Le portail a été actualisé le 11 juillet 2020........ Leur humanisme est la politesse des salauds, face à laquelle toute impolitesse est honorable..... A bas le confinement, le traçage, la distanciation sociale, faites tomber les masques !........ A bas le régime fascisant Macron-Castex-Véran ! Insurrection et Assemblée populaire dans tout le pays pour prendre le pouvoir politique et contrôler l'ensemble de l'économie !


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (11.07.2020)

  La voix de l'Opposition de gauche. (pas actualisé, pas le temps)

  Documents d'actualité. (11.07.2020)

-  Dossier : La "Grande réinitialisation" (anglais: "Great Reset").
-  Dossier : Covid-19.
-  Divers.

  Comment fonctionne leur vieux monde   (11.07.2020)

-  Vidéos et données.
-  Sous nos yeux. Du 11 septembre à Donald Trump par Thierry Meyssan.
-  Articles divers.

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation. (30.06.2020)

-  Points de repères.
-  Vidéos.
-  La fabrication de Greta Thunberg et du Green New Deal.
-  Le scandale des éoliennes.
-  Articles divers.

Dossier : Archive sur le climat

Dossier : Actualité internationale 2019

Dossier : Actualité intermationale 2018

Dossier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Dossier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Dossier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Dossier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Principes élémentaires de la philosophie matérialiste par Georges Politzer - 1936

  Adresses utiles.  



  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030, mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


Les faits. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle. La hausse de la température précède la hausse du taux de CO² dans l'air.

Voilà l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...



D'où provient le Covid-19 ? Qui l'instrumentalise ? A qui profite le crime ? (Actualisé le 3.07)

- Entre le 18 mars et le 17 juin 2020, la fortune des milliardaires américains a crû de 583,9 milliards de dollars, soit 19,8%. (Source : Forbes)

- Dans une vidéo, le directeur des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a déclaré devant le Congrès que certains Américains que l’on croyait morts de la grippe saisonnière avaient été trouvés porteurs après leur décès du nouveau coronavirus. (Causerie du 13 mars 2020)

- 18 octobre 2019, la Gates Foundation et le Forum économique mondial étaient des partenaires de « l’exercice de simulation » d’une pandémie au nCoV-2019 effectué par le John Hopkins Center for Health Security.

- 18 au 23 octobre, au même moment à Wuhan se tiennent les Jeux olympiques militaires.

- Covid-19 : des athlètes français contaminés à Wuhan en octobre ? - leparisien.fr 5 mai 2020

Plusieurs sportifs, de retour des Jeux mondiaux militaires organisés fin octobre en Chine, se sont plaints de symptômes à leur retour. Ils pourraient avoir contracté le Covid-19. (Article complet dans la causerie du 8 mai 2020)

- 13 janvier 2020, suivant l'avis du directeur général de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail en date du 12 novembre 2019 et proposition du directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, Buzin et Macron classent la chloroquine dans la liste des substances vénéneuses, alors qu'elle était en vente libre. Plus tard ils en interdiront la prescription par les médecins de ville.

- 24 et 25 janvier 2020 : Sommet de Davos sous les auspices de la CEPI, qui est aussi le fruit d’un partenariat entre le Forum économique mondial et la Gates Foundation, au cours duquel le développement d’un vaccin contre le 2019 nCoV est annoncé (2 semaines après l’annonce du 7 janvier 2020 et à peine une semaine avant la déclaration de l’urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS).

- 30 janvier 2020 : Le directeur de l’OMS déclare une « urgence de santé publique de portée internationale ». Mondialisation.ca 02 mars 2020 ; 20minutes.fr et AFP 13 mars 2020

- Mai 2020 : Dans de nombreux pays occidentaux les témoignages de médecins affluent pour dénoncer l'étiquettage coronavirus de milliers de morts décédés en réalité d'autres pathologies, histoire de justifier l'existence d'une pandémie imaginaire, ainsi que les conséquences liberticides et antisociales qui en ont découlé.

Un acte prémédité ? Une obsession chez ces tyrans.

Le Point - En 2015, Bill Gates publiait un éditorial dans le New England Journal of Medicine (NEJM) mettant en garde contre la survenue probable d'une pandémie au cours des vingt prochaines années.

« Parmi tout ce qui peut tuer plus de 10 millions de personnes dans le monde, le plus probable est la survenue d'une épidémie due à des causes naturelles ou au bioterrorisme. »

Gates écrivait que les futures épidémies risquaient d'être plus difficiles à endiguer dans les sociétés libérales : « Parce que les pays démocratiques n'aiment pas restreindre les droits des individus à se déplacer et à se réunir librement, ces mêmes pays pourraient agir trop lentement sur les activités contribuant à la propagation des maladies. »

LVOG - C'est lui qui préconisera le confinement total de la population. Et qui serait chargé d'assurer l'ordre mondial ? Pardi, l'Otan, cela ne s'invente pas.

Le Point - Selon Gates, la lutte contre les épidémies exigeait une préparation comparable à celle d'une autre menace globale – la guerre :

« L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) dispose d'une unité mobile prête à se déployer rapidement. Si le système n'est pas parfait, les pays de l'Otan organisent des exercices conjoints leur permettant de traiter les questions de logistique – comment acheminer carburant et nourriture, quelles langues seront parlées, quelles fréquences radio seront utilisées, etc. Peu de mesures de ce type, si ce n'est aucune, existent pour faire face à une épidémie. »

Deux ans plus tard, lors d'un sommet international en Suisse, Gates attirait de nouveau l'attention des dirigeants de ce monde sur leur manque de préparation au risque pandémique...« Les épidémies se fichent des frontières. Dès lors que vous regardez les choses sous un angle humanitaire ou national, il faut que ces investissements soient faits. »

Rebelote en 2018. Cette fois-ci, Gates estimait que, les humains pouvant faire le tour du monde en quelques heures, un pathogène semblable au Sras était susceptible de tuer 30 millions de personnes en six mois.

Le 28 février, Gates publiait un nouvel éditorial dans le NEJM. Son message ne pourrait être plus clair : « Au cours de la semaine dernière, Covid-19 a commencé à se comporter comme le pathogène centennal que nous redoutons depuis longtemps. J'espère qu'il n'est pas aussi grave, mais nous devons partir du principe qu'il l'est jusqu'à preuve du contraire. » Le Point 8 mars 2020

Wikipédia - En 2009, la fondation Gates finance un projet de l'organisation caritative Path, pour étudier la possibilité d'incorporer le vaccin anti-HPV, produit par les firmes pharmaceutiques Merck et GSK, au programme officiel de vaccination de l'Inde. Mais la mort de sept adolescentes peu après leur vaccination jette la suspicion sur l'innocuité du vaccin.

En août 2009, un comité parlementaire indien conclut que le projet de Path s'apparente à un essai clinique utilisant comme cobayes des jeunes filles issues de familles peu lettrées, sans que celles-ci aient été dûment informées contre les risques du vaccin. Le comité conclut également que « le seul but de Path était de promouvoir les intérêts commerciaux des fabricants du vaccin ».



  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie du 11 juillet 2020.

Juillet du 1er au (à venir)

Juin 2020 (114 pages)
Mai 2020 (219 pages)
Avril 2020 (222 pages)
Mars 2020 (268 pages)
Février 2020 (90 pages)
Janvier 2020 (115 pages)

2019 (1356 pages)
2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)



   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

   DOSSIER : LA "GRANDE RÉINITIALISATION" (anglais: "GREAT RESET")

DOCUMENT. La "Grande Réinitialisation" : un sommet unique pour débuter 2021. (03.06)
DOCUMENT. Le temps de la Grande remise à zéro. (03.06)
DOCUMENT. Et maintenant le « Grand Reset » de l’économie mondiale de Davos.
      Que se passe-t-il après la pandémie de la Covid-19? (12.06)

DOCUMENT. La « Réinitialisation mondiale » (« Global Reset ») – Désactivée. « L’État profond ». (19.06)



   DOSSIERS : COVID-19.

DOCUMENT. U.S. billionaire wealth surges to $584 Billion, or 20%,
      since the beginning of the pandemic. (18.06)

VIDÉO. Toutes les vidéos de l'IHU – Méditerranée Infection
VIDÉO. Pr Philippe Even - 80% des médicaments ne servent à rien - 13 juillet 2016
VIDÉO. Le Pr. Didier Raoult était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ce jeudi 25 juin 2020.
VIDÉO. Le Pr. Didier Raoult: l'intégralité de son audition devant
      la commission d'enquête parlementaire - 24 juin 2020

VIDÉO. Finalement, la chloroquine... - 23 juin 2020
VIDÉO. Pr Perronne- "Ceux qui critiquent le protocole Raoult malgré les preuves
      sont achetés par les labos" - 16 juin 2020

VIDÉO. Analyse et résultats pour 3 737 patients suivis à l'IHU - 16 juin 2020
VIDÉO. #Les Marx Brothers font de la science : l’exemple de RECOVERY - 9 juin 2020
VIDÉO. #LancetGate. Les Pieds nickelés font de la science - 2 juin 2020

VIDÉO. 4000 patients traités VS Big Data : qui croire ? - 25 mai 2020
VIDÉO. COVID19 : Quelles leçons doit-on tirer de l'épidémie ? - 12 mai 2020
VIDÉO. Cri d'alarme et alerte d'un médecin - Violation du secret médical - 6 mai 2020
VIDÉO. Dr Éric Menat - Il y a urgence !
VIDÉO. Où en est le débat sur l’Hydroxychloroquine ?
VIDÉO. Le Pr Didier Raoult se confie à Apolline de Malherbe sur BFMTV - 1 mai 2020
VIDÉO. Le Pr Didier Raoult nous parle du déconfinement
      et de la fameuse deuxième vague de l'épidémie. - 29 avril 2020

VIDÉO. Professeur Didier Raoult. La leçon des épidémies courtes - 21 avril 2020
VIDÉO. Professeur Didier Raoult. Coronavirus : Recul de l'épidémie à Marseille - 14 avril 2020

DOCUMENT. Covid19: immunité croisée avec les autres coronavirus,
      phénomènes immunopathologiques (01.07)

DOCUMENT. Covid-19 et évolution du virus, ce qu’on peut dire fin juin 2020. (30.06)
DOCUMENT. Le jeu des tests: une brique de plus dans la désinformation COVID-19. (25.06)
DOCUMENT. La corruption de la science. Le scandale de l’étude sur l’hydroxychloroquine.
      Qui était derrière tout cela ?... (12.06)

DOCUMENT. Remise en marche de l’économie mondiale :
      promouvoir une reprise plus inclusive (FMI) (11.06)

DOCUMENT. Quand les profits et la politique dirigent la science:
      Les dangers de l’accélération d’un vaccin à la « vitesse de distorsion » (09.06)

DOCUMENT. Rétractation de deux articles « scientifiques » sur le Covid-19 (06.06)
DOCUMENT. La « fausse alerte mondiale » COVID-19, la Campagne contre le racisme
      et le néolibéralisme (05.06)

DOCUMENT. Le confinement, tout ce que l’on ne vous a pas dit : aberration humaine,
      sanitaire, économique. (05.06)

DOCUMENT. Des auteurs de l'étude condamnant l'hydroxychloroquine la remettent en cause. (03.06)
DOCUMENT. Des universitaires allemands contestent la gestion de l'épidémie (03.06)
DOCUMENT. Le confinement obligatoire n'a servi à rien face au Covid-19 (02.06)

DOCUMENT. LancetGate : Surgisphere la société qui a fourni les données
      à l’étude est-elle sérieuse ? (29.05)

DOCUMENT. C'en est assez du consensus. (28.05)
DOCUMENT. Les tests: talon d’Achille du château de cartes COVID-19 (28.05)
DOCUMENT. Révélation choc sur la recherche biomédicale :
      "Beaucoup de ce qui est publié est incorrecte" (21.06.2015)

DOCUMENT. Les faits versus le « Fake ». Un verrouillage mondial de tout ! (27.05)
DOCUMENT. COVID-19: le côté obscur de la science révélé (26.05)
DOCUMENT. Les masques faciaux présentent de sérieux risques pour la santé (22.05)
DOCUMENT. Le confinement est-il le plus grand désastre politique de l’histoire des États-Unis? (22.05)
DOCUMENT. Covid-19: Quel sort pour l’Artemisia? (22.05)
DOCUMENT. COVID-19 – Idolâtrie pour le dangereux, mépris pour le naturel (21.05)
DOCUMENT. National Covid-19 Testing Action Plan Pragmatic steps to reopen our workplaces
      and our communities (21.04)

DOCUMENT. L’OMS et l’Union européenne veulent des vaccins pour tous, pas de l’eau (20.05)
DOCUMENT. Plan US : contrôle militarisé de la population. (19.05)
DOCUMENT. La transformation des sociétés à l'occasion du Covid-19 annonce
      la militarisation de l'Europe (12.05)

DOCUMENT. «Le choc de cette crise va provoquer la révolution»:
      Entretien avec Jean Ziegler, l’homme qui veut en finir avec le capitalisme (12.05)

DOCUMENT. PSY-OP COVID-19: assignés à résidence! (11.05)
DOCUMENT. Coronavirus et nombre de décès douteux (12.05)
DOCUMENT. La tyrannie du coronavirus – et la mort par la famine (10.05)
DOCUMENT. L’étrange malédiction des microbiologistes dans le monde (03.11.2014)
DOCUMENT. Covid-19 : L'Occident face à l'exemple chinois (09.05)
DOCUMENT. La pandémie 2020: De la fraude statistique à la société de contrôle (09.05)
DOCUMENT. COVID 19 – Un océan de peurs et de mensonges (09.05)
DOCUMENT. Penser l’après déconfinement (08.05)
DOCUMENT. L'UE, l'Otan, NewsGuard et le Réseau Voltaire (05.05)
DOCUMENT. Des entreprises pharmaceutiques israéliennes testent des médicaments
      sur des prisonniers palestiniens (07.05)

DOCUMENT. Vaccin anti-Covid-19 et immunité de groupe, c’est non… et encore non (07.05)
DOCUMENT. Traçage de contacts, géolocalisation…de quoi parle-t-on vraiment? (07.05)
DOCUMENT. Le coronavirus stimule dangereusement l’agenda sombre de la DARPA (07.05)
DOCUMENT. Le projet politique global imposé à l'occasion du Covid-19 (05.05)
DOCUMENT. Le vaccin contre la grippe H1N1 2009 a causé des lésions cérébrales
     chez les enfants. Ne laissez pas cela se reproduire (04.05)

DOCUMENT. Le grand simulacre(04.05)
DOCUMENT. Covid-19: Et maintenant? (03.05)
DOCUMENT. Coronavirus : A-t-on encore le droit de s’interroger? (02.05)
DOCUMENT. COVID-19: Le modèle vénézuélien… occulté par les médias (01.05)

DOCUMENT. Des phares dans la nuit du Coronavirus? (30.04)
DOCUMENT. Le Covid-19 et l'Aube rouge (28.04)
DOCUMENT. Covid-19, une réponse sous influence ? (26.04)
DOCUMENT. Démystifier les statistiques sur le coronavirus. A lire attentivement:
      Les risques sont excessivement faibles! (25.04)

DOCUMENT. L’énorme canular de la Covid-19 (24.04)
DOCUMENT. Qu’est-ce que les renseignements américains savaient vraiment
      sur le virus «chinois»? (23.04)

DOCUMENT. Démasqués : le nouveau pouvoir des faux-monnayeurs (22.04)
DOCUMENT. 25 faits sur l’industrie pharmaceutique, les vaccins et les «antivaccins» (22.04)
DOCUMENT. Les Français suspendent leur Liberté (21.04)
DOCUMENT. Distanciation sociale de la démocratie (21.04)
DOCUMENT. Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral. (18.04)
DOCUMENT. Éléments d'information à connaître sur le coronavirus,
      le Remdesivir et le laboratoire américain Gilead Sciences. (15.04)

DOCUMENT. Politique et corruption à l’OMS. (14.04)
DOCUMENT. Les grandes entreprises pharmaceutiques déjà sur les rangs
      pour faire de l'argent avec le Covid-19. (13.04)

DOCUMENT. Informations Ouvrières - Supplément au n° 599, semaine du 9 au 15 avril 2020. (POI) (09.04)
DOCUMENT. « La pandémie de coronavirus modifiera à jamais l'ordre mondial». (04.04)
DOCUMENT. Fausses données sur le coronavirus, campagne de peur.
      Propagation de l’infection de la COVID-19. (08.04)

DOCUMENT. Henry Kissinger annonce l'après-Covid-19. (07.04)
DOCUMENT. L’OTAN en armes pour “combattre le coronavirus”. (07.04)
DOCUMENT. Panique et absurdité politique face à la pandémie. (07.04)
DOCUMENT. L'OMS rejette l'usage des masques chirurgicaux par la population. (07.04)
DOCUMENT. 118.000 euros de MSD, 116.000 euros de Roche :
      faut-il s’inquiéter des liens entre labos et conseils scientifiques? (03.04)

DOCUMENT. États-Unis: certains décès de la « grippe » pourraient être dus
      à la pneumonie à nouveau coronavirus (12.03)

DOCUMENT. Hydroxychloroquine : le bal des ignares… (03.04)
DOCUMENT. Le zinc pour se protéger du Covid ? (01.04)

DOCUMENT. Covid-19 : fin de partie ?! (18.03)
DOCUMENT. Oxygène confisqué. (31.03)
DOCUMENT. Le coronavirus: D’où vient-il ? (31.03)
DOCUMENT. Des putschistes à l’ombre du coronavirus. (31.03)
DOCUMENT. Pourquoi la France cache un remède contre le virus testé et peu coûteux (27.03)
DOCUMENT. COVID-19 – La lutte pour la guérison: une gigantesque razzia
      de l’industrie pharmaceutique occidentale (26.03)

DOCUMENT. Après le confinement: Un programme mondial de vaccination contre le coronavirus… (25.03)
DOCUMENT. Propagande autour de l'origine du Covid-19. (25.03)
DOCUMENT. 5 pages d'Informations ouvrières (POI) (26.03)
DOCUMENT. Pétition POID (25.03)
DOCUMENT. En Italie, le Covid-19 se répand uniquement dans les régions touchées
      par le paludisme. (23.03)

DOCUMENT. Face à la crise combinée de la santé publique et de l’économie capitaliste. (17.03)
DOCUMENT. Covid-19 : propagande et manipulation. (20.03)
DOCUMENT. Le monde après la pandémie. (17.03)
DOCUMENT. Aucune quarantaine n'a vaincu de maladie. (16.03)
DOCUMENT. COVID-19: Des preuves supplémentaires que le virus trouve son origine
      aux Etats-Unis (16.03)

DOCUMENT. Coronavirus COVID-19: “Made in China” ou “Made in USA”? (14.03)
DOCUMENT. Coronavirus COVID-19: Une fausse pandémie? Qui est derrière cela? (02.03)
DOCUMENT. Pandémie du virus de la peur (25.02)
DOCUMENT. Le coronavirus et le monde: entre la peur rationnelle et la discrimination. (11.02)
DOCUMENT. Coronavirus, virus de la soumission. (06.02)
DOCUMENT. Le nouveau Coronavirus en Chine: l’examen des faits. (04.02)

DOCUMENT. Les USA réautorisent la création de virus mortels (26.12.2017)
DOCUMENT. Un chercheur fabrique volontairement un virus ultra-virulent :
      savant fou ou visionnaire ? (02.07.2014)

DOCUMENT. Créer un virus H7N9 mutant pour mieux le combattre (07.08.2013)
DOCUMENT. Vers des armes biologiques de nouvelle génération (21.01.2008)



   DIVERS.

DOCUMENT. Le lent délitement de la République en France. (07.07)

DOCUMENT. Comment les Deux Grands peuvent établir la paix au Grand Moyen-Orient. (30.06)
DOCUMENT. Hirak, NED et ONG algériennes. (29.06)
DOCUMENT. Lahouari Addi, la NED et les autres. (25.06)
DOCUMENT. Comment Washington entend triompher. (23.06)
DOCUMENT. La souveraineté supranationale des États-Unis. (17.06)
DOCUMENT. Racisme et antiracisme comme mensonges. (16.06)
DOCUMENT. Ce que révèlent les manifestations US. (09.06)
DOCUMENT. Le coup d’État de la CIA contre « l’allié le plus loyal »,
      un avertissement de l’histoire en 2020 (05.06)

DOCUMENT. L’ONGisme: du néolibéralisme au «regime change» (28.05)
DOCUMENT. La décolonisation d'Israël a commencé. (26.05)
DOCUMENT. La nouvelle stratégie antichinoise de Washington. (19.04)
DOCUMENT. Vers un nouvel ordre mondial? La crise de la dette mondiale
      et la privatisation de l’État. (17.04)

DOCUMENT. Trump adapte la stratégie énergétique US. (14.04)
DOCUMENT. Qui sont les narco-terroristes? Un indice … George H. Walker Bush
      – le papa – la famille Bush et le cartel de la drogue mexicain (10.04)

DOCUMENT. Manoeuvres stratégiques derrière la crise du coronavirus. (01.04)

DOCUMENT. Que se passe-t-il à la suite du confinement de la COVID-19? Destruction économique,
      pauvreté mondiale, faillites, chômage de masse. Le néolibéralisme à la rescousse. (29.03)

DOCUMENT. La première guerre de l'Otan-MO renverse l'ordre régional (24.03)
DOCUMENT. La dynastie Bush: l’Allemagne nazie, les Ben Laden
      et les barons mexicains de la drogue (12.03)

DOCUMENT. Quelle cible après la Syrie ? (10.03)
DOCUMENT. Propagande occidentale contre la Turquie (03.03)

DOCUMENT. La fabrication du mythe de la « révolution syrienne » par le Royaume-Unis (25.02)
DOCUMENT. Autour de la fondation des institutions de Bretton Woods (19.02)
DOCUMENT. « NATO Go Home ! » (18.02)
DOCUMENT. L’avenir de l’« Amérique », de plus en plus armé. (18.02)
DOCUMENT. La Turquie, en quête de puissance. (11.02)
DOCUMENT. Rosa Luxembourg et la dette comme instrument de l’impérialisme. (08.02)
DOCUMENT. Dr. Immanuel Ness: «Les guerres impérialistes profitent aux grands capitalistes
      des États les plus riches». (07.02)

DOCUMENT. L'interprétation de la Shoah. (04.02)

DOCUMENT. Dérive de l'Iran vers le comportement US et israélien. (21.01)
DOCUMENT. Contre « la-démocratie » (20.01)
DOCUMENT. Quelle « violence légitime » ? (14.01)
DOCUMENT. Les coulisses des relations États-Unis/Iran. (14.01)
DOCUMENT. Experts: les dépenses mondiales de défense ont dépassé
     1,8 trillion de dollars en 2019. (11.01)

DOCUMENT. Préparation d'une nouvelle guerre. (07.01)

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS



   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION. (Archives)

   POINTS DE REPÉRES

DOCUMENT. Des réchauffements répétitifs sans CO2 ? (24.01.2019)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique d’origine anthropique (14.02.2019)
DOCUMENT. Environmental Effects of Increased Atmospheric Carbon Dioxide. (En anglais) (2006?)
DOCUMENT. Une étude: L’augmentation de température cause de l’augmentation de CO2,
      pas l’inverse. (09.06.2010)

DOCUMENT. Climat : l’incroyable saga des températures. (22.08.2019)
DOCUMENT. Temps de résidence du gaz carbonique dans l’atmosphère. (21.09.2015)
DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10)
DOCUMENT. Le climat et la finance verte. (09.10)
DOCUMENT. Notice succincte sur une des assertions fondatrices du "réchauffement climatique
      anthropique". (date ?)

DOCUMENT. 550 scientifiques giecosceptiques (parmi des milliers d'autres) (01.10.2015)
DOCUMENT. TRIBUNE. Climat : la liberté académique est-elle en danger ? (30.09)
DOCUMENT. Le climat et la piste de l'argent. (25.09)
DOCUMENT. Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies
      contre l’alarmisme climatique. (23.09)

DOCUMENT. Courrier climato-réaliste à l’ONU : les signataires pour la France. (25.09)
DOCUMENT. La liste mondiale des signataires de la Déclaration climato-réaliste (en anglais) (26.09)

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)



   VIDÉOS

Vidéo. Il n’y a pas d’urgence climatique
Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)


   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation de la nature par les grandes
      entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)



   LE SCANDALE DES ÉOLIENNES.

DOCUMENT. Les Mystères de l’éolien en mer (20.01.2020)
DOCUMENT. Hawaï : Honolulu approuve les éoliennes les plus dangereuses aux États-Unis. (31.12.2019)
DOCUMENT. Éoliennes : le livre choc qui dénonce un scandale international. (03.10.2019)
DOCUMENT. "Le gouvernement ment aux Français, l’énergie éolienne pollue
      et nous coûte cher !" (24.09.2018)

DOCUMENT. Éoliennes en mer : Le Figaro dévoile l'énorme scandale financier. (03.10.2017)
DOCUMENT. Villerouge-Termenes sous la menace des éoliennes géantes. (2015)



   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Le climat en 2019, le nouveau rapport du GWPF (13.06)
DOCUMENT. Les rapports du GIEC : un « Lancetgate » à la puissance 10 (10.06)
DOCUMENT. Un argumentaire en 20 points du Heartland Institute
     pour réfuter la prétendue « crise climatique » (13.03)

DOCUMENT. Réflexions hétérodoxes sur le réchauffement climatique (16.11.2014)

DOCUMENT. 20°C en Antarctique, archétype d’une « fake news » (15.02)
DOCUMENT. Aucune tendance de long terme sur la fréquence et l’intensité des tempêtes,
     selon Météo France (14.02)

DOCUMENT. SCE-INFO : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ?... (07.02)
DOCUMENT. D’où vient réellement l’argent derrière le «Nouvel Agenda Vert»? (04.02)
DOCUMENT. Nestlé et la privatisation de l’eau : un problème mondial (02.01)
DOCUMENT. Quand les multinationales se font les chantres de l’écologie (31.12)
DOCUMENT. Qui connait mieux la vache que le paysan ? (29.12)

DOCUMENT. Les feux de brousse qui ravagent l’Australie ne sont pas dus
      au réchauffement climatique (14.01)

DOCUMENT. Climatologie : comment le GIEC s’organise pour étouffer
      les opinions sceptiques. (19.11.2012)

DOCUMENT. Y a-t-il un lien entre les rayons cosmiques et la formation des nuages?
     Une expérience au CERN étudie un lien possible avec une chambre à brouillard. (date ?)

DOCUMENT. Oscillations of the baseline of solar magnetic field and solar irradiance
      on a millennial timescale (11.01.2019)

DOCUMENT. Dérèglement climatique : pourquoi l’irrationalité de nombre de militants de l’environnement
      aggrave en réalité le problème (05.01)

DOCUMENT. Bulletin des climato-réalistes n° 97 (26.12)
DOCUMENT. Cinq « preuves » que le dérèglement climatique est déjà là ? (19.12)
DOCUMENT. Le monde a-t-il besoin d’un «New Deal vert»? (12.12)
DOCUMENT. 97 % des scientifiques d’accord sur les causes du changement climatique :
     genèse d’un mythe (12.12)

DOCUMENT. L’année 2019, la 3ème la plus chaude depuis le début des mesures,
     n’est que d’environ 0,36 degrés au-dessus de la moyenne de 30 ans (10.12)

DOCUMENT. La glace du Groenland fond… le sérieux journalistique aussi (08.08)
DOCUMENT. Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons. (15.07)
DOCUMENT. Presse & ONG : quand l’art du titre flirte avec intox et idéologie. (25.01)

DOCUMENT. Un réchauffement brutal de la stratosphère est à l’origine de l’anomalie de température
      record de septembre 2019. (05.10)

DOCUMENT. Propagation des erreurs et fiabilité des projections de la température globale de l'air,
      Mark II.. (16.09)

DOCUMENT. Tous les jeunes ne sont pas Greta (27.09)
DOCUMENT. Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise (25.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
      (02.10.2018)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF (Global Warming Policy Foundation).
      (07.04.19)

DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
      au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe ! par Marcel Leroux professeur en climatologie.
      (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
      (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
      (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
      (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)



  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

   VIDÉOS ET DONNÉES.

VIDEO. Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock (Arte)
VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

DOCUMENT. Forbes - Liste des 2.000 plus grandes entreprises privées du monde. (2019)
DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Liste des membres de la Fed, actionnaires et propriétaires



   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)

DOCUMENT. L'agonie de la politique étrangère française. (29.11)
DOCUMENT. La France manipulée. (06.12)
DOCUMENT. La France dans l'engrenage. (13.12)
DOCUMENT. Les deux France. (20.12)
DOCUMENT. Victoire de la France pour la Paix. (27.12)

DOCUMENT. La reconstitution du Parti colonial français. (03.01)
DOCUMENT. Le Parti colonial à l'assaut de la Syrie et du Mali. (14.02)
DOCUMENT. Abandonné par Washington, Paris s'appuie sur Tel-Aviv contre Damas. (28.02)



   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Les périls du tout-humanitaire. (06.08.2004)
DOCUMENT. Les États-Unis ont leur propre révolution de couleurs. (28.06)
DOCUMENT. La "Grande Réinitialisation" : un sommet unique pour débuter 2021. (03.06)
DOCUMENT. Le temps de la Grande remise à zéro. (03.06)
DOCUMENT. Le Covid-19 et l'Aube rouge (28.04)
DOCUMENT. Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral. (18.04)
DOCUMENT. Le cheval de Troie de l’extrême droite américaine à Westminster. (16.05.2015)
DOCUMENT. L’entreprise financiarisée : comment la finance alimente
     et transforme les multinationales (11.02.2020)

DOCUMENT. Le multiplicateur de propagande : Comment les agences de presse mondiales
     et les médias occidentaux parlent de géopolitique (15.01.2020)

DOCUMENT. Les facettes de l’individu empêtré dans l’individualisme. (03.2007)
DOCUMENT. Un monde sous surveillance ? - La surveillance de demain : puces RFID
     et implants sous-cutanés (2011)

DOCUMENT. Une génération spontanée ? Analyse socio-historique du comportement politique
      des générations X et Y (2016)

DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10 2019)
DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)
DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.



  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME. (Archives)

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)



   ADRESSES UTILES

               Des infos sociales et politiques sont disponibles sur le Net.

Covid-19. (France)

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Entelekheia. (?)
Science, climat et énergie (Belgique)

Qui a organisé les attentats du 11 Septembre 2001 ?



Causerie

Le 11 juillet 2020

CAUSERIE ET INFOS

La causerie comporte quatre parties.

La manipulation débridée des faits a atteint un tel niveau dans tous les domaines, qu'il n'est plus possible de se fier à ce qu'on lit sans devoir corriger en permanence ce qu'on écrit ou prendre le risque de publier malgré nous des conneries. Du coup, comme les informations se contredisent un jour sur l'autre ou qu'on en apprend un peu plus chaque jour au compte-gouttes, et encore, quand on ne passe pas à côté et à condition de les chercher, on est obligé d'attendre la suite, la confirmation ou la réfutation de ce qu'on a lu, sans savoir si elle viendra, ce qui est très désagréable et perturbe notre travail et la compréhension de ce qui se passe réellement.

C'est la raison pour laquelle il n'est plus possible de traiter à chaud un sujet. Par conséquent, il est préférable d'espacer nos causeries, ce qui n'est pas plus mal, car cela permet d'avoir une vue d'ensemble de la situation ou d'aborder plus à fond chaque sujet. Entre nous, c'est un truc de fou, ils voudraient rendre dingue la population qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Certains sont assez naïfs pour croire qu'ils ne le font pas exprès, on veut bien l'admettre dans certains cas isolés, mais dans la majorité des cas, c'est délibérément, pour être plus précis, c'est naturel chez eux et cela ne les gêne pas du tout, ce sont des psychopathes enragés, des personnages particulièrement malfaisants, des cinglés dont on doit se débarrasser au plus vite. Comment ? Hélas nous n'avons pas de réponse à cette question ou si, mais celle qu'on propose n'intéresse pratiquement personne !

Bref, réaliser cette causerie est devenue un véritable casse-tête. Imaginez un peu, j'ai dû y consacrer plus de 100 heures, et physiquement la machine donne des signes évidents de faiblesse que je ne peux plus ignorer plus longtemps, je vais donc devoir me reposer un peu ou espacer ces causeries. En Inde, je ne peux pas me permettre de jouer avec ma santé, d'ailleurs je n'en ai pas les moyens financiers. On continuera comme on pourra.

A lire sur les ONG :

Les périls du tout-humanitaire par Arundhati Roy. (10.2004)

Il existe de nombreuses vidéos en anglais sur le Net de cet écrivain indien (Ecrivaine indienne pour les féminisés à la mauvaise conscience.).

On a semble-t-il oublié qu'on vient à peine de sortir de l'alchimie ou qu'à bien des égards on y est encore !

Pour définir le niveau de la science de nos jours, on pourrait dire qu'elle a à peine commencé à prendre conscience de l'étendue de son ignorance, et qu'au lieu d'en tirer une leçon de modestie, elle s'en vante, ce qui n'augure rien de bon pour la suite sans un changement de régime économique.

Un internaute : "On avait peur du gros champignon radioactif, en fait ce sera un minuscule virus."

On avait oublié de le mentionner dans les précédentes causeries. C'est vrai que pendant plusieurs décennies ils ont combiné la peur du communisme à celle d'une guerre mondiale thermonucléaire ou à la prolifération nucléaire, et ils s'en servirent pour lancer les écologistes ou l'ongisation de la politique qui portera un coup fatal au mouvement ouvrier.

J'avais lu quelque part sans m'y attarder, qu'il existait de nombreuses similitudes entre les ONG, les partis et les syndicats du mouvement ouvrier. Il est vrai que dans les entreprises ou la fonction publique les syndicats font généralement davantage office d'assistante sociale, d'assistant du chef du personnel ou du DRH, de collaborateur de la direction ou du ministre, plutôt qu'opposants au capitalisme et à son Etat...

Si on questionnait l'ensemble des travailleurs syndiqués ou ayant été syndiqués un jour du secteur privé ou marchand, on s'apercevrait que 99% d'entre eux n'avaient jamais été anticapitalistes ou si peu de temps pour une infime minorité d'entre eux, et quant à ceux du secteur public ou les fonctionnaires, on s'apercevrait qu'ils n'avaient pas été plus nombreux à souhaiter le renversement de l'Etat des capitalistes, qu'ils n'avaient jamais considéré comme leur ennemi. Partant de là, avec un niveau de conscience politique aussi médiocre, il ne fallait pas s'attendre à des jours meilleurs ou cela préfigurait des jours bien pires dans l'avenir. Le nier était sans doute le meilleur moyen de ne pas y échapper.

Je rappelle que ce constat est toujours tabou de nos jours, ce qui n'est pas sans signification politique. Attention dès que vous abordez cette question sous cet angle-là, vous devenez systématiquement un ennemi de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier. Pourquoi, que craignent-ils donc, car finalement on ne fait qu'observer, énoncer des faits, décrire la réalité, dire la vérité ? Certes, mais vous mettez en évidence pourquoi non seulement ils estiment inutile d'aider les travailleurs à élever leur niveau de conscience politique, mais aussi ou surtout pourquoi ils refusent de combattre quotidiennement à leur côté la propagande gouvernementale ou de l'oligarchie destinée à les déstabiliser psychologiquement et à les conditionner idéologiquement pour mieux les enchaîner au régime, car vous montrez qu'en laissant le champ libre à la réaction sur ce terrain-là, ils lui rendent un fier service au lieu de servir notre cause, et comme c'est tellement évident, leur masque marqué du sceau de l'imposture ou de l'infamie ne résiste pas longtemps et tombe.

En avaient-ils conscience ou non ? Peu importe ici, nous ne sommes pas dans un tribunal ou je ne pense pas que ce soit la bonne question qu'il faille se poser. On devrait plutôt se demander s'ils croyaient ou non dans le socialisme, s'ils croyaient ou non dans la capacité des masses à accomplir leur tâche historique, apparemment non.

D'ailleurs, si je me réfère à ma propre expérience qui n'a rien de glorieuse, quand j'ai soudain cessé de militer en 1981, j'ai démontré que je n'y croyais pas ou que j'ignorais ce que cela signifiait vraiment, la valeur de mon engagement politique pour sincère qu'il était, était manifestement médiocre ou reposait sur une grande part d'ignorance (ou d'illusions), que mes convictions ou mes bonnes intentions ne pourraient jamais suffire à combler.

Cela ne vous surprendra pas si je vous avoue que c'est seulement au cours des dernières années que je suis parvenu à en prendre conscience, en revenant sans cesse pendant 20 ans sur l'évolution de l'orientation politique des différents courants du mouvement ouvrier au cours du XXe siècle.


53 pages au format pdf

PREMIERE PARTIE

La nature l'emportera toujours sur l'homme, même quand il se croit supérieur aux autres espèces et les maltraite.

Il est extrêmement rare de rencontrer des homos sapiens qui ont en permanence à l'esprit qu'ils viennent au monde totalement ignorants, qui ne savent rien de rien de tout quand ils sortent du ventre de leur mère, et comme ils vont passer le restant de leurs jours à l'ignorer, cela va forcément en faire de dangereux déséquilibrés mentaux parvenus à l'âge adulte ou même avant, qui s'ignoreront évidemment.

On a cru que leur adaptation au milieu naturel dans lequel ils baignaient et sa transformation, témoignait du développement d'une forme d'intelligence supérieure qui n'existerait pas chez les autres espèces, ce qui d'ailleurs était erroné comme on le découvrira plus tard, alors qu'en réalité cette réaction était dictée uniquement par leur instinct de survie ou plus prosaïquement encore, par un processus biochimique qui était régi par ses propres lois, et qui une fois lancé se poursuivait jusqu'à l'accomplissement de sa destiné qui le ramènerait à sa condition biochimique initiale, sans qu'ils sachent comment ou pour tout dire sans s'en soucier ou en prendre conscience, puisqu'à l'article de la mort ils interprèteront leur existence comme ils l'avaient vécue et non comme elle s'était réellement déroulée, donc terminant leur vie comme ils l'avaient commencée, aussi ignorants qu'au premier jour à peu de choses près pour l'immense majorité d'entre eux.

Non satisfait d'être parvenus à devenir le plus grand prédateur de la planète, ils allaient littéralement l'envahir en se multipliant démesurément pour assurer la survie de leur espèce, qu'aucune autre ne menaçait véritablement à part la leur, les hommes faisant régner leurs lois ou la terreur sur Terre, jusqu'à ce que la nature les rappelle à ses bons souvenirs, ou qu'il existait depuis la nuit des temps une espèce de virus encore plus nuisible et dévastatrice que la leur, et contre laquelle ils demeureraient toujours impuissants tant ils lui ressemblaient.

Cette réflexion m'est venue à l'esprit en lisant à propos du Covid-19, que "la nouvelle vague est survenue dans le cadre d'un déconfinement rapide autorisé par les autorités" serbes (AFP 9 juillet 2020), parce qu'ils ont cru qu'en perturbant les voies par lesquelles le coronavirus se propageait, ils y échapperaient ou que cela suffirait à en modifier la destiné et la leur par voie de conséquence, alors qu'ils en ignoraient tout et n'apprendraient rien ou presque de cette expérience au cours des mois suivants, après avoir perdu leur temps à se livrer à une multitude d'expériences en laboratoire, ou à l'issue desquelles ils ne seraient toujours pas foutus de déterminer précisément comment se transmettait ce coronavirus, ce qui devait permettre aux chefs de ces psychopathes de les maltraiter ou de leur rappeler qu'ils n'étaient que des esclaves de leur condition en liberté surveillée, et que finalement ils n'avaient pratiquement pas évolué au cours des dizaines de milliers d'années écoulées.

Ce constat sans concession, on devrait peut-être plutôt dire sans compromission tellement c'est devenu un comportement généralisé, normal ou consensuel de nos jours, comporte un certain nombre de sous-entendus facilement repérables, dont on peut saisir la teneur pour peu qu'on fasse preuve d'honnêteté intellectuelle, de manière à en nuancer la portée ou tenir compte qu'il existe tout de même des hommes et des femmes plus évolués que la moyenne, bien que leurs connaissances présentent de très graves lacunes, ce qu'ils ignorent eux-mêmes, cela va de soi, mais on devait le préciser car on n'idéalise personne et on se range soi-même dans cette catégorie qui essaie de tirer en avant l'histoire ou ce qu'on appelle encore la civilisation humaine au lieu de concourir à sa régression et à son dépérissement. Personnellement plus j'observe le comportement de la population, et plus j'ai conscience de ne pas y ressembler. Ces réflexions me sont venues également à l'esprit après avoir reçu un courriel de ma soeur cadette (54 ans), apparemment très banal, mais en analysant le contenu, surréaliste, hallucinant, sidérant totalement délirant tellement on avait l'impression qu'il ne s'était rien passé au cours des mois précédents ou que c'était déjà oublié, que cela n'avait jamais eu lieu, en espérant seulement pouvoir partir en vacances à la fin du mois dans sa résidence secondaire au Portugal.

Ce qui était le plus frappant, c'est qu'à aucun moment j'ai eu l'impression qu'elle avait essayé de comprendre ce qui se passait ou s'était passé, en se contentant du discours officiel ou en ne pensant qu'à ses petites affaires, ses petits plaisirs, certes c'est légitime, mais cela ne l'est plus quand il n'existe rien d'autres et que notre comportement influera sur la suite des évènements. Je crois que c'est le cas de l'immense majorité des gens qui finalement n'apprennent ou ne retiennent jamais rien ou si peu des expériences qu'ils ont vécues, ou qui en tireront parfois des leçons quand il sera trop tard ou quand cela ne leur servira plus à rien, quand on devient vieux de préférence, cela m'arrive aussi et j'en ai pris conscience, ce n'est pas spécialement agréable et cela fait réfléchir, faut-il encore avoir la modestie de l'admettre.

Le tableau peu optimiste ou réjouissant que je viens de décrire, c'est finalement l'envers du décors de la lutte des classes que généralement on ne tient pas à vous montrer ou qu'on préfère ignorer parce qu'il plonge au-delà des origines économiques ou sociales de notre condition. Cela peut être déstabilisant sur le plan mental et sujet à instrumentalisation psychologique, voyez comment l'oligarchie s'en sert pour conditionner les masses et vous aurez compris pourquoi je l'aborde dans mes causeries, j'estime que cela fait partie de notre combat politique et doit être pris en compte dans notre conception de la lutte de classe.

On vous le cache pour ne pas vous démoraliser ou vous décourager quand vous rejoignez le mouvement ouvrier, car si vous preniez conscience de l'ampleur de la tâche à accomplir vous pourriez être choqué et renoncé à votre engagement politique. C'est là, donc dès le début, qu'on va commencer à vous raconter des blagues ou qu'on vous cachera une partie déterminante de la réalité que vous aurez à affronter, et comme malgré tout vous la prendrez en pleine gueule, vous ne serez pas en mesure de comprendre ce qui se passe, vous déserterez un jour ou l'autre ou vous vous laisserez corrompre idéologiquement sans même vous en rendre compte, vous ne progresserez plus jamais, vous serez définitivement perdu pour notre cause.

D'où la nécessité absolue de tout dire (encore faut-il le découvrir !) en remontant à l'origine de l'ensemble des manifestations de la nature dont nous faisons partie, et ensuite advienne que pourra, et si par endroit j'ai fait preuve de maladresse, tant pis pour nous, on fait ce qu'on peut.

Il n'y a pas de place pour les tricheurs dans la société des hommes.

Etes-vous "plus humains que vos prédécesseurs?

LVOG - Tiré d'un blog.

Victor Hugo ou Denis Diderot ?

Victor Hugo

« C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les grecs du monde, c’est à nous d’illuminer le monde. »

— Victor Hugo, Choses vues (1887).

L’objectif de la colonisation de l’Afrique, selon Hugo ?

« Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra. Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. À qui ? À personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes. Dieu donne l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. […] Prenez-la non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. » (Discours sur l’Afrique).

Ainsi prodigue-t-il quelques conseils aux dirigeants européens :

« Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez ; »

Hugo toujours :

« Faire l’éducation du genre humain, c’est la mission de l’Europe.

Chacun des peuples européens devra contribuer à cette sainte et grande œuvre dans la proportion de sa propre lumière […] Tous ne sont pas propres à tout.

La France, par exemple, saura mal coloniser et n’y réussira qu’avec peine […] Chose étrange à dire et bien vraie pourtant, ce qui manque à la France en Alger, c’est un peu de barbarie. Les Turcs allaient plus vite, plus sûrement et plus loin ; ils savaient mieux couper des têtes.

La première chose qui frappe le sauvage, ce n’est pas la raison, c’est la force.

Ce qui manque à la France, l’Angleterre l’a ; la Russie également.

[…] L’enseignement des peuples a deux degrés, la colonisation et la civilisation. L’Angleterre et la Russie coloniseront le monde barbare ; la France civilisera le monde colonisé. »

Et encore :

« La barbarie est en Afrique, je le sais, mais […] nous ne devons pas l’y prendre, nous devons l’y détruire ; nous ne sommes pas venus l’y chercher, mais l’en chasser. Nous ne sommes pas venus […] inoculer la barbarie à notre armée, mais notre civilisation à tout un peuple. »

Diderot.

« Discours aux Hottentots », tiré de l’Histoire des deux Indes (1770) :

« Vous riez avec mépris des superstitions de l’Hottentot. Mais vos prêtres ne vous empoisonnent-ils pas en naissant de préjugés qui font le supplice de votre vie, qui sèment la division dans vos familles, qui arment vos contrées les unes contre les autres ? Vos pères se sont cent fois égorgés pour des questions incompréhensibles. Ces temps de frénésie renaîtront, et vous vous massacrerez encore.

Vous êtes fiers de vos lumières : mais à quoi vous servent-elles ? De quelle utilité seraient-elles à l’Hottentot ? est-il donc si important de savoir parler de la vertu sans la pratiquer ? Quelle obligation vous aura le Sauvage, lorsque vous lui aurez porté des arts sans lesquels il est satisfait, des industries qui ne feraient que multiplier ses besoins et ses travaux, des lois dont il ne peut se promettre plus de sécurité que vous n’en avez !

Encore si, lorsque vous avez abordé sur ses rivages, vous vous étiez proposé de l’amener à une vie plus policée, à des mœurs qui vous paraissaient préférables aux siennes, on vous excuserait. Mais vous êtes descendues dans son pays pour l’en dépouiller. Vous ne vous êtes approchés de sa cabane que pour l’en chasser, que pour le substituer, si vous le pouviez, à l’animal qui laboure sous le fouet de l’agriculteur, que pour achever de l’abrutir, que pour satisfaire votre cupidité.

Fuyez, malheureux Hottentots, fuyez ! enfoncez-vous dans vos forêts. Les bêtes féroces qui les habitent sont moins redoutables que les monstres sous l’empire desquels vous allez tomber. Le tigre vous déchirera peut-être, mais il ne vous ôtera que la vie. L’autre vous ravira l´innocence et la liberté. Ou si vous vous en sentez le courage, prenez vos haches, tendez vos arcs, faites pleuvoir sur ces étrangers vos flèches empoisonnées. Puisse-t-il n’en rester aucun pour porter à leurs citoyens la nouvelle de leur désastre !

Mais hélas ! vous êtes sans défiance, et vous ne les connaissez pas. Ils ont la douceur peinte sur leurs visages. Leur maintien promet une affabilité qui vous en imposera. Et comment ne vous tromperait-elle pas ? c’est un piège pour eux-mêmes. La vérité semble habiter sur leurs lèvres. En vous abordant, ils s’inclineront. Ils auront une main placée sur la poitrine. Ils tourneront l’autre vers le ciel, ou vous la présenteront avec amitié. Leur geste sera celui de la bienfaisance ; leur regard celui de l’humanité : mais la cruauté, mais la trahison sont au fond de leur cœur. Ils disperseront vos cabanes ; ils se jetteront sur vos troupeaux ; ils corrompront vos femmes ; ils séduiront vos filles. Ou vous vous plierez à leurs folles opinions, ou ils vous massacreront sans pitié. Ils croient que celui qui ne pense pas comme eux est indigne de vivre.

Hâtez-vous donc, embusquez-vous ; et lorsqu’ils se courberont d’une manière suppliante et perfide, percez-leur la poitrine. Ce ne sont pas les représentations de la justice qu’ils n’écoutent pas, ce sont vos flèches qu’il faut leur adresser. Il en est temps ; Riebeck approche. Celui-ci ne vous fera peut-être pas tout le mal que je vous annonce ; mais cette feinte modération ne sera pas imitée par ceux qui le suivront. Et vous, cruels Européens, ne vous irritez pas de ma harangue. Ni l’Hottentot, ni l’habitant des contrées qui vous restent à dévaster ne l’entendront. Si mon discours vous offense, c’est que vous n’êtes pas plus humains que vos prédécesseurs ; c’est que vous voyez dans la haine que je leur ai vouée celle que j’ai pour vous. »

Stratégie de la terreur comme mode de gouvernance.

- Un chat meurt d'un virus rare en Italie, les autorités s'inquiètent - Yahoo 2 juillet 2020

- Djihadisme, séparatisme, violence politique : l'Europe reste sous la menace terroriste - LeFigaro.fr 2 juillet 2020

- Le premier semestre 2020, le plus chaud de France - euronews 2 juillet 2020

On est en droit de se poser cette question.

- "Quelle est la valeur d'une société composée d'individus nuls?", Aldous Huxley dans un entretien à une télévision canadienne en 1960, 3 ans avant sa mort. (Vidéo sur YouTube)

LVOG - Sans aller jusqu'à dire que la population est nulle, il faut lui reconnaître un manque certain de maturité ou de conscience, un euphémisme...

Ils se ruent chez les coiffeurs, dans les pubs, sur les plages, etc. les ventes de voitures et de biens immobiliers repartent et les voilà qui ne pensent plus qu'à leurs vacances comme si absolument rien ne s'était passé, c'est normal, c'est humain paraît-il, et si c'était vrai, hélas ! C'est une expression du conformisme ambiant...

L'épisode actuel a confirmé mon analyse. Il a démontré que les masses ne réagissaient pas à un évènement en fonction de leur conscience, mais de l'émotion qu'il suscitait chez elles. Le populisme a consisté à l'interpréter en ignorant une partie des faits de manière à pouvoir manipuler leurs émotions dans une direction donnée ou en fonction d'un but déterminé qui consista à les maintenir dans l'ignorance de ce qui se passait réellement pour qu'elles soient réduites à l'impuissance ou le subisse sans pouvoir réagir.

Dès qu'on s'écarte des principes fondamentaux, on s'égare, et plus on s'en éloigne, plus on régresse, encore faut-il avoir défini ce qu'on entendait par principes fondamentaux ou en avoir été réellement capable un jour, et là il est permis d'en douter fortement pour la plupart des gens. Car ce n'est pas quelque chose dont il suffirait de se saisir, bien que cela se passe sous nos yeux, comme tout ou presque d'ailleurs, c'est plutôt quelque chose que l'on doit chercher et découvrir à l'aide des lois de la dialectique. Voilà pour la première difficulté sur laquelle nous butons, parce que généralement nous sommes buté !

La seconde va résider dans la tendance à considérer que tout ce qui est acquis l'est définitivement ou à confondre ce qui est relatif et absolue, sachant que toute connaissance sera à la fois ou successivement l'un et l'autre pendant une durée déterminée qu'on ignore, mais sur laquelle on spécule parce que cela nous arrange ou permet d'apporter des réponses à des questions qu'on ne s'est même pas donné la peine de se poser ou qu'on préfère ne pas aborder pour diverses raisons.

Cette confusion va contribuer à produire un épais brouillard entre nous et la réalité rendant ces principes fondamentaux méconnaissables, au point de confondre la cause et la conséquence, le particulier et le général, la quantité et la qualité, la fin et les moyens.

La troisième difficulté qui découle de la précédente, donc de la confusion entre ces éléments logiques, va nous entraîner à substituer inconsciemment à la réalité celle que des hommes ont façonné intentionnellement, de sorte que ces principes fondamentaux seront devenus inaccessibles sous un amas d'amalgames, de contrevérités, d'éléments purement et simplement inventés ou fabriqués, autrement dit, toute trace des liens qui existaient entre des faits auront disparu ou seront devenus mystérieux autant que leur origine, rendant toute interprétation indépendante de la situation impossible.

C'est la conclusion à laquelle nous voulions arriver.

Un homme normalement constitué ou équilibré mentalement, réputé évolué ou instruit, devrait toujours se poser des questions élémentaires avant de se faire une idée sur quelque chose ou quelqu'un, sur la situation ou un évènement, or il en est en grande partie ou totalement incapable la plupart du temps.

Quant à ceux qui avaient commencé à évoluer, ils ont arrêté en cours de route, et désormais quand ils font appel à ces principes fondamentaux c'est uniquement pour tenter de justifier leur interprétation de la situation une fois épurée des éléments qui la contrediraient ou en torturant les faits pour leur faire dire ce qu'ils ont envie qu'ils disent et pas autres choses.

C'est toujours pour la bonne cause. Laquelle ?

C'est ainsi par exemple qu'ils passeront sous silence l'irruption officielle d'une épidémie virale moins de trois après que l'oligarchie en ait simulé une, pour ne pas dire simultanément. Pour eux, soit cela n'avait aucun rapport, soit c'était une pure coïncidence, et tant pis si elle avait été précédée d'autres coïncidences du même genre, et si par la suite elle s'accompagnerait d'une multitude de coïncidences. Ils décrèteront que rien ne doit entraver la lutte contre cette épidémie déclarée cause mondiale par l'OMS, autrement dit l'oligarchie avec laquelle au passage ils réaliseront un consensus contre tous les peuples.

Lorsqu'on observe pendant des années que les mêmes scénarios se reproduisent à l'identique dans différents pays ou à l'échelle mondiale lors de campagnes sur des thèmes tels que le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie, l'homophobie, l'écologie, le cannabis, les droits des femmes, la lutte contre le terrorisme, etc. actionnés par les mêmes acteurs, soutenus par les mêmes institutions, financés par les mêmes milliardaires philanthropes, promus par les mêmes médias, il ne leur viendra pas à l'idée qu'elles pourraient être instrumentalisées et servir de tous autres buts que ceux affichés, impossible ou ils s'en moquent parce qu'ils ont décidé un jour que ces causes étaient justes quoiqu'il arrive, quelle que soit la manière dont les choses se passent.

Du 11 septembre au Covid-19 en passant par Charlie et la destruction de l'Irak, de la Libye et de la Syrie, chaque fois ces principes fondamentaux ont été piétinés ou ignorés au profit d'une sordide démagogie, qui désormais a été intégrée à la conception de la lutte des classes de la totalité des formations du mouvement ouvrier.

On est donc en droit d'en déduire, que leur conception de la lutte des classes était déjà pourrie ou complètement dévoyée pour se laisser ainsi influencer ou entraîner par la réaction et lui servir d'agents, on ne voit pas trop comment il aurait pu en être autrement partant de là ou quelle autre explication il pourrait y avoir.

Imposture consommée. Indispensable indépendance.

Indispensable indépendance, c'était le titre de l'éditorial de la Tribune de travailleurs (POID) du 1 juillet 2020.

LTT - "Pékin impose sa loi à Hong Kong".

LVOG - Une annonce de Washington, de la NED/CIA ? Non, du POID le 29 juin 2020 !

LTT - "Macron est isolé, et il le sait. "

LVOG - Vraiment ? Vérifions-le.

- Convention citoyenne pour le climat : Julien Bayou a "envie d’applaudir" Emmanuel Macron, mais "attend du concret" - Franceinfo 2 juillet 2020

LTT - Élections municipales : échec de La République en marche (LREM) du président Macron.

LVOG - Hier ou plutôt avant-hier il donnait du "dégage Macron", et maintenant il donne dans le "président Macron", passons, mais c'est révélateur.

La défaite, que dis-je la déroute de LREM était annoncée, inévitable, déjà actée lors du lancement du produit de marketing en 2016-2017, la date de péremption figurait même en caractère gras sur l'emballage avec l'avertissement suivant : Attention en fonction des conditions rencontrées elle pourrait être avancée ou la durée de vie de ce produit pourrait être réduite de moitié, à consommer rapidement de préférence.

Il était grillé avant même d'être élu.

Il en fut de même avec Sarkozy et Hollande, alors pourquoi Macron aurait-il dû y échapper ? Sans élus locaux, sans enracinement territorial, dans un contexte exacerbé qui imaginait un autre résultat, personne, c'était plié d'avance, alors pourquoi faire croire le contraire ?

Le contexte social n'ayant cessé de se dégrader et étant promis au pire dans les mois ou années à venir, la lutte des classes allait repartir de plus belle fournissant l'occasion de ranimer l'imposture ou le clivage artificiel gauche-droite, tandis que le centre ou l'extrême-centre allait se retrouver marginalisé, ainsi que l'extrême droite, pris entre le marteau et l'enclume, LREM allait se faire ratatiner sèchement, c'était plus que prévisible ou inévitable, c'était écrit.

Serait-ce un échec pour ses mentors de l'oligarchie ?

