vos premiers Pokémon captés de tous les angles — et obtient donc les photos de votre appartement en détail, y compris les coordonnées et l’angle d’inclinaison du smartphone.

A propos, les règles d’utilisation qu’il faut accepter pour installer le jeu recèlent d’informations intéressantes. Ainsi, Niantic vous informe en ces termes officiels:

« Nous coopérons avec le gouvernement, les autorités compétentes ou des parties privées pour appliquer et respecter la loi. Nous pouvons divulguer toute information vous concernant (ou votre enfant autorisé) en notre possession ou sous notre contrôle au gouvernement, aux autorités compétentes ou aux parties privées dans le cas où, à notre seule discrétion, nous le penserions nécessaire ou approprié ».

Mais qui lit les règles de l’utilisation? On appuie sur « J’accepte » et on se dépêche de lancer le jeu.

Pourtant, les règles s’avèrent être une lecture bien excitante. Elles signalent par exemple que les servers de Pokémon Go enregistrent automatiquement certaines informations sur la façon dont une personne utilise ses services et s’en sert pour administrer ces services et analyser (petit détail: ils peuvent recourir à des tiers pour effectuer cette analyse).

Et cerise sur le gâteau:

« Les informations que nous collectons auprès de nos utilisateurs, y compris les données à caractère personnel, sont considérées comme un actif de l’entreprise ».

Voilà ce que vous acceptez en effet en installant l’appli.

« Si nous étions rachetés par un tiers à la suite d’une transaction telle qu’une fusion, une acquisition ou une vente d’entreprise, ou si nos actifs étaient rachetés par un tiers pour cause de faillite ou de cessation de commerce, une partie ou la totalité de nos actifs, y compris vos données à caractère personnel (ou celles de votre enfant autorisé), pourraient être divulguées ou transférées à un tiers acquéreur dans le cadre de la transaction », poursuivent les règles.

Imaginez-vous cela: le renseignement veut savoir ce qui se passe actuellement, par exemple… au Palais de l’Elysée. Et une minute plus tard les députés, les journalistes, les employés qui s’y trouvent sont tous rivés sur leurs portables qui leur signalent qu’un certain nombre de Pokémon sont dans la place…

Vous connaissez la suite. sputniknews.com 28.07

L'agence de renseignement du régime sioniste a plus de pouvoir que les agences de renseignements du monde entier. La preuve.

Comment un journaliste israélien a pu se trouver présent sur la scène de deux attaques perpétrées dans deux pays différents à quelques jours d'intervalle ? Il a forcément été informé que ces attaques allaient avoir lieu, CQFD.

Grille de lecture.

Etes-vous en mesure de fournir une explication différente de celle figurant dans le titre ?

On ne vous dit pas tout. Vous prétendez le savoir, on ne vous la fait pas à vous, vous êtes plus malins que les autres, c'est bien connu, mais en réalité vous n'en tenez pas compte et vous vous comportez comme le dernier des crétins qu'on peut manipuler aussi facilement qu'un gosse de 5 ans. Vous avez là l'occasion de prouver le contraire ou d'évoluer, profitez-en.

Attention, terrain glissant ! Les esprits faibles ou fragiles pourraient basculer de l'antisionisme dans l'antisémitisme. Tandis que les petits messieurs je-sais-tout avant tout le monde ou mieux que tout le monde pourraient être choqués par la révélation d'un fait qui les forcerait à remettre en cause la version officielle de l'attaque du 14 juillet à nice qu'ils s'étaient eux-mêmes empressés d'adopter, parce que cela les arrangeait ou cadrait avec leur interprétation fossilisée du monde, pour finalement nier la réalité et décréter qu'ils sont le fait de complotistes.

- Nice, Münich : un journaliste lié à Israël présent aux deux endroits - presstv.ir

L’ancienne parlementaire du Parti Démocrate U.S. Cynthia McKinney pose des questions sur les liens d’Israël avec les attaques récentes en France et en Allemagne, après qu’un journaliste israélien a réussi à filmer les deux attaques au moment où elles avaient lieu.

« Le même photographe a filmé les tragédies de Nice et de Munich, » a déclaré samedi dans un tweet Cynthia McKinney, qui a été six fois membre du Congrès pour la Géorgie.

Le journaliste en question qui a filmé l’attaque du camion à Nice, en France, qui a tué plus de 80 personnes et en a blessé des dizaines d’autres le 14 juillet, s’appelle Richard Gutjahr.

De nationalité allemande, il est marié à une Israélienne nommée Einat Wilf, une femme qui a fait son service militaire dans l’unité d’espionnage 8200, a été un temps députée à la Knesset, et qui est un agent d’influence et de propagande avéré.

Huit jours plus tard, Richard Gutjahr, qui se dit « journaliste indépendant », une appellation passe-partout, se trouvait sur le site d’une autre attaque à Münich, en Allemagne, où une fusillade a fait neuf victimes.

« Vraisemblable ? Vous vous souvenez des Israéliens en train de danser ? » a demandé McKinney, se référant aux célébrations israéliennes signalées pendant les attaques du 11 septembre 2011 aux États-Unis.

L’ancienne parlementaire américaine a aussi posté une vidéo, montrant un article avec le titre : « Le même photo-propagandiste israélien pré-positionné à Nice ET MAINTENANT A MUNICH ».

« Le fait que ce type est arrivé à être là aux deux évènements, ce ne peut pas être une coïncidence, » dit le commentateur de la vidéo.

Il fait également un commentaire sur Einat Wilf, dont il rappelle le pedigree, avant de conclure « c’est 100 % clair que les empreintes digitales d’Israël sont partout dans ces événements. »

Lors de l’attaque de Nice, Gutjahr a filmé tout l’incident depuis un balcon à l’Hôtel Westminster, juste à côté de la rue où avaient lieu les célébrations de la Fête Nationale sur la Promenade des Anglais.

Il a également donné aux principaux médias occidentaux des reportages importants sur l’attentat de Münich, postant des images et des vidéos sur son compte Twitter.

Le chef de la Police de Munich Hubertus Andrae a identifié le tireur comme étant un individu irano-allemand âgé de 18 ans de Munich, qui n’avait pas de casier judiciaire et dont les motivations étaient « complètement obscures. » presstv.ir 25.07

Traduction d’un article paru sur le site iranien Press TV lundi 25 juillet 2016.

La presse française a aussi évoqué la curieuse coïncidence : c’est le cas par exemple de BFMTV, qui se garde cependant bien de noter les connexions israéliennes de Gutjahr, « en vacances à Nice » selon ses propres dires. L’article de BFMTV :http://www.bfmtv.com/societe/a-nice-puis-a-munich-un-journaliste-se-retrouve-par-2-fois-temoin-des-attaques-1019076.html

Source: http://www.europalestine.com/spip.php?article12075

- Nice : le vidéaste israélien est issu d’une agence gouvernementale - panamza.com

L’homme qui a réalisé la vidéo troublante de la tuerie de Nice avait longtemps collaboré avec une agence dirigée par un ex-espion du Mossad.

...au lendemain de l’attentat de Nice, Panamza dévoilait l’étrange vidéo capturée –selon le site israélien Ynet– par « Silvan Ben Weiss », un « Israélien vivant en France ».

Panamza a identifié l’individu : en réalité, il s’appelle Sylvain Benouaich.

C’est via son compte Facebook que cet homme -que la chaîne américaine NBC présente comme un simple « manutentionnaire »– a publié sa vidéo, filmée nonchalamment depuis la « terrasse » du restaurant La Canne à Sucre.

Particularité de Benouaich : après avoir exercé le métier d’agent de protection pour le compte de la compagnie vinicole Baron Edmond de Rothschild, l’homme a travaillé -pendant douze ans- pour l’Israel Export Institute, une agence gouvernementale qui fut longtemps dirigée par Rafi Eitan, célèbre cadre du Mossad.

À souligner : la consultation de sa page publique Facebook permet de cerner rapidement ses accointances idéologiques. Benouaich est un sympathisant décomplexé de l’extrême droite sioniste et islamophobe comme en témoignent plusieurs de ses publications. panamza.com 22.07

- Nice : Epouse du vidéaste allemand, l'espionne israélienne passe sa présence sous silence. - panamza.com

Vendredi 22 juillet, Einat Wilf, ex-députée israélienne pro-Netanyahou, a publié un tweet -le premier depuis avril- pour se plaindre que le monde soit "devenu fou" et se féliciter qu'Israël "apparaisse désormais comme un oasis de calme rationalité".

Issue du renseignement militaire (avec le grade de lieutenant dans l'unité d'élite 8200), Wilf -figure ambitieuse de la vie politique israélienne qui commente régulièrement l'actualité internationale- passe curieusement sous silence son passage par Nice, au jour de l'attentat.

Le 21 juillet, Panamza soulignait sa présence aux côtés de son mari : Richard Gutjahr, comédien et "journaliste indépendant" à l'origine de la vidéo exclusive du camion ralentissant sur la Promenade des Anglais.

Détail à souligner : le tweet de Wilf date de la soirée du 22 juillet, soit quelques heures après la présence de son mari aux abords de la fusillade de Munich. panamza.com 22.07

- Affabulateur : Pour attaquer Panemza, un employé de Valls vous baratine. - panamza.com

Le 19 juillet, Gilles Clavreul, délégué interministériel "à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme", s'est réjoui de la publication -par le site Spicee- d'une vidéo (payante) censée, d'après lui, "démonter de façon imparable les élucubrations complotistes de Panamza sur l'attentat de Nice" {http://panamza.com/bug}.

L'auteur de cette vidéo, dénommé Thomas Huchon et obsédé par le prétendu "complotisme", affirme sur son site (payant) s'être attaqué à "3 théories conspirationnistes".

"1. Le tueur ne serait pas mort puisqu'il n'y a pas d'impact de balle côté conducteur

2. Il n’y aucune trace de sang sur le camion donc personne n’est mort

3. Le tueur est toujours vivant et vit désormais en Tunisie".

Problème : Aucune de ces 3 affirmations n'a jamais été formulée par Panamza.

Conclusion : décidément obnubilé par Panamza, Gilles Clavreul affabule -purement et simplement- en prétendant que la vidéo de Spicee aurait "démonté" les enquêtes étayées du site sur l'attentat de Nice. panamza.com 26.07

Certes, l'auteur du portail Panamza est obnubilé par le sionisme, un peu trop à notre goût, mais ce n'est pas une raison pour ne pas y récolter des informations qui peuvent nous aider à mieux comprendre la situation et que l'ensemble des médias aux ordre censurent.

Au temps (OTAN) des barbares modérés.

- Syrie: pour se protéger, le Front Al-Nosra rompt avec al-Qaïda et change de nom - Arrêt sur Info

Les puissances occidentales, furieuses de voir la Russie frapper le groupe terroriste al-Nosra actif depuis fin 2011 en Syrie – un groupe qu’elles ont armé et financé alors que, dès fin 2011, il commettait les mêmes atrocités que l’EI (apparu en 2014) – ont trouvé le moyen de sauver al-Nosra des frappes russes en lui suggérant de se détacher d’al-Qaida pour pouvoir dire ensuite qu’il s’agit d’une «opposition modérée ». Ce sont des manœuvres criminelles destinées à tromper l’opinion qui entrent dans le cadre de la guerre que livre l’Occident à la Syrie et à la Russie par groupes terroristes interposés. [Arrêt sur Info]

Al-Qaïda a indiqué à sa branche syrienne, le Front Al-Nosra, qu’elle pouvait rompre ses liens organisationnels avec al-Qaïda afin de préserver son unité et de poursuivre son combat en Syrie, dans un communiqué audio diffusé le 28 juillet.

Le chef du Front Al-Nosra, Abou Mohammad al-Jolani, a annoncé que son groupe rompait ses liens avec le groupe terroriste al-Qaïda, lors d’une opération inédite : un enregistrement audio diffusé par la chaîne de télévision Al-Jazeera. Son but : faire en sorte que les Etats-Unis et la Russie n’invoquent plus ses liens avec l’organisation djihadiste pour prendre cette organisation pour cible. Pour cela le groupe a changé de nom s’appelle désormais «Front Fateh al-Cham».

«Nous remercions les commandants d’Al-Qaïda pour avoir compris la nécessité de rompre les liens […]», a indiqué le chef du deuxième groupe djihadiste le plus important en Syrie, soulignant que cette décision visait à «protéger la révolution syrienne».

Le leader d’al-Qaïda, Ayman al-Zawahri, avait précédemment déclaré dans un communiqué audio : «Vous pouvez sacrifier sans hésiter les liens organisationnels s’ils rentrent en conflit avec votre capacité à fonctionner de façon unie.»

La diffusion de cet enregistrement du feu Front Al-Nosra intervient une semaine après l’accord conclu entre les chefs des diplomaties russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry, pour lutter conjointemnet contre le Front Al-Nosra et l’Etat islamique (EI).

L’expert en groupes djihadistes Charles Lister a tweeté cette semaine que l’objectif du Front Al-Nosra était de se protéger d’une éventuelle campagne russo-américaine, de s’ «incruster davantage dans la révolution syrienne et de garantir son avenir à long terme». Le Front Al-Nosra est officiellement né en janvier 2012, soit dix mois après le début de la guerre civile syrienne, qui s’est transformée en une guerre civile sanglante. Le groupe, considéré comme «terroriste» par la Russie depuis le début du conflit, ne l’était pourtant pas pour certains pays occidentaux qui considéraient que le Front Al-Nosra faisait partie des «rebelles modérés». Néanmoins, si l’organisation est aujourd’hui classée comme groupe «terroriste» par Washington, l’attitude de la coalition internationale à son égard reste ambigüe. En juin dernier, la Russie s’était vue demander, en vain, de ne pas bombarder les positions du groupe en Syrie par les Etats-Unis. RT 28.07

Etat policier. La vérité asphyxiée et impunité pour les assassins

- Adama Traoré : les deux expertises font état d'une «asphyxie» - Liberation.fr

Une mort, toujours, sans raison officielle et un nouveau personnage : Yassine Bouzrou, avocat à la cour de Paris, a été désigné, ce vendredi, par une partie de la famille Traoré.

Vendredi, Yassine Bouzrou a expliqué à Libération, après voir consulté, pour la première fois, le dossier d’Adama Traoré qu’il «y a beaucoup de points en commun entre les deux autopsies». L’avocat argumente: «L’asphyxie est présente dans les deux rapports. Reste à savoir ce qui l’a provoquée. Une strangulation ? Une compression thoracique ?»

Autre interrogation : pourquoi le procureur n’a jamais évoqué l’asphyxie. Bouzrou ajoute: «Il a communiqué après un rapport intermédiaire du médecin légiste de Garches. Ce n’est pas sérieux et cela n’a aucune valeur médicale. Ce rapport intermédiaire dit qu’Adama était malade du cœur alors que les deux experts parisiens, après la seconde autopsie, disent qu’il y a une absence d’anomalie cardiaque. Et cette précision, le procureur s’est bien gardé bien de la faire.» Liberation.fr 29.07

- Un « syndrome asphyxique » pourrait expliquer la mort d’Adama Traoré - LeMonde.fr

Une nouvelle piste, celle du « syndrome asphyxique » pourrait expliquer la mort d’Adama Traoré, 24 ans, lors de son interpellation dans le Val-d’Oise, le 19 juillet. Selon des informations publiées vendredi 29 juillet sur le site Internet de L’Obs, plusieurs éléments concordants pourraient permettre d’aboutir à cette conclusion.

Il y a d’abord les témoignages des gendarmes qui ont interpellé Adama Traoré. Ils ont assuré aux enquêteurs : « Nous avons employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser. » Mais ont également ajouté, selon L’Obs : « Il a pris le poids de nos corps à tous les trois au moment de son interpellation. » Or, les conclusions des deux expertises médicales ordonnées successivement évoquent un « syndrome asphyxique » à l’origine de la mort d’Adama Traoré.

Le nouvel avocat de la famille d’Adama Traoré, Yassine Bouzrou, se demande donc si le jeune homme ne serait pas mort après « une compression thoracique, méthode habituellement utilisée au cours de certaines interpellations, dont on sait qu’elle peut être mortelle ».

Deux autopsies ont déjà été réalisées, excluant que le jeune homme de 24 ans ait subi des violences. Mais la cause du décès n’est toujours pas formellement établie. La famille a donc demandé une nouvelle expertise médico-légale qui a été refusée, a annoncé vendredi le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier.

M. Jannier avait d’abord évoqué « une grave infection touchant les poumons, le foie et la trachée ». Puis, vendredi, il a parlé d’une « pathologie cardiaque, pour laquelle il peut n’y avoir aucun signe avant-coureur », a-t-il précisé. Deux hypothèses que la deuxième autopsie a pourtant démenti.

