Le portail a été actualisé le 17 novembre..... A bas l'oligarchie et Macron : Chassons-les tout de suite du pouvoir !............. Abolition de la Constitution de la Ve République et en marche vers sur une République sociale débarrassée du capitalisme ! Tout le pouvoir aux travailleurs !


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes)

  Causerie et infos.

  Documents d'actualité. (17.11.2018)

  Comment fonctionne leur vieux monde  

  Vidéos et articles attenants sur le vieux monde.

  Les enseignements du marxisme.    (24.09.2018)

  Adresses utiles.  

  Musique.  (28.10.2018


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 17 novembre.

   2018

Novembre du 1er au (à venir)

Octobre (185 pages)
Septembre (146 pages)
Août (178 pages)
Juillet (134 pages)
Juin (111 pages)
Mai (111 pages)
Avril (213 pages)
Mars (93 pages)
Janvier (36 pages)

2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. Ce que révèlent les élections US sur le conflit intérieur. (13.11)
DOCUMENT. Syrie : la paix suppose la condamnation internationale
     de l’idéologie des Frères musulmans. (06.11)

DOCUMENT. La route de la soie et Israël. (30.10)
DOCUMENT. Le mega jeu de guerre « Trident Juncture 2018 ». (23.10)
DOCUMENT. Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier. (23.10)
DOCUMENT. Comment les gens sont facilement contrôlés par les tyrans. (05.09)

DOCUMENT. Washington corrompt des parlementaires macédoniens pour obtenir l'adhésion
     à l'Otan et à l'UE. (09.10)

DOCUMENT. L’armée d’insectes du Pentagone (09.10)
DOCUMENT. Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM (07.10)
DOCUMENT. Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie
     de peste porcine en Belgique (07.10)

DOCUMENT. La politique de la Troïka en Grèce : Voler le peuple grec et donner l’argent
     aux banques privées, à la BCE, au FMI et aux États dominant la zone euro (20.08)

DOCUMENT. Onu : naissance du monde post-occidental (02.10)
DOCUMENT. Londres, Paris et Tel-Aviv seront-ils sanctionnés par Moscou et Washington ? (25.09)

DOCUMENT. Comment l'administration de l'Onu organise la guerre. (03.09)
DOCUMENT. La Russie dénonce la dyarchie à l’Onu et aux États-Unis. (28.08)

DOCUMENT. Le crépuscule de la guerre. (31.07)

DOCUMENT. Trump et la bureaucratie de l'Otan (17.07)
DOCUMENT. L’establishment US derrière le Sommet d'Helsinki (17.07)

DOCUMENT. Les tireurs de ficelles de la crise migratoire. (02.05.2016)
DOCUMENT. Néocolonialisme et « crise des migrants ».

DOCUMENT. Jared Kushner et le « droit au bonheur » des Palestiniens.

DOCUMENT. Comment Washington et les ONG « Soft Power » ont manipulé le nombre de morts
     au Nicaragua pour entraîner un changement de régime et des sanctions.

DOCUMENT. Nicaragua : L’évolution du régime du président Daniel Ortega depuis 2007
DOCUMENT. Paul Oquist : « Il y a une tentative de coup d’État au Nicaragua » (04.07)
DOCUMENT. Le gouvernement US se vante de "jeter les bases de l’insurrection" au Nicaragua. (01.07)
DOCUMENT. Nicaragua: Rébellion ou contre-révolution made in USA?

DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Les élections ne suffisent pas à la démocratie.

DOCUMENT. Le « Coup de Maître » des États-Unis contre le Venezuela

DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. La Russie va appliquer une zone d’exclusion aérienne totale en Syrie (26.09)
DOCUMENT. Livraison ininterrompue de matériel de guerre électronique russe en Syrie (27.09)
DOCUMENT. IIdleb Les « Hurras al-Dine » ou le nouveau bras armé d’Al-Qaïda en Syrie. (13.09)
DOCUMENT. Comment Poutine et Trump mettent fin à la guerre contre la Syrie. (07.08)
DOCUMENT. Trump autorise les réfugiés syriens à rentrer sous la protection du président el-Assad.
DOCUMENT. Les Casques blancs en Syrie: propagande ou réalité?
DOCUMENT. L’Allemagne et la Syrie.
DOCUMENT. De quoi la bataille de Deraa est-elle le symbole ? (10.07)
DOCUMENT. Armes chimiques » en Syrie et OIAC : à propos d´une récente déclaration conjointe.
DOCUMENT. Le fiasco du bombardement de la Syrie.
DOCUMENT. Syrie : comment la SAMS vend le changement de régime et la guerre aux USA
DOCUMENT. Le Royaume-Uni tente trois attaques chimiques sous faux drapeau dans la Ghouta.
DOCUMENT. Les « rebelles modérés » de la Ghouta.
DOCUMENT. La mystification des « casques blancs » :
     Des agences de relations publiques US au service de la guerre de Syrie.

DOCUMENT. Le cycle du mensonge.

DOCUMENT. L’histoire du novichok est une autre escroquerie du calibre des ADM de l’Irak
DOCUMENT. Quatre jours pour déclarer une Guerre froide.
DOCUMENT. Affaire Skripal. Données et interview qui brisent net la propagande de guerre et xénophobe
     britannique et occidentale.

DOCUMENT. L’affaire Skripal : le mensonge de trop ?

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


VIDÉOS et articles attenants sur le vieux monde.

   Economie, crise et histoire.  

9000 Milliards de dollars se volatilisent de la FED (2009)
Les secrets de la réserve fédérale 1/2
Les secrets de la réserve fédérale 2/2
1929 - 1l4 - La crise. (Arté - 2009)
1929 - 2l4 - La crise. (Arté - 2009)
1929 - 3l4 - La crise. (Arté - 2009)
1929 - 4l4 - La crise. (Arté - 2009)
Les Maitres de la monnaie - Rothschild/Rockefeller. (1996)
Transcription du passage de la vidéo Les maîtres de la monnaie, sur lecrash de 1929 aux USA. (2012)
L'histoire des Rothschilds et l'origine de la dette souveraine.
L'Argent Dette 1 - la mafia Rothschild. (2010)
L'Argent Dette 2 - la mafia Rothschild. (2010)
L'Argent Dette 1 - Paul Grignon
L'Argent Dette 2 (Promesses Chimeriques)
Money, le film. (2010)
Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde (Arte) (2012)
Goldman Sachs - Analyse d'une pieuvre financière mondiale. (2009)
Goldman Sachs : Les nouveaux maîtres du monde.
Comment Goldman Sachs dirige le monde. (LCI)
Paradis Fiscaux la grande évasion (2008)
L'esclavage moderne.
Mondialisation - Quand Le FMI Fabrique La Misère - Documentaire [HD]


   Pétrole. Cartel et histoire  

USA : Opérations secrètes, trafic de drogue international, hydrocarbures et guerres.
      Interview de Peter Dale Scott. (28.09.13)

Le secret des sept soeurs - 1l4 - Tempêtes et fortunes du désert - YouTube
Le secret des sept soeurs - 2l4 - Safari dans l'Eldorado - YouTube
Le secret des sept soeurs - 3l4 - La danse de l'ours - YouTube
Le secret des sept soeurs - 4l4 - Le temps des mensonges - YouTube
Le cartel du pétrole, les Rockefeller et l'Iraq
La Face Cachée du Pétrole 1/2 - Le partage du monde
La Face Cachée du Pétrole 2/2 - Les grandes manipulations


   Le Nouvel ordre mondial et ses institutions.  

Les dépenses hors de contrôle du Pentagone
Stratfor. G. Friedman "... c’est cynique, amoral, mais ça marche "
Le réseau Gladio - Armée secrète d'Europe. Fr
Le grand échiquier (livre) écrit par Zbigniew Brzezinski - présenté par Michael Ruppert
1950-1990 Les armes secretes de l'OTAN
Richard Gage on C-SPAN - sous-titres français

41 citoyens américains, anciens de la NSA, la CIA, le FBI, de la FAA et de l'armée remettent en cause
     le rapport officiel sur le 11 Septembre. (PatriotsQuestion911.com)

Le Bilderberg et la Syrie - Infowars - 5 Juin 2012
Le juge anti-mafia Imposimato accuse le groupe Bilderberg de terrorisme
Le groupe Bilderberg (2012)
L’architecture du bloc euro-atlantique. (27.04.11)
Les relations euro-onusiennes dans le Nouvel Ordre Mondial. (11.06.11)
La trilatérale au service du Nouvel Ordre Mondial. (20.07.11)
Histoire du « Nouvel ordre mondial ». (2010)
Halte à la croissance ? Rapport Meadows commandé par le Club de Rome. (Wikipédia) (1972)
Pierre Faillant de Villemarest (un ancien du contre-espionnage) - Le nouvel ordre mondial
La Fondation Bertelsmann expliquée par Pierre Hillard - part 2 (2009)
Alerte ! Via la crise, !e piège du Nouvel Ordre Mondial se referme sur nous ! (2011)
Interview en français d'Aaron Russo sur Rockefeller, le 11 septembre 2001, etc.
HAARP la mélodie de la mort.
HAARP. Rapport sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère. (Parlement européen) (1999)
Chronologie - Le changement climatique. (ladocumentationfrancaise.fr) (11.12.11)
HAARP et résonance de Schumann. (http://agentssanssecret) (31.10.12)
La Folie du Nouvel Ordre Mondial.
LA CIA a crée Facebook.
Eugénisme. Les plans sinistres de Google et les progrès technologiques en matière de séquençage
     d'ADN et de profilage de la population.



   Politique. Guerres. Coups d'Etat.  

«Une autre Histoire de l’Amérique» : 1 / La seconde Guerre Mondiale - Oliver Stone - 08.01.2015
Obama: Les USA dirigent l'Ukraine ?
La face cachée de la guerre en Ukraine - 1ère partie
La Grande Guerre 14 -18, le résultat d’un incident à Sarajevo ?
1/2 Le putsch d'Alger & la CIA (1961) Guerre d'Algérie

Le vrai Oussama Ben Laden serait mort en 2001
La stratégie du choc - Part1
La stratégie du choc - Part2
Confessions d'un assassin financier (J.Perkins)
La Mondialisation (J.Perkins)
USA : Opérations secrètes, trafic de drogue international, hydrocarbures et guerres.
      Interview de Peter Dale Scott. (28.09.13)

Peter Dale Scott: Le Traffic de Drogue de la CIA (2011)
11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (1/3) (09.2013)
11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (2/3) - Le Pentagone et le Vol UA93 (09.2013)
11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (3/3) - Le Pentagone et le Vol UA93 (09.2013)
41 citoyens américains, anciens de la NSA, la CIA, le FBI, de la FAA et de l'armée remettent en cause
     le rapport officiel sur le 11 Septembre. (PatriotsQuestion911.com)

9/11 Eyewitness Commentary / World Trade Center collapse compilation.
11-Septembre : Il faut écouter April Gallop
Général Wesley Clark - L'origine des guerres en Irak, Libye et les autres. (02.3.2007)
General Wesley Clark. War plan, seven countries in five years. (en anglais) (30.09.2006)
Chute libre du WTC7 officiellement admise (1/2) 11 Septembre 2001
Chute libre du WTC7 officiellement admise (2/2) 11 Septembre 2001
11-Septembre: Bush et Cheney mis en cause par l'ex-lieutenant colonel US Robert Bowman (2007)
Russian general, Konstantin P. Petrov, reveals truth about 9/11. (en anglais) (2012)
9/11 Eyewitness Commentary / World Trade Center collapse compilation.
11/9 : La lanceuse d'alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires "Classified Woman"
"Inside Job" Director Charles Ferguson: Wall Street Has Turned US (2010) (sous-titrage en français)
Blueprint for Truth 10 min. - traduction française
Les Principes du pouvoir : l'Empire - Le Film - YouTube(1.35.43)

   Le sionisme ou l'antisémitisme.  

Shlomo Sand - Invention du peuple juif - Conférence de N.Y. Nov 2011
Maurice Sartre tempère les propos de Shlomo Sand
Les chrétiens sionistes. (http://agentssanssecret) - (10.02.2011)
Pierre Hillard sur les conflits arabes (le rapport d'Oded Yinon,
     ministre israélien des Affaires étrangères -1982) (2011)

Extraits du rapport d'Oded Yinon de 1982 sur la balkanisation des Etats du Moyen et Proche Orient.
     (Le Grand Soir) - (20.10.2011)

Connaissez vous Theodor Herzl ?
L'antisémite fondateur du sionisme Herzl.
Le secret du sionisme. (1)
Le secret du sionisme. (2)
Les Rothschild, le sionisme, l'empire britannique, la déclaration de Balfour.
Exclusif: L'intégralité de l'émission qui a provoqué la colère d'Israël.
Palestine, histoire d'une terre 1880 -1950 (1/2)
Palestine, histoire d'une terre 1950-1991 (2/2)
La Palestine violée et tyranisée par le sionisme
Attali : à propos des juifs !
Jérusalem capitale du Nouvel ordre mondial par J. Attali. (2010)


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

    Des infos sociales sont disponibles dans les blogs de La Tribune des travailleurs (POID),
            de la tendance Claire du NPA et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Saker Francophone.
Les Crises. (France)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Investig’Action. (Belgique)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)


   MUSIQUE

    Le 26 août.

2CELLOS - Bach. Double Violin Concerto in D minor - 2nd mov
2CELLOS - Wake Me UpWe Found Love [Live at Arena di Verona]
2CELLOS - Vivaldi Largo
2CELLOS - Steve Vai - Highway To Hell feat

    Le 28 août.

H. Hancock, W. Shorter, S. Clarke, O. Hakim - Cantelope Island

    Le 19 octobre.

Steve Vai - Incredible Guitar Performance
Steve Vai - Now We Run
Steve Vai - Whispering A Prayer - Live At The Astoria
Steve Vai - For The Love Of God
Steve Vai - Building The Church

    Le 29 octobre.

Paco De Lucia, Al Di Meola and John McLaughlin - Mediterranian sun dance
Don Cortes Maya (Flamenco Guitar)
John Petrucci - Glasgow Kiss
Joe Satriani - One big rush (Live in Paris)
Joe Satriani - Surfing with the alien (Live in Paris)



Causerie


Le 17 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

Le cyclone ne nous a pas atteint, mais il a causé de gros dégâts plus loin. On a juste eu un gros coup de vent sous les coups de 2h du matin et une pluie diluvienne pendant 24h. Gros nettoyage du jardin. En moins de 5 ans, une toute petite graine a donné des arbres de 7 à 8 mètres de haut (Les flamboyants notamment) ! Ce n'est plus un jardin mais une forêt!

On est resté sans électricité 36 heures, donc je n'ai pas pu travailler. Je ne me suis pas connecté à Internet hier. Le soleil est revenu, temps radieux !

Les deux premières parties de la causerie sont presque exclusivement consacrées à la Première Guerre mondiale, la troisième à l'actualité.

Question à 10 centimes d'euro : Comment expliquez-vous l'hostilité des militants à ce portail ou à son courant politique? Que révèle-t-elle ou quelle en est la signification politique ? Je vous laisse y réfléchir tranquillement.

Au format pdf (40 pages)

Première partie.

En guise d'avant-propos.

Cette causerie est volumineuse et très intense par les questions déterminantes qu'elle aborde et auxquelles elle propose des réponses. Le mouvement ouvrier influencé par l'opportunisme, a pris la fâcheuse habitude d'aborder la lutte de classe sous un angle idéologique qui ne permet ni de répondre aux questions que les travailleurs se posent ni de les aider à définir les tâches ou les objectifs qu'ils doivent accomplir ou se fixer, ce qui les a conduit à s'en détourner.

Ma démarche consiste essentiellement à rassembler un certain nombre d'éléments disséminés pour ensuite montrer l'orientation qui s'en dégage, s'agissant de la Première Guerre impérialiste mondiale du XXe siècle qui est l'objet de cette causerie, il ressort qu'elle a été conçue par l'oligarchie anglo-saxonne comme un moyen pour avancer vers l'établissement d'une gouvernance mondiale ou l'instauration d'un nouvel ordre mondial totalitaire. Ce constat, plus qu'une interprétation, repose sur une multitude de faits et de témoignages de plus en plus nombreux au fur et à mesure que des archives qui jusque là étaient inaccessibles, tombaient dans le domaine public et faisaient l'objet de publications ou d'articles par un certain nombre d'intellectuels ou d'historiens dans le monde.

Je tiens à préciser qu'il n'y a aucune contradiction entre le discours que je tiens ici et celui que j'ai pu tenir ailleurs dans un autre contexte, quand j'affirme que sans la volonté de l'oligarchie anglo-saxonne que cette guerre ait lieu, il n'y aurait pas eu de guerre mondiale en 1914, autrement dit de facteur subjectif, elle était devenue le facteur objectif rendant cette guerre possible... Que l'existence du capitalisme soit à l'origine des maux qui accablent tous les peuples est un fait établi qu'il n'est nullement question de remettre en cause ou de minimiser, de quelle manière ils surgissent ou se matérialisent en est une autre toute aussi déterminante, qui si on l'ignore, ne permettra pas de le combattre.

La question qui était posée à tous le 11 novembre pour lutter efficacement contre toutes les guerres impérialistes, c'était de démasquer ou de dénoncer ceux qui les fomentaient et qui dictent la politique ultra réactionnaire que Macron applique. Ainsi, on faisait d'une pierre deux coups en dévoilant leurs intentions inavouables et sordides, tout en brisant du même coup leur propagande destinée à justifier cette politique et à y faire adhérer les masses.

Pour expliquer le déclenchement de la Première Guerre mondiale du XXe siècle, il existe deux interprétations ou versions qui présentent la particularité d'en rejeter la responsabilité sur la fatalité ; fatalité qui conduirait la crise du capitalisme à se transformer inévitablement en un affrontement armé entre puissances impérialistes, fatalité qui porterait au pouvoir un fanatique qui n'hésiterait pas à recourir à la guerre pour étendre son territoire.

On remarquera que ces deux versions sont réductrices, parce que toutes les crises du capitalisme ne se sont pas transformées en krach ou en guerre, qui plus est mondiale. Ensuite, bien des fanatiques ou dictateurs sont parvenus au pouvoir à travers le monde tout au long du XXe siècle sans qu'ils aient agressé les pays voisins.

Cependant elles présentent un avantage indéniable pour leurs auteurs, celui d'évacuer le facteur qui les contredit, la phase qui a précédé cette guerre et qui s'est étendue sur de nombreuses années, de quelle manière elle a été minutieusement préparée dans le plus grand secret des chancelleries, de sorte qu'on peut affirmer preuves ou témoignages à l'appui qu'elle a été savamment planifiée, elle a été décidée au plus haut niveau par un quarteron de banquiers et de dirigeants politiques, de militaires, etc. qui avaient décidé que cette guerre devait avoir lieu pour servir leurs intérêts ou leur stratégie politique à long terme, autrement dit, il n'y eut absolument aucune fatalité dans cette histoire.

Notre combat politique consiste notamment à aider les masses à abandonner les illusions qu'elles ont dans le capitalisme, qui sont le produit de la propagande ou de la version frauduleuse de l'histoire qu'elles ont intégrée dans leur interprétation du déroulement de l'histoire ou de la situation depuis leur plus tendre enfance, et qui va influer directement tout au long de leur vie sur les rapports qu'elles vont entretenir avec la classe dominante.

La crise du capitalisme ou l'assassinat de l'archiduc d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand n'ont pas seulement servi de prétextes pour camoufler les véritables auteurs de cette guerre et la justifier, ils ont surtout servi à neutraliser ceux qui voulaient la combattre. Car enfin, on est impuissant, effrayé, tétanisé face à la fatalité quand elle prend une tournure aussi violente et dramatique. Comment voulez-vous lutter contre la fatalité ? C'est impossible, c'est comme lors du passage d'un cyclone, vous vous terrez chez vous en attendant que cela passe, vous ne pouvez pas lutter, vous êtes désarmés. Et puis, on ne condamne pas la fatalité, on fait avec, on s'en accommode tant bien que mal en attendant des jours meilleurs, on ne peut pas faire davantage que la subir.

En revanche, si on savait que ce qui devait arriver n'était pas réellement le produit de la fatalité, parce que cela avait été méticuleusement planifié par quelqu'un qui avait décidé de nuire délibérément à nos intérêts, de briser notre vie, de nous réserver un sort atroce juste pour en tirer profit ou accroître son pouvoir, ce n'était plus du tout la même chose, on pouvait trouver la force de résister. Même s'il était désormais trop tard pour éviter de subir cette expérience destructrice et injuste, on pouvait au moins en tirer des leçons pour la suite, car notre vie ne s'arrêtait pas là. On pouvait prendre conscience qu'on était en présence d'un complot ourdi par ceux qui détenaient le pouvoir prêts aux besoins à nous anéantir, de monstres de cruauté qui parlaient de paix pendant qu'ils préparaient la guerre dans notre dos, dès lors nous pouvions décider de ne plus jamais les croire, de rompre avec tout ce qu'ils représentaient sur le plan politique, leurs institutions, avec leur système économique, et de lutter pour leur ôter le pouvoir de nuire à nos intérêts, les terrasser, les vaincre.

Voilà ce que peut ou ce qu'aurait pu se dire les travailleurs qui auraient su la vérité, car cette vérité est terrible pour la classe qui a fomenté cette guerre, et toutes les autres auxquelles ils ont participé ou qu'ils ont instrumentalisées à un moment ou un autre pour en tirer profit, pas seulement pour accroître leur richesse, mais pour nous imposer une gouvernance mondiale, un pouvoir totalitaire à l'échelle de la planète, puisque tel est leur objectif depuis le début du XXe siècle.

L'oligarchie anglo-saxonne et celle qui s'est ralliée à sa stratégie mondiale, détient de nos jours le pouvoir de déclencher ou non une guerre mondiale, un krach boursier, d'en planifier à l'avance l'intensité et les conséquences sociales, de faire chuter pratiquement n'importe quel gouvernement ou chef d'Etat, de rayer de la carte un pays tout entier, de renvoyer cinquante ans en arrière tout un peuple, d'organiser des campagnes mondiales destinées à briser les cultures de tous les peuples, de fomenter des guerres civiles ou des attentats n'importe où dans le monde avec la complicité des médias qu'elle contrôle, d'acheter les voix des parlements pour qu'ils adoptent sa politique, d'imposer n'importe quel nouveau besoin à la population, d'influencer le mode de vie ou de pensée de peuples entiers, etc. mais surtout elle détient le pouvoir de fabriquer de la fausse monnaie en quantité illimitée, ce dont elle ne se prive pas d'ailleurs, de trafiquer tous les cours en toute impunité, de détourner du fisc des sommes toujours plus colossales dans des paradis fiscaux, de ne pas payer d'impôt en toute légalité, etc.

Je crois que lorsqu'on n'a pas pris la mesure du gigantesque pouvoir qu'elle a acquis, on ne peut pas comprendre grand chose au monde dans lequel on vit, et on peut encore moins comprendre comment on en est arrivé là, dans ces conditions, on sera en très mauvaise posture pour la combattre efficacement, et on n'aura aucune légitimé pour donner des leçons à ceux qui ne partagent pas vos analyses qui finalement ne dépassent pas le stade de l'agitation idéologique stérile, voilà ce que j'ai à dire aux furieux dogmatiques qui vivent encore aux XIXe siècle.

Un jour, un vieux militant m'a dit en guise de reproche, qu'il en avait marre d'entendre parler à tout bout de champ de la crise du capitalisme, cela s'adressait aussi à moi. Au lieu de mal le prendre ou de me dire que j'avais affaire à un crétin qui ne partageait pas mes idées, j'ai essayé de comprendre ce qu'il voulait dire par là, car cette crise existe bel et bien, et j'en suis arrivé à la conclusion qu'il avait raison, de nos jours réduire notre discours à ce facteur est dérisoire.

Il y a un siècle ou un siècle et demi en arrière, quand une crise éclatait, les actionnaires cessaient d'avoir confiance dans la Bourse ou plutôt dans l'économie, et ils retiraient leur argent, tout le système s'effondrait sans que personne ne puisse l'éviter. Depuis, on n'a plus jamais assisté à une telle crise, même en octobre 1929 ce sont les banquiers qui ont donné le coup de sifflet de départ du krach de Wall Street, ils se mirent à vendre en masse, la panique s'en suivit comme s'était prévisible, on est bien d'accord, n'est-ce pas ? les valeurs des actions à la Bourse de New York s'effondrèrent, et quand elles atteignirent le ras des pâquerettes, ils sifflèrent la fin de la récréation et raflèrent la mise en rachetant des centaines de milliers d'actions qui ne valaient plus que dal, ils venaient de réaliser le hold-up du siècle en un éclair. Cela ne leur suffisait pas. Devenus ainsi plus riches et plus puissants que jamais, ils allaient préparer la Seconde Guerre mondiale, ils venaient de mettre la main sur des pans entiers de l'économie qui leur échappaient encore, de quoi alimenter et financer leur guerre qui leur rapporterait encore plus, ils allaient enfin devenir tout puissants, intouchables, et pourraient dicter leur loi à tous les gouvernements occidentaux dont ils allaient devenir les créanciers pour financer leurs efforts de guerre, en échange ils leur accorderont l'ONU, le FMI, la Banque mondial, d'adosser l'économie mondiale au dollar lors des accords de Bretton Woods , etc. etc.

Nos détracteurs sont des idéologues qui interprètent l'histoire ou la lutte des classes en fonction de leurs théories, de leurs dogmes, de leurs croyances qui datent du XIXe siècle, moi je vis au XXIe siècle et je préfère m'en tenir strictement aux faits et à leurs enchaînements tels qu'ils se produisent.

La Première Guerre mondiale du XXe siècle avait été planifiée de longue date par l'oligarchie anglo-saxonne.

A lire absolument.

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

Dans cette causerie on a consacré un troisième article au Forum de la paix dont la devise pourrait être : La guerre, c'est la paix, puisqu'ils sont perpétuellement en guerre contre les peuples depuis l'établissement de la paix en 1945. Dans ce triptyque on s'est s'efforcé de montrer l'implication directe, déterminante de l'oligarchie dans la planification et le financement de la guerre, la collusion permanente qui existe entre l'oligarchie et le parti de l'autre ainsi que les partis corrompus du mouvement ouvrier, ceux d'hier et d'aujourd'hui. Mais surtout, on s'est employé à démonter leur version falsifiée de la Première Guerre mondiale.

L'assassinat le 28 juin 1914 de l'archiduc d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand, fut un prétexte, une aubaine pour déclencher cette guerre aux 20 ou 25 millions de morts. L'histoire officielle veut que les autorités françaises et britanniques essayèrent en vain d'éviter cette guerre, mais la réalité fut toute autre. On sait qu'ils y poussèrent, qu'ils s'y préparèrent depuis au moins 1911, voire le tournant du XXe siècle.

Pour aborder ce sujet et éviter bien des confusions, il est bon de rappeler que les différents membres des gouvernement ne partageaient pas forcément les mêmes positions selon qu'ils étaient plus ou moins sous l'influence de l'oligarchie. Et vous observerez que dans tous les cas de figure ou presque, ce furent les positions défendues par l'oligarchie ou ses intérêts qui l'emportèrent sur ceux des Etats ou des peuples, ce qui était somme toute normal puisque c'était elle qui finançait la guerre, les banquiers seront les seuls véritables bénéficiaires de cette guerre en tant que créanciers des tous les belligérants, et eux seuls renforceront leur pouvoir sur la scène internationale face aux Etats. Enfin vous constaterez que la volonté de l'oligarchie d'instaurer une gouvernance mondiale qu'elle dirigerait, ne l'a jamais quitté depuis un siècle ou plutôt, ce fut cet unique objectif qui guida sa politique. Et dire qu'on le négligea pendant plus d'un demi-siècle, une faillit qui devait en cacher une autre !

1914 – 1918 : le pétrole déjà - Investig’Action 07 septembre 2007

- L’un des secrets les mieux gardés de la guerre de 1914-18 fut qu’au début d’août 1914, quand la Grande-Bretagne déclara la guerre au Reich allemand, le trésor et les finances de l’Empire britannique étaient de fait en faillite. L’examen des véritables relations financières entre les principaux intérêts en guerre révèle un extraordinaire arrière-plan de crédits secrets associés à des plans détaillés pour réallouer, après la guerre, les matières premières et la richesse matérielle du monde entier et particulièrement les zones de l’Empire ottoman qui étaient réputées receler des réserves pétrolières. (...)

De nouvelles questions se posent depuis que sont devenus accessibles au public les documents internes à la direction du Trésor britannique rédigés par les officiels de l’époque où Lloyd George était le chancelier de l’Échiquier. En janvier 1914, six mois pleins avant le casus belli officiel de Sarajevo, sir George Paish, un officiel de haut rang du Trésor britannique, fut invité par le chancelier à réaliser une étude exhaustive de l’état si crucial des réserves d’or britanniques.

En 1914, l’équivalent-or de la livre sterling était le pilier du système monétaire mondial. En fait, la livre sterling était si bien acceptée dans le monde du commerce et de la finance depuis soixante-quinze ans qu’elle était considérée “ as good as gold ”. En 1914, la livre sterling jouait un rôle comparable à celui du dollar américain avant le 15 août 1971.

Le rapport confidentiel de sir George révèle la pensée de l’époque au plus haut niveau de la City de Londres :

Une autre influence qui attise l’effervescence pour une réforme bancaire a été la puissance bancaire et commerciale grandissante de l’Allemagne et aussi le malaise croissant face au risque que les réserves d’or de Londres puissent faire l’objet d’une ruée juste avant ou au début d’un grand conflit entre les deux pays.

Ce rapport confidentiel fut rédigé plus de six mois avant que l’héritier du trône autrichien ne fût assassiné à Sarajevo.

Paish discute ensuite de sa préoccupation concernant les grandes banques commerciales allemandes que leur sophistication croissante avait conduites à renforcer leurs réserves d’or depuis la crise des Balkans de 1911-12. Sir George prévenait son chancelier que dans les conditions du moment, n’importe quelle ruée sur les banques de Londres, “ entraverait sérieusement une nation désireuse de rassembler les capitaux nécessaires à la conduite d’une grande guerre ”.

Le 22 mai 1914, Basil Blackett, un officiel de haut rang du Trésor britannique, produisit un autre rapport confidentiel adressé à Lloyd George. Ce rapport traitait de “ l’effet d’une guerre sur nos réserves d’or ”. Blackett écrivait :

Il est naturellement impossible de prévoir clairement l’effet d’une guerre européenne généralisée dans laquelle l’essentiel des pays du continent de même que la Grande-Bretagne seraient engagés, laissant seulement New York (en supposant la neutralité des États-Unis) parmi les grands marchés financiers disponibles du monde à partir duquel l’or pourrait être attiré vers les champs de bataille.

Aussi étonnante, au vu de la décision anglaise d’entrer en guerre ce 4 août fatidique, était la lettre de sir George Paish adressée à Lloyd George et datée du samedi 1er août 1914 à deux heures du matin :

Monsieur le Chancelier, cher Monsieur,

Le système de crédit sur lequel les affaires de ce pays reposent est complètement anéanti et il est de la plus haute importance que des mesures soient prises pour réparer ces dommages sans délai ; autrement, nous ne pouvons espérer financer une grande guerre, si à son tout début, nos plus grandes maisons sont forcées à la banqueroute.(2)

Le paiement en espèces (lingots d’or et d’argent) fut promptement suspendu par la Banque d’Angleterre, en s’appuyant sur le Bank Act de 1844. Cette décision plaça de grandes quantités d’or dans les mains de la Banque d’Angleterre, afin que le gouvernement britannique puisse financer le ravitaillement et le matériel approvisionnés pour mener la guerre déclarée peu avant à l’Allemagne. Au lieu d’or, les citoyens britanniques récupérèrent des billets de la Banque d’Angleterre en tant que moyen de paiement légal pour la durée de la période d’urgence. Dès le 4 août, l’establishment financier britannique était prêt pour la guerre.

Mais comme nous allons le voir, l’arme secrète qui devait apparaître plus tard était la relation spéciale qu’entretenait le Trésor de Sa Majesté avec le syndicat bancaire new-yorkais de Morgan.

On évoque pourtant rarement le fait que bien avant 1914, les objectifs stratégiques géopolitiques de la Grande-Bretagne n’impliquaient pas seulement l’écrasement de son grand rival industriel allemand, mais aussi, par le moyen de la conquête, la garantie d’un contrôle britannique incontesté sur ces précieuses ressources pétrolières qui depuis 1919 s’étaient imposées comme la matière première stratégique indispensable au développement économique. Ces ambitions faisaient partie du “ Grand Jeu ” qui devait mener à la création d’un Empire britannique transfiguré, dont l’hégémonie resterait indiscutée pour le reste du siècle, pilier d’un nouvel ordre mondial mené par la Grande-Bretagne.

L’étude des principaux théâtres de la guerre de 1914-18 révèle à quel point la sécurisation des approvisionnements pétroliers était déjà au centre des préoccupations militaires. Au cours de la guerre, la mobilité des actions militaires avait été prodigieusement accrue grâce au pétrole. Sous le commandement du maréchal von Mackensen, la campagne allemande de Roumanie avait eu pour objectif prioritaire l’unification, sous l’égide d’un combinat pétrolier unique, – la Steaua Romana (l’Étoile roumaine) –, de toutes les ressources de production pétrolière et des oléoducs auparavant répartis entre Anglais, Hollandais, Français et Roumains. Pendant la guerre, la Roumanie fut la seule source d’approvisionnement garantie pour toutes les forces aériennes, les tanks et les sous-marins allemands.

La campagne britannique des Dardanelles qui se solda par la désastreuse défaite de Gallipoli, avait été entreprise pour sécuriser l’approvisionnement pétrolier en provenance des champ pétrolifères russes de Bakou pour soutenir l’effort de guerre anglo-français.

Le sultan ottoman avait en effet décrété l’embargo sur les navires transportant du pétrole russe via les Dardanelles.

En 1918, les riches champs pétrolifères russes de Bakou situés au bord de la mer Caspienne étaient l’objet d’efforts politiques et militaires intenses de la part de l’Allemagne mais aussi de la Grande-Bretagne qui les occupa préventivement pendant quelques semaines critiques, interdisant ainsi au général allemand Staff l’accès à des ressources pétrolières vitales. Le blocage de Bakou fut le dernier coup décisif contre l’Allemagne qui demanda la paix quelques semaines plus tard, seulement quelques mois après qu’il eut semblé que l’Allemagne avait triomphé des forces alliées. Le pétrole avait prouvé qu’il était au centre de la géopolitique.

Vers la fin de la première guerre mondiale, aucune puissance majeure ne doutait plus de l’importance primordiale de l’approvisionnement pétrolier pour le futur de la sécurité militaire ou économique. À la fin de la guerre, plus de 40 % de la flotte navale anglaise était propulsée au pétrole. En 1914, au début de la guerre, l’armée française disposait de 110 camions, 60 tracteurs et 132 avions. En 1918, quatre ans plus tard, les chiffres étaient de 70 000 camions, 12 000 avions tandis que les Britanniques et dans les derniers mois les Américains, engageaient au combat 105 000 camions et plus de 4 000 avions. L’offensive finale anglo-francoaméricaine sur le front occidental consomma la quantité stupéfiante de 12 000 barils de pétrole par jour.

En décembre 1917, l’approvisionnement français en pétrole était devenu tellement déficient que le général Foch pressa le président Clemenceau d’adresser un appel urgent au président Woodrow Wilson. “ Un défaut d’approvisionnement pétrolier causerait la paralysie immédiate de nos armées et pourrait nous forcer à une paix défavorable aux Alliés ”. Clemenceau écrivit à Wilson :

La sécurité des Alliés est en jeu. Si les Alliés ne souhaitent pas perdre la guerre, alors, au moment de la grande offensive allemande, ils ne doivent pas laisser la France manquer d’un pétrole qui lui est aussi nécessaire que le sang dans les batailles à venir.

La Standard Oil de Rockefeller répondit à l’appel de Clemenceau en assurant aux forces du maréchal Foch un indispensable approvisionnement en pétrole. Manquant d’un approvisionnement roumain suffisant et interdit d’accès à Bakou, les camions bloqués ne purent acheminer le pétrole vers les forces allemandes qui furent incapables de mener l’offensive finale de 1918, malgré l’accord germano-russe de cessation des hostilités conclu à Brest-Litovsk. (...)

- Vers le début des années 1890, un groupe de l’élite britannique, initialement issu des instituts huppés d’Oxford et de Cambridge, formèrent ce qui devait devenir le réseau politique le plus influent du demi-siècle à venir et au-delà. Ce groupe démentait formellement son existence, mais on peut retrouver ses traces dans les milieux à l’origine d’un nouveau journal impérial, la Table Ronde (The Round Table), fondé en 1910.

Ce groupe pensait qu’un nouveau système d’empire mondial, plus subtil et plus efficace, était nécessaire pour élargir l’hégémonie de la culture anglo-saxonne pour les temps à venir.

Initialement, le groupe de la Table Ronde comme il était quelque fois appelé, était explicitement anti-allemand et pro-empire. En août 1911, trois ans avant que la Grande-Bretagne ne déclare la guerre contre l’Allemagne, Philip Kerr (lord Lothian) qui était un homme influent, écrivait dans La Table Ronde :

Il y a maintenant deux codes de moralité internationale, le britannique ou anglo-saxon et le continental ou allemand. Les deux ne peuvent coexister. Si l’Empire britannique n’est pas assez puissant pour faire prévaloir véritablement des échanges loyaux entre les nations, les standards réactionnaires de la bureaucratie allemande triompheront et ce ne sera qu’une question de temps avant que l’Empire britannique lui-même ne soit la victime d’un hold-up international sur le modèle de l’incident d’Agadir. À moins que le peuple britannique ne soit assez fort pour empêcher des rivaux arriérés de l’attaquer avec une éventuelle chance de succès, ils devront accepter les standards politiques des puissances militaires agressives.

Au lieu d’une occupation militaire coûteuse des colonies de l’Empire britannique, le groupe de la Table Ronde défendait une tolérance plus répressive, appelant à la création d’un “ Commonwealth of nations ” britannique. Les nations membres se verraient attribuer une illusion d’indépendance, ce qui permettrait à la Grande-Bretagne de réduire les coûts importants des occupations militaires lointaines, d’abord de l’Inde à l’Égypte et ensuite vers l’Afrique et le Moyen-Orient aussi bien. Le terme d’“ empire informel ” était quelquefois utilisé pour décrire ce changement.

Cette faction émergente était regroupée autour du Times, journal londonien influent, où s’exprimaient des personnalités telles que lord Albert Grey, le secrétaire aux Affaires étrangères, Arnold Toynbee, historien et membre des services secrets britanniques et aussi H. G. Wells, Alfred lord Milner du projet sud-africain et Halford J. Mackinder de la London School of Economics et initiateur d’une nouvelle discipline, la géopolitique. Le laboratoire d’idées principal qui s’était formée dans les couloirs de Versailles en 1919, devint le Royal Institute for International Affairs aussi appelé Chatham House.

L’idée d’une Palestine dominée par les Juifs, dépendante de l’Angleterre pour sa survie problématique, entourée par un groupe balkanisé d’États arabes chamailleurs, était partie prenante du concept de ce groupe promoteur d’un empire britannique renouvelé.

Mackinder intervenant lors de la conférence de paix de Versailles, exposa la vision que son groupe d’influence avait du rôle que devrait jouer un protectorat britannique sur la Palestine dans le cadre du Grand Jeu qu’était la marche britannique vers un empire d’après guerre constitué autour d’une Ligue des Nations façonnée et dominée par la Grande-Bretagne.

Mackinder décrivit aussi le projet palestinien tel que le concevaient en 1919, les meilleurs esprits de l’establishment britannique :

Si l’île-monde [l’Eurasie] doit inévitablement être le siège principal de l’humanité sur ce globe et si l’Arabie en tant que passage terrestre depuis l’Europe vers les Indes et depuis le coeur-de-pays septentrional [l’Asie centrale] vers le coeur-de-pays austral [l’Afrique subsaharienne] reste prépondérante pour l’île-monde, alors la colline-citadelle de Jérusalem jouit d’une position stratégique par rapport aux réalités mondiales qui ne diffère pas essentiellement de sa position idéale dans la perspective médiévale, ou de sa position stratégique entre l’ancienne Babylone et l’Égypte.

- Commentant l’importance particulière implicitement sous-jacente à la proposition que son ami Balfour avait adressée à lord Rothschild en 1917, Mackinder notait :

Le pouvoir national juif en Palestine sera l’un des plus importants résultats de la guerre. C’est un sujet sur lequel nous pouvons à présent nous permettre de dire la vérité… un foyer national au centre physique et historique du monde, devrait donner au Juif un rang …Il y a ceux qui essaient de distinguer entre la religion juive et la race juive, mais la représentation populaire de leur identité n’est certainement pas complètement fausse. (...)

- Vers 1920, les Britanniques avaient réussi à assurer leur ferme contrôle sur toute l’Afrique australe, y compris la partie située au sud-ouest auparavant allemande, aussi bien que sur les richesses pétrolières nouvellement découvertes de l’ex-Empire ottoman. Ils y étaient arrivés par une présence militaire, des promesses contradictoires et l’établissement d’un protectorat britannique sur la Palestine en tant que nouveau foyer juif. Mais tous les comptes n’étaient pas réglés en 1920 : l’Empire britannique était sorti de la guerre aussi ruiné qu’il y était entré, si ce n’est plus. (1914 – 1918 : le pétrole déjà - Investig’Action 07 septembre 2007 - Extrait du nouveau livre Pétrole, une guerre d"un siècle de William Engdahl)

LVOG - Vous ne vous étiez jamais demandé pourquoi les dirigeants du vieux monde et ceux du mouvement ouvrier partageaient la même version des faits, celle officielle. Je vous propose une explication, à vous d'en faire ce que vous voudrez.

On pourrait nous objecter que nous faisons un procès d'intention aux uns et autres, au parti de l'ordre ou de la réaction, parce qu'il proclame haut et fort qu'il est attaché à la paix, à ceci près que les bonnes intentions n'engagent en rien, exceptés pour ceux qui y prêtent attention ou les prennent pour argent comptant, au mouvement ouvrier parce qu'il tient le même discours. Certes, en dénonçant le parti de la guerre et les marchands de canons. Ils vont même jusqu'à décrire la crise économique qui serait à l'origine de la guerre, à ceci près qu'à aucun moment ils ne démonteront la version officielle (Y compris celle du 11/9, des attentats, etc.), alors que c'est le facteur capital pour comprendre ce qui s'était réellement passé et en tirer des enseignements politiques, de sorte qu'à l'arrivée on aura l'impression que la guerre (et bien d'autres évènements dramatiques) aurait été inéluctable ou l'oeuvre de la fatalité qui se serait abattu un jour sur les peuples, d'un malheureux concours de circonstances que personne n'aurait pu prévoir ou éviter, bref, le discours que tient la réaction et qui figure dans les manuels scolaires, un évènement au cours duquel les différents acteurs impuissants se seraient résolus à jouer chacun leur rôle de classe malgré eux, de sorte que finalement on en voudra à aucun d'entre eux, parce que personne n'en était vraiment conscient ou responsable et la boucle de l'opportunisme le plus sordide est bouclée.

Au passage, vous comprendrez peut-être mieux pourquoi on s'acharne à faire la vérité sur le 11 septembre 2001, contrairement à nos dirigeants qui ont adopté en choeur la version de G. W. Bush, ce qui explique d'ailleurs pourquoi ils n'ont rien compris ou si peu à la suite du film...

Parole d'internaute (Les Crises)

1- "La question qui m’est venue est celle de la libre circulation de l’information et le droit de débattre. Chacun a le droit d’exposer ses opinions et ses “théories”, mais en accordant aussi la possibilité à chacun d’exposer et d’étayer un point de vue opposé.

Il est difficile de dire calmement pourquoi on n’adhère pas à telle ou telle vision ou théorie sans risquer de se faire insulter, d’être injustement accusé de phobies, et de toute sorte de qualificatifs méprisants, accusatoires, rappelant les moments les plus sombres de l’histoire etc.., alors qu’au contraire on souhaite exprimer sa compréhension avec bienveillance, sans haine, dans le respect de l’être humain.

On est, par cette censure qui ne dit pas son nom, réduit à ne pas avoir le droit de ne pas adhérer à une vision et de mettre en lumière ce qui nous apparaît comme des aberrations, sans s’exposer à des accusations haineuses. Pourtant j’ai envie de dire à certains, je ne partage pas votre vision et je m’y opposerai, mais cela ne m’empêche pas de vous aimer."

LVOG - Quelle indécence de dire je vous aime à ceux qui professent le totalitarisme et le pratiquent déjà !

La question déterminante n'est pas "la possibilité à chacun d’exposer et d’étayer un point de vue opposé", bien que ce soit un préalable pour qu'on puisse exposer le nôtre, mais en l'occurrence il ne faut pas se faire d'illusions, le nôtre n'aurait aucune chance d'être invité à s'exprimer lors d'un débat sur un plateau de télévision ou à la radio à une heure de grande écoute, seules les points de vue compatibles avec l'existence du régime ont le droit de citer, hier c'était la règle, de nos jours moins, le champ s'est réduit à ceux qui font ouvertement allégeance au régime ou qui ont appelé à voter Macron, tous les autres en sont exclus, les pleurnichards qui en appellent à la liberté d'expression qui n'a jamais réellement existé, qui donnent des conseils aux médias-oligarques qui l'étouffent, un comble !

Ce qui est plus important en ce qui nous concerne, c'est la nature sociale ou les intérêts de classe qui s'expriment dans le discours de chaque intervenant, pour montrer quelle est son orientation politique ou faire ressortir les véritables intentions de son auteur, afin de ne pas se faire manipuler par de beaux parleurs et démonter leur démagogie.

Que les représentants de la réaction qualifient d'ennemis ceux qui ne partagent pas leurs "opinions" ou leurs “théories" n'a rien de choquant, cela correspond à l'idée qu'ils ont de la liberté d'expression, mais quand on constate que c'est la même chose au sein du mouvement ouvrier, on est en droit de se demander quelle en est la signification politique.

Je me suis fais cette réflexion en prenant mon repas ce soir en repensant à Breton et à Orwell qui tous deux furent proches un moment du trotskysme avant de rompre avec, Breton avait rencontré Trotsky avec lequel il s'était lié d'amitié, il fut un temps sympathisant de la IVe Internationale (causerie du 18 mars 2017), et Orwell des dirigeants du POUM en Espagne en 1936 qui n'avaient pas l'étoffe de Trotsky. Je me suis dis que si Breton et Orwell avaient manifesté des prédispositions favorables envers la révolution socialisme à aucun moment ils ne rejoindront un parti trotskyste, cela devait probablement provenir de la personnalité de leurs dirigeants...

2- "À gauche pour les réformes «societales» (la lutte contre le cléricalisme) et à droite pour la defense de l’ordre économique existant (faire en sorte que les riches continuent à s’enrichir et ne soient pas obligés de partager avec les pauvres).

Tiens, ça me rappelle quelque chose…"

LVOG - Les classes moyennes ou les petits bourgeois se servirent de cet artifice pour négocier les privilèges que la bourgeoisie leur concèderait moyennant leur loyauté indéfectible envers le régime, et les crétins d'extrême gauche en firent leurs alliés... Et cela continue de nos jours !

La guerre, c'est la paix. (Suite -2)

Ceux qui ont appelé à manifester contre la guerre le 11 novembre ont fait preuve d'un opportunisme sans fond, tant ils sont passés à côté de l'essentiel.

Avant-hier, on révélait que le Forum pour la paix à Paris présidé par Macron et Merkel avait été organisé et financé par l'oligarchie, les GAFA, aujourd'hui, on rappelle que la Première Guerre mondiale coïncida avec l'imposition de l'impôt sur le revenu en France, impôt qui de la poche de l'Etat devait atterrir ensuite progressivement dans celle des banquiers et des capitalistes qui ont été les réels donneurs d'ordre de la boucherie de 14-18.

- L'impôt sur le revenu (...) est mis en place de 1914 à 1916, pour moderniser le système fiscal de l'État, soit plus de 70 ans après son équivalent britannique (1842). Voté le 3 juillet 1914, loi du 15 juillet 1914, la première année d'imposition est l'année 1916, par décret du 15 janvier 1916. En pleine Première Guerre mondiale, il est initialement destiné à financer les efforts de guerre et la reconstruction de la France. (Source : Wikipédia.org)

Chouette, les créanciers, les banquiers qui ont financés les deux camps durant cette guerre vont pouvoir s'enrichir encore davantage, une simple coïncidence.

- Il faut attendre le vote du XVIe amendement par le Congrès et sa ratification par les États le 3 février 1913 pour qu'enfin l'administration fédérale soit autorisée à lever un impôt sur le revenu permanent. (Source : Wikipédia.org)

Et dans le courant de la même année, le 23 décembre 2013, sera fondée la Fed, encore une coïncidence sans doute. Et quelque mois plus tard débutera la Première Guerre mondiale du XXe siècle, encore une coïncidence.

Deuxième partie.

Quelques rappels pour illustrer la première partie de cette causerie.

Le 3 décembre 2017

CAUSERIE

Il existe un fil conducteur entre :

- Les banquiers de Hanove au XVIIe siècle, dont les Rothschild.
- Leur immigration dans différents pays dont les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et la France
- Théodore Herzl et son ouvrage l'Etat juif
- La création de la Banque centrale des Pays-Bas
- La création de la Banque d'Angleterre
- Le passage du capitalisme à l'impérialisme
- Les expéditions coloniales ou les guerres de rapine en Afrique
- Le développement de l'automobile et des multiples applications du pétrole dans l'industrie
- La crise du capitalisme au détour du XXe siècle
- L'affaire Dreyfus
- La création de la Fed en 1913 , toujours par les mêmes banquiers
- La Première Guerre mondiale
- La balkanisation du Moyen-Orient et de l'Afrique.
- La Déclaration de Balfour
- La création de la Société des Nations (SDN) en 1919
- La création de la BRI
- La création du Council on Foreign Relation (CFR) en 1921
- Pacte secret en Ecosse le 28 août 1928 entre les oligarques de la Royal Dutch Shell (Hollandais), de la Standard Oil Cie. (Exxon) (Américain, Rockefeller), et de l'Anglo Persan (BP) (Britannique) pour se partager le marché mondial du pétrole, rejoints plus tard par Mobil, Gulf, Texaco, Chevron.
- La dépression de 1929
- La création des paradis fiscaux
- La montée de Hitler et du nazisme en Allemagne
- Pearl Harbour
- La Deuxième Guerre mondiale
- Accords de Bretton Woods, en 1944 et suprématie du dollar (rattaché à l'or à la place de la livre sterling) sur l'économie mondiale
- Gatts, OMC, Accord général sur le commerce des services (AGCS), Doha
- La fondation du FMI, de la Banque mondiale
- La fondation de l'ONU, de l'Union européenne
- La création d'Israël
- Le coup d'Etat en Iran en 1953, parmi bien d'autres en Afrique en en Amérique latine
- Le club Bilderberg en 1954
- La propagation de la pornographie et de la drogue
- Friedrich von Hayek enseigne l'ultra libéralisme à la London school of economics financée par la fondation Rockefeller, puis à l'université de Chicago
- La fin de la convertibilité du dollar en or en 1971
- La Banque de France passe sous la coupe du marché en 1973.
- La Commission Trilatérale en 1973
- Pinochet au Chili et Vidéla en Argentine au pouvoir à la même époque.
- Les crises du pétrole des années 70 et 80
- Reagan et Thatcher au pouvoir au milieu des années 80.
- Le développement des ONG et des lobbies écologiste, féministe, antiraciste, antifasciste, altermondialiste, etc.
- L'implosion de l'URSS et du Pacte de Varsovie
- Toutes les révolutions dites de couleurs, des fleurs, le Printemps Arabe
- Maastricht en 1992, la BCE et l'euro en 2000.
- Le 11 septembre 2001 et toutes les guerres qui allaient suivre
- La création d'Internet puis des mal nommés réseaux sociaux
- L'élection de Sarkozy et la disparition programmée du parti gaulliste
- L'élection de Hollande et la disparition programmée du PS
- La création de LREM
- L'élection de Macron protégé de Rothschild

Que retrouve-t-on tout au long de ce fil ? Les mêmes banquiers liés aux guerres mondiales, au pétrole, au fascisme, à l'ultra libéralisme et à Israël, à Internet et la boucle du nouvel ordre mondial est bouclée.

Evidemment cela n'a absolument rien à voir avec ce qui figure dans les manuels scolaires ou universitaires, dans les ouvrages des historiens, dans la propagande diffusée par les médias détenus par des oligarques, ni même dans la formation dispensée aux militants par les partis ouvriers ou les syndicats.

Partant de là, comment voulez-vous les combattre ? Dès lors que votre argumentation comporte des contrevérités, des contradictions, des incohérences, de graves lacunes, des erreurs manifestes, etc. quelle crédibilité peut avoir votre discours ? Ce qui se passe, c'est qu'un jour où l'autre forcément les militants découvrent qu'on leur a menti ou qu'on les a trompés, et c'est terminé, ils ne veulent pas en entendre davantage et ils ont raison.

La difficulté pour eux d'accéder à la vérité ou de s'en sortir, c'est que l'histoire qu'on leur a racontée ne reflétant pas la réalité, relevait à leur insu davantage de la propagande ou d'une théorie avec laquelle ils ont fini par s'identifier, de telle sorte que s'en séparer est extrêmement difficile, par crainte du vide ou de se faire abuser par d'autres personnes qui semblent également d'une honnêteté irréprochable, mais ne le sont pas forcément.

- Un document exceptionnel : Histoire cachée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale

- Tour d’horizon de « Hidden History », par Gerry Docherty et Jim Macgregor par Antony C. Black - Mondialisation.ca, 27 novembre 2017

Parmi les nombreux mythes qui embrouillent l’esprit politique moderne, aucun ne corrompt la compréhension ou ne maquille autant les faits historiques que le mythe voulant que les riches et les puissants de ce monde ne conspirent pas.

C’est totalement faux.

Ils conspirent continuellement, couramment, effectivement et diaboliquement, à une échelle qui dépasse l’entendement. Nier cette conspiration, c’est nier des preuves empiriques irréfutables et le bon sens le plus élémentaire.

Il n’en demeure pas moins que pour l’observateur averti du « grand jeu » politique, c’est une source inépuisable d’étonnement que de tomber sur des exemples toujours plus stupéfiants de machinations monstrueuses que les élites riches et puissantes sont capables d’échafauder. C’est ce à quoi s’emploient les auteurs Docherty et Macgregor, dans un livre qui nous coupe le souffle.

Ainsi, l’histoire officielle et sacralisée des origines de la Première Guerre mondiale, nous disent les auteurs, ne serait qu’un seul et même tissu de mensonges du début à la fin. Plus à propos encore est la thèse des auteurs voulant que – pour paraphraser ce qu’a dit plus tard Churchill, qui occupe d’ailleurs une place de choix dans cet ouvrage – jamais autant de personnes ont été tuées, de façon si injuste, pour assouvir les ambitions et la soif de profit d’un si petit nombre.

En démolissant les nombreuses antiennes à propos des origines de la « Grande Guerre » (y compris la « responsabilité allemande », les « efforts de paix britanniques », la « neutralité de la Belgique » et « l’inévitabilité » de la guerre), Docherty et Macgregor pointent du doigt ceux qui sont vraiment à l’origine du conflit : des impérialistes britanniques formant une cabale plus ou moins secrète, dont les visées politiques pendant une quinzaine d’années consistaient à préparer une guerre européenne afin de détruire le nouveau concurrent commercial, industriel et militaire de la Grande-Bretagne qu’était l’Allemagne.

Pour résumer, Docherty et Macgregor soutiennent que « loin de se diriger aveuglément vers une tragédie mondiale, le monde qui ne se doutait de rien est tombé dans une embuscade tendue par une cabale secrète de bellicistes » qui ne se trouvaient pas à Berlin, mais bien « à Londres ».

J’avoue ici abonder dans le sens de cette thèse, aussi frappante soit-elle, ne serait-ce que pour le principe général. Après tout, il suffit de regarder la réalité politique d’aujourd’hui pour constater que nous nageons en plein délire orwellien. De plus, trente ans de journalisme indépendant m’ont amené non seulement à conclure que ce qu’on nous sert comme « nouvelles » n’a rien à voir avec la réalité, mais aussi que les écrits et les présentations historiques sont aussi bidons qu’un billet de trois dollars. Il faut tout de même que la thèse défendue repose sur un ou deux arguments crédibles. Voyons voir ceux que nous propose « Histoire cachée ».

Les joueurs

Avant de nous lancer tête première dans le vif du sujet, commençons par esquisser le portrait des principaux protagonistes de cette sombre histoire.

Au commencement, il y avait Cecil Rhodes, le premier ministre de la colonie du Cap qui, nous rappellent les auteurs, était « en réalité un opportuniste s’accaparant des terres », dont la fortune a été assurée à parts égales « en réprimant brutalement les habitants locaux et en veillant aux intérêts miniers de la maison des Rothschild ». Apparemment, Rhodes parlait depuis longtemps de créer une « société comme celle des Jésuites » au service des ambitions mondiales de l’Empire britannique. En février 1891, il est passé aux actes en s’adjoignant les services de ses proches associés William Stead, un journaliste bien connu, et Lord Esher, un proche conseiller de la monarchie britannique.

Deux autres personnes se sont jointes peu après au cercle restreint du groupe clandestin : Lord Nathaniel (Natty) Rothschild, de la fameuse dynastie de banquiers britanniques et européens, et Alfred Milner, un érudit administrateur colonial brillant qui deviendra rapidement l’infatigable génie organisateur et maître des cérémonies du groupe.

À ces quatre personnalités centrales se sont joints par la suite Lord Northcliffe, le propriétaire du « Times », qui épaulera Stead dans sa propagande visant à préparer le public britannique à une guerre contre l’Allemagne, Arthur Balfour et Herbert Asquith, deux futurs premiers ministres britanniques qui joueront de leur influence parlementaire, Lord Salisbury et Lord Rosebery, qui apporteront un lot additionnel de connections politiques, et Lord Edward Grey qui aura l’honneur, en sa capacité de ministre britannique des Affaires étrangères en 1914, d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil de la paix européenne. Le prince Édouard (qui deviendra peu après le roi Édouard VII) était aussi un ajout important qui, malgré son image de séducteur, était en fait un acteur politique astucieux, dont les fréquentes incursions sociales à l’échelle internationale constituaient une couverture idéale pour contribuer à forger, souvent secrètement, des alliances militaires et politiques entre la Russie, la France, la Grande-Bretagne et la Belgique.