Pas du tout, bien au contraire, en propulsant EELV Macron va avoir les mains libres pour appliquer la suite de son programme, l'essentiel était de sauver la perspective tracée par LREM, objectif atteint. Que la majorité des électeurs n'aient pas été votés ne contrarie pas leur plan, elle l'avait intégré dans ses prévisions dès sa rédaction. Il était inévitable qu'après tous les coups qu'ils allaient prendre pendant trois ans, qui plus est sur fond de psychose collective, l'abstention serait massive ou majoritaire, peu importe puisque cela ne représenterait pas une force organisée qui menacerait le régime.

Parler de l'échec de Macron et LREM sous-entendait forcément que d'autres avaient remporté une victoire ou avaient triomphé, pas EELV, pas les abstentionnistes, le POID (et le POI) les méprise, qui d'autres sinon le cadavre de l'union de la gauche ressorti du placard...

LREM-LR-PS. Un remaniement : un nouveau coup d'Etat ou une provocation en forme de bras d'honneur.

Macron a nommé Jean Castex Premier ministre, un casseur de l'hôpital public, comme provocation ou bras d'honneur on ne pouvait imaginer plus sordide et cruel. Tous les dirigeants syndicaux sont prêts à discuter avec lui comme si rien ne s'était passé au cours des quatre derniers mois en France, on est déjà dans le consensus pour préserver "le vieux monde" capitaliste.

L'assassin Olivier Véran demeure en place aux Solidarités et à la Santé, son statut de ministre devrait le protéger de toutes poursuites judiciaires, idem pour Gérald Darmanin visé par une plainte pour viol promu ministère de l'Intérieur, ils pourront être défendus par Éric Dupond-Moretti dont la nomination au ministère de la Justice constitue "une déclaration de guerre" selon les syndicats de la magistrature. Et pour finir une chroniqueuse télé comme ministre de la Culture pour bien montrer le mépris qu'elle leur inspire, la prochaine fois il ferait mieux d'imiter les Américains qui ont supprimé ce ministère jugé inutile depuis belle lurette.

Ils ont recentré le gouvernement en direction de LR, sur lequel ils pourraient se reporter en 2022 au cas où LREM serait trop marginalisé pour être certain de l'emporter. Cela devrait leur permettre de racoler une partie des voix des retraités (15 millions d'électeurs) qui votent traditionnellement pour le parti officiel de l'ordre, et de s'appuyer sur le réseau des élus LR majoritaires parmi les communes de plus de 9.000 habitants, là où LREM est pratiquement inexistant, tout en conservant leurs liens avec le PS, Le Drian conservant le poste clé du ministère des Affaires Etrangère)

Compatible, soluble, révélateur, un peu trop !

- Emmanuelle Cosse a refusé d'entrer au gouvernement - LeFigaro.fr 8 juillet 2020

L'ex secrétaire nationale d'EELV et ministre du Logement sous François Hollande n'a pas voulu donner suite à la proposition. LeFigaro.fr 8 juillet 2020

Totalitarisme et corporatisme. Tartuferie. Comme il l'aime "le vieux monde". Quelle "plaie" cette racaille !

Discours d'Emmanuel Macron le 14 juillet : Force ouvrière attend de l"apaisement" et que le gouvernement ne remette pas "du sel sur la plaie" avec la réforme des retraites - Franceinfo 5 juillet 2020

Franceinfo : Qu'attendez-vous du discours d'Emmanuel Macron le 14 juillet ?

Yves Veyrier : Je ne sais pas...

LVOG - Traduisez : Il s'en contrefout !

Franceinfo : Croyez-vous au tournant social du gouvernement ?

Yves Veyrier : Moi, je ne crois en rien. Je suis athée, d'une manière générale. Je ne vais pas dire que je suis comme Saint Thomas, mais moi, ce qui m'importe, ce sont les actes. Ce sont les politiques qui vont être mises en œuvre et on va voir ce qu'il en sera. Je constate la volonté d'un habillage plus social avec la nomination de Jean Castex. Il se définit lui-même comme gaulliste social, donc c'est plutôt un peu le vieux monde qui reviendrait, mais dans sa forme moderne. Moi, je ne crois pas que le vieux monde soit derrière nous, soit défait. Je pense que le nouveau monde s'est plutôt fracassé sur les réalités ces jours derniers.

Franceinfo : Interrogé sur le remaniement, Yves Veyrier a semblé se réjouir du maintien de Bruno Le Maire à l'Économie. "Heureux ? Je ne sais pas, on va voir ce que ce seront les politiques qui seront mises en œuvre, les actes". francetvinfo.fr 7 juillet 2020

LVOG - Il croit tout de même dans les vertus du capitalisme. Oui mais c'est naturel chez lui, donc ce n'est pas une croyance ! Effectivement, ce qui l'importe "ce sont les actes" et cela en est un de soutenir le régime en place.

Franceinfo : Le Premier ministre Jean Castex dit vouloir tendre la main aux organisations syndicales. N'est-ce pas un bon point de départ ?

Yves Veyrier : J'attends de voir. J'ai entendu les paroles du Premier ministre. Il a dit que réexaminer n'est pas se renier, alors ça veut dire quoi ?

LVOG - Il préfère qu'on le prenne pour un crétin plutôt qu'un agent du régime, il doit estimer que ce serait moins compromettant...

Comment, vous ne le saviez pas encore ? C'est la vocation de Macron et son gouvernement de défendre "avec ardeur et conviction" les intérêts des travailleurs.

Prisons : FO Pénitentiaire "espère que le ténor du barreau" Éric Dupond-Moretti défendra "avec ardeur et conviction les personnels pénitentiaires" - Franceinfo 8 juillet 2020

LVOG - Avec de tels opposants, le régime de la Ve République est bien gardé.

Qui a dit : "On a un gouvernement nouveau, qui est nommé, avec un Premier ministre, et en général vous avez un discours de politique générale. Le gouvernement demande une majorité à l’Assemblée. Eh bien ce discours, ce ne sera que le 15 juillet, dans huit jours". Et, "Avant, on va faire des questions au gouvernement, on va continuer des lois, comme si de rien n’était, comme si finalement on connaissait le programme de ce gouvernement. Si c’est pas inédit, c’est de toute façon anormal et scandaleux."

Réponse : Eric Coquerel (LFI) mercredi matin sur Europe 1. Europe1 8 juillet 2020

LVOG - On a compris qu'il se fout de leur programme autant que Veyrier, donc ce n'est pas cela qui le dérange, que dis-je, qui le choque, c'est que l'esprit de la Ve République soit malmené.

Europe1 - Eric Coquerel voit là une nouvelle occasion de critiquer Emmanuel Macron, qui concentre selon lui tous les pouvoirs. "C’est une manière d’exacerber le caractère monarchiste de la Cinquième République, parce qu’en réalité un homme a tout décidé", a-t-il jugé. "Cet homme c’est Emmanuel Macron, qui a donné une interview le 3 juillet dans la presse quotidienne régionale où il a annoncé le programme du gouvernement. Il est président, Premier ministre à la fois et Monsieur Castex est son secrétaire général bis."

LVOG - Parce cela changerait tout pour nous si c'était le Premier ministre qui annonçait la suite du programme, car voyez-vous on est trop débile pour le deviner.

La soupe est toujours bonne pour les ouvriéristes, tiers-mondistes, quarts-mondistes.

Claire Hédon pour remplacer Jacques Toubon comme défenseure des droits - AFP 1 juillet 2020

Mme Hédon, âgée de 57 ans et dirigeante depuis 2015 de l'association ATD-Quart monde qui lutte contre l'extrême pauvreté.

Ancienne journaliste de radio (RFI, France inter), elle est aussi membre du Comité consultatif national d'éthique depuis 2017.

Mme Hédon avait accueilli M. Macron plusieurs heures dans un centre d'ATD-Quart Monde à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) en septembre 2018, en marge de la présentation de la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté. AFP 1 juillet 2020

En famille. On ne se croirait pas sous un régime fascisant. Tous acceptent de collaborer avec lui.

Mystification.

Retraites: Castex face au mur du refus des syndicats - lefigaro.fr 9 juillet 2020

Tous les partenaires sociaux, qui ont défilé ce jeudi dans le bureau du premier ministre, ont opposé une fin de non-recevoir à toute relance de la réforme.

Très déterminé, le chef du gouvernement a commencé à recevoir individuellement les partenaires sociaux à Matignon jeudi, en présence de la nouvelle ministre du Travail, Élisabeth Borne, qui récupère dans son périmètre ce dossier explosif. Les discussions doivent se boucler ce vendredi après-midi. Puis une réunion, où les partenaires sociaux seront tous réunis collectivement, est prévue «avant le 20 juillet», probablement vendredi prochain.

LVOG - En fait, les dirigeants syndicaux corrompus estiment tout comme le Medef, que remettre immédiatement sur le tapis la contre-réforme des retraites alors que la situation sociale devrait continuer de s'aggraver dans les mois à venir, ne leur permettrait peut-être pas de contenir leurs bases, ce qui pourrait perturber les affaires de leurs braves partenaires capitalistes. Lisez, ils le disent eux-mêmes, pour eux la priorité, c'est la "relance" de la machine capitaliste, sauvegarder le régime. D'ailleurs, ils n'ont pas dit non ou qu'ils y étaient opposés, et en précisant que ce n'était pas "le moment", en quelque sorte ils ont fourni un bon conseil à Macron et Castex pour la faire passer plus facilement plus tard.

Le Figaro - «On a clairement dit au premier ministre que la question des retraites ne devait pas venir polluer la question de la relance», a-t-il encore insisté, en soulignant que «la priorité aujourd’hui, c’est l’emploi». Pour les syndicats hostiles depuis le début à la réforme, l’opposition reste totale. «Ce n’est vraiment pas le moment», a martelé Yves Veyrier, secrétaire général de FO. «On lui a dit que c’était un sujet explosif qui allait diviser le pays. S’il démarre son mandat par ce genre de situation, ça laisse mal augurer de la suite», a réagi Philippe Martinez, son homologue de la CGT... lefigaro.fr 9 juillet 2020

LVOG - "Ca laisse mal augurer de la suite" pour qui ? Martinez qui s'inquiète du sort du nouveau Premier ministre...

Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a bien résumé l'ambiance de cette réunion de famille :

franceinfo - "J'ai la même priorité que tout le monde. Il n'y en a qu'une aujourd'hui, c'est la question économique, c'est la question des entreprises."

LVOG - Il a toutefois fourni un élément intéressant. franceinfo - "Notre syndicat était, dans tous les cas, radicalement opposé au principe même de la retraite universel par point, poursuit François Hommeril. Je rappelle que si on avait fait cette réforme il y a cinq ans, au coeur de la crise aujourd'hui, les pensions auraient été diminuées de 10 à 12 %. Donc on a l'exacte mesure de ce que représente le système par point. Ce n'est rien d'autre que la diminution des pensions." francetvinfo.fr 9 juillet 2020

Faites tomber les masques.

Dans l'éditorial du 8 juillet de la Tribune des travailleurs (POID), avant de s'épandre sur "la dramatique situation que connaît le pays" à la manière d'un populiste, Daniel Gluckstein devait saluer l'attitude responsable des partenaires sociaux de tous bords, relayant au passage les inquiétudes du Figaro et l'insouciance des " partis de « gauche » ", qui n'auraient rien à craindre non plus puisqu'une "solution conforme aux intérêts de la majorité de la population – celle qui n’a que son travail pour vivre – maintiendrait (voire abaisserait) l’âge de départ à la retraite à taux plein".

Vous avez bien lu, si "une politique ouvrière, politique pour la majorité par la majorité, un gouvernement de la classe ouvrière et de la démocratie" voyait le jour, il pourrait maintenir l'âge de départ à la retraite à taux plein, adieu le retour aux 37,5 annuités, adieu l'alignement du régime général sur les régimes spéciaux les plus avantageux ou le départ à la retraite dès 50 ans, et parfois ce serait encore trop tard.

La prochaine fois qu'il nous épargne le doute ou le conditionnel, et qu'il nous dise carrément que notre condition demeurerait inchangée si lui et ses amis parvenaient au pouvoir, à cause de "la dramatique situation que (connaîtrait) le pays".

Source : http://www.latribunedestravailleurs.fr/

Moi-y-a-vouloir-des-sous... pas la tête des assassins Macron-Véran-Salomon.

Le "Ségur de la santé" accouche au forceps d'un projet d'accord sur les salaires - AFP 10 juillet 2020

A l'issue d'une négociation marathon, le gouvernement a proposé jeudi un protocole d'accord à 180 euros net mensuels au moins pour les personnels hospitaliers, laissant entrevoir une avancée dans le "Ségur de la santé", et les discussions pourraient aussi se débloquer avec les médecins.

Le document, dont l'AFP a obtenu copie, prévoit 20 mesures, dont une hausse de salaire de 183 euros net mensuels pour l'ensemble des "personnels des établissements hospitaliers et des Ehpad" - à l'exception des médecins, qui font l'objet de négociations séparées.

Cette augmentation de salaire dite "socle" devra être votée en fin d'année dans le budget de la Sécu et interviendra en deux temps: une première revalorisation de 90 euros "avec un effet rétroactif" au 1er septembre et une autre de 93 euros au 1er mars 2021.

Le texte inclut également une "révision" des grilles de salaires pour certains métiers soignants (infirmiers, aides-soignants), médico-techniques (manipulateurs radio) et de rééducation (kinés), qui serait bouclée avant le printemps pour une "entrée en application" le 1er janvier 2022 au plus tard.

Selon le ministère, cela se traduirait par une rallonge de l'ordre de 35 euros net par mois en moyenne pour les agents concernés.

De nouvelles majorations sont en outre envisagées pour les heures supplémentaires, ainsi que le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés.

Des "recrutements" sont enfin mentionnés, mais les 15.000 postes évoqués par plusieurs participants ne figurent pas noir sur blanc.

Les syndicats ont désormais jusqu'à lundi pour se prononcer sur ce texte, qui serait ensuite signé à Matignon.

Dans une réaction transmise à l'AFP, Olivier Véran a rappelé "son souhait d'aboutir à un accord" signé par une majorité de syndicats.

Mais la CGT-Santé, première organisation du secteur, considère que le gouvernement "ne cède que des miettes" et appelle dans un communiqué les personnels hospitaliers "à participer aux mobilisations prévues le 14 juillet".

SUD-Santé entend aussi manifester le 14 juillet, avec notamment un cortège à Paris entre République et Bastille. Le syndicat, qui avait quitté la négociation début juin, affirme que "le compte n'y est pas", au regard des 300 euros net revendiqués.

"D'autres choses" ont été obtenues "en compensation", a souligné Didier Birig, secrétaire général de FO-Santé, considérant que "ce protocole n'est pas parfait" mais que "7,5 milliards d'euros, ce n'est pas une petite somme".

Une partie de la manne serait toutefois destinée aux établissements privés, qu'ils soient associatifs ou à but lucratif, afin que leurs salariés non médicaux soient augmentés d'environ 160 euros net.

La numéro un de la CFDT-Santé, Eve Rescanières, a estimé qu'il s'agissait d'"un bon accord" qui "a le mérite d'exister", même s'il "n'est pas suffisant pour rattraper le retard accumulé depuis des décennies"

"Ca ne va pas aussi loin qu'on le voulait au départ, mais on a obtenu des avancées", a insisté Jean-Claude Stutz, secrétaire national de l'Unsa-Santé.

Du côté des médecins, qui font l'objet de négociations séparées, la situation était aussi en passe de se débloquer.

Après l'échec d'une précédente réunion mercredi, le gouvernement a concédé jeudi une rallonge de 50 millions d'euros, portant à 450 millions l'enveloppe pour revaloriser les fins de carrières et la prime d'engagement de service public exclusif, selon deux sources syndicales.

L'une d'elles prédit que plusieurs organisations pourraient donner leur accord à cette ultime proposition dès vendredi matin.

Avant ce rebondissement, deux syndicats (APH et Jeunes Médecins) avaient dénoncé un "mépris pour les praticiens hospitaliers" et appelé la profession "à se préparer à une mobilisation de grande ampleur".

Les internes et étudiants en médecine ont, pour leur part, obtenu une rallonge de 38 millions d'euros, portant à près de 200 millions le budget prévu pour améliorer leurs rémunérations.

Malgré le préavis de grève déposé par le principal syndicat d'internes (Isni), son président Justin Breysse s'est dit satisfait de ce montant, tout en rappelant ses "fortes attentes" sur les "conditions de travail et de formation".

Le ministère assure que d'autres mesures doivent permettre "un meilleur respect du temps de travail". AFP 10 juillet 2020

En complément

Quand je lis dans un tract "300 euros pour tous ! Des postes ! Dirigeants syndicaux, sortez de l’imposture du Ségur !", je ne vais pas plus loin pour ne pas perdre mon temps.

Mais..."la circulation des personnes" pourra être limitée.

Etat d’urgence sanitaire : Le Conseil constitutionnel valide la loi et précise les interdictions de circulation - 20 Minutes 9 juillet 2020

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire à partir de samedi, mais précisé les interdictions de circulation des personnes, qui ne peuvent selon lui conduire à un confinement, même localisé.

LVOG - Faux. La preuve.

20 Minutes - Le texte permet des restrictions sur la circulation des personnes, l’accueil du public dans certains établissements ou les rassemblements. Le Conseil constitutionnel considère que « l’interdiction de circulation des personnes et des véhicules ainsi que l’interdiction d’accès aux moyens de transport collectif de voyageurs ne peut être édictée que dans les territoires où une circulation active du virus a été constatée ». 20 Minutes 9 juillet 2020

LVOG - Il suffit donc de décréter qu'"une circulation active du virus a été constatée" pour restreindre à nouveau "la circulation des personnes".

Il n'y a plus qu'à prononcer sa liquidation... ou à casquer, à moins que ce soit les deux à la fois !

Le Sénat vote le "trou de la Sécu", l'amorce d'une 5e branche et une "règle d'or" - AFP 2 juillet 2020

Avec ces deux textes (organique et ordinaire), votés mi-juin en première lecture par les députés, le gouvernement entend entériner l'ajout de 136 milliards d'euros de dettes au "trou de la Sécu" et poser le principe d'une nouvelle branche consacrée à la perte d'autonomie.

Députés et sénateurs tenteront de se mettre d'accord sur un texte commun en commission mixte paritaire. En cas d'échec une nouvelle lecture sera organisée dans les deux chambres, l'Assemblée nationale ayant le dernier mot.

Les sénateurs ont accepté le transfert à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) des déficits passés et à venir de la Sécurité sociale, jusqu'à l'exercice 2023, pour un montant maximal de 123 milliards d'euros.

Mais ils ont rejeté le transfert de la dette des hôpitaux (pour 13 milliards d'euros), estimant que l’État devait en assumer la charge car il s'agissait d'une dette "essentiellement immobilière".

Pour le secrétaire d'État auprès du ministre de la Santé Adrien Taquet, cette suppression "prive les hôpitaux d'une bouffée d'air (...) qui était très fortement attendue".

Les sénateurs ont aussi souhaité instaurer une "règle d'or" qui encadrerait les futures lois de financement de la Sécurité sociale. A partir de 2025, chacune de ces lois devrait ainsi assurer un équilibre des comptes de la Sécurité sociale sur cinq ans. AFP 2 juillet 2020

Retenez votre souffle, ne respirez plus : Vous avez atteint votre "quota carbone individuel", mourez !

LVOG - Pas encore carbonisés?

Environnement: des députés proposent un "quota carbone individuel" pour limiter l'usage de l'avion - AFP 30 juin 2020

Contre la pollution du transport aérien, les députés François Ruffin (LFI) et Delphine Batho (Ecologie, Démocratie, Solidarité) ont présenté mardi une proposition de loi qui entend instaurer un "quota carbone" par individu pour limiter les voyages en avion.

"A l'époque, on nous avait traités de fous, d’extrémistes, d'écolos radicaux", se souvient François Ruffin qui entend, avec sa nouvelle proposition de loi déposée mardi sur le bureau de l'Assemblée, "poser un principe pour l'avenir".

"L'objectif est de mettre en place un système de quota carbone individuel pour l'usage de l'avion (les déplacements professionnels ne sont pas concernés). Ce quota serait le même pour chacun. Cela limiterait la possibilité de prendre l'avion pour ceux qui le prennent beaucoup trop, chacun aura la possibilité d'accumuler des points carbone dans le temps pour pouvoir faire un voyage de temps en temps", a expliqué Delphine Batho. AFP 30 juin 2020

Voilà qui devrait les réjouir.

Aéronautique : le groupe Airbus annonce la suppression de 15 000 postes, dont 5 000 en France - Franceinfo 30 juin 2020

Le groupe Airbus a annoncé mardi 30 juin au soir la suppression de 15 000 postes dans le monde d'ici l'été 2021, évoquant son souhait "d'adapter ses effectifs à la crise du Covid-19". Le constructeur européen prévoit de supprimer 5 000 postes en France, 5 100 en Allemagne et 1 700 au Royaume-Uni.

Ces suppressions de postes devraient quasi exclusivement toucher la branche aviation commerciale du groupe – également présente dans la défense, l'espace et les hélicoptères – ainsi que plusieurs filiales comme la française Stelia Aerospace ou encore l'allemande Premium Aerotec.

Depuis plusieurs semaines, Guillaume Faury, le président exécutif du groupe aux 135 000 salariés, dont 81 000 dans sa branche d'avions commerciaux, prévenait que la crise engendrée par l'épidémie de coronavirus mettait en jeu la "survie d'Airbus".

"L'ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s'adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise. Après des décennies de croissance ininterrompue, c'est une véritable épreuve. Elle nous contraint à des décisions amères", a-t-il écrit dans une lettre aux salariés.

Le groupe Airbus compte 49 000 salariés en France, 45 500 en Allemagne, 12 500 en Espagne et 11 000 au Royaume-Uni. Les suppressions de postes concerneraient donc plus de 10% des effectifs totaux. La branche Defense and Space d'Airbus, confrontée à un marché difficile, a déjà annoncé en février un plan de restructuration prévoyant 2 665 suppressions de postes. Franceinfo 30 juin 2020

Airbus, Hop !, Nokia, tous unis contre les licenciements - euronews.com 9 juillet 2020

C'est sur ce site même, près de Toulouse, que 3 500 emplois doivent être supprimés. Et ça, les salariés d'Airbus ne peuvent pas l'accepter. Ils ont manifesté ce mercredi matin contre le plan social annoncé par l'avionneur européen, qui menace quelques 5 000 postes en France, conséquence de la crise économique qui frappe le secteur aérien.

Jean François Knepper, Délégué FO Airbus : "Nous avons une revendication collective ici, c'est "pour deux départs, une embauche", sinon on va sacrifier en plus dans cette crise toute une génération de jeunes". (Il accepte donc 1 licenciement sur 2, gageons que ce délégué syndical patronal n'est pas concerné. - LVOG)

Autre entreprise mise à mal par les conséquences de la crise sanitaire, Air France KLM et sa filiale HOP. Plusieurs centaines de ses salariés se sont rassemblées à Morlaix (Finistère) devant le site local de HOP, où sont employées 280 personnes, pour protester contre sa fermeture. Selon le plan décidé par la direction d'Air France, 40% des 2 400 emplois de Hop doivent être supprimés.

Nokia est aussi sous le coup de menaces d'un plan social. Comme la semaine dernière, sur ces images à Lannion dans les Côtes d'Armor, plusieurs centaines de salariés de l'équipementier téléphonique finlandais ont défilé à Paris contre la suppression de 1 233 emplois en France. euronews.com 9 juillet 2020

Coronabusiness, ce devrait être un secret pour personne.

La raison secrète pour laquelle les riches aiment la pandémie - entelekheia.fr 19 juin 2020

Extrait.

Aux États-Unis, les milliardaires ont vu leur fortune grimper en flèche, avec une augmentation de 12,5 % depuis le début de la pandémie. L’Institute for Policy Studies a publié une étude « montrant que, dans les huit semaines entre le 18 mars et le 14 mai, les super-riches du pays ont ajouté 368,8 milliards de dollars supplémentaires à leurs fortunes déjà énormes ».

Bien avant que le coronavirus ne devienne un nom familier, les trois Américains les plus riches étaient plus riches que les 50% les plus pauvres de notre pays. Pour ceux d’entre vous qui savent calculer, cela représente 164 millions de personnes.

Outre ces inégalités surréalistes, les riches ne paient pas non plus leur juste part d’impôts. (Choqué ?) Ils ont reçu une réduction d’impôt géante de Donald Trump, et les super-riches cachent 32 billions de dollars dans des paradis fiscaux offshore du monde entier.

Pendant ce temps, pour les Américains moyens, les choses ne vont pas aussi bien. Comme l’écrit Alan Mcleod pour MintPress, « Un nombre record de 36 millions d’Américains ont déposé une demande d’assurance-chômage, des millions d’autres ont perdu leur assurance-santé dépendante de l’employeur, [1] et environ un tiers du pays ne peut plus payer son loyer.

Une fois que vous avez tout mis sur la table et que vous avez regardé les cartes qui nous ont été distribuées, vous n’avez pas d’autre choix que de vous demander : « Comment se fait-il que notre société ne s’effondre pas ? Comment se fait-il que beaucoup plus de choses ne soient pas incendiées ? Pourquoi le beurre de cacahuète est-il encore disponible dans les épiceries ? Pourquoi les gens continuent-ils à se promener en trottinette électrique en souriant sous leur masque de pandémie ? Pourquoi la bourse n’est-elle pas si basse qu’elle permette de voir mes chaussettes ?

Eh bien, une des raisons est que nous avons maintenant une ploutonomie – un terme utilisé par les analystes de Citigroup et d’autres pour décrire un système dans lequel les plus riches (les 1%) sont le moteur ainsi que les bénéficiaires de la croissance économique.

Au fond, dans l’Amérique d’aujourd’hui, seul compte ce que font les riches – ce qu’ils achètent, ce qu’ils vendent, ce dans quoi ils investissent, ce qu’ils baisent et ce qu’ils écoutent. Vous et moi n’avons tout simplement pas d’importance.

Quoi qu’il en soit, cette idée de ploutonomie a en fait été divulguée dans une note d’analyste de Citigroup, il y a plusieurs années. Ils ont accidentellement énoncé à voix haute, pour leurs clients super riches, ce qu’ils taisent normalement. On pouvait y lire :

Le monde est en train de se diviser en deux blocs – les ploutonomies, dont la croissance économique est alimentée et largement consommée par une riche minorité, et le reste. …Quels sont les moteurs les plus communs de la Ploutonomie ? Des gains de productivité dus à la technologie, une innovation financière créative, des gouvernements coopératifs favorables au capitalisme, … et des conquêtes à l’étranger qui stimulent la création de richesses, les États de droit et les brevets d’inventions.

Prenons un moment pour traduire ce que cela signifie en langage humain. Par exemple, « une innovation financière créative » se traduit par « de nouvelles façons de voler les gens ». Ensuite, « des gouvernements coopératifs favorables au capitalisme » doit être lu comme « des gouvernements contrôlés par les riches et conçus pour escroquer le peuple comme au coin d’un bois ». C’est ce que cela signifie quand un gouvernement « coopère » avec la Citibank. Et enfin, « les conquêtes à l’étranger qui stimulent la création de richesses, les États de droit et les brevets d’inventions ». Ce charabia signifie « envahir et prendre le contrôle d’autres nations et d’autres peuples, puis voler leurs ressources ».

C’est une bien belle langue qu’ils parlent là-bas à la Citibank, n’est-ce pas ?

La note de Citigroup se termine par : « Souvent, ces vagues de richesse impliquent une grande complexité, exploitée au mieux par les personnes riches et instruites du moment. » Ils disent que la ploutonomie est trop compliquée pour nous, les masses troglodytes, avec nos T-shirts avec des choses écrites dessus et nos pailles extra longues avec une petite cuillère au bout pour atteindre le fond de nos gobelets de boissons glacées Slush Puppie.

Revenons maintenant à l’article de Mintpress sur les gains époustouflants des riches – « Le fait que la richesse des milliardaires augmente si rapidement en période d’effondrement économique suggère que les gains des riches ne sont même plus reliés aux forces productives et qu’ils sont davantage liés à la quantité de richesse que l’on peut tirer des coffres publics ».

Vous voyez, il y a une lutte des classes depuis des années – perpétrée par les riches contre tous les autres. Dans une étude publiée dans les Proceedings de la National Academy of Sciences, des chercheurs ont découvert que l’appartenance à la classe sociale des possédants était un bon indicateur de comportements non éthiques. Ils ont montré que les riches sont plus susceptibles de prendre des décisions contraires à l’éthique, de voler les autres, d’enfreindre les règles du Code de la route et de tricher lors des concours. entelekheia.fr 19 juin 2020

https://inequality.org/billionaire-bonanza-2020-updates

Mise à jour du 18 juin 2020 : la richesse des milliardaires américains atteint 584 milliards de dollars, soit 20%, depuis le début de la pandémie

Depuis le 18 mars, la classe des milliardaires américains a vu sa richesse augmenter de 20%, soit 584 milliards de dollars, depuis le début de la pandémie, alors que 45,5 millions d'Américains ont déposé une demande de chômage et que l'économie a cratéré, selon une nouvelle analyse d'Americans for Tax L'équité (ATF) et l'Institut d'études politiques - Programme sur les inégalités (IPS), en s'appuyant sur le rapport IPS Billionaire Bonanza 2020.

Dans l'ensemble, entre le 18 mars - date approximative du début de la fermeture de la pandémie, lorsque la plupart des restrictions économiques fédérales et étatiques étaient en place - et le 17 juin, la valeur nette totale des plus de 640 milliardaires américains est passée de 2,948 billions de dollars à 3,531 milliards de dollars, selon sur l'analyse des données de Forbes par les deux groupes. Depuis le 18 mars, date à laquelle Forbes a publié son rapport annuel sur la richesse des milliardaires, les États-Unis ont ajouté 29 milliardaires supplémentaires, passant de 614 à 643. Au cours des trois mêmes mois, plus de 45,5 millions de personnes ont déposé une demande de chômage, selon le ministère du Travail.

Les cinq premiers milliardaires - Jeff Bezos, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Warren Buffett et Larry Ellison - ont vu leur richesse augmenter de 101,7 milliards de dollars, soit 26%. Ils ont capturé 17,4% de la croissance de la richesse totale des 600 milliardaires et plus au cours des trois derniers mois. La fortune de Bezos et de Zuckerberg a augmenté de près de 76 milliards de dollars, soit 13% du total de 584 milliards de dollars.

"Cette orgie de richesse montre à quel point notre système économique est fondamentalement défectueux", a déclaré Frank Clemente, directeur exécutif d'ATF. «En trois mois, environ 600 milliardaires ont augmenté leur richesse de bien plus que ce que les gouverneurs du pays disent que leurs États ont besoin d’une aide fiscale pour continuer à fournir des services à 330 millions de résidents. Leur richesse a augmenté deux fois plus que le gouvernement fédéral a versé en chèques uniques à plus de 150 millions d'Américains. Si cette pandémie révèle quelque chose, c'est à quel point notre société est devenue inégale et à quel point elle doit changer radicalement. »

"La dernière chose dont la société américaine a besoin, c'est d'une polarisation économique et raciale accrue", a déclaré Chuck Collins, directeur de l'Institute for Policy Studies Program on Inequality et co-auteur du rapport Billionaire Bonanza 2020. «L'augmentation de la richesse du milliardaire et le profit de la pandémie sapent l'unité et la solidarité dont le peuple américain aura besoin pour se rétablir et grandir ensemble, et non pour se séparer.»

Au cours de la même période d'environ trois mois, près de 2,1 millions d'Américains sont tombés malades du virus et environ 118 000 en sont morts. Parmi les autres victimes de la pandémie, 27 millions d'Américains pourraient perdre leur couverture de soins de santé fournie par l'employeur. Les travailleurs à bas salaires, les personnes de couleur et les femmes ont souffert de manière disproportionnée dans les crises médicale et économique combinées. Les milliardaires sont des hommes extrêmement blancs.

Fait remarquable, 12 milliardaires ont plus que doublé leur fortune au cours des trois derniers mois. L'un d'eux, Trevor Milton, le fondateur de Nikola Motor qui construit des semi-camions alimentés par des batteries et de l'hydrogène, a augmenté sa richesse plus de cinq fois.

Des décennies de réductions d'impôts pour les riches ont alimenté la croissance des milliardaires et leur richesse. Même au milieu de la plus grande urgence nationale depuis la Seconde Guerre mondiale, les versements d'impôts aux riches se sont poursuivis - plus récemment sous la forme de «Millionaire Giveaways» glissés dans la loi d'allégement de la pandémie CARES promulguée fin mars.

La loi House HEROES, récemment adoptée, abrogerait cet allégement fiscal qui donne une réduction d'impôt moyenne de 1,6 million de dollars cette année à 43 000 millionnaires et milliardaires, selon le Comité mixte de la fiscalité. JCT estime que la suppression de cette échappatoire générerait 246 milliards de dollars, une somme énorme qui pourrait être utilisée pour soulager une pandémie.

https://inequality.org/billionaire-bonanza-2020-updates

Les banksters en action.

Ces centaines de millions d'euros que les banques prélèveraient indûment - LePoint.fr 2 juillet 2020 Selon l'UFC-Que choisir, les banques prélèveraient indûment près de 420 millions d'euros chaque année de frais d'incidents.

Selon ses calculs, pour la seule année 2018, les banques auraient indûment prélevé pas moins de 420 millions d'euros aux ménages français. Une somme qui serait semblable d'une année sur l'autre et qui correspondrait dans les faits aux doublons des frais de rejet de prélèvement, lorsque le compte d'un client est en manque de provision.

Ces frais de rejet sont facturés « en moyenne 20 euros », estime l'association de consommateurs et sont récupérés par la banque lorsqu'elle doit refuser le paiement d'une créance d'un client, car son compte n'est pas assez approvisionné. Toutefois, des surfacturations peuvent survenir notamment lorsqu'un nouvel ordre de prélèvement est issu par le créancier dans un délai de dix jours et que le client concerné n'a pas eu le temps d'alimenter son compte bancaire entre-temps. Ce sont ces doublons pour une même opération bancaire que dénonce l'UFC-Que choisir et qui, au total, représentent 420 millions d'euros.

Chaque année, au total, ces prélèvements de frais d'incidents rapporteraient aux banques pas moins de 6,7 milliards d'euros. Or, selon l'UFC-Que choisir, les établissements bancaires s'assureraient sur ces frais des « marges exorbitantes de 86 % en moyenne ». LePoint.fr 2 juillet 2020

L'Australie, l'autre bastion de l'Etat profond.

- Australie: une partie de Melbourne confinée pour éviter une recrudescence du coronavirus - AFP 1 juillet 2020

Des centaines de milliers d'habitants du nord et de l'ouest de Melbourne ont reçu mardi l'ordre de rester confinés chez eux pour contenir l'épidémie de coronavirus qui frappe la deuxième plus grande ville du pays. AFP 1 juillet 2020

- L'Australie va nettement accroître son budget de défense - Reuters 1 juillet 2020

L'Australie va augmenter ses dépenses en matière de défense de 40% au cours des dix prochaines années, avec l'achat d'équipements militaires de longue portée qui seront avant tout focalisés sur la région indo-pacifique, a déclaré mercredi le Premier ministre Scott Morrison.

Au cours d'un discours dont la teneur pourrait exacerber les tensions avec la Chine, le dirigeant a indiqué que le pays allait débourser plus de 270 milliards de dollars australiens (166 milliards d'euros) au cours de la prochaine décennie pour acquérir des forces de frappe aérienne, terrestre et maritime de longue portée.

"Nous voulons une région indo-pacifique libre de toute coercition et hégémonie", a-t-il déclaré dans une critique voilée visant la Chine. "Nous voulons une région où tous les pays, grands et petits, peuvent nouer librement des relations et être guidés par des lois et normes internationales".

Cette nouvelle posture, plus musclée, de Canberra tend à montrer la volonté de l'Australie de s'affirmer face à la Chine et d'être moins dépendante des Etats-Unis. Reuters 1 juillet 2020

- L'Australie va investir plus de 800 millions d'euros dans la cybersécurité - Reuters 1 juillet 2020

L'Australie va investir 1,35 milliard de dollars australiens (826,2 millions d'euros) dans la cybersécurité au cours des 10 prochaines années, a annoncé mardi le Premier ministre Scott Morrison, alors que Canberra s’efforce de lutter contre une vague de cyberattaques. Reuters 1 juillet 2020

- L'Australie suspend son traité d'extradition avec Hong Kong - Reuters 8 juillet 2020

Morrison a aussi annoncé des mesures destinées à aider les résidents de Hong Kong à venir s'installer en Australie pour y mener une nouvelle vie, et des critères d'immigration assouplis pour les étudiants hongkongais déjà présents sur le territoire australien.Les immigrés hongkongais disposant d'un permis de travail temporaire pourront le prolonger pour cinq ans et demander ensuite la résidence permanente, a ajouté le dirigeant. Reuters 8 juillet 2020




DEUXIEME PARTIE

Mais qui est aux commandes ?

Ils instrumentalisent tous les éléments qui permettent de distinguer les membres de notre espèce, genre, sexe (étendu aux pratiques sexuelles), corpulence ou morphologie, couleur de la peau, âge ou génération, régime alimentaire, statut social (dans une certaine limite seulement), us et coutumes, langue, culture, etc. pour les opposer les uns aux autres et créer un climat de haine généralisée, la distanciation sociale en constitue l'apothéose.

Seuls les rapports entre les classes doivent demeurés inchangés ou sont inattaquables, comme si leur existence était d'origine divine ou transcendait l'apparition de notre espèce ou elles existeraient de toute éternité.

Totalitarisme. Le gouvernement mondial vous informe et oeuvre pour votre bien-être.

LVOG - Question : Les 1000 oligarques, banquiers, hommes d'affaires, industriels les plus riches et les plus puissants de la planète vous tendent la main pour que vous participiez à leurs actions dans votre pays, vous laisserez-vous tenter ou est-ce déjà fait ?

Ne cherchez plus d'où viennent tous les maux qui vous accablent, toute cette propagande à vous rendre fou, vous avez la réponse sous les yeux, ouvrez-les et gardez-les bien ouverts et vous aurez tout compris ou presque.

The World Economic Forum is the International Organization for Public-Private Cooperation (https://www.weforum.org/)

Traduction : Le Forum économique mondial est l'Organisation internationale pour une coopération public-privé

La propagation de COVID-19 exige une coopération mondiale entre les gouvernements, les organisations internationales et le monde des affaires. Cette coopération multipartite est au cœur de la mission du Forum économique mondial en tant qu’Organisation internationale de coopération public-privé.

COVID-19

How green entrepreneurs can help the Great Reset: Nico Rosberg on this week's World Vs Virus podcast - 02 Jul 2020
Traduction - Comment les entrepreneurs verts peuvent aider à la Grande Réinitialisation

Will COVID-19 usher in a new culture of outdoor living and dining? - 03 Jul 2020
Traduction - COVID-19 inaugurera-t-il un nouveau mode de vie et d'alimentation ?

COVID-19 is the biggest setback to gender equality in a decade - 01 juil.2020
Traduction - COVID-19 est le plus grand recul de l'égalité des sexes depuis une décennie

Climate Change

Over 60% of Americans say climate change is affecting their community - 03 Jul 2020
Traduction - Plus de 60% des Américains disent que le changement climatique affecte leur communauté

2020 is predicted to be the hottest year on record, according to NASA - 02 Jul 2020
Traduction - 2020 devrait être l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon la NASA

South pole warmed ‘three times faster’ than global average over past 30 years - 01 Jul 2020
Traduction - Le pôle Sud s'est réchauffé «trois fois plus vite» que la moyenne mondiale au cours des 30 dernières années

Systemic Racism

Have we finally reached a moment of promise and possibility on race? 02 Jul 2020
Traduction - Avons-nous enfin atteint le moment de tenir nos promesses sur le racisme?

'We ignore the power of symbols at our peril' - architect David Adjaye on why racist monuments must be replaced 03 Jul 2020
Traduction - «Nous ignorons le pouvoir des symboles à nos risques et périls» - l'architecte David Adjaye explique pourquoi les monuments racistes doivent être remplacés

The legacy of ‘redlining’. How earlier urban zoning reinforces racial segregation 03 Jul 2020
Traduction - L’héritage de la «redlining». Comment un zonage urbain antérieur renforce la ségrégation raciale

Peur, consentement, lobotomie, contrôle des populations, eugénisme, l'épidémie qui menace votre cerveau (brain) et votre liberté.

Réseau d'innovation en matière de ressources et d'analyses des mégadonnées épidémiques (EPI-BRAIN)

Les épidémies sont inévitables, cependant, dans la quatrième révolution industrielle, il est possible - si nous agissons collectivement - d'atténuer l'impact des épidémies en exploitant l'IA et l'intelligence épidémique pour prédire et prévoir les épidémies.

Il existe des exemples prometteurs où les données et les informations publiques et privées ont amélioré la préparation aux épidémies, mais l'innovation a généralement été ponctuelle, initiée uniquement autour des épidémies, cloisonnée, de courte durée et sous-intégrée.

Les investissements dans l'innovation des données n'ont pas été à la mesure de l'opportunité potentielle, ni de la menace croissante que les épidémies font peser sur les vies et les moyens de subsistance. Et, encore, la plupart des pays n'ont pas accès aux approches analytiques contemporaines.

Pour libérer tout le potentiel, il faudra une approche tout-en-un, comme lorsque la communauté internationale s'est engagée à créer le CERN.

Le réseau Epidemic Big Data Resource and Analytics Innovation Network (EPI-BRAIN) vise à être un écosystème d'innovation de données durable, partagé, accessible et intégré pour réduire l'impact des épidémies grâce à la prévision et à l'analyse prédictive.

Partners

Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC)
American Heart Association
Bill & Melinda Gates Foundation
Cloudera
Coalition for Epidemic Preparedness and Innovations (CEPI)
Department of Foreign Affairs and Trade of Australia
Dharma
Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL)
Federal Ministry of Health of Germany
Flowminder
Gavi, the Vaccine Alliance (Gates)
Harvard University
Henry Schein
Imperial College London
Institute of Global Health, Geneva
International Air Transport Association (IATA)
Johnson & Johnson
Korea CDC
KT (Korea Telecom)
Malaria Atlas Project
Médecins Sans Frontières
Ministry of Health and Family Welfare of Bangladesh
Ministry of Health of Singapore
Ministry of Social Affairs and Health of Finland
MSD
Nielsen
Nigeria CDC
Novo Nordisk
Panorama
PATH
RESOLVE
Robert-Koch-Institut
Swiss Re
Telenor Group
United Nations Foundation
USAID - US Agency for International Development (CIA)
US Department of Health and Human Services
Vital Strategies
Wellcome Trust
World Bank (Banque mondiale)
World Health Organization (WHO) (OMS)

Pages connexes

Nations Unies
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Financial Times
4 038 920 abonnés

The Economist (Rothschild ou l'extrême-centre)
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En complément

Dans son livre Capitalisme, une histoire de fantômes, Arundhati Roy, une auteure et militante indienne, décrit ces processus :

« Ayant trouvé comment s’y prendre avec les gouvernements, les partis politiques, les élections, les tribunaux, les médias et l’opinion progressiste, l’establishment néolibéral fut confronté à un ultime défi : gérer l’agitation croissante, la menace du « pouvoir du peuple ». Comment l’apprivoise-t-on ? Comment transforme-t-on des protestataires en gentils toutous ? Comment canalise-t-on la colère des gens pour l’évacuer vers des voies sans issue ?

Là encore, les fondations et leurs organisations alliées ont une longue et célèbre histoire. Un exemple révélateur est leur rôle dans le désamorçage et la déradicalisation du mouvement afro-américain pour les droits civiques aux États-Unis pendant les années soixante et la transformation réussie du Black Power [« pouvoir noir »] en Black Capitalism [« capitalisme noir »].

La fondation Rockefeller, dans la lignée des idéaux de John D. Rockefeller, avait travaillé en étroite collaboration avec Martin Luther King Sr. (le père de Martin Luther King Jr.). Mais son influence déclina avec la montée des organisations plus militantes — le Student Non-Violent Coordinating Committee (SNCC) et les Panthères noires. Les fondations Ford et Rockefeller entrèrent en action. En 1970, elles firent un don de 15 millions de dollars aux organisations noires « modérées », à distribuer en subventions, bourses de toutes sortes, formations professionnelles pour ceux qui avaient abandonné leurs études, et mises de fonds initiales pour les entreprises appartenant à des Noirs. La répression, les luttes intestines et les sirènes du financement conduisirent à l’atrophie progressive des organisations noires radicales.

Martin Luther King Jr. fit des rapprochements tabous entre capitalisme, impérialisme, racisme et guerre du Vietnam. Du coup, après son assassinat, son souvenir même devint toxique, une menace pour l’ordre public. Les fondations et les entreprises ont travaillé dur pour remanier son héritage afin qu’il cadre avec le marché. Le Martin Luther King Jr. Center for Nonviolent Social Change, avec une subvention d’exploitation de 2 millions de dollars, a été créé, entre autres, par Ford, General Motors, Mobil, Western Electric, Proctor & Gamble, U.S. Steel et Monsanto. Le centre entretient la bibliothèque et les archives du mouvement pour les droits civiques. Parmi les nombreux programmes gérés par le centre King se trouvent des projets qui « travaillent étroitement avec le département de la Défense américain, le Comité des aumôniers des forces armées, et autres ». Il fut l’un des sponsors de la série de séminaires Martin Luther King Jr., intitulée : « Le système de libre entreprise : un agent pour le changement social non violent ».

Amen.

Un coup similaire fut réalisé dans la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud. En 1978, la fondation Rockefeller organisa une commission d’étude sur la politique américaine en Afrique australe (Study Commission on US Policy toward Southern Africa), dont le rapport mit en garde contre l’influence croissante de l’Union soviétique sur le Congrès national africain (ANC) et déclara que les intérêts stratégiques des États-Unis ainsi que les intérêts des entreprises américaines (c’est-à-dire l’accès aux minéraux d’Afrique du Sud) seraient mieux servis si le pouvoir politique était réellement partagé par toutes les races.

Les fondations commencèrent à soutenir l’ANC, qui ne tarda pas à attaquer les organisations plus radicales comme le Black Consciousness Movement [mouvement de la conscience noire] de Steve Biko et à les éliminer peu ou prou. Lorsque Nelson Mandela prit le pouvoir en tant que premier président noir d’Afrique du Sud, il fut canonisé de son vivant, non seulement pour avoir passé vingt-sept ans en prison en tant que combattant de la liberté, mais aussi pour s’être complètement plié au consensus de Washington. Le socialisme disparut du programme de l’ANC. La grande « transition pacifique » de l’Afrique du Sud, si louée et encensée, signifiait qu’il n’y aurait ni réformes agraires, ni demandes de réparations, ni nationalisation des mines du pays. Au lieu de cela, il y eut de la privatisation et de l’ajustement structurel. Mandela remit la plus haute distinction honorifique d’Afrique du Sud — l’ordre de Bonne Espérance — à son vieil ami et partisan, le général Suharto, le tueur de communistes en Indonésie. Aujourd’hui, l’Afrique du Sud est gouvernée par une poignée d’anciens radicaux et syndicalistes qui roulent en Mercedes. Mais c’est amplement suffisant pour perpétuer le mythe de la libération des Noirs. » partage-le.com 28 juin 2018

Démagogie assumée. Quand ceux qui instrumentalisent des mouvements sont ceux qui les répriment.

Investigaction.net - Extrait. L’actuel locataire de la Maison Blanche semblait avoir la voie libre pour sa réélection. Mais l’arrivée de la pandémie du coronavirus avec la catastrophe qu’elle représente pour les États-Unis et ses impacts sur l’économie nationale, et puis, maintenant, les protestations massives contre la violence policière, tout cela rend sa réélection beaucoup plus compliquée.

Cependant, la situation n’est pas facile non plus pour ses rivaux du Parti Démocrate. Historiquement, les Démocrates ont été aussi racistes que leurs collègues Républicains, même s’ils ont préconisé une politique plus subtile. Et c’est ainsi que l’instinct de «marquer des points politiques » contre Trump a refait surface aussitôt.

Mais en même temps, les Démocrates comprennent fort bien qu’il faut absolument écarter toute menace mettant en péril le statu quo. En outre, parmi tous les maires et gouverneurs qui ont déployé leurs forces de répression contre les manifestants, un grand nombre d’entre eux sont Démocrates. investigaction.net 25 Juin 2020

LVOG - Ici la "subitilité" consistait à ne pas dire aux lecteurs que c'était le Parti Démocrate qui était à l'origine de la propagation des manifestations contre le racisme relayé par les médias. Pour en savoir plus, lire les articles publiés dans les deux dernières causeries qui fournissent les preuves et les détails.

Des centaines d'anciens de la présidence Bush s'apprêtent à soutenir Biden face à Trump - Reuters 1 juillet 2020

Des centaines de responsables gouvernementaux qui ont travaillé pour l'administration républicaine de George W. Bush s'apprêtent à apporter leur soutien au démocrate Joe Biden, futur adversaire de Donald Trump lors de l'élection présidentielle du 3 novembre, a-t-on appris auprès de sources impliquées dans cette initiative. Reuters 1 juillet 2020

Conformément à la législation encadrant l'activité des comités d'action politique, ou Super PAC, les membres des 43 Alumni ne pourront pas travailler ou discuter avec l'équipe de campagne de Joe Biden mais pourront lever des fonds sans aucun plafond pour financer des campagnes publicitaires ou organiser des manifestations de soutien. Reuters 1 juillet 2020

Commentaire d'internautes.

1- C'est la preuve éclatante que l'hostilité envers Trump est due au fait qu'il n'a pas été assez belliciste.

2- Le monde comprend maintenant que la haine contre Trump n'a rien n'avoir avec les intérêts du pays mais pour celui d'une minorité se côtoyant dans les mêmes sectes, ayant le même programme et qui ne prospèrent que lorsque les US déclenchent des guerres dans le monde. Sinon d'un point de vue économique, Trump a fait mieux que ses prédécesseurs des vingt dernières années.

3- Les néocons voulaient installer Jeb Bush, le frère de Junior, à la présidence pour continuer leur guerre au moyen-orient. Malheureusement pour eux, Trump a gagné et leur à mis des bâtons dans les roues en stoppant ces dépenses inutiles. Ils misent donc maintenant sur Biden pour reprendre leurs actions néfastes."

Les GAFAM et les multinationales sont apolitiques, qui ne le savait pas ?

Marques contre le racisme: prise de conscience ou posture marketing? - Slate.fr 8 juillet 2020

L'Oréal n'est pas la seule. Campagnes sur les réseaux sociaux, promesses de dons, créations de comités inclusifs: la liste des actions prises -ou seulement annoncées- par les GAFAM, groupes de luxe et autres multinationales pour axer leur communication sur la lutte antiraciste ne fait que s'allonger depuis les décès de George Floyd et Ahmaud Arbery aux États-Unis.

Devant un fond neutre, en robe rouge vif, l'actrice afro-américaine Viola Davis fixe l'objectif de la caméra: «You're worth it» («Vous le valez bien») assène-t-elle. Dans la bouche d'une de ses rares égéries noires, le slogan vieux d'un demi-siècle du groupe français L'Oréal aimerait prendre un nouveau sens.

Diffusé quelques jours après le début des manifestations antiracistes qui secouent les États-Unis et le reste du monde, le spot publicitaire de la marque de cosmétique tombe à pic. «Comprenez-vous vraiment ce que cela veut dire? Il y a de la valeur en chacun d'entre nous -vous inclus.» Pendant deux minutes, l'actrice oscarisée déclame un texte qui résonne comme un nouvel engagement de la part de L'Oréal face à sa clientèle racisée.

Un tournant dans les stratégies de communication.

Quelques mois avant le début des manifestations, Hanneke Faber –la présidente de la branche Europe du groupe Unilever– avait annoncé la couleur sur le site du Marketing Journal: «L'activisme, c'est l'avenir du marketing», déclarait-elle.

La plupart du temps, s'exprimer sur des enjeux sociaux est une décision calculée pour les entreprises. «Même en les utilisant à des fins de communication, les marques donnent de la visibilité à ces causes, détaille-t-elle. Leur popularité permet de toucher des gens qui ne sont ni engagés politiquement, ni militants». Slate.fr 8 juillet 2020

Black Lives Matter : Une instrumentalisation expliquée par ceux qui sont aux manettes.

- Le slogan "Black Lives Matter" peint devant la tour Trump à New York - BFMTV 9 juillet 2020

Début juin à Washington, la maire démocrate avait également fait peindre ces mots dans une rue menant à la Maison Blanche. BFMTV 9 juillet 2020

- Black Lives Matter pourrait bien être le plus grand mouvement de l'histoire des États-Unis - slate.fr 5 juillet 2020

Selon le New York Times, au cours des dernières semaines, on estime que 15 à 26 millions d'Américains auraient participé à des manifestations à travers tout le pays.

LVOG - Vraiment ?

Slate - «Si l'on additionne toutes les manifestations qui ont eu lieu pendant cette période, on parle de centaines de milliers de personnes, mais pas de millions», rappelle Deva Woodly, professeure associée de politique à la New School.

LVOG - Bon, c'était une fake news. Alors où veulent-ils en venir ?

Slate - Avec une population totale de 328 millions à ce jour, les rassemblements concerneraient entre 4,5% et 8% des habitants des États-Unis. Selon une étude d'Erica Chenoweth portant sur les mouvements de contestations à travers le monde, les protestations visant à renverser le gouvernement ou à obtenir l'indépendance sont généralement couronnées de succès dès lors qu'elles impliquent 3,5% de la population totale d'un pays.

LVOG - Black Lives Matter financé par les oligarques qui soutiennent le parti démocrate aux commandes.

Slate - Bien que toutes les manifestations qui ont essaimé au cours des derniers mois pour protester contre le racisme institutionnel aux États-Unis n'aient pas nécessairement été organisées par Black Lives Matter, le mouvement a fourni un cadre, du matériel et des conseils pour les nouveaux et les nouvelles militantes, notamment par le biais des réseaux sociaux, ce qui a permis d'atteindre plus vite et plus efficacement un large public.

LVOG - Les couches les plus vulnérables de la société devaient leur servir de bataillons.

Slate - La moitié des personnes mobilisées a déclaré que c'était la première fois qu'elle s'engageait dans une forme d'activisme ou participait à une manifestation, et la tranche d'âge la plus représentée est celle des moins de 35 ans.

LVOG - Mais qui visaient-ils ? Le racisme et les violences policières ont servi de prétexte pour viser Trump et préparer l'élection du candidat de l'Etat profond, Joe Biden, c'est son porte-parole qui s'est chargé de le faire savoir.

Slate - D'après le New York Times, la présidence Trump a suscité plus de protestations que toute autre depuis la guerre froide. Entre la gestion désastreuse du Covid-19 et les controverses successives sur les discriminations raciales, l'immigration, le dérèglement climatique et les armes à feu, le contexte actuel est propice à la manifestation. slate.fr 5 juillet 2020

En complément.

- Deux expertes ont étudié les mouvements civils de lutte non violente. Les résultats de leurs recherches sont étonnants puisque la mobilisation de seulement 3,5% d’une population suffirait à renverser un gouvernement en place !

Maria J. Stephan est experte en désobéissance civile et directrice du programme d’action non violente à l’Institut de Paix des États-Unis. Erica Chenoweth est une chercheuse en violence politique et résistance citoyenne, notamment pour le compte de l’Université de Denver (États-Unis). Ces deux femmes ont collaboré à la rédaction de l’ouvrage Why Civil Resistance Works (Pourquoi la désobéissance civile fonctionne) publié en 2011. Dans ce livre de 320 pages, le duo a compilé et analysé les campagnes de résistance civile non violente entre 1900 et 2006.

Sources : La Relève et la Peste (Un blog d'extrême droite se présentant sous un faux drapeau. Lire plus loin. - LVOG)

Qui est Maria J. Stephan ?

Avant de travailler avec l'Institut de la paix des États-Unis, Stephan a travaillé au Département de la défense des États-Unis où elle était responsable des affaires étrangères pour le Bureau des opérations de conflit et de stabilisation et au siège de l'OTAN.

United States Institute of Peace (USIP)

L'Institut de paix des États-Unis (USIP) est une institution fédérale américaine chargée de promouvoir la résolution et la prévention des conflits dans le monde. Le président Ronald Reagan a signé le United States Institute of Peace Act en 1984.

L'USIP est financé annuellement par le Congrès américain. Pour l'exercice 2012, le Congrès a fourni 39 millions de dollars. [14] À l'occasion, l'USIP reçoit des fonds transférés d'organismes gouvernementaux tels que le Département d'État, l'USAID et le Département de la défense.

L'Institut est dirigé par un conseil d'administration, avec un nombre égal d'administrateurs républicains et démocrates nommés par le président des États-Unis et confirmés par le Sénat.

Mike Pompeo fait partie de ses membres. Wikipédia.org

Qui est Erica Chenoweth ?

