Le portail a été actualisé le 13 octobre 2019.......Dehors Macron, monsieur 10%, illégitime ! Retrait inconditionnel du projet de contre-réforme des retraites Macron-Delevoye!........ A bas la New Climate Economy à 100.000 milliards de dollars prélevés sur tous les peuples !........Partant du constat que le capitalisme (et ses institutions) est l'unique cause des inégalités et des injustices sociales, le principal obstacle à la satisfaction de nos besoins, à la réalisation de nos aspirations légitimes, dès lors on a le choix entre s'en accommoder et en assumer toutes les conséquences, y compris le totalitarisme et les guerres, ou décider de l'affronter jusqu'à son abolition et l'instauration d'une République sociale........


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (13.10.2019)

  Documents d'actualité. (13.10.2019)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (09.10.2019)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes) (pas actualisé, pas le temps)

  Tribune libre de la lutte de classe (09.10.2019)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (13.10.2019)(nouvelle rubrique)

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Actualité intermationale (2018 et après...)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030 (a), mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


 LES FAITS. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle.

Voilà l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 13 octobre.

   2019

Octobre du 1er au (à venir)

Septembre (121 pages)
Août (116 pages)
Juillet (120 pages)
Juin (128 pages)
Mai (112 pages)
Avril (60 pages)
Mars (175 pages)
Février (157 pages)
Janvier (194 pages)

2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   TRIBUNE LIBRE DE LA LUTTE DE CLASSE

Gouvernement de gauche et "point L". (Octobre 2019)
Adresse du Conseil fédéral national du POID. (29.09)
Communiqué du POID. (07.09)
Le résultat des élections au Parlement européen en France (07.06)
Communiqué du POI. (29.05)
Communiqué du POID. (27.05)
La violence d’État au service de la classe capitaliste (23.05)
Projet de programme d’action politique pour la classe ouvrière adopté par le IIIe Congrès du POID (20.01)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. Traquer l’ingérence étrangère à Hong Kong. (11.10)
DOCUMENT. Donald Trump, seul contre tous. (08.10)
DOCUMENT. 70ème anniversaire de la République populaire chinoise : l’effacement de l'histoire. (02.10)
DOCUMENT. Théorie et pratique des Droits de l'homme. (01.10)

DOCUMENT. L'union nationale en Syrie et au Venezuela. (24.09)
DOCUMENT. Venezuela – Et ça continue encore et encore… Juan Guaido dans les bras
     de membres du cartel narco-paramilitaire colombien… (24.09)

DOCUMENT. Quand le Parlement européen manipule l’Histoire. (24.09)
DOCUMENT. Hong Kong a peur – des émeutiers. (20.09)
DOCUMENT. Les nouveaux territoires de l’agrobusiness. (18.09)
DOCUMENT. Bolivie : La fiction d’un développement alternatif. (18.09)
DOCUMENT. Hong Kong, le Traité de Nankin revient. (18.09)
DOCUMENT. Dix-huit ans après le 11 septembre 2001 (11.09)
DOCUMENT. De plus en plus d’Étasuniens remettent en question l’histoire officielle
      du 11-Septembre alors que de nouvelles preuves contredisent le récit officiel (11.09)

DOCUMENT. Anniversaire du 11-Septembre: Qui était Oussama ben Laden?
      La vérité derrière le 11 septembre 2001 (10.09)

DOCUMENT. Le Brexit, l'UE et la démocratie. (10.09)
DOCUMENT. Petite leçon d’histoire à Justin Trudeau. (07.09)
DOCUMENT. Hong-Kong : un infiltré chez les « chemises noires » raconte. (05.09)
DOCUMENT. Russie : comment ont été recrutés lesmanifestants du 10 août par l'opposition. (13.08)
DOCUMENT. Donald Trump apportera-t-il la paix ? (03.09)
DOCUMENT. Développements politiques contre Erdogan en gestation en Turquie. (03.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)

DOCUMENT. Elizabeth II suspend le Parlement britannique. (28.08)
DOCUMENT. La communication, seul enjeu du sommet du G-7 à Biarritz. (27.08)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. La communication, seul enjeu du sommet du G-7 à Biarritz. (27.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Des nouvelles du Réseau Voltaire. (25.08)
DOCUMENT. Affaiblir des pays en manipulant la démocratie. (13.08)
DOCUMENT. Qui veut tuer le Réseau Voltaire ? (02.08) DOCUMENT. Révélations sur les attentats de 2004 et 2017 en Espagne. (30.07)
DOCUMENT. Le capitalisme financier déréglé: taux d’intérêt extrêmement bas et bulles des prix. (30.07)
DOCUMENT. Liban-Syrie: Malédiction de la géographie conjuguée avec la richesse?. (30.07)
DOCUMENT. Les Balkans subissent un remodelage géopolitique. (12.07)

DOCUMENT. Le vivier Otan de néonazis en Ukraine. (23.07)
DOCUMENT. L'Union européenne avalise la nomination de quatre hauts fonctionnaires. (09.07)
DOCUMENT. Israël contre les Vénézuéliens (02.07)

DOCUMENT. Ce que Washington joue autour de l'Iran (25.06)
DOCUMENT. Russie-Chine : le Sommet qui ne fait pas l’info (11.06)
DOCUMENT. Sommet tripartite secret de Jérusalem (11.06)
DOCUMENT. Comment la guerre de l’Occident en Libye a stimulé le terrorisme dans 14 pays (07.06)
DOCUMENT. Nous sommes tous des menteurs (06.06)
DOCUMENT. Le bras long du Groupe de Bilderberg (04.06)

DOCUMENT. Sondage « Jour du vote » ELABE pour BFMTV 26 mai 2019 (26.05) DOCUMENT. La mascarade de l'Union européenne (24.04)
DOCUMENT. Venezuela, Iran : Trump et l'État profond (21.04)
DOCUMENT. Rand Corp : comment abattre la Russie (21.04)

DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (1/6) (18.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (2/6) (19.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (3/6) (20.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (4/6) (21.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (5/6) (22.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (6/6) (23.05)

DOCUMENT. Coup d'État hollywoodien au Venezuela (01.05)

DOCUMENT. Les nouveaux territoires de Daesh (30.04)
DOCUMENT. « Sans la désinformation, l'Otan s'écroulerait » (24.04)
DOCUMENT. L'Union européenne est contrainte de participer aux guerres US. (23.04)
DOCUMENT. L'Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant
      le Golfe à la Méditerranée ? (19.04)

DOCUMENT. Le président équatorien Lenin Moreno se venge de la publication des « Ina Papers. (18.04)
DOCUMENT. La Turquie tente-t-elle de constituer sa propre alliance militaire ? (16.04)
DOCUMENT. Juan Guaidó : préparation d’une tentative de renversement du Gouvernement Bolivarien
      inspirée par un manuel de subversion nord-américain. (11.04)

DOCUMENT. Géopolitique du pétrole à l'ére Trump. (09.04)
DOCUMENT. L’Onu cassée par l’« exceptionnalisme » états-unien. (02.04)
DOCUMENT. Le cinéma : un outil de propagande pour faire accepter la guerre. (02.04.) DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02)

DOCUMENT. La nouvelle Grande stratégie des États-Unis. (26.03)
DOCUMENT. Le «Hirak» en Algérie, entre spontanéité et manipulation. (25.03)
DOCUMENT. Macron, l’État terroriste. (22.03)
DOCUMENT. Libye, de l’opulence à la plus grande pauvreté (20.03)
DOCUMENT. La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident (21.03)
DOCUMENT. France : le gouvernement utilise pour la première fois des marqueurs chimiques
      et des nano-particules sur des manifestants. (20.03)

DOCUMENT. Le « parti américain » dans les institutions de l’Union européenne. (19.03)
DOCUMENT. Le report des élections algériennes et la bombe Brahimi. (15.03)
DOCUMENT. Algérie: Du prétexte conjoncturel aux causes systémiques.
      Promesses et dangers d’une révolte de la dignité. (11.03)

DOCUMENT. 12 fake news macronistes sur les Gilets jaunes (2e partie). (11.03)
DOCUMENT. La couverture du Venezuela nous ramène à l’âge d’or des mensonges
      sur l’Amérique Latine (FAIR). (06.03)

DOCUMENT. L’initiative “la Ceinture et la Route” : l’agrobusiness chinois se mondialise. (06.03)
DOCUMENT. Armées privées, mercenaires légaux. (06.03)
DOCUMENT. Le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique. (05.03)
DOCUMENT. Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne:
      Vichy et la tétanie du débat public en France. (01.03)
DOCUMENT. Le président Bouteflika pris en otage, le Peuple algérien emprisonné. (08.03)
DOCUMENT. » Désigné par Trump pour instaurer la « démocratie » au Venezuela,
      Elliott Abrams a consacré sa vie à la détruire. (05.03)

DOCUMENT. » Le Monde qui nous attend. (28.01)

DOCUMENT. Walter Hallstein, un nazi devenu président de la commission européenne. (14.12.2015.)
DOCUMENT. Des armes de destruction massive iraquiennes aux armes chimiques syriennes. (05.03)
DOCUMENT. Le triple jeu des néoconservateurs. (01.03.2013)
DOCUMENT. Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient. (01.03)

DOCUMENT. L'invention du peuple Juif - Interview de Shlomo Sand. (27.02)
DOCUMENT. Rony Brauman : les déclarations d’Emmanuel Macron « nourrissent
     et amplifient l’antisémitisme ». (27.02)

DOCUMENT. Les États-Unis violent le droit international en tentant un coup d’État au Venezuela. (23.02)
DOCUMENT. France, l’antisémitisme encore… (21.02)
DOCUMENT. Les crises, haïtienne et vénézuélienne, révèlent l’élasticité de la notion de démocratie
     des USA. (20.02)

DOCUMENT. » Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale. (19.02)
DOCUMENT. La CIA utilise la Turquie pour faire pression sur la Chine. (19.02)
DOCUMENT. Vers la Grande Albanie. (18.02)
DOCUMENT. Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s'annonce ? (12.02)
DOCUMENT. Les USA : un État voyou, au service de son économie. (04.02)

DOCUMENT. La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US
     a créé le leader du coup d'Etat au Venezuela. (29.01)

DOCUMENT. Venezuela, putsch de l’État profond US.(29.01)
DOCUMENT. Le 116ème Congrès US prépare une nouvelle guerre contre la Syrie. (29.01)
DOCUMENT. Les États-Unis créent les conditions de l'invasion du Venezuela. (25.01)
DOCUMENT. L'effroyable destruction à venir du « Bassin des Caraïbes ». (08.01) DOCUMENT. Les États-Unis refusent de se battre pour des financiers transnationaux. (25.12)
DOCUMENT. Rothschild et Goldman Sachs pratiquent la fraude et le blanchiment
     en Malaisie et ailleurs. (24.12)

DOCUMENT. Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains. (18.12)
DOCUMENT. Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ? (11.12)
DOCUMENT. Comment l’Occident dévore ses enfants. (04.12)

DOCUMENT. La sécession de l'Union européenne. (20.11)
DOCUMENT. De 1945 à aujourd’hui : 20 à 30 millions de personnes tués par les USA. (20.11)
DOCUMENT. France: L’avalanche liberticide appelle à la résistance. (19.11)
DOCUMENT. France: La liberté ne permet pas l’insouciance. (18.11)
DOCUMENT. La « guerre contre la terreur », alibi d’un crime de masse (18.11)
DOCUMENT. Des criminels de guerre haut placés commémorent
     la fin de la Première Guerre mondiale. (15.11)

DOCUMENT. Patriotisme vs. Nationalisme. (13.11)
DOCUMENT. Ce que révèlent les élections US sur le conflit intérieur. (13.11)

DOCUMENT. Syrie : la paix suppose la condamnation internationale
     de l’idéologie des Frères musulmans. (06.11)

DOCUMENT. La route de la soie et Israël. (30.10)
DOCUMENT. Le mega jeu de guerre « Trident Juncture 2018 ». (23.10)
DOCUMENT. Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier. (23.10)
DOCUMENT. Comment les gens sont facilement contrôlés par les tyrans. (05.09)

DOCUMENT. Washington corrompt des parlementaires macédoniens pour obtenir l'adhésion
     à l'Otan et à l'UE. (09.10)

DOCUMENT. L’armée d’insectes du Pentagone (09.10)
DOCUMENT. Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM (07.10)
DOCUMENT. Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie
     de peste porcine en Belgique (07.10)

DOCUMENT. La politique de la Troïka en Grèce : Voler le peuple grec et donner l’argent
     aux banques privées, à la BCE, au FMI et aux États dominant la zone euro (20.08)

DOCUMENT. Onu : naissance du monde post-occidental (02.10)
DOCUMENT. Comment l'administration de l'Onu organise la guerre. (03.09)
DOCUMENT. La Russie dénonce la dyarchie à l’Onu et aux États-Unis. (28.08)

DOCUMENT. Le crépuscule de la guerre. (31.07)

DOCUMENT. Trump et la bureaucratie de l'Otan (17.07)
DOCUMENT. L’establishment US derrière le Sommet d'Helsinki (17.07)

DOCUMENT. Les tireurs de ficelles de la crise migratoire. (02.05.2016)
DOCUMENT. Néocolonialisme et « crise des migrants ».

DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Les élections ne suffisent pas à la démocratie.

DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

DOCUMENT. Temps de résidence du gaz carbonique dans l’atmosphère. (21.09.2015)
DOCUMENT. Le climat et la finance verte. (09.10)
DOCUMENT. Notice succincte sur une des assertions fondatrices du "réchauffement climatique
     anthropique". (date ?)

DOCUMENT. 550 scientifiques giecosceptiques (parmi des milliers d'autres) (01.10.2015)
DOCUMENT. TRIBUNE. Climat : la liberté académique est-elle en danger ? (30.09)
DOCUMENT. Le climat et la piste de l'argent. (25.09)
DOCUMENT. Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies
     contre l’alarmisme climatique. (23.09)

DOCUMENT. Courrier climato-réaliste à l’ONU : les signataires pour la France. (25.09)
DOCUMENT. La liste mondiale des signataires de la Déclaration climato-réaliste (en anglais) (26.09)

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)

   VIDEOS

Vidéo. Il n’y a pas d’urgence climatique

Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)

   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation
     de la nature par les grandes entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)


   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. La « convention citoyenne pour le climat » : un débat honteusement truqué. (07.10)
DOCUMENT. Un réchauffement brutal de la stratosphère est à l’origine de l’anomalie de température
     record de septembre 2019. (05.10)

DOCUMENT. Le maquillage vert du capitalisme ne change pas son essence prédatrice:
     la fable Greta et ses limites. (04.10)

DOCUMENT. Pets de vaches contre entrepreneurs de vertu. (04.10)
DOCUMENT. Propagation des erreurs et fiabilité des projections
     de la température globale de l'air, Mark II.. (16.09)

DOCUMENT. Rétractation d’un article de « Nature » sur le réchauffement des océans. (29.09)

DOCUMENT. L’élévation du niveau de la mer surestimée
     selon une étude publiée dans la revue « Nature ». (13.02)

DOCUMENT. Tous les jeunes ne sont pas Greta (27.09)
DOCUMENT. Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise (25.09)
DOCUMENT. Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide (13.06)
DOCUMENT. Climat : non à l’enseignement de la peur ! (25.09)
DOCUMENT. Irons-nous encore longtemps au charbon ? (24.09)
DOCUMENT. Face à l’alarmisme climatique la science est impuissante. (19.09)
DOCUMENT. Comment les médias détruisent toute possibilité de débat rationnel sur le climat. (14.09)
DOCUMENT. Vagues de chaleur en Europe de l’ouest, records de froid à l’est :
     l’influence de l’Oscillation Nord-Atlantique. (11.09)

DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
     (02.10.2018)

DOCUMENT. Cata-boulette himalayenne : Le GIEC fait son mea culpa. (20.01.2010)
DOCUMENT. Le refroidissement planétaire est arrivé. (11.11.2008)
DOCUMENT. Variations de la température moyenne de la Terre au cours des millénaires. (date ?)
DOCUMENT. La VRT et la propagande climatique. (28.06.19)
DOCUMENT. La viande et le climat : Vachement stupide. (06. 04.19)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF
     (Global Warming Policy Foundation). (07.04.19)

DOCUMENT. Le débat en cours sur le réchauffement climatique sous la loupe (Mise à jour 17/11/12)
DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
     au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe !
     par Marcel Leroux professeur en climatologie. (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
     (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
     (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
     (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. La Physique du Climat, oublier l’ « effet de serre » et revenir aux fondamentaux. (28.03.19)

DOCUMENT. SCE INFO : 45,9°C un record en France ? (03.07.2019)
DOCUMENT. Exagérations climatiques extrêmes. (04.03.2019)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Climat, de quelles températures parlons nous. (03.08.2019)

DOCUMENT. Panique climatique : le détournement du changement climatique et ses profiteurs. (06.06.19)
DOCUMENT. L’alarmisme climatique est infondé. (06.06.19)
DOCUMENT. Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 92. (02.06.19)
DOCUMENT. A propos de la marche pour le climat, du délit de blasphème scientifique
     et d’opérations politiques. (02.06.19)

DOCUMENT. Climat : Personne n'y peut rien ! Arrêtons le gaspillage de notre argent. (06.05.19)
DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)
DOCUMENT. Changement climatique : ce que je sais. (24.02.19)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)


DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

    Des infos sociales sont disponibles dans les blogs de La Tribune des travailleurs (POID),
            de la tendance Claire du NPA et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Parti Ouvrier Indépendant Démocratique (POID)
La Tribune des travailleurs
Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Investig’Action. (Belgique)
Les Crises. (France)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Le Saker Francophone.

Climat Environnement & Énergie Le site des Climato-Réalistes (France)

Qui a organisé les attentats du 11 Septembre 2001 ?



Causerie

Le 13 octobre 2019

CAUSERIE ET INFOS

J'ai actualisé 2 rubriques, la causerie encore volumineuse demain, sauf imprévu.

On nous ment à tour de bras sur le climat, les températures et le CO² en particulier. N'étant ni physicien, ni géologue, ni mathématicien, ni climatologue, on doit démêler le vrai du faux et éviter les écueils idéologiques des uns et des autres, cela prend un temps considérable.

On n'en oublie pas pour autant la lutte de classe, comment le pourrait-on après les soulèvements en Equateur, au Pérou, en Haïti, en Algérie, en Irak, au Yémen, etc. Les crises politiques ouvertes ou rampantes aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, en Roumanie, en Pologne, etc. En dehors de quelques pays, presque partout c'est le capitalisme qui est remis en cause à l'échelle mondiale. Le Green New Deal suffira-t-il à le sauver ?

La liste de ceux qui en sont ne cesse de s'allonger de l'extrême droite jusqu'à l'extrême gauche et assimilée, ce qui augure du pire. Reste que les peuples exploités et opprimés peuvent aussi l'interpréter autrement que nos dirigeants, toujours est-il que sans un parti et une Internationale qui refuse de se compromettre dans cette machination et bien d'autres, on n'a aucune chance de s'en sortir, il faut garder cela soigneusement à l'esprit si on ne veut pas aller de désillusion en désillusion. Ni ce parti ni cette Internationale n'existe de nos jours, c'est donc le problème prioritaire à résoudre.

Voilà que la grève générale revient à la mode, encore faudrait-il la situer dans une perspective politique pour convaincre les travailleurs de se mobiliser, car ils sont de plus en plus nombreux à comprendre plus ou moins clairement que c'est à eux de prendre en mains le destin de la société face à la faillite du capitalisme et ses représentants, sinon à quoi bon.

C'est aux travailleurs de prendre le pouvoir et de gouverner, afin de réorganiser la production et l'ensemble de la société en fonction de leurs besoins et de leurs aspirations, en prenant soin de notre planète. Cela passe par l'instauration d'une Assemblée constituante ou populaire souveraine.

Les jeunes et parfois moins jeunes qui se mobilisent pour "sauver la planète" dans le cadre fixé par ceux qui détiennent le pouvoir et participent à sa destruction, n'ont pas conscience qu'ils sont manipulés, leur engagement étant sincère peut déboucher sur leur radicalisation politique et les amener à se dresser contre le régime. Cependant, là non plus il ne faut se faire aucune illusion, les organisateurs de ces manifestations ou de ces mouvements leur retireront le tapis ou disparaîtront avant même qu'ils s'en prennent au régime, c'est ce qu'on toujours fait la social-démocratie et les staliniens dans le cadre du mouvement ouvrier abandonnant les travailleurs à leur triste sort.

Donc les enseignements de la lutte de classe du passé demeurent valables de nos jours, qu'on le veuille ou non, les Gilets jaunes n'ont pas su ou pu ou encore voulu en tenir compte et on a pu observer le résultat. Il ne faut pas croire qu'on s'en tirera sans avoir corrigé toutes nos erreurs ou nos errements des 50 dernière années ou davantage. C'est avant tout notre analyse de la situation et le rôle des différents acteurs qui la composent qui pose problème, qu'on ne parvient pas à comprendre et à situer sur le plan historique, j'en veux pour preuve qu'absolument tous les partis ouvriers ont emboîté le pas du GIEC ou ont adopté ses thèses préfabriquées. A suivre.


Le 9 octobre 2019

CAUSERIE ET INFOS

Les infos de la veille n'ont pas été prises en compte.

Le combat pour la vérité est un combat de chaque instant que l'on doit honorer sous peine de s'avilir, de se renier, de trahir notre idéal. C'est un combat titanesque, tant l'imposture s'est répandue comme une traînée de poudre à absolument tous les domaines, qui plus est, on doit aussi (ou surtout) le mener dans notre propre camp.

C'est un combat que l'on mène sur le terrain de la lutte des classes, parce que c'est sur ce terrain-là que se situe une issue politique à la crise du capitalisme et ses conséquences dévastatrices et nulle part ailleurs.

On le mène sur tous les fronts à la fois, on n'a pas le choix. On doit être ferme et sans concession envers ceux qui propagent l'idéologie de la classe dominante, et qui ont la faiblesse de se laisser mystifier par les tenants du réchauffement climatique d'origine anthropique, refusant d'admettre ce qui relève de la logique la plus élémentaire, au point de penser qu'ils ont complètement perdu la tête, pour peu qu'ils en aient eu une un jour, ce dont on peut douter dorénavant à l'aune du pathétique spectacle qu'ils nous offrent.

Ils ont perdu le peu d'esprit critique qu'ils avaient acquis ou qu'il leur restait encore. Ils ont plié, ils ont craqué, ils ont capitulé, ils sont morts politiquement. On les appelle à se reprendre et non à se repentir, parce qu'on ne les juge pas, à reprendre tout de zéro au lieu de vouloir les convertir à quoi que ce soit, parce qu'on n'a pas de leçon à leur donner. On leur conseillera de commencer par rompre avec tous ceux qui les ont induits en erreur, car il faut être libre pour pouvoir penser librement, et ils s'en porteront déjà mieux immédiatement.

J'avais commencé par être un écervelé jusqu'à l'âge de 18 ans, puis j'ai commencé à étudier en partant de zéro, après je suis passé à l'exercice pratique sur le plan politique, au bout de quatre ans j'y ai mis un terme, ensuite j'ai cessé de militer pendant 20 ans, pour finalement renouer en 2001 avec le militantisme en reprenant tout pratiquement de zéro, en vérifiant tout ce que j'avais appris autrefois à l'aide de la méthode du matérialisme dialectique, et au fil des ans je crois être parvenu à progresser, après avoir tout assumé il faut toutefois préciser, en particulier mes faiblesses et mes lacunes, mes erreurs et mes errements.

Comme quoi on peut s'en remettre ou rien n'est foutu pour autant, quand on s'est fourvoyé durant de longues années. Tous ceux qui refusent de se laisser broyer par la propagande officielle, trouveront toujours dans mes causeries matière à progresser ou un soutien indéfectible, qu'on partage ou non les mêmes idées ou positions, peu importe, je ne suis ni un prophète ni un prédicateur. Bonne chance et bon courage.

42 pages au format pdf -




PREMIERE PARTIE

En macronnie

Leur humanisme est la politesse des salauds... et elle n'est pas désintéressée.

Immigration : l'aile gauche de LREM veut élargir le marché du travail pour les migrants - LePoint.fr

Qui a osé dire

- "On a besoin des journalistes". "Ce dont je suis plus convaincu qu'il y a quelques mois ou quelques années, c'est que la fonction de journaliste est indispensable dans la société", a-t-il jugé, "pour la garantie de sérieux et de confiance" face aux fausses informations.

Réponse : Macron au "Sommet de l'élevage" à Cournon-d'Auvergne près de Clermont-Ferrand AFP 5 octobre 2019

La Répression En Marche fait des émules.

Valérie Pécresse veut que la "radicalisation islamiste" devienne un motif de licenciement - L'Express.fr 7 octobre 2019

À l'heure actuelle, tout agent travaillant par exemple dans les transports et qui "fait l'objet d'une enquête des services antiterroristes pour radicalisation" peut être "mis de côté" mais il faut selon elle "aller plus loin", que cette radicalisation "soit un motif de licenciement possible et que le licenciement ne soit pas annulé par le juge".

"Je ne parle pas de criminaliser, je parle d'incompatibilité professionnelle", a insisté Valérie Pécresse, notant que "la radicalisation ça se prouve, par la fréquentation de mosquées salafistes, par le refus de serrer la main d'une femme". L'Express.fr 7 octobre 2019

LVOG - Je refuserais de serrer la vôtre et celle de vos semblables, les salafistes !

La question des retraites.

Philippe Martinez (CGT) a été reçu par son président, Macron. - Libération 3 octobre 2019

Libération - Cela faisait longtemps que vous n’aviez pas été reçu à l’Elysée, comment s’est déroulé votre entretien avec Emmanuel Macron ?

Martinez - Ça s’est bien passé, ça faisait en effet longtemps que je ne l’avais pas vu...

LVOG - Cela lui manquait visiblement !

Martinez - Aujourd’hui, on lui a fait remarquer d’ailleurs qu’on parle d’un «acte 2» du quinquennat avec les syndicats, mais qu’il s’ouvrait seulement à certaines organisations. Ce n’est pas normal que, lorsqu’un président engage un tour syndical, il fasse du tri sélectif.

LVOG - Il voulait en être le bougre, la collaboration de classes ne doit connaître de répit.

Libération - Quelles sont les propositions que vous lui avez soumises ?

Martinez - On a parlé évidemment du projet de réforme des retraites, mais pas que.

LVOG -C'était accessoire, on comprend pourquoi.

Martinez - Sur les retraites, il a au moins clarifié une chose : il a convenu que nous avions raison, que ce soit un âge légal ou la durée de cotisation, le résultat c’est que l’on va travailler plus longtemps.

LVOG - Ah ben voilà, c'est acquis !

Libération - Vous êtes-vous senti entendu cette fois ?

Martinez - Il écoute toujours, il n’entend pas souvent. Je ne veux pas faire de procès d’intention. (...) On verra, on ne peut pas tirer de conclusion dès maintenant.

Libération - Pour vous, en ce qui concerne les retraites, quelle est la suite à donner après cet entretien ?

Martinez - On y réfléchit, il y a déjà une suite la semaine prochaine autour de la mobilisation unitaire des retraités mardi. On est aussi en contact avec d’autres organisations syndicales. Il y a besoin que les citoyens s’expriment de façon plus visible.

LVOG - Cela tombe bien avec le Grand débat sur les retraites initié par Macron !

Libération - Cela pourrait se faire via une grève illimitée comme celle des agents de la RATP le 5 décembre prochain ?

Martinez - C’est une date qui est dans le paysage, mais c’est le 5 décembre… Il faut aussi expliquer, dialoguer. On a lancé des propositions et on invite ceux qui soutiennent le projet du gouvernement à venir débattre avec nous. Libération 3 octobre 2019

LVOG - Il oppose aux partisans de la grève illimitée ou générale "ceux qui soutiennent le projet du gouvernement", son véritable camp en somme, quoi de plus naturel chez cet agent du capital.

Quand Macron vous promet une retraite de misère en 2040.

Macron - "Il ne faut pas se mentir, il faudra cotiser plus, il n'y a pas de solution magique" à cause de l'évolution démographique et de l'allongement de la vie, met-il en garde le public, composé de lecteurs des trois quotidiens du groupe La Dépêche (La Dépêche, Centre-Presse et Midi Libre).

Macron - "Elle (sa contre-réforme) se fera en 2025 et pleinement en 2040."

Lejdd - Il promet qu'à terme aucune retraite pleine ne sera inférieure à 1.000 euros par mois.

LVOG - 1.000 euros en 2040, la misère assurée ! Et en prime :

Macron - "Il ne faut pas se mentir, il faudra cotiser plus, il n'y a pas de solution magique"

La CGT favorable à l'augmentation des cotisations sociales des salariés. Macron jubile.

Selon Catherine Perret, la secrétaire confédérale CGT en charge des retraites, pour préserver le système actuel, il est très important de "poser la question du financement, puisque demain il y aura beaucoup plus de retraités, il faut donc évidemment poser la question de comment augmenter les recettes. Nous disons qu'il faut augmenter les cotisations sociales. Avec 1,60 euros par mois en plus sur les cotisations salariés et 2,40 euros en plus sur la cotisation employeur, cela permet d'améliorer les retraites de tout le monde." Avant de conclure : "En Europe, partout où on était mis les système à points, les pensions ont baissé de manière rapide et vertigineuse. Le système actuel, c'est le meilleur des systèmes au monde." francetvinfo.fr 03.10

Même épuisé ou usé jusqu'à la corde, vous irez bosser jusqu'au bout tas de fainéants, profiteurs !

Macron (jeudi à Rodez) - ...l'âge légal de départ "en dessous duquel il n'est pas possible de partir" (hors carrières longues) sera maintenu à 62 ans. Mais il y aura aussi "un âge, que dans le débat on doit définir", qui donnera droit à une retraite complète, sans décote.

Macron ou la voix du Medef.

Fabrice Le Saché, vice-président du Medef, est l'invité de «L'Instant politique» sur France Info.

Il estime que la population française devra travailler jusqu'à 64 ans. France Info

Il n'en existe qu'une solution légitime : Expropriation du capital!

«il n'y a pas dix mille solutions, si on veut préserver le niveau de pension, si on veut éviter les déficits, il faut travailler plus, d'ailleurs la moyenne d'âge de départ c'est autour de 63 ans.» Slate.fr 7 octobre 2019

Le cabinet Occurrence financé à 100% par l'Etat reconnaît avoir "conçu la méthodologie avec des médias".

Occurrence, dont la méthodologie de comptage des manifestants a été adoptée depuis 2017 par vingt médias nationaux, du Figaro à Mediapart en passant par l’AFP. Des références que complètent 64 quotidiens régionaux. De quoi asseoir la légitimité de cette expertise mais aussi éviter les écarts abyssaux entre les chiffres des forces de l’ordre et ceux des syndicats. (Ces médias corrompus comme caution à la légitimité de cette officine, il fallait oser le dire. - LVOG)

Financement

Subventionnée par l'État pour moitié de son budget, l'école finance le reste grâce à la taxe d'apprentissage, les contrats de recherche, la formation continue. Wikipédia.org (Donc 100% subventionné par l'Etat. Ceci explique cela ! - LVOG)

Le président cofondateur d’Occurrence est Assaël Adary.

- ...la question de la fiabilité du comptage des manifestants est posée, surtout qu’une vingtaine de médias, et même près de 80 si on prend en compte tous les titres de presse régionale, font confiance à Occurrence.

"L’indépendance des chiffres des manifestants vient du fait que j’ai conçu la méthodologie avec des médias de sensibilité différente, du 'Figaro' à Mediapart en passant par franceinfo et 'La Croix'. Mais ce qui est terrible, c’est que cet argument se retourne contre nous, à cause du manque de confiance envers les médias", explique Assaël Adary. francetvinfo.fr 07.10

Dans la fosse septique de la gauche, ils pratiquent le clonage.

Naissance du mouvement "Ensemble sur nos territoires" à l'initiative d'un sénateur EELV - AFP 7 octobre 2019

Plusieurs élus dont des écologistes et des socialistes ont créé ce weekend à Erdeven (Morbihan) le mouvement "Ensemble sur nos territoires", qui a l'ambition de favoriser le "rassemblement écologique et social" aux élections municipales de mars, a annoncé lundi à l'AFP le sénateur écologiste, Ronan Dantec.

Environ 200 personnes ont participé à des conférences au cours du weekend, avec en invités vedettes - sans intégration dans le mouvement - le député de Place publique Raphaël Glucksmann et l'ancienne ministre socialiste Marylise Lebranchu.

14 membres ont été nommés au bureau de la nouvelle formation, avec comme président le sénateur EELV de Loire-Atlantique Ronan Dantec, les conseillers régionaux PS de Nouvelle-Aquitaine Anne-Laure Bedu et de Bretagne Maxime Picard ou encore l'ancienne députée européenne de Générations Isabelle Thomas.

"On ne cherche pas recréer le cartel des gauches", a expliqué Ronan Dantec à l'origine de cette initiative. Il s'agit d'un mouvement "clairement régionaliste", "attaché à l'Europe", avec pour objectif premier de favoriser "le rassemblement écologique et social" et la conquête "de petites et moyennes villes", a-t-il ajouté. AFP 7 octobre 2019

L'extrême gauche à la gloire de la patrie !

Lu dans un article publié le 3 octobre 2019 par la tendance Claire du NPA : Polytechniciens, ce monde se meurt : engagez-vous !

LVOG - Par pitié pour les lecteurs, je ne reproduirai que le dernier paragraphe à la gloire de la patrie, cela ne s'invente pas :

- "Dans notre devise « Pour la Patrie, les sciences et la gloire », notre gloire est de permettre à la France et au peuple français de retrouver sa souveraineté et sa liberté. La pleine égalité entre citoyennes et citoyens au sein d’une nation fraternelle, à l’intérieur comme à l’extérieur, sont à portée de main !"

LVOG - Pourquoi je n'ai pas relayé cette information ? Parce que j'ignore qui est derrière ces manifestations au moment où l'Iran, l'Irak, la Turquie, la Syrie et la Russie essaient de mettre fin à la guerre en Irak et en Syrie, certes dans laquelle la Turquie a joué un rôle majeur au côté des Etats-Unis et d'Israël.

- Irak : la rue s’embrase contre la corruption, au moins 28 morts (04/10)

LVOG - Une centaine 4 jours plus tard. En fait, la situation est bien plus complexe que cela. Depuis l'Iran a fourni certaines explications qui ne sont pas dénuées d'intérêt. Les snipers qui tirent sur les manifestants et les forces de l'ordre, on a déjà vu cela ailleurs, en Syrie en 2011 notamment. A suivre.

Les gauchistes et autres écervelés d'extrême gauche se ruent sur la moindre manifestation qui se produit dans le monde sans chercher à en connaître la nature ou l'origine exacte, ou qui éventuellement tire les ficelles ou les instrumentalisent, pour quels objectifs, qui dans bien des cas n'ont rien à voir avec les intérêts des peuples ou des travailleurs, bien au contraire.

- Hong Kong : Trois mois d’insurrection (03/10)

LVOG - Sous la bannière étoilée et sponsorisée par la NED/CIA, les populistes ne sont pas à cela près...




DEUXIEME PARTIE

Mystification climatique et ses acteurs.

Quand le débat présente "les caractéristiques d’un extrémisme religieux".

Le professeur Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM (Organisation Météorologique mondiale), a déclaré le 6 septembre au magazine finnois Talouselämä qu’il appelait à une approche calme et rationnelle du débat sur le climat, et qu’il était en désaccord avec ceux qui promeuvent des scénarios de fin du monde : « Le changement climatique n’est pas encore incontrôlable, a-t-il déclaré, mais le débat l’est : il a les caractéristiques d’un extrémisme religieux ».

Le 12 septembre, il a reformulé officiellement sa déclaration sur le site de l’OMM en ces termes :

" J’ai souligné que l’approche scientifique est compromise lorsque des faits sont sortis de leur contexte pour justifier des mesures extrêmes au nom de l’action pour le climat. Les mesures devraient être fondées sur une vision équilibrée des données scientifiques disponibles, et non sur une lecture partiale des rapports du GIEC, dont l’OMM est l’une des organisations-mères. " skyfall.fr 20.09

Quand l'"espace d'autodéfense intellectuelle" ou le blog Les Crises se transforme en tribunal de l'inquisition climatique.

La Folie anti-Greta Thunberg - Olivier Berruyer propriétaire du blog - Les Crises 3 octobre 2019

Les Crises - Des gens profitent-ils de Greta ? Très probablement. Mais des gens profiteront toujours de tout le monde, quelle que soit la position.

LVOG - Un exercice de démagogie appliqué en somme. Il prend son cas pour une généralité.

Que monsieur Olivier Berruyer profite "de tout le monde", des naïfs comme des corrompus, qu'il ait l'état d'esprit malsain du profiteur, on n'en a jamais douté un instant, sinon son blog n'existerait pas, c'est sa raison d'être pour tenir son rang.

Les Crises - Face à une urgence aussi grave, il faut parfois aussi simplement regarder de quel côté une action fait pencher la balance.

LVOG - Entendez par là, "de quel côté une action fait pencher la balance", on croirait entendre un boursicoteur s'exprimer, du côté de mes intérêts individuels ou d'intérêts privés en me moquant bien de savoir au détriment de qui.

Pour cautionner son article nauséabond, monsieur Berruyer n'a rien trouvé de mieux que reproduire une tribune du « Monde » du 6 mai 2019 rédigé par un ancien vice-président du GIEC, Jean-Pascal van Ypersele étalant "son admiration pour Greta Thunberg".

Extraits.

Les Crises - "Greta est surdouée"

LVOG - Tiens donc, pourtant elle a affirmé elle-même le contraire, et c'est lui qui le dit :

Les Crises - "...lors de la COP24, en décembre 2018. Elle était seule à répondre aux questions d’un animateur et du public. Elle n’a pas de fiches, mais répond sans hésiter, parfois en disant simplement : « Je ne sais pas, je n’ai que 15 ans, demandez aux experts. »

Les Crises -"Elle en sait pourtant déjà beaucoup".

LVOG - Elle dit elle-même qu'elle ne sait pas, qu'elle ne sait rien ou presque en réalité, peu importe, il faut que leur produit de marketing super star soit crédible coûte que coûte aux yeux de la jeunesse notamment.

Devant de tels procédés, on s'incline.

D'où vient donc l'inspiration de monsieur Berruyer ?

Si Greta Thunberg concentre tant de haine, c'est parce qu'elle déroge à ce qu'elle devrait être par Titiou Lecoq - slate.fr 27 septembre 2019

Vous me direz, c'est plus facile de déblatérer sur l'adolescence que sur des sujets scientifiques dont la plupart des éditorialistes n'ont pas le début d'une connaissance. Vous imaginez s'il fallait se farcir des rapports de climatologues pour pouvoir commenter l'actualité? Alors que vous pouvez vous contenter de regarder intensément la photo d'une ado et de vous demander ce qu'elle vous évoque aux tréfonds de vous-même et si vous aimez son regard.

Et puis, comme je suis encore une douce enfant innocente, j'ai été estomaquée devant la violence des attaques dont elle est la cible. slate.fr 27 septembre 2019

LVOG - Greta Thunberg : "Je suis encore une douce enfant innocente", vraiment, attardée peut-être, instrumentalisée, sans aucun doute possible en compagnie de Christine Lagarde ou Al Gore !

Qui est Titiou Lecoq ?

Wikipedia - Titiou Lecoq, née le 22 janvier 1980 à Paris (France), est une journaliste, féministe, blogueuse, essayiste et romancière française, spécialiste de la culture web.

Elle collabore avec le magazine en ligne Slate.fr pour lequel elle a écrit plus de 250 articles. En 2017, dans Libération, elle trace le portrait de femmes victimes de meurtres conjugaux. Wikipedia.org

Slate.fr est détenu par :

- ses fondateurs et ses cadres (26,67%)

Jean-Marie Colombani, ancien directeur du journal Le Monde, Éric Leser, Johan Hufnagel, et Éric Le Boucher, journalistes, chroniqueur aux Echos., et Jacques Attali.

- Cattlyea Finance et Lampsane Investissement, groupe familial de Benjamin et Ariane de Rotschild (69.77%)

En juin 2017, Ariane et Benjamin de Rothschild prennent le contrôle de Slate à la faveur d’une augmentation de capital par l'intermédiaire de leur société Cattleya Finance. (Source : slate.fr et wikipédia.org)

En prenant la défense de sainte Greta Thurnberg, le blog Les-Crises révèle sa véritable nature, autant dire qu'il a aussi censuré deux de mes commentaires qui étaient très mesurés, où figuraient uniquement quelques données et des adresses de blogs où cette mystification était démontée.

