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VIDÉO A FAIRE CIRCULER : L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

  Causerie du jour. (20.06)

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  CAUSERIE

   2017

Juin du 1er au 16 (format html)

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2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
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2010 (1 075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


  DOCUMENTS ET VIDÉOS.

DOCUMENT : PROPOSITION D'ACTION ADRESSÉE AU MOUVEMENT OUVRIER POUR OBTENIR
      LE RETRAIT DU PROJET DE CONTRE-RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL

DOCUMENT : LE TEXTE DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DU TRAVAIL DATÉ DU 31 MAI

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT : LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME (03.12.2014)

ONG : LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !
ONG : SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.

HISTOIRE : LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.

SIONISME : LE GRAND ISRAEL.

EN IMAGES : 2016


   ARTICLES D'ACTUALITÉ

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Ces chiens de garde qui ne sont pas nouveaux par Denis Souchon (07.06)
Affrontement au Bilderberg 2017, par Thierry Meyssan (06.06)
Réforme du travail : les 8 points clés du plan Macron - Le Parisien(05.06)
La guerre des six jours et les mensonges israéliens par Melvin A. Goodman (05.06)
La définition de la lutte contre l'antisémitisme avalisée par le parlement européen
     par Mazin Qumsiyeh (02.06)

Seth Rich, Craig Murray et les sinistres bureaucrates du National Security State par Mike Whitney (02.06)
Bigniew Brzezinski tel que je l'ai connu par Paul Craig Roberts (02.06)
Le célèbre petit Omrane refait surface avec un drapeau syrien et la vraie histoire de sa photographie
     par french.almanar.com (02.06)

La réunion 2017 du Groupe de Bilderberg par Réseau Voltaire (01.06)
Avec les compliments du Cac40, de l’OTAN et de la Françafrique par Bruno Guigue (01.06)
JFK : 100 ans par Paul Craig Roberts (29.04)
L'histoire de la prise de contrôle par les néocons sur les Etats-Unis
     par Paul Fitzgerald et Elizabeth Gould (27.04)


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. -
     (L. Trotsky -1940)

 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée.. - (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
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Causerie

Le 20 juin 2017

CAUSERIE

J'ai réalisé cette causerie rapidement car je dois encore cuisiner, balayer, nettoyer le jardin et l'arroser, et d'autres tâches m'attendent déjà pour demain. On a refait l'enclos des chèvres dimanche, mais le boulot n'est pas terminé. Bref, on n'arrête pas une minute !

Je n'ai pas eu le temps de mettre en ligne de nouveaux articles, hier soir j'ai regardé et écouté un des deux concerts que Prince avait donné en 2013 au festival de jazz de Montreux, grandiose, quel talent, quel géni ! Et dire que je l'avais ignoré jusqu'à sa mort, j'en étais resté à l'idée fausse qu'il n'était qu'une pâle imitation de M. Jackson. J'ai bien le droit de me détendre un peu, non ?

Causerie du 20 juin, 10 pages (format pdf)

Le chiffre du jour. 61,57%

C'est le nombre de travailleurs et jeunes qui en s'abstenant, en votant blanc ou nul, auxquels il faut ajouter entre 6 et 9% de non-inscrits, soit entre 67 et 70% ont boycotté le 2e tour des élections législatives, 29 920 481 électeurs sur 47 293 035 refusent par avance de se reconnaître dans la futur Assemblée nationale qui du coup est frappée d'illégitimité.

Avec seulement 16,55% des voix des électeurs inscrits, moins encore en ajoutant les votes nuls et blancs, donc aux alentours de 12,5 ou 13%, le parti de Macron rafle 308 sièges à l'Assemblée nationale, c'est digne d'un coup d'Etat.

Ce sont les faits. Et ils sont cruels.

Qui demandait récemment qu'est-ce qui permettrait cependant à Macron de gouverner ?

Autre fait, aucun parti dit ouvrier n'avait appelé à boycotter cette élection, hormis à ma connaissance le ParDem, il faut donc en déduire qu'ils n'ont pas davantage de légitimité. Aucun militant de ces partis n'a de légitimité pour parler en notre nom. On leur conseillera de demander des comptes à leurs dirigeants ou de revoir leur copie, mais à mon avis il y a peu de chance qu'ils le fassent ou qu'ils soient entendus.

Mélenchon parade, il a été élu avec 12,83% des voix des électeurs inscrits, moins encore si on soustrait les votes blancs et nuls qui n'étaient pas disponibles ce matin.

On comprendra dès lors pourquoi il n'emploiera pas l'argument de l'illégitimité de Macron et de l'Assemblée nationale pour s'opposer aux ordonnances du gouvernement, dont d'ailleurs il n'a pas exigé le retrait.

Sachant qu'ils osent tout, il pourra le sortir dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et personne ne le contredira par crainte qu'il se retourne contre son auteur, puisque tous les élus sont logés à la même enseigne antidémocratique.

Numéro d'illusionnisme.

- Mélenchon, Le Pen, Ruffin... le retour des tribuns à l'Assemblée - AFP

Les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur pour le second tour des législatives.

La République en Marche (LREM) 308 sièges (43,06% des suffrages exprimés) (16,55% des inscrits)
Modem gagne 42 sièges (6,06%) (2,33% des inscrits)
Les Républicains (LR) 113 sièges (22,23%) (8,54% des inscrits)
UDI 18 (3,04%) (1,17% des inscrits)
Debout la France 1 (0,10%) (0,04% des inscrits)
Divers droite 6 (1,68%). (0,65% des inscrits)
Front national 8 députés (8,75%) (3,36 % des inscrits)
Extrême-droite 1 (0,10%) (0,04% des inscrits)
Partis régionalistes rassemblent 5 députés (0,76%). (0,29% des inscrits)
Parti socialiste (PS) 29 députés (5,68%) (2,18% des inscrits)
Ecologistes 1 député (0,10%). (0,05% des inscrits)
Parti radical de gauche 3 (0,36%). (0,14% des inscrits)
La France Insoumise (LFI) a 17 députés (4,86% des suffrages au second tour) (1,87% des inscrits)
Parti communiste français (PCF) 10 (1,20%). (0,46% des inscrits)

Votants : 20 167 436, soit 42,64%
Abstentions : 27 125 599, soit 57,36%
Blancs 1 397 441, 2,95% des inscrits - 6,93% des votants
Nuls 593 207, 1,25% des votants - 2,94% des votants
Exprimés 18 176 788, 38,43% - 90,13% des votants

En oligarchie. L'assemblée censitaire ou l'Ancien Régime est de retour.

Jérôme Sainte-Marie : Une élection sans le peuple ? - lefigaro.fr

Le décryptage de ces élections de Jérôme Sainte-Marie.

Diplômé de Sciences Po Paris et d'une licence d'histoire, Jérôme Sainte-Marie a travaillé au Service d'Information du Gouvernement et à l'Institut Louis Harris. Il a ensuite dirigé BVA Opinion de 1998 à 2008 puis CSA Opinion de 2010 à 2013. Il a fondé en parallèle l'institut iSAMA en 2008.

Extraits de l'interview.

- Après le vote de classe du premier tour, nous observons en effet une abstention de classe. (...) Entre les Macron-compatibles et les autres, il n’y a pas qu’une différence d’opinions, mais aussi un profond fossé social.

- Il est piquant de voir le côté 19e siècle de la situation. On a une participation qui rappelle les grandes heures du suffrage censitaire, et une assemblée qui évoque un peu, mutatis mutandis, les assemblées de notables. Il ne manque même pas les Saint-Simoniens.

- La réunification des élites de gauche et de droite, sur un fond de convergence idéologique et d'homogénéité sociale, est pour le moment une réussite éclatante. On sent même, dans certains milieux aisés, une forme d'euphorie. On se croirait le 14 juillet 1790. C'est la Fête de la Fédération de la bourgeoisie contemporaine.

- Face au bloc élitaire, qui agrège dans sa représentation politique le parti du Président mais aussi le Modem, les UMP dits «constructifs» et les PS dits «compatibles», le bloc populaire demeure virtuel. Face à la politique prônée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, il n'y a pas un «Front du refus», mais un «archipel du refus». C'est là un déséquilibre stratégique majeur. On en voit les effets au second tour des législatives, où dans chaque circonscription, le candidat qui affronte celui de LREM est issu le plus souvent d'une des quatre forces d'opposition, sans alliance possible, et avec en conséquence de très mauvais reports de voix. Cette situation est durable. Elle constitue une chance historique pour l'achèvement des réformes libérales annoncées. Dans la mesure où l'opposition au nouveau pouvoir prendra nécessairement une forme aussi sociale que politique, la position de la France Insoumise est assez favorable, tandis que le Front national sera handicapé par ses ambiguïtés idéologiques sur le libéralisme économique. La situation de l'UMP est certes moins grave que celle du PS, mais leur espérance commune d'une reconstitution du clivage gauche-droite pourrait bien être durablement déçue. Cet ordre politique n'a pas seulement été affaibli, il a été remplacé. lefigaro.fr 18.06

Ils ont dit.

Quel "souhait des électeurs" qui majoritairement ne se reconnaissent pas dans l'Assemblée nationale ?

- "Voir plus de jeunes et de femmes cela correspond à un souhait" des électeurs - Franceinfo

Olivier Rouquan, politologue, est l'invité de Julien Benedetto sur Franceinfo.

Quand on pense que les jeunes se sont abstenus à hauteur de 65 à 70% et que les vieux n'ont été que 39% à s'abstenir... Il fallait oser le dire.

LREM : les intérêts des gens de droite.

- Eric Halphen, candidat LREM battu dimanche soir alors qu'il comptait près de 14 points d’avance :

- "Je pense qu’il y a eu une volonté de protéger les gens de gauche." francetvinfo.fr 19.06

Il évoquait des électeurs de LR ou de l'UDI qui auraient voté pour son adversaire.

Parodie ou caricature grotesque de la démocratie cautionnée par ceux qui y participent.

- Un proche du président : "Franchement, ce sont des problèmes de riches. On a les moyens de travailler et on peut faire vivre le débat à l'Assemblée nationale. Les Français sont attachés à une certaine diversité et ils l'ont montré dimanche, c'est sain pour la démocratie." francetvinfo.fr 19.06

Oxymore décomplexé. Le "macronisme est un humanisme de marché"

- Laurent Joffrin (Libération) - Nous étions sous le règne de l’ENA. Nous passons sous celui de l’Essec. L’aphorisme, on en conviendra, est caricatural. Il exprime pourtant une réalité : la «société civile» dont est issu le massif contingent de La République en marche nouvellement élu, ne reflète guère la réalité statistique de la société française. Peu d’ouvriers et d’employés, peu de paysans, beaucoup de (très) diplômés et une majorité relative de cadres issus du secteur privé. L’esprit managérial, ce mélange de pragmatisme libéral et d’optimisme tolérant, attaché d’abord aux résultats concrets, fait une entrée en force à l’Assemblée. Le macronisme est un humanisme de marché, fasciné par la réussite mais aussi ouvert sur le monde et plein de bonnes intentions. Libération 19.06

Ils osent tout. Ils sont prêt à tout justifier ou l'art des faussaires.

- Libération - Au second tour des législatives, elle (l'abstention) a frôlé les 65 %. Un député élu avec 15 % des inscrits, c’est moyen. Libération 19.06

C'est légal sous une dictature, illégal en démocratie, un rapport qui n'a jamais existé sous la Ve République.

Comment Mélenchon et ses acolytes s'apprêtent à gérer la faillite du capitalisme.

- En Seine-Saint-Denis, les nouveaux députés FI parlent «d’espoir» (...) ils souhaitent que les habitants du département s’immiscent dans la vie locale, associative, «qu’ils prennent le pouvoir», dit un député fraîchement élu.

Eric Coquerel : «On doit en finir avec les promesses de logements ou de travail, surtout lorsqu’on sait que ce n’est pas possible de les tenir. On doit dire aux habitants des quartiers : "Venez changer les choses avec nous, au même niveau que nous."» Libération 19.06

Parole d'internaute

- Attendue par les instituts de sondages ! Ils se sont plantés dans leur projection (90 à 120 députés d'erreur) et une bonne partie de la presse les a relayés. Un peu de calculs et une bonne calculatrice montraient que ce n'était pas possible. De l'intox qui a entrainé l'abstention record. Tout était joué pardi !

Alors faire les gros titres en parlant de raz-de-marée prévu qui n'est pas arrivé. C'est se moquer du monde. En résumé : on a prévu n'importe quoi qui n'est pas arrivé, donc c'est un recul de Macron et personne ne dit que ce sont les sondeurs qui ont dit de grosses bêtises.

- Abstention, vote blanc et gros dégagisme sur PS/LR : ça veut bien dire que les Français cherchent autre chose.

Les jeunes en particulier, qui ont bien compris que le système qu’on leur impose est une arnaque.

- Pour Macron, on constate que si on soumettait à référendum demain son maintien à l’Elysée, les presque 40 millions d’électeurs qui n’ont pas choisi ses députés godillots (47 293 035 inscrits moins les 7 826 432 voix portées sur ses candidats) le désavoueraient illico. Mathématiquement, hors abstention. Et on parle de légitimité ?

- 70% de cadres sup à l’A-N (Contre 40% dans la précédente).

57% de boycott des urnes, donc de la représentation qu’elles engendrent.

En voilà une belle représentation et une belle légitimité !

- Si on rajoute aux abstentionnistes les 10% de votes blancs et nuls et le pourcentage de non-inscrits, on doit bien avoisiner 77% de la population qui ne s’est pas exprimée...

- 38.43% de suffrages exprimés (57.43 d’abs + 2.95 blancs + 1.25 nul)

Donc 61.57% des inscrits.

- Voici enfin, pour terminer une schéma global, montrant que notre vie démocratique est bien malade…

J’ai envie de demander, quand n’a t’elle pas été malade ?

Quand il y avait plus de PS et plus de RPR, bah bof, si cela avait si bien réussi, en serait-on ici aujourd’hui ?

- L’abstention, qui se manifeste plus chez les ouvriers et les jeunes, n’est pas un désintéressement ou un blanc seing, mais plutôt l’expression d’un défaut d’espoir. Une forme de fatalisme, de à “quoi bon”, de “rien ne peut changer”.

La vague LREM de 14 %, montée en épingle par les commentateurs et médias, est, à peu de choses près, équivalente au 13 ou 14 % de FI, FN et proches réunis. Elle ne fait qu’accroître le sentiment d’être floué pour beaucoup. Cette situation de non choix correspond à un manque d’espoir plutôt qu’à l’indifférence.

La France souffre des faux espoirs, des faux discours, des fausses espérances, avec le sentiment frustrant que rien ne semble pouvoir changer. Le transfert des pouvoirs vers une gouvernance mondialiste des financiers apatrides, indifférents aux peuples, semble inexorable, elle mène à l’abstention, mais pas à l’indifférence.

Rien n’est plus grave pour un peuple que l’absence d’espoirs.

- Avec une assemblée élue par environ 35% des citoyens en âge de voter, où les dominants sont sur-représentés, d’où les ouvriers sont absents et son allure d’assemblée de notables contents d’eux, qui vont voter sous la dictée d’une Europe prédatrice des lois liberticides et néfastes socialement, dont ils auront peu à souffrir, nous sommes bien en marche. Mais c’est vers le monde du XIX° siècle que nous nous dirigeons. Un XIX° siècle ubérisé, hyper technologique et déshumanisé.

C’est gens-là veulent nous faire passer le goût du bonheur.

- Personnellement, ayant constaté l’absence de proposition cohérente et l’inutilité du vote blanc jamais évoqué, l’abstention est un choix logique renforcé par ce souhait de délégitimer un pouvoir qui organise son maintien à l’aide de stratégies cyniques.

Qui participe à la déstabilisation du Venezuela ?

- Oubliant le chaos, les riches Vénézuéliens sirotent leurs cocktails - AFP

AFP - Temple du luxe dans différents endroits du monde, le Buddha-Bar a fait un choix étonnant quand il a débarqué en Amérique du Sud: Caracas, où une élite oublie entre deux cocktails la violente crise politique et économique qui frappe le Venezuela.

Dans ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut, des aliments basiques comme la farine ou le sucre sont quasi-introuvables. La population, qui rend le président socialiste Nicolas Maduro responsable de ce naufrage, manifeste presque tous les jours depuis deux mois et demi. Le pays est pratiquement à l'arrêt et les violences autour des rassemblements ont déjà fait plus d'une soixantaine de morts.

Alors que défilent des plats alléchants comme le thon "Bouddha roi", des côtes de porc grillées aux douze épices ou des tacos de mérou aux trois piments, on a du mal à imaginer qu'au dehors, le Venezuela vit l'une de ses pires crises depuis des décennies.

LVOG - Il y en a pourtant qui n'ont apparemment pas de problèmes d'approvisionnement ou peuvent continuer de se nourrir normalement, de se gaver serait plus juste. Et ce sont ceux qui manifestent depuis 80 jours pour exiger le départ de Maduro. Ce n'est pas moi l'invente, ils le disent eux-mêmes, lisez.

AFP - Les Vénézuéliens les plus aisés souffrent eux aussi des pénuries et de l'inflation galopante mais reconnaissent que ce n'est "rien" comparé au calvaire quotidien des autres habitants. Car ils ont le privilège d'avoir accès aux dollars, qui leur permettent de vivre dans l'autre Venezuela, celui des restaurants et bars à la mode, toujours pleins malgré la crise.

"Nous, la journée, on lance des pierres. Et la nuit, on vient ici", commente Ahisquel, une cliente du Buddha-Bar qui avec son mari, directeur de production d'une compagnie pétrolière internationale, sort une soirée par semaine.

"Après avoir participé aux manifestations, c'est bien d'avoir un petit moment de détente, même si la vraie détente, on ne l'aura pas tant que ce gouvernement ne s'en ira pas", ajoute cette femme qui ne travaille pas et vit dans un quartier de l'est de Caracas, "là où sont les putschistes", rit-elle, en référence au surnom que leur donne le président Maduro.

"It's very difficult", ajoute son mari, utilisant un anglais parfait pour illustrer un phénomène crucial au Venezuela: "dans ce pays, si tu n'es pas payé en monnaie étrangère, c'est impossible de vivre", le bolivar perdant constamment de sa valeur.

Pour la très grande majorité des habitants, les prix des restaurants sont tout simplement prohibitifs. Au Buddha-Bar, huit sushis de saumon et langoustine coûtent 55.700 bolivars, soit plus du quart du salaire minimum mensuel -- qui est de 200.000 bolivars, soit 91 dollars au taux officiel le plus élevé et 24 au marché noir.

Et à la tombée de la nuit, la simple perspective de sortir dans la rue fait peur: Caracas devient une ville quasi-déserte, dans ce pays au taux d'homicides parmi les plus élevés au monde (70,1 pour 100.000 habitants en 2016).

Mais "la classe aisée ne renonce pas à sortir", assure Cristhian Estephan.

S'il reconnaît un coup de frein à la vie nocturne depuis le début de la vague de manifestations le 1er avril, il est sûr que bientôt, cela reviendra à la normale: "C'est dans les pires moments que les gens se rencontrent ou se marient. Les gens mangent, le show doit continuer!" AFP 19.06

Assassinat ordinaire.

- Etats-Unis : enquête ouverte à Seattle après que des policiers ont abattu une femme enceinte - Franceinfo

Alertés pour un cambriolage, les forces de l'ordre ont été accueillis par une femme armée d'un couteau. Ils ont riposté.

La police a diffusé un enregistrement audio de l'incident. On entend les agents demander s'ils peuvent entrer puis quelques instants après crier "Reculez ! Reculez !" avant de tirer à plusieurs reprises. "Il n'y avait aucune raison de lui tirer dessus devant ses bébés", "ils pouvaient la maîtriser. Même moi j'aurais pu la maîtriser", a crié Monika Williams, la sœur de Charleena Lyles, sur la chaîne de télévision locale Kiro7. "Pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser un Taser contre elle ?", a-t-elle demandé. Franceinfo 19.06

Leur vieux monde hideux à abattre.

- Incendie de la tour Grenfell à Londres : la police annonce un bilan de "79 personnes mortes ou disparues" - Franceinfo

Dimanche, le commandant de police Stuart Cundy avait prévenu que plusieurs victimes pourraient ne jamais être retrouvées "en raison de l'intensité de l'incendie". Franceinfo

- Incendie au Portugal : comment un feu de forêt a-t-il pu devenir aussi meurtrier ? - Franceinfo

Alors que le sinistre, qui a fait au moins 63 morts, ravage toujours la région de Leiria, dans le centre du pays, de nombreux journaux portugais pointent du doigt la responsabilité de l'Etat dans ce drame. Franceinfo

- Italie : un demandeur d'asile qui préparait un attentat arrêté - LeParisien.fr

- Un attentat échoue sur les Champs-Élysées - euronews

- Londres : un attentat contre des musulmans fait un mort et dix blessés - Franceinfo

- Nigeria: au moins 16 morts dans des attentats de Boko Haram - AFP

- Mali: quatre civils et un militaire malien tués dans l'attaque - AFP

- Gaza: Israël commence à réduire les livraisons d'électricité - AFP

- Ukraine: l'UE maintient ses sanctions contre la Russie - AFP

- Trump et l’Arabie saoudite intensifient la confrontation face à l'Iran en Syrie - Le Huffington Post

- Méditerranée: au moins 126 migrants disparus après un naufrage - Liberation.fr

Quelque 1 828 personnes ont trouvé la mort depuis janvier 2017 en cherchant à traverser la Méditerranée. Liberation.fr

- Au Vietnam, le passage à tabac, arme antidissident - AFP

- Etats-Unis : enquête ouverte à Seattle après que des policiers ont abattu une femme enceinte - Franceinfo

- Venezuela : 80e jour de manifestations anti-Maduro - AFP

- Procès des «biens mal acquis» : Teodoro Obiang jugé en son absence - Liberation.fr

Il ne va se faire que des amis.

- La Corée du Sud opère son «grand revirement» nucléaire - Liberation.fr

Cinq semaines après son arrivée à la présidence, Moon Jae-in a annoncé lundi l’arrêt de tous les projets de construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Il s’est aussi engagé à ne pas prolonger l’exploitation de ceux approchant de leur fin de cycle initial, compris entre trente et quarante ans, selon les unités. Liberation.fr19.06

Le risque de guerre mondiale existe.

J'ai toujours minoré cet aspect de la situation que certains s'emploient à monter en épingle pour effaroucher les peuples, ce qui a le don de les souder autour du chef suprême qui les gouverne... Depuis des années ils nous prédisent une troisième mondiale, la chute du dollar, de Wall Street, la fin du monde ou je ne sais quoi encore. On sait cependant qu'au Pentagone et ailleurs il y a des cinglés qui sont favorables à cette option. Du coup on est obligé de prendre au sérieux ou de tenir compte de tout fait réel pouvant servir de détonateur à cette déflagration générale. Il ne faut pas prendre autrement l'épisode décrit

Disons qu'un homme averti en vaut deux, et qu'il est toujours préférable de savoir dans quel monde nous vivons plutôt que l'ignorer pour faire face à toute situation en toute circonstance un jour ou l'autre...

- Moscou suspend la communication militaire avec Washington en Syrie - AFP

La Russie a annoncé lundi son intention de pointer ses missiles vers tout avion de la coalition internationale survolant la Syrie et suspendu son canal de communication militaire avec Washington après la destruction d'un chasseur syrien par un avion américain.

La Russie est impliquée militairement au côté du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie, alors que les Etats-Unis soutiennent et arment une alliance arabo-kurde rivale et des rebelles syriens.

Ces développements marquent une nouvelle escalade dans le conflit impliquant différents acteurs régionaux et internationaux ainsi que des groupes jihadistes sur un territoire morcelé, et éloignent la perspective d'une solution négociée.

En plus de l'incident américano-syrien, l'Iran, autre allié du régime Assad, a tiré pour la première fois dimanche des missiles contre des cibles du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie.

Avec ses annonces, la Russie fait un pas de plus dans la confrontation avec les Etats-Unis. Son entrée en force en 2015 sur le champ de bataille en Syrie laissait déjà présager d?une "guerre par procuration" entre les deux grandes puissances. Et le bombardement américain en avril d?un aéroport militaire syrien avait accentué cette rivalité.

Le ministère de la Défense a ainsi indiqué que les "avions et les drones de la coalition internationale repérés à l'ouest de l'Euphrate seront suivis et considérés comme des cibles par les moyens terrestres de défense antiaérienne et par les moyens aériens".

La Russie ne participe pas à la coalition internationale dirigée par Washington, dont les avions ciblent principalement le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie depuis 2014.

Elle dispose de systèmes de défense anti-aérienne S-300 et S-400 déployés en Syrie, ainsi que de dizaines de chasseurs et de bombardiers opérant en soutien au régime.

Le ministère russe de la Défense a en outre annoncé la suspension des canaux de communication existants avec les Etats-Unis dans le cadre du mémorandum sur la prévention des incidents aériens en Syrie. Moscou considère les actions de Washington comme un "non-respect délibéré" de cet accord signé en 2015.

Moscou accuse Washington de n'avoir pas "prévenu" l'armée russe qu'elle allait abattre l'avion, et exige une "enquête" sur cet incident.

Le ciel syrien est encombré par les avions du régime, ceux de la Russie, ceux de la coalition internationale et parfois ceux de la Turquie voisine.

Dimanche Damas et Washington se sont accusé mutuellement de provocation dans l'incident aérien.

L'armée syrienne a annoncé qu'un avion de la coalition internationale avait abattu un de ses avions de combat alors "qu'il menait une mission contre l'EI" dans la province de Raqa (nord).

La coalition a dit qu'il s'agissait d'une riposte à des frappes aériennes sur les Forces démocratiques syriennes (FDS- alliance arabo-kurde) soutenues par les Etats-Unis.

L'incident s'est déroulé à une quarantaine de km au sud-ouest de la ville de Raqa, chef-lieu de la province du même nom et principal fief de l'EI en Syrie que les FDS tentent de capturer depuis des mois.

Dans cette même zone, des affrontements ont opposé pour la première fois des troupes prorégime et les FDS, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il n'y avait plus de combats lundi.

Cette escalade survient au moment où les troupes syriennes se trouvent dangereusement proches de zones contrôlées par des forces soutenues par les Etats-Unis, aussi bien dans le nord que dans le sud-est syrien.

L'armée progresse sur trois fronts -nord, centre, sud- et se dirige vers la province de Deir Ezzor (est), qu'elle espère reprendre à l'EI.

Bien qu'elles luttent toutes les deux contre l'EI, les troupes du régime et les FDS sont des forces rivales.

D'après Sam Heller, un expert de la Syrie auprès de The Century Foundation, ces incidents doivent être considérés comme isolés.

"C'est le régime qui s'est engagé dans une provocation et puis un commandant américain a réagi par autodéfense. Le régime s'est approché trop près et s'est brûlé les doigts", dit-il.

"Aucune partie ne veut délibérément provoquer une escalade, mais quand il y a ce genre de heurts, cela peut aboutir à une escalade accidentelle", selon lui.

Dans la province de Raqa, le régime ne participe pas à l'offensive menée par les FDS pour s'emparer de la ville éponyme mais veut à travers cette région parvenir à la province pétrolière de Deir Ezzor.

Pour gagner cette province, son armée progresse également sur deux autres fronts: dans le désert syrien (centre), où il a chassé l'EI de plusieurs localités, et à la frontière irakienne dans le sud-est. AFP 19.06

Le lendemain.

- Washington veut rétablir la communication militaire avec Moscou en Syrie - AFP

Les Forces d'élite syriennes d'Ahmad Jarba qui combattent auprès des Forces démocratiques syriennes (FDS- alliance de combattants antijihadistes arabes et kurdes), à Raqa en Syrie le 14 juin 2017

Beyrouth (AFP) - Les Etats-Unis, à la tête de la coalition antijihadiste, ont affirmé vouloir rétablir avec la Russie le canal de communication militaire sur la Syrie, dont Moscou a annoncé la suspension après la destruction d'un chasseur syrien par un avion américain.

Ce canal "a très bien fonctionné sur les huit derniers mois", et "nous allons travailler dans les prochaines heures sur le plan diplomatique et militaire pour rétablir" ces communications entre les quartiers généraux russe et américain au Moyen-Orient, a affirmé lundi le chef d'état-major inter-armées américain, le général Joe Dunford. AFP 20.06


Le 19 juin 2017

CAUSERIE

Ce soir je serai seul, j'aurai le temps d'ajouter quelques articles.

Causerie du 19 juin, 13 pages (format pdf)

Quelques réflexions politiques

Yahoo a supprimé la page consacrée à l'économie, du coup je ne sais plus où trouver des infos économiques, hormis Les Echos et La Tribune qui les filtrent en fonction de leur ligne éditoriale, c'est bien maigre. A suivre.

1- Ma proposition de manifestation nationale et unitaire à Paris pour exiger le retrait du projet d'ordonnance contre le Code du travail notamment à fait l'objet du mépris de la part de toutes les formations politiques et syndicales auxquelles je l'ai adressée, hormis la Fédération anarchiste et le PRCF que je remercie ici pour leur réponse.

J'en déduis que le régime que va mettre en place Macron ou sa manière de gouverner va parfaitement convenir aux dirigeants du mouvement ouvrier parce qu'ils l'ont déjà adoptée, ils ne s'opposeront pas à Macron, ils emploieront un discours radical à l'adresse de leurs troupes qui aussi soumises ou béâtes que des marcheurs l'adopteront, ils y mêleront le double discours habituels, ils organiseront ou cautionneront de nouvelles journées d'action destinées à briser la résistance des militants ou à finir de les démoraliser, au mieux ils appelleront les travailleurs à se mobiliser en espérant qu'ils n'en feront rien et ainsi de suite, cela fait plus d'un demi-siècle qu'on y a le droit, donc il n'y a aucune raison pour qu'ils ne continuent pas.

