Le portail a été actualisé le 24 juin.... ........Dehors Macron, monsieur 10% !........ A bas l'écologie politique, bras armé du nouvel ordre mondial totalitaire!...........Partant du constat que le capitalisme (et ses institutions) est l'unique cause des inégalités et des injustices sociales, le principal obstacle à la satisfaction de nos besoins, à la réalisation de nos aspirations légitimes, dès lors on a le choix entre s'en accommoder et en assumer toutes les conséquences, y compris le totalitarisme et les guerres, ou décider de l'affronter jusqu'à son abolition et l'instauration d'une République sociale........


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (24.06.2019)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes)

  Documents d'actualité. (24.06.2019)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (17.06.2019)

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Actualité intermationale (2018 et après...)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme.    (24.09.2018)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 24 juin.

   2019

Juin du 1er au 22

Mai (112 pages)
Avril (60 pages)
Mars (175 pages)
Février (157 pages)
Janvier (194 pages)

2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins (21.06.)
DOCUMENT. Le débat en cours sur le réchauffement climatique sous la loupe (Mise à jour 17/11/12)
DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
     au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)

DOCUMENT. Russie-Chine : le Sommet qui ne fait pas l’info (11.06.)
DOCUMENT. Sommet tripartite secret de Jérusalem (11.06.)
DOCUMENT. Comment la guerre de l’Occident en Libye a stimulé le terrorisme dans 14 pays (07.06.)
DOCUMENT. Nous sommes tous des menteurs (06.06.)
DOCUMENT. Le bras long du Groupe de Bilderberg (04.06.)

DOCUMENT. Communiqué du POI (29.05.)
DOCUMENT. Communiqué du POID (27.05.)
DOCUMENT. Sondage « Jour du vote » ELABE pour BFMTV 26 mai 2019 (26.05.)

DOCUMENT. La mascarade de l'Union européenne (24.04.)
DOCUMENT. Venezuela, Iran : Trump et l'État profond (21.04.)
DOCUMENT. Rand Corp : comment abattre la Russie (21.04.)

DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (1/6) (18.05.)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (2/6) (19.05.)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (3/6) (20.05.)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (4/6) (21.05.)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (5/6) (22.05.)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (6/6) (23.05.)

DOCUMENT. Coup d'État hollywoodien au Venezuela (01.05.)

DOCUMENT. Les nouveaux territoires de Daesh (30.04.)
DOCUMENT. « Sans la désinformation, l'Otan s'écroulerait » (24.04.)
DOCUMENT. L'Union européenne est contrainte de participer aux guerres US. (23.04.)
DOCUMENT. L'Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant
      le Golfe à la Méditerranée ? (19.04.)

DOCUMENT. Le président équatorien Lenin Moreno se venge de la publication des « Ina Papers. (18.04.)
DOCUMENT. La Turquie tente-t-elle de constituer sa propre alliance militaire ? (16.04.)
DOCUMENT. Juan Guaidó : préparation d’une tentative de renversement du Gouvernement Bolivarien
      inspirée par un manuel de subversion nord-américain. (11.04.)

DOCUMENT. Géopolitique du pétrole à l'ére Trump. (09.04.)
DOCUMENT. L’Onu cassée par l’« exceptionnalisme » états-unien. (02.04.)
DOCUMENT. Le cinéma : un outil de propagande pour faire accepter la guerre. (02.04.)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.)

DOCUMENT. La nouvelle Grande stratégie des États-Unis. (26.03.)
DOCUMENT. Le «Hirak» en Algérie, entre spontanéité et manipulation. (25.03.)
DOCUMENT. Macron, l’État terroriste. (22.03.)
DOCUMENT. Libye, de l’opulence à la plus grande pauvreté (20.03.)
DOCUMENT. La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident (21.03.)
DOCUMENT. France : le gouvernement utilise pour la première fois des marqueurs chimiques
      et des nano-particules sur des manifestants. (20.03.)

DOCUMENT. Le « parti américain » dans les institutions de l’Union européenne. (19.03.)
DOCUMENT. Le report des élections algériennes et la bombe Brahimi. (15.03.)
DOCUMENT. Algérie: Du prétexte conjoncturel aux causes systémiques.
      Promesses et dangers d’une révolte de la dignité. (11.03.)

DOCUMENT. 12 fake news macronistes sur les Gilets jaunes (2e partie). (11.03.)
DOCUMENT. La couverture du Venezuela nous ramène à l’âge d’or des mensonges
      sur l’Amérique Latine (FAIR). (06.03.)

DOCUMENT. L’initiative “la Ceinture et la Route” : l’agrobusiness chinois se mondialise. (06.03.)
DOCUMENT. Armées privées, mercenaires légaux. (06.03.)
DOCUMENT. Le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique. (05.03.)
DOCUMENT. Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne:
      Vichy et la tétanie du débat public en France. (01.03.)

DOCUMENT. Le président Bouteflika pris en otage, le Peuple algérien emprisonné. (08.03.)
DOCUMENT. » Désigné par Trump pour instaurer la « démocratie » au Venezuela,
      Elliott Abrams a consacré sa vie à la détruire. (05.03.)

DOCUMENT. » Le Monde qui nous attend. (28.01.)

DOCUMENT. Walter Hallstein, un nazi devenu président de la commission européenne. (14.12.2015.)
DOCUMENT. Des armes de destruction massive iraquiennes aux armes chimiques syriennes. (05.03.)
DOCUMENT. Le triple jeu des néoconservateurs. (01.03.2013)
DOCUMENT. Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient. (01.03.)

DOCUMENT. L'invention du peuple Juif - Interview de Shlomo Sand. (27.02)
DOCUMENT. Rony Brauman : les déclarations d’Emmanuel Macron « nourrissent
     et amplifient l’antisémitisme ». (27.02)

DOCUMENT. Les États-Unis violent le droit international en tentant un coup d’État au Venezuela. (23.02)
DOCUMENT. France, l’antisémitisme encore… (21.02)
DOCUMENT. Les crises, haïtienne et vénézuélienne, révèlent l’élasticité de la notion de démocratie
     des USA. (20.02)

DOCUMENT. » Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale. (19.02)
DOCUMENT. La CIA utilise la Turquie pour faire pression sur la Chine. (19.02)
DOCUMENT. Vers la Grande Albanie. (18.02)
DOCUMENT. Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s'annonce ? (12.02)
DOCUMENT. Les USA : un État voyou, au service de son économie. (04.02)

DOCUMENT. La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US
     a créé le leader du coup d'Etat au Venezuela. (29.01)

DOCUMENT. Venezuela, putsch de l’État profond US.(29.01)
DOCUMENT. Le 116ème Congrès US prépare une nouvelle guerre contre la Syrie. (29.01)
DOCUMENT. Les États-Unis créent les conditions de l'invasion du Venezuela. (25.01)
DOCUMENT. L'effroyable destruction à venir du « Bassin des Caraïbes ». (08.01)

DOCUMENT. Les États-Unis refusent de se battre pour des financiers transnationaux. (25.12)
DOCUMENT. Rothschild et Goldman Sachs pratiquent la fraude et le blanchiment
     en Malaisie et ailleurs. (24.12)

DOCUMENT. Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains. (18.12)
DOCUMENT. Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ? (11.12)
DOCUMENT. Comment l’Occident dévore ses enfants. (04.12)

DOCUMENT. La sécession de l'Union européenne. (20.11)
DOCUMENT. De 1945 à aujourd’hui : 20 à 30 millions de personnes tués par les USA. (20.11)
DOCUMENT. France: L’avalanche liberticide appelle à la résistance. (19.11)
DOCUMENT. France: La liberté ne permet pas l’insouciance. (18.11)
DOCUMENT. La « guerre contre la terreur », alibi d’un crime de masse (18.11)
DOCUMENT. Des criminels de guerre haut placés commémorent
     la fin de la Première Guerre mondiale. (15.11)

DOCUMENT. Patriotisme vs. Nationalisme. (13.11)
DOCUMENT. Ce que révèlent les élections US sur le conflit intérieur. (13.11)

DOCUMENT. Syrie : la paix suppose la condamnation internationale
     de l’idéologie des Frères musulmans. (06.11)

DOCUMENT. La route de la soie et Israël. (30.10)
DOCUMENT. Le mega jeu de guerre « Trident Juncture 2018 ». (23.10)
DOCUMENT. Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier. (23.10)
DOCUMENT. Comment les gens sont facilement contrôlés par les tyrans. (05.09)

DOCUMENT. Washington corrompt des parlementaires macédoniens pour obtenir l'adhésion
     à l'Otan et à l'UE. (09.10)

DOCUMENT. L’armée d’insectes du Pentagone (09.10)
DOCUMENT. Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM (07.10)
DOCUMENT. Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie
     de peste porcine en Belgique (07.10)

DOCUMENT. La politique de la Troïka en Grèce : Voler le peuple grec et donner l’argent
     aux banques privées, à la BCE, au FMI et aux États dominant la zone euro (20.08)

DOCUMENT. Onu : naissance du monde post-occidental (02.10)
DOCUMENT. Comment l'administration de l'Onu organise la guerre. (03.09)
DOCUMENT. La Russie dénonce la dyarchie à l’Onu et aux États-Unis. (28.08)

DOCUMENT. Le crépuscule de la guerre. (31.07)

DOCUMENT. Trump et la bureaucratie de l'Otan (17.07)
DOCUMENT. L’establishment US derrière le Sommet d'Helsinki (17.07)

DOCUMENT. Les tireurs de ficelles de la crise migratoire. (02.05.2016)
DOCUMENT. Néocolonialisme et « crise des migrants ».

DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Les élections ne suffisent pas à la démocratie.

DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

    Des infos sociales sont disponibles dans les blogs de La Tribune des travailleurs (POID),
            de la tendance Claire du NPA et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Saker Francophone.
Les Crises. (France)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Investig’Action. (Belgique)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)

Pensée Unique. (Blog de scientifiques) (France)



Causerie

Le 24 juin 2019

CAUSERIE ET INFOS

J'ai ajouté 2 documents dans la rubrique "Documents d'actualité".

Je suis trop crevé pour actualiser le site, je n'ai pas dormi à cause d'un problème de courant et pas de climatisation. Alors juste une info.

Qui a dit ?

- "Comme c'est une nouvelle forme en politique, on avance en marchant, on construit en marchant."

Réponse : Macron ? Non, Éric Coquerel (LFI), sur franceinfo, dimanche matin.

LVOG - Vous allez peut-être estimer que mon ironie est déplacée, attendez de lire la suite.

Éric Coquerel - On ne va pas s'allier avec des gens d'En marche ! (Heureusement qu'il le précise ! - LVOG) On va se garantir aussi de ne pas s'allier avec des gens qui ont délégué des services publics au privé dans les mandats précédents. Il y a comme ça un certain nombre de conditions. francetvinfo.fr 23.06

Vraiment ?

Rappel cruel.

Mélenchon, ministre délégué à l’Enseignement professionnel du 27 mars 2000 au 6 mai 2002 sous Lionel Jospin

- Quel gouvernement a le plus privatisé depuis 30 ans ? - Le Figaro 05/10/2018

Arrivé à Matignon en juin 1997, en cohabitation avec Jacques Chirac, Lionel Jospin poursuit les privatisations et cède pour un total d'environ 30 milliards d'euros des parts de nombreuses entreprises, selon les chiffres de l'AFP. Le même chiffre a donc été avancé par Bruno Le Maire mercredi. L'État de la France de 2001 estime à 210 milliards de francs l'ensemble des privatisations sur la période 1997-2002.

Ces privatisations concernent notamment France Telecom, Thomson-CSF, Air France ou Eramet ainsi que les banques CIC, Société marseillaise de crédit et Crédit lyonnais. Les assureurs Gan et CNP sont également totalement ou partiellement cédés. Ouverture du capital d'Aérospatiale (qui devient EADS). Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital d'ASF. (Source : Le Figaro 05/10/2018 et Wikipédia)

Elle est bien bonne celle-là, n'est-ce pas ? Vous avez bien lu : "On va se garantir aussi de ne pas s'allier avec des gens qui ont délégué des services publics au privé dans les mandats précédents." Ils osent tout décidément !

Vont-ils virer Mélenchon, ex-ministre sous Chirac (RPR-UMP-LR) ?


Le 22 juin 2019

CAUSERIE ET INFOS

Racket mondial de Big Brother.

Après le 14 janvier 2020 le système d'exploitation fonctionnant sur les trois quarts des ordinateurs dans le monde, Windows 7 de Microsoft, sera obsolète. Donc, les utilisateurs devront acquérir la version 10, payante évidemment, et dans bien des cas (dont le mien) augmenter la mémoire de leur ordinateur ou en changer pour pouvoir continuer à utiliser les mêmes applications.

Lu dans le portail de Microsoft

Acheter un nouveau PC

Très peu d’anciens ordinateurs sont en mesure d’exécuter Windows 10, la dernière version de Windows. Si votre PC actuel ne peut pas exécuter Windows 10, le moment est peut-être venu d’en acheter un nouveau.

Découvrez notre magnifique sélection de nouveaux PC.

Au niveau de la configuration initiale, l’ordinateur doit disposer au strict minimum de 4 Go de RAM.

LVOG - Changer de carte mère et de microprocesseur, installer une mémoire supplémentaire, passer de Windows 7 à Windows 10, sont des opérations délicates ou compliquées qui nécessitent de faire appel à un informaticien dont les services sont coûteux. Les lecteurs concernés ont un peu plus de 6 mois pour trouver dans leur entourage une personne qui pourrait réaliser gratuitement ce service, et obtenir une copie de Windows 10 au lieu de l’acheter, le philanthrope Bill Gates est assez riche !

Autre problème de taille à prévoir pour bien des personnes, il paraît que la version Windows 10 est très différente de Windows 7 ou 8 (qui sera obsolète l’année suivante ou un peu plus tard), au point qu’elle nécessite un véritable apprentissage ou temps d’adaptation, ce qui réservera bien des surprises et des tracas à plus d’un, crise de nerf en perspective !

Personnellement, mon nouveau beau-frère connaît un super informaticien qui va me régler cela en deux coups de cuillère à pot, hormis son service que je paie 500 roupies (6 euros environ), il faudra débourser pour une mémoire, et peut-être l’achat d’un troisième ordinateur, car j’entends garder le mien qui fonctionne (sous XP) comme une horloge (carte mère Intel) depuis bientôt 10 ans, le portable (Dell) qui a 8 ans et que j’utilise en dépannage ou uniquement pour télécharger des concerts, des films ou des documentaires sera uniquement actualisé. Il est connecté à l’écran de télévision et ne sert qu’à visionner des films en tamoul le soir pour ma compagne, tandis que dans une autre pièce je me contente de l’écran plus petit de l’ordinateur de bureau, injustice intolérable remarquez bien, je déconne !

Dans cette causerie (Deuxième partie), la démystification du réchauffement climatique due à l'activité humaine pour les nuls.

Une théorie basée sur des "estimations" de leur fabrication (L'anthropologue Margaret Mead), à "la recherche d'un nouvel ennemi" de leur fabrication (Le Club de Rome) toujours plus menaçant, dans quel but, notamment : "pour restructurer les investissements" (La Commission Brundtland), mais pas seulement "créer un organisme supranational" (François Mitterrand), aussi faudra-t-il "procéder à des modifications politiques et institutionnelles sur une échelle inconnue depuis la Deuxième Guerre mondiale." (La Commission Trilatérale) et la boucle du totalitarisme est bouclée.

Au format pdf (29 pages)

PREMIERE PARTIE.

Nous vivons une période particulièrement médiocre.

Ce qui est frappant également, c'est le tarissement de plus en plus précoce de l'imagination, de l'inspiration, de l'audace, de la passion, sans lesquelles aucun idéal ne peut jaillir ou survivre. Et tout ce qui subsiste est frelaté, systématiquement déformé, détourné, pour finir inconsistant, incohérent, venimeux, cruel, monstrueux.

Les intentions les meilleures ou les plus généreuses sont instrumentalisées pour servir des intérêts inavouables ou contraire à ceux qui les ont formulées. Quand on ne se pose pas suffisamment de questions, quand on manque cruellement d'esprit critique, de logique, on en arrive à cautionner le pire en espérant être épargné.

Luttons au côté des multinationales et des oligarques et nous aurons une vie merveilleuse ! Et il y en a pour y croire dur comme fer, après de longues années d'études ils finissent décérébrés ou lobotomisés.

Quand on refuse d'admettre que le régime est une dictature, non seulement on ne combattra pas pour la renverser, mais dans tous nos actes quotidiens on s'emploiera à la conforter.

Sauvons la Terre... pour sauver le capitalisme, le système d'exploitation de l'homme par l'homme !

Quand on refuse de reconnaître qu'on vit en esclavage, on ne peut pas lutter pour son émancipation ou la liberté !

Il ressort de cela que c'est la situation, les rapports entre les classes, ainsi que la nature du régime qui vont déterminer notre comportement, dont nos idées, et dès lors qu'on ne parvient pas ou qu'on se refuse à caractériser très précisément chacun des facteurs, on ne comprendra pas grand chose ou rien, et on sera en proie à l'opportunisme.

L'opportunisme, c'est d'ailleurs ce qui caractérise le mieux l'attitude des gens en général dans la vie, car on ne se contente pas de faire avec la société telle qu'elle est, on fait avec ce qu'on est comme si ni l'un ni l'autre ne devaient progresser, dans ces conditions il ne faut pas s'étonner qu'ils soient voués à régresser.

J'ai entendu dans une vidéo que j'ai regardée avant-hier, à propos du comportement des élites et des artistes pendant la Seconde Guerre mondiale, que c'était parce qu'ils ne s'étaient pas posés de questions qu'ils s'étaient finalement accommodés du régime nazi et de Vichy ou avaient collaboré avec eux, continuant de vivre comme avant comme si ne s'était passé ou pire encore dans certains cas somme toute assez nombreux, juste pour préserver leur statut social privilégié.

C'est l'attitude qu'adoptent les gens de manière générale, parce qu'ils n'ont acquis aucune conscience de classe ou politique, à ceci près que les travailleurs ne côtoient pas les sommets de l'Etat ou ceux qui détiennent du pouvoir, donc ils ignorent quelles sont leurs réelles intentions, et il leur est très difficile de le savoir autrement puisque tous les moyens de communication qui existent s'emploient à leur cacher et à les tromper. C'est donc uniquement leur participation à la lutte de classes ou au contact de militants du mouvement ouvrier qu'ils peuvent avoir l'occasion d'en prendre conscience.

Mais comme la plupart du temps leur orientation politique est également opportuniste, les masses retombent dans le même travers et ces expériences ne leur auront pas permis de progresser. Une fois passé l'époque immédiate d'après-guerre, Arletty, Maurice Chevalier, Edith Piaf, Sacha Guitry et bien d'autres personnalités du spectacle furent à nouveau adulés, tout comme les collaborateurs directs de Vichy et résistants de la dernière heure qui furent réhabilités par de Gaulle.

La SFIO (PS) et le PCF s'en accommodèrent sans peine, après avoir tissé des liens étroits ou organiques avec les gaullistes au cours de la guerre au sein du CNR, et ce sont eux ou cette collaboration qui devait présider à l'avènement de la Ve République. Quoi de plus naturel puisqu'ils partageaient la même idéologie, la répartition des rôles en fonction de leur nature originelle ou des classes qu'ils étaient censés représenter, devait les amener à adopter des objectifs différents toutefois compatibles avec le régime en place, ce qui leur permettra de sauver les apparences et de conforter le régime.

Tout n'aura été qu'opportunisme là-dedans quand on y regarde de très près. Qui dit opportunisme dit hypocrisie, mensonge, lâcheté, collusion, compromission, trahison, qui rythme la vie quotidienne sur fond d'ignorance en ce qui concerne les masses, et cela à chaque époque, alors de là à penser que le pire devrait en advenir il n'y a pas loin. C'est un peu comme les gens qui vont contracter une grippe que leur docteur (allopathique) va soigner à l'aide de remèdes, mais comme il va laisser intact le terrain qui a favorisé le développement de ce virus au lieu de s'y attaquer, chaque hiver ils tomberont malade.

C'est ainsi que l'opportunisme se répète (ou se recycle, change de masque, etc.) indéfiniment ou a encore de beaux jours devant lui, hélas ! Mais comme toute histoire heureuse ou malheureuse, l'opportunisme comportera une fin, malheur à ceux qui n'y croient pas car ils courent à leur propre perte !

C'est à cela que nous devons oeuvrer avec acharnement et une détermination sans faille, aussi ingrate que soit cette tâche, car au cours de cet âpre combat, pendant longtemps on se fera plus d'adversaires ou d'ennemis que d'amis, on aura l'impression désagréable de ramer dans le désert, à contre-courant de la majorité, puis malgré la chape de plomb qui se sera abattue sur nous surgiront des occasions qui constitueront autant de fissures et d'éclaircies qu'il faudra saisir et exploiter à fond pour nous renforcer, et enfin viendra le moment tant attendu, où le cours des choses s'inversera enfin et nous deviendra favorable, où on récoltera le produit de ce qu'on aura semé patiemment, et pour s'en être tenus strictement aux faits, ce sont les faits qui nous donneront raison, sinon il ne faudra pas compter réunir les conditions pour porter un coup décisif à l'opportunisme, la reconnaissance sera notre ultime récompense de notre vivant ou après, peu importe quand on a adopté l'idéal humaniste le plus élevé et le plus digne que l'homme pouvait concevoir, l'émancipation de l'espèce humaine du règne de la nécessité, donc du capitalisme, de l'exploitation et de l'oppression, de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Il n'existe pas d'autres alternatives au capitalisme que le socialisme.

- « Gilets jaunes » : faible mobilisation pour l’acte XXXI - lemonde.fr 15 juin 2019

Le mouvement des « gilets jaunes » a faiblement mobilisé samedi 15 juin en France pour l’acte XXXI, avec toutefois près d’un millier de manifestants à Paris et à Toulouse où le cortège a été dispersé par les forces de l’ordre quelques minutes après son départ. Selon le ministère de l’intérieur, ils étaient quelque 7 000 manifestants sur l’ensemble du territoire — contre 10 300 la semaine dernière —, soit la plus faible mobilisation nationale enregistrée depuis le début du mouvement le 17 novembre. Les « gilets jaunes » contestent les chiffres officiels. lemonde.fr 15 juin 2019

Au niveau national, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 7000 personnes, soit la mobilisation la plus faible depuis le début du mouvement, là où les gilets jaunes se sont comptés plus de 20 000. actu.fr/occitanie 15 juin 2019

La gauche, cette escroquerie politique qui a fait et continue de faire le lit de l'extrême droite, du fascisme.

Marie-Paule (A Denain -Nord) - « J’ai voté Mélenchon au premier tour de la présidentielle et je me suis abstenue au second. J’ai tout de suite senti que Macron pensait comme un banquier et ne serait pas à notre écoute. C’est pendant la campagne des législatives, après avoir rencontré Sébastien Chenu, l’avoir vu sur le terrain et écouté les solutions qu’il proposait à nos problèmes quotidiens que j’ai pris ma carte au RN », explique cette aide-soignante de 59 ans, salariée dans un Ehpad et membre de la CGT après en avoir été déléguée syndicale. « C’est la crise financière des années 2008-2009, puis les attentats terroristes qui m’ont changée », raconte cette mère de famille, qui ne veut pas se faire prendre en photo pour « ne pas gêner » ses filles et ne pas envenimer ses relations avec la CGT, devenues très tendues depuis son adhésion au RN. « Beaucoup de gens autour de moi, qui étaient pour le PC, le PS ou la France Insoumise, votent aujourd’hui RN mais n’osent pas le dire », confie Marie-Paule. Et d’expliquer sa conversion : « Le RN, on le voit sur le terrain, la gauche, c’est seulement pendant les élections. » leparisien.fr 07.06

Les fossoyeurs du socialisme roulent pour la réaction qui s'en régale, elle aurait tort de se gêner.

- Ces Insoumis tentés par le Rassemblement national - Le Parisien18 juin 2019

- «La France insoumise et le RN s’adressent aux mêmes électeurs» : le constat d’un militant LFI - Le Parisien18 juin 2019

Comme quoi ils n'ont rien compris ou ils ont une conception de la lutte de classe obsolète, élitiste.

Réunions de quartiers, participation au carnaval, au Téléthon, au Son et Lumière de la fin de l’été, aux opérations du don du sang, aides aux jeunes sortis de prison, accueil aux réfugiés dans la ville proche de Somain… À la permanence, on met en relation les voisins pour aider une vieille dame à tondre son gazon ou à ramasser les déchets verts… On aide une jeune de Denain à partir étudier au Canada, on conseille des commerçants dans leurs démarches administratives… « Le RN, ici, c’est le service après vente de la mairie, du département, de la région », sourit Julien, 28 ans, collaborateur parlementaire de Sébastien Chenu. « Le social, c’est notre priorité, se réjouit la cégétiste Marie-Paule. Les socialistes vendent du rêve. Tandis que les anciens ouvriers d’Usinor, eux, savent concrètement ce que c’est que la mondialisation sauvage et pourquoi nous voulons la combattre. »

Shéhérazade (LFI). « On nous fournit des tracts et des affiches, mais on n’a pas de local où accueillir les gens. On doit faire du tractage, du porte à porte. » Nous devons encore expliquer aux électeurs en quoi les migrants ne sont pas un danger, martèle Shéhérazade.

« Nous devons militer autrement, estime Johann, étudiant et militant à la France Insoumise. On a beaucoup misé sur les réseaux sociaux, mais il faut aussi privilégier les contacts physiques, faire plus de café débats… » Le Parisien18 juin 2019

LVOG - Insoumis en parole, et soumis en acte, voilà ce que leur enseigne Mélenchon !

