Le portail a été actualisé le 4 décembre 2019..............Dehors Macron, monsieur 10%, illégitime ! Retrait inconditionnel du projet de contre-réforme des retraites Macron-Delevoye!........ A bas le Green New Deal, la New Climate Economy, à bas l'escroquerie écologique patronnée par Goldman Sachs, J-P Morgan, la Banque mondiale, le FMI, l'ONU, l'UE.........Partant du constat que le capitalisme (et ses institutions) est l'unique cause des inégalités et des injustices sociales, le principal obstacle à la satisfaction de nos besoins, à la réalisation de nos aspirations légitimes, dès lors on a le choix entre s'en accommoder et en assumer toutes les conséquences, y compris le totalitarisme et les guerres, ou décider de l'affronter jusqu'à son abolition et l'instauration d'une République sociale........


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (04.12.2019)

  Documents d'actualité. (04.12.2019)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (30.11.2019)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes) (pas actualisé, pas le temps)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (30.11.2019)

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Actualité intermationale (2018 et après...)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030, mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


 LES FAITS. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle. La hausse de la température précède la hausse du taux de CO² dans l'air.

Voilà l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 4 décembre.

   2019

Octobre (74 pages)
Septembre (121 pages)
Août (116 pages)
Juillet (120 pages)
Juin (128 pages)
Mai (112 pages)
Avril (60 pages)
Mars (175 pages)
Février (157 pages)
Janvier (194 pages)

2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. Multilatéralisme ou Droit international ? (03.12)

DOCUMENT. L'Eurafrique et le mythe de l'indépendance. (29.11)
DOCUMENT. La Bolivie, laboratoire d'une nouvelle stratégie de déstabilisation. (26.11)
DOCUMENT. Comment Human Rights Watch a justifié un massacre en Bolivie. (23.11)
DOCUMENT. Six projets contradictoires d'ordre mondial. (19.11)
DOCUMENT. Un peuple désarmé sera toujours vaincu. (19.11)
DOCUMENT. La longue campagne du « Tout sauf Evo ». (12.11)
DOCUMENT. Les insolubles contradictions de Daesh et du PKK/YPG. (12.11)
DOCUMENT. Une histoire du 21ème siècle. (04.11)

DOCUMENT. La guerre des titans pour l’hégémonie mondiale (1/2). (31.10)
DOCUMENT. Brûle, Néolibéralisme, brûle. (26.10)
DOCUMENT. Tout ce qu'on vous cache sur l'opération turque "source de paix". (17.10)
DOCUMENT. Traquer l’ingérence étrangère à Hong Kong. (11.10)
DOCUMENT. Donald Trump, seul contre tous. (08.10)
DOCUMENT. 70ème anniversaire de la République populaire chinoise : l’effacement de l'histoire. (02.10)
DOCUMENT. Théorie et pratique des Droits de l'homme. (01.10)

DOCUMENT. L'union nationale en Syrie et au Venezuela. (24.09)
DOCUMENT. Venezuela – Et ça continue encore et encore… Juan Guaido dans les bras
     de membres du cartel narco-paramilitaire colombien… (24.09)

DOCUMENT. Quand le Parlement européen manipule l’Histoire. (24.09)
DOCUMENT. Hong Kong a peur – des émeutiers. (20.09)
DOCUMENT. Les nouveaux territoires de l’agrobusiness. (18.09)
DOCUMENT. Bolivie : La fiction d’un développement alternatif. (18.09)
DOCUMENT. Hong Kong, le Traité de Nankin revient. (18.09)
DOCUMENT. Dix-huit ans après le 11 septembre 2001 (11.09)
DOCUMENT. De plus en plus d’Étasuniens remettent en question l’histoire officielle
      du 11-Septembre alors que de nouvelles preuves contredisent le récit officiel (11.09)

DOCUMENT. Anniversaire du 11-Septembre: Qui était Oussama ben Laden?
      La vérité derrière le 11 septembre 2001 (10.09)

DOCUMENT. Le Brexit, l'UE et la démocratie. (10.09)
DOCUMENT. Petite leçon d’histoire à Justin Trudeau. (07.09)
DOCUMENT. Hong-Kong : un infiltré chez les « chemises noires » raconte. (05.09)
DOCUMENT. Russie : comment ont été recrutés lesmanifestants du 10 août par l'opposition. (13.08)
DOCUMENT. Donald Trump apportera-t-il la paix ? (03.09)
DOCUMENT. Développements politiques contre Erdogan en gestation en Turquie. (03.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)

DOCUMENT. Elizabeth II suspend le Parlement britannique. (28.08)
DOCUMENT. La communication, seul enjeu du sommet du G-7 à Biarritz. (27.08)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. La communication, seul enjeu du sommet du G-7 à Biarritz. (27.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Des nouvelles du Réseau Voltaire. (25.08)
DOCUMENT. Affaiblir des pays en manipulant la démocratie. (13.08)
DOCUMENT. Qui veut tuer le Réseau Voltaire ? (02.08) DOCUMENT. Révélations sur les attentats de 2004 et 2017 en Espagne. (30.07)
DOCUMENT. Le capitalisme financier déréglé: taux d’intérêt extrêmement bas et bulles des prix. (30.07)
DOCUMENT. Liban-Syrie: Malédiction de la géographie conjuguée avec la richesse?. (30.07)
DOCUMENT. Les Balkans subissent un remodelage géopolitique. (12.07)

DOCUMENT. Le vivier Otan de néonazis en Ukraine. (23.07)
DOCUMENT. L'Union européenne avalise la nomination de quatre hauts fonctionnaires. (09.07)
DOCUMENT. Israël contre les Vénézuéliens (02.07)

DOCUMENT. Ce que Washington joue autour de l'Iran (25.06)
DOCUMENT. Russie-Chine : le Sommet qui ne fait pas l’info (11.06)
DOCUMENT. Sommet tripartite secret de Jérusalem (11.06)
DOCUMENT. Comment la guerre de l’Occident en Libye a stimulé le terrorisme dans 14 pays (07.06)
DOCUMENT. Nous sommes tous des menteurs (06.06)
DOCUMENT. Le bras long du Groupe de Bilderberg (04.06)

DOCUMENT. Sondage « Jour du vote » ELABE pour BFMTV 26 mai 2019 (26.05) DOCUMENT. La mascarade de l'Union européenne (24.04)
DOCUMENT. Venezuela, Iran : Trump et l'État profond (21.04)
DOCUMENT. Rand Corp : comment abattre la Russie (21.04)

DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (1/6) (18.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (2/6) (19.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (3/6) (20.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (4/6) (21.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (5/6) (22.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (6/6) (23.05)

DOCUMENT. Coup d'État hollywoodien au Venezuela (01.05)

DOCUMENT. Les nouveaux territoires de Daesh (30.04)
DOCUMENT. « Sans la désinformation, l'Otan s'écroulerait » (24.04)
DOCUMENT. L'Union européenne est contrainte de participer aux guerres US. (23.04)
DOCUMENT. L'Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant
      le Golfe à la Méditerranée ? (19.04)

DOCUMENT. Le président équatorien Lenin Moreno se venge de la publication des « Ina Papers. (18.04)
DOCUMENT. La Turquie tente-t-elle de constituer sa propre alliance militaire ? (16.04)
DOCUMENT. Juan Guaidó : préparation d’une tentative de renversement du Gouvernement Bolivarien
      inspirée par un manuel de subversion nord-américain. (11.04)

DOCUMENT. Géopolitique du pétrole à l'ére Trump. (09.04)
DOCUMENT. L’Onu cassée par l’« exceptionnalisme » états-unien. (02.04)
DOCUMENT. Le cinéma : un outil de propagande pour faire accepter la guerre. (02.04.) DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02)

DOCUMENT. La nouvelle Grande stratégie des États-Unis. (26.03)
DOCUMENT. Le «Hirak» en Algérie, entre spontanéité et manipulation. (25.03)
DOCUMENT. Macron, l’État terroriste. (22.03)
DOCUMENT. Libye, de l’opulence à la plus grande pauvreté (20.03)
DOCUMENT. La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident (21.03)
DOCUMENT. France : le gouvernement utilise pour la première fois des marqueurs chimiques
      et des nano-particules sur des manifestants. (20.03)

DOCUMENT. Le « parti américain » dans les institutions de l’Union européenne. (19.03)
DOCUMENT. Le report des élections algériennes et la bombe Brahimi. (15.03)
DOCUMENT. Algérie: Du prétexte conjoncturel aux causes systémiques.
      Promesses et dangers d’une révolte de la dignité. (11.03)

DOCUMENT. 12 fake news macronistes sur les Gilets jaunes (2e partie). (11.03)
DOCUMENT. La couverture du Venezuela nous ramène à l’âge d’or des mensonges
      sur l’Amérique Latine (FAIR). (06.03)

DOCUMENT. L’initiative “la Ceinture et la Route” : l’agrobusiness chinois se mondialise. (06.03)
DOCUMENT. Armées privées, mercenaires légaux. (06.03)
DOCUMENT. Le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique. (05.03)
DOCUMENT. Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne:
      Vichy et la tétanie du débat public en France. (01.03)
DOCUMENT. Le président Bouteflika pris en otage, le Peuple algérien emprisonné. (08.03)
DOCUMENT. » Désigné par Trump pour instaurer la « démocratie » au Venezuela,
      Elliott Abrams a consacré sa vie à la détruire. (05.03)

DOCUMENT. » Le Monde qui nous attend. (28.01)

DOCUMENT. Walter Hallstein, un nazi devenu président de la commission européenne. (14.12.2015.)
DOCUMENT. Des armes de destruction massive iraquiennes aux armes chimiques syriennes. (05.03)
DOCUMENT. Le triple jeu des néoconservateurs. (01.03.2013)
DOCUMENT. Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient. (01.03)

DOCUMENT. L'invention du peuple Juif - Interview de Shlomo Sand. (27.02)
DOCUMENT. Rony Brauman : les déclarations d’Emmanuel Macron « nourrissent
     et amplifient l’antisémitisme ». (27.02)

DOCUMENT. Les États-Unis violent le droit international en tentant un coup d’État au Venezuela. (23.02)
DOCUMENT. France, l’antisémitisme encore… (21.02)
DOCUMENT. Les crises, haïtienne et vénézuélienne, révèlent l’élasticité de la notion de démocratie
     des USA. (20.02)

DOCUMENT. » Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale. (19.02)
DOCUMENT. La CIA utilise la Turquie pour faire pression sur la Chine. (19.02)
DOCUMENT. Vers la Grande Albanie. (18.02)
DOCUMENT. Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s'annonce ? (12.02)
DOCUMENT. Les USA : un État voyou, au service de son économie. (04.02)

DOCUMENT. La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US
     a créé le leader du coup d'Etat au Venezuela. (29.01)

DOCUMENT. Venezuela, putsch de l’État profond US.(29.01)
DOCUMENT. Le 116ème Congrès US prépare une nouvelle guerre contre la Syrie. (29.01)
DOCUMENT. Les États-Unis créent les conditions de l'invasion du Venezuela. (25.01)
DOCUMENT. L'effroyable destruction à venir du « Bassin des Caraïbes ». (08.01) DOCUMENT. Les États-Unis refusent de se battre pour des financiers transnationaux. (25.12)
DOCUMENT. Rothschild et Goldman Sachs pratiquent la fraude et le blanchiment
     en Malaisie et ailleurs. (24.12)

DOCUMENT. Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains. (18.12)
DOCUMENT. Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ? (11.12)
DOCUMENT. Comment l’Occident dévore ses enfants. (04.12)

DOCUMENT. La sécession de l'Union européenne. (20.11)
DOCUMENT. De 1945 à aujourd’hui : 20 à 30 millions de personnes tués par les USA. (20.11)
DOCUMENT. France: L’avalanche liberticide appelle à la résistance. (19.11)
DOCUMENT. France: La liberté ne permet pas l’insouciance. (18.11)
DOCUMENT. La « guerre contre la terreur », alibi d’un crime de masse (18.11)
DOCUMENT. Des criminels de guerre haut placés commémorent
     la fin de la Première Guerre mondiale. (15.11)

DOCUMENT. Patriotisme vs. Nationalisme. (13.11)
DOCUMENT. Ce que révèlent les élections US sur le conflit intérieur. (13.11)

DOCUMENT. Syrie : la paix suppose la condamnation internationale
     de l’idéologie des Frères musulmans. (06.11)

DOCUMENT. La route de la soie et Israël. (30.10)
DOCUMENT. Le mega jeu de guerre « Trident Juncture 2018 ». (23.10)
DOCUMENT. Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier. (23.10)
DOCUMENT. Comment les gens sont facilement contrôlés par les tyrans. (05.09)

DOCUMENT. Washington corrompt des parlementaires macédoniens pour obtenir l'adhésion
     à l'Otan et à l'UE. (09.10)

DOCUMENT. L’armée d’insectes du Pentagone (09.10)
DOCUMENT. Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM (07.10)
DOCUMENT. Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie
     de peste porcine en Belgique (07.10)

DOCUMENT. La politique de la Troïka en Grèce : Voler le peuple grec et donner l’argent
     aux banques privées, à la BCE, au FMI et aux États dominant la zone euro (20.08)

DOCUMENT. Onu : naissance du monde post-occidental (02.10)
DOCUMENT. Comment l'administration de l'Onu organise la guerre. (03.09)
DOCUMENT. La Russie dénonce la dyarchie à l’Onu et aux États-Unis. (28.08)

DOCUMENT. Le crépuscule de la guerre. (31.07)

DOCUMENT. Trump et la bureaucratie de l'Otan (17.07)
DOCUMENT. L’establishment US derrière le Sommet d'Helsinki (17.07)

DOCUMENT. Les tireurs de ficelles de la crise migratoire. (02.05.2016)
DOCUMENT. Néocolonialisme et « crise des migrants ».

DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Les élections ne suffisent pas à la démocratie.

DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

DOCUMENT. Climat : l’incroyable saga des températures. (22.08.2019)
DOCUMENT. Temps de résidence du gaz carbonique dans l’atmosphère. (21.09.2015)
DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10)
DOCUMENT. Le climat et la finance verte. (09.10)
DOCUMENT. Notice succincte sur une des assertions fondatrices du "réchauffement climatique
     anthropique". (date ?)

DOCUMENT. 550 scientifiques giecosceptiques (parmi des milliers d'autres) (01.10.2015)
DOCUMENT. TRIBUNE. Climat : la liberté académique est-elle en danger ? (30.09)
DOCUMENT. Le climat et la piste de l'argent. (25.09)
DOCUMENT. Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies
     contre l’alarmisme climatique. (23.09)

DOCUMENT. Courrier climato-réaliste à l’ONU : les signataires pour la France. (25.09)
DOCUMENT. La liste mondiale des signataires de la Déclaration climato-réaliste (en anglais) (26.09)

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)

   VIDEOS

Vidéo. Il n’y a pas d’urgence climatique

Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)

   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation
     de la nature par les grandes entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)


   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Se faire des amis avec J-P.Garnier : Sauver la planète, au profit de qui ? (08.2019)
DOCUMENT. L’ « écomerdier » imposé à l’Afrique par les écolo-impérialistes (05.11)
DOCUMENT. Lait de vache, glyphosate, CO2 : où est passée la vérité scientifique ? (28.10)
DOCUMENT. La glace du Groenland fond… le sérieux journalistique aussi (08.08)
DOCUMENT. Fausse science : d’où vient le vrai danger ? (25.07)
DOCUMENT. Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons. (15.07)
DOCUMENT. Presse & ONG : quand l’art du titre flirte avec intox et idéologie. (25.01)

DOCUMENT. La « convention citoyenne pour le climat » : un débat honteusement truqué. (07.10)
DOCUMENT. Un réchauffement brutal de la stratosphère est à l’origine de l’anomalie de température
     record de septembre 2019. (05.10)

DOCUMENT. Le maquillage vert du capitalisme ne change pas son essence prédatrice:
     la fable Greta et ses limites. (04.10)

DOCUMENT. Pets de vaches contre entrepreneurs de vertu. (04.10)
DOCUMENT. Propagation des erreurs et fiabilité des projections
     de la température globale de l'air, Mark II.. (16.09)

DOCUMENT. Rétractation d’un article de « Nature » sur le réchauffement des océans. (29.09)

DOCUMENT. L’élévation du niveau de la mer surestimée
     selon une étude publiée dans la revue « Nature ». (13.02)

DOCUMENT. Tous les jeunes ne sont pas Greta (27.09)
DOCUMENT. Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise (25.09)
DOCUMENT. Cette raffinerie solaire transforme la lumière et l'air en combustible liquide (13.06)
DOCUMENT. Climat : non à l’enseignement de la peur ! (25.09)
DOCUMENT. Irons-nous encore longtemps au charbon ? (24.09)
DOCUMENT. Face à l’alarmisme climatique la science est impuissante. (19.09)
DOCUMENT. Comment les médias détruisent toute possibilité de débat rationnel sur le climat. (14.09)
DOCUMENT. Vagues de chaleur en Europe de l’ouest, records de froid à l’est :
     l’influence de l’Oscillation Nord-Atlantique. (11.09)

DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
     (02.10.2018)

DOCUMENT. Cata-boulette himalayenne : Le GIEC fait son mea culpa. (20.01.2010)
DOCUMENT. Le refroidissement planétaire est arrivé. (11.11.2008)
DOCUMENT. Variations de la température moyenne de la Terre au cours des millénaires. (date ?)
DOCUMENT. La VRT et la propagande climatique. (28.06.19)
DOCUMENT. La viande et le climat : Vachement stupide. (06. 04.19)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF
     (Global Warming Policy Foundation). (07.04.19)

DOCUMENT. Le débat en cours sur le réchauffement climatique sous la loupe (Mise à jour 17/11/12)
DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
     au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe !
     par Marcel Leroux professeur en climatologie. (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
     (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
     (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
     (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. La Physique du Climat, oublier l’ « effet de serre » et revenir aux fondamentaux. (28.03.19)

DOCUMENT. SCE INFO : 45,9°C un record en France ? (03.07.2019)
DOCUMENT. Exagérations climatiques extrêmes. (04.03.2019)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Climat, de quelles températures parlons nous. (03.08.2019)

DOCUMENT. Panique climatique : le détournement du changement climatique et ses profiteurs. (06.06.19)
DOCUMENT. L’alarmisme climatique est infondé. (06.06.19)
DOCUMENT. Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 92. (02.06.19)
DOCUMENT. A propos de la marche pour le climat, du délit de blasphème scientifique
     et d’opérations politiques. (02.06.19)

DOCUMENT. Climat : Personne n'y peut rien ! Arrêtons le gaspillage de notre argent. (06.05.19)
DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)
DOCUMENT. Changement climatique : ce que je sais. (24.02.19)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)

DOCUMENT. L'agonie de la politique étrangère française. (29.11)


DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10 2019)
DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Investig’Action. (Belgique)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Entelekheia. (?)

Climat Environnement & Énergie Le site des Climato-Réalistes (France)

Qui a organisé les attentats du 11 Septembre 2001 ?



Causerie

Le 4 décembre 2019

CAUSERIE ET INFOS

30 pages au format pdf -

- "Ne plus exprimer son opinion être dans l'air du temps". A bas la démagogie, la servilité, la lâcheté, le conformisme, le populisme, l'inquisition, la tyrannie !

- « Tant que les Autrichiens auront leur bière brune et leurs petites saucisses, ils ne se révolteront jamais ». L.V. Beethoven.

C'est ce que de multiples expériences dans le passé ont prouvé à propos des classes moyennes et des couches supérieures de la classe ouvrière.

Quand ils commenceront à devoir s'en priver, ils se mobiliseront, et la question est de saisir à quel moment précis cela se produira. Avant dans la plupart des cas, elles resteront sourds parce qu'il était trop tôt, et après elles le seraient tout autant parce qu'il serait trop tard. Tel est le paradoxe ou la difficulté à laquelle nous sommes confrontés et qui nécessite d'adapter en permanence notre tactique en fonction de l'évolution de la situation, afin que notre discours devienne intelligible au plus grand nombre quand ce basculement se réalisera, et qu'elles adoptent la perspective et les objectifs politiques que nous leur proposeront.

On a bien vu que partout où se produisait des mouvements sociaux d'ampleur ou de masse dans le monde, sans perspective et objectifs politiques, sans programme et parti ou organisation, ils sont systématiquement voués à l'échec ou à remporter des victoires partielles (et temporaires) consistant à récolter des miettes (qui seront annulées par d'autres mesures à venir) qui ne changent rien fondamentalement à leur condition et au régime en place.

Sans poser la question du pouvoir politique et de l'Etat, de la nécessité d'un changement de régime, du mode de production et de répartition des richesses, de réorganiser la société sur la base de nouveaux rapports sociaux, c'est un leurre ou une illusion de croire qu'elle pourrait devenir meilleure ou plus juste tant que la minorité qui détient le pouvoir n'aura pas été chassée, neutralisée, muselée, réprimée, car elle ne cèdera jamais le pouvoir pacifiquement.

Je n'ai pas traité certains sujets qui sont à épisodes ou s'étendent dans le temps, qui font l'objet d'infos quasi quotidiennement pendant des semaines ou des mois, c'est trop contraignant ou il faut une équipe pour faire ce boulot.

Entendu à Tripoli au Liban hier 3 décembre 2019

- "Mais descendre dans la rue ne suffit pas", ajoute-t-elle, précisant que les manifestants "ont senti qu'ils avaient besoin de comprendre". AFP 4 décembre 2019

Entendu à Alger hier 3 décembre 2019

- "La peur, c'était avant": en Algérie, les étudiants manifestent contre la présidentielle prévue le 12 décembre

Les manifestants estiment que le scrutin ne servira qu'à conserver le système politique mis en place après l'indépendance de 1962. francetvinfo.fr 03.12

Au Chili, l'annonce d'un toilettage cosmétique de la Constitution n'a pas davantage convaincu les manifestants qui exigent un changement de régime, et il en est ainsi partout ailleurs. Ce qui fait cruellement défaut, c'est le parti de la révolution socialiste mondiale que nous n'avons pas été foutus de construire, d'où la situation inextricable ou l'absence d'issue politique à la crise du capitalisme...

Eh oui, les enseignements du marxisme ou de la Commune de 1871, de la révolution russe de 1917, ont conservé toute leur actualité, nous en faisons continuellement la cruelle expérience, même si malheureusement nous n'avons pas été capable de les intégrer dans notre programme ou de les traduire en terme stratégique, ou pire si nous leur avons tourné le dos parce que nous avons cessé de croire dans les masses et le socialisme !

S'agissant de la contre-réforme des retraites nous exigeons son retrait.

Quant au 5 décembre et à la suite, je suis dubitatif en appelant à y participer évidemment, si vous vous demandiez pourquoi cela signifierait que vous n'auriez pas lu attentivement les causeries depuis août 2008.

- Contre la réforme des retraites, des CRS déposent casque et matraque - huffingtonpost.fr 02.12

Dans un geste symbolique, une centaine de policiers ont tenu à marquer leur désaccord avec la réforme qui se profile. Mais ils prévoient d'assurer normalement leur mission de maintien de l'ordre le 5 décembre.

Ce lundi 2 décembre, une centaine de CRS ont déposé symboliquement casques et matraques, devant la caserne de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne, pour demander le maintien du régime spécifique des policiers dans le cadre de la future réforme des retraites.

Le 5 décembre s’annonce comme une journée de mobilisations et de manifestations particulièrement suivies, contre la fusion des 42 régimes de retraite existants en un système “universel” par points, à l’appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires.

Pour ce qui est de la Police nationale, l’ensemble des syndicats est vent debout contre le projet de réforme. Deux fédérations syndicales de la Police emmenées par les syndicats Alliance et Unsa-Police ont appelé à des “actions de 10h à 15h dans tous les services de police”, le 5 décembre, avec des fermetures symboliques de commissariats, grève des PV ou zèle lors du contrôle aux aéroports.

Les policiers craignent une remise en cause de leur avantageux système de bonifications. Actuellement les policiers bénéficient d’une bonification spéciale dite “du cinquième” ou “quinquennale”, qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à cinq annuités et, pour y être éligible, le fonctionnaire doit avoir exercé 27 ans. huffingtonpost.fr 02.12

LVOG - 27 ans au lieu de 42 ans, aucun travailleur ne devrait être forcé de travailler au-delà de 50 ans, voire moins pour les mineurs, sidérurgistes, métallos, ouvriers du bâtiment, marins, etc. soumis à des contraintes physiques épuisantes ou nocives pour leur santé. Voilà ce qui devrait être généralisé à l'ensemble des travailleurs et qu'aucun syndicat ni parti ouvrier n'ose revendiquer, y compris ceux qui prétendent combattre pour changer de société ou le socialisme...

S'agissant de l'escroquerie climatique ou Green New Deal, nous exigeons son abandon.

- Une "coalition" de personnalités contre le changement climatique - Le HuffPost 2 décembre 2019

L’ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry a officiellement lancé dimanche 1er décembre une coalition pour lutter contre la crise climatique, soutenu par des personnalités comme Leonardo DiCaprio, Emma Watson ou encore Arnold Schwarzenegger.

Bill Clinton, John Kerry, Cindy McCain, Susan Rice ou Madeleine Albright également de la partie.

Baptisée “World War Zero” (Guerre mondiale zéro), cette initiative rassemble des personnalités politiques de différents bords, des stars du cinéma ou du monde de la chanson. Le HuffPost 2 décembre 2019

LVOG - Révélateur. "Des personnalités politiques de différents bords", ce qui prouve que malgré les étiquettes ils sont bien tous du même bord politique, excellent !

- Les sacs réutilisables sont pires pour l'environnement que les sacs jetables -Slate.fr 3 décembre 2019

Ils nécessitent plus de plastique et sont jetés comme les autres.

En 2019 selon une étude sur la question du plastique dans la grande distribution au Royaume-Uni, conjointement publiée par Greenpeace et l'Environmental Investigation Agency, les dix plus grandes chaînes de distribution britanniques ont indiqué avoir fourni 1,5 milliard de ces pochons réutilisables, soit 54 «sacs pour la vie» par foyer britannique. Slate.fr 3 décembre 2019

Il en va de même des véhicules électriques et des éoliennes, notamment. Pour que l'ensemble des acteurs de la société changent de comportement, là où cela serait nécessaire uniquement, il faut commencer par changer de société et se débarrasser du capitalisme... Tout autre message est pure illusion, de l'intox, manipulation des consciences à des fins inavouables pour que rien ne change et tout empire finalement.

Une preuve supplémentaire.

- L'Islande bannit le fioul lourd de ses eaux territoriales - euronews 3 décembre 2019

Le transport maritime représente une source très importante des émissions mondiales de gaz à effet de serre. euronews 3 décembre 2019

Vraiment ou fake news ?