Cette garde prétorienne a ensuite étendu ses tentacules à toutes les sphères de la hiérarchie du pouvoir britannique (puis du monde) en recrutant activement dans son « Association of Helpers » toute une myriade de bureaucrates, banquiers, officiers militaires, universitaires, journalistes et hauts fonctionnaires plus bas dans l’échelle, dont bon nombre, il s’est avéré, provenaient des collèges Balliol et All Souls, à Oxford.

Enfin, le légendaire Churchill, gonflé à bloc par sa propre grandiloquence bien lubrifiée avec l’argent des Rothschild, allait finir par occuper la place sacrée qui lui revenait parmi les avides de guerre élus secrètement.

Premières aventures

La première incursion de cette cabale élitiste a eu lieu en Afrique du Sud, avec la fomentation délibérée de la (2e) guerre des Boers (1899-1902). On avait découvert de l’or dans la région du Transvaal en 1886 et les impérialistes britanniques étaient déterminés à s’en emparer. Après un certain nombre de machinations ratées de Rhodes visant à faire tomber les Boers, l’élite secrète a obtenu un as dans son jeu quand Alfred Milner a été nommé haut commissaire de l’Afrique du Sud. Milner a aussitôt saisi le moment, sans passer Go, pour déclencher la guerre, imposer sa tristement célèbre politique de la terre brûlée et exiger une reddition sans condition, faisant ainsi valoir la philosophie martiale générale qui prévaudra plus tard contre l’Allemagne.

Après la défaite des Boers, Milner et ses acolytes (Rhodes est mort pendant les « négociations de paix ») ont rapidement investi les principaux organes de la gouvernance impériale britannique, dont les bureaux responsables des affaires étrangères, des colonies et de la guerre. Arthur Balfour est allé encore plus loin en créant, en 1902, le « Comité pour la défense impériale ». Ce dernier a joué un rôle considérable en court-circuitant presque entièrement le cabinet britannique dans les années, les mois et les jours précédant août 1914. Balfour était en fait l’un des deux seuls membres permanents de cette institution impériale d’importance majeure, l’autre étant Lord Fredrick Roberts, commandant en chef des forces armées et ami proche de Milner. C’est ce même Roberts qui, plus tard, nommera à leurs postes respectifs pendant la Première Guerre mondiale deux suivistes incompétents, Sir John French et Douglas Haig, qui mèneront des combats conduisant au massacre de centaines de milliers de soldats alliés.

L’année 1902 marquait aussi par l’établissement du traité anglo-japonais. La Grande-Bretagne craignait depuis longtemps que son empire en Extrême-Orient passe aux mains de la Russie et cherchait à amener le Japon à faire contrepoids. L’alliance a porté fruit lors du conflit russo-japonais de 1904-1905, au cours duquel la Russie a subi une défaite décisive. Sans jamais perdre de vue l’objectif à long terme (une guerre contre l’Allemagne), Milner et ses acolytes ont changé d’appât adroitement en courtisant aussitôt le czar Nicolas II, ce qui a abouti à la signature de la Convention anglo-russe de 1907. À la même période (1904), la Grande-Bretagne, avec l’aide cruciale d’Édouard VII, a mis fin à près de mille ans d’inimité avec la France en signant l’Entente cordiale avec son ancien rival.

À la même période (1905), un accord plus ou moins secret a été conclu avec le roi Léopold II, qui autorisait la Belgique à annexer l’État indépendant du Congo. Il s’agissait, à toutes fins utiles, d’une alliance entre la Grande-Bretagne et la Belgique qui, dans la décennie qui a suivi, s’est continuellement approfondie avec la conclusion de nombreux accords militaires bilatéraux (secrets pour la plupart, donc soustraits au regard du Parlement britannique) et de « protocoles d’entente », qui mettaient sans équivoque l’accent sur le fait que la Belgique formerait une sorte de partie « neutre » dans le conflit à venir avec l’Allemagne.

L’alliance principale était dorénavant chose faite entre la Grande-Bretagne, la Russie, la France et la Belgique. Il ne restait plus qu’à obtenir la fidélité et l’obéissance des colonies britanniques. Pour y parvenir, Milner a organisé la conférence de presse impériale de 1909, qui réunissait une soixantaine de propriétaires de journaux, journalistes et rédacteurs provenant de l’ensemble de l’Empire, qui ont côtoyé 600 autres journalistes, politiciens et militaires britanniques dans une grande orgie de propagande guerrière. Le message martial a été ensuite dûment transmis aux multitudes coloniales inconscientes. Le succès de la conférence était particulièrement visible au Canada où, malgré les divisions extrêmes sur la question, plus de 640 000 soldats canadiens ont été envoyés dans les champs de la mort au nom d’une poignée d’impérialistes britanniques.

La « crise » marocaine Docherty et Macgregor nous rappellent que l’historienne de renom Barbara Tuchman, dans son livre « Août 14 » (« The Guns of August ») qui a reçu le prix Pulitzer, « a précisé très clairement que la Grande-Bretagne était résolue à faire la guerre en 1911 et même avant. » En effet, les préparatifs de guerre étaient en cours depuis au moins 1906.

N’empêche que 1911 marque un tournant, lorsque l’élite secrète a tenté une première fois de déclencher une guerre contre l’Allemagne. Le prétexte était le Maroc. La Grande-Bretagne n’avait pas d’intérêts coloniaux directs au Maroc, mais la France et l’Allemagne en avaient. C’est alors que la cabale de Londres, avec Edward Grey au poste de ministre des Affaires étrangères, a mis dans le secret des dieux un ministre français clé, Théophile Declasse, ce qui lui a permis de monter ce qui était essentiellement une opération sous fausse bannière à Fez. La France a alors réagi en imposant une armée d’occupation. L’Allemagne s’est contentée de n’envoyer qu’une petite canonnière à Agadir, sauf que l’ensemble de la presse britannique, qui représentait les intérêts de « l’État profond » de la Grande-Bretagne, est tombé dans l’hystérie en condamnant les « menaces allemandes contre les voies maritimes britanniques », etc. Cette étincelle de guerre s’est éteinte à la dernière heure lorsque le premier ministre socialiste de la France (récemment élu), Joseph Caillaux, a entamé des pourparlers de paix avec le Kaiser. La guerre contre l’Allemagne devait donc être reportée.

Dans l’intervalle, la Grande-Bretagne, sous la direction de ses mandarins de l’ombre (presque toujours sans examen ou approbation du Parlement), poursuivait ses préparatifs de guerre. Par exemple, c’est à cette fin que Churchill, qui avait été nommé premier lord de l’Amirauté britannique en 1911, a redéployé sa flotte atlantique de Gibraltar à la mer du Nord et sa flotte méditerranéenne à Gibraltar. La flotte française a été redéployée simultanément de l’Atlantique à la Méditerranée pour couvrir le retrait de la flotte britannique. Ces manœuvres visaient stratégiquement la flotte allemande en mer du Nord. Les pions se mettaient en place sur l’échiquier.

Plaque désignant une banque comme membre (Source : Wikimedia Commons)

En France, le premier ministre de gauche et partisan de la paix Caillaux a été remplacé en 1913 par l’un des « assistants » des élites britanniques, en la personne de Raymond Poincaré, un germanophobe enragé d’extrême-droite. Poincaré a eu tôt fait de remplacer l’ambassadeur de France en Russie George Louis, qui ne prônait pas la guerre, par le revanchiste Declasse. Pendant ce temps aux États-Unis, la cabale secrète poursuivait ses manigances, surtout par l’intermédiaire de la Pilgrims Society et des maisons Morgan et Rockefeller, afin d’assurer l’élection d’un démocrate inconnu mais malléable, Woodrow Wilson, contre le président Taft, qui était partisan d’une banque centrale sous contrôle public. L’« État profond » anglo-américain a ainsi pu créer la Réserve fédérale américaine, une banque centrale privée qui s’est consacrée dès le départ au financement de la guerre contre l’Allemagne.

L’éperon balkan

Selon Docherty et Macgregor, le conte d’une simplicité trompeuse répété ad nauseam sur les circonstances entourant l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1914, serait aussi douteux que la version officielle de l’assassinat de JFK deux générations plus tard. En effet, les similitudes structurelles entre les deux – de l’absence flagrante de sécurité à la preuve manifeste de complicité de l’État (dans le cas qui nous intéresse, à partir de la Serbie, mais menant directement à Londres) – sont remarquables. L’assassinat a bel et bien causé un effet domino, sauf que les événements qui ont suivi n’étaient pas dus aux bas instincts des gens et à des forces inéluctables hors de tout contrôle humain, mais plutôt aux manigances conspiratrices d’esprits calculateurs.

Ainsi, tout de suite après l’assassinat, l’Autriche-Hongrie a bénéficié d’un soutien international généralisé, car elle était largement perçue comme la partie lésée. Mais les suspects habituels, après avoir aidé à mettre en scène le meurtre, ont réussi à renverser la vapeur de la propagande en défaveur de l’Autriche et de l’Allemagne en recourant à une ruse ingénieuse. Après avoir obtenu secrètement le contenu de la « note », qui énonçait les demandes de l’Autriche (raisonnables dans les circonstances) à l’endroit de la Serbie, la cabale secrète est arrivée à participer directement à la rédaction de la « réplique serbe ». La « réplique » devait bien sûr être inacceptable pour l’Autriche. Au même moment, le président français Poincaré s’est précipité à Moscou pour rassurer le czar et ses généraux que si l’Allemagne allait assumer ses responsabilités conformément à son alliance avec l’Autriche, la France soutiendrait la Russie dans le déclenchement d’une guerre généralisée en Europe. La France savait évidemment que l’Angleterre, ou plutôt sa clique impérialiste élitiste, souhaitait tout autant la guerre. C’est d’ailleurs à ce moment opportun que Grey et Churchill se sont ligués pour acheter la Anglo-Persian Oil Company, assurant ainsi les approvisionnements pétroliers nécessaires à la marine britannique.

Pendant tout ce temps, le kaiser Guillaume et le chancelier Bethmann étaient les seuls hommes d’État qui aspiraient sincèrement à la paix. Leur diffamation subséquente par des hordes d’historiens pas très propres ont retenti dans les mêmes tons orwelliens que la diabolisation en cours par l’establishment des pays et des particuliers qui résistent à l’empire américain.

Grey gagne son pari

Après avoir attisé les flammes du feu allumé dans les Balkans de façon à ce qu’il embrase toute l’Europe, le ministre des Affaires étrangères britannique Grey et le premier ministre Asquith se sont employés à porter tous les sales coups possibles sur le plan diplomatique pour saboter toute possibilité de paix et rendre la guerre inévitable.

Par exemple, le 9 juillet, l’ambassadeur allemand à Londres, le prince Lichnowsky, a été rassuré à maintes reprises par Grey que la Grande-Bretagne n’était engagée dans aucune négociation secrète qui mènerait à la guerre. C’était évidemment un mensonge éhonté. Le 10 juillet, Grey a fait croire au Parlement que la Grande-Bretagne n’avait pas la moindre crainte que les événements de Sarajevo conduiraient à une guerre continentale. Au même moment, le premier ministre autrichien Berchtold était trompé de la même manière par les trois gouvernements de l’Entente, qui prétendaient que leur réaction à la « note » n’irait pas plus loin qu’une protestation diplomatique. Sauf que pendant la troisième semaine de juillet, ces mêmes gouvernements ont fait volte-face en disant qu’ils rejetaient entièrement la réponse de l’Autriche.

Le 20 juillet, comme il a été rapporté, le premier ministre français Poincaré s’est rendu à Saint-Pétersbourg pour réaffirmer les accords militaires respectifs de la France et de la Russie. Le 25 juillet, Lichnowsky s’est présenté sans être annoncé au ministère des Affaires étrangères britanniques pour relayer l’appel désespéré du gouvernement allemand implorant Grey d’user de son influence pour stopper la mobilisation russe. Ce qui est incroyable, c’est que personne n’était disposé à le recevoir. De toute façon, la Russie avait secrètement commencé à mobiliser ses forces armées le 23 juillet, pendant que Churchill faisait de même le 26 juillet avec la flotte britannique à Spithead.

Bien entendu, rien de ce qui précède ne s’est fait dans le cadre d’un processus démocratique. Pour reprendre les propos de Docherty et Macgregor :

« Pour ce qui était de la population [britannique], rien de fâcheux ne se passait. C’était juste un autre week-end d’été. »

Le 28 juillet, l’Autriche a déclaré la guerre à la Serbie, même si elle n’était pas en mesure de l’envahir avant une quinzaine de jours. Pendant ce temps, le ministère des Affaires étrangères britannique commençait à faire circuler des rumeurs voulant que les préparatifs de guerre de l’Allemagne étaient plus avancés que ceux de la France et de la Russie, alors qu’en réalité, c’était exactement le contraire. Les choses se précipitaient dangereusement hors du contrôle de Guillaume.

Le 29, Lichnowsky a de nouveau imploré Grey d’empêcher la mobilisation russe à la frontière de l’Allemagne. Grey a répondu qu’il allait écrire quatre dépêches à Berlin qui, à la lumière des analyses d’après-guerre, n’ont jamais été transmises. Les dépêches ne faisaient partie que d’une mascarade pour faire croire que la Grande-Bretagne (et surtout lui, Grey) faisait tout en son pouvoir pour éviter la guerre. C’est aussi le 29 en soirée que Grey, Asquith, Churchill et Richard Haldane se sont réunis pour discuter de ce qu’Asquith appelait « la prochaine guerre ». Docherty et Macgregor soulignent de nouveau que ces quatre hommes étaient pratiquement les seuls en Grande-Bretagne au courant de la calamité qui s’annonçait, à l’insu des autres membres du Cabinet, des députés du Parlement et des citoyens britanniques. Ils en étaient en fait les architectes.

Le 30, le Kaiser a transmis au czar Nicolas un appel vibrant à une négociation de la prévention des hostilités. Touché par ce plaidoyer, Nicolas a dépêché à Berlin son émissaire personnel, le général Tatishchev, pour négocier la paix. Malheureusement, Tatishchev ne s’est jamais rendu à Berlin, car il a été arrêté et emprisonné cette nuit-là par le ministre des Affaires étrangères russe Sazonov qui, comme les auteurs l’expliquent de façon convaincante, constituait depuis longtemps un atout dans le jeu de la cabale de Londres. Sous la pression constante des hauts gradés de son armée, Nicolas a fini par céder et a ordonné la mobilisation générale dans l’après-midi du 30 juillet.

L’annonce officielle de la mobilisation russe a sonné le glas à toute possibilité de paix. Se rendant compte qu’elle avait été bernée et qu’elle allait être attaquée sur deux fronts, soit à l’ouest par la France et à l’est par la Russie, l’Allemagne a ordonné la mobilisation générale à son tour le 1er août. C’était la dernière puissance occidentale à le faire, ce qui en dit long. Mais l’Allemagne a commis alors une erreur tactique cruciale après l’annonce de la mobilisation générale, en prononçant une déclaration de guerre officielle et tenue par l’honneur contre la France. Ce faisant, elle sautait à deux pieds dans le piège tendu par Grey et cie, qui n’avaient cessé de manigancer pour que la guerre se déclenche sans être perçus comme en étant les instigateurs officiels.

Mais il restait une dernière carte dans le jeu de Grey, qu’il devait jouer pour amener un cabinet et une Chambre des communes pas très portés à la guerre d’abandonner leur bon sens et de foncer tête première dans une guerre totale paneuropéenne. Tout comme le mythe des « armes de destruction massive » a servi de prétexte à l’agression impérialiste étasunienne, le mythe de la pauvre et inoffensive « Belgique neutre » a servi de porte-étendard aux visées de l’impérialisme britannique.

Le discours qui a scellé le sort de millions de gens

Le 2 août 1914, le premier ministre Asquith a convoqué une réunion du cabinet spéciale pour discuter de la crise (montée de toutes pièces). Bien que les membres du cabinet étaient peu enclins à approuver la participation britannique à une guerre continentale, ils ont tôt fait de subir des pressions et d’obtenir des révélations à propos d’un « ensemble complexe d’obligations [militaires et politiques] qu’on leur avait déjà garanti comme n’étant pas des obligations, [et] qui s’étaient tissées autour d’eux pendant qu’ils dormaient ». Fait crucial, Grey s’est gardé de leur dire que l’ambassadeur allemand Lichnowsky avait, la veille même (1er août), proposé de garantir la neutralité belge. D’ailleurs, la supercherie de Grey n’aurait jamais été connue si le chancelier Bethmann n’avait pas fait état de la proposition au Reichstag le 4 août.

Une fois le cabinet suffisamment confondu, trompé et dupé (Asquith avait déjà donné des ordres de mobilisation à l’armée et à la marine sans que le cabinet ne l’approuve ou ne le sache), il ne restait plus qu’à berner le Parlement. Ainsi, le 3 août, Sir Edward Grey a pris la parole pour entamer ce qui allait être un panégyrique épique sur les folies de la paix et les vertus de la guerre. L’auditoire n’était pas particulièrement réceptif là non plus, mais le sermon a réussi à gagner en force.

En commençant par dire que la paix en Europe « ne peut être préservée », Grey s’est lancé dans une litanie incroyable de mensonges et de déformation des faits à propos des accords militaires complexes en vigueur depuis longtemps entre l’Angleterre, la France, la Russie et la Belgique. Grey niait leur existence. Qu’en était-il de l’écheveau complexe des accords diplomatiques? Il n’y avait pas d’accords, pareils enchevêtrements n’existaient pas. Le Parlement était « libre » de voter en pleine conscience, d’exercer son mandat démocratique, tant qu’il ne vote pas en faveur de la paix bien sûr.

Tout ce qui précède n’était que le préambule de la pièce maîtresse du discours de Grey : la neutralité de la Belgique. Cette imposture flagrante n’a été surpassée en duplicité que par l’omission volontaire de Grey de parler au cabinet, puis au Parlement, de la garantie offerte par l’Allemagne concernant le point litigieux qu’était la neutralité de la Belgique. Grey a préféré montrer, pour faire plus d’effet, un télégramme émouvant du roi de Belgique implorant de l’aide au roi Georges. Il ne pouvait y avoir de moment mieux choisi pour qui l’aurait rédigé délibérément pour l’occasion, ce qui était d’ailleurs le cas. Les appels en faveur de la guerre des chefs des partis d’opposition qui ont suivi ce sermon étaient eux aussi prévus. Churchill les avait tous sondés et ralliés à la cause avant la session du jour. Seul Ramsay MacDonald, le chef du Parti travailliste, a nagé à contre-courant de la vague bien orchestrée « d’inévitabilité » qui revenait constamment dans la péroraison martiale de Grey.

La session du jour s’est terminée sans débat. Asquith ne l’avait pas permis, bien que le président de la Chambre l’ait pressé d’autoriser la reprise les travaux en soirée. Entre-temps, Grey a scellé le sort, c.-à-d. la guerre, en lançant un ultimatum à l’Allemagne, la sommant de ne pas envahir la Belgique, tout en sachant que l’invasion avait déjà commencé. Pour reprendre les mots de Docherty et MacGregor, c’était un « coup de maître ». La guerre était dorénavant inévitable. La session du Parlement tenue en soirée a eu beau faire l’objet d’un débat vigoureux et substantiel qui a démoli en grande partie la position de Grey, les jeux étaient faits. Au moment opportun, Arthur Balfour, « ancien premier ministre conservateur et membre du cercle restreint de l’élite secrète, s’est levé, menaçant. Il en avait assez. » Jetant tout le poids de son autorité de magistrat, il a condamné, ridiculisé et rejeté les arguments contre la guerre, les qualifiant de « lie du débat ». La Chambre des communes ayant ainsi été muselée, la dernière chance de paix en Europe était perdue.

Plus ça change…

Ce qui frappe encore et encore en lisant « Histoire cachée », c’est le son de la vérité qui retentit de chaque page, de chaque révélation. Apprendre qu’un groupe si restreint de membres d’une élite, faisant fi de tout contrôle démocratique, puisse sceller le sort – et la mort – de millions de personnes, a de quoi nous révolter. C’est vrai, mais cela ne nous surprend pas, parce que le même phénomène est en train de se produire sous nos propres yeux. En effet, l’état actuel de la « guerre permanente » est ni plus ni moins la condition inconsciente de la modernité même.

Docherty et Macgregor apportent une belle contribution ici. Ils vont beaucoup plus loin que ceux que David Irving a si justement qualifiés « d’historiens de cour », en parlant des historiens prostitués de l’élite et de l’establishment qui reprennent le consensus établi. Docherty et Macgregor nous donnent un aperçu de ce que signifie vraiment écrire l’histoire. S’il y a une leçon – ou plutôt une contre-leçon – à tirer de cet ouvrage, c’est que nous serons condamnés à répéter l’histoire aussi longtemps que nous écouterons ceux qui se consacrent à l’obscurcir et à la fausser, autrement dit, ceux qui nous mentent.

Hidden History: The Secret Origins of the First World War, publié le 17 juillet 2017

Pour vous procurer le livre :

http://editionsnouvelleterre.com/boutique/home/32-l-histoire-occultee-les-origines-secretes-de-la-premiere-guerre-mondiale-9782918470236.html

Le 22 mai 2014

CAUSERIE

Maison de Saxe-Cobourg-Gotha

Déjà en 1714 en vertu de l'Acte d'établissement de 1701 interdisant le trône aux catholiques, c'est un prince allemand, l'Électeur de Hanovre Georges-Louis qui avait succédé à la reine Anne qui elle appartenait à la Maison Stuart. Son arrière-petit-fils, Guillaume IV, n'ayant pas eu de postérité survivante et les femmes pouvant régner sur les îles Britanniques, c'est sa nièce Victoria qui lui succède en 1837. En revanche, la loi salique s'appliquant au Hanovre, c'est le frère du roi défunt Ernest-Auguste Ier de Hanovre qui monte sur le trône Hanovrien.

La reine Victoria épousant un cousin allemand, le prince Albert, fils du duc Ernest Ier de Saxe-Cobourg-Gotha, en février 1840, la famille royale anglaise restait une famille d'origine allemande cousinant avec l'Europe entière de la Russie à l'Espagne les monarchies de l'Empire allemand.

La Première Guerre mondiale allait changer les relations familiales des monarques anglais : en 1917, face à une opinion publique de plus en plus germanophobe, le roi Georges V du Royaume-Uni préféra changer le nom de sa dynastie et interdire le trône à tout membre de sa famille qui avait choisi le camp de l'Allemagne. Ainsi, alors que les Saxe-Cobourg-Gotha devenaient Windsor, les cousins Battenberg devinrent-ils Mountbatten quand le duc de Charles-Édouard de Saxe-Cobourg-Gotha resta Allemand. actus.blog.mongenie.com

Partis de Hanovre, les riches banquiers juifs ont essaimé à travers toute l'Europe, rendus maître des Pays-Bas ils ont créé la première banque centrale (privée) du monde, ils ont renouvelé leur exploit un peu plus tard en Grande-Bretagne, pour finir par un coup de génie en créant la Fed aux Etats-Unis un siècle plus tard. L'axe Washington-Londres-Berlin ne tient donc pas vraiment du hasard, pas étonnant non plus si les Pays-Bas peuvent revendiquer le parti d'extrême droite le plus puissant ou si c'est en Allemagne qu'un certain Hitler a pu sévir, et si les mêmes banquiers à Londres et Washington ont financé le régime nazi, ils avaient des origines communes.

On pourrait ajouter que ce n'est pas un hasard non plus si la première fois (en 1918) c'est la couronne britannique qui avait promis la Palestine aux banquiers sionistes, et si c'est l'Allemagne de Hitler financé par les Américains (notamment) qui leur a permis de concrétiser leur rêve d'un "Etat juif" trente ans plus tard. Tout se tient, l'ordre des choses est respecté. Un rappel d'un internaute.

- Son fils le prince Harry il n'y a pas si longtemps était photographié en uniforme nazi. http://news.bbc.co.uk/2/hi/4170083.stm

Le 31 juillet 2014

CAUSERIE

Parole d'internaute

A qui profite le crime, qui l'a commandité ?

1- "Jaurès proposait une grève générale dans les usines Schneider Renault Krupp soit les principaux marchands d'armes européens. Le Comité des forges contrôlait par le fric (gérants de la banque de France) les médias, dont les principaux avaient la propagande belliciste, et les politiques qui lui devaient leur carrière et leur siège de députés. C'était donc une fausse république qui a programmé une guerre de classe (En 1906 Clémenceau a redonné un jour de repos /semaine , i.e. les salariés bossaient 7j/7 depuis 1880 soit des conditions de goulag ) pour mater le prolétariat et le rançonner car c'est le contribuable qui a payé les armes que l'Etat achetait à Schneider De Wendel Renault , permettant ainsi au comité des forges des profits considérables.

Ces gentlemen ont remis le couvert en programmant la 2e Guerre mondiale et en armant Hitler qui n'avait pas de matières premières. Thyssen a fait l'homme politique Hitler, fabriqué sa notoriété et l'ensemble de la grande industrie internationale et des banques ont participé à la fête. Hitler les a soigneusement disculpé en les dénonçant dans ses discours mais c'était bien eux qui étaient derrière le réarmement allemand."

2- "Je ne sais pas si Jaurès a écrit sur le minerai de fer, talon d'Achille des Allemands puisque l'ensemble des gisements étaient en Alsace Lorraine à portée de canons francais. C'était l'autre façon de gagner la guerre rapidement, bombarder et détruire la possibilité de produire des obus. Sachant que les Français bénéficiaient du fer anglais.

A noter que la presse allemande s'est étonnée de ce que les Francais n'aient pas penser à cela, ni à détruire le bassin de Briey , plus gros gisement de fer fournissant 90% de la production francaise. En 1913 De Wendel a vendu 4 millions de tonnes de fer aux allemands. En pleine période d'armement intensif !

On peut vérifier ces affirmations sur gallica, dans la bataille des frontières de Fernand Engerand."

La presse allemande était vendue, comme aujourd'hui la presse en générale dans tous les pays.

De Wendel, tout comme les banquiers et les autres industriels ont fourni les deux camps en capitaux et matériels, ils ont tiré profit de la guerre des deux côtés. Et cela également lors de la Seconde Guerre mondiale ce qu'ignore 99% de la population malheureusement.

Le 3 avril 2018

CAUSERIE

Durant la Première Guerre mondiale, le nombre d’ouvriers dans l’industrie de l’armement passe de 50 000 en 1914 à 1 700 000 en 1918.

Je rajoute ce 15 novembre 2018 : Et qui finança cette économie de guerre ? Pas l'Etat, il n'en avait pas les moyens ? Qui alors ? Les banquiers anglo-saxons et associés.

Le 14 juin 2018

CAUSERIE ET INFOS

Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, l’auteur du livre de référence Propaganda et l’un des inventeurs du marketing, Edward Bernays (1891-1995) en fut l’un des principaux théoriciens. Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de “fabrique du consentement” des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et transformer ainsi le citoyen en consommateur. En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle. Ce documentaire riche en archives retrace, à la lumière d’une analyse critique – dont celle du célèbre linguiste Noam Chomsky –, le parcours de celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l’artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954. Les-Crises.fr 9 juin 2018

Je rajoute ce 15 novembre 2018 : Après on nous raconte que la propagande officielle ne sert à rien... Que valent ceux qui parmi nous débitent ce genre de contrevérités ?

Le 27 juillet 2016

CAUSERIE

14-18 : “On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels” de Investig'Action https://vimeo.com/99236165

En cette année anniversaire, les médias racontent « comment » a eu lieu la Première Guerre mondiale (dix millions de morts), mais jamais pourquoi.

« Morts pour la patrie », proclament tous nos monuments officiels. Mensonge ! 14-18, c’était déjà une guerre du fric. Non seulement chez les « méchants » (Allemagne, Autriche), mais aussi chez les « gentils (France, Angleterre, Belgique…), le véritable enjeu était : quelle puissance dominera le monde et contrôlera ses richesses ?

C’était aussi une guerre des classes dominantes contre les pauvres, contre leurs propres travailleurs exterminés froidement. (...)

On aura retenu le choix délibéré des dirigeants de la classe dominante des deux belligérants officiels d'opter pour la guerre en présence d'une crise économique impossible à réduire autrement et qui menaçait l'existence du système capitaliste, leur pouvoir, leurs privilèges tandis que la classe ouvrière s'impatientait ou frappait à la porte du pouvoir. On relèvera également l'entente entre les industriels et les militaires des deux camps pour faire durer la guerre qui leur rapportait de gigantesques profits, et ne pas bombarder leurs quartiers généraux, seuls les ouvriers et les paysans envoyés à la boucherie devant périr lors cette guerre.

Si une partie importante de cette vidéo est consacrée au rôle du colonialisme dans la montée en puissance de l'impérialisme et le rôle qu'il joua dans le déclenchement de cette guerre inter-impérialistes, on peut regretter que bien qu'il soit fait mention de la trahison des socialistes ou sections de l'Internationale ouvrière ou IIe Internationale en Europe, le lien entre les deux facteurs ne soit pas établi, ce qui ne permettra pas aux spectateurs de comprendre pourquoi les dirigeants de la IIe Internationale avaient abandonné l'internationalisme au profit du nationalisme, ce qui pourrait les induire en erreur ou les amener à penser que ce revirement en apparence soudain aurait été dû à la personnalité de leurs dirigeants, qui auraient pu se laisser corrompre suite aux succès électoraux de leurs partis, autrement dit, il aurait suffi par la suite qu'ils changent de dirigeants pour que ces partis adoptent à nouveau l'internationalisme prolétarien.

Illusion fatale et criminelle qui sera minutieusement entretenue pratiquement pendant un siècle par les représentants de la classe dominante et l'ensemble des dirigeants du mouvement ouvrier à l'exception des communistes jusqu'au décès de Lénine en 1924, ainsi que Trotsky et quelques dirigeants de l'Opposition de gauche, en aucun cas ceux qui plus tard s'en réclameront les héritiers, alors que la cause de ce revirement était à rechercher à l'intérieur de ces partis, dans leur composition petite-bourgeoise, mais aussi dans les syndicats qu'ils contrôlaient, qui ne regroupaient essentiellement que les couches supérieures de la classe ouvrière déjà corrompues par le capitalisme ou sur laquelle son idéologie exerçait une influence croissante au fur et à mesure que leur mode de vie s'améliorait (et que la guerre approchait) et se distinguait de celui du reste du prolétariat, grâce aux gigantesques profits réalisés par la surexploitation des colonies, Lénine ayant défini l'aristocratie ouvrière comme le pendant de l'aristocratie financière, leur combinaison constituant un des éléments majeurs déterminant la nature de l'impérialisme stade suprême du capitalisme.

Et comme quoi ce processus de dégénérescence des partis de la IIe Internationale et des syndicats était irréversible, ils récidiveront lors de la Seconde Guerre mondiale, puis soutiendront les guerres coloniales de l'impérialisme français contre l'Algérie, le Vietnam, sans oublier l'Irak et la Syrie notamment de nos jours.

Je rajoute ce 15 novembre 2018 : Il m'est revenu à l'esprit qu'en 1916 l'état major allemand avait demandé aux Britanniques de mettre fin à la guerre, mais ils s'y opposèrent...

- La falsification de l’histoire: un moyen de maintenir le pouvoir impérial Par Wolfgang Effenberger — 10 septembre 2017

L'auteur nous raconte comment la Première Guerre mondiale a été minutieusement préparée des années à l'avance dans les chancelleries, les amirautés... et par les banquiers, documents ou preuves à l'appui. - LVOG.

En 1979, David L. Hoggan écrivit dans son ouvrage intitulé «Le siècle aveugle»: «Les électeurs américains frustrés, ne pouvaient pas désamorcer le système corrompu des nominations par les réunions des partis – dictant à volonté le choix des candidats aux présidentielles en les entourant ensuite avec un grand brouhaha insensé […] – pour ces électeurs américains, l’année 1916 était à nouveau une élection présidentielle typique […] entre les deux candidats, faisant semblant de se combattre, mais qui étaient en réalité de connivence avec J.P. Morgan et J.D. Rockefeller. Ces deux derniers avaient décidé longtemps avant la campagne électorale officielle […] que l’entrée en guerre officielle des Etats-Unis était une nécessité absolue afin d’assurer les profits de Morgan et Rockefeller suite aux emprunts obligataires accordés aux alliés.»(9)

(9) - Hoggan, David L. Das blinde Jahrhundert. Tübingen 1979, p. 454

- Une brève histoire de la propagande - Par Corinne Autey-Roussel — 11 septembre 2017

Ces mots du chef de file historique des pionniers de la propagande occidentale définissent également la publicité, et pour cause : la seule différence entre les deux est que la publicité s’affiche en tant que telle, alors que la propagande se fait passer pour la vérité.Que ce soit pour vendre un produit, une nouvelle loi, un candidat à la présidence, un coup d’État ou une guerre, la propagande (propagande, publicité, relations publiques, communication, gestion de la perception : cinq dénominations pour une seule et même industrie) est devenue le premier moyen de communication entre les décideurs (politiciens, multinationales, banques, etc) et le reste de la population.

USA : les pionniers de la propagande en tant que discipline « scientifique » (...)

Pour les gouvernements et au premier chef celui du principal pays capitaliste, les États-Unis, il va s’agir d’harmoniser ces voix et d’étouffer celles qui pourraient les mettre en danger, par exemple celles du Parti communiste, de la gauche populiste ou encore des anarchistes. Pour leur part, les entreprises privées, qui ont découvert depuis les débuts de la presse écrite à quel point la publicité augmente leurs profits, souhaitent les contrôler. Ce qui amènera les uns et les autres, au début du XXe siècle, à recruter des journalistes d’opinion dans le cadre d’une nouvelle discipline, les relations publiques/communication d’entreprise/publicité – autrement dit, la propagande.

« Les origines des relations publiques étaient une réponse à la montée d’une classe ouvrière remuante à la fin du XIXe siècle » — Anne Bernays, romancière et fille d’Edward Bernays.

Bien entendu, ces pionniers de la manipulation de masse ne feront que structurer, codifier et développer quelque chose qui existe déjà, mais ce faisant, ils donneront forme à un secteur indispensable au maintien de l’économie capitaliste. Sans les constantes incitations à la consommation de sa publicité et le soutien quotidien de sa propagande politique, sociale et sociétale, il est en effet probable que l’économie de marché s’effondrerait en quelques semaines.

Ivy Lee, un propagandiste de premier plan crédité de l’invention du communiqué de presse, conseille Rockefeller et à partir de 1929, la corporation de l’Allemagne nazie IG Farben. Il a pour concurrent majeur Edward Bernays, le « père » du business moderne de la communication.

Le 28 octobre 1906, un train de la Pennsylvania Railroad détaille à Atlantic City, faisant plus de 50 victimes. Confrontée à la perte brutale de sa crédibilité, la compagnie, une cliente de la toute nouvelle firme de relations publiques du journaliste Ivy Lee, lui demande de redorer son image. Jusque là, les compagnies ferroviaires répondaient à ce type d’accidents en minimisant les faits ou en les occultant, en couvrant les responsables et en refusant de répondre à la presse. Lee choisira la stratégie opposée : d’abord, il demandera à la compagnie d’envoyer une déclaration à la presse, puis il invitera des reporters et des photographes à se rendre sur place dans un train spécialement affrété pour eux. Sur les lieux de l’accident, il tiendra des conférences de presse, distribuera des fiches d’information et organisera des rencontres et des interviews avec des ingénieurs experts et des cadres de la compagnie. Le public, la presse et les officiels du gouvernement seront unanimement séduits par la bonne foi apparente, le souci de sécurité et la transparence de la Pennsylvania Railroad. Dans les années suivantes, toutes les compagnies de chemin de fer emboîteront le pas aux méthodes d’Ivy Lee, et d’autres secteurs ne tarderont pas à suivre.

En 1914, La Colorado Fuel and Iron Company, une compagnie minière appartenant au milliardaire John D. Rockefeller Jr, fait tirer à balles réelles sur des mineurs grévistes et incendie leurs habitations dans un incident connu sous le nom de massacre de Ludlow.5 La réaction outrée de l’opinion publique pousse Rockefeller à recruter Ivy Lee. Avec sa stratégie habituelle de franchise et de bonne volonté apparentes, Lee enverra des communiqués de presse factuels à divers officiels et à des journaux, qu’il couplera à des opérations de séduction : il enverra John D. Rockefeller Jr dialoguer et manger avec les mineurs, danser avec leurs épouses et distribuer des piécettes à leurs enfants. Inconscients de la manipulation, les mineurs, la presse et le public sont encore une fois conquis.

Lee invitera ensuite les entreprises, en tout premier lieu Rockefeller, à entretenir une bonne image auprès du public et des médias en finançant des fondations à but ostensiblement philanthropiques et en opérant leurs propres départements de relations publiques.

La communication d’entreprise est née.

En quelques années, John D. Rockefeller Jr passera de l’image d’un requin sans âme – ce qu’il ne s’était pas caché d’être jusque-là – à celle d’un patron paternel et généreux.

En 1929, Ivy Lee devient conseiller en relations publiques de la corporation IG Farben, avec pour mission de désamorcer les critiques contre l’entreprise nazie aux USA. L’affaire finira mal pour Lee : en 1934, le Congrès lui demande de répondre d’accusations d’antisémitisme et de propagande nazie. Le décès de celui que l’écrivain Upton Sinclair appelait « Poison Ivy » depuis l’affaire du massacre de Ludlow interrompra l’enquête. 6

Selon Anne Bernays, Ivy Lee est probablement le vrai « père » des relations publiques. Il était motivé, a-t-elle écrit, par « le caractère divin de la richesse privée et le danger représenté par la foule. » 7

Propagande de guerre, propagande de paix : la Première Guerre mondiale de George Creel

La Première Guerre mondiale a été le creuset de tout l’appareil de communication/propagande moderne. En France, en Grande-Bretagne, les axes de la propagande se rejoignent sur une utilisation parallèle d’affiches encourageant au travail patriotique et au soutien de l’effort de guerre, ainsi que de diabolisations similaires de l’ennemi. Mais aux USA, des paramètres différents amèneront le gouvernement à coordonner une opération de propagande d’envergure inédite. Son grand ordonnateur en sera encore un journaliste, George Creel.

Jusqu’en 1917, la population des USA ne manifeste aucun enthousiasme envers cette guerre qu’elle ne considère pas comme la sienne. De plus, la neutralité rapporte bien assez : l’économie des USA a décollé grâce à la vente de produits alimentaires, de coton et de matériel de guerre aux alliés. Mais les événements finiront par forcer la main du président Woodrow Wilson et le 4 avril 1917, les USA déclarent la guerre à l’Allemagne. Reste à convaincre l’opinion publique, qui reste très majoritairement réticente à envoyer ses hommes sur des fronts étrangers.

Le journaliste d’investigation et politicien George Creel sera chargé de créer et de piloter un appareil de propagande de masse, le Committee on Public Information (CPI, également nommé Comité Creel). 8 Creel utilisera tous les recours possibles de l’époque : dessinateurs, photographes, journalistes, publicitaires, chansonniers, stars du muet, conférenciers et une armada de 75 000 hommes et femmes propagandistes de terrain, les dénommés « Four-minute men », qui sillonneront le pays pour haranguer les foules dans les églises, les cinémas entre deux séances, les réunions de loges maçonniques, les salles syndicales, les synagogues, les cours de catéchisme, jusqu’aux camps de bûcherons et aux réserves indiennes. Creel fera en outre composer des chansons patriotiques et organisera des tournées de conférences de héros de guerre français et britanniques. L’opération, un immense succès, fait basculer la population américaine de l’indifférence à la fièvre militariste en quelques mois.

Les techniques de propagande inventées par le Comité Creel, reprises, développées et perfectionnées au cours des décennies suivantes dans l’ensemble du monde occidental, fonderont le business de la fabrication du consentement qui s’installera dans la vie quotidienne des sociétés occidentales après la guerre. Walter Lippmann, les débuts du concept d’interventionnisme humanitaire et le triomphe de l’élitisme

Journaliste de gauche libérale modérée, Walter Lippmann (1889 – 1974), aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands chroniqueurs politiques au monde, rejoint Woodrow Wilson au cours de sa campagne de réélection de 1916. Malgré son pacifisme, les conseillers de Wilson persuaderont Lipmann de collaborer au Comité Creel et de s’engager dans la cause de la guerre. Dans une version progressiste de gauche du « fardeau de l’homme blanc » de Kipling, il la considérera comme un moyen privilégié d’exporter les valeurs libérales (autrement dit, de « civiliser les sauvages »).

Lippmann encouragera d’autres libéraux modérés à rejoindre ses idées. C’est le début des concepts de « guerre humanitaire » et d’exportation des « valeurs démocratiques » par les bombardements.

En 1917, il participe à The Enquiry, un service secret de renseignements voué à l’expansion du modèle démocratique américain dans le monde. A ce jour, les travaux de The Inquiry continuent d’influencer la politique étrangère des USA. 9

En 1922, Lipmann publie Public Opinion, un livre dans lequel il expose ses idées sur ce qu’il nomme la « fabrique du consentement ». Le peuple étant par nature, selon ses vues, « un troupeau irrationnel sans but » et le citoyen lambda un « intrus ignorant qui se mêle de tout », l’opinion publique doit être encadrée par un petit nombre d’administrateurs, d’experts et de politiciens, en d’autres termes une oligarchie. Cette élite d’experts (qui porterait « le fardeau de l’homme savant » ?) compenserait par son savoir la lacune principale des démocraties : le citoyen trop ignare pour voter de façon éclairée ou faire des choix rationnels.

Même si Lippman, déçu de la tournure des événements, finit par prendre ses distances avec le gouvernement Wilson et par militer contre la Guerre de Corée, son idée d’exportation de « valeurs progressistes et démocratiques » par l’interventionnisme militaire deviendra le socle de la propagande de guerre des USA et de l’OTAN, la « R2P » (« Responsabilité de protéger »).

Walter Lippmann influencera profondément Edward Bernays, « père » du business moderne de la communication.

« La manipulation consciente et intelligente des habitudes organisées et des opinions des masses est un élément important d’une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible constituent un gouvernement invisible qui est le vrai pouvoir régnant de notre pays… Nous sommes gouvernés, nos esprits sont formés, nos goûts dirigés, nos idées suggérées largement par des hommes sont nous n’avons jamais entendu parler. C’est le résultat logique de la façon dont notre société démocratique est organisée. De grands nombres d’êtres humains doivent coopérer de cette façon s’ils veulent vivre ensemble dans une société fonctionnelle harmonieuse… dans presque chaque acte de notre vie quotidienne, que ce soit dans la sphère politique, dans notre conduite sociale ou notre pensée éthique, nous sommes dominés par un nombre relativement réduit de personnes… qui comprennent les processus mentaux et les schémas sociaux des masses. Ce sont également eux qui tiennent les fils qui contrôlent l’esprit public ». – Edward Bernays, Propaganda, 1928. 10

« Quand je suis revenu aux USA, j’ai décidé que, si on pouvait utiliser de la propagande pour la guerre, on pouvait certainement l’utiliser en temps de paix. Et ‘propagande’ était devenu un mot négatif, à cause des Allemands. Alors, ce que j’ai fait a été de tenter de trouver un autre mot. Et j’ai fini par trouver ‘relations publiques’ ». – Edward Bernays, interview. 11

Années 20, la femme libre devient une icône et un stéréotype cinématographique. Une des grandes réussites de la propagande d’Edward Bernays pour l’industrie du tabac à la fin des années 20 : pousser les femmes à fumer au nom de leur émancipation.

Homme de l’ombre quasi inconnu du grand public, Edward Bernays (1891-1995), un neveu de Sigmund Freud, sera baptisé « le père de l’industrie des relations publiques » et influencera les sociétés occidentales dans les mêmes proportions que son illustre oncle. En mercenaire d’un cynisme totalement assumé, il érigera la propagande de masse en discipline scientifique, lancera le tabagisme chez les femmes, inspirera l’ensemble du business de la propagande moderne, et travaillera pour la CIA sur la propagande médiatique d’un coup d’État fomenté par les USA.

Bernays déclarera appliquer les découvertes de son oncle à la manipulation des masses, mais ses méthodes n’offrent qu’un rapport de surface avec la psychanalyse. S’il utilise systématiquement le nom de Freud comme carte de visite et caution scientifique, ses techniques proviennent au premier chef du Comité Creel (dont il avait fait partie), de Walter Lipmann, des recherches de Gustave Le Bon (Psychologie des foules, 1895), de Wilfred Trotter (Instincts of the Herd in Peace and War, 1916), ainsi que du nouveau champ des sciences comportementales (ethnologie, sociologie), auxquelles il ajoute quelques notions freudiennes mal digérées sur la sexualité et l’inconscient. Le cocktail s’avérera hautement toxique.

En 1925, la Beech-Nut Packing Company, une entreprise de salaisons, recrute Bernays pour augmenter ses ventes de bacon. Bernays pense à le mettre sur la table matinale des Américains et sollicite par lettre l’avis de 5000 médecins sur le petit-déjeuner idéal. Ils répondent tous en se déclarant favorables à un petit-déjeuner solide à la place du café matinal accompagné d’une tartine ou d’un bol de porridge avalé jusque-là par les Américains (Bernays n’a bien sûr pas mentionné le porc dans sa lettre aux médecins). Leurs réponses, envoyées à la presse américaine avec une note jointe suggérant le bacon, lanceront le petit-déjeuner dit « traditionnellement américain ». Et c’est ainsi qu’à ce jour, les Américains et à leur suite, les Britanniques mangent de salutaires tranches de porc entrelardées de graisse au petit-déjeuner.

Si ce premier gros coup publicitaire de Bernays installe durablement une habitude alimentaire et accroît exponentiellement les bénéfices de l’industrie du porc, ce n’est pas la plus célèbre de ses campagnes.

C’est avec la suivante qu’il forge son image de père fondateur du business de la propagande/publicité : en 1929, pour le compte de l’American Tobacco Company, il lance la mode du tabac chez les femmes au prétexte d’émancipation féminine. La campagne remporte un succès fracassant et double rapidement les ventes de tabac, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le rapport entre cigarette et sexe établi par Bernays sur les conseils d’un psychanalyste new-yorkais (la cigarette serait un « pénis pour les femmes ») pose le premier jalon d’une connivence entre business de la publicité, psychologie de bazar et revendications de libertarisme sexuel qui conduira l’ensemble de la société occidentale, étape par étape, à la révolution sexuelle des années 60, 12 puis à la consommation « libidinale » actuelle (l’achat pour le simple plaisir d’acheter).

Dans un registre plus sombre, en 1954, recruté par une grande compagnie bananière américaine propriétaire de terres agricoles au Guatemala, la United Fruit Co, Bernays travaillera avec la CIA sur la propagande d’un coup d’État contre le président élu du pays, Jacobo Arbenz, un social-démocrate qui réclamait un peu trop de progrès social pour ses paysans au goût des USA. 13 Les pays d’Amérique centrale où des entreprises nord-américaines possédaient des terres arables achetées à bas prix, cultivaient la canne à sucre ou la banane en profitant d’une main-d’oeuvre indigène bon marché et dictaient la loi avec la complicité achetée de dictateurs locaux ont légué au vocabulaire courant la dénomination « république bananière ». L’intervention des USA au Guatemala se soldera par trente-six ans de guerre civile et plus de 250 000 victimes.

En 1939, pour les corporations unies contre le New Deal de Roosevelt (une initiative trop « socialiste » à leur gré), Bernays travaillera à lier les concepts de capitalisme, de liberté et de démocratie dans l’esprit des Américains, une fusion aujourd’hui si achevée qu’aux États-Unis comme en Europe, les trois mots sont devenus rigoureusement synonymes et interchangeables. Et pourtant, ce n’est que de la propagande…

Notes.

6 ‘Poison Ivy’ Lee and propaganda

http://www.behindthespin.com/features/poison-ivy-lee-and-propaganda

7 Anne Bernays, commentaire sur Amazon.

https://www.amazon.com/gp/customer-reviews/R2KEQJIHSTMSJY/ref=cm_cr_getr_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=0465061796

8 Manipulating Minds: The War Propaganda Machine http://www.authentichistory.com/1914-1920/2-homefront/1-propaganda/ 9 http://www.cfr.org/about/history/cfr/inquiry.html 10 Le livre en libre téléchargement. En anglais.

http://www.historyisaweapon.com/defcon1/bernprop.html

11 Documentaire « The Century of the Self » d’Adam Curtis. Intervention de Bernays dans la première vidéo, à 7:57.

http://www.entelekheia.fr/century-self-le-siecle-du-moi/

12 Si le texte « fondateur » de la révolution sexuelle des années 60, le très faussaire Rapport Kinsey (1948) a été financé à l’origine par la très capitaliste Fondation Rockefeller, ce n’est pas un hasard. A la remorque de Bernays et de l’American Tobacco Company, le monde du business était à l’affût des profits à tirer de la psychologie et de la sexualité, d’où une multiplication de recherches brouillonnes dans les deux domaines. En matière de recherches en sexualité, deux noms se sont imposés, Wilhelm Reich et Alfred Kinsey. L’un était psychotique, l’autre escroc.

13 Tueurs d’espoir : 1954, les fruits amers de la CIA au Guatemala

http://www.entelekheia.fr/tueurs-despoir-fruits-amers-de-cia-guatemala/

Le 7 décembre 2015

CAUSERIE

Fabriquer de faux prétextes de guerres est même une spécialité très américaine, qui, dès 1845, fut mise en pratique contre le Mexique, dans la politique d'expansion territoriale de Washington. Pour ceux qui ne le savent pas, le Nouveau Mexique, la Californie, le Texas et la Floride, en particulier, étaient, à l'origine, des territoires mexicains. D'ailleurs, des villes, comme Los Angeles, San Francisco, San Diego, San Antonio, ont gardé leur nom espagnol d'origine. De fait, le député Abraham Lincoln, [16e Président US, de 1860 à 1865], fit reconnaître, par le Congrès, «le caractère mensonger de ce casus belli».

En fait, toutes les guerres auxquelles les Etats-Unis ont pris part l'ont été sous de faux prétextes, fabriqués pour ce faire. Nous citerons, dans ce contexte, l'explosion, à la fin du XIXe siècle, de l'"USS Maine" et la guerre contre l'Espagne, à Cuba, le torpillage du Lusitania, pour l'entrée, dans la Première Guerre mondiale, (1914-1918), Pearl Harbor, pour la Seconde, (1939-1945), et le golfe du Tonkin, pour l'embrasement du Nord-Vietnam, (1964).

Le 12 novembre 2013

CAUSERIE

Les banquiers sont des gens heureux ! N'hésitez pas à le faire savoir.

- La guerre fait vendre. Ce ne sont pas les marchands d'armes qui le démentiront et encore moins leurs sous-traitants en tous genres. Celle de 1914-1918 fut une grande boucherie racontée en détail par les lettres des rescapés et les écrivains. Elle fut également, pendant quatre années, une opportunité pour la "réclame" qui, en dépit des circonstances, continua, tant que faire se pouvait, à vendre du rêve en jouant sur la fibre patriotique. "Toute la communication était conçue pour soutenir l'effort de guerre, et l'Etat, qui ne connaissait que l'affichage officiel, invitait surtout la population à donner son or...", explique Alain Weill, expert de l'affiche et critique d'art.

A l'occasion des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, les éditions Hoëbeke publient La pub est déclarée ! 1914- 1918, de Didier Daeninckx. Dans ce texte qui raconte la vie d'une dactylo de l'agence Siècle Publicité, toujours à la recherche de slogans qui font vendre, l'écrivain - auteur du Der des ders (Gallimard, 1985), roman adapté ensuite en BD avec Jacques Tardi (Casterman, 1997) - retrace l'épopée de la première guerre mondiale du point de vue de la réclame. Son texte est illustré par de nombreuses publicités de l'époque, qui permettent d'entrevoir ce que furent ces quatre années de guerre à l'arrière.

Unis derrière le drapeau, et dénonçant le boche cause de tous les malheurs, les génies de la réclame ont essayé de vendre tout et n'importe quoi à une population totalement sous-informée.

Au début de la guerre, la réclame est donc très archaïque. Son seul support est la presse écrite, qui constitue alors un véritable pouvoir. Il faut se souvenir qu'au tournant du siècle la presse française comptait plus de 600 quotidiens (dont 90 à Paris entre 1881 et 1914). Elle était la plus lue au monde avec quatre quotidiens (Le Petit Journal, Le Petit Parisien, Le Matin, Le Journal) qui dépassaient chacun le million d'exemplaires.

Dès le commencement des hostilités, la censure sévit : les photographes ont l'interdiction de se rendre sur le front, et toutes les publications doivent présenter le conflit sous un jour optimiste. Quelques journaux choisissent cependant de briser la loi du silence, en privilégiant le reportage. Du coup, leurs récits mettent les réclames en porte-à-faux : difficile, dans ces conditions, de cacher que le conflit fait des millions de morts et de blessés.

Pour continuer de toucher le public et le convaincre de soutenir l'effort de guerre, les publicitaires font alors appel à des illustrateurs de grande qualité comme Francisque Poulbot (1879-1946), Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923) ou Charles Fouqueray (1869-1956). "Avec leur graphisme très personnel, ils mettaient en scène les orphelins et les réfugiés sur fond de désolation, mais ne montraient surtout pas les horreurs de la guerre", souligne Alain Weill. Jules-Abel Faivre (1867-1945) fera date avec ses affiches en faveur des emprunts de la Défense nationale. Dans L'or combat pour la victoire, un coq gaulois sort d'une pièce d'or, tandis que dans On les aura !, en 1916, un soldat, le regard brillant, part à l'assaut.

Au terme de quatre années de guerre, il a fallu du temps à la réclame pour revendre du rêve et aux journaux pour retrouver leur crédibilité. "Après avoir vendu la guerre, il a fallu vendre la paix", relève Didier Daeninckx. Le Monde 17.10 et mis à jour le 11.11.2013

On ne retiendra qu'une chose, c'est que ces saloperies de journaux aient retrouvé leur crédibilité pour que le capitalisme puisse poursuivre à travers le monde son oeuvre progressiste, généreuse, humaniste... Donc pour le reste rien de changer, ils adorent par dessus tout les catastrophes qui s'abattent sur les peuples, les guerres, la boue, le sang, les cadavres, les scènes de désolation et de massacres, bref, ils sont toujours aussi cyniques et aux ordres, comme Le Monde.

Il y a quelques mois j'ai lu quelque part que l'Allemagne avait proposé à la Grande-Bretagne avant le début des hostilités un plan pour éviter la guerre et les Britanniques l'avaient ignoré car cette guerre faisait leur affaire, je vais essayer de remettre la main dessus.

L'interprétation officielle de cette guerre est évidemment falsifiée ou ne correspond pas à la réalité, un ramassis de mensonges, il est donc de notre devoir de rétablir le contexte économique et politique de l'époque, ainsi que les principaux faits qui le démontrent.

Pour présenter les faits comme cela les arrangeait, ils ont eu recours au non-dit essentiellement, ils ont fait disparaître littéralement les événements qui contredisaient leur version dès lors qu'on les mettait en perspective, du coup tous les rapports entre les différents belligérants étaient faussés, il ne leur restait plus qu'à écrire l'histoire à leur façon et à la graver dans le marbre des manuels scolaires notamment. On s'occupera parallèlement du PS ou SFIO.

Troisième partie.

Et pour cause : Les chefs de guerre ce sont eux!

- A Paris, un Forum sur la paix où l'on parle peu de la guerre - AFP 12 novembre 2018

AFP - A mi-chemin entre Davos et la COP21, Emmanuel Macron a voulu réunir chefs d'Etat et société civile à l'occasion du Forum de Paris sur la paix. Une initiative plutôt applaudie, qui assume de laisser sur la touche certains conflits actuels.

LVOG - Le Forum sur la paix initié et financé par l'oligarchie (GAFA) ou le Davos de la guerre contre tous les peuples. Qu'ils applaudissent les chefs de guerre, c'est la moindre des choses, surtout quand ils ne parlent que de la paix.

AFP - Dans la grande halle de la Villette, dans le nord de la capitale française, une centaine d'associations ou d'entreprises présentent jusqu'à mardi des initiatives pour améliorer la "gouvernance mondiale".

LVOG - La collaboration de classe est indispensable pour que la gouvernance mondiale se mette en place. A ceci près que ces associations n'ont absolument aucune légitimité pour représenter les peuples qui seraient hostiles à ce qui se trament dans leur dos ou ce dont ils ignorent.

AFP - "C'est un lien qu'on essaie d'établir depuis 18 mois et là, le président est venu et nous a demandé de quel soutien nous avions besoin. Ce genre de forum a rendu la rencontre possible", se réjouit Angela Yoder-Maina, directrice de Green String Environment, une ONG partenaire du projet.

LVOG - Les candidats à cette imposture se bousculent pour obtenir des financements de l'oligarchie.

AFP - "C'est une double interpellation, à la fois très politique et par les porteurs d'initiatives très concrètes", souligne Rémy Rioux, directeur de l'Agence française de développement (AFD), partenaire de l'évènement.

LVOG - Qui doutait que c'était une opération politique ?

AFP - Si les chefs d'Etat n'ont passé que quelques heures sur place dimanche, le temps d'écouter Emmanuel Macron et Angela Merkel plaider pour le multilatéralisme, le forum se poursuit autour de plusieurs tables rondes sur des thèmes comme la cybersécurité, l'immigration et la guerre commerciale.

LVOG - Tous les thèmes qui étaient à l'ordre du jour de la dernière réunion annuelle du groupe Bilderberg, sans doute une coïncidence.

AFP - "Arriver à rassembler autant de chefs d'Etat sur une thématique de paix, sur un plan symbolique, dans une période de grande tension, je trouve que c'est important", note Pierre Servent, spécialiste des questions de défense et auteur du livre "Cinquante nuances de guerre".

"Il y a une partie où il y a des beaux discours, de l'affichage qui a du sens mais qui ne débouche sur rien de concret. Mais ensuite il y a des ateliers qui sont utiles pour que les experts se rencontrent et approfondissent des discussions", poursuit-il.

LVOG - L'essentiel, c'est comment va se déployer la machine infernale destinée à fabriquer le consentement des peuples à leur entreprise sordide et criminelle.

AFP - Si le caractère symbolique de la manifestation a été quasi unanimement salué, plusieurs observateurs regrettent que l'accent n'ait pas été davantage mis sur les conflits en cours.

LVOG - Pure hypocrisie comme on va le voir plus loin.

AFP - "Cela a du sens de se réunir, de discuter des enjeux de la planète et de pouvoir connecter des mondes qui ne se connectent pas facilement. Mais les sujets qui fâchent, le Yémen, la Syrie, les grandes crises humanitaires oubliées ne sont pas à l'ordre du jour", regrette Florent Geel, directeur Afrique pour la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).