La gauche réactionnaire qui a fait le "choix de la construction européenne comme espace nécessaire de régulation".

- Une centaine d'élus de gauche lancent un appel à l'unité sur les "territoires" - AFP 17 juin 2019

Une centaine d'élus ou ex-élus, écologistes ou de gauche, emmenés par le sénateur Ronan Dantec (ex-EELV), appellent élus et citoyens à se retrouver localement, "en dehors des jeux d'appareils nationaux", dans un texte intitulé "Ensemble sur nos territoires".

Les signataires affirment se retrouver, au-delà de leurs histoires et étiquettes, sur "la lutte contre toutes les fractures territoriales, urbaines et rurales", "l'urgence de la transition écologique", "une véritable politique d'accueil des migrants", le "renforcement de la démocratie participative", le "choix de la construction européenne comme espace nécessaire de régulation".

Parmi les signataires, outre M. Dantec, figurent : l'ancienne députée européenne EELV Sandrine Bélier, deux adjoints EELV de la maire de Paris, Célia Blauel et Christophe Najdovski, le sénateur PS Jérôme Durain, la sénatrice Générations Sophie Taillé-Polian, le co-président de Place publique Jo Spiegel, le député Générations Régis Juanico, et le climatologue Jean Jouzel. AFP 17 juin 2019

En famille. Ils sont prêts à fréquenter les clubs de golf !

Référendum ADP : L'appel de Ruffin aux militants de droite pour faire signer la pétition jusque sur les golfs - Le HuffPost 18 juin 2019

ADP - “Sur ce thème, il ne doit pas y avoir de concurrence”. Plusieurs personnalités et élus de gauche ont lancé ce mardi 18 juin à Paris la campagne pour un référendum concernant la privatisation des aéroports de Paris (ADP). François Ruffin, appelant à une campagne “pluraliste”. Baptisée “signez comme vous êtes”, chacun pourra y apporter sa signature pour ses “raisons”.

À ses côtés, les députés Sébastien Jumel (PCF) et Boris Vallaud (PS), la militante écologiste Claire Nouvian (Place Publique), ainsi que le maire de Grenoble Éric Piolle (EELV) avaient fait le déplacement.

Mais si ces derniers sont tous issus de la gauche, ce n’est pas pour autant que la droite n’était pas concernée par le sujet du jour. En effet, cette pétition n’aurait jamais vu le jour sans une union improbable entre la gauche et une partie de la droite parlementaire. Début avril, le vote de 248 députés et sénateurs de LFI à LR en passant par le PS avait pu déclencher cette rare procédure démocratique.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, le député picard François Ruffin a donc eu aussi un mot pour les militants de droite qui voudraient rejoindre la campagne sur le terrain. “Même le peuple de droite est d’accord pour dire son mot là-dessus”, a rappelé l’élu.

"À la fin, ils voteront peut-être pour le oui à la privatisation d’ADP, mais si on demande aux gens : ‘est-ce que vous voulez avoir davantage votre mot à dire dans les affaires publiques ou pas ", ils répondent oui massivement, indépendamment des appartenances partisanes”, a ajouté François Ruffin.

Si jamais il y a des militants de droite qui font les golfs, tant mieux, je m’en fous. Si ça signe au Rotary Club, allons-y! - François Ruffin. Le HuffPost 18 juin 2019

- Contre la privatisation d'ADP, la droite rejoint la gauche en meeting à Saint-Denis - Le HuffPost 20 juin 2019

“Je ne suis pas devenu marxiste, mais...”. Des élus issus de tout “l’arc républicain” se sont retrouvés mercredi 19 juin à Saint-Denis (93) pour une réunion publique “peu banale”, par son éclectisme politique, destinée à lancer la collecte des signatures contre la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP).

“Nous sommes dans une réunion peu banale, avec des parlementaires de toutes ces sensibilités, des parlementaires centristes, des parlementaires de droite, on est dans une configuration assez inhabituelle”, a relevé le député PCF Stéphane Peu, organisateur de l’événement, en introduisant le meeting.

Assis sur la scène de la Bourse du travail, devant environ 250 personnes dont quelques syndicalistes agitant à l’occasion des drapeaux CGT : les députés LR Gilles Carrez et François Cornut-Gentille, les députés LFI Clémentine Autain et Eric Coquerel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel, notamment.

Dans la salle se trouvaient également les sénateurs Philippe Dallier (LR), Esther Benbassa (EELV) et Sophie Taillé-Polian (Générations), le patron des sénateurs PS Patrick Kanner ou encore le député Boris Vallaud (PS).

Auprès de la presse, Eric Coquerel a salué un meeting “historique”, disant n’avoir jamais participé à une réunion avec des élus issus d’horizons politiques si différents, de surcroît dans une Bourse du travail. À ses côtés, les élus de droite s’étaient déplacés pour une cause “qui va bien au-delà des organisations politiques”.

Les uns comme les autres ont souligné qu’il n’y avait pas de “débouché politique” à ce rapprochement de circonstances, et qu’il ne s’agissait pas de faire un “référendum anti-Macron”. Le HuffPost 20 juin 2019

LVOG - Macon peut dormir tranquille, le voilà rassuré !

Parole d'internaute

1- "C’est une erreur de sous-estimer le pouvoir des médias !

Notre société est basée sur ce pouvoir. Leur vrai pouvoir n’est pas de convaincre avec un débat d’idée ou ce genre de truc, leur vrai pouvoir est un pouvoir d’imprégnation, et “l’élection” de Macron en est une illustration lumineuse : Pour exister il faut être présent partout. On l’a vendu comme un baril de lessive, il l’a avoué lui-même, dans une campagne de com’ monumentale qui a propulsé un inconnu des élection au rang d’acteur incontournable tout en faisant oublier qu’il n’était pas un inconnu mais un ministre qui a fait passer les saloperies dont (presque) personne ne veut.

La primo-exposition, “dites du mal il en restera toujours quelque chose”, l’imprégnation du vocabulaire (le RÉGIME Maduro pour un pays reconnu pour la transparence de ses élection par un ancien président US) … Notre société n’existerait pas telle qu’est est sans la propagande, la com’, qu’elle soit publicitaire, économique ou politique.

Les humains ne sont pas des animaux logiques et rationnels, et ils sont très influençables en tant que groupes indépendamment des cas individuels par des procédés très élémentaires quand on y pense. Ne se préoccuper que de la dialectique sans penser à ces dynamiques de groupe c’est se planter totalement."

LVOG - Mais l'inverse est vrai également...

2- "Dans les dictatures, il y a le culte du chef, avec des statues et des portraits de 20m de haut partout et les slogans qui vont avec, rabâchés a toutes occasions.

En occident on a trouvé un système de propagande infiniment plus pernicieux et extrêmement efficace. Il s’infiltre partout, nous l’avons sous les yeux et dans les oreilles du levé au couché. Cette propagande se nomme la publicité.

Elle est le pilier centrale de l’idéologie capitaliste et du néolibéralisme."

LVOG - Disons que les mêmes processus psychologiques sont à l'oeuvre qui poursuivent le même but...

Abroger les Constitutions nationales pour instaurer la République sociale universelle.

- Algérie: le chef de l'armée met en garde contre une destruction des fondements de l'Etat - AFP 19 juin 2019

Ceux qui "tentent sciemment d'outrepasser, voire geler, l'application des dispositions de la Constitution, réalisent-ils que cela signifie la suppression de toutes les institutions de l'Etat et s'engouffrer dans un tunnel obscur dénommé le vide constitutionnel?", a interrogé mardi le général Gaïd Salah.

Le vide constitutionnel, c'est "la destruction des fondements de l'Etat national algérien et penser à construire un autre Etat avec d'autres standards, d'autres idées et d'autres projets idéologiques, auxquels seront consacrés des débats sans fin", a-t-il déclaré, dans un 2e discours en deux jours, à l'occasion d'un déplacement à Béchar (ouest), selon l'agence officielle APS.

"Il est impensable de procéder au nom du peuple, à la destruction de la réalisation du peuple algérien, qui est (...) la Constitution", a affirmé le général Gaïd Salah, estimant que les principes qu'elle contient "n'ont nul besoin de quelque forme que ce soit de révision ou de changement". AFP 19 juin 2019

En complément.

- Soudan : l’opposition lance "la troisième vague" de la révolution - Franceinfo 18 juin 2019

Stratégie du chaos du complexe militaro-industriel-financier.

Chine

LVOG - La meute enragé des médias-oligarques se déchaîne.

- Joshua Wong, libéré, rejoint la mobilisation contre l'exécutif hongkongais - AFP 17 juin 2019

- "Nous demandons le retrait total de cette loi diabolique" : à Hong Kong, deux millions de manifestants déferlent contre les autorités - Franceinfo 17 juin 2019

- La Chine soutient la dirigeante de Hongkong, affaiblie par les appels à la démission - Le Parisien 17 juin 2019

- Carrie Lam, impopulaire cheffe de l’exécutif hongkongais - LeFigaro.fr 17 juin 2019

- Hong Kong : chronique d'une autonomie toujours plus menacée par Pékin - euronews 17 juin 2019

Le POID veut en être aussi.

La Tribune des travailleurs (Internet):

17 juin – A Hong Kong, le Front civil des droits de l’homme (CHRF), organisateur de la manifestation qui a rassemblé deux millions de participants dimanche pour le retrait total du projet de loi d’extradition, appelle désormais à la grève générale pour obtenir le départ de la chef de l’exécutif, Carrie Lam. -

16 juin 2019 – 23h10 – Hong Kong : Ce sont près de deux millions de manifestants qui déferlent dans Hong Kong, déclarent les organisateurs à l’Agence France Presse. (Lire nos informations de la journée.) La cheffe du gouvernement pro-Pékin présente ses « excuses » pour avoir semé le trouble. Un parti d’opposition annonce la libération lundi du leader étudiant Joshua Wong, 22 ans, figure du mouvement prodémocratie de l’automne 2014. -

16 juin 2019 – 12h30 – Hong Kong : Des centaines de milliers de personnes défilent dans les rues, rapporte l’agence de presse Reuters. (Lire notre information de ce matin.) -

16 juin 2019 – Hong Kong : Une nouvelle manifestation est attendue malgré la décision du gouvernement de suspendre le projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Les organisateurs réclament le retrait définitif de ce projet. Ils exigent en outre la démission de la cheffe de l’exécutif pro-Pékin de Hong Kong et ses excuses pour la répression des manifestations par la police ces derniers jours. À Pékin, un communiqué du ministère des Affaires étrangères de la Chine continentale, évoque la nécessité de « restaurer le calme au plus vite » à Hong Kong. Dans un autre communiqué, l’agence chinoise chargée des relations avec Hong Kong redit que la loi sur l’extradition est « nécessaire et justifiée ». -

15 juin 2019 – A Hong Kong, le quotidien South China Morning Post et plusieurs chaines de télévision, citant tous des sources gouvernementales, annoncent que l’administration projette de reporter l’adoption par le parlement du texte controversé qui a pour objectif d’autoriser les extraditions vers la Chine continentale. -

Rappel.

Le 2 octobre 2014

CAUSERIE

Stratégie du chaos.

- Crise à Hong Kong: une "affaire intérieure" chinoise selon Pékin - AFP
- À Hongkong, Pékin va miser sur le «pourrissement» de la situation - LeFigaro.fr
Comme Hollande-Valls avec les pilotes d'Air France par exemple.
- Hong Kong : Pékin renforce la censure du Net - LePoint.fr
- A Hongkong, des étudiants menacent d'envahir le siège du gouvernement - Liberation.fr

Sortez votre parapluie, la réaction éructe.

- Mouvement pro-démocratie à Hong Kong : la "révolution des parapluies" s'intensifie - Atlantico.fr
- Solidarité avec les parapluies de Honk Kong - LeMonde.fr -
- Hong Kong : les manifestants plus déterminés que jamais en ce jour de fête nationale - Francetv info Hong Kong: les manifestants pro-démocratie conspuent la fête nationale chinoise - L'Express.fr
- En Chine, l’écho étouffé des événements de Hongkong - LeMonde.fr
- Craignant pour sa sécurité, Pékin aurait organisé des fouilles anales sur les pigeons - L'Express.fr

Le 8 octobre 2014

CAUSERIE

Sous les parapluies percés... de Washington.

Désinformation.

- Dialogue difficile entre manifestants et autorités à Hong Kong - Reuters

- A Hongkong, le mouvement de liberté est là pour durer en dépit d'une éventuelle répression - LeMonde.fr

Information.

- L'art de la guerre - Hong Kong, sous les parapluies - Manlio Dinucci - Mondialisation.ca 07.10

Extrait. Le mouvement étudiant né à Hong Kong pour demander que l’élection du chef de gouvernement soit directe et non conditionnée par Pékin, est formé de jeunes appartenant généralement aux couches sociales avantagées par la croissance économique. Sur ce fond se pose la question : pourquoi, alors qu’on ignore des centaines de millions de personnes qui dans le monde entier luttent chaque jour dans des conditions bien pires pour les plus élémentaires droits humains, transforme-t-on quelques milliers d’étudiants de Hong Kong, au-delà de leurs propres revendications, en icône mondiale de lutte pour la démocratie ? La réponse doit être cherchée à Washington. Les inspirateurs et les chefs de ce qui est défini comme « un mouvement sans leader » -d’après une ample documentation- sont reliés au Département d’Etat et à ses émanations sous forme d’ « organisations non-gouvernementales », en particulier la « Donation nationale pour la démocratie » (Ned) et l’ « Institut démocratique national » (Ndi) qui, dotées de fonds très conséquents, soutiennent des « groupes démocratiques non-gouvernementaux » dans une centaine de pays. Deux exemples parmi tant d’autres. Benny Tai, l’enseignant de Hong Kong qui a lancé le mouvement « Occupy Central » (voir le South China Morning Post du 27 septembre), est devenu influent grâce à une série de forums financés par ces « ONG ». Martin Lee, fondateur du « Part démocrate » de Hong Kong, a été envoyé à Washington par la Ned et, après un briefing télétransmis (le 2 avril), a été reçu à la Maison Blanche le 7 avril par le vice-président Biden.

De ces faits et de nombreux autres émerge une stratégie, analogue à celle des « révolutions colorées » dans l’Est européen, qui, en instrumentalisant le mouvement étudiant, vise à rendre Hong Kong ingouvernable et à créer des mouvements analogues dans d’autres zones de la Chine habitées par des minorités nationales. Mondialisation.ca 07.10

Le 26 octobre 2014

CAUSERIE

Déstabilisation de la Chine par les Etats-Unis.

- Parapluie contre matraque : les manifs de Hong Kong en jeu vidéo - Francetv info 25.10.2014

Pour en savoir plus.

L’échec de la prière "révolution colorée" - Tienanmen, 20 ans après - Réseau Voltaire 09.06.2009 http://www.voltairenet.org/article160446.html

Ou encore.

Les manifestations de Hong Kong : Les raisons profondes de ce mouvement pour la « démocratie ». (mondialisation.ca) (23.10.14)

Russie.

Attentat sous faux drapeau.

- Vol MH17 abattu en Ukraine : les enquêteurs devraient dévoiler des noms de suspects - AFP 18.06

Le lendemain, quel suspens !

- Vol MH17 abattu en Ukraine : qui sont les quatre suspects? - AFP 19 juin 2019

LVOG - Comme par hasard !

AFP - Quatre hauts gradés des séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine à l'époque du crash du vol MH17, dont l'un de leurs chefs de guerre les plus connus, ont été désignés par l'équipe internationale d'enquêteurs comme suspects dans cette tragédie.

- Igor Guirkine (Russe) - Il vit en Russie.
- Sergueï Doubinski (Russe) - Il vit en Russie.
- Oleg Poulatov (Russe) - Il réside actuellement en Russie.
- Leonid Khartchenko (Ukrainien) - Il se trouve actuellement dans les territoires sous le contrôle des séparatistes dans l'est de l'Ukraine.

La Russie a réagi en dénonçant des "accusations gratuites" : "une fois de plus, des accusations tout à fait gratuites sont avancées contre la partie russe et visent à discréditer la Fédération de Russie devant la communauté internationale", a dénoncé le ministère des Affaires étrangères. AFP 19 juin 2019

A lire :

- Vol MH17- Le gouvernement malaisien : «Ils accusent la Russie, mais où sont les preuves?» - Mondialisation.ca, 01 juin 2019

Extrait.

Le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad a exprimé ses doutes sur les résultats de l’enquête sur le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines. « Ils accusent la Russie, mais où sont les preuves ? Nous savons que le missile qui a abattu l’avion est un missile de type russe, mais il pourrait également être fabriqué en Ukraine », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Selon lui, « ce pourrait être commis par les rebelles en Ukraine » ou le « gouvernement ukrainien car eux aussi, ils possèdent le même missile ».

Monsieur Mohamad a souligné que la Malaisie devait participer à l’examen des boîtes noires, mais pour « certaines raisons » avait été exclue du processus.

« Nous ne savons pas pourquoi nous avons été exclus de l’examen, mais dès le début, nous constatons trop de politique et l’idée n’était pas de savoir comment cela s’est passé, mais d’être concentré sur le fait d’essayer de l’attribuer aux Russes. Ce n’est pas un type d’examen neutre », a-t-il déclaré.

Ce n’est pas pour la première fois que la Malaisie dénonce les méthodes groupe d’enquête conjoint (JIT), chargé d’étudier les circonstances du crash du Boeing MH17 à l’Est de l’Ukraine le 17 juillet 2014. Il y a une année, le ministre malaisien des Transports, Anthony Loke avait déclaré que les preuves recueillies par les enquêteurs internationaux ne confirmaient pas l’implication de la Russie dans le crash du vol MH17. Ces propos concordent avec les opinions de plusieurs experts internationaux qui estiment que le travail du JIT, chargé d’étudier les circonstances du crash du Boeing MH17, est très politisé. Mondialisation.ca, 01 juin 2019

- L’avion MH17 de Malaysia Airlines abattu par des avions militaires ukrainiens (20 novembre 2014) - Mondialisation.ca, 02 juin 2019

Le compte rendu d’un contrôleur aérien espagnol sur Twitter [traduit de l’espagnol]

Un des premiers comptes rendus (en temps réel) indiquant la présence de deux avions militaires ukrainiens a été révélé par des messages Twitter du contrôleur aérien espagnol le jour des attaques. (C’est l’auteur qui souligne.)

11:48 – 17 juillet 2014

« L’avion B777 volait escorté par des chasseurs ukrainiens deux minutes avant de disparaître du radar »

11:54 – 17 juillet 2014

« Si les autorités de Kiev veulent dire la vérité, 2 avions de chasse volaient très près quelques minutes avant, n’a pas été abattu par un combattant »

12:00 – 17 juillet 2014

« L’avion B777 de Malaysia Airlines vient juste de disparaître et les autorités militaires de Kiev nous ont informé de l’attentat, comment pouvaient-ils savoir? »

12:00 – 17 juillet 2014

« 7:00 minutes après [la disparition de l’avion], l’attentat a été annoncé, plus tard, du personnel étranger a pris le contrôle de notre tour, ils ont encore ici »

12:01 – 17 juillet 2014

« Tout cela est enregistré dans les radars, pour les incrédules, abattu par Kiev, ici nous le savons et les contrôleurs aériens de l’armée le savent aussi »

13:15 – 17 juillet 2014

« Ici, les commandants militaires sont en charge et admettent que l’armée suit peut-être d’autres ordres, mais pas les pro-russes »

13:29 – 17 juillet 2014

« Le ministre de l’Intérieur savait ce que les chasseurs faisaient dans la région, pas le ministre de la Défense »

13:31 – 17 juillet 2014

« L’armée confirme que c’était l’Ukraine, mais ne sait toujours pas d’où venait l’ordre » (Spanish Air Controller @ Kiev Borispol Airport: Ukraine Military Shot Down Boeing MH#17, Global Research News, 18 juillet 2014)

Le compte Twitter du contrôleur aérien espagnol a été fermé par Twitter. Ce compte-rendu de la circulation aérienne de Kiev a été rejeté par les grands médias comme étant « une théorie du complot ». Les enregistrements audio des communications entre la tour de contrôle et l’avion n’ont pas été rendus publics.

Le rapport du pilote allemand Peter Haisenko

Dans une analyse novatrice, le pilote allemand Peter Haisenko a indiqué la présence de ce qui semblait être des trous de balle et n’auraient pas pu être causés par un missile Buk :

« La cabine de pilotage présente des traces de tirs d’artillerie. On peut voir les trous d’entrée et de sortie. Le bord d’une partie des trous est plié vers l’intérieur. Ce sont les plus petits trous, ronds et bien définis, montrant des points d’entrée, fort probablement ceux d’un projectile de calibre 30 mm. » (Revelations of German Pilot: Shocking Analysis of the “Shooting Down” of Malaysian MH17. “Aircraft Was Not Hit by a Missile”, Peter Haisenko, 9 septembre 2014)

Censure du reportage de la BBC sur des témoins oculaires

Dans un reportage tourné dans l’est de l’Ukraine peu après l’incident (retiré par la suite), la BBC a présenté des témoignages selon lesquels le MH17 avait été abattu par un avion militaire. La BBC a censuré son propre reportage. Ce dernier, incluant la vidéo ont été supprimés par la BBC :

Les habitants des villages voisins sont convaincus d’avoir vu des avions militaires dans le ciel peu avant la catastrophe. Selon eux, ce sont les chasseurs qui ont abattu le Boeing.

Le gouvernement ukrainien rejette cette version des faits. Ils croient que le Boeing a été abattu à l’aide d’un missile lancé par un système « BUK » provenant de Russie.

La reporter de la BBC Olga Ivshina et la productrice Oksana Vozhdayeva ont décidé de trouver l’endroit où le missile aurait été lancé […]

Témoin n ° 2 : … Et il y avait un autre avion, un avion militaire, à ses côtés. Tout le monde l’a vu.

Témoin n ° 1 : Oui, oui. Il volait en dessous de lui, parce qu’on pouvait le voir. Il volait en dessous, de l’avion civil.

Reportage vidéo original de la BBC : conservé dans la mémoire-cache de Google

[La vidéo originale de la BCC ainsi que son reportage ont été supprimés de la mémoire-cache de Google]

Le rapport de Michael Bociurkiw, observateur de l’OSCE

Michael Bociurkiw, chef du groupe d’observateurs de l’OSCE, a confirmé à la fin juillet dans une entrevue télé à la CBC (qui n’a pas été censurée) la présence de trous de mitrailleuses dans le fuselage (ce qui porte à croire qu’un avion militaire plutôt que d’un missile était en cause). Dans le reportage de la CBC l’observateur de l’OSCE Michael Bociurkiw mentionne la présence de trous de balles dans le MH17, mais dit n’avoir toujours pas trouvé de missile.

https://www.cbc.ca/news/world/malaysia-airlines-mh17-michael-bociurkiw-talks-about-being-first-at-the-crashsite- 1.2721007?cmp=rss&partner=skygrid

Source originale: http://www.cbc.ca/news/world/malaysia…– L’observateur de l’OSCE Michael Bociurkiw mentionne la présence de trous de balles dans le MH17, mais dit n’avoir toujours pas trouvé de missile. Mondialisation.ca, 02 juin 2019

Commentaires d'internautes (Abonnées au Figaro)

1- Premier constat: quand c'est l'US Navy qui abat un Airbus 300 au dessus de l'Iran, ça ne pose aucun problème! Deuxième constat, le Tribunal de La Haye s'est couché devant les US il y a peu quand il s'est agit de la litanie de crimes de guerre US en Afghanistan. Troisième constat, la Hollande est avec la Pologne le plus proche allié US du continent. Quatrième constat, le Tribunal n'a aucune preuve alors que les Russes leur ont communiqué des tonnes d'éléments sur le missile en question, le tracé radar etc.. et qu'ils ne prennent même pas en compte. J'imagine donc que dans ses statuts, le Tribunal de La Haye n'est pas contraint à examiner toutes les preuves, comme celui de Nuremberg (voir les incroyables article 18,19,20 et 21de sa Charte!) Le 20/06/2019 à 10:18

2- Le figaro n'est pas obligé de ré-avaler sans mâcher la basse propagande Atlanto-Otanienne. Pourquoi ne pas aller interviewer le premier ministre Malaysien par exemple ? Le son de cloche risque d'être un peu différent...

3- Il semble qu'aujourd'hui, le journalisme n'implique plus de se poser des questions.

La Russie n'utilise plus ce genre de missile alors qu'on en trouve encore massivement dans les dépôts militaires ukrainiens. La Russie a fourni les documents prouvant que le missile avait été livré à l'Ukraine mais ils ont été écartés par les enquêteurs. Pourquoi?

De plus, pourquoi l'Ukraine ne fournit-elle pas les conversations de ses aiguilleurs du ciel qui ont laissé l'avion survolé une zone où 2 de ses chasseurs avait été abattu? Et surtout, pourquoi l'Ukraine a-t-elle été autorisée à participer à l'enquête avec un droit de veto alors que la Russie a été écartée?

