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Documents disponibles dans la page d'accueil.


    La dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement
                de la nature, de la société humaine et de la pensée. (Friedrich Engels - Anti-Dühring - 1878)


Déclaration. La retraite de l'animateur de ce courant politique : 386,09 euros nets mensuels.
     (Pas de conflit d'intérêts !)

  CAUSERIES ET INFOS.     (24.05.2022)

  5 VIDÉO SUR L'UKRAINE A VOIR

  Besogon TV sur les origines du mouvement néonazi en Ukraine (doublé en français) (7 avril 2022)

  Etats-Unis-Ukraine : La relation secrète, avec Michel Collon et l'historienne Annie Lacroix-Riz

  A lire. Annie Lacroix-Riz: « Il y a un contexte historique qui explique que la Russie était acculée » (9 avril 2022)

  Ukraine... Boutcha : Que s'est-il vraiment passé ? (5 avril 2022)

  Ukraine - Comment en est-on arrivé là ? Résumé des raisons du conflit.

  Ukraine - TV channel "Real America's Voice "

  TOUTES LES RUBRIQUES

  Plus bas dans cette page.  

  Dans le menu en haut de l'écran (Thèmes).  

  GRAPHIQUES OFFICIELS : OMICRON NE TUE PAS. A MORT LES TYRANS !

Document. Source : https://ourworldindata.org. (19.12.2021)

  EXPÉRIENCE, TÉMOIGNAGE, PREUVE : L'IVERMECTINE SOIGNE LA COVID-19.

Document. Comment mon beau-fils et mon beau-frère se sont rétablis en 48h. (05.06.2021)

  LE FORUM ÉCONOMIQUE MONDIAL PILOTE LA CAMPAGNE MONDIALE DE VACCINATION

Document. 3 tactiques pour surmonter les hésitations concernant le vaccin COVID-19. (28.06.2021)

  LA TOILE D'ARAIGNEE MONDIALE TISSÉE PAR LA FONDATION BILL ET MELINDA GATES

Document. Les ramifications du gang mafieux et corrompu impliqué dans la machination au coronavirus.
Vidéo. Bill Gates (Nouveau - 18 février 2022)

  LA DICTATURE ABSOLUE (ATTALI) A L'AIDE DE LA MÉDECINE PROGRAMMÉE DEPUIS + DE 40 ANS.

Vidéo. Jacques Attali dévoile le plan macabre de dictature sanitaire plus de 40 ans à l'avance. (1979)

  LE PASS ET LEUR MODELE DE DICTATURE NUMÉRIQUE TOTALITAIRE

Vidéo. Avec le "crédit social", la Chine classe les "bons" et les "mauvais" citoyens (1 mai 2019)
Vidéo. Le totalitarisme absolu consenti. Ma femme a du crédit (Nouveau - 9 février 2022)


  FABRIQUE DU CONSENTEMENT OU MANIPULATION MENTALE DES MASSES.

Vidéo. BERNAYS - Comment manipuler l'opinion (1928)

Vidéo. Expérience de Asch , le conformisme. (1951)

Vidéo. L'expérience de Milgram. (1963)

Document. Petite histoire de manipulation du peuple, de propagande et d’illusion démocratique - 1 (06.04)
Document. Petite histoire de manipulation du peuple, de propagande et d’illusion démocratique - 2 (14.07)
Document. Petite histoire de manipulation du peuple, de propagande et d’illusion démocratique - 3 (15.07)


  CAUSERIES ET INFOS.     (24.05.2022)

Textes de La Voix de l'Opposition de Gauche. (Plus actualisé, pas le temps, lire les causeries.)

  DOCUMENTS D'ACTUALITÉ (Archives et points de repère).

Great Reset

SRAS-Cov-2.

Climat

  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

 -  Vidéos et données.
 -  Sous nos yeux. Du 11 septembre à Donald Trump par Thierry Meyssan.
 -  Comment les Etats-Unis ont déclaré la guerre à la Russie.
 -  Articles divers.

  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

  ADRESSES UTILES



  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

     Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
          son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

     Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
          uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
                 elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme correspond à la phase ultime de la crise du capitalisme ET d'un complot
              ourdi par l'oligarchie financière et les médias contre tous les peuples.

Vidéo. BERNAYS - Comment manipuler l'opinion (23.12.2021)

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

   Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.

Plus tard il précisera : "Certains croient même que nous faisons partie d'une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, caractérisant ma famille et moi comme des 'internationalistes' et de conspirer avec d'autres dans le monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée, un autre monde si vous voulez. Si tel est l'accusation, je suis coupable et j'en suis fier.”

    La presse indépendante n'existe pas.

   Discours prononcé par John Swinton, éditorialiste en chef du New York Times, devant des journalistes au dîner organisé à l’occasion de son départ du journal en 1870. Source du texte anglais : http://en.wikiquote.org/wiki/John_Swinton

   « La presse indépendante n’existe pas en Amérique en dehors des villes de province. Vous êtes tous des esclaves. Vous le savez, et je le sais. Aucun d’entre vous n’ose honnêtement exprimer son opinion. Si vous l’exprimiez, vous sauriez d’avance qu’elle ne serait jamais publiée. Je suis payé 150 $ pour laisser mes propres opinions à la porte d’entrée du journal pour lequel je travaille. Vous autres également, êtes payés pour faire la même chose. Si je permettais la publication des opinions honnêtes dans un tirage de mon journal, je me retrouverai dans la même situation qu’Othello dans les 24 heures. La personne qui serait assez idiote pour écrire ses propres opinions serait jetée à la rue et devrait se chercher un autre travail.

L’activité d’un journaliste de New York consiste à déformer la vérité, à mentir catégoriquement, à pervertir, à diffamer, à se prosterner devant Mammon, à vendre son pays et sa race contre son pain quotidien, ou ce qui revient au même, contre son salaire. Vous savez tout-ceci et je le sais également. Quelle sottise que de porter un toast à la « presse indépendante » ! Nous sommes les instruments et les vassaux des hommes riches qui demeurent dans la coulisse. Nous sommes des marionnettes. Ils tirent les ficelles et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies, nos capacités, toutes ces choses sont la propriété d’autres hommes. Nous sommes des prostituées intellectuelles ».



 Green New Deal. A qui profite l'imposture ?

Bill Gates rejoint Blackstone pour acheter une société britannique de services de jets privés (09.01.2021)

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. (contrepoints.org 01.07.2019)

- Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030, mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (banquemondiale.org 02.10.2018) (https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)

Les faits. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle. La hausse de la température précède la hausse du taux de CO² dans l'air.

Voilà pour l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...



SRAS-CoV-2. A qui profite l'imposture ?

- En mars 2020, alors que l’épidémie de la Covid-19 battait déjà son plein, une autre épidémie, de gale, est survenue dans un Ehpad de Seine-et-Marne. Pour soigner cette maladie parasitaire, les médecins prescrivent depuis des décennies un médicament bien connu et efficace : l’ivermectine (IVM). C’est ainsi que le docteur Charlotte Bernigaud, dermatologue à l’AP-HP Hôpital Henri Mondor, a traité l’ensemble des 121 résidents (69) et employés (52) de l’établissement.

La suite est moins banale : dans cette maison de retraite où la moyenne d’âge des résidents est de 90 ans, avec de surcroît 98% de personnes présentant une comorbidité à risque, le virus Covid-19 n’a pratiquement fait aucun dégât. Seulement 1,4% des occupants (personnel compris) ont eu le virus, avec des symptômes modérés (ni oxygène ni hospitalisation) et aucun mort n’a été à déplorer. Dans une étude dite observationnelle, publiée dans le British Journal of Dermatology en janvier 2021, l’équipe de Charlotte Bernigaud donne le détail de ses observations. Elle constate d’abord que dans les 45 Ehpad de Seine-et-Marne ayant le même public (âge, effectif…) la mortalité a été de 4,9% parmi 3062 résidents, versus 0 pour 121 dans l’Ehpad observé. capital.fr 19 mars 2021



  CAUSERIE ET INFOS   (20.557 pages du 22 août 2008 au 24 avril 2022)

  Causerie du 24 mai 2022.

  2022.

Avril (135 pages)
Mars (226 pages)
Février (129 pages)
Janvier (89 pages)

2021 (1035 pages)
2020 (1923 pages)
2019 (1356 pages)
2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

   VIDÉOS ET ARTICLES.

DOCUMENT. OTAN : Le mensonge fondateur (20 mai 2022)
DOCUMENT. Rapport de l’Otan présentant la guerre cognitive (en anglais) (Novembre 2020).
DOCUMENT. Les limites à la croissance (1972)
DOCUMENT. Le financement des experts de l'ONU - Rapport ECLJ. (28.07.2021)
DOCUMENT. La doctrine Rumsfeld/Cebrowski (25.05.2021)
VIDEO. Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock (Arte)
VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

DOCUMENT. Forbes - Liste des 2.000 plus grandes entreprises privées du monde. (2019)
DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Liste des membres de la Fed, actionnaires et propriétaires
DOCUMENT. Ces exercices de simulations qui facilitent les attentats.
DOCUMENT. Banque mondiale le Coup d’Etat permanent.
DOCUMENT. L’empire mondial de la santé de Bill Gates.
DOCUMENT. Le passé esclavagiste du Parti démocrate US.
DOCUMENT. Discours de Moammar Kadhafi à la 64ème session de l’Assemblée Générale
      de l’O.N.U. (2009)



   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan. (2017) Réseau Voltaire

Sous nos yeux.
Les Frères musulmans en tant qu’assassins.
Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA.
Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone.
Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.
Premiers revers des Frères musulmans.
Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat.

L'agonie de la politique étrangère française.
La France manipulée.
La France dans l'engrenage.
Les deux France.
Victoire de la France pour la Paix.

La reconstitution du Parti colonial français.
Le Parti colonial à l'assaut de la Syrie et du Mali.
Abandonné par Washington, Paris s'appuie sur Tel-Aviv contre Damas.
Des fausses accusations au vrai massacre
La France, contre ses adversaires et ses alliés
La France : du fantasme colonial au désastre

L'empire américain post-11-Septembre surveille, pille et tue
2001 : la mue de l'Empire américain
L’empire américain post-11-Septembre surveille, pille et tue
Comment le projet de « Printemps arabe » se superpose à la « doctrine Cebrowski »
La condamnation de la doctrine Cebrowski ne change rien
Londres et Washington se font discrets
La guerre contre la Syrie réveille les appétits iranien et saoudien



   COMMENT LES ÉTATS-UNIS ONT DÉCLARÉ LA GUERRE A LA RUSSIE. (Réseau Voltaire)

1. « La Russie veut contraindre les USA à respecter la Charte des Nations unies », 4 janvier 2022.
2. « Washington poursuit le plan de la RAND au Kazakhstan, puis en Transnistrie », 11 janvier 2022.
3. « Washington refuse d’entendre la Russie et la Chine », 18 janvier 2022.
4. « Washington et Londres, atteints de surdité », 1er février 2022.
5. « Washington et Londres tentent de préserver leur domination sur l’Europe », 8 février 2022.
6. « Deux interprétations de l’affaire ukrainienne », 15 février 2022.
7. « Washington sonne l’hallali, tandis que ses alliés se retirent », 22 février 2022.
8. « Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens », 5 mars 2022.
9. « Une bande de drogués et de néo-nazis », 5 mars 2022.
10 « Israël abasourdi par les néo-nazis ukrainiens », 8 mars 2022.
11. « Ukraine : la grande manipulation », 22 mars 2022.
12. « Le Nouvel Ordre Mondial que l’on prépare sous prétexte de guerre en Ukraine », 29 mars 2022.
13. « La propagande de guerre change de forme», 5 avril 2022.
14. « L’alliance du MI6, de la CIA et des bandériste», 12 avril 2022.
15. « La fin de la domination occidentale», 19 avril 2022.
16. « Ukraine : la Seconde Guerre mondiale ne s’est jamais terminée », 26 avril 2022.
17. « Washington espère rétablir son hyper-puissance grâce à la guerre en Ukraine», 3 mai 2022.



   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. 11 septembre et massacre de Charlie Hebdo : Ressemblance ou filiation ? (08.09.2021)
DOCUMENT. Endurer la terreur pour toujours : d’Al-Qaïda à l’EI-K -
     Une collaboration entre le Pentagone et les Taliban est établie ; les éternelles guerres de l’ombre de la CIA
     sont une toute autre paire de manches. (06.09.2021)

DOCUMENT. Peter Dale Scott: Les vraies raisons de la guerre en Afghanistan (02.09.2021)
DOCUMENT. A qui a profité la guerre en Afghanistan (01.09.2021)
DOCUMENT. Les Etats-Unis ont laissé 85 milliards de dollars d’armes en Afghanistan (01.09.2021)
DOCUMENT. 20ème anniversaire des attentats du 11-Septembre -
     Tout donne aujourd’hui raison à Thierry Meyssan (31.08.2021)

DOCUMENT. Comment les LGBTQI+ hongrois sont instrumentés par l'Union européenne (29.06.2021)
DOCUMENT. L’eugénisme, la quatrième révolution industrielle et le choc de deux systèmes (17.06.2021)
DOCUMENT. Pourquoi un Yalta II ? (15.06.2021)
DOCUMENT. Géopolitique pour les Geeks (14.06.2021)
DOCUMENT. Qui dirige le monde ? BlackRock, Vanguard et StateStreet (13.06.2021)
DOCUMENT. Comment l’impensable redevient pensable. Le réveil de monstres endormis. (13.06.2021)
DOCUMENT. Une organisation hybride dans l’arène européenne : Open Society Foundations et la construction
     du champ de la lutte contre les discriminations (11.05.2018)

DOCUMENT. Pourquoi Bill Gates et le Pentagone lâchent-ils des moustiques OGM
     dans les Keys de Floride? (14.05.2021)

DOCUMENT. Le milliardaire Georges Soros et ses consorts infiltrés au sein de la Cour européenne
     des droits de l'homme ? (28.04.2021)

DOCUMENT. Le retour du Léviathan. La bataille de Kennedy contre le Léviathan. (02.04.2021)
DOCUMENT. Bill Gates finance le lobby des « nouveaux OGM » en Europe (29.03.2021)
DOCUMENT. Le retour du Léviathan : Les leçons pour aujourd’hui de la guerre froide au Vietnam. (17.03.2021)
DOCUMENT. Le retour du Léviathan. Les racines fascistes de la CIA et la véritable origine
     de la guerre froide. (07.03.2021)

DOCUMENT. Le lobby ouïghour (23.03.2021)
DOCUMENT. Le transhumanisme et l’autodétermination de la pensée (15.03.2021)
DOCUMENT. Qu'est-ce-que « l'islamo-gauchisme » ? (09.03.2021)
DOCUMENT. Profitant des politiques racialistes: La fondation Black Lives Matter a récolté
     90 millions de dollars en 2020. (01.03.2021)

DOCUMENT. Twitter, le petit oiseau bleu qui gazouille faux. (17.02.2021)
DOCUMENT. Un mythe brisé. Les limites de la pensée de Noam Chomsky (2006)
DOCUMENT. Sans lumière ni gloire: les révolutions de couleur (26.09.2020)
DOCUMENT. Les révolutions de couleurs et quelques vérités de La Palice:
     L’objectif est de manifester « contre quelque chose »… (25.09.2020)

DOCUMENT. Les révolutions de couleurs et quelques vérités de La Palice…
     que certains ignorent ou violent sciemment (23.09.2020)

DOCUMENT. BLM est-il le masque derrière lequel opèrent les oligarques ?. (18.09.2020)
DOCUMENT. La première OTAN : les agressions conjointes britannique et française
     au milieu du XIXe siècle. (21.07.2020)

DOCUMENT. Le piège de l’endettement. (20.07.2020)
DOCUMENT. Banque mondiale et FMI: 76 ans, ça suffit! (18.07.2020)
DOCUMENT. Déclassifié : Operation Mockingbird, la guerre froide culturelle de la CIA. (08.07.2017)
DOCUMENT. Les périls du tout-humanitaire. (06.08.2004)
DOCUMENT. Les États-Unis ont leur propre révolution de couleurs. (28.06)
DOCUMENT. La "Grande Réinitialisation" : un sommet unique pour débuter 2021. (03.06)
DOCUMENT. Le temps de la Grande remise à zéro. (03.06)
DOCUMENT. Le Covid-19 et l'Aube rouge (28.04)
DOCUMENT. Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral. (18.04)
DOCUMENT. Le cheval de Troie de l’extrême droite américaine à Westminster. (16.05.2015)
DOCUMENT. L’entreprise financiarisée : comment la finance alimente
     et transforme les multinationales (11.02.2020)

DOCUMENT. Le multiplicateur de propagande : Comment les agences de presse mondiales
     et les médias occidentaux parlent de géopolitique (15.01.2020)

DOCUMENT. Les facettes de l’individu empêtré dans l’individualisme. (03.2007)
DOCUMENT. Un monde sous surveillance ? - La surveillance de demain : puces RFID
     et implants sous-cutanés (2011)

DOCUMENT. Une génération spontanée ? Analyse socio-historique du comportement politique
     des générations X et Y (2016)

DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10 2019)
DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
     la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
     Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)
DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.



  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME. (Archives)

Archive Internet des marxistes. (France)
Bibliothèque du mouvement ouvrier. (France)

 - Contenu et forme des représentations idéologiques. - (F. Engels - 1893)
 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


 ADRESSES UTILES

   Actualité.

 - Yahoo News Politique
 - Yahoo News Monde
 - Donbass Insider


   Actualité et analyse.

 - Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
 - Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
 - Décoder l'éco. (France)
 - Réseau International (France)
 - Intelligence Artificielle et Transhumanisme. (France)
 - Infobrics. (BRICS)


   Climat, Énergie & Environnement

 - La Physique du Climat (France)
 - Association des climato-réalistes (France)
 - Science, climat et énergie (Belgique)


   Covid-19 et variants

 - ReinfoCovid. Collectif de 350 soignants, médecins, chercheurs, universitaires. (France)
 - Association victimes coronavirus covid-19. (France)
 - AIMSIB. (France)
 - Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie génétique. (France)
 - ResearchGate. (Allemagne)
 - COVEXIT. (Etats-Unis)
 - Alliance FLCCC. (Etats-Unis)


   Gouvernement mondial et ses annexes.

 - Le Forum économique mondial.
 - The Bill et Mélinda Gates Foundation. (EU)
 - The Rockefeller Foundation. (EU)
 - Open Society Foundations. (Soros) (EU)
 - Council Foreign Relations and Foreign Affairs (EU)
 - Le NED’s Democracy Digest blog
 - La NED
 - La Banque mondiale.
 - Le Fonds monétaire international.



Causerie et infos
Le 24 mai 2022

Causerie du 24 mai 2022


Le 22 mai 2022

Causerie du 22 mai 2022


Le 21 mai 2022

Causerie du 21 mai 2022


Le 19 mai 2022

Causerie du 19 mai 2022


Le 17 mai 2022

Causerie du 17 mai 2022


Le 16 mai 2022

Causerie du 16 mai 2022


Le 14 mai 2022

Causerie du 14 mai 2022


Le 11 mai 2022

Causerie du 11 mai 2022


Le 9 mai 2022

Causerie du 9 mai 2022


Le 8 mai 2022

Puisque je fais profiter ma fille des réflexions politiques que je tire de l'actualité économique et politique que je continue de suivre quotidiennement, je me suis dit, autant les mettre au format pdf dans le portail.

Causerie du 8 mai 2022

Causerie du 7 mai 2022

Causerie du 5 mai 2022

Causerie du 2 mai 2022

Causerie du 30 avril 2022

Causerie du 28 avril 2022

Causerie du 27 avril 2022


Le 23 avril 2022

(Le 25 : il manque la causerie de mars en pdf, elle sera ajoutée quand j'aurai récupéré l'ordinateur en panne.)

Ce sera le mot de la fin.

Inquisition, maccarthysme, fascisme, le monde détestable dans lequel nous vivons est à l'image du niveau de conscience des couches supérieures de la classe ouvrière et des classes moyennes, des plus éduqués et soi-disant instruits, corrompus par l'idéologie de la classe dominante ou dans tous les sens du terme.

Manifestement le capitalisme recelait des réserves qu'on ne lui soupçonnait pas, et on a surestimé les facultés intellectuelles ou la capacité des éléments les plus avancés parmi ces classes à prendre conscience que leur destin et celui de la société dépendait d'eux uniquement. Ces deux facteurs combinés devaient conduire à la situation actuelle inextricable dans laquelle nous sommes sans qu'aucune issue ne pointe à l'horizon, sinon la déchéance de la société et de l'espèce humaine déjà bien engagée.

Ma bonne volonté et mes bonnes intentions, l'absolue sincérité et honnêteté dont j'ai fait preuve, tous les efforts que j'ai déployés sans compter pendant 15 ans pour tenter de contrecarrer mes faiblesses ou lacunes, n'auront pas été suffisants pour contrebalancer le handicap insurmontable que constituaient mon isolement en Inde et mon impossibilité de rencontrer les sympathisants du courant politique que j'animais pour le développer. Dont acte, comme l'on dit.

Plus d'une fois je me suis accusé d'en être en grande partie responsable. Puis en examinant attentivement les prétextes qu'on m'opposait pour ne pas s'engager à mes côtés, je me suis aperçu qu'aucun argument avancé par les uns ou les autres n'avait un rapport avec mes analyses ou les positions que je défendais. Du coup j'en suis arrivé à la conclusion que je me battais à contrecourant, contre un courant idéologique aux innombrables tentacules qui étaient parvenues à coloniser en profondeur tous les cerveaux et à produire de multiples ravages insoupçonnés, de sorte qu'avec mes faibles moyens la lutte était inégale et perdue d'avance.

L'affrontement entre l'impérialisme américain et la Russie alliée à la Chine devrait avoir des conséquences économiques et sociales incalculables et peut-être incontrôlables, qui préfigurent une nouvelle offensive de la lutte de classe des exploités et des opprimés partout dans le monde, donc nous n'avons pas perdu la guerre de classes.

Nous sommes dans une mauvaise passe qui peut encore durer quelque temps, mais elle prendra fin un jour. En disant cela, j'ai évidemment à l'esprit tous ceux pour lesquels c'est une question de vie ou de mort quotidiennement partout dans le monde, à qui sont imposées d'ignobles souffrances sans qu'ils en voient la fin, sans qu'on puisse faire quoi que ce soit pour qu'elles cessent immédiatement. J'enrage littéralement ou cela me rend fou chaque fois que j'y pense. En Inde, ce ne sont pas les occasions qui manquent, croyez-moi, je dirais même que cette préoccupation est obsessionnelle, comment pourrait-il en être autrement quand on est sans cesse sollicité sans pouvoir soulager les souffrances de chacun, parce que mes moyens financiers sont très limités, cela me remplit de tristesse. Autant dire que les soucis individuels de nantis en France me laissent indifférent, eux ils ont entre les mains les solutions à leurs difficultés, qu'ils s'en saisissent, alors que les miséreux ou les serfs n'ont que leurs yeux pour pleurer, vous saisissez la différence, non, peu importe au point où nous en sommes cela n'a plus d'importance.

Nous sommes seulement orphelins d'une direction qui tarde à émerger pour nous guider vers le socialisme, et nous sommes les otages d'imposteurs qu'il faut chasser du mouvement ouvrier. Aucun compromis ne peut avoir lieu avec le capitalisme, aucun compromis n'est concevable non plus avec les opportunistes masqués qui servent ses intérêts, qui participent à ses opérations et à ses institutions, qui relaient leurs mystifications auprès des travailleurs et des militants qu'ils trompent ainsi délibérément. A bien des égards ce sont nos pires ennemis comme l'avait déclaré Lénine.

Je vous souhaite bonne chance, bonne continuation.