La famille d’Adama Traoré accuse de « bavure » les gendarmes qui ont procédé à son interpellation. LeMonde.fr 29.07

Imaginez un peu l'effet qu'une telle injustice peut produire sur des cerveaux encore jeunes et fragiles, qui cumulent tous les handicaps et en proie à des conditions sociales déplorables, elle peut servir de déclic et les conduire à épouser ou à se convertir à une idéologie d'extrême droite ou fanatique qui achèvera de les déstabiliser.

Inconscient que cette idéologie les manipule et désigne des victimes innocentes responsables de leur malheur ou de leur difficulté à s'insérer dans la société, ils trouveront la la justification aux actes violents ou cruels qu'ils leur infligeront éventuellement.

De simples paumés, ils se transformeront en criminels ou barbares, en cibles idéals à abattre pour l'ensemble de la société, car parvenus à ce stade, plus personne ne pourra plus rien pour eux.

La stratégie du chaos se généralise.

"Faudrait arrêter la psychose et la désinformation, ça devient du grand n'importe quoi" (un Toulonnais)

- Deux interpellations pour risque d'attentat dans un TGV à Toulon - Reuters

Deux personnes soupçonnées de préparer un attentat ont été interpellées par la police vendredi après-midi à Toulon (Var) dans un TGV reliant Nice à Paris, a annoncé le conducteur du train.

"Il y avait deux individus suspectés de risque d'attentat et nous les avons évacués", a déclaré par haut-parleur le conducteur du TGV dans lequel se trouvait une journaliste de Reuters.

Le train a été arrêté 50 minutes en gare de Toulon où des policiers armés sont montés à bord, ouvrant notamment les portes de toilettes, a rapporté la journaliste. Reuters 29.07

Un internaute précise :

- Var Matin... " L'information selon laquelle la police a procédé ce vendredi à l'interpellation de "terroristes présumés" dans un TGV immobilisé à Toulon est fausse. La rumeur, relayée par une agence de presse, s'est propagée sur les réseaux sociaux et même sur des sites d'informations.

Une opération antiterroriste dans un TGV à Toulon? La préfecture a démenti catégoriquement, évoquant "un contrôle de police Vigipirate" sans aucune interpellation à la clé. Ce train, effectuant la liaison Nice-Paris, a été immobilisé pendant 45 minutes.

Selon nos informations, la brigade anticriminalité (Bac) de Toulon a été appelée pour contrôler deux personnes, manifestement de nationalité étrangère, signalées aux contrôleurs par une passagère. L'une était parfaitement en règle, confie une source policière, et l'autre, a échappé aux policiers qui soupçonnent une infraction à la législation sur les étrangers.

Ils le disent eux-mêmes. "Plus c'est mauvais pour l'économie réelle, meilleur c'est pour les marchés"

- Les Bourses européennes finissent la semaine en hausse - Reuters

- Taux:mauvais chiffres US ou la promesse de taux toujours bas - Cercle Finance

Nouvelle démonstration du principe selon lequel plus c'est mauvais pour l'économie réelle, meilleur c'est pour les marchés: Wall Street est en train de battre de nouveaux records historiques absolus alors même que la croissance semble retombée à ses plus faibles niveaux semestriels (moyenne de 2 trimestres) depuis fin 2009.

Le chiffre du PIB américain au 2ème trimestre 2016 ressort à +1,2% contre +2,6% anticipé, et celui du 1er trimestre est révisé de +1,1% à +0,8% (estimation initiale qui semblait peu réaliste parce que trop basse).

Comment expliquer la contreperformance du PIB quand la consommation qui 'pèse' 70% du PIB est estimée dans le même temps en hausse de +4,2% en rythme annuel à fin juin ?

Et comment la consommation peut-elle s'envoler 3 fois et demi plus vite que le PIB quand les salaires ne progressent que de +2,5% en rythme annuel ? C'est un peu comme si dans des essais de F1, un bolide venait de crever à l'arrière et de couler une bielle... mais réalisait à partir de ce moment le meilleurs temps des qualifications: cela paraîtrait un peu 'singulier'.

Il n'aura pas fallu longtemps aux opérateurs pour conclure que Wall Street vient de gagner au moins 6 mois supplémentaires sans hausse de taux.

Au plus tôt, la FED aurait pu agir en décembre, c'est de nouveau repoussé à juin 2017, comme après le 'Brexit'. Cercle Finance 29.07

Dossier Turquie.

- Turquie/putsch: 17 journalistes placés en détention préventive - AFP

Un tribunal turc a ordonné samedi le placement en détention préventive de 17 journalistes accusés de liens avec le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, qu'Ankara désigne comme le commanditaire du putsch raté, a rapporté l'agence de presse Anadolu.

Les dix-sept journalistes sont poursuivis pour appartenance à "un groupe terroriste". Vingt-et-un d'entre eux comparaissaient vendredi, dix-sept ont été écroués et quatre remis en liberté.

Parmi les reporters mis derrière les barreaux figure Nazli Ilicak, ancienne députée, licenciée du quotidien progouvernemental Sabah en 2013 après avoir critiqué des ministres empêtrés dans un scandale de corruption -- orchestré, selon Ankara, par Gülen.

Bulent Mumay, ancien éditeur du quotidien Hurriyet et figure connue du monde des médias, a en revanche été remis en liberté.

Les médias sont en première ligne des vastes purges en cours en Turquie après le coup d'Etat avorté du 15 juillet qui avait fait vaciller le pouvoir islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan. Plus de 130 médias ont été fermés par le gouvernement cette semaine et près de 90 mandats d'arrêts émis contre des journalistes, des mesures très critiquées par les ONG de défense des droits de l'Homme. AFP 29.07

- Le président turc dit aux Occidentaux de se "mêler de leurs affaires" - AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté vertement les critiques des Occidentaux inquiets des purges de masse en cours deux semaines après le putsch raté, leur conseillant de "se mêler de leurs affaires".

Le grand "coup de balai" en Turquie s'est étendu vendredi au monde des affaires, avec de premières gardes à vue de dirigeants d'entreprise, tandis que 17 journalistes dont des figures de premier plan ont été inculpés pour appartenance "à une organisation terroriste" et écroués.

A ce jour, plus de 18.000 personnes ont été mises en garde à vue à un moment donné, dont près de 10.000 sont poursuivies et placées en détention préventive, a dit le ministre de l'Intérieur vendredi, et 3.500 ont été libérées.

Quelque 50.000 passeports ont été annulés, une "précaution contre le risque de fuite des terroristes", a précisé un responsable turc, alors que la Turquie s'est installée dans l'état d'urgence pour trois mois.

Accusé du putsch par le président Erdogan sans qu'aucune preuve publique n'ait été fournie, le prédicateur septuagénaire Fethullah Gülen a démenti tout rôle dans le coup d'Etat avorté, depuis son exil américain.

Mais ses sympathisants présumés sont les victimes d'une chasse aux sorcières radicale qui touche l'armée, les médias, la justice et l'éducation.

Le ministre allemand des Affaires étrangères a dénoncé jeudi des purges qui "dépassent toute mesure" et l'Union européenne laissait entrevoir un gel des négociations d'adhésion d'Ankara en cas de violation de l'Etat de droit.

Mais M. Erdogan a fait fi de ces mises en garde.

"Certains nous donnent des conseils. Ils se disent inquiets. Mêlez-vous de vos affaires!", a lancé M. Erdogan depuis son palais présidentiel à Ankara.

"Ces pays dont les leaders ne sont pas inquiets pour la démocratie turque, ni pour la vie de nos citoyens et leur avenir alors qu'ils sont tellement préoccupés par le sort des putschistes, ne peuvent pas être nos amis", a-t-il ajouté.

Signe de la tension avec l'UE, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a estimé que l'accord entre l'Union et la Turquie pour freiner l'afflux de réfugiés en Europe occidentale risquait de capoter, dans un entretien au journal autrichien Kurier.

Le président turc a toutefois fait un geste de bonne volonté en affirmant abandonner les poursuites en justice lancées contre des personnes accusées de l'avoir insulté.

Un des leaders de l'opposition était notamment poursuivi ainsi que plus de 2.000 autres personnes, selon des chiffres officiels.

Vendredi, la purge s'est étendue aux secteurs des affaires. Mustafa Boydak, président du conglomérat familial Boydak Holding, a été arrêté à Kayseri (centre), en même temps que deux dirigeants de son groupe, Sukru Boydak et Halit Boydak, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Des mandats d'arrêt ont également été délivrés contre l'ex-président de ce groupe qui a des intérêts dans l'énergie, la finance et les meubles, ainsi que contre deux proches.

Vingt-et-un journalistes ont aussi comparu devant un tribunal, dont Nazli Ilicak, ancienne députée, licenciée du quotidien progouvernemental Sabah en 2013 après avoir critiqué des ministres empêtrés dans un scandale de corruption -- orchestré, selon Ankara, par Fethullah Gülen.

Des confrères s'étaient rassemblés devant le tribunal pour les soutenir, a constaté une journaliste de l'AFP.

Sur les 21 journalistes, 17 dont Nazli Ilicak ont été placés en détention préventive et sont poursuivis pour appartenance à "un groupe terroriste", a rapporté l'agence Anadolu.

Les quatre autres ont été remis en liberté, dont Bulent Mumay, ancien éditeur du quotidien Hurriyet et figure connue du monde des médias.

Le Premier ministre Binali Yildirim a par ailleurs affirmé que l'armée était maintenant "nettoyée" de ses éléments pro-Gülen.

Le chef de la diplomatie Mevlut Cavusoglu a assuré que l'armée turque continuerait la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique et sortirait renforcée de son remaniement, en réponse aux critiques "ridicules" du général américain Joe Votel, chef des forces américaines au Moyen-Orient.

Le président Erdogan a accusé ce général de "prendre le parti des putschistes", des accusations démenties par le chef militaire américain.

"Toute information selon laquelle j'ai quoi que ce soit à voir avec la récente tentative de coup d'Etat en Turquie est complètement fausse", a déclaré le général Votel.

La veille, il avait dit "craindre l'impact" des purges dans l'armée turque sur les relations entre Washington et la hiérarchie militaire turque, selon des médias américains.

L'armée turque a subi un vaste remaniement après le limogeage de près de la moitié de ses généraux (149).

"Toutes les bases dont sont partis les hélicoptères et les chars seront fermées", a annoncé le Premier ministre, "nous éliminerons tous les risques de nouveau putsch", a-t-il tonné devant la presse.

Par ailleurs, après le Kirghizistan, Ankara a mis en garde le Kazakhstan concernant des écoles "turco-kazakhes" liées à Fethullah Gülen. AFP 29.07

Après la lecture de ces infos réjouissantes, vous êtes en état d'overdose, pas de problèmes.

- Ne pas mourir d'une overdose à domicile, c'est désormais possible -

Les autorités sanitaires françaises viennent de donner un feu vert expérimental: les grands toxicomanes pourront disposer d'un spray nasal antidote contre les overdoses. Slate.fr 29.07


Le 29 juillet 2016

CAUSERIE

Je suis obligé de laisser certaines infos de côté faute de temps. On traite de préférence l'actualité politique et économique.

Ici l'approximation a valeur d'aveu de manipulation des faits.

En moins de 15 jours, la France et l'Allemagne ont connu chacune deux attaques revendiquées ou inspirées par l'idéologie jihadiste. Tuerie de masse ou opérations ciblées, ces attentats restent extrêmement difficiles à décrypter mais se produisent dans une Europe affaiblie et en pleine crise existentielle. AFP 28.07

Traitre, corrompu, vendu ? Non, des agents loyaux au capital rémunérés pour service rendu.

- Thierry Lepaon (ex-leader CGT) chargé par Matignon de créer la future Agence de la langue française - AFP

L'ex-leader de la CGT Thierry Lepaon, poussé à la démission en 2015 après un scandale sur son train de vie, a été missionné par Manuel Valls pour "préfigurer" la future Agence de la langue française pour la cohésion sociale, a-t-on appris jeudi. AFP 28.07

Vous avouerez qu'ils ne sont pas ingrats envers leurs larbins.

Il ne lui restera plus qu'à postuler à l'Académie française ou au Collège de France !

France. Etat policier.

L'Etat de droit sans l'Etat social, c'est l'arbitraire permanent en dictature du capital.

- Terrorisme : doit-on s'affranchir de l'Etat de droit ? - LeParisien.fr

Pour certains, dernier rempart avant l'aliénation de nos libertés ; pour d'autres, seul frein à une lutte enfin efficace contre le terrorisme, l'Etat de droit n'en finit pas de diviser la classe... LeParisien.fr 28.07

L'Etat d'exception appelle à son renversement.

- « Changeons la Constitution ! » - LeParisien.fr

-Faut-il modifier notre Etat de droit pour lutter contre le terrorisme ? LeParisien.fr 28.07

Connais pas !

- « La démocratie peut gagner » - LeParisien.fr

Je n'ai pas encore trouvé par quel terme précis on pourrait remplacer démocratie. Il reste à inventer, démocrassie est trop vulgaire. Démocratie signifie que la souveraineté appartiendrait aux citoyens, mais ce ne fut jamais le cas, il faudrait donc trouver un mot qui exprime la négation de ce droit. Balzac signalait dans le Cabinet des Antiques: Il n'y a plus de noblesse, il n'y a que de l'aristocratie. Montesquieu en donnera une définition dans l'Esprit des lois : Dans l'aristocratie, la souveraine puissance est entre les mains d'un certain nombre de personnes. Ce sont elles qui font les lois et qui les font exécuter; et le reste du peuple n'est tout au plus à leur égard que comme dans une monarchie les sujets sont à l'égard du monarque. Renan dans Questions contemporaines apportait une précision intéressante : Il est de l'essence des États modernes, sortis de la féodalité, de posséder une aristocratie, reste des familles autrefois souveraines, dont le rôle consiste à limiter la royauté et à empêcher le développement exagéré de l'idée de l'État. Exactement comme le fait de nos jours l'oligarchie et ses représentants au pouvoir.

Le Grand Robert de la langue française note que L'aristocratie dégénère quelquefois en oligarchie, dont il donne la définition suivante qui va comme un gant à tous les régimes qui se sont succédés depuis l'Antiquité : "Régime politique dans lequel la souveraineté appartient à un petit groupe de personnes, à quelques familles, à une classe restreinte et privilégiée", la souveraineté du peuple ayant toujours été bafouée, y compris en République ou tout au long de la lutte des classes jusqu'à nos jours, à l'exception des périodes de la Commune et de la révolution russe de 1917.

La souveraineté se confond avec la classe qui détient le pouvoir économique, comme les masses exploitées ou l'immense majorité de la population n'a jamais détenu le pouvoir économique, on ne voit où et comment la démocratie aurait pu exister. Ce fut un leurre basé sur le fait que la classe au pouvoir pouvait en certaines circonstances prendre des mesures en faveur de l'ensemble ou de la majorité de la population dictées en réalité par ses propres besoins pour ne pas entraver le développement économique dont dépendait ses propres privilèges et son pouvoir.

Ce qui a pu faire illusion également, c'est lorsqu'elle fut amenée au cours de la lutte des classes à prendre des mesures qui en apparence allaient à l'encontre de ses besoins, lorsque des troubles sociaux ou une révolution menaçait son pouvoir, pour par la suite revenir dessus ou s'en servir pour maintenir la paix sociale et consolider son pouvoir, sans rien concéder sur le fond, sans que le régime d'exploitation et sa domination politique ne soient remis en cause.

D'une manière ou d'une autre on n'a jamais cessé de vivre en oligarchie, même si sa forme et son contenu ont évolué au fil du temps, de la lutte des classes et du développement des forces productives. C'est la débâcle du mouvement ouvrier et l'incurie politique de son avant-garde qui de nos jours met en lumière crûment ce constat ou remet au goût du jour l'oligarchie, qui apparaît soudain toute puissante, d'une violence extrême. On va continuer de réfléchir à ce sujet, ceci n'est qu'une esquisse.

Disons provisoirement qu'on est en train de passer d'une République oligarchique à un régime oligarchique tout court, le vernis démocratique dont s'était dotée la République oligarchique ayant servi à accompagner le développement chaotique de l'ultime cycle du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme, avant de s'en séparer et de retourner à la barbarie à défaut de pouvoir permettre à la civilisation humaine d'atteindre un stade social supérieur, qui ne pourra voir le jour ou être envisagée qu'au-delà du capitalisme, quand le prolétariat l'aura renversé et se sera emparé du pouvoir politique.

Mais le prolétariat non plus ne peut pas incarner la démocratie, il demeure trop ignorant face à un ennemi qui a une conscience de classe, qui dispose de tous les pouvoirs, qui est organisé, dispose de l'Etat, de son appareil judiciaire, policier, militaire, de puissantes officines de propagande, il ne peut vaincre son ennemi qu'on rassemblant dans un parti ses éléments les plus conscients et les plus déterminés qui l'aideront à s'organiser et le guideront jusqu'à la victoire, sans cet instrument qui seul peut incarner réellement la démocratie, il demeurera indéfiniment sous le joug cruel de l'oligarchie, du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Ce fut la conclusion des travaux et des expériences de la lutte de classes qu'ont vécu Marx et Engels et que mit en pratique Lénine et dont nous nous sommes détournés malheureusement. Si nous ne renouons pas avec cet enseignement, jamais nous ne vaincrons.