4- "La Russie, sur le banc des accusés"? Mais la Russie a été immédiatement et depuis le début accusée d'être responsable de cette catastrophe dont personne ne pouvait initialement dire objectivement si elle résultait d'un tir visant intentionnellement et délibérément un avion civil, ou d'une erreur, soit des séparatistes, soit des forces ukrainiennes elles-mêmes. Peu importe, la Russie est coupable et condamnée d'avance, c'est le bon Obama qui nous l'avait annoncé. "L'enquête" n'a apporté aucune preuve, et le procureur hollandais, à quelques mois du procès, lance un appel à témoins, et évoque des photos publiées sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, les accusations s'aggravent, ce sont à présent des accusations de meurtre. Vacuité et partialité de l'enquête, absence de preuves, et à présent, surenchères dans les accusations et les poursuites. Ceci n'a rien à voir avec la justice et le droit, c'est un simple procédé de propagande. C'est ce qui me gêne.

5- Le verdict est conforme aux ordres reçus le premier jour . Rappelez-vous, le jour même sur Facebook il y avait une vidéo montrant un soi-disant séparatiste se glorifier de la destruction de l'avion. En parallèle dans une autre affaire accusant l'Iran, nous avons une vidéo montrant soi disant le retrait d'une mine qui n'aurait pas explosé à côté d'un trou béant dans la coque du bateau japonais. En plus pour faire plus vrai les EU ont des empreintes digitales, et bientôt nous aurons droit à des aveux signés par les gardiens de la révolution. Les grosses ficelles se suivent et se ressemblent.

6- Très partial comme article. Si le missile avait été de fabrication américaine, aurait-on écrit dans ce journal que l’Oncle Sam est responsable? J’en doute. Mais quand il s’agit de la Russie, tout est permis.

7- Vous pouvez renouveler vos articles sur le sujet, ça reste du pipeau.

Le Premier ministre de Malaisie, pays intéressé au premier chef dans cette tragédie, répète qu'il n'y a pas l'ombre d'une preuve et qu'on ne sait toujours pas qui, des Ukrainiens ou des séparatistes, a fait le coup.

Mais ça, vous le passez évidemment sous silence...

8- Les lecteurs du Figaro (ou plutôt 90% des lecteurs du Figaro) ont bien raison. les conclusions de cette enquête sont un scandale.

9- Et ça continue. TOUT est fait pour poursuivre les sanctions contre la Russie. On a eu Skripal... Avant il y a eu la Crimée. Les USA et les mondialistes ne supportent pas l’affront fait en Syrie, puis en Corée du Nord, puis au Venezuela, maintenant en Iran. Tout est mensonge manipulation et propagande. Pour déclencher des guerres du pétrole. Les millions de morts les pays dévastés les cultures anéanties la nature ravagée tout ça n’a aucune importance face à cette folie meurtrière qui anime certains dirigeants américains et certains lobbies de l’ombre derrière eux...

Iran.

Propagande et fabrication du consentement par les va-t-en-guerre.

LVOG - Il existe des précédents célèbres en terme d'attentats commis sous faux drapeaux, une multitude en fait puisque la plupart ont été commis par des Etats, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël principalement, le plus célèbre d'entre eux étant celui du 11 septembre 2001. Dans le même registre, celui du golfe du Tonkin en 1964, l'attaque de Pearl Harbor après que les services de renseignement américain aient percé le mode de cryptage des Japonais et feint de l'ignorer, pour justifier le carnage et l'entrée en guerre des Etats-Unis contre le Japon et l'Allemagne...

- Attaques de l'Iran : quelles sont les preuves américaines ? - LePoint.fr

- L’Iran tétanisé par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire 18 juin 2019

Avant-propos - La montée des tensions dans le Golfe est un jeu dangereux qui peut déraper à tout instant. Les sabotages non revendiqués de tankers peuvent être le fait de presque toutes les parties, y compris des États-Unis habitués des opérations sous faux drapeau. Cependant une analyse rationnelle montre que Téhéran n’est pas du tout aujourd’hui dans cette disposition d’esprit. Dans un autre article, Manlio Dinucci explique l’incident en le replaçant dans le cadre de la politique énergétique globale de Washington.

Thierry Meyssan - Les États-Unis et le Royaume-Uni accusent l’Iran du sabotage de six pétroliers dans le Golfe sans en fournir la moindre preuve, sinon une vidéo US illisible. Selon eux, une embarcation des Gardiens de la Révolution y récupérait l’aimant d’une mine-ventouse non explosée sur la coque d’un des tankers, alors même que les marins assurent que leur bâtiment a été frappé par un drone ou un missile.

Le duel irano-US a changé de nature depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, en janvier 2017, mais la réaction iranienne ne peut être comprise qu’en fonction des épisodes précédents et de leurs retournements.

Le président George Bush avait tout fait ce qui était en son pouvoir pour lancer une guerre contre l’Iran à la suite de celle contre l’Iraq. Il entendait poursuivre la destruction systématique des structures étatiques du « Moyen-Orient élargi », conformément à la stratégie Rumsfeld/Cebrowski. Cependant une première fois la Commission Baker-Hamilton (2006) l’en empêcha. La classe dirigeante US ne trouvait pas assez vite son retour sur investissement pour soutenir une « Guerre sans fin ». Une seconde fois, le commandant du CentCom, l’amiral William Fallon, qui avait commencé à discuter avec Mahmoud Ahmadinejad de la stabilisation de l’Iraq, s’y opposa (2007-08). En définitive, le vice-président Dick Cheney donna instruction à Israël de louer des aéroports géorgiens de manière à pouvoir bombarder directement l’Iran sans avoir à réapprovisionner d’avions en vol. Mais ce fut la Russie qui cloua au sol les bombardiers israéliens dès les premières heures de la guerre d’Ossétie du Sud (août 2008).

À son arrivée à la Maison-Blanche, Barack Obama tenta de poursuivre la même stratégie, mais de manière moins brutale. Comme Bush et Cheney, il était persuadé qu’il fallait agir vite pour s’emparer du pétrole iranien alors que cette ressource allait bientôt manquer à l’économie mondiale (théorie du « pic pétrolier »). Plutôt que de lancer une nouvelle guerre dont le public US ne voulait pas, il amplifia des manifestations pour renverser son homologue iranien (2009). Constatant l’échec de cette « révolution colorée » face à Mahmoud Ahmadinejad, il mena à Oman des discussions avec les partenaires habituels de Washington depuis la Révolution de l’imam Rouhollah Khomeini, c’est-à-dire le clan d’Hachemi Rafsandjani (mars 2013) et plus particulièrement cheikh Hassan Rohani qui avait été le premier contact iranien lors de l’affaire Iran-Contras. Lorsque ce dernier fut élu (2013), il débuta immédiatement des négociations d’État à État pour partager le Moyen-Orient entre Saoudiens et Iraniens sous couvert de lutte contre la prolifération nucléaire. Un traité fut négocié en présence des grandes puissances en Suisse, mais il ne fut signé qu’en 2015. L’Iran obtint le droit d’exporter à nouveau son pétrole pour redémarrer son économie.

Progressivement, les relations entre les deux États se normalisèrent, jusqu’à ce que Donald Trump devienne président US (2017). Son objectif était complétement différent : la Maison-Blanche ne croyait plus que le pétrole allait manquer, mais était au contraire persuadée qu’il y en avait trop sur le marché ; elle ne poursuivait plus la politique impériale de ses prédécesseurs, mais se préoccupait uniquement de faire de l’argent. Plutôt que d’organiser sa domination du Moyen-Orient, elle entendait limiter l’approvisionnement du marché mondial de manière à pouvoir maintenir les prix du brut au niveau de la rentabilité du pétrole de schiste US. Les États-Unis encouragèrent des manifestations contre la classe politico-religieuse (2017-18), puis abrogèrent l’accord sur le nucléaire (2018).

Depuis lors, l’Iran parait tétanisé. À la différence des politiques, les religieux sont rigides et ne savent pas faire leur auto-critique. Dieu, qu’ils représentent sur terre, ne saurait se dédire. C’est pourquoi, contrairement à une idée répandue, la théocratie iranienne est excellente commerçante, mais piètre diplomate.

L’Iran refuse toute offre de négociation avec les États-Unis et attend désespérément le retour des Démocrates au pouvoir à Washington ; un pari dangereux dans la mesure où Donald Trump pourrait être réélu pour 4 ans et que l’économie iranienne est au bord du précipice.

Cette paralysie empêche l’Iran de planifier des provocations comme celle que Washington et Londres lui attribuent, d’autant que des attaques contre les intérêts occidentaux compromettraient ses futures relations avec les Démocrates US.

Contre toute attente, la méthode Trump n’aboutira pas dans ce cas. La culture perse est celle des miniatures. Elle a ceci de particulier que les Iraniens sont le peuple le plus capable d’endurer de très longs tourments pour triompher. Réseau Voltaire 18 juin 2019

Totalitarisme En Marche.

- Pour Blanquer, la grève le 1er jour du bac n'est "pas très acceptable" - Le HuffPost 17.06

- Municipales à Paris : l’organisation d’une primaire LREM est «exclue» pour Alain Richard - Le Parisien17.06

- Les adversaires de Benjamin Griveaux se révoltent à Paris - Le HuffPost17.06

- Crise au sein de LREM dans le Nord - Le Parisien17.06

En Marche ou le temps des miliciens du parti unique.

- Cette vidéo du Service national universel inspire (et indigne) les internautes Le HuffPost - 17 juin 2019

“Flippantes”, “effrayantes”... sur les réseaux sociaux, les premières scènes du Service national universel (SNU) ne sont pas passées inaperçues. Nombreux sont les internautes à s’indigner de voir des adolescents en uniforme au garde-à-vous chanter la Marseillaise.

On peut voir sur ces vidéos publiées en masse par les ministres et autres comptes liés à l’action du gouvernement, des jeunes en tenue réglementaire en train d’entonner l’hymne national, de passer une visite médicale ou encore de hisser le drapeau tricolore. La tenue n’est pas encore revêtue mais les jeunes volontaires sont prêts pour leur séjour.

Mais ce sont les scènes de chants collectifs -aux accents militaires- qui ont visiblement dérangé. “Je suis le seul que ça fait limite flipper?”, commente l’un, quand d’autres s’indignent de l’âge de ces adolescents. “Décidément c’est bien les années trente et c’est ultra flippant”, renchérit un autre.

Un uniforme, un logo martial, une jeunesse volontaire.

Décidément c’est bien les années trente et c’est ultra flippant. Le HuffPost 17 juin 2019

Antisocial.

Haro sur les chômeurs ! Ils instaurent les travaux forcés !

LVOG - Bientôt pour avoir le droit aux allocations chômages dont sont déjà exclus plus de la moitié des chômeurs, il faudra avoir travaillé 6 mois... au cours des 6 derniers mois !

Ce que prévoit la réforme de l'assurance-chômage pour économiser 3,4 milliards d'euros - Franceinfo 18 juin 2019

Conditions d'accès à l'indemnisation, dégressivité des allocations, accompagnement des chômeurs, système de bonus-malus pour les entreprises ayant recours aux contrats courts... De l'avis général, la réforme de l'assurance-chômage, présentée mardi 18 juin à Matignon par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s'annonce explosive. (Un pétard mouillé ! - LVOG)

L'objectif annoncé par le chef du gouvernement : réduire de 150 000 à 250 000 le nombre de demandeurs d'emploi pour atteindre 3,4 milliards d'euros d'économies sur la période 2019-2021. Voici les principales mesures qui sont contenues dans cette réforme déjà critiquée de toutes parts et qui fera l'objet d'un décret publié "le plus rapidement possible d'ici la fin de l'été", a précisé le Premier ministre.

Des conditions durcies pour ouvrir et prolonger ses droits au chômage

Le gouvernement prévoit de durcir les conditions d'entrée dans le régime. A partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé l'équivalent de six mois durant les 24 mois écoulés pour bénéficier des allocations chômage et non plus quatre mois sur les 28 mois précédents. Le régime se rapprocherait de celui en vigueur au Royaume-Uni. (Le but est d'exclure un maximum de chômeurs des allocations chômage. - LVOG)

Selon Les Echos, cette mesure concernerait 236 000 personnes, soit 11% des allocataires, et permettrait de réaliser une économie de 160 millions d'euros.

Les conditions de "rechargement" des droits seront également durcies : il faudra avoir travaillé six mois au lieu d'un pendant sa période de chômage pour voir son indemnisation prolongée d'autant. (Idem - LVOG)

La base de calcul de l'allocation chômage revue

Les règles d'indemnisation seront revues à partir du 1er avril 2020 de façon à ce qu'il ne soit plus possible de bénéficier d'une indemnisation chômage supérieure à la moyenne des revenus du travail, un phénomène qui toucherait, selon le ministère, un chômeur sur cinq. Un chiffre contesté par les syndicats.

Les indemnités chômage seront donc calculées sur le revenu mensuel moyen du travail, et non sur les seuls jours travaillés comme aujourd'hui. Elles ne pourront toutefois jamais être inférieures à 65% du salaire net mensuel moyen. (Cela va entraîner une baisse systématique des indemnités chômage. - LVOG)

Un montant d'indemnisation réduit pour les cadres

Selon le ministère du Travail, qui se base sur des chiffres de Pôle emploi, les cadres qui perçoivent les indemnisations chômage les plus élevées (plus de 5 000 euros) sont ceux qui restent le plus longtemps au chômage (575 jours). Pour éviter la prolongation de ces périodes, les salariés qui avaient un revenu du travail supérieur à 4 500 euros brut par mois verront, à partir du 1er novembre, leur allocation réduite de 30% au début du septième mois d’indemnisation, avec un plancher fixé à 2 261 euros. (Ils vont se mettre à dos les couches supérieures de la classe ouvrière, ce qui facilitera l'unité de la classe. - LVOG)

Les salariés âgés d’au moins 57 ans ne seront pas concernés par cette mesure. Actuellement, les allocations chômage ne sont pas dégressives mais plafonnées à 7 700 euros brut par mois. Seule une infime minorité des indemnisés (environ 0,03%, selon l'Unédic) sont concernés par ce plafonnement.

Le cas des démissionnaires et indépendants

Conformément à ce que le gouvernement avait prévu dans sa première réforme en 2018, les salariés démissionnaires et les travailleurs indépendants pourront bénéficier de l'assurance-chômage à partir du 1er novembre 2019.

Les démissionnaires concernés seront les salariés avec au moins cinq ans d'ancienneté dans leur entreprise, qui ont un projet professionnel. Ils bénéficieront des mêmes droits que les autres chômeurs. (Cela ne devrait concerner qu'une infime minorité. - LVOG)

Pour les travailleurs indépendants, l'indemnité sera de 800 euros par mois pendant six mois. L'activité professionnelle devra avoir généré un revenu minimum de 10 000 euros par an sur les deux dernières années, avant liquidation judiciaire. (Comment survivre avec 800 euros ? Une misère. - LVOG)

Un bonus-malus pour l'usage de contrats courts

Un système de bonus-malus faisant varier les taux de cotisation chômage de 3% à 5% sera instauré à partir du 1er janvier 2020 pour les entreprises de plus de onze salariés afin de lutter contre l'enchaînement des CDD ou des missions d'intérim. Ce taux est déterminé en fonction du nombre de ruptures de contrats de travail. Ainsi, plus le nombre de salariés qui s'inscrivent à Pôle emploi après avoir travaillé pour une entreprise est important par rapport à son effectif, plus une entreprise paiera de cotisations patronales à l’assurance-chômage. (La déréglementation du Code du travail offre tellement de facilités pour se débarrasser d'un employé en CDI, il suffira aux patrons de transformer certains CDD en CDI, puis au fur et à mesure de leurs besoins de les virer ou les pousser la démission, et ainsi de suite, ils échapperont ainsi à ce terrible ou ruineux malus de 2% ! Ils pourront aussi se rabattre sur les stagiaires ou les apprentis. - LVOG)

Ce dispositif ne concernera que les sept secteurs qui génèrent le plus de contrats courts (notamment la restauration, l'agroalimentaire ou l'hébergement). Deux gros secteurs utilisant beaucoup de CDD échappent à la mesure : le bâtiment et la santé. (Ouf ! - LVOG)

Les CDD d'usage (des contrats renouvelables indéfiniment, sans délai de carence), qui ont explosé depuis leur création en 1982, se verront appliquer une taxe forfaitaire de dix euros, pour inciter les entreprises qui en abusent à proposer des contrats d'une semaine ou d'un mois plutôt que de quelques heures chaque jour. (Dix euros, quelle punition insoutenable ! - LVOG)

Les employeurs de salariés intermittents du spectacle ne seront pas concernées par cette mesure, mais conserveront la cotisation patronale supplémentaire de 0,5% introduite par la convention de mars 2017.

Les effectifs de Pôle emploi renforcés

Plus de 1 000 nouveaux conseillers Pôle emploi seront recrutés pour mettre en place de nouveaux services d'accompagnement, a aussi annoncé la ministre du Travail, mettant ainsi fin à trois années de diminution des effectifs de l'organisme public. (Pôle emploi, tout comme le Caf, se transforment de plus en plus en milices appliquant la politique du régime ou traquant les fraudeurs. - LVOG)

A partir du 1er janvier 2020, les conseillers vont par ailleurs proposer deux demi-journées d'accompagnement intensif aux demandeurs d'emploi qui le souhaitent dans les quatre premières semaines qui suivent leur inscription à l'organisme. (On leur conseillera vivement d'y participer avec enthousiasme, même s'ils n'en pensent pas moins, histoire de montrer leur bonne volonté aux agents de Pôle emploi dont dépend en grande partie leur sort, puisqu'ils détiennent le pouvoir d'interpréter la situation et le comportement des chômeurs qui déterminera s'ils bénéficieront ou non d'allocations chômage. Là, c'est un devoir d'être hypocrite, menteur, etc. comme avec les patrons ou les flics en somme. - LVOG Franceinfo 18 juin 2019

Même s'alimenter en milieu de journée quand on travaille va devenir un crime.

- Espagne : les pauses des salariés coûtent trop cher aux entreprises - LePoint.fr 17 juin 2019

Les travailleurs espagnols prennent-ils trop de pauses ? Selon un rapport d'Adecco, dévoilé par Les Échos, le temps passé par les salariés à ne pas travailler lorsqu'ils sont au bureau coûte 3,3 milliards d'euros par an aux entreprises d'Espagne. L'enquête menée dans 30 000 structures affirme que les pertes de temps d'un salarié vont de 53,8 heures à 161,3 heures par an, pour un coût moyen de 3 224 euros. En Espagne, le temps de travail hebdomadaire est de 40 heures, pour des journées d'une durée de neuf heures au maximum. LePoint.fr 17 juin 2019

Le Point. - Parmi les pays de l'OCDE, la France est celui où les personnes ayant un emploi passent le moins de temps au travail au cours de l'année, avec 1 472 heures travaillées. Comme le rappelle BFM TV, les salariés français apprécient également les pauses puisque 39 % des travailleurs affirment prendre au moins 30 minutes pour déjeuner pendant leur journée de travail. LePoint.fr 17 juin 2019

LVOG - Et pour aller se soulager, avez-vous fait le calcul ? Scélératesse !

Au fait, pourquoi vont-ils travailler à une heure ou une heure et demie de chez eux , pourquoi sont-ils obligés d'emprunter les transports en commun ou leur voiture pour aller travailler, quand ils existent les mêmes emplois à 10 minutes de chez eux ? Ah, si c'est à cause de l'anarchie du capitalisme, pas question qu'on aborde ce sujet, écolo-capitalisme oblige !

Totalitarisme. Au temps des faussaires en tout genre.

LVOG - Monnaie, infos, témoins, journalistes, historiens, experts, scientifiques, constats, analyses, etc. tout est faux ou faussé, sonne faux, mais ne dites surtout pas qu'ils conspirent en toute impunité contre les peuples qui ignorent ce qu'ils manigancent derrière leurs dos, puisque c'est pour leur bien...

- Libra: Tout savoir sur la cryptomonnaie de Facebook qui veut «réinventer» le cash - 20minutes.fr 18.06

Cette monnaie électronique devrait être lancée avant la mi-2020 et placée sous le contrôle d'une organisation indépendante basée à Genève (Suisse) et composée d'entreprises comme Mastercard et Visa (cartes bancaires) ou PayPal (système de paiement). (Dont les patrons participent au groupe Bilderberg. - LVOG)

LVOG - Comment fabriquer des faux témoignages sur mesure.

- Facebook crée une IA capable de copier la voix de n’importe qui - Les Crises 19 juin 2019

Un nouveau synthétiseur vocal, capable de copier la voix de n’importe qui au monde, vient de voir le jour. Ce petit bijou technologique est le fruit des équipes de recherche de la division IA de Facebook. Une machine appelée MelNet, qui ouvre le spectre d’une nouvelle ère des contenus audio.

Au lieu de se servir de formes d’ondes audio, les deux chercheurs ont utilisé des spectrogrammes pour former leur réseau de neurones profonds. L’avantage des spectrogrammes, c’est qu’ils enregistrent tout le spectre des fréquences audio et leur évolution dans le temps. L’information audio est bien plus dense et permet donc de se rapprocher d’un rythme et d’une intonation réels.

Les résultats sont impressionnants, MelNet est capable de reproduire la voix de n’importe qui.

Récemment, une équipe de recherche de l’Université du Zhejiang et le Fuxi AI Lab de NetEase, mettait au point un système très intéressant, qui permet de générer une animation faciale à partir d’une piste audio. Aujourd’hui avec l’invention de Facebook AI, la combinaison de ces deux intelligences artificielles pourrait nous emmener beaucoup plus loin. Les Crises 19 juin 2019

Ils osent tout.

- Valls accuse Ciudadanos, ses ex-alliés, de pactiser avec l'extrême droite - Le HuffPost 19.06

- Un artiste crée des gilets pare-balles pour enfants contre les fusillades aux États-Unis - Le HuffPost

- L'ONU dénonce des "discours de haine toujours plus virulents" - AFP 19 juin 2019

"Alors que le discours de haine a toujours existé, la nouveauté vient des communications numériques et plus particulièrement des réseaux sociaux. Ils rendent le discours de haine plus virulent que jamais, l'amplifient et lui permettent de se répandre plus rapidement et plus loin". (Heureusement qu'ils existent ou qu'ils les ont créés ! - LVOG)

"Dans de nombreux conflits entre communautés, pour des raisons ethniques ou religieuses, les discours haineux jouent un rôle et bien sûr plus une société est connectée (à l'internet) et plus leur impact est important", a relevé le patron de l'ONU. (Mais pas de raisons économiques, non, le capitalisme ne peut être mis en cause... - LVOG) AFP 19 juin 2019

- Chine: un rapport dénonce la poursuite de prélèvements forcés d'organes - AFP 18 juin 2019

- En Égypte, libéraux et islamistes pleurent la mort de Mohamed Morsi - LePoint.fr

Le seul président élu démocratiquement en Égypte est mort en plein tribunal. L'islamiste était à nouveau jugé dans une affaire d'espionnage. LePoint.fr

LVOG - Les fanatismes se rejoignent, Le Point où BHL déverse son venin sur le monde, témoigne sa proximité avec les Frères musulmans et leur idéologie rétrograde et barbare, normal.

- Khashoggi: une experte de l'ONU tient pour responsable l'Arabie saoudite - AFP

LVOG - Maintenant que l'Arabie saoudite a rejoint le club fermé des régimes qui se tapent des résolutions de l'ONU, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et Israël, quelle audace !




INFOS EN BREF

Mexique

- Le Mexique ratifie le nouveau traité de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada AFP 19 juin 2019

Le Mexique a ratifié mercredi le nouvel accord de libre-échange nord-américain (AEUMC) avec le Canada et les Etats-Unis, devenant le premier pays à donner son feu vert à ce traité, malgré les récentes tensions avec Washington sur l'immigration.

Le texte a été approuvé par le sénat mexicain par 114 voix contre quatre, et trois abstentions, envoyant "un message clair en faveur d'une économie ouverte et d'une intégration économique approfondie dans la région", s'est félicité le ministère de l'Economie dans un communiqué.

"Cela signifie des investissements étrangers au Mexique, des emplois au Mexique, un accès au marché américain pour nos produits" a commenté le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador.

Le président américain Donald Trump a félicité son homologue mexicain pour ce vote. "Félicitations au président Lopez Obrador. Le Mexique a voté pour ratifier l'AEUMC par une large majorité. C'est le moment pour le Congrès de faire pareil ici", a tweeté M. Trump.

Ce nouveau traité doit remplacer l'accord de libre-échange nord-américain (Alena), en vigueur depuis 1994 mais vivement critiqué par le président américain Donald Trump. Il doit permettre aux trois pays de continuer de s'échanger des milliards de biens et services sans droits de douane. AFP 19 juin 2019




DEUXIEME PARTIE

Conspiration et théorie de la peur imaginée par l'oligarchie et ses idéologues pour imposer leur nouvel ordre mondial totalitaire.

- La fin de l'humanité commence en 2030! par Jean-Paul Alonso Saintes - mediapart.fr 15 nov. 2018

LVOG - Parce que sans déconner, après il sera trop tard !

Extraits.

Qu'on se le dise, si les maîtres du monde en perdition l'ont proclamé.

- Et aujourd'hui, le climat est devenu la priorité des priorités.

LVOG - La priorité, c'est plutôt d'éradiquer le capitalisme de la surface de la terre, pour que la civilisation humaine puisse faire face aux défis que son développement a engendrés et s'adapter aux aléas climatiques dus essentiellement à l'activité du soleil.

L'eugénisme est le corollaire ou l'un des buts de l'écologie politique intégrée à l'idéologie néolibérale.

- Le réchauffement climatique va faire s’effondrer la population vers 2030

LVOG - A moins que ce ne soit l'effondrement du capitalisme qui fasse "s’effondrer la population" en empruntant les moyens les plus injustes et cruels, cela va de soi.

Ils formulent un voeu. Le réchauffement climatique comme arme coercitif entre les mains des puissances impérialistes occidentales.