Pourquoi les lecteurs de ce blog ne devraient-ils pas pouvoir disposer d'arguments contradictoires pour ensuite se faire leur propre idée sur le sujet du climat ? Surtout quand on sait que ses lecteurs appartiennent tous ou presque aux classes moyennes ou ce sont des intellectuels, enseignants, hauts fonctionnaires, etc. aux couches supérieures de la société, aux élites, selon une étude rendue publique par ce blog.

C'est le sort que réserve tous les médias, y compris dits alternatifs à la thèse réchauffiste anthropique, à ceux qui contestent les rapports de synthèse du GIEC et ses conclusions, procédé scélérat qui relève du despotisme, puisqu'il faut bien à un moment donné le caractériser.

Que craignent-ils donc? Que leur machination se fracasse lorsqu'elle est confrontée à la réalité. En règle générale, ceux qui agissent de la sorte savent pertinemment que l'épreuve de la confrontation des données ou des idées leur serait fatale. Et puisque dans la société l'exemple vient souvent d'en haut, par effet de mimétisme et à défaut de conscience politique, on peut observer que de plus en plus de personnes en viennent inconsciemment la plupart du temps à adopter ce comportement sclérosant, qui empêche toute réflexion libre ou critique de s'exprimer, et qui plus est s'oppose à toute évolution future, de sorte qu'ils ne seront jamais en mesure de comprendre la situation, et donc de trouver les moyens pour l'orienter dans une autre direction, d'agir afin de changer les bases sociales de la société.

On aura également compris, que ce procédé autoritaire qui favorise l'adhésion aveugle à des idées ou à des mesures en manipulant des émotions et en s'appuyant sur les faiblesses des hommes, leur ignorance et leur manque de logique notamment, contribue à renforcer toutes les formes d'intolérance ou de discrimination au lieu de les combattre, c'est d'ailleurs l'un de ses principaux objectifs politiques.

C'est ainsi que des personnes qui sincèrement se décrivent comme progressistes, humanistes ou je ne sais quoi encore, se retrouveront en proie à une extrême confusion, qui les conduira à partager les idées et parfois les objectifs des ennemis de leurs intérêts, à relayer leur propagande ou à participer à leur côté à leurs combats politiques.

On retiendra de tout cela, qu'à l'origine se trouve l'ignorance des faits. Le déni ou le refus de les prendre en compte viendra ensuite, pas directement, car c'est seulement une fois que vous vous serez laissé convaincre à coup de matraquages médiatiques et sondagiers truquée à votre insu, parce que vous manquez singulièrement de discernement, que la majorité avait adopté la réalité de substitution fabriquée par les idéologues de la classes spécialement pour vous berner, que vous en viendrez à partager ce déni et à en devenir un agent ou un colporteur dans la société, pour votre plus grand malheur. Mais cela vous vous en apercevrez bien plus tard, trop tard, pas toujours d'ailleurs, car vous pouvez tout aussi bien ne vous êtes aperçu de rien du tout. Peu importe, puisque vous n'y aurez rien compris ou presque ou vous ne serez pas en mesure d'en tirer des enseignements, de sorte qu'à la première occasion vous plongerez encore à pieds joints dans leurs machinations ou vous serez manipulé une fois de plus.

Lu ici ou là.

1- Soyez "apolitique" !

LVOG - Quelle louable intention... surtout en compagnie de Gates, Rockefeller, Soros, Buffett, Al Gore, etc. De la Banque mondiale, de la troïka, du CFR, de la BRI, Golman Sachs, JP Morgan, etc.

2- "Ne tombons pas dans le piège grossier tendant à opposer les défenseurs de l’environnement aux militants de l’égalité sociale"

LVOG - Quand bien même "les défenseurs de l’environnement" marcheraient au côté des responsables des inégalités sociales, quand ils reprennent leur propagande, leurs objectifs, il faudrait s'associer avec ceux qui saccagent notre planète et nous maintiennent en esclavage, et bien ce sera sans nous.

3- "Chez les adeptes de l’Église de Climatologie, c’est la queue qui remue le chien."

LVOG - Ou l'idiot regarde le doigt du philosophe au lieu de regarde la lune vers laquelle il est pointé, proverbe chinois.

4- "les carbonistes", les "modèles carbocentrés", formules parmi d'autres qui vont bien à ces enragés.

Le PCF tenait à en être, normal.

PCF - Lettre ouverte des communistes de Vénissieux à Greta Thunberg (date ?)

LVOG - Comme si ses mentors de l'oligarchie allaient lui communiquer, quelle niaiserie ! Quoique cela n'engage à rien !

PCF - Nous prenons au sérieux la colère de Greta, et nous l’appelons à aller au bout de cette colère, à constater qu’il est impossible d’entendre l’alarme scientifique sur le climat sans mettre en cause les règles mêmes du système économique et politique, sans mettre en cause donc le capitalisme, et qu’il faut pour cela sans hésiter s’organiser pour mener une bataille politique pour une autre société.

LVOG - Le crétinisme est un état naturel au PCF cultivé depuis près d'un siècle.

PCF - Tu as raison d’en conclure qu’il faut changer le système...

LVOG - Changer quoi, de système économique, par vraiment, d'ailleurs à aucun moment elle ne s'exprime sur le terrain de la lutte des classes, elle oppose en permanence les générations entre elles, les adultes et les jeunes qu'ils soient riches ou pauvres, dominants ou dominés. Greta Thunberg : "Le système politique que vous, les adultes, avez créé n’est que compétition." Partant de là, en quoi consisterait le changement qu'elle propose, au corporatisme, je cite : "Nous devons coopérer et partager ce qui reste des ressources de la planète d’une façon juste", les pauvres doivent coopérer avec les riches, qui animés de justice sociale comme chacun sait, partageront avec les pauvres, ben voyons !

Le PCF poussera l'illusion et la malhonnêteté plus loin, car il sait pertinemment qui sont les sponsors de cette fillette, jusqu'à faire croire qu'elle serait en mesure "de choisir avec qui mener cette bataille, sur quel terrain, avec quels moyens", alors qu'elle est totalement manipulée, instrumentalisée par l'oligarchie. Et comme il ne doute de rien, il va aller jusqu'à lui proposer d'adopter "un autre système", "une autre société", qui je vous le donne en mille "porte un nom, le socialisme" sponsorisé par Gates, Buffett, Soros, Rockefeller et Cie

Aussi, le PCF lui recommande-t-il de ne pas prêter attention à ceux qui ont "contesté" les rapports de synthèse du GIEC, "les climato-sceptiques" qu'il va amalgamer à Trump pour mieux salir ces scientifiques, car dit-il, ils ne sont pas à des "coups bas", des "insultes" et des "mensonges" près, qui cherchent juste "comment se différencier dans les médias". On reconnaît là la méthode scélérate des staliniens pour accuser et exécuter des opposants ou des victimes innocentes.

Dans un autre document le PCF ira encore plus loin en amalgamant les scientifiques climato-sceptiques à l'extrême droite : "L’extrême droite reste par excellence le camp des réactionnaires et des climato-sceptiques." (Avec les jeunes, quelle société pour la planète ? - 1er octobre 2019)

Si on a évidemment deviné depuis le début où le PCF voulait en venir, il avait en tête un autre objectif politique clairement identifié, là où il excelle il faut bien le reconnaître, c'est dans la défense des institutions mises en place par les capitalistes : "on ne peut pas affronter le défi climatique sans remettre en cause en urgence la domination de nos institutions par les grands intérêts privés". Ils y tiennent à leurs institutions ("nos"), sinon le PCF n'existerait plus ! Nous, nous estimons au contraire, que pour mettre fin à la domination des "grands intérêts privés", il faut commencer par abattre ces institutions, leurs institutions, la Ve République et rompre avec l'UE notamment.

PCF - Écologie : Produire ou ne pas produire, telle n’est pas la question - 1er octobre 2019

- En tant que marxistes, nos analyses démontrent que « la culture est la nature de l’homme », et que la culture est la résultante de la spécificité humaine, qui est précisément de savoir produire et penser la production...

LVOG - Et un peu plus loin, après une citation d'Engels comme il se doit pour berner leurs lecteurs, ses réelles intentions se précisent quand "la production" et donc les rapports sociaux établis entre les classes sont ravalés au rang de "volontés individuelles", faisant ainsi disparaître les inégalités sociales qui sont à l'origine du système économique capitaliste et par voie de conséquence la lutte des classes :

- Ce n’est pas par ce qu’elle produit (car tous les humains vivent en société, et toutes les sociétés produisent à leur manière) que la société capitaliste détruit l’environnement, c’est car elle repose sur des rapports de volontés individuelles et concurrentielles qui encouragent l’isolement individualiste et le court-termisme, qu’elle est incapable de dépasser ses contradictions par elle-même.

LVOG - Non, tous les humains ne vivent pas en société, la classe des nantis ne se mélange à cette des gueux, ils vivent entre eux, ils ne vivent donc pas en société. Et si "toutes les sociétés produisent à leur manière", dans la société il y en a qui produisent ou travaillent, assurent des services à la population, et il y a les parasites qui vivent à leur dépens, la classe des capitalistes.

A défaut de légitimité.

- Pourquoi donner le prix Nobel de la paix à Greta Thunberg ferait polémique - Le HuffPost

En à peine un an, elle est passée de l’anonymat au rang de star internationale. Le HuffPost

LVOG - Et les crétins d'extrême gauche, qui ne se demandent pas même comment cela a été rendu possible, croient aux miracles !

Macron toujours en quête de légitimité.

Convention citoyenne pour le climat : une honte antidémocratique - climato-alarmiste.fr 7 octobre 2019

Extrait. C’est sans doute un avantage collatéral d’être un sauveur de planète : on peut se dispenser de suivre les règles ordinaires de la démocratie. La « convention citoyenne pour le climat » est un débat honteusement truqué, et qui ne se cache même pas de l’être. Pire qu’une parodie qui ne serait que ridicule, cette convention affaiblit l’idée même de discussion contradictoire, en portant la pensée unique comme horizon indépassable de la politique.

Première phrase de la page d’accueil de la Convention, et déjà premier mensonge : « un panel décrivant la diversité des citoyens et citoyennes françaises directement impliqués dans la préparation de la loi. » C’est un mensonge, parce que le panel en question est dirigé par une clique intégralement composée de bien-pensants climatiques, et qu’il n’y a donc aucune chance pour que les 150 citoyens tirés au sort aient l’occasion d’entendre un autre son de cloche que celui de l’alarmisme ordinaire. La diversité n’est donc pas respectée, alors même que les climato-réalistes constituent une proportion stable et importante de Français. On l’observe en effet dans chaque sondage à peu près impartial (c’est-à-dire qui s’abstient de poser des questions comme « Suite à l’aggravation de la crise climatique, faut-il engager des mesures énergiques pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? » — Score stalinien garanti.) Citons un tout récent sondage YouGov (septembre 2019), un sondage de l’IFOP (2018), ou encore celui… du ministère de l’Écologie et du Développement durable de 2013. Tous donnent des résultats similaires : un Français sur trois résiste encore et toujours à la propagande climato-alarmiste permanente et subventionnée. (...)

En créant cette convention, Emmanuel Macron travestit l’outil démocratique par excellence qu’est le débat citoyen pour en faire une simple chambre de validation d’une politique à l’évidence déjà décidée.

Pour ceux qui douteraient de ce dernier point : les conclusions de la convention sont en effet déjà écrites, comme on peut le lire dès la troisième phrase de la même page d’accueil :

[La Convention] a pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale.

Ce passage est écrit en gras et en couleur, histoire qu’on comprenne bien le message : amis citoyens, vous n’êtes pas là pour dire ce que vous pensez, mais seulement pour signer en bas d’un projet déjà préparé.

Le garant de la Convention qu’est Cyril Dion, censé « apporter un regard extérieur sur la démarche« , n’a pas manqué d’annoncer la couleur. On lit en effet dans Geo :

Il n’y va pas avec le dos de la cuillère, Cyril Dion, pour parler de l’urgence climatique : « Honnêtement, vu la situation dans laquelle on est, on devrait être dans une sorte de branle-bas de combat comme avant une guerre mondiale. » (...)

Un tel préalable étant posé aux discussions, il n’y aura en réalité pas grand chose à dire d’intéressant, si ce n’est qu’il s’agit d’une pure ânerie. climato-alarmiste.fr 7 octobre 2019

Commentaire d'un internaute

1- "C’est la méthode GIEC appliquée au débat démocratique : on fixe un cadre dogmatique et on y enferme le débat.

Rappelons que les GIEC a pour but de montrer le réchauffement anthropique, comme c’est écrit dans ses statuts. Ici, la convention citoyenne a pour but de réduire de 40% les émissions de GES du pays pour 2030 (comme si c’était réellement nécessaire).

Le politique vous impose l’objectif, à vous de déterminer les meilleures manière d’y aboutir.

Avec le GIEC, ce cadre normatif a berné une grande partie de la communauté de scientifique, je crains que cela ait le même effet pour les citoyens.

Bref, ils posent le dogme et font croire aux citoyens qu’ils sont libres à l’intérieur des limites de ce dogme."

LVOG - C'est aussi le dogme ou le cadre du "dialogue social", du corporatisme.

Comme quoi il n'est pas inutile d'informer la population

- "Moi aussi j’avalais tout cru le discours officiel et puis je me suis intéressé au réchauffement. J’ai écouté Gervais, Coutillot, Otto Weiss, Marko et d’autres. Il y aurait actuellement 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère dont seulement 5 à 6% d’origine anthropique (humaine), soit 24 ppm ou 0,0024%. Déjà que 0,0024% de l’atmosphère soit capable de tout chambouler, ça me semble louche. Ensuite les explications sur la capacité du CO2 à absorber les infrarouges ne vont pas dans le sens d’une culpabilité de l’homme en matière de réchauffement. Les autres explications naturelles sont nettement plus crédibles mais parfaitement occultées et passées sous silence par les Médias. Les modèles du GIEC sont totalement « à la ramasse », on sort déjà des corridors. La banquise n’a pas disparu, les Ours se portent très bien, il n’y a pas plus de réfugiés climatiques, le niveau des mers augmente très peu, il n’y a pas plus de tornades qu’avant, ni plus violentes, etc…

On ne nous informe surtout pas que le réchauffement actuel a commencé vers 1700 et qu’au moyen-âge et du temps des Romains aussi, il faisait à peu près la même température que de nos jours.

Les écolos sont hystériques sur la question et les politiques disent n’importe quoi (François Hollande devant l’ONU : CO2 => Tremblements de Terre et Tunamis : n’importe quoi… pfffffff….).

Ils ont foutus les jetons à tout le monde et Al Gore est devenu très riche avec sa courbe en forme de crosse de Hockey et son CO2 qui monte avant la température alors que c’est le contraire.

Ca pue la manipulation à plein nez cette histoire de réchauffement dû au CO2 anthropique.

Comment peut-on encore y croire dur comme fer alors que les prévisions du GIEC sont déjà hors jeu en 2017 ! Rien que ça, ça devrait suffire à rendre un peu « climato-sceptique ».

Si on a un tout petit minimum de bon sens, on se pose quelques questions, on cherche un peu, et on trouve facilement.

Plus c’est gros, plus ça passe comme disait Chirac.

Un petit graphique issu du rapport du GIEC => http://img15.hostingpics.net/pics/179555GIEC10112b.jpg Même les modèles les moins réchauffistes doivent être actuellement « OUT ».

Comme l’a parfaitement souligné Leucipe, toute cette manipulation risque de décrédibiliser complètement le monde scientifique et politique (si encore c’était possible de faire pire pour ce dernier…), alors qu’il y aurait eu mieux à faire et à expliquer.

- Pour les 5 à 6% de CO2 anthropiques, je l’ai vu ici => http://www.skyfall.fr/wp-content/2014/12/notice-succincte-sur-la-teneur-de-lair-en-carbone-des-gaz-de-combustion-de-combustibles-fossiles-2-xii-2014.pdf

Mais ce n’est pas la seule source bien sûr.

On sait très bien distinguer le CO2 fossile du CO2 non fossile.

Et si ça a augmenté tant que ça, pourquoi ne serait-ce pas pour une part naturel et dû à la température qui augmente justement ? (je pose la question, je ne suis pas spécialiste).

La température de Janvier 2017 est à peu près celle de 2005 (cf. les graphes des sites Wood for Trees et Climate4you qui compilent les données HadCrut et satellites). Si vous tirez un trait horizontal à partir de 2005 et vous vous calez sur 2017, vous verrez qu’on est déjà » hors corridor » et que le moins réchauffiste des modèles du GIEC est déjà au-dessus de la réalité.

Pour moi, ça donne ça => http://img15.hostingpics.net/pics/292002EstimationTempratureJanv2017.jpg (à une petite erreur possible dans un sens ou dans l’autre, peu importe).

Votre futur article m’intéressera tout à fait. Je pense que la majorité des gens (dont je faisais partie) n’a même pas idée du fait que la Tamise et la Seine gelaient du temps de Louis XIV (même le vin gelait à Versailles paraît-il => cf. le PDF ci-dessous), et qu’à cette époque on mourrait de famine et de froid. Ca a conduit d’ailleurs à la révolution Française. Ils ne s’imaginent pas non plus qu’au moyen-âge la température moyenne était comparable à celle de nos jours (sans 4×4, sans voitures, sans industries, etc…). Bien sûr ils ignorent pour beaucoup qu’on est actuellement sur un pic interglaciaire.

Le Pr. Carl Otto Weiss a utilisé l’analyse de Fourrier avec les relevés de température des 250 dernières années pour déceler les phénomènes cycliques. Il semble qu’ils soient liés à des phénomènes connus (même si pas expliqués totalement). Il a ainsi pu reconstituer la tendance générale des 250 dernières années, et il semblerait qu’on aille tout droit vers une pente descendante avec un minimum vers 2085 (pas aussi froide que le minimum de Maunder) avec une chute déjà sensible vers 2030. => http://micro.icaunais.free.fr/Petit_Guide_du_rechauffement_climatique_v4.pdf

Si ça se vérifie, on dit quoi ?

Et pourquoi l’hypothèse du CO2 anthropique est-elle privilégiée par le GIEC en ignorant les phénomènes naturels connus ?

Une contribution.

Le maquillage vert du capitalisme ne change pas son essence prédatrice: la fable Greta et ses limites par Cecilia Zamudio - Mondialisation.ca, 04 octobre 2019

Un point de vue sur le silence des médias et les véritables luttes environnementales

Les véritables écologistes de ce monde sont les peuples qui luttent contre la déprédation perpétrée par les multinationales : ceux qui donnent leur vie pour leurs communautés, pour les montagnes et les rivières. Chaque mois, des dizaines de ces véritables écologistes sont assassinés dans leurs pays : les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational font exploser leurs têtes pleines d’honnêteté et de lutte, et ils meurent les mains propres, des mains qui n’auront jamais serré les mains infâmes du FMI, ni celles des autres vampires de la planète. La classe exploiteuse et son système capitaliste se perpétue sur la base de l’extermination et de l’aliénation : sur la base de la violence, mais aussi sur la base du mensonge qu’elle impose au moyen de ses médias de masse.

Sur plusieurs photographies et vidéos, on peut voir Greta Thunberg, le nouveau personnage hyper-médiatisé par l’appareil culturel du capitalisme, avec Christine Lagarde, directrice du FMI et candidate à la BCE (le FMI, cette institution du capitalisme transnational qui pille la nature et affame des peuples entiers). Une poignée de mains qui illustre bien la joie des maîtres du monde saluant ceux qui les servent dans l’importante tâche d’infiltrer toutes les luttes avec des Chevaux de Troie qui mènent les énergies vers des impasses, qui manipulent les majorités dans des pseudo luttes qui ne touchent jamais à la racine des problèmes, et donc ne les résolvent pas. Le capitalisme qui est en train de détruire la nature, et la classe exploiteuse qui s’en bénéficie, ne sont pas remis en question par la Fable « Greta ». (...)

Dans le capitalisme, la télévision, la presse, l’industrie culturelle appartiennent aux monopoles privés: ces monopoles ont souvent aussi des capitaux dans le complexe militaro-industriel, l’industrie agroalimentaire, l’industrie chimique et pharmaceutique, etc… Tout ce qui précède explique pourquoi les médias de masse ne diffusent aucune information sur qui que ce soit qui questionne réellement leurs intérêts : aucune personne contestant la perpétuation de ce système, remettant en question le capitalisme, ne recevra une telle hypermédiatisation.

La déprédation de la nature est due au mode de production capitaliste : l’industrie agroalimentaire empoisonne la terre, l’industrie minière dévaste les montagnes et les rivières, etc. La surconsommation est un phénomène télécommandé par l’appareil culturel du capitalisme, par le bombardement publicitaire. L’obsolescence Programmée, mécanisme pervers de vieillissement prématuré des choses, mis en œuvre à dessein dans le mode de production capitaliste, garantit également à la bourgeoisie que les masses surconsomment, car c’est ainsi que la bourgeoisie remplit ses coffres : sur la base de l’exploitation des travailleuses et des travailleurs et sur la base de la dévastation de la nature.

Il n’y a pas de solution à la dévastation de la nature dans le cadre du capitalisme. Face à la tragédie palpable de continents de plastique flottant sur les océans, de la déforestation vertigineuse des forêts millénaires, des glaciers détruits, des nappes phréatiques et des fleuves contaminés et asséchés, de cordillères amputées par l’industrie minière, de l’uranium appauvri avec lequel le complexe militaro-industriel bombarde des régions entières, des niveaux de CO2 en nette augmentation, le cynisme des maîtres du monde est colossal. (...) Greta et son groupe font appel aux soi-disant «qualités morales» des maîtres du monde, font appel à leur prétendue «bonne volonté» ; une fois de plus, nous entrons dans la fable anesthésiante qui feint d’ignorer que dans le capitalisme l’accumulation de richesses est perpétrée par les grands capitalistes de deux manières fondamentales : l’exploitation des travailleurs et le pillage de la nature. Dans cette fable du greenwashing (lavage vert), est posée frauduleusement l’existence d’un soi-disant «capitalisme vert», ce qui est totalement impossible par la logique même du système. Un «capitalisme vert» n’est pas possible, pas plus qu’un «capitalisme à visage humain», pas plus qu’un lion végétarien. Et tout simplement parce que lorsque nous parlons de ce système économique, social, politique et culturel qu’est le capitalisme, nous parlons des mécanismes inhérents à sa logique : ca-pi-ta-li-ser.

Et à ceux qui avancent l’imposture qui proclame que : « les pays nordiques sont de grands exemples de capitalisme bon et vert » , leur rétorquer qu’ils feraient mieux de s’enquérir auprès des victimes des massacres que les grandes entreprises nordiques ont fomenté au Congo pour pouvoir piller jusqu’à la moelle le coltan et d’autres ressources. Ça vous parle Ericsson, Saab, Volvo, Bofors (armes), Nammo (armes), Kongsberg (armes), Ikea, H&M, etc ? Ni très “vertes” ni très “humaines” en ce qui concerne l’exploitation et la dévastation contre les travailleurs et contre la nature. Ah, si l’on réussit à externaliser hors du pays tout le cloaque des pratiques qui enrichissent une multinationale, alors ce cloaque n’est pas pris en compte ? Et le chiffre d’affaires faramineux des entreprises suédoises, norvégiennes et finlandaises sur la base de la vente d’armes, et leur participation lucrative dans toute nouvelle invasion de l’OTAN, ne sera pas non plus exposée dans la fable, n’est-ce pas?

De plus, dans le discours du Greenwashing, tout le monde est également coupable, et finalement… « si nous sommes tous coupables, personne ne l’est de manière spécifique», ce qui est une manière de diluer les responsabilités, de ne pas désigner les principaux responsables de cette barbarie : les grands capitalistes, la bourgeoisie transnationale.

Il est vrai que la surconsommation ne se limite pas à la bourgeoisie, car si celle-ci peut consommer beaucoup plus et engendrer un gaspillage effarant, la classe exploitée a également été aliénée par le bombardement publicitaire, pour la mener à surconsommer, même au prix d’accumuler des dettes. Mais encore une fois, il y a une question de classe : parce que c’est la classe exploiteuse, celle qui possède les moyens de production et de propagande, qui impose son hégémonie idéologique et culturelle à toute la planète, c’est la classe exploiteuse qui aliène la classe exploitée au moyen des médias de masse qui sont sa propriété. C’est au travers de l’aliénation que la classe exploiteuse dirige la classe exploitée vers la surconsommation. Une classe dirige l’autre au travers du bombardement publicitaire et au moyen des paradigmes imposés par l’appareil culturel du capitalisme (individualisme, consommation présentée comme «compensatoire», notion de “succès ” liée à l’avoir et non à l’être, etc…). L’obsolescence programmée (vieillissement prématuré des choses) garantit également aux grands capitalistes que les masses surconsomment, pour remplir leurs comptes bancaires tout en dévastant la planète.

En 2019, les 26 personnes les plus enrichies du monde possèdent la même richesse que celle avec laquelle vivotent les 3,8 milliards de personnes les plus appauvries, soit la moitié de la population mondiale (Oxfam). Une poignée de milliardaires possèdent les principaux moyens de production et de propagande. 1 % de la population mondiale détient 82 % de la richesse mondiale. Les données sur la consommation d’énergie électrique par habitant montrent que ce sont l’Europe, les États-Unis, le Canada et les restantes métropoles capitalistes qui consomment, et de loin, l’immense majorité de l’énergie consommée dans le monde.

Dans le discours de Maquillage Vert, on assimile les déprédations commises par les grands capitalistes, par les gigantesques multinationales qui détournent des rivières entières pour l’industrie minière, aux peuples qui en sont les victimes. On assimile les victimes et les bourreaux dans ce discours abject du « nous sommes tous coupables » qui ne fait aucune distinction, ni de classes sociales, ni entre la poignée de pays qui consomment 80% des ressources de la planète (États-Unis, Europe, Canada, Japon, Australie et autres métropoles capitalistes) et tous les autres pays du monde (l’immense majorité) qui survivent avec les 20 % restants. Dans le discours du Maquillage Vert, on ne parle pas des métropoles capitalistes qui surconsomment, versus les périphéries capitalistes conçues par le capitalisme transnational comme de simples «réservoirs de ressources» et pillées jusqu’à la moelle, avec un impact écologique dévastateur et un impact social d’appauvrissement brutal; on ne dit pas non plus que le pillage est perpétré en assassinant toute personne ou communauté qui élève sa voix contre le pillage capitaliste.

On assimile les multinationales prédatrices et les peuples qu’elles exterminent. Prenons l’exemple de ce que font Anglo American, BHP Billiton et Glencore en détournant une rivière entière pour utiliser l’eau dans la plus grande mine de charbon du monde, la mine de Cerrejón en Colombie, ce qui cause sécheresse, écocide, famine et génocide contre l’un des principaux peuples indigènes de Colombie, les Wayú. Plus de 14000 enfants Wayú sont morts de faim et de soif à cause du pillage capitaliste perpétré par ces trois multinationales. Le charbon qui est extrait par tonnes est principalement destiné aux États-Unis et à l’Europe. Donc non, nous ne sommes pas «tous coupables de la même manière». Une famille de travailleurs n’est pas coupable de la même manière qu’un capitaliste. La multinationale Glencore n’est pas « coupable de la même manière » que le peuple Wayú, qui non seulement n’est pas coupable, mais subit un génocide. Les coupables ne sont pas les milliers de combattants sociaux, véritables écologistes, qui sont tués quotidiennement par les balles des tueurs à gages du capitalisme transnational ; mais bien ceux qui pillent la planète et paient des tueurs à gages pour exterminer toute opposition au pillage capitaliste.

Pour nos mortes et nos morts, pas une minute de silence face à la barbarie et à la pantomime avec laquelle la bourgeoisie transnationale prétend couvrir ses crimes : plus de 1500 paysans, indigènes, afro-descendants, écologistes, militants sociaux, ont été assassinés en Colombie par le capitalisme transnational en cinq ans, plusieurs milliers au Mexique, autant dans divers pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Et cette même bourgeoisie nous vient avec sa fable de l’adolescente à tresses, qui ne remet pas en question le système capitaliste et qui est hyper-médiatisée, avec cette mise en scène qui sent le paternalisme euro centré, avec ce décor qui pue le cynisme, avec ce théâtre qui pue la simulation pour que rien ne change.

Ils expérimentent pour voir à quel point nous avalons tous leurs montages avec un sourire béat, alors qu’eux, les membres de la classe exploiteuse, continuent à détruire les montagnes et les rivières, les océans et les forêts; ils continuent de perpétrer des écocides et des génocides, ils continuent de pousser des millions de spoliés sur les routes de l’exode, ils continuent de transformer la planète en décharge et les êtres humains en aliénés (et à celui qui ne se laisse pas aliéner, et qui prétend se battre en dehors des tracés de l’inutile, lui est assénée la balle paramilitaire et militaire, la persécution politique et la prison).

«Tant que nous vivrons sous le capitalisme, cette planète ne sera pas sauvée ; car le capitalisme est contraire à la vie, à l’écologie, à l’être humain, aux femmes», exprimait Berta Cáceres, écologiste authentique et combattante sociale hondurienne, assassinée pour s’être opposée au pillage capitaliste. Chico Méndes, un autre écologiste authentique, défenseur de l’Amazonie et militant social assassiné pour faire taire sa voix de conscience de classe, pour tenter de freiner l’organisation politique des dépossédés, signalait déjà avant d’être assassiné, les impostures du « greenwashing » (on n’utilisait pas ce terme alors, mais le fait existait déjà). Contre le capitalisme et son Maquillage Vert, s’était également levée Macarena Valdés, écologiste Mapuche assassinée à cause de sa défense de la nature et de la communauté. Macarena avait affronté la multinationale RP Global, de capital autrichien , qui promeut une énergie vendue comme «renouvelable et durable» (omettant sa participation de l’écocide et du génocide contre le peuple Mapuche). Les militantes et militants contre la déprédation de la nature sont des milliers, leurs voix ne sont pas médiatisées, leurs vies sont souvent courtes parce qu’elles sont brisées par les outils répressifs au service du capitalisme transnational.

Et si un pays prétend nationaliser ses ressources naturelles et ne pas permettre aux multinationales de les piller, il est bombardé, victime des guerres impérialistes ; il est envahi par des mercenaires religieux, fanatiques incubés depuis l’empire, puis par les bottes de l’OTAN ; il est torturé, martyrisé, on lui impose des régimes sanguinaires. Où sont donc ces faux « écologistes” du système quand l’impérialisme étasunien et européen massacre la nature et les peuples en Irak, Libye, Colombie, Afghanistan, Yémen, etc ? Ah… là il n’y a pas de « manifestation » de leur part, n’est-ce pas ? … Bien sûr, les marionnettes se doivent au théâtre, à berner les dupes, à faire que des milliers de personnes qui ont été (et sont quotidiennement) assassinées par le capitalisme transnational pour avoir véritablement défendu en première ligne la planète, soient encore d’avantage passées sous silence au milieu de toute la cacophonie, de l’hypermédiatisation de la fiction. Mais la lutte continue, contre le capitalisme et sa barbarie ; parce que la cosmétique avec laquelle ils prétendent couvrir sa puanteur, nous sommes nombreuses et nombreux à ne pas la gober. Mondialisation.ca, 04 octobre 2019


TROISIEME PARTIE

L'écologie politique et la collapsologie ont des origines idéologiques communes

Pourquoi consacrer ici de la place et du temps à la collapsologie? Parce qu'on y trouve la plupart des ingrédients venimeux ou hautement toxiques présents dans le Green New Deal ou la théorie du réchauffement climatique de nature anthropique propagée par l'oligarchie financière et son agence, le GIEC. Lisez, c'est révélateur ou très instructif.

Pour vous faciliter la lecture de l'article ci-dessous, quelques points de repères ou ce qu'il faut avoir en tête. La collapsologie et l'écologie politique présentent de nombreuses similitudes.

- Fatalisme. L’effondrement est inéluctable, tout est foutu, plus rien ne sera jamais comme avant, c'est la fin du monde...

- La théorie de l'effondrement lie la crise sociale et environnementale à la crise du capitalisme pour mieux préserver l'ordre établi.

- La dépolitisation de leur discours en est le révélateur. D'où les "grands décloisonnements" et les "alliances improbables"... Un euphémisme pour ne pas dire infréquentable.

- La résilience, le conditionnement psychologique. La fin du monde, il faut s'y préparer intérieurement, individuellement, il faut s'adapter, critiquer, résister, combattre ne servirait à rien...

- Les réponses collectives et les luttes ne doivent servir qu'à accompagner ce processus irréversible...

- La sociobiologie et le positivisme, les ennemis de la lutte des classes.

- Glissement entre les sciences naturelles et les sciences sociales ou "naturaliser l’ordre social existant" pour mieux "neutraliser la charge critique" contre le capitalisme, abolir l’histoire sociale au profit de l’histoire naturelle...

- Essentialisme. Survivalisme. Libertarien. Dérives mystiques et racistes...

- La joie pour les uns, l'enfer, « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » pour les autres...

La collapsologie : start-up de l’happy collapse par Bertrand Louart, - La revue anarchiste marseillaise Réfraction n°44, 2020. - septembre 2019

L’avenir était quand même mieux avant la fin du monde

Extraits.

La Collapsologie, « science de l’effondrement » (collapse en anglais) prétend maintenant élever la prophétie de l’effondrement de la société industrielle à la dignité d’une discipline académique. En France, Pablo Servigne et ses collègues (ci-après désignés par Servigne & Co) sont en quelque sorte devenus les prophètes de cette prospective qui se veut scientifique.

"L’effondrement viendrait d’abord des “limites” d’un système qui ne fonctionne plus, plutôt que d’injustices sociales. Pour prouver cet effondrement, les collapsologues s’en réfèrent généralement à des données quantitatives, issues des sciences naturelles. Ce faisant, ils effectuent un glissement entre les sciences naturelles et les sciences sociales, en étudiant la société comme un “écosystème”, et en déduisant de données “physiques”, un effondrement social. Cette idée qu’il existerait des déterminismes sociaux découlant de lois de la nature porte un nom : le positivisme. »

Positivisme qui, sous prétexte d’objectivité scientifique, en vient en fait à naturaliser l’ordre social existant, c’est-à-dire à neutraliser la charge critique qu’implique le constat du désastre pour la société actuelle au profit de la prophétie scientifique sur l’effondrement.

L’idée de résilience, définie comme la capacité à se remettre d’un choc extérieur, sur lequel on n’a pas prise, sous-entend que l’origine et les responsables de ce bouleversement finalement importent peu, ce qui importe étant de survivre.

La collapsologie est une forme nouvelle du progressisme, au sens de l’attitude qui attend de l’avenir la solution des maux du présent. Cette fois, c’est l’effondrement de la société marchande et industrielle qui va nous – du moins, les survivants – obliger à être vertueux écologiquement. Et comme pour le Progrès, que pas plus que l’effondrement on ne peut arrêter, il faut dès maintenant s’y préparer. Car la collapsologie est avant tout une idéologie de cadres ; sa principale injonction est : « il faut s’adapter ! » Cela ne signifie pas seulement se conformer à l’ordre des choses existant, mais surtout – puisque, pour les cadres qui sont le relais de la direction de l’entreprise, « gouverner, c’est prévoir ! » – anticiper l’évolution future et agir dès maintenant en conséquence.

« La fin de ce monde annonce de grands décloisonnements et des alliances improbables. Qui ne comprend pas cela, qui s’en offusque, ou qui ne le souhaite pas, se prive de pans entiers de la vie. C’est-à-dire en premier lieu de la survie. » (2018, p. 280)

Traduction en bon français : qui critique, conteste et résiste sera abandonné à son triste sort. On ne saurait dire plus clairement que Servigne & Co privilégient avant tout la survie et l’adaptation, au détriment de la lutte contre les fauteurs de désastre et de l’émancipation de la domination et de l’exploitation capitaliste.

...la sociobiologie, ancienne ou nouvelle mouture, est avant tout une idéologie scientifique, c’est-à-dire une projection sur les êtres vivant des valeurs et comportements sociaux dominants et donc d’une naturalisation de l’attitude de l’individu vivant dans le capitalisme industriel.

En effet, dans leur dernier ouvrage Servigne & Co se focalisent sur ce que ressentent les individus face à l’annonce de la prophétie de l’effondrement avec une approche écopsychologique et narcissique où les réponses collectives et les luttes ne sont là que comme décors pour ce théâtre d’ombres. Pour eux, « ne pas annoncer que “tout est foutu” » signifie qu’il faut avant tout « passer par un processus de deuil » du monde existant et par une « transition intérieure » afin d’accepter et de se préparer à ce qui est présenté comme inéluctable.

Ayant, comme on l’a vu, aboli l’histoire sociale au profit de l’histoire naturelle, ils se penchent sur la « nature humaine » telle que l’a analysée le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875-1961).

Dans la troisième partie de Une autre fin du monde…, où ils exposent leur « collapsosophie », ils nous invitent à nous « réensauvager » en « dansant avec nos ombres », afin de « vivre avec tous les aspects de nos vies qui nous semblent inacceptables » [sic]. Il s’agit de « renouer avec nos racines profondes ». Celles-ci ne sont autres que :

« les archétypes au sens défini par Jung, à savoir des symboles primitifs, universels, appartenant à l’inconscient collectif, une forme de représentations préétablies [sic] qui structurent la psyché. » (2018, p. 242).

Pour Jung, plus un groupe humain est développé, plus il a refoulé ses racines primitives, sauvages et barbares. Or, celles-ci sont sources de vitalité et de créativité. Chaque peuple doit les retrouver pour les assumer, faute de quoi les « archétypes » resurgiraient violemment, hors de tout contrôle. Soit une conception très essentialiste de la « nature humaine » et de l’ « âme des peuples » qui se prête aisément à diverses dérives mystiques et racistes. Jung aurait d’ailleurs collaboré avec les nazis de 1933 à 1939 .

Le phénomène survivaliste touche aujourd’hui un public bien plus large que les libertariens, mais cela ne constitue pas vraiment une bonne nouvelle. Il s’agit avant tout d’un énorme marché en pleine expansion, une sphère où se croisent désormais « bobos et fachos » qui offre une tribune discrète mais importante (10 000 personnes lors du deuxième salon du survivalisme qui s’est tenu à Paris du 22 au 24 mars 2019) à des individus et organisations d’extrême droite.

Ces réalités historiques et sociales sont manifestement quelque chose qui indiffère profondément nos effondrementalistes qui de par leurs origines et positions sociales n’ont jamais eu affaire qu’avec les « bons côtés » du système. C’est bien sûr cela qui leur assure de la réputation et du succès auprès des médias et des dirigeants. Le fait d’annoncer l’effondrement de la société marchande sans remettre en question la marchandise et les rapports sociaux d’exploitation et de domination qui vont avec. Au moment où le capitalisme industriel est en train de chercher à se recomposer, exploitant la crise écologique pour trouver de nouvelles manières de contraindre travailleurs et consommateurs à consacrer plus de temps et d’énergie au système même qui les dépossède des choses de plus en plus élémentaires.

Servigne & Co nous promettent « du sang, du labeur, des larmes et de la sueur ». Mais rien de tout cela n’a de gravité ni d’importance en comparaison de « la joie » qu’ils éprouvent face à la perspective de pouvoir survivre, même dans l’enfer qu’ils auront contribué à étendre et perpétuer…

Derrière cette idée (effondrement - LVOG), sont en fait confondues deux choses très différentes. D’une part, la dégradation continue des conditions de la vie humaine autant que naturelle, qui sont constitutives de notre existence libre et autonome, sous l’effet de l’expansion prédatrice du capitalisme industriel. Et d’autre part, l’effondrement de la société capitaliste et industrielle sous l’effet de la raréfaction des ressources fossiles nécessaires à la production de marchandises dont actuellement nous dépendons largement pour notre existence. Les effondrementalistes amalgament ces deux problèmes – au prétexte que dans les deux cas c’est notre existence qui est menacée –, comme si le premier et le second étaient nécessairement liés. Or l’analyse critique du capitalisme industriel montre précisément que la valorisation marchande se réalise essentiellement grâce à une artificialisation croissante de l’existence humaine.