Tous les partis du mouvement ouvrier ayant subi une ou des scissions au cours des dernières décennies et une hémorragie de militants sans qu'ils changent quoi que ce soit, je vois guère quel rôle je pourrais jouer pour infléchir ce cours suicidaire compte tenu de l'état d'esprit de mes lecteurs. Soit.

Ce qui m'intrigue cependant, c'est pourquoi des centaines de militants téléchargent les causeries des années antérieures depuis 2008, c'est quelque chose que je ne m'explique pas. Contrairement aux pages du portail au format html ou aux fichiers pdf qui peuvent être visités par les moteurs de recherche et fausser les statistiques, là il s'agit de fichier pdf téléchargés, ce que ne font que les personnes qui se connectent sur le portail et non des moteurs de recherche qui peuvent à la limite les ouvrir pour en lire le contenu mais ne les téléchargent pas, quand un internaute télécharge un fichier pdf, il se connecte en réalité au serveur qui héberge le portail et ce fichier. Donc ce que j'avance ici est absolument certain. Sans être plus avancé, mais il était peut-être bon que les militants le sachent.

2- Ils osent tout. Que n'auraient-ils pas fait pour tenter de donner un semblant de légitimité aux institutions de la Ve République

Macron et les médias aux ordres ont fait en sorte que REM obtienne moins d'élus que prévu afin de donner un semblant de légitimité à l'Assemblée nationale. Durant toute la semaine qui a précédé le second tour, tous les jours ils ont incité les électeurs du PS, de LR, de FI et du FN à aller voter dimanche, ils leur ont offert des dizaines de tribunes, leur expliquant du danger que représenterait un trop grande nombre d'élus de REM pour le "débat démocratique", ils ont même été jusqu'à fabriquer un sondage dont le résultat faisait ressortir qu'une majorité d'électeurs souhaitaient un "rééquilibrage" au second tour en faveur des partis cités plus haut, plus fort encore, ils ont réussi à dissuader des électeurs qui avaient voté pour les candidats de REM au 1er tour d'aller voter le 18 juin.

Ils ont réussi leur coup, tous vont être représentés à l'Assemblée nationale, champagne en famille en l'honneur de la Ve République ! Mélenchon est comblé, il est élu et il va pouvoir constituer un groupe parlementaire. Quant aux travailleurs qui l'avaient cru sur parole et qui espéraient que FI obtiendraient des centaines d'élus, leur désillusion doit être colossale, à moins qu'ils n'y aient jamais cru.

Le cirque parlementaire va pouvoir commencer. Et qui va être sacrifié dans l'arène parlementaire, devinez. Et on ne peut même pas dire que les choses sérieuses se dérouleront ailleurs, puisque pour le moment c'est le néant absolu. Ils ont tous sous les yeux l'agenda qu'ont adopté et rendu public Macron et son gouvernement, alors qu'est-ce qu'ils attendent pour nous soumettre une proposition d'action pour s'y opposer ? Peut-être que vous soyez partis en vacances !

J'ai proposé mi-juin une manifestation nationale à Paris le 16 septembre en tenant compte de la période des vacances d'été et du temps nécessaire pour l'organiser sérieusement, mais eux ils pourraient attendre le début du mois de septembre pour la sortir à la sauvette ce qui ne permettrait pas vraiment de l'organiser si tel était le cas. A moins qu'ils attendent que les ordonnances aient été adoptées, autant attendre la fin du quinquennat de Macron ! C'est désolant pour les militants, mais qu'ils sachent que c'est fait intentionnellement. Comme quoi quand j'affirme que nous sommes les otages de ces dirigeants, je n'exagère pas.

3- Sarkozy et Hollande ont appliqué le tournant néolibéral dicté par l'oligarchie, mais ils étaient handicapés par leur origine ou celle de leur parti. Il fallait donc un homme nouveau qui n'incarne pas leur parti ou plus précisément, qui incarne la rupture avec ces partis, et ils ont dégoté Macron qu'ils ont mis 10 ans à formater pour achever le sale boulot entamé par Sarkozy et Hollande, ce qui devait se traduire par la marginalisation de leur parti respectif au profit d'un nouveau parti (La République En Marche - REM) fondé spécialement pour l'occasion et assurer une majorité parlementaire à la botte du nouveau président, afin qu'il puisse appliquer son programme ultralibérale sans se soucier des états d'âme des uns et des autres, tel un rouleau compresseur broyant tout sur son passage.

Décidément, l'intelligence est bien la faculté la moins bien partagée. Ils parlent d'intelligence artificielle, alors que la leur est déficiente, terrifiant !

Leur société "connectée" ou "numérique", c'est bienvenue chez les mutants ou les nouveaux monstres de la préhistoire, car apparemment il n'y aura pas d'histoire, ce qui avait fait un temps office de prélude et laissait augurer que les hommes pourraient passer à l'étape suivante n'aura été qu'un leurre en réalité, car il n'y aura pas de suite puisque le passage à un état conscient se sera avéré irréalisable ou hors de portée des capacités humaines.

La civilisation humaine semble ainsi condamnée à dégénérer jusqu'à ce que mort s'en suive sans un sursaut salutaire qui mettrait fin au capitalisme, mais franchement on ne voit pas très bien d'où il pourrait venir ni comment il pourrait se produire dans l'état actuel de la société.

Hier soir il m'est venu à l'esprit un aspect de la situation que je n'avais pas encore abordé, et qui à mon avis mérite qu'on y réfléchisse, à savoir que pendant qu'on s'évertue à comprendre leur stratégie et leur objectif, ils sont en train de mettre en place ou plutôt d'imposer une multitude d'instruments qui plus tard leur permettront d'arriver à leurs fins, car ils seront tellement ancrés profondément dans la société qu'aucun retour en arrière ne pourra plus être envisagé malgré les conséquences désastreuses qu'ils causeront aux couches de la population les plus faibles qui en seront pour ainsi dire les esclaves et précipiteront leur fin, dans la douleur, mais en douceur, l'air de rien si vous préférez, de la même manière qu'on soudoie quelqu'un pour ensuite pouvoir mieux l'achever tranquillement.

Une population réduite à l'état de zombi, lobotomisée, parfaitement connectée à leur logiciel, mais déconnectée de son passé réduit à néant. On sait déjà qu'ils nous empoisonnent sciemment avec leurs produits chimiques, ils en ont tellement créés qu'ils ne sont même plus capables d'en évaluer le nombre selon leur dire, plus de 18.000. C'est un exemple parmi des centaines d'autres.

C'est la réalité ou leur monde de dégénérés.

Regards Connectés - Data, robots, nanotechnologies, intelligence artificielle, le tsunami technologique est une réalité.

Fondateur et président du Forum Européen de Bioéthique, le Professeur Israël Nisand a une vision passionnante de toutes ces évolutions.

Connectés explore le numérique par les yeux de professionnels d'horizons variés. La transformation de notre société par les réseaux sociaux, la data et l'innovation en général est une réalité, plongeons au coeur de notre avenir commun.

Jusqu’où iront les humains de demain alors que les techniques de réparation permettront d’aller plus loin pour augmenter l’homme ? Comment imaginer une régulation mondiale alors que les pensées éthiques sur ces sujets sont aussi variées qu’il y a de cultures différentes ? Si le TGV technologique est lancé à pleine vitesse sans pilote à bord, comment allons-nous surmonter ces défis ?

Comme le dit très bien le Professeur Nisand : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité une espèce, après avoir déchiffré son propre alphabet, va être capable d’en modifier le texte. regards-connectes.fr

https://www.youtube.com/watch?v=Y7SDD6UHzC4

Dans cette vidéo aussi terrifiante que celle sur Attali et qui se situe dans la même perspective, monsieur Nisand explique qu'il deviendra possible d'agir sur toutes les fonctions du cerveau, y compris rendre les hommes plus intelligents, ce qui m'a le plus interpellé sachant que ce sont de dangereux psychopathes qui détiennent tous les pouvoirs, car cela n'a jamais été le cas depuis qu'Einstein était parvenu à la conclusion que la survie du capitaliste était la plus grande menace pour l'homme et l'existence de la civilisation humaine, et que la manifestation la plus élevée de l'intelligence humaine devait consister à prendre conscience de la nécessité de l'éradiquer le plus tôt possible de la surface de la terre, ce qui n'est évidemment pas le propos de ce club de réflexion unioneuropéiste-sioniste.

Voici un exemple de l'intelligence dont font preuve les dirigeants du vieux monde de monsieur Nisand :

Le visage humain du capitalisme. Comment le malheur des uns fait le bonheur des autres.

- En Angola, en Centrafrique, au Tchad, au Mali, au Nigéria, au Sierra Leone et en Somalie, plus de 10% des enfants n'atteindront pas leur cinquième anniversaire. C'est 40 fois le taux de mortalité avant 5 ans de la Finlande, du Japon, de la Norvège ou de Singapour. slate.fr 17.06

Au moins là c'est clair, net et précis, sans bavure, on sait qui doit vivre et qui doit crever dans les pires souffrances. C'est ce modèle qu'ils entendent étendre à la population mondiale, mais progressivement, comment, en profitant du niveau de vie supérieur des peuples des pays occidentaux pour mieux leurs imposer leurs instruments ou produits qui concourent à leur perte au profit de la seule élite. On leur vante les bienfaits des progrès scientifiques ou technologiques dont ils peuvent profiter qui vont les tuer ou plutôt les consumer à petit feu, et si un jour ils parvenaient à s'en apercevoir il serait trop tard, tout comme le lépreux qui a déjà perdu plusieurs membres qui ne repousseront jamais.

Quand on évoque le cynisme sans fond qui les anime, on ne nous prend pas au sérieux, alors qu'on découvre que la réalité ou les intentions de ces dégénérés sont bien pires encore.

Personnellement j'en tire l'enseignement que rien ne devrait faire obstacle au rassemblement de tous les militants qui souhaitent sincèrement en finir avec le capitalisme, mais apparemment soit leurs dirigeants ignorent dans quel monde nous vivons, soit ils ont décidé de ne pas en tenir compte parce qu'ils poursuivent en réalité un autre objectif, il n'existe pas 50 interprétations possibles à leur comportement.

En complément ou pour illustrer le sujet que nous venons d'évoquer.

La lobotomie commence tout petit.

- Pour 16 millions d'Américains, le lait chocolaté vient de vaches marron - LePoint.fr

Vous n'y auriez pas pensé vous-même, alors les Américains l'ont fait pour vous. Et l'on vous rassure : on ne parle ici que d'adultes...

Dans les années 90, une étude du département de l'Agriculture constatait qu'un adulte sur cinq ne savait pas que leur emblématique hamburger était à base de bœuf... Nombre d'entre eux n'ont jamais vu de nourriture ailleurs qu'au supermarché ou au restaurant, et sont bien en peine de les relier à des animaux ou des plantes vues dans la nature.

Dans une autre étude, une majorité d'adultes déclarait que le légume qu'ils consommaient le plus était... les frites. Et nombre d'entre eux s'étonnaient lorsqu'on leur expliquait que les frites étaient en réalité des pommes de terre. Pour ceux qui se poseraient la question : non, les frites ne comptent pas dans les cinq fruits et légumes par jour recommandés pour une alimentation équilibrée. lepoint.fr 17.06

Il n'empêche que pour Le Point les Etats-Unis doivent servir de modèle à la terre entière... Lire Le Point, c'est forcément s'abêtir !

Parole d'internaute.

A propos de la coqueluche de Mélenchon. A savourer sans modération.

- "A propos de Sanders, il faut relativiser… extrait : “Sanders est un démocrate en tout point, sauf en titre. Il fait partie du caucus démocrate. Il vote 98% du temps pour les Démocrates. Il soutient régulièrement les guerres impérialistes, l’arnaque corporatiste de l’Obamacare, la surveillance de masse et les budgets de défense colossaux.

Il a fait campagne pour Bill Clinton lors de la course présidentielle de 1992, et lors de celle de 1996 — après que Clinton ait précipitamment fait adopté l’ALENA (Accord de libre échange nord-américain), grandement étendu le système d’incarcération de masse et détruit les aides sociales — et pour John Kerry en 2004. Il a appelé à ce que Ralph Nader abandonne sa campagne présidentielle en 2004.

Les Démocrates reconnaissent sa valeur. Ils récompensent Sanders pour son rôle de gardien du troupeau depuis déjà longtemps. source : http://fr.sott.net/article/27746-Le-mouvement-illusoire-de-Bernie-Sanders”

L'Assemblée nationale est minoritaire et illégitime.

Les mains sales.

- Doté d'une majorité nette, Macron a les mains libres - AFP

Au lendemain d'un second tour des législatives qui lui a donné une des plus larges majorités parlementaires de la Ve République, Emmanuel Macron a désormais les coudées franches pour mettre en oeuvre son programme présidentiel.

Selon les résultats définitifs -même si les 11 sièges pour les Français de l'étranger doivent être officialisés lundi-, la République en marche (REM) et son allié du MoDem s'adjugent 351 sièges, très largement au-delà de la majorité absolue de 289 sièges.

Mais en battant une nouvelle fois un record d'abstention (57% contre 51,3% au premier tour), les électeurs ont refusé de laisser "carte blanche" au nouveau président, relève la presse de lundi.

"Seule l'abstention record vient ternir une victoire qu'aucun commentateur n'a anticipée en début de campagne. Venu de nulle part, Macron est désormais partout", analyse Libération. (De Rothschild et du PS, ce n'est pas nulle part ! - LVOG)

"En deux élections et quatre tours de scrutin, la révolution En marche!, à laquelle personne ne voulait croire, a déferlé sur la France comme un tsunami", commente Le Figaro.

Mais il s'agit pour La Croix d'un "succès terni par l'abstention". "Carton plein et urnes vides pour Macron", titre L'Humanité.

Comme de tradition après un scrutin législatif, Edouard Philippe devrait remettre lundi ou mardi la démission de son gouvernement et en former immédiatement un nouveau, qui ne devrait pas comporter de grands changements.

Les six ministres candidats ont en effet été élus (Christophe Castaner, Richard Ferrand malgré les affaires judiciaires, Bruno Le Maire, Annick Girardin, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez).

Sur les 351 sièges de la majorité présidentielle, le MoDem de François Bayrou en obtient 41 et devrait donc former un groupe indépendant.

L'alliance entre Les Républicains (LR) et l'UDI décroche 131 sièges, dont 113 LR.

Le Parti socialiste n'obtient que 29 sièges. Très loin des 284 sièges socialistes de l'Assemblée sortante, mais là aussi moins catastrophique que redouté. Une "déroute incontestable", a toutefois admis son Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis avant d'annoncer son retrait de la direction du parti, qui obtient deux fois moins de sièges que lors du précédent désastre de 1993 (57 députés PS et apparentés).

Non investi par le PS, mais non concurrencé par la REM, Manuel Valls a annoncé dans une ambiance houleuse sa réélection dans l'Essonne avec 139 voix d'avance sur sa concurrente de la France insoumise (LFI), Farida Amrani. Cette dernière a elle aussi revendiqué la victoire et annoncé un recours.

Au plan national, LFI obtient 17 élus et le Parti communiste, dix. Jean-Luc Mélenchon, élu à Marseille, a annoncé dimanche un "groupe parlementaire" LFI, sans évoquer les communistes.

Le Front national obtient huit sièges et sa présidente Marine Le Pen découvrira le Palais-Bourbon, de même que son compagnon Louis Aliot. Ils y rejoignent Gilbert Collard, réélu dans le Gard. S'il quadruple le nombre de ses députés, le FN échoue cependant à constituer un groupe parlementaire de 15 députés.

Ce scrutin est également marqué par une première en Corse: l'élection de trois députés nationalistes, Michel Catellani, Jean-Félix Acquaviva et Paul-André Colombani.

Plusieurs sortants en difficulté sont finalement élus: le patron du groupe socialiste Olivier Faure, le communiste André Chassaigne, ou encore Eric Woerth et Eric Ciotti à droite et le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde. Protégés par la REM, les anciens ministres Stéphane Le Foll et Sylvia Pinel gardent leurs sièges.

Sont en revanche battus les anciens ministres Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri et la députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet.

Europe Ecologie Les Verts disparaît pratiquement de l'Assemblée, avec un seul élu (Eric Alauzet, Doubs).

Les grandes manoeuvres se poursuivront cette semaine: bureau national mardi et conseil national samedi pour le PS; bureau national pour Les Républicains mercredi, après l'élection de leur président de groupe et bureau politique du FN mardi.

De son côté, Emmanuel Macron a les mains libres pour appliquer son programme (moralisation de la vie publique, réforme du droit du travail...). Le prochain rendez-vous électoral aura lieu le 24 septembre, avec le renouvellement de la moitié du Sénat, actuellement à droite.

Pour cette XVe législature, l'Assemblée sera en tout état de cause profondément renouvelée.

Seuls 222 députés sortants étaient qualifiés pour le deuxième tour et 224 autres sortants ne se représentaient pas, plus du double qu'en 2012. AFP19.06

Une seule bonne nouvelle : la vermine Europe Ecologie Les Verts a disparu.

Revue de presse

- Pour la presse française, l’abstention fragilise la victoire du camp Macron. - presstv.com

Si les éditorialistes reconnaissent la victoire du parti de Macron au premier tour, ils la nuancent toutefois par l’abstention record.

« Les opposants au président Macron se sont, certes, démobilisés ces deux derniers dimanches, mais cela ne signifie pas qu’ils ont adopté sa vision pour la France ni qu’ils sont prêts à entériner les transformations qu’il envisage », rappelle le rédacteur en chef de La Croix, Jean-Christophe Ploquin dans l’éditorial du quotidien catholique.

Cela fait dire à Patrick Apel-Muller dans L’Humanité qu’« Emmanuel Macron détient les pleins pouvoirs à l’Assemblée, mais le pays ne les lui a pas accordés ». « Carton plein et urnes vides pour Macron », affiche ainsi à la une le journal communiste.

Dans le quotidien régional L’Union, Hervé Chabaud prévient : « les Français n’ont pas donné une carte blanche au nouveau président ». Dès lors, poursuit-il, « le gouvernement ne peut pas faire comme si la victoire était exceptionnelle. Il se doit d’être humble et méthodique pour ne pas être vite bousculé par la rue ».

Dans L’Alsace, Laurent Bodin fait valoir que le niveau de participation, tout comme le sursaut inattendu de la droite, « sonne (…) comme un avertissement » : « Il n’y a pas de blanc-seing accordé ». (Source : différents médias) presstv.com 19.06

Par pitié, pourvu que ce soit une fake news !

- Après la débâcle aux législatives, comment les socialistes peuvent espérer faire renaître le PS de ses cendres - Franceinfo

- Résultats législatives 2017: voici les 29 "survivants" socialistes du PSychodrame - huffingtonpost.fr

Sur ces 29 survivants, 23 sortants qui ont su profiter du reflux macroniste de ce second tour ou profiter de l'absence de rival En marche!, des ex-frondeurs, des légitimistes et quelques rares nouveaux arrivants. huffingtonpost.fr

La plupart des nouveaux députés socialistes ont été élus parce que LREM, qui les a jugés "Macron-compatibles", n'a pas présenté de candidat contre eux… francetvinfo.fr

Donc si on compte bien, il ne reste plus que 6 élus du PS, les 23 autres ayant fait allégeance à Macron.

7 ouvriers sur 10 ont boycotté la monarchie parlementaire

- Législatives : qui sont les Français qui se sont abstenus au second tour ? - francetvinfo.fr

Les Français ont boudé les urnes, dimanche 18 juin, pour le second tour des législatives. L'abstention s'élève à 56,6%, un taux historique sous la Ve République, selon les résultats quasi-définitifs à minuit. Au premier tour, 51,3% des électeurs s'étaient abstenus. Qui sont ceux qui ont choisi de ne pas prendre part au second tour ? Franceinfo dresse leur profil, à partir d'une enquête d'Ipsos/Sopra Steria* pour France Télévisions et Radio France réalisée avant le scrutin.

Les 18-24 ans ont le moins voté

18-24 ans - 74%
25-34 ans - 70%
35- 49 ans - 62%

Plus on est âgé, plus on vote ? Selon cette étude, 61% des électeurs âgés de 70 ans et plus voulaient se rendre aux urnes ce dimanche, contre 26% des 18-24 ans. Pour ce second tour des législatives, ils sont en effet 74% à s'être abstenus, soit onze points de plus qu'au premier tour. Le 11 juin, 63% des électeurs âgés de 18 à 24 ans s'étaient abstenus.

Plus de la moitié des électeurs de Le Pen et Mélenchon se sont abstenus

Même tendance qu'au premier tour. Plus de la moitié des électeurs des deux candidats à l'élection présidentielle Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont abstenus au second tour des élections législatives, selon notre sondage

L'essoufflement est notable parmi les électeurs de Marine Le Pen, abstentionnistes à 66%, et de Jean-Luc Mélenchon, à 61%. Les électeurs de François Fillon durant la présidentielle ont été les plus mobilisés puisque 59% d'entre eux comptaient se déplacer pour voter.

Sept ouvriers sur dix se sont abstenus

Si plus d'un Français sur deux inscrit sur les listes électorales n'est pas allé voter lors de ce second tour, les disparités sont grandes au regard de la profession des sondés. Selon notre enquête Ipsos/Sopra Steria, près de sept ouvriers sur dix comptaient s'abstenir ce dimanche. En revanche, l'égalité est parfaite entre les cadres sondés qui voulaient voter (50%) et ceux qui voulaient s'abstenir (50%).

Les électeurs se déclarant "ni à gauche, ni à droite", champions de l'abstention

Selon le positionnement politique déclaré par les sondés, 50% des électeurs se déclarant "à gauche" ont voté. Chez les électeurs se déclarant "à droite", 55% ont voté. En revanche, 71% des électeurs se déclarant "ni à gauche, ni à droite" comptaient s'abstenir lors de ce second tour.

Estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, Le Point, France 24 et LCP-AN. francetvinfo.fr 17.06

Ploutocratie et nantis se sont coalisés pour confisquer le pouvoir à leur profit.

- Vers une nouvelle Assemblée très élitiste qui renforce la « fermeture sociale » - bastamag.net

510 candidats officiels de La République en marche (LREM), le mouvement d’Emmanuel Macron, disputeront le second tour des élections législatives, le 18 juin. Plus de 400 d’entre eux pourraient être élus députés. Une note du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences-Po, réalisée par le chercheur Luc Rouban, s’est penchée sur le détail de leurs profils. Et confirme que la grande majorité des candidats, loin d’incarner un renouvellement socialement divers, est porteuse de « fermeture sociale » et caractérisée « par son appartenance majoritaire à une bourgeoisie moderniste, diplômée, libérale sur le plan culturel comme sur le plan économique ».

Près de 70 % des candidats sont issus des classes supérieures : cadres du privé (20 %) et industriels (10 %) principalement, mais aussi patrons de très petites entreprises, avocats ou médecins. A l’opposé, les ouvriers, les employés et les professions intermédiaires du privé ne sont que 6,5 % (contre 75 % dans la population française). Ces catégories étaient déjà peu représentées à l’Assemblée – environ un député sur six en était issu. Elles disparaîtront presque totalement du débat politique du nouvel hémicycle. bastamag.net 13.06

Tyrannie. Les inquisiteurs ou procureur généraux. Surveillance et délation ou quand l'élite servile et corrompue vous juge : Coupables !

Offrons-nous un bref instant de détente.

Ils appellent "manspreading", l'habitude qu'ont certains hommes d'écarter les cuisses quand ils sont assis dans les transports en commun, et donc parfois d'empiéter sur le siège contigu aux leurs, attitude qu'ils doivent avoir ailleurs par commodité mais dont leur persécuteurs ne parleront pas.

- "Les réactions des hommes à la dénonciation du "manspreading" sont pleines d'enseignements" - Le Huffington Post

Il n'y a pas que Mélenchon qui entend prendre la place peu enviable laissée vacante par le PS.

D'autres acteurs vont se bousculer pour illustrer leur servilité envers le régime pourrissant, en échange de reconnaissance sonnante et trébuchante et pour être accrédité par le monarque, et ne pas subir la censure des médias qui lui servent de porte-parole ou plutôt distillent la ligne politique définie par ses parrains, les oligarques, car sans eux dans cette ploutocratie ils seraient relayés aux oubliettes, marginalisés et disparaîtraient, ce qui chacun l'aura compris serait un grand malheur pour une entreprise privée, commerciale, lucrative.

Sans surprise Médiapart a décidé d'en être, de jouer le rôle infâme de chien de garde de ce que certains appellent outre-atlantique la gauche libérale, ajoutons ultra réactionnaire.

Après avoir posté l'image d'un manspreading évident, la journaliste de Médiapart, Lénaïg Bredoux, a révélé avoir reçu des dizaines de messages "d'insultes, des photos de cul et des injures". Et elle est loin d'être la seule. Le Huffington Post 17.06

Commentaires d'internautes

1- On s'assoie comme ça pour pas se casser les couilles mais les féministes n'ont que ça à faire que de casser les kouilles, justement.

2- Nous avons une b:te et des boules que nous sommes désireux de ne point écraser. Ne point confondre l'écartement logique avec l'écartement de prétentieux.

3- On en est arrivé là ? Sérieusement ? Contrôler l'angle d'écartement des hommes dans le métro? Ce féminisme qui ouvre sa gueule parce que des mecs écartent un peu leurs jambes mais qui la ferme quand des femmes se font violer ou agresser sexuellement pour ne pas stigmatiser des migrants ou des immigrés? Comme à Cologne où on a conseillé aux femmes de ne plus s'habiller comme elles le voulaient ou Caroline de Haas qui elle a pensé à agrandir les trottoirs... Féminisme de pacotille!

4- C'est pour quand l'obligation de s'assoir sur le WC pour faire pipi comme les femmes?

Durant tout le quinquennat de Hollande, on a assisté à de frénétiques campagnes destinées à instrumentaliser les discriminations que la classe dominante avait inculquées aux masses et qui s'étaient traduites par la culture de préjugés le plus souvent antédiluviens envers différentes couches, minorités ou communautés de la société, son objectif étant à la fois de semer le chaos à l'intérieur de chaque classe de manière à ce que leurs différentes couches s'affrontent, et de détourner leur attention des questions qui les concernaient à titre collectif pendant que l'exécutif se chargeait d'appliquer son programme néolibéral.

On observera qu'une fois de plus cette machination destinée à culpabiliser le comportement de la population a été initié aux Etats-Unis, pays le plus inégalitaire de la planète, belliqueux et raciste, où le puritanisme anglo-saxon a servi à couvrir le développement monstrueux de la pornographie et de la prostitution, vise à rabaisser la moitié de la population (les hommes) suspectée d'être en puissance des obsédés sexuels, pour commettre le crime de ne pas s'asseoir selon les normes définies par ces gendarmes de la pensée et du comportement. En revanche, lorsque les femmes dévoilent publiquement une partie de leur anatomie ou adoptent sciemment des postures provocantes à l'intention des hommes, ils n'y trouveront rien à redire...au nom de la liberté !

Mon propos n'est évidemment pas de dicter aux femmes de quelle manière elles doivent se vêtir ou se comporter en public, mais de mettre en lumière et de dénoncer un procédé dont la nature ou la raison d'être, les intentions inavouables reposent sur le choix délibéré de traiter un sujet sous un angle particulièrement partial ou injuste, dit autrement, l'injustice est leur leitmotiv, l'injustice qui sévit dans leur société doit imprégner tous les rapports, y compris ceux entre les hommes et les femmes, injustice qui existait déjà au détriment des femmes et qu'ils n'entendent pas supprimer puisqu'elle est liée intrinsèquement à l'existence du système d'exploitation, mais à laquelle ils entendent en rajouter cette fois au détriment des hommes, de sorte que l'ensemble de la société soit soumise à un traitement injuste de la part de ceux qui la gouvernent et entendent la formater en fonction uniquement des besoins de l'oligarchie, et qu'aussi bien les hommes que les femmes s'en accommodent sous peine d'être soumis à la vindicte publique par le grand inquisiteur.

Ne mets pas tes doigts dans ton nez, ferme la bouche en mangeant, ne parle pas à table, ne parle pas la bouche pleine, ne mets pas tes mains sous la table, lève ton coude quand tu manges, tiens-toi droit quand tu manges, tu vas finir bossu, ne te tripote pas, ne te gratte pas le cul, laisse ta poitrine tranquille, etc. Injonctions auxquelles il faut ajouter selon les cas : Ne mange pas de viande, ne bois pas d'alcool, ne fume pas, ne t'habille pas comme ça, va chez le coiffeur, etc.

Quand cela nous démange quelque part, cela dépend où, devant qui, dans quelle circonstance, il y a des codes et des interdits à respecter, il faut s'abstenir et endurer cette souffrance stoïquement sous peine d'être accusé de manquer d'éducation ou de se livrer à des gestes obscènes, naturels chez tous les animaux, sauf chez notre espèce maniérée, poudrée, fardée, teintée, crémeuse, vernie, parfumée, épilée, travestie, comme si elle avait honte d'apparaître telle qu'elle est vraiment (Intérieurement cela se comprend, elle est mal dans sa peau.), elle est tellement supérieure aux autres (mais complexée, frustrée.) qu'elle est incapable de s'assumer, il lui faut donc refouler ses faiblesses et infliger des mortifications à ceux de son espèce qui en seraient responsables, les plus faibles ou sans défense de préférence, comme si cela pouvait compenser les maux que les dégénérés de son espèce sécrètent, ceux qui trônent à son sommets et ses laquais, ceux qui les envient.

Moralité : Ecarter les cuisses est un geste indécent chez les hommes, mais montrer son cul quand on est une femme est recommandé. Bref, l'intelligence n'a pas encore atteint le cerveau des féministes. Ni de Médiapart.

Ils osent tout.