- La première Conférence de l'ONU sur le climat (COP01), en mars 1995 à Berlin, et toutes celles qui ont suivi chaque année jusqu'à nos jours, n'ont pas réussi à mettre en place un instrument juridique pour contraindre les pays à respecter l'environnement et les climats.

LVOG - Aligné sur le rapport des faussaires du GIEC (ONU).

- L'atmosphère se réchauffe à une vitesse de +0,2°C par décennie, qui s'ajoute à la surchauffe de +1°C déjà produite au siècle dernier.

LVOG - Plutôt à la fin du siècle dernier, car au milieu des années 50, période de ma naissance et de mon enfance, la température en hiver à Paris était descendue nettement en dessous de - 10°C, les aiguillages étaient bloqués par les congères et la glace et les trains étaient paralysés. Donc cette accélération du réchauffement climatique s'est réalisée en si peu de temps, qu'il ne peut pas être attribuée à l'activité humaine...

La culpabilisation des peuples.

- Vous êtes, vous les Européens, les Américains, etc., les plus gros émetteurs de CO2.

- Je vous invite à corriger chacun de vos gestes inconsidérés, car si l'on considère l'effet papillon dans la théorie du chaos, chacun d'eux peut déclencher l'emballement climatique et provoquer l'extinction de l'humanité.

- Ne pas perdre de vue que les émissions de GES et la surchauffe climatique dépendent essentiellement de notre consommation.

Il ne faut pas s'opposer à l'exode planifié et contrôlé par l'Otan des populations du Sud vers le Nord.

- Une longue chaîne de solidarité humaine entre le Nord et le Sud devra empêcher les murs de continuer à se dresser aux frontières des États pour empêcher les populations en perdition d’immigrer.

Les solutions qu'ils préconisent devraient affecter le niveau de vie de la population, hormis les nantis, s'il vous plaît !

- Le développement personnel représente une priorité sans laquelle l'humain reste prisonnier de ses envies, qui sont stimulées et exploitées par les publicistes pour faire surconsommer tout et n'importe quoi.

- Il faut donc apprendre la sobriété et éviter de renouveler nos appareils inconsidérément. Tant qu'ils fonctionnent conservez-les, faites les réparer. Faites durée vos produits... (Et l'obsolescence programmée ? La fabrication d'une multitude de produits à partir matériaux fragiles qui en font des articles jetables, réalisés à faible coût pour réaliser un maximum de profit ? - LVOG)

- Faites durée le plus longtemps possible vos produits, tout en réduisant leur utilisation au maximum, fermez vos box Internet la nuit par exemple, baissez votre chauffage, levé le pied en voiture, faites les petits trajets en vélo, etc.

- Une manière simple de réduire ses dépenses énergétiques, est de réduire son usage d'Internet, des communications et transactions électroniques, de supprimer tous les mails, fichiers et autres informations dont vous n'avez plus l'usage et de vider les corbeilles numériques.

- D'autres gestes, comme payer en espèces pour éviter la monétique, éteindre les box Internet quand elles ne servent pas (nuit, heures d'absence ou autre), idem pour tout ce qui est connecté au réseau électrique, hertzien, optique, etc.

- Pour absorber le carbone (CO2) de l'atmosphère, il faut planter des arbres autant qu'on peut, éviter l'artificialisation des sols et privilégier l'habitat collectif tout en recherchant l'autonomie alimentaire et énergétique localement pour limiter les transports. (

LVOG - "Planter des arbres", pendant que les Etats qui pratiquent la déforestation à grande échelle ne sont pas inquiétés ; "privilégier l'habitat collectif" pendant que les nantis vivent ou se font construire de gigantesques villas ou châteaux ; "limiter les transports", alors que les nantis se déplacent en jets privés ou en yachts géants! -

- Ne restez surtout pas dans les grandes villes.

LVOG - Comme si les travailleurs avaient le choix de vivre et de travailler où ils le désiraient !

- Produire ou acheter des aliments biologiques. (50 à 100% plus chers, parole de nantis ! - LVOG)

- Quand des milliards d'individus appliqueront cette sobriété (Allez raconter cela aux milliards pour qui "sobriété" rime au quotidien avec frustration, privation, précarité absolue, scélérat ! - LVOG) , nous aurons peut-être la chance d'éviter des souffrances à nos enfants et petits-enfants. (Ce n'est pas le capitalisme qui serait responsable du soi-disant réchauffement dû à l'activité humaine, non, c'est uniquement les peuples. - LVOG)

Nos ennemis ont de la suite dans les idées.

LVOG - L'écologie, l'environnement, le climat : Une arme de guerre contre tous les peuples.

Extrait du document sur le mouvement écologique mis en ligne dans le portail.

- Le rapport que la Commission trilatérale fit paraître en 1991, juste avant le Sommet de la Terre de Rio, va reprendre les idées maîtresses de la « Montagne de fer » (Jim MacNeill, Pieter Winsemius, Taizo Yakushiji, Beyond interdependance, New York, Oxford University Press, 1991) :

« La crainte d'un conflit nucléaire, qui a exercé une pression psychologique considérable à une époque, s'est traduite par un soutien politique à l'effort de défense, est en train de s'estomper. Mais certaines menaces environnementales pourraient finir par exercer la même pression dans l'esprit des peuples. Tout comme l'arme nucléaire, certaines formes de dégradation environnementale constituent des menaces mortelles, l'une comparable à une attaque cardiaque, l'autre à un cancer. Les négociations environnementales pourraient ressembler aux négociations en matière de désarmement. Mais elles différeront au moins sur un point fondamental. Une nation ne peut utiliser l'arme nucléaire comme moyen de pression politique que si elle est forte dans les domaines militaire, technologique et économique. Un pays n'a pas besoin d'être riche ou puissant pour se servir des questions environnementales comme moyen de pression [en refusant de coopérer]. » (C'est nous qui soulignons.)

« En résumé, les années 90 seront moins favorables à la coopération entre les pays de la Trilatérale que ne le furent les années 70 et 80. En l'absence d'une menace extérieure suprême, facilement dramatisée, les citoyens des pays démocratiques auront naturellement tendance à se préoccuper des affaires intérieures et à aborder les problèmes dans une perspective paroissiale. Mais la Commission trilatérale peut aider à dramatiser les coûts d'un manque de coopération trilatérale et d'une division de l'économie mondiale en blocs séparés. »

Et Albert Gore, vice-président américain, popularisera ce thème dans son livre Earth in the Balance (Houghton Mifflin Company, Boston, 1992) :

« De plus en plus de gens se joignent au mouvement de résistance [à la destruction écologique], mais le temps est venu de faire de cette lutte le principe organisateur central de la civilisation mondiale. (...)

« J'ai la conviction que nous devons choisir une ligne d'action sans équivoque, il nous faut faire de la sauvegarde de l'environnement l'épine dorsale de notre civilisation. » (C'est nous qui soulignons.)

Le clone français d'Albert Gore, Michel Barnier, ancien ministre et commissaire européen, reprend aussi la thématique trilatérale :

« [L'ampleur du désastre écologique révélé par la faillite de l'empire soviétique] justifierait un véritable "plan Marshall" de l'écologie, financé essentiellement par l'Europe occidentale, les États-Unis et le Japon. »

Et le Club de Rome, dans son rapport Question de survie (1991), entérine l'adoption définitive par les malthusiens de cette stratégie :

« A la recherche d'un nouvel ennemi qui nous ferait nous unir contre lui, nous en sommes venus à penser que la pollution, la menace du réchauffement de la Terre, la pénurie d'eau, la famine et le reste étaient les bons candidats. Tous ensemble, avec en plus leurs interactions, ces phénomènes constituent effectivement la menace commune qui appelle la solidarité de tous les peuples. »

En fait, de tous ces facteurs, c'est la protection de l'atmosphère qui s'est révélé le facteur le plus efficace en termes d'impact médiatique.

Dès 1975 une conférence intitulée « L'atmosphère menacée et menaçante » fut organisée par l'anthropologue Margaret Mead. Cette dernière expliqua que « c'est la croissance sans précédent de la population mondiale qui a certainement l'influence la plus déstabilisante pour la biosphère ». La conclusion était évidemment la nécessité de réduire la population humaine et son activité industrielle.

Pour que l'opinion publique accepte cette réduction, Margaret Mead proposa ce qui suit :

« Ce que nous demandons aux scientifiques, ce sont des estimations présentées avec suffisamment de conservatisme et de plausibilité. (...) C'est ce qui nous permettra de commencer à construire un système d'alerte artificielle, mais d'alerte efficace, le genre d'alerte qui pousse les animaux à fuir avant le cyclone. (...) Il faut rendre clair que les peuples de toutes les nations sont physiquement interdépendants. Ce n'est que comme cela que nous parviendrons à obtenir les sacrifices dont les hommes sont capables. (...) Il faut donc concentrer toute notre attention sur les dangers qui concernent l'humanité dans son ensemble. (...) [Les chercheurs en] sciences de la nature doivent donc développer des manières de décrire le danger qui nous menace d'une façon qui soit plausible entre eux ». Autrement dit, la vérité scientifique n'a pas d'importance, seules comptent les explications plausibles sur lesquelles se met d'accord un « club » qui détermine ce que doit croire la population.

La menace du réchauffement climatique une fois établie dans les esprits, suite à diverses manipulations, on peut passer à l'étape suivante : la création d'institutions supranationales. C'est ce qu'affirme en 1987 la Commission Brundtland (Commission mondiale sur l'environnement et le développement, Notre avenir à tous, Montréal, Ed. du fleuve, Les publications du Québec, 1989) :

« L'important n'est pas vraiment de savoir si ces avenirs énergétiques plus modérés et efficaces sont tout à fait réalisables selon le calendrier prévu. Il s'agit plutôt d'opérer de profonds remaniements politiques et institutionnels pour restructurer les investissements afin de pouvoir se lancer sur cette voie. »

Mais la Commission trilatérale, dans Beyond Interdependance, avertit « [qu'iI] faudra du courage et une vision politique pour surmonter ces obstacles et procéder à des modifications politiques et institutionnelles sur une échelle inconnue depuis la Deuxième Guerre mondiale. »

Et les hommes d'État n'hésitent pas à approuver, tel François Mitterrand :

« Je crois, en effet, qu'il est nécessaire de créer un organisme supranational qui sera seul capable de veiller efficacement au respect des réglementations internationales qui devront être édictées dans ce but [la protection globale de l'atmosphère]. (Changements climatiques, ce qu'en pensent les hommes d'État, OMM, Genève, 1991.)

Laissons la conclusion à Paul Crutzen, spécialiste de l'atmosphère, codétenteur du prix Nobel pour ses travaux sur la couche d'ozone. C'est donc un des pères scientifiques du Protocole qui s'exprime (Le Monde du 30 janvier 1997) :

« Lorsque des prévisions apocalyptiques furent avancées, on ne connaissait pas exactement l'ampleur de la détérioration de la couche d'ozone. Maintenant on sait que les dégâts sont très faibles. La démonstration a été faite que la couche d'ozone se détériore à un rythme fort ralenti. »

LVOG - Cet article date un peu, mais j'ai lu depuis des articles qui le confirmaient, j'ignore ce qu'il en est en juin 2019.

La "transition énergétique et sociale", c'est la transition vers l'austérité généralisée.

- La population mondiale devrait atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050, selon un rapport de l'ONU - Franceinfo 18 juin 2019

Deux milliards d'êtres humains en plus en 30 ans. La population mondiale devrait atteindre 9,7 milliards de personnes en 2050, contre 7,7 milliards aujourd'hui, avec notamment un doublement des habitants de l'Afrique subsaharienne, selon un rapport de l'ONU publié lundi 17 juin.

D'ici à 2050, plus de la moitié de la croissance projetée de la population mondiale se concentrera dans neuf pays, précise le rapport "Perspectives de la population dans le monde". Les Etats concernés sont l'Inde, le Nigeria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, l'Ethiopie, la Tanzanie, l'Indonésie, l'Egypte et les Etats-Unis.

Plus de la moitié de la croissance démographique dans le monde d’ici à 2050 aura lieu en Afrique, un continent dont la population augmentera d’environ 1,3 milliard d’habitants au cours de la période", précise l'organisation internationale. Proportionnellement, c’est la région du monde qui devrait connaître la plus forte évolution démographique. Et les Nations unies de préciser : "les perspectives tablent sur un boum démographique notamment parce qu’un grand nombre de jeunes atteindront l'âge adulte dans les années à venir et seront en âge de procréer."

Cinq pays africains figurent parmi les neuf Etats du monde où la population croît le plus. Premier, le Nigeria, suivi de la République démocratique du Congo (RDC), l'Ethiopie, la Tanzanie et l'Egypte (à côté de l'Inde, du Pakistan, de l'Indonésie et des Etats-Unis d'Amérique). Actuellement, le Nigeria est le seul état africain se trouvant parmi les pays les plus peuplés. Selon les données du Fonds des Nations unies pour la population, cet Etat le plus peuplé d'Afrique compte 201 millions d'habitants.

La plupart des populations à la croissance la plus rapide se trouvent dans les pays les plus pauvres", observe le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires économiques et sociales, Liu Zhenmin, cité par le communiqué onusien.

Dans le même temps, au niveau mondial, on constate un vieillissement de la population. "En 2050, une personne sur six dans le monde aura plus de 65 ans (16%) (...). En 2018, pour la première fois de l'histoire, les personnes âgées de 65 ans et plus étaient plus nombreuses que les enfants de moins de cinq ans dans le monde", précise l'ONU. Un mouvement qui devrait notamment concerner l'Afrique du Nord, où "la part des personnes âgées (pourrait) doubler dans les 30 prochaines années". Curieusement, cette dernière information figure dans le communiqué en anglais, mais pas dans celui en français...

Parmi ses prévisions, l'ONU prévoit une population qui pourrait atteindre près de 11 milliards d'individus en 2100. Le rapport confirme par ailleurs le vieillissement de la population mondiale, en raison d'une espérance de vie croissante et d'une baisse de la fécondité.

Un niveau de fécondité en recul dans le monde

Le nombre de pays connaissant une réduction de taille de la population augmente néanmoins, note aussi le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU, d'où est issu le rapport. Depuis 2010, 27 pays ou territoires ont connu une réduction d'au moins 1% de la taille de leurs populations, une baisse due à des faibles niveaux de fécondité. Dans ses prédictions, l'ONU prévoit notamment que la population en Chine devrait diminuer de 31,4 millions, soit environ 2,2% entre 2019 et 2050.

L'indice de fécondité global, qui a baissé de 3,2 naissances par femme en 1990 à 2,5 en 2019, devrait encore diminuer pour s'établir à 2,2 en 2050. Ce dernier taux s'approche du niveau de fécondité de 2,1 naissances par femme, nécessaire pour assurer le remplacement des générations et éviter le déclin de la population à long terme en l'absence d'immigration, indique le communiqué de l'ONU. Franceinfo 18 juin 2019

LVOG - Quand on évoque la population mondiale, immigration ou non, elle demeure la même, à moins que se produise une immigration en provenance d'une autre planète !

Ici, au Tamil Nadu, Etat du sud de l'Inde, la plupart des femmes n'ont plus que 2 enfants et de plus en plus rarement 3 pour essentiellement des raisons économiques ou le manque d'espace, l'exiguïté de leur habitation qui rend toute idée de confort superflue. Autrefois, en fait il n'y pas si longtemps encore, il y a 30 ans environ, les familles d'origine paysanne pour l'immense majorité d'entre elles disposaient de terres qu'elles partageaient ensuite avec leurs enfants, une fois leurs enfants devenus adultes et mariés, il n'y a plus rien à partager, les générations suivantes sont obligées de rester longtemps chez leurs parents, puis elles doivent louer une habitation hors de prix du fait de la surpopulation, ce qui les incite à faire moins d'enfants.

Autre facteur. Les familles qui se saignent pour envoyer leurs deux enfants dans des écoles privées qui leur promettent un avenir fabuleux, n'auraient pas les moyens de régler la scolarité d'un troisième enfant. Cela aussi du fait que leurs charges incompressibles augmentent sans cesse, plus vite que les salaires, ainsi que l'inflation. A l'arrivée, ils ont dorénavant accès à la plupart des biens d'équipement, quoique, au prix de la dégradation de leur mode de vie ou de lourds sacrifices ; Je veux dire par là pour l'observer quotidiennement autour de moi ou dans la famille de ma compagne, ils sacrifient l'alimentation, la santé, l'hygiène, et leurs enfants n'ont toujours pas de jouets ou ils n'ont accès à aucun loisir.

Et pour prouver que je sais de quoi je parle, depuis trois jours les deux enfants (3 et 4 ans) de Srida (la fille de la soeur de ma compagne (Selvi) qui habite à 200 mètres de chez nous) vont venir tous les jours chez nous de 15h45 à 18h15 après l'école. Ils ont faim et soif évidemment, il faisait 43°C à l'ombre hier. On leur donne un jus de mangue (du jardin), des gâteaux secs et des bananes (également du jardin), et les quelques jouets que j'ai toujours à disposition pour les enfants de passage. Ils passent l'après-midi avec Selvi qui nettoie le jardin (une tâche quotidienne qu'on se partage), ensuite elle leur fait prendre une douche avant que leur mère arrive. Elle, elle revient du boulot éreintée par la chaleur, et elle va devoir entamer sa deuxième journée de travail, car ici les hommes ne font strictement aucune corvée ménagère, dès qu'ils ont un peu de temps libre, c'est pour faire une sieste ou retrouver leurs copains et/ou aller picoler !

Pendant un mois et demi (le temps des vacances scolaires) on a hébergé la petite fille (4 ans) de ma compagne, parce que les deux parents travaillent. Elle était maigre le premier jour, aussi maigre que les gosses de Srida, en partant elle avait pris deux kilos et elle avait même pris un peu de ventre, ce qui était un sujet de plaisanterie parce qu'elle me concurrençait, pas tout à fait, que je ne raconte pas de blague, quoique j'ai perdu 5 kilos depuis le début des grosses chaleurs ! Et puis il n'y a pas de télévision chez nous, donc il faut tout le temps s'occuper des gosses, parler avec eux, ils sont très bavards, jouer avec eux, ça c'est mon domaine réservé, je fais le pître quoi, et ils rient aux éclats, c'est merveilleux un enfant qui rit aux larmes, n'est-ce pas ? On en oublie un instant le monde épouvantable et impitoyable qui les attend plus tard. Au passage, je leur transmets des bribes d'éducation. Leur donner un peu de bonheur nous fait du bien, et quand on le lit dans leurs yeux nous sommes comblés aussi de bonheur. Dommage qu'il n'en soit pas ainsi avec mes lecteurs, mais bon, ils sont trop exigeants ou ils ont peut-être oubliés aussi qu'ils avaient été des enfants, sans doute gâtés, trop ? Peu importe.

Ici, comme ailleurs, il est inconcevable qu'un couple n'ait pas d'enfants, au minimum deux, si possible un garçon et une fille, ils sont tentés d'avoir un troisième enfant quand ils ont eu deux filles, la guigne à cause de la dote qui réduira à néant leurs petites économies ou les endettera pendant de longues années. La mère de mon épouse dont je suis séparé avait eu 10 enfants dont seulement 7 avaient survécu, celle de ma compagne Selvi en a eu 8 dont également 7 ont survécu, du coup une fois devenus adultes, ils sont devenus tous aussi pauvres ! Selvi a eu 3 enfants, du coup il a fallu que son frère et trois autres de ses soeurs en ait au moins 3 !

A propos des arguments ou idées reçues que les écologistes et leurs experts colportent.

Il paraîtrait que les Indiens (notamment) allaient consommer beaucoup plus de viande entre autres, parce que leur niveau de vie s'améliorait... En fait, pas du tout, puisque le poste alimentaire passe en dernier. Ensuite, ils sont très conservateurs, donc ils n'ont nullement envie de changer de régime alimentaire. Et pour finir, ils n'en ont pas les moyens, parce que les prix de la viande et du poisson ont explosé ou ils ont considérablement augmenté, au point que même moi je m'en passe depuis des années, je parle du thon, du requin, du mouton ou du porc, ce sont des produits de luxe ici, 3 à 5 fois plus cher que le poulet ou les sardines, on se rabat sur les oeufs ! Même les lentilles qui entrent dans le menu quasi quotidien des tamouls sont très chères. Et je ne parle pas des produits importés, hors de prix !

Ils ont produit des fanatiques qui sapent tous leurs efforts...

- Repentez-vous, le châtiment climatique est proche ! - LePoint.fr17.06

Toute une partie du mouvement écologiste prend aujourd'hui des accents millénaristes, aux dépens, malheureusement, d'actions réellement utiles. LePoint.fr17.06

Sans "honte", c'est "très beau" tout de même les multinationales.

- Contamination radioactive «anormalement élevée» de la Loire à Saumur - leparisien.fr 18 juin 2019

Le temps des miliciens et des justiciers.

- Eric Piolle, maire de Grenoble : «On n’est qu’au début de la justice climatique» - leparisien.fr 18 juin 2019

Total compte parmi les vingt plus grands émetteurs de gaz à effets de serre. Il faut que l’article 2 de la COP 21, qui indique que nous devons rester sous les 2 degrés et si possible sous 1,5 degré s’impose aussi aux très grandes entreprises. Par ailleurs, je trouve que c’est un très beau projet d’entreprise que de se mettre à contribuer à l’avenir de l’humanité, particulièrement quand on travaille dans l’énergie. Cette action permet de mobiliser, cela fait partie du « name and shame » (NDLR : nommer et couvrir de honte).

La justice a un pouvoir très large. Elle est parfois utilisée à l’encontre de l’environnement au nom de traités de libres-échanges. (Qu'il ne remet pas en cause ou n'entraînera pas sa rupture avec le capitalisme et ses institutions, bien au contraire puisqu'il réclame l'application de l’article 2 de la COP 21. - LVOG) Il est temps que les défenseurs du climat s’en emparent aussi. On en est qu’au début de la justice climatique.

L’idée est de monter une équipe juridique à la disposition des maires qui veulent engager notamment des recours contre les États qui ne respectent pas l’accord de Paris. leparisien.fr 18 juin 2019

- Le Groenland fond à vue d'oeil - euronews 18 juin 2019

Commentaire d'un internaute.

- "Le réchauffement climatique est un phénomène naturel dont l'activité de l'Homme n'est pas responsable et sur lequel elle a peu d'influence. En fait, comme pour les fois précédentes, la fin de l'actuelle période interglaciaire (10-15 000 ans) connaît un paroxysme de température avant le début de la prochaine ère glaciaire de 100 - 150 000 ans.

Si la lutte contre le réchauffement climatique est illusoire - et dispendieuse et polluante, avec les voitures électriques, éoliennes et autres panneaux solaire - cela ne signifie pas qu'il ne faut pas se préparer dès maintenant à faire face aux problèmes causés par ce phénomène. Secourir les populations qui en seront victimes pour éviter les guerres liées aux déplacements de population devrait être une évidence, qui suppose en premier lieu de renoncer aux gaspillages de la société de consommation et du capitalisme. Ce dernier a échoué, et épuise pour rien les ressources naturelles : rien ne pourra se faire d'utile sans une économie dirigiste subordonnant la décision de produire à l'intéret général."

LVOG - Mission historique qui revient à la classe des producteurs, la classe ouvrière, son gouvernement, son Etat, de se débarrasser du capitalisme...

Un autre record à mettre au compte du capitalisme.

- Un record de plus de 70 millions de réfugiés et déplacés fin 2018 dans le monde LeFigaro.fr 20 juin 2019

Parmi ces déplacés, le HCR différencie les 25,9 millions de réfugiés (dont 20,4 millions sont sous son autorité), des 41,3 millions de déplacés internes, et des 3,5 millions de demandeurs d’asile (qui demandent le statut de réfugié). En 2018, 13,6 millions de personnes ont dû quitter leur foyer, soit 37.000 par jour. Une augmentation, en partie compensée par les retours et les décès, qui explique le chiffre de 70,8 millions de déracinés recensés en 2018 par le HCR. Cette année présente le chiffre le plus important depuis la création de l’agence de l’ONU il y a 70 ans. «Cela représente le double du nombre de personnes déracinées il y a 20 ans ainsi que 2,3 millions de personnes supplémentaires par rapport à l’an dernier. Ce chiffre représente une population qui se situerait entre celle de la Thaïlande et de la Turquie», écrit le HCR.

Reste que ces chiffres sont sous-estimés, d’abord parce que les chiffres du HCR ne présentent que les personnes enregistrées par l’agence, mais aussi du fait que certaines crises récentes et notamment celle du Venezuela sont difficilement quantifiables par l’agence de l’ONU.

Sur les dix pays qui accueillent le plus de réfugiés, un seul compte parmi les pays dits développés: l’Allemagne, qui occupe la 4ème place et accueille 1,1 million de réfugiés. La France vient en 15e position avec 368.400 réfugiés sur son sol en 2018.

Le reste des pays les plus concernés par l’accueil des réfugiés sont voisins des foyers de crises qui initient les départs. La Turquie, pays voisin de la Syrie, accueille ainsi 3,7 millions de réfugiés sur son sol et occupe la première position du classement. Le Liban, lui aussi limitrophe de la Syrie vient en 7ème position, mais il présente la part de réfugiés dans sa population la plus importante de la planète. Ce petit pays de 6 millions d’habitants abrite près d’un million de réfugiés, soit un résidant sur six.

