Le portail a été actualisé le 29 janvier 2020.............Retrait du projet de retraite à points ou Macron démission !........ A bas la COP, le Green New Deal, la New Climate Economy, à bas l'escroquerie écologique patronnée par l'oligarchie financière , la Banque mondiale, le FMI, l'ONU, l'UE.........Partant du constat que le capitalisme (et ses institutions) est l'unique cause des inégalités et des injustices sociales à travers le monde, le principal obstacle à la satisfaction de nos besoins sociaux, à la réalisation de nos aspirations démocratiques légitimes, dès lors on a le choix entre s'en accommoder et en assumer toutes les conséquences, y compris le totalitarisme et les guerres, ou décider de l'affronter jusqu'à son abolition et l'instauration d'une République sociale universelle........


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (29.01.2020)

  Documents d'actualité. (29.01.2020)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (29.01.2020)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes) (pas actualisé, pas le temps)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (29.01.2020)

Fichier : Archive sur le climat

Fichier : Actualité internationale 2019

Fichier : Actualité intermationale 2018

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030, mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


 LES FAITS. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle. La hausse de la température précède la hausse du taux de CO² dans l'air.

Voilà l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 29 janvier 2020.

2019 (1356 pages)
2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. Dérive de l'Iran vers le comportement US et israélien. (21.01)
DOCUMENT. Contre « la-démocratie » (20.01)
DOCUMENT. Quelle « violence légitime » ? (14.01)
DOCUMENT. Les coulisses des relations États-Unis/Iran. (14.01)
DOCUMENT. Experts: les dépenses mondiales de défense ont dépassé
     1,8 trillion de dollars en 2019. (11.01)

DOCUMENT. Préparation d'une nouvelle guerre. (07.01)

   2019

Fichier : Actualité internationale 2019

DOCUMENT. Pour l'Union européenne le moment d'utiliser la force est venu. (31.12)
DOCUMENT. OTAN – Commentaires d’un général français
      sur la déclaration finale du sommet de Londres. (18.12)

DOCUMENT. La CIA et les jihadistes ouïghours. (16.12)
DOCUMENT. Il était une fois le Rojava… (12.12)
DOCUMENT. Que s’est-il réellement passé en Iran? (09.12)
DOCUMENT. La «fuite» de documents chinois: le New York Times couvre le terrorisme. (08.12)
DOCUMENT. Hong Kong : des néonazis ukrainiens se joignent au mouvement de protestation. (11.12)
DOCUMENT. L’utilisation militaire cachée de la technologie 5G. (10.12)
DOCUMENT. L'Otan souhaite devenir l'Alliance atlantico-pacifique. (10.12)
DOCUMENT. Les 1% les plus riches possèdent 45% de toute la richesse personnelle mondiale. (09.12)
DOCUMENT. Sommet de l'Otan : le parti de la guerre se renforce. (07.12)
DOCUMENT. Multilatéralisme ou Droit international ? (03.12)

DOCUMENT. L'Eurafrique et le mythe de l'indépendance. (29.11)
DOCUMENT. La Bolivie, laboratoire d'une nouvelle stratégie de déstabilisation. (26.11)
DOCUMENT. Comment Human Rights Watch a justifié un massacre en Bolivie. (23.11)
DOCUMENT. Six projets contradictoires d'ordre mondial. (19.11)
DOCUMENT. Un peuple désarmé sera toujours vaincu. (19.11)
DOCUMENT. La longue campagne du « Tout sauf Evo ». (12.11)
DOCUMENT. Les insolubles contradictions de Daesh et du PKK/YPG. (12.11)
DOCUMENT. Une histoire du 21ème siècle. (04.11)

DOCUMENT. La guerre des titans pour l’hégémonie mondiale (1/2). (31.10)
DOCUMENT. Brûle, Néolibéralisme, brûle. (26.10)
DOCUMENT. Tout ce qu'on vous cache sur l'opération turque "source de paix". (17.10)
DOCUMENT. Traquer l’ingérence étrangère à Hong Kong. (11.10)
DOCUMENT. Donald Trump, seul contre tous. (08.10)
DOCUMENT. 70ème anniversaire de la République populaire chinoise : l’effacement de l'histoire. (02.10)
DOCUMENT. Théorie et pratique des Droits de l'homme. (01.10)

DOCUMENT. L'union nationale en Syrie et au Venezuela. (24.09)
DOCUMENT. Venezuela – Et ça continue encore et encore… Juan Guaido dans les bras
     de membres du cartel narco-paramilitaire colombien… (24.09)

DOCUMENT. Quand le Parlement européen manipule l’Histoire. (24.09)
DOCUMENT. Hong Kong a peur – des émeutiers. (20.09)
DOCUMENT. Les nouveaux territoires de l’agrobusiness. (18.09)
DOCUMENT. Bolivie : La fiction d’un développement alternatif. (18.09)
DOCUMENT. Hong Kong, le Traité de Nankin revient. (18.09)
DOCUMENT. Dix-huit ans après le 11 septembre 2001 (11.09)
DOCUMENT. De plus en plus d’Étasuniens remettent en question l’histoire officielle
      du 11-Septembre alors que de nouvelles preuves contredisent le récit officiel (11.09)

DOCUMENT. Anniversaire du 11-Septembre: Qui était Oussama ben Laden?
      La vérité derrière le 11 septembre 2001 (10.09)

DOCUMENT. Le Brexit, l'UE et la démocratie. (10.09)
DOCUMENT. Petite leçon d’histoire à Justin Trudeau. (07.09)
DOCUMENT. Hong-Kong : un infiltré chez les « chemises noires » raconte. (05.09)
DOCUMENT. Russie : comment ont été recrutés les manifestants du 10 août par l'opposition. (13.08)
DOCUMENT. Donald Trump apportera-t-il la paix ? (03.09)
DOCUMENT. Développements politiques contre Erdogan en gestation en Turquie. (03.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

   POINTS DE REPÉRES

DOCUMENT. Le réchauffement climatique d’origine anthropique (14.02.2019)
DOCUMENT. Environmental Effects of Increased Atmospheric Carbon Dioxide. (En anglais) (2006?)
DOCUMENT. Une étude: L’augmentation de température cause de l’augmentation de CO2,
      pas l’inverse. (09.06.2010)

DOCUMENT. Climat : l’incroyable saga des températures. (22.08.2019)
DOCUMENT. Temps de résidence du gaz carbonique dans l’atmosphère. (21.09.2015)
DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10)
DOCUMENT. Le climat et la finance verte. (09.10)
DOCUMENT. Notice succincte sur une des assertions fondatrices du "réchauffement climatique
      anthropique". (date ?)

DOCUMENT. 550 scientifiques giecosceptiques (parmi des milliers d'autres) (01.10.2015)
DOCUMENT. TRIBUNE. Climat : la liberté académique est-elle en danger ? (30.09)
DOCUMENT. Le climat et la piste de l'argent. (25.09)
DOCUMENT. Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies
      contre l’alarmisme climatique. (23.09)

DOCUMENT. Courrier climato-réaliste à l’ONU : les signataires pour la France. (25.09)
DOCUMENT. La liste mondiale des signataires de la Déclaration climato-réaliste (en anglais) (26.09)

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)

   VIDEOS

Vidéo. Il n’y a pas d’urgence climatique

Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)

   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation de la nature par les grandes
      entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)


   LE SCANDALE DES ÉOLIENNES.

DOCUMENT. Les Mystères de l’éolien en mer (20.01.2020)
DOCUMENT. Hawaï : Honolulu approuve les éoliennes les plus dangereuses aux États-Unis. (31.12.2019)
DOCUMENT. Éoliennes : le livre choc qui dénonce un scandale international. (03.10.2019)
DOCUMENT. "Le gouvernement ment aux Français, l’énergie éolienne pollue
      et nous coûte cher !" (24.09.2018)

DOCUMENT. Éoliennes en mer : Le Figaro dévoile l'énorme scandale financier. (03.10.2017)
DOCUMENT. Villerouge-Termenes sous la menace des éoliennes géantes. (2015)


   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Nestlé et la privatisation de l’eau : un problème mondial (02.01)
DOCUMENT. Quand les multinationales se font les chantres de l’écologie (31.12)
DOCUMENT. Qui connait mieux la vache que le paysan ? (29.12)

DOCUMENT. Les feux de brousse qui ravagent l’Australie ne sont pas dus
      au réchauffement climatique (14.01)

DOCUMENT. Climatologie : comment le GIEC s’organise pour étouffer
      les opinions sceptiques. (19.11.2012)

DOCUMENT. Y a-t-il un lien entre les rayons cosmiques et la formation des nuages?
     Une expérience au CERN étudie un lien possible avec une chambre à brouillard. (date ?)

DOCUMENT. Oscillations of the baseline of solar magnetic field and solar irradiance
      on a millennial timescale (11.01.2019)

DOCUMENT. Dérèglement climatique : pourquoi l’irrationalité de nombre de militants de l’environnement
      aggrave en réalité le problème (05.01)

DOCUMENT. Bulletin des climato-réalistes n° 97 (26.12)
DOCUMENT. Cinq « preuves » que le dérèglement climatique est déjà là ? (19.12)
DOCUMENT. Le monde a-t-il besoin d’un «New Deal vert»? (12.12)
DOCUMENT. 97 % des scientifiques d’accord sur les causes du changement climatique :
     genèse d’un mythe (12.12)

DOCUMENT. L’année 2019, la 3ème la plus chaude depuis le début des mesures,
     n’est que d’environ 0,36 degrés au-dessus de la moyenne de 30 ans (10.12)

DOCUMENT. La glace du Groenland fond… le sérieux journalistique aussi (08.08)
DOCUMENT. Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons. (15.07)
DOCUMENT. Presse & ONG : quand l’art du titre flirte avec intox et idéologie. (25.01)

DOCUMENT. Un réchauffement brutal de la stratosphère est à l’origine de l’anomalie de température
      record de septembre 2019. (05.10)

DOCUMENT. Propagation des erreurs et fiabilité des projections de la température globale de l'air,
      Mark II.. (16.09)

DOCUMENT. Tous les jeunes ne sont pas Greta (27.09)
DOCUMENT. Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise (25.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
      (02.10.2018)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF (Global Warming Policy Foundation).
      (07.04.19)

DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
      au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe ! par Marcel Leroux professeur en climatologie.
      (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
      (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
      (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
      (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

VIDEO. Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock (Arte)
VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

DOCUMENT. Forbes - Liste des 2.000 plus grandes entreprises privées du monde. (2019)
DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)

DOCUMENT. L'agonie de la politique étrangère française. (29.11)
DOCUMENT. La France manipulée. (06.12)
DOCUMENT. La France dans l'engrenage. (13.12)
DOCUMENT. Les deux France. (20.12)
DOCUMENT. Victoire de la France pour la Paix. (27.12)

DOCUMENT. La reconstitution du Parti colonial français. (03.01)


DOCUMENT. Le multiplicateur de propagande : Comment les agences de presse mondiales
     et les médias occidentaux parlent de géopolitique (15.01.2020)

DOCUMENT. Les facettes de l’individu empêtré dans l’individualisme. (03.2007)
DOCUMENT. Un monde sous surveillance ? - La surveillance de demain : puces RFID
     et implants sous-cutanés (2011)

DOCUMENT. Une génération spontanée ? Analyse socio-historique du comportement politique
      des générations X et Y (2016)

DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10 2019)
DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)
DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Entelekheia. (?)

Climat Environnement & Énergie Le site des Climato-Réalistes (France)
Science, climat et énergie (Belgique)

Qui a organisé les attentats du 11 Septembre 2001 ?



Causerie

Le 29 janvier 2020

CAUSERIE ET INFOS

Après une seule expérience, j'ai décidé de ne plus collaborer au blog qui avait publié fin décembre une de mes causeries sur le climat, j'ai horreur de perdre mon temps et qu'on me traite avec une certaine nonchalance pour ne pas dire pire. J'avais envoyé deux autres documents (32 pages) à son auteur, non seulement il ne les a pas publiés, il n'a pas trouvé utile de répondre à mes courriels, c'est dans son blog que j'ai appris trois semaines plus tard que ce monsieur avait pris des vacances et avait privilégié ses petites affaires personnelles en remerciant ceux qui s'étaient préoccupés de son silence prolongé, merci monseigneur, mais désolé, j'ai d'autres principes.

Dans un document que j'ai mis en ligne, l'auteur nous explique que la "quête égarée de l’accomplissement de soi peut « servir de catalyseur pour un changement social »", et qu'"elle lui apparaît comme une forme « prépolitique » de protestation, qui pourrait être canalisée vers une « participation politique », hypothétique ou qui n'augure rien de bon, car elle nous renvoie à la préhistoire du mouvement ouvrier, et encore, dans le meilleur des cas, puisque ce processus ne renoue pas avec sa longue expérience ou les riches enseignements de la lutte de classe du prolétariat, que la sociologie à toujours eu tendance à négliger. Son article ne s'adressait manifestement pas à des ventres vides ou aux couches les plus défavorisés de la classe ouvrière, qui ont d'autres préoccupations plus urgentes à affronter.

Si j'ai publié ce document, c'est parce qu'en évoquant "une forme « prépolitique » de protestation", il met en lumière le fait que les auteurs de cette protestation étaient dans l'incapacité de se situer sur le plan politique ou s'en étaient détournés, en guise d'avertissement à tous ceux qui croient naïvement qu'il suffirait d'un évènement ou une mesure prise par Macron et son gouvernement, pour que spontanément la jeunesse ou les masses en général acquièrent un niveau de conscience politique suffisant pour trouver la voie du combat pour en finir avec le régime en place. Autrement dit, ce processus prendra du temps. Il faut donc redoubler de patience et d'efforts pour leur montrer que si tout n'est pas que politique, tout ou presque y ramène forcément qu'on le veuille ou non, et qu'on ne peut pas espérer s'en sortir individuellement tant qu'on l'ignorera ou qu'on fera l'impasse sur l'ensemble du fonctionnement de la société et l'histoire du capitalisme, de la lutte des classes et leurs enseignements.

Commencer par acquérir une conscience de classe est le b.a.-ba du combat politique.

C'est la structure sociale de la société, les rapports sociaux de production du capitalisme, qui sont à l'origine de l'impossibilité de satisfaire nos besoins sociaux et nos aspirations démocratiques, de toutes nos difficultés ou souffrances, des inégalités et de l'injustice, de l'exploitation et de l'oppression, et non pas tel ou tel état mental ou psychologique qui viennent se greffer dessus ou qui en sont les reflets déformés par ignorance, et qui par conséquent peuvent donner lieu à toute sorte de manipulations, au point de se fourvoyer ou de croire qu'ils seraient à l'origine de tous nos malheurs, sans nier qu'ils y contribuent dans une large mesure, d'où le combat politique que nous menons aussi sur ce terrain-là pour ne pas laisser le champ libre à nos ennemis.

Il y a déjà des années, à partir de l'expérience américaine j'affirmais que détourner les masses de la politique était un des principaux objectifs poursuivi par l'oligarchie, et que dans un futur proche cela ferait peser une grave menace sur la classe ouvrière. On y est, dorénavant on peut en observer concrètement les effets en France notamment, où il n'existe plus aucune force organisée en mesure de l'organiser, de la guider pour affronter et renverser le régime. D'où les divagations que l'on peut lire ici ou là ou qui pullulent.

La causerie a été réalisée sans les infos de la veille.

30 pages au format pdf

Tout ce que vous pourrez dire désormais sera systématiquement retenu à charge contre vous. Voilà ce qui est en train d'arriver à Macron et LREM. Il annoncerait le retrait de son projet de contre-réforme des retraites, que personne n'y croirait tant qu'il ne l'aurait pas daté et signé précédé de la mention lu et approuvé.

Ils ont dégoté un nouvel ennemi.

Bénis soient le terrorisme, le changement climatique... et le coronavirus 2019-nCoV!

- Coronavirus: angoisse croissante dans le monde, un premier mort à Pékin - AFP 27.01

LVOG - Ils en rajoutent une couche.

L’OMS a corrigé ce lundi 27 janvier son évaluation de la menace liée au coronavirus, la qualifiant d’”élevée” à l’international et non plus de “modérée”, admettant avoir fait une “erreur de formulation” dans ses précédents rapports.

L’épidémie du nouveau coronavirus apparu en Chine, 2019-nCoV, va faire au bas mot des dizaines de milliers de malades et durer plusieurs mois dans le meilleur des cas, estiment des experts en épidémiologie sur la base des premières données disponibles.

LVOG - Dans le pire des cas, ce serait qu'il s'arrête plus tôt!

“Le meilleur des scénarios serait que cela continue au printemps, à l’été, et puis qu’ensuite ça retombe”, dit à l’AFP David Fisman, professeur à l’université de Toronto, et auteur d’un bulletin pour la Société internationale des maladies infectieuses.

LVOG - Comme pour le climat ils utilisent des modèles foireux.

Les détectives des épidémies n’ont pas de boule de cristal et insistent sur le fait qu’ils n’ont que des informations parcellaires sur le nouveau virus, apparu en décembre. Ils utilisent des modèles mathématiques pour estimer le nombre de cas réels, à la date d’aujourd’hui, et comparer à des épidémies passées, mais beaucoup d’hypothèses restent incertaines. AFP 27.01

Tiens, pourquoi nous parlent-ils de cela ?

A force d'avoir les yeux compulsivement rivés sur l'actualité ou d'être abreuvé d'informations, on en oublierait presque qui la fabriquent, comment et dans quels buts. Ni hasard, ni secret, simplement téléguidé, suivez le guide.

En réalité pratiquement personne ne se pose ces questions, la preuve en est que si vous traitez un sujet avec quelques jours de décalage, peu importe l'angle sous lequel vous l'aborderez ou les éléments nouveaux que vous apporterez, cela n'intéressera plus personne ou presque. On vous reprochera de faire dans le réchauffé ou d'être en retard sur l'actualité, parce que réfléchir à un sujet au-delà de 24h c'est trop demander à la plupart des gens qui vivent dans l'immédiat, le tout de suite ou le maintenant et passent sans cesse à autres choses.

A l'autre extrémité, on va les matraquer avec les mêmes sujets en boucle pendant des jours, des semaines ou des mois pour qu'ils pénètrent profondément dans leur cerveau et ne puissent plus en ressortir.

A l'arrivée chacun va se mettre à penser à ceci ou cela sans savoir réellement pourquoi, non seulement il ne lui viendra pas à l'esprit qu'on lui a soufflé, mieux encore, il aura même l'impression que cela venait de lui, ce qui témoignera que la piquouse avait pris ou que sa ligne de résistance à l'idéologie dominante était poreuse ou défectueuse.

Avons-nous absolument besoin de savoir, de préférence en temps réel chez les maniaques un brin dérangé, tout ce qui se passe dans le monde, rien que poser la question est d'une telle absurdité qu'on évitera de se la poser.

Cela montre à quel point on peut être pris dans un engrenage infernal malgré soi, surtout quand on se croit très intelligent ou supérieur aux autres. Je n'ai pas attendu le dimanche 26 janvier 2020 pour me poser cette question, en réalité elle ne m'a jamais quitté l'esprit depuis que je rédige ces causeries, la preuve étant que j'aborde chaque fois ou disons plutôt très souvent d'autres sujets, pas systématiquement ou trop souvent pour qu'on ne me reproche pas d'être hors sujet.

Pour contourner cet écueil qui relèverait de l'hérésie et me vaudrait l'excommunication ou le bûcher, le plus souvent l'actualité que je relate brièvement me sert de levier pour aborder d'autres sujets ou traiter des questions qui nous permettent de partager notre idéologie ou de la faire connaître, car évidemment elle est totalement absente du traitement médiatique de l'information, et pour cause, puisque dans tous les cas de figure ce sont des porte-parole de l'idéologie du capital qui fabriquent l'actualité par l'interprétation, qu'ils en font, qu'il s'agisse de l'actualité factuelle ou institutionnelle, il n'existe aucune exception à cette règle.