Milice de la pensée. Cadenasser Internet pour étouffer toute opposition ou toute contestation du régime.

- Pourquoi « l’armée numérique » proposée par François Fillon n’a rien de nouveau - LeMonde.fr

Le candidat à la primaire de la droite préconise la création d’une « armée numérique » pour lutter contre l’Etat islamique. Un dispositif déjà largement engagé en France. LeMonde.fr 28.07

Milice de l'ordre nouveau.

- La réserve fait un tabac - LeParisien.fr

En avant, marche ! Politiques, journalistes, syndicalistes, professeurs ou simples citoyens, les demandes de renseignements pour adhérer aux différentes réserves proposées par le gouvernement sont en train de connaître un pic inédit depuis les derniers attentats et notamment l'assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. LeParisien.fr 28.07

Quand les porteurs de valises se font despotes.

- A Cannes, les valises interdites sur le littoral par mesure de «sécurité» - Liberation.fr

Pour prévenir le risque d'attentat, David Lisnard, le maire LR de Cannes, a pris un arrêté qui interdit aux piétons de se promener avec des valises ou des bagages volumineux en bord de mer. Liberation.fr 28.07

Invivable la France ! Imaginez le type qui sort du train ou qui a garé sa bagnolle à quelques centaines de mètres du lieu où il devait se rendre et qui trimballe sa valise...

Bordel, à côté, qu'est-ce qu'on est tranquille en Inde ! C'est le contraire de la France où quand tu es bronzé ou franchement coloré, tu es suspect, on ne te respecte pas, en Inde quand tu es blanc, on te fout une paix royale.

Ils sont directement impliqués dans le soutien aux barbares.

- Les médias peuvent-ils aider à limiter la propagation du message terroriste? - Slate.fr

Le Monde annonce qu'il ne publiera plus les photos des auteurs d'attentats en France ni d'images produites par Daech. Les médias peuvent-ils par ces pratiques juguler la propagation de la terreur? Slate.fr 28.07

Alors qu'ils sont à la solde de l'OTAN, de l'oligarchie anglo-saxonne qui a créé al-Qaïda et Daech.

Le Monde spécialisé dans la fabrication de faux témoignages, dont une partie des reporters tiennent davantage de l'agent de renseignement plutôt que du journaliste, qui par exemple a exprimé ouvertement le souhait qu'al-Qaïda s'empare du pouvoir en Syrie (voir la causerie du 27) se faisant de fait le relai de la propagande de ces barbares...

France. Policier, procureur, médias : Complicité de meurtre.

Grille de lecture.

Quel titre ! Mais il faut le prouver.

Un jeune est embraqué manu militari et vivant dans un fourgeon de la police, il en ressort quelques minutes plus tard mort, et un rapport d'autopsie statue à une mort par asphyxie. Il était menotté dans le dos, il n'a pas pu s'asphyxier lui-même, il était accompagné uniquement de policiers, c'est donc que quelqu'un parmi eux qui l'a asphyxié.

Mais peut-être qu'il était déjà souffrant.

La première autopsie réalisée à la hâte avait statué que plusieurs de ses organes étaient atteints d'«un phénomène infectieux», ce qui aurait pu expliquer cette asphyxie ou mort soudaine et disculper ainsi la thèse de l'assassinat par un ou des policiers, puis étrangement dans le rapport de la seconde autopsie cette mystérieuse infection avait disparu tout simplement parce qu'elle n'avait jamais existé.

Qui avait eu intérêt à fabriquer cette infection et cette version des faits ? A vous de juger.

- Mort d'Adama Traoré : la contre-autopsie ne montre «aucune trace de violence» - LeFigaro.fr

- Plus de mention d'infection dans la deuxième autopsie d'Adama Traoré - liberation.fr

Une mort sans fin. La nouvelle autopsie, effectuée mardi, à la demande de la famille, sur le corps d’Adama Traoré – décédé le 19 juillet lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) – ne révèle «aucune trace de violences» susceptible d’expliquer la mort du jeune homme, a annoncé, ce jeudi, le procureur de la République de Pontoise. «Lorsque les secours sont intervenus, la température du jeune homme était très élevée, et c’était un jour de canicule», a-t-il rappelé. La semaine passée, le premier rapport d’autopsie avait souligné «un phénomène infectieux» sur plusieurs organes. Cette fois, il n'en est pas fait mention.

En attendant, la mort d’Adama Traoré reste sans raison officielle.

De son côté, Frédéric Zajac, l’avocat de la famille, explique à Libération : «Les résultats de la première et seconde autopsie sont totalement différents : elles ne constatent pas les mêmes choses. Le rapport de la seconde évoque une mort par asphyxie. Si c’est le cas, qu’est ce qui a provoqué l’asphyxie ? On a besoin de comprendre.» Cet élément n’a pas été abordé par le procureur. Ce jeudi, Frédéric Zajac a demandé, avec l’accord de la famille, une nouvelle contre-expertise afin d’être fixé et donner une «réponse aux proches».

Samedi, un grand rassemblement est prévu à Paris, devant la gare du Nord. Il est organisé par le collectif Urgence notre police assassine en «soutien» à la famille d’Adama Traoré. liberation.fr 28.07

Il suffit d'empêcher quelqu'un de respirer pendant moins de deux minutes pour provoquer sa mort par asphyxie. Si vous voulez tenter l'expérience ou vous suicider, mettez-vous la tête dans un sac plastique, fermez-le et observez le résultat, c'est pas cher, rapide, sans souffrance et infaillible.

Attention, si un jour vous êtes témoin d'un tel suicide et que vous étiez en rapport avec cette personne, surtout ne touchez à rien avant l'arrivée de la police, laissez le sac en plastique à sa place, sinon vous feriez disparaître la preuve matériel du suicide et on pourrait vous soupçonner de meurtre. Vous voulez supprimer quelqu'un, la méthode est infaillible et sans risque, à condition de ne laisser aucune empreinte sur le sac en plastique. Quant à votre alibi, cela ne posera pas de problèmes puisque la mort intervient en moins de 2 minutes, vous ne devez pas fuir ou prétendre que vous n'étiez pas sur les lieux vous vous accuseriez, non, vous êtes seulement arrivé quelques minutes trop tard et personne ne pourra prétendre le contraire, la présomption d'innocence jouera en votre faveur et vous serez libre de savourez votre oeuvre, et plus si héritage à la clé. Démoniaque assurément, mais terriblement efficace.

C'est ainsi que le peintre expressionniste Bernard Buffet atteint de la maladie de Parkinson avait mis fin à ses jours le 4 octobre 1999. Ce qui avait retenu mon attention à l'époque en entendant cette info, c'est qu'il avait peint de nombreux portraits de clowns qui étaient tous tristes.

J'ai une mémoire déplorable, et j'ignore pourquoi je me suis souvenu jusqu'à maintenant de cette anecdote. Mais bon, vous savez ce que c'est chez les gens qui ont de la suite dans les idées...

Brexit. Ne me quitte pas...

- Malgré le Brexit, "nous ne quittons pas l'Europe pour autant", assure Boris Johnson - Francetv info

Pour sa première visite à Paris en tant que nouveau chef de la diplomatie britannique, l'ex-maire de Londres a tenu à rassurer les Français sur les intentions du Royaume-Uni malgré la décision de quitter l'Union européenne. Francetv info 28.07

Espagne.

- Les partis espagnols campent sur leurs positions - Reuters

Les principaux partis espagnols ont campé sur leurs positions jeudi lors de leurs premiers entretiens au palais royal avec Felipe VI et refusé de soutenir un gouvernement conservateur dirigé par Mariano Rajoy.

L'impasse politique perdure depuis sept mois en Espagne, aucun parti n'ayant obtenu de majorité au Parlement lors des élections législatives du 20 décembre dernier puis du 26 juin, ce qui contraint les formations politiques à négocier en vue de constituer une coalition.

Jusqu'à présent, les partis politiques n'ont pas réussi à s'entendre, mais les analystes espèrent que la date butoir pour adopter le budget 2017, fin septembre, va exercer sur eux une certaine pression.

Les chefs de parti ont rencontré séparément jeudi le roi Felipe, pour la quatrième fois cette année, mais les socialistes du PSOE, arrivés deuxièmes aux législatives, et le parti de gauche radicale Unidas Podemos, arrivé troisième, ont réaffirmé après les discussions qu'ils voteraient contre un nouveau gouvernement Rajoy. Le parti centriste Ciudadanos, quatrième du scrutin du 26 juin, a quant à lui indiqué qu'il s'abstiendrait.

"Nous voulons changer le gouvernement Rajoy est c'est pour cette raison que nous voterons 'non' lors d'un vote de confiance", a déclaré aux journalistes le chef du PSOE Pedro Sanchez.

Sans le soutien ou au moins l'absention des socialistes, Mariano Rajoy est dans l'impossibilité de réunir une majorité pour soutenir son éventuel second mandat, d'autant que les partis régionaux de centre droit de Catalogne et du Pays basque ont d'ores et déjà dit qu'ils voteraient contre lui.

Le Parti populaire (PP) du président du gouvernement par intérim a été le seul des quatre grands partis à progresser en sièges le 26 juin, mais avec 137 députés, il est encore loin des 176 nécessaires pour avoir la majorité absolue à la chambre basse des Cortes.

Selon le chef de Ciudadanos Albert Rivera, si une coalition entre le PP, le PSOE et Ciudadanos n'est pas possible, il faudra laisser le Parti populaire former un gouvernement minoritaire.

"Il y a deux options: un gouvernement fort créé par consensus ou un gouvernement minoritaire du parti qui a eu le plus de voix", a estimé Albert Rivera.

Le dirigeant centriste a également déclaré que, s'il le fallait, Mariano Rajoy devrait se retirer pour conclure un accord. Reuters 28.07

Turquie

- Turquie : alors que la purge continue, deux importants généraux démissionnent - LeParisien.fr

Deux importants généraux de l'armée turque ont démissionné, jeudi, avant une réunion au sommet du Conseil militaire suprême à Ankara. Comptant parmi les plus hauts gradés de l'armée turque, le chef de l'armée de terre, le général Ihsan Uyar, et le chef des «entraînements et de la doctrine de commandement», le général Kamil Basoglu, ont démissionné quelques heures avant le Conseil militaire suprême qui devra décider du remplacement des militaires limogés et poursuivis en justice. LeParisien.fr 28.07

Hillary Clinton est leur candidate. Il n’y a rien de plus naturel que les inégalités extrêmes.

- Avec Michael Bloomberg, les électeurs riches se sentent désormais chez eux au Parti démocrate - Slate.fr

Pendant la majeure partie des cinquante dernières années, les Républicains ont largement devancé leurs adversaires démocrates chez les électeurs fortunés. Depuis 2000, l'écart se rétrécit. Et le discours de Michael Bloomberg, ancien maire de New York qui a amassé une fortune plus de dix fois supérieure à celle de Donald Trump, en atteste.

Les responsables de la campagne d’Hillary Clinton se seraient parfaitement contentés de voir Bloomberg rester en retrait. Son intervention lors de la convention démocrate fait donc figure de cerise sur le gâteau.

J’y vois également un signe annonciateur. Pour la plupart des fins observateurs de la vie politique américaine, les primaires démocrates de cette année indiquent clairement que le parti vire à gauche, comme le démontre le déluge de votes, d’enthousiasme et de petites contributions individuelles engrangé par Bernie Sanders –le social-démocrate autoproclamé de l’État du Vermont, qui avait rejoint les Démocrates à reculons.

Lee Drutman, responsable au sein du think tank New America, estime que les Démocrates sont désormais le parti favori des électeurs les plus riches, rôle d’ordinaire dévolu aux Républicains. En 2012, c’est Barack Obama, et non Mitt Romney, qui a engrangé le plus de contributions de foyers gagnant plus de 220 000 dollars par an. C’était la première fois depuis 1964 que les électeurs appartenant aux 4% de foyers américains disposant des plus hauts revenus préféraient un Démocrate à un Républicain. Il y a fort à parier que nombre de ces électeurs aisés ont choisi Obama pour les mêmes raisons que Bloomberg: Romney le RINO était tout simplement trop conservateur à leurs yeux. Et si ces électeurs n’ont pas trouvé Romney à leur goût, je vous laisse imaginer ce qu’ils pensent de Trump.

Pendant la majeure partie des cinquante dernières années, les Républicains ont largement devancé leurs adversaires démocrates chez les électeurs fortunés. Seulement, voilà: depuis 2000, l’écart se rétrécit. Lee Drutman attribue ce phénomène à la forte progression du Parti démocrate chez les électeurs instruits, et au fait que les électeurs riches sont plus diplômés que ceux des dernières décennies. Par ailleurs, pour beaucoup d’électeurs à revenus intermédiaires élevés ou très élevés, les réductions d’impôt sont beaucoup moins motivantes que le progressisme social. Qu’est-ce qu’une légère réduction des charges fiscales aux yeux d’un électeur déjà aisé? Par ailleurs, lorsqu’il s’agit de libre échange et d’équilibrage des budgets, Hillary Clinton s’avère beaucoup plus «conservatrice» que le populiste Trump, qui privilégie les droits de douane, les murs-frontières et des mesures économiques qui provoqueraient un gonflement du déficit. De fait, Gary Johnson (candidat du Parti libertarien) est sans doute plus susceptible que Trump de prendre des électeurs riches et progressistes à Clinton.

Ce qui nous ramène à Michael Bloomberg, le parfait représentant du courant «socialement progressiste et économiquement conservateur» (ce qui ne veut pas dire que Bloomberg est un libertarien – pour preuve, sa guerre contre la cigarette et les sodas sucrés et sa défense de la mesure dite du «stop-and-frisk»). Il serait plus juste de le qualifier de modéré favorable aux entreprises; d’homme politique n’ayant jamais réellement partagé l’opinion des progressistes alarmés par la hausse des inégalités économiques. Bloomberg ne s’émeut pas des inégalités extrêmes qui règnent dans une ville comme New York, au contraire: pour lui, il n’y a rien de plus naturel. Qu’attendre d’autre d’une économie qui voit des travailleurs immigrés à bas revenus gagner leur vie en répondant aux besoins des plus riches? Par ailleurs, Bloomberg a bâti sa fortune en mettant des terminaux de haute technologie entre les mains des traders de Wall Street; vous ne le verrez donc jamais dire du mal des grandes banques. Après tout, ce sont bien les bonus des banquiers qui financent les revenus des chauffeurs de taxis, des portiers et des serveurs de tous acabits.

Toutefois, contrairement à d’autres, Bloomberg ne se contente pas de suggérer aux pauvres manquant de pain un régime à base de brioche. Il estime que les travailleurs à bas revenus devraient bénéficier de Medicaid ainsi que du SNAP, et qu’ils devraient pouvoir envoyer leurs enfants dans des écoles gratuites de bonne qualité. Parce qu’il s’agirait de mesures justes, certes, mais aussi –parlons franchement– parce qu’elles permettraient d’éviter l’émergence d’une révolution à la française. Cette philosophie politique n’est pas entièrement délirante: elle est partagée par un nombre respectable de progressistes urbains aisés et de modérés vivant dans les banlieues résidentielles. Le bloombergisme n’est pas très éloigné du républicanisme progressiste, jadis incarné par Nelson Rockefeller et Jacob Javits. Slate.fr 28.07

Quel boulot pour les rendre fréquentables à la population occidentale !

Al-Qaïda se prépare à une rupture avec Al-Nosra - AFP

Le réseau Al-Qaïda a préparé le terrain jeudi à une éventuelle rupture avec le Front al-Nosra sur fond de spéculations sur internet quant à une possible annonce en ce sens par sa branche en Syrie.

Dans l'enregistrement diffusé par la chaîne de télévision Al-Jazeera, son chef Abou Mohammad al-Jolani a annoncé que son groupe avait changé de nom et qu'il s'appelait désormais "Front Fateh al-Cham".

La branche syrienne d'Al-Qaïda, le Front al-Nosra, continue d'être considérée comme un "groupe terroriste" et une menace pour les Etats-Unis malgré sa rupture annoncée avec le réseau jihadiste, a indiqué jeudi l'administration américaine.

Les Etats-Unis "continuent d'estimer que les dirigeants du Front al-Nosra maintiennent leur intention de mener des attaques contre les pays occidentaux", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest.

Al-Nosra "tente d'unifier et de galvaniser les autres groupes d'opposition syriens" a estimé de son côté le directeur du renseignement américain, James Clapper, lors d'un forum sur la sécurité à Aspen, dans l'ouest des Etats-Unis.

Sa décision de rompre avec Al-Qaïda est "un geste de relations publiques" et la réalité de la séparation "reste à établir", a-t-il déclaré.

Al-Nosra est apparu officiellement en Syrie en janvier 2012, soit dix mois après le début de la révolte pacifique contre le régime de Bachar al-Assad, réprimée dans le sang, qui s'est transformée en conflit dévastateur.