De nombreux conflits s’enlisent et avec eux la précarité des réfugiés forcés de quitter leurs foyers. Lorsque plus de 25.000 réfugiés d’une même nationalité vivent depuis plus de cinq ans dans un pays donné, la situation est considérée comme «prolongée» par l’agence des Nations unies. 46 pays sont aujourd’hui en situation d’accueil prolongé de réfugiés selon ces critères. Parmi eux, l’Iran qui accueille plus de 500.000 réfugiés Afghans sur son sol depuis près de trente ans.

Selon les chiffres présentés par le rapport du HCR, le nombre de réfugiés en situation prolongé était de 15,9 millions en 2018, soit 78% des 20,4 millions de réfugiés recensés par le HCR. Neuf pays sont entrés dans cette catégorie et notamment le Kenya, le Soudan et l’Ouganda qui accueillent désormais plus de 25.000 Sud-Soudanais depuis cinq ans. LeFigaro.fr 20 juin 2019

- Cinq pays concentrent 67 % des réfugiés - LeFigaro.fr 20 juin 2019

Commentaire d'un internaute.

- "Le graphique montre que les réfugiés viennent de zones de guerre. Qui cause les guerres, qui les entretient ? Par exemple pourquoi y-a-t-il la guerre en Syrie, au Soudan et en Afghanistan d'où viennent la majorité des réfugiés ?

Le graphique montre aussi que les réfugiés s'entassent principalement dans les pays voisins. Pourquoi n'en dit-on jamais rien ? "

LVOG - Les peuples doivent demeurer dans l'ignorance de leurs réelles intentions tournées contre eux, pour qu'ils puissent appliquer leur stratégie afin de mieux les asservir, leur ôter tous leurs droits ou les réduire en esclavage. Les peuples doivent adhérer à leur politique qui creusent leurs propres tombes...

France. Corporatisme ou comment légitimer un pouvoir et un régime illégitime.

- Ecologie et pauvreté : 43 organisations réclament au gouvernement "des actes concrets" - franceinfo 07.06

Symptômatique de leur ancrage idéologique.

Elles demandent, entre autres, d'interdire "la location de logements indignes" et "de passoires énergétiques", mais elles ne demandent pas d'interdire la construction de gigantesques villas dévoreuses d'énergie ou de les confiquer pour en faire des logements sociaux, les plus pauvres ou miséreux peuvent habiter dans la rue ou sous des ponts, dans des squatts ou dans des hangars désafectés, des usines abandonnées, des abris de fortune...

En famille. Institutionalisation de la tyrannie.

- Projet de loi énergie: les députés décrètent "l'urgence écologique et climatique" - AFP 19 juin 2019

Les députés ont inscrit mardi soir à l'unanimité "l'urgence écologique et climatique" dans le projet de loi relatif à l'énergie et au climat lors de son examen en commission, le ministre François de Rugy saluant une "déclaration politique".

Au premier jour de l'examen du texte en commission des Affaires économiques, les députés ont adopté une série d'amendements portés par des élus de divers bords, dont des "marcheurs" pour inscrire cette urgence à l'article 1er du projet de loi.

C'est "un appel à l'accélération" a observé l'ex-"marcheur" Matthieu Orphelin, qui portait notamment la mesure au nom du Collectif de députés transpartisan pour le climat "Accélérons". "Plus qu'un symbole, c'est un appel à renforcer très fortement les actions et à adopter une nouvelle grille de lecture de nos politiques publiques", a-t-il tweeté.

Dominique Potier (PS) y a aussi vu un "gouvernail" pour les action à venir, tandis que Célia Delavergne (LREM) a vanté un geste "à la fois symbolique et à la fois fort".

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a donné un avis "favorable" aux amendements. "C'est une déclaration, mais c'est une déclaration politique de considérer qu'on se situe dans une situation d'urgence", a-t-il affirmé, rappelant que le Premier ministre Edouard Philippe l'avait affirmé dans sa déclaration de politique générale la semaine dernière.

"J'imagine que cela signifie qu'au delà de la déclaration (...) cela vaut également mobilisation notamment de la part des députés de l'opposition sur les mesures lorsqu'elles sont prises", a-t-il ajouté, observant que "dès qu'on met en place la moindre solution, c'est la polémique politique qui reprend le dessus".

Plaidant pour "que ce soit l'urgence et la cohérence", M. Rugy a notamment dit s'être senti "un peu seul" pour défendre une fiscalité écologique plus forte "en dehors des députés de la majorité".

Tout en soutenant les amendements, l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho a observé que la disposition législative n'avait "aucune portée autre que symbolique" et que "depuis des années dans le domaine de l'écologie, les mots sont repris mais pas les actes".

"Ce sont des mots et ce qui importe ce sont des actes", a aussi affirmé François Ruffin (LFI).

"Le pape et le secrétaire général de l'ONU ont tous deux déclaré que nous étions confrontés à une urgence climatique, il est donc bon de voir que le nouveau projet de loi français sur l'énergie et le climat reflète ce nouveau sentiment d'urgence", s'est félicitée dans un communiqué Laurence Tubiana, ex-négociatrice pour la France lors de la COP21. AFP 19 juin 2019

En famille. Le capitalisme Vert cannabis.

- Cannabis: 70 personnalités appellent à légaliser au nom du "pragmatisme" - AFP 19 juin 2019

Plus de 70 personnalités, dont les ex-têtes de liste aux européennes Yannick Jadot et Raphaël Glucksmann, appellent les pouvoirs publics "à agir vite" pour légaliser le cannabis au nom du "pragmatisme", dans une tribune publiée mercredi dans l'Obs.

"Il faut en finir avec le statu quo. La France doit légaliser le cannabis, qu'il soit utilisé à des fins thérapeutiques comme récréatives, pour les consommateurs de plus de 18 ans", réclament les signataires, parmi lesquels figurent notamment des élus de gauche, trois députés LREM (5 LREM, Delphine Bagarry, Annie Chapelier, Hubert Julien-Laferrière, Pierre-Alain Raphan et Cécile Rilhac. - lexpress.fr - Ndlr), des chercheurs, des médecins et les anciens ministres Bernard Kouchner et Daniel Vaillant.

"C'est précisément parce qu'il est nocif pour la santé, particulièrement celle des mineurs, qu'il faut en contrôler la production et la distribution", estiment-ils.

Les autres signataires de la proposition de loi, qui sera formellement déposée jeudi, sont Sylvia Pinel, Paul Molac, Jean-Michel Clément, Jeanine Dubié, Frédérique Dumas, François Pupponi (Libertés et territoires), Régis Juanico (app. PS), ainsi qu'Éric Coquerel, Loic Prud'homme (LFI) et Sébastien Nadot (non-inscrit).

"La politique de forte répression est un échec complet", juge François-Michel Lambert, lui-même ex-LREM issu des rangs écologistes et porte-parole de l'UDE (Union des démocrates et des écologistes). Le cannabis "peut s'apparenter à de l'alcool ou du tabac sur les enjeux de toxicomanie", estime-t-il.

La vente, par les buralistes, serait interdite aux mineurs. Un arrêté du ministre de la Santé fixerait le taux autorisé de THC, principale substance psychoactive de la plante.

Les auteurs regrettent notamment que la France soit "à la traîne" par rapport à ses voisins qui ont "tous assoupli leur législation" ou à certains pays du continent américain qui ont eux déjà "légalisé la substance".

Interrogée sur cette tribune à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement a répété qu'une telle légalisation n'était pas à l'ordre du jour. "La position du gouvernement n'est pas d'aller vers une légalisation du cannabis", a déclaré Sibeth NDiaye, concédant simplement qu'il pouvait y avoir des "réflexions" sur un usage thérapeutique.

Récemment, le Canada ainsi que plusieurs Etats américains ont suivi l'exemple de l'Uruguay, premier pays du monde à avoir légalisé le cannabis récréatif en 2013.

Près d'un Français sur deux s'était dit favorable à une légalisation du cannabis dans une étude publiée par l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) mi-avril.

Mardi, des députés de tout bord ont transmis une proposition de loi prônant une "légalisation contrôlée" de cette substance. AFP 19 juin 2019

LVOG - Par principe je suis contre toute prohibition, interdiction, législation répressive.

Mais force est d'admettre sur la base de ce qu'on peut observer quotidiennement, que le règne de l'exploitation et de l'oppression qui caractérise le capitalisme, concourt à maintenir l'immense masse de la population dans l'ignorance et à accroître sa vulnérabilité, en engendrant tant d'inégalités et de frustrations qui conduisent à des comportements incohérents et violents, destructeurs contre lesquels la société ou chaque citoyen doit être protégé et se protéger lui-même pour ne pas en être un jour injustement la victime.

Légaliser le cannabis reviendrait à le mettre à la portée de tous ceux qui jusqu'à présent n'y ont pas eu accès, parce que c'était trop compliqué ou risqué pour ceux qui étaient tentés d'en user, et cela pourrait encourager ceux qui en consommaient déjà à en consommer davantage ou à toute occasion, donc sans modération, ce qui aurait pour conséquence d'agir sur leur comportement et leur mental, au moment même où la classe dominante mène une guerre psychologique et idéologique sans répit contre les masses apte à générer un penchant schizophrène, auquel contribue également l'emprise des médias institutionnels et des réseaux dits sociaux sur les esprits les plus faibles, de sorte qu'en dehors d'une prise de conscience des effets de cette drogue, elle pourrait encore accentuer ce penchant ou cette menace qui pèse sur ses consommateurs, notamment les plus jeunes.

Pour en avoir consommer pendant près de 40 ans, maintenant de manière irrégulière, je suis bien placé pour en parler. J'ai déjà abordé en détail ce sujet dans d'autres causeries. Je n'ai pas d'idée arrêtée sur la question de la légalisation du cannabis, cela brasse tellement de facteurs et de situations différentes qu'il est difficile de se prononcer. Quand on a acquis un certain niveau de conscience, il ne peut être nocif pris modérément, il est bénéfique sur les plans intellectuel et mental ou psychologique, dans le cas contraire qui est celui du plus grand nombre, il peut avoir des conséquences incontrolables ou produire des effets imprévisibles ou négatifs à moyen ou long terme qu'on ne soupçonnera pas, de sorte qu'il peut influencer le cours de notre vie, mais pas forcément dans la direction qu'on aurait souhaité qu'elle prenne, pour parfois le regretter le restant de nos jours puisqu'on ne peut pas revenir sur le passé. Je tiens cela de ce que j'ai pu observer autour de moi autrefois et même plus récemment.

Personnellement j'en ai tiré le maximum de profit, sans avoir eu à en subir les effets négatifs, puisque je m'en suis relativement bien tiré. Il m'a permis d'éviter de me radicaliser à l'excès et de mieux supporter mon sort ou la société, sans émousser ma volonté ou ma combattivité contre le capitalisme. Comme il m'a accompagné tout au long de mon parcours atypique pendant près de 40 ans, je ne peux pas honnêtement lui reprocher de m'avoir rendu de fiers services ni condamner son usage ni légitimer sa prohibition.

Il ne présente pas plus de danger que l'alcool ou la cigarette également accessibles aux jeunes, on pourrait même dire moins sur le foi, les poumons et le cerveau ou encore le pancréas, mais plus sur le plan psychologique qui est une faiblesse des hommes mais aussi sa principale qualité quand ils parviennent à se connaître ainsi que la société, l'un et l'autre devant être indissociables pour parvenir à progresser dans la vie et trouver la voie qui mène à une société plus juste ou le socialisme. Mais bon, je dois faire partie des très rares exceptions qui existent dans ce domaine pour ne pas généraliser. Je l'ai traité à la manière d'un dialecticien qui n'a pas grand chose à craindre. Personne ne doit se sentir obliger de consommer ou non de l'alcool, une drogue ou de fumer, de manger ou de s'abstenir de manger tel ou tel aliment. En régime socialisme, ce genre d'interdiction n'existerait pas évidemment.

Qui a dit ?

- “Rien ne va fondamentalement changer

Réponse : Joe Biden, le candidat à l’investiture démocrate pour 2020 aux États-Unis

Comme le rapportent nos confrères du HuffPost américain, l’ancien vice-président de Barack Obama s’adressait à des riches donateurs au très chic hôtel Carlyle. Et pour les convaincre de miser sur lui, il a tenu à dissiper tout malentendu lié à son discours portant sur la lutte contre les inégalités : lui président, il ne menacera pas leur train de vie.

“Nous ne voulons pas diaboliser quiconque ayant gagné de l’argent”, a-t-il déclaré, jurant que “personne ne sera puni” par sa politique. “Personne ne verra son train de vie changer, rien ne va fondamentalement changer”, a insisté Joe Biden, promettant à ses interlocuteurs qu’il ne les laisserait “pas tomber” en cas de victoire. Le HuffPost20 juin 2019

LVOG - Trump non plus !


Le 17 juin 2019

CAUSERIE ET INFOS

Au moins on ne s'emmerde pas sur ce portail, n'est-ce pas ? On a abordé un tas de sujets tabous depuis bientôt 11 ans, ce qui nous a permis de progresser, contrairement à tous ceux qui sont restés bloqués sur leurs dogmes, on les plaint sincèrement. Je n'ai pas toujours été à la hauteur des questions que l'actualité nous imposait, parce que je n'y étais pas préparé.

Il a fallu étudier un tas de sujets en se débarrassant de tout a priori. Evidemment les premiers jets ne furent pas toujours très heureux, on rectifia par la suite, d'où l'intérêt de revenir sans cesse sur notre ouvrage pour l'améliorer ou parvenir à quelque chose de satisfaisant et de cohérent.

Le plus grand défi quand on est isolé, c'est de détecter nos erreurs pour les corriger, surtout quand à l'origine on n'est pas un intellectuel. Cela nécessite une discipline et une attention de chaque instant, et il arrive parfois qu'on soit distrait ! Et puis on ne peut pas épuiser un sujet en une seule fois, comme on ne peut pas tout dire dans un article, ce qu'oublient souvent les lecteurs et moi aussi parfois.

Bref, on essaie toujours d'arriver à une analyse ou à dégager des positions qui soient conformes au socialisme ou au marxisme, démarche qui n'a rien de dogmatique, dans la mesure où nous devons pratiquement l'imaginer ou l'adapter au quotidien en prenant en compte les conditions générales. Là aussi il peut arriver qu'on s'en écarte un peu, mais je crois qu'en général on s'en aperçoit très rapidement et on réajuste.

On pourrait me faire le reproche d'avoir des principes ou des positions trop tranchées, rigides ou radicales qui frisent le sectarisme, alors qu'en fait ils sont uniquement conçus pour que les lecteurs ne soient pas tentés de verser dans l'opportunisme. Car je n'ignore pas que dans la réalité ils doivent parfois faire l'objet de certaines adaptations ou certains compromis, reste encore à savoir jusqu'à quelle limite on peut aller. C'est une question dialectique délicate pour beaucoup de travailleurs ou de militants, tout dépend s'ils ont la capacité d'en mesurer les conséquences pour éviter tout dérapage ou compromission. Soit, ce n'est pas un drame ou on peut tous un jour ou l'autre se faire manipuler par ignorance, encore faut-il qu'on en prenne conscience, que cela ne devienne pas quelque chose qui s'ancre profondément dans notre cerveau ou une habitude, et finisse par modifier durablement notre comportement, donc nous détourne de nos objectifs politiques...

J'ai donc la responsabilité d'éviter autant que possible aux lecteurs de se fourvoyer en lisant mes causeries, à défaut de pouvoir les rencontrer ou d'échanger avec eux, je dois m'entourer d'un maximum de précautions, d'où ma fermeté ou parfois mes exagérations. Je pense que les lecteurs sont suffisamment intelligents pour m'en être gré de vouloir ainsi les protéger, peut-être inutilement pour certains d'entre eux, plutôt que d'agir en dilettante, comme quoi la considération ou le respect que je leur porte, va bien au-delà de ce qu'ils ont pu imaginer. Je ne leur en veux pas du tout, ils ont parfaitement raison d'être méfiants, personnellement je préfèrerais le terme de vigilance, mais cela implique déjà d'avoir acquis une longue expérience ou un esprit critique aiguisé.

On va continuer sur le même thème que les derniers jours, mais davantage sur le terrain de la lutte de classes. Je n'ai pas pris connaissance de l'actualité depuis samedi, pas le temps, j'ai dû rechercher un tas de documents et les lires, y réfléchir.

Bonne semaine à tous.

Au format pdf (7 pages)

Précision et mise en garde.

Dans ce portail et ce courant politique, on se fout des théories du complot, on se fout des jugements portés sur tel acteur ou ouvrage par les médias-oligarques ou par les ignorants ou corrompus qui sont sous l'influence de la propagande des idéologues de l'oligarchie, on privilégie les faits, les informations qui permettent de mieux comprendre dans quel monde nous vivons. Si on devait écarter tous ceux ou toutes celles qui proviennent de personnages infréquentables, Marx et Engels n'auraient jamais pu écrire la plupart de leurs ouvrages.

Je le précise à l'attention de ceux qui voudraient nous faire un procès pour avoir mis en ligne un document dont l'auteur est apparemment infréquentable, en fait ils voudraient nous faire taire pour qu'on adhère à la pensée unique qui ont envahi leurs esprits ou qu'on demeure dans l'ignorance de ce qui se trame dans notre dos, et bien qu'ils ne comptent pas qu'on capitule sur ce plan comme sur l'ensemble de nos principes.

Je ne pratique pas l'auto-censure.

Pour vous montrer l'absolue sincérité de ma démarche, j'ai découvert samedi après-midi la personnalité de l'auteur du document sur le mouvement écologique mis en ligne il y a déjà quelques jours, auparavant il ne m'était pas venu à l'esprit de faire cette recherche sur Internet. Et comme je ne partage pas la quasi-totalité de ses positions, par exemple, sur le nucléaire civil, sur les OGM, la surpopulation, il sera difficile de m'accuser de collusion avec ce journaliste.

Il existe au sein de la réaction une multitude de courants qui se livrent à une guerre farouche, dont on peut tirer profit à travers leurs révélations ou leurs études sans se compromettre le moins du monde, ne pas les utiliser serait assurément une grave erreur, d'autant plus que personne ne nous oblige à partager leurs conclusions qui sont évidemment diamétralement opposées aux nôtres, ou quand bien même elles se rejoindraient, elles ne seraient pas destinées à produire les mêmes effets du fait qu'elles s'inscriraient dans une toute autre perspective politique.

Ne vous laissez pas abuser par les inquisiteurs qui sévissent sur Internet et ailleurs, qui balancent des anathèmes en se passant bien de citer le moindre passage de cet ouvrage ou tout du moins, ceux qui dévoilent (ou rappellent) la véritable nature réactionnaire de l'écologie politique à laquelle ont adhéré Macron et Jadot notamment.

Dites-vous bien que quand l'ensemble des médias-oligarques et les élites au service de l'oligarchie s'attaquent à un ouvrage (ou à son auteur), c'est qu'il comporte quelque chose qui ne doit pas être porté à la connaissance des travailleurs ou des opposants au capitalisme.

Dans la vie en général ou en politique, il faut faire preuve d'un minimum de curiosité, d'audace, de courage, de perspicacité ou de logique pour s'en sortir en conservant sa dignité ou pour progresser, et malheur à ceux qui en manquent cruellement !

Personnellement, je n'ai jamais soutenu les écologistes, je n'ai jamais participé à une de leurs actions, je n'ai jamais voté pour un de leurs candidats. La question n'est pas de savoir s'il existe ou non de véritables écologistes à la manière des romantiques, mais quelle idéologie ils ont adoptée, celle des capitalistes ou celle de la classe ouvrière, le socialisme. En participant aux gouvernements Jospin et Hollande, en s'étant alliés avec le PS, quand ils n'en sont pas issus, en participant à toutes les campagnes mondiales orchestrées par l'oligarchie ou ses officines (ONU, etc.) les écologistes se sont définitivement disqualifiés pour représenter les intérêts des travailleurs. Leur refus de rompre avec le capitalisme et ses institutions est par conséquent dans l'ordre des choses.

Le capitalisme : Stop ou encore ?

C'est le capitalisme qui est à l'origine de la surpopulation mondiale, et compte tenu qu'il est également à l'origine de tous des maux dont souffre quotidiennement l'humanité, il est disqualifié pour régler l'ensemble de ces questions ou y apporter des réponses conformes aux besoins et aux aspirations des peuples, qui constituent les principes sur lesquels repose le socialisme.

Dès lors vous comprendrez immédiatement pourquoi nous mettons les écologistes, le Club de Rome, le GIEC, le MIT, l'ONU, l'UE, etc. et leurs détracteurs dans le même panier de crabes pourris, parce qui ni les uns ni les autres qui ont adopté le capitalisme, ne peuvent davantage affronter et résoudre ce gigantesque défit qui est posé à la civilisation humaine.

Qu'ils dénoncent ou non la surpopulation, ils sont tous d'accord sur au moins un point essentiel : Pas touche au capitalisme, ce qui les classe tous dans le camp de la réaction, des ennemis de la classe ouvrière, du progrès social et du développement de la civilisation humaine.

Il faut bien comprendre ou conserver à l'esprit que le contrôle, la limitation ou la diminution de la population mondiale, ainsi que de la production, se fera au détriment des plus faibles, des plus nombreux, des exploités, et non des exploiteurs et des élites qui les servent. Que cela soit ces derniers qui sonnent la sirène d'alarme de "l'effondrement" (Limite de la croissance, rapport du Club de Rome) de la civilisation humaine, signifie simplement qu'ils n'entendent pas en être les victimes ou en supporter les conséquences, abandonner le système économique qui est à l'origine de leurs privilèges et de leur pouvoir.

Cet effondrement est celui du capitalisme, de sa faillite, de son incapacité historique à résoudre les contradictions qu'a engendré son propre développement et d'assurer le bien-être de l'humanité, pour la bonne raison que cet objectif est contradictoire avec ses fondements et sa nature qui consistent à favoriser et satisfaire uniquement les besoins d'une minorité au détriment du reste de la population, il revient donc à une autre classe de s'emparer du pouvoir politique pour les résoudre pour le compte de la population toute entière, la classe ouvrière.

Sur le plan politique, les plus dangereux sont ceux qui sont au pouvoir ou les plus proches du pouvoir ou qui pourraient y accéder, en l'occurrence les écologistes de EELV en France, et non les membres de groupuscules ou de groupes d'influence au pouvoir limité provenant de la droite officielle ou de l'extrême droite.

Les plus dangereux que nous devons dénoncer et combattre en priorité parce qu'ils avancent masqués, ce sont les écologistes de EELV et consorts, parce que leur idéologie s'inscrit dans le cadre de celle de l'oligarchie financière qui détient tous les pouvoirs et oriente la destinée de l'humanité en l'entraînant vers la décadence, le chaos, le règne de la terreur ou de la barbarie, le totalitarisme à l'échelle mondiale.

EELV au même titre que tous les partis du mouvement ouvrier ayant adopté le capitalisme, constitue un puissant facteur destiné à détourner la jeunesse et les travailleurs de la lutte de classe contre le capitalisme et ses institutions, qui contribue à la dislocation du mouvement ouvrier et à dresser les classes moyennes contre la classe ouvrière pour le compte du régime en place. EELV et l'idéologie écologique est une entreprise fondamentalement réactionnaire qui doit être caractérisée comme telle sous peine de se retrouver à ses côtés à combattre la classe ouvrière.

Ce qui caractérise l'opportunisme en général, c'est la contradiction qui existe entre les objectifs qu'il se fixe, et les moyens qu'il préconise pour les atteindre, qui non seulement ne permettront jamais de les atteindre, mais favoriseront ou permettront d'en atteindre d'autres inavouables situés à l'opposé de ceux qu'il affiche ou défend publiquement. C'est une imposture ou une escroquerie politique uniquement destinée à tromper les naïfs ou les ignorants. Or sachant que le régime capitaliste repose en grande partie sur ce facteur ou l'ignorance des masses, on comprend immédiatement dans quel camp les opportunistes se situent ou pour qui ils roulent.

Chez EELV ou les écologistes en général, à quelques exceptions près qui confirme la règle ou qui jouent un rôle insignifiant, la dénonciation des excès du capitalisme est très sélective, elle est conçue de sorte qu'elle ne doit jamais remettre en cause les fondements du capitalisme ou de l'exploitation de l'homme par l'homme, pire peut-être encore ou plus pernicieux, elle sert directement les besoins du capitalisme.

On en a la preuve, si besoin était, en constatant que c'est l'oligarchie qui a pris la tête du soi-disant combat contre le réchauffement climatique, dont elle se sert en réalité comme moyen de pression, y compris coercitif, contre tous les Etats qui résistent ou refusent de s'adapter à sa stratégie politique destinée à assurer sa suprématie sur tous les peuples à l'échelle mondiale ou à instaurer une gouvernance mondiale qu'elle contrôlerait.

C'est ainsi que tous ceux qui participent à cette formidable mystification deviennent à des degrés divers des agents de l'oligarchie, qu'ils ne pourront jamais combattre efficacement par ailleurs, puisque idéologiquement ils auront adopté celle de leur ennemi.

Il est stupéfiant de constater que certains accordent le moindre crédit à la théorie du réchauffement climatique que défendent les multinationales, les banquiers, les oligarques et leurs institutions financières et politiques internationales, les chefs d'Etat qui gouvernent conformément à leurs besoins, c'est à croire qu'ils n'ont jamais tiré le moindre enseignement de leurs multiples et monstrueux méfaits et mensonges, du développement de la situation et de la lutte des classes.

