Le portail a été actualisé le 23 septembre 2017...... Retrait des ordonnances ! Dehors Macron et son gouvernement minoritaire et illégitime, place au pouvoir des travailleurs, à la République sociale, à la démocratie, rupture avec le capitalisme (et ses représentants) et l'ensemble de ses institutions !


 



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AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS

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DOCUMENT : LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME (03.12.2014)

ONG : LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !
ONG : SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.

HISTOIRE : LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.

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     (L. Trotsky -1940)

 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée.. - (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
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Causerie

Le 23 septembre 2017

CAUSERIE

Le lien vers mon portail est de nouveau accessible depuis mon ordinateur.

Je n'ai pas finalisé le blog, cela prend trop de temps et ma connection Internet n'arrête pas de se bloquer. Je préfère de loin ce portail.

Je remets en ligne les causeries rédigées depuis deux mois et que je n'avais pas publiées, avec les fautes de frappe et d'inattention pour ce qui concerne l'orthographe, par contre j'ai pris le temps de les corriger dans le blog, donc toutes les causeries depuis la mi-août sont disponibles dans le blog et peuvent être commentés, sans passer par un modérateur.

Le seul lien vers ce blog (https://lvog2017.blogspot.in/) :

Cliquez ici pour ouvrir le blog et laisser un commentaire

L'ordre dans lequel les articles apparaissent est imposé par le concepteur du blog et il n'existe apparemment pas de fonction pour le changer.

Cette formule est peut-être provisoire, je n'ai pas le temps de m'investir dans l'informatique, et puis si je m'aperçois que les lecteurs ne laissent pas de commentaires, je n'insisterai pas, je fermerai ce blog sous quinzaine.

Je n'ai pas terminé les causeries du 19 au 23 septembre, je les publierai dès que possible, rien ne presse, n'est-ce pas ?


Le 17 septembre 2017

CAUSERIE

Quand Mélenchon estime qu'il aurait dû être président et Hamon son Premier ministre - LeParisien.fr

Comme quoi il n'a jamais rompu avec l'idéologie du PS. Un coup de barre à droite qui va porter un coup fatal à bien des illusions parmi ceux qui l'ont soutenu. Hamon, c'est le capitalisme, la Ve République, l'UE, l'OTAN, l'ONU, la troïka, etc. la réaction au grand complet... et Mélenchon aussi. Pour qui roule-t-il ? On vient de le dire. Est-il de gauche ? Mais certainement, autant que le capitalisme, la Ve République, l'UE, l'OTAN, l'ONU, la troïka, etc. la réaction au grand complet. A qui faut-il faire un dessin ? Quelle outrance ! Non, c'est la stricte réalité.

Mélenchon a été ministre (secrétaire d'Etat à la formation professionnelle) de Chirac, Hamon de Hollande au côté de Valls et Macron. Mélenchon avait rêvé à haute voix d'être Premier ministre de Hollande, puis de Macron... Ce type-là est à la fois un furieux mégalomane et mythomane, doublé d'un pitoyable opportuniste, le bouffon cumule, bref un imposteur comme les aiment tant les médias.

A. Einstein : “La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose, et d’attendre des résultats différents.”

- "Il existe deux choses d’infini l’univers et la bêtise humaine, pour l’univers je n’ai pas de certitude.”

Introduction.

Pour n'avoir pratiquement rien publié depuis près de trois mois, je me retrouve avec un tas d'écrits sur des sujets divers qu'il m'est très difficile de présenter de manière cohérente. Car s'y côtoient brouillons, questionnements, idées inachevées ou à explorer et réflexions plus profondes, ainsi que quelques rares instants de lucidité, bref, c'est un vrai foutoir dans lequel je crains d'être le seul à m'y retrouver.

J'ai véritablement tout donné pour réaliser cet instrument pédagogique d'information et de combat politique. Vous n'êtes pas sans ignorer qu'il n'existe aucun portail (ou blog) semblable ou équivalent à celui-ci, disons tel qu'il se présentait il y a environ un an, il était et demeure unique en son genre, ce qui en faisait un outil de réflexion irremplassable.

Bien que j'aie effectué une tâche colossale, les lecteurs ont cru bon de n'en retenir que les aspects qui leur semblaient négatifs selon eux, ce qui les amena à mépriser ou à faire preuve d'indifférence envers son auteur et cet ouvrage qui leur rendait tant de services et dont ils doivent se passer dorénavant, la nature humaine est ainsi faite il faut croire, il faut faire avec, on n'a pas le choix.

Longtemps je n'en ai pas tenu compte ou je suis fait une raison, dans le cas contraire jamais je ne me serais lancer dans une telle aventure ou j'y aurais mis un terme très rapidement, puis vint le moment, vous savez la dialectique, où je me suis dit que je m'épuisais inutilement puisque le socialisme était dorénavant renvoyé aux calendes grecques, et qu'aussi douloureux que soit ce constat, il était plus sage de l'admettre et décidé en conséquence qu'il fallait se calmer ou lever le pied, sous peine d'y laisser ma santé et bien autres choses encore pour rien puisque finalement rien ne pressait.

Si j'ai tenu aussi longtemps, c'est parce que j'étais littéralement scandalisé par l'attitude et le discours de l'extrême gauche et de tous ces gens qui se prétendent de gauche qui vouent un culte au capitalisme, leur compromission ou collusion avec le régime, leurs rapports aux différentes classes et aux institutions, leur mauvaise foi, leur mahonnêteté intellectuelle, leur faculté de faire abstraction de certains facteurs ou évènements, leur amnésie ou leur mémoire sélective, et par dessus tout leur arrogeance et leur mépris envers tous ceux qui ne pensent pas comme eux, en un mot leur opportunisme débridé, qu'à ce stade ils devaient forcément avoir pris conscience un jour, un peu comme quelqu'un qui profère effrontément un grossier mensonge en toute impunité...

Bref, il m'était impossible de me reconnaître dans ces gens-là, car je n'y retrouvais ni mes principes ni les valeurs auxquelles j'étais profondément attaché et que je n'ai eu de cesse d'enseigner dans ce portail, d'où la réaction en général de mes lecteurs et vous aurez compris pourquoi. La plupart d'entre eux partagent dans leur fort intérieur avec les derniers des crétins de se croire plus intelligents que les autres, alors qu'en réalité ils sont incapables de faire la part des choses, ils ne sont pas dialecticiens pour deux ronds assurément. Si on devait enseigner en priorité une matière aux hommes, ce serait celle-là.

J'ai essayé dans ce portail de rassembler tous les éléments qui composent la réalité et qui se trouvent disséminés dans la nature. On pourrait dire que chacun d'entre nous ou de nombreux acteurs politiques très divers possèdent un bout de la vérité et s'identifie avec elle, pour l'imposer aux autres qui évidemment possèdent eux aussi leurs propres vérités, de sorte qu'ils s'opposent les uns aux autres sans que personne ne fasse l'unanimité, ce qui débouche sur rien ou ne nous fait pas avancer d'un millimètre.

Ce petit bout de vérité se rapporte toujours à des faits, à certains faits qui sont privilégiés, pendant que tout un pan ou de nombreux aspects de la réalité sont occultés, ne sont pas pris en considération, on ne les a pas à l'esprit parce qu'on ignore parfois leur existence ou parce qu'on ne peut pas avoir présent à l'esprit en permanence tous les facteurs déterminants, et on refuse de l'admettre, c'est cela le point essentiel, car c'est la clé pour progresser. On va être amené à nier des faits parce qu'on les ignorait, de la même manière on va refuser de se pencher sur un sujet, parce qu'ils ont été portés porter à notre connaissance ou il a été soulevé par quelqu'un qui ne partageait pas nos idées ou notre orientation politique ou pire encore s'y opposait, on va préférer demeurer ignorant et s'interdire de réfléchir, c'est tout à fait stupide, mais c'est hélas ainsi que les choses se passent le plus souvent.

On comprend pourquoi toute tentative de confronter des idées sera un exercice impraticable, qui tournera rapidement à l'affrontement, ou toute question posée demeurera sans réponse, tout argument ne figurant pas dans notre démonstration sera traité par le mépris. Comment progresser dans ces conditions-là ? Impossible, même moi qui pense 24h/24 à la situation mondiale ou à notre cause j'ai fini par ne tirer aucun profit de rapports aussi médiocres ou pire, ils me conduisaient à la paralysie chaque fois que je leur accordais trop d'attention, car ils allaient à l'encontre du principe que j'avais adopté, selon lequel nous devions progresser ensemble... ou régresser ensemble, ce à quoi je ne pouvais me résoudre, d'où les multiples occasions où j'ai failli fermer le portail.

Rassembler tous les matériaux à notre disposition pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, et réfléchir ensemble à partir de ces matériaux, n'intéresse décidément personne, est-ce l'effet de l'atomisation de notre classe, de nos droits, qui s'exprime de la sorte, cela a sans doute une influence. J'ai constaté que les membres des classes moyennes (médecins, architectes, avocats, etc.) ou des intellectuels (enseignants, ingénieurs, chercheurs, etc.), d'anciens hauts fonctionnaires, etc. qui postaient des commentaires dans le blog Les-Crises.fr ou participaient à ce blog ou encore le finançaient, n'avaient pas ces a priori ou ces préjugés ravageurs. J'y trouve davantage matière à réflexion que nulle part ailleurs parce qu'on y trouve des analyses contradictoires, alors qu'il m'est arrivé de vilipender violemment ce blog et son auteur, je me suis même permis de lui faire savoir par courriel.

C'est à croire que les membres des classes supérieures ont davantage de conscience de classe que ceux des classes inférieures, et qu'ils ont conscience qu'il va de leur intérêt de la partager, même s'ils ne sont pas toujours d'accord. Peut-être a-t-il manqué cette fonction commentaire au portail que j'ai créé, ce qui d'une certaine manière l'aurait rendu moins rigide ou plus convivial, c'est possible, je n'en sais rien, on le saura rapidement. Personnellement je ne le crois pas, parce que les membre des classes inférieures ont tendance à développer un complexe de supériorité dans certains circonstances, justement parce qu'elles sont inférieures, et évidemment elles n'en ont pas conscience. Se sachant vulnérables, elles croient s'en tirer à bon compte ainsi, elles se trompent lourdement.

Mon père (menuisier) n'était pas très évolué, il vouait un culte aux patrons, aux puissants, à de Gaulle, et il vota pour son parti jusqu'à sa mort. Il fut réactionnaire par bêtise et fier de l'être. Il était obtu et plus têtu qu'un âne, et bien quand je tentais de lui expliquer quelque chose il me traitait d'abruti. Pourquoi, mais parce que j'étais issu du même milieu ouvrier pauvre que lui. Il se croyait très intelligent, plus que moi. Pourquoi, mais parce que lui s'identifiait aux membres des classes supérieurs, il reproduisait leurs discours autorisés, et c'est de là qu'il tenait sa légitimité, alors que moi qui les combattais je n'en avais aucune. Macron a dit qu'on n'était rien, mon père ne l'aurait pas désavoué, cela fait réfléchir.

Surtout que plus de 40 ans plus tard je suis confronté aux mêmes rapports avec ma compagne Selvi, en plus compliqué encore, puisqu'il ne s'agit pas de politique mais de la vie en général, chez cette femme ultra arriérée l'intelligence est innée, normal, comme dieu, elle est croyante, hindou pratiquante, on s'est engueulés il y a trois jours et depuis je ne lui ai pas adressé la parole, parce que je n'ai aucun argument à opposer à dieu, vous comprenez.

En deux mots pour ne pas passer pour un monstre, elle confond prêt et donation, or mon revenu est très limité comme vous le savez, et je me prive sur tout pour essayer d'avoir un niveau de vie décent, je ne peux donc pas distribuer de l'argent à des gens qui ne me le rendront jamais, ce qui est déjà le cas de plusieurs membres de sa famille, à hauteur de plus de 160.000 roupies. J'ai refusé de prêter 50.000 roupies aux parents d'un de ses cousins la semaine dernière, la semaine précédente j'avais refusé de prêter 35.000 à la fille d'une de ses soeurs, et ne voilà-t-il pas qu'une autre de ses soeurs débarque et me demande 10.000 roupies, trop, c'est trop, alors que j'ai bien précisé à Selvi que je ne prêterai plus jamais d'argent à aucun Indien.

Il est facile de l'embobiner la pauvre femme, tous ces Indiens travaillent donc ils pourront me rembourser. Sauf qu'ils ont un salaire misérable qui tourne autour de 5.000 roupies. Ils ont des charges ou ils sont endettés ou les deux à la fois le plus souvent, vive le miracle économique de l'Inde ! Pratiquement tous les mois ils doivent consacrer une somme importante à une ou plusieurs cérémonies familiales, attention, c'est une obligation absolue sinon ils en viennent aux mains ; il y en a toujours un ou deux qui tombent malades et ils doivent régler les frais médicaux ; qui est victime d'un accident ménager ou de la route, bref, sans parler qu'ils ont un tas de besoins élémentaires non satisfaits, ils ont mille et une raison valables de se retrouver sans le sou chaque fin de mois pour peu qu'ils estiment que vous pouvez attendre votre argent indéfiniment. Quel dilemme pour moi, passer pour un salop qui n'a pas de coeur ou me faire dépouiller !

J'ai expliqué tout cela à Selvi, mais elle n'en a pas tenu compte. Ce soir-là on devait passer une bonne soirée, il restait une part de pizza à se partager en apéritif, elle adore cela, j'avais acheté deux glaces à déguster plus tard, résultat, j'ai mangé seul dans mon coin et elle n'a pas mangé, on s'est couché sans s'adresser la parole et cela fait trois jours que cela dure, et cela risque de durer encore, combien de temps, je n'en sais rien, ce n'est pas la première fois que cela arrive, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour lui faire entrer quelque chose dans son cerveau. Au passage, vive la démocratie, ce sera sans moi s'il s'agissait de lui donner le même pouvoir que moi ! Les crétins vont me prendre pour un tyran, j'emmerde ces ignares, d'autant plus que je destine le petit capital dont je dispose à Selvi lorsque je serai crevé, et tout l'argent que je vais économiser jusqu'à ma mort à partir du mois prochain lui reviendra. Bien des femmes l'envieraient d'avoir un compagnon si prévoyant et prévenant, non ? Comme quoi messieurs les crétins je sais tout, il faut se passer de juger nos semblables, ai-je porté un jugement sur quiconque ici, nulle part sous peine d'être injuste. C'est aussi cela être digne, avoir une morale de classe, j'en suis fier, c'est la seule chose qui me reste à dire vrai.

Tout cela pour dire que je ne me faisais guère d'illusions en faisant ce portail, mais je ne m'attendais pas à ce que cela prenne cette tournure. J'ai apparemment surestimé la nature humaine, la mienne aussi semble-t-il, où ou à quel propos, je n'en sais rien, je n'y ai pas vraiment réfléchi, optimisme exagéré, maladresse, méprise, manque d'ambition, de ma part j'entends, sans doute un peu de tout cela bien que ce soit secondaire... pas pour tout le monde sauf pour moi !

Voilà cette introduction à nos retrouvailles va nous permettre de passer au plat de résistance, un énorme pavé à déguster lentement pour ne pas s'étouffer ! Toutes les causeries suivantes comportent des dates approximatives et parfois elles ont été complétées plus tard. Il se peut aussi que certains passages soient incomplets.

J'ai laissé de côté un tas de sujet, Venezuela, Catalogne, etc. Vous avez pu trouver dans les portails ou blogs dont j'ai mis les adresses dans la page d'accueil matière à en savoir plus sur la situation internationale.

Je pense que l'essentiel n'est pas le traitement quotidien de l'information ou d'accumuler des connaissances, mais les blocages qui empêchent les travailleurs de se poser les bonnes questions, les questions déterminantes ou principales, d'apprendre pour comprendre avant de passer à l'action. Si on n'apprend rien ou tout de travers, que peut-on comprendre, rien ou pas grand chose, on cultive le doute, le scepticisme, le pessimisme, la culture de l'inaction ou de l'action inappropriée en se trompant d'objectif ou de camp.

J'avais cru comprendre que notre engagement politique consistait à partager nos expériences et nos convictions et à nous rassembler pour atteindre un objectif politique, abattre le régime et fonder une République sociale, mais apparemment on ne parle pas la même langue, on ne se comprend pas. Non, la situation n'est pas aussi compliquée qu'on le dit, on la complique à souhait, on baigne en pleine confusion qu'on alimente nous-même, on manque de rigueur et de logique et on refuse de l'admettre, on se prive ainsi des moyens de progresser, c'est stupide.

A propos du portail et du blog.

Il a fallu que je parte dans un truc très compliqué, pour m'apercevoir au bout de plusieurs jours qu'il existait une solution fort simple qui consistait simplement à créer une nouvelle page après chaque section ou causerie et un lien vers cette adresse ! C'est lamentable.

Cela implique que je conserve le portail dans l'avenir, ce qui ne fait pas vraiment mon affaire, mais d'un autre côté la présentation est plus compacte et soignée qu'avec un blog. Je pense qu'on va s'en tenir à cette solution et j'espère qu'elle satisfera les lecteurs.

Je n'ai pas le temps de tout relire et de corriger les fautes de frappe ou d'orthographe qui sont souvent dûs à des copier/coller ou parce que je privilégie les idées qui me viennent à l'esprit quand je suis en train de taper au clavier, cela peut donner "censé" au lieu de "sensé" par exemple.


La causerie du 16 septembre

Partie 1.

A télécharger absolument. Une outil formidable pour former les militants.

Audio. Gérard Phillipe lit Marx et Engels
https://www.youtube.com/watch?v=GaeC0eixsX0

Partie 2.

Rappel. Mélenchon, non je n'ai pas changé...

Mis en ligne par le Comité Valmy.

Le Figaro du 18 avril 2017 :

Jean-Luc Mélenchon a assuré aujourd’hui qu’il ne souhaitait sortir ni de l’Europe ni de l’euro "Ne croyez pas ce qu’ils vous disent : « il veut sortir de l’Europe, de l’euro » (...), allons, un peu de sérieux", a déclaré le candidat de La France insoumise, évoquant des "enjeux immenses de savoir si nous allons nous opposer les uns aux autres en Europe ou si nous allons faire baisser les tensions qui existent entre les peuples".

Extrait de la séance du 9 juin 1992 au Sénat

- ...les vrais démocrates ne peuvent que vouloir l’avènement de la nation européenne et, avec elle, de la citoyenneté européenne.

- N’ayons pas honte de ce traité. Déjà, il va au-delà de la situation actuelle, il constitue une avancée.

- En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis (l’orateur se tourne vers les travées communistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche : pour la première fois, dans un traité de cette nature, des mesures d’encadrement du marché sont prévues ; pour la première fois, citoyenneté et nationalité sont dissociées ; pour la première fois, les syndicats vont être associés aux processus décisionnels. (Protestations sur les travées communistes. – Applaudissements sur les travées socialistes.)

- Demain, avec la monnaie unique, cette monnaie unique de premier vendeur, premier acheteur, premier producteur, représentant la première masse monétaire du monde, l’Europe sera aussi porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité...

- ...c’est l’avènement de la nation européenne porteuse de paix, de civilisation et de solidarité.

- Si j’adhère aux avancées du Traité de Maastricht en matière de citoyenneté européenne, bien qu’elles soient insuffisantes à nos yeux, vous devez le savoir, c’est parce que le plus grand nombre d’entre nous y voient un pas vers ce qui compte, vers ce que nous voulons et portons sans nous cacher : la volonté de voir naître la nation européenne et, avec elle, le patriotisme nouveau qu’elle appelle...

Partie 3.

La monarchie et ses serviteurs.

Le président de la République dispose du pouvoir de nommer tous les hauts fonctionnaires énumérés à l’article 13 de la constitution du 4 octobre 1958 (conseillers d’État, grand chancelier de la Légion d’honneur, les ambassadeurs et envoyés extraordinaires, les conseillers maîtres à la Cour des comptes, les préfets, les représentants de l’État dans les collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 et en Nouvelle-Calédonie, les officiers généraux, les recteurs des académies, les directeurs des administrations centrales) en conseil des ministres selon son gré, son humeur du moment.


La causerie du 15 septembre

Partie 1.

Autrefois, le capitaliste qui était amené à développer son activité ou à devenir plus puissant devait savoir gérer son entreprise et avoir acquis une bonne connaissance du marché, pour faire simple. De nos jours, il faut en plus ou surtout qu'il se soumette à la hiérarchie établie par les sommets de l'oligarchie anglo-saxonne et qu'il ne manifeste aucune velléité d'indépendance auquel cas elle le briserait.

Autrement dit, les critères économiques sont supplantés par des critères d'ordre politique ou plutôt, le capitaliste doit désormais considérer qu'il n'est plus le maître de ses décisions ou que le pouvoir dont il dispose ne dépend plus de sa fortune ou de sa volonté, mais de sa faculté à s'adapter (ou d'adopter) à la stratégie politique définie par l'oligarchie, qui inclut la financiarisation mafieuse de tous les secteurs de l'économie ou de la société, afin de parvenir à une plus grande concentration encore du capital pour achever son emprise sur le pouvoir politique dont dépend la pérennitè de l'exploitation de l'homme par l'homme ou de sa propre existence au détriment du reste de l'humanité.

Le capitaliste doit accepter ce statut ou de jouer le rôle d'un vulgaire locataire ou gérant de son entreprise, d'administrateur ou plutôt de simple exécutant sans véritable pouvoir. Son bail peut être renouvelé indéfiniment ou il peut être annulé du jour au lendemain sur simple décision de ses banquiers, être déclaré en faillite et être débarqué, et même si son entreprise dégage d'importants profits pour ses actionnaires elle peut être sacrifiée si sa présence dans un pays interfère avec la stratégie politique définie par l'oligarchie qui a valeur de loi suprême au-dessus de celles qui régissent le fonctionnement du capitalisme que l'oligarchie a appris à contourner pour atteindre ses objectifs politiques.

Les oligarques peuvent décréter qu'un peuple doit crever de faim ou être livré à une guerre civile, à un génocide juste pour parvenir à leurs fins s'il le faut, alors la vie d'un capitaliste rendu aussi faible ou vulnérable ne représente rien à leurs yeux, dès lors qu'ils ont décidé de se passer de ses services.

Le sommet de l'oligarchie s'est doté d'une idéologie extrêmement rigide ou contraignante, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse, parce que plus elle est exigeante ou intransigeante, moins il sera facile de l'appliquer à la lettre dans un monde caractérisé par l'inégalité de son développement économique selon les différents pays ou continents qui le composent ainsi que leur propre histoire politique qui déterminent le comportement des peuples ou la lutte des classes, qui demeure un facteur incontournable, et que pour cette raison l'oligarchie s'emploie comme elle peut à corrompre ou à neutraliser avec plus ou moins de succès, sa survie en dépend en dernière analyse et elle en a parfaitement conscience.

Elle s'est dotée d'une philosophie strictement ou délibérément belliqueuse et obscurantiste, nihiliste, pour briser la résistance des peuples et semer le chaos parmi eux, afin de mieux pouvoir les contrôler ou les réprimer si nécessaire, et le meilleur moyen d'y parvenir fut de leur insuffler l'idée dévastatrice que quel que soit leur destin ils ne pourraient pas y échapper ou qu'ils devaient abandonner définitivement l'espoir de pouvoir un jour changer la société.

Imbue de sa toute puissance, elle a commis une erreur qui pourrait lui être fatale si la masse des exploités s'en saisissaient, car en tentant de les convaincre qu'ils devraient désormais se contenter de leurs conditions sans espoir d'aucune quelconque amélioration dans un futur indéterminé, elle va parvenir à les persuader qu'ils n'ont plus rien à attendre de ce régime et qu'il faut le renverser, c'est logiquement la conclusion politique à laquelle devraient aboutir des millions de travailleurs et jeunes plus ou moins consciemment.

Donc notre ligne politique doit s'inscrire résolument dans cette perspective pour aider les travailleurs à parvenir à cette conclusion, et organiser ceux qui y sont parvenus. Cette idée peut très bien germer dans la tête de millions de travailleurs sans que rien ne change, on peut ajouter qu'il en est ainsi de tout temps.

Si rien n'est acquis, rien n'est perdu non plus, tout demeure possible pour peu qu'on s'en donne les moyens. Nous avons un autre avantage sur l'oligarchie, c'est que les travailleurs ont le choix entre se soumettre ou se soulever, alors que l'oligarchie ne peut pas modifier l'orientation de l'économie mondiale ou du capitalisme, elle ne dispose pas de stratégie de rechange, il lui faut impérativement affronter brutalement tous les peuples.

Et le temps joue contre elle de mille et une manières. Toute hésitation ou tergiversation, tout recul, toute erreur d'appréciation, tout échec même partiel constituent autant de failles dans son dispositif dans lesquelles les masses s'engouflent, elles démontrent qu'elle n'est pas aussi puissante qu'elle en à l'air ou le prétend, pendant que perce au grand jour ses réelles intentions ou la vérité qu'elle ne peut plus cacher à un moment donné, alimentant le profond rejet qu'elle inspire à tous les peuples, ce qui les encourage à en apprendre toujours davantage ou confirme qu'ils n'étaient pas victimes de théories du complot, mais qu'ils étaient bel et bien en présence d'un réel complot destiné à les soumettre à l'ordre établi ou en esclavage, parce que jusque là ils ignoraient les tenants et les aboutissants de la politique de l'oligarchie qu'on leur faisait subir.

Il n'aura pas fallu trois mois pour que la baudruche Macron se dégonfle. Combien en faudra-t-il pour le chasser du pouvoir ? Nul ne le sait.

Partie 2.

A propos de l'avant-dernier éditorial de la Tribune des travailleurs

Poser la question, c'est y répondre.

Il existait un argumentaire encore plus simple que celui développé dans votre éditorial. Voici la question qu'il faut poser à chaque travailleur ou militant :

- Comment peut-on imaginer un seul instant que des ordonnances se rapportant aux conditions de rémunération et de travail pourraient être favorables aux intérêts des travailleurs, alors qu'elles ont été acclamées par le représentant du patronat, Gattaz, président du Medef, la totalité des actionnaires du CAC40, et ont reçu le soutien de LR, de la Commission européenne, du FMI, de la Banque mondiale, de l'OCDE, de Washington, etc. qui représentent tous le camp des capitalistes ?

Si on n'est pas d'accord sur ce constat, il est inutile de continuer la discussion ou de rentrer dans le détail de chaque point de ces ordonnances car elle ne mènera nulle part.

Il faut s'en tenir à l'essentiel ou revenir aux principes de base, et là la logique est implacable.

Il est certain qu'on rencontrera des travailleurs qui seront prêts à consentir de nouveaux sacrifices sans savoir précisément à quoi s'attendre ou parce qu'ils estiment ne pas être directement concernés.

Mais est-ce le rôle d'un militant ouvrier de demander aux travailleurs de consentir de nouveaux sacrifices au profit des patrons, ne devrait-il pas exiger le contraire en tant que représentant des travailleurs ? Cela va de soi, n'est-ce pas ?

La question est de savoir sur quel terrain de classe nous nous situons. Si c'est sur celui de la classe ouvrière, on doit exiger le retrait des ordonnances sans condition.

J'ai envoyé ce texte au POID par courriel. Sans réponse, je n'en attendais pas.

A propos du dernier éditorial de la Tribune des travailleurs

Votre argumentation contre Mélenchon et son mouvement est scabreuse ou pire encore.

Pourquoi un parti ou un mouvement politique ne pourrait-ils pas se fixer des objectifs identiques aux syndicats, puisque quelque part ils ont les mêmes, partiellement. L'émancipation du prolétariat auquel vous faites référence ne signifie-t-il pas l'abolition du capitalisme, or c'est un objectif que se fixent à la fois les syndicats et les partis ouvriers, à ces derniers d'y ajouter la prise du pouvoir politique pour institutionnaliser ou inscrire dans la Constitution la mise hors la loi du capitalisme.

On devrait se féliciter que syndicats et partis partagent les mêmes objectifs et décident de mener le combat ensemble, c'est étrange que cela vous contrarie, puisque c'est justement cette répartition des rôles et le refus de ne pas partager ces objectifs qui est à l'origine de l'affaiblissement ou de la dislocation du mouvement ouvrier, de sa dégénérescence.

Que Mélenchon se comporte comme un vulgaire trade-unioniste ou opportuniste en n'allant pas plus loin que les syndicats en refusant d'appeler à chasser Macron et son gouvernement, et qu'il faille dénoncer ses basses manoeuvres est une chose, mais on ne voit pas en quoi il empièterait sur les prérogatives des syndicats davantage que le PS ou le PCF qui en conservent le contrôle, physiquement ou idéologiquement, Mailly a sa carte du PS en poche et Martinez a son rond de serviette au PCF ou à l'Humanité qui lui sert de tribune, notamment. Assez d'hypocrisie on a envie de dire.

Tenez, au passage, lorsque vous affirmez que "le mouvement ouvrier a souffert pendant des décennies de la volonté de l’appareil du stalinisme de le placer sous sa botte", vous avez oublié le PS dont l'emprise sur les syndicats fut plus sournoise, dans la mesure où très souvent il lui suffit de diffuser son idéologie vénéneuse pour que les syndiqués l'adoptent sans même qu'ils aient besoin d'adhérer à ce parti, et constituent ce que certains appelleront le corps électoral du PS.

Quant au passage de la Charte d'Amiens auquel vous avez fait allusion, il eut pour conséquence dramatique de dissocier le combat contre le capitalisme du combat pour le socialisme au profit de ceux qui y étaient farouchement opposés. Autrement dit, si elle servit à favoriser l'unité de la classe ouvrière, ce fut davantage pour la maintenir sous le joug du capitalisme ou au profit des ennemis du socialisme, dont ceux qui officient dans le mouvement ouvrier. On peut également observer que si elle n'empêcha pas que le social-impérialisme et le stalinisme prolifèrent dans la CGT ou le syndicalisme en général qui a adopté ce principe, elle eut au moins le moins le mérite d'empêcher qu'un courant véritablement indépendant du capitalisme s'y développe. Il paraît même que les anarchistes auraient joué un rôle non négligeable au moment de l'adoption de ce principe, ce qui ne serait pas étonnant compte tenu qu'ils sont opposés à l'organisation de la classe ouvrière en parti ou sur le plan politique...

Imaginons que demain des syndicats engagent le combat pour une réforme et qu'un parti la reprenne à son compte en ajoutant qu'il l'inscrirait dans la Constitution s'il parvenait au pouvoir, dites-nous en quoi cela serait-il illégitime ou porterait atteinte à l'autonomie des syndicats. Parce que cela encouragerait des syndiqués à rejoindre ce parti ? Mais quel mal y aurait-il à cela ? Je vous rassure cela ne risque pas d'arriver, puisque tous les partis ont fait acte de soumission envers le régime.

Cela rappelle fâcheusement les vieilles polémiques ou querelles d'appareils destinées à camoufler les visées des différents partis sur les syndicats, à moins qu'il s'agisse d'une confusion tout simplement. Mais après tout je peux me tromper, je vais vous poser une dernière question pour le vérifier.

Donc si j'ai bien compris, si demain les syndicats appellaient à une grève générale et une manifestation nationale à Paris sur la base de telle ou telle revendication sociale, votre parti n'appellerait pas à y participer, ne s'y joindrait pas, c'est bien cela, n'est-ce pas ?

Mélenchon est un charlatan ou un illusionniste, et il tient un discours bourré de contradictions qu'il est facile de démonter. On ne peut pas l'accusé d'être incohérent parce qu'il refuse d'affronter le régime, puisque c'est finalement ce qui le caractérise le mieux. Pour cette raison ou selon mes critères il est de droite. Je n'ai pas besoin de lui faire des procès d'intention pour démontrer qu'il est compromis.