LVOG - Ce que regrette cet agent de l'oligarchie, c'est que les peuples ne soient pas davantage impliqués dans le soutien à ces guerres, puisque lui il accepte de s'asseoir à la table de ceux qui les ont fomentées et de discutées amicalement avec eux. Il va le confirmer immédiatement.

AFP - "La diplomatie, ce n'est pas simplement des projets, c'est une vision globale. Or aujourd'hui, ce forum n'est pas une étape sur un chemin d'un projet plus politique", dit-il, déplorant notamment l'absence de déclaration finale à l'issue de l'évènement.

LVOG - Il semble ne pas avoir bien compris que ce Forum s'inscrivait dans une perspective déterminée qui n'avait pas vocation à laisser place à différente interprétation politique ou la question de savoir de quelle manière une "vision globale" devrait se concrétiser ne se posait pas, puisque la politique telle que l'a conçue l'oligarchie se réduit à un régime totalitaire ou d'une certaine manière la politique aurait disparu, donc il n'y avait pas de place pour discuter ou négocier un quelconque projet que les participants à cette manifestation étaient priés d'adopter ou de rejeter.

AFP - Un choix assumé par Justin Vaïsse, président de l'événement.

"Ce n'est pas un forum géopolitique, cela porte sur la gouvernance mondiale, pas sur la culture de la paix ou les efforts diplomatiques. Pour ça, il y a d'autres endroits comme l'ONU. On exclut tous les cas régionaux, on a fait ce choix éditorial", justifie t-il à l'AFP.

LVOG - Justin Vaïsse a lâché le morceau, il s'agissait juste de légitimer la gouvernance mondiale un point c'est tout.

AFP - "On met sur l'agenda des leaders le fait que chaque année, on va parler ici du multilatéralisme, des intérêts collectifs", poursuit-il.

LVOG - Les intérêts collectifs de l'oligarchie. Le multilatéralisme servirait uniquement à dénoncer les brebis galeuses qui résisteraient à l'instauration de cette gouvernance mondiale, de manière à les isoler et à se coaliser pour mieux les combattre ou les renverser.

AFP - "Les populations directement concernées ne sont pas forcément là. Mais le forum est un outil pour remettre la paix à l'honneur, or il y a trop peu d'occasions comme celle-là", concède Pauline Chetcuti, d'Action contre la faim.

LVOG - Que "les populations directement concernées" soient excluent est normal, puisque ce sont elles qu'ils se destinent à soumettre à leur talon de fer. Autrement dit, cette manifestation ainsi que leurs participants n'avaient aucune légitimité.

AFP - Mardi, en clôture du forum, plusieurs projets seront sélectionnés et bénéficieront d'un "accompagnement spécial" jusqu'en 2019, où une nouvelle édition de l'évènement est déjà prévue. AFP12 novembre 2018

En complément.

- Les destructeurs de la Libye, maintenant « pour la Libye » par Manlio Dinucci - Réseau Voltaire 13.11.

www.voltairenet.org/article203879.html

Yémen. Le dernier génocide fomenté avec l'aval de l'ONU.

- L’historien Isa Blumi de l’université de Stockholm écrit : « La guerre contre le Yémen aujourd’hui est un exemple brutal de la façon dont l’expansion des intérêts capitalistes mondiaux détruit les nations. Cela prend d’abord la forme du néo-libéralisme (souvent innocemment qualifié de mondialisation) et ensuite, au moment où commence l’inévitable effondrement structurel du pays ciblé (avec son inévitable résistance populaire qui mine l’ordre politique), on passe à une forme plus directe de violence. La guerre contre le Yémen a pris la forme la plus violente qui soit. Le pays est totalement assiégé dans l’intention évidente de provoquer une famine qui tuera la population résistante. Les pays attaquants, les États-Unis, l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne et les Émirats arabes unis, avaient prévu de s’emparer des ressources du Yémen, mais leur guerre d’agression piétine. Ils font maintenant les premiers pas pour y mettre fin… »

Entre le printemps 2015 et juillet 2017, la coalition américano-saoudienne a effectué plus de 90 000 raids aériens sur le Yémen. La plupart d’entre eux se sont accompagnés de bombardements extrêmement meurtriers. Faut-il croire que seulement 10 000 civils ont été tués par toutes ces bombes sans compter l’artillerie lourde, les tireurs d’élite et les attentats suicides ?

Ce décompte est organiquement contradictoire avec les opérations de masse mieux rapportées par les médias arabes pendant la guerre. Selon les meilleurs experts militaires, un chiffre oscillant entre 150 et 200 000 civils morts est bien plus vraisemblable…

Le centre de recherche Armed Conflict Location and Event Data Project (ACLED), associé à l’Université du Sussex, estime que depuis le début de la guerre saoudienne – en mars 2015 – 70 000 à 80 000 personnes ont été tuées au combat. Cette estimation partielle se fonde sur les décès répertoriés à la suite des combats enregistrés par les observateurs internationaux. En décembre 2017, l’ONG Save the Children a évalué que plus de 50 000 enfants étaient morts de faim et/ou emportés par une épidémie de choléra dévastatrice. La famine n’a fait qu’augmenter depuis lors. D’ici la fin de l’année, 50 000 autres enfants seront morts. Le nombre total de victimes causées par la guerre et le blocus depuis mars 2015 a donc probablement dépassé la barre des 200 000.

Guerre, famine et épidémies ont causé non seulement un nombre énorme de victimes, mais aussi d’immenses destructions : les bombardements des Émirats arabes unis et d’Arabie saoudite ont détruit au moins 421 911 maisons, 930 mosquées, 888 écoles, 327 hôpitaux et infrastructures de santé, ainsi que 38 centres de médias, tout en mettant un terme au fonctionnement de 4 500 écoles et en obligeant plus de 4 millions de personnes à fuir.

Les Saoudiens dépensent environ 200 millions de dollars par jour leur guerre contre le Yémen. La somme qu’ils ont promise cette année à l’ONU pour l’aide humanitaire au Yémen correspond à moins de 5 jours d’engagement militaire, autant dire une mauvaise plaisanterie…

Dans tous les cas de figures, la guerre saoudienne contre le Yémen a échoué. La troisième attaque des Émirats arabes unis contre le port de Hodeïda a été repoussée alors que les attaques des Houthis en Arabie Saoudite se poursuivent et s’intensifient. Leurs forces continuent à améliorer leurs capacités opérationnelles. Il y a quelques jours, ils ont équipé un nouveau missile d’une portée de 150 kilomètres et d’une précision impressionnante de 3 mètres. Après la Syrie, Washington, Tel-Aviv et leurs supplétifs européens subissent – au sud de la péninsule arabique – un nouveau revers cinglant qui était parfaitement prévisible !

En définitive, la scie à métaux saoudienne révèle crûment ce que les observateurs des Proche et Moyen-Orient savent depuis bien longtemps : l’Arabie saoudite est l’une des dictatures les plus effroyables de la planète. Mais elle est protégée par le Pacte du Quincy – signé entre le roi Ibn Séoud et le président américain Franklin Roosevelt le 13 février 1945 : pétrole contre protection… pour 60 ans. En 2005, George W. Bush a renouvelé ce pacte du diable pour 60 nouvelles années sans que ce marchandage ne mérite une seule ligne dans la presse parisienne.

Comme l’écrit encore Isa Blumi : « depuis plus d’un siècle, les Yéménites résistent à une machine capitaliste mondiale qui menace aujourd’hui de tomber en panne. Ironiquement, c’est le Yémen qui a appris aux élites ottomanes les limites du gouvernement moderne. (Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 05-11-2018)

Ils furent Charlie, ils sont Khashoggi!

- Khashoggi, connu pour ses articles critiques envers le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman - Reuters 13.11

La fabrication du consentement fonctionne partout, y compris au sein du mouvement ouvrier, jusque dans les moindres détails ou là où on ne l'attendait pas, ce qui témoigne un machiavélisme consommé.

Par exemple, feu le journaliste saoudien Khashoggi fut présenté complaisamment par les médias dominants et le POID par exemple comme un "opposant", sans qu'on sache précisément à quoi ou pourquoi. Non, on ne vous fournira pas ces explications, car ce titre honorable suffit à imaginer toutes les vertus ou valeurs progressistes ou humanistes qui doivent animer celui ou celle à qui il est décerné, dont on ne mettra pas en doute les bonnes intentions envers les opprimés.

On va donc combler cette regrettable "lacune". Khashoggi était un membre ou un sympathisant de la Confrérie des Frères musulmans comme son ami Erdogan, le monarque du Qatar, les prêcheurs saoudiens ou encore les dirigeants d'Al-Qaïda qui ont fondé une myriade d'organisations criminelles...

Quelques précisions sur cette confrérie politique et son idéologie.

- Les Frères musulmans ne sont pas un groupe religieux, mais une confrérie politique. Ils sont organisés sur le modèle des loges maçonniques européennes que plusieurs de leurs fondateurs ont fréquentées. Leurs membres militent au sein de divers partis politiques publics et groupes jihadistes. La totalité sans exception des chefs jihadistes, d’Oussama Ben Laden à Abou Bakr al-Baghdadi, sont des membres ou d’anciens membres de la Confrérie.

L’idéologie des Frères musulmans divise les actes en deux : ceux qui, selon elle, sont autorisés par Dieu et ceux qui sont interdits par Lui [4]. Consécutivement, elle divise le monde en deux : les serviteurs et les ennemis de Dieu. Enfin, elle magnifie ceux qui suivent sa conception des actes autorisés par Dieu et encourage à massacrer les autres.

Cette idéologie est professée par les prêcheurs saoudiens (même s’ils condamnent aujourd’hui la Confrérie et lui préfèrent la famille royale), ainsi que par les gouvernements turc et qatari. Elle est non seulement à l’œuvre dans la guerre en Syrie, mais également dans tous les attentats jihadistes commis partout dans le monde. (Syrie : la paix suppose la condamnation internationale de l’idéologie des Frères musulmans - Réseau Voltaire 6 novembre 2018)

Note.

[4] Ma’alim fi tarîq, Sayyid Qutb, 1964. Version française : Jalons sur la route de l’islam, Sayyid Qutb, Ar-Rissala.

LVOG - Les précédents en matière de désinformation pullulent, il en existe au moins un autre concernant les Frères musulmans, dont le siège est à Londres si je ne dis pas de bêtise.

C'est la Confrérie des Frères musulmans qui sera à l'origine des émeutes armées déclenchées à Dehra en Syrie en 1982, et qui seront réprimés par Hafez el-Assad faisant quelque 10.000 morts. La totalité des médias dominants et des dirigeants des puissances impérialistes occidentales, ainsi que l'ensemble du mouvement ouvrier en France, les transformeront en massacres d'innocents civils syriens manifestant pacifiquement commis par un horrible dictateur, dans le but que tous les peuples adhèrent à leur version falsifié des faits, afin d'isoler et affaiblir Assad face à Israël.

Donc le traitement de cet évènement par tous ces braves gens devait servir uniquement à soutenir Israël, donc la politique de l'impérialisme américain dans la région, tandis qu'ils prétendent combattre au côté du peuple palestinien contre l'Etat sioniste !

Il y a cela 36 ans, et au cours des 7 dernières années ils ont reproduit le même discours dans leurs publications, je l'ai lu notamment dans Informations ouvrières avant la scission du POI.

Des lecteurs doivent se demander pourquoi ils falsifient ainsi les faits. Pour se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas, je parle des dirigeants corrompus des partis ouvriers qui savent pertinemment ce qu'ils font. Eux, ce ne sont que des vulgaires manipulateurs, des escrocs si vous préférez, tandis que les militants croient sincèrement combattre au côté des exploités et des opprimés sans imaginer un seul instant qu'ils pourraient être victimes d'une épouvantable manipulation destinée uniquement à servir d'autres intérêts ou les intérêts individuels de leurs dirigeants.

Les Fréres musulmans et leur horrible idéologie sont l'équivalent des nazis, on a pu largement le vérifier depuis 7 ans avec les multiples massacres d'innocents qu'ils ont commis en Syrie, en Irak, en Libye, etc., hommes, femmes, vieillards, enfants, égorgés, crucifiés, décapités, éventrés, coupés en morceaux, enterrés vivants, jetés du haut d'immeubles, etc. donc confronté à des provocations armées et des assassinats de militaires, de policiers et de manifestants civils pacifiques, n'importe quel gouvernement dans le monde quel que soit le régime en place serait légitime pour les réprimer férocement ou les exterminer, on ne pourrait pas lui reprocher.

Cela ne poserait aucun problème si on s'en tenait strictement aux faits, à la vérité, car personne n'oserait blâmer ces gouvernements de recourir à une telle violence face à de tels barbares ou à une pareille menace de guerre civile, dont les peuples seraient la principale victime, et non ceux qui les gouvernent et qui seraient à l'abri, qui finalement en tireraient profit.

Sauf que lorsqu'on s'écarte des faits et qu'on a caractérisé au préalable de boucher celui qui réprime ces barbares, on ne peut plus lui attribuer la moindre légitimité, on est obligé de déformer les faits encore et encore, quitte à faire le jeu de ces monstres de cruauté. C'est en tout cas le rôle détestable qu'ont décidé d'endosser les dirigeants du mouvement ouvrier, des multirécidivistes en la matière il faut préciser.

J'ignore si vous avez conscience de la signification politique de cet épisode abominable parmi tant d'autres, personnellement, il confirme qu'aucun des partis ouvriers existant de nos jours, aucun de leurs dirigeants ne mérite la moindre confiance ou de diriger le mouvement ouvrier, qui doit être refondé de fond en comble sur des bases saines, des analyses qui correspondent à la réalité.

Et dire qu'il y en a encore parmi nous pour découvrir soudainement que les médias, les gouvernements et les dirigeants du mouvement ouvrier les manipuleraient, incroyable mais vrai, hélas !

On peut comprendre que des dirigeants commettent des erreurs, nous en faisons tous, c'est inévitable, on doit les corriger publiquement dès qu'on en a conscience, et s'excuser auprès des militants et des travailleurs, c'est la moindre des choses. Mais on ne peut pas admettre qu'ils recourent délibérément à de tels procédés pour nous tromper, car le plus grave et qui est pour le coup inexcusable, c'est qu'ils se servent des militants pour défendre une toute autre cause que celle pour laquelle ils se battent loyalement, si on se laisser aller, on dirait que c'est franchement dégueulasse et mérite une sanction immédiate.

Vous croyez combattre au côté d'un peuple opprimé un tyran, un despote, un boucher, et en fait vous rendez service à Israël qui est un des pires régimes tyranniques de la planète avec les Etats-Unis, cela doit être terrible pour un militant quand il en prend conscience. Nombreux sont ceux qui refusent malheureusement de l'admettre, qui préfèrent ne rien avoir lu ou entendu. Nous leur disons : Réfléchissez bien, prenez le temps de réfléchir tranquillement, l'attitude qui consiste à refuser d'admettre les faits, est le meilleur service que vous pouvez rendre aux imposteurs qui parlent en notre nom, aux exploiteurs et aux oppresseurs des peuples, en quoi cela aurait-il un rapport avec votre engagement politique ou vos convictions ?

Rien ni personne d'honnête ne peut justifier de telles pratiques, alors ne vous compromettez pas en les laissant se perpétuer plus longtemps par votre silence ou votre indifférence, dressez-vous pour vous y opposer et vous grandirez en dignité, vos convictions s'en trouveront renforcer et vous trouverez la force, le courage, les moyens ou la voie pour continuer le combat pour notre juste cause, celle du socialisme.

On ne peut pas lutter à la fois pour la vérité et s'enfoncer toujours plus profondément dans le mensonge ou l'imposture, à un moment donné il faut choisir, c'est une question de vie ou de mort, politique dans un premier temps, le reste suivra si vous ne réagissez pas à temps.

En complément, une réflexion de deux internautes.

1- "C’est pour cela que je n’ai pas cru au « Printemps arabe » en 2011. Cette contestation n’a touché que des régimes républicains (Tunisie, Égypte, Yémen, Libye, Syrie), comme l’avait noté le professeur Naba, et aucune pétromonarchie."

2- "Sisi (si je peux dire), les révolutions printanières arabes ont “touché” les petromonarchies. C’est à dire que des quidam ont cru que leur vie méritait mieux et l’ont fait savoir dans la rue. Au Bahreïn et en Arabie saoudite même. Cela a été écrabouillé dans le sang en deux coup de cuillère à pot et dans le silence forcené de l’Occident. A Barhein personne n’a vu les blindés saoudiens faire irruption, ni les coups de fusil à pompe vers la foule, ni les protestataires ratiboisés. En Arabie on a mis ça sur le compte de l’Iran. Mais comme l’Iran n’offrait pas de support contrairement aux Saoudiens supportant les agités syriens, en quelques dizaines de morts et quartiers rasés cela s’est terminé.

Sans parler de la guerre civile yéménite. Si les houtis ont remporté des succès au début au point de se présenter comme le gouvernement légitime contre des rebelles pro saoudiens (tiens c’est la vision contraire ici on dit que ce sont eux les rebelles), c’est qu’ils ont eu un support populaire plus large que leur base “communautaire” initiale. Bref partout “la rue” voulait du changement. Mais vous avez parfaitement raison de dire que les “révolutions de couleur” (modelées, organisées et financées de l’extérieur) qu’on été les printemps arabes ont fait partie d’un agenda visant à casser les états pseudo-laics.

Pour terminer rappelons que le Quatar n’a pas fait qu’employer Al Jazeera mais carrément des forces spéciales."

Dans l'actualité.

Pourquoi s'acharnent-ils sur Trump ?

- Près de 57% des Français jugent les mesures protectionnistes du président américain positives pour l'emploi, selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié jeudi 8 novembre. franceinfo, 09 novembre 2018

Depuis l'élection de Trump, Wall Street a grimpé de 40%, c'est ce que j'ai lu dans un article de presse...

C'est dans l'ordre des choses !

- Face à Trump, Macron est soutenu à gauche, pas à droite - Le HuffPost 13.11

Garde-à-vous !

- Ferrand demande aux députés de mieux se tenir pendant les QAG - Le HuffPost

Tenue, téléphone, pancartes et encore conversations... Le HuffPost

QAG : Questions au gouvernement. Normal tout le monde se fout de ce que peuvent raconter les ministres, ce sont des pantins, les décisions sont prises ailleurs !

Il n'est ni "vassal" ni "allié", c'est juste un porte-voix du clan le plus radical de l'oligarchie.

- Macron à Trump : «Etre allié, ce n’est pas être vassal» - Liberation.fr 14.11

Mission impossible : Dégagez tous !

- Macron reconnaît ne pas avoir réussi "à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants" - AFP 15 novembre 2018

Considérer c'est entendre quand les gens se plaignent, pour les amener dans cette transformation. Mais les respecter", a ajouté M. Macron

Interpellé le 4 octobre à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) par une retraitée sur sa faible pension, puis par une autre sur la limitation de vitesse à 80km/h, M. Macron avait par exemple cité le général de Gaulle qui disait: "Vous pouvez parler très librement, la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre". "Le pays se tiendrait autrement s'il était comme ça", avait-il ajouté. (Moi, Macron, est-ce que je me plains, non, alors vous devez en faire autant, c'est le seul droit que je vous accorde, quelle prétention exorbitante ! - LVOG)

"Cette réconciliation entre la base et le sommet, je considère que je n'ai pas réussi à le faire, et c'est pour moi au coeur de ce qui m'attend dans les mois à venir (...) C'est un vaste programme, mais il requiert la mobilisation de toute la nation", a conclu M. Macron sur TF1. (Vous avez bien lu, on est bien en présence d'un psychopathe : Toute la nation devrait se mobiliser pour sceller la "réconciliation entre la base et le sommet" qu'il incarne, c'est le discours qui caractérise un despote ! - LVOG)

« Je n'ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants. Ce divorce, on le voit dans toutes les démocraties occidentales, et il m'inquiète. » AFP 15 novembre 2018

Totalitarisme. La censure, c'est la liberté d'expression.

- Des fonctionnaires français censureront Facebook de l’intérieur - Réseau Voltaire 13 novembre 2018

La société Facebook a accepté de faire entrer des fonctionnaires français dans sa cellule de censure, a annoncé le président français, Emmanuel Macron.

Cette annonce a été à l’occasion du Forum international sur la gouvernance de l’Internet, le 12 novembre 2018, à l’Unesco (Paris). La durée de cet engagement est de six mois.

Le fait que la censure du Net puisse être contrôlée par un gouvernement au sein même d’une plateforme pose de multiples questions en matière de libertés publiques.

Facebook France est dirigé par Laurent Solly, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, puis n°2 de la chaîne de télévision privée TF1. Il est l’époux de Caroline Roux, journaliste vedette de la chaîne de télévision publique France2.

À l’international, le directeur des relations publiques de Facebook est le libéral-démocrate Nick Clegg. Il fut adjoint du Premier ministre britannique David Cameron. Réseau Voltaire 13 novembre 2018

Appel à la délation.

- Pic de signalements des actes antisémites : Philippe lance l’alerte - Liberation.fr

Dans un post Facebook, le Premier ministre a annoncé vendredi une hausse de 69 % des signalements d’actes et menaces visant les juifs depuis janvier.

- Wauquiez appelle à "combattre sans relâche" l'antisémitisme, alimenté par "la radicalisation islamiste" - AFP

- Injures antisémites: Braun-Pivet (LREM) dénonce "l'absence de coopération" de Twitter - AFP

Comment ils instrumentalisent l'évolution de l'homme et de la société pour briser les cultures qui restent ancrées dans la mémoire des peuples, afin qu'ils adhèrent à la gouvernance mondiale.

Fanatisme, hystérie, individualisme débridé, mégalomanie ou mythomanie agravée, tyrannie, décadence, perversion, pornographie, ... et obsession sexuelle assumée.

- Micheline, 75 ans, assistante sociale à la retraite «Ses yeux, ses rides, tout son corps me donne envie d’elle» - Liberation.fr 13.11

«Avec ma nouvelle compagne ? Evidemment qu’on fait l’amour ! J’ai une peau, j’ai une bouche, j’ai des seins, j’ai un sexe et je suis toujours vivante… Liberation.fr 13.11

- Sexe Vieux comme Eros - Liberation.fr 13.11

On peut être senior et épanoui au lit : c’est ce que clame une campagne qui circule sur les réseaux sociaux. Derrière ce kamasutra du troisième âge, Francis Carrier, créateur de la Grey Pride, une association qui met en lumière les vieux LGBT et tous les autres...Liberation.fr 13.11

- Sophie, 61 ans, enseignante en retraite «Je ne me vois pas poursuivre ma vie sans orgasmes» - Liberation.fr 13.11

«Senior, oui, aînée… je n’y suis pas encore, mais il me semble important de lever le tabou sur la sexualité des vieux... Liberation.fr 13.11

- En novembre, on ne s'astique pas le membre - Liberation.fr 09.11

Voilà la seconde édition du dernier challenge masculin en date sur les réseaux, le mouvement No Nut November. L'objectif : ne pas éjaculer pendant un mois. Liberation.fr 09.11

En complément.

- Pédophilie dans l'Eglise : un grand serviteur de l'Etat pour présider la commission indépendante - Liberation.fr 13.11

Annoncée lors de l'assemblée des évêques à Lourdes, la commission indépendante chargée de faire la lumière sur les cas de pédophilie dans l'Eglise sera présidée par Jean-Marc Sauvé, vice-président honoraire du Conseil d'Etat.

Des affaires de pédophilie ils en existent bien ailleurs, au PS par exemple, elles ont toutes été étouffées... S'attaquer à la culture et aux croyances des peuples pour mieux briser leur résistance à la gouvernance mondiale, c'est le sens de ce harcèlement permanent contre l'Eglise qui visent les croyants...

Parole d'internaute.

- "Avez-vous remarqué que la seule discrimination dont on ne parle jamais est la discrimination sociale, qui frappe indifféremment selon le sexe, la couleur de la peau ou la religion et ceci pour la simple raison que celui qui l’a subit est né au mauvais endroit ? C’est sans doute parce que de toutes les discriminations c’est la plus implacable que l’on oublie même de défendre ceux qui en sont victimes."

LVOG - Vous l'avez remarqué aussi, bravo !

Et tous ceux qui mêlent leurs voix aux campagnes contre les discriminations initiées par l'oligarchie ou leurs porte-parole ne font que la soutenir contre ceux qui sont victimes de la discrimination sociale dont elle est à l'origine. C'est leur manière à eux de neutraliser ainsi toute opposition à l'oligarchie.

Ils osent tout ou la fabrique du consentement tourne à plein régime tout azimut.

- Aung San Suu Kyi déchue du prix d'"ambassadrice de conscience" par Amnesty International - Franceinfo

- L'opposant Navalny empêché de quitter la Russie pour Strasbourg - AFP

Merde, voilà qu'il est arrivé à Strasbourg ! A la place de Poutine, je ne lui permettrais pas de rentrer en Russie !

- A la barre, Serebrennikovsubit la piètre mise en scène du Kremlin - Liberation.fr

- USA/Enquête russe: Whitaker va vérifier s'il doit se récuser - Reuters

- La Corée du Nord a caché des bases de missiles selon une étude américaine, Séoul dément - Le HuffPost

Fake news reproduit par Le HuffPost notamment. La preuve :

- Encore des reportages trompeurs dans les médias étatsuniens par Moon of Alabama – Le 12 novembre 2018 - Article publié par Le Saker Francophone.

Le New York Times ment à ses lecteurs au sujet des actions d’un État pris dans son collimateur...

Il n’y a pas de tromperie nord-coréenne. Le pays a accepté de démanteler un site d’essai de missiles, et non un “site de lancement” opérationnel, et il a accepté un moratoire sur les essais nucléaires et balistiques. Il ne s’est jamais engagé à arrêter la production ou le déploiement de missiles. (....)

Début 2018, Kim Jong-un a de nouveau donné l’ordre publiquement d’accroître la production de missiles balistiques. Ce ne sont pas des paroles en l’air. En juillet 2018, l’expansion d’une usine de missiles connue était visible sur les images satellitaires accessibles au public.

Le magasine Foreign Affairs faisait alors remarquer qu’il s’agissait de mesures légitimes et non de tromperies :

Cette activité ne suggère pas que Kim soit menteur ou qu’il “triche”. Il n’a jamais promis de cesser de produire des armes nucléaires ou des missiles balistiques. En fait, bien au contraire. Dans son discours du Nouvel An 2018, Kim a ordonné au ” secteur de la recherche sur les armes nucléaires et l’industrie des fusées “ de Corée du Nord de ” produire en masse des ogives nucléaires et des missiles balistiques “. Il est clair maintenant que Kim tiens ses engagements. Moon of Alabama

- Italie : le M5S en guerre contre les journaux - LePoint.fr

Luigi Di Maio veut punir « les chacals de l'information » qui complotent contre le gouvernement et Berlusconi se transforme en paladin de la liberté de la presse.

- Au Texas, les écoliers vont finalement étudier le parcours de Hillary Clinton - Le HuffPost

Les cinq millions d'élèves des écoles publiques au Texas devraient finalement étudier le parcours de Hillary Clinton, ont rapporté des médias américains, mercredi 14 novembre. Le HuffPost

Un cours sur une barbare...

L'AFP ou la voix du FMI exulte une fois de plus.

- Argentine: le budget d'austérité approuvé, engagement tenu avec le FMI - AFP 15.11

Le parlement argentin a approuvé jeudi le budget 2019 comprenant des coupes drastiques pour revenir à l'équilibre budgétaire, un engagement pris par le gouvernement devant le FMI quand il a négocié un prêt de 56 milliards de dollars pour relancer la troisième économie d'Amérique latine...AFP 15.11

France. Syndicalisme (C'est un grand mot !).

- 3 candidats à la tête de FO pour succéder à Pascal Pavageau - Le HuffPost 06.11 vTrois candidats vont s'affronter à la fin du mois pour succéder à Pascal Pavageau à la tête de Force ouvrière, une première dans l'histoire de ce syndicat, a-t-on appris lundi 5 novembre au soir auprès de la direction.

Patrice Clos, 53 ans, secrétaire national des transports et de la logistique de Force ouvrière, avait été le premier candidat à se déclarer. Par ses prises de position au cours des dernières années, il se rapproche de la ligne dure de FO, comme Pascal Pavageau.

Il affrontera Christian Grolier, 52 ans, secrétaire général de FO Fonction publique, décrit par certaines sources internes comme proche du courant trotskiste au sein de FO, et Yves Veyrier, 60 ans, un membre du bureau confédéral et proche du prédécesseur de Pascal Pavageau, Jean-Claude Mailly.

Une première dans l'histoire de Force ouvrière

Les cadres de FO avaient jusqu'à mardi 6 novembre pour se porter candidats à la tête du troisième syndicat français, sans numéro un depuis la démission de Pascal Pavageau le 17 octobre, moins de six mois après son élection, à la suite de la révélation de l'existence d'un fichier controversé sur ses dirigeants, réalisé par des proches de Pascal Pavageau.

Dans ce fichier, révélé le 10 octobre par Le Canard enchaîné, des cadres de FO étaient affublés de qualificatifs comme "niais", "franc-maçon" ou encore "trop intelligent pour entrer au bureau confédéral". La direction de FO a décidé la semaine dernière de porter plainte pour "constitution de fichier".

Depuis la démission de Pascal Pavageau, le Bureau confédéral, composé d'une dizaine de membres, dirige la confédération. L'élection du nouveau secrétaire général de FO est prévue lors de la prochaine réunion du comité confédéral national, le "parlement" du syndicat, le 21 novembre.

Dans l'histoire de FO, qui vient de fêter ses 70 ans, il y a rarement eu plus d'un candidat à la tête du syndicat, mais ils n'ont jamais été plus de deux. En 1989, Marc Blondel (numéro un de FO de 1989 à 2014) l'avait emporté devant Claude Pitous à une courte majorité. Quinze ans plus tard, Jean-Claude Mailly avait également eu un challenger en la personne de Jean-Claude Mallet, qui avait finalement renoncé à se présenter à la dernière minute. Le HuffPost 06.11

- Force ouvrière fait les frais de ses notes - Libération 12 novembre 2018

«Le Parisien» a révélé lundi que certains dirigeants et cadres du syndicat ont dépensé de grosses sommes en hôtels, loyers et avions, tout en touchant d’importants salaires et primes.

Les affaires ne s’arrangent pas pour Force ouvrière. Le syndicat, qui doit élire son nouveau secrétaire confédéral le 21 novembre après la démission de Pascal Pavageau fin octobre, a subi 635 182 euros de pertes en 2017, a révélé lundi le Parisien. Et ce, alors que la confédération avait enregistré un excédent de 1,1 million d’euros en 2016, selon ses comptes certifiés… Dans ce contexte de turbulences au sommet, le quotidien révèle notamment que certains cadres de FO ont eu recours à des notes de frais dispendieuses au cours des dernières années. L’an passé, les treize membres du bureau confédéral du syndicat ont dépensé, à eux seuls, pour 388 000 euros de frais professionnels en 2017. Soit 29 898 euros en moyenne par tête… Ce qui fait relativement désordre au moment où les comptes de la centrale sont dans le rouge.

Facture. Ici, une cadre qui, en 2015, a présenté une ardoise de 60 440 euros pour un an, dont la moitié dépensée en billets d’avion Air France. Là, huit membres du bureau qui, n’habitant pas Paris, se sont fait rembourser jusqu’à 1 800 euros de loyers par mois dans la capitale. D’autres ont été plus dépensiers en hôtels, louant notamment des chambres dans un deux-étoiles situé à deux pas du siège de FO, le Transcontinental. En 2015, un secrétaire fédéral y a dépensé 7 570 euros.

Parmi les plus dépensiers : Pascal Pavageau lui-même. Il totaliserait, selon les chiffres donnés par le quotidien, 50 836,05 euros de frais en 2017, contre près de 50 000 en 2016 et 33 800 en 2015. Dont quelque 12 000 euros dépensés en loyer. «En 2014-2015 on avait décidé de louer un studio plutôt que de réserver une chambre d’hôtel. Ça revenait moins cher. Donc, on louait un studio à 1 000 euros, ce qui correspond aux frais, se défend un proche du secrétaire démissionnaire. Il faut distinguer les notes de frais de ceux qui sont en campagne des autres, ceux qui restent à leurs bureaux.»

De son côté, Jean-Claude Mailly, son prédécesseur, a présenté une facture de 34 000 euros en 2017, contre 32 000 pour l’année 2016 et 35 000 euros en 2015. Mais l’ancien secrétaire confédéral, en poste jusqu’en avril dernier, aurait surtout touché un salaire de 100 334 euros bruts pour l’ensemble de 2017, soit plus de 8 360 euros bruts par mois. Mailly a également bénéficié d’une copieuse prime de départ à la retraite de 22 792 euros. Quant aux autres dirigeants, ils ont été rémunérés jusqu’à 86 000 euros annuels, primes comprises. Les autres cadres de FO ont aussi fait gonfler la note : cinq d’entre eux ont, en 2017, perçu, hors primes, près de 63 000 euros de salaire brut annuel, soit environ 80 000 avec les primes.

«Ça illustre bien qu’il n’y avait aucune règle sur les notes de frais, constate une source proche de Pascal Pavageau.

Certains voyageaient avec Air France, alors que pour un trajet équivalent il y avait des compagnies moins chères. D’autres voyageaient systématiquement en première classe lorsqu’ils prenaient le train. Mais là où l’écart se creuse surtout, c’est sur les dépenses quotidiennes. Sur les restaurants, par exemple, il y avait des abus. Quant aux salaires, ils étaient soumis à un accord valant convention collective. Et la règle sur l’ancienneté était très favorable à quelques salariés.» Cette même source assure que Pascal Pavageau, conscient de ces excès, avait prévu un «audit interne» des comptes, avant qu’il ne soit poussé à démissionner pour avoir constitué un fichier répertoriant les cadres du syndicat.

«Farfelu». Ce que le démissionnaire n’avait d’ailleurs pas manqué de rappeler dans sa lettre de démission, le 17 octobre. «C’est la première chose que vous avez cherché à m’imposer d’arrêter», écrivait-il, alors, laissant entendre que ce contrôle pouvait être source de craintes pour certains. Depuis, cet audit externe a été remplacé par un «état financier» réalisé en interne, sur décision du trésorier. Un changement qui n’a pas manqué d’alimenter de nombreuses rumeurs au siège de la Confédération, notamment sur la répartition des enveloppes financières entre les différentes fédérations et structures du syndicat.

«Ce n’est pas la réalité de la pratique», a réagi un membre de la direction interrogé par l’AFP à propos de ces notes de frais. «Il y a énormément de choses farfelues», a assuré un autre, avant de se refuser à tout commentaire. Il faut dire qu’après les révélations sur le «fichage» des cadres, cette nouvelle information - boule puante, dirons certains - tombe mal, à quelques jours des élections professionnelles pour les fonctionnaires. Or, «un des grands lieux d’implantation de FO, c’est la fonction publique», note Guy Groux, directeur de recherche associé au Cevipof. Avec des répercussions possibles dans les urnes ? «Sur place, les salariés ne confondent pas forcément leurs délégués syndicaux avec les têtes du syndicat. Il y a une logique de vote de proximité, on vote pour celui qui fait bien son boulot d’élu, observe le sociologue. Si FO peut conserver ses électeurs les plus fidèles, cela risque en revanche de neutraliser sa capacité à élargir son électorat.»

«Pour le syndicalisme c’est jamais bon qu’une organisation syndicale s’enfonce dans la crise avec un déballage comme celui auquel on assiste aujourd’hui», a commenté Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT. Tout en assurant que son syndicat a, de son côté, «des comptes certifiés», «mesurables», avec «des règles en termes de note de frais».

Même discours du côté de la ministre du Travail Muriel Pénicaud : «Il est important de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain et confondre tout le mouvement syndical avec quelques dérives éventuelles.» Libération 12 novembre 2018

Surtout quand ensuite l'Etat ou le patronat les recyclent, on comprend !

Ben voilà, vous voyez, j'ai raté ma vocation et je me retrouve avec une retraite de 430 euros ! Je déconne, je ne les envie pas, bien au contraire.


Le 15 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

Il est 21h16 à Pondichéry (Inde du Sud), nous sommes en alerte cyclonique, le cyclone est annoncé pour les coups de 23 h, vent à 125 km/h.

J'ai préparé une grosse causerie, la suite de celle des deux derniers jours, il ne reste plus qu'à la formater et procéder aux dernières corrections et vérifications avant de la mettre en ligne, une heure de boulot environ.

Ce qui est impressionnant, c'est le calme qui précède un cyclone. On a eu de la pluie toute la journée. Hier j'ai profité d'une accalmie pour renforcer mon installation et élaguer un bougainvillée qui passait par dessus la ligne électrique, j'ai fait aussi des provisions ! J'ai pensé à remplir le réservoir de 2000 litres. Par contre, je n'ai pas étayé les bananiers. En 2011, j'étais resté 19 jours sans eau et électricité, mais je louais une maison dans une sorte de lotissement boisé pour VIP. Maintenant j'habite dans un village, c'est différent.

A plus tard ou à demain si on a du courant. Le cyclone peut encore faiblir ou changer de direction, en général il longe la côte, ici on est à 10 kms de la mer à vol d'oiseau.

J'ai bossé toute la journée et je suis crevé, je vais plutôt regarder un film en attendant pour me changer un peu les idées, on actualisera le portail demain matin si tout va bien...


Le 13 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

Ma compagne est absente depuis une dizaine de jours parce que les trois enfants de sa fille Kavida sont malades et ont été hospitalisés, elle n'a passé que la journée de dimanche avec moi. Du coup, j'en profite pour travailler davantage, mais bon, à côté de cela je dois me taper toutes les tâches ménagères et le reste, je fais face, comment, en dormant moins ! Et mieux, parce que c'est l'hiver ici, quel bonheur, un peu de fraîcheur, 25°C la nuit, 40°C l'après-midi, je m'en fous, je ne mets pas le nez dehors, je bosse.

Pas d'infos en bref, j'ai mieux à faire, lire ci-dessous.

Au format pdf (5 pages)

L'orientation politique que je vous propose.

A bas l'oligarchie, à bas Macron, chassons-les du pouvoir !

L'oligarchie a confisqué le pouvoir économique alors qu'elle représente moins de 1% de la population du pays, et en faisant élire Macron par une minorité de nantis elle a usurpé le pouvoir politique. Dès lors, eux seuls portent l'entière responsabilité de la situation économique, sociale et politique du pays, des maux qui accablent quotidiennement les travailleurs, de l'atmosphère délétère, de haine, de la violence aveugle qui règne dans la société.

Minoritaires et illégitimes pour nous imposer leur politique antisociale, liberticide, impérialiste, réactionnaire sur toute la ligne, les travailleurs du secteur privé qui produisent les richesses et ceux qui assurent le fonctionnement des services publics sont en droit d'exiger que l'ensemble de leurs revendications sociales et politiques soient satisfaites sans délai.

L'oligarchie et Macron s'y opposant, quel que soit notre statut ou notre condition individuelle, nos convictions personnelles, les syndicats ou les partis ouvriers dans lesquels nous militons ou dont nous sommes sympathisants, que nous soyons des travailleurs manuels ou intellectuels des villes et des campagnes, membres des classes moyennes vouées à la déchéance ou à disparaître, nous devons nous unir et engager le combat pour les chasser du pouvoir et constituer notre propre gouvernement, créer nos propres institutions, adopter une nouvelle Constitution, construire notre propre Etat, une République sociale débarrassée du capitalisme (et de l'ensemble des institutions européennes et internationales à son service), puisque son existence est devenue incompatible avec le bien-être et l'exercice le plus élémentaire de la démocratie, démocratie qui a toujours été un leurre et reste à conquérir.

L'orientation politique adoptée par l'oligarchie ne correspond pas seulement à la volonté de ses membres de concentrer toujours plus de richesses ou de pouvoir entre leurs mains, elle s'inscrit dans le cadre d'une stratégie politique qu'ils ont définie de longue date. Après avoir constaté que les contradictions du capitalisme avaient atteint les limites au-delà desquelles leur propre existence et leur domination de classe serait gravement menacée, ils ont conçu que seule l'instauration d'une gouvernance mondiale pourrait garantir leur domination sur toutes les autres classes, un nouvel ordre mondial qui devrait coïncider avec l'établissement d'un régime totalitaire à l'échelle planétaire.

Vous avez pu observer que depuis la création de la Société des nations (SDN) en 1919, puis de l'Organisation des nations unis (ONU) en 1945, de nos jours les dirigeants des puissances occidentales ou les représentants de l'oligarchie, leurs idéologues, font sans cesse référence dans leurs discours à la gouvernance mondiale ou à un nouvel ordre mondial qu'ils appellent de leurs voeux à fonder le plus rapidement possible, pour soi-disant sauver le monde de la régression sociale, de la décadence, de la barbarie ou de la guerre auxquels ils seraient promis si aucun changement politique n'intervenait à l'échelle mondiale, alors qu'ils en sont les principaux responsables.

En réalité, leur discours est uniquement destiné à obtenir le consentement des peuples à leur entreprise sordide et criminelle en leur cachant leurs véritables intentions ou la nature tyrannique du régime qu'ils veulent instaurer, parce qu'ils ne peuvent évidemment pas admettre ouvertement que la tâche historique que le capitalisme avait à accomplir est définitivement terminée, et qu'il doit céder la place à un mode de production et de répartition des richesses qui serait basé uniquement sur les besoins et les aspirations des peuples qui seraient définis et gérés collectivement par ceux qui produisent les richesses ou administrent les services rendus à la société, de sorte que pas un homme ou pas une femme ou un enfant ne serait laissé sur le bas de la route.

Si nous ignorons qui sont nos réels ennemis, la véritable nature de leurs intentions, les origines économiques de leur orientation ou de leur stratégie politique, les multiples moyens dont ils disposent pour l'imposer, comment s'articulent l'ensemble de ces facteurs, on ne peut pas comprendre la situation et on ne peut pas les combattre efficacement. Il est donc indispensable que chacun en prenne conscience et le partage avec le plus grand nombre, pour qu'ensemble nous engagions le combat politique pour avancer sur la voie de notre émancipation, les vaincre.

Les éléments les plus conscients ou déterminés de la société quelle que soit la classe à laquelle ils appartiennent, doivent construire le parti politique qui incarne ce combat et ses objectifs, afin de montrer la voie aux masses, les guider jusqu'à l'éradication du capitalisme de la surface de notre planète. Sinon, face à un ennemi puissamment organisé, c'est nous qui seront vaincus pour longtemps et la civilisation humaine sera gravement menacée, puisque toute trace d'humanité aurait disparu de la société totalitaire que nos ennemis nous imposeraient.

Les oligarques ont imaginé toute sorte d'instruments financiers ou politiques, technologiques aussi, pour sauver leurs peaux, leur système économique, pour préserver leurs privilèges exorbitants, leur capacité de nuire à l'humanité toute entière... Nous, si nous disposons de la légitimité qu'incarne notre rejet des inégalités sociales et des injustices, si nous n'avons pas à justifier notre refus de toute forme d'exploitation et d'oppression à travers le monde, en dehors du droit politique qui nous est encore accordé de nous organiser pour les combattre, nous ne disposons d'aucun autre moyen pour leur résister et les vaincre, certainement pas un bulletin de vote. Dès lors, il ne faut pas craindre de devoir les affronter, en acceptant d'en assumer toutes les conséquences qui seront mille fois moins pire que toutes celles que nous endurerions s'ils parvenaient à instaurer une gouvernance mondiale qui ne pourrait avoir qu'un contenu totalitaire, puisque ce sont de farouches ennemis de la démocratie.

La guerre, c'est la paix. Parole de l'oligarchie. (Suite)

Dans la causerie du 7 novembre 2018, sans savoir qui était à l'origine du Forum de la paix qui s'est tenu à Paris le 11 novembre et qui l'avait financé (Les GAFA ou l'oligarchie), vous avouerez que j'avais eu le nez fin ou que j'étais au plus près de la réalité tout en vivant à 10.000 kilomètres de la France depuis 22 ans, contrairement à nos dirigeants qui sont soi-disant sur le terrain et qui une fois de plus se sont fourvoyés, en écrivant :

- Depuis le passage à l'impérialisme il y a plus d'un siècle, le pouvoir n'a cessé de glisser des institutions politiques aux institutions financières.

Ce n'est pas place de la République qu'il faut aller manifester contre la politique ultra réactionnaire de Macron ou contre la guerre, car cela ne dérangera pas les bourgeois, mais devant la Bourse, car c'est l'oligarchie qui dicte cette politique et fomente les guerres.

Je rajoute ce lundi soir à 22h20 à Pondichéry, qu'on comprend mieux pourquoi les faiseurs de guerre peuvent témoigner une telle audace, une telle arrogance, ils savent qu'ils ne craignent rien. Les marionnettes qu'ils ont mis en place les protègent et le mouvement ouvrier participe à leur fabrique du consentement qui consiste à détourner l'attention des travailleurs de ceux qui détiennent réellement le pouvoir, de sorte qu'ils ne seront pas en mesure de comprendre la situation ou de les identifier pour ensuite les combattre.

S'il faut effectivement concentrer nos attaques contre Macron, comme je l'avais exposé dans une précédente causerie, encore faut-il rappeler sans cesse que sa politique s'inscrit dans le cadre d'une stratégie définie par l'oligarchie pour instaurer ce qu'ils appellent une gouvernance mondiale, et que cette stratégie ne date ni d'hier ni d'avant-hier... Sinon on ne comprend pas où il veut en venir ou cela peut porter à polémique sur ses intentions dans la tête des travailleurs et des militants qui ne comprennent pas ce qui se passe, alors qu'en réalité les choses sont très claires.

Maintenant je réponds calmement à ceux qui m'écrivent et qui me prennent pour un abruti qui serait déconnecté de la réalité ou qui passent leur temps à me faire des procès d'intention, qu'ils perdent leur temps. Je comprends que cela les rende furieux que les faits me donnent raison une fois de plus, je n'y peux rien, il ne tient qu'à eux et à leurs dirigeants d'en tenir compte, je ne demande pas mieux, car on s'en porterait tous mieux.

Il arrive même parfois qu'on soit tellement en phase avec la réalité qu'on en arrive à avoir des prémonitions qui vont se réaliser, ce dont je suis le premier surpris quand j'en prends conscience. Dans ce cas-là, je me dis que tout est dans l'ordre des choses et que surtout je ne dois rien changer. L'air de rien, cela peut nous rendre des services inestimables dans la vie, quand on est face à une menace qui peut nous être fatale, et assurément le régime qui est en train de se mettre en place en est une, qui en douterait encore ? Surtout n'allez pas croire que j'aurais eu une prémonition avant d'écrire ce que vous allez lire maintenant, il s'agit juste d'un constat.

J'ai une question à vous poser.

Les deux principaux clans de l'oligarchie partagent la même stratégie, c'est entendu, ils veulent instaurer une gouvernance mondiale ou un nouvel ordre mondial qui ne pourrait être que totalitaire. Maintenant ils ne sont pas d'accords sur la tactique, les moyens ou les rythmes et les délais pour y parvenir. Pour affronter tous les peuples et leur imposer.

Les uns veulent prendre leur temps ou procéder par étapes successives en profitant des opportunités qui existent ou qu'ils peuvent créer de toutes pièces si nécessaire, sans pour autant semer le chaos dans les sociétés ou dans le monde, ils estiment au contraire que cela pourrait être préjudiciable à leur plan ou qu'ils pourraient perdre les avantages qu'ils ont acquis parfois chèrement ou difficilement, au cas où la situation leur échapperait ou tournerait à leur désavantage, ce qu'ils préfèreraient éviter pour ne pas s'éloigner de leurs objectifs ou ralentir leur marche en avant.

Les autres se moquent de ce genre de considérations, et estiment que pour briser tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin, pour intégrer le plus rapidement possible la Russie et la Chine dans leur stratégie, il ne faut pas craindre d'en passer par la guerre ou d'user de tous les moyens à leur portée, quitte à semer un climat nauséabond ou de terreur dont ils profiteraient pour gagner la guerre idéologique et psychologique qu'ils mènent contre les masses pour les neutraliser ou les rendre incapables de s'opposer à leur plan.

Les premiers veulent instrumentaliser les illusions des masses, quitte parfois à devoir les affronter, ce qui signifie qu'ils entendent profiter de la lutte des classes en estimant qu'ils peuvent la gagner.

Les seconds veulent leur interdire d'avoir la moindre illusion, ils exigent la capitulation des masses sans condition, tout de suite, brutalement, de sorte qu'ils ignorent la lutte des classes considérant qu'ils l'ont déjà gagnée, elle n'a donc aucune raison de s'exprimer autrement que sous leur drapeau, le faux drapeau que la gauche a adopté s'agissant des masses, tout autre drapeau devant être banni.

On comprend au premier coup d'oeil que si c'est le premier clan de l'oligarchie qui est au pouvoir, on a encore une chance de participer à la lutte des classes et de la gagner, tandis que si c'est le second qui est au commande notre tâche va singulièrement se compliquer pour ne pas dire qu'elle risque d'être fortement compromise.

On a donc tout intérêt à ce que ce soit le clan de Trump qui soit aux affaires plutôt que celui de ses adversaires, bien que les deux soient nos ennemis.

Cela étant, reste à déterminer quand et comment on les attaque de manière à ne pas favoriser le camp des adversaires de Trump qui est manifestement le plus dangereux dans l'immédiat pour nous, j'espère que tous les lecteurs en ont pris conscience ou alors je me suis mal exprimé. J'ai en quelque sorte tiré les enseignements politiques des attaques hystériques dirigées contre Trump par ses adversaires, ce que n'ont pas fait nos dirigeants, ce qui les amène à se placer au côté de la pire ou la plus dangereuse réaction.

Ce que j'ai dit du clan de Trump ne signifie pas pour autant qu'il n'en passerait pas par une guerre précédée par exemple d'un effondrement de Wall Street. Mais en l'occurrence il s'agirait d'une guerre conventionnelle, d'une crise économique classique et programmée, de sorte qu'on en connaîtrait à l'avance les règles ce qui nous permettrait de mieux les combattre, y compris dans la clandestinité. Vous me direz que ce serait un piètre soulagement après ne pas avoir pu les éviter. Certes, mais nous n'y serions pour rien, il s'agit là d'un simple constat. Je ne fais ici que présenter la situation dans laquelle nous nous retrouverions et rien de plus.

Alors qu'une guerre déclenchée par les psychopathes fanatiques de l'autre camp pourrait prendre la tournure d'un bombardement aveugle de la population civile et des villes fortement peuplées qui feraient un massacre et des destructions indescriptibles ou dont on n'a pas idée, pendant que le fascisme serait instauré dans les pays agresseurs et une guerre civile tout aussi aveugle et meurtrière sévirait, ce qui compromettrait fortement toute forme de résistance ou d'organisation, puisque tous les opposants ou simples résistants fichés par le régime seraient systématiquement exterminés.

Dans les deux cas de figure, la SDN qui rassemblait à peine quelques dizaines de pays n'ayant pas pu éviter la Seconde Guerre mondiale, elle fut remplacée par l'ONU à l'issue de cette seconde guerre en étendant son pouvoir à près de 200 états, soit l'ensemble des pays de la planète, et l'ONU n'ayant pas pu éviter la Troisième Guerre mondiale, elle serait remplacée par une institution internationale détenue par l'oligarchie et l'élite à son service qui aurait pour unique tâche de soumettre l'humanité à sa gouvernance mondiale.

On pourrait se rassurer en se disant que ce n'est pas pour autant que les nations auraient disparu ni le régime d'exploitation de l'homme par l'homme, ni la lutte des classes. Certes, certes, mais dans la tête des travailleurs de tous les peuples serait dorénavant profondément incrustée, que ceux qui détiennent le pouvoir et gouvernent sont pour ainsi dire devenus invisibles, inaccessibles, et que par conséquent il serait pratiquement impossible de les combattre pour les déloger... Certes, mais rien n'empêcherait de continuer le combat dans le cadre des territoires délimités par les anciennes frontières ou les anciens états, puisque chaque peuple possèderait toujours sa langue et sa culture, son histoire spécifique, pour renverser les représentants de ce gouvernement mondial qui serait installé au sein de je ne sais quelle institution en France, à l'Elysée, à l'Assemblée nationale ou ailleurs. D'où leur acharnement dès à présent à vouloir dénaturer les langues nationales, briser les cultures de tous les peuples et à effacer leur histoire ou à la réécrire sans cesse, avec le concours zélé de la gauche et de l'extrême gauche il faut préciser.

Je pense que chacun devrait bien réfléchir à ces questions déterminantes avant de s'engager dans n'importe quelle action politique, car il est devenu plus facile que jamais de se retrouver embarqué dans le camp de ceux qui ne nous accorderont aucun répit ou le moindre espoir de les vaincre.

Si nous n'avons pas à adopter un camp de l'oligarchie plutôt qu'un autre, nous n'avons surtout pas à favoriser celui qui a juré de nous exterminer le plus rapidement possible par n'importe quel moyen, je pense que cela mérite réflexion, vous ne pensez pas ?

Comme on dit en anglais, we are living on the edge, nous marchons sur le fil du rasoir et c'est très difficile de ne pas tomber d'un côté ou de l'autre. C'est très inconfortable comme position, nous ne l'avons pas choisie, elle nous est imposée par l'histoire de la lutte des classes, relevons ce défi et nous vaincrons !

Je gage que les militants qui sont devenus des opportunistes enragés, et qui autrefois en bolcheviks purs et durs accusaient les autres militants de manquer de mesure, de ne pas voir les nuances de gris qui existaient entre le blanc et le noir, qui les traitaient de gauchistes ou d'extrémistes, etc. etc. nous accuserons de faire ici un mauvais usage de leurs leçons, qu'entre nous, ils n'appliquent pas eux-mêmes, qu'ils ne perdent pas leur temps à m'écrire, je ne me donnerait même pas la peine d'ouvrir leurs courriels.


Le 12 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

J'ai ajouté un passage dans l'après-midi (midi en France).

Au format pdf (4 pages)

J'ai remis les vidéos et articles attenants que j'avais retirés de la page d'accueil en 2016. Ces supports datent un peu, mais ils sont toujours d'actualité ou peuvent servir à mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et son évolution.

Je ne partage évidemment pas l'ensemble de leur contenu, loin de là en général. On peut leur faire les mêmes reproches qu'aux médias dominants, cependant il existe une différence déterminante entre eux. Ces vidéos (ou ces articles) présentent l'avantage de ne pas censurer un grand nombre de faits contrairement aux médias, faits, qui dès lors qu'on les ignore ne permettent pas de se forger librement ses propres idées sur le déroulement de l'histoire, ce qui est le but de la censure, afin que l'on adopte la version officielle qui figurera dans les manuels scolaires et universitaires ou destinés à la formation des militants dans les partis dits ouvriers.

On comprend donc l'importance capital de porter ces faits à la connaissance de tous, malgré répétons-le les nombreuses imperfections que peuvent comporter parfois ces vidéos. L'essentiel, c'est d'en tirer ou d'en conserver le meilleur pour en tirer des enseignements et d'oublier le reste. D'apprendre pour comprendre pour pouvoir mener notre combat politique.

Je j'aurai pas de temps à consacrer aujourd'hui aux infos en bref.

J'ai entendu quelqu'un dans une vidéo, qui distinguait ainsi les deux principaux clans qui s'écharpent au sommet de l'oligarchie financière, évoquant celui qui voulait instaurer un nouvel ordre mondial en procédant pas à pas ou par étape, et celui qui était décidé à brusquer les choses en allant le plus rapidement possible, quitte à recourir à des guerres, voire à une guerre mondiale pour intégrer immédiatement la Chine et la Russie...

Cette distinction est perspicace, mais elle est un peu longue quand on doit y faire référence, et je n'ai pas encore trouvé la bonne formule, la plus courte et précise possible pour évoquer ces deux clans de l'oligarchie. On a bien compris qu'ils partageaient le même objectif, les Russes et les Chinois également il faut préciser, car il y en a encore qui s'imaginent qu'ils s'y opposeraient. On y reviendra plus tard.

Vous savez pourquoi nous sommes dans cette merde, excusez-moi l'expression ? Parce que nos dirigeants ont toujours refusé de l'admettre, ce sont des idéologues bornés au dernier degré. Quand on admet l'existence de ces deux clans de l'oligarchie, qu'ils ont une tactique différente mais partagent la même stratégie pour conserver leur hégémonie sur le monde, d'un coup tout devient plus clair et on peut définir une stratégie et une tactique pour les affronter, dans le cas contraire on en arrive à se vautrer dans le pire opportunisme qui soit et notre combat sera perdu d'avance, il faut bien en prendre conscience.

Qu'on le veuille ou non, bien des formules et des analyses du passé sont devenues obsolètes ou inappropriées pour comprendre le monde tel qu'il est devenu de nos jours et affronter nos ennemis, construire le parti, les instruments qui nous permettrons de les vaincre...

J'ajoute un point d'actualité à 16h en Inde, 11h30 en France.

La guerre, c'est la paix.

Leur humanisme est bien la politesse des salauds...

La gouvernance mondiale totalitaire s'est offerte le Forum de Paris pour la paix ou le dernier coup des GAFA.

Grille de lecture.

Le saviez-vous? Non, évidemment et pour cause.

La meilleure ou plutôt le pire, c'est qu'absolument aucun des participants aux différentes manifestations programmées contre Trump ou ce Forum ne le mentionnera, mais quel déni ! Aucun ne désignera non plus l'oligarchie comme planificateur et profiteur de toutes les guerres. Les chefs d'Etat ou de gouvernement passent, l'oligarchie reste, simple observation qui ne leur était évidemment pas venue à l'esprit.

Les pires imposteurs, fanatiques manipulateurs des faits dans nos rangs vont jusqu'à le nier. C'est ce que m'a confirmé un trotskyste lambertiste hier dans un courriel, refusant d'admettre que l'oligarchie n'avait cessé de renforcer ou d'étendre son pouvoir politique sur le monde depuis 70 ans, et que le mouvement ouvrier international s'était avéré totalement impuissant à l'empêcher.

Autrefois, on nous avait enseigné que pour combattre un ennemi, il fallait commencer par l'identifier ou lui ôter son masque, sans quoi notre action serait inefficace ou demeurerait vaine. Apparemment ce n'est plus de mise. Il faut croire que depuis ils se sont ravisés ou ils ont changé d'objectif et qu'ils en sont arrivés à la terrible conclusion qu'on ne pourra jamais le vaincre, alors valait mieux encore faire avec en guise de testament, en tout cas cela en est la signification politique.

- A Paris, 70 chefs d’Etat tournés vers la paix - leparisien.fr 11 novembre 2018

Devant près de 70 chefs d’Etat ou de gouvernement réunis pour les commémorations du centenaire de l’Armistice de 1918, Emmanuel Macron a martelé son message pour la paix et fustigé le nationalisme.