- De retour à Mossoul, des habitants cherchent désespérément leur voiture - AFP

- Sous la chaleur, plusieurs gardes de la reine d'Angleterre s'évanouissent en pleine cérémonie - Le Huffington Post

- Pour gérer le logement social à New York, Trump nomme l'organisatrice de mariage de son fils - Slate.fr

Cette organisatrice d'événements de luxe va désormais gérer des milliards de dollars de fonds publics pour le logement social. Slate.fr

- Afghanistan : 4000 soldats américains de plus - euronews.com

Quatre mille soldats américains sont venus grossir le contingent des quelque 14 000 soldats américains et étrangers qui se trouvent actuellement sur le sol afghan dans le cadre de l’opération de l’Otan, Resolute Support. euronews.com




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Brésil

- Brésil: Temer accusé de commander la "plus dangereuse organisation criminelle du pays" - AFP

Le président brésilien Michel Temer commande la "plus dangereuse organisation criminelle du pays", a accusé le magnat de l'agro-alimentaire Joesley Batista dans un long entretien d'une virulence inédite publié samedi par l'hebdomadaire Época.

Patron du géant de la viande JBS, le chef d'entreprise avait déclenché un séisme politique à la mi-mai en remettant aux autorités un enregistrement sonore dans lequel M. Temer semblait donner son accord pour acheter le silence d'un ex-député aujourd'hui en prison.

Les révélations de M. Batista peuvent être fatales pour le président : elles ont poussé la Cour suprême à donner son feu vert pour l'ouverture d'une enquête contre le chef de l'Etat pour corruption passive et entrave à la justice.

"C'est la plus grande et plus dangereuse organisation criminelle du pays. Commandée par le président", a souligné Joesley Batista.

"Ceux qui ne sont pas en prison sont aujourd'hui au palais présidentiel du Planalto, a-t-il ajouté. Ces gens sont très dangereux. Je n'ai jamais eu le courage de les affronter", a affirmé M. Batista à l'hebdomadaire Época, dans son premier entretien depuis qu'il a noué un accord avec la justice en échange de remises de peine.

Visé par plusieurs volets de l'opération "Lavage-express", l'enquête tentaculaire qui a révélé le méga-scandale de corruption qui secoue le Brésil, il a accepté de collaborer avec les autorités à mesure que l?étau se resserrait sur ses affaires.

Ses confessions explosives font état du versement de dizaines de millions de dollars de pots-de-vin pour alimenter les caisses noires de partis politiques de tous bords, y compris le PMDB (centre droit) de M. Temer.

"Dès que j'ai connu Temer, il a commencé à me demander de l'argent pour financer ses campagnes. Il n'a pas beaucoup de pudeur quand il s'agit de parler d'argent", a expliqué M. Batista dans l'entretien à Época.

"Il me voyait comme un chef d'entreprise qui pourrait financer ses campagnes et organiser des combines qui donneraient lieu à des pots-de-vin", a-t-il ajouté.

Le contenu de cet entretien a été qualifié de "tissu de mensonges" dans un communiqué de la Présidence, qui a assuré que M. Temer allait assigner M. Batista en justice dès lundi.

"Joesley Batista est le bandit notoire qui a obtenu le plus de succès de l'histoire du Brésil", accuse le texte.

"Dans l'entretien, il dit que le président lui demandait toujours quelque chose. (...) Mais le président n'a jamais eu ce comportement de mendiant. Au contraire, c'est lui qui cherchait à résoudre ses problèmes avec le gouvernement".

En exil forcé depuis que le scandale a éclaté, M. Batista est rentré au Brésil dimanche et a réitéré vendredi dans une déposition devant la police fédérale les accusations portées dans son témoignage.

De nombreuses rumeurs le disaient à New York avec sa famille, mais son service de presse a expliqué dans un communiqué qu'il se trouvait en réalité en Chine "pour protéger l'intégrité de sa famille, qui a été menacée à plusieurs reprises depuis qu'il a décidé de collaborer avec les autorités". AFP 17.06

Syrie

- Syrie: les tensions internationales montent d'un cran - AFP

Chasseur syrien abattu par l'aviation américaine, affrontements inédits entre troupes gouvernementales et rebelles soutenus par les Etats-Unis, tir de missiles iraniens sur Deir Ezzor: les tensions sont montées d'un cran dans le conflit syrien en l'espace de quelques heures.

L'avion syrien a été abattu dimanche par la coalition internationale dirigée par Washington dans la province de Raqa (nord), où des affrontements inédits ont opposé l'armée aux Forces démocratiques syriennes (FDS, antijihadistes) soutenues par les Etats-Unis.

L'incident constitue une escalade, alors que les troupes syriennes se trouvent à la lisière de zones contrôlées par des forces soutenues par les Américains dans le nord et le sud de la Syrie.

Après avoir largement avancé dans le Nord, notamment avec la conquête d'Alep, le régime syrien progresse depuis mai dans le Centre et le Sud, et se dirige dorénavant vers l'Est.

Il a chassé le groupe jihadiste Etat islamique (EI) de plusieurs zones dans la Badiya (désert) et atteint le 9 juin la frontière irakienne, encerclant quasiment des rebelles soutenus par Washington et basés au poste-frontière d'Al-Tanaf. Inquiets, les Etats-Unis ont déployé dans la foulée des batteries de lance-roquettes multiples.

La tension est encore montée d'un cran avec l'annonce dimanche par l'Iran de tirs de missiles de moyenne portée contre "des bases terroristes" dans la région de Deir Ezzor (est), essentiellement contrôlée par l'EI. Il s'agit selon les médias iraniens des premiers tirs en 30 ans - depuis la guerre Iran-Irak (1980-88) - de missiles de l'Iran hors de son territoire.

"L'aviation de la coalition internationale a visé cet après-midi un de nos avions de combat dans la région de Resafa, dans le sud de la province de Raqa, alors qu'il menait une mission contre le groupe terroriste Etat islamique", a indiqué l'armée syrienne, précisant que "l'avion a été abattu et le pilote est porté disparu" et parlant d'"agression flagrante".

Washington a confirmé avoir abattu un avion syrien. "A 18H43 (17H43 GMT), un avion syrien de type SU-22 a largué des bombes près de combattants soutenus par la coalition au sud de Tabqa, et en vertu de nos règles d'engagement et de la légitime défense qui prévaut au sein de la coalition (anti-EI), il a été immédiatement abattu par un avion américain F/A-18E Super Hornet", a affirmé le commandement de la coalition dans un communiqué.

L'armée syrienne avait progressé ces dernières heures dans cette région et était arrivée aux portes de Resafa, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Raqa, principal fief de l'EI en Syrie.

Mais l'objectif du régime n'est pas Raqa, que tentent de capturer les FDS, alliance de combattants kurdes et arabes anti-EI.

"Le régime veut à travers la province de Raqa parvenir à la province pétrolière de Deir Ezzor", plus à l'est, explique Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Le régime (...) ne veut pas que les forces soutenues par les Américains avancent plus au sud de Raqa", a-t-il ajouté, faisant état d'affrontements dans la nuit entre l'armée et les FDS dans deux villages, Chouwayhane et Jaaydine, à une quarantaine de kilomètres au sud de Raqa.

C'est la première fois que les deux forces rivales s'affrontent.

Les FDS, entrées le 6 juin à Raqa, se sont depuis emparées d'une poignée de quartiers et s'apprêtent à lancer la bataille cruciale du centre-ville.

La guerre en Syrie, qui a fait plus de 320.000 morts et ravagé le pays en six ans, s'est transformée en un conflit complexe avec la montée des jihadistes et l'implication de puissances régionales et internationales.

Engagé aux côtés du régime, l'Iran a annoncé des tirs de missiles de moyenne portée contre des "terroristes" en Syrie.

Selon les Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime iranien, les missiles ont décollé dimanche de l'ouest de l'Iran pour frapper "des bases de terroristes" dans la région de Deir Ezzor, en représailles au double attentat (parlement et mausolée de l'imam Khomeyni, 17 morts) du 7 juin à Téhéran, qui a été revendiqué par l'EI.

Les médias iraniens ont évoqué six missiles.

Après le double attentat, les Gardiens avaient affirmé qu'ils "vengeraient le sang versé des innocents".

Dans un communiqué, ils ont mis en garde dimanche les "terroristes et leurs protecteurs dans la région et hors de la région". "En cas de répétition de ces attaques sataniques contre le peuple iranien, ils devront s'attendre à la colère révolutionnaire et aux flammes de la vengeance", préviennent-ils.

Les autorités iraniennes ont accusé l'Arabie saoudite, mais aussi les Etats-Unis, de soutenir les groupes jihadistes agissant contre l'Iran. AFP 19.06

Yémen

- Yémen : un déluge de bombes saoudienne sur Saada, Hajja et Dhamar - presstv.com

Selon la chaîne d’information yéménite, Al Massira, les avions de chasse saoudiens ont bombardé à dix-huit reprises le dimanche 18 juin les villes de Harad et Midi, situées dans la province de Hajjah.

À Saada, dans le nord du Yémen, les appareils de la coalition pro-Riyad ont réduit à un tas de cendre un centre commercial faisant 25 morts et blessés.

Les chasseurs-bombardiers saoudiens ont également pris pour cible la ville de Dhamar située à 100 kilomètres du sud de Sanaa faisant des morts et des blessés uniquement civils. presstv.com 19.06

Quel média français a évoqué ce nouveau massacre ? Aucun.


Le 17 juin 2017

CAUSERIE

Les causeries du 3 au 16 juin ont été archivées dans un fichier html.

Causerie du 17 juin, 9 pages

Un des traits frappant de notre époque, c'est que la réflexion et la dimension philosophique a totalement disparu du champ politique.

Les méfaits du capitalisme sont si nombreux ou monstrueux et s'étendent à une population toujours plus importante de la planète, qu'il est devenu indécent de lui chercher ou de lui attribuer la moindre vertu ou qualité que l'on pourrait prendre en exemple sur le plan moral ou qui pourrait inspirer un idéal, tant il les a toutes dévoyés ou mis au service de causes injustes ou criminelles, du mal.

Ce qui est bon ou bien à usage universel, qui profite à l'ensemble de l'humanité sans restriction a été banni par le néolibéralisme qui ne tolère pas l'humanisme, la communauté des biens de sorte que le bien-être de chacun soit assuré et que tous les peuples vivent en harmonie et en paix, il le tolère encore moins, il tend donc vers le totalitarisme.

Quand on observe que le totalitarisme repose sur le développement des pires inégalités et injustices qui soient, on en revient à notre premier constat qui trouve ici sa justification. La philosophie ne peut pas germer sur ce tas d'immondices pourries de virus qui en vient à s'attaquer à notre planète, rien ne peut y pousser qui soit profitable à l'humanité, car c'est toujours à cette échelle qu'il faut en venir, ne serait-ce que parce que quotidiennement nous sommes en contact avec le monde entier par le biais d'Internet ou les produits que nous consommons, par exemple.

Frapper un enfant, faire le malheur d'un enfant est injustifiable, lui faire subir la guerre est d'une cruauté sans fond, partant de là il faut éradiquer son origine, le capitalisme, dans tous les autres cas on le cautionne, il faut en avoir conscience. C'est un peu cela utiliser la philosophie à bon escient selon moi.

La différence, c'est la conscience et ce qu'on en fait, car je crois que tous les hommes un jour dans leur vie sont passés par un stade où ils étaient humanistes, ne serait-ce que lorsqu'ils étaient enfants, bien que les enfants puissent être aussi cruels entre eux, puis à ces valeurs ou principes qui avaient émergé de leur subconscient vinrent s'en greffer d'autres qui n'étaient pas vraiment orientés dans la même direction, de sorte que certains d'entre eux les abandonnent au profit de vilenies qui vont pourrir la vie du reste des hommes.

Demander aux peuples de placer leur espoir dans la guerre, car c'est bien cela que les médias nous vendent quotidiennement, c'est toucher le fond, c'est atteindre une limite au-delà de laquelle quelque chose doit se passer, guerre ou révolution.

Il y a tant de gens merveilleux dans le monde qui combattent sincèrement un ou plusieurs aspects du capitalisme, qu'il est navrant qu'ils ne parviennent pas à se rassembler, mais cela s'explique du fait justement qu'ils n'ont conscience que de certains aspects du capitalisme, ils n'en ont pas une vision historique ou ignorent en partie son développement, ils ne vont pas du particulier au général, il leur manque donc une conscience universelle. Cependant on peut concevoir qu'elle soit posée comme un idéal à atteindre, ce qui permet d'admettre différents degrés de conscience parmi les gens qui peuvent se rassembler, à condition que la sincérité et la loyauté soient de mise, c'est-à-dire que lorsqu'on a adopté librement un principe, on s'y tient, on doit s'assumer, ce qui nécessite d'être honnête, sinon la fraternité entre combattants pour la liberté n'aurait pas de sens.

La conscience peut être orientée dans deux directions opposées, donc la question n'est pas de savoir si ces deux états de conscience peuvent être conciliables ou non puisqu'ils ne pourront jamais se rencontrer. On peut oser une autre figure géométrique et les faire se superposer ou se juxtaposer sans jamais se croiser. User d'une arme contre un homme innocent ou sans défense et souhaiter son bonheur semble irrémédiablement incompatible ! Faut-il l'expliquer à la population pour qu'elle cesse de cautionner des guerres à travers le monde ? On en arrive à la bonne conscience qui germe sur le tas d'imondices dont il a été question précédemment, c'est un des virus à combattre, car elle finit par tout permettre, même ce qui précipite le funeste destin de l'humanité.

Soit dit en passant, l'humanité, cela va un peu plus loin que l'humain d'abord qui à défaut d'avoir la volonté de changer la société ou de remettre en cause les rapports sociaux établis entend changer les hommes ou agir sur leur conscience, autant dire ne rien changer du tout.

Jusqu’à quel point ? - Éditorial de Daniel Gluckstein du 15 juin. (La Tribune des travailleurs - POID - https://latribunedestravailleurs.fr/category/editoriaux )

Daniel Gluckstein - "Répétons-le : la seule force de Macron, c’est de pouvoir s’appuyer sur un très large consensus. Consensus pour reconnaître la légitimité d’un président illégitime. Consensus pour respecter les mécanismes antidémocratiques des institutions de la Ve République."

Ce n'est la seule force de Macron. Pourquoi se prétend-il "aussi fort et invulnérable" sinon qu'il incarne la totalité du pouvoir dorénavant détenu par l'oligarchie sans partage.

La classe des capitalistes n'est pas plus homogène que la classe ouvrière, et jusqu'à présent les différents clans qui incarnaient les différents secteurs économiques du capitalisme définissaient la stratégie qui permettait de satisfaire leurs besoins en priorité, or cette période est révolue, l'oligarchie a sonné la fin de la récréation, désormais c'est elle et elle seule qui entend dicter quelle stratégie doit adopter l'ensemble des acteurs qui composent le capitalisme. Tous les capitalistes sont sommés de s'y soumettre sans broncher sous peine d'être brutalement éliminés, certains le seront de toutes manières ou savent qu'ils sont dors et déjà condamnés à disparaître. L'époque où différents partis pouvaient représenter ces différents clans appartient dorénavant au passé, seul le parti de l'oligarchie doit gouverner, tous les autres partis doivent s'effacer ou lui prêter allégeance sous peine d'être broyés.

Au-delà, ce sont toutes les classes et leurs représentants qui sont appelés à les imiter. Les classes moyennes sont divisées, une partie s'y soumet volontiers parce qu'elle a déjà sombré dans la déchéance ou vendue son âme au diable en se ralliant à Hollande puis à son dauphin ou héritier, Macron, tandis que celle qui renâcle à se soumettre au souverain refuse de l'affronter par lâcheté, encouragée en cela pas la servilité du mouvement ouvrier qui ne manifeste pas non plus la velléité de lui résister en mobilisant la classe ouvrière, du coup elle se terre dans un silence coupable qui caractérise sa propre inconsistance ou son indécision légendaire.

En l'absence de conscience de classe et d'issue politique, les membres des classes moyennes et les couches privilégiées du prolétariat qui disposent d'un mode de vie relativement confortable n'ont aucune raison de manifester leur opposition à Macron, tout au plus en cas d'insatisfaction elles feront preuve de neutralité à son égard.

Il ne reste plus pour contester le pouvoir en place que les prolétaires les plus défavorisés, ceux qui ne disposent que d'un seul revenu par foyer, médiocre de préférence, les chômeurs, les ouvriers et les retraités pauvres, les jeunes sans diplôme et promis à la précarité à vie, ce qui doit bien représenter plus de 10 ou 15 millions de travailleurs sans toutefois constituer la majorité.

La majorité des travailleurs baignent dans l'insouciance et s'accommodent de leur condition du moment qu'ils en tirent certaines satisfactions, ce qui explique pourquoi ils sont insensibles à tout discours radical. Et ceux qui devraient être directement concernés sont pour ainsi dire prostrés après avoir subi désillusion après désillusion pendant tant d'années ou de décennies.

On ne pouvait pas conclure sans mentionner que la prise du pouvoir par Macron intervenait au moment où le capitalisme était embourbé dans une crise inextricable, qu'il ne peut affronter autrement qu'en mettant la société au pas pour ensuite s'attaquer à toutes les classes qui doivent abdiquer tous leurs droits. Nous laisserons de côté ici l'aspect mafieux et criminel qu'a pris le capitalisme financier.

C'est donc la combinaison de tout un ensemble de facteurs et de rapports dont ceux rappelés par D. Gluckstein, qui sont à l'origine de l'arrogance de Macron.

On peut s'en tenir à cette ligne politique, à condition de mener une guerre sans merci envers les opportunistes ou les traîtres qui officient au sein du mouvement ouvrier, ceux qui ont appelé à voter Macron, ceux qui acceptent le dialogue social, l'antichambre du corporatisme. Toute collusion avec ces ennemis de la classe ouvrière rejaillira sur leurs auteurs.

Dans les profondeurs du régime

- « En France, l’atlantisme et le sionisme sont les deux mamelles des néocons » par Michel Raimbaud - Mondialisation.ca, 09 juin 2017

(Les titres sont de LVOG)

Extraits.

Ne cherchez pas l'erreur, il n'y en a pas.

Dans "l'État profond néoconservateur (...) on chercherait en vain un clivage entre droite et gauche".

J’évoque souvent « l’État profond néoconservateur » pour « expliquer » ce qui, sinon, pourrait paraître inexplicable. À mes yeux, ce concept est d’une importance fondamentale. Devenu populaire, il est une réalité visible, voire très voyante, depuis la fin de la guerre froide. Il se réfère à la doctrine dominante qui crée une symbiose idéologique entre les décideurs, les acteurs, les faiseurs d’opinions dans tous les secteurs de la vie publique et tous les cercles de pouvoir (politiques, diplomates, hiérarchie judiciaire, élites intellectuelles, journalistes, milieux d’affaires, communautés diverses, lobbies, etc.).

Né dans le camp républicain qui est son berceau et ancré sur le double messianisme religieux du judaïsme et des Églises protestantes dites « Églises d’éveil », l’État profond néoconservateur s’est solidement implanté dans les rangs démocrates, avant de trouver des terreaux favorables dans toutes les terres d’Occident et dans les États les plus improbables. La France est loin d’échapper à la règle, tant est grande l’idolâtrie des élites vis-à-vis de tout ce qui vient d’Amérique et le lien de vassalité que celles-ci ont intériorisé durant les décennies passées.

À Paris, les quartiers généraux et/ou les bastions de cet « État profond » sont divers et variés : non seulement au Quai d’Orsay où sévit la « secte » ou la « meute » néocon, mais aussi à Matignon, à l’Élysée et dans les rouages de la société et les arcanes du pouvoir. Les élites parisiennes sont depuis des années cooptées dans le fameux programme des « Young Leaders » de la fondation franco-américaine. On chercherait en vain un clivage entre droite et gauche « de gouvernement ».

Le néoconservatisme, c'est l'exercice décomplexé du pouvoir totalitaire.

Comment avez-vous observé l’évolution de la trajectoire des néoconservateurs français depuis le Quai d’Orsay ? Comment et quand ont-ils essaimé ?

Historiquement, les origines du néoconservatisme remontent à la création des États-Unis, à l’arrivée des « Pilgrim Fathers », ces Pères fondateurs, pour l’essentiel des protestants fuyant l’Europe pour des raisons religieuses et se référant à la Bible plutôt qu’au Nouveau Testament. En vertu du messianisme qui les inspirait, ils pensaient que Dieu les avait guidés vers l’Amérique afin qu’ils deviennent le nouveau peuple élu. Notez le parallèle avec le sionisme… Du reste, les groupes ou lobbies chrétiens sionistes s’inscrivent dans cette tradition. Les premiers migrants en Amérique se référaient à la pensée de Cromwell, imprégnée de mystique sioniste. Mais il faut attendre l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan dans les années 1980 pour que cette mystique trouve sa traduction politique dans le néoconservatisme, une traduction associée à la promotion du néolibéralisme et à la fin de la détente.

C’est sous le mandat de Reagan que l’on assiste au retour de la confrontation contre l’URSS, encouragé par la Britannique Margareth Thatcher et le pape Jean-Paul II. Si l’équilibre de la terreur les empêche alors d’agir en transgressant les règles du jeu, les neocons (on ne les connaît pas encore sous cette appellation) ont les coudées franches à partir des années 1990-1991, après l’implosion de l’URSS et la disparition du « bloc communiste ». À noter que Donald Trump est le produit plus ou moins inavoué de cet establishment (malgré ses affirmations) puisqu’il semble considérer Reagan comme un père spirituel et se réfère volontiers aux Pères fondateurs de l’Amérique.

Vous ne m’avez toujours pas dit à quand remonte la pénétration du néoconservatisme dans les arcanes du pouvoir français.

La première manifestation de leur apparition en France remonte, me semble-t-il, au lendemain de la chute de l’URSS et à la signature du traité de Maastricht en 1992. François Mitterrand n’était pas néoconservateur, mais son entourage l’était en bonne partie, ou faisait du néoconservatisme sans le savoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. (...)

La pénétration du courant néocon s’accompagne d’une opération de casse menée contre les diplomates du Quai d’Orsay, tenu pour pro-arabe : le cadre d’Orient, les arabisants et les islamisants en premier lieu sont ciblés. Cette offensive qui ne dit pas son nom emprunte deux biais : on disperse les experts de la région dans des zones géographiques éloignées du monde arabe, et on recrute pour les postes clés des énarques et technocrates formatés. À cela s’ajoute les saignées budgétaires consécutives et incessantes, le recours à des contractuels, l’ubérisation, autant d’éléments qui ont définitivement sapé notre action diplomatique et notre rayonnement à l’international. Au vu de l’ampleur des missions d’un « Département » (comme on l’appelle), régalien par excellence, le budget du ministère des Affaires étrangères a toujours été relativement modeste, ne dépassant pas 1 % du PIB. Depuis un quart de siècle, on ne parle plus que d’austérité !

Qu’est-ce qui motive les diplomates néocons de la « secte » du Quai d’Orsay à poursuivre cette politique, selon vous ?

Le suivisme, l’atlantisme et le sionisme, qui sont pour ainsi dire synonymes.

La « théorie du chaos » et la « théorie du fou » ou la preuve que nous sommes gouvernés par des psychopathes

S’il a été élu par le « petit peuple » et par « l’Amérique profonde » contre l’establishment, il ne pourra pas résister longtemps aux pulsions de l’État profond. Très isolé face aux élites, il en a bien eu besoin sitôt élu. Au passage, le fait qu’il bombarde la Syrie dès son début de mandat fait de lui un « président normal », et cela deux jours à peine après avoir fait une proposition de reprise de contact à Bachar al-Assad par l’intermédiaire d’une congressiste américaine (démocrate) chargée par Trump lui-même de transmettre un message en ce sens au président syrien. Voilà la théorie du chaos remise en application : elle correspond à dire tout et son contraire.

Il n’est pas évident pour les Américains de gérer cette théorie du chaos, qui paraît très anglo-saxonne, en ce sens qu’elle permet d’associer toutes les ambiguïtés, selon une méthode que l’on retrouve dans le langage des ONG, dans les discours du FMI, dans le style des politiques et diplomates américains : mélanger le passé et le présent, les affaires importantes et les détails, la réalité et la fiction. Cela ouvre beaucoup de possibilités aux prestidigitateurs du droit, aux manipulateurs de valeurs, aux magiciens maîtres de l’Univers. C’est également une illustration de la « théorie du fou » inventée par Kissinger au temps de Nixon : les États-Unis ont vocation à être les maîtres du monde et entendent le rester ; pour effrayer leurs ennemis, ils doivent projeter l’impression que l’Amérique est, en partie du moins, gouvernée par des dirigeants cinglés ou imprévisibles. (...)

En France, l’atlantisme et le sionisme sont désormais les deux mamelles des néocons. Cette adhésion a commencé avec Chirac, puis s’est finalisée avec Sarkozy qui parlait de « retour au bercail » pour justifier la réintégration pleine et entière de nos forces au sein du commandement intégré de l’Otan. Pour ce qui est de Hollande, je ne vous apprends rien en vous disant que les socialistes ont un ADN européiste, sioniste et colonialiste qui remonte au minimum à Guy Mollet (sous la IVe République). Ce n’est nullement une légende. Durant son deuxième mandat, Mitterrand aura cette déclaration de fossoyeur : « La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir. » Petit à petit, cette idée a gagné du terrain au Quai d’Orsay et dans « l’État profond », y compris à l’Université, sensible aux sirènes de l’Amérique, de l’Europe, de l’Otan, de la globalisation et de ses succursales diverses.

La "logique du moindre coût" qui gouverne le monde, sauf quand il s'agit de la guerre ou d'engraisser les oligarques.

- Pourquoi l'incendie de la tour londonienne devient un scandale national - lexpress.fr

Propriété de la mairie locale de Kensington et Chelsea, l'un des quartiers les plus riches de Londres, l'immeuble de logements sociaux est géré par un organisme public municipal, la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (KCTMO). Cette dernière a fait valoir qu'il était trop tôt pour tirer des conclusions sur les circonstances du drame. Sa responsabilité pourrait être engagée. Rydon, l'entreprise qui a procédé à la pose du revêtement, a elle indiqué qu'elle avait respecté les réglementations en vigueur.

Dans le collimateur des critiques: le nouveau revêtement posé en 2016, pour améliorer l'isolation thermique de la façade de cet immeuble de plus de vingt étages, érigé dans les années 1970. Certains s'interrogent sur le fait que ce revêtement puisse expliquer la rapidité avec laquelle le feu s'est propagé. Une vitesse qui a impressionné les pompiers.

Les médias britanniques ont révélé que le revêtement choisi était deux livres moins cher qu'une version plus résistante au feu. Cela aurait occasionné un surcoût de 5000 livres (5700 euros), a calculé The Times. Le Daily Telegraph a lui expliqué que les normes qui imposaient des matériaux non-inflammables pour ce type d'usage ont été abrogées en 1986, alors que Margaret Tchatcher était Première ministre. La norme britannique "Class 0" que Rydon dit avoir respecté n'impose pas, en effet, le recours à des matières non-inflammables, détaille le quotidien.

La logique du moindre coût, au mépris de la sécurité, a-t-elle vraiment prévalu? Scandale social autant que drame humain, la tragédie de la tour Grenfell n'en est qu'à ses débuts. lexpress.fr 16.06

En direct sur place, Loïc de La Mornais évoque la "colère" qui monte dans le quartier et surtout "un pays qui retient son souffle. Car si rien n'est confirmé, la police, les pompiers, évoquent ce soir un bilan qui pourrait être à trois chiffres, c'est-à-dire dépasser les 100 morts." Francetv info 16.06

La tour Grenfell complètement calcinée a brûlé pendant près de huit heures et ne s'est pas effondrée, sans doute un miracle, à moins que ce ne soit le 11 septembre 2001 qu'il s'en soit produit un lorsque les trois tours (2 WTC et la tour n°7 abritant une partie des archives de la CIA) se sont effondrées sur elles-mêmes en une poignée de secondes, alors que leur construction était autrement plus solide avec des poutres en acier de 10 cms d'épaisseurs, qui, autre miracle fondront par endroit comme du beurre sous l'effet d'un feu de bureau sans que personne ne puisse expliquer ni comment ou pourquoi... Mais personne ou presque ne fera le rapprochement.

La macronie est un puissant vomitif.

En monarchie absolue et héréditaire, les institutions sont établies pour l'éternité.

Libération - Le monarque doit faire "un geste rapide" ...."à la démocratie", mais en attentant ce sont les électeurs considérés comme des veaux écervelés qui doivent faire en sorte que "le débat continue d’exister dans l’arène naturelle du débat démocratique", l'Assemblée nationale considérée illégitime par la majorité du peuple.

En monarchie absolue, la "reine" peut se permettre "tous les péchés".

Le grand chelem du petit nouveau est donc probable : La République en marche s’achemine vers une victoire écrasante. A l’Assemblée, comme à l’Elysée et à Matignon, LREM sera reine. Adhésion sans mélange au macronisme ? Non. Plutôt le rejet indistinct de tout ce qui ressemble à la classe politique traditionnelle. Les vieilles étiquettes sont une marque d’infamie ; le label En marche, à lui seul, vaut rédemption de tous les péchés. Ce peuple qu’on dit le plus politique du monde semble motivé avant toute chose par le rejet de la politique. Avec un risque à la clé. Libération 16.06

L'infamie frappe Libération qui s'emploie systématiquement à déformer la réalité, la preuve par Le Point qu'on ne soupçonnera pas de faire partie des ennemis de son excellence Macron.