Al-Nosra est allié à des rebelles combattant le régime et s'est constitué un soutien populaire. Il ne contrôle aucun territoire syrien mais domine la ville d'Idleb, d'où il a chassé l'armée du régime en 2015.

"Au centre de tout ça, c'est toujours Al-Qaïda", a estimé le général Joe Votel, le commandant des forces américaines au Moyen-Orient, lui aussi invité au forum d'Aspen.

"Nous devrons continuer de nous préoccuper d'eux à long terme, nous ne pourrons pas nous fier à ce qu'ils font aujourd'hui", a-t-il estimé. AFP 28 et 29.07

Commentaires d'internautes.

1- La communauté internationale (occidentale bien entendu) essaye de mettre en selle les décapiteurs d'enfant pour combattre l'armée syrienne et renverser Assad ; car l'objectif est toujours le même. Cette annonce ne changera rien à la barbarie du groupe.

2- Le hic c'est qu'apparemment pour les principaux dirigeants occidentaux impliqués dans le conflit syrien, Assad à la tête de ce qu'il reste de la Syrie serait plus dangereux, qu'Al-Nosra et consorts djihadistes, enfin c'est ce qu'ils veulent faire croire, par contre qu'Assad soit plus gênant pour leurs magouilles qu'Al-Norsa et consort islamopithèques, ça c'est bien plus plausible.

3- Al-Nosra s'achète une virginité ? Afin de mieux revêtir le costume de "rebelles modérés" que lui a fourni la communauté internationale hypocrite et peu encline à défendre les droits de la population syrienne.

4- Al-Nosra est une organisation de "rebelles modérés" vont nous dire les USA.

5- Al-Nosra: pour Washington, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda n'a pas changé.

Et pour Fabius, elle a changé ou pas ? Elle fait toujours du bon boulot ou pas ?

6- Et pourtant comme dirait notre ancien ministre des Affaires étrangères et actuel Président du Conseil Constitutionnel, al-Nosra "fait du bon boulot", entendez notre soutien massif à cette filiale d'Al-Qaida financée et armée par la France et les USA était justifié, dans la volonté farouche de s’opposer à Assad dont les forces laiques combattent valeureusement les forces de l'obscurantisme, ce qui déplait fortement au Royaume wahhabite qui est avec Israël la principale source de déstabilisation du Moyen-Orient.

Bienvenue en oligarchie.

- Le jour où Lucile a échangé des photos sur Twitter avec une inconnue, elle a transformé son couple

Longtemps, raconte le sociologue Serge Chaumier dans La Déliaison amoureuse, le mariage n'était pas fait pour les sentiments mais pour le devoir. L'amour fonctionnait en parallèle: amants et maîtresses. Slate.fr

- Pour la 1ère fois, une personne trans a parlé à la convention d'un parti américain

La convention démocrate de 2016 n'en finit pas de rentrer dans l'Histoire des États-Unis. Après avoir officiellement désigné Hillary Clinton comme la première candidate d'un grand parti à l'élection présidentielle, elle a permis à une personne transgenre de s'exprimer... Le Huffington Post

- Comment le portrait du Che est devenu un phénomène capitaliste

Ce portrait, symbole de révolte anti-américaine, s'est fait happer par l'ennemi capitaliste.«Je suis désolé pour la famille de Che Guevara et les gens qui l'ont connu avant qu'il ne devienne un T-shirt.» Slate.fr


Le 28 juillet 2016

CAUSERIE

Je profite de l'absence de ma compagne Selvi durant cette semaine pour actualiser le site, alors que je n'en ai pas du tout envie!

Je n'ai plus le temps d'aborder la situation en Turquie. Je dois encore lire quelques articles.

Ce que je crois avoir compris provisoirement, c'est qu'un quarteron de généraux du Pentagone poussés par un cercle d'oligarques anglo-saxons minoritaires parmi les plus extrémistes auraient fomenté à la hâte ce coup d'Etat, ce qui expliquerait pourquoi il a lamentablement foiré, après le rapprochement d'Erdogan avec Poutine. Etait-ce voulu ?

A moins qu'ils aient instrumenté les opposants à Erdogan en leur faisant miroiter je ne sais pas quoi et qu'ils l'aient cru, piège qui devait permettre ensuite à Erdogan d'épurer tous les centres de pouvoir...

Reste à savoir si Erdogan en avait été informé ou plus précisément quand, car on nous dit que ce qui l'a sauvé serait son discours réalisé à l'aide de son téléphone portable pendant qu'il était dans un avion, et qui a été retransmis par... l'agence turque de la télévision américaine CNN. Or, si les Américains avaient vraiment voulu sa peau, ils ne lui auraient pas fourni l'unique occasion qu'il avait de s'adresser au peuple turc en l'appelant à descendre dans la rue pour faire échec à ce coup tordu, à première vue cette explication semble logique ou la plus probable. Il se peut également que les dirigeants de CNN n'appartiennent pas au même cercle d'oligarques ou qu'ils ne partagent pas la même stratégie que les commanditaires de ce coup d'Etat, peu importe, c'est un détail. A suivre.

Populistes et légitimistes.

En famille. Quand le 14 juillet ils célèbrent l'union nationale entre la monarchie et la République.

On a pu lire un peu partout : L’attaque de Nice, le jour-même de la fête nationale, le 14 juillet 2016.

Une fête nationale, de qui, pour qui ?

- La date du 14 juillet comme date de fête nationale fut longtemps contestée et l'on ne commémore pas, comme on le croit souvent la prise de la Bastille en 1789... Alors que célèbre-t-on exactement le 14 juillet ? Qu'est-ce que la Fête de la Fédération ? (...)

Mais surprise : notre fête nationale ne commémore pas directement le 14 juillet 1789, même si cette première journée révolutionnaire a une portée symbolique. Le 14 juillet fait officiellement référence à un autre événement, moins connu, bien qu'appris par tous les élèves français dès leur plus jeune âge : la fête de la Fédération, organisée un an plus tard, le 14 juillet 1790... 14 juillet 1790

Après l'été 1789, partout dans les provinces françaises, se sont créées des "fédérations" régionales de gardes nationaux. Une réaction à l'affaiblissement du pouvoir central. Afin de contrôler ce mouvement spontané, la Commune de Paris, sous l'impulsion de Lafayette, décide de fonder une grande Fédération nationale regroupant des représentants des fédérations locales et de les réunir à Paris le 14 juillet. La cérémonie est censée célébrer la prise de la Bastille, un an après cette date symbolique, mais aussi apporter un semblant d'ordre et d'unité dans un pays en crise.

Le jour dit, 14 000 soldats fédérés arrivent donc à Paris et défilent sous la bannière de leur département, de la Bastille jusqu'au Champ-de-Mars. Sur une esplanade aménagée pour l'occasion, une grande messe est célébrée, à la suite de quoi le roi Louis XVI jure de maintenir "la Constitution décidée par l'Assemblée nationale". Les 400 000 Parisiens présents ce jour-là acclament leur souverain : la monarchie n'est donc pas remise en cause. L'aspiration à l'union nationale triomphe et la cérémonie se transforme en grande fête populaire. Mais la réconciliation nationale sera de courte durée. Deux ans plus tard, le roi est arrêté et condamné à mort. (Source : http://www.linternaute.com/actualite/histoire/1030307-14-juillet-non-la-fete-nationale-ne-celebre-pas-la-prise-de-la-bastille-2016/)

- La lecture du rapport de séance du Sénat du 29 juin 1880 établissant cette fête nationale éclaire le débat sous-jacent portant sur laquelle de ces deux dates (1789 ou 17910 - ndlr) est commémorée le 14 juillet :

« M. le rapporteur (Henri Martin) : - Il y a eu ensuite, au 14 juillet 1789, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables ; mais, hélas ! dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera plus ainsi dans l’avenir (« très bien » à gauche, interruptions à droite).

À droite : - Oui, espérons !

M. Hervé de Saisy : - Nous n’en sommes pas bien sûrs !

M. le rapporteur : - Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée, n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790 (« très-bien ! » à gauche).

Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France – personne que Dieu n’a fait l’âme de la France – mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même (« très-bien ! » sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France. »

Un peu plus loin, le rapport du Sénat, préalable à l'adoption de la proposition de loi, fait également référence au 14 juillet 1790 :

« Mais, à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne. Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire. » wikipedia.org

Vive l'ONU "gendarme du monde" ! Vive les guerres impérialistes !

Grille de lecture.

Les résolutions adoptées par l'Assemblée générale de l'ONU ont une valeur coercitive sur tous les Etats, sauf les Etats-Unis, Israël, et selon le contexte leurs alliés du moment.

L'ONU a été créée par la grâce de l'oligarchie anglo-saxonne, à New York, sa capital, celle de Wall Street, sur un terrain lui appartenant (Rockefeller) qui par ce biais s'autorise à s'immiscer dans les affaires intérieures des autres Etats à la place de leurs peuples, dont la souveraineté ou l'autodétermination se trouve ainsi spoliée. Dès lors, ils deviennent des proies faciles pour l'impérialisme dominant.

L'ONU n'a jamais eu pour mission d'apporter le bien-être à tous les peuples, de leur permettre de se développer harmonieusement, de garantir la paix entre eux, mais d'intervenir en fonction des besoins économiques, politiques ou militaires de l'impérialisme hégémonique, les Etats-Unis d'Amérique.

Donc en résumé, l'ONU est un instrument destiné à permettre aux Etats-Unis et plus précisément à son oligarchie financière, de conserver et d'accroître sa suprématie sur le reste du monde.

Tout le reste est du baratin d'intellectuels malhonnêtes ou corrompus, destiné à duper les peuples et à donner bonne conscience à ceux qui s'expriment en leur nom après avoir fait allégeance au capitalisme.

Tous ceux qui se réfèrent ou en appellent à l'ONU sont des faussaires ou des manipulateurs, dans la mesure où ils s'emploient sciemment à lui trouver des qualités ou des mérites, en sous-estimant ou en occultant systématiquement les assassinats, massacres, guerres, coups d'Etat, guerres civiles, famines, déportations de populations, etc. que l'ONU a couverts pendant 71 ans et dont furent victimes des milliards d'hommes, femmes et enfants innocents issus du prolétariat urbains ou rurals sur pratiquement tous les continents.

L'ONU est le fer de lance de la réaction internationale qui regroupe tous les gouvernants de la planète et les représentants de leur opposition officielle, de la guerre idéologique et psychologique que mène la classe dominante pour briser la résistance de tous les peuples, qui se dressent contre les conséquences sociales injustes qui leur sont imposées par la survie du système capitaliste.

C'est à cette réaction que le portail stalinien Le Grand Soir a offert généreusement une tribune. Un modèle dans le genre, on pourrait caractériser de négationnisme l'exercice auquel s'est livré l'auteur de cet article. Jugez plutôt.

- Stoppons nos frappes en Syrie et renforçons l’ONU - par Chloé Maurel - legrandsoir.info 25.07

Extrait. Ce n’est pas à la France de faire le gendarme du monde, il y a une organisation internationale qui a été créée pour cela voilà plus de 70 ans : c’est l’ONU, l’Organisation des Nations unies ! Elle a justement été créée pour éviter que de telles dérives se produisent. L’ONU est souvent taxée d’impuissance et d’inefficacité, et c’est vrai qu’elle est souvent insuffisamment efficace ou court-circuitée par d’autres instances (OTAN, G7, OCDE...), mais justement c’est à nous, les États, c’est à nous, les peuples, de pousser pour rendre à l’ONU tout son rôle, le rôle qui lui a été attribué dans la Charte de l’ONU de 1945, très beau texte et toujours d’actualité. L’ONU a créé en 1948 les « casques bleus », qui ont depuis leur création été engagés dans une soixantaine de missions de paix, et ont souvent permis de régler des conflits épineux et de rétablir la paix. Ils ont d’ailleurs obtenu le Prix Nobel de la Paix en 1988. Au delà du « maintien de la paix » (peacekeeping), l’ONU est aussi à même de faire de la « consolidation de la paix » (peacebuilding), comme l’a théorisé son Secrétaire général Boutros Boutros-Ghali en 1992, c’est-à-dire aider un pays à construire ou reconstruire, sur le long terme, un État de droit, démocratique, en organisant des élections, en formant les citoyens aux idées démocratiques, etc. Et, depuis 2001, l’ONU a développé l’idée de la « responsabilité de protéger », qui affirme que si un État n’est pas en mesure de protéger sa population, il revient à la communauté internationale, donc à l’ONU, de le faire. Ainsi, l’ONU est particulièrement bien placée pour intervenir dans le conflit syrien et le résoudre. legrandsoir.info 25.07

Voilà en quelques lignes justifiées son soutien à toutes les guerres impérialistes menées par les Américains ou l'Otan depuis le bombardement de la Serbie.

Parmi les merveilleuses réalisations de l'ONU, en voici une tirée d'un article publié hier par le portail sioniste Slate.fr (L’«israélisation» de la France n’existe pas) qui sait de quoi il parle :

- La guerre entre Israël et la Palestine est un conflit tantôt latent, tantôt ouvert, ayant pour objet fondamental un contentieux territorial, et qu’a déclenché le plan de partage de la Palestine adopté en 1947 par les Nations Unies, créant l’Etat d’Israël. Slate.fr 27.07

Ces intellectuels vivent très confortablement, ils ne risquent pas le "burn out", bref ils peuvent remercier le régime de leur avoir octroyé un statut privilégié. Ces nantis tiennent à profiter de la vie, à vivre en paix qu'ils sentent menacer par la montée de la violence aveugle ou téléguidée par l'Etat ou les sommets de l'oligarchie au sein de la société, aussi sont-ils prêts à toutes les compromissions, à se faire les relais de la propagande de l'Otan ou de Washington sur laquelle est alignée l'ONU qui par exemple réclame à feu et à sang un changement de régime en Syrie : "si l’on confie à l’ONU la mission de rétablir la paix en Syrie et d’y organiser des élections et l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement démocratique, on pourra résoudre ce dangereux guêpier.", alors que le gouvernement et le peuple syrien ont encore prouvé récemment qu'ils n'avaient pas besoin de l'ONU ou d'un pays tiers pour organiser des élections auxquelles tous les partis et toutes les couches de la société avaient participé.

On aura compris que pour reprendre à son compte cette revendication avancée par l'impérialisme américain, il a fallu à l'auteur de cet article nier que le gouvernement syrien actuel et le chef de l'Etat, les députés syriens, avaient été élus au cours d'un processus électoral similaire à celui qui existe chez les puissances occidentales dont la France.

Finalement, pour vivre à nouveau en paix en France et profiter de son petit confort, s'il faut débarquer les autorités syriennes légitimes ou mises en place par le peuple syrien lui-même au profit d'un gouvernement adoubé par les Américains et leurs alliés, pourquoi pas.

C'est là qu'on s'aperçoit que ces intellectuels n'ont pas plus de principes que Bush, Obama, Blair, Cameron, Sarkozy ou Hollande, leur discours et leur conscience sont dictés uniquement par leurs seuls intérêts, qui pour berner les ignorants ou se donner bonne conscience seront présentés comme conformes à ceux du peuple syrien, alors qu'en réalité leurs intérêts se confondent avec ceux de la pire réaction.

Ils n'adoptent pas cette rhétorique ou cette idéologie par hasard, c'est leur boulot, c'est bassement alimentaire. Ils sont encore plus dangereux que les porte-parole officiels ou assumés du néolibéralisme ou du néoconservatisme, parce qu'ils camouflent ou enrobent leurs réelles intentions sous des arguments faussement humanistes ou progressistes ou se mêlent vérités et contrevérités sans que les lecteurs dont les convictions sont destinées à être manipulées ou orientées dans une direction précise ne s'en aperçoivent forcément ou n'en aient réellement conscience. Cet exercice ne relève pas de l'information ou de la transmission de faits, il tient de la propagande pure. Que des éléments du mouvement ouvrier diffusent cette propagande n'étonnera plus personne.

En complément.

- Lavrov confirme l’échec des entretiens Putin-Kerry au sujet de la Syrie - Arrêt sur Info

Comme The Duran l’avait précédemment annoncé, les russes ont rejeté l’offre de l’américain Kerry d’une place dans une coalition anti-ISIS menée par les Etats-Unis en échange du départ d’Assad. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a confirmé publiquement ce que nous avions dit précédemment : les pourparlers à Moscou avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry ont été un échec.

Voici ce que nous avions dit à propos de la proposition que Kerry a présenté à Moscou :

… Il semble que les Etats-Unis ont offert aux russes de se joindre à eux dans une campagne militaire conjointe en Syrie contre Al-Qaïda et Daesh. Avant de se rendre à Moscou, Kerry a laissé entendre que des « sous-groupes » affiliés à Al-Qaïda seraient aussi pris pour cible. En retour, les russes étaient censés accepter le commandement des Etats-Unis pour cette campagne militaire, cesser de bombarder les groupes rebelles en Syrie qui sont alignés sur les États-Unis, et accepter la destitution éventuelle du président Assad.