Je dois toutefois préciser, que c'est devenu chez moi un réflexe pour ainsi dire naturel de partir d'un fait anodin pour ensuite développer une argumentation, dont je n'avais pas la moindre idée la seconde précédente, il ne m'arrive presque jamais de savoir à l'avance ce que je vais écrire ou dans quelle direction je vais partir, sur quel sujet on allait atterrir ou comment on allait passer d'un sujet à un autre, cet enchaînement me vient spontanément à l'esprit... ou ne vient pas, mais dans ce cas-là c'est que je suis en panne ou trop fatigué pour penser. Autrement dit, j'ignore si vous l'aviez remarqué, mais souvent je me saisis d'un sujet ou d'un fait pour parler de tout autre chose, qui malgré tout à un rapport avec ce sujet ou fait pour peu qu'on creuse au-delà de la superficialité souvent trompeuse, mais aussi révélatrice, de quoi, c'est justement l'objet de notre recherche, ce qu'on doit découvrir à l'issue de notre analyse.

On ne peut pas se faire une idée précise d'un fait et sa portée, si on n'a pas acquis une vision historique, globale ou universelle de la situation, ce qui nécessite évidemment qu'avoir acquis certaines connaissances et d'avoir tiré des enseignements de ses expériences ou de la vie, un processus qui prend forcément du temps, qui occupe toute une vie (et lui donne un sens) quand on a la lucidité et la modestie de le reconnaître, ce qui n'est pas donné à tout le monde, surtout quand on est pris dans le courant tumultueux de l'immédiateté, de la spontanéité, de l'émotionnel, au détriment du questionnement, de la réflexion, qui il est vrai nécessite un certain effort et de la volonté pour ne pas être submergé par la médiocrité ambiante de notre époque.

L'attention de tous ceux qui n'ont pas accès à un décryptage minutieux de ce qu'ils appellent l'actualité ou qui inconsciemment ingurgitent ce flot continue d'informations indigestes ou toxiques, sera détournée de ce qui détermine leurs conditions, pas seulement au profit de facteurs qui leur étaient étrangers ou qu'ils n'avaient pas en tête, mais de manière plus sournoise ou insidieuse pour modifier ou formater leur mode de penser...

Un document à télécharger et à lire :

Le multiplicateur de propagande : Comment les agences de presse mondiales et les médias occidentaux parlent de géopolitique - Une étude de Swiss Propaganda Research. - investigaction.net/fr 15.01

Un exemple tout frais ou pris en flagrant délit.

Irak : l’AP voit des « centaines » de manifestants alors que les photos en montrent des millions par Moon of Alabama - entelekheia.fr 25.01

A 10h01 UTC hier, l’Associated Press a tweeté que des « centaines » de personnes se rassemblaient dans le centre de Bagdad pour exiger le départ des troupes américaines.

Trente-huit minutes plus tôt, CNN avait déjà signalé que des « centaines de milliers » de personnes protestaient à Bagdad contre la présence des troupes américaines en Irak.

Lorsque l’AP a posté ce tweet trompeur, le commandant des forces de police fédérale irakiennes Jaffar al-Batat avait déjà annoncé que le nombre de manifestants dépassait le million.

Ce chiffre pourrait bien être exact. Les reportages de terrain disaient que la colonne de manifestants était déjà longue de huit kilomètres, et que beaucoup de gens continuaient d’affluer.

Photo page d’accueil TeleSUR, selon qui le nombre de manifestants dépassait quatre millions. entelekheia.fr 25.01

Lu dans un blog de Mediapart le 26 janvier :

- Alors que les autorités irakiennes parlent de 2.5 millions de manifestants dans les rues, et que les médias mainstream anglophones comme Time, CNN, le New York Times et même le Jerusalem Post parlent de centaines de milliers de manifestants pour le moins (et soulignent que Moqtada al-Sadr a « des millions de partisans »), l’AFP et Le Monde ont divisé le nombre réel de manifestants par 100 voire par 1 000, titrant : « Des milliers de manifestants réclament le départ des troupes américaines ». Le titre a été changé depuis hier, convertissant les milliers en dizaines de milliers... Fin.

Vérification.

AFP - A Bagdad, des milliers de manifestants réclament le départ des troupes américaines. Le Monde - Des dizaines de milliers d’Irakiens manifestent « contre la présence des Etats-Unis ».

France 24 - Plusieurs milliers de sympathisants de Moqtada al-Sadr ont manifesté vendredi à Bagdad...

Et peu importe si : "Une marée humaine" a envahi Bagdad aux premières heures du jour, a rapporté Cyril Payen, envoyé spécial de France 24 en Irak.

Un exercice de rhétorique de plus en plus périlleux et révélateur.

La dictature, pas besoin de l'essayer, elle est déjà en place !

Non, ce serait plutôt un régime autoritaire réplique tartufe (Mélenchon), un type qui n'a pratiquement jamais bossé de sa vie et qui à la retraite palpe un revenu d'environ 10.000 euros par mois, on comprend pourquoi il joue sur les mots. Qui plus est, il se projette en 2022, comme si Macron devrait rester en place encore pendant deux ans, le reste du temps c'est un nostalgique de "la grandeur de la France" coloniale et de sa glorieuse armée !

Après tout cela se comprend, sous la Ve République notamment, l'opposition parlementaire n'a jamais servi à autre chose que légitimer le régime en place, elle lui a servi de caution démocratique.

Mais, mais il existe tout de même des nuances s'empressent d'ajouter les démagogues de tout poil. Certes, cela dépend pour qui, pour certains c'est un luxe ou plutôt une misère, de la sueur, du sang et des larmes durant toute une vie laborieuse, génération après génération, ou autant de besoins sociaux et d'aspirations démocratiques légitimes bafoués, enterrés, de vies sacrifiées sur l'autel du profit, de l'intérêt général, de la nation.

Vous avez le droit de penser ce que vous voulez, à condition toutefois ou de préférence de le garder pour vous, c'est fortement recommandé en présence d'un patron ou un de ses zélés chefaillons ou encore un représentant de l'Etat policier ou non, de la majorité ou de l'opposition parlementaire, qui partagent tous la même idéologie réactionnaire.

Vous bénéficiez de la liberté d'expression, à condition qu'elle soit conforme à l'idéologie dominante, sinon elle sera censurée ou muselée. Vous bénéficiez du droit de vous organiser, à condition de rester invisible, dans le cas contraire vous serez pourchassé ou matraqué. Vous bénéficiez du droit de grève, à condition de ne pas en user. Vous bénéficiez du droit de manifester, en rang, en silence. Bref, vous avez le droit de résister face à l'infamie et à l'injustice, à condition d'affecter un air résigné ou de courber l'échine, de ramper devant vos maîtres de droit divin ou de louer leur grandeur, leur bonté.

Le régime dictatorial vous accorde généreusement des droits, à condition que vous renonciez définitivement à votre émancipation ou à votre liberté.

On vous demande, que dis-je, on exige que vous fassiez la distinction entre régime autoritaire et dictature, pour mieux vous inciter à vous soumettre à l'un en attendant un jour de subir désarmé l'autre. Vous avez le choix entre la monarchie et la monarchie absolue. Après tout, vous êtes tellement habitué à vivre sous le joug d'une dictature, que cet état ne vous surprend pas ou vous vous en accommodez, il vous semble naturel, la norme en somme. Or il n'y a rien de plus difficile que briser ce conformisme, cet ordre établi injuste et criminel, pour entrevoir une société débarrassée de toutes ces tares ou tous ces maux qui vous sont imposés, que rien ni personne ne peut justifier, sauf à glorifier la tyrannie.

Votre ignorance est le meilleur allié du régime en place.

Tenez, à la suite d'un documentaire sur les Halles de Paris, de nombreux internautes manifestèrent dans des commentaires leur nostalgie des années 20 à 60... C'était plutôt surprenant après avoir entendu deux marchandes de légumes raconter qu'à l'issue d'une dure journée de labeur elles ne dormaient que 4 heures par jour par fractions d'1 heure ou 1h30 sur une paillasse, bref, une vraie vie de chien, de merde, on est bien d'accord.

Force est de constater, que ces travailleurs aujourd'hui âgés de plus de 65 ans n'ont pas tenu compte de ces nombreux témoignages, qui montraient à quel point les conditions de travail et d'existence étaient extrêmement pénibles pour ne pas dire inhumaines à cette époque. Ceux qui les ont vécues ne les jugèrent pas autrement. Au-delà, que faut-il en conclure ? Qu'ils jugent leur mode de vie ou la société telle qu'elle existe aujourd'hui encore plus insupportable qu'autrefois. Cela semble contradictoire au premier abord. Mais en réalité pas du tout, si on tient compte que parvenus au crépuscule de leur vie, plus ou moins consciemment ils s'aperçoivent qu'ils ont trimé toute une vie et après qu'on leur eut fait miroiter l'espoir d'une vie meilleure qu'ils ne connaîtrons sans doute jamais, leurs aspirations légitimes n'ayant jamais été prises en compte, ils se sentent profondément frustrés au point de se projeter aveuglément dans leur jeunesse, où ils pouvaient encore espérer vivre dans un monde meilleur et plus juste, quitte à faire l'impasse sur les difficultés qu'ils avaient rencontrées à une autre époque, rythmée par la guerre ou les années d'après-guerre, faut-il le rappeler.

Ce n'est pas pour rien qu'il m'est arrivé dans des causeries de rappeler en quoi la jeunesse était potentiellement révolutionnaire, parce qu'elle aspirait naturellement à la justice et à la liberté, aspirations qu'elle abandonnerait ou qui seraient broyées une fois qu'elle aurait rejoint le monde impitoyable du travail ou des adultes, qui croulaient sous le fardeau des obligations, charges ou responsabilités qui lui étaient imposées, de telle sorte qu'ils en oublieraient tout le reste, l'essentiel, pour finir par reproduire mécaniquement le mode de vie des générations précédentes et adopter leur mode de penser. Parvenu à ce stade, son destin était scellé, ployant sous un tas de contraintes étouffantes ou difficultés, ses espoirs ne seraient plus qu'un vague souvenir qui allaient également se tarir, et que seule la lutte de classe pourrait ranimer pour les plus conscients d'entre eux, sous peine de finir aigris ou d'être affligés d'une tristesse infinie qu'on ne souhaite à aucun travailleur.

On nous dira peut-être qu'à une autre époque il existait des contreparties aux difficultés de l'existence, tandis qu'ils n'en existent plus de nos jours ou si peu. C'est le discours démagogique que rabâchent tous ceux qui s'accommodent du capitalisme ou qui sont prompts à lui trouver des vertus qu'il n'a jamais eues, à toutes les époques on y a le droit.

Quand on imagine un instant le mode de vie qu'on pourrait avoir à ce stade du développement des forces productives, si on était débarrassé du capitalisme, et qu'on le compare avec ce que nous vivons au quotidien, force est de constater qu'on est très très loin du compte, que dis-je, cela n'a absolument rien à voir ou toute comparaison est franchement déplacée, parce qu'à bien y regarder nous ne disposons d'absolument aucune liberté, aucun droit, aucun pouvoir dans cette société régie par le capitalisme, la recherche du profit, la loi du marché, nous sommes sommé de nous y adapter un point c'est tout, quel que soit notre mode de penser ou notre condition. Le seul droit dont nous disposons, nous ne le devons pas au capitalisme, puisqu'il réside dans l'unique droit de le combattre pour le renverser ou l'abolir de la surface de la planète, droit que justement l'immense majorité n'exploite pas ou ignore pour son plus grand malheur. Sinon cet exercice ou cette expérience de la liberté est férocement réprimé.

Aider les travailleurs à renouer avec leurs aspirations révolutionnaires de jeunesse, dans la perspective ou le but qu'elles se réalisent, et non pas pour qu'ils supportent mieux l'existence du capitalisme, aider les jeunes à comprendre ce qui leur pend au nez, voilà une de nos principales tâches politiques.

Parole d'internaute.

- "Sans être trop affirmatif, le rôle de Keynes fut de contre-feu en face de la proposition bolchévique. Une diversion réformiste tolérable pour le capitalisme anglo-saxon qui hésitait à adopter la solution nazie face à la crise. En offrant une perspective, et seulement une perspective, ni-capitaliste pure ni communiste, ni nazie, Keynes a été l’issue de secours politique du capitalisme. Il a sauvé le capitalisme de réputation au prix de quelques concessions temporaires, puis a logiquement laissé la place à l’hyper-capitalisme actuel une fois les forces populaires organisées par les mouvements communistes et anarchistes maîtrisées. Keynes est la CFDT des années trente. Dans les années soixante, mon ami Kevin, né vers 1945 et étudiant à la LSE lisait beaucoup Keynes. Ensuite, il a fait une carrière chez MacKinsey. La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était dans les années soixante-dix et il faisait l’éloge de Pinochet “qui réparait les conséquences catastrophiques de la présidence Allende”."

LVOG - Les conséquences du stalinisme devaient être désastreuses pour la classe ouvrière et le mouvement ouvrier international, au même titre que celles de la social-démocratie. Ce qui s'est passé, c'est que les opposants à l'un ont voulu s'appuyer sur l'autre qui était tout aussi pourri ou ils ont les ont ignorés superbement pour finalement leur ressembler, crypto-stalinien contre crypto-social-démocrate.

C'était pour ainsi dire couru d'avance, mais personne n'a voulu l'admettre, du coup on a eu tout faux et on a perdu sur tous les tableaux.

Maintenant que tout le monde s'est corrompu à des degrés divers dans cette aventure sans lendemain, en faire le bilan ou l'inventaire s'avère impossible ou plutôt insoutenable, car il y a beaucoup trop d'intérêts individuels en jeu, tout comme revenir en arrière. Non, il faut tout reconstruire sur de nouvelles bases en renouant avec la méthode du matérialiste dialectique et historique, qui inclut les enseignements de la lutte de classe que nous ont léguée les maîtres du marxisme en les actualisant.

Tremblez pauvres pécheurs, repentez-vous viles créatures, le châtiment final approche !

- L'horloge de l'apocalypse est mise à jour et ça en dit beaucoup sur la fin du monde aujourd'hui - Le HuffPost 24 janvier 2020

Que cela vous serve d'avertissement...

- Virus chinois: le bilan monte à 56 morts - AFP 26 janvier 2020

Près de 106 en Chine uniquement le 28.

Faites-nous confiance aveuglément, sinon vous êtes perdus...

- Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres à Davos que "l'humanité était "perdue" si les efforts de réduction des émissions de CO2 n'étaient pas amplifiés" (Source : AFP 24 janvier 2020)

Vous préférez peut-être la version avec crickets?

- Les criquets, dernière plaie d'une Afrique de l'Est accablée par des variations climatiques extrêmes - AFP 24 janvier 2020

La thèse du réchauffement climatique de nature anthropique ou le Green New Deal est piloté par le gang mafieux de la finance qui trône au sommet du capitalisme, mafia criminelle qui avait été à l'origine du 11 septembre 2001.

Il est navrant de constater que ceux qui avaient cru sur parole cette effroyable imposture servie par G. Bush , remettent cela à 18 ans d'intervalle. Cette constance prouve au moins qu'ils n'ont jamais évolué ou que leurs mauvaises intentions inavouables ne les ont jamais quittés.

Sauf que cette fois-ci les choses ne se passent pas tout à fait de la même manière. Il se trouve que cette nouvelle imposture est d'une portée beaucoup plus considérable, car elle concerne directement les intérêts de la totalité des habitants de la planète, au point que chacun est obligé d'y prêter attention ou d'essayer de comprendre ce qui se passe réellement, et donc écoute les arguments des uns et des autres, sans parler de ceux qui en sont déjà victimes et qui témoignent...

Le plus navrant, c'est aussi de constater que la plupart des militants n'ont tiré absolument aucun enseignement de l'expérience ou de l'imposture précédence, et ils continuent de faire confiance ou à se reconnaître dans des dirigeants faillis.

Mais il ne faut jamais désespérer ou oublier que toute situation comporte des contradictions.

A trop en faire ou leur médiocrité (des représentants du régime) peut déclencher un "déclic" salutaire chez de nombreux travailleurs ou jeunes ou comment la conscience progresse lentement mais sûrement.

Un internaute - "Le déclic a été la montée de l’hystérie ambiante des médias et en particulier le jour où j’ai entendu à la télévision à une heure de grande écoute Corine lePage mettre les tsunamis comme conséquence du réchauffement climatique! Du coup j’ai regardé de plus près et ça m’a effaré. J’ai compris qu’il était temps de s’opposer!"

LVOG - Ceux parmi les militants qui refusent de mener la lutte de classe sur ce terrain-là, qui désertent en fait par fainéantise, par confort dogmatique ou par crainte de la polémique de ne pas être à la hauteur de sujets qu'ils ne maîtrisent pas, s'ils croient qu'en imitant leurs dirigeants qui ont honteusement épousés le populisme ils servent notre cause, ils se trompent lourdement, car en adoptant ce comportement ils se coupent des travailleurs et jeunes les plus avancés et ils se décrédibilisent eux-mêmes, ce qui est dommage, pire, ils en arrivent à ne plus rien comprendre à ce qui se passe réellement ou à se tromper de combat, ce qui est un puissant facteur de démoralisation et finalement de démobilisation.

Nombreux sont ceux qui pensent sans l'avouer le plus souvent que les travailleurs sont d'indécrottables ignorants ou qu'ils ne sont pas capables d'évoluer, alors que c'est justement leur cas à eux. C'est aussi un bon faux prétexte pour se donner bonne conscience et cesser le combat ou pour se fourvoyer dans des groupuscules encore plus sectaires et dogmatiques les uns que les autres, dans l'ongisme.

Le niveau de conscience des masses peut progresser, mais sans direction cette progression demeurera limitée, elle sera susceptible d'être remise en cause ou annulée à tout moment comme on a pu le constater dans le passé ou même quotidiennement.

L'objet de ce portail et de ce courant politique était justement d'éviter d'en arriver à cette extrémité qui se produit tous les jours autour de nous, un gigantesque gâchis qui se traduit par la stagnation de nos forces, leur émiettement ou leur affaiblissement. Il ne leur reste plus qu'à croire au miracle ou que d'un coup de baguette magique au détour d'un évènement la situation ou le rapport de forces pourrait s'inverser, sans que la moindre direction cohérente n'ait émergé du mouvement ouvrier, à ce niveau-là c'est du pur aventurisme ou une vue de l'esprit sans fondement réel ou sérieux.

Totalitarisme. Fabrication du consentement, manipulation des esprits, comment cela fonctionne au quotidien.

Tiré d'un article publié par le blog European Scientist - Nous assistons à "une convergence d’intérêts politiques et financiers puissants qui utilisent les techniques modernes de la publicité et du marketing pour façonner l’opinion, avec la complaisance de la plupart des médias.

Il est de ce fait devenu pratiquement impossible de débattre sereinement de ces questions sur des bases scientifiques".

LVOG - Les contradictions criantes.

Le front des réchauffistes s'est fracturé, enfonçons le coin pour le faire éclater.

Il est intéressant de constater que parmi les plus fervents partisans de la théorie du réchauffement climatique de nature anthropique défendue par le GIEC (ONU) et la plupart des gouvernements occidentaux, il s'en trouve de plus en plus qui rejettent de manière virulente le recours aux énergies renouvelables (éolienne et photovoltaïque), tant elles présentent des contradictions criantes et des conséquences désastreuses que personne ne peut escamoter totalement sur les plans financiers, sociaux et environnementaux.

On ne compte plus les prises de position ou les témoignages, les publications, articles, études, rapports qui en font la démonstration ou qui en apportent les preuves.

Pour contrecarrer cette tendance générale, pour ainsi dire désespérément chaque jour les agences de presse et les médias se saisissent de n'importe quel fait météorologique ou climatique dans le monde, les instrumentalisent pour justifier la thèse qu'elles défendent afin que la population y adhère les yeux fermés ou la reprenne à son compte.

Ce matraquage est si monstrueux jusqu'à la nausée, qu'au bout d'un moment il déclenche un réflexe inverse de celui recherché chez la plupart des gens, un réflexe d'aversion ou de rejet en bloc. Echaudés sur le plan social et politique, ils ne font qu'adopter le même comportement.

Quand la réelle nature du régime s'impose. Macron : La voix du totalitarisme oligarchique : Dégage!

- "Essayez la dictature et vous verrez !" : Emmanuel Macron dénonce les discours affirmant que la France n'est plus une démocratie - francetvinfo.fr 24 janvier 2020

"Aujourd'hui s'est installée dans notre société, et de manière séditieuse par des discours politiques, l'idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu'il y ait une forme de dictature qui s'est installée", a dénoncé Emmanuel Macron au micro de Radio J, jeudi 23 janvier dans la soirée, dans l'avion le ramenant d'Israël.