Erica Chenoweth dirige le Program on Terrorism and Insurgency Research (Programme de recherche sur le terrorisme et l’insurrection) de l’université de Denver, aux USA, et est également une chercheuse au PRIO, Peace Research Institute Oslo (Institut de recherche sur la paix d’Oslo). Pour comprendre et/ou anticiper ce qui va suivre, précisons que le PRIO est financé par la Banque mondiale, l’UE et différentes fondations privées. partage-le.com 28 juin 2018

Le 5 novembre 2014, le site d’extrême droite Le Cercle des Volontaires annonçait la sortie prochaine d’une revue au titre mystérieux : La Relève et La Peste. infolibertaire.net 29-11-2017

Qu'est-ce que La Relève et la Peste ?

- Media et maison d'édition indépendant, La Relève et la Peste est fondée sur des valeurs humanistes, écologistes et antiracistes. mediapart.fr

- Parrainée par Edgar Morin, en partenariat avec Amnesty International... mrmondialisation.org mrmondialisation.org 29 juin 2020

LVOG - Florilège, extrait d'un article publié dans ce blog.

- Il est clair que les résistances à ce confinement relèvent bien souvent de l’ignorance (une méconnaissance totale du danger de contamination face à un ennemi invisible), mais aussi d’une forme de blocage psychologique (voire de nature psychiatrique !) émanant principalement des secteurs néo-fascistes de la société.

- Et nous ne devrions pas nous inquiéter quand les discours négationnistes sur les risques du Covid-19 viennent à proliférer parmi les dépossédés ?

- À partir de maintenant, il serait salutaire que les initiatives des partis de gauche puissent s’orienter vers une écologisation plus dynamique et que cela apparaisse clairement dans leurs agendas.

- La coopération internationale qui a pris forme pour le combat contre la pandémie doit aussi, par la pression de la société civile globale et des scientifiques, permettre de relancer l’accord climatique pour la transition énergétique.

- Il incombe ainsi aux réseaux de mouvements sociaux un rôle stratégique, celui de profiter de cette opportunité politique pour renforcer le débat sous de nouvelles formes pour défendre le sens de la vie sur notre planète.

A lire aussi sur le même sujet :

http://www.luttedeclasse.org/dossier47/USA_%20Srda_Popovic_Otpor_CANVAS_02042018.pdf

Dans quel monde totalitaire voudraient-ils nous projeter ?

Extrait de la causerie du 2 février 2017.

Le Meilleur des mondes - Aldous Huxley (1931)

Extraits - « La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader, un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. »

« Sous la poussée d’une surpopulation qui s’accélère et d’une sur-organisation croissante et par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation des esprits, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques — élections, parlements, Cours suprêmes, et tout le reste — demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle espèce de totalitarisme non violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils étaient au bon vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions de radio et de tous les éditoriaux. Entre temps, l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs des esprits, mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. » (Le Meilleur des mondes - Aldous Huxley 1931) Aldous Huxley consacrera le reste de ses jours à combattre l’oligarchie et sa conception totalitaire du monde. 27 ans après la rédaction du Meilleur des mondes il nous livrera ses conclusions qui sont matières à réflexion et enseignements pour le combat que nous menons pour abattre le capitalisme et l'éradiquer de la surface de la terre.

Retour au Meilleur des mondes - Aldous Huxley -1958

Extrait - Arrivés à ce point, nous nous trouvons devant une question très troublante. Désirons-nous vraiment agir? Est-ce que la majorité de la population estime qu’il vaut bien la peine de faire des efforts assez considérables pour arrêter et si possible renverser la tendance actuelle vers le contrôle totalitaire intégral? Aux U.S.A. - et l’Amérique est l’image prophétique de ce que sera le reste du monde urbano-industriel dans quelques années d’ici - des sondages récents de l’opinion publique ont révélé que la majorité des adolescents au-dessous de vingt ans, les votants de demain, ne croient pas aux institutions démocratiques, ne voient pas d’inconvénient à la censure des idées impopulaires, ne jugent pas possible le gouvernement du peuple par le peuple et s’estimeraient parfaitement satisfaits d’être gouvernés d’en haut par une oligarchie d’experts assortis, s’ils pouvaient continuer à vivre dans les conditions auxquelles une période de grande prospérité les a habitués. Que tant de jeunes spectateurs bien nourris de la télévision, dans la plus puissante démocratie du monde, soient si totalement indifférents à l’idée de se gouverner eux-mêmes, s’intéressent si peu à la liberté d’esprit et au droit d’opposition est navrant, mais assez peu surprenant.“ Libre comme un oiseau ”, disons-nous, et nous envions les créatures ailées qui peuvent se mouvoir sans entrave dans les trois dimensions de l’espace, mais hélas, nous oublions le dodo. Tout oiseau qui a appris à gratter une bonne pitance d’insectes et de vers sans être obligé de se servir de ses ailes renonce bien vite au privilège du vol et reste définitivement à terre. Il se passe quelque chose d’analogue pour les humains. Si le pain leur est fourni régulièrement et en abondance trois fois par jour, beaucoup d’entre eux se contenteront fort bien de vivre de pain seulement - ou de pain et de cirque. “ En fin de compte ”, dit le Grand Inquisiteur dans la parabole de Dostoïevski, “ ils déposeront leur liberté à nos pieds et nous diront : faites de nous vos esclaves, mais nourrissez-nous. ” Et quand Aliocha Karamazov demande à son frère, celui qui raconte l’histoire, si ce personnage parle ironiquement, Ivan répond : “ Pas le moins du monde! Il revendique comme un mérite pour lui et son Eglise d’avoir vaincu la liberté dans le dessein de rendre les hommes heureux. ” Oui, pour rendre les hommes heureux. “ Car rien ”, assure-t-il, “ n’a jamais été plus insupportable pour un homme ou une société humaine que la liberté. ” Rien, si ce n’est son absence; en effet, lorsque les choses vont mal et que les rations sont réduites, les dodos rivés au sol réclament leurs ailes à tue-tête - pour y renoncer, une fois de plus, quand les temps deviennent meilleurs et les éleveurs plus indulgents, plus généreux. Les jeunes qui ont si piètre opinion de la démocratie combattront peut-être pour défendre la liberté. Le cri de “ Donnez-moi la télévision et des saucisses chaudes, mais ne m’assommez pas avec les responsabilités de l’indépendance ”, fera peut-être place, dans des circonstances différentes à celui de “ La liberté ou la mort ”. Si une telle révolution se produit, elle sera due en partie à l’action de forces sur lesquelles, même les gouvernants les plus puissants n’ont que très peu de pouvoir, en partie à l’incompétence de ces chefs, à leur manque d’efficacité dans le maniement des instruments de manipulation mentale que la technique et la science ont fournis et continueront à fournir aux aspirants dictateurs.

Si l’on considère leur ignorance et le peu de moyens dont ils disposaient, les Grands Inquisiteurs du passé ont obtenu des résultats remarquables. Mais leurs successeurs, les dictateurs bien informés et intégralement scientifiques de l’avenir, feront à n’en pas douter beaucoup mieux. Le Grand Inquisiteur reproche au Christ d’avoir appelé les hommes à la liberté et Lui dit “ Nous avons corrigé ton oeuvre et l’avons fondée sur le miracle, le mystère et l’autorité. ” Mais cette trinité n’est pas suffisante pour garantir la survie indéfinie d’une tyrannie.

Dans Le Meilleur des Monde, les dictateurs y avaient ajouté la science, ce qui leur permettait d’assurer leur autorité par la manipulation des embryons, des réflexes chez les enfants et des esprits à tous les âges. Au lieu de parler simplement de miracles et de glisser des allusions symboliques aux mystères, ils étaient en mesure, grâce à des drogues, d’en faire faire l’expérience directe à leurs sujets - de transformer la foi en connaissance extatique.

Les anciens dictateurs sont tombés parce qu’ils n’ont jamais pu fournir assez de pain, de jeux, de miracles et de mystères à leurs sujets; ils ne possédaient pas non plus un système vraiment efficace de manipulation mentale. Par le passé, libres penseurs et révolutionnaires étaient souvent les, produits de l’éducation la plus pieusement orthodoxe et il n’y avait rien là de surprenant. Les méthodes employées par les éducateurs classiques étaient et sont encore extrêmement inefficaces. Sous la férule d’un dictateur scientifique, l’éducation produira vraiment les effets voulus et il en résultera que la plupart des hommes et des femmes en arriveront à aimer leur servitude sans jamais songer à la révolution. Il semble qu’il n’y ait aucune raison valable pour qu’une dictature parfaitement scientifique soit jamais renversée.

En attendant, il reste encore quelque liberté dans le monde. Il est vrai que beaucoup de jeunes n’ont pas l’air de l’apprécier, mais un certain nombre d’entre nous croient encore que sans elle les humains ne peuvent pas devenir pleinement humains et qu’elle a donc une irremplaçable valeur. Peut-être les forces qui la menacent sont-elles trop puissantes pour que l’on puisse leur résister très longtemps. C’est encore et toujours notre devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous opposer à elles. (Retour au Meilleur des mondes - Aldous Huxley)




TROISIEME PARTIE

Si certains lecteurs ont cru que je m'étais trouvé un nouveau gourou en la personne du Pr. Didier Raoult, ils se sont lourdement trompés, car après avoir fait référence à trois théoriciens du néolibéralisme, Milton Friedman, Friedrich Hayek et Karl Popper, et accessoirement à des personnalités de notre époque prônant la même idéologie mais particulièrement médiocres, BHL notamment, comment ne pas savoir à quoi s'en tenir sur le personnage et son orientation politique.

Si les mêmes lecteurs ou d'autres avaient pu croire précédemment que G. Orwell et accessoirement A. Huxley me servaient de gourous, et bien ils s'étaient également trompés. Au passage ne pas confondre G. Orwell et H.G. Orwell. J'ai déjà publié une mise au point sur G. Orwell pour qu'ils chassent cette idée de leur esprit, dans cette causerie on va aller beaucoup plus loin encore, bien qu'il reste des zones d'ombre à leur sujet, à ma connaissance j'entends, sans grande importance ou qu'on pourra relativiser à l'issue de mon analyse, vous comprendrez pourquoi en la lisant attentivement. G. Orwell est souvent présenté comme un socialiste démocratique, plus rarement comme un anarchiste. H.G. Orwell fut le type même du despote fanatique, là aucune confusion n'est permise. Quant A. Huxley, un temps proche de H.G. Orwell, peut-être horrifié par le scénario totalitaire qu'il appelait de ses voeux, il passera le restant de ses jours à le dénoncer sans toutefois se rapprocher du socialisme contrairement à G. Orwell.

C'est la lecture d'un commentaire au contenu frauduleux de type rouge/brun associant A. Huxley à G. Orwell et en confondant ce dernier à H.G. Orwell qui m'a fait réagir. En fait je connaissais assez peu ces trois personnages et j'ai passé des heures à en apprendre davantage sur chacun d'entre eux, jusqu'à là je ne connaissais assez bien que G. Orwell, très peu A. Huxley, et pas du tout H.G. Orwell.

Pour réussir à me manipuler avec les connaissances que j'ai accumulées, il faut dorénavant se lever de bonne heure. Cependant, on doit admettre que sous l'effet de la fatigue cela pourrait encore se produire en s'aveuglant soi-même par exemple. C'est une manière comme une autre de se débarrasser rapidement d'un sujet quand on n'a pas le temps de l'approfondir, en prenant le risque de passer à côté de quelque chose qui portée à notre connaissance nous amènerait à produire une toute autre analyse ou à parvenir à de toutes autres conclusions, c'est possible et on ne doit jamais l'exclure par principe. Bref, comme l'on dit, parfois il vaut mieux se reposer un peu au lieu de dire ou faire des conneries.

La République, la dialectique, la lutte des classes et le socialisme : Les ennemis du totalitarisme.

Karl Popper, The Open Society and Its Enemies (1945), cela ne vous dit-il pas quelque chose ?

La Société ouverte et ses ennemis. Dans cet ouvrage, Karl Popper tente de montrer comment ce qu'il appelle l'historicisme a conduit aux totalitarismes. Plus particulièrement, il s'attache à critiquer trois philosophes reconnus : Platon, Hegel et Karl Marx. Il leur reproche l'erreur fondamentale de mettre en place des systèmes philosophiques historicistes, centrés sur une loi « naturelle » d'évolution du monde : la décadence des choses réelles chez Platon, le développement de l'Esprit chez Hegel et la lutte des classes conduisant à la société sans classes chez Marx.

Friedrich Hayek voulait, que Popper soit recruté à la London School of Economics afin d'enseigner de la philosophie sociale.

La Open Society Foundations, créée par l'investisseur George Soros, a affirmé s'être inspiré du titre du livre de Popper pour nommer la fondation.

Les idées politiques de Popper sont fondamentalement sociales-libérales, libérales comme en témoigne sa participation à la fondation de la Société du Mont Pèlerin aux côtés de libéraux très engagés comme Ludwig von Mises, Milton Friedman et Friedrich Hayek, et aussi sociales dans son attachement à la lutte contre la pauvreté et l'aide aux défavorisés et aux minorités, telle que le défendit avec force Karl Marx auquel il reconnaît cet apport essentiel à la défense des valeurs humaines.

Comme le dit Jean Baudoin, dans son livre La philosophie politique de Karl Popper, Popper définit un cadre intellectuel et procédural dans lequel les groupements humains peuvent progresser dans la liberté et l’égalité sans tomber sous le coup d'une contrainte collective qui l’emporterait sur la responsabilité personnelle. Il propose en effet une vision du monde dans laquelle la liberté de l'homme est fondamentale et doit être protégée. En particulier, dans sa critique du marxisme et de l'historicisme hégélien, il combat une conception du monde dans laquelle l'homme serait impuissant face à la marche de l'histoire. Popper soutient au contraire que les idées influencent le monde et l'histoire, et que l'homme, en particulier les philosophes, ont une importante responsabilité. wikipedia.org

Cette idéologie repose sur une contrevérité, à savoir que tous les hommes seraient égaux en droit notamment, alors que c'est nullement le cas. Leur droit et leur faculté de déterminer ce qui doit faire office de droit dépend de la place ou du pouvoir qu'ils occupent ou détiennent au sein des rapports de production, ainsi il est impossible d'établir une égalité de droit entre exploiteurs et exploités, entre ceux qui vivent du travail des autres (le volent en réalité) et ceux qui vivent exclusivement de leur travail.

L'homme dépouillé de son appartenance à une classe sociale déterminée n'a donc aucune existence sur le plan historique, il n'est donc pas en mesure d'établir le droit, mais comme ce droit existe malgré tout, c'est qu'il provient d'un autre facteur qui ne peut être que le système économique en vigueur basé sur des inégalités sociales, plus précisément la classe dominante ou hégémonique qui impose sa conception du droit à tous les hommes, dont le contenu sera conforme à ses intérêts distincts de classe et s'opposera à ceux des autres classes excluant toute notion d'égalité de droit entre les hommes.

Ramener toute discussion ou réflexion à l'homme est particulièrement dangereux ou malsain parce que cela conduit infailliblement à privilégier les hommes qui détiennent le pouvoir ou à cautionner l'existence du capitalisme, l'exploitation de l'homme par l'homme, à nier la lutte des classes, à nier l'existence des classes, à nier qu'elles ont des intérêts opposés et inconciliables, et conduit finalement à la collaboration de classes, au corporatisme, au fascisme, au totalitarisme.

Effectivement, l'homme réduit à sa nature biologique ou atomisé dans la société "serait impuissant face à la marche de l'histoire", parce qu'en réalité l'histoire n'a pas été façonnée par des hommes qui seraient tous identiques entre eux, mais par des hommes doués de pouvoirs inégalement répartis entre eux, d'où découle deux idéologies contradictoires, celle qui le nie et profite de ce déni pour que ces rapports se perpétuent éternellement, celle des capitalistes, et celle qui prend en compte ces facteurs pour mettre fin un jour à ces rapports, l'idéologie des exploités, le socialisme.

De plus, l'homme exploité demeurerait "impuissant face à la marche de l'histoire" s'il ne prenait pas conscience d'appartenir à une classe sociale pour s'organiser et lutter pour modifier "la marche de l'histoire" en fonction de ses besoins ou aspirations, car non seulement il n'est pas confronté à d'autres hommes en général, mais à une classe sociale fortement structurée, organisée, disposant d'institutions, d'un Etat pour servir ses intérêts. Quand Popper s'en prenait à ce qu'il appela l'historicisme ou le déterminisme historique, c'est l'ensemble du processus historique matérialiste et dialectique qu'il visait, car il savait qu'il menaçait à terme l'existence du capitalisme dont il était un des idéologues ou théoriciens. Autrement dit, il fit oeuvre de faussaire ou de négationnisme juste pour servir ses maîtres qui en échangent bâtir sa notoriété.

A défaut de pouvoir réfuter une science, il la nie.

Lu dans un blog de philosophie.

- On convient généralement que les travaux de Marx comportent des observations et des raisonnements exacts, mais il s'agit d'un mélange associant des aspects politiques, sociaux, économiques et idéologiques dont la complexité rend l'évaluation difficile. Cependant, dans l'œuvre de Karl Marx, la théorie de la valeur comme quantité de travail social ou la théorie de la baisse tendancielle du taux de profit pourraient être quantifiées et soumises à des tests empiriques et ainsi réfutées ou corroborées. Le problème qui se pose est de savoir pourquoi la communauté savante en matière d'économie ne se charge pas de ce test ? La réponse est sociologique. La théorie économique marxiste est prise dans un débat politique qui empêche son évaluation d'un point de vue scientifique.

LVOG - La réponse n'était pas sociologique, mais idéologique. Le résultat du test validerait la théorie marxiste, donc trop compromettant pour les tenants de l'idéologie capitaliste. Et puis l'effondrement de la civilisation humaine en cours, ne serait-elle pas due à l'effondrement du capitalisme ?

Les ennemis du socialisme affirment que le marxisme aurait été réfuté parce que le capitalisme ne s'effondrerait pas, et les faux amis du socialisme en guise d'argument affirment qu'il s'effondrera un jour ou l'autre sans préciser ni quand ni pourquoi il ne s'est pas déjà effondré, ce qui revient finalement à donner raison à ses ennemis.

Nous, nous proposons une autre explication.

Avec un endettement mondial qui dépasse 250.000 milliards de dollars n'est-il pas déjà en train de s'effondrer ? Les faux monnayeurs en fabriquant plus de 50.000 milliards de dollars depuis le début des années 90 qu'ils se sont distribués lors de chaque crise au cours de ces 30 dernières années, n'ont-ils pas contribué à la fois à camoufler et à précipiter l'effondrement du capitalisme ?

Donc, mais vous êtes bien obligé de reconnaître que le capitalisme existe toujours, donc Marx s'était trompé. Force est de constater que ce sont les faux amis du socialisme qui fournissent des arguments à ses ennemis contre le marxisme, soit quand ils refusent d'admettre que le processus d'effondrement du capitalisme est déjà engagé, soit quand ils prétendent qu'il correspondrait à ce que Marx avait décrit, alors que c'est totalement impossible puisque les facteurs et les mécanismes auxquels recourt l'oligarchie financière n'existaient pas à l'époque de Marx, argumentation totalement indémontrable contribuant à ridiculiser ceux qui se réclament du socialisme.

C'est dans ce sens que ses faux amis rendent un fier service aux tenants du capitalisme. Ce qui n'est pas le cas quand on met en lumière que l'oligarchie recourt désormais à des moyens mafieux pour accompagner et contrôler l'effondrement du capitalisme en contournant ou en violant les lois de fonctionnement du capitalisme.

Comme on a pu l'observer depuis 30 ans, chaque fois que surgit une crise déclenchée spontanément ou télécommandée, crise liée au fonctionnement du capitalisme, l'oligarchie procède exactement de la même manière, ce qui signifie que dorénavant ce processus s'est banalisé ou qu'elle est parvenue à concentrer suffisamment de pouvoir pour l'imposer à tous les Etats sans avoir de compte à rendre à personne.

Dit autrement, ce système financier parasitaire issu du capitalisme a acquis son indépendance ou il fonctionne de nos jours selon ses propres lois échappant à tout contrôle ; c'est comme si en quelque sorte la notion de paradis fiscal avait été étendue aux banques centrales (et à l'ensemble du réseau bancaire bénéficiant de leur soutien), auxquelles les Etats doivent faire allégeance pour se financer puisqu'ils ne disposent plus du pouvoir de la création monétaire. Les Etats sont donc devenus des maillons de ce système mafieux, en fait c'est l'ensemble de l'économie qui se retrouve sous la coupe de ces gangsters de la finance mondiale. Les Etats et les institutions internationales leur servent d'entremetteurs ou de caution légale auprès des peuples pour piller ou ponctionner les richesses produites dans chaque pays, participant ainsi à l'effondrement général du capitalisme se traduisant par la détérioration, le dysfonctionnement ou la désintégration des services publics, et précipitant la régression sans fin du mode de vie et des conditions de travail...

On peut donc affirmer en conclusion au regard de ces éléments, qu'ils constituent les signes les plus visibles ou les preuves matérielles incontestables de l'effondrement en cours du capitalisme.

L'avantage de cette interprétation est triple, car d'une part elle démontre que le capitalisme est bien voué à s'effondrer comme l'avait décrit Marx et Engels, d'autre part elle intègre les mécanismes financiers mafieux créés par les gangsters de la finance qui n'existaient pas à l'époque où furent rédigés Le Capital et le Manifeste du parti communiste, de plus ou par conséquent, elle permet de les intégrer dans une stratégie politique qui s'inscrit dans la continuité de la lutte des classes et du socialisme.

Maintenant on ne peut pas parvenir à cette interprétation ou admettre son bien-fondé, donc renouer avec le marxisme et le socialisme, quand on nie l'effondrement en cours du capitalisme, quand on nie que l'oligarchie se serait dotée d'instruments et d'institutions pour contrôler l'économie mondiale et détenir le pouvoir politique.

A mon avis cela explique l'état d'impuissance auquel sont réduits les militants qui entendaient demeurés fidèles au socialisme, et plus généralement le populisme dans lequel sont tombés la plupart d'entre eux.

Partant de là je comprends parfaitement pourquoi certains lecteurs ou militants ont pu croire que je me serais éloigné du socialisme pour ne pas dire pire encore. Je ne leur en veux pas du tout, puisque je conçois que la situation se prête à bien des confusions.

Quand le capitalisme, la société telle qu'il l'a façonnée apparaît sous un jour toujours plus hideux dans absolument tous les domaines, quand on découvre ou feint de découvrir l'état de médiocrité ou de décomposition auquel sont parvenus tous les rapports dans la société au point de déteindre sur les idées et les comportements de chaque personne, quand on constate que tout ce qu'il produit ou touche est systématiquement asocial, antisocial, synonyme de pourriture, d'injustice, de cruauté, etc. on est obligé d'admettre qu'un processus de putréfaction menaçant l'existence de la civilisation humaine est déjà à l'oeuvre ou profondément engagé, par conséquent on ne peut pas admettre la théorie selon laquelle le capitalisme et la société demeureraient pour ainsi dire inchangés parce qu'ils fonctionneraient ou seraient organisés sur la base des mêmes facteurs ou rapports d'autrefois.

Le capitalisme pourrissant avait muté en impérialisme à l'occasion de la fusion de l'industrie et la banque au détour du XXe siècle, et moins d'un siècle plus tard le monstre allait se métamorphoser à son tour pour donner naissance à une créature plus impitoyable et monstrueuse encore destinée à détruire toute trace d'humanisme chez les hommes ou dans la société, pour qu'une infime minorité conservent leurs privilèges ou leur hégémonie sur le reste de l'humanité réduite en esclavage.

Ce qui est remarquable et révélateur, c'est l'extrême médiocrité des moyens auxquels les oligarques ou leurs représentants recourent dans leur discours pour parvenir à leur fin, imposture ou démagogie grotesque, mensonge ou hypocrisie insensée, contrevérité stupide, faux argument vulgaire, fait falsifié gros comme le nez au milieu du visage, témoignage relevant de la farce, crime à peine déguisé, etc. parce que sous le règne de la ploutocratie tout ce qui existe ou est produit est systématiquement destiné à être dénaturé, sali, enlaidi, trafiqué, pollué, intoxiqué, détruit, tué, sans que personne n'en tire le moindre profit ou la moindre satisfaction hormis pour ceux qui sont aux commandes de cet ordre mondial sordide ou immonde où il n'existe plus aucune trace d'humanité.

Pour qu'une telle transformation qualitative puisse se réaliser, il fallait forcément qu'un élément extérieur ou étranger ait été introduit dans le système économique, et que certains de ses facteurs internes aient fait l'objet d'une profonde modification. Cet élément extérieur est à mettre au compte du développement ou des découvertes scientifiques et technologiques qui ont facilité la dérèglement financière autant que le conditionnement et le contrôle de la population... Quant aux facteurs internes, le principal résida dans la dégénérescence du mouvement ouvrier ou son adaptation au capitalisme à partir desquelles tout devenait possible pour l'oligarchie, même le plus improbable ou le plus incroyable dont malheureusement on refusa de tenir compte, au point que la plupart des militants de nos jours préfèrent sombrer dans un déni suicidaire plutôt que l'admettre, j'ignore à quoi cela les avance, mais c'est ainsi.

Je pense avoir posé ici les bases d'une analyse de la situation qui demande à être approfondie ou complétée, afin de définir une stratégie politique pour combattre l'oligarchie et le capitalisme, leurs institutions, pour le socialisme. Quand on voit à quel point les uns et les autres se fourvoient en répondant présent aux opérations lancées par l'oligarchie, je me dis qu'il y a urgence à réagir, à réfléchir et à agir, non pas pour infléchir la situation parce que nous n'en aurions pas les moyens, mais pour commencer à reconstruire une avant-garde digne de ce nom, sous le drapeau de la révolution socialiste mondiale.

Ils ont été jusqu'à applaudir et faire applaudir le personnel soignant qui ont accompagné à la morgue des milliers de patients qui ont été littéralement assassinés par des médecins ou professeurs des hôpitaux, selon les professeurs Raoult et Perronne notamment, cela fait réfléchir sur l'état de pourriture du mouvement ouvrier.

Cela dit, à titre individuel puisque nous ne disposons pas de structure organisée, j'encourage les lecteurs ou militants isolés à participer à toutes les manifestations, soit en demeurant silencieux, soit en reprenant nos positions, là en l'occurrence on aurait manifesté les 16 et 30 juin dernier sur les mots d'ordre suivants : Macron, Véran, Salomon assassins, les coupables doivent être jugés : Dehors ! Abolition du Conseil de l'ordre des médecins ! Démantèlement des officines corrompues des autorités sanitaires ! Expropriation des trusts pharmaceutiques ! Pas un centime pour les banquiers et le CAC 40 ! Abolition du capitalisme et instauration d'une République sociale !

Nous aurions manifesté au côté du personnel soignant parce qu'il aurait été à l'initiative de cette mobilisation, mais en aucun cas nous aurions participé aux manifestations contre le racisme instrumentalisées par l'oligarchie.




QUATRIEME PARTIE

Même pas peur ! Tremble carcasse car chaque jour apporte son lot de terreur.

Un virus de grippe porcine capable de provoquer une nouvelle pandémie découvert en Chine - Sputnik 30 juin 2020

Selon une étude publiée par Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), un virus de grippe porcine a été découvert en Chine et qualifié comme propice à une prochaine pandémie. Cette souche qui descend du H1N1 semble avoir infecté des ouvriers chinois.

Des chercheurs ont découvert une souche de virus de grippe porcine en Chine présentant toutes les caractéristiques capables de provoquer une future pandémie, selon une étude parue le 29 juin dans la revue scientifique américaine PNAS.

Les virus s'appellent G4 et descendent génétiquement de la souche H1N1 à l'origine d'une pandémie en 2009: ils «possèdent tous les traits essentiels montrant une haute adaptabilité pour infecter les humains», écrivent les auteurs, des scientifiques issus d'universités chinoises et du Centre de prévention et de lutte contre les maladies chinois.

Le travail présenté est volumineux: de 2011 à 2018, 30.000 prélèvements nasaux ont été réalisés sur des porcs dans les abattoirs de 10 provinces chinoises et dans un hôpital vétérinaire, permettant d'isoler 179 virus de grippe porcine. La majorité était de la nouvelle variété, qui est devenue dominante chez les porcs depuis 2016.

Les chercheurs ont ensuite réalisé diverses expériences en laboratoire et sur des furets, des animaux très utilisés dans la recherche sur la grippe car leurs symptômes sont comparables à ceux des humains: ils ont de la fièvre, toussent et éternuent.

Ils ont observé que les virus G4 étaient plus infectieux, se répliquaient dans des cellules humaines et provoquaient chez les furets des symptômes plus graves que d'autres souches.

En outre, selon des tests in vitro, l'immunité obtenue après contact avec les virus humains de la grippe saisonnière ne protègerait pas contre le G4.

L'autre mauvaise nouvelle est que les ouvriers et personnes travaillant avec les porcs étaient relativement nombreux à avoir été infectés, 10,4%, selon des tests sanguins qui ont cherché la présence d'anticorps au virus. 4,4% de la population générale apparaissait également contaminée.

Le virus serait donc déjà passé chez les humains, rapportent les scientifiques, mais il n'y a pas de preuve qu'il peut être transmis d'humain à humain. C'est aujourd'hui leur crainte. Sputnik 30 juin 2020

«Ebola du lapin»: un nouveau virus mortel a déjà décimé des milliers d'animaux - Sputnik 01 juillet 2020

Des lapins aux États-Unis, ainsi qu’en France, en Australie et au Canada, ont été frappés par un virus mortel qui continue à se propager aux États-Unis et contre lequel les médecins n’ont pas de vaccin, fait savoir Business Insider. Il est précisé que, pour la première fois, le virus a été transmis des animaux domestiques aux sauvages.

Certains vétérinaires l'appellent l’«Ebola du lapin», car le virus s’attaque aussi aux organes et aux tissus des animaux, ce qui entraîne une hémorragie interne et la mort. Selon les médecins, souvent, le seul signe extérieur montrant que les lapins sont infectés apparaît après leur mort, quand le sang commence à couler du nez.

Dès le mois d'avril, le département américain de l'Agriculture a confirmé des cas de maladie RHDV2 dans plusieurs États, notamment l'Arizona, la Californie, le Colorado, le Nevada, l'Utah, le Texas et le Nouveau-Mexique.

Le virus se propage par le sang, les excréments et l'urine. En termes de danger, selon les vétérinaires, il est supérieur au nouveau type de coronavirus humain, car l'animal infecté meurt dans 90% des cas. En outre, il a été indiqué que RHDV2 ne présente pas de danger pour les humains, les chats et les chiens, mais peut survivre sur les surfaces et les vêtements pendant trois mois et demi.

D’après le média, le virus avait déjà été enregistré sur des lapins domestiques dans l'Ohio en 2018, puis dans l’État de Washington à l’été 2019 et celui de New York en février de cette année. L’Europe est aussi concernée

La France, l'Australie et le Canada ont également enregistré des cas de contamination. Cette infection est apparue pour la première en 1984, lorsque des lapins en Chine sont tombés malades.

L'épidémie actuelle est considérée comme particulièrement inquiétante par les scientifiques, car le virus a été transmis pour la première fois des animaux domestiques aux lapins sauvages et aux lièvres. Il n'y a toujours pas de vaccin contre le virus. Sputnik 01 juillet 2020

Totalitarisme. Ils vous y préparent psychologiquement.

- Coronavirus : vers une deuxième vague dès cet été ? - LePoint.fr 7 juillet 2020

Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière, craint dans « Le Parisien » que le « laxisme » français conduise au pire. LePoint.fr 7 juillet 2020

Le « laxisme » français dit merde à ce laxatif!

- Castex veut "préparer la France à une seconde vague" du Covid-19, mais sans "reconfinement absolu" - BFMTV 8 juillet 2020

- Coronavirus : à quoi ressemblerait un reconfinement "ciblé" en France ? - Yahoo 9 juillet 2020

- Coronavirus : la situation en Espagne "est vraiment un signal d'alerte pour nous", avertit un épidémiologiste - francetvinfo.fr 7 juillet 2020

"C'est vraiment un signal d'alerte pour nous", a mis en garde lundi 6 juillet sur France Inter Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, et membre du Conseil scientifique sur le coronavirus, à propos des reconfinements localisés décidés en Espagne, à cause de la résurgence de l'épidémie de Covid-19.

"Il faut peut-être qu'on se ressaisisse un peu" en France, estime Arnaud Fontanet. Il craint aussi que "quand il recommencera à faire froid dans l'hémisphère nord, le virus reviendra".

Le coronavirus reviendra cet hiver. francetvinfo.fr 7 juillet 2020

Commentaire d'un internaute.

- Arnaud Fontanet est un épidémiologiste sans doute sérieux pourtant son analyse est surprenante. Monsieur Fontanet évoque une flambée des cas dans l'hémisphère sud en raison de l'hiver australe et averti d'une recrudescence des cas en Europe en octobre. Pourtant actuellement, les cas sont nombreux (probablement à cause des tests) aux Etats-Unis alors que l'été bat son plein. Les cas sont également nombreux en Inde où les températures dépassent à cette période les 40°.

L'épidémie a cours en Amérique Latine notamment au Brésil, certes le pays est dans l'hémisphère sud mais sous ces latitudes on est dans un climat tropical sans véritable saison, les températures actuelles sont entre 25 et 30°. Tout comme en Afrique du Sud ou à Madagascar.

Le seul exemple pertinent de Monsieur Fontanet est le cas de Melbourne, là bas le climat est hivernal à cette époque mais pour le moment le nombre de cas est assez limité et on ne peut pas parler de flambée épidémique.

Comme depuis le début de l'épidémie les membres du Conseil scientifique jouent aux cassandres sans vraiment connaître la dynamique épidémique. Certes il ne faut pas être angélique mais il ne sert à rien de prédire un avenir incertain avec des pseudo arguments climatiques.

LVOG - Surtout que dans l'hémisphère sud, c'est le virus de la grippe qui va prendre le relais, donc ils vont pouvoir s'en donner à coeur joie et manipuler les cadavres à tour de bras en les assimilant à ceux du Covid-19...

Vidéos

- Des mots et des chiffres - IHU Méditerranée Infection 7 juil. 2020
https://www.youtube.com/watch?v=og7doP37AI8&feature=emb_title

- Le Pr. Perronne balance sur « les magouilles et les attaques dégueulasses contre Raoult » - 2 juillet 2020
https://www.youtube.com/watch?v=D8hvDKHIxKw

- Covid-19 : Les masques et les "gestes barrières" sont inutiles (Prof. Denis Rancourt) - 30 mai 2020
https://www.youtube.com/watch?v=Fvp6uah-2hY&feature=emb_title

- Pierre Perret - Les confinis - 9 juin 2020
https://www.youtube.com/watch?v=zA2JjodD6IU

Pas de pitié envers les assassins.

Didier Raoult répond à l’AP-HP qui l’avait accusé de «faux témoignage» - Sputnik 3 juillet 2020

Le Pr Raoult a d’abord publié une vidéo montrant une intervention sur LCI d’Éric Caumes, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, affirmant à propos du taux de décès que «pour Paris, en réanimation, c’est de l’ordre de 40%». L’infectiologue marseillais a assuré devant les députés que ce chiffre était de 43% à Paris, contre 16% dans son propre institut.

Il a ensuite partagé une interview sur BFM TV dans laquelle Karine Lacombe, également chef de service d’un hôpital parisien, déclare que «c’est jamais un bon pronostic de passer en réanimation parce qu’on sait qu’à peu près 40 à 50% de ces personnes vont décéder». Un autre élément qui penche en faveur de Didier Raoult dans sa bataille des chiffres avec l’AP-HP.

Enfin, le virologue est revenu sur le premier patient décédé du Covid-19 sur le territoire français, dont il estime qu’il n’a pas été pris en charge correctement. Il s’agissait d’un ressortissant chinois de 80 ans, qui était également le premier cas en Europe.

D’après Didier Raoult, ce patient a été admis à la Pitié-Salpêtrière, a été ensuite renvoyé chez lui avant de revenir «sept jours après» pour «mourir dans un hôpital». Des faits contestés par Martin Hirsch.

Pour prouver ses dires, le Pr Raoult a mis en avant un article de CNews datant du 15 février et relatant les mêmes faits. Dans celui-ci, le Pr Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat à Paris, admettait lui-même que les médecins n’avaient «pas pu le détecter».

Après le développement de symptômes respiratoires chez ce patient, l’hypothèse du coronavirus avait finalement été posée. C’est ce cas qui a poussé Agnès Buzyn, ministre de la Santé de l’époque, à revoir les critères de définition des cas suspects, a également relaté l’article. Sputnik 3 juillet 2020

Il existe encore de vrais médecins.

Chloroquine : un long fleuve tranquille par le docteur Gérard Maudrux - blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr 8 juillet 2020

Extrait.

Depuis des mois nous assistons à un spectacle ahurissant qui montre la médecine administrée et les experts scientifiques du monde entier, sous un jour qui n’est pas fait pour nous rassurer en ce qui concerne notre future santé. La médecine a progressé depuis des siècles en toute liberté, mais administrée, réglementée, contrôlée et diffusée par des « hautes autorités scientifiques » nationales et internationales, n’est-elle pas en train de régresser ?

Pourquoi, dans certains pays, cette frénésie à vouloir abattre un vieux médicament qui a sauvé depuis sa naissance des millions de vies ? On a assisté à un florilège d’études bidons, orientées, manipulatrices, dangereuses. On a vu des politiques, des autorités scientifiques se précipiter pour montrer leur incompétence en vantant les mérites de ces études à charge qui n’avaient rien de scientifiques. On a vu la plus haute autorité du pays, le Ministre de la Santé, conseiller aux élus de mieux se renseigner en lisant un article que manifestement il n’avait pas lu lui-même, sinon il aurait pu lire que l’hydroxychloroquine, qu’il voulait interdire, avait été administrée aux cas les plus graves, telle une extrême onction ! Il est ensuite, toujours avec précipitation, immédiatement et sans réfléchir, tombé dans le panneau du LancetGate, ayant pris une étude publicitaire montée de toutes pièces, pour une étude scientifique de très haut niveau. La plus haute autorité internationale, l’OMS, a fait de même. Pire, elle a autorisé des études avec doses (volontairement ?) létales, pour « prouver » la dangerosité d’un médicalement, de plus dans de mauvaises indications, à un stade où il n’y a plus de virus mais ses complications létales, sur lesquelles n’importe quel ignare est capable de comprendre l’inutilité du traitement testé. The Lancet, soi-disant plus haute publication scientifique internationale devant apporter toutes les garanties de sérieux des publications a montré le niveau zéro de ses contrôles, jetant un doute sur toutes ses publications. A qui peut-on se fier maintenant, confier notre vie ?

Si on résume, en caricaturant à peine, le peuple a appris que des autorités sont capables d’interdire de traiter, en attendant le résultat d’études, dont on donnera les résultats quand il n’y aura plus besoin de traiter, où l’on exige de tirer au sort des patients, une moitié devant ne pas être traitée face à une maladie mortelle, l’autre moitié devant recevoir un traitement inutile, à des doses pouvant être mortelles. Est-ce cela la médecine de demain ? En tous cas c’est une partie de celle d’aujourd’hui, et aucun des responsables ne pense avoir tort, restant en place pour continuer. Et que dire de leurs propres études, ils critiquent celles des autres mais sont incapables de sortir Discovery, après avoir promis des résultats préliminaires pour il y a 4 mois ? Des difficultés pour manipuler les chiffres ? Les résultats ne leur plaisent pas et ils attendent l’effet de notre manque de mémoire collective ? Tous les doutes sont permis, car les patients de l’étude sont tous sortis, debout ou pieds devant, depuis bien longtemps.

En marge de tout cela, la chloroquine poursuit son petit bonhomme de chemin. Après la tempête organisée, arrive le calme. Nombre d’études plus sérieuses commencent à sortir, venant confirmer la première, celle de l’IHU de Marseille, comportant maintenant 3 737 cas, avec diminution plus que significative de la mortalité, que les intellectuellement aveugles ne veulent pas voir. Les 26 juin et 3 juillet, ce sont des études Portugaise et Chinoise, la première portant sur 26 815 patients traités par HCQ pour lupus, PR et autres affections auto-immunes, la seconde sur 6 223 PR, les deux montrant que ces patients voient leur risque de contacter la Covid divisé par deux.

Le 29 juin, c’est La Fondation Henri Ford qui possède de nombreux hôpitaux, et qui a traité dans 6 de ses hôpitaux à Detroit 2 541 patient avec HCQ+AZI, le taux de décès est diminué de 71%, aucun effet secondaire. Le 30 juin c’est une autre étude, dans 8 hôpitaux de New York, 6 493 patients dont 3 708 hospitalisés, avec encore division par 2 du nombre de décès, toujours sans effets secondaires. Cela complète les 88 patients français (« Laissez les prescrire », avec les 700 non publiés) et tous les exemples déjà cités. Avez-vous vu tout cela à la une des journaux, toujours prompts à publier les études douteuses dans l’autre sens ?

Et puis il y a encore ces pays qui traitent largement depuis le début, sans polémique, sans se poser de questions, comme le Sénégal, 8 morts par million d’habitants, ou plus près de chez nous la Grèce, 18 morts/million, contre 447 pour la France.

En fait on assiste à un conflit entre soignants, qui traitent, publient sans faire de chichis, en disant : voilà ce que j’ai fait, voilà ce que j’ai vu, et les scientifiques non soignants, dont on a vu qu’ils disaient et faisaient n’importe quoi. Lesquels faut-il croire à votre avis. Ceux qui constatent sont-ils tous menteurs ? Il en est maintenant de cette médecine, dans laquelle je ne me retrouve pas, comme de la justice : on cherche le vice de forme qui permet d’ignorer ensuite les faits qui deviennent inexistants.

Il y a aussi l’histoire que l’on renie, ce qui conduit immanquablement à reproduire les mêmes erreurs. La quinine est connue depuis le XVIè siècle, certainement avant chez les indiens d’Amérique du Sud, où l’arbre quiquina a été découvert au Pérou, son écorce étant réputée contre la fièvre et certains parasites. Savez-vous que la chloroquine, un dérivé, avait été utilisée contre la grippe espagnole ? Qu’elle est utilisée dans de nombreux pays contre la grippe, depuis plus d’un siècle (et dans plus de 60% des pays actuellement contre la Covid) ? Voici une affiche de 1889 vantant ses mérites dans la grippe et influenza.

Egalement un article du journal « Le Matin », du 22 octobre 1918 qui relate une enquête « prouvant » que les paludéens sont moins atteints par la grippe espagnole grâce à la quinine, dont « la valeur curative contre la grippe est incontestable et incontestée ». Déjà, selon un article du » Petit Parisien » du 20 décembre 1889, la Faculté conseillait le chlorhydrate de quinine pour la grippe, et « L’intransigeant » du 4 novembre 1918 : « La quinine à faible dose… sont des adjuvants utiles… Traités de la sorte, la plupart des patients guérissent vite et sans complications. »

La quinine a été officiellement découverte en 1820 par deux chimistes, Joseph Pelletier et Joseph Caventou qui ont extrait le principe actif de l’écorce du quinquina. Pourquoi n’est-elle pas mieux défendue ? Le journal « Le Constitutionnel » du 12 aout 1845 relate qu’ils ont refusé de « prendre un brevet d’invention qui eut fait leur fortune, ils ont doté gratuitement le monde entier d’un remède héroïque…. Leur désintéressement les a jetés dans l’oubli ; leur richesse aurait popularisé leur nom et leur découverte ».

Prémonitoire ? Histoire de gros sous ? En ce qui concerne les enjeux financiers, je vous invite à lire Laurent Mucchielli (1) (un autre billet est en préparation sur l’action Gilead), ou encore cela (2), sur ce concurrent miracle de la chloroquine, qui, dans les différentes publications, n’a pas dû sauver plus de 10 vies au total dans le monde entier, pour avoir les faveurs financières de nos « élites ». blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr 8 juillet 2020

1 - https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/060520/le-remdesivir-l-industrie-pharmaceutique-et-la-crise-du-covid

2 - http://www.francesoir.fr/remdesivir-pour-quelques-milliards-de-plus-producteur-gilead-participation-de-lagence-europeenne-du

LVOG - Ces articles sont disponibles dans la page d'accueil du portail.

Comment ils ont grossi le nombre de morts attribués au Covid-19 ? Ils le disent eux-mêmes, il suffit de savoir lire

AFP - Le réseau Balkan investigative Reporting Network a accusé les autorités d'avoir minimisé le nombre de morts en n'incluant pas dans son bilan tous les décès de patients testés positifs. AFP 8 juillet 2020

LVOG - La norme devrait être d'attribuer au Covid-19 la mort de toute personne seulement testée positive, autrement dit faire comme si elle en était morte alors que ce n'était pas le cas.

Le Covid-19 ne présentait pas plus de menace que le virus saisonnier de la grippe, il devait faire peu de morts en comparaison, alors pour obtenir un maximum de morts ils ont refusé de tester des personnes qui auraient dû l'être, ils ont refusé de soigner des malades avec la bithérapie préconisée par le Pr Raoult, ils ont laissé mourir des malades par dizaines ou centaines de milliers dans le monde, et comme cela ne suffisait pas encore, ils ont été jusqu'à trafiquer des certificats de décès. Quel acharnement dans la cruauté !

A bas le confinement !

- Serbie: manifestations tendues après l'annonce d'un couvre-feu anti virus - AFP 8 juillet 2020

La police a tiré mardi des gaz lacrymogènes à Belgrade pour disperser des milliers de manifestants furieux à l'annonce par les autorités d'un nouveau couvre-feu destiné à lutter contre une résurgence du coronavirus, ont rapporté des photographes de l'AFP.

Des milliers de manifestants en colère se sont rassemblés devant le Parlement de la capitale serbe après l'annonce par le président Aleksandar Vucic que les habitants allaient à nouveau rester enfermés chez eux pendant le weekend.

"Démission", "Arrêtez Vucic", scandaient les protestataires qui lançaient des cailloux contre les policiers, selon les images de la télévision locale. AFP 8 juillet 2020

- Coronavirus: nouvelle manifestation violente à Belgrade - AFP 9 juillet 2020

Des données et non des Big Data.

Traitement chronique par hydroxychloroquine et infection par le SRAS-CoV-2. medrxiv.org

Contexte: Le sulfate d'hydroxychloroquine (HCQ) fait l'objet d'un examen minutieux afin de le repositionner dans le traitement et la prévention de l'infection par le SRAS-Cov-2. Ce médicament antipaludique est également utilisé de façon chronique pour traiter les patients atteints de maladies auto-immunes.

Méthodes: En analysant les données anonymisées portugaises sur les prescriptions médicales privées et publiques, nous avons identifié tous les cas recevant HCQ de façon chronique pour la gestion de maladies telles que le lupus érythémateux disséminé, la polyarthrite rhumatoïde et d'autres maladies auto-immunes.

De plus, nous avons détecté tous les cas d'infection à SARS-CoV-2 confirmés en laboratoire et tous les cas négatifs confirmés en laboratoire dans la population portugaise (enregistrés obligatoirement dans une base de données gérée de manière centralisée). Le croisement des deux ensembles de données nous a permis de comparer la proportion de traitement chronique HCQ (au moins 2 grammes par mois) dans les cas confirmés en laboratoire d'infection par le SRAS-CoV-2 avec les cas négatifs confirmés en laboratoire.

Résultats: Sur 26815 patients séropositifs pour le SRAS-CoV-2, 77 (0,29%) ont été traités de façon chronique par HCQ, tandis que 1215 (0,36%) sur 333489 patients négatifs l'ont reçu de façon chronique (P = 0,04). Après ajustement pour l'âge, le sexe et le traitement chronique avec des corticostéroïdes et / ou des immunosuppresseurs, le rapport de cotes de l'infection par le SRAS-CoV-2 pour le traitement chronique avec HCQ a été de 0,51 (0,37-0,70). Conclusions: Nos données suggèrent que le traitement chronique par HCQ confère une protection contre l'infection par le SRAS-CoV-2. medrxiv.org

On ne réhabilite pas les faussaires, on les achève !

Coronavirus : Une nouvelle étude scientifique est-elle en train de réhabiliter l’hydroxychloroquine ? 20minutes.fr 7 juillet 2020

Nouveau rebondissement dans le débat sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine contre le Covid ? Une étude réalisée en Chine et publiée le 3 juillet dans la célèbre revue scientifique The Lancet, prouverait que le taux de Covid 19 serait plus faible chez des patients prenant de l' hydroxycholoroquine. 20minutes.fr 7 juillet 2020

LVOG - Cependant pour 20minutes porte-parole de Big Pharma "le remède miracle contre le Covid n’est toujours pas arrivé", car "si l'étude publiée par The Lancet est bien réelle, elle ne dit en aucun cas que les patients soignés à l’hydroxychloroquine guérissent du Covid."

LVOG - L'AFP en rajoute une couche.

AFP - Il (Jair Bolsonaro) a précisé suivre un traitement à base de l'azithromycine (un antibiotique) et de l'hydroxychloroquine, un médicament controversé, un temps adopté par Donald Trump mais dont l'OMS a fini par conclure qu'il n'avait aucun effet bénéfique.

Une étude française, publiée mardi, fait valoir que les patients traités "au long cours" avec de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine, notamment pour des maladies auto-immunes, n'ont pas été moins touchés par des formes graves de Covid-19 durant l'épidémie. AFP 8 juillet 2020

Coronavirus : prendre de l'hydroxychloroquine "au long cours" ne protège pas des formes graves de Covid-19, selon une étude française - francetvinfo.fr 7 juillet 2020

En se basant sur des données de l'Assurance maladie, les chercheurs de l'Agence du médicament (ANSM) n'ont pas identifié de rôle préventif contre le Covid-19 pour cette molécule.

Réalisée par Epi-phare, structure réunissant l'Agence du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie, l'étude a été menée à partir des données de cette dernière (en particulier les remboursements de médicaments) et des dossiers médicaux des hôpitaux (dates d'hospitalisation, diagnostics, actes médicaux et médicaments délivrés…). Les résultats de l'étude ne suggèrent "pas de rôle préventif de l'utilisation des antipaludéens de synthèse (APS) au long cours sur le risque de survenue d'une hospitalisation, d'une intubation ou d'un décès liés au Covid-19".

L'hydroxychloroquine, dérivée de l'antipaludéen chloroquine, est prescrite dans le traitement de maladies auto-immunes, comme le lupus et ou la polyarthrite rhumatoïde. Ainsi, les résultats mettent même en évidence "un sur-risque d'hospitalisation, d'intubation et de décès liés au Covid-19 parmi les patients sous APS au long cours par rapport à la population générale française". Mais "les analyses réalisées suggèrent que ce sur-risque est expliqué par les caractéristiques liées à la pathologie chronique sous-jacente" de ces patients, "notamment la co-médication par corticoïdes oraux, plutôt que par l'exposition aux APS elle-même". francetvinfo.fr 7 juillet 2020

LVOG - Les corticoïdes annulent les effets des APS selon le Pr. Raoult, donc les APS ne peuvent pas jouer un rôle préventif contre le Covid-19, fermez le banc, pas besoin d'être médecin pour le comprendre !

Mystification. L'UE : Une officine de Big Pharma.

Coronavirus: L'UE approuve sous condition le recours au remdesivir - Reuters 3 juillet 2020

La Commission européenne a approuvé vendredi sous conditions l'utilisation de l'antiviral remdesivir contre le Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, à la suite d'un examen accéléré.

La Commission a déclaré mercredi négocier avec Gilead pour obtenir des doses de remdesivir pour les 27 pays de l'UE.

Le département américain de la Santé a cependant annoncé avoir déjà obtenu l'intégralité de la production de Gilead prévue en juillet et 90% de celles d'août et septembre.

La demande est très forte pour le remdesivir depuis qu'il a contribué à réduire le délai de guérison dans les hôpitaux lors d'essais cliniques. Il est perçu comme plus efficace que d'autres moyens thérapeutiques comme la dexaméthasone, un corticoïde, dans le traitement plus précoce des patients.

Il doit cependant être administré par intraveineuse pendant au moins cinq jours et il est donc généralement réservé aux patients dans un état nécessitant une hospitalisation. Reuters 3 juillet 2020

Les Pieds nickelés récidivent. L'homme est enfin sorti de sa caverne ! Et un virus lunatique.

LVOG - Comment faire croire qu'un phénomène serait nouveau pour lui faire dire ce que l'on veut. Cela fait 10, 15, 20 ans que l'homme défriche, déforeste, parcourt tous les recoins de la planète et s'expose ainsi à toute sorte de bactéries et virus, cette version est reprise par une partie de l'extrême gauche, alors qu'en réalité cela fait des siècles ou des millénaires !

Dans un autre article tout aussi tordu, on pouvait lire une version plus proche de la réalité: "On est peut-être confronté à un virus qui est resté en sommeil à travers le monde et a émergé lorsque les conditions environnementales étaient propices à sa croissance”, a déclaré le chercheur au Telegraph. "Les agents pathogènes du virus ne viennent de nulle part et ne vont nulle part. Ils sont toujours là et quelque chose les enflamme”, selon Tom Jefferson l’une des pointures scientifiques de l’université d’Oxford (Yahoo 6 juillet 2020)

Des chercheurs alertent sur les «conditions épidémiques parfaites» créées par l’Homme - Sputnik 07.06

Selon des scientifiques de l’Université de Liverpool, l’ingérence de l’Homme dans la nature favorise l’apparition des épidémies. Comme «ce n’est pas la dernière à laquelle nous faisons face», ils ont élaboré un moyen de détection des agents les plus pathogènes.

L’humanité a créé des conditions très favorables pour la transmission de maladies qui viennent de la nature et pour leur propagation à travers le monde, rapporte la BBC se référant à des chercheurs de l’Université de Liverpool.

Selon eux, la déforestation et l’empiètement des humains sur divers habitats naturels aident les pathologies à se transmettre des animaux aux Hommes.

«Les écosystèmes transformés par l’Homme avec une biodiversité plus faible, tels que les paysages agricoles ou les plantations, sont souvent associés à un risque humain accru de nombreuses infections», estime la professeur Kate Jones de l’University College de Londres.

«La perte de biodiversité peut créer des zones qui favorisent le renforcement des contacts entre l’humain et la faune, ainsi que des risques de transmission de certains virus, bactéries et parasites aux humains», poursuit la professeur.

L’Homme a presque créé «des conditions parfaites» pour l’émergence de nouveaux agents pathogènes. Sputnik 07.06

LVOG - Les changements ou les variations climatiques tout comme l'existence ou l'émergence de virus sont des phénomènes naturels, ceux qui le nient sont des escrocs.

Au fait, les populations indigènes qui peuplent encore des forêts dans l'hémisphère sud, elles auraient dû toute disparaître depuis longtemps puisqu'elles étaient en contact avec ces virus ou bactéries. Les "parasites", ce sont ces pseudo-scientifiques, tous ces faussaires devraient être radiés à vie.

- Le Covid-19 ne viendrait pas de Chine selon un expert de l'Université d'Oxford - Yahoo 6 juillet 2020

Selon l’un des chercheurs principaux de l’université d’Oxford, le Covid-19 pourrait être resté en sommeil à travers le monde pendant un long moment avant d’avoir émergé lorsque les conditions étaient favorables à sa croissance.

Et si le nouveau coronavirus ne venait pas de Chine ? C’est en tout cas ce que suppose Tom Jefferson, l’une des pointures scientifiques de l’université d’Oxford. Selon lui, il existe de plus en plus de preuves que le virus était “partout” avant qu’il n’apparaisse en Chine au mois de décembre. “On est peut-être confronté à un virus qui est resté en sommeil à travers le monde et a émergé lorsque les conditions environnementales étaient propices à sa croissance”, a déclaré le chercheur au Telegraph.

En effet, des traces de Covid-19 ont été trouvées en Espagne, en Italie ou encore au Brésil bien avant la découverte du virus en Chine. Récemment, des virologues espagnols ont annoncé avoir trouvé des traces du virus dans des échantillons d’eaux usées collectés à Barcelone en mars 2019, soit neuf mois avant sa découverte à Wuhan et près d’un an avant qu’il ne frappe l’Europe. Selon les scientifiques, il serait passé sous le radar “parce que c’était la saison de la grippe et que personne ne le recherchait”. Des échantillons obtenus à Turin et Milan à la mi-décembre ont également montré des résultats positifs, tandis que des experts ont trouvé des traces au Brésil, à Florianopólis en novembre dernier. Yahoo 6 juillet 2020

LVOG - J'ai trouvé un article plus précis.

Le coronavirus circulait déjà dans les égouts de Barcelone... en mars 2019 - lindependant.fr 27 juin 2020

Des chercheurs de l'Université de Barcelone (UB) ont détecté la présence du SARS-CoV-2 dans des échantillons d'eaux usées collectés à Barcelone le 12 mars 2019.

Les chercheurs barcelonais ont fait cette découverte inattendue en relevant la concentration du coronavirus dans les matières fécales. En surveillant les eaux usées, les chercheurs ont mis au point un "outil potentiel d'alerte précoce" de la circulation du virus dans la population.