Nous avions rendu compte de cette proposition comme suit :

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les russes ont rejeté la proposition de John Kerry. Dans les grandes lignes, le cœur de cette proposition était la destitution du président syrien avec l’aide des russes, en échange d’une place dans une coalition dirigée par les militaires américains.

Lavrov, ministre russe des affaires étrangères, a confirmé que c’est exactement ce qui est arrivé. Lors d’un forum de l’éducation nationale de la jeunesse russe, Sputnik rapporte les paroles de Lavrov :

Les américains disent que nous devrions les rejoindre dans la lutte contre le terrorisme […] mais pour cela, nous devons d’abord accepter la destitution d’Assad.

Sputnik rapporte que Kerry a dit aux russes que Assad avait perdu le soutien de la « grande majorité de la population syrienne ». Selon Lavrov, les russes ont répondu que c’étaient aux Syriens – et non aux États-Unis ou à la Russie – de choisir d’une manière démocratique, leur prochain président.

En d’autres termes, les Russes ont rejeté l’offre de Kerry. Sputnik souligne que Lavrov condamne la politique américaine de changement de régime telle qu’elle a été appliquée au Moyen-Orient :

Ce qui se passe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord est le résultat d’une incompétence, d’une attitude non professionnelle. Dans une tentative de maintenir leur domination, nos partenaires occidentaux ont agi comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

C’est la position de la Russie depuis le début du conflit syrien en 2011.

En vérité, l’histoire de la diplomatie du conflit syrien a été la répétition continue du même événement : les États-Unis poussent les Russes à accepter que le président Assad soit destitué. Les États-Unis font diverses offres et même des menaces pour forcer les russes à adhérer à leur accord. Les russes répondent que l’avenir du président Assad est une affaire interne strictement syrienne ; ils ne veulent pas s’impliquer. Alors les américains s’éloignent, déconcertés et en colère.

Le même scenario se renouvelle régulièrement, les discussions de Kerry à Moscou avec Poutine et Lavrov étant le dernier exemple.

Les américains ne sont pas les seuls à avoir fait la même proposition aux russes. En Juillet 2013, le chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan bin Abdelaziz Al Saud, a fait un voyage secret à Moscou, où il a également présenté diverses offres et menaces lors d’une réunion privée avec Poutine pour obtenir un accord sur la destitution du président Assad. A sa perplexité et colère, les Russes ont dit non – comme ils le font toujours.

En vérité, l’incapacité des États-Unis et de ses alliés occidentaux et arabes d’accepter que l’opposition russe à leur politique en Syrie et ailleurs est réelle, et que les Russes ne peuvent pas être intimides ou soudoyés, est l’une des choses les plus étranges à propos de l’ensemble du conflit syrien.

Les russes ont expliqué leur politique à plusieurs reprises, mais les États-Unis et ses alliés semblent incapables de croire que les russes sont vraiment sérieux à ce sujet. Ils semblent toujours penser que les russes sont en train de jouer un jeu cynique, et que s’ils font une offre alléchante, ou mettent la pression là où il faut, les russes lâcheront Assad et seront d’accord pour sa destitution.

A l’heure actuelle – cinq ans après le début du conflit – il est évident que cela ne va pas se produire. Le voyage de Kerry à Moscou et les longues heures de négociations infructueuses, montrent cependant que les États-Unis n’acceptent toujours pas le fait. Arrêt sur Info 26.07

C'est dommage pour l'auteur de l'article précédent, Chloé Maurel, dont la petite vie tranquille va continuer d'être perturbée par des attaques ou des attentats... Même en nous forçant, on n'arrive pas à la plaindre.

En complément.

Du régime policier ou régime militarisé.

La gangrène stalinienne s'illustre ou le stalinisme à la hauteur de sa réputation répugnante, réactionnaire.

L'ancien maire de Vénissieux réclame des mesures contre la "gangrène" islamiste - Lexpress.fr

Dans une lettre ouverte adressée à François Hollande, André Gerin estime qu'il existe, en France, "des territoires perdus de la République".

L'ancien maire communiste de Vénissieux monte au créneau. André Gerin exhorte ce mercredi le président François Hollande à mettre en oeuvre des mesures "sans précédent" contre la "gangrène" islamiste.

Dans une lettre ouverte adressée au chef de l'Etat au moment où se déroulait l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, l'élu se dit "convaincu" qu'il faut "franchir une étape sans précédent pour rétablir l'ordre républicain et redonner à l'Etat son autorité et sa légitimité". "La France est gangrenée par l'islamisme", dénonce l'ancien maire, qui dirigea pendant 24 ans cette ville ouvrière de la banlieue de Lyon. Pour lui, il ne fait aucun doute qu'il existe "des territoires perdus de la République".

"Une véritable idéologie de rupture et de haine de la France". (Conforme à celle de Hollande, Valls, Fabius, Macron. - LVOG)

En mars, les propos du ministre de la Ville Patrick Kanner affirmant qu'il existait en France une centaine de Molenbeek (le quartier de Bruxelles d'où avaient été pilotés les attentats de Paris), avaient fait polémique.

Depuis le milieu des années 90, affirme André Gerin, "une véritable idéologie de rupture et de haine de la France s'est développée, pourrissant la tête de nos gamins et la vie de nos quartiers. Elle s'est insinuée tel un virus idéologique, communautariste, antisémite, complotiste, anti-France et anti-blanc, diffusant en continu sa haine de la France". (Qui a soutenu le wahhabisme, qui a soutenu le communautarisme au nom de la lutte contre le racisme depuis le milieu des années 70 ? Le PCF et le PS notamment. - LVOG)

"Quand les ghettos sociaux deviennent des ghettos ethniques, le constat est clair: le quartier n'est plus black, blanc, beur, c'est le communautarisme qui prédomine et la loi de la charia qui devient la norme dans l'espace public", écrit-il. (Les régimes féodaux d'Arabie saudite et du Qatar où la charia est en vigueur sont les "amis" de la France, ses alliés contre la République arabe syrienne laïque. - LVOG)

"Un diagnostic commun en définissant l'ennemi intérieur"

D'après l'ancien édile, "certains de nos adolescents ne se considèrent pas comme étant Français. Ils sont d'abord et avant tout musulmans. Ils l'affirment avec arrogance et nous distillent les discours préformatés et victimaires qui leur ont été inoculés". (Qui a laissé se répandre ce discours, qui a fourni des visas aux imams salafistes, qui l'a encouragé en commerçant avec ses commanditaires ? - LVOG)

Pour celui qui se définit toujours comme "communiste et républicain", droite et gauche doivent d'abord partager "un diagnostic commun en définissant l'ennemi intérieur". Afin de lutter contre cette réalité "enkystée dans la société depuis plusieurs décennies", il propose une "hausse massive des budgets régaliens et de sécurité", la création d'un service civique obligatoire, la mise hors d'état de nuire des terroristes potentiels, la réhabilitation des frontières nationales et la maîtrise des flux migratoires.

André Gerin, qui, comme député, avait été l'un des promoteurs de la loi contre le voile intégral, exige par ailleurs que ce texte soit véritablement appliqué. Lexpress.fr avec AFP 27.07

- Sécurité : de nouvelles mesures annoncées - Francetv info

François Hollande. "Deux éléments nouveaux annoncés par Bernard Cazeneuve : d'abord ce seront au total 23 500 hommes qui seront affectés à la protection des grands évènements culturels, festifs et sportifs de cet été sur tout le territoire. Cela comprend les 10 000 soldats de l'opération Sentinelle, mais aussi plus de 13 000 réservistes de la gendarmerie et de la police nationale", affirme Sophie Brun. Sécurisation des grands évènements

La journaliste de France 2 continue en expliquant "qu'instruction est donnée aux préfets de définir, en relation avec les maires, la responsabilité de chacun quant à la sécurisation de ces grands évènements et si les conditions ne sont pas réunies c'est à l'État de prendre la responsabilité d'annuler au coup par coup. Une mesure qui vise sans doute à prévenir toute nouvelle polémique après celle intervenue entre le ministre de l'Intérieur et la mairie de Nice après l'attentat du 14-juillet." Francetv info 27.07

En famille, la prière des assassins des peuples innocents

C'est parce qu'on vous aime qu'on vous bombarde, qu'on détruit méticuleusement les infrastructures de votre pays, votre existence et qu'on vous souhaite de vivre en paix, une paix éternelle, amen.

- La République réunie à Notre-Dame en hommage au prêtre égorgé - AFP

"Seigneur, rassemble-nous dans la paix de ton amour"...

Sans rire, ce sont les seigneurs de la guerre Hollande, Valls, Sarkozy, etc qui ont repris en choeur ce refrain...

"Délivre-moi des hommes criminels, des meurtriers, sauve-moi"...

Alors d'eux-mêmes !

"Le monde est en guerre", mais pas de religions, dit le pape - Reuters

Sauf entre chiites et sunnites, s'il vous plaît...

Quand Mélenchon fait la retape pour sa boutique ou les maquereaux de la Ve République.

Grille de lecture

De plus en plus de couches de travailleurs s'abstiennent à chaque élection ou estiment inutiles de s'inscrire sur les listes électorales, parce qu'ils n'attendent rien du régime et de ses représentants, ils rejettent les institutions qui l'incarnent, les rendant chaque fois un peu plus illégitimes, ce qui n'est pas sans conséquences pour la stabilité du régime qui s'en trouve fragilisé.

Aussi, faut-il tout faire pour les ramener dans le droit chemin ou qu'ils fassent allégeances au régime en retrouvant le chemin des urnes... funéraires pour leurs droits. C'est le sale boulot auquel a décidé de se livrer le Parti de gauche, qui consiste aussi à faire croire aux travailleurs que le régime serait compatible avec la démocratie et leurs droits.

A la Grande Borne, la caravane de Mélenchon face aux «dégoûtés de la politique» - Libération.fr

Le dispositif lancé par l'ex-président du Parti de gauche s'est arrêté dans le quartier populaire de Grigny, en banlieue parisienne, notamment pour inciter les habitants à s'inscrire sur les listes électorales.

«La tablette numérique, elle est à gagner ?» lance un gamin, attiré à la base par un bol de bonbons. «Non, elle sert à s’inscrire sur les listes électorales.»

«Il faut que tous ces gens cessent de se considérer comme des sous-citoyens.» Cette phrase n’est pas de Jean-Luc Mélenchon, non présent sur l’étape de Grigny, mais de Mathilde Panot, militante et coordinatrice du projet caravane insoumise.

Via ce qu’il nomme «la caravane pour l’égalité des droits», dont le parcours entamé le 12 juillet prévoit 26 dates dans toute la France cet été, le candidat à l’élection présidentielle de 2017 entend sensibiliser les quelque 10 millions de personnes non inscrites ou mal inscrites sur les listes électorales.

Mais son constat sur la Grande Borne est sans appel : «Ici, il y a beaucoup de gens qui sont dégoûtés de la politique. C’est un des quartiers les plus pauvres d’Ile-de-France, le sentiment de relégation est très fort.» C’est vrai : à Grigny, 45 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Un plan d’urgence substantiel a bien été annoncé mardi par Manuel Valls pour aider la ville. «De l’opportunisme lié à l’échéance présidentielle», estime Patrick Magnin, membre de la France insoumise venu donner un coup de main. Pour lui, ici, «tout est délaissé».

«Bonjour, vous êtes inscrite sur les listes électorales ?» Danielle Simonnet, coordinatrice du Parti de gauche et conseillère de Paris, a aussi fait le déplacement. Elle alpague un jeune homme – «J’suis mineur moi Madame!» – ou des mamans pressées avec leurs poussettes, qui prennent poliment tracts et autocollants et s’en vont. «On réussit tout de même à distribuer une vingtaine de papiers pour s’inscrire sur les listes et à faire quatre ou cinq inscriptions directement en ligne dans chaque ville», estime Mathilde Panot. Elle se félicite également de petites victoires : «A Nanterre, on a une dame qui est venue faire la simulation et qui s’est rendu compte qu’elle avait le droit à 500 euros d’aides par mois. C’est important.»

Le porte-à-porte compte aussi, de l’avis des militants.

Toc toc, bonjour Madame, vous êtes inscrite sur les listes électorales ? «Non.» «C’est important de s’inscrire car, sinon, c’est toujours les autres qui décident pour vous.» «Oui, c’est vrai.» La dame prend les papiers. Ira-t-elle réellement s’inscrire ? liberation.fr 27.07

La caravane passe et «l’égalité des droits» aussi...

Il faut être un opportuniste forcené à l'heure où les inégalités explosent pour tenir un discours sur l'égalité des droits qui doit faire sourire jaune les travailleurs auxquels il s'adresse, car personne n'y croit. C'est à Neuilly-sur-Seine, à Saint-Cloud ou dans le XVIe arrondissement de Paris que le PdG devraient aller tenir ce discours.

Brexit ou le poker menteur.

- La Fed voit moins de risques économiques malgré le Brexit - AFP

Tiens donc, non, qui l'aurait cru franchement !

Dossier Turquie

- Militaires congédiés et organes de presse fermés en Turquie - Reuters

Les autorités turques ont annoncé mercredi avoir congédié près de 1.700 militaires et fermé plus de 130 organes de presse dans le cadre d'une vaste répression suivant la tentative de coup d'Etat du 15 juillet, rapporte la chaîne de télévision CNN Turk.

Selon elle, 1.684 soldats ont été démis de leurs fonctions tandis qu'il a été ordonné à, entre autres, trois agences de presse, 16 chaînes de télévision et 45 quotidiens de mettre la clef sous la porte.

Dans la journée, CNN Turk avait dit que les autorités turques avaient interpellé plus de 15.000 personnes, dont plus de 10.000 militaires, depuis le putsch avorté d'il y a près de deux semaines.

Les nouvelles mesures prises par Ankara ne manqueront pas de soulever les inquiétudes les associations de droits de l'homme ainsi que les alliés occidentaux du pays, qui redoutent de voir le président Recep Tayyip Erdogan profiter de la tentative ratée de coup d'Etat pour accentuer son emprise sur le pays.

Lors d'un point de presse, le porte-parole du département d'Etat américain a ainsi dit que les Etats-Unis, tout en comprenant la nécessité éprouvée par la Turquie d'arrêter les auteurs du putsch, voyaient l'arrestation d'encore plus de journalistes comme une évolution "troublante". Reuters 27.07

Où cela, en Syrie, on s'en fout !

- Syrie: 44 morts dans un attentat de l'EI - AFP

Au moins 44 personnes ont été tuées mercredi dans la ville syrienne à majorité kurde de Qamichli dans une attaque suicide revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), disant répondre aux raids de la coalition antijihadistes soutenant les forces kurdes. AFP 27.07

Etats-Unis. Ce sont les assassins qui font la loi en oligarchie.

- Mort de Freddy Gray: Tous les policiers dédouanés - 20minutes.fr

No justice, no peace. Le cri des manifestants afro-américains face à la violence policière va sans doute à nouveau résonner à Baltimore, avec l’abandon des poursuites, mercredi, contre tous les policiers impliqués dans l’homicide de Freddie Gray, un Noir mortellement blessé l’an dernier dans un fourgon de police.

"Les services du procureur de la ville de Baltimore ont décidé d’abandonner les poursuites dans les dossiers restants liés à l’arrestation et à la mort de Freddie Gray", a indiqué une cour du Maryland, dont dépend Baltimore, dans un bref communiqué. Pour la procureure Marilyn Mosby, il s’agit d’un revers cinglant.

Des procès précipités

Le premier procès dans cette affaire avait débouché sur un non-lieu surprise, les jurés n’étant pas parvenus à se mettre d’accord sur un verdict. Les deux procès suivants, y compris celui de Caesar Goodson, le chauffeur de la fourgonnette qui faisait face aux chefs d’inculpation les plus graves (« meurtre par indifférence », passible de 30 ans de prison), avaient débouché sur des acquittements.

Marilyn Mosby, une jeune procureure de 36 ans, en poste depuis seulement quatre mois, a expédié la procédure. Les six policiers ont été inculpés moins de deux semaines plus tard, le 1er mai. Le premier procès a suivi huit mois plus tard. Il a révélé qu’il y avait peu de preuves matérielles sur ce qu’il s’est passé dans le fourgon. Le chauffeur, acquitté en juin, a-t-il volontairement conduit le véhicule brutalement pour secouer Freddie Gray, menotté mais pas attaché avec une ceinture de sécurité ? « Je ne peux pas me prononcer », a conclu un expert médical pourtant mandaté par le bureau du procureur.

Enquête des affaires internes

Après un premier procès devant un jury populaire, les deux autres policiers avaient choisi de comparaître devant un juge, qui se concentre davantage sur les preuves matérielles que sur l’émotion autour d’un tel procès médiatique.