"Si la France c'est cela, essayez la dictature et vous verrez !", a poursuivi le président de la République, questionné sur la montée de la violence politique et sociale en France. "Il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l'autre, l'interdiction de la violence, la haine à combattre", indique le président de la République. "Tous ceux qui aujourd'hui dans notre démocratie se taisent sur ce sujet sont les complices, aujourd'hui et pour demain, de l'affaiblissement de notre démocratie et de notre République", a accusé Emmanuel Macron dans cet entretien diffusé vendredi matin par Radio J.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé pour sa part que, “notamment à La France insoumise, des gens accréditent au fond l’idée qu’il y aurait un ‘régime’ qui imposerait sa loi au reste de la population.” francetvinfo.fr 24 janvier 2020

LVOG - Qui n'en serait pas convaincu avec l'épisode de la contre-réforme des retraites que l'immense majorité rejette ?

Cela doit être l'Etat juif, d'extrême droite, d'apartheid, colonial, qui a dû l'inspirer.

- La négation d'Israël tient de l'antisémitisme, dit Macron à Jérusalem - AFP 22.01

La "négation" de l'existence d'Israël comme Etat est une nouvelle forme d'antisémitisme, a déclaré mercredi le président français Emmanuel Macron au premier jour de sa visite à Jérusalem...

"L'antisionisme, lorsqu'il est la négation de l'existence d'Israël comme Etat, est un antisémitisme", a déclaré M. Macron, lors d'un point de presse avec le président Rivlin.

"Ce qui ne veut pas dire qu'il deviendrait impossible d'avoir des désaccords, de critiquer telle ou telle action du gouvernement d'Israël mais la négation de son existence relève bien aujourd'hui d'une forme contemporaine d'antisémitisme", a-t-il affirmé. AFP 22.01

La haine et la violence sont inséparables du sionisme.

- Macron: «La Shoah ne doit pas cicatriser» - LeFigaro.fr 27 janvier 2020

En complément. Il faut bien que l'extrême droite serve à quelque chose ou à quelqu'un.

- Election régionale en Italie : l'extrême droite battue en Emilie-Romagne régionales, un coup dur pour son chef de file - Franceinfo 27 janvier 2020

- Autriche : l'extrême droite perd le pouvoir dans un État-clé - L'Express.fr 27 janvier 2020

Aucun peuple en réalité.

- Le Peuple palestinien est le seul à ne pas être protégé par le Conseil de sécurité - Réseau Voltaire 23 janvier 2020

Au cours des 19 dernières années —du 29 septembre 2000 (A/55/432-S/2000/921) au 11 décembre 2019 (A/ES-10/831-S/2019/937) — l’Autorité palestinienne a déposé 678 plaintes au Conseil de sécurité contre de nouveaux agissements illégaux de l’État d’Israël.

Malgré les réclamations de l’Assemblée générale, aucune de ces plaintes n’a été jugée par le Conseil de sécurité.

L’État d’Israël est le seul au monde à bénéficier d’un tel traitement de faveur, le Peuple palestinien est le seul au monde à ne pas être protégé par le Conseil de sécurité. Réseau Voltaire 23 janvier 2020

LVOG - On gardera cet article sous le coude en attendant d'en lire un autre du Réseau Voltaire, souvenons-nous de ce qu'a écrit Thierry Meyssan récemment, le Droit international, c'est la négation des droits des peuples qu'il le veuille ou non : "Au demeurant, le Droit international n’a rien de monstrueux. Il ne heurte aucune conscience. S’en écarter menace la paix et donc notre vie à tous." (Dérive de l'Iran vers le comportement US et israélien - Réseau Voltaire 21 janvier 2020)

Souvenons-nous aussi que le représentant de l'URSS à l'ONU avait voté en 1948 l'occupation de la Palestine, ce qui ouvrait la voix à sa liquidation.

Macron a de quoi avoir les nerfs...

- Baromètre Ifop-JDD : Macron chute de 4 points, à 30% de satisfaits - Journal du Dimanche 26.01

- Cédric Villani va être exclu de LREM, annonce Stanislas Guérini - Le HuffPost 28.01

- LREM: la députée Frédérique Lardet quitte à son tour le mouvement - AFP 28.01

...mais il peut dormir tranquille...

- Pour Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron doit être "chassé" du pouvoir en 2022 - L'Express.fr 26.01

... et il n'est plus à un coup d'Etat près le petit dictateur...

- Emmanuel Macron a reçu le Vénézuélien Juan Guaido au palais de l'Elysée - AFP 26.01

Le président français Emmanuel Macron a annoncé vendredi sur Twitter avoir reçu au palais de l'Elysée Juan Guaido, président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays et qui tente d'évincer Nicolas Maduro depuis un an. AFP 26.01

LVOG - Les mêmes qui voulaient évincer Bachar el-Assad, et qui ont liquidé physiquement ceux qui leur résistaient ou qui ne rentraient pas dans leur moule ou encore qui n'avaient pas leurs places dans leur stratégie.

En voilà un qui n'a déjà plus de tête.

- Robert Badinter en colère face à la tête d'Emmanuel Macron sur une pique - Le HuffPost 27 janvier 2020

... enfin une bonne nouvelle...

- Municipales : d'après les calculs d'En marche, l'extrême droite pourrait prendre 137 villes - Journal du Dimanche 25.01

Ils veulent transposer au niveau local ou des communes ce qu'ils réalisent déjà sur le plan national, les rendre ingouvernables, de sorte que les élus appliquent la politique dictée par Macron et LREM.

... ils fanfaronnent mais n'en mènent pas large...

- Retraites: 89% des Français pensent que des actions violentes vont se multiplier - Le HuffPost 28.01

- Retraites ou défense des services publics: combien de secteurs professionnels sont en colère? - Le HuffPost 28.01

- L’État de droit et l’État de moi - Le HuffPost 28.01

American way of... lobbying. Maudit soit le train, surenchère destructrice ou mégalomanie galopante.

Benjamin Griveaux veut déplacer la Gare de l'Est pour créer "un Central Park parisien" - huffingtonpost.fr 26.01

Coïncidence? Cédric Villani, adversaire dissident LREM de Benjamin Griveaux, a annoncé le même jour ses projets de réaménagement des gares parisiennes.

Le candidat investi par LREM aux élections municipales à Paris, Benjamin Griveaux, veut déménager la Gare de l’Est vers la banlieue ou une porte de Paris, et créer un “Central Park parisien”, selon une interview publiée ce dimanche 26 janvier par le Journal du Dimanche.

“Je propose, pour remplacer la gare de l’Est, de créer une nouvelle gare, installée à une porte de Paris — la porte de la Villette [19e] le permet — ou dans une autre commune de la métropole”, a déclaré au JDD l’ancien porte-parole du gouvernement.

Dans le nord-est de la capitale, ce projet sera “une nouvelle donne”, assure le Marcheur, qui veut “planter une forêt” sur cet espace, qu’il estime au total à 30 hectares, “un nouveau poumon vert”.

“Si l’on veut végétaliser la ville, on ne peut se contenter de poser des arbres dans des pots au milieu du bitume, comme l’a trop souvent fait la mairie actuelle”, dénonce le candidat, classé troisième (15%) dans les intentions de vote, derrière la maire sortante Anne Hidalgo (25%) et Rachida Dati (19%), selon une enquête Ifop-Fiducial publiée dimanche dernier pour le JDD et Sud Radio.

La nouvelle gare ainsi créée sera “la gare de l’Europe, capable d’absorber les futurs flux de voyageurs” mais aussi “la gare du Grand Paris”. “Veut-on vraiment développer les transports et l’activité économique hors de l’hypercentre, rééquilibrer l’est et l’ouest? Chiche!”, ajoute l’ex-PS qui a rejoint Emmanuel Macron, dès 2016.

Le candidat promet, par ailleurs, de soumettre ce projet, dont le coût est estimé à environ 1,5 milliard d’euros, à un référendum, “en 2022, après deux ans de travail et de concertation avec tous (les) partenaires”.

Hasard ou bataille électorale? Cette déclaration de Benjamain Griveaux a fait écho à celle de son rival Cédric Villani, qui a dévoilé quelques heures plus tôt à l’AFP ses propres projets concernant les gares de la capitale, notamment son intention de déplacer le trafic des Eurostar et Thalys, qui desservent notamment Londres et Bruxelles, de la gare du Nord à Saint-Denis.

Si, in fine, cette proposition s’avérait difficile à réaliser, l’équipe du candidat plaide pour “déménager Eurostar à Gare de l’Est en utilisant le nouveau passage de Charles-de-Gaulle Express”, cette même gare désormais dans le viseur de Benjamin Griveaux. huffingtonpost.fr 26.01

En complément. En marche vers la dictature planétaire.

- Londres : la police va utiliser la reconnaissance faciale en direct - LePoint.fr 24 janvier 2020

J'ai appris que la police indienne s'en servait déjà lors des manifestations...




Dossier retraite.

Farouche résistance.

- L'opposition à la réforme des retraites monte, 61% des Français veulent son retrait - Le HuffPost 23.01

- Retraites: 70% des Français pensent que la mobilisation va se poursuivre - Le HuffPost 24.01

- À Paris, la réforme des retraites continue de mobiliser les opposants - Le HuffPost 24 janvier 2020

Selon les chiffres transmis en début d’après-midi par la CGT, entre 350.000 et 400.000 manifestants ont manifesté contre la réforme des retraites ce vendredi 24 janvier à Paris. Le parcours, inhabituel, reliait la place de la République à celle de la Concorde sous un soleil radieux et un froid piquant, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La préfecture de police de Paris en a compté dix fois moins, à savoir 31.000. Quant au cabinet Occurrence mandaté par un collectif de médias, il arrive à 39.000 personnes.

Ce vendredi, les manifestants marchaient derrière leur désormais traditionnelle banderole de tête affichant “Retraite à points: tous perdants, retraite à 60 ans: tous gagnants”. Le HuffPost 24 janvier 2020

- Retraites des avocats: "Ce n'est pas négociable", tonne Belloubet - Le HuffPost 24 janvier 2020

Que cela ne tienne...

- Retraites: les avocats votent la poursuite de leur mouvement - AFP 26.01

Le Conseil national des barreaux (CNB) a voté à l'unanimité la poursuite du mouvement de grève des avocats contre la réforme des retraites, lors d'une assemblée générale samedi, a-t-il annoncé dans un communiqué. AFP 26.01

Et pendant ce temps-là les agents de Macron programment une 8e journée d'action pour briser la détermination des travailleurs.

- Les syndicats appellent à une nouvelle journée de grève le 29 janvier - Le HuffPost 24 janvier 2020

Confirmation. Cotisation, non un racket pour le compte des fonds de pensions.

- Réforme des retraites : les chiffres à retenir de l'étude d'impact dévoilée par le gouvernement - francetvinfo.fr 24 janvier 2020

Un âge d'équilibre projeté à 65 ans

Selon le rapport, l'âge d'équilibre en 2037 pour établir les projections sur les comportements de départ à la retraite des générations nées à partir de 1975 est de 65 ans, notent Les Echos. "Cet âge [65 ans], purement conventionnel, correspond à l'âge de départ au taux plein pour une personne ayant débuté son activité professionnelle à 22 ans et ayant validé toute sa vie 4 trimestres par an, soit 43 années, la durée exigée pour le taux plein pour la génération née en 1975", précise l'étude d'impact.

L'âge d'équilibre augmenterait ensuite d'un mois par génération, "sous l'hypothèse que l'espérance de vie progresse d'un mois et demi par an". Or, "cet âge d'équilibre s'accompagne d'une sévère décote : 5% en moins sur la valeur du point par an. Ainsi, pour quelqu'un né en 1980, la perte se montera à 15% sur sa pension s'il part trois ans avant 65 ans", rappelle L'Humanité (article payant). Au contraire, il pourra compter sur un bonus ou surcote de 5% par an s'il fait valoir ses droits après 65 ans.

Une décote de 7 à 8% plutôt que 5%

Pour un salarié partant à la retraite avant 65 ans, le malus prévu est de 5% de la valeur du point. Or, le futur retraité qui anticiperait son départ avant l'âge d'équilibre perdra également les points qu'il aurait pu accumuler en liquidant ses droits quelques années plus tard. Ainsi, la perte ne sera plus de 5%, mais plutôt de 7 à 8% par an, selon les estimations citées par Le Monde.

Une réforme représentant 13% du PIB

La stabilisation annoncée des dépenses de retraite se situe aujourd'hui à 13,8% du PIB et devrait baisser à 13,3% en 2040 (contre 13,5% sans réforme), puis 12,9% en 2050 (contre 13% sans réforme), "soit très proches des masses qui auraient été versées hors réforme", précise l'étude d'impact, que Les Echos ont pu consulter.

Un déficit du système à 0,3% du PIB

Quel sera l'impact financier de la réforme ? Même avec un âge d'équilibre à 65 ans en 2037, l'équilibre financier ne serait pas atteint à cette date. Le déficit du système de retraites serait de 0,2% à 0,3% de PIB entre 2035 et 2040, au lieu de 0,5% sans réforme.

Un départ plus tard pour 20% des assurés

En fonction de l'année de naissance, certains salariés pourraient être favorisés par cette réforme. "Environ un tiers des assurés pourront partir plus tôt", de l'ordre "d'un an et demi en moyenne" pour la génération née en 1981. Un "décalage" qui "serait moindre pour les générations plus récentes", car "l'âge d'équilibre" augmenterait "au fur et à mesure des gains d'espérance de vie".

D'autres, enfin, y perdraient : "Environ un cinquième des assurés partiront plus tard", d'à peu près "trois ans en moyenne pour les générations nées dans les années 1990", avec toutefois "un gain très significatif de pension, en moyenne supérieur à 20%". Dans l'ensemble, avec l'âge pivot, "l'âge moyen de départ serait plus élevé" d'un mois pour la génération 1990 (64 ans et 7 mois) et de 8 mois pour la génération 2000 (65 ans et 2 mois). francetvinfo.fr 24 janvier 2020

LVOG - Cela se passe de commentaire tant c'est clair, ce qui en principe devrait renforcer la détermination des travailleurs...

Les quelques 260 000 salariés à plus de 10 000 € / mois ne vont plus payer que 2,8 % de cotisations retraite.

Pendant que toi, tu raqueras 28%

Commentaire d'un internaute.

- "Outre l'absence d'équité, il y a le manque à percevoir, pour ensuite répartir ce qui a été récolté.

Et là, rien qu'avec eux, ça fait 3 milliards, de manque à percevoir."

- Réforme des retraites : pourquoi le "simulateur" mis en place par le gouvernement ne rassure pas - Franceinfo 27.01

Surtout, le simulateur montre clairement l'importance de l'"âge d'équilibre" dans le futur système. Cet "âge d'équilibre" obligera à liquider ses droits à la retraite bien plus tard qu'aujourd'hui, faute de quoi la pension sera fortement amputée. C'est vrai dans quatre des cinq types de revenus proposés par l'outil.

Sur ces cinq cas, seul l'assuré qui clôt sa carrière à 8610 euros de revenus bruts mensuels pourra partir dès 62 ans avec une pension supérieure à celle qu'il aurait touchée aujourd'hui.

Deux autres salariés fictifs évoqués (l'un terminant sa carrière à 2890 euros bruts mensuels, l'autre touchant toute sa vie un revenu moyen à 3140 euros) devront attendre 66 ans pour que le nouveau système leur soit profitable.

Enfin, qu'ils gagnent 1230 euros bruts (pour un temps partiel) ou 1540 euros mensuels bruts (pour un temps plein), les deux salariés payés au smic, eux, ne sont gagnants qu'à partir de 65 ans. Franceinfo 27.01

Commentaires d'internautes.

1- "Ces cas-types font mine de croire que l'âge pivot sera à 65 ans, alors qu'il est prévu pour passer à 67 ans, à l'âge de la retraite de ces cas. Donc, la décote n'apparaît pas dans ces exemples.

2- "En de nombreux points, ils raisonnent en € constants pour les revenus (donc, les minorant), mais en € courants pour les pensions ! Ce qui survalorise les pensions. En gros, ils font comme s'il n'y avait pas d'inflation durant la vie active, mais l'intègrent d'un coup au moment de calculer la pension. Ça fausse la comparaison."

3- "Ils partent de l'hypothèse d'une augmentation de 53% du smic sur 15 ans de 2025 à 2040 (dont 3%/an après 2032), alors que le smic n'a augmenté que de 26% ces 15 années passées !"

4- "Pourquoi le gouvernement ne présente pas des simulations avec un âge de début d'activité à 20 ans. Le système actuel serait beaucoup plus favorable que le système universel. En prenant le début d'activité à 22 ans il pénalise le système actuel avec les décotes de 5 % par année manquante. 24 % des personnes sont déjà en activité à 20 ans."

5- "Pour une simple raison : si vous faites une carrière complète dès 20 ans, ça veut dire que dès 63 ans vous pourriez partir (43 ans, carrière complète).

Or à 63 ans, avec un âge pivot prévu à 65 ans (en fait, d'ici là, à 67 ans), ça veut dire que vous devez rester quelques années de plus pour ne pas subir de décote (5% par an) !

C'est cela qu'ils veulent éviter qu'on voit : que soit vous y perdez, soit vous devez rester plus longtemps que prévu."

6- "Surtout parce qu'ils ne veulent pas faire comme en Belgique. Car dès que le gvt a mis en place un simulateur tout le monde a compris qu'il sera perdant et le gvt a dû retirer sa réforme..."

7- "La valeur service du point pourra être modifiée par simple décret (donc, aucun passage devant la représentation nationale, aucune "conférence de financement", juste 2-3 technos de Bercy présentant à un ministre un chiffre à valider).

Le système actuel est dit "à prestations définies" : vous savez d'avance combien vous toucherez, sauf accroc dans votre carrière (j'ai pu anticiper le montant de ma retraite plus de 5 ans avant, et m'adapter en conséquence).

Le système proposé est dit "à cotisations définies" : vous savez combien vous cotisez, mais vous ne saurez jamais ce que vous toucherez dans x décennies, parce que les paramètres des prestations, eux, peuvent être modifiés à tout moment, c'est même l'intérêt du point : l'auto-équilibre se fait sur le dos des retraités, les pensions publiques restant bloquées à 14% du niveau équivalent du PIB (et non "14% du PIB" comme on lit), même si le % de retraités augmente dans la population - et donc doivent se partager la même part des richesses nationales du moment à plus nombreux."

8- "Parce que le but de cette réforme est d'enrichir BlackRock ! Le jour où les gens auront bien compris ça il y aura encore plus de monde dans les rues !"

9- "Il n'y a sur le coup aucun complot. C'est clairement assumé pour les revenus au dessus de 10000 (sinon ils n'auront aucune pension) et bien sur toutes les personnes qui ont un capital à la fin du mois, feront ce choix qui leur permettra éventuellement de compenser la décote. En ce sens les projections à horizon lointain sont parfaitement farfelues. Si une personne qui touche 5000/mois, accepte la décote grâce à un complément par capitalisation, il va falloir lui payer pendant longtemps une pension, plus faible que le maximum mais quand même importante. Par contre les faibles revenus ne pourront capitaliser, ne pourront supporter une décote et devront travailler plus longtemps."

10- "La valeur du point (donc des pensions) sera déterminée chaque année. Donc créer un simulateur n'est que pure arnaque ! Un peu comme si on créait un simulateur pour connaître vos dépenses de chauffage ou de carburant dans vingt ans ... (sans connaître le prix du pétrole dans vingt ans) ...

C'est vraiment prendre les gens pour des cons !"

11- "Il est inévitable qu'avec un système par point basé sur toute la carrière, avec de plus nombreux paramètres d'ajustement d'équilibre (tous d'ailleurs défavorables aux salariés) ne peut que conduire à une diminution des pensions à âge égal. Je pense que tout le monde l'a compris depuis la publication du projet de loi... Il est sans doute plus redistributif qu'avant (en ce sens il est de gauche) mais il n'implique que les salariés et en ce sens il est de droite. C'est sans doute le fameux en même temps. Mais globalement il est défavorable aux plus grands nombres des salariés."

Ni l'un ni l'autre !

- Jean-Christophe Lagarde sur les retraites: «Il faut travailler plus longtemps pendant la semaine - lefigaro.fr 23.01

Le président de l’UDI était l’invité du Talk-Le Figaro ce jeudi. Pour garantir de partir à la retraite à 62 ans, il propose de travailler 37 heures par semaine au lieu de 35. «Vous préférez travailler jusqu’à 64 ans ou 25 minutes en plus par jour?» lefigaro.fr 23.01

Commentaire d'un internaute.