En complément.

Sur BFM le 5 septembre, face à Bourdin qui lui demandait si son objectif était de faire tomber le gouvernement, Mélenchon a réagi : « vous nous voyez aller en manifestation pour dire ‘on veut renverser le président’ ? Ca n’a pas de sens, moi je crois aux élections ».

Pourquoi les médias aiment-ils tant Mélenchon ?

Mélenchon en conseiller en communication de Macron pour l'aider à gouverner contre les travailleurs.

Jean-Luc Mélenchon a une rentrée politique chargée où de nombreux sujets chers à la France Insoumise font l'actualité. Il a vivement réagi aux propos d'Emmanuel Macron qui a déclaré qu'il "ne cèderait rien aux fainéants, aux cyniques ou aux extrêmes". "Le chef de l'État s'en prend aux Français régulièrement d'un pays à l'autre. En Roumanie il les a traités d'une chose, en Angleterre d'autre chose, cette fois-ci on en est carrément rendu aux injures. Mais qui sont ces fainéants, ces extrémistes, ces cyniques ? Il s'en prend à tous ceux qui résistent à sa politique. Le président de la République française ne doit pas commenter la vie politique française depuis l'étranger", déclare le député.

Appelant au "calme" et à "faire baisser tout ça d'un cran", il a répondu aux critiques du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner dans la matinée sur la "violence" de ses propos, notamment les termes d'"insurrection" ou de "coup d'Etat" social.

"Les Français ne sont pas fous, c'est une métaphore que j'utilise", "je n'ai pas l'intention d'aller prendre l'Elysée à coups de bâtons ou à coups de fusil", a affirmé M. Mélenchon. Franceinfo et AFP 10 septembre 2017

Vive la "multiplication" des journées d'action bidon !

- Code du travail: Mélenchon se réjouit de la multiplication des "dates de combat" - AFP


La causerie du 14 septembre

Partie 1

Ceci explique cela.

Actualité du marxisme. Le capitalisme conduit à la paupérisation de masse et non au bien-être social.

A propos de la Grande-Bretagne.

- ...depuis la période précédant la crise de 2008, le marché a enregistré plus de 2,5 millions d’emplois en plus, le niveau des salaires est toujours de 3,2 % inférieur à celui de cette année-là, une fois les chiffres ajustés à l’inflation. Cette différence entre un taux de chômage bas (4,3% selon les derniers chiffres. - LVOG) et une progression des salaires nulle s’explique en partie par la multiplication des emplois précaires, comme les contrats zéro heure. Et le nombre d’emplois de type Uber a aussi augmenté. Cela permet de sortir des gens (mal payés) des statistiques du chômage. Liberation.fr 14.09

Partie 2

Parole d'internautes (Les-Crises.fr)

1- L’ article fait état de l’avancée de l’arsenal judiciaire américain pour faire disparaître du web les sites ne diffusant pas la bonne parole. Les démocraties occidentales deviennent petit à petit des régimes totalitaires avec des médias partisans. Faudra-t-il attendre un autre 1789 pour que les choses changent?

2- “C’est le boulot de l’U.E. de s’adapter à la législation, pas à la législation de s’adapter à l’U.E.”. Cette déclaration de MacCain montre à quel point nous sommes les vassaux de l’empire US ! Et le plus effrayant c’est le consentement presque unanime à cette subordination de nos dirigeants politiques et de nos élites économiques, militaires et médiatiques, voire pour certains sa promotion…

La causerie du 12 septembre

Partie 1

Même enfouie sous 100.000 tonnes de gravats, la vérité finit toujours par émerger.

A vouloir trop en faire, on obtient le résultat inverse de celui recherché, parfois immédiatement, parfois après un certain délai...

Chat échaudé craint l'eau froide ou il ne faut pas réveiller le chat qui dort ou encore un homme averti en vaut deux.

Pire que convaincre ceux qui n'ont aucune idée sur un évènement, cela a le don ou pour effet d'éveiller leur curiosité, puis le doute, et enfin leurs soupçons sur la véracité de la version des faits qu'on leur a servie sur un plateau, justement pour qu'ils ne réfléchissent pas et l'adoptent servilement les yeux fermés. Ils en viennent à se dire qu'on ne leur a pas tout dit, qu'on leur cache peut-être quelque chose, et que les intentions de ceux qui leur tiennent ce discours ne sont pas forcément avouables. Et comme finalement les porte-parole de la version officielle, qui finira dans les manuels scolaires, les mépriseront pour se poser trop de questions apparemment embarrassantes ou soulevant une multitude de contradictions puisqu'ils n'y répondront jamais, ils en conclueront logiquement et tout à fait à propos qu'ils ont raison de ne leur accorder aucune confiance.

C'est intéressant comme mécanisme, car c'est ainsi qu'un régime finit par être totalement isolé du peuple, et par s'effondrer pour peu qu'il trouve les moyens de l'abattre.

Il en fut ainsi du TCE en 2005, il en est de même en 2017 avec Macron et ses ordonnances sur le Code du travail, et il était normal qu'il en fut également de même à propos du du 11 septembre 2001.

L'auteur du blog Les-Crises.fr, M. Olivier Berruyer, s'acharne à soutenir la thèse officielle du 11 septembre 2001.

A l'occasion du 16e anniversaire de ce coup d'Etat dans l'Etat ("inside job"), il a cru bon de publier de nouveaux articles dans lesquels il ne fait que relayer la version officielle, croyant peut-être qu'en recourant à une débauche d'images accompagnées de surcroît de commentaires inappropriés ou en contradiction avec le contenu de ces images, il parviendrait à rallier ses lecteurs à cette version abracadabrante.

Peine perdue, l'immense majorité des internautes qui pour la plupart appartiennent aux classes moyennes ou sont des intellectuels rejettent ses explications qui ne servent qu'à cautionner la version officielle. Un exemple.

Mr Berruyer doit vraiment considérer les thruthers (les personnes qui se posent des questions et exigent la vérité - LVOG) comme un terrible fléau pour consacrer autant de temps et de travail à essayer de démonter leurs théories…

Pourtant, quelque délirantes que puissent paraître certaines d’entre-elles, on se demande bien quel danger ce mouvement fait-il encore peser sur la société, hormis le risque de voir un jour se réaliser son souhait d’une nouvelle enquête indépendante (et qu’on ne me rétorque pas qu’il exacerbe l’antisémitisme ou qu’il favorise la défiance des citoyens envers leurs gouvernements: on ne devient pas antisémite en émettant des doutes sur le 9/11 et les gouvernements n’ont pas besoin des conspirationnistes pour perdre jour après jour la confiance de leurs électeurs).

Or, malgré toutes les pétitions qui ont été engagées, comme la NYC 9/11 Ballot Initiative qui a été soutenue par les familles des victimes, malgré les sondages qui annoncent que 58 % des français ont déclaré avoir des doutes sur la version officielle (sondage HEC) et que seulement 16% des américains croyaient à cette même version (sondage NY Times /CBS de 2006), malgré l’immense scepticisme auquel est confronté le Gouvernement US, non seulement parmi ses propres citoyens mais à travers le reste monde, aucune nouvelle enquête n’a encore jamais vu le jour et ce n’est pas aujourd’hui, 16 ans après les faits, qu’une nouvelle Commission indépendante sera mise en place. Vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles…

Hier sur le Net j'ai découvert un nouveau blog et de nouveaux témoignages ou preuves sur le 11/9. Quand j'aurai terminé de les étudier je verrai ce qui mérite d'être publié car un tri s'impose.

Partie 2

Frère siamois.

- Florian Philippot se voit de droite et de gauche, mais pas comme Macron - Le Huffington Post

Les psychopathes osent tout.

Le secrétaire d'État chargé de la simplification administrative Benjamin Griveaux en a rajouté une couche ce lundi, rapporte Le Lab. Invité sur France inter, il a déroulé un raisonnement dans lequel il finit par viser, en partie du moins, ceux qui iront manifester le 23 septembre et se dit persuadé que les névrosés aux "passions tristes" seront dans le cortège avec Jean-Luc Mélenchon. lexpress.fr 11.09

- Logement : moins de norme pour construire - Franceinfo

-Emmanuel Macron s'est déplacé à Toulouse (Haute-Garonne), pour dévoiler les grandes lignes de la réforme du logement. Parmi ses mesures, la baisse des normes pour relancer la construction. Franceinfo

Il en est un pur produit.

-Nicolas Hulot : «Les lobbys, je les sens en permanence sur mes épaules» - LeParisien.fr

Partie 3

Quand ils se prennent pour les maîtres du monde.

- Venezuela: l'ONU souhaite une enquête sur de possibles crimes contre l'humanité - AFP

Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a demandé lundi une enquête internationale sur l'usage excessif de la force par les autorités au Venezuela, estimant qu'il pourrait s'agir de crimes contre l'humanité. AFP 11 septembre 2017

- Russie : l’opposition progresse localement - Liberation.fr

- Tchad: Paris appelle Déby à fixer une date pour les législatives - Reuters

- L'ONU adopte à l'unanimité de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord - Franceinfo

Il s'agit du 8e train de sanctions contre Pyongyang après ses essais nucléaires. Le texte adopté lundi a dû être édulcoré pour emporter les suffrages de la Chine et de la Russie. Franceinfo

Partie 4

Rien que de la vermine !

- Les Verts prêts à gouverner avec Merkel sous condition - Reuters

Les Verts allemands se sont dits lundi prêts à faire partie d'un gouvernement de coalition avec les conservateurs d'Angela Merkel à l'issue des prochaines élections législatives à condition notamment que soient fermées les 20 centrales au charbon les plus polluantes... Reuters


La causerie du 13 septembre

Avec les ordonnances, c'est le retour en force du patron de droit divin ou la confirmation que le travailleur est voué à demeurer taillable et corvéable à merci, notamment dans les PME et les entreprises moyennes qui emploient plus de la moitié de la main d'oeuvre, faiblement ou non organisée.

La journée d'action d'hier n'a même pas mobilisée l'ensemble des troupes des syndicats qui y appelaient, 400.000 selon la CGT, 240.000 selon la police, tranchons à 300.000 participants, soit moins de 1% des travailleurs, étudiants et collégiens. Il devrait en être de même le 21, mieux le 23, tout dépendra... de la météo !

Peut-il en être autrement quand les organisateurs ont appelé à voter Macron (Martinez - CGT) ou ont postulé au poste de Premier ministre (Mélenchon - FI) ? Mais ce n'est pas là l'essentiel.

Ces ordonnances qui nous renvoie un siècle en arrière ont été commentées sous toutes les coutures, certains ont tenu des discours enflammés en les caractérisant de coup d'Etat social, en fait antisocial, sans que l'immense masse des travailleurs se mobilisent contre. On est en droit de se demander pourquoi, sachant qu'il existe plusieurs explications valables.

Macron a affirmé qu'il ne reculerait pas, Martinez lui a assuré qu'il n'avait pas l'intention de bloquer le pays, et Mélenchon a renchéri en expliquant qu'il ne visait pas la chute de Macron et du gouvernement, partant de là à quoi bon se mobiliser. Les uns et les autres vont broder sur le manque d'unité des syndicats ou de détermination des dirigeants des différents partis censés représentés les travailleurs, comme d'habitude quoi, et qu'est-ce qui en sortira, rien. Mais ce n'est pas là l'essentiel.

Comment ou plutôt pourquoi devrait-il en être autrement, alors que les travailleurs entendent ces discours depuis des décennies et des décennies ? Il faut croire qu'ils ont la tête ailleurs ou qu'il y a quelque chose dans leur tête qui ne tourne pas rond.

On sait qu'ils peuvent se saisir d'un appel même lorsqu'il est boîteux ou comporte des contradictions, on sait qu'ils ne suivent pas forcément les mots d'ordre ou les consignes des appareils inféodés au régime, bref, on sait qu'ils peuvent en faire qu'à leur tête ou surprendre tout le monde, quand ils n'ont plus rien à perdre ou quand ils estiment qu'ils peuvent gagner parce que le régime est affaibli et rejeté et qu'ils en ont pris conscience, ils passent alors à l'action, à l'offensive.

Manifestement nous ne sommes pas dans ces cas de figure, pas tout à fait, à moins qu'on en soit encore éloigné, sans doute parce que la perspective de changer la société s'est envolée ou plus personne n'y croit, alors qu'elle devrait être plus que jamais à l'ordre du jour. La question est donc de savoir ce que cela signifie, qu'est-ce que cela sous-entend, que faire pour que cet espoir les habite et ne les lâche plus. Comme je l'ai indiqué précédemment, si vous cherchez dans la littérature des différentes formations politiques une réponse à cette question, vous ne la trouverez nulle part, elle se réduit à un constat ou des lieux communs sur le rôle des différents acteurs politiques sur lesquels vient se greffer une conclusion dont les travailleurs ne peuvent se saisir aussi juste soit-elle parfois, parce qu'elle ne correspond pas à leur interprétation de leur condition ou de la situation.

Il est là le principal obstacle à lever dans leur incapacité à concevoir la légitimité de leurs besoins ou droits, ce qui les conduit à se soumettre à l'ordre établi, qu'ils peuvent critiquer ou détester par ailleurs. Qu'ils rejettent une politique ou qu'ils résistent, est une chose, trouver la voie de l'action ou de la mobilisation pour affronter le régime en est une autre. Pour la plupart d'entre eux, jamais ils ne se sont investis dans la lutte de classe, jamais ils ne se sont sentis un jour concerné par leur propre destin aussi incroyable que cela puisse paraître, et tout démontre qu'ils n'y sont pas prêts. Alors qu'est-ce qu'il leur manque pour franchir le pas, plusieurs choses qu'on a commencé à effleurer ici, ajoutons qu'ils cessent d'être sous l'emprise de l'influence de la classe dominante qui dicte leur mode de pensée, leur comportement, qui est à la base de leur soumission ou les conduit à la passivité, qu'ils commencent à penser librement.

Comment ne pas voir qu'ils ne sont pas capables du moindre discernement, que la logique la plus élémentaire leur fait défaut parce qu'ils n'y sont pas contraints, ils s'accommodent de leur condition et du capitalisme malgré ses aspects hideux, soit parce qu'ils ne sont pas directement concernés ou parce qu'ils ont encore les moyens de le supporter ou encore ils se font une raison à défaut d'explications cohérentes pour comprendre ce qui se trame contre eux ouvertement ou dans leurs dos. Et ces explications ne suffiraient pas davantage, parce qu'il leur manquerait les outils logiques pour en saisir la portée pratique et historique.

L'homme est parvenu au stade de développement où il peut anéantir l'espèce humaine et la planète toute entière, ou il peut s'en servir pour conquérir sa liberté. L'humanité est bien à la croisée des chemins, et les travailleurs doivent impérativement en prendre conscience. Il faut quand même avoir à l'esprit quand on réfléchit à cet aspect de la situation, qu'ils ont été jusqu'à plébisciter des partis politiques ou soutenir des chefs d'Etat qui ont favorisé la production d'armes nucléaires, chimiques, bactériologiques, c'est tellement insensé, monstrueux, qu'on est bien obligé d'en déduire qu'ils sont demeurés profondément arriérés et qu'il va être très difficile de les sortir de cet état ou de les faire évoluer, ce qui ne peut être possible qu'en s'attaquant aux puissants moyens qui sont mis en oeuvre par la réaction pour les maintenir dans cet état-là, pour les conditionner idéologiquement et psychologiquement.

Qu'on se comprenne bien, notre propos n'est pas de changer les hommes les uns après les autres pour changer ensuite la société, auquel cas on n'en verrait jamais le bout et on serait voué à demeurer éternellement sous le joug du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme, mais de préparer les conditions de manière à pouvoir changer la société, conditions qui incluent évidemment le niveau de conscience des hommes puisque finalement la société et le monde en sont également le produit.

La plupart des expériences auxquelles les hommes sont confrontés comportent des aspects opposés, qui se manifesteront immédiatement ou plus tard, et dont ils n'ont pas conscience ou partiellement dans le meilleur des cas, qu'elles leur soient profitables ou nuisibles ils n'en tireront pas davantage d'enseignements pour en ignorer l'origine ou le processus dialectique dans lequel ces expériences s'inscrivent, ils les subiront, nous sommes tous logés à la même enseigne dans ce domaine ou plus ou moins inconscients, il faut l'admettre. Les apparences étant trompeuses, surtout quand elles sont à notre avantage, on a plutôt tendance à interpréter chaque expérience en fonction de ce qui nous arrange, quitte à aller de désillusions en désillusions parce qu'on ne veut pas admettre ou on oublie que tout ce qui a un début comporte une fin et qu'elle est généralement douloureuse ou pas très jolie à voir. Je pense aux fleurs que je cueille chaque matin dans le jardin et que je dépose à différents endroits de la maison dans des petits bols ou des pots en verre remplis d'eau, qui sont un hymne à la nature et dégagent un parfum esquis le matin, et puent et sont d'une laideur le soir même ou le lendemain matin. Si leur beauté est éphémère et leur laideur si tenace, et que ces deux aspects si contradictoires de leur nature se côtoient, au moins on ne risque pas de se méprendre ou de les confondre !

Ce qui est curieux chez les hommes, c'est qu'ils arrivent à produire des choses laides et qu'ils en viennent à leur trouver un charme, mieux qu'ils ne puissent plus s'en passer comme s'ils étaient parvenus à se convaincre que le charme qu'ils leur trouvaient prévalait sur leur laideur naturelle, là je pense plutôt aux armes nucléaires. Leurs idées ou leurs convictions ont supplanté la réalité, se sont substituées à elle sans en altérer la laideur qu'ils peuvent ainsi supporter une fois enjolivée ou bien emballée, à croire qu'elle ne leur était pas destinée, attention, qui sait ?

Les hommes éduqués ou évolués comme l'on dit s'arrangent en général avec leur conscience ou ils sont malhonnêtes à défaut de maîtriser la dialectique. En fait, ils ont commencé à évoluer et se sont arrêtés nets au milieu du chemin, ils n'ont pas été capables d'aller jusqu'au bout de leur réflexion, ce qui les rend aussi vulnérable que le dernier des sots.

L'homme avait la capacité de transformer son environnement pour l'adapter à ses besoins, mais il ne possédait pas la faculté de le faire consciemment, parce qu'il ignorait tout de son fonctionnement. Il a développé ses facultés intellectuelles et il est parvenu à découvrir les lois du processus matérialiste dialectique qui organisaient la matière et à comprendre le fonctionnement du capitalisme, et au-delà de tout le système économique et social, en remontant jusqu'à l'exploitation de l'homme par l'homme, ce qu'il faut atteindre et extraire de la société des hommes.

L'homme n'évolue que sous la contrainte, lorsqu'il est acculé, la peur au ventre, un couteau sur la gorge à défaut de conscience. Soudain, c'est comme si ses yeux s'ouvraient et ses oreilles se débouchaient, enfin !

S'il n'avait pas de questions à résoudre, il n'aurait jamais évolué au-delà du singe supérieur, donc croire qu'il allait devenir libre ou conquérir sa liberté parce qu'il avait une vie plus confortable, c'était la pire méprise qui soi. Car, qu'on le veuille ou non, à sa naissance il allait continuer d'apparaître aussi nu que jadis, pas plus évolué qu'un primate tout juste capable de se dresser sur ses deux pattes arrières pour libérer ses deux pattes de devant, disposant de cordes vocales d'une longueur appropriée pour développer un langage ou une forme de communication plus élaborée ou plus vaste, et d'un cerveau relié à ses sens, qui soumis à une multitude d'expériences allaient donner naisance à des pulsions dont il ignorerait aussi bien l'origine que le but ou le fonctionnement, le but de son existence ou sa raison d'être étant de les découvrir pour pouvoir les orienter dans une direction qui soit favorable à sa destinée, et s'il ne parvenait pas à en prendre conscience, il se condamnerait à subir son existence en esclave jusqu'à son dernier souffle ou à disparaître prématurément ainsi que son espèce.

Ce n'est pas une question existentielle, c'est juste l'application des lois de la dialectique à la nature humaine qui est décrite ici succinctement et que la plupart des hommes ignorent.

A sa naissance aujourd'hui l'homme n'est pas différent de celui qui vivait il y a des dizaines de milliers d'années en arrière, seul son environnement a changé. Il est destiné à s'y intégrer, mais il va demeurer inconscient des conditions dans lesquelles il va s'y intégrer, de sorte qu'il aura naturellement tendance à reproduire le monde tel qu'il existe, à l'idéaliser, puisqu'il aura servi de cadre ou de support à son développement, dans le meilleur des cas, car bien des hommes n'atteindront même pas ce stade pour cumuler des handicaps dès le départ qui leur seront fatals. Il va être soumis à une multitude de pressions ou influences ou encore rapports qui vont modeler son mode de pensée et déterminer son comportement, et il lui sera très difficile d'en changer par la suite parce qu'il l'ignore lui-même.

Quand j'étais jeune, j'ai eu l'opportunité d'être confronté à une multitude de problèmes pour être venu au monde dans un milieu très pauvre et arriéré, et ce qui m'a permis d'évoluer fut justement le refus de reproduire le mode de vie de mes parents, de subir le même sort, je ne me contentai pas de vouloir lui échapper, je voulus comprendre pourquoi la société était ainsi faite et quel en était l'origine, découvrant au passage l'étendu de mon ignorance que je n'aurai de cesse de combattre par la suite, l'oeuvre de toute une vie en réalité. Et comme le hasard fait bien les choses des fois ou la réflexion sans a priori conduit parfois à des conclusions inattendues et heureuses, j'entrepris mes études en commençant par la philosophie dont j'ignorais tout, et c'est elle qui allait m'amener à découvrir le matérialisme dialectique grâce à Marx et Engels, et ce n'est que récemment, plus de 40 ans plus tard, que j'allais réaliser que c'était la philosophie qui était à l'origine du marxisme, parce qu'elle se proposait de traiter ou résoudre des questions qui ramenaient à l'essence de l'homme, à sa nature, et m'apercevoir qu'on avait totalement délaisser ces questions ou cet aspect de la réalité que vivent quotidiennement les hommes que j'allais traduire politiquement. A savoir que ses besoins sont légitimes et qu'il ne pourra jamais les satisfaire aussi longtemps qu'il n'en aura pas pris conscience pour changer la société, bâtir une société qui repose sur ces besoins.

Traduit en terme politique, que les travailleurs se situent strictement sur leur terrain de classe, et qu'il fallait les aider à s'en tenir exclusivement à leurs besoins pour qu'ils y parviennent, ce qui signifie qu'il fallait mener une lutte à mort contre la guerre idéologique et psychologique que leur mènent la réaction et ses nombreux serviteurs pour briser les obstacles qui les empêchent de considérer légitime leurs besoins ou aspirations ou dénier à quiconque d'en décider à leur place, donc gagner en indépendance et en confiance, en conscience, pour envisager la suite du combat sous les meilleurs auspices.

Le psychanalyste sait que son patient a refoulé un certain nombre de pulsions qu'il n'avait pas pu supporter ou assouvir, et que ce refoulement se traduit par des blocages psychologiques qui influent sur le comportement des hommes ou le perturbent, le déséquilibrent mentalement. Pour venir à bout de ces blocages il va falloir qu'il remonte à l'origine de ces pulsions à l'aide de son patient, qu'il va appeler à les revivre pour s'en libérer ou les orienter dans une autre direction, on dit aussi les sublimer, les dépasser. C'est en quelque sorte le même travail qu'il doit faire pour se libérer du capitalisme et passer au socialisme.

Si l'intervention dans la lutte de classes suffisait à élever le niveau de conscience des travailleurs, cela se saurait et depuis longtemps nous serions débarrassé du capitalisme, comme manifestement ce n'est pas le cas, il faut en déduire qu'il existe d'autres puissants facteurs qui les empêchent de progresser, ceux notamment que nous venons d'évoquer, et qui parce qu'ils interfèrent avec la lutte de classe doivent y être intégrés pour mener le combat sur tous les fronts à la fois, sans quoi ils seront voués à ne jamais évoluer ou pire à régresser, parce qu'il y aura toujours un facteur pour les tirer en arrière.

Les discours politiques et les meilleures analyses du monde ne suffisent pas apparemment. Les travailleurs et les jeunes portent un jugement négatif justiifié sur le mouvement ouvrier qui se reporte sur tous les partis. Leur interprétation de la société et leur comportement sont incohérents. Ils ont abdiqué leur droit à décider librement de leur destin, il faut donc les aider à se l'approprier en leur expliquant comment fonctionne la société et le capitalisme, mais aussi comment agit sur eux la propagande ou l'idéologie officielle qui formate leurs rapports au monde extérieur, comment elle les conditionne sur le plan psychologique pour finalement obtenir leur adhésion à une politique qui est contraire à leurs intérêts ou les réduire à l'inaction.

Les travailleurs vouent un culte aux puissants et au régime plus ou moins assumé, auxquels ils estiment devoir leur condition, leur sécurité, qui les protègent, pour avoir développé un complexe d'infériorité qui leur a été inculqué au cours de leur éducation et qui est justifié par leur ignorance, de sorte qu'ils y sont attachés plus que tout. Ils sont plus de 30 millions à avoir voté Macron ou Le Pen, et ils sont autant ou beaucoup plus quotidiennement à se planter devant leur écran de télévision, à tendre l'oreille d'une radio ou à lire la presse qui leur dictent comment ils doivent penser ou pourquoi ils doivent s'estimer heureux de leur condition, qu'ils doivent à ceux qui se dévouent si généreusement pour les gouverner ou gouverner à leur place parce qu'ils en sont incapables...

Partant de là, ils n'accordent aucun crédit à ceux qui entendent remettre en cause l'ordre établi avec lequel ils s'identifient, ils considèrent qu'ils constituent une menace pour la société ou pour eux-mêmes, d'où la marginalisation de l'extrême gauche, qui entre nous le mérite bien.

Sans vouloir être médisant ou vouloir être désagréable pour le plaisir, on constatera qu'on n'apprend rien dans leurs publications, il n'y figure strictement aucun enseignement, c'est à mourir d'ennui, pour ne pas dire d'une rigidité pathologique, contrairement aux marxistes dont les discours étaient émaillés de réflexions issues de leurs expériences personnelles de la vie, qui l'air de rien avaient une valeur pédagogique ou une portée psychologique destinée à leur auditoire, ce qui les rendait vivants ou dynamiques, limpides ou aérés, propres à s'élever au-dessus des contingences médiocres de la vie quotidienne ou de ses a priori, de sorte qu'ils ne laissaient jamais indifférents.

Ce que je voulais dire par là, c'est que les marxistes étaient aussi à l'aise pour aborder la dialectique de la nature, la philosophie, la psychologie, et que cela se retrouvait dans leur manière de s'adresser aux travailleurs parce qu'ils ne les considéraient pas uniquement comme des travailleurs, mais des hommes aussi, perfectibles avec leurs faiblesses naturelles et leurs qualités.

Marx et Engels furent les plus habiles pour s'exprimer en direction des travailleurs, peut-être parce qu'ils consacrèrent beaucoup de temps à étudier leur comportement psychologique et pas seulement social. Et si l'on regarde bien, on s'aperçoit que les bases du socialisme tel qu'ils les ont définies intègrent ces deux composantes de la personnalité humaine...

Les tenants du capitalisme ont multiplié, diversifié, perfectionné les moyens de conditionner les hommes, au point qu'il passe d'une activité à une autre sans prendre la peine de tirer des enseignements de la précédente. Combien de personnes font-elles le bilan quotidiennement des expériences qu'elles ont vécues, s'en souviennent-elles au moins ? Combien de temps y consacrent-elles, en ont-elles le temps ? Quels enseignements en tirent-elles, en ont-elles les moyens ? Ces activités s'enchaînent du matin au soir, les plus chanceux sont celles qui n'effectuent pas de tâches complexes, elles ont le temps de penser, mais comme elles ne savent pas s'en servir généralement, elles s'abrutissent. Et quant à celles qui accomplissent des tâches complexes, elles sont tellement prises par leur sujet qu'elles ne pensent pas à autres choses, et lorsqu'elles disposent de temps pour penser, elles continuent de penser de la même manière et s'abrutissent également. Elles procèdent par abstraction, donc elles peuvent décider d'évacuer certains facteurs de leur vie, dont la politique ou l'accommoder à leurs besoins immédiats...


La causerie du 3 septembre

Partie 1

Points de repère.

- A courir deux lièvres à la fois, on n'en attrape aucun.

- Le néolibéralisme est la version d'extrême droite du capitalisme, le FN poursuit les mêmes objectifs, il en est un des instruments... Les néoconservateurs ou néolibéraux constituent l'extrême droite néolibérale ou la droite la plus radicale ou réactionnaire du capitalisme. Que les think tanks, les instituts, les fondations, les groupes ou cercles de pensée et autres ONG où officient les idéologues néolibéraux ou leurs agents soient financés ou sponsorisés par des banquiers appartenant au premier cercle de l'oligarchie est dans l'ordre des choses.

- Que le PS soit l'antichambre de l'extrême droite, de la guerre, de la contre-révolution, il n'a cessé de le démontrer depuis 1914. Que Macron ait été formé à son école (Attali, Jouyet, Hollande) ou en soit issu n'est pas fortuit, mais naturel car conforme à la nature du PS... Les faits ou les derniers développements nous ont donné raison, simple constat.

Le PS n'a jamais cessé de justifier ou cautionner la politique antisociale ou impérialiste commandités par l'oligarchie, quand il ne l'a pas adoptée ou appliquée lui-même une fois au pouvoir, préférant la guerre et le fascisme plutôt que le socialisme. Le seul fait d'avoir osé instrumentaliser le racisme dans les années 70 pour favoriser la montée de l'extrême droite aurait dû suffire à le caractériser de droite. Que par la force des choses ou du bout des lèvres ceux qui le niaient hier encore y viennent dorénavant constitue une bonne nouvelle, encore faut-il mener cette analyse jusqu'au bout, ce qui nécessite d'avoir à l'esprit qu'en ayant adopté le capitalisme, le PS devait en assumer et en partager le cours despotique, quitte finalement à se suicider pour offrir un répit au régime.

- La barbarie a une très longue et tortueuse histoire derrière elle. Quelques furent les progrès réalisés par la civilisation humaine pour prendre conscience d'elle-même tout au long des derniers millénaires, les différents stades par lesquels elle passa se perpétuèrent jusqu'à nos jours à des degrès divers au point parfois d'imposer une violente régression sociale à des peuples ou à des régions entières du monde...

De quoi le capitalisme est-il fait au juste, quelles monstruosités il véhicule au quotidien ?

La sauvagerie de jadis caractérisée par l'ignorance et la cruauté des hommes, on la retrouve notamment dans toutes les guerres que les capitalistes ont fomenté depuis plus de deux siècles, elle est également à l'origine de l'idéologie archaïque et obscurantiste wahhabite ou salafiste des barbares d'Al-Qaïda, créature immonde de l'impérialisme américain ; l'esclavage antique privant les hommes de toute liberté est omniprésent de nos jours en leur interdisant de choisir librement leur destin, d'accéder au bien-être, de se développer harmonieusement, de vivre en paix conformément à leurs aspirations légitimes ; le servage féodal sévit aujourd'hui sous une forme plus pernicieuse ou sournoise que par le passé en exterminant des peuples, en les privant des moyens pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires dont celui de se nourrir ou sinon en leur imposant des conditions rimant avec servitude tout au long de leur existence.

Bref, sauvagerie, esclavage et servage n'ont jamais totalement disparu, ils sont même revivifés ou ils retrouvent de la vigueur, ils sont réactivés ou appelés en renfort par les tenants du capitalisme pour assurer la pérennité du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme ou conserver leur pouvoir.