Les officiers ne sont cependant pas complètement sortis d’affaire. Une enquête des affaires internes de la police est en cours et pourrait déboucher sur des sanctions. Mais celles-ci sont extrêmement rares : les policiers sont dédouanés dans neuf cas sur dix en moyenne. 20minutes.fr 27.07

Bienvenue dans le garde-manger que vous réserve l'oligarchie.

- Le premier burger végétarien «saignant» va être servi à New York

Et tout ça grâce à une molécule qui donne à la fausse viande le goût de la vraie. Le burger, on en mange à tous les coins de rue quand on ne le porte pas à même la peau ou qu'on n'écrit pas des lignes sociologiques très sérieuses dessus. Slate.fr

Vous ne croyez tout de même pas qu'eux ils bouffent cette merde, non ils vous la destinent. Vous vous souvenez peut-être que l'actionnaire de Monsanto, Bill Gates, en visite dans une unité de cette multinationale s'était abstenu de manger à la cantine par crainte de s'intoxiquer. Quand on vous dit qu'ils sont moins cons que nous, la preuve, si nécessaire.

Le « lait » de cafard est bien plus nutritif qu’on ne l’imagine

Une espèce de cafard produit une des substances les plus caloriques et nutritives jamais découvertes. Mais qui en mangerait ? LeMonde.fr

Je ne pense que le jour où on exterminera les cafards qui nous gouvernent, nous goûterons leurs restes pour voir de quoi ils étaient faits, merci on est déjà servi, à en vomir ! Ils nous haïssent, c'est réciproque et amplement mérité, n'est-ce pas ?

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Manipulation en Turquie. (20.07)

par Thierry Meyssan

Le président Erdogan est issu de la Millî Görüs, une milice islamiste qui soutenait les jihadistes en Russie dans les années 90 et ourdit un coup d’État en 1999.

En 2003, Recep Tayyip Erdogan est devenu Premier ministre d’un État membre de l’Otan.

En 2011, le gouvernement Erdogan a signé un traité secret avec la France l’impliquant dans les guerres contre la Libye et la Syrie en échange du « droit » d’expulser sa population kurde vers un État qui serait créé pour l’occasion.

En 2012, le président Erdogan a pris la succession du prince Bandar bin Sultan dans la coordination des réseaux jihadistes.

En 2013, le président Erdogan a pris la succession de l’émir Hamad du Qatar dans le parrainage des Frères musulmans. Puis, il a installé à Izmir le Commandement joint des forces terrestres de l’Otan, le LandCom, qui coordonne la guerre contre la Syrie.

En 2014, le gouvernement Erdogan a participé à la transformation de l’Émirat islamique en Irak en lui apportant les 80 000 combattants de la confrérie irakienne des Naqchbandis —qui avait créé la Millî Görüs turque—.

Aussi, la tentative de le renverser est-elle apparue comme la fin de la guerre contre la Syrie. Pourtant, elle aurait simplement désorganisé la coalition internationale le temps nécessaire à ce que les différentes fonctions du président Erdogan soient attribuées à d’autres leaders.

Les militaires du 16 juillet ont été trahis de l’intérieur : aucune des personnalités du régime n’a été arrêtée, ni Hakan Fidan, ni Recep Tayyip Erdogan. Ceux qui ont pris les locaux de la télévision nationale, la TRT, ont eu beau annoncer qu’ils contrôlaient le pays, aucun des objectifs stratégiques n’avait été visé. Il y a eu beaucoup de rumeurs, mais aucune trace de coup, sinon ceux de l’attaque contre les bâtiments vides de la Grande Assemblée nationale ; des traces qui apparaissent désormais comme une mise en garde des députés.

Aucun leader du putsch n’a pris contact avec l’opposition pour l’associer au nouveau régime, si bien que celle-ci, effrayée à l’idée du retour possible d’une dictature militaire, s’est rangée au côté de son ennemi, l’AKP.

Avant même la fin de la tentative, les hommes du président Erdogan arrêtaient les officiers de la gendarmerie qui s’étaient opposés à lui et qui n’étaient aucunement impliqués dans le coup. Une fois celui-ci terminé, ils ont non seulement arrêté les putschistes, mais aussi plus de 7 000 autres personnes, limogé plus de 8 000 fonctionnaires, suspendu 2 700 magistrats et le vice-président de la Cour constitutionnelle dont les noms attendaient depuis longtemps au Palais blanc. La grande purge des disciples de Fethullah Gülen se poursuit.

Les États-Unis semblent les plus surpris par cette trahison. Après avoir sollicité l’ancien président Abdullah Gül, puis un magistrat, comme possibles successeurs du président, ils ont soutenu le Parti démocratique des Peuples (HDP) lors des élections truquées de novembre 2015, et récemment un magistrat. À l’évidence, ils étaient informés à l’avance du coup et s’en réjouissaient. La France, également au courant, avait fermé son ambassade et son consulat le 13 juillet au soir.

Ayant désormais anéanti ses oppositions, le président Erdogan peut continuer sans encombre à conduire son pays dans la voie du sultan Abdühamid II et des Junes Turcs : le nettoyage ethnique.

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Derrière la tentative désespérée de coup d’état de la CIA en Turquie (21.07)

Par F. William Engdahl

Dans la soirée du 15 juillet un groupe d’officiers de l’armée turque annonçait avoir accompli un coup d’Etat et pris le contrôle du pays. Ils prétendaient qu’Erdogan était en fuite pour sauver sa vie et qu’ils étaient maintenant en train de rétablir l’ordre. Le seul problème de ces officiers et de leurs commanditaires, loin, à Langley [Siège de la CIA – NdT] en Virginie, et à Saylorsburg en Pennsylvanie où l’opérateur politique turc Fetullah Gülen est réfugié protégé par la CIA, est qu’ils n’ont pas réussi. Derrière la tentative de coup, ourdit une histoire beaucoup plus significative, une dramatique évolution géopolitique que l’imprévisible survivant politique qu’est le Président (encore) Recep Erdogan était en train de fomenter lorsque des loyalistes de Gülen ont amorcés leur tentative de coup d’état désespérée, qui en toute apparence fut raté. Ce qui suit est une série de questions et de réponses sur l’arrière-scène des événements dramatiques qui se déroulent dans ce pays pivot dans l’ordre géopolitique.

Q : Quel commentaire feriez-vous sur les événements de vendredi à samedi, quand l’armée a mené une tentative de coup d’État ? Ces événements étaient-ils prévisibles ?

W.E. : Le coup d’État était une réaction à la récente évolution géopolitique dramatique d’Erdogan. Il a été instigué par des réseaux turcs fidèles à la CIA. C’était clairement un geste désespéré, mal préparé.

Q : Qu’elles sont les véritables raisons de cette tentative de l’armée ? Qu’en pensez-vous ?

W.E. : Il s’agissait d’un réseau d’officiers dans l’armée fidèles au mouvement de Fetullah Gülen. Celui-ci est un instrument que la CIA contrôle à 100%. D’ailleurs il vit depuis des années en exil à Saylorsburg en Pennsylvanie, après avoir obtenu une carte verte [carte d’immigration aux é-u - NdT] grâce à d’anciens pontes de la CIA et à l’ancien ambassadeur étasunien à Ankara.

Gülen a été depuis des décennies un projet fou de la CIA d’armer l’Islam politique comme instrument de changement de régime. Rappelons qu’en 2013, il y avait des protestations de masse contre Erdogan à Istanbul et ailleurs. C’est alors que Gülen, qui auparavant avait conclu une entente avec le Parti de la Justice et du développement [AKP] d’Erdogan, rompait avec lui et le critiquait dans les médias qu’il contrôlait comme Zaman, le taxant de tyran. Depuis lors, Erdogan s’est efforcé à déraciner son plus dangereux adversaire interne et ses amis, y compris avec des descentes sur Zaman et d’autres médias contrôlés par lui. Il ne s’agit pas d’une lutte entre le bon et le méchant chevalier. Cela concerne le pouvoir dans la vie politique turque. Si les lecteurs sont intéressés par les détails du projet Gülen et de la CIA je les invite de consulter mon livre, The Lost hegemon (en allemand : Amerikas Heilige Krieg).

Q : Pensez-vous que ces événements pourraient conduire à la guerre civile, comme certains commentateurs l’interprètent ?

W.E. : Je doute de cela. Le mouvement Gülen au cours de ces deux dernières années a été sévèrement réduit en influence par Erdogan et son chef du renseignement — des purges etc.. La prétendue armée traditionnelle d’Atatürk, en tant que gardienne de l’État, est depuis longtemps révolue…depuis les années 1980.

Ce qu’il sera intéressant à observer maintenant est l’évolution de la politique étrangère d’Erdogan : Rapprochement avec la Russie, réouverture des pourparlers à propos du gazoduc Turkish Stream vers la frontière grecque. Simultanément il y a son rapprochement avec Netanyahu, et celui plus critique, son accord apparent, à une partie des exigences de Poutine pour la reprise des liens, à savoir que la Turquie cesse ses efforts de renverser Assad en soutenant secrètement Daech ou d’autres organisations terroristes en Syrie, en les entrainant en Turquie et en vendant leur pétrole sur le marché noir. C’est une énorme défaite géopolitique pour Obama, probablement le Président le plus incompétent de l’histoire étasunienne (bien qu’il ait une concurrence sérieuse à ce titre de la part de George W. Bush et de Clinton).

Q : Croyez-vous qu’Erdogan pourrait en effet de cette façon être renversé ?

WE : Probablement pas, vu ce que l’on voit actuellement. Même au petit matin lorsqu’Erdogan a pu dire aux media qu’il s’agissait d’une tentative de coup d’état fomenté par Gülen, j’étais convaincu que ce dernier échouerait. Aujourd’hui, le 16 juillet, il semble qu’il n’ait pas réussi. La CIA a été entartrée et Obama et l’OTAN tentent de se couvrir en étreignant chaleureusement le très démocratiquement élu Erdogan (sic !) ». Ils ne se souciaient pas en Ukraine, quand la CIA perpétrait le coup d’état de la place Maïdan en février 2014, que Viktor Yanoukovitch était le « Président démocratiquement élu de l’Ukraine ». Regardez le chaos qu’a laissé Washington dans ses efforts de provoquer une scission entre la Russie et l’UE.

Q : Comment devrions-nous interpréter l’allégation qu’Erdogan aurait demandé asile à l’Allemagne, et pensez-vous que celle-ci le lui aurait accordé ?

W.E. : Il y a beaucoup de rumeurs farfelues. Je n’ai aucune information là-dessus.

Q : Comment positionnez-vous les États-Unis et la Russie par rapport aux récents événements ?

W.E. : Cela devrait être clair avec ce que j’ai dit. Washington était derrière le coup d’État, manifestation de leur impuissance devant l’évolution géopolitique majeure effectuée par Erdogan depuis juin, quand il a limogé Davutoglu son Premier ministre et nommé le loyaliste Binali Yildirim à sa place. À ce moment Erdogan s’est simultanément détourné de la stratégie anti-Assad de Washington en Syrie et s’est tourné vers Israël (qui ces jours-ci est en conflit géopolitique aigu avec Washington), vers la Russie et maintenant, même vers Assad en Syrie.

Q : Quel sera l’impact des événements sur le fait que la Turquie soit membre de l’OTAN ?

W.E. : C’est difficile à évaluer. Washington pour sa stratégie globale a désespérément besoin de la Turquie dans l’OTAN, en particulier pour le contrôle des flux de pétrole du Moyen-Orient et maintenant son gaz naturel. C’est pourquoi au moment où il est devenu clair que le coup d’État échouerait, Obama et compagnie ont « embrassé » leur « ami » Erdogan. Dans les milieux du renseignent on appelle cela le « contrôle des dégâts ».

Q : Croyez-vous qu’il soit bon pour la Turquie qu’Erdogan et l’actuel gouvernement perdent le pouvoir de cette façon, plutôt que par des élections ?

W.E. : Au moment où j’écris ceci, il semble qu’il soit toujours fermement au pouvoir, peut-être plus fermement qu’auparavant.

Q : Comment estimez-vous que les événements en Turquie pourront affecter l’Union européenne ?

W.E. : Le projet d’UE est en voie de dissolution. Ce projet a toujours été une idée monstrueuse, encouragée dans les années 1950 par Churchill, la jeune CIA et certains de leurs amis européens comme Monnet, pour que les États-Unis contrôlent mieux Europe. Ce fait est devenu une évidence lorsque le président Obama par son intervention effrontée dans la politique britannique, a demandé aux britanniques de ne pas quitter l’Union européenne. L’Union européenne est une monstruosité bureaucratique, sans visage, ubuesque, non élue, n’ayant aucun compte à rendre au peuple, avec des assises à Bruxelles, à côté du siège de l’OTAN.

Le Brexit a commencé la dissolution, qui ira maintenant assez rapidement selon mon sentiment. La Hongrie peut-être suivra, si la CIA n’arrive pas à faire une révolution de couleur contre Orban avant leur référendum d’octobre sur un « Huexit. » La France ? Les partisans de Marine Le Pen et des millions de Français en ont assez des diktats de Bruxelles. Regardez la récente décision criminelle sur le désherbant « glyphosate », le plus largement utilisé en UE. Malgré l’énormité des preuves scientifiques le démontrant comme cancérigène Bruxelles a décidé d’ignorer toutes ces preuves sur la santé et la sécurité provenant des autres gouvernements de l’UE, et approuver arbitrairement l’empoisonnement de l’alimentation de la population pour 18 mois de plus. Ce n’est pas cela que la population européenne ou de n’importe quel autre pays attend de ses fonctionnaires. Elle ne mérite pas cela.

Q : Comment pensez-vous que les événements en Turquie pourraient influer sur la crise migratoire, et qu’attendez-vous de la réouverture de la soi-disant route des Balkans pour les réfugiés ?

W.E. : il est encore trop tôt pour le dire. Si Erdogan et Assad, par l’intermédiaire de Poutine et de la Russie, et peut-être avec la coopération d’Israël, parviennent à établir une véritable paix en Syrie, le flux de réfugiés de la guerre pourrait cesser. Les gens veulent rentrer chez eux, reconstruire leur vie dans leur propre pays.

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L’Otan et le « putsch » turc (19.07)

Par Manlio Dinucci

Erdogan en fuite volant vers l’Europe à la recherche d’un gouvernement qui lui concède l’asile politique, les putschistes désormais au pouvoir parce qu’ils occupent la télévision et les ponts sur le Bosphore, Washington et les capitales européennes, jusque l’Otan, prises au dépourvu par le coup d’Etat : ce sont les premières « nouvelles » venant de Turquie. Toutes plus fausses l’une que l’autre. Ce qui émerge avant tout c’est que, y compris dans sa tragicité (des centaines de morts et milliers d’arrestations), ce qui s’est passé en Turquie se présente comme la mise en scène d’un coup d’Etat.

Les putschistes n’essaient pas de capturer Erdogan, officiellement en vacances sur la Mer Egée, mais lui laissent tout le temps de se déplacer. Ils occupent symboliquement la télévision d’Etat, mais ne brouillent pas les émetteurs privés pro-gouvernementaux et Internet, permettant à Erdogan de les utiliser pour son « appel au peuple ». Ils bombardent symboliquement le parlement d’Ankara, quand il est vide. Ils occupent les ponts sur le Bosphore non pas en pleine nuit, mais de façon ostentatoire le soir quand la ville est pleine de monde, en se mettant ainsi dans un piège. Ils n’occupent pas par contre les principales artères, laissant le champ libre aux forces gouvernementales.

L’action, même destinée à l’échec, a nécessité la préparation et mobilisation de milliers d’hommes, de véhicules blindés et d’avions. Impossible que l’Otan ne fut pas au courant de ce qui se préparait. En Turquie il y a un réseau d’importantes bases Otan sous commandement étasunien, chacune dotée de son propre appareil de renseignements. Dans la gigantesque base d’Incirlik, d’où opère l’aviation étasunienne et alliée, sont déposées au moins 50 bombes nucléaires étasuniennes B-61, destinées à être remplacées par les nouvelles B61-12. A Izmir se trouve le Commandement terrestre allié (Landcom), c’est-à-dire le commandement affecté à la préparation et à la coordination de toutes les forces terrestres de l’Otan, aux ordres du général étasunien Darryl Williams, ancien commandant de l’US Army Africa à Vicence (Vénétie). Le quartier général d’Izmir a été visité à la fin du mois de juin par le nouveau Commandant suprême allié en Europe, le général Curtis Scaparrotti.

Outre les commandements et bases officiels, les USA et l’Otan ont en Turquie un réseau « couvert » de commandements et bases constitué pour la guerre contre la Syrie et d’autres opérations. Comme l’a documenté même une enquête du New York Times, dans le cadre d’un réseau international organisé par la Cia, depuis 2012 est arrivé dans la base turque d’Esenboga un flux incessant d’armes, achetées avec des milliards de dollars fournis par l’Arabie Saoudite et d’autres monarchies du Golfe, qui ont été fournies à travers la frontière turque aux « rebelles » en Syrie, et aussi à l’EI/Daech.