La dépolitisation de leur discours est le symptôme qu’ils aiment la marchandise et le monde qui va avec. Ils ont pris conscience qu’ils vont devoir à l’avenir y renoncer, mais c’est contraints et forcés par la « crise écologique », l’ « épuisement des ressources », etc. Ils ont découvert que leur idéal social – celui qu’on leur a enseigné sur les bancs des écoles et des universités, celui qu’ils allaient docilement reproduire sans se poser plus de questions – n’est pas viable matériellement sur cette planète. Mais en bons « scientifiques » – dont l’objectivité ne va pas jusqu’à comprendre leur position sociale et la manière dont elle influe sur leur analyse de la situation –, ce n’est qu’un problème purement matériel de limites physiques et écologiques qui n’appelle aucune analyse socio-politique du capitalisme industriel, aucune remise en question des structures de pouvoir qui nous ont menés là. C’est pourquoi l’effondrementalisme est profondément réactionnaire : son idéal social est derrière lui.

Conclusion

A l’opposé de ceux qui croient trouver dans la « collapsologie » l’expression d’une critique radicale nécessaire pour relever le gant de la catastrophe grandissante, l’effondrementalisme prêche au contraire la résignation, l’attente de l’événement purificateur et rédempteur qui – obligeant tout le monde à se serrer les coudes face à l'adversité – épargnerait à chacun de devoir comprendre, identifier et lutter contre les mécanismes sociopolitiques de la guerre contre la liberté humaine et contre l’autonomie du vivant actuellement en cours. La « renaissance » que les collapsologues espèrent voir sortir finalement de l’effondrement a donc de grandes chances d’être surtout une régression archaïque vers des structures de pouvoir toujours plus coercitives. La revue anarchiste marseillaise Réfraction n°44, 2020.

En complément, deux illustrations.

"Une dernière occupation avant la fin du monde" (Extinction Rebellion)

Qu'est-ce que Extinction Rebellion ?

Extrait de la causerie du 24 juillet 2019. (http://www.luttedeclasse.org/archives2010/causeries0719.pdf)

Quand la nature remplace la lutte de classes ou l'agenda du totalitarisme.

Les poupées russes :

- Occupy movement
- Compassionate Revolution
- Rising Up !
- Extinction Rebellion (XR)

(https://www.compassionate-revolution.net/draft-manifesto.html)

La stratégie de la terreur : "La fin du monde" approche.

- Extinction Rebellion occupe un centre commercial à Paris - euronews 6 octobre 2019

"Une dernière occupation avant la fin du monde". Tel était le nom de l'opération menée samedi à Paris par des militants écologistes du mouvement Extinction Rebellion. Plusieurs centaines de personnes ont pris possession d'un centre commercial, symbole selon eux, du capitalisme.

Extinction Rébellion a été créé il y a à peine un an. Il prône la désobéissance civile et la non-violence pour forcer les gouvernements à déclarer l'urgence climatique. euronews 6 octobre 2019

Quand Le Figaro sert de guide ou de rabatteur aux mercenaires recrutés par Gates, Rockefeller, Soros, Buffett, Al Gore et Cie.

Extinction Rebellion: une semaine de désobéissance civile dans le monde entier - LeFigaro.fr 4 octobre 2019

Des milliers d’activistes écologistes comptent bloquer dès lundi 7 octobre les villes de 55 pays, dont la France, pour dénoncer l’inaction climatique des États. En prélude, samedi à Paris, Extinction Rebellion veut occuper illégalement, en compagnie de «gilets jaunes», un lieu symbole de notre «système économique injuste, sexiste, raciste et autoritaire».

Au programme de cette «rébellion internationale», des blocages de rues, des occupations illégales, des campagnes d’affichage et des «ateliers artistiques».

Dans ce mouvement horizontal, où n’existe ni chef ni porte-parole, «nous avons quatre objectifs: faire avouer aux gouvernements la vérité sur la question écologique, les faire agir pour la biodiversité, militer pour le zéro carbone, et mettre le citoyen face à ses responsabilités», affirme au Figaro Franck, l’un des membres de XR France. L’important? «Le pacifisme, la non-violence».

Les «festivités» françaises débuteront officiellement par une cérémonie d’ouverture dimanche 6 octobre, à partir de 17h à Paris. «Non-blocante», elle sera ouverte à tous et se déroulera au Parc de la Villette (XIXe arrondissement).

À partir de lundi 7 octobre, départ effectif de la semaine de rébellion, les actions prévues seront classées et associées aux quatre éléments (Terre, Air, Eau, Feu). Chaque catégorie devant répondre à une problématique écologique, comme visible dans l’image ci-dessous.

Pour participer à ces actions, des pages d’inscription sont disponibles sur le site d’Extinction Rebellion. Le mouvement demande à tous les participants d’assumer un rôle défini: «Bloqueur», «peacekeeper», «artiviste», «médic», «médiactiviste», «cuisinier»… De «Je ne veux pas de poursuite judiciaire» à «Je suis prêt à être placé en garde à vue», ils doivent également sélectionner leur niveau d’investissement.

Sont ainsi prévus dès le 7 octobre «des plantes bloquantes sur le goudron pour libérer des places et des allées», «une rue de l’information» qui accueillera et sensibilisera le public, «un grand chantier pour inventer des espaces de vie et des jeux pour enfants», et «une agora pour tenir des assemblées citoyennes, des concerts et des débats jusqu’à l’aube.»

Jusqu’à l’aube, puisque comme nous a confié Franck, le mouvement compte déployer ses tentes et dormir sur place. «Du moins, si on ne tente pas de nous déloger», déplore-t-on chez XR.

Le 10 octobre, c’est la question migratoire qui sera au centre des revendications. «Les catastrophes à venir provoquées par le dérèglement climatique provoqueront d’ici 2050 le déplacement d’un milliard d’habitants (...) Demain, tous migrants!», peut-on lire sur la page officielle. Encore une fois, le secret est bien gardé sur les lieux de rassemblement. Mais selon nos informations, les activistes tenteraient de bloquer la Seine. Avec des bateaux? «Il nous faut des moyens, donc ça risque d’être compliqué, mais on veut marquer les esprits.»

L’après-midi du vendredi 11 octobre, l’opération «Tournez manège» sera lancée à Paris. Elle consistera à «remplacer le trafic motorisé par une vague immense et joyeuse de vélos». Le 12 octobre, place à «l’archipel des nouveaux mondes», lors duquel les militants devraient occuper un quartier entier de Paris, bloquer sa circulation, puis «se répandre en multiples groupes d’action autonomes pour se réapproprier la ville». Y sont attendus des groupes de toute la France, non liés à XR. Enfin, des actions de sensibilisation et d’affichage sur le plastique seront menées dans toute la capitale du 7 au 12 octobre.

Les groupes locaux de XR.

En termes d’affluence, «on a déjà plusieurs milliers d’inscrits», nous révèle le groupe, sans vouloir communiquer de chiffres précis. «Mais il est possible que ce nombre baisse, par peur» des violences et des interpellations. LeFigaro.fr 4 octobre 2019

LVOG - En réalité ils seront entre 200 ou 300 ou moins.

Commentaires d'internautes.

1- On voit très bien que cette "urgence" est un mariage de la carpe et du lapin:

On y mélange, pêle-mêle: la biodiversité, les migrations, le réchauffisme, le collectivisme et «système économique injuste, destructeur, sexiste, raciste, et autoritaire».

C'est donc un véritable foutoir de la non-pensée et du retour au néolithique.

2- C'est bien, c'est bien mais le climat s'en fout totalement des gens qui marchent.....le climat devient la nouvelle religion au détriment de tout ce que l'on sait de notre passé, à savoir que le climat terrestre a tjrs été une alternance de période chaude et froide, bien avant les interventions humaines.

3- Est-il vrai que le mouvement ER serait financé par quelques milliardaires américains qui s'arrogeraient le droit de pratiquer l'ingérence dans tous les pays et d'inciter les gens à la violence en bloquant la libre circulation, l'économie, la paralysie de services publics ? Si ce n'est pas une infox, quel but poursuivraient ils ? Ils pourraient déjà s'occuper de leur pays, l'un des plus gros pollueurs de la planète !

4- XR est financé par quel lobby. ? Quel milliardaire de la finance internationale ? Tout ceci est bien opaque !

LVOG - Réfléchissons un peu. Quand on sait qu'un blog, un groupe de militants ou un parti peine à se faire connaître dans son propre pays au bout de longues décennies, comment pourrait-il en un an essaimer la planète, faire la une des médias dans le monde, où trouverait-il les finances ? Poser la question, c'est y répondre : Impossible, hormis lorsque c'est l'oligarchie qui en est le chef d'orchestre et le financier. Il n'existe absolument aucune autre explication plausible ou possible. Il en va de même de toutes les ONG propulser par des populistes.

Avec l'autorisation de Macron et de la Préfecture de police de Paris, et la bienveillance des médias-oligarchiques.

20minutes.fr - Quelques centaines de militants et sympathisants du mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR) occupaient toujours ce mardi matin la place du Châtelet et un pont de la Seine, au centre de Paris, après y avoir passé la nuit dans le calme.

Dans le cadre de la mobilisation internationale de « XR », ces militants occupent depuis lundi après-midi ce nœud central, à quelques centaines de mètres de la préfecture de Police de Paris, où doit se tenir ce mardi matin une cérémonie en hommage aux victimes de la tuerie de la semaine dernière dans ces mêmes locaux, en présence d’Emmanuel Macron.

Sous la surveillance d’un dispositif policier assez léger...

Depuis leur arrivée place du Châtelet, les militants ont multiplié les prises de parole, lors d'« assemblées citoyennes », annonçant leur intention de rester sur place jusqu’à mercredi.

Extinction Rebellion est né au Royaume-Uni fin 2018 à l'initiative d'universitaires notamment, inspiré par la stratégie de lutte pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960.

Le mouvement s'est étendu grâce aux réseaux sociaux et revendique aujourd'hui 500 groupes dans 72 pays. 20minutes.fr et AFP8 octobre 2019

Ils passent à la phase de destruction et de régression massive.

Le Danemark demande à l'Europe d'interdire la vente des voitures thermiques dès 2030 - BFMTV 7 octobre 2019

Interdire la vente des voitures thermiques dans l’Union européenne dès 2030, c’est une proposition du Danemark. Le 4 octobre, dans le cadre d’une réunion des ministres de l’Environnement européen à Luxembourg, les Danois ont amené cette proposition, avec l’espoir d’être soutenu par une dizaine de pays, précise l’agence Reuters.

"Nous devons reconnaître que nous devons agir en urgence", a expliqué à Reuters Dan Jorgensen, le ministre danois à l’Energie et au Climat. Dan Jorgensen a exposé deux plans: "Le plan A est d’obtenir une interdiction au niveau européen". Le plan B serait qu’au minimum, les Etats qui le désirent puissent mettre en place cette interdiction.

En voisin de l’Union européenne, la Norvège veut elle interdire les voitures thermiques dès 2025. Côté français, l’interdiction de la vente des modèles thermiques a été votée par les députés pour 2040. Une interdiction en 2030 avait été jugée difficilement soutenable pour les constructeurs nationaux par un certain nombre de députés. Mais les différentes autorités politiques ne sont pas forcément sur la même ligne. Ainsi, la mairie de Paris veut elle interdire non la vente, mais la circulation des véhicules thermiques dès 2030.

Lors de cette réunion à Luxembourg, certains Etats, comme la Lituanie, la Slovénie ou encore la Bulgarie, ont également demandé à ce que des mesures soient prises afin de limiter les ventes de véhicules d’occasion venus d’Europe de l’Ouest. Les pays de l’Est reçoivent depuis des années les voitures d’occasion venues des grands marchés automobiles de l’Ouest, une tendance qui s’est accentuée ces dernières années avec le dieselgate. Les diesel allemands finissent ainsi leur carrière en Pologne, Roumanie ou dans les marchés du coeur de l'Europe, avec pour conséquence un parc plus vieux que la moyenne européenne (de 10,7 ans actuellement selon l'association des constructeurs européens). Ainsi, en Lituanie, pays demandeur d'une réglementation plus poussée sur les ventes de voitures d'occasion, l'âge moyen d'une voiture est de 16,7 ans. Avec, en conséquence, des niveaux de pollution plus élevés. BFMTV 7 octobre 2019

Comment sauver le capitalisme. Une opération lucrative à quelque 10.000 milliards de dollars en 2019, 20.000 milliards de dollars en 2050.

Il y a environ 1,2 milliard de voitures dans le monde ! - lesaviezvous.net 31 janvier 2019

L’année dernière, le total des ventes de véhicules neufs s’élevait à plus 90 millions, mais les estimations suggèrent que les ventes annuelles pourraient monter à 127 millions d’ici 2035, ce qui porterait le nombre total de véhicules à 2 milliards ou plus. Ces calculs incluent les voitures de particuliers, les camions légers, moyens et lourds, ainsi que les autobus.

En France, le nombre de voitures immatriculées s’est élevé à près de 32 millions en 2018. La Chine a encore beaucoup moins de véhicules par personne que les pays occidentaux, avec seulement 100 millions de voitures pour 1,3 milliard de personnes. Si ce taux était égal à celui des États-Unis, le pays disposerait d’un milliard de véhicules à lui tout seul.

Aux États-Unis, il y a environ 250 millions de voitures pour une population de 300 millions d’habitants, et ce nombre n’arrête pas d’augmenter.

Selon les estimations, le nombre total de véhicules dans le monde pourrait doubler pour atteindre 2,5 milliards d’ici 2050. 31 janvier 2019

Tandis que la société est en pleine déliquescence.

LVOG - San Francisco, au cœur de la Silicon Valley, du Green New Deal, de l'extrême-centre, du "deep state".

San Francisco : Des habitants installent des rochers pour empêcher les sans-abri de s’installer dans la rue 20minutes.fr 3 octobre 2019

San Francisco, au cœur de la Silicon Valley, est l’une des villes américaines les plus marquées par les inégalités. Dans la métropole californienne, la population de sans-abri a bondi de 17 % depuis 2017. La situation est si tendue que certains riverains ont décidé d’installer des rochers dans leur rue, rapporte The Washington Post ce mardi. L’objectif de ce drôle de manège : empêcher les sans-abri de venir planter leurs tentes.

Depuis l’installation d’un campement de SDF dans leur quartier, les résidents de la rue de Clinton Park sont confrontés à la drogue et aux violences. Des seringues usagées sont même retrouvées sur le trottoir.

Face à l’inaction de la police, ces habitants ont décidé de régler le problème par leurs propres moyens : ensemble, ils ont financé l’installation de vingt-quatre rochers sur le trottoir. Un investissement de 4.000 dollars (environ 3.650 euros).

A plusieurs reprises, des activistes ont déplacé les rochers sur la route. Mais les agents de la municipalité les ont remis sur les trottoirs.

Lassés de la controverse, les résidents ont finalement battu en retraite. Selon Slate, ils ont demandé à la municipalité de retirer les rochers. Définitivement. 20minutes.fr 3 octobre 2019

Plus d’un million de mal-logés vivent en Île-de-France - LeFigaro.fr 8 octobre 2019

C’est la région la plus riche de France mais aussi celle qui compte le plus de mal-logés. Plus d’un million de personnes se trouvent dans cette situation peu enviable en Ile-de-France, selon la Fondation Abbé-Pierre qui publie son rapport sur le mal-logement dans cette région où vivent plus de 12 millions d’habitants. Si l’Ile-de-France représente plus de 18% de la population nationale, elle concentre près d’un tiers du total de mal-logés en France (4 millions de personnes). LeFigaro.fr 8 octobre 2019

France. Consommation : le blues de la classe moyenne - LePoint.fr 8 octobre 2019

Décrochée par une société de consommation qui avance trop vite, alourdie par des contraintes budgétaires toujours plus encombrantes, la classe moyenne se réduit en France comme peau de chagrin. Selon une étude publiée ce mardi par Le Parisien, la tendance tient désormais du phénomène : l'angoisse d'un avenir incertain et les fins de mois difficiles touchent de plus en plus les Français moyens, ceux qui ne sont « ni les 30 % les plus riches ni les 30 % les plus pauvres ».

En 2019, selon l'enquête Ifop, 58 % des Français déclarent appartenir à la classe moyenne. En 2008, ils étaient 70 %. Sur la même période, le nombre de ceux qui se déclarent « modestes » a gagné 15 points, passant de 23 % à 38 %. Interrogée par le quotidien francilien, la sociologue Pascale Hébel explique ainsi cette tendance : « Les dépenses contraintes, logement en tête, n'ayant cessé de progresser, le reste à vivre est de plus en plus restreint. » En effet, parmi les 58 % de Français qui considèrent toujours appartenir à la classe dite « moyenne », les fins de mois sont rudes : 28 % déclarent « tout juste » finir le mois, 17 % « difficilement », souvent au point de « réduire leurs dépenses alimentaires les derniers jours du mois » et 13 % « facilement ».

Les principaux marqueurs de l'appartenance à cette classe moyenne évoluent donc avec elle, à son rythme. L'étude explique ainsi que la vente de vêtements d'occasion explose, tout comme celle de voitures à bas prix tandis que, dans l'alimentation, beaucoup sont systématiquement à la recherche de la moindre promotion.

Mais, outre la nécessaire adaptation d'une nouvelle façon de consommer, la classe moyenne se sent parfois tout bonnement « décrochée », en marge de la société de consommation au point de se déclarer plus modeste que moyen. Ainsi les loisirs, les dépenses cosmétiques ou la décoration disparaissent, car le chauffage, la santé ou les enfants sont prioritaires. Pour les trois quarts de la « classe moyenne inférieure », il faut même « parfois ou de temps en temps » renoncer aux vacances, autre détail hautement symbolique. LePoint.fr 8 octobre 2019

LVOG - Etude à relativiser compte tenu de leur niveau de vie et de consommation. Ils sont moins nombreux à se déclarer appartenir à la classe moyenne, peut-être parce qu'entre temps ils se sont lourdement endettés ou ils avaient fait des prévisions un peu trop optimistes.

C'est un indicateur à suivre...

Ils osent tout.

Convention citoyenne: "rien n'est interdit", assure Édouard Philippe - AFP

"Rien n'est interdit" à la toute nouvelle Convention citoyenne pour le climat qui va faire des propositions contre le réchauffement climatique, a assuré vendredi le Premier ministre... AFP

"Rien n'est interdit", sauf de contester la théorie du réchauffement climatique de nature anthropique.

Le pape plante un arbre au Vatican avec des indigènes d'Amazonie - AFP

L'époque des missionnaires est de retour, c'est la réaction sur toute la ligne oui ou non ?




QUATRIEME PARTIE

Stratégie de la déstabilisation ou du chaos, tout doit y passer. A quoi sert le féminisme ? Réponse.

Le couple ou les convictions, une féministe hétéro aura difficilement les deux - Slate.fr 7 octobre 2019

LVOG - Vous constaterez que dans cet article il n'est donné la parole qu'à des femmes, et que ces femmes appartiennent toutes aux couches supérieures ou intellectuelles de la classe ouvrière, et qui du fait de leur statut privilégié, autant que leur absence de conscience de classe, adoptent le comportement du petit bourgeois pour lequel ses désirs doivent devenir immédiatement se réaliser sans tenir compte des facteurs qui les contrecarrent, ce qui les amènent à s'en prendre au premier qui leur tombe sous la main, leur conjoint, qu'elles accuseront sans en avoir conscience, de reproduire les rapports de domination qui prévalent dans la société et dont le capitalisme est à l'origine, donc l'unique responsable.

Que leur revendication soit juste, la répartition des tâches et des responsabilités au sein d'un couple, ce qui l'est moins en revanche, c'est le procès qu'elles intentent à leur conjoint qui n'était pas forcément préparé à l'accepter, ce qu'elles n'étaient pas censées ignorer puisque chacun sait que c'est rarement la cas dans un couple. On se demandera pourquoi ces femmes qui se prétendent évoluées, n'y avaient pas pensé avant, et n'avaient pas évoqué cette question avec leur futur conjoint ou l'éventuel candidat destiné à partager leur existence. Aussi, partagent-elles la responsabilité de la situation désagréable dans laquelle elles allaient se retrouver, sans qu'on leur reproche puisque leur conjoint n'y avait pas pensé non plus. Autant dire que s'ils en restaient à se le reprocher mutuellement, au lieu d'essayer de comprendre pourquoi ils avaient reproduit inconsciemment ces rapports, ils n'en trouveront pas l'origine et leur relation ne pourra que s'envenimer, car même si leur conjoint rectifiait son attitude il développerait à leur égard du ressentiment, ce qui d'une manière ou d'une autre empoisonnerait leur existence.

Slate.fr - Alice, 23 ans, professeure des écoles - «...quand on a plus de connaissances, on voit avec plus d'acuité. Du coup, j'ai vu beaucoup de points noirs dans ma relation par rapport à la charge mentale et émotionnelle et ça a été dur à vivre.» Au point qu'elle s'est interrogée sur la compatibilité entre idéaux féministes et couple hétérosexuel: «Est-ce que je pourrai vivre avec un mec un jour? Est-ce que je suis vouée à être déçue toute ma vie, par mon copain actuel ou d'autres?»

LVOG - Comment ils poussent à l'éclatement des couples hétérosexuels au profit de couples homosexuels ou à l'adoption du statut de familles monoparentales, recomposées, décomposées ou éclatées. Atomisé, vous êtes plus faible, plus vulnérables, plus influençable.

Mélanie, 32 ans, éducatrice Montessori, est aussi passée par cette phase interrogative: «Je ne me considère pas comme une féministe radicale mais c'est une question que je me suis vraiment posée: “Est-ce que je peux être en couple?”» Ce n'était pas par manque de confiance en elle ou crainte de ne pas plaire, plutôt par conviction que ses exigences concernant la vie conjugale, bien que basiques (par exemple ne pas être la seule à s'occuper des tâches ménagères, «avoir le sentiment que tous les deux on y contribue»), seraient difficilement satisfaites. «Est-ce que je peux trouver quelqu'un d'assez bien pour répondre à mes attentes?» reformule-t-elle.

LVOG - Ma pauvre dame, au point où vous en êtes et je dis cela par expérience, votre conjoint partagerait les tâches ménagères que rapidement vous trouveriez autre chose à lui reprocher et ainsi de suite, même un homme tendre, très attentionné et désintéressé, passionnément amoureux de vous (même après des années de vie commune), consacrant la majeure partie de son temps libre à vous et à vos enfants, rentrant directement à la maison après le boulot, ni joueur, ni alcoolique, ni drogué, ni dragueur, honnête, pas dépensier, sincère, avec lequel on ne s'ennuie jamais, avec lequel on peut aborder n'importe quel sujet, ni taciturne, ni aigri, ni violent, propre, soigné, ordonné, sérieux, courageux, responsable, bref, un homme auquel on peine à trouver de gros défauts comme l'on dit, vous ne pourriez pas le supporter avec l'état d'esprit que vous avez développé.

Vous voulez que je vous dise un truc, vous êtes minée par l'angoisse d'être dominée, et vous allez vous conduire avec lui en despote, l'envie inconsciente de le dominer va vous aveugler au point de vous convaincre qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans votre couple et qu'il faut le rompre. Pourquoi, parce que vous n'avez rien à lui reprocher, et si malgré tout vous n'êtes pas heureuse, il ne peut pas l'être non plus dans ces conditions, car en fait le problème se situe ailleurs, au niveau de votre mode de vie qui vous a été imposé par la société et non par votre conjoint qui était dans le même cas que vous, ce mode de vie infernal fait uniquement de contraintes et qui ne vous laisse pratiquement aucune liberté, le lot de toute la population en régime capitaliste que vous ne parvenez pas à assumer. «Je peux facilement être féministe sur internet, dans la rue, mais, une fois la porte de la maison fermée, est-ce qu'on continue à vivre en accord avec ses principes?» soulevait également la journaliste Titiou Lecoq, autrice de l'ouvrage Libérées – Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale, dans une interview vidéo donnée à L'Obs.

LVOG - Les féministes sont des pestes, qui croient qu'en imposant aux hommes de changer de mentalité contre leur gré sans changer de société, elles seront plus heureuses, les faits démontrent le contraire.

Loin d'être le signe apparent d'une misandrie, ces hésitations et cette désillusion sont en fait provoquées par la difficile mise en œuvre de l'idéal d'égalité entre les sexes au sein d'un couple hétérosexuel, même lorsque celui-ci est partagé par ses deux membres. «Ce n'est pas une guerre contre les hommes. Les femmes bataillent vraiment avec la vie de couple, surtout quand elles se revendiquent féministes. On retrouve des tensions entre un espoir d'égalité et la réalité», pointe Jenny van Hooff, maîtresse de conférences en sociologie à l'Université métropolitaine de Manchester (MMU).

LVOG - Dans la mesure où ce n'est pas "une guerre" contre l'ordre établi qui est à l'origine de tous les rapports sociaux dans la société, c'est "une guerre" qui est tournée contre les hommes ou ils le ressentiront ainsi à juste titre. A l'entendre, les hommes seraient enclins à dominer les femmes naturellement, ce serait dans leur nature en somme, elle le dit elle-même en affirmant qu'ils partageraient le même "idéal d'égalité entre les sexes au sein d'un couple hétérosexuel", alors que la cause est extérieure au couple, et remonte aux fondements de la société basée sur des inégalités, entre les classes, puis entre les sexes. L'ignorer interdit de dépasser cet antagonisme et conduit à le reproduire sans cesse. Il ne peut pas exister d'égalité dans une société fondamentalement inégalitaire, que ce soit entre ses membres ou entre les sexes. De même qu'au-delà, il ne peut exister d'égalité entre deux personnes, puisque nous sommes tous différents. Il faut donc concevoir qu'on l'interprète différemment, que cela nous plaise ou non, et il faut se faire à l'idée qu'il n'existe pas de principes supérieurs à la réalité, et que dans la vie il faut parfois faire des concessions de part et d'autre sous peine de rendre la vie commune ou en collectivité impossible, quel que soit le régime politique en présence.

Dans un article publié en 2011, elle conclut que «les relations hétérosexuelles continuent à être submergées par les rôles genrés traditionnels»: «La croyance et la sensibilisation à des idéaux égalitaires ne suffit pas à empêcher ces couples de s'en remettre à un partage traditionnel des tâches. [...] Les rôles genrés traditionnels refont surface quand les couples emménagent ensemble, sapant toute tentative d'égalité.»

LVOG - Même sur le plan biologique ou morphologique, et donc psychologique, les hommes sont différents des femmes, alors pourquoi voulez-vous absolument qu'ils se ressemblent au point d'être égaux en toute chose, c'est antinaturel, c'est stupide. Et puis, chacun, sans que cela tienne à un sexe ou un autre, est plus doué pour accomplir certaines tâches plutôt que d'autres, ou y trouve plus de satisfaction, se sente plus à l'aise. Pourquoi devrions-nous tous être doués pour faire la cuisine ou le repassage, raccommoder des boutons, la menuiserie ou l'électricité, la mécanique, lire des histoires aux enfants, jouer avec eux, pourquoi devrions-nous tous trouver du plaisir à faire les courses ou à passer des heures dans des centres commerciaux, etc. c'est despotique comme conception de la vie et de l'égalité.

D'après un sondage de l'institut Ipsos mené en avril 2018, 55% des Français «considèrent que les inégalités hommes/femmes en matière de répartition des tâches ne sont plus vraiment un problème au sein du foyer». Mais les chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sont formels: selon les enquêtes «Emploi du temps», encore en 2010, les femmes s'acquittaient des trois quarts des tâches domestiques et y passaient en moyenne très exactement quatre heures et une minute quotidiennes contre deux heures et treize minutes pour les hommes; si l'on zoome sur les tâches parentales, les femmes supplantent également les hommes en les prenant en charge à 65% (quarante-cinq minutes journalières, contre dix-neuf minutes pour les hommes).

LVOG - On voit là clairement, que puisque le sondage de 2018 ne colle pas avec leur théorie et leur intention de tourner les femmes contre les hommes et vice versa, ils vont spéculer sur celui de 2010 ! Le GIEC ne procède pas autrement notez bien. C'est normal que les femmes qui enfantent soient plus proches de l'enfant, et que par conséquent elles soient plus aptes à remplir "les tâches parentales", non ? Et c'est chronométré à la seconde près !

«Une lente et timide “réduction des inégalités” si l'on songe qu'entre 1986 et 2010 les femmes ont bel et bien consacré une heure de moins au ménage [et aux courses], tandis que les hommes n'y consacraient pour leur part que sept minutes de plus... Bref, si les femmes doivent remercier quelqu'un pour cette heure de corvée en moins, c'est peut-être leur lave-vaisselle, le magasin de surgelés d'à côté ou leur femme de ménage... mais sans doute pas leur conjoint», relate dans son ouvrage L'éducation vraiment positive la journaliste Béatrice Kammerer.

LVOG - Le progrès technologique et social favoriserait les hommes, leur ennemi déclaré avec le Green New Deal, cela se tient.

Et il ne faudrait pas croire, dans un regain d'optimisme, que la situation s'est miraculeusement améliorée depuis. En 2016, 93% des femmes de 25 à 49 ans ayant des enfants de moins de 18 ans s'occupent quotidiennement d'eux, contre seulement 74% des hommes, nous apprennent l'Insee et Eurostat. Les différences sont même plus prononcées pour les travaux ménagers et la cuisine: 80% des femmes ont à leur charge tous les jours ces tâches, contre seulement 36% des hommes.

LVOG - Jusqu'à l'âge de 18 ans, la mère occuperait toujours une place prépondérante dans la vie de l'enfant ou de l'adolescent, ce qui n'a rien de "miraculeux", c'est naturel. Mais puisque les variations climatiques sont naturelles et qu'ils ont décidé qu'il n'en était rien, pourquoi n'enfreindraient-ils pas d'autres lois naturelles pour parvenir à leurs fins, c'est l'engrenage. Nous vivons dans une société où les femmes couvent les filles et les hommes les garçons, c'est ainsi, donc les filles sont amenées très tôt à imiter leur mère et les garçon leur père, ils se partagent les rôles sans qu'il n'y ait rien de péjoratif ou de dégradant à cela, sauf que les féministes fanatiques ont décidé le contraire, c'est tout.

Pour mener à bien toutes ces tâches, les femmes consacrent en moyenne moins de temps à leur travail que les hommes (3h31 par jour contre 5h15) et rognent également sur leur temps libre (3h58 contre 4h28). L'activité professionnelle de l'homme comme ses loisirs passent en priorité, même si ce n'est jamais dit aussi expressément. L'ex de Mélanie, avec qui elle a vécu pendant cinq ans, lui affirmait que, pour lui, le ménage était «une perte de temps».

LVOG - Moi, je n'ai connu que des femmes qui, lorsqu'elles travaillaient à plein temps, consacraient autant d'heures au travail que les hommes. Si la différence de temps libre entre les femmes et les hommes n'est que de 30 minutes, c'est peu, vous voulez faire quoi en 30 minutes, cela représente 11%, ridicule.

Sauf qu'il fallait bien que quelqu'un s'en charge. «Il sous-entendait que c'était à moi de le faire et donc que mon temps à moi avait moins de valeur. Il avait des projets personnels qu'il voulait développer, mais moi aussi, et je me prenais des remarques comme quoi le ménage n'avait pas été fait. Je travaillais quarante heures par semaine et loin du domicile. Je ne voulais pas prendre ce que j'estimais sa part à lui du ménage», se remémore-t-elle avec agacement.

LVOG - Qu'il y ait des mufles parmi les hommes, cela a toujours existé, comme des feignasses parmi les femmes sans qu'on en fasse un plat.

«Sur le temps passé à la maison, mon conjoint veut bien faire des trucs mais il ne veut pas être plus à la maison, déplore aussi Elsa, enseignante-chercheuse en anthropologie de 38 ans et mère de deux garçons. La marge de manœuvre est assez réduite. Il ne va pas renoncer à un truc professionnel pour être avec les enfants. S'il a une réunion importante et qu'un des enfants est malade, il ne va pas l'annuler. Quand on lui propose un déplacement, il va toujours dire oui et ce sera à moi de m'adapter. Moi, mon premier réflexe, c'est de penser “non, les enfants sont encore petits, ça va être compliqué”... Et pourtant il était en théorie plutôt ouvert, même s'il ne se dit pas vraiment féministe.» LVOG - Vous n'aviez qu'à pas avoir d'enfants, c'est tout. Pourquoi cela devrait-il être la règle d'en avoir, dites-moi? Assumez vos responsabilités.

La jeune femme a ainsi démarré l'année universitaire 2019-2020 en posant un congé enfant malade parce que le benjamin a eu une angine, tandis que son conjoint, chercheur lui aussi, partait en déplacement. Et elle ne compte plus les fois où elle a dû annuler des réunions fixées tôt le matin parce qu'il ne l'avait pas prévenue de ses voyages et qu'il fallait bien emmener les enfants à la crèche et l'école.

LVOG - Quand on a une activité professionnelle très prenante ou comportant des contraintes, on n'a pas d'enfant voilà tout ! Il y a plein de gens qui bénéficient de conditions privilégiées et qui vont se pourrir la vie en prenant des décisions qu'ils ne seront pas capables d'assumer plus tard, parce qu'ils auront agi avec insouciance. Ils satisfont un désir sans en mesurer les conséquences comme le premier imbécile venu.

Même quand chaque membre du couple met la main à la patte, on retombe vite dans les vieux modèles. Thalie, 33 ans, RH, revendique une répartition égalitaire des tâches avec son conjoint mais concède que celle-ci reste stéréotypée: «Dans mon esprit, dans la manière dont j'ai été éduquée, une femme est capable de tout faire, devrait pouvoir tout faire et c'est l'exemple que je voulais et veux donner à mes filles. Dans les faits, la répartition des tâches s'est faite chez nous de manière genrée dans le sens où par exemple c'est moi qui vais m'occuper beaucoup du repas, beaucoup du linge, beaucoup du ménage et c'est lui qui va s'occuper des choses comme le bricolage, la voiture...»

LVOG - Normal comme on l'a déjà dit plus haut. Sinon il faut changer de régime et de société, mais cela vous ne voulez pas en entendre parler.

Le sondage Ipsos de 2018 montre que cette répartition est la norme: 83% des femmes trient le linge et lancent des lessives, contre 21% des hommes; pour le repassage, les pourcentages sont quasi similaires, respectivement 81% et 20%; pour le lavage des sanitaires, 78% vs 22%; à l'inverse, 71% des hommes bricolent, contre 11% des femmes, et 55% des hommes sortent les poubelles, contre 21% des femmes.

LVOG - Confirmation. Bon, les hommes sont assez bons pour sortir les poubelles, ne vous plaignez pas, je plaisante.

En outre, comme le souligne l'enquête Erfi (pour «Étude des relations familiales et intergénérationnelles») menée par l'Institut national d'études démographiques (Ined), «les pères sont nettement en retrait des activités contraintes, assimilables aux activités domestiques et socialement “sexuées” comme l'habillage des enfants. [...] C'est sans aucun doute dans les activités ludiques, affectives et de “sociabilité” que la participation des pères est la plus importante».

LVOG - Elles vont leur reprocher. Elles préfèreraient peut-être que les pères se désintéressent de leurs enfants, il faut croire.

L'irritation provoquée par ce surcroît de travail (souvent ingrat) qui incombe aux femmes est loin d'être tue. «La plupart des femmes interrogées ont exprimé de la frustration concernant le volume de tâches domestiques qu'elles se sentaient en devoir de réaliser», écrit ainsi Jenny van Hooff. Qui plus est quand elles avaient en tête des idéaux féministes.

LVOG - "Des idéaux féministes" qui leur pourrissent la vie en réalité, mais c'est le but.

Le quotidien se fait alors conflictuel. «Les tâches ménagères, je fais tout, jusqu'à ce que j'aie un accès de rage et je me mette à crier sur Ian», raconte Jane à la sociologue de la MMU. «Ça paraît des petites choses mais ça peut vraiment miner, nous dépeint Elsa. Les tensions qu'on a eues, c'est toujours autour de ça. On a eu des disputes hyper violentes cet été. On fait le même métier [chercheurs] et, quand je suis évaluée sur ma production scientifique, on ne prend pas en compte le fait que ce soit moi qui ai récuré les chiottes!»

LVOG - Il est vrai que c'est un critère scientifique ! Vous n'aviez qu'à vous mettre en ménage avec un homme de service, dont la définition de fonction comportait le nettoyage des chiottes !

Pour Alice, l'enseignante, qu'à de multiples reprises son copain n'ait même pas commencé à préparer le dîner au moment où elle rentrait tardivement du travail a généré beaucoup de tristesse: «Pour moi, ce n'était pas qu'il avait oublié de faire à manger, ça allait vachement au-delà: c'est que c'était un être qui manquait d'empathie et d'idées féministes et de motivations pour faire les choses...» Ce qui a parfois provoqué un désamour voire une diminution du désir. Difficile en effet de partager son intimité avec une personne dont on se dit qu'elle ne nous comprend pas ni ne nous écoute.

LVOG - Il n'appréciait peut-être pas non plus que vous rentriez tard du travail, qui sait ? Moi, quand mon épouse rentrait, j'avais tout fait, les courses, le ménage, la bouffe, la vaisselle, la machine à laver, etc. et cela n'allait pas encore, comme quoi... Si l'autre ne pense pas à vous, rien ne vous empêche de vous en séparer, pourquoi restez-vous avec un rustre ?

Du côté de Mélanie, faire appel à une tierce personne pour le ménage n'a pas suffi à apaiser les tensions conjugales. Elle avait «l'impression d'être devenue le lubrificateur de sa vie à lui, dépossédée de qui [elle était] et contrainte à une vie de domesticité qui ne correspondait pas à [ses] aspirations». Alors, à 30 ans, et alors même qu'elle avait pleinement conscience que c'était peut-être sa dernière chance d'avoir un enfant, elle est partie. «Je l'aimais, mais au bout d'un moment ce n'était plus suffisant. Je préférais ne pas avoir de mec que de m'asservir. J'ai reconquis ma liberté en le quittant. Dans ma tête, je me disais “le couple, si c'est ça, non merci, j'ai fait cinq ans et j'ai vu que c'était pas pour moi”.»

LVOG - Mais de là à généraliser, il ne faut pas exagérer, bien que généralement les relations dans un couple soient exécrables, j'en conviens. La société est pourrie à la base ou basée sur des rapports de domination, donc pourquoi devrait-il en être autrement dans un couple ? Prenez-en conscience, et avec un peu de chance vous rencontrerez peut-être un homme qui en a également conscience, et vous vous épanouirez ensemble, autant que cela se peut dans cette société.

Toutes les femmes en couple hétéro ne sautent pas le pas. Les fréquentes confrontations qu'Elsa a avec son conjoint l'ont également conduite à songer à la séparation; elle a abordé le sujet avec lui, sans vraiment envisager la mise en pratique de cette échappatoire. «On ne peut pas se séparer de quelqu'un juste pour lui prouver qu'il faut partager les tâches», se persuade-t-elle. Ce qui n'étonne pas Jenny van Hooff: «Pour la plupart des couples, la répartition des tâches est une source permanente de conflit. Pourtant, les femmes estiment que c'est une question trop futile pour quitter leur partenaire, malgré la détresse existante.»

LVOG - Je n'ose même pas imaginer, comment ils peuvent vivre ensemble, et encore moins être un tant soit peu heureux en étant en permanence en conflit. Quel cauchemar !

Même si les idéaux féministes ne conduisent pas forcément au célibat, vouloir conformer son couple à la doctrine et l'analyser sous ce prisme, «c'est très compliqué et ça provoque beaucoup de déceptions et de colère», formule Alice. «Il y a des fois où on se dit “si je ne résistais pas, ce serait plus facile”», énonce Elsa. Au point que des femmes peuvent avoir la sensation qu'il n'y a pas d'autre option que de faire une croix sur leurs convictions –ce qui pourrait expliquer la persistante disparité entre les croyances en l'égalité et leur mise en application plus que partielle. «Les femmes semblent avoir intégré l'idée que, en étant dans une relation hétérosexuelle, elles assumeraient la majorité des tâches domestiques et émotionnelles», résume Jenny van Hooff, parce que, en l'état actuel des choses, hétérosexualité et féminisme font encore rarement bon ménage.