Si le développement des forces productives, et la lutte des classes qui en fut le produit tout au long de l'évolution de la civilisation humaine, furent à l'origine du progré social, il n'en demeure pas moins qu'ils s'employèrent davantage à compenser les efffets nuisibles de la barbarie plutôt qu'en supprimer les causes, l'exploitation de l'homme par l'homme, la division de la société en classe, etc. d'où sa résurgence avec une plus grande acuité ou généralisée à différentes époques, qui toutes coïncidèrent avec une crise économique qui était l'expression de l'impossibilité ou du refus de passer à un mode de production supérieur, sous peine que la classe détenant le pouvoir ne doive le céder, ce qui devait se solder par des guerres ou la destruction d'énormes forces productives, ce à quoi nous assistons actuellement au quotidien.

Il en fut ainsi parce que les hommes n'eurent pas conscience du processus matérialiste dialectique qui était à l'oeuvre, ils demeurèrent incapables de l'interpréter consciemment et ils devaient continuer de s'y soumettre. Ils ne firent que réagir aux conséquences du développement de ce processus dont ils ne prirent conscience que partiellement seulement et toujours après coup, jusqu'au jour où au milieu du XIXe siècle des penseurs parmi les plus évolués ou éclairés découvrirent les lois et les principaux facteurs qui régissaient ce processus ou qui étaient à l'origine du développement de la civilisation humaine. Ils démontrèrent sur la base des faits que si les hommes n'en prenaient pas conscience ce processus les mènerait à la barbarie en menaçant jusqu'à l'existence de leur espèce, ou au contraire leur permettrait de se libérer du régime de la nécessité qui les maintenait en servitude ou de conquérir leur liberté.

L'orientation de ce processus ou de la société vers la barbarie étant le fait de la minorité qui dispose de tous les pouvoirs, autrement dit, la minorité d'exploiteurs s'identifiant à la barbarie pour conserver le pouvoir, il revenait à la majorité d'exploités de s'organiser pour la chasser du pouvoir ou s'emparer du pouvoir politique, afin de l'orienter dans une autre direction ou pour délivrer définitivement l'humanité de la barbarie.

Or à ce jour les exploités ne sont pas encore parvenus à prendre conscience de ce processus et à s'organiser, afin de saisir l'opportunité qui existait d'en modifier l'orientation en fonction de leurs besoins, d'inverser les rapports établis entre les classes en leur faveur. Pourquoi ? Vaste question. Osons une explication. Parce qu'ils interprètent leur condition et la société, la situation, sous un angle idéologique, idéaliste, parce qu'ils subissent l'influence de l'idéologie de la classe dominante qui a été conçue pour perpétuer le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme, au lieu de s'en tenir aux faits et à leurs droits ou aspirations légitimes ou de se situer strictement sur leur propre terrain de classe, qui constitue un préalable incontournable pour pouvoir changer la société ou mettre en oeuvre l'autre orientation qu'offre ce processus historique.

Comment les aider à en prendre conscience ?

Certainement pas à coup de propagande ou de discours doctrinaires qui sont contre-productifs. Il faut leur faire comprendre que lorsque nous interprétons un évènement ou la situation ou que nous traitons une question ou encore que nous abordons un sujet particulier, nous nous contentons de dérouler devant leurs yeux ou de décrire un processus qui existe malgré nous. Nous n'inventons rien, nous ne faisons que reproduire avec des mots le plus fidèlement possible les faits et leurs enchaînements ainsi que l'orientation dans laquelle ils s'inscrivent, sans rien y ajouter ou en retrancher, sans les maquiller, ce qui permet d'identifier leur nature, de comprendre leurs rapports et leur fonctionnement et de les traduire ensuite sur le plan théorique afin de pouvoir mener notre combat sur le plan politique, pour orienter ce processus dans une direction permettant à la civilisation humaine d'écrire et de réaliser consciemment sa propre histoire en passant du règne de la nécessité à celui de la liberté.

Nous nous en tenons à la description des faits et à leurs conséquences qui correspondent à un état donné de la société et s'inscrivent dans une certaine orientation de celle-ci, de manière à ce que chacun puisse comprendre où elle nous conduit, de sorte qu'une fois qu'on en a pris conscience, on puisse décider librement d'agir pour en changer l'orientation, ce qui signifie que la situation renferme tous les matériaux dont nous avons besoin pour changer la société et qu'il n'y a pas lieu de chercher ailleurs, nous l'ignorons tout simplement.

Nous l'ignorons ou nous ne comprenons pas grand chose, parce que nous interprétons la situation à partir de facteurs subjectifs ou idéologiques, favorisant nos émotions au détriment de notre réflexion, submergé par nos intérêts individuels immédiats nous ne parvenons pas à percevoir qu'ils s'inscrivent dans un cadre historique qui nous échappe, ce qui nous amène à déformer la réalité, à l'enjoliver ou à la fuir...

Partie 2

Propagande, désinformation, déstabilisation, conditionnement, chaos.

- Caracas bloque la sortie de l'opposante Tintori pour une tournée européenne - AFP

- Asile au Canada pour une trentaine d'homosexuels tchétchènes - AFP

- Aucune preuve qu'Obama ait fait écouter la Trump Tower (officiel) - AFP

- Le roi saoudien note des progrès contre le terrorisme - Reuters

- Le président kényan tance la justice après l'annulation de sa réélection - AFP

- Berlin refuse le gel d'avoirs du prédicateur turc Gülen - Reuters

Normal, Fethullah Gülen est le protégé de Washington...

- Femmes cheffes, appli anti-excision, wagons féminins : août dans la vie des femmes - Liberation.fr

Déstabilisation des sociétés pour mieux les contrôler ou en prendre le contrôle...

- «On ne peut pas construire la paix avec Bachar al-Assad» - Liberation.fr

Bachar al-Assad n'a déclaré la guerre à aucun Etat. En revanche ce n'est pas le cas de la France du chef de guerre Le Drian ou le VRP du wahabbisme-salafisme...


Rappel. Macron légitime ? La France, une démocratie ?

Usurpation du pouvoir. Mode d'emploi.

Macron et son gouvernement sont ultra minoritaires et illégitimes, sa majorité parlementaire davantage encore, un argument choc, preuve à l'appui.

Souvenez-vous, à entendre leurs porte-parole médiatiques, le parti de Macron aurait rafflé la mise dans les circonscriptions des Français établis hors de France lors des législatives. Qu'en fut-il réellement ? J'ai relevé quelques chiffres qui parlent d'eux-mêmes.

1re circonscription, Roland Lescure a été élu en obtenant 79,73% des voix exprimées, mais en réalité l'addition de l'abstention, des bulletins blancs et nuls s'étant élevée à 92,71%, il a récolté 5,81% des voix des électeurs inscrits.

5e circonscription, Samantha Cazebonne a été élu en obtenant 66,21% des voix exprimées, mais en réalité l'addition de l'abstention, des bulletins blancs et nuls s'étant élevée à 90,8%, elle a récolté 6,09% des voix des électeurs inscrits.

8e circonscription, Florence Drory a été élu en obtenant 57,86% des voix exprimées, mais en réalité l'addition de l'abstention, des bulletins blancs et nuls s'étant élevée à 90,96%, elle a récolté 5,23% des voix des électeurs inscrits.

10e circonscription, Amal Amélia Lakrafi a été élu en obtenant 71,25% des voix exprimées, mais en réalité l'addition de l'abstention, des bulletins blancs et nuls s'étant élevée à 86,41%, elle a récolté 9,68% des voix des électeurs inscrits.

Parmi la dizaine de candidats élus de La République en marche ! de la 11e circonscription, c'est Anne Genetet qui avait obtenu le score le plus élevé avec 13,02% des voix des électeurs inscrits.

Autrement dit, ceux qui évoquent la majorité présidentielle ou s'y adressent comme telle sont complices d'une escroquerie politique. Question : Comment peut-on siéger à l'Assemblée nationale et ne pas le rappeler quotidiennement, comment peut-on s'accommoder de cette imposture ?

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La causerie de la semaine du 31 août

Partie 1

Quand on sait que dorénavant l'humanité est parvenu à un stade de développement où elle est en mesure de satisfaire les besoins de la population mondiale, et qu'on observe que les peuples des pays économiquement les plus développés cautionnent des régimes qui s'y opposent au profit d'une minorité de privilégiés, d'exploiteurs qui concentrent les richesses, les moyens de les produire, tout le pouvoir, on est en droit d'en déduire que la majorité de ces peuples s'est laissé corrompre ou s'accommodent de leur condition, et que par conséquent ils demeurent indifférents au sort que le capitalisme a réservé à la population du reste du monde, en espérant qu'il continuera de les épargner en échange de leur soumission à l'ordre établi, qu'ils assument plus ou moins à défaut de pouvoir le justifier.

Cette soumission sous-entend ou implique l'abdication de leurs droits au lieu d'en faire un principe inviolable, ce qui explique pourquoi ils ne se mobiliseront pas quand leurs droits acquis seront remis en cause ou pour en acquérir de nouveau. Leur neutralité ou leur passivité face à une agression généralisée contre leurs droits sociaux ou politiques en témoigne si nécessaire. Ils sont donc dépourvus de conscience de classe.

C'est de ce constat qu'il faut partir.

Quant à ceux qui interviennent dans la lutte de classes, la plupart d'entre eux militent uniquement pour améliorer leur propre condition ou pour satisfaire leur lubie du moment, tout en demeurant soumis au joug du capitalisme qu'ils estiment supportable. Leur conscience de classe ne dépasse pas le stade primaire de l'instinct de survie, pour le reste ils sont aussi ignorants que la masse des travailleurs et ce n'est pas la modestie qui les étouffe.

Je crois que dans tous les domaines on marche sur la tête. Je précise qu'il s'agit là d'un constat et non d'un jugement. L'avantage de confondre les deux réside dans la possibilité qu'offre cette confusion de rejeter ce constat, ce qui est un procédé malhonnête qu'emploie un grand nombre de militants à court d'arguments.

Partie 2

A propos du marché aux esclaves.

- Pays-Bas. Au bout de 20 ans de réformes du marché du travail : l'emploi trop flexible ? - IRES - février2017
http://www.ires-fr.org/publications/chronique-internationale-de-l-ires/item/5188-pays-bas-au-bout-de-20-ans-de-reformes-du-marche-du-travail-l-emploi-trop-flexible

Ce fut le laboratoire de la flexibilité à outrance du marché aux bestiaux humains. Drogue, prostitution, exhibition et sexualité débridée, dégénérescence en tous genres, guerres au Moyen-Orient, institutions financières, politiques ou judiciaires supranationales et mafieuses, etc. cette monarchie s'est liée à l'oligarchie financière et au sionistes avant qu'ils n'émigrent aux Etats-Unis...

- Avec les ordonnances de la loi travail, Emmanuel Macron va mettre fin à "l'exception française" - Le Huffington Post

L'heure d'une certaine normalisation est venue.

"Pour sortir de l'exception française il faut en épouser l'imaginaire et donc les codes... (Bonapartistes ou monarchiques selon les cas. - LVOG) Si la France entend peser d'un poids supérieur dans l'Europe libérale, alors elle doit d'abord retrouver de l'autorité et cela passe par des réformes... "

"On lui reproche tout à la fois son monarchisme et son alignement sur Bruxelles." Le Huffington Post 04.09

Partie 3

La pire réaction est à l'oeuvre et aux commandes dans de très nombreux pays

- Pologne : les profs en grève contre la réforme scolaire et la réécriture de l'Histoire par les conservateurs - francetvinfo.fr

Les enseignants sont appelés à la grève par leur principal syndicat, lundi, pour dénoncer la réforme scolaire qui entre en vigueur à la rentrée. francetvinfo.fr 03.09

Cette réforme réécrit l'Histoire à sa manière, au point d'écarter une figure nationale, Lech Walesa. Le fondateur du syndicat Solidarité, prix Nobel de la paix en 1983 et ancien président de la République, de 1990 à 1995, (..) n'apparaît donc plus dans les programmes scolaires. À la place, les élèves de 10 ans apprendront les soldats maudits, ces mouvements de résistance polonais des années 50 qui luttaient contre le communisme.

En biologie, les adolescents ne découvriront pas la théorie de l’évolution car l’apparition de l’homme sera enseignée en cours de religion. (Comme dans la Turquie du Frère musulman et protecteur du salafisme Erdogan - LVOG)

Partie 4

Quelques vidéos.

L'influence de l'Arabie saoudite par Pierre Conesa
https://www.youtube.com/watch?v=R816t_9G9E0

Pierre Conesa, auteur de Dr Saoud et Mr Djihad, la diplomatie religieuse de l'Arabie Saoudite (Robert Laffont) Ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense

ONG, ces officines de la réaction.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-biafra-a-la-syrie-msf-une-ong-140302
http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-ong-financees-milliardaire-americain-qui-chuchotent-oreille-union-europeenne-pour-encourager-migrants-installer-bernard-2694796.html
https://fr.sputniknews.com/international/201601281021275790-soros-ong-hrw-financement/


Une causerie de la semaine du 28 août

Partie 1.

- "Selon cette carte, extraite d’un Powerpoint de Thomas P. M. Barnett lors d’une conférence au Pentagone en 2003, tous les États de la zone rosée doivent être détruits. Ce projet n’a rien à voir ni avec la lutte des classes au plan national, ni avec l’exploitation des ressources naturelles. Après le Moyen-Orient élargi, les stratèges US se préparent à réduire en ruines le Nord-Ouest de l’Amérique latine." (Source : Réseau Voltaire)

Cela a peut-être à voir avec la crise du système capitaliste, mondialisé, avec la lutte des classes à l'échelle internationale ?

J'en étais arrivé à la conclusion que ce n'était pas le capitalisme que l'oligarchie anglo-saxonne-sioniste voulait sauver en adoptant le néolibéralisme, parce qu'elle sait qu'il est condamné à la faillite, notamment en raison du développement démographique exponentiel depuis le milieu des années 50, qui pose le problème de la satisfaction de besoins colossaux incompatibles avec la confiscation des richesses produites dans des proportions toujours plus gigantesques au profit de cette minorité de parasites.

Pour conserver le pouvoir, maintenir leur hégémonie de classe qui se confond avec le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme, les capitalistes devaient s'émanciper des contradictions de leur système économique qui menaçaient leur existence à terme, ce qu'ils firent en développant un système financier mafieux, neutraliser la lutte de classe des peuples qui allaient résister, mais pour y parvenir cela impliquait que sur tous les continents la même stratégie politique soit appliquée ou que chaque pays s'y intègre ou s'y soumette, de sorte que le pouvoir échappe totalement au peuple, qu'il devienne insaisissable au point que les peuples ne puissent plus le contester ou tenter de le renverser, ce qui devenait possible dès lors que l'oligarchie détenait également le pouvoir politique, concentrait entre ses mains tous les pouvoirs, tout devenait possible ou presque son pouvoir étant pour ainsi dire infini, tout du moins c'est ce dont elle a été amenée à se persuader.

La stratégie du chaos et de la guerre, l'instauration d'une dictature mondiale au profit de la ploutocratie sont les instruments idéals pour imposer aux peuples régression sociale et soumission, alors qu'ils aspirent au progrès social et à la paix, à la liberté, tandis que leurs besoins ne cessent de croître et leur impatience grandit, quel que soit le niveau de corruption du mouvement ouvrier et des institutions, les peuples résistent parce qu'ils n'ont pas le choix, c'est également pour eux une question de vie ou de mort.

La civilisation humaine est face à un dilemme, soit elle trouve le moyen de concevoir son développement futur au-delà du capitalisme, soit elle n'y parvient pas et elle est condamnée à disparaître, autrement dit, la question de la rupture avec le capitalisme, son éradication de la surface de la terre ne se pose pas en terme idéologique mais correspond à une nécessité impérieuse sans même qu'on recourt à une théorie pour le justifier, les faits se suffisent à eux-mêmes.

Les peuples, les travailleurs des différentes classes doivent engager le combat pour s'emparer du pouvoir politique et imposer un ordre social sur la base de leurs besoins ou aspirations, ce qui n'est concevable qu'en abolissant le capitalisme et l'ensemble de ses institutions.

Si la lutte à mort entre le capitalisme et la démocratie ne s'engageait pas ou n'était pas mis à l'ordre du jour, tout espoir d'un monde meilleur et plus juste disparaitraît à tout jamais dans un flot de sang et de larmes qui engloutirait la civilisation humaine.

Ce qu'il faut bien comprendre et demeure le plus difficile à admettre pour un grand nobre d'entre nous, c'est que le néolibéralisme n'est pas apparu par enchantement ou par hasard, il est le produit d'un processus matérialiste dialectique et historique, du mode de production capitaliste ou du développement des forces productives, il correspond à la phase ultime d'un cycle économique qui a débuté lors du passage au néolithique lorsque les hommes commencèrent à produire au-delà de leurs besoins et à asservir d'autres hommes placés en esclavage, et qui pour survivre devait produire pour leurs maîtres.

Ce cycle devait durer aussi longtemps que les hommes ne parviendraient pas à produire de quoi satisfaire tous les besoins de la population, ils demeureraient prisonniers du règne de la nécessité. Mais une fois parvenu à remplir cette condition, ils n'allaient pas pour autant parvenir à s'en émanciper du fait que ce processus s'était déroulé inconsciemment et avait engendré des inégalités sociales entre les classes qui allaient voir le jour, au point que la classe détenant les moyens de production et donc le pouvoir politique s'y accrocherait, refuserait de mettre les forces productives qu'elle avait contribuées à développer au service des besoins de l'ensemble de la population, préférant encore les détruire pour conserver son pouvoir, accroître sa fortune et sa puissance. Nous en sommes là.

Le néolibéralisme correspond à la fois à l'étape ultime du capitalisme et du règne de la nécessité ou de l'exploitation de l'homme par l'homme, d'où la difficulté à s'en débarrasser, et si la tâche s'annonce grandiose, elle est tout à fait réalisable si tous les exploités et opprimés s'unissent pour imposer la démocratie, qui on l'aura compris n'a jamais existé dans le passé, puisque jamais les peuples ne détinrent réellement le pouvoir de décider librement l'orientation de la société, leur propre destin, ils vécurent sans cesse sous le joug d'une minorité qui oeuvrait à la préservation de ses privilèges, ceux justement qu'il s'agit désormais d'abolir.

L'heure a sonné de choisir son camp entre celui du capitalisme avec toutes les conséquences que cela implique, et celui de la démocratie, du peuple souverain qui doit impérativement s'organiser et prendre conscience de ce processus historique pour terrasser son ennemi, aucun compromis n'est possible entre ces différents protagonistes qui sont engagés dans une lutte à mort pour leur survie.

Quant aux différentes interprétations auxquelles le régime en place a pu donner lieu dans le passé, davantage influencées par les besoins individuels de chacun de leurs auteurs ou l'idéologie de la classe dominante, plutôt que leur prise de conscience de ce processus historique, laissons cela de côté provisoirement si vous le voulez bien, ne nous dispersons pas, ne nous divisons pas, ne cherchons pas à polémiquer inutilement et sans fin, nous ne servirions pas notre cause en agissant de la sorte, nous courrions à notre perte.

Vous aurez noté que je n'ai pas mentionné une seule fois le socialisme, c'était inutile puisqu'il coïncide avec la réalisation de la démocratie, qui ne peut se concevoir que sur le cadavre du capitalisme. Il faut éviter de recourir à toute référence qui est sujette à querelle, tout en laissant chacun libre de s'exprimer ou d'agir en fonction de son engagement politique ou de ses convictions.

Entre nous, c'est un internaute qui avait posté un commentaire dans le blog Les-crises.fr qui m'a mis sur la piste de cette stratégie ou plutôt qui m'a permis de la finaliser.

Quand on observe le comportement des électeurs dans les différents pays de nos jours, on s'aperçoit qu'ils se moquent des partis et des institutions, une seule chose compte à leurs yeux, comment satisfaire leurs besoins, comment préserver leur niveau ou mode de vie, leur petit confort, comment l'améliorer si possible, c'est donc très matériel ou terre à terre, pragmatique, en espérant toujours éviter la régression sociale ou le pire, quitte à accepter de nouveaux sacrifices encore et encore, mais jusqu'où et jusqu'à quand, tout en étant impuissant à répondre à toutes ces questions parce qu'elles ramènent aux fondements de la société qui a modelé tous les rapports existants qu'ils ne sont pas prêts à balayer, au capitalisme.

On peut observer également que seulement une infime minorité de la population est engagée dans la lutte de classes ou se préoccupe de l'orientation de la société. La plupart se contentent de voter, même plus dans bien des cas, et le reste du temps ils subissent leur sort, ils ne s'expriment pas, c'est comme s'ils n'existaient pas, au mieux leur voix est inaudible, personne ne les écoute, la démocratie est bâillonnée...

Partie 2

Qui a dit ?

- "Dans le cas où je suis réincarné, j'aimerais revenir en virus mortel, afin de contribuer à résoudre la surpopulation" (Deutsch Press Agentur - août 1988)

- "Nous devons abattre la population en surplus"

Réponse : Le prince Philip. (Deutsch Press Agentur - août 1988 et American Almanac - 25 août 1997)

L'eugénisme est un des aspects du néolibéralisme qui se décline de mille manières, mais qu'on préfère ne pas aborder, tant il est effrayant et parce que l'immense majorité de la population l'ignore ou le nie...

Quand ils ne les éliminent pas, ils les déplacent.

Trop de réfugiés en Europe?

Quand les émotions font offices de réflexions pour déterminer un comportement, on est en droit de se demander si on a à faire à des individus évolués ou arriérés. L'enfer est pavé de bonnes intentions, gare à celui qui se leurre lui-même !

C'est marrant tous ces intellectuels ou journalistes humanistes, progressistes et autres socialistes, communistes ou trotskystes qui l'air de rien se retrouvent à entonner le même discours que la pire réaction en encourageant une immigration de masse en Europe.

Il ne leur viendra pas un instant à l'esprit que cette opération pourrait s'inscrire dans le cadre d'une stratégie définie de longue date destinée à semer le chaos, à créer un climat délétère, à déclencher des réactions de haine dignes d'une guerre civile entre les différentes couches de la population pour justifier l'instauration d'une dictature de fer au profit de la ploutocratie au pouvoir...

A l'instar du parti démocrate américain ou des néolibéraux de gauche (sic!), ils en rajoutent une couche, ils se font les zélés défenseurs de cette stratégie infâme.

On atteint là le comble de la confusion ou de l'imposture.

Dites-moi qui est à la manoeuvre et je vous dirai quelle cause vous soutenez réellement, assurément pas celle que vous affichez ou que vous croyez défendre.

Le 20 juin 2012, Peter Sutherland (Irlandais - 71 ans) s’exprimait par le biais du site de la BBC devant la sous-commission des affaires intérieures de la Chambre des Lords :

- « ...il faut détruire l’unité interne des nations européennes afin de les ouvrir à l’immigration de masse, changer la structure de leur population, et générer ainsi plus de croissance économique. »

Un très court condensé de son curriculum vitae donnera amplement la réelle dimension du personnage

— Représentant spécial du Secrétaire-Général de l’ONU pour les migrations internationales (depuis 2006)
— Président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International (depuis 1995),
— Président de BP(British Petroleum) (1997-2009),
— Président d’honneur de la Commission Trilatérale (2001-2010),
— Directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland.
— Commissaire européen de 1985 à 1989
— Président de Allied Irish Banks de 1989 à 1995
— Directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à 1995.
— Membre du directoire d’Investor AB jusqu’au 11 avril 2005,
— Membre du directoire d’Ericsson (dont il fut directeur en 1996) jusqu’au 4 mars 2004.
— Administrateur de alibaba.com, société qu’il dirigea en 2000.
— Représentant honoraire pour l’Union européenne du Transatlantic Policy Network.
— Consultant de la section extraordinaire de l’Administration du Patrimoine du Saint-Siège
— Ancien membre du comité directeur du Groupe Bilderberg

Etc., etc., etc.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/emmanuel-macron-un-putsch-du-cac-192143

LVOG - J'ai envoyé ce courriel à M. Collon, qui évidemment ne m'a pas répondu, mais bon, c'est un journaliste.

Quelque temps auparavant je m'étais désabonné de sa "news letter", après qu'il eut signé un appel en direction de Macron paru dans Libération je crois, pour lui demander de changer la politique de l'impérialisme français envers la Syrie, j'ai estimé qu'une telle démarche était inacceptable parce qu'elle ne tenait pas compte de l'illégitimité de Macron pour gouverner, j'ai jugé qu'elle constituait un coup de couteau dans le dos du mouvement ouvrier et des travailleurs au moment même où le combat contre ses ordonnances s'engageait, parce que l'illégitimité de Macron ou le fait que son parti soit ultra minoritaire dans le pays constituait un argument capital qui pouvait convaincre les travailleurs de passer à l'action.

L'illégitimité de Macron rend illégitimite toute mesure qu'il pourrait proposer ou adopter, et c'est un des aspects déterminant de la situation qui peut aider les travailleurs à en arriver à la conclusion qu'eux seuls sont légitimes pour décider l'orientation de la société, si telle ou telle mesure doit être appliquée, donc ils dénieront à Macron ou à quiconque d'en décider à leur place, ce qui les conduirait à avoir confiance en eux-mêmes pour continuer leur combat et se fixer des objectifs politiques plus audacieux encore...

J'ai défini ce qui caractérise la démocratie, son incompatibilité irréductible avec le capitalisme qui pour cette raison doit être aboli, et tout combat qui n'est pas orienté dans cette direction sert une autre cause que la nôtre, celle de notre ennemi.

A propos de Macron

Il y a peu Macron a vénéré le "modèle social" suédois.

La Suède a été pendant l’essentiel du XXe siècle un régime de parti unique (soutenu par quelques familles d’industriels troubles). Pays “neutre” (et néanmoins parmi les principaux exportateurs d’armes au monde), la Suède poursuit son développement économique en appliquant sa recette particulière de modernisme totalitaire, réduisant les libertés, supprimant toute forme de divergence au nom du consensus et visiblement déterminée à détruire tous les liens entre mari et femme, enfants et parents, jeunes et vieux.

Le chômage des jeunes y est plus élevé qu’au Royaume-Uni et dépasse la moyenne européenne. L’intégration est un défi de tous les jours et, comme en Norvège et au Danemark, la droite ne cesse de gagner du terrain.

Publié le 27 janvier 2014 dans The Guardian (extraits)

- "Un personnage de roman", Emmanuel Macron dépeint par Philippe Besson - Franceinfo

Écrivain, Philippe Besson a passé neuf mois aux côtés d'un homme qui au départ a fait figure d'utopiste et qui est aujourd'hui au Palais de l'Elysée.

- "Brigitte Macron divinement élégante lors d’une visite officielle en Grèce - Voici.fr"

- La baisse de popularité d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe se confirme - francetvinfo.fr

Pour le deuxième mois consécutif, le couple exécutif connaît une baisse de popularité, avec 30% d'opinions favorables pour Emmanuel Macron et 32% pour Edouard Philippe. francetvinfo.fr 03.09

- Avec sa lourde chute dans les sondages, Macron paye-t-il le prix du marketing politique? - Le Huffington Post

- Macron pris en flag de tricherie.
https://www.youtube.com/watch?v=Ol-svl1_AdE

Ce que je retiens, c'est tout autre chose. A savoir qu'il y a peu certains ont été jusqu'à écrire que Macron serait incompatible avec la Ve République ou qu'il allait lui porter un coup fatal, patati patata, vous savez les mêmes qui nous avaient fait le coup avec Mitterrand... J'en aurais ri si l'affaire n'était pas si sérieuse, après avoir constaté qu'en réalité il incarnait à la perfection les aspects bonapartistes ou monarchistes de la Constitution.


Une causerie de la semaine du 20 août

Partie 1.

La ploutocratie a adopté un fonctionnement bureaucratique. Les Etats ouvriers dégénérés dits socialistes ou communistes avaient adopté un fonctionnement bureaucratique. Ils furent ou ils sont la négation de la démocratie, du socialisme.

Le régime républicain fut qualifié de démocratique parce qu'il reconnaissaît certains droits au peuple, hormis celui de pouvoir gouverner la société qui devait l'être conformément aux besoins de la minorité de capitalistes, il était donc foncièrement antidémocratique, et il ne pouvait pas en être autrement sans inverser les rapports établis entre les classes qui constituaient les fondements du capitalisme.

Tous les Etats, toutes les institutions, qui existent dans le monde et plus particulièrement dans les pays économiquement les plus développés, ont été créés par une minorité et fonctionnent au profit d'une minorité, en conséquence aucun ne peut se prévaloir de la démocratie sans commettre une imposture, un grossier mensonge. La lutte des classes se combinant au développement économique a pu donner l'illusion trompeuse que malgré tout ils renfermaient une dose de démocratie ou que toutes les classes partageaient le pouvoir ou y participaient à des degrés divers, alors qu'en réalité il ne s'agissait que de concessions temporaires et limitées destinées à s'accommoder du rapport existant entre les classes, qui n'entamaient en rien leurs fondements quel que soit le rapport de force en présence entre les classes, de sorte que la classe minoritaire détenant le pouvoir puisse continuer à vaquer à ses affaires.

Jamais l'ordre établi antidémocratique ne fut menacé dans ses fondements par des élections, bien au contraire le recours à la voie législative ne fit que le légitimer. Lors de chaque élection, seuls les partis acquis au capitalisme devaient accéder au pouvoir, tous les autres devaient en être écartés coûte que coûte, les dés étaient pipés. Ensuite, tout parti étant parvenu au pouvoir devait s'employer à gérer la société pour le compte de la minorité capitaliste, donc était amené à piétiner la démocratie. Finalement, on constatera que tout parti, tout chef d'Etat, tout gouvernement, toute majorité parlementaire refusant de rompre avec le capitalisme étaient des ennemis du progrès social, de la démocratie.

Ce qu'il y a d'intéressant dans l'opposition entre le capitalisme et la démocratie, c'est qu'elle met en relief la véritable nature dictatoriale du capitalisme et permet de démasquer les imposteurs, les usurpateurs, les démagogues, les opportunistes qui s'en accommodent et se réclament à la fois du capitalisme et de la démocratie, alors qu'ils ne peuvent pas exister simultanément, aucun travailleur en toute conscience ne légitimant le chômage, la précarité, la pauvreté, le recul de l'âge du départ à la retraite, l'impossibilité de se soigner, de vivre décemment de son travail, la guerre, etc.

Adopter la démocratie n'a rien d'idéologique, de doctrinaire, de théorique ou de partisan, cela ne correspond à aucune stratégie pour atteindre un objectif contrairement au capitalisme dont les mauvaises intentions sont inavouables, c'est uniquement donner les moyens au peuple d'adopter des mesures qui correspondent à ses besoins, de décider librement et souverainement de son destin, de l'orientation de la société.

Pour les militants plus avancés. Adopter la démocratie, c'est poser la question du pouvoir, de l'Etat

Partie 2.

Interprétations divergentes au sein du camp anti-impérialiste, par Thierry Meyssan

- "Les faits le prouvent : l’impérialisme contemporain ne vise plus prioritairement à faire main basse sur les ressources naturelles. Il domine le monde et le pille sans scrupules. Aussi vise-t-il désormais à écraser les peuples et à détruire les sociétés des régions dont il exploite déjà les ressources."

Il ne s'agit donc plus pour les capitalistes d'essayer de sauver un système économique en faillite, mais de perpétuer le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme par n'importe quel moyen afin de conserver leurs statuts privilègiés.