Cette causerie au format pdf (6 pages)


Suicide sur ordonnance, euthanasie collective ou êtes-vous déjà en état de mort clinique ?

Dimanche ferez-vous partie de ceux qui placent un bout de papier hygiénique dans une urne quasi-funéraire ?

La liste des acteurs politiques ou sociaux, des partis, syndicats, organisations, associations, institutions qui appellent à voter Macron.

Cet article juste pour se faire une idée de la déchéance de cette société et du niveau de pourriture de ses élites. Vous vous dites après que tous ceux qui disposent du moindre pouvoir sont des ordures.

- 24 avril 2022: voter Emmanuel Macron ou Marine Le Pen ? - francesoir.fr


Ils vont continuer à vous pourrir la vie avec leurs machinations.

Réchauffement climatique : de mal en pis en Europe lors de l’été 2021 - Futura 22 avril 2022


La menace n'aura pas tardé

Aux Îles Salomon, les Etats-Unis mettent en garde contre toute « installation » militaire chinoise - 20minutes.fr 23 avril 2022

Les Etats-Unis ont prévenu les îles Salomon qu’ils riposteraient « en conséquence » si la Chine devait installer une « présence militaire permanente » dans l’archipel du Pacifique après la signature d’un accord de sécurité controversé, a rapporté vendredi la Maison-Blanche. 20minutes.fr/AFP 23 avril 2022



DOSSIER UKRAINE

Comment fonctionne leur propagande de guerre. Courrier international : Un média de l'Etat profond.

Guerre en Ukraine. La Russie vise le contrôle total du Donbass et du sud de l’Ukraine - courrierinternational.com 22 avril 2022

The Guardian à propos de l'armée russe : Après son revers dans le nord de l’Ukraine, où elle a échoué à conquérir Kiev ? En réalité il s'agissait d'un retrait, et la Russie n'a jamais eu l'intention de conquérir Kiev.

Un haut responsable militaire russe, Rustam Minnekaïev, a détaillé vendredi les plans du Kremlin, ne laissant aucun doute sur le fait que “la Russie envisage l’occupation permanente des territoires conquis pendant la guerre”, observe le quotidien britannique. ? La Russie n'a jamais envisagé d'occuper l'Ukraine mais de récupérer les territoires dont l'immense majorité sont russophones pour les intégrer à la Fédération de Russie par la suite si la population intéressée le réclame.

Ces remarques “sont en totale contradiction avec les précédentes déclarations de Vladimir Poutine, selon lesquelles la Russie n’avait pas pour objectif d’occuper les villes ukrainiennes de façon permanente, et suggèrent que le Kremlin est en train de changer de tactique, après son offensive ratée contre Kiev”, poursuit The Guardian. ? Comme on vient de le dire, c'est une vue de l'esprit destiné à faire croire que Poutine ment ou change en permanence de discours, alors qu'il a toujours tenu le même depuis 2014 ou 2007.

Pour Radio Free Europe-Radio Liberty, les commentaires de Minnekaïev constituent “la description la plus détaillée à ce jour des objectifs russes pour la seconde phase de son invasion de l’Ukraine, et représentent pour Kiev la preuve que le Kremlin mentait quand il assurait ne pas avoir d’ambitions territoriales”. ? Radio Free Europe-Radio Liberty, c'est la radio de l'Etat profond, de Soros et Cie, de l'OTAN, c'est de la pure progagande made in USA.

LVOG - Ce sont des manipulateurs professionnels, ils peuvent faire croire pratiquement n'importe quoi à n'importe qui.

Ils sortent un truc qu'ils attribuent à une personne, puis ils en donnent la signification qui selon le but recherché sera ou non flatteuse pour l'intéressé, pour finalement l'encenser ou le vouer aux gémonies.

Ceux, qui ignoreront qui ils sont et de quoi ils sont capables, les croiront et se feront manipuler, c'est ainsi que fonctionne la fabrication du consentement. Et cela marche dans 9 cas sur 10 ou plus, sinon ils ne se donneraient pas toute cette peine, cela va de soi.

Il n'y a que les abrutis ou ceux qui les imitent pour penser que cela ne sert à rien, ils ont quand même bien réussi à nous imposer leur conception pourrie de la société, non ?


La bataille de Marioupol est terminée

Donbass – La bataille de Marioupol est terminée - donbass-insider.com 23 avril 2022

Le 21 avril 2022 est la date à laquelle la bataille de Marioupol a été annoncée comme terminée par la fédération de Russie. Ce sera aussi la date officielle qui sera retenue pour les futures célébrations de la libération de Marioupol. Le fait qu’environ 2 000 soldats ukrainiens soient toujours retranchés dans les sous-sols d’Azovstal ne représente désormais plus un danger, et la ville peut désormais commencer à se reconstruire.

Les 20 et 21 avril 2022, nous étions à Marioupol, pour explorer les territoires du port marchand et de l’usine Ilitcha, récemment libérés par l’armée russe et la milice populaire de la RPD (République Populaire de Donetsk). Nous y avons trouvé (sans surprise) beaucoup d’uniformes ukrainiens, mais aussi des corps de soldats ukrainiens et de civils, du matériel médical de pays de l’OTAN, des cartes militaires, et un sous-sol piégé.

Les corps qui sont sur le territoire de l’usine Ilitcha, et à proximité, sont dehors depuis au moins 10 jours, et permettent de se rendre compte de la supercherie du massacre de Boutcha. Le contraste entre l’aspect de ces corps et celui des cadavres qui jonchaient les rues de Boutcha est saisissant. L’un des corps situé dans un tunnel de l’usine Ilitcha semble être celui d’un civil, dont les mains ont été ligotées avec un bandage blanc (là aussi il y a un parallèle à faire avec les corps de Boutcha).

Un des sous-sols de l’usine était piégé, ce qui nous a empêchés de l’explorer plus avant. Dans un autre j’ai trouvé des cartes militaires ukrainiennes montrant les positions du régiment néo-nazi Azov, et des soldats de l’armée ukrainienne dans la ville, mais aussi dans l’usine Ilitcha. Ces cartes, et les listes trouvées avec, ont été transmis à la milice populaire de la RPD.

Pendant ces deux jours, l’usine Azovstal a continué à être bombardée par l’armée russe, et malgré l’annonce de la fin de la bataille de Marioupol, ces bombardements continueront jusqu’à la reddition de tous les soldats ukrainiens qui sont retranchés dans les sous-sols de l’usine.

La poursuite des bombardements russes a pour but d’éviter qu’ils ne bombardent à nouveau les zones résidentielles de Marioupol, comme ils l’ont fait le 21 avril pendant le cessez-le-feu quotidien (organisé pour permettre aux occupants des sous-sols de se rendre en toute sécurité) alors que nous filmions le corps d’un civil mort dans la rue près de l’usine Ilitcha. Un obus de mortier tiré depuis l’usine Azovstal a atterri dans la rue où nous nous trouvions, nous obligeant à partir de manière anticipée.

Malgré ce que l’on peut lire dans la presse occidentale, et entre autre française, l’annonce de la libération totale de Marioupol, et de la fin de la bataille, malgré la présence de soldats ukrainiens dans les sous-sols d’Azovstal, n’est pas prématurée.

Si le Président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine a annulé l’assaut de ces sous-sols, c’est parce que cela ne valait pas la peine de risquer la vie des soldats russes et de ceux de la RPD. Les soldats ukrainiens sont désormais totalement coincés. La RPD a pris le contrôle des bâtiments administratifs et de toutes les entrées et sorties d’Azovstal, d’où ses troupes surveillent désormais le territoire de l’usine en continu.

Il n’y a donc aucun intérêt à risquer la vie des soldats russes et de ceux de la RPD. Les soldats ukrainiens ne peuvent absolument plus sortir de l’usine et n’ont que deux options désormais : se rendre ou mourir de faim et de soif. D’après les données communiquées par la Russie, il resterait aux soldats d’Azov des vivres pour tenir 15 jours.

Mais au vu de l’état de certains d’entre eux, visibles sur cette vidéo que les soldats ukrainiens ont publié, je pense qu’ils ne tiendront pas aussi longtemps.

Si la Russie a renoncé à lancer l’assaut contre le dédale souterrain d’Azovtal, c’est aussi peut-être parce qu’elle espère attraper certaines personnes qui s’y trouvent, vivantes ! Ce qui a l’air d’exciter l’hystérie des dirigeants occidentaux. D’où ces articles moquant la décision russe, comme si ce que pensent les journalistes occidentaux avait le pouvoir d’énerver Vladimir Poutine pour le pousser à revoir sa décision.

Pas la peine de se ridiculiser avec ce genre d’articles sarcastiques, le sort des personnes qui se trouvent dans les sous-sols d’Azovstal est bel et bien scellé, et la bataille de Marioupol est bel et bien terminée. Les batailles de Slaviansk et Kramatorsk vont bientôt pouvoir commencer. donbass-insider.com 23 avril 2022

- Vidéo. Exploration du port de Marioupol et de l'usine Ilitcha - 20 - 21 avril 2022


Poutine annule l’assaut contre l’usine Azovstal et ordonne son siège « pour qu’aucune mouche ne passe » - reseauinternational.net 22 avril 2022

Cette annonce a été faite par le président russe Vladimir Poutine, lors d’une réunion ce jeudi 21 avril avec le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou. Après un compte rendu sur la situation ou cours duquel il a confirmé la libération de la ville de Marioupol, ce dernier lui avait fait la proposition de lancer d’assaut contre le site d’Azovstal. Mais Poutine l’a jugé « inopportune ».

« J’ordonne de l’annuler. Nous n’avons pas besoin d’attaquer la zone industrielle de la ville », a-t-il affirmé après avoir salué « la libération de Marioupol » la qualifiant de succès.

Poutine a réclamé en revanche que la zone continue d’être assiégée afin que personne ne passe.

« Fermez cette zone industrielle pour qu’aucune mouche ne passe », a-t-il lancé.

Appelant à préserver la vie et la santé des soldats russes, le président russe a estimé qu’il n’était pas « nécessaire d’entrer dans ces catacombes et de ramper sous terre au-dessus de ces infrastructures industrielles ».

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou avait auparavant informé le numéro un russe que « les forces de la Fédération de Russie, et de la République populaire de Donetsk (reconnue par Moscou) contrôlaient l’intégralité de Marioupol, à l’exception du site industriel d’Azovstal ».

Il a indiqué que plus de 2000 combattants des dernières formations nationalistes encore présentes dans la ville y sont retranchés, et a précisé qu’environ 4000 combattants ukrainiens et mercenaires étrangers avaient été éliminés lors de l’offensive russe et qu’environ 1500 s’étaient rendus. Selon lui, la situation est désormais calme à Marioupol ce qui permet d’y remettre de l’ordre.


Fabrication du consentement. Propagande quotidienne fanatique, hystérique, grotesque du camp de la guerre.

Du 22 avril, liste non exhaustive, quelques titres relevés dans la page Yahoo news uniquement.

Guerre en Ukraine: comment Poutine cache ses difficultés avec des opérations de communication - BFMTV 22 avril 2022

Mali : l'armée française accuse les mercenaires russes Wagner de manipulation au Sahel - France 24 22 avril 2022

Ukraine: l'ONU accuse la Russie de possibles crimes de guerre - Paris Match 22 avril 2022

Guerre en Ukraine : au sein de l’armée russe, les minorités ethniques et les plus pauvres sont surreprésentés - Journal du Dimanche 22 avril 2022

Au Japon, les comportements haineux vis-à-vis des Russes se multiplient - RFI 22 avril 2022


Le 22 avril 2022

Avis d'arrêt du portail le 24 avril 2022.

Un processus infernal et cauchemardesque conduisant à la folie et à l'abîme.

Internet et plus particulièrement les supports numériques permettant à chacun de s'exprimer, auront été avant tout de formidables instruments de manipulation psychologique à l'insu des hommes.

Contrairement à ce que certains ont affirmé au départ, ils n'étaient pas destinés à leur faire croire que la société serait devenue soudainement plus démocratique ou plus libre, non, l'objectif était beaucoup plus profond et radical. Ils devaient leur permettre d'exprimer inconsciemment leurs pulsions refoulées sans garde-fous, un peu à la manière de ce qu'on pourrait trouver dans un asile d'aliénés où chaque pensionnaire serait livré à lui-même sans aucun contrôle ni aucune limite, créant ainsi une atmosphère de chaos généralisée dont les acteurs malgré eux ignorent la nature et les aboutissants, ni qu'ils sachent comment en sortir, et dont les conséquences seraient instrumentalisées par ceux qui étaient aux commandes des manettes de cette machine infernale.

Les dégâts ou désordres, déséquilibres psychologiques qui allaient en découler, on peut les observer quotidiennement à travers les réactions totalement incohérentes de la population, qui nuisent à ses intérêts fondamentaux ou menacent même son existence.

Avant, la population croyait ce qu'on lui avait inculqué au cours de son enfance ou elle s'était constituée un socle de connaissances (et de valeurs, de principes, de règles de vie), par le canal des parents et des anciens, de l'école ou des manuels scolaires, de la presse écrite ou d'ouvrages littéraires spécialisés, d'autorités diverses qui exerçaient un pouvoir sur elle ou influençait la manière de penser et de se comporter de chaque futur citoyen, de sorte qu'arrivé à l'âge adulte il adopterait ou reproduirait le mode de penser et le comportement (discipliné et servile) des générations antérieures.

Donc, les connaissances que le peuple acquérait relevaient plutôt de croyances communément admises ou qui s'étaient incrustées profondément dans le cerveau des hommes, au point de croire -une fois de plus, qu'elles y avaient toujours figurés ou qu'une place spéciale leur était réservée depuis leur naissance, de sorte qu'elles étaient pour ainsi dire incontestables, et par la suite il serait très difficile de les en déloger. C'est ainsi que ces connaissances se transmirent de génération en génération, tout en faisant inévitablement l'objet de nombreux apports et un grand nombre de modifications au fur et à mesure du développement économique et des sciences qui devait forcément l'accompagner.

Pour autant, au cours de ce processus à la fois social et psychologique, les rapports ne changèrent guère entre les différents acteurs, la hiérarchie qui existait au sein de chaque rapport social fut préservée, l'autorité que les uns exerçaient sur les autres connurent certes des modifications, mais elle demeura fondamentalement incontestée.

Dit autrement, les rapports sociaux (d'exploitation) qui structuraient l'ensemble des rapports dans la société , conditionnaient la hiérarchisation ou la répartition des pouvoirs, qui allait déterminer le statut social, la place et le rôle dévolue à chacun, de sorte que les modifications que connaîtraient le mode de penser et le comportement des membres des différentes classes, ne pouvaient être que limitées puisqu'elles se heurteraient à ce cadre qui leur était imposé, et qui résistera jusqu'au début des années 2000.

Traduit sur le plan politique, on peut dire que le rapport de force entre les classes qui connut certes des fluctuations importantes entre la période de l'après-guerre et le début des années 2000, demeura fondamentalement inchangé. Le régime en place résista ou à aucun moment l'ordre établi ne fut réellement menacé par une révolution, contrairement à ce que les opportunistes ont voulu faire croire pour justifier leur théorie gravée dans le marbre ou leur épouvantable dogmatisme.

Par la suite, la crise du capitalisme mondial s'approfondit dans des proportions telles qu'elle se répercutera sur tous les rapports sociaux dans la société, mais pas n'importe comment.

Elle se traduisit notamment par une multitude de nouvelles guerres et coups d'Etat, etc., sans pour autant parvenir à contenir cette crise qui allait atteindre jusqu'aux fondements du capitalisme, qui pourrait à terme menacer son existence...

Les sommets de la classe dominante, l'oligarchie financière anglo-saxonne, s'employèrent pendant des décennies à infiltrer et gangrener, corrompre toutes les institutions, créer ou financer un puissant réseau d'officines sur tous les continents, qui allaient adopter son idéologie et ses objectifs, en y associant une multitude d'acteurs sociaux ou politiques, de manière à pervertir la lutte de classe des masses et par la suite les inclure à leur tour dans ce processus machiavélique, cette fois à leur insu.

Mais pour mener à bien leur opération à l'échelle de l'ensemble de la société et du monde entier, pour parvenir à instaurer un régime mondial totalitaire, ils devaient aller beaucoup plus loin.

Il leur fallait briser absolument tous les rapports sociaux qui jusqu'alors s'étaient imposés au sein de la société au fil des siècles ou des millénaires, hormis évidemment ceux sur lesquels reposaient leur domination de classe, l'exploitation de l'homme par l'homme.

Pour ce faire, il fallait parvenir à dresser tous les éléments de la société de toutes les classes les uns contre les autres, qui devraient se livrer à un affrontement quasi-permanent ou à une guerre sans fin sans toutefois remettre en cause le système d'exploitation, répétons-le. Il ne suffisait plus d'y préparer psychologiquement les masses en leur faisant miroiter un hypothétique avenir meilleur. Il fallait qu'elles deviennent les acteurs de leurs propres sacrifices ou pertes, ce qui permettrait au passage de discréditer, réduire au silence, de neutraliser, de faire disparaître les différents opposants à cette machination, jetés en pâture à l'opprobre publique, tâche inconcevable, mais en pratique tout à fait irréalisable, il existe des antécédents dans le passé qui le prouvent amplement.

Ce tableau rapidement brossé ne serait pas complet, si on omettait leur entreprise de démolition systématique de toutes les connaissances acquises , qu'ils estiment soudainement ou arbitrairement obsolètes sans pouvoir justifier scientifiquement leurs assertions, n'hésitant pas à soutenir des théories reposant sur des falsifications grossières pour évincer toutes celles qui les embarrassent ou contredisent celles qu'ils ont retenues, sur le climat, un virus, un médicament, un aliment, etc.

Leur triomphe signifierait la victoire du nihilisme auquel l'immense majorité de la population s'est ralliée sans le savoir la plupart du temps, qui consiste à relativiser toutes les connaissances, au point que rien ne serait susceptible de parvenir à la connaissance ou à la conscience des hommes, qui seraient condamnés à l'ignorance indéfiniment, ce qui est particulièrement pratique en politique quand on les destinent à vivre sous le pire régime de servitude qui soit.

La guerre totale à la société, la confusion extrême ou le chaos qui prédomine ne peut profiter qu'à ceux qui détiennent tous les pouvoirs et qui entendent bien les conserver et les imposer indéfiniment au reste de la société, sa principale victime est l'alternative au capitalisme, le socialisme dans lequel plus personne ou presque ne croit.

Autrefois, certes nos idées et nos comportements reposaient sur des connaissances plus ou moins correctes ou plutôt des croyances communément admises ou collectivement partagées, puisque par la suite on n'allait que rarement prendre le temps de les vérifier pour savoir si elles étaient fondées ou non, dans bien des cas on n'en aurait pas les moyens par manque de curiosité ou d'intérêt, et on allait les conserver telles quelles une bonne partie de notre vie sinon jusqu'à notre dernier souffle à tord ou à raison.

Toujours est-il qu'on entamait notre vie d'adulte bardés de connaissances, de valeurs, de principes, de croyances, etc. qu'on pourrait passer plus tard au crible de notre esprit critique pour peu qu'on l'ait développé en fonction de nos propres expériences. Ils nous servaient de référence cognitive pour forger notre mode de pensée. Ils reposaient sur des données ou des expériences, des preuves matérielles ou des témoignages, qu'on pouvait analyser afin de parvenir aux mêmes conclusions ou en émettre d'autres en fonction de nos découvertes, de la profondeur de notre réflexion, de l'intensité de notre concentration, pour peu qu'on considère qu'aucun état de la matière n'est immuable.

Mais dès lors qu'on a un mode de pensée qui repose sur rien ou des sables mouvants, qu'on ne peut pas justifier, il n'est plus possible de comparer quoi que ce soit, non seulement on ne peut plus se forger des connaissances, on ne peut plus en acquérir de nouvelles, on ne peut plus progresser, on n'est plus en mesure d'évaluer celles qui sont scientifiquement valables, et celles qui relèvent de la charlatanerie ou de l'escroquerie intellectuelle, au petit bonheur la chance on va en arriver à croire n'importe quoi, et c'est justement ce qui arrive de nos jours.

Qu'il y ait autant d'interprétations d'un phénomène ou d'un évènements qu'il y a d'individus, on peut facilement le concevoir, c'est même préférable, mais il y en aura forcément une qui en fonction des connaissances acquises au moment où l'on parle, qui s'accordera le plus avec ce qu'on aura pu observer ou reproduire lors d'expériences. C'est ce qu'on appelle aussi la réalité ou la vérité, qui sera relative ou qu'on tiendra pour absolue aussi longtemps qu'on ne sera pas parvenu à démontrer le contraire, voilà ce qui constitue le socle de nos connaissances scientifiques en physique, chimie, biologie, etc. mais aussi en histoire.

Ce n'est pas parce qu'au cours d'une recherche, on part du principe qu'il nous reste encore tout à apprendre et une multitude d'hypothèses à étudier et à découvrir, qu'on ne saurait rien ou qu'on n'aurait jamais rien appris, sinon les sciences n'auraient jamais progressé et la société des hommes non plus.

Avec Internet et les réseaux dits sociaux, ils ont instrumentalisé les masses afin de corrompre tous les esprits, perturber leurs fonctionnements psychologiques, de sorte qu'elles en arrivent à tout confondre, à ne plus savoir où elles en sont, à ne plus croire en rien ni en personne, elles ne rendent pas compte qu'ils leur sont devenus indispensable parce qu'ils pensent à leur place, décident à leur place, elles se retrouvent ainsi déposséder de tout instrument logique, et de fait leur comportement ne peut qu'aller à l'encontre de leurs intérêts, cela on peut l'observer quotidiennement.

Partant de là, il va de soi que de mon trou en Inde, quoi que je dise ou fasse, je n'étais pas de taille à lutter contre un tel phénomène généralisé.

Il faut dire aussi que mon portail était connu uniquement ou presque, que par une frange de travailleurs qui ne pouvaient qu'être hostiles au développement de mes idées, je veux parler des militants qui figurent parmi les plus bornés, et donc parmi les plus à même d'être influencés par la propagande officielle, on l'a vu en 2020-2021, adeptes de la pandémie, de la muselière, de la piquouse et maintenant de l'agression russe de l'Ukraine, et j'en passe, wokes ou partisans de la cancel culture, etc. c'est abominable et incurable parvenu à ce niveau-là de décomposition ou de schizophrénie.

Quand à mes autres lecteurs, j'ignore qui ils sont, je le devine un peu, parmi eux certains sont farouchement hostiles au socialisme. Il n'en existe qu'une toute petite poignée qui partageaient réellement l'essentiel de mes idées, mais comme ils n'ont aucune expérience de la lutte de classe ou ils sont trop âgés pour militer, je ne pouvais pas compter sur eux pour développer ce courant politique. C'est surtout à eux que je pense, ils ne m'en voudront pas de cesser cette activité politique, au passage, merci à Christine pour son message affectueux et plein de bon sens.

Cette causerie au format pdf (pages)



POLITIQUE

Totalitarisme. Votez Macron, extrême droite, au temps du fascisme.

- Après son soutien à Marine Le Pen, Delphine Wespiser exclue de Fort Boyard ? Le verdict est tombé ! - Programme TV 21 avril 2022

En complément. Qui a dit ?

« Les grandes masses sont aveugles et stupides […]. La seule chose qui soit stable, c’est l’émotion et la haine »

Réponse : Macron, non, Le Pen, non mais vous brûlez : Adolf Hitler.

Je n'ai jamais lu Mein Kampf, à en parcourir des passages dans des articles, j'ai cru y reconnaître une partie de la propagande de Macron, Biden, Johnson, Bennett, on enlève ce qui figure sur la race, le reste pourrait figurer dans un de leurs discours.

Du ministère de la Désinformation ou pourquoi les Français sont-ils toujours aussi arriérés ? Réponse.