Il est vrai que lorsqu'on lit Les limites de la croissance (The limits to growth) encore appelé Rapport Meadows publié en 1972, on se dit au premier abord que ces gens du Club de Rome sont merveilleux, plus que des philanthropes, ce sont pratiquement des saints qui veulent sauver l'humanité du triste sort que lui a réservé le capitalisme, mais quand on prend connaissance des personnalités qui en font partie, dont des dirigeants de multinationales, des hommes d'affaires, des dirigeants politiques comme Jacques Delors par exemple, là cela commence à se gâter sérieusement, un vilain doute nous envahit, et quand on aborde l'idéologie qu'ils ont adoptée ou quelle politique ils ont appliquée tout au long de leur carrière, là cela sent franchement mauvais, et finalement quand on lit leurs déclarations dans lesquelles ils livrent leurs véritables intentions, il s'en dégage une odeur pestilentielle tellement suffocante, qu'elle entraîne chez nous un violent rejet qu'on pourrait mettre sur le compte de l'instinct de survie naturel de l'homme.

Je n'ai pas le temps de m'étendre sur ce sujet. J'ignore si leur projet eugéniste était sérieux ou non, un fantasme ou un caprice de nantis contrariés de ne pas disposer de suffisamment de pouvoir pour influencer ou orienter davantage l'évolution de la société humaine, ou encore destiné à s'inscrire dans le cadre de la stratégie adoptée par l'oligarchie anglo-saxonne pour établir une gouvernance mondiale, toujours est-il qu'il a été conçu par et pour les 10% de la population mondiale qui concentrent les richesses et devraient conserver le même mode et niveau de vie, il devrait se réaliser au détriment des 90% restant, qui eux verraient les leurs singulièrement baisser ou régresser ou ne pourraient jamais accéder au bien-être social.

Quoiqu'il en soit, en affirmant que le développement économique qui est à l'origine des progrès sociaux serait la cause du réchauffement de la planète, on est en présence d'une théorie qui coïncide avec le néolibéralisme et ses objectifs, et qui lui sert de caution afin de contraindre les exploités à y adhérer ou à la subir en silence ou sans broncher, là rien n'est moins sûr !

Car dans la réalité, elle est confrontée à une contradiction qui provient du développement inégal du capitalisme à l'échelle mondiale, qui la rend quasiment inapplicable, hormis dans les pays économiquement les plus développés où la pauvreté et la précarité devraient encore s'étendre, bien qu'ils seront obligés de les subventionner pour qu'elle ne deviennent pas un facteur social explosif. Bref, ces deux facteurs ruinent à eux seuls leur théorie, parce que la lutte de classe du prolétariat international va continuer sur son propre terrain de classe ou sans tenir compte de leurs considérations ou avertissements aussi alarmistes qu'ils soient.

Les travailleurs ont raison de mettre au second plan les questions relatives à l'environnement, parce que par exemple, pour eux la question capitale n'est pas de savoir si l'eau est polluée ou non, si elle se raréfie ou non, etc. mais comment faire en sorte de pouvoir accéder à de l'eau potable, autrement dit de disposer des moyens (publics et collectifs ou individuels et économiques) pour se la procurer ou ne pas en manquer, besoin élémentaire qu'ils ne peuvent pas satisfaire s'ils sont trop pauvres, tandis que cette question n'effleurera même pas l'esprit des riches ou des puissants qui auront toujours les moyens de se la procurer à n'importe quel prix et de la gaspiller au passage.

Donc la question qui est posée aux exploités, c'est celle de la production et du contrôle de l'eau, au même titre que l'ensemble de l'économie ou de la production qui doit être planifiée en fonction des besoins de la population et passer sous sa direction ou son contrôle, ce qui nécessite qu'ils chassent du pouvoir la classe des capitalistes ou qu'ils s'emparent du pouvoir politique...

Quant à la question de la surpopulation qui est bien réelle, il sera très facile de la résoudre, car on a constaté que lorsque le niveau économique des masses progresse, leur niveau de conscience tend à croître et le taux de naissance à baisser. Donc sous un régime véritablement socialiste, où l'ensemble des besoins et aspirations de la population seraient satisfaits, la démographie tendrait naturellement à diminuer pour atteindre un point d'équilibre permettant d'assurer la survie de l'espèce humaine dans de bonnes conditions pour les millénaires à venir, ainsi que notre planète.

Et puis, quand on sait qu'ils ont inventé des matériaux aux propriétés extraordinaires, inusables, incassables, indéformables, qui se régénèrent automatiquement, qui résistent à toutes les températures, impossible à rayer, etc. on se dit qu'en les utilisant à l'échelle industrielles, on économiserait au moins 50 à 70% des matières premières nécessaires pour produire toutes les marchandises dont l'humanité aurait besoin, sans parler du recyclage généralisé, on économiserait les ressources de la terre au lieu de les épuiser, y compris l'eau, une fois mis fin à l'anarchie de la production capitaliste qui constitue un des principaux facteurs avec la course effrénée au profit du gaspillage des ressources de la planète.

Et les hommes travailleraient beaucoup moins qu'aujourd'hui. Ils auraient un mode de vie équilibré, ainsi leurs besoins alimentaires diminueraient naturellement, ce qui permettrait de nourrir l'ensemble de la population sans avoir à recourir à des moyens de production agricole contre-nature, sans recourir à des procédés coercitifs ou des campagnes de propagandes infâmes pour les forcer à consommer moins, puisque l'idéal du bien-être ne serait plus une utopie mais une réalité qui rythmerait leur comportement ou leur mode de vie, car l'ensemble de ce processus s'accompagnerait d'une formidable prise de conscience des hommes, dès lors qu'ils y participeraient directement et librement.

En attendant ces jours meilleurs, il faut impérativement éradiquer le capitalisme de la surface de la planète, il n'existe pas d'autres voies ou alternatives.

Malthus : Essay on the principle of population, livre IV, ch. VI, pp. 531-532. Seconde édition 1803 (traduction Guillaumin, 1845). (Extrait de La situation de la classe ouvrière en Angleterre - F. Engels 1844)

- « Un homme qui est né dans un monde déjà occupé, s'il ne peut obtenir de ses parents la subsistance qu'il peut justement leur demander et si la société n'a pas besoin de son travail, n'a aucun droit à la plus petite portion de nourriture et, en fait, il est de trop. Au grand banquet de la nature, il n'y a pas de couvert pour lui. Elle lui commande de s'en aller et elle mettra elle-même promptement ses ordres à exécution, s'il ne peut recourir à la compassion de quelques-uns des convives du festin. Si ces convives se lèvent et lui font place, d'autres intrus se présentent immédiatement et demandent la même faveur. Le bruit qu'il existe des aliments pour tous ceux qui arrivent remplit la salle de nombreux quémandeurs. L'ordre et l'harmonie du festin sont troublés, l'abondance qui régnait auparavant se change en disette et le bonheur des convives est détruit par le spectacle de la misère et de la gêne qui règnent dans toutes les parties de la salle et par les clameurs importunes de ceux qui sont justement furieux de ne pas trouver les aliments qu'on leur avait laissé espérer. Les convives reconnaissent trop tard l'erreur qu'ils ont commise en enfreignant les ordres stricts à l'égard des intrus, donnés par la grande maîtresse du banquet, laquelle désirait que tous ses hôtes fussent abondamment pourvus et, sentant qu'elle ne pouvait pourvoir un nombre illimité de convives, refusait par un souci d’humanité d'admettre des nouveaux venus quand la table était déjà remplie.»

F. Engels : la situation de la classe ouvrière en Angleterre.

Extraits.

- Cependant la plus brutale déclaration de guerre de la bourgeoisie au prolétariat c'est la Théorie malthusienne de la population et la nouvelle loi sur les pauvres qui s'en inspire directement. Il a déjà été plusieurs fois question de la théorie de Malthus. Résumons une fois de plus sa conclusion essentielle : la terre est constamment surpeuplée, et par conséquent, il est fatal que règnent la misère, la détresse, la pauvreté et l'immoralité; c'est le sort de l'humanité et sa destination éternelle que d'exister en trop grand nombre et par conséquent d'être divisée en différentes classes, dont les unes sont selon lui plus ou moins riches, cultivées, morales, et les autres plus ou moins pauvres, misérables, ignorantes et immorales. D'où il s'ensuit, du point de vue pratique - et ces conclusions c'est Malthus lui-même qui les tire - que la bienfaisance et les caisses de secours ne sont que des non-sens puisqu'elles ne servent qu'à maintenir en vie et faire se multiplier la population surnuméraire dont la concurrence pèse sur le salaire de l'autre fraction de la population, qu'il est tout aussi absurde de la part de l'administration de l'Assistance de donner du travail aux pauvres car - puisque seule une quantité déterminée de produits fabriqués peut être consommée - chaque ouvrier en chômage qu'on occupe met au chômage un ouvrier jusqu'alors occupé et ainsi l'industrie privée subit un préjudice du fait de l'industrie de l'Assistance publique; la question n'est donc point de nourrir la population surnuméraire mais de la limiter autant que possible d'une manière ou d'une autre.

En quelques formules sèches Malthus déclare que le droit à l'existence, jusqu'alors reconnu à chaque homme qu'il y a au monde, est un pur non-sens. Il cite les paroles d'un poète : le pauvre vient à la table de la Nature parée pour le festin et ne trouve point de couvert mis pour lui - et il ajoute - et la Nature lui ordonne de filer (she bids him to be gone) « car il n'a pas demandé à la société avant de naître, si elle voulait de lui. » Cette théorie est maintenant la théorie préférée de tout bourgeois anglais authentique et c'est bien naturel, car elle représente pour lui le lit de paresse le plus agréable et aussi parce qu'elle contient beaucoup de vrai dans les conditions actuelles. Si donc il ne s'agit plus d'exploiter la « population surnuméraire », de la transformer en population utilisable, mais simplement de laisser les gens mourir de faim le plus doucement possible et de les empêcher en même temps de mettre trop d'enfants au monde, c'est une bagatelle - à supposer que la population excédentaire prenne conscience de sa propre superfluité et trouve quelque goût à mourir de faim. Mais en dépit des efforts les plus tenaces de la bourgeoisie humanitaire pour inculquer ces vérités aux ouvriers, il ne semble pas qu'elle ait actuellement quelque chance de succès. Les prolétaires se sont au contraire mis en tête, que c'étaient eux, avec leurs mains laborieuses, qui étaient précisément indispensables, et que c'étaient ces Messieurs les riches capitalistes, qui ne font rien, qui étaient à vrai dire les superflus.

Mais comme les riches ont encore le pouvoir, force est bien aux prolétaires d'admettre que la loi les déclare eux, réellement superflus - même s'ils ne veulent pas l'admettre de bonne grâce...

- La bourgeoisie en tant que classe organise une discrimination sociale défavorable aux travailleurs, élabore la théorie malthusienne de la population et les contraint à subir les cruautés de la Nouvelle Loi sur les Pauvres, loi malthusienne de 1834 qui les force à entrer dans les ateliers de charité - ces « bastilles de la loi sur les pauvres » - lorsqu'ils demandent à être secourus, et sépare hommes, femmes et enfants; il s'agit de rendre l'assistance si horrible que le travailleur préférera accepter le premier emploi, si rebutant soit-il, que lui offrira le capitaliste.

- Pour parler français (157) : le travailleur est, en droit et en fait, l'esclave de la classe possédante, de la bourgeoisie; il en est l'esclave au point d'être vendu comme une marchandise et son prix monte et baisse tout comme celui d'une marchandise. Si la demande de travailleurs augmente, leur prix monte; si elle vient à baisser, leur prix diminue; si elle baisse au point qu'un certain nombre de travailleurs ne sont plus vendables et « restent en stock », ils sont laissés pour compte et comme ce n'est pas une occupation qui fasse vivre son homme, ils meurent de faim. Car, pour parler la langue des économistes, les sommes dépensées à leur entretien ne seraient pas « reproduites », ce serait de l'argent jeté par les fenêtres et nul ne gaspille son capital de la sorte. Et, dans cette mesure, la théorie de la population de M. Malthus est parfaitement juste. Toute la différence par rapport à l'esclavage antique pratiqué ouvertement, c'est que le travailleur actuel semble être libre parce qu'il n'est pas vendu tout d'une pièce, mais petit à petit, par jour, par semaine, par an, et parce que ce n'est pas un propriétaire qui le vend à un autre, mais bien lui-même qui est obligé de se vendre ainsi; car il n'est pas l'esclave d'un particulier, mais de toute la classe possédante.

Par contre, la bourgeoisie se trouve beaucoup plus à son aise dans ce système que dans le cas de l'esclavage antique; elle peut congédier ses gens lorsque l'envie l'en prend sans perdre pour autant un capital investi et de plus elle obtient du travail à bien meilleur compte qu'on ne peut l'obtenir d'esclaves ainsi que le lui démontre A. Smith pour la consoler (158).

Il s'ensuit également qu'Adam, Smith a pleinement raison de poser le principe 159 :

Tout comme pour n'importe quel autre article, c'est la demande des travailleurs qui règle la production des travailleurs, la quantité des êtres humains mis au monde, accélérant cette production lorsqu'elle est trop lente, la stoppant quand elle est trop rapide.

Exactement comme pour n'importe quel autre article commercial. S'il y en a trop peu, les prix montent, c'est-à-dire ici le salaire; les travailleurs vivent mieux, les mariages se font plus nombreux, on met au monde davantage d'êtres humains, il grandit un plus grand nombre d'enfants, jusqu'à ce qu'ait été produit un nombre suffisant de travailleurs; s'il y en a trop, les prix baissent, le chômage survient, avec la misère, la disette et par suite les épidémies qui balaient « l'excédent de population ». Et Malthus qui développe la formule de Smith citée plus haut a lui aussi raison à sa manière quand il prétend qu'il y a toujours une population excédentaire, toujours trop d'individus sur terre. Il a simplement tort d'affirmer qu'il y a constamment plus d'hommes sur terre que n'en peuvent nourrir les subsistances disponibles. La population excédentaire est au contraire engendrée par la concurrence que se font les travailleurs entre eux et qui contraint chaque travailleur à travailler chaque jour autant que ses forces le lui permettent. Si un industriel peut employer les ouvriers neuf heures par jour il peut, si les ouvriers travaillent dix heures par jour, se contenter d'en employer neuf et le dixième est mis en chômage. Et si, à une époque où la demande d'ouvriers n'est pas très forte, l'industriel peut contraindre sous peine de renvoi, les neuf ouvriers à travailler une heure de plus chaque jour pour le même salaire, il renverra le dixième et économisera son salaire. Ce qui se passe ici à petite échelle se passe dans une nation, à grande échelle. Le rendement de chaque ouvrier porté au maximum par la concurrence des ouvriers entre eux, la division du travail, l'introduction du machinisme, l'utilisation des forces naturelles mettent en chômage une foule d'ouvriers. Mais ces chômeurs sont perdus pour le marché; ils ne peuvent plus acheter et par conséquent la quantité de marchandises qu'ils demandaient ne trouve plus preneur, n'a donc plus besoin d'être produite; les ouvriers antérieurement occupés à les fabriquer sont mis à leur tour en chômage; ils disparaissent eux aussi du marché et ainsi de suite, toujours selon le même cycle - ou plutôt, il en serait ainsi si d'autres facteurs n'intervenaient pas. La mise en service des moyens industriels cités plus haut et qui permettent d'accroître la production, entraîne en effet à la longue une baisse des prix et par suite une consommation accrue, de sorte qu'une importante fraction des travailleurs en chômage trouve enfin à se placer dans de nouvelles branches de travail, bien sûr après une longue période de souffrances. S'il vient s'y ajouter, comme ce fut le cas en Angleterre au cours des soixante dernières années la conquête de marchés étrangers qui provoque une augmentation continuelle et rapide de la demande de produits manufacturés, la demande en travailleurs - et avec elle la population - croît dans les mêmes proportions. Ainsi, au lieu de diminuer, la population de l'Empire britannique s'est accrue avec une rapidité considérable, s'accroît encore constamment - et bien que l'industrie ne cesse de se développer et, au total, la demande de travailleurs de croître, l'Angleterre connaît cependant, de l'aveu de tous les partis officiels - (c'est-à-dire des Tories, des Whigs et des Radicaux), un excès, un excédent de population; et malgré tout au total la concurrence des travailleurs entre eux reste plus importante que celle des patrons pour se procurer des ouvriers.

D'où vient cette contradiction ? De la nature même de l'industrie et de la concurrence ainsi que des crises économiques qui en résultent. Étant donnée l'anarchie de la production actuelle et de la répartition des biens de consommation qui n'ont pas pour fin la satisfaction immédiate des besoins mais au contraire le profit, étant donné le système où chacun travaille et s'enrichit sans se soucier d'autrui, il est inévitable qu'à tout instant un engorgement se produise.

157 - Engels a écrit bien sûr deutsch gesprochen, m.à in. « pour parler allemand ».

158 ( « On a dit qu'un esclave s'use aux frais de son maître, tandis qu'un travailleur libre s'use à ses propres frais. Mais l'usure de ce dernier est aussi supportée financièrement par son maître. Le salaire payé aux journaliers, serviteurs, etc... de toutes sortes doit en effet être suffisamment élevé pour permettre au peuple des journaliers et serviteurs de se reproduire selon la demande croissante, stationnaire ou décroissante en gens de cette sorte que formule la société. Mais bien que l'usure d'un travailleur libre soit aussi aux frais du maître, elle lui coûte en règle générale beaucoup moins que celle d'un esclave. Le fonds destiné à réparer ou remplacer l'usure d'un esclave est géré habituellement par un maître négligent ou par un surveillant inattentif, etc. » A. SMITH : Wealth of Nations (La richesse des Nations), 1, 8, p. 133 de l'édition Mac Culloch en 4 volumes. (F. E.)

159 - Op. cit., p. 133.

LVOG - Au passage, vous aurez remarqué qu'Engels a cité abondamment Malthus qui était un personnage pour le moins cynique et infréquentable, il y a même donné raison par endroits.

Comme quoi, ceux qui voudraient me faire un procès pour avoir publié ce document sur le mouvement écologique, sont des dogmatiques à l'esprit borné qui ne progresseront jamais. Ce sont aussi en général des donneurs de leçons, des petites gens imbues de leur personne qui n'ont pas pris la peine d'étudier grand chose ou de réfléchir en profondeur aux questions que nous avons à résoudre. Ici on ne propose que des pistes de réflexion, qui constituent aussi les bases de notre programme et de notre orientation politique, nul n'est forcé de les partager.


Le 15 juin 2019

CAUSERIE ET INFOS

Un rendez-vous à ne pas manquer.

Le 20 juin à 18 heures, rassemblement devant l'ambassade d'Algérie à Paris, Journée internationale pour la libération de Louisa Hanoune.

Au format pdf (17 pages)

A propos du document sur le mouvement écologique

J'ai publié ce document, uniquement parce qu'il montrait comment l'écologie politique s'inscrivait dans le cadre de l'idéologie politique du clan dominant de l'oligarchie et sa stratégie pour l'instauration d'un gouvernement mondial.

Cela dit, je ne partage pas les positions adoptées par son auteur sur le nucléaire, les OGM, la surpopulation mondiale, notamment. J'y reviendrai dans une autre causerie. J'ai pris le temps de lire attentivement la totalité ou presque de son document, et j'ai pris de nombreuses notes, donc je n'ai pas pu me consacrer à autres choses. Je dois encore réfléchir aux nombreuses questions qu'il pose pour y apporter des réponses, en fait c'est beaucoup plus facile de les trouver que de les rédiger de manière claire et cohérente pour les partager.

Ce samedi matin, après avoir passé une bonne nuit, c'est assez rare, j'ai eu les idées plus claires pour vous proposer un premier jet des réflexions qui me sont venues à l'esprit à la lecture de ce document.

L'auteur de ce document en est resté, je cite, à "la vision judéo-chrétienne qui a donné naissance à la civilisation industrielle", donc à une interprétation métaphysique ou philosophique, idéaliste, moraliste, à une forme d'humanisme béat, du développement de la civilisation humaine dont le développement des forces productives et la lutte des classes furent les deux principaux facteurs, ce qui devait l'amener infailliblement à se placer sur le plan du capitalisme, interprétation archaïque et incohérente qui se manifeste notamment dans le refuse d'assumer les conséquences catastrophiques pour l'espèce humaine et notre planète de la survie du capitalisme, l'horizon indépassable de la plupart des intellectuels limités ou bornés qui n'ont jamais étudié les travaux de Marx et Engels et n'ont jamais assimilé les lois générales du mouvement ou la dialectique qui régit la matière, la nature, les idées, la société...

C'est ainsi qu'il oppose, je cite, "le concept d'État-nation souverain, né de l'humanisme de la Renaissance européenne et se fondant sur la liberté et la responsabilité de l'individu", concept qui devait être amenée à voler en éclats sous la pression de la mondialisation du capitalisme ou une fois atteint le stade de l'impérialisme, liberté de l'individu qui devait être supplantée par la lutte du prolétariat pour obtenir des droits démocratiques ou politiques collectifs, à "la conception féodale de l'empire avec ses sous-produits, des satrapies semi-indépendantes aux plus petites communautés autarciques", les monarques et la noblesse qui constituaient l'aristocratie sous l'Ancien Régime devait s'entourer d'une importante cour ou d'une pléiade d'élites soumises et loyales pour gouverner leurs sujets, la répartition des rôles était ainsi réglée pour assurer à la fois la prospérité de l'oligarchie et la stabilité du régime.

De nos jours, c'est le développement du capitalisme rendu au stade de l'impérialisme pourrissant et ses contradictions ayant atteint leurs limites, qui conduisent ceux qui détiennent réellement le pouvoir, l'oligarchie financière anglo-saxonne et internationale, à définir les différentes orientations que selon eux la société et le monde devraient emprunter selon leurs intérêts, dans un contexte qui leur est imposé ou avec lequel ils doivent composer, notamment l'existence d'une population mondiale de 7,4 ou 7,5 milliards d'hommes et de femmes avec leurs besoins ou aspirations spécifiques ou incontournables, qui au-delà de la menace perpétuelle qu'ils font peser sur leur hégémonie de classe, constituent un réel danger pour leur propre survie tout court, car au rythme où s'est accrue la population mondiale entre le début et la fin du XXe siècle, passant de 1 à plus de 7 milliards, ils ont pris conscience qu'elle atteindrait 15 milliards à la fin du XXI e siècle, 30 milliards à la fin du XXIIe siècle, ce qui rendrait toute vie sur terre infernale ou impossible, qui peut en douter un seul instant, n'est-ce pas ?

Et ce qu'il y a d'extraordinaire chez ce genre d'intellectuels, c'est qu'il le nie ! Pourquoi un tel aveuglement ? Parce que les solutions préconisées par les idéologues de l'oligarchie pour réduire la population mondiale sont monstrueuses de cruauté, on est au moins d'accord sur ce point, au-delà, parce qu'il ne peut pas envisager que ce défit ne pourrait pas être réglé de manière juste et humaniste sous un autre régime que le régime capitaliste. Que propose l'auteur de ce document comme solution pratique pour régler ce problème ? Absolument aucune !

Vous voyez où conduit la soumission au capitalisme, le refus d'adopter le socialisme. Voilà qui devrait faire réfléchir nos chers lecteurs. A suivre.

De nouveaux dévelloppements confirment la tendance de l'oligarchie (monarchie) figurant dans ce document.

- Le fonds souverain norvégien prend ses distances avec les industries polluantes - huffingtonpost.fr 12.06

Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde avec plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs, va devenir sensiblement plus vert en se désengageant davantage, mais pas totalement, des énergies fossiles, a décidé mercredi 12 juin le Parlement norvégien.

Le fonds va probablement devoir se désinvestir de géants miniers fortement présents dans le charbon comme le suisse Glencore, l’australien BHP Billiton et l’américain Anglo American, et d’énergéticiens ayant largement recours à cette énergie fossile comme l’allemand RWE et l’italien Enel.

C’est la conséquence d’un vote des députés qui ont adopté, sans surprise, une proposition présentée début avril par le gouvernement de droite en vue de durcir les critères de gestion du fonds. 5,2 milliards d’euros de parts vont devoir être vendues

Celui-ci était jusqu’alors censé se tenir à l’écart des compagnies minières ou producteurs d’énergie dont plus de 30% de l’activité est liée au charbon, mais de gros acteurs du secteur passaient à travers les mailles du filet parce qu’ils disposent d’autres activités importantes.

Désormais, le fonds devra cesser d’investir dans les entreprises produisant plus de 20 millions de tonnes de charbon par an ou plus de 10.000 MW d’électricité à partir de cette énergie fossile. Selon plusieurs groupes de défense de l’environnement, cette décision devrait l’obliger à vendre ses parts, d’une valeur de près de 5,2 milliards d’euros fin 2018, dans huit entreprises.

“C’est bien de voir que la Norvège se désinvestit de certains des plus gros ennemis de l’Accord de Paris sur le climat”, a commenté la cheffe de l’ONG Urgewald, Heffa Schuecking, en regrettant toutefois que cette mesure ne s’applique pas aux entreprises projetant la construction de nouvelles centrales à charbon.

Les députés ont aussi entériné la proposition du gouvernement visant à bannir certaines compagnies pétrolières, celles exclusivement tournées vers l’exploration et la production d’hydrocarbures. Cette mesure devrait toucher des groupes comme l’américain Chesapeake, le chinois CNOOC ou le français Maurel et Prom, mais épargner les majors parce que celles-ci ont généralement d’autres activités, notamment dans les énergies renouvelables.

Elle répond à des considérations strictement financières: plus gros producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’ouest, la Norvège cherche à limiter l’exposition de ses finances publiques à un secteur de plus en plus remis en cause, y compris chez les investisseurs, par la lutte contre le changement climatique.