Avec de faux passeports (spécialité Cia), des milliers de combattants islamiques ont afflué dans les provinces turques de Adana et du Hatay, frontalière avec la Syrie, où la Cia a ouvert des centres de formation militaire.

Tout à fait fausse, donc, la « nouvelle », diffusée ces jours-ci, que Washington n’apprécie pas un allié comme Erdogan parce que celui-ci soutient en sous-main l’EI/Daech. Il n’existe pas encore d’éléments fondés pour comprendre s’il y a, et dans quelle mesure, une fissure dans les rapports entre Ankara et Washington et surtout quels en sont les motifs réels.

En accusant Fetullah Gulen, résidant aux USA depuis 1999 et allié d’Erdogan jusqu’en 2013, d’avoir inspiré le putsch, et en réclamant son extradition, Erdogan joue à la hausse, pour obtenir des USA et de ses alliés européens de plus grosses contreparties pour le « précieux rôle » (comme l’a qualifié Stoltenberg le 16 juillet) de la Turquie dans l’Otan.

En attendant Erdogan fait place nette de ses opposants, pendant que Mogherini prévient que, s’il utilise la peine de mort, la Turquie ne peut pas entrer dans l’Ue, parce qu’elle a signé la Convention sur les droits de l’homme.

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Venezuela : La « crise humanitaire », un concept de la Guerre Non Conventionnelle (21.07)

Par Misión Verdad

Le concept de « crise humanitaire », selon l’Organisation des Nations Unies, est en relation avec des situations d’urgence, de désastre produites par des événements naturels (tremblements de terre, inondations et tempêtes) et avec des conflits armés de haute intensité qui mettent en danger la vie de millions de personnes.

Ce n’est pas une expression naïve ou dépourvue de fins politiques puisque les appareils militaires des pays les plus importants (l’OTAN et le Pentagone) profitent des désastres naturels ou des situations de conflit intérieur comme d’une autoroute vers l’intervention dans des pays souverains en utilisant l’ONU comme support légal et les ONG comme publicitaires.

Ceux d’Haïti (2010) et de Somalie (1993) sont parmi les cas les plus frappants de la façon dont une situation de difficulté particulière dérive en violations de la souveraineté par des forces politiques et militaires étrangères. La Libye est le cas le plus récent.

Dans le manuel TC 18-01 des Forces Spéciales du Pentagone sur la Guerre Non Conventionnelle, « l’assistance humanitaire » (que ce soit un canal ou un pont) apparaît comme la phase sur laquelle doit déboucher l’ensemble d’opérations de sabotage économique et politique de la vie de la population. Dans le cadre de ces opérations, le général John Kelly, ex chef du Commando Sud, déclarait à CNN : « Ce qui m’empêche de dormir la nuit en ce qui concerne le Venezuela est que s’il y a une crise humanitaire importante, c’est à dire un effondrement de l’économie au point qu’ils aient besoin désespérément d’aliments et de médicaments, alors, nous pourrions réagir. Et nous le ferions ».

La guerre économique, le sabotage des services publics et le financement des violences (pillages et troubles) partagés ensuite à l’échelle de la planète sous le terme de « faim » et « d’Etat qui a échoué » dessinent le scénario des médias et fabriquent « la nécessité » pour que les acteurs politiques de la droite vénézuélienne coordonnent, négocient et planifient une intervention dosée pour « raisons humanitaires » à la discrétion des centres du pouvoir mondial : les Etats-Unis et l’Europe.

Il est nécessaire de répéter que les acteurs qui parlement le plus de « crise humanitaire » sont ceux qui fiancent les pillages et les protestations violentes. Volonté Populaire fait le travail sale pour que Lilian Tintori, la première dame de ce parti politique, puisse parcourir le monde et faire du lobbying au nom de la « crise humanitaire ».

« Les opérations de Guerre Non Conventionnelle impliquent l’Assistance Humanitaire »

Le manuel en question évoque le fait que « les crises humanitaires ou les conditions qui se présentent au cours des opérations de Guerre Non Conventionnelle doivent déboucher sur l’Assistance Humanitaire pour profiter aux populations qui ont des sympathies ou des sympathies potentielles pour un aspect particulier de la Guerre Non Conventionnelle. »

Cette citation résume le caractère politique de ce concept et les manœuvres d’agents comme José Manuel Olivares (Primero Justicia), Luis Florido (Volonté Populaire) ou Lilian Tintori à l’étranger. Le 19 avril dernier, le chancelier d’Espagne García Margallo offrait une « aide humanitaire » au Venezuela sans passer par les filtres demandés par l’ONU et en esquivant le consentement du Pouvoir Exécutif vénézuélien, agissant comme un vassal de Washington pour installer un précédent de violation de notre souveraineté.

Les autorités non élues (étant donné que Rajoy continue à gouverner sans qu’il y ait eu de consensus pour former un gouvernement) et les principaux lobbys de médias et lobbys économiques du Royaume d’Espagne sont des artisans de la Guerre Non Conventionnelle puisqu’ils ont pour fonction de provoquer un puissant siège de propagande, diplomatique et financier contre le Venezuela.

« L’empathie » dont parle le manuel du Pentagone sur la Guerre Non Conventionnelle réside dans le fait que « l’aide humanitaire » illégale et trompeuse du Royaume d’Espagne avait pour but de cristalliser son rôle de « sauveur du Venezuela » face à l’opinion publique anti-chaviste vénézuélienne et mondiale en supplantant les possibilités des autorités légitimes du pays pour résoudre le problèmes intérieurs.

Parce que dans les normes de la Guerre Non Conventionnelle, face à une opération de cette sorte, la population doit s’agenouiller devant une force étrangère qui exige de la gouverner par délégation, qui dépasse les fonctions de l’Etat et qui, si la situation devient plus complexe, obtienne tout le soutien pour agresser militairement les autorités qu’elle a elle-même élues lors d’élections libres, transparentes et directes.

Ne pas considérer le chavisme comme un solide sujet politique et historique continue à être la brèche de ce manuel, son déversoir permanent, le tourment de ceux qui l’ont planifié.

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Sultan Erdogan : Le coup d’Etat manqué à l’issu de son plein gré (21.07)

par Chems Eddine Chitour

« Il n’est pas nécessaire à un prince d’avoir toutes les bonnes qualités mais il lui est indispensable de paraître les avoir. J’oserai même dire qu’il est quelquefois dangereux d’en faire usage, quoiqu’il soit toujours utile de paraître les posséder. Un prince doit s’efforcer de se faire une réputation de bonté, de clémence, de piété, de loyauté et de justice; il doit d’ailleurs rester assez maître de soi pour en déployer de contraires, (…) En un mot, il doit savoir persévérer dans le bien, lorsqu’il n’y trouve aucun inconvénient, et s’en détourner lorsque les circonstances l’exigent. Tu seras renard pour connaître les pièges, et lion pour effrayer les loups. (…) C’est pourquoi un seigneur avisé ne peut, ne doit respecter sa parole si ce respect se retourne contre lui et que les motifs de sa promesse soient éteints(…) Et jamais un prince n’a manqué de raisons légitimes pour colorer son manque de foi. (…) Et les hommes se plient si servilement aux nécessités du moment que le trompeur trouvera toujours quelqu’un qui se laisse tromper. » Machiavel (Le Prince)

Pour Erdogan le « coup » ne serait pas manqué, mais réussi : il trouve dans cet accès d’urticaire militaire les arguments pour établir son pouvoir absolu, Un demi-Dieu « qui défend la démocratie », comme le font si bien ses modèles de l’Arabie Saoudite et du Qatar. (…) Le temps des crosses en l’air a été plutôt bref. A l’évidence, les rebelles n’étaient pas vraiment déterminés. (…) Inutile de relire Technique du coup d’Etat de Curzio Malaparte pour savoir que le b-a-ba de l’art consiste à neutraliser d’abord les chefs(…) Enfin, aussi sots que le général Tapioca, les militaires sortis de leurs casernes n’ont pas coupé Internet et les réseaux de téléphonie mobiles. Pendant ce temps par tweets, Facebook et le système vidéo des portables, Erdogan et Yildirim, le premier ministre pouvaient mobiliser leurs nombreux fidèles. Voilà pour la force de ce putsch qui a si vite fait pschitt. (…) Naguère, pour ramener le pouvoir politique dans le chemin tracé par Atatürk, périodiquement les soldats prenaient en main le gouvernement avant de le rendre aux civils. En revanche la mobilisation des supporters d’Erdogan et de l’AKP a été parfaitement réussie »

« Depuis leurs minarets les imams des Frères Musulmans ont appelé à descendre dans la rue qui fût assez rapidement tenue par des citoyens « démocrates » (.. ;) Ces mêmes partisans en colère firent feu tout autant que les « putschistes ». Nombre de ces gamins ont eu la tête tranchée et jetée dans le Bosphore. Dessine-moi un Calife ! (…) Fait amusant quand on sait, histoire de se tenir prêt à toute éventualité, que Washington a travaillé sur un changement de tête à Ankara, changement par la force au « cas où »…Aujourd’hui le Calife triomphe. (…) Après avoir fait la paix avec Israël (auquel il livre du pétrole de Dae’ch et de l’eau par tankers) et renoncé à son ambition de protéger Gaza, après avoir présenté des excuses à Vladimir Poutine (…) Les Kurdes, auxquels Ankara a déclaré une guerre féroce, devront s’accommoder d’une solitude qu’ils connaissent bien. Avec 2745 juges limogés ces dernières 24 heures, dix conseillers d’Etat mis à pied et 2 800 militaires en prison, le calife a fait un fructueux ménage d’été. Il y a bien deux Turquie, celle d’Istanbul avec ses hommes épris de « Lumières » et l’autre tenue d’une main d’acier par la confrérie des Frères Musulmans, la plus nombreuse malheureusement… » (1)

Qui sont ces putschistes et quelles étaient leurs motivations ?

Le journaliste Bahar Kimyongür interrogé sur la tentative de putsch en Turquie déclare :

« Dans la soirée du vendredi 15 juillet, des putschistes de l’armée turque ont tenté de renverser le gouvernement d’Erdogan. Après une nuit de chaos marquée par des affrontements entre les conjurés et les forces loyalistes, le président a repris la main. Depuis, 6.000 personnes ont déjà été arrêtées, Sur les putschistes, nous avons eu très peu d’informations. La confrérie Gülen a été accusée. Ce mouvement d’inspiration soufie est très influent dans le monde musulman. Son fondateur, Fetuhllah Gülen, a notamment financé grâce à de riches donateurs la construction d’écoles un peu partout. Il a soutenu la montée au pouvoir de l’AKP, le parti d’Erdogan. Mais un conflit a ensuite éclaté entre les deux hommes forts. En 2014, un scandale d’écoutes téléphoniques a mis en lumière des affaires de corruption au sein de l’AKP. Depuis 2014, 1800 personnes soupçonnées d’appartenir à la confrérie ont été arrêtées. D’autres voient dans cette tentative de putsch la main d’officiers kémalistes de l’armée, des soldats qui se réclament du nationalisme laïc lancé par le père fondateur de la République de Turquie, Atatürk. Mais aucun élément ne permet d’étayer ces propos. (…) Les putschistes se sont ainsi aliénés tous les partis politiques, (…) Cette tentative de coup d’État a ainsi débouché sur la publication d’un communiqué conjoint des partis politiques pour condamner l’opération. C’est du jamais vu en Turquie. Erdogan reste détesté par beaucoup de monde. Mais son slogan « La démocratie a été sauvée« , bien que totalement fallacieux, est parvenu à rassembler différentes composantes de la populatio »(2)

« Finalement, poursuit Babar Kimyongür cette opération militaire finalement, se résume à un coup d’épée dans l’eau. L’armée turque nous l’avons vu à l’oeuvre avec le coup d’État de 1960 qui a conduit à la pendaison du Premier ministre islamo-libéral et pro-US, Adnan Menderes. C’est encore l’armée turque qui intervient dans le putsch de 1971 avec la pendaison de leaders de mouvements estudiantins marxistes. Enfin, la grande muette a frappé à nouveau avec le coup d’État de 1980. Là, tout le monde y est passé avec 650.000 personnes arrêtées et torturées, 49 pendaisons, 300 disparitions Erdogan a perdu de sa crédibilité sur la scène internationale. Mais il reste très populaire en Turquie. (…) le combat qui oppose Erdogan à Gülen nous offre les deux faces d’une même médaille. Sur le plan religieux, Gülen présente sans doute un islam plus discret et plus humble. Il vivrait d’ailleurs des allocations sociales dans un petit appartement aux Etats-Unis. Tandis qu’Erdogan est beaucoup plus bling-bling et affiche un islam clinquant pour conquérir les masses. Mais tous les deux ont des profils de dictateurs conservateurs. Ce sont des ultralibéraux sur le plan économique. Et ils entretiennent des liens étroits tant avec les Etats-Unis qu’Israël » (2)

En conséquence prévient Bahar Kimyongür :

« Nous allons assister à un retour en grâce d’Erdogan. En échappant au coup d’État, le président va pouvoir consolider sa mainmise sur la Turquie. (…) Il pourrait également y avoir des répercussions sur la scène internationale. Un revirement avait déjà été amorcé. Erdogan semble revenir à sa doctrine initiale, « zéro problème avec les voisins ». (…) Erdogan a donc commencé à se montrer plus raisonnable. La dimension économique a joué évidemment. (…) Le tourisme a pris une ampleur considérable ces dernières années et représente aujourd’hui 6 % du PIB turc. Le pays est devenu la sixième destination mondiale avec 36 millions de visiteurs par an. (…) Tout cela a conduit Erdogan à calmer le jeu. Il se montre plus conciliant avec Poutine et s’est excusé pour l’avion abattu. Il s’est également rapproché d’Israël. Il a émis l’hypothèse de nouer des liens avec Sissi en Égypte. Le dernier volet de cette volte-face diplomatique est venu du Premier ministre. Binali Yildirim envisage un début de normalisation avec le gouvernement syrien » (2)

« Il est certain lit-on dans la publication suivante , à 100% que le gouvernement va lancer une purge massive contre les adeptes de Gülen dans les divers organismes du gouvernement, les forces armées et la justice. Erdogan avait déjà cherché à faire extrader Gülen des États-Unis, Et là, il y a un os. Cet os c’est qu’il y a toujours eu un soupçon dans l’esprit des turcs que Gülen a travaillé pour les services de renseignement américains. (…) On peut tenir pour assuré que, dans le contexte du coup d’État avorté, le rôle de Gülen jettera une ombre sur les relations entre la Turquie et les États-Unis, qui ont déjà subi des revers en diverses occasions, (…) Curieusement, la tentative de coup d’État coïncide avec les tendances naissantes d’un changement dans la politique étrangère turque, en particulier, dans le sens d’un rapprochement avec la Russie et d’un éventuel démantèlement des politiques interventionnistes d’Ankara en Syrie. (…) Moscou fait remarquer que la normalisation avec la Turquie pourrait avoir des retombées positives sur la situation en Syrie. Ankara a également fait allusion à une volonté de rétablir les liens avec la Syrie. De manière significative, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Zarif a utilisé un langage exceptionnellement fort pour condamner la tentative de coup d’État Toutes choses étant prises en considération, un éventuel changement de la Turquie est bien sûr anticipé à Moscou et à Téhéran comme un événement géopolitique aux conséquences capitales pour le réalignement de la politique au Moyen-Orient et de l’équilibre global des forces ».(3)

Pour José Antonio Guttièrez :

« (…) La réalité est que la Turquie a connu plus de coups d’État il y a eu des putschs en 1960, 1971, 1980 et le soi-disant coup d’État “postmoderne” de 1997, lorsque le Conseil de sécurité nationale a poussé à la démission Necmettin Erbakan. L’islamisme politique gagne en force avec l’irruption des “Tigres d’Anatolie”, ces entrepreneurs qui émergent avec la libéralisation économique à partir des années 1980, et qui viennent des villes de la Turquie profonde, avec une rigide mentalité conservatrice et religieuse. (…) La tentative de coup d’État, mal ficelée et ratée, a été décrite par le président turc Erdogan “comme un don de Dieu (…) Certains sont mêmes allés jusqu’à dire que le président turc avait finalement eu son “incendie du Reichstag”, qu’il va utiliser comme un prétexte parfait pour continuer à imposer son projet autoritaire et réduire au silence les voix critiques dans le pays comme à l’étranger. (…) Erdogan se croit désormais invincible, mais c’est une victoire à la Pyrrhus : sa barque file droit au naufrage, et ce putsch de pieds nickelés n’était qu’un symptôme de cette crise ».(4)

La reddition d’Erdogan concernant la cause palestinienne pour quelques bulles de gaz

On parle beaucoup du revirement à 180e de l’imprévisibilité de la tentation d’empire du Sultan Erdogan. La cause de la libération de la Palestine que l’on croyait sacrée pour l’AKP d’Erdogan a été abandonnée sans gloire. Erdogan qui n’arrêtait pas de proclamait que la Palestine et Jerusalem était la prunelle de ses yeux, s’est rendue à la réalpolitik :

« Ces derniers jours, écrit Richard Silverstein, les médias israéliens et internationaux ont annoncé à coup de grand titres ronflants que la Turquie et Israël s’apprêtaient à renouer leurs relations diplomatiques (.. ;) Depuis 2010, la Turquie pose trois conditions principales à la reprise des relations : la compensation financière des victimes, les excuses d’Israël, et la levée du siège israélien de Gaza. Comme indiqué dans la presse, deux de ces trois conditions vont être remplies. Israël va verser 20 millions de dollars aux familles des victimes. Il a déjà présenté des excuses. Mais Israël refuse catégoriquement de lever le siège ». (5)

« Alors qu’est-ce la Turquie a gagné exactement et qu’est-ce que Gaza a perdu ? Ce qui est très important pour la Turquie, c’est qu’Israël prévoit d’extraire d’énormes quantités de pétrole et de gaz au large de sa côte méditerranéenne. Un certain nombre de pays et de groupes militants s’opposent au projet israélien. Gaza et le Liban affirment que des parties de ces gisements sont sur leur territoire. (…) Qu’est-ce que la Turquie retire de l’accord ? Elle va couvrir une partie importante du coût probable du projet, environ 2 milliards de dollars, et elle percevra un pourcentage sur les dizaines de milliards de revenus du gaz et du pétrole qui passeront par le territoire turc. C’est facile de deviner ce qu’Erdogan a fait quand il a dû choisir entre la fidélité à Gaza et cette manne financière » (5).