Audiences radio : Franceinfo réalise un record depuis 20 ans, Europe 1 toujours en grande souffrance - Purepeople 21 avril 2022

Quels scores ont réalisé les radios françaises sur la période de janvier à mars 2022 ? Médiamétrie vient de partager les résultats ce jeudi 21 avril 2022. Ils sont 40,17 millions d'auditeurs à l'écoute chaque jour sur différentes stations.

La station publique France Inter réunit chaque jour 6,9 millions d'auditeurs. Ce score est en hausse de près de 200 000 personnes sur un an.

RTL est toujours bon deuxième avec 5,9 millions de personnes. La station a gagné un peu moins de 100 000 auditeurs.

En troisième position, on retrouve Franceinfo qui a enregistré des audiences historiques sur ces 20 dernières années. La station a en effet réuni 5,5 millions de fidèles chaque jour, ce qui représente une progression de 600 000 personnes sur un an et même de 800 000 depuis fin 2021.

NRJ préserve sa place de quatrième avec 4,5 millions d'auditeurs au quotidien. La station musicale est suivie de près par Skyrock qui reste stable également avec 3,4 millions d'amateurs de rap et de R&B. Nostalgie a de son côté passionné 200 000 curieux de plus sur le dernier trimestre et en compte désormais 3 millions. Radio Classique n'était pas en reste en séduisant 38 000 personnes supplémentaires sur ses ondes, passant ainsi la barre du million d'auditeurs chaque jour. Ce qui la place devant France Musique et ses 987 000 fidèles.

A la fin du classement, on retrouve RMC, en légère baisse et comptant 3,2 millions de fidèles chaque jour. Elle passe néanmoins devant France Bleu et ses 3,1 millions de fans. Et c'est encore une fois Europe 1 qui clôture le bal. La station est un peu plus en retrait et atteint un nouveau triste record historique avec 2,2 millions d'auditeurs. Purepeople 21 avril 2022


Propagandaministerium. Le ministère de la Propagande du IIIe Reich reprend du service.

Un service secret allemand opère 17 000 modifications sur Wikipedia - Réseau Voltaire 20 avril 2022

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung révèle que l’Office fédéral de la sécurité de l’information (BSI) —qui supervise aussi bien les données internet des services secrets extérieurs (Office fédéral de la sécurité de l’information - BND) que des services intérieurs (Bundesverfassungsschutz — BfV— a opéré 17 000 modifications sur le site Wikipedia.

On savait déjà que Wikipedia est supervisé au niveau mondial par un groupe d’« anciens » agents du MI6 britannique et que le gouvernement israélien modifie tous les articles relatifs à l’histoire, aux pays et aux acteurs du Moyen-Orient, mais le quotidien révèle que des fonctionnaires allemands y ont placé leur propre idéologie.

Ainsi ont-ils modifié non seulement des articles relatifs à des enjeux politiques (comme la question de l’approvisionnement en gaz russe), mais aussi contre diverses personnalités et contre les journalistes en général.

« Beamte belagern Wikipedia : Sie schreiben über Habeck und den NSU und beleidigen Journalisten », Marvin Oppong, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 8. April 2022.

https://www.faz.net/aktuell/feuilleton/medien/wikipedia-beamte-schreiben-ueber-habeck-und-beleidigen-journalisten-17942434.html


La crise du capitalisme est incompatible avec le niveau de vie en occident

La démolition contrôlée de l’Occident - reseauinternational.net 21 avril 2022

Le déclin de l’Occident se produit sous nos yeux, en ce moment même, mais il sera dévastateur pour bien plus de lieux que l’Occident lui-même. Ne vous méprenez pas, ce qui se passe est une démolition contrôlée conçue par l’élite. La dernière fois (bien sûr, ce n’est qu’un bref rappel de l’histoire) que nous avons vu quelque chose de similaire, c’était à la fin de l’Empire britannique et lors de la montée des États-Unis.

Par exemple, lorsque la République de Venise était en déclin, l’élite s’est simplement déplacée vers le nord, à Amsterdam, dans certaines parties de l’Allemagne actuelle et dans ce qu’on appelle la City de Londres. Ils n’avaient pas besoin de défendre le territoire dans lequel ils vivaient. Ainsi, lorsqu’une place n’a plus le contrôle des principales routes commerciales, elle devient inutile pour l’élite. Lorsque la « découverte » de l’Amérique a rendu la République de Venise obsolète (elle ne pouvait plus contrôler les routes les plus importantes du commerce/du pillage), l’élite vénitienne a alors déménagé à Amsterdam. Et vers la City de Londres, qui est devenue le noyau de l’empire britannique qui a longtemps eu le contrôle des routes commerciales du monde. Et lorsque l’Empire britannique est devenu obsolète, l’élite s’est déplacée aux États-Unis, qui sont devenus une superpuissance mondiale. Et les États-Unis ont très bien joué le rôle de puissance hégémonique mondiale. Mais comme on dit, toutes les choses ont une fin à un moment donné et nous y sommes.

Ainsi, lorsque la Belt & Road Initiative de la Chine est entrée en jeu, les voies maritimes américaines contrôlables n’étaient soudain plus les lignes majeures de la vie commerciale/économique (ou du moins n’étaient plus les plus importantes) pour le commerce mondial. Nous pouvons ajouter ici au moins la Route de la soie polaire, le projet ferroviaire PAKAFUZ, le NSTC (North-South Transport Corridor)… qui ne peuvent plus être contrôlés par les États-Unis et leurs alliés. Cela signifie que l’élite n’a plus besoin des États-Unis et que quelque chose de nouveau doit remplacer les States pour que l’élite reste aux commandes. Pour conserver ce contrôle qui était en jeu au cours des dernières décennies, le prix à payer était énorme. Que ce soit sous la forme de vies humaines à travers les guerres, ou de dettes accumulées qui ne peuvent plus être cachées, et encore moins remboursées. Et surtout maintenant, alors que le pétrodollar perd à son tour le contrôle des flux, les options sont de plus en plus rares. Mais cela ne signifie pas que les États-Unis ou l’Occident sont finis pour de bon. Cela signifie simplement que les gens ordinaires de l’Ouest seront coincés avec beaucoup de dettes et de chaos. L’élite (par élite, j’entends quelques familles qui contrôlent l’humanité non seulement financièrement, mais qui essaient aussi de contrôler notre évolution mentale) a un nouveau plan. Ils n’ont plus besoin de grands États, encore moins d’États souverains, mais de petites entités facilement contrôlables.

Pour y parvenir, ils doivent balkaniser les régions. Mais pas seulement la balkanisation de l’Europe de l’Est, des Balkans, de l’Asie centrale, du Moyen-Orient… Mais aussi la balkanisation des États-Unis et de l’UE. Les États d’aujourd’hui ne sont plus durables ni même nécessaires. L’époque où des armées massives ou de grandes flottes navales étaient nécessaires est révolue. Ma prédiction est donc que nous verrons les États-Unis s’effondrer. Lentement mais sûrement, certaines parties des États-Unis (notamment la Floride, le Texas…) vont s’effondrer. Les cercles de l’élite travaillent à établir l’infrastructure de base pour ce scénario. Le fossé entre les États américains va devenir de plus en plus grand et ce n’est pas une coïncidence.

Cependant, il s’agit d’une démarche délibérée de l’élite pour poursuivre le processus d’installation du « Nouvel Ordre Mondial » qui se situera essentiellement dans le cyberespace, dans l’espace… Et elle ne sera pas gérée par des États, mais par des entreprises privées et par des personnes qui ne connaissent aucune allégeance étatique, de sorte qu’elles peuvent facilement se déplacer dans d’autres parties du monde. Ne laissant derrière elle que destruction et dettes. Pour cela, ils ont besoin de balkaniser le monde face à des pays qui restent encore nationaux et souverains et qui seront posés comme les principaux ennemis. Pour y parvenir, ils sont prêts à tout, si nécessaire, ils tueront la moitié de l’humanité. C’est un jeu ancien et ils sont passés maîtres dans l’art de le jouer. reseauinternational.net 21 avril 2022



DOSSIER URAINE

Le mythe d’Holodomor et la crise alimentaire globale - reseauinternational.net 21 avril 2022

Bien que la famine en Ukraine et dans d’autres parties de l’Union soviétique, ait été causée en partie par l’échec des politiques de collectivisation agricole et que l’URSS ait tenté d’y remédier, c’est l’Union qui a été accusée, créant ainsi un mythe qui est devenu l’histoire fondatrice du nationalisme ukrainien : le Holodomor.

Le gouvernement soviétique a beaucoup fait pour atténuer la famine en Ukraine, en réduisant drastiquement les exportations de céréales et en suspendant les achats de céréales dans les zones les plus touchées.

L’une des croyances répandues parmi les « nationalistes » ukrainiens, est que le gouvernement soviétique a délibérément affamé le peuple ukrainien dans les années 1930, ils ont donné un terme prétentieux à cet évènement : l’Holodomor.

L’Holodomor est un mensonge

Il n y a pas de preuve soutenant l’affirmation que le gouvernement soviétique aurait délibérément affamé à mort des millions d’Ukrainiens comme forme de répression politique. Au contraire, il y a des preuves considérables prouvant que la famine s’est produite dans de nombreuses régions d’Union soviétique entre 1932 et 1933. Le Kazakhstan, la région de la Volga et même des parties de la Sibérie ont fait l’expérience de la famine à cette époque.

Le mythe ukrainien du Holodomor est utilisé par des voyous pseudo-nationalistes contre la Russie dès la guerre Froide depuis que l’agent du MI6 et pseudo historien Robert Conquest a travaillé comme propagandiste pour le « Bureau de recherche d’informations » britannique.

Conquest est devenu l’historien officiel de l’URSS et a été libre d’implanter n’importe quel récit dans la presse qui attaquerait ou diffamerait l’Union soviétique. Conquest n’a jamais apporté des preuves à ses affirmations, sinon les affirmations de collaborateurs anciens nazis et criminels de guerre en exil aux États-Unis et au Canada.

Le professeur Mark Tauger est un historien de l’Université de Virginie-Occidentale. C’est un expert mondial de l’histoire agricole. Il a conduit des recherches importantes sur le supposé Holodomor. Sa conclusion est que les affirmations de génocide sont simplement fausses. Il démontre en fait que le gouvernement soviétique a beaucoup fait pour atténuer la famine en Ukraine, réduisant drastiquement les exportations de céréales et suspendant les achats de céréales dans les zones les plus touchées.

Le mauvais temps a été un facteur majeur dans la mauvaise récolte de 1932-33. Tauger ne tente pas de défendre le gouvernement soviétique. Il pense que la famine venait en partie de l’échec de la collectivisation de l’agriculture dans l’Union soviétique.

On peut lire une grosse partie du travail de Tauger sur la famine ukrainienne sur internet, et les sources sont vérifiées. Il a pu se tromper. Staline aurait vraiment eu un plan pour assassiner des millions de gens mais en absence de preuve, c’est extrêmement peu probable.

Mais l’absence de preuve n’est jamais une preuve d’absence pour les historiens du collectorat occidental libéral et conservateur.

La popularité du mythe du Holodomor en occident est tout simplement alarmante. Des libéraux anti-communistes aux patriotes de droite, l’Holodomor est désormais pratiquement une idée reçue.

Cependant, de nombreux dissidents en Occident affirment que la bureaucratie veut cacher l’Holodomor. Ils affirment que nos élites « communistes » ne veulent pas qu’on en sache plus sur le sujet.

Rien n’est plus éloigné de la réalité. Depuis de nombreuses décennies désormais, l’Holodomor est régulièrement abordé par la grande presse mensongère, du Monde au Washington Post.

L’hypocrisie des dissidents de droite

De nombreux historiens et activistes de droite contestent des crimes qui sont officiellement attribués aux régimes fascistes et nazis des années 1930 et 1940. Parmi ces historiens, nombreux sont ceux qui ont été mis en prison car leurs recherches ne corroboraient pas l’opinion officielle de l’État. Rien que cela indique ce qu’on doit savoir sur la liberté d’expression en Europe. On est libre d’exprimer des opinions « reçues » et sanctionnées par l’État et rien d’autre.

Mais un grand nombre de ces historiens « de droite » et leurs lecteurs n’ont pas de problème pour accepter l’opinion répandue sur l’Holodomor. Ils ne semblent pas voir la contradiction dans le fait que le Parlement européen, l’Organisation pour la Sécurité et la Cooperation en Europe (OSCE), et d’autres organisations mondialistes, ont toutes publiquement reconnu l’Holodomor, comme un génocide stalinien. C’est quelque chose d’assez étrange de la part d’un régime qu’on dit « communiste » tel que l’Union européenne, n’est-ce pas ?

En fait, c’est fort probable maintenant que « sauver l’Ukraine » est devenu le mot de passe pour le politiquement correct, mais cela ne semble pas troubler les commentateurs de droite sur le mythe de l’Holodomor car la complexité n’a jamais d’importance pour bon nombre d’entre eux. La psychopathologie de l’histoire qui considère chaque désastre, injustice, ou crime perpétré en URSS comme « faisant partie du plan de Staline » est bien trop confortable pour être délaissé au profit de choses aussi gênantes que les faits.

Le totalitarisme français

Les Français mènent la danse en matière de transformation de l’histoire en sujet de jurisprudence. Ils ont déjà adopté des lois célèbres sur l’Holocauste. Ici, il faut admettre que les Russes eux-mêmes ont suivi le mouvement.

Depuis Janvier 2017, c’est un crime en France de questionner le récit officiel sur le génocide rwandais de 1994. Quiconque est accusé de « négationnisme » peut aller en prison pendant un an et avoir une amende de 45 000 euros. L’opinion officielle du génocide, c’est que les Tutsis ont été victimes des Hutus et que les États-Unis ne sont pas intervenus pour empêcher un massacre de masse. Cependant, des historiens comme Charles Onana et Bernard Lugan contestent cette opinion. Ils expliquent que des guerriers tutsis entrainés par la CIA et le Mossad ont envahi le Rwanda a partir de l’Ouganda, pour fournir l’accès aux ressources aux sociétés minières occidentales. L’opinion officielle accuse les Français d’avoir aidé le « régime » hutu à se défendre contre les envahisseurs. Aucun historien respectable nie qu’un génocide a eu lieu. Ce qui est en question, c’est simplement ce qui s’est passé exactement et qui était responsable. L’opinion du gouvernement français est désormais l’opinion américaine ; toutes les autres opinions sont illégales.

C’était l’opinion officielle, c’est à dire l’opinion de la CIA, qui a été utilisée par l’ancien secretaire général des Nations unies Kofi Annan pour développer la doctrine de la responsabilité de protéger, qui permet une intervention militaire pour empêcher un génocide. Cette doctrine a été utilisée par l’OTAN pour bombarder la Libye en 2011 et a été invoquée depuis lors, dans la poursuite des intérêts occidentaux impérialistes. Des histoires officielles sont nécessaires pour la manipulation de la perception du public, si nécessaires en fait, que des lois doivent être adoptées pour criminaliser ceux qui les contestent.

À peu près à la même époque que la catastrophe soviétique, il y a eu une famine majeure au Niger. De nombreux historiens pensent que le gouvernement français n’en avait pas fait assez pour atténuer cette famine. En fait, nombreuses sont leurs politiques coloniales qui ont pu y contribuer. Mais cela n’est pas encore devenu une question légale.

Les « historiens » de la cour ne s’en sont pas encore occupés.

Cependant, des juristes ont parfois leur utilité. Prenons par exemple, le juriste français P. Guiboud-Ribaud qui avait visité les prisons soviétiques dans les années 1930 et les avait comparées avec les prisons françaises. Il a narré cette expérience dans son livre Ou va la Russie ? Son livre était populaire au sein des gens de gauche des années 1930, qui s’intéressaient au changement des relations sociales de production.

La conclusion de Guiboud-Ribaut, c’était que les conditions de vie dans les prisons et goulags soviétiques étaient meilleures qu’en France. Sans doute que ce livre rare devrait aussi être mis a l’Index Librorum Prohibitorum de l’orthodoxie libérale. Après tout, il est assez inacceptable de soutenir qu’à l’époque, la terre des « Droits de l’Homme » ait eu des standards de vie plus bas que chez ce bon Uncle Joe !

L’holodomor qui vient ?

L’histoire ne devrait pas devenir un outil politique. Si on ne nous permet pas de questionner le passé, on ne nous permettra pas de questionner le présent. C’est ce que veulent les législateurs de l’histoire. Ils veulent utiliser l’histoire pour mettre en place l’idéologie officielle de l’État. Emmanuel Macron et Joe Biden ont déclaré qu’une crise alimentaire mondiale s’approche.

Nous ne devrions pas ignorer les avertissements.

Le mythe de l’Holodomor va probablement devenir un sujet majeur cette année, alors que le ravitaillement en céréales va se réduire en résultat de la guerre en Ukraine. Le mythe de l’Holodomor va être utilisé pour faire survenir la dernière psychopathologie occidentale de conflit géopolitique : Poutine est le méchant dictateur.

Mais lorsque la nourriture va se raréfier en Occident, les gens intelligents sauront qui seront responsables : les élites malthusiennes rechauffistes mondiales qui sont obsédées par le contrôle et la réduction de la population.

Et si l’Ukraine devient la cause d’une famine globale vraiment horrible ? Que tout le monde emploie un mot ukrainien pour le décrire – l’Holodomor – serait dévastateur.

Et si nos leaders, pour détourner l’attention du fait qu’ils ont causé la guerre en Ukraine, et qu’ils veulent éliminer des portions entières de la population mondiale, commencent à prêcher sans cesse sur l’Holodomor de Staline pour accuser Poutine pour la famine mondiale ?

Éteignez vos écrans de télévision et produisez votre nourriture car bientôt le monde pourrait apprendre la véritable signification de ce mot ukrainien.


- Le génocide rwandais de 1994, et les États-Unis (II)


Fabrication du consentement. Propagande quotidienne fanatique, hystérique, grotesque du camp de la guerre.

Du 21 avril, liste non exhaustive, quelques titres relevés dans la page Yahoo news uniquement.

Mali: des "mercenaires" russes filmés par l'armée française en train d'enterrer des corps - BFMTV 21 avril 2022

LVOG - Quels corps ? Celui de journalistes de BFMTV ? Non, dommage !

Guerre en Ukraine: des photos satellites montrent de potentielles fosses communes près de Marioupol - BFMTV 21 avril 2022

LVOG - C'est à croire que même les satellites auraient le flair d'un chien policier de BFMTV !

Ukraine : Biden annonce une aide financière à Kiev et de nouvelles sanctions contre la Russie - France24 21 avril 2022

LVOG - Les détenteurs de la dette américaine paieront !

L'Espagne envoie "200 tonnes" de matériel militaire supplémentaire à l'Ukraine (Sanchez) - AFP 21 avril 2022

LVOG - Ils ont un faible pour les régimes fascistes. On ne peut pas oublier le rôle que joua la social-démocratie pour faire échouer la révolution espagnole, le refus de Blum en France de livrer des armes aux républicains espagnols, paix oblige avec Hitler, Mussolini, Franco...


Le 21 avril 2022

Je ne peux pas changer l'image de la page d'accueil, parce que je n'ai pas encore récupéré mon ordinateur, et je n'avais pas téléchargé cette image dans le portable.

Avis d'arrêt du portail le 24 avril 2022.

- Ils ont adopté la version de G. Bush et du Pentagone du 11 septembre 2001.

- Ils ont adopté la version de Hollande sur les attentats de Charlie et du magasin Hyper Cacher des 7 et 9 janvier 2015.

- Ils ont adopté la version du GIEC-ONU sur le changement climatique et le Green New Deal du Forum économique mondial de Davos.

- Ils ont adopté la version de l'OMS-Gates et du Forum économique mondial de Davos de la pandémie au covid-19.

- Ils ont adopté la version de l'agression russe de l'Ukraine par la Russie concoctée par l'OTAN et Washington.

Etc.

On est en droit d'affirmer qu'ils auront été de tous les coups les plus pourris qui soient.

De 2001 à 2022 la totalité du mouvement ouvrier, partis et syndicats, réformistes ou soi-disant révolutionnaires, anticapitalistes, trotskystes se sont conduits comme des agents de la réaction ou de la contre-révolution.

Il ne s'agit pas d'une accusation, mais d'un simple constat que chacun peut encore vérifier en consultant sur Internet les documents et déclarations qu'ils avaient publiés à l'époque, aucune interprétation ou remarque ou aucun commentaire n'est nécessaire, les faits parlent d'eux-mêmes ou se suffisent à eux-mêmes, et ils sont relatés par les intéressés eux-mêmes, donc nous n'inventons rien malheureusement.

Partant de là, comment des dirigeants, cadres, militants, adhérents, sympathisants de tous ses courants politiques sans exception peuvent-ils encore oser s'exprimer en notre nom, au nom du socialisme ? Comment peuvent-ils encore se regarder dans un miroir en se rasant ou en se coiffant quotidiennement et supporter le visage du traitre qu'il leur renvoie, comment font-ils ?

Des milliers de militants de ces partis ou de ces syndicats connaissent notre portail depuis la fin 2004 ou 2005, par la suite j'avais adressé des courriels à toutes les organisations dont j'avais trouvé les adresses sur le Net, et j'ai eu une brève correspondance avec des dirigeants ou des militants de certains d'entre eux. J'ai aussi contacté un tas de médias dits alternatifs ou indépendants, dont les animateurs étaient tous issus de ces courants sans qu'ils le mentionnent de préférence. Là aussi j'ai eu de brèves échanges avec leurs responsables. Chaque fois je leur ai posé certaines questions dont celles soulevées ici sans jamais recevoir la moindre réponse. Et pour cause, me direz-vous peut-être à raison. Toujours est-il, c'était révélateur de leur incapacité à justifier et assumer les positions qu'ils avaient adoptées, sauf à falsifier à nouveau les faits.

Quant à la signification politique qu'on doit en tirer, elle est parfaitement claire et sans appel. Ils se font tous passés pour ce qu'ils ne sont pas, et ils trompent plus ou moins consciemment tous les travailleurs qui ont des contacts avec eux ou qui lisent leur littérature pour le compte du régime en place quand ils n'en tirent pas un bénéfice personnel, autrement dit dans tous les cas de figure, leurs intérêts individuels prévalent sur nos intérêts collectifs ou notre cause.

Il faut aussi avoir à l'esprit, que je n'ai pas été le seul en France ou dans le monde à remettre en cause les versions officielles qui nous ont été imposées sur une multitude d'évènements qui s'étaient produits récemment ou plus loin dans le passé, à traiter tous ces sujets, ils étaient facilement accessibles à tous sur le Net, ce qui signifie qu'il était facile de vérifier si je m'en tenais au fait ou si je délirais complètement. Aucun de mes lecteurs à part une poignée n'en tint compte.

Par ailleurs, aucun de ces dirigeants, cadres, militants, sympathisants du mouvement ouvrier n'exprima publiquement sur tous ces sujets son désaccord ou son rejet de la propagande officielle, sinon parfois sur un sujet particulier en se livrant à une analyse relevant pour le coup de ce que certains appellent le complotisme, que je préfère caractériser de mégalomanie délirante, de sorte qu'ils discréditaient toute analyse critique et sérieuse étayée par des preuves ou des témoignages au profit finalement de la version officielle.

A mon avis, absolument aucun n'a produit une analyse conforme à la réalité des faits ou n'a adopté une position conforme à nos intérêts de classe sur la totalité des sujets importants sur lesquels nous avons été amenés à nous prononcer, hormis peut-être une personne qui ne se réclame pas du mouvement ouvrier, dont je ne partage pas toutes les analyses politiques et encore moins ses conclusions politiques, monsieur Thierry Meyssan du Réseau Voltaire, si j'ai l'honnêteté de le déclarer, c'est parce que je l'ai constaté tout simplement.