- Réduire les émissions de CO2 des navires - letemps.ch 12 avril 2018

Le transport maritime représente aujourd'hui entre 2% et 3% des émissions totales des gaz à effet de serre (GES) liées aux activités humaines... letemps.ch 12 avril 2018

LVOG - Le CO² d'origine humaine ou anthropique ne représente qu'environ 5% du CO² total présent dans ce qu'ils appellent l'effet de serre, 95% du CO² provient de la végétation et des océans, alors que représente 2% de 5% ? 0,10%, une "une source très importante des émissions mondiales de gaz à effet de serre" !

Questions : Quand quelqu'un recourt à ce genre de méthode ou d'argument pour imposer sa théorie : Est-elle digne de confiance ? Non. Que vaut sa théorie ? Rien. Ne recouvre-t-elle pas des intentions inavouables ? Evidemment !

Défense du marxisme.

Le manifeste du Parti communiste - Karl Marx, Friedrich Engels -1847

De plus, ainsi que nous venons de le voir, des fractions entières de la classe dominante sont, par le progrès de l'industrie, précipitées dans le prolétariat, ou sont menacées, tout au moins, dans leurs conditions d'existence. Elles aussi apportent au prolétariat une foule d'éléments d'éducation.

Enfin, au moment où la lutte des classes approche de l'heure décisive, le processus de décomposition de la classe dominante, de la vieille société tout entière, prend un caractère si violent et si âpre qu'une petite fraction de la classe dominante se détache de celle-ci et se rallie à la classe révolutionnaire, à la classe qui porte en elle l'avenir. De même que, jadis, une partie de la noblesse passa à la bourgeoisie, de nos jours une partie de la bourgeoisie passe au prolétariat, et, notamment, cette partie des idéologues bourgeois qui se sont haussés jusqu'à la compréhension théorique de l'ensemble du mouvement historique.

De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique.

Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. Si elles sont révolutionnaires, c'est en considération de leur passage imminent au prolétariat : elles défendent alors leurs intérêts futurs et non leurs intérêts actuels; elles abandonnent leur propre point de vue pour se placer à celui du prolétariat.

Critique de l'économie politique - Karl Marx - 1859

À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves.

Alors s'ouvre une époque de révolution sociale. Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distin­guer entre : le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout.

Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production.

Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapports soient écloses dans le sein même de la vieille société.

C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir.

A propos de la NED

L'actualité politique fait référence à la NED, le National Endowment for Democracy (Fonds national pour la démocratie) des États-Unis, qui est une façade de la CIA. Des lecteurs pourraient nous accuser de faire une fixation sur la CIA ou de déformer le rôle de la NED, les précisions suivantes serviront à dissiper leur doute.

C'est une réalité que décrivent très bien leurs porte-parole, le New York Times et le Times.

- Le NED a été fondé en 1983 après que des opérations secrètes en série de la CIA à travers le Sud Global aient été exposées.

En 1986, le président du NED, Carl Gershman, a déclaré au New York Times : « Il serait terrible pour les groupes démocratiques du monde entier d’être considérés comme subventionnés par la CIA. Nous l’avons vu dans les années 60, et c’est pour ces raisons que cela a été abandonné« . Comme l’article du Times l’expliquait à propos du NED :

« À certains égards, le programme ressemble à l’aide apportée par la Central Intelligence Agency dans les années 1950, 1960 et 1970 pour soutenir les groupes politiques proétasuniens. Mais cette aide était clandestine et, d’après des enquêtes ultérieures du Congrès, on a souvent utilisé des articles de journaux et d’autres formes d’informations intentionnellement trompeuses. Le financement actuel est largement public – malgré le souhait de certains bénéficiaires de garder certaines activités secrètes – et semble être accordé dans le but de renforcer le pluralisme politique, plus large que les objectifs de la CIA de promouvoir le pro-Étasunisme« .

Ce n’est donc un secret pour personne, dans tout le Sud Global, que sous le couvert d’un parapluie bénin de promotion de la démocratie et des droits de l’homme, le NED fonctionne comme un mécanisme de pouvoir doux qui intervient activement dans la politique et la société. L’Ukraine, le Venezuela et le Nicaragua en sont des exemples récents. Dans de nombreux cas, il favorise le changement de régime.

Le conseil d’administration du NED comprend Elliott Abrams, qui a joué un rôle déterminant dans le financement et l’armement des Contras au Nicaragua, et Victoria Nuland, qui a supervisé le financement et l’armement des milices en Ukraine que certains experts ont qualifié de néo-fascistes. Le NED offre des subventions par l’intermédiaire de diverses branches. L’une d’elles est le National Democratic Institute, qui est actif à Hong Kong depuis la rétrocession de 1997. (Source : Traquer l’ingérence étrangère à Hong Kong - Mondialisation.ca, 11 octobre 2019)

Prostituez-vous, adoptez les médias faussaires institutionnels.

Franceinfo a-t-elle caché l'orientation politique d'un plombier interviewé sur les retraites ? - RT 29 novembre 2019

Après la publication d'un article présentant un plombier favorable à la réforme des retraites, Franceinfo a été épinglée pour avoir omis de préciser que celui-ci était un adhérent LREM. La chaîne s'est défendue, arguant d'une rencontre fortuite.

La chaîne d’information en continu, Franceinfo, se retrouve au centre d’une polémique après la publication sur son site, le 28 novembre, d’un article relatant l’histoire d’Olivier, plombier parisien militant pour la fin des régimes spéciaux. «Je souhaite qu’on arrête d’avoir ces régimes spéciaux […] qui créent aujourd’hui des inégalités très fortes», explique-t-il aux journalistes venus l’interviewer. Jusqu’ici rien de suspect, l’article aurait pu – dû – passer totalement inaperçu.

C’était sans compter sur la vigilance des utilisateurs des réseaux sociaux. Car à la suite de la mise en ligne du papier, de nombreux internautes se sont insurgés sur Twitter contre ce qu’ils considèrent être une manipulation de l’information. En effet, un cliché refait surface, daté du 22 mai 2017, montrant le même plombier affublé d’un t-shirt «En marche», paquet de tracts à l’effigie d’Emmanuel Macron entre les mains, en compagnie de Laurianne Rossi, qui sera élue députée La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine quelques semaines plus tard. «Laurianne Rossi avec Fatima Kaddouci, Animatrice #RépubliqueEnMarche Bagneux et Olivier Beurton, très bon accueil des Balnéolais», avait-elle tweeté à l'époque.

Par ailleurs, dans une publication sur son compte Facebook le 20 avril 2017, soit trois jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, Olivier avait appelé à «donner à Emmanuel Macron les voix dont il a besoin dès le 23 avril». Les internautes reprochent à la chaîne publique de ne pas avoir précisé l’orientation politique de l’interviewé, malgré son soutien très clair au futur président de la République.

Ils accusent également Franceinfo d’avoir modifié l’article en catimini afin que personne ne s’aperçoive de la supercherie. «Voici les deux versions avant les modifications de Franceinfo : la première qui ne précise même pas que le "plombier" a un quelconque lien avec LREM. La seconde qui dit uniquement que le "plombier" a voté Macron en 2017. Tout ça alors qu’ils savaient que ce type était adhérent LREM», a assuré l’un d’entre eux sur le réseau social, captures d’écran à l’appui.

Voici les deux versions avant les modifications de France Info :

La 1ere qui ne précise même pas que le "plombier" a un quelconque lien avec LREM.

La 2nde qui dit uniquement que le "plombier" a voté Macron en 2017.

Tout ça alors qu'ils savaient que ce type était adhérent LREM. pic.twitter.com/ZsS1KuMdG7

— Jean Hugon (@JeanHugon3) November 29, 2019

Contacté par RT France, Franceinfo confirme que l’information n’apparaissait pas dans la première mouture du papier. «Notre journaliste, Benjamin Illy, se déplace aléatoirement et n’a aucune idée de la personne à qui il s’adresse», se défend toutefois le service de presse de la chaîne. L’article a depuis été modifié, précisant que l’homme a «voté pour Emmanuel Macron à la dernière présidentielle» et qu’il est «adhérent» de LREM.

Cependant les internautes ne se sont pas arrêtés là. Déterrant le passé du plombier, ils ont finalement mis la main sur son profil sur le site de BFMTV, qui répertorie les dirigeants d’entreprises. Alors que dans son article Franceinfo le dépeignait comme un «artisan, à la tête d'une petite entreprise de plomberie», on s’aperçoit en fait qu’Olivier est bien gérant de la société PCEP, au chiffre d’affaires de 323 031 euros en 2018, spécialisée dans les «travaux d’installation d’eau et de gaz en tous locaux» mais aussi celui de la société Tocablan, entreprise louant des «terrains et d’autres biens immobiliers». Elles sont toutes deux domiciliées à la même adresse, dans le XIVe arrondissement de la capitale. L’homme est en outre administrateur d’une autre société, cette fois-ci de construction automobiles : Automobiles de Fremond. Contacté par RT France, le gérant de PCEP a reconnu être l’homme interviewé par Franceinfo mais a refusé de répondre à nos questions.

Le Point avait en outre déjà rencontré Olivier en novembre 2016. Dans un article titré Ils en sont venus aux mains ! et publié dans la version papier de l'hebdomadaire, on apprenait que l’homme né en 1961 est diplômé d’HEC, fils de médecin et de chirurgien du VIIIe arrondissement de Paris et qu’il a été directeur général de Pierrot Gourmand, filiale d’Andros. «Je gagne de quoi rester à l’aise dans ma caste», avait-il alors déclaré au magazine après sa reconversion dans la plomberie au début des années 2000. Un profil atypique donc, dont on comprend désormais mieux la volonté de voir disparaître les régimes spéciaux. RT 29 novembre 2019

Un conseil de déontologie journalistique se crée, Mélenchon applaudit - Le HuffPost 25.11

Des représentants de la presse française, journalistes et citoyens vont fonder le 2 décembre à Paris le “conseil de déontologie journalistique et de médiation” (CDJM), une instance qui fait débat depuis des années et qui vise notamment à répondre à l’énorme défiance envers les médias.

Dans un communiqué, le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui avait lui-même défendu la création d’un tel conseil, a salué cette initiative, y voyant potentiellement “une belle avancée vers un droit de recours citoyen face aux médias”. Mais il a aussi appelé à ce que le conseil obtienne “un pouvoir de sanction symbolique réel et reconnu”, ce qui nécessiterait “l’appui du gouvernement et du législateur”. Le HuffPost 25.11

LVOG - Quel démocrate ce Macron ! Le gouvernement et le législateur garants de l'honnêteté des médias ou du droit à l'information, il fallait oser la sortir celle-là ! Qu'est-ce qu'il ne ferait pas ce charlatan pour cautionner Macron et les médias pourris ! Ce type-là n'a vraiment aucune dignité, répugnant.

- Une vingtaine de rédactions refusent de participer au Conseil de déontologie journalistique - RT 30.11

A l'initiative du gouvernement, un Conseil de déontologie journalistique et de médiation va voir le jour le 2 décembre. 19 rédactions, dont l'AFP, Europe 1, Le Figaro, TF1 ou Mediapart s'opposent au projet et refusent d'y participer.

Sous l'impulsion du gouvernement macronien, un Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM) sera lancé officiellement le 2 décembre avec son assemblée générale fondatrice. A l'instar de l'AFP, France Inter, TF1, Europe 1, Le Figaro ou Mediapart, 19 sociétés de journalistes et de rédacteurs refusent d'y participer et le font savoir le 29 novembre à travers un communiqué. «C'est un machin gouvernemental monté par des apparatchiks qui veulent donner des leçons aux autres et qui répondent aux ordres d'Emmanuel Macron», s'est insurgé auprès de l'AFP le 29 novembre Etienne Gernelle, directeur du Point. RT 30.11

LVOG - Que ces médias aient mauvaise conscience ou plutôt quelque chose d'inavouable à se reprocher, c'est un lieu commun, après tout ils ont tous appelé à voter Macron et le soutiennent quotidiennement, alors cela mérite bien un peu de considération et de confiance, non mais !

Rappel. Quand "tous les socialistes étaient de gauche même très différemment" ou à vous faire haïr la gauche, si cela était encore nécessaire.

- Les alter-chiens de garde de l’Union européenne par Laurent Dauré - librairie-tropiques.fr 27 Novembre 2019

(A propos d'un article sur l'UPR.)

Extrait. En effet, le mentor politique du chef de la France insoumise est François Mitterrand – dont il dit toujours le plus grand bien –, récipiendaire de la Francisque numéro 2 202, ministre de la Justice pendant la guerre d’Algérie, protecteur de l’ultra-vichyste René Bousquet (responsable de la rafle du Vél’ d’Hiv’), anti-communiste sournois, acteur principal du tournant libéral et maastrichtien du Parti socialiste, etc. Au nom de quoi l’allégeance – passée et présente – de Jean-Luc Mélenchon à l’égard de François Mitterrand devrait-elle être considérée comme moins fâcheuse que les premières étapes du parcours de François Asselineau ?

D’autant plus que pour le leader de la France insoumise, on peut aussi mentionner d’autres prises de position accablantes, certaines récentes : « Maastricht est un compromis de gauche » (Sénat, 9 juin 1992) ; la décision de Nicolas Sarkozy d’intervenir militairement en Libye est une « bonne idée » (BFM-TV, 18 mars 2011) ; « J’approuve l’idée qu’on brise le tyran [Mouammar Kadhafi] pour l’empêcher de briser la révolution » (Libération, 21 mars 2011) ; « prôner la sortie de l’euro relève du maréchalisme » (Europe 1, 26 juin 2011) ; « Cela vaut la peine de défendre l’euro, pas celui-là, mais commençons déjà par défendre l’idée même de l’euro » (Europe 1, 10 septembre 2011) ; « Je veux l’Europe » (Arrêt sur images, 4 juillet 2013).