LVOG - Les femmes qui veulent conformer leur couple à la doctrine fanatique des féministes, font leur propre malheur, parce que en règle générale ce n'est pas à la réalité de s'adapter à une théorie mais l'inverse, ce qui ne signifie pas que la théorie devrait se conformer à la réalité, mais qu'elle doit partir de la réalité pour pouvoir la modifier. Quand maintenant on privilégie ses désirs, ses émotions ou ses sentiments au détriment de la réalité, on s'expose à bien des déboires inutiles par la suite. On sera amené à faire des choix qui empêcheront vos désirs de se réaliser, vos émotions et vos sentiments s'inverseront, ils tourneront au ressentiment et à la haine parfois... Slate.fr 7 octobre 2019

LVOG - Chez nous, c'est moi qui fait réchauffer le ou les plats du dîner (qui cuisine), qui met la table, qui prépare nos cocktails de jus de fruits (+ Vodka pour moi), j'aide ma compagne à débarrasser la table en fin de repas et c'est moi qui essuie la table, elle, elle lave la vaisselle et l'essuie, moi je la range. S'il manque quelque chose sur la table, c'est celui qui y pense qui se lève généralement, mais pas toujours, c'est le plus rapide !

Comme quoi je n'exploite pas, je n'opprime pas, je ne profite pas de ma compagne. On se partage les tâches, on nettoie ensemble le jardin et c'est moi qui l'arrose, qui fais les courses, la machine à laver et étend le linge (parfois elle), qui s'occupe des papiers, du bricolage, c'est elle qui balaie et lave le carrelage, moi je fais les vitres (11 fenêtres), etc.

Ce n'est pas une question de culture ou d'éducation.

Chez mes parents quand j'étais gosse j'aidais ma mère et mon père, ma soeur ne foutra jamais rien, comme quoi. En prime, c'est moi qui seras traité en pestiféré dans cette famille, pourquoi, parce que je n'avais pas adopté leurs idées et leur mode de vie.

Avec ma première épouse, j'aurais le comportement exemplaire que j'ai décrit plus haut, elle finira par me balancer comme une merde en m'accusant de tout et de rien selon. Ma fille hélas en deviendra le clone !

Ma deuxième épouse que j'avais sortie de la misère à laquelle elle était promise, et pour laquelle je serais tout aussi attentionnée, m'apprendra un jour par téléphone qu'elle avait décidé de s'installer en France précipitant notre rupture dès lors inévitable.

Avec Selvi, ma dernière compagne, on ne peut imaginer un couple plus dépareillé, on atteint pratiquement les extrêmes, cela nous force, me force surtout, à parler davantage encore et à admettre qu'il faille faire d'importante concessions. La barrière du langage est un gros handicap qu'on parvient à surmonter comme on peut. On assume cette situation qui n'est pas toujours facile à vivre. On s'aime bien et on se respecte, on s'assume comme on est, que demandez de plus ? Une chose qu'on possède également et qui est primordiale, on en a conscience tous les deux.




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Portugal

Portugal: le socialiste Antonio Costa largement reconduit - AFP 7 octobre 2019

Le Premier ministre socialiste portugais Antonio Costa est sorti nettement renforcé des élections législatives de dimanche, après être arrivé au pouvoir en 2015 à la tête d'une union de la gauche pour tourner la page de l'austérité.

Selon des résultats quasi définitifs, la formation de l'ancien maire de Lisbonne, âgé de 58 ans, a récolté 36,65% des suffrages et disposera d'au moins 106 sièges sur 230 au parlement, contre 86 en 2015.

Les socialistes devancent donc largement leurs principaux adversaires du Parti social-démocrate (PSD, centre-droit), qui ont reculé à 27,9% des voix et 77 sièges contre 89.

Marqué par une abstention record (45,5%), ce scrutin confirme que le pays est l'un des rares d'Europe où les socialistes ont le vent en poupe et où la droite populiste ne pèse pas sur le débat politique, même si le parti Chega! ("Assez!") est entré au parlement avec un député.

M. Costa ne dispose toutefois pas de la majorité absolue, ce qui l'obligera à chercher l'appui d'autres formations dans un parlement largement dominé par la gauche.

Le Bloc de Gauche, qui dispose comme en 2015 de 19 sièges, s'est déjà dit "prêt à négocier (avec le PS) un accord assurant la stabilité du pays", selon sa numéro un Catarina Martins. Avec 12 sièges, les communistes, qui reculent, n'ont eux pas exclu d'appuyer de nouveau le PS.

M. Costa dispose d'un autre allié potentiel, le parti animaliste PAN fondé par un philosophe bouddhiste qui passe de un à quatre sièges.

Depuis que M. Costa est au pouvoir, l'économie portugaise a consolidé spectaculairement la reprise entamée après la cure d'austérité drastique mise en œuvre par le précédent gouvernement de droite suite au sauvetage financier du pays en 2011.

La croissance (3,5% en 2017 et 2,4% en 2018) est actuellement au plus haut depuis le début des années 2000 et le chômage a retrouvé son niveau d'avant la crise (6,4%).

L'ancien avocat a surtout réussi le grand écart de détricoter les mesures de rigueur en augmentant les retraites ou les salaires des fonctionnaires, tout en profitant de la bonne conjoncture pour jouer les premiers de la classe de la zone euro en matière de déficit public, qui devrait être ramené à 0,2% du PIB cette année.

Ce bilan économique et social aura été son principal argument de campagne, même si la dette publique avoisine toujours les 120% du PIB et que les Portugais se plaignent toujours des bas salaires, d'une dégradation des services publics et de la hausse des prix de l'immobilier entraînée par l'explosion du tourisme. AFP 7 octobre 2019

Tunisie

Après les législatives en Tunisie: le risque d'un parlement émietté et d'un pays ingouvernable - Franceinfo 7 octobre 2019

Deux partis rivaux, Ennahdha et la formation du finaliste à la présidentielle incarcéré Nabil Karoui, ont tous deux assuré être arrivé en tête des législatives du 6 octobre en Tunisie. Un scrutin qui devrait déboucher sur un Parlement fragmenté en de nombreux petits blocs.

Deux sondages publiés par des instituts tunisiens ont néanmoins estimé que le parti d'inspiration islamiste Ennahdha avait gagné le plus grand nombre de sièges, 40 sur 217 (17,5% des suffrages), contre 33 à 35 pour Cœur de la Tunisie, le parti du leader de Nessma TV, Nabil Karoui (15,6% des voix). Les deux formations, qui ont revendiqué leur victoire devant la presse sans donner de chiffre, avaient exclu toute alliance durant la campagne.

Les résultats préliminaires sont attendus le 9 octobre, a indiqué l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).

Si ces sondages se confirment, Ennahdha a encore perdu du terrain et la nouvelle assemblée s'annonce morcelée entre des partis hétéroclites peu enclins à négocier après une campagne à couteaux tirés. Quelque soit le gagnant, il lui sera difficile de rassembler une majorité.

Si l'impossibilité de former une coalition de gouvernement se confirme, la Tunisie risque de devenir ingouvernable dans un contexte économique très dégradé.

Le parti arrivé en tête disposera de deux mois pour dégager une majorité de 109 voix au Parlement afin de former un gouvernement. Le futur président de la République, qui sera élu à l'issue du second tour de la présidentielle prévu le 13 octobre, n'intervient qu'en cas de blocage au terme de cette période.

"Les négociations prendront probablement des semaines", juge l'analyste politique Youssef Cherif, en évoquant le risque d'un nouveau scrutin si les députés ne parviennent pas à se mettre d'accord.

Selon l'ISIE, le taux de participation a atteint 41,3%, bien en deça des 68% de 2014. Un faible score qui témoigne d'un fort sentiment de frustration et de désillusion vis-à-vis de la politique. Le scrutin traduit aussi le rejet des élites actuelles, déjà exprimé au premier tour de la présidentielle le 15 septembre.

Tant Ennahdha que Cœur de la Tunisie ont fait de la lutte contre la pauvreté le thème phare de leur campagne. Interdit sous la présidence de Ben Ali, Ennahda a fortement lissé son image depuis la Révolution en prenant part aux coalitions de divers gouvernements. Franceinfo 7 octobre 2019

LVOG - Franceinfo a "lissé" l'image des Frères musulmans, leur parti !

Algérie

Manifestation massive à Alger contre la présidentielle voulue par l'armée - AFP 4 octobre 2019

"Il n'y aura pas de vote!". Une foule massive a défilé vendredi à Alger contre la présidentielle de décembre exigée par l'armée et qui ne vise selon les manifestants qu'à maintenir au pouvoir un "système" dont ils réclament depuis sept mois la disparition.

Un cortège compact de manifestants, impossible à chiffrer en l'absence de tout comptage officiel, a rempli les rues du centre de la capitale algérienne, à l'issue de la grande prière musulmane hebdomadaire, bravant le fort déploiement policier et les mises en garde de l'armée à ceux qui s'opposent à la tenue du scrutin, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon des journalistes locaux et des sites d'information, la mobilisation a aussi été importante dans de nombreuses villes du pays.

Les cortèges, notamment à Alger, se sont dispersés sans incident en fin d'après-midi.

Conformément aux instructions données le 18 septembre par le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, d'empêcher les manifestants d'autres régions de défiler à Alger, des barrages de gendarmerie ont entravé la circulation aux entrées de la capitale, provoquant de nombreux bouchons, selon des manifestants.

"C'est notre pays, c'est à nous de décider et il n'y aura pas de vote", ont scandé les manifestants, hostiles à la tenue le 12 décembre de la présidentielle.

Lors de ce 33e vendredi consécutif de manifestations, les slogans des protestataires ont visé expressément l'armée et son chef d'état-major, véritable homme fort du pays face à un président par intérim, Abdelkader Bensalah, largement invisible.

"On s'est débarrassé de la 'charita' ('la charrette', le fauteuil roulant dans lequel M. Bouteflika était cloué depuis un AVC en 2013), on va se débarrasser de la bedaine" du replet général Gaïd Salah, un ancien fidèle de M. Bouteflika, ont scandé avec humour les manifestants.

Plus tôt cette semaine, le général Gaïd Salah a réitéré ses avertissements à ceux qui voudraient "perturber" la tenue du scrutin, présenté comme un gage de "démocratie" souhaité selon lui par "la majorité écrasante du peuple algérien".

Mais pour les manifestants, cette élection ne servira qu'à maintenir en vie un "système", dont une partie des acteurs sont encore au pouvoir malgré le départ de M. Bouteflika.

L'ancien ministre de l'Intérieur, désormais Premier ministre "Noureddine Bedoui, 'Monsieur Fraude' (électorale), est toujours en place", souligne Amine Benmesbah, un ingénieur de 50 ans.

Et comme principaux candidats déclarés "on a le droit à (Abdelmadjid) Tebboune et (Ali) Benflis, des dinosaures qui ont longtemps été proches de Bouteflika et que le pouvoir veut présenter comme de grands démocrates. Alors pas question de voter dans ces conditions", assène-t-il.

"Aujourd'hui, c'est la veille du 31e anniversaire du 5 octobre 1988", date à laquelle de violentes émeutes ont éclaté à Bab el Oued, quartier populaire d'Alger, avant de gagner le reste de la capitale et du pays, a rappelé Hamida Benhaj, une manifestante de 56 ans.

"A l'époque, on s'est fait avoir avec les fausses promesses de démocratie et de liberté faites par le pouvoir. Pas question de céder aujourd'hui et se retrouver avec le même pouvoir aux commandes pour encore des décennies", a dit cette enseignante en affirmant qu'elle n'irait pas voter le 12 décembre.

L'onde de choc de 1988 allait provoquer l'effondrement du système du parti unique --le Front de libération nationale (FLN)-- et ouvrir la voie à d'importantes réformes démocratiques qui n'empêchent pas le haut commandement militaire, pilier du régime depuis l'indépendance, de conserver son influence.

La guerre civile qui éclate quand l'armée interrompt en 1992 les législatives pour empêcher la victoire annoncée des islamistes met un terme à l'ouverture démocratique.

"Les généraux à la poubelle et le peuple aura son indépendance", ont crié les manifestants. Pour Fatima, 54 ans, "la démocratie, c'est maintenant ou jamais qu'il faut l'arracher" dans la rue. AFP 4 octobre 2019

Irak

L'Irakien Moqtada Sadr réclame la démission du gouvernement, heurts meurtriers - AFP 5 octobre 2019

Le très influent leader chiite irakien Moqtada Sadr a réclamé vendredi la démission du gouvernement, faisant monter davantage la pression sur le pouvoir confronté à un mouvement de contestation marqué par des violences qui ont fait plus de 60 morts et 1.600 blessés en quatre jours.

Cet appel d'un poids lourd de la politique irakienne risque de mobiliser ses très nombreux partisans qui pourraient se joindre aux manifestations à Bagdad et dans plusieurs villes chiites du sud du pays, contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics.

"Pour éviter davantage d'effusion de sang irakien, le gouvernement doit démissionner et des élections anticipées doivent se tenir sous supervision de l'ONU", a indiqué dans une lettre diffusée par son bureau M. Sadr, un ex-chef de milice redouté devenu ces dernières années le héraut des manifestations anticorruption.

Sa coalition, qui avait remporté en 2018 les élections législatives, constitue le premier bloc au Parlement et participe avec quatre ministres au gouvernement. Le retrait en 2018 de son soutien au Premier ministre de l'époque, Haider al-Abadi, après un mouvement social, avait empêché ce dernier d'être reconduit à son poste.

Plus de 60 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation en Irak, dont au moins 18 à Bagdad, et plus de 1.600 blessées dans la capitale et le sud du pays, a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi la commission gouvernementale des droits de l'homme irakienne. Six policiers figurent parmi les morts. Né d'appels sur les réseaux sociaux, le mouvement de contestation est le premier test pour le gouvernement d'Adel Abdel Mahdi en place depuis un an dans un pays sorti il y a moins de deux ans de près de quatre décennies de conflits et en pénurie chronique d'électricité et d'eau potable.

Selon les observateurs, les manifestants descendus dans la rue spontanément mardi et qui se disent sans aucune affiliation politique devraient rejeter toute récupération politique de leur mouvement par des partisans de M. Sadr.

Pour le quatrième jour consécutif, les Irakiens ont manifesté à Bagdad et dans plusieurs régions du Sud malgré un couvre-feu décrété jeudi, un blocage d'Internet et un énorme déploiement sécuritaire.

De violents affrontements ont opposé à Bagdad des forces anti-émeutes à des manifestants. Des tirs nourris ont résonné toute la journée dans la capitale irakienne et se sont poursuivis dans la nuit mais de manière sporadique, selon des journalistes de l'AFP sur place.

"Cela fait plus de 15 ans qu'on entend les mêmes promesses (...)", s'est indigné Sayyed, un manifestant de 32 ans à Bagdad. "On continue: soit on meurt, soit on change le régime".

Le pire, se lamente-t-il, c'est que l'Irak, deuxième producteur de l'Opep, "est censé être un pays riche! Si on creuse ici, on va trouver du pétrole, et pourtant on meurt de faim".

Le mouvement a repris de plus belle après une allocution vendredi de M. Abdel Mahdi qui a réclamé du temps pour pouvoir améliorer les conditions de vie des Irakiens.

Mais le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité chiite du pays, a sommé le pouvoir de répondre rapidement aux demandes des manifestants.

"Le gouvernement doit "améliorer les services publics, trouver des emplois, éviter le clientélisme dans le service public et en finir avec les dossiers de corruption", a dit Ahmed al-Safi, représentant de M. Sistani. "Si les manifestations faiblissent pour un temps, elles reprendront et seront plus fortes et plus massives".

Les députés irakiens ont dit qu'ils consacreraient leurs réunion samedi à "l'étude des demandes des manifestants". Leur président, Mohammed al-Halboussi, a déclaré que si les demandes des manifestants n'étaient pas satisfaites rapidement, il "rejoindrait" le mouvement de contestation.

Pour la première fois, les forces de sécurité ont accusé, sans autre précision, des "snipers non identifiés" d'avoir tiré sur les manifestants et sur leurs membres à Bagdad. Les autorités accusent des "saboteurs" d'infiltrer les manifestations.

La majorité des manifestants tués ont été touchés par des balles réelles, selon des sources médicales qui ne précisent pas l’origine des tirs.

Le mouvement touche, outre Bagdad, les provinces de Najaf, Missane, Zi Qar, Wassit, Diwaniya, Babylone et Bassora.

Pour le moment, les régions principalement sunnites dans le Nord et à l'ouest de Bagdad n'ont pas connu de manifestations. La région autonome du Kurdistan non plus. AFP 5 octobre 2019

Irak: près de 100 morts en cinq jours, l'ONU appelle à la fin des violences - AFP 6 octobre 2019

De nouvelles manifestations ont eu lieu dans l'après-midi et en soirée dans différents quartiers de Bagdad et dans des villes du sud du pays.

Les forces de sécurité ont dispersé un important rassemblement dans l'est de la capitale, où les manifestants ont fait face à des tirs à balles réelles et de gaz lacrymogènes, selon des correspondants de l'AFP.

Dans le sud du pays, des protestataires ont mis le feu au QG de six partis politiques à Nassiriya. Des milliers de personnes ont aussi défilé dans les rues de Diwaniya, où de nombreux tirs ont été entendus.

Spontané, le mouvement est présenté par les manifestants comme "non partisan", par opposition aux précédentes mobilisations partisanes, tribales ou confessionnelles.

"Personne ne nous représente (...) On ne veut plus des partis, on ne veut plus de personne qui parle en notre nom", a lancé vendredi un manifestant à l'AFP.

Les responsables irakiens, pour beaucoup aux affaires depuis 2003 après la chute de Saddam Hussein, ont vu se dresser devant eux un phénomène inédit, explique Fanar Haddad, spécialiste de l'Irak.

"Ce sont des manifestations antisystème", affirme-t-il, qui diffèrent des traditionnels défilés pour réclamer électricité ou eau potable, dans un pays pourtant 5e producteur et exportateur mondial de pétrole.

"C'est la première fois", ajoute le chercheur, "qu'on entend des gens réclamer la chute du régime", qui repose sur une répartition confessionnelle et ethnique des postes et a créé népotisme et clientélisme. AFP 6 octobre 2019

La guerre larvée entre les USA et l’Iran s’est transformée en « soulèvement irakien » - entelekheia.fr 6 octobre 2019

La situation économique critique du Moyen-Orient constitue un terreau fertile pour des soulèvements menant à un chaos généralisé.

L’Irak est un cas spécial depuis l’occupation du pays par les USA en 2003, en raison de sa position d’allié à la fois de l’Iran et des USA. Jusqu’ici, le premier ministre Adel Abdel Mahdi s’en remettait à l’article 8 de la Constitution, qui préconise le maintien d’un équilibre entre l’Irak et ses alliés et les pays voisins, tout en veillant à ce que la Mésopotamie ne devienne pas le lieu de batailles rangées entre pays en conflit comme les USA et l’Iran, ou l’Arabie Saoudite et l’Iran.

En dépit des efforts des responsables bagdadis, la détérioration de la situation économique en Irak a entraîné le pays dans un état semblable à celui d’autres pays du Moyen-Orient qui ont vécu le soi-disant « printemps arabe ». Profitant de revendications légitimes dues à la précarisation des emplois et à la corruption endémique, les soulèvements intérieurs ont été manipulés pour faire tomber les régimes et créer des États en déliquescence, comme ce fut le cas en Syrie en 2011. Des pays étrangers et régionaux ont profité des demandes légitimes de la population locale pour faire avancer leurs propres visées, menant ainsi à la destruction complète des pays concernés.

Des sources du cabinet du premier ministre irakien ont affirmé que « les dernières manifestations étaient planifiées depuis quelque chose comme deux mois. Bagdad a tenté de calmer la situation dans le pays, d’autant plus que les demandes de la population sont légitimes. Le premier ministre a hérité d’un système corrompu depuis 2003, lorsque des centaines de milliards de dollars ont été détournés vers les poches de politiciens corrompus. De plus, la guerre contre le terrorisme a non seulement mobilisé toutes les ressources du pays, mais a aussi obligé l’Irak à emprunter des milliards de dollars pour reconstituer les forces de sécurité et répondre à d’autres besoins essentiels. »

« Les dernières manifestations devaient être pacifiques et étaient légitimes, parce que les gens ont le droit d’exprimer leur mécontentement, leurs préoccupations et leurs frustrations. Cependant, le cours des événements a fait ressortir un tout autre objectif : 16 membres des forces de sécurité ont été tués et au moins 43 habitations civiles et immeubles du gouvernement et du parti ont été incendiés et complètement détruits. Ce genre de comportement a dévié les griefs légitimes de la population et abouti à un résultat désastreux : un chaos total dans le pays. Mais qui donc profite du désordre en Irak? »

Les troubles dans les villes irakiennes coïncident avec une tentative d’assassinat contre le général iranien Soleimani. Des sources croient que « la tentative d’assassinat de Qassem Soleimani, qui commande les Brigades Al-Qods du Corps des gardiens de la Révolution iranienne, n’est pas une pure coïncidence et qu’elle est liée à ce qui se passe en Irak. »

« Soleimani était en Irak lors du choix des principaux dirigeants du pays. Il a beaucoup d’influence, tout comme les Américains qui ont des gens en place. Une fois Soleimani disparu, ceux qui sont derrière les troubles récents pourraient croire que cela créerait assez de confusion en Irak et en Iran pour permettre un éventuel coup d’État militaire encouragé par des forces étrangères, en l’occurrence l’Arabie Saoudite et les USA dans ce cas. Dans l’esprit des acteurs étrangers, tuer Soleimani pourrait semer le chaos et amoindrir l’influence de l’Iran en Irak », expliquent les sources.

Les décisions récentes d’Abdel Mahdi l’ont rendu extrêmement impopulaire auprès des USA. Il a accusé Israël d’être responsable de la destruction de cinq entrepôts des forces de sécurité irakiennes (Hachd al-Chaabi) et d’avoir tué un commandant à la frontière irako-syrienne. Il a ouvert le poste frontalier à al-Qaem entre l’Irak et la Syrie, au grand dam de l’ambassade des USA à Bagdad, dont le personnel a exprimé son malaise aux responsables irakiens. Il a exprimé sa volonté d’acheter des S-400 et autre matériel militaire à la Russie. Abdel Mahdi s’est entendu avec la Chine pour la reconstruction de l’infrastructure essentielle de l’Irak en échange de pétrole, en plus d’avoir accordé un contrat d’électricité de 284 millions de dollars à une firme allemande plutôt qu’américaine. Le premier ministre irakien a refusé de respecter les sanctions des USA en continuant d’acheter de l’électricité de l’Iran et en autorisant des échanges commerciaux qui apportent de gros montants dans l’économie iranienne. Enfin, Abdel Mahdi a rejeté « l’Accord du siècle » proposé par les USA et tente une médiation entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, dévoilant ainsi son intention de ne pas se conformer aux objectifs et aux politiques des USA au Moyen-Orient.

Les responsables américains ont exprimé leur vif mécontentement à l’égard de la politique menée par Abdel Mahdi à de nombreux responsables irakiens. Les Américains jugent que leur échec à faire de l’Irak un pays faisant front à l’Iran est une victoire pour Téhéran. Cependant, ce que le premier ministre cherche à faire est tout autre. Il tente tout simplement de rester à distance du conflit USA-Iran, mais il rencontre des difficultés grandissantes.

Abdel Mahdi a pris le pouvoir en Irak lorsque l’économie était dans un état catastrophique. Il peine en cette première année de son gouvernement, car même si les réserves pétrolières de l’Irak sont les quatrièmes en importance dans le monde, le quart de sa population de plus de 40 millions d’habitants vit dans la pauvreté.

La Marjaya [Le corps religieux suprême des ayatollahs dans le chiisme, NdT] à Nadjaf est intervenue pour calmer le jeu, montrant ainsi sa capacité à contrôler la foule. Son représentant à Kerbala, Sayyed Ahmad al-Safi, souligne l’importance de combattre la corruption et de mettre sur pied un comité chargé de remettre le pays sur ses rails. Al-Safi a affirmé qu’il était nécessaire d’engager des réformes sérieuses et a demandé au Parlement, notamment à la « plus grande coalition », d’assumer ses responsabilités.

La coalition principale, qui comprend 53 députés, relève de Sayyed Moqtada al-Sadr qui a annoncé, contrairement à ce que la Marjaya souhaitait, la suspension de la participation de son groupe aux travaux du Parlement au lieu d’assumer ses responsabilités. Moqtada appelle à des élections anticipées, qui ne devraient pas lui donner plus que 12 à 15 députés. Al-Sadr, qui se rend en Arabie Saoudite et en Iran sans avoir d’objectif stratégique, cherche à surfer sur la vague du mécontentement afin de tirer avantage des demandes légitimes des manifestants. Moqtada et les autres groupes chiites qui dirigent le pays aujourd’hui, en alliance avec les Kurdes et les minorités sunnites, sont ceux-là mêmes qui devraient répondre aux exigences du peuple plutôt que de se cacher derrière ceux qui prennent d’assaut les rues pour demander la fin de la corruption, des emplois et une amélioration de leur qualité de vie.

Le premier ministre Abdel Mahdi ne possède pas de baguette magique et le peuple ne peut attendre bien longtemps. Les demandes des manifestants étaient justes, mais ils n’étaient « pas seuls dans la rue ». La majorité des créateurs de hashtags sur les réseaux sociaux étaient Saoudiens. Selon la source, « c’est très révélateur du fait que les visites d’Abdel Mahdi en Arabie Saoudite et sa médiation entre Riyad et Téhéran ne l’immunisent pas contre un changement de régime soutenu par les Saoudiens. » Les voisins de l’Irak ont d’ailleurs laissé entendre clairement au premier ministre que ses relations avec l’Iran sont les plus saines et les plus stables de ses relatios avec ses pays voisins. Téhéran n’a pas conspiré contre lui, même si le drapeau iranien a été le seul qu’ont brûlé et souillé certains manifestants dans les rues de Bagdad, au cours des derniers jours du soulèvement.

La situation économique critique du Moyen-Orient le rend plus vulnérables à des troubles sociaux. La plupart des pays souffrent des sanctions que les USA imposent à l’Iran et des sommes faramineuses dépensées pour se procurer des armes américaines. Le président des USA Donald Trump fait tout ce qu’il peut pour vider les poches des dirigeants arabes et faire de l’Iran un épouvantail, pour drainer les finances des pays du Golfe. La guerre que les Saoudiens imposent au Yémen est un autre facteur déstabilisant au Moyen-Orient, car il favorise des tensions et des affrontements.

L’Irak semble se diriger vers l’instabilité, en tant que front de la guerre multidimensionnelle des USA contre l’Iran; les USA demandent la solidarité des pays arabes et du Golfe envers leurs plans. L’Irak ne se conforme pas aux demandes américaines. Le parlement et les partis politiques irakiens étant représentatifs de la majorité de la population, le changement de régime est improbable, mais les pays voisins et les USA vont continuer d’exploiter les griefs des citoyens irakiens. On ne sait pas si Abdel Mahdi réussira à maintenir la stabilité en Irak. entelekheia.fr 6 octobre 2019

Irak: Khamenei accuse des "ennemis" de chercher à "semer la discorde" entre Téhéran et Bagdad - AFP 7 octobre 2019

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a accusé lundi des "ennemis" de chercher à "semer la discorde" entre l'Iran et l'Irak, son voisin, secoué depuis près d'une semaine par des manifestations au cours desquelles plus de 100 personnes ont été tuées.

"L'Iran et l'Irak son deux nations dont le coeur et l'âme sont liés (...). Des ennemis cherchent à semer la discorde mais ils ont échoué et leur complot n'aura pas d'effet", a écrit M. Khamenei dans un tweet, sans donner plus de détails sur l'identité des "ennemis".

Selon l'agence officielle Irna, ce tweet a été publié en réaction aux manifestations qui ont lieu en Irak, principalement à Bagdad et dans le sud du pays, à majorité chiite, depuis le 1er octobre, pour réclamer le départ du gouvernement accusé de corruption ainsi que des réformes économiques.

Les autorités irakiennes ont accusé des "saboteurs" et des "tireurs non identifiés" infiltrés de cibler manifestants et forces de l'ordre. Selon des sources médicales et sécuritaires, parmi la centaine de personnes tuées figurent huit membres des forces de sécurité. Plus de 6.000 personnes ont en outre été blessées.

Ces manifestations interviennent alors que des milliers de marcheurs iraniens ont entamé le grand pèlerinage chiite annuel vers le tombeau de l'imam Hussein à Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, qui doit culminer le 17 octobre avec les célébrations d'Arbaïn.

L'Iran a appelé ses ressortissants prévoyant de se rendre en Irak pour le grand pèlerinage à retarder leur départ. La télévision d'Etat iranienne avait annoncé le 2 octobre qu'un des trois postes-frontière utilisés par les pèlerins pour se rendre en Irak avait été fermé.

En 2018, environ 1,8 million d'Iraniens ont effectué le pèlerinage d'Arbaïn, selon des chiffres officiels.

Téhéran entretien avec Bagdad une relation étroite mais compliquée et soutient plusieurs groupes chiites en Irak. L'influence de l'Iran s'est renforcée en Irak après l'invasion américaine de l'Irak qui a mené au renversement de Saddam Hussein en 2003.

Kosovo

Législatives au Kosovo: l'opposition fait chuter les "commandants" - AFP 7 octobre 2019

Les électeurs ont sonné l'heure du changement au Kosovo, plaçant l'opposition en tête des législatives dimanche et infligeant une lourde défaite aux anciens chefs de la guérilla après une décennie de pouvoir.

Durant ces dix ans, le pays s'est enfoncé dans une profonde crise socio-économique sans obtenir une pleine reconnaissance internationale de sa souveraineté, la Serbie refusant toujours de reconnaître l'indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province majoritairement peuplée d'Albanais.

Après le dépouillement de près de 95% des votes, le parti du leader de la gauche (Vetevendosje), Albin Kurti, (25,81%) devance de justesse l'autre grande formation d'opposition, la LDK (centre droit, 24,95%), à bonne distance des deux principales composantes de la coalition au pouvoir, le PDK du président Hashim Thaçi (21,27%) et l'AAK du Premier ministre sortant Ramush Haradinaj (11,5%). La commission électorale devrait annoncer lundi les résultats officiels avant d'éventuels recours.

Privé de la majorité absolue des 120 sièges à pourvoir (dont dix pour la minorité serbe), Albin Kurti, 44 ans, va s'employer à trouver un accord de coalition avec la tête de liste de la LDK, Vjosa Osmani, 37 ans.

Mais les partisans souvent très jeunes de l'ancien leader étudiant n'ont pas attendu pour scander le nom de leur héros, opposant de la première heure à la tutelle de Belgrade sur le Kosovo, devenu farouche pourfendeur des "commandants" et notamment d'Hashim Thaçi. En campagne, il avait prévenu qu'il demanderait le départ de son vieil adversaire sans attendre le terme de son mandat en 2021.

La cheffe de file de la LDK, Vjosa Osmani, s'est dite "prête à discuter" d'une alliance afin de "pousser dans l'opposition les partis qui ont mené le Kosovo" jusqu'à présent.

Après avoir mené la lutte de la guérilla contre les forces serbes (1998-99, 13.000 morts), les "commandants" sont rendus responsables par une grande partie des 1,8 million d'habitants (dont plus de la moitié ont moins de 25 ans), du chômage qui touche un quart de la population, d'une corruption et d'un clientélisme endémiques, de services publics désastreux.

Les nouveaux dirigeants du Kosovo seront confrontés à un double défi: ne pas décevoir la population mais aussi répondre aux exigences des Occidentaux qui attendent une résolution du conflit avec la Serbie, une des principales sources d'instabilité en Europe.

Reconnue par plus de 100 pays dont les principales capitales occidentales, l'indépendance du Kosovo est toujours fermement rejetée par Belgrade, mais aussi la Russie et la Chine, ce qui lui ferme les portes de l'ONU.

Le scrutin avait été provoqué par la démission en juillet du Premier ministre Ramush Haradinaj, convoqué par le tribunal spécial sur les allégations de crimes de guerre commis par l'Armée de Libération du Kosovo (UCK) durant ce conflit ayant parachevé la désintégration de la Yougoslavie.

Avant même le scrutin, Américains et Européens avaient demandé aux futurs dirigeants de "reprendre de manière urgente les discussions avec la Serbie", au point mort depuis des mois. Belgrade refuse de les reprendre tant que sont en vigueur les droits de douane de 100% imposés à ses produits par Ramush Haradinaj. AFP 7 octobre 2019

Commentaires d'internautes.

- Kosovo est gouverné par la mafia et le président Thaci est un criminel de guerre!

- La toxique AFP aurait dû préciser que sur les 10 000 km2 la base américaine en occupe 4 600 km2


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

Équateur

Hausse du prix des carburants : l'Équateur instaure l'état d'urgence face à la colère de la rue - euronews 4 octobre 2019

Le président de l'Équateur, Lenin Moreno, a décrété jeudi l'état d'urgence dans tout le pays, paralysé par des grèves et des blocages contre une hausse du prix du carburant de plus de 100%, qui ont fait une trentaine de blessés.

Depuis l'entrée en vigueur des nouveaux tarif du carburant ce jeudi, le gouvernement est la cible de la colère de la rue. Le secteur des transports s'est mis en grève dans plusieurs régions du pays, et le mouvement va se poursuivre. "Nous avons décidé de continuer" la grève jusqu'à nouvel ordre, a déclaré Carlos Brunis, le dirigeant des chauffeurs de taxi de Quito, où aucun taxi et autobus n'a circulé jeudi.

Affrontements entre manifestants et policiers

En réaction à l'instauration de l'état d'urgence, des manifestants se sont violemment affrontés avec les forces de l'ordre près du siège du gouvernement, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les protestataires ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur la police qui a répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène. Le ministre de la défense dénombrait 277 interpellations et 21 personnes blessées dans la nuit de jeudi à vendredi.

Hausse de 100% des prix

Le démantèlement de subventions pour le diesel et l'essence dans le cadre d'un accord conclu en mars avec le Fonds monétaire international (FMI) a conduit à une augmentation des droits de douane pouvant atteindre 123%. Cet accord prévoit un soutien financier de 4,2 milliards de dollars en échange d'un programme de réformes économiques sur trois ans.

Jeudi, les nouveaux tarifs du carburant sont entrés en vigueur : le prix d'un "galon américain" (3,7 litres) de diesel est ainsi passé de 1,03 à 2,30 dollars, et celui d'essence de 1,85 à 2,40 dollars.

Le président Moreno, au pouvoir depuis mai 2017, a mis en garde les manifestants, affirmant qu'il ne permettrait pas qu'ils "imposent le chaos". "Cette époque est révolue", a-t-il ajouté. Dans le passé, des hausses des prix de carburant ont déclenché des grèves qui ont entraîné le renversement de trois présidents entre 1996 et 2007.

L'Équateur est confronté à des difficultés financières qui ont conduit le gouvernement à recourir davantage à l'endettement extérieur. En juillet, la dette publique était estimée à 36% du PIB, soit 39 milliards de dollars, selon la Banque centrale d'Equateur (BCE). Face au déficit budgétaire, le gouvernement a émis à plusieurs reprises des titres souverains qui ont dépassé les 10 milliards de dollars. En février, Quito a également obtenu des crédits pour 10 milliards de dollars d'organismes multilatéraux, avec une échéance de remboursement à trois ans. euronews 4 octobre 2019

Equateur: suspension de la grève des transporteurs - AFP 5 octobre 2019

Malgré la mobilisation, le président Moreno a affirmé vendredi qu'il ne reviendrait pas sur l'arrêt des subventions.

Jordanie

Jordanie: des milliers de manifestants en soutien aux enseignants grévistes - AFP 3 octobre 2019

Quelque 3.000 personnes se sont rassemblées jeudi à Amman, au milieu d'un important déploiement de forces de sécurité, devant le siège des syndicats professionnels jordaniens pour soutenir les enseignants du public, en grève depuis plus d'un mois pour réclamer des hausses salariales.

"Ce que réclament les enseignants n'est pas un luxe, ce sont des droits" ou "Il en va de la dignité de l'enseignant et de celle de la Nation", pouvait-on lire notamment sur des pancartes brandies par les manifestants, selon un photographe de l'AFP.

"Haussons la voix contre l'affront fait à l'enseignant", ont-ils aussi scandé lors de ce rassemblement organisé à l'appel de militants sur Facebook pour soutenir la cause des enseignants.

Parmi les manifestants devant le siège des syndicats --dont celui des ingénieurs, des médecins ou encore des avocats-- figuraient des membres de ces corps de métier mais aussi des parents d'élèves.

Les participants ont répété les demandes des enseignants du public, qui réclament une hausse de 50% des salaires et exigent des excuses des autorités pour la dispersion par la force d'une manifestation le 5 septembre devant le siège de la Primature à Amman.

A la suite de cette dispersion, le syndicat des enseignants avait décrété une grève, qui se poursuit à ce jour en dépit de mesures gouvernementales et d'une injonction judiciaire à cesser le mouvement.

Celui-ci paralyse environ 4.000 écoles publiques, où sont inscrits plus d'1,4 millions d'élèves jordaniens.

Les enseignants du secteur public demandent une hausse de 50% de leur salaire, dans un pays où le revenu moyen est de 550 euros environ et le salaire minimum de 275 euros.

Le gouvernement refuse de répondre à leur demande, dont il a estimé le coût à 112 millions de dinars jordaniens (environ 150 millions de dollars) pour le budget du royaume.

Dépourvue de ressources naturelles et très dépendante d'aides étrangères, la Jordanie est confrontée à une situation économique difficile, avec une dette de plus de 95% du PIB et un taux de chômage de 18,5 % tandis que 20% de la population vit à la limite du seuil de pauvreté.

Les autorités ont introduit une série de mesures d'austérité visant à réduire la dette publique en échange d'un prêt de plusieurs centaines de millions d'euros du Fonds monétaire international (FMI).

L'an dernier, les Jordaniens ont été touchés par des hausses des prix de produits de base qui avaient suscité des manifestations massives et entraîné la démission du gouvernement de l'époque. AFP 3 octobre 2019

Les enseignants ont obtenu partiellement satisfaction depuis...


Le 4 octobre 2019

CAUSERIE ET INFOS

Je vais essayer de trouver le temps de vider un peu la page d'accueil ou d'archiver des articles, les classer pour commencer, c'est un boulot ingrat et long.

La causerie de septembre est disponible au format pdf, 121 pages. Depuis le 1er janvier, 1182 pages de causeries et infos.

Ceux et celles qui lisent attentivement et sans a priori les causeries sont des veinards, car lors de pratiquement chaque causerie ils ont l'occasion d'apprendre quelque chose et de progresser, tout comme moi parce que je découvre autant de choses qu'eux ou peut-être plus en les réalisant, sinon à quoi bon, c'est d'ailleurs la seule satisfaction que j'en tire en les partageant avec eux.

Ceux qui savent tout, ceux qui s'expriment à tort et à travers sur des questions qu'ils n'ont jamais étudiées sérieusement, forment la cohorte des donneurs de leçons dont vous n'apprendrez jamais rien. Ils vous induiront en erreur ou vous manipuleront comme ils l'ont été eux-mêmes, et n'allez pas croire que parce qu'ils auraient déjà atteint un certain âge ou acquis une certaine expérience de la vie ils en auraient forcément retenu quelque chose. Qu'ils nous soient familiers ou qu'on ne les connaisse pas ou très peu, il n'y a pas lieu de croire une personne sur parole. Pour savoir à qui on a affaire, il suffit de glisser dans la discussion une vérité ou un fait incontestable et d'observer sa réaction. En cas de déni, vous pourrez en déduire qu'elle n'est pas digne de confiance ou tout du moins, qu'il y a lieu de se méfier de ce qu'elle raconte si vous ne voulez pas croire n'importe quoi. C'est juste un conseil d'ami.

55 pages au format pdf -

L'idéologie du réchauffement climatique : Tout était dit ici dès 2010.

En 2010, le Dr Otmar Edenhofer, président du Groupe de travail 3 du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques des Nations Unies (GIEC), a déclaré à un intervieweur: «… nous devons dire clairement que nous redistribuons de facto la richesse mondiale par la politique climatique. Il faut se libérer de l'illusion que la politique climatique internationale soit une politique environnementale. Cela n'a presque plus rien à voir avec la politique environnementale, avec des problèmes tels que la déforestation ou le trou dans la couche d'ozone » cielvoile.fr 29 Septembre 2019 (lire l'article en entier plus loin et/ou le télécharger)

Extraordinaire cette déclaration, on ne pouvait être plus explicite. Pas pour tout le monde, la preuve :

Un militant de la Gauche révolutionnaire dans un courriel reçu avant-hier : "Nier les chiffres et les prévisions du GIEC est juste inintelligent !". Etre intelligent consisterait à faire confiance aveuglément au GIEC, dont le mandat a été confié par l'oligarchie financière par l'intermédiaire des chefs d'Etat, qui comme chacun sait, oeuvrent pour le bien-être des peuples et de notre planète. Pathétique. On y reviendra plus en détail plus loin.