Dans mes causeries depuis août 2008, j'ai abordé absolument tous les sujets qui étaient à l'ordre du jour de l'actualité économique, sociale et politique, toutes les questions dites de société, y compris scientifiques. Quand je n'en ai pas trouvé le temps, j'ai reproduit des articles qui les traitaient sous différents angles, de manière à ce que chacun puisse les aborder sous un regard critique ou indépendant, pour que personne ne s'en tienne aux versions ou aux discours officielles et acquière des connaissances erronées, mon soucis constant étant de servir la vérité et rien d'autres.

Sinon, comment voulez-vous comprendre la situation ? Comment voulez-vous vous orienter librement, orienter votre combat politique dans la bonne direction ? C'est impossible. Vous serez forcément et inconsciemment sous l'influence des uns ou des autres, dont les intentions ne correspondent pas à vos intérêts.

Quand on a cela en permanence à l'esprit, on a la lourde responsabilité d'être à la hauteur de la cause qu'on sert, on n'a pour ainsi dire pas le droit à l'erreur, et pourtant on va forcément en commettre, mais grâce aux instruments qu'on s'est forgé, on va pouvoir les rectifier rapidement. Cela demande une attention, une concentration de tous les instants, qui nous fera défaut parfois parce qu'on est fatigué ou surmené ou encore parce qu'on est dérangé ou on a accumulé des problèmes personnels parce qu'on a négligé nos propres affaires.

Bref, on est soumis à une tension permanente, et quand on constate que tous nos efforts ne débouchent sur rien de concret, il arrive un moment où on se dit que cela ne sert à rien d'insister ou de continuer à se ruiner la santé et à sacrifier sa vie. Il vaut mieux arrêter, pas pour passer à autre chose, mais pour procéder autrement. Comment ? Je vous avouerai que je n'en ai pas la moindre idée pour le moment.

Un dernier petit mot personnel.

J'ai un problème de santé à régler que je traîne maintenant depuis trois mois, c'est ma priorité. J'ai tout négligé autour de moi depuis 14 ans, mon épouse, ma compagne, mes chiens, ma maison, mon jardin, même mon scooter que je n'ai toujours pas réparé depuis des mois, sans clignotant ni lumière parce que des rats ont élu domiciles à l'intérieur et ont coupé tous les fils, du coup je ne sors plus la nuit tombée, vous imaginez en cas d'urgence, j'aurais l'air fin !

Il faut tout démonter et ce n'est pas très accessible, de plus je n'ai pas les outils appropriés, cela prend des heures. Je l'ai déjà fait une fois, cela m'avait pris plus de 3 heures. On s'arrache les mains qui sont en sang quand on a terminé. Tout cela pour arriver à rafistoler 4 ou 5 malheureux fils, faire des soudures pour économiser 1500 roupies, 20 euros, parce que je ne gaspille pas le peu de fric que j'ai pour survivre.

Quand je sors la journée et que je tourne, je tends le bras comme les Indiens trop pauvres, qui sont dans le même cas que moi, mais cela les lecteurs n'en ont pas idée.

Chaque fois que je dois régler un problème personnel, c'est dans l'urgence ou en catastrophe parce que je l'ai laissé traîner pendant des mois ou des années, tout cela parce qu'actualisait ce foutu portail. Comme l'on dit, c'est à nous de prendre en mains notre destin, d'assumer nos responsabilités, de nous démerder pour régler nos problèmes, car on ne doit compter sur personne, n'est-ce pas ? Dont acte, et je vais davantage en tenir compte désormais.

On verra par la suite si je modifierai de fond en comble ce portail ou si cela aura été le mot de la fin, je n'en ai aucune idée.

Cette causerie au format pdf (12 pages)



POLITIQUE

S'ils le disent, c'est que le contraire est vrai.

"Tout les oppose!": la presse tire le bilan du débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen - BFMTV 20 avril 2022

Si la majorité des téléspectateurs de BFMTV ont jugé plus convainquant l'actuel président de la République, c'est aussi le cas de certains titres de la presse quotidienne nationale et régionale, qui donnent le point au président-candidat.

59% d'entre eux ont jugé qu'Emmanuel Macron a été le plus convaincant ce mercredi soir, contre seulement 39% pour Marine Le Pen, selon notre sondage réalisé par Elabe pour BFMTV et L'Express avec notre partenaire SFR.

"Avantage Macron" titre ainsi Sud-Ouest, tandis que Libération estime que Marine Le Pen n'est "toujours pas au niveau." BFMTV 20 avril 2022


Vite la quatrième piquouse !

Débat Macron-Le Pen: 15,6 millions de téléspectateurs, un plus bas historique - liberation.fr 20 avril 2022


Vous parlez à votre banquier Rothschild quand vous parlez de la France.

Emmanuel Macron à Marine Le Pen: "Vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie" - BFMTV 20 avril 2022


Qu'il crève !

"Je l'ai vu naître, hélas je l'aurai vu mourir": Badinter espère que le PS "renaîtra de ses cendres" - BFMTV 20 avril 2022

LVOG – On ne lui souhaite pas non plus !


L'opportunisme débridé.

LVOG - On le savait compatible avec Chirac et Jospin, alors pourquoi pas avec Macron ou Le Pen, l'extrême droite.

On atteint bien le niveau zéro de la conscience de classe, prêt demain à s'allier avec le PCF et EELV, peut-être le PS, pourquoi pas au point où il en est. Il a été à bonne école.

Mélenchon veut être élu "Premier ministre" aux législatives, "3e tour" de la présidentielle - francesoir.fr 19 avril 2022

"Je demande aux Français de m'élire Premier ministre" en votant pour une "majorité d'Insoumis" et de "membres de l'Union populaire" à ces élections, a-t-il déclaré sur BFMTV, dans sa première déclaration publique depuis le 10 avril.

Jean-Luc Mélenchon vise donc à imposer une cohabitation au futur vainqueur de la présidentielle, avec lequel il exclut toute "négociation". Et ce, que ce soit Emmanuel Macron ou Marine Le Pen. francesoir.fr 19 avril 2022


La Bourse flambe, il y a déjà eu un précédent

LVOG - En cinq ans elle avait augmenté de 320 %. C'était quand ? Entre 1981 et 1986 grâce à Mitterrand. Vous vous souvenez de l'orientation de nos braves trotskystes : Front unique ouvrier, votez Mitterrand, puis aux législatives PS-PCF, ils auraient mieux fait de nous dire, votez CAC40 ! Vous vous demandiez peut-être pourquoi le mouvement ouvrier est si dégénéré de nos jours, cela ne date pas d'hier, ils auront vraiment tout fait pour le pourrir. Un rappel.

- Tout le monde le sait, on nous le dit et on nous le répète : la Bourse se porte bien. C'est en parlant de la Bourse que Le Figaro du 3 janvier dernier écrivait : « 1986 restera un excellent millésime », que Le Monde du 30 décembre parlait de « cuvée exceptionnelle ». Pour la revue Investir, 1986 c'est « l'année des records » et pour Le Nouvel Économiste, c'est une « année historique ».

En moyenne, la valeur de l'ensemble des actions cotées à la Bourse de Paris s'est accrue cette année de 50 %. En cinq ans, depuis 1981, elle a augmenté de 320 %, avec plus de 2 500 % pour l'action DMC (les textiles et les fils) ; en d'autres termes, ceux qui avaient leur fortune en actions DMC l'ont multipliée vingt-cinq fois en cinq ans. Plus de 1000 % pour l'action Essilor (les verres de la plupart des lunettes), plus de 1 100 % pour les actions Thomson CSF !

Au cours de l'année 1986, c'est 65 milliards de francs c'est-à-dire 6500 milliards de centimes d'actions nouvelles qui ont trouvé preneurs. (La flambée de la Bourse dans un système économique en crise - lutte-ouvriere.org [Cercle Léon Trotsky n°22] 20 février 1987)

- C'est une des constantes les plus paradoxales de la démocratie française: sous un pouvoir de gauche, la Bourse flambe et le dialogue social s'étiole. Sous la droite, elle languit et la politique contractuelle reprend des couleurs. Les septennats de François Mitterrand auront été marqués par un affaissement des structures syndicales... (lexpress.fr 9 février 1995)

Les dirigeants du CAC 40 n'ont jamais été aussi bien payés qu'en 2021 - francesoir.fr 20 avril 2022

La rémunération des dirigeants des entreprises du CAC 40, portée par des primes exceptionnelles, a atteint 8,7 millions d'euros en moyenne en 2021, du jamais vu, selon des données publiées mercredi.

Comprenant une part fixe et une part variable, elle a été multipliée par deux sur un an, et par 60% par rapport à 2019, selon les chiffres compilés par l'entreprise spécialisée dans les sociétés cotées européennes Scalens.

Symbole de cette envolée, le directeur général de Stellantis Carlos Tavares (Peugeot-Citroën-Fiat...) devrait toucher 19 millions d'euros pour l'exceptionnelle année 2021, selon le groupe. Le 15 avril, une majorité d'actionnaires ont voté - à titre consultatif - contre la politique salariale du constructeur.

La partie fixe a augmenté de 19% car "la nouvelle garde" des dirigeants arrivés "se paie beaucoup plus cher", selon le rapport.

Les volets variables ont encore plus progressé, lors d'une année où les entreprises du CAC 40 ont approché les 160 milliards d'euros de bénéfices, selon un calcul de l'AFP, un record dans la vague de la forte reprise économique.

Les primes exceptionnelles ont atteint 2,1 millions d'euros par dirigeant en moyenne en 2021. AFP 20 avril 2022


Dans le collimateur. Les prochaines victimes de la "communauté internationale" totalitaire.

- Îles Salomon : le Premier ministre signe un pacte de sécurité avec la Chine et inquiète l'Australie - France 24 20 avril 2022

- Le Cameroun signe un accord militaire avec la Russie - RFI 20 avril 2022


Les États-Unis et leurs alliés occidentaux, leur nature : Génocidaire !

Le génocide rwandais de 1994, et les États-Unis (I) - reseauinternational.net 20 avril 2022

Le génocide rwandais de 1994 a constitué l’une des anciennes manipulations étasuniennes en matière d’accusation de génocide et de nettoyage ethnique des autres, fomentée dans le but de justifier ses propres objectifs géopolitiques sur certaines régions. L’administration étasunienne de Bill Clinton n’a rien fait pour empêcher le génocide du Rwanda, au cours duquel presque un million de civils Tutsi ont été brutalement exterminés en l’espace de 12 semaines, par des tueurs de masse Hutu, mais le carnage rwandais aurait facilement pu être évité si Washington l’avait décidé. Une chose semblable s’est produite par la suite en Bosnie au mois de juin 1995 avec le massacre de Srebrenica, ou en juin 1999 au Kosovo (c’est-à-dire, dans la province autonome serbe du Sud, de Kosovo-Metochia), où des Albanais ethniques, soutenus par les États-Unis, ont pratiqué un nettoyage ethnique sur les Serbes et autres non-Albanais vivant sur place.

Pourtant, le génocide rwandais de 1994 n’a pas été à sens unique (pas plus que le massacre de Srebrenica en 1995) ; il s’est agi d’une guerre civile présentant les traits du génocide, mais qui ne démarra pas en 1994, mais en 1990, avec les actions d’une armée de réfugiés ethniques Tutsi, entraînée par les États-Unis, en provenance de l’Ouganda, pays voisin également soutenu par les États-Unis.

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DOSSIER UKRAINE

En bref.

- Zelensky : N’oubliez pas le rôle des juifs ukrainiens dans la dépossession de la Palestine - reseauinternational.net 20 avril 2022


La dernière provocation de l'OTANazie contre la Russie.

Finlande: le Parlement ouvre un débat sur l'adhésion à l'OTAN, ignorant les avertissements de Moscou - RT 20 avril 2022

Alors que la perspective d'une candidature de la Finlande à l'OTAN se précise, les parlementaires entament un débat sur le sujet. La Russie s'inquiète des conséquences de cette adhésion, qui déstabiliserait selon elle la sécurité en Europe du nord.

La – relative – neutralité finlandaise sera-t-elle bientôt un vestige du passé ? Ce 20 avril, le Parlement finlandais commence à débattre d'une adhésion à l'OTAN. L'enjeu ? Helsinki avance la nécessité de se protéger contre une éventuelle agression russe, tandis que Moscou met en garde contre l'avancée de la sphère d'influence de l'Alliance, qui pourrait déstabiliser la sécurité en Europe du nord.

Des parlementaires largement favorables à une adhésion ?

Longtemps partagés sur la question jusqu'à l'offensive russe en Ukraine, que Kiev et ses alliés dénoncent comme une invasion, les 200 membres de l'Eduskunta, le Parlement du pays, semblent se diriger vers une nette majorité en faveur de l'adhésion lors d'un probable vote d'ici l'été. Selon les pointages effectués par les médias finlandais, une centaine d'entre eux a déjà décidé de voter pour une adhésion, quand seulement 12 sont contre. Les autres attendent les débats pour afficher leur position.

«Je pense que [la décision] interviendra assez vite. D'ici quelques semaines», avait affirmé le 13 avril la dirigeante sociale-démocrate du pays nordique, Sanna Marin.

Sans exprimer de recommandation formelle, un nouveau «livre blanc» remis la semaine dernière par le gouvernement aux parlementaires a souligné que seule une adhésion à l'OTAN permettait de bénéficier de la protection de son célèbre article 5, relatif à la défense collective. Même si elle a rompu avec sa neutralité stricte à la fin de la Guerre froide et lors de son adhésion à l'Union européenne en 1995, la Finlande n'est aujourd'hui que partenaire de l'OTAN.

Pour les autorités de ce pays, qui compte une frontière de 1 300 kilomètres avec la Russie, rejoindre les 30 membres de l'Alliance atlantique apporterait une dissuasion «considérablement plus grande» contre une attaque de son voisin, selon le livre blanc.

Deux tiers des Finlandais seraient favorables à l'adhésion

Il est «très probable» que la Finlande soit candidate, avait déjà indiqué le 15 avril la ministre finlandaise des Affaires européennes, Tytti Tuppurainen, tout en assurant que la décision n'était pas prise. «Les Finlandais semblent avoir pris leur décision et il y a déjà une énorme majorité en faveur d'une adhésion à l'OTAN», a-t-elle relevé. Les sondages suggèrent que près des deux tiers des 5,5 millions de Finlandais sont désormais en faveur d'une adhésion, soit une nette progression depuis le déclenchement de l'intervention militaire russe en Ukraine.

Le débat finlandais est suivi avec grande attention en Suède. Le pays scandinave, qui n'a jamais été en guerre depuis deux siècles, envisage lui aussi de rejoindre l'Alliance, mais semble faire dépendre sa décision du choix de Helsinki.

De nombreux analystes estiment qu'une candidature de la Finlande, et peut être de la Suède, pourrait être suffisamment rapide pour être sur la table au sommet de l'OTAN prévu fin juin à Madrid, sachant que l'unanimité des membres est requise pour accueillir un nouveau membre. Si un point d'interrogation demeure quant au choix de la Hongrie, dont la ligne est plus favorable à la Russie que les autres Européens, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a jugé qu'il n'y aurait pas d'obstacle à l'adhésion de la Finlande. Helsinki estime entre quatre mois et un an le temps nécessaire pour entériner les procédures d'adhésion, une période durant laquelle des garanties d'assistance militaire devraient être formulées en sa faveur.

Si l'adhésion de la Finlande venait à se confirmer, les frontières terrestres entre les pays de l'OTAN et la Russie doubleraient d'un coup, atteignant près de 2 600 kilomètres. De quoi inquiéter Moscou, qui n'a de cesse de dénoncer l'élargissement de la sphère d'influence en Europe de l'organisation militaire menée par les Etats-Unis...

Moscou met en garde contre «des conséquences négatives pour la paix et la stabilité en Europe du nord»

Inquiète de la perspective de voir le bloc militaire de l'OTAN se renforcer ainsi à ses frontières, la Russie a averti à plusieurs reprises sur le caractère déstabilisateur d'une adhésion des pays scandinaves à l'Alliance atlantique. «Etre membre de l'OTAN ne peut renforcer leur sécurité nationale. De facto, [la Finlande et la Suède] seront la première ligne de l'OTAN», a affirmé le 15 avril la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Jugeant que le débat sur l’adhésion à l’OTAN s’était considérablement intensifié du fait d'«une campagne délibérée menée ces dernières années par des forces extérieures pour attirer la Suède et la Finlande dans le bloc de l’OTAN», elle avait mis en garde contre les conséquences de l'abandon d'une position de non-alignement militaire par ces deux pays.

Leur intégration à l'Alliance atlantique aboutirait de fait à «une nouvelle ligne de confrontation entre le bloc de l’OTAN et la Russie», ainsi qu'à des «des conséquences négatives pour la paix et la stabilité en Europe du nord», avait-t-elle ajouté.

Ces pays «doivent comprendre les conséquences d'une telle mesure pour nos relations bilatérales et pour l'architecture sécuritaire européenne dans son ensemble », a-t-elle affirmé. La diplomate avait déjà averti, le 25 février, que l'adhésion de la Finlande et de la Suède aurait de «graves répercussions politico-militaires».

Ce 20 avril, elle a réitéré la position russe dans une interview accordée à la chaîne de télévision Rossia-24 : «Nous avons lancé tous nos avertissements, tant publiquement que par les canaux bilatéraux. Ils sont au courant, il n’y a donc pas de quoi être surpris. Ils ont été informés de tout, de où cela va mener.»

La Finlande a été russe pendant plus d'un siècle, principalement lors de la période du grand-duché qui s'est étendu de 1809 à 1917 et a déjà été en conflit avec l'Union soviétique, notamment lors de la «guerre d'Hiver» en 1939-40. RT 20 avril 2022


Totalitarisme. En plus ils sont xénophobes et ils encouragent la xénophobie partout dans le monde.

Wimbledon interdit aux joueurs russes et biélorusses : «Inacceptable», réagit le Kremlin - RT 20 avril 2022

Les organisateurs du célèbre tournoi de tennis ont annoncé exclure les joueurs russes et biélorusses de la compétition.

Le Kremlin a immédiatement protesté contre un tel bannissement. Les joueurs russes et biélorusses, dont Daniil Medvedev, Andrey Rublev ou encore Aryna Sabalenka, ne participeront pas au tournoi de Wimbledon cette année, selon un article mis en ligne par quotidien britannique The Times le 20 avril. Une information confirmée quelques heures plus tard par les organisateurs du tournoi prônant comme justification l'offensive russe en Ukraine.

Depuis le début de celle-ci le 24 février dernier, les joueurs russes et biélorusses ont pu continuer à participer aux compétitions ATP (Association of Tennis Professionals, principal circuit international de tennis masculin) et WTA (Women's Tennis Association, son équivalent féminin) sous un drapeau neutre. Ce dispositif était censé s'étendre aux trois tournois du Grand Chelem encore à disputer en 2022, tandis que la Fédération internationale de tennis avait interdit aux équipes des deux pays de participer à la Coupe Davis et à la Coupe Billie Jean King (ex-Fed Cup).

«Dans les circonstances d'une agression militaire injustifiée et sans précédent, il serait inacceptable que le régime russe tire le moindre bénéfice de la participation de joueurs russes ou bélarusses [...] Nous avons par conséquent l'intention, avec un profond regret, de rejeter l'inscription de joueurs russes et bélarusses à Wimbledon», a fait savoir l'All England Lawn Tennis Club (AELTC), qui organise le tournoi, dans un communiqué diffusé le 20 avril. Un bannissement «inacceptable» pour le Kremlin

Si elle n'a pas encore fait l'objet d'une annonce officielle, une telle interdiction faite aux joueurs de tennis russes de participer au tournoi de Wimbledon serait «inacceptable», a réagi le Kremlin le 20 avril, après la publication du Times. «Une nouvelle fois, ils font des sportifs les otages de préjugés politiques, d'intrigues politiques […] C'est inacceptable», a condamné le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. «Vu que la Russie est un pays très fort en tennis, nos athlètes figurant au sommet des classements mondiaux, leur exclusion aura un impact sur la compétition elle-même», a-t-il ajouté.

Suivant les recommandations du Comité international olympique (CIO), les sportifs russes et biélorusses ont été bannis de nombreuses compétitions, dont les Jeux paralympiques de Pékin, le Mondial de football ou encore les Mondiaux de natation. RT 20 avril 2022


Le vrai visage du régime ukrainien présenté comme une démocratie par Macron (notamment).

Parasiouk, meurtres, corruption et pugilats, les frasques d’un député néonazi de la Rada - donbass-insider.com 20 avril 2022

Ces hommes étaient des inconnus avant le Maïdan américain à Kiev. Ils étaient destinés à un futur médiocre et un parcours de vie ordinaire, voire même ennuyeux ou les menant vers la criminalité. Ultranationalistes et néonazis ukrainiens vivaient alors en endogamie dans l’Ouest de l’Ukraine, sans travail, petits boulots, emplois modestes de chauffeurs, d’ouvriers ou de petits employés. Mais tout cela allait changer très vite avec l’arrivée d’une nouvelle révolution organisée par les États-Unis en Ukraine. Ce que j’écris ici a été avoué par les Américains eux-mêmes dans les premiers reportages sérieux qui sont apparus sur les écrans. Bien avant la fin de l’année 2013, la CIA avait rassemblé, au moins en Allemagne, des groupes d’Ukrainiens recrutés dans les partis ultranationalistes et néonazis. Ils furent entraînés durant le printemps et l’été 2013 dans des camps, notamment des petits groupes de tireurs d’élite, afin de semer la confusion en tirant dans la foule et en faisant croire qu’il s’agissait de la police. Des témoins que j’ai interrogés ont confirmé que par la suite des dizaines de bus véhiculaient chaque jour des centaines de « manifestants » venus de l’Ouest. Ils arrivaient dans ces bus puis s’engouffraient dans le métro pour rejoindre la place du Maïdan. Ils furent vus par un nombre incalculable de témoins, que ce soit à leur arrivée dans les gares routières de Kiev, ou lors de leurs trajets dans le métro, déjà partiellement équipés de grands bâtons, matraques, pancartes et faisant grands bruits, lançant des cris nationalistes ou nazis, sans parler du salut hitlérien ou des chansons et slogans sans équivoque. Voici l’histoire de l’un d’eux, qui d’homme de main, parvînt à être élu député de la Rada.

Du militant de l’extrême-droite dure aux meurtres de policiers sur le Maïdan. Vlodomir Parasiouk, naquit en 1987 dans la région de Lvov, fit des études d’électronique puis après le Maïdan, des études d’économie (2016). Il fut membre de l’association des étudiants de Lvov, membre du Congrès des nationalistes ukrainiens, participa avec son père, également ultranationaliste, aux premiers événements du Maïdan. Remarqué, il commanda une compagnie d’autodéfense du Maïdan, sur les barricades durant l’hiver 2013-2014, venu à Kiev avec l’aide des USA salariant les membres de ces compagnies, formées d’hommes venus pratiquement tous de l’Ouest de l’Ukraine. Le salaire proposé à la journée était largement supérieur à tout ce que ces hommes peu diplômés auraient pu espérer dans le pays et étaient des membres de différents partis ou organisations ultranationalistes ou néonazies d’Ukraine. Quant à Parasiouk, il fut vu tirant avec des armes à feu sur la place du Maïdan. Il lança un ultimatum à Victor Ianoukovitch, dans la soirée du 21 février 2014, précisant que faute de démission de sa part, la présidence serait prise d’assaut les armes à la main. Cet ultimatum le propulsa sur le devant de la scène et le hissa au rang de célébrité de la Révolution colorée américaine de ce qui était appelé à cette époque « l’Euromaïdan ».