“La grande question économique liée à l’énergie dans la décennie à venir sera la prise d’assaut des bastions de combustibles fossiles par des sources d’énergie renouvelable moins chères à construire et à exploiter, nettement plus propres et aussi beaucoup plus faciles et rapides à déployer”, a noté Mark Lewis, responsable de la recherche sur le changement climatique chez BNP Paribas. huffingtonpost.fr 12.06

La banane, espèce en voie d'extinction - slate.fr 12 juin 2019

A priori, pas de quoi s'inquiéter. Sauf que toutes ces bananes sont en fait une seule et même banane. Elle s'appelle la Cavendish et si cette variété disparaît, ce sont toutes les bananes de notre consommation qui s'en vont avec elle.

La Cavendish n'est pas la seule banane au monde. En tout, il existe plus de 1.000 variétés. Mais celle qu'on importe dans tous les pays occidentaux, c'est elle –et à l'échelle globale, elle représente tout de même près de la moitié de la production. Qu'elle soit bio ou pas, sa composition génétique ne change pas. Pire, puisqu'elle a trois chromosomes, elle ne peut pas s'adapter génétiquement aux modifications de son environnement telles que les épidémies. Autrement dit, si une banane Cavendish a une maladie, toute l'espèce dans les plantations du monde entier se retrouve menacée. Et c'est précisément ce qui est en train de se passer.

LVOG - Dernier paragraphe de l'article :

- Pour être sauvée, la banane devra dans tous les cas sortir d'une monoculture intensive.

LVOG - En réalité, ce qui risque de disparaître figurait dans le sous-titre de cet article :

- Adeptes de la crêpe Nutella-banane, prenez garde. La banane telle que nous la connaissons est sur le point de disparaître et c'est de notre faute.

LVOG - Qu'est-ce qu'on en a à foutre que vous ne puissiez plus vous goinfrer, franchement ?

Les bananes seront réservées au marché local, au lieu d'être exportées dans le monde entier après avoir subi des traitements chimiques pour ralentir leur maturation, on ne peut que s'en réjouir. Elles sont cueillies vertes ou pas tout à fait mûres, et les traitements qui lui sont infligés servent à la conserver en bonne condition jusqu'au moment où elles finissent sur les étales des vendeurs ou des grandes surfaces, bref, un produit frelaté et souvent sans grande saveur, farineux et bourré de produits chimiques.

Vous mangerez des pommes, des poires, des prunes, des abricots, des fraises, des cerises, des melons, etc. et vous n'en crèverez pas ! Pourquoi aux quatre coins du monde devrait-on pouvoir consommer les fruits ou légumes et bien d'autres marchandises produites ailleurs et qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour atterrir dans notre assiette ?

C'est un truc d'individualiste petit-bourgeois capricieux et obsédé, misérable, qui ne conçoit pas que ses désirs soient contrariés ou ne soient pas satisfaits à tous prix.

J'ai écrit ce passage après avoir coupé il y a trois jours l'unique régime de bananes arrivé à maturité dans le jardin. On l'a entreposé dans la maison en attendant que toutes les bananes soient mûres, car elles ne mûrissent pas toute en même temps. Des petits écureuils (c'est la variété ici) ont déjà boulotté 9 bananes qui étaient mûres, c'est comme cela à chaque fois qu'on s'aperçoit qu'elles sont mûres ! Et puis le régime est situé à 3 mètres de haut...

Non, les bains de foule, c'est mieux !

Les «bains de forêts» aident-ils vraiment à se sentir mieux? - slate.fr




L'écologie politique, c'est l'idéologie du capital.

K . Marx : Le Capital.

C’est pourquoi l’idéologue du capital, l’économiste politique, ne considère comme productive que la partie de la consommation individuelle qu’il faut à la classe ouvrière pour se perpétuer et s’accroître, et sans laquelle le capital ne trouverait pas de force de travail à consommer ou n’en trouverait pas assez. Tout ce que le travailleur peut dépenser par-dessus le marché pour sa jouissance, soit matérielle, soit intellectuelle, est consommation improductive12. Si l’accumulation du capital occasionne une hausse de salaire qui augmente les dépenses de l’ouvrier sans mettre le capitaliste à même de faire une plus large consommation de forces de travail, le capital additionnel est consommé improductivement13. En effet, la consommation du travailleur est improductive pour lui-même; car elle ne reproduit que l’individu nécessiteux; elle est productive pour le capitaliste et l’Etat, car elle produit la force créatrice de leur richesse14.

Au point de vue social, la classe ouvrière est donc, comme tout autre instrument de travail, une appartenance du capital, dont le procès de reproduction implique dans certaines limites même la consommation individuelle des travailleurs. En retirant sans cesse au travail son produit et le portant au pôle opposé, le capital, ce procès empêche ses instruments conscients de lui échapper. La consommation individuelle, qui les soutient et les reproduit, détruit en même temps leurs subsistances, et les force ainsi à reparaître constamment sur le marché. Une chaîne retenait l’esclave romain ; ce sont des fils invisibles qui rivent le salarié à son propriétaire. Seulement ce propriétaire, ce n’est pas le capitaliste individuel, mais la classe capitaliste.

Notes.

12 James Mill, l. c., p. 238 et suiv

13 « Si le prix du travail s’élevait si haut, que malgré l’accroissement de capital il fût impossible d’employer plus de travail, je dirais alors que cet accroissement de capital est consommé improductivement. » (Ricardo, l. c., p. 163.)

14 « La seule consommation productive dans le sens propre du mot c’est la consommation ou la destruction de richesse (il veut parier de l’usure des moyens de production) effectuée par le capitaliste en vue de la reproduction... L’ouvrier est un consommateur productif pour la personne qui l’emploie et pour l’Etat, mais, à vrai dire, il ne l’est pas pour lui-même. » (Malthus, Definitions, etc., p. 30.)

Parole d'internaute

1- "« On ne peut pas résoudre un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. » (Einstein)

Nos chères « élites » ont tellement foi dans le capitalisme qu’elles pensent que celui-ci a tous les pouvoirs, même des supers-pouvoirs, par exemple celui de régler les problèmes qu’il a lui-même engendré. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » (Bossuet : c’est matinée citation, ça fait intelligent).

Les exemples pullulent du fait que pour elles (les « zélites »), il est plus facile d’imaginer la fin de l’humanité que la fin du capitalisme. D’ailleurs je finis par me demander si à choisir, elles ne préfèreraient que l’humanité disparaisse plutôt qu’elle survive au capitalisme.

Comme elles sont gagnantes dans ce système, je peux comprendre qu’elles le chérissent. Mais si chacun peut avoir la foi en ce qu’il veut, personne ne peut obliger autrui à partager sa foi."

2- "D’ailleurs le : “il est plus facile de d’imaginer la fin de l’humanité que la fin du capitalisme” est également une formule du philosophe Slavoj Zizek citée dans l’article “The shift project, un lobby éco-capitaliste” de la page 5 du numéro de Juin 2019 du journal la décroissance..."

3- "« D’ailleurs le : “il est plus facile de d’imaginer la fin de l’humanité que la fin du capitalisme” est également une formule du philosophe Slavoj Zizek »

Je l’avais déjà entendue cette phrase, mais dans la bouche d’une copine. Comme quoi…"

LVOG - Rompre avec le capitalisme, une idée qui fait son chemin, lentement, souterrainement dans la tête des travailleurs... Comme quoi il ne faut pas désespérer.

Au passage, ce genre de commentaires (blog Les Crises.fr qui n'a rien de révolutionnaire) justifie l'orientation politique que j'ai proposée, et qui malheureusement n'a été soutenue ou qui a été partagé à ce jour par aucun des lecteurs de La voix de l'Opposition de gauche, lecteurs qui à mon avis sont rongés par un scepticisme inavouable ou inconscient. Vous me direz qu'on le serait à moins en observant l'orientation des partis ouvriers se réclamant du socialisme existant de nos jours qui constitue un puissant facteur de démoralisation ou de découragement...




En famille Pour "une transformation complète du modèle économique, politique et social du pays" ou "un changement de modèle global" sous l'égide de l'oligarchie.

LVOG - L'écologie politique n'a pas pour objet de rendre la vie des peuples meilleure ou plus supportable, son but est uniquement de favoriser l'instauration d'un régime mondial totalitaire.

M. Le Gendre, LREM - "Nous avons une vision très différente de l'écologie, nous considérons qu'elle doit entraîner une transformation complète du modèle économique, politique et social du pays. C'est une approche globale",

"Les écologistes d'avant ne regardent que le mot écologique. Nous voulons absolument regarder le mot transition, faire en sorte que cette transformation se fasse. Ce n'est pas tout tout de suite, mais c'est très vite, très profond et surtout très complet", a-t-il ajouté. franceinfo 12.06

Mimétisme.

David Cormand, eurodéputé et secrétaire national d'EELV, jeudi sur franceinfo.

David Cormand - Nicolas Hulot l'avait dit quand il a quitté le gouvernement : l'action écologique qu'il faut mener est incompatible avec le modèle économique global que défend le gouvernement. C'est-à-dire que la vision productiviste libérale de l'économie percute la question du maintien de la vie sur Terre, la question écologique par essence.

Après, encore une fois, il y a besoin d'un changement de modèle global. C'est à ça que l'on travaille. franceinfo 13.06

Rappel à l'ordre des maîtres à leurs zélés disciples, chaque chose en son temps...

- Lecornu: les écologistes oublient la "transition sociale" - AFP 14 juin 2019

Le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu a défendu vendredi une transition écologique à "un rythme raisonnable", car elle s'accompagne d'une "transition sociale"...

"Vous ne ferez pas l'écologie contre les gens en situation de pauvreté, les salariés de la filière diesel, c'est pas vrai, faut pas mentir aux gens", a insisté le ministre. AFP 14 juin 2019

Qui a dit ?

- "Aller expliquer aux gens de voter LFI plutôt que PCF ou les Verts, c'est vachement compliqué".

Réponse : François Ruffin sur Europe 1 (AFP 14 juin 2019)

LVOG - De quels gens parle-t-il ? A qui s'adresse-t-il sachant que 98% n'iront pas voter PCF et 90% ou plus n'iront pas voter Verts ?

L'écoterrorisme, "ça fait un peu peur" ! Le formatage des esprits au totalitarisme commence dès l'école.

- Climat : les enfants du Maine-et-Loire se projettent dans 50 ans - Le Parisien 14 juin 2019

« Ce film nous oblige à nous imaginer dans cinquante ans, ça fait un peu peur », ajoute d’une voix timide Louise, 10 ans, tout de bleu vêtue.

Selon Elisabeth Csajaghy, professeure des écoles, l’expérience est très concrète : « Nous avons reçu à l’école des scientifiques qui nous ont informés sur notre consommation énergétique. Nous avons aussi visité un centre de tri de déchets d’ordures ménagères avant de travailler sur le scénario. » Le Parisien 14 juin 2019

Et le matraquage, le harcèlement est quotidien.

- L'homophobie est désormais un crime au Brésil - L'Express.fr

Les actes d'homophobie sont temporairement considérés comme équivalents aux actes de racisme, et peuvent donc être punis d'un à trois ans de prison, ou d'amendes. L'Express.fr

- A Rennes, un chant féministe pendant un match de Coupe du monde - euronews

" Levons-nous femmes esclaves. Et brisons nos entraves. Debout, debout, debout ! ". L’Hymne des femmes , chanson créée en mars 1971 par les militantes du Mouvement de libération des femmes (MLF)... euronews

- Aurélie Jean - Vous voulez changer le monde ? Allez donc à l'école ! - LePoint.fr 13.06

Greta Thunberg arrête l'école pour se consacrer à son combat écologique. Un caprice à l'heure où près d'un enfant sur cinq n'a pas accès à l'éducation. LePoint.fr 13.06

LVOG - Elle aura un précepteur comme chez les gosses d'aristocrates sous l'Ancien Régime




Acte II du national-socialisme En Marche.

- Macron veut un acte II plus "humain" - Le HuffPost 14.06

Place aux questions sociales et environnementales. Le chef de l’Etat promet ainsi plus “d’humanité” et de “proximité” pour la deuxième moitié de son quinquennat.

L’entretien s’est finalement terminé sur une note plus détendue, lorsque le journaliste s’est mis à questionner Emmanuel Macron sur son film préféré d’Audiard et le président de citer notamment: “On peut prétendre à l’audace sans connerie”.

« Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. » Quand EmmanuelMacron , en fin d’interview, revendique son amour d’Audiard, « qui ne cède rien au politiquement correct ou au conformisme ». Le HuffPost 14.06

LVOG - La connerie, c'est parfois un luxe qu'il confond avec l'audace !

Acte II du national-socialisme En marche. (suite)

Hitler avait déclaré la guerre à l'aristocratie financière qui avait financé et favorisé la montée du nazisme, Hollande dont elle avait fait son candidat allait affirmé que la finance était son ennemi, et Macron qui en est le produit achevé se pose en pourfendeur du capitalisme "devenu fou" : C'est la même méthode, la même idéologie, celle de l'extrême droite avançant masquée pour le compte de l'oligarchie financière internationale.

- Emmanuel Macron dénonce les «dérives d’un capitalisme devenu fou» - Le Parisien 12 juin 2019

Emmanuel Macron a dénoncé mardi devant l’Organisation internationale du travail à Genève les dérives d’un « capitalisme devenu fou » au sein d’organisations comme le FMI ou l’OMC, qui privilégient les ajustements économiques aux droits sociaux.

Plus globalement, il a réclamé le retour à une « économie sociale de marché où chacun trouve sa part », au lieu d’une « captation des richesses par quelques-uns ». Sinon « on nourrit les extrêmes », a-t-il expliqué, comme l’an dernier au Forum de Davos.

« Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d’ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux », a lancé Macron.

« Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès », il peut être « attiré par l’autoritarisme, qui dit : la démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou. Nous allons faire des murs, des frontières, sortir de ce multilatéralisme, il est mou. »

« On ne peut pas défendre ce que je dis à l’OIT et dire ensuite au FMI ou autour de la table du Conseil européen : vous allez vous ajuster face à la crise financière et réduire vos droits sociaux. Ça doit être terminé », a-t-il insisté, plaidant la cohérence.

« Ou dire à l’OMC : c’est formidable le commerce, il faut négocier des accords avec tout le monde, quelle que soit leur sensibilité sociale et environnementale. Et vive le dumping, ça ira mieux, ça enrichit tout le monde », a-t-il ajouté, se défendant de tenir un discours « crypo-marxiste » à l’OIT et libéral en France.

Le chef de l’Etat a souhaité que le G7 organisé fin août à Biarritz appelle tous les pays à se doter d’ici 2030 d’un système de protection sociale pour tous. Il a aussi appelé à un « ordre public social » incluant un salaire minimum, comme la France le défend au niveau européen, et la création d’un « fonds à impact social et environnemental ». « La crise que nous vivons peut conduire à la guerre et à la désagrégation des démocraties », a-t-il averti. Le Parisien 12 juin 2019




En Marche vers le totalitarisme avec le parti unique ou de l'extrême centre à l'extrême droite "peu importe la provenance de vos idées".

- "Quelque chose de totalitaire": les socialistes accusent Marlène Schiappa de vouloir un parti unique - RT 9 juin 2019

Le 8 juin, dans une tribune parue dans le Journal du dimanche, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa, ainsi que les députés La République en marche (LREM) Laurent Saint-Martin et Olivia Grégoire, ont appelé les députés issus de divers bords politiques à faire «passer leur pays avant leur parti». Pour les trois signataires, la défaite des partis de gauche et de droite traditionnels lors des récentes élections européennes, témoigne du désir des Français de recomposition du paysage politique.

«Le traditionnel clivage gauche-droite doit être dépassé pour une majorité de nos concitoyens, et cela ne date ni des européennes ni de la dernière présidentielle. Voilà des années que déçus et délaissés de la politique se prononcent en faveur de l’abstention ou des partis extrêmes», déclarent-ils. Et d’ajouter : «Si affirmer simplement "nous sommes de droite" avait encore un sens, alors François-Xavier Bellamy aurait gagné les élections européennes. Si déclarer "nous sommes de gauche" suffisait à convaincre les électeurs de gauche, alors Raphaël Glucksmann aurait largement dépassé les 20%.»

«Etes-vous prêts à porter et défendre des idées, peu importe leur provenance, au service des Français ? Si oui, alors venez marcher avec nous. Nous ne serons pas d’accord sur tout?: c’est ce qui fait (encore) la beauté du débat d’idées. Mais nous serons rassemblés sur une destination», concluent-ils. RT 9 juin 2019

Le parti unique, il est déjà en place.

- Philippe obtient avec 363 voix une large confiance de l'Assemblée - AFP

- Banlieues: critiqué il y a un an, le gouvernement défend son bilan - AFP

- Discours de politique générale : «Sur l’écologie, une progression notable», note Matthieu Orphelin - Le Parisien

- Retraites : Olivier Faure "pas hostile par principe" à un système universel par points - Franceinfo

- Belloubet veut un seuil d'irresponsabilité pénale à 13 ans - AFP

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé jeudi sa volonté d'établir un seuil d'irresponsabilité pénale à 13 ans, un "progrès" salué par les syndicats de magistrats... AFP

- Mali : trois civils tués par un tir de l’armée française sur un véhicule jugé suspect - Le Parisien

Trois civils tués au Mali. L’Armée française fait état ce mercredi d’un incident mortel dans le cadre de l’opération Barkhane. Le Parisien

LVOG - A bas l'occupation du Mali par l'impérialisme français !

Et ils comptent bien y rester (en place).

- Macron, cap sur la présidentielle de 2022 - Le Parisien 11 juin 2019

Un second mandat en 2022 ? Y penser toujours, n’en parler jamais ! Dès la présidentielle de 2017, Emmanuel Macron a conçu son action sur dix ans. Deux quinquennats, donc. (Le Parisien s'en réjouit déjà ! - LVOG)

Un cadre haut placé de la macronie regrette de voir les partis traditionnels, comme LR et le PS, si affaiblis : « J’aimerais autant qu’il y ait des amortisseurs entre nous et le RN… ». « La démocratie, c’est la circulation du pouvoir. Un jour, nous perdrons les élections. N’accréditons pas nous-mêmes l’idée que la seule alternative, ce serait le RN. Ce serait dangereux, déplore aussi le député LREM Hugues Renson. Il est important que d’autres formations politiques existent ! Soyons vigilants. » Le Parisien 11 juin 2019 LVOG - Encore faudrait-il que leurs dirigeants partagent votre idéologie, hors cela prend du temps pour les former et les sélectionner, écarter les brebis galeuses ou détecter ceux qui ne sont pas fiables ou loyaux et les éliminer...

Le recrutement ou la sélection est en cours...

- Qui sont les 72 élus de droite et du centre qui ont signé la tribune en soutien au gouvernement ? - Franceinfo 10.06

- La présidente du groupe Les Républicains à la mairie de Paris quitte le parti - Franceinfo 10.06

Et rejoint LREM.

Les déchets sont inévitables et poussés vers la sortie..

- La députée Sandrine Josso quitte LREM pour être « en accord avec ses valeurs » - Le Parisien 11 juin 2019

Il y a quatre jours, Aina Kuric, élue de la Marne, avait justifié de la même manière son départ du parti LREM, partageant sa « honte » et sa « déception ». Elle est toutefois restée apparentée au groupe parlementaire LREM.

La députée Sandrine Josso, qui, elle, quitte à la fois le mouvement et le groupe LREM de l’Assemblée, siégera désormais au groupe « Libertés et Territoires ».

Ce n’est pas la première élue macroniste à rejoindre ce groupe, regroupant pêle-mêle des députées corses, centristes ou de gauche. On y trouve en effet François-Michel Lambert et Paul Molac, jamais inscrits chez LREM, mais aussi les démissionnaires Jean-Michel Clément et M’jid El Guerrab. Ce dernier avait dû quitter le groupe et parti présidentiel après sa violente altercation violente avec un élu socialiste dans les rues de Paris.

Frédérique Dumas, issue du groupe UDI-Agir, a également rejoint Libertés et Territoires ce mardi. Ce groupe créé en octobre 2018 et qui se revendique indépendant, passe donc de 16 à 18 membres. Le Parisien 11 juin 2019

D'autres font du zèle. Déshumanisation et désocialisation En Marche.

- "C'est elle ou nous" : deux députés menacent de quitter LREM si le parti n'exclut pas Agnès Thill après ses propos sur la PMA - francetvinfo.fr 10.06

Agnès Thill explique (notamment) que la loi bioéthique, qui prévoit l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, "restera dans l’histoire comme celle qui aura évincé les pères de la naissance et de l'éducation des enfants".

Raphaël Gérard et Laurence Vanceunebrock-Mialon, et de l'Allier :

Raphaël Gérard, députés LREM de Charente-Maritime : Sous couvert de naïveté, elle dit des choses absolument terribles. Si vous décryptez bien, elle sous-entend que le modèle hétérosexuel est supérieur à tous les autres, qu'il y aurait une minorité (les personnes LGBT) qui chercherait à imposer un mode de vie...

Notre position n'est plus tenable, on ne peut pas continuer comme ça. La ligne rouge a déjà été franchie depuis longtemps. Si on n'est pas capables de l'exclure, c'est nous qui prendrons la porte. francetvinfo.fr 10.06

Et dire que l'extême gauche partage la même idéologie que LREM !




Fabrication du consentement et numéro d'équilibrisme.

Un Français sur deux approuve les mesures annoncées par Édouard Philippe - L'Express.fr 14.06

Seule la création d'un "âge d'équilibre pour les retraites", qui instaure une décote sur les pensions de retraite avant 64 ans, a été mal reçue (66% de mécontents).

Un discours très peu suivi

Les nouvelles ne sont pourtant pas toutes bonnes pour le gouvernement. Outre les sympathisants de LREM (96%), seuls ceux des Républicains ont répondu positivement au discours du Premier ministre (56%).

Surtout, l'intervention d'Édouard Philippe a été très peu regardée : un Français sur cinq seulement l'a suivie, même indirectement, et seulement un sur deux (54%) en a au moins vaguement entendu parler. Ce qui laisse près d'un Français sur deux (46%) n'ayant absolument pas entendu parler de ce discours et de son contenu - le niveau d'exposition le plus bas pour une intervention de l'exécutif jamais enregistré par Odoxa. L'Express.fr 14.06

LVOG - Vivre pour travailler jusqu'à en crever !

Retraites : "Tout le monde devra travailler un peu plus", affirme Sibeth Ndiaye - Franceinfo 13.06

L'âge pivot ne fait pas consensus ? "Il y a encore des discussions, mais ce que l'on constate aujourd'hui c'est que les Français ont un âge légal pour partir à la retraite, qui est de 62 ans, mais la plupart d'entre eux partent à 63 ans, 63 ans et demi. Aujourd'hui c'est important d'avoir une baisse de référence, mais il faut aussi comprendre que tout le monde devra travailler un peu plus pour une bonne raison, parce que l'on vit un peu plus longtemps", indique la porte-parole du gouvernement. Franceinfo 13.06

LVOG - Je vous ai épargné la déclaration de Martinez (CGT), contrairement au POID, vous aurez deviné pourquoi, n'est-ce pas ? On ne sert pas la soupe à cette pourriture.

Au fait, cette décote scélérate, elle existe déjà, j'ai vu ma retraite (générale) amputée de 37% pour être réduite à 242, 97 euros, alors que j'ai cotisé 20 ou 21 annuités, la moitié de ce qui est requis pour percevoir une retraite à taux plein, et cela ne vous a pas empêché monsieur Martinez (et ses prédécesseurs et collèges des autres syndicats) de continuer à arpenter les allées du pouvoir, vous n'en avez rien à foutre des retraités ou des travailleurs en général, n'est-ce pas ?

Avec leur calcul pourri, si j'avais cotisé 42 annuités j'aurais eu une retraite entre 666 et 800 euros, attention, en continuant de bosser jusqu'à au moins 70 ans ! Comme quoi j'ai eu raison de diviser par deux et de prendre ma retraite à 35 ans en Inde ! L'art de la politique, c'est prévoir, de survivre aussi !




Stratégie du chaos, destabilisation des Etats. Manipulation des consciences, intoxications et provocations.

Chine

La peur de l'extradition vers la Chine plonge Hong Kong dans des violences sans précédent - AFP 13 juin 2019

Les affrontements faisaient écho à l'immense "Mouvement des parapluies" en faveur de la démocratie de l'automne 2014...

LVOG - Qui pilotait ce "Mouvement des parapluies" ? Réponse : la NED/CIA (lire la causerie de 2014)

Qui a pris la défense de ces manifestations ? De grands humanistes forcément :

- Trump qui a dit mercredi espérer que les manifestants soient "capables de trouver une solution avec la Chine"...

- Jeremy Hunt, le ministre britannique des Affaires étrangères a appelé Hong Kong à "écouter les inquiétudes" de ses citoyens.

- L'Union européenne en a rajouté une couche en appelant au "respect" des droits des protestataires, tout en soulignant "partager plusieurs" de leurs inquiétudes.

- Amnesty Internationale qui en a profité pour se livrer à une manipulation en affirmant que la police "a profité des actes violents d'une petite minorité pour en tirer prétexte et recourir à un usage excessif de la force contre la vaste majorité des manifestants pacifiques".

- Hong Kong est ébranlé par les pires violences politiques depuis sa rétrocession à la Chine - AFP 13 juin 2019

- La police usant de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène contre les manifestants... AFP 13 juin 2019

LVOG - Que dire de la France de Macron (après Hollande) avec les LBD, GMD et Cie. ? La répression, où en France, cela n'existe ni pour Macron ni pour son Agence Française de propagande...