- "Il n'est pas à jour, les gens travaillent déjà plus de 37h pour être payés sur une base de 35h! De quoi se plaint-il ?"

Simplet.

- La Tribune des travailleurs (POID) - Dans l’ordre des choses par Daniel Gluckstein 22 janvier 2020

Extrait. Cette question est en ce moment au cœur des discussions parmi les travailleurs, dans les assemblées et les réunions. C’est une question sérieuse. Ici ou là, quelques esprits chagrins, volontiers donneurs de leçons, font mine de s’offusquer. Il y aurait selon eux quelque chose d’inconvenant à ce que des travailleurs en grève depuis quarante-cinq jours se prononcent pour que les confédérations qui ont convoqué la grève depuis le 5 décembre lancent un appel clair et net à la grève générale.

Mais n’est-il pas dans l’ordre des choses que la classe ouvrière qui, dans un combat séculaire, a construit des organisations pour se défendre et combattre, donne son avis sur ce que ces organisations devraient faire pour gagner ?

Que l’on partage ou non cette position, la démocratie ouvrière reconnaît le droit aux travailleurs d’en débattre. Comme elle impose aux dirigeants des organisations le devoir d’y répondre. LTT 22 janvier 2020

LVOG - Ils volent déjà au secours de Macron en organisant des journées d'action sans lendemain ou bidons, alors ils ne peuvent pas répondre aux besoins de tout le monde ! La démocratie ouvrière et les dirigeants des organisations, ça fait deux!

Ils ont la trouille !

- Olivier Dussopt annule ses voeux "pour des raisons d'agenda" selon son cabinet - AFP 24.01

Le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt a annulé ses voeux aux acteurs de la fonction publique, prévus initialement le 30 janvier à 12H30, "pour des raisons d'agenda qui n'ont rien à voir avec l'actualité", a indiqué vendredi à l'AFP son chargé de communication. AFP 24.01

Et ils ne sont pas les seuls.

- Éric Drouet annonce qu'il quitte le mouvement des gilets jaunes - huffingtonpost.fr 26.01




Dans quel monde vivons-nous ?

- Deux milliards d'animaux vivants ont été expédiés dans le monde en 2017 - slate.fr 23.01

Nés dans un endroit, élevés dans un autre, puis abattus à l'autre bout du monde, c'est le sort qu'ont subi près de deux milliards de cochons, bovins, moutons et poulets en 2017.

Dans une vaste enquête, le média britannique The Guardian analyse les données de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et met en évidence les chiffres gigantesques du commerce mondial d'animaux de ferme.

Le nombre de ces animaux transportés a été multiplié par quinze en cinquante ans, passant de 130 millions en 1967 à plus de 1,9 milliard en 2017. Ces chiffres pourraient même être nettement supérieurs, car ils ne prennent en compte que les voyages transfrontaliers et n'incluent donc pas les longs voyages à l'intérieur d'un pays.

Chaque jour, près de 5 millions d'animaux sont en transit dans le monde, chargés sur des camions ou des bateaux pour des trajets allant de quelques heures à six semaines.

Les poulets sont très nettement en tête des animaux exportés. Avec plus de 1,8 milliard d'individus transportés en 2017, ils devancent les cochons, les bovins et les moutons qui représentent à eux trois environ 77 millions des animaux expédiés.

Selon les données de la FAO, le commerce de ces bêtes vivantes est en constante augmentation et n'a montré aucun signe de ralentissement, malgré les progrès en matière de réfrigération et de transport de viande congelée.

Juste derrière les États-Unis et ses sept millions d'animaux importés (ce chiffre n'inclut pas les poulets), l'Arabie saoudite est devenue en quelques années le deuxième plus gros importateur du monde. La Pologne, l'Italie et Hong Kong ferment la marche.

Au niveau des plus grands exportateurs, les pays de l'Union européenne sont en tête de gondole. Les Pays-Bas et l'Allemagne ont exporté à eux deux près de 700 millions de poulets en 2017; le Danemark est le premier exportateur de cochons vivants du monde tandis que la Roumaine exporte plus de 2 millions de moutons par an.

La France, quant à elle, est le plus important exportateur de bovins vivants de la planète. Elle en exporte chaque année depuis 1970 plus d'un million, notamment vers l'Italie, l'Espagne mais aussi l'Algérie, le Liban et le Maroc. slate.fr 23.01

LVOG - Ici en Inde je ne consomme que des produits locaux, et je vous assure qu'on ne sent pas frustré du tout...

- Crise à l'école : "On ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire" - marianne.net 06.01

Professeur de philosophie en lycée et membre du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), René Chiche publie un ouvrage où son attachement à l'institution scolaire se mêle à une rage sourde face à son état de ruine. Dans "La désinstruction nationale" (éditions Ovadia), cet homme engagé déplore que le niveau de ses élèves soit désormais proche du néant. La faute à l'empilement des réformes, aux pressions de la hiérarchie, à la dégradation des programmes ou encore à la fragilisation des Humanités, entre autres. Entretien.

Marianne : Votre ouvrage a tout d’un cri du cœur. Face à la démission de l’école, aux réformes, à la hiérarchie… Et aux conséquences supportées par vos élèves que vous aimez malgré les très fortes carences que présentent leurs copies. Pourquoi avoir voulu écrire ce livre ?

René Chiche : Ce qui a déclenché mon envie d'écrire, c'est tout d'abord le niveau inacceptable atteint par mes élèves. En classe, j'ai face à moi des élèves qui sont le produit de l'école : ils ont passé 15 ans en salle de classe et se retrouvent pourtant dans un état dramatique de quasi-illettrisme. Et cela, je ne peux plus le supporter. L'autre raison profonde, c'est que beaucoup de choses ont été écrites sur l'école, mais de manière souvent trop dogmatique. Avec un seul but : descendre des ennemis politiques ou décrédibiliser des positions opposées. Ce que j'ai voulu faire, au contraire, c'est écrire un livre pour le grand public, pour la société toute entière, en proposant une place de choix au sujet lui-même : l'école. Parce que nous sommes tous responsables de son état actuel. Surtout, derrière ce sujet, il y a la question de la République. Parce que c'est à l'école que tout commence, c'est la mère de toutes les batailles. Qu'elle n'instruise plus ne peut amener que de graves déconvenues pour toute notre société.

Les copies de philosophie que vous corrigez sont en majorité, dites-vous, d’une "extrême-pauvreté". À tel point que vous parlez du français comme d’une "langue étrangère" pour certains. À qui la faute ?

Il y a des causes qui sont très connues, comme par exemple la diminution du nombre d'heures de français et de philosophie, les modifications successives dans les programmes... Mais il y a quelque chose de plus fondamental derrière cette situation : le triomphe des Sciences humaines sur les Humanités. L'usage de langue, c'est l'instrument de la connaissance et de la pensée. Or, cet instrument ne peut s'acquérir comme tel que par la lecture de classiques, de grands auteurs. Pendant les années 70, l'université a commencé un processus de destruction de cet héritage pour promouvoir l'étude d'auteurs comme le psychanalyste Jacques Lacan, par exemple. Résultat : les professeurs, une fois en classe, ont ensuite développé une capacité à déployer un discours complètement artificiel sur des auteurs classiques qu'ils n'ont jamais lu. N'ayant que peu intégré cette culture classique, ils n'ont d'autre choix, devant les élèves, que de proposer autre chose. Ce sont les conséquences de ce mouvement que mon témoignage veut illustrer.

Vous dites craindre des conséquences sur ce que vous appelez "la conscience des électeurs". Pourquoi ? Avez-vous pu constater, en classe, des signes avant-coureurs ?

Bien sûr. Il se trouve que j'enseigne dans un lycée moyen, je sais donc qu'il y a pire. Et généralement, quand on parle de l'école, on parle du pire. Mais le pire n'est pas forcément représentatif. Ce qui est plus intéressant, c'est de regarder la moyenne en face. Je crois que mes classes sont représentatives de cette "moyenne". Je dois l'avouer, mes élèves sont très gentils... Mais ils ne savent, en général, rien. C'est-à-dire qu'ils ont été portés, pendant toute leur scolarité, dans un système qui ne leur a pratiquement rien donné, rien transmis. Ils sont donc une matière première idéale pour tout type de manipulations. Je ne dis pas que tout cela a été fait pour en arriver là, mais c'est un effet que je constate. Il suffit de lancer n'importe quel sujet pour observer qu'ils n'ont aucune distance critique.

Vous rapportez d'ailleurs un événement au lendemain de l'attaque de Charlie Hebdo où une élève refuse d'effectuer une minute de silence en citant un texte religieux qu'elle a trouvé sur un obscur site Internet…

C'est presque un autre sujet qui est celui de la lecture. Où est-ce qu'on apprend la langue ? On l'apprend auprès de ceux qui ont porté un haut niveau de l'expression : les auteurs. Mais aussi par le dialogue, l'échange... Quand on zappe toutes ces cases, on n'a plus aucun repère. N'importe quel discours devient la référence absolue. Le fanatisme, sous sa forme religieuse ou sous sa forme politique, naît ainsi. Le cas de cet élève symbolise parfaitement cela. Il y a quelque chose de très grave : Internet, par Wikipédia notamment, a donné l'illusion que le savoir pouvait se dispenser de la lecture. Comme si savoir une chose pouvait se résumer au fait d'en avoir vaguement entendu parler. L'école, finalement, au lieu de faire ce qu'elle a toujours fait, c'est-à-dire former l'esprit, se cantonne désormais à donner des informations partielles en disant qu'il s'agit là de "savoirs". Mais ce n'est pas du savoir, ça ne forme pas l'intelligence ! Ce qui forme l'intelligence, ce sont des exercices comme la dissertation par exemple. Or, aujourd'hui, on constate que de plus en plus d'élèves arrivent en Terminale sans en avoir fait une seule de toute leur scolarité. Il n'est donc pas étonnant qu'ensuite, quand on leur demande d'exprimer, ils ne savent pas le faire. Et ça donne les copies que je lis... L'école ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire.

Dans ce cas, l'école est-elle encore, comme vous l'appelez, "l'institution laïque par excellence" ?

Ce qui est certain, c'est qu'elle ne remplit plus son rôle. Plus inquiétant encore, on a l'impression que l'école ne sait plus très bien quel est son rôle, sa fonction... Tout ceux qui ont la responsabilité de l'école, les ministres et les hauts fonctionnaires de l'institution, n'osent plus prononcer le mot "instruction". Pourquoi je parle de la "désinstruction" ? Parce qu'aujourd'hui, c'est un mot tabou. Si vous prêtez l'oreille au discours de ceux qui représentent l'institution, ils n'ont qu'un seul mot à la bouche : la "réussite". Bien sûr, tout le monde veut la réussite. Mais la réussite de nos élèves ne doit pas se faire à n'importe quel prix. Le problème c'est que, quand on fait de la réussite un but, tous les moyens sont bons pour y arriver. Et les moyens les plus courts sont les meilleurs, notamment en bradant les diplômes.

Vous visez notamment les fameux "pédagogistes" et leurs "petits soldats de la désinstruction chargés d’exterminer les Hussards noirs d’antan". Vous dites que la "désinstruction constitue" pour eux "une rente de situation". Qu’entendez-vous par là ?

Il y a des gens, qu'on appelle les "pédagogistes", même si cette expression me gêne parce que la vraie pédagogie se moque de la pédagogie, qui sont en quelques sortes des bonimenteurs. Car au lieu de faire, ils parlent sur ce qu'il faut faire. Ils font des thèses avant de faire carrière. Le plus connu c'est bien sûr Philippe Meirieu. Ou encore, aujourd'hui, Laurence de Cock, très active sur les réseaux sociaux. Son cas est révélateur. Elle a passé son Capes d'Histoire et Géographie, s'est intéressée aux Sciences de l'éducation, a passé une thèse, est devenue chargée de cours à l'université, grâce à cette position elle publie des livres et a fini par être un des principaux soutiens aux différentes réformes de Najat Vallaud-Belkacem, sous le mandat de François Hollande. Ces gens-là ne sont nuisibles que lorsque la gauche est au pouvoir parce qu'elle leur donne un poids exagérée dans l'institution. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est le terrain. Or, eux, ne s'y intéressent pas, ils ignorent la situation que je relate et que tous les enseignants constatent, tout comme les causes de cette situation. Le résultat est prévisible : les professeurs se résignent, se découragent.

Quelle est la clé du problème, selon vous ?

Le salut peut venir de plusieurs choses à la fois, il n'y a pas une seule solution miracle. Il y a une frange de l'opinion qui est ce que j'appellerais les "parents réels", qui tranche avec les "parents professionnels" qui eux font de la politique et sont dans le refus systématique. Dans cette première catégorie, il y a ceux qui veulent que leurs enfants réussissent, bien évidemment et qui ont encore du respect pour une profession qui elle-même ne se respecte plus. Il faut se reposer sur cette base pour faire que les professeurs redeviennent des hussards qui n'attendent pas uniquement que le ministre les respecte, les considère. Le respect, on ne le réclame pas. On se respecte soi-même pour redevenir respectable. Il faut reconstruire un corps professoral qui n'a été que trop abîmé. Aujourd'hui, les professeurs rasent les murs, sont sans cesse en train de s'excuser, craignent la pression de la hiérarchie... Ils n'osent pas affirmer ce qu'ils sont ni leur autorité. Les injonctions de la hiérarchie sont malheureusement un frein. Parce que si vous n'avez pas les épaules, aujourd'hui, vous finissez par faire comme tout le monde : donner des notes auxquelles vous ne croyez pas, dire aux élèves qu'ils ont réussi alors qu'ils vont se casser la figure dans le Supérieur... marianne.net 06.01

- M. Blanquer, derrière les résultats des évaluations en CP, il y a des professeurs des écoles débordés et des directeurs épuisés - huffingtonpost.fr 23.01

Je suis professeure des écoles depuis 2012. Je suis cette année dans une nouvelle école, je découvre un peu le fonctionnement d’une grosse école (13 classes, je suis plutôt habituée aux petites écoles) et j’ai l’impression qu’on se sent encore plus abandonnés qu’ailleurs.

C’est une école primaire qui mixe donc maternelle et élémentaire. Une seule directrice pour ces 13 classes, 340 élèves. Elle n’a que 2 jours de décharge, les 2 autres jours, elle a en charge sa classe. 340 élèves, 2 jours pour s’occuper d’eux, de leurs familles, de l’administratif... seule, depuis qu’Emmanuel Macron a supprimé leurs aides administratives.

Une directrice épuisée

340 élèves... c’est le cadre de petits collèges, qui eux bénéficient d’un principal, d’un adjoint, d’un gestionnaire, d’un intendant, de CPE, de surveillants... Bref ma directrice, comme d’autres, occupe le poste qui occupe 5 emplois à temps plein ailleurs, tout en faisant classe.

Jean-Michel Blanquer, suite à la colère des directeurs après le suicide de Christine Renon, directrice accablée de tâches, a promis “avant décembre” des aides aux directeurs. Ils ont eu un questionnaire (encore de la paperasse à remplir) et depuis... rien.

Nous sommes mi-janvier et elle est épuisée. En larmes. Elle règle certains soucis, envoie certains papiers, en oublie beaucoup. Elle est submergée.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

La culture du statistique et du management

Notre IEN nous presse de faire ceci, cela... en fonction de son tableau de statistiques des évaluations de CP. Une évaluation nationale pourrait être un bon outil pour se repérer dans la progression de ses élèves.

Hélas, la culture du moment c’est la culture du management. Ces statistiques ne sont là que pour servir la politique du ministre Blanquer. Il s’en sert pour justifier la mise en place des CP à 12 en REP tandis que les autres niveaux se retrouvent surchargés, car sa politique se fait à moyens constants. C’est-à-dire qu’il ouvre des classes sans embaucher de professeurs.

Maintenant, il va s’attaquer à la maternelle. Preuve s’il en est des statistiques de notre IEN: les CP échouent aux évaluations de début d’année. Des évaluations qui sont difficiles pour dès début d’années de CP. Mais non, le couperet tombe: ils échouent, donc la maternelle ne fait pas son travail. Manque de temps

Que faisons-nous, en maternelle? Cette année, principalement, je fais la police avec des enfants qui n’ont aucune règle à la maison. Je dois “abandonner” 25 élèves pour m’occuper de deux autres, en petite section, qui sont handicapé pour l’un et porteur d’un trouble psy pour l’autre. Ils ont besoin d’une personne rien que pour eux. Mais n’ont pas d’AESH, le personnel spécialisé.

En maternelle, on découvre les élèves, leurs difficultés, on monte leurs dossiers et ensuite on attend. Longtemps. Avant qu’une AESH leur soit affectée.

Pourquoi on attend? Entre autres parce que l’administration est lente, mais aussi beaucoup car l’EN peine à recruter des AESH, qui sont sous-payées et en contrats précaires alors qu’elles sont indispensables à la scolarité des enfants handicapés. J’ai aussi des élèves en très grandes difficultés: allophones, ou difficultés de langage, troubles de l’attention, d’apprentissages...

Manque de bras

Qui pour nous aider? La psychologue scolaire a un délai d’attente de 3 mois pour pouvoir venir seulement observer un enfant. La maîtresse du RASED est seule pour plusieurs dizaines d’écoles. Elle a noté nos difficultés, mais ne peut intervenir en maternelle, submergée par son travail en élémentaire ça et là mais elle ne peut faire que du saupoudrage.

Pourtant, quand les maîtres du RASED peuvent intervenir dès la moyenne section, quelques séances permettent souvent de faire remonter un enfant et il peut ensuite passer sereinement en élémentaire. Plus on retarde la prise en charge, plus la rééducation sera longue. Ajoutons à cela le désert médical dans lequel nous sommes: près d’un an de délai pour un suivi orthophoniste. De longs mois également pour rencontrer un ophtalmologue. Des soins pourtant indispensables pour entrer dans la scolarité dans de bonnes conditions.

Voilà où nous en sommes. Voilà avec quoi nous nous débattons.

L’auteure de ce témoignage a choisi un pseudonyme en guise de nom d’utilisateur. huffingtonpost.fr 23.01

- L’Allemagne se prépare à l’arrivée d’une pauvreté de masse - Tribune de Genève 22 septembre 2019

Les bas salaires progressent fortement en Allemagne. Plus d’un retraité sur cinq vivra sous le seuil de pauvreté dans 20 ans.

Plus les années passent, plus le nombre de retraités qui vivent dans la précarité progresse. Selon le dernier rapport de l’Institut de conjoncture à Berlin (DIW), plus d’un retraité sur cinq (21,6%) vivra sous le seuil de pauvreté dans vingt ans, contre 16% aujourd’hui.

Ces chiffres sont d’autant plus alarmants qu’ils sont calculés avec l’hypothèse d’une économie évoluant «positivement». «Le fond du problème n’a pas été réglé», constate Johannes Geyer, l’auteur de l’étude. «Les ajustements, comme une meilleure prise en compte du congé maternité ou la retraite à 63 ans à partir de quarante-cinq ans de cotisations, n’apportent rien de significatif sur le fond. Ce ne sont que des réformes cosmétiques», poursuit l’expert du DIW.

«Les retraités glanent aujourd’hui des bouteilles consignées pour arrondir leurs fins de mois. Ils n’ont plus honte», déplore Sabine Werth, directrice de la soupe populaire de Berlin. «Le développement du secteur des bas salaires décidé par le gouvernement social-démocrate de Gerhard Schröder (ndlr: dans les années 2000) a été une catastrophe. Les retraités sont de plus en plus nombreux à venir chez nous», insiste la bénévole.

Selon le DIW, l’Allemagne compte 6,5 millions de contrats en «minijob», qui permettent une dispense partielle des cotisations sociales. Or, 4,5 millions de ces derniers sont considérés comme l’emploi principal des gens concernés, et non pas, comme le voulait l’idée de départ, un job d’appoint. «Tous ces gens seront dans des situations de précarité quand ils arriveront à la retraite», prévient Sabine Werth.

«Les retraités d’aujourd’hui ont également une biographie complètement différente de leurs aînés. Ils n’ont pas accumulé autant de trimestres – ou points – parce que le marché du travail s’est transformé. Ils comptent plus de périodes de rupture (chômage, formation, etc.) et ont moins cotisé», ajoute Johannes Geyer.