Ce rendez-vous, que ses concepteurs veulent rendre annuel, doit servir à débattre la gouvernance mondiale au sens large et à prôner le multilatéralisme.

Emmanuel Macron a initié le Forum de Paris pour la paix, mais c'est une association indépendante qui l'a mis sur pied. Tellement indépendante, que ce grand rendez-vous - où chefs d'états côtoieront ONG, entrepreneurs et association - n'a pas été financé par des fonds publics français, mais pour l'essentiel par des entreprises privés. Parmi elles, Google, Microsoft, ou encore Facebook, qui ont donné cinq millions d'euros pour l'occasion. «C'est une volonté du président. Il veut qu'au delà des Etats, la société civile s'implique», détaille un conseiller gouvernementale. Ce lundi matin, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères recevra tout ces grands donateurs privés lors d'un petit déjeuner au Quai d'Orsay. leparisien.fr 11 novembre 2018

« On a une offensive idéologique du djihadisme, de régimes autoritaires, de mouvements extrêmes qui de tous côtés se dévoilent être des ennemis de la liberté (…), cherchent à contrôler, censurer, exporter leur modèle, qui lancent des campagnes massives de désinformation et qui s’attaquent aux journalistes » a lancé le président Emmanuel Macron lors du premier Forum de Paris sur la Paix. Atlantico.fr 12 novembre 2018

LVOG - Voulait-il parler des médias-oligarques qui l'ont fait élire ou des 90% des médias américains qui avaient pour candidate Hillary Clinton ?

Et pendant ce temps-là leurs guerres continuent.

- Yémen: combats meurtriers à Hodeida, Washington et Londres haussent le ton - AFP 12 novembre 2018

La fabrication du consentement au service de la guerre.

- 3 raisons pour lesquelles l'Armée européenne est un idéal indispensable - Le HuffPost 12 novembre 2018

En appelant à la création d'une armée européenne, le Président français n'a pas laissé sa parole dépasser sa pensée. Il a tout simplement fait parler sa vision. Le HuffPost 12 novembre 2018

Macron n'a pas de pouvoir, mais il a une vision, qu'on se le dise !

Macron et Merkel dénoncent des élections "illégales" - L'Express.fr12 novembre 2018

Un scrutin dénoncé. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont critiqué dimanche soir dans un communiqué commun les élections organisées le même jour dans l'est prorusse de l'Ukraine, décrites comme "illégales et illégitimes".

Elles visaient à élire des "présidents" et "députés" pour les deux "républiques populaires autoproclamées par les rebelles séparatistes à Donetsk et Lougansk.

"Ces soi-disant élections nuisent à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de l'Ukraine", ont déclaré les deux dirigeants, qui se sont entretenus à Paris avec le président ukrainien Petro Porochenko, en marge des cérémonies du centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale. Samedi, Bruxelles avait condamné des scrutins "illégaux et illégitimes". L'Express.fr12 novembre 2018

AFP - Pour attirer les électeurs pour ce scrutin, les autorités donnaient à chaque personne ayant voté un "ticket" de loterie et des étals installés devant les bureaux de vote offraient des produits alimentaires à des prix bas. AFP 12.11

LVOG - Que voulez-vous, tout le monde n'a pas les moyens de LREM pour réaliser des vidéos pour convaincre le peuple d'aller voter aux élections européennes quand il n'en a pas envie !

Un évènement largement couvert par les médias-oligarques

- A Paris, les anti-Trump fustigent le «bal des vampires» - Libération 11 novembre 2018

- Parallèlement aux commémorations du 11-Novembre, une manifestation anti-Trump s’est tenue à Paris - lemonde.fr 11 novembre 2018

- 1500 personnes réunies pour manifester contre Trump à Paris - - lexpress.fr 12 novembre 2018

Etc. etc. etc.

Et il ne manquait personne à l'appel !

- Action des Femen au passage du convoi de Trump à Paris - Reuters 12 novembre 2018

On se détend un peu entre deux coups de canon. Etait-ce vraiment une confusion ?

- Quand une vieille dame confond Angela Merkel et Brigitte Macron - LeParisien.fr 11.11

LVOG - On imagine le beau et fringant jeune homme de 40 ans se coucher à côté de sa momie, quand elle a ôté, non, non pas ce à quoi vous pensez, un peu de décence tout de même, cela elle l'enlèvera seulement une fois sous le drap quand la lumière sera éteinte, la couche épaisse de crème et le maquillage qui camouflaient les multiples et profonds sillons qui avaient creusés sa peau dorénavant toute défraîchie, fripée, ravage inexorable dû au temps qui passe et amplifié par un usage excessif de ces expédients miraculeux destinés à paraître éternellement désirable...

Quelle épreuve ! Mais quelle cauchemar il doit endurer chaque soir à l'idée de coucher avec la sosie d'Angela Merkel, je voulais dire dormir, car on ne peut pas l'imaginer se livrer à une autre activité...


Le 11 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

Les voilà qui de nouveau embraient sur l'antisémitisme, et tout le monde se sent obligé d'en être de sa petite phrase ou de son article, de sa condamnation, c'est vraiment misérable !

J'ai trouvé mieux à vous proposer, que les infos en bref qui peuvent attendre.

Au format pdf (11 pages)

Défense du marxisme et du socialisme. Guerre à l'opportunisme.

Jean-Jacques Rosat - Chroniques orwelliennes - Sur le contrôle des esprits - Collège de France

Extrait. (suite)

La différence entre démocraties libérales et régimes totalitaires est une différence réelle, qui correspond à l’expérience ; elle doit être maintenue ; et nous avons donc politiquement besoin du concept de totalitarisme. (Au lieu de démocratie libérale, dictature libérale serait peut-être plus appropriée et plus précise. - LVOG) Mais l’indispensable reconnaissance de cette différence ne doit pas servir à masquer un fait tout aussi crucial : que les mécanismes psychologiques et intellectuels totalitaires du contrôle des esprits peuvent être mis en oeuvres dans des systèmes économiques, sociaux et politiques très divers, y compris les démocraties contemporaines. (Quelle sale manie d'employer la démocratie à toutes les sauces, sachant que c'est une utopie, puisqu'elle implique que le peuple dont la majorité est composée de travailleurs aurait conscience d'elle-même, c'est-à-dire qu'elle aurait atteint un niveau de conscience qui lui permettrait d'orienter la société dans une direction conforme à ses besoins, ce qui n'a jamais existé. C'est au contraire toujours une minorité qui présida au sort de la société et qui l'imposa à la majorité, ce qui explique pourquoi nous affirmons que jusqu'à présent les hommes n'ont jamais fait autrement leur histoire qu'inconsciemment, ou qu'ils ne sont pas encore parvenus à prendre conscience du processus dialectique matérialiste et historique à l'oeuvre... - LVOG)

Ce mode de domination est d’abord parfaitement compatible avec l’appropriation collective des moyens de production, donc avec ce qui, aux yeux notamment de la vulgate marxiste, passe pour le trait distinctif du socialisme. Il faut même aller plus loin. Il est la forme privilégiée que peut prendre la domination si celle-ci doit se reconstituer dans une économie collectiviste. Si la domination n’a plus pour base la propriété des moyens de production, sa base tendra à devenir le contrôle des esprits. (La domination est le but et le contrôle des esprits le moyen d'y parvenir, dit autrement, pour parvenir à cette domination il faut se fixer pour objectif de réaliser le contrôle des esprits. Toutes les institutions sont mobilisées pour l'atteindre au côté du parti unique et des syndicats corporatistes, les médias, les institutions de sondage, les ONG, les réseaux numériques, les publicitaires, le monde du spectacle, etc. - LVOG)

Cela ne veut évidemment pas dire que, dans un tel régime, il n’y aurait plus d’inégalité économique. Bien au contraire, la reconstitution de privilèges économiques est immédiate. (...) (Ce qui caractérisa la caste bureaucratique et parasitaire stalinienne. - LVOG) Pour Orwell, le régime issu de la révolution bolchevique n’a rien à voir avec le socialisme précisément, entre autres raisons, parce qu’il n’est pas égalitaire, et cela dès l’époque de Lénine. (Pendant les quatre premières années qui succédèrent à la prise du pouvoir par le parti bolchevik, le gouvernement ouvrier fut confronté à une guerre impérialiste et à une guerre civile, ainsi qu'un sabotage des féodaux et de la bourgeoisie russe et un blocus économique orchestré par toutes les puissances occidentales, dans ces conditions durant cette période il était matériellement impossible de venir à bout des inégalités sociales issues de l'Ancien régime, d'autant plus que 99% des communistes n'avaient pas les compétences requises pour gérer l'économie du pays. - LVOG) Les privilèges économiques y sont dévolus désormais à ceux qui se sont assuré le contrôle des esprits. (Orwell fut un farouche ennemi du stalinisme et défendit à sa manière le socialisme. - LVOG)

Mais ces mécanismes du contrôle des esprits, Orwell les identifie aussi en régime capitaliste. Par exemple, il analyse longuement les mécanismes de manipulation de l’opinion par la grande presse anglaise, qui est aux mains d’un tout petit nombre de grands propriétaires privés, ainsi que les mécanismes d’autocensure et le mépris des faits dans l’ensemble de la presse britannique, qu’elle soit de droite ou de gauche. (Distinction qui était déjà dérisoire à l'époque effectivement. - LVOG)

Le point crucial, pour Orwell, est le suivant : qu’ils soient greffés sur des systèmes capitalistes ou sur des systèmes collectivistes, ce sont exactement les mêmes mécanismes.

Selon une erreur de lecture intéressée qui date de la guerre froide, Orwell montrerait que tout projet émancipateur aboutit au goulag. Il a clairement démenti cette interprétation en juin 1949. Selon une erreur de lecture symétrique (et tout aussi intéressée) des interprètes marxistes, ou même plus généralement d’un certain nombre d’interprètes de gauche, Orwell, intellectuel sentimental et petit-bourgeois, reculerait devant les dures nécessités de la lutte des classes et serait finalement, sinon un traître à la classe ouvrière et à la gauche, un allié fort peu sûr (11). (Accusation portée par les despotes qui firent main basse sur le mouvement ouvrier jusqu'à nos jours. - LVOG) Dans les deux cas, l’erreur repose sur le même présupposé : l’identification du régime soviétique avec le socialisme, ou même avec une version imparfaite du socialisme. (Erreur ou amalgame grossier tant il était clair que le stalinisme était étranger au bolchevisme ou au socialisme comme le fit si bien remarquer Orwell. On en a confirmation juste après. - LVOG) Du point de vue d’Orwell, il est clair que le régime soviétique n’est pas et n’a jamais été socialiste ; et qu’il en est même l’opposé. (On ne pouvait être plus clair. Vous comprenez pourquoi on peut adopter Orwell sans rougir. - LVOG) L’enjeu de la critique orwellienne est de montrer, au contraire, que, si l’on veut avancer vers le socialisme, un préalable indispensable est la critique de ce mode de domination, non seulement en tant qu’il est présent dans les régimes qui se réclament du socialisme, mais en tant que ses mécanismes sont d’ores et déjà à l’oeuvre dans les partis, organisations, journaux, etc., et chez les intellectuels qui se réclament du socialisme. (On n'a pas cessé d'en faire l'expérience depuis malheureusement, parce que nos dirigeants n'ont jamais possédé les qualités indispensables pour défendre le socialisme, du coup ils recoururent aux méthodes détestables du stalinisme pour asseoir leur pouvoir ou domination au sein de leurs partis. - LVOG)

Comme l’a pertinemment souligné Michael Walzer, entre autres, la critique d’Orwell est une « critique interne au socialisme(12) », une critique à l’intérieur de son propre camp. Comme l’a expliqué Judith Shklar, « l’intellectuel qui ne peut pas supporter les intellectuels n’est certes pas une espèce rare ; mais ce qui singularise Orwell, c’est qu’il a traduit son mépris dans la vision d’une société gouvernée par les objets de son dédain. L’État totalitaire qu’il a imaginé n’est pas tout à fait celui de Staline, non plus que celui d’Hitler. Le parti intérieur, qui dispense l’Angsoc et dirige l’aire n°1 dans 1984, est composé d’intellectuels radicaux anglo-américains(13) ».

Évidemment, celui qui porte la critique dans son propre camp passe facilement pour ou un allié objectif du camp adverse, ou un traître tout court, ou un naïf idéaliste qui n’a pas compris la théorie vraie et scientifique et qui finira nécessairement du mauvais côté. (C'est exactement mon cas, si j'en juge par l'attitude des lecteurs ou des militants qui se connectent à ce portail à mon égard. C'est évidemment infondé et profondément injuste, mais on n'y peut rien, c'est seulement un mauvais moment à passer en attendant des jours meilleurs qui viendront ou pas étant déjà vieux, peu importe, l'essentiel c'est de demeurer fidèle à ses convictions, à son idéal et de les défendre loyalement. - LVOG)

Notes.

11. Voir par exemple : Isaac Deutscher, « 1984 ou le mysticisme de la cruauté » (1954), in Enzo Traverso (éd.), Le Totalitarisme, Seuil, 2001.

12. Michael Walzer, « George Orwell’s England », in Michael Walzer, The Company of Critics: Social Criticism and Political Commitment in the Twentieth Century, London, 1989 ; repris dans Graham Holderness, Bryan Loughrey and Nahem Yousaf (ed.), George Orwell, Macmillan, 1998, p. 195. 13. Judith Shklar, «1984 : Should Political Theory Care ? », in Stanley Hoffmann (dir.), Political Thought and Political Thinkers, University of Chicago Press, 1998, p. 342-343 (cité dans Conant, op. cit.).

Le document suivant se situe un an après l'adoption de la nouvelle politique économique (NEP).

(http://www.marxists.org/francais/index.htm)

Rappel des conditions dans lesquelles Lénine dirigea (pas seul évidemment) la Russie entre fin 1917 et 1922, alors que sa santé déclinait suite à la tentative d'assassinat dont il avait victime, et dont les conséquences lui seront fatales deux ans plus tard.

Lénine rapport politique du Comité central au XIe Congrès du Parti communiste le 27 mars 1922

LVOG - Soit environ un an après l'adoption de la nouvelle politique économique (NEP).

Extrait.

Lénine - Et il faut poser nettement cette question : qu'est-ce qui fait notre force et qu'est-ce qui nous manque ? Le pouvoir politique, nous en avons autant qu'il faut. Il ne se trouvera probablement personne ici pour dire qu'à l'endroit de telle ou telle question pratique, dans telle ou telle institution, les communistes, le Parti communiste n'ont pas suffisamment de pouvoir. Il y a des gens qui ont constamment cette pensée en tête, mais ce sont des gens tournés désespérément vers le passé, qui ne comprennent pas qu'il faut se tourner vers l'avenir. La force économique essentielle est entre nos mains. Toutes les grandes entreprises clés, les chemins de fer, etc., sont entre nos mains. Le bail, si largement qu'il soit pratiqué en certains lieux, ne joue, dans l'ensemble, qu'un rôle minime. C'est, dans l'ensemble, une part tout à fait insignifiante. La force économique dont dispose l'Etat prolétarien de Russie est tout à fait suffisante pour assurer le passage au communisme. Qu'est-ce donc qui manque? C'est clair : ce qui manque, c'est la culture chez les communistes dirigeants. De fait, si nous considérons Moscou - 4700 communistes responsables - et si nous considérons la machine bureaucratique, cette masse énorme, qui donc mène et qui est mené ? Je doute fort qu'on puisse dire que les communistes mènent. A dire vrai ce ne sont pas eux qui mènent. C'est eux qui sont menés. Il s'est passé là quelque chose de pareil à ce qu'on nous racontait dans notre enfance, aux leçons d'histoire. Il arrive, nous enseignait-on, qu'un peuple en subjugue un autre, et alors le peuple qui a subjugué est un peuple conquérant, et celui qui a été subjugué est un peuple vaincu. Voilà qui est simple et compréhensible pour chacun. Mais qu'advient-il de la culture de ces peuples? Cela n'est pas si simple. Si le peuple conquérant est plus cultivé que le peuple vaincu, il lui impose sa culture. Dans le cas contraire, il arrive que c'est le vaincu qui impose sa culture au conquérant. Ne s'est-il pas produit quelque chose de pareil dans la capitale de la R.S.F.S.R. et n'est-il pas arrivé ici que 4700 communistes (presque toute une division, et des meilleurs) ont été soumis à une culture étrangère ? Il est vrai qu'on pourrait, ici, avoir l'impression d'un niveau culturel élevé chez les vaincus. Erreur. Leur culture est misérable, insignifiante. Mais, tout de même, elle est supérieure à la nôtre. Si piètre, si misérable qu'elle soit, elle surpasse celle de nos communistes responsables, parce que ceux-ci ne savent pas suffisamment diriger. Les communistes qui se mettent à la tête des institutions - parfois des saboteurs les y poussent habilement, à dessein, pour se faire une enseigne -, se trouvent souvent dupés. Aveu très désagréable. Ou, tout au moins, pas très agréable. Mais il faut le faire, me semble-t-il, car c'est là, à présent, le nœud de la question. C'est à cela que se ramène, selon moi, la leçon politique de l'année, et c'est sous ce signe que la lutte se déroulera en 1922.

LVOG - Sans vouloir les dénigrer à tous prix, vous observerez que le facteur de la culture a toujours été quasiment absent de la formation politique des militants de gauche ou d'extrême gauche qui de fait le négligeront sans cesse, et lorsqu'il arrivera que l'actualité les oblige à l'aborder, ce sera généralement une vraie catastrophe parce qu'ils considèrent que leur culture est supérieure à celle du peuple en général ou des autres peuples, alors qu'en réalité elle est misérable ou insignifiante pour reproduire celle de la classe dominante qui n'a été conçue que pour mieux asservir le peuple ou tous les peuples puisque de nos jours elle est destinée à avoir une valeur universelle, le pendant du totalitarisme.

Par exemple, ces militants se croient supérieurs parce qu'ils ne sont pas homophobes, mais comme l'homophilie est instrumentalisée par les tenants du totalitarisme pour briser la culture des peuples qui ne l'a pas encore intégrée afin de vaincre sa résistance à la stratégie du nouvel ordre mondial que les néolibéraux veulent leur imposer, ils se font ainsi les instruments ou les complices de la pire réaction. Au lieu de profiter de leur culture, qui a bien des égards surpasse celle d'autres peuples, pour imposer un changement de régime dans leur pays, ils s'en servent pour renforcer le pouvoir en place qui tend de plus en plus vers le totalitarisme.

Lénine - Le capitaliste savait approvisionner la population. Il le faisait mal, en voleur, il nous humiliait, il nous pillait. C'est ce que savent les simples ouvriers et paysans qui ne raisonnent pas sur le communisme parce qu'ils ignorent ce que c'est.

« Mais les capitalistes savaient tout de même approvisionner la population. Et vous, le savez- vous ? Non.» Car ce sont bien ces voix-là qui, au printemps de l'année dernière, se sont fait entendre, pas toujours distinctement, mais qui n'en formaient pas moins le fond de la crise du printemps dernier. «Vous êtes, certes, de très braves gens, mais la tâche que vous avez entreprise, la tâche économique, vous ne savez pas l'accomplir.» Voilà la critique très simple mais meurtrière, s'il en est, que la paysannerie et, par son truchement, plusieurs catégories d'ouvriers, ont adressée l'année dernière au Parti communiste. Voilà pourquoi ce vieux point acquiert une telle importance dans la question de la NEP.

Il faut un contrôle réel. A vos côtés agit le capitaliste ; il agit en maraudeur, il prélève des bénéfices, mais il sait s'y prendre. Et vous? Vous essayez de nouvelles méthodes : des bénéfices, vous n'en avez pas ; vos principes sont communistes, vos idéaux - excellents ; en un mot, à vous en croire, vous êtes de petits saints et de votre vivant vous méritez le paradis, - mais savez- vous travailler ? Il faut un contrôle, un contrôle véritable, non pas celui qui consisterait pour la Commission centrale de contrôle à faire une enquête et à voter un blâme, et pour le Comité exécutif central de Russie à infliger une sanction. Non, il faut un contrôle véritable, du point de vue de l'économie nationale.

Lénine - Voilà la première leçon, voilà la première partie, essentielle, du rapport politique du Comité central. Nous ne savons pas gérer l'économie. La preuve en a été faite au cours de l'année écoulée.

Lénine - Au cours de cette année, nous avons prouvé avec une entière évidence que nous ne savions pas conduire les affaires. Voilà la principale leçon. Ou bien nous prouverons le contraire l'année qui vient ou bien le pouvoir des Soviets ne pourra exister. Et le plus grand danger, c'est que tous ne s'en rendent pas compte. Si tous les communistes, tous les responsables, se rendaient nettement compte que du moment qu'ils ne savent pas s'y prendre, ils feraient bien de reprendre leur instruction au début, nous aurions gain de cause. Ce serait, selon moi, la conclusion essentielle, capitale. Mais on ne se rend pas compte de la chose ; on a la certitude que s'il en est qui pensent ainsi, ce sont des gens peu cultivés, qui n'ont pas appris le communisme. Qu'ils étudient, et peut-être comprendront-ils. Non. Excusez. Le paysan, l'ouvrier sans-parti n'ont pas étudié le communisme? Il ne s'agit pas de cela. La vérité, c'est que le temps n'est plus où il fallait développer un programme et appeler le peuple à exécuter ce programme grandiose. Cette époque est révolue. Aujourd'hui il vous faut prouver que dans la pénible situation actuelle, vous savez pratiquement améliorer les conditions économiques de l'ouvrier et du moujik, de façon qu'ils voient que vous l'avez emporté dans la compétition.

LVOG - On voit d'ici les militants, qui ont une haute opinion d'eux-mêmes, et qui dès lors qu'on leur propose une analyse différente de la leur ou qui ne serait pas sortie de leur tête bien trop formatée, nous accusent de vouloir leur donner des leçons ou hurlent au scandale ! On s'en amuse.

Lénine - Nous ne devons pas nous rassurer sous prétexte que partout, dans les trusts de l'Etat et dans les sociétés mixtes, il y a des communistes responsables, excellents. La belle consolation, puisque ces communistes ne savent pas conduire les affaires et sont à cet égard pires qu'un vulgaire commis des capitalistes, qui a passé par l'école de la grande usine et de la grosse maison de commerce. Voilà ce dont nous n'avons pas conscience; il y a là de la vanité communiste, du comtchvanstvo pour employer la sublime langue russe. La vérité est qu'un communiste responsable, le meilleur, et manifestement honnête et dévoué, qui a subi le bagne et bravé la mort, ne sait pas faire du commerce, parce qu'il n'est pas un homme d'affaires, parce qu'il n'a pas appris cela et ne veut pas l'apprendre, parce qu'il ne comprend pas qu'il lui faut tout apprendre, depuis les premiers rudiments. Ce communiste, ce révolutionnaire qui a fait la plus grande révolution qu'on ait jamais vue dans le monde, ce révolutionnaire que contemplent sinon quarante siècles du haut des pyramides, du moins quarante pays européens avec l'espoir de s'affranchir du capitalisme, - ce communiste, ce révolutionnaire doit prendre des leçons auprès du vulgaire commis qui a trimé dix ans dans une épicerie, qui connaît son affaire, tandis que ce communiste responsable, ce révolutionnaire dévoué, non seulement ne la connaît pas, mais ignore même qu'il ne la connaît pas.

LVOG - Là on imagine tous les dirigeants qui n'ont pratiquement jamais travaillé au cours de leur vie ou tous ces cadres ou militants qui n'ont jamais été sous les ordres de capitalistes ou de patrons. D'ailleurs cela explique pourquoi généralement ils ne s'adressent qu'aux fonctionnaires et ignorent le reste des travailleurs, l'immense majorité en somme auxquels ils n'ont jamais été foutus de s'adresser. Personnellement, j'ai bossé dans plus de 45 entreprises, on n'a donc jamais vécu dans le même monde, ce dont j'ai conscience, ce qui ne risque pas de leur arriver puisqu'ils me considèrent comme un "vulgaire commis" et leurs dirigeants flattent leur ignorance au lieu de leur donner des leçons, ce qu'on peut comprendre aussi, puisqu'ils n'ont pas retenu les leçons de Lénine...

Lénine - Dans notre lutte, il ne faut pas oublier que les communistes doivent agir après mûre réflexion. Ils vous parleront à merveille de la lutte révolutionnaire, de l'état de cette lutte dans le monde entier. Mais pour se tirer du besoin, de la misère la plus noire, il faut être réfléchi, cultivé, sensé. Ils ne savent pas s'y prendre. Nous aurions tort d'accuser les communistes responsables d'être peu consciencieux. L'immense majorité d'entre eux - 99% - ne sont pas seulement des gens consciencieux ; ils ont prouvé leur dévouement à la révolution dans les conditions les plus difficiles, et avant la chute du tsarisme et après la révolution, ils ont sacrifié littéralement leur vie. Si on cherchait ici les causes, on aurait foncièrement tort. Ce qu'il faut, c'est aborder comme il sied l'affaire publique la plus simple, comprendre que c'est une affaire publique, une affaire commerciale ; s'il y a des obstacles, il faut savoir les écarter et poursuivre ceux qui se seront rendus coupables de lenteurs bureaucratiques.

LVOG - Lénine a eu raison de préciser que personne ne remettait en cause les intentions généreuses des militants ou leur engagement politique au côté des travailleurs, la question n'est pas là effectivement, elle réside dans leur propre formation pour élever leurs connaissances, leur niveau de conscience, mais de cela ils ne veulent pas en entendre parler de nos jours. Ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que tout ne figurait pas dans des livres, que la société se transformait et que s'ils n'en tenaient pas compte pour progresser, ils seraient voués à régresser, ce qu'on n'a pas cessé d'observer depuis 40 ans. Du coup, notre discours qui aurait pu les aider, sans vouloir leur donner de leçons, ils le rejettent en bloc.

Lénine - Voilà comment la question se pose, voilà où est la difficulté. N'importe quel commis, passé par l'école d'un grand établissement capitaliste, sait faire cela, mais 99% des communistes responsables ne le savent pas, et ne veulent pas comprendre qu'ils n'ont pas ce savoir-faire, qu'il leur faut commencer par l'a b c. Si nous ne le comprenons pas, si nous ne nous remettons pas aux rudiments, nous ne résoudrons jamais le problème économique qui est aujourd'hui à la base de toute notre politique.

LVOG - Allez dire à des militants, des cadres ou des dirigeants "qu'il leur faut commencer par l'a b c", ils vont vous envoyer paître sur le champ ! Vous imaginez les difficultés auxquelles Lénine a dû faire face, les mêmes que nous rencontrons de nos jours.

Moi, j'ai adopté définitivement le principe suivant que j'avais lu quelque part quand j'étudiais le bouddhisme et l'hindouisme : Considère que tu ne sais rien et que tu as tout à apprendre, ainsi tu tireras toujours le meilleur de chaque expérience et tu progresseras sans cesse sur le chemin de la liberté, du bonheur, etc... Laissons tomber le nirvana ou le paradis, s'il vous plaît ! Et effectivement, 30 ou 35 ans plus tard, je me sens relativement libre et heureux dans ce vieux monde pourri, où je baigne quotidiennement en Inde parmi les plus pauvres.

Lénine - Il faut se rendre compte, et ne pas craindre de le reconnaître, que dans 99 cas sur 100, les communistes responsables ne sont pas employés selon leurs capacités ; ils ne savent pas s'acquitter de leur tâche ; ce qu'ils doivent faire, maintenant, c'est apprendre. Si on le reconnaît, et du moment que nous en avons la possibilité (à en juger d'après l'ensemble de la situation internationale, nous aurons assez de temps pour achever notre apprentissage), il faut le faire à tout prix.

LVOG - Malheureusement, cet apprentissage sera brutalement interrompu par le stalinisme à peine deux ans plus tard, nous ne saurons jamais s'il aurait pu être mené à son terme. On nous rétorquera que les révolutions cubaine et chinoise ont répondu positivement à cette question, d'une manière déformée si j'en juge par le degré d'aliénation atteint par les peuples cubain et chinois, que je ne confonds avec les élites de ces régimes ou les classes moyennes qui ont un niveau de vie comparable à celui des classes moyennes des puissances occidentales, ce qui n'est pas le cas de l'immense majorité de ces peuples dont le niveau de vie est demeuré précaire ou pire encore.

Un exemple de totalitarisme pris dans l'actualité.

Fabrication du consentement. Trump terroriserait les médias. France Info ou la manipulation de l'info en continu.

"CNN devrait avoir honte que vous travailliez pour eux" : échange musclé entre Donald Trump et un journaliste - francetvinfo.fr 09.11

(Non, "échange musclé" entre un journaliste agressif et Donald Trump calme.)

France Info - Alors qu’il donnait une conférence de presse au lendemain des élections de mi-mandat, Donald Trump s’est écharpé avec un journaliste de CNN.

(En réalité, Trump a été littéralement agressé par un journaliste de CNN qui ira jusqu'à refuser de rendre le micro.)

France Info - La guerre entre Donald Trump et les journalistes continue.

(En réalité, ce sont les journalistes qui ont déclaré la guerre à Trump.)

France Info - Alors qu’il donnait une conférence de presse au sujet des élections de mi-mandat, qui ont eu lieu mardi 6 novembre, le Président des États-Unis a eu un échange musclé avec Jim Acosta, un journaliste de la chaîne CNN.

(Puisque France Info insiste lourdement, répétons-le, c'est le journaliste Jim Acosta de la chaîne CNN qui a eu un "échange musclé" avec le Président des États-Unis.)

France Info - Ce dernier désirait interpeller Donald Trump sur ses déclarations au sujet de la "caravane" des migrants, qu’il avait qualifiée "d’invasion". "Pourquoi l’avez-vous qualifiée ainsi ?", demande le journaliste. "Parce que je considère que c’est une invasion", répond Donald Trump. Il continue : "Je veux bien qu’ils viennent dans notre pays, mais ils doivent le faire légalement. Vous savez Jim, ils doivent suivre des règles."

(La réponse de Trump fut très apaisée, normale. Il a le droit de ne pas partager la position d'un journaliste et vice versa.)

France Info - Après un bref échange durant lequel Donald Trump campe sur ses positions et n’écoute pas les questions du journaliste, le Président en vient rapidement aux attaques personnelles.

(Pourquoi Donald Trump n'aurait-il pas le droit de "camper sur ses positions" ? Pourquoi devrait-il absolument adopter celles de ce journaliste ? Ensuite, Trump a enchaîné face à cet excité en gardant son sang-froid, ce qui a le don de rendre fou les psychopathes, en aucun cas il ne lui a adressé des attaques personnelles, il a simplement caractérisé son comportement, mais c'est un crime pour France Info.)

France Info - "Je pense que vous devriez me laisser diriger le pays et vous CNN. Et si vous le faisiez correctement, vos audiences seraient bien meilleures", pense-t-il conclure. (Où est l'agressivité de Trump ?)

France Info -Alors qu’il refuse de rendre le micro, Jim Acosta se voit rapidement insulté par le Président. "Ça suffit, rendez le micro !", s’agace-t-il. "CNN devrait avoir honte que vous travailliez pour eux. Vous êtes quelqu’un de mal poli, une horrible personne."

(Trump a eu raison de le traiter ainsi et il ne l'a pas insulté,ce journaliste n'avait pas à monopoliser le micro puisque Trump avait répondu à ses questions.)

France Info - Après la conférence de presse, la Maison Blanche a annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de l’accréditation de Jim Acosta.

(J'en aurais fait autant, à ceci près je l'aurais fait virer manu militari !)

France Info - Depuis son élection, le 45ème Président des États-Unis entretient de mauvaises relations avec une partie des médias américains, à l’image du New York Times ou encore du Washington Post, privilégiant largement des médias conservateurs tels que Fox News pour ses sorties médiatiques. Mais la guerre avec CNN reste de loin la plus violente. francetvinfo.fr 09.11

(Depuis l'élection de Trump, ce sont les médias américains, porte-parole de Clinton qui était la candidate de l'Etat profond, qui le harcèlent quotidiennement.)

(https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/video-cnn-devrait-avoir-honte-que-vous-travailliez-pour-eux-echange-muscle-entre-donald-trump-et-un-journaliste_3025979.html#xtor=AL-79-[article_video]-[connexe])

En complément

- «Allez-vous faire foutre!» Yann Barthès s’en prend à Trump à son arrivée en France - Sputnik 11.10

Le présentateur Yann Barthès n’a pas hésité à insulter face caméra le chef de l’État américain, en indiquant que ce dernier «n’était pas le bienvenu dans le pays».

Ce vendredi 9 novembre, Yann Barthès présentait une nouvelle émission de Quotidien sur TMC. L'animateur a retrouvé son équipe de chroniqueurs pour décrypter les sujets qui ont marqué l'actualité de la journée écoulée. Le journaliste a également donné son avis sur la venue du Président Trump à Paris pour le centième anniversaire de la Première Guerre mondiale.

À quelques heures de l'arrivée du Président américain, Yann Barthès n'a pas hésité à l'insulter:

«Go fuck yourself [Allez-vous faire foutre!, ndlr.] vous n'êtes pas le bienvenu dans ce pays», a déclaré le journaliste face caméra.

« One last thing: Go fuck yourself! You are not welcome in this country! »

Postée sur les réseaux sociaux, la séquence a reçu un accueil controversé entre ceux qui applaudissaient l'audace du présentateur et ceux qui ne comprenaient pas cette initiative. Sputnik 11.10

Un salopard de journaliste m'insulterait ainsi, j'exigerais que le chef de l'Etat condamne publiquement cette insulte, sans quoi je repartirais sur le champ.

Les coulisses d'une cabale montée contre Trump.

- Les conséquences du Prologue par James Howard Kunstler – Le 8 octobre 2018 – Source kunstler.com - Le Saker Francophone

Résultat de recherche d'images pour "Christine Blasey Ford".

« Je la crois ! »

Vraiment ? Pourquoi quelqu’un devrait-il la croire ?

La sénatrice Collins du Maine a dit qu’elle croyait que le Dr Christine Blasey Ford avait vécu quelque chose de traumatisant, mais pas des mains de M. Kavanaugh. Je crois que le sénateur Collins a dit ça pour calmer la foule de #Metoo, pas parce qu’elle y croyait vraiment. Je crois que Christine Blasey Ford mentait, de part en part, dans sa voix de petite fille blessée, comme une mauvaise imitation de Truman Capote.

Je crois que le stratagème de Christine Blasey Ford s’inscrit dans le prolongement des sinistres activités en cours depuis le début de 2016 au ministère de la Justice et au FBI pour défaire la dernière élection présidentielle, et que l’histoire réelle et vraie de ces singeries séditieuses va bientôt éclater à la face du monde.

Il s’avère que l’État Profond est un petit monde. Saviez-vous que l’avocat qui siège à côté du Dr Ford aux audiences du Sénat, Michael Bromwich, est aussi l’avocat d’Andrew McCabe, l’ancien directeur adjoint du FBI congédié pour avoir menti aux enquêteurs de sa propre agence et pour avoir actuellement baratiné un grand jury ? Quelle coïncidence ! Parmi tous les avocats du coin le plus infesté par les avocats des États-Unis, c’est justement lui qu’elle a choisi.

Il est notoire que le Dr Ford s’est rendue à Rehobeth Beach, dans le Delaware, le 26 juillet, où vit sa meilleure amie pour toujours et ancienne colocataire, Monica McLean, et qu’elle y a passé les quatre jours suivants avant d’envoyer une lettre au sénateur Diane Feinstein, le 30 juillet, ce qui a donné le coup d’envoi du spectacle « agression sexuelle ». Saviez-vous que Monica McClean était un agent spécial du FBI à la retraite et qu’elle travaillait au bureau du procureur du district sud de New York sous la direction de Preet Bharara, qui avait auparavant travaillé pour Chuck Schumer, leader de la minorité démocrate au Sénat ?

Monica McClean aurait-elle pu passer ces 4 jours en juillet à aider Christine Blasey Ford à écrire sa lettre à Mme Feinstein ? Saviez-vous que l’avocat de Monica McClean, David Laufman, est un ancien avocat du Ministère de la Justice qui a aidé Peter Strozk, ancien chef du contre-espionnage du FBI, dans les enquêtes sur Clinton et sur la Russie avant de démissionner en février de cette année – en fait, il a participé à la « célèbre” entrevue avec Hillary en 2016 ? Ouah ! Quel petit marais, Washington !

Saviez-vous que Mme Leland Keyser, l’ancienne meilleure amie du Dr Ford de l’école préparatoire de Holton Arms, a dit à la dernière ronde d’enquêteurs du FBI à l’audience de Kavanaugh la semaine dernière – comme l’a rapporté le Wall Street Journal – qu’elle s’était “« sentie contrainte » par Monica McLean et ses représentants pour changer son histoire – qu’elle ne savait rien de l’agression sexuelle alléguée ou de la personne qui aurait commis celle-ci, ou qu’elle avait déjà rencontré M. Kavanaugh. Je pense que ça s’appelle un parjure par subordination.

Rien de tout cela n’est insignifiant et l’affaire ne peut pas s’arrêter là. Une trop grande partie a été déformée par ce qu’il reste des médias. Et pendant ce temps, bien sûr, il y a au moins un grand jury qui écoute les témoignages de l’ensemble des personnages derrière l’enquête Hillary bâclée et l’enquête sur la collusion russe de Robert Mueller, qui semble toujours plus douteuse : Strozk, Lisa Page, James Comey, Andrew McCabe, Bill Priestap, et autres… J’ai le sentiment que ces questions approchent maintenant la masse critique avec le déroulement parallèle de l’« affaire » Christine Blasey Ford.

Le Parti démocrate a ses empreintes digitales partout là-dessus, comme c’était déjà le cas avec les manigances de l’enquête sur la Russie. Non seulement je ne crois pas l’histoire du Dr Ford, mais je ne crois pas non plus qu’elle ait agi seule dans cette affaire louche. Ce qui se passe avec tous ces avocats associés au FBI et au ministère de la Justice, c’est un encerclement évident des chariots. Ils ont généré trop d’animosité dans le processus et ils vont se faire coincer. Ces questions sont loin d’être terminées et une bataille majeure se profile à l’horizon du compte à rebours des élections de mi-mandat. En fait, l’éditorialiste Charles M. Blow a sonné de la trompette lundi matin dans sa chronique idiote intitulée : « Libéraux, c’est la guerre ». Comme je l’ai dit : une deuxième guerre civile se profile. Le Saker Francophone

C'est semble-t-il le but de la ruée de migrants en provenance d'Amérique centrale orchestrée par les Rockefeller, Soros et Cie...

L'Agence Française de Propagande ou comment la voix du nouvel ordre mondial totalitaire s'ingère dans les affaires du gouvernement sud-coréen.

- Le président sud-coréen limoge son ministre des Finances - AFP 9 novembre 2018

Acte I.

LVOG - De la manière dont l'AFP présente la situation économique de la Corée du Sud, on pourrait être porté à croire que le président sud-coréen Moon Jae aurait injustement limogé le ministre des Finances et son chef de cabinet ou qu'il aurait voulu leur faire porter la responsabilité du ralentissement de l'économie de la Corée du Sud. Lisez attentivement.

AFP - Le président sud-coréen Moon Jae-in a limogé vendredi les deux grands manitous de l'économie, dont son ministre des Finances, dans un contexte de ralentissement de la croissance, de hausse du chômage et d'inégalités persistantes des revenus.

Le ministre Kim Dong-yeon et le chef de cabinet chargé de la stratégie politique, Jang Ha-sung ont été démis de leurs fonctions et remplacés, a annoncé un porte-parole de la présidence.

D'après la presse, les deux hommes se disputaient sur la façon de remédier aux difficultés de la 11e économie mondiale.

A l'international, M. Moon s'est fait connaître pour son rôle dans la spectaculaire détente en cours avec le voisin du Nord armé de la bombe nucléaire. Mais à domicile, sa politique économique est de plus en plus sujette à controverse et sa cote de popularité descend dans les sondages.

Acte II.

LVOG - Dans cette deuxième partie de cet article, vous allez immédiatement comprendre pourquoi l'AFP s'en est pris précédemment au président sud-coréen, il serait trop social, un crime !

AFP - Son gouvernement a nettement augmenté le salaire minimum, réduit la durée du travail et transformé des contrats de travail temporaires en contrats à durée indéterminée dans le cadre d'une politique de redistribution destinée à stimuler une "croissance portée par les revenus".

Il s'agit d'un revirement complet par rapport au modèle de croissance passé, porté par les exportations et les investissements des énormes conglomérats sud-coréens, et qui a vu l'économie sud-coréenne se hisser au quatrième rang asiatique.

Acte III.

LVOG - Pour finir, l'AFP prend fait et cause pour les adversaires du président sud-coréen, le patronat qui sabote sa politique comme le fait celui du Venezuela. L'AFP est bien le porte-parole de la réaction sur toute la ligne à l'échelle mondiale.

AFP - Les critiques du gouvernement affirment que cette politique a eu l'effet inverse de celui escompté, en aggravant la situation des gens aux revenus les plus faibles et en forçant les petites entreprises à licencier, tandis que les mastodontes hésitent à investir au vu du renforcement des régulations.

Le mois dernier, la banque centrale avait ramené sa prévision de croissance annuelle à 2,7%, contre un taux effectif de 3,1% en 2017.

Le ministre des Finances souhaitait revenir sur la politique de redistribution, y compris le salaire minimum, tandis que M. Jang voulait poursuivre sur la même voie. AFP 9 novembre 2018


Le 10 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

La suite de la causerie et quelques infos en bref demain ou lundi. Je dois aussi me reposer un peu !

Au format pdf (5 pages)

Défense du marxisme et du socialisme. Guerre à l'opportunisme.

Pourquoi de l'extrême droite à l'extrême gauche détestent-ils tant Orwell ?

Parce qu'il avait trop bien compris qu'une idéologie était l'expression subjective d'un processus intellectuel généralement inconscient. Car bien qu'ayant pour origine la réalité objective du monde matériel, elle avait tendance à l'ignorer et à s'en écarter ou à puiser dans des idéologies antérieures, au point que son concepteur se figure que toute représentation en serait issue exclusivement. Autrement dit, son idéologie, qui aurait un caractère idéaliste, finirait par se substituer à la réalité. Ensuite, en fonction de l'usage qu'il compterait en faire ou le besoin qu'il aurait de la justifier, il serait libre de faire référence ou non ponctuellement à la réalité en la déformant pour qu'elle soit conforme à son idéologie. On pourrait ajouter dans le cas d'un fanatique ou d'un furieux psychopathe, selon le degré atteint par sa folie.

Engels a mis en relief, que les idéologies avaient tendance à s'enraciner dans la société, et à donner lieu à des représentations qui traversaient parfois les siècles, à en créer de nouvelles aussi, et qu'elles fonctionnaient selon leurs propres lois, en quelque sorte de la même manière que les systèmes philosophiques qui procèdent principalement par abstraction, syllogisme ou sophisme pour se justifier ou assurer leur cohésion. Il insista sur le fait qu'elles ne consistaient pas uniquement en un assemblage d'idées destinées à s'autojustifier, mais qu'elles subissaient des influences extérieures susceptibles de les modifier, tout en devenant des facteurs objectifs capables d'influencer l'orientation de la société, d'où l'importance de définir leurs origines.

Quand on tient compte de ces précisions, on s'aperçoit au premier coup d'oeil que le stalinisme n'a pas pu germer sur le cadavre du bolchevisme ou du léninisme ou encore du communisme, et qu'il était bien le produit de la société féodale qui avait façonné les cerveaux et le mode de vie du peuple russe pendant des siècles, car chacun sait ou devrait savoir que tout un peuple ne se débarrasse pas en quelques années du mode de pensée ou de comportement, de ses habitudes, de ses préjugés, de ses croyances, etc. qui étaient profondément enracinés dans son cerveau ou dans sa culture, le terreau qui servira à l'épanouissement du stalinisme.

De nos jours, les tenants de la stratégie du nouvel ordre mondial totalitaire ou de la gouvernance mondiale tyrannique mènent une guerre idéologique permanente contre les peuples pour briser ou modifier de gré ou de force leurs modes de vie, leurs comportements, leurs habitudes, leurs modes de pensée, leurs préjugés, leurs croyances, leurs cultures, etc. en leur imposant une idéologie uniforme basée sur une philosophie nihiliste destructrice, qui fait de l'anéantissement , de la destruction, son objectif, leur but étant de mieux les contrôler, et ainsi parvenir à instaurer un modèle de société totalitaire planétaire qu'il serait impossible à renverser.

Si nos dirigeants avaient tenu compte de cette importante lacune du marxisme qu'Engels avait discernée, j'ignore s'il eut le temps d'aborder cette question durant les deux dernières années qui lui restèrent à vivre, peut-être qu'ils ne participeraient pas à cette guerre idéologique de la pire réaction contre les masses, tous les peuples.

Je n'ai pas le temps de poursuivre, comme d'habitude hélas ! J'ajoute juste un truc à développer qui vient de me venir à l'esprit et qui à mon avis est capital pour l'avenir du mouvement ouvrier.

Il serait intéressant de définir avec le plus de précision possible l'idéologie qui fut adoptée par les partis ouvriers dès leur fondation, en France la SFIO et le PC, et je suis pratiquement certain qu'on y trouverait dès le début les germes de l'opportunisme qui s'y développèrent rapidement, les envahirent et finirent par les pourrir. Cela fut sans doute inévitable, c'est aussi une hypothèse qui mérite d'être étudiée, personnellement j'en suis convaincu et je pourrais expliquer pourquoi, mais je n'ai plus le temps ici, chacun peut y réfléchir.

Entre nous, on a déjà traité cette question dans d'autres causeries en l'abordant sous un autre angle, mais il est toujours bon de vérifier si on n'aurait rien oublié ou pas commis d'erreurs. On pourrait aussi se demander, si cela devait être inévitable dans tous les cas de figure ou cela s'appliquerait au fur et à mesure à tous les partis ouvriers. On pourrait également se poser la question de savoir, s'il existe un ou des moyens de l'éviter, car si on doit systématiquement reconstruire un nouveau parti ouvrier tous les quarts ou demis siècles, parce que celui qu'on avait construit avait fini par se décomposer totalement, on ne viendra jamais à bout de cette tâche et dans ce cas-là notre cause serait perdu d'avance, vous voyez à quel point il est important de se poser cette question. A moins bien sûr qu'on en soit arrivé à la conclusion qu'on pourrait se passer d'un parti. Mais dans ce cas-là, je voudrais bien qu'on nous explique comment on pourrait parvenir à s'emparer du pouvoir ou à renverser le régime en place, qui plus est serait devenu totalitaire. A suivre.

Jean-Jacques Rosat - Chroniques orwelliennes - Sur le contrôle des esprits - Collège de France

Extrait.

- Il y a eu dans le passé des régimes tyranniques et policiers qui se sont efforcés de contrôler les actes et l’expression des pensées. Ils cherchaient souvent, par la police secrète et la délation, à connaître les pensées les plus privées. Mais ils ne cherchaient pas, à proprement parler à entrer dans les consciences et à les façonner. L’instance qui l’a fait est la religion (à travers des dispositifs comme l’Inquisition ou la confession). Et c’est précisément au moment où la religion cesse de jouer un rôle prééminent dans la direction des consciences que s’instaure la possibilité d’un contrôle et d’un façonnement politiques des esprits.

Dès la fin des années 1930, Orwell est conscient qu’il y a là une innovation d’une importance cruciale pour l’homme et la civilisation en général : le titre initial de 1984 était Le dernier homme en Europe. Et il est conscient, notamment, que c’est un problème majeur pour le mouvement socialiste auquel il vient de se joindre. Mais les théoriciens officiels du socialisme justement (et notamment marxistes) sont incapables de prendre la mesure de cette innovation parce que leur théorie, datant du XIXe siècle et enfermée dans son économisme, ne laisse aucune place à l’émergence de ce nouveau mode de domination.

- « Idéologie » est un concept qu’Orwell évite, ou qu’il n’emploie que cum grano salis. Pour au moins deux raisons.

Premièrement, il est lié à l’économisme marxiste et à l’idée d’explication en dernière instance par l’infrastructure économique. Aux yeux d’Orwell, c’est un schéma qui peut être éclairant dans un certain nombre de cas, mais il refuse d’en faire un principe d’explication général. Ce schéma est notamment inopérant pour rendre compte de ce nouveau mode de domination, lequel, comme on va le voir, peut apparaître dans des systèmes économiques et sociaux extrêmement différents : il peut se mettre en place aussi bien dans des sociétés organisées selon un principe capitaliste que dans des sociétés organisées selon un principe collectiviste.

Deuxièmement, une idéologie, même si elle est au service d’une classe et de ses intérêts, a une autonomie relative, c'est-à-dire un certain degré d’existence propre : du point de vue des tenants d’une idéologie, au moins, leur idéologie est vraie, et vraie non parce qu’elle est la leur, mais … parce qu’elle est vraie, c'est-à-dire conforme à la manière dont le monde est. Cela signifie que l’idéologie a, aux yeux de ses défenseurs tout au moins, une substance propre, une consistance : qu’elle est capable d’une manière ou d’une autre de rendre des comptes à la réalité et qu’elle est soumise à une exigence de vérité. Même si le défenseur de l’idéologie en question n’a que des pseudo-critères de vérité, qui sont tels que ses propres croyances sont à ses propres yeux infalsifiables (il peut toujours faire retomber son idéologie sur ses pieds, par rapport à n’importe quel fait), il n’en est pas moins persuadé que ses croyances sont vraies indépendamment du fait qu’il les croit : qu’elles sont par elles-mêmes et en elles-mêmes vraies.

De cette consistance propre de l’idéologie, résulte le fait qu’elle est durable, qu’elle a une certaine stabilité, et que, par conséquent, on peut critiquer un régime et ses actes en lui opposant sa propre idéologie. Dans 1984, il est clairement expliqué qu’une des faiblesses des régimes totalitaires passés, comme le fascisme et le stalinisme, est d’avoir voulu justifier leur action au nom d’une idéologie, et même d’avoir essayé, dans une certaine mesure, de rendre le réel conforme à cette idéologie.

Dans le système de 1984, ce qui est donné comme « devant être cru » à un moment donné n’a absolument aucune consistance propre ni aucune autonomie. Il n’est pas demandé à Winston de croire que « 2+2 =5 » parce que, selon l’idéologie du régime, il aurait été établi d’une manière ou d’une autre que « 2+2=4 » est faux et que « 2+2=5 » est vrai. La seule raison pour laquelle il lui est demandé de croire que « 2+2=5 » est que le régime a décidé que c’est présentement ce qu’il faut croire ; et il faudra croire, de la même manière, que « 2+2=3 » ou de nouveau que « 2+2=4 » sitôt que le régime l’aura décidé. La marque d’obéissance et de fidélité au régime, ce n’est pas de croire à une idéologie déterminée présentée comme vérité, mais de croire à ce qui est donné à croire pour la seule raison que c’est donné à croire et pour le temps que c’est donné à croire. L’instabilité absolue des croyances et leur changement permanent est un des traits essentiels du système du contrôle des esprits.

C’est un point crucial pour comprendre le concept proprement orwellien de totalitarisme.

Lettre de Friedrich Engels à F. Mehring - 14 juillet 1893

Extrait.

A part cela, il manque seulement un point qui, à vrai dire, n'a pas été assez mis en relief dans les écrits de Marx et les miens, ce qui fait que nous en portons tous la même responsabilité. A savoir, nous nous sommes d'abord attachés à déduire les représentations idéologiques — politiques, juridiques et autres — ainsi que les actions conditionnées par elles, des faits économiques qui sont à leur base, et nous avons eu raison. Mais en considérant le contenu, nous avons négligé la forme : la manière dont se constituent ces représentations, etc. C'est ce qui a fourni à nos adversaires l'occasion rêvée de se permettre des interprétations fausses et des altérations, dont Paul Barth est un exemple frappant.

L'idéologie est un processus que le soi-disant penseur accomplit sans doute avec conscience, mais avec une conscience fausse. Les forces motrices véritables qui le mettent en mouvement lui restent inconnues, sinon ce ne serait point un processus idéologique. Aussi s'imagine-t-il des forces motrices fausses ou apparentes. Du fait que c'est un processus intellectuel, il en déduit et le contenu et la forme de la pensée pure, que ce soit de sa propre pensée ou de celle de ses prédécesseurs. Il a exclusivement affaire aux matériaux intellectuels ; sans y regarder de plus près, il considère que ces matériaux proviennent de la pensée et ne s'occupe pas de rechercher s'ils ont quelque autre origine plus lointaine et indépendante de la pensée. Cette façon de procéder est pour lui l'évidence même, car tout acte humain se réalisant par l'intermédiaire de la pensée lui apparaît en dernière instance fondé également sur la pensée.

L'idéologue historien (historien doit être ici un simple vocable collectif pour : politicien, juriste, philosophe, théologien, bref, pour tous les domaines appartenant à la société et non pas seulement à la nature), l'idéologue historien a donc dans chaque domaine scientifique une matière qui s'est formée de façon indépendante dans la pensée de générations antérieures et qui a évolué de façon indépendante dans le cerveau de ces générations successives. Des faits extérieurs, ils est vrai, appartenant à ce domaine ou à d'autres peuvent bien avoir contribué à déterminer ce développement, mais la présupossition tacite est que ces fait sont, à leur tour, de simples fruits d'un processus intellectuel, de sorte que nous continuons toujours à rester dans le royaume de la pensée pure qui a heureusement digéré même les faits les plus têtus.

C'est cette apparence d'histoire indépendante des constitutions d'Etat, des systèmes juridiques, des conceptions idéologiques dans chaque domaine particulier qui aveugle, avant tout, la plupart des gens. Si Luther et Calvin « viennent à bout » de la religion catholique officielle, si Hegel « vient à bout » de Kant et de Fichte, si Rousseau « vient à bout » indirectement par son Contrat social républicain, de Montesquieu le constitutionnel, c'est un événement qui reste à l'intérieur de la théologie, de la philosophie, de la théorie de l'Etat, qui constitue une étape dans l'histoire de ces domaines de la pensée et qui ne sort pas du domaine de la pensée. Et, depuis que l'illusion bourgeoise de la perpétuité et de la perfection absolue de la production capitaliste s'est encore ajoutée à cela, la victoire des physiocrates (2) et d'Adam Smith sur les mercantilistes (3) passe elle-même, ma foi, pour une simple victoire de l'idée, non pas comme le reflet intellectuel de faits économiques modifiés, mais, au contraire, comme la compréhension exacte, enfin acquise, de conditions réelles ayant existé partout et de tout temps. Si Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste avaient instauré le libre-échange au lieu de s'engager dans les croisades, ils nous auraient épargné cinq cents années de misère et de sottises.

Cet aspect de la chose que je ne puis ici qu'effleurer, tous nous l'avons négligé, je pense, plus qu'il le méritait. C'est une vieille histoire : au commencement, on néglige toujours la forme pour le fond. Comme je l'ai déjà dit, je l'ai fait également, et la faute ne m'est toujours apparue que post festum. C'est pourquoi non seulement je suis très loin de vous en faire un reproche quelconque, d'autant plus que j'ai commencé à commettre cette faute bien avant vous, au contraire, — mais du moins je voudrais vous rendre attentif à ce point à l'avenir. (...)

Notes.

2 - Un des courants de l'économie politique bourgeoise classique apparu vers le milieu du XVIIIe siècle en France. Les physiocrates se prononçaient résolument pour la grande agriculture capitaliste, l'abolition des privilèges des ordres sociaux et du protectionnisme. Tout en reconnaissant la nécessité de liquider le féodalisme, ils voulaient le faire par la voie de réformes pacifiques, sans porter atteinte aux classes dominantes ni à l'absolutisme. Leurs conceptions philosophiques étaient proches de celles des philosophes bourgeois français du siècle des lumières. Certaines transformations économiques préconisées par les physiocrates furent réalisées pendant la Révolution française.

3 - Mercantilisme, système de conceptions économiques et politiques de certains Etats européens aux XVe-XVIIIe siècles, favorisant l'accumulation des capitaux et le développement du commerce. Ses adeptes identifiaient la richesse de la nation à l'argent. Selon eux c'est l'argent sous forme de métaux précieux qui constituait le bien public. Les Etats qui suivaient ce système cherchaient à régler leur commerce extérieur de sorte que les exportations dépassent les importations.

Illustration par l'actualité. Leur cap : La gouvernance mondiale

- La lettre de la Consule de France à Pondichéry. (novembre 2018)

- C’est le sens du Forum de Paris pour la Paix auquel le Président de la République Française convie les chefs d’Etat et de gouvernement de la planète pour que ce centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 soit l’occasion d’une réflexion sur la gouvernance mondiale.

- France Info le 9 novembre 2018

- Centenaire du 11-Novembre : ce qui est au programme du bref séjour de Donald Trump à Paris

Le Forum pour la paix, point culminant du Centenaire du 11-Novembre, a pour objet de "rappeler la nécessité de défendre et renforcer le multilatéralisme mondial". Il rassemblera de nombreux acteurs de la gouvernance mondiale : des États, des organisations internationales, des ONG, des entreprises, des syndicats et des groupes religieux.

La gouvernance mondiale ne peut se mettre en place qu'avec le consentement des peuples, qui, s'ils savaient les mauvaises intentions qu'elle recouvre, s'y opposeraient évidemment. Aussi ce sont les États, les organisations internationales, les ONG, les entreprises, les syndicats et les groupes religieux, donc y compris leurs représentants, qui ne les ont jamais consultés sur cette question, qui se chargeront de donner leur consentement à leur place à cette entreprise totalitaire.

Dès lors, la question se pose de savoir comment on doit caractériser les uns et les autres, et déterminer dans quel camp ils combattent, au côté des peuples exploités et opprimés ou au côté de la pire réaction...


Le 9 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

J'extraierai plus tard de cette causerie les passages qui font partie de mon analyse de la situation. Je dois me mettre à la cuisine, il est déjà 18h et il fait nuit, nous mangeons vers 19h, en principe.

Au format pdf (42pages)

Un bref instant de détente avant d'entamer cette volumineuse causerie.

"Vérités, simplicité, humanité et bonne humeur" qui ont pratiquement totalement disparu à notre époque, un commentaire laissé par un internaute que je lis à l'écran de l'autre ordinateur en train de télécharger Leguignon guérisseur de Yves Deniaud et Jane Marken de 1954.

J'ai eu le bonheur ou la chance exceptionnelle, il y a 37 ans déjà, d'en être le témoin direct sur ma fille quand elle était encore un bébé et d'en être dès lors convaincu, ainsi que le témoignage de mon ex-beau-père Germain et de son épouse Evelyne depuis décédés et auxquels je pense toujours tendrement, alors que jusque là j'étais sceptique. Cela fait partie des rares expériences qu'il faut avoir vécues soi-même pour vraiment y croire, ce que j'admets volontiers tellement cela paraît incroyable au premier abord.