Autre épisode éloquent, dont j’avais rendu compte dans cet article : le 5 juillet 2015, les Grecs rejettent par référendum (à 61 %) les conditions imposées par la troïka pour un 3e « plan de sauvetage ». Alexis Tsipras, pourtant à l’initiative de la consultation, s’empresse de s’asseoir sur le résultat et cède tout aux créanciers. Comment Jean-Luc Mélenchon réagit-il à cette trahison manifeste du peuple grec et de la démocratie ? Ainsi : « on peut considérer qu’il y a là une erreur dans le combat qui a été faite. Mais, à partir de là ça ne le disqualifie pas lui. Donc moi je reste solidaire de Tsipras » (propos recueillis par Télé Bocal et l’Agence Info Libre, le 16 juillet 2015 à Paris, dans une manifestation pour dire « non » aux politiques d’austérité mais… « oui » à Syriza).

À la mort de Michel Rocard, voici ce que Jean-Luc Mélenchon écrit sur son compte Twitter (2 juillet 2016) : « Des milliers de personnes engagées sont en deuil. Un éclaireur nous a quittés. Sa vie est une leçon. À chacun de la méditer. En ce temps-là, tous les socialistes étaient de gauche même très différemment. » Et, en effet, quelques années avant, le fondateur du Parti de gauche affirmait ceci à propos de Dominique Strauss-Kahn, alors possible candidat à l’élection présidentielle de 2012 : « Il est membre du PS et a été ministre du gouvernement de Lionel Jospin. Au nom de quoi pourrais-je lui contester son appartenance à la gauche ? » (dans un débat fort amical avec le pro-DSK Pierre Moscovici, L’Express, 24 juin 2010).

Ils sont passés par là...

Paul-Marie Coûteaux, l’ex-altermondialiste

L’article, qui est décidément riche en détails sur le passé de François Asselineau, précise que celui-ci a fait « un bref passage au Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF), créé en 2003 par l’eurodéputé Paul-Marie Coûteaux (qui se rapprochera plus tard de l’extrême droite) ». Tout ceci est vrai mais là encore on donne aux lecteurs des éléments d’appréciation incomplets qui conditionnent l’interprétation dans un sens défavorable à « l’enquêté ».

Paul-Marie Coûteaux a en effet dérivé vers des positions ultra-conservatrices et réactionnaires, jusqu’à doubler sur sa droite le Front national – avec lequel il a cheminé un temps –, mais c’est aussi un ancien chevènementiste (il est passé par les cabinets de Boutros Boutros-Ghali, du « Che » et de Philippe Séguin). Plus surprenant encore, il a été adhérent à Lutte ouvrière et c’est un des membres fondateurs de l’association Attac – créée en 1998 –, dont Le Monde diplomatique est on ne peut plus proche, Ignacio Ramonet, alors directeur du mensuel, en ayant été le principal artisan. D’ailleurs M. Coûteaux est également un ancien contributeur du journal.

On comprend qu’il soit préférable de taire ce lien Coûteaux-Attac-Diplo pour ne pas perturber le lecteur. D’ailleurs l’association altermondialiste (mais aussi alter-européiste et alter-capitaliste) fait de même sur son site Internet, où on ne trouve aucune mention de Paul-Marie Coûteaux. Quant à ce dernier, il n’affiche plus son engagement à Attac depuis qu’il a choisi de suivre une voie sinueuse au sein de la droite dure.

LVOG - Dans la lettre de démission de l'UPR de Laurent Dauré.

Laurent Dauré - Sur une note plus personnelle, en réfléchissant à mon parcours, je m’aperçois que je suis entré en politique par la porte de la souveraineté populaire, du souci démocratique (et aussi de l’opposition aux guerres impérialistes), et que j’ai peu à peu donné à ma pensée un contenu plus nettement anti-libéral – puis anti-capitaliste – et des principes anarcho-communistes (via lectures et rencontres). Bref, je suis sorti de l’UPR plus à gauche que j’y étais entré. »

LVOG - Pendant que de nombreux militants d'extrême gauche se vautrent dans le populisme ou se droitisent, d'autres font le chemin inverse et tentent de nouer des liens avec le socialisme, cela méritait d'être signalé.

C'est chouette, en capitalisme tout est possible... à condition d'en avoir les moyens!

- 57% des Français dépassent leur découvert autorisé au moins une fois par an (et ça coûte cher) - lepoint.fr 08.10

Selon l'étude du comparateur en ligne Panorabanques.com, 21% des Français sont chaque mois en "dépassement de découvert autorisé" et 57% le sont au moins au fois par an. Ce qui leur coûte en moyenne plus de 70 euros de frais par an.

Les clients les plus demandeurs sont logiquement ceux qui sont dont le compte bancaire est le plus dans le rouge vif: 89% des Français en dépassement de leur limite tous les mois souhaitent disposer d’une autorisation de découvert. En 2019, 57% des Français sont en dépassement de leur limite autorisée au moins 1 fois par an mais surtout plus d’un Français sur 5 (21%) est en dépassement de sa limite autorisée 1 fois par mois.

L'étude révèle que même les Français aux revenus les plus aisés sont, pour la moitié (47%) d’entre eux, en dépassement de leur limite au moins 1 fois par an (contre 57% pour l’ensemble des Français).

Or, l'utilisation du découvert non-autorisé coûte très cher en frais bancaires. "Les frais liés au dépassement de découvert autorisé représentent toujours environ un tiers de la facture des frais bancaires" commente Laure Prenat, directrice générale du comparateur en ligne des services de banque.

Le principal facteur inflationniste reste le taux nominal des agios à payer, situés entre 16% et le taux d'usure (environ 21%) même si ces taux élevés ne s'appliquent que sur une période courte.

S'ajoutent les lettres d'information pour compte débiteur non-autorisé expédiées par les banques à leurs clients ayant dépassé leur découvert. Ce courrier n'est gratuit que dans 24% des banques et il coûte en moyenne 10 euros dans les autres établissements. Enfin, il convient d'ajouter les "commissions d’intervention", plafonnées à 8 euros et 80 euros par mois depuis 2014. "Ce sont surtout elles qui font grimper la facture" commente panorabanques.com.

L'étude constate aussi de grands écarts de frais bancaires selon la fréquence du dépassement de découvert. "On peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros par an pour ceux qui sont en dépassement tous les mois. Les incidents de paiement (rejets de prélèvements, non exécution de virement permanent, chèque rejeté pour défaut de provision…) aggravent encore la situation des personnes touchées par ces incidents" conclut panorabanques.com. lepoint.fr 08.10

Les machines à décérébrer...

Plus de sept Français sur dix (71 %) jouent au moins occasionnellement aux jeux vidéo. C’est ce qu’indique la dernière étude Médiamétrie « Les Français et le Jeu Vidéo », mise en ligne par le SELL (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs) et relayée par Clubicce jeudi.

Dans le détail, cela représente 32,75 millions d’adultes et 4,41 millions d’enfants âgés de 10 à 17 ans, soit 96 % de cette dernière classe d’âge. Par ailleurs, près d’un Français sur deux joue régulièrement.

Précisément, 49 % des Français assurent jouer au moins une fois par semaine. Leur âge moyen s’établit à 40 ans. Parmi ces joueurs réguliers, un enfant sur deux joue tous les jours. Cette situation concerne un adulte sur trois. 20minutes.fr 26.10

... qui peuvent rendre aussi constipé !

- Hygiène et hémorroïdes : une étude alerte sur l'utilisation des smartphones aux toilettes - L'Express.fr 8 octobre 2019

Une étude britannique révèle que l'utilisation des smartphones aux toilettes est fréquente et serait facteur de développement d'hémorroïdes ou d'autres maladies.

L'addiction à notre smartphone que l'on emporte jusque dans les toilettes pourrait devenir dangereuse pour notre santé physique. Dans la presse britannique, les médecins alertent sur cette pratique fréquente outre-Manche (57% des Britanniques admettent utiliser leur téléphone aux toilettes), qui peut devenir problématique pour la santé, comme engendrer des hémorroïdes.

Avoir son écran dans la main peut nous faire rester trop longtemps assis sur le trône, ce qui fait augmenter la pression des veines de l'anus sur le rectum inférieur, explique les médecins dans l'étude relayée par The Sun. C'est là que l'apparition d'hémorroïdes est facilitée. Ce qui est mis en cause ici est donc le temps passé aux toilettes et non l'activité en soi d'avoir un smartphone. Cela concerne aussi un magazine, un livre ou un journal.

"La constipation et se retenir d'aller aux toilettes est un risque majeur de contracter des hémorroïdes", ajoute encore docteur Sarah Jarvis dans les colonnes du site britannique qui confirme que rester longtemps sur le trône est aussi un facteur. Elle conseille donc de laisser le téléphone en dehors des petits coins. L'Express.fr 8 octobre 2019

LVOG - Je n'ai pas de connexion Internet sur mon smartphone, inutile. Je n'ai jamais chargé non plus une application. Mon smartphone me sert uniquement pour téléphoner, prendre parfois des photos et écouter de la musique que j'ai transférée de l'ordinateur. Il y figure aussi l'ensemble de mes papiers d'identité, permis de conduire, assurance, etc.

Je ne m'en sers pratiquement jamais à l'extérieur. Je le range dans une pochette en cuir dans mon sac, puis dans le coffre du scooter, ce qui fait que s'il sonne je ne l'entend pas, tranquille quoi. Je ne téléphone jamais à une personne en cours de journée pour ne pas la déranger à son travail. On a déjà si peu de liberté, non ?

Ces pervers et prostituées ont un sexe à la place du cerveau.

- Se masturber sans les mains, c'est possible grâce à ces 4 techniques - huffingtonpost.fr 13.11
- 5 positions sexuelles idéales pour faire l'amour le matin - huffingtonpost.fr 19.10
- Le peaking, la technique magique pour avoir un orgasme plus intense - huffingtonpost.fr 12.10
- Avoir un orgasme dans son sommeil, est-ce vraiment possible ? - huffingtonpost.fr 16.09
- 4 positions pour un coït réussi sans enlever ses fringues (ou presque) - huffingtonpost.fr 11.08
- Pour s'endormir, la masturbation: le conseil d'une assurance allemande huffingtonpost.fr 02.08
- Pour avoir un orgasme multiple, voici la technique - huffingtonpost.fr 22.06
- 12 femmes partagent leurs techniques pour atteindre l'orgasme - huffingtonpost.fr 07.08.2018

La remise en cause du capitalisme et ses institutions, ses partis, est mondiale. Nos ennemis livrent leurs inquiétudes.

N'en tirez aucune conclusion hâtive, vous iriez encore de désillusions en désillusions, et c'est aussi néfaste pour la santé que pour le moral.

Algérie, Liban, Irak, Chili, Hongkong... La contestation est mondiale - Le Monde 8 novembre 2019

Malaise profond, ralentissement économique, creusement des inégalités, corruption, écrasement des classes moyennes, jeunesse sans avenir, marginalisation politique… Le monde est en proie à une flambée de mouvements contestataires. Le Monde 8 novembre 2019

La France est dans un «ensauvagement général» avec un «degré de violence inédit», alerte le renseignement - Sputnik 22 novembre 2019

«On constate une forte dégradation des rapports sociaux dans les sociétés occidentales», a observé jeudi le coordinateur national du renseignement, Pierre Bousquet de Florian, parlant d'«un degré de violence» inédit. 22 novembre 2019

Le clivage droite-gauche est mort et enterré! - Le HuffPost 22 novembre 2019

Ceux qui imaginent faire renaître de ses cendres le vieux clivage en seront pour leurs frais. Celui-ci est mort. Non pas que la droite et la gauche aient disparu. Le HuffPost 22 novembre 2019

LVOG - La droite et la gauche n'existent plus depuis belle lurette, mais les classes sociales aux intérêts opposés et irréconciliables existent toujours, attention, la confusion est fatale !

La grève du 5 décembre à la SNCF peut-elle durer jusqu’à Noël? - Le HuffPost 30 novembre 2019

- Réforme des retraites : une grève dure ou une grève qui dure? - Journal du Dimanche 02.12

LVOG - Quel cauchemar !

Il y a 7 ans et demi déjà, dans la causerie du 17 juin 2012.

- Des manifestations importantes et des grèves générales à répétition ont eu lieu en Italie, en Espagne, au Portugal et en Grèce, mais aussi dans une moindre mesure en Belgique, en Irlande et en Allemagne. Des mouvements révolutionnaires ont eu lieu en Tunisie, en Egypte, au Yémen notamment.

Des manifestations ont également eu lieu récemment dans un nombre important de pays de la Chine à la Bolivie en passant par les Etats-Unis et l'Afrique du Sud, on pourrait ajouter des pays où les manifestions sont extrêmement rares, à Bahrein, au Koweit, en Arabie Saoudite.

On ne peut donc pas dire que le mouvement ouvrier internationale serait dans une phase de reflux, alors que partout ou presque il a manifesté sa volonté de passer à l'offensive contre le capitalisme mondial. Fin de l'extrait.

Et qu'est-il sorti 7 ans et demi plus tard de ces expériences, à quoi ont-elles servi ? A rien ou pire, le mouvement ouvrier internationale a continué de se disloquer et à se gangrener, simple constat.

Liban, Irak, Algérie, Haïti, Chili, Equateur, Pérou, Colombie, Guinée, etc. tous ces peuples exigent un changement de régime.

Et en occident, en France ? On en est encore loin, bien que les mouvements sociaux se multiplient. Que fait-il défaut ? Une perspective politique.

En France, voile, immigration, communautarisme, féminicides, harcèlement sexuel, réchauffement climatique anthropique, élections municipales, duel Macron-Le Pen en 2022... jusqu'à la nausée!