La grande coalition d’Angela Merkel, une alliance entre conservateurs (CSU/CDU) et sociaux-démocrates (SPD), a tenté une réforme des retraites pour anticiper cette pauvreté de masse. L’objectif est la stabilisation d’ici à 2045 du niveau des pensions à 46% des revenus nets (contre 48% aujourd’hui) et un financement des déficits par l’impôt (4,5 milliards d’euros à partir de 2030 et 8 milliards en 2040). L’âge légal de la retraite va passer progressivement de 65 à 67 ans. Cette réforme a prévu aussi des cotisations retraites obligatoires pour les travailleurs indépendants.

En 2018, 100 actifs en Allemagne finançaient les retraites de 31 personnes de plus de 67 ans. Avec l’arrivée des «baby-boomers» (pic de natalité de la fin des années 60), ce sera en 2038 pratiquement deux actifs pour un retraité (100 pour 47).

L’introduction en 2015 du salaire minimum (8 euros 50 de l’heure) n’a pas réglé le problème. Les cotisations restent trop faibles. «Il faudrait être payé au moins 14 euros de l’heure. Un tiers de la population active est en dessous de ce barème», remarque Ulrich Schneider, président de l’Union des associations caritatives d’Allemagne.

Pour freiner les effets pervers du système, le gouvernement prépare un projet de loi sur une retraite minimum accordée à ceux qui ont cotisé au moins trente-cinq ans. «Mais elle concernera surtout les classes moyennes. Elle ne permettra pas de lutter contre la pauvreté. Ceux qui n’ont pas cotisé cette durée resteront à l’aide sociale, qui est très faible, comme les chômeurs de longue durée, les travailleurs indépendants, qui n’ont pas d’obligation de cotiser, et les étrangers qui sont arrivés tard dans le pays», poursuit l’expert.

Le phénomène devrait s’amplifier avec l’arrivée à l’âge de la retraite des chômeurs de longue durée est-allemands qui n’ont jamais retrouvé de travail après la réunification. «Aucune catégorie de la population n’est autant concernée par la précarité», estime Ulrich Schneider. «Avec eux, la pauvreté des retraités va exploser dans les vingt prochaines années», ajoute-t-il. C’est également la conclusion du rapport du DIW. Tribune de Genève 22 septembre 2019

LVOG - La jeunesse et les vieux sacrifiés, les deux extrémités de la chaîne de la servitude, les maillons les plus faibles ou les plus vulnérables. C'est tellement cynique, qu'on se demande comment une telle monstrusité peut exister. C'est cela le capitalisme.

- Lanceur d’alerte : le blanchiment d’argent au coeur de l’économie mondialisée ? - entelekheia.fr 20.01.2020

Extrait.

L’Angleterre est le pays le plus corrompu du monde

En 2016, le journaliste italien Roberto Saviano, qui a passé la plus grande partie de sa carrière à enquêter sur la mafia, a déclaré que la Grande-Bretagne était le pays le plus corrompu du monde.

Saviano a dit au public du Festival du livre de Hay-on-Wye : » Si je vous demandais quel est l’endroit le plus corrompu sur Terre, vous me diriez sans doute que c’est l’Afghanistan, ou peut-être la Grèce, le Nigeria, le sud de l’Italie, mais je vous dis que c’est le Royaume-Uni. Pas la bureaucratie, ni la police, ni la politique, ce qui est corrompu, c’est le capital financier. 90% des propriétaires de capitaux à Londres ont leur siège social offshore. »

« Il a raison. La City de Londres est la capitale mondiale du blanchiment d’argent », a confirmé M. Wilson (1) qui a ajouté : « On ne peut pas nettoyer la City de Londres. Si un politicien essayait de démanteler la City de Londres, l’économie mondiale s’effondrerait. L’argent de la drogue est la seule chose qui a permis aux banques de continuer à fonctionner pendant la crise financière de 2008. »

En 2016, la Commission des Affaires Intérieures a déclaré que 100 milliards de livres d’argent illicite étaient blanchis sur le marché immobilier londonien chaque année.

M. Wilson a dit que la banque ayant la plus mauvaise réputation était HSBC qui, selon ses propos, était impliquée dans 18 des 25 principaux scandales de corruption répertoriés par l’ONG de surveillance Transparency International l’année dernière.

Rona Fairhead, ancienne directrice de HSBC, a également été présidente du BBC Trust et est actuellement membre de la Chambre des Lords. Elle a été ministre du gouvernement jusqu’en mai de l’année dernière.

Selon M. Wilson, les institutions politiques et financières sont étroitement interconnectées et on a vu beaucoup d’anciens députés et ministres aller travailler dans la banque, et beaucoup d’anciens banquiers entrer en politique ou occuper des postes influents.

La City of London Corporation a refusé de répondre à nos questions, tout comme la Financial Conduct Authority, que nous avons également contactée.

1- Nicholas Wilson, un lanceur d’alerte dans le domaine des services financiers licencié par le cabinet d’avocats britannique Weightmans après avoir dénoncé des millions de livres sterling de facturation abusive à la clientèle. entelekheia.fr 20.01.2020




Ils osent tout.

- L'Espagne relève le salaire minimum de 5,5% - Reuters 22.01

Le nouveau gouvernement socialiste espagnol a annoncé mercredi une hausse de 5,5% du salaire minimum, à 1.108 euros par mois, avec effet rétroactif au 1er janvier. Reuters 22.01

LVOG - C'est royal !

- Venezuela: sur les terres de Guaido, on lutte contre "le désespoir, la léthargie" - AFP 22.01

- Netanyahu fustige l'Iran, "régime le plus antisémite au monde" - Reuters 23.01

LVOG - Je croyais que c'était Israël...

- Bientôt un encadrement de l'usage des bombes pour épargner les populations? - L'Express.fr 24.01

LVOG - Au phosphore, à l'uranium appauvri ?

- L’UE doit renforcer ses efforts contre la corruption - euronews videos 24.01

LVOG - C'est l’officine de l'oligarchie Transparency International qui a sorti cette connerie...




Dossier climat.

Révélateur.

- Greta Thunberg et François Hollande font le même constat sur Davos - Le HuffPost 24 janvier 2020

Instrumentalisation des variations climatiques naturelles. Le CO2 d'origine anthropique responsable de tous les maux de la planète.

Dans le rôle d'affameur, il n'est pas mal.

- Afrique australe : quand le climat impacte la sécurité alimentaire - lepoint.fr 24 janvier 2020

Dérèglement. Selon un rapport de l'ONU, 45 millions d'individus sont menacés de famine du fait de la succession de cyclones, sécheresses et pluies diluviennes. lepoint.fr 24 janvier 2020

Vous préférez peut-être la version avec araignées mortelles ?

- Australie: après les feux, les inondations et la grêle, place aux araignées mortelles? - BFMTV 22 janvier 2020

BFMTV - Il y a d'abord eu les incendies, qui ont rongé l'Australie pendant de longs mois (...) et brûlant une surface de terres équivalant à la superficie du Portugal. BFMTV 22 janvier 2020

Superficie du Portugal = 92.212 km²

Superficie de l'Australie = 7.692 millions km²

Rectificatif. Une erreur s'était glissée dans la causerie du 17 janvier 2020 sur le même sujet, j'avais écrit 0,0015% au lieu de 1,5%, je l'ai corrigée.

Sinon en magasin ils ont aussi la version avec crickets !

- Les criquets, dernière plaie d'une Afrique de l'Est accablée par des variations climatiques extrêmes - AFP 24 janvier 2020

Des essaims de criquets d'une ampleur historique, totalisant plusieurs milliards d'insectes, dévastent depuis plusieurs semaines de larges zones d'Afrique de l'Est, à la suite de variations climatiques extrêmes qui pourraient s'avérer catastrophiques pour une région déjà frappée par une sécheresse et des inondations. AFP 24 janvier 2020

Ce n'est pas un phénomène nouveau, mais la propagande s'en tape !

- L'Ethiopie et la Somalie n'avaient pas vu d'essaims de criquets pèlerins d'une telle ampleur depuis 25 ans, et le Kenya n'avait pas eu à affronter de menace acridienne d'une telle force depuis 70 ans, selon la FAO. AFP 24 janvier 2020

A la louche, "depuis des années, voire des décennies", pourquoi pas depuis des siècles ou des millénaires !

- Ces conditions extrêmes sont mises sur le compte du "dipôle océan Indien", un phénomène climatique créé par la différence de température à la surface de la mer entre les zones est et ouest de l'océan Indien.

Les scientifiques disent n'avoir pas observé un dipôle d'une telle intensité depuis des années, voire des décennies. AFP 24 janvier 2020

Il ne manquait plus que les prédicateurs de l'apocalypse.

- "Ce nouveau désastre présage mal de l'année 2020. Le climat imprévisible en 2019 et dans la décennie précédente a déjà gravement érodé la capacité des familles à récupérer de la crise", s'inquiète Ian Vale, directeur régional pour l'Afrique de l'Est et du Sud de l'organisation Save the Children.




Dites-moi, quelles sont vos véritables intentions ?

- Documents déclassifiés sur la propagande britannique avant 1977 - Réseau Voltaire 25 janvier 2020

Des documents officiels déclassifiés par les Archives nationales britanniques, début 2020, attestent que le gouvernement de Sa Majesté subventionnait secrètement l’agence Reuters et la BBC, de 1945 à 1977, afin de diffuser des Fake News contre l’URSS et les sympathisants communistes.

Durant la Guerre froide, le Foreign Office avait créé un service, l’Information Research Department (IRD), chargé d’identifier et de discréditer les sympathisants de l’URSS. Il créa notamment la Globe News Agency, la Near and Far East News Ltd (NAFEN) à Istanbul et Delhi, la Star News Agency à Karachi et l’Arab News Agency au Caire puis à partir de 1956 à Beyrouth. De nombreuses personnalités participèrent activement à ce programme d’intoxication dont George Orwell, Arthur Koestler, A.J.P. Taylor et Bertrand Russell.

L’IRD influença également l’opinion publique britannique, notamment en faveur de l’adhésion du Royaume-Uni au sein de la Communauté économique européenne (actuelle Union européenne), via l’European League for Economic Cooperation (ELEC) (équivalent britannique de l’American Committee on United Europe) [1].

L’IRD fut dissoute en 1977 par Lord David Owen pour mettre fin aux opérations contre l’aile gauche du Parti travailliste.

Tous ces faits et bien d’autres encore sont connus depuis longtemps [2], mais ces documents sont des preuves irréfutables. Ils montrent que durant une trentaine d’années, le MI6 (et son équivalent US, la CIA) ont dominé les flux d’information dans l’ensemble du monde occidental et du Tiers-monde, ainsi que Sean McBride l’a dénoncé, en 1973, à l’Unesco.

Ces documents doivent être liés aux révélations de la Commission Chilcot sur la manipulation de l’opinion publique lors de la guerre contre l’Iraq (2003) et à nos révélations sur l’actuel dispositif du Foreign Office : Innovative Communications & Strategies (InCoStrat). Cette agence, basée à Istanbul, a inventé une fausse narration de la guerre de Syrie depuis 2014 jusqu’à nos jours. Elle est parvenue à l’imposer dans l’ensemble de la presse internationale.

L’agence de presse Reuters a été rachetée par Thomson Financial en 2008. Elle semble ne plus avoir de dépendance avec le MI6, mais avec la CIA : elle dispose d’un accès permanent à la salle de commandement du Pentagone et peut donc délivrer des Fakes News autant que de besoin, en temps réel.

Ces faits nous enseignent qu’il est stupide de penser que seuls des régimes autoritaires tentent d’intoxiquer leur propre population. Les démocraties agissent de même.

Lire les articles de Thierry Meyssan sur ce sujet :

- « Pour Londres, la propagande est un art », 23 août 2016.
- « Les techniques de la propagande militaire moderne », 16 mai 2016.
- « Propagande et Post-vérité », 5 novembre 2019.

[1] « Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 juin 2004.

[2] IRD. Origins and Establishment of the Foreign Office Information Research Department, 1946-48, Historians LRD, History Notes #9, August 1995. Britain’s secret propaganda war, Paul Lashmar et James Oliver, Sutton Publishing, 1998.

L'interprétation policière ou romanesque de l'histoire de la lutte des classes peut déboucher parfois sur des conclusions scabreuses ou douteuses.

Le fondateur du Réseau Voltaire est issu des Radicaux de gauche et son associé du PCF.

On nous dit que le gouvernement britannique aurait diffusé des fausses informations via l’agence Reuters et la BBC de 1945 à 1977, dont "l’URSS et les sympathisants communistes" auraient été les cibles, sans faire la distinction entre le stalinisme et le communisme, alors qu'elle existait dans la réalité depuis le milieu des années 20, ce qui relève de l'amalgame de manière insidieuse. Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi les autorités britanniques n'auraient pas été portées à agir de même envers d'autres cibles ou certaines personnalités, dont G. Orwell, soit à leur avantage ou l'inverse pour leur nuire, les discréditer ou semer le doute sur leur probité ou leurs réelles intentions.

Georges Orwell n'avait rien à voir avec le trotskysme, qui constitua le courant politique qui incarnait la continuité du léninisme et le combat contre le stalinisme. Comme il existera des anarchistes individualistes, Orwell présenté comme un socialiste démocratique sera davantage un socialiste individualiste, et à ce titre il rompra avec la tradition du mouvement ouvrier et avec son idéologie, le marxisme ou le socialisme. Tout comme les trotskystes, il sera traîné dans la boue et traité de fasciste par les staliniens. L'amalgame avec le trotskysme provient sans doute du fait que certains trotskystes s'allieront à la social-démocratie contre le stalinisme.

Les staliniens n'ont jamais digéré que 1984 devait servir la propagande de la CIA, comme d'ailleurs toute critique ou toute révélation sur Staline ou le régime stalinien provenant de n'importe quelle source, ou tout combat contre le stalinisme quels qu'en soient les acteurs. Qu'Orwell ait pris la précaution de préciser dans une lettre à destination du peuple américain, que 1984 visait le totalitarisme et non le communisme (Look, this is not so much anti-communist as anti-totalitarian), rien n'y fit pour ses détracteurs particulièrement mal intentionnés à son égard.

L'accusation portée contre Orwell concernerait la divulgation aux autorités britanniques d'une liste de 38 personnalités qui auraient été des agents ou des espions pour le compte de l'URSS dirigée par Staline. Staline et sa clique avaient livré à Hitler, Pétain, Mussolini et Franco notamment des centaines de trotskystes ou anarchistes qui ont été torturés et assassinés ou qui ont disparu, quand ses sbires ne s'en étaient pas chargés eux-mêmes, donc cela ne nous choque nullement. Staline fut le plus grand fossoyeur et assassin de la révolution russe, du parti bolchevik, de l'Internationale communiste, du mouvement ouvrier international jusqu'à nos jours, alors peu importe le sort réservé à ses agents dans le monde, personnellement cela nous laisse totalement indifférent.

Mieux, Orwell a transmis ces noms à Celia Kirwan, ce qui ne présentait rien d'extraordinaire, puisque plus qu'une simple amie, il lui avait adressé une demande en mariage trois ans plus tôt. Dans ces conditions on peut concevoir qu'ils étaient portés à se faire des confidences, y compris quand bien même cette femme travaillait pour l'IRD (Information Research Department) dépendant du Foreign Office, IRD créé non pas par les conservateurs, mais par le ministre des Affaires étrangères du Labour party, Ernest Bevin, le parti social-démocrate britannique, la bête noire des staliniens ou son allié selon le cas. Quand vous êtes aussi proche d'une personne, vous pouvez parler librement ou en toute confiance. Certains ont affirmé qu'Orwell aurait pu rendre service à sa grande amie dans le cadre de son travail, en lui conseillant simplement d'éviter la fréquentation de certaines personnes compromettantes. Cette démarche n'aurait rien eu non plus de surprenant ou n'aurait pas été contradictoire avec les idées d'Orwell, qui voyait dans le stalinisme une autre forme de totalitarisme et un ennemi du socialisme. Il faut souligner aussi qu'il n'a jamais cité ces noms publiquement, mieux encore, ils n'ont même pas été transmis au MI5 ou au MI6, et ces personnalités n'ont fait l'objet d'aucune censure, leurs vies ou leurs carrières n'en ont pas été brisées pour autant, contrairement à ce qui se passa sous le maccarthysme aux Etats-Unis. Il y a donc tout lieu de relativiser cette histoire montée en épingle par la réaction stalinienne.

Une fois qu'on a eu connaissance de tous ces faits, et qu'on a à l'esprit que c'est le Foreign Office qui est à l'origine de cette affaire (2003) destinée à détourner les opposants au capitalisme de l'oeuvre d'Orwell, on se demande si une fois l'URSS disparue et deux ans passés après le 11 septembre 2001, 1984 ne s'appliquait dorénavant comme un gant au néolibéralisme ou au nouvel ordre mondial totalitaire qui était en train de se mettre en place, tant cette fiction semblait avoir été rédigée spécialement pour lui, ce qui évidemment pouvait être très gênant pour la ploutocratie qui dominait le monde.

The New York Times lui consacrera un article truffé d'erreurs le 4 septembre 2007 : MI5 spy agency to release secret file on George Orwell. Subrepticement le NYT insistera sur le fait qu'Orwell n'avait pas été inquiété par le MI5 pour mieux le faire passer pour un traître au socialisme, servant ainsi à la fois les intérêts des staliniens et des tenants du nouvel ordre mondial néolibéral totalitaire qui demeurent des alliés objectifs dans la lutte contre le socialisme.

The Independent publiera un article (date ?) : Was George Orwell secretly a reactionary snitch? How the author became an internet meme and target of the hard left. C'est dans cet article que j'ai puisé certains faits rapportés plus haut.

En voici quelques extraits traduits par Google.

https://www.independent.co.uk

«C'était à un moment où l'Union soviétique engloutissait ce qui était auparavant des États indépendants d'Europe orientale», explique Taylor (Biographe d'Orwell - LVOG). «L'IRD produisait des expositions motivées, des brochures, expliquant aux gens sur le terrain en Europe de l'Est pourquoi ils devraient résister à ce genre de choses.

"Mais beaucoup de Britanniques étaient encore séduits par l'idée de notre allié" bon vieil oncle Joe Staline ", alors qu'en fait le mec était un psychopathe assassinant en masse. Et vous aviez également affaire à des idéologues vraiment purs et durs.

«L'idée d'Orwell était donc que si vous voulez que quelqu'un écrive ce genre de brochures, ils devaient être de vrais démocrates.

«C'était un socialiste démocratique qui voulait que les socialistes démocrates, pas les ailiers de droite, écrivent cette propagande. Mais il voulait qu'ils soient des gens qui avaient vu à travers l'illusion soviétique, pas des comparses secrets pour la Russie de Staline. "

Et donc la colère de Taylor - telle qu'elle est - est réservée, non pas à Orwell, mais à ceux comme feu le député travailliste Gerald Kaufman, qui a salué la révélation de la liste avec la remarque «pathétique»: «Orwell était aussi un grand frère» .

«Ce n’était pas Orwell qui ne dénonçait personne», dit Taylor. "Il n’écrivait pas d’articles publics dans la presse disant" ces gens sont mauvais ".

«C'était lui qui donnait des conseils privés à une amie [Celia Kirwan] qui travaillait pour l'IRD et voulait savoir qui éviter en demandant aux gens d'écrire pour son département.»

Il faut peut-être noter que Celia Kirwan était un peu plus qu'une simple amie. Trois ans plus tôt, Orwell lui avait en fait proposé un mariage dans la tourmente émotionnelle qui avait suivi la mort de sa première femme Eileen.

Kirwan a repoussé ses avances, mais certains ont suggéré qu'Orwell, conscient de sa santé défaillante, aurait pu chercher le réconfort d'une belle femme quand, le 6 avril 1949, il a écrit en proposant de nommer ceux à qui «on ne devait pas faire confiance en tant que propagandistes».

Lorsqu'il a envoyé sa liste à Celia Kirwan en 1949, Orwell ne savait peut-être pas que c'était la direction de l'IRD...

Il savait certainement que la liste n'était pas réservée aux seuls yeux de Kirwan. Comme l'a noté Timothy Garton Ash, l'historien qui a persuadé le ministère des Affaires étrangères de révéler le document en 2003, Orwell a envoyé sa liste à Kirwan avec une référence à "vos amis" qui le liraient.

Et comme Garton Ash l'a également noté, l'IRD ne s'est pas limité à un pamphleterering relativement inoffensif.