Du coup, en collaboration avec les services des eaux de la ville (Aigües de Barcelona), les chercheurs de l'Université de Barcelone ont commencé à étudier des échantillons hebdomadaires congelés provenant de deux usines de traitement des eaux usées.

Selon les chercheurs, "les niveaux de SARS-CoV-2 étaient très bas mais ils ont été clairement positifs avec un test PCR". lindependant.fr 27 juin 2020

LVOG - "Un outil potentiel d'alerte précoce" suivi d'un grand silence, qu'il soit permis d'en douter ! Pourquoi n'ont-ils pas alerté la communauté scientifique? Pourquoi l'IHU de Marseille n'a-t-il pas été informé ?

Test PCR dont la fiabilité est de 50%, test réel ou interprétation trafiquée ? On se demandera pourquoi l'épidémie n'a-t-elle pas commencé au printemps ou à l'automne 2019, puisque les conditions étaient identiques à celles du printemps 2020.

Quand ils citent l'Espagne, l'Italie et le Brésil, ils se livrent à un amalgame entre échantillons obtenus dans des conditions totalement différentes, des eaux usées et chez des patients, et par ailleurs, cela ne les dérange pas qu'entre les deux ils se soient passés environ 9 mois sans que personne ne s'aperçoive de l'existence de ce coronavirus, à moins que l'épidémie se soit développée et ait fait de nombreuses victimes similaires à ceux du virus de la grippe sans que personne ne s'en émeuve jusqu'au jour où le Forum économique mondial donne le départ de la pandémie.

Si c'était le cas, cela écarterait la piste américaine au profit d'une autre version tout aussi sordide.

Lors de la réunion du Forum économique mondial consacrée à une pandémie mondiale en octobre 2019, ils savaient déjà qu'un coronavirus était sur le point de déclencher une épidémie lors du printemps 2020, ce qui expliquerait pourquoi ils s'y sont préparés fébrilement pour prendre à temps la direction des opérations et imposer leurs mesures à la population mondiale, et pourquoi le gouvernement français a décidé d'interdire la vente libre de l'hydroxychloroquine ou la chloroquine le 13 janvier 2020 sachant que cette molécule était efficace contre d'autres virus.

Toutefois, l'hypothèse selon laquelle ce coronavirus n'avait pas pu faire le tour de la Terre sans être détecté par aucun laboratoire ou centre hospitalier dans le monde semble invraisemblable, d'autant plus que d'après leur dire cela concernait toutes les latitudes, en principe si tel avait été le cas l'épidémie aurait dû commencer dès l'hiver 2019 dans l'hémisphère sud et non dans l'hémisphère nord.

On pourrait aussi se demander si cette version n'aurait pas été motivée par des considérations politiques.

Sachant que Trump a axé sa campagne électorale sur la Chine, qui serait responsable de tous les malheurs qui accablent l'économie américaine, cette version présenterait l'avantage de briser nette son argumentation au profit de son adversaire, Joe Biden. Reste à voir comment cette information va être exploitée (ou non) aux Etats-Unis. A suivre.

Autre remarque.

Si le Covid-19 était déjà présent au printemps 2019, cela signifierait qu'on serait en présence d'un virus saisonnier ou qui ne disparaîtrait pas, donc cela signifierait qu'il pourrait ressurgir n'importe quand ou tous les ans, imaginez le cauchemar avec les psychopathes qui sont aux commandes.

Tenez, ils y viennent déjà.

- Jérôme Salomon appelle à «se préparer à une reprise de l’épidémie» de Covid-19 - sputniknews.com 8 juillet 2020

«Il faut se préparer à une reprise de l’épidémie (de Covid-19), voire à une deuxième vague», qui est possible «cet automne ou cet hiver», estime le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, dans le Figaro mercredi.

«Nous ne savons pas tout sur le comportement saisonnier de ce virus qui circule toujours», indique le N.2 du ministère de la Santé.

«Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce sont essentiellement nos comportements qui conditionnent la reprise épidémique: si nous voulons éviter cela, il faut que chacune et chacun continue de respecter les mesures barrières, les mesures d’hygiène, la distanciation physique et le port du masque, surtout en situation de promiscuité et dans un espace clos», poursuit le Pr Salomon. sputniknews.com 8 juillet 2020

LVOG - Ils tiennent exactement le même discours avec le réchauffement climatique, vous devez changer de comportement, de mode de vie, etc.

A l'OMS ils ne doutent de rien, ils osent tout.

L'OMS va enquêter à Wuhan sur les origines du SARS-CoV-2 - Reuters 7 juillet 2020

Des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se rendront ce week-end en Chine pour préparer une étude sur les origines du nouveau coronavirus apparu en décembre dans la province de Wuhan et sur la manière dont il a été transmis aux humains par les animaux.

"Le meilleur endroit pour commencer est évidemment celui où la maladie est pour la première fois apparue chez les humains, et c'est à Wuhan que la maladie a émergé, que les premiers clusters de pneumonies atypiques ont été observés", a expliqué le Dr Mike Ryan, directeur des programmes d'urgence de l'OMS. Reuters 7 juillet 2020

Quand les Pieds nickelés se transforment en girouette. Le Covid-19 aurait-il un don d'ubiquité ?

LVOG - Ce qui est publié par le New York Times n'est jamais anodin, il représente les intérêts de Big Pharma. Tout doit être fait pour que la psychose collective s'installe durablement parmi la population et que la menace du coronavirus persiste pour justifier la suite de leur programme liberticide, port du masque, traçage, vaccination si possible obligatoire.

J'en profite pour préciser que lorsqu'on a écrit des bêtises dans nos causeries depuis 4 mois, on avait fait que reproduire en toute bonne foi celles de médecins ou professeurs, y compris les plus éminents.

239 chercheurs alertent : le coronavirus serait bien aéroporté - capital.fr 6 juillet 2020

Selon eux, le coronavirus persiste dans l'air qui flotte dans une pièce et par conséquent peut contaminer les personnes qui se trouvent à proximité, rapporte le New York Times. Une donnée pourtant réfutée par l'OMS, qui soutient que le virus se propage principalement par de grosses gouttes après un éternuement ou par la toux.

Dans une lettre ouverte, adressée à l'OMS, qui sera publiée prochainement dans une revue scientifique, ces 239 scientifiques demandent à l'agence de réviser ses recommandations. Même dans sa dernière mise à jour sur le coronavirus, publiée le 29 juin, l'OMS assure que la transmission par voie aérienne du virus n'est possible qu'après des procédures médicales produisant des aérosols ou des gouttelettes.

D'après le Dr Benedetta Allegranzi, responsable technique de l'OMS dans la lutte contre les infections, les preuves de la propagation du virus par voie aérienne ne sont pas convaincantes. "Au cours des deux derniers mois, nous avons déclaré à plusieurs reprises que nous considérions la transmission aéroportée comme possible, mais certainement pas étayée par des preuves solides ou même claires. Il y a un fort débat à ce sujet", a-t-elle précisé, relayée par le New York Times.

Les conclusions des entretiens réalisés par le NYT avec près de 20 scientifiques - dont une douzaine de l'OMS - brossent un tableau d'une organisation qui, malgré de bonnes intentions, est en décalage avec la science. capital.fr 6 juillet 2020

LVOG - Et dès le lendemain, quelle aubaine !

Transmission du coronavirus par l'air : l'OMS reconnaît que des "preuves émergent" - Europe 1 07 juillet 2020

"Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine et par conséquent nous devons être ouverts à cette possibilité et à ses implications, ainsi qu'aux précautions qui doivent être prises", a déclaré Benedetta Allegranzi, une responsable de l'OMS, lors d'une conférence de presse virtuelle.

Plus de 200 scientifiques internationaux ont exhorté lundi l'OMS et la communauté médicale internationale à "reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19", dans un article publié dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford. L'OMS, déjà critiquée pour avoir tardé à recommander les masques, a été accusée de refuser de voir l'accumulation d'indices d'une propagation par l'air du virus. "Nous tentons de consolider les connaissances qui émergent autour de la transmission (du virus)", a ajouté une autre responsable, Maria Van Kerkhove, précisant que l'OMS publierait une fiche d'information à ce sujet "dans les prochains jours". 07 juillet 2020

239 scientifiques remettent en cause le mode de transmission du Covid-19 - voltairenet.org 07 juillet 2020

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, on considère comme allant de soi qu’elle se transmet par des gouttelettes respiratoires à la fois dans l’air et par contact. C’est sur cette base que l’on a préconisé de nettoyer les poignées de porte, de porter un masque et de respecter des « distances sociales ».

Or, ce mode de transmission n’a jamais été prouvé.

Au contraire, si l’on considère la Covid-19 comme un virus respiratoire, on doit envisager qu’il se transmet exclusivement par aérosol comme toutes les autres maladies virales respiratoires. Dans un tel cas, il est absurde de nettoyer les poignées de porte, absolument inutile de porter des masques ou d’enfiler des combinaisons, ridicule de respecter des distances sociales. La seule et unique prévention est d’aérer le plus possible.

Ce mode de transmission n’a pas non plus été prouvé, mais il est beaucoup plus logique que l’hypothèse dominante.

Cette théorie est soutenue par de nombreux chercheurs depuis le début de l’épidémie, mais on ne leur donne pas la parole. C’est cette hypothèse qui avait conduit Thierry Meyssan à ironiser sur le port du masque et à le comparer aux masques anti-peste du XVIIème siècle [1]. voltairenet.org 07 juillet 2020

[1] « Panique et absurdité politique face à la pandémie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 avril 2020.

Documents joints "It is Time to Address Airborne Transmission of COVID-19", Clinical Infectious Diseases, July 2020 (PDF - 510.3 ko)

https://www.voltairenet.org/IMG/pdf/10-1093_cid_ciaa939.pdf

Extrait du courriel que j'ai adressé avant-hier au Réseau Voltaire.

Je crois qu'il y a une confusion quelque part. Qu'est-ce qui est le plus dangereux, un virus qui se balade dans l'air et qui se dépose partout ou qu'on peut attraper partout quelles que soient les mesures préventives qu'on prenne, ou un virus qui se transmet essentiellement par des gouttelettes respiratoires à la fois dans l’air ou par contact et contre lequel on peut se protéger autant que faire se peut en portant un masque et en se lavant les mains ou en évitant tout contact physique avec d'autres personnes qui peuvent être déjà infectées ? Notez que je n'ai pas de parti pris, je n'ai jamais porté de masque, un mouchoir sur le visage à l'abord de policiers, j'ai forcé 3 barrages pour me rendre à Pondichéry ou aller faire des courses, et je me suis fait prendre une fois par un milicien zélé, j'ai été embarqué au commissariat de police et j'ai été relâché 15 minutes plus tard.

Ce qui me choque ici, c'est que la transmission par voie aéroportée est bien plus efficace ou redoutable que par gouttelettes respiratoire, et cela ne correspond pas à la réalité. A moins que ce soit moi qui n'aie rien compris, pourquoi pas, je suis épuisé !

Le Pr. Raoult a déjà démenti cette hypothèse en montrant chiffres à l'appui que parmi le personnel travaillant à l'IHU de Marseille où avaient circulé plus de 5.000 personnes porteuses du Covid-19 (testées ou certifiées), seuls 3,5% avaient attrapé ce coronavirus, alors qu'il ne portait pas de masque en permanence et ne pratiquait pas la distanciation sociale, seul le lavage des mains une multitude de fois par jour avait été pratiqué au cours des 4 ou 5 derniers mois par le personnel de l'IHU, ce qui leur avait évité d'être contaminé dixit Raoult dans une vidéo. D'ailleurs, presque toutes les fois où nous avons pu apercevoir le Pr. Raoult ou ses collaborateurs dans l'enceinte de l'IHU dans des vidéos, aucun ne portait de masque.

Si le Covid-19 se transmettait essentiellement par voie aéroportée, dans un lieu fermé comme l'IHU de Marseille, la contamination du personnel aurait été forcément très importante. Cela signifierait qu'il serait hyper contagieux, qu'il ne se contenterait pas de rester suspendu dans les airs, ils se seraient déposés partout, on en trouverait des traces partout, et dans ces conditions il aurait dû y avoir des millions de morts dans le monde.

Depuis les Pieds nickelés se sont faits magiciens.

Coronavirus : les anticorps disparaîtraient en quelques semaines pour de nombreux patients - Yahoo 9 juillet 2020

En effet, 14 % des personnes qui ont été testées positives aux anticorps du coronavirus lors d’une première série de tests n’en avaient plus deux mois plus tard. (Cela signifie que des personnes infectées une première fois auraient pu l'être une seconde fois deux mois plus tard, or aucun cas n'a été signalé dans le monde. Donc de deux choses l'une ou les deux à la fois, soit ces tests étaient foireux, soit c'est encore une étude fabriquée de toutes pièces. Pourquoi ? On y viendra plus loin. - LVOG)

Cette étude menée par le gouvernement espagnol en collaboration avec les plus grands épidémiologistes du pays note que 5% de la population ibérique a développé des anticorps contre la maladie et 95% de la population y reste donc sensible. Or, selon les experts, l’immunité collective ne serait atteinte que lorsque 60% de la population aurait été exposée et aurait développé des anticorps contre le SARS-CoV-2, un chiffre très loin d’être atteint. (Cela confirme que la transmission du Covid-19 n'est pas aéroportée, car si c'était le cas il pourrait être présent pratiquement partout et la majorité de la population aurait dû être testée positive. - LVOG)

Pas de symptômes, pas d’immunité ?

La disparition des anticorps a été principalement observée chez les patients qui présentaient peu ou pas de symptômes du coronavirus. “L’immunité peut être incomplète, elle peut être transitoire, elle peut durer un court instant puis disparaître”, a déclaré au Times Raquel Yotti, directrice de l'Institut espagnol de santé Carlos III, qui a codirigé l’étude. (Disparition ou absence d'anticorps ? De quel type d'anticorps s'agissait-il ? Symptômes du coronavirus ou d'un autre virus ? De quel virus, celui de la grippe ou du Covid-19 ? - LVOG)

Ian Jones, professeur de virologie à l’Université de Reading, en Grande-Bretagne en a donc tiré une conclusion quelque peu décourageante : “L’absence de symptômes suggère une infection légère, qui ne permet jamais vraiment au système immunitaire de fonctionner suffisamment bien pour générer une ‘mémoire immunologique’”. De plus, il tient à rappeler que toute personne positive au test de dépistage des anticorps ne doit pas se considérer comme protégée. (Bref, vous devrez vous faire vacciner, c'est là qu'ils voulaient en venir. - LVOG) Isabella Eckerle, directrice du Centre de Genève pour les maladies virales émergentes, et Benjamin Meyer, virologue à l’Université de Genève, ont été invités à commenter les résultats de cette enquête et estiment que toute approche proposée pour parvenir à l’immunité collective par infection naturelle, autrement dit sans vaccin, est “non seulement hautement contraire à l'éthique, mais aussi irréalisable”. Yahoo Actualités 9 juillet 2020

Commentaires d'internautes.

1- Bien sûr! Il faut bien tenter de justifier le projet de vaccination... sans compter que les virus respiratoires effectuent d'innombrables mutations qui rendent les vaccins obsoletes en quelques semaines ou moins!

2- Pour rappel, les tests actuels ont entre 2 et 50% de risques de faux-positif/négatif .

Donc 14 % d'anciens détectés qui ne sont plus détectables, ça rentre dans la frange de foirabilité des tests disponibles.

3- C'est stupide! Encore un/des scientifiques qui n'ont pas le temps de lire... Les anticorps disparaissent, cela ne signifie pas que le corps a oublié comment les synthétiser! Le principe de l'ADN est de s'adapter à l'environnement. Si l'environnement est propice, il n'y a pas de raison de synthétiser les anticorps nécessaires. Ils réapparaîtront quand le besoin se fera sentir.

4- Il n'y a pas que les anticorps dans l'immunité. Et ces cellules tueuses sont déclenchées aussi par l'immunité acquise lors d'une primo-infection.

Par contre impossible de savoir si on a acquis cette immunité là, au contraire des anticorps dont la présence est facile à tester

LVOG - Apparemment, si c'est facile de le savoir. Si lorsqu'une épidémie sévit à nouveau, vous êtes infecté mais vous ne tombez pas malade sans produire d'anticorps, c'est que vous avez été immunisé lors d'une primo-infection qui a agit comme un vaccin.

En l'absence de "preuve claire et certaine" pourquoi ne pas retenir le scénario le plus liberticide?

Si le coronavirus se transmet bien par l'air, qu'est-ce que cela change à nos vies ? - huffingtonpost.fr 8 juillet 2020

Il n’y a pas de preuve claire et certaine de transmission par l’air, mais il n’y a pas de preuve de l’inverse, explique Bill Hanage, professeur de santé publique à Harvard.

Pour comprendre ce que ce débat pourrait changer, il faut déjà comprendre ce que c’est qu’une contamination par aérosol. De manière générale, vous pouvez être infecté si vous êtes en contact avec des particules virales. Celles-ci sont rejetées par une personne infectée lorsqu’il tousse, éternue, respire, etc. Il est contenu dans de petites gouttelettes.

Au début de l’épidémie, la communauté scientifique pensait que le coronavirus Sars-Cov2 était présent dans de grosses gouttelettes, de plus de 5 microns (un dixième du diamètre d’un cheveu environ). Celles-ci, plus lourdes que l’air, tombent à quelques mètres de la personne infectée. C’est pour cela que l’on recommande de se laver les mains (si l’on a touché une surface contaminée) et de se tenir à 2 mètres d’une personne (car une grosse gouttelette ne devrait pas voler très loin).

La question, c’est de savoir si les particules virales existent également dans des gouttelettes plus petites. Comme elles sont plus légères, elles ne tombent pas et peuvent “voler” avec l’air. Dans une première étude en mars, le virus a été retrouvé en aérosol après quelques heures. Mais on ne savait pas à l’époque si ces particules étaient encore contaminantes.

“Depuis, une autre étude a trouvé du virus viable, capable d’infecter les souris après 16 heures. Le Sars-Cov2 aurait même un potentiel d’aérosolisation un peu plus important que le Sars-Cov1 ou le Mers”, explique au HuffPost Christophe Bécavin, chercheur à université Côte d’Azur et à l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire du CNRS.

“Le virus est aérosol, mais on ne sait pas exactement à quel point”, rappelle Christophe Bécavin. C’est le nœud du débat. Car quand on parle de contamination par l’air, on peut avoir l’idée que vous pouvez être contaminé n’importe où. Sauf qu’il y a deux grandes inconnues, rappelle le chercheur.

La première, c’est qu’“on ne sait pas encore combien de charge virale il faut pour être infecté, par exemple il faut énormément de virus pour la grippe et très peu pour Ebola”. Si l’on reprend l’étude sur les souris, elles ont été exposées à énormément de virus, donc cela ne permet pas de trancher.

L’autre inconnue, c’est à quel point le virus survit dans ces toutes petites gouttelettes portées par l’air. “Les grosses gouttelettes sont liquides, alors que l’air est sec, quel est l’impact de cette différence sur la structure moléculaire de Sars-Cov2?”, s’interroge Christophe Bécavin.

“Quoi qu’il arrive, le coronavirus n’est pas autant aérosol que des virus comme la rougeole par exemple, où le R0 [le nombre théorique de personnes infectées par un malade, NDLR] est autour de 10 ou 15, alors qu’il n’a pas dépassé 3 ou 4 pour le coronavirus”, rappelle le chercheur. La rougeole, en effet, est extrêmement contagieuse, le virus peut survivre 24 heures dans l’air d’une pièce. Le taux de transmission de 50 à 90% dans un foyer, bien plus élevé que dans le cas du Covid-19, rappelle dans un blog le professeur Daniel Diekema, spécialiste des maladies infectieuses.

Celui-ci estime que le problème, c’est cette différence nette entre “gouttelettes” et “aérosol” faite par les scientifiques en général. Si le coronavirus peut contaminer par aérosol, il est très différent de ces autres maladies comme la rougeole ou la varicelle et il ne faudrait pas calquer, dans la lutte contre la pandémie, les mesures prises contre ce type de virus. huffingtonpost.fr 8 juillet 2020

Tous cela pour 0,97% de la population !

LVOG - 42,5% de 2,3% de la population = 0,9975%. C'est grave docteur ? Mentalement assurément.

Dans une ville du nord de l'Italie, 40% de porteurs du coronavirus n'avaient aucun symptôme - BFMTV 30 juin 2020

Plus de 40% des personnes habitant une ville italienne, testées positives au Covid-19, n'avaient aucun signe de maladie, selon une étude publiée mardi soulignant le potentiel de propagation du coronavirus.

Cette recherche montre l'importance des tests de masse et de l'isolement des porteurs du virus pour contenir les foyers de contamination ("clusters"), selon les auteurs dont les travaux sont parus dans la revue scientifique Nature .

Fin février, le premier décès d'Italie a été enregistré dans la ville de Vo' (3200 habitants), près de Padoue (région de Vénétie, dans le nord du pays). La ville a été mise immédiatement deux semaines en confinement, au cours duquel les chercheurs ont pu faire des tests virologiques chez plus de 85% de la population.

En début de quarantaine, 2,3% des habitants de Vo' étaient infectés contre 1,2% à la fin du confinement et 42,5% des gens testés positifs n'avaient aucun symptôme au moment du test, ni après. Selon les auteurs, leur étude montre que l'isolement rapide des cas et les tests de masse ont permis d'éliminer efficacement le virus de cette petite ville.

"Le dépistage de tous les citoyens, qu'ils présentent ou non des symptômes, permet de gérer la propagation de la maladie et d'empêcher les épidémies de devenir incontrôlables", selon Andrea Crisanti, du département de médecine moléculaire de l'Université de Padoue et du département de Sciences de la vie à l'Imperial College de Londres. "Malgré une transmission 'silencieuse' et généralisée, la maladie peut être contrôlée."

Une charge virale similaire aux personnes symptomatiques

Les porteurs asymptomatiques de l'infection avaient une charge virale similaire à ceux qui sont tombés malades, ce qui suggère que, même sans être eux-mêmes malades, ils peuvent propager le virus. "Même les infections asymptomatiques ont le potentiel de contribuer à la transmission", insiste Enrico Lavezzo, de l'Université de Padoue, co-auteur de l'étude.

Inconscientes de leur infection, les personnes asymptomatiques, peuvent, en effet, selon leur mode de vie et leur métier, rencontrer un grand nombre de gens sans modifier leur comportement (dont les gestes barrières: masque, distance physique, hygiène des mains).

En outre, aucun des enfants de moins de 10 ans n'était positif au test, même s'ils vivaient avec des adultes infectés, selon l'étude.

"L'étude Vo' démontre que l'identification précoce des foyers d'infection et l'isolement rapide des cas d'infections avec ou sans symptômes peuvent éliminer la transmission et enrayer une épidémie à ses débuts", renchérit une chercheuse co-auteure de l'étude, Ilaria Dorigatti, du MRC Center for Global Infectious Disease Analysis de l'Imperial College de Londres. BFMTV30 juin 2020

Climat délétère, c'est reparti !

À propos du record de chaleur enregistré en Sibérie le 20 juin 2020 - climato-realistes.fr 30 juin 2020

Samedi 21 juin une température de 38 °C a été relevée à Verkhoïansk, une ville de Sibérie d’environ 1300 habitants située dans la République de Sakha à 4 675 km de Moscou. L’événement a déclenché une tempête médiatique. Le Monde, donnant le ton, a titré : « chaleur record en Sibérie : 38 °C au-delà du cercle arctique ! ».

Verkhoïansk se situe à 67° de latitude donc au Nord du cercle arctique (66° 33' 47,445? de latitude Nord). Mais cela ne veut pas dire que le climat y soit nécessairement polaire. Malgré une croyance répandue, les vagues de chaleur dans les régions au Nord du cercle polaire ne sont pas exceptionnelles. Les variations annuelles de température y sont très importantes et les vagues de chaleur brèves mais marquées ne sont pas rares.

La région dans laquelle se trouve Verkhoïansk connaît un climat hypercontinental où il peut faire très chaud l’été et très froid en hiver. Ainsi Verkhoïansk est réputée pour être le point le plus froid de l’hémisphère Nord (avec un record à -69,8 °C.). La moyenne des maximales du mois de juillet est de 23 °C, mais Il n’est pas rare selon Météo France d’y mesurer de températures supérieures à 30 °C. Le précédent record de température pour Verkhoïansk était de 37,3 ° C en juillet 1988.

Commentant ce record de chaleur en Sibérie, Antony Watt rappelle que cette région est dominée une grande partie de l’année par des hautes pressions qui la coupe des influences du réchauffement en hiver et qui , associées à un manque de couverture nuageuse, entraînent un froid intense pendant les mois les plus froids. En été, c’est l’inverse qui se produit, conduisant à des températures excessivement élevées.

Dans ce même article Antony Watt indique que Fort Yukon, qui est également au- dessus du cercle polaire arctique a connu un record de température de 100 degrés Fahrenheit (37,78 °C) le 27 juin 1915 selon les documents officiels du National Weather Service dont les enregistrements remontent à 1904. Une anomalie de +0,8 C pour l’hémisphère Nord.

La carte du monde ci-dessous (Figure 2) permet de visualiser les anomalies de température (écart par rapport à la moyenne 1979-2010) le 22 juin 2020, à 2 mètres du sol pour l’hémisphère Nord.

On y voit une zone très chaude en Sibérie. Mais on y voit aussi d’autres régions du Monde marquées par des anomalies négatives, de sorte que l’anomalie moyenne pour l’hémisphère Nord n’était ce jour là que de 0,8°C.

Les températures sont revenues à des valeurs normales

Si l’on regarde maintenant les prévisions météorologiques à Verkhoïansk pour la semaine du 1 au 8 juillet, on voit des températures maximales s’étageant entre 9°C et 27°C.

Que conclure ?

La Sibérie est une vaste région dont une grande partie est peu observée, ce qui signifie qu’il existe peu de données directes sur les températures. Même s’il est admis que la Sibérie se réchauffe plus rapidement que la moyenne de la planète, la surréaction des médias à un événement météorologique isolé montre à quel point un débat rationnel sur le changement climatique devient au fil des années plus difficile. climato-realistes.fr 30 juin 2020


Le 1er juillet 2020

CAUSERIE ET INFOS

Pondichéry 17h26.

J'avais encore commis des erreurs dans les adresses de certains fichiers, je les ai corrigées.

J'ai mis en ligne 14 documents et 3 vidéos dans les rubriques suivantes :

- Documents d'actualité - Dossier coronavirus
- Dossier La "Grande réinitialisation" (Great Reset en anglais)
- Documents d'actualité
- Réchauffement climatique - article divers.
- Comment fonctionne leur vieux monde.

J'ai également créé des sous-sections dans plusieurs rubriques accessibles directement. J'ai un peu éclairci la présentation au passage.

La causerie mise en ligne ce matin.

Il arrive que j'oublie de formater un paragraphe, et pourtant je relis tout au moins deux fois !Je m'en excuse, il arrive un moment où je ne vois plus rien à l'écran, on vieillit et on fatigue ! On ajoutera des documents dans la journée, je m'excuse du retard. La causerie de juin est disponible au format pdf, 114 pages.

Il pleut depuis quelques jours, quel bonheur ! Donc il y a de nombreuses coupures de courant, dont une toute une nuit, nuit blanche avant-hier, j'ai récupéré un peu en dormant de 6h à 11h du matin, j'ai été cassé le restant de la journée. Quand je me lève, j'ai la tête qui tourne, c'est pour dire, mais on tient le coup, on est plus déterminé que jamais, on ira jusqu'au bout ! Il va quand même falloir que je me repose un peu.

Mon seul souci, c'est le cerveau, la machine à tout faire, le poste de commandement, si on le néglige, on est foutu ! Le pire ce n'est pas de tomber malade, c'est la médecine ! Le pire, ce n'est pas l'exploitation, mais ceux qui parlent au nom des exploiteurs en se faisant passer pour des représentants des exploités. C'est la même chose quand les médecins roulent pour les trusts pharmaceutiques.

Cette causerie comporte encore trois parties.

Même pas peur, et la prochaine fois ? Quand la psychopathie a pris une tournure pandémique, fanatique.

- Chine : des chercheurs découvrent un virus de grippe porcine propice à une pandémie - Franceinfo 30 juin 2020

Sadisme ordinaire. Ils se font assurément un malin plaisir à balancer ce genre d'infos pour alimenter la psychose collective qui ne doit pas faiblir, et vous convaincre que désormais tout espoir de vivre dans une société meilleure est vain. Cessez de résister ou d'y croire, laissez-vous guider par ceux qui détiennent un pouvoir de vie ou de mort sur vous, eux seuls peuvent vous sauver de la catastrophe annoncée, car il n'existe pas d'autres alternatives.

Ici on vous en propose une, à vous de la saisir ou de la laisser filer.

Ne vous attendez pas à une présentation du deuxième tour des élections municipales qui viennent d'avoir lieu en France qui soit conforme à la norme, notre aversion pour l'ordre établi et notre indépendance vous ont réservé une autre lecture. Je précise qu'en dehors des articles de presse publiés sur Internet, je n'ai rien lu d'autres, donc je n'ai subi l'influence d'aucun courant politique, ce qui explique ma liberté de ton et d'interprétation.

Je suis allé à l'essentiel. Il me manque des éléments sur la situation sociale que je compense par des signes révélateurs de l'état d'esprit des travailleurs. Je me dis qu'en dehors de forces organisées, atomisés il ne peut pas se passer grand chose, en dehors de soubresauts ou de sursauts quand on est directement menacé de tout perdre en perdant son boulot. Je connais cela, je me suis retrouvé un jour à aller bosser sans bouffer pendant trois jours, c'était en 1976. Avec les quelques centimes qu'il me restait, j'avais acheté une tranche de jambon aussi fine qu'une feuille de papier à cigarette à mon chat, 70 grammes, je m'en souviens encore, voilà qui va faire plaisir à Paul.

On a eu des échanges sur la pauvreté, on l'a testée quand nous étions jeunes et cela a provoqué plus tard chez nous la même réaction, nous nous sommes radicalisés politiquement. En voilà un espoir que nos ennemis ne pourront pas nous ravir, et il nous habite toujours, à 64 et 74 ans (Paul), en direction de la jeunesse déstabilisée par la tournure de la situation, où elle voit toutes ses illusions s'envoler d'un seul coup sans autre espoir que vivre dans un monde toujours plus cauchemardesque et liberticide.

La jeunesse peut tirer comme leçon de notre expérience politique de 44 et 56 ans (Paul), qu'en demeurant constant dans les idées de justice et de liberté qui nous animaient quand nous étions jeunes, on peut se donner les moyens de les conserver et de les transformer à nouveau en révolte générale contre la société capitaliste.

Partout dans la société il existe des travailleurs ou travailleuses - là je suis obligé de mentionner le féminin, qui ne pensent qu'à renouer avec les aspirations à la liberté de leur jeunesse, comment pourrait-il en être autrement, qui en douterait ? Il ne s'agit pas de sombrer dans un optimisme béat pour contrebalancer le pessimisme général, on essaie de prendre en compte tous les facteurs qui composent la situation, il est dommage que ceux qui nous permettraient d'aller de l'avant ne soient pas pris en considération, mais il ne faut pas désespérer.

En 3 ans à peine ils ont littéralement essoré Macron et LREM ! Ils n'en sont pas encore au goutte à goutte, mais ils pourraient très bien se retrouver en salle de réanimation si les masses optaient pour la désobéissance civile, qui pourrait être le préambule d'un soulèvement généralisé qu'ils auraient toute les peines du monde à contenir, la haine remplaçant la peur se retournant contre eux.

Ils croyaient sans doute tirer davantage de Macron et LREM, mais leur attelage n'aura pas fait long feu, un assemblage fait de bric et de broc, instable, inefficace ou manquant d'entrain, construit sur des sables mouvants ou avec des planches pourries, ils ont surestimé leur capacité à hypnotiser les masses même s'ils contrôlent la situation. Ils doivent se douter qu'ils vont avoir du mal à changer leur image catastrophique, il faut donc préparer la relève, mais laquelle ? Un scénario à l'allemande ? Improbable ou intenable, la situation économique n'est pas du tout la même, l'Allemagne fait partie des pays du nord avec la Grande-Bretagne, les monarchies du nord de l'Europe, les pays baltes, l'Autriche et la Suisse, la France destinée à en faire partie pourrait rejoindre les pays du sud voué au chaos ou à connaître le même sort que la Grèce (ou le Liban). La Grande-Bretagne l'a déjà expérimenté, donc elle méritait bien son Brexit, elle avait été une bonne élève avant l'heure avec M. Thatcher.

Tout les pays du nord ne sont pas amenés à se soumettre de la même manière au diktat de la finance mondiale, du moment que leur contribution est consistante chacun dans son domaine, ils peuvent supporter quelques anicroches à leur projet, d'autant plus qu'elles servent leur image de philanthropes ou de bienfaiteurs de l'humanité.

On pourrait retomber dans le classique gauche droite replâtré, à gauche sous le masque de l'écologie, à droite en rassurant les souverainistes, mais sans aucune marge de manoeuvre et surtout sans bataillons, celui qui serait au pouvoir serait consumé en un rien de temps ! Reste à savoir ce que l'oligarchie va nous sortir dans 6 mois. Quant aux moyens, ils n'ont que l'embarras du choix entre le terrorisme, le climat et un virus ou un effondrement contrôlé de la Bourse, une guerre ici ou là, un coup tordu ou une provocation apte à provoquer un consensus national...

J'ignore si le chômage va prendre les proportions annoncées. Si c'était le cas, il faudrait encore attendre quelques mois avant que ses conséquences explosent, que ceux qui avaient des économies les aient épuisées, que ceux qui n'ont pas réussi à se refaire une santé financière mettent la clé sous la porte, que ceux qui croulent sous les dettes ne puissent plus les rembourser, qu'il soit devenu impossible à une famille de vivre avec un seul salaire, que ceux qui croyaient hier encore s'en sortir individuellement n'y croient plus, autant de cas individuels qui peuvent conduire les uns et les autres à se poser des questions sur le destin que leur réserve cette société infâme, encore faudrait-il qu'ils se transforment en cause collective et les conduire à se mobiliser pour la renverser, à condition que ce soit dans la bonne direction et non en suivant des populistes ou des charlatans, et là ce n'est pas gagné d'avance, car il faudrait qu'une nouvelle direction émerge qui renoue avec le socialisme, on n'en est manifestement pas encore là, hélas ! Mais nous y travaillons ardemment.

A part la paupérisation grandissante des classes moyennes et les coups portés à l'aristocratie ouvrière, on ne voit pas ce qui pourrait conduire leurs éléments les plus avancés à rompre avec le capitalisme... Pour nous, chaque crise n'est pas une catastrophe, mais une opportunité pour passer à l'offensive et rassembler nos forces. Chaque lutte doit être exploitée dans cet unique objectif politique, à condition que ce soit la classe ouvrière qui en soit à l'initiative et non l'oligarchie.

Autrefois on disait que chaque lutte avait un contenu politique, mais de nos jours on doit veiller à ce qu'elle ne soit pas instrumentalisée par l'oligarchie auquel cas elle serait destinée à en tirer partie, d'où la nécessité aussi de combattre les populistes qui leur servent d'agents au sein du mouvement ouvrier, en réalité tous les partis et syndicats, à ma connaissance.

De ce fait, il ne serait pas raisonnable d'espérer quoi que ce soit de ces partis, l'avant-garde organisée n'existe plus, c'est donc à la lisière du mouvement ouvrier parmi les classes moyennes et les éléments inorganisés de la classe ouvrière demeurés fidèle au socialisme, que peut émerger une nouvelle direction résolument déterminée à affronter le régime, sachant que des centaines ou des milliers de militants et cadres de ces partis la rejoindrait sur la base du programme de la révolution socialiste mondiale.

On y oeuvre inlassablement en sapant systématiquement les illusions des intellectuels dans le régime en place, en leur montrant l'incohérence de leurs analyses ou l'inanité de leurs conclusions. Sachant qu'ils ne nous connaissent pas ou ne se connecteront pas à notre portail, quand j'ai leur adresse électronique je leur envoie des courriels où j'en fais la démonstration. Le tout est d'être patient. Si des militants collaboraient à notre démarche nous pourrions en contacter un plus grand nombre. Nous pourrions aussi contacter une multitude de blogs dont les auteurs sont engagés dans la lutte de classes au côté des travailleurs, qui sait si certains ne seraient pas intéressés par notre démarche et nos propositions.

Notre démarche est parfaitement claire et honnête. Elle repose sur les faits, sur l'observation de ce qui se passe réellement, et non sur des a priori doctrinaires ou théoriques destinés à se substituer à la réalité, du coup ce qui s'impose à chacun, ce n'est pas une interprétation des faits mais leur déroulement, que l'on peut saisir ou nier selon les intentions qui nous animent, plaçant chacun face à ses responsabilités et mettant en lumière les contradictions éventuels des uns et des autres ou leurs erreurs de perception de la réalité que chacun peut corriger sans faire appel à une milice de la pensée, la question étant de savoir ce que l'on veut vraiment et si on est prêt à tout faire pour qu'il se réalise.

Sommes-nous oui ou non convaincus que la satisfaction des besoins sociaux et les aspirations démocratiques des travailleurs du monde entier, la sauvegarde de notre planète, est incompatible avec la survie du capitalisme, et si oui, sommes-nous prêts à lutter jusqu'à son éradication de la surface de la Terre, telle doit être la base de notre engagement politique. Ceux qui refusent de poser cette question, qui refusent d'y répondre ne sont pas digne de confiance.

Cependant des imposteurs peuvent se glisser parmi eux. Certes, on y a pensé évidemment, mais de nos jours ils se démasqueront eux-mêmes avant même qu'on ait eu besoin de le faire. Tenez, un exemple pris dans l'actualisé, lisez plus loin l'article où figure en détail la véritable nature de Black Lives Matter, le deuxième ou troisième que nous publions depuis début juin, le plus complet, des articles disponibles sur le Net et que tout le monde a pu lire. Dès lors, ceux qui ont appelé à participer à cette opération instrumentalisée par l'oligarchie financière savaient pertinemment à quoi s'en tenir, à qui et à quoi elle devait servir, certainement pas à lutter contre le racisme, elle était plutôt destinée à l'alimenter pour semer le chaos, chaos dont profitent ceux qui gouvernent évidemment. Ils ont donc manipulé sciemment travailleurs et militants pour le compte de notre pire ennemi, le clan de l'oligarchie financière le plus extrémiste, fanatique, va-t-en-guerre, barbare, responsable de la situation actuelle des peuples sur tous les continents. Dès lors, comment pourrions-nous leur attribuer de lutter pour la satisfaction des besoins sociaux et les aspirations démocratiques des travailleurs du monde entier, un peu de sérieux.


27 pages au format pdf

PREMIERE PARTIE

Elections municipales en France. Un hold-up électoral pour le compte du Forum économique mondial et du Green New Deal.

Le contexte.

- Il y a 525 000 élus municipaux en France.

- 16,5 millions d'électeurs appelés à voter dans les 4820 et 157 000 candidats étaient concernés par ce scrutin.

Au premier tour, le 15 mars, l'abstention s'était élevée à 55,25%, ce qui représentait déjà un record.

- 1 250 villes avaient vu leur maire élu avec moins de 25 % des inscrits.

Pour rappel, lors du second tour des élections municipales de 2014, le taux d'abstention était de 37,87%. francetvinfo.fr 29 juin 2020

Qu'est-ce que c'est EELV ?

A lire ou relire : Etude sur la nature des mouvements écologistes (1999)

http://www.luttedeclasse.org/dossier50/Etude_nature_mouvements_ecologistes.pdf

EELV = Une imposture.
EELV = L'autre masque de la gauche de la finance.
EELV = Le capitalisme vert.
EELV = L'écologie néolibérale.
EELV = Un agent du Forum économique mondial.
EELV = Des juristes, avocats, chefs d'entreprise, ongistes...

EELV - LREM, c'est dire à quel point ils sont compatibles.

- Selon une enquête Harris interactive pour TF1, LCI et RTL dimanche soir, une majorité de Français, ils sont 59% à vouloir des ministres d'EELV dans le gouvernement en cas de remaniement. - AFP 29 juin 2020

Aviez-vous flairé le lièvre ? Cautionner un nouveau coup d'Etat imaginé par les artisans du Green New Deal.

- Climat : Emmanuel Macron adopte 146 mesures sur 149 - franceinfo.fr 30 juin 2020

Dès dimanche 28 juin, l'Élysée a annoncé qu'Emmanuel Macron allait répondre de manière forte à l'attente des Français en matière d'écologie. Des gages ont d'ores et déjà été donnés.

Lundi 29 juin, le chef de l'État Emmanuel Macron a retenu quasiment toutes les propositions de la Convention citoyenne pour le climat, soit 146 mesures sur 149 et une enveloppe de 15 milliards d'euros supplémentaires.

À l'inverse, plusieurs idées ont été écartées, notamment la taxation des dividendes. franceinfo.fr 30 juin 2020

Devinette à deux balles.

Elections municipales 2020 : quels programmes vont appliquer les candidats écologistes dans les grandes villes conquises ? - franceinfo.fr 30 juin 2020

LVOG - Des mesures cosmétiques destinées à améliorer les conditions de vie des classes moyennes qui vivent dans les centres villes, la classe ouvrière en a été expulsée depuis longtemps...

Sur le plan social, aucun changement, comment pourrait-il en être autrement ?

Le social était un faux prétexte, qui en doutait ?

- "je ne crois pas que c'est un retour à la gauche plurielle", a souligné David Cormand car "la force propulsive de ces élections, c'est l'écologie". AFP 29 juin 2020

L'écologie "ne plaît qu'à une classe de fait privilégiée".

- C'est "une vraie victoire", analyse Vanessa Jérôme, spécialiste de l'écologie politique en France. - francetvinfo.fr 29 juin 2020

"A un moment où la transition écologique est vue comme une évidence, EELV a profité d'un contexte porteur, reprend Vanessa Jérôme. La crise du Covid est aussi évidemment passée par là. Des électeurs ont ouvert les yeux et se sont sentis concernés par les enjeux qui pouvaient jusque-là leur paraître éloignés."

"Qu'ils n'oublient pas non plus qu'ils gagnent aussi et surtout grâce à des alliances. Donc on peut aussi considérer, au-delà du fait que les idées écologistes progressent, que c'est une victoire de toute la gauche."

Il revient aussi à EELV d'"accrocher des électeurs qui ne sont pas forcément les plus convaincus. Je pense aux précaires, aux ouvriers, plus globalement aux 'gilets jaunes'. Tous ne sont pas forcément irréconciliables. Mais ça va demander un vrai travail de pédagogie". Sinon ? "Sinon, ils se feront 'corneriser' comme avant, certains se chargeront de les résumer à une écologie punitive, qui ne plaît qu'à une classe de fait privilégiée, selon Vincent Tiberj, chercheur en sociologie électorale et professeur à Sciences Po Bordeaux. francetvinfo.fr 29 juin 2020

Quelques enseignements politiques.

- Aucun élu n'est légitime.

- Peu importe qui a été élu, ils appliqueront tous la politique dictée par l'oligarchie à Bruxelles.

- Le rejet massif, majoritaire des institutions de la Ve République, de tous les partis qui y participent.

Qu'est-ce que vous voulez que cela me fasse d'aller travailler à pied, à vélo, à cheval, en voiture, en tram, en bus, en métro ou en train, si mes conditions de travail ne cessent de se dégrader, si mon salaire demeure misérable, etc. ?

Les écologistes sont les grands gagnants, vraiment ?

EELV incarne l'ongination de la politique ou l'emprise des ONG sur les classes moyennes, leur dislocation ou putréfaction politique pour mieux les dissocier, les écarter de la classe ouvrière ou les dresser contre elle, les réduire à l'impuissance politique, de manière à ce qu'il se substitue au PS à la suite de sa débâcle annoncée et canalise les voix de ces classes pour le compte de l'oligarchie, au côté du nouveau parti de l'ordre, LREM, qui capterait les couches supérieures des classes moyennes et de la grande bourgeoisie.

EELV, c'est le parti des nantis, des petits bourgeois qui soutiennent le régime en place, et qui exigent en contrepartie qu'il contribue à l'amélioration de leurs conditions d'existence déjà privilégiées, en abandonnant à leur triste sort tous ceux qui ont un statut inférieur aux leurs ou appartiennent aux catégories de travailleurs les plus défavorisés. EELV essaie de les enrôler, mais cela ne fonctionne pas, car la classe ouvrière à d'autres préoccupations sociales prioritaires ou urgentes à satisfaire, incompatibles avec leur programme. Alors il se rabat sur la jeunesse réputée faible et malléable, qu'il tente de manipuler cyniquement en se servant des craintes qu'elle exprime pour son avenir. Ce sont des imposteurs ou des escrocs aussi pourris qu'au PS, LREM ou LR.

Bref, ce sont des réactionnaires puisqu'il faut bien les caractériser politiquement, car contrairement à ce que certains croient, ce ne sont ni des progressistes, ni des humanistes.

Pour ceux qui l'aurait oublié.

EELV s'était distingué en allant en Ukraine supporter le coup d'Etat de l'Otan-UE place Maidan réalisé grâce à des milices fascistes. EELV est aligné sur l'impérialisme français ou il a soutenu toutes ses guerres. Il est aussi le porte-parole de l'UE, de l'ONU, du GIEC et de l'OMS, du Green New Deal, etc. n'en jetez plus la poubelle est pleine et elle pue !

C'est le PS, Générations, le PCF, LFI et le POI notamment qui ont permis à EELV d'enlever de nombreuses grandes villes porté par les médias-oligarques les jours précédents le scrutin.

AFP- Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Marseille... sont toutes passées dimanche soir de la droite aux mains des Verts, grâce aux alliances tissées entre EELV, le PS ou le PCF.

Pour sa part, le PS conforte ses positions à Paris, Nantes, Rennes, Lille, Villeurbanne, Dijon, Le Mans, Bourges ou encore Nancy et Montpellier. Là aussi, l'alliance à gauche a constitué la formule gagnante, ouvrant la voie à "un bloc social-écologique", selon le patron du PS Olivier Faure.

A priori, il semble que c'est bien l'alliance avec le PS et le PCF (presque partout), et parfois avec LFI qui leur a permis d'engranger autant de succès. AFP 29 juin 2020

Le NPA se devait d'en être.

- Malgré une très forte abstention, Alain Claeys, qui fût le maire PS de Poitiers de 2008 à 2020, vient de perdre. C’est Léonore Moncond’huy, de Poitiers Collectif, tête d’une liste rassemblant EELV, PCF, Génération.s et de nombreux/ses citoyenNEs, qui a gagné.

Le NPA a appelé à battre Claeys en utilisant le bulletin Poitiers Collectif. npa2009.org 28 juin 2020

LVOG - Tous les partis qui ont participé à cette élection avaient à leur actif le consensus sur les machinations climatiques et sanitaires sponsorisées par le Forum économique mondial, partant de là les seuls véritables perdants étaient à chercher ailleurs, dans le camp des abstentionnistes.

Les gagnants, peu importe que leurs représentants soient EELV, le PS ou LR puisqu'ils partagent tous la même orientation politique définie par l'oligarchie, il n'y a que leur présentation et la manière de la mettre en oeuvre qui présentent des nuances, qui accélèrent ou ralentissent le rythme de l'application de son programme dans des conditions qui s'imposent à tous.

Ils savaient pertinemment que cette élection n'était pas jouable pour Macron et LREM, alors la veille du scrutin tous les médias ont propulsé EELV comme ils l'avaient fait avec Macron et LREM en 2017, parce que cela collait avec leur agenda, le "Great Reset" destiné à appliquer le Green New Deal. EELV, c'est la caution de gauche des nantis qui ne pouvait pas émerger à LREM. C'est une combinaison semblable à celle des Verts avec le PS, qui a formé une grande partie des bataillons de LREM, donc ils sont en famille. EELV a intégré le programme du PS et de LREM, et comme cette fusion reprend à son compte le Green New Deal, vous savez qui a remporté cette élection, partant de là peu importe que ce soit ou non LREM, puisque Macron va continuer de gouverner pour les bénéficiaires du Green New Deal ou du Great Reset.

Quand on lit la déclaration qui a accompagné l'annonce d'un Great Reset à partir de janvier 2021, on s'aperçoit qu'ils ont présenté leurs intentions de manière à ce que tout le monde les partage, mais l'essentiel est ailleurs. Quand on se demande, qui est-ce qui a formulé ces intentions, la réponse fournit une idée assez précise de la nature de ceux qui sont destinés à en profiter, sachant qu'il s'agit des 1.000 plus puissants et riches de la planète, je me dis qu'ils doivent être satisfaits des 40% de votants, s'ils en conservent 25%, ils sont sûrs de garder le pouvoir pendant encore des années. Dans le monde entier il y a des millions d'élus qui n'ont aucune légitimité, parce qu'ils ont été élus avec seulement entre 20 et 25% des voix des électeurs, parfois beaucoup moins, c'est le cercueil du parlementarisme.

La question qui tue EELV.

Question d'un internaute à Franceinfo :

- "J'ai le souvenir de Jadot parlant d'illégitimité du Président Macron car, selon lui, mal élu. Dit-il la même chose des EELV aujourd'hui élus avec un taux d'abstention record ?"

Alors que le taux de participation a été de 41,6%, les commentateurs s'égosillent, matraquent :

- Une vague verte.
- Une vague verte a déferlé.
- Cette déferlante verte.
- "Une vague verte" qui "se lève en France".
- Une vague écologiste a déferlé en France.
- Ce soir c'est historique.
- Poussée historique des Verts.
- Victoire historique des écologistes.
- Une percée historique des écologistes.
- "Un immense élan se lève sur toute la France".
- Municipales 2020: Les écologistes font un "pas de géant" historique - Le HuffPost 29 juin 2020

LVOG - Quelle hystérie ! A croire qu'ils sont les seuls à y croire !

Mimétisme avec le Forum économique mondial. Changer de vie, pas de régime.

- "On a vu dans cette campagne une incroyable aspiration populaire à s'emparer de nouveau de sa vie", a réagi Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts (EELV). "Ce qui se passe (...) nous oblige à aller beaucoup plus loin dans l'écologie", a déclaré Julien Denormandie, le ministre de la Ville et du Logement. AFP 29 juin 2020

Ils osent tout. "Une incroyable aspiration populaire à s'emparer de nouveau de sa vie"... avec un taux de participation de 41,6% !

- Municipales : un record d'abstention au second tour - franceinfo.fr 30 juin 2020

Jamais, sous la Ve République, le second tour d'une élection municipale n'avait si peu mobilisé.

Quels que soient les scores des uns et les autres, tous les partis sont perdants sur un point : ils n'ont pas réussi à mobiliser les électeurs.

Mathieu Gallard, directeur d'études à Ipsos, rapporte : "On a interrogé des abstentionnistes pour connaître les raisons de leur choix, et on en retire que pour la majorité d'entre eux, 43%, ça reste la peur du covid qui explique leur refus."

"Ensuite on a aussi des raisons plus traditionnelles de l'abstention, par exemple le fait d'avoir le sentiment que ces élections ne vont rien changer à leur vie, ou le fait d'être insatisfait par les candidats dans leurs communes. Et puis dans un contexte de déconfinement, de crise économique qui pointe à l'horizon, on a aussi toute une partie des abstentionnistes qui nous ont dit qu'ils n'avaient pas la tête à ses élections", rajoute Mathieu Gallard. franceinfo.fr 30 juin 2020

Des électeurs fantômes. Hier à coup de sondages truqués, ils affirmaient que les maires étaient les élus préférés des électeurs.

- Elections municipales 2020 : voici les 100 communes où le maire a été élu par le plus faible taux d'inscrits sur les listes - franceinfo.fr 30 juin 2020

En raison d'une très forte abstention et de la dispersion des listes, les vainqueurs ont été désignés avec les voix de moins de 15% des électeurs à Lille, Dijon ou Aix-en-Provence. D'Amiens à Nîmes, de Brest à Metz, en passant par Clermont-Ferrand, aucun de ces nouveaux maires ne peut se vanter d'avoir le soutien de plus de 15% du corps électoral. A Mulhouse, c'est moins de 10%.

Marquée par une très forte abstention, cette élection a couronné de nombreux autres maires élus avec une infime base électorale.

Une abstention dépassant parfois 80%

Dans une grande majorité de ces 100 communes, le niveau d'abstention record enregistré à l'échelle nationale (58,4%) a été dépassé. Dans un tiers des villes, la barre des 70% d'abstention a même été franchie. Cela a été le cas à Tourcoing (74,6% d'abstention), si bien que le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, s'est retrouvé élu au premier tour avec les voix de 15,05% des électeurs seulement. Même situation dans le 7e secteur de Marseille, où l'abstention a presque atteint 74% au second tour. Le candidat LR David Galtier l'a emporté d'une courte tête face au maire RN sortant Stéphane Ravier, grâce au maigre appui de 11,86% des inscrits.

Derrière Mulhouse, la plus faible proportion d'inscrits ayant voté pour le vainqueur a été enregistrée à Vénissieux (9,9%), dans la métropole de Lyon. L'abstention y a été de 74,4%, ce qui alarme la maire PCF réélue. Troisième ville où le taux d'inscrits "victorieux" a été le plus faible, Vaulx-en-Velin (10,4%)

Plus anecdotique, à Eckbolsheim, Herserange, Illzach et Vétraz-Monthoux, une seule liste était en course : le match était plié d'avance, peu d'intérêt à aller voter, d'où une abstention supérieure à 80% et des maires élus à 100% par une petite minorité de leurs administrés.

LVOG - En cause : "Il faut retrouver le sens de l'engagement et de l'intérêt général que les gens avaient à l'époque de l'industrie et des syndicats." confie à franceinfo Michèle Picard, maire PCF de Vénissieux.

A Vaulx-en-Velin suffrages exprimés 24.08%, abstentionnistes 75.92%, auxquels il faut ajouter 1.35% de votes blancs, conclusion: le nouveau maire a été élu avec 2,2% ou 2,4% des voix des électeurs.

A Vénissieux la participation a été de 25.59%, la candidate du PCF a été élu avec 40.02 % des suffrages exprimés, soit 10,02%.

Commentaires d'internautes.

1- Législatives 2017 abstention second Tour 57,36% soit quasiment le même score et sans covid. Je ne me rappelle pas avoir lu que la majorité présidentielle au parlement avait bien peu se légitimité, au contraire c'est dans cette légitimité que se drape Macron depuis 3 ans...

2- Que ceux qui se lamentent d'une abstention élevée aillent une fois voir chez nos voisins helvètes souvent considérés comme modèles de démocrates. Ils seront surpris de constater qu'en Suisse le taux des abstentions dépasse souvent allègrement les 60%. Ponctuellement même des taux autour de 80% se présentent. Et en Suisse ils ont l'habitude de considérer que les citoyens ne se déplacent pas puisqu'ils font tout simplement confiance à leurs autorités…

3- Bien sûr, mais 60% ou plus s'en foutent et s'abstiennent. Et en plus, les citoyens suisses suivent presque toujours les recommandations du gouvernement. Ils ont ainsi, par exemple, rejetés massivement l'augmentation des congés payés de 5 à 6 semaines et l'introduction d'un salaire minimum.

La débâcle de LREM.

- Pour cette dernière, le calvaire de la campagne s'est achevé par une ultime humiliation: faute de voix suffisantes dans son XVIIe arrondissement, ni l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn ni son porte-parole Gapard Gantzer ni la ministre Marlène Schiappa ne siégeront au Conseil de Paris. Il n’y aura pas de place non plus Cédric Villani, candidat dissident. Symbole d'un fiasco général pour La République en marche. francetvinfo.fr et Le HuffPost 29 juin 2020

- "Les résultats ont été vraiment très mauvais au premier tour : aucun député La République en marche n'a fait plus de 20% au premier tour. Souvent, ils faisaient moins de 10%"

- A l'issue du premier tour, le mouvement d'Emmanuel Macron comptait ainsi seulement 268 conseillers municipaux élus, contre 3 539 pour Les Républicains et 1 810 pour le Parti socialiste, ou encore 1 072 pour le Parti communiste français, note Libération

- Sur 296 listes "investies ou soutenues" par le mouvement et présentes au second tour "dans les villes de plus de 9 000 habitants (hors arrondissements Paris-Lyon-Marseille)", moins de la moitié (125) sont "autonomes ou alliées avec le centre". Par ailleurs, 33 se sont alliées avec la gauche, et pas moins de 76 ont dû trouver des accords avec la droite pour avoir une chance de gagner. Faire alliance avec la droite était "faire très peu de cas du fait qu'une majorité d'électeurs LREM en 2017 venaient de la gauche", analyse Olivier Costa. francetvinfo.fr 29 juin 2020

Mélenchon au chevet des institutions antidémocratiques de la Ve République.