Il continua de se faire remarquer par son extrême violence et fut probablement l’un des assassins d’un ou plusieurs des Berkuts, les CRS ukrainiens. Ceux qui furent capturés furent torturés longuement et assassinés, le cas a été relevé d’un Berkut qui eut les yeux crevés et une main tranchée par des membres des compagnies de défense devenus hystériques. Devant les violences des « manifestants » pacifiques, les Berkuts répondirent effectivement par une surenchère, qui amena les émeutiers du Maïdan à des crimes encore plus abominables. Cependant, en Occident, les violences ne furent attribuées qu’aux policiers et savamment orchestrées pour donner une vision de pauvres manifestants désarmés et martyrisés. Les journalistes occidentaux s’employèrent par exemple à filmer de braves étudiants, presque potaches, avec des casseroles sur la tête ou des passoires, sans parler de grands-mères qui préparaient des sandwichs pour les rebelles. Dès cette époque, les émeutiers néonazis tentèrent également de mettre en scène des provocations et fake news, pour émouvoir l’Occident par des mises en scène grossières mais qui firent pleurer dans les chaumières à l’Ouest (film de propagande d’Andriy Kozhemyakin). Après le renversement du président ukrainien, sa popularité lui permis de se présenter à l’élection législative et il fut élu député de la Rada,

Sur les sièges de la Rada et officier d’un bataillon néonazi, Dniepr-1. Dans le sein de la Rada, il fut désigné pour la commission de la lutte contre la corruption (2014). Il s’engagea bientôt dan les bataillons spéciaux, commandant l’un des pires bataillons néonazis de l’Ukraine : le bataillon Dniepr-1. Délaissant vite les bancs de la Rada, il participa avec ce bataillon spécial de l’armée privée de l’oligarque Kolomoïsky, aux exactions et massacres du printemps et de l’été 2014, dans l’Est de l’Ukraine et dans le Donbass. Son bataillon de liquidateurs fut bientôt épinglé pour des crimes de guerre, de nombreuses exactions contre des civils, pillages, assassinats, massacres et viols durant son parcours meurtrier (signalés en partie par Amnesty International). Mais les choses s’envenimèrent dans le Donbass, les populations s’étaient armées et rendaient les coups. Il fut bientôt blessé à la tête dans les combats (bataille d’Ilovaisk, août/septembre 2014). Bataille qui se termina par une lourde défaite ukrainienne, plus de 1 000 hommes sur le tapis, des blessés et 128 prisonniers, dont il fit partie. Il réussit à passer inaperçu racontant une histoire sujette à caution d’actes de courage et de résistance durant sa détention. L’histoire est assez louche, un acteur aussi important du Maïdan, député de la Rada, fait prisonnier, selon lui non reconnu, puis emmené prisonnier en Russie, tout cela tient certainement du conte pour enfants. Mais pour l’Ukraine, tout était bon pour créer de nouveaux « héros de l’Ukraine ». Il fut dit-il bientôt échangé avec d’autres soldats, terminant ici sa carrière militaire même s’il restait le commandant nominal de son unité, par ailleurs en partie décimée. Il fut médaillé pour son courage face à l’ennemi par le ministre de l’Intérieur Arsen Avakov (Front Populaire de Iatséniouk).

Bagarres, coups et blessures dans la Rada jusqu’à son éviction du paysage politique ukrainien. Dans l’intervalle, alors qu’il avait été élu sans étiquette, il rallia le groupe Oukrop (2 décembre 2014), rassemblant quelques-uns des pires activistes russophobes du Maïdan. Ce groupe ultranationaliste fut bientôt transformé en parti politique (18 juin 2015). Il se révéla être une association de malfaiteurs dirigée par les oligarques Kolomoïsky et Korban, qui furent tout deux inquiétés par la justice ukrainienne. Le parti réussit toutefois à placer quelques-uns de ses partisans à différents postes administratifs, Kolomoïsky en devenant le président (novembre 2016). Il milita officiellement pour l’intégration dans l’Union européenne et l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN. Parasiouk se signala encore par des agressions, violences et bagarres, comme l’agression de plusieurs députés dans l’hémicycle (4 décembre 2014). Il récidiva avec les coups au visage donnés au député Maxime Kouriatchevo, lors d’un plateau TV (31 août 2015), puis commis le vol d’un 4×4 blindé livré par le Canada pour les combattants ukrainiens dans le Donbass (23 septembre 2015). Il continua avec l’agression du chef du MVD de la région de Lougansk, après que celui-ci est déclaré que la corruption serait éliminée que lorsque les personnes qui avaient couverts les crimes dans cette région seraient renvoyées et jugées (26 septembre 2015). Il n’hésita pas à agresser le procureur Golinchenko dans une audience de tribunal à Kiev, à propos d’une sombre affaire de déforestation illégale dans la région de Lvov, ayant conduit à l’enlèvement d’un fonctionnaire du SBU qui fut sévèrement battu (4 novembre 2015), cette fois, l’affaire était sérieuse, il fut menacé par la justice.

Il entra dans une fureur et une violence rare, lors d’une commission parlementaire qui examinait son cas (19 novembre). Il agressa à cette occasion un officier du SBU à coup de pieds dans le dos, pour son inaction durant le Maïdan. Le sentant soutenu par toute la frange radicale et nazie du Maïdan, les autorités n’osèrent pas faire aboutir une procédure judiciaire contre lui. Il s’illustra dès lors dans d’autres agressions et bagarres, écopant d’une amende pour violations du code de la route (Lvov, 20 janvier 2016), pour conduite dangereuse, suivie d’une agression des magistrats lors d’une audience d’une cour d’appel, jugeant l’un des sbires du Pravy Sektor (22 janvier 2016). Il entra sur le territoire du Consulat de Russie à Lvov et s’empara du drapeau russe qu’il brûla sur place, encourageant les passants à le suivre dans un assaut général du consulat, mais ne fut pas suivi (9 mars 2016). Il déclencha de nouveau une bagarre générale contre les députés de l’opposition à Porochenko, dans le sein de la Rada, mais il n’eut pas le dessus et eut le nez cassé et perdit trois dents dans l’empoignade (15 juin 2016). Pour se venger, il s’attaqua ensuite à Oleksandr Vilkoul (23 septembre 2016). Ayant attendu le député dans la rue, il s’approcha par derrière et le frappa à la tête, mais ce dernier réussit à se défendre et répondit aux coups de l’agresseur. Parasiouk s’en prit à la voiture de Vilkoul garée plus loin, qu’il endommagea et déclencha une violente bagarre avec le chauffeur. Une plainte fut déposée contre lui le lendemain, mais ne donna aucun résultat. Le lendemain de l’assassinat du diplomate Andreï Karlov en Turquie (19 décembre 2016), il déclara publiquement que l’assassin était un héros.

La longue litanie des agressions et bagarres du héros du Maïdan. Cette longue liste aurait déjà conduit dans un pays normal, le député de la Rada en prison, ou du moins condamné à de fortes amendes. Il n’en fut rien, aussi continua-t-il ses frasques délirantes. Il déclencha une bagarre générale, alors qu’avec un convoi de gros bras du Pravy Sektor, il tentait de forcer un barrage de police près d’une des villes martyres du Donbass : Slaviansk. L’affaire tourna au drame, 7 policiers furent blessés dans une bagarre géante, ponctuée de menaces et d’insultes (14 mars 2017). Parasiouk se jeta avec une quarantaine de ses hommes sur les policiers qui furent roués de coups, leurs armes dérobées. Il fut ensuite mêlé à une affaire de corruption de gardes-frontières pour passer sans contrôle et plus vite la frontière entre la Pologne et l’Ukraine (19 juin 2017). Le député hooligan ne s’arrêta pas là, pour agresser de nouveau dans la Rada, l’ancien ministre de la défense d’Ukraine, Valéria Gueleteia, l’accusant d’être le responsable de la défaite d’Ilovaisk (17 octobre 2017). Il couvrit ensuite de coups deux policiers, dans la ville de Marioupol (4 décembre 2017), suite à l’annonce par la Cour d’Appel de la ville, d’arrêter deux volontaires des bataillons spéciaux convaincus de vols et d’escroqueries.

Son parcours de violences et de coups distribués généreusement, ne pouvait finalement que l’éliminer du paysage public de l’Ukraine. S’étant fait de nombreux ennemis, notamment en critiquant ouvertement Porochenko, il tomba dans un piège lors du dépôt de sa candidature, pour les élections législatives de 2019. Sa candidature fut refusée par la commission électorale centrale d’Ukraine. Ayant déposé cette dernière au tout dernier jour de la date limite fixée, il ne put déposer un recours et fut ainsi définitivement débarqué et évincé. Ayant sombré dans les limbes de l’oubli, il monta ensuite un groupe paramilitaire de… 12 fidèles, selon lui « en guerre permanente avec la Russie et tous en état d’alerte » (25 janvier 2021). Ce grand malade combat certainement contre les forces russes à l’heure actuelle… En 2020, il déclarait à propos des coups de feu tirés lors du Maïdan, qu’ils avaient ouvert le feu avec son groupe en réponse aux Berkuts (20 février 2014). Les caméras de vidéos surveillances et vidéos privées ont parlé depuis longtemps…Parasiouk avait tiré en premier sur les policiers avec ses hommes. Officiellement dans la presse occidentale, les 120 morts et 1 800 blessés sont mis sur le compte du gouvernement ukrainien de Ianoukovitch. Officiellement, le Maïdan est en Ukraine définie comme « la révolution de la dignité ». donbass-insider.com 20 avril 2022


Fabrication du consentement. Propagande quotidienne fanatique, hystérique, grotesque du camp de la guerre.

Du 20 avril, liste non exhaustive, quelques titres relevés dans la page Yahoo news uniquement.

- Volodymyr Zelensky accuse la Russie de "faire disparaître" des civils dans des "camps spéciaux" - Le HuffPost 20 avril 2022

LVOG - C'est la preuve qu'au moins la Russie ne les assassine pas froidement !

- "On vit comme une grande famille": une mère et sa fille réfugiées dans le métro de Kharkiv depuis 52 jours témoignent - BFMTV 20 avril 2022

LVOG - Dans le Donass cela faisait 8 ans !

- Offensive russe dans le Donbass: Zelensky cite l'exemple d'une ville où "pas un seul habitant n'a survécu" - BFMTV 20 avril 2022

LVOG - Pourquoi, ils étaient tous néonazis ?

- Le camp de concentration de Mauthausen ne veut pas de responsable russe à sa prochaine commémoration - BFMTV 20 avril 2022

LVOG - Normal, le IIIe Reich est de retour en Allemagne !


Le 20 avril 2022

Il ne reste plus que quatre jours avant la fin de ces causeries et de ce portail, profitez-en !

On nous accuse facilement de manquer à la liberté d'expression, parce qu'on expose nos idées et on en critique d'autres, ce qui revient à nous contester cette liberté de penser librement à la manière de ceux qui nous gouvernent ou de tous ceux qui tiennent absolument à ce qu'on partage leurs idées ou à nous les imposer.

Généralement ils ne sont pas en mesure de défendre leurs idées, parce qu'ils en ignorent l'origine ou ils ne se sont jamais posés la question de leur signification politique. De plus, on conçoit très bien qu'ils ne supportent pas la confrontation des idées, dès lors qu'on s'efforce de faire ressortir les contradictions que comportent les leurs, sans préjuger que les nôtres n'en contiennent pas non plus qu'on n'aurait pas détectées, à moins qu'on ait pris la précaution de les aborder nous-même pour ne pas prêter le flanc à la critique, en vain évidemment.

Il y aurait beaucoup à dire sur l'origine de nos idées ou de nos interprétations qui varient au fil du temps, mais pas de la même manière selon les individus. Cela étant, au moins 5 types d'expérience se détachent.

- Le premier groupe va concerner ceux qui ont adopté des idées lors de leur enfance et adolescence, qui se sont fixées parvenus à l'âge adulte, et qui n'en changeront pratiquement plus jusqu'à leur mort. Mes parents vécurent ainsi.

- Le second groupe y apportera des modifications vers la fin de l'adolescence, pour ne plus en changer non plus durant toute son existence. Ce fut le cas de certains de mes petits camarades quand j'étais adolescent ou un jeune adulte.

- Le troisième groupe variera du second en régressant finalement à l'âge adulte vers les idées de leur adolescence, et n'en changera plus par la suite. J'ai observé cela chez la majorité de mes potes de jeunesse, finalement ils reproduisirent tel quel le mode de vie de leurs parents.

- Le quatrième se distinguera du précédent en changeant à plusieurs reprises d'idées, jusqu'au moment où ce processus s'épuisera et ces idées se fossiliseront. Elles constitueront un mélange d'idées confuses ou contradictoires glanées au fil de leurs expériences. Cela se produit généralement entre 25 et 30 ans, et correspond à la période de la fin des études supérieures, l'entrée dans la vie active comme l'on dit ou le début de la vie de couple ou encore la fondation d'une famille, stabilité sociale oblige.

- Le cinquième groupe considérera après une période de stagnation identique à celle vécue par tous les groupes précédents et de tâtonnement comme dans le cas précédent, qu'aucune idée n'étant acquise définitivement, il envisage qu'elles évoluent dans le temps, ce qui nécessitera de les remettre en permanence en question pour en vérifier la validité, les affiner, en changer radicalement si nécessaire, etc. ceci jusqu'à la fin de sa vie, manquant ainsi une progression constante vers ce qu'on ose encore appeler la vérité.

Ce déclic sera forcément tardif, chez moi ce fut à près de 50 ans, j'en ai 66, tardif dans la mesure où plus d'une fois dans le passé on croira être parvenu à se débarrasser du conformisme ou du dogmatisme qui nous avaient empoisonné l'esprit durant la première partie de notre existence, alors qu'en réalité plus d'une fois on se sera leurré soi-même, et il faudra s'y reprendre encore à de nombreuses reprises pour réduire ce poison à l'état de traces, car je ne suis pas sûr qu'il disparaisse totalement pour être sans cesse réanimé sous l'effet des influences que nous subissons inconsciemment. Je crois, que si je n'avais pas changé radicalement d'existence à partir de 1990 en partant vivre en Inde, sans doute que je serais resté bloquer sur mes vieilles croyances, autrement dit sans un choc dans la vie, il est très difficile de changer d'idées ou de progresser.

Quand on observe à quel point la population est ignorante ou stupide au possible, ce qui peut la rendre particulièrement mauvaise, agressive, violente, haineuse, on se pose forcément beaucoup de questions. On essaie de comprendre comment on a pu en arriver là, on le sait sur le plan économique et politique ou en ce qui me concerne j'ai ma petite idée sur cette question, mais on a du mal à comprendre pourquoi on ne parvient pas à atteindre tous ces esprits qui semblent figés indéfiniment, sauf à ce qu'elles ne puissent plus se nourrir ou reçoivent des bombes sur la gueule, là enfin elles réagissent.

C'est un terrible défi que j'ai relevé, et j'avoue avoir échoué ou mon impuissance. J'ai sans doute été maladroit ou je n'avais pas le niveau requis, j'ai surestimé mes capacités, autant pour moi.


J'envisageais de faire des traductions en utilisant l'application DeepL quitte même à payer pour avoir accès à ce service, mais hélas il n'est pas disponible en Inde, on ne peut que traduire 5 pages par mois ou des passage de moins 5000 signes, donc j'abandonne ce projet.

Il se trouve également que je suis malade depuis près de 3 mois je n'arrive pas à me débarrasser d'une diarrhée, ne sachant pas trop quoi faire, j'ai décidé de réduire mon alimentation au strict minimum pendant plusieurs jours pour voir si cela aurait de l'effet, jus de fruit, thé ou café, quelques gâteaux secs ou tartines de pain beurrées et rien d'autres.

Je n'ai pas renoncé à mettre un terme à ce portail le 25 avril, je me demande seulement si je le mettrai en ordre en le maintenant ouvert ou si je le supprime du Net tout simplement. Si cela ne tenait qu'à moi, j'aurais bien continué cette activité politique qui à mon avis n'a pas d'équivalent sur le Net, mais compte tenu que mes lecteurs semblent s'en foutre éperdument, je ne vois pas pourquoi je me sacrifierais pour des gens qui finalement n'en valent pas la peine. Ce sont eux qui me méprisent et non l'inverse, je le précise pour éviter un dernier malentendu entre nous qui arrangerait leur bonne conscience, je ne leur en donnerai pas une occasion supplémentaire, je ne suis pas aussi stupide qu'ils le croient.

Si mes causeries et mon interprétation du monde détestable dans lequel nous vivons ont apporté quelque chose à certains, tant mieux. J'ignore ou plutôt je sais pourquoi ils ne tiennent pas à se manifester, les raisons sont très diverses, c'est eux que cela regarde, s'ils estiment qu'ils peuvent se passer de mes services, je n'insisterai pas.

Je suis même en mesure de vous exposer de quoi vous serez privés, puisque vous en avez décidé ainsi. A vous de vous débrouiller pour le trouver ailleurs et croire ce qui bon vous semble, je vous souhaite bonne chance, personne n'est irremplaçable, même si personnellement je pense le contraire, peu importe, cela ne me concerne pas ici.

La crise actuelle est d'ampleur mondiale ou d'une profondeur inégalée depuis la fin du XIXe siècle annonciatrice des guerres mondiales du XXe siècle. Elle présente l'extraordinaire avantage pour ceux qui veulent bien la regarder en face ou l'aborder sans a priori - et c'est en cela qu'elle est passionnante pour les chercheurs ou les adeptes de la vérité, de faire remonter à la surface ou de remettre en lumière, de remémorer bien des aspects du passé qu'on avait semble-t-il intégrées un peu trop hâtivement dans nos connaissances, dans la mémoire collective comme l'on dit aussi. Jusqu'à présent nous estimions qu'elles étaient fondées ou justes, pour ne pas dire intouchables, inviolables sous peine d'être accusé de réécrire l'histoire pour la faire coïncider avec je ne sais quelle théorie ou fantasme idéologique ou encore donner corps à des lubies délirantes mégalomaniaques, bref, pour finalement découvrir ou en arriver au constat, que des pans entiers de ces connaissances étaient erronées ou elles avaient fait l'objet de manipulations ou de falsifications monstrueuses, dont évidemment on n'aurait jamais osé imaginer ou soupçonner l'existence, alors qu'il faut bien se résigner à l'admettre une fois qu'on a cette fois tous les faits sous les yeux, et non uniquement ceux méticuleusement sélectionnés pour nous induire en erreur ou nous faire croire ce que nous devions absolument croire, qui il faut bien le dire arrangeait bien des acteurs, y compris ceux qu'on ne soupçonnait pas.

Nous nous étions tous crus très intelligents ou plus intelligents que les autres, n'est-ce pas ? Il faut voir avec quelle arrogance la plupart des militants de base osent s'adresser aux travailleurs comme s'ils étaient la science historique incarnée, un puits de science percé, oui, car ils en ignorent les trois quarts, et ce qu'ils croient savoir ne correspond pas à la réalité dans au moins 8 cas sur 10, et je suis généreux.

J'en ai fait partie, donc je sais de quoi je parle ou d'où je viens. J'ai amplement eu le temps de mesurer tout le chemin parcouru depuis plus de 40 ans. C'est peut-être ce qui me donne une certaine autorité ou légitimité quand je m'exprime, je m'en excuse auprès des lecteurs que cela incommodait, qui voudront bien concéder

Je me suis rendu à quel point on a pu prendre pour argent comptant des approximations qui par la suite ont servi de points d'appui à l'élaboration de théories en partie ou totalement foireuses. On a élevé des détails insignifiants au rang d'éléments déterminants sans être en mesure de le justifier matériellement ou objectivement. On a fait abstraction d'une multitude de faits. On a surestimé ou sous-estimé ceux qui nous arrangeaient. On a confondu ceux qui étaient principaux et ceux qui étaient secondaires de manière délibérées, pour ne pas contredire les versions officielles. On a accordé une importance exagérée à des évènements qui n'en valaient pas la peine. On nous a fait croire que des évènements s'étaient produits par hasard ou selon un processus soi-disant logique, voire historique pour leur fournir une caution de respectabilité ou d'irréfutabilité, alors qu'en réalité tout avait été fabriqué de toutes pièces, souhaité, encouragé, manigancé de longue date, ignorant tous les éléments qui mis bout à bout permettaient d'en arriver à cette conclusion, escamotant au passage les révélations ou les documents découverts par certaines analystes ou journalistes. On nous a présenté un tas d'acteurs politique sous un jour qui ne correspondait que partiellement à leur personnalité et au rôle politique qu'ils avaient joué au cours d'évènements importants ou durant une longue période. Etc.

Force est de constater, que l'instruction publique, la scolarisation, le développement ou la multiplication des moyens de communication ou d'information, au lieu de participer au partage du savoir pour en faire un puissant instrument au service de notre émancipation, ils n'ont finalement servi qu'à propager des croyances ou poursuivre un objectif obscurantiste destiné à maintenir les masses dans la servitude.

On a manqué d'impartialité pratiquement partout, ce qui était compréhensible pour un simple travailleur ou un jeune militant inexpérimenté, en revanche c'était condamnable ou inexcusable quand il s'agissait des dirigeants du mouvement ouvrier tous courants confondus, qui sans cesse agirent en connaissance de cause. C'est cela le plus grave au regard des conséquences que cela a pu avoir par la suite jusqu'à nos jours, ce qui explique en grande partie pourquoi nous en sommes rendus à cette situation inextricable ou dont nous ne voyons pas comment nous pourrons en sortir un jour.

Vous savez ou vous ne le savez pas, en réalité il faut très peu chose pour basculer d'une interprétation à une autre.

C'est beaucoup plus facile qu'on ne le pense de faire croire n'importe quoi à n'importe qui, de berner surtout ceux qui ont une haute estime d'eux-mêmes ou qui manquent singulièrement de modestie, de préférence une main posée sur le coeur à la manière de ceux qui jurent de dire toute la vérité sur la Bible, de manière à ce que personne n'ose remettre en cause votre honnêteté ou votre intégrité, qui à tort sont considérées comme acquises...

Le travail que j'ai entrepris il y a des années et que je vais poursuivre malgré tout, consiste à vérifier toutes les interprétations des évènements qui ont eu lieu principalement au XXe siècle pour en vérifier la véracité, de manière à corriger toutes celles qui étaient manifestement fausses.

Pour terminer cette bafouille, vous vous demandez peut-être pourquoi je m'entête à vouloir construire un parti, pourquoi je tiens absolument à maintenir mon combat politique dans le cadre du mouvement ouvrier sachant à quoi point il est pourri, je vais vous répondre.

Parce qu'à ce jour je n'ai rien trouvé de mieux comme conclusion politique, depuis que Marx et Engels ont décrit la valeur d'une marchandise, les rapports et les contradictions qui régissaient les différents facteurs de l'économie capitaliste, de sorte qu'ils conduisaient infailliblement à une crise généralisée du mode de production et à son effondrement, ouvrant la voie à une révolution sociale pour peu que les exploités parviennent à en prendre conscience et à s'organiser, à se mobiliser pour prendre le pouvoir politique.

Cette théorie scientifique reposait sur l'observation et l'étude minutieuse des lois de fonctionnement du capitalisme, que les faits ont amplement validé au cours des 170 dernières années écoulées ou que personne n'est parvenu à réfuter jusqu'à nos jours. Mieux, Lénine et le parti bolchevik l'appliquèrent avec succès au cours de la révolution russe de 1917, la suite des évènements n'étant pas imputable à cette théorie contrairement à l'idée répandue par la réaction, mais au processus historique dans son ensemble qui n'était pas mûr pour poursuivre cette expérience ou l'étendre à l'échelle mondiale, et qui malheureusement ne l'est toujours pas manifestement un siècle plus tard.