La chasse aux sorcières

C’est donc la curée. Erdogan a les mains libres pour assainir la population, et peut-être que son régime présidentiel débouchera après 15 ans de règne sans partage de l’AKP sur la mise en place d’une dynastie Pour beuacoup d’observateurs le coup d’état était prémédité :

« Le petit führer d’Ankara est en train de nous refaire le coup de l’incendie du Reichstag en 1933 avec Fethullah Gülen dans le rôle de Lubbe. (…)Il n’y a en réalité peut-être pas de fumée sans feu et les gulenistes pourraient y être pour un petit quelque chose (…) Mais beaucoup de choses restent quand même curieuses… Pourquoi les putschistes ont-ils déclenché les opérations un vendredi soir alors que tout le monde est dans la rue (…) Pourquoi, chose très intéressante et passée inaperçue, n’ont-ils pas abattu l’avion d’Erdogan alors que deux F16 aux mains des rebelles en avaient la possibilité directe ? Comme le dit une source militaire interrogée, “c’est un mystère”. » (6)

« Qu’il ait appris le coup à l’avance et ait décidé d’en profiter ou qu’il l’ait orchestré lui-même, le sultan a lancé l’une des plus grandes chasses aux sorcières de l’histoire turque. Militaires, juges ou simples intellectuels critiques : tout y passe. 8 700 policiers mis à pied, 30 gouverneurs et 50 hauts fonctionnaires limogés, 6 000 militaires et presque et 755 juges placés en détention, 103 généraux et amiraux en garde à vue et interrogés, le propre conseiller militaire présidentiel arrêté… Une véritable Nuit des longs couteaux. A tel point que la pourtant munichoise UE pense (et le dit) que les listes de suspects étaient déjà prêtes, préméditées ».(6)

« Une fois n’est pas coutume, les Etats-Unis sont plutôt du bon côté de la barrière morale et les Russes du mauvais. Poutine a condamné le coup et offert ses condoléances lors d’une conversation téléphonique avec le sultan. Les Russes, au contraire des Américains, l’ont-ils prévenu de ce qui se tramait ? (…) En fait, pour le Kremlin, les enjeux dépassent la seule Turquie (peu de chance de voir ressurgir le Turk Stream en l’état actuel des choses, le sultan est trop imprévisible).(6)

« La vague d’arrestation dans l’armée, la police et la magistrature était préméditée, selon le commissaire européen Johannes Hahn. La répression bat son plein en Turquie après la tentative ratée de coup d’État. La vague de représailles qui a couvert l’armée, les forces de l’ordre et les administrations régionales en Turquie devient de plus en plus large. Huit mille policiers ont été mis à pied dans l’ensemble de la Turquie, dont Istanbul et la capitale Ankara, du fait de leurs liens présumés avec le putsch manqué de vendredi soir, a déclaré lundi à Reuters un haut responsable turc. 30 gouverneurs et 50 hauts fonctionnaires ont également été limogés. Près de 3.000 militaires et autant de juges et de procureurs ont d’ores et déjà été placés en détention provisoire dans la foulée du putsch avorté. De plus, 103 généraux et amiraux sont en garde à vue, selon les dernières informations de l’AFP, citant une agence progouvernementale. Près de 9.000 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur turc ont été limogés après la tentative de coup d’Etat manquée, a rapporté lundi l’agence de presse progouvernementale Anadolu. Selon Ankara, la rébellion avortée a fait 290 morts, dont 190 civils et 100 putschistes, ainsi qu’au moins 1.400 blessés. Les autorités soupçonnent Fethullah Gülen, prêcheur islamique et opposant résidant à Saylorsburg (Pennsylvanie, États-Unis), d’avoir organisé la tentative de coup d’État, mais ce dernier dément son implication. À l’heure actuelle, dans l’ensemble, les forces de l’ordre ont réussi à maîtriser la rébellion, même si la tension persiste dans certains secteurs d’Istanbul et d’Ankara » (7).

Des images choquantes. Ce samedi 16 juillet, au lendemain du coup d’Etat raté en Turquie, des scènes de lynchages ont été rapportées par des médias et agences de presse, et relayées notamment sur les réseaux sociaux. Plus dramatique, des soldats ont été tués par des manifestants lors de lynchages. Près de 3000 soldats avaient par ailleurs été arrêtés ce samedi 16 juillet et 104 abattus, La chancelière Angela Merkel appelait la Turquie à respecter les règles de “l’Etat de droit” » (8).

L’appel hypocrite à la retenue

D’une façon tout à fait hypocrite, les européens et les américains appellent après l’échec regretté du coup d’état à la retenue .Quoi qu’il en soit, Erdogan peut goûter son triomphe et savourer les futures restrictions des libertés que, fort de son rétablissement et enivré par son succès, il ne manquera pas de mettre en oeuvre. Le rétablissement de la peine de mort, est acté. Dans le Huffington post nous lisons la détermination d’Erdogan concernant sa décision de faire revoter la peine de mort :

« C’est la loi dans un Etat démocratique d’analyser et de débattre de toute question”, a-t-il déclaré samedi 16 juillet devant des milliers de sympathisants à Istanbul. Et ce dont il est “question”, c’est le rétablissement de la peine de mort, en réponse au coup d’État raté fomenté par des militaires turcs. Le président turc envisage en effet que la peine capitale, abolie dans le pays en 2002, puisse être rétablie, après un débat au Parlement. Et il n’est pas le seul, son premier ministre, Binali Yildirim, l’a également clairement évoquée. À l’endroit des putschistes, le chef du gouvernement turc a déclaré que “ces lâches se verront infliger la peine qu’ils méritent”, expliquant que la peine de mort devait être reconsidérée pour ceux qui ont laissé “une tâche noire” sur la démocratie. Selon lui, ces modifications législatives permettraient de s’assurer que cela ne se reproduira plus. En réaction à ces annonces, certains pays occidentaux ont appelé la Turquie à ne pas verser dans la purge aveugle. Le ministre canadien des Affaires étrangères Stéphane Dion a enjoint samedi Ankara de régler “l’après coup d’État” selon les “principes fondamentaux de la démocratie”, en évitant notamment “tout châtiment collectif”, alors que des images de militaires lynchés par la foule circulent sur les réseaux sociaux. (…) Le coup d’Etat raté en Turquie n’est pas un “chèque en blanc” au président Erdogan pour faire des “purges”, a estimé de son côté le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault ».(9)

La sainte colère du sultan Téflon

C’est par ces mots de Pepe Escobar explique la mascarade d’un coup d’état qui , s’il avait pas eu lieu il l’aurait fallu l’inventer comme le conseille Machiavel dans son ouvrage :

« Le Prince » il écrivait notamment : Si tu veux montrer ton pouvoir à tout le monde et les neutraliser, montes un coup d’état conte toi-même et fais le échouer » Pépé Escobar écrit : Lorsque l’avion du président turc et aspirant sultan Recep Tayyip Erdogan a atterri à l’aéroport Atatürk à Istanbul au petit matin samedi, il a déclaré que la tentative de coup d’État contre son gouvernement était un échec et un « cadeau de Dieu ». Apparemment, Dieu utilise Face Time. Car c’est grâce à un appel vidéo emblématique au moyen d’un iPhone - à partir d’un lieu indéterminé retransmis en direct sur CNN par une présentatrice abasourdie - qu’Erdogan a pu dire à sa légion de partisans de descendre dans les rues, de montrer la force du pouvoir populaire et de défaire la faction armée qui avait occupé la télévision d’État et annoncé avoir pris les commandes. Les voies de Dieu sur mobile étant impénétrables, l’appel d’Erdogan a été entendu même par les jeunes Turcs qui ont protesté farouchement contre lui au parc Gezi, qui ont été réprimés par sa police à l’aide de gaz lacrymogène et de canons à eau et dont le parti au pouvoir (AKP ou Parti de la justice et du développement) les dégoûte. Tous étaient prêts à l’appuyer contre ce coup « d’État militaire fasciste ». Sans oublier que pratiquement toutes les mosquées du pays ont relayé l’appel d’Erdogan ». (10)

« Comme d’ex-agents de la CIA surexcités le débitaient sur les réseaux américains – et ils s’y connaissent en matière de changement de régime - la règle numéro un du coup d’État consiste à viser et à isoler la tête du serpent. Sauf que dans ce cas-là, le rusé serpent turc restait introuvable. Qui plus est, aucun grand général n’est venu expliquer de façon patriotiquement convaincante sur le réseau d’État TRT les raisons du coup d’État. Il y a de l’amour (pour Erdogan) dans l’air (…) Pendant ce temps, le Gulfstream 4 d’Erdogan, vol numéro TK8456, a décollé de l’aéroport de Bodrum à 1h43, puis a volé au-dessus du nord-ouest de la Turquie avec ses transpondeurs en fonction, sans être inquiété. (…) La tête du serpent devait être absolument certaine que monter à bord de son avion et rester dans l’espace aérien turc était aussi sûr que manger un baklava. Plus étonnant encore, le Gulfstream a pu atterrir à Istanbul en toute sécurité au petit matin samedi, malgré l’idée répandue voulant que l’aéroport fût occupé par les rebelles. (…) Ce qui signifiait qu’Erdogan contrôlait le ciel. La partie était alors terminée. Les voies de l’Histoire étant impénétrables, la zone d’exclusion aérienne au-dessus d’Alep ou de la frontière syro-turque dont Erdogan rêvait tant a fini par se matérialiser au-dessus de sa propre capitale ».

La position des USA poursuit Pepe Escobar a été extrêmement ambiguë dès le départ. Au moment du putsch, l’ambassade américaine en Turquie a parlé d’un « soulèvement turc ». Le secrétaire d’État John Kerry, qui était à Moscou pour parler de la Syrie, a aussi sécurisé ses paris. L’OTAN était totalement muette. Ce n’est qu’une fois qu’il était bien évident que le putsch avait foiré que le président Obama et ses alliés de l’OTAN ont officiellement déclaré leur « soutien au gouvernement démocratiquement élu. » Le sultan est revenu en force dans l’arène. Il est aussitôt apparu en direct sur CNN Turkpour demander à Washington de lui livrer Gülen, sans même posséder la moindre preuve qu’il ait fomenté le putsch. Il a ensuite fait peser cette menace » (10)

Pepe Escobar avance l’hypothèse d’une préméditation :

« Même si elle a de quoi étonner, l’hypothèse numéro un est la suivante : les services secrets d’Erdogan savaient qu’un coup d’État se préparait et le rusé sultan a laissé aller les choses, en sachant que le putsch serait un échec, car les conspirateurs avaient très peu d’appui. Il se peut aussi qu’il ait su – à l’avance – que même le Parti démocratique des peuples (HDP) pro-Kurde, dont il tente d’évincer les députés du Parlement, appuierait le gouvernement au nom de la démocratie. (…) La conséquence géopolitique immédiate de l’après-tentative de coup d’État, est qu’Erdogan semble avoir miraculeusement reconquis sa « profondeur stratégique », pour reprendre les mots de l’ancien premier ministre Davutoglu, qui a été mis de côté ». (10)

« Ce qui veut dire conclut l’auteur que le projet néo-ottoman tient toujours, mais qu’il est maintenant soumis à une réorientation tactique majeure. L’ennemi véritable, ce n’est pas la Russie et Israël (ni même Daesh, qui ne l’a jamais été en fait), mais bien les Kurdes syriens. (…) Il ne faut pas non plus sous-estimer le sultan dans sa sainte colère. Malgré toutes ses folies géopolitiques récentes, le rétablissement simultané de ses liens avec Israël et la Russie est on ne peut plus pragmatique. Erdogan sait qu’il a besoin de la Russie pour que la construction du gazoduc Turkish Stream et des centrales nucléaires se concrétise. Il a besoin aussi du gaz naturel israélien pour consolider le rôle de la Turquie comme carrefour énergétique clé entre l’Orient et l’Occident » (10)

« En apprenant que l’Iran a accordé son soutien à la « défense courageuse de la démocratie »par la Turquie, comme l’a tweeté le ministre des Affaires étrangères Zarif (un élément crucial), il est clair qu’Erdogan, en quelques semaines seulement, a complètement reconfiguré l’ensemble du tableau régional. Tout converge vers l’intégration eurasiatique et un profond intérêt pour les nouvelles Routes de la soie, au détriment de l’OTAN. (…) Puis qu’en est-il de l’Europe? Yildirim a déjà dit que la Turquie songe à rétablir la peine de mort, afin de l’imposer aux putschistes. Ce qui se traduit pour l’essentiel par bye byeUE. Bye bye » (10)

Même analyse lucide de Gérard Chaliand : « ce qui est certain, c’est que le putsch a été mal organisé. Mais, on ne peut ni exclure une manipulation d’Erdogan ni à un coup de l’Occident. Quelques soient les personnes à son origine, celui qui en sort gagnant, c’est Erdogan. Ce coup raté, va lui permettre d’arriver au pouvoir absolu. Il va mettre en oeuvre le changement de la constitution qu’il désire tant. Comme il a voulu le faire en juin 2015 avec les élections. Erdogan veut renforcer les pouvoirs présidentiels. il va pouvoir lancer une répression implacable envers ces opposants dans l’armée et la justice. (…) Même si Barack Obama a publiquement soutenu Erdogan, après la tentative de putsch, les rapports entre les Etats-Unis et la Turquie sont loin d’être bons. Cela ne changera rien au conflit syrien. Les russes et les américains savent très bien que la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar soutiennent les mouvements djihadistes. Qui, à par eux, veut voir les islamistes au pouvoir ? Il s’agit d’une situation ambiguë, avec des alliés ambigus, résultat d’une politique ambiguë ». (11)

Que peut on dire en définitive ?

C’est la curée ! près de 200.000 personnes vont subir la colère d’Erdogan principalement des universitaires des militaires des juges des administratifs pour beaucoup sensibles au discours de Fetih Gulen le prédicateur d’un Islam soufi Si on y ajoute le vote d’un Etat d’urence d’exception où toutes les rares libertés qui existaient seront supprimées, c’est la porte ouverte à l’arbitraire Bien entendu, la réaction brutale de Erdogan est difficilement soutenable, d’autant moins qu’il est en train de mener un véritable contre-coup d’état. Mais, au niveau des états dont la brutalité est bien connue (lynchage de Kadhafi, arrestation de Laurent Gbagbo, arrestation et exécution de Saddam Hussein, pour ne parler que d’évènements récents), il est clair qu’ils ne réagissent pas par sensiblerie, par souci de justice ou autres préoccupations humanistes. Leurs réactions et leurs déclarations sont dictées par des considérations purement politiques, et c’est ce qui pourrait nous permettre d’évaluer quel est leur véritable position vis-à-vis du coup d’état manqué de la Turquie, et s’ils y sont mêlés d’une manière ou d’une autre. Si l’on y rajoute le fait qu’il est inimaginable qu’une armée de l’OTAN puisse planifier et exécuter un coup d’état sans que les instances supérieures de l’organisation, ou au moins la CIA, en soient averties, on peut en conclure que l’opération a, au minimum, bénéficié du laissez-faire de l’OTAN/Etats-Unis. Le comportement des pays occidentaux avant et pendant le coup d’état, avec la quasi fermeture des ambassades comme si elles étaient en attente d’un évènement majeur, et certaines fuites dont celle de ce militaire américain rapportée par Washington Post, qui annonce la fuite de Erdogan et sa demande d’asile en Allemagne, renforcent cette conclusion

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Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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