- Cette abstention a également été commentée par Jean-Luc Mélenchon, qui s'est inquiété "d'une grève civique" des Français, "d'une forme d'insurrection froide contre toutes les institutions du pays". "C'est donc un moment compliqué, dangereux, de la vie de la nation qui se présente devant nous", a-t-il estimé. BFMTV 29 juin 2020

LVOG - Inquiétude partagée par Macron :

- Emmanuel Macron a "marqué sa préoccupation pour le faible taux de participation aux élections municipales", qui n'est "pas une très bonne nouvelle", a fait savoir l'Élysée dans la soirée. BFMTV 29 juin 2020

Comment ils ont trompé les travailleurs pour qu'ils deviennent des acteurs de leur propre malheur.

Éric Coquerel, député LFI à franceinfo : "Notre volonté, c'était de continuer à essayer de faire en sorte que les gens reviennent en politique ou deviennent des animateurs politiques pour préparer la suite". franceinfo.fr 29 juin 2020

LVOG - Il ne s'agissait pas pour eux "de faire en sorte que les gens reviennent en politique" au sens où nous l'entendons, c'est-à-dire en toute indépendance du régime pour l'affronter, non, exactement le contraire, en y faisant allégeance en participant à cette farce électorale.

Un boycott qui était doublement légitime. Il y a ceux qui restent debout, et les autres qui se "plient", s'agenouillent ou se couchent.

- Masque sur le visage et gel hydroalcoolique à disposition : les électeurs qui ont fait le déplacement se sont une nouvelle fois pliés aux dispositifs sanitaires mis en place.

Les bureaux de vote devaient être organisés de manière à respecter la distanciation physique, c'est-à-dire avec un mètre de distance entre chaque personne. Le nombre de personnes simultanément présentes était également limité.

Une "dérogation à l'obligation d'estampiller la carte électorale après la signature de la liste d'émargement" a aussi été mise en place pour "éviter les contacts".

Avant d'aller voter, certains électeurs ont également glissé un stylo dans leur poche pour limiter les risques de contamination. Des bureaux de vote avaient de leur côté prévu des stocks... francetvinfo.fr 29 juin 2020




DEUXIEME PARTIE

Le même acharnement des eugénistes de Big Pharma. Pourquoi la population est-elle en si mauvaise santé ?

LVOG - Chloroquine, homéopathie, herboristerie, au tour (à nouveau) des compléments alimentaires. Vous devez être en mauvaise santé ou le rester, et tenez-le vous pour dit, il n'existe pas de traitement pour le Covid-19, vous risquez tous de mourir et personne n'y peut rien. Quand vous êtes malade, surtout ne vous posez pas de questions, bourrez-vous de médicaments, faites-vous opérer, ne regardez pas à la dépense, c'est comme la dette, elle est socialisée, c'est gratuit ou presque, en fait vous le paierez et vos cotisations sociales augmenteront toujours plus parce que les profits, les seuls réels profits à en attendre sont privatisés, mais cela on ne vous le dira pas ou on ne s'attardera pas dessus...

Une association de consommateurs dénonce une arnaque aux compléments alimentaires - capital.fr 27 juin 2020

La Confédération consommation logement et cadre de vie (CLCV) a attaqué en justice le site Nutrilife Shop. Ce dernier est accusé d’avoir joué sur la peur de l’épidémie pour écouler des compléments alimentaires.

Certains n’hésitent pas à utiliser les peurs pour vendre leur produit. Le site Nutrilife Shop est visé par une action en justice pour sa campagne commerciale pour des compléments alimentaires, révèle Le Parisien. capital.fr 27 juin 2020

Les compléments alimentaires, un succès qui laisse la science sceptique - capital.fr 28 mars 2018

Ces compléments sont jugés "utiles pour lutter contre une alimentation déséquilibrée (manque de magnésium, de calcium...)" par 67% des sondés, et presque autant (64%) les trouvent "utiles à certaines périodes de l'année pour éviter et limiter les petits maux (rhume, grippe, fatigue régulière...)". Plus de la moitié (52%) estiment que "consommer des compléments alimentaires permet de prévenir ou ralentir certains problèmes de santé".

L'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation (Anses) a alerté à de multiples reprises sur ces produits qui, contrairement aux médicaments, ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché.

"Par définition, un complément alimentaire ne peut avoir, ni revendiquer d'effets thérapeutiques", lit-on sur son site internet. Et le danger, selon elle, est de dépasser les "limites de sécurité" de prises de vitamines ou minéraux.

Plusieurs études scientifiques ont conclu, pour la grande majorité des compléments en vitamines ou minéraux, à l'absence d'intérêt prouvé.

"Il n'y a aucune base scientifique à tout ce que prétendent prévenir ou guérir ces produits", estime le pharmacologue Jean-Paul Giroud, de l'Académie de médecine.

"Raisonnons en termes de sous-populations. Le déficit en vitamine D est extrêmement fréquent chez les personnes âgées, et les gériatres en font prendre à raison." capital.fr 28 mars 2018

LVOG - Prétendre que "par définition, un complément alimentaire ne peut avoir, ni revendiquer d'effets thérapeutiques", c'est comme dire que les aliments qui renferment les mêmes molécules n'en auraient aucun.

"Ce sont globalement des conditions de vie, et non des caprices d’un microbe quelconque dont dépend la santé."

COVID-19 – Saurons-nous tirer toutes les conséquences de cette crise? par Pascal Perrier - Mondialisation.ca, 29 juin 2020

Nous traversons une période de folie collective. Espérons que nous parviendrons un jour à ce constat, les crises permettant parfois, même si ce n’est qu’a posteriori, des prises de conscience salutaires. Espérons même que la singularité de ce confinement forcé puisse d’ors et déjà favoriser l’émergence d’une réflexion individuelle sur cette crise que nous traversons. (Le problème de toute "réflexion individuelle". Tout d'abord, c'est d'arriver à discerner dans quelle direction elle est orientée, sinon elle demeurera inutile ou improductive ; ensuite, il faut déterminer la nature des différentes orientations qui se présentent à nous, sachant que toutes ne bénéficient pas de la même publicité ou couverture médiatique ou certaines sont quasiment inconnues ou ont été dévoyées au point de les rendre méconnaissables ; pour enfin, si on a réussi à passer avec succès l'épreuve précédente, choisir celle qui correspond réellement ou le mieux à nos aspirations, et là ce n'est pas gagné d'avance parce que ceux qui sont censés l'incarnés l'ont détournée de leur objectif initial. - LVOG)

Il y a peu, de nombreux mouvements sociaux tendaient ici et là à mettre en lumière différents aspects d’une autre crise, une crise sociétale profonde, appelant des réponses concrètes et urgentes. Du jour au lendemain, tout cela a été disqualifié, marginalisé, anéanti même au profit d’une « union sacrée » de tous les « Enfants de la patrie », d’une « guerre » totale contre un virus. (Ceci explique cela, sinon, à quoi bon ! - LVOG)

De part cet écrasement soudain des perspectives, qualifier cette période présente de folie collective peut être perçu par beaucoup comme une dangereuse dissidence. Mais le pire en la circonstance, comme en bien d’autres, serait d’y laisser s’anéantir notre esprit démocratique, en refusant par exemple d’examiner ce qui motive cette expression. (...)

L’épreuve des faits

Or, parmi ces fondements, l’un des plus importants se trouve être la biologie. Parmi les sciences de la nature auxquelles nous devons des conquêtes si remarquables, c’est l’évolution des idées dans ce domaine, particulièrement au tournant des XIXème et XXème siècles, qui a ouvert la voie aux conceptions qui déterminent encore de nos jours cette agriculture dite conventionnelle dont le modèle s’est imposé. Ce qui peut-être, quitte à surprendre, montrera le mieux en quoi a consisté cette évolution des idées se dégagera de l’examen du principe de la vaccination. Citons à cet effet deux sources d’information :

a – Une étude menée en 2017, et publiée par des chercheurs du Département d’épidémiologie et de biostatistiques de l’université de Jackson (USA), portant sur des enfants vaccinés et non vaccinés, montre que les premiers sont très sensiblement plus sujets aux maladies que les seconds (1). Ces résultats sont d’ailleurs corroborés par d’autres études semblables aux USA (2).

b – En 2009 la mathématicienne Angelica Kögel-Schanz parvenait déjà, de façon très nette, à la même conclusion en analysant les données brutes (plus de 26 millions d’informations au total) d’une grande étude – appelée KIGGS – sur la santé physique et mentale de 17641 enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans, réalisée de mai 2003 à mai 2006 par la plus haute instance de santé allemande, l’Institut Robert Koch (3). Nombre d’études similaires confirment d’ailleurs ce constat, menées en Autriche, en Guinée-Bissau, en Nouvelle-Zélande, en Hollande ou en Angleterre, parfois depuis le début des années 90 (4).

Pourquoi ces informations, parfaitement vérifiables et d’une importance capitale, n’ont eu aucun effet sur les responsables des institutions de santé publique (pas plus d’ailleurs que sur le corps médical dans son ensemble) ? Comment est-il possible qu’aucun des 200 articles scientifiques publiés à la suite de l’étude KIGGS n’ait relevé cette relation, pourtant on ne peut plus visible, entre le statut vaccinal et la santé ? (5)

Comment en vient-on à une telle situation, à une posture aussi anti-scientifique de la part de scientifiques ? Cela ne peut s’expliquer à première vue que pour deux motifs : 1 – lorsqu’on a affaire à une idéologie ; 2 – lorsque des intérêts financiers importants sont en jeu – la seconde restant assujettie à la première, mais ces deux propositions étant évidemment cumulables (6).

L’épreuve des faits

Or, parmi ces fondements, l’un des plus importants se trouve être la biologie. Parmi les sciences de la nature auxquelles nous devons des conquêtes si remarquables, c’est l’évolution des idées dans ce domaine, particulièrement au tournant des XIXème et XXème siècles, qui a ouvert la voie aux conceptions qui déterminent encore de nos jours cette agriculture dite conventionnelle dont le modèle s’est imposé. Ce qui peut-être, quitte à surprendre, montrera le mieux en quoi a consisté cette évolution des idées se dégagera de l’examen du principe de la vaccination. Citons à cet effet deux sources d’information :

a – Une étude menée en 2017, et publiée par des chercheurs du Département d’épidémiologie et de biostatistiques de l’université de Jackson (USA), portant sur des enfants vaccinés et non vaccinés, montre que les premiers sont très sensiblement plus sujets aux maladies que les seconds (1). Ces résultats sont d’ailleurs corroborés par d’autres études semblables aux USA (2).

b – En 2009 la mathématicienne Angelica Kögel-Schanz parvenait déjà, de façon très nette, à la même conclusion en analysant les données brutes (plus de 26 millions d’informations au total) d’une grande étude – appelée KIGGS – sur la santé physique et mentale de 17641 enfants et adolescents âgés de 0 à 17 ans, réalisée de mai 2003 à mai 2006 par la plus haute instance de santé allemande, l’Institut Robert Koch (3). Nombre d’études similaires confirment d’ailleurs ce constat, menées en Autriche, en Guinée-Bissau, en Nouvelle-Zélande, en Hollande ou en Angleterre, parfois depuis le début des années 90 (4).

Pourquoi ces informations, parfaitement vérifiables et d’une importance capitale, n’ont eu aucun effet sur les responsables des institutions de santé publique (pas plus d’ailleurs que sur le corps médical dans son ensemble) ? Comment est-il possible qu’aucun des 200 articles scientifiques publiés à la suite de l’étude KIGGS n’ait relevé cette relation, pourtant on ne peut plus visible, entre le statut vaccinal et la santé ? (5)

Comment en vient-on à une telle situation, à une posture aussi anti-scientifique de la part de scientifiques ? Cela ne peut s’expliquer à première vue que pour deux motifs : 1 – lorsqu’on a affaire à une idéologie ; 2 – lorsque des intérêts financiers importants sont en jeu – la seconde restant assujettie à la première, mais ces deux propositions étant évidemment cumulables (6).

Or, qu’est-ce qu’une idéologie : c’est un ensemble d’idées, relativement cohérent, proposant dans un but pratique une certaine interprétation de la réalité. Depuis Aristote, la raison, la pensée rationnelle, qui prend appui sur la logique, s’est imposée comme l’outil indispensable à la construction de tout système d’interprétation – l’erreur fondamentale pour l’auteur d’un système quelconque étant de perdre de vue qu’il n’est justement que le fruit d’une certaine interprétation ; qu’à nous autres humains tributaires de nos organes sensoriels, la réalité n’est jamais directement accessible. D’où l’utilité de l’épistémologie, cette partie de la philosophie « qui a pour objet l’étude critique des postulats, conclusions et méthodes d’une science particulière, considérée du point de vue de son évolution, (…). » (CNRTL) (C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le marxisme n'est pas une "construction" ou un "système d’interprétation", mais une description scientifique des rapports dialectiques de cause à effet qui caractérisent le mouvement de la matière toutes manifestations confondues incluant les idées qui sont issues du cerveau des hommes... - LVOG)

De ce qui précède, nous devrions nous accorder à dire que tout scientifique honnête (au moins intellectuellement) doit se doubler d’un épistémologue, afin de veiller à mettre en question son idéologie partout où celle-ci viendrait d’expérience en contradiction avec la réalité. Fondement du principe de la vaccination, l’idée que toute maladie infectieuse a pour seule et unique cause un antigène de nature microbienne venu du milieu extérieur a été très tôt combattue, y compris par des médecins qui l’avaient au départ adoptée et loyalement appliquée. Une abondante littérature sérieusement documentée en témoigne (7). Mais on n’en a pas davantage tenu compte que de l’évidence de ces statistiques précitées, pourtant parfaitement fiables. Rien donc d’étonnant, selon ce parti pris, à ce qu’on trouve naturel de réserver aux vaccins un statut spécial en matière d’Autorisation de Mise sur le Marché (en effet, contrairement à tout autre substance, on ne compare pas les vaccins à des placebos réels, et aucune étude n’est faite des effets secondaires à long terme).

C’est à ces traits remarquables qu’on voit qu’une idéologie a muté en un dogme. Et c’est un fait d’autant plus dommageable qu’elle est à l’origine et à la base de cette branche de la médecine (qui en comprend de nombreuses) devenue médecine officielle de l’Etat et de la nation, et source exclusive de l’enseignement hospitalo-universitaire.

Passer de l’idéologie au dogme est une démarche qui relève de la psychologie, pour ne pas dire de la psychopathologie, mais qui se révèle d’autant plus aisée que la biologie moderne a été élevée, en tout arbitraire, au rang de science exacte – ce qui, pris au mot, revient à décréter ses valeurs comme universelles, et par là-même indiscutables.

C’est lorsque, quittant les chemins de la raison ordinaire, nous succombons à notre besoin proprement humain de trouver des réponses à nos éternelles questions sur le monde, à notre rêve de posséder un jour la clé des réponses à tout, que nous versons dans le théorisme, dans ce travers qui nous fait adopter une théorie, une idéologie comme définitive, allant par là-même, en l’occurrence, jusqu’à rompre avec les principes fondamentaux de la démarche scientifique telle que définie par la communauté scientifique internationale. (Un marxisme n'adopte pas aveuglément une théorie, il met en pratique une théorie et vérifie en permanence sa validité au contact de la réalité, si elle ne concorde pas avec la réalité, il adapte sa théorie à la réalité et non l'inverse. - LVOG)

Ce serait évidemment un moindre mal si cette idéologie incohérente avait été circonscrite à un domaine quelconque en marge de la vie sociale. Mais elle s’est imposée au contraire comme un paradigme en matière de santé publique et de santé tout court, placées d’office entre les mains d’experts, et adoptée en bloc par la grande majorité de la population éduquée au respect de l’autorité scientifique. (C'est bien la quasi totalité de la médecine qui est aujourd'hui gangrenée par l'idéologie néolibérale. - LVOG)

Pourtant, il ne s’agit pas de juger de la valeur d’une idéologie d’après des connaissances – qu’il faudrait d’abord s’approprier – il s’agit de juger d’après les faits. Et c’est même indispensable pour chaque adulte responsable lorsque ces faits impactent une société tout entière. Le principe de la vaccination pris pour modèle ici, suit une logique séduisante, établit une relation antigène-anticorps fort intéressante, mais le fait est là : dans la réalité, il ne marche pas.

Comme on l’a vu, des voix se sont toujours élevées pour alerter de la dangerosité de cet égarement contagieux de la science, mais on ne les entend pas (8). Ainsi, cette profonde vérité exprimée par Albert Einstein que «toute notre science, mesurée par rapport à la réalité, est primitive et enfantine», n’est absolument pas prise au sérieux. Mais le mal est tel qu’au mieux, en accordant quelque crédit à ces avertissements, on peut toujours continuer à se bercer de l’idée que notre matérialisme foncier laisse encore un peu de place à la rêverie, que nous n’avons pas tué toute spiritualité. Car dans la pratique, au contraire, nous sommes tellement attachés à cette illusion de maîtriser les faits que nous en étouffons la complexité dès qu’elle nous apparaît. (Si toute idéologie se rattache aux faits, ce qui les distingue en dernière analyse, ce sont les faits ou facteurs qu'elle privilégie sur les autres, pour l'idéologie capitaliste, le profit, l'hégémonie de classe, le règne de l'exploitation, pour l'idéologie socialiste, la satisfaction des besoins sociaux et des aspirations démocratiques de l'ensemble des citoyens, la justice de classe, l'émancipation de l'exploitation. - LVOG)

Le résultat en effet, c’est que nous sommes incapables de voir que c’est cette irrationalité même qui nous gouverne, que c’est actuellement à la panique que nous obéissons et non à un reste de raison. La dangerosité de cette conception irréelle ne peut donc, de part l’amateurisme qui lui est inhérent, qu’amener des maux pires que le mal qu’elle déclare combattre. Le confinement de masse est aux antipodes de ce qu’il faut faire ; le climat de terreur répandu sur la population, largement entretenu et amplifié par les médias, ne peut que faire basculer dans la maladie quantité de personnes faibles et aisément impressionnables. Mais aussi absurdes que soient les mesures qu’on aura imposées, communes d’ailleurs en bien des points avec l’élevage industriel, on clamera en haut lieu qu’elles ont démontré leur efficacité, et on s’apprêtera à les reproduire.

Avant même d’être une question médicale, une épidémie est une question sociale

On peut lire actuellement sur le site de l’Institut Pasteur : « Une épidémie de pneumonies d’allure virale d’étiologie inconnue a émergé dans la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine) en décembre 2019 . » L’Institut nous dit bien : « d’étiologie inconnue », (autrement dit : « dont on ne connaît pas la cause ») mais curieusement, il n’y voit aucune contre-indication à désigner un peu plus loin le covid-19 comme « l’agent responsable de cette nouvelle maladie infectieuse respiratoire ». Etonnante faculté que celle qui ignore même la logique élémentaire lorsqu’il s’agit de faire entrer les faits dans la théorie ; qui permet d’écarter, au profit de son « agent responsable » microscopique tout « agent responsable » macroscopique que peuvent suggérer les faits.

Car pour ce qui est des faits, quiconque veut se documenter un peu sur cette mégapole qu’est Wuhan y découvrira des conditions de vie généralement incompatibles avec la conservation de la santé – notamment le cocktail toxique de sa pollution atmosphérique quasi permanente, facteur commun à des dizaines de villes chinoises caractérisées par une vitesse de développement industriel et urbanistique sans précédent.

Les autorités de santé publique nous le disent (sans rire) : 80 % des personnes « infectées » par ce coronavirus sont asymptomatiques – c’est à dire qu’elles ne présentent aucun symptôme, qu’elles ne s’éprouvent pas elles-mêmes malades. S’il y a une chose qu’on mesure clairement dans ce nombre, c’est le degré d’infantilisation de la population qui s’en remet docilement au « sachant » pour ce qui est de savoir si elle est malade ou pas. Le concept même de maladie, que ce critère illustre, peut ainsi se maintenir, aussi délirant soit-il, sans provoquer aucune réaction. Car si l’on tenait absolument à faire figurer ce virus dans ses observations, il faudrait dire plutôt, en toute logique : « La présence de ce virus est généralement un signe de bonne santé. » Une affirmation aussi irrecevable aujourd’hui que parfaitement juste. Une grippe n’est jamais autre chose qu’une « simple grippe » pour toute personne dotée au départ d’un état général satisfaisant. Aucun médecin sensé n’ira contre cette affirmation. C’est à la fois au regard et grâce à cette idéologie que cette épidémie – qu’elle s’abstient de comparer avec les précédentes – est particulière et particulièrement dangereuse. Toute autre approche médicale (parmi une grande richesse « alternative »(9)) est implicitement exclue du débat, réduit au choix binaire chloroquine ou vaccin.

Ainsi doit-on, de ce point de vue épidémiologique, si l’on ne veut pas déroger à la théorie, rester aveugle par principe à cette observation macroscopique que le choléra et la dysenterie suivent avec constance toutes les guerres (tout comme les pestes au Moyen-âge) ; écarter de l’étiologie au profit d’un microbe, la dénutrition, le défaut de structures sanitaires et d’hygiène, les traumatismes physiques et psychologiques, etc, qui sont de toute évidence les causes premières de ces maladies.

C’est grâce à un semblable processus mental, déconnecté de la réalité, que la raison d’être des épidémies de tuberculose a été au départ, puis définitivement, attribuée à un bacille plutôt qu’à ces phénomènes de société que sont la malnutrition, le logement insalubre, la promiscuité, l’épuisement au travail (en gros à l’extrême misère des populations déracinées, rejetées de leurs campagnes par les effets de la révolution industrielle). Sans aucune prétention d’exhaustivité, ne serait-il pas au moins utile de rapprocher l’importance de la pandémie de grippe espagnole de 1918 de la faiblesse, voire du délabrement physique et moral des populations concernées, après quatre années de guerre ? ; de relier l’accélération des transformations sociétales et écologiques, ainsi que la globalisation de l’économie avec la multiplication par dix des épidémies depuis les années quarante ?; de relier les taux de morbidité et de mortalité des populations d’origines africaine et hispanique (les plus touchées aux USA par la pauvreté et la malnutrition) de ceux nettement plus faibles de la population blanche ? ; de relier le record épidémique actuel de l’Italie du nord avec son record européen de pollution, comme on le voit nettement sur les cartes comparatives du site de l’Agence spatiale européenne, etc.

Rien de nouveau sous le soleil

Rien, au départ, ne fait de cette épidémie une spécificité parmi les grippes saisonnières, sinon au moins l’état chronique de dénuement de l’hôpital public soumis à l’accumulation de réformes libérales, la folie anxiogène et contagieuse des experts et des grands médias, et la radicalité et la forme autocratique de son traitement. Sous une avalanche quotidienne de chiffres, aucun élément de comparaison n’est apporté. – On a décompté en France 9 900 morts dans la période 2017-2018, et plus de 14 000 dans la précédente, attribuables à ces grippes ; un dénombrement qu’il faudrait encore nuancer du fait que, comme à présent, rares étaient les cas présentant une unique pathologie. Est-il devenu soudain inadmissible que des gens meurent – de la grippe ou d’autre chose ? Pourquoi n’avons-nous pas eu chaque année une crise planétaire d’une ampleur au moins aussi grande que celle-ci ?

Nous savons fort bien, au fond, que ce sont globalement des conditions de vie, et non des caprices d’un microbe quelconque dont dépend la santé. Si l’on suit bien la théorie officielle, nous avons là une partie du monde subvisuel, qui, contrairement à tout autre, n’obéit à aucune loi ; d’où provient un mal susceptible de frapper au hasard n’importe qui n’importe quand, qu’il soit jeune ou vieux, bien-portant ou malade ; un mal déresponsabilisant, tout extérieur, dans lequel nous ne serions pour rien. La peur de tout, de ce qu’on respire, de ce qu’on touche, de son voisin, de ses proches, l’oppression qui en résulte, le repliement et la perte de confiance en soi sont tous en eux-mêmes délétères. Quelles forces de vie et de guérison peut-il rester à ces vieux qu’on a privé de la présence de leurs proches, qui se voient, dans des hôpitaux débordés, manipulés avec des gants par des êtres revêtus de combinaisons, aux expressions effacées par des masques, et qui les regardent comme des pestiférés ? (Sachant que généralement chacun s'arrange avec sa conscience, si la confiance en soi a été une de leurs cibles, en la déstabilisant ils peuvent avoir contribué à remettre en cause bien des idées reçues adoptées par la population qui étaient opposées à ses intérêts... - LVOG)

Nous avons là tous les symptômes d’une maladie qui a pour nom phobie microbienne, et si nous ne voyons pas le ridicule de cette contagion irrationnelle, c’est bien la preuve que nous y avons perdu la raison. Car l’idéologie dont nous parlons a imbibé si profondément les esprits dans la population qu’elle en a expurgé jusqu’au simple bon sens – Le respect, voire la vénération hypnotique qu’on voue à ce prêt-à-penser tenant essentiellement au caractère scientifique dont il s’est auréolé, et qui lui confère, dans la personne de l’expert, l’autorité suprême. L’affaire de la chloroquine en témoigne où cette autorité va jusqu’à bafouer l’indépendance professionnelle du « simple » médecin, en faisant fi du Code de déontologie qui la protège.

A la réduction de la diversité d’un environnement, c’est à dire au confinement, correspond la réduction du potentiel de réaction des organismes qui y vivent – ce potentiel de réaction reposant sur ce qu’on nomme aujourd’hui le système immunitaire et autrefois les forces d’adaptation et de guérison, c’est à dire la capacité d’un organisme à maintenir son intégrité. – C’est d’abord dans des conditions de confinement similaires, mais tout aussi débilitantes, issues de calculs productivistes, qu’il faut chercher les causes réelles des grippes aviaires et porcines.

La réduction globale de la diversité est de toutes les manières un caractère majeur du système capitaliste libéral. La mainmise des grands bénéficiaires de ce dernier sur l’Etat leur ont permis, dès après la Révolution, de rendre l’organisation de la société conforme à leurs intérêts, et d’anéantir autant que possible l’alternative, la respiration sociale, quitte à rendre le monde malade. (Irrespirable ! - LVOG)

Cette réduction, cet appauvrissement, dangereux à tous points de vues, touchent physiquement autant que moralement les populations prises dans ce système globalisé. Et c’est bien d’abord ce facteur commun, et non le virus en soi (un symptôme biologique parmi d’autres), qui crée les conditions même de ce type de pandémie – ce que cette pseudo-science est dans l’incapacité intellectuelle de voir. Celle-ci ne sachant que brandir l’espoir de son prochain remède-miracle vaccinal, quand nous avons besoin planétairement d’un remède contre la pauvreté, de lutter non contre l’invisible mais contre de tangibles forces antidémocratiques. Le drame est là. Et il faut s’attendre malheureusement à d’autres crises semblables ou pires. (Le seul "remède contre la pauvreté" doit consister à en extraire la racine, les inégalités sociales qui servent de fondement au capitalisme, au système économique de l'exploitation de l'homme par l'homme, à la société divisée en classes, etc. bref, le socialisme. - LVOG)

Une crise de démocraties malades

Le mouvement de panique qui s’est visiblement emparé de l’Etat chinois (face sans doute à une très réelle catastrophe environnementale et sanitaire) reste typique de cette idéologie politico-scientifique qu’il partage assez largement avec l’occident. Rien d’étonnant donc dans le suivisme mimétique de nos nations respectives, en pleine émulation d’empilage de barricades sanitaires. Car cette crise est surtout bel et bien une crise de démocraties malades. A quelques rares exceptions près, proches de nous (dont l’Allemagne, la Suède ou l’Islande, restées plus modérées), un régime franchement autoritaire, liberticide, soutenu avec enthousiasme par les médias dominants, a remplacé et balayé d’un coup jusqu’aux fondements de nos constitutions : et tout ce qu’on trouve à lui reprocher, éventuellement, c’est de n’en faire pas assez (comme d’arroser rues et passants de détergent ?)

Tout régime totalitaire, établi ou s’employant à le devenir, rêve de l’adhésion du peuple qu’il domine à son idéologie. Cette science d’Etat offre en la matière un sésame irremplaçable. Macron l’a très bien vu, qui s’est posé, dès le début de son fameux discours guerrier, comme le messager de cette pseudo-science, s’appuyant dessus pour affermir l’idéologie sous-jacente qu’il sert en réactualisant le lexique de Sarkozy de 2008. C’est l’occasion inespérée de tester « in vivo » le degré de soumission d’une population à l’autorité de l’Etat, et spécialement de son chef, auto-promu chef suprême d’une union sacrée contre l’envahisseur microscopique, doté des pleins pouvoirs pour décréter ses mesures, dont le bien fondé sera à jamais invérifiable (puisque l’épidémie cessera de toutes façons), mais qui, en démolissant l’économie réelle, suscitera insécurité, individualisme, docilité et résignation dans la population ; augmentera automatiquement la dette et justifiera mesures d’austérité accrues, surveillance étatique et politique antisociale chères aux marchés et aux banques.

Ce sont des gens tels que ceux-ci, qui n’y comprennent rien, à qui revient sans partage la direction des opérations. (Détrompez-vous, ils ne comprennent peut-être pas tout ce que leurs parrains attendent d'eux, mais ils ont parfaitement conscience des conséquences qui en découlent. Généralement, les intellectuels qui dressent ce constat ne sont pas encore convaincus de la nécessité de les affronter, ils s'accrochent encore ou désespérément au capitalisme et ses institution, on va le vérifier un peu plus loin. - LVOG) Après les avoir regardés, sans trop réagir, démolir méthodiquement, pendant des dizaines d’années, services publics et acquis sociaux, nous leur conservons encore assez de crédit pour décider du bien et du mal en matière de santé, dicter à chacun d’entre nous son comportement, hors duquel il tombe sous le coup d’une « mise en danger de la vie d’autrui ». Mais cette aberration n’apparaît ni aux grands médias ni à la population : l’indignation exprimée par les syndicats d’avocats et de la magistrature face à l’atteinte récente aux libertés publiques par le Conseil d’Etat, décrétant ses mesures d’exception pour la justice, n’y a aucun écho. De plus en plus loin de l’état de droit, où l’Etat est soumis au droit et en particulier aux droits fondamentaux de l’homme, c’est ici l’Etat qui fait sa loi, semant hier comme demain le chaos et la confusion. (Voilà une "aberration" dont on se serait bien passé ! - LVOG)

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux », disait Benjamin Franklin.

L’idéal, pour les premiers bénéficiaires de nos régimes libéraux, pour qui les frontières, pas plus que la notion de nation, n’ont de valeur ; pour tous ces gens détenteurs du pouvoir réel, économique et financier, c’est de légitimer dans ces deux domaines leur idéologie commune d’après ce modèle qui a si bien fait ses preuves en façonnant « scientifiquement » médecine et agriculture modernes.

Car dès lors qu’on parvient à faire admettre des principes comme scientifiques, ils deviennent automatiquement incontestables. C’est pourquoi, au travers de ses cercles, (Fondation Saint-Simon, Terra Nova, Fondation Concorde, l’Institut Montaigne, l’iFrap et autres Fondation Jean Jaurès, La Fondapol, le groupe Les Gracques, France Stratégie, etc), l’idéologie libérale française se démène, comme ailleurs, à hisser au rang de sciences la finance et l’économie. Le projet prend forme ; L’augmentation croissante des normes et des exigences de standardisation, qui rendent peu à peu compatibles avec le modèle néo-libéral tous les secteurs de la vie sociale, s’appuie ainsi sur une rationalité technico-scientifique qui donne à ce processus une valeur objective. On peut imaginer qu’à défaut d’une volonté forte d’arracher l’humain à ces paradigmes mécanistes, c’est à une technocratie qu’auront bientôt fait place tous nos parlementarismes (10). (Eh bien débarrassons-nous du parlementarisme, assumons pleinement notre indépendance et avançons sur la voie du socialisme ! - LVOG)

La population alors, de même qu’elle obéit actuellement, aveuglément à ce que lui impose son gouvernement sur la caution du comité d’experts désignés à sa discrétion, obéira de même à ce qui lui sera dicté par les lois d’une science économique auto-proclamée. Abreuvé par les rabâchages des « fondés de pouvoir médiatique de l’oligarchie », elle nagera alors dans cet abrutissement bienheureux de la soumission volontaire des moutons de Georges Orwell.

Les obstacles à ce genre d’ambition sont peu nombreux : si l’intelligence consiste à élargir sans cesse sa connaissance, exercer son jugement propre et maintenir sans prévention sa disposition à le réviser, il faut bien admettre qu’elle ne peut être l’apanage d’aucun milieu. Elle ne peut naître que du désir individuel et sincère d’indépendance, de liberté. A peu près rien, dans nos sociétés ne nous y invite, et dans les grandes écoles moins qu’ailleurs. D’où vient que la fracture qu’on voit entre gauche et droite, techniciens et gens de lettres, universitaires et ouvriers, se comble aussitôt qu’il est question de science, où règne soudain le consensus ? (Cette "fracture" n'était-elle pas en grande partie factice, une imposture ? - LVOG)

On ne peut malheureusement pas compter qu’une science telle que celle-ci, installée depuis deux siècles comme science d’Etat, se réforme d’elle-même. Comme on peut le voir en s’informant un peu, le rejet de la critique qu’on y pratique est permanent et systématique. C’est à chacun des citoyens que nous sommes qu’il revient d’interroger sans prévention les sources de ses connaissances, de cesser de se confier aveuglément dans l’autorité, de voir enfin les conséquences réelles de cette idéologie étriquée et d’oeuvrer à son abolition, car cette idéologie tend à étouffer tout autre forme d’expression de la société. Cela ne sera envisageable que si nous sortons nos intellects de cette ornière évoquée par Einstein, qui consiste à tenter de résoudre « un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré ». (Vous ne pouvez pas abolir une idéologie sans abolir au préalable les rapports sociaux sur lesquels elle repose ou qu'elle incarne. - LVOG)

C’est pourquoi la question fondamentale qui se pose aujourd’hui n’est pas d’ordre sanitaire mais intellectuel et politique. (Social avant tout, puisque tout en découle dans la société. - LVOG) Intellectuel dans le sens où il ne peut y avoir de liberté sans une information pluraliste, une connaissance librement accessible et la possibilité d’un jugement autonome de l’individu – pas plus qu’il ne peut y avoir de justice sans l’indépendance et l’impartialité du juge ; Politique dans le sens où c’est notre Constitution même qui doit être interrogée : si le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, repris dans celle du 4 octobre 1958 en vigueur actuellement, est bien celui d’une démocratie, il n’a plus aujourd’hui qu’une valeur théorique. Car dans la pratique ce préambule n’a pas empêché une oligarchie de s’imposer. Dès lors, (r)établir dans les faits les conditions d’une démocratie revient en particulier à délimiter strictement le rôle de l’Etat ; Quelles sont les prérogatives qui doivent être attachées à cette institution, quels sont les pouvoirs de décisions qui doivent lui être retirés et remis entre les mains de l’ensemble des citoyens (11). Ce sont actuellement les droits des classes bourgeoises que défend l’Etat, quand sa mission première, dans une démocratie, serait d’être le garant des seuls Droits de l’hommes, de veiller à ce qu’aucune loi, dans tous les secteurs de la société, et donc y compris dans l’économie, ne viennent en contradiction avec ceux-ci. (En réalité, la démocratie est une fiction, qui n'a existé depuis 1789 que dans la tête de tous ceux qui ont cautionné l'ordre établi, puisque les masses exploitées n'ont jamais réellement détenu ou exercé le pouvoir politique, qui leur a été confisqué par les classes dominantes avec le concours des classes moyennes auxquelles doit appartenir l'auteur de cet article. - LVOG) Mondialisation.ca, 29 juin 2020

Notes :

1 – https://www.oatext.com/pdf/JTS-3-186.pdf – https://oatext.com/pdf/JTS-3-187.pdf

2.a – https://www.youtube.com/watch?v=Bjvjf4MnFqc&feature=youtu.be

Une évaluation des données de la clinique pédiatrique du Dr Paul Thomas, pédiatre étasunien a été réalisée en 2019 par un chercheur indépendant sur les 3345 patients suivis par le Dr Thomas depuis leur naissance. Ce dernier a demandé qu’on évalue ses données puisqu’il dit avoir constaté dans sa pratique que les vaccins sont une cause potentielle du trouble du spectre de l’autisme, et qu’on lui demande toujours de le prouver. Cela s’avère difficile en l’absence d’études adéquates sur le sujet.

Les cas d’autisme sur ses 3345 patients sont répartis de la manière suivante :

vaccinés selon le calendrier régulier du CDC : 1 sur 45
vaccinés selon le calendrier alternatif : 1 sur 440
non vaccinés : 1 sur 715

2.b – Lettre ouverte de Tetyana Obukhanych, docteure en immunologie, aux législateurs étasuniens concernant les fausses idées reçues sur la vaccination. La lettre a été écrite en 2015. https://healthimpactnews.com/wp-content/uploads/sites/2/2017/11/H.98_Dr.-Tetyana-Obukhanych_Written- Comments_4-22-2015.pdf

3 – http://s175833897.onlinehome.fr/wp-content/uploads/2017/04/courrier_alis_75-27-35.pdf

4.a – http://whale.to/v/state_of_health_of_unvaccinated.html

4.b – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5360569/

4.c – https://www.thelancet.com/journals/ebiom/article/PIIS2352-3964(17)30046-4/fulltext

4.d – https://vaccinesafetycouncilminnesota.org/new-study-vaccinated-children-have-2-to-5-times-more-diseases-and- disorders-than-unvaccinated-children/

4.e – https://www.bmj.com/content/322/7282/360.full

4.f – https://www.jp-petit.org/nouv_f/pandemie/absence_de_pharmacovigilance.pdf

4.g – https://wavesnz.org.nz/wp-content/uploads/2015/02/The-1992-IAS-NZ-Survey-of-Vaccinated-vs.-Unvaccinated- Children.pdf

5 – On peut noter en revanche la réaction de l’Institut Koch qui a annoncé, après avoir attaqué violemment et publiquement Angelica Kögel (mais sans fournir la preuve de ses allégations), la publication d’une interprétation contradictoire l’année suivante (que l’intéressée attend encore).

6 – https://documentcloud.adobe.com/link/track/?pageNum=1&uri=urn%3Aaaid%3Ascds%3AUS%3A3f860c44-c780- 40c1-b11f-1e92ce6bd6a2

7 – Notamment : Les vaccinations en question, collectif, Editions Frison-Roche, 2003 – Vaccinations, les vérités indésirables, Pr Michel Georget, Editions Dangles, 2011- L’intoxication vaccinale, Fernand Delarue, esssayiste, Edition du Seuil, 1977 – La Faillite du B.C.G, Dr Marcel Ferru, autoédition 1977, – Réimpression Témoignages d’hier et d’aujourd’hui, 1995 – Vaccins, abus de conscience, Dr Alain Perrier, Marco Pietteur Editeur, 2011.

8 – Ainsi de la déclaration récente du Dr Sucharit Bhakdi, spécialiste allemand en microbiologie.« Les mesures anti- COVID19 du gouvernement sont grotesques, absurdes et très dangereuses […] L’espérance de vie de millions de personnes est réduite. L’effroyable impact sur l’économie mondiale menace l’existence d’innombrables personnes. Les conséquences sur les soins médicaux sont profondes. Déjà, les services aux patients dans le besoin sont réduits, les opérations annulées, les cabinets vides, le personnel hospitalier réduit. Tout cela aura un impact profond sur l’ensemble de notre société. Toutes ces mesures conduisent à l’autodestruction et au suicide collectif basé sur rien d’autre qu’un fantôme. » https://strategika.fr/2020/03/30/douze-experts-sinterrogent-sur-la-panique-autour-du- coronavirus-strategika/

9 – Cette médecine dite « conventionnelle », issue de cette idéologie dont nous parlons, a pour nom allopathie, ce qui signifie « autre médecine ». Par la désignation de celles qui l’ont précédée sous le vocable de « médecines alternatives » (« alter », autre), un renversement révélateur s’est donc opéré.

10 – https://www.cairn.info/revue-connexions-2010-2-page-49.htm

11 – Comme par exemple, pour sa valeur de symbole, la classification d’archives nationales.

http://www.afrase.org/2020/03/04/des-archives-des-guerres-coloniales-ont-ete-recemment-declarees-classifiees-et-sont- actuellement-rendues-inaccessibles-aux-chercheurs-dans-les-archives-publiques/

– mais avant tout les décisions de réformer le code du travail, le régime de Sécurité sociale ou celui des retraites, d’orienter l’économie ou de décider des programmes scolaires (l’Etat n’ayant aucun droit à s’ériger en dépositaire d’une culture nationale), ou de la privatisation pure et simple de l’Education nationale.




TROISIEME PARTIE

Black Lives Matter et Antifa : Qui financent, qui tirent les ficelles ?

Les États-Unis ont leur propre révolution de couleurs par F. William Engdahl - Mondialisation.ca, 28 juin 2020

Depuis les années 1980, la révolution de couleurs est le terme utilisé pour décrire une série d’opérations de changement de régime remarquablement efficaces menées par la CIA en utilisant des techniques développées par la RAND Corporation, les ONG « démocratie » et d’autres groupes . Elles ont été utilisées sous une forme rudimentaire pour faire tomber le régime communiste polonais à la fin des années 1980. Ces techniques ont ensuite été affinées et utilisées, avec de généreux pots-de-vin, pour renverser le régime de Gorbatchev en Union soviétique. Pour tous ceux qui ont étudié ces modèles de près, il est clair que les protestations contre les violences policières menées par des organisations amorphes portant des noms tels que Black Lives Matter ou Antifa sont plus que de simples mouvements de contestation spontanés. Des centaines de milliers de jeunes Étasuniens sont utilisés comme un boulet pour renverser non seulement un président étasunien, mais aussi, ce faisant, les structures mêmes de l’ordre constitutionnel étasunien.

Si nous prenons du recul par rapport aux vidéos montrant un policier blanc de Minneapolis enfonçant son genou sur le cou d’un homme noir, George Floyd, et si l’on regarde ce qui s’est passé dans tout le pays depuis lors, il est clair que certaines organisations ou certains groupes étaient bien préparés pour exploiter cet horrible événement pour leur propre finalités.

Les manifestations qui ont eu lieu depuis le 25 mai ont souvent commencé de manière pacifique pour être ensuite reprises par des individus violents bien entraînés. Deux organisations sont apparues régulièrement en relation avec les manifestations violentes : Black Lives Matter et Antifa (États-Unis). Les vidéos montrent des manifestants bien équipés, vêtus de noir et masqués (pas pour le coronavirus, bien sûr), vandalisant des voitures de police, brûlant des postes de police, brisant des vitrines de magasins avec des tuyaux ou des battes de baseball. L’utilisation de Twitter et d’autres médias sociaux pour coordonner les délits de fuite des foules de manifestants est évidente.

Ce qui s’est passé depuis l’événement déclencheur de Minneapolis a été comparé à la vague d’émeutes de protestation dans les ghettos noirs en 1968. J’ai vécu ces événements en 1968 et ce qui se passe aujourd’hui est bien différent. On le compare davantage à la révolutionne couleurs yougoslave qui a renversé Milosevic en 2000.

Gene Sharp : Modèle pour le renversement du régime

En 2000, le Département d’État étasunien, aidé par sa Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy – NED) et par certains agents de la CIA, a commencé à former secrètement un groupe d’étudiants universitaires de Belgrade dirigé par un groupe d’étudiants qui s’appelait Otpor ! (Résistance !). La NED et ses diverses ramifications ont été créés dans les années 1980 par le chef de la CIA Bill Casey comme un outil secret de la CIA pour renverser des régimes spécifiques dans le monde entier sous le couvert d’une ONG de défense des droits de l’homme. En fait, ils reçoivent leur argent du Congrès et de l’USAID.

Dans le cadre de la déstabilisation de la Serbie par le mouvement Otpor! en 2000, la NED et l’ambassadeur étasunien Richard Miles à Belgrade ont sélectionné et formé un groupe de plusieurs dizaines d’étudiants, dirigé par Srda Popovic, en utilisant le manuel « From Dictatorship to Democracy », traduit en serbe, du défunt Gene Sharp et de son Institution Albert Einstein. Dans un post mortem sur les événements en Serbie, le Washington Post a écrit :

« Les consultants financés par les États-Unis ont joué un rôle crucial dans les coulisses de pratiquement toutes les facettes de l’anti-démocratie, en organisant des sondages de suivi, en formant des milliers de militants de l’opposition et en aidant à organiser un décompte des votes parallèles d’une importance vitale. Les contribuables étasuniens ont payé les 5 000 bombes de peinture utilisées par les étudiants militants pour faire des graffitis anti-Miloševic sur les murs de toute la Serbie ».

Des escouades de militants formés ont été déployées dans les manifestations pour prendre le contrôle des pâtés de maisons à l’aide d’écrans vidéo intégrés à un « casque intelligent » (intelligence helmet) qui leur donnent une vue d’ensemble instantanée de leur environnement. Des bandes de jeunes convergeant vers des carrefours ciblés en communication constante sur les téléphones portables, allaient alors affronter la police. Le gouvernement étasunien a dépensé quelque 41 millions de dollars pour cette opération. Des groupes d’étudiants ont été secrètement formés aux techniques du manuel Sharp pour organiser des manifestations qui se moquaient de l’autorité de la police représentant le pouvoir, la montrant maladroite et impuissante face aux jeunes manifestants. Des professionnels de la CIA et du Département d’État étasunien les ont guidés dans les coulisses.

Le modèle de Révolution de couleur Optor! a été affiné et déployé en 2004 sous le nom de « Révolution orange » en Ukraine avec le logo et les écharpes de couleur, et en 2003 en Géorgie sous le nom de « Révolution rose ». Plus tard, la secrétaire d’État Hillary Clinton a utilisé ce modèle pour lancer le Printemps arabe. Dans tous les cas, la NED a été impliqué avec d’autres ONG, y compris les Fondations Soros.

Après le renversement de Milosevic, Popovic a créé un centre de formation sur la Révolution des couleurs, CANVAS ( Centre for Applied NonViolent Action and Strategies). Ce centre est une sorte de cabinet de conseil à but lucratif pour la révolution, et était personnellement présent à New York pour travailler avec Antifa pendant l’occupation de Wall Street, où l’argent de Soros a également été rapporté.

Antifa et BLM

Les protestations, émeutes, actions violentes et non-violentes qui ont balayé les États-Unis depuis le 25 mai, y compris une attaque aux portes de la Maison Blanche, commencent à prendre tout leur sens quand on comprend le manuel de la Révolution de couleurs de la CIA.

L’impact des manifestations n’aurait pas été possible sans le soutien d’un réseau de responsables au sein du Parti démocrate, au niveau local et national, au point que le maire démocrate de Seattle a ordonné à la police d’abandonner plusieurs rues au cœur du centre-ville occupées par les manifestants.

Ces dernières années, des fractions importantes du Parti démocrate à travers les États-Unis ont été tranquillement prises en charge par ce que l’on pourrait appeler des candidats de la gauche radicale. Souvent, ils gagnent avec le soutien actif d’organisations telles que Democratic Socialists of America ou Freedom Road Socialist Organizations. À la Chambre des représentants des États-Unis, le quart des nouveaux représentants qui s’expriment avec force autour d’Alexandria Ocasio-Cortez (D-NY), Rashida Tlaib et Ilhan Omar, représentant de Minneapolis, sont tous membres ou proches des Democratic Socialists of America. Il est clair que sans la sympathie des responsables démocrates dans les villes clés, les manifestations organisés, par exemple, par Black Lives Matter et Antifa n’auraient pas eu un impact aussi spectaculaire.

Pour mieux comprendre la gravité du mouvement de protestation actuel, nous devrions nous demander qui a versé des millions au BLM. L’Antifa est plus difficile à examiner en raison de sa forme d’organisation explicitement anonyme. Cependant, leur manuel en ligne recommande ouvertement que les « cellules » locales de l’Antifa se joignent aux chapitres du BLM.

OSRF : Suivez l’argent

Le BLM a vu le jour en 2013 lorsque trois amis militants ont créé le hashtag #BlackLivesMatter pour protester contre les allégations de coups de feu tirés sur un adolescent noir non armé, Trayvon Martin, par le gardien d’un quartier hispanique blanc, George Zimmermann. Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi étaient toutes liées et financées par des groupes de façade liés à une organisation appelée Freedom Road Socialist Organization, l’une des quatre plus grandes organisations de gauche radicale aux États-Unis, issue d’un mouvement appelé New Communist Movement qui s’est dissout dans les années quatre-vingt.

Le 12 juin 2020, la page internet de la Freedom Road Socialist Organization déclare :

« Le temps est venu de rejoindre une organisation révolutionnaire ! Rejoindre Freedom Road Socialist Organization… Si vous avez été manifester dans la rue ces dernières semaines, il y a de bonnes chances que vous ayez réfléchi à la différence entre le type de changement que ce système a à offrir et le type de changement dont ce pays a besoin. Le capitalisme est un système qui a échoué et qui prospère grâce à l’exploitation, l’inégalité et l’oppression. L’administration réactionnaire et raciste de Trump a aggravé la pandémie. La crise économique que nous traversons est la pire depuis les années 1930. Le capitalisme monopolistique est un système qui se meurt et nous devons y mettre un terme. Et c’est exactement ce à quoi travaille l’organisation socialiste Freedom Road ».

En bref, les protestations contre le meurtre présumé d’un homme noir par la police dans le Minnesota sont maintenant utilisées pour appeler à une révolution contre le capitalisme. La FRSO chapeaute des dizaines de groupes ambigus, dont Black Lives Matter ou BLM. Ce qui est intéressant dans les racines marxistes-léninistes de la Freedom Road Socialist Organization (FRSO), ce n’est pas tant leur politique de gauche que le financement de leur création par un groupe de fondations bien implantées et exonérées d’impôts.

Alicia Garza, du BLM, est également membre du conseil d’administration ou de la direction de cinq différents groupes de façade de Freedom Road, dont le président du conseil d’administration de Right to the City Alliance pour 2011, le membre du conseil d’administration de l’École de l’unité et de la libération (SOUL), de People Organized to Win Employment Rights (POWER), Forward Together et le directeur des projets spéciaux de la National Domestic Workers Alliance.

L’Alliance pour le droit à la ville (The Right to the City Alliance) a reçu 6,5 millions de dollars entre 2011 et 2014 de plusieurs fondations exonérées d’impôts et très bien établies, dont la Fondation Ford (1,9 million de dollars), les deux principales fondations exonérées d’impôts de George Soros, Open Society, et la Fondation pour la promotion d’une société ouverte (Foundation to Promote Open Society) (1,3 million de dollars). Egalement la Fondation Kellogg (cornflake-tied) pour 250 000 dollars, et curieusement, la Fondation Ben & Jerry’s (crème glacée) pour 30 000 dollars.

Garza a également obtenu d’importantes subventions en tant que directeur exécutif du FRSO, POWER, où l’ancien « tsar des emplois verts » d’Obama, Van Jones, un « communiste » autoproclamé et un « nationaliste noir turbulent », maintenant à CNN, était au conseil d’administration. Alicia Garza a également présidé l’Alliance de la droite pour la ville, un réseau de groupes militants qui s’opposent à l’embourgeoisement des villes. Depuis 2009, ce front a reçu 1,3 million de dollars de la Fondation Ford, ainsi que 600 000 dollars des fondations Soros et encore, Ben & Jerry’s (50 000 dollars). Et l’ÂME de Garza, qui prétend avoir formé 712 « organisateurs » en 2014, lorsqu’elle a cofondé Black Lives Matter, a reçu 210 000 dollars de la Fondation Rockefeller et 255 000 dollars de la Fondation Heinz (ketchup et famille John Kerry), entre autres. Avec le Forward Together du FRSO, Garza a siégé au conseil d’administration d’une « organisation multiraciale qui travaille avec des dirigeants et des organisations communautaires pour transformer la culture et la politique afin de catalyser le changement social ». Elle a officiellement reçu 4 millions de dollars en recettes de 2014 et, de 2012 à 2014, l’organisation a reçu un total de 2,9 millions de dollars de la Fondation Ford (655 000 dollars) et d’autres grandes fondations.

La cofondatrice de BLM, Opal Tometi, née au Nigeria, est également issue du réseau du FRSO. Opal Tometi a dirigé l’Alliance noire pour une immigration juste du FRSO. Curieusement, avec une « équipe » de deux personnes, elle a obtenu de l’argent de grandes fondations, dont la Kellogg Foundation pour 75 000 dollars et les fondations Soros pour 100 000 dollars, et, à nouveau, Ben & Jerry’s (10 000 dollars). Tometi a obtenu 60 000 dollars en 2014 pour diriger le groupe.

L’organisation socialiste Freedom Road, qui appelle désormais ouvertement à une révolution contre le capitalisme à la suite du meurtre de Floyd George, a une autre groupe, The Advancement Project, qui se décrit comme « une organisation de défense des droits civils multiraciaux de la prochaine génération ». Son conseil d’administration comprend un ancien directeur de la sensibilisation des communautés du département étasunien de l’éducation de Barack Obama et un ancien assistant du procureur général pour les droits civils de Bill Clinton. En 2013, l’Advancement Project du FRSO a reçu des millions de la part de grandes fondations étasuniennes exonérées d’impôts, dont Ford (8,5 millions de dollars), Kellogg (3 millions de dollars), la fondation Hewlett du fondateur de l’industrie de la défense HP (2,5 millions de dollars), la fondation Rockefeller (2,5 millions de dollars) et les fondations Soros (8,6 millions de dollars).

Major Money et ActBlue

En 2016, année de l’élection présidentielle où Hillary Clinton affrontait Donald Trump, Black Lives Matter s’était révélé comme un réseau bien organisé. Cette année-là, la Fondation Ford et Borealis Philanthropy ont annoncé la création du Black-Led Movement Fund (BLMF), « une campagne de six ans de mise en commun des donateurs visant à collecter 100 millions de dollars pour la coalition Movement for Black Lives » dont le BLM était un élément central. A cette époque, les fondations Soros avaient déjà accordé quelque 33 millions de dollars de subventions au mouvement Black Lives Matter. Il s’agissait là d’une somme importante pour les fondations.

Le BLMF s’est identifié comme ayant été créé par des fondations de prestige, dont la Ford Foundation, la Kellogg Foundation et les Soros Open Society Foundations. Elles ont décrit leur rôle ainsi :

« La BLMF fournit des subventions, des ressources pour la construction du mouvement et une assistance technique aux organisations qui travaillent à faire avancer le leadership et la vision des jeunes leaders noirs, queers, féministes et immigrants qui façonnent et dirigent une discussion au plan national sur la criminalisation, le maintien de l’ordre et la race aux États-Unis ».

La coalition Movement for Black Lives (M4BL), qui comprend Black Lives Matter, a déjà demandé en 2016 :

« le financement des services de police, des réparations basées sur la race, le droit de vote pour les immigrants illégaux, le désinvestissement des combustibles fossiles, la fin de l’enseignement privé et des écoles à charte, un revenu de base universel et un collège gratuit pour les noirs« .

Notamment, lorsque nous cliquons sur le site web de M4BL, sous leur bouton « donate », nous apprenons que les dons iront à quelque chose appelé ActBlue Charities. ActBlue facilite les dons aux « démocrates et aux progressistes ». en date du 21 mai, ActBlue avait donné 119 millions de dollars à la campagne de Joe Biden.

C’était avant les manifestations mondiales du 25 mai de Black Lives Matter (BLM). Maintenant, de grandes entreprises comme Apple, Disney, Nike et des centaines d’autres pourraient verser des millions de dollars non déclarés à ActBlue sous le nom de Black Lives Matter, des fonds qui peuvent en fait servir à financer l’élection d’un président démocrate, Joe Biden. C’est peut-être la véritable raison pour laquelle la campagne de Biden a été soutenue à ce point par des électeurs noirs. Ce qui est clair, rien qu’à partir de ce compte-rendu du rôle crucial des fondations à gros budget derrière les groupes de protestation comme Black lives Matter, c’est qu’il y a un programme bien plus complexe à la base des protestations qui déstabilisent maintenant les villes à travers les États-Unis. Le rôle des fondations exonérées d’impôts liées aux fortunes des plus grandes sociétés industrielles et financières telles que Rockefeller, Ford, Kellogg, Hewlett et Soros indique qu’il existe un motif bien plus profond et bien plus sinistre pour expliquer les manifestations en cours que le simple scandale spontané ne le suggère. Mondialisation.ca, 28 juin 2020

https://www.mondialisation.ca/les-etats-unis-ont-leur-propre-revolution-de-couleurs/5646915

Faites tomber les masques de la réaction : La gauche.

- Débat sur les masques face à la flambée du Covid-19 aux Etats-Unis - AFP 30 juin 2020

Se couvrir le visage est devenu un geste quasi-politique aux Etats-Unis: les démocrates appellent à rendre les masques obligatoires en public pour endiguer la pandémie.

Quant au masque, Donald Trump n'en porte pas en public, à l'inverse des démocrates, dont son adversaire pour la Maison Blanche, Joe Biden.

L'attitude se retrouve chez les Américains: les trois-quarts des démocrates disent porter régulièrement un masque dans les commerces, contre une moitié des républicains, selon un sondage Pew.