Les acteurs politiques ou sociaux, intellectuels, chercheurs, scientifiques, professeurs, conférenciers en tous genres, les animateurs de blogs ou de médias dits indépendants, etc. qui refusent obstinément d'adopter cette théorie scientifique, qu'il faut, soit dit en passant, sans cesse adapter aux transformations du système économique capitaliste et de l'ensemble de la société ou du monde, en viennent généralement à ignorer dans leurs démonstrations le facteur économique et social, ainsi que la lutte des classes, qui sont les facteurs déterminant du processus historique, pour finalement professer des théories toutes plus fantasmagoriques ou délirantes les unes que les autres. Et quand on les interroge au détour d'une conférence pour avoir leur avis sur l'actualité sociale ou politique, on s'aperçoit qu'ils n'y comprennent pas grand-chose, pour finalement adopter le discours ou la version officielle, celui de la réaction, donc ils sont tout, sauf des modèles à suivre ou à imiter.

Notre quête de la vérité va de pair avec nos aspirations, nos objectifs politiques, notre idéal, car on ne peut pas progresser en vivant perpétuellement dans le mensonge et l'hypocrisie. D'ailleurs, sur le plan personnel, je ne vois pas quelle satisfaction on pourrait en tirer, et je plains sincèrement ceux qui s'y résignent par paresse ou lâcheté.

En guise de conclusion, ce pourrait être le mot de la fin de cette expérience, je n'ai jamais été animé d'autres intentions et objectifs, et si je n'ai pas été à la hauteur pour les partager avec vous, je m'en excuse, j'ai fait ce que je pouvais, j'en suis désolé. Merci de votre attention et je vous souhaite bonne chance pour la suite.

Cette causerie au format pdf (29 pages)



POLITIQUE

Nous sommes au bord d'une révolution politique et sociale !

La question qui tue net sur place ceux qui ont voulu vous faire croire qu'il pourrait sortir autre chose d'une élection présidentielle sous la Ve République.

Quelle était la réserve de voix de Macron, de quel potentiel électoral disposait-il avant même le début de la campagne électorale ?

Compte tenu qu'il existe en France :

- plus de 4 millions de patrons, du microentrepreneur au dirigeant de la multinationale, donc 4 millions d'électeurs particulièrement intéressés par la disparition du capitalisme,

- en considérant qu'1/3 de l'ensemble de ces patrons vivent en couple, on peut ajouter 1,3 million d'électeurs révolutionnaires,

- plus de 3 millions de retraités nantis (sur 16 millions) disposant d'une pension supérieure à 2500 euros par mois, des bolcheviks en puissance,

- plus 7 autres millions de retraités socialisants, qui en couple en additionnant leurs revenus ne sont pas franchement pauvres,

- on arrive ainsi sans forcer le trait à un total de 15,3 millions,

- sans compter que les patrons ont des rejetons en âge de voter communiste,

- ajoutez les quelques 5 millions de cadres bien connus pour leurs engagements humanistes,

- pour finir ajoutez 33% des électeurs qui ont voté Mélenchon, soit 2,5 millions de voix,

- plus quelques millions de voix d'ouvriers ou d'employés qui vouent un culte aux puissants de ce monde en passe d'instaurer une République sociale universelle, bien qu'ils n'osent pas l'avouer ouvertement.

- et nous voilà arriver à près de 25 millions d'électeurs favorables au passage au socialisme, que demande le peuple franchement !

Vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre !

Je ne comprends pas comment Macron a-t-il pu obtenir 20 743 128 voix au 2e tour de l'élection présidentielle en 2017. Il n'a pas eu à trop forcer, n'est-ce pas ?

Pour le 2e tour de manège, vous devez ajouter 33% des électeurs qui ont voté Mélenchon, le super héros du marxisme, du léninisme et de trotskysme réunis, soit environ 2,5 millions de voix, et nous voilà à plus de 23 millions d'électeurs potentiels pour Macron, plus quelques millions de voix d'ouvriers ou employés qui vouent un culte aux puissants de ce monde en passe d'instaurer une République sociale universelle, bien qu'ils n'osent pas l'avouer ouvertement.

Quelle mascarade !

On se marre bien, vous ne trouvez pas, non ? Non, c'est que vous avez manqué un épisode sans doute, réfléchissez. Je crois qu'il y en a qui vous prennent pour des cons et vous appréciez particulièrement, sinon, au hasard, vous auriez déjà rejoint La voix de l'Opposition de Gauche, surtout n'en faites rien, s'il vous plaît, je plaisantais. Allez, je n'en veux à personne, on est comme est. Regardez, moi, avec ma retraite de 384 euros, je suis un putain de privilégié en Inde.

Le tissu économique français ou la base sociale qui ne trompe pas.

Au 1er janvier 2016, la France compte près de 4,5 millions d'unités légales dont :

Plus de 3 200 000 n'ont pas de salarié, soit près de 72%
Plus de 1 000 000 ont entre 1 et 9 salariés, soit 23,5%
172 000 ont entre 10 et 49 salariés, soit 3,8%
18 600 ont entre 50 et 99 salariés, soit 0,5%
10 800 ont entre 100 et 249 salariés
6 300 ont plus de 250 salariés

https://www.cci.fr/ressources/informations-economiques/panorama-de-lentrepreneuriat-et-de-la-cession/chiffres-cles

Sur ces 3,82 millions d’entreprises, 287 grandes entreprises (GE) emploient 3,9 millions de salariés en équivalent temps plein (EQTP), soit 29 % du total.

À l’opposé, 3,67 millions, soit 96 %, sont des microentreprises ; elles emploient 2,4 millions de salariés en EQTP (18 % du total).

Par-delà ce dualisme se dessine une partition assez équilibrée de la valeur ajoutée ou de l’emploi : 5 800 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 140 000 petites et moyennes entreprises (PME) non microentreprises emploient respectivement 25 % et 28 % des salariés (EQTP).

Le secteur le plus concentré est celui des activités financières et d’assurances : 26 grandes entreprises y emploient 74 % des salariés.

Dans les secteurs non financiers, les grandes entreprises dégagent près d’un tiers de la valeur ajoutée, les ETI un quart, les deux autres catégories en réalisent le reste à parts à peu près égales. En 2015, 57 % de la valeur ajoutée est ainsi produite par près de 6 000 entreprises (GE et ETI) qui réalisent aussi 85 % des exportations.

Les ETI se distinguent des autres catégories par leur orientation vers l’industrie manufacturière et par le poids des implantations étrangères. Parmi les 2,8 millions de salariés (EQTP) de l’industrie manufacturière, 38 % sont employés par des ETI. Compte tenu de leur orientation industrielle, les ETI jouent un rôle essentiel dans le commerce extérieur, réalisant 34 % du chiffre d’affaires à l’export.

Dans les services, qu’ils soient destinés aux particuliers ou orientés vers les activités spécialisées scientifiques et techniques, la majorité des salariés travaillent dans les PME, y compris les microentreprises.

Dans la construction, en dépit de la présence d’une dizaine de grandes entreprises, la surreprésentation des PME (y c. microentreprises) est encore plus forte.

Les microentreprises comptent 72 % de leurs effectifs salariés dans les activités tertiaires.

Les PME hors microentreprises comptent en moyenne 27 salariés (EQTP). La majorité (54 %) ont moins de 20 salariés. Les activités exercées sont plus diversifiées que pour les autres catégories. De ce fait, leur structure d’emploi est assez proche de celle de l’ensemble.

Les PME hors microentreprises sont néanmoins surreprésentées dans la construction, les industries de type traditionnel, la réparation et l’installation de machines et d’équipements. (Source : INSEE 2018)

Fin 2018, 16,4 millions de personnes sont retraitées.

En 2018, 13 % d’entre eux ont un niveau de vie inférieur à 1 180 euros par mois.

21 % des retraités ont un niveau de vie supérieur à 2 570 euros par mois.

Plus de 9 millions de retraités ont une pension supérieure à 1770 euros par mois.

(Source : drees.solidarites-sante.gouv.fr )

Après on ne s'étonne plus que les candidats de droite et d'extrême droite aient recueilli 72,67% des suffrages exprimés au 1er tour, la France est solidement ancrée à droite, mais apparemment tout le monde l'ignorait ou tout le monde a fait comme s'il ne le savait pas, à commencer par Mélenchon, Roussel, Poutou, Arthaud et leurs petits camarades du POI et du POID et les groupuscules plus dégénérés les uns que les autres qui en sont issus, bref, ils se sont tous bien foutus de notre gueule ! J'ai quand même corrigé le tir quand je m'en suis aperçu, un peu tard, je vous l'accorde, personne n'est parfait.


Extrait d'un article de FranceSoir qui illustre l'article précédent ou complète mon argumentation

Ceux qui ont peur de perdre leurs miettes

Les sondages diffusés par la presse sont unanimes pour dire que les électeurs de Macron ont plus de 65 ans.

Le deuxième public visé est le cadre ou petit patron aisé. Cette différence est toutefois moins marquée que l’âge.

Le résumé des deux informations se trouve dans le niveau de revenu : plus le foyer est aisé et plus il vote Macron.

Le vote Macron, c'est donc le vote de ceux qui considèrent avoir quelque chose à perdre : retraite ou situation professionnelle confortable. Macron, ce n’est pas que le candidat des milliardaires, c’est aussi celui des kapos du système.

Finalement, après toutes les crises de ce quinquennat, tous les trouillards sont rangés bien gentiment derrière le petit père de la nation.

L’électeur de Macron a eu la trouille des Gilets jaunes. Il les considère “incultes et irrationnels”. Les cadres du centre-ville (qui vont au boulot en trottinette) et les retraités de bord de mer (qui vont chercher leur baguette de pain à pied), ne comprennent pas que les ouvriers se plaignent de la hausse du prix de l’essence. Aucun d’entre eux n’envisage que la politique HLM a tout simplement détruit le logement populaire en ville et oblige ceux qui n’ont ni les moyens d’avoir un duplex, ni le droit d’accéder aux logements sociaux, de faire des dizaines de kilomètres en voiture pour essayer de gagner leur vie. Cela fait pourtant presque 10 ans que Christophe Guilluy explique ce phénomène des perdants de la France périphérique. L’électeur de Macron ne se considère pas comme un perdant, c’est un gagnant qui mérite la protection du chef, justement contre les perdants.

L’électeur de Macron a la trouille de perdre sa retraite. Chacun sait que le candidat veut augmenter l’âge de départ à 65 ans. Comme toutes les réformes ayant eu pour objectif de grignoter la retraite pour faire préférer la capitalisation auprès des grandes banques privées, elle ne concerne pas ceux qui en bénéficient déjà. Il s’agit donc de pousser dans la gueule du loup les travailleurs d’aujourd’hui tout en promettant aux retraités actuels qu’on fait tout ça pour sauver leur retraite. L’électeur de Macron considère avoir mérité sa retraite, le chef lui a promis de la protéger contre les nouvelles générations qui voudraient la lui prendre.

L’électeur de Macron a la trouille du Covid-19. Il considère que le confinement total était juste et proportionné face à la pandémie. Il considère qu’on doit pouvoir exclure de tous les services publics ceux qui refuseraient de faire leur piqûre ou qui ne voudraient pas se “tester” pour prouver qu’ils sont “sains”. Il considère normal d’enfermer les enfants, de les bâillonner toute la journée si c’est pour le protéger, car les enfants ne sont que des “vecteurs de contamination”. Le chef lui a promis qu’il imposerait une nouvelle dose de rappel, le passe sanitaire ou de nouveaux confinements pour le protéger des nouveaux virus.

L’électeur de Macron a la trouille de Vladimir Poutine. Il a découvert l’existence du Donbass lorsque la Russie l’a envahie en février. Auparavant, la guerre n’existait pas, il n’a visiblement jamais entendu parler d’Euromaïdan ou des accords de Minsk. L’électeur de Macron pense avoir démasqué le vrai responsable qui pilotait les Gilets jaunes ou qui distribue les “fausses informations” sur les vaccins sûrs et efficaces : le président russe. Le chef lui a promis qu’il le protégerait et empêcherait la Russie d’envahir la France en aidant les gentils Ukrainiens du bataillon Azov. Évidemment, à plus de 65 ans, l’électeur de Macron est également protégé du fait d’être en première ligne du front.

Plus que tout, l’électeur de Macron de plus de 65 ans découvre et entretient ses trouilles grâce à la télé à laquelle il est accro. Pendant cette période pré-électorale, de nombreux sondages réalisés sur les réseaux sociaux ont montré des intentions de vote au premier tour radicalement différentes de ce que nous avons vécu. Le premier tour de la présidentielle française est toujours déterminé par la télé, qui fait son audimat sur la propagande de la peur quel que soit le sujet.

La deuxième branche du vote Macron, les “gagnants” (ou kapos) du système, est historiquement de “gôche”. On y retrouve les lecteurs du Monde ou de Libé, presse qui a conspué aussi bien les Gilets jaunes que les “antivax” ou les “anti-ukrainiens”, rangeant tout ce monde derrière la bannière du “complotisme” ou du “pro-Poutine” (puisque chacun sait que les complotistes sont membres d’un grand complot russe voulant faire tomber le système). Pour mémoire, en 2012, Mélenchon et Hollande totalisaient 40% des voix au premier tour, alors qu’en 2022, Mélenchon et Hidalgo totalisent 22% des voix. Les 18% qui manquent ne sont pas au PC, ils forment aujourd’hui une grosse part de LREM. L’électorat Macron est aussi bien l’électorat PS qu’UDI ou UMP.

Cette prépondérance de la télé et des médias mainstream explique aussi pourquoi Macron a parfaitement réussi à invisibiliser les autres candidats en refusant les débats télévisés. Il savait qu’il allait profiter du principe de la “prime du sortant” (le président en fonction a la garantie d’un grand nombre de voix rien que parce qu’il est connu). Sa stratégie d’empêchement du débat a orienté par la même occasion tout vote contestataire vers le personnage construit par Mitterrand pour servir d’épouvantail depuis 40 ans : Le Pen.

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LVOG - Je rappelle que je ne partage pas les conclusions de cet article.


Ils ont réalisé l'unité au sommet, Daniel Gluckstein est comblé : Votez Macron !

Laurent Berger (CFDT) et Philippe Martinez (CGT) appellent à voter Macron et la retraite à 65 ans - lemediaen442.fr 18 avril 2022

Dans un texte commun publié dans le JDD, Laurent Berger (CFDT) et Philippe Martinez (CGT) alertent sur le danger que représenterait pour les travailleurs l’élection de la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen. Comment des syndicats représentant les salariés en sont-ils arrivés à s’unir en faveur du président des multinationales et des banques ?

L’État finance les syndicats

Comme les médias mainstream n’ont pas besoin d’abonnés pour vivre, les syndicats n’ont pas besoin d’adhérents. En 2021, le taux de syndicalisation en France est le plus faible de son histoire, de l’ordre de 7 % des salariés. En 2019, il était de 10,3 %. L’État a donné 18,7 millions en 2020 à la CFDT et 18,1 à la CGT via l’AGFPN (association nationale de gestion des fonds du paritarisme).

Les revenus des dirigeants syndicalistes sont semblables à ceux des électeurs de Macron (3 500 €/mois). Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, perçoit 5 400 euros mensuels, 13e mois compris. Le salaire mensuel de Philippe Martinez serait de 3 439 euros/mois, primes et treizième mois inclus. Et tout cela c’est frais non inclus… Les syndicats ne sont pas vendus. Ils sont payés pour être vendus.

La trahison n’est pas récente : déjà en 2017…

Dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 2017 qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen, Philippe Martinez déclare souhaiter « que Macron fasse le score le plus haut possible » contre la candidate du Front national.

La CFDT est alors sur la même pente et appelle à voter Macron : « L’abstention, c’est une demi-voix pour Marine Le Pen ». Martinez souhaite que « Macron fasse le score le plus haut possible », Le Monde, 5 mai 2017.

Les Gilets Jaunes : des factieux

En 2017, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, appelle à « arrêter d’être naïfs et irresponsables » face à « des gens qui veulent renverser la démocratie » et qui sont « factieux » à propos des violences survenues lors de la huitième journée d’action des Gilets Jaunes.

Philippe Martinez n’entend pas embrasser l’ensemble des causes des Gilets Jaunes : « Je suis intéressé par le mouvement des Gilets Jaunes quand il porte des revendications sociales », a-t-il déclaré, sous-entendant que ça n’a pas toujours été le cas. Il revient au départ du mouvement pour expliquer pourquoi, à ce moment-là, la CGT n’a pas embrayé. « Les gilets jaunes ont démarré contre la taxe pour les produits pétroliers, c’était soutenu par le Medef. »

Les soignants suspendus : pas importants

Laurent Berger : « 0,37 % du personnel soignant a été suspendu. Ces personnes-là ne méritent pas d’être méprisées mais ne méritent pas non plus qu’on les considère comme une part importante des professionnels de santé. »

Philippe Martinez : « J’ai rappelé au Premier ministre que nous sommes pour la vaccination, mais que l’obligation de vaccination, plus le pass sanitaire, créent de nombreuses tensions. » Le cégétiste a fait savoir, en se laissant tirer les vers du nez sur Public Sénat dans Bonjour chez vous, être pour la vaccination obligatoire dans les entreprises. lemediaen442.fr 18 avril 2022

- Présidentielle 2022 : la CFDT et la CGT appellent à ne pas voter pour Marine Le Pen - cnews.fr 17 avril 2022

https://www.cnews.fr/france/2022-04-17/presidentielle-2022-la-cfdt-et-la-cgt-appellent-ne-pas-voter-pour-marine-le-pen


Une provocation qui porte les marques de l'Etat profond.

Émeutes en Suède après les dernières provocations antimusulmanes de Rasmus Paludan - RFI 17 avril 2022

À l'origine de ces troubles, il y a Rasmus Paludan, un militant d'extrême droite, avec la double nationalité danoise et suédoise. Il veut brûler des éditions du Coran dans les banlieues au nom de la liberté d'expression. Une liberté qui, en Scandinavie, a une définition beaucoup plus large que dans le reste de l'Europe.

LVOG - Sur le modèle américain, au profit de qui, vous l'aurez deviné...

RFI - La Première ministre suédoise a condamné les violences dirigées contre les forces de l'ordre, en rappelant que chacun en Suède pouvait exprimer ses opinions.

D'autres se demandent pourquoi la police n'a pas interdit préventivement ces manifestations, sachant qu'elles entraineraient un trouble important à l'ordre public.

LVOG - Pourquoi, pardi, parce que c'était le but recherché !


Une inquiétude fabriquée pour alimenter la psychose collective.

Les Etats-Unis face à une inquiétante hausse de la criminalité - RFI 18 avril 2022

Selon les chiffres enregistrés par les autorités, les meurtres ont augmenté de près de 40% depuis le début de la pandémie, aux Etats-Unis. Une tendance qui concerne aussi les crimes violents en tous genres, agressions, fusillades et autres. RFI 18 avril 2022

LVOG - Le lecteur qui arrête là sa lecture va croire que la criminalité est en train de s'emballer aux Etats-Unis. Mais s'il avait le courage de lire la dernière phrase du tout dernier paragraphe, voici ce qu'il découvrirait qui le ferait changer d'avis, comme quoi tout est fait pour manipuler sciemment les lecteurs.

RFI - Même si pour l’instant, les chiffres restent bien en deçà de ceux enregistrés durant les années 1970 ou 1990.

LVOG - RFI, Radio France Intox !


Les vrais terroristes - reseauinternational.net 19 avril 2022

Des personnes qui parlent de décroissance, de dépopulation, de réduire la consommation, de ne plus se laver, de ne plus manger de viande, de s’imposer des restrictions, de se faire inoculer n’importe quelle substance chimique imposée par la propagande, de nier la biologie et bientôt de s’automutiler par conviction idéologique ne sont pas saines d’esprit. Ces détraqués sont en voie de se transformer en zombies utiles à l’empire du mensonge.

Faut-il les prendre au sérieux ?

Quand le système de domination économique global pouvait se permettre des ressources à bas coût en exploitant sans vergogne les pays les plus pauvres, c’était la mondialisation. Quand ce système d’escroquerie universelle s’est sabordé pour empêcher l’éventualité d’un monde multipolaire et éviter toute rivalité, cette mondialisation s’est révélée n’être qu’une forme de néocolonialisme 3.0 ou un occidentalisme 4.0. C’est à ce moment que les cinglés malthusiens, climato-fanatiques et bionégationnistes ont été lâchés dans la nature. Ce sont donc des outils de second ordre du système d’oppression universelle.

Ce sont donc des terroristes en puissance en attente de mobilisation pour les besoins de l’empire tout comme le sont Azov, Daech, Al-Qaïda, Meta, le front Ennosra, Twitter, Aidar, Praviy Sektor, X, Monsanto, les Femen, l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord), les fausses mouvances néonazies, les gouvernements cryptofascistes d’Europe drapés dans la social-démocratie et le socialisme capitaliste, les faux intellectuels va-en-guerre et racistes, etc.

En complément du même auteur.

- La fuite en avant des USA - reseauinternational.net 19 avril 2022


Pakistan. Coup d'Etat constitutionnel réussi par les Etats-Unis.

Les raisons qui ont poussé les Etats-Unis à se débarrasser d’Imran Khan - reseauinternational.net17 avril 2022

LVOG - Une mauvaise nouvelle pour nous en Inde, mais aussi pour les Pakistanais...

Extraits.

Les Etats-Unis sont à l’origine du coup d’Etat constitutionnel qui a renversé l’ex-Premier ministre pakistanais, Imran Khan, et son remplacement par Shehbaz Sharif.

Le « changement de régime » est une constante de la politique de Washington, qui déploie toute une série d’outils allant des « révolutions de couleurs » (Géorgie, Ukraine…), au coup d’Etat judiciaire (Contre Lula au Brésil), en passant par les putschs militaires et les guerres civiles, pour se débarrasser des dirigeants qui ne leur conviennent pas, même s’ils ont été élus démocratiquement.

Avant d’être évincé du pouvoir, dimanche 10 avril, par une motion de censure au Parlement, Imran Khan a clairement désigné les coupables : les Etats-Unis.

La coalition qui soutenait Imran Khan n’a pas éclaté de son propre chef. Les alliés de l’ex-Premier ministre l’ont quitté sur injonction des Etats-Unis qui ont multiplié ces derniers mois les signes de mécontentement contre le leader pakistanais en raison de son indépendance et de ses choix en politique étrangère.

Il a développé un partenariat géostratégique avec la Chine, à un moment où Washington s’est lancé dans une confrontation multiforme avec Pékin, en passe de devenir la première puissance économique mondiale.

Pour Imran Khan, les Etats-Unis étaient une puissance d’occupation en Afghanistan et c’était à eux de gérer la situation qu’ils ont créée dans ce pays.

La goutte qui a fait déborder le vase a été le refus ferme d’Imran Khan de s‘aligner sur la décision des Occidentaux de sanctionner la Russie en raison de la guerre d’Ukraine,

Au lieu de cela, l’ex-Premier ministre du Pakistan s’est rendu à Moscou le jour du début de la guerre, le 24 février, et s’est affiché en compagnie du président Vladimir Poutine au Kremlin.

Devant les critiques occidentales, Imran Khan a défendu cette visite. « Même les dirigeants européens sont allés en Russie, mais on demande au Pakistan en particulier ‘Pourquoi y êtes-vous allé ?’, comme si nous étions leurs serviteurs », a-t-il martelé.

Alors que la crise politique était à son pic au Pakistan, Imran Khan a révélé que l’une des principales raisons de la colère des Etats-Unis contre lui est son refus d’établir des bases militaires américaines dans son pays.

Même si les médias occidentaux et les élites politiques pakistanaises pro-américaines tentent de donner à la crise au Pakistan une dimension interne, notamment liée à la gestion économique de l’ancien Premier ministre, il ne fait aucun doute que Imran Khan a été évincé en raison de sa volonté d’avoir une politique étrangère centrée sur les intérêts stratégique de son pays, et non pas sur les desideratas américain

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Après le Pakistan, au tout du Mexique.