S'ils recourent à cette stratégie, c'est parce qu'il n'en existe pas d'autres à leur disposition au stade de l'impérialisme pourrissant. Maintenant, sachant qu'ils ne peuvent pas opter pour une guerre mondiale qui risquerait de les emporter eux-mêmes, sachant que le système capitaliste est en état de survie artificielle ou ne survit que grâce à un endettement faramineux (qui en d'autres temps aurait précipité son effondrement brutal), la question serait de savoir comment ils parviennent malgré tout à financer toutes leurs guerres contre les peuples. En quelque sorte on vient de répondre à cette question, en recourant à l'endettement, mais encore, à la planche à billets dans des proportions colossales, ajoutons et c'est très important pour comprendre la suite, dans des proportions illimitées, de sorte qu'ils peuvent financer toutes les guerres qu'ils décident d'entreprendre, mais aussi leur politique de déstabilisation des Etats qui leur résistent à défaut de pouvoir leur déclarer la guerre.

Ils s'appuient donc sur un système financier mafieux piloté par les sommets de l'oligarchie anglo-saxonne et relayé par leurs homologues sur tous les continents, qui est quasiment hors contrôle des peuples, grâce à la complicité des acteurs politiques acquis à leur cause qui siègent au sein de tous les gouvernement des puissances occidentales, de toutes les institutions politiques ou financières internationales, de sorte qu'en concentrant tous les pouvoirs, économique, politique (exécutif et législatif), judiciaire, médiatique, ils peuvent mettre en oeuvre la stratégie la plus barbare qui soit en toute impunité ou sans être inquiétés, puisque le mouvement ouvrier international ne s'étant jamais remis de la trahison de la social-démocratie et du stalinisme, il n'existe plus aucune opposition organisée suffisamment puissante susceptible de constituer une menace ou de mobiliser le peuple contre leur politique ou leur régime, ils ont donc le pouvoir et les mains libres pour semer le chaos, la haine et la violence extrême, la guerre, la barbarie aux quatre coins du monde.

Au passage, il faut noter que cela signe la faillite complète des stratégies conçues par tous les courants du mouvement ouvrier qui se sont développés depuis l'après-guerre notamment, dont les conséquences sont dramatiques. Constat navrant et terrible qu'on doit minutieusement étudier pour en tirer les enseignements nécessaires, faut-il encore l'admettre, pour dépasser l'état de frustration ou d'impuissance dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui, afin de définir une stratégie pour abattre le capitalisme, l'éradiquer de la surface de la terre, faut-il encore que l'on partage cette conclusion et que des pans entiers de la société l'adoptent avant que l'immense majorité s'en saisisse pour envisager sérieusement d'atteindre cet objectif, nulle autre voie ne permettra d'y parvenir hormis par une révolution, surtout pas par celle des urnes ou des institutions existantes qui ont été forgées par le capital et pour le capital, exclusivement.

Devant la gravité de la situation à l'échelle mondiale, il y a urgence à agir.

Si on continuait chacun de notre côté à tenir les mêmes discours qu'hier, il y a fort à parier qu'on aboutirait aux mêmes divisions, à la même impasse politique. De toutes évidences, nous sommes passés à côté de quelque chose ou nous avons été induits en erreur par les apparences ou les illusions trompeuses du capitalisme en lui prêtant à tort des vertus qu'il ne possédaient pas, qui n'étaient en somme que le produit de ses propres contradictions ou de la lutte des classes, dont celle d'exercer la démocratie, alors qu'en réalité toutes les expressions ou toutes les représentations de la démocratie lui ont été imposées par les peuples, jamais un capitaliste n'y consentit de bonne grâce ou alors c'était sournoisement parce qu'il estimait pouvoir y trouver son compte ou l'instrumentaliser pour en tirer un profit supérieur puisque c'est sa seule raison d'être, ce qu'on a la fâcheuse tendance d'oublier.

J'ai lu à la suite d'un article paru dans un blog un commentaire d'un internaute qui pourrait nous aider à résoudre notre problème.

Il terminait en disant qu'il n'existait plus qu'une seule alternative, le capitalisme ou la démocratie, ce qui signifiait que le capitalisme était incompatible avec l'exercice de la démocratie ou qu'il devait disparaître au profit de la démocratie, définitivement, totalement, soudainement, brutalement, écartant de fait toutes demi-mesures, toute cohabitation, tout compromis, ce qui va à l'encontre des idées reçues qui jusqu'à présent lui attribuaient une valeur démocratique, ce qui ne sera pas sans poser de nombreux problèmes et un terrible dilemme à tous ceux qui avaient réussi à se persuader qu'ils avaient vécu en démocratie en régime capitaliste, comme si cela avait été un jour possible, auquel cas la définition même du capitalisme ne voudrait plus rien dire, puisque jusque dans ses fondements il est foncièrement antidémocratique. C'est son signe distinctif, c'est même à cela qu'on aurait dû le reconnaître... et en rester là, au lieu de le parer de qualités qu'il avait usurpées et qui donnèrent lieu à une épouvantable confusion ou mystification qui de nos jours finit par percer au grand jour.

Opposer le capitalisme à la démocratie évite de discourir à l'infini sur le socialisme ou le communisme pour parvenir finalement au même objectif, ce qui pourrait convenir aux antisocialistes ou anticommunistes qui par ignorance combattaient pour la démocratie au même titre que les militants socialistes ou communistes, qui eux étaient aux prises avec d'autres contradictions pour avoir été induits en erreur par des dirigeants faillis. Mais on ne pourrait opposer sérieusement capitalisme et démocratie qu'à condition de remettre chaque chose à sa place, à se défaire de l'idéologie qui avait consisté à prêter des vertus démocratiques au capitalisme pour rompre définitivement avec lui, car dans le cas contraire on serait toujours tenté de revenir en arrière ou de s'en accommoder et on abandonnerait ainsi notre objectif, bref tout cela ne servirait strictement à rien et on en serait toujours au même point.

Dans le milieu ouvrier, la démocratie avait une connotation négative en général, sauf quand on lui collait un qualificatif, bourgeoise ou ouvrière, qui ne veut plus rien dire de nos jours, en quelque sorte les choses se sont clarifiées, mais elles ne sont pas pour autant d'une clarté suffisante pour rassembler tous les partisans de la démocratie. Quant aux supporters sincères de la démocratie issus des rangs de la petite bourgeoisie ou des classes moyennes, de certains secteurs du patronat, chez les intellectuels, ils ont tellement pris l'habitude de lier le capitalisme et la démocratie qu'il leur sera difficile d'envisager de les dissocier, voire ici de les opposer dans un combat à mort, sauf s'ils considèrent que le néolibéralisme porte atteinte à leurs intérêts fondamentaux, ce qui sera forcément le cas à un moment donné chez certains d'entre eux qui supporteront de plus en plus mal l'orientation de la société.

Au mieux, ce qu'on peut attribuer au capitalisme en terme de démocratie, c'est d'avoir contribué malgré lui à son émergence au cours de son développement et de la lutte des classes. L'intérêt de découpler le capitalisme de la démocratie réside dans le fait qu'elle renvoie les différents acteurs à leur propre camp en démasquant l'hypocrisie de ceux qui s'opposent à des réformes progressistes ou soutiennent la politique d'austérité au nom de la démocratie.

Cette opposition entre capitalisme et démocratie témoigne jusqu'à un certain point de la radicalisation de la lutte des classes, que le prolétariat cherche une issue à la crise du capitalisme quitte à envisager des solutions radicales pour résoudre ses problèmes. Ce processus demeure largement inconscient dans la mesure où il demeure inorganisée ou très faiblement organisée, la question à l'ordre du jour est donc de trouver les moyens de remédier à cette faiblesse pour enclencher une dynamique de masse contre le régime, pour l'abattre, ce qui nécessite que nos dirigeants revoient leur copie et modifient leur discours.

En complément une réflexion d'un internaute trouvé sur le Net.

- "Cela n’a rien d’idiot d’imaginer une évolution vers un monde dual entre barbares (à cravates comme au couteau) et passifs/résignés."

Résignés, si c'est le cas, pourquoi, on peut préférer impuissants temporairement, encore faudrait-il pendant combien de temps...

Partie 3.

L'art consommé du faussaire.

Iñigo Errejón (Podemos)

- « La principale frontière qui divise nos sociétés n’est pas celle qui sépare les sociaux-démocrates des conservateurs, mais celle qui sépare ceux d’en haut du reste de la société qui souffre du consensus néolibéral. »

Il existerait bien un "consensus néolibéral", mais les sociaux-démocrates n'y seraient pas associés, puisque la "frontière" qui les sépare des conservateurs existerait toujours. Du coup on se demande quels sont les différents acteurs qui ont adopté ce consensus.

Un internaute :

- "« nous ne sommes ni de droite, ni de gauche, mais nous sommes ceux d’en bas contre ceux d’en haut »

Bref, le retour en force de la lutte des classes !"

LVOG - Encore faut-il définir pour quel objectif politique et par quel moyen... De plus, évoquer la lutte des classes c'est bien, encore faut-il savoir à qui elle va profiter, aux nantis, aux classes moyennes, à ceux qui bénéficient d'un statut supérieur ou qui ont eu la chance de naître ou de se trouver au bon endroit ou à la totalité des travailleurs sans exception ?


Une causerie du 16 août

Partie 1.

Nous sommes le 16 août, cela fait 21 ans que j'ai quitté la France, quelle excellente idée ai-je eu ! Et 15 ans que je n'y ai pas mis les pieds, qu'aurais-je été y faire franchement, ce pays s'enfonce un peu plus chaque jour sous le poids d'une ploutocratie qui l'entraîne à marche accélérée vers l'abîme, là où se terminera l'aventure humaine comme c'est parti.

L'homme était perfectible, autrement dit il possédait la capacité d'évoluer, de progresser, de se perfectionner, ce qui signifiait aussi que sa nature présentait bien des faiblesses sans qu'on sache si il finirait par les dominer, sans quoi il ne pourrait pas assurer la pérennité de son espèce au-delà d'un certain niveau de développement qui lui serait fatal. Pour qu'il en soit autrement, il aurait fallu qu'il prenne conscience du processus matérialiste dialectique qui régissait la matière et toutes ses manifestations, sa propre nature, son histoire, la société, ce dont il demeurera définitivement incapable semble-t-il, puisqu'il est dorénavant engagé dans un processus de régression sans fin qui à terme menace son existence.

Quelque part on a dû confondre vouloir et pouvoir ou qu'il suffisait de vouloir pour pouvoir, erreur gravissime.

Tout progrès qui ne s'accompagne pas d'une prise de conscience se traduit par des conséquences négatives qui le remettent en cause ou l'emportent à l'arrivée, qu'on imagine un peu, non, c'est la réalité, le salariat est la pire forme d'esclavagisme dans la mesure où celui qui est privé de travail et de salaire n'a plus qu'à crever ou vivre de la mendicité... Tout cela pour en arriver là, c'est à croire que l'homme n'a jamais réellement évolué ou plutôt que tout acquis ne l'était jamais définitivement au point de pouvoir retourner à tout moment au stade de la barbarie, on pourrait ajouter sans même qu'il réagisse puisqu'il s'est accommodé des créatures monstrueuses des talibans, d'Al-Qaïda, Daesh, il allait forcément le payer un jour, plus rapidement qu'il le croyait, le prix fort.

Il ne suffisait pas de ne pas vouloir vivre en esclavage pour y mettre fin ou pour conquérir la liberté, c'était se leurrer que se borner à le croire, il pouvait y demeurer indéfiniment pour ignorer que tel était son statut actuel, puisqu'il ne se demanderait ni pourquoi ni comment il avait pu en arriver là pour le nier, il ira jusqu'à se croire libre, en démocratie, etc. quel leurre ! ; on est impuissant à agir sur quelque chose qu'on nie, d'ailleurs cela ne nous vient même pas à l'esprit, donc aucun changement ne peut se produire ou n'est envisageable dans ces conditions-là, et il est amené à conserver ce statut d'esclave.

On peut refuser ce statut d'esclave, mais cela ne nous donne pas pour autant le pouvoir de nous en débarrasser, il n'existe aucun automatisme en la matière, il faut s'en donner les moyens, sinon la volonté est impuissante à changer quoi que ce soit ou ne sert à rien en soi, sauf à entretenir l'espoir qui finit aussi un jour par s'épuiser à force de repousser toujours plus loin l'échéance de notre libération, on cesse d'y croire et le pire nous échoit.

Ce pouvoir, il tient uniquement au mode de pensée qu'on adopte pour interpréter la matière et sa transformation, notre propre comportement, celui des hommes en général, leurs réalisations, la société, etc. soit il est conforme aux lois qui les régissent auquel cas il peut agir consciemment dessus, sur leur orientation, soit ce n'est pas le cas et il se condamne à subir sa triste existence jusqu'à son dernier souffle, c'est le cas actuellement de la quasi-totalité des hommes à de très rares exceptions près.

Les hommes sont si ignorants de leur propre nature, qu'on se demande comment ils ont pu agir sur le monde extérieur et le transformer en fonction de leurs besoins, qui à l'origine étaient partagés par toutes les espèces animales. Et quand ils réagissent émotivement au lieu de commencer par réfléchir, on s'aperçoit qu'ils n'ont guère changé ou qu'ils ont peu évolué, malgré eux en réalité, inconsciemment ils sont demeurés des primates ou peu de choses les distingues de leurs ancêtres. Vous avouerez que pour rejoindre ou soutenir des partis politiques pendant de longues décennies qui justifiaient des guerres coloniales ou impérialistes contre des peuples innocents ou sans défense, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne fallait pas être très évolué.

Entre autres faiblesses, les hommes ont tendance à se raconter de belles histoires, à idéaliser certains évènements, à se parer de bien des vertus en passant sous silence celles qui leur font défaut et qui justement sont la cause de leur malheur.

On dit aussi qu'on ne peut pas faire le bonheur d'autrui à ses dépens ou contre son gré, sans se demander pourquoi il lui est inaccessible, on lui imposera si nécessaire, mais l'expérience a prouvé que cela ne fonctionnait pas ainsi. Trotsky constata que malheureusement le niveau de conscience des masses russes (et partout ailleurs dans le monde) avait été très bas, trop bas au moment de la révolution de 1917, et que cela avait eu des conséquences catastrophiques par la suite, ce facteur allait être propice au développement du stalinisme au détriment du socialisme, puis plus tard jusqu'en 1940 il constatera que cette faiblesse avait été à l'origine de toutes les défaites de la révolution socialiste, il en déduisit logiquement qu'il en irait de même indéfiniment si on ne remédiait pas à cette faiblesse, mais apparemment personne ne saisit vraiment ce qu'il avait voulu dire par là, en tout cas rien ne fut entrepris pour la réduire, pire, on négligea totalement ce facteur, vous connaissez la suite.

Marx, Engels, Lénine et Trotsky dans une moindre mesure furent des penseurs et des militants d'exception, qui avaient atteint un tel degré de conscience qu'ils n'avaient besoin de personne pour savoir ce qu'ils étaient ou ce qu'ils faisaient, ce qui ne sera jamais le cas des dirigeants qui leur succèderont. Ils ont décrit les faiblesses des hommes, et ils n'ont cessé de les combattre à leur époque ou dans la société telle qu'elle existait avec les moyens qui étaient à leur disposition. Un des traits marquant de notre époque réside dans l'exploitation outrancière de ces faiblesses par la réaction, qui tire profit de toutes les conditions favorables à leur épanouissement, qui sont autant de contradictions qui se sont développées au cours de l'évolution du capitalisme au stade parasitaire de l'impérialisme, de sorte que tout progrès passé alimente ses faiblesses et neutralise ceux qui en sont victimes, réduits à l'impuissance face à la tyrannie qu'on leur impose. Dit autrement, ennemi du progrès social ou de toute forme d'humaniste, les capitalistes s'en servent pour les instrumentaliser en s'appuyant sur les catégories sociales privilégiées parmi les travailleurs.

On ne l'a pas dit mais chacun l'aura compris, le progrès social n'a fait que renforcer ces faiblesses en l'absence de conscience de classe, il constitue à la fois le principal obstacle à l'émancipation du capital et l'obstacle à abattre pour les capitalistes, ce qui explique pourquoi finalement il peut être liquidé avec tant de facilité.

Ce qui ne nous vient pas à l'esprit parce que nous pensons beaucoup moins que ce que l'on croit, c'est que l'absence de conscience ne concerne pas seulement des actes ou des faits nuisibles à notre bien-être, elle concerne également ceux qui nous sont agréables ou nous apportent une satisfaction, parce que dans les deux cas on ne s'attardera pas trop sur leur origine ou leur portée, soit qu'elles soient pénibles, soit pour ne pas gâcher notre plaisir. Notre insouciance s'appliquant de préférence à ce qui fait notre bonheur concourt à notre insu à notre malheur, cela ne saute pas aux yeux, de toutes manières on préfère les fermer, donc là encore on ne risque pas d'apprendre grand chose, on passe à côté de quelque chose qui se rappellera un jour à notre bon souvenir, mais cette fois l'expérience sera pénible à vivre. Cherchera-t-on à en savoir plus ? Pourquoi ? Pas davantage que par le passé puisqu'on n'aura pas acquis ce réflexe qui n'a rien de spontané ou d'inné. Là aussi, il ne faut pas confondre entre devoir ou vouloir tirer un enseignement d'une expérience et le pouvoir.

Non mais qu'est-ce qu'on s'image, il faut avoir passé des dizaines, des centaines de milliers d'heures à étudier ou à réfléchir à des milliers de questions en tous genres d'actualité ou qui nous sont venus à l'esprit, y compris sur nous-même, avant qu'on puisse abordet chaque expérience sous cet angle ou qu'on les interprète avec une profondeur de vue qui les rendent pour ainsi dire transparentes, pour les cerner au plus près. Au passage, vous avouerez que si un tel exercice est à la portée de chacun ou presque, il est si exigeant que bien peu auront le temps, la volonté, le courage, la patience de s'y adonner tout au long de leur existence, ce qui contribue à valider les principaux enseignements de la révolution russe de 1917 que tous les partis ont abandonnés.

Macron est minoritaire et illégitime, très bien. Il gouverne en s'appuyant sur une minorité, pour une minorité, jusque là nous sommes d'accord, n'est-ce pas ? Comment ou pourquoi ? Grâce à la neutralité ou la passivité de la majorité. Il n'est donc pas interdit d'imaginer qu'une minorité pourrait s'emparer du pouvoir en s'appuyant sur la majorité, dont des pans entiers cesseraient d'être neutres ou passifs mais participeraient au processus révolutionnaire...

Ceux qui vous disent que le peuple doit gouverner, qui prônent le gouvernement du peuple par le peuple sont des démagogues, ils vous tompent, car le pouvoir dillué à tout le peuple, c'est la négation du pouvoir du peuple, le pouvoir du peuple est dissout au profit de son ennemi qui le conserve. Chez les capitalistes, ils ne sont pas des milliers ou des millions à décider la stratégie mise en oeuvre pour sauver leur système économique ou pérenniser leur domination de classe, ils sont une poignée seulement et très organisés, les oligarques les plus puissants, et tous les autres s'excécutent de grè ou de force. Chez eux, le pouvoir est concentré entre quelques mains pour profiter à l'ensemble de leur classe ou ce qui doit en rester au cours de l'évolution du capitalisme, c'est leur conception de la démocratie en quelque sorte. Alors chez nous il doit en être de même, tout du moins dans un premier temps.

Il n'y a que les militants les plus conscients et qui maîtrisent le processus historique qui peuvent incarner la démocratie, au nom du peuple travailleur qui n'a pas atteint le degré de conscience politique suffisant pour gouverner. Il y en a qui croient aux miracles en croyant que la démocratie se décrète, ce sont des charlatans ou des ignares.

Qu'ils viennent donc partager l'existence d'une personne ultra arriérée comme j'en fais l'expérience avec ma compagne Selvi et ils changeront rapidement d'avis, ils se rendront compte très rapidement, que dis-je, sur le champ, quotidiennement, que les choses ne se déroulent pas ainsi, que c'est beaucoup plus compliqué en réalité, très dangereux aussi. Le peuple est faible, vulnérable, ignorant, manipulable à souhait, et ce n'est pas parce que vous faites une révolution qu'il cesse de l'être du jour au lendemain, comme ce n'est pas parce que Selvi vit avec moi qu'elle serait plus évoluée qu'hier, et si elle est amenée à le croire, je la remets immédiatement en place pour qu'elle ne prenne jamais le dessus sur moi, il en va de nos intérêts et de notre avenir.

La liberté de chacun ne consiste pas à empiéter sur celle des autres, sauf que voilà, la plupart des gens ignorent où elle commence et où elle se termine, du coup ils la piétinent... et en retour ils en sont privés.

Partie 2.

Mes lecteurs étant semble-t-il plutôt lunatiques, susceptibles, timorés, rigoristes, ils ont une conception de la liberté d'expression faussement libérale que je ne partage pas. Ils ne peuvent pas concevoir la confrontation des idées autrement qu'une épreuve éprouvante, délibérément provocatrice destinée à les déstabiliser, à les confondre avec leurs contradictions passées ou présentes qu'ils n'assument pas.

A l'école de la vie.

Bien que notre existence soit entravée par le carcan du capitalisme, contrairement aux idées reçues elle nous offre malgré tout une multitude d'occasions de modifier son orientation qui déterminera notre destin jusqu'au crépuscule de notre vie. Sur le tard, on en prend plus facilement conscience, en étudiant chacune de nos expériences on s'aperçoit qu'on est passé à côté de nombreuses occasions qui auraient pu être heureuses, funestes ou fatales. Pour en tirer un enseignement salutaire, on évitera de recourir à la malhonnêteté qui consisterait à affirmer qu'on n'a jamais eu le choix de nos décisions puisque cela ne correspondait pas à la réalité. Pour autant, ce sont souvent les décisions qu'on nous a imposées qui ont contribué à façonner notre parcours, leurs issues ou les conséquences qui devaient en découler dépendant de notre capacité à les assumer ou non pour en modifier le contenu et la trajectoire pour le meilleur ou pour le pire, selon qu'on avait ou non présent à l'esprit que la lutte pour la liberté est un combat de chaque instant. La difficulté à s'en sortir dignement et sereinement provient du fait qu'on doit se mouvoir dans une société qui nous est imposée, où tous les rapports auxquels nous allons être confrontés le sont également, le règne de l'exploitation et de l'oppression n'en épargnant aucun, on passera le plus clair de notre existence à nous leurrer sur nous-même et les autres. Pourquoi ? C'est bien simple, parce que rarement nous avons réfléchi aux conséquences d'une décision ou de nos actes au-delà du présent ou du lendemain immédiat, comme si leur influence devait s'arrêter là, et c'est ainsi que nous ne réfléchirons pas davantage lors des multiples expériences (et leurs enchaînements) à venir, de sorte que finalement nous serons passé pour ainsi dire à côté de notre existence, la plupart du temps en étant convaincu du contraire, cela va de soi puisque jusqu'au bout nous demeurerons sous l'emprise de notre inconscience.

Les plus à plaindre seront ceux qui auront connu du début à la fin une existence rectiligne, plate, fade, monotone, casanière, soporifique, hormis le fait qu'il fallait bien la meubler pour se sentir exister ou exister tout court, ils finiront par faire partie des meubles et leurs idées aussi, ce qui leur procurera une sensation de réconfort à nulle autre pareille, l'ivresse du vide ou de l'ennui les transportera nulle part, et parvenu au bout de ce voyage, tels des morts vivants ou des idiots utiles qui se prennent au jeu, ils ne s'apercevront même pas que la comédie était terminée. Quelle frustration ! Triste destin qu'on ne souhaitera à personne, sachant qu'il est le lot de la plupart des hommes.

S'exprimer librement ne signifie pas pour autant qu'on serait libre ou qu'on penserait librement, on y aspire mais cela n'est pas suffisant, on le proclame, cela n'a aucune valeur, c'est un idéal et jamais un acquis, ceux qui s'endorment dessus sont des mystificateurs ou des individus malfaisants.

Sans philosophie de la vie, on est perdu ou rendu au stade préhistorique du primate ou du sauvage.

Je sais que les discours philosophiques ne sont pas en odeur de sainteté auprès des militants qui ignorent que le socialisme repose aussi sur la philosophie, qu'elle en est même à l'origine, sinon à quoi bon proclamer que nos droits, aspirations ou besoins sociaux sont légitimes et se passent de toute justification, en réalité on n'y croit pas vraiment ou on n'en comprend pas la signification politique, on peine à le traduire sur le terrain politique, c'est peut-être parce qu'on ne l'a pas à l'esprit spontanément, non ?

On est aussi fâché avec la psychologie ou la psychanalyse, tout ce qui touche au plus profond des hommes, à leur nature, parce qu'on ne l'a pas étudiée ; en ignorant ce que nous sommes, je me demande comment on peut prétendre agir sur les autres, c'est jouer aux apprentis sorciers ou se transformer en procureurs, donneurs de leçons. Comme c'est en observant le comportement des autres qu'on apprend à se connaître soi-même, il vaut mieux qu'ils nous apparaissent différents de nous-même, au passage, c'est ainsi que toute forme de discrimination nous sera étrangère.

Je me suis demandé naïvement qui était le plus intelligent, on devrait plutôt dire le plus évolué, entre celui qui a passé sa vie à étudier dans des livres ou qui a amassé une connaissance livresque et qui a obtenu de nombreux diplômes, et celui qui l'a consacré à observer ce qui se déroulait autour de lui pour en tirer des enseignements, et j'en suis arrivé à la conclusion que l'idéal était d'avoir partagé sa vie entre les deux sans faire une fixation sur un objectif précis, hormis toujours progresser dans la connaissance du monde dans lequel nois vivions pour pouvoir le changer en mieux et en plus juste.

On ne peut donner qu'un sens humaniste à notre vie et plus généralement au développement de la civilisation humaine, ce à quoi contribue au plus haut degré le socialisme puisqu'il incarne cet idéal.


Une causerie de la semaine du 30 juillet

Partie 1

A quel moment précis la quantité se transforme en qualité ?

La gauche a servi de caution sociale à la droite, au point qu'ils se confondent à l'arrivée ou sont devenues entièrement compatibles.

Plus qu'un consensus, ils ont fusionné pour imposer le néolibéralisme, qui se caractérise par son défaut d'humanité allant jusqu'à la cruauté ou la barbarie, rien ne les arrête. Ils osent tout, bien souvent au-delà de tout ce qu'on peut s'imaginer d'ordinaire, de sorte qu'ils sont inatteignables, ils sont jupitériens et se prennent pour les maîtres de l'univers et des hommes en particulier. Ils se croient tout puissants, mais ils sous-estiment

L'argument ou la stratégie selon lesquels il fallait porter le PS (et le PCF) au pouvoir pour les démasquer ou montrer aux travailleurs leur véritable nature réactionnaire ou contre-révolutionnaire, se justifiaient nullement parce que les travailleurs avaient eu mille occasions de s'en apercevoir, et ne se faisaient plus guère d'illusions sur leurs réelles intentions depuis longtemps lorsqu'ils parvinrent au pouvoir sous la IVe République.

Il est un fait que lorsque ces partis étaient favorables à la colonisation, ils avaient le soutien d'une grande partie du peuple, et quand ils soutinrent des réformes sociales ce soutien était plus grand encore, pour autant rien ne pouvait justifier le colonialisme ou les guerres de rapine, comme rien ne justifiait que les travailleurs continuent d'être soumis à l'exploitation ou de subir l'oppression, donc ce n'était pas les arguments qui manquaient pour démontrer que leur orientation politique était réactionnaire et n'améliorerait la condition ouvrière qu'à la marge pour mieux supporter l'existence du capitalisme au lieu de l'affronter pour conquérir notre émancipation.

Regardez des films français des années 30 à 70 et vous vous apercevrez que tous les maux actuels de la société existaient déjà avec plus ou moins le même degré d'intensité.

Le révisionnisme du socialisme devait conduire à la situation actuelle.

Comment "créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche".

Voilà une "alliance", une combinaison, qui n'est en réalité rien d'autre qu'une formidable arnaque, qui n'aurait sans doute pas pu avoir lieu ou aurait été éphémère, si 50 ou 70 ans plus tôt on avait caractérisé de droite ce qui allait être la pseudo-gauche (PS et PCF) qui allait finir par torpiller le mouvement ouvrier.

Il faut être d'une mauvaise foi sans fond ou être bien naïf pour refuser d'admettre qu'une imposture ou un faux masque a une durée de vie d'autant plus limitée qu'il fait l'objet d'une dénonciation, d'un harcèlement permanent de la part de partis politiques, d'intellectuels, de journalistes, etc. au même titre qu'un grossier mensonge ou une grossière provocation qui finit toujours par s'éventer, la vérité finit toujours par percer.

Ce n'est pas parce qu'il existe des circonstances plus favorables que d'autres pour s'attaquer à une imposture, qu'il faudrait la laisser perpétrer ses forfaits quand ce n'est pas le cas, parce qu'en procédant ainsi elle va creuser tranquillement son sillon et s'incruster profondément dans les esprits, et par la suite il sera beaucoup plus difficile de l'en extraire, trop tard la plupart du temps, quand elle aura épuisé sa capacité de nuisance, de sorte qu'on n'en tirera aucun profit, on sera même privé de cette maigre compensation. En gros, réduit à l'impuissance, on sera mis devant le fait accompli sans y avoir vraiment participé

Qu'on soit amené à privilégier un ou des aspects de la réalité est une chose, encore faut-il ne pas se tromper et délaisser ceux qui demain joueront un rôle primordial et s'en trouveront ainsi renforcés pour nuire à nos intérêts ou notre cause.

Bien que la Seconde Guerre mondiale ait été une terrible défaite pour le mouvement ouvrier international, par la suite ses dirigeants n'ont pas été capables d'en tirer la moindre leçon politique, voilà ce qui ressort clairement des sept dernières décennies de lutte de classes. Tout comme on peut le constater aujourd'hui, ils se sont laisser dicter leur intervention dans la lutte des classes par le comportement des différents acteurs politiques, qui soit figuraient parmi leurs ennemis, soit parmi les travailleurs bourrés d'illusions ou dénués de conscience de classe, au lieu de s'en tenir à leur fonction qui devait être d'exprimer consciemment le processus matérialiste dialectique afin d'armer l'avant-garde de la classe ouvrière pour la préparer à l'affrontement avec le capitalisme. Construire le parti qui devait ouvrir la voie vers la prise du pouvoir par la classe ouvrière, pas seulement, l'ensemble des travailleurs.

On passe à côté de l'essentiel.

On ne peut pas envisager sérieusement la démocratie sans rupture avec le capitalisme. C'est basique, mais juste. C'est radical, je préfère dire que c'est efficace pour résoudre tous les maux de l'humanité, donc c'est légitime. On n'a pas à justifier la paix, c'est à la guerre de justifier ses crimes, sa monstuosité dans la barbarie. C'est simple, accessible à tous et à consommer sans modération. La guerre est un exercice d'extermination de masse. Les Lumières avaient mis l'homme au centre de leur philosophie politique, le néolibéralisme le chasse, la chasse à l'homme est ouverte. Percutant, non ? Nous, nous allons plus loin mais dans une direction opposée, nous exigeons que tous ses besoins, ses aspirations, ses droits soient satisfaits, et que pas un seul homme, une seule femme, un seul enfant n'ait à se plaindre de sa condition parce qu'ils sont libres, ils ont brisé leurs chaînes en se débarrassant du capitalisme. Nous visons la disparition de la monnaie, de l'argent, du fric qui pourrit tout.