... et pendant ce temps-là... les Français ont de quoi être fiers !

- Bernard Arnault est désormais plus riche que Bill Gates et Jeff Bezos - Challenges 26 novembre 2019

Avec le rachat de Tiffany pour 16, 2 milliards de dollars, Bernard Arnault a réussi un coup de maître pour son groupe de luxe. Mais cette opération va aussi lui permettre de chiper un autre symbole américain, le titre d'homme le plus riche du monde, largement trusté depuis des années par les milliardaires américains: Bill Gates, Jeff Bezos, Warren Buffett. Seul le magnat mexicain des telecoms Carlos Slim avait réussi cet exploit avant lui, entre 2010 et 2014.

La nouvelle n'est pas encore officielle sur le site de Bloomberg mais d'après nos calculs réalisés ce jour, la fortune de Bernard Arnault serait aujourd'hui de plus de 109 milliards de dollars. Car le PDG de LVMH détient 47,16% de LVMH, qui a atteint son plus haut historique, grâce au rachat de Tiffany (206 milliards d'euros de capitalisation, soit 97 milliards d'euros pour sa participation, en hausse de 57% depuis le 1er janvier) mais ce n'est pas tout. Il conserve aussi 1,87% du sellier Hermès, solde de sa tentative de rachat avortée en 2014, valorisé 1,3 milliard d'euros, ainsi que 8,63% du groupe de distribution Carrefour (une prise de participation démarrée en 2007), pour près de 1,1 milliard d'euros sans compter d'autres actifs, impossibles à valoriser pour le moment et logés dans Groupe Arnault, la holding de tête du groupe. Ce qui donne un total conservateur de 99,5 milliards d'euros, soit - après conversion - 109,5 milliards de dollars. Devant Jeff Bezos (108,3 milliards de dollars au cours d'hier soir) et Bill Gates (106,7 milliards de dollars). "Ce n'est pas du tout de l'argent que j'ai sur mon compte, a réagi Bernard Arnault dans Le Monde, c'est la valeur des actions du groupe. Si les actions montent, ça monte, si les actions baissent, ça baisse. Voilà"

Une croissance à deux chiffres

Une ascension éclair, puisque si Bernard Arnault occupe sans discontinuer depuis 2016 la première place des fortunes françaises, à l'époque, le propriétaire de LVMH ne pointait qu'à la 13ème place du classement Bloomberg, loin derrière les stars américaines de la tech. Il était même devancé en Europe par l'Espagnol Amancio Ortega, propriétaire de Zara. Mais la stratégie de montée en gamme du groupe LVMH et ses acquisitions de pépites du luxe (le joailler Bulgari en 2001, le bagagiste allemand Rimowa en 2016, le groupe hôtelier haut de gamme Belmond en 2018...) ont payé : en dix ans, le chiffre d'affaires a triplé et le cours de bourse a été multiplié par... quasiment 6. De quoi se payer le luxe d'être l'homme le plus riche du monde ! Challenges 26 novembre 2019

L'extrême centre était bien l'extrême droite.

Emmanuel Macron choisit Valeurs Actuelles pour parler islam - Le HuffPost 30 octobre 2019

Que la gauche venimeuse soit la plus virulente contre cette initiative de Macron n'a rien d'étonnant, puisqu'elle protège Macron et LREM qui ne doivent pas apparaître au grand jour tels qu'ils sont ou le plus tard possible en cas de besoin. L'extrême droite, c'est le RN-FN et non LREM, sinon comment voudriez-vous qu'on continue de caractériser le régime de démocratique... et de le soutenir.

Port du voile: le Sénat vote l'interdiction pour les parents accompagnant les sorties scolaires - AFP 30 octobre 2019

Tout cela pour un insignifiant bout de tissu posé sur les cheveux, un simple foulard sur la tête...

La gauche venimeuse s'en offusque qui appela à bombarder la Libye et la Syrie... Elle en appelle au respect du "modèle républicain" qui lui servit à adopter un tas de lois injustes sur le plan social et liberticides...

Macron ou l'hydre de la haine consommée.

Macron appelle "la nation toute entière" à "se mobiliser" face à "l'hydre islamiste" - lexpress.fr 08.10

Lors de son hommage aux victimes de la préfecture de police de Paris, le président de la République a promis un "combat sans relâche" "face au terrorisme islamiste".

Le président de la République a appelé "la nation toute entière" à "se mobiliser" face à "l'hydre islamiste", en louant "l'irréductible esprit français de résistance".

"Trop souvent nous avons pleuré, parlé, pris des lois, puis sommes revenus au quotidien, comme si de rien n'était. Comme si ce quotidien ne pouvait être habité par le pire. Or c'est ce qui est advenu ici même (...) Alors faisons bloc derrière nos forces de l'ordre", a-t-il ajouté.

"Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain, qui progresse par les réseaux sociaux, qui accomplit son oeuvre de manière invisible (...) C'est un ennemi insidieux, qui exige de chaque citoyen, de chacun d'entre nous, un regain de vigilance et de civisme", a-t-il insisté. lexpress.fr 08.10

LVOG - Le Qatar, l'Arabie saoudite, la Turquie, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les Etats-Unis qui hébergent, protègent, financent les Frères musulmans, les takfiristes, salafistes, al Qaïda, Daesh, les Talibans, qui oeuvreraient "de manière invisible" ?

Stratégie de la terreur. La menace est omniprésente, partout...

"La société de vigilance" voulue par Macron ne contribue pas à l’unité mais à la division - Journal du Dimanche13 octobre 2019

Emmanuel Macron a demandé à chaque Français de "repérer à l'école, au travail, dans les lieux de culte", les "petits gestes qui signalent un éloignement avec les lois et les valeurs de la République"... [Journal du Dimanche] Journal du Dimanche13 octobre 2019

LVOG - Lui, ils n'auront pas de mal à l'identifier !

Macron président des riches, pas des juifs, mais des sionistes.

- Lutte contre l'antisémitisme : 127 universitaires juifs appellent à s'opposer à une résolution LREM - Franceinfo 02.12

Cette résolution, sans valeur contraignante, doit être débattue le 3 décembre à l'Assemblée nationale. Elle prévoit notamment d'élargir la définition de l'antisémitisme à l'antisionisme.

"Cet amalgame est fondamentalement faux." Un collectif de 127 intellectuels juifs appelle l'Assemblée nationale à s'opposer à une proposition de résolution pour lutter contre de "nouvelles formes" d'antisémitisme. Sans valeur contraignante, la résolution a été proposée par le député LREM de Paris Sylvain Maillard et doit être examinée mardi 3 décembre. Le texte suscite de nombreuses critiques, y compris dans la majorité.

Il suggère de reprendre la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (Ihra), validée par plusieurs pays et appuyée par Emmanuel Macron en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Le président de la République avait alors affirmé vouloir élargir la définition de l'antisémitisme à l'antisionisme.

Dans une tribune publiée dans Le Monde (lien réservé aux abonnés), le collectif d'intellectuels estime que la résolution "assimile (…) l'antisionisme à l'antisémitisme". Or "pour les nombreux juifs se considérant antisionistes, cet amalgame est profondément injurieux", affirme le collectif. "De nombreuses victimes de l'Holocauste étaient antisionistes (…) Environ 20% de la population d'Israël sont des citoyens palestiniens, dont la plupart sont musulmans ou chrétiens. La désignation choisie occulte et nie leur existence", rappelle-t-il.

Pour les Palestiniens, le sionisme représente la dépossession, le déplacement, l'occupation et les inégalités structurelles. (...) Ils s'opposent au sionisme non par haine des juifs, mais parce qu'ils vivent le sionisme comme un mouvement politique oppressif.Un collectif de 127 intellectuels juifs dans "Le Monde"

La deuxième raison est que la définition de l'antisémitisme de l'Ihra elle-même serait "hautement problématique", "peu claire et imprécise". Elle est en outre "déjà utilisée pour stigmatiser et réduire au silence les critiques de l'Etat d'Israël, notamment les organisations de défense des droits humains", estime le collectif.

"Nous ne pouvons pas considérer cela comme indépendant de l'agenda politique principal du gouvernement israélien visant à enraciner son occupation et son annexion de la Palestine", écrivent les signataires, qui s'inquiètent que "ces efforts du gouvernement israélien trouvent un soutien politique, jusqu'en France".

La proposition de résolution, qui sera examinée en début de soirée mardi au Palais Bourbon, a été cosignée par une centaine de députés de divers bords, dont environ 80 LREM seulement. Franceinfo 02.12

En complément.

Le texte, sans valeur contraignante, a été adopté par seulement 154 voix pour, 72 contre, et 43 abstentions. franceinfo 03.12

Hommage à l'impérialisme français toujours en guerre, c'est là qu'il est le meilleur !

Le 11 novembre Macron a inauguré le premier monument national dédié aux "Morts pour la France en opérations extérieures" (OPEX), et il a demandé que ce monument soit inscrit "comme un haut lieu de la mémoire nationale"... que nous recommandons de ne pas partager. (Source : lefigaro.fr 11.11)

- «République islamique en marche» : la nouvelle Une de Charlie Hebdo affole Twitter - RT 30 octobre 2019

- Castaner favorable à "associer" le secteur privé en matière de sécurité - AFP 19 novembre 2019

- Brésil: un fils de Bolsonaro évoque une dictature "si la gauche se radicalise" - AFP 1 novembre 2019

- Aux États-Unis, Kansas City débaptise son avenue Martin Luther King - Le HuffPost 7 novembre 2019

A qui ont-ils attribué le prix Nobel de la paix ? A un militaire !

Au Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed.

Wikipédia.org. Il atteint le grade de lieutenant-colonel et contribue à organiser les services de renseignement éthiopiens. Formé aux États-Unis et au Royaume-Uni, il est cadre technique spécialiste en cybersécurité au sein des services de renseignement.

Décoré de l'Ordre du roi Abdelaziz (Arabie saoudite, 16 septembre 2018.)

Cela lui fera une croix de guerre en plus.

- La France va-t-elle armer le Prix Nobel de la paix ? Le Point 17.11

« Le Point » s'est procuré la (longue) liste de courses du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, envoyée à l'Élysée : des Rafale, des hélicoptères et des missiles nucléaires.

Deux mois avant d'être auréolé du prix Nobel de la paix, le Premier ministre éthiopien s'est fendu d'un courrier à « Son Excellence » le président Emmanuel Macron. Le 22 juillet 2019, Abiy Ahmed demande à la France de l'aider « à renforcer l'armée de l'air éthiopienne » en lui fournissant, à crédit, un arsenal de pointe détaillé sur trois pages. Cette liste comprend : 12 avions de combat (dont des Rafale et des Mirage 2000), 18 hélicoptères et 2 avions de transport militaire fabriqués par Airbus, 10 drones Dassault, des systèmes de brouillage électronique et, encore plus surprenant, une trentaine de missiles M51 d'une portée de plus de 6 000 kilomètres… et à tête nucléaire ! Une demande pour le moins extravagante (et illégale) sachant que la France comme l'Éthiopie ont signé le traité de non-prolifération nucléaire.

Pour le reste, la France a, certes, entériné un nouveau partenariat de défense en mars 2019, mais personne ne s'attendait à un tel appétit militaire et formalisé aussi rapidement de la part de l'un des pays les plus pauvres de la planète. Si l'on se réfère aux prix de vente de précédents contrats similaires, la facture pourrait dépasser les 4 milliards d'euros. Le Point 17.11

Etats policiers. Délation, chasse à l'homme, répression, etc.

Après la multiplication des appels à la délation, le régime policier envisage maintenant d'envoyer des flics sur les lieux de tournage des films pour prévenir le harcèlement sexuel.

- Violences sexuelles: après les accusations, des mesures dans le cinéma - AFP 14 novembre 2019

Le ministre est également "favorable à la nomination de référents en matière de prévention et de détection des risques liés au harcèlement sexuel" sur les tournages et pendant les promotions des films. AFP 14 novembre 2019

- Traquer la fraude fiscale sur les réseaux sociaux: feu vert de l'Assemblée - AFP 13 novembre 2019

- Le gouvernement vise les 1200 radars tourelles installés en 2020 - Le HuffPost 1 novembre 2019

- Toulouse : 100 euros d'amende pour avoir donné des pièces à une mendiante - Yahoo Actualités 21 novembre 2019

- Un détecteur anti-oubli dans les sièges-autos en Italie - euronews 8 novembre 2019

- Au Canada, tenir la rampe d'un escalator n'est pas une obligation - Franceinfo 30 novembre 2019

Une mère de famille, Bela Kosoian, avait été arrêtée en mai 2009 dans le métro de Montréal pour avoir refusé d'obéir à un ordre d'un policier qui lui avait intimé de tenir la rampe d'un escalier mécanique. Bela Kosoian, qui avait aussi refusé de s'identifier, avait reçu un constat d'infraction de 100 dollars canadiens (66 euros) pour avoir désobéi à un panneau et un autre de 320 dollars (212 euros) pour entrave au travail des policiers.

Mais vendredi, la Cour suprême du Canada a unanimement infirmé ces conclusions et condamné la régie de transport de Montréal, ainsi que le policier impliqué dans l'incident, à verser ensemble 20 000 dollars en dommages-intérêts à Bela Kosoian.

Elle a jugé que le pictogramme constituait un avertissement, qu'il n'existait aucun texte de loi disant aux gens qu'ils devaient tenir la main courante et que le policier avait donc eu tort de l'arrêter. Le tribunal tient aussi pour responsable la Société de transport de Montréal pour ne pas avoir formé le policier adéquatement, car elle enseignait que les pictogrammes dans les stations de métro décrivent des règles de droit. Franceinfo 30 novembre 2019

Les esclavagistes et leurs alliés.