Les masques sont aujourd'hui obligatoires en public dans au moins 20 des 50 Etats américains, selon l'organisation ASTHO et l'AFP. Plusieurs gouverneurs démocrates (Californie, Nevada) l'ont décidé ces dernières semaines, et l'Oregon ce lundi. Ceux du Texas et de la Floride, républicains, l'encouragent mais refusent de le requérir.

Mais Jacksonville, en Floride, est la dernière grande ville en date à avoir décrété l'obligation, suivant d'autres agglomérations dont Miami.

Autre nouvelle mesure restrictive décidée au niveau local: toutes les plages du sud de la Floride, dont celles de Miami, seront fermées le long week-end prochain, dont vendredi qui est férié pour la fête nationale. Le maire de Miami Beach a rendu obligatoire le port du masque en public sous peine d'une amende de cinquante dollars et la ville de Miami a menacé d'au moins dix jours de fermetures les commerces ne respectant pas les consignes sanitaires.

En Californie, le comté de Los Angeles a lui aussi décidé de fermer temporairement ses plages le week-end prochain pour éviter un regain de contaminations.

Face au patchwork de décisions, les appels montent pour qu'une obligation nationale du masque dans les espaces publics intérieurs soit décrétée par Donald Trump, notamment d'Andrew Cuomo, le gouverneur démocrate de New York.

"La Maison Blanche est en déni sur le coronavirus depuis le début", a accusé Andrew Cuomo.

Les données confirment l'efficacité de la mesure, explique à l'AFP David Rubin, professeur de médecine et responsable d'un modèle épidémiologique à l'hôpital pour enfants de Philadelphie. Il cite Richmond où les contaminations ont nettement chuté après l'obligation imposée le 29 mai en Virginie.

C'est pour lui "la seule façon de créer une cohérence dans tout le pays pour réduire le risque posé par les gens qui voyagent d'une région à une autre".

Pour les épidémiologistes, il est urgent d'intervenir pour inverser la tendance. AFP 30 juin 2020

LVOG - Rappel. Le Pr. Raoult a expliqué que le masque ne servait à rien et que seul le lavage des mains était un geste sanitaire utile. Dans l'IHU de Marseille où sont passés plus de 5.000 personnes porteuses du virus ou testées positives, le personnel soignant ne portait pas de masque et aucun malade grave ou décès n'a été enregistré.

Leur humanisme est la politique des salauds, la preuve.

- Les USA commencent à priver Hong Kong de ses privilèges commerciaux - Reuters 30 juin 2020

- RDC : le roi des Belges exprime pour la première fois des "regrets" pour le passé colonial - Franceinfo 30 juin 2020

- Porter le plaidoyer contre le racisme sur la scène internationale est un "devoir moral" pour les pays africains - Franceinfo 30 juin 2020

- Kosovo: Le président Thaçi rejette les accusations de crimes de guerre - Reuters 30 juin 2020

Non grata !

- Maduro ordonne à l'émissaire de l'UE de quitter le Venezuela Reuters 30 juin 2020

Nicolas Maduro a ordonné lundi à l'émissaire de l'Union européenne de quitter le Venezuela, après que l'UE a annoncé des sanctions financières contre des représentants fidèles au président vénézuélien en leur reprochant d'avoir nui au fonctionnement de l'Assemblée, contrôlée par l'opposition.

Plus tôt ce mois-ci, l'Union a dit considérer comme illégitime la décision de la Cour suprême vénézuélienne de nommer un allié de Nicolas Maduro à la tête de l'Assemblée nationale, considérant que le chef de file de l'opposition, Juan Guaido, avait été élu à ce poste de manière légale en janvier.

Nicolas Maduro a donné 72 heures à l'émissaire de l'UE, Isabel Brilhante Pedrosa, pour quitter le pays après l'annonce plus tôt dans la journée des sanctions prises par le bloc communautaire.

"Un avion peut lui être prêté pour partir", a dit le dirigeant socialiste lors d'une apparition à la télévision publique.

Parmi les 11 représentants vénézuéliens sanctionnés par Bruxelles figurent Luis Parra, allié de Maduro désigné par la Cour suprême comme président de l'Assemblée nationale, Juan José Mendoza, président de la chambre constitutionnelle de la Cour suprême, et le général José Ornelas, qui dirige le Conseil national de défense.

L'UE leur reproche d'être "particulièrement responsables d'actions contre le fonctionnement démocratique de l'Assemblée nationale, notamment en privant d'immunité parlementaire plusieurs de ses membres". Reuters 30 juin 2020


Le 28 juin 2020

CAUSERIE ET INFOS

On ajoutera de nouveaux documents demain.

Je ne m'étais pas aperçu que 10 jours s'étaient écoulés entre les deux dernières causeries, tellement je suis pris par ce travail. Je suis complètement épuisé !

La CNAV et Humanis ont continué de m'emmerder, bon, je pense être venu à bout du problème, ils m'avaient encore réclamé mon Certificat de vie il y a quelques jours, quel délire, en un an je leur en aurai envoyé 4 exemplaires ! En attendant j'attends toujours mon fric, d'ici 10 jours si tout va bien.

Heureusement que j'avais vu le coup venir depuis longtemps. Depuis 24 ans que je vis en Inde, je vis en état de survie, je ne dépense que le strict minimum et j'économise ce que je peux. Evidemment les Indiens à qui j'ai prêté de l'argent ne peuvent pas me rembourser en ce moment, je ne leur ai pas réclamé d'ailleurs.

Imaginez un instant l'effet dévastateur de la propagande officielle sur des cerveaux ultra arriérés.

Ici, ils sont scotchés à leur télé à écouter du matin au soir des informations plus alarmistes les unes que les autres, ils deviennent fous, ils sont terrorisés, c'est terrible. Plus personne ne vient chez moi, plus personne ne m'adresse la parole, un Blanc, c'est le coronavirus fait homme, c'est le diable, la mort, Dourga ! Impossible de leur parler, ils n'écoutent rien. Ma compagne a écourté son séjour dans son village, elle n'en pouvait plus. On lui a volé ses tongs toutes neuves. Les gens vivent dehors, avec la misère ambiante les vols se multiplient et la violence aussi.


On ne se comprend pas parce qu'on ne parle pas de la même chose ou on n'est pas situé sur la même longueur d'onde.

Par exemple, quand je croise un patron moyen ou gros, je ne me dis pas : Tiens, un brave type ou non qui fait des affaires, non, je pense un salopard d'exploiteur ; Quand je croise un commerçant, je me dis : Tiens voilà un épicier qui fait sa caisse tous les soirs ; Quand je croise un auto-entrepreneur, je me dis : Encore un qui joue au capitaliste, qui rêve d'en devenir un ou qui croit s'en tirer individuellement ou encore qui ne pense qu'à sa gueule, comme les autres déjà cités et ceux qui suivent ; Quand je croise un intellectuel, je me dis : Encore un qui a la tête trop pleine et mal faite ; Quand je pense à un élu, je me dis : Tiens encore un démagogue, un cynique ; Quand je pense à un journaliste, je dis : Tiens encore un menteur, un manipulateur ; Quand je pense à un chercheur ou à un scientifique, je me dis : Tiens encore un ambitieux qui n'a pas inventé le fil à couper le beurre mais est convaincu du contraire : Et quand je pense à un simple travailleur ou à un artisan, je me dis : Tiens un exploité et opprimé qui l'ignore et qui fait son propre malheur.

Bref, je les situe socialement sans me faire la moindre illusion sur eux, sans tenir compte de ce qu'ils peuvent penser car je sais que cela va et vient, à la fin des années 10 et au début des années 20 au XXe siècle, en Allemagne par exemple on croyait que la situation était portée par une vague sociale, progressiste, humaniste dans la foulée de la révolution russe de 1917, et 10 ans plus ce fut le fascisme qui l'emporta, le même scénario se reproduisit à quelque chose près dans une multitude de pays dans le monde entier, Espagne, France, Grèce, Chili, etc.

On en connaît les raisons politiques, mais il ne faut pas les confondre avec la psychologie des masses et leur niveau de conscience politique qui sont deux choses différentes, or, c'est ce qu'on a pris la fâcheuse tendance de faire, au point que cela a complètement modifié l'idéologie du mouvement ouvrier (y compris son avant-garde) qui est devenue méconnaissable, pour tout dire, corporatiste, réactionnaire, au point d'être incapable de renouer avec le socialisme, qui ne sert plus que de faux drapeau ou de masque aux opportunistes.

De la même manière, quand j'aperçoit un bâtiment public, une statut, un pont, une usine, etc. à aucun moment je vais me dire : Comme nous avons un beau parlement, comme notre ville est bien entretenue, nous avons réalisé des ouvrages magnifiques, dans notre pays ou chez nous patati patata. Non, parce que pour moi spontanément c'est à eux et pas à moi que cela appartient, moi je n'ai toujours rien de plus que ma force de travail pour survivre. A quel moment aurais-je décidé de quoi que ce soit dans ce pays ? Quand ? Jamais, et jamais ils ne m'en donneront l'occasion, jamais ils ne m'écouteront, comment pourrais-je l'oublier un instant, ou alors je serais inconscient.

Même le terrain et la maison où je vis et que j'ai achetés, ne m'appartiennent pas. Et pour cause, je ne suis pas né avec et je ne vais pas les emporter avec moi sur le bûcher tout de même (En Inde, c'est moi qui fournirait le bois avant de partir !) ! J'en suis locataire, comme mon esprit est le locataire de ce corps, et mon seul devoir est de les entretenir ou d'en faire un bon usage dans le respect des intérêts des générations présentes et faire en sorte éventuellement que les générations suivantes puissent en profiter, c'est tout. Par commodité, chaque fois que je dis ma maison, je me mors la langue parce que je ne le pense pas. D'ailleurs pour m'en débarrasser, je l'ai déjà mise au nom de ma compagne ainsi que notre petit capital pour survivre, donc matériellement ce 27 juin 2020, je ne possède rien, quel bonheur, quelle liberté ! Vous vous demandiez peut-être comment je faisais pour m'exprimer aussi librement, vous avez la réponse.

Même mes idées ne m'appartiennent pas puisqu'elles me sont venues à l'esprit de l'extérieur, je les dois aux autres, à tous les gens que j'ai croisés un jour de leur vivant ou dans des livres, d'où la reconnaissance que je leur dois et dont j'ai aussi parfaitement conscience, ce que je n'exprime pas forcément, parce que cela les flatterait et pourrait les induire en erreur, ce qui serait une faute de ma part. Quand on voit tous ces gens aux idées bornées, étriquées, limitées, qui critiquent celles des autres ou qui les prennent pour des imbéciles sur un ton arrogant ou méprisant, on ne peut s'empêcher de sourire, parfois de leur rentrer dedans parce que cela les rend injuste, mauvais, belliqueux, haineux, violents.

A l'opposé, quand on n'a aucun a priori, qu'on est délivré de ce vice de la possession, on a juste envie de partager nos idées et d'en acquérir d'autres au contact des autres, parce que c'est à leur contact qu'on peut les enrichir, et qui plus est, apprendre à mieux se connaître soi-même, du fait que nous sommes à la fois semblables et différents les uns des autres. Car, notre imagination, sortie de la réalité ou des expériences que nous vivons, n'a aucune valeur ou elle ne mène pas bien loin ou encore à la folie, qui n'est pas vraiment un état apte à facilité la progression de la pensée, pensée dont on ignore souvent qu'elle ne peut pas vivre ou respirer sans idéal. Et vers quel idéal pourrait-elle pencher, sinon le plus élevé, celui de la liberté.

La liberté ne doit pas empiéter pas sur celle d'autrui sous peine de réduire la nôtre, d'où la nécessité de combattre impitoyablement ceux qui s'y opposent ou entendent la museler, l'enchaîner, l'enfermer ou la confiner. C'est une valeur universelle à laquelle aspirent profondément tous les peuples, donc tout ce qui s'y oppose est illégitime. Le malheur des hommes a fait que bien peu en aient conscience, et qu'il faille les instruire pour qu'ils en prennent conscience. Or il se trouve que leurs instructeurs n'en ont qu'une conscience partielle ou limitée, dont ils n'ont pas conscience eux-mêmes, ce qui peut produire des petits dictateurs en herbe qui s'ignorent, qui tendront à vouloir imposer leurs idées aux autres, ce qui aboutira à un fiasco inévitablement ou à son contraire.

Personne ne peut imposer des idées à quelqu'un, même les meilleures ou les plus généreuses du monde, cela ne fonctionne pas ainsi chez l'homme. Partant de ce constat on se passera bien d'en faire l'expérience ici, chacun demeure libre de penser ce qu'il veut à condition de l'assumer, sans quoi nous ne pourrions progresser et la civilisation humaine serait vouée à disparaître.


Il y en a qui doivent se dire que je suis dangereux, un vieux cons, parce que le nombre de morts attribué à raison et à tort au coronavirus atteint 500.000 dans le monde, dont plus de 300.000 dans 6 pays seulement, les États-Unis, le Brésil, le Royaume-Uni, l'Italie, la France et l'Espagne, et que ce n'est pas terminé.

J'ai une simple question à leur poser : Pourquoi continuent-ils de faire croire qu'il y aurait une pandémie planétaire dans des articles où s'étale quotidiennement leur hystérie, leur fanatisme sordide ? Trois exemples parmi d'autres.

- Virus: bientôt 10 millions de malades - AFP 24 juin 2020

- Coronavirus: Le nombre de morts en Amérique latine dépassera les 390.000 d'ici octobre - Reuters 25 juin 2020

- Coronavirus: Plus de 500.000 cas de contamination en Inde Reuters 27 juin 2020

Connectons-nous au portail du gouvernement indien pour vérifier ce qui se passe réellement.

https://www.mygov.in/corona-data/covid19-statewise-status

Covid India As On: 28 June 2020, 08:00 IST (GMT+5:30)

- Active Cases : 203051
- Cured/Discharged : 309712
- Deaths : 16095

Que constatons-nous sur 1,380 milliard d'habitants ?

Sur un total de 512.763 personnes infectées ou qui ont été testées positives, 309712 ont déjà été soignées ou sont hors de danger ou sauvées, et il ne reste plus que 203051 personnes sous traitement. Quant au nombre de morts il est insignifiant, 16095.

Le taux de mortalité toutes causes confondues en Inde est de 7,3% par millier d'habitants, celui attribué au coronavirus est de 11,1% par million d'habitants, soit 0,1% par millier d'habitants des cas testés positifs, ramené à la totalité de la population cela donne 0.001%.

Cela signifie que les décès causés par ce coronavirus ne seraient peut-être jamais apparus dans les statistiques du ministère de la Santé tellement ils étaient ridiculement faibles, si cette pandémie politico-médiatique-financière n'avait pas existé. Car qu'est-ce que représentent 16095 morts sur 9,757,000 de décès annuels (en 2010), plus de 10 millions aujourd'hui : 0,16%, même en multipliant ce chiffre par 10 dans les 2 mois à venir, cela ne ferait toujours que 1,6%, que dal en somme ! (Sources : IHU – Méditerranée Infection, actualisé le 27.06.2020 ; indexmundi.com, chiffre de 2018 ; Wikipédia, chiffre de 2010)

Pour ceux que cela intéresse, le nombre de tests en Inde :

- Total Samples Tested: 8,227,802 (total)
- Samples Tested Today : 231,095 (journalier)


52 pages au format pdf

PREMIERE PARTIE

Lobotomie : Une opération inodore.

- Après ses bougies senteur vagin, Gwyneth Paltrow récidive avec une fragrance qui doit rappeler l’odeur de ses orgasmes - 20minutes.fr 21 juin 2020

Totalitarisme. Voilà ce qui arrive quand les terroristes sont au pouvoir. Un pas de plus vers l'instauration de la liberté surveillée à perpétuité.

Les députés votent pour durcir les dispositifs de sûreté pour les personnes ayant purgé une peine pour terrorisme - Franceinfo 23 juin 2020

L'Assemblée nationale a voté dans la nuit de lundi à mardi 23 juin une proposition de loi LREM controversée prévoyant des "mesures de sûreté" pour les condamnés pour terrorisme, à l'issue de leur peine.

L'autorité judiciaire pourra imposer durant cinq ou dix ans à ces personnes l'obligation de répondre aux convocations du juge d'application des peines, d'établir sa résidence en un lieu déterminé, des interdictions d'entrer en relation et de paraître dans certains lieux, et encore l'obligation de pointage ainsi que, sous réserve de l'accord de la personne, le port du bracelet électronique.

A l'issue d'âpres débats, les députés LREM, LR et UDI ont voté l'ensemble de cette proposition de loi en faveur de "la sécurité des Français"... Franceinfo 23 juin 2020

Big Brother vous surveille.

Chrome : un logiciel espion installé sur des dizaines de millions d'ordinateurs - Futura 19 juin 2020

Selon un nouveau rapport publié par la société de cybersécurité Awake Security, plus d’une centaine d’extensions pour le navigateur Google Chrome intégraient un logiciel espion qui s’installait à l’insu des utilisateurs. Au total, ces extensions cumulent plus de 32 millions d’installations ! Futura 19 juin 2020

LVOG - Google est responsable puisque c'est lui accrédite les extensions qu'il accueillera. Qui va le juger ? Personne, il fait partie des maîtres du monde, juge et partie à la fois...

Capitalisme : Stop ou encore ?

Scénario encore plus sombre pour une récession historique - AFP 24 juin 2020

Gita Gopinath, l'économiste en chef du FMI, a dévoilé une prévision de récession de 4,9% cette année. "Un degré élevé d'incertitude entoure" ces prévisions, reconnaît Mme Gopinath...

LVOG - Et qui va-t-elle impacter le plus ? Pas ceux qui auront reporté leurs achats ou dépenses ou encore leurs projets de quelques mois, mais les plus faibles, les plus vulnérables, les plus pauvres, sinon à quoi bon !

AFP - Le FMI est particulièrement inquiet de l'impact négatif sur les plus vulnérables, qui "met en péril les progrès significatifs accomplis dans la réduction de l'extrême pauvreté dans le monde depuis les années 1990". (Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à l'Inde où je vis après ce que m'a raconté ma compagne qui revient de son village. Tous les jours, c'est le défilé des gens qui mendient de la nourriture ou quelques roupies pour survivre, et tout le monde pleure ! - LVOG)

"Ce sont les ménages à faibles revenus et les travailleurs peu qualifiés qui sont les plus affectés par cette crise", a déclaré Gita Gopinath dans un entretien à l'AFP. Ceux-là mêmes qui mettront plus de temps à retrouver un emploi.

"Pour les jeunes entrant sur le marché du travail en ce moment, il peut y avoir un impact négatif sur l'avenir", a-t-elle ajouté. AFP 24 juin 2020

LVOG - Ils ont donc parfaitement conscience des souffrances qu'ils imposent à la population, ils sont donc coupables d'actes de tyrannie, de barbarie. De cruauté, en ajoutant les morts inutiles ou qu'ils ont provoqués délibérément. Et qu'il y ait affluence dans les services psychiatriques n'a rien d'étonnant non plus.

Les dégâts sont considérables ou touchent tout le monde ou presque, toutes les classes, hormis les nomades qui sèment la terreur à travers le monde. En frappant les classes moyennes au passage ils peuvent s'aliéner les pans qui autrefois étaient récupérés par la gauche institutionnelle devenue mondialiste et identitaire, certaines personnes peuvent se révolter ou ne peuvent plus se retenir de parler parce qu'elles étouffent littéralement sous le carcan de ce régime totalitaire. Cela te sert à quoi d'avoir une situation confortable, si tu dois vivre dans un pays où tu n'as plus aucune liberté. Tu ne seras jamais heureux, à moins que tu deviennes un être, non plus servile - car de ce côté-là tu t'y connais déjà, mais lobotomisé, sans cervelle et sans coeur, sans raison, non pas renvoyé à la préhistoire, puisque tu n'en seras jamais sorti. Si tu ne seras jamais heureux sous ce régime, alors il faut en changer.

Ils voulaient raréfier la monnaie fiduciaire, pourquoi pas, supprimons la monnaie, les banques, les Bourses, toutes les institutions financières, et je crois bien que pour la première fois dans l'histoire de l'humanité soufflera un vent de liberté et de paix universelles. Cela devrait faire partie de notre programme.

Nous aussi on supprimerait toutes les activités polluantes qui empestent l'atmosphère ou sont nocives pour notre santé, mais destiner à la rue ou au chômage un seul travailleur, toute personne valide ou saine d'esprit doit participer à la collectivité en fonction de ses capacités, et recevoir de la société ce qu'elle a besoin pour s'épanouir. Sans fournir de mesure, cela me semble juste, l'Inquisition aura été définitivement vaincue, ainsi on sera venu à bout des inégalités, pas avant.

Ce programme inclut la fin du capitalisme, puisque le système économique basé sur la valeur d'échange et le commerce sera de fait aboli. On administrera les choses et les services, et non plus les hommes. Je préfère les choses aux biens, car dans les biens il y a encore une notion de propriété nauséabonde ou incompatible avec la liberté de chacun et donc de tous, c'est valable dans les deux sens et indissociable, l'une ne peut pas exister sans l'autre. Les marchandises ne convenaient pas non plus, parce dans le système économique actuel, les hommes sont aussi ou surtout des marchandises, ce qui n'entre pas dans le cadre de la société que nous voulons instaurée, pas pour l'éternité, disons le temps de passer à autre chose et ainsi de suite, personne ne sait où mènera cette aventure.

On doit garder l'espoir que des membres de toutes les classes exploitées et opprimées partagent cette perspective politique. Ils doivent comprendre que sans les masses rien ne se fera. Ils doivent donc se tourner vers elles et les aider à s'organiser pour se mobiliser sur des objectifs politiques...

Comment ils instrumentalisent la démocratie pour le compte du totalitarisme.

Le coronavirus renforce l'autoritarisme et menace la démocratie - Reuters 25 juin 2020

La pandémie due au nouveau coronavirus renforce l'autoritarisme à travers le monde et menace la démocratie, estiment plusieurs centaines d'anciens gouvernants, lauréats du prix Nobel et élus dans une lettre ouverte publiée jeudi.

"La démocratie est menacée et ceux que cela inquiète doivent rassembler volonté, discipline et solidarité pour la défendre. Ce qui est en jeu, c'est la liberté, la santé et la dignité de tous". Reuters 25 juin 2020

Comment instrumentaliser un constat ou le détourner à des fins de propagande. Mode d'emploi.

La crise sanitaire du Covid 19 et le risque d’États néo-totalitaires par Edgar Morin - Comité Valmy 18 juin 2020

Extrait

- ...au cours des dernières décennies, les progrès de l’informatique, les développements de l’intelligence artificielle qui rendent possible le traitement d’énormes masses de données, ont créé des conditions qui permettent aussi bien aux Gafa de prendre connaissance de tous les éléments de la vie personnelle de chacun, mais aussi à des satellites de très haut et à des drones de très bas de surveiller tous les comportements d’un individu. Les conditions d’un contrôle total de l’être humain dans ses pensées exprimées, dans ses actions, y compris le secret et le sacré de la vie privée, sont désormais en place.

Il suffirait que les paroles et écrits contrôlés par les Gafa, via smartphones, ordinateurs et tablettes soient confiés aux États, eux-mêmes pouvant exercer la surveillance des individus par drones, satellites, vidéos, et contrôle facial dans la vie quotidienne, pour que désormais tout ce qui est de l’ordre du privé devienne transparent en même temps que tout ce qui est du domaine du pouvoir devienne de plus en plus opaque aux citoyens, par limitation ou disparition de tout contrôle parlementaire ou judiciaire.

La Chine est devenue « exemplaire » en intégrant dans son système déjà totalitaire tous ces contrôles et surveillances. Elle avait ouvert une brèche dans son totalitarisme du XXe siècle en laissant se déchaîner chez elle le profit capitaliste. Elle put refermer cette brèche en y introduisant les éléments d’un totalitarisme du XXIe siècle, fondé sur l’électronique et sur l’informatique, sans pour autant supprimer de l’ancien système la délation, les mouchardages, les dénonciations, l’utilisation des concierges, les arrestations arbitraires, et la censure.

Encore en amont, si nous considérons l’évolution de la planète ces vingt dernières années, nous avons subi une crise générale des démocraties, privées de la sève des pensées politiques, la politique étant à la remorque de l’économie, et celle de l’idéologie néo-libérale, laquelle réduit à son minimum l’État-providence et en même temps maximise l’État-gendarme.

Nous avons constaté l’apparition et la consolidation, puis la généralisation sur tous continents, y compris en Europe, des États néo-autoritaires. Nous avons vu également dans de très grandes nations, accéder au pouvoir d’étranges et d’inquiétants démagogues.

En Aval. Alors regardons en aval vers l’après-virus. Nous pouvons craindre une énorme crise économique mondiale et que celle-ci, comme le fut celle de 1929, précipite la crise des démocraties en effondrements, suscite des états néo-autoritaires, et qu’au-delà, ces États néo-autoritaires se transforment en États néo-totalitaires disposant de toutes les techniques de contrôle et surveillance de plus en plus disponibles et de plus en plus sophistiquées.

Tel est le vrai péril, et il concerne évidemment aussi notre pays. Celui-ci risque de subir les effets d’une crise économique mondiale, et de toutes façons il subira des troubles politiques et sociaux, d’autant plus que l’épidémie aura révélé une politique économique défaillante pour le service public de santé, et la carence de l’État. Comité Valmy 18 juin 2020

LVOG - Il n'aura pas échappé aux lecteurs que le régime fascisant de Macron ne faisait pas partie des États néo-autoritaires ou néo-totalitaires, en fait l'auteur visait les ennemis brandis par l'oligarchie anglo-saxonne, et en aucune manière les GAFAM serviraient leur projet totalitaire.

A propos de la guerre que se livrent les deux principaux clans de l'oligarchie

Nixon-Trump contre la stratégie de la tension par Pepe Escobar (Strategic Culture Foundation 18 juin 2020) - Mondialisation.ca, 22 juin 2020

Extrait.

Dans l’état actuel des choses, nous nous trouvons face à un conflit à mort de modèles : le MAGA contre un système exclusif contrôlé par la Fed/Wall Street/Silicon Valley.

MAGA – qui est une reprise du rêve américain – ne peut tout simplement pas se réaliser lorsque la société est vicieusement polarisée, que de vastes secteurs de la classe moyenne sont complètement effacés et que l’immigration de masse provient du Sud Global.

En revanche, la Fed, en tant que fonds spéculatif de Wall Street, rencontre le modèle de la Silicon Valley, une concoction extrêmement élitiste des 0,001%, qui dispose d’importantes marges de manœuvre pour prospérer.

Le modèle est basé sur un monopole d’entreprise encore plus rigide ; la prééminence des marchés de capitaux, où un boom de Wall Street est garanti par le rachat de sa propre dette par le gouvernement ; et la vie elle-même régulée par les algorithmes et le Big Data.

C’est le Meilleur des Mondes rêvés par les maîtres techno-financiers de l’univers.

Les malheurs du MAGA de Trump ont été aggravés par une piètre manœuvre géopolitique en tandem avec la Loi et l’Ordre : sa campagne de réélection sera sous le signe de « la Chine, la Chine, la Chine ». En cas de problème, blâmez un ennemi étranger.

Cela vient de l’opportuniste déchu en série Steve Bannon et de son acolyte milliardaire chinois Guo Wengui, ou Miles Guo. Les voici en mode Statue de la Liberté annonçant leur campagne de guerre de l’info sans retenue pour diaboliser le Parti Communiste Chinois (PCC) afin de « libérer le peuple chinois ».

L’argument préféré de Bannon est que si sa guerre de l’info échoue, il y aura une « guerre cinétique ». C’est absurde. Les priorités de Pékin sont ailleurs. Seuls quelques Docteurs Strangelove néoclassiques envisageraient une « guerre cinétique » – comme une frappe nucléaire préventive contre le territoire chinois.

Alastair Crooke a magistralement montré comment le jeu géoéconomique, selon Trump, consiste avant tout à préserver la puissance du dollar américain : « Sa principale préoccupation serait de voir une Europe ombilicalement liée au poids financier et technologique qu’est la Chine. Cela, en soi, présagerait effectivement d’une autre gouvernance financière mondiale ».

Mais il y a aussi le syndrome du Guépard : « Pour que tout reste comme avant, il faut que tout change ». Arrive le Covid-19 comme un accélérateur de particules, utilisé par les maîtres de l’univers pour modifier un peu les « choses » afin qu’elles restent non seulement comme elles sont, mais que la mainmise du maître sur le monde se resserre.

Le problème est que le Covid-19 se comporte comme un ensemble d’électrons libres – incontrôlables -. Cela signifie que personne, même les Maîtres de l’Univers, n’est capable de peser toutes les conséquences d’une crise financière/sociale aggravée et incontrôlable.

Décortiquer Nixon-Trump

Le Russiagate, aujourd’hui totalement démystifié, s’est en fait révélé être un coup d’État : une non-révolution colorée se transformant en Ukrainegate et en fiasco de l’impeachment. Dans ce jeu de moralité au scénario médiocre et sans preuves avec des nuances de Watergate, Trump a été choisi par les Démocrates pour incarner Nixon.

Grosse erreur. Le Watergate n’a rien à voir avec quelques journalistes audacieux et célèbres d’Hollywood. Le Watergate représentait le complexe industrie-militaire-sécurité-médias qui s’en prenait à Nixon. Deep Throat et d’autres sources provenaient de l’intérieur de l’État Profond. Et ce n’est pas par hasard qu’ils dirigeaient le Washington Post – qui, entre autres rôles, joue à la perfection le rôle de porte-parole de la CIA.

Trump est une toute autre affaire. L’État Profond le garde sous contrôle. Il suffit de regarder le bilan : plus de fonds pour le Pentagone, 1 000 milliards de dollars d’armes nucléaires flambant neuves, des sanctions permanentes contre la Russie, des menaces incessantes aux frontières occidentales de la Russie, des efforts (ratés) pour faire dérailler le Nord Stream 2. Et ce n’est qu’une liste partielle.

Ainsi, du point de vue d’un État Profond, le front géopolitique – l’endiguement de la Russie et de la Chine – est assuré. Sur le plan intérieur, c’est beaucoup plus compliqué.

Bien que Black Lives Matter ne menace pas le système, même de loin, comme les Black Panthers dans les années 60, Trump pense que son propre la Loi & l’Ordre, comme Nixon, prévaudra à nouveau. La clé sera d’attirer le vote des femmes blanches des banlieues. Les sondeurs républicains sont extrêmement optimistes et parlent même d’un « raz-de-marée ».

Il faut cependant comprendre le comportement d’un vecteur supplémentaire crucial : ce que veulent les entreprises américaines.

Lorsque l’on examine qui soutient Black Lives Matter – et les Antifas – on trouve, entre autres, Adidas, Amazon, Airbnb, American Express, Bank of America, BMW, Burger King, Citigroup, Coca Cola, DHL, Disney, eBay, General Motors, Goldman Sachs, Google, IBM, Mastercard, McDonald’s, Microsoft, Netflix, Nike, Pfizer, Procter & Gamble, Sony, Starbucks, Twitter, Verizon, WalMart, Warner Brothers et YouTube.

Ce who’s who suggère un Trump complètement isolé. Mais nous devons ensuite nous pencher sur ce qui importe vraiment, la dynamique de la lutte des classes dans ce qui est en fait un système de castes, comme le soutient Laurence Brahm.

Black Lives Matter, l’organisation et ses ramifications, est essentiellement instrumentalisée par des intérêts commerciaux sélectionnés pour accélérer leur propre priorité : écraser les classes ouvrières américaines dans un état d’anomie perpétuelle, alors qu’une nouvelle économie automatisée se met en place.

Cela peut toujours se produire sous Trump. Mais ce sera plus rapide sans Trump.

Ce qui est fascinant, c’est la façon dont ce scénario de stratégie de tension actuelle est développé comme une révolution de couleur classique de la CIA/NED.

Un grief incontesté et authentique – sur la brutalité policière et le racisme systémique – a été complètement manipulé, arrosé de fonds considérables, infiltré et même utilisé comme arme contre « le régime ».

Le simple fait de contrôler Trump n’est pas suffisant pour l’État Profond – en raison de l’instabilité maximale et du manque de fiabilité de sa personne narcissique démentielle. Ainsi, dans une autre ironie historique inestimable, « Assad doit partir » s’est métastasé en « Trump doit partir ».

Le cadavre au sous-sol

Il ne faut jamais perdre de vue les objectifs fondamentaux de ceux qui contrôlent fermement cette assemblée de pantins achetés et payés au Capitole : toujours privilégier Diviser pour Régner – sur les politiques de classe, de race, d’identité.

Après tout, la majorité de la population est considérée comme sacrifiable. Que les personnes instrumentalisées jouent leur rôle à la perfection, totalement légitimées par les médias traditionnels, aide considérablement. Personne n’entendra Black Lives Matter grassement financé, s’attaquer au véritable cœur du problème : la réinitialisation du projet de néolibéralisme prédateur restauré, à peine débarrassé de son vernis de néofascisme hybride. Le projet est la Grande Réinitialisation qui sera lancée par le Forum Économique Mondial en janvier 2021.

Il sera fascinant de voir comment Trump traitera ce remake du « Summer of Love » du Maidan transposé à la commune de Seattle. L’allusion des cercles de l’équipe Trump est qu’il ne fera rien : une coalition de suprémacistes blancs et de gangs de motards pourrait s’occuper du « problème » le 4 juillet.

Rien de tout cela n’adoucit le fait que Trump se trouve au cœur d’un ouragan de feux croisés : sa réaction désastreuse au Covid-19, les effets dévastateurs à venir de la Nouvelle Grande Dépression et ses insinuations indiquant ce qui pourrait se transformer en loi martiale.

Pourtant, la légendaire maxime hollywoodienne – « personne ne sait rien » – prévaut. Même en se présentant avec un semi-cadavre dans un sous-sol, les Démocrates pourraient gagner en novembre simplement en ne faisant rien. Pourtant, il ne faut jamais sous-estimer Tréflon Trump. L’État Profond peut même se rendre compte qu’il est plus utile qu’ils ne le pensent. Mondialisation.ca, 22 juin 2020

La guerre de Big Pharma pour nous empoisonner et s'enrichir toujours plus continue...

L'Inde autorise une version générique de l'anti-COVID de Gilead - Reuters 21 juin 2020

Coronavirus: l'Agence européenne des médicaments recommande l'autorisation du remdesivir - AFP 25 juin 2020

"Compte tenu des données disponibles", l'agence a estimé que les effets positifs du médicament l'emportent sur les risques pour ce type de patients.

Une étude réalisée sur plus de 1.000 patients hospitalisés atteints du Covid-19 a en effet démontré que ceux traités par du remdesivir se rétablissaient en moyenne quatre jours plus vite que les autres malades, affirme l'EMA.

Des données supplémentaires sur le remdesivir, développé par le laboratoire américain Gilead, continueront à être collectées par le biais d'études en cours, a précisé l'EMA.

"Afin de mieux caractériser l'efficacité et l'innocuité du remdesivir, la compagnie devra soumettre les rapports finaux des études" sur ce médicament à l'agence d'ici décembre 2020, ainsi que des "données supplémentaires sur la qualité du médicament et des données finales sur la mortalité d'ici août 2020", a-t-elle prévenu. AFP 25 juin 2020

LVOG - Autrement dit, un effet d'annonce en direction de Wall Street !

Pour gagner 4 jours seulement, prendre le risque d'effets secondaires graves comme l'avait révélé le Pr. Raoult, un médicament hors de prix, aux alentours de 500 euros, le jackpot, les actionnaires de Gilead en rêvent !

Coronavirus: Les Etats-Unis arrêtent un essai sur l'hydroxychloroquine - Reuters 21 juin 2020

Oublier l'hydroxychloroquine contre le coronavirus? Cet infectiologue explique pourquoi - huffingtonpost.fr 24 juin 2020

Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue au CHU de Bichat, dénoncé les propos des professeurs Didier Raoult et Christian Perronne qui défendent l'utilisation de l'hydroxychloroquine pour traiter la Covid-19.

LVOG - Leur crime ? "Ils disent que l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) ment, que la communauté scientifique internationale ment, que les médecins, hormis eux, mentent tous."

Pas les pieds devant, quel dommage !

Covid-19 : l'hydroxychloroquine permettrait de sortir plus vite de l'hôpital - Yahoo 23 juin 2020

Selon une étude française, les patients atteints par le nouveau coronavirus et traités avec de l’hydroxychloroquine sortiraient plus rapidement de l’hôpital. Par contre, ce médicament n’impacte pas la mortalité. Yahoo 23 juin 2020

Commentaires d'internautes.

1- Article stupide ! Comment peut-on dire ce : "médicament n’impacte pas la mortalité." s'il est maintenant prouvé que l'hydroxychloroquine permettrait de sortir plus vite de l'hôpital c'est qu'il soigne et de ce fait peut éviter la mort.

2- Ça confirme bien ce que disait le Pr Raoult au sujet de la charge virale qui passe de 21 à 7 jours. Donc les personnes infectées sont porteuses du virus moins longtemps, d'où une réduction du taux de reproduction et un effet de frein sur la propagation du virus. C'est déjà quelque chose de positif.

3- Au début il était dangereux, maintenant il n’est plus dangereux et permet de sortir plus vite de l’hôpital, demain on y viendra, il sera efficace contre le covid.

Quand les Pieds nickelés font dans l'autosatisfaction prophétique. Une imposture criminelle de plus dont ils sont très fiers.

LVOG - Rappelons qu'il s'agit des fanatiques à l'origine du confinement policier, porte-parole des Fondations Gates et Rockefeller. Ne vous fiez pas au titre trompeur comme 9 fois sur 10 avec eux. Retenez que "pour le moment" ils n'en sont qu'au stade de l'"espoir", du vent, allant jusqu'à saluer leurs "progrès dans les mois à venir", hypothétiques !

L'idée ou leur objectif est de maintenir en haleine la population dans la quête miraculeuse d'un vaccin. Le Pr. Raoult vient de rappeler que tous les vaccins qui existaient avaient nécessité en moyenne 30 ans de recherche, et qu'il n'en existait actuellement aucun pour les coronavirus.

Covid-19 : un premier vaccin testé avec succès - Yahoo 25 juin 2020

À Londres, au sein de l’Imperial College, une équipe de scientifiques œuvre pour mettre au point un vaccin efficace. Et ils semblent en bonne voie pour y parvenir. Selon l’équipe clinique, le premier volontaire sain qui a reçu la dose du vaccin est actuellement en bonne santé. L’identité de ce dernier est tenue secrète. “Nous avons franchi une étape importante dans cette étude révolutionnaire”, a annoncé Katrina Pollock du Département des maladies infectieuses et auteure principale de l'étude.

Grâce à cet essai, les chercheurs ont pu s’assurer que le vaccin n’avait pas d’effets indésirables. “Nous sommes maintenant prêts à tester le vaccin dans la phase d'évaluation des doses avant de passer à l'évaluation en plus grand nombre”, a déclaré Katrina Pollock. Le vaccin s’est révélé sûr pour le volontaire et a émis des signes encourageants d’une réponse immunitaire efficace. “Nous attendons maintenant avec impatience un recrutement rapide pour le procès afin que nous puissions évaluer à la fois la sécurité du vaccin et sa capacité à produire des anticorps neutralisants qui indiqueraient une réponse efficace contre COVID-19. Je me réjouis de nos progrès dans les mois à venir”, a détaillé le professeur Robin Shattock du Département des maladies infectieuses de l'Imperial College et qui dirige les travaux.

Dans les prochaines semaines, 300 participants en bonne santé devraient recevoir deux doses du vaccin. Si le vaccin est sûr et présente une réponse immunitaire prometteuse chez l'homme, des essais plus importants se dérouleront plus tard dans l’année. Pour le moment, le premier volontaire a reçu une première dose du vaccin puis une deuxième dose de rappel dans les quatre semaines. D’autres volontaires devraient suivre dans les prochaines semaines afin de déterminer l’efficacité du vaccin et la production des anticorps contre la Covid-19. “Ces essais sur l'homme contribueront aux efforts mondiaux pour trouver un vaccin, qui est notre meilleur espoir pour prévenir le COVID-19 et permettre à la vie de revenir à la normale”, espère la professeure Fiona Watt, présidente exécutive du Medical Research Council, qui a contribué au financement de cet essai. Yahoo 25 juin 2020

La "déontologie" des assassins et nostalgiques du régime de Vichy à l'oeuvre.

LVOG - Soutien total au Pr. Perronne.

Contre le professeur Perronne, l'Ordre des Médecins lance une procédure - Le HuffPost 25 juin 2020

L’affaire est prise très au sérieux. Le Conseil national de l’Ordre des médecins s’apprête à ouvrir une procédure contre le professeur Christian Perronne, chef du service à l’hôpital Raymond-Poincaré à Garches, relaie Le Figaro.

Le CNOM a en ligne de mire les récentes interviews du médecin pour la sortie de son livre Y a-t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise? (Albin Michel). Fervent défenseur de Didier Raoult et de l’usage de la chloroquine, les prises paroles de Christian Perronne ont souvent suscité un vif tollé.

Il avait notamment déclaré que 25.000 morts auraient pu être évités avec la chloroquine, ajoutant que “les intérêts de laboratoires pharmaceutiques qui voulaient promouvoir d’autres molécules” ont été favorisés.

Dans un communiqué, des infectiologues ont haussé le ton face à ces “propos graves, car ils font passer pour des ‘criminels’ les médecins qui s’appuient sur les données de la science pour soigner leurs patients”. Le 20 juin dernier, une pétition a même été lancée pour demander au Conseil de condamner ces propos controversés Des réclamations qui ont été entendues. Au Figaro; le Conseil national de l’ordre explique avoir saisi le conseil départemental des Hauts-de-Seine.“Il lui a été demandé de se saisir et d’instruire le dossier du Pr Perronne et d’informer le CNOM des suites qui seront données”, précise-t-on au quotidien.

Dans la foulée de cette annonce, l’AP-HP a confirmé de son côté avoir saisir ses instances déontologiques, selon un courrier dont l’AFP a obtenu copie jeudi.

Dans cette lettre de saisine datée de mercredi, le directeur général de l’AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris), Martin Hirsch, demande à son collège de déontologie de donner un avis “avant la fin du mois de juillet”.

La question est de savoir “s’il peut y avoir des manquements à des obligations d’ordre déontologique (...) dans un cas de figure où des propos sont tenus avec l’autorité conférée à une fonction de responsabilité dans un hôpital public universitaire”.

La lettre de l’AP-HP pointe notamment “l’accusation portée à l’égard d’une autre équipe hospitalière extérieure à l’AP-HP d’avoir ‘laissé crever’ un patient, en l’occurrence le beau-frère de l’intéressé, au motif que ne lui aurait pas été délivré un traitement, préconisé par l’auteur comme ayant fait ses preuves, alors que cette efficacité n’est pas établie”.

Cette accusation, qui visait des médecins du CHU de Nantes, a récemment été proférée par le professeur Perronne à la télévision et portait sur l’hydroxychloroquine.

Autres propos qui “doivent retenir l’attention” selon le courrier de Martin Hirsch: “Prétendre que les décisions concernant un tel traitement sont à l’origine de 25.000 morts dans notre pays; enfin, mettre en cause la probité d’autres médecins de la même institution dans la manière dont ils ont émis des avis sur la crise, en affirmant que leur attitude a provoqué des milliers de morts”.

Martin Hirsch demande ainsi collège de déontologie de dire si les propos litigieux sont contraires à l’article 25 de la loi sur les droits et obligations des fonctionnaires du 13 juillet 1983, selon lequel “le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité”. Le HuffPost 25 juin 2020

LVOG - Noublions jamais, cela devrait être gravé profondément dans le cerveau de chaque travailleur pour ne jamais plus en sortir, qu'en interdisant aux médecins de prescrire l'hydroxychloroquine, de soigner leurs malades, de laisser mourir les vieux dans les EPHAD ou chez eux, Macron, son gouvernement, et les agents du régime au sein des institutions sanitaires du pays sont responsables de la mort de 10,15, 20.000 personnes innocentes, ils ont agi sous l'emprise d'une idéologie totalitaire comme des assassins et pas autres choses.

Dès lors, c'est ainsi que nous les caractériserons ainsi que son régime, fascisant. Ceux qui vont aller voter ce dimanche l'ont déjà oublié ou ils s'en foutent, ce n'est pas une raison pour les imiter, que diable, un peu de dignité.

Vidéo. Hypocrate contre hypocrite.

- Finalement, la chloroquine... - 23 juin 2020

https://www.youtube.com/watch?v=VXDMTp82Rzg&feature=emb_title

- Didier Raoult: revoir l'intégralité de son audition devant la commission d'enquête parlementaire - 24 juin 2020

https://www.youtube.com/watch?v=K71LcQDnlOg

- Le Pr. Didier Raoult était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ce jeudi 25 juin 2020.

https://www.youtube.com/watch?v=8iIIZV1hNcw

Parole d'internaute.

- Je viens d’analyser les dernières statistiques INSEE des décès en France de janvier à mai 2020. BILAN : environ 5000 morts en plus que les 3 dernières années sur 275000 en moyenne. Cela représente un supplément de moins de 1,8% ! Et si ils avaient autorisé le traitement de Raoult, on aurait sans doute vu aucune différence. On pourrait même penser que c’est la peur que les médias ont diffusé qui a provoqué ces morts en plus.

https://insee.fr/fr/information/4190491

LVOG - 5000 morts en plus de janvier à mai 2020, combien en moins les mois suivants ?

Ce qui caractérise un régime totalitaire, c'est la médiocrité de ses dirigeants ou larbins.

Véran répond à Raoult sur le remdesivir et les conflits d'intérêts - Le HuffPost 26 juin 2020

Lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le scientifique marseillais a étrillé le Conseil scientifique et ses “conflits d’intérêts”.

Des accusations de conflits d’intérêts qu’Olivier Véran a niées sur Europe 1 ce vendredi, dénonçant ” des accusations ad hominem” et renvoyant notamment aux déclarations publiques d’intérêts signées par les membres du Conseil scientifique: ”[Elles] engagent ceux qui les signent et sont par définition publiques”.

Alors que la journaliste Sonia Mabrouk pointait du doigt que ces déclarations pouvaient s’avérer incomplètes, le ministre a finalement assuré qu’il “n’y a eu aucune intention cachée ou directe d’aucun membre du Conseil scientifique pour nous pousser à prescrire quelque traitement que ce soit, y compris le remdesivir”. Le HuffPost 26 juin 2020

Commentaires d'internautes.

1- Le problème Véran avec le Covid-19, c'est qu'il existe un cas similaire pour le cancer ... en effet. Un cancérologue dans une radio de grande écoute à dit que Veran sous Marisol Touraine avait interdit un médicament efficace à 35 euros pour le remplacer par un équivalent à 3000 euros d'où une charge mensuelle de 2965 euros en plus par mois par malade pour la Sécurité sociale. Que fait Véran encore à ce ministère ?

2- Il y a une dizaine de jours, je sis allée sur le site du gouvernement base transparence santé et j'ai mis le nom de Karine Lacombe en tant que bénéficiaire. Résultat , elle avait reçu de l'argent de Gilead et Pfizer à plusieurs reprises. Suite aux accusations du Pr Raoult, je suis retournée hier sur ce site et ai mis les noms de certains du conseil scientifique. Résultat : néant. Alors, j'ai mis à nouveau le nom de Karine Lacombe et résultat : NEANT ! Etrange !

Stratégie de la terreur pour gouverner. La peur doit devenir la norme.

Virus : le déconfinement fait entrer le monde dans "une phase dangereuse" - AFP 20 juin 2020

Le déconfinement est à l'ordre du jour dans de nombreux pays touchés par la pandémie de coronavirus, mais cela fait entrer le monde dans une "phase dangereuse", a mis en garde vendredi l'Organisation mondiale de la santé.

"Le virus continue de se propager rapidement, il reste mortel et la plupart des personnes restent exposées", a averti le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, précisant que ses services avaient recensé jeudi plus de 150.000 nouveaux cas, un record sur une seule journée depuis le début de l'épidémie.

Dans le pays, des experts partis à la recherche de traces du virus dans des échantillons d'eaux usées ont déterminé qu'il était présent dans les égouts de Milan et Turin dès le mois de décembre 2019, soit deux mois avant que le premier malade ne soit recensé dans le pays.

L'Institut supérieur italien de la santé (ISS) cite également une étude espagnole qui a identifié le virus dans les eaux usées de Barcelone recueillies vers la mi-janvier, "environ 40 jours avant la notification du premier cas autochtone" en Espagne. "Nos résultats confirment l'évidence acquise désormais au niveau international sur l'importance de la surveillance du virus dans les échantillons prélevés dans les eaux usées", assure Luca Lucentini, un responsable de l'ISS. AFP 20 juin 2020

Trois cas et c'est la fin du monde, on va tous mourir !

Coronavirus: Le nombre de clusters progresse en France mais pas de signe de reprise de l'épidémie - 20 Minutes avec AFP 19 juin 2020

Un cluster se définit comme la survenue d’au moins trois cas confirmés ou probables. AFP 19 juin 2020

LVOG - Quand on sait que certains tests PCR ne sont pas fiables, et que souvent personne n'est capable de les utiliser correctement ou d'interpréter le résultat du test, c'est la porte ouverte à toutes les manipulations...

Au lieu de ne pas penser à quelque chose qui n'existe pas, imaginez le pire scénario.

Coronavirus : "On n'est pas dans une perspective d'une deuxième vague" mais "une nouvelle circulation du virus" est possible "dans l'hiver ou dans l'automne" - Franceinfo 21 juin 2020

Flagrant délit. Manipulation des faits. Fabrication de la peur.

La Nouvelle-Zélande confrontée à trois nouveaux cas de coronavirus - Reuters 18 juin 2020

La Nouvelle-Zélande a fait état jeudi d'un troisième nouveau cas de coronavirus en une semaine, semant le doute sur la gestion de la crise sanitaire par le pays qui a été le premier au monde à déclarer l'épidémie comme étant terminée.

LVOG - Vous aurez compris où ils voulaient en venir, le coronavirus et l'épidémie sont fait pour durer indéfiniment... Voyons de quoi il retournait.

Reuters - Il s'agit d'un homme d'une soixantaine d'années (...) qui a pris l'avion depuis le Pakistan et est arrivé à Melbourne le 11 juin. Ce cas s'ajoute à celui de deux femmes arrivées de Grande-Bretagne qui ont été testées positives... Reuters 18 juin 2020

LVOG - Autrement dit zéro néozélandais !

Coronavirus: la Corée du Sud dit faire face à "une deuxième vague" depuis mai - BFMTV 23 juin 2020

La Corée du Sud a reconnu ce mardi qu'elle luttait depuis mi-mai contre "une deuxième vague" de coronavirus, avec entre 35 et 50 nouveaux cas répertoriés chaque jour, essentiellement à Séoul et ses environs.

Des mesures de distanciation sociale ont été réimposées fin mai après l'apparition de foyers de contamination à Séoul et à proximité. La plupart des cas enregistrés ces trois dernières semaines ont cependant été importés. Ainsi, sur les 46 nouveaux cas répertoriés dans le pays ce mardi, 30 étaient des passagers arrivés de l'étranger. BFMTV 23 juin 2020

LVOG - Autrement dit 16 personnes contaminés, la norme en fait...

Commentaire d'un internaute

- …Mais en plus les chiffres sont mensongers ! 5 membres du parlement brésilien encouragés par le président Bolsonaro sont entrés de force dans un hôpital qui affirmait traiter 5000 cas et avoir 200 morts. Leur constat en vidéo : zéro patient et zéro mort, des cercueils vides, l’hôpital n’est même pas fini !

Brazilian MPs Expose Biggest Covid-19 Hoax Known to Date http://www.thetruthseeker.co.uk/?p=209037

Joaquin Flores – Fort Russ June 19, 2020

FRN brings the following major revelation:

Members of the Brazilian parliament decided to confirm suspicions and break into a hospital that claimed to have 5,000 infected & 200 deaths from COVID-19, and found that the hospital had grossly over-represented the cases and its claims. There was in fact not a single person, they report, and the hospital was entirely empty and was obviously still under construction.

Acting on a tip that something was going wrong at this hospital, five members of the Brazil parliament went to hospitals under encouragement by president Bolsonaro to break in & check to see the number of patients there.

L'épisode du coronavirus devait servir à préparer les conditions pour imposer les mesures annoncées lors du Green New Deal.

Ils ont de la suite dans les idées.

1- La Commission européenne a fait écho à ces propositions dans le cadre de sa stratégie "De la ferme à la fourchette" publiée la semaine dernière. Cette stratégie vise également de manière explicite à réduire la consommation de viande : "S'orienter vers une réduction de la consommation de viandes rouges ou transformés et augmentation de l'apport en fruits et en légumes réduira non seulement les risques pour la santé, mais aussi l'impact sur l'environnement". france24.com 25 mai 2020

2- Ce foyer de contamination pourrait avoir des conséquences sur le marché de la viande notamment dans le circuit du hard-discount, très développé en Allemagne. Les magasins pourraient faire face à une pénurie de viandes dans les prochaines semaines ou appliquer une hausse des prix. francetvinfo.fr 19 juin 2020

3- « Quand on cherche, on trouve, résume Jeanne Brugère-Picoux, professeure honoraire de l'École nationale vétérinaire d'Alfort et membre de l'Académie nationale de médecine. Les salariés des abattoirs étaient certainement tout aussi touchés durant le confinement mais on ne le savait pas car aucun test n'était effectué au sein des entreprises ou dans l'entourage ». Le simple fait d'avoir continué à fonctionner pendant le confinement, contrairement à d'autres industries, peut aussi conduire à un effet loupe, soulignent les professionnels du secteur. futura-sciences.com 24 mai 2020

Combien la mafia des trusts pharmaceutiques a-t-elle perdu à cause de la chloroquine ? La réponse de son porte-parole.

L'OMS réclame plus de 30 milliards de dollars pour lutter contre le coronavirus - Reuters 26 juin 2020

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi que 31,3 milliards de dollars (27,8 milliards d'euros) seraient nécessaires au cours des 12 prochains mois pour mener des tests, développer des traitements et des vaccins contre le coronavirus.

L'OMS, qui a lancé une initiative internationale contre la pandémie, souhaite dans le cadre de ce programme conduire 500 millions de tests et proposer 245 millions de traitements dans les pays en développement et à revenus intermédiaires d'ici 2021, précise l'organisation dans un communiqué.

L'équipe de l'OMS veut également distribuer deux milliards de vaccins d'ici fin 2021, dont la moitié dans les pays à faible et moyen revenus. Reuters 26 juin 2020

Fabrication du consentement ou la servitude volontaire.

Sondage. Les Français plébiscitent la transition écologique - Journal du Dimanche 20 juin 2020

Notre tableau de bord de la transformation No Com-Ifop-JDD montre une aspiration renforcée des Français à changer de modèle de développement.

Ils sont 56% à préférer "un pays qui va faire le choix d'un autre modèle de développement avec comme objectif la préservation des ressources naturelles", plutôt qu'une priorité donnée à plus de croissance et à la création d'emplois. Journal du Dimanche 20 juin 2020

La convention citoyenne sur le climat rejette la réduction du temps de travail à 28 heures - Le HuffPost 20 juin 2020

En complément

- Selon Guillaume Faury, le niveau de trafic aérien de 2019 ne sera pas retrouvé au niveau mondial avant 2023 "au mieux", "voire 2025". "La crise du secteur de l'aviation sera longue et d'une ampleur telle qu'elle nécessite que nous prenions des mesures plus importantes" que celles déjà prises chez Airbus, explique le responsable. "L'ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s'adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise. Après des décennies de croissance ininterrompue, c'est une véritable épreuve. Elle nous contraint à des décisions amères", ajoute Guillaume Faury dans sa lettre qui évoque aussi le besoin de "courage" face à "des décisions difficiles". "Ces décisions sont malheureusement nécessaires pour protéger l'avenir de notre entreprise", estime le dirigeant.

Devant des cadres du groupe, il avait déjà indiqué qu'un plan de restructuration comprenant des suppressions d'emplois serait nécessaire.

L'américain Boeing, qui était déjà empêtré depuis plus d'un an avec les déboires de son Boeing 737 MAX, a de son côté annoncé fin avril la suppression de 10% de ses effectifs, soit 16.000 emplois. Le Canadien Bombardier compte réduire ses effectifs de 2.500 postes, quand aux motoristes aéronautiques General Electric et Rolls Royce, ils ont annoncé respectivement 12.600 et 9.000 réductions d'effectifs.

LREM-EELV

Municipales 2020 à Lille : Stéphane Baly (EELV) appelle les électeurs macronistes à voter pour lui - Franceinfo 21 juin 2020

EELV soutient l'ensemble des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, la droite se montre critique - Franceinfo 21 juin 2020

La gauche s’allie aux Frères musulmans dans la 4ème ville de France - Réseau Voltaire 24 juin 2020

La liste commune des formations de gauche au deuxième tour des élections municipales de Toulouse (quatrième ville de France), Archipel citoyen, a fait alliance avec les Frères musulmans.

L’écologiste Antoine Maurice est arrivé en seconde position lors du premier tour des élections municipales. Il a rallié sur son nom presque toutes les formations de gauche contre le maire sortant, le Républicain Jean-Luc Moudenc, connu pour ses positions laïques.