A mon sens, être intelligent serait de prendre en compte ce qui suit:

Lorsque les sociétés multinationales les plus influentes, les plus grands investisseurs institutionnels au monde, dont BlackRock et Goldman Sachs, les Nations Unies, la Banque mondiale, la Banque d'Angleterre et d'autres banques centrales de la BRI se sont ralliés au financement d'un Agenda vert, appelez Green New Deal vert ou autre, il est temps de chercher derrière la surface des campagnes publiques de militants pour le climat. L’image qui en ressort est la tentative de réorganisation financière de l’économie mondiale fondée sur le climat, le soleil et son énergie ont bien plus à faire que l’humanité ne le pourrait jamais - pour tenter de convaincre les gens ordinaires de faire des sacrifices indescriptibles pour «sauver notre planète ». (Le climat et la piste de l'argent 29 Septembre 2019 - http://www.cielvoile.fr/2019/09/le-climat-et-la-piste-de-l-argent.html) (L'article en entier est plus loin.)

Avez-vous envie de participer à leur Agenda vert ? Nous, non. Nous ne participerons pas à une opération qui a pour unique objectif politique d'instaurer à l'échelle mondial un régime encore plus dictatorial ou totalitaire.

Ce sont eux qui détiennent le pouvoir.

Vous vous demandez peut-être encore d'où vient la ligne idéologique de Macron et des médias officiels, pour le savoir il vous suffit de vous connecter sur le portail de la NED/CIA, porte-parole de l'Etat profond ou de l'extrême-centre, la page d'accueil en donne un aperçu significatif.

Hong Kong protests ‘raining on China’s parade’: clash of ideologies gives the lie to 70th anniversary DemDigest October 1, 2019

LVOG - Qui est à l'origine du mouvement violent qui secoue Hong Kong, suivez le guide.

Putin in ‘political desert’: What’s the next step for Russia’s opposition? DemDigest October 1, 2019

LVOG - Macron a rencontré le 1er octobre à Strasbourg le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, un opposant à Poutine...

Tunisia’s democracy hangs in the balance - DemDigest September 30, 2019

LVOG - Comme ils les aiment les Frères musulmans...

Tunisia’s moderate Islamist Ennahda party will seek to govern alone or in partnership with “the forces of the revolution”, its leader said on Friday, hinting at an end to five years of consensus rule with the secular establishment, Reuters reports...

LVOG - Et par voie de conséquence l'AFP :

- Tunisie: chef du parti Ennahdha, le "cheikh" Ghannouchi dans l'arène électorale - AFP 02.10

Reinvent democracy as populists ‘weaponize the will of the people’ - DemDigest September 30, 2019

‘Gems, Warlords and Mercenaries’: Russia’s sharp power playbook in Africa - DemDigest September 30, 2019

Renewing the promise of reconciling political Islam and democracy? - DemDigest September 30, 2019

LVOG - La stigmatisation de l'Islam, c'est eux aussi.

Resisting populism, renovating democracy in the age of globalization - DemDigest September 27, 2019

LVOG - L'instrumentalisation du populisme et de l'extrême droite, c'est eux aussi.




PREMIERE PARTIE

La monarchie est héréditaire, alors vive le roi !

Jacques Chirac, le dernier grand président de la Ve République - slate.fr 26 septembre 2019

«Jacques Chirac est le dernier grand président monarchique que les Français ont eu. Il a été le dernier à avoir l'allure d'un monarque républicain, qui habitait le costume présidentiel avec élégance et forçait le respect. C'était un président du XXe siècle», disait, le 19 septembre 2016, l'éditorialiste et directeur adjoint du Figaro Yves Thréard.

D'aucuns diront qu'en réalité, Jacques Chirac n'est pas le dernier des grands présidents, mais le premier post-président, celui par lequel la dévalorisation de la fonction a commencé –ou un président de transition.

Il n'empêche, pour nombre d'historiens et de politologues, le dernier des grands, c'est lui. «Mitterrand est le dernier grand président pharaonique, mais je pense objectivement que la vraie rupture sur la présidentialité –je ne parle pas du bilan, le bilan de Chirac est peut-être le plus mauvais de la Ve République– se fait après Chirac», estime l'historien Jean Garrigues...

«Il donne cette impression d'être le dernier grand président charismatique, qui n'incarne ni l'hyperprésidence de Sarkozy, ni l'hypoprésidence de Hollande», analyse Jean-Luc Barré, écrivain et biographe de Jacques Chirac...

L'aura dont il bénéficie est liée, par contraste, à la désacralisation de la fonction présidentielle que subissent ses successeurs, tout simplement parce que le monde, notamment médiatique, a changé entre temps.

Jacques Chirac est le dernier président épris de culture, comme le furent avant lui Georges Pompidou ou François Mitterrand.

À côté de lui, Nicolas Sarkozy et François Hollande font pâle figure. Le premier a claironné son mépris pour La Princesse de Clèves et écorche les titres de livre. Le second est plus féru de presse que de littérature et a prodigué à sa ministre de la Culture Fleur Pellerin ce conseil devenu célèbre: «Va au spectacle. Tous les soirs, il faut que tu te tapes ça, et tu dis que “C'est bien”, que “C'est beau”.»

Nombre d'acteurs culturels, mais pas seulement, de Français en général, ont le sentiment que les hommes qui les gouvernent ont un bagage culturel maigre. Qu'ils ne sont pas bien différents d'eux, ni plus intelligents, ni plus cultivés. Et qu'avec les derniers présidents-monarques, c'est aussi une certaine conception culturelle de la France qui s'en est allée...

Jacques Chirac est aussi, symboliquement, surtout lors de son premier mandat, le président d'une époque où la mondialisation n'exerçait pas encore pleinement ses effets. C'était avant la grande crise financière de 2008, avant que l'Union européenne ne soit accusée de faire perdre aux États qui la composent leur autonomie, avant que neuf Français sur dix ne jugent que la France «est en déclin».

Il n'y aura plus de grand président, prédisait Mitterrand dans une parole visionnaire, «à cause de l'Europe… À cause de la mondialisation… À cause de l'évolution nécessaire des institutions…»...

De manière plus prosaïque, on peut également penser que si Chirac est vu comme le dernier grand président, c'est parce qu'il a duré. Gouvernant de 1995 à 2007, dernier président à accomplir un septennat, il aura conservé le pouvoir plus longtemps que Valéry Giscard d'Estaing et Georges Pompidou, plus longtemps que Nicolas Sarkozy et même plus longtemps que de Gaulle. Seul Mitterrand le dépasse en longévité.

Il aura duré… et aura eu le temps de se faire oublier.

Si les Français pensent désormais que Chirac est le meilleur président de ces quarante dernières années, et qu'ils ont la mémoire courte sur son mauvais bilan, ses promesses non tenues, les affaires judiciaires, le taux de chômage record durant son premier quinquennat et ses coups bas en politique, c'est sans doute aussi tout simplement parce qu'ils ont la nostalgie de ces années-là, les années d'avant –car c'est bien connu, c'était toujours mieux avant.

Il n'est pas exclu, de ce point de vue, que François Hollande ou Nicolas Sarkozy finissent un jour par être «réhabilités» dans la mémoire des Français, juge l'historien Patrick Garcia: «Dans l'histoire monarchique, les souverains précédents étaient toujours meilleurs que les souverains présents. Louis XIV est aujourd'hui présenté comme l'un des plus grands rois de France, mais on oublie qu'il a été enterré de nuit. Ce qui est déterminant pour Chirac, c'est qu'il porte l'image de la France d'avant. Et puis aujourd'hui, on a la nostalgie rapide. De même qu'il y a une frénésie et une accélération de la prise de décision, la nostalgie va aussi plus vite.» slate.fr 26 septembre 2019

Les mal inspirés.

Rappel. Un sondage place Chirac comme deuxième meilleur président après De Gaulle, alors qu'il était à 16% en fin de mandat !

- Mort de Jacques Chirac : un bon président pour huit personnes sur dix, les deux tiers des Français se disent attristés - Franceinfo

- Jacques Chirac : Lionel Jospin évoque "le privilège" d'avoir travaillé sous sa présidence - L'Express.fr 26.09

- L'académicien Marc Lambron : "Le roi Chirac est mort, vive le roi" - Journal du Dimanche

- Jacques Chirac, son tropisme russe et son "ami Boris" Eltsine - Franceinfo

- Jacques Chirac : son célèbre discours avant-gardiste sur l'environnement en 2002 - Non Stop People

- Ces villes qui, en hommage à Chirac, veulent rebaptiser un lieu - Le HuffPost

Totalitarisme. Règlements de compte en famille.

Philippe Labro : « Donald Trump, ce chef mafieux » - LePoint.fr 30 septembre 2019

Quand LCI finit par couper le sifflet à Éric Zemmour - Le HuffPost 30 septembre 2019

LVOG - Il a osé comparer, je cite : le travail des médias français à la propagande nazie et stalinienne. Quel crime y a-t-il à cela, c'est tellement vrai, trop justement, ils n'acceptent aucune critique, même de gens du camp de la réaction.

Michel Onfray : "Il y a aussi un délit de sale gueule avec Éric Zemmour" - Yahoo Actu 1 octobre 2019

Invité du 30' Pol' sur Yahoo, Michel Onfray a réagi à l'enquête ouverte par le Parquet de Paris contre Éric Zemmour pour "injures publiques" et "provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence" après ses propos sur l'immigration et l'islam lors de la "Convention de la droite".

Le philosophe estime qu'"on ne combat pas un intellectuel en l'envoyant devant les tribunaux ou en prison mais avec des idées et des arguments". Yahoo Actu 1 octobre 2019

LVOG - Zemmour, c'est la voix du Crif ou du sionisme d'extrême droite, c'est pour cela que les médias lui offrent généreusement autant de tribunes. Le preuve.

L’avocat sioniste d'extrême droite et membre du comité directeur du Crif, Gilles William Goldnadel, prend sa défense lors de la "Convention de la droite", à Paris samedi dernier, à laquelle il a également participé.

- "La chasse à l’homme Zemmour prend une tournure névrotique. J’observe que Raphael Enthoven qui lui a succédé sur l’estrade n’avait pas éprouvé la nécessité de marquer sa réprobation. Malgré mes réserves , l’acharnement judiciaire ordonne mon entier soutien au nom de nos libertés."

Rappel.

- L’avocat Gilles-William Goldnadel a fustigé vendredi l’appel au vote du CRIF contre les “extrêmes” lancé à quelques jours du scrutin des élections européennes, l’accusant d’occulter la menace islamiste “qui tue les Juifs” en Europe. LeMondeJuif.info 04.05.2019

- Gilles-William Goldnadel se déclare « hostile à toutes formes d’antisionisme et d’antisémitisme indépendamment de leur orientation politique ». wikipedia.org

Commentaires d'internautes

1- C'est bien de faire une enquête et de sanctionner les propos de Zemmour, ça motive encore plus pour voter RN.

2- Liberté d'expression, où es-tu passée ?

3- Même si pas d'accord avec ses positions / provocations il doit avoir le droit (comme tout le monde) de s'exprimer , liberté j'écris ton nom !

4- Serions nous dans un pays ou critiquer l'Islam est devenu interdit ?

5- Pourquoi n'aurait-on pas le droit d'avoir une opinion même négative sur l'immigration et sur la religion musulmane?

6- Donc il est interdit d'être anti-immigration, et il est interdit de dire "je suis contre cette religion" si la religion est l'islam !

C'est hallucinant cette soumission et ce lavage de cerveaux forcés dans ce pays.... C'est dément

7- Plus qu'un "délit de sale gueule", j'y vois un "délit d'opinion".

8- En 2015, tout les journalistes étaient Charlie et portaient en étendard la liberté d'expression. En 2019, les même s'érigent en petits juges pour dire qui a le droit de s'exprimer dans les médias et qui n'a pas le droit.

9- La liberté d'expression n'est pas égalitaire pour tous ? Ça devient de plus en plus inquiétant...

10- On peut porter des jugements et disserter sur toutes les philosophies et autres croyances.

11- Tout à fait d'accord avec Onfray ! Zemmour a le droit de dire ce qu'il pense (d'autant qu'un bon nombre de Français pensent comme lui !) et si l'on n'est pas d'accord, on argumente, on explique, on tente de convaincre. Ça s'appelle le combat des idées ...

12- La Soumission selon Houlebeck s'installe durablement dans le pays avec même un peu d'avance ! Dramatique.

1- Le principe humaniste tendance voltairienne s'applique ici comme le rappelle Onfray , rappelons le ici / même si je ne partage pas vos idées je me battrais pour que vous puissiez les exprimer ....

14- C'est notre Civilisation qui fout le camp petit à petit si l'on y prend garde ,avec ces raisonnements nauséabonds, telle celle de l'Allemagne allait faire avec ceux des nazis qui avaient commencé ainsi en 1933 déjà !

15- Je ne suis pas souvent d'accord avec les idées de Zemmour même si sur certains points il n'a pas toujours entièrement tort, mais en France, on doit avoir la liberté de s'exprimer même si ça ne colle pas avec la bien-pensance établie

16- Mais il est autorisé de dire publiquement et dans les médias qu'on est anti-chrétiens, anti-christianisme, et anti-cathos. Là nous sommes d'accord, ça passe

17- S'il y a un délit : faut aller le chercher du côté du gouvernement, qui se sert de son peuple comme de la chair à canon !

18- En cherchant à faire taire Zemmour, le parquet de Paris ne fait que valider les propos de ce même Zemmour! c'est cocasse...

LVOG - Ils prennent en otage la liberté d'expression pour diffuser leur idéologie d'extrême droite, afin que le législateur concocte une nouvelle loi liberticide ou étende celles déjà existantes, ce qui ne les empêchera pas de continuer à propager leur propagande nauséabonde sans être vraiment inquiétés, puisqu'ils bénéficient de soutiens jusqu'au sommet de l'Etat.

En cas d'action judiciaire contre eux, ils la transformeront en tribune politique grâce aux médias, ils s'en tireront par un rappel à la loi ou avec une sanction ridicule, qui les encouragera à poursuivre leurs activités sans changer de discours et ainsi de suite. C'est une partie de l'explication.

L'autre, c'est que pendant ce temps-là, ils auront réussi à inoculer le venin de la haine et du racisme à d'autres personnes ou renforcer les convictions de ceux qui étaient déjà racistes, de préférence au profit de l'Etat sioniste.

Comment ils alimentent le racisme. Mode d'emploi.

Les rayons produits du monde sont-ils racistes? - Slate.fr 02.10

Il serait peut-être temps de mettre fin aux allées dédiées à la nourriture exotique dans les supermarchés. Si le supermarché n'est généralement considéré que comme l'endroit où l'on fait ses courses, il rappelle à certains leur statut de personne d'origine étrangère. Slate.fr 02.10

LVOG - Il faut être sérieusement atteint pour penser à un truc pareil.

Totalitarisme. En famille. Quand les supplétifs des oppresseurs font du zèle ou deviennent incontrôlables.

Des oppresseurs, nos grands hommes? Pourquoi un tel procès est dangereux. - Le HuffPost 30 septembre 2019

Vouloir effacer les noms de nos grands personnages témoigne d’une incapacité à assumer l’Histoire. Or, assumer son passé est une des conditions nécessaires pour bien vivre le présent.

De plus en plus d’associations communautaires, au nom de la lutte pour l’émancipation, exigent de déboulonner les statues des héros de notre Histoire, d’effacer leur nom de nos écoles et de nos rues, qu’on interdise des pièces de théâtre. Où s’arrêteront-elles? (...)

Mise en procès par une poignée de procureurs, notre histoire est pourtant accusée d’être à l’origine de (presque) tous les maux de notre société. Ce phénomène, appelé mouvement décolonial, nous vient des États-Unis.

(Tiens donc, encore ! - LVOG)

Ces groupes communautaires (CRAN, CCIF, PIR) soutenus par des associations comme SOS racisme, des syndicats enseignant (SUD éducation), étudiant (l’UNEF) et des personnalités politiques, proposent une vision du monde binaire: d’un côté, les oppresseurs, la France et ses grands hommes, pilleurs des pays du tiers-monde, de l’autre les opprimés, eux-mêmes, les victimes.

(Vous devez vous demander à juste titre pourquoi ils font monter la sauce ou les médias leur accordent des tribunes, c'est qu'il y a bien une raison à cela, mais laquelle ? Que dénoncent ces fanatiques qui n'ont rien à envier à l'extrême droite ? Le processus dialectique historique inconscient qui sert de fil conducteur au développement de la civilisation humaine jusqu'à nos jours, celui qui a donné naissance à la lutte des classes, et dont l'issue débouchera sur un régime encore plus barbare ou le socialisme. Coupez ce fil, et la perspective du socialisme disparaît. Et que reste-t-il, vous avez deviné, le capitalisme comme seule perspective. Pourquoi ? Mais parce qu'il existe déjà, parbleu ! Voilà quelle cause réactionnaire ils servent. - LVOG)

Déboulonner nos statues, attaquer nos grands hommes, c’est remettre en cause les valeurs françaises qui nous portent, de liberté d’expression, d’opinion, de tolérance et d’universalisme, c’est attaquer ce qui constitue le socle de nos repères. Cette mise en conformité du passé avec l’idéologie est dangereuse. Elle efface. Elle épure. Elle travestit. Elle met en procès le passé. On reconnaît les mouvements totalitaires à cette volonté de briser l’Histoire selon leurs objectifs. Or, cette épuration de la mémoire rappelle les systèmes totalitaires, la simplification binaire du bien et du mal. Le HuffPost 30 septembre 2019

(Cela s'applique aux médias qui censurent des intellectuels ! - LVOG)

En Marche vers un "ordre sécuritaire", ils le disent eux-mêmes.

Selon l'historien macroniste (C'est slate.fr qui le caractérise ainsi - LVOG) Pierre Serna, Macron est passé en moins de deux ans de «l'héroïsme» électoral triomphant (une forme de bonapartisme par les urnes) à un «État d'exception permanent» au sein duquel «la fuite vers l'ordre sécuritaire» (En marche forcée?) semble rattraper la «bienveillance» des premiers mois. (Source : slate.fr 27.06.2019)

L'Etat policier En Marche.

Des milliers de policiers à Paris pour une "marche de la colère" - AFP3 octobre 2019

Les policiers ne sont pas assez soutenus pour 56% des Français - Le HuffPost 2 octobre 2019

Mais si :

Quatennens (LFI): il faut "entendre la colère des policiers" - AFP 2 octobre 2019




DEUXIEME PARTIE

Stratégie de la terreur climatique.

Quelques réflexions en avant-propos.

Dans ce monde dirigé par de dangereux fanatiques, on trouve de moins en moins de gens équilibrés ou dotés d'un minimum d'esprit critique, y compris ou surtout dans le mouvement ouvrier, ce qui d'une certaine manière est logique, puisque c'est le dogmatisme qui y prédominait déjà, sans que ceux qui en sont atteints n'en aient conscience évidemment, rendant toute discussion quasi impossible.

Des militants auxquels on prêtait un niveau de conscience supérieur à la moyene en arrivent à sortir, excusez-moi l'expression, des conneries monumentales ou à faire preuve d'un aveuglement total, mieux, et quand vous leur faites remarquer gentillement en argumentant votre propos, ils vous prennent pour un con ou vous traite de demeuré ! Je viens d'en faire l'expérience, c'est très préoccupant.

A propos des variations climatiques naturelles de la Terre, ils affirment, ils prennent position, ils dénigrent ou insultes ceux qui ne partagent pas leurs idées en faisant preuve de la plus crasse ignorance, en produisant des arguments grotesques au possible, qui démontrent que manifestement ils ne savent absolument pas de quoi ils parlent ou ils n'ont rien lu en dehors des clichés servis par la propagande officielle.

Personnellement, j'ai lu et parfois relu attentivement sur le sujet 273 articles depuis le 30 juillet 2019 et j'ai visionné une quinzaine de vidéos.

L'écologie politique : Mystification, imposture, désinformation, censure, inquisition, terreur.
- Apocalypse climatique
- Alarmistes carbocentristes
- Climatocrates
- Djihadistes du climat

Comme quoi il est urgent d'en finir avec le capitalisme.

- Une personne qui fait partie des 1 % les plus riches au monde « génère en moyenne 175 fois plus de CO2 qu’une personne se situant dans les 10 % les plus pauvres », selon un rapport publié le 2 décembre 2015 par l’ONG britannique Oxfam. 20 Minutes 02.12.2015

Quel est votre bilan carbone?

Je n'ai jamais rien entendu de plus con. Ma foi, ces despotes veulent taxer l'air qu'on respire, leur projet n'est rien de moins qu'idéologique et totalitaire, eugéniste de surcroît.

Et le pire, c'est qu'il y en a qui marchent dans leur combine pourrie, mais pas forcément ceux auxquels on pense généralement. Moins l'ouvrier qui en a marre d'entendre leurs conneries à longueur de temps, que les militants entrés en léthargie qui croient avoir compris quelque chose sans même se donner la peine d'avoir étudier quoi que ce soit, ou encore la plupart des intellectuels par fainéantise ou parce qu'ils sont tout simplement médiocres...

- S'ils croient nous attendrir en instrumentalisant des gamines de 13 ou 16 ans.

Lu dans un commentaire : Nous vivons une dystopie.

Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, un article récent qui met les pendules du casino du Green New Deal à l'heure.

Le climat et la piste de l'argent publié par F.William Engdahl - cielvoile.fr 29 Septembre 2019

F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier. Diplômé en politique de l'Université de Princeton, il est un auteur à succès en matière de pétrole et de géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne «New Eastern Outlook». Il collabore régulièrement avec Global Research.

Climat. Maintenant, qui y réfléchit. Les gigantesques méga-entreprises et les méga-milliardaires à l'origine de la mondialisation de l'économie mondiale au cours des dernières décennies, dont la recherche de gain pour les actionnaires et la réduction des coûts ont gravement endommagé notre environnement, tant dans le monde industrialisé que dans les économies sous-développées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, sont les principaux bailleurs de fonds du mouvement de décarbonisation en Suède jusqu’en Allemagne, en passant par les États-Unis et au-delà.

S'agit-il d'une crise de conscience ou pourrait-il s'agir d'un programme plus élaboré de financiarisation de l'air que nous respirons et plus encore?

Quoi que l’on pense des dangers du CO2 et du réchauffement de la planète, qui entraîneraient une augmentation moyenne de la température de 1,5 à 2 degrés Celsius au cours des 12 prochaines années, il convient de noter qui promeut le flot actuel de propagande et d’activisme pour le climat.

La finance verte

Plusieurs années avant qu'Al Gore et d'autres ne décident d'utiliser une jeune écolière suédoise pour devenir l'affiche de l'urgence climatique, ou aux États-Unis, l'appel d'Alexandria Ocasio-Cortez pour une réorganisation complète de l'économie autour du Green New Deal, les géants de la finance ont commencé à concevoir des systèmes permettant de débloquer des centaines de milliards de fonds pour des entreprises «climatiques» souvent vaines.

En 2013, après des années de préparation minutieuse, Vasakronan, une société immobilière suédoise, a émis la première « obligation verte ». Elle a été suivie par d'autres sociétés, notamment Apple, la SNCF et la grande banque française Crédit Agricole. En novembre 2013, Tesla Energy, en proie à des problèmes épineux, a publié la première garantie adossée à des actifs solaires. Selon ce que l’on appelle la Climate Bonds Initiative, plus de 500 milliards de dollars d’obligations vertes sont exceptionnelles. Les créateurs de l’idée d’obligation déclarent que leur objectif est de conquérir une part importante des 45 milliers de milliards de dollars d’actifs « gérés » dans le monde, qui se sont engagés de manière symbolique à investir dans des projets «respectueux du climat».

Le Prince Charles, futur monarque du Royaume-Uni, ainsi que les finances de la Banque d'Angleterre et de la City de Londres ont promu les «instruments financiers écologiques», dirigés par Green Bonds, afin de réorienter les régimes de retraite et les fonds mutuels vers des projets écologiques. Le directeur sortant de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, est un acteur clé dans le rapprochement des institutions financières mondiales et de l'Agenda vert. En décembre 2015, le Conseil de stabilité financière (FSB) de la Banque des règlements internationaux, présidé à l'époque par Carney, a créé le Groupe de travail sur la divulgation d'informations financières liées au climat (TCFD), dans le but de conseiller «les investisseurs, les prêteurs et les assurances sur les risques liés au climat». C’était certainement un objectif étrange pour les banquiers centraux du monde.

En 2016, la TCFD, la City de Londres et le gouvernement du Royaume-Uni ont lancé l'Initiative de finance verte, dans le but de consacrer des milliards de dollars à des investissements «verts». Les banquiers centraux du FSB ont désigné 31 personnes pour former le TCFD. Présidé par le milliardaire Michael Bloomberg du secteur financier, il comprend des personnalités de JP Morgan Chase; de BlackRock, l’un des plus importants gestionnaires d’actifs au monde, avec près de 7 000 milliards de dollars;la banque Barclays; HSBC, la banque Londres-Hong Kong condamnée à une amende à plusieurs reprises pour blanchiment de drogue et autres fonds noirs; Swiss Re, la deuxième plus grande compagnie de réassurance au monde; la banque chinoise ICBC; Tata Steel, ENI Oil, Dow Chemical, le géant minier BHP Billington et David Blood d’Al Gore, Generation Investment LLC. En fait, il semblerait que les renards rédigent les règles du nouveau poulailler vert.

Carney, de la Banque d’Angleterre, a également joué un rôle clé dans les efforts visant à faire de la ville de Londres le centre financier de la finance verte dans le monde. Philip Hammond, chancelier sortant de l'Echiquier, a publié en juillet 2019 un livre blanc intitulé «Stratégie en matière de finance verte: transformer la finance pour un avenir plus vert». Le document indique que «l'une des initiatives les plus influentes à émerger est celle du Conseil de stabilité financière». Groupe de travail du secteur privé sur les informations financières liées au climat (TCFD), appuyé par Mark Carney et présidé par Michael Bloomberg. Cela a été approuvé par des institutions représentant 118 000 milliards d'actifs dans le monde. »Il semble y avoir un plan ici. Le plan est la financiarisation de l'économie mondiale dans son ensemble, en utilisant la crainte d'un scénario de fin du monde pour atteindre des objectifs arbitraires tels que «les émissions nettes de gaz à effet de serre».

Goldman Sachs, un acteur clé

Goldman Sachs, la banque omniprésente de Wall Street, qui a notamment donné naissance au président sortant de la BCE, Mario Draghi, et au président de la Banque d'Angleterre, Carney, vient de dévoiler le premier indice mondial des valeurs environnementales de premier plan, réalisé avec le CDP, basé à Londres. Carbon Disclosure Project. Le CDP, notamment, est financé par des investisseurs tels que HSBC, JPMorgan Chase, Bank of America, Merrill Lynch, Goldman Sachs, American International Group et State Street Corp.

Le nouvel indice, appelé CDP Environment EW et CDP Eurozone EW, vise à attirer les fonds d'investissement, les systèmes de retraite publics tels que le CalPERS (système de retraite des employés publics de la Californie) et CalSTRS (système de retraite des enseignants de l'État de Californie) + milliards d’actifs, à investir dans des cibles soigneusement choisies. Parmi les entreprises les mieux notées dans l’indice figurent Alphabet, qui possède Google, Microsoft, le Groupe ING, Diageo, Philips, Danone et, de manière pratique, Goldman Sachs.

Entrent Greta, AOC et compagnie.

À ce stade, les événements prennent un tour cynique alors que nous sommes confrontés à des activistes du climat extrêmement populaires comme la suédoise Greta Thunberg ou Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans, de New York, et au Green New Deal. Aussi sincères que puissent être ces militantes, il existe une machine financière bien huilée derrière leur promotion.

Greta Thunberg fait partie d'un réseau bien connecté lié à l'organisation d'Al Gore, elle est commercialisée de manière cynique et professionnelle et utilisée par des agences telles que l'ONU, la Commission européenne et les intérêts financiers qui sous-tendent le programme climatique actuel. En tant que chercheur canadien et activiste pour le climat, Cory Morningstar, décrit dans une excellente série d'articles, l'enjeu est un réseau bien établi, lié à un investisseur américain dans le climat et un profiteur du climat extrêmement riche, Al Gore, président du groupe Generation Investment.

Le partenaire d’Al Gore, l'ancien responsable de Goldman Sachs, David Blood, est membre du TCFD créé par la BRI. Greta Thunberg et son ami américain du climat, Jamie Margolin, âgé de 17 ans, ont été nommés «conseillers spéciaux pour la jeunesse et administrateurs» de l’ONG suédoise We Don’t Have Time, fondée par son PDG, Ingmar Rentzhog. Rentzhog est membre des leaders de l’organisation Climate Reality d'Al Gore et fait partie du groupe de travail européen sur la politique climatique. Il a été formé en mars 2017 par Al Gore à Denver et à nouveau en juin 2018 à Berlin. Le « projet de réalité climatique » d’Al Gore est partenaire de We Don’t Have Time.

La députée Alexandria Ocasio-Cortez (AOC), qui a fait sensation lors de ses premiers jours au Congrès américain pour avoir dévoilé un «New Deal vert» destiné à réorganiser complètement l'économie américaine à un coût d'environ 100 000 milliards de dollars, n'est pas sans conseils avisés . AOC a ouvertement admis qu'elle s'était présentée au Congrès sous l'impulsion d'un groupe appelé « Justice Democrats ». Elle a confié à un intervieweur: «Je n’aurais pas été candidate sans le soutien de « Justice Démocrats » et de « Brand New Congress ». Humm, en fait, ce sont ces organisations qui, toutes les deux, m’ont demandé de me présenter à la première place. Ce sont elles qui m’ont appelée il y a un an et demi… » Désormais, en tant que membre du Congrès, les conseillers d’AOC comprennent le cofondateur de Justice Démocrats, Zack Exley. Exley était un membre de l’Open Society et a reçu des fonds, entre autres, des fondations Open Society et de la Fondation Ford, afin de créer un "prédécesseur" de Justice Democrats pour recruter des candidats.

Le véritable agenda est économique

Les liens entre les plus grands groupes financiers du monde, les banques centrales et les grandes entreprises mondiales, en faveur d’une stratégie climatique radicale visant à abandonner l’économie de combustibles fossiles au profit d’une économie verte, vague et inexpliquée semblent, peu concernés par la volonté de notre société de faire de notre planète un environnement propre et sain à vivre. Il s’agit plutôt d’un programme intimement lié à l’Agenda 2030 des Nations Unies pour une économie «durable» et à la création de milliards de dollars en nouvelles richesses pour les banques mondiales et les géants financiers qui constituent les véritables pouvoirs.

En février 2019, à la suite d’un discours prononcé devant la Commission européenne à Bruxelles par Greta Thunberg, Jean-Claude Juncker, alors président de la Commission européenne, après avoir embrassé galamment la main de Greta, semblait être passé à l’action réelle. Il a déclaré à Greta et à la presse que l'UE devrait dépenser des centaines de milliards d'euros pour lutter contre le changement climatique au cours des 10 prochaines années. Juncker a proposé qu'entre 2021 et 2027, "chaque euro dépensé dans le budget de l'UE serve à lutter contre le changement climatique". Ce que Juncker, sournois, n'a pas dit, c'est que cette décision n'avait rien à voir avec le plaidoyer de la jeune militante suédoise. Il avait été réalisé conjointement avec la Banque mondiale une année complète auparavant, le 26 septembre 2018, lors du Sommet One Planet, aux côtés de la Banque mondiale, des fondations Bloomberg, du Forum économique mondial et autres. Juncker avait habilement utilisé l'attention médiatique donnée à la jeune suédoise pour promouvoir son programme climatique.

Le 17 octobre 2018, quelques jours après l’accord conclu lors du Sommet One Planet, l’UE de Juncker a signé un protocole d’entente avec Breakthrough Energy-Europe dans lequel les sociétés membres de Breakthrough Energy-Europe auraient un accès préférentiel à tout financement. Parmi les membres de Breakthrough Energy figurent Richard Branson de Virgin Air, Bill Gates, Jack Ma d’Alibaba, Mark Zuckerberg de Facebook, SAR le Prince Al-Waleed bin Talal, Ray Dalio de Bridgewater Associates; Julian Robertson du géant des fonds de couverture, Tiger Management; David Rubenstein, fondateur du groupe Carlyle; George Soros, président de Soros Fund Management LLC; Masayoshi Son, fondateur de Softbank, Japon.

Ne vous trompez pas. Lorsque les sociétés multinationales les plus influentes, les plus grands investisseurs institutionnels au monde, dont BlackRock et Goldman Sachs, les Nations Unies, la Banque mondiale, la Banque d'Angleterre et d'autres banques centrales de la BRI se sont ralliés au financement d'un soi-disant Agenda vert, appelez Green New Deal vert ou autre, il est temps de chercher derrière la surface des campagnes publiques de militants pour le climat. L’image qui en ressort est la tentative de réorganisation financière de l’économie mondiale fondée sur le climat, le soleil et son énergie ont bien plus à faire que l’humanité ne le pourrait jamais - pour tenter de convaincre les gens ordinaires de faire des sacrifices indescriptibles pour «sauver notre planète ».

En 2010, le Dr Otmar Edenhofer, président du Groupe de travail 3 du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques des Nations Unies, a déclaré à un intervieweur: «… nous devons dire clairement que nous redistribuons de facto la richesse mondiale par la politique climatique. Il faut se libérer de l'illusion que la politique climatique internationale soit une politique environnementale. Cela n'a presque plus rien à voir avec la politique environnementale, avec des problèmes tels que la déforestation ou le trou dans la couche d'ozone ». Depuis lors, la stratégie de politique économique s'est beaucoup développée.

En famille. Quand l'extrême gauche devient l'aiguillon de la réaction.

Climat: la fin du monde? - Gauche révolutionnaire 27.09.

- Le réchauffement climatique est certain et dû pour la majeure partie à l’activité humaine.

Voilà ce que j'ai reçu d'un militant dont que je ne citerai pas le nom tellement j'ai honte pour l'un et pour l'autre, et ma réponse lapidaire.

- "Nier les chiffres et les prévisions du GIEC est juste inintelligent !"

Ma réponse

- Sais-tu au moins ce que signifie GIEC ? Je me pose la question, je suis quelqu'un de sérieux.

Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Qu'est-ce que cela signifie ?

Que ses membres sont choisis par les gouvernements des 195 Etats présents à l'ONU.

Autant dire que l'orientation de leurs rapports sera conforme à celle définie par ces Etats. En fait par l'oligarchie financière. Lire l'article de la Banque mondial, notamment. Là aussi, c'est une référence sérieuse.

Et de quelle nationalité sont les membres du groupe le plus nombreux qui composent le GIEC ?

Américaine. Normal.

- "Nier les chiffres et les prévisions du GIEC est juste inintelligent !"

C'est comme si tu disais que nier les chiffres et les prévisions de Macron en matière de retraite est juste inintelligent !

Sidérant !

J'ajoute quelques mots.

Je vis en Inde depuis 1996, je n'ai pas mis les pieds en France depuis 2002, donc j'ai du mal à saisir l'évolution des consciences ou des mentalités dans ce pays, c'est normal me semble-t-il. Cela semble avoir empiré. Si j'y allais demain, j'aurais l'impression d'être un étranger. Je ne m'imaginais pas à quel point les consciences avaient pu subir un tel lavage de cerveau au cours des dernières décennies.

Du coup je me dis que mon travail est plus utile que ce que je croyais, puisque je repends tout de zéro chaque fois que le temps me le permet. Ce militant m'a dit qu'il ne se connectait plus à des portails politiques, parce que les écrits politiques ne l'intéressaient pas ou ils ne lui apprenaient rien, entendez par là qu'il sait tout, on vient d'en avoir une illustration éclatante ! Au passage, mon portail ne traite pas que de politique, loin de là.

Quand l'extrême gauche devient un instrument de l'oligarchie financière.

Démocratie révolutionnaire (NPA)

- Réchauffement climatique, Greta Thunberg a raison, les dirigeants de ce monde sont des menteurs et des irresponsables... 29 septembre

LVOG - Comment légitimer "les dirigeants de ce monde". Mais agissez bon dieu ! Ils ne font que cela, ne demandent que cela !

- C’est cette inaction des gouvernements que plus de 4 millions de jeunes ont dénoncée

LVOG - Parce que "les données et les recommandations de ces scientifiques" désignés par "les gouvernements" seraient fiables et animés de bonnes intentions, grotesque !

- ...les jeunes ont appris à s’appuyer sur les données et les recommandations de ces scientifiques que les gouvernements avaient eux-mêmes convoqués.

LVOG - Sainte Greta de l'ONU, priez pour elle !

- Greta Thunberg, a fustigé avec force, dignité et colère les dirigeants du monde réunis à l’ONU pour un énième et inutile sommet sur le climat

LVOG - Déni, insulte à la science, à l'intelligence humaine !

- Greta Thunberg a aussi subi des flots de haine aussi bêtes que réactionnaires d’une partie de la presse comme de vieux réactionnaires sur le retour, l’attaquant sur sa jeunesse, son sexe ou son syndrome d’Asperger… mais n’ayant finalement rien à opposer à ses arguments.

LVOG - Quand ils censurent toute contestation scientifique aux allégations idéologiques du GIEC.

- Car Greta Thunberg a doublement raison, raison sur le fond car elle ne fait que tirer les conséquences des rapports scientifiques que plus personne ne peut réellement contester.

LVOG - Terminologie et catastrophisme empruntée aux ONG oligarchiques WWF et Greenpeace.

- Faire face à la crise écologique globale rejoint le combat social et politique contre les vrais responsables de la catastrophe annoncée

LVOG - Ils doivent bien se marrer avec de tels révolutionnaires, quelle honte ! Vous savez pourquoi ils ont sabordé la gauche, parce qu'elle avait réussi à tellement pourrir l'extrême gauche que celle-ci ferait dorénavant l'affaire comme principal fourvoyeur du socialisme. Bravo !

Je leur ai envoyé mes observations, j'imagine qu'ils ne me répondront pas, que pourraient-ils faire d'autres ou se ridiculiser encore plus.

Démocratie révolutionnaire (NPA) 22 septembre 2019

LVOG - Il n'y a pas de socialisme "B" !

Croyez-vous qu'ils se seraient posés une seconde la question de savoir pourquoi les gouvernements auraient été assez farfelus pour désigner des scientifiques, qui auraient eu pour mission de concocter des rapports qui auraient exprimé les "légitimes inquiétudes" de la jeunesse, s'il ne s'agissait pas de les instrumentaliser à des fins inavouables ? On est en présence d'incurables crétins.

- « Il n’y a pas de planète B », urgence de la transition socialiste

Le caractère subversif de la question écologique

En s’emparant de la question climatique, une partie de la jeunesse exprime ses légitimes inquiétudes pour son avenir face à ces rapports scientifiques de plus en plus alarmants...

LVOG - Ils oublient soigneusement de rappeler que ce sont les braconniers climatiques (Club de Rome) de l'oligarchie qui ont posé les collets dès les années 60 pour mieux lever le lièvre ou pour réaliser le hold-up du siècle.

LVOG - Tous coupables !

- Le premier réflexe est souvent de s’interroger, à son échelle, sur ses gestes quotidiens.

LVOG - Les "nouvelles générations" feraient preuve d'une "conscience" hors du commun qui jusqu'à preuve du contraire se traduit par un individualisme exacerbé et une absence d'orientation politique révolutionnaire. Cette conscience serait capable de "décider sa vie lucidement", c'est à croire qu'elle possèderait la science infuse depuis le foetus, un miracle en somme, laïc cela va de soi !

- Le rejet de cette absurdité (Le "gaspillage insupportable" de vos "gestes quotidiens, le profit, etc. - LVOG) est une forme « d’hygiène de vie » élémentaire qui s’inscrit dans l’élévation du niveau de conscience qu’entraîne le progrès général du développement de la société humaine, notamment chez les nouvelles générations. Une conscience qui est à la base de l’aspiration démocratique à pouvoir penser, décider sa vie lucidement, en maîtrisant les conséquences de ses actes, en lien avec les autres, avec toute la société comme avec l’ensemble des êtres vivants, du monde naturel dont nous sommes partie prenante.