L'apparition des premières dents de notre fille commençait à la faire souffrir quand nous séjournions en Bretagne, on fit appel à une guérisseuse qui apposa ses mains sur ses dents, et par la suite toutes ses dents poussèrent sans lui procurer la moindre souffrance. Quant à Germain, ce fut plus spectaculaire, il renversa sur lui et sur ses mains qui étaient nues une friteuse pleine d'huile bouillante. Il se rendit chez une guérisseuse ou un guérisseur je ne sais plus au juste s'il s'agissait de la même personne, elle aspira le feu de ses mains et non seulement la douleur intense qu'il ressentait s'apaisa immédiatement, mais il demeura absolument aucune trace de cette brûlure. D'autres fois il fit appel à des rebouteux, c'était monnaie courante autrefois et efficace.

De nos jours la médecine et les empoisonneurs de l'agro-alimentaire et des trusts pharmaceutiques, ainsi que les pollueurs qui financent le lobby écologiste, sans oublier le monde universitaire et scientifique qui travaille pour eux, sont de mèches ou combinent leurs efforts pour tirer profit de l'ignorance ou de la naïveté du peuple, hormis ceux qui justifient les guerres ou les planifient, on n'imagine pas entreprise de masse plus nuisible ou sordide.

Et je n'ai lu que le titre de ce film et ce bref commentaire, voyez où cela nous a mené.

On peut se divertir sans forcément s'abrutir quand on maîtrise un tant soit peu le matérialisme dialectique ou ce qu'on appelle vulgairement le marxisme. Surtout, on peut tirer un enseignement de chaque expérience, et donc progresser. Personnellement, c'est la seule chose qui dorénavant donne un sens à ma vie et me permet de m'épanouir. Ce que j'essaie de partager aussi, mais là apparemment, c'est beaucoup plus compliqué !

Parole d'internaute

- "Les USA ont une volonté : celle de leur élite financière et du complexe militaro-industriel dont les néo-cons sont la vitrine. L’opposition républicaine à Trump est constituée de la même variété néo-cons que les démocrates pro-Hillary. Des gens dont la volonté de domination absolue n’est même pas cachée et qui ne reculeront même pas devant une 3e guerre mondiale pour réaliser leur rêve sanglant et dictatorial."

LVOG - En attendant, on peut observer qu'ils y préparent psychologiquement la population, et qu'ils tirent profit de cette psychologie de la peur puisqu'ils parviennent pratiquement partout à appliquer leur politique ultra réactionnaire et à porter au pouvoir des partis d'extrême droite ou populistes susceptibles d'évoluer vers le fascisme, comme en général les partis nationalistes ou souverainistes, on a pu le constater avec le rapprochement entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ou encore en Italie et en Ukraine notamment.

Arguments politiques et actualité politique.

1- L'ampleur et la nature de l'opération policière montée à l'encontre de Mélenchon et LFI par Macron ou plutôt ses parrains et leurs sbires de la magistrature, illustre si besoin était le bien-fondé de l'orientation politique que j'ai adoptée. Si nous avions eu besoin de la justifier, et bien maintenant on peut affirmer que c'est fait.

Macron cristallise le mécontentement d'une partie des masses, ce qui était prévisible, et l'oligarchie qui devait s'y attendre s'inquiète de la popularité de Mélenchon et de LFI, ce qui bouleverse ses plans. Aussi vont-ils multiplier les provocations pour briser la dynamique qui a commencé à se développer au sein des masses, et qui se manifeste par la multiplication des mouvements sociaux à travers tout le pays, depuis que Macron a entrepris d'appliquer à la lettre son programme ultra réactionnaire. J'ignore si elle profite à LFI, mais c'est en tout cas ce qu'ils craignent et ce qu'aurait révélé apparemment certains sondages antérieurs, crainte qui à mon avis est infondé, car je ne vois pas pourquoi tout d'un coup les travailleurs qui s'abstenaient massivement régulièrement lors des élections européennes auraient soudainement envie d'aller voter, mais après tout on ne sait jamais, c'est sans doute ce qu'ils se disent ou l'explication de cette opération policière.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le type de régime de nature totalitaire qu'ont conçu les oligarques et leurs idéologues, implique la confiscation du pouvoir, des institutions ou la neutralisation de tous les partis politiques (et des syndicats) qui jusqu'à présent jouèrent un rôle dans le parlementarisme ou alternèrent au pouvoir depuis 1958, au profit d'un parti unique qui lui-même serait appelé à avoir un statut et un fonctionnement dignes de ceux qui existent dans l'armée où la troupe est soumise à une discipline de fer et sommée d'obéir sans broncher aux ordres qui lui sont transmis par ses supérieurs hiérarchiques, autrement dit concernant les élus de LREM, doivent adopter et appliquer les mesures dictées par la crise du capitalisme ou qui correspondent aux besoins de l'oligarchie qu'incarne Macron et son gouvernement.

Par conséquent, il n'est pas concevable qu'un parti puisse concurrencer ou menacer le pouvoir dont dispose désormais LREM et son chef incontesté, Macron. C'est davantage la structure du pouvoir ou le type de régime qu'ils sont en train de mettre en place qui ne doit souffrir aucune contestation. Cela on a pu l'observer lors du déroulement de la campagne des élections présidentielles de 2017 où fut éliminé le candidat de LR (Fillon) en recourant à une cabale, au profit de la candidate du FN (Le Pen) qui devait accéder au second tour parce qu'elle ne constituait pas une réelle menace face à Macron.

Pour qu'on ne nous accuse pas de ménager Fillon, on ne sait jamais, il faut préciser que la cabale dont fut victime Fillon et sur laquelle se focalisèrent les médias, reposait d'une part sur une accusation dont auraient pu faire l'objet tous les candidats issus de partis politiques déjà présents à l'Assemblée nationale, d'autre part elle consista pour l'occasion en une interprétation hors du commun de la législation sur les assistants parlementaires en reprochant à Fillon d'avoir exploité les failles qu'elle comportait.

L'arrivée au pouvoir de Macron devait coïncider avec une modification qualitative de la nature du régime.

Depuis 1958, le régime bonapartiste de la Ve République reposa essentiellement sur le consensus, la collusion, la collaboration de classe qui existait entre les représentants officiels du capitalisme et ses agents au sein de la classe ouvrière qui siégeaient à l'Assemblée nationale principalement, où, moyennant leur loyauté envers le régime, il leur fut octroyé en échange quelques concessions de façade ou quelques miettes à la marge destinées à calmer la classe ouvrière ou les classes moyennes, ce qui leur permit de sauver les apparence, de sorte que la stabilité du régime fut assurée et permis aux capitalistes de vaquer tranquillement à leurs affaires.

Durant la longue période qui alla de 1958 à nos jours, il arriva à plusieurs reprises que les masses exploitées témoignent leur impatience ou leur exaspération et exigent de réelles réformes sociales ou une amélioration substantielle de leur niveau de vie, qui s'exprima lors d'élections présidentielles et législatives notamment (1981 et 2012) par le rejet du parti de l'ordre au pouvoir (UDR-RPR-UMP-LR ; UDF-MoDem) qu'ils renvoyèrent dans l'opposition parlementaire, en portant au pouvoir son supplétif, le PS, auquel devait s'associer le PCF ou qui devait le soutenir en ne participant pas au gouvernement. Mitterrand et Hollande et les gouvernements qu'ils formèrent, gouvernèrent loyalement pour le compte du capitalisme tout en se fondant dans les institutions de la Ve République, de sorte que pour les capitalistes et les masses exploitées, la vie continua comme avant.

Cependant, au terme de chaque législature, après avoir adopté les mesures que la crise du capitalisme exigeait, crise qui n'allait pas cesser de s'amplifier à l'échelle mondiale durant ces quatre décennies (1981-2017), le parti au pouvoir fut renvoyé dans l'opposition parlementaire sans jamais être parvenu à appliquer l'intégralité de son programme, qui consistait essentiellement à s'attaquer à tous les droits acquis ou concédés dans le passé aux exploités, en procédant à leur liquidation par petits bouts à défaut d'avoir pu les liquider d'un coup par crainte de la réaction des masses ou du mouvement ouvrier.

N'étant parvenu que partiellement à atteindre leurs objectifs, après que le parti de l'ordre, LR, et son clone de gauche, le PS, se soient succédés au pouvoir, l'oligarchie ou leurs maîtres décidèrent que le moment était enfin venu de frapper un grand coup et de mettre un terme définitif à cette alternance ou de se débarrasser du vernis élimé démocratique qui ornait le régime bonapartiste depuis plus d'un demi-siècle au profit d'un régime ouvertement despotique ou totalitaire.

Les bonnes choses et les mauvaises devant avoir une fin un jour, on doit avouer que ce tournant n'est pas pour nous déplaire à plus d'un titre, bien qu'il soit porteur d'une lourde menace.

Tout d'abord, parce que c'est une formidable imposture qui prend fin, ensuite parce que non seulement toutes les théories ou stratégies adoptées par les dirigeants de tous les partis dits ouvriers sont balayés du même coup, et ils vont devoir également rendre des comptes à leurs militants, ainsi qu'à tous ceux qui les avaient soutenus dans le passé, dont je faisais partie et j'y tiens absolument, et enfin, on peut espérer que le mouvement ouvrier et son avant-garde en profiteront pour se reconstruire sur des bases saines, épurées de l'opportunisme ou du dogmatisme qui les avait pourris de l'intérieur, afin de se préparer et de préparer les travailleurs à l'affrontement direct qui s'annonce avec la réaction ou le régime dans le seul objectif de le renverser, de s'emparer du pouvoir politique, de procéder à un changement radical de société...

Revenons en arrière.

Donc toujours sous la Ve République, on vient de passer d'un Président de la République flanqué d'une majorité parlementaire à l'Assemblée nationale composée de godillots de droite ou de gauche, à un conseil d'administration ou plutôt une assemblée générale d'actionnaires d'une start-up, qui comme tout conseil d'administration n'accorde aucune voix délibérative aux travailleurs, dans le meilleur ou le pire des cas selon la manière dont on l'analyse, leur participation consiste uniquement à cautionner ses décisions ou son orientation.

On peut donc en conclure, que l'oligarchie, les banquiers, les actionnaires des multinationales ont réalisé un hold-up sur le pouvoir politique en France dans le cadre de la Ve République, et que le régime dorénavant en place est de nature totalitaire.

Ce qui trouble de nombreux militants ou travailleurs, c'est qu'ils y soient parvenus en maintenant la Constitution et les institutions, alors que généralement un régime tyrannique l'abroge et les suspend. Or, le fait qu'ils soient parvenus au pouvoir dans la cadre de la Constitution de la Ve République aurait dû leur mettre la puce à l'oreille et les inciter à en faire une nouvelle lecture moins légère ou approximative que par le passé, et ils se seraient aperçus qu'elle recélait les vertus d'un véritable régime despotique qui ne demandaient qu'à être exploitées le moment venu.

Peut-être que ceci explique cela.

Ce qui paraît à peine croyable, ce n'est pas l'établissement de ce régime, ni qu'il soit compatible avec la Constitution de la Ve République, mais bien plutôt qu'il ait été qualifié pendant aussi longtemps de République démocratique bourgeoise, alors qu'en réalité il y figurait en filigrane depuis sa proclamation. Ce qui signifie qu'on a délibérément ignoré ou sous-estimé que dès son instauration la Ve République fut un régime de type bonapartiste déguisé en démocratie, qui tendrait inexorablement à devenir un régime totalitaire au fur et à mesure que la crise du capitalisme s'amplifierait, si la Constitution de la Ve République n'était pas abolie à l'issue d'un mouvement révolutionnaire des masses.

Pire encore, on se rendit coupable de participer à chaque élection en prétendant devoir profiter des contradictions du régime, pour en réalité cautionner une dictature qui ne voulait pas dire son nom, et du même coup la politique de tous les gouvernements qui se succèderont pendant 60 ans que les uns et les autres affirmeront combattre, bref, on fit preuve d'un opportunisme ou d'un dogmatisme tellement inimaginable, qu'on ne trouva rien de mieux à faire en 2017 que remettre une fois de plus le couvert à des degrés divers il faut toutefois préciser.

Personnellement j'avais refusé d'appeler à voter pour Mélenchon qui n'avait cessé d'enclencher les déclarations contradictoires notamment sur l'UE, en revanche j'ai eu la faiblesse d'adopter une position inverse lors des législatives, ce qui fut une erreur politique pour n'avoir pas suffisamment pris en compte les enseignements de l'expérience grecque. Ce n'est qu'après avoir pris connaissance des résultats du premier tour des législatives, que je me rendis compte que je m'étais laissé abuser par l'optimisme ambiant qui précéda le scrutin, alors qu'il n'avait manifestement pas lieu d'être, non pas au regard du résultat des candidats du Front de gauche à l'époque, mais parce que quoi qu'il advienne il n'y aurait absolument rien à attendre de cette coalition, ce que j'avais perdu de vue un instant. A ma décharge, je pourrais faire prévaloir que je vivais à 10.000 kilomètres de la France et sans aucun correspondant pour m'informer de l'évolution de la situation politique dans ce pays, mais je m'en abstiendrai, je préfère admettre cette erreur et la corriger. C'est à croire que mon passé de militant trotskyste apte à la conciliation m'avait rattrapé ou m'avait joué un mauvais tour, penchant qui d'ailleurs se manifestera à deux autres reprises sur d'autres questions politiques, la Libye et la Palestine occupée, avant que je corrige mes positions, regrettant amèrement de ne pas avoir soutenu la Libye de Kadhafi, du fait que j'avais été très mal informé ou manipulé sur la situation réelle qui prévalait en Libye, et j'en suis revenu à l'établissement d'une République sociale en Palestine sur les cendres de l'Etat sioniste et d'apartheid israélien.

Le plus extraordinaire, c'est que tous les partis politiques présents à l'Assemblée nationale continuent de collaborer quotidiennement avec Macron et son gouvernement, avec le parti unique, LREM, en participant non seulement au simulacre de débat au sein de cette institution, mais également à la totalité des commissions présidées dans leur immense majorité par des députés LREM ou LR qui ont pour unique vocation d'entériner les projets de loi du gouvernement, autrement dit de cautionner la politique farouchement antisociale de Macron ou de l'oligarchie, c'est ainsi que LFI, le PCF et le MRC contribuent l'air de rien à légitimer les lois anti-ouvrières adoptées par Macron et son gouvernement, ce qui évidemment n'empêche pas la pseudo-extrême gauche de s'allier avec eux ou de lorgner vers eux. La même mascarade a lieu au Conseil économique et social et environnemental en plus théâtral puisqu'y participent les syndicats corrompus en se drapant des mêmes arguments démagogiques qui ne trompent plus grand monde parmi les travailleurs.

Une fois ce constat dressé on est en droit de se demander qu'est-ce qui reste du mouvement ouvrier et de son avant-garde, hormis une flopée d'opportunistes, d'aventuriers ou de charlatans professionnels.

Une autre question se pose.

Macron n'est pas immortel, il est inenvisageable qu'il reste au pouvoir pendant des décennies, tout au plus parviendront-ils peut-être à le maintenir en place pendant deux législatures, mais après ? Mais après, s'ils estimaient qu'il était trop usé et impopulaire pour le faire réélire une nouvelle fois, ils pourraient lui trouver un remplaçant. A moins qu'ils se résignent à devoir subir une alternance. Mais quel parti pourrait prendre le relais de LREM ? A part LR, on en voit aucun qui pourrait éventuellement faire leur affaire. Dans ce cas-là soit au mieux entre temps ils seraient parvenus à en faire un clone de LREM, soit au pire ils s'en contenteraient et ils lui assigneraient de gérer les affaires courantes pendant 5 ans avant que le nouveau candidat de LREM qu'ils auraient fabriqué prenne la relève, à moins qu'ils fabriquent un autre parti qui ne serait qu'une copie de LREM, pourquoi pas après tout, ce ne sont pas les candidats qui manqueraient pour en faire partie.

Comme on le voit, ils ne sont pas au bout de leurs peines, et bien des accidents de parcours pourraient se produire entre temps qui viendraient bousculer ou bouleverser leur plan, ce qui signifie qu'ils n'ont pas encore gagnés la guerre de classes, loin s'en faut, désolé monsieur Warren Buffet !

Les masses exploitées ne se résigneront jamais à subir le triste sort qu'ils leur ont réservé, à nous d'en profiter pour nous préparer et préparer les travailleurs à les affronter non plus dans les urnes mais dans la rue, sur les barricades, les armes à la main, puisqu'il faudra obligatoirement en passer par là pour les chasser du pouvoir ou par une révolution.

Cette question et la conclusion à laquelle nous sommes parvenue en appelle une autre.

Les masses résistent, certes, mais c'est un constat qui doit être nuancé puisque leurs conditions sont très hétérogènes, bref, c'est insuffisant comme analyse. Les masses, disons la classe ouvrière se détourne de plus en plus de la politique, des partis dits ouvriers et des institutions, ce qui se traduit par une abstention massive lors de chaque élection, de plus le mouvement ouvrier et son avant-garde sont disloqués et se présentent devant les électeurs en ordre dispersé, donc ils n'ont aucune chance de parvenir au pouvoir, hormis peut-être LFI qui est une coalition de partis ou d'organisations du même type réactionnaire que Syriza en Grèce, dont l'exercice du pouvoir serait forcément éphémère s'il parvenait à remporter une élection présidentielle ou législative.

Hormis, certains pans de l'aristocratie ouvrière, des fonctionnaires, les travailleurs qui sont sujets à des plans de licenciement ou de fermetures d'entreprises participent à la lutte de classe ou sont organisés dans des syndicats, l'immense majorité des travailleurs se réfugient dans la passivité ou subissent leur sort sans se manifester. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils en seraient satisfaits, mais ils s'en contentent jusqu'à preuve du contraire. C'est vers eux que nous devrions nous tourner en priorité. Quant aux autres travailleurs, les intellectuels, les membres des classes moyennes, les artisans, les commerçants, les petits patrons ou de ce qu'on appelle les professions libérales, les médecins, architectes, avocats, etc. ils ont été rejoints par les couches supérieures de la classe ouvrière, ceux qu'on appelle les CSP+, les ingénieurs, cadres, etc. ainsi qu'un grand nombre de retraités qui disposent d'une pension confortable, force est de constater qu'ils rejettent en bloc le mouvement ouvrier ou la classe ouvrière ou tout du moins ils s'en sont détournés au profit des capitalistes ou leurs représentants. Ils constituent avec la classe des capitalistes la base électorale de la réaction, de LREM, de LR, du PS, de EELV, Générations.

Eux, ils ne s'abstiennent pas lors des élections, bien au contraire, ils sont motivés pour aller voter afin de préserver leurs privilèges, quitte à ce que cela se traduise par une profonde régression sociale qui frappera violemment la classe ouvrière. Cependant parmi eux un grand nombre vit de plus en plus mal la décomposition de la société et la violence aveugle qui en découle. Ils refusent que les valeurs auxquelles ils tenaient ou qui leur permettaient de se donner bonne conscience soit sacrifiées sur l'autel du néolibéralisme, mais quitte à y renoncer ou à l'affronter, ils préfèrent encore que la société s'enfonce encore plus dans le totalitarisme.

C'est donc la combinaison de l'ensemble de ces facteurs, la corruption des couches supérieures de la classe ouvrière, des syndicats et des partis dits de gauche ou d'extrême gauche, la passivité des autres couches majoritaires inorganisées de la classe ouvrière, l'engagement de la classe des capitalistes et des classes moyennes, des intellectuels au côté du régime, sans oublier l'absence d'un parti ouvrier révolutionnaire, qui caractérisent la situation actuelle ou les rapports entre les classes en France.

Illustration.

LREM : Une officine plus qu'un parti, uniquement créé pour confisquer le pouvoir au profit de l'oligarchie qui en disposa à sa guise.

- Travail législatif : "Les textes arrivent trop tard et trop bouclés" estime le président du groupe LREM à l'Assemblée - Franceinfo 31.10.2018

- La guerre des Marcheurs pour la direction du parti - LeParisien.fr 1 novembre 2018

Emmanuel Macron attend de voir les parrainages des candidats et les rapports de force pour peut-être faire connaître sa préférence », confie un proche du Château. Et de conclure : « Sur le fond, il n’y a pas vraiment de différence entre eux. » LeParisien.fr 1 novembre 2018

- A Strasbourg, Macron chante une ode à l’Europe et à la paix - LeParisien.fr

- Budget : l’Assemblée vote une nouvelle hausse de 335 millions d’euros pour la police et gendarmerie - LeParisien.fr 04.11

2- En observant attentivement on s'aperçoit qu'après avoir déjà subi l'influence de la social-démocratie et du stalinisme à partir des années 40, leurs discours et leur orientation allaient être influencés de plus en plus jusqu'à nos jours par l'apparition de nouvelles représentations idéologiques, politiques, institutionnelles, scientifiques, etc. qui allaient s'avérer être autant d'instruments pour assurer l'emprise du capitalisme en crise sur l'ensemble de la société, depuis le développement au début des années 70 du mouvement écologiste pro-capitaliste ; à la même époque Médecins Sans Frontières (1971) dont l'un de ses cofondateur fut Bernard Kouchner (PS), le théoricien de l'intervention humanitaire préventive qui servit plus tard de prétexte aux guerres de l'Otan (Serbie, Syrie) ou de l'impérialisme américain (Irak) ; celui antiraciste du milieu des années 80 (SOS Racisme , 1984 ) initié par le PS et fondé par Harlem Désir, Julien Dray et Bernard-Henri Lévy ; puis la montée en puissance des ONG (Instituts, fondations et toutes sortes d'associations) dans les années 90 liées ou créées par des adeptes du capitalisme, subventionnées par les Etats, des institutions internationales (UE, ONU, notamment), de riches donateurs, sans rire, des oligarques philanthropes, et enfin l'explosion d'Internet, des forums et des blogs, sans oublier les réseaux numériques (LinkedIn, MySpace, Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Google+, Spotify, Youtube) à partir des années 2000...

Tous les représentations idéologiques ou politiques ainsi que les instruments de communication que nous venons de citer, allaient se combiner pour servir des objectifs politiques précis autant que divers, tactiques ou stratégiques, qui devaient se traduire principalement par la dilution ou la dissolution, la décomposition de l'idéologie opposée au capitalisme de manière à ce qu'elle soit dénaturer au point de la rendre méconnaissable ou qu'elle s'éloigne de ses objectifs politiques, si bien qu'elle ne représenterait plus aucun intérêt pour ceux qui seraient tentés de l'adopter, de sorte qu'ils se détourneraient des partis qui la véhiculerait ou demeureraient inorganisés, tandis que ces partis et leur idéologie n'attireraient plus que des conciliateurs, des travailleurs ayant renoncé à changer de société ou des militants ayant renoncé au socialisme ou au communisme.

Cette transformation idéologique de la gauche et de l'extrême gauche ou l'influence croissante que l'idéologie de la classe dominante à sur elles, leur droitisation est très palpable à travers les positions qu'elles ont adoptées au cours des dernières années, et qui les a amenées à reprendre à leur compte la propagande de la réaction ou à participer ou soutenir toutes les opérations qu'elle a montées pour diviser les travailleurs, les détourner du combat politique contre le régime, pendant que les gouvernement successifs appliquaient le programme qui leur avait été dicté par l'oligarchie ou les besoins du capitalisme en crise. Il suffisait que l'oligarchie siffle le début de la récréation, pour que tous veuillent en être, à des degrés divers, parfois discrètement dans leurs publications ou en émettant les réserves d'usage dont les opportunistes professionnels ont le secret, ce qui le cas échéant leur permettait de continuer de tenir un double langage aux militants qui se seraient posés des questions sur leurs réelles intentions.

La gauche et l'extrême gauche adoptèrent en choeur la version officielle de G.W. Bush du 11 septembre 2001 sans tenir compte des multiples contradictions qu'elle comportait, on apprit plus tard qu'il avait été organisé par l'Etat profond et non par Al-Qaïda, et à peine deux mois plus tôt, entre le 4 et le 14 juillet 2001 (Le Figaro) des agents de la CIA avaient discuté tranquillement dans l'hôpital américain de Dubaï avec celui qu'ils présentaient comme l'ennemi n°1 des Etats-Unis et qu'ils prétendaient rechercher, Ben Laden, cela figure dans une fiche de la CIA consultable sur Internet, une farce pour les nigauds ! ; les "Printemps arabes" qui correspondaient au plan échafaudé par l'état major du Pentagone et par la NED/CIA, et qu'il aurait fallu soutenir aveuglément, plus tard on obtint une multitude de détails qui le confirma ; ils furent des Charlie hystériques au point de lancer une injonction à tous ceux qui refuseraient d'en être, sous peine d'être caractérisé d'ennemi de la liberté de la presse ou de la liberté de pensée, rien que cela, alors que les autorités refusèrent de répondre aux nombreuses questions que posaient leur version des faits qui manifestement comportait des contradictions, plus tard on apprendra que les auteurs présumés avaient été approchés par le DGSI et qu'ils avaient eu des rapports avec des officiers de l'armée ainsi que des trafiquants d'arme liés à l'extrême droite ; ils adoptèrent évidemment le mariage pour tous qui était tourné contre les masses et leurs préjugés archaïques, cette loi était censés accorder de nouveaux droits aux homosexuels, ceux-ci croiront que désormais ils pourraient afficher en public leur penchant sexuel, résultat, depuis les actes homophobes se sont multipliés ! Un bulletin de vote n'a jamais entraîné un changement de régime, et une loi n'a jamais modifié les croyances ou n'a jamais eu d'emprise sur les préjugés des masses ; lors des guerres de l'Otan contre la Libye et la Syrie, certains allèrent jusqu'à justifier le bombardement de la Libye ou réclamer celui de la Syrie (NPA), tous s'employèrent à traiter de la même manière les barbares issus d'Al-Qaïda et Kadhafi ou Bachar el-Assad, et une fois de plus ils reprirent à la virgule près la propagande de la coalition qui massacra les peuples libyen et syrien et détruisit la Libye et Syrie, jamais ils ne firent référence au niveau de développement atteint par la Libye ni aux droits sociaux des travailleurs libyens supérieurs à ceux des travailleurs français ou des puissances occidentales ; juste après l'élection de Trump, ils soutinrent la Marche de femmes aux Etats-Unis en se gardant bien de préciser qu'elle avait été organisée par le parti démocrate et financée par Soros ; ils soutiennent également l'organisation « Black lives matter » financée également par Soros ; les plus décomposées allèrent jusqu'à adopter l'écriture inclusive (NPA) ; ils soutiennent le mouvement pour l'indépendance de la Catalogne qui reçu l'appui financier de Soros ; dernièrement ils soutinrent en coeur l'afflux massif de réfugiés en Europe qui fut orchestré par ceux qui avaient programmé de longues dates les "Printemps arabes" ; et pour finir ils prirent la défense du journaliste saoudien Jamal Khashoggi qui fut assassiné sur ordre du prince héritier Mohammed ben Salmane, alors que Khashoggi était un sordide collaborateur du Washington Post et du New York Times ou un agent de l'Etat profond américain qui faisait l'apologie de Daesh et Al-Nosra, etc. etc. etc.

Cette liste n'est pas exhaustive, chaque fois, soit ouvertement et de manière persistante donc assumé ou soit plus discrètement et sournoisement, lors de déclarations qui ne devaient pas laisser un souvenir impérissable ou dans leurs publications dans un entrefilet en dernières pages, histoire de laisser une trace pour la postérité et qu'on ne leur reproche pas de ne pas en avoir été, ils se rangèrent au côté de la pire réaction incarnée par le clan de l'oligarchie représenté par le parti démocrate et les républicains les plus réactionnaires dont faisait partie feu MacCain, ils soutinrent ou participèrent à toutes leurs opérations ou campagnes, provocations, coups tordus et pire encore.

Les meilleures intentions du monde n'ont jamais remplacé une analyse objective et impartiale.

C'est ainsi qu'ils ne purent célébrer la libération d'Alep-Est au côté du peuple syrien, au contraire, ils la vécurent comme une amère défaite au côté des barbares d'Al-Nosra et de la coalition emmenée par les Américains, un comble, pas seulement parce qu'ils avaient refusé de soutenir la République arabe syrienne contre ses agresseurs, aussi parce qu'ils ne voulaient pas passer pour des suppôts des satans russe et iranien, ce qui témoignait si nécessaire qu'ils étaient bien sous l'emprise de la propagande de nos ennemis, sans que l'on remette en cause un instant leurs intentions notez bien, c'est très important de le préciser.

Qu'on se comprenne bien, on n'a jamais affirmé que la gauche et l'extrême gauche auraient adopté consciemment les besoins du capitalisme en crise ou qu'elles auraient délibérément changé de camps.

Non, ce que je me suis employé à expliquer ou à montrer sommairement, peut-être plus ou moins maladroitement, c'est possible, c'est que les positions opportunistes ou gauchistes qu'ils ont adoptées étaient le produit d'une analyse erronée de la société, de la situation politique et plus précisément de l'évolution de la crise du capitalisme, qu'ils abordent en se basant sur des critères en partie obsolètes et en ignorant les nouveaux facteurs qui sont apparus lors de seconde moitié du XXe siècle ou lors des 5 dernières décennies, ce qui les conduit à une terrible confusion et à faire le jeu de la réaction.

Tenez, en voici un exemple. Laissons de côté la Fed sur le fonctionnement de laquelle ils font l'impasse, tous censurent l'existence d'institutions internationales comme le groupe Bilderberg, la Commission Trilatérale ou le Council Foreign Relation (CFR) qui ont été fondés à l'initiative des oligarques anglo-saxons, et tous occultent l'existence de l'Etat profond qui est né de l'emprise d'une poignée d'oligarques parmi les plus riches ou puissants du monde ou dont les empires financier et industriel tentaculaires s'étendent à tous les secteurs économiques et sociaux de la société sur pratiquement tous les continents.

Comme le firent l'ensemble des oligarques, ce clan de l'oligarchie (celui qui est à l'origine de la fondation de la Fed en 1913) s'investit très tôt dans la politique, depuis plus d'un siècle, c'est navrant de devoir le rappeler puisque nombreux sont ceux qui ne l'ont pas à l'esprit, que voulez-vous on en est arrivé là aujourd'hui, bref, et au fur à mesure que la fortune de ce clan augmenta, son pouvoir politique s'accrut également, jusqu'au jour où il devint si puissant qu'il fut en mesure d'influencer la politique que le gouvernement américain devait appliquer, pour en arriver à lui dicter ou lui imposer, ce qui signifiait qu'entre temps il était parvenu à s'infiltrer puis à étendre son pouvoir à l'ensemble des institutions américaines, y compris en imposant son candidat à la présidence des Etats-Unis, sans qu'il soit garanti d'être élu pour autant, ce qui importait peu puisqu'il était parvenu également à corrompre les deux seuls partis en mesure de présenter des candidats ainsi qu'une grande partie de leurs élus, le parti républicain et le parti démocrate.

Depuis déjà plusieurs décennies jusqu'à nos jours.

Ce clan de l'oligarchie financière a littéralement pris le pouvoir aux Etats-Unis, tandis que le clan adverse davantage constitué de grandes fortunes industrielles ou d'oligarques seulement millionnaires est son unique concurrent. Si le premier avance à découvert parce qu'il ne peut pas faire autrement, quand on est banquier, il est inutile d'essayer de camoufler ses réelles intentions, le second a adopté le masque de la gauche pour conserver sa base électorale constituée essentiellement par les classes moyennes et certains pans de la classe ouvrière dont les syndicats corrompus.

C'est ce rapport qui prévalu pendant longtemps entre les différents clans de l'oligarchie et entre les classes qui a été remis en cause par l'arrivée de Reagan au pouvoir, entraînant le basculement progressif du parti démocrate dans le camps des républicains, et Bill Clinton devait être le premier président des Etats-Unis ouvrant cette nouvelle période dominée par l'emprise de ce clan de l'oligarchie financière sur la politique américaine. Pour autant, tous les oligarques qui s'étaient investis dans le parti républicain n'étaient pas acquis à la stratégie définie par Rockefeller ou les piliers du groupe Bilderberg, tout comme au sein du parti démocrate, le parti républicain faisait l'objet de division et comportait différents courants, ce qu'on put observer par exemple lors des déclarations très médiatisées du courant Tea party, mais surtout lors du 11 septembre 2001.

Ce jour-là, il se produisit une série d'incidents au cours desquels on put observer que Bush n'avait été informé ou avait été dépassé par les événements. Après avoir disparu dans un premier temps, Bush et le gouvernement des Etats-Unis furent neutralisés ou suspendus de leur fonction par une autorité suprême qui ne pouvait être que l'Etat profond ou les commanditaires de ces attentats, par la suite il devait réapparaître en tenant un discours pour le moins incohérent, pour finalement lire à la nation américaine la version officielle qui manifestement lui avait été dictée sous la menace et qu'il allait dorénavant adopter. Dans un premier temps, des journalistes de CBS et d'autres médias, qui ne faisaient pas partis du premier cercle des initiés qui avait été mis dans la confidence de ce complot ou inside job, attentat commis par l'Etat profond sous un faux drapeau et qui serait attribué à Al-Qaïda et Ben Laden, fournirent des détails sur ce qui était en train de se produire sous leurs yeux ou relatèrent des témoignages de personnes sur les lieux du WTC qui disparaîtront par la suite parce qu'ils contredisaient la version officielle.

Qu'est-ce que cela signifie ou où je voulais en venir, c'est qu'il existe dans ce pays une organisation occulte qui détient plus de pouvoir que le président des Etats-Unis, donc qui est en mesure d'influencer ou de lui dicter sa politique étrangère, qui peut organiser des attentats, des coups d'Etat, fomenter des guerres ou des guerres civiles et le forcer à intervenir dans un ou des pays, qui peut aussi lui imposer de prendre certaines mesures économiques en faveur de l'oligarchie financière, etc. Dès lors, quand on aborde la politique américaine ou son orientation, si on refuse d'admettre l'existence de ce gouvernement parallèle, on pourra commettre l'erreur d'imputer au chef de l'Etat ou à son gouvernement des mesures qui sont en réalité imputables à l'Etat profond en désaccord avec lui, et qui défend généralement les positions les plus extrémistes.

Cette confusion ou ce manque de discernement ne sera pas sans conséquences politiques, puisqu'il pourra nous amener à désigner le chef de l'Etat comme l'auteur de ces mesures, alors qu'en fait elles provenaient de l'Etat profond, concessions qu'il a été obligé de lui accorder, tandis que parallèlement il adoptait des mesures qui allaient à l'encontre de la politique du clan adverse de l'oligarchie. Cet aveuglement pourra nous conduire à s'acharner sur lui au moment même où il prenait des mesures qui méritaient notre soutien au lieu de les condamner, ce qui aurait été le comble de l'absurde ou nous aurait totalement discrédité aux yeux des travailleurs, par exemple quand Trump prit la décision de cesser d'armer Al-Nosra et Daesh en Syrie, ce qui siffla pratiquement immédiatement la fin de la guerre contre la Syrie, sauf à la frontière turque et dans une poche entre la Syrie et l'Irak.

Sans aller jusqu'à manifester notre soutien à Trump, on pouvait très bien prendre acte de cette décision et l'attaquer sur d'autres aspects de sa politique, ce n'était pas les sujets qui manquaient, de sorte qu'on apparaissait ni comme des ennemis du peuple syrien ni comme des suppôts de Trump, de cette manière on exprimait notre totale indépendance de l'impérialisme. On demeurait strictement sur notre terrain de classe, ce qui pour nous est essentiel pour ne pas nous écarter de nos objectifs politiques. Ceux, qui percevraient ici une épouvantable collusion avec Trump ou nous reprocheraient de le ménager, manqueraient singulièrement de mesure et se comporteraient en gauchistes.

Trump vient pour ainsi dire d'intimer l'ordre à l'Arabie saoudite de mettre fin à la guerre au Yémen sous 30 jours, et l'ensemble des puissances occidentales ont annoncé dans la foulée qu'elles soutenaient cette décision, donc je ne vois pas pourquoi j'irai au même moment manifester spécialement contre la venue de Trump en France ou soutenir ses adversaires qui au sein de l'Otan envisagent sérieusement de déclencher une guerre contre la Russie qui se transformerait automatiquement en guerre mondiale.

Si on voulait rappeler notre condamnation de la Première Guerre mondiale du XXe siècle, c'était plutôt contre l'oligarchie financière et devant la Bourse de Paris ou à défaut devant l'ambassade de Grande-Bretagne ou devant l'Elysée qu'il fallait appeler à manifester le 11 novembre.

Ce qui est certain ou ce qu'on peut percevoir très nettement, c'est que plus la gauche et l'extrême gauche s'embourgeoisent ou penchent vers la petite bourgeoisie ou les couches les plus favorisées de la classe ouvrière, plus elles auront tendance à se droitiser ou à prendre le chemin emprunté par le PS et le PCF pour finalement se placer au côté de la réaction.

Je n'ai pas le temps de poursuivre cette analyse.

3- La gauche et l'extrême gauche se sont enfermées dans le déni permanent de pans entiers de la réalité, partant de là elles ne peuvent livrer que des discours démagogiques ou teintés de démagogie, produire des analyses erronées, développées des théories foireuses, et par conséquent définir des tâches qui ne correspondent pas à la situation ou aux rapports entre les classes, de sorte qu'en dehors d'assurer la survie des appareils de leurs partis, leur activité politique ne sert en rien notre cause, puisqu'ils ont été impuissants depuis plus d'une demi-siècle à empêcher que notre ennemi applique pas à pas sa stratégie, et surtout ne venez pas nous raconter que par exemple la gauche et l'extrême gauche seraient à l'origine de la préservation de notre système de retraite que l'on doit uniquement aux militants et aux travailleurs qui s'étaient mobilisés, tandis que la collusion de nos dirigeants avec les bureaucrates corrompus des syndicats s'étalait au grand jour, distinction qu'il faut toujours avoir à l'esprit et qui fait malheureusement défaut chez la plupart des militants, ce qui explique en partie pourquoi nous ne sommes pas parvenus à construire un nouveau parti ouvrier révolutionnaire.

Il y a bien des discours ou des positions adoptés par les dirigeants qui troublent ou embarrassent bien des militants qui n'en comprennent pas la signification politique. On leur dit ici, c'est la première question qu'ils doivent se poser, après ils y verront plus clairs. Ce n'est pas à moi d'y répondre à leur place, ensuite ce sera aussi à eux d'en tirer des conclusions politiques ou de se demander de quelle manière ils doivent les caractériser. Moi j'ai déjà effectué ce travail que chacun doit faire de son côté, ma réflexion n'engage que moi, vous comprenez, je ne pense pas à votre place et je n'admettrais pas que vous ou quiconque pense à ma place.

J'ai déjà expliqué dans de précédentes causeries, qu'on ne pourrait progresser aussi bien sur le plan individuel que collectif qu'ensemble, de la même manière que globalement on ne s'en sortira pas autrement, ce qui semble avoir été mal compris comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs.

Pour la énième fois je le répète, mon objectif n'a jamais été de vous convaincre de quoi que ce soit, de vous vendre je ne sais quelle salade pour parodier Engels, cela ne m'intéresse pas, et quand quelqu'un me témoigne sa confiance, je trouve cela suspect et je fais tout pour qu'il adopte une autre attitude envers moi, c'est peut-être pousser un peu trop loin les scrupules ou les principes direz-vous, peut-être dans certains cas, je n'en sais rien, en revanche je me suis aperçus que c'était justifié dans la plupart des cas puisque je n'ai plus entendu parler de l'intéressé !

Je pars du principe que chacun est libre de penser ou d'avoir le comportement qu'il veut, à condition de l'assumer ainsi que les conséquences qui en découlent. La plupart des gens ont une personnalité qui est faite de bric à brac, d'idées venues de partout qu'ils ne maîtrisent pas généralement ou dont ils n'ont pas réellement pris conscience... Et bien moi non plus je n'échappe pas à cette règle, à ceci près que je suis d'un bloc, rien ne m'échappe ou presque, j'analyse tout ce qui me tombe sous la main, tout ce que j'observe, chaque expérience, même la plus insignifiante au premier abord, il faut au minimum que j'en ai conscience, au mieux que j'en tire un enseignement. C'est ainsi que lorsque je balaie, je cuisine, je fais les courses, je fais le ménage, j'entretiens le jardin, j'actualise le portail, etc. j'ai adopté les techniques les plus rationnelles ou performantes, les plus productives (pour se marrer) qui soient, les plus économes en temps et en énergie, en argent aussi, j'y ai réfléchi en m'observant attentivement, c'était indispensable pour que je m'améliore, et je n'admettrais pas qu'on puisse me donner une leçon de balayage, quelle honte j'aurais, j'aurais l'impression de n'avoir jamais progressé au cours de ma vie, vous imaginez un peu le traumatisme !

L'insouciance et l'oisiveté, l'absence de curiosité et le manque d'initiative ou d'audace caractérisent les gens médiocres et soumis au quotidien qui se laissent dicter leur destin et qui font notre malheur, vous ne voudriez tout de même pas qu'on les prennent comme modèle, franchement.

Par oisiveté, on entend au-delà du rentier, refuser de faire le moindre effort ou sacrifice pour élever son niveau de conscience ou améliorer son comportement, bref, se laisser vivre en général. La plupart des gens sont également injustes envers les autres, alors qu'ils font preuve d'insouciance et d'indulgence surtout envers eux-mêmes, ils passent leur temps à les juger alors qu'ils devraient s'en abstenir ou commencer par eux mêmes, cela s'adresse aussi à bien des lecteurs en ce moment, je le sais, je n'ai même pas besoin de les connaître pour pouvoir l'affirmer sans prendre le risque de me tromper.

Le pouvoir de nuisance des médias ne date pas d'hier ni d'avant-hier.

- Si la presse joue ce rôle néfaste, c’est d’abord parce qu’elle est presque tout entière « aux mains d’une poignée de gros capitalistes qui ont intérêt au maintien du capitalisme et qui tentent donc d’empêcher les gens d’apprendre à penser12.

Les conséquences de cette mainmise capitaliste sur l’information sont, aux yeux d’Orwell, si désastreuses que – pourvu que soit garantie l’indépendance des petits journaux et des hebdomadaires de façon à permettre à toute opinion, quelle qu’elle soit, de trouver un lieu d’expression –, la perspective d’une nationalisation partielle ou totale de la grande presse n’est pas pour l’effrayer :

« Il semble que nationaliser la presse serait du “fascisme”, alors que la “liberté de la presse” consiste à permettre à quelques millionnaires de contraindre plusieurs centaines de journalistes à falsifier leurs opinions. […] Mieux vaut être contrôlé par les bureaucrates que par les escrocs ordinaires13. (Jean-Jacques Rosat - Chroniques orwelliennes - Collège de France)

Notes.

12. AMG-19.

13. AMG-80 & AMG-19

Nos dirigeants ont toujours défendu aveuglément la liberté de la presse, de la même manière ce sont de fanatiques défenseurs des droits de l'homme que dénonçait Marx. Bref, ils font partie des pires démagogues qui soient ou les fossoyeurs de notre cause.

Ils nous expliquent pour se justifier, qu'aujourd'hui c'est un journaliste ou un journal qui est attaqué, peu importe qu'il soit de droite il faut prendre sa défense, car si on laisse faire demain ce sera l'ensemble des journalistes et de la presse qui seront attaqués et nous en serons également victimes... Ils ont pris la défense d'Aubenas qui est une crapule, une pourriture. Et alors, vous croyez réellement que si cela se produisait les journalistes des médias-oligarques ou d'autres partis voleraient à votre secours. Non mais, il faut être tombé sur la tête pour croire un truc pareil, excusez-moi, ils sont moins cons que vous, ils en rajouteraient une couche pour que vous disparaissiez et ils seraient les seuls à s'en tirer. Et dire qu'il y en a parmi nous pour adhérer à cela !

La propagande de la réaction passe par les médias ou plus exactement par l'AFP et les instituts de sondages, ils se complètent ou partagent le sale boulot de la désinformation, des fausses nouvelles, etc.

S'agissant de l'AFP, cette officine n'est pas proprement dite aux ordres de Macron ou de la présidence de la République. Non, le venin qu'elle distille quotidiennement et que répercutent les médias provient d'ailleurs, de l'Etat profond qui sévit également en France et qu'incarne le clan de l'oligarchie réputée le plus extrémiste ou le plus va-t-en-guerre qui s'est donné pour objectif d'instaurer un nouvel ordre mondial ou un régime totalitaire planétaire.

Prouvez-le, direz vous. C'est très simple, par les faits.

On en veut pour preuve que lorsque Sarkozy avait décidé de se représenter en 2012, alors qu'il avait encore toute les chances de l'emporter, puisqu'il ne lui manquera à peine un peu plus d'1 million de voix pour être réélu au soir du second tour face à Hollande, l'ensemble des médias se sont soudain férocement acharnés sur lui pour le descendre, et ils y sont parfaitement parvenus, alors que 5 ans plus tôt ils avaient adopté un comportement inverse.

Cela signifiait que les médias avaient reçu ordre d'agir de la sorte ou sans même que cela soit nécessaire, ils étaient arrivés à la conclusion que Hollande ferait mieux l'affaire que Sarkozy pour poursuivre l'application de la politique dictée par les besoins définis par ce clan de l'oligarchie. Ils n'étaient pas devenus pour autant spontanément de gauche ou social-démocrates, ils ne prenaient pas non plus le risque inconsidéré de porter au pouvoir un président qui pourrait incarner dans la tête des électeurs l'ennemi de l'oligarchie ou de la finance ou encore du capitalisme, puisqu'ils savaient pertinemment que même si cette illusion leur avait traversé un jour la tête, elle serait vite dissipée par les engagements que prendraient Hollande vis-à-vis de ce clan de l'oligarchie dont finalement il était un agent, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'ils en firent le moment venu leur candidat au détriment de Sarkozy. Tout se tient comme vous pouvez l'observer, attendez. ce n'est pas fini.

Et le même scénario se reproduisit 5 ans plus tard, quand ils déboulonnèrent littéralement Fillon pour faire élire Macron. Ce clan de l'oligarchie avait mis près de 10 ans à fabriquer minutieusement le candidat idéal qui aurait pour unique mission de liquider le Code du travail et le système de retraite par répartition, et ils estimèrent qu'il était fin prêt pour entrer en action, ce qui désappointa amèrement Fillon qui avait un temps pressentit pour accomplir cette sale besogne, il tenta de résister, mais face à l'énorme machine de propagande qu'ils déchaînèrent contre lui il n'avait aucune chance de s'en tirer et finalement ils parvinrent à le briser net, exactement comme ils l'avaient fait 5 ans plus tôt avec Sarkozy.

Et c'est encore ce clan de l'oligarchie qui orchestra la dernière provocation dont fut victime Mélenchon et LFI, et non Macron ou des membres de son gouvernement qui rappelons-le n'ont absolument aucune marge de manoeuvre, aucun pouvoir, et quand on l'oublie ou qu'on l'ignore, on ne peut pas comprendre ce qui se passe réellement.

Les vociférations de Mélenchon étaient parfaitement justifiées, mais vous aurez constaté comme moi qu'il s'est trompé de cible, en réalité c'était l'oligarchie qu'il fallait viser et non Macron, car ce sont les médias et les institutions de sondages qu'elle contrôle qui vont lui causer le plus de tort et non les déclarations de Macron que beaucoup de gens n'écoutent même plus, en revanche ils n'échapperont pas au matraquage quotidien des médias et de leurs réseaux numériques. Pour conserver une neutralité ou indépendance de façade, les médias et les instituts de sondages recourent à la méthode du double langage qui consiste par exemple, à adopter une fois un ton critique envers Macron pour ensuite l'encenser dix fois de suite. Autre exemple, ils vont sortir des sondages défavorables à Macron assortis de commentaires au vitriole sur Mélenchon.

Guerre à l'opportunisme.

Quand la gauche et l'extrême gauche n'était déjà plus de gauche ou d'extrême gauche...

Si ce sont eux qui l'affirment...

Quand le think tank néoconservateur Le Cercle de l'Oratoire évoque ses fondateurs.

« Pour la plupart issus de la gauche ou de l’extrême gauche, nous étions choqués par l’anti-américanisme qui régnait en France au lendemain du “11-Septembre”. Aujourd’hui, nous sommes un peu ceux qui soutiennent les États-Unis dans le village gaulois » (« “Le Meilleur des mondes”, une voix pour l’Amérique », Le Monde, 24/03/2006)

Quand la gauche était compatible avec l'extrême droite néolibérale

- Stéphane Séjourné du combat anti-CPE à l’Europe pro-Macron - Liberation.fr 28.10

Conseiller politique à l’Elysée, cet ex-militant du MJS devenu un fidèle du Président se retrouve à 33 ans sur le devant de la scène. Objectif : mettre en musique la périlleuse campagne européenne de LREM. Liberation.fr 28.10

Quand la famille s'étend à l'extrême gauche.

Jamal Khashoggi. Un "opposant" que la gauche et l'extrême gauche pleure en France notamment.

La Tribune des travailleurs, 23 octobre 2018 – Macron se rend au salon Euronaval, au Bourget, principalement dédié à l’armement. Dans le même temps, les déclarations condamnant l’assassinat par le régime saoudien d’un journaliste opposant ont très vite baissé de plusieurs tons. (https://latribunedestravailleurs.fr/category/fil-dinfos/page/2)

Quel dommage, on en est tout bouleversé ! Et puis il est vrai que les auteurs de ce genre de déclaration sont animés de tellement bonnes intentions qu'on en redemande ! Non, merci, la poubelle est pleine.

Et quel "opposant" faisant l'apologie du régime barbare wahhabite! Ils osent tout eux aussi au POID.

Le prince héritier d’Arabie saoudite doit restaurer la dignité de son pays – en mettant fin à la guerre cruelle du Yémen, par Jamal Khashoggi. The Washington Post 11-09- 2018 (Publié par Les Crises 3 novembre 2018)

Extraits.

- L’Arabie saoudite pourrait user de son poids et de son influence au sein des cercles occidentaux et faire appel aux institutions et mécanismes internationaux pour résoudre ce conflit.

- L’Arabie saoudite se trouve dans une position unique pour simultanément empêcher l’Iran d’entrer au Yémen et mettre fin à la guerre dans des conditions satisfaisantes si elle échange son rôle de belligérant pour celui de pacificateur.

- Les actions de l’Arabie saoudite au Yémen ont été motivées par des préoccupations de sécurité nationale en raison de l’implication iranienne dans le pays. (On croirait entendre G. Bush! - LVOG)

- L’Arabie saoudite ne mérite pas d’être comparée à la Syrie, dont le dirigeant n’a apparemment pas hésité à utiliser des armes chimiques contre son peuple. Mais la poursuite de la guerre au Yémen validera les voix qui affirment que l’Arabie saoudite fait au Yémen ce que le président syrien Bachar el-Assad, les russes et les Iraniens font en Syrie. The Washington Post 11-09- 2018

C'est marrant, je crois avoir déjà entendu ce discours des milliers de fois depuis quelques années, pas vous ? Vous venez de découvrir que The Washington Post avait un nouveau correspondant en France !

C'est fou décidément ce que le monde regorge d'opposants !

Le banquier Jacques Attali (PS) est partisan de la paix, de la non-violence, lui qui a proclamé que Jérusalem devrait être la capital du nouvel ordre mondial rien que cela, lui le fanatique défenseur du sionisme et de l'Etat israélien d'apartheid, lui qui incarne l'Etat profond ou les faucons néolibéraux qui ont orchestré le 11 septembre et toutes les guerres qui s'en sont suivies, y compris contre les Palestiniens, Attali un des mentors de tous les présidents au côté de BHL depuis Mitterrand, il a fait ses armes à gauche, cela ne devrait plus vous étonner maintenant...

Comment, vous ne le saviez pas ? La preuve il a osé rédiger un article publié mercredi 24 octobre par L'Express qui s'intitulait Retour de la violence, accusant Trump d'en être l'instigateur pour avoir manifesté la volonté de sortir du traité INF (Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty) sur les armes nucléaires de portée intermédiaire datant de 1987, mais il a fermé les yeux sur le programme de modernisation des armes nucléaires américaines s'étalant jusqu'en 2020 si je me souviens bien et doté de 1.000 milliards de dollars, programme qui avait été poursuivi par Obama, bref, tout est bon pour attaquer Trump.

Attali rempli ici parfaitement sa fonction de manipulateur des consciences, puisqu'il occulte le fait que les prédécesseurs de Trump avaient fait pire en matière de violence ou de guerre, en revanche on est en droit de s'interroger sur les réelles intentions de tous ceux qui se réclament de la gauche ou de l'extrême gauche qui adoptent la même position que Attali envers Trump, qui au mieux manquent singulièrement de discernement, qui au pire reprennent sciemment la propagande des néoconservateurs ultra réactionnaires à la suite du parti démocrate.

Attali fait partie du premier cercle de l'oligarchie anglo-saxonne-sioniste. Vous en doutiez encore?

C'est lui qui relaie son discours en France, ensuite les médias lui emboîtent le pas.

- Attali. Retour de la violence - L'Express 24 octobre

- Violence - Liberation.fr 6 novembre

Selon le Washington Post, Donald Trump, pendant cette campagne des midterms, ment trente fois par jour en moyenne, sur toutes sortes de sujets. Liberation.fr 06.11

Quand la gauche néo stalinienne se démasque.

La plupart, pas tous, ouf, vous avez gagné vos galons de respectabilité !

"Ainsi que nous le constatons (trop) régulièrement, l’information internationale est particulièrement maltraitée dans la plupart des médias dominants, et notamment dans les journaux télévisés." (Acrimed - France 2 « décrypte » l’Amérique latine… en 2 minutes !)

Quand le diable se cache dans le détail.

- "Ainsi que nous le constatons (trop) régulièrement" : Pourquoi il devrait en être autrement de leur part ? Vous auriez des conseils à leur donner ?

- "L’information internationale est particulièrement maltraitée dans la plupart des médias dominants" : Pas tous, ouf l'illusion de vivre en démocratie est sauve ! Les heureux élus estampillés honnêtes par Acrimed doivent être ceux qui comme eux ménagent les régimes dits progressistes qui ont adopté le "socialisme du XXIe siècle", et qui l'un après l'autre cède la place à des régimes autoritaires ou des dictatures.

Si j'ai bien compris ce sont des fonctionnaires, des syndicalistes, ils peuvent traiter à la légère ce sujet, après tout "l’information internationale" ne les concerne pas directement, elle couvre des guerres et bien d'autres drames épouvantables que subissent les peuples qui ne sont que des détails, alors pourquoi devraient-il s'arrêter dessus, s'ils le faisaient, ils s'apercevraient plutôt que les médias dominants sont pires les uns que les autres, au lieux de faire croire qu'il y en aurait qui seraient meilleurs ou moins pourris que les autres, c'est tout ce que je tenais à préciser.

Acrimed tient à ne pas passer pour un ennemi "des médias dominants", en cela il imite l'illusionniste Mélenchon, moi cela ne me dérange pas de passer pour leur ennemi, bien au contraire.

Les masques tombent ou la nature réactionnaire de la franc-maçonnerie.

- Mélenchon menacé par une "suspension temporaire" des francs-maçons - Le HuffPost30 octobre 2018

L'exécutif du Grand Orient de France (GODF) a demandé vendredi 26 octobre à sa justice interne "la suspension temporaire" de Jean-Luc Mélenchon en raison de son "comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", a-t-on appris auprès de l'entourage du GODF.

Une motion soumise au vote du Conseil de l'Ordre vendredi a obtenu "30 voix pour et 3 voix contre", a précisé l'entourage du GODF à l'AFP, en soulignant que c'est un fait rare. L'information avait été révélée par L'Express.

La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du Conseil de l'Ordre, et devant laquelle Jean-Luc Mélenchon est invité à se défendre, doit désormais trancher, et ce "au mieux dans deux mois", selon cette source. Dans une biographie parue en 2012, celui qui est depuis devenu le leader de la France insoumise (LFI) avait indiqué être entré au GODF en 1983.

"Son comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes", notamment son opposition virulente lors des perquisitions au siège de LFI et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres de la plus grande association maçonnique française, laquelle est "très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse" notamment, a-t-on ajouté. Le HuffPost30 octobre 2018

En famille. Pourquoi à l'unission avec la droite et l'extrême droite, la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ?

Jean-Jacques Rosat a répondu aux questions d’Envrak au cours d’un entretien téléphonique le 1er décembre 2009

Jean-Jacques Rosat est agrégé de philosophie. Il a été professeur en lycée (1979-1999). Depuis 1999, il est attaché à la chaire de philosophie du langage et de la connaissance au Collège de France où il exerce des fonctions de maître de conférences. Depuis 2000, il est directeur de la collection Banc d’essais aux éditions Agone (Marseille).

Extraits.

- Très peu. Souvent, les militants de la gauche radicale ne reconnaissent pas Orwell comme l’un des leurs parce qu’ils l’assimilent à tort à ceux qui se réclament de l’antitotalitarisme pour combattre toute idée de révolution. Et, c’est un auteur qui dérange. Il a dit « la liberté, c’est de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre ».

LVOG - Effectivement, ils préfèrent se fier ou accorder leur confiance à ceux qui leur débitent le discours qu'ils ont envie d'entendre. Les flatteurs vivent au dépend de ceux qui les écoutent.

Parce qu'ils sont généralement dogmatiques ou ils ont un esprit étroit. En réalité rares sont ceux qui sont parvenus à développer un esprit critique pour n'avoir jamais rien étudié sérieusement par eux-mêmes. Dans un parti on ne cherche pas à savoir ce que les militants ont compris ou non, on leur demande juste d'être d'accord avec la ligne politique définie par sa direction.

- Orwell est un homme de la gauche radicale, un socialiste révolutionnaire antistalinien, non communiste et non marxiste. Ça, en France, ça n’a pas pratiquement de place sur l’échiquier politique. Jusque dans les années 70 en France, si on était un homme de gauche radicale c’est qu’on était marxiste. Après est apparu le thème de l’antitotalitarisme, mais ceux qui ont développé ce thème sont devenu des adversaires de tout socialisme ou de toute conception égalitaire de la société : Bernard-Henry Lévy, Alain Finkielkraut.... La vraie famille politique d’Orwell en France a très peu de représentants. (Jean-Jacques Rosat, professeur au Collège de France)

Je n'en fais pas partie non plus.