On peut imaginer un monde sans frontières, mais cela requiert que la population mondiale ait atteint un niveau de conscience très supérieur, car même là une certaine discipline s'impose, comme tout ce qui requiert une organisation. Si vous évoquez la discipline, vous faites fuir un tas de gens qui préfèrent le chaos et la guerre. Qu'est-ce qui est cohérent, adopter une discipline et vivre en paix, ou adopter le chaos et récolter la guerre ? Si c'est le bordel dans ta classe, tu ne peux pas faire ton cours et les gosses n'apprennent rien.

Un argument de plus.

Sur le Net. Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondations privée à but non lucratif des États Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ».

LVOG - Quand ce qu'on appelait la droite ou la gauche ont-ils adopté une politique ou une "orientation générale" destinée à instaurer une démocratie ? Jamais.

Pour avoir occulté cet aspect de la réalité ou l'avoir minimisé au profit des avantages (éphémères, temporaires, partiesl, aléatoires) qu'on espérait en tirer, à l'arrivée il ne nous reste plus que les inconvénients et nos yeux pour pleurer.

C'est dingue à quel point on s'est contenté de généralités, de lieux communs...

A quoi ça sert vraiment ?

- PMA. Une réforme qui arrange Macron comme l’opposition - Liberation.fr

La PMA pour toutes permet à Macron de donner des gages sur sa gauche et à LR d’attaquer le gouvernement. Liberation.fr 12.09

La PMA est une monstruosité de plus. Macron ne fait que copier Hollande que la soit-disant gauche ou extrême gauche ont cautionné...

Rothschild, Bilderberg, Young leader : le triplé gagnant !

Sur le Net.

...le même attachement à une idéologie composite (atlantisme + libéralisme économique + sionisme inconditionnel).

La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définit par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au coeur de la République. C’est un véritable coup d’État! Soft, certes, mais un coup d’État!

LVOG - Jusqu'à récemment, les militants n'avaient jamais entendu parler de ces institutions, leurs partis en ignoraient royalement l'existence, malgré l'extraordinaire influence qu'ils pouvaient avoir sur le cours de la situation mondiale, cela paraît incroyable, n'est-ce pas et pourtant c'est la réalité. Et on pourrait multiplier les exemples.

Partie 2

Arguments contre la propagande officielle.

L'impérialisme pourrissant a franchi une nouvelle étape dans la barbarie, sa seule issue.

Réseau Voltaire - Les faits le prouvent : l’impérialisme contemporain ne vise plus prioritairement à faire main basse sur les ressources naturelles. Il domine le monde et le pille sans scrupules. Aussi vise-t-il désormais à écraser les peuples et à détruire les sociétés des régions dont il exploite déjà les ressources. (Thierry Meyssan - Le projet militaire des États-Unis pour le monde - http://www.voltairenet.org/article197539.html)

Les faits le prouvent effectivement, quotidiennement.

Corée du Nord

- Washington appelle l'Onu à voter lundi des sanctions contre Pyongyang - Reuters

- Corée du Nord : les pays divisés pour adopter une nouvelle sanction - Franceinfo

- Macron, Trump, Abe parlent sanctions contre la Corée du Nord - Reuters

- La Corée du Nord appelle la France à abandonner son programme nucléaire - Franceinfo

Le piège. Un internaute tombe dedans :

- "Les gentils, ils ont le droit d’avoir la bombe atomique : c’est la dissuasion. Les méchants, ils n’ont pas le droit : car c’est de la prolifération."

Alors qu'il ne s'agit que d'une question de déstabilisation ou de chaos pour continuer à régner en maître absolu...

La Corée du Nord dans le grand jeu nucléaire
http://www.voltairenet.org/article197746.html

Stratégie du chaos et guerres de rapine.

Le flot d'immigrés se jouant soudainement de toutes les frontières et moyens de surveillance terrestes, maritimes ou aériens a été programmé par les néolibéraux pour permettre à l'oligarchie anglo-saxonne d'atteindre ses objectifs politiques ou conserver son hégémonie sur le monde.

Cela n'empêche pas certains apprentis sorciers ou aventuriers ou autres charlatans qui se prétendent de gauche ou d'extrême gauche d'appeler à ouvrir les frontières...

Agoravox.fr - Le 20 juin 2012, Peter Sutherland (Irlandais - 71 ans) s’exprimait par le biais du site de la BBC devant la sous-commission des affaires intérieures de la Chambre des Lords :

- « ...il faut détruire l’unité interne des nations européennes afin de les ouvrir à l’immigration de masse, changer la structure de leur population, et générer ainsi plus de croissance économique. »

La liste non exhaustive de ces brillants états de service fournira des informations précises sur la nature de ses intentions :

— Représentant spécial du Secrétaire-Général de l’ONU pour les migrations internationales (depuis 2006)
— Président de l’European Policy Centre, de Goldman Sachs International (depuis 1995),
— Président de BP(British Petroleum) (1997-2009),
— Président d’honneur de la Commission Trilatérale (2001-2010),
— Directeur non exécutif de la Royal Bank of Scotland.
— Commissaire européen de 1985 à 1989
— Président de Allied Irish Banks de 1989 à 1995
— Directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à 1995.
— Membre du directoire d’Investor AB jusqu’au 11 avril 2005,
— Membre du directoire d’Ericsson (dont il fut directeur en 1996) jusqu’au 4 mars 2004.
— Administrateur de alibaba.com, société qu’il dirigea en 2000.
— Représentant honoraire pour l’Union européenne du Transatlantic Policy Network.
— Consultant de la section extraordinaire de l’Administration du Patrimoine du Saint-Siège
— Ancien membre du comité directeur du Groupe Bilderberg
Etc., etc., etc.

Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/emmanuel-macron-un-putsch-du-cac-192143

Ils ont fabriqué la "crise des Rohingyas", comme ils ont créé celle des migrants vers l'Europe pour déstabiliser des Etats et des sociétés...

Crise des Rohingyas: près de 300.000 réfugiés au Bangladesh - AFP

Près de 300.000 personnes, la plupart des musulmans rohingyas, se sont réfugiées au Bangladesh pour fuir les troubles du nord-ouest de la Birmanie, a annoncé samedi l'ONU, alarmée par l'ampleur de l'exode. AFP

- Le Bangladesh redoute que des extrémistes exploitent la violence contre les Rohingyas - AFP

- La Birmanie va ouvrir des camps pour les Rohingyas déplacés - AFP

- Le sort des Rohingyas de Birmanie semble n'inquiéter personne, pourtant il est primordial - Le Huffington Post

Le Myanmar et l'Inde contre le jihadisme
http://www.voltairenet.org/article197771.html

Myanmar: de l’essence et du feu, mais pas le Bien contre le Mal
http://www.investigaction.net/fr/myanmar-de-lessence-et-du-feu-mais-pas-le-bien-contre-le-mal

Comment la question kurde est instrumentalisée par les Etats-Unis et Israël ainsi que leurs alliés.

Les kurdes, armes de déstabilisation massive de Washington au Moyen-Orient,
http://www.voltairenet.org/article197628.html

La « Kurdish Connection » : Les efforts d’Israël, de Daesh et des USA pour déstabiliser l’Iran,
http://www.voltairenet.org/article197676.html

Le mythe du « rebelle modéré » kurde
http://www.voltairenet.org/article197800.html

Ordonnances travail : "trois miettes pour les salariés, ça ne fait pas un quignon !" - Alternatives Economiques
https://www.youtube.com/watch?v=1rIup_U0mzM

“Jet-set Juncker”

Union européenne. Notes de frais : révélations sur les jets privés de la Commission - 10.08

http://www.courrierinternational.com/article/union-europeenne-notes-de-frais-revelations-sur-les-jets-prives-de-la-commission

Après avoir tergiversé pendant trois ans, la Commission européenne a fini par publier une partie de ses notes de frais pour ses déplacements. La publication fait un tollé : la Commission a dépensé près de 500.000 livres (555.000 euros) pour couvrir les déplacements de ses membres, rien qu’en janvier et février 2016, note The Daily Telegraph.

Syrie.

Quand la réaction et sa presse ainsi que leurs larbins de la pseudo-gauche et d'extrême gauche se lamentent de la défaite des barbares. Ils avaient eu le même comportement après la libération d'Alep, et ce sont les mêmes qui s'en prennent au gouvernement vénézuélien...

- Pourquoi ce désespoir de la presse française face à la libération de Deir Ezzor ? - Comité Valmy 09.09

Les habitants de Deir ez-Zor fêtent la 3e grande victoire de l’armée en une semaine - sputniknews.com 11.09

Ils sont d'extrême droite et antisémites, vous en doutiez encore ?

Un mème avec George Soros posté par un des fils de Netanyahou déclenche une polémique - sputniknews.com

Yair Netanyahou, fils du Premier ministre israélien, a provoqué une avalanche de réactions dans plusieurs médias du pays après avoir posté une image inspirée d’un mème antisémite américain. L’on y voit une «chaîne alimentaire» à l’origine de laquelle se trouve le milliardaire américain George Soros.

Un photomontage étrange présentant le milliardaire américain George Soros en train de nourrir, via une «chaîne alimentaire», l'opposition israélienne qui influence un témoin dans une affaire concernant Sara Netanyahou, épouse du Premier ministre israélien, a été posté sur Facebook par un des fils du chef du gouvernement, Yair Netanyahou.

Cette «chaîne alimentaire», dans laquelle se trouvent, entre autres, des êtres hybrides mi-hommes-mi-lézards et des Illuminati, n'est pas passée inaperçue dans les médias israéliens.

Alors que l'image semble avoir été publiée pour dénoncer l'influence supposée de George Soros sur les affaires secouant actuellement la famille Netanyahou, c'est sa source d'inspiration, un mème antisémite américain, qui suscite le scandale.

Le quotidien israélien Haaretz estime que Yair Netanyahou a trouvé l'image qu'il a retravaillée sur la page Facebook hébréophone du mouvement «alt-right» («droite alternative» américaine). Selon le quotidien, une version du mème avait été publiée sur le blog d'un suprématiste américain.

De manière générale, plusieurs médias israéliens, en particulier, Haaretz, i24News et The Jerusalem Post, ont été fortement indignés par la publication par le fils du Premier ministre du pays d'une image reprenant une caricature antisémite. sputniknews.com 11.09

Autre sujet de conditionnement des masses : Le changement climatique aurait une cause humaine. Réalité ou instrumentalisation ?

Un nouveau rapport préparé par le Service russe pour l'hydrométéorologie et de l'environnement (ROSGIDROMET) révèle que les experts russes sont depuis longtemps sceptiques quant au mème du changement climatique depuis la création du Projet de Pétition sur le réchauffement climatique (the Global Warming Petition Project) qui s'est produit à la fin des années 1990, ce qui a attiré les signatures de 31.487 scientifiques américains qui déclarent qu'il n'y a absolument aucune preuve qui montre que les êtres humains chauffent notre atmosphère.

Deux des plus importants d'entre eux sont Edward Teller, «le père de la bombe à hydrogène», et le Dr. Reid A. Bryson, «universellement reconnu comme le père de la climatologie moderne», et qui en a témoigné devant le Sénat américain en 2007, avec d'autres sommités scientifiques du monde entier. Il a rejeté le mème du changement climatique en déclarant: "Tout cet argument est la température en hausse ou pas, c'est absurde. Bien sûr, ça se passe. Depuis le début des années 1800, avant la révolution industrielle, parce que nous sortons du Petit âge glaciaire, et non pas parce que nous mettons plus de dioxyde de carbone dans l'air. ”

Il est un fait qu'à différentes époques la terre s'est réchauffée ou refroidie, mais apparemment peu en tiennent compte. J'ai lu dans un article qu'en quelques jours le soleil avait donné lieu à quatre fortes irruptions sans que personne ne le relève... C'est à croire que l'ordonnancement des planètes du système solaire fut le produit d'un hasard, pas très scientifique ou sérieux tout cela.

J'avais réussi à me convaincre que l'homme était bien responsable du réchauffement climatique, mais j'ignorais encore certains facteurs n'avaient pas été pris en compte ou passés sous silence, du coup je ne sais plus quoi en penser.

Partie 3

On a vraiment de quoi être fier de nous, cela vaut pour moi évidemment.

La situation actuelle, la victoire provisoire ou non du néolibéralisme et du nihilisme, mettent à nue la nature fragile de l'homme et ses faiblesses dans des proportions si étendues et si profondes, que pas un n'est épargné et ne peut demeurer indifférent au drame qui est en train de se jouer à l'échelle planétaire, qui se traduit par un individualisme pathologique, obsessionnel, grotesque, obsène, cynique, cruel, monstrueux, correspondant à une régression généralisée de la civilisation humaine emportée dans une spirale autodestructrice qui semble irréversible, puisque au présent et pour une durée indéterminée toute trace de progrès ou de justice social, d'humanisme, d'idéal de liberté a disparu de la surface de la terre ou se trouve marginalisé au point que la société ou le monde dans lequel nous vivons n'est plus qu'un cauchemar au quotidien.

A force de vivre dans l'hypocrisie ou le mensonge, le déni permanent, à force, d'indifférence, d'incohérence ou d'inconsistance, d'insouciance, de croire aux mirages aux alouettes ou aux miracles, d'adopter une fausse modestie ou d'être rongé par un complexe d'infériorité qui prend la forme d'une ambition dévorante, d'ignorer nos défauts et de nier nos erreurs qu'ainsi on ne corrigera pas, on se réfugie dans la neutralité, la passivité, laissant le soin à d'autres de décider de notre destin allant jusqu'à justifier leurs pires crimes du moment qu'on peut encore vivre à peu près normalement, on s'est forgé une raison qui tient en un seul mot qu'on n'ose pas prononcer : renoncement ou abdication jusqu'à ce que mort s'en suive, c'est le seul acte dans lequel on aura fait preuve d'une détermination sans faille tout au long de notre misérable existence.

On ne se rend pas compte ou il ne veut pas savoir que d'autres sont morts ou se sont sacrifiés pour qu'on puisse profiter de la vie comme on dit, et on tient à en profiter encore, jusqu'au bout au prix de nouveaux massacres ou de nouvelles guerres s'il le faut. On a pour le moins une notion plutôt sélective du respect qu'on enseigne, tout comme notremémoire défaillante quand cela nous arrange. Que sait-on vraiment ? Qu'a-t-on appris au juste au cours de notre existence ? Pas grand chose en vérité pour n'avoir pas retenu grand chose de nos expériences, refusant d'admettre qu'on subissait notre existence au lieu de la forger nous-même. Notre mode de vie et de pensée sont si profondément imprégnés par ceux qu'on nous a imposés qu'on croit en être l'auteur, de surcroît, libre, quelle terrible et vaniteuse illusion !

Partant de là on demeure pratiquement aussi ignorant, faible et vulnérable qu'au premier jour. Une fois quitté les bancs de l'école ou de l'université qu'a-t-on étudié sérieusement ? Rien généralement. On a appris à penser en dilettante au petit bonheur la chance, mais sans méthode (discipline et rigueur) il en restera toujours incapable qu'on le veuille ou non. On sera passé par tous les stades de la vie de sa naissance jusqu'à notre mort ce qui nous procurera l'illusion trompeuse qu'on s'était élevé au-dessus de notre condition primordiale, alors qu'en réalité on aura fait un tour sur nous-même sans jamais avancer et on sera passé à côté de tout, de nous-même surtout, frustration qui aura le don de nousrendre belliqueux, aigri, injuste, idiot.

Dans le film Les tontons flingueurs, Bernard Blier disait que les cons osent tout et que c'est à cela qu'on les reconnaît, mais on oublie que ceux qui gouvernent osent tout parce qu'ils ont été portés au pouvoir par des cons ou ils savent qu'ils ont à faire à des cons, c'est on ne peut plus vrai avec Macron. Cons qui se déclinent en trois catégories, ceux qui ont voté pour Macron par discipline républicaine, ceux qui ont voté Macron par intérêt, et ceux qui n'ont pas voté Macron et n'ont pas pu empêcher qu'il soit élu. Au-delà ne reste qu'une poignée à l'avoir compris, et encore, faut-il en retrancher ceux que ce constat va faire hurler, tous ceux qui estiment avoir fait leur devoir ou pour le mieux, qui ne sont jamais responsables de rien, d'ailleurs personne n'est responsable de rien, c'est si pratique, cela arrange tout le monde.

La plupart des gens sont satisfaits d'eux-mêmes, ce facteur faisant partie de la situation, à partir de là il est facile de comprendre pourquoi ils peuvent s'accommoder de la situation nauséabonde qui prévaut, ils ne peuvent pas se déjuger, ils n'en ont ni l'envie ni le courage, il leur faudrait remettre en question trop de choses auxquelles ils tiennent, leur petite vie bien réglée, routinière, abrutissante, leur petit confort et leur belle conscience, ultime bassesse qui leur procure tant de satisfactions et sans lesquelles la vie déjà si triste serait encore plus insupportable, aveu auquel ils se refuseront sous peine de se voir dépouiller du seul artifice qui leur permet encore de s'estimer heureux, aussi incroyable que cela puisse paraître, ils tiennent à tous prix à faire eux-mêmes leur propre malheur.

Réquisitoire accablant de la vilénie dans laquelle se vautre les hommes ignorants ou inconscients de nos jours, alimentant la spirale terrifiante dans laquelle la civilisation humaine est engagée et qui est en train de la broyer, de la rendre si laide qu'on peine dorénavant à penser qu'elle parviendra un jour à s'en extraire ou à y mettre un terme car s'est franchement très mal engagé, au point que chaque jour qui passe s'annonce pire que le précédent sans qu'aucune force ne soit en mesure d'enrayer cette machine infernale, comme si l'idéal qui l'avait porté si longtemps s'était éteint pour toujours.

Par tous les bouts les hommes sont corrompus, mais ils refusent de l'admettre ils ont une trop haute opinion d'eux-mêmes. Quand ils font preuve de modestie, le plus souvent cela cache quelque chose, c'est qu'ils ont quelques choses à se faire pardonner ou c'est pour ne pas avoir à évoquer certains aspects de leur personnalité ou de leur existencequi sont peu à leur avantage ou qu'il vaut mieux ignorer. Ceux qui se croient les plus intelligents passent pour des crétins aux yeux de ceux qui s'estiment plus intelligents encore, et le dernier des crétins trouvera toujours plus crétins que lui. Le crétin a raison de traiter de crétin celui qui en apparence est plus intelligent que lui parce qu'il ne le comprend pas.

Quant à ceux qui se croient supérieurs aux autres ou qui se prétendent conscients, pour avoir échoué à partager leurs connaissances et leurs expériences après une si longue période, il faut en déduire que leur enseignement ne valait pas grand chose ou présentait de graves lacunes. C'est à eux que revenait la tâche historique d'entraîner la société dans une autre direction pour parvenir à en changer les fondements, ils ont échoué lamentablement et refusent de l'admettre tout autant. Ils se sont figurés qu'en plaçant la barre très haut le peuple travailleur pourrait la franchir, par miracle quoi, alors qu'il avait pris l'habitude de passer en dessous, quitte même parfois à ramper !

Les travailleurs sont pragmatiques et se méfient naturellement de ceux qui pètent plus haut que leurs culs et voudraient les entraîner dans cette voie-là, parce qu'il existe des obstacles qui les empêchent de porter leur regard au-dessus de la ligne d'horizon quotidienne qui s'impose à eux et dont ils ne distinguent pas le bout ou dont ils ne se figurent pas la hauteur à peine situé au-dessus du niveau du caniveau où ils vont faire pisser leur chien ou le niveau du pot d'échappement de leur foutu bagnole, parce qu'ils n'abordent pas la société en terme de lutte de classes comme peut le faire un militant, leur perception de la réalité passe par le prisme déformant de l'idéologie de la classe dominante qui a corrompu leurs cerveaux, les a conditionnés, il fallait donc commencer par les décontaminer avant de vouloir ou pouvoir aborder des questions politiques avec eux, sans quoi c'était peine perdue, ce qui était également valable pour la plupart des militants pour ne pas dire tous, qui passent leur temps à se raconter de belles histoires à dormir debout.

Le constat ou le réveil est cruel assurément. Il faut l'assumer et corriger le tir, sinon autant dire que notre combat est perdu d'avance.

On aura compris qu'au lieu de nous en tenir exclusivement ou à la lettre aux enseignements de la lutte de classes que nous avaient légués les marxistes, il aurait fallu intégrer d'autres facteurs ou modifier certains des rapports qui figuraient dans leurs travaux et leurs conclusions au regard du développement de la situation et de l'orientation du capitalisme au cours des décennies suivantes. Ces enseignements posaient un ensemble de questions que nous avons refusé d'aborder parce qu'elles nécessitaient de réviser notre interprétation des rapports qui existaient entre les classes, ainsi que sur une multitude de sujets, le tout devant aboutir à déterminer de nouvelles tâches politiques auxquelles personne n'était préparé.

Cela aurait dû surtout s'accompagner d'un tournant stratégique radical qui n'aura jamais lieu, parce que l'analyse critique des stratégies adoptées par les marxistes aurait révélé un certain nombre de graves lacunes ou erreurs politiques et des errements théoriques, dont la cause était leur interprétation défectueuse de l'évolution du capitalisme et de la situation à l'échelle mondiale, qui se répercuta sur leur appréciation des rapports existants entre les classes et à l'intérieur des classes, et par conséquent sur leur conception de la lutte de classes qui mènera à une impasse politique ou pire encore.

A l'origine, l'erreur a consisté à ne pas tenir compte qu'aucune des conditions indispensables à une révolution socialiste n'existaient et n'existeraient avant longtemps.

Ce déni, cette absence de discernement, ce refus de regarder la réalité en face, de tenir compte des enseignements de la lutte de classe du passé, de modifier ces enseignements en fonction de l'évolution des rapports entre les classes, plus généralement des profondes transformations qu'allait connaître la société, aboutiront à une forme de croyance aveugle ou gauchiste dans la révolution, à une conception incohérente, antidialectique, antimarxiste de la lutte de classe qui devait diviser les militants révolutionnaires, les démoraliser et provoquer leur dislocation, ce qui se traduira par l'incapacité de construire le parti et d'organiser les masses, de participer à l'élévation de leur niveau de conscience, autrement dit, toutes les stratégies adoptées depuis l'après-guerre échoueront (sur toute la ligne) à préparer les conditions favorables à un affrontement des masses avec le capital, ce qui préfigurera l'avènement d'une ploutocratie en France qu'incarne Macron.

Toutes ces conditions objectives et subjectives qui constituaient autant d'obstacles à la révolution aussi longtemps qu'elles ne seraient pas réunies, auraient dû être abordées et traitées sereinement, au lieu de cela on a préféré les ignorer. Elles présentaient un gigantesque défis pour les nouveaux dirigeants de l'avant-garde, parce que dans un contexte inédit il imposait de faire preuve d'une grande imagination pour définir une stratégie qui permette de maintenir et transmettre aux nouvelles générations le flambeau ou l'idéal du socialisme en attendant des jours meilleurs. Comment gagner de nouveaux militants au socialisme en leur expliquant qu'il était renvoyé à une date indéterminée et plutôt lointaine, comment convaincre des travailleurs de s'engager dans un combat dont ils ne verraient sans doute pas le dénouement de leur vivant, dilemme que ces dirigeants n'ont pas été capables d'assumer, préférant entretenir la croyance illusoire ou opportuniste que tout était possible sans tenir compte de la réalité.

Quand on s'est fixé un objectif, le moins que l'on puisse faire consistera à examiner si les conditions existent pour l'atteindre ou si on aura une chance ou les moyens de les réunir à un moment donné, sans quoi notre entreprise s'apparentera à une aventure, sans lendemain évidemment. C'était faire preuve de beaucoup de naïveté ou de légèreté de croire ainsi n'importe quoi, peu importe si cela partait de bonnes intentions, car partant de là on allait s'enferrer dans l'erreur et devoir le justifier en recourant à des méthodes détestables, de sorte qu'il deviendrait impossible de sortir de cette impasse.

Depuis la Commune de Paris on sait qu'il nous faudra détruire de fond en comble l'appareil de l'Etat bourgeois, et depuis la révolution russe, on sait quel type de parti nous devons construire pour nous emparer du pouvoir, quel type d'organisation les masses doivent créer au cours de la révolution, les soviets ou comités de délégués élus, on sait aussi que le ou les dirigeants qui dirigent ce parti doivent posséder des qualités exceptionnelles pour guider le combat des masses révolutionnaire, on sait qu'un parti ne rassemblant que quelques centaines de milliers de militants peut s'emparer du pouvoir dès lors qu'il a l'appui de couches entières du prolétariat et de la petite bourgeoisie, on sait que l'amélioration de la condition ouvrière a eu pour conséquence de les corrompre et de les éloigner du socialisme pour ne pas avoir été conçue comme une étape du combat pour l'émancipation du capital, elle est devenue le principal ou le plus solide obstacle au socialisme dans la mesure où les masses l'identifient au capitalisme, elle constitue la base matérielle sur laquelle vient se greffer la propagande officielle destinée à assurer leur soutien, passivité ou neutralité sans lesquels ils ne pourraient pas gouverner, on sait qu'une révolution prolétarienne ne se produit que lorsque la condition de la classe ouvrière devient insupportable ou à l'issue d'une guerre impérialiste... Or aucune des conditions énumérées ici ne sont réunies, n'ont été réunies depuis la révolution russe, il a toujours manqué un ou plusieurs facteurs qui n'étaient pas mûrs, y compris en Chine et à Cuba. Même la faiblesse actuelle du régime doit être relativisée puisqu'il dispose de bataillons pour le défendre, les patrons et leurs familles, ceux qu'on appelle les CSP+ ainsi que leurs conjoints ou conjointes et leurs rejetons, une grande partie des 14 millions de retraités, ce sont ceux qui au Venezuela manifestent pour exiger le départ de Maduro avec le soutien de Washington et Bruxelles...

Les questions qu'on doit se poser de nos jours, qu'on aurait dû se poser depuis très longtemps, c'est : est-ce que toutes ces conditions sont indispensables pour réaliser une révolution, quelles sont celles qui demeurent valables et quelles sont celles qui doivent se substituer à celles qui sont devenues obsolètes ? Est-il possible d'imaginer raisonnablement qu'on pourra un jour les réunir, peut-on partant de là tracer une perspective politique et définir une stratégie de la prise du pouvoir qui déterminera les tâches qu'on doit se fixer pour atteindre cet objectif?

Si maintenant on refuse d'admettre ce constat et de se poser ces questions en essayant d'y apporter des réponses cohérentes et sérieuses, défendables et susceptibles d'être partagées par le plus grand nombre, c'est qu'on renonce à combattre pour le socialisme ou qu'on a définitivement abandonné toute perspective d'en finir un jour avec le capitalisme. Quand arrêtera-t-on nous de nous raconter des histoires ? Quand commencerons-nous sérieusement à étudier la situation telle qu'elle est ? Quand cesserons-nous de tricher, de nous leurrer ?


Sélection de commentaires d'internautes du blog Les-Crises.fr

ONG.

1- Le secteur dit “associatif” est une jungle épaisse et merveilleuse pour tout une faune de sangsues avides de subventions d’où qu’elles viennent. Ce n’est pas nouveau l’excellent bouquin de Pierre-P. Kaltenbach “Association lucratives sans but” en parlait déjà en 1995.

Rien n’a changé, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

2- Je suis directeur d’une association qui emploi 9 personnes (7,5 ETP) et j’assume de passer 75 % de mon temps à rechercher des subventions pour payer les salaires. Nous sommes (associations) les soupapes des collectivités locales qui travaillent avec nous par convention en leur évitant d’embaucher des fonctionnaires. Elles peuvent nous liquider du jour au lendemain en coupant ces subventions. Ce qui se passe actuellement dans plusieurs régions au niveau de la culture ou de l’environnement par exemple (voir Wauqier et Rousset).

3- A priori votre idée est bonne mais ne soyons pas naif, qui a crée et mis en place Wikipedia/Wikimedia ? Mr Jimmy Wales : https://en.wikipedia.org/wiki/Jimmy_Wales un homme “très riche”, philanthrope (comme Soros, Rockfeller, Rottschild etc) et soutenant les droits de l’homme dans le monde, comme les autres ci-dessus. Il n’a aucun besoin de notre argent mais c’est un moyen de faire croire que “vous contrôler et avez ce que vous payez” ! Comme Amnesty International, HCR et autres ONG ces fondations font appel aux dons pour faire croire en leur indépendance, mais c’est une illusion :

http://www.jpost.com/Business-and-Innovation/Tech/Jimmy-Wales-wants-Wikipedia-to-change-the-world-again-403592.

Voyez qui paie les facture des diverses ONG et les nombreux milliardaires philanthropes engagés dans les nombreux conflits qu’ils sous traitent la communication de ces mêmes ONG en attendant un retour sur investissement. De plus Mr Wales s’est engagé contre les “fake-news” suite à l”élection de Trump et la crise des médias dominants ce qui veux dire qu’il s’est associé la la plateforme STRATCOM de l’Atlantic Council.

http://www.rfi.fr/emission/20170430-wikitribune-anti-fake-news-wikipedia même si ce n’est pas exprimé ici il se soumet comme tout autre média à la VO made in Atlantic Council relais de l’Otan. A ce qu’il me semble.

Médias.

- Les médias dominants maîtrisent suffisamment un certain nombre de techniques, qui permettent d’éviter ou d’étouffer tout débat sérieux sur les sujets qui dérangent. Il n’y a pas de raison que le site Wikimédia échappe à ce contexte. On critiquait l’ancienne ORTF, mais la pluralité des canaux d’information n’a sur le fond rien changé à la libération de la parole et à la possibilité de débats contradictoires sérieux et argumentés sur des sujets sensibles ou donnant lieu à controverses.

Les citoyens sont par principes considérés comme immatures, et donc sur un certain nombre de sujets il faut leur dire ce qu’il faut penser. Ou à tout le moins éviter tout simplement qu’ils pensent.

- Le pire ayant quand même été la “une” de Libération (qui, pour le coup, portait très mal son nom…) “Faites ce que vous voulez, mais votez Macron”. Ils ne cachaient même plus leur manière de procéder sur le plan intellectuel : Dans la forme, il s’agit de parler de démocratie, de liberté individuelle, mais dans le fond, les courants main stream nient toute possibilité de liberté de pensée, réduisant les choix à leurs seuls admis. Novlangue, Néolibéralisme, Dictature molle…

- Force est de reconnaitre que depuis quelques années déjà il n’y a plus de liberté de la presse, et même de liberté de parler voir de penser. Ils en sont à manipuler les algorithmes pour bloquer la visibilité, de personnes que le régime (sic !) occidentale ne veux pas entendre. Rappelez vous l’interview “trafiquée” de Poutine par la Elkabach et son compère lors de la crise ukrainienne ou syrienne, la façon de faire est éprouvée car a de multiples fois des émissions sur des “sujets sensibles” ont été traités de cette manière afin de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Oui la propagande très raffinée des “nouveaux maccarthystes”, mené par les Usa sont hyper présent dans tout l’Occident.

- Ce point de vue sur les médias est celui des “médias mainstream” et n’a pas une grande valeur, “en soi” puisqu’il prétends que les bons médias sont ceux justement que nous fustigeons et il renvoi à cet article ou il prétends que les “alternatifs” sont surtout des “vecteurs” de fausses nouvelles : http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20161212.OBS2558/fake-news-l-infernale-propagation-de-la-desinformation.html

Dieu merci les commentateurs sont très critiques de la méthode et eux fustigent la VO véhiculée de force par ces mêmes mainstream. Ce n’est pas tant un problème de niveau scolaire ou d’argent, mais bien de “choix unique” qui ne dit qu’un “seul point de vue”. Le problème de la concentration des médias en seulement quelques milliardaires compte beaucoup.