LVOG - Ils reprennent la théorie subversive (sans rire) du GIEC imputant aux "activités humaines" les variations climatiques naturelles.

- L’écologie, en tant que science, oblige à faire le lien entre notre environnement, l’impact que les activités humaines ont sur lui et donc le cadre dans lequel ses activités se développent… et c’est d’ailleurs ce qui lui donne son caractère subversif.

LVOG - Ils en remettent une grosse couche.

- Car la cause première de la crise climatique n’est pas à chercher dans des généralités abstraites sur l’accroissement de la population, sur les comportements individuels, ou sur la science, le progrès mais dans les contradictions que la société capitaliste a développées depuis près de 200 ans.

LVOG - Incapables de saisir le caractère inconscient du processus dialectique historique, ils le balancent ! Ils balancent au passage les bases du socialisme.

C’est cette folie d’accumulation capitaliste qui a donné à la crise écologique actuelle sa nouveauté. La mondialisation impérialiste et libérale a entraîné une globalisation de la crise écologique dont le réchauffement climatique est une manifestation...

LVOG - Sainte Greta ! Un génie on vous dit. Et la Cop avec tous ces si bons et généreux chefs d'Etat, quelle merveilleuse source d'inspiration! Quel délire !

- En décembre 2018 à la Cop 24, Greta Thunberg, la jeune militante suédoise à l’origine des grèves pour le climat, avait finalement posé le problème de fond...

LVOG - La confusion est totale et le constat est faux. En chiffrant leur hold-up à plus de 100.000 milliards de dollars, je ne pense pas que les multinationales aient une vue "à court terme".

- A ce cynisme des classes dominantes et de leurs représentants, les jeunes opposent les faits, les constats établis par les scientifiques. Ils dénoncent, à juste titre, qu’aucune de leurs préconisations n’ait été réellement mise en œuvre à l’échelle mondiale, et il apparaît clairement que c’est avant tout parce que cela impliquerait de remettre en cause les intérêts à court terme des principales multinationales qui dominent l’économie mondiale.

LVOG - Les voilà pris d'un fâcheux doute soudain ("semble"). Révélateur au plus haut point !

- Le capitalisme semble avoir atteint ses limites...

LVOG - La nouvelle religion ou la déclinaison du totalitarisme au XXIe siècle.

- La crise climatique est devenue une question sociale et politique déterminante...

LVOG - Sauf que le combat écologique tel qu'il a été conçu et tel qu'il est perçu, sert essentiellement à renforcer "la domination de l’économie mondiale par les multinationales, les grands groupes financiers et les États à leur service" au lieu de les combattre, y participer, c'est se transformer en petit soldat de cette oppression.

- Combat écologique et combat social se rejoignent dans un seul et même combat, un combat de classe contre la domination de l’économie mondiale par les multinationales, les grands groupes financiers et les États à leur service.

Lutte ouvrière est sur la même ligne.

Crises climatique, économique, c’est le système capitaliste qui est en faillite ! - 31 juillet 2019

Extraits.

LVOG - Ah ces braves scientifiques nommés par les gouvernements successifs et acquis au réchauffement climatique ! Ah ces "sommets internationaux" dont il faudrait attendre quelque chose ou des miracles !

- Des scientifiques ne cessent d’alerter en effet sur les conséquences du réchauffement climatique et sur le fait que la fréquence des canicules devrait encore augmenter dans les années à venir. Plus grave encore, les rapports se succèdent sur les risques de voir disparaître de nombreuses espèces végétales et animales, et de compromettre à plus long terme les possibilités de vie sur la planète. Des sommets internationaux se succèdent, sans rien démontrer d’autre que l’incapacité des gouvernants à agir face aux périls qui menacent l’humanité.

LVOG - Ne touchez pas à nos mines de charbon ! Mais ces gens-là voudraient nous faire revenir au Moyen-Age !

- Les capitaux sont libres d’aller s’investir dans une mine de charbon polluante, sans se préoccuper de la santé publique, comme ils peuvent se tourner vers la spéculation, au risque de provoquer une crise financière aux conséquences dramatiques pour l’ensemble de la société.

En fait, ils sont tout aussi impuissants (les gouvernements - LVOG) à résoudre le problème climatique qu’à faire face à la crise de leur économie.

LVOG - Normal, non ? Ils ne font que propager illusions et confusions qui servent les plans de la réaction...

Corporatisme. Macron toujours en quête de légitimité. Pas vraiment représentatif, pas vraiment autonome, mais assurément bien encadrés.

Tirés au sort, ces 150 citoyens vont plancher pendant 4 mois sur le climat - lejdd.fr 1 octobre 2019

Ils doivent représenter la "diversité" de la France.

Julien Blanchet, rapporteur général de cette instance, détaille au JDD le cadre de travail dans lequel ils évolueront.

Nous ne nous sommes pas remis exclusivement au seul tirage au sort.

Ces 150 citoyens ne peuvent pas évidemment représenter toute la France, mais ils seront le reflet de sa diversité.

Ils seront autonomes dans le cadre du mandat fixé par le président de la République, à savoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2030 dans un esprit de justice sociale. Les 150 citoyens travailleront jusqu'au 26 janvier pour élaborer des propositions.

Leur seule contrainte est le mandat donné par le Président. lejdd.fr 1 octobre 2019

Quelle mascarade !

Dans le même registre

LVOG - Comment légitimer l'usage massif de pesticides. En y associant la population ou les victimes.

Épandage des pesticides: fin de la consultation, 50.000 avis - AFP 01.10

Le gouvernement tiendra compte de la consultation publique sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage de pesticides, a assuré mardi Élisabeth Borne au dernier jour de cet exercice qui a recueilli plus de 50.000 avis. AFP 01.10

Le saviez-vous ?

LVOG - A l'origine du Giec, l'extrême gauche qui le soutient en fera-t-elle des cauchemars ?

L’un des aspects les moins connus du processus ayant aboutit à Rio est le rôle de Margaret Thatcher. Il est décrit en détail dans un livre indispensable à qui veut comprendre les tenants et aboutissants de la science du climat et des négociations qui s’y réfèrent (1).

Le point de départ de la prise en compte politique de la question du réchauffement climatique est le cri d’alarme lancé par le scientifique américain James Hansen dans les locaux du Sénat en juin 1988. Trois mois plus tard, la Dame de Fer s’adresse à une Royal Society sidérée, (l’académie des sciences britannique), pour sonner le tocsin. Elle évoque le risque d’une « fonte accélérée des glaces et une augmentation subséquente du niveau de la mer de plusieurs pieds au siècle prochain ».

Elle avait été sensibilisée au sujet depuis trois ans par l’un de ses conseillers au Foreign Office, Sir Crispin Tickell, auteur d’un livre prémonitoire publié en 1977, Climate Change and World Affairs. Crispin Tickell avait été nommé ambassadeur auprès de l’ONU en 1987 et le soutien de Thatcher ne fut pas pour rien dans la mise sur pied très rapide du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat) fin 1988. En mars suivant elle déclare à la BBC : « Nous ne comprenons pas encore complètement les gaz à effet de serre ni comment ils vont opérer, mais nous savons qu’il est de notre devoir d’agir ». En novembre, un jour avant la chute du mur de Berlin, elle évoque à la tribune des Nations-Unies l’apparition d’un « danger insidieux, aussi menaçant que les périls[…] dont s’est accoutumée la diplomatie internationale pendant des siècles : la perspective d’un dommage irréparable à l’atmosphère, aux océans, à la Terre elle-même ».

Ce discours eut un énorme retentissement aux Etats-Unis. Pendant ce temps le Giec préparait son premier rapport et la Dame de Fer se tenait informée de la progression des travaux, recevant régulièrement son président, John Houghton. Elle lisait les textes qu’il lui présentait, crayon et gomme à la main. Le jour de la publication, elle fit un discours devant les climatologues britanniques : leur tâche était de « nous aider à sauvegarder le futur de la planète ». Intervenant à nouveau lors de la conférence mondiale sur le climat à Genève en novembre 1990, elle déclara que les incertitudes scientifiques ne pouvaient constituer une excuse pour ne pas agir. « Nous devons appliquer le principe de précaution au niveau international […] et ne pas perdre du temps et de l’énergie à discuter le rapport du Giec ». Elle appelait le plus grand nombre de pays possible à signer une convention cadre sur le climat en 1992. Ce fut son dernier message politique : elle devait démissionner quelques jours plus tard. Le sommet de Rio se réunit en l’absence de son principal inspirateur politique.

Elle changea d’avis après avoir quitté le pouvoir. Dans son livre testament, Statecraft : Strategies for a Changing World, publié en 2003, elle exprime le sentiment de s’être fait rouler dans la farine par des experts plus inspirés par une idéologie catastrophiste que par le souci de chercher la vérité.

Cet article est paru dans Libération le 1er décembre 2015.

(1) Rupert Darwall, The Age of Global Warming, A History, Quartet 2013. books.fr janvier 2016

Le GIEC, pire qu'une secte !

...la liste des 10 signaux d’alerte (liste utilisée en France par les Renseignements Généraux) et dressée par les parlementaires français dans leur volonté de détecter le caractère sectaire d’une organisation et son degré de dangerosité :

La déstabilisation mentale.
Le caractère exorbitant des exigences financières.
La rupture induite avec l’environnement d’origine.
Les atteintes à l’intégrité physique.
L’embrigadement des enfants.
Le discours plus ou moins anti-social.
Les troubles à l’ordre public.
L’importance des démêlés judiciaires.
L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels.
Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

L’interprétation à donner à cette liste est la suivante :

Un seul « oui » est suffisant pour autoriser l’appellation « secte » et nous invite à la prudence.
Plusieurs « oui » constituent une mise en garde sérieuse : vous êtes en danger (secte).
Plus de 5 « oui » sont un appel clair à la fuite : soyez prudents et demandez de l’aide (SOS Secte). (1)

Nous pouvons sans peine affecter un grand nombre de ces critères à la « l’activisme climatique ». belgotopia.com 12.08.2019

Les membres du GIEC sont-ils tous des scientifiques ? À cette question, le professeur István Markó, répond.

Les membres du GIEC sont-ils tous des scientifiques ?

« Il y en a, mais beaucoup proviennent d'ONG comme WWF ou Greenpeace. Et dans le groupe qui gère la préparation du rapport pour les décideurs, il y a surtout des politiciens et des économistes. [...]

Certains ont tout à y gagner. Et le plus grand supporter de cela, c'est Al Gore qui a fait un film de propagande risible au niveau scientifique, vu le nombre d'erreurs qu'il contient. Il a réalisé cela dans un but de lucre total et ça lui a permis de devenir très riche, notamment via les bourses carbones. Grâce à ce prétendu réchauffement, on développe un business sur l'éolien et le photovoltaïque. On crée ces bourses carbones et on contribue à une augmentation du prix de l'énergie et des matières premières. »

István Markó (1956 – 2017) était professeur et chercheur en chimie organique, c’est-à-dire la chimie du carbone et du vivant, et ses transformations, à l’université catholique de Louvain. (Belgique).

István Markó - Si l’on étudie, cependant, ce qui s’est passé au niveau géologique depuis plusieurs millions d’années, on se rend compte que la période présente est caractérisée par un taux de CO2 extraordinairement bas. Au cours du Jurassique, du Trias, etc., le taux de CO2 grimpait à des valeurs parfois de l’ordre de 7000, 8000, 9000 ppm, ce qui excède considérablement les malheureux 400 ppm que nous avons aujourd’hui. Non seulement la vie existait bel et bien, en ces temps reculés où le CO2 était aussi présent dans l’atmosphère, mais des plantes telles que les fougères atteignaient couramment 25 mètres de haut. Réciproquement, loin de profiter à la végétation actuelle, la diminution de la présence du CO2 dans l’atmosphère serait susceptible de compromettre la santé, voire la survie, de très nombreuses plantes. Descendre au-dessous du seuil de 280 ou 240 ppm se solderait, tout simplement, par l’extinction d’une large variété de nos espèces végétales.

En outre, notre croisade acharnée pour réduire le taux de CO2 pourrait s’avérer d’autant plus nuisible à la nature que les plantes ne sont pas les seuls organismes à baser leur alimentation sur le CO2. Les espèces du phytoplancton, elles aussi, se nourrissent de CO2, utilisant le carbone du CO2 comme unité de construction et relâchant de l’oxygène. Au passage, il est bon de rappeler que 70% de l’oxygène présent dans l’atmosphère aujourd’hui provient du phytoplancton, et non des arbres : contrairement à la doxa, ce ne sont donc pas les forêts, mais bien les océans, qui constituent les « poumons » de la terre.

En ce qui concerne, plus particulièrement, le lien supposé entre réchauffement de la planète et émissions de CO2, il est tout à fait faux que le CO2 ait un effet de serre majeur. Il est bon de rappeler, là aussi, que le CO2 est un gaz mineur : aujourd’hui, il représente seulement 0,04% de la composition de l’air ; et on attribue à son effet de serre la valeur de 1. Le gaz à effet de serre majeur dans l’atmosphère est bien plutôt la vapeur d’eau : dix fois plus puissante que le CO2 dans son effet de serre, la vapeur d’eau est présente à hauteur de 2% dans l’atmosphère. Ces faits sont, en principe, enseignés à l’école et à l’université ; mais on réussit tout de même à incriminer le CO2 auprès des élèves, en se servant d’une entourloupe qui consiste à présenter l’effet de réchauffement du CO2 comme mineur mais exacerbé, à travers des boucles de rétroaction, par les autres effets de serre.

Sur les 12 000 dernières années, c’est à une oscillation entre des périodes de chaud et de froid, donc des périodes de hausse et des périodes de baisse du niveau des eaux, que l’on assiste. Incontestablement, le niveau des mers et océans monte depuis la fin du Petit Âge glaciaire, lequel s’étend approximativement du début du XIVème à la fin du XIXème siècle. Au terme de cette période, la température globale s’est effectivement mise à augmenter : cela dit, la hausse enregistrée est de 0,8 degré centigrade et n’a donc rien d’extraordinaire. Si la température monte, l’eau des océans se dilate forcément et certains glaciers reculent ; mais c’est quelque chose que les glaciers ont toujours fait, et non une spécificité de notre époque.

C’est ainsi que, du temps de Rome, les glaciers étaient beaucoup plus petits que ceux que nous connaissons actuellement ; et j’invite le lecteur à consulter les documents datant de l’époque de Hannibal, lequel a pu passer avec ses éléphants pour la raison qu’il n’a pas rencontré de glace sur son chemin, hormis lors d’une tempête de neige juste avant d’arriver dans la plaine d’Italie. Aujourd’hui, vous ne pourriez plus faire le trajet de Hannibal ; et c’est bien parce qu’il faisait plus chaud du temps des Romains que Hannibal a été capable d’un tel exploit.

Le niveau des eaux, actuellement, monte ; mais c’est un phénomène que nous surestimons : la hausse enregistrée est de 1,5 millimètre par an, soit 1,5 cm tous les dix ans, et n’a donc rien de dramatique. Certes, il arrive que des îles entières soient englouties ; mais dans 99% des cas, cela est dû à un classique phénomène d’érosion, et non à la montée des eaux. Quant à Venise, le fait qu’elle s’enlise n’est aucunement dû à quelque augmentation du niveau de la lagune ; et ne fait que manifester la triste réalité que « la cité des Doges » s’enfonce sous son propre poids. Encore une fois, le niveau global des mers et océans monte ; mais la menace censément représentée par ce phénomène est loin d’être tangible. Je constate que les îles de Tuvalu, dont on nous annonçait naguère l’engloutissement imminent, non seulement n’ont pas été submergées, mais ont vu leur niveau augmenter par rapport à celui des eaux autour d’elles.

Encore un autre phénomène que nous exagérons est la fonte des calottes polaires. Cela fait plus de dix ans que la quantité de glace en Arctique n’a pas diminué : l’on peut bien constater, d’une année à l’autre, des fluctuations du niveau de la glace, mais en moyenne, ce niveau reste constant. Au sortir du Petit Âge glaciaire, puisque la température a monté, l’Arctique s’est mis à fondre ; mais le niveau de la glace en Arctique s’est finalement stabilisé. Du reste, cela fait plus de trente ans que la glace s’accumule en Antarctique ; et c’est également ce que l’on observe au Groenland, dont la quantité de glace a augmenté de 112 millions de kilomètres cube l’année passée. À l’échelle du globe, les glaciers comptant pour des cacahouètes, et la majorité des glaces se trouvant en Antarctique et sur le Groenland, force est de constater que la quantité de glace n’a quasiment pas changé depuis des centaines d’années.

Bien d’autres mythes et légendes climatiques existent. Des intempéries aux tornades, les événements extrêmes sont véritablement en diminution partout dans le monde ; et lorsqu’ils se produisent, leur ampleur est bien moindre également. Comme l’explique Richard Lindzen, physicien au MIT, la diminution du différentiel de température entre l’hémisphère nord et la partie équatoriale de notre planète rend l’énergie cyclonique beaucoup plus petite : la gravité et la fréquence des événements extrêmes diminuent donc. Mais encore une fois, la hausse des températures accuse une ampleur bien moindre par rapport à celle que l’on se figure couramment.

Si vous jetez un œil sur les données satellites et les données des ballons sondes, vous constatez ainsi que l’augmentation des températures dans le monde est relativement modeste ; qu’elle est beaucoup plus faible que celle que l’on nous annonce et qui repose sur des calculs qui, faute de pouvoir prendre en compte les températures passées, sauf en ajustant des données x, y, z que l’on ne connaît pas toujours, sont autant de projections hasardeuses. Du reste, les sauts de température mesurés par les satellites et ballons sondes procèdent d’un phénomène classique que l’on appelle le phénomène El Niño ; et qui consiste en un retour des eaux très chaudes à la surface de l’océan Pacifique équatorial, la chaleur ainsi dégagée dans l’atmosphère tirant la température mondiale vers le haut et le CO2 ne jouant strictement aucun rôle dans ce processus.

Sur les 12 000 dernières années, c’est à une oscillation entre des périodes de chaud et de froid, donc des périodes de hausse et des périodes de baisse du niveau des eaux, que l’on assiste. Incontestablement, le niveau des mers et océans monte depuis la fin du Petit Âge glaciaire, lequel s’étend approximativement du début du XIVème à la fin du XIXème siècle. Au terme de cette période, la température globale s’est effectivement mise à augmenter : cela dit, la hausse enregistrée est de 0,8 degré centigrade et n’a donc rien d’extraordinaire. Si la température monte, l’eau des océans se dilate forcément et certains glaciers reculent ; mais c’est quelque chose que les glaciers ont toujours fait, et non une spécificité de notre époque.

C’est ainsi que, du temps de Rome, les glaciers étaient beaucoup plus petits que ceux que nous connaissons actuellement ; et j’invite le lecteur à consulter les documents datant de l’époque de Hannibal, lequel a pu passer avec ses éléphants pour la raison qu’il n’a pas rencontré de glace sur son chemin, hormis lors d’une tempête de neige juste avant d’arriver dans la plaine d’Italie. Aujourd’hui, vous ne pourriez plus faire le trajet de Hannibal ; et c’est bien parce qu’il faisait plus chaud du temps des Romains que Hannibal a été capable d’un tel exploit.

Le niveau des eaux, actuellement, monte ; mais c’est un phénomène que nous surestimons : la hausse enregistrée est de 1,5 millimètre par an, soit 1,5 cm tous les dix ans, et n’a donc rien de dramatique. Certes, il arrive que des îles entières soient englouties ; mais dans 99% des cas, cela est dû à un classique phénomène d’érosion, et non à la montée des eaux. Quant à Venise, le fait qu’elle s’enlise n’est aucunement dû à quelque augmentation du niveau de la lagune ; et ne fait que manifester la triste réalité que « la cité des Doges » s’enfonce sous son propre poids. Encore une fois, le niveau global des mers et océans monte ; mais la menace censément représentée par ce phénomène est loin d’être tangible. Je constate que les îles de Tuvalu, dont on nous annonçait naguère l’engloutissement imminent, non seulement n’ont pas été submergées, mais ont vu leur niveau augmenter par rapport à celui des eaux autour d’elles.

Encore un autre phénomène que nous exagérons est la fonte des calottes polaires. Cela fait plus de dix ans que la quantité de glace en Arctique n’a pas diminué : l’on peut bien constater, d’une année à l’autre, des fluctuations du niveau de la glace, mais en moyenne, ce niveau reste constant. Au sortir du Petit Âge glaciaire, puisque la température a monté, l’Arctique s’est mis à fondre ; mais le niveau de la glace en Arctique s’est finalement stabilisé. Du reste, cela fait plus de trente ans que la glace s’accumule en Antarctique ; et c’est également ce que l’on observe au Groenland, dont la quantité de glace a augmenté de 112 millions de kilomètres cube l’année passée. À l’échelle du globe, les glaciers comptant pour des cacahouètes, et la majorité des glaces se trouvant en Antarctique et sur le Groenland, force est de constater que la quantité de glace n’a quasiment pas changé depuis des centaines d’années.

Bien d’autres mythes et légendes climatiques existent. Des intempéries aux tornades, les événements extrêmes sont véritablement en diminution partout dans le monde ; et lorsqu’ils se produisent, leur ampleur est bien moindre également. Comme l’explique Richard Lindzen, physicien au MIT, la diminution du différentiel de température entre l’hémisphère nord et la partie équatoriale de notre planète rend l’énergie cyclonique beaucoup plus petite : la gravité et la fréquence des événements extrêmes diminuent donc. Mais encore une fois, la hausse des températures accuse une ampleur bien moindre par rapport à celle que l’on se figure couramment.

Si vous jetez un œil sur les données satellites et les données des ballons sondes, vous constatez ainsi que l’augmentation des températures dans le monde est relativement modeste ; qu’elle est beaucoup plus faible que celle que l’on nous annonce et qui repose sur des calculs qui, faute de pouvoir prendre en compte les températures passées, sauf en ajustant des données x, y, z que l’on ne connaît pas toujours, sont autant de projections hasardeuses. Du reste, les sauts de température mesurés par les satellites et ballons sondes procèdent d’un phénomène classique que l’on appelle le phénomène El Niño ; et qui consiste en un retour des eaux très chaudes à la surface de l’océan Pacifique équatorial, la chaleur ainsi dégagée dans l’atmosphère tirant la température mondiale vers le haut et le CO2 ne jouant strictement aucun rôle dans ce processus.

Autre chose encore : les déserts actuels, bien loin d’augmenter, diminuent ; et ils diminuent en raison de la plus grande quantité de CO2 disponible dans l’air. Il se trouve que les personnes cultivant des plantes sous serre injectent volontairement trois fois plus de CO2 dans la serre qu’il n’y en a dans l’atmosphère. Les effets que l’on constate sont que les plantes poussent plus vite et qu’elles sont plus grandes ; qu’elles sont plus résistantes aux maladies et plus résistantes aux insectes ravageurs ; et surtout, que leur photosynthèse est beaucoup plus efficace et qu’elles utilisent donc beaucoup moins d’eau. De même, l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère fait que les plantes ont moins besoin d’eau ; et qu’elles peuvent donc se permettre de coloniser des régions arides.

En ce qui concerne les maladies et autres phénomènes étranges que l’on s’empresse d’attribuer au réchauffement climatique, il existe un site web – « globalwarminghoax.com », me semble-t-il – qui collectionne les diverses rumeurs et élucubrations entendues à ce sujet. Le fait que la fertilité masculine diminue ; le fait que les ailes des oiseaux rétrécissent ; le fait qu’un requin se manifeste en mer du Nord ; tout et n’importe quoi est susceptible d’être mis en relation avec le changement climatique si l’on y met suffisamment de malhonnêteté intellectuelle. C’est là que vous journalistes honnêtes avez un rôle à jouer : celui d’enquêter sur la vraie raison des phénomènes et de démystifier le prêt-à-penser que des puissances d’argent et des forces politiques demandent aux médias de relayer servilement.

En réalité, les maladies qui dépendent du climat en tant que tel sont relativement rares ; et même la malaria ne dépend pas directement du climat, mais de la manière dont nous permettons au parasite de se reproduire et au moustique de prospérer dans l’endroit où nous nous situons. Si vous vous trouvez dans une zone marécageuse, vos chances d’attraper la malaria seront élevées ; si vous avez asséché le système et que vous n’avez plus ces zones humides, vos chances d’attraper la malaria seront très faibles. En définitive, mettre la résurgence de quelque maladie automatiquement sur le dos du réchauffement climatique revient à déresponsabiliser les gens : à nier que ce soit leur rejet des vaccins, par exemple, ou leur manque d’hygiène qui puisse être en cause.

L’analyse de Soljenitsyne, qui fustige ce qu’il appelle « la civilisation scientifique et technique », me semble mâtinée d’une curieuse défiance à l’endroit de la science et du progrès technologique : cette même défiance, en fait, qui s’est répandue dans nos sociétés occidentales comme une traînée de poudre. (...)

Pour commencer, ceux qui colportent l’idée que le caractère fini des ressources rend impossible une croissance infinie, font l’impasse sur la capacité de l’être humain à innover dans sa technologie, à enrichir sa connaissance de la nature, et à actualiser ses stratégies d’extraction. Prenons le cas de cette ressource finie qu’est le pétrole : on constate, de un, que de nouvelles nappes sont découvertes régulièrement ; de deux, que les anciennes nappes pétrolières sont exploitées par des méthodes plus évoluées qui améliorent le rendement ; et de trois, que le pic pétrolier, dont les malthusiens n’ont de cesse de nous dire qu’il est sur le point d’être atteint, est constamment repoussé. Par ailleurs, on met au point, en tâtonnant, des méthodes de recyclage qui laissent entrevoir la possibilité, dans un futur plus ou moins surréaliste, d’asseoir la croissance sur des ressources perpétuellement et intégralement recyclées.

Je ne nie pas que nous devions préserver notre environnement ; et éviter de l’ « exploiter à outrance ». Mais ce que nous devons aussi comprendre, c’est que la nature ne donne rien spontanément : les ressources ne s’offrent pas d’elles-mêmes ; elles sont toujours à aller chercher, extraire, au moyen de quelque technologie. Au demeurant, la nature n’est pas hospitalière par elle-même : pour survivre et prospérer, nous avons dû nous adapter à notre environnement ; et adapter notre environnement lui-même. (...)

S’en prendre à la consommation de masse et au progrès industriel en tant que tels me laisse, cependant, perplexe : ne serait-ce que parce que c’est le gaspillage, et non la consommation elle-même, qui est le vrai problème. Autant la lutte contre le gaspillage me semble donc fondée et nécessaire, autant la lutte contre « la société de consommation », qui a pu inspirer un certain terrorisme, me semble hors de propos. Je rappelle que ce sont notamment la consommation de masse et, en amont, l’exploitation industrielle des ressources fossiles, qui ont libéré l’homme occidental de la pauvreté et de toute une série de tâches qui l’avilissaient. Du reste, la victoire de la médecine, que l’on vante si souvent, n’aurait jamais pu voir le jour, elle non plus, sans la chimie des ressources fossiles ; et ce sont bien les progrès chimiques et industriels en matière de pesticides, d’insecticides, et de fertilisants, qui nous ont permis de maîtriser notre environnement.

À moins que l’on ne juge dégradant et asservissant le fait même d’améliorer nos conditions de vie, il est peu sérieux de reprocher à la science, à la technique, et à la consommation de nous tenir en esclavage. (Propos rapporté par Sott.net 11 novembre 2013)

Comment Istvan Marko en est-il arrivé à douter des thèses alarmistes du GIEC sur le climat ?

Comment êtes-vous devenu critique vis-à-vis des arguments avancés par le GIEC ? - contrepoints.org 05.06.2017

Tout a commencé il y a plusieurs années de cela, d’une façon assez banale, par un cours vacant que l’on m’a demandé de donner avec un collègue. Je vous le donne en mille : « Chimie de l’environnement » ! Je vous jure que ce n’est pas une blague.

Bien. Comment fait-on pour donner un nouveau cours ? On le prépare, pardi ! Mon collègue et moi-même avons acheté plusieurs livres traitant du domaine, les avons lu et avons commencé à préparer nos notes de cours. Toutefois, au fur et à mesure de mon investissement dans cette matière, je me suis rendu compte qu’il y avait des points obscurs, des zones pas très claires, des affirmations pas toujours étayées de démonstrations convaincantes…

Si vous voulez vraiment bien donner un cours, vous devez absolument maîtriser la matière dans ses moindres détails. Je me suis donc plongé dans les articles originaux et, à ma grande surprise, plus je creusais, et plus apparaissaient des incohérences, des sélections arbitraires de données, des conclusions non étayées par les résultats, bref, de la science de plus en plus « douteuse », si j’ose dire.

J’ai fait part de ces observations à mon ami, le Pr. Robert B. Crichton, qui m’invita dans la foulée à participer à un café-débat avec mon collègue, le Pr. Jean-Pascal van Ypersele, à l’occasion de l’Année de la Chimie.

J’y ai rencontré des gens formidables. Ensemble, nous avons décidé de coucher sur le papier les incohérences scientifiques relatives à la thèse « réchauffiste » du GIEC.

Il en a résulté ce livre, Climat, 15 vérités qui dérangent, que je vous conseille vivement de lire si vous voulez en savoir plus et vous forger une opinion informée sur le sujet. Il ne s’agit pas d’une opinion formatée par les médias qui ressassent sans cesse les mêmes mantras officiels et qui jouent sur votre peur de l’avenir et vos rêves d’une planète « propre » sur laquelle il fait bon vivre. La planète, j’y tiens autant que vous (j’aime mon jardin, les fleurs, les balades en forêt, les plages de sable fin et les mers aux eaux turquoises), mais pas au prix du mensonge scientifique, d’interprétations douteuses et de messages tronqués.

Des professeurs de l’UCL ont lancé une fronde contre vous, notamment pour demander votre mise à l’écart. Comment l’avez-vous pris ?

Au départ, j’ai cru qu’il s’agissait d’une farce de mes chercheurs. Ils sont tellement facétieux, si vous saviez. Ce sont eux qui créent cette atmosphère extraordinaire au laboratoire et qui me donnent envie de me lever tous les matins vers cinq heures pour aller travailler. Vous n’imaginez pas les blagues qu’ils m’ont déjà faites.

Ensuite, ce fut l’incompréhension. Je n’en revenais pas. Dans un pays comme la Belgique, où tout un chacun jouit d’une liberté d’expression totale, dans un lieu comme l’Université, où la liberté d’expression académique est fondamentale, tenter de faire taire quelqu’un de cette façon parce qu’il ne partage pas votre opinion est tout simplement ahurissant.

Puis, est venue la tristesse. Pour eux, pas pour moi. J’ai compris que c’était la seule solution à laquelle ils avaient pensé, qu’ils se défendaient avec les seuls moyens qu’ils connaissaient. Ils risquaient de perdre beaucoup dans cette histoire et j’ai eu mal au cœur pour eux. Vraiment. Encore aujourd’hui, malgré les insultes de certains et les critiques personnelles d’autres, je les plains. Sans le savoir, ils m’ont donné encore plus envie d’aller de l’avant. István Markó, êtes-vous d’accord sur le fait que le débat sur le réchauffement climatique a pris une tournure idéologique ?

Comment pourrait-il en être autrement ? N’oublions pas que le rôle du GIEC et sa raison d’exister est de démontrer que le réchauffement/dérèglement climatique est dû à la production de CO2 par l’Homme (voir notre livre et celui de Drieu Godefridi, Le GIEC est mort, vive la science).

Remarquez la subtilité du langage des politiciens du GIEC : le réchauffement climatique s’étant arrêté depuis plus d’une quinzaine d’années, dans l’indifférence générale des médias francophones, il devenait difficile de continuer à utiliser ce terme. Dès lors, il s’est transmué en : changement climatique. Toute modification, quelle qu’elle soit de notre climat, devenait ainsi imputable à l’action de l’Homme. Un joli coup, vraiment. Cela n’étant pas suffisant, le changement climatique est devenu le dérèglement climatique.

À ce stade, de la pluie en automne et de la neige en hiver sont dus au… dérèglement climatique. S’il fait chaud, s’il fait froid, s’il pleut, s’il y a une sécheresse, c’est la faute à l’Homme et à ses rejets de gaz à effet de serre, surtout, le terrifiant CO2 ! Tout s’articule autour de cela et la science est utilisée à charge et jamais à décharge. Le procès est truqué depuis le début. Malheur à celui qui oserait se dresser contre le courant de pensée actuelle !

Il y a, d’un côté, la parole sacro-sainte du GIEC, les affirmations répétées tant de fois qu’elles en sont devenues des vérités incontestées et non contestables, peu importe leur véracité scientifique, les mantras des ONG environnementales qui ont tout à y gagner et le lavage de cerveau constant de la population depuis la plus tendre enfance. De l’autre, il y a quelques scientifiques, de plus en plus nombreux faut-il le dire, qui essayent de faire entendre leurs voix, qui apportent des arguments scientifiques contradictoires de plus en plus gênants pour les ténors du barbecue mondial. David contre Goliath.

Mais la science n’est plus la partie importante de l’équation. Aujourd’hui, le rationnel scientifique et l’argumentation solide, basés sur des faits établis et non des calculs théoriques simplistes et des prédictions plus erronées les unes que les autres, ont laissé la place à l’idéologie, à l’émotionnel, au quasi-religieux. Difficile de dialoguer dans de telles circonstances.

Pensez-vous que cela est de nature à discréditer le travail des scientifiques ?

La climatologie est une science très jeune, qui se cherche, qui se tortille comme un petit animal essayant de sortir de son œuf. Il y aura des erreurs et des errements, des jugements erronés et des calculs trafiqués, des scientifiques honnêtes et d’autres attirés par la gloire et l’argent, mais in fine, la vérité triomphera toujours. Il y aura toujours des Don Quichotte et des Galilée. La science ne s’arrête pas, son questionnement n’a pas de fin.

Al Gore ne l’a pas compris, lui qui n’est pas un scientifique, lorsqu’il a dit « science is settled ! ». Quelle hérésie ! Jamais la science n’est acquise pour de bon ! Rien n’est jamais démontré ad vitam æternam ! Nos connaissances ne cessent de s’améliorer et de nouvelles théories poussent et grandissent sur les ruines des anciens dogmes. De nouvelles avancées germent sur le terreau fertile des idéologies décadentes.

C’est ainsi qu’avance la science et, si certains l’ont oublié, si certains tentent de la pervertir pour satisfaire leur propre idéologie, elle finit toujours, tel un boomerang, par leur revenir en pleine figure. Ceux-là auront mal, mais ce ne sera qu’un juste retour des choses.

Quant au travail des vrais scientifiques, il se poursuit, inlassablement. Les pièces de ce puzzle gigantesque et d’une complexité inouïe qu’est le climat se mettent petit à petit en place. Il faudra encore beaucoup de temps, beaucoup de travail, beaucoup de sueur, pour commencer à en dessiner quelques vagues contours. Quant à prévoir l’avenir du climat…

Quand les faits contredisent les prédictions du GIEC

La végétation de l’hémisphère nord absorbe plus de CO2 qu’attendu ! - sciencepost.fr sciencepost.fr 10 avril 2019

Selon les travaux d’une équipe internationale de chercheurs, la végétation de l’hémisphère nord séquestre de plus en plus de carbone à mesure que la concentration atmosphérique en CO2 augmente. Depuis 2000, la capture observée est même plus élevée que celle calculée par les modèles de cycle du carbone. L’étude, dirigée par le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, a été rendue publique le 3 avril dernier.

Tout le dioxyde de carbone (CO2) rejeté par les activités humaines ne s’accumule pas dans l’atmosphère. Une partie – environ la moitié – est absorbée par les océans et la végétation. On parle de puits de CO2. En réduisant la quantité de gaz à effet de serre dans l’air, ils limitent de ce fait l’ampleur du changement climatique en cours.

Dans un précédent article, nous évoquions l’évolution du puits océanique. Il était apparu que celui-ci continuait à jouer pleinement son rôle, sans montrer de signe d’affaiblissement. Mais quid du puits continental lié à la végétation?

Une capture de carbone de plus en plus importante

Une étude parue le 3 avril dans la revue Nature Climate Change fournit une estimation actualisée de l’évolution du puits continental de l’hémisphère nord. La période couverte par l’analyse s’étend de 1958 à 2016, soit 50 ans. Les résultats obtenus par les chercheurs sont assez intrigants, en particulier concernant les deux dernières décennies.

«Depuis 1958, la végétation de l’hémisphère nord a continué à absorber une quantité importante de CO2, avec deux augmentations significatives de l’absorption : une dans les années 1990 et une autre dans les années 2000. En revanche, l’absorption de carbone par les continents du sud semble stagner», rapporte Philippe Ciais, auteur principal de l’étude.

«Les modèles du cycle du carbone utilisés pour évaluer les projections futures de CO2 atmosphérique et tenir compte des changements climatiques n’ont pas été en mesure de reproduire l’intensification de l’absorption observée dans les années 2000», poursuit-il. À l’heure actuelle, il n’existe pas de réponse consensuelle sur l’origine de ce biais dans les simulations. Une hypothèse serait la mauvaise prise en compte des dépôts azotés, lesquels stimulent la croissance des végétaux.

L’évaluation du puits continental de carbone

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques se sont basés sur le gradient de CO2 inter-hémisphérique*. En effet, la concentration moyenne est plus élevée au nord qu’au sud de l’équateur. Au premier ordre, on peut l’expliquer par le simple fait que les sources de CO2 anthropique – liées aux combustibles fossiles notamment – se situent majoritairement dans l’hémisphère boréal.

Cependant, en considérant uniquement ce facteur, il apparaît que le gradient aurait dû s’accentuer bien plus qu’il ne l’a fait en réalité. Ainsi, il convient de prendre en compte un autre mécanisme. C’est sur cette différence entre valeurs attendues et observées que les scientifiques se sont appuyés pour évaluer l’évolution du puits continental.

Au final, malgré les évolutions climatiques défavorables – sécheresses, feux de forêt, etc. – il apparaît que la séquestration de carbone par la végétation nordique a été plus importante que prévu. Un résultat intriguant, pour partie seulement car les incertitudes associées à l’évaluation de ce flux ont toujours été larges. Le manque de contraintes observationnelles a souvent obligé à calculer ce dernier comme un terme résiduel dans les bilans. En conclusion, l’étude présentée dans cet article est une première étape vers une estimation plus robuste du puits continental.

* Calculé sur la base de l’écart moyen entre les stations de Mauna Loa et de South pole. sciencepost.fr 10 avril 2019

A lire également :

Environnement : la séquestration carbone n’est pas une solution miracle
https://sciencepost.fr/environnement-la-sequestration-carbone-nest-pas-une-solution-miracle/

Quand l'activité humaine est forcément responsable de réchauffement climatique de la planète Mars.

Mars : son atmosphère se réchauffe aussi ! - futura-sciences.com 10.04.2007

Le Pr Lauri Fenton, du Centre de recherche Ames de la Nasa, est formel : la planète Mars, ou plutôt son atmosphère est aussi en pleine phase de réchauffement climatique, pour des causes assez proches de celles que l'on subit actuellement sur Terre.

Selon cette étude, menée conjointement avec l'US Geological Survey, les températures moyennes relevées à la surface de la Planète rouge s'accroissent quatre fois plus rapidement que sur Terre. Les chercheurs estiment que la température de surface martienne aurait augmenté de quelque 0,65°C entre les années 70 et les années 90, soit depuis l'atterrissage des sondes américaines Viking et des premiers relevés précis. Une des premières conséquences de ce réchauffement a été la diminution des calottes polaires martiennes, venant encore en renfort de ce processus par réduction d'albédo.

La comparaison avec la Terre est aisée. Si une zone couverte de neige fond, sa réflectivité, donc son albédo, diminue en proportion. Ainsi, si la glace qui recouvre l'océan Arctique réfléchit 85% du rayonnement solaire, l'eau n'en renvoie plus que 15%. Le reste est absorbé et contribue à réchauffer l'océan, ce qui accélère le processus, etc. Le même phénomène est observé sur Mars, à partir d'autres éléments: les tempêtes soulèvent la poussière qui se dépose sur les calottes en les assombrissant. Leur l'albédo diminue, ce qui entraîne une absorption plus importante du rayonnement solaire. La température du sol augmente encore, la fonte de la glace s'accélère, et ainsi de suite.

Les variations de température ayant servi à cette étude ont été déterminées sur la base des images thermiques prises par les orbiteurs des deux missions Viking des années 70, et des relevés effectués par Mars Global Surveyor 20 ans plus tard.