Le gouvernement veut assouplir le travail de nuit dans le commerce alimentaire - L'Express.fr 31 octobre 2019

Pour le Medef, il faut rendre le recrutement d'étrangers «plus facile, plus simple» - RT 6 novembre 2019

Il ne manquera pas de soutien parmi la gauche et l'extrême gauche...

Yannick Jadot : "Les entreprises doivent être nos alliées" lejdd.fr 9 novembre 2019

Les alliés de nos ennemis sont nos ennemis... pas pour Mélenchon, ce qui n'étonnera personne.

- Mélenchon propose à Jadot de bâtir un accord de "gouvernement commun" - Le HuffPost 4 décembre 2019

Avec le Medef, le patronat ?

Comment les puissances impérialistes occidentales tyrannisent le monde entier.

- Venezuela : le Sénat français vote à une majorité écrasante pour le renforcement des sanctions - RT 1er novembre 2019

- Angela Merkel exhorte l'Inde à lutter contre la pollution - euronews 3 novembre 2019

- Faut-il interdire Paul Gauguin ? Pour le New York Times, la réponse est oui ! - RT 21 novembre 2019

- En Lettonie, 9 chaînes de télévision russes interdites - L'Express.fr 23 novembre 2019

- Trump promulgue la loi soutenant les manifestants pro-démocratie de Hong Kong, colère de Pékin - AFP 27 novembre 2019

- Ouïghours : Paris appelle Pékin à "mettre un terme aux détentions arbitraires de masse" - Franceinfo 27 novembre 2019

- Jihadistes : la France demande au Mali et au Burkina d'agir au plan politique - Franceinfo 27 novembre 2019

- Violations de l'accord sur le nucléaire iranien : Paris lance un avertissement à l'Iran - L'Express.fr 27 novembre 2019

- Le Parlement européen et la propagande anti-cubaine - Réseau Voltaire 2 décembre 2019

Le Parlement européen a adopté, le 28 novembre 2019, une résolution intitulée « Cuba, le cas de José Daniel Ferrer » (P9_TA-PROV(2019)0073) condamnant le « régime » cubain pour ses violations des Droits de l’homme en général et en particulier pour son traitement du « chef de l’opposition » et de l’Union patriotique de Cuba (UNPACU). Réseau Voltaire 2 décembre 2019

Fabrication du consentement. Urgence climatique. Matraquage quotidien hystérique tout azimut.

- La Finlande mise sur les déjections animales pour produire de l'énergie verte - AFP 28 octobre 2019

Produire de l'énergie propre grâce aux excréments d'animaux: en Finlande, plusieurs compagnies d'électricité se tournent vers cette source d'énergie jusque-là inexploitée pour réduire l'empreinte carbone du pays. AFP 28 octobre 2019

- Climat : il faut réduire de moitié les émissions de CO2 d'ici 2030, selon l'ONU - euronews 26 novembre 2019

Les États doivent redoubler d'efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et éviter ainsi la catastrophe. euronews 26 novembre 2019

- Climat: plus une minute à perdre pour éviter le pire, avertit l'ONU AFP 26 novembre 2019

La mise en garde lancée mardi par l'ONU est plus claire que jamais: si le monde remet encore à plus tard les actions immédiates et radicales nécessaires pour réduire les émissions de CO2, la catastrophe climatique ne pourra plus être évitée. AFP 26 novembre 2019

- Australie: manifestation contre le réchauffement climatique à Melbourne - AFP 29 novembre 2019

- Noar, le rappeur hongrois qui se dresse contre le réchauffement - euronews 29 novembre 2019

- "Block Friday" : les anti-Black Friday à l'offensive, Amazon en ligne de mire - AFP 29 novembre 2019

- A quelques jours de l’ouverture de la COP25 dans la capitale espagnole, l’ONG (Greenpeace - ndlr) y a écrit "Consumérisme=crise climatique". AFP 29 novembre 2019

- La déforestation en Amazonie n'a jamais été aussi forte depuis 2008 - AFP 29 novembre 2019

- COP25 : organisation éclair à Madrid - Le HuffPost 29 novembre 2019

- Sauver l'accord de Paris sur le climat. - euronews 29 novembre 2019

- Charles Michel veut une Europe plus verte avec des emplois et de l'innovation - euronews 29 novembre 2019

- Les émissions de CO2 à leur plus bas niveau au Japon - Reuters 29 novembre 2019

Le recul s'explique en partie par le redémarrage de neuf réacteurs nucléaires. Reuters 29 novembre 2019

- Arrivée d'uranium appauvri en Russie, Greenpeace gronde - euronews 29 novembre 2019

- En Afrique du Sud aussi, la question des déchets radioactifs crée des tensions - Franceinfo 29 novembre 2019

- Des militants pour le climat ont occupé des mines de charbon allemandes - AFP 30 novembre 2019

- L'Europe se mobilise à son tour avant un sommet de l'ONU sur le climat - AFP 29 novembre 2019

- Ursula von der Leyen ne veut plus perdre de temps pour combattre le changement climatique - euronews 30 novembre 2019

- COP25: l'Humanité doit arrêter de faire la "guerre" à la planète - AFP 1 décembre 2019

- Une "coalition" de personnalités contre le changement climatique - Le HuffPost 2 décembre 2019

- Macédoine du Nord - L’inquiétante disparition du lac Prespa - euronews 3 décembre 2019

- Groenland : Un lac se vide en quelques heures sous les yeux des scientifiques - 20minutes.fr 3 décembre 2019

- Climat: une décennie de chaleur record, sans inversion de tendance - AFP 3 décembre 2019

- L'Islande bannit le fioul lourd de ses eaux territoriales - euronews 3 décembre 2019

Les conséquences du sous-développement dont les puissances occidentales sont responsables.

- L'activité domestique, principal facteur de la pollution de l'air en Afrique - Franceinfo 3 décembre 2019

Une enquête inquiétante révèle un continent très pollué. Mine de rien, l’Afrique est ainsi un pollueur majeur. Franceinfo 3 décembre 2019

Une nouvelle fois amalgame entre CO² et pollution...

- Les humains produisent toujours plus de CO2 - AFP 4 décembre 2019

- Greta Thunberg débarque en Europe pour "continuer le combat" à la COP25 - AFP 4 décembre 2019

Infantilisme psychotique aggravé.

- Greta Thunberg : "les gens sous-estiment la force des enfants en colère" - euronews 3 décembre 2019

La ministre chilienne de l'environnement Carolina Schmidt, présidente de la COP25, estime que la jeune suédoise a été capable de " faire bouger les choses, d'ouvrir les cœurs de nombreux jeunes et de nombreuses personnes partout dans le monde ".

" Nous avons besoin de cette énorme force pour intensifier l'action climatique [...] Nous avons donc besoin de Greta ici avec toute cette force " a-t-elle ajouté. euronews 3 décembre 2019

On a vraiment affaire à des dingues. Ce qu'ils n'ont pas l'impression de s'apercevoir, c'est que plus ils en rajoutent, et plus c'est perceptible, plus les gens se foutent de leur discours pour finalement se concentrer ou se rabattre sur les problèmes auxquels ils sont confrontés dans la vie quotidienne. Le Chili vient de le prouver, la COP 25, rien à foutre !

Travailleurs, les riches ou les nantis, les élites, sont capables de gouverner, pour un peu les enfants aussi, mais pas vous, vous êtes tout juste bons à subir (en silence ou passivement) le sort épouvantable qu'ils vous ont réservé, cherchez l'erreur !

Leur cible : La jeunesse.

Jeune, assurément sans changement de régime vous êtes condamnés à vivre dans une société cauchemardesque, et à travailler jusqu'à votre dernier souffle quel que soit votre statut, ils vous le promettent.

The Lancet a publié jeudi 14 novembre un nouveau rapport interrogeant l’impact du climat sur la santé. Fruit de la coopération de 35 institutions académiques et agences internationales, l’édition de 2019 “se concentre sur la manière dont la vie d’un enfant né aujourd’hui sera affectée”. Tout un programme !

"Tous les indicateurs en termes de santé liés au climat sont mauvais” :

- risque de souffrir de malnutrition ;
- exposés à plus d’événements climatiques extrêmes, notamment des canicules plus nombreuses, plus fortes et plus longues ;
- exposition aux maladies infectieuses ;
- surexposés à la pollution produite par les énergies fossiles ;
- risques tels les migrations, l’exacerbation de la pauvreté, les conflits violents et les maladies mentales.

Pour y remédier ou les éviter, adoptez l’Accord de Paris, précisons sponsorisé par la Banque mondiale ou l'oligarchie financière, vous aurez, je cite : "un air plus pur, des villes plus sûres, plus d’aliments nutritifs”. (Source : huffingtonpost.fr 14.11)

En complément.

- Les experts de la Bundesbank proposent que, d'ici à 2070, le départ à la retraite soit progressivement fixé à 69 ans et 4 mois. C'est aussi, note le rapport, ce que recommandent la Commission européenne, le Fonds monétaire international et l'OCDE. (lepoint.fr 22.10.2019)

Contre-argumentation

Source : http://lefilonmag.com - septembre 2019 n°123

La terre se réchauffe à cause des émissions de dioxyde de carbone engendrées par les activités humaines. Il faut agir. Tel, est le refrain entonné constamment par les médias «bien-pensants».

Qu’en est-il en réalité ? Rappel de quelques faits.

Le cycle du carbone est complexe : mécanismes naturels de réabsorption par le sol et les océans ; nourriture pour la végétation. Augmenter la concentration c’est augmenter la photosynthèse, donc le stockage du CO2 par les plantes (1). Les flux naturels du gaz carbonique sont 50 fois plus importants que ceux d’origine humaine. Il n’y a pas de corrélation entre l’évolution des températures et le niveau de CO2. Exemple : entre 1945 et 1975, période de forte augmentation du CO2 causée par le développement économique, la température moyenne baissait. Hivers rigoureux en 1954, 1956, 1963...

En dehors des périodes glaciaires dues à des modifications de l’orbite terrestre (2), le climat a toujours été variable, réchauffements et refroidissements se succédant, liés a des interactions complexes entre les océans, la dissolution/réémission des gaz, les cycles de l’activité solaire. De 1650 à 1695, il y eût une période froide, le soleil atteignant un point particulièrement bas de son activité appelé «minimum de Maunder». S’y ajoute l’imprévu : lors de l’éruption du volcan Tam- bora en 1815, les aérosols envoyés à plus de 40 km d’altitude ont occultés partiellement le rayon- nement solaire, provoquant 3 années de refroidissement et la dernière grande famine d’Europe.

Sur tout ceci nous n’avons aucun pouvoir. Prétendre «agir pour le climat» n’a pas de sens. Alors, direz-vous, à quoi riment les thèses du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, vivant de subventions d’Etat), nous prédisant une hausse catastrophique des températures jusqu’à la fin du siècle si on ne fait rien ? Derrière leurs calculs biaisés, reje- tés par des scientifiques du monde entier, se tient un discours politique. A quelles fins ? Créer des impôts nouveaux (taxes sur les émissions de CO2), détourner l’attention des citoyens des vrais problèmes environnementaux (3), promouvoir la géo-ingénierie. Des apprentis sorciers projettent en effet de lâcher des nanoparticules métalliques dans la haute atmosphère afin de «l’assombrir» (pollution supplémentaire et baisse des rendements agricoles). En arrière-plan : la recherche d’une maîtrise mondiale du climat.

Conclusion : au réchauffement actuel succèdera comme toujours un refroidissement (prévu par certains vers 2030)... mais les médias répètent comme des perroquets ce que raconte le GIEC, puisqu’en France il n’y a pas de débat sur le sujet. Qui a dit que les infos n’étaient pas sous contrôle ?

Jean Blusseau

(1) – 15 milliards de tonnes de carbone sont extrait annuellement de l’atmosphère par la végétation, en période de croissance. Quand à « l’effet de serre » atmosphérique annoncé, il ne « colle » pas avec les lois de la physique et de la thermodynamique. Il y a réchauffement dans un système fermé... ce n’est pas le cas de l’atmosphère !

(2) – La dernière (glaciation de Würm) s’est achevée il y a 9000 ans.

(3) – Interrogeons-nous sur nos 66000 tonnes de pesticides utilisés annuellement sur le sol français, sur nos 1,5 million de m3 de déchets nucléaires qui y sont déjà stockés (dont certains seront radioactifs pendant des milliers d’années), sur nos déchets plastiques (22% seulement sont recyclés) et ainsi de suite.

Compatible.

Mélange, partage, distribution et confusion des rôles.

- Pour la métropole de Lyon, le RN investit un ex-LFI - AFP 31 octobre 2019

Andrea Kotarac, ex-conseiller régional LFI, s'est dit "honoré" mercredi d'avoir été investi par le Rassemblement national pour mener la campagne des élections métropolitaines à Lyon.

"Les localistes, les souverainistes, les patriotes, tous les gens attachés aux valeurs républicaines sont indéniablement du côté du RN (...). C'est le "Conseil national de la Résistance" du XXIe siècle", a-t-il conclu.

- Municipales : La France insoumise se rallie à Éric Piolle (EELV) à Grenoble - L'Express.fr 30 octobre 2019

Quand Mélenchon se prend (encore) pour le ministre de la Guerre de Macron et du Pentagone.

Jean-Luc Mélenchon sur la Syrie : "le devoir des Français en arme est de répliquer" - Yahoo Actualités 12 octobre 2019

Le député France Insoumise Jean-Luc Mélenchon était présent à la manifestation de soutien aux Kurdes, samedi 12 octobre à Paris. L’occasion pour lui d’exhorter les Français à intervenir contre les Turcs.