C'est vrai que depuis être "un homme de gauche radicale" ne signifie plus rien quand on pense à Mélenchon et à sa bande de bras cassés, ou quand on observe comment l'extrême gauche s'est avilie en reniant tous ses principes. Sans doute qu'il existait encore de nombreux militants qu'on aurait pu qualifier ainsi dans les années antérieures, mais ce qui les animait c'était plus une aspiration ou une croyance qu'une ferme détermination à maîtriser le marxisme, terme que j'emploie pour la forme, une concession mineure, mais qui ne veut rien dire si je m'en tiens à Marx lui-même. Quant à leurs dirigeants, on est porté à en douter fortement, puisqu'ils ne croyaient déjà plus eux-mêmes aux théories qu'ils avaient développées pour s'être avérées erronées ou démenties par les faits, ce qu'ils se garderont bien d'avouer à leurs militants...

Jusque dans les années 70, était pour ainsi dire qualifiée de marxiste toute personne se revendiquant de gauche, ce qui incluait la SFIO et le PC qui ne l'étaient plus depuis le milieu des années 10 ou 20 ou qui ne l'avaient jamais été selon Lénine et Trotsky, alors que seuls les courants trotskystes et maoïstes luttaient encore pour le communisme et donc méritaient cette étiquette, pour peu qu'on ne soit pas trop regardant ou exigeant ou qu'on fasse la distinction entre leurs dirigeants et leurs militants.

La caractérisation que fait Jean-Jacques Rosat d'Orwell a de quoi laisser perplexe puisqu'il était difficile, voire impossible d'être à la fois "un socialiste révolutionnaire antistalinien" et un "non communiste". Lors des mois qui précédèrent et qui succédèrent à la révolution d'Octobre en Russie, les socialistes révolutionnaires qui n'étaient pas communistes le devinrent ou ils cessèrent d'être des socialistes révolutionnaires, et parmi eux une grande partie se convertirent plus tard au stalinisme, quand ils ne furent pas déportés et voués à une mort certaine à brève échéance ou tout simplement liquidés brutalement par Staline.

Les intellectuels théoriciens du totalitarisme

- Dans une lettre datée du 26 décembre 1948, Orwell explique qu’il a voulu dans son livre « montrer en les parodiant les implications intellectuelles du totalitarisme6 ». Comme le souligne avec force James Conant, la caractéristique nouvelle et terrifiante des régimes totalitaires du XXe siècle ne consiste pas tant, pour Orwell, dans leurs instruments de terreur que dans les stratégies intellectuelles et psychologiques au moyen desquelles ils essaient de « parvenir à un contrôle total de la pensée, de l’action et de sentiments humains ». Tel qu’Orwell l’emploie, le terme « totalitarisme » désigne des stratégies (à la fois pratiques et intellectuelles) […] qui sont appelées ainsi parce qu’elles ont pour but de parvenir à un contrôle total de la pensée, de l’action et de sentiments humains. L’usage orwellien de ce terme ne recouvre pas seulement des formes de régimes politiques, mais aussi des types de pratiques et d’institutions plus envahissantes et plus spécifiques (diverses pratiques journalistiques comptent au nombre de ses exemples favoris). Mais par-dessus tout, il applique ce terme aux idées des intellectuels – et pas seulement à celles qui ont cours dans […] les « pays totalitaires » 7.

Du point de vue d’Orwell, explique encore Conant, les camps de concentration et les forces de la police secrète sont périphériques par rapport à l’ensemble des phénomènes culturels, sociaux et politiques qu’il se propose d’identifier comme totalitaires. Le noyau en est constitué par un sorte de « mensonge organisé » qui, si les conséquences logiques de ses tendances profondes étaient poussées jusqu’au bout, serait reconnu comme « l’exigence de ne plus croire dans l’existence même de la vérité objective8 ». C’est cela qui, pour Orwell, fait véritablement du totalitarisme l’ennemi du libéralisme 9.

Il est essentiel ici de faire observer que ces processus intellectuels et mentaux existent aussi à l’extérieur des régimes totalitaires. Conant cite à ce sujet une autre lettre d’Orwell, datée du 16 juin 1949 :

Je crois […] que les idées totalitaires ont pris partout racine dans les esprits d’intellectuels, et j’ai essayé de pousser ces idées dans toutes leurs conséquences logiques. L’action est située en Grande-Bretagne pour souligner que les races anglophones ne valent pas mieux par naissance que n’importe quelle autre, et que le totalitarisme, si on ne le combat pas, pourrait triompher n’importe où10.

C’est d’ailleurs en Angleterre, dans la presse de gauche où il écrit, et dans les milieux d’intellectuels de gauche et d’extrême gauche où il vit, qu’Orwell s’y est heurté pour la première fois.

Notes.

7. James Conant, « Freedom, Cruelty, and Truth », in Robert B. Brandom, Rorty and his Critics, Blackwell, 2000, p. 293. Traduction française à paraître : James Conant, Orwell ou le pouvoir de la vérité, Agone, 2012.

8. Orwell, « Où meurt la littérature » (1946), EAL-4, p. 82, & Lettre à H.J. Willmett (18 mai 1944), EAL-3, p. 193.

9. Conant, op. cit., p. 295.

10. Orwell, Lettre à Francis Henson, 16 juin 1949, EAL-4, p. 601.

Propagande de l'ennemi et fabrication du consentement au quotidien.

Quand les néoconservateurs lancent un nouveau parti corporatiste... de gauche évidemment ! Ou tel père tel fils, une vieille histoire.

Lancement par l'Etat et les médias-oligarques d'un nouveau parti totalitaire.

- Européennes : Place publique, le pari citoyen de Raphaël Glucksmann - Le Parisien 29 octobre 2018

L’intellectuel cofonde Place publique, un mouvement politique 100% société civile et militante, pour peser à gauche et encourager le rassemblement aux européennes.

Un coup pied citoyen dans la fourmilière des partis de gauche ! Et une volonté de briser les frontières artificielles qui les empêchent aujourd’hui de dialoguer, voire de se rassembler, à quelques mois des élections européennes. L’essayiste et intellectuel Raphaël Glucksmann, l’économiste militant Thomas Porcher et l’activiste écologiste Claire Nouvian – pour ne citer qu’eux – lancent cette semaine un nouveau mouvement politique appelé Place publique. Mouvement de gauche, proeuropéen et citoyen.

« Nous voulons être la voix des associations et des citoyens qui s’engagent », expose Glucksmann, 39 ans, figure médiatique d’une initiative qui se veut pourtant « collective ». Le mouvement doit publier, en fin de semaine, un manifeste – son « acte de naissance » – pour la défense de l’écologie et pour une « autre Europe », pour la justice sociale, contre l’évasion fiscale et pour une meilleure représentation démocratique européenne.

Parmi les signataires, on devrait retrouver des figures issues d’ONG, d’associations, des activistes, nous dit-on. « Des porteurs de causes, de gens qui ont défendu des luttes sur le terrain », esquisse Glucksmann, qui réfute l’idée selon laquelle il s’agirait là d’un collectif uniquement issu de la bulle intellectuelle parisienne. Quelques noms circulent déjà, comme celui de Jo Spiegel, maire de Kingersheim dans le Haut-Rhin et pionnier des questions de démocratie participative. « Beaucoup de gens s’agrègent à nous », assure un membre du mouvement.

Place publique ambitionne de « structurer les orphelins de la gauche », mais aussi de « mettre publiquement les organisations politiques face à leur responsabilité ». Du PS à EELV, en passant par Génération-s ou le Parti communiste. La gauche veut-elle se résoudre à l’émiettement actuel, qui lui promet des scores résiduels aux européennes, ou est-elle prête à se rassembler pour peser ? Telle est la question posée.

« Aujourd’hui, les partis n’arrivent pas à dialoguer seuls », constate-t-on à Place publique. Le mouvement aimerait réussir à unifier la gauche. Avec Raphaël Glucksmann pour prendre la tête d’une liste aux européennes ? « Ce n’est pas du tout le sujet », balaie-t-on dans son entourage.

Depuis des semaines, les fondateurs du mouvement font le tour des partis pour sensibiliser à leur démarche. Et si l’initiative semble bien accueillie côté EELV, le député européen Yannick Jadot n’en démord pas : il veut mener la liste des Verts. Au grand dam de nombre de cadres et de militants. « On doit se mettre au service d’un projet qui dépasse notre parti », estime le maire écolo de Grenoble, Éric Piolle, qui a rencontré Glucksmann.

Le patron du PS, Olivier Faure, lui, ne s’interdit rien et attend de voir. Quant à Génération-s, Benoît Hamon semble totalement séduit. « C’est sa bouée de sauvetage », raille un socialiste, qui estime que s’il est lui-même candidat aux européennes, il finira « dans les choux ». Pas insensibles, les communistes sont, eux, en plein dans leur congrès interne.

Quant aux Insoumis de Mélenchon, ils ont été informés, mais pas démarchés. Les divergences sur la question européenne sont trop grandes, et ce même si l’on nous assure que « beaucoup » à Place publique ont voté Mélenchon en 2017.

Parmi ceux qui ont été approchés, « personne ne dit non pour le moment. Mais le risque, c’est de ne pas rassembler et de rajouter une liste de plus », observe une universitaire, contactée par Place publique. Ce dont Raphaël Glucksmann a conscience. Il marche sur une « ligne de crête ». Il peut mettre en place une dynamique d’union, qui pourrait poser des jalons pour les élections suivantes, comme faire un bide. « Il faut essayer », résume-t-il. Lui en est persuadé, si la gauche ne se rassemble pas dès les européennes, elle ne saura pas le faire avant la présidentielle. Le Parisien 29 octobre 2018

Alors que les médias-oligarques lui ont offert une tribune.

- Raphaël Glucksmann et sa bande se lancent tout seuls, comme des grands. - Libération 6 novembre 2018

- Glucksmann lance mercredi un nouveau parti, Place publique - L'Express.fr 06.11

L'essayiste engagé à gauche sera épaulé par l'économiste Thomas Porcher et d'autres personnalités de la société civile.

Il a décidé de franchir le Rubicon. Raphaël Glucksmann, ancien patron du Nouveau Magazine Littéraire, lance mercredi un nouveau parti baptisé Place publique. L'essayiste engagé à gauche sera épaulé par l'économiste Thomas Porcher, la militante écologiste Claire Nouvian et d'autres personnalités de la société civile. Leur objectif: "répondre à des urgences" démocratiques, écologiques et sociales.

L'association de financement adossée à Place publique a obtenu ce lundi son agrément auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), selon le mouvement. Un appel sera publié mercredi dans les colonnes du journal Libération. Place publique sera co-présidé par le maire de Kingersheim (Haut-Rhin), Joe Spiegel, et par la chef d'entreprise et spécialiste des questions technologiques, Diana Filippova.

Écologiste, de gauche et pro-européen, le nouveau parti s'annonce proche, idéologiquement, d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et de Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon. Raphaël Glucksmann était d'ailleurs présent (tout comme l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot) au lancement de Génération.s le 1er juillet 2017.

"Ce sont des proches avec qui je travaille depuis des années (...) Nous sommes complémentaires", assure de son côté Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes. L'Express.fr 06.11

- Thomas Porcher - Libération 4 novembre 2018

Certains l’appellent «le chroniqueur de C dans l’air», d’autres «l’économiste de Mélenchon». Disons-le tout de suite, les deux sont faux. Il officie régulièrement sur France 5 mais en tant qu’invité. Son homologue libéral Nicolas Bouzou, qui n’est «d’accord sur rien» avec lui, vante un débatteur «intelligible», «jamais agressif», «toujours constructif».

Après une année médiatique intense, M, le magazine du Monde, lui a consacré un portrait titré «Thomas Porcher, l’économie lui va si bien».

Thomas Porcher agace aussi ses pairs enseignants. Son omniprésence médiatique est perçue comme une forme d’impureté. «C’est la théorie des économistes de "seconde main", fait remarquer Raphaël Boroumand, également professeur à la PSB. L’idée que tout économiste qui passerait trop de temps dans les médias serait "perverti".» Pur conservatisme académique. Outre le bouillonnement médiatique, Porcher consacre son temps à des articles publiés dans des revues scientifiques, certains étant dans le top 5 % des plus cités au monde. Rétif à «l’esprit de classe», il ne voit aucune contradiction entre son statut de prof en école de commerce et ses principes hétérodoxes.

Ce docteur en économie, membre des Economistes atterrés depuis 2016...

Cécile Duflot est la première à faire appel à ses services lors de la primaire écologiste en 2016. Durant la dernière campagne présidentielle, il fournit des notes de cadrage sur la transition énergétique à Benoît Hamon.

Le but ? Influencer les débats sur les élections européennes. «On discute avec des personnes qui font de la politique concrètement, au quotidien. Des ONG, des associatifs… Tous européens.»

... il se booste à l’ego trip de Booba et Kaaris, du rap «où ça clashe», voire au rap «social» de Keny Arkana, quand ce n’est pas Secteur Ä. «Ça m’aide pour écrire, confie l’économiste ou le fan, on ne sait plus trop. Libération 4 novembre 2018

Le dernier paragraphe situe le personnage ou le niveau de conscience de ce psychopathe. C'est dingue comme ils ont le don de les repérer, l'avez-vous observé ?

On retiendra surtout : "Rétif à «l’esprit de classe»", principe cher au corporatisme et à l'extrême droite.

Qui est réellement Raphaël Glucksmann ? Un ultra réactionnaire déguisé en intellectuel de gauche.

Extrait de la causerie du 8 mai 2016

Rappel du parcours de cette ordure professionnelle.

- Rappelons qu'il est lié au régime néonazi de Kiev par son épouse, Eka Zguladze qui fut nommé vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine dans le second gouvernement Iatsenouk. (Source : La Croix (http://www.la-croix.com/Archives/2012-09-18/Le-conseiller-francais-du-Prince-georgien.- RAPHAEL-GLUCKSMANN-_NP_-2012-09-18-854932), 18/09/2012).

- Raphaël Glucksmann a rejoint Kiev, huit jours après le début des manifestations (de Maidan - ndlr). Depuis, il a contribué – sans contrat et gratuitement – à la stratégie de Vitali Klitschko, l’exboxeur devenu l’un des leaders des manifestants pro-européens en Ukraine, a écrit ses discours et développé ses contacts en Europe et aux États-Unis. (« La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2014).

- « À 34 ans, Raphaël Glucksmann, le fils d’André, a fait des soulèvements nationaux son fonds de commerce (Ceux orchestrés par la CIA... - ndlr). Après la Géorgie, c’est en Ukraine qu’il conseille les leaders pro-Europe », « La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2011

- Il est également à l’origine de la création d’une ONG en faveur de la démocratie européenne, qu’il préside à Kiev : « J’essaye de dire aux oligarques ukrainiens que s’ils veulent prouver qu’ils sont devenus pro-européens ils doivent aider les autres (Biélorusses, Russes, Géorgiens) à faire leur révolution« , affirme-t-il. Avant de s’emballer, une lueur dans les yeux : « C’est tout de même la première fois que des gens meurent avec le drapeau européen dans les mains » (« La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2014).

- Il est cofondateur de l’association Études sans frontières, dont le comité d'honneur comprend la fine fleur des néoconservateurs français : Youri Afanassiev; Elena Bonner; Francis Bueb; Georges Charachidze; Yves Cohen; Dr. Michael Dewitte; Wilhem Donner; Olivier Dupuis; Michael Fischer; André Glucksmann; Romain Goupil; Pierre Hassner; Richard Herzinger; Kjell Olaf Jensen; Kerry Kennedy; Bernard Kouchner; Jack Lang; Pierre Lellouche; Pierre Moinot; Dr. Gérard Mortier, Rupert Neudeck; Yves Quéré; Josep Ramoneda; Jacques Rupnik; Alain Touraine.

- Pour Raphaël Glucksmann : « ce qui m’a toujours plu chez Bernard (BHL - ndlr), comme chez mon père d’ailleurs, c’est ce refus chevillé au corps de confondre objectivité et neutralité. J’aime précisément ce qu’on lui reproche : une faculté rare à prendre parti quand c’est nécessaire. » (http://www.bernard-henri-levy.com/2008-en-georgie-par-raphael-glucksmann-10388.html).

- Comme son père André Glucksmann, il est membre du cercle de réflexion du Cercle de l’Oratoire (cofondé par Michel Taubmann et son épouse), il contribue à l’édition de sa revue Le Meilleur des mondes (2006-2008). Créé de façon informelle, en 2001, le Cercle de l’Oratoire est devenu un lieu de rencontre pour les différentes sensibilités pro-américaines en France : « Pour la plupart issus de la gauche ou de l’extrême gauche, nous étions choqués par l’antiaméricanisme qui régnait en France au lendemain du « 11-Septembre ». Aujourd’hui, nous sommes un peu ceux qui soutiennent les États-Unis dans le village gaulois » (« “Le Meilleur des mondes”, une voix pour l’Amérique », Le Monde, 24/03/2006). Le groupe prend forme peu à peu, avec des « intellectuels (les philosophes André Glucksmann et Pierre-André Taguieff, l’essayiste Pascal Bruckner, l’universitaire Stéphane Courtois, coauteur du Livre noir du communisme, Jacky Mamou, ancien président de Médecins du monde, Kendal Nezan, président de l’Institut kurde de Paris…) mais aussi de jeunes journalistes, des étudiants. Des personnalités (Bernard Kouchner, Nicolas Baverez, Fadela Amara…) » (« Les meilleurs amis de l’Amérique », Libération (http://www.liberation.fr/grand-angle/2006/05/09 /les-meilleurs-amis-de-l-amerique_38664), 09/05/2006). Pour leur première action, ils lancent un texte de soutien à l’intervention américaine en Afghanistan (« Cette guerre est la nôtre », Le Monde du 8 novembre 2001). Pour son premier numéro en 2006, la revue Le Meilleur des mondes. (causerie du 8 mai 2016)

Extrait de la causerie du 6 septembre 2015

- Migrants: Plus de 10.000 personnes manifestent en France pour l'accueil des réfugiés - 20minutes.fr

Ce rassemblement, intitulé «Pas en notre nom - #RéfugiésMigrantsDignité», «est né d'une discussion sur Facebook, de gens qui se demandaient comment faire pour exprimer quelque chose spontanément (...) dire non aux politiques migratoires répressives qui conduisent à la mort de milliers de personnes et oui à l'accueil», a expliqué l'un des organisateurs, l'auteur et réalisateur Raphaël Glucksmann, fils du philosophe André Glucksmann. (causerie du 6 septembre 2015)

"Ouvrez les frontières!", "Droit d'asile pour toute personne persécutée", "Charlie, où es-tu?" ou encore "L'accueil pour moi c'est oui", pouvait-on lire sur des pancartes arborées par les manifestants de tous âges et souvent venus en famille sur la place de la République. (AFP 5 septembre 2015)

- Raphaël Glucksmann : "Oui, il faut accueillir les réfugiés" - msn.com

Hier ils en sont logiquement arrivés à manifester à l'appel d'un porte-parole du néolibéralisme ou de Washington, un clone de BHL, Raphaël Glucksmann, membre du think tanks néoconservateur Cercle de l'Oratoire.

- Pour leur première action (du Cercle de l’Oratoire - LVOG), ils lancent un texte de soutien à l’intervention américaine en Afghanistan (« Cette guerre est la nôtre ». (Le Monde du 8 novembre 2001)

- « Pour la plupart issus de la gauche ou de l’extrême gauche, nous étions choqués par l’anti-américanisme qui régnait en France au lendemain du “11-Septembre”. Aujourd’hui, nous sommes un peu ceux qui soutiennent les États-Unis dans le village gaulois » (« “Le Meilleur des mondes”, une voix pour l’Amérique », Le Monde, 24/03/2006)

- « À 34 ans, Raphaël Glucksmann, le fils d’André, a fait des soulèvements nationaux son fonds de commerce. Après la Géorgie, c’est en Ukraine qu’il conseille les leaders pro-Europe », « La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2011

- « Ce qui m’a toujours plu chez Bernard, comme chez mon père d’ailleurs, c’est ce refus chevillé au corps de confondre objectivité et neutralité. J’aime précisément ce qu’on lui reproche : une faculté rare à prendre parti quand c’est nécessaire. » (La Croix, 18/09/2012)

Ils ont manifesté au côté de ce chien mêlé au gouvernement néonazi de Kiev, jugez plutôt.

ojim.fr - ... membre des différents cercles néo-conservateurs français (Cercle de l’Oratoire, revue Le Meilleur des Mondes) qui soutiennent la politique belliciste des États-Unis dans le monde (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, Géorgie, Ukraine, etc…) ojim.fr

wikipedia.org - Il est l'époux d'Eka Zgouladze, vice-ministre de l'Intérieur puis ministre de l'Intérieur en Géorgie sous la présidence de Mikheil Saakachvili . Après avoir reçu la nationalité ukrainienne en décembre 2014, elle est nommée quelques jours plus tard vice-ministre de l'Intérieur de l'Ukraine dans le second gouvernement Iatsenouk.

Raphaël Glucksmann est présenté comme un des « conseillers officieux » du président géorgien Saakachvili , qu'il a interviewé pour un livre paru en 2008. wikipedia.org

Précisons, Saakachvili marionnette de Washington nommé gouverneur d'Odessa par Porochenko. Odessa où des dizaines de militants ouvriers avaient brulé vifs ou avaient été exécutés par les milices fascistes du régime ukrainien il y a un peu plus d'un an.

Hier ils ont manifesté à l'appel des assassins de ces militants ouvriers, voilà où ces soi-disant trotskystes ou révolutionnaires en sont arrivés, en fait des aventuriers, des charlatans, des imposteurs qui militent pour défendre uniquement leurs propres intérêts corporatistes.

ojim.fr - « “Je travaille pour l’Europe”, estime ce fédéraliste convaincu, qui a ouvert une “maison de l’Europe” à Tbilissi », « Le conseiller français du Prince géorgien. Raphaël Glucksmann », La Croix, 18/09/2012

ojim.fr - « En arrivant à Kiev, confie-t-il, j’ai envoyé un SMS à Dany [Cohn-Bendit] : “C’est bon tu peux aller au musée. Ils ont fait cent fois mieux que toi ici. Et en hiver, ce qui est un peu plus sport” », « La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2014.

ojim.fr - ...le premier ministre géorgien Irakli Garibachvili, « il est bien dommage que des personnes [Zourab Adeïchvili et Ekaterina (Eka) Zgouladze] que nous poursuivons en justice et qui sont recherchés par Interpol se soient confortablement installées dans le gouvernement ukrainien. Cela ne tardera pas à nuire aussi bien au gouvernement qu’à l’image de marque de l’Ukraine. » (« Tbilissi reproche à Kiev de promouvoir des personnes recherchées par Interpol », fr.sputniknews.com, 20/12/2014).

ojim.fr - Raphaël Glucksmann et sa femme Ekaterina “Eka” Zgouladze ne sont pas américains et pourtant ils ont systématiquement suivi et mis en œuvre dans leurs responsabilités au sein des gouvernements géorgiens ou ukrainiens, dans leur activité militante (Étude sans frontière) ou médiatique, la ligne politique des États-Unis. (causerie du 6 septembre 2015)

ojim.fr - « Poutine finance le FN et envoie des tanks en Ukraine. Pour lui, cela fait partie d’une même croisade, du même combat pour une vision du monde fondée sur l’exclusion, la haine, symbolisée par le cadavre d’un opposant politique avec quatre balles dans le dos. Il n’y a plus de frontière réelle entre les politiques étrangère et intérieure. Une guerre est menée contre les mélanges, les métissages, les libertés » Libération, 14/03/2015

- Invité à l'European Lab cette semaine, le documentariste et essayiste Raphaël Glucksmann revient sur l'évolution de la relation au politique, notamment la question de l'horizontalité. - Libération 4 mai 2016

Top départ de l’European Lab à Lyon... La conférence qui inaugure ce cycle de rencontres accueille Raphaël Glucksmann, documentariste et essayiste, qui signait en 2015, quelques semaines après les attentats contre Charlie Hebdo, l’ouvrage Génération gueule de bois (1). Trois questions à son auteur, qui fut aussi l’un des conseillers des leaders des révolutions démocratiques géorgienne et ukrainienne.

Raphaël Glucksmann - Ce mouvement repose largement sur des masses spontanées, descendues dans la rue sans parti politique.

L’horizontalité entraîne à la fois une explosion positive de la prise de parole et le retour d’idéologies que l’on pensait bannies à tout jamais, mais qui étaient juste censurées. Il faut donc mener le combat là où les gens s’informent le plus : sur les réseaux sociaux, les blogs, les places. (Libération 4 mai 2016)

- Médias français : Cinq cas de journalistes acquis à la doctrine néoconservatrice - legrandsoir.info 22 mai 2016

Directeur adjoint de la rédaction de l’hebdomadaire Marianne, Alexis Lacroix est également responsable des séminaires de “La Règle du jeu”, revue fondée par Bernard-Henri Lévy...

Qui sont donc les faiseurs d’opinions que l’on invite ou que l’on allègue à La Règle du Jeu ? Nous retrouvons un très grand nombre de néocons du premier âge qui sont : Michel Taubmann - Galia Ackerman - Frédéric Encel - Pascal Bruckner - Brice Couturier - André Glucksmann - Raphaël Glucksmann - Romain Goupil - Bertrand Lebeau - Jacky Mamou - Pierre-André Taguieff - Marc Weitzmann – Nicole Bacharan - Monique Canto-Sperber - Mohamed Sifaoui. (legrandsoir.info 22 mai 2016)

Extrait de la causerie du 18 décembre 2016

Alors pourquoi vous en réclamez-vous ?

- L’idéologie des droits de l’homme pour justifier l’ingérence humanitaire, que Glucksmann met en avant, a fait le lit des guerres qui ont détruit et ensanglanté des pays entiers – Irak, Yougoslavie, Libye, Syrie – jeté sur les routes des millions de gens, laissés ensuite à l’abandon… Arrêt sur Info. (causerie du 18 décembre 2016)

Extrait de la causerie du 10 décembre 2017

- Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi il avait parlé des "liens communautaires" de Léa Salamé HuffPost.fr

De même, l'expression caractérisant Léa Salamé - "ses liens politiques, familiaux et communautaires" - a été édulcorée quelques heures après la première publication. "Jean-Luc Mélenchon a été alerté par un proche que ça pouvait être mal interprété", explique Antoine Léaument, directeur de la communication numérique de LFI. (id) Alors que ces liens étaient parfaitement justifiés puisqu'elle est en couple avec Raphaël Glucksmann.

Ce que Mélenchon n'a pas osé dire à l'antenne mais qu'il sait pertinemment. (causerie du 10 décembre 2017)

- Alep, plaidoyer pour la liberté d’analyse et une géopolitique cohérente de la France par Djordje Kuzmanovic - Club Mediapart 20 décembre 2016

Ceux qui critiquent ma position peuvent bien la trouver cynique ; la leur, toute rose qu’elle soit, me paraît effrayante, car c’est celle qui conduit aux guerres. J’en veux pour preuve l’ahurissante tribune dans Le Monde du 13 décembre 2016 des « pacifistes » Yannick Jadot et Raphael Glucksmann qualifiant exclusivement Poutine et Al-Assad de terroristes (« Poutine et Al-Assad sont des «terroristes» et ceux qui les soutiennent en France sont leurs complices ») tout en réussissant l’exploit de ne pas parler une seule fois des terroristes djihadistes d’Al-Nosra, ni de leurs financiers et inspirateurs wahhabites. (Club Mediapart 20 décembre 2016)

Extrait de la causerie du 9 mars 2017

Réseau Voltaire - ... Raphaël Glucksmann appelle à une contre-manifestation dimanche dans un autre quartier de la capitale.

Raphaël Glucksmann partage les idées et le carnet d’adresse de son père, l’essayiste néo-conservateur André Glucksmann. Ce dernier fut employé, à la fin des années 80 à Londres, par le programme de la CIA, Exchange. Raphaël, quant à lui, fut conseiller de Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie lors de la « révolution des roses », puis gouverneur de la région ukrainienne d’Odessa à l’issue du coup d’État de la place Maidan. Raphaël a épousé Eka Zgouladze, ministre de l’Intérieur de Géorgie (dans le gouvernement qui mit la majorité de son opposition en prison) et aujourd’hui ministre de l’Intérieur d’Ukraine (dans le gouvernement qui massacre la population du Donbass). Réseau Voltaire 03.03.2017

Extrait de la causerie du 24 mars 2017

L'AFP a présenté sous un angle avenant ou progressiste auquel n'importe quel travailleur ou citoyen souscrirait, la manifestation qui a eu lieu récemment place de la République contre les "casseroles" ou la corruption des élus, sans préciser qu'un néolibéral ou ultra réactionnaire en était à l'origine ni ses véritables intentions, Raphaël Glucksmann, et qu'elle était dirigée uniquement contre Fillon au profit de Macron (voire la causerie du 1er mars).

Autrement dit, l'objectif de cette manifestation (...) avait pour unique vocation de participer et légitimer l'opération en cours de déstabilisation de Fillon orchestrée depuis l'Elysée afin qu'il renonce à se présenter au profit de Macron, l'héritier naturel de Hollande.

La principale manipulation de l'AFP a consisté à ne pas révéler que Glucksmann y appelait, et quand bien même des médias l'aurait fait, ils se seraient bien gardés de rappeler qui était en réalité ce funeste individu, car aussitôt les intentions inavouables qui étaient derrières cette opération aurait été éventée et cela aurait dissuadé le peu de personnes susceptibles de se mobiliser de participer à cette manifestation. Elle fut un bide et tant mieux. ( causerie du 24 mars 2017)

Extrait de la causerie du 29 avril 2017

Ces médias qui traquent les partisans du «ni-ni» - Sputnik

L'Obs (propriété de Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse, amis et soutiens de la première heure d'Emmanuel Macron) ne semble pas pardonner à l'ancien ministre (Mélenchon - ndlr) de Lionel Jospin de ne pas avoir donné de consigne de vote claire. Des chroniques, telle que « Et pourtant, je voterai Macron, par Raphaël Glucksmann » font flores... (causerie du 29 avril 2017)

Extrait de la causerie du 2 juillet 2018

Un document déclassifié de la CIA datant de 1985 et détaillé (22 pages) concernant les “nouveaux philosophes” français (dont des passages sur BHL et André Glucksmann avec photos) et le grand intérêt politique qu’ils représentent pour les USA.

On se doutait que les USA les avaient utilisés et soutenus, mais là on en est certain…

Document en PDF disponible en bas de l’article. (causerie du 2 juillet 2018)

https://www.spyculture.com/cia-loved-french-new-left-philosophy/

Raphaël Glucksmann (11.05.2015)

Comment l'air de rien font-ils la promotion du totalitarisme ?

- 40 % des Français favorables à un régime autoritaire ? - Liberation.fr 2 novembre 2018

C’est ce qu’ont martelé plusieurs médias à partir d’un sondage commandé par Ouest-France à l’Institut français de l’opinion publique (Ifop). «Quatre Français sur dix prêts à un "pouvoir autoritaire pour réformer le pays en profondeur"», affirmait par exemple Europe 1. Un titre effrayant, mais un peu hâtif. Car comme souvent dans les sondages, la réponse dépend fortement de la manière dont est posée la question. Celle posée par l’Ifop est à la fois très longue, très complexe et un peu tendancieuse. La voici : «Certains pensent que la France doit se réformer en profondeur pour éviter le déclin mais qu’aucun homme politique élu au suffrage universel ne disposera plus du pouvoir nécessaire pour mener à bien ces réformes et que dans ce cadre, il faudrait que la direction du pays soit confiée à un pouvoir politique autoritaire, quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement. Etes-vous tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas du tout d’accord avec cette opinion ?» La question insiste largement sur les raisons qui justifieraient une telle évolution (une «France proche du déclin», une «nécessité de réforme») et explique que le choix de confier le pays à un pouvoir autoritaire ne reviendrait qu’à «alléger les mécanismes démocratiques». On s’étonne donc un peu moins des réponses. Liberation.fr 2 novembre 2018

Quel aveu de manipulation volontaire : "Comme souvent dans les sondages, la réponse dépend fortement de la manière dont est posée la question."

En complément

Les oligarques sont "vichystes" par nature.

- Vers quelle catastrophe mondiale les nouveaux "vichystes" nous emmènent-ils? - Le HuffPost

Au siècle dernier, il y a 90 ans, le krach boursier de 29, la montée de l'antisémitisme et de la xénophobie et l'essor des nationalismes en Europe, Italie, Allemagne, Espagne à côté du totalitarisme russe donnèrent naissance à la seconde guerre mondiale... Le HuffPost

Quand une institution totalitaire traite de fascistes ses fidèles indisciplinés

- Bras de fer sur le budget italien : « Je crois que c’est une attitude de type fasciste qui ne paye pas » selon l’eurodéputée Mercedes Bresso - Publicsenat.fr

C’est un bras de fer sans précédent qui s’engage entre Rome et Bruxelles. En cause, l’augmentation du déficit public prévue par le budget italien. La Commission européenne a demandé au gouvernement de revoir sa copie qu’elle juge hors des règles communautaires de la zone euro. Publicsenat.fr

La stratégie de la peur inculquée aux peuples est l'apanage des régimes totalitaires.

- «La France aussi est menacée par une vague populiste» - LeParisien.fr

- Hollande: "Nous sommes dans un moment très grave pour les démocraties" - AFP

Et leur objectif est atteint.

- Européennes: un sondage donne LREM et RN au coude-à-coude, LFI dévisse - Le HuffPost 04.11

Quand les GAFA, les médias et les ONG sont au service du totalitarisme.

- "Le danger sur les journalistes s'accroît", dénonce RSF - AFP

Ils osent tout. Quand le média qui a couvert toutes les guerres depuis le début des années 50 fomentées par le groupe Bilderberg auquel il participe depuis sa création dénonce un menteur.

- "Time's up" pour les employés de Google du monde entier - euronews 2 novembre 2018

De Singapour à New York, en passant par Londres et au siège mondial en Californie, des milliers d'employés de Google ont stoppé leur travail. Objectif : protester contre le harcèlement sexuel, le racisme et l'inégalité de traitement.

Tout est parti d'un article du New York Times la semaine dernière. euronews 2 novembre 2018

Toute les opérations ou campagnes à caractère nationale (La Marche des femmes contre Trump, Black lives matter, la Marche des migrants d'Amérique central vers les Etats-Unis, etc. etc.) ou à caractère internationale (Mariage homosexuel, harcèlement des femmes, légalisation de la drogue, promotion de la pornographie, etc. etc.) ont toutes été pilotées ou soutenues par le New York Times et le Washington Post sans que ces parasites de gauche et d'extrême gauche n'en fassent mention.

- Violence - Liberation.fr 06.11

- Selon le Washington Post, Donald Trump, pendant cette campagne des midterms, ment trente fois par jour en moyenne, sur toutes sortes de sujets. Liberation.fr 06.11

- Sous l’ère Trump, le «New York Times» évolue en terrain miné - Liberation.fr 04.11

Le documentaire de Liz Garbus «Mission vérité», diffusé à partir de ce mardi sur Arte, met en lumière le travail d’une rédaction qui lutte chaque jour contre les intox du sulfureux président américain.

- Dans les coulisses du «New York Times» à l'heure du «carnage américain» - Liberation.fr

Arte diffuse à partir de mardi «Mission vérité», un documentaire en quatre volets sur le quotidien américain qui raconte de l'intérieur l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Mais la dramatisation du film, sa mise en scène, tient du même coup de l’acharnement de ces enquêteurs, correspondants à la Maison Blanche ou reporters, dans leur excitation à sortir des scoops, dans leur obsession à tout savoir, tout comprendre, tout vérifier dix ou cent fois – on prend au passage quelques leçons de journalisme.

Les flegmatiques journalistes du New York Times, eux, tiennent bon dans leur recherche de rigueur et de mesure, face à une présidence qui en est totalement dépourvue.

Rappel.

- ”Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.” David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Midterms 2018 : Fox News retire de son antenne un spot électoral anti-migrants de la campagne Trump - Franceinfo 06.11

Facebook et la chaîne NBC en ont fait autant. CNN avait de son côté refusé de diffuser la vidéo dès qu'elle avait été soumise à sa régie publicitaire. Franceinfo 06.11

La fabrique du consentement passe par les sondages qu'ils fabriquent de toutes pièces.

- Une majorité de Britanniques désormais favorables au maintien dans l'Union européenne, selon un nouveau sondage - Franceinfo 06.11

D'autres aspects de la fabrication du consentement.

- Hausse des taxes sur le carburant : "Il n'y a pas le choix", selon Edouard Philippe - Franceinfo

- Consultations citoyennes : «Les Français ont envie d’Europe», affirme Nathalie Loiseau - LeParisien.fr 26.10

- Une vidéo gouvernementale sur les européennes fait débat - Reuters 3 novembre 2018

Après des images évoquant le drame des migrations en Méditerranée et des catastrophes naturelles, les dirigeants italien Matteo Salvini et hongrois Viktor Orban sont présentés comme des menaces pour l'Union européenne.

Un descriptif inspiré de l'idée défendue par le président français d'une Europe divisée entre les seuls "progressistes", qu'il entend représenter, et les "populistes" qu'il considère comme un danger.

"Il faut que les citoyens se mobilisent pour aller voter", a dit le député La République en Marche (LaRem) Pacôme Rupin à propos d'un clip "qui simplement définit les enjeux en matière de réchauffement climatique, en matière d'emploi et les enjeux aussi entre deux lignes qui aujourd'hui s'affrontent au niveau européen : une ligne pour un projet plus important au niveau de l'Union européenne et une ligne portée par les nationalistes." Reuters 3 novembre 2018

- Européennes : la campagne d’incitation au vote accusée de rouler pour LREM - LeParisien.fr

A chaque renouvellement du Parlement européen, les élections souffrent de taux d’abstention effarants : - 56,5 % en 2014, 60 % en 2009… Le gouvernement serait donc bien dans son rôle en concevant et diffusant des clips pour alerter les Français sur l’intérêt de leur vote, en préciser les dates et l’enjeu. LeParisien.fr

- «La cause animale est devenue un enjeu politique» - Liberation.fr 04.11

Selon Melvin Josse, premier lobbyiste professionnel pour la défense des animaux en France, le gouvernement n’a pas pris la mesure de l’intérêt des Français pour le sujet. Liberation.fr 04.11

- Mélenchon voit sa popularité s'effondrer - Le HuffPost 1 novembre 2018

Alors qu'il était le numéro un de ce classement au moment de l'élection de 2017, le député des Bouches-du-Rhône perd sept places et intègre en ce mois de novembre le peu envié flop 5 des personnalités les plus détestées de la vie politique.

- Dans cette partie basse du classement où Manuel Valls occupe encore la dernière place. Le HuffPost 1 novembre 2018

On a compris pourquoi ils avaient monté cette minable provocation policière contre Mélenchon et LFI. En faisant figurer Valls dans leur sondage "des personnalités les plus détestées de la vie politique", alors qu'il n'y avait aucune raison qu'il y soit présent, leur objectif de nuire à Mélenchon apparaît clairement à travers cet infâme amalgame avec Valls.

C'est l'histoire d'un porte-parole des barbares devenus trop embarrassant ou qui a mal tourné. Sortez vos mouchoirs !

- La fiancée de Khashoggi lance un appel poignant pour son "Jamal bien-aimé" - Le HuffPost

Libération doit être déçu, Cruz le candidat républicain a été réélu.

- J-3 : l'espoir démocrate au Texas et les chiffres records du vote anticipé - Libération.fr

Les médias des trusts pharmaceutiques qui vous empoisonnent.

- Le curcuma est-il vraiment un aliment miracle ? - leparisien.fr 29 octobre 2018

Cette épice déferle partout sous forme de gélules, jus, lotion. Mais a-t-elle vraiment les vertus qu’on lui prête ? leparisien.fr 29 octobre 2018

Comment, vous ne le saviez pas encore, les plantes n'ont jamais eu la moindre vertu médicinale ou propriété curative ? Qui vous a raconté qu'elles en avaient ? Autrefois... Comment, autrefois, mais autrefois les gens racontaient n'importe quoi, ils étaient prêts à croire n'importe quoi, depuis la science a réalisé d'immense progrès vous savez, ceux qui les ont crus étaient des idiots qui racontaient des fables, croyez-moi...

L'air de rien, ils s'attaquent à absolument tous les domaines du savoir, c'est terrifiant, non ? C'est cela aussi le totalitarisme.

Encore dans la rubrique totalitarisme ou la fabrication du consentement

Quand le totalitarisme rime avec schizophrénie aggravée.

- Tout va bien, Panasonic invente des œillères pour employés de bureau - Les Crises 03.11

Un groupe de designers rattaché à Panasonic et réunis sous le terme Futur Life Factory, a récemment dévoilé un « casque » équipé d’œillères. Son objectif ? Réduire le champ de vision et le bruit entourant chaque utilisateur au travail, particulièrement celles et ceux oeuvrant en open space. Prix de départ : 215 euros.

On connaissait les œillères utilisées en sport hippique pour « améliorer » les performances des chevaux de course, voici désormais les œillères pour humains, censées aider à « mieux se concentrer » au travail. Futur Life Factory (qui se présente sur son site comme un « groupe de designers de Panasonic dédié à la créativité »), vient en effet de dévoiler un « casque » en forme d’arc de cercle à l’horizontale, dont l’objectif est de réduire le champ de vision et le bruit entourant chaque utilisateur. Nom de code : Wear Space. (Ou War Space - LVOG) Les Crises 03.11

Quand le totalitarisme doit vous servir de "boussole morale" et rime avec absence de liberté.

- La grand-messe du numérique sous le signe de la désillusion - AFP 06.11

"La technologie va-t-elle tuer la démocratie?", "Construire la confiance à l'âge de la désinformation", "Un internet libre et ouvert n'est plus possible": la désillusion numérique s'impose comme un thème majeur du Web Summit qui s'est ouvert lundi soir à Lisbonne.

L'édition 2018 du "Davos des geeks" doit accueillir environ 70.000 participants, dont 2.000 start-ups et 1.500 investisseurs à la recherche de partenaires.

Mais cette année, les têtes d'affiche des conférences qui se succèderont jusqu'à jeudi ont été invitées en qualité de boussole morale, pour un monde numérique qui a la gueule de bois.

Tim Berners-Lee, un des pionniers de l'internet, a ainsi ouvert le bal sous les ovations de milliers de participants lors de la soirée d'ouverture, en lançant un nouveau "contrat pour le web" censé rendre internet sûr et accessible à tous.

Le physicien britannique, qui avait imaginé en 1989 un "système de gestion décentralisée de l'information" devenu l'acte de naissance du "web", constate qu'internet, malgré tous ses aspects positifs, s'est considérablement éloigné des idéaux de fondateurs comme lui: "Beaucoup de choses ont mal tourné... Nous avons des "fake news", des problèmes de respect de la vie privée, des personnes qui sont manipulées", a-t-il déclaré.

De nombreuses personnalités critiquent aujourd'hui ouvertement la centralisation d'internet aux mains de quelques géants - les GAFA américains (Google, Apple, Facebook, Amazon) et les Chinois Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi ou BATX.

Ces firmes ont acquis des quasi monopoles chacune dans leur domaine, et une puissance économique qui se traduit par un fort pouvoir politique, bien loin des idéaux qui ont animé les débuts d'internet. (Non, ces firmes n'ont pas "acquis des quasi monopoles chacune dans leur domaine, et une puissance économique qui se traduit par un fort pouvoir politique" par enchantement comme on voudrait nous le faire croire, les autorités et la législation en vigueur leur ont permis d'acquérir ce monstrueux pouvoir de contrôle et de nuisance sur l'ensemble de la société. - LVOG)

Si l'émergence des réseaux sociaux a joué un rôle dans les Printemps arabes et l'élection de Barack Obama, le premier président noir américain, la phase suivante a elle rimé avec désinformation et soupçons de manipulation des campagnes qui ont marqué en 2016 l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et le vote pour le Brexit au Royaume-Uni. AFP 06.11

Traduire : Si l'émergence des réseaux sociaux a joué un rôle positif dans les Printemps arabes et l'élection de Barack Obama, le premier président noir américain que nous avons fabriqués ou soutenus, en revanche l'émergence des réseaux sociaux a joué un rôle négatif lors de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et le vote pour le Brexit au Royaume-Uni, parce que Trump n'était pas notre candidat et nous étions contre le Brexit.

Quand le totalitarisme rime avec le “renoncement à nos valeurs”.

- Démission d’un des principaux scientifiques de Google pour cause de “renoncement à nos valeurs” en Chine. Par Ryan Gallagher - Les Crises 02.11

Un des plus importants scientifiques de Google a quitté l’entreprise pour protester contre son projet de lancement en Chine d’une version censurée de son moteur de recherche.

Jack Poulson a travaillé pour le département « Recherche et Intelligence Artificielle » de Google, où il était à la pointe sur l’amélioration de la précision des moteurs de recherche de l’entreprise.

Début août, M. Poulson a fait part à sa hiérarchie chez Google de ses inquiétudes après que The Intercept eut révélé que le géant de l’Internet développait en secret un moteur de recherche pour appareils Android à destination de la Chine. Ce système de recherche, baptisé Dragonfly (Libellule), a été conçu pour faire disparaître les contenus que le gouvernement autoritaire de la Chine considère comme sensibles, tels que les informations sur les dissidents politiques, la liberté d’expression, la démocratie, les droits humains et les manifestations pacifiques.

Après avoir entamé des discussions avec ses patrons, M. Poulson a décidé à la mi-août qu’il ne pouvait plus travailler pour Google. Il a remis sa démission qui a pris effet le 31 août.

M. Poulson, qui était auparavant professeur adjoint au département de mathématiques de l’Université Stanford, a déclaré qu’il pensait que ce projet chinois avait violé les principes de l’intelligence artificielle de Google, selon lesquels l’entreprise ne conçoit ni ne déploie des technologies « dont le but est contraire aux principes largement acceptés du droit international et des droits humains ».

Dans sa lettre de démission, Poulson a dit à ses patrons : « Parce que je suis convaincu que la contestation est essentielle au bon fonctionnement des démocraties, je suis contraint à la démission pour ne pas contribuer au recul de la protection des dissidents, et pour ne pas en tirer profit. »

« Je considère notre intention de capituler devant la censure et les demandes de surveillance, en contrepartie de l’accès au marché chinois, comme un renoncement à nos valeurs et à nos positions de principe en matière de négociation avec les gouvernements » a-t-il écrit, ajoutant : « Le risque n’est que trop concret de voir d’autres pays tenter de tirer parti de nos agissements en Chine pour exiger que nous nous plions à leurs exigences en matière de sécurité. »

Au cours des six semaines qui se sont écoulées depuis les révélations sur Dragonfly, Google n’a toujours pas répondu publiquement aux inquiétudes suscitées par le projet, malgré de vives réactions hostiles en interne comme en externe. Plus tôt ce mois-ci, Sundar Pichai, PDG de Google, a refusé de comparaître à une audience de la commission sénatoriale du renseignement, où on lui aurait posé des questions sur la censure en Chine. L’entreprise a ignoré des dizaines de questions posées par des journalistes au sujet du projet et a fait obstruction à des groupes de défense des droits de l’homme qui affirment que le moteur de recherche censuré pourrait faire que l’entreprise « contribue directement aux violations des droits humains ou [devienne] complice de ces violations ». (Google n’a pas non plus répondu à une demande de renseignements concernant cet article.)

Poulson, âgé de 32 ans, qui a commencé à travailler pour Google en mai 2016, a déclaré à The Intercept que le mutisme de l’entreprise avait nourri son sentiment de frustration. « Il y a de sérieuses répercussions à l’échelle mondiale », a-t-il dit. « Quelles sont les lignes rouges, au plan éthique, de Google ? Nous en avons déjà affiché quelques-unes, mais maintenant nous semblons les franchir. J’aimerais vraiment voir ce qu’est le bilan des engagements de Google. »

Google a lancé un moteur de recherche censuré en Chine en 2006, mais a cessé d’exploiter le service dans le pays en 2010, en invoquant les initiatives du gouvernement chinois pour entraver la libre expression, bloquer les sites Web et pirater les comptes Gmail des gens. À l’époque, Sergey Brin, cofondateur de Google, avait clairement fait savoir qu’il était fermement opposé à la censure. Brin avait passé une partie de son enfance en Union soviétique et se disait « particulièrement sensible aux atteintes aux libertés individuelles » en raison du vécu de sa famille là-bas. En 2010, après que l’entreprise a retiré son moteur de recherche de Chine, Brin a déclaré au Wall Street Journal qu’« en ce qui concerne la censure et la surveillance des opposants », il avait vu « les manifestations du totalitarisme [en Chine], et je trouve cela personnellement très troublant ».

Poulson a dit qu’il était « tout à fait d’accord avec le dossier que Sergey a présenté en 2010. C’est la compagnie que j’ai rejointe, celle qui faisait cette déclaration ». Si la position de principe en matière de lutte contre la censure est en train de changer, a-t-il dit, alors il ne peut plus « être complice en tant qu’actionnaire et citoyen de l’entreprise ».

Seuls quelques centaines des 88 000 employés de Google connaissaient Dragonfly avant qu’il ne soit rendu public. Poulson faisait partie de la majorité de ceux qui étaient tenus dans l’ignorance. Mais parce qu’il se concentrait sur l’amélioration des moteurs de recherche de l’entreprise – en particulier dans un domaine appelé « analyse internationale des requêtes » – il est possible que son travail ait pu être intégré dans le moteur de recherche chinois censuré sans son consentement et sans qu’il le sache.

Une fois que la nouvelle de Dragonfly s’est répandue chez Google, il y a eu des contestations au sein de l’entreprise. Plus de 1 400 employés du géant de l’Internet ont signé une lettre demandant la nomination d’un médiateur pour évaluer les « questions morales et éthiques urgentes » qui, selon eux, sont soulevées par le programme de censure. La lettre condamnait le mystère entourant Dragonfly et déclarait : « Nous avons besoin de toute urgence de plus de transparence, d’un siège à la table des négociations et d’un engagement en faveur de processus clairs et transparents : les employés de Google doivent savoir ce que nous construisons. »

Les patrons de Google ont essayé de contenir la colère en bloquant l’accès des employés aux documents sur le moteur de recherche chinois. Suite à des fuites lors d’une assemblée générale du personnel le mois dernier, l’entreprise a resserré les règles de sorte que les employés en télétravail ne peuvent participer à des visioconférences sur leurs propres ordinateurs – ils ne peuvent y avoir accès que depuis un bureau dédié dans une salle Google et sous la supervision d’un responsable.

Entre mai 2016 et juillet 2017, M. Poulson a travaillé au siège social de Google à Mountain View, avant de déménager dans les locaux de l’entreprise à Toronto. Il a dit qu’il considérait ses anciens collègues de Google comme des personnes parmi les plus intelligentes et les plus travailleuses qu’il ait jamais rencontrées. Mais il est surpris qu’un plus grand nombre d’employés de l’entreprise n’aient pas démissionné pour Dragonfly. « C’est incroyable le peu de solidarité qu’il y a sur ce sujet », a-t-il dit. « Si j’ai bien compris, en cas de désaccord éthique grave sur une question, vous n’avez pas d’autre choix que de démissionner. » Source : The Intercept, Ryan Gallagher, 13-09-2018

Quand le totalitarisme rime avec la sélection naturelle des élites

- Bill Gates et Steve Jobs ont élevé leurs enfants sans technologie — et cela aurait dû être un signal d'alarme - Business Insider FR 28 octobre 2018

Les psychologues sont rapidement en train d'apprendre à quel point les smartphones peuvent être dangereux pour le cerveau des adolescents.

Des études ont montré que les risques de dépression pour un élève de quatrième augmentent de 27% quand il ou elle utilise fréquemment les réseaux sociaux. Les enfants qui utilisent leurs téléphones pendant au moins trois heures par jour ont plus de risques d'être suicidaires. Et de récentes études ont montré que le taux de suicide adolescent aux États-Unis éclipse maintenant le taux d'homicides, les smartphones ayant un rôle moteur.

Mais les signes avant coureurs des risques du smartphones existent depuis environ une décennie, d'après les éducateurs Joe Clement et Matt Miles, co-auteurs du nouveau livre "Screen Schooled: Two Veteran Teachers Expose How Technology Overuse is Making Our Kids Dumber."

Il devrait être révélateur, affirment Clement et Miles, que les deux plus grandes figures de la tech de l'histoire contemporaine — Bill Gates et Steve Jobs — laissent rarement leurs enfants jouer avec les produits qu'ils ont eux-même aidé à créer.

"Que savent ces riches cadres tech sur leurs propres produits que leurs consommateurs ne savent pas?" écrivent les auteurs.

La réponse, d'après une accumulation croissante de preuves, est le pouvoir addictif de la technologie digitale.

"Nous limitons combien nos enfants utilisent la technologie à la maison"

En 2007, Gates, l'ancien DG de Microsoft, avait imposé une limite au temps devant un écran quand sa fille avait commencé à développer un attachement malsain à un jeu vidéo. Aussi, il ne laissait pas ses enfants avoir de téléphones portables jusqu'à ce qu'ils aient 14 ans (aujourd'hui, l'âge moyen pour qu'un enfant ait son premier téléphone est de 10 ans.)

Jobs, qui était le DG d'Apple jusqu'à sa mort en 2012, a révélé dans une interview avec le New York Times en 2011 qu'il interdisait à ses enfant d'utiliser le nouveau iPad. "Nous limitons combien nos enfants utilisent la technologie à la maison," avait dit Jobs au reporter Nick Bilton.

Dans "Screen Schooled," Clement et Miles affirment que les parents dans la Silicon Valley semblent mieux comprendre les pouvoirs des smartphones, tablettes et ordinateurs que le grand public — malgré le fait que ces parents gagnent leurs vies en créant et en investissant dans cette technologie.

"Il est intéressant de penser que dans un établissement public moderne, où l'on requiert que les enfants utilisent des appareils électroniques comme les iPads, les enfants de Steve Jobs seraient parmi les seuls à être exclus", écrit l'auteur.

Les enfants de Jobs ont terminé leurs études, il est donc impossible de savoir comment le défunt co-fondateur d'Apple aurait répondu à la technologie éducative, ou la "edtech." Mais Clement et Miles suggèrent que si les enfants de Jobs étaient allés à l'école américaine moyenne d'aujourd'hui, ils auraient utilisés la tech en classe beaucoup plus qu'à la maison en grandissant.

C'est du moins le cas si on prend en compte une école "classique", notent les co-auteurs. Un certain nombre d'écoles de spécialité de la Silicon Valley, telles que la Waldorf School, sont visiblement "low-tech". Ils utilisent des tableaux noirs et des crayons à papier. Au lieu d'apprendre à coder, on enseigne aux enfants du savoir-être comme la coopération et le respect. À la Brightworks School, les enfants apprennent la créativité en construisant des choses et en participant à des cours dans des cabanes dans les arbres.

S'il y a une concession que Gates a fait sur la technologie, c'est les avantages qu'elle offre aux étudiants dans certains cadres éducationnels. Business Insider FR 28 octobre 2018

Quand le totalitarisme rime avec concentration des richesses et du pouvoir.

Toujours plus de richesse et plus de milliardaires dans le monde

- Deux études, publiées respectivement par Credit Suisse et UBS, montrent un accroissement de la richesse dans le monde. - Le Monde 30.10.2018

Selon le rapport annuel « Global Wealth Report » du Credit Suisse publié le 18 octobre, la richesse mondiale a augmenté de 14 billions (14 000 milliards) de dollars (12 280 milliards d’euros), en glissement annuel à mi-2018, pour atteindre 317 billions (278,1 billions d’euros), soit une augmentation de 4,6 %.

Au palmarès de la richesse mondiale, la Chine se classe deuxième derrière les Etats-Unis. Dans ce dernier pays, la richesse progresse chaque année depuis 2008, y compris lors des replis enregistrés à l’échelle mondiale en 2014 et 2015. L’Amérique du Nord et l’Europe cumulent à elles seules 60 % de la richesse totale des ménages, pour seulement 17 % de la population adulte mondiale.

Selon le rapport de Credit Suisse, il y a désormais 2,147 millions de ménages français ayant un patrimoine supérieur au million de dollars (la monnaie de référence du rapport). La France enregistre la deuxième meilleure progression du nombre de millionnaires entre la mi-2017 et la mi-2018 après celle des Etats-Unis. La France, comme l’Allemagne, compte aujourd’hui 5 % des millionnaires du monde entier.

Selon Credit Suisse, la fortune mondiale devrait progresser de près de 26 % au cours des cinq prochaines années pour atteindre 399 billions de dollars d’ici à 2023. Les marchés émergents généreront le tiers de cette croissance, bien qu’ils ne représentent que 21 % de la richesse actuelle.

Le nombre de millionnaires devrait aussi progresser d’ici à cinq ans pour atteindre le record de 55 millions.

Selon une autre étude publiée le 26 octobre par la banque suisse UBS en partenariat avec le cabinet PwC, la fortune des 2 158 milliardaires de la planète a augmenté de 19 % en 2017, pour atteindre 8 900 milliards de dollars (7 829 milliards d’euros). En Chine, pas moins de deux milliardaires ont émergé chaque semaine. L’augmentation de la fortune des milliardaires a été deux fois plus rapide (+39 %) dans ce pays, à 1 120 milliards de dollars.

Par comparaison, la fortune des milliardaires américains a progressé de 12 % en 2017, à 3 600 milliards de dollars, tandis que celle des milliardaires européens s’est accrue de 19 %, à 1 900 milliards, principalement en raison du rebond de l’euro face au billet vert.

En 2017, la zone Asie-Pacifique comptait 814 milliardaires, contre 715 sur le continent américain et 629 dans la zone regroupant l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, dont 414 en Europe de l’Ouest. La Chine comptait 373 milliardaires en 2017, contre seulement 16 en 2006. Le Monde 30.10.2018

Quand le totalitarisme rime le droit à la santé uniquement pour les nantis.

- Buzyn invite "tous les Français" à "se faire ouvrir" un carnet de santé numérique - AFP 06.11

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a invité lundi tous les Français à "se faire ouvrir" un carnet de santé numérique ou dossier médical partagé (DMP), à la veille de la généralisation de ce dispositif piloté par l'Assurance maladie.

Le DMP doit engranger des "gains de temps, peut-être des économies" en rationalisant les soins. Mais "avant d'être un outil d'économies c'est avant tout un outil de partage d'information pour faire de la meilleure médecine, c'est la sécurité des soins", a assuré Mme Buzyn. AFP 06.11

Traduire : Pour que vous tombiez dans leur piège ou afin d'obtenir votre consentement, dans un premier temps on vous met en confiance en affirmant que c'est pour votre bien puisque cela permettrait de "faire de la meilleure médecine" ou de sécuriser les soins, puis le piège va se refermer sur vous. Car par la suite, quand vous aurez consulté un praticien et que vous ne serez pas satisfait de ses services, vous ne pourrez plus en consulter un autre ou comparez leurs diagnostics ou leurs traitement, ou alors ce sera à votre charge, vous ne serez plus remboursés, voilà en quoi consiste leur "outil d'économies", mais pour cela ils ont absolument besoin de votre consentement, et si vous leur accordez, ensuite il sera trop tard pour réaliser ce qui s'est réellement passé et faire marche arrière.