L'étude publiée cette semaine par le Cevipof dément les bienveillants évangélistes de la geste macronienne. Luc Rouban, l'auteur de cette enquête, révèle en effet que 222 candidats REM ont exercé ou exercent encore un mandat politique, dont 25 députés, 32 conseillers régionaux et 76 maires. Si l'on ajoute ceux qui ont déjà été conseillers, membres de cabinet ou même candidats (battus) à un mandat, seul un gros tiers des impétrants n'a jamais été politisé. Lepoint.fr 16.06

Un ramassis de ratés, de loosers, de nuls, de lobbyistes, d'affairistes, d'usurpateurs, de corrompus, de patrons et de nantis en tous genres, il y même un ex-commissaire de police c'est pour dire... Prenez un indigène qui n'est jamais sorti de sa forêt et placez-le devant un poste de télé, il va croire que dieu existe et qu'il lui parle, et bien là c'est la même chose, à ceci près que le comportement de l'indigène sera bien naturel, alors que celui de ces minables de REM relève du fanatisme, de la démence, de la négation du développement de la civilisation humaine qu'ils condamnent à retourner au stade de la barbarie.

J'avais indiqué dans des causeries que le comportement ignoble et plus ou moins décomplexé de ceux qui nous gouvernaient avait pour objectif final de faire en sorte que la population soit dégoûtée de la politique, de parvenir à ce qu'elle s'en détourne pour les laisser élire les dirigeants de leur choix et gouverner comme ils l'entendaient ensuite dans l'indifférence et la confusion générale savamment entretenu en permanence, de manière à ce que cette déchéance soit sans rémission ou que le pouvoir en place, certes contesté puisqu'il n'est pas possible de l'éviter, demeure inaccessible et indéboulonnable pendant des décennies ou plus encore.

Il suffisait d'observer comment ils avaient procédé aux Etats-Unis pour parvenir à leur fin, pour savoir ce qui nous attendait si nous ne les arrêtions pas avant, ce qui fut impossible hélas, trahis de partout !

On nous rétorquera que les conditions objectives ou les conséquences désastreuses sur les conditions de travail et d'existence des travailleurs de la politique de Macron contribueront à remettre les pendules à l'heure, en effet, dans une certaine mesure, mais cela demeurera inefficace temps que le mouvement ouvrier n'aura pas remis ses pendules à l'heure du socialisme. On en est si éloigné aujourd'hui, qu'on peut prédire sans prendre de grands risques que le pire est à venir et va effectivement se réaliser. Ensuite, quoi, y aura-t-il une suite ?

A qui perd gagne.

- Législatives 2017 : l'abstention pourrait atteindre 53% au second tour - Franceinfo

En plateau, Catherine Demangeat revient sur l'abstention qui pourrait être la grande gagnante ce dimanche. Franceinfo 16.06

Ils osent tout. Ils exultent et ont du mal à se retenir.

- Législatives: vers une majorité écrasante pour La République en Marche - AFP

Le télé-évangéliste et ses "apôtres".

- Dans l’hémicycle, les sept apôtres du macronisme - Liberation.fr

Les hommes et femmes de confiance du Président devraient tous être élus dimanche, et se partager les postes clés de l’Assemblée pour lui servir de relais fiables au Palais-Bourbon. Liberation.fr 16.06

- L’Assemblée se prépare au parti unique - Liberation.fr

Partis pour rafler une majorité inédite au Palais-Bourbon dimanche et ne laisser que des miettes à l’opposition La République en marche se voit déjà accusée d’«absolutisme». D’autant que le Président, vacciné par les frondeurs du PS, s’est assuré d’avoir des députés fidèles. Liberation.fr 16.06

- Grand chelem - Liberation.fr

Faut-il se résigner ? En principe, c’est joué, râpé, plié. La seule question concerne la taille des miettes que Macron, cet ogre maigre, laissera à... Liberation.fr 16.06

- 4 Vérités : les députés LREM vont "remettre de la vie et du débat à l’Assemblée" - Franceinfo

La déchéance des élites est à la hauteur de leur servilité envers Macron. Normal, elles sont servies.

- Emmanuel Macron fait pire que la déchéance de nationalité mais personne ne s'en indigne - Le Huffington Post

Juin 2017: le projet d'Emmanuel Macron d'insérer dans le droit commun des pouvoirs donnés à l'administration à titre extraordinaire, alors qu'elles relèvent constitutionnellement de la compétence de l'autorité judiciaire (perquisitions, rétentions administratives et assignations à résidence sans juge) suscite l'indifférence. Hormis les professions judiciaires et quelques associations de défense des droits de l'Homme qui parlent quasiment sans écho, cela n'intéresse personne ou presque...

Passons sur le fait qu'Emmanuel Macron avait alors vertement critiqué le projet de déchéance de nationalité au motif notamment que les démocraties ne doivent pas reculer sur leurs valeurs au nom du terrorisme, sauf à perdre leur âme. Il avait raison.

Le problème, c'est qu'il fait aujourd'hui la même chose et même bien pire en fait: contrairement à la déchéance de nationalité, mesure forte mais symbolique ne concernant potentiellement que quelques personnes et encore, les mesures de l'état d'urgence concernent des centaines, voire des milliers de personnes chaque année. Bien plus, elles écornent un principe fondamental: pas d'atteinte aux libertés qui ne soit décidé par un juge –et pas seulement sous son contrôle a posteriori.

Pourquoi tous ces citoyens, de gauche et de droite, tous ces démocrates sincères, ne s'indignent-ils pas? Pourquoi cette question ne fait-elle pas la "une"? Pas parce que c'est moins grave, mais juste parce que le contexte a changé: on s'en voudrait presque, dans la France de juin 2017, de critiquer le Jupiter qui doit transformer notre pays de la cave au grenier. Le Huffington Post 16.06

Ils osent tout. En macronie le lobbysme a pris le pouvoir.

- Rendre obligatoires onze vaccins infantiles : un vrai cas de confiance - Liberation.fr

La ministre de la Santé veut étendre la prévention imposée aux enfants. Mais il faudra réussir à persuader les professionnels et les parents, un Français sur deux se disant douter de l’efficacité de ces injections. Liberation.fr 16.06

Ils osent tout. Un amalgame ordurier destiné à persuader les électeurs de voter pour les candidats de REM.

- Entre un musulman radical, un radical d'extrême gauche et un radical d'extrême droite, qu'y a-t-il de commun? - Le Huffington Post

Avant d'aller aux urnes, interrogeons-nous sur le vote radical.

Tentons un exercice pour vérifier si la structure de leur pensée est similaire, et voir si seuls certains mots diffèrent. Regardons ce texte qu'on imagine prononcé avec virulence par un démagogue type (...)

Cette similarité de rhétorique en dit long sur leur ressemblance réelle, ainsi que sur l'origine de leur rivalité.

On pourrait rétorquer aussi que les extrémistes de droite sont obsédés par leur ascendance illustre, le sentiment d'appartenir au meilleur de la race humaine et l'idée d'être infiniment supérieurs aux autres. Mais les individus d'extrême gauche et les musulmans radicaux s'enorgueillissent aussi d'une ascendance qu'ils considèrent chacune plus illustre que celle de leurs adversaires d'extrême droite. Pour les premiers, ce sont les paysans révoltés, les ouvriers rebelles, les sans-culottes, les communards, le petit peuple résistant et héroïque, fier de sa basse extraction et qui serait cent fois plus noble, grand et glorieux que les puissants, les richards et leurs valets. Pour les seconds, c'est aux grands conquérants de l'islam auxquels ils s'affilient.

Il est dur pour un militant d'extrême gauche d'entendre que son discours haineux sur une minorité (les grands patrons) qui mériterait d'être anéantie, possède la même charpente que celui des fascistes. (...)

Dimanche, nous votons. Certains d'entres nous peuvent être tentés d'ériger la lutte des races, des classes ou des religions, face à ce qu'ils appellent le règne abrasif du métissage, de la bourgeoisie ou de la collaboration. Mais n'oublions pas que les radicaux ont besoin les uns des autres et que leur propos indiquent bien qu'il s'agit de leur guerre. Elle est fratricide et nous pouvons cesser d'en être les victimes. Le Huffington Post 16.06

Retenez le nom de cette ordure : Thomas Bouvatier - Psychanalyste, spécialiste des dérives radicales, auteur de "Petit manuel de contre-radicalisations"

Ils osent tout

- Etats-Unis : acquittement du policier jugé pour avoir abattu un automobiliste noir en 2016 - Franceinfo

- Mort d'Helmut Kohl : l'Allemagne en deuil - Franceinfo

- Au Canada, les pétroliers veulent augmenter la production de sables bitumineux - Liberation.fr

La saignée ou la "quatorzième réforme des retraites".

- Dans la douleur, la Grèce évite le défaut de paiement - Liberation.fr

Les capitales européennes se sont à nouveau félicitées après l’accord conclu jeudi soir en deux heures sur le déblocage d’une aide financière à Athènes. «Je crois que l’on peut dire que la Grèce est sortie d’affaire, s’est enthousiasmé le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Nous avons trouvé avec nos partenaires de la zone euro un bon accord qui doit permettre au pays de sortir des difficultés économiques.»

A l’issue des discussions, les créanciers (FMI, BCE et Mécanisme européen de stabilité) ont donc consenti un prêt de 8,5 milliards d’euros, prélevé sur l’enveloppe du troisième plan d’aide à la Grèce (86 milliards d’euros), adopté à l’été 2015. Certes, le pays évite ainsi le défaut de paiement. Mais aussitôt encaissée par Athènes, la quasi-intégralité de la somme repartira dans les caisses des créanciers de la Grèce. Athènes est donc en mesure d’honorer les 7 milliards d’euros de la dette qui arrive à échéance en juillet.

La pilule risque cependant d’être amère pour les Grecs, puisqu’en échange de ce déblocage, le Premier ministre, Aléxis Tsípras, a accepté une quatorzième réforme des retraites, une révision de l’impôt sur le revenu et des mesures d’austérité budgétaires (5 milliards) imposées par le FMI. Liberation.fr16.06


Le 16 juin 2017

CAUSERIE

J'envisage de mettre un terme à ces causeries après le 2e tour des législatives ou d'ici le 15 juin, pour raison de santé mais pas seulement. Puisque mon travail ne sert à rien, autant arrêter.

Causerie du 16 juin, 14 pages

Ils osent tout. Ils ne savent plus quoi inventer pour combattre l'abstention qui mine leur légitimité.

- Législatives: 61% des Français souhaitent rectifier le résultat au 2e tour - AFP 15.06

Ils osent tout. Quand les médias-oligarques nous prennent pour des cons.

- Liberté de la presse : 23 sociétés de journalistes inquiètes de l’attitude du gouvernement - Le Monde 13.06

Une vingtaine de médias, dont « Le Monde », considèrent que le gouvernement envoie « des signaux extrêmement préoccupants ».

Les signataires : Les sociétés des journalistes de l’AFP, Alternatives économiques, BFM-TV, Les Echos, Europe 1, L’Express, France 2, Rédaction nationale de France 3, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, L’Obs, Le Point, Premières Lignes Télévision, Radio France, RFI, RMC, RTL, Télérama, La Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre. Le Monde 13.06

Commentaires d'internautes abonnés au Monde.

1- Toutes les rédactions qui ont servi la soupe à Macron depuis des mois veulent, maintenant que l'affaire est pliée, se refaire une virginité auprès du public avec un simulacre d'indépendance.

2- Pas tout à fait ! Vous remarquerez que BFM, Le Journal du Dimanche et - évidemment - Paris Match ne sont pas signataires de cette tribune !

Faux pour BFM.

3- Pour le dire vulgairement ils ont servi la soupe à Macron ( septième merveille du Monde / en fait l'équivalent d'un Valls, où un Blair attendait son heure, mais en beaucoup plus intelligent ) et ils la trouvent brusquement amère

4- D'accord avec votre conclusion, le 4ème pouvoir (la presse) était devenu le 1er pouvoir avec le "Hollande bashing" systématique de la fin du quinquennat et je rajouterai la "violence médiatique" dans l'affaire Fillon.

5- Les Échos qui signent cet appel, c'est hilarant alors que ses publications "sensibles" sont soumises à l'approbation de l'actionnaire. Et les parutions publi-rédactionnelles du Monde non identifiées comme telles à la demande du client, c'est la liberté de la presse et le respect du lecteur ? La liberté de la presse est essentielle, les rédactions doivent y être attentives mais pas seulement face au pouvoir politique mais aussi face au pouvoir économique, et c'est une libérale qui le dit.

6- La liberté de la presse est certainement bien plus mise à mal par le contrôle des médias par les groupes industriels (voir par exemple le rapport de P. Bloche en 2009). Et quant à ceux qui expliquent que Le Monde aurait "servi la soupe à Macron", on peut se demander en quel sens : une critique de fond de toutes les autres politiques possibles ? Quant à ce qui se passe dans en dehors de France, c'est souvent de la paraphrase tout aussi paresseuse d'articles du NYT ou du Guardian.

7- Les journalistes sont juste après les politiques dans les professions auxquelles les Français font le moins confiance, et détestent le plus. Ils se rendent parfaitement compte que ceux-ci n'ont plus pour fonction que de servir des intérêts particuliers et répandre le mensonge. Leur seule liberté consistant à satisfaire ceux qui les subventionnent et les quelques propriétaires-milliardaires qui profitent de ces subventions pour étendre leur pouvoir d'influence tout en s'enrichissant sur l'Etat

8- Je partage (depuis 2 ans) ces inquiétudes quant à la démocratie et au rôle très important de la presse. Mais je constate que c'est loin d'être le cas et que les médias de masse SUBVENTIONNES, sont largement dépendants de leur annonceurs/patrons. C'est un système bien verrouillé, il n'y a qu'à voir les contenus des éditos des directeurs de rédaction ou la une de Libé à la veille du 1er tour de la présidentielle "...votez Macron". Maintenant que le jeu est fais vous retrouvez votre éthique?

9- La une de Libé à la veille du premier tour était :"tout sauf eux" avec les photos de Fillon et Le Pen.

10- Démocratiquement, n'est-il pas légitime de connaitre les intentions du gouvernement qui ne l'oublions pas est au service de l'intérêt général (sic)? Qu'y a t'il a caché? Que les contreparties sociales et les réunions de concertation ne sont que des leurres? Que leurs projets est de sacrifiés les classes populaires et une partie de la classe moyenne au nom de la croissance mortifère? Cacher que leurs intentions sont de faire les 4 volontés du MEDEF (mdr)?

11- Quels faux culs ! Les adeptes des confidences du soir à l'Elysée, les respectueux du off, les propagandistes fidèle des « source anonyme dans l'entourage de ... » qui s'inquiètent des signaux extrêmement préoccupants : quelle tartufferie ! Ils sont les premiers à faire commerce de la connivence avec leur source et ils s'offusquent quand on menace leur petit gagne pain en osant les remettre à leur place au grand jour. Ce serait drôle si tout le monde le prenait pour ce que c'est : du guignol !

12- Certes, les diverses aides publiques à la presse, l'actionnariat composé d'entreprises tirant leur revenu de la commande publique ou de marché régulés ou le poids des annonceurs ne sont pas des signaux préoccupants, certes. La sociologie des journalistes issus de sciences Po et habitant à l'intérieur du périphérique, pas plus. L'essor des « gratuits » ne réalisant aucune investigation non plus. Certes, des signaux préoccupant....

13- On croit rêver. Qui squatte les unes de Paris Match depuis des mois? Manu et Bribri à la plage, au Touquet, à la montagne, dans les salons de l'Elysée,... Évidemment c'est moins drôle de devoir rendre des comptes

14- Macron qui mettrait de la distance avec la presse? Vous voulez rire j'espère: il la veut mais à sa botte, c'est tout.

15- Indépendance des pouvoirs. Donc d'un côté, droit d'enquêter et de commenter des documents que l'on a reçus (dans le respect des dispositions générales du droit civil, pénal et de la presse). D'un autre côté, arrêt des subventions à la presse, suppression des avantages fiscaux des journalistes, disparition des médias publics d'Etat. Ai-je bien compris le sens du mot "indépendance"?

16- Comme des moutons, les moralistes en herbe de la macronie font sonner le tocsin dans les colonnes du Monde. Fort du succès de leur leader, ils ne se sentent plus et rêvent de mettre la presse au pas. il s'agit avant tout de ne pas ternir la belle image du nouveau locataire élyséen, savamment mis en scène par ses spins doctors. Pour notre bien à tous, il est à espérer que l'illusion ne survive pas à l'été. Enlevez vos oeillères les gars!

17- Aucun dieu de l'envergure de Jupiter n'apprécie que d'humbles mortels osent parler des turpitudes qui risqueraient de ternir son autorité.

18- Oser non pas même critiquer mais s'interroger sur les pratiques du saint homme,quel crime de lèse-majesté.De l'affaire Ferrand peut-être légale mais si peu conforme aux leçons de moralisation claironnées par LREM à la plainte déposée par la ministre (qui se moque bien de ses fonctionnaires!),du choix des journalistes pour les déplacements présidentiels à la saturation du couple Macron dans la presse people,l'instrumentalisation n'est pas loin.

19- Tout à fait, En Marche vers une démocratie aux ordres ! Les réactions hystériques des macronistes de choc sont inquiétantes.

20- Trop drôle : ils ont fait la campagne pour Macron ,parfois grossièrement ,parfois plus subtilement et maintenant ... haro ! C'est vrai que quand on a construit l'idole des foules mondialisées , en lui prêtant à peu près la guérison des écrouelles , le retropédalage est peu aisé.

21- Finalement Macron est le dernier gaullien. En effet l'on y retrouve le après moi le chaos sous la forme sans moi c'est la catastrophe, le rassemblement droite et gauche pour gouverner à droite, maintenant vient la volonté de censurer la presse. Bientôt un ministère de l'information? Il ne manque que Michel droit et l'ORTF. Cette dérive autoritaire est inquiétante.Mais vous savez comment cela a fini! Bien que l'histoire ne repasse pas les plats.

22- Ceux qui ont lancé le produit Macron s'en mordent peut-être déjà les doigts. La place du roi est occupée maintenant et les médias vont se retrouver au piquet ou au cachot.

23- Le Monde nous a vendu du Macron, aujourd'hui il s'étonne. Il était pourtant clair vu ses déclarations publiques depuis trois ans, vu son parcours antérieur, que M. Macron n'a aucune culture démocratique, qu'il considère les institutions démocratiques (Parlement, presse, pluralité des partis…) comme des obstacles à son action. Roi-philosophe détenteur de la vérité, patron dont les citoyens sont les subordonnés, tels sont ses modèles. Sa présidence est lourde de danger pour la démocratie.

24- Vous exagérez... juste un peu. Cette façon de vouloir contrôler la communication, voire la verrouiller en dit beaucoup sur le personnage. Transparence? Vous avez dit transparence?

25- On parlera réellement de liberté de la presse quand elle ne sera plus à 95 % propriété du 1%.

26- Ce nouvel exécutif est tout de même bien ingrat. Quand on analyse le rôle de la presse dans le succès du mouvement!

27- Je me demande si cette tentative de contrôle de la presse ne vient pas de la conception "jupitérienne" du pouvoir de Macron ? Tout le monde devrait lui obéir ? Comme à Louis XIV ?

La presse ou les médias remplissent un rôle politique au service du régime. Mais le mode de gouvernance évolue en fonction d'un ensemble de facteurs, dont le rapport de force entre les différentes classes et leurs représentants.

Observant que la politique d'austérité imposée aux travailleurs au cours des dernières décennies par le parti de l'ordre (LR) dit de droite puis par son supplétif (PS) dit de gauche faisait l'objet d'un rejet massif, et craignant qu'il ne devienne majoritaire et s'exprime lors des élections de 2017 en portant au pouvoir un parti contestant tout du moins en parole ou sur le papier cette politique (La France Insoumise), l'oligarchie a pris les devants en fondant un nouveau parti (En Marche) qui aurait pour fonction de lui barrer la route. Ce rejet du parti de l'ordre et de son supplétif sur fond d'abstention massif devait permettre à son candidat de l'emporter et de rafler la mise lors des législatives.

Pour que cette opération soit un succès, l'oligarchie mobilisera tous les médias qu'elle contrôlait au service de son candidat qu'ils porteront au pinacle, de sorte que la majorité des électeurs écoeurés par LR et le PS et décidés à participer à ces scrutins votent pratiquement aveuglément pour leur candidat. Les médias devaient donc remplir un rôle déterminant et sans fausses notes pour que leur machination ait une chance de réussir.

Les médias leur appartenant, ils ont joué le jeu à fond avec un zèle inégalé, de sorte que leur plan s'est réalisé, au-delà même de leur espérance puisqu'ils en viennent à s'inquiéter du manque de légitimité de leur président et de son parti pour appliquer leur politique ultra libérale, du fait qu'ils vont obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale dans des proportions écrasantes, au point que le verni démocratique déjà largement élimé de la Ve République et indispensable à la stabilité du régime n'y résiste pas.

Quant aux relations entre Macron et les médias, on vient de voir ce qu'il en avait été durant la période qui a précédé les élections, les médias ont pour ainsi dire propulsé Macron à la présidence.

On doit avoir à l'esprit qu'ils sont tous financés par l'Etat et par les oligarques qui croulent sous des milliards d'euros, donc leur situation financière peut être déficitaire sans que cela ne leur pose un problème. Où par contre ils ont du souci à se faire, c'est du côté de leur crédibilité auprès des téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs, or puisqu'ils sont les principaux canaux par lesquels la propagande du gouvernement est diffusée pour conditionner le peuple et le faire adhérer à sa politique ou le dissuader de la contester, toute perte de confiance dans les médias se traduit immédiatement par une perte d'influence de l'idéologie de la classe dominante sur les masses laborieuses au profit de la lutte de classes, du coup, après le matraque hystérique et insensé dont les médias ont fait preuve pour imposer Macron, en vue de la contestation grandissante dont va faire l'objet sa politique dès qu'il va commencer à vouloir l'appliquer, s'ils ne veulent pas se couper du peuple ou s'ils veulent regagner tant soit peu sa confiance, ils vont se retrouver dans la situation périlleuse ou intenable, qui va consister à la fois à devoir prendre leur distance avec Macron ou lui adresser des critiques, tout en donnant la parole à ceux qui s'oppose à sa politique de manière à apparaître impartiaux ou indépendants, le tout enrober de manière à canaliser cette opposition au profit de Macron qu'ils ménageront discrètement ou plus ou moins adroitement.

Or, Macron entend gouverner en souverain absolu, il ne peut souffrir d'opposition, de contestation à sa politique, ainsi le veulent ses parrains oligarques. Les médias sont donc priés de continuer à faire l'apologie de Macron et de son gouvernement, de son parti, et de soutenir sa politique sans condition, au lieu de se faire les relais de ceux qui tentent de les décrédibiliser ou qui la contestent, les intérêts du fragile pouvoir en place ne doit souffrir aucune entorse sous aucun prétexte, qu'ils se débrouillent pour faire passer la pilule auprès de leurs téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs, ils ont su faire preuve d'imagination pour le faire élire, et bien qu'ils ne changent rien... Gageons que le message sera reçu 5/5. Mais le problème pourrait bien être ailleurs.

Ce qu'il faut prendre en compte également, c'est que les journalistes de ces médias ne sont pas dupes de l'imposture à laquelle on les a appelés à participer depuis un an. Il faut dire qu'ils ont fait preuve d'une servilité exemplaire durant toute cette période, peut-être comptaient-il reprendre leurs "libertés" (un grand mot) une fois les élections passées ou avant leur terme, ce à quoi leurs dirigeants auraient eu du mal à s'opposer, d'où leur soutien à cette initiative qui présente l'avantage pour eux d'être épargnés par les critiques de leurs journalistes.

Après que plusieurs journalistes de France Télévision et d'autres chaînes de télévision aient été évincés à peine Macron élu ou durant les mois précédents (Canal +, BFMTV, notamment), cela pourrait préfigurer un coup de balais chez les journalistes signataires de cette pétition, qui ne serait pas imposé par leur direction, mais par leurs actionnaires.

On sait qu'ils osent tout, mais un tel coup de force semble irréalisable au niveau de tant de médias. Peut-être faudrait-il que certains disparaissent ou fusionnent, ce serait plus facile de les contrôler. Les journalistes du Parisien ou du Figaro et bien d'autres encore ne sont pas signataires, sans doute parce qu'ils sont déjà au pas.

C'est une explication rédigée très rapidement. On a pris en compte les acteurs suivants : Macron et son gouvernement, son parti et ses élus, leur politique, les journalistes, les dirigeants de ces médias, leurs actionnaires, les oligarques, et pour finir les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs, je pense n'avoir oublié personne.

Macron a voulu faire comprendre aux dirigeants de ces médias qu'ils devaient faire le ménage dans leur boutique, ces dirigeants n'y sont pas opposés évidemment, mais ils ne veulent pas ou ne peuvent pas affronter leurs journalistes, dans ce bras de fer, ils jouent leur tête, car les oligarques peuvent décider du jour au lendemain de les évincer.

Qu'on ne compte pas sur nous pour les plaindre, encore moins pour les soutenir, s'ils incarnaient la démocratie Macron n'aurait jamais été élu, c'est ce qu'on retiendra. Quant à ceux qui relaient cette pétition sans ajouter le moindre commentaire, La Tribune des travailleurs sur Facebook par exemple, disons que c'est une manière comme une autre de participer à cette opération qui a aussi pour objectif de redorer le blason de ces médias.

C'est Charlie Macron !

- Après RT et Sputnik, au tour de Ruptly d'être dans le viseur de Macron - sputniknews.com

Un journaliste de l’agence de presse Ruptly qui devait filmer la rencontre entre Emmanuel Macron et Theresa May le 13 juin s’est vu refuser l’accès à l’événement. L’interdiction est d’autant plus surprenante qu’il est titulaire depuis quelques temps d’une carte de presse. Le journaliste est revenu sur les faits pour Sputnik.

Si l'on savait que le Président français n'aimait pas RT et l'agence Sputnik, on sait désormais qu'il ne porte pas non plus Ruptly dans son cœur. Après plusieurs échanges entre la rédaction de Ruptly et le service de presse de l'Elysée, le journaliste Ugo Passuello, qui devait couvrir la rencontre entre le Président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Theresa May mardi 13 mai, s'est finalement vu refuser l'entrée. C'est la première fois qu'un tel incident lui arrive, et cela fait déjà plusieurs années qu'il travaille pour cette agence de presse, a déclaré l'intéressé à Sputnik.

« Cela fait trois ans que je travaille pour Ruptly et c'est la première fois que cela m'arrive. Il me semble même que c'est la première fois que cela arrive à Ruptly (sous réserve de la direction) de se faire refuser l'entrée à une conférence de presse d'un pays », a indiqué le journaliste.

Il a ajouté que la décision était d'autant plus étonnante qu'il disposait d'une carte de presse délivrée par le ministère français des Affaires étrangères. Selon Ugo Passuello, « c'est une procédure habituelle pour tout ce qui est presse étrangère, c'est une carte officielle qu'on m'a délivrée lundi dernier ».

Le journaliste a présenté cette carte mardi à l'Elysée, mais « quand ils ont regardé la carte, ils ont vu l'agence de presse pour laquelle je travaille. J'ai vu l'air un peu embêté du policier qui s'est redressé et a appelé un de ses collègues pour faire une double vérification ».

Après avoir patienté un peu, deux hommes « assez imposants » sont arrivés, vêtus en costards et équipés d'oreillettes. Ils ont gentiment mais fermement demandé à M. Passuello de quitter les lieux.

Selon le journaliste, un petit détail l'a troublé. Quand il a demandé s'il y avait son nom sur la liste, la personne en charge n'a pas regardé, « alors que tous les médias passaient un par un et ils cherchaient sur la liste où sont indiqués tous les médias accrédités ».

« Il n'a pas pris la peine de chercher sur la liste car je pense qu'au moment où j'ai donné ma carte de presse, il a lu "Ruptly" et il avait dû recevoir certaines directives », a conclu Ugo Passuello. sputniknews.com 14.06

La conscience hors la loi.

- Un seul individu conscient est plus dangereux pour le pouvoir que n’importe quelle autre menace! par Jean-Yves Jézéquel - Mondialisation.ca, 14 juin 2017

C’est pourquoi, tout individu conscient qui s’informe et qui sait de quoi il parle, faisant preuve d’esprit critique, s’abstenant de relayer la manipulation exécrable pratiquée à grande échelle par les medias de masse au service d’un système de pouvoir verrouillé à tous les niveaux, se voit et se verra répétitivement accusé de « complotisme » par les benêts du journalisme fanatique.

(Pas seulement hélas ! Dans bien des cas cela s'étend aux partis dits ouvriers qui partagent les mêmes objectifs ou procèdent de la sorte pour défendre leurs appareils. Ils recourent aux mêmes méthodes vis-à-vis des militants qui posent trop de questions, qui sont trop curieux, qui osent remuer le passé. Ils font systématiquement l'objet d'une censure ou d'accusations destinées à les salir ou à les discréditer afin qu'ils se taisent, méprisés, ils sont littéralement traités en ennemis, de manière à dissuader leurs militants qui auraient l'audace de partager en partie leurs analyses de s'exprimer publiquement sous peine d'être harcelés, menacés d'excommunication ou d'exclusion, bref, de subir le même sort ou être décrétés infréquentables par cette police politique ou de la pensée.

Pourquoi avoir évoqué cet aspect-là, parce que ce facteur fait partie de la situation et permet de mieux la comprendre. Quand pendant 70 ans vous avez essayé de construire un parti et que vous n'y êtes pas parvenu, cela pose un certain nombre de questions, et quand on observe qu'elles sont systématiquement étouffées ou tournées en ridicule pour ne pas y répondre, on se dit qu'on a sans doute là une partie de l'explication, qui évidemment ne doit pas être portée à la connaissance des militants. Pas besoin de séances d'autocritiques ou de procès, le seul fait de recourir à de tels procédés constitue un aveu de culpabilité de ses auteurs. Et si un grand nombre de militants n'en ont pas forcément conscience, ils perçoivent bien qu'on ne leur dit pas tout ou qu'on leur cache quelque chose parce qu'ils ne sont pas complètement idiots, mon devoir est de les aider à le découvrir, ensuite ils sont libres d'agir à leur guise.