Le député en a profité pour demander à Emmanuel Macron d’agir en Syrie. Il souhaite que les soldats français basés dans la zone frontalière de la Turquie répondent aux assauts de l’armée turque d’Erdogan. “Le devoir des Français en arme est de répliquer”, a-t-il martelé lors d’un discours devant les manifestants. “Le devoir de tous ceux qui sont armés devant les troupes turques est de répliquer et de mener implacablement la guerre pour vaincre Erdogan le terroriste et ses troupes qui sont celles du fascisme et de l'obscurantisme”, a précisé Jean-Luc Mélenchon. Yahoo Actualités 12 octobre 2019

- Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud sur le Sahel : "Il faut ramener nos soldats à la maison" lejdd.fr - 30 novembre 2019

...les députés de La France insoumise ont appelé mardi le gouvernement à "ouvrir une discussion sérieuse et rationnelle pour envisager les voies de sortie" de la "guerre" au Mali. Car, pour eux, "le sens" de ce conflit "échappe désormais à nombre de nos compatriotes et de Maliens eux-mêmes". 30 novembre 2019

LVOV - Entendez par là, que si ce conflit avait un "sens", cette "guerre" de l'impérialisme français au Mali serait justifiée. Mais quelle autre "sens" pourrait-elle avoir ? Scélérat !

- Quatennens (LFI): "Que le gouvernement cesse de dissuader" de manifester le 5 décembre - AFP 18 novembre 2019

Autant dire que le gouvernement cesse d'être ce qu'il est. Serait-ce possible, aurait-il des qualités et ignorant que nous sommes nous les ignorerions ?

- Quand Ruffin et Macron se partageaient les rôles sur un dossier social sensible - Le Figaro 27.11

Bon allez, on s'arrange comme ça : Tu dis ça, moi je dis ça et on s'en sort très bien, génial !

A "gauche" et "capitaliste jusqu'à la moelle" !

- Elizabeth Warren, coup de barre à gauche pour conquérir la Maison Blanche - AFP 31 octobre 2019

Longtemps électrice républicaine (...) , la sénatrice Elizabeth Warren incarne l'espoir le plus solide de l'aile progressiste des démocrates qui rêvent de gagner la Maison Blanche en 2020.

Ses trois frères se sont engagés dans l'armée: "c'était leur ticket pour la classe moyenne".

Premier grand nom à entrer dans la course à l'investiture démocrate, le 31 décembre 2018, elle a grimpé peu à peu jusqu'à la seconde place.

Au passage, elle a doublé le sénateur indépendant Bernie Sanders. Son ami se revendique socialiste tandis qu'elle s'est dite "capitaliste jusqu'à la moelle". AFP 31 octobre 2019

L'arnaque !

- Allemagne: coup de barre à gauche du SPD, la coalition Merkel fragilisée - AFP 30 novembre 2019

Confirmation quelques jours plus tard...

- La nouvelle direction du SPD ne devrait pas proposer une rupture avec Merkel - Reuters 3 décembre 2019

Qui en doutait ? La preuve.

- Allemagne: La justice invalide l'arrêt d'une vente de blindés à Ryad - Reuters 4 décembre 2019

La justice allemande a invalidé mardi la suspension par Berlin d'une vente de véhicules blindés à l'Arabie saoudite décidée en réaction à l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en octobre 2018. Reuters 4 décembre 2019

- Le Parti travailliste dévoile un programme radical pour le Royaume-Uni - Reuters 21 novembre 2019

Vous allez voir ce que vous allez voir, entend-il briser l'oligarchie, la City ? Vous connaissez la réponse.

- Au Royaume-Uni, les 6 plus riches ont autant d'argent que les 13 millions les plus pauvres - Le HuffPost 4 décembre 2019

Quel que soit le domaine, les inégalités dans le monde sont bien loin d’être abolies. Y compris au Royaume-Uni où les six personnes les plus riches du pays possèdent autant d’argent que les 13 millions les plus pauvres.

L’étude de l’association “The Equality Trust” publiée ce mardi 3 décembre a été réalisée en compilant les données du magazine Forbes ainsi que celles du groupe bancaire Crédit Suisse. Et le constat est le suivant: six personnes (5 familles) possèdent à elles seules l’équivalent de 46 milliards d’euros (39,4 milliards de livres sterling). C’est-à-dire autant que 13 millions des personnes les plus pauvres du Royaume-Uni. Le HuffPost 4 décembre 2019

"Unissez-vous!... et dansez ensemble."

- "Unissez-vous!" Chez Samsung, c'est la révolution syndicale - AFP 23 novembre 2019

Un syndicat chez Samsung? L'idée semblait inimaginable, tant le fabricant sud-coréen de smartphones a longtemps réprimé toute tentative.

Samsung doit vivre avec son temps, tout comme les organisations syndicales doivent mettre de l'eau dans leur vin, souligne Chun Soon-ok, une militante du droit du travail et ex-parlementaire.

Dans le passé, syndicats et direction "se considéraient comme des concurrents s'affrontant sur un ring de boxe", dit-elle.

"Mais aujourd'hui, c'est le XXIe siècle. Ils doivent se voir comme des partenaires et danser ensemble." AFP 23 novembre 2019

La direction de Samsung en tremble déjà !

Populisme d'extrême gauche, ils tiennent tous à en être, honte à eux !

FIL D’INFOS (latribunedestravailleurs.fr) (POID)

Hong Kong: les candidats pro-démocratie obtiennent près de 90% des sièges lors des élections aux conseils de district

24 novembre 2019 – La participation au vote a dépassé les 70%, pour les élections locales dans les 18 conseils de districts. Il s’agit d’un taux record bien supérieur aux 47% du précédent scrutin de 2015. Jusqu’alors les conseils de districts ont toujours été dominés par des élus favorables à l’exécutif aligné sur Pékin. Mais environ 400.000 personnes de plus se sont inscrites cette année sur les listes électorales, en raison notamment d’une campagne de mobilisation organisée par les pro-démocratie. Les candidats pro-démocratie ont obtenu près de 90% des 452 sièges du conseil de district, a rapporté la télévision RTHK.

LVOG - Avec les félicitations des chancelleries occidentales et de la NED/CIA.

Importante mobilisation contre les violences faites aux femmes

23 novembre 2019 – Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Paris et dans d’autres villes de France contre les violences faites aux femmes avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Etat coupable », « justice complice ». Au moins 137 femmes sont mortes depuis le début de l’année sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, selon le décompte d’un collectif qui recense les féminicides.

LVOG - Violences causées par des hommes, j'imagine, à des femmes qui doivent avoir eu un comportement parfait ou au-dessus de tout soupçon, qui n'ont jamais usé d'hypocrisie, de mensonges, de harcèlement psychologique, de chantage, etc. pour pousser à bout des hommes qui somme toute comme elles sont de simples travailleurs, faibles, vulnérables, inconscients, ignorants, et qui dans certaines circonstances sont amenés à perdre le contrôle d'eux-mêmes, parce qu'ils croulent sous les problèmes que leur cause cette société pourrie où la classe qui détient le pouvoir, que seule nous déclarons responsable de cette violence.

Sinon il faut aussi juger et condamner les femmes qui battent ou persécutent des hommes, les poussent parfois au suicide, sans oublier leurs enfants, c'est facile de perdre patience avec plus faible que soi... Eh oui, il faut aller au bout de cette logique ! Dans ce cas-là on en arrive à opposer entre eux les travailleurs des deux sexes (les générations entre elles, etc.) au lieu de combattre ensemble le régime en place, ce sera sans nous. On déplore et condamne tous les maux dont souffrent indistinctement l'ensemble des travailleurs sans se tromper d'ennemi. De classe !




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Otan - Organisation Terroriste de l'Atlantique Nord

- Otan: Trump, Macron et Erdogan enflamment le sommet du 70e anniversaire - AFP 4 décembre 2019

S'il s'est félicité d'avoir "obtenu 130 milliards de dollars", en référence à la somme que le Canada et les membres européens auront ajoutée aux budgets de la défense en quatre ans, M. Trump s'est dit insatisfait. AFP 4 décembre 2019

Bolivie

"La Banque mondiale, ses détracteurs reprochent à Evo Morales un accroissement du rôle de l’État dans l’économie." AFP 14 novembre 2019

Libye

Le chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby était parmi les chefs d’Etat africains invités sur le plateau du Débat africain (RFI). D'emblée, il évoque, avec nostalgie, l'époque où les populations du Sahel, bien que pauvres, vivaient paisiblement. Tout a changé brusquement, se rappelle-t-il, après la déflagration de la Libye, orchestrée par les pays du Nord, en dépit des multiples mises en garde des pays africains.

"Avant la déflagration de la Libye, vous avez entendu un seul jour un homme noir, un Africain, se faire exploser pour tuer d’autres Africains ? Cela n'a commencé qu'en février 2014. C’est quelque chose qui n’existait pas chez nous. Ça a commencé après la destruction de l'Etat libyen"

"Le trafic de la drogue et des êtres humains n’existait pas avant la déflagration de la Libye. Nos pays étaient en paix, même si des citoyens mécontents de tel ou tel pays pouvaient se livrer à des activités violentes. Avant la mort de Kadhafi, il n’y avait pas de gens qui quittaient la Libye, à leurs risques et périls, pour aller en Europe. 500 000 jeunes Africains travaillaient dans ce pays", se souvient-il.

Le ched de l'Etat Nigérien, Mahamadou Issoufou, acquiesce. Il décrit le triste spectacle offert aujourd’hui par le Sahel et le Bassin du Lac Tchad. Il n’y a que du sang et des larmes partout. De la Mauritanie au Tchad, de la Libye au Burkina Faso, se désole-t-il. "Il y a des décisions qui sont prises sans nous. La décision d’intervenir en Libye, nous l’avons apprise par la radio. Aujourd'hui, c’est nous qui en subissons les conséquences. Bien sûr que des menaces terroristes existaient déjà à l'époque en Algérie et dans le nord du Mali. Bien sûr qu'il y avait une présence d’organisations criminelles de trafic de drogue dans tout le Sahel. Mais toutes ces menaces ont été amplifiées par la chute de Kadhafi" francetvinfo.fr 14.11

Tunisie

Le Frère musulman Rachid Ghannouchi, 78 ans, a été élu président de l’Assemblée des représentants du peuple tunisien (assemblée nationale dans un système monocaméral) bien que son parti, Ennahdha, n’y ait pas de majorité.

Porté au pouvoir par le MI6 lors du « printemps arabe », il reconstitua l’« Appareil secret » des Frères sous le nom de « Ligue de protection de la révolution » (LPR). Il put ainsi faire assassiner les « ennemis de Dieu » comme Chokri Belaïd ou Mohamed Brahmi.

En 2012, il organisa le transfert des combattants islamistes tunisiens en Syrie, ainsi que l’a révélé le quotidien syrien Al-Watan. En 2016, alors que les daechistes massacraient des centaines de milliers de musulmans, il déclara dans Al-Quods al-Arabi que « Daech représente l’islam en colère » (sic). Réseau Voltaire 14 novembre 2019


ECONOMIE

Economie mondiale.

- Une bombe de 246.000 milliards de dollars posée sous l'économie mondiale - sputniknews.com 02.08

La dette mondiale a atteint 246.000 milliards de dollars, un record absolu dépassant de plus du triple le PIB mondial, c'est-à-dire la valeur de tous les produits et services sur la planète.

A un moment donné, l'économie mondiale ne pourra plus digérer l'immense dette incontrôlée. Sachant que la crise imminente, prédite par les économistes, sera bien plus rude et conduira à un appauvrissement de masse, à une grande instabilité géopolitique, à des troubles sociaux et à des guerres. sputniknews.com 02.08

...le poids de la dette augmente aujourd’hui. Pour éviter cela, nous nous sommes lancés dans cette fuite en avant de création monétaire en 2008 car c’était la seule solution pour éviter un effondrement de l’économie. Et c’est toujours l’unique solution que nous avons. Cette solution, loin d’être idéale, est dans notre système (c’est-à-dire un monde où le capital est libre) la seule possible pour éviter que les dettes n’écrasent les acteurs de l’économie.

Aux différents coins de la planète, il y a une contestation des inégalités et donc de la mondialisation. Les privatisations sont également contestées, comme nous le voyons au Chili ou en Algérie, où l’on estime qu’elles sont décidées au bénéfice d’une oligarchie économique et politique. La contestation est aussi politique: elle s’attaque à une élite qu’on accuse de ne plus s’intéresser aux problèmes du peuple, qu’on accuse de corruption. Cette contestation est universelle: elle intervient aussi bien à Hong Kong qu’en Algérie, au Chili, en Équateur, au Liban, ... le journaliste économique François Lenglet lefigaro.fr 23.10

- La dette mondiale dépassera 255.000 milliards de dollars fin 2019, selon une étude - Reuters 15 novembre 2019

L'ensemble de la dette mondiale devrait dépasser 255.000 milliards de dollars (230.000 milliards d'euros) cette année selon des estimations de l'Institute of International Finance (IIF) publiées vendredi, soit près de 32.500 dollars pour chacun des 7,7 milliards d'humains vivant sur Terre.

Ce montant, plus de trois fois supérieur à celui du produit intérieur brut (PIB) mondial, a augmenté de 7.500 milliards sur les six premiers mois de l'année et la tendance à la hausse n'a montré aucun signe de ralentissement ces derniers mois.

Environ 60% de la hausse du premier semestre est à mettre au compte des Etats-Unis et de la Chine.