Les Frères musulmans sont une société secrète internationale visant à prendre le Pouvoir dans tous les pays du Moyen-Orient en manipulant la religion musulmane [1]. Ils ont constitué un parti local, l’Union Démocratique des Musulmans Français, dont la dénomination vise à masquer leur opposition totale et définitive à la démocratie. Ce parti est présidé par Mhamdi Taoufik (photo), directeur d’une société de gardes du corps.

Antoine Maurice est un proche de Cécile Duflot, ancienne ministre du Logement et actuelle directrice d’Oxfam-France. Cette ONG est membre de la Fédération Oxfam International, connue au Moyen-Orient pour ses liens avec le MI6 (services secrets britanniques). À l’issue de plusieurs coups d’État manqués au Moyen-Orient, des dirigeants des Frères musulmans avaient obtenu l’asile politique en France et en Allemagne durant la Guerre froide sur recommandation du MI6. Réseau Voltaire 24 juin 2020

[1] « Histoire mondiale des Frères musulmans » (6 parties), par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 juin 2019.

L'erreur est humaine et doit demeurer impunie quand elle rapporte aux banquiers.

Crédit immobilier : cette décision de justice qui porte un coup dur aux emprunteurs - Capital 20 juin 2020

Voilà une décision importante pour les particuliers qui espèrent obtenir un dédommagement après avoir constaté une irrégularité sur le calcul de leur crédit. La Cour de cassation vient en effet de rendre une décision précisant qu'en cas d'erreur avérée sur un emprunt, les intérêts du prêt ne devaient pas être automatiquement ramenés au taux légal - très inférieur aux taux du marché, voire proche de zéro -, mais qu'il appartenait bien au juge de fixer le montant de l'indemnisation.

Pour bien comprendre le sujet, rappelons que chaque contrat de crédit doit obligatoirement mentionner un taux effectif global : le fameux TEG. Celui-ci indique le coût total de l’emprunt (frais de la banque, assurance et intérêts compris). Problème : près de la moitié des contrats seraient concernés par des erreurs de TEG. Fort de constat, des milliers d'emprunteurs ont porté leur dossier devant la justice ces dernières années afin d'obtenir réparation. Or il faut savoir que le juge a alors la possibilité de prononcer la déchéance totale ou partielle des intérêts, voire même la nullité du taux. Dans ce cas, c’est le taux légal qui est appliqué, bien inférieur aux taux pratiqués par les banques. Les indemnités alors versées aux emprunteurs lésées peuvent s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Las, la décision de la Cour de cassation entérine le fait que ces indemnités maximales ne sont pas forcément automatiques. Un coup dur donc pour les emprunteurs, même si dans les faits peu de plaignants avaient jusqu'ici obtenu une application du taux légal. Désormais, explique la Cour de cassation, la clause fixant les intérêts convenus n'est pas nulle au prétexte qu'elle comporterait une erreur, mais le juge fixera la proportion d'intérêts dus par l'emprunteur. Capital 20 juin 2020

L'avenir qu'ils nous réservent. La norme, mènerait "l’humanité à un retour à la société animale?"

Covid-19 – Entre normativité et subjectivité par Vincent Mathieu - Mondialisation.ca, 20 juin 2020

Extrait. Retournons dans le passé brièvement. Un mois avant la déclaration de pandémie H1N1 en 2009, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait modifié son système de catégorisation des pandémies en y supprimant le critère relatif à la virulence (forte mortalité, maladie grave etc.). Une épidémie contagieuse, mais assez bénigne sur le plan de la létalité générale, pouvait ainsi être considérée pandémique. La pandémie H1N1 a conséquemment permis aux compagnies pharmaceutiques d’écouler des stocks énormes de vaccins et mené à un gaspillage éhonté de fonds publics. Selon un groupe de médecins québécois,(2) les conflits d’intérêts entre l’OMS et l’industrie pharmaceutique,(3) la « médiatisation indécente » des mortalités et la confusion entre « précaution » et « précipitation » ont causé une « pandémie de la peur » injustifiée scientifiquement. Ces médecins évoquent même l’idée d’une « psychose collective » qui a été très coûteuse en ressources humaines et financières. Dix ans plus tard, rebelote!

La Covid-19 n’aurait effectivement jamais pu être déclarée pandémique sans l’extension normative de 2009 dans la catégorisation des pandémies. Après plusieurs semaines d’analyses, la dangerosité de la Covid-19 est même reconnue par plusieurs scientifiques comme similaire à celle de la grippe saisonnière en termes d’ordre de grandeur.(4) À partir de ces données, rien ne justifie la panique inoculée à la population par les directions de santé publique et le corps médiatique. Et rien ne justifie les nouvelles normes sanitaires à la fois contraignantes et incohérentes qui nous ont été et nous sont toujours imposées. La vague de mortalité de nos aînés et des gens en mauvaise santé, exacerbée par les lacunes d’un système de soin déserté et soumis aux standards comptables du néolibéralisme, aurait dû être bien mieux endiguée.(5) Que dire de la validation de l’innocuité des médicaments contre la Covid-19 qui semble dépendre davantage d’intérêts financiers et boursiers que d’analyses scientifiques fiables et intègres?(6) Tout ceci nous force à constater que la réalité qu’on nous impose depuis quelques mois dépend moins d’un aléa de la nature face auquel il faudrait désormais s’adapter que de malhonnêteté et de turpitudes propres à l’hommerie.

La Covid-19 aurait pu être combattue avec beaucoup moins d’agressivité, beaucoup moins d’angoisse et beaucoup moins de dégâts collatéraux. Alors, si comme le propose Alexandre Klein, il faut inventer la vie après la maladie, il est pertinent de se demander de quelle maladie parle-t-on. Si la maladie dont on parle présente les symptômes de conflits d’intérêts, de partialité médiatique et d’influence des pouvoirs d’argent sur nos institutions sociales, ce n’est pas à la vie après la maladie qu’il faut réfléchir, mais à la situation actuelle qui mène gaillardement notre civilisation vers sa chute. Lorsque la dangerosité d’une épidémie virale est exagérée en fonction de normes arbitraires et de spéculations mathématiques et qu’elle est de surcroït accentuée par la corruption et des décisions politiques douteuses, l’heure n’est pas à penser l’invention d’un futur post-covid. L’heure est plutôt à clarifier courageusement un passé et un présent malmenés. En guise de première réflexion, on peut se référer à Molière qui nous a bien montré la vulnérabilité du Malade imaginaire face à la cupidité de certains médecins. Absorbé par sa peur de ne pas être en santé, il se soumet à la bonne parole de la divine médecine jusqu’à dilapider sa fortune et s’en rendre malade. Trois-cent-cinquante ans plus tard, rebelote!

L’humain est vulnérable et de cette vulnérabilité vient sa dépendance aux figures d’autorité. La médecine et toute autre science ont beaucoup à nous apprendre, mais l’admiration portée aux médecins et aux scientifiques, aujourd’hui transformée en idolâtrie païenne, nous amène à croire à n’importe quelle de leur prévision, à n’importe quelle mystique. Les éclairages que la science nous apporte auront toujours leur place dans le débat publique, voire une importance centrale. Mais jamais, dans une démocratie libérale, le scientifique ou quelqu’autre autorité de référence ne devrait avoir quoique ce soit à nous dicter. La science n’est pas pure, la science n’est pas neutre, puisque comme tout autre élément de l’économie capitaliste, la science est une marchandise. Jamais le scientifique ne devrait balayer les consciences et régenter nos existences tel qu’on l’expérimente aujourd’hui. La sacralisation de la parole des experts est selon moi la plus grande menace pour nos sociétés présentes et futures, car cette bonne parole étaye les orientations politiques et économiques des organes étatiques. Et comme toutes les religions qui l’ont précédée, la science se transforme en un outil de légitimation du pouvoir en place. Si le peuple tient toujours à la démocratie et à sa liberté de parole et de choix, les autorités non-élues qui s’arrogent le droit de décréter des normes (qu’elles soient sanitaires ou autres) doivent immédiatement être remises à leur place, c’est-à-dire au même niveau que l’opinion citoyenne.

Dès l’aube de l’après-guerre, l’historien des civilisations Arnold J. Toynbee disait que la plus grande menace des temps à venir n’était pas les catastrophes naturelles ou tout autre caprice de Dame Nature, mais la folie des êtres humains.(7) Si la crise de la Covid-19 a confronté l’humanité au danger des virus, elle l’a surtout confrontée aux dangers émanant de sa propre folie. La science, en plus d’être subjuguée à des intérêts vénaux et politiques, est désormais intrinsèquement en proie aux impératifs normatifs de la performance quantitative, de la publication à facteur d’impact et de la standardisation de ses procédés. Ainsi, elle est plus que jamais éloignée des nécessités humaines et de ses visées fondamentales. La profession de foi envers la modélisation statistique pour évaluer la propagation et la létalité des épidémies ou la préséance accordée aux essais cliniques randomisés pour évaluer l’efficacité d’une thérapeutique alors que nous sommes en pleine période de crise qui nécessite un soin immédiat et inconditionnel de TOUS les patients, sont des exemples patents des dérives de la science standardisée dont les principes se sont perdus dans la méthode. Si on prend l’exemple des prévisions faites par des épidémiologistes hyperspécialistes de la mathématique des probabilités, on constate que l’on confond la science et la technique et que l’on prend de graves décisions politiques sur la base de modélisations virtuelles qui n’ont souvent rien à voir avec le réel. On nie, par le fétichisme des chiffres, que certains facteurs intangibles ne peuvent être ni réduits à une statistique, ni prévus. En effet, les premiers modèles alarmistes concernant la propagation et la létalité des deux dernières infections virales pandémiques, soit la grippe H1N1 et la Covid-19, se sont tous avérés erronés.(8) Malgré cela, la parole de l’expert scientifique, ce monseigneur contemporain, est bue comme du petit-lait. La deuxième vague annoncée par ce même type de modèle fait maintenant poindre à l’horizon un autre confinement et est perçue comme une prophétie à laquelle les ouailles doivent se soumettre peu importe les conséquences qui en découlent.(9)

Dans notre monde féru de contrôle normatif, l’autorité nous enjoint à croire en des réalités virtuelles et nous pousse à agir conformément aux normes qu’elle a expertisées pour nous. Les tendances « à la mode », que ce soit les recherches sur les propagations épidémiques ou les changements climatiques,(10) sont toutes soumises au standard de la modélisation statistique et au dictat de la pensée unique. Et face aux logiciels mathématiques désincarnés qui nous modélisent l’avenir, la libre pensée n’est rien d’autre qu’une hérésie à censurer.

Alexandre Klein nous propose d’inventer la vie après la Covid-19 en inscrivant « dans la durée ces nouvelles valeurs qui furent les nôtres au cours des dernières semaines » (confinement discipliné, réactivité des gouvernements, ralentissement du système économique profitable à l’écologie etc.). L’individu sain serait celui qui s’adapte et instaure de nouvelles normes de vie en fonction de la réalité qui s’impose. Le problème est que ces nouvelles normes et valeurs, que ce soit celles qui ressortent de la crise sanitaire ou celles qui nous prescrivent attitudes et comportements à adopter dans la lutte aux changements climatiques, ne viennent pas de l’individu. Elles viennent du monopole de ceux à qui on donne le droit de définir le réel. Cette normativité, loin de tenir compte de la « singularité des rapports qu’entretiennent les individus avec leur milieu », n’est autre que le modelage du sujet inféodé à des forces élitistes.

Canguilhem, qui voyait dans le malade un « sujet capable d’expression »,(11) a dû se retourner dans sa tombe en voyant le traitement qu’ont reçu nos aînés confinés, isolés, abandonnés et réduits à des objets à qui on disait savoir mieux qu’eux ce qui leur était bénéfique. Canguilhem ne disait-il pas lui-même, concernant la norme, qu’elle menait l’humanité à un retour à la société animale?(12) Si l’on s’appuie sur la pensée de Roland Gori (13) à l’égard de cette idée de Canguilhem, il est malheureux de constater que sous couvert de progrès scientifiques et d’avancées technologiques, notre organisation sociale nous pousse vers le guêpier d’une vie normée, surveillée et contrôlée, enfermant l’individu dans son rôle d’acteur utilitaire de la production systémique.

Le normatif n’est-il donc pas, dans sa racine et son essence, la perte de subjectivité de l’individu? L’adaptation aux nouvelles normes de vie imposées aux hommes par d’autres hommes ne s’avère-t-elle pas, dans sa finalité, à être le fossoyeur du sujet pensant et résistant? L’abnégation prescrite à tous dans la lutte au virus et aux changements climatiques, c’est l’ordonnance de se soumettre à un commandement moral constitutif du nouveau lien social. Pour ma part, je ne crois pas que cet humain normalisé respire la santé. Je ne crois pas non plus qu’il incarne le citoyen post-Refus global. Il est plutôt le citoyen de la Grande noirceur qui accepte tout et ne refuse rien, globalement. La normativité qui s’impose désormais à nous, c’est l’éloge du héraut conditionné et du bigot formaté. C’est la domestication de l’être aux volontés et aux passions étouffées. Mondialisation.ca, 20 juin 2020

Du même auteur dans une note :

- Le faux consensus scientifique à l’égard des changements climatiques anthropiques et leurs impacts est peut-être le dogme le plus dangereux de notre ère moderne. Sans nier l’importance de réfléchir aux défis posés par le climat (et l’écologie dans son ensemble), l’apocalypse annoncée par certains scientifiques et par les filtres médiatiques est aujourd’hui un instrument de conditionnement et de réformes sociales qui amène les peuples à délaisser leurs moeurs ainsi que leur souveraineté relative. La « concertation des efforts » dans la lutte aux changements climatiques n’est que l’euphémisme qui évite de nommer clairement les désirs de « concentration des pouvoirs » d’une oligarchie mondialiste qui répudie toute forme d’auto-détermination nationale. Pour lire des idées divergentes et critiques à l’égard de la théorie des changements climatiques, les lecteurs sont invités à consulter les documents suivants:

https://archive.nytimes.com/www.nytimes.com/2009/03/29/magazine/29Dyson-t.html;

http://www.lactualitechimique.org/Des-histoires-belges;

https://www.climato-realistes.fr/jean-claude-bernier-soutenu-par-vingt-cinq-membres-de-l-academie-des-sciences/; Jérôme Halzan, Mythes et réalités de la science, Kontre Kulture, 2017; Mototaka Nakamura, Confessions of a climate scientist, 2019: https://c-c-netzwerk.ch/images/ccn-blog_articles/717/Confessions-Nakamura.pdf.

https://www.mondialisation.ca/covid-19-entre-normativite-et-subjectivite/5646732

Leur vieux monde guerrier et criminel.

Belgique: le maire de Bruges poignardé, enquête pour tentative de meurtre - BFMTV 21 juin 2020

Royaume-Uni: trois morts lors d'une attaque au couteau dans un parc - AFP

Trois personnes ont été tuées lors d'une attaque au couteau samedi soir dans un parc à Reading, à l'ouest de Londres, selon la police, qui ne retient pas actuellement la piste terroriste. AFP

Plusieurs personnes tuées dans une rue de Glasgow - Reuters

États-Unis: au moins un mort dans une fusillade à Minneapolis - BFMTV 21 juin 2020

Après les émeutes de Dijon, quatre mises en examen - euronews

Emoi en Allemagne après des scènes d'émeutes et de pillage à Stuttgart - AFP

L'Egypte prête à intervenir "directement" en Libye si le GNA progresse - AFP

Des affrontements meurtriers à la frontière entre l'Inde et la Chine - Slate.fr


POLITIQUE

Serbie

Serbie: tsunami électoral pour le parti du président - AFP22 juin 2020

Le parti du président serbe Aleksandar Vucic a étendu dimanche son emprise sur le pouvoir par un raz de marée électoral au Parlement où l'opposition est réduite à peau de chagrin et dénonce une dérive autoritaire.

"Je suis reconnaissant au peuple pour ce soutien historique", a lancé le chef de l'Etat en annonçant que le Parti serbe du progrès (SNS, centre droit) avait considérablement élargi sa domination avec environ 63% des voix.

"Nous avons gagné partout, nous avons gagné là où nous n'avions jamais gagné", a-t-il déclaré.

Le SNS remporte 189 sièges sur 250 contre 131 dans la législature précédente, selon les estimations d'Ipsos.


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

Tunisie

Troubles sociaux dans le sud marginalisé de la Tunisie - AFP 22 juin 2020

Des heurts ont repris lundi entre forces de l'ordre et manifestants à Tataouine, dans le sud de la Tunisie, près d'une zone de production pétrolière, où les protestataires réclament les milliers d'emplois promis par le gouvernement.

Depuis plusieurs semaines, des jeunes et chômeurs de Tataouine, ville située à 500 km de Tunis, observaient un sit-in pour réclamer l'application d'accords signés en 2017 avec le gouvernement, promettant des emplois et des investissements dans cette région marginalisée.

Ils bloquaient ponctuellement certaines routes de la ville et les camions des sociétés d'exploitation de gaz et de pétrole desservant le site de production d'El Kamour, situé à 160 kilomètres de là, en plein désert.

Selon le ministère de l'Energie, ces troubles n'ont pas eu d'impact sur la production de pétrole et de gaz, contrairement à 2017, lorsque les protestataires avaient fini par bloquer les vannes des pipelines.

Le gouvernement avait alors promis d'investir chaque année 80 millions de dinars (quelque 27 millions d'euros) pour le développement de Tataouine, sans que cela ne se concrétise, selon le syndicat UGTT.

Et seule une partie des milliers d'emplois promis, dans des sociétés pétrolières ou des structures d'entretien de l'environnement, ont été créés.


ECONOMIE

Chine

Le "GPS chinois" finalisé avec un ultime satellite - AFP 23 juin 2020

Le GPS a un nouveau concurrent de poids: la Chine a finalisé mardi grâce au lancement d'un dernier satellite son système de navigation Beidou, qui lui permet de couvrir le monde entier et de s'affranchir des Américains.

Prévu la semaine dernière, l'événement avait été reporté au tout dernier moment en raison d'un "problème technique" non précisé.

Ce 30e et ultime satellite de la troisième génération Beidou (Beidou-3) a été propulsé dans l'espace à 09H43 locales (01H43 GMT) depuis le centre de lancement de Xichang, dans le sud-ouest de la Chine, par une fusée Longue-Marche 3, selon des images de la télévision publique CCTV.

Déjà en service commercial à l'étranger depuis 2012, la technologie chinoise était d'abord limitée à l'Asie-Pacifique. Avec la finalisation de cette constellation, l'ensemble de la planète est désormais couvert.

Beidou, qui tire son nom de la constellation de la "Grande Ourse" en mandarin, cohabite avec d'autres systèmes de navigation par satellite au niveau mondial: GPS (propriété du gouvernement américain et opéré par l'armée de l'air), Galileo (Union européenne) et Glonass (Russie).

Leurs applications sont multiples: guidage de piétons, d'automobiles, de bateaux cargos, de secouristes lors de catastrophes naturelles, envoi de messages, service de positionnement pour l'industrie minière ou l'agriculture...

Stratégiques, ils peuvent également être utilisés par les armées de leurs pays respectifs (Chine, Etats-Unis, Russie) afin d'effectuer de la géolocalisation ou du guidage de missiles de très haute précision.

Le lancement de mardi est un "grand événement" qui "permet de rendre la Chine indépendante des systèmes américain et européen", note Jonathan McDowell, astronome au Centre Harvard-Smithsonian pour l'astrophysique, aux Etats-Unis.

"La finalisation de Beidou-3 est un événement majeur pour la population chinoise mais aussi sans nul doute pour son armée", souligne Carter Palmer, spécialiste des questions spatiales au cabinet américain Forecast International.

En clair: avec sa constellation terminée, la Chine peut se mettre à l'abri d'une éventuelle coupure de GPS décidée par les Etats-Unis en cas d'hypothétique conflit entre les deux puissances.

Depuis le lancement du programme dans les années 1990, plus de 100.000 scientifiques, ingénieurs et techniciens ont participé à la conception du système de navigation. Le tout premier satellite Beidou avait été lancé en 2000.

Ses services sont aujourd'hui employés en Chine dans les taxis, les bus, les voitures particulières et bien sûr par les smartphones.

Plusieurs dizaines de pays comme le Pakistan, la Thaïlande, le Laos ou encore Brunei utilisent par ailleurs déjà officiellement le système, selon les médias d'Etat chinois.

"La plupart des smartphones sous Android fonctionnent avec un positionnement multi-mode qui reçoit simultanément les signaux GPS, Beidou, Glonass et Galileo afin d'améliorer la précision du positionnement", souligne également Chen Lan, analyste pour le site GoTaikonauts.com, spécialisé dans le programme spatial chinois.

"Il existe par ailleurs un grand nombre d'utilisateurs industriels, notamment des navires et des flottes logistiques en Chine", qui outre le service de positionnement de Beidou utilisent son "système de messagerie", non présent chez ses concurrents, pour "les urgences et le sauvetage", note-t-il.

Mais le système chinois peut-il vraiment grignoter des parts de marché voire détrôner son rival américain?

"De façon générale, Beidou a une meilleure précision que le GPS", souligne Carter Palmer. "Mais sa fiabilité reste à démontrer."

La marge d'erreur du système de navigation au niveau mondial est de 10 mètres en version civile, selon les données officielles communiquées mardi. Une très bonne précision qui lui permet d'espérer gagner des parts de marché face au GPS.

"Je ne pense pas que Beidou va supplanter entièrement le GPS", prédit M. Palmer. "J'imagine plutôt une situation où l'utilisateur emploiera plusieurs systèmes, dont Beidou, pour avoir des données de navigation par satellite plus précises."

Selon Jonathan McDowell, le système américain devrait ainsi conserver sa domination "lors des dix voire vingt années à venir".

L'enjeu financier est important.

Le secteur de la navigation par satellite devrait peser cette année en Chine 400 milliards de yuans (50 milliards d'euros), selon un haut responsable cité par un média officiel. AFP 23 juin 2020




Quand l'oligarchie financière devient antiraciste.

George Floyd n’a pas été tué par la police (P. Craig Roberts) - publié le 20 juin 2020

« George Floyd n’a pas été tué par la police. Selon le rapport de toxicologie, Floyd est mort d’une concentration de Fentanyl dans son sang trois fois supérieure à la dose fatale. Le fentanyl est un opioïde dangereux 50 fois plus puissant que l’héroïne. Vous pouvez lire l’analyse ici : https://www.unz.com/article/or-did-george-floyd-die-of-a-drug-overdose/ .

Un lien est fourni vers le rapport d’autopsie.

Réfléchissez un instant. Que devient une société dans laquelle les faits n’ont pas d’importance ? Les médias américains, le parti démocrate, les libéraux blancs et la triste excuse d’une gauche sont tellement enclins au « racisme blanc » qu’ils ont sauté à la conclusion souhaitée et ont encouragé les émeutes et les pillages qui ont entraîné des dégâts matériels massifs dans plusieurs villes, quelques morts, de nombreux blessés et beaucoup de dommages pour les relations raciales. Les maires et les gouverneurs démocrates ont démissionné. La police et la Garde nationale, qui tentaient de contenir la violence, n’ont pas été soutenues. Même le président de l’état-major interarmées et le secrétaire à la défense de Trump se sont accommodés des émeutes et des pillages en sapant la position du président Trump contre ceux-ci. Les entreprises de nombreuses personnes ont été anéanties et, dans la plupart des cas, les assurances ne couvrent pas les dommages causés par les émeutes. Les politiciens et les médias sont responsables des milliards de dollars que les « protestations pacifiques » ont coûtés. Ceux qui ont subi des dommages devraient intenter des actions collectives.

Lorsque la police du Minnesota, qui a été faussement accusée du meurtre de George Floyd, sera jugée, les jurés auront peur de ne pas condamner. L’histoire est gravée dans le marbre, et trop d’intérêts puissants y sont attachés. La police a déjà été jugée et condamnée dans les médias, et les jurés auront peur d’aller à l’encontre de l’opinion publique que les médias et les libéraux blancs ont orchestrée. L’effet sur le moral et l’engagement de la police sera dévastateur. Déjà, la police se retire face aux crimes commis par des « gens de couleur ». Les Noirs apprennent qu’ils sont immunisés contre leur comportement violent. Pour l’élément criminel, les protestations sont des opportunités de profit. Attendez-vous à davantage de « protestations pacifiques ».

Les abus extraordinaires imposés au Sud vaincu par la Reconstruction ont empoisonné les relations entre Blancs et Noirs. En 1900, les politiciens du Sud, comme James K. Vardaman du Mississippi, dans leurs efforts pour arracher le pouvoir à l’argent et à l’aristocratie du Sud, cultivaient la haine raciale envers les Noirs parmi les blancs pauvres et utilisaient le processus électoral pour vaincre les dirigeants du Sud comme Le Roy Percy qui travaillait pour l’harmonie raciale.

À notre époque, ce processus a été inversé. Aujourd’hui, les libéraux blancs fomentent parmi les Noirs la haine raciale contre les Blancs. Les libéraux blancs ont inventé une fausse histoire, symbolisée par le projet 1619 du New York Times, selon laquelle les États-Unis sont fondés sur le racisme blanc. Cette histoire est maintenant institutionnalisée dans le système éducatif et les médias, ce qui signifie que le fossé entre les blancs et les noirs ne peut que s’aggraver.

La politique identitaire, idéologie officielle du parti démocrate et de ce qui passe pour une gauche, désunit la population. Les Américains sont divisés en groupes hostiles par race, sexe et préférence sexuelle. Ni les démocrates ni la gauche ne représentent plus la classe ouvrière, désormais définie comme l’ennemi – « l’atout déplorable ». En désunissant les Américains, les élites dirigeantes ont rendu impossible toute opposition efficace à leur égard. Comme la désunion sert les intérêts des élites dirigeantes, elles veilleront à ce qu’elle se poursuive. Nous pouvons nous attendre à ce que l’animosité raciale soit davantage cultivée.

Pouvons-nous espérer que les éléments responsables de la population noire s’uniront à leurs homologues blancs pour produire l’amitié entre les races qu’exige une société multiculturelle ? Tout Noir américain qui tenterait de prendre la tête d’un tel mouvement serait rejeté comme un « oncle Tom » au service du racisme blanc.

Les faits n’ont plus d’importance aux États-Unis ou dans le monde occidental. Les récits factuels qui ne satisfont pas les émotions éveillées sont rejetés comme étant racistes ou sexistes ou une autre forme de péché. En d’autres termes, la vérité en Amérique a perdu son pouvoir. Il n’est plus possible de combattre les idéologies destructrices par la vérité. Vous pouvez le tester vous-même. Essayez de convaincre CNN, le New York Times, NPR, un professeur libéral blanc, un membre d’Antifa ou un manifestant noir que George Floyd s’est suicidé en prenant une dose excessive d’un dangereux opiacé. Ils rejetteront le rapport de toxicologie comme une couverture de la violence policière raciste contre les noirs, et ils vous rejetteront comme un raciste de la suprématie blanche.

L’interprétation raciste de l’Amérique vise à susciter la colère chez les Noirs et la culpabilité chez les Blancs. À mesure que l’hostilité des Noirs augmente et que la confiance des Blancs diminue, la société s’effondre.

Comme je l’ai écrit, les États-Unis et l’ensemble du monde occidental vivent le Camp des Saints ».

- Aux États-Unis, le nouvel antiracisme vire à la paranoïa - slate.fr 26 juin 2020

Les démissions, dénonciations et excuses publiques se multiplient, dans un environnement où un nombre toujours croissant d'attitudes sont considérées comme racistes. slate.fr 26 juin 2020

- Philip Stinson, archiviste des errements policiers américains - slate.fr 26 juin 2020

Ancien policier, le professeur de criminologie Philip Stinson tient depuis quinze ans la base de données de référence sur les crimes et délits commis aux États-Unis par des policiers.

Tout a commencé en 2004, avec un pari. Philip Stinson, avocat en reconversion, assistait à un cours de droit à l'université de West Chester, en Pennsylvanie, lorsque ses camarades de classe se lancèrent dans un débat passionné sur l'impunité policière. «L'un d'entre eux disait que les arrestations de policiers étaient rares, je lui ai parié le contraire», raconte-t-il par téléphone. C'est avec les moyens du bord qu'il s'est attelé à la tâche : en consultant des sources ouvertes, et en installant 48 alertes sur Google News.

Ce qui était à l'origine un défi étudiant est devenu une thèse de doctorat en 2009, puis un projet de recherche. Aujourd'hui âgé de 55 ans, il continue d'y consacrer «28 heures par semaine» à l'université de Bowling Green, dans l'Ohio, où il enseigne la criminologie. Son protocole est resté pour l'essentiel artisanal, bien qu'il se soit en partie automatisé à mesure qu'il créait des alertes et recrutait des dizaines d'étudiants pour suivre au cas par cas le devenir judiciaire de policiers ayant fait l'objet d'une arrestation. «Je dirais qu'on travaille avec environ 10.000 alertes Google aujourd'hui», énonce-t-il d'une voix imperturbable.

Grâce à ce procédé, Philip Stinson a documenté depuis 2005 plus de 17.300 arrestations, impliquant 15.000 policiers américains. Une mine d'informations colossale, déployant jusqu'à 270 variables par cas (âge, type d'infraction, antécédents, alcoolémie au moment des faits...), reconnue aujourd'hui comme la base de données la plus complète qui soit sur les infractions commises par des policiers américains, qu'il s'agisse d'extorsion, de meurtre ou de conduite en état d'ivresse. À l'heure où la police américaine essuie des critiques sans précédents, ces données viennent éclairer un débat aussi politique que passionné sur les violences policières et leur impunité supposée.

«D'après mon comptage, depuis 2005, 113 agents de police non-fédéraux ont été arrêtés pour meurtre ou homicide après avoir fait usage de leur arme», détaille-t-il, «92 d'entre eux ont été jugés, et seuls 42 ont été condamnés, rarement pour meurtre». La plupart ont en effet été condamnés pour «homicide», «homicide involontaire», «homicide par négligence», «faute lourde» [official misconduct, en anglais]. En quinze ans, seuls 5 policiers ont été condamnés pour meurtre. Un chiffre extraordinairement faible en comparaison avec le nombre de personnes tuées chaque année par la police. En 2019, ce bilan s'élevait à 1030 morts selon un décompte du Washington Post.

«De manière générale, les tribunaux sont très réticents à l'idée de condamner un policier», explique Philip Stinson. «Il faut vraiment avoir très lourdement déconné pour être condamné, pas seulement pour homicide, mais pour n'importe quoi. Et beaucoup de policiers arrêtés pour des crimes graves ne perdent pas leur emploi. Certains changent de service, mais continuent de travailler comme policier.» Le chercheur a ainsi recensé pas moins de 47 agents qui, après avoir démissionné à la suite d'une première arrestation, sont parvenus à retrouver un emploi de policier, et à le perdre à nouveau.

Qui sont ces policiers qui se retrouvent en état d'arrestation ? D'après Philip Stinson, le profil type n'existerait pas, et les infractions seraient commises autant en ville qu'à la campagne. Mais contrairement à une idée répandue, ce ne sont pas les jeunes qui sont le plus souvent mis en cause, mais les policiers expérimentés, avec par ailleurs une forte surreprésentation des policiers à l'approche de la retraite. 17% des policiers arrêtés le sont ainsi dans les trois dernières années de leur carrière. «Je pense que c'est lié à l'angoisse de ne bientôt plus être policier, de perdre leur badge, leur arme, et le pouvoir qui y est associé», explique-t-il.

Un constat qui l'amène à considérer que le problème ne découle pas d'erreurs de recrutement, mais de la sous-culture policière dans laquelle les policiers évoluent. Une culture dont il a une connaissance intime, car avant de devenir avocat puis chercheur, Philip Stinson a lui-même été policier pendant deux ans dans le New Hampshire.

«C'est une mentalité ''eux contre nous'', exacerbée par la violence du métier et la forte ségrégation spatiale des villes américaines», analyse-t-il. «Les policiers ne vivent pas dans les quartiers où ils patrouillent. Ils font leurs courses dans d'autres magasins, ils prient dans d'autres églises. Ils partent au travail avec des armes lourdes et une mentalité de soldat, qui n'est pas arrangée par la manie américaine de parler de guerre à tout bout de champ : guerre contre la drogue, guerre contre le crime, guerre contre les vitres brisées... Et puis évidemment il y a la question du racisme, de la peur des Noirs, qui se traduit très clairement dans nos données sur les faits de violence.»

Constitutives du processus de socialisation et de construction identitaire des policiers, ces croyances sont, selon Philip Stinson, autant d'obstacles aux réformes d'un système de police américain, par ailleurs formidablement fragmenté - on compte 18.000 forces de polices dans l'ensemble du pays. «On parle trop souvent de ''pommes pourries'' pour désigner les policiers criminels et individualiser le problème, mais le défi est systémique : il faut replanter le verger.»

Le chercheur ne se dit pas favorable à la proposition de désinvestir dans la police («Defund the police») brandie en slogan par de nombreux manifestants ces dernières semaines aux États-Unis, qu'il juge peu pragmatique. Pour lui, la première des priorités est la mise en pratique d'une tolérance zéro envers les actes policiers litigieux. «L'impunité est la racine du problème», postule-t-il. «Les policiers peuvent déclarer la version des faits qui leur conviendra le mieux, et compter sur la loi du silence pour se protéger. À moins qu'il y ait eu un mort, ils ne se dénoncent pas les uns les autres.»

Lui-même affirme avoir été témoin, au cours de sa courte carrière dans la police du New Hampshire, d'actes répréhensibles, voire criminels. «J'ai vu des types menottés se faire tabasser, des preuves bidouillées, des rapports falsifiés... J'ai été consterné par ce que j'ai vu là-bas, je n'avais aucune idée que ça existait. Ça m'a ouvert les yeux.» Il affirme pourtant ne pas avoir entamé ses recherches pour régler un compte. Son but est d'aider, en informant l'opinion publique, les décideurs, et in fine les policiers eux-mêmes.

En 2016, le directeur du FBI James Comey lui-même déplorait l'absence de statistiques gouvernementales unifiées sur les forces de police américaines, leur emploi de la force létale et leurs éventuels biais raciaux. D'après lui, l'impossibilité de tenir «un débat informé sur ces questions d'une importance vitale» était un terreau fertile sur lequel proliféraient les discours accusant la police américaine de «tuer les hommes noirs à la vitesse d'une épidémie».

Depuis, le gouvernement fédéral a lancé un projet de comptage, mais ses informations demeurent parcellaires. «40% seulement des services de police ont pour l'heure communiqué leurs chiffres», affirme Philip Stinson. Une raison de plus de poursuivre ses recherches. «Un ami m'a dit un jour que je pouvais m'arrêter, que j'avais assez de données pour le restant de mes jours», raconte-t-il. «Je ne suis pas d'accord : tant que j'aurai des financements je continuerai à compter et analyser ces données. On ne sait pas si les données transmises par les services de police au gouvernement seront fiables. Il est plus que jamais nécessaire de disposer d'outils de comptage indépendants.» slate.fr 26 juin 2020

LVOG - Encore une machination qui figurait déjà à l'ordre du jour ("agenda") de la réunion annuelle de Davos en janvier 2020. On peut donc en déduire qu'elle devait s'insérer dans leur plan d'attaque au coronavirus et de confinement mondial.

Pour le vérifier, regardez attentivement l'adresse suivante, c'est écrit en toute lettre :

https://www.weforum.org/agenda/2020/01/this-psychologist-is-using-science-to-beat-racism/

Une instrumentalisation préméditée ?

Les articles qui figurent dans le portail du Forum économique mondial démontrent d'où elle provient, qui en est à l'origine, exactement comme avec le terrorisme, le réchauffement climatique d'origine anthropique, le cororavirus, etc. L'oligarchie financière ne se contente plus d'influer sur le cours de la situation mondiale, dorénavant elle la façonne directement, on a donc franchi une étape importante vers la réalisation de l'objectif totalitaire qu'elle poursuit.

Page d'accueil (https://www.weforum.org)

Systemic Racism

- After the George Floyd protests, what next for racial justice in the US? - 25 Jun 2020
- 4 ways to be an ally in the fight against racism - 19 Jun 2020
- 'We existed in parallel universes’ – what it’s like to be black in Silicon Valley - 10 Jun 2020
- Responding to the anger par Klaus Schwab (Fondateur du FEM) - 10 Jun 2020
- Four generations of black Americans discuss: Will George Floyd's death bring change? - 06 Jun 2020
7 ways businesses can show they value black lives - 06 Jun 2020
- George Floyd: these are the injustices that led to the protests in the United States - 05 Jun 2020
- George Floyd: How to address America's racial disparities - 04 Jun 2020
- To fix racism we need to start measuring it, says this psychologist - 23 Jan 2020

Have you read?

- How gender and racial biases are hurting economics - April 2019
- This is how we can stop young children developing racial biases - March 2018
- These three areas show how bad America’s racial inequality is - June 2017

Et cette machination figurait même au programme de la dernière réunion de l'oligarchie à Davos en janvier 2020, lisez.

https://www.weforum.org/agenda/2020/01/this-psychologist-is-using-science-to-beat-racism/

This article is part of the World Economic Forum Annual Meeting

This article was originally published in January 2020, as part of our Annual Meeting coverage.

Traduction - Cet article a été initialement publié en janvier 2020, dans le cadre de notre couverture de l'Assemblée annuelle.

- Speaking at the World Economic Forum’s 2020 Annual Meeting in Davos, Dr. Goff, the co-founder and president of the Center for Policing Equity in New York, told the heartbreaking and horrifying story of Emmett Till.

Traduction - S'exprimant lors de la réunion annuelle 2020 du Forum économique mondial à Davos, le Dr Goff, co-fondateur et président du Center for Policing Equity à New York, a raconté l'histoire déchirante et horrible d'Emmett Till.

Et de terminer ainsi

- Fixing racism, whether in a police force or a corporation, requires the measurement of behaviours and action in order to change them, he argued.

Traduction - Corriger le racisme, que ce soit dans une police ou une entreprise, nécessite la mesure des comportements et des actions afin de les changer, a-t-il soutenu. weforum.org

LVOG - Janvier 2020, juin 2020, même rhétorique à la virgule près, incroyable, pour un peu on serait bluffé, n'est-ce pas ? Et pourtant, tout ce qui figure ici est l'exacte vérité. On n'a rien fait de plus que leur donner la parole, on ne peut pas faire mieux.

En complément.

COVID-19

Air pollution kills 7 million people a year - and probably makes COVID-19 more deadly: this week's World Vs Virus podcast - weforum.org 25 Jun 2020

Evidemment, l'oligarchie est en première ligne de l'imposture climatique destinée à être combinée à celle du coronavirus, disons en fonction des saisons ; L'imposture climatique pour les saisons chaudes, l'imposture au coronavirus pour les saisons froides, ainsi toute l'année sera couverte, quand vous ne vous confinerez pas à cause du virus, vous vous confinerez à cause de la température.

Hier vous ne vous confiniez pas à cause du virus de la grippe, vous ne vous confiniez pas non plus l'été, et bien maintenant que vous avez pris au sérieux cette menace profondément incrustée dans votre cerveau à force de propagande hystérique, vous allez vous soumettre à ce nouveau mode de vie, remarquez bien que c'est pour votre bien-être ou votre sécurité, vous devriez remercier ces bienfaiteurs.

Le plus dingue, c'est qu'hier personne ne se souciait de l'un ou de l'autre. On vivait avec sans même s'en apercevoir, et d'un coup ce sont devenus des dangers mortels pour toute la population. Ils appuient sur un bouton, et tout le monde ou presque embraie derrière. C'est cela qui devrait nous inquiéter. C'est révélateur du niveau de conscience misérable de la population livrée à elle-même, puisqu'il n'y a pas eu un seul parti politique pour confondre les initiateurs de ces machinations et les démonter.

Dites-vous bien que pas un dirigeant ignore ce qui figure dans nos causeries, pas un, tous ont accès à ces documents sur Internet et savent lire. Vous comprenez pourquoi il faut refonder le mouvement ouvrier...




DEUXIEME PARTIE

Rappelons les différentes étapes de la dernière imposture mise au point par les psychopathes qui détiennent tous les pouvoirs, et le rapport de cause à effet des mesures qu'ils ont prises.

- Instrumentalisation par décret d'une simple épidémie élevée au rang de pandémie mondiale, histoire de terroriser tous les peuples...

- Confinement et mesures liberticides imposés par les Etats pour y faire face...

- Paralysie, effondrement délibéré et contrôlé de pans entiers de l'économie mondiale...

- Dérégulation du droit du travail au profit des capitalistes...

- Chômage de masse et appauvrissement généralisée...

- Mesures économiques et sociales pour y faire face...

- Quant à la facture, nous saurons assez tôt comment ils comptent nous la faire payer, il suffit de suivre leur programme...

- La suite a été programmée par le Forum économique mondial le 3 juin 2020 : Le "Great Reset" ou la Grande Réinitialisation de l'économie mondiale prévue en janvier 2021, destinée notamment à imposer aux peuples du monde entier les mesures contenues dans le Green New Deal ou la quatrième révolution industrielle, et à légitimer celles prises au cours du premier semestre 2020...


J'ai reçu des courriels de deux lecteurs de longue date dont les idées recoupent les miennes pour l'essentiel, 74 et 75 ans, je leur ai déjà répondu en partie. Nous sommes au moins trois ! J'appelle tous les lecteurs à se faire connaître.

Le dernier épisode de la crise du régime capitaliste a montré qu'il n'existait aucune issue individuelle, aucune chance de s'en sortir individuellement dans une société totalitaire, soit on se rassemble et on vaincra ensemble nos ennemis, soit on demeure isolé, inorganisé ou lié à des formations politiques faillies ou corrompues et nous serons vaincus, condamné à subir le sort épouvantable que nos ennemis nous ont réservé.

Ceux qui croyaient pouvoir être épargnés, savent à quoi s'en tenir maintenant. Quant à ceux qui avaient mis leur espoir dans des partis qui n'ont cessé de faire allégeance au régime de différentes manières ou à différents niveaux, ils se retrouvent aujourd'hui être les agents de la pire réaction ou conduits à cautionner une orientation politique toujours plus droitière, identitaire, corporatiste, au point de servir les mêmes intérêts que la gauche mondialiste ou de la globalisation financière que nous avons caractérisée à juste titre de droite, nous osons imaginer qu'ils valent mieux, et que nous partageons encore l'idéal qui fut à l'origine de notre engagement politique et que nos dirigeants ont abandonné ou trahi, généralement les deux puisqu'ils en ont forcément pris conscience à un moment donné. Les juger ne nous intéresse pas, les faits sont suffisamment révélateurs et cruels pour eux, nous avons mieux à faire sachant qu'ils sont irrécupérables.

Là comme ailleurs dans la vie, nous comptons sur notre indépendance (de classe) pour aller de l'avant, car c'est le bien le plus précieux qu'il nous reste pour continuer le combat et demeurer fidèle à notre idéal humaniste, le socialisme, le communisme, l'émancipation du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme, la liberté. Comment pourrions-nous nous compromettre en permanence avec le régime et estimer être digne de cet idéal ?




Quelques réflexions politiques et personnelles.

- Il y a 24 ans j'ai pris la route de l'exil, parce que j'estimais ne plus avoir ma place en France puisqu'on me refusait un emploi et un salaire qui me permettrait de vivre décemment, sans avoir à subir des humiliations quotidiennes et craindre de finir mes jours dans la misère noire ou dans la rue. C'était une question de survie et de principe, parce que l'esclavage consenti ou la servitude volontaire n'a jamais été mon truc ou était incompatible avec mon idéal.

Dès le plus bas âge, la société exige des hommes qu'ils se soumettent de gré ou de force à un ordre établi absurde et cruel, la plupart vont s'y résoudre et compromettre leur chance d'en sortir un jour, une infime minorité va s'y refuser définitivement en espérant qu'un jour elle deviendra la majorité afin de renverser l'ordre établi ou réaliser leur idéal.

En fait, quand on est jeune, on est très nombreux à aspirer à une vie meilleure que celle qu'on subit les générations antérieures, puis cet idéal s'estompe et disparaît, le plus souvent pour toujours, au point qu'on perd jusqu'à la trace de son existence passée, allant même jusqu'à faire le procès de ceux qui s'en réclament encore, parce que lorsqu'on a abdiqué cette liberté on a tout perdu en réalité, tout ce qui pouvait donner un sens à notre vie. Ce qu'on a perdu, c'est ce qui nous reliait à la communauté des hommes dont les besoins et aspirations, les valeurs, sont universels, partant de là on ne peut plus peser sur son destin, on peut uniquement subir individuellement celui qui lui est imposé par les puissants qui gouvernent le monde.

On peut conserver la capacité d'agir sur la société, mais cela ne servira à strictement rien si on a abandonné l'espoir de la changer. Nous sommes nombreux à avoir confondu les rapports qui existaient entre ces deux facteurs pour finalement les dissocier, donnant ici des êtres soumis, hypocrites et sournois, là des fanatiques qui s'ignorent.

Et ce n'est pas pour rien si la réaction s'emploie minutieusement à briser net tout espoir de vivre un jour dans une société meilleure ou plus juste, chaque jour qui passe elle noircit un peu plus le tableau pour faire disparaître cet espoir ou le renvoyer à un avenir indéterminé, on est bien d'accord. Comment ? En détournant cette capacité d'agir sur la société, qui est la seule véritable liberté dont disposent les travailleurs, afin d'éviter qu'ils la mettent au service exclusivement de leur besoins ou aspirations démocratiques, auquel cas les jours du régime fascisant en place seraient comptés.

S'employer par tous les moyens à entretenir cet espoir ou à le faire renaître dans la tête de millions de travailleurs et jeunes, tout en s'appuyant sur cette capacité des masses à prendre conscience qu'elles seules peuvent changer la société, voilà sur quoi devrait reposer la stratégie du mouvement ouvrier qui affirmerait au passage son indépendance de classe.

Mais la rupture avec le capitalisme, ses institutions, le régime, l'ordre établi, ne doit pas être seulement conçue comme un objectif politique, elle doit se manifester quotidiennement dans la lutte de classes, en refusant tout compromis avec la réaction.

Comment peut-on affirmer que Macron et son gouvernement sont responsables des conséquences de la crise économique et sanitaire, sans reconnaître qu'ils en sont à l'origine, puisque personne ne les a obligés à transformer une simple épidémie virale en machination morbide à la pandémie, et sans en tirer les conclusions politiques qui s'imposaient, à savoir, qu'il était dès lors rendu impossible d'envisager les moindres rapports avec ces criminels liés à l'oligarchie mafieuse responsables de dizaines de milliers de morts qui auraient pu être évités, que seule la rupture s'imposait, et qu'au lieu de leur réclamer quoi que ce soit, il fallait exiger leur départ immédiat ou les chasser du pouvoir sur le champ, agir autrement, n'était-ce pas les légitimer et cautionner leur orientation politique?

Comment peut-on manifester sans exiger les têtes de Macron, Philippe, Véran et Salomon, et la dissolution de toutes les instances sanitaires corrompues du pays ? (1)

1- La Direction générale de la santé (DGS), HAS : Haute Autorité de Santé, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), Santé publique France est l'agence nationale de santé publique. Le Conseil de l'ordre des médecins, le Comité national de santé publique (CNSP), l'Agence nationale d'évaluation et d'accréditation (ANAES), le Réseau national de santé publique (RNSP), l'Agence européenne des médicaments, l’Institut de veille sanitaire (InVS), etc.

- Coronabusiness.

Au cours des dernières années ils ont voté une multitude de mesures qui remettaient en cause des pans entiers du droit du travail dans de nombreux pays sans pouvoir les appliquer, hormis aux nouveaux embauchés. Avec cette machination au coronavirus, ils ont trouvé le moyen de les imposer à un plus grand nombre de travailleurs, voire à tous, tel était l'un de leurs principaux objectifs. Vous noterez au passage, que là aussi il s'agissait de casser l'idée que demain on pourrait bénéficier de conditions de travail meilleures que par le passé.

Maintenant, quand les opportunistes expliquent aux travailleurs qu'il n'en est rien, que c'était le produit du hasard ou une pure coïncidence qui avait conduit à la situation actuelle, alors ce qui vient tout de suite à l'esprit, c'est qu'il serait injuste de s'en prendre aux malheureux capitalistes qui eux aussi sont durement frappés, après tout ils n'y sont pour rien dans cette épidémie ainsi que ses conséquences sociales désastreuses, par conséquent chacun doit accepter de supporter une part du fardeau de la crise en attendant des jours meilleurs.

Une fois qu'ils ont planté ce décor, ils vont vous sortir qu'il faudrait combattre pour interdire les licenciements, après avoir fait la démonstration qui s'imposait à tous les acteurs sociaux que c'était la situation ou la fatalité qui les imposait. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'en interdisant aux travailleurs de comprendre la situation, ils leur enlèvent les moyens de mener leur combat sur leur propre terrain de classe. C'est dans ce sens qu'on est en présence de partis ouvriers contre-révolutionnaires ou oeuvrant pour le compte de la réaction. Je sais qu'il y en a qui sont sensibles aux beaux discours comme certaines femmes aux beaux parleurs, mais rien nous oblige à les imiter.

L'argument selon lequel il fallait se situer sur le terrain des illusions des masses pour ne pas s'en couper était démagogique, il fut employé davantage pour les entretenir plutôt que les aider à s'en débarrasser. Hier soir en regardant à nouveau La fille du puisatier de Marcel Pagnol, je suis tombé sur le discours radiophonique de Pétain appelant à "cesser le combat" ou la capitulation devant le régime nazi, et en l'écoutant attentivement, spontanément je me suis dit que c'était enrobé et présenté d'une telle manière, qu'un très grand nombre de Français avaient dû croire qu'il était sincère ou qu'il n'y avait aucune raison de ne pas lui faire confiance pour finalement s'y rallier.

Cette réflexion m'est venue à l'esprit en faisant abstraction de ma conscience de classe qui m'aurait conduit à condamner les propos de Pétain, et qui m'aurait fait passer à côté de l'essentiel, à savoir, que les masses dépourvues de conscience politique devaient l'avoir interprété différemment ou de différentes manières, donc on pouvait très bien se mettre à la place des masses sans les idéaliser ou sans les criminaliser non plus ou les traiter en suppôts de Pétain, autrement dit, sans ménager leurs illusions ou sans exagérer leurs qualités, sachant que ces dernières n'étaient pas pour autant le produit d'une conscience de classe, et que sur ce plan-là tout restait à faire.

Cela pour dire, qu'il fallait faire attention à ne pas confondre notre propre interprétation avec celle des travailleurs, et qu'en aucun cas sous prétexte que celle des travailleurs incarnaient la majorité on devrait l'adopter ou les ménager.

Sous le faux prétexte qu'il y aurait une pandémie, on a fait croire n'importe quoi aux travailleurs, et certains prétendent que cela n'aurait aucune espèce d'importance pour la suite, alors que je prétends que pour qu'ils cessent d'y croire ils doivent impérativement comprendre la nature de cette machination et remonter jusqu'à son origine, les sommets de l'oligarchie anglo-saxonne.

Pour vous maintenir en bonne santé, vous avez le choix entre deux méthodes, dont une seule sera efficace pour atteindre cet objectif : Avoir une alimentation équilibrée et être calme ou sain d'esprit, ou au contraire négliger son alimentation ce qui conduira à se gaver de médicaments, tout en étant bourré d'angoisses et de rancoeur, de problèmes psychologiques qui nuiront au cerveau qui commande au fonctionnement de tous les organes et dégénèrera un jour ou prématurément en cancer, diabète, hypertension, etc.

Mais pour modifier votre alimentation ou l'améliorer faut-il encore qu'un évènement vous l'impose, car de vous-même vous n'en changerez pas puisque vous y trouver du plaisir. Il faut donc saisir l'occasion qui se présente, et pour qu'elle soit fructueuse, il faudra que cette expérience vous apporte des compensations ou présentent des avantages. Après c'est une simple question d'observation ou d'attention sur la manière dont ils se manifestent. Par exemple, j'ai supprimé le seul verre d'alcool que je me permettais encore quotidiennement, deux doigts de vodka dans un cocktail avant le dîner du soir, outre les économies importantes que je réalise, j'ai constaté que j'avais gagné en concentration, que j'avais la tête moins lourde le matin, bref, que j'avais les idées plus claires plus rapidement, du coup je l'ai définitivement supprimé. C'est dommage que je sois parvenu à me procurer des cigarettes, mon plus gros vilain défaut. J'avais étudié cela avec la psychanalyse autrefois. Freud avait abordé ces mécanismes psychologiques de dépendance et comment en sortir, il avait pris pour exemple une femme qui se livrait à la prostitution, et il expliquait qu'elle ne pourrait jamais en sortir aussi longtemps qu'elle n'aurait pas trouvé le moyen de subvenir à ses besoins autrement, car elle n'était pas prête de lâcher les avantages que lui procurait la prostitution.

On ne peut pas espérer que les travailleurs changeront de mode de penser simplement parce qu'ils estimeraient que celui qu'on leur propose paraîtrait sérieux ou cohérent, non, s'ils n'y trouvent aucun intérêt immédiat, ils n'en changeront pas.

- L'inconscience des lois qui régissent le processus historique, conduit à écouter aveuglément ceux qui ont le privilège de bénéficier d'un statut social supérieur que la société leur a accordé, avantage dont ils usent et abusent...

Quand on dit que la peur est une réaction émotionnelle, irrationnelle en dehors de tout danger immédiat, on oublie que l'homme dispose en principe de facultés pour apprécier une situation...

Chez tous les animaux, tout phénomène soudain ou inattendu, à titre préventif ou par instinct de survie, ce qui est assimilable à un danger immédiat va susciter la peur et entraîner une réaction, qui sera caractérisée par la paralysie ou la fuite, rarement l'attaque ou d'autres comportements ataviques, par exemple certains animaux changent de couleur en fonction de leur environnement pour passer inaperçus auprès des prédateurs qui peuvent roder dans les parages, d'autres se figent pour qu'on ne les assimile pas à des êtres vivants comestibles.

On aurait pu croire que l'espèce animale la plus évoluée agirait autrement de nos jours, et bien pas du tout, l'homo sapiens demeure plus proche de l'animal sauvage ou domestiqué, que l'homme ayant développé une conscience et étant capable de s'en servir à bon escient. Ce constat nous avons pu l'observer quotidiennement depuis des mois.

On a affirmé comme beaucoup d'autres, que son comportement avait été dicté uniquement par la peur, effaçant d'un coup les progrès qu'il avait réalisés pendant les dizaines de millénaires qui viennent de s'écouler pour s'élever au-dessus de sa condition et conquérir son émancipation du règne de la nécessité, dont finalement non seulement il était toujours l'esclave, tout en étant susceptible de retourner à l'état sauvage ou d'en adopter les codes. Autrement dit, de l'homme sauvage à l'homme moderne, les atavismes les plus résistants ou qui l'emportent renvoient l'homme à sa condition primaire animale ou barbare.

Du coup on comprend mieux pourquoi il peut s'accommoder de tant de guerres, de haine, de violence, d'injustices sociales dans la société ou dans le monde, qui sont la traduction moderne de cette barbarie qui n'a jamais réellement disparu.

Les riches, les puissants, les capitalistes agissent comme des prédateurs contre l'ensemble de l'espèce humaine pour assurer leur propre survie, donc il faut impérativement les éradiquer de la surface de notre planète ou anéantir leur pouvoir de nuisance sur les hommes et la société.

Chez les animaux, la peur face à un danger déclenche généralement une réaction salutaire. Chez l'homme ordinaire, elle déclenche l'effroi qui le tétanise, donc en fait une proie facile pour son agresseur qui n'aura plus qu'à s'en saisir et la dévorer ou l'éliminer.

Quelques jours après avoir écrit ces lignes, j'ai réussi à aller à Pondichéry. Je me suis vite retrouvé parmi la foule habituelle. Au départ je devais juste aller acheter un nouvel onduleur, le mien venait de lâcher au bout de 11 ans, la boutique se situait à la périphérie de la ville et je ne comptais pas aller plus loin.

Par curiosité je me suis aventuré jusqu'au centre ville en empruntant de grandes artères, en observant tout au long de mon trajet les milliers d'Indiens juchés sur leurs deux-roues et autant de piétons. J'ai constaté que j'étais absolument le seul à ne pas porter de masque ou de mouchoir sur mon visage, même le plus vieux et loqueteux en portait un. J'ai été pris d'un profond malaise, je me suis demandé ce que je foutais là, au point de filer au plus vite pour rentrer chez moi sans faire la moindre course.




La réaction a de la suite dans les idées.

Vous vous en souvenez peut-être, il y a déjà quelques années j'écrivais que le nouvel ordre mondial que l'oligarchie financière projetait d'instaurer pourrait ressembler à une monarchie absolue aussi bien dans sa forme que par son contenu, que l'annonce en soit faite aujourd'hui par, je cite, S.A.R. le Prince de Galles ou son altesse royale n'est pas dû au hasard, puisque l'alliance de la finance ou de la banque avec la monarchie britannique en particulier et les monarchies en Europe en général remonte à la fin du XVIIe siècle, des empires coloniaux, dont la principale rente à partir du début du XXe siècle reposera sur le pétrole, jusqu'à en faire aujourd'hui les maîtres du monde. Bien entendu, ce n'est pas vraiment l'histoire qu'on enseigne dans les écoles ou les universités...