Avec un peu de rigueur et de logique, beaucoup de patience, on arrive à bout de n'importe quelle question, c'est juste une question de volonté, tout dépend si on sait ce qu'on veut dans la vie en somme. Certains ou la plupart des militants se contentent de lieux communs, de généralités, d'approximations, de citations, de formules, de syllogismes ou sophismes, de slogans, et même de silences, ils ne sont guère avancés, mais cela leur suffit et ils passent à autre chose et ainsi de suite. Au bout de 40 ans de militantisme ils n'auront toujours pas progressé, et s'il n'y avait pas quelqu'un pour leur souffler quelle ligne politique ils doivent adopter, ils se retrouveraient face à un point d'interrogation ou bredouilleraient quelque chose d'incohérent ou d'incompréhensible.

Les certitudes qui reposent sur des dogmes sont les moins fiables et les plus fragiles le temps passant, mais cela ils ne s'en aperçoivent pas, cela donne lieu à des discours grotesques qui ridiculisent leurs auteurs. On ne peut pas tout comparer, c'est aussi simple que cela. Mais cela leur échappe parce qu'ils vivent en dehors du temps et de l'espace. Ils ont été sevrés et nourris à coup de propagande. Ils veulent bien admettre que bien des facteurs et des rapports aient évolué, mais au lieu de les interpréter en tenant compte de l'ensemble des éléments qui composent la situation actuelle, ils se transportent dans un passé révolu qu'ils vont substituer en partie à la réalité, de sorte qu'on aura l'impression de ne pas vivre dans le même monde qu'eux ou sur la même planète.

Le dogme quel qu'il soit sert de filtre déformant de la réalité. Et plus on vieillit, plus on aura tendance à céder à ce penchant parfois profondément ancré en nous inconsciemment. On n'a plus ni le courage ni l'envie ou on ne voit pas l'intérêt de tout repasser au crible de la critique ou de tout reprendre à zéro, c'est plus confortable de s'en tenir à nos idées acquises, mêmes si on a un doute sur leur valeur ou véracité. On se trouve des excuses, on use et abuse de l'autorité que nous confère notre âge pour en imposer aux plus jeunes, sous prétexte qu'on a acquis une certaine expérience de la vie, ce qui ne constitue en aucune manière une garantie, on vient d'en avoir un aperçu lors des dernières élections.

La vieillesse est un naufrage dit-on, qui engloutit jusqu'à la conscience, ce qui n'est pas très digne, en tous cas pas digne d'intérêt ou de respect. On dit aussi que les vieux seraient la mémoire, on se demande bien de quoi puisque la plupart sont passés à côte de tout, y compris leur propre existence à laquelle ils n'ont rien compris, ils étaient déjà vieux à 25 ou 30 ans, parfois plus tôt encore. - LVOG)

Pour faire taire ces « maudits complotistes » qui empêchent le Pouvoir de dire et de faire ce qu’il veut, même après toutes les mesures liberticides qui n’en finissent plus, tous les moyens sont « bons » pour casser, détruire, étouffer, bâillonner, discréditer, anéantir la résistance à la dictature pure et dure dans laquelle nous nous trouvons désormais en Europe et maintenant en France avec les mesures anti constitutionnelles Macron qui arrivent !

(Attention, vous allez effrayer les âmes sensibles ou passer pour un extrémiste ! Même le mouvement ouvrier n'ose pas employer ce genre de rhétorique, même pas les braves révolutionnaires. Comprenez bien que si vous affirmez que nous vivons sous le règne d'une tyrannie, ensuite il sera difficile d'expliquer pourquoi et comment vous pouvez vous en accommoder en participant aux institutions au lieu de les boycotter par exemple. C'était préférable de faire croire pendant plus d'un demi-siècle que nous vivions sous un régime démocratique en prenant la précaution de préciser qu'il s'agissait d'une démocratie étriquée, histoire de justifier une ligne politique opportuniste.

Là encore, c'était confortable puisque cela correspondait au niveau de conscience du peuple. On le confortait ainsi dans son erreur sans se soucier des conséquences ou du prix qu'il devrait en payer un jour ou l'autre. Après cela ces gens-là prétendront avoir joué un rôle progressiste ou avoir servi la cause des travailleurs, en observant la situation on se demande bien en quoi. Ils ne peuvent même pas se prévaloir d'avoir retardé l'échéance inéluctable à laquelle nous sommes parvenus puisque c'est un ensemble de facteurs qui en sont à l'origine, eux ils n'ont joué qu'un rôle marginale ou insignifiant dans cette histoire. Ils prétendront le contraire évidemment, ce qui n'est pas sans risque, cardans ce cas-là on s'étonnera qu'ayant eu autant de pouvoir on en soit arrivé là ! Comme quoi il ne faut jamais écouter ce qu'ils disent d'eux-mêmes. - LVOG)

Qui a dit ?

- "S’abstenir, c’est voter Macron" (Libération 15.06)

François Ruffin, qui se présente à Amiens à l'élection législative, réalisateur de Merci Patron ! et rédacteur en chef de Fakir, animateur de Nuit Debout, soutenu par La France insoumise, EE-LV et le PCF, et le député sortant PS, Pascale Boistard.

En monarchie absolue.

Ils sont déjà élus : boycott !

En Marche! largement en tête, l'abstention encore en hausse au second tour - AFP

La formation d'Emmanuel Macron remporterait entre 440 et 470 sièges sur les 577 que compte l'Assemblée nationale, Les Républicains alliés à l'UDI de 70 à 90 sièges, et le Parti socialiste et ses alliés de 20 à 30, selon les projections de l'institut.

La France insoumise et le PCF décrocheraient 5 à 15 sièges, le Front national entre 1 et 5. De 3 à 10 sièges reviendraient à d'autres candidats.

La participation au second tour est évaluée à 46% du corps électoral, en baisse par rapport à celle déjà très faible (48,7%) du premier tour.

Les électeurs interrogés sont partagés sur leur souhait de voir Emmanuel Macron disposer d'une majorité à l'Assemblée : si 48% le souhaitent, 50% sont d'un avis contraire. AFP 15.06

C'est royal !

- Chaleureuse visite d'Emmanuel Macron au roi du Maroc Mohammed VI - AFP

Lobotomie

- Des godillots LREM des pieds à la tête ? - Liberation.fr

Un internaute : "On ne peut pas demander a des godilllots, qui effectivement, soutienne un programme qui n'est qu'ambiguité (qu'ils ne connaissent donc pas eux memes), d'avoir des valeurs et de la personnalité."

S'ils sont acquis au néolibéralisme et décérébrés, c'est suffisant.

Macromania en famille

- Législatives 2017 : Tiphaine Auzière, la belle-fille du président, en campagne. - Franceinfo

Les affaires sont les affaires !

- Législatives - Neuilly : le candidat REM a un compte non déclaré à Hong Kong - LePoint.fr

Laurent Zameczkowski, patron de PME, part largement favori au second tour. LePoint.fr

-Toulouse: enquête préliminaire contre une candidate En Marche! - AFP

Une enquête préliminaire sur des soupçons de travail dissimulé dans le cadre d'une activité d'astrologie a été ouverte contre Corinne Vignon, candidate En Marche! en Haute-Garonne, a indiqué jeudi le procureur de Toulouse. AFP

Qu'on se le dise.

- Une large majorité de députés En Marche n'est pas un danger, c'est d'eux que dépend le renouveau de notre République. - Le Huffington Post

Pas un danger ?

- Législatives - Francis Szpiner (LR) : "Une forme de schizophrénie chez les électeurs" - lepoint.fr

Il y a de quoi s'inquiéter. Ils ont recruté les plus médiocres qui feront preuve de servilité, leur seul talent.

- Législatives : la force du "label Macron" - LePoint.fr

"Libération" a enquêté sur ces députés candidats pour la deuxième ou troisième fois et qui ont multiplié leur score de manière spectaculaire grâce à la bannière REM.

- De 2% à 40%, de loser à député : l'effet magique du «label Macron» - Libération.fr

Quelques exemples détaillés.

Sophie Mette (Modem) - en 2007, elle s’était présentée dans la 8e circonscription de Gironde, obtenant 6,86 % au premier tour : troisième et éliminée. En 2012, elle avait tenté sa chance dans la 9e circonscription : 3,79 %, cinquième, éliminée. Dimanche, elle s’est à nouveau présentée dans la 9e circo girondine et cette fois, elle est largement arrivée en tête, avec 31,21 % des voix.

Patricia Gallerneau, candidate pour le Modem dans la 7e circonscription de Loire-Atlantique en 2007 et 2012 : elle avait obtenu 7,1 % puis 2,28 %. Dimanche, elle a cartonné dans la 2e circonscription de Vendée (36,16 %), toujours sous pavillon Modem.

Cyrille Isaac-Sibille, candidat Modem depuis dix ans dans la 12e circo du Rhône : 13,13 % en 2007, 5,1 % en 2012, et un carton à 41,9 % dimanche dernier.

Claire O’Petit : troisième avec l’étiquette Modem et 6,75 % des suffrages dans la 1e circonscription de Seine-Saint-Denis en 2007, elle avait déménagé dans la 5e circo de l’Eure en 2012, tout ça pour obtenir… 1,63 %. Cinq ans plus tard, toujours dans cette circonscription normande, elle a multiplié son score par vingt : 28,56 %, et un second tour contre un candidat FN qui lui garantit quasiment sa place à l’Assemblée.

Michel Delpon et Philippe Buerch sont arrivés en tête dimanche, respectivement dans la 2e circonscription de Dordogne (34,7%) et dans la 8e des Alpes-Maritimes (31,2 %). Le premier avait été candidat divers gauche au même endroit il y a cinq ans, pour un tout petit 1,07 %, et le second avait obtenu 6,45 % aux départementales 2015 comme divers droite.

Cécile Gallien - En 2007, elle est candidate Modem dans la 1ère circo de Haute-Loire : 7,02 %. En 2014, elle est élue maire de Vorey, sur une liste divers droite. En 2015, elle est élue au conseil départemental de Haute-Loire sous une étiquette… divers gauche. Et dimanche, dans la même circo que dix ans plus tôt, elle a obtenu 31,07 % comme candidate de LREM.

Une liste non-exhaustive.

Cyrille Isaac-Sibille
2007 - 13,13 %
2012 - 5,1 %
2017 - 41,9 %

Patricia Gallerneau
2007 - 7,1 %
2012 - 2,28 %
2017 -36,2 %

Mohamed Laqhila
2007 - 3,74 %
2012 - 0 %
2017 -35,2 %

Nadia Essayan
2007 - 6,95 %
2012 - 0 %
2017 -33,3 %

Michel Fanget
2007 - %
2012 - 4,84 %
2017 -32,9 %

Sophie Mette
2007 - 6,86 %
2012 - 3,79 %
2017 - 31,2 %

Daphné Ract-Madoux
2007 - 0 %
2012 - 2,17 %
2017 - 29,9 %

Christine Espert
2007 - 0 %
2012 - 1,28 %
2017 - 29,1 %

Sophie Guérin
2007 - 4,92 %
2012 - 0 %
2017 - 28,6 %

Michel Delpon
2007 - 0 %
2012 - 1,07 %
2017 - 34,7 %

Cécile Gallien
2007 - 7,02 %
2012 - 0 %
2017 - 31,1 %

Claire O'Petit 2007 - 6,75 % 2012 - 1,63 % 2017 - 28,6 %

Billel Ouadah
2007 - 0 %
2012 - 0,89 %
2017 - 28,6 %

(Source : Libération.fr 15.06)

Zéro, une étiquette, et hop sur orbite! C'est fou ce qu'on peut faire avec du fric, même pas besoin d'imagination, comme quoi notre espèce est bien en danger !

En complément.

François Baroin (LR) - "Toutes les clés sont données à Emmanuel Macron, à lui tout seul, pas à la majorité puisque les candidats En marche! vont être élus sur son seul nom", a insisté M. Baroin, selon lequel le président Macron est "seul face à sa responsabilité", "éminente, immense". AFP 14.06

- Moralisation : François Bayrou ébranlé par les révélations du Canard enchaîné - Franceinfo

Ils s'en foutent et ne s'en cachent pas ! Collaboration de classes assumée. Ouf, l'ennemi des dirigeants de la CGT n'est le gouvernement!

- CGT sur la future loi Travail : "les atteintes au contrat de travail nous inquiètent" - Franceinfo

Sur la réforme du travail: "nous sommes tout à fait favorables aux accords d'entreprises. La CGT signe déjà neuf accords sur dix dans les entreprises."

"Ce qui nous inquiète d'avantage, ce sont les atteintes au contrat de travail. Notamment les motifs de licenciement et le pouvoir unilatéral de l'employeur qui vise à contourner les organisations syndicales." poursuit-il.

Quel est le véritable ennemi de la CGT : le chômage ou le gouvernement ? Mohammed Oussedik répond à la Question qui fâche : "C'est évidemment le chômage !" Franceinfo 14.06

Qu'est-ce que cela signifie ? Que les agents du capital qui contrôlent la CGT sont comptables de la politique que les gouvernements ont appliquée depuis le milieu des années 80 et qui a conduit au chômage de masse.

Ils osent tout.

- Elections législatives : Emmanuel Macron déjoue tous les pronostics - Franceinfo

- Castaner met en garde contre "toute tentative d'influence" auprès des médias - L'Express.fr

- Glavany (PS): Macron a "plus incarné la République en un mois" que Hollande "en 5 ans" - AFP

- Brigitte Macron sur son mari : "Personne n'est parfait" - LePoint.fr

- Taubira: il faut aussi parler de "moralisation de la vie économique" - AFP

- La CPI demande l'arrestation immédiate du fils de Kadhafi - AFP

Leur vieux monde infâme à abattre.

- Le Japon adopte une loi antiterroriste malgré des craintes pour les libertés - AFP

Le Parlement japonais a adopté jeudi une loi contre la préparation en bande organisée d'attentats ou d'autres actes criminels, qui suscite de nombreuses protestations de citoyens et experts sur fond d'inquiétudes pour les libertés individuelles. AFP

- Fusillade près de Washington : un militant anti-trump cible des républicains - Franceinfo

Un tireur a fait feu ce mercredi 14 juin sur des élus républicains rassemblés sur un terrain de sport. Plusieurs personnes ont été blessées, dont un chef de file du parti républicain à la Chambre des représentants. Franceinfo

- Fusillade à San Francisco: trois personnes tuées - AFP

Une fusillade dans un entrepôt de la société de messagerie UPS à San Francisco a fait mercredi trois morts et le tireur, qui a retourné son arme contre lui, est également décédé, a déclaré la police. AFP

- Brentwood, une banlieue de New York terrorisée par le gang MS-13 - AFP

- Un député de l’opposition turc condamné à 25 ans de prison - euronews

Un député de l’opposition sociale-démocrate turque condamné à 25 ans de prison pour “espionnage”. C’est la première fois, depuis que le gouvernement a voté l’année dernière la levé de l’immunité parlementaire, qu’un élu est condamné de la sorte. euronews

- Mexique: manifestations prévues un mois après l'assassinat du journaliste Javier Valdez - AFP

Plusieurs manifestations sont prévues jeudi au Mexique, un mois après l'assassinat du journaliste Javier Valdez, spécialiste du narcotrafic, alors que l'enquête semble à l'arrêt. AFP

- Un journaliste tué par balles au Honduras, le 70e depuis 2003 - AFP

- Somalie: au moins six morts dans un attentat-suicide à Mogadiscio - AFP

Au moins six personnes ont été tuées mercredi soir lorsqu'un kamikaze a fait exploser son véhicule piégé contre un restaurant de Mogadiscio, ont annoncé les forces de sécurité somaliennes. AFP

- Attentat-suicide contre une mosquée chiite à Kaboul: 4 morts - AFP

- Glyphosate : les experts européens sont-ils fiables ? - euronews

L’Agence européenne de la sécurité des aliments (EFSA) dans la tourmente depuis qu’elle a donné son feu vert au glyphosate, un herbicide controversé. 46 % de ses experts sont en conflit d’intérêt en raison de leurs liens avec l’industrie agro-alimentaire selon l’ONG Corporate Europe Observatory. euronews

- Dans les hôpitaux grecs, «des malades renoncent à se soigner» - Liberation.fr

Baisse drastique des salaires, pénuries, traitements hors de prix : cinq ans de crise ont mis à terre la santé publique du pays.Liberation.fr




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Etats-Unis

- Le Sénat US vote le durcissement des sanctions contre Moscou - sputniknews.com

Les sénateurs américains ont voté pour un projet de loi sanctionnant l’Iran pour son programme balistique et prévoyant l’élargissement des sanctions contre la Russie.

Le Sénat américain a approuvé mercredi un projet de loi qui propose de durcir les sanctions visant la Russie dans le cadre d'un amendement de Mark Crapo concernant les sanctions contre l'Iran.

Le texte propose de réduire la durée de financement des banques russes, qui sont déjà visées par les sanctions américaines, de 90 à 14 jours, et celle des compagnies pétrogazières russes à 30 jours. En outre, le document interdit au Président américain Donald Trump de lever les restrictions sans le feu vert du Sénat. sputniknews.com 14.06

Panama

- Le Panama conforte la présence de Pékin dans la zone d’influence des USA - sputniknews.com

Par sa décision de rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan et d’en établir avec la Chine, le Panama entend sans doute contrebalancer l’influence américaine, a supposé dans un entretien avec Sputnik le politologue russe Alexandre Kharlamenko.

La décision du Panama de rompre ses relations diplomatiques avec Taïwan au profit de la Chine continentale est un coup très dur pour l'île et marque un renforcement évident de la présence de Pékin dans la zone d'influence des États-Unis, constatent les analystes internationaux.

« C'est un événement inédit. Même dans la période de ses contradictions politiques les plus aigües avec Washington, le Panama ne s'était pas décidé à établir des relations diplomatiques avec la Chine, tant les positions du lobby taïwanais étaient puissantes aux États-Unis », a rappelé à Sputnik Alexandre Kharlamenko, de l'Institut de l'Amérique latine de l'Académie des Sciences de Russie.

Et de supposer que la volte-face du Panama en direction de Pékin s'expliquait par les scandales financiers que la nouvelle administration américaine avait initiés entre le Brésil, l'Équateur, le Venezuela et certains autres pays de la région avec le Panama.

« Je pense que dans les milieux politiques et d'affaires du Panama, beaucoup ont souffert de ces scandales. Aussi les Panaméens ont-ils décidé de contrebalancer l'influence de Washington en développant les relations avec la Chine », a estimé l'interlocuteur de l'agence.

Selon ce dernier, pour les États-Unis, ce n'est pas tant le Panama qui est important, mais l'utilisation qu'ils en font : Washington s'en sert avant tout pour déstabiliser le Venezuela et d'autres pays de la région où la politique américaine devient de moins en moins populaire.

« L'établissement par le Panama de relations diplomatiques avec la Chine peut renforcer l'influence de Pékin dans la zone du canal de Panama, tout en exacerbant les rivalités entre la Chine et les États-Unis dans cette région stratégique du monde», a relevé M. Kharlamenko.

Un autre interlocuteur de Sputnik, Ren Yuanzhe, de l'Académie diplomatique de Chine, a indiqué pour sa part que le Panama avait donné l'exemple aux autres pays d'Amérique centrale et des Caraïbes, d'Afrique et du Pacifique qui entretenaient encore des « liens diplomatiques » avec Taïwan.

Les observateurs constatent que la Chine est le second plus important utilisateur du canal de Panama après les États-Unis. Qui plus est, le poids économique et commercial de la Chine au Panama est devenu si puissant qu'il lui était difficile de résister à la Chine continentale, alors que Taïwan ne pouvait plus lui proposer des investissements et des coopérations aussi importants. Par ailleurs, Pékin a commencé la semaine dernière la construction d'un port de conteneurs, avec des installations de gaz naturel, dans la province de Colon, dans le nord du Panama.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue panaméenne Isabel Saint Malo de Alvarado ont signé mardi 13 juin les documents établissant des relations diplomatiques entre la Chine et le Panama. Cela isole encore plus Taïwan qui ne conserve de relations diplomatiques qu'avec 20 pays dans le monde dont le Saint-Siège. sputniknews.com 14.06


Le 14 juin 2017

CAUSERIE

Causerie du 14 juin, 16 pages.

Causerie du 12 juin actualisée, 10 pages.

Qu'aucun parti ne soit en mesure d'appeler seul à une action, on le comprend parfaitement, mais qu'aucun n'en propose aujourd'hui pour exiger le retrait du projet de contre-réforme du Code du travail (notamment) du gouvernement est inquiétant et révélateur.

J'ai envoyé à toutes les formations politiques que j'ai pu contacter par Internet ma proposition de manifestation nationale et unitaire à Paris le 16 septembre, je n'ai reçu qu'une seule réponse de la Fédération Anarchiste qui m'a dit être intéressée. On va attendre la fin de la semaine pour voir si nous aurons d'autres réponses, sans illusion évidemment. Entre la défense du régime et leurs misérables calculs d'appareil, il semble qu'ils n'ont pas d'autres intérêts en réalité. A suivre donc.

De plus en plus de travailleurs ont intégré le fonctionnement des institutions antidémocratiques de la Ve République.

Le président élu va nommer un Premier ministre et former un gouvernement qui sont issus de la formation politique ou de la coalition de partis qui ont soutenu sa candidature. Ce sont eux qui vont gouverner le pays, édicter des lois, etc., partant de là à quoi cela servirait-il d'aller voter aux législatives, autant laisser voter ceux qui ont élu le président élire leurs députés, nous nous ne sommes plus concernés après la présidentielle, pourquoi irions-nous élire des députés d'autres partis qui demain n'auront aucun pouvoir ?

Mais pourquoi n'ont-ils pas élu un président qui représenterait leurs intérêts ? Il y a plusieurs explications, on en retiendra deux qui n'en font qu'une. Parce qu'ils ont estimé qu'aucun ne les représentait vraiment, ils se sont abstenus ou ils ont dispersé leur voix sur l'ensemble des candidats en présence, y compris ceux représentant ouvertement les intérêts des capitalistes parce qu'ils n'ont pas un début de conscience de classe, cela tient à la fois à l'hétérogénéité de leur condition ou statut et au degré d'influence sur eux de l'idéologie de la classe dominante.

En résumé à ce stade, ce qui leur manque le plus c'est une conscience de classe, tandis que leur compréhension de la société présente de graves lacunes dont ils ne parviennent pas à se dépêtrer, parce que la société les a corrompu en leur accordant des conditions d'existence relativement confortables ou satisfaisantes, et c'est à travers ce facteur qui inconsciemment remplira le rôle d'écran déformant qu'ils interpréteront la situation et détermineront vers quel candidat ou parti se portera leur voix, dès lors qu'il leur tiendra le discours qu'ils voulaient entendre et la boucle est bouclée. Sans issue.

Quand on néglige ou nie tout ou partie ces facteurs qui sont à l'origine du niveau de conscience des travailleurs, ensuite il ne faut pas s'étonner de la situation ou de ce qui peut arriver. Refuser d'en discuter, c'est s'interdire d'aller de l'avant, dès lors on est conduit à régresser sans cesse et condamner l'humanité à la barbarie. C'est l'attitude adoptée délibérément par tous les partis dits ouvriers, malheureusement.

Ils vont vous tenir le discours que les travailleurs américains ont entendu il y a près d'un siècle et qui a produit les effets que vous savez. Ainsi la décomposition de la société (du monde) va se poursuivre et s'accélérer sans que la moindre perspective de la stopper n'apparaisse. La réaction va gouverner sans plus tenir compte du reste de la société, l'opposition étant disloquée, neutralisée, elle-même corrompue, se déchirera pour n'avoir aucune base théorique, aucune stratégie à opposer à celle de l'oligarchie qui règnera en maître absolu.

Il est à craindre que nous assistions aux derniers soubresauts du crépuscule de la civilisation humaine, dès lors que ce qui divise le mouvement ouvrier et les militants l'emporte sur ce qui permettrait de les rassembler.

Stop ou encore. Règne de la tyrannie made in USA ou la France telle qu'elle deviendra sous Macron.

Journaliste et écrivain, Chris Hedges, 60 ans, a longtemps été correspondant de guerre en Amérique latine, au Proche-Orient et dans les Balkans.

Il critique le traitement des Palestiniens par les Israéliens. Il a critiqué également la guerre en Irak.

Le 24 mai, un éditorial de The Wall Street Journal dénonce Hedges pour sa position contre la guerre. The New York Times le réprimande publiquement pour « remarque publique qui pourrait miner la confiance du public dans l'impartialité de la publication ».

Le 29 décembre 2008, il s'identifie comme étant un socialiste comparé à ce qu'il voit comme étant le « capitalisme totalitaire sans pitié ». Wikipédia.org

Chris Hedges - Oubliez le limogeage de James Comey. Oubliez la paralysie du Congrès. Oubliez l’idiotie d’une presse qui relate notre chute dans la tyrannie comme s’il s’agissait d’un concours sportif entre les Républicains et les Démocrates, tous deux liés au monde des affaires, ou un reality-show mettant en vedette notre président délirant et les crétins qui l’entourent. Oubliez le bruit. Les politiciens qui dirigent notre gouvernement dysfonctionnel n’incarnent en rien la crise que nous traversons. Elle est le résultat d’un coup d’État institutionnel qui s’est produit au ralenti pendant quatre décennies, qui a rendu le citoyen impuissant, qui nous a laissés sans aucune institution démocratique authentique et qui a donné un pouvoir total aux entreprises et aux militaires. Cette crise a engendré un système électoral où la corruption est légale, et elle a donné le pouvoir aux personnalités en vue qui maîtrisent les arts du divertissement et de l’artifice. Si nous ne renversons pas les forces néolibérales du monde des affaires qui ont détruit notre démocratie, nous continuerons à régurgiter toujours plus de monstruosités aussi dangereuses que Donald Trump. Trump est le symptôme, pas la maladie.

Notre chute dans le despotisme a commencé avec le pardon de Richard Nixon, dont les crimes, susceptibles de mener à la destitution, sont maintenant légaux, ainsi qu’avec les attaques extra-judiciaires, comme les assassinats ciblés et l’emprisonnement, menées contre des dissidents et des extrémistes, particulièrement les extrémistes noirs. Cela a commencé avec les fondations et les organisations financées par les grandes entreprises qui ont pris le contrôle de la presse, de la justice, des universités, de la recherche scientifique et des deux principaux partis. Cela a commencé avec le pouvoir donné à une police militarisée de tuer des citoyens désarmés, et l’inflation de notre horrible système d’incarcération de masse et de peine de mort. Cela a commencé avec le détricotage de nos droits constitutionnels les plus basiques – l’intimité, les procédures judiciaires légales, l’habeas corpus, des élections sans fraude et une opposition respectée. Cela a commencé quand d’importantes ressources financières ont été employées par des acteurs politiques tel que Roger Stone, un proche conseiller de Donald Trump, pour créer des publicités politiques non constructives et des histoires fausses destinées à tromper le public, métamorphosant les débats politiques en une parodie. Nous avons perdu sur tous ces fronts. Nous sommes pris au piège comme des rats dans une cage. Un imbécile narcissique peut envoyer ou couper des décharges électriques, mais le problème réside dans le lien de l’État avec les grandes entreprises, et tant que nous ne l’aurons pas démantelé, nous serons condamnés. (...)

Les forces racistes, violentes et despotiques ont toujours fait partie du paysage américain et ont souvent été tolérées et renforcées par l’État pour persécuter les noirs pauvres et les dissidents. Le pouvoir absolu est refusé à ces forces tant qu’une majorité de citoyens a la parole au sujet de leur propre gouvernance. Les élites du monde des affaires, cependant, effrayées par ce que le politologue Samuel Huttington a appelé un « excès de démocratie », concept dont l’origine remonte aux années 60, ont méthodiquement détruit l’édifice démocratique. Elles ont empêché les citoyens de participer au gouvernement. Et ainsi, elles se sont assurées que le pouvoir basculerait entre les mains des ennemis de la société ouverte. Quand les institutions démocratiques cessent de fonctionner, quand le consentement des gouvernés devient une farce, les despotes, les manipulateurs, les excentriques, les théoriciens de la conspiration, les escrocs, les généraux, les milliardaires et les proto-facistes occupent le vide politique. Ils laissent libre cours à la frustration et à la colère populaires tout en donnant à l’État les armes pour faire à la majorité ce qu’il a longtemps fait à la minorité. Cette histoire est aussi vieille que la civilisation. Elle s’est déroulée dans la Grèce et la Rome antiques, l’Union soviétique, l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et l’ex-Yougoslavie.

Trump, grave embarras pour l’État corporatiste et les organes de sécurité intérieure, peut être destitué de la présidence, mais une telle révolution de palais ne ferait que consolider encore davantage le pouvoir de l’État profond, et intensifierait les mesures internes de répression. Des millions de personnes, les sans-papiers, les condamnés pour crime, les prisonniers dans des cages, les personnes de couleur qui vivent dans la pauvreté, ont déjà été dépouillés de leurs droits et certains ont même été assassinés systématiquement par la police. La réalité d’une terreur quotidienne de l’État à l’encontre de ces minorités, à moins que ce processus de pillage institutionnel ne s’interrompe, s’étendra et deviendra normal avec ou sans Trump. (...)

Pendant les années 1960 et 1970, il y a eu une guerre contre les extrémistes noirs, avec l’assassinat par le FBI de dirigeants tels que Fred Hampton. Cette guerre contre les extrémistes, la prétendue bataille pour « la Loi et l’Ordre » du président Nixon, a placé la police, le FBI et les autres organes de sécurité intérieure en dehors du périmètre de la loi. Leur pouvoir n’a fait que se développer depuis. Nous sommes tous sous la surveillance de l’État. Et nous pouvons tous devenir des victimes si l’État nous considère comme une menace. La perte du contrôle citoyen, ainsi que le manque de transparence, sont inquiétants.