- 40 000 nouvelles grenades à main pour les forces de sécurité intérieure - RT 12 juin 2019 Le ministère de l'Intérieur étoffe l'équipement de ses effectifs de police et de gendarmerie en attribuant à l'entreprise Alsetex, le 2 mai, l'appel d'offres appelant à livrer pour ses forces intérieures 40 000 nouvelles grenades à main à effet assourdissant (GMD) utilisées en matière de maintien de l'ordre.

Cet appel d'offres pesant 1,84 million d'euros et lancé le 25 août 2018 était antérieur aux polémiques liées à cette arme qui a occasionné de graves blessures au cours des opérations de maintien de l'ordre, lors de la crise sociale des Gilets jaunes. Toutefois, comme le relève le site d'investigation indépendant Bastamag, la commande de cette arme classée «matériel de guerre de catégorie A2» tombe très mal, après des dizaines de cas de blessures graves, voire de mutilations, impliquant l'usage de ces grenades.

Par ailleurs, depuis le début de cette crise sociale, le ministère de l'Intérieur a enregistré 4 952 jets de GMD. En 2016, Beauvau n'en avait comptabilisé que 866 pour toute l'année.

Déjà, au mois de décembre 2018, une polémique avait éclaté lorsque le ministère de l'Intérieur avait passé commande de plus de 1 000 lanceurs de balle de défense (LBD) pour la gendarmerie, et la police nationale alors que l'arme avait été impliquée dans des cas d'éborgnements en marge de manifestations des Gilets jaunes. RT 12 juin 2019

Pour la cheffe de l’IGPN, il n’y a pas eu de «violences policières» - Sputnik 14.06

Dans une interview accordée au Parisien, Brigitte Jullien, la cheffe de la «police des polices», l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), a commenté les enquêtes ouvertes depuis le début du mouvement des Gilets jaunes et visant des membres des forces de l’ordre. Elle a «totalement» réfuté le terme de «violences policières».

«Je réfute totalement le terme de violences policières. Il y a eu des blessures commises à l’occasion de manifestations durant lesquelles la police a fait usage de la force. Notre travail est de chercher à savoir si cet usage était légitime et proportionné», a-t-elle précisé. Sputnik 14.06

Russie

- La marche en soutien au journaliste Golounov réprimée par la police à Moscou - AFP 13 juin 2019

Au lendemain de la libération surprise du journaliste russe Ivan Golounov...

LVOG - Qui a pris la défense de cette manifestation ? Les mêmes que pour la Chine, normal.

- Le Conseil de l'Europe a appelé à respecter "le droit de réunion".

- Amnesty International a dénoncé le "mépris" des autorités russes pour "la solidarité et les droits", exigeant la "libération immédiate et sans conditions" des personnes interpellées...

- Reporters sans frontières (RSF) AFP 13 juin 2019

- L'AFP a "oublié" de préciser que cette manifestation était interdite (Source : RT 12 juin 2019)

LVOG - Un coup tordu monté de toutes pièces contre Poutine ?

Les autorités ont fait savoir que deux hauts responsables de la police avaient d'ores et déjà été limogés. La justice russe est désormais chargée d'évaluer «la légalité des actions des policiers qui ont interpellé» Ivan Golounov. RT 12 juin 2019

Et l'intox de l'Otan/CIA fonctionne à fond, la preuve, il y en a qui la soutiennent.

latribunedestravailleurs.fr (POID)

- 12 juin 2019 – A Hong Kong, des milliers de manifestants se sont à nouveau réunis aux abords du Parlement rejetant une loi du gouvernement pro Pékin visant à faciliter les extraditions vers la Chine continentale. Des barricades ont été érigées afin de bloquer le trafic routier. L’examen du texte est ajourné.

11 juin 2019 – En Russie, un journaliste indépendant, Ivan Golounov, accusé de trafic de drogue, a été disculpé après une mobilisation « historique ». Partie des rédactions des journaux moscovites, la mobilisation s’est vite répandue avec par exemple des centaines de personnes qui faisaient la queue depuis vendredi pour manifester, seules, devant le siège de la police. L’association Reporters sans frontières (RSF) a salué une « mobilisation historique de la société civile (…) Désormais, ceux qui ont essayé de monter ce coup contre lui doivent être jugés. Nous restons mobilisés pour les autres journalistes détenus en Russie ».

Et ce n'est pas tout. Quand le POID fait dans le social-patriotisme.

Daniel Gluckstein dans son éditorial du 12 juin 2019 intitulé L’indépendance de classe : un enjeu, consacré à la défense du statut privilégié de l'aristocratie ouvrière (CAC 40) et des fonctionnaires, il va regretter que les entreprises du CAC 40 qui réalise plus de profits et suppriment des emplois.

Daniel Gluckstein - Dans une note intitulée « Nouveau record pour les dividendes » (4 juin), le pôle économique de la CGT nous apprend qu’en 2018 les actionnaires du CAC 40 ont touché 51 milliards d’euros de dividendes, 10 % de plus que l’année précédente.

Cette progression des dividendes, à défaut d’être juste socialement, est-elle au moins « un indice du renouveau industriel français » ? interroge la note. Réponse négative : entre 2010 et 2017, les entreprises du CAC 40 ont versé à leurs actionnaires des dividendes en augmentation de 44 % et supprimé 20 % de leurs effectifs en France ! Ainsi, des centaines de milliers d’emplois sont sacrifiés (et des milliards d’euros de ce fait soustraits à la Sécurité sociale et à l’impôt en France) pour permettre à ces groupes d’augmenter leurs effectifs « dans des pays où la protection des salariés est réduite à son minimum » et ainsi de rétribuer encore plus grassement actionnaires et spéculateurs !

Indiscutablement, la CGT est dans son rôle en publiant des chiffres qui sont autant d’accusations contre le système capitaliste. Fin de l'extrait.

LVOG - Décidément , quels anticapitalistes ces dirigeants de la CGT ! Voyons plutôt de quoi il s'agit.

Les Echos - 72 %. C'est la part du chiffre d'affaires des entreprises du CAC 40 réalisée hors de France.

La croissance des sociétés de l'indice phare entre 2008 et 2011 provient ainsi pour la quasi-totalité (86 %) de la progression de leur chiffre d'affaires hors de nos frontières.

Certaines sociétés se sont distinguées ces dernières années : en particulier, quatre entreprises de l'indice phare ont vu leur chiffre d'affaires à l'étranger augmenter de plus de 30 %, depuis 2008, souligne Ernst & Young. En tête, Safran (avec une hausse de 146 %)... BNP Paribas (+ 70 %), LVMH (+ 41 %) et Danone (+ 32 %) arrivent derrière le groupe d'aéronautique et défense. (Source : Les Echos 23/12/12)

lerevenu.com - Les entreprises du CAC 40, réalisent 57% de leurs ventes en Europe (dont la France), 15% aux États-Unis, 23% dans les pays émergents (dont 2% en Chine) et 5% dans le reste du monde.

Parmi les sociétés françaises de l'indice Stoxx 600, Accorhotels réalise 72% de son activité hors France, Air France-KLM 68%, Alstom 81%, Arkema 92%, Atos 82%, Axa 78%, Bic 92%, BNP Paribas 67%, Capgemini 80%, Danone 90%, Dassault Systèmes 84%, Faurecia 85%, Hermes International 86%, Imerys 83%, JC Decaux 81%, Lagardère 70%, L'Oréal 90%, LVMH 90%, Michelin 91%.

Pour Pernod Ricard c'est 93% de ses ventes hors France, Peugeot 75%, Plastic Omnium 90%, Rémy Cointreau 98%, Renault 77%, Rexel 81%, Safran 79%, Saint-Gobain 75%, Sanofi 93%, Schneider Electric 93%, Scor 97%, Sodexo 85%, STMicroelectronics 98%, Suez 64%, Thales 76%, Total 78%, Valeo 92%, Veolia 71%. (Source : lerevenu.com 14/11/2017)

multinationales.org - Au 31 décembre 2017, les groupes du CAC40 avaient plus de 5 millions de salariés dans le monde entier. Que pèse exactement la France dans leur effectif ? Sept firmes de l’indice boursier ne publient pas de chiffres précis à ce sujet. Pour les autres, la proportion de salariés français dans l’effectif mondial à la fin de l’année dernière était de 26%. Un chiffre en nette baisse, puisque cette proportion était encore de 35% en 2010. Cette baisse n’est pas liée à une réduction d’activité, bien au contraire. Entre 2010 et 2017, le chiffre d’affaires cumulé des groupes du CAC40 (composition actuelle) a augmenté de 10%. Et leur effectif mondial a augmenté de 2,44%. Pourtant, leur effectif en France - pour les groupes qui publient ces chiffres - a baissé de près de 20% (ou de « seulement » 15,6% si l’on enlève Engie et Kering, qui ont connu des cessions ou changements de périmètre particulièrement importants).

Seules neuf entreprises du CAC sur quarante ont vu leur effectif en France augmenter sur la période.

Le phénomène paraît particulièrement accentué dans le secteur de l’industrie. Renault a vu son chiffre d’affaires augmenter de 51% entre 2010 et 2017, son effectif mondial de 48%, mais son effectif français baisser de 12%. Même constat chez Michelin qui a vu son chiffre d’affaires croître de 22%, mais son effectif en France décroître dans les mêmes proportions (avec un effectif mondial en légère augmentation). Danone a vu son chiffre d’affaires augmenter de 45% sur la période, avec un effectif mondial en légère hausse de 3,8%, mais son effectif en France a baissé de 9%.

D’après les chiffres disponibles, seules sept entreprises du CAC40 ont vu leur effectif français évoluer plus favorablement que leur effectif global entre 2010 et 2017. Dans quatre de ces cas, l’effectif a seulement baissé moins rapidement en France qu’au niveau global ; dans les trois autres cas (Axa, Pernod et Société générale) il est en augmentation modeste. Il n’y a que trois groupes (Société générale, ST et Vivendi) dont l’effectif en France ait évolué plus favorablement entre 2010 et 2017 que leur chiffre d’affaires, lequel a baissé dans les trois cas. (...)

En ce qui concerne les données financières cette fois, la situation est beaucoup plus nébuleuse. (...)

En ce qui concerne la localisation – beaucoup plus sensible – des bénéfices et des impôts versés, les données sont encore plus rares et encore plus à prendre avec des pincettes.

Sur les 30 firmes du CAC40 qui donnent des détails à ce sujet, une petite dizaine affiche une part du chiffre d’affaires en France inférieure à 10%. Cette part descend à 1,5% dans le cas de STMicro, 3,8% pour Solvay, et entre 6,6 et 6,8% pour Sanofi, Schneider Electric et LafargeHolcim. À l’autre extrémité, on trouve les entreprises du BTP et de l’immobilier : Bouygues (63,8%), Vinci (58,8%), Unibail (55,2%). Réalisent également une part significative de leur chiffre d’affaires en France certaines banques (Crédit agricole, Société générale) ainsi que Carrefour et Orange.

Parmi le tout petit nombre de firmes qui déclarent la part de leurs bénéfices en France, Orange est la seule où celle-ci (69%) est supérieure à la fois à la part de la France dans le chiffre d’affaires (43,9%) et dans l’effectif (39,3%). (Source : multinationales.org 20 juin 2018)

LVOG - Faut-il encore commenter ?

Il est clair que plus une entreprise réalise son chiffre d'affaires dans un pays hors de France, plus elle a intérêt à y délocaliser son activité ou à produire sur place les marchandises destinées au marché local, au lieu de payer des frais de transport inutiles et onéreux à la fois en matières première vers ses unités de production, puis expédier les produits finis vers le marché destinataire qui peut être à des milliers de kilomètres, c'est logique ou dans l'ordre des choses de la mondialisation.

Le capitalisme est le capitalisme, dès lors, soit on l'affronte ou on veut le faire passer pour autre chose en faisant naître des illusions dans la tête des travailleurs, à ma connaissance, ce n'est pas le meilleur moyen de le combattre et de gagner des militants au socialisme, non ?

Il faudrait qu'on nous explique pourquoi les marchandises consommées dans un pays devraient être fabriquées dans un autre pays, pourquoi dans ce cas précis la production et ce qui en découle en terme d'emplois, devrait être réservé à certains pays au détriment de ceux auxquels cette production est destinée, ce qui signifie que certains pays auraient le droit de produire et d'accaparer le marché du travail, tandis que d'autres seraient tout juste bons à consommer, ce qui est le meilleur moyen de les maintenir sous la dépendance des pays capitalistes économiquement les plus développés ou de les empêcher de se développer tout court. C'est la logique du colonialisme pratiqué par l'impérialisme que nous combattons ou que nous devrions combattre, puisque apparemment nous ne sommes pas tous d'accord.

Alors quelle position adoptée face à ce phénomène implacable qui devrait s'amplifier ?

Certainement pas celle qui consiste à s'opposer à toute réduction d'emplois ou fermeture d'unités de production des entreprises du CAC 40 ou exportatrices en expliquant que c'est pas beau ou injuste, d'une part parce que cela ne servirait à rien, ces emplois seraient de toutes manières supprimés ou ces unités de production fermées que les travailleurs se mobilisent ou non, leur faire croire le contraire est criminel, d'autre part parce que les travailleurs qui bénéficieront de ces créations d'emplois ou de l'ouverture de nouvelles usines s'en réjouiront, même si c'est au détriment de leurs collègues situés parfois à l'autre bout de la terre, sauf à vouloir les opposer les uns aux autres ou estimer que les uns auraient des droits supérieurs aux autres.

Il est donc préférable de s'y opposer en expliquant aux travailleurs visés par ces suppressions d'emplois qu'ils sont victimes du développement du capitalisme, et que c'est le capitalisme lui-même qu'ils doivent condamner ou avec lequel ils doivent rompre pour les gagner au socialisme, que c'est la seule voie pour en finir avec le chômage qui guette un jour ou l'autre n'importe quel travailleur du secteur privé ou marchand, car seul un Etat ou un gouvernement ouvrier ne les abandonnerait jamais au triste sort que leur réserve le capitalisme et son Etat, en cas de suppression d'emplois ou de fermeture d'usines auxquelles il ne s'opposerait pas forcément si elles étaient justifiées, il leur allouerait une allocation équivalente à leur revenu en attendant qu'ils retrouvent un emploi équivalent à celui qu'ils occupaient antérieurement ou il leur procurerait un autre emploi à leur convenance. Il en irait de même des métiers ou des emplois inutiles ou parasites qui disparaîtraient, dans le secteur bancaire, des assurances, de la publicité, de l'armée, la police, etc.

La logique de Gluckstein conduit à un affrontement non pas avec le capitalisme, mais à dresser les travailleurs du monde entier les uns contre les autres, en cela il rend un fier service aux capitalistes, dès lors que leurs intérêts ne peuvent qu'apparaître opposés dans le cadre du capitalisme, au lieu de les situer au-delà du capitalisme dans la perspective du socialisme. Quand on a abandonné cet objectif, on tombe fatalement dans l'opportunisme.

En complément à la propagande de l'Otan.

- Une pétition de 80 000 soutiens pour Pia Klemp, l'activiste allemande poursuivie en Italie pour avoir aidé des migrants en mer - Franceinfo 12.06

La capitaine de navires de sauvetage est accusée d'avoir secouru illégalement des migrants en mer Méditerranée, de 2016 à 2017.

Ils osent tout.

- Kosovo: Clinton en invité d'honneur pour fêter "vingt ans de liberté" - AFP 12 juin 2019

Le Kosovo a invité l'ancien président américain pour fêter mercredi le 20e anniversaire de l'intervention de l'Otan, qui avait de facto mis un terme à la tutelle de Belgrade sur son ancienne province méridionale. AFP 12 juin 2019

- Soudan: Emissaire américain pour inciter au dialogue entre militaires et contestataires - AFP 10.06




INFOS EN BREF

SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

- Hôpital: les syndicats tentent d'étendre la grève - AFP11 juin 2019

Encouragés par la colère des services d'urgence qui dure depuis trois mois et a poussé Agnès Buzyn à de premières concessions la semaine dernière, des personnels hospitaliers se sont mobilisés mardi, jour du vote de la loi Santé au Sénat.

A Paris, en fin de matinée, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le ministère, dont une majorité de militants CGT, FO et SUD, a constaté une journaliste de l'AFP. Les syndicats avaient appelé à cette journée de mobilisation pour "élever le rapport de force" face à la ministre de la Santé.

A leurs côtés se trouvaient des membres du collectif Inter-Urgences, à l'origine du mouvement parti de la capitale mi-mars et qui n'a cessé de s'étendre depuis, avec selon le collectif 95 services d'urgences en grève dimanche.

Reçus à Paris par le directeur adjoint de cabinet de Mme Buzyn, les représentants syndicaux n'ont pas caché leur déception. "Nous ne sommes pas entendus, il va falloir nous montrer plus agressifs, plus virulents", a affirmé l'urgentiste Christophe Prudhomme, de la CGT-Santé.

"Le mouvement de grève est illimité, tant qu'on n'aura pas ce qu'on veut on n'arrêtera pas", a ajouté Candice Laparge du collectif Inter-Urgences.

Mme Buzyn avait déjà tenté jeudi dernier, alors que plus de 200 urgentistes manifestaient à Paris, de désamorcer la crise en promettant une "stratégie d'ensemble" mêlant primes pour les personnels, crédits pour les travaux nécessaires et commande d'un rapport pour l'automne.

Des mesures qu'elle a rappelées mardi mais qui ont été jugées "insuffisantes" par le collectif Inter-Urgences et les syndicats.

Plusieurs actions ont également eu lieu en régions.

Les urgentistes du centre hospitalier de Valence (Drôme) ont débrayé pendant cinq minutes. "On ne retrouve plus l'essence du métier qui était de prendre soin, prendre le temps", s'est désolée Mélanie Chambre, infirmière ici depuis 7 ans.

Ils étaient plusieurs dizaines (soignants, techniciens, agents administratifs...) à se réunir à Lille devant l'agence régionale de santé. "Les urgences vont très mal, les secteurs gériatrique et psychiatrique souffrent, les personnels n'en peuvent plus", a fait valoir Christophe Zauwers, militant CGT et agent de l'hôpital de Denain (Nord).

A Nice, pour la première fois depuis l'annulation de nombreuses opérations en septembre au CHU (environ 8.000 salariés), le doyen de la faculté de médecine Patrick Baqué est sorti du rang pour se joindre au personnel mobilisé devant l'hôpital.

"Il n'y a pas d'écoute, pas de dialogue", a-t-il affirmé, déplorant "une gestion autoritaire voire autoritariste de l'hôpital qui aboutit à un sentiment d'abandon et d'humiliation de plusieurs catégories de personnel".

La ministre de la Santé a de son côté défendu son action, qui "ne peu(t) pas se réduire à ce (qu'elle a) annoncé la semaine dernière", a-t-elle affirmé à Libération.

"Les urgences payent lourdement tous les problèmes d'organisation" et "il n'y a pas de mesures miracles qui permettraient d'éteindre le feu rapidement", a-t-elle ajouté.

Mme Buzyn a assuré que son projet de loi Santé visait notamment à "améliorer l'accueil en ville en amont" et à "ne pas laisser les urgences seules faire face à l'afflux de patients" dans les établissements.

Le texte, adopté fin mars par les députés, a été adopté en première lecture mardi par le Sénat.

Sur le terrain, cette réforme semble bien éloignée des préoccupations immédiates. "J'ai vu l'hôpital se dégrader parfois, mais là c'est la dégringolade", raconte Andrée, aide-soignante depuis 38 ans à Gien (Loiret).

Ces deux dernières semaines, le mouvement de grève a franchi un palier avec la recrudescence d'arrêts de travail pour échapper aux assignations: à Lons-le-Saunier, puis à Paris (Saint-Antoine, Lariboisière), des médecins et des infirmiers se sont faits porter pâles, poussant les autorités sanitaires à recourir aux réquisitions ou au volontariat des autres soignants.

Pour contenir cette poussée de fièvre, le directeur de l'AP-HP, Martin Hirsch, a promis "des réponses fortes", à commencer par une hausse des effectifs de ses services d'urgence "parallèlement au nombre de patients", et ce "maintenant, en 2019".

Ces renforts se feront via "des embauches supplémentaires, on ne les prend(ra) pas dans certains hôpitaux", a-t-il affirmé sur France Info. Rappelant sur BFMTV qu'il s'agissait "d'une centaine de postes qu'on a proposé de rajouter aux urgences", il a insisté sur le fait que la direction de l'AP-HP "s'engage dans la durée, dès maintenant et pour les années qui viennent".


ECONOMIE

Russie

- Pourquoi l'accord entre l'opérateur russe MTS et Huawei effraie les USA - sputniknews.com 14.06

Washington considère la compagnie Huawei comme une menace à la sécurité nationale des USA, et l'accord entre le géant chinois et l'opérateur russe MTS pour le développement de la technologie 5G inquiète sérieusement les experts américains. «Huawei permettra à la Russie de devancer l'Amérique», met en garde la chaîne CNN.

L'accord de développement des technologies 5G en Russie a été signé par Huawei et MTS à la veille du Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2019. La cérémonie officielle s'est déroulée au Kremlin en présence des chefs d’État Vladimir Poutine et Xi Jinping.

L'opérateur russe a fait part de son intention d'investir en cinq ans plus de 20 milliards de roubles, soit près de 273 millions d'euros, dans les réseaux de 5e génération. MTS et le gouvernement russe ont signé un accord sur la mise en place de la 5G à Moscou, prévoyant des essais de cette technologie au Centre des expositions VDNKh dans les mois à venir. Le lancement des réseaux commerciaux est prévu pour 2022.

Les experts ont déjà déclaré que l'accord entre Huawei et MTS était une preuve de grande confiance mutuelle entre Pékin et Moscou. Pendant que les analystes tentent de deviner comment la Chine remerciera la Russie pour cet accès au marché, la coopération entre les deux pays pour le développement des technologies 5G a semé la panique en Occident.

«Alors même que les USA s'efforcent de persuader leurs alliés que Huawei représente une immense menace à la sécurité, la Russie a confié aux Chinois la mise en place de la technologie sans fil de future génération», constate le quotidien The New York Times.

Washington a interdit aux entreprises américaines d'utiliser les équipements de Huawei, accusant cette compagnie d'espionnage technologique et de récolte d'informations secrètes dans différents pays. Cette décision a constitué l'une des principales raisons de l'aggravation des relations Chine-USA et de la rupture des négociations sur un nouvel accord commercial bilatéral.

Sous la pression de la Maison-Blanche, les plus grandes compagnies technologiques américaines, notamment Google, Microsoft, Intel, ARM, Qualcomm et Broadcom, ont refusé de fournir des logiciels, des technologies et des équipements au géant chinois. On cherche également à repousser la compagnie du marché européen des communications. En mars, Washington a menacé Londres et Berlin de réduire l'échange de renseignements si les Britanniques et les Allemands permettaient aux Chinois de mettre en place sur leur territoire des systèmes de communication mobile de 5e génération.

Huawei est le troisième plus grand producteur de smartphones derrière la compagnie sud-coréenne Samsung et l'américaine Apple.

L'administration américaine a reconnu à plusieurs reprises que la compagnie chinoise représentait «une menace pour [notre] leadership dans la course pour la création des technologies mobiles du futur».

Comme le souligne la chaîne CNN, la Chine et la Russie ne font que renforcer ces craintes: leur coopération permettra aux deux pays de faire un bond dans le domaine des technologies internet.

«L'interdiction de Huawei risque de ralentir la mise en place des réseaux 5G dans le pays, et l'Amérique risque de prendre du retard sur la Chine. Désormais, même la Russie, qui ne fait généralement pas partie des leaders dans le domaine des hautes technologies, pourrait passer en tête», avertit CNN.

En février, l'ex-conseiller du président américain à la sécurité nationale James Jones avait parlé du retard sur les Chinois en matière de réseau 5G. Or le leadership dans ce secteur est crucial: l'internet mobile à très haut débit va entraîner une révolution dans l'économie numérique.

«De toute évidence, la 5G deviendra la technologie la plus révolutionnaire du siècle, et la Chine a toutes les chances de remporter la victoire dans cette compétition. Tous ceux qui éviteront de coopérer avec Huawei risquent également de prendre du retard parce que le monde avance vers la prochaine étape des communications numériques», avait souligné James Jones.

Les USA craignent également une autre menace découlant de la coopération Huawei-MTS: l'apparition d'un «rideau de fer» sur internet, c'est-à-dire d'une séparation du Web mondial en plusieurs réseaux nationaux.

«De plus en plus de pays, Chine en tête, se révoltent contre le principe de l'internet ouvert, les gouvernements protègent fermement les frontières de leurs propres réseaux internet, forcent les concurrents étrangers à stocker les données localement et à y garantir un accès aux organes de sécurité intérieure», indique CNN.

La scission imminente de l'internet a été également évoquée l'an dernier par l'ex-directeur général de Google, Eric Schmidt. D'après ce dernier, nous nous dirigerions vers «un internet dirigé par la Chine et un internet non-chinois avec les USA en tête».

Cette tendance s'est développée pendant une longue période grâce à Pékin, qui exportait volontiers ses technologies et son expertise afin d'aider ses partenaires à créer leurs propres réseaux internet fermement contrôlés. Mais, précise CNN, en menant une campagne agressive contre la Chine, l'Iran et la Russie, Washington a significativement renforcé la tendance à la scission de l'internet. L'apparition de différentes normes et règles nationales encadrant les réseaux informatiques est une perspective de plus en plus réelle, ce qui risque, selon la chaîne, de «faire disparaître l'internet auquel nous nous sommes habitués». sputniknews.com 14.06

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.