- Je relève la phrase : “Plus besoin de journal: il y a Facebook et Google” Affirmation qui me renvoie à cet article : http://www.lacomeuropeenne.fr/2015/03/11/comment-les-institutions-europeennes-investissent-les-nouveaux-reseaux-sociaux/

- Il est amusant de lire encore, que la liberté d’opinion n’existe plus, fusse t’elle un jour possible. il est tout aussi amusant de lire qu’en novlangue moderne propagande ce dite fake news.

Mais quand allons nous grandir, nombre de personnes ne supportent pas la prise de décisions, non qu’il n’en soit capable, mais qu’ils le refusent car ne peuvent ce positionner dans le groupe, et ainsi leur ai permis de fustiger tout autre intervenant qui aurait prit, lui seul, une decision.

Et ceux qui tout particulièrement sont incapable de prendre une decision, sont cela même qui nous explique ce qu’est le courage, utilisent tant de digression qu’il est possible au fin de ne pas conclure, et rejeter ainsi au groupe cette gratifiante absence de position/ decision.

Celui la même, est récompensé, élu, adulé, mis en exemple de modèle de réussite. Celui qui seul, prendra une decision sera systématiquement, conspué, bannis, mis au pilori de la bien séance non pensante.

Ce n’est pas un probleme des gouvernants, c’est un problème des gouvernés.

- Les “démocratie” occidentales” sont mortes !

Je ne reviens pas sur le coup d’état contre le peuple de Sarkozy et de Fillon qui firent adopter par les parlements un projet que le peuple venait de rejeter par référendum (projet de constitution européenne)

Non, je reste sur les médias : à partir du moment où tous les médias disent la même chose, à partir du moment où l’information sur les faits n’est plus garantie, à partir du moment où le débat contradictoire est interdit, à partir du moment où le pluralisme des idées n’est plus une règle absolue, à partir du moment où les médias ne sont plus QUE des organes de propagande, la démocratie est morte et bien morte…

- L'art de perdre son temps par un internaute : "Désolé mais twitter est extrêmement utile pour court circuiter les pseudo journalistes de nos médias merdeux et obtenir des infos de première main. Il faut simplement savoir chercher et recouper sur la durée. Et pas besoin de posséder un compte soi même pour ça. Twitter est vraiment utile. Contrairement à face de bouc. (0,0001% des twits sont utiles c’est vrai mais ils le sont vraiment)."

- Toutes ces bandes de drôles désœuvrés perpétuellement en embuscade n’ont que le don de faire perdre son temps à l’honnête homme.

Il vaudrait mieux agir comme bon nous semble et les ignorer tout à fait.

Surtout, il importe de ne pas, abdiquant devant l’intimidation et le chantage, en venir à:

1. constamment s’excuser de réfléchir et de penser,

2. refuser de prendre parti, et pour la vérité, et pour la justice.

Bien plutôt il faut lutter contre les pratiques courantes qui découlent des cinq principes de la propagande de guerre (Michel Collon): 1. Cacher les intérêts, 2. Cacher l’histoire, 3. Se faire passer pour les défenseurs des victimes, 4. Diaboliser l’adversaire, 5. Monopoliser et empêcher le débat. Ce faisant, on comprendra déjà mieux le Vénézuela… et tous les autres pays dans le même pétrin de l’Empire.

- Qui lit encore Conspiracy Watch? Ces gens sont tellement schizophrènes et paranoïaques qu’un jour ils dénonceront leur propre site comme un site complotiste ??

Quand a Twitter, comme son nom l’indique, c’est un essaim de moineau très bruyant. Difficile de trouver une information vraiment utile et sourcé dans cette usine à Trolls.

- Conspiracy Watch ? Le site sacro-saint et intouchable, pour les chiens de garde de Wikipédia comme pour certains “formateurs” de l’Éducation nationale. Ne sous-estimez pas cette officine et son pouvoir de nuisance.

- Moi ce qui m’inquiète bien davantage c’est qu’un petit blogger comme Rudy a trouvé sous le gouvernement Hollande porte ouverte dans les commissions gouvernementales.

Ce petit néo-conservateur autoproclamé spécialiste du complotisme est l’un des artisans de la chasse aux sorcières actuelle.

L’ère du politiquement correcte mise à la mode par science po se fissurant de partout, ils passent à l’étape II une offensive contre la vérité.

- Je vois plutôt dans ce fatras de mensonges et de désinformation une preuve de leur incapacité aujourd’hui à faire passer leurs messages faisandés et la peur de perdre leur influence. Cela a fonctionné pendant des décennies et maintenant ils se retrouvent “à poil” puisque des voix de plus en plus nombreuses démontent ( eux avec des arguments) leur religion atlantiste et libre-échangiste. Et puis il n’a fallu que quelques semaines pour que leur produit publicitaire Macron apparaissent dans toute la splendeur de son incompétence et dégringole dans les sondages comme jamais un président avant lui. Alors les zélotes se déchainent et les “impies” sont jugés par le clergé médiatique. Ils se prennent pour Bartolomé de las Casas alors qu’ils ne sont que des Juan Ginés de Sépulveda.

- En limitant le nombre de caractères par message Twitter ne favorise pas le débat et la réflexion. En revanche il favorise les attaques sans fondement et surtout sans arguments. C’est l’arme des lâches et des incultes. C’est un terrain sur lequel vous serez toujours défavorisez mr Berruyer. Choisissez mieux vos armes, quittez cette merde ou elle vous bouffera.

- C’est le problème : les chasseurs de conspirationnistes deviennent eux-mêmes conspirationnistes. Du coup, lorsqu’ils n’en trouvent pas, ils en inventent.

- Il y a plus de “conspirations” dans la cervelle de ceux qui traquent les “conspirationnistes” que dans celle des conspirationnistes supposés. Et la paranoïa du soupçon sévit davantage chez les premiers, les chasseurs autoproclamés de “conspirationnistes”.

Le cas de Rudy relève-t-il de la pathologie ? N’étant pas médecin, je ne risquerais pas un diagnostic. Mais une chose est sûre : toutes les opinions qui lui déplaisent, Rudy les qualifie de “complotistes” ou “conspirationnistes”. Même quand les auteurs de ces opinions ne parlent jamais de “complots”.

- Avez-vous remarqué que ceux qui affichent à tout bout de champ “Je Suis Charlie” sont souvent les plus acharnés contre la liberté d’expression ?

Avez-vous remarqué qu’un site qui prétend “combattre le conspirationnisme” raisonne toujours en termes conspirationnistes ?

- Si vous ne pensez pas « comme il faut » ou vous avancez publiquement de légitimes doutes par rapports aux « informations » qu’on vous présente et leurs incohérences vous êtes un déviant. Et à ce titre votre parole doit être inaudible. On va alors chercher à vous discréditer via internet et les réseaux sociaux. Vous serez stigmanétisé.

La stigmanétisation serait ainsi une forme particulière de stigmatisation, de disqualification sociale, favorisée dans un contexte orwellien, passant par internet et visant à détruire la réputation de celui qui ne défend pas une ligne de pensée « mainstream » ou politiquement correcte.

- ... en perspective le futur qui nous attend.

Le Décodex représente le vice qui prétend s’élever au rang de vertu, mais qui n’est qu’un détail dans toute la machinerie totalitaire qui se met en place.

Correction: il s’agit d’autant moins d’un détail ou du Décodex qu’il concerne toute la presse du pays, avec l’embrayage des réseaux sociaux sous contrôle étroit (tout le monde ne fait plus qu’épier son voisin) ce qui n’est pas rien.

- Wikipédia, et plus particulièrement Wikipédia France, veille soigneusement à détruire les réputations de qui dérange. Allez regarder l’article sur le candidat à la présidentielle cité dans l’article d’Olivier. Il est d’une malhonnêteté sidérante.

L’article sur Olivier dans Wikipédia procède, sous apparence d’objectivité (on prétend présenter les opinions des uns et des autres) à un dénigrement manifeste. C’est la méthode, particulièrement insidieuse et malhonnête, que cette « encyclopédie » utilise. Car les gens « qui pensent comme il faut » n’ont pas droit, eux, à ce traitement de défaveur.

Le problème avec Wikipédia, c’est que vous ne pouvez rien faire. Vous ne pouvez pas les poursuivre en justice. Si vous le faites, votre réputation sera irrémédiablement détruite puisqu’on vous percevra comme quelqu’un attaquant la liberté d’expression et l’effet Streisand marchera à fond contre vous.

S’il est important de poursuivre en justice les diffamateurs, leur audience reste fort heureusement limitée. Mais Wikipédia, c’est bien plus grave et vous avez raison de le rappeler.

- On assiste à une vrai guerre de l’information, avec comme cible la ménagère et son julot et leur maintient dans leur ignorance crasse. Les méthodes de ces gens sont incroyables, et diablement efficaces, il faut avoir du temps et de la reflexion aujourd’hui pour ne pas être totalement lobotomisé par les médias.

- On assiste avec cet interview à la propagande post-élections de Mediapart, dont des objets est de faire oublier qu’ils ont fait massivement campagne pour Macron. Mauduit avec son livre et les propos qu'il tient sur le plateau nous dit que Mediapart serait un journal différent parce que libre (vous connaissez probablement le slogan : "Médiapart il n'y a que ses lecteurs qui l'achètent"). Donc, Mediapart est libre puisque c'est écrit dessus... Et parce que Mediapart est libre, Mediapart se donne le droit de dire que beaucoup d'autres ne le sont pas (ce qui est vrai au demeurant).

La question qu'il faudrait poser est : Si Médiapart est libre, pourquoi Médiapart a fait la campagne de Macron, comme tous les autres médias (qui ne seraient pas libres de leurs choix) ? Car, à quoi pourrait bien servir la liberté si quand on l'a, on ne l'utilise pas ? Quel est le problème, est-ce le joug du capitalisme et de la finance qui impose Macron, ou s'imposer Macron soi même en étant libre ? Réponse : Mediapart est dans l'imposture et n'est pas plus libre que tous les autres, en revanche, en nous le faisant croire, Mediapart s'adresse spécifiquement à ceux qui pensent que la presse n'est pas libre en France (son segment de marché). C’est donc du marketing et c’est uniquement grâce à ce positionnement qu’ils arrivent à vendre des abonnements (et aussi la tête de gondole des affaires, je le consens). Sauf qu'après la campagne 2017, beaucoup de ses lecteurs (dont bibi) se sont rendu compte du piège à cons. Car durant la campagne le colossal déséquilibre Macron vs. autres candidats était le même sur Mediapart que sur l'écrasante majorité des autres médias. Les autres candidats étaient systématiquement dénigrés (pour faire court, Fillon un voleur utile, Le Pen un monstre utile, Hamon et Mélenchon des impotents utiles si seuls).

Avec ce type de livre, Mauduit et Mediapart creuse le sillon de la presse soi-disant différente parce que libre du capital. Mauduit fait du marketing et essaye d'effacer les traces de la campagne pro-Macron qu'ils ont menée ces derniers mois. D'ailleurs ils commencent à nous dire des horreurs du Macron, Plenel dit par exemple que l'on va souffrir ou quelque chose de cet ordre. Ils peuvent le descendre un peu maintenant, car il est élu pour 5 ans. C'est justement à cause de cette imposture que je viens de commencer un blog qui traite de la Macronite des médias, je peux vous dire que Mediapart y tient une place de choix. http://macronite.blogspot.com

- Même au pires moments de l’ancien régime la noblesse n’aurait jamais osé se comporter de la sorte, simplement pour ne pas se retrouver confrontée à la colère populaire.

Désormais, avec le lavage de cerveaux médiatique les ploutocrates sont totalement décomplexés et n’avancent même plus masqués.

- Je constate avec grand plaisir que la liberté d’expression est toujours une énorme mascarade sur ce site (Les-Crises.fr - LVOG). Les commentaires les plus clairs et pertinents sautent comme des crêpes tandis que les plus stupides permettent au maître des lieux de s’essuyer dessus en croyant se grandir. Mais nous nous prenez à ce point pour des billes qu’on ne voit pas votre petit jeu? Les gens sérieux ont bien compris la méthode. Vous pouvez vous cacher tant que vous voulez, il n’y a que vos groupies qui sont dupes. Et qui doivent cotiser. Dieu m’en garde!

- Série de billets écrite par un économiste donc non qualifié pour parler de physique des matériaux, d’aviation ou d’architecture. Sujet en plus 10000 fois ressassé à travers le net avec des équipes d’experts ou pseudo experts de part et d’autres sans jamais qu’un camp n’ait réussi à s’imposer à 100%.

En d’autres termes je me demande simplement : à quoi bon?

Si j’avais l’esprit tordu je dirais que vous essayez de remplir votre quota de “contenu anti complotiste” dans l’espoir d’arrêter de vous faire taper dessus par le Monde et autre torchons (pas de bol ma boule de cristal me dit que ça ne marchera pas et que l’effet sera même inverse).

Mais en fait je crois que vous êtes simplement naïf et que vous pensez vraiment changer des opinions avec ces billets fleuve.

PS : Au passage un attentat c’est un complot à la base. Une version non complotiste du 11 septembre reviendrait donc à dire qu’il s’agissait … d’un malheureux accident !

Politique. Démocratie et idéologie.

- La démocratie est mise en péril par le néo-libéralisme (une variable). Oui, mais que penser de toutes ces idéologies (variables), embrassées puis dénoncées, qui n’ont jamais donné le pouvoir au peuple -lequel lutte moins contre les inégalités que pour sa survie- et lequel s’est toujours confronté à une CONSTANTE : la conservation des privilèges d’une caste dont la légitimité se définissait en retour de sa protection, puis du culte du surhomme, puis de la théorie des ruissellements, puis ?…. Comme pour la corruption, c’est plus les corrupteurs qui doivent être dénoncés que les corrompus.

- Soros (The Capitalist Threat 1997) est encore plus direct que Chomsky: Les valeurs du marché ont servi à saper les valeurs traditionnelles. Le marché sape les valeurs fondamentales des sociétés démocratiques, ouvertes. Auparavant, Pasolini (Ecrits Corsaires): Aucun centralisme fasciste n’est parvenu à faire ce qu’a fait le centralisme de la société de consommation. […] On renie les véritables modèles culturels. L’abjuration est accomplie.

D’un bout à l’autre du spectre, de Pasolini à Soros en passant par Chomsky, déjà Tocqueville en son temps, il est meme inutile d’en appeler à Marx.

Ce qui est incompréhensible, c’est qu’un système dont la perversion a été si clairement exposée depuis si longtemps, si douloureusement expérimentée par les peuples de tous les continents, puisse encore trouver des défenseurs.

- Tant que les rayons des supermarchés seront approvisionnés, que l’essence à la pompe ne sera pas trop chère, et que la télévision et internet permettront de divertir les gens, alors pas grand chose ne changera.

“Panem et circenses”

La plupart des gens n’ont pas envie de penser, surtout à des choses qui dérangent.

Il ne faut pas demander trop à l’ “animal humain”, Chomsky est une exception. Le genre de type qui pense pour tous les autres, mais que l’on écoute pas car il est trop lucide, ce qu’il dit ne rend pas optimiste. Or tout notre bastringue productiviste/consumériste ne fonctionne bien que si l’on maintient le moral des gens. Après le 11/09, la première chose que Bush a dit aux américain : “retournez au supermarché !”

Plus la réalité devient anxiogène et plus il faut divertir les gens. Le refuge dans des mondes virtuels de plus en plus de nos congénères, leur permet d’éviter de voir ce qui est sous leurs yeux et qui dérange dans bien des cas.

La démocratie requiert des citoyens éclairés et non passifs pour vivre, pas étonnant que dans le “Meilleur des mondes néo-libéral” qui est le nôtre elle s’étiole…

- Et oui mais dans les années 80 aux USA et 90 en Europe les “élites” ou “décideurs” ont lancés médiatiquement la division des gens selon leurs classes, religions, travail privé-publique, avec le thème “les privilégiés du publique” doivent accepter les “désavantages” du privé, la désacralisation du service publique (couteux, dispendieux, aidant les plus faibles donc les fainéants) les grêves des instituteurs accusés aussi de fainéantise, gaspillage d’argent, pour tous, avec ceux de la SNCF et des hôpitaux. Qui se rappelle de ces lynchages d’acquis sociaux ? Cela s’est passé d’abord aux USA avec la naissance du courant néoconservateur, avec l’ultra-libéralisme de Thatcher-Reagan qui a finit par gagner nos pays avec la fin de l’URSS. C”est là que le signal a été donné !”la fin de l’URSS” signifiait aussi la fin d’un rêve pour tous les travailleurs de cette époque : les acquis sociaux à améliorer tout naturellement et un plein emploi relatif toutefois, et le progrès à venir dans un futur proche. Place aux spéculateurs et autres patrons de grosses boites les nouveaux héros.

- La genèse du néo-libéralisme ne remonte pas aux années 70, mais plutôt aux années 40 avec Hayek et l’école de Vienne. Tout se passe comme si les élites économiques, après avoir testé le capitalisme d’état et le fascisme avaient décidé de se tourner à nouveau vers leurs premières amours, le libéralisme intégral, ou plutôt « l’ordo »-libéralisme (c’est-à-dire » le renard libre dans le poulailler libre »). On a commencé par de grandes explications théoriques sur les méfais du « totalitarisme » puis à la faveur de l’affaiblissement du bloc soviétique dans les années 70 (...) on a lancé les premières expérimentations de purges néo-libérales (Chilli, etc.) avec toujours la même prédilection pour les régimes autoritaires et répressifs.

- Le néo-libéralisme détruit notre démocratie. Ah bon? Il y avait donc une démocratie? Il faudrait peut-être étudier l’histoire contemporaine un peu plus sérieusement, remonter à 1789, qui n’a rien d’une révolution démocratique. Chomsky se trompe quand il prend comme principes ceux de la doxa, qui sont définis par….Les néo-libéraux, qu’on peut qualifier de toutes sortes de noms d’ailleurs. Quand on a autant de masques différents pour prendre l’apparence souhaitée en fonction des catégories à qui on s’adresse, cela porte un nom.

- Certes, certes, tout n’est jamais parfait et sans remonter jusqu’au déluge, il existait un véritable pacte social qui s’est imposé avant la 2ème guerre mondiale grâce au front populaire puis après grâce au CNR qui rassemblait toutes les tendances politiques. Toutes ces luttes n’ont pas été vaines et nous ont permis de vivre mieux… Jusqu’aux modèles économique et financier anglo-saxons de ces dernières décennies que Chomsky pointe du doigt à raison.

- “Elles” ont permis de vivre mieux uniquement parce que les “maîtres” lâchaient du lest face à la “menace” soviétique, une manière d’acheter des voix pour que le peuple vote “bien”. Quand la “menace” soviétique a disparu, allez vous faire voir! Par ici les pépettes et à vous les miettes des miettes. Ce ne sont donc pas les “luttes” qui ont se lâcher de lest, mais la situation géopolitique internationale.

- Si vous connaissiez les vraies raisons de ce qu’on vous a claironné sous le terme “d’avancées sociales”, vous en tomberiez de votre chaise. Faites quelques recherches…

Vous croyez sérieusement que les “capitalistes-néo-pseudo-libéraux” auraient lâché du lest si ce n’était pas d’abord et surtout dans leur intérêt?

D’ailleurs regardez aujourd’hui, il n’y a plus de gras (mais ce n’est pas eux qui en ont profité, non, non, ce sont les petites-gens trop gourmands, trop pollueurs), on ressert le collier… Avec d’autres prétextes pour faire passer la pilule.

Plus c’est gros, plus ça passe.

Si vous voulez comprendre ces gens-là, pensez avec un cynisme maximum et vous serez largement en-dessous de la vérité.

- “Vous croyez sérieusement que les “capitalistes-néo-pseudo-libéraux” auraient lâché du lest si ce n’était pas d’abord et surtout dans leur intérêt?” : c’était aussi dans “leur intérêt”, certes, mais sans les grèves ils ne l’auraient jamais su ! Et je tiens mordicus à mon opinion, car les capitalistes ignorent absolument tout intérêt collectif : ce mot suffit à les faire vomir. Aujourd’hui comme hier, ils ne demandent qu’à prendre en charge toutes carences collectives, (aujourd’hui, ils les organisent), parce que tout est bon pour faire du fric.

- Au contraire, le “capitaliste” et ses ouvriers est semblable au berger avec son troupeau. Son intérêt est un rendement maximum nécessitant des travailleurs vigoureux et en bonne santé. Les ouvriers, leur mode et cadre de vie est / a été largement étudié afin de les “l’améliorer”. Pour preuve les milliers et milliers de page de monographie de familles ouvrières. Bref, “le capitaliste” doit se soucier du bienêtre collectif des ouvriers / consommateurs dans la mesure ou cela est aussi son intérêt.

- On sait, grâce notamment aux travaux d’Annie Lacroix-Riz, que le patronat fit le choix de la défaite et inspira le régime de Vichy. Mais la collaboration se termine avec l’effondrement du IIIe Reich et l’opprobre frappe alors le patronat. Mais on se souvient aussi que l’épuration frappa davantage la collaboration intellectuelle que la collaboration économique. Le climat de la Libération, le discrédit qui frappe alors le patronat, le poids du Parti communiste qui représente 1/4 de l’électorat, la pression des organisations syndicales rendirent plus aisée l’adoption d’un certain nombre des réformes prévues par le programme du CNR.

- Le système impose sa vérité avec notre accord puisque des millions de français de souche acceptent d’être trompés sans se poser de question . Les indéfectibles trublions que nous sommes ne l’acceptent pas car nous cherchons la vérité alors que la grande majorité du peuple s’en fout, préoccupée par son quotidien et ses ennuis familiaux permanents. Le pouvoir médiatique le sait et il joue là-dessus avec complaisance payé par la publicité patronale. Alors il faut continuer à lutter pour décrédibiliser les médias et le pouvoir capitalistique en attendant une révolte populaire qui devrait surgir à un moment ou à un autre, conséquence d’une crise économique insupportable et probable dans quelques temps. L’histoire révèle toujours des surprises en bien ou en mal suivant les rapports de forces sociaux et culturel. La France est dans une phase de déclin relativement rapide malgré les efforts de la bourgeoisie française pour l’enrayer en actant une austérité plus affirmée par le pouvoir Macron and co. Les médias propagandistes se heurtent alors à la réalité socio-professionnelle des diverses couches de la population lassées de l’austérité depuis les années Mitterrand, d’où la déconvenue électorale de l’UMP-PS. Macron and co devrait subir le même sort très rapidement…

- La ploutocratie peut encore tenir un bon moment. Nous n’en sommes qu’à l’ère de la propagande et de la répression de la liberté de penser, il reste à venir celle de la répression par la violence.

- Pendant l’année 1992, en France, le système a imposé SA vérité. Le système a incité les électeurs à voter “oui” au référendum sur le traité de Maastricht. Toutes les chaînes de télévision, tous les journaux, toutes les radios, les grands éditorialistes, les grands commentateurs politiques ont fait campagne en faveur du “oui”

« Le 20 septembre 1992, le oui l’emportait, mais seulement par 50,81 % des suffrages exprimés en métropole, 417 000 voix d’avance ! Première constatation : il y avait une sorte de fracture entre les dirigeants politiques du pays, dont la très grande majorité avait appelé à voter oui (434 députés, 210 sénateurs, 19 présidents de région, les Eglises, les syndicats – sauf évidemment la CGT dont la position s’alignait sur celle du Parti communiste – la plupart des éditorialistes des grands journaux…) et, de l’autre côté, l’électorat, dont la moitié avait voté non ! »

(Jean-Jacques Becker, Nouvelle histoire de la France contemporaine, Seuil Points Histoire, page 600)

- Il faut lire cet article complément de ce papier

http://www.frenchweb.fr/les-instruits-toujours-mieux-informes-pour-les-autres-il-y-a-facebook-et-hanouna/299028

Il est parfait pour comprendre comment le comment-le-systeme-impose-la-verite (et comment de pseudo élites se prennent pour des élites merveilleuses et méprisent la majorité des gens pourtant à mon avis largement plus malins et lucides qu’eux, même si moins “instruits”).

- A quoi reconnait on un système tyrannique?

Simple l’on laisse libre court aux personnes les plus vils, à des fin d’obtenir la soumission de la masse. Dans un tel système nul besoin de donner d’ordre en effet. (l’histoire nous l’a prouvé a mainte reprise)

- Comment se fait il que cette propagande marche aussi bien, supposément, à l’ère de circulation et d’accessibilité à l’information que nous connaissons,qu’on l’admette ou pas? Pour aller plus loin,comment se fait il que “les peuples” continuent à se soumettre, élection après élection, au système? Là est le noeud de l’affaire. Je ne sais pas s’il est gordien, mais “ceux d’en haut” à supposer qu’ils existent en tant qu’entité, voient leurs “plans ” singulièrement facilités par, pardonnez le mot, la veulerie du comportement des dits peuples, non? cf les résultats des dernières élections en Europe, en général. Une nouvelle arme de domination a bien fait son chemin au cours des dix dernières années, celle des partisans du vote nul, blanc ou de l’abstention, qui se veulent chevaliers blancs alors qu’ils ne sont que les outils du système qu’ils prétendent dénoncer…les dieux rendent aveugles ceux qu’ils veulent perdre.

- Oui, les premiers responsables du désastre ambiant sont les peuples eux-mêmes. C’est bien l’humanité dans sa globalité qui engendre le monde tel qu’il est. En termes philosophiques, on pourrait dire que la société est la manifestation de la conscience collective humaine. Plus concrètement, c’est bien nous (les Français) qui avons porté Jupiter au pouvoir. S’il y a bien une idée avec laquelle je m’inscris en faux, c’est le sentiment que nos malheurs seraient uniquement le fait des élites. La société est telle qu’est est parce que nous jouons le jeu collectivement ; parce que nous la cautionnons.

Par contre, je ne vois pas trop en quoi les abstentionnistes se verraient comme des “chevaliers blancs”. Ne pas participer à un système dont on ne reconnaît pas les valeurs, ce n’est certes pas un aboutissement ultime, mais c’est au moins un premier signe de réveil…

- Les peuples sont-ils responsables ?

Constatons que l’immense majorité des peuples est “ignorante”. A partir du moment où la majorité des peuples n’a pas de conscience politique véritable, à partir du moment où l’immense majorité des peuples n’a ni culture économique ni culture historique, que voulez vous attendre d’eux ?

Oui, on ne nait pas ignorant, on le devient. On le devient parce qu’ on subit dès notre plus jeune âge, dès l’école, une formidable propagande, un formidable terrorisme intellectuel, qui vous ôtent la faculté de penser, qui vous désarme intellectuellement.

Evidemment, les “maitres du monde” ne veulent pas de peuples libres et responsables.

C’est absolument effrayant, mais c’est ainsi que les “maitres du monde” veulent domestiquer la masse , qui……..n’a toujours pas compris ce qui lui arrive

Et, pour l’instant, ça marche formidablement bien...

- Le commun des mortels, celui qui va bosser tous les matins, torche les mômes et surveille leurs allées et venues, va au foot, au pub, aux putes, au fitness club et/ou regarde la téloche pour se vider la tête de celle de ceux qui l’em…, râcle les fonds de tiroirs au moment de payer les impôts, les factures du garagiste ou le loyer/annuité hypothécaire, essaie de manger bio pour ne pas se choper des cancers, Alzheimer ou Parkinson : a-t-il encore le courage et l’énergie de chercher préventivement à comprendre si on le trompe sur la marchandise ?

Il faut beaucoup de temps, connaitre des langues étrangères pour croiser l’information (Google translation est assez fastidieux), une bonne mémoire et une certaine aptitude synthétique pour comprendre notre environnement politique.

Et puis, comme me répondaient des personnes à qui j’expliquais certaines réalités : “comment pouvez-vous supporter la connaissance d’un monde aussi truqué et malade ? Je préfère ne pas savoir.”

Et pourtant c’est le nôtre !

- Je réponds à votre question : l’immense majorité des peuples ne “s’informe” que avec les médias officiels………qui ne sont QUE des organes de propagande !

Faites un peu le tour de vos relations, c’est édifiant et effrayant. Et rien ne changera car les jeunes générations sont prises en charge par le Système dès leur plus jeune âge et ensuite durant toute leur vie

De toute façon, l’histoire l’a prouvé, le salut ne vient jamais de la majorité, mais d’une minorité déterminée et agissante…

- Les “démocratie” occidentales” sont mortes !

e ne reviens pas sur le coup d’état contre le peuple de Sarkozy et de Fillon qui firent adopter par les parlements un projet que le peuple venait de rejeter par référendum (projet de constitution européenne)

Non, je reste sur les médias : à partir du moment où tous les médias disent la même chose, à partir du moment où l’information sur les faits n’est plus garantie, à partir du moment où le débat contradictoire est interdit, à partir du moment où le pluralisme des idées n’est plus une règle absolue, à partir du moment où les médias ne sont plus QUE des organes de propagande, la démocratie est morte et bien morte…

- Ne reste plus qu’à éduquer le plus de personnes possibles via des blog comme les-crises.fr et à espérer qu’il y ait un jour un mouvement populaire massif qui règle ses comptes avec sa classe dirigeante…

- Il faut s’interroger pourquoi on a finalement que le choix entre des carriéristes et les godillots et c’est bel et bien la faute de l’électeur:

– il choisit le carriériste car c’est celui qui le “corromps” avec des coups de pouce et des subsides à sa commune

– il choisit le godillot car il croit à “l’homme providentiel” qui résoudra tous les problèmes (et qui n’est en général qu’un chef de clan) et qu’il adoube via son godillot

De tels choix ne peuvent que décourager les rares idéalistes qui ont des convictions personnelles

- Les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent ; ce sont quand-même les Français qui ont élu le télévangéliste. Si l’on regarde les choses au niveau collectif, c’est consternant en effet.

Reste que le gros des troupes ayant voté pour le nouveau Jésus semble se situer plutôt du côté des vieux (les papy boomers, qui décidément nous emmerderont jusqu’au bout) et de ce qu’il est convenu d’appeler la “classe moyenne supérieure”. Ça laisse un peu d’espoir de se dire que les jeunes n’ont pas (trop) participé à le porter au pouvoir.

Vu l’égoïsme structurel qui caractérise cette fameuse génération 68, je finis par me demander s’il ne va pas falloir attendre que la majeure partie du baby boom aie passé l’arme à gauche pour pouvoir espérer d’autres résultats aux élections… à moins que le système du gouvernement représentatif n’explose avant, mais c’est un autre sujet. Cela dit, eu égard à l’allongement de la durée de vie, cela risque d’être trop tard…

- Hé ben…papy boomer…”égoïsme structurel qui caractérise cette fameuse génération 68?, tout ça….

En fait le “gros des troupes” c’est moins de 16% du corps électoral, de là à exprimer une psychose sur les papy machin, faut vraiment avoir envie.

Le vrai problème, c’est la non prise en compte de la non représentativité d’un scrutin pareil, et si demain “la majeure partie du baby boom aie passé l’arme à gauche”, rien ne changera: une bonne campagne de propagande et hop, une immense majorité de non-votants, quelques crétins(et oui même non “papy machin”) qui votent comme on leur a dit et on aura le même problème, à savoir un employé des banques au pouvoir.

La structure de cette république est pourrie car faite sur mesure pour des macron ou ses futurs clones. ” à moins que le système du gouvernement représentatif n’explose avant”, il y a longtemps qu’il est mort votre système représentatif, le dernier spasme s’est produit en 2005(Versailles et le TCE!), grâce à quelques députes.

La solution?