Cela fait partie de leur plan pour étendre leur emprise à tous les domaines de la société, de sorte que nous n'auronsmême plus la liberté de vous soigner. Quand on dit que c'est un régime totalitaire à l'instar des Etats-Unis qu'ils sont de mettre en place, on nous rit au nez.

Jusqu'à présent, ils vous présentent un mécanisme qui n'a aucune valeur cœrcitive, mais demain ? Par la suite ils pourront décider que vous pourrez vous faire rembourser vos frais médicaux à hauteur des cotisations que vous aurez versées sur une période de 5 ans par exemple, et qu'une fois atteint cette somme ils ne vous rembourseront plus rien jusqu'à temps que vous ayez reconstitué votre capital donnant droit à nouveaux à des remboursements, seuls les plus miséreux se verraient exonérés de ce système. Plus tard ils pourront réduire cette période de 5 à 3 ans, puis à 2, à 1, jusqu'au jour où ils ne vous rembourseront plus rien en fonction de votre revenu, vous aurez perdu tous vos droits à la santé, vous vous retrouverez dans la même situation que les Américains, soit vous aurez suffisamment d'argent pour vous soigner, soit vous vous endetterez auprès de leurs banques pour vous rétablir.

Vous finirez par être endettés à vie, du coup vous accepterez n'importe quelle condition de travail pour pouvoir continuer à payer vos dettes sous peine d'être voués à une déchéance certaine dont on ne se remet jamais. Vous travaillerez dur sans penser à vous révolter par crainte de perdre votre emploi car cela signerait votre arrêt de mort. Ils vous tiendront par tous les bouts, vous serez totalement sous leur contrôle. Ce n'est pas de la fiction, cela existe déjà de l'autre côté de l'Atlantique.

Pour espérer sortir un jour de ce cauchemar, il ne vous resterait plus qu'à militer pour changer le régime, à vos risques et périls, car si votre patron l'apprenait par leurs antennes placées un peu partout, sur Internet principalement, il pourrait vous virer et il vous serait très difficile de trouver un nouvel emploi, puisque votre éventuel futur patron consulterait également la même banque de données où seraient répertoriées toutes les informations concernant votre vie, vos fréquentations, vos lectures, vos différentes activités etc.

Comment ils exploitent le réchauffement climatique à des fins totalitaires.

Quand les manipulateurs ou comploteurs parlent d'instrumentalisation.

Ils testent à l'échelle mondiale les moyens de contrôle de tous les peuples qu'ils ont créés.

Quand les manipulateurs hurlent à la manipulation.

- Hausse des prix du carburant : « Il y a une instrumentalisation du grand public » affirme Agnès Buzyn - Publicsenat.fr 06.11

Invitée de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, la ministre de la santé, Agnès Buzyn estime que la mobilisation prévue le 17 novembre, contre la hausse des prix du carburant, est « instrumentalisée » et souligne que « la taxation est le seul moyen de faire bouger les comportements. Publicsenat.fr 06.11

Le totalitarisme, ses institutions et ses principaux acteurs.

- L'Eurogroupe demande à l'Italie de changer son projet de budget - Reuters 06.11

- Washington rétablit ses sanctions "implacables", que Téhéran promet de "contourner" - AFP 06.11

- Les Etats-Unis ont promis lundi d'exercer une pression "implacable" pour faire plier l'Iran... AFP 06.11

- Brésil: le parquet demande de traiter en urgence l'extradition de Battisti - AFP 06.11

La procureure générale du Brésil a demandé à la Cour suprême (STF) de trancher rapidement sur la légalité d'une extradition de l'ancien militant d'extrême gauche italien Cesare Battisti, que le président élu Jair Bolsonaro se dit prêt à renvoyer en Italie. AFP 06.11

La chasse aux sorcières est ouverte au Brésil.

- Brésil: Bolsonaro favorable à ce que les élèves filment leurs professeurs - AFP 06.11

Le président élu du Brésil Jair Bolsonaro s'est dit lundi favorable à ce que les élèves filment leurs professeurs, comme l'avait suggéré une députée de son parti afin de dénoncer les enseignants "idéologues". AFP 06.11

Ils osent tout

- Frédéric Mitterrand : « On ne sait pas qui est Emmanuel Macron » - LePoint.fr

- L'hommage d'Édouard Philippe à Ho Chi Minh ne passe pas - Le HuffPost

- Manuel Valls réclame 30.000 euros à "Paris Match" après la diffusion de photos de lui et sa nouvelle compagne - Le HuffPost

- Meurtre de Khashoggi: "hideux et totalement injustifiable", selon le prince héritier saoudien - AFP 25 octobre 2018

- La "politique d'agression" de l'Iran à l'origine des sanctions, selon les EAU - Reuters

- Honduras : la caravane de migrants avance toujours vers les Etats-Unis - Liberation.fr

- MIDTERMS: Des célébrités de Hollywood réunies pour inciter les jeunes à voter - Liberation.fr

A l'AFP, les journalistes se prostituent quotidiennement sans avoir besoin de s'exiler.

- Se prostituer en exil pour nourrir sa famille restée au Venezuela - AFP

- La Chine espionne les conversations téléphoniques de Trump, rapporte NYT - Reuters

Leur humanisme est la politesse des salauds...

- Le Parlement européen dévoile le lauréat du Prix Sakharov - AFP

Le Parlement européen décerne jeudi son Prix Sakharov à l'un des trois finalistes sélectionnés début octobre: le cinéaste ukrainien emprisonné Oleg Sentsov, le militant marocain, également incarcéré, Nasser Zefzafi ou un groupe d'ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée, dont Save the Children, Médecins sans frontières et SOS Méditerranée. AFP

A bas les instruments de l'Otan et de l'oligarchie mondialiste Save the Children, Médecins sans frontières et SOS Méditerranée !

Save the Children une ONG qui dispose de bureaux à l'UE et à l'ONU, Médecins sans frontières financé par la NED/CIA.

Oleg Sentsov, le Eltsine ou Soljenitsyne du cinéaste ukrainien emprisonné, dont la gauche et extrême gauche a cru bon évidemment de prendre la défense, ce qui ne surprendra personne !

- Jour des Morts au Nicaragua: hommage aux victimes de la répression - AFP

Le traditionnel Jour des Morts du 2 novembre a pris un relief particulier vendredi au Nicaragua avec des hommages aux victimes AFP

- Au moins 550.000 Vénézuéliens entrés au Pérou depuis janvier 2017 - AFP

Quelque 550.000 Vénézuélien sont arrivés au Pérou depuis janvier 2017, ont annoncé samedi les autorités chargées de l'immigration, après avoir mis un terme fin octobre à la possibilité d'entrer sur le territoire du pays sans passeport. AFP

Dans quel monde vivons-nous ?

France. Sur le régime de la Ve République.

- Gérard Fauré. Une clientèle haut de came - Liberation.fr 25 octobre 2018

L’ancien dealer et braqueur de banque , qui a croisé la route de Charles Pasqua ou de Johnny Hallyday publie son autobiographie. Son parcours hors norme laisse entrevoir les liens entre politique et voyoucratie.

Gérard Fauré (1), fils d’un médecin militaire, fut un authentique trafiquant de cocaïne, doublé d’un braqueur de banques, et tueur à gages à l’occasion. A ce titre, l’intitulé du bouquin, Dealer du tout-Paris, le fournisseur des stars parle (1), pourrait prêter à confusion. Il n’était pas que cela. Mais comme le souligne son éditeur, Yannick Dehée, «c’est la première fois qu’un voyou parle sur les politiques». Et pas n’importe lesquels : Charles Pasqua et Jacques Chirac.

Un quart du manuscrit initial a été expurgé, des noms ont été initialisés ou anonymisés. Demeure le name-dropping dans le milieu du show-biz, visant des personnalités déjà connues pour leur addiction à la coke. Certains lecteurs s’en délecteront, mais il y a mieux - ou pire : l’interférence entre la politique et la voyoucratie, fournisseuse de services en tous genres. «On entre dans le dur», souligne un spécialiste du secteur.

Pasqua n’était guère cocaïnomane – «j’en suis sûr», atteste notre lascar – mais l’argent parallèle du secteur a pu l’intéresser… Fauré, précoce dealer au Maroc puis un peu partout ailleurs, raconte avoir été très vite pris en charge, dans les années 70, par l’Organisation de l’armée secrète. Initialement dédiée au maintien de l’Algérie française, l’OAS changera très vite de fusil d’épaule : «opérations homo» (assassinats ciblés) contre des indépendantistes basques ou corses, mais aussi braquages de banques. Le Service d’action civique (SAC) prendra ensuite le relais. Fauré, fort de ses compétences en la matière, met la main à l’ouvrage : «La recette Pasqua consistait à constituer des "mouvements patriotiques", en vérité violents, avec des voyous peu recommandables. Comment les rémunérer ? Tout simplement avec l’argent provenant de gros braquages de banques et de bijouteries, commis en toute impunité. Avec Pasqua, tout était possible, du moins pour les membres du SAC. Patriote, certainement prêt à mourir pour son pays, il gardait en revanche un œil attentif sur les caisses du parti. Moyennant la moitié de nos gains, il nous garantissait l’impunité sur des affaires juteuses et triées sur le volet, sachant exactement là ou il fallait frapper.»

L’auteur narre ainsi sa rencontre avec le politique, qu’il situe en 1978 : «Charles Pasqua donnait de sa voix tonitruante des ordres à tout le personnel, toutes les têtes brûlées de France et de l’Algérie française.» Et de lui lancer : «Alors, c’est toi le mec dont on me vante les mérites ? Bien. Tu vas reprendre du service dès aujourd’hui, avec tes amis, si tu veux bien. J’ai une mission de la plus haute importance, que tu ne peux pas te permettre de refuser, ni de rater. Compris ?» Backgammon

A l’issue de l’entretien, Gérard Fauré croisera illico le parrain marseillais «Tony» Zampa, qui traînait là par hasard, lequel l’entreprend dans la foulée sur différentes affaires à venir : des investissements dans les casinos et la prostitution aux Pays-Bas. Cas peut-être unique dans les annales de la voyoucratie, il fera parallèlement équipe avec l’illustre Francis Vanverberghe, dit «Francis le Belge», «doté d’un savoir-vivre qui valait bien son savoir-tuer». Il en garde un souvenir mi-épaté mi-amusé : «Zampa ou "le Belge", qui pourtant étaient des gangsters d’envergure internationale, se seraient fait descendre comme des mouches s’ils avaient eu la mauvaise idée de mettre les pieds en Colombie ou au Venezuela, car ils étaient prétentieux.» Pour la petite histoire, il reconstitue leur brouille à propos de… Johnny Hallyday : «Tous les deux voulaient le prendre sous tutelle, pour capter sa fortune ou l’utiliser comme prête-nom. Ils ont fini par s’entre-tuer pour ce motif et quelques autres.» Fauré considérait Johnny comme sa «plus belle prise de guerre» dans le microcosme de la coke. Mais lui gardera un chien de sa chienne après que le chanteur l’a balancé sans vergogne aux Stups, contre sa propre immunité.

Notre voyou prétend n’avoir jamais balancé, lui, du moins jusqu’à ce livre. «Si vous le voulez bien, j’attends votre version des faits s’agissant des deux chèques de M. Chirac rédigés à votre ordre. Je vous invite à bien réfléchir avant de répondre» : sollicitation d’une juge d’instruction parisienne en 1986, hors procès-verbal. Tempête sous un crâne à l’issue de laquelle Gérard Fauré évoquera une dette de jeu au backgammon… Dans son bouquin, l’explication est tout autre - «J’avais dû travestir la vérité.» S’il ne peut attester que l’ex-président prenait de la coke, il évoque son penchant pour les femmes... Pour l’anecdote, les deux chèques en question feront l’objet d’une rapide opposition de leur signataire. «Chirac, dont j’avais admiré la prestance et même les idées politiques, s’est avéré mauvais payeur.» Hommage

Ce livre-confession est une authentique plongée dans le commerce de la drogue. Notre trafiquant, dix-huit ans de prison au compteur, connaît son produit : «Aucune coke ne ressemble à une autre. Certaines, comme la colombienne, vous donnent envie de danser, de faire l’amour, mais rendent très agressif, parano et méfiant. La bolivienne rend morose, triste, et pousse parfois au suicide. La meilleure est la péruvienne, qui augmente votre tonus, votre joie de vivre et pousse à la méditation, au questionnement. La vénézuélienne a des effets uniquement sur la performance sexuelle. Les autres, brésilienne, chilienne ou surinamienne, ne sont que des pâles copies.» Son mode de transport aussi : dans le ventre d’une chèvre, elle-même logée dans l’estomac d’un boa que les douaniers, à l’aéroport d’arrivée, prendront soin de ne pas réveiller. Puis, une fois le coup du boa connu des gabelous, le ventre d’un nourrisson - une technique brésilienne consistant à empailler un bébé mort pour le maintenir en bon état, et ainsi faire croire qu’il dort au moment de passer la frontière…

Le livre s’achève sur cet hommage indirect à la police française : lors d’une perquisition à son domicile, 10 des 15 kilos de cocaïne disparaissent, tout comme 90 % des 300 000 euros logés dans un tiroir. «Je n’ai pas pensé un seul instant me plaindre de la brigade du quai des Orfèvres, dans la mesure où les vols qu’elle commettait chez moi ne pouvaient qu’alléger ma future condamnation.» (1) Nouveau Monde, 224 pp., 17,90 €.

France. Un sixième de la population parqué comme des bestiaux.

- En France, un habitant sur six vit dans un logement HLM - Liberation.fr 25 octobre 2018

Forts d'un parc de 4,5 millions de logements, les bailleurs sociaux logent près de 11 millions de personnes en France selon l'Insee. Avec une surreprésentation des familles pauvres, monoparentales ou nombreuses.

En 2016 en France, 10,7 millions de personnes (sur une population totale de 64,8 millions) étaient locataires d’un logement social, soit un habitant sur six, révèle une étude publiée mercredi soir par l’Insee (1). La majorité de ce parc – constitué de 4,5 millions d’habitations – se trouve dans les grandes agglomérations, là où les prix de l’immobilier et les loyers du privé sont les plus élevés, et donc inaccessibles aux ménages pauvres, modestes, et même à la petite classe moyenne. Dans ce sens, les HLM jouent leur rôle de bailleurs sociaux, en proposant à ces familles une offre locative à des tarifs accessibles : selon les villes, les loyers des HLM sont deux à trois inférieurs à ceux du privé.

Où se trouvent les logements sociaux ?

«En 2016, les unités urbaines de plus de 200 000 habitants, (y compris celle de Paris) regroupent 57% des logements sociaux, souligne l’Insee. […] La part des locataires du parc social par rapport au secteur libre est de ce fait plus importante en région parisienne, dans le nord de la France et dans les grandes villes telles que Lyon, Nantes ou Marseille.» Historiquement, une partie importante de ce parc a été construit pendant les Trente Glorieuses (1945-1975), à la périphérie de ces grandes aires urbaines, lorsqu’il fallait loger les salariés d’une économie en pleine croissance et aussi 1 million de personnes rapatriées d’Algérie. Mais avec la crise économique (et l’accession à la propriété des classes moyennes qui sont parties en habitat individuel), cet habitat s’est paupérisé. De fait aujourd’hui, près du tiers des HLM (31%) se trouvent dans «les quartiers prioritaires de la politique de la ville», indique l’étude. Des quartiers où l’habitat social prédomine largement, jusqu’à représenter 71% des logements dans les quartiers de la politique de la ville d’Ile-de-France. «Les propriétaires occupants et les locataires du secteur libre [ne] représentent […] respectivement [que] 15% et 17% du parc.»

Quelles sont les ressources des locataires du parc social ?

Les révélations récurrentes concernant des élus ou des personnalités aux revenus confortables logés à des loyers dérisoires dans quelques immeubles HLM du centre de Paris ne doivent pas faire illusion : les locataires HLM sont plutôt modestes, voire pauvres, comparés à ceux du parc privé ou aux ménages propriétaires de leur logement. «En 2016, le niveau de vie médian (2) des locataires du parc social s’élève à 15 100 euros par an, contre respectivement 17 900 euros [pour ceux du secteur privé ndlr] et 23 300 euros […] pour les propriétaires.»

En conflit avec le gouvernement qui lui a supprimé 1,5 milliard de moyens financiers par an, le monde HLM, qui est sorti affaibli de ce bras de fer avec l’exécutif, n’a cessé de rappeler ces derniers mois qu’il est l’un des acteurs de la cohésion sociale en accueillant des ménages pauvres qui ne trouveraient pas à se loger ailleurs, spécialement dans les grandes villes. Le niveau de ressources des demandeurs est un des principaux critères d’attribution des HLM. Sous forme statistique, l’étude de l’Insee ne dit pas autre chose : «Les ménages aux plus faibles niveaux de vie sont […] surreprésentés dans les logements sociaux […]. Les situations de pauvreté sont ainsi plus fréquentes.» L’Insee indique que 35% des ménages vivant en HLM ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, contre 23% pour ceux du parc privé et 7% pour les propriétaires de leurs logements. L’étude précise que seuls 2% des habitants du parc social appartiennent aux 20% des personnes les plus aisées. Encore faut-il noter que les deux tiers habitent dans l’unité urbaine de Paris, où les loyers du privé sont devenus problématiques y compris pour des familles disposant de revenus considérés comme confortables.

Locataires du parc social : quel profil familial ?

Pauvreté et situation de familles sont souvent liées dans le parc social. «Les familles monoparentales sont surreprésentées dans le parc social où elles sont en proportion deux fois plus nombreuses que dans l’ensemble du parc [de logements]», souligne l’Insee. Et pour cause : elles répondent plus souvent que les autres demandeurs de HLM «aux critères d’attribution d’un logement social car leurs situations financières sont souvent parmi les plus précaires», pointe l’étude. Ces ménages constitués d’un seul parent avec un ou plusieurs enfants, vivent «plutôt en milieu urbain […] et plus particulièrement dans les couronnes des grands pôles urbains», dont l’Ile-de-France.

Les couples avec enfant(s), et notamment les familles nombreuses sont aussi surreprésentées dans le logement social. Outre le fait que ces grands foyers sont souvent modestes, «les caractéristiques de ces logements favorisent l’accueil de ces ménages : en 2016 les logements de 3 et 4 pièces représentent respectivement 37% et 29% de ces parcs». Une offre d’appartements familiaux précieuse notamment dans les grands pôles urbains, où le parc est constitué d’une majorité de petits logements.

L’Insee souligne aussi qu’un «tiers des ménages [31% ndlr] dont la personne de référence est née à l’étranger habite dans le parc social», contre «14% des ménages dont la personne de référence est née en France». Rien d’étonnant, car cette différence est en relation avec les «caractéristiques sociodémographiques» de ces populations (revenus modestes, composition familiale) qui correspondent aux critères d’attribution du logement social : 50% des natifs d’Afrique subsaharienne, 39% de ceux de Turquie et 38% de ceux du Maghreb habitent en HLM.

(1) Insee-Première N.1715 octobre 2018

(2) Le niveau de vie correspond aux revenus d’un ménage, divisé par le nombre d’unité de consommations (autrement dit des personnes qui le composent). Un couple c’est 2 unités de consommations. Un couple avec un enfant âgé de plus de 14 ans, c’est 2,5 unités de consommations. Liberation.fr 25 octobre 2018

Etats-Unis. Raison de plus pour leur cacher.

Non seulement les idées dominantes sont celles de la classe dominante dans la société, mais surtout elles doivent à tout prix le rester. En aucun cas les idées dominantes ne doivent coïncider avec les besoins ou aspirations de la classe ou des classes dominées, auquel cas l'avenir de la classe dominante serait gravement menacée.

- Aux États-Unis, les jeunes différencient mieux les faits des opinions que leurs aînés - slate.fr 24 octobre 2018

Avec l'omniprésence d’internet, il est plus facile que jamais de propager des fausses informations (D'institutionnelles, elles sont devenues citoyennes ! Et derrières celles-ci, on retrouve souvent des membres des élites acquis au régime. Leur origine s'est diversifiée, un vrai progrès ! - LVOG). Depuis quelques années, cet afflux de fake news est souvent présenté comme faisant partie des plus farouches ennemis de la démocratie. Les réseaux sociaux sont accusés de véhiculer toute sorte de contenus pouvant biaiser les opinions des honnêtes citoyens.

(Sachant que ceux qui gouvernent ou ont gouverné un jour sont en réalité de "farouches ennemis de la démocratie", ce qu'ils ne vont pas crier sur les toits évidemment mais bien au contraire, il faut donc en déduire qu'ils sont les mieux placés pour "propager des fausses informations" puisqu'elles nuisent à l'établissement des faits sans lesquels il est impossible de se prononcer librement et donc à la démocratie de s'exprimer ou d'exister. Comme finalement ce sont toujours des partisans du régime capitaliste qui ont toujours été au pouvoir, on peut en déduire sans avoir besoin de recourir à de longs discours que la démocratie n'a jamais réellement existé.

Cependant, si jusqu'à présent elle a pu s'exprimer de manière très limitée dans un certain nombre de pays, c'était uniquement du fait que la classe au pouvoir ne pouvait pas neutraliser la lutte des classes et particulièrement celle des exploités et des opprimés, et parce qu'elle s'exerçait dans le cadre du régime en place, sans qu'elle n'en vienne à constituer une menace pour sa survie, car dans le contraire chaque fois elle fut suspendue ou réprimée férocement au profit d'une dictature encore plus dure. - LVOG)

Twitter et Facebook ont récemment pris des mesures pour bannir des propagateurs de fausses nouvelles. (Mais ils ont oublié les agences de presse et les médias propriétés des oligarques qui sont les principaux "propagateurs de fausses nouvelles". - LVOG) Le gouvernement français envisage même de faire voter une loi contre les fake news. (Mais il continue de subventionné l'AFP et les principaux médias qui diffusent des "fake news" en continu. - LVOG) Mais tout cela n’empêchera pas une pratique vieille comme le monde: présenter son opinion comme une vérité indiscutable.

(Ce que font toutes les agences de presse et les médias qui relaient en continu des informations tronquées ou déformées, de manière à qu'elles soient conforme à la propagande, aux positions adoptées ou aux besoins exprimés par l'UE, l'Otan, le FMI, etc. en présentant les faits de sorte que la population croie qu'ils sont conforme à la réalité ou à la vérité, alors que ce n'est pas le cas. Ils s'appuient sur le pouvoir dont ils disposent ou qui leur a été accordé par le régime ou les institutions en place, pour abuser du statut que la population leur accorde naïvement afin de la tromper délibérément ou orienter ses idées qui doivent coïncider avec l'idéologie de la classe dominante...

Finalement, fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais, voilà le principe que ces tyrans veulent nous imposer. - LVOG)

Heureusement, une étude du Pew research center suggère qu'aux États-Unis, les plus jeunes seraient moins à même de confondre faits et opinions que les personnes plus âgées.

(Ce qui n'est pas forcément rassurant ou une bonne nouvelle, quand on sait qu'ils ont davantage accès aux faits déformés que les médias corrompus leur présentent. En fait, les opinions qu'ils dénoncent et attaquent, qu'ils voudraient faire taire, correspondent à une autre version des faits que celle officielle qui est fabriquée par les médias.

Il ne faut surtout pas croire qu'en opposant "les personnes plus âgées" aux "plus jeunes", ils auraient de bonnes intentions envers ces derniers, bien au contraire, ce sont les jeunes qu'ils visent parce que ce sont eux qui sont les plus critiques face aux inégalités sociales et aux injustices monstrueuses dont ils sont victimes et au sort dramatique qui leur est réservé, à l'absence de toute perspective hormis celle de vivre dans une société où la médiocrité, la servilité, la pauvreté, la précarité, la violence, la guerre, la tyrannie serait la norme. - LVOG)

À l’approche des midterms, les élections américaines de mi-mandat, une équipe de recherche s’est demandée si les Américains et Américaines étaient capables de faire la différence entre un avis et une information. Elle a donc présenté dix phrases (cinq faits, cinq opinions) à 5.035 adultes en leur demandant de déterminer qui était quoi. (Orienter le vote des Américains et Américaines, voilà leur unique objectif. - LVOG)

Les plus jeunes ont toujours plus de discernement

(Ils les flattent pour mieux les berner. Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute, c'est bien connu. - LVOG)

L’étude constate que ne pas être affilié à un parti politique et être plus familier avec les nouvelles technologies sont des facteurs qui amènent à mieux faire la différence entre faits et opinions. Ce qui pourrait expliquer pourquoi les jeunes sont plus performants, puisqu’ils sont en général moins proches des partis et plus doués avec la technologie. Mais même en prenant ces critères en compte, la différence entre les âges persiste et les jeunes sont meilleurs aux tests. Traditionnellement, plus les personnes avancent en âge et plus elles s'expriment dans les urnes.

(Tout d'abord, c'est un plaidoyer tourné contre tous les partis politiques à travers desquels s'expriment la lutte des classes, les intérêts de chaque classe au profit du marché, qui n'a pas besoin de partis politiques pour exister ou imposer ses besoins puisque la Constitution ou les lois en vigueur y pourvoient déjà à leurs places. Autrement dit les partis politiques et les institutions ne peuvent que constituer des obstacles à la libre dictature du marché qui doit réglementer, enrégimenter la vie ou le sort de chaque citoyen, il serait donc souhaitable que les partis politiques disparaissent ou qu'ils n'interviennent plus dans le processus législatif laissé à la discrétion du marché et ses "experts", et que les citoyens se contentent de s'exprimer sur les réseaux numériques qui ont développés à cet effet.

Par conséquent c'est un appel en direction des jeunes qu'ils incitent à se détourner des partis politiques, des élections (au profit du marché), puisqu'à aucun moment ils ne vont encourager les jeunes à s'organiser pour construire un parti qui correspondrait à leurs besoins, mais cela il était inutile de le préciser, chacun l'avait deviné.

Ensuite il faut traduire "plus les personnes avancent en âge et plus elle s'expriment dans les urnes", par ce n'est pas forcément une référence ou à l'avantage de la société, donc ils ne sont pas forcément un exemple à suivre, là ils ne prennent aucun risque en l'affirmant, bien au contraire, cela va dans le sens de l'objectif auquel ils voulaient en venir, car généralement plus elles ont été formatées par la propagande officielle, plus elles ont subi l'influence du régime, plus elles ont été habituées à s'en accommoder, plus elles ont été corrompues par le capitalisme, plus elles auront été aptes à se résigner au destin qu'il leur avait imposé abandonnant du même coup définitivement la perspective de vivre dans une autre société ou de renverser le régime en place, c'est moi qui le précise, alors il faut comprendre que si c'est pour en arriver-là, autant se passer des partis politiques, des élections, de toute représentation politique du peuple, contentez-vous des réseaux numériques et laissez-nous gouverner tranquillement. - LVOG) slate.fr 24 octobre 2018

On peut ne pas être affilié à un parti politique sans pour autant se détourner de tous les partis politiques, subir ou profiter de leur influence.


Le 8 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

J'ai été obligé de diviser en deux parties la causerie que j'avais prévu de publier parce qu'elle était trop volumineuse. De plus je l'ai complétée dans la journée. La seconde partie demain. Je n'ai même pas eu le temps de me connecter à Internet aujourd'hui. On fait ce qu'on peut.

Au format pdf (12 pages)

Les infos en bref et les articles de médias divers que j'ai reproduis dans les causeries ont servi au cours de ces dix dernières années à étayer, vérifier, confirmer, corriger, affiner, ma théorie et ma stratégie politique ou plus généralement l'orientation politique que je défendais, à montrer aux lecteurs que le matérialisme dialectique était un instrument irremplaçable pour analyser la situation afin d'éviter de sombrer dans le gauchisme ou l'opportunisme, et garder le cap vers le socialisme.

Vous avouerez qu'on ne pouvait pas imaginer une épreuve plus implacable, impartiale, transparente comme il est de bon ton de dire chez ceux qui ont des choses inavouables à nous cacher, je préfère le terme de loyauté. Car j'ai pris à témoin les lecteurs ou je leur ai fait partager cette expérience, je ne les ai jamais pris en traître, je ne les ai jamais flatté ou je ne leur ai rien épargné non plus, parce que j'estimais qu'on n'était là pour se raconter des histoires, ce qu'apparemment ils ont mal vécu ou compris.

Ils ont pu vérifier eux-mêmes la véracité de ma démarche et de mes analyses, et que je ne cédais absolument rien à la réaction et à ceux qui la ménageaient ou qui en étaient les complices en se présentant sous de faux masques.

Etant totalement isolé et n'étant pas un intellectuel, il me faut forcément du temps et fournir énormément d'efforts pour mettre de l'ordre dans mes idées et les vérifier une par une, ce qui se traduit obligatoirement quand on les livre quasi quotidiennement à des approximations et bien des erreurs qui seront corrigées par la suite. Car il en passe du temps avant de se forger une solide conviction ou de parvenir autant que faire se peut à épuiser un sujet, parfois même avant d'adopter une position ou une caractérisation précise ou définitive. Entre temps on se livre à une intense réflexion qui peut nous entraîner dans des directions opposées ou hasardeuses aussi, de sorte qu'on ignore ce qui en sortira à l'arrivée, on en a bien malgré tout une petite idée, mais on ne peut s'y fier tant qu'elle demeure inachevée ou présente des lacunes ou qu'on n'a pas épuisé toutes les hypothèses ou questions qui nous sont venues à l'esprit, du coup ce que livre généralement dans les causeries correspond davantage à ce processus de maturation en cours plutôt que ses conclusions qui viendront le moment voulu.

Je suis un peu comme un chercheur qui prendrait le risque de communiquer les conclusions provisoires auxquelles il serait parvenu à chaque étape de ses travaux , et que des gens mal intentionnés ou manquant singulièrement de discernement jugeraient et critiqueraient, sans tenir compte qu'il avait spécifié qu'il ne leur avait pas encore livré ses conclusions définitives, et qui ne tiendraient jamais compte de ces dernières par la suite, leur jugement était catégorique et définitif, la plupart du temps sans jamais rien n'avoir étudié eux-mêmes sérieusement, état d'esprit qui fera d'eux des candidats potentiels idéals aux manipulations de la réaction que certains colporteront à leur tour ensuite.

Maintenant quand j'observe l'attitude des lecteurs à mon égard, qui ne suivent pas forcément les causeries au jour le jour, j'en suis arrivé à la conclusion que leur jugement se focalisait de préférence sur une étape de ce processus qu'ils prennent en cours de route et qu'ils confondent avec ses conclusions. Car, s'il en était autrement, ils s'apercevraient que les idées que je développe concordent avec les faits qui sont portés à leur connaissance quotidiennement, ainsi que l'orientation ou l'évolution de la société, du capitalisme qui en quelque sorte confirme mon analyse, pas au détail près, mais de manière générale, au point même que j'ai pu montrer que très souvent mes pronostics s'étaient avérés exacts.

Nos dirigeants possèdent la vérité révélée. Quand on les interroge, spontanément, en un éclair la réponse jaillit de leur esprit et ils vous la livrent, et désormais elle aura le statut de vérité parfaite, absolue, définitive que tous les militants seront priés d'adopter sous peine d'être méprisé, ridiculisé, isolé, marginalisé, exclus.

Et bien je ne fonctionne pas de cette manière-là, désolé, et je refuse de me plier à cette stupéfiante prétention qui fait terriblement penser au mécanisme de la fabrication du consentement destiné à contrôler les consciences et à faire de ses adeptes, des esclaves ou serviteurs dépourvus d'esprit critique ou incapables de penser librement par eux-mêmes d'un régime tyrannique ou totalitaire. Durant son existence, le mouvement ouvrier a rarement connu un autre fonctionnement, ce qui explique en grande partie sa faillite.

Moi aussi j'ai milité autrefois dans une organisation, trotskyste, et ce que j'évoque correspond à ce que j'ai vécu, j'ai eu l'occasion d'en parler dans plusieurs causeries. Depuis cette époque, à la fin des années 70, absolument rien n'a changé, aucun dirigeant des différents courants qui se réclamant du trotskysme n'a progressé ou rompu avec cette méthode, dans le cas contraire cela se saurait, n'est-ce pas, il se serait manifesté ici puisqu'on leur en avait fourni l'occasion, or tel n'a jamais été la cas.

Peu de temps avant son assassinat par un agent de Staline, Trotsky assista au début de la dislocation d'une des principales organisations trotskystes aux Etats-Unis. Je ne me souviens plus si elle a totalement disparu ou si elle existe encore à l'état décomposé, peu importe, toujours est-il que l'avant-garde du mouvement ouvrier américain qui était organisée dans l'embryon de IVe Internationale dégénéra sous les coups portés par le stalinisme et la Seconde Guerre mondiale, du new deal et du crédit bon marché qui corrompit le prolétariat, et ils ne s'en remirent jamais. Certains de ses dirigeants rejoignirent le parti républicain ou démocrate, tandis que les autres cessèrent définitivement le combat politique ou disparurent sans laisser de trace, rares sont ceux qui manifestèrent leur fidélité au socialisme, une poignée seulement peut-être, et aucun apparemment ne parvint à en transmettre intact l'héritage aux générations suivantes de militants ou de travailleurs et cela dure depuis 70 ans.

En France nous avons assisté au même processus qui fut plus lent, il devait se réaliser à un rythme différent. Tout le monde sait que, ce que les Américains produisent se transmet ou est exporté dans le reste du monde avec un certain décalage dans le temps, qu'ils s'agissent de modes, de culture ou de moeurs, et bien ce fut la même chose pour la politique. Ils ont eu Reagan au milieu des années 80, nous nous avons eu Macron 37 ans plus tard, et comme c'est parti, si les militants ne réagissent pas à temps, c'est-à-dire immédiatement, ce qui reste aujourd'hui de l'avant-garde à présent déjà disloquée, achèvera sa décomposition et disparaîtra à son tour, et nous nous retrouverons en France avec une société qui sera le clone ou la reproduction exacte de la société dégénérée américaine et bien pire encore, tyrannique, car aux Etats-Unis, avec le consentement des Américains dorénavant totalement dépendants de l'organisation financière mafieuse qui a pris le contrôle des institutions et de tout le pays ou ne disposant plus d'aucun droit social ou politique, l'espoir d'un changement politique ou de société à long terme est quasiment nul.

Encore une fois et je terminerai par là, ce n'est pas moi qui l'affirme, ce sont les faits qui nous amènent à cette effrayante conclusion, que les militants refusent d'admettre suivant docilement des dirigeants faillis ou corrompus qui le nient, alors que c'est en train de se dérouler sous nos yeux. Je les appelle à réagir avant qu'il ne soit trop tard.

Le mouvement ouvrier américain et son avant-garde se sont tellement discrédités aux yeux des intellectuels et des classes moyennes, qui furent autrefois à l'origine de la fondation des partis ouvriers, qu'ils sont livrés à eux-mêmes sans direction, tandis qu'un nombre grandissant d'intellectuels américains ayant rompu avec le parti démocrate du groupe Bilderberg demeurent incapables à ce jour de renouer avec les masses et le socialisme, alors que c'est là que réside la clé pour envisager sérieusement la perspective d'un changement de régime aux Etats-Unis, dans un premier temps, la refondation du mouvement ouvrier sur cette base.

Dans quel monde vivons-nous ? Quelques documents et faits d'actualité pour étayer mes propos.

Chaque fois il s'agit d'extrait d'article.

Le complexe industriel militaro-humanitaire se drape de vertu pour étendre l’hégémonie occidentale par Tomasz Pierscionek – Le 4 octobre 2018 – Source RT - Le Saker Francophone

Shakespeare a écrit un jour que le diable est capable de citer les Écritures quand il y va de son intérêt. Aujourd’hui, ce sont les termes « humanitaire » et « démocratie » qui servent à couvrir les morts et les destructions.

Des mots respectables comme « humanitaire » et « démocratie » ont fini par prendre un sens funeste et cynique du fait de leur détournement pour justifier l’invasion de nations souveraines, et promouvoir l’expansion de la domination militaire et culturelle occidentale à travers le monde. Les médias grand public ainsi que des militants des droits de l’homme y participent en diffusant des contre-vérités et en jouant sur les sentiments de peur, de colère et de répulsion du public pour l’influencer et faire passer pour juste une agression contre un État souverain. Source RT - Le Saker Francophone

LVOG - Effectivement, pratiquement tous les partis du mouvement ouvrier se sont associés à ces opérations montées par le "complexe industriel militaro-humanitaire", ce dont leurs dirigeants se gardent bien de révéler à leurs militants...

Make America first poor rich country par Umair Haque – Source Medium.com 24 mai 2018 - Le Saker Francophone

(Article intégral - LVOG)

Les États-Unis sont le premier pauvre pays riche.

Comment l’effondrement du pays crée une nouvelle sorte de pauvreté.

Examinons les statistiques suivantes. L’Américain moyen ne peut pas réunir 500 dollars en cas d’urgence. Un tiers des Américains n’ont pas les moyens de se nourrir, de se loger et de se soigner. Les soins de santé pour une famille coûtent maintenant 28 000 dollars, soit environ la moitié du revenu médian de 60 000 dollars.

À elles seules, bien sûr, les statistiques ne disent pas grand-chose. Mais prises ensemble ces données en disent long. L’histoire qu’elles commencent à raconter est la suivante.

Les États-Unis, semble-t-il, sont en train de devenir quelque chose comme le premier pauvre pays riche du monde. Et c’est le genre de sujet que nous ne saisissons pas bien. Après tout, l’autoritarisme et l’extrémisme ne surgissent pas dans des sociétés prospères, mais dans des sociétés en difficulté, qui s’appauvrissent de plus en plus, comme l’Amérique d’aujourd’hui. Qu’est-ce que je veux dire par tout ça ?

Commençons par ce que je ne veux pas dire. Je ne parle pas de pauvreté absolue. Les Américains ne vivent pas avec quelques dollars par jour, comme les gens en Somalie ou au Bangladesh par exemple. Le revenu médian de l’Amérique est toujours celui d’un pays riche, autour de 50 000 $, selon la façon dont il est compté. Je ne parle pas non plus de pauvreté relative, c’est à dire les personnes vivant sous le revenu médian. Même si c’est un problème croissant aux États-Unis, parce que la classe moyenne est en train d’imploser, ce n’est pas le vrai problème auquel ces chiffres font allusion non plus.

L’Amérique semble être à l’avant-garde d’un nouveau type de pauvreté. Un phénomène pour lequel nous n’avons pas encore de nom. C’est quelque chose comme vivre au bord du gouffre, être constamment au bord de la ruine, à un petit pas de la catastrophe et du désastre, avec toujours un risque de passer à travers les mailles du filet. Cette pauvreté a deux composantes – une inflation massive pour les frais de première nécessité de la vie, associée à un risque écrasant et asymétrique. J’y reviendrai tout à l’heure.

L’Américain moyen a un revenu relativement élevé, celui d’une personne dans un pays dit riche. Seulement ce revenu ne lui permet pas d’aller très loin. La plus grande partie est dévorée en essayant de se payer les premières nécessités de la vie. Nous avons déjà vu à quel point les coûts des soins de santé sont élevés. Mais il y a aussi l’éducation, le transport, les intérêts et le loyer. Il y a les médias et les communications. Il y a la garde d’enfants et les soins aux personnes âgées. Toutes ces choses réduisent l’Américain moyen à vivre constamment au bord de la ruine, à juste un mois de salaire de la pénurie, à une urgence près de tout perdre.

Ce n’est pas le cas pour les collègues occidentaux. En Europe, au Canada et même en Australie, la société investit dans toutes ces choses – et les coûts des produits de première nécessité sont réglementés. Par exemple, je paie 50 dollars pour le haut débit et la télévision à Londres mais 200 dollars pour la même chose à New York alors qu’à Londres j’obtiens des médias beaucoup plus nombreux et de meilleure qualité pour mon argent (même en incluant des merdes américaines comme Ancient Aliens). Ce sont les bénéfices de la réglementation. Et lorsque des biens de base comme les soins de santé, les soins aux personnes âgées ou l’éducation sont fournis et gérés à l’échelle sociale, c’est là qu’ils sont les moins chers, et souvent de meilleure qualité. Ainsi, les soins de santé coûtent beaucoup moins cher à Londres, Paris ou Genève – et l’espérance de vie est également plus longue.

Donc, si vous gagnez 50 000 $ aux États-Unis, c’est une chose très différente que de gagner 50 000 $ en France, en Allemagne ou en Suède. En Amérique, vous devez payer très cher pour l’essentiel de la vie, les produits de première nécessité. Ainsi, les revenus s’étendent beaucoup plus loin dans d’autres pays, qui jouissent d’une qualité de vie nettement supérieure, même si les gens y gagnent à peu près le même montant, car ils paient beaucoup moins pour les produits de première nécessité. Les Américains sont riches, mais seulement en théorie ; leur argent n’achète pas autant que leurs pairs en occident, là où c’est le plus important, c’est-à-dire les services de base.

Que se passe-t-il lorsque les sociétés ne comprennent pas tout ceci ? Eh bien, une chose étrange est arrivée à l’économie américaine. S’il est vrai que les téléviseurs et les playstations sont devenus moins chers, le coût de base de la vie a grimpé en flèche. Toutes les choses qui améliorent vraiment la qualité de vie des gens – les soins de santé ; les finances ; l’éducation ; les transports ; le logement, etc. – en sont venues à consommer une part tellement importante du revenu moyen des ménages qu’il leur reste peu d’argent à épargner, investir ou dépenser pour autre chose. Pire encore, alors que les produits de base ont connu une inflation massive, les salaires et les revenus (sans parler de l’épargne et des prestations, des filets de sécurité et des possibilités) ont stagné pour la plupart des gens. Il en résulte une économie, et une société, qui s’effondre.

Pourtant tout cela n’est que l’effet direct d’avoir donné, par exemple, le contrôle sur les médicaments à des fonds spéculatifs, ou le contrôle sur le logement, les soins de santé et l’éducation à d’autres spéculateurs. Ils vont bien sûr maximiser les profits, alors qu’investir socialement dans ces domaines, ou au moins les réglementer, minimise les coûts réels et en optimise l’accessibilité, le caractère abordable et la qualité.

Ainsi, l’Américain moyen, qui est laissé en plan, doit emprunter, emprunter, emprunter, emprunter, juste pour maintenir une qualité de vie décente, parce que le fait de donner au capitalisme le contrôle des éléments de base de la vie a provoqué une inflation massive et galopante des produits de première nécessité, tout en réduisant les revenus. Les soins de santé ne coûtaient pas la moitié du revenu médian il y a dix ans, c’est pourtant le cas maintenant. Que se passera-t-il lorsque, dans une décennie ou deux, les soins de santé coûteront la totalité du revenu médian ? Comment une économie, et encore moins une société, peut-elle fonctionner de cette façon ?

Que se passe-t-il si l’Américain moyen franchit la ligne ? S’il manque un paiement hypothécaire, tombe malade et est incapable de payer quelques factures à temps, s’il ne peut pas payer les coûts des soins de santé ? Et bien ils sont punis sévèrement et sans pitié. Leur « cote de crédit » est abaissée. Ils peuvent facilement se retrouver à la rue, sans argent, sans seconde chance, sans accès à un quelconque recours ou soutien… Et puis ils sont rejetés, rejetés et ostracisés. Il se peut qu’ils n’aient plus d’adresse, alors qui les engagera ? Ils ne font plus partie de la société, ils sont passés à travers les mailles du filet et il est souvent presque impossible de retrouver son chemin. Risque asymétrique ; les entreprises, les lobbies et les banques ne supportent aucun risque, précisément parce que l’Américain moyen les supporte tous pour eux.

Ainsi, les Américains ne sont pas seulement absolument ou relativement pauvres, mais pauvres d’une toute nouvelle façon. Tout d’abord, les prix des produits de première nécessité ont explosé, au point qu’ils sont maintenant inabordables pour beaucoup de ménages, peut-être même pour la plupart. Deuxièmement, les Américains courent le risque de payer ces coûts inabordables dans une mesure extrême, en assumant les risques que les institutions devraient assumer, de sorte que ces risques sont aujourd’hui dramatiquement élevés. Une banque, un fonds de couverture ou une société peut faire faillite et liquider ses actifs, et ses propriétaires resteront riches, mais si la cote de crédit d’un Américain est abaissée, s’il perd son emploi, ne peut pas payer ses factures, ou même s’il se déclare en faillite, il tombe entre les mailles du filet, est poursuivi, embarqué, marqué institutionnellement au fer rouge. Il se retrouve en dehors de la société, avec peu de moyens pour y retourner. Il n’est donc pas étonnant que les Américains travaillent beaucoup plus dur que n’importe où ailleurs puisqu’ils ils sont toujours à un pas de tout perdre, de la ruine véritable, alors que leurs pairs dans les autres pays riches ne le sont pas.

Marx aurait probablement appelé ça une paupérisation. Les théoriciens néo-marxistes appellent cela la précarité. Et bien qu’il y ait du vrai dans ces deux idées et perspectives, je pense qu’elles passent à côté de trois points essentiels.

Nous ne voyons pas l’Amérique comme un pays pauvre, mais nous devrions commencer à le faire. Les Américains mènent une vie assez abyssale – courte, solitaire, malheureuse, pleine de travail, de stress et de désespoir, par rapport à leurs pairs. C’est parce qu’ils ne peuvent pas en avoir de meilleurs, le capitalisme prédateur associé à une mauvaise gestion économique des investissements sociaux ayant rendu les produits de base vitaux ruineusement inabordables. De cette façon, il s’agit effectivement d’un pays pauvre même s’il y a un petit nombre d’ultra riches, mais ils forment l’exception, sont atypiques par rapport à la normale. Parce que ce n’est pas n’importe quelle pauvreté, la pauvreté d’avant, ou même la pauvreté à laquelle nous avons l’habitude de penser.

L’Amérique est à l’avant-garde d’un nouveau type de pauvreté. Le genre de pauvreté qui s’est développé en Amérique n’est pas seulement bizarre et horrible, il est nouveau et invisible. Ce n’est pas quelque chose que nous comprenons bien, économistes, intellectuels, penseurs, parce que nous n’avons pas de bon cadre pour y réfléchir. Ce n’est pas la pauvreté absolue comme en Somalie, et ce n’est pas seulement de la pauvreté relative, comme dans les républiques bananières dorées. C’est une création uniquement américaine. Son capitalisme extrême rencontre le darwinisme social par le biais d’une autosuffisance robuste croisée avec une cruauté puritaine.

Le genre de pauvreté dont l’Amérique est pionnière d’aujourd’hui n’est pas absolue, ni même relative, mais quelque chose qui ressemble davantage à la pauvreté parfaitement accordée, à la pauvreté stratégique, à la pauvreté de base ; des gens nominalement aisés mais dont l’argent ne leur permet pas de vivre réellement bien, vivant constamment au bord de la ruine, et donc forcés de réprimer leur colère et de servir les systèmes mêmes qui les oppriment et les soumettent avec toujours plus d’indignité, de peur et de servilité.

L’Amérique est toujours innovatrice aujourd’hui. Malheureusement, ce qu’elle innove maintenant est une nouvelle forme de pauvreté. Pourtant, la pauvreté c’est de la pauvreté. Que se passe-t-il dans les sociétés où la pauvreté augmente ? L’autoritarisme augmente, car les gens perdent foi en la démocratie qui ne semble pas pouvoir leur offrir des contrats sociaux de travail. L’autoritarisme devient bientôt fascisme – « ce pays, cette terre, sa moisson, ce n’est que pour le vrai Volk » –, le cri monte, quand il n’y en a plus assez en circulation. Et le reste de cette histoire sombre et sinistre de chute dans l’abîme, vous devriez la connaître maintenant. Elle se termine par des mots que nous n’osons pas prononcer.

Pourtant, l’histoire nous l’a raconté à maintes reprises. Et elle nous la raconte, encore une fois, avec l’histoire de l’effondrement américain. Source Medium.com 24 mai 2018 - Le Saker Francophone

LVOG - On comprend mieux ce que signifie l'appauvrissement des classes moyennes dont on entend souvent parler... Pourquoi serait-ce si important d'en prendre conscience ?

Pardi, parce que cela change radicalement le regard qu'on portait sur elle jusqu'à présent ou les rapports qu'on leur prêtaient avec le régime, qui forcément vont se déliter de plus en plus ou craquent déjà de partout, cela signifie qu'il existe désormais une étroite fenêtre qui devrait s'agrandir sans cesse au travers de laquelle on pourra s'adresser à elles, parce qu'elles sont à la recherche d'une issue politique, ce qui n'était pas le cas il y a peu encore. Il faudrait qu'on soit plus précis pour déterminer depuis quand exactement, 2008, bien avant, sans doute, et là aussi nous serions passés à côté ?

Le même processus se produira en France et ailleurs en Europe. Je l'avais pressenti ou devancé en indiquant dans des causeries qu'on devrait également s'adresser aux classes moyennes, vous en êtes témoins, n'est-ce pas ?

New York bat son record d’étudiants à la rue par Tyler Durden – Le 22 octobre 2018 – Source Zero Hedge - Le Saker Francophone

Selon une nouvelle étude, le nombre d’élèves sans-abri à New York a atteint un sommet historique pour l’année scolaire qui s’est terminée en juin.

L’augmentation du nombre d’enfants sans abri se passe à une époque où l’administration Trump proclame que nous traversons « la meilleure période économique de tous les temps ».

Les données du Centre d’assistance technique et éducative de l’État de New York pour les étudiants sans-abri (NYS-TEACHS), un projet des défenseurs des enfants de New York (AFC), ont révélé un nombre record de 114 659 étudiants hébergés en logements temporaires pendant l’année scolaire 2017-2018, une hausse de presque 3% par rapport aux 111 562 de 2016-17 ans.

Cela veut dire qu’environ 10 % de tous les élèves inscrits dans les écoles de New York sont sans abri. Ce chiffre choquant représente plus du double du taux de l’ère de la crise financière de 2007-2008. Des études gouvernementales ont montré que les élèves qui n’ont pas de domicile « sont moins susceptibles de satisfaire aux normes scolaires en lecture et en mathématiques et de terminer leurs études secondaires à temps », explique le New York Daily News.

Selon Newsy, un district scolaire du Bronx compte le nombre incroyable de 10 000 élèves sans abri. Dans une seule école, plus de 40 % des élèves étaient sans abri à un moment donné.

Les données recueillies par le bureau du contrôleur de la ville en mars, telles que rapportées par le New York Times, ont révélé une détérioration de la performance des étudiants sans-abri en raison du faible taux de fréquentation de l’école. Le rapport révèle aussi que le service de l’éducation de la ville a des difficultés à contacter les tuteurs légaux d’enfants sans-abri, en raison de leur déménagement constant d’un refuge à un autre. Source Zero Hedge - Le Saker Francophone

Effondrement en vue pour l’oligarchie par Dmitry Orlov – Le 22 octobre 2018 – Source Club Orlov - Le Saker Francophone

L’objectif du 0,01% est donc de maintenir le système financier et commercial à un niveau suffisant pour répondre adéquatement à ses propres besoins, sans ce préoccuper de ceux des autres, et de garder les politiciens dans leurs poches pour rendre cela possible. Quant au reste de l’humanité … eh bien, il est problématique. Si la culture et la société restent intactes, alors, une fois qu’ils se rendent compte que tout le système est truqué contre eux et en faveur du 0,01%, ils pourraient organiser et commencer une révolution. Mais si, d’autre part, la société et la culture ont été minées et détruites par avance, elles n’auront pas la cohésion sociale et l’esprit public nécessaires à une telle entreprise, et elles erreront simplement en poussant un chariot rempli de leurs maigres possessions, fouillant dans les ordures et dormant dans la rue.

Le but de l’oligarchie est de décimer et de neutraliser l’ensemble de la population par divers moyens. L’un d’entre eux est la destruction physique : envoyer leurs jeunes mourir ou être mutilés dans des guerres qui sont inutiles du point de vue de la défense nationale, qui ont un certain sens comme moyen d’enrichissement personnel pour certains, mais qui conviennent parfaitement comme mécanismes pour décimer les classes populaires américaines.

Il y a une synergie à explorer entre une guerre inutile et une autre forme de destruction sociale, la drogue. L’Afghanistan – un pays qui n’a jamais représenté une menace pour qui que ce soit – a été envahi et transformé en une très grande plantation de pavot à opium et une usine à fabriquer de l’héroïne. Pour créer un marché pour l’héroïne, les médecins ont été incités à prescrire de grandes quantités d’analgésiques opiacés, souvent inutilement, afin de créer un vaste bassin de toxicomanes qui passeraient ensuite à l’héroïne afghane une fois leurs prescriptions épuisées. Cette politique a été un succès et les surdoses d’opiacés aux États-Unis sont maintenant responsables de plus de décès que le cancer.

Une autre méthode est la destruction culturelle en mélangeant de force des groupes ethniques et raciaux incompatibles à l’aide d’une politique de multiculturalisme forcé. Ici, il y a un oligarque très en vue dont les empreintes digitales sont partout sur cette politique : George Soros. La stratégie consistant à détruire des pays comme l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie et la Libye, à générer des flux de millions de réfugiés, puis à diriger ces flux vers l’Europe occidentale, peut sembler absurde à première vue – jusqu’à ce que vous réalisiez que le but ici est de créer une synergie destructive supplémentaire. Il s’agit de détruire les sociétés occidentales et leurs systèmes de soutien social en les inondant de parasites hostiles, souvent belliqueux, issus de cultures incompatibles.

Une autre méthode de destruction sociale concerne la destruction du système éducatif. Un autre oligarque – Bill Gates ancien PDG de Microsoft – a été très actif dans ce domaine, remplaçant les méthodes d’enseignement éprouvées par des méthodes absurdes, voire idiotes, pour enseigner diverses matières, dont la lecture et les mathématiques. Après cinq semestres de mathématiques à l’université et lors d’études supérieures en mathématiques, je regarde la façon dont les mathématiques sont enseignées dans les écoles américaines aujourd’hui, et je veux tordre le cou des responsables : ce n’est certainement pas des mathématiques, en aucune sorte. D’autres nouvelles méthodes d’enseignement sont tout aussi déplorables. L’objectif supposé est d’uniformiser les règles du jeu pour les groupes défavorisés : les filles (qui sont en moyenne moins douées en mathématiques et en raisonnement spatial que les garçons) et les minorités issues de populations produites par des pressions sélectives d’endurance et de résistance aux maladies, et non pour générer des QI élevés. Ceci est réalisé par un enseignement nivelé par le bas. Une autre méthode pour détruire la valeur de l’éducation consiste à mettre l’accent sur les tests normalisés. Aujourd’hui, on n’enseigne plus rien d’utile aux étudiants, mais simplement à bien réussir les tests standardisés. Le résultat est une population qui est habituée à être nourrie de force, mais qui n’est pas capable de penser de manière indépendante ou de découvrir des choses par elle-même, juste des agneaux désireux d’être conduits à l’abattoir le moment venu.

D’autres méthodes sont utilisées pour affaiblir et détruire la population générale. L’une d’entre elles les oblige à manger de la nourriture qui n’est pas de la nourriture, mélangée à du glyphosphate, du sirop de maïs à haute teneur en fructose et d’autres merveilles chimiques, ce qui les rend anémiques, obèses et malades. Une autre est de supprimer leur tendance à se reproduire en les convainquant que le sexe biologique n’existe pas et en le remplaçant par un arc-en-ciel de genres, en élevant la perversion sexuelle à un statut social élevé et en persécutant quiconque ose remettre en question le sacrifice des intérêts de la majorité sexuelle normale pour une minuscule minorité de gens (généralement moins de 1%) qui sont, par cause d’anomalie génétique, nées gay.

Récemment, un défilé de la fierté gay, une gay pride, a eu lieu à Kiev, en Ukraine, qui a été l’un des bancs d’essai les plus actifs pour la destruction sociale et culturelle. Les États-Unis ont soudoyé le pays avec 5 milliards de dollars (de leur propre aveu) pour corrompre la politique ukrainienne. Le résultat est un pays qui est passé de 52 millions d’habitants en 1990 à 42 millions en 2018 – une perte de 10 millions – et cela, selon les statistiques officielles, n’inclut pas les millions d’autres qui sont partis à l’étranger pour gagner de l’argent parce que l’économie ukrainienne en déclin n’a pas d’emplois à offrir.

L’expérimentation politique en Ukraine a inclus la production d’un culte d’État qui célèbre comme des héros les nazis ukrainiens collaborateurs de la Seconde Guerre mondiale, devenus vintages, qui ont été responsables d’actes de génocide contre les Juifs et les Polonais. Elle a produit une véritable guerre qui a tué quelque dix mille personnes dans deux régions ukrainiennes dont les habitants ont refusé de reconnaître la légitimité du gouvernement de Kiev (qui a été installé et reconnu par les États-Unis après un coup d’État sanglant en violation de la constitution ukrainienne). Au cours du mois dernier, des mesures répressives ont été introduites contre l’utilisation de la langue russe (parlée à la maison par plus de 90% de la population ukrainienne). Et, plus récemment, il y a eu un effort pour déclencher une guerre religieuse en produisant de force un schisme au sein de l’Église orthodoxe.

Le prochain pays à servir de banc d’essai pour un effondrement social et culturel géré par des oligarques semble être le Brésil. Il risque fort d’être livré à un voyou fasciste qui a un grand mépris pour la diversité de la population brésilienne, mais qui aime saluer le drapeau américain. Si cela se produit, cela se fera contre la volonté de la majorité de la population, mais avec les cris d’approbation de Washington et de l’oligarchie incroyablement corrompue et pourrie du Brésil.

Au fur et à mesure de l’évolution de la situation, les échos de la Seconde Guerre mondiale se font de plus en plus forts. L’expérience néofasciste en Ukraine est un test pour le reste de l’Europe : si tout va bien (du point de vue des oligarques), l’Europe occidentale, durement éprouvée par l’afflux des migrants, va voter pour des partis nationalistes, populistes qui, à mesure que les conditions se détérioreront, deviendront fascistes. L’objectif global est d’utiliser le fascisme pour armer à nouveau l’Europe occidentale en vue d’une guerre contre la Russie, dont les oligarques occidentaux devront s’approprier les ressources naturelles s’ils veulent avoir un espoir de poursuivre leur jeu. L’armement d’Hitler n’a pas fonctionné, mais peut-être, qu’ils doivent penser que, cette fois, ça va marcher. Non, ça ne marchera pas non plus cette fois-ci. Désolé, oligarques ! Source Club Orlov - Le Saker Francophone

LVOG - Je n'ai plus le temps de commenter cet article (extrait) mais je reviendrai une autre fois sur le sujet qu'il abordait parce qu'il est très important pour comprendre la stratégie de notre ennemi. Dans les première pages que je n'ai par reproduites parce que cet article était trop long, Orlov décrivait les cinq stades par lesquels passait l'effondrement du capitalisme : 1 - L'effondrement financier ; 2- L’effondrement commercial : 3- L'effondrement politique; 4- L'effondrement social; 5- L'effondrement culturel. Or, il constata qu'au cours des dernières années, cet ordre avait été chamboulé.