Dans l'article de la New York Review of Books qui constituait la première analyse détaillée du contenu de la liste, Garton Ash écrivait: «À la fin des années 1950, l'IRD avait la réputation d'être« le département des sales coups »du ministère des Affaires étrangères, se livrant à l'assassinat de personnages, de faux télégrammes, mettant de la poudre de démangeaisons sur les sièges des toilettes et autres farces de la guerre froide ».

Lorsqu'il a envoyé sa liste à Celia Kirwan en 1949, Orwell ne savait peut-être pas que c'était la direction de l'IRD, mais de toutes les personnes, l'auteur de 1984, qui envisageait le ministère de la Vérité, aurait sûrement dû être conscient de la possibilité .

Cela dit, comme l'écrivait également Garton Ash, peu de choses semblaient être arrivées aux gens sur la liste d'Orwell (à part manquer le concert de rédaction de brochures de l'IRD). Il semble que leurs noms n’aient même pas été transmis au MI5 ou au MI6.

En Amérique, les acteurs hollywoodiens mis sur liste noire pendant l'ère McCarthy ont vu leur carrière et leur vie ruinées. En Angleterre, Michael Redgrave est apparu sur la liste d'Orwell en 1949 et a joué dans l'adaptation cinématographique du roman d'Orwell 1984 sept ans plus tard.

Peter Smollett, nommé par Orwell comme probablement un agent russe, a obtenu un OBE.

En d'autres termes, ce qui est arrivé à ceux sur la liste d'Orwell ne semble avoir eu aucune comparaison avec le sort des victimes fictives de Big Brother ou des vrais millions de personnes décédées dans les purges et la répression ordonnées par Staline.

La parole d'un stalinien assumé permettra aux lecteurs de se faire une idée encore plus précise.

- George Orwell, surtout pas une référence. Un auteur anticommuniste et rien de plus. - reveilcommuniste.fr 26 Août 2019

Ce blog s'adresse aux communistes militants ou sympathisants, membres du PCF ou non, en France ou dans le monde.

Réveil Communiste est animé par Gilles Questiaux (GQ), né en 1958, professeur d'histoire, membre du PCF et du SNES.

Extrait. Alors qu'il s'agit d'un romancier anticommuniste banal de la Guerre Froide (voir ses célèbres romans 1984 et la Ferme des Animaux, publiés en 1948) dont la promotion scolaire mondiale s'explique uniquement par son message politique sans ambiguïté.

Orwell aurait-il été à en croire certains un critique du stalinisme, et non du communisme proprement dit? Le stalinisme est un concept développé par des auteurs hostiles au communisme, qui décrit ses aspects négatifs apparus en contexte d'agression contre-révolutionnaire, comme si ce contexte n'existait pas, et qui se fonde sur des bilans et des témoignages exagérés ou fallacieux.

Le rôle d'intellectuels de gauche comme Orwell a été crucial pour créer le consensus autour de ce qui n'était au départ qu'un mauvais discours de propagande.

On voudrait bien qu'il ait existé un communisme "gentil" qui n'aurait jamais endossé la responsabilité d'aucun abus, mais il n'a pas eu lieu. Les staliniens avec leurs défauts et leurs limites ont réellement combattu le capitalisme, et la plupart des autres qui se gargarisent de révolution n'ont rien fait du tout, à part, comme Orwell, combattre ... le stalinisme.

La critique des "staliniens" est une chose facile, il suffit de reproduire tous les clichés idéologiques scolaires et médiatiques dont on a été abreuvé depuis l'enfance. Il n'empêche que pour l'essentiel ce sont ceux que l'on qualifie ainsi aujourd'hui avec mépris qui ont réellement agis.

LVOG - Nous n'avons jamais confondu les militants du PC qui pensaient sincèrement combattre pour le communisme, et ses dirigeants qui étaient de fieffés contre-révolutionnaires de la pire espèce. Ces derniers mis en cause par Orwell, ne pouvaient pas réagir autrement que par la calomnie pour tenter de sauver les apparences, voilà tout.

Au-delà, on pourrait s'interroger sur ce qu'aurait pu être une alliance sino-soviétique si ni Mao et ni Staline n'avaient dirigé la Chine et l'URSS en 1949. La Chine aurait pu devenir l'usine du socialisme au lieu de s'allier à l'impérialisme américain, l'URSS et les pays de l'Europe de l'Est auraient pu lui en fournir les moyens scientifiques et technologiques, ensemble ils auraient pu constituer les piliers de la République socialiste mondiale à laquelle se seraient ralliés tous les peuples. Au lieu de cela, voyez où nous en sommes rendus. C'est à cela aussi qu'il faut juger le degré absolument inouï de la criminalité du stalinisme, version russe et chinoise.

Chacun aura compris que lorsqu'on fait l'impasse sur l'engagement politique d'Orwell, et les liens qu'il avait avec la femme à laquelle il vouait une profonde affection, on fausse complètement la réalité pour lui donner un autre sens et pouvoir l'exploiter au titre de la propagande.


Le 22 janvier 2020

CAUSERIE ET INFOS

20 pages au format pdf

La totalité des faits, des données chiffrées, des arguments présentés dans ce portail sont accessibles à chacun ou vérifiables en faisant une recherche sur Internet qui prend quelques minutes seulement. C'est mon unique source d'information.

De préférence, chaque renseignement obtenu et sourcé doit encore faire l'objet de vérifications, afin d'éviter toute méprise ou manipulation, c'est ce qui prend le plus de temps. Malgré tout, ne pouvant pas tout savoir, des erreurs ponctuelles peuvent toujours se produire, mais elles ne peuvent être que temporaires et limitées, dans la mesure où chaque sujet abordé et chaque réponse trouvés feront en permanence l'objet d'une nouvelle réévaluation, ce qui permettra de détecter rapidement les éventuelles erreurs et de les corriger. Un exemple.

Un peu naïvement j'étais porté à croire que le Collège de France était une institution prestigieuse et par conséquent respectable, plutôt neutre sur le plan politique, en laquelle on pouvait avoir un minimum confiance... Erreur en fait. Je m'étais trompé, elle est aussi corrompue idéologiquement que l'ensemble des institutions de la Ve République. La preuve la voici ou ce que je n'avais pas à l'esprit parce que ma mémoire est défaillante (depuis l'enfance je précise).

J'ignorais ou je ne me souvenais plus que Philippe Aghion, professeur au Collège de France, avait soutenu Emmanuel Macron en 2017, dès lors il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il soutienne le projet de retraite par points de Macron-BlackRock (lire plus loin).

Quelques jours plus tôt je m'étais étonné que le climatologue Edouard Bard, professeur au Collège de France et membre de l'Académie des sciences, soutienne la thèse du GIEC de l'origine anthropique du réchauffement climatique, d'ailleurs j'ai même été jusqu'à lui adresser un document scientifique qui prouvait le contraire en lui demandant des explications. Sans illusion ou sans attendre de réponse, je précise.

En aparté, je ne suis pas joueur, mais je dois avouer que je recours volontiers à ce genre de coup, y compris dans la vie quotidienne, juste pour voir, plus par curiosité que par provocation, pour déclencher une réaction qui sera le plus souvent maladroite ou désordonnée, parfois violente, qui confirmera ce que je savais déjà ou conforter une hypothèse.

C'est en lisant ce matin un article où étaient rappelés les faits d'armes de son collègue Philippe Aghion, que j'ai compris que je m'étais fourvoyé en attribuant aux conclusions des travaux de monsieur Bard une quelconque objectivité ou le bénéfice du doute en attendant d'avoir lu tous ses articles de vulgarisation publiés par le Collège de France, ce qui m'avait porté à douter un instant des arguments avancés par les scientifiques qui contestaient les conclusions du GIEC.

Je dois préciser que les deux articles que j'avais lus m'avaient laissé sceptiques, dans la mesure où à plusieurs reprises il avait dû mentionner que les recherches en climatologie étaient trop récentes pour prévoir l'évolution futur du climat, du fait que les chercheurs ne comprenaient toujours pas ou pas suffisamment comment fonctionnaient les différents facteurs principaux qui entrent en jeu dans le climat, ce qui ne l'avait pas empêché d'en conclure péremptoirement que les activités humaines et l'effet de serre ou le CO2 étaient forcément responsables du réchauffement climatique, ce qui m'avait conduit à douter fortement de sa bonne foi, et à redoubler de vigilance lors de la lecture des articles suivant.

Force est d'admettre maintenant que cette prestigieuse institution n'a pas échappé à la règle, et que ces scientifiques s'étaient mis délibérément au service du néolibéralisme, quitte à sacrifier la science et à y laisser leur légitimité, leur dignité, leur âme, un cadavre de plus en somme à mettre au compte de la corruption des esprits et du capitalisme.

Vous voyez chers lecteurs ou camarades, même en présence de cette élite, nous, simples travailleurs, nous n'avons pas à rougir, à être complexés, à nous sentir inférieurs, nous n'avons rien à lui envier, nous valons mieux qu'elle et nous le prouvons déjà, comme quoi nous sommes tout à fait aptes à assumer nos responsabilité, à transformer la société, à gouverner...

PREMIERE PARTIE.

Gouverner par la terreur. Ils vous ont dégoté un nouvel ennemi invisible. Même pas peur ! 0,000002%.

- Nouveau virus en Chine: ce que l'on sait - AFP 21 janvier 2020

Ce virus est proche de celui qui avait provoqué l'épidémie de Sras en 2002-2003. Elle avait fait 774 morts dans le monde (dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong) sur 8.096 cas, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Comparés à ceux du Sras, les symptômes semblent moins agressifs. "La gravité semble plus faible que le Sras", juge le Pr Fontanet. Pour le scientifique Zhong Nanshan qui avait aidé à évaluer l'ampleur de l'épidémie de Sras en 2003, "c'est léger", et les poumons "ne sont pas comme avec le Sras". AFP 21 janvier 2020

LVOG - En voilà une affaire, mondiale s'il vous plaît, donc qui a de quoi angoisser la terre entière. Vous pensez, un virus comparable à celui du Sras, mais en beaucoup moins virulent, c'est eux qui le disent. Et le Sras, hors de Chine il avait fait 126 morts dans le monde entier pour une population de 6,3 milliards une fois retranchée la Chine, ce qui représentait un taux de mortalité gigantesque, phénoménal, monstrueux, les mots nous manquent : 0,000002% ! Faites le calcul, quel délire, quelle bande de dangereux cinglés !

En ploutocratie. Vous pouvez être fier d'être français !

- L’homme et la femme les plus riches du monde sont Français, selon Forbes - fr.sputniknews.com 18.01.

Le patron de LVMH Bernard Arnault est désormais l’homme le plus riche du monde, il a devancé Jeff Bezos, fondateur et PDG d’Amazon, selon les estimations du magazine Forbes.

L'homme d'affaires français Bernard Arnault, propriétaire du groupe mondial de l'industrie du luxe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy), est devenu l’homme le plus riche du monde, a annoncé le magazine Forbes.

Selon le magazine, la fortune de Bernard Arnault et de sa famille est actuellement estimée à environ 117 milliards de dollars. L’ancien numéro un, le fondateur et PDG d’Amazon, Jeff Bezos, figure désormais en deuxième place avec 115,6 milliards de dollars.

La fortune des plus riches du monde a augmenté d’un quart en 2019, selon Bloomberg Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, complète le podium avec 110,6 milliards de dollars, d’après Forbes.

Le top 5 comprend en outre l’investisseur américain Warren Buffett (90,6 milliards de dollars) et le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg (82,2 milliards).

La plus riche femme du monde est Française

Parmi les 20 plus grandes fortunes du monde figure un autre Français, ou plus précisément, une Française: Françoise Bettencourt Meyers.

Cette fille de Liliane Bettencourt et héritière du groupe de produits cosmétiques L’Oréal, qui se situe au 14e rang avec 59,9 milliards de dollars, est la plus riche femme de la planète, selon Forbes. fr.sputniknews.com 18.01.

Pourquoi concentrons-nous notre attention et nos coups contre l'oligarchie ?

- Les milliardaires détiennent plus d'argent que 60% de l'humanité, selon l'ONG Oxfam - L'Express.fr 20 janvier 2020

Les 2153 milliardaires du globe détiennent désormais plus d'argent que 60% de la population mondiale, dénonce lundi l'ONG Oxfam

"Le fossé entre riches et pauvres ne peut être résolu sans des politiques délibérées de lutte contre les inégalités. Les gouvernements doivent s'assurer que les entreprises et les riches paient leur juste part d'impôts" affirme Amitabh Behar, responsable d'Oxfam en Inde, et qui représentera l'ONG cette année au Forum de Davos, cité dans un communiqué.

Par ailleurs, la fortune des 1% les plus riches du monde "correspond à plus du double des richesses cumulées" des 6,9 milliards les moins riches, soit 92% de la population du globe, une concentration qui "dépasse l'entendement", détaille le rapport. L'Express.fr 20 janvier 2020

LVOG - Oui, on les a laissé concentrer un tel pouvoir, alors imaginez un instant l'ampleur de la tâche titanesque qui nous attend désormais pour les déloger, tâche tout à fait à notre portée pour peu qu'on s'en donne les moyens...

Plus c'est gros...

- Louis Vuitton s'offre le deuxième plus gros diamant brut du monde - euronews 21 janvier 2020

Découvert au Botswana en avril dernier, Sewelô vient d'être acheté par Louis Vuitton. Il s'agit du deuxième plus gros diamant brut du monde. Son prix n'a pas encore été communiqué. euronews 21 janvier 2020

Macron en grand chambellan de Davos.

- Macron reçoit à Versailles des patrons du monde entier, des manifestants sur place - lexpress.fr 20.01

Emmanuel Macron reçoit ce lundi à Versailles des patrons venus du monde entier pour vanter une France accueillant les entreprises à bras ouverts, credo illustré par une série d'annonces de contrats et de nouveaux investissements totalisant près de 4 milliards d'euros.

Comment s'afficher avec les PDG de groupes internationaux sous les ors de Versailles sans susciter un peu plus la grogne en France, en pleine contestation sociale ? lexpress.fr et euronews.com 20.01

LVOG - Ce matin mercredi 22 janvier, dans la page info politique de Yahoo, pas un seul article sur cet évènement jupitérien. Pas le temps de chercher ailleurs, on attendra la suite...

Parole d'extrême droite.

- Macron et le pouvoir à l'épreuve de la détestation - AFP 20.01

Nicolas Sarkozy fustige le "soulèvement partisan et la violence sociale" de ceux qui veulent "allumer partout des feux de haine et de discorde". - Franceinfo 20.01

- Des Républicains indignés par l'annulation d'une conférence avec "Valeurs actuelles" à Sciences Po Lille - Le HuffPost 20.01

“Censure”, “dictature de la pensée”, “intolérance”. Le HuffPost 20.01

LVOG - Vous avez bien lu, vous n'avez pas rêvé, ce sont bien des propos tenus par l'extrême droite (Valeurs actuelles). Et vous êtes encore très loin d'avoir tout vu ou entendu ! Sauf peut-être si vous êtes un fidèle lecteur de ces causeries...




Dossier retraite.

La CFDT s'ébat joyeusement en macronie.

- La CFDT conseillée par deux économistes proches de Macron - Le HuffPost 20.01

“On est en train de réunir, y compris des experts, pour travailler sur des propositions extrêmement précises”, a déclaré Laurent Berger sur Franceinfo. Des spécialistes du travail, des intellectuels, mais aussi des économistes. Parmi ces derniers, dévoile Le Monde ce 20 janvier, Jean Pisani-Ferry et Philippe Aghion, proches d’Emmanuel Macron qui l’ont notamment inspiré pour la réforme des retraites.

Jean Pisani-Ferry était le directeur du programme du candidat d’En marche! en 2017. Il a expliqué au Monde son point de vue sur la réforme: “Les Français n’ont toujours pas compris comment on équilibre un système de retraite par points, et donc quelles seront les règles qui détermineront le montant de leur pension. C’est pourtant essentiel pour créer de la confiance au sein de la population”. Ce avant d’ajouter: “J’ai des contacts anciens et réguliers avec la CFDT, sur beaucoup de sujets. Le fait qu’une organisation comme celle-ci prenne en compte les réflexions d’économistes indépendants me paraît être une très bonne chose”.

De son côté, Philippe Aghion, professeur au Collège de France qui avait soutenu Emmanuel Macron en 2017 est optimiste sur la conférence à venir: “Il est tout à fait possible de trouver des solutions pour garantir l’équilibre du régime sans recourir à l’âge pivot et ainsi permettre à tous les acteurs en présence de sauver la face. Le HuffPost 20.01

L'âge pivot le plus proche possible de votre cercueil.

- Réforme des retraites : vers un âge pivot à 65 ans pour la génération 1975 - Le HuffPost 19 janvier 2020

Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites s’apprête à dépasser le cap des 45 jours, Le Monde a pu consulter une version intermédiaire de l’étude d’impact rédigée par le gouvernement. Or, l’une des hypothèses centrales du document, révèle le quotidien du soir, se concentre sur les effets d’évolution de l’âge pivot, et notamment pour les personnes nées à partir de 1975.

Le journal explique qu’une fois la réforme votée, la future Caisse nationale de retraite universelle (CNRU), issue de la fusion des 42 régimes actuels, aura la charge de déterminer un âge pivot, qui sera forcément situé au-dessus de 62 ans. Or cette “borne” est amenée à évoluer ”à hauteur des deux tiers” des gains d’espérance de vie à la retraite.

Résultat, pour la génération 1975, l’âge pivot pourrait être poussé à 65 ans. Pour les générations suivantes, il pourrait même dépasser ce seuil et se rapprocher de 67 ans, détaille Le Monde.

Pour bénéficier d’une retraite “plein pot”, les retraités seront tenus d’avoir cotisé durant une certaine durée sous peine que la décote s’annule. D’une manière générale, le document estime qu’avec la réforme, en comparaison du système actuel, 20% des assurés partiront plus tard, “avec un départ plus tardif d’environ trois ans en moyenne pour les générations nées dans les années 1990”.

Plusieurs paramètres devraient par ailleurs les y encourager rappelle l’étude: les droits seront revalorisés chaque année en fonction du salaire moyen par tête et non plus en fonction de l’inflation, et chaque année travaillée au-delà de l’âge pivot donnera lieu à un bonus de 5%.

Réclamée à cor et à cri par le président du Sénat Gérard Larcher, l’étude volumineuse doit être transmise aux syndicats et aux partenaires sociaux le 24 janvier, jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres. Le HuffPost 19 janvier 2020

Entre soutien et résignation.

- Sondage. Malgré le retrait de l'âge pivot, le soutien à la grève reste stable - Journal du Dimanche 19 janvier 2020

Après 45 jours de mobilisation contre la réforme des retraites, les Français se montrent toujours favorables au mouvement et aux blocages, d'après notre sondage Ifop. Le taux de soutien retrouve son niveau d'avant les vacances de Noël. Journal du Dimanche 19 janvier 2020

Une issue existe à la crise du capitalisme et du climat : La négation de la lutte des classes.

- Philippe Martinez, Cécile Duflot, Jean-François Julliard... Leur appel pour la justice sociale et le climat Journal du Dimanche 19 janvier 2020

Liste des signataires : Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France ; Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ; Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac France ; Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France ; Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre ; Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne ; Cécile Gondard-Lalanne, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires ; Benoit Teste, secrétaire général de la FSU. Journal du Dimanche 19 janvier 2020

LVOG - Que regrettent-ils ?

Que Macron ne prenne aucune "mesure ambitieuse pour faire face au changement climatique", car eux ne détiennent "pas la recette miracle pour inverser cette tendance" contrairement à leur suzerain dont ils prennent le relais, afin d'imposer à l'ensemble de la population "une véritable transition énergétique, agricole et industrielle, c’est-à-dire une transformation profonde des façons de produire et de consommer qu'imposent les crises écologique et climatique" conformément aux objectifs du GIEC, autrement dit des dirigeants des principales puissances occidentales qui représentent les intérêts de l'oligarchie financière qui a planifié le Green New Deal, ou la plus faramineuse escroquerie de tous les temps, comptant "en premier lieu" sur "les entreprises qui doivent évoluer pour faire face aux enjeux de demain", pour sauver "notre système (qui) est à bout de souffle" sous peine de vivre prochainement "sur une planète morte", tout un programme que les participants à la réunion de Davos devrait approuver.

Voilà un bel exercice de corporatisme à peine ou maladroitement maquillé.