La seule dette des Etats devrait dépasser 70.000 milliards cette année, précise l'IIF.

Une autre étude, réalisée par Bank of America Merrill Lynch, conclut que depuis la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers en 2008, les Etats ont emprunté 30.000 milliards de dollars, les entreprises 25.000 milliards, les ménages 9.000 milliards et les banques 2.000 milliards.

L'étude de l'IIF, qui s'appuie entre autres sur les données de la Banque des règlements internationaux et du Fonds monétaire international, précise que la dette mondiale hors secteur financier, à 190.000 milliards de dollars, représente désormais plus de 240% du PIB mondial.

Les marchés obligataires regroupent plus de 115.000 milliards de dollars de titres, contre 87.000 milliards en 2009, et les emprunts d'Etat pèsent 47% de l'ensemble des titres cotés, contre 40% il y a dix ans. Parallèlement, la part des obligations bancaires est revenue à moins de 40%, contre plus de 50% en 2009. Reuters 15 novembre 2019

Banques.

- La banque italienne UniCredit va supprimer 8000 emplois et fermer 500 agences d'ici 2023 L'Express.fr 3 décembre 2019

La banque italienne UniCredit, confrontée comme ses homologues à un contexte difficile, va supprimer 8000 emplois et fermer 500 agences d'ici 2023, tout en augmentant nettement les dividendes versés aux actionnaires. Cette nouvelle saignée entraînera une baisse de 12% des effectifs en équivalents temps plein (ETP) et de 17% du nombre d'agences en Europe occidentale.

Depuis son arrivée à la tête d'UniCredit à l'été 2016, le Français Jean-Pierre Mustier a mené une vaste réorganisation de la banque, en réduisant déjà les effectifs de quelque 14 000 équivalents temps pleins et en fermant plus de 900 agences.

Confrontées à un environnement compliqué, marqué notamment par des taux d'intérêt bas et les tensions politico-commerciales, une dizaine de banques européennes, dont Société Générale, Deutsche Bank et HSBC, a annoncé depuis le début de l'année la suppression de plus de 44 000 postes. Avec UniCredit, le chiffre passe à plus de 52 000. L'Express.fr 3 décembre 2019

Suisse

- La Suisse reste numéro un mondial de la gestion de fortune - Le Point 09.10

Au moment où l'Europe s'apprête à retirer le pays de la liste des paradis fiscaux, un livre raconte 60 ans de compagnonnage entre la Suisse et l'argent sale.

Sous la pression de Washington et de Bruxelles, la Suisse était contrainte en 2009 d'annoncer la mort du secret bancaire. À cette époque, les fonds non déclarés des Allemands atteignaient, selon des estimations sérieuses, 155 milliards d'euros, ceux des Italiens, 150 milliards. Les Français, « seulement », 74 milliards, suivis par les Britanniques 48 milliards, et les Espagnols 40 milliards. L'étude du consultant Helvea avançait que 3 % seulement des Français étaient en règle avec le fisc, contre 1 % pour les Italiens.

Berne s'est-il acheté une vertu en sacrifiant ses places financières ? Pas vraiment. Selon l'association suisse des banquiers, 27,5 % des actifs transfrontaliers sous gestion – comprenez l'argent offshore – sont toujours gérés en Suisse, ce qui en fait le premier gestionnaire de fortune du monde, « loin devant Hongkong et Singapour. Suivent les États-Unis et les Émirats arabes unis », écrit Roland Rossier. Zurich, Genève et Lugano possèdent-elles une baguette magique ? D'abord, le secret bancaire n'a pas été aboli pour les personnes domiciliées en Suisse, qu'elles soient suisses et étrangères.

En ce qui concerne l'argent des Européens, il a pu se reconvertir sans trop de difficultés en biens immobiliers, en or et bijoux, en voitures de sport, en œuvres d'art. Quelle est la valeur des biens qui dorment toujours dans les coffres des banques ou dans les ports francs ? « Aucune estimation sérieuse n'est disponible », reconnaît l'ouvrage La Suisse et l'argent sale.

Enfin, la lutte contre l'argent sale a toujours des limites. Si en 2018, le Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent a reçu 6 126 communications, on estime qu'à peine 5 % de ces soupçons donneront lieu à un jugement. Rappelons un proverbe zurichois : « Gott regiert im Himel und s Gält uf Erde », qui peut se traduire par : « Dieu règne au ciel et l'argent sur terre. » Un autre proverbe, cette fois en Switzerdütsch, le dialecte suisse alémanique, assure que « même le diable danse pour de l'argent ». Le Point 09.10

Capitalisme.

Comment cautionner le néolibéralisme ? En généralisant son système financier au fonctionnement mafieux.

Mariana Mazzucato, l'économiste qui veut sauver le capitalisme - slate.fr 09.10

Selon l'Italo-Américaine, l'innovation n'est pas le fruit de génies solitaires mais d'efforts collectifs. Ses thèses rencontrent un vif succès. (Traduction : l'enrichissement des oligarques et de leurs sous-traitants est le produit de subventions publiques ou le pillage de la force de travail. - LVOG)

Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais Mariana Mazzucato est l'une des économistes les plus influentes au monde. Autrice notamment de The Entrepreneurial State en 2011, ses recherches chamboulent les paradigmes du capitalisme moderne.

Comme l'explique un article de Wired, ce sont les conservateurs britanniques, avec lesquels elle a fini par collaborer étroitement, qui ont déclenché chez Mazzucato l'envie de renverser les perspectives.

Leur politique d'austérité a en particulier attiré son attention. Mise en place au Royaume-Uni après la crise de 2008, elle s'est accompagnée d'un fort désengagement de l'État et d'un discours violent contre les fonctionnaires, présentés par David Cameron comme des «ennemis de l'entreprise».

«Ils misaient tout sur les entrepreneurs et rejetaient tout le reste, se souvient l'économiste. Il y avait cette croyance que si nous n'avions pas de Google ou de Facebook européens, c'était parce que nous n'avions pas embrassé l'approche du libre marché de la Silicon Valley. Ce n'était que de l'idéologie: il n'y avait pas de libre marché dans la Silicon Valley.»

Pas de libre marché, car ce que le mythe présente comme le fruit du génie individuel est souvent une réussite collective, permise par l'investissement initial des États, souligne Mazzucato. (Le budget de l'Etat et sa dette doivent servir à financer les secteurs clés de l'économie néolibérale ou les plus rentables en général, afin d'éliminer tous les autres. - LVOG)

Ainsi, l'algorithme de recherche de Google n'aurait peut-être pas existé sans une bourse délivrée par la National Science Foundation. Tesla a reçu 465 millions de dollars (soit 423 millions d'euros) de l'US Department of Energy. Au total, Elon Musk a bénéficié de 4,9 milliards de dollars d'aides publiques diverses pour trois de ses compagnies, dont SpaceX.

Protocole HTTP, internet, GPS, microprocesseurs, écran tactile: un grand nombre des technologies fondamentales ayant mené à l'iPhone ont été financées par des programmes étatiques, universitaires ou militaires.

L'économiste précise qu'il ne faut pas concentrer tous les efforts sur la redistribution des richesses, mais réfléchir aussi à leur création. Pour cela, elle souhaite que des ensembles d'organisations, orientées sur des missions spécifiques, s'emparent de l'initiative, prennent les risques initiaux et commencent à façonner un marché dont pourront ensuite s'emparer les acteurs privés. (La "création" de nouveaux besoins qui ne seront pas accessibles à une grande partie de la population est leur priorité, et non la "redistribution des richesses", on s'en serait douter! Quand elle dit que les Etats ou les institutions supranationales (lire plus loin) doivent s'emparer "de l'initiative", commencer "à façonner un marché dont pourront ensuite s'emparer les acteurs privés, on a le scénario du Green New Deal.- LVOG)

Mazzucato a désormais l'oreille d'Elizabeth Warren, candidate démocrate américaine à la popularité grandissante. Elle a également aidé Alexandria Ocasio-Cortez à affiner son discours et son projet de Green New Deal. (Les deux égéries de la gauche oligarchique. - LVOG)

La Commission européenne l'a chargée de réfléchir à diverses missions de recherche, notamment dans le domaine de l'écologie et du développement durable, tout comme les Nations unies. (Confirmation de ce qui a été dit plus haut. - LVOG)

Les thèses de Mariana Mazzucato séduisent largement: discrètement mais sûrement, l'économiste redessine les paradigmes économiques modernes. Comme le pointe Quartz, elle pourrait même sauver le capitalisme de ses propres turpitudes. (Entendez par "turpitudes" ses difficultés à remodeler la société selon les critères du néolibéralisme. - LVOG)

FMI

Demandez le programme par Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.

Réforme structurelle, du marché du travail,

Priorité à la menace du changement climatique combinée au terrorisme.

La résilience ou guerre psychologique combiné ou encore fabrication du consentement.

- Entretien avec la nouvelle dirigeante du FMI, Kristalina Georgieva - euronews 10 octobre 2019

Le domaine de réforme le plus difficile et pourtant le plus souhaitable est celui de la structure. L’automatisation, l’évolution très rapide des technologies numériques, l’intelligence artificielle - tout ceci impose de nouvelles exigences aux pays. Et par conséquent, réformer les marchés du travail, investir dans les compétences de demain, dans le capital humain - peut et doit être une priorité pour les décideurs, afin que l'Europe puisse gagner en compétitivité pour l'avenir.

Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI : Selon moi, nous devons en priorité prêter attention aux risques du changement climatique. Nous avons vu comment la force de la nature peut avoir un impact considérable sur les économies et nous devons nous préparer à ce que davantage de ces chocs se produisent. En plus de cela, nous sommes plus vulnérables au terrorisme. Nous devons être mieux préparés aux changements et aux chocs soudains, afin de construire des économies plus agiles et plus adaptables. Et aussi investir dans la résilience pour l'avenir. euronews 10 octobre 2019

BCE

"Toute inaction sur le climat voudra dire que "dans 50 ans, nous serons toastés, rôtis et grillés", a-t-elle dit dans une critique implicite des climato-sceptiques". Interrogée sur la question climatique lors d'une conférence en Arabie saoudite. Europe 1 24 octobre 2017.

Elle présidente, la BCE utilisera-t-elle ses moyens colossaux pour contribuer à limiter le réchauffement climatique... ?

Christine Lagarde, en réponse à la question de Pascal Canfin : "...on est convaincu de la nécessité absolue de joindre nos forces ou que l'on soit et quelque soit l'institution que l'on dirige pour lutter contre le changement climatique."

Impératif, nécessité absolue... les mots qu'utilise Christine Lagarde sont forts. "Le risque climatique doit être au cœur de notre action, dira-t-elle aussi pendant son audition. Ou encore "La prise en compte du climat et des risques environnementaux doivent être des missions essentielles". franceculture.fr 07.09.2019

- FMI : le somptueux pot de départ de Dame Christine Lagarde et de ses courtisans - Marianne 10 octobre 2019

Grâce à Paris Match, on n’ignore rien du modeste pot d’adieu auquel a eu droit Christine Lagarde au siège du Fonds monétaire international (FMI) à Washington, le 28 septembre. Le lendemain, elle partait prendre la direction de la Banque centrale européenne (BCE), installée à Francfort, siège du vrai pouvoir monétaire de l’Europe allemande.

Du beau monde au chevet de la reine Christine

Ce jour-là, l’ex-ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui adoubée par Emmanuel Macron, est arrivée en robe Chanel, entourée de sa grande famille, pour participer à ce que Paris Match appelle « un adieu festif et chaleureux ». Au menu, il n’y avait pas que des chips et du soda, vu qu’il s’agissait d’accueillir le tout-Washington des affaires et le petit monde de l’élite politique mondialisée. Ce ne sont pas des gens à qui on propose une petite collation sur un coin de table. On n’est pas au Secours populaire.

Quelque 250 invités en tenue de gala ont été conviés à venir saluer la reine Christine. Parmi les invités, il y avait Ivanka Trump, la fille de qui vous savez, accompagnée de monsieur ; le milliardaire Lakshmi Mittal, boss du groupe éponyme, connu pour avoir contribué à mettre la sidérurgie lorraine sur le carreau ; David Rubenstein, fondateur du fonds d’investissement Carlyle, l’un des plus puissants au monde, historiquement lié à la CIA et qui a compté les deux Bush (le père et le fils) parmi ses responsables ; et même Bono, leader de U2, venu saluer celle qu’il considère comme « une rock star ».

Devant tous ces représentants du lumpenprolétariat mondial, Christine Lagarde a eu droit à une corbeille d’éloges. Les uns et les autres ont tenu à souligner « son humanité, sa tolérance ». En guise de remerciement, Christine Lagarde leur a lancé : « Vous avez tous touché ma vie ». Les peuples des pays où sont passés les experts du FMI, toujours prêts à sortir le sabre pour couper les crédits qui dépassent, n’en diront pas autant.

Avec son salaire annuel de 380.000 euros, sans compter les menus avantages liés à la fonction, on comprend que la dame puisse cultiver son jardin de souvenirs. Marianne 10 octobre 2019


Le 30 novembre 2019

CAUSERIE ET INFOS

Trois rubriques ont été actualisées. Quant à la causerie et aux infos du 10 octobre au 30 novembre, elles seront actualisées d'ici 1 jour ou 2. Cette rubrique devient mensuelle.


Le 31 octobre 2019

CAUSERIE ET INFOS

Je confirme que le portail ne sera plus actualisé. Je précise que cela n'a rien à voir avec mon état de santé, je suis rétabli et en pleine forme.

Je n'ai rien à ajouter.

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

Marx par Engels au format pdf

Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.