Abu-Jamal a été reconnu coupable en 1981 du meurtre de Daniel Faulkner, un policier blanc de Philadelphie. Son procès a été un simulacre. Il y a eu des fausses preuves, des témoins de la défense refoulés, des témoins à charge qui contredisaient leur témoignage antérieur, un avocat commis d’office, comme souvent dans ce système, à qui on avait attribué peu de fonds et qui avait peu envie de défendre son client, une série de décisions juridiques inconstitutionnelles prises par un juge pour condamner le prévenu. (...)

Notre incapacité à défendre ceux qui sont diabolisés et persécutés nous laisse tous diabolisés et persécutés. Notre incapacité à exiger justice pour tout le monde nous laisse tous sans justice. Notre incapacité à stopper l’écrasement des mouvements populaires qui se mettent explicitement du côté des opprimés nous laisse tous opprimés. Notre incapacité à protéger notre démocratie nous laisse sans démocratie. La persécution de Mumia Abu-Jamal, des membres de MOVE et tous les extrémistes durant quatre décennies ne sont pas une histoire ancienne. C’est la genèse du présent. Elle a engendré le coup d’État et le mécanisme de la terreur d’État. Nous allons payer pour notre complaisance. (Chris Hedges 14.05 - Article en entier sur le blog Les-crises.fr)

Macron est illégitime pour gouverner, chassons-le du pouvoir !

Législatives 2017 : va-t-on vers un excès de pouvoir ? L'Assemblée sera-t-elle légitime ? - Franceinfo

Réponse :

- Abstention : 24 009 182
- Blancs : 349086
- Nuls : 160557

Total : 52,48%

2012 (2e tour des législatives)

11 497 651 de voix (PS et alliés)

11 497 651:43 233 648 100 = 26,59% des voix exprimées = 57,37% en sièges.

- Abstention : 19 281 162
- Blancs et nuls : 923 178

Total = 48,45%

A plusieurs reprises depuis l'avènement de la Ve République le parti qui avait obtenu la majorité en nombre de députés était minoritaire en voix. Qui s'en était ému ? Personne ou presque... pour l'oublier aussi vite.

On entend des "révolutionnaires" s'émouvoir que REM pourrait rafler la mise à l'Assemblée nationale en étant minoritaire en voix, mais ils se passent bien de préciser qu'il en a souvent été ainsi, peut-être parce qu'ils ne tiennent pas vraiment à ce qu'on retourne le passé.

Leur passé, peu glorieux, quand ils cautionnaient le président et le parlement en place qui en réalité étaient minoritaires donc illégitimes, qu'il s'agisse de Sarkozy et de l'UMP ou de Hollande et du PS, en leur adressant des pétitions ou des délégations pour leur faire prendre conscience du triste sort qu'ils réservaient aux travailleurs comme s'ils ne le savaient pas et ne s'en fichaient pas éperdument. J'ai toujours été opposé à ce type d'actions.

Tout se paie un jour, y compris l'opportunisme.

L'idiot utile du régime prêt à tout pour garantir son statut d'affairiste et sa propre survie financière.

Politiquement il lui reste les cendres du réformisme ou le cadavre puant du PS.

Jean-Luc Mélenchon affichait un large sourire, dimanche 11 juin au soir, nous dit-on.

En nombre de voix, la France insoumise passe à plus de 7 millions à la présidentielle, à moins de 2,5 millions aux législatives. Après avoir visé l'Élysée, l'objectif de Jean-Luc Mélenchon est désormais d'obtenir quelques députés insoumis à l'Assemblée nationale. Francetv info

FI percevra chaque années en subvention de l'Etat : 2,5 millions de voix x 1,42 euros = 3 550 000 euros, soit 17,75 millions d'euros, à ce prix-là cela ne donne pas vraiment envie de renverser le régime !

- Jean-Luc Mélenchon, un geste pour les frondeurs liberation.fr

Il soutient quelques candidats socialistes : ceux qui ont signé la motion de censure contre le gouvernement de Manuel Valls, à l’époque de la mobilisation contre la loi Travail. Face à la vague de La République en marche, ils ne sont pas nombreux à être qualifié pour le second tour des législatives. Ils sont cinq : Régis Juanico (Loire), Barbara Romagnan (Doubs), Yann Galut (Cher), Christian Paul (Nièvre), et Jérôme Lambert (Charente).

Le leader de La France insoumise, qui est bien parti pour devenir député à Marseille, ne fait pas ce geste par hasard. Il se plonge aussi dans le futur. Il se cherche des alliés pour constituer un groupe parlementaire au Palais-Bourbon et jouer un rôle central dans l’opposition. liberation.fr 13.06

Le règne du totalitarisme.

Le déni permanent de la réalité, transformer un échec, moins de 15% des suffrages pour REM, en un "raz de marée", un "triomphe", à ce niveau c'est un cas clinique qui relève de la psychiatrie. Inutile de le dire, on va encore trouver mon discours excessif.

C'était joué aux apprentis sorciers ou être irresponsables de confier son sort à des escrocs patentés, tout ce qui se revendiquait de gauche et qui en réalité était de droite. Cette insouciance devait se payer très cher un jour. C'était inévitable, donc laissons les regrets aux nostalgiques des heures de gloire du social-impérialisme et du stalinisme.

Autre enseignements des législatives, les travailleurs boycottent les élections, tous les partis dits ouvriers appellent à y participer, la rupture est totale, aucun parti n'est légitime pour s'exprimer au nom des travailleurs.

Macronmania amère.

- Législatives 2017 : face à une abstention record, Emmanuel Macron ne cède pas au triomphalisme - Francetv info

Emmanuel Macron est resté discret au lendemain de la victoire. "Il n'est pas question qu'il fasse de commentaire selon son entourage", Anne Bourse en direct depuis le Palais de l'Élysée. Francetv info 12.06

Tandis que l'Elysée a refusé de commenter les résultats du 1er tour des législatives, certains notant que Macron n'avait pas cédé au "triomphalisme", ce n'est pas le cas des médias propriétés des oligarques, ses parrains, ou de l'AFP que l'Etat subventionne :

- Législatives: pour Macron, canaliser la force de la vague - AFP

- Législatives: Macron vers une majorité sans partage - AFP

N'abusez pas, LR et le PS soutiendront la politique de Macron puisqu'ils avaient la même, et les imposteurs de la pseudo-gauche ou les clones du PS feront tout pour empêcher que les travailleurs se mobilisent par millions, la racaille à la direction des syndicats en seront aussi.

Nathalie Saint-Cricq, journaliste de France 2 dont le Chef du service économique vient de participer à la réunion annuelle du groupe de Bilderberg, François Lenglet, joue le marteau-pilon de l'oligarchie et relaie ses conseils :

L'Assemblée nationale : "Elle est légitime, même si elle laisse beaucoup de Français sur le bord du chemin en raison un, de l'abstention, deux, des effets du scrutin majoritaire", selon la journaliste de France 2.

Et d'ajouter : "Il reviendra à l'exécutif de redoubler de vigilance pour ne pas donner l'impression d'humilier les oppositions de droite, du Front national ou de La France insoumise. Parce qu'il vaut mieux que l'opposition s'exerce dans l'hémicycle que dans la rue." "Il n'y a pas de péril démocratique", estime-t-elle. Francetv info 12.06

- Législatives : "Une caricature des mauvais travers de la Ve République" - LePoint.fr

L'abstention, grande gagnante du premier tour des législatives, fragilise la légitimité du scrutin.

Plus d'un électeur sur deux n'est pas allé voter dimanche dernier : le premier tour des législatives a été marqué par une abstention record (51,29 %). (...) Lassitude après une très longue séquence politique, débutée en 2016 avec les primaires ? Défiance vis-à-vis de la classe politique ? Désintérêt en raison de la victoire annoncée de La République en marche ? Déception après les résultats de l'élection présidentielle ? Le taux élevé d'abstention, qui nourrit les procès en légitimité, pourrait fragiliser cette victoire annoncée. Elle interroge au moins sur le fonctionnement de notre démocratie. Bruno Cautrès, dont les travaux portent sur l'analyse des comportements et des attitudes politiques, est chercheur CNRS au Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Interview.

Le Point. : Comment peut-on expliquer cette abstention record ?

Bruno Cautrès : La forte baisse de la participation entre l'élection présidentielle et les élections législatives n'est pas une nouveauté de ce scrutin ; on avait déjà constaté une baisse de forte ampleur en 2002, 2007 et 2012, depuis que les législatives sont presque « couplées » à la présidentielle. En 2017 sont venus s'ajouter à ce scénario classique d'autres facteurs : les deux primaires ont rallongé la campagne et rajouté des tours d'élection. De plus, les électeurs du Front national, de Jean-Luc Mélenchon ou encore de Benoît Hamon se sont plus abstenus que les autres, à cause des résultats de la présidentielle. Et le résultat des législatives semblait clairement annoncé à l'avance. Il n'y a pas eu de campagne électorale législative opposant des projets politiques. Le seul enjeu de la campagne était de savoir si Emmanuel Macron aurait une majorité absolue ou relative. Pour le moment, les électeurs font preuve d’une forme de « bienveillance conditionnelle » vis-à-vis du nouveau pouvoir

LePoint - Peut-on parler d'une Assemblée nationale illégitime ou peu représentative des Français ?

Bruno Cautrès - Juridiquement non bien sûr. Mais politiquement, il y a un souci. Les électeurs qui vont catapulter à l'Assemblée nationale de nombreux députés de La République en marche (REM) ne sont pas représentatifs de toute la sociologie de la France, du fait de l'abstention différentielle par milieux sociaux. Par ailleurs, la composition finale de l'Assemblée sera totalement distordue par rapport au premier tour de la présidentielle qui est ainsi (presque) rayé d'un trait de plume. La combinaison de ces deux observations pose la question sur la signification de « représenter les Français » par rapport à « représenter la France » ou « la volonté générale ». REM et Emmanuel Macron n'y sont pour rien ; c'est l'effet du scrutin majoritaire et de la non-participation des électeurs aux courants de pensée différents. Tout ceci pose une sérieuse question sur la légitimité au sens politique par rapport au sens formel du terme.

LePoint - Est-ce un danger pour notre démocratie ?

Bruno Cautrès - C'est potentiellement un souci, car le résultat final des législatives va ressembler à une caricature des mauvais travers de la Ve République au scrutin majoritaire. Il n'est pas bon pour la qualité du fonctionnement de la démocratie que des forces politiques qui comptent et qui obtiennent les votes de parties significatives du corps électoral ne soient pas ou pas bien représentées en sièges dans l'Assemblée qui fait la loi.

LePoint - Est-ce le signe que les forces d'opposition changent de nature ? Par exemple, si les abstentionnistes ne sont pas en accord avec des mesures prises par le gouvernement, ne préféreront-ils pas manifester plutôt que voter ?

Bruno Cautrès - principal risque de la situation que nous vivons est bien là. Ce risque provient de l'écart entre l'hétérogénéité politique et sociologique dans les résultats du premier tour de la présidentielle, et l'homogénéité politique et sociologique qui va apparaître à l'Assemblée nationale. Si les forces d'opposition ne sont pas bien représentées au Parlement, ne risquent-elles pas de vouloir s'exprimer à travers d'autres canaux ? LePoint.fr 13.06

Couacs, affaires, mutisme

- Législatives - Nouveaux couacs en Bretagne chez La République en marche - LePoint.fr

La fondatrice du comité local En marche ! en Ille-et-Vilaine soutient la député LR sortante Isabelle Le Callennec plutôt que la candidate investie par REM.LePoint.fr

- Richard Ferrand est-il au coeur d'une nouvelle affaire immobilière ? - Franceinfo

Selon Mediapart, le ministre de la Cohésion des territoires se serait enrichi en revendant une partie de sa permanence parlementaire, qu'il aurait achetée avec des fonds publics. Franceinfo

- François Bayrou, l'embarrassant champion de la moralisation d'Emmanuel Macron - Le Huffington Post

- Visiblement, Bayrou se moque des remontrances d'Edouard Philippe - Liberation.fr

Le Premier ministre a rappelé à l'ordre Français Bayrou, qui a répondu en signifiant... qu'il s'en moquait. Liberation.fr

- Les candidats d'En marche accusés de fuir le débat - liberation.fr

Plusieurs dizaines de candidats de la majorité présidentielle refusent de débattre entre les deux tours. Un «déni de démocratie» pour leurs adversaires, qui dénoncent une tactique pour ne pas prendre de risque alors qu'ils partent largement favoris.

La polémique survient alors que le mouvement d’Emmanuel Macron semble assuré d’une vague sans précédent sur l’Assemblée nationale. Les candidats n’auraient guère intérêt à se mettre en danger lors d'un débat d'entre deux tours, préférant surfer tranquillement sur la vague pour se faire déposer à l’Assemblée nationale… L’inexpérience politique d’une bonne partie des candidats du tout nouveau parti est aussi avancé comme raison par leurs adversaires. Peu rodés aux débats – a fortiori médiatisés – ils se défileraient. L’exemple de Fabienne Colboc, candidate dans la 1re circonscription d’Indre-et-Loire, a pu en refroidir plus d’un. Un montage ressorti hier met en avant sa piêtre prestation lors d’un débat organisé par France 3 Val de Loire. On y voit Fabienne Colboc tenir des propos confus, voire incohérents. C’est d’ailleurs à cause de cette performance qu’elle-même aurait refusé un nouveau débat avant le deuxième tour contre son adversaire Hervé Novelli, selon la Nouvelle République. liberation.fr 13.06

L'essentiel est ailleurs, coup de force ou arnaque réussi.

Le parti d’Emmanuel Macron présentait 468 candidats (sur 577 circonscriptions) selon l’étiquetage du ministère de l’Intérieur : 400 sont arrivés en tête de leur scrutin, 58 à la deuxième place. Mais seuls 10 ont échoué et ne verront pas le second tour (aucun n’a fait pire que quatrième), notamment à la Réunion, dans le Nord et en Corse. Franceinfo

A mort !

- Législatives : le Parti socialiste est-il condamné à mourir ? - Franceinfo

- Législatives 2017 : l'avenir du parti Les Républicains en question - Franceinfo

- Législatives 2017 : la débâcle au Front national - Franceinfo

En régime oligarchique, c'est le nerf de la guerre qui commande.

- Législatives : la bonne fortune de REM, la crise pour LR et le PS - lepoint.fr

En politique, l'argent est le nerf de la guerre. La République en marche (REM) vient à peine de devenir un parti politique mais est déjà assuré d'un confortable financement public, quand les deux grandes formations traditionnelles, Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS), vont devoir, dans le meilleur des cas, revoir leur train de vie à la baisse de manière drastique.

Le financement public se divise en deux tranches. D'une part, tout parti qui a présenté des candidats ayant obtenu plus de 1 % des voix dans au moins 50 circonscriptions au premier tour se voit attribuer chaque année 1,42 euro par suffrage pendant la durée de la législature. L'abstention record, conjuguée aux résultats médiocres pour LR, catastrophiques pour le PS, va diminuer sensiblement cette manne. LR a perdu plus de trois millions de voix entre 2012 et 2017, le PS plus de six millions. Soit une baisse des recettes annuelles d'environ 4,5 et 9 millions d'euros respectivement. REM, avec plus de sept millions d'électeurs, est d'ores et déjà assuré de récolter à ce titre plus de 10 millions d'euros par an.

La seconde tranche est débloquée en fonction du nombre de parlementaires qui, chaque année au mois de novembre, déclarent leur affiliation à un parti. Chaque élu « rapporte » un peu plus de 37 000 euros par an. Passant de 280 sièges à moins de 40, selon les projections, le PS connaîtra l'an prochain un manque à gagner de 9 millions d'euros sur cette seconde tranche. Les Républicains devront compter sur une centaine de députés de moins, soit une perte de plus de 3 millions d'euros. Avec plus de 400 élus selon les pronostics, le parti du président empochera quant à lui une quinzaine de millions d'euros chaque année de la législature.

Les deux partis sortants, en outre, ne recevront plus autant de contributions de leurs élus au Parlement (5 % de leur indemnité, soit 275 euros par mois, chez LR, et 500 euros mensuels au PS).

Sur 284 députés élus en 2012, seuls 65 candidats PS passent la barre du premier tour. Il ne devrait pas en rester plus de 30 au final. Francetv info

Pour le Parti socialiste, le risque de banqueroute est donc évident. Mais Les Républicains sont eux aussi menacés, à cause de leur endettement très lourd. Selon le rapport publié par la Commission nationale des comptes de campagne en février 2017, la dette de cette formation s'élevait encore à 67,7 millions d'euros fin 2015 (p. 392 et suivantes). Or, quand il a renégocié un rééchelonnement avec les banques, le parti de droite a calculé ses échéances à compter de début 2018, en prenant pour hypothèses une victoire de son candidat à la présidentielle, et la majorité absolue aux législatives. Il est aujourd'hui très loin du compte. Dans ce contexte, les 3 millions d'euros de la campagne présidentielle qui restent sur les comptes de Force républicaine, le microparti de François Fillon qui se refuse obstinément à rendre l'argent, vont se révéler plus désirables que jamais. lepoint.fr 13.06

En oligarchie, seule l'entreprise, le marché compte.

- Droit du travail : le Medef veut lui aussi privilégier l'entreprise - latribune.fr

Pierre Gattaz, président du Medef, veut, à l'instar du gouvernement, faire de l'entreprise le lieu privilégié pour élaborer les normes sociales. Il demande à ce que l'accord de branche devienne l'exception...

« Le Medef ne sera ni un opposant systématique ni un soutien aveugle ». Pierre Gattaz, le président de l'organisation patronale, a tenu à mettre immédiatement les points sur les « i », avant même les résultats du second tour des élections législatives. Il ne veut surtout pas montrer l'impression de jubiler alors que le nouveau pouvoir a choisi comme chantier prioritaire du quinquennat la réforme du Code du travail. Une vieille antienne patronale.

S'autorisant un rôle « d'aiguillon », Pierre Gattaz se dit même fermement opposé à deux décisions prises par le gouvernement d'Edouard Philippe. Sur le compte pénibilité, d'abord, il ne veut pas d'une énième expertise pour parvenir à une simplification du dispositif, comme l'a promis le 30 mai le Premier ministre. Le Medef prône une méthode nettement plus drastique : un « arrêt des compteurs ». Pierre Gattaz veut revoir le dispositif de fond en comble pour « tout simplifier » et se dit d'accord avec Emmanuel Macron pour l'inclure dans la prochaine réflexion sur les retraites qui aura lieu en 2018.

Désaccord sur le prélèvement à la source...

Le deuxième objet de son courroux concerne le prélèvement à la source. Pour le Medef, c'est toujours « non » et le fait que le gouvernement ait retardé la réforme de 2018 à 2019 ne change absolument rien pour lui : « les entreprises ne sont pas des percepteurs », a lancé Pierre Gattaz qui demande au gouvernement de trouver d'autres solutions.

... mais accord complet pour faire de l'entreprise le lieu privilégié de la négociation

Mais, pour le reste, le Medef est actuellement en phase avec la future nouvelle majorité. Il brûle même d'impatience sur la réforme du Code du travail, jugé « trop complexe, trop lourd, trop anxiogène » pour les chefs d'entreprise et les potentiels investisseurs en France. Pierre Gattaz a même été jusqu'à lancé que « le premier épouvantail de la France, c'est son droit du travail »... Alors, ce que souhaite avant tout Pierre Gattaz « c'est un dialogue réel dans les entreprises. Cela doit être le sens de la réforme ». Autrement dit, pour lui, un maximum de choses doivent être négociées au niveau des entreprises. Vielle revendication du Medef. Mieux, s'il n'y pas de syndicats, le chef d'entreprise doit pouvoir « négocier avec ses salariés directement »... Les syndicats apprécieront.

Enfonçant le clou, le patron de l'organisation syndicale estime aussi que la branche doit se limiter à guider « les petites entreprises qui n'ont pas le personnel pour discuter de l'organisation » et ne primer que « par exception, pour éviter le dumping social et l'anarchie» : « Typiquement, dans le nettoyage, lorsqu'une entreprise perd un contrat avec une société, elle a l'obligation de transférer ses salariés à l'entreprise qui a gagné l'appel d'offre. Dans ce cas, c'est la branche qui régule et c'est très bien. » Mais dès que cela est possible, les entreprises doivent pouvoir déroger à un accord de branche...

Les motifs du licenciement économique négociés dans les entreprises?

Une philosophie assez proche de celle de l'actuel gouvernement donc qui voudrait faire aussi de l'entreprise le lieu privilégié de la négociation. D'ailleurs, Edouard Philippe est allé un peu plus loin dans cette voie ce mardi 13 juin en intervenant sur France Info. Interrogé sur le fait de savoir si les causes d'un licenciement économique pourraient être à l'avenir négociées au niveau de l'entreprise - actuellement les critères justifiant un tel licenciement sont définis par la loi et la jurisprudence - le Premier ministre s'est montré ouvert... mais prudent : « On verra. On va discuter. Je ne dis pas que ce sera le cas, je dis qu'on va discuter. »

Réponse sibylline certes, mais qui ouvre déjà plus de perspectives que la semaine dernière quand Édouard Philippe avait rendu public un document de travail sur les réformes sociales qu'il entendait mener et qui ne comportait que des propos très généraux. Cette fois-ci, même s'il reste très prudent, Édouard Philippe laisse tout de même entendre qu'il ne serait pas contre le fait que ce sujet soit abordé dans la concertation en cours avec les organisations patronales et syndicales dans le cadre de la préparation des ordonnances. Le Medef ne peut qu'être ravi.

Le quotidien Libération avait à cet égard déclenché un beau tollé en révélant un document de la Direction générale du Travail, « en réponse à une demande du cabinet » - de la ministre du Travail - où cette idée de pouvoir négocier les motifs du licenciement économique au niveau de l'entreprise était clairement indiquée. La ministre du Travail avait rétorqué qu'il ne s'agissait que d'un document de travail sans valeur officielle...

Pas de négociation sur le contrat de travail

En revanche, comme si il avait besoin d'offrir à l'avance une compensation aux syndicats, Edouard Philippe a également précisé qu'il n'était pas question d'ouvrir les accords d'entreprise à une réforme possible du contrat de travail :

« J'ai déjà exprimé le fait que toute une série de règles relatives au contrat de travail n'avaient pas vocation à être discutées dans l'entreprise (....) le nombre de CDD, la durée du CDD, le fait que le CDI est le contrat de droit commun, que c'est la norme. »

Si c'est vraiment le cas, le Medef va être un peu déçu, lui qui défend « un droit à l'expérimentation » et qui demande que « des CDI de mission, de projets soient tentés... ». Oubliant d'ailleurs au passage que ce type de contrat est déjà possible pour les ingénieurs et les cadres, dès lors qu'il est prévu par un accord de branche... ou d'entreprise.

Pour l'instant donc, le Medef apporte son soutien au Président de la République et à sa future majorité. Mais il prévient que le « gouvernement à une énorme responsabilité » pour réussir à réformer dans une période où il y a un « bon alignement des planètes » avec une conjoncture qui redevient favorable et la création de plus de 80.000 emplois au premier trimestre.. certes, pour autant Pierre Gattaz n'a pas été jusqu'à remercier François Hollande pour cet héritage... latribune.fr 13.06

Commentaire d'un internaute

- "Faire de l'entreprise le lieu privilégié pour élaborer les normes sociales"...Et pourquoi pas donner aux délinquants la faculté de rédiger le Code Pénal.

Le Medef est une organisation terroriste qui fait sur une année plus de morts que toutes les organisations terroristes connues réunies. C'est moins spectaculaire parce que les gens meurent anonymement, suicides, burn-out, maladies professionnelles...

Gattaz et son organisation terroriste se sentent pousser des ailes. Il va falloir les rogner leurs ailes de vautour. Ils ne comprennent que le rapport de force, eh bien on va le leur imposer, dans la rue. Fini le politiquement correct: retour à la baston.

Même après la soupe est encore bonne.

Une allocation chômage qui peut devenir particulièrement avantageuse.

- Législatives 2017 : les avantageuses allocations chômage des députés battus - latribune.fr

Sans autre revenu, si un député issu du privé « au chômage » bénéficie de l'aide pendant les trois ans, il pourra ainsi toucher 102.574,86 euros au total, selon le think tank iFRAP. Et si cette somme est élevée, elle s'explique par le montant important de base d'indemnisation des députés : elle s'élève en effet à 5.514,68 euros, ce à quoi il faut ajouter l'indemnité de résidence (165,44 euros), l'indemnité de fonction (1.420,03 euros) ce qui équivaut à un salaire brut mensuel de 7.100,15 euros.

D'autre part, contrairement à la procédure traditionnelle menée par Pole emploi dans le cadre de cette allocation, aucun contrôle n'est mené pour s'assurer que le député poursuit bel et bien sa recherche d'emploi puisque ce n'est pas cet organisme qui y est en charge. latribune.fr 13.06

Cela représente 34 ans de ma retraite (250 euros par mois) !

En bref

Il est des vôtres!

- Second tour des législatives 2017: Serge Dassault appelle à voter Manuel Valls "contre les Insoumis" - Le Huffington Post

En oligarchie ou le monde leur appartient.

- A fin 2016, la zone Europe de l'Ouest comptait 3,8 millions de foyers millionnaires, autant qu'en Asie-Pacifique.

Le marché américain reste le plus important au monde : la zone Amérique du Nord compte 7,6 millions de foyers millionnaires, et totalise (tous niveaux de richesse confondus) 55.700 milliards de dollars de patrimoine financier. Les Echos 14.06

Les élites qui vous pourrissent la vie.

- Protection sociale : deux femmes nommées à des postes stratégiques de l’administration - lesechos.fr

Mathilde Lignot-Leloup deviendrait directrice de la Sécurité sociale, et Cécile Courrèges directrice de l’offre de soins.

Elles ont été reçues par le Président de la République, et selon nos informations, leur nomination va être proposée ce mercredi en conseil des ministres. Mathilde Lignot-Leloup et Cécile Courrèges devraient décrocher deux directions stratégiques au sein de l'administration : la première prendrait la tête de la DSS (direction de la Sécurité sociale), qui se penche entre autres sur les comptes sociaux, et la deuxième dirigerait la DGOS (direction générale de l'offre de soins), qui a la haute main sur les hôpitaux. Avec la DGS (direction générale de la santé), dirigée par Benoît Vallet, ces trois directions jouent un rôle central dans la protection sociale en France.

Ces deux femmes remplaceraient Thomas Fatome, qui a quitté la DSS pour devenir directeur de cabinet adjoint à Matignon, et Anne-Marie Armenteras de Saxcé, qui a rejoint le collège de la Haute Autorité de Santé.

Deux expériences en cabinet ministériel

Mathilde Lignot-Leloup est depuis 2011 directrice déléguée à la Caisse nationale d'assurance-maladie, en charge de la gestion et de l'organisation des soins. Elle était conseillère comptes sociaux dans le cabinet Woerth en 2007, puis conseillère technique en 2009 auprès de François Fillon à Matignon, et elle a fait partie de l'équipe de projet de ce dernier lorsqu'il s'est porté candidat à la présidentielle. Enarque, diplômée de Sciences-po Paris, cette IGAS (Inspection générale des Affaires sociales) a également été directrice de l'audit à l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), de 2005 à 2007.

Cécile Courrèges est directrice de l'Agence régionale de santé Pays de la Loire depuis 2014. Au cours des deux années précédentes, elle était conseillère technique de Jean-Marc Ayrault à Matignon, en charge de l'autonomie et de la santé. Enarque, diplômée de sciences politique et de l'Ecole nationale de santé publique, elle a également dirigé l'Agence régionale de santé de Bourgogne. lesechos.fr 13.06

Ils osent tout

- Emmanuel Macron tout puissant face à Theresa May, et c'est la presse britannique qui le dit - Le Huffington Post

- Et si on fondait le Code de la fonction publique dans le Code du travail ! - LePoint.fr

Concrètement, tout nouveau recruté dans les institutions publiques, par concours ou non, serait salarié et non plus agent titulaire. LePoint.fr

- Israël va réduire la fourniture d'électricité à Gaza - AFP

- En Arabie saoudite, porter le maillot du Barça est désormais passible de 15 ans de prison - Le Huffington Post

L'Arabie saoudite veut véritablement occulter tout lien avec le Qatar. Le Huffington Post

- Au Pakistan, un homme accusé de blasphème sur Facebook a été condamné à mort - Slate.fr

- Un mariage à trois reconnu officiellement en Colombie - BFMTV

On avait déjà signalé dans des causeries antérieures que certains pays en Europe plébiscitaient la pédophilie (Pays-Bas), l'inceste (Suisse), la zoophilie (Allemagne), demain ce sera au tour de la polygamie qu'ils reprochent à certains Africains notamment, tout comme ils réprimaient l'usage du cannabis qu'ils finissent par légaliser, etc. J'allais oublier la pornographie, le divorce, l'homosexualité, etc. qu'ils condamnaient encore il n'y a pas si longtemps...

Stratégie du chaos et déstabilisation des Etats.

- Manifestations en Russie: Navalny condamné à 30 jours de prison - AFP

Rappel : Navalny ou monsieur 1% (% aux élections), l'agent de la NED/CIA...

- À Moscou, des barricades antichars contre l’opposition... selon des reporters occidentaux - sputniknews.com

En ce jour de fête nationale, une multitude d’actions se tiennent à Moscou, allant des festivals de reconstitution historique aux manifestations sauvages d’opposition. Se focalisant apparemment exclusivement sur la protestation, des journalistes occidentaux ont pris des installations historiques pour un outil destiné à réprimer l'opposition.

Outre des manifestations festives organisées à l'occasion de la Journée de la Russie, célébrée ce lundi 12 juin, la capitale russe a accueilli aujourd'hui des meetings, dont la manifestation autorisée par la mairie de Moscou sur l'avenue Sakharov. La veille des rassemblements, Alexeï Navalny, figure de l'opposition russe, a soudain appelé les participants à tenir une manifestation sauvage sur l'artère principale de la ville, rue Tverskaïa, qui accueille en ce moment le festival de reconstitution historique « Temps et époques » avec entre autres ses artistes vêtus d'uniformes de l'époque de la Seconde Guerre mondiale et des obstacles antichars…

Or, des journalistes du New York Times et du Financial Times venus couvrir les protestations ont pris ces installations historiques pour un nouveau moyen de répression de l'opposition mis en place par le Kremlin.