En s'associant aux officines ongistes de l'oligarchie financière, des syndicats prennent en otage l'ensemble des travailleurs et le mouvement ouvrier qu'ils livrent sur un plateau à leurs bourreaux, tout en précipitant la dégénérescence finale de la civilisation humaine.

Ils ont formulé la "volonté de reconstruire des perspectives de transformation radicale de la société, écologique, solidaire et démocratique, fondées sur l’accès aux droits pour toutes et tous et le rejet de toute discrimination de genre, d’origine, de classe et d’orientation sexuelle", un argumentaire que ne renierait pas George Soros, dès lors que ne sont remis en cause nulle part les rapports sociaux de production ou les fondements du capitalisme.

Pour bien comprendre la nature de cette infâme machination, il faut conserver en permanence à l'esprit, qu'à aucun moment cette vermine n'envisage l'abolition du capitalisme, bien au contraire, elle est destinée à assurer sa survie.

Qu'est-ce que signifie ou recouvre le refus du "rejet de toute discrimination de classe" entre exploiteurs et exploités, oppresseurs et opprimés ?

Cela signifie ni plus ni moins que toutes les classes sociales auraient ou pourraient avoir finalement les mêmes droits, les mêmes intérêts ou besoins, ce qui est impossible puisque les fondements du capitalisme reposent justement sur le contraire ou les inégalités entre les classes. Dès lors qu'il n'est nullement question de remettre en cause les fondements du capitalisme, à qui devrait profiter ce "rejet de toute discrimination de classe", sinon à la classe dominante. Au passage, cela fait près de 40 ans qu'on en fait l'expérience, et elle a abouti à l'avènement de Macron et LREM.

Rejeter "toute discrimination de classe" revient en dernier ressort à nier que les classes ont des intérêts distincts ou diamétralement opposés, inconciliable ou irréductibles. Et une fois qu'on a nié ce qui permet de distinguer les différentes classes, la lutte des classes n'a plus de raison d'être, à son tour elle doit disparaître, et le tour de prestidigitation de ces agents de la réaction est bouclé.

A l'opposé, nous partons du constat que cette "discrimination de classe" est non seulement bien réelle, au-delà elle est à l'origine de tous les maux de la société, elle est responsable de toutes les difficultés que rencontrent les travailleurs au quotidien, et nous estimons que le seul moyen de la briser consiste à exproprier les capitalistes et liquider les institutions qui servent de couverture légale et juridique à tous leurs méfaits et crimes, de sorte que l'Etat et les classes commencent à s'éteindre, au lieu de vouloir les conserver à tout prix, comme il est exposé explicitement dans cet appel que nous condamnons sans appel.

S'emparer du pouvoir politique, renverser le régime en place au moyen d'un soulèvement révolutionnaire des masses populaires guidées par un authentique parti ouvrier révolutionnaire, demeure la condition indispensable, non pas pour épargner la classe dominante ultra minoritaire dans la société, mais pour briser définitivement sa capacité de nuisance, la déposséder totalement du pouvoir exorbitant qu'elle avait acquis grâce à la corruption des dirigeants du mouvement, instaurer une République sociale qui dispose de tous les pouvoirs, et oeuvre à l'épanouissement d'une société meilleure et plus juste en se donnant les moyens économiques de réduire immédiatement les inégalités et les injustices les plus criantes, dans la perspective de l'établissement d'une société relayant le règne de l'exploitation de l'homme pas l'homme à l'origine de toutes les formes de discrimination ou d'oppression au musée de la préhistoire de la civilisation humaine. C'est cet objectif et cette tâche qui doivent uniquement nous guider.

Et tous ceux qui n'en attendent rien.

- Quelques milliers de "gilets jaunes" manifestent à Paris, 37 interpellations - AFP 19 janvier 2020

Quelques milliers de manifestants ont défilé samedi après-midi à Paris, à l'appel des "gilets jaunes", en scandant des slogans anti-Macron, anti-policiers ou contre la réforme des retraites, un rassemblement marqué par des tensions avec les forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Trop de souffrance dans cette sous-France", pouvait-on lire sur une pancarte. "Macron, Philippe, traitres au peuple", sur une autre alors que la foule a scandé "La rue, elle est à nous" et encore "Macron, on vient te chercher chez toi".

Dès le début d'après-midi, des tensions avec les forces de l'ordre, intervenues "pour disperser un bloc qui tentait de se constituer en tête de cortège", selon la préfecture de police de Paris (PP).

Mais c'est surtout à l'arrivée devant la gare de Lyon, que la face-à-face s'est durci dans ce cortège organisé pour la 62e journée de mobilisation des "gilets jaunes", avec notamment l'incendie d'une baraque de chantier devant la gare de Lyon.

Les forces de l'ordre, déployées en nombre depuis le début de l'après-midi ont fait usage à de nombreuses reprises de gaz lacrymogène mais également de canon à eau. Après 18H00, alors que les CRS appelaient les manifestants à évacuer la zone, plusieurs groupes se sont alors dispersés dans les rues alentours, allumant des feux dans certaines poubelles.

A 18H30, 37 personnes avaient été interpellées, a indiqué la Préfecture de police de Paris et 33 personnes ont été placées en garde à vue, a de son côté précisé le Parquet de Paris.

Sur des images filmées et diffusées par l'AFP TV, on voit un jeune homme le visage en sang être interpellé. Couché sur le ventre et déjà menotté, ce dernier est entravé par le policier qui appuie son genou sur son bras. Une vidéo, qui circule sur les réseaux sociaux et probablement tournée juste avant, montre un policier frapper le jeune homme qui est déjà à terre le visage en sang.

Dans l'après-midi, plusieurs autres vidéos dénonçant les violences policières ont été partagées sur les réseaux sociaux.

Cette semaine, Emmanuel Macron a demandé à l'Intérieur de faire rapidement des "propositions pour améliorer la déontologie" des forces de l'ordre accusées de violences, après que Christophe Castaner les a appelées à "l'exemplarité", braquant des policiers sous pression après des mois de manifestations. "On lâche pas"

"Je me suis fait gazer tout à l'heure. D'un coup, on n'a pas compris pourquoi", raconte à l'AFP Béatrice Bouttier, psychologue "gilet jaune" venue de l'Eure.

"Je suis une maman je ne veux pas laisser un monde pareil à mes enfants. J'ai plus les moyens de m'occuper de mes patients en hôpital psychiatrique. On nous demande d'être rentables", déplore-t-elle.

Et pour la plupart des manifestants, le responsable de cette fronde est le président de la République: "Il faut dire stop à Macron. Il ne comprend que le rapport de forces, alors on est là et on lâche pas", estime Christophe Rampierre.

Pour ce retraité de 62 ans de la "petite fonction publique territoriale", gilet jaune sur le dos, "il y a des vies derrière les politiques que ce Monsieur veut mettre en place".

"On étouffe avec ce gouvernement qui veut nous mettre à genoux", explique pour sa part Annie Moukam, une enseignante de 58 ans. "La retraite, hors de question qu'il y touche. On travaille toute notre vie pour pouvoir partir avec une retraite digne et c'est précisément ça qu'il remet en cause", ajoute la manifestante. AFP 19 janvier 2020




Comment ils ont dévoyé et corrompu le syndicalisme.

- L'Unef, histoire d'un naufrage - Journal du Dimanche 19 janvier 2020

Mais alors que son 86e congrès s'est tenu dans l'indifférence générale le mois dernier à Lille, qui tremble encore face à l'Unef ? "Elle a terrorisé pendant des années tous les ministres de l'Enseignement supérieur mais aujourd'hui elle ne fait plus peur à personne, lâche Jean-Marie Le Guen, deux fois secrétaire d'État sous François Hollande, ancien député (PS) de Paris et membre fondateur en 1980 de l'Unef-ID, l'une des deux branches historiques. À vrai dire, elle n'a plus de raison d'être. Elle n'existe pratiquement plus. Elle mourra dans une putréfaction pathétique."

En 2016, coup de tonnerre dans le monde estudiantin : pour la première fois, l'Unef est devancée par la Fage (Fédération des associations générales étudiantes). Aux dernières élections universitaires, en 2018, rebelote : l'Unef, avec ses 30.000 adhérents revendiqués, ne recueille que 55 sièges contre 85 pour la Fage. Nouveau coup dur au printemps dernier avec le départ des 86 membres de l'aile gauche, proche des communistes, pour "options idéologiques incompatibles" avec celles du flanc droit, toujours lié au PS.

Longtemps, l'Unef a compté dans ses rangs des personnalités publiques ou politiques de premier plan : l'historien Benjamin Stora ; le fondateur de SOS Racisme Harlem Désir ; la militante féministe Caroline de Haas ; Stéphane Fouks, vice-président de Havas ; l'actuelle porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye ; Bruno Julliard, ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo ; Jean-Marie Le Guen ; Jean­Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire du PS ; Manuel Valls ; Jean-Luc ­Mélenchon ; Julien Dray ; la députée LFI ­Clémentine Autain ; l'ancienne ministre socialiste de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes Laurence Rossignol ; mais aussi Philippe Séguin, Lionel Jospin, Jack Lang… François ­Hollande adhéra tandis qu'il étudiait à Sciences-Po.

Mais depuis Bruno Julliard, président de 2005 à 2007, plus personne ne connaît les noms des dirigeant(e)s de l'organisation.

"Idiot, totalitaire, analphabète et obscurantiste, c'est ce qu'est devenue l'Unef, dans la plus prestigieuse université française, s'emporte Pierre Jourde, écrivain, professeur d'université, critique littéraire et ancien responsable du syndicat à Paris 12.

Si l'Unef ne revient pas à une dimension plus syndicale, à d'abord défendre les droits des étudiants, ils termineront en groupuscule. Journal du Dimanche 19 janvier 2020

Et que l'ordre règne !

- Mobilisation contre la réforme du bac : la proviseure d'un lycée de Montbrison porte plainte contre des enseignants - francetvinfo.fr 21.01

La proviseure du lycée Beauregard à Montbrison (Loire) a porté plainte contre 13 enseignants, après leur action lundi 20 janvier contre la nouvelle formule du bac, rapporte France Bleu Saint-Etienne Loire.

En réaction, la majorité des enseignants sont en grève mardi 21 janvier. Ils se sont rassemblés devant la direction départementale des services départementaux de l'Education nationale à Saint-Etienne. Une délégation se déplace également à Lyon pour demander à être reçue par le rectorat.

Les professeurs avaient mené une action symbolique lundi pour protester contre les épreuves du nouveau bac. Ils ont retenu pendant quelques heures les copies à l'issue de l'épreuve de langues, elles n'ont été remises à la proviseure qu'à 16h. Une plainte pour obstruction au bon fonctionnement du service public a alors été déposée par l'administration.

Les enseignants de l'établissement dénoncent, mardi 21 janvier dans un communiqué, une répression qui leur semble disproportionnée : "inutile de préciser combien cette décision de notre hiérarchie nous blesse, nous bouleverse, tant elle paraît incroyablement disproportionnée aux événements : ce que nous comprenons, ici, c'est que le dialogue avec les membres de notre administration et notre bonne foi nous ont desservis. Ce que nous comprenons, encore, c'est que nous, membres du corps professoral, sommes tancés par une hiérarchie qui se permet de nous maltraiter, de nous déconsidérer, d'estimer que nous devons être jugés tels des délinquants de droit commun". francetvinfo.fr 21.01

LVOG - Méthode policière, la répression comme seule réponse. Face à cela, on peut légitimement devenir violent ou se radicaliser politiquement ou les deux à la fois, il y a des profs qui doivent y réfléchir, cela ne fait pas de doute.

Rien de tel pour légitimer la violence, et pour nous lever cet obstacle qui empêchait de nombreux travailleurs de s'orienter vers le socialisme, craignant la violence d'une révolution sans tenir compte que cette violence était déclenchée par nos ennemis, une minorité, et conclure que notre violence était économique en vies humaines puisqu'elle était tournée contre une infime minorité ou plus précisément contre un système économique, et au-delà l'exploitation de l'homme par l'homme.

La violence est dans la nature, la nature de l'homme, un accouchement est un acte extrêmement violent pour la mère comme pour l'enfant... et une libération, les deux sont inséparables. La violence précède la maîtrise de soi, la prise de conscience, elle en est la matrice. Ceux qui le nient, la craignent, la fuient, n'ont rien compris à la fabuleuse épopée dans laquelle est engagée l'espèce humaine pour conquérir la liberté. Ceux qui veulent vous épargner les mauvais coups, de souffrir, font partie de ces ignorants. Les écouter, c'est le meilleur moyen de perpétuer la violence...




Stratégie de la destabilisation et du chaos.

- Aux Etats-Unis, dernière "Marche des femmes" avant la présidentielle - AFP 19 janvier 2020

Quelques milliers de manifestants et manifestantes se sont réunis samedi à Washington pour la quatrième édition de la "Marche des femmes", ce rendez-vous annuel de protestation contre la politique de Donald Trump et de lutte pour le droit des femmes et des minorités. AFP 19 janvier 2020

- 150 militants d'Extinction Rebellion arrêtés au Salon de l’Auto à Bruxelles - Le HuffPost 19 janvier 2020

Plus d’une centaine de personnes ont été interpellées ce samedi 18 janvier à Bruxelles durant une série d’actions contre la pollution organisées par le groupe activiste Extinction Rebellion (XR) dans l’enceinte du salon de l’automobile, ont indiqué les services de police. Le HuffPost 19 janvier 2020

- Heurts avec des migrants à la frontière entre Guatemala et Mexique - Reuters 19 janvier 2020

Des heurts ont brièvement éclaté samedi matin à la frontière entre le Guatemala et le Mexique, que tentait de franchir des centaines de migrants - Honduriens pour la plupart - repoussés par les forces de sécurité mexicaines. Reuters 19 janvier 2020




Guerre de classes.

- Colombie: reprise des manifestations, affrontements avec la police - AFP 21.01

- Liban: Face-à-face entre police et manifestants près du Parlement - Reuters 19 janvier 2020

- La contestation continue au Chili, trois mois après le début du mouvement - euronews 19 janvier 2020

- Trois manifestants tués dans de nouveaux heurts à Bagdad - AFP

- Yémen: plus de 100 morts dans une attaque contre les troupes propouvoir - AFP




Ils osent tout

- Face aux violences policières, Marine Le Pen veut le départ du préfet Didier Lallement - Le HuffPost

- Libye: la conférence de Berlin appelle à renforcer l’embargo sur les armes - LeFigaro.fr

Les participants se sont engagés à mettre fin aux «interférences» étrangères dans ce conflit. LeFigaro.fr

LVOG - ...dont ils sont responsables !

- Présidentielle américaine 2020: Elizabeth Warren et Amy Klobuchar soutenues par le "New York Times" - Le HuffPost

LVOG - L'Etat profond a sa candidate démocrate : Elizabeth Warren. (Plus de détails dans des causeries de 2019)

- Trump demande à Khamenei d'être "très prudent" dans ses propos - Reuters

- Venezuela: Pompeo annonce plus d'actions contre la "tyrannie" de Maduro - AFP 21.01

- Selon Yelp, le meilleur resto des États-Unis est un kebab - Slate.fr

LVOG - Ils ont vraiment des goûts de chiotte dans ce pays de décérébrés...

- Au Nigeria, du paracétamol dans les assiettes - Franceinfo

Le médicament est notamment utilisé en cuisine pour accélérer la cuisson de la viande et la ramollir. Franceinfo

LVOG - Pour ramollir le cerveau, ce n'était pas franchement nécessaire...

- Un ministre brésilien limogé après un discours inspiré de Goebbels - Le HuffPost

- Cuba, la plus grande prison du monde - LePoint.fr

LVOG - Guantanamo ?




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Bolivie

- Présidentielle en Bolivie: Morales adoube un ancien ministre, Luis Arce - AFP 20 janvier 2020

Luis Arce, ex-ministre de l'Economie du président déchu Evo Morales, sera candidat à l'élection présidentielle du 3 mai en Bolivie, a annoncé dimanche l'ancien chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Buenos Aires.

M. Arce, qui sera secondé par l'ex-ministre des Affaires étrangères David Choquehuanca pour le poste de vice-président, sera soutenu par le Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de M. Morales, des syndicats et des organisations sympathisantes, a précisé l'ex-président depuis l'Argentine où il se trouve en exil depuis plus d'un mois.

Des sondages effectués avant cette annonce crédite le MAS de 20,7% des intentions de vote pour la présidentielle de mai, devant les autres candidatures. Le premier poursuivant était l'ex-président centriste Carlos Mesa (13,8%).

Luis Arce, 56 ans, originaire de La Paz, est considéré comme le père de ce que certains appellent le "miracle économique" bolivien, fondé sur un modèle de développement social, communautaire et productif.

Après la nationalisation des hydrocarbures en 2006, qui a coïncidé avec un boom sans précédent des prix du pétrole, l'économie bolivienne a commencé à croître à un taux annuel de 4,9%, et l'extrême pauvreté a chuté de 38,2% en 2005 à 17,1% en 2018, selon les chiffres officiels. AFP 20 janvier 2020




DEUXIEME PARTIE

Le totalitarisme se décline en vert, entre hystérie et fanatisme climatique institutionnelle.

Comment détruire des forces productives en quantité gigantesque.

Cela paraît démentiel, mais c'est pourtant la réalité. Avec la création d'une Bourse carbone, ils sont parvenus à financiariser chaque geste jusqu'à l'air que respirent les 7,6 milliards d'habitants de notre planète, afin de pouvoir mieux taxer, racketter, appauvrir les uns, et acheter, corrompre les autres.

Ils vont fermer des installations et des usines qui fonctionnent normalement ou ne posent aucun problème. Ils vont cesser de financer des programmes scientifiques, ils vont annuler des subventions à la recherche. Ils vont mettre au rancart des technologies performantes qui ne sont pas spécialement plus nuisibles que d'autres. lls vont envoyer à la casse des produits qui pourraient encore être utilisés pendant des années ou des décennies, etc.

Les agents

- Activistes climatiques, environnementalistes, médias institutionnels et alternatifs, gouvernements, tous les partis politiques, syndicalistes, banquiers et hommes d'affaires, industriels, ecclésiastiques, enseignants dès l'école primaire, scientifiques, universitaires, etc. Les personnes qui ne sont nullement concernées, n'auront aucune raison de se sentir visées.

Les moyens.

- Racket, hold-up, rançonnage, taxation, décisions autoritaires, méthode de gangster, etc.

Argumentation ou propagande.

- Croyance, croisade religieuse, prophète fanatique, prédicateur apocalyptique, bigot outrancier, alarmisme, menace findumondiste, mensonge grossier, détournement ou instrumentalisation de données, fabrication d'arguments bidons, déni du passé ou du processus historique, démagogie outrancière, mythomanie aggravée, schizophrénie ou paranoïa collective, culpabilisation individuelle, etc.

Traitement des opposants ou accusation. - Menace, délation, diffamation, insulte, calomnie, amalgame, censure, etc. Traître, négationniste, hérétique, dénialiste, réactionnaire, fasciste, etc.

Quand bien même nous ne serions pas des scientifiques, la manière dont se déroule cette machination devrait inciter chacun à douter fortement des intentions (inavouables ou malveillantes) des acteurs qui en sont les principaux protagonistes, compte tenu que par ailleurs ils appliquent ou ils défendent sans relâche une politique qui est nuisible aux intérêts de l'ensemble des travailleurs.

Ne pas avoir ce simple réflexe salutaire, signifierait qu'on est inconsciemment sous leur influence ou qu'on en est consciemment les complices. Les représentants du capitalisme, de l'oligarchie, ne peuvent pas être animés de bonnes intentions envers les travailleurs ou la planète. Croyez-vous un instant qu'ils vont renoncer à leur jet privé, à leur yacht, à leur palace, à leur mode de vie princier ? Malheur à ceux qui accordent le moindre crédit ou la moindre légitimité à leur discours.

Ceux qui veulent prétendument sauver le climat, sont les mêmes barbares qui promulguent des lois antisociales ou toujours plus liberticides, fomentent des guerres, fabriquent et financent des armées de mercenaires ou de terroristes, détruisent des pays entiers, affament les peuples, ravagent la planète, etc. et soudainement voilà que pris de compassion envers ceux qu'ils exploitent et oppriment sans vergogne, ils oeuvreraient au bien-être de l'humanité, qui d'un tant soit peu sensé peut croire une pareille aberration ? Personne, pas même le dernier des arriérés après avoir pris connaissance de cette argumentation à la portée de tous.