Une inconnue cependant demeure. Les chercheurs n'ont encore pu déterminer la cause des nuages de poussière survenus à partir de 1970, et qui ont déclenché tout le processus de perte d'albédo et de réchauffement global. futura-sciences.com 10.04.2007

Au secours, la banquise revient !

Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise - Association des climato-réalistes 25 septembre 2019

Par Rémy Prud’homme, Professeur des Universités (émérite)

Extrait. Tous les savants du monde, d’Al Gore à Greta, le savent et le disent : la banquise du pôle nord fond rapidement. En fait, elle a déjà fondu. En 2007, Al Gore, conjointement avec le GIEC, recevait le prix Nobel (de la paix, pas de science, mais passons), et il déclarait à Oslo : « La banquise est en chute libre … Une étude récente nous avertit qu’elle pourrait avoir complètement disparu l’été dans sept ans seulement ». Dans sept ans, en 2014 donc. Les membres du GIEC présents avaient chaleureusement applaudi ce magnifique discours prophétique.

Armés de beaucoup de courage, et surtout d’argent, 17 guerrier/ère/s du climat (c’est ainsi qu’ils se nomment) ont donc, fin août 2019, affrété un bateau de croisière suédois spécialisé, le Malmo, fonctionnant au mazout, et sont partis vers le pôle nord. Ils voulaient voir par eux mêmes la mort de la banquise, et la filmer pour l’éducation des masses encore ignorantes.

Ils ont vu. Arrivé aux iles Svalbard, à 1400 km du pôle, le Malmo a été bloqué, puis encerclé par les glaces, comme dans un roman de Jules Verne. La banquise-qui-n’existe-plus avait gagné. Plus moyen d’avancer, ni de reculer. Les ours blancs, qui-ont-également- disparu, nombreux dans ces parages, et affamés, pouvaient venir manger nos valeureux et savants combattants. Ces derniers ont du être secourus par hélicoptère (toujours au mazout). On ne sait pas si cette retraite stratégique a été filmée par l’équipe de cinéastes embarquée.

Bien entendu, cette histoire hilarante ne prouve rien du tout sur l’évolution du climat à moyen ou long terme. Mais elle renseigne sur l’instrumentalisation de la science de l’environnement.

L’évolution de la banquise arctique, qui est un phénomène complexe, est en fait étudiée et bien connue. L’Institut Météorologique Danois, ou le Centre de données sur la neige et la glace arctique de l’Université du Colorado, par exemple, permettent de suivre les évolutions en temps réel. Si au lieu de crier avec les loups nos militants cherchaient à s’informer, ils sauraient que la banquise du pôle nord, qui s’est beaucoup réduite dans les années 1990, a tendance à se stabiliser depuis une quinzaine d’années : en septembre 2019, elle est certes moins étendue qu’en 1990, mais elle est plus étendue (d’environ un million de km carrés, excusez du peu) qu’en 2012. Et ils auraient fait preuve d’un peu plus de prudence.

La mésaventure du Malmo a été systématiquement cachée par les grands médias (radios, journaux, télévision) français et étranger.

https://www.climato-realistes.fr/le-bateau-des-guerriers-du-climat-vaincus-par-la-banquise/

Adieu, canicule, sécheresse, vive les inondations !

La météo en France ce mardi 1er octobre: de la pluie sur les trois quarts du pays, accompagnée d'orages par endroits bfmtv.com 01.10

Les pluies vont traverser ce mardi le pays d'ouest en est...

Les pluies seront plus continues sur les Pyrénées et le nord des Alpes. Sur le Nord-Ouest...

Les températures matinales iront de 10 à 16 degrés sur l'ensemble du pays et entre 18 à 20 degrés près de la Méditerranée. L'après-midi, il fera de 17 à 23 degrés sur la moitié nord du pays, 21 à 25 sur le sud, et 27 à 28 en Corse et en Provence. bfmtv.com 01.10

Au secours, le refroidissement climatique sévit !

Retour de la neige dans les Alpes - meteo-paris.com 09.09

C'est logiquement en Haute-Savoie que les chutes de neige ont été les plus basses en altitude et les plus importantes En ce début d'après-midi, le Mont-Blanc apparaît chargé de neige, il y serait tombé jusqu'à 20cm au-dessus de 2500m.

Italie

La neige a été particulièrement abondante dans le Nord-Est du pays où elle est parfois descendue jusqu'à 1400m d'altitude mais en quantités bien plus importantes qu'en France, jusqu'à 70cm à seulement 2000m d'altitude comme ce fur le cas près du Stelvio et du massif de l'Ortles où le paysage est digne d'un mois de novembre.

La neige début septembre est-elle un évènement rare?

Si la neige peut tomber toute l'année au dessus de 1800 à 2000m d'altitude, elle est couramment observée durant la 1ère quinzaine de septembre (environ une année sur trois), et même souvent en plus grandes quantités qui arrive souvent dès le premier rafraîchissement de l'automne (donc à la mi-septembre, voire début octobre lors des automnes anticycloniques).

Suisse

En Suisse, les cumuls de neige sont relativement similaires à ceux observés entre la Haute Savoie et l'Autriche à savoir une limite d'enneigement située entre 1400 et 1500m avec des cumuls assez importants passés 2000m. meteo-paris.com 09.09

Premières neiges sur les Pyrénées catalanes - francebleu.fr Mardi 10 septembre

De la neige au 10 septembre sur les sommets de certaines montagnes catalanes : les premiers flocons sont tombés ce mardi matin, avec prés de deux mois d'avance par rapport à l'an passé. Plusieurs stations de ski comme Porté-Puymorens ou Les Angles ont été recouvertes d'une fine pellicule blanche. francebleu.fr Mardi 10 septembre

Winter Has Come to Russia's Arctic City of Norilsk - themoscowtimes.com 11.09

Les prévisions météorologiques ont révélé aux médias russes que les tempêtes de neige étaient si tôt en début de saison, même pour Norilsk, ajoutant qu'elles ne débutaient généralement pas avant la fin octobre.

« Les premières neiges sont tombées. Pour cette saison ce n’est ni étonnant ni un cataclysme [après tout, la cité se trouve au-delà du cercle polaire]. Mais elles s’accompagnent d’un vent fort, or les tempêtes de neige sont un phénomène rare pour cette époque, la période des tempêtes débute habituellement fin octobre », ont fait savoir à l’agence de presse TASS les experts du Centre de météorologie et de contrôle de l’environnement de Taïmyr. themoscowtimes.com et fr.rbth.com 11.09

La première neige de la saison couvre les plus hauts sommets de l'Utah, du Wyoming, y compris les parcs nationaux de Yellowstone et de Grand Teton - weather.com 11.09

Alors qu'il reste encore plus d'une semaine d'été, la neige recouvre certains sommets les plus élevés de l'Utah, du Wyoming, du Montana et du Colorado. weather.com 11.09

Cela peut sembler trop tôt, mais la neige du mois d’août est arrivée aux États-Unis avant - weather.com 22.08

La neige du mois d’août semble improbable aux États-Unis, mais quelques localités ont déjà accumulé de la neige au cours de ce mois d’été.

À la fin du mois d’août 1992, le Service météorologique national a qualifié une "tempête hivernale sans précédent", selon les normes du mois d’août.

Les 22 et 23 août, Great Falls a accumulé 8,3 pouces de neige (21cms), la première et la seule fois où il a été enregistré de la neige mesurable dans cette ville du nord du Montana depuis 1886.

Du 21 au 30 août, des températures basses ont été fixées dans certaines régions du Montana pendant huit jours sur dix, y compris les plus bas de tous les temps en août à Great Falls (-1.1 degré), Helena (-2,2 degrés), Billings (1,6 degré ) et Butte. (-5 degrés).

Si la tempête de neige du mois d’août n’a pas été suffisamment choquante, considérez la chaleur qu’elle a suivie.

Trois jours seulement avant la tempête de neige, Great Falls a culminé à 35 degrés. Missoula, Montana, a grimpé à 37,7 degrés le 14 août.weather.com 22.08

LVOG - Déconcertant, des pluies "continues", de la neige précoce, des températures qui baissent et qui montent et que redescendre, et dire que le climat reste insensible aux décrets du GIEC !

Business is business.

Energie solaire et traitement de l’eau : le rêve africain - franceinfo 29.09

C’est le nouvel espoir des ONG et de certaines entreprises. franceinfo 29.09

Comment produire plus de CO² pour justifier le Green New Deal. Mode d'emploi

Pour sauver le climat, il faut capturer et séquestrer 10 gigatonnes de CO2 par an - slate.fr 30.09

Chercheur au MIT, sous-secrétaire à l'Énergie chargé de l'environnement sous Clinton puis secrétaire à l'Énergie en 2013 dans l'administration Obama, Ernest Moniz connaît quelque peu le sujet du changement climatique et des émissions de dioxyde de carbone.

Selon lui, l'objectif minimal d'un réchauffement climatique de moins de 2 degrés n'est plus atteignable par l'humanité si elle se contente, même au pas de course, de réduire ses émissions de CO2 et de multiplier des sources énergétiques alternatives.

À la tête de l'ONG Energy Futures Initiative, Moniz est donc un fervent supporter des negative emission technologies («technologies d'émission négative»), ou NETs, des techniques visant à capturer le carbone dans l'atmosphère pour le stocker sous terre. Elles ne sont, selon lui, plus une option. Émissions négatives et impératives

Energy Future Initiative a rendu public le 24 septembre le plan d'action et d'investissements, sobrement titré «Nettoyer l'air», qu'elle envisage pour inverser les tendances.

Ce long document, résumé par Quartz, repose sur des recherches de l'Académie nationale des sciences américaine selon lesquelles il serait nécessaire, pour éviter la catastrophe, de capturer dans l'atmosphère 10 gigatonnes de CO2 par an d'ici à 2050, puis le double d'ici à la fin du siècle.

The Hill note que, si ces 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone étaient stockées sous terre à l'état fluide, dit supercritique, elles représenteraient le double de la production annuelle globale de pétrole.

Les techniques envisagées sont diverses. Il est question de reforestation massive, d'accroissement de la quantité de phytoplancton dans les océans, de plantes génétiquement modifiées et programmées pour la capture et le stockage profond du CO2, d'une «minéralisation améliorée» ou de la succion directe et technologique du carbone dans l'atmospshère.

Ces technologies ne sont encore pour la plupart qu'embryonnaires et nécessitent des investissements massifs pour monter en puissance et baisser en coût.

Le plan présenté par Ernest Moniz prévoit un plan décennal d'investissement de 10,7 milliards de dollars (9,7 milliards d'euros) de la part du gouvernement américain, qui impliquerait plus d'une douzaine d'agences fédérales.

Cette somme semble raisonnable, notamment en regard des investissements nécessaires pour réaliser la transition vers une économie décarbonée –le Green New Deal du candidat Bernie Sanders a été chiffré à 16.300 milliards de dollars. Elle pourrait faire consensus chez les Démocrates comme chez les Républicains qui, au Congrès, sont pourtant encore 150 à ne voir que des billevesées dans le changement climatique. slate.fr 30.09

Le lilliputien qui se prenait pour un titan ou le maître de l'univers.

Chaque année, la végétation terrestre absorbe 120 milliards de tonnes de CO2 atmosphérique lors de la photosynthèse. La moitié de ce CO2 retourne dans l'atmosphère par la respiration des végétaux, l'autre moitié est stockée dans la plante. Cela représente 10 fois plus de C02 que ce que l'homme émet. planetoscope.com

LVOG - Et le CO² qui retourne dans l'atmosphère a une durée limitée de quelques années, entre 5 et 10 ans selon les auteurs. Mais dites-moi, c'est donc la végétation terrestre qui est le véritable régulateur du CO² dans l'air, chut !

La stratégie de la haine, de la délation, de la peur, de la terreur.

La haine contre Greta Thunberg : voici ceux, avec nom et adresse, qui la financent ! - legrandsoir.info 25 septembre 2019

A la tête de la campagne contre Greta, ponctuée de centaines de textes et de photomontages souvent très vulgaires, il y a trois des plus importants partis européens d’extrême droite : Le Rassemblement National français, le AFD allemand et l’UKIP britannique. Et derrière ces partis d’extrême droite et de leur campagne abjecte, deux think-tanks climato-sceptiques conservateurs, le EIKE (Institut Européen pour le Climat et l’Énergie) et le CFACT-Europe (Comité pour un Lendemain Créatif), lesquels soutiennent de manière multiforme, et pas seulement avec des « arguments » et des conférences, la négation de la catastrophe climatique par l’extrême droite.

LVOG - Vous devez aimer cette écervelée, un point c'est tout. Un lecteur du Grand Soir en a conclu que c'était "le nouveau point Godwin de la bienpensance [...] Greta-sceptique = climatosceptique = écocide = extrème droite..."

Et qui est à l'origine de cet amalgame ordurier ? Une ONG de l'oligarchie : Greenpeace et L’Institute for Strategic Dialogue (ISD) britannique. On ajoutera un mot plus loin sur Greenpeace.

En janvier 2006, l'Institute for Strategic Dialogue, fondé à l'origine en tant que The Club of Three dans les années 1990, a établi Lord Weidenfeld comme président.

Le fondateur et président de l’Institut est le Baron George Weidenfeld of Chelsea .

L’Institute for Strategic Dialogue (ISD) est un laboratoire d’idées indépendant qui travaille avec des leaders du secteur public et privé ainsi que du monde médiatique et académique pour développer des réponses multilatérales aux défis sécuritaires et socio-économiques majeurs de notre temps et améliorer la capacité de l’Europe à agir de façon effective sur la scène globale.

ISD mène des programmes majeurs avec Facebook, Google et Microsoft afin de générer des réponses proportionnelles aux messages extrémistes.

George Weidenfeld

En 1949, Weidenfeld exerça les fonctions de conseiller politique et de chef de cabinet auprès de Chaim Weizmann.

- Président l'université Ben Gourion du Néguev
- Gouverneur de l'université de Tel Aviv,
- Gouverneur de l'Institut Weizmann,
- Vice-président du Forum UE-Israël.

LVOG - Tout s'explique !

The Club of Three.

Le Club des Trois a été créé par George Weidenfeld, le Prince Schwarzenberg et l’Institut des sciences humaines basé à Vienne. Il s’agit d’une entreprise de réseautage et de planification politique regroupant des élites françaises, allemandes et britanniques. Son site Web dédié a maintenant été supprimé et il fait partie de l'une des autres entreprises de Weidenfeld, l'Institute for Strategic Dialogue.

Contributeurs.

Lord Helena Kennedy

Le Général le lord Guthrie de Craigiebank :

- ex-chef d'état-major des forces armées britanniques.
- Directeur de N M Rothschild & Sons Limited
- Membre du conseil d'administration en 2007 de l'Université Ben Gourion
- Membre Jewish National Fund en Grande-Bretagne

Partenaires financiers

Airbus
IBM
HSBC
Vodafone
Foreign and Commonwealth Office

Qui finance Greenpeace ?

Source : http://www.cielvoile.fr 30.06.2016

Greenpeace fonctionne sous diverses formes juridiques aux Etats-Unis :

GREENPEACE FUND INC. GREENPEACE FUND GREENPEACE INC.

GPU (Greenpeace USA)

Le siège social de GPU est situé 702 H Street, NW, Suite 300, Washington, DC 20001, de même que Greenpeace Fund (forme juridique de Greenpeace USA), et sur lequel nous allons nous concentrer pour suivre le financement.

Greenpeace Fund, sur son site officiel, dit clairement :

« Greenpeace Fund fournit également un soutien financier aux bureaux de Greenpeace dans le monde entier grâce au soutien financier de Greenpeace International ».

Examinons son financement à l'aide de données vérifiables : Pour savoir quelles multinationales financent Greenpeace et pour quel montant, nous utiliserons la législation des États-Unis, qui oblige les fondations privées à but non lucratif qui leur appartiennent et installées dans leur pays, à publier chaque année, la déduction des dons faits aux organismes sociaux multiples au Fisc, à la fois les dépenses et les recettes, puisque ces déductions s'élèvent à des centaines de millions de dollars par an.

Où pouvons-nous trouver ces dons ? Formulaire IRS en 990-PF ( Exonération de l'impôt sur le revenu) du Trésor du gouvernement des États-Unis, qui apparaîtra dans les tableaux suivants

Qui finance GREENPEACE ?

La fondation des frères Rockefeller.

Il est bien connu que John D. Rockefeller, a fondé la Standard Oil, compagnie pétrolière dissoute en 1911 pour son monopole mondial, puis divisée en 34 entreprises, contrôlée par la famille Rockefeller. La plus connue d'entre elles est ExxonMobil Corporation, la compagnie pétrolière multinationale la plus influente de la planète. De plus les Rockefeller sont actionnaires de bien d'autres compagnies pétrolières ...

Des banques telles que JP Morgan Chase & Co (Chase Manhattan Bank) ou la City Bank appartiennent aux Rockfeller. Ainsi l'or noir de la famille Rockefeller, a financé Greenpeace pendant au moins 8 années consécutives, pour un montant cumulé de 1.150.000 $ et présenté dans le tableau suivant : Année Montant Donné à Greenpeace Fonds Document de formulaire IRS 990-PF

2001 50 000 + 75 000 + 100 000 + 150 000 = 375,000 $ Rockefeller Brothers Fund p. 179
2002 75 000 Rockefeller Brothers Fund p. 174
2003 75 000 + 50 000 = 125 000 $ Rockefeller Brothers Fund p. 92
2005 75 000 + 25 000 = 100 000 Rockefeller Brothers Fund p. 152
2006 75 000 Rockefeller Brothers Fund p. 159
2007 75 000 Rockefeller Brothers Fund p. 162
2008 75 000 + 75.000 = 150 000 $ Rockefeller Brothers Fund p. 152
Et cela sur 8 ans seulement ...

La Fondation Turner, Inc

Robert Edward Turner III (Ted Turner) est un magnat des médias, propriétaire d'AOL Time Warner, qui gère entre autres à TNT, CNN, Warner Bros, New Line Cinema, Warner Music Group, etc. Ted Tuner a créé cette fondation sans but lucratif pour alléger ses impôts, parmi beaucoup d'autres intérêts, et au fil des ans a toujours financé Greenpeace comme suit et voici trois exemples : Année Montant Donné à Greenpeace Fonds Document de formulaire IRS 990-PF - Télécharger

1999 150 000 $ Fondation Turner, Inc. Pag. 28

2000 50,000 $ Fondation Turner, Inc. Pag. 36

2001 50.000 + 150.000 + 50,000 = 250,000 $ Fondation Turner, Inc. Pag. 52

Rappelons que, curieusement, quand Greenpeace mène une action, c'est CNN qui diffuse les premières images télévisées. Par un heureux hasard, il y a toujours un technicien intrépide de CNN au bon moment, au bon endroit, avec son appareil photo de poche prêt à filmer les meilleures impressions ... et parfois elles sont si professionnelles qu'il a même le temps d'y ajouter de la musique et une présentation très élégante ... Continuons.

La Fondation Marisla ou la Fondation Homeland: Qui a dit que Greenpeace était allergique au pétrole? ... Le précieux or noir des Rockefeller ne leur suffit pas, ils ont été cherché Getty, fondateur de la Fondation Marisla.

Pour l'anecdote, nous citons la phrase mythique de J. Paul Getty qui résume sa vie, lui le propriétaire d'Oil Getty (maintenant Lukoil): " Ma recette pour devenir riche? Levez-vous tôt, travailler tard et trouver du pétrole."

Cet homme a financé Greenpeace, par sa fondation à but non lucratif pour les montants suivants:

Année Montant Donné à Greenpeace Fonds Document de formulaire IRS 990-PF - Télécharger

2001 $ 100,000 La Fondation Marisla p. 43

2003 $ 100 000 La Fondation Marisla p 45 2004 $ 50,000 La Fondation Marisla p. 70 2006 $ 60,000 La Fondation Marisla p. 46 2007 $ 75,000 La Fondation Marisla p. 58

2008 $ 75,000 La Fondation Marisla p. 53 Sur 6 années choisies au hasard , nous avons calculé une donation totale de 460 000 $ à Greenpeace par une autre grande compagnie pétrolière. Et après, si fière dans son Rainbow Warrior pour protéger l'environnement, en consommant peu de carburant pour ne pas polluer ...

NO COMMENT

La Fondation Charles Stewart Mott :

Charles Stewart Mott était leader de l'industrie à Flint, Michigan; président de Weston-Mott Co., une société appartenant à son oncle Fred Mott. Suite à l'invitation de son ami Billy Durant à déplacer l'entreprise à Flint, il s'associa à Buick Motor Company, puis devint partenaire d'origine à la création de la General Motors Corporation, dont il fut le vice-président puis chef du Comité consultatif de la GM à son siège à Detroit, où il siégea jusqu'à sa mort.

General Motors, est une entreprise leader dans la production de voitures et de camions, avec 9 025 millions d'unités vendues dans le monde en 2011, ce qui correspond à 11,9% du marché mondial de l'industrie automobile. Sa production est distribuée dans 31 pays et vendue grâce à des marques connues telles que Opel, Cadillac, GM Daewoo, Chevrolet, Buick, etc.

La Fondation Charles Stewart Mott a financé Greenpeace Russie en 2002 (en mettant un an ...) "Stichting Greenpeace Council" pour le montant suivant: Année Montant Donné à Greenpeace Fonds Document de formulaire IRS 990-PF

2002 $ 49,000 Charles Stewart Mott Foundation Pag. 244

Rien qu'en analysant les données de quelques fondations, nous voyons combien rentable est une organisation militante de première ligne, telle que Greenpeace. http://www.cielvoile.fr 30.06.2016

Suite. La stratégie de la haine, de la délation, de la peur, de la terreur.

LVOG - Le totalitarisme ne peut supporter le moindre écart, la moindre critique, le moindre doute, s'il y en a encore qui se demandaient si on avançait réellement dans cette direction, ils en ont les preuves ici.

« Catastrophisme » de Greta Thunberg : Le designer de Vivienne Westwood s’en prend au patron de LVMH - 20 Minutes 29.09

Bernard Arnault a estimé cette semaine que l’égérie suédoise du climat se livrait « à un catastrophisme absolu sur l’évolution du monde ».

« Cela a un côté démoralisateur pour les jeunes, elle ne propose rien, sinon de critiquer », a jugé mercredi Bernard Arnault. « La conséquence qu’on en tire, c’est arrêter la croissance, qui a permis quand même d’améliorer le niveau vie mondial, de réduire la pauvreté, d’améliorer la santé dans des pays comme l’Afrique. Si on veut repartir en arrière, arrêtons la croissance », avait-il ajouté. 20 Minutes 29.09

Bernard Chenebault limogé après avoir appelé à tuer Greta Thunberg - Le HuffPost 30 septembre 2019

Le Palais de Tokyo a désavoué le président de l’association des Amis du musée, qui s’est lui-même excusé après avoir appelé ce week-end à “abattre” Greta Thunberg, dans des commentaires publiés sur Facebook.

“Cette folle rajoute une couche de haine dans notre société déjà fort agitée par de mauvais sentiments de toute part”, et “j’espère qu’un désaxé va l’abattre”, avait notamment commenté Bernard Chenebault, le président des Amis du Palais de Tokyo, dans plusieurs réactions à un article sur la jeune militante suédoise, comme l’ont rapporté plusieurs médias.

“Je regrette profondément ces propos qui ont heurté de nombreuses personnes, à qui je présente mes excuses pour l’indignation qu’ils ont ressentie. Bien sûr, je n’appelle aucunement au meurtre de Greta Thunberg et vous prie de croire que, dans le “jeu” de Facebook, mes mots ont totalement dérapé hors de ma pensée et de mon intention”, s’est-il ensuite excusé, dans un message publié sur son compte Facebook, disant par ailleurs regretter d’avoir “mis dans l’embarras” les Amis du Palais de Tokyo et le musée.

De son côté, la direction de l’établissement s’est aussitôt désolidarisée du président de l’association et a annoncé qu’il serait rapidement remplacé à la tête des Amis du Palais de Tokyo. Le HuffPost 30 septembre 2019

Le signe «ok» est désormais considéré comme raciste par une ONG américaine - Sputnik 27 septembre 2019

L’Anti-Defamation League (ADL), une organisation non gouvernementale juive de défense des droits civils, a ajouté 36 symboles à sa base de données «Haine» («Hate on Display»), y compris le geste «ok»...

L’ADL a créé sa base de données «Hate on Display» en 2000 afin d’aider notamment les forces de l’ordre et les enseignants à déceler les groupes d’extrémistes et leurs symboles, dans l'espoir de détecter d'éventuels signes d'antisémitisme. La base en contient déjà 214.

Jonathan Greenblatt, PDG de l’ADL, a déclaré dans un communiqué que les symboles, les gestes et autres images anciennes acquièrent rapidement de nouvelles significations haineuses pouvant rester obscures pour le grand public. «Nous pensons que les forces de l'ordre et le public doivent être pleinement informés de la signification de ces images, qui peuvent servir de premier signal d'alarme pour la présence d'ennemis dans une communauté ou une école», a-t-il déclaré. Sputnik 27 septembre 2019

Comment épurer les institutions pour y placer leurs dévoués partisans.

Lutte contre les lobbies : deux ONG lancent une campagne pour inciter les politiques à rendre leurs agendas publics - Franceinfo 30 septembre 2019

Qui influence dans l'ombre les textes de loi votés par les responsables politiques ? Associations, ONG, think tanks, syndicats, mais aussi grands groupes internationaux ou cabinets plus ou moins opaques... Les lobbies (ou représentants d'intérêts) interviennent tout au long du processus législatif, donnant lieu, parfois, à des dérives. Deux ONG, Transparency France et le WWF France, lancent une campagne, lundi 30 septembre, pour "lever le voile sur les relations entre les lobbies et les responsables politiques".

"Il est grand temps de mettre un terme à cette opacité et de permettre enfin aux citoyens de savoir qui influence la loi, avec quels moyens et quels arguments", argumente Véronique Andrieux, directrice générale du WWF France. Selon un sondage Ifop commandé par les deux ONG, 79% des Français estiment que les responsables politiques sont "trop influencés par les lobbies" et 84% pensent qu'ils devraient "rendre publiques leurs rencontres avec les lobbyistes". Franceinfo 30 septembre 2019

LVOG - Cette opération est destinée à faire croire qu'il pourrait en être autrement, de la part de 2 ONG oligarchiques parmi les plus pourries ou corrompues qui existent.

Campagne idéologique tout azimut.

Et quand il n'existe pas ou plus d'alternatives aux sacs plastiques ?

L'Inde bannit le plastique à usage unique du pays - euronews 30 septembre 2019

C'est un changement radical qui va s'opérer en Inde !

A partir du 2 octobre prochain, le pays interdira définitivement plusieurs plastiques à usage unique , tels que les sacs, les pailles ou encore les gobelets. Considérée comme une révolution écologique, cette nouvelle mesure pose tout de même un problème majeur : que va-t-il advenir de l'industrie du plastique? euronews 30 septembre 2019

LVOG - En fait, vous savez ce qu'ils font ? Certains commerces ont déjà supprimé les sacs plastiques, et lorsque les client se présentent à la caisse ou achètent des produits non emballés, un poulet par exemple, ils leur proposent des sacs en plastique payant ! J'en emporte toujours dans le coffre du scooter pour ne pas dépenser quelques roupies de plus.

"Nous n'en savons toujours pas beaucoup", peu importe, la nouvelle religion a décrété que la viande en général et rouge en particulier était nocive pour l'homme.

La viande rouge, bien ou mal? Un groupe de chercheurs crée la controverse - AFP 1 octobre 2019

Le groupe a ré-analysées collectivement les études existantes et estime qu'elles montrent que réduire la consommation de viande rouge abaisserait la mortalité par cancer de sept morts pour mille personnes, ce qu'il considère être une baisse modeste.

En outre, les chercheurs qualifient le degré de certitude de "faible", voire "très faible" pour la charcuterie et les maladies cardiovasculaires et le diabète.

"Il y a de très faibles réductions de risque pour le cancer, les maladies du coeur et le diabète, et en outre, les preuves sont incertaines", résume Bradley Johnston, professeur associé d'épidémiologie à l'université Dalhousie au Canada, et directeur du groupe NutriRECS, qui a rédigé les consignes.

"Peut-être qu'il y a une réduction du risque, ou peut-être pas", dit-il à l'AFP.

Avec leur nouvelle analyse, les chercheurs disent vouloir faire mûrir le domaine des recommandations nutritionnelles, qu'ils jugent représentatives d'une "vieille école" qui estime que toute réduction de risque, aussi infime et incertaine soit-elle, apporte des bénéfices sociétaux, quels que soient les goûts individuels.

"Nous livrons aux gens notre meilleure estimation de la vérité, qui est incertaine. Selon leurs propres préférences, ils peuvent décider de réduire ou d'éliminer" viande et charcuterie, poursuit Bradley Johnston.

"Mais notre recommandation est que, pour la plupart des gens, la meilleure approche est de continuer, étant donné la très faible réduction de risques et l'incertitude des preuves". Bradley Johnston, professeur associé d'épidémiologie à l'université Dalhousie au Canada, et directeur du groupe NutriRECS, qui a rédigé les consignes.

"Il est déprimant que tout tende à indiquer qu'après toutes ces années et des millions de participants à des études, nous n'en savons toujours pas beaucoup", conclut de son côté Kevin McConway, professeur émérite de statistiques à l'Open University.

Le Centre international de recherche sur le cancer, agence de l'Organisation mondiale de la Santé, classe la viande rouge comme "cancérogène probable" et la charcuterie "cancérogène". AFP 1 octobre 2019

LVOG - En lisant le titre, n'aller pas croire que j'encouragerais la consommation de viande en général, j'en mange très peu, et je me passe de la viande rouge parce qu'elle ne convient pas à ma compagne, sans que cela me manque. Je voulais juste montrer une fois de plus, que la propagande officielle n'a aucune base scientifique et qu'elle est uniquement d'ordre idéologique.

Dans la rubrique les mal inspirés.

LVOG - Comment ils veulent faire monter les prix des produits alimentaires et affamer les plus pauvres.

L'industrie agroalimentaire doit céder la place aux vraies solutions à la crise climatique - grain.org 26.09

- "un nouveau rapport accablant sur le système alimentaire publié par le Groupe d’experts sur le climat (GIEC) et des millions de jeunes dans les rues réclamant l’arrêt des combustibles fossiles et des fermes industrielles"

- "... l’Amazonie est en flammes... le Cerrado brésilien, haut lieu de la biodiversité comparable à l’Amazonie ... brûle également à un rythme record."

- "Cependant, le dernier rapport du GIEC a révélé que les engrais azotés représentaient l’un des facteurs les plus dangereux et les plus sous-estimés contribuant à la crise climatique, et de nouvelles recherches montrent que le secteur a largement sous-estimé ses propres émissions."

- "Les grandes entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers sont également en difficulté. Ces sociétés, telles que Tyson, Nestlé et Cargill, ont des niveaux d’émissions proches de leurs homologues du secteur des combustibles fossiles. Les 20 plus grandes entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers émettent plus de gaz à effet de serre que l’Allemagne, le premier pollueur climatique européen. Toutefois, aucune de ces entreprises n’a de plans d’action crédibles pour réduire ses émissions et seules quatre des 35 plus grandes sociétés publient leurs émissions ! Au lieu de prendre des mesures significatives pour réduire la production, plusieurs sociétés ont fait tout un battage médiatique au sujet de leurs modestes investissements dans des alternatives à base de protéines végétales. Les gens ne sont pas dupes. À la veille de la grève mondiale contre le changement climatique de la semaine dernière, plus de 200 représentants d’organisations de peuples autochtones, de travailleurs, d’universités et d’organisations de défense de l’environnement et des droits humains ont adopté une déclaration historique qui plaçait « l’industrie des combustibles fossiles et l’agro-industrie » […] « au cœur de la destruction de notre climat »." grain.org 26.09

Qu'est-ce que c'est Le Grain ?

LVOG - Une organisation sympath, cool, qui défend les petits agriculteurs, les pauvres, patati patata. En fait elle fait partie du réseau mondial d'ONG instrumentalisées et financées par l'oligarchie financière, Gates, Soros, la Fondation Ford, etc. J'ai passé près de 2 heures à faire ces recherches sur le Net. Qu'est-ce qui m'y a incité ? Il y avait trop de trucs qui puaient dans leur article, et je commence à avoir le pif pour détecter les manipulateurs et autres escrocs au grand coeur. Suivez le guide, accrochez-vous.

https://www.grain.org/fr/pages/support-us-new

- Le travail de GRAIN est principalement financé par des subventions en provenance d'ONG, de fondations privées, de gouvernements et, parfois, d'organisations intergouvernementales (voir la liste ici).

LVOG - Dans cette liste que je n'ai pas consultée en entier, je me suis arrêté au pif sur The New Venture Fund, et bingo !

http://www.newventurefund.org/project-directory/

Le New Venture Fund est fier de travailler avec des philanthropes de premier plan sur des projets novateurs aux États-Unis et dans le monde.

LVOG - Et devinez avec qui ? La Fondation Bill & Melinda Gates, mais aussi The National Convening Council. Voyons qui finance cette officine.

http://bmafunders.org/national-convening-council/

Open society fondations (Soros)

The Foundation Center

Et que trouve-t-on à la direction de The Foundation Center ?

https://candid.org/about/board-of-trustees#

LVOG - Précision. Candid est la nouvelle étiquette de cette officine depuis mai 2019 suite à sa fusion avec GuideStar, apparemment une base de données comportant 2.7 millions d'ONG ou associations. (https://www.fastcompany.com/90301678/guidestar-and-the-foundation-center-are-merging-to-form-the-definitive-nonprofit-transparency-organzation) - LVOG )

Ana Marie Argilagos
President
HIP—Hispanics in Philanthropy
New York , NY (elle a travaillé comme conseillère principale à la Fondation Ford)

Melissa Berman
President and CEO
Rockefeller Philanthropy Advisors, Inc.

Dominick Impemba
Controller
The Rockefeller Foundation

T. Sylvester John
Senior Director New Propositions, Digital Experience, & Store Delivery Walmart

Maintenant vous pourrez séparer le bon grain du mauvais ! Quel boulot !

Comment ils détournent la lutte de classe au profit d'une entreprise corporatiste.

LVOG - Parce que vous n'auriez pas encore deviné qu'il s'agissait de cela depuis le début de cette causerie ? Mais nous n'avons jamais quitté ce terrain. Bienvenue chez les enragés.

Plus de 200 dirigeants d’organisations de défense de l’environnement et des droits humains s’engagent à faire face ensemble à l’urgence climatique - Amnesty International 18 septembre 2019

Extrait. Plus de 200 représentants d’organisations de peuples autochtones, de travailleurs et travailleuses, d’universitaires et de défenseurs de l’environnement et des droits humains ont adopté une déclaration commune inédite appelant les gouvernements et les entreprises à s’attaquer sans délai à l’urgence climatique afin d’assurer la survie de l’humanité.

Ces représentants et leurs organisations souhaitent faire pression sur les gouvernements et les entreprises pour qu’ils accélèrent leurs engagements sur le climat. Entre autres initiatives, ces personnes prévoient de concerter davantage les actions en justice liées au climat...

Le Sommet a été organisé par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Amnesty International, Greenpeace International, le Centre pour le droit international de l’environnement (CIEL), le Fonds mondial Wallace et le Centre pour les droits humains et la justice mondiale de l’Université de New York. Il se déroule les 18 et 19 septembre, en amont du Sommet Action Climat convoqué par le Secrétaire général des Nations unies.

Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International, a déclaré :

« La lutte la plus urgente du monde a besoin de la force et de la diversité que peut apporter le mouvement populaire mondial de défense des droits humains...

Craig Mokhiber, directeur du bureau de New York du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a déclaré :

« Pour les personnes qui sont en première ligne, le changement climatique affaiblit déjà les droits à l’alimentation, à l’eau et à l’assainissement, à un logement convenable, à la santé, à la sécurité, et même à la vie...

À terme, les effets négatifs du changement climatique atteignent le tissu même de la société humaine. Tous les pays doivent prendre des mesures urgentes et concrètes pour faire face à cette menace pesant sur les droits humains. En rassemblant les nombreuses ramifications du mouvement pour la justice climatique, nous entendons mobiliser une action climatique évolutive reposant sur les droits humains et la tolérance. »

Jennifer Morgan, directrice exécutive internationale de Greenpeace International, a déclaré :

« La crise climatique est une crise des droits humains. Les conséquences humaines des phénomènes météorologiques extrêmes peuvent être ahurissantes...

« Cette déclaration marque le début d’une nouvelle ère dans le militantisme climatique. Menés par les jeunes et aux côtés de nos alliés...

Carroll Muffett, présidente-directrice générale du Centre pour le droit international de l’environnement, a déclaré :

« Le coût de l’inaction persistante face à la crise climatique se mesure en termes de droits humains, de moyens de subsistance et de vies humaines... La déclaration d’aujourd’hui est le reflet d’un engagement commun, au sein du mouvement de défense des droits humains, pour placer les droits humains au centre de la crise climatique, supprimer progressivement les énergies fossiles qui alimentent cette crise et amener les gouvernements et les entreprises à rendre des comptes lorsqu’ils entravent l’action climatique. »

Ellen Dorsey, directrice générale du Fonds mondial Wallace, a déclaré :

« Le secteur des droits humains et ses mouvements aux quatre coins du monde apportent à l’action climatique de nouvelles ressources, un puissant vivier international de sympathisants et une force unique de plaidoyer en faveur des droits humains, permettant d’appeler les gouvernements et les entreprises à prendre des mesures à la hauteur de l’ampleur et de la rapidité du changement climatique afin d’assurer la survie de l’humanité. »

Philip Alston, président du Centre pour les droits humains et la justice mondiale de l’Université de New York, a déclaré :

« Le changement climatique a été qualifié de “fausse alerte”, mais c’est une alerte qui finira par tuer un grand nombre de nos enfants et au moins certains d’entre nous. Nous lisons chaque jour des informations faisant état de nombreuses personnes mortes à cause de fortes chaleurs, au cours d’inondations ou lors d’incendies de forêts, ou simplement contraintes de fuir leur domicile, mais nous persistons à croire que cela ne nous arrivera pas. Tandis que beaucoup d’entre nous sont distraits par les réseaux sociaux ou déterminés à continuer une vie normale, les probabilités de catastrophes futures découlant du changement climatique deviennent des certitudes. Les droits humains tels que nous les connaissons seront rendus de plus insignifiants si nous n’agissons pas immédiatement. »

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2019/09/200-environmental-and-human-rights-leaders-pledge-to-tackle-climate-emergency-together/

Maintenant démontons cette escroquerie.

Qu'est-ce que le Fonds mondial Wallace ?

http://wgf.org/mission-investing/#theoryofchange

Théorie du changement

Au Wallace Global Fund, nous nous considérons comme un bailleur de fonds et un partisan des mouvements sociaux. Pour ce faire, nous nous sommes engagés à utiliser tous les outils à notre disposition pour proposer de nouvelles idées et stratégies en vue de réaliser le changement. Pour ce faire, l’un des moyens consiste à maximiser l’impact de nos investissements en plus de nos subventions.

http://wgf.org/mission-investing/

Ce fonds mondial à revenu fixe, présidé par l’ancien vice-président Al Gore, se concentre sur l’octroi de prêts à des entreprises durables et à des opportunités.

Ce fonds est axé sur l’espace des technologies propres. Tesla Motors fait partie des investissements réussis.

Le premier fonds d'investissement mutuel pour l'environnement, le Fonds New Alternatives (NALFX), est axé sur les énergies renouvelables, le recyclage, la prévention de la pollution et la conservation. Whole Foods, Vestas Wind Systems, American Water Works et Panasonic font partie de ses investissements mondiaux. Le fonds détient également des liquidités dans plusieurs banques et coopératives de crédit axées sur l'octroi de prêts pour les logements à faible revenu et les petites entreprises.

http://wgf.org/mission-investing/#financials

Les membres du comité d'investissement.

Matt Gelfand est économiste principal, conseiller en placement principal et directeur général de Rockefeller Capital Management. Il est responsable de la surveillance des actifs des principaux régimes de retraite, fondations et fonds de dotation depuis plus de vingt ans.

Par erreur je suis tombé sur une autre officine de l'oligarchie philanthropique.