« Le barrage est installé sur le boulevard principal de Moscou pour empêcher les protestataires anti-Kremlin d'atteindre le Kremlin et la place Rouge », a écrit sur son compte Twitter le journaliste du NYT Neil MacFarquhar.

Ce Tweet a par la suite été supprimé.

« Officiellement, ces sacs de sable et autres obstacles antichars font partie de la reconstitution historique qui se tient sur la place, mais en réalité ils bloquent les protestataires », a-t-il indiqué dans un autre Tweet.

Neil Buckley, journaliste au FT, a commis la même erreur. « De nombreux pays utilisent des pièges antichars contre les envahisseurs. Moscou les emploient contre son propre peuple », a-t-il écrit dans un Tweet avant de le supprimer. sputniknews.com 12.06

- Venezuela: la procureure Ortega tient tête à Maduro - AFP




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Porto Rico

Noeud coulant pour un suicide annoncé.

- Porto Rico Les citoyens votent pour le rattachement aux Etats-Unis - Liberation.fr

Les électeurs portoricains ont choisi, dimanche, de voir leur île caribéenne devenir le 51e Etat américain lors d’un référendum consultatif toutefois marqué par une énorme abstention et boycotté par l’opposition.

Croulant sous 70 milliards de dollars (62 milliards d’euros) de dettes et un mois seulement après avoir déclenché le plus gros processus de faillite jamais déclaré par un territoire américain, l’île risque de ne pas réussir à convaincre Washington d’ajouter une étoile à son drapeau. Liberation.fr 12.06

Iran

- Khamenei accuse Washington d'avoir créé Daech - sputniknews.com

Suite aux attentats qui ont frappé Téhéran le 7 juin dernier, l'Iran hausse le ton contre le soutien à l'organisation terroriste Daech qu'il impute à Washington. Cette fois-ci, c'est le guide suprême de la Révolution iranienne qui a formulé ses accusations.

L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution iranienne, a accusé les États-Unis d'être à l'origine de la création de Daech et par extension de l'instabilité dans la région, lit-on lundi sur son site Web officiel.

« Vous et vos agents vous êtes la source de l'instabilité au Proche-Orient. Qui a créé l'État islamique ? L'Amérique. […] Les affirmations de l'Amérique selon lesquelles elle lutterait contre Daech sont un mensonge », a déclaré l'ayatollah lors d'une réunion avec des responsables iraniens.

Rappelons que des déclarations de personnalités iraniennes au sujet de liens entre Washington et Daech se sont succédé aux cours des jours qui ont suivi le double-attentat de Téhéran.

Des accusations ont notamment été formulées par le Président du parlement iranien Ali Larijani. Quant au chef d'état-major adjoint des Forces armées iraniennes Mostafa Izadi, il a déclaré que son pays disposait de preuves tangibles attestant du soutien direct livré par Washington aux terroristes de Daech. sputniknews.com




SOCIAL ET SOCIÉTÉ

France

- Les salariés de GM&S bloquent de nouveau leur usine - bfmtv.com

Au lendemain d'une réunion à Bercy, et pour protester contre les "décisions dévastatrices qui se profilent", les salariés de l'équipementier automobile ont de nouveau bloqué le site de La Souterraine, dans la Creuse.

Les salariés de l'équipementier automobile GM&S Industry, menacé de liquidation, bloquaient de nouveau leur usine ce mardi à La Souterraine (Creuse) pour faire pression sur la "cellule de crise" mise en place par l'Élysée, dont ils n'acceptent pas les "décisions dévastatrices qui se profilent".

Selon un communiqué diffusé par l'intersyndicale CGT-FO, les salariés ont voté à 85% "pour poursuivre les actions dans le but de faire évoluer les offres et pousser les constructeurs (automobiles Renault et PSA, ndlr) à remettre le chiffre d'affaires nécessaire à une reprise pérenne bien supérieure à 140 emplois". Les salariés bloquent notamment les accès de l'usine avec du matériel, a-t-on précisé de sources syndicales.

Cette décision d'un nouveau blocage, après une première occupation du site du 11 au 23 mai, intervient au lendemain d'une réunion à Bercy entre les représentants des salariés et des membres du cabinet du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

Le président Emmanuel Macron, qui avait rencontré les salariés le 9 juin au cours d'un déplacement en Haute-Vienne, avait annoncé la mise en place d'une "cellule de crise" à l'Elysée pour travailler à organiser les conditions d'une reprise.

"Le saccage de l'industrie continue !"

Or selon les syndicats, "l'État nous expose comme seule solution une reprise à 140 salarié(e)s par le Groupe GMD (leader français de l'emboutissage, ndlr) qui lui refuse la diversification. Pire! M. Martineau, patron de GMD, ne souhaite pas d'augmentation du chiffre d'affaires proposé par Peugeot et Renault", les principaux clients de GM&S.

"L'État va-t-il bâcler et/ou se débarrasser rapidement de ce dossier ? Le rôle de l'État se cantonne-t-il à l'accompagnement des chômeurs ? Le saccage de l'industrie continue !", déplore l'intersyndicale.

Les salariés demandent que l'État "continue opiniâtrement à négocier une augmentation du chiffre d'affaires par Renault et Peugeot" afin d'améliorer les offres de reprise ; "prenne contact avec d'autres repreneurs potentiels du secteur ou non" ; "demande une prolongation de la période d'observation à septembre"; et que le propriétaire actuel paye une prime "extra-légale" pour les salariés qui ne seraient pas repris.

GM&S Industry, deuxième employeur privé de la Creuse avec ses 277 salariés, est en redressement judiciaire depuis décembre - son troisième redressement en huit ans. L'entreprise n'a fait pour l'heure l'objet d'aucune offre ferme de reprise, à dix jours d'une audience, le 23 juin au tribunal de commerce de Poitiers, qui pourrait sceller sa liquidation. bfmtv.com 13.06

Ils n'ont qu'à occuper la préfecture et séquestrer le préfet jusqu'à ce que Macron signe la nationalisation de GM&S Industry et garantisse le maintien des 277 emplois.

Inde

- En Inde, la grève victorieuse des agriculteurs - Liberation.fr

Après onze jours de grève, les paysans de l’Etat de Maharashtra ont décidé d’arrêter le mouvement lundi. Devendra Fadnavis, le chef du gouvernement local, a accordé l’annulation de tous leurs prêts aux centaines de milliers d’agriculteurs surendettés de cet Etat de l’ouest de l’Inde. Obligés de contracter des prêts auprès des banques privées ou d’Etat afin de payer les semences, les engrais et l’accès à l’eau, ils se plaignaient de la baisse du prix de revente de leurs produits. Les paysans du Madhya Pradesh, dans le centre du pays, sont, eux, toujours en grève.

Au moins cinq d’entre eux ont été abattus par la police dans les affrontements à Maudsaur depuis le début du mouvement. Selon la presse locale, des agriculteurs du Rajasthan, Etat voisin du Madhya Pradesh, confrontés aux mêmes problèmes, ont bloqué des livraisons de lait, céréales et légumes dimanche.

Les paysans en colère empêchent les camions de livraison d’atteindre les villes, renversent les cargaisons sur les routes. En quelques jours, les prix des denrées sur les marchés ont explosé : «Le prix de la coriandre a doublé. De 20 roupies, il est passé à 40 roupies. Les prix pourraient attendre les 100 roupies, s’inquiète Santosh Wagh, un vendeur de légumes, dans une vidéo mise en ligne sur YouTube par The Quint, un média indien. Les gens n’achètent plus de légumes car c’est trop cher. Tout le monde souffre. Le gouvernement devrait abandonner la dette des paysans.» Surendettés, les agriculteurs indiens sont pris à la gorge. Selon le Bureau national de recensement du crime, un paysan se suicide toutes les 41 minutes depuis 1994. Entre 1995 et 2015, 318 528 fermiers se sont officiellement donné la mort, la plupart en avalant des pesticides. La démonétisation surprise de novembre 2016, qui est tombée au moment où les paysans vendaient leurs récoltes et devaient acheter des intrants, a encore compliqué la donne.

En mars, le BJP, parti nationaliste hindou du Premier ministre, Narendra Modi, est arrivé largement en tête aux élections régionales en Uttar Pradesh. A peine investi, Yogi Adityanath, le nouveau ministre en chef de ce grand Etat du Nord, avait annoncé effacer la dette des agriculteurs, qui s’élevait à 5 milliards d’euros. «L’Uttar Pradesh peut le faire, il y a déjà eu des levées de dettes suite à des manifestations», affirme Bruno Dorin, chercheur du Cirad, détaché au Centre de sciences humaines à New Delhi. Une annonce qui a poussé les agriculteurs d’autres Etats à réclamer eux aussi l’effacement de leurs ardoises. Les deux tiers des 1,3 milliard d’Indiens dépendent directement ou indirectement de l’agriculture pour leur subsistance.

«Un suicide économique et écologique»

La semaine dernière, Devendra Fadnavis avait proposé d'annuler les prêts en défaut de paiement à hauteur de 305 milliards de roupies (soit 4,23 milliards d’euros). Mais les manifestants réclamaient l'annulation de tous les prêts. En arrivant au pouvoir, Narendra Modi avait promis de doubler les revenus des agriculteurs «d’ici cinq ans», une mesure qui ne concernait que les propriétaires terriens. Selon le dernier recensement général, effectué en 2011, ces derniers, appelés «cultivateurs» seraient 119 millions. Les ouvriers agricoles, désormais plus nombreux que les propriétaires, représentent 144 millions de personnes, soit plus de 10% de la population.

Pour Bruno Dorin, la situation des agriculteurs indiens est intenable depuis la «révolution verte», comme on appelle l’industrialisation de l’agriculture. La taille des fermes diminue de génération en génération. Pour gagner sa vie, le paysan doit augmenter ses rendements, et acheter des semences qui demandent plus d’engrais, de pesticides et d’eau. Malgré les milliards de roupies de subventions, il est obligé de s’endetter. La culture du coton, très répandue dans le Maharashtra, utilise énormément d’OGM, des semences plus chères qu’il faut racheter tous les ans. «C’est un suicide économique et écologique», dénonce Bruno Dorin. Cette agriculture intensive est en train de polluer les sols, d’épuiser les nappes phréatiques et de participer à l’émission de gaz à effet de serre. Le chercheur poursuit : «On commence à voir l’impact des pesticides ici, les cancers se développent.»

Même si les manifestations paysannes sont courantes en Inde, dans un tel contexte, le risque que le mouvement s’étende à d’autres Etats est réel. «Ce serait explosif», estime Bruno Dorin, qui attribue «en partie» la grave crise financière du pays en 1991 à des levées de dettes faites à très grande échelle. Même si aujourd’hui, l’endettement est moins grave qu’à l’époque, Modi semble être dans une position bien compliquée. D’autant que le conflit est utilisé politiquement. Rahul Gandhi, le numéro 2 du Congrès, principal parti d’opposition, avait tweeté le 6 juin : «Ce gouvernement est en guerre contre les agriculteurs de notre pays.» Il avait été arrêté quelques heures à Mandsaur, jeudi, alors qu’il était venu montrer sa solidarité envers les familles des agriculteurs tués. Un signe «très inquiétant» selon Bruno Dorin. Pour Vandana Shiva, visage du combat écologiste en Inde, les paysans «ont besoin de justice, pas de balles». Et seule une agriculture sans OGM pourrait leur permettre de sortir de la spirale de la dette. liberation.fr 12.06

Pas entendu parler, je ne lis pas les journaux et je n'ai plus de télévision depuis plus de deux ans. Je ne peux pas faire ce boulot de dingue et m'intéresser à ce qui se passe en Inde. Et puis je vis au Tamil Nadu, à Trichitrambalam, donc ici les Indiens se foutent de ce qui se passent ailleurs, y compris dans le village voisin...


Le 12 juin 2017

CAUSERIE

Pondichéry, 15h.

Résultats des législatives au niveau national (définitifs, ministère de l'Intérieur) :

La République en Marche : 28,21% ;
Les Républicains : 15,77% ;
Front national : 13,20% ;
La France insoumise : 11,02% ;
Parti socialiste : 7,44% ;
MoDem : 4,11% ;
EELV : 4,30% ;
UDI : 3,03% ;
PCF : 2,72% ;
DLF : 1,17% ;
Extr Gauche : 0,77%.
Abstention : 51,29%.

(Source : linternaute.com 12.06)

Je rajoute quelques mots à la suite de la causerie de ce matin qu'on intègrera dans celle de demain.

Macon et les députés sont déjà le président les élus les plus impopulaires de la Ve République.

L'abstention plus les voix de FI, du PCF et des partis d'extrême gauche, soit environ 65% expriment le rejet de la politique ultra libérale ou des ordonnances annoncées de Macron.

Macron ou son parti ont perdu 13 millions d'électeurs en un mois !

Que cela ne tienne, ils osent tout :

Franceinfo évoque : "le triomphe de La République en marche au premier tour des élections législatives dimanche. "

- Collomb : le score de REM, signe d'une "adhésion aux réformes" - AFP

Le score du parti du président Emmanuel Macron, arrivé largement en tête dimanche 11 juin du premier tour des législatives, est "le signe d'une réelle adhésion aux réformes que nous avons commencé à mettre en œuvre", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. AFP 12.06

- De la présidentielle aux législatives, En Marche ! continue sa progression - Franceinfo12.06

Macon mis en "échec".

- Castaner: l'abstention est "un échec de cette élection" - AFP

L'abstention massive (51,29%) qui a marqué le premier tour des législatives est "un échec de cette élection", a estimé lundi Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement. AFP 12.06

Commentaire d'abonnés du Figaro

1- Si on considère l'abstention et le nombre d'électeurs inscrits, on se rend compte que 22.050.000 ont voté. LRM ayant obtenu 32.3% des électeurs, Macron aura la majorité absolue avec seulement 7.122.000 électeurs sur 45 millions d'inscrits.

2- Un système qui permet d'obtenir 400 députés avec 15% des électeurs inscrits n'est pas un système démocratique ! C'est pourquoi une majorité de citoyens s'en détournent.

A suivre...

Causerie du 12 juin, 8 pages.

J'ai réalisé cette causerie à chaud après l'annonce des résultats du 1er tour des élections législatives en France.

Je ne m'attarde pas, mon abonnement mensuel à Internet se termine dans 11h et je n'ai utilisé que 11GO sur les 20 que je vais payer, donc je vais télécharger des films, documentaires et concerts.

Bonne semaine à tous, ne soyez pas abattus ou démoralisés, tout ce qui arrive était prévisible, nous n'avons cessé de l'évoquer dans nos causeries. Si maintenant on n'est pas capable de corriger nos erreurs, là pour le coup on a de quoi s'inquiéter. Je n'ai pas le temps de m'adresser aujourd'hui aux différentes formations du mouvement ouvrier comme prévu, il n'y a rien qui urge, on verra cela demain.

A propos du 1er tour des législatives en France.

Comment interpréter le taux d'abstention record (51,2%) ?

- Législatives : qui sont les Français qui se sont abstenus au premier tour ? - Franceinfo

Plus d'un Français sur deux n'est pas allé voter. L' abstention atteint son plus haut niveau de la Ve République, avec 51,2%, au premier tour des élections législatives, dimanche 11 juin.

Les 25-34 ans, champions de l'abstention

En résumé, plus on est âgé, plus on vote. Ou presque. Les électeurs de plus de 60 ans ont été les plus nombreux (plus de 63%) à vouloir se rendre aux urnes, dimanche, bien loin devant les plus jeunes. Pour ce premier tour des législatives, ce sont les 25-34 ans, qui sont les champions de l'abstention, juste devant les 18-24 ans (37%).

Deux ouvriers sur trois se sont abstenus

Un Français sur deux n'est pas allé voter, mais cette moyenne cache de grandes disparités en fonction de la profession des sondés. Selon l'enquête Ipsos/Sopra Steria, deux ouvriers sur trois se préparaient à s'abstenir, dimanche, pour les élections législatives, tandis que près de la moitié des cadres (45%) comptaient se rendre aux urnes.

Logiquement, puisque les électeurs les plus âgés sont les plus mobilisés, les retraités comptent nettement moins d'abstentionnistes (36%) que les autres catégories.

Les plus modestes votent moins que les riches

L'abstention recule aussi à mesure que les revenus augmentent. Ainsi, dans les foyers aux revenus inférieurs à 1 250 euros mensuels, l'abstention atteint 59%. A l'inverse, 58% des électeurs dont les revenus sont supérieurs à 3 000 euros se sont rendus aux urnes.

Plus de la moitié des électeurs de Le Pen et Mélenchon se sont abstenus. francetvinfo.fr 12.06

Quelques éléments à retenir :

- Les 25-34 ans, champions de l'abstention juste devant les 18-24 ans (37%) ;

- Deux ouvriers sur trois se sont abstenus ;

- Les électeurs de plus de 60 ans ont été les plus nombreux (plus de 63%) à vouloir se rendre aux urnes ;

- L'abstention recule aussi à mesure que les revenus augmentent.

D'une part les nantis se sont mobilisés, ils ont voté Macron pour défendre leurs intérêts. D'autre part, les travailleurs se sont abstenus dans leur immense majorité.

Que les travailleurs se soient abstenus est normal, quelque part ils ont compris qu'en gouvernant par ordonnance l'Assemblée nationale n'aurait aucun pouvoir, alors pourquoi aller voter, ils ont intégré le fait que les institutions étaient antidémocratiques et qu'ils n'avaient aucune raison de participer à cette mascarade dont ils devaient être les principales victimes. C'est un désaveu pour Mélenchon qui tenait absolument à ce que les députés "négocient" les termes des ordonnances et donc les cautionnent.

On en tirera l'enseignement politique qu'il sera inutile de porter notre attention vers l'Assemblée nationale puisque chacun sait à quoi s'en tenir en ce qui la concerne, il faudra donc axer notre combat politique à la fois contre le sommet de l'Etat, le Président de la République, et l'oligarchie dont il est la marionnette.

Comment ? En martelant, en répétant sans cesse ou en expliquant aux travailleurs que Macron est ultra minoritaire et donc illégitime pour appliquer sa politique ultra libérale et qu'il faut s'organiser pour non seulement l'empêcher de d'appliquer son programme mais aussi pour le chasser du pouvoir et abattre les institutions de la Ve République, abolir la Constitution qui a permis son élection ainsi que celle des députés de son parti avec entre 10 et 15% des voix des électeurs.

Ce sont les institutions de la Ve République qui sont illégitimes, il faut les renverser !

Le raz de marée de la désinformation médiatique ou la conspiration des oligarques.

Avec 32,32% des électeurs inscrits La République en marche obtient 15,77%.

Ce chiffre sera nettement minorité après le second tour puisque l'abstention va encore s'accentuer. Il faudra aussi soustraire les votes blancs et nuls, sans oublier les 9% d'électeurs non-inscrits, bref, Macron va disposer pour gouverner d'une majorité écrasante en siège à l'Assemblée nationale, supérieure à 70% avec moins ou à peine 10% en voix.

Tous les partis institutionnels qui existaient jusqu'alors ressortent laminés à l'issue du 1er tour des législatives, hormis LR qui plafonne autour de 20% des électeurs inscrits, soit moins de 10% en tenant compte de l'abstention. Il ne reste plus en France que deux partis politiques de droite susceptible d'alterner au pouvoir, ce qui correspond à ce que Le Huffington Post a appelé hier "l'américanisation de la vie publique française", perspective ou objectif qui coïncidait avec la mise sur orbite de Macron et En Marche, ce que nous avions mentionné dans de précédentes causeries, donc nos lecteurs ne devraient pas être surpris par ce qui arrive puisque nous les avions avertis, d'où notre sérénité pour aborder la situation.

J'appelle au boycott du second tour des législatives, ce que j'aurais dû faire dès le premier tour si j'avais pu jauger précisément l'état d'esprit des travailleurs. Je pressentais un fort taux d'abstention, disons aux environs de 40%, mais en même temps j'avais en tête la mobilisation qu'avait suscitée Mélenchon autour de sa candidature, j'ignorais si elle se maintiendrait jusqu'au 1er tour des législatives, je ne pouvais pas savoir que Macron dévoilerait le contenu des ordonnances qu'il entend promulguer à la veille du 1er tour, de sorte que cela dissuaderait les travailleurs d'aller voter, c'est seulement après cette annonce que j'ai compris qu'ils risquaient de s'abstenir en masse, ce que j'ai indiqué dans une causerie.

Maintenant ce n'est pas parce que les travailleurs se sont abstenus majoritairement qu'ils cautionneraient les ordonnances de Macron ou qu'ils entendraient demeurer passifs ou les laisser passer sans réagir, "ils trépignent en coulisse" selon Le Huffington Post, encore faudrait-il qu'il y ait un appel à la mobilisation générale pour exiger leur retrait, ce qui n'est pas le cas et ne risque pas d'arriver sans doute.

Quoi qu'il en soit, cela signifie que la situation est particulièrement propice à la résistance, donc à la construction d'un parti ouvrier révolutionnaire. Un parti ouvrier qui n'ira pas flirter avec les institutions antidémocratiques de la Ve République, ainsi que les débris nocifs du mouvement ouvrier dont les partis portent la responsabilité de la situation actuelle, ni avec les appareils corrompus des syndicats qui se sont prosternés devant Macron.

Faisons mentir Libération qui a écrit : Abstention partout, opposition nulle part.

Inversons les termes, contre Macron et l'oligarchie : Abstention nulle part et opposition partout !

Que des travailleurs soient désintéressés de leur condition ou du destin qu'on leur réserve, j'en connais, il en existe qui sont résignés depuis leur naissance, mais il en existe aussi qui refusent de se soumettre, reste à savoir si nous saurons nous adresser à eux, on n'y est jamais parvenu dans le passé, mais rien ne dit qu'on n'y parviendra pas.

Si ma modeste contribution peut aider à atteindre cet objectif, je n'aurais pas perdu mon temps.

Idolâtrie envers l'étoile naine de Jupiter.

- Emmanuel Macron embrasse un sympathisant chauve, façon Laurent Blanc - L'Express.fr Tel un champion du monde de foot, le président a embrassé un sympathisant sur le crâne, samedi, en sortant de sa villa du Touquet pour aller voter aux législatives.

- A Oradour-sur-Glane, le président s'efface devant le survivant - LeParisien.fr

- Commémoration d'Oradour-sur-Glane : Emmanuel Macron face aux enfants - Franceinfo

- «Si le Parti animalier avait utilisé l’étiquette "Macron", ils auraient eu des chances» - Liberation.fr

Une "révolution"... nationale.

- 50% d'abstention, environ 400 députés LREM... Une révolte? Non Sire, une révolution - Le Huffington Post

50% d'abstention, cette américanisation de la vie publique française est une disruption sans commune mesure depuis 1958.

Du jamais vu depuis plus de soixante-dix ans, lorsqu'en octobre 1945 les Français élirent à l'Assemblée 159 communistes, 152 MRP et 142 socialistes -qui réunissaient à eux trois 73% des voix et 80% des sièges- et sanctionnèrent au lendemain de la Libération les anciens politiciens radicaux de la IIIème République responsables à leurs yeux de l'esprit de défaite, mais aussi l'extrême droite et la droite conservatrice qui disparaissaient pour cause de collusion avec la Révolution Nationale, nonobstant de nombreux engagement individuels pourtant héroïques.

Parmi ces "intrus" qui prendront dans quelques jours d'assaut l'Assemblée nationale, dans une mécanique de grand remplacement implacable, seront-ils un peu plus ou un peu moins de 400 Marcheurs à balayer les codes de l'alternance balisée depuis l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République?

L'essentiel est ailleurs: chacun de ces 390 à 430 nouveaux députés La République En Marche sera aussi porteur de cette défiance de 50% de nos compatriotes. Il est minuit moins une: la prochaine fois, le même échec serait sans nul doute sanctionné plus lourdement encore, plus douloureusement, par la fuite en avant vers un pouvoir populiste, populiste de gauche ou populiste de droite.

Les élections législatives des 11 et 18 juin 2017 ressemblent furieusement à celles des 23 et 30 novembre 1958, dans le contexte de la refondation de la Vème République à la main du général de Gaulle et de Michel Debré. Les gaullistes de l'UNR remportèrent alors 198 sièges, les modérés 133, tandis que socialistes, communistes et poujadistes de l'UDCA furent rayés de la carte avec respectivement 44, 10 et 0 rescapés. Sur 475 sortants, 344 députés perdaient leur siège, y compris des personnalités de premier plan au nombre desquelles Pierre Mendès France, Edgar Faure, Pierre Poujade ou encore Gaston Defferre. Déjà, les Français prenaient la décision de faire appel à une nouvelle génération politique, en envoyant à l'assemblée des hommes jeunes, à leurs yeux non impliqués dans les responsabilités politiques récentes.

Encore une minute monsieur le bourreau: dos au mur, LR et PS auront ces derniers mois reculé d'éléments de langages en slogans successifs mais partagés pour nier l'évidence, à défaut de pouvoir l'enrayer, du phénomène d'En Marche, cet ovni politique sorti de nulle part le 6 avril 2016, il y a à peine treize mois, une paille à l'échelle de l'histoire des mastodontes qui ont incarné l'histoire des gauches, des centres et des droites.

Le décor du quinquennat est planté: les électeurs qui se sont déplacés ne pardonneront aucune démission dans l'action. Ceux qui se sont abstenus sont aussi dans les starting blocks. Ils n'ont pas déserté la scène démocratique, ils trépignent en coulisse. Le Huffington Post 11.06

Un oubli ou une omission.

Wikipédia - Les élections législatives françaises de 1968 ont eu lieu les 23 et 30 juin 1968, après la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République Charles de Gaulle pour répondre à la crise de mai 68 (IVe législature). Les partis de gauche, alors considérés comme partiellement responsables de ladite crise, ont subi une cuisante défaite au profit de la majorité sortante, qui avait pourtant éprouvé de sérieuses difficultés à l'emporter lors des précédentes élections, un an auparavant.

La majorité présidentielle remporte très largement ces élections. Elle recueille 46 % des suffrages et dispose de 144 élus dès le 1er tour. Au second tour, elle obtient 354 sièges, dont 293 pour la seule UDR. C'est la première fois dans l'histoire de la République qu'un parti conquiert la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Wikipédia.org

Un coup d'Etat conforme à l'esprit de la Ve République

Razzia, OPA, tsunami, etc. les médiacrasses se font jupitériens.

- Législatives: la conquête du pouvoir confirmée avec éclat pour Macron - AFP

Une razzia organisée avec méthode et amplifiée par le souffle de l'élection présidentielle: Emmanuel Macron est sur le point de mettre la main sur l'Assemblée nationale, un an après avoir lancé son mouvement En Marche! AFP

- Législatives: Macron vers une majorité pléthorique - AFP

Les résultats du premier tour des élections législatives, dimanche 11 juin, sont sans appel. La République en marche obtient 32,32% des voix, devant le bloc LR-UDI (21,56%) et le Front national (13,2%). Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon n'a recueilli que 11,02% des voix au premier tour des législatives.

Pourtant, il est possible de regarder les résultats sous un autre angle. En prenant en compte l'abstention (51,29% des inscrits), ainsi que les Français qui ne sont pas sur les listes électorales (soit 29%, entre les non inscrits et ceux qui n'ont pas le droit de vote), les résultats sont moins flatteurs pour les candidats d'Emmanuel Macron.

Si la France était un village de 100 électeurs, 33 Français seulement (33,77%) auraient exprimé un choix pour un candidat et plus de 36 se seraient abstenus. Moins de 11 Français auraient voté pour les candidats du président de la République, moins de 8 auraient voté pour un candidat de droite et moins de 5 auraient voté pour un candidat Front national.

Lors de cette élection législative, si 44.442.823 Français sont inscrits, ils n'ont été que 21.577.033 à s'exprimer dans l'urne. 48,71% des inscrits ont voté.

Ainsi, LREM d'Emmanuel Macron ne décroche seulement 13,43% des voix chez les inscrits, contre 28,21% en suffrages exprimés (32,32% avec ses alliés du MoDem). De la même manière que les Républicains, arrivés second du 1er tour avec 15,77% des voix des suffrages exprimés (21,56% avec ses alliés UDI/DVD) qui n'ont été plébiscités que par 7,51% des inscrits.

La République en marche et son allié MoDem obtiendraient en effet entre 415 et 455 sièges après le second tour, un chiffre largement supérieur à la majorité absolue (289 sièges), selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria*.

Les autres grands partis se partagent les miettes : entre 70 et 110 députés pour Les Républicains/UDI, 20 à 30 pour le Parti socialiste et ses alliés PRG/Divers Gauche/EELV, 8 à 18 pour La France insoumise et le PCF, 1 à 5 pour le Front national, et 7 à 12 pour les autres formations.

Un président élu a toujours obtenu une majorité dans les législatives suivant son élection. Mais le nouveau chef de l'Etat ferait bien mieux que ses prédécesseurs François Hollande (331 députés en 2012) et Nicolas Sarkozy (345 sièges en 2007). Même en 2002, Jacques Chirac n'avait obtenu "que" 398 députés de droite. On s'achemine donc vers une majorité écrasante. AFP et huffingtonpost.fr 12.06

Les raclures déchues

- Législatives: nouvelle défaite cinglante pour la droite - AFP

- PS: après la déroute de la présidentielle, la débâcle des législatives - AFP

- Au FN, le marinisme en plein marasme -Liberation.fr

- Résultats législatives 2017: ces personnalités qui ont pris une claque - huffingtonpost.fr

Ils sont éliminés dès le premier tour ou en situation très défavorable avant le second.