- Notre société française actuelle ressemble plus à une oligarchie qu’à une démocratie. Pour deux raisons principales : le pouvoir est de fait entre les mains de dirigeants non élus, inamovibles et fonctionnant comme une caste. Elle est constituée de deux groupes de fonctionnaires : l’un national, l’autre supranational, l’Europe. Les politiques sont maintenant de simples fusibles assumant les conséquences des erreurs de gestion de la caste. Une certaine presse fait le relais, par exemple le Canard Enchaîné ou Médiapart qui fonctionnent sur les éléments fuités par les fonctionnaires ad hoc (police, justice, finances…) et est utilisée comme le bras armé contre toute les dérives d’une doxa quasi orwellienne. L’arme suprême qui donne le ton est entre les mains des dictatoriaux “droits de l’homme”.

Macron n’est donc qu’une marionnette.

La seconde raison est simplement technique : les électeurs, écœurés s’abstiennent de voter !

- Il s’agit ni plus ni moins d’une police politique. Le phénomène est intéressant à analyser et un signe très inquiétant sur l’état de dégénérescence des démocraties occidentales (la France n’est pas la seule concernée par ce phénomène).

Nous trouvons d’une part une idéologie positive des “droits de l’homme” en soutien à l’impérialisme atlantiste, de l’autre, une propagande de stigmatisation contre les forces anti-impérialistes et les mouvements critiques. La propagande fonctionne essentiellement par diabolisation et amalgame.

J’avais il y a déjà quelques temps publié plusieurs articles sur le sujet qui a pris une dimension totalitaire depuis les attentats contre Charlie Hebdo :

http://arretsurinfo.ch/les-anti-fascistes-agents-du-neoliberalisme/

http://arretsurinfo.ch/la-guerre-contre-la-liberte-de-linformation-est-lancee/

Sur l’impérialisme des droits de l’homme :

http://arretsurinfo.ch/limperialisme-des-droits-de-lhomme-la-construction-ideologique-des-droits-de-lhomme-12/

- Mais ils ne sont pas des ignorants! Ils mènent un combat politique, de cloisonnement du bien contre le mal. Ils se contre foutent des faits et de la vérité dans une recherche de cohérence globale, Ils en ponctionnent ici ou là des éléments utiles à leur discours et leur visée. Ils désignent d’abord l’ennemi, et trouvent ensuite le bricolage intellectuel qui le condamne.

- Il n’y a qu’une seule vraie vérité vraie …. diffusée par les médias aux ordres des politiques, des financiers en résumé du système et dès que vous émettez la moindre opinion contestant cette vérité vous êtes taxé de “complotistes”

Complotiste et tout est dit pas la peine de vous lire puisque de toute façon vous êtes et serez taxé d’être le porte parole du “complot” …

Là c’est facile sortir le mot “complot” évite de se mettre à réfléchir car il résume tout: d’un coté les défenseurs du “bien” de l’autre les suppôts du “mal”

C’est bien pourquoi, pour la sauvegarde de ma cervelle, je ne lis plus rien de la presse achetée et financée par le système …. Il y a tellement de blogs intéressants qui permettent de s’informer … de recouper les informations afin de tenter de comprendre ce monde délirant.

J’en suis même arrivé à prendre systématiquement le contrepied des informations “officielles” et en fin de compte je ne suis pas si loin de la réalité des faits.

- Vous supposez que les Vikings étaient des Européens. Encore un anachronisme !

L’Europe a découvert l’Amérique avec Christophe Colomb. Les Amérindiens, Zeng Hé ou les Vikings ont certes découvert l’Amérique, mais pour d’autres civilisations. Notre ethnocentrisme nous égare; nous devrions dire: Christophe Colomb a découvert l’amérique pour les Européens.

- La méthode de ces militants journalistes (Jean Quatremer et Rudy Reichstadt - LVOG) est d’interdire tout débat et toute réflexion en associant volontairement pro-ceci, pro-cela, avec complotisme, antisémitisme et autres.

Par exemple l’affirmation gratuite du genre “pro-maduro”, “pro-poutine”(ce qui n’est pas interdit) est associée à complotisme, antisémitisme etc… La neutralité est interdite il faut s’afficher, anti-Maduro, anti-Poutine, etc.. pour ne pas être antisémite, même si Maduro et Poutine ou autres ne se montrent pas antisémites.

De quoi pourraient être accusés les pro-macrons, les pro-mondialistes, par exemple? De rien, puisque cela semble le seul choix admis par ces accusateurs.

Donc, il n’y a pas de débat contradictoire.

La justice française n’accepte pas de jugement si le contradictoire n’est pas respecté. Interdire le contradictoire est contraire à notre démocratie. Il s’agit donc d’un totalitarisme, militant, délibéré et voulu.

Ceux qui veulent débattre sont accusés et diffamés.

- A propos du label “Théorie du complot” – En avril 1967, la CIA a écrit un mémo qui a inventé le terme «théories du complot»… et recommandé les méthodes pour discréditer ces théories. Le mémo a été marquée comme psych – abréviation pour opérations psychologiques ou de désinformation – et CS pour l’unité de la CIA des services clandestins.

Le mémo a été produit en réponse à une demande de Freedom of Information Act par le New York Times en 1976… http://versouvaton.blogspot.fr/2015/02/et-la-cia-crea-le-label-theoriciens-de.html

Article original “The Troll’s Guide to Internet Disruption” de George Washington, publié le 23 Février 2015 : http://www.washingtonsblog.com/2015/02/trolls-guide-internet-disruption.html et http://www.zerohedge.com/news/2015-02-23/1967-he-cia-created-phrase-conspiracy-theorists-and-ways-attack-anyone-who-challenge

- Au stade où en est la lutte idéologique, parce qu’il faut appeler un chat, un chat, il ne faut rien laisser passer.

- C’est le mal de notre siècle, toute idée originale ou divergergente est systématiquement denigrée non par des arguments mais par des sophismes, des amalgames ou de la calomnie.

- Je vous encourage à lire “Le talon de fer” de Jack London.

Extrait :

“-Pas une ligne de ce qu’il a dit ne paraîtra demain dans les journaux

– Je ne puis le croire, m’écrirai je

- Attendez et vous verrez. Pas une ligne, pas une pensée de lui ! La presse quotidienne ? C’est l’escamotage quotidien.

- Mais les reporters, je les ai vus.

- Pas un mot de ce qu’il a dit ne sera imprimé.Vous comptez sans les directeurs de journaux.Leur salaire dépend de leur ligne de conduite, et leur ligne de conduite est de ne rien publier qui soit une menace sérieuse pour l’ordre établi (…)

Le livre a été écrit en 1908.

Remarquablement visionnaire sur plein de choses : l’oligarchie, la presse et la justice à leur service, le contrôle de l’opinion, les agents provocateurs pour discréditer les oppositions ou hâter les changements de régime, le “peuple d’en bas” livré à lui-même et à la prédation capitaliste…

- Merci pour toutes ces infos, le problème c'est que quand on essaie d'ouvrir les yeux aux gens, ils vous traitent de fou, de conspirationniste au lieu de vérifier les arguments, les preuves et les sources, ils sont trop dépendants, asservis, enchaîner à tous ces inombrables divertissements toujours plus nombreux chaque année, TV, séries-télés, iphone, sorties en tout genre... Tout est bon pour éloigner les gens de la vérité, les empêcher de réfléchir par eux-mêmes, qu'ils se posent des questions, les bonnes questions, une pauvre fille avec qui je travaillais disait ne pas avoir le temps car elle soit tester (= jouer tout le week-end) un nouveau jeu sur sa console, elle répète bêtement ce qu'elle entend à la télé sans jamais vérifier les arguments = un vrai mouton "En marche" vers la boucherie, ces ânes méritent ce qui va bientôt leur arriver à accepter sans cesse de se laisser dépouiller par la lâcheté égoïsme, soif de consommation.

- Les gens devraient se poser des questions et se révolter par ce vol d'un pouvoir important à la défense du peuple. On peut en parler autour de nous, j'essaie depuis les années de faire réagir les gens autour de moi mais ils sont trop fortement soumis et conditionnés à ce contrôle mentale. Le divertissement est roi et c'est la principal occupation lorsqu'il reste de moments de libre. L'endoctrinement se fait de manière violente dés l’école de nos jours où on déconstruit toute volonté de penser par soi même. C'est triste mais on est mal barré. Le pire est à venir mais il sera trop tard quand les gens réagiront...

Les résultats électoraux nous montre l'état de dégénérescence qui touche le peuple occidental. Malheureusement nous sommes mort et on nous emmène lentement vers l'abattoir.

- "A quoi pourrait bien servir la liberté si quand on l'a, on ne l'utilise pas ?"

De deux choses l'une : soit on l'a et on l'utilise, soit on ne l'a pas et on ne peut pas l'utiliser.

"Quel est le problème, est-ce le joug du capitalisme...?"

Mais à quoi cela nous avance-t-il de savoir que le problème c'est le joug du capitalisme, s'il n'existe aucune alternative au capitalisme ou si on ne veut pas en entendre parler ?

Si on tente de résoudre notre problème ou de trouver une alternative au capitalisme en demeurant sur le terrain du capitalisme, on n'y parviendra jamais, on n'en trouvera jamais.

- Même au pires moments de l’ancien régime la noblesse n’aurait jamais osé se comporter de la sorte, simplement pour ne pas se retrouver confrontée à la colère populaire.

Désormais, avec le lavage de cerveaux médiatique les ploutocrates sont totalement décomplexés et n’avancent même plus masqués.

- “Remplacer le salaire par l’emprunt, tel est le but !”

Et le but final de l’emprunt, c’est simplement de pouvoir créer un esclavage par la dette, particulièrement dans le cas de “crédit à la consommation” qui permettra d’avoir un levier de chantage ignoble en menaçant le quidam de lui saisir son bel écran plasma (qu’il devra quand-même payer) afin de lui faire accepter des conditions de vie totalement inacceptables.

La seule vraie liberté, c’est bien de ne rien devoir à personne et de pouvoir claquer la porte quand votre interlocuteur veut vous imposer des conditions inacceptables.

N’oubliez jamais que ce ne sont pas les “marchés” qui font vivre la population, c’est bien la population qui nourrit les “marchés”.

Si les “investisseurs” ne trouvent pas de “sans dents” pour faire le travail à leur place ils crèveront car ils n’auront plus que leurs billets et leurs “titres de propriété” pour se nourrir, ce qui n’est pas franchement digeste.

- Quand les investisseurs ne trouvent plus de sans dents (trop moux, qui n’ont pas assez faim, qui trainent les pieds,.. etc) ils les importent en collaboration avec les traficants d’être humains. Le stock de lumpenproletariat est bien géré rassurez vous.

- Il faudrait alors à nos “réformistes” obsessionnels exposer les objectifs à atteindre, qui sont inavouables.

Car il ne s’agit pas de maximiser la production de richesse, ni de garantir quelque récompense au mérite, ni de défendre les intérêts économiques de la population.

Il s’agit de fragiliser socialement la quasi-totalité de la population pour qu’elle obéisse à tout et n’importe quoi, dans un premier temps, pour ensuite l’élever depuis le plus jeune âge dans l’ignorance absolue de sa condition et de son histoire.

En définitive il s’agit d’un projet esclavagiste qui a besoin du consentement des populations, et qui sera obtenu après une longue et patiente usure de l’estime de soi et du sentiment de responsabilité.

Pensez aux esclaves des plantations états-uniennes : la plupart croyaient vraiment que leurs maîtres étaient essentiellement supérieurs, presque divins, et que leur soumission était raisonnable, naturelle, allait de soi.

C’est ce qui nous attends si nous ne réagissons pas.

- On avait pris l’habitude de décrypter les guerres comme ayant toujours un but économique concret : ressources pétrolières, route stratégique… Juste “maquillé beau”.

Aujourd’hui on a compris que le chaos était en soi une ressource économique : plus facile et moins onéreux de se servir dans un pays où règne le chaos.Marchés d’armes juteux…

- La tyrannie des pensées pieuses fabriquées par la caste sacerdotale des chargés de mission du bien en soi s’installe pour durer des siècles, comme toute inquisition.

L’assassinat par la loi, la prison, la ruine, de tous les humains qui pensent est déjà bien installée et très efficace dans toute l’Europe. Mais les criminels “au nom du bien” en veulent toujours plus.

Ce retour de l’inhumanité accélèrera la mort de l’Europe où ne règnent désormais que des castrats, des cagots, des trafiquants véreux et des assassins de la pensée.

Economie.

- C’est exprimé en toutes lettres dans le communiqué de la Commission :

“La titrisation permet[…] aux banques de transférer le risque inhérent à certaines expositions à d’autres établissements ou investisseurs à long terme, comme des entreprises d’assurance ou des gestionnaires d’actifs.”

Et deux phrases plus loin :

“Les titrisations STS offriront aussi de nouvelles possibilités d’investissement aux investisseurs institutionnels, tels que les fonds de pension et les entreprises d’assurance.”

Donc les banques se défaussent du risque sur les fonds de pension (quid de nos retraites ?) et les compagnies d’assurance (quid de nos assurances-vie ?), mais empochent les profits.

Cynisme éhonté ou complet aveuglement idéologique ?

- « Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre.

Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter.

Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux.

Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. » Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre 1928-1941 (Réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque)

- Rappelons qu’il ne s’agit, à l’échelon nationale que de la transposition du fait planétaire que HUIT individus sont aussi riches que les 3,5 milliards les plus pauvres, 62 concentrent la moitié de la fortune mondiale et 1 % plus de 99 %..

- Les rentiers s’enrichissent encore grâce au travail des autres et redistribuent les miettes promises à leurs capos.

L’immonde système capitaliste ne doit sa survie qu’à la bêtise d’un peuple si naïf ! et si facile à manipuler comme l’ont montré ces dernières élections avec leurs soit disant défenseurs qui appelaient à voter .. Macron. La concentration des richesses n’est que le signe d’une civilisation qui s’effondre.

- Le 26 novembre 2006, Warren Buffett, troisième fortune mondiale, déclare au journal New-York Times :

« There’s class warfare, all right, Mr. Buffett said, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning. »

Traduction :

« La guerre des classes existe, c’est d’accord, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

http://www.nytimes.com/2006/11/26/business/yourmoney/26every.html

Bon.

D’accord.

Mais la guerre des classes n’est pas finie.

La guerre continue.

- Dans le journal Le Monde, un article de Marie Charrel indique que : ”Fin juin, la dette des ménages américains a culminé à 12 840 milliards de dollars (10 820 milliards d’euros)”.

Remplacer le salaire par l’emprunt, tel est le but !

Source : https://lc.cx/cLJd

International.

Syrie

- C’est incroyable, ces stratèges américains considèrent leur soutien de la “rébellion” en Syrie exactement comme l’intervention Russe légitimée par des accords entre les gouvernements Russe et Syrien et ce bien avant les premiers soulèvements. Il est tout de même très étonnants de voir ces “démocrates” soutenir et armer une insurrection. Ces américains seraient ils des révolutionnaires? pas dans leur pays en tout cas. Quid de soutenir une opposition démocratique? car il y a des élections en Syrie. Ce hiatus, nos présidents successifs (sarkosy, hollande) farouches anti communistes et anti révolutionnaires dans leur pays, acceptant la couverture militaire des US avec l’OTAN, soutiennent des djihadistes dans une guerre civile en Syrie et s’offusquent que la Syrie soit elle protégée par son allié Russe. Ces “socio-démocrates” auront tout détruit, le programme du CNR en France, mais aussi le droit international et ll’ONU. En définitive ce sont eux qui votent systématiquement les guerres et votent les régressions sociales. Les “socio démocrates” sont des fous furieux à l’extérieur et des collaborateurs de tous les pouvoirs forts chez eux. Miterrand a habité Vichy et pas Bordeaux, imaginez ce qu’a pu faire Hollande (bien pire).

En conclusion l’immoralité, le manque d’ambition pour leur communauté (ils n’ont évidemment pas de patrie) les rendent incohérents et vils. Les peuples en occident doivent boire cette soupe sans grimacer ou bien se révolter. Voilà le seul choix qu’ils nous laissent : la guerre.

- Voilà donc c’est officiel la CIA et ces alliés européens aidaient les terroristes en Syrie (rebelles dits modérés) a attaquer le dernier pays “laique” et moderne de cette région. Rappel :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/21/comment-paris-a-livre-des-armes-aux-rebelles-syriens_4475027_3218.html

Pour rappel on nous disait qu’il y avait une révolution contre le “régime d’Assad”, avec “moults” exactions contre les “gentils rebelles” (de 80 nationalités) qui n’ont eu de cesse de massacrer, décapiter, détruire tout un pays et ce depuis 2011 ! La responsabilité des médias est énorme, il ne fallait pas dire que la main de la CIA était derrière sinon on était “conspiracist” et pourtant ici la preuve est dite (on le savait par d’autres sources) que c’est un coups d’état dans la lignée des pseudo-printemps arabes débutés en Afrique du Nord. Oui nous avons détruit de nombreux pays du Croissant Fertile juste pour faire passer une pipeline de gaz ou voler le pétrole donc c’est du colonialisme pur.et dur et un génocide puisque de nombreuses personnes y ont laissés la vie, dont des minorités ethniques. Esclavage, traite d’humains, assassinats, shariah, trafics en tout genre voilà le genre de démocratie que nous avons apporté à ce pays martyre. Ou est passé le decodex pour nous expliquer la VO made in France ?

- C’est instructif de voire que les rebelles modérés qui tranchent la gorge des ados devant les caméra ne voient leur financement cesser QUE pour des raisons stratégiques purement militaires.

Les États Unis d’Amérique sont la première démocratie au monde et le pays de la liberté (et bénie par Dieu un peu comme l’Arabie Saoudite quoi…).

A propos du 11/9.

- Les antécédents et les subséquences des Américains en matière de mensonges, de doubles standards et de manipulations (exemple récent l’opération “Timber Sycamore” d’armement et d’entraînement des jihadistes par la CIA en Syrie) fait qu’on ne croit plus aucune version officielle et qu’on doute logiquement de tout désormais. Et pour établir la vérité, que fait O.B. ? Il puise dans la docu officielle du NIST et part du principe que le 9/11 ne saurait être un “inside job”. Il néglige et méprise donc les arguments sérieux (car tous ne le sont pas, comme ces histoires d’hologrammes) de la partie adverse. Il semble aussi négliger les témoignages humains du 11 septembre, nombreux, qui parlent notamment d’explosions au niveau du sous-sol des tours, ou des pompiers qui relatent des explosions successives à différents niveaux, etc. Je vois mal comment un type tout seul, qui n’est pas un spécialiste, pourrait à 5000 km et 16 années de distance, établir enfin la vérité sur le 11 septembre 2001, cette chose aussi considérable.

- La plus grosse partie du kérosène des avions a été éjectée hors des tours. Au vu de l’importante fumée noire, on peut déduire que la combustion du kérosène restant est très incomplète et donc que la température est très inférieure à la combustion à l’air libre du kérosène qui est inférieure à 850 °C.

Et on ne parle pas ici des grosses quantités d’acier fondu trouvées dans les sous-sols des tours. Comment alors expliquer cet acier FONDU alors que l’acier ne fond qu’à des températures de 1.300 – 1.400 °C ? La combustion du kérosène ne peut donc pas expliquer cet acier fondu. Alors quoi ? La “fadaise” de la nanothermite ?!

- Pardon, c’est vrai que c’est un crime de questionnné les versions officiel d’un événement, probablement que ces gens là sont aussi des allumé qui croient aux aliens. http://www.reopen911.info/reopen911/reopen911.html

Mon avis est: qu’envisager une autre possibilité (le fait par exemple que cela ait pu être commandité par le gouvernement US, c’est une suggestion je précise, un peu comme le gouvernement japonnais fait sauter un train de ses citoyen en mandchourie pour prétexter son invasion de la chine) nous parait tellement abjecte, que bon, la version officiel c’est bien.

Sinon il est connu que dans le batiment les immeuble qui s’écroule à cette vitesse, cela s’appelle une démolition contrôlé, mais dans le cas 11/9 cela ne s’applique pas.

Voilà, moi j’ai pas de problème avec cette histoire, je gobe pas la version officiel c’est tout.

Et je risque bannissement parce que j’ai dit cela ici.

Y a aussi les familles des victimes qui questionnent la version officiel, je pense pas que cela soit des allumée de la cervelle non plus.

- Je me suis toujours interrogé sur 911. Autant dire que je me suis over documenté, pas toujours de la meilleure manière et ce, malgré ma bonne volonté.

J’ai visionné et lu l’ensemble des reportages visant à démonter les théories alternatives et il me semble que le niveau pitoyable des médias ayant effectués cette démarche a fortement contribué à renforcer la crédibilité des thèses “non officielle”:

– Les arguments avancé par les défenseurs de la “thèse officielle” étaient souvent peu ou mal étayés.

– La majeure partie des arguments avancés par les alternatifs n’ont jamais été abordés.

– La principale méthode des médias consistait à décrédibiliser les alternatifs à la manière de Décodex.

– La suite logique Doute = Consipirationisme = Révisionnisme = Antisémitisme m’a définitivement exaspéré, ancrant ma défiance des médias dominant.

Au delà du drame et de l’aspect géopolitique, l’affaire 911 aura eu pour principal effet de mettre en évidence les méthodes des médias occidentaux.

A ma connaissance, aucun média n’a entrepris SERIEUSEMENT le travail que vous engagé. 16 ans après cette question majeure reste entière.

- Publier une présentation aussi peu critique de la théorie laborieuse du NIST, au moment même où le New York Times lui-même révèle sa disposition à changer de récit (“le récit majoritaire fut complètement faux, littéralement des la première minute”, cf. Paul Krugman, Nobel d’economie et pilier du NYT, 11/09/2017), et quelques semaines avant la publication du rapport de l’université Fairbanks en Alaska…

- Merci pour cet article de Paul Krugman, voici un lien : https://krugman.blogs.nytimes.com/2017/09/11/the-day-nothing-changed/?mcubz=3

Cependant, quand il dit que le récit médiatique était complètement faux, il ne parle pas des aspects techniques (le choc des avions puis l’effondrement des tours), mais de la manipulation politique du régime de Bush : exploiter les attaques du 11/09 pour justifier des agressions plus meurtrières encore, en particulier contre l’Irak.

- “In the weeks and months after the atrocity, news media had a narrative about what it meant – basically, that it was a Pearl Harbor moment that brought America together with a new seriousness and resolve. This was comforting and reassuring. It was also totally false, literally from the first minutes.”

“Dans les semaines et les mois qui suivirent cette atrocité, les médias ont tenu un discours sur sa signification : fondamentalement, que c’était un moment Pearl Harbor qui rassemblait l’Amérique avec un sérieux neuf, une résolution neuve. C’était confortable et rassurant. C’était aussi complètement faux, littéralement depuis les premières minutes.”

Krugman ne remet pas en cause “la théorie laborieuse du NIST”, pas dans ce paragraphe en tout cas.

- Le doute ne devrait t’il pas toujours être légitime? C’est bien le fond du problème!

Que les réponses soient contestables est une évidence. Ce qui m’interpelle, c’est de ne pouvoir m’intéroger sur certain sujet sous peine d’être repeint en extrémiste. (Il est bien entendu que je ne parle pas du site les-crises.fr, l’un des rares lieux à ne pas être soumis à de telle injonction)

Le schéma est le même sur d’innombrable sujet, spécialement lorsqu’il s’agit d’émettre des doutes sur les informations relatives aux conflits qui engagent les intérêts du monde occidental. (Conf sujets suivants; Ukraine/Syrie/Venezuela)

Finalement le mécanisme est simple; sur de tels sujets apparait immédiatement un réflexe pavlovien qui consiste à toucher le point Godwin dés l’émmission de la moindre idée contrariante.

Reste à comprendre comment un tel réflexe peut être inculqué à si grande échelle...

- La TV, les médias et le système éducatif.

En réponse à votre dernière interrogation mais j’imagine que je ne vous apprends rien.

Le plus intéressant est pourquoi, comment et dans quel but.

- C’est bien pour cela que le titre (du blog Les-Crises.fr - LVOG) “Les théories fumeuses …”, plus tard “les fadaises” sont des expressions détestables. Pourquoi ce mépris dès que l’on met en doute la version officielle ?

- ” l’Irak, qui n’est pas responsable des attaques du 11 septembre.”

OB (Le patron du blog Les-Crises.fr - LVOG): “Oui. Il ne vous a pas échappé que c en’était pas l’excuse principale de l’invasion (la CIA a menacé le gouvernement de le désavouer s’il poursuivait dans cette voie – c’est ballot), mais les armes de destruction massive”

Pure invention de votre part. La preuve ici:

“2003 January: The CIA releases a special Report to Congress entitled Iraqi Support for Terrorism. The report states “We have reporting from reliable clandestine and press sources that (deleted) direct meetings between senior Iraqi representatives and top al-Qaida operatives took place from the early 1990s to the present.” (Page 326)”

https://en.wikipedia.org/wiki/Timeline_of_Saddam_Hussein_and_al-Qaeda_link_allegations#2001

“I used to talk to the major in charge of our unit all the time, and he would talk about how al-Qaeda in Iraq was actually set up by us. In the sense that we named it. So our intel officers freely admitted in private that there was no real connection between al-Qaeda in Iraq and the bin Laden al-Qaeda.”

It was all, says Geoff Millard, a lie – one that led to the loss of thousands of US and Iraqi lives. (…) The Bush administration went to war in Iraq because it could.”

http://www.aljazeera.com/indepth/spotlight/the911decade/2011/09/201197155513938336.html

- Les antécédents et les subséquences des Américains en matière de mensonges, de doubles standards et de manipulations (exemple récent l’opération “Timber Sycamore” d’armement et d’entraînement des jihadistes par la CIA en Syrie) fait qu’on ne croit plus aucune version officielle et qu’on doute logiquement de tout désormais. Et pour établir la vérité, que fait O.B. ? Il puise dans la docu officielle du NIST et part du principe que le 9/11 ne saurait être un “inside job”. Il néglige et méprise donc les arguments sérieux (car tous ne le sont pas, comme ces histoires d’hologrammes) de la partie adverse. Il semble aussi négliger les témoignages humains du 11 septembre, nombreux, qui parlent notamment d’explosions au niveau du sous-sol des tours, ou des pompiers qui relatent des explosions successives à différents niveaux, etc. Je vois mal comment un type tout seul, qui n’est pas un spécialiste, pourrait à 5000 km et 16 années de distance, établir enfin la vérité sur le 11 septembre 2001, cette chose aussi considérable.

- “Tout le kérosène restant va déclencher de terribles incendies”

Le plus drôle c’est que quand je regardait en live le truc, je n’avais absolument pas l’impression de “terribles incendies”, au contraire. Il me semblait était maitrisable et en passe d’être maitrisé.

Quand le premier effondrement a commencé ça a été la stupeur et l’incrédulité. Mais bon, je me suis dis tout peut arriver.

Mais quand la deuxième tour à fait de même, de manière identique, là c’était trop. J’ai attribué les deux évènements aux “terroristes”, tellement ça paraissait en dehors de tout ce que je pouvais connaitre en terme de d’effondrement normal d’immeuble.

- La plus grosse partie du kérosène des avions a été éjectée hors des tours. Au vu de l’importante fumée noire, on peut déduire que la combustion du kérosène restant est très incomplète et donc que la température est très inférieure à la combustion à l’air libre du kérosène qui est inférieure à 850 °C.

Et on ne parle pas ici des grosses quantités d’acier fondu trouvées dans les sous-sols des tours. Comment alors expliquer cet acier FONDU alors que l’acier ne fond qu’à des températures de 1.300 – 1.400 °C ? La combustion du kérosène ne peut donc pas expliquer cet acier fondu. Alors quoi ? La “fadaise” de la nanothermite ?

- Série de billets écrite par un économiste donc non qualifié pour parler de physique des matériaux, d’aviation ou d’architecture. Sujet en plus 10000 fois ressassé à travers le net avec des équipes d’experts ou pseudo experts de part et d’autres sans jamais qu’un camp n’ait réussi à s’imposer à 100%.

En d’autres termes je me demande simplement : à quoi bon?

Si j’avais l’esprit tordu je dirais que vous essayez de remplir votre quota de “contenu anti complotiste” dans l’espoir d’arrêter de vous faire taper dessus par le Monde et autre torchons (pas de bol ma boule de cristal me dit que ça ne marchera pas et que l’effet sera même inverse).

Mais en fait je crois que vous êtes simplement naïf et que vous pensez vraiment changer des opinions avec ces billets fleuve.

- J’attends le moment où on va nous expliquer comment on démolit 3 tours de façon contrôlée, verticale à la vitesse de la gravité pure, et comment on réduit des centaines de milliers de tonnes de matériaux (acier, béton, verre) à l’état de micro-particules pyroclastiques, le tout * sans explosifs *.

Rappelons que certains restes humains étaient tellement pulvérisés qu’on n’a même pas pu faire d’analyse ADN dessus.

Ah j’oubliais, les passeports des “terroristes” étaient intacts malgré les incendies “terribles”, provoqués par les poubelles de bureau et le kérosène, blablabla. Etonnant, non?

- Petite précision concernant le passeport de Satam al-Suqami :

Les journalistes David Carr-Brown et Fabrizio Calvi ont mené une enquête de trois années sur l’histoire et le fonctionnement du F.B.I. (F.B.I., l’histoire du Bureau par ses agents, éd. Fayard, Janvier 2010) et ont interrogé Dan Coleman, agent du FBI : « Quelqu’un avait tendu le passeport [à l’inspecteur de police du quartier], et quand il a relevé la tête, le type s’était enfui ». Il n’y a pas eu d’investigation pour en savoir plus sur la personne qui aurait trouvé ce passeport, et dans quelle condition.

Science&Vie écrivait en septembre 2011 : « Ce passeport a sans doute été éjecté hors de l’avion juste avant que l’appareil ne s’embrase »

Conclusion : Satam al-Suqami était ainsi à bord du vol AA11 puisque son passeport a été retrouvé.

La presse a d’ailleurs ironisé sur la chance incroyable des autorités :

https://www.theguardian.com/world/2002/mar/19/september11.iraq

- Le texte commence ainsi: “Les structures en acier sont particulièrement sensibles aux incendies, perdant rapidement leur résistance sous de hautes températures.”

=> C’est ce qu’on veut nous faire croire, rappelons simplement que l’homme a eu les plus grandes difficultés à créer des fours suffisamment chauds pour faire fondre l’acier (1200-1400°C). Il a fallu des siècles pour inventer la sidérurgie.

Illustrer un tel mensonge avec de l’alu (photo d’avion) qui fond à 400°C est ridicule.

=> La réalité est: “Les structures en acier sont particulièrement résistantes aux incendies, conservant durablement leur résistance à hautes températures.”

On en revient à la question centrale: comment fait-on fondre de l’acier avec des poubelles de bureau et quelques litres de kérosène?

- Donc dans votre exposé j’apprends (d’après l’Institut de l’amiante) que je peux faire fondre de l’acier avec mon chalumeau à 870 ° ? Ah c’est nouveau. Je suppose que les centaines d’ingénieurs architectes et physiciens de Reopen 911 ne sont pas au courant non plus ?



Le 21 septembre 2017

CAUSERIE

J'ai retiré provisoirement la causerie du 17 pour vérifier quelque chose, je ne parviens plus à me connecter à mon portail.

J'ai trouvé un blog plus performant, donc je vais balancer le précédent.

Voici la nouvelle adresse : https://lvog2017.blogspot.in/ : Cliquez ici

A suivre, dès demain avec l'ensemble des causeries du 17 septembre, en m'excusant pour ces petits problèmes.