Apparemment on est passé à côté de quelque chose d'une extrême importance que je n'ai pas encore eu le temps d'analyser, l'annonce le 3 juin dernier par le Forum Économique Mondial d'un "Great Reset" ou d'une "Grande Réinitialisation" de l'économie mondiale à partir de 2021, qui pourrait constituer le premier acte officiel du gouvernement mondial. Le coup d'envoi sera donné à Davos en janvier prochain, à moins que ce soit le second, le troisième ou le énième et qu'on ne s'en soit pas aperçu plus tôt, qui sait, après les amuse-gueule et le hors d'oeuvre, le prochain devrait être plus consistant ou le plat principe d'un menu hautement toxique ou fatal qui nous est destiné.

Bien entendu, cela n'a fait l'objet d'aucun éditorial dans la presse du mouvement ouvrier. A quoi bon, les travailleurs et particulièrement les jeunes ne doivent pas savoir ce qui se trame dans leurs dos, à quoi cela pourrait leur servir, franchement, ils l'apprendront suffisamment tôt, quand il sera trop tard pour le comprendre, donc pour agir ou se mobiliser, à croire que c'est fait exprès...

Nos dirigeants sont des conformistes de la pire espèce, des légalistes qui n'accordent d'intérêt qu'aux institutions définies par la Constitution, et ignorent toutes celles qui existent indépendamment de l'Etat, quand bien même elles auraient été fondées par l'oligarchie et influenceraient l'orientation de la situation mondiale ou étendraient leur pouvoir sur tous les secteurs économique, social, politique, culturel de la société. C'est l'Etat ploutocratique et son agence de presse, l'AFP, qui seuls rythment l'activité politique, y compris les soubresauts de la lutte de classe qui de ce fait n'a rien d'indépendante.

Partant de là, constatant qu'ils se laissent embarquer dans les machinations climatique et coronavirale ou qu'ils participent depuis des décennies à de grossières instrumentalisations de type identitaire manigancées également par l'oligarchie, vous ne voudriez tout de même pas qu'ils vous annoncent la suite du programme, puisqu'ils continuent de nier que l'oligarchie agirait selon une stratégie fixée de très longue date. Et cela tombe bien pour elle, puisque sa stratégie hégémonique se confond avec l'évolution du capitalisme.

Doublement pas de bol pour nous, car non seulement l'oligarchie possède bien une stratégie qu'elle modifie en fonction des obstacles ou des imprévus qu'elle rencontre au moment de l'appliquer, et nous, nous n'en avons aucune pour la combattre, avouez que c'est rageant, non ? Les uns jouent la carte de l'imposture, les autres celle du déni, et dans tous les cas de figure nous sommes les perdants car réduits à l'impuissance ou mis devant le fait accompli.

Dans la cour de récréation de nos dirigeants, le nouvel ordre mondial n'existe pas, le gouvernement mondial n'existe pas, la gouvernance mondiale n'existe pas, leurs institutions n'existent pas évidemment. Big Brother, Big Data, Big Pharma, etc. la Fondation Gates, jamais entendu parlé, ce sont des inventions de mégalomanes, de malades mentaux, d'illuminés étrangers au mouvement ouvrier. La planche à billets ou la spéculation financière à la nanoseconde près sont des instruments légaux, donc pas de quoi en faire un plat, circulez il n'y a rien à voir. L'immense puissance financière et pouvoir politique dont disposent à présent une poignée d'oligarques anglo-saxons ne présente aucun intérêt, qu'on se le dise. Nous, nous l'intégrons dans notre analyse et notre stratégie.

Je n'ai pas le temps d'aborder cette annonce du Forum économique mondial, on l'abordera plus tard. En attendant je publie des articles qui vous permettront d'être informé. Les éléments qui constituent la trame du "Great Reset" sont facilement identifiables. Maintenant quoi qu'on en dise, il y a loin de la coupe aux lèvres, même si à l'heure actuelle nos chances de pouvoir renverser leur régime sont inexistantes, il ne faut pas se leurrer.

Le cadre du "Great Reset".

- Par SAR le Prince de Galles (SAR = Son Altesse Royal)
- Un sommet mondial

Les acteurs.

- les principaux dirigeants gouvernementaux et commerciaux du monde entier
- les médias mondiaux et les réseaux de médias sociaux mobiliseront des millions de personnes en leur permettant de partager leurs contributions

Leurs intentions ou objectifs.

- les bases de notre système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant.
- placer la nature au coeur de notre mode de fonctionnement.
- transition vers l'ère de la quatrième révolution industrielle.

Pour un changement de régime.

- un nouveau contrat social
- construire un nouveau contrat social

Corporatiste

- passer du capitalisme actionnarial à la responsabilité des parties prenantes

- tous les acteurs de la société mondiale dans une communauté d'intérêt, d'objectif et d'action communs"

Les instruments ou moyens.

- Nous devons changer de mentalité
- Un système fonctionnel de coopération mondiale intelligente, structuré
- Les nouvelles technologies dans le monde numérique, biologique et physique restent centrées sur l'homme et servent la société dans son ensemble

Aux commandes.

- Des dirigeants de gouvernements, d'entreprises et de la société civile, ainsi que différents acteurs du monde entier
- La Grande Réinitialisation exigera que nous intégrions tous les acteurs de la société mondiale dans une communauté d'intérêt, d'objectif et d'action communs"

Leurs cibles.

- Un dialogue tourné vers l'avenir et animé par la jeune génération.
- A la hauteur des attentes des jeunes.
- Animé par la jeune génération
- Des milliers de jeunes dans plus de 400 villes du monde entier, la communauté des "Global Shapers", qui seront reliés à un puissant réseau virtuel

Le mobile.

- La crise sanitaire mondiale (...) a créé une crise sociale
- Le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale

Et ça urge...

- De manière urgente

Lu dans différents articles.

1- La seule chose qui ait modifié la situation est la pandémie (et le confinement auquel elle a donné lieu), utilisée comme moteur de changement. En l’occurrence, ce n’est pas la maladie qui est intéressante comme levier, mais le crash économique mondial qui l’a accompagnée «grâce» au confinement.

Le 30 décembre 2019, par exemple, le Financial Times publiait une présentation sur YouTube sous le titre «Pourquoi le capitalisme doit être réinitialisé en 2020». Le thème en est le «stakeholder capitalism», selon lequel «les choix d’une entreprise vis-à-vis des personnes, de la planète et de l’innovation — y compris la manière dont elle protège et applique la valeur ajoutée de ses data — doit prendre davantage de place dans les décisions d’allocation de capital» (c’est la description qu’en fait le site weforum.org). Mais c’est bien le COVID-19 qui permet de précipiter cette révolution.

Prince Charles : «une occasion en or»

Présentant le Great Reset Initiative dont il est l’un des principaux promoteurs, le prince Charles a même semblé assez satisfait de la situation : «Nous avons une occasion en or de tirer quelque chose de bon de cette crise. Ses ondes de choc sans précédent pourraient bien rendre les gens plus réceptifs aux grandes visions du changement», a-t-il déclaré.

Le choc et la grande peur mondiale sont en effet de puissants moteurs. Parmi les citations clefs de la réunion virtuelle en ligne au cours de laquelle le président du Forum économique mondial, le professeur Klaus Schwab, le prince Charles et plusieurs autres personnes ont présenté l’initiative Great Reset, on trouve de nombreuses remarques de ce type.

Le fondateur du Forum de Davos veut un «nouveau contrat social»

Schwab a qualifié la situation actuelle de «fenêtre d’opportunité unique». Nous devons «construire un nouveau contrat social», a-t-il déclaré : «Nous devons changer nos mentalités» et nos «modes de vie».

La taxe carbone et les énergies renouvelables figurent déjà en bonne place dans l’agenda du Great Reset. Antonio Guterres a cité la nécessité de «progresser vers des émissions zéro» et de mettre en œuvre les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU.

Dans un article de John Miller intitulé «La Grande réinitialisation : pourquoi l’inclusion LGBT+ est le secret des villes qui connaissent un succès post-pandémique», weforum.org assure ainsi qu’«une forte corrélation positive existe entre l’inclusion des LGBT+ et la résilience économique»

Alors que la crise «menace de réduire à néant des décennies de progrès dans la lutte contre la pauvreté», sa tribune affirme que «l’inclusion des LGBT» permettra une reprise plus rapide, citant «Open for Business», une coalition d’entreprises qui promeuvent «l’égalité LGBT+».

Voilà un exemple clair de ce que la crise COVID-19 sert à promouvoir.

LVOG - Confirmation à mettre en perspective avec les déclarations du Forum économique mondial figurant dans cette causerie. New York est le fief du Parti démocrate, du milliardaire Michael Bloomberg, ex-maire démocrate de la ville, et bien sûr du New York Times, pilier du groupe Bilderberg propriété de l'oligarchie anglo-saxonne.

- À New York, les militants LGBT solidaires avec le mouvement «Black lives matter» - LeFigaro.fr 27 juin 2020

Si de nombreuses Marches des Fiertés ont dû être annulées ou reportées dans le monde à cause de la pandémie de nouveau coronavirus, la communauté LGBT a tout de même prévu de nombreuses festivités en ligne samedi 27 juin pour la Gay Pride 2020. Une «Global Pride» promet ainsi de faire vivre l'esprit de l'événement avec une fête spéciale diffusée en direct sur internet pendant 24h. Les organisateurs, qui fédèrent des responsables de plusieurs marches des fiertés à travers le monde, espèrent réunir plusieurs centaines de millions de personnes devant leur ordinateur. LeFigaro.fr 27 juin 2020

2- En effet, le forum se donne l’ambition de devenir la plaque tournante pour favoriser tous azimuts la coopération entre le public et le privé.

L’organisation fondée par Klaus Schwab prépare déjà l’édition 2021 sous l’enseigne «La Grande Réinitialisation» – The Great Reset en anglais. Il s’agira de s’engager à «construire un système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant». Comme il est beaucoup question de racisme et de discrimination ces jours, plus particulièrement aux Etats-Unis, le WEF les a inclus comme thèmes forts de débats.

Il faut dire que l’agenda 2021 du WEF ressemble beaucoup à celui de l’édition 2002. C’était quelques mois seulement après les attentats terroristes de septembre 2001 à New York. Klaus Schwab, qui se trouvait alors dans la ville américaine frappée et endeuillée, avait à son retour à Genève insisté sur la nécessité de construire un monde plus juste et plus équitable.

Crime prémédité, qui en douterait ? Deux articles pour nous éclairer.

LVOG - Milliardaire, philanthrope, prophète, prédicateur...

La Fondation Gates a négocié un contrat gouvernemental de traçage des contacts de 100 milliards de dollars… 6 mois avant la “pandémie” ! - truepundit.com 17 juin 2020

En août 2019, la Fondation Bill et Melinda Gates a participé aux négociations pour déterminer qui obtiendrait un contrat de 100 milliards de dollars soutenu par le gouvernement américain pour le traçage des contacts, six mois avant que la « pandémie » n’arrive aux États-Unis et quatre mois avant qu’elle ne se propage en Chine.

Ces révélations choquantes ont été dévoilées sur le podcast de Thomas Paine and the Moore Paine Show sur Patreon par les deux enquêteurs qui ont dénoncé la fraude fiscale massive de la Fondation Clinton lors d’une audition du Congrès en 2018. John Moynihan et Larry Doyle ont témoigné au Congrès, détaillant la fraude et les stratagèmes utilisés par les Clinton pour éviter de payer jusqu’à 2,5 milliards de dollars d’impôts fédéraux.

lien du podcast en anglais : https://megaphone.link/ADV9358975629

Le duo d’enquêteurs, dans leur première interview depuis ce témoignage retentissant au Congrès, a révélé à Paine que des représentants de la Fondation Gates ont rencontré le membre du Congrès Américain Bobby L. Rush, un Démocrate de l’Illinois, lors d’une réunion au Rwanda, en Afrique de l’Est, à la mi-août 2019, afin de déterminer qui allait profiter de l’opportunité d’un programme gouvernemental de traçage des contacts. Et le mois dernier, neuf mois après les réunions avec la Fondation Gates au Rwanda, Rush a présenté la loi H.R. 6666 : COVID-19 Testing, Reaching and Contacting Everyone – TRACE, pour un budget de 100 milliards de dollars.

Le projet de loi de Rush établirait un programme géré par les Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies (CDC) pour le dépistage national du coronavirus et le traçage des contacts.

Paine a depuis appris que le membre du Congrès Rush s’est rendu au Rwanda avec son épouse du 12 au 19 août 2019 pour participer à des discussions et à un événement d’une semaine financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et le Rockefeller Brothers Fund.

Mais comment négocier les sous-produits de la surveillance d’une « pandémie » six à sept mois avant même que le virus ne se déclare ?

source : https://truepundit.com

Les mondialistes révèlent que la « réinitialisation de l'économie mondiale » est prévue pour 2021 par Brandon Smith - Alt-Market.com 19 juin 2019

Pour ceux qui ne connaissent pas l'expression "réinitialisation de l'économie mondiale", c'est une expression qui est utilisée depuis plusieurs années de plus en plus souvent par les élitistes du monde des banques centrales. Je l'ai entendue pour la première fois en 2014 par Christine Lagarde, qui dirigeait alors le FMI. La réinitialisation est souvent mentionnée dans le même souffle que des idées comme "le nouveau multilatéralisme" ou "l'ordre mondial multipolaire" ou "le nouvel ordre mondial". Toutes ces expressions signifient essentiellement la même chose.

La réinitialisation est présentée comme une solution à la crise économique actuelle qui a été déclenchée en 2008. Ce même krach financier est toujours présent aujourd'hui ; mais aujourd'hui, après une décennie d'impression de monnaie de banque centrale et de création de dettes, la bulle est encore plus grande qu'elle ne l'était auparavant. Comme toujours, le "remède" de la banque centrale est bien pire que la maladie, et le nouveau krach auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est bien plus meurtrier que ce qui se serait passé en 2008 si nous avions simplement pris nos médicaments et refusé de soutenir artificiellement les secteurs faibles de l'économie.

De nombreux économistes alternatifs attribuent souvent à tort à l'"orgueil" ou à l'"ignorance" l'habitude qu'a la Fed d'aggraver les choses. Ils pensent que la Fed veut en fait sauver le système financier ou "protéger la poule aux œufs d'or", mais ce n'est pas la réalité. La vérité, c'est que la Fed n'est pas un homme d'entretien maladroit, la Fed est un saboteur, un kamikaze qui est prêt à se détruire lui-même en tant qu'institution afin de faire exploser l'économie américaine et d'ouvrir la voie à un nouveau système mondial unique et centralisé. D'où le "Global Reset".

En 2015, dans mon article "The Global Economic Reset Has Begun", j'ai déclaré

[I]La réinitialisation mondiale n'est pas une "réponse" au processus d'effondrement dans lequel nous sommes piégés aujourd'hui. Non, la réinitialisation globale telle qu'elle est mise en œuvre par les banques centrales et la BRI/FMI est la cause de l'effondrement. L'effondrement est un outil, un lance-flammes qui brûle un grand trou dans la forêt pour faire place à la construction des fondations de la Ziggourat mondialiste... le désastre économique sert les intérêts des élitistes.[/I]

Aujourd'hui, en 2020, nous voyons le plan mondialiste se concrétiser, les élites révélant ce qui semble être leur intention de lancer leur réinitialisation en 2021. Le Forum économique mondial a officiellement annoncé l'initiative Great Rese dans le cadre de sa plate-forme d'action Covid la semaine dernière, et un sommet est prévu en janvier 2021 pour discuter plus ouvertement de leurs plans avec le monde et les médias grand public.

Le WEF a également mis en ligne une vidéo assez bizarre sur la réinitialisation, qui consiste en une série d'images du monde en train de s'effondrer (et des images d'usines rejetant des émissions de carbone inoffensives dans l'air, ce qui, je suppose, est destiné à nous effrayer avec des notions de réchauffement climatique). La destruction est ensuite "réinitialisée" par simple pression d'un bouton, tout redevient un monde de nature vierge sans humain et les mots "Rejoignez-nous".

La réinitialisation, selon les discussions du FMI, est essentiellement la prochaine étape dans la formation d'un système économique mondial unique et d'un gouvernement mondial potentiel. Cela semble correspondre aux solutions proposées lors de la simulation de pandémie Evénement 201, une simulation de pandémie de coronavirus qui a été organisée par la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial deux mois seulement avant que la VRAIE CHOSE ne se produise au début de 2020. L'événement 201 a suggéré que l'une des principales solutions à une pandémie serait l'institution d'un organisme économique mondial centralisé qui pourrait gérer la réponse financière au coronavirus.

N'est-il pas commode que les événements de la véritable pandémie de coronavirus correspondent exactement à la simulation de l'événement 201, ainsi qu'aux plans de relance du FMI et du Forum économique mondial ? Comme on dit, ne laissons pas la crise se perdre, ou, comme le dit la devise des mondialistes, "Du chaos nait l'ordre."

Avec les troubles civils sur le point de devenir un mode de vie dans de nombreuses régions du monde, y compris aux États-Unis, et la pandémie qui risque de provoquer une résurgence des infections après la "réouverture", ce qui justifie une deuxième vague de fermetures, probablement en juillet, l'économie telle que nous la connaissons est en train d'être détruite. Les derniers vestiges du système, qui ne tenaient plus qu'à un fil après le krach de 2008, sont maintenant en train d'être coupés.

L'objectif est assez évident : terrifier la population avec la pauvreté, les conflits internes et une chaîne d'approvisionnement brisée jusqu'à ce qu'elle fasse pression sur l'establishment pour obtenir de l'aide. Ensuite, offrir la "solution" qui consiste à imposer la tyrannie médicale, les passeports d'immunité, la loi martiale, un système économique mondial basé sur une société numérique sans numérairedans laquelle la vie privée dans le commerce est effacée, puis former lentement mais sûrement un gouvernement mondial "multilatéral" sans visage qui ne répond à personne et fait ce qui lui plaît.

Je me souviens qu'en 2014, Christine Lagarde a commencé à parler de la réinitialisation. La même année, elle a également fait un discours très étrange au Club national de la presse, dans lequel elle s'est mise à divaguer joyeusement sur la numérologie et le "chiffre magique 7". Beaucoup de personnes au sein du club ont ri, car il y avait apparemment une blague interne à laquelle nous n'étions pas habitués. Je rappelle que la réunion du Forum économique mondial sur la réinitialisation du monde en 2021 se tiendra exactement 7 ans après le discours de Lagarde. Une autre coïncidence intéressante, je suppose...

Le nouvel ordre mondial, la réinitialisation du monde, est un projet de longue haleine visant à centraliser le pouvoir, mais d'une manière qui est censée être maintenue pendant des siècles. Les élites savent qu'il ne suffit pas de parvenir à une gouvernance mondiale par la seule force ; une telle tentative ne ferait qu'entraîner une résistance et une rébellion éternelle. Non, ce que les élites veulent, c'est que le public DEMANDE, voire supplie, une gouvernance mondiale. Si le public est amené à l'exiger pour le sauver des horreurs du chaos mondial, alors il est beaucoup moins probable qu'il se rebellera plus tard. Problème - réaction - solution.

La pandémie ne va pas disparaître de sitôt. Tout le monde doit s'attendre à ce que les gouvernements des États et le gouvernement fédéral réclament de nouveaux blocages. Avec ces nouveaux blocages, l'économie américaine en particulier sera achevée. Avec 40 millions de personnes qui ont perdu leur emploi au cours des derniers lock-out ([46 millions à ce jour - [I]Ed].), de nombreux États qui n'ont été que partiellement rouverts et seulement 13 à 18% des petites entreprises qui ont reçu des prêts de sauvetage pour survivre, les deux prochains mois vont être un signal d'alarme dévastateur.

La véritable solution consistera pour les gens à former des communautés plus autonomes, libérées de l'économie dominante. La véritable solution devrait être la décentralisation et l'indépendance, et non la centralisation et l'esclavage. Les mondialistes chercheront à s'opposer à toute tentative de rupture du programme. Cela dit, ils ne peuvent pas faire grand-chose si des millions de personnes font des efforts de re-localisation en même temps. Si les gens ne dépendent pas du système, alors ils ne peuvent pas être contrôlés par le système.

Le véritable test viendra avec l'effondrement final de l'économie existante. Lorsque la stagflation sera encore plus forte qu'elle ne l'est actuellement et que les prix des produits de première nécessité doubleront ou tripleront à nouveau, et que le chômage augmentera encore davantage, combien de personnes réclameront la solution mondialiste et combien construiront leur propre système ? Combien s'inclineront dans la soumission et combien seront prêts à riposter. C'est une question à laquelle je n'ai toujours pas de réponse, même après 14 ans d'analyse sur le sujet.

Ce que je soupçonne, c'est que beaucoup de gens vont se défendre. Pas autant qu'on pourrait l'espérer, mais suffisamment pour défendre la cause de la liberté. C'est peut-être trop optimiste, mais je crois que les mondialistes sont destinés à perdre cette guerre à long terme.

- Albert Einstein : « Ce n'est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu'il faut espérer les résoudre ».

Totalitarisme. La censure mondiale s'installe.

LVOG - Ils instrumentalisent ce qu'ils appellent "les droits de l'homme" en visant tous les actes de violence ("Pour obtenir une meilleure régulation des groupes y incitant à la haine, au racisme ou à la violence."), y compris celles visant le régime, c'est leur véritable cible. Restreindre la liberté d'expression des opposants au régime.

Face au boycott de plusieurs annonceurs, Facebook durcit sa politique de modération - Euronews avec AFP 27 juin 2020

Coca Cola, le géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, la société américaine de télécoms Verizon, le glacier Ben & Jerry's (Unilever), les fabricants d'articles de loisirs en plein air Patagonia, North Face et REI, ainsi que l'agence de recrutement Upwork ont répondu présent.

Mark Zuckerberg est intervenu vendredi sur la préparation de la plateforme à l'approche de la présidentielle de novembre et a assuré que les mesures prises venaient "directement de retours de la part d'organisation de défense des droits". (Qui toutes sont reliées, financées par des oligarques ou orientées, noyautées par le Parti démocrate. Cela fait partie de leur stratégie pour faire élire Joe Biden, dresser toutes les communautés contre Trump, les Afro-Américains, les Hispaniques, les Asiatiques, les Sud-Américains, pour qu'il ne lui reste que les Blancs originaires de pays du continent européen. - LVOG) Euronews avec AFP 27 juin 2020

Le programme du totalitarisme comme si vous y étiez.

The Great Reset - Forum Economique Mondial 3 juin 2020

https://www.youtube.com/watch?time_continue=57&v=8rAiTDQ-NVY&feature=emb_title
http://www3.weforum.org/docs/WEF_The_Great_Reset_AM21_French.pdf

La "Grande Réinitialisation" : un sommet unique pour débuter 2021

La "Grande Réinitialisation" (anglais: "Great Reset") sera le thème d'un sommet unique qui aura lieu en janvier 2021, et qui sera convoqué par le Forum Économique Mondial.

- La "Grande Réinitialisation” est un engagement à construire conjointement et de manière urgente les bases de notre système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant.

- Elle exige un nouveau contrat social centré sur la dignité humaine et la justice sociale, et dans lequel le développement économique n’empiète pas sur le progrès de la société.

- La crise sanitaire mondiale a mis à nu des ruptures de longue date dans nos économies et nos sociétés, et a créé une crise sociale qui nécessite de toute urgence la création d’emplois décents et significatifs.

- Le sommet se tiendra à la fois en présentiel et virtuellement, et mettra en relation les principaux dirigeants gouvernementaux et les chefs d’entreprises à Davos avec un réseau mondial de participants présent dans 400 villes du monde entier pour un dialogue tourné vers l'avenir et animé par la jeune génération.

- L'annonce de la "Grande Réinitialisation" sera faite par SAR le Prince de Galles et Klaus Schwab lors d'une réunion virtuelle aujourd'hui à 14h30, heure d'été d'Europe centrale, et peut être suivie ici.

Genève, Suisse, 3 juin 2020 – La "Grande Réinitialisation" sera le thème d'un sommet unique qui sera convoqué par le Forum économique mondial en janvier 2021. La 51e Réunion Annuelle du Forum Économique Mondial réunira des dirigeants de gouvernements, d'entreprises et de la société civile, ainsi que différents acteurs du monde entier dans une configuration sans précédent qui comprendra des dialogues en personne et virtuels.

"Nous n'avons qu'une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale ayant des conséquences encore plus dramatiques pour l'humanité. Nous devons décarboniser l'économie dans la courte fenêtre d’action qui nous reste et mettre à nouveau notre pensée et notre comportement en harmonie avec la nature", a déclaré Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum Économique Mondial. "Afin d'assurer notre avenir et de prospérer, nous devons faire évoluer notre modèle économique et placer les humains et la planète au coeur d’une création de valeur mondiale. S'il y a une leçon essentielle à tirer de cette crise, c'est que nous devons placer la nature au coeur de notre mode de fonctionnement. Nous ne pouvons tout simplement pas perdre plus de temps", a déclaré S.A.R. le Prince de Galles.

"La Grande Réinitialisation est la confirmation que nous devons considérer cette tragédie humaine comme un signal d'alarme. Nous devons construire des économies et des sociétés plus égales, plus inclusives et plus durables, qui soient plus résistantes face aux pandémies, au changement climatique et aux nombreux autres défis auxquels nous sommes confrontés au niveau global", a déclaré António Guterres, secrétaire général des Nations unies à New York.

"Une Grande Réinitialisation est nécessaire pour construire un nouveau contrat social qui honore la dignité de chaque être humain", a ajouté M. Schwab. "La crise sanitaire mondiale a mis à nu la non-durabilité de notre ancien système en termes de cohésion sociale, d'absence d'égalité des chances et d'inclusion. De plus, nous ne pouvons pas non plus tourner le dos aux maux causés par le racisme et la discrimination. Nous devons intégrer dans ce nouveau contrat social notre responsabilité intergénérationnelle pour nous assurer que nous sommes à la hauteur des attentes des jeunes".

"La COVID-19 a accéléré notre transition vers l'ère de la quatrième révolution industrielle. Nous devons nous assurer que les nouvelles technologies dans le monde numérique, biologique et physique restent centrées sur l'homme et servent la société dans son ensemble, en offrant à chacun un accès équitable", a-t-il déclaré.

"Cette pandémie mondiale a également démontré une fois de plus à quel point nous sommes interconnectés. Il est de notre devoir de rétablir un système fonctionnel de coopération mondiale intelligente, structuré pour relever les défis des 50 prochaines années. La Grande Réinitialisation exigera que nous intégrions tous les acteurs de la société mondiale dans une communauté d'intérêt, d'objectif et d'action communs", a déclaré le Professeur Schwab. "Nous devons changer de mentalité, passer d'une réflexion à court terme à une réflexion à long terme, passer du capitalisme actionnarial à la responsabilité des parties prenantes. La gouvernance environnementale et sociale et la bonne gouvernance doivent être des éléments mesurés de la responsabilité des entreprises et des gouvernements", a-t-il ajouté.

Ce sommet innovant sera une Réunion Annuelle très différente, reflétant l'esprit de la "Grande Réinitialisation". Il offrira une occasion unique, au début de l’année 2021, de réunir à Davos les principaux dirigeants gouvernementaux et commerciaux du monde entier, tout en s'inscrivant dans le cadre d'un sommet mondial animé par la jeune génération, afin de garantir que le dialogue sur la "Grande Réinitialisation" dépasse les limites de la pensée traditionnelle et soit véritablement tourné vers l'avenir.

Pour ce faire, le Forum Économique Mondial s'appuiera sur des milliers de jeunes dans plus de 400 villes du monde entier, la communauté des "Global Shapers", qui seront reliés à un puissant réseau virtuel pour interagir avec les dirigeants de Davos. Chacun de ces hubs appliquera une politique de portes ouvertes pour intégrer tous les citoyens intéressés dans ce dialogue, ce qui rendra la Réunion Annuelle ouverte à tous. En outre, les médias mondiaux et les réseaux de médias sociaux mobiliseront des millions de personnes en leur permettant de partager leurs contributions tout en leur donnant accès aux discussions de la Réunion Annuelle de Davos.

L'annonce de la "La Grande Réinitialisation" a été faite par S.A.R. le Prince de Galles et le professeur Schwab lors d'une réunion virtuelle, suivie de déclarations du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

Leurs déclarations ont été soutenues par les voix de tous les groupes d'acteurs de la société mondiale, notamment Victoria Alonsoperez, fondatrice et directrice générale de Chipsafer, Uruguay, et membre de la communauté des "Young Global Leader" ; Caroline Anstey, présidente et directrice générale de Pact, États-Unis ; Ajay S. Banga, directeur général de Mastercard, États-Unis ; Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), Bruxelles ; Ma Jun, président du Green Finance Committee de la China Society for Finance and Banking et membre du comité de politique monétaire de la Banque populaire de Chine ; Bernard Looney, directeur général de bp, Royaume-Uni ; Juliana Rotich, associée, Atlantica Ventures, Kenya ; Bradford L. Smith, président, Microsoft, États-Unis ; et Nick Stern, président, Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, Royaume-Uni.

Dans la perspective de la Réunion Annuelle, le Forum accueillera une série de dialogues virtuels, "The Great Reset Dialogues". Ces dialogues sont une initiative conjointe du Forum Économique Mondial et de S.A.R. le Prince de Galles. Des contributions à la "Grande Réinitialisation", seront également sollicitées par l'intermédiaire d'UpLink, la plateforme numérique du Forum Économique Mondial, en vue de rassembler des innovations en faveur des Objectifs de développement durable

La carte ci-dessous indique l'emplacement des hubs de la communauté des "Global Shapers" : plus de 420 hubs et 11’000 actuels et anciens "Global Shapers".

https://www.weforum.org/great-reset

Qui sont les Global Shapers?

https://www.globalshapers.org/story

Le pouvoir des jeunes en action

La communauté Global Shapers est un réseau de jeunes qui encouragent le dialogue, l'action et le changement.

Construire un mouvement

Nous croyons en un monde où les jeunes sont au cœur de l'élaboration de solutions, de l'élaboration de politiques et d'un changement durable.

Un point de basculement

Avec la plus grande population de jeunes de l'histoire, les jeunes ont une occasion sans précédent de jouer un rôle actif dans la construction de l'avenir. Cette génération a hérité d'énormes défis mondiaux, mais a la capacité de faire face au statu quo et d'offrir des solutions de changement dirigées par des jeunes.

Un réseau populaire

Née du Forum économique mondial, la communauté Global Shapers est un réseau de jeunes de moins de 30 ans inspirants qui travaillent ensemble pour relever les défis locaux, régionaux et mondiaux. Avec plus de 7 000 membres, la communauté Global Shapers s'étend sur 369 centres urbains dans 171 pays.

Dans chaque ville, des équipes de Shapers s'auto-organisent pour créer des projets qui répondent aux besoins de leur communauté. Les projets sont de grande envergure - allant de la réponse aux catastrophes et de la lutte contre la pauvreté à la lutte contre le changement climatique et à la construction de communautés inclusives. Les Shapers sont divers dans l'expertise, l'éducation, le revenu et la race, mais sont unis par leur désir de provoquer le changement.

Une empreinte mondiale

Les Shapers recherchent des opportunités d'avoir un impact à l'échelle mondiale en joignant leurs forces à d'autres hubs. Ils représentent un réseau de pairs connectés par la technologie, des événements et des projets communs. Chaque année, des centaines de dirigeants de carrefours, appelés conservateurs, se réunissent pour présenter le travail de leur carrefour et renforcer les relations entre les communautés. Au niveau régional, les événements sont conçus et dirigés par Shapers pour encourager la collaboration, partager l'expertise et explorer des solutions communautaires.

Le pouvoir des équipes

Les Shapers prennent des mesures sur des questions critiques - grandes et petites.

En tant qu'étudiant, Global Shaper Siddarth Hande a organisé des campagnes de nettoyage sur les plages près de son domicile à Chennai, en Inde. Lui et ses amis ont rapidement réalisé que le simple fait de déplacer les déchets d'un endroit à un autre ne résout pas le problème fondamental. Ils ont donc contacté les kabadiwallas - des petits commerçants qui achètent des matériaux aux récupérateurs et les vendent ensuite à des intermédiaires avant de se rendre aux installations de transformation.

Hande pensait que les kabadiwallas étaient des acteurs essentiels de la chaîne de recyclage, et avec le soutien d'une subvention, le Chennai Hub a créé Kabadiwalla Connect, qui rationalise la collecte et le traitement des déchets organiques et recyclables des petits producteurs de déchets urbains en Inde. Une application pour smartphone aide les propriétaires de maisons et les entreprises à localiser les kabadiwallas pour organiser le ramassage des déchets directement auprès d'eux. En collectant et en revendant les matériaux aux transformateurs sans recourir à des intermédiaires, les kabadiwallas peuvent désormais vendre leurs déchets à des prix plus élevés.

Kabadiwalla Connect vise à responsabiliser les parties prenantes de l'écosystème informel des déchets, en contribuant à créer de meilleurs revenus et à fournir un mécanisme d'approvisionnement plus efficace pour les petits récupérateurs et les kabadiwallas dans l'Inde urbaine. Et cela profite à l'environnement. La mission de Kabadiwalla Connect est d'aider à détourner 70% des déchets de l'Inde urbaine des décharges, contribuant ainsi à éviter les émissions de près de 80 millions de tonnes métriques de CO2 chaque année.

Shapers et le Forum économique mondial

En 2011, le professeur Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du Forum économique mondial, a fondé la communauté Global Shapers afin de permettre aux jeunes de jouer un rôle actif dans l'élaboration des agendas locaux, régionaux et mondiaux.

La communauté Global Shapers est une organisation à but non lucratif enregistrée à Genève, en Suisse, et hébergée au Forum économique mondial. La contribution du Forum à l'organisation Shapers comprend d'importantes contributions financières et en nature pour le soutien opérationnel, notamment le temps du personnel, les outils technologiques et les possibilités d'interagir et de collaborer avec son réseau de membres.

Direction

La communauté Global Shapers est dirigée par un conseil de fondation qui comprend des dirigeants d'entreprises, du gouvernement et de la société civile.

Klaus Schwab, fondateur et président exécutif, Forum économique mondial
David M. Rubenstein, cofondateur et co-chef de la direction, Carlyle Group, États-Unis d'Amérique
Jack Ma, président exécutif, Alibaba Group Holding Limited, République populaire de Chine
Ellyn Shook, chef de la direction et des ressources humaines, Accenture, États-Unis d'Amérique
Adrian Monck, directeur général; Responsable de l'engagement public et social, Forum économique mondial
Maria Teresa Kumar, présidente et chef de la direction, Voto Latina, États-Unis d'Amérique
Khalid Alkhudair, vice-président exécutif, Riyad Bank, Arabie saoudite
Sharmeen Obaid Chinoy, directrice générale, SOC Films, Canada
Abi Ramanan, président-directeur général, ImpactVision, États-Unis d'Amérique
Juan Jose Pocaterra, co-fondateur et chef de la direction, ViKua, Venezuela
Basima Abdulrahman, fondateur et chef de la direction, KESK Green Building Consulting, Iraq
Akira Sakano, Global Shaper, Hub d'Osaka, Japon

https://www.weforum.org/agenda/2011/10/who-are-the-global-shapers/

- De Santiago à Shanghai et de Los Angeles à Londres, la communauté Global Shapers est le dernier ajout au Forum économique mondial.

Les Shapers sont exceptionnels par leur potentiel, leurs réalisations et leur volonté d'apporter une contribution positive à leurs communautés. Âgés de moins de 30 ans et travaillant dans divers domaines, les Shapers sont un réseau de hubs fondé et dirigé par la prochaine génération.

GlobalShapers

«À notre âge, nous pensons toujours que tout est possible et rien n'est impossible. Collectivement, nous pouvons y faire quelque chose », explique Global Shaper Grace Aneiza Ali, fondatrice et directrice éditoriale d'ofnotemagazine.org, un magazine en ligne pour les artistes qui défendent les questions sociales.

Tous les shapers sont nominés avant leur 30e anniversaire et bien qu'ils soient unis dans leur engagement à faire la différence, les Shapers sont un groupe diversifié. Avec plus de 100 hubs actifs dans les grandes villes du monde, les Shapers sont variés géographiquement, démographiquement et professionnellement. «C'est un groupe incroyable de personnes», a déclaré le Global Shaper Adam Braun, fondateur de Pencils for Promise, une organisation éducative qui a construit plus de 40 écoles à travers le Laos, le Nicaragua et le Guatemala. «Lorsque vous maillez tout cela ensemble, les compétences et l'énergie du groupe ne ressemblent à rien de ce que j'ai vu auparavant.»

Le Forum économique mondial est particulièrement enthousiasmé par les possibilités que présente cette communauté et le calibre des individus impliqués. Avec plus de 50% de la population mondiale de moins de 27 ans, la voix des jeunes est de plus en plus pertinente pour l’engagement du Forum à améliorer l’état du monde. Selon le fondateur et président exécutif, Klaus Schwab; «Ce que nous faisons ici n'est pas quelque chose de nouveau ou d'innovant. Ce que nous faisons ici est quelque chose d’obligatoire. »

GlobalShapers

Les carrefours locaux rencontrent des dirigeants gouvernementaux, commerciaux et culturels, et participent à des initiatives axées sur l'impact pour améliorer leurs communautés. Global Shapers a déjà partagé sa voix lors de la récente réunion annuelle des nouveaux champions à Dalian et les Shapers de Shanghai participeront à la prochaine réunion spéciale sur la croissance économique et la création d'emplois dans le monde arabe, au sommet économique de l'Inde et à notre réunion annuelle à Davos.

Le Forum espère catalyser et soutenir de nouvelles idées et solutions aux défis les plus pressants du monde grâce à des réunions en personne et des interactions virtuelles en utilisant la plate-forme en ligne Shapers. Nous visons également à inspirer Shapers et d'autres communautés grâce au mentorat croisé. Nous sommes ravis de fournir à ce groupe unique la possibilité d'avoir un impact local dans un contexte mondial plus vaste et nous sommes impatients de voir la communauté Global Shapers continuer à évoluer et à croître.

Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_%C3%A9conomique_mondial

Organisation

Le Forum économique mondial est une fondation à but non lucratif. Il ne défend aucun intérêt politique, partisan ou national et s'est donné pour mission « d’améliorer l’état du monde ».

Membres

Le financement du forum est assuré par les 1 000 entreprises membres. Le profil type de l’entreprise membre est une multinationale réalisant un chiffre d'affaires supérieur à cinq milliards USD (soit environ 3,7 milliards d'euros), un chiffre qui peut toutefois varier selon la branche et la région concernées. Par ailleurs, ces entreprises se classent parmi les meilleures dans leur secteur d’activité et/ou pays et jouent un rôle prédominant dans l’évolution future de leur secteur d’activité et/ou région.

Réunion annuelle de Davos

Événement phare du Forum, la Réunion annuelle a lieu chaque année à la fin janvier à Davos. Cet événement organisé dans la célèbre station de sport d’hiver des Alpes suisses réunit les PDG des 1 000 entreprises membres du Forum ainsi que des responsables politiques, des représentants des milieux universitaires et des ONG, des chefs religieux et des personnalités du monde des médias. La participation à la Réunion Annuelle est uniquement sur invitation.

Samuel Huntington a décrit les participants à la réunion annuelle comme appartenant à l’espèce de « l’homme de Davos », en référence à une élite mondiale dont les membres se projettent dans une dimension purement globale.

Critiques

De simple réunion informelle de chefs d'entreprises européennes, le forum de Davos s’est peu à peu transformé en club planétaire de riches et puissants capitalistes, accusés de défendre un modèle économique qui les avantage. Il a acquis sur la scène économique mondiale un poids et un pouvoir impressionnants, ce qui fait dire à ses détracteurs qu’il est l’incarnation d’un impérialisme économique. La puissance du forum économique mondial est telle que, malgré son caractère non-démocratique (il n’est pas une instance élue), l’ONU a mis en place depuis 1998 un partenariat avec lui, permettant une implication croissante des entreprises dans le règlement des affaires économiques mondiales. Réseau de dirigeants organisés pour conforter la mondialisation libérale, le forum entend donc aussi faire jouer un rôle de plus en plus important aux dirigeants d’entreprises au détriment du rôle de régulation des États. Il œuvre à affirmer la légitimité d’une nouvelle « gouvernance globale » des affaires économiques mondiales, où les entreprises, par la prise en compte d’impératifs éthiques, par une implication citoyenne, seraient aptes à remplacer le rôle jugé défaillant et obsolète des États.

Le Forum économique mondial, comme le G8, peuvent être considérés comme des institutions impérialistes puisque, alors qu’elles constituent des instances non élues, et qu’elles représentent non pas les intérêts de la population mondiale mais seulement des très grandes entreprises, des banques et des États les plus riches, elles s’arrogent le droit de prendre des décisions majeures sur les orientations économiques du monde.

Global Shapers

En 2011, le Forum a mis en place le Global Shapers Community, une communauté de jeunes dirigeants de 20 à 30 ans dotés d’un grand potentiel pour jouer un rôle dans l'avenir de la société et qui travaillent à améliorer la situation des populations autour d’eux.

https://fr.weforum.org/agenda

Agenda

Les histoires qui façonnent les agendas du monde, des régions et des industries

Pourquoi la Grande Réinitialisation signifie aussi lutter contre le racisme - 06 juin 2020

https://fr.weforum.org/agenda/2020/06/pourquoi-la-grande-reinitialisation-signifie-aussi-lutter-contre-le-racisme/

La Grande Réinitialisation a été lancée le 3 juin par Klaus Schwab et le Prince Charles.

Selon la chef du FMI, cela signifiera "un monde plus vert, plus intelligent et plus juste".

Schwab cite Mandela sur le lien entre le racisme, l'économie et des sociétés équitables.

La Grande Réinitialisation - reconstruire l'économie mondiale d'une manière plus juste et plus verte alors que nous sortons de la pandémie de coronavirus - exigera également des sociétés qu'elles combattent et battent le racisme.

Dans ses derniers mots lors du lancement du projet mercredi, le fondateur et président exécutif du Forum économique mondial, Klaus Schwab, a choisi de citer Nelson Mandela, un homme emprisonné pendant des années pour avoir lutté contre le racisme institutionnel en Afrique du Sud sous l'apartheid et qui est devenu le président du pays.

"Il y a 21 ans, j'étais sur scène avec Nelson Mandela à Davos lorsqu'il a déclaré : "Nous devrions mettre un terme au fléau du racisme et des divisions. Cela nécessite des institutions démocratiques fortes et la volonté de tous, ainsi qu'une culture de la compassion. Rien de tout cela n'est possible sans une économie forte et une société cohésive".

Si une grande partie de la Grande Réinitialisation portera sur la durabilité environnementale et une meilleure utilisation de la technologie, elle vise également à rechercher une plus grande équité et moins d'inégalités.

"La crise COVID-19 nous a montré que nos anciens systèmes ne sont plus adaptés au XXIe siècle", a déclaré M. Schwab dans son discours d'ouverture. "Elle a révélé le manque fondamental de cohésion sociale, d'équité, d'inclusion et d'égalité".

Nous pourrions essayer de revenir au monde que nous avions avant la pandémie, a-t-il dit, mais cela risquerait "d'amplifier bon nombre des tendances que nous constatons aujourd'hui : la polarisation, le nationalisme, le racisme et, en fin de compte, les troubles sociaux et les conflits".

Une grande remise à zéro de la façon dont l'économie et la société fonctionnent ferait le contraire, a-t-il dit.

C'était aussi le moment de soutenir ceux qui avaient été laissés de côté. Juliana Rotich, Venture Partner chez Atlantica Ventures à Nairobi, a déclaré que nous étions à un point d'inflexion.

"Il y a une opportunité de centrer la réinitialisation sur ceux qui sont les plus vulnérables, ceux qui sont à la limite où il suffit de quelque chose comme une pandémie pour glisser dans la pauvreté".

D'autres intervenants lors du lancement ont fait écho aux préoccupations de M. Schwab concernant l'inégalité et le racisme.

Le président de Microsoft, Brad Smith, a fait une référence directe au conflit racial dans son propre pays et à la façon dont la Grande Réinitialisation pourrait faire partie de la solution.

"Les données, et plus largement la technologie, sont des outils indispensables pour résoudre presque tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés", a-t-il déclaré.

"Et donc, lorsqu'il s'agit de protéger les droits fondamentaux des gens, comme nous le voyons aujourd'hui aux États-Unis, nous nous sommes concentrés pendant plusieurs années sur l'utilisation des données pour mettre en lumière les disparités, par exemple, entre les pratiques de la police sur les Afro-Américains aux États-Unis par rapport aux autres populations - c'est une partie de ce que nous devrons aborder dans le monde entier".

Dans un discours passionné, Kristalina Georgieva, la directrice du Fonds monétaire international, a déclaré que la Grande Réinitialisation aboutirait à un "monde plus vert, plus intelligent et plus juste".

"Nous savons que cette pandémie, si elle est laissée à elle-même, va aggraver les inégalités", a-t-elle déclaré.

"Mais si nous nous concentrions sur l'investissement dans les personnes, dans le tissu social de nos sociétés, dans l'accès aux opportunités et à l'éducation pour tous, dans l'expansion des programmes sociaux - alors nous pourrions avoir un monde qui serait meilleur pour tous".

Les estimations de l'impact de la pandémie de COVID-19 sur la pauvreté

https://fr.weforum.org/agenda/2020/06/les-estimations-de-limpact-de-la-pandemie-de-covid-19-sur-la-pauvrete/

En avril, nous estimions que la pandémie de COVID-19 entraînerait entre 40 et 60 millions de personnes dans l'extrême pauvreté (a). Depuis, son épicentre s'est déplacé de l'Europe et l'Amérique du Nord vers l'hémisphère Sud. Le nombre des décès a augmenté dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les mesures de confinement ont été prolongées et le coût économique de la crise sanitaire s'est alourdi. En conséquence, nous avons revu à la hausse nos estimations sur l'impact du coronavirus sur la pauvreté dans le monde.

Ces nouvelles projections (a) se fondent sur les dernières prévisions de croissance publiées dans l'édition de juin des Perspectives économiques mondiales, qui proposent deux scénarios : un scénario de base et un scénario pessimiste. À notre tour, nous retenons ces deux hypothèses appliquées à l'impact possible de la pandémie sur la pauvreté. Le scénario de base suppose que l'épidémie se maintiendra aux niveaux envisagés aujourd'hui et que l'activité reprendra plus tard dans l'année. Selon le scénario pessimiste au contraire, la crise sanitaire persistera plus longtemps qu’anticipé, obligeant les pays à maintenir ou à réintroduire des mesures de confinement. Si l'hypothèse pessimiste se concrétisait, les entreprises fragiles disparaîtraient du marché, les ménages vulnérables réduiraient fortement leur consommation et plusieurs pays à revenu faible et intermédiaire connaîtraient de graves tensions financières. Le scénario de base prévoit une contraction de la croissance mondiale d'environ 5 % en 2020, un recul qui atteindrait 8 % dans l'hypothèse pessimiste.

Selon le scénario de base, nous estimons que la pandémie de COVID-19 fera basculer 71 millions de personnes dans l'extrême pauvreté* (sous le seuil international de 1,90 dollar par jour). Avec le scénario pessimiste, ce chiffre s'élèverait à 100 millions de personnes.

En ce qui concerne la situation en 2021 et au-delà, les prévisions sont encore plus incertaines. D'après les données du rapport, la production économique mondiale progressera d'environ 4 % en 2021, mais nos projections suggèrent que le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté restera globalement inchangé entre 2020 et 2021.

Les nouvelles prévisions économiques mondiales dressent un tableau particulièrement sombre pour l'Inde, qui compte une grande partie de la population pauvre du monde. Par conséquent, sachant que la situation est à peu près inchangée pour l'Afrique subsaharienne, c'est l'Asie du Sud qui devrait enregistrer la plus forte hausse du nombre de pauvres à la suite de la pandémie. Il faut toutefois noter que les dernières estimations de la pauvreté en Inde datent de 2011-2012. Il est donc très difficile de se faire une idée précise de la pauvreté dans ce pays avant le déclenchement de la pandémie.




TROISIEME PARTIE

Faites tomber les masques. Quand l'extrême gauche a sombré dans le populisme ordinaire, elle est irrécupérable.

FIL D’INFOS (https://latribunedestravailleurs.fr/) (POID)

Quelques titres ou extraits.

LVOG - Que deviendront les salariés de l'usine où cette activité avait été transférée ? A la rue, au chômage !

- Manifestation pour la relocalisation de l’usine Luxfer de bouteilles d’oxygène

LVOG - On va le faire au ras des pâquerettes puisqu'ils en sont là. Quand une fille vous a quitté, inutile de courir après car elle ne reviendra pas. La seule question qui vaut la peine de se poser, c'est pourquoi elle vous a largué, sinon vous ne comprendrez jamais ce qui s'est passé, et soit vous finirez seul, soit mal accompagné.

Que chaque travailleur défende son gagne-pain, c'est normal, mais pas n'importe comment ou pas sur n'importe quelle orientation politique quand on est un parti ou un militant, c'est juste ce que je voulais préciser. Tous les travailleurs du monde sont mis en concurrence les uns avec les autres, au détriment de tous finalement puisque c'est aussi la division internationale du travail qui permet au capitalisme de s'en sortir. Et ce système est d'autant plus injuste et intolérable, que ce sont ceux qui sont les plus exploités qui bénéficieront le moins du fruit de leur travail, par conséquent on doit veiller à ne jamais ménager ce système. Ajoutons que plus ce système est en crise, et plus la tentation sera grande d'opposer les travailleurs entre eux juste pour se faire passer pour de bons syndicalistes ou militants ouvriers au lieu de placer notre combat dans une perspective politique...

Pourquoi cette usine a-t-elle été délocalisée ? Pour faire des économies sur les coûts de production ou augmenter les profits de son patron ou de ses dirigeants. Autrement dit, plus généralement c'est le seul critère dont dépend l'ensemble du système économique en vigueur avec ses conséquences néfastes sur les conditions d'existence de l'ensemble des travailleurs, dès lors une seule question mérite d'être posée : On le conserve et on en assume toutes les conséquences, ou on l'abolit et on passe à une République sociale.

Ce n'est pas ce que j'ai eu l'impression de lire. C'est sur cette orientation politique que les militants devraient intervenir dans le syndicalisme ou auprès des travailleurs.

LVOG - Qui va payer cette baisse du coût de la force de travail ? La totalité des travailleurs, qui voulez-vous que ce soit !

- Exonération de cotisations sociales pour favoriser l’emploi des jeunes

LVOG - Là, pareil, la même démonstration est valable. Si on refuse d'opposer les travailleurs entre eux, on refuse d'opposer les différentes générations entre elles. Qu'est-ce qui est en jeu ? La compétitivité des entreprises sur le marché mondial. En quoi cela nous concerne-t-il ? En aucune manière, puisque notre objectif politique est d'exproprier les capitalistes ou actionnaires où qu'ils soient dans le monde. L'Etat prend en charge la faillite du capitalisme et présente l'addition aux travailleurs pendant que le capitalisme est préservé, quel militant ouvrier peut souscrire à une telle orientation politique ? C'est la question qu'il faut aussi poser aux travailleurs et aux jeunes : Votre avenir, vous l'envisager avec ou sans le capitalisme ?

LVOG - La vocation des syndicats ouvriers est-elle de collaborer à des plans de licenciements ?

- Vers des accords de chômage partiel prévoyant des suppressions d’emplois

LVOG - Après on ose nous parler de syndicats indépendants, quelle imposture !

LVOG - Si au moins il les avait consultés, c'est uniquement ce qu'ils lui reprochent.

- Les syndicats accusent le gouvernement de mettre en cause le droit de manifester

LVOG - Dès l'annonce du confinement dont les conséquences sociales étaient prévisibles, pourquoi aucun syndicat ou parti ouvrier n'a-t-il pas appelé à s'y opposer et à descendre dans la rue ? Consensus oblige avec Macron, CQFD, point barre !

LVOG - Instrumentalisation de la lutte contre le racisme. L'apologie du communautarisme made in USA.

- La Chaîne américaine BET récompense Assa Traoré pour son engagement contre le racisme

LVOG - BET, la chaîne 100 % noire qui débarque des USA - telerama.fr

BET fait partie du conglomérat américain ViacomCBS Networks International. La société s'est formée depuis la fusion des deux groupes américains CBS Corporation et Viacom le 4 décembre 2019. Avec 8,58% le fonds d'investissement américain The Vanguard Group (+ de 5.000 milliars de dollars) en est le premier actionnaire. (Source : wikipédia.org) L'oligarchie "récompense" Assa Traoré, le POID s'en félicite à sa manière, cela se passe de commentaires.

LVOG - BFMTV mettrait la clé sous la porte qu'ils voleraient à son secours.

- Première grève à BFMTV contre les suppressions de postes

LVOG - Le sort des journalistes de BTFMTV et de l'ensemble des médias-oligarques nous laisse totalement indifférent.

LVOG - L'extrême gauche a rejoint le communautarisme de la gauche mondialiste ou de la globalisation financière.

- Toubon, Défenseur des droits, demande la création d’un « observatoire des discriminations »

LVOG - Au fait, il y a une discrimination qu'ils oublient toujours de nommer, c'est la division injuste de la société en classes sociales, dont toutes les autres discriminations découlent. En procédant ainsi ils la cautionnent, ils légitiment le régime en place. L'air de rien, c'est toujours ou presque très sournois...

LVOG - Raoult a pilonné la totalité des positions adoptées par le POID, confinement et masque notamment... Chut !

- Le professeur Didier Raoult critique devant l’Assemblée nationale l’organisation « totalement archaïque » des tests de dépistage du Covid-19 en France...

Il a en outre renouvelé l’affirmation selon laquelle certains détracteurs de l’hydroxychloroquine seraient financièrement liés au laboratoire Gilead, fabricant du remdesivir, autre molécule dont l’efficacité est testée dans le traitement du Covid-19.

LVOG - "Seraient financièrement liés" le POID emploie le conditionnel pour ménager Véran et Macron, alors que c'est du domaine public comme l'a rappelé à plusieurs reprises le Pr. Raoult. Pire encore, en terminant par "remdesivir, autre molécule dont l’efficacité est testée", il laisse entendre qu'elle pourrait être efficace, dites, on vous paie combien pour publier cela ? Rien, on est en présence d'une corruption purement idéologique.

LVOG - Ils sont devenus friands des journées d'action bidons ou la course aux "enveloppes" (et aux masques, le leur est tombé!).

- Hôpitaux : nouvelle journée nationale d’action le 30 juin

Aucune enveloppe n’a pour l’instant été mise sur la table par l’exécutif, dans le cadre du « Ségur de la santé ».

LVOG - Rassurez-vous, il y en aura sous la table !

LVOG - Quand ils deviennent la voix de l'OMS.

- La pandémie du Covid-19 a entraîné la mort de plus de 300 465 personnes dans le monde (au 21 juin)

LVOG - Jamais ils ne dénonceront cette fausse pandémie, ces faux morts attribués au coronavirus, l'hécatombe provoqué des EPHAD, ils nous dégoûtent au dernier degré, le POID est à vomir !

LVOG - C'est le produit du confinement policier que vous avez approuvé en regrettant qu'il ne se prolonge pas, personne ne l'a oublié.

- Afflux de malades dans les Services psychiatriques

Mais aucun plan de grande ampleur n’a été mis en place, regrettent les soignants...

LVOG - Si, le confinement policier... auquel ils ont adhéré. C'était prévisible et ils étaient les mieux placés pour le savoir, non ? Comment, vous êtes dur avec eux ? Vraiment ? Quand on rejoint le corps médical, c'est comme lorsqu'on entre dans la police, l'armée ou les pompes funèbres, on doit s'attendre à devoir supporter bien des souffrances et même des morts, on assume.

On se souvient également que le POID, le POI, le NPA et LO notamment avaient condamné la réouverture des écoles, trop tôt, trop risqué, patati et patata... Là aussi le Pr. Raoult avait rendu publique une étude qui montrait que les enfants n'étaient pas touchés par le coronavirus, ils n'en ont pas tenu compte, ils adoptèrent le pire scénario emboîtant le pas à l'OMS et à Bill Gates, son principal actionnaire. Pas de bol, le temps passant les pires impostures ne résistent pas à la réalité des faits et les opportunistes de tout poil doivent s'y soumettre, c'est cruel pour eux d'être ainsi démasqués.

AFP - Les décès chez les enfants dus au Covid-19 sont extrêmement rares et ne surviennent que dans moins de 1% des cas, car la maladie reste chez eux essentiellement bénigne, confirme une étude internationale européenne. AFP 26 juin 2020

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

Marx par Engels au format pdf

Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre au format pdf

Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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DOCUMENT

Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.