Le Fonds Mondial pour les Femmes.

https://www.globalfundforwomen.org/ressources-de-financement/?lang=fr

Le principal objectif du Fonds Mondial pour les Femmes est d’obtenir des ressources pour les organisations dirigées par des femmes, des filles et des personnes transgenres. Nous soutenons des organisations dirigées par des groupes historiquement marginalisés qui travaillent à construire des mouvements forts et connectés pour l’égalité des genres et les droits humains.

Les Bailleurs de Fonds (Extrait)

Canadian International Development Agency (CIDA)

EDGE Funders Alliance
European Foundation Centre (EFC)
Ford Foundation
The Foundation Center
Freedom House
FRIDA – The Young Feminist Fund
Fund for Global Human Rights
International Foundation for Electoral Systems (IFES)
The International Network of Women’s Funds (INWF) The International Human Rights Funders Group
L’Agence Française de Développement
The Lutheran World Federation
National Endowment for Democracy (NED) (CIA)
New Israel Fund
Open Society Foundations (OSF) (Soros)
Oxfam GB
Oxfam Novib
Oxfam Quebec
Qatar Charity
Save the Children
The Virginia Gildersleeve International Fund
Wallace Global Fund

Une dernière au service du nouvel ordre mondial totalitaire.

Humanity United

https://humanityunited.org/

Quand l'humanité est unie, nous pouvons créer une force puissante pour la dignité humaine.

Conseil d'administration

Pierre Omidyar (fondateur d'eBay, selon le magazine Forbes, sa fortune s'élève à 10,9 milliards de dollars en 2018. )

Pam Omidyar

Pat Christen (directricer général du groupe Omidyar)

Jeff Mohr (conseiller en stratégie et gouvernance auprès du groupe Omidyar)

http://www.trustafrica.org/Funders_french.html

Humanity United est une fondation qui s’est donnée pour mission de renforcer la paix et de promouvoir la liberté humaine. Nous soutenons de nombreuses initiatives et idées et dirigeons un vaste réseau d’organisations qui partagent notre vision d’un monde libéré des conflits et de l’injustice.

Donateurs (Extrait)

Humanity United
Ministère néerlandais des Affaires étrangères
Fonds mondial Wallace
Carnegie Corporation
Fondation Bill & Melinda Gates
Fondation Ford
Fondations Open Society (Soros)

LVOG - Pour réaliser cet article, j'ai été sur les portails de toutes ces institutions (et bien d'autres!) et j'ai fouiné pour y trouver ce que je cherchais, autant dire que cela m'a pris un temps considérable, surtout en anglais, car cela vaut pour tous les sujets abordés dans cette causerie. Ces sources que je communique aux lecteurs leur permettent de vérifier que je ne leur raconte pas de blagues. Et j'y tiens.

Comment s'y prennent-ils pour faire de vous des malades mentaux. Alors ne les écoutez pas !

LVOG - Qui n'a pas entendu dire que les occidentaux dont les Français seraient des nantis, qu'ils auraient tout pour être heureux et pourtant ils ne cessent pas de se plaindre, de revendiquer, de manifester, honte à eux !

Donc même si votre condition est misérable, tout juste supportable, délicate, votre statut précaire et votre avenir professionnel incertain, vous devriez vous estimer heureux et arrêter de geindre en permanence, quelle indécence franchement !

Et quelles peuvent être les conséquences d'un tel discours ? Lisez.

Les 5,5 millions d'habitants de la Finlande sont historiquement stéréotypés comme étant suicidaires et taciturnes, notamment à cause des longs hivers obscurs. La population a pourtant été élue la plus heureuse du monde par l'ONU pour la deuxième année consécutive...

En 1990, la Finlande enregistrait le deuxième taux de suicide le plus élevé au monde. Le nombre de suicides, à tout âge, a depuis diminué de moitié, mais demeure bien au-dessus de la moyenne européenne. Il reste que près de 16% des femmes finlandaises âgées de 18 à 23 ans et 11% des jeunes hommes se définissent comme «en difficulté» ou «souffrant» dans la vie, selon un rapport publié en 2018 par le Conseil nordique des ministres et l'Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague.

«Tout allait bien, mais... on a presque l'impression de ne pas avoir le droit d'être déprimé quand on vit dans un pays comme la Finlande où le niveau de vie est si élevé», explique Kirsi-Marja Moberg, 34 ans, qui a reçu son premier diagnostic de dépression à l'adolescence. «Vous avez vraiment l'impression que vous devriez simplement vous amuser et profiter de toutes les possibilités que vous avez quand vous êtes encore jeune. La société peut vraiment vous donner ce genre d'image.» slate.fr 27 septembre 2019

En Marche même en Inde !

Inde: départ d'une "marche pour la paix" à travers le monde pour promouvoir les valeurs de Gandhi - AFP 2 octobre 2019

Plusieurs centaines de disciples du héros de l'indépendance indienne Mahatma Gandhi ont entamé mercredi depuis New Delhi une marche pour la paix d'un an, qui les mènera jusqu'à Genève après un périple de 14.000 km.

Le départ de la marche "Jai Jagat", qui signifie "guérir le monde", coïncide avec le 150e anniversaire de la naissance de Gandhi et traversera 10 pays, pour promouvoir les valeurs de l'icône indienne de la paix, qui prôna la résistance non-violente face au colonisateur britannique.

"Si c'est possible en Inde, c'est possible partout dans le monde", a déclaré l'organisateur de la marche, Rajagopal PV, en soulignant que la non-violence pouvait être au coeur des combats contre la pauvreté ou le changement climatique.

"Nous irons de ville en ville pour apprendre et nous inspirer des expériences alternatives qui fonctionnent", s'est enthousiasmé une jeune participante française, Claire Lhermitte.

Pour Michel Daudet, un autre Français, agriculteur à la retraite, l'objectif est de construire "un monde plus juste".

"Le changement commence avec nous. La marche servira aussi à nous changer nous-mêmes", a-t-il ajouté. AFP 2 octobre 2019

LVOG - Gandhi l'archaïque qui s'opposa à Nerhu promoteur de l'industrialisation de l'Inde, ils lui décerneraient le prix Nobel de la Paix de nos jours !

L'art de semer le désespoir.

LVOG - Un exercice qui vous est proposé par Jérémy Sebbane, écrivain, scénariste, ancienne plume de Manuel Valls et Fleur Pellerin, tout un roman ou un programme! Sous le patronage du HuffPost.

- ...l’action politique –fortement limitée par le marché ou des structures extranationales notamment européennes- s’est substituée la communication au rythme du buzz, du storytelling, des chaînes infos en continu et des réseaux sociaux, dans une ère où (...) les peuples finissent par préférer voter pour des animateurs de télévision, où puiser encore un idéal?

LVOG - Quand on attribue "le marché" comme limite à "l’action politique", forcément on ne risque pas d'avoir d'idéal!

- Quand on est issu d’une génération post-chute du Mur de Berlin où les idéologies se sont évanouies et ont laissé place à des engagements politiques fluctuants et la plupart du temps interchangeables, que l’on a toujours connu un pays où être jeune était synonyme de parcours du combattant pour trouver un emploi, un logement ou simplement acquérir son indépendance, où chercher encore l’espoir de changement ?

LVOG - Quand on confond les différents acteurs politiques et les idéologies, forcément il n'existe aucun "espoir de changement" !

Ne serait-ce pas le cas depuis plus d'un siècle ?

Le populisme de gauche met fin au déni de la lutte des classes - Francis Daspe, membre du Parti de Gauche

La traditionnelle “latéralisation” gauche/droite ne signifie en effet plus grand-chose en la matière. Tout simplement parce qu’une partie de la gauche instituée a changé de camp à force de renoncements et de reniements. Elle est passée au marché, et même parfois bien davantage, intégrant le cercle de la répression des forces sociales. Si bien qu’une partie non négligeable du “peuple” vote à droite, donnant à l’occasion à croire que les exploiteurs et les possédants pourraient être majoritaires. Ce qui n’est pas vrai. Le HuffPost 28.09

LVOG - Qu'est-ce qui caractérise le populisme de gauche ? On serait tenté de dire la même chose que le populisme de droite, puisque ni l'un ni l'autre ne remet en cause l'existence du capitalisme.

Ce qui caractérise le populisme de gauche, c'est la faculté d'employer un discours démagogique ou radical opposant le peuple à l'oligarchie pour camoufler son refus d'affronter le capitalisme et ses institutions, avec lesquels il s'accommode très bien comme on peut l'observer.

En fait, ça baigne ! Pas pour tout le monde.

La suppression de l'ISF a surtout bénéficié aux 5% des ménages les plus riches, selon le comité d'évaluation - Franceinfo 01.10

Le comité d'évaluation estime qu'il est difficile d'évaluer les effets de la réforme à long terme par manque de données statistiques. Dans son premier rapport, il affirme tout de même qu'elle a favorisé les ménages les plus aisés. Franceinfo 01.10

Le marché automobile français s’est repris en 2019 - BFMTV 01.10

Le nombre d’immatriculations en France s’est envolé de près de 17% en septembre sur un an selon les chiffres du CCFA.

Sur les neuf premiers mois de 2019, plus de 1,64 millions de voitures particulières neuves ont été mises sur les routes, soit une baisse modeste de 1,28% sur un an. Le CCFA avait prévu un marché "stable" à un haut niveau d'environ 2,1 millions de véhicules sur l'année. BFMTV 01.10




TROISIEME PARTIE

L'Empire totalitaire fait régner la terreur.

Washington accuse Damas d'une nouvelle attaque chimique et promet de riposter - AFP 27 septembre 2019

Lors d'une rencontre avec la presse, Jim Jeffrey, représentant spécial des Etats-Unis pour la Syrie, a rappelé que l'attaque avait fait quatre blessés. Mais même sans décès...

L'ONU a annoncé lundi un accord intersyrien pour la création d'un Comité constitutionnel, censé ouvrir la voie à des élections et tourner la page de la guerre.

Bachar al-Assad reste aussi sourd à tous les appels à stopper l'offensive sur Idleb... AFP 27 septembre 2019

Trump suspend par décret le permis d'entrée américain aux autorités de l'Iran et du Venezuela - RT 26 septembre 2019

Le président américain Donald Trump a suspendu par décret l'autorisation d'entrée aux Etats-Unis de hauts fonctionnaires de l'Iran et du Venezuela ainsi que leurs proches afin d'exercer une pression supplémentaire sur leurs gouvernements respectifs. RT 26 septembre 2019

Publiés presque simultanément le 25 septembre sur le site internet de la Maison Blanche, deux décrets annoncent que le président américain Donald Trump a suspendu l'autorisation d'entrée américaine de hauts fonctionnaires du Venezuela et d'Iran, ainsi que leurs proches. Des déclarations faites à un moment bien choisi : Hassan Rohani et plus de 80 de ses principaux diplomates et collaborateurs étaient en effet présents à New York pour assister à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Si cette annonce spectaculaire ne visait pas à forcer la délégation iranienne à partir sur le champ, elle constitue – comme s'il en fallait davantage – un signal fort de l'hostilité américaine à l'égard de Téhéran.

Abritant le siège des Nations unies, les Etats-Unis émettent généralement des visas pour permettre aux dirigeants étrangers de s'y rendre, tout en limitant strictement leurs mouvements à New York.

Dans son communiqué, Donald Trump décrit le gouvernement iranien comme un «Etat parrain du terrorisme qui menace la stabilité du Moyen-Orient et au-delà». «J'ai déterminé qu'il était dans l'intérêt des Etats-Unis de prendre des mesures pour restreindre et suspendre l'entrée aux Etats-Unis, en tant qu'immigrants ou non-immigrants, de hauts fonctionnaires, des responsables de l'Iran, et des membres de leur famille immédiate», écrit le président américain.

Le même jour à la tribune de l'ONU, le président iranien Hassan Rohani a annoncé refuser «toute négociation» avec les Etats-Unis «tant qu'il y aura des sanctions».

Tous ceux qui soutiennent Maduro persona non grata aux Etats-Unis

Quant au Venezuela, la même décision affectera les «membres du régime de Nicolas Maduro», l'armée et la police, les membres de l'Assemblée nationale constituante et leurs familles, fait savoir le décret présidentiel.

Selon Donald Trump, les personnes en question «formulent, appliquent ou bénéficient des politiques ou actions qui minent ou endommagent les institutions démocratiques du Venezuela ou empêchent le rétablissement du gouvernement constitutionnel» dans ce pays.

Le même jour, ABC News annonçait que le locataire de la Maison blanche avait rencontré la délégation de l'opposition vénézuélienne à l'Assemblée générale de l'ONU, lui exprimant son soutien et appelant à la fin de «l'oppression horrible et brutale» du président Nicolas Maduro. RT 26 septembre 2019

Ils osent tout.

Hommage à Chirac : comment l'école honore ses présidents décédés - LePoint.fr

À Strasbourg, Macron va décorer deux héros de l'attentat du marché de Noël - Le HuffPost 30.09

Ce qu’il y a de Martin Luther King dans le discours historique de Greta Thunberg - Le HuffPost 26.09

Le trou de la Sécu de retour après les «gilets jaunes» - LeFigaro.fr




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Pérou

Confusion politique au Pérou: le président dissout le Parlement, qui riposte en le suspendant - AFP 1 octobre 2019

La confusion politique régnait mardi au Pérou où le chef de l'Etat Martin Vizcarra a prononcé la veille la dissolution du Parlement dominé par l'opposition fujimoriste, lequel a riposté en le suspendant pour un an et en nommant une présidente intérimaire.

Dans un discours télévisé à la nation, M. Vizcarra a commencé par annoncer la dissolution du Parlement, une première au Pérou depuis 1992, et la convocation d'élections législatives anticipées le 26 janvier.

Mais le Parlement a riposté en votant, à une majorité de 86 voix sur 130, la suspension pour un an de M. Vizcarra pour "incapacité morale" et son remplacement par la vice-présidente Mercedes Araoz, une économiste de 58 ans, laquelle a prêté serment dans la foulée.

Le Parlement se réunira à nouveau vendredi pour voter une motion destituant M. Vizcarra de façon définitive, a indiqué le président de la Chambre, Pedro Olaechea.

"Nous sommes face à un coup d'Etat", a fulminé le député Jorge Del Castillo, allié de l'opposition, pour justifier la fronde du Parlement. "J'espère que les forces armées et la police ne se joindront pas à cette mascarade", a-t-il ajouté.

Mais les principaux chefs de l'armée et de la police se sont rendus au palais présidentiel à Lima pour réaffirmer "leur plein soutien à l'ordre constitutionnel et au président Martin Vizcarra comme chef suprême", a annoncé la présidence sur Twitter en publiant une photo de la réunion.

Cette crise est l'aboutissement d'une querelle politique de plusieurs années au Pérou au sujet du mode de nomination de juges au Tribunal constitutionnel.

Le Tribunal constitutionnel, la plus haute instance judiciaire du Pérou, est actuellement saisi de la demande de remise en liberté de la leader de l'opposition Keiko Fujimori, fille de l'ex-président Alberto Fujimori (1990-2000).

Mme Fujimori est incarcérée depuis onze mois dans le cadre du vaste scandale de corruption Odebrecht -- du nom du géant du BTP brésilien -- qui éclabousse la classe politique latino-américaine.

Les fujimorises détiennent actuellement la majorité au Parlement mais, en dégringolade dans les sondages, ils redoutent la perspective d'élections anticipées. D'autant plus qu'en vertu d'une réforme adoptée en 2018 par référendum, plus aucun parlementaire au Pérou ne peut postuler à un second mandat.

Martin Vizcarra, au contraire, jouit d'une forte popularité en raison de son intransigeance face à l'opposition, même si lui-même ne bénéficie du soutien d'aucun parti politique. Cet ingénieur de 56 ans a succédé en 2018 à Pedro Pablo Kuczynski, dont il était le vice-président, acculé à la démission en raison de soupçons de corruption.

Plusieurs manifestations de soutien à sa décision de dissoudre le Parlement ont eu lieu lundi soir à travers le Pérou. La plus importante a rassemblé environ 2.000 personnes à Lima.

Outre Alberto Fujimori, condamné pour violations des droits de l'homme et emprisonné depuis 2005, les quatre derniers présidents du Pérou ont eu maille à partir avec la justice de leur pays.

Alan Garcia (1985-1990 et 2006-2011), soupçonné de corruption dans le scandale Odebrecht, s'est suicidé d'une balle dans la tête le 17 avril au moment où la police venait l'arrêter à son domicile.

Ollanta Humala (2011-2016) et son épouse Nadine Heredia ont été inculpés en mai par la justice péruvienne pour blanchiment d'argent présumé.

Pedro Pablo Kuczynski (2016-2018), contrait à démissionner, est visé par une enquête pour blanchiment d'argent présumé dans le scandale Odebrecht.

Quant à Alejandro Toledo (2001-2006), il a été arrêté le 16 juillet aux Etats-Unis, où il réside, en vue d'une extradition, également pour le scandale Odebrecht. AFP 1 octobre 2019

Autriche

L'Autrichien Sebastian Kurz triomphe en solitaire et cherche des partenaires - AFP 30 septembre 2019

Au sommet mais bien seul: Sebastian Kurz part lundi en quête de partenaires pour gouverner l'Autriche, fort d'une large victoire aux législatives mais privé du soutien de l'extrême droite, son ancien allié, et boudé par les autres formations.

Son score de 37% offre au chef des conservateurs une revanche appréciable, quatre mois après la chute de sa coalition avec le parti d'extrême droite FPÖ, balayé en mai par le scandale de corruption de l'Ibizagate.

Mais Sebastian Kurz a beau avoir creusé la distance avec tous ses concurrents et amélioré de près de six points le résultat obtenu par son parti ÖVP en 2017, il ne peut gouverner seul et doit nouer de nouvelles alliances pour revenir au pouvoir.

Aucun parti ne semble pressé de lui tendre la main. Dès dimanche soir, l'extrême droite FPÖ, qui a gouverné dix-huit mois avec la droite, a fait savoir qu'elle se voyait siéger dans les rangs de l'opposition après un recul dans les urnes bien plus fort qu'attendu.

Confronté dans les derniers jours de campagne à de nouveaux soupçons de malversation, le parti anti-islam et anti-immigration a perdu environ dix points (16%) par rapport au précédent scrutin et n'est "pas en position" de gouverner, a annoncé son nouveau chef Norbert Hofer.

"Le FPÖ est le grand perdant" du scrutin, observe le politologue Peter Filzmaier, alors qu'il y a deux ans, la coalition autrichienne entre la droite et l'extrême droite s'affichait en modèle à suivre dans une Europe aux prises avec la montée des nationalismes.

Portés par la mobilisation internationale sur le climat, les Verts d'Autriche sont eux les gagnants manifestes des législatives, avec un score de 14% qui les place en position de former une majorité avec Sebastian Kurz.

"Le plus vraisemblable est un gouvernement turquoise (couleur de l'ÖVP, ndlr) - vert", affirme un éditorial du quotidien Kurier (centre-gauche).

- "Neutraliser la vague verte" -

Mais le parti écologiste ne compte pas faire de cadeau au chef des conservateurs, qui a imposé une ligne dure sur l'immigration et refuse mordicus la création d'une taxe carbone défendue par les Verts.

Seuls 32% des électeurs des Verts sont favorables à une coalition avec l'ÖVP, inédite en Autriche. Les partisans de ce mariage sont encore moins nombreux dans le camp conservateur (20%).

Le chef des "Grünen", Werner Kogler, a averti qu'il n'envisageait un pacte avec Sebastian Kurz que si ce dernier opérait "un changement politique radical".

Les questions climatiques ont éclipsé la thématique de l'immigration durant la campagne électorale et les écologistes ont quadruplé leur score (14%), eux qui n'avaient pas franchi la barre des 4% nécessaires pour entrer au parlement en 2017.

"Ce pourrait être l'occasion pour Sebastian Kurz de prendre le train de l'écologie en marche tout en neutralisant la vague verte", avance le politologue Thibault Muzergues, qui estime que l'ex-chancelier étudie sérieusement cette possibilité d'alliance.

Mais il pourrait tout aussi bien revenir à la traditionnelle "grande coalition" avec les sociaux-démocrates du SPÖ, arrivés en seconde position (22%) avec un retard de quinze points sur la droite. Ils réalisent leur performance la plus médiocre de l'après-guerre.

Las, eux non plus ne se montrent pas particulièrement enthousiastes à l'idée de partager le pouvoir avec la droite, qu'ils accusent d'une dérive populiste sous l'influence de Sebastian Kurz. La cheffe du SPÖ, Pamela Rendi-Wagner, s'est cependant dit prête à discuter avec les conservateurs.

Une grande coalition centriste sur le modèle de celle qui a gouverné l'Autriche durant 44 ans ne serait guère populaire auprès des électeurs qui ne veulent plus entendre parler de ce "vieux couple".

"Sebastian Kurz décevra ses électeurs quelque soit la coalition qu'il va former", résume le politologue Peter Filzmaier.

Reste l'option d'un gouvernement minoritaire. Au vu des résultats, cette variante "est devenue très, très tentante", estime l'analyste Johannes Huber. "Bien sûr, à un moment donné, il y aura une motion de défiance contre M. Kurz et finalement de nouvelles élections. Mais ce ne sera pas rapide. Dans un avenir prévisible, le FPÖ est en soins intensifs et les sociaux-démocrates aux abonnés absents." AFP 30 septembre 2019

Afghanistan

Abstention record à la présidentielle afghane, plombée par les craintes d'attaques et de fraude - AFP 30 septembre 2019

L'abstention devrait battre un record à l'élection présidentielle afghane, plombée par la menace des attaques des talibans, une campagne atone et les craintes de fraude électorale.

Environ 9,6 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes samedi dans l'Afghanistan en guerre pour choisir le chef de l'Etat parmi 18 candidats, avec deux favoris, l'actuel président Ashraf Ghani et son chef de l'exécutif Abdullah Abdullah.

La participation devrait être la plus basse des quatre scrutins présidentiels tenus depuis 2004.

La commission électorale a annoncé dimanche soir que selon les chiffres disponibles pour les trois quarts des bureaux de vote (3.736 sur 4.905), un peu plus de 20% des électeurs (2,19 millions) avaient mis un bulletin dans l'urne.

A ce rythme la participation finale, attendue lundi, pourrait tourner autour de 25%. Loin derrière le plus bas enregistré jusqu'ici, qui était de 38% au premier tour de la présidentielle de 2009.

Haroun Mir, chercheur indépendant à Kaboul, a minimisé les conséquences d'un faible taux de participation, jugeant que "le prochain gouvernement aura un mandat plus fort que l'actuel, parce que l'élection est beaucoup plus "propre" que les précédentes".

La peur des attaques, mais aussi de la fraude, ont joué un rôle dans cette désaffection, selon de nombreux témoignages de citoyens recueillis avant l'élection. Les précédentes présidentielles de 2014 et 2009 avaient été entachées de fraudes massives.

Bon nombre d'électeurs sont aussi restés chez eux, ayant perdu tout espoir que leurs élites améliorent leurs conditions d'existence, dans un pays où 55% de la population vivait avec moins de deux dollars par jour en 2017.

Les résultats préliminaires doivent être annoncés le 19 octobre et les définitifs le 7 novembre. Si aucun des candidats du premier tour n'a reçu plus de 50% des suffrages, un deuxième tour se tiendra alors dans les deux semaines suivantes. AFP 30 septembre 2019


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

Le suicide d'une directrice d'école de Pantin doit faire réagir Blanquer - Le HuffPost 28.09

Les parents d’élèves d’une école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis), dont la directrice s’est donné la mort il y a une semaine, ont adressé vendredi 27 septembre une lettre au ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer pour l’interpeller sur “un dramatique cri d’alerte”.

Six jours après la découverte du corps de Christine Renon dans le hall de la maternelle Méhul et des nombreuses lettres qu’elle avait pris soin d’envoyer avant sa mort où elle mettait en cause l’Education nationale, les parents d’élèves ont envoyé ce courrier, également adressé au recteur, ainsi qu’à l’inspecteur d’académie et de la circonscription.

“Le geste de Christine Renon est porteur de messages clairs; nous vous demandons de les entendre et d’en prendre acte, et nous attendons un engagement fort en faveur des écoles de Pantin, des écoles de Seine-Saint-Denis, des écoles des zones sensibles”, écrivent-ils dans cette lettre que l’AFP a pu consulter. Des problèmes chroniques

“En dehors de l’émotion, nous vivons l’événement qui secoue notre école aujourd’hui comme un tragique reflet de l’état des écoles de notre secteur et comme un dramatique cri d’alerte sur les conditions de travail des directeurs d’école”, poursuivent-ils.

Comme dans le courrier adressé par la défunte à plusieurs directeurs d’école de Pantin, les parents d’élèves pointent du doigt l’“instabilité d’un interlocuteur essentiel, l’inspecteur de l’Education nationale”, un nouveau “en poste à chaque début d’année scolaire”.

Ils évoquent aussi des problèmes liés aux rythmes scolaires,“une grande instabilité dans les équipes d’animation, des changements de personnel très fréquents, en sous-effectif régulier, souvent peu formé”.

Se déclarant “bien décidés à poursuivre les combats de Christine Renon”, ils interrogent le ministre: “Quelles solutions pouvez-vous apporter?, quelles suites pouvons-nous attendre et dans quels délais?, comment les enseignants de l’équipe seront-ils accompagnés et soutenus dans la durée?”. Réflexion sur le statut de directeur d’école

“Samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée”: c’est par ces mots que commence la longue lettre envoyée à son inspection par cette enseignante de 58 ans qui exerçait dans le 93 depuis 30 ans.

Jeudi, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la cour de l’école Méhul pour rendre hommage à Christine Renon. Quelques heures auparavant, Jean-Michel Blanquer s’était rendu sur les lieux pour rencontrer les personnels de l’école. Il avait exprimé dans un tweet “sa profonde tristesse” et indiqué avoir missionné l’Inspection générale.

“Il faut une réflexion sur le statut de directeur d’école, soumis à de plus en plus de tensions, de violences”, ajoute-t-on dans l’entourage du ministre.

L’école, qui compte onze classes et accueille 300 enfants, a été fermée lundi. Elle a rouvert mardi avec des modalités d’accueil particulières. Le HuffPost 28.09

Grèce

Grèce : mobilisation sociale contre une réforme du travail - euronews 2 octobre 2019

Nouvelle journée de grève de 24 heures ce mercredi en Grèce, à l'appel des syndicats du privé et des transports en commun. Un mouvement qui touche notamment les transports. Quasiment pas de liaisons maritimes, pas de métros, pas de trains. La poste et plusieurs banques étaient également affectées par ces débrayages.

Le nombre des manifestants s'est élevé à 6.000 personnes, moins que mardi dernier lors de la grève observée par la Confédération des salariés du public, l'Adedy, qui avait perturbé le fonctionnement des hôpitaux, écoles et tribunaux et rassemblé plus de 7.000 personnes.

En tout cas, le mot d'ordre est le même : dire non à un projet de loi sur la réforme du travail qui, d'après les syndicats, vise à "la déréglementation du marché de l'emploi". euronews 2 octobre 2019

Ca sent toujours la merde monsieur Modi !

L'Inde débarrassée de la défécation en plein air, affirme Modi - AFP 2 octobre 2019

L'Inde est débarrassée du problème de la défécation en plein air, a assuré mercredi son Premier ministre, Narendra Modi, à l'origine d'un vaste plan d'installation de toilettes dans son pays.

"En 60 mois, on a donné accès aux toilettes à 600 millions de personnes (sur 1,3 milliard d'habitants, ndlr), plus de 110 millions de toilettes ont été construites", s'est exclamé M. Modi au cours d'un événement public à Ahmedabad (ouest).

"Le monde entier est stupéfait d'entendre ceci", a-t-il ajouté, malgré le scepticisme qu'a suscité cette annonce faite le jour du 150e anniversaire de la naissance du Mahatma Gandhi, qui a joué un rôle fondamental non seulement en vue de l'indépendance mais aussi pour l'amélioration de la situation sanitaire de son pays.

Le gouvernement indien dit avoir consacré 20 milliards de dollars à ce plan sanitaire lancé en 2014 pour remédier aux effets de la défécation en plein air, qui touche surtout les zones rurales.

Narendra Modi, qui a remporté un deuxième mandat de Premier ministre haut la main en mai, a été primé le mois dernier à New York par la Fondation Bill et Melinda Gates pour les mesures qu'il a prises contre ce fléau. AFP 2 octobre 2019

LVOG - Au moins on sait de qui il est le président !

Dans tous les villages il existe des dizaines d'habitations où il n'y a pas d'espace pour construire des toilettes, donc les gens continuent de se soulager en plein air. Quand il a plu, c'est une puanteur. En face de chez moi il y a un terrain non clôturé qui appartient à un propriétaire. Il a été planté d'eucalyptus, les gens du village qui n'ont pas de toilettes y vont chier, quoique depuis une semaine les arbres ont été coupés et ils doivent aller cent mètres plus loin. A la tombée de la nuit, en cette saison la rosée tombe et il se dégage de ce terrain une odeur pestilentielle, je ne la sens pas de chez moi grâce au mur du jardin sauf quand il y a du vent qui vient de l'est, ce qui est rare, et puis on ne sort pas le soir dans le jardin à cause des serpents ou des scorpions qui se baladent.

Et puis, il y a des gens qui ont revendu les matériaux que le gouvernement leur avait livrés pour construire des toilettes ou ils s'en sont servis pour autres choses. Mieux, comme l'immense majorité des Indiens vivent dans la précarité absolue, ils n'auront pas d'argent pour faire vider leurs fosses septiques et ils retourneront chier n'importe où.

La mienne est très grande, la dernière fois cela m'a coûté 1800 roupies (environ 25 euros) pour la faire vider, une fortune ! Le salaire minimum tourne maintenant autour de 6 à 7000 roupies (80 à 93 euros) , mais beaucoup de travailleurs indiens sont encore payés à la tâche ou à la journée ou ne travaillent pas un mois complet, et ils ne sont pas payés quand ils s'absentent ou sont malades, ce qui arrive souvent. Ici le salaire varie en fonction du nombre de jours travaillés, il n'y a pas de salaire mensualisé fixe comme en France.


ECONOMIE

Chine

Pékin inaugure son nouvel aéroport géant avant l'anniversaire du régime - AFP 25 septembre 2019

La Chine a inauguré mercredi un nouvel aéroport géant au sud de Pékin, une infrastructure de prestige ouverte à quelques jours des colossales célébrations du 70e anniversaire du régime communiste.

Le président Xi Jinping en personne a inauguré l'aérogare qui évoque la forme d'une étoile de mer au toit cuivré. Un premier vol commercial, un Airbus A380 de la compagnie China Southern Airlines, a décollé quelques heures plus tard à destination de Canton (sud).

Juste avant la fête nationale du 1er octobre, qui s'accompagnera d'un énorme défilé civil et militaire au coeur de Pékin, l'inauguration d'un aéroport futuriste s'inscrit dans la droite ligne du "rêve chinois" que Xi Jinping vante à ses compatriotes.

L'aéroport international de Daxing, situé à 46 km au sud du coeur de la capitale, doit fonctionner à pleine capacité en 2025 avec 72 millions de passagers par an, ce qui en ferait un record mondial pour un terminal unique, selon ses concepteurs.

A l'horizon 2040, l'infrastructure disposera de huit pistes, dont une à usage militaire. Elle sera en mesure d'accueillir 100 millions de passagers, ce qui en ferait la plus grande aérogare du monde en termes de capacité voyageurs.

Le nouveau site doit désengorger l'actuel aéroport international de Pékin-Capitale, dont les trois terminaux sont situés au nord-est de la métropole tentaculaire de 21 millions d'habitants.

Cette infrastructure, deuxième du classement mondial en termes de fréquentation après l'aéroport d'Atlanta aux Etats-Unis, arrive déjà à saturation, avec un peu plus de 100 millions de passagers annuels.

A titre de comparaison, tous les terminaux de Paris-Charles-de-Gaulle, 10e aéroport mondial, ont traité moins de 70 millions de passagers en 2017.

Avec la hausse du niveau de vie et l'appétit des Chinois pour les voyages, le transport aérien est en plein boom dans le pays asiatique: selon l'Association du transport aérien international (Iata), au milieu des années 2020, la Chine passera devant les Etats-Unis pour devenir le premier marché aérien du monde.

En 2037, le pays assurera 1,6 milliard de voyages en avion par an, soit un milliard de plus qu'en 2017.

Dans ces conditions, la capitale s'attend à recevoir 170 millions de passagers en 2025, répartis entre ses deux aéroports.

Avec une superficie de 700.000 m2, le nouveau bâtiment revendique le titre de plus grand terminal aéroportuaire du monde. Il a été conçu par l'architecte anglo-irakienne Zaha Hadid, décédée en 2016, et la filiale ingénierie d'Aéroports de Paris (ADP).

Il est recouvert par un toit d'un seul tenant qui représente la superficie de 25 terrains de football.

A la différence des aérogares classiques, le nouveau bâtiment est tout en hauteur, avec deux niveaux pour les départs et autant pour les arrivées. Une gare métro/TGV est installée directement sous le terminal.

Une ligne express doit permettre de rejoindre le centre-ville en une vingtaine de minutes, mais la liaison avec l'actuel aéroport, distant de 67 km, risque d'être plus compliquée.

Le projet a coûté 120 milliards de yuans (15 milliards d'euros), 400 milliards en comptant les raccordements ferroviaires et routiers. AFP 25 septembre 2019

Inde

LVOG - "Généralement utilitaire", mais pas forcément indispensable en état de précarité absolue ! Une vision économique au ras du slip !

À en croire les ventes de slips, c'est la crise en Inde - slate.fr 26.09

C'est un indicateur curieux et non-académique, mais c'est un indicateur que l'économiste américain et ex-président de la Réserve fédérale Alan Greenspan utilisait pour détecter les crises.

Selon lui, comme le rapportait NPR en 2008, une récession ou un ralentissement économique peuvent se jauger à la baisse des ventes de sous-vêtements ou à celle de l'activité des entreprises de nettoyage à sec.

Faire nettoyer ses vêtements est, pour beaucoup, un luxe que l'on s'offre; ne plus le faire est donc le signe que les budgets sont à la baisse. L'achat des sous-vêtements est un acte peu coûteux et généralement utilitaire. Quand ils ne sont plus rachetés aussi régulièrement que d'habitude, c'est que les ménages ont dû arbitrer en défaveur de cet objet pourtant nécessaire. Et donc que l'économie va mal.

Quand les slips vont mal, tout va mal

Le New York Times est allé vérifier l'équation en Inde, dans la ville de Tiruppur, où ils sont produits en masse – l'industrie du textile emploie 45 millions d'Indiens.

À en juger par l'état du commerce des slips, le pays semble être entré dans une importante crise: au milieu de marchés désertés et de grossistes démoralisé·es, un commerçant local fait état d'une dégringolade de 50%.

Une chute symptomatique de l'état d'esprit du pays. Jusqu'à l'année dernière, avec une population estimée à 1,3 milliard, l'Inde figurait parmi les champions du monde de la croissance, dépassant régulièrement les 8% annuels.

Réélu en mai, Narendra Modi et son gouvernement tablent, pour cette année, sur 5% seulement. Le pays fait face à une crise de l'emploi sans précédent. La moitié de la population du pays dépendant de l'agriculture est à la peine.

La roupie a perdu près de 9% de sa valeur en un an, ce qui a renchéri nombre de produits que l'Inde importe. La fragilité bancaire a provoqué un resserrement du crédit qui pénalise un peu plus encore l'économie et les investissements.

L'industrie automobile est particulièrement marquée: les ventes de véhicules neufs ont baissé de 32% an août et le secteur menace de devoir licencier un million de personnes si la tendance se poursuit.

Comme le note le New York Times, même les paquets de biscuits bon marché Parle, qui accompagnent le thé au lait matinal dans des millions de foyers, souffrent malgré leur prix. (10 roupies - 80 grammes. Vous voyez que c'est moi qui fait les courses ! - LVOG)

Le gouvernement Modi, longtemps critiqué pour son inaction, a fini par prendre des mesures en faveur de l'investissement, et a poussé la Banque centrale à lui verser 22 milliards d'euros pour tenter de stimuler l'économie.

Mais les spécialistes doutent de l'efficacité de sa politique et préviennent: l'exemple indien, qui fait écho au ralentissement chinois, pourrait être suivi par de nombreux autres pays en voie de développement. slate.fr 26.09

LVOG - Cela fait belle lurette que je ne dépense plus de fric pour cet article inutile ou superflu, le slip, pourquoi j'en porterais puisque les femmes n'en portent pas, franchement ? En revanche ils leur ont imposé le soutien-gorge qui n'existait pratiquement pas dans les années 80. Quand j'ai rencontré ma future épouse en 1989, il a fallu que je lui en achète parce qu'elle n'en avait pas.

Les prix continuent de flamber mais les salaires ne suivent pas ou pas forcément, et les charges fixes inexistantes hier (essence, assurance, scolarité, téléphone, électricité, gaz, etc.) et correspondant à de nouveaux besoins se sont multipliées, toutes les familles indiennes sont endettées, même les plus pauvres, je ne parle pas des miséreuses, cela existe aussi et pas qu'un peu. Avec deux salaires ils peinent à survivre, avec un seul, c'est la pauvreté assurée.

Tous mes voisins dans mon village, mais aussi les frères et soeurs de ma compagne font des économies sur l'alimentation, pas de viande ou poisson ou rarement, même pas d'oeufs, du riz et un bouillon ou nagent quelques lentilles et légumes agrémentés de quelques épices. Je ne mange jamais chez eux, sauf les jours de fête.

Les ignobles adeptes de la théorie de la décroissance peuvent se réjouir, ce n'est pas demain la veille que les travailleurs indiens auront le même niveau de vie qu'eux.

Moi aussi j'ai supprimé un tas de trucs pour réduire ou tenter de stabiliser mon budget mensuel, y compris ma facture alimentaire. J'ai été effaré d'avoir constaté hier que j'avais dépensé 20.000 roupies en septembre sans faire d'extras. A ce rythme-là, d'ici quelques années je ne pourrai plus rien économiser pour me soigner si nécessaire ou aider des personnes dans le besoin, qui me remboursent quand elles le peuvent ou à leur rythme. Tous les mois je dépanne des gens, j'en nourris aussi. Je sers aussi de pharmacien, gratuit évidemment. Aujourd'hui, c'est ma jeune voisine Kajé qui a déboulé à 8 heures du matin avec un mal de tête carabiné, avant-hier ce fut Srida qui avait envoyé son fils pour le même mal. Chaque fois je leur donne plusieurs comprimés pour ne pas paraître avare. J'ai un stock de médicaments chez moi qui sert essentiellement aux gens du village ou à la famille. Et ils coûtent de plus en plus chers.

Je prête des outils, tabouret, échelle, je file de la ficelle, du fil électrique, etc. plus d'essence, le carburateur du scooter n'est pas accessible ! Les gens viennent téléphoner chez moi quand leur compte est à zéro. Il y en a qui avait acheté une parcelle de terrain sur laquelle ils comptaient construire un jour une petite maison, ils ont même parfois commencé à acheter des briques et du sable, et quelques années plus tard ils vivent toujours dans leur baraque provisoire ou au mieux leur maison inachevée, le coût des matériaux s'est envolés ainsi que celui de la main d'oeuvre, pour un service toujours aussi médiocre ou pire encore, du coup ils n'arriveront jamais à construire leur maison ou à la terminer, un de mes voisins est dans ce cas-là et il l'a mis en vente, si chère qu'il n'est pas prêt de trouver un acquéreur, il est endetté jusqu'au cou et son couple avec 3 gosses est brisé, il est chauffeur poids lourd.

Le prix des terrains a explosé depuis que le gouvernement a décrété qu'il était interdit de transformer des terres agricoles en parcelles destinées à des habitations. Non loin de chez moi, un terrain qui était mis en vente 300.000 roupies il y a 1 ou 2 ans, est proposé aujourd'hui à 900.000 roupies, 1 million de roupies avec les frais d'enregistrement qui ont aussi énormément augmenté. Du coup plus personne ou presque n'achète de terrain ou ne fait construire de maison, ce qui va engendrer du chômage supplémentaire. J'ai dépensé un peu plus de 3 millions de roupies pour m'installer il y a 6 ans, il m'en faudrait au moins 10 aujourd'hui et je ne les aurais pas eu, j'aurais donc été condamné à louer et à déménager sans cesse jusqu'à la fin de ma vie. C'est ma compagne qui avait eu cette judicieuse idée.

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.