Le 15 septembre 2017

CAUSERIE

Voici l'adresse de la page d'accueil du blog consacré aux commentaires que chaque lecteur pourra ajouter suite à la lecture de la causerie du jour : http://lavoixdeloppositiondegauche.over-blog.com/2017/09/accueil-commentaires.html

Cliquez ici


Le 10 septembre 2017

CAUSERIE

Demain je fêterai mon 62e anniversaire, et en guise de cadeau (empoisonné pour certains !) je vous annonce que j'ai créé un blog où vous pourrez laisser librement vos commentaires. J'ignorai que cela existait ou que je pouvais utiliser cette formule gratuitement. Il se peut que je change de support (Wordpress) et d'adresse par la suite, mais cela ne vous concerne pas.

Voici l'adresse provisoire de ce blog : http://lavoixdeloppositiondegauche.over-blog.com/2017/09/actualite-essai.html

Cliquez ici

J'ai peut-être trouvé une nouvelle formule qui allie efficacité et gain de temps, on la testera dans les jours qui viennent.

La guerre de classe continue...


Le 2 septembre 2017

CAUSERIE

Au temps des barbares !

Causerie du 2 septembre, 5 pages.

Voilà une question qu'on ferait bien de se poser :

Alors que jamais l'ensemble des conditions ne seront réunies pour que se réalise une révolution sociale ou politique, qui plus est pour qu'elle ait une chance de vaincre quelque part dans le monde depuis un siècle, comment se fait-il qu'on nous a présenté le déroulement de certains évènements de manière à nous faire croire le contraire, et que personne n'ait relevé, mieux, contesté cette interprétation fantasmagorique ou farfelue, erronée ou frauduleuse des rapports existant entre les classes ?

En agissant de la sorte, par complaisance, naïveté ou ignorance, nous nous sommes comportés en vulgaires croyants aux miracles ! Conséquence inévitable : Au lieu d'avancer pas à pas vers le socialisme, nous n'avons cessé de nous en éloigner.

Qui osera nier ce constat ?

On nous a raconté de belles histoires et nous les avons crues, parce que cela nous arrangeait ou flattait notre penchant révolutionnaire quand nous étions jeunes et bourrés d'illusions. Nos aspirations étaient sincères et légitimes et elles le sont demeurées, je parle pour ceux qui ne les ont jamais reniées. Ce fut une manière comme une autre d'entretenir notre soif insatiable de justice et notre idéal humaniste de liberté, mais malheureusement ce fut aussi l'expression d'un révisionnisme du marxisme ou d'un gauchisme qui devait servir à compenser l'incurie ou l'aventurisme de dirigeants qui se prenaient pour ce qu'ils n'étaient pas ou qui manifestement ne possédaient pas les qualités requises pour assumer leurs responsabilités, et à couvrir leur opportunisme dont ils avaient parfaitement conscience pour aller jusqu'à le théoriser, qui finalement allait s'avérer fatale à l'avant-garde du mouvement ouvrier.

Sachant qu'il faudrait encore attendre de longues décennies avant que les conditions mûrissent pour qu'une révolution ait lieu et soit en mesure de triompher, tels des prophètes émettant des oracles, ces dirigeants travestirent les faits pour entretenir le moral de leurs troupes, qui finirent par s'épuiser dans un activisme forcené en pure perte avant de se décomposer et finalement de se disloquer ou de se fossiliser, au lieu de s'employer à former leurs militants et cadres au matérialisme dialectique puisque rien ne pressait, au lieu de s'employer à élever le niveau de conscience des masses pour recruter leurs éléments les plus conscients et construire pas à pas le parti, leurs discours aux relents révolutionnaires ou démagogiques selon les circonstances servirent à détourner ou instrumentaliser l'activité des militants au profit du réformisme bourgeois et de leurs appareils, des autres partis qui l'incarnaient dont le PS, au détriment à la fois de leurs propres militants et du combat pour le socialisme qui durant toute cette longue période aurait dû être subordonné exclusivement à la construction du parti puisque c'était raisonnablement le seul objectif qu'ils pouvaient se fixer d'atteindre.

Leurs interprétations de la situation ne correspondant pas à la réalité, les rapports qu'ils allaient entretenir avec l'ensemble des classes ou des acteurs politiques seraient forcément faussés, et logiquement il ne devait rien en sortir ou en rester à l'arrivée. Sans préjuger de leurs intentions, force est de constater qu'ils étaient totalement coupés des masses, ils ignoraient comment elles interprétaient leurs conditions ou la situation et pourquoi elles demeuraient indifférentes à leurs discours, ceci expliquant cela.

On aurait pu tout aussi bien dire qu'ils avaient eu faux sur toute la ligne, la preuve, il n'en reste pratiquement plus rien, ni militants, ni parti, ni réformes, ni espoir, ni idéal, que dal à part beaucoup de confusion ou de désarroi ! Si maintenant nous ne sommes pas convaincus qu'il aurait pu en être autrement pour continuer dans le même registre et s'enfoncer davantage encore, autant s'avouer vaincu d'avance et dire adieu au socialisme ou à tout espoir de changer la société.

Il se peut que les militants qui ont bénéficié d'un mode de vie relativement confortable tout au long de leur existence s'en accommodent plus ou moins consciemment. On conçoit très bien qu'il leur en coûterait très cher de se remettre en cause, après s'être fourvoyés si longtemps et que la plupart n'y sont pas prêts, en ont-ils conscience tout simplement ? Tordre une fois de plus la réalité pour justifier un pareil bilan risque de s'avérer un exercice périlleux et fatal, avis aux amateurs.

Avant de poursuivre il nous reste un point à préciser qui nous servira de transition vers la seconde partie de cette causerie.

Bien que j'aie toujours été animé de bonnes intentions et que j'aie fait preuve d'une sincérité absolue, apparemment aucune des personnes qui se sont connectées sur ce portail jusqu'à présent n'ont compris ce que j'avais voulu expliquer dans mes causeries, toutes m'ont pris finalement pour un aventurier ou un cinglé, un type peu sérieux ou sans intérêt, un furieux dogmatique ou un éclectique atteint de mégalomanie, au choix. Ils jugèrent mon discours ou mes conclusions politiques outrancières, extrémistes, gauchistes et j'en passe, mais ce qui les indisposèrent le plus et ce qu'ils ne me pardonnèrent pas, ce fut de faire le lien entre la stratégie politique adoptée par l'oligarchie financière anglo-saxonne qui trône au sommet du capitalisme mondial avec l'évolution de la société depuis plus d'un siècle, parce que des personnes ou des acteurs politiques peu recommandables ou carrément infréquentables avaient produit antérieurement des interprétations proches ou similaires, jusqu'à un certain point seulement car ne prenant pas en compte la lutte des classes ou la niant pour finalement se situer sur le terrain de classe de nos ennemis, aveuglés par leur dogmatisme ou leur ignorance, les lecteurs démontrèrent qu'ils étaient incapables de faire la part des choses, tandis que je n'avais jamais abandonné notre terrain de classe, se laissant guider par un vieux réflexe inconscient consistant à rejeter tout ce qu'ils ignoraient ou plus précisément tout ce que leurs dirigeants passés et présents ignoraient.

Oui je l'assume entièrement, j'ai osé affirmé que la démocratie n'a jamais existé, que nous vivions sous un régime oligarchique, ploutocratique, barbare, et je précisait pour enfoncer le clou que ce n'était pas nouveau. Eh oui depuis L'impérialisme stade suprême du capitalisme rédigé par Lénine il y a un siècle, c'était forcément cette tendance qui allait se développer au cours du XXe siècle à défaut de passer au socialisme, on l'a tout simplement oublié ! Incroyable, n'est-ce pas ? Et pourtant c'est la stricte réalité. Vous en voulez une preuve supplémentaire, je vais vous en donner une qui m'est venue à l'esprit ce matin.

En quelque sorte j'ai eu raison trop tard et non trop tôt comme ont pu le croire mes détracteurs en proie à une terrible confusion.

Il est étonnant qu'on en vienne aujourd'hui à admettre que des barbares nous gouvernent, alors que la barbarie qui avait eu l'occasion de se manifester dans des proportions inouïes ou inégalées lors de la Seconde Guerre mondiale impérialiste n'allait jamais cessé par la suite de se répandre à travers le monde, sous forme de guerres, de famines, pandémies, etc. toutes fabriquées, fomentées par ceux qui avaient tiré profit des deux guerres mondiales, les banquiers, l'oligarchie, les plus importants actionnaires des multinationales, pendant qu'en France et dans tous les pays qui avaient subi d'importantes destructions et pertes humaines entre 1939 et 1945, pendant des années et des décennies, jusqu'à nos jours en fait, des millions de travailleurs et leurs familles allaient être soumis à un régime de misère ou de grande pauvreté, de précarité extrême, livrés à l'indigence, ne survivant que grâce à la charité publique destinée uniquement à assurer la stabilité du régime et des institutions.

Voilà le régime que par enchantement on n'allait pas qualifier de barbare, préférant le gratifier généreusement d'un vernis démocratique sans trop se demander de quoi il était fait ou ce qu'il recouvrait en réalité, encore moins envisager dans quelle perspective il s'inscrivait par crainte qu'il n'y résista pas un instant, bref, on s'évertua à ne considérer qu'un aspect de la situation. On refusa de regarder la réalité en face en formulant l'espoir qu'elle ne nous rattraperait pas, et que la révolution socialisme nous épargnerait cette épreuve, refusant d'admettre qu'aucun peuple n'y était préparé, on se berça d'illusions, on alla jusqu'à imaginer qu'il suffirait d'y croire pour que cela se produise en occultant totalement l'orientation du capitalisme mondial et les formidables moyens dont il disposait dorénavant pour conditionner et corrompre les peuples, annihiler leur espoir de conquérir un jour leur émancipation du joug de l'exploitation de l'homme par l'homme, les éloigner du socialisme. On se comporta en enfants gâtés qui ne peuvent imaginer que le pire pourrait leur arriver ou que la barbarie deviendrait leur lot quotidien.

Admettons provisoirement que tout cela appartienne au passé et intéressons-nous au présent. Aujourd'hui il y a des choses positives et il faut les relever, quant à celles qui sont négatives, il faut s'atteler à les corriger sans tarder car il y a urgence. Il faut toujours être animé de bonnes intentions et demeurer loyal envers nos principes, digne de notre idéal.

Parmi les choses positives j'ai relevé, l'éditorial de Daniel Gluckstein de la Tribune des travailleurs (POID) qui a dû surprendre plus d'un militant par sa violence. J'ai souri en le lisant, j'ai repensé aux militants de ce parti qui me traitaient d'extrémiste il n'y a pas si longtemps et qui vont souscrire enthousiastes à cet éditorial... ou en être effrayés en croyant que Gluckstein est tombé sur la tête.

Les barbares sont au pouvoir. Ils l'étaient déjà, mais la barbarie était plus feutrée ou elle faisait l'objet d'un traitement plus ou moins conciliant jusqu'à présent de la part des différents acteurs politiques ou institutionnels. Il leur aura fallu sacrifier le PS pour se lâcher enfin, afficher sans fard ou masque le vrai visage hideux du capitalisme en la personne de Macron, le clone rajeuni, ridicule, désuet, grotesque de Hollande, la créature immonde de l'oligarchie et ses médias. On ne va pas s'éterniser ici sur cet aspect de la situation pour l'avoir évoqué sous toutes les coutures au cours des dernières années.

Je partage volontiers cet éditorial, il est à la hauteur de la situation. Rappelons-nous que dès 2012 Hollande livrait des armes aux barbares d'Al-Qaïda (Al-Nosra) qui allait détruire la Syrie et massacrer son peuple. On pourrait remonter à la IVe République quand la SFIO et le PCF s'entendaient pour bombarder le Vietnam puis l'Algérie, avant de faire volte-face une fois la défaite et l'indépendance devenues inévitables... On pourrait remonter ainsi jusqu'au début du XXe siècle et dresser le même constat, mais laissons cela de côté, tout cela figure dans les causeries antérieures avec documents ou témoignages, preuves à l'appui.

Les mêmes barbares étaient déjà au pouvoir dans de très nombreux pays dans le monde, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Israël, en Inde où les conditions de vie sont précaires par définition, nous vivons un véritable cauchemar au quotidien... Je ne suis pas sûr qu'on en ait pris un jour réellement la mesure. Il aura fallu que cela atteigne brutalement la France pour l'admettre enfin, parce que la barbarie est devenue en quelque sorte incontournable, elle frappe indistinctement à des degrés divers toutes les classes, au point qu'on en oublie les bienfaits du capitalisme qui profitaient à certains, tandis que des millions souffraient quotidiennement de ses méfaits en France, et davantage encore ailleurs dans le monde dans l'indifférence générale ou presque, comme si le pire était naturellement réservé aux autres peuples.

Mais non, la barbarie n'épargnera personne, les militants et les travailleurs doivent le savoir et le plus tôt sera le mieux, avant qu'il ne soit trop tard, si ce n'est pas déjà le cas, car lorsqu'elle est installée, il est extrêmement difficile de la combattre ou de la déloger.

Cela me donne envie de soutenir le POID et de reprendre mon activité politique. Je réfléchis à la meilleure manière d'être utile à notre combat sans revenir à la formule précédente trop contraignante et épuisante physiquement.

Sur le plan stratégique, j'en suis arrivé à la conclusion qu'il fallait opposer le capitalisme à la démocratie pour tenir un discours compréhensible par tous les travailleurs, sans renier quoi que ce soit de nos principes ou de notre idéal, de notre objectif politique qui demeure la prise du pouvoir par la classe ouvrière associée aux couches des classes moyennes qui n'ont aucun intérêt à la survie du capitalisme.

Si je n'ai rien publié depuis deux mois, je n'ai cessé de réfléchir et d'écrire depuis deux mois, notamment à ce propos. Je vais voir si je peux en tirer quelque chose. Cela dit, je dois préciser qu'on ne peut concevoir la démocratie une fois seulement après avoir admis la nécessité d'abolir le capitalisme, autrement dit on ne peut pas se réclamer des deux à la fois ou s'accommoder des méfaits du capitalisme et professer la démocratie, ils sont irrémédiablement incompatibles, et si nous nous en étions tenus à ce constat nous n'en serions pas là aujourd'hui.

On ne peut concevoir la démocratie que sous la forme de l'exercice du pouvoir par le peuple pour le peuple, ce qui implique qu'il ait conquis le pouvoir politique, pas par les urnes puisque l'expérience prouve que c'est impossible depuis plus de deux siècles, mais par une révolution puisqu'il n'existe pas d'autres moyens à la disposition des travailleurs pour s'emparer du pouvoir politique.

Il faut concevoir que l'affrontement violent entre les classes est inévitable, mieux, souhaitable, et il faut impérativement s'y préparer et y préparer les travailleurs, ou alors il faut se soumettre à cet ordre barbare, il n'existe pas d'autres voies ou alternatives politiques.

Cela implique évidemment qu'on ne laisse absolument rien passer au capitalisme et à ses représentants, il faut donc rompre avec la fâcheuse et misérable habitude qui a été prise de lui attribuer de quelconques vertus, ce qui ne devrait présenter aucune difficulté dès lors qu'on en revient à la définition de l'impérialisme fournie par Lénine et qu'on s'y tient résolument.

En gros, le combat pour la démocratie coïncide avec le combat pour le socialisme et l'éradication du capitalisme à l'échelle de la planète. Socialisme ou barbarie, démocratie ou capitalisme.

Je ne sais plus si c'était Engels ou Trotsky qui avait affirmé que la loi de la transformation de la quantité en qualité était la loi fondamentale du matérialisme dialectique. On ferait bien de l'étudier, de s'en imprégner jusqu'à ce qu'elle coule dans nos veines, car elle seule permet de comprendre qu'avant il est trop tôt et qu'après il est trop tard, et entre les deux états il n'existe rien, pas même des demi-mesures. C'est bête à dire, mais à un moment donné soit on est vivant, soit on est mort, et bien il en va de même dans la lutte des classes, c'est une lutte à mort.

Maintenant à nous de voir si on veut sincèrement tout faire pour la gagner ou si on prend le risque de favoriser la barbarie sous prétexte qu'on aurait des désaccords ou je ne sais quoi encore, des prétextes on peut toujours en trouver ou en fabriquer, rien de plus facile. L'expérience prouve aussi que c'est le développement de la situation qui tranchera nos désaccords, vous en avez un exemple ici sous les yeux, profitez-en pour en tirer cet enseignement.

Soutenez, rejoignez le POID, sans jamais cesser d'étudier le marxisme pour adopter et maîtriser autant que faire se peut le matérialisme dialectique, qui vous permettra d'interpréter la nature et toutes les expériences humaines, de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et son évolution, de vous forger un esprit critique, aussi libre que possible selon votre degré acquis de développement, vos convictions en seront renforcées et vous pourrez être fier de votre idéal qui s'en trouvera revivifié, vous n'aurez pas l'impression oppressante d'avoir vécu en vain au crépuscule de votre vie pour lui avoir donné un sens.

Chacun aura compris que cela ne s'improvise pas ou que, si on n'a pas été capable de saisir le processus matérialiste dialectique à l'oeuvre tout au long de notre existence, on ne voit pas vraiment comment on pourrait soudainement y parvenir. Or, c'est la plus cruelle expérience qui soit donnée aux hommes de faire, entre nous, c'est un peu barbare et à éviter.

Souriants barbares par Daniel Gluckstein (POID - La Tribune des travailleurs - 30 août 2017)

Dans ce pays, il y avait (encore) une protection collective contre la maladie. Elle avait permis d’immenses progrès de la santé de la population. Les barbares sont venus qui ont décidé d’assécher les ressources de cette Sécurité sociale. À terme, ils la condamnent à disparaître.

Dans ce pays, il y avait des travailleurs mal payés, surexploités, précarisés, mais qui, malgré tout, disposaient de quelques ressources. Les barbares sont venus qui ont décidé, du jour au lendemain, le non-renouvellement de ces contrats aidés, laissant sur le carreau 149 000 salariés et leurs familles.

Dans ce pays, il y avait des personnes âgées et d’autres, handicapées, qui recevaient la visite d’aides à domicile. Il y avait aussi des enfants en situation difficile qui bénéficiaient du soutien indispensable à leur insertion dans l’institution scolaire (et, au-delà, dans la société). Les barbares sont venus qui ont privé ces vieux, ces handicapés, ces personnes dépendantes de ces moyens indispensables à la vie.

Dans ce pays, il y avait des droits collectifs contre les licenciements et l’exploitation sans limite. Les barbares sont venus qui ont dit : désormais, chaque travailleur devra négocier avec son patron, dans son entreprise, revenant à la situation ancienne du rapport individuel se substituant au rapport collectif.

Des barbares… avec le sourire et la manière.

Des barbares bien élevés qui, avant de liquider leurs victimes et leurs droits, invitent leurs représentants à se « concerter » sur la manière dont cela se fera. Mais des barbares quand même : car détruire les piliers essentiels de la civilisation, c’est organiser le retour à la barbarie.

Dans les années 1970, un général américain, en pleine guerre du Viêt-Nam, promettait au peuple vietnamien de le « ramener à l’âge de pierre ».

Les barbares d’aujourd’hui n’ont pas d’autre objectif. Ils étalent leur sourire à la une des magazines people, exhibent leur chien… Rien de bien nouveau : avant eux, tous les régimes totalitaires ont su soigner ce qui ne s’appelait pas encore la com’ mais la propagande, ce qui revient au même.

Peut-on agir comme si les barbares n’en étaient pas ?

Dans le mouvement ouvrier, certains « concertent » jusqu’au bout, affichant leur conviction que les ordonnances peuvent porter quelque chose de positif pour les travailleurs ; d’autres protestent et annoncent une journée d’action, dans l’objectif… d’aboutir à une « bonne réforme ».

Comme s’il était possible, avec les barbares, sur leur terrain et avec leurs méthodes, d’aboutir à une œuvre civilisatrice !

L’urgence est à rompre avec l’ordre barbare et ses représentants.

L’urgence est à réaliser le front commun des travailleurs et des organisations, l’unité sur un terrain de classe, sur les seuls mots d’ordre conformes aux intérêts ouvriers : retrait des ordonnances et abrogation de la loi El Khomri.

Ce sera un premier pas pour bloquer la machine à détruire. Et, au-delà, pour chasser ce gouvernement de barbares souriants et leurs institutions au seul service de l’exploitation capitaliste.

Fin.

Il n'y a pas que "les régimes totalitaires (qui) ont su soigner ce qui ne s’appelait pas encore la com’ mais la propagande", tous les régimes sans exception depuis un siècle, y compris en France évidemment. Voilà à quoi j'invite les lecteurs à réfléchir tranquillement, en profondeur, en prenant en compte tous les facteurs, tous les acteurs.

Ils s'apercevront que tout au long de leur histoire le capitalisme et ses représentants ont concédé des droits ou des réformes favorables aux travailleurs malgré eux, sous la contrainte de besoins impérieux ou de la lutte de classe des exploités et des opprimés, et qu'ils les ont instrumentalisés, interprétés en leur faveur pour mieux berner les travailleurs et parvenir à leur fin... La preuve en est, ils en sont réduits à recourir ouvertement à la barbarie, à la généraliser, à la mondialiser, et quand vous lirez attentivement leurs discours, vous vous apercevrez également qu'ils n'ont cessé de la justifier ou ils la revendiquent.

Souvenez-vous de ce nous avons souvent écrit : ce qui les caractérise le mieux, c'est leur détermination sans faille et leur cynisme sans fond, leur cruauté, eh oui, ce sont des monstres... souriants !


Le 26 juillet 2017

CAUSERIE

Les leçons d'Octobre. - Il faut étudier Octobre. - Léon Trotsky 1924.

Extrait.

- "Dans les révolutions bourgeoises, la conscience, la préparation, la méthode ont joué un rôle beaucoup moins grand que celui qu'elles sont appelées à jouer et jouent déjà dans les révolutions du prolétariat. La force motrice de la révolution bourgeoise était également la masse, mais beaucoup moins consciente et moins organisée que maintenant. La direction était aux mains des différentes fractions de la bourgeoisie, qui disposait de la richesse, de l'instruction et de l'organisation (municipalités, universités, presse, etc.). La monarchie bureaucratique se défendait empiriquement, agissait au petit bonheur. La bourgeoisie choisissait le moment favorable où elle pouvait, en exploitant le mouvement des masses populaires, jeter tout son poids social sur le plateau de la balance et s'emparer du pouvoir. Mais, dans la révolution prolétarienne, le prolétariat est non seulement la principale force combative, mais aussi, dans la personne de son avant-garde, la force dirigeante. Seul, le parti du prolétariat peut, dans la révolution prolétarienne jouer le rôle que jouaient, dans la révolution bourgeoise, la puissance de la bourgeoisie, son instruction, ses municipalités et universités. Son rôle est d'autant plus grand que la conscience de classe de son ennemi s'est formidablement accrue. Au cours des siècles de sa domination, la bourgeoisie a élaboré une école politique incomparablement supérieure à celle de l'ancienne monarchie bureaucratique. Si le parlementarisme a été pour le prolétariat jusqu'à un certain point une école de préparation à la révolution, il a été encore davantage pour la bourgeoisie une école de stratégie contre-révolutionnaire. Il suffit, pour le montrer, d'indiquer que c'est par le parlementarisme que la bourgeoisie a éduqué la social-démocratie, qui est maintenant le plus puissant rempart de la propriété individuelle. L'époque de la révolution sociale en Europe, comme l'ont montré les premières expériences, sera une époque de batailles non seulement implacables, mais raisonnées, beaucoup plus raisonnées que chez nous en 1917. "

Il faut étudier Octobre au format pdf

Le drame jusqu'à présent, c'est qu'on n'a pas voulu tenir compte que la bourgeoisie a multiplié, diversifié et amplifié dans des proportions gigantesques les instruments dont elle disposait pour conditionner les masses, les corrompre, les distraire, les détourner de l'essentiel, de sorte qu'elles subissent leur triste destin plutôt que le prendre en mains pour conquérir leur émancipation du règne de la nécessité, de l'exploitation de l'homme par l'homme, la liberté.

Il allait de soi que plus le niveau d'instruction du peuple s'élèveraient et son mode de vie s'améliorerait, plus la bourgeoisie développerait de puissants moyens pour les instrumentaliser, les détourner, les orienter, autrement dit, ils ne devaient servir qu'à justifier le maintien de son état de servitude ou concourir à faire inconsciemment son propre malheur. Tout progrès social devait l'enchaîner plus solidement encore au capitalisme au lieu de l'en délivrer. Il allait être aveuglé au point de croire que l'amélioration de sa condition matérielle et son épanouissement personnel jusqu'à un certain degré étaient le produit d'une plus juste répartition des richesses ou dû à davantage de liberté à laquelle auraient consenties tous les acteurs sociaux dont les capitalistes, quelle naïveté, cruelle illusion ou ignorance, car en réalité c'était au capitalisme et à ceux qui détenaient le pouvoir qu'elles profitaient en prévision du jour où d'une main ils lui reprendraient ce qu'il lui avait donné de l'autre à une autre époque, quand les conditions de la lutte de classes lui était moins favorable ; d'ailleurs c'est bien simple, durant toute cette période ils n'ont jamais cessé de renforcer leur pouvoir jusqu'au jour où ils décideraient d'en faire usage, un usage tyrannique, cela allait de soi puisqu'ils concentreraient dorénavant tous les pouvoirs.

Aussi longtemps que le capitalisme existera, tout progrès social se retournera contre ceux qui en bénéficiaient jusqu'au jour où il sera remis en cause ou sera annulé. Pourquoi ? Quelle question, mais parce que pendant ce temps-là la vie continue, le processus matérialiste dialectique se poursuit ! Cela va coûter très très cher d'ignorer le développement et le fonctionnement du capitalisme.

Quand votre salaire augmente, vous allez consommer davantage, vous allez contribuer davantage à faire tourner la machine capitaliste, et les capitalistes n'étant pas des philanthropes, vous pouvez être certain que ce ne sera pas à votre avantage à l'arrivée ou plus tard, il n'y a rien d'étonnant à cela, tout est dans l'ordre des choses. Vous pouvez aussi vous dire, que ce que vous consommerez en plus, c'est ce que d'autres travailleurs consommeront en moins, ce n'est pas seulement ce qui n'ira pas dans la poche du capitaliste puisque cela y retournera d'une manière ou d'une autre, si ce n'est pas dans celle de votre employeur ce sera dans celle d'autres capitalistes.

Maintenant on peut se dire qu'il y a un bon côté à notre affaire parce qu'on participe également à l'accélération de la crise du capitalisme, encore faudrait-il en avoir conscience et que cela se traduise sur le plan politique, or comme ce n'est pas le cas, c'est un argument sans valeur de jésuite qui se retournera contre ses auteurs un jour ou l'autre. A ce compte-là, si je spécule je fais une bonne action en tant que militant ouvrier, ben voyons !

Ce qu'on consomme, c'est de la force de travail renfermant le profit que les capitalistes ont extorqué aux exploités. Donc consommer toujours plus, c'est contribuer à renforcer toujours plus le pouvoir des capitalistes et accroître leur fortune au détriment des exploités. C'est pourquoi une meilleure répartition des richesses ne changerait rien fondamentalement, sinon aboutir à un meilleur partage de la responsabilité du maintien en place du régime entre les différentes classes, ce qui porte un nom, le corporatisme, où mène le réformisme.

Pour revenir au passage de Trotsky, 94 ans plus tard, il est plus que jamais d'actualité. Mon activité politique avait pour objectif d'en faire prendre conscience et j'ai échoué, ce qui ne voulait pas dire que je m'étais forcément trompé.

Je n'ai jamais été tenté de parodier les maîtres du marxisme, et pour autant qu'on puisse se servir de leurs précieux enseignements, force est de constater qu'ils commencent à dater et que dans bien des cas ils nous sont peu utiles un siècle ou un siècle et demi plus tard, hormis nous montrer l'orientation dont nous ne devons pas dévier sous peine d'abandonner notre objectif, il nous revient donc d'écrire la suite en nous inspirant de la réalité, en nous emprègnant de la situation, en s'octroyant le droit à l'erreur, c'est la moindre des choses.

On se sent bien seul parfois, incompris, ployant sous des critiques pour la plupart injustes, ce qu'on peut comprendre tant la situation semble inextricable ou désespérée, il y a de quoi en perdre la tête !

Je me suis souvenu d'un autre passage de Trotsky qui pourrait convenir à notre situation :

L. Trotsky : Oeuvres - avril 1939

- "Oui, la question est de savoir pourquoi nous ne progressons pas en fonction de la valeur de nos idées, qui ne sont pas aussi dénuées de sens que le croient certains de nos amis. Nous ne progressons pas politiquement. Ce fait est l'expression du recul général du mouvement ouvrier dans les quinze dernières années. Quand le mouvement révolutionnaire décline de façon générale, quand une défaite suit une autre défaite, quand le fascisme s'étend sur le monde entier, quand le marxisme officiel s’incarne dans la plus formidable machine à duper les travailleurs, il va de soi que les révolutionnaires ne peuvent travailler que contre le courant historique général. Et cela, quand bien même leurs idées sont aussi intelligentes et exactes qu'on peut le souhaiter. C'est que les masses ne font pas leur éducation à travers des pronostics ou des conceptions théoriques, mais à travers l'expérience générale de leur vie. C'est là l'explication globale : l'ensemble de la situation est contre nous."

Si l'ensemble de la situation n'est pas contre nous, c'est la manière dont on l'aborde, dont on aborde les travailleurs qui peut donner cette impression de nos jours. C'est à mon avis le principal problème que nous avons à résoudre. Je considère que l'orientation politique du POID est correcte pour ce que j'en sais tout du moins, pour autant je ne pense pas que c'est de cette manière-là qu'il faut s'adresser aux travailleurs.

Avant de vouloir planter quoi que ce soit sur un terrain afin de récolter ensuite quelque chose, il faut commencer par le déminer, le dépolluer, l'assainir, si vous plantez des plantes saines sur un terrain impropre à la culture, il n'en sortira jamais rien de bon. Entre nous, je tiens cela de ma piètre expérience de jardinier qui a hérité d'un champ de cailloux, et qui a cru qu'il suffirait de retourner la terre dur comme du béton sur quelques dizaines de centimètres pour obtenir une merveilleuse récolte, des prunes ouais, soit les racines ont brûlées à cause de la chaleur, soit parce que l'eau stagnait, il aurait fallu creuser beaucoup plus profondément et je ne l'ai pas fait, moi seul suis responsable ! Creuser, creuser et creuser encore chaque question qui se pose à nous, c'est préférable...

Je terminerai par une petite histoire indienne.

Ma compagne Selvi m'a raconté il y a quelques jours, qu'autrefois son père touchait un salaire de 3 roupies par semaine, 12 roupies par mois, il y a de cela environ 33 ans, 12 roupies cela fait 12 centimes d'euro (1 euro = 70 à 75 roupies). Selvi avait 14 ans et venait d'accoucher de son premier enfant. A l'époque mon salaire devait être de 3.000 frs, soit 550 euros environ, soit 41.200 roupies. Elle a 6 frères et soeurs, et elle m'a raconté qu'à l'époque ils ne mangeaient pas tous les jours à leur faim où ils se contentaient d'un seul repas, c'est un grand mot, je vous passe les détails, tu m'étonnes, quelle misère noire !

Vous voyez le rapport entre 12 centimes d'euro et 550 euros, l'écart est plus gigantesque encore qu'entre un ouvrier français et un patron du CAC40. Cela donne à réfléchir, surtout quand on se repasse les discours politiques de cette époque, c'est à se demander sur quelle planète on vivait (et certains continuent de vivre et ils sont très nombreux) ! Maintenant quand on intègre ce genre de facteur dans notre réflexion, on porte forcément un autre regard sur les classes, la société, etc. on comprend mieux pourquoi et comment nous en sommes arrivés là.

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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