Voici un extrait de ces premières pages.

Orlov - Depuis, alors que j’ai vu plusieurs effondrements se dérouler, j’ai remarqué, à mon grand désarroi, que la séquence d’effondrement canonique n’est pas toujours suivie. Oui, il y a des cas où l’effondrement financier mène toujours la danse, l’effondrement commercial le suit et l’effondrement politique vient ensuite. Mais il y a d’autres cas où l’effondrement social et culturel arrive en tête alors que le domaine financier reste intact. Il est maintenu à flot par des mesures désespérées, en jouant sur la confiance de plus en plus effrontément ou par la fraude pure et simple. Mais le commerce continue de répondre aux besoins de ceux qui ont encore de l’argent, alors même que le monde politique dégénère en une farce pas très drôle. Me suis-je trompé dans ma séquence d’effondrement ?

Pendant un certain temps, je me suis émerveillé devant cette tournure des événements, ne sachant pas trop quoi en penser, mais j’ai fini par me rendre compte que deux types d’effondrement sont possibles : l’un est, disons, organique ; l’autre, fabriqué. Et peu de temps après, il m’est apparu clairement la vision de qui voudrait organiser les effondrements de cette manière en commençant par l’effondrement de la société et de la culture.

Alors que les trois premiers stades de l’effondrement – financier, commercial et politique – se distinguent clairement, tracer des frontières entre politique, société et culture peut s’avérer délicat. Fin de l'extrait.

LVOG - Effectivement et cela confirme mon analyse, on a pu observer que "l’effondrement social et culturel" a précédé l'effondrement financier qu'une multitude d'économistes ou de journalistes économiques nous prédisaient tous les quatre matins, nos dirigeants également je le signale au passage, qui de toutes évidences se faisait désirer ou tardait décidément à venir à leur grand désarroi sans qu'ils puissent en fournir la moindre explication cohérente. A l'exception de la Grèce où Goldman Sachs programma son effondrement financier qui fut suivit de son effondrement social, mais pas politique puisque Syriza et Tsipras ont assuré la relève de la Nouvelle Démocratie et du Pasok.

Et pour cause, contrairement à ce qu'affirme avec une certaine légèreté monsieur Orlov en évoquant le recours par l'oligarchie à "la fraude pure et simple" pour justifier l'absence d'effondrement financier, en réalité un système mafieux ou une monstrueuse machine à aspirer les profits des quatre coins de la planète, j'ai évidemment chercher à comprendre pourquoi l'effondrement de tout le système économique capitaliste ne s'était pas déjà produit, et en reliant toutes les données que nous avions accumulées qui couvraient la période allant du début des années 90 à nos jours, il apparaissait clairement que l'oligarchie après avoir renforcé son pouvoir politique comme jamais auparavant, exploitait dorénavant en toute impunité à fond tous les instruments financiers ou monétaires dont elle disposait déjà depuis très longtemps, la Fed ou le pouvoir de créer de la monnaie, la planche à billets, auxquels étaient venus s'ajouter une multitude d'instruments financiers qu'elles avaient créés (titrisation, SWAP, produits dérivés, les nanotechnologies permettant de spéculer et d'empocher des profits en un temps record, manipulation des taux de change et d'intérêts, etc.), ce qui lui permettait d'exercer un contrôle quasi total sur l'ensemble des marchés financiers (Or, monnaies, actions, obligations, matières premières, etc.), ce qui lui permettait d'être à l'abri d'un effondrement qui finalement ne pourrait se produire sans qu'elle en prenne elle-même l'initiative, comme elle le fit toujours remarquez bien, à ceci près, qu'elle ne disposait pas encore de tous ces instruments qui lui permettent aujourd'hui de manipuler tous les cours, ni du pouvoir politique qui lui permet de gérer en amont et en aval un effondrement contrôlé dont elle serait la seule à tirer profit, ce qui nous fait évidemment penser au 11/9.

Ils peuvent commencer par l’effondrement social et culturel de la société uniquement parce que le mouvement ouvrier est disloqué, totalement corrompu, neutralisé, mieux, puisqu'il y participe directement, les uns ou ce qu'on appelle la gauche en participant au dialogue social ou au corporatisme, les autres ou l'extrême gauche en prétendant que ceux qui y participent seraient indépendants ou de véritables syndicalistes, et tous sont Charlie, LGTB, PMA, SOS Racisme, SOS Méditerranée et j'en passe, même quand des partis comme le PS et ceux qui en sont issus ou EELV, etc. ont soutenu le coup d'Etat néonazi de l'Otan en Ukraine, la guerre contre la Syrie, etc., ils trouvent le moyen de les ménager, de chercher des accords avec leurs dirigeants ou pour former des coalitions en vue d'élections, en présence d'une telle marée d'opportunisme et compte tenu de son contrôle quasi total des médias, l'oligarchie en est arrivée à la conclusion que cela présenterait moins de risque d'emprunter cette voie pour atteindre ses objectifs et renforcer encore son pouvoir, car c'est cela qu'elle vise en définitif. Que les militants qui ne se reconnaissent pas dans cette description veuillent bien m'excuser de ne leur consacrer aucune place ici, car ils sont si rares qu'on est venu à se demander s'ils existaient vraiment, personnellement je ne les connais pas, qu'ils se fassent connaître et on se fera une joie de partager avec eux nos expériences ou idées.

Un effondrement financier en règle, même contrôlé réalisé par les sommets de l'oligarchie, pourrait entraîner des conséquences inattendues et difficiles à gérer ou alors, qui nécessiteraient des concessions de sa part en cas de graves tensions sociales, ce qu'elle préfère éviter si possible. Sinon à quoi bon franchement, si les gouvernements étaient obligés d'adopter des mesures sociales pour en atténuer les effets escomptés sur la classe ouvrière et les classes moyennes. A quoi leur servirait-il alors de s'être emparée du pouvoir politique, si ce n'était pas pour s'en servir comme elle l'entendait le moment voulu et pas autrement.

Si elle a le choix du scénario a adopté pour réaliser ces effondrements à tous les niveaux de la société pour accroître son contrôle dessus, sauf financier provisoirement, pourquoi devrait-elle recourir à un schéma dépassé ou présentant plus de risques, ce ne serait pas logique. Contrairement aux militants et aux travailleurs, l'oligarchie a parfaitement conscience des progrès qu'elle a réalisés au cours des dernières décennies, du degré de pourrissement atteint par les partis et syndicats du mouvement ouvrier, les classes moyennes et leurs représentants qu'elle considère à juste titre comme ses serviteurs, et elle compte bien en tirer profiter pour accroître son emprise sur la société.

Je rajoute un mot, un truc qui m'est venu à l'esprit en prenant mon repas.

Il arrive aussi que l'effondrement social précède l'effondrement politique, c'est d'ailleurs à cette fin que l'effondrement financier a été planifié, effondrement politique qui aura pour conséquence d'amplifier par la suite l'effondrement social, on a pu le constater en Allemagne à la fin des années 20 et au début des années 30 puisqu'il a permis de porter Hitler au pouvoir. On ne pouvait pas évoquer l'effondrement politique de la social-démocratie ou du stalinisme puisqu'il avait eu lieu bien avant. Mais ce n'est pas forcément la règle comme on a pu l'observer en 1929 aux Etats-Unis. En revanche ce scénario vient de se répéter au Brésil et le Venezuela est le prochain candidat sur la liste noire de l'oligarchie anglo-saxonne ainsi que l'Iran. Quoi qu'il en soit les effondrements politiques qui se déroulent suivant ce scénario se terminent généralement par l'établissement de régimes autoritaires.

En France, l'effondrement social remonte à l'époque de Mitterrand et l'instauration de la politique d'austérité en 1982. Il fut en partie masqué par les concessions qu'il accorda en mai 81 à la classe ouvrière, mais ce fut les dernières, depuis nous sommes entrés dans un cycle de régression sociale continue et toujours plus violente et profonde puisque maintenant Macron va s'attaquer aux retraites.

Les travailleurs et les militants en France n'ont pas l'air d'avoir pris conscience que leur objectif était à terme de liquider absolument tous leurs droits. Cela s'explique peut-être aussi, parce qu'il y en a qui n'ont pas arrêté de leur dire pendant 50 ans que cela allait se produire soudainement, demain matin, du coup personne n'y croit vraiment, à tort. Ces dirigeants croyaient en procédant ainsi gagner facilement de nouveaux militants, résultat, au lieu de cela ils se sont totalement décrédibilisés aux yeux des travailleurs, et croyez bien qu'on ne s'en réjouit pas parce que nous nous retrouvons tous face à une situation dramatique.

Ici en Inde, des droits, nous n'en avons absolument aucun, hormis la journée légal de travail de 8 heures, que les patrons respectent s'ils en ont envie. Quel étourdi je suis, j'allais oublier que nous avons le droit d'acheter une bouteille de gaz, de nous procurer une carte Sim pour avoir accès au téléphone ou à Internet, d'ouvrir un compte bancaire ou disposer d'une carte de paiement, d'obtenir une carte électorale pour les Indiens, etc. à condition au préalable d'avoir subi le fichage policier (Aadhar) le plus sophistiqué au monde importé des Etats-Unis, avec reconnaissance faciale, emprunte de l'iris et des dix doigts ! Voilà pour nos droits !

Sinon, en cas de problème de toute nature, je dis bien de toute nature, un différent familial, avec votre voisin, votre employeur, un commerçant ou une entreprise, un client, un locataire, un automobiliste, etc, lisez bien, adressez-vous au commissariat de police le plus proche, je n'exagère pas, c'est là que tous les différents se règlent, ou sinon adressez-vous au tribunal si vous en avez les moyens, il traitera votre affaire dans quelques années peut-être...

Vous voyez, nous n'avons aucun droit et nous vivons sous un régime policier. Ne vous demandez pas si les Indiens en ont conscience, évidemment et comment ! C'est cela l'Inde exotique que vous vendent les agences de voyage et la génération de tarés issue de 68, ce n'était pas la mienne, en 68 je n'avais que 13 ans, j'appartiens à la génération suivante, je le précise.

Résurrection de Léon Tolstoï par Jean Piniarski - Octobre 2018 - Le Saker Francophone

Ce livre (Résurrection - ndlr) a été terminé en décembre 1899. En 1905 ont éclaté en Russie, des troubles qui ont été fermement réprimés. (Une révolution qui fut férocement réprimée. - LVOG) Et en 1917, une révolution importée de l’étranger (Faux. Tous les dirigeants étaient russes. - LVOG) a mis au pouvoir une nouvelle classe de dirigeants, la société russe s’effondrant, se dévorant elle-même faute de cohésion entre les différents groupes qui la constituent. La comparaison avec la société occidentale de notre époque peut paraître incongrue. Les conditions de vie des classes inférieures ont changé. (Elles se sont améliorées, mais comme leurs besoins n'ont cessé de croître au fur et à mesure que le capitalisme se développait ou en inventait, leurs conditions sont demeurées précaires puisqu'elles doivent consentir toujours plus de sacrifices pour tenter de maintenir leur niveau de vie ou assurer leur survie. - LVOG) Les moyens de la classe dirigeante pour tenir les classes dominées ont changé. (Pour toujours plus les asservir ou les contrôler... Ces moyens se sont multipliés, diversifiés, sophistiqués. - LVOG) Et cependant, il est possible de lire dans notre société la même amoralité et de voir à l’œuvre la déliquescence de la société. (D'en haut vers le bas et jamais l'inverse il faut le préciser. - LVOG) Le pouvoir n’appartient bien sûr pas au peuple car le pouvoir et l’argent sont confondus. Nombre de politiques et de fonctionnaires ne sont en place que pour justifier la modification de la société dans un sens toujours plus injuste qui sert les seuls intérêts des fortunés.

Les écarts entre les riches et les pauvres s’accroissent sans cesse et atteignent des niveaux inconnus dans l’histoire humaine. (Faux. Sous la monarchie, le roi et la noblesse croulaient sous de gigantesques richesses, tandis que le peuple survivait miséreux, crasseux, en guenille et crevait comme des mouches. - LVOG) La classe dominante mène, par la seule prise en compte de l’intérêt économique, à une destruction tous azimuts : environnement naturel, santé publique, niveau d’éducation, éclatement de la famille, avilissement des mœurs, dépravation des adultes et des enfants. Cette société ne tient assemblée que par un cadre toujours renforcé de mensonges et de violence. (Non, elle ne tient parce que les intellectuels et les classes moyennes refusent de prendre la direction des masses pour renverser le régime. - LVOG) La conclusion de Tolstoï est totalement transposable à la société occidentale de notre époque. Selon toute vraisemblance, nous ne sommes plus loin de l’effondrement effectif de cette société et de l’émergence d’un autre pouvoir. Espérons que le peuple en sera l’acteur et que ce changement se fera sans violence. (Par Jean Piniarski - Octobre 2018 - Le Saker Francophone)

Etonnante ou déconcertante conclusion, monsieur, dans toute l'histoire de l'humanité pouvez-vous nous citer un seul exemple de changement de régime survenu sans que le peuple y soit étroitement associé, une seule guerre qui aurait eu lieu sans qu'il servit de chair à canons, une seule révolution qui se serait produite sans sa participation ou sa neutralité bienveillante, une seule mesure progressiste ou sociale qui aurait été adoptée sans qu'il en soit à l'origine ou qu'il ait exigé qu'elle soit appliquée. Non, le peuple n'a pas été la dernière roue du carrosse du développement de la civilisation humaine, il en a été le principal artisan, ce que les intellectuels ont trop tendance à oublier, croyant que l'histoire s'est toujours faites pas en haut, alors que c'est exactement le contraire.

Décidément monsieur l'intellectuel, vous n'avez rien retenu de la guerre du Vietnam et de la formidable résistance dont a fait preuve le peuple vietnamien face à l'impérialisme français et américain. Vous n'avez aucune excuse après la guerre qui vient de ravager la Syrie, et l'héroïsme dont fit preuve le peuple syrien en affrontant la pire des barbaries sanguinaires que l'homme ait conçue depuis les nazis, afin de préserver sa souveraineté et son indépendance, sa dignité.

Quant à la violence, n'en doutez pas un seul instant, la réaction déclenchera une effroyable guerre civile que nous ne remporterons que si nous avons une stratégie pour la vaincre, ce qui signifie qu'elle doit figurer dans notre programme au lieu de se bercer d'illusions qui ne pourraient que nous être fatales.

Vous étalez vos connaissances livresques, qui finalement ne vous et ne nous servent à strictement rien.


Le 7 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

Au format pdf (4 pages)

Ce mardi 6 novembre je rajoute quelques mots à la causerie d'hier après avoir changé l'image qui illustre l'actualité politique et sociale.

Depuis le passage à l'impérialisme il y a plus d'un siècle, le pouvoir n'a cessé de glisser des institutions politiques aux institutions financières.

Ce n'est pas place de la République qu'il faut aller manifester contre la politique ultra réactionnaire de Macron ou contre la guerre, car cela ne dérangera pas les bourgeois, mais devant la Bourse, car c'est l'oligarchie qui dicte cette politique et fomente les guerres.

Quant à l'Elysée et à l'Assemblée nationale, nous irons y manifester uniquement quand le moment sera venu de les prendre d'assaut et de s'emparer du pouvoir politique pour instaurer une République sociale et nous débarrasser du capitalisme.

Les opportunistes se réclament de Jean Jaurès depuis un certain temps, quand cela les arrange seulement, sinon ce ne seraient pas des opportunistes. Bien que ce ne soit pas mon cas, on va leur rafraîchir la mémoire en lui donnant la parole, l'une de ses dernières prononcée le 31 juillet 1914, le jour de son assassinat : «[…] Chez nous en France, on travaille de toute force à déclencher une guerre dont le but est de satisfaire des velléités écoeurantes et parce que les bourses de Paris et de Londres ont spéculé à Petersbourg […]; on cherche la guerre qu’on attise depuis longtemps.» (Extrait de La falsification de l'histoire : Un moyen de maintenir le pouvoir impérial, document disponible dans cette page au format pdf.)

Qu'il n'en tira pas toutes les conclusions politiques qui s'imposaient déjà depuis une décennie, c'est évident, après il n'en eut plus l'occasion. Remarquez bien qu'il ne fut pas le seul dans ce cas-là, puisque pratiquement l'ensemble mouvement ouvrier s'embourba dans les tranchées de l'union nationale pour n'être sauvé provisoirement et pendant une courte période que grâce à la révolution russe de 1917, dont nous nous réclamons à juste titre, puisque c'est elle grâce à Lénine et Trotsky qui permit de maintenir à flot le drapeau du socialisme pour nous le transmettre. Vous aurez compris à cette occasion, que ne pas s'en réclamer revient à tourner le dos au socialisme, la seule alternative au capitalisme.

Je vais collecter les infos d'hier sur le Net et j'arrête de bosser pour aujourd'hui.

La causerie du jour, Pondichéry 15h.

J'ai préparé une causerie et quelques infos, mais comme elle est très longue, elle ne sera prête que demain midi, le temps d'y mettre la dernière main et de la formater. Pour patienter j'en publie le début.

C'est le 23 décembre qu'arriva l'échéance du renouvellement de l'abonnement du portail au serveur qui l'héberge. Pour les 3 années à venir, cela représente la somme de 86 euros. Je n'ai encore pris aucune décision et vous allez comprendre tout de suite pourquoi.

Je me demande encore si je vais continuer seul cette activité sur le Net, car chaque info dont on prend connaissance doit être systématiquement et minutieusement analysée, tant les sources d'erreur ou de manipulation se sont multipliées, c'est délirant !

On en est arrivé au point où il faut systématiquement vérifier chaque information transmise par les médias ou d'autres sources publiant des articles sur Internet, et il est impératif de cerner qui en est à l'origine pour avoir une petite idée sur les intentions de son auteur ou dans quelle direction il voulait nous entraîner, ce qu'il voulait qu'on retienne de cette lecture, sans oublier de se demander ce qui manquait dans son article et de se poser la question pourquoi. Ensuite seulement, après avoir épuisé toutes les hypothèses et vérifié chaque supposition ou déduction qui nous étaient venues à l'esprit, à force de recoupements et de vérifications des sources, disposant de preuves matérielles solides et incontestables, on peut conclure et se dire : voilà ce qui s'est réellement passé, tu vas enfin pouvoir y faire référence ou le publier sans prendre le moindre risque !

C'est dingue, et à chaque instant on doit faire preuve de la plus grande vigilance qui soit, la moindre distraction ou inattention peut être fatale, car on n'imagine pas ce qu'ils peuvent inventer ou de quoi ils sont capables. Il ne faut jamais oublier qu'on peut se retrouver en présence d'illusionnistes, de faussaires, de mythomanes, de menteurs professionnels, de psychopathes aussi, journalistes, chroniqueurs, écrivains, historiens, économistes, "experts" en tout genre, dirigeants politiques ou simples citoyens anonymes qui véhiculent une idéologie, et qui se foutent généralement des faits ou de la réalité qu'ils triturent dans tous les sens, de la vérité, rares sont ceux qui annoncent la couleur et qui font preuve de rigueur, qui ne privilégient pas leur engagement ou leurs idées au détriment des faits, et encore plus rares sont ceux qui corrigent publiquement leurs erreurs, qui manifestent une honnêteté absolue, bref, c'est épuisant car on y passe un temps fou.

De plus, même si on sait pourquoi généralement ou on peut l'imaginer, on se demande toujours comment cela est-il possible de la part de gens censés évolués d'agir ainsi, quel plaisir cela peut leur procurer de tromper les autres de la sorte, quel sens ils donnent à leur vie. Cela nous dépasse ou surprend quelqu'un de normalement constitué ou de mentalement équilibré qui a ou croit en des valeurs, des principes progressistes ou humanistes.

Totalitarisme. Fabrication du consentement. Qui a dit ?

- "Comme souvent dans les sondages, la réponse dépend fortement de la manière dont est posée la question."

Réponse : Un aveu du média-oligarque Libération dans l'article du 2 novembre 2018 intitulé 40 % des Français favorables à un régime autoritaire ?

Extrait du courriel reçu de la nouvelle Consule de France à Pondichéry.

- Chers compatriotes, chers amis de la Communauté française,

(...)

Ce mois de novembre revêt un caractère très particulier, puisque nous allons commémorer le centenaire de l’Armistice de 1918. Ce devoir de mémoire est une responsabilité collective, car il est le fondement du vivre ensemble aujourd’hui, et demain.

C’est le sens du Forum de Paris pour la Paix auquel le Président de la République Française convie les chefs d’Etat et de gouvernement de la planète pour que ce centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 soit l’occasion d’une réflexion sur la gouvernance mondiale.

Gageons qu'elle fait partie de la macronie, son langage en est tout imbibé comme vous pouvez le constater.

Ceux, qui parmi nous ont sous-estimé systématiquement pendant des décennies ou voire davantage, notamment les discours tenus par des chefs d'Etat occidentaux situant leur politique dans la perspective de l'instauration, je cite, d'un nouvel ordre mondial, qui n'ont pas cessé de nier farouchement cette réalité pendant plus d'un demi-siècle, veuillent bien se raviser et cesser d'induire en erreur les militants et les travailleurs avec leurs théories foireuses, leurs stratégies inadaptées à la situation.

Non, tous les militants qui tiennent compte de ce facteur et l'évaluent à sa juste valeur ne sont pas des adeptes de théories du complot, concept inventé par la CIA dans la fin des années 50 je crois. Cessez de tenir ce discours digne de l'Inquisition ou des pires dictatures, copié sur ceux qui l'emploient au gouvernement, à LREM ou dans les médias, à seule fin de discréditer les opposants au régime ou des dissidents de la gauche et de justifier la censure dont ils font l'objet.

Si nous sommes à l'aube de l'établissement d'une "gouvernance mondiale" totalitaire, il est impardonnable de ne pas l'avoir identifiée comme telle, de ne pas s'y être préparés pour l'affronter, car cela fait déjà des lustres que ce modèle de société tyrannique existait aux Etats-Unis, de très nombreux témoignages le prouvaient amplement pour qu'on prenne à temps la mesure de cette menace qui pesait sur l'avenir de la civilisation humaine. On a aussi négligé que le cours de la lutte des classes aux Etats-Unis serait capital pour l'évolution de la lutte des classes dans chaque pays ou qu'elle déterminerait son orientation ou son avenir...

Nous appelons les militants des partis qui se définissent comme l'avant-garde du mouvement ouvrier, de se doter de dirigeants qui intègrent ce facteur dans leurs analyses de la situation nationale et mondiale et qui en fassent l'axe de leur combat politique... Sinon, à quoi bon prétendre lutter contre Macron et le totalitarisme.

J'ai entièrement rédigé ce passage et le suivant d'une traite ce matin, je le précise en me disant qu'ils doivent pouvoir être améliorés...

Le parlementarisme connut trois périodes caractérisées par le républicanisme, l'affairisme et le lobbying.

- Le parlementarisme républicain vécu jusqu'à son effondrement, de la révolution bourgeoise ou de l'avènement du capitalisme jusqu'au stade de l'impérialisme... Il ne survécut pas à la Première Guerre mondiale ou il ne devait pas s'en remettre à l'issue de cette épreuve...

- Le parlementarisme affairiste lui succéda une fois les partis ouvriers totalement corrompus ; les deux premières périodes se chevauchèrent un temps sous la IVe République en France, ce qui se manifesta par son instabilité, de la même manière que les deux dernières devaient se combiner sous la Ve République jusqu'à l'élection de Hollande en 2012 en France, ce que confirma magistralement l'élection de Macron en 2017.

- Le parlementarisme lobbyiste le supplanta quand les partis ouvriers se disloquèrent et disparurent des institutions (Etats-Unis) ou la lutte des classes fut neutralisée, marquant ainsi la fin de la République. Il faudrait préciser que la lutte des classes continue mais sans constituer une réelle menace pour le régime totalitaire en place ou qui se met en place selon les pays. Et la lutte des classes fut neutralisée parce que la classe ouvrière n'était pas parvenue à se doter d'un nouveau parti ouvrier révolutionnaire.

Ce qui distingue l'affairiste du lobbyiste, c'est que l'affairiste peut pencher à droite ou à gauche (très peu) en fonction de l'évolution de la lutte des classes dont il subit l'influence bien malgré lui, tandis que le lobbyiste penchera toujours à droite.

Le lobbyiste, c'est un affairiste qui a réussi, qui est devenu riche ou millionnaire ; les congressistes américains le sont pratiquement tous. Les affairistes votent des lois qui leur permettent de s'enrichir, sinon ils se font acheter par des lobbies, et ainsi ils deviennent eux-mêmes des lobbyistes par la suite, c'est ainsi que les lobbyistes succèdent aux affairistes au pouvoir.

Dans ces conditions, sous le parlementarisme lobbyiste plus aucune loi progressiste ou sociale ne sera plus jamais adoptée, et la société sera vouée à régresser sans cesse sur le plan social jusqu'à sa privatisation totale, totale, comme totalitaire ou totalitarisme.

C'était relativement accessible à nos dirigeants bac +7, non vous ne trouvez pas ? Vous ne trouvez pas qu'il serait temps de les remplacer ?


Le 6 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

J'ai cessé mon activité depuis plusieurs jours pour me consacrer à l'article que je publie aujourd'hui.

Je vous rassure, je n'ai pas tourné le dos à la lutte des classes, bien au contraire, et j'estime que cet article le prouve si nécessaire. Sauf que voilà, je ne peux pas tout faire en même temps, je n'ai qu'une tête et deux mains !

Et puis franchement, cette addiction à l'actualité quotidienne est plutôt malsaine à la longue, elle sert plus à nous empêcher de penser ou plutôt de vivre qu'autres choses, vous ne trouvez pas ? On a une vaie vie de con à force dans leur société au rythme infernal. Sur ce plan-là et c'est peut-être le seul, je regrette le passé.

Dans quelques jours je publierai la suite des textes consacrés à notre combat politique. Je laisse tomber les infos en bref. J'écrirai à mon rythme.

Aujourd'hui c'est Diwali, un jour férié. Mes amis indiens ne bossent pas, c'est si rare, alors je ne vais pas bosser tout de même !

C’EST BIEN L’OLIGARCHIE FINANCIERE QUI PROGRAMMA LE 11/9

Au format pdf (8 pages)

Avant-propos.

Vous allez peut-être penser que j'ai perdu mon temps en rédigeant l'article que je publie aujourd'hui, personnellement je pense le contraire pour au moins trois raisons.

Tout d'abord, parce que j'estime qu'il était indispensable de vérifier que la personne qui avait rapporté les propos d'un des membres de la famille Rockefeller n'était pas un fabulateur ou un imposteur. Ensuite, que l'appartenance à la famille Rockefeller du seul témoin prouvant la préméditation du 11 septembre 2001 était établie. Et pour finir, je devais m'assurer par respect pour les personnes qui se connectent sur ce portail, que je ne les avais pas induites en erreur involontairement.

Je raconte plus loin comment j'en suis venu à devoir faire ce fastidieux travail d'investigation sur le Net qui m'a pris tout mon temps. Il en allait de ma crédibilité, vous comprenez. J'y tiens même si vous vous en foutez.

Maintenant je conçois très bien que cela n'intéressera pas ceux qui se connectent uniquement sur le portail pour profiter des infos en bref que je publie, je le précise parce qu’il y en a un qui me l’a écrit dans un courriel, ils peuvent aller les chercher ailleurs, je ne les retiens pas, ni ceux qui ont adopté aveuglément la version officielle du 11/9 à la suite de leurs dirigeants, qui sont Charlie, LGTB, PMA, SOS tout ce qu'on voudra compatible Soros, Al Gore et Cie. qui ignorent les institutions fondées par l'oligarchie qui dictent largement le cours de la situation mondiale ou la politique de Macron et son gouvernement. En 14 ans je n'en ai pas rencontré un seul avec lequel il aurait été possible d'avoir une discussion loyale ou honnête. Je leur dis tranquillement, vous perdez votre temps en vous connectant à ce portail qui ne vous apportera jamais rien. Je vous déconseille également de regarder cette vidéo, car vous comprendrez tout de travers avec les oeillères que vous avez.

Pour la regarder et écouter cet entretien entre Alex Jones et Aaron Russo, il faut se mettre dans la peau d'un libertarien américain et interpréter chaque expression qu'il emploie tel que lui la conçoit ou en tenant compte de ce qu'elle signifie pour lui. Sinon, on lui prêtera des intentions qui ne sont pas les siennes ou on lui prêtera des idées qu'il n'a jamais eu, ce que font généralement les sectaires ou les dogmatiques imbus de leur petite personne qui n'ont jamais su écouter les autres en général, principalement les travailleurs s'agissant de militants endoctrinés et à l'esprit borné.

Par exemple, quand monsieur Russo dit que le système de sécurité sociale est un fardeau pour les Américains et qu'il faudrait le supprimer, cela va faire bondir un militant dépourvu d'esprit critique qui le traitera de sale réactionnaire. Mais un militant qui a retenu ce qu'il avait dit précédemment comprendra pourquoi il tient ce discours, car monsieur Russo avait expliqué ou il expliquera plus loin qu'il n'était pas normal que chaque travailleur ne puisse pas vivre décemment de son travail et disposer des mêmes droits sociaux, et il a raison sur ce point là. Car effectivement, si tous les travailleurs avaient un salaire décent et disposaient des mêmes droits sociaux, il n'aurait pas besoin que le gouvernement leur fasse l'aumône en leur versant toutes sortes d'allocations, tout en les maintenant dans la pauvreté que monsieur Russo dénonce ou estime inhumaine, profondément injuste.

A vous de voir à quelle catégorie de militant ou de travailleur vous appartenez, à celle qui n'a jamais appris à écouter les autres ou au contraire, à celle qui a progressé au fil de leurs expériences. Je pense sincèrement que c'est un test très instructif, car révélateur de l'état d'esprit en général ou des penchants de chacun. Il y a tellement de passages qui peuvent vous choquer dans cet entretien, qu'il faudrait pour ainsi dire consacrer un chapitre entier à chacun d'entre eux pour éviter toute méprise ou tout malentendu. C'est une cruelle épreuve, mais elle en vaut vraiment la peine. Il faut souffrir pour être beau, paraît-il, je n'en sais rien, en revanche, je sais que pour progresser dans la vie, il faut faire des efforts ou des sacrifices.

Cela dit, ne tombez pas dans le travers inverse, ce ne sont pas des socialistes, cela vous n'aurez aucune difficulté à le constater, ce sont des pro-capitalistes qui portent un regard critique sur le capitalisme, et c'est cela qui nous intéresse chez eux, je les placerai donc parmi nos adversaires plutôt que parmi nos ennemis. Ils veulent fermer la Fed et toutes les grandes banques, mettre fin à toutes les guerres, ils prennent la défense des droits des Afro-américains, ils dénoncent la précarité et la pauvreté qui sévissent aux Etats-Unis, ils veulent traduire en justice tous les ex-présidents américains depuis l'époque de Reagan jusqu'à nos jours, ainsi que les membres de leurs gouvernements, etc.

Dites donc, comme réactionnaires, franchement je crois qu'il y a pire, non ? A ma connaissance, je n'ai entendu aucun dirigeant de la gauche ou de l'extrême gauche tenir un discours aussi radical ces dernières années, tous ménagent les institutions, l'oligarchie, les médias, la magistrature, la réaction. Comment, vous ne vous en étiez pas encore aperçus depuis le temps ? Ah, vous aussi ils vous ont endormi avec leur double discours, et bien réveillez-vous ! Ne vous laissez plus manipuler, c'était peut-être là où je voulais en venir, comme présentation ce n'est pas mal, je suis satisfait si vous m'avez suivi jusque là, on va pouvoir aborder notre sujet, je vous rassure, il n'y a pas de surprises, tout est clair et carré.

Quand on souhaite vérifier une information, il faut commencer par se demander où on va la chercher, sur le Net à partir de quels mots clés ou expressions. Dans le cas présent j'avais le choix entre Aaron Russo, Nicholas Rockefeller et la famille Rockefeller. J'ai exploré ces trois pistes.

Au départ, il y a déjà quelques années, j'avais proposé aux lecteurs une vidéo que j'avais découverte par hasard sur le Net en recherchant des informations sur le 11 septembre 2001. Cette vidéo avait été réalisée par le sulfureux producteur Alex Jones que je ne connaissais pas du tout, elle consistait en un entretien qu'il avait eu avec un illustre inconnu pour moi dénommé Aaron Russo. Lors de cet entretien, Aaron Russo relatait les conversations ou révélations explosives qu'il avait eu avec son ami Nick (Nicholas) Rockefeller présenté comme un membre de l'illustre et richissime famille de banquiers américains.

Son comportement m'étant apparus sincères, je ne crus pas utile de procéder à des vérifications sur sa personne ni sur le contenu de son discours que j'avais estimé globalement cohérent et sérieux, rien ne semblait clocher à première vue. Par la suite je ne reçus aucun courriel de lecteurs contestant le contenu de cette vidéo, donc je n'eus aucune raison de lui accorder plus d'attention et je n'y pensais plus. Les années passèrent jusqu'à ces derniers jours, où pour étayer un argument j'eus l'idée de faire référence à son témoignage sur les Rockefeller, et comme je ne savais plus où chercher cette vidéo dans mon disque dur qui me fait des caprices quand il s'agit de rechercher un document, je me dis que le plus rapide serait encore de la chercher sur le Net et de télécharger à nouveau cette vidéo. Et là quelle ne fut pas ma surprise de découvrir l'existence d'articles qui traitaient Aaron Russo d'imposteur, de menteur, de voleur, etc.

Choqué en pensant à mes lecteurs, immédiatement je voulus en avoir le coeur net, car il était hors de question que je fasse référence à cet entretien, s'il existait le moindre doute de manipulation. Les accusations qui étaient portées contre lui étaient extrêmement graves. Il fut accusé d'avoir inventé le personnage de Nicholas Rockefeller, puis d'avoir inventé son lien de parenté avec la famille Rockefeller, et enfin d'avoir inventé une loi fiscale dont il aurait été victime et qui n'aurait jamais existé, bref, ce serait un sale type ou un mythomane qui aurait imaginé toutes cette histoire pour régler des comptes personnels, et qui aurait eu maille à partir avec la justice américaine.

Toute affaire cessante je décidais d'interrompre mon travail pour résoudre au clair cette affaire. Mais ce que j'ignorai, c'est que j'allais passer plus de quatre heures sur le Net pour en venir à bout car ma connexion est très lente, jusqu'à en perdre le sommeil parce que l'idée que j'aie pu me faire manipuler et d'avoir induit en erreur mes lecteurs me rendait malade.

Pour commencer, je pense qu'il est bon de rappeler qui était Aaron Russo décédé en 2007.

C'était un producteur de cinéma célèbre et un homme d'affaires, dont le père avait possédé une petite entreprise de sous-vêtements. Il avait été un temps négociant en or et argent, donc il n'était pas vraiment pauvre, juif comme les Rockefeller. Très jeune (en 1968), il avait possédé une boîte à Chicago où se produisirent des groupes de rock tel Led Zeppelin, Jefferson Airplane, Janis Joplin, etc. avant qu'elle ferme définitivement suite à un incendie qui la réduisit en cendres et qu'il attribua à la mafia républicaine qui estimait qu'elle était un lieu malsain ou de débauche, où se réunissait principalement la jeunesse opposée à la guerre du Vietnam. C'est au cours de cette expérience, après avoir été arrêté, racketté par la police et victime de brutalités policières qu'il commença à prendre conscience que les Etats-Unis n'étaient pas vraiment le pays de la liberté qu'il croyait être. Il milita chez les républicains, puis il se rapprocha des démocrates, pour finalement jeter son dévolu sur les libertariens, dont il fut un des dirigeants et un prétendant à la candidature à la présidence des Etats-Unis au sein du parti libertarien en réunissant 30% des suffrages en 2004.

Maintenant voyons qui est Nicholas Rockefeller qui existe réellement.

C'est un avocat diplômé de l'université de droit de Yale, intervenant à la Cours suprême des Etats-Unis à Los Angeles. Il est membre ou participe à de nombreuses institutions américains (CFR) ou internationales (ONU), ainsi que des think tanks néoconservateurs, dont voici la liste non exhaustive.

Il est membre du Council on Foreign Relations (CFR), du conseil d'admnistration de la Rand Corporation (Domaine militaire), de l'International Insitutute of Strategic Studies (Institut international d'études stratégiques), du Pacific Council on International Policy, du Western Justice Center, un des participant au World Economic Forum (Forum économique mondial) et de l'Aspen Institute. Il fut nommé Directeur général du Rockvest Development Group et de son affilié, le Rockefeller International Fund. Récemment il a été nommé comme expert auprès de l'ONU sur le E-Commerce et il est le co-auteur d'un rapport intitulé Economic Strategy and National Security. Il a aussi une importante activité commerciale tournée vers la Chine dans les secteurs bancaire, immobilier, énergétique et des communications.

Quand j'entrepris de mettre au clair cette affaire, je commis l'erreur de commencer par chercher sur le Net le lien de parenté qui existerait entre Nicholas Rockefeller et la famille Rockefeller. Ce n'est qu'au bout de quatre heures de recherche que je réalisai que je ne trouverais rien, parce que Google faisant partie du premier cercle de l'oligarchie, des GAFA, la deuxième capitalisation à Wall Street en relation avec la NSA et la CIA avait intérêt et les moyens de faire disparaître ce lien ou faire en sorte qu'il soit difficilement accessible. Ma recherche avait porté sur les enfants, petits-enfants, arrières et arrières petits enfants du clan Rockefeller. Dès lors, je jetai mon dévolu sur Nicholas Rockefeller, et assez rapidement je parvins à trouver l'information qui me manquait.

Je ne l'ai pas dit jusqu'à présent pour ne pas jeter un doute sur ma démarche dans la tête de lecteurs, au cours de cette recherche j'avais acquis la certitude qu'il n'existait aux Etats-Unis aucune personne portant le nom de Rockefeller, hormis celle de cette famille de banquiers, industriels ou hommes d'affaires. J'en avais eu la confirmation en consultant la biographie d'une trentaine de personnes portant ce nom et tous membres de cette famille, il faut y ajouter une partie de leurs enfants.

J'en avais donc rapidement déduit que Nicholas Rockefeller faisait bien partie de leur famille même s'il n'apparaissait nulle part, pour les raisons que l'on sait, puisque cette vidéo comporte le seul témoignage dont on dispose sur la préméditation du 11 septembre 2001. Le fait que Nicholas Rockefeller, qui était loin d'être un avocat miteux ou perdu aux fins fonds des Etats-Unis, mais bien plutôt un personnage très riche et influent, qui plus est membre du CFR dont le président n'était autre que David Rockefeller, avait été un indice décisif qui m'avait encouragé à poursuivre mes recherches, cette fois avec succès.

L'information que j'ai découverte sur leur lien de parenté nous emmène en Chine. C'est là que Nicholas et David devaient se rencontrer selon un article de James T. Areddy du Wall Street Journal reproduit par le Chicago Tribune le 5 octobre 2005. Je pense que vous ne remettrez pas en cause cette source, n'est-ce pas ?

Sur le coup Nicholas Rockefeller refusa d'avouer les liens de parenté qu'il avait avec David Rockefeller qui adopta la même attitude, son associé, Peter Johnson, qui ne mit pas davantage en doute ce lien de famille et en déduisit qu'il était "probablement assez éloigné, septième ou huitième cousin".

Ci-dessous vous trouverez des extraits de l'ensemble des articles consultables sur Internet auxquels j'ai fait référence pour rédiger ce document, ainsi que leurs sources.

Nous voilà donc venu à bout de cette fausse information (Fake news) colportée sur le Net, qui était uniquement destinée à discréditer le témoignage d'Aaron Russo, et à rendre caducs les propos que lui avait tenus Nicholas Rockefeller, qui établissaient la responsabilité des Rockefeller et d’un clan de l’oligarchie dans la planification du 11 septembre 2001 et les guerres qui s'en suivront.

S'agissant de l'accusation de fraude fiscale portée contre Aaron Russo, là ce fut beaucoup plus facile de la démonter. En effet, dans cette vidéo à 12"34' figurait un article du New York Times qui faisait référence à cette affaire. Il était daté du 14 juin 1994, et était intitulé Hight Court closing tax loophole retroactivetly. Ensuite je n'eus plus qu'à télécharger cet article et à traduire en français la partie qui nous concernait pour savoir qui avait menti d'Aaron Russo ou de ses détracteurs.

Ce que vous allez lire est stupéfiant.

Il était écrit noir sur blanc que le Congrès des Etats-Unis avait parfaitement le droit de voter une nouvelle loi fiscale et de l'imposer rétroactivement aux Américains, ou de déclarer illégale la loi qu'il avait adoptée précédemment, et sous prétexte qu'elle comportait une faille juridique dont auraient profité certains américains, d'exiger qu'ils s'acquittent de la différence ou du montant correspondant à cette faille, qui plus est en leur imposant des pénalités et des intérêts couvrant la période entre l'adoption des deux lois.

Imaginez qu’en décembre 2018, l’Assemblée nationale s’aperçoive soudainement qu’une loi adoptée en 2008 et appliquée depuis comportait une faille permettant à une catégorie de Français de bénéficier d’un abattement fiscal, et qu’elle corrigeait cette loi 10 ans plus tard en indiquant que cette catégorie de Français n’aurait pas dû y avoir le droit et de la rendre rétroactive. C’est-à-dire qu’elle décide de leur appliquer cette nouvelle loi en exigeant qu’ils règlent au fisc la somme correspondant à cet abattement fiscal de 2008 à 2018. Mieux encore, en leur imposant des pénalités de retard et des intérêts couvrant toute cette période. C’est comme si demain on vous disait : Depuis 2008 vous avez été imposé à hauteur de 10% de vos revenus, nous avons commis une erreur, vous auriez dû être imposé à hauteur de 15%, et qu’on exige que vous payiez la différence sur les 10 dernières années écoulées, plus des pénalités de retard parce que vous ne les avez pas payés, plus des intérêts. Par exemple, si vous aviez payé 1.000 euros d’impôt par an pendant dix ans, et bien on vous réclamerait 50 euros multipliés par 10 ans, soit 500 euros plus les pénalités de retard et les intérêts.

Pour faire bref, Aaron Russo était négociant en or et en argent, et une loi exonérait partiellement de taxe les négociants, sans préciser que les négociants en métaux précieux en étaient exclus, donc il crut que cette loi s’appliquait à son négoce et il s’abstint de régler cette taxe.

Incroyable, mais vrai, la preuve.

High Court Backs Closing Tax Loophole Retroactively by Linda Greenhouse - New York Times 14 June 1994

The United States Supreme Court ruled today that Congress did not violate the Constitution when it closed a tax loophole retroactively in 1987 and collected back taxes from those who had relied on the original provision. (...)

In the tax case, Justice Harry A. Blackmun's opinion for the Court was a broad vindication of Congressional authority. "Tax legislation is not a promise, and a taxpayer has no vested right in the Internal Revenue Code," Justice Blackmun wrote.

He said that retroactive tax legislation did not violate due process as long as the Congressional purpose "was neither illegitimate nor arbitrary." In a concurring opinion, Justice Antonin Scalia said that the Court's reasoning "guarantees that all retroactive tax laws will henceforth be valid."

La Cour suprême des États-Unis a déclaré aujourd'hui que le Congrès n'avait pas violé la Constitution en supprimant rétroactivement une faille fiscale en 1987 et en percevant des arriérés d'impôts auprès de ceux qui s'étaient basés sur la disposition initiale.

(...)

Dans l’affaire fiscale, l’avis rendu par le juge Harry A. Blackmun à la Cour consista à confirmer et justifier la décision du Congrès. "La législation fiscale n'est pas une promesse et un contribuable n'a aucun droit acquis dans l'Internal Revenue Code", a écrit le juge Blackmun.

Il a ajouté que la législation fiscale rétroactive ne violait pas les garanties d'une procédure régulière tant que l'objectif du Congrès "n'était ni illégitime ni arbitraire". Dans une opinion concordante, le juge Antonin Scalia a déclaré que le raisonnement de la Cour "garantit que toutes les lois fiscales rétroactives seront désormais valables".

https://www.nytimes.com/1994/06/14/business/high-court-backs-closing-tax-loophole-retroactively.html

LVOG - "Désormais" a dit le juge mafieux Scalia, on est donc en droit d'en déduire que ce n'était pas le cas jusqu'à ce verdict, et que ce jugement ferait jurisprudence, bref, un cran de plus dans la tyrannie du régime ploutocratique sous Bill Clinton venait d'être franchi.

Les documents et sources des données qui m'ont servi pour rédiger cet article.

Les accusations portées contre Aaron Russo.

- Aaron Russo - rationalwiki.org

Aaron Russo (February 14, 1943–August 24, 2007) was an American filmmaker, political activist, tax evader and charlatan.

Aaron Russo (14 février 1943 - 24 août 2007) était un réalisateur, activiste politique, évadé fiscal et charlatan américain.

https://rationalwiki.org/wiki/Aaron_Russo

Nicholas Rockefeller n'aurait aucun lien avec la famille Rockefeller...

- Why the Conspiracy Theories Are Bullsh*t. - conspiracytheoriesarebullshit.blogspot.com 2009

Claim: Aaron Russo was told by Nick Rockefeller, allegedly of the Rockefeller family...

Nick Rockefeller - Google - the only info about this guy anywhere on the internet comes from Aaron Russo himself! Nick's a nobody, he's neither powerful nor important -- the only reliable info anyone has found is that he's a lawyer who does business in China and has served on some international think tanks -- nowhere does it even indicate that he is a member of the Rockefeller family.

Déclaration: Nick Rockefeller ferait partie de la famille Rockefeller, aurait affirmé Aaron Russo...

Nick Rockefeller - Google - la seule information sur ce type n'importe où sur Internet provient de Aaron Russo lui-même! Nick n'est personne, il n'est ni puissant ni important - la seule information fiable que quiconque ait trouvé est qu'il est un avocat qui fait des affaires en Chine et a siégé à des groupes de réflexion internationaux - rien n'indique même qu'il soit membre de la Famille Rockefeller.

http://whytheconspiracytheoriesarebullshit.blogspot.com/2009/04/debunking-bullshit-aaron-russo-and.html

Vraiment, Nicholas Rockefeller serait quelqu'un d'insignifiant ? La preuve du contraire.

- Member of Advisory Board, RAND Center for Asia Pacific Policy - bloomberg.com

Mr. Nicholas Rockefeller has served as the company Director since February 1999. Mr. Rockefeller is an attorney with the law firm of Troop Meisinger Steuber Pasich Reddick & Tobey, LLP, and has been with the firm since June 1997, prior to which he was engaged in the private practice of law for ten years. Mr. Rockefeller also serves as a Managing Principal of the Rockvest Development Group and its affiliate, the Rockefeller International Fund, which supervises investments...

Membre du conseil consultatif du Centre RAND pour la politique en Asie-Pacifique M. Nicholas Rockefeller est administrateur de la société depuis février 1999. M. Rockefeller est avocat au cabinet d'avocats Troop Meisinger Steuber Pasich Reddick & Tobey, srl a exercé le droit à titre privé pendant dix ans. M. Rockefeller est également directeur général du Rockvest Development Group et de son affilié, le Rockefeller International Fund, qui supervise les investissements...

https://www.bloomberg.com/research/stocks/private/person.asp?personId=759648&privcapId=21813173&previousCapId=52612471&previousTitle=CSIP%2520Group

La liste des administrateurs.

https://www.bloomberg.com/research/stocks/private/committees.asp?privcapId=21813173

Nicholas Rockefeller serait un simple avocat, pas vraiment riche. La preuve du contraire.

- International Business; Asian Luxury Hotel Is Near a Rare Sale par Waye Aenold - New York Times August 3, 1999

Surya Semesta Internusa, a company controlled by the Suriadjaya family of Indonesia, plans to sell the 500-room Melia Bali hotel to Trenwith Holdings Ltd. for approximately $50 million, one of the informants said. Trenwith is a joint venture 70 percent owned by Rockvest Development, a Rockefeller trust controlled by Nicholas Rockefeller, a California lawyer.

Surya Semesta Internusa, une société contrôlée par la famille indonésienne Suriadjaya, prévoit de vendre l’hôtel Melia Bali de 500 chambres à Trenwith Holdings Ltd. pour environ 50 millions de dollars, a déclaré l’un des informateurs. Trenwith est une coentreprise détenue à 70% par Rockvest Development, une fiducie Rockefeller contrôlée par Nicholas Rockefeller, un avocat de Californie.

https://www.nytimes.com/1999/08/03/business/international-business-asian-luxury-hotel-is-near-a-rare-sale.html

Nicholas Rockefeller ne ferait pas partie de la famille Rockefeller. La preuve du contraire.

- Confusion stymies plans for Shanghai project by James T. Areddy, The Wall Street Journal - Chicago Tribune October 5, 2005 Shangaï

The planned Peninsula Shanghai -- a $361 million, L-shaped, 250-room hotel -- is a major part of the area redevelopment but is technically distinct from the Rockfeller Group master plan that abuts it. The hotel's builders have faced challenges over the Peninsula's height, but the project has moved on a faster track than the Rockefeller Group work.

The Rockefeller Group couldn't get its project off the ground. Relations quickly grew rocky between Rockefeller Group and New Huang Pu Group Co., the government-owned concern assigned to be the group's partner.

Stirring further confusion about Rockefeller Group in the minds of some government officials earlier this year was the arrival of one Nicholas Rockefeller, a Los Angeles attorney, who says he appealed to Shanghai Mayor Han Zheng to take over the project. He says he suggested to the mayor that his name would make it easy to adjust any contracts.

Nicholas Rockefeller declined to say where in the Rockefeller family he fits. But the family's patriarch, David Rockefeller, said through an associate that he doesn't recall ever meeting Nicholas. The relationship "is probably quite distant, seventh or eighth cousins," according to the associate, Peter Johnson.

Le Peninsula Shanghai prévu - un hôtel de 250 chambres en forme de L d'une valeur de 361 millions de dollars - constitue une partie importante du réaménagement de la zone, mais il est techniquement distinct du plan directeur du groupe Rockefeller qui le contemple. Les constructeurs de l'hôtel ont été confrontés à des défis liés à la hauteur de la péninsule, mais le projet a évolué plus rapidement que les travaux du groupe Rockefeller.

Le groupe Rockefeller n'a pas pu concrétiser son projet. Les relations entre Rockefeller Group et New Huang Pu Group Co., la société appartenant au gouvernement appelée à être le partenaire du groupe, se sont rapidement dégradées. L'arrivée d'un avocat de Los Angeles, Nicholas Rockefeller, qui a lancé un appel au maire de Shanghai, Han Zheng, a suscité une certaine confusion dans l'esprit du groupe Rockefeller. Il dit avoir suggéré au maire que son nom faciliterait l'ajustement des contrats.

Nicholas Rockefeller a refusé de dire où il se situe dans la famille Rockefeller. Mais le patriarche de la famille, David Rockefeller, a déclaré par l'intermédiaire d'un associé qu'il ne se souvenait pas avoir jamais rencontré Nicholas. La relation "est probablement assez éloignée, septième ou huitième cousins", selon l'associé, Peter Johnson.

https://www.chicagotribune.com/news/ct-xpm-2005-10-09-0510090546-story.html

LVOG – Ni Peter Johnson, ni David Rockefeller n’ont remis en cause la filiation de Nicholas Rockefeller à la famille Rockefeller sans fournir d’autres précisions, on comprend pourquoi. Fermer le ban.


Le 2 novembre 2018

CAUSERIE ET INFOS

Causerie au format pdf (3 pages)

J'ai mis la date du 2 novembre parce qu'il est déjà 0h28 du matin !

Suite aux textes que j'ai rédigés et publiés ces derniers jours, de nombreuses questions me sont venues à l'esprit auxquelles je réfléchis, ce qui m'a amené à lire ou relire un certain nombre de documents et à prendre de nombreuses notes qui feront l'objet des prochains textes. De plus je publierai quelques infos en bref ou des articles d'actualité qui devraient vous intéresser. J'ai aussi téléchargé un tas d'articles que je n'ai pas encore eu le temps de lire.

Il va forcément falloir que je sélectionne ce que je vais laisser tomber car je ne peux pas avoir la tête partout, surtout en ce moment où l'actualité est très chargée et où des bouleversements peuvent se produire à chaque instant ou sont déjà en train de se produire, notamment au Moyen-Orient ou dans les relations inter impérialistes, aux Etats-Unis, etc. je ne voudrais louper cela pour rien au monde ou me retrouver à la traîne.

J'ai aussi découvert des intellectuels dissidents de la gauche ou qui se sont radicalisés et qui participent à une sorte de collectif qui méritent toute notre attention, puisqu'ils se démarquent de la gauche et de l'extrême gauche qui sont de les coups pourris imaginés par l'Etat profond ou le clan de l'oligarchie qui a revêtu les oripeaux de la gauche ou qui a le soutien des dirigeants de la social-démocratie néolibérale, le parti démocrate aux Etats-Unis, le PS en France, etc. On partage pratiquement les mêmes positions sur toutes les campagnes initiées par l'oligarchie et reprises en choeur par la gauche et l'extrême gauche, des "printemps arabes" aux migrants en passant par la guerre contre la Syrie, une bonne nouvelle. Je vais en profiter pour intensifier la lutte contre l'opportunisme. Bref, je ne sais plus où donner de la tête !

J'ai relu des articles que j'avais publiés en 2013 sur la mondialisation et le mondialisme, et je me suis aperçu que j'avais vraiment manquer de rigueur en les rédigeant, bien que leur orientation soit globalement correcte ou qu'elle ait été confirmée par les développements intervenus depuis, aussi je ne voudrais pas 5 ans plus tard bâcler à nouveau les textes que j'envisage de vous proposer, je vous demanderai donc un peu de patience.

- L’intellectuel est, par définition, l’homme des mots, l’homme qui vit par les mots, dans les mots, et dont le rapport au monde passe davantage par les mots que par le regard, l’action ou plus généralement l’expérience. (Jean-Jacques Rosat - Chroniques orwelliennes - Collège de France)

Moi je ne suis pas un intellectuel de formation, et le rapport que j'ai au monde passe davantage par "le regard, l’action ou plus généralement l’expérience", cela présente évidemment des avantages indéniables puisque je pars des faits ou de la réalité et non d'idées, mais aussi l'inconvénient de devoir trouver les mots justes pour les exprimer et les partager, et cela prend du temps, beaucoup de temps... C'est certes beaucoup plus rapide quand on s'inspire largement des idées des autres qu'on a emmagasinées quelque part dans notre tête, et qu'on a juste à les reformuler en les faisant passer pour des idées originales, parfois sans même en avoir conscience ou en le niant, ce qui permet à son auteur d'en tirer une certaine satisfaction et de se croire très intelligent, ce que je ne sais pas faire sans ressentir la moindre frustration, bien au contraire, puisque le résultat est uniquement le produit de mon travail laborieux.

L'essentiel, c'est de ne pas dévier de notre objectif ou de ne jamais se faire manipuler ou instrumentaliser, de ne jamais adopter des analyses ou des positions opposées aux intérêts de notre classe, de ne jamais participer à des opérations conçues par nos ennemis et destinées à servir leurs plans, bref éviter de sombrer dans le dogmatisme, le gauchisme ou l'opportunisme, cela devrait être notre obsession de tous les instants.

En attendant la fin de la guerre annoncée contre le Yémen, à quel prix ou dans quelle condition, c'est une autre histoire...

Macron est ultra minoritaire et illégitime : Bas les pattes de nos retraites, chassons-le tout de suite !

- Emmanuel Macron poursuit son recul dans l'opinion - Reuters 26 octobre 2018

Emmanuel Macron voit sa popularité enregistrer un nouveau recul, de trois points de pourcentage, dans la dernière édition du baromètre mensuel BVA-Orange pour RTL et La Tribune publié vendredi.

A 29% d'opinions positives, 70% de négatives, le chef de l'Etat touche un plus bas inédit dans cette enquête depuis le début de son quinquennat. Reuters 26 octobre 2018

6 jours plus tard.

- La popularité de Macron plonge après le remaniement - Le HuffPost 1 novembre 2018

- Popularité : Macron chute, Philippe résiste - AFP 1 novembre 2018

La popularité d'Emmanuel Macron chute de 4 points en un mois à 21%, alors que celle d'Edouard Philippe reste stable à 27% et devance désormais nettement celle du chef de l'Etat, selon un sondage YouGov diffusé jeudi.

Un des points inquiétants pour le Président est qu'il perd dans sa base: il enregistre en effet une baisse de quatre points auprès des sympathisants centristes (75%). AFP 1 novembre 2018

- 75% des Français estiment que leur pouvoir d'achat a baissé - L'Express.fr 1 novembre 2018

Un sondage montre que 71% des Français estiment payer plus d'impôts, et que la défiance envers le gouvernement s'accroît. L'Express.fr 1 novembre 2018

- Immobilier Jusqu’où Paris flambera-t-il ? - Liberation.fr 28.10

Avec un mètre carré qui dépassera les 9 600 euros en décembre, la capitale française est la troisième ville la plus chère au monde derrière Londres et New York. Liberation.fr 28.10

Ils s'apprêtent à faire passer la contre-réforme des retraites pendant la prochaine période des vacances d'été.

- Retraites: "On va prendre le temps", "probablement" jusqu'à mi-2019, annonce Philippe - AFP 26 octobre 2018

Le gouvernement va "prendre le temps" pour boucler sa réforme des retraites, "probablement" jusqu'à mi-2019, a affirmé vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, laissant à son tour entendre que l'exécutif laisserait passer l'échéance des élections européennes de mai.

Si l'exécutif fait valoir qu'il prend du temps pour soigner une réforme considérée par toutes les parties comme sensible, il n'a jamais reconnu publiquement préférer éviter de présenter son projet en pleine campagne des européennes, où le parti présidentiel de La République en Marche (LREM) vise la première place. AFP 26 octobre 2018

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

Marx par Engels au format pdf

Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre au format pdf

Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

Anti-Dühring au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

Socialisme de juristes au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

L'article au format pdf

Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

Au format pdf

Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

Télécharger au format pdf

DOCUMENT

Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

Au format pdf

Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.