Mexique: premier échec pour le président sur son projet-phare contesté par les Etats-Unis - francesoir.fr 18 avril 2022

AFP - Le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a subi son premier revers dimanche avec le rejet par les députés de son projet-phare de réforme de la Constitution renforçant le rôle du secteur public dans la production d'électricité, une mesure décriée par les Etats-Unis.

Malgré des tentatives de débauchages, le parti présidentiel Morena (Mouvement pour la régénération nationale) et ses alliés n'ont pas atteint la majorité qualifiée des deux tiers à la Chambre des députés, où les trois grands partis d'opposition ont fait bloc et voté contre.

Ce vote marque aussi un ré-équilibrage des pouvoir en faveur du Congrès face à un président toujours très populaire à plus de la moitié de son mandat de six ans commencé fin 2018, d'après certaines analyses.

Le seuil de la majorité qualifiée se situait à 334 députés pour 498 présents (sur 500 au total). Après plus de douze heures de débat, 275 députés ont voté pour et 223 contre ce projet de réforme de trois articles de la Constitution (25, 27 et 28) sur "la propriété des terres et des eaux" et l'interdiction des monopoles.

Les députés du bloc d'opposition "Va por Mexico" ont entonné l'hymne national à l'issue du scrutin, après avoir été traités de "traitres" par le parti au pouvoir pendant le débat.

Car le président de gauche nationaliste a élevé la question de la réforme du marché de l'électricité au rang des enjeux de souveraineté nationale face aux entreprises étrangères, américaines et espagnoles.

Son projet de révision constitutionnelle prévoyait de revenir sur la libéralisation du marché de l'électricité approuvée en 2013. Il s'agissait de garantir 54% du marché à l'entreprise publique Commission fédérale d'électricité (CFE) face au secteur privé et aux entreprises étrangères, contre 38% actuellement.

Les Etats-Unis dénoncent un risque pour les milliards d'investissements privés des entreprises américaines au Mexique.

- "Laquais de l'impérialisme" -

L'ambassadeur américain à Mexico Ken Salazar avait estimé que l'approbation de la réforme pourrait provoquer des "litiges interminables" dans le cadre du traité de libre-échange Mexique-Etats-Unis-Canada.

L'Espagne redoute également les conséquences pour ses entreprises privées, comme Iberdrola.

"Nous allons défendre notre souveraineté!", avait lancé le président de la Chambre des députés, Sergio Gutierrez Luna, quelques heures avant d'annoncer lui-même la défaite de son camp.

Il a accusé l'opposition de vouloir rester "les laquais de l'impérialisme" au service des entreprises étrangères.

"Ils ne vont pas passer", a répété le bloc d'opposition, qui regroupe l'ancien parti-Etat du PRI (au pouvoir pendant 70 ans jusqu'en 2000), le PAN de droite, et le PRD de gauche.

Le président avait tenté de diviser le PRI (Parti de la révolution institutionnelle), en nommant par exemple dès septembre l'un de ses cadres, ancien gouverneur, ambassadeur à Madrid. Peine perdue: il a été exclu des rangs du PRI.

Le bloc d'opposition a dénoncé le coût de la réforme en terme de dette publique ou d'environnement. Un cadre du PAN (Parti d'action nationale) Jorge Romero a estimé que cela projetterait le Mexique "50 ans en arrière en terme d'environnement".

Le président de la République avait minimisé d'avance sa défaite annoncée. "Quoi qu'il arrive, nous sommes blindés contre la trahison. Je vais de nouveau l'expliquer demain", a-t-il tweeté dimanche soir avant le vote.

Le président semble faire référence à une décision de la Cour suprême il y a dix jours. La Cour a estimé que la loi donnant la priorité à l'entreprise publique CFE par rapport aux entreprises privées était constitutionnelle. Cette loi a été approuvée par le Congrès début 2021, à la majorité simple. Cette loi de l'industrie électrique (LIE) a immédiatement fait l'objet de nombreux recours.

Le président avait également annoncé la semaine dernière qu'en cas d'échec et de "trahison des députés" sur sa réforme constitutionnelle, il transmettrait dès lundi une "loi minière" "pour que le lithium reste propriété de la Nation".

Cette loi contre de nouvelles concessions d'exploitations de lithium (minerai stratégique utilisé dans la fabrication des batteries) ne requiert que la majorité simple.

Avant son échec prévisible à la Chambre des députés, AMLO -initiales du président et son surnom- avait validé son maintien au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2024 lors d'un référendum dimanche dernier. Au total plus de 90% des votants s'étaient prononcé pour la poursuite de son mandat - mais avec moins de 20% de participation. AFP 18 avril 2022



DICTATURE SANITAIRE

En Grèce.

Les travailleurs de la santé grecs entament une grève de la faim : « Nous n’avons pas besoin d’un passeport pour les vaccins pour être libres » - reseauinternational.net 19 avril 2022

Alors que la grève de la faim contre le vaccin COVID-19 imposé par la Grèce au personnel de santé entrait dans son 17ème jour, un travailleur de la santé suspendu a déclaré hier à une foule de manifestants à Athènes : « Nous n’avons pas besoin de passeports vaccinaux pour être libres ».

S’exprimant devant le bâtiment du Parlement grec, Zoe Vagiopoulou, l’une des grévistes de la faim, a prononcé un discours qui a fait des vagues sur les médias sociaux grecs.

Elle a déclaré :

« Nous sommes en grève de la faim depuis 17 jours pour le droit au travail. Le travail est un droit que personne ne peut nous refuser. Nous sommes 7500 familles [referring to the number of healthcare workers who remain suspended] en dehors du système de santé publique, auquel nos parents et grands-parents ont cotisé mais dont nous sommes exclus en raison de décisions permanentes en violation de la loi et de l’ordre constitutionnel ».

Mme Vagiopoulou est l’un des cinq professionnels de la santé grecs qui ont entamé une grève de la faim le 21 mars pour protester contre leur suspension et les restrictions liées à la COVID.

Le ministère grec de la Santé a mis en congé sans solde tous les travailleurs de la santé qui n’ont pas respecté la date limite du 1er septembre 2021 pour la vaccination COVID obligatoire du personnel médical et qui n’ont pas reçu une dose de rappel avant le 31 mars.

Parmi les quelque 10 000 professionnels de la santé qui n’ont pas été vaccinés, nombreux sont ceux qui ont organisé des protestations continues dans le cadre de ce qui constitue l’opposition la plus cohérente et la plus soutenue aux restrictions imposées par le gouvernement grec – des mesures reconnues comme étant les plus strictes d’Europe en la matière.

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- Médecine et totalitarisme (1/5) - reseauinternational.net17 avril 2022


- La FDA et Pfizer savaient que l’injection COVID provoquait une immunosuppression Par Dr Joseph Mercola - Mondialisation.ca, 17 avril 2022

LVOG - Les essais cliniques de phase 3 sont conçus pour découvrir les effets secondaires fréquents ou graves avant qu’un vaccin ne soit approuvé. Or, ceux de Pfizer doivent se terminer le 8 février 2024, ce qui signifie que la population mondiale ou principalement occidentale a servi de cobaye à cette organisation mafieuse et criminelle soutenue par tous les gouvernements et toutes les institutions internationales.


Comment justifier une mesure injustifiable, sauf politiquement.

Covid-19 : premiers morts dus au virus à Shanghai depuis le début du confinement - BFMTV 17 avril 2022

LVOG - Si vous arrêtez votre lecture au titre où aux premiers paragraphes, vous seriez tentés d'en déduire que le confinement pendant un mois des 26 millions d'habitants qui habitent Shangaï décrété par les autorités était justifié au regard de cette annonce, mais si vous poursuiviez votre lecture, voici ce que vous apprendriez :

BFMTV - Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, la mairie de Shanghai a précisé que les trois morts étaient ceux de personnes âgées souffrant de maladies sous-jacentes.

LVOG - Cela signifie que ces 3 personnes sont mortes non pas particulièrement à cause de ce virus, mais parce qu'elles étaient âgées et en mauvaise santé et qu'il faut bien mourir un jour.

Donc le titre cet article était malhonnête, il était destiné à influencer les lecteurs pour qu'ils cautionnent la politique liberticide des autorités chinoises que partage BFMTV de manière à les préparer psychologiquement à ce qui les attends dans les semaines ou mois à venir, c'est une façon comme une autre de l'annoncer et de le justifier par avance.

Ce travail de décryptage de la propagande officielle, combien de lecteurs sont-ils capables de le faire au quotidien ? Je n'en ai pas encore rencontré un, même parmi mes contacts de longue date. A part le Réseau Voltaire qui réalise aussi ce travail en profondeur et dont je partage les conclusions huit fois sur dix, je ne connais aucune organisation digne de confiance ou qui ne se fourvoie pas.

Les travailleurs ignorent l'existence de ce portail, tout comme ils ignorent celle du Réseau Voltaire, qui malgré tout ne réalise pas ce travail quotidien sur l'actualité. Par conséquent, il y a tout lieu de penser qu'ils se feront manipuler, et tous ceux dans le mouvement ouvrier qui refusent de réaliser ce travail pour aider les masses à élever leur niveau de conscience, sont complices des idéologues de l'oligarchie qui sont aux commandes de cette machination destinée à les tromper pour mieux les exploiter et les asservir.

Voilà ce qui justifie notamment l'existence ou la construction d'un parti ouvrier réellement socialiste, parce que son rôle est irremplaçable au côté des masses.

De nombreuses organisations ou une multitude de médias ou de blogs se prétendent indépendants, pour un peu ils voudraient nous faire croire qu'ils seraient neutre sur le plan idéologique ou politique, alors que cela n'existe pas plus que l'apolitisme qui est une escroquerie déguisée, et si je ne le revendique pas, c'est parce que j'ai l'honnêteté d'assumer mon idéologie socialiste ou communiste, celle des exploités opposée à celle des exploiteurs ou des capitalistes et des partisans du capitalisme qui n'osent pas l'avouer ouvertement. Voilà ce qui distingue La Voix de l'Opposition de Gauche.

Ici, on ne se contente pas de dénoncer ceci ou cela comme peuvent le faire certains, il y en a qui se sont spécialisés dans cette activité lucrative ou qui leur permet de se mettre en lumière pour en tirer des avantages personnels, ce qui n'est évidemment pas mon cas puisque je n'en tire absolument aucun profit, bien au contraire, mais ils ne vous fourniront jamais la réelle signification économique, sociale ou politique de ce qu'ils dénoncent, sauf quand c'est trop évident ou cela saute aux yeux, dans tous les autres cas c'est l'idéologie qu'ils ont adoptée, dont vous ignorez la nature, qui les influencera et vous influencera.

Voilà comment on est amené à passer d'une fausse ou mauvaise interprétation à une autre sans en avoir conscience, ce qui évidemment ne servira à rien ou mènera dans une impasse, ce qui est pour le moins décourageant ou déprimant, à croire que c'était le but recherché dans certains cas.

Les masses quelles que soient les expériences qu'elles peuvent être amenées à vivre, dès lors qu'elles ne sont pas en mesure d'en dégager la signification politique ou d'en tirer des enseignements politiques, elles ne leur auront servi à strictement rien. Cela explique pourquoi elles reproduisent une multitude de fois les mêmes erreurs, et pourquoi nous en sommes toujours au même point ou condamné sans cesse à tout reprendre de zéro ou presque, puisqu'il existe tout de même quelques militants comme moi pour tirer ces leçons politiques et les transmettre ou essayer de les partager, mais c'est très difficile comme vous pouvez le constater vous-même.

En vous proposant de construire un nouveau courant politique, je tenais compte ou je partais de ce constat.

Personne n'est obligé de le partager ou de rejoindre ce courant politique socialiste révolutionnaire, mais que chacun assume ses propres idées ou l'orientation politique qu'il a adoptée, c'est me semble-t-il la moindre des choses entre personnes honnêtes et responsables ou libres de ses actes, non ? Vous comprendrez qu'ensuite venir m'accuser de vouloir imposer mes idées serait malhonnête, et ne permettrait pas à une discussion loyale d'avoir lieu entre nous sous peine de s'emporter inutilement et de perdre son temps.

Depuis 2008 où j'ai démarré cette rubrique, je n'ai jamais cherché à retenir les lecteurs, bien au contraire, sachant à quel point ils pouvaient être susceptibles, ignorants ou de mauvaise foi, cela aurait été inutile de les ménager, il valait mieux être parfaitement sincère quitte à les choquer et à ce qu'ils ne se connectent plus à se portail. J'ai même indiqué à ceux que ma personnalité indisposait ou qui étaient animés de mauvaises intentions à mon égard ou en général, qu'ils pouvaient aller voir ailleurs, je ne les retenais pas, vous avouerez que vous n'avez encore lu cela nulle part.

Voyez-vous, je ne suis pas spécialement favorable à une épuration politique imposée ou autoritaire, bien que je conçoive que dans certaines circonstances cela se justifie ; Quelle horreur vont s'exclamer en choeur les pacifistes qui justifient aujourd'hui la guerre de l'OTAN contre la Russie ! Je préfère qu'ils prennent les devants ou qu'ils se démasquent eux-mêmes, conformément à la démarche que j'ai adoptée, qui repose sur la capacité des masses à prendre conscience de leur destin et des tâches historiques qu'elles ont à accomplir, et que personne ne les réalisera à leur place. Partant de là, je ne vois pas pourquoi je devrais être amené à imposer quoique que ce soit à qui que ce soit, cette accusation est complètement ridicule, stupide au possible, c'est insulter ou mépriser tout le travail colossal que j'ai fait en réalité depuis 2001.

Revenons à cet article de BFMTV, car la fin n'était pas triste non plus.

En deux mots, ils se sont employés à dramatiser la situation pour justifier le confinement, et ils ont poussé la scélératesse jusqu'à minimiser les conséquences pour la population chinoise concernée.

BFMTV - Shanghai est le théâtre de la pire contagion virale en Chine depuis le début de l'épidémie, avec des dizaines de milliers de nouveaux cas annoncés quotidiennement.

Ses 25 millions d'habitants ont été placés en confinement strict depuis la fin mars, nombre d'entre eux se plaignant entre autres de problèmes d'approvisionnement. BFMTV 17 avril 2022



ÉCONOMIE ET SOCIAL

Russie

Russie: 200.000 emplois menacés par les sanctions à Moscou, selon le maire - francesoir.fr 18 avril 2022

AFP - Au moins 200.000 emplois sont menacés à Moscou par le départ ou l'arrêt des activités d'entreprises étrangères, dans la foulée de l'offensive russe contre l'Ukraine, a annoncé lundi le maire de la capitale russe.

Dans un message sur son site, Sergueï Sobianine a indiqué qu'un plan d'aide de 3,6 milliards de roubles (environ 38 millions d'euros au taux actuel) avait été adopté la semaine dernière pour aider les Moscovites risquant un licenciement.

"Ce programme concerne avant tout les employés d'entreprises étrangères qui ont suspendu temporairement leurs activités ou décidé de quitter la Russie. Selon nos estimations, environ 200.000 personnes risquent de perdre leur emploi", a indiqué le maire.

La mairie va proposer aux employés de sociétés étrangères au chômage technique des "emplois temporaires" permettant des compléments de revenus comme "la gestion des archives ou la réparation d'équipements" municipaux.

La municipalité dit aussi prévoir des subventions pour financer des reconversions professionnelles.

Selon la mairie, des aides financières pour les familles devraient être ouvertes, en vertu d'un récent décret présidentiel, et des mesures prises pour faciliter les emprunts des petites et moyennes entreprises.

Enfin, la ville de Moscou dit avoir construit, sans préciser de date, trois usines de médicaments pour compenser la suspension des importations pharmaceutiques, dont dépendent fortement les Russes.

Dans ce domaine, "un grand travail nous attend, les résultats mettront des années à arriver", a indiqué M. Sobianine. AFP 18 avril 2022


Chine

Les États-Unis alimentent le techno-nationalisme chinois - 18 avril 2022 reseauinternational.net

Le progrès technologique est un élément central de la politique nationale inscrite dans le 14ème plan quinquennal. Alors que dans le passé, un ministre du gouvernement aurait été chargé de gérer ce processus, Xi le supervise directement.

Dans le cadre de cette initiative, le gouvernement inonde les entreprises technologiques chinoises de terres, d’argent et de contrats. Et il construit un écosystème d’innovation calqué sur le projet Manhattan et le programme Apollo de la NASA, avec une chaîne d’incubation entièrement intégrée reliant les laboratoires nationaux, les universités et les «parcs scientifiques» de haute technologie.

Le gouvernement chinois prévoit de construire dix laboratoires de recherche nationaux, chacun avec un objectif différent – par exemple, un laboratoire d’intelligence artificielle à Shanghai et un laboratoire d’ informatique quantique à Hefei – et supervisés directement par un membre du Comité permanent du Parti communiste chinois, principal organe décisionnel de la Chine.

En outre, les autorités ont pour objectif de créer 100 nouveaux centres technologiques et 100 parcs industriels de haute technologie supplémentaires dans tout le pays, et ont introduit un processus accéléré d’introduction en bourse, mis en place par le biais du nouveau Shanghai Stock Exchange Science and Technology Innovation Board (également connu sous le nom de Shanghai Stock Exchange Science and Technology Innovation Board). le marché STAR).

Les gouvernements locaux ont également un rôle crucial à jouer dans ce processus. Et, déjà, beaucoup font preuve d’innovation dans la manière dont ils soutiennent le développement technologique. De nombreux gouvernements locaux – comme à Shanghai, Chengdu, Hefei et Chongqing – ont adopté des structures de fonds de fonds et ont commencé à obtenir des participations importantes dans des entreprises. Le gouvernement de Shanghai a collaboré avec Tesla et le gouvernement d’Anhui a obtenu une participation dans la société chinoise de véhicules électriques Nio.

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DOSSIER UKRAINE

En bref.

Hitler accuse les juifs de vouloir détruire le ghetto de Varsovie qu'ils auraient eux-mêmes fabriqué.

- Guerre en Ukraine: Kiev accuse les Russes de vouloir "détruire le Donbass" - BFMTV 17 avril 2022

C'était inclus dans la panoplie impérialiste et coloniale du Great Reset

- Royaume-Uni: le prince Charles rend hommage aux réfugiés et à ceux qui les accueillent - BFMTV 17 avril 2022

LVOG - Rappel : Le prince Charles est un des parrains et porte-parole du Great Reset pour ceux qui n'ont pas suivi.


Le bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN en 1999 ne passera jamais.

La Serbie explique son refus de s’associer aux sanctions « immorales et inefficaces » contre la Russie - reseauinternational.net 19 avril 2022

Le président serbe Aleksandar Vucic a réitéré la position de Belgrade qui ne prendra pas de sanctions vis-à-vis de Moscou. Une position de « principe », que le chef d’État maintient en dépit des pressions et du « chantage » des occidentaux.

« Cela nous coûte beaucoup de ne pas avoir imposé de sanctions à la Russie. Mais si nous les imposions, cela nous coûterait notre principe de ne pas soutenir les sanctions contre qui que ce soit, car nous savons par notre propre expérience que les sanctions sont immorales et inefficaces », a déclaré le président serbe Aleksandar Vucic dans une interview accordée à Pink TV.

« Ils disent que je suis un traître. Un traître ? Le seul en Europe qui n’a pas imposé de sanctions à la Russie, et d’un si petit pays. Appelez-moi comme vous voulez, mais le peuple a montré ce qu’il pense [lors de l’élection] », a-t-il ajouté à l’attention de ses critiques.

Aleksandar Vucic a été réélu dès le premier tour avec 59,55% des voix début avril.

À plusieurs reprises, le président serbe a fait savoir que Belgrade subissait de fortes pressions et un « chantage » pour se joindre aux restrictions imposées à la Russie à la suite du lancement de l’opération militaire russe en Ukraine.

« Si je voulais devenir le héros numéro un du monde, il suffirait de dire quelque chose contre [Vladimir] Poutine, et tout le monde me donnerait des prix et m’appellerait le plus grand démocrate du monde », a-t-il ironisé.

Le chef d’État a également souligné que l’interdiction du pétrole et du gaz en provenance de Russie paralyserait l’économie serbe : « Au quotidien, nous devons prendre des décisions qui profitent aux citoyens de Serbie ».

Aleksandar Vucic a en outre accusé Kiev et un État de l’UE non identifié d’une série de fausses alertes à la bombe sur les avions de ligne d’Air Serbia.

Plus d’une douzaine d’avions ont été contraints de retourner à Belgrade ou à Moscou, tandis que d’autres vols ont été retardés, et l’aéroport de Belgrade a été évacué au moins trois fois au cours des dernières semaines.

« Les services [de renseignement] étrangers de deux pays font cela. L’un est un pays de l’UE, et l’Ukraine en est un autre », a-t-il accusé.

Les alertes à la bombe ont commencé après le refus de la Serbie de soutenir une interdiction européenne des vols russes.

« Nous maintenons ces vols, littéralement par principe, car nous voulons montrer que nous sommes un pays libre et que nous prenons nos propres décisions. Ne décidez pas pour nous quand il faut annuler des vols », a déclaré le président serbe.

« Avez-vous annulé vos vols lorsque 19 pays bombardaient la Serbie ? Au moins 30 pays – des États membres de l’OTAN – aident maintenant [l’Ukraine]. Personne ne nous a aidés lorsque nous avons été attaqués par les 19 pays les plus puissants », a-t-il ajouté, faisant référence au bombardement de la Yougoslavie par l’OTAN en 1999. reseauinternational.net 19 avril 2022


Marioupol.

Redditions en masse à Marioupol. Le sacrifice suprême voulu par Zelenski et ses sponsors n’aura pas lieu - 18 avril 2022 reseauinternational.net

Zelenski avait ordonné à tous les combattants bloqués dans Marioupol de se battre jusqu’à la mort. Non pas pour des raisons militaires ou diplomatiques, mais seulement pour prolonger le plus possible la guerre dans son pays dans le but d’éreinter l’armée russe, comme le lui ont ordonné ses maitres anglo-américains. Zelenski sera-t-il jugé un jour pour avoir ordonné d’abattre tous ceux qui voulaient se rendre ? Après la guerre, il faudra que ce soient les Russes qui s’en chargent car, en Occident, il en serait plutôt félicité.

Heureusement, cet ordre de suicide collectif gratuit n’a pas été suivi. Depuis quelques jours, ils se rendent par petit groupe et, ce dimanche, ils sont plus de 700 à déposer les armes. Paradoxalement, tous ces soldats, jeunes pour la majeure partie d’entre eux, attirent plus d’empathie que de la colère ou du ressentiment dans les réseaux sociaux russes. Il semble en effet que tout le monde a conscience que les véritables tireurs de ficelles responsables de ce merdier sont ailleurs qu’à Marioupol.

Quoi qu’il en soit, cette reddition est une catastrophe pour l’OTAN, non pas parce que ses proxies ont perdu une bataille majeure, mais surtout parce que, tout d’abord, il y a parmi les prisonniers beaucoup de combattants provenant des pays membres de l’Organisation, pour ne pas dire plus, et ensuite, la capture de centaines de prisonniers démolit complètement la légende que les médias occidentaux cherchent à forger, selon laquelle les braves soldats ukrainiens, face aux soldats russes, préfèrent se battre jusqu’à la mort plutôt que de se rendre ou négocier.

Le corps du commandant de la 36e Brigade de Marines des forces armées ukrainiennes, Baranyuk, a été retrouvé à Marioupol.

Les troupes de la DNR ont liquidé cinquante soldats et officiers ukrainiens, dont le commandant de la 36e brigade des marines, le colonel Volodymyr Baranyuk, a rapporté la milice populaire de la République populaire de Donetsk.