Ils sont les deux symboles de la débâcle du Parti socialiste. Candidat à la présidentielle et premier secrétaire, Benoît Hamon (Yvelines) et Jean-Christophe Cambadélis (Paris) ont été éliminés dès le premier tour de ces élections législatives.

Comme eux, de très nombreuses personnalités socialistes ont reçu une véritable claque à l'occasion de ce scrutin et n'accèdent pas au second tour. C'est le cas de Patrick Mennucci (Bouches-du-Rhône), d'Elisabeth Guigou (Seine-Saint-Denis) ou du frondeur Laurent Baumel (Indre-et-Loire) mais aussi de nombreux anciens ministres comme Aurélie Filippetti (Moselle), Matthias Fekl (Lot-et-Garonne), Christian Eckert (Meurthe-et-Moselle), Juliette Méadel (Seine-et-Marne), Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales) ou Clotilde Valter (Calvados). Alexis Bachelay éliminé dans les Hauts-de-Seine. Razzy Hammadi sorti en Seine-Saint-Denis.

Cécile Duflot est également victime de cette vague à Paris, comme Emmanuelle Cosse en Seine-Saint-Denis.

Pour d'autres, la qualification n'est qu'une maigre consolation au regard du retard emmagasiné. C'est le cas de Najat Vallaud-Belkacem qui est donnée une vingtaine de points derrière le candidat En Marche dans le Rhône.

Cette configuration d'une qualification en mauvaise posture est fréquente aussi à droite. A Paris, Nathalie Kosicusko-Morizet a près de 25 points de retard sur le candidat En Marche. Idem dans les Hauts-de-Seine pour le juppéiste Gilles Boyer très largement en retrait. L'ancien ministre Hervé Novelli est lui aussi une vingtaine de points derrière en Indre-et-Loire. Dans les Yvelines, Jean-Frédéric Poisson a 27 points de retard sur Aurore Bergé qui rate la victoire à quelques centaines de voix. Dans l'Oise, Eric Woerth s'effondre par rapport à 2012. En Seine-et-Marne, Christian Jacob est mis en ballottage. Dans les Alpes-Maritimes, Eric Ciotti dans l'incertitude.

On note tout de même quelques éliminés comme Henri Guaino à Paris ou Rama Yade dans le Loir-et-Cher.

Au Front national, c'est Nicolas Bay, le secrétaire général du parti qui encaisse la plus lourde défaite. Alors qu'il s'était présenté dans la circonscription de Seine-Maritime où Marine Le Pen avait réalisé le meilleur score à la présidentielle, il n'est même pas qualifié pour le second tour. Élimination aussi pour le comédien Franck De Lapersonne dans la Somme. Pour Florian Philippot, Gilbert Collard ou Louis Aliot, la situation au second tour est très compliquée dans la mesure où ils auront des duels et non des triangulaires qui leur auraient été plus favorables. huffingtonpost.fr 12.06

Les raclures qui s'en sortent

Législatives : à Paris, Myriam El Khomri arrive deuxième et élimine les adversaires de la loi Travail - francetvinfo.fr

Autoproclamée candidate de la majorité présidentielle, elle arrive deuxième de ce premier tour avec 20,23% des voix, derrière son concurrent LR-UDI Pierre-Yves Bournazel (31,76%), qui revendique aussi ce titre. Tous les deux s'affronteront au second tour dans une semaine. La France insoumise est éliminée avec 16,6% des voix, devant Caroline de Haas et ses 13,57%. francetvinfo.fr

- Richard Ferrand en tête dans sa circonscription - AFP

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand est arrivé en tête dans sa circonscription du Finistère sous l'étiquette REM avec 33,93% des voix, les électeurs ne lui tenant visiblement pas rigueur de son implication dans l'affaire immobilière... AFP

- Législatives : Manuel Valls annonce être "nettement en tête" au premier tour- Franceinfo

L'ancien Premier ministre recueille 25,45% des suffrages. Manuel Valls affrontera Farida Amrani, candidate de La France insoumise, arrivée en deuxième position avec 17,61% des voix. Franceinfo

Les étoiles meurent aussi

- Débâcle du mouvement Cinq étoiles au premier tour des municipales italiennes - euronews

Le parti anti-système n’arrive même pas à se qualifier pour le second tour, prévu le 25 juin. Il arrive en troisième, voire en quatrième position après le scrutin qui s’est déroulé hier dans un millier de villes dont Parme, Vérone, Palerme, L’Aquila dans les Abruzzes, mais aussi Catanzaro en Calabre, Tarente, dans les Pouilles, et Gênes, ville du fondateur du mouvement, Beppe Grillo.

Les coalitions classiques de centre-droit et de centre-gauche reviennent en force pour se disputer ces villes. En cause, sans doute, les difficultés rencontrées par Virginia Raggi, maire de Rome. Membre du Parti 5 étoiles elle est aujourd’hui cernée par les affaires. On est loin de l’engouement provoqué par le mouvement dans la capitale italienne et à Turin.

Reste à savoir si le parti de Beppe Grillo arrivera à inverser la tendance avant les législatives prévues en 2018.

A propos du Qatar

Michel Audiard, célèbre dialoguiste de cinéma du siècle dernier au langage châtié, qualifiait jadis ce genre de «combinazione» de «conjuration de cloportes» ourdie par des prédateurs machiavéliques. Autrement dit une association de malfaiteurs. Au vu d’une telle mystification, il aurait sans doute tonné haut et fort contre qu’«il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages», encore moins les vessies pour les lanternes, intimant de cesser au plus vite ce «foutage de gueule», si préjudiciable à ses auteurs.

La chute vertigineuse de l’audience d’Al Jazira en porte témoignage. De «43 millions de téléspectateurs quotidiens à 6 millions», selon Riadh Sidaoui, directeur du Centre Arabe de Recherches et d’Analyses Politiques et Sociales (CARAPS), basé à Genève, qui explique cette dégringolade par le traitement partial de la chaîne qatariote du «printemps arabe» au point de soutenir la guerre coloniale de l’OTAN en Libye.

Le roitelet d’un minuscule pays qui génère un milliard de dollars de recettes par jour dans un monde où l‘argent est roi est ipso facto le Roi du Monde dans une période où l’économie occidentale est en crise systémique.

Mais le souverain d’une principauté dont le quart de la superficie du pays est occupé par une importante base militaire américaine est au choix un prince captif ou un souverain sous tutelle. Un gouverneur d’opérette? Une marionnette?

Dans tous les cas de figure, un oxymore. (Arabie saoudite - Qatar La guerre des Frères ennemis du wahhabisme, une guerre de défausse. - madaniya.info - René Naba 08.06)

Paroles d'une journaliste indépendante et d'un historien

Vanessa Beeley - « Ce que nous subissons depuis longtemps est une forme de harcèlement moral, de fait, par des gouvernements et des officiels très narcissiques, hégémoniques. C’est une forme de ‘gaslighting’ dans laquelle notre foi dans nos capacités à juger d’une situation, et dans une certaine mesure dans notre identité, a été érodée et minée au point de nous faire accepter leur version de « la réalité ».

« Notre point de départ devrait être – ils vont nous mentir. Et nous devrions exiger des preuves formelles, irréfutables, de tout ce qu’ils avancent. » (Vanessa Beeley, journaliste indépendante.)

Milos Kovic - Quel monde orwellien malade avons-nous créé par notre apathie et par notre silence ! Il est temps d’élever la voix. Je demande instamment à tous les Européens particulièrement d’élever la voix (et même de hurler). Assez, c’est assez ! Mazin Qumsiyeh, Palestinien, il enseigne au sein de l’université de Bethléem et de Bir Zeit et dirige le Musée Palestine d’Histoire Naturelle et l’Institut palestinien de biodiversité et durabilité.

- Regardons dans le miroir et répondons à la question de savoir où nous étions et ce que nous avons fait dans les années quatre-vingt-dix, lorsque la Yougoslavie a été démantelée et ce que nous faisons aujourd’hui lorsqu’ils essaient de détruire notre Serbie. ... nous ne devons pas perdre de temps en nous accusant nous-mêmes, nous ne devons pas perdre confiance en notre propre force et nous ne devons pas oublier que l’avenir appartient à ceux qui ne capitulent pas. Milos Kovic, historien, professeur adjoint au Département d’histoire, Faculté de philosophie à Belgrade, en Serbie

Leur vieux monde infâme se meurt

- Royaume-Uni : Theresa May, la «morte-vivante» - Liberation.fr

- Le Kosovo se cherche une nouvelle Assemblée - euronews

- Philippines : les forces spéciales américaines sont à Marawi - euronews

- Les Etats-Unis ont mené une frappe contre les shebab en Somalie - Franceinfo

- Netanyahu appelle l'ONU à fermer l'agence d'aide aux réfugiés palestiniens - AFP

- A Raqqa, des obus au phosphore blanc - Liberation.fr

Des activistes syriens dénoncent l’usage par la coalition, lors de la reprise de la ville, de ces munitions interdites dans les zones où vivent des civils.

Les vidéos ne laissent guère de doute : la coalition internationale a utilisé des munitions au phosphore blanc à Raqqa, fief syrien de l’Etat islamique (EI). Les images, enregistrées jeudi soir et diffusées par les activistes de Raqqa Is Being Slaughtered Silently (RBSS, «Raqqa se fait massacrer en silence»), montrent les flammèches typiques, orangées puis blanches, qui s’abattent telles des tentacules sur la ville. L’utilisation de telles munitions, qui provoquent des brûlures atroces, dans des zones où vivent des civils est interdite par les conventions internationales. Liberation.fr 11.06


Le 11 juin 2017

CAUSERIE

Causerie du 11 juin, 7 pages.

J'ai réalisé rapidement cette causerie sans tenir compte des infos d'hier.

On a oublié un aspect des législatives.

S'il ne reste que des candidats de REM et de LR au second tour, accessoirement accompagné d'un candidat du FN, il risque d'y avoir 60 à 80% d'abstention. Demain à Pondichéry je n'irai pas voté pour le second tour, puisqu'il ne reste que les candidats de REM et LR.

Il faut appeler au boycott du second tour de façon à ce que les candidats qui seront élus soient ultra minoritaires, ils le seront de toutes manières, mais plus ce phénomène sera accentué, et moins il ne sera possible par la suite de nier que Macron est illégitime.

Macron et ses élus fantoches sont ultra minoritaires et donc illégitimes pour décider notre sort à notre place, ils sont le produit d'une machination : Chassons-les du pouvoir !

Il faudra sans cesse mettre l'accent sur cet aspect de la situation, le répéter quotidiennement autour de soi, partout, le faire figurer dans tous les tracts, appels, communiqués, déclarations, etc. Plus Macron sera isolé, plus les travailleurs seront susceptibles de prendre confiance en eux, et plus ils estimeront légitimes de faire valoir leurs droits ou ils seront déterminés à engager le combat contre le régime.

Des "fuites qui pourraient être fortuites.

Le gouvernement porte plainte contre X (lire plus loin) après la divulgation par Le Parisien d'un document consacré à la contre-réforme du Code du travail, dont la teneur sera confirmée par la suite par la ministre du Travail et le Premier ministre. A peine 48 heures plus tard, Le Monde révélait un avant-projet de loi liberticide «visant à renforcer et stabiliser l’arsenal législatif de lutte contre le terrorisme» qui sera lui aussi confirmé le lendemain en Conseil des ministres.

Autrement dit, deux médias nationaux appartenant à des oligarques, donc au clan Macron, précèdent l'annonce par le gouvernement de mesures qui vont modifier profondément les rapports à l'intérieur de la société ou entre les classes. Il se peut aussi que dans l'entourage de Macron ou au sein du gouvernement, certains auraient préféré qui ces annonces interviennent après les législatives étant donné la nature ultra réactionnaire de ces mesures qui pourraient dissuader de nombreux électeurs de voter pour les candidats de REM ou soutenus par le parti de Macron. Alors pourquoi les avoir divulguer et confirmer avant les législatives, et qui a pris cette décision ?

Certainement pas Macron, seuls les idéologues ou l'élites qui sert les oligarques ont pu prendre cette décision après avoir pesé le pour et le contre, ils ont dû estimer qu'ils pourraient tirer profit à lancer ces bombes la veille des législatives histoire de montrer que Macron était tout puissant et qu'il était déterminé à appliquer l'intégralité de son programme ultra libéral, cela à l'adresse de ses électeurs potentiels pour qu'ils aillent voter, ce qui lui permettrait par la suite d'expliquer que les électeurs ne lui avaient pas seulement donné une majorité absolue à l'Assemblée nationale pour gouverner le pays, mais qu'ils avaient plébiscité au passage son programme et donc ses mesures divulguées la veille du scrutin, ce qui constituerait un argument à opposer à ceux qui s'appuyant sur la forte abstention martèlent qu'il est illégitime et ultra minoritaire.

En conclusion, en guise de "fuites", il pourrait plutôt s'agir d'une stratégie s'appuyant sur une batterie de sondages donnant une majorité absolue à REM sur fond d'abstention record. Ils peuvent avoir commis l'erreur de considérer comme acquise leur victoire ainsi que la résignation des travailleurs. Reste à savoir comment ils vont réagir à l'annonce de ces mesures ultra libérales. A suivre demain.

Le rejet massif de tous les partis institutionnels (dont REM) témoigne de l'illégitimité du régime

- Législatives : l'enjeu de l'abstention - Franceinfo

Ils essaient de les inciter à voter, mais beaucoup de Français s'apprêtent à ne pas se rendre aux urnes ce dimanche 11 juin pour le premier tour des législatives. "Je pense que c'est joué d'avance et que le président aura la majorité", confie une jeune femme. "Mon vote n'a plus rien à faire dans la balance, il va passer ses lois", ajoute une femme. Peu de motivation pour certains, désillusion pour d'autres. "Ils font des promesses qu'ils ne tiennent jamais donc ça sert strictement à rien", se désole un jeune homme.

De 40 à 48% d'abstention

Résultat, une abstention qui s'annonce forte au premier tour : de 40 à 48% selon les instituts de sondage. 48%, ce serait le record depuis 1958. Une tendance qui n'est pas nouvelle. Depuis un quart de siècle, l'abstention ne cesse de progresser. Franceinfo 10.06

Mélenchon l'histrion ou l'idiot utile du régime.

Mélenchon a célébré le Parisien et les médias en général qui appartiennent à des oligarques et ont mis Macron en place. Bravo le clown ! Misérable. J'ai téléchargé deux vidéos que j'ai visionnées en partie seulement, et ce que j'ai entendu n'a fait que confirmer que l'illusionniste enfilait le personnage élimé de Mitterrand qu'il admire toujours, c'est lui qui s'en vante, je n'invente rien. Il s'agit de deux interviews à TF1 et à BFMTV, deux chaînes détenues par des oligarques, dont l'échange fut très policé, Mélenchon y tenait !

Il voudrait encore faire croire aux travailleurs que l'Assemblée nationale pourrait tenir compte de leurs besoins, alors qu'elle s'apprête à piétiner leurs droits les plus élémentaires, un siècle plus tard, il nous refait le coup du parlementarisme, le populiste ose tout, c'est bien connu, en voici la preuve.

Plus le talon de fer de l'oligarchie se fait entendre, plus Mélenchon se droitise ou fait preuve d'amabilité envers les institutions, on voit sur le plateau à l'écran qu'il est tiré à quatre épingles et sort du salon de coiffure et de maquillage fardé et poudré à la manière des courtisans. On est en présence d'un bien triste bouffon. Il s'incline devant le régime et n'envisage pas de le combattre. On n'en attendait guère plus de sa part.

En guise d'argument, il s'est plaint que l'Assemblée nationale ne puisse bouger ne serait qu'une virgule dans les ordonnances que Macron s'apprêtent à promulguer, car voyez-vous, dans le cas contraire cela pourrait en changer l'orientation générale entièrement tournée contre les travailleurs au point de pouvoir les adopter, ce qui est demeuré sous-entendu, mais ce que cela signifiait. Voilà qui va faire trembler le château.

Morbleu, pas question d'une révolution, quelle horreur, lui il en tremble le vilain !

Quelques passages de ces interviews.

TF1

- "Le Parlement représente toute la société", ah bon ! Pour cautionner l'existence de la Ve République, de l'Etat des capitalistes le faussaire ne pouvait trouver meilleur argument.

- En France "les élections sont libres", quand des partis sont subventionnés à coup de dizaines de millions d'euros par l'Etat, qu'ils ont le soutien de la totalité des médias qui leur accordent gratuitement des tribunes, peut-on parler d'élections libres ?

- Face au rouleau compresseur Macron : "les gens sont plutôt d'humeur calme et préfère que les choses se passent bien", il prend son cas pour une généralité. D'un côté il dénonce la violence inouïe de la politique de Macron, et d'un autre côté il appel le peuple à la subir sans recourir à la violence, donc à se soumettre.

- A l'adresse des électeurs du FN : "vous avez raison d'être très fâchés, mais pas au point de devenir facho", c'est ainsi qu'il traite les travailleurs qui à leur insu sont manipulés par tous ceux qui refusent d'affronter les capitalistes et qui servent de marchepieds à l'extrême droite, dont Mélenchon.

BFMTV

- Louanges à May, la Première ministre britannique qui serait un exemple de démocratie, à deux reprises : " Si c'était la démocratie comme en Angleterre", à propos de la France pour plus tard enchaîner "ce pays reste une démocratie", les travailleurs britanniques qui sont soumis au contrat de travail "zéro" apprécieront.

- Discours dithyrambique destiné à Jeremy Corbyn qui n'a cessé de renier le peu de convictions qui l'habitaient et qui est à la tête de la section britannique de l'Internationale socialiste dont le PS est la branche française, autrement dit, c'est comme s'il chantait les louanges du PS !

- Comment, moi, tout étonné "j'ai parlé de révolution", quelle horreur, avant de préciser : "je parle de révolution citoyenne (...) je veux sortir de l'imagerie que les gens ont à propos de la révolution" du type de la Commune ou russe, pour ce charlatan la révolution doit se dérouler dans les salons feutrés des Palais du pouvoir en place sans que cela débouche sur un changement de régime, évidemment.

- La culture des illusions dans les institutions, c'est sa marque de fabrique, son gagne-pain : "La société ce sont les députés" et "le Parlement doit pouvoir négocier", sauf l'orientation générale de la politique définie par le gouvernement qui est destinée à satisfaire les besoins des capitalistes. Négocier ici signifie collaborer avec la réaction à la rédaction des mesures antisociales qui seront ensuite imposées aux travailleurs et rien d'autres.

- Rendez-vous compte, demain, "le seul pouvoir du Parlement sera de dire oui ou non" aux ordonnances promulguées par Macron, pourquoi, parce que la majorité des députés, REM-LR-PS pourraient dire non ?

Vous aurez noté qu'à aucune moment il n'a évoqué la supercherie qui avait consisté à faire croire que le parti de Macron aurait bénéficié d'un "raz de marée" lors du 1er tour des législatives des Français de l'étranger, alors qu'il y a eu plus de 83% d'abstention et de votes blancs et nuls. A aucun moment il ne soulignera qu'il est ultra minoritaire et illégitime, ce qui revient à se priver du principal argument pour combattre Macron et le gouvernement. Voilà comment Mélenchon les protège.

Désinformation, machination, appel à la résignation, matraquage, ils ont sorti le grand jeu. La dictature en marche annoncée.

- La "raclée" à venir aux législatives sonne le glas d'une époque et le début d'une période trouble - Le Huffington Post

Il faut certes rester prudent tant que les Français n'ont pas voté. Mais tout indique – sondages, enquêtes, et votes des Français de l'étranger – que l'on s'oriente vers une large victoire, voire un raz de marée de la République en marche... Le Huffington Post 09.06

- Législatives: la République en marche vers le grand renouvellement de l'Assemblée - AFP

Déferlante pro-Macron annoncée... Les Français voteront dimanche pour le premier tour des élections législatives en passe de donner une large majorité au chef de l'Etat dans une Assemblée profondément renouvelée.

- Législatives : vers une Assemblée nationale "En Marche !" ? - Franceinfo

Ils ne servent que les intérêts du complexe militaro-industriel-financier qui détient le pouvoir

- Législatives : le rôle du député expliqué aux enfants - Franceinfo

Pourquoi a-t-on besoin des députés ? A quoi sert l'Assemblée nationale ? Franceinfo l'explique aux enfants, avec l'aide de francetv éducation. Franceinfo 09.06

Bêlement.

- «Ça fait bizarre de voter pour des inconnus» - Liberation.fr

La définition d'un régime fasciste.

- Macron revendique la "distance", la "verticalité" et une présidence "respectée" - AFP

Interrogé par un journaliste sur la présence de François Bayrou au gouvernement alors que son parti, le MoDem, fait l'objet depuis vendredi d'une enquête préliminaire de la justice sur ses assistants parlementaires européens, il s'est refusé à répondre.

"Quand je viens sur un sujet que j'ai choisi, je parle du sujet que j'ai choisi. Je ne fais pas des commentaires d'actualité", a éludé Emmanuel Macron. AFP 09.06

Il aura trouvé le moyen de prononcer quatre fois "je" en 26 mots, je les ai comptés. Il se croit tout puissant, parce qu'on lui a soufflé qu'il l'était. Il peut compter sur la complaisance des médias pour ne pas le contredire.

La "distance" = Normal puisqu'il est incapable d'assumer la fonction d'un chef d'Etat, c'est juste un bon acteur, quoique... Il peut revendiquer la "distance" avec le pouvoir, ayant conscience qu'il n'en a aucun ! C'est un aveu, mais les éditocrates ne le relèveront pas.

La "verticalité" = Au sommet de la pyramide (du Louvre) les donneurs d'ordres, et de haut en bas aux différents échelons, les exécutants ou figurants : Le président, les ministres, puis viennent les députés, tous ont été recrutés pour tenir un rôle de larbin. Mais rien ne dit qu'ils ont conscience que pour remplir la plus vile des fonctions il faut un certain talent.

Quant à la présidence "respectée", coincé entre ses parrains et sa barbie défraîchie qui ne le quittent pas d'une semelle, elle n'a rien de naturel chez un roturier. Le bougre, il doit se forcer en permanence pour l'assumer, d'où ses mimiques grimaçantes, son pincement de lèvres, son air emprunté, sa démarche raide... Il n'est jamais aussi bon que lorsqu'il arbore son sourire niais et méprisant, ce qui ne peut inspirer du respect qu'à ceux qui lui ressemblent et le flattent.

Le locataire du Palais fait le tour de ses sujets.

- Macron joue les standardistes à l'Élysée - lepoint.fr

Commentaires d'internautes

1- "Plus confortable que chez MG&S où il a été copieusement sifflé. Mais ça ne fait pas la Une."

Ils ne l'ont pas séquestré, c'est l'essentiel. Les délégués syndicaux ont été minables. Ecoutez celui de la CGT, Vincent Labrousse, qui a pris la parole devant les salariés après un entretien d'une heure avec Macron, tout ce qu'il leur a dit c'est que "les représentants du personnel seront associés" à la liquidation de MG&S ou au plan social (de licenciements en fait) de son repreneur éventuel pour que tout se passe bien, voilà Macron rassuré :

- "On a été reçu pendant plus d’une heure par le président de la République. L’engagement qui a été pris par le président de la République c’est la mise en place, dans un temps très court, d’une cellule de crise. La cellule de crise a déjà commencé à travailler. Les représentants du personnel seront associés à cette cellule de crise. Cette cellule de crise va travailler à la mise en œuvre d’une reprise. Pour l’instant, ce qui paraît le plus atteignable c’est que la reprise soit faite par le groupe GMD. Néanmoins, le président de la République a pris l’engagement de contacter aussi d’autres acteurs du secteur puisqu’il va aussi contacter PSA et Renault pour augmenter le chiffre d’affaires." bfmtv.com 09.06

2- "L'image, toujours l'image

On va vite se lasser de ce président qui est encore plus obsédé que les deux précédents par son image. Macron, c'est l'incarnation du narcissisme." Narcissisme, dérangé, effréné, épileptique, cynique, cruel, monstrueux, destructeur, prédateur.

3- "Jupiter et la plèbe

De temps en temps le divin s'abaisse à regarder la plèbe. De préférence pas trop longtemps."

4- "A la hauteur de la fonction ?

Tous ces petits "coups de com" qui s'enchaînent les uns après les autres et sont repris en boucle par des médias complaisants ne sont pas à la hauteur de la fonction et encore moins des problèmes que rencontre le pays. S'il s'agissait de recruter une standardiste, fut-elle aimable et disponible, ce n'était pas la peine de s'infliger des mois et des mois de campagne électorale. "

Un régime qui craque de partout et la tentation du fascisme.

- Le gouvernement porte plainte après les révélations de «Libération» sur le code du travail - Liberation.fr

- La ministre du Travail Muriel Pénicaud a annoncé, vendredi, avoir déposé une plainte contre X - Liberation.fr

- Révélations de «Libé» sur le code du travail : l’obligation d’informer n’est pas un délit - Liberation.fr

En portant plainte après la publication d’un document sur ses projets de réforme, la ministre du Travail fait le choix de la répression judiciaire. Liberation.fr 09.06

- Assistants parlementaires MoDem: l'étrange coup de fil de Bayrou à Radio France - lexpress.fr

Selon les informations de Mediapart, le ministre de la Justice a contacté un journaliste d'investigation pour exiger que son équipe cesse de "harceler" les permanents du MoDem.

C'est un geste particulièrement inconséquent de la part d'un garde des Sceaux en poste. D'après une information de Mediapart, en grande partie confirmée par l'intéressé, François Bayrou a téléphoné directement, mercredi, au patron de la cellule investigation de Radio France. L'objet de l'appel? Reprocher à sa rédaction de "harceler de manière inquisitrice" des permanents du MoDem, soupçonnés d'avoir bénéficié d'emplois fictifs rémunérés par le Parlement européen.

Interrogé par Mediapart, le journaliste en question, Jacques Monin, relate les termes utilisés, en substance, par le ministre de la Justice: "Des gens de chez vous sont en train de téléphoner à des salariés du MoDem, (...) de jeter le soupçon sur leur probité. C'est inacceptable. Avec mes avocats, nous sommes en train d'étudier d'éventuelles plaintes pour harcèlement." Selon le site d'investigation, le maire de Pau avait déjà téléphoné la veille à un journaliste du service politique de France Info, pour lui demander qui, à Radio France, chapeautait les enquêtes sur le parti centriste. "C'est le citoyen" qui appelle

Le coup de fil de mercredi aurait duré une dizaine de minutes. Son contenu peut potentiellement être interprété comme une forme de pression. Il serait peut-être passé inaperçu si François Bayrou n'était pas un membre éminent du nouveau gouvernement, qui plus est en charge d'une grande loi sur la moralisation de la vie publique.

D'autant que le président du MoDem ne nie pas l'essence des faits, à savoir l'objet de l'appel. "C'est simple, j'ai appelé le responsable de la cellule investigation de Radio France parce que des journalistes appelaient sur leur téléphone personnel des salariés de notre mouvement qui n'avaient aucun lien avec nos députés européens", raconte François Bayrou à Mediapart, avant de déclarer qu'une "des salariées est venue dans [son] bureau en pleurant". Réitérant le fait que ces permanents vivaient cela comme du "harcèlement", le garde des Sceaux nie en revanche toute "menace" ou "intimidation".

Et le leader centriste d'ajouter ce curieux argument: "Ce n'est pas le ministre de la Justice ni le président du MoDem qui a appelé, c'est le citoyen, simplement pour protéger ces jeunes femmes." "I'm the boss"

Alors que la principale formation politique alliée à La République en marche fait désormais l'objet d'une enquête préliminaire, ouverte à la suite du signalement d'un ancien salarié du parti qui a été assistant parlementaire européen de Jean-Luc Bennahmias, cette initiative est pour le moins malvenue, voire saugrenue.

Contacté par L'Express, un ancien membre du MoDem, qui connaît bien François Bayrou, se dit "sidéré". "Quand on cherche à savoir pourquoi untel a écrit tel papier, on ne parle pas directement au chef d'une rédaction, c'est tout simplement ahurissant", déplore-t-il. D'après cet ex-élu centriste, le garde des Sceaux a un défaut, qui explique peut-être le coup de fil à Radio France: "Il se sent surpuissant. Surtout après un coup politique comme celui qu'il a réussi en s'alliant à Emmanuel Macron. Donc maintenant c'est un peu 'I'm the boss', et le boss, il fait un peu ce qu'il veut."

Quoi qu'il en soit, après Richard Ferrand, également visé par une enquête préliminaire lié à un montage immobilier en Bretagne, c'est au tour des ministres MoDem du gouvernement -François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard- de lester un peu plus l'image de probité voulue par Emmanuel Macron pour démarrer son mandat. À en croire les sondages, l'essentiel est sauf, LREM étant promis à une majorité écrasante à l'Assemblée nationale. Et ce à 48 heures du premier tour des élections législatives. lexpress.fr 09.06

- MoDem : ouverture d'une enquête préliminaire pour soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires - Franceinfo

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris ce vendredi 9 juin. Une enquête pour abus de confiance afin de faire la lumière sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires alors qu'ils auraient été employés par le MoDem. Franceinfo 09.06

Avec les félicitation de Daesh et de la Commission Trilatérale présidée par Rockefeller dont elle est membre.

- Une photo d'Élisabeth Guigou en hijab dans une mosquée de Pantin interroge - L'Express.fr

L'intéressée s'est défendue sur son compte Twitter: "Le port de la kippa par les hommes en France est aussi une brèche à la laïcité? J'ai représenté la France à la béatification d'une Française par le Pape", écrit-elle, avant de rappeler le "protocole du Vatican: châle noir sur la tête, gants, robe longue". "Je respecte les usages dans les lieux de culte. TOUS les lieux de culte", a-t-elle indiqué. L'Express.fr 09.06

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La causerie d'avril au format pdf

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

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La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme . - (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindre raison de croire que ces partis puissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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