Ils ont déclaré que dans la nuit du 11 au 12 avril, un groupe de marines ukrainiens a tenté de s’échapper du territoire de l’usine Ilyich à Marioupol. Ils en ont été empêchés par les forces de la Milice du Peuple.

« Au cours de la bataille, jusqu’à 50 militaires ont été tués, dont cinq officiers supérieurs du commandement de la brigade, et 42 autres se sont rendus. Lors de l’inspection du site de l’affrontement, le corps du commandant de la 36e brigade de marines, le colonel Vladimir Anatolyevich Baranyuk, ses effets personnels et ses armes ont été trouvés parmi les morts », a déclaré la milice populaire dans un message Telegram. reseauinternational.net 18 avril 2022


L’alliance du fanatisme et de la servitude - reseauinternational.net 19 avril 2022

Dans ce chaudron de Marioupol nous pouvons confirmer que l’Ukraine n’a plus de tête, au sens propre comme au sens figuré, son gouvernement n’étant qu’un ramassis de marionnettes obéissant au vrai pouvoir qui lui siège à Washington, et qu’il a laissé la psychopathie nazie gangrénée tout son appareil d’État et son armée…

En prenant du recul on doit admettre que le Nouvel Ordre Mondial a réussi en Ukraine une des plus belles victoires de sa stratégie du chaos, préparée patiemment depuis le sommet de Bucarest, engagée sur le Maïdan, prolongée dans le Donbass jusqu’à forcer la Russie à réagir pour ne pas disparaitre corps et bien devant le raz de marée de l’OTAN.

La plus belle réussite de la ploutocratie mondialiste en Ukraine est d’avoir réussi a fusionner en huit années seulement un intégrisme idéologique criminel avec une soumission étatique suicidaire et à transformer ainsi la meute sortie du Maïdan en horde de kamikazes fanatiques formés et équipés par l’OTAN.

Certains pourront dire – et ils ne s’en privent pas – que Vladimir Poutine, en déclenchant les opérations militaires en Ukraine ce 24 février, n’a pas respecté ce p… de droit International, ce qui est factuellement vrai. Mais face à un nouvel Ordre Mondial qui depuis trente ans piétine ce même droit international en organisant des blocus, des révolutions, des coups d’États, des assassinats, des bombardements et conflits tous illégaux, pourquoi la Russie devrait-elle continuer seule à respecter ces règles et laisser ses « partenaires occidentaux », année après année l’étrangler économiquement et l’encercler militairement ?

La Russie n’a pas eu d’autre choix que de renverser la table de jeu sur la gueule des tricheurs, et tant pis pour le droit international qui finalement n’est acceptable que s’il est collectivement respecté car lorsque le capitalisme mondialiste, qui a déjà dansé avec le djihadisme en Syrie, s’attache en Ukraine les services du nazisme cela devient une menace d’autant plus gravissime que l’État kiévien, qui dérivait depuis l’indépendance dans le cloaque de la ploutocratie a fini par s’agenouiller totalement devant l’autel de la Marchandise où il sacrifie son Histoire et ses enfants.

Toute personne qui veut comprendre comment le volcan ukrainien a fini par exploser jusqu’à menacer aujourd’hui toute l’Europe doit partir au minimum du Maïdan, cet athanor infernal où l’alchimiste mondialiste a fusionné le fanatisme et la servitude dans son Golem ukrainien.

Et Marioupol est la parfaite illustration physique, mentale de ce chaos géopolitique dont il convient aujourd’hui d’éradiquer les acteurs et idiots utiles radicalement, sans pitié ni règles avant que cette alliance mortifère se s’étende plus encore.

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Donbass – Le martyr des civils de Marioupol de 2014 à 2022, raconté par ses habitants - donbass-insider.com 19 avril 2022

Le 16 avril 2022, nous sommes retournés à Marioupol, tout près de l’usine Azovstal où se trouvent les dernières troupes ukrainiennes. Nous nous sommes rendus à trois endroits différents autour de l’usine pour discuter avec les civils, qui nous ont raconté comment les soldats du régiment Azov tiraient sur eux et sur leurs habitations. Plusieurs nous ont aussi raconté ce qui s’est passé le 9 mai 2014, mais aussi en janvier 2015, lors du bombardement du district de Vostotchny, qui avait été attribué à la RPD (République Populaire de Donetsk).

Car le martyr de la ville de Marioupol n’a pas commencé en 2022, mais huit ans plus tôt, avec le massacre du 9 mai 2014.

LVOG - Si j'ai bien compris, en 2014-2015, il s'est agi d'un soulèvement révolutionnaire réprimé sauvagement par le gouvernement néonazi de Kiev que nos braves révolutionnaires trotskystes soutiennent, j'en ai la nausée.

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Mise au point d'une agence du Pentagone.

Les responsables du renseignement américain rejettent les allégations de « génocide » de Biden : « Ce n’est pas ce que nous constatons » - 18 avril 2022 reseauinternational.net

Newsweek a publié un article citant un haut responsable de la Defense Intelligence Agency du Pentagone, qui a déclaré que les pertes civiles en Ukraine sont typiques d’une guerre moderne et ne constituent « guère » un génocide.

Le responsable de la DIA a déclaré : « Je n’excuse pas une seconde les crimes de guerre de la Russie, ni n’oublie que la Russie a envahi le pays. Mais le nombre de morts réels ne constitue guère un génocide. Si la Russie avait cet objectif ou tuait intentionnellement des civils, nous verrions beaucoup plus que moins de 0,01% dans des endroits comme Bucha », a souligné le fonctionnaire.

L’allégation de génocide « n’a jusqu’à présent pas été corroborée par les informations recueillies par les agences de renseignement américaines », indique le rapport.

How U.S. Intelligence Sees Russia's Behavior After Bucha - newsweek.com 12 avril 2022

U.S. intelligence sources call it the Bucha Effect. After Kyiv triumphantly announced last weekend that Ukrainian forces had regained control of Bucha and other northern towns, elation quickly turned to anguish as civilian corpses were found on the streets, some with their hands tied behind their backs, evidently shot at close range.

The images of civilian deaths halted negotiations by the two sides, particularly as Kyiv and the international community leveled accusations of war crimes and genocide on the part of Russia - accusations it has denied.

https://www.newsweek.com/how-us-intel-sees-russias-behavior-after-bucha-1697074


Les Etats-Unis ont créé leurs propres organismes de propagande en Ukraine.

Ukraine Crisis media center, un organe déguisé de propagande américaine en Ukraine - donbass-insider.com 18 avril 2022

Ukraine Crisis media center, ou comment engager des millions de dollars dans un média « indépendant ». Vous ne connaissez pas ce média ? C’est normal, c’est une officine qui fut créée juste au moment du Maïdan américain à Kiev. Ce média est devenue l’une des plateformes de désinformations en Ukraine, parmi les plus actives, publiant également en plusieurs langues. Elle a rapidement pris une importance majeure dans la diffusion d’une propagande qui est ensuite également servie aux pays occidentaux. C’est d’ailleurs ces pays qui financent ce média intrusif et vous allez voir que la liste des sponsors et donateurs est tout à fait révélatrice de la méthode.

- Ukraine Crisis media center donors (listes des donateurs)

- USAID from the american people
- NED/CIA
- OTAN
- European Endowment of Democracy
- L'ambassade de Suède en Ukraine
- L'ambassade des Etats-Unis en Ukraine
- L'ambassade de Grande-Bretagne en Ukraine
- L’ambassade de Norvège en Ukraine
- L’ambassade de Finlande en Ukraine
- Le Royaume des Pays-Bas
- Le gouverneur du Canada
- L'Unicef
- L'UNHCR Ukraine : Haut Commissariat des Nations Unies
- Etc.

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TRIBUNE LIBRE

La fin de la domination occidentale - Réseau Voltaire 19 avril 2022

Les sanctions occidentales contre la Russie, décidées unilatéralement par Washington, sont présentées comme une juste punition de l’agression contre l’Ukraine. Mais, sans parler de leur illégalité en Droit international, chacun peut constater qu’elles n’atteignent pas leur cible. Dans la pratique, les États-Unis isolent l’Occident en espérant maintenir leur hégémonie sur leurs alliés.

Par Thierry Meyssan

Les États-Unis, qui ne participèrent que tardivement aux Guerres mondiales et ne subirent aucune perte sur leur territoire, sont sortis vainqueurs des conflits mondiaux. Héritant des empires européens, ils ont élaboré un système de domination faisant d’eux le « gendarme du monde ». Cependant, leur hégémonie était fragile et ne pouvait résister au développement de grandes nations. Dès 2012, des politologues commencèrent à décrire le « piège de Thucydide » par analogie avec l’explication que le stratège grec avait donné des guerres opposant Sparte à Athènes. Selon eux, la montée en puissance de la Chine rendait aussi inévitable l’affrontement avec les États-Unis. Constatant que, si la Chine est devenue la première puissance économique mondiale, la Russie est devenue la première puissance militaire, Washington décida de les combattre l’une après l’autre.

C’est dans ce contexte qu’intervient la guerre en Ukraine. Washington la présente comme « agression russe », adopte des sanctions et contraint ses alliés à les prendre aussi. La première remarque qui vient à l’esprit, c’est que les Etats-Unis, se sachant inférieurs militairement, mais supérieurs économiquement, ont décidé de choisir leur champ de bataille. Cependant l’analyse des forces en présence et des mesures prises dément cette lecture des événements.

Le système économique mondial

Le système économique mondial a été créé par les Accords de Bretton Woods, en 1944. Ils visaient à instaurer un cadre pour le capitalisme au-delà de la crise de 1929, dont le nazisme n’avait pas été la solution. Les États-Unis imposèrent leur monnaie comme référence convertible en or. Ni l’Union soviétique, ni la Chine ne participèrent à cette conférence.

En 1971, le président Richard Nixon décida d’en finir officieusement avec la parité de dollar en or. Il peut ainsi financer la guerre du Vietnam. Concrètement, il n’y avait plus de taux de change fixes. La mesure ne fut officialisée qu’une fois la guerre finie, en 1976. C’est aussi à ce moment-là que la Chine fit alliance avec les multinationales anglo-saxonnes. La Communauté européenne (ancêtre de l’Union) s’adapta en encadrant les taux de change désormais flottants, en 1972 (le « serpent monétaire »), puis en créant l’euro.

À partir de 1981, les États-Unis commencent à laisser filer leur dette. Elle passa de 40 % de leur PIB à aujourd’hui 130 %. Ils tentèrent de globaliser l’économie mondiale, c’est-à-dire d’imposer leurs règles aux pays solvables et de détruire les structures étatiques des pays restants (la stratégie Rumsfeld/Cebrowski). Pour payer leur créance, ils imprimèrent des dollars, espionnèrent les sociétés de leurs alliés et volèrent toutes les réserves de deux gros États pétroliers, l’Iraq et la Libye. Personne n’osa rien dire, mais à partir de 2003, le système économique des États-Unis n’était plus celui qu’il prétendait être. Officiellement ils étaient toujours libéraux, mais chacun pouvait constater qu’ils ne produisaient plus ni leur nourriture, ni leurs marchandises de première nécessité, et qu’ils ne se nourrissaient plus que de rapines.

L’économie états-unienne, qui représentait un tiers de l’économie mondiale lors de la dissolution de l’URSS, n’en est plus qu’un sixième.

De nombreux États anticipent la fin des règles de Bretton Woods et réfléchirent à une nouvelle donne. En 2009, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, bientôt rejoints par l’Afrique du Sud pour l’Afrique, créent les BRICS. Ces pays se sont dotés d’institutions financières qui, à la différence du FMI et de la Banque mondiale, ne conditionnent pas leurs prêts à des réformes structurelles ou à des engagements politiques d’alignement sur Washington. Ils préfèrent investir en leasing, le pays hôte devenant propriétaire de l’investissement lorsque celui-ci est rentabilisé.

En 2010, la Biélorussie, le Kazakhstan et la Russie, bientôt rejoints par l’Arménie, fondèrent l’Union économique eurasiatique. Ces pays frontaliers instaurèrent une zone de libre échange avec l’Égypte, la Chine, l’Iran, la Serbie, Singapour et le Viêt Nam. Ils pourraient être rejoints par la Corée du Sud, l’Inde, la Turquie et la Syrie.

En 2013, la Chine débutera un vaste projet de « Nouvelles routes de la soie ». L’année suivante, lorsque son PIB dépasse celui des États-Unis en parité de pouvoir d’achat, Beijing créa la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), puis en 2020, il encadra les capitaux étrangers.

En 2021, l’Union européenne imagina sa Passerelle mondiale (Global Gateway) pour concurrencer la Chine et imposer son modèle politique. Mais cette exigence fut vécue comme un sursaut colonial par de nombreux pays et fit l’objet d’un rejet massif.

Progressivement le bloc russe et le bloc chinois se sont rapprochés grâce au projet commun de Grand Partenariat Eurasiatique Global (2016) dans le cadre de l’Organisation de coopération de Shanghai. Il s’agit de développer l’ensemble de cet espace en y créant des voies de communication équilibrées sur les bases idéologiques définies par le Kazakh Sultan Nazerbayev : l’inclusivité, l’égalité souveraine, le respect de l’identité culturelle et socio-politique, l’ouverture et la disponibilité à intégrer d’autres ensembles.

La tentative de Washington de détruire cet ensemble en formation n’a aucune chance d’aboutir. Il est frappant de constater que :

l’attaque économique a débuté non pas avec l’invasion de l’Ukraine, mais deux jours avant.

elle se porte avant tout contre les banques russes, les milliardaires russes et l’industrie gazière russe et pas du tout sur le nouveau système de communication eurasiatique.

enfin elle vise à exclure la Russie des organisations internationales, mais ne concerne pas les Etats qui refusent de condamner la Russie. Par conséquent elle va la pousser dans les bras de Beijing.

En d’autres termes, les États-Unis n’isolent pas la Russie, mais ils isolent l’Occident (10 % de l’humanité) du reste du monde (90 % de l’humanité).

Le processus de séparation de l’Occident du reste du monde

- 0. Le lendemain même de la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des Républiques populaires de Donestsk et de Lougansk (21 février 2022), les États-Unis attaquaient économiquement la Russie (22 février). L’Union européenne leur emboitait le pas le surlendemain (23 février). Vnesheconombank et Promsvyazbank étaient exclues du système financier mondial.

Vnesheconombank (VEB.RF) est une banque de développement régional. Elle aurait pu aider celui du Donbass. Promsvyazbank (PSB) investit principalement dans le secteur de la Défense. Elle aurait pu jouer un rôle en application du traité d’Assistance mutuelle.

-1. La Russie ayant débuté une opération militaire spéciale en Ukraine (24 février), les États-Unis étendirent l’exclusion des deux premières banques du système financier mondial, à toutes les banques russes (25 février). L’Union européenne lui emboîta le pas (25 février).

-2. Afin de prévenir le maximum d’États de se rallier à la Russie, Washington étendit les interdictions commerciales à la Biélorussie. L’Union européenne commença à priver les banques russes d’accès au système SWIFTn selon les instructions états-uniennes précédentes, étendit à son tour les sanctions au Belarus et censura les médias publics russes, Russia Today et Sputnik (2 mars)

-3. Washington commença à s’en prendre à des citoyens russes fortunés (appelés à tort « oligarques ») ayant de mauvais rapports avec le Kremlin (3 mars) et à interdire les importations de sources d’énergie russes (8 mars). L’Union européenne lui emboîta le pas, mais résista en ce qui concerne l’interdiction d’importer le gaz russe qui lui est indispensable (9 mars).

-4. Washington étend les sanctions financières au sein du FMI et de la Banque mondiale, en outre, il élargit la liste des oligarques et interdit l’exportation de produits de luxe en Russie (11mars). L’Union européenne lui emboite le pas (15 mars).

- 5. Washington s’assure que les membres de la Douma et les oligarques n’ont plus aucun droit en Occident ; que la Russie ne pourra plus utiliser ses avoirs aux USA pour payer ses dettes aux USA ; et qu’elle ne pourra plus utiliser son or pour payer ses dettes à l’étranger (24 mars). L’Union européenne la suit dans ces interdictions. Elle prononce l’interdiction d’importer du charbon et du pétrole russe, mais toujours pas d’interdiction du gaz.

Le tableau ci-dessous récapitule les communications de la Maison-Blanche et de Bruxelles. (à consulter dans le portail du Réseau Voltaire)

La réponse du reste du monde

C’est un phénomène extrêmement surprenant à observer : les États-Unis sont parvenus à faire basculer une majorité d’États de leur côté, mais ces États sont les moins peuplés du monde. Tout se passe comme s’ils n’avaient pas de moyens de pression sur des pays capables d’indépendance.

Du fait des actions unilatérales des Anglo-Saxons et de l’Union européenne, le monde est en train de se diviser en deux espaces hétérogènes. L’ère de la globalisation économique est terminée. Les ponts économiques et financiers sont brisés un à un.

Réagissant avec rapidité, la Russie a convaincu ses partenaires du BRICS de stopper leurs échanges en dollars et de créer à terme une monnaie virtuelle commune pour leurs échanges. D’ici là, ils procéderont en or. Cette monnaie devrait être basée sur un panier des monnaies du BRICS, pondérées en fonction du PIB de chaque État membre, et sur un panier de matières premières cotées en bourse. Ce système devrait être beaucoup plus stable que l’actuel.

Surtout, la Russie et la Chine apparaissent comme beaucoup plus respectueux de leur partenaires que les Occidentaux. Jamais ils n’exigent de réformes structurelles, ni économiques, ni politiques. L’affaire ukrainienne montre aux yeux de tous que Moscou ne cherche pas à prendre le pouvoir à Kiev et à occuper l’Ukraine, mais à repousser l’Otan et à combattre les bandéristes (les « néo-nazis » selon la terminologie du Kremlin). Rien que de très légitime, même si la méthode est brutale.

Dans la pratique, on assiste à la fin de quatre siècles de domination des Occidentaux et de leurs empires. C’est un affrontement entre des manières de penser différentes.

Les Occidentaux ne pensent plus qu’en termes de semaines. Avec cette courte vue, ils peuvent avoir l’impression que les États-Unis ont raison et les Russes tort. Au contraire, le reste du monde pense en décennies, voire en siècles. Dans ce cas, il ne fait pas de doute que les Russes ont raison et les Occidentaux dans leur ensemble ont tort.

Par ailleurs, les Occidentaux rejettent le Droit international. Ils ont attaqué la Yougoslavie et la Libye sans autorisation du Conseil de sécurité et ont menti pour attaquer l’Afghanistan et l’Iraq. Ils n’acceptent que les règles qu’ils édictent. Au contraire, les autres États aspirent à un monde multipolaire dans lequel chaque acteur penserait en fonction de sa propre culture. Ils ont conscience que seul le Droit international permettrait de préserver la paix dans le monde tel qu’ils le rêvent.

Plutôt que d’affronter la Russie et la Chine, les États-Unis ont choisis de se replier sur leur empire : d’isoler l’Occident afin d’y maintenir leur hégémonie.

Depuis 2001, tous les dirigeants mondiaux considèrent les Occidentaux et particulièrement les États-Unis, comme des prédateurs blessés. Ils n’osent pas les affronter et cherchent comment les accompagner gentiment au cimetière. Nul n’avait envisagé qu’ils s’isoleraient pour mourir.

- Cliquez ici pour lire l'article

Un extrait du courriel que j'ai adressé à Thierry Meyssan.

- Une réflexion suite à votre article (...)

Reste que les occidentaux ne peuvent pas se passer pour le moment de "l'atelier du monde", la Chine, et la Chine des devises qui en découlent.

On assiste à une guerre inter impérialiste, où certaines puissances entendent prendre (Chine) ou conserver (Etats-Unis) le leadership de l'économie mondiale, condition pour assurer leur propre développement dans l'avenir, sachant que le marché mondial n'est pas extensible indéfiniment ou à la demande, donc chacun doit se disposer d'ores et déjà pour obtenir la plus grande part du gâteau dans l'avenir, sous peine d'être condamné à être relayé au rang de puissance de second rôle ou de péricliter par la suite...

A cela s'ajoute que l'économie productive est en crise, puisque le taux de profit tend vers zéro, le capital variable ou la part de la plus-value produite au cours du procès de production ou présent dans une marchandise, se réduit chaque fois que de nouvelles technologies sont introduites pour produire davantage en un minimum de temps, donc en consommant moins de force de travail qui demeure la valeur ajoutée créée à partir du capital initial, qui fournit la valeur ou le profit contenu dans le produit transformé qui fond comme neige au soleil, ce qui force les capitalistes à produire (et consommer) toujours plus pour parvenir à obtenir un profit en volume substantiel ou permettant de rentabiliser leur investissement, à condition de pouvoir écouler leur production sur le marché local, régional ou mondial ou la concurrence fait rage et le nombre de consommateurs potentiels de moins en moins solvables, du fait de salaires misérables, parce qu'ils sont déjà équipés ou ils sont endettés jusqu'aux dents, sans parler de la masse monstrueuse de chômeurs, etc. l'ensemble de ses facteurs alimentent la crise du capitalisme mondial sur fond de crise sociale quasi-généralisée sur tous les continents...

J'ajoute un mot ce mercredi 20 avril.

L'éclatement de l'économie mondiale et sa fragmentation ne peuvent qu'affaiblir ou fragiliser davantage à terme le système capitaliste déjà en crise, si elle était confirmée dans les mois ou années à venir, d'ailleurs ceci explique cela.

Les économies et les Etats qui vont se retrouver face à des difficultés grandissantes et insurmontables vont être ceux qui ont externalisé ou délocalisé leur production qui était la seule source de création de plus-value, c'est-à-dire les puissances impérialistes occidentales.

Jusqu'à présent ils arrivaient à s'en sortir en faisant main basse dessus au détriment du développement des pays où ces marchandises étaient produites, mais dans la mesure où ces pays entendent récupérer cette plus-value pour développer leurs marchés intérieurs, leurs classes moyennes ou financer leurs infrastructures, que va-t-il rester aux pays occidentaux qui ne vendront plus d'avions, de trains, de voitures, une multitude de produits manufacturés, de machines, de biens d'équipement ou agricoles que tous ces pays produiront eux-mêmes ou achèteront à leur concurrents asiatiques ou les Brics, compte tenu que de nombreux autres pays comptent une population très importante, le Pakistan (221 millions), le Bangladesh (165 millions), l'Indonésie (273 millions), Nigéria (206 millions), Egypte (102 millions), le Mexique (131 millions)...

Pourquoi tous ces pays-là iraient-ils acheter des marchandises à des Etats qui les méprisent, les pillent, les condamnent au sous-développement et à la pauvreté, à demeurer indéfiniment sous leur domination, si des Etats comme la Russie, la Chine et leurs alliés leur propose des solutions plus avantageuses et moins contraignantes, qui ne passent pas leur temps à les menacer de représailles financières, politiques ou militaires s'ils refusent de se plier à leurs exigences exhorbitantes, pourquoi alors que rien ne le justifie hormis cette crainte, il suffit qu'elle s'évanouisse et cela en fait fini de la domination occidentale sur le monde, sans pour autant en finir avec la crise du capitalisme dont l'effondrement serait à nouveau reporté, puisqu'il arrivera forcément un moment, en imaginant que tous ces pays et d'autres que je n'ai pas cité se mettent à produire à tout va ou se développent, où le marché mondial sera saturé et où il s'effondrera, il ne peut pas en être autrement, ce n'est qu'une question de temps.

Maintenant bien des obstacles peuvent freiner cette orientation ou même l'empêcher de se réaliser en partie, dans ce cas-là, cet effondrement interviendra plus tôt ou cela se traduira par des crises mondiales quasi-incontrôlables, ouvrant la voie à la révolution socialiste, espérons-le. A suivre.

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre au format pdf

Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

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La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.