Les ONG corporatistes de Davos.

- "2020 doit être l'année où nous agissons pour éviter des dommages irréparables à notre planète", réclame WWF - Franceinfo 20 janvier 2020

A la veille de la 50e édition du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, qui doit se tenir du 21 au 24 janvier, WWF appelle les entrepreneurs et responsables politiques qui seront présents à "prendre des mesures urgentes et sans précédent en 2020 pour faire face aux urgences interconnectées auxquelles sont confrontés notre climat et notre nature".

Dans un communiqué publié lundi 20 janvier, l'ONG se dit inquiète : "2019 a connu une hausse des émissions mondiales de gaz à effet de serre, une accélération de la déforestation et une pollution plastique qui a atteint toute notre planète". Elle réclame ainsi un changement pour cette nouvelle année : "2020 doit être l'année où nous agissons pour éviter des dommages irréparables à notre planète".

L'organisation mondiale de protection de la planète liste des faits qu'elle juge "alarmants" : "Nous avons déjà perdu plus de la moitié de nos forêts et de nos récifs coralliens ; deux tiers des plus grandes rivières mondiales sont endommagées ; un million d'espèces sont désormais menacées d'extinction."

L'ONG WWF indique par ailleurs qu'elle sera présente au Forum de Davos, "pour appeler les gouvernements, les entreprises, la société civile et autres parties prenantes à se réunir afin de conclure un nouvel accord pour la nature et les personnes en 2020". Franceinfo 20 janvier 2020

LVOG - Qui aurait encore un doute sur la nature corporatiste, réactionnaire des ONG ?

"Pour la nature et les personnes", vraiment ?

- Peu d’initiés ont profité davantage de projets d’énergie renouvelable soutenus par les contribuables qu’Al Gore. Lorsqu’il a quitté la vice-présidence des USA en 2001, sa fortune nette était estimée entre 1 et 2 millions de dollars. Depuis lors, sa richesse a grimpé en flèche à 300 millions de dollars, et si la législation sur le changement climatique qu’il préconise est promulguée, l’ancien vice-président devrait devenir un milliardaire.

Une grande partie de sa fortune provient du fait qu’il se positionne en investisseur interne dans des projets d’énergie renouvelable soutenus par le gouvernement, dont beaucoup ont coulé après que ses complices initiés aient engrangé des millions également, laissant les contribuables américains qui travaillent dur avec la facture à payer. jacqueshenry.wordpress.com

On n'arrête pas le délire.

- Le président américain et l'adolescente suédoise sont les deux personnalités les plus attendues du Forum économique mondial.

À Davos, Greta Thunberg (...) a appelé les dirigeants à stopper tout investissement dans les énergies fossiles, affirmant que "notre maison est toujours en feu". huffingtonpost.fr 21.01

- Le HCR s'attend à des millions de réfugiés climatiques - Reuters 21.01

Les changements climatiques risquent de faire des millions de déplacés, a averti mardi le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, interrogé par Reuters au Forum économique mondial de Davos... Reuters 21.01

Ils ont fabriqué des arguments frauduleux pour mieux nous détrousser. Les preuves.

- Attitudes inutiles pour lutter contre le changement climatique - jacqueshenry.wordpress.com 04.01.2020

Extraits. Des journalistes ont demandé à David Attenborough ce qu’il ferait à titre personnel pour combattre ce changement du climat et il a répondu qu’il promettait de débrancher le chargeur son téléphone quand il ne s’en servirait pas. Cette décision « louable » d’Attenborough, si elle était systématiquement appliquée, résulterait en une diminution d’émissions de carbone d’un demi-dix-millième de l’émission annuelle de carbone d’un Anglais moyen. Il faut insister sur le fait que le chargement d’un téléphone consomme moins de 0,1 % de l’énergie que celui-ci provoque dès l’instant où il est connecté à un réseau. Les 99,9 % restants sont nécessaires pour le fabriquer, alimenter les serveurs de données et les relais de transmission.

Devenir végétarien est plutôt difficile ! Une étude américaine récente a montré que 84 % des Américains qui ont tenté de devenir végétariens y ont renoncé en quelques mois. Une autre étude a également indiqué sans contestation possible qu’un régime strictement végétarien réduisait les émissions de carbone (CO2) de 540 kg, soit juste 4,3 % des émissions moyennes annuelles d’un individu dans un pays développé. De plus, au niveau du porte-monnaie, il y a un effet redondant dans ce type de choix car si s’abstenir de produits carnés paraît moins coûteux un régime végétarien stricte fait appel à des produits qui ont provoqué encore plus d’émissions de carbone comme par exemple manger des graines de quinoa : elles ont parcouru des milliers de kilomètres pour se retrouver dans l’assiette du consommateur. Ainsi, si tous ces facteurs sont pris en considération, devenir végétarien ne réduit l’émission de carbone d’une personne que d’un ridicule 2 %.

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (IAE) une voiture électrique avec une autonomie de 400 kilomètres constitue déjà, avant même d’avoir commencé à l’utiliser, un déficit en émissions de carbone tel que ce n’est qu’après avoir parcouru 60000 kilomètres que cette voiture commencera à « sauver du carbone ». Autant dire que c’est un rêve complet d’affirmer qu’une voiture électrique contribuera à sauver le climat puisque la grande majorité des propriétaires de ce type de véhicule l’utilisent comme seconde voiture pour parcourir de petites distances le plus souvent dans les villes.

En dépit de la propagande et des subventions gouvernementales la voiture électrique représente moins de 0,3 % du milliard de véhicules automobiles circulant dans le monde. L’IAE enfonce même le clou en écrivant que si en 2040 la flotte mondiale de véhicules automobiles comportait 15 % de véhicules électriques, ceux-ci ne contribueraient qu’à hauteur de 1 % de réduction des émissions totales de carbone. Fatih Birol, Directeur Exécutif de l’IAE a déclaré que « Si vous pensez que vous pouvez sauver le climat avec une voiture électrique vous êtes complètement dans l’erreur ». En 2018, toutes les voitures électriques en circulation ont permis d’éviter l’émission de 40 millions de tonnes de CO2 mondialement, ce qu’il faut pour réduire le réchauffement du climat de 0,000018 °C à la fin du XIXe siècle.

Aujourd’hui les combustibles fossiles représentent 81 % des besoins globaux en énergie et même si toutes les promesses auxquelles se sont engagé de nombreux pays lors des accords de Paris en 2015 sont respectées ces énergies fossiles représenteront encore 74 % de ces besoins globaux en énergie en 2040. On a déjà dépensé de par le monde 129 milliards de dollars par an pour subventionner les énergies solaires et éoliennes et inciter les populations à utiliser des technologies moins gourmandes en énergie mais il faut admettre que toutes ces sources d’énergie « verte » ne représentent que 1,1 % des besoins globaux en énergie. L’IAE estime qu’en 2040, après avoir investi la faramineuse somme de 3500 milliards de dollars dans les énergies dites renouvelables, celles-ci ne contribueront qu’à hauteur de 5 % des besoins globaux en énergie. jacqueshenry.wordpress.com 04.01.2020

L'Afrique, leur cobaye de prédilection.

- Le végétarisme se réimplante en Afrique - Slate.fr 21 janvier 2020

LVOG - Si c'est moins cher à produire, si c'est moins cher à l'achat, cela peut marcher parce que les Africains ont faim !

Slate.fr - Quand l'un des premiers restaurants végétariens a ouvert ses portes en 2004 à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, beaucoup de client·es sont resté·es circonspect·es. «Les gens ne savaient pas comment faire un repas sans utiliser de viande», explique la propriétaire de l'établissement, Nasa. Car si l'Afrique n'est ni un gros producteur de viande, ni le plus grand mangeur de viande de la planète, sa consommation a le vent en poupe.

Selon les projections de la FAO, la consommation de viande sur le continent africain devrait augmenter de 6% par an d'ici dix ans, contre 2% au niveau mondial. «Après la Chine et l'Inde, l'Afrique sera dans les décennies futures le continent de la croissance des viandes», précise Jean-Paul Simier, l'auteur du rapport Arcadia 2019 sur le commerce des matières premières en Afrique. Slate.fr 21 janvier 2020

LVOG - En observant la superficie réservée à la boucherie au marché central de Pondichéry, je peux dire qu'elle n'a pas augmentée depuis 30 ans. La viande est chère, comme en Afrique, donc la grande majorité de la population s'en passe, et comme les ménages croulent sous les charges pratiquement incompressibles et les dettes, ce n'est pas près de changer.

Slate.fr - Consommer moins de viande est à la fois un enjeu climatique et sanitaire.

LVOG - Il a fallu qu'ils nous le sortent le climat ces fanatiques.

Slate.fr - En effet, alors qu'une partie de l'Afrique ressent déjà les effets de la crise climatique, avec des sécheresses et des inondations plus imprévisibles, réduire la consommation de viande à l'échelle de la planète pourrait aider à contenir le problème.

LVOG - Espèce de salauds qui continuez à manger de la viande, vous n'avez pas honte de faire souffrir tous ces malheureux Africains. Immonde, scélérat !

D'où provient la principale menace qui pèse sur l'humanité ? De l'oligarchie financière.

- Le climat est "une priorité" au Forum économique mondial - euronews 20 janvier 2020

La protection du climat est au cœur des préoccupations du Forum économique mondial, c'est ce qu'affirme le fondateur de Davos qui reconnaît l'urgence à agir. euronews 20 janvier 2020

- La crise climatique, plus grand risque encouru par l’humanité, prévient le Forum économique mondial - futura-sciences.com 17 janvier 2020

Le Global Risks Report, c’est un rapport annuel émis par le Forum économique mondial (WEC) et qui fait état des principaux risques qui pèsent sur le monde pour les dix années à venir. Sa plus récente édition, rendue publique cette semaine, place le réchauffement climatique au cœur des préoccupations.

Chaque année, le Forum économique mondial, ou WEC pour World Economic Forum, se réunit à Davos. Objectif : débattre des problèmes les plus urgents de notre planète. Cette année, la réunion s’ouvrira ce mardi 21 janvier. Et en amont, le WEC publie un rapport sur le paysage mondial des risques qu’encourt l’humanité, le Global Risks Report. Un rapport basé sur l’avis de plus de 750 experts.

L’édition 2020, la 15ème du nom, publiée ce mercredi note dans sa préface : "avec une profonde préoccupation, les conséquences d’une dégradation continue de l’environnement, notamment le rythme record du déclin des espèces". Ainsi le réchauffement climatique et les problèmes environnementaux connexes trustent-ils, pour la toute première fois de l’histoire du Global Risks Report, les cinq premières places du classement des risques en fonction de leur probabilité d’occurrence.

En cinquième position dans le classement, on trouve les catastrophes environnementales provoquées par les Hommes. Comme cette marée noire survenue au Brésil fin 2019, par exemple. En quatrième position, les pertes de biodiversité, "à un rythme cent fois supérieur à la moyenne des dix millions d’années précédentes", note le rapport. Puis les catastrophes naturelles telles que l’éruption du volcan Taal. Et en deuxième position, notre incapacité à prendre des mesures en faveur du climat.

Mais ce qui inquiète le plus les experts, ce sont les risques de phénomènes météorologiques extrêmes. Une inquiétude partagée par le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, Petteri Taalas, qui déclarait ce même mercredi, dans un communiqué : "malheureusement, nous nous attendons à voir beaucoup de phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et dans les décennies à venir, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère".

S'agissant de classer les risques en fonction de leur impact, c'est l'inaction climatique qui arrive en tête. Suivi du recours à des armes de destruction massive, de la perte de biodiversité, des phénomènes météorologiques extrêmes et de la crise de l'eau. (...)

Le rapport souligne donc la nécessité, pour les décideurs, de faire correspondre les objectifs de protection de la planète avec ceux de stimulation des économies. «Cette année, les dirigeants mondiaux devront collaborer avec toutes les strates de la société pour réparer et revigorer nos systèmes de coopération, non seulement pour en tirer des avantages à court terme, mais aussi pour s'attaquer à des risques profondément enracinés», a déclaré Børge Brende, président du Forum économique mondial. futura-sciences.com 17 janvier 2020

LVOG - Ces furieux fanatiques fabriquent tous les quatre matins de nouveaux arguments frauduleux.

Futura - Le saviez-vous ?

Les chercheurs estiment qu’avec moins de 300 milliards d’euros, on pourrait stopper les émissions de CO2 et maîtriser ainsi la crise climatique. À titre de comparaison, le stress économique mondial et les dommages causés par les catastrophes naturelles en 2018 ont coûté à eux seuls près de 150 milliards d’euros. futura-sciences.com 17 janvier 2020

"Moins de 300 milliards d’euros", vraiment ?

- Les aides financières des Etats pour inciter les consommateurs à une plus grande modération dans leurs émissions de carbone, il s’agit là des subventions pour abandonner les véhicules automobiles classiques (moteurs à combustion interne diesel ou essence) ont atteint sur la période 2013-2015 138 milliards de dollars chaque année pour l’ensemble des pays du G20 alors que seulement 3 milliards de dollars ont été consacrés chaque année sur cette même période pour le financement de projets d’énergie propre. Ces données ont été communiquées par le WWF, et Les Amis de la Terre US. jacqueshenry.wordpress.com

A télécharger (en anglais)

World Economic Forum. Le Global Risks Report (102 pages)

http://www3.weforum.org/docs/WEF_Global_Risk_Report_2020.pdf

Vous connaissiez la guerre, c'est la paix, vous ignoriez que le totalitarisme, c'est "la paix et la sécurité" en prime!

- L’alliance entre le climat et la diplomatie - euronews.com 20.01

L’expression diplomatie climatique peut paraître nouvelle dans le langage politique mais pour l'UE c'est désormais un axe de négociation majeur. Le Pacte vert de la Commission européenne sert de porte étendard de la diplomatie climatique de l'Union.

Pour l'UE l'action climatique ne se limite pas à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C'est aussi un outil pour atténuer les incidences des changements environnementaux sur la paix et la sécurité. euronews.com 20.01

Quand les gangsters de la finance font la chasse au carbone pour sauver le capitalisme rendu au stade de la survie artificielle.

Comment ils détournent de l'argent public au profit des multinationales au détriment des besoins sociaux.

- L'UE va prendre en compte le climat pour évaluer les budgets nationaux - Reuters 20.01

La Commission européenne va tenir compte à partir de cette année des efforts des Etats en matière de lutte contre le changement climatique dans son évaluation des budgets nationaux, a annoncé lundi le commissaire à l'Economie, Paolo Gentiloni.

De crainte que les coûts liés au changement climatique et à la dégradation de l'environnement ne fragilisent la situation budgétaire des Etats, la Commission européenne va aussi surveiller désormais le rythme de leur transition vers une économie neutre en carbone d'ici 2050.

"Pour la première fois dans la surveillance des budgets nationaux par la Commission, nous aurons une variable verte, ce qui est très important", a dit Paolo Gentiloni à la presse.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent débattre de la question lors de la réunion de l'Eurogroupe ce lundi à Bruxelles. Leurs discussions se poursuivront mardi au niveau de l'ensemble de l'UE dans le cadre de l'Ecofin.

"C'est un changement de perspective. Quand nous évaluons les budgets, nous devons regarder les dépenses, les investissements mais aussi les résultats et le rythme de la transition verte", a poursuivi Paolo Gentiloni.

On ignore les modalités exactes de cet examen et les mesures que la Commission pourrait être amenée à prendre contre les pays dont elle juge la transition écologique trop lente.

L'exécutif européen n'a pas encore décidé comment prendre en compte les investissements dits "verts" dans son évaluation des budgets nationaux, a dit un responsable de l'UE.

Une décision pourrait être prise dans le cadre du réexamen des règles budgétaires de l'UE que Bruxelles prévoit de dévoiler en février. Reuters 20.01

Comme quoi ils ont de la suite dans les idées...

- Borne Ionity : le tarif change, jusqu'à 70 euros le "plein" d'une électrique ! - caradisiac.com 16 Janvier

Gros chamboulement chez les électriques : le réseau Ionity change sa politique de facturation, passant du forfait de 8 euros à la facturation au kWh, qui coûtera... 79 centimes d'euros ! Faites le calcul, pour une voiture de 100 kWh, le plein reviendra à 79 euros. Le coût kilométrique, lui, est finalement presque le double de celui d'une voiture essence classique. caradisiac.com 16 Janvier

Le capitalisme croule sous les déchets. Dommage qu'ils ne lui soient pas fatals!

- La Malaisie annonce avoir renvoyé des déchets illégaux vers 13 pays - euronews 20.01

150 conteneurs ont été réexpédiés, notamment vers la France. euronews 20.01

- La Chine s'en prend aux plastiques à usage unique - AFP 20 janvier 2020

La Chine, premier pollueur de la planète, va bannir les sacs en plastique jetables dans les grandes villes et les pailles alimentaires dans les restaurants dès cette année, afin de réduire les déchets et la pollution.

La Commission nationale du développement et de la réforme et le ministère de l'Environnement ont annoncé dimanche un plan quinquennal de réduction de la consommation de plastique, dont la Chine est l'un des plus gros utilisateurs mondiaux.

Le plan prévoit de réduire sur cinq ans de 30% l'utilisation des conteneurs et de la vaisselle en plastique par les chaînes de restauration rapide.

Outre les sacs jetables et les pailles, le polystyrène et la vaisselle jetable devront disparaître dès cette année.

Dans les hôtels, il faudra tourner la page sur l'habitude de remettre gracieusement des peignes ou des brosses à dents ou d'autres objets en plastique après la fin 2022.

Quarante années d'un développement économique effréné ont créé des habitudes de gâchis dans le pays aux 1,4 milliards d'habitants.

Le géant asiatique a produit en 2017 pas moins de 210 millions de tonnes de déchets, selon la Banque mondiale, qui avertit que le total pourrait atteindre les 500 millions de tonnes en 2030.

Dans un pays où la livraison de colis à domicile a pris une ampleur considérable, les emballages postaux sont également devenus un fléau.

Aux termes de la nouvelle directive, des régions très peuplées comme les villes de Pékin et Shanghai et la province du Jiangsu (est) interdiront l'usage des emballages non biodégradables à partir de la fin 2022.

Chaque année, la "fête des célibataires", le plus gros événement mondial de commerce en ligne, donne lieu à lui seul à la livraison de 2,3 milliards de colis en une seule journée... AFP 20 janvier 2020

Parole d'internaute.

- "Le premier climatosceptique, ancien second dans la hiérarchie du GIEC, est le professeur Jean-Pascal van Ypersele. En est-il conscient ? Pour lui, comme pour tous les climatosceptiques, l’atmosphère est une couche isolante et jamais, dans son livre (1) il ne rejoint la thèse du GIEC qui est que 2/3 de la chaleur (des infrarouges) qui rayonne vers le sol provient de « gaz à effet de serre » et le plus célèbre de ces gaz est le CO2 ou gaz carbonique. Le GIEC fait-il semblant d’ignorer que le CO2 est utile à la nature, qu’il pourrait y en avoir 10 fois plus dans l’atmosphère ?

Précisons que l’atmosphère est quasi opaque aux infrarouges que peut émettre le sol. Augmenter la quantité de CO2 ne rend pas l’atmosphère plus opaque… pas plus qu’augmenter l’épaisseur d’un mur n’aggrave l’impossibilité de voir l’extérieur. (2)

Sans aucune preuve (!!), le GIEC prétend que le CO2 rayonne vers le sol et, mieux encore, imagine que dans les serres et dans l’atmosphère tout, ou presque, se passe par rayonnement. Quel est le physicien qui oserait soutenir pareille erreur? Dès 1909, le professeur Robert W.Wood a mesuré l’inexistence de ce rayonnement ! Le professeur Nasif S. Nahle a facilement refait les mesures de Wood en 2011 (3). Pour quelques euros chacun peut le faire à la maison !

Il est temps d’innocenter le CO2 car, depuis 2003, la Belgique jette dans les éoliennes et le photovoltaïque infiniment coûteux et extrêmement peu efficaces, l’argent nécessaire à la production d’électricité à la demande. Du coup, soumise aux caprices du temps, elle doit importer 30 % de ses besoins en électricité : quelle honte pour notre pays qui se prive des moyens permettant de lutter contre les vraies pollutions, notre pays qui remplit les poches de quelques escrocs. Déjà, le Français doit payer son électricité 30 % plus cher et l’Allemand… 3 fois trop cher !

Plusieurs professeurs de l’ULB et le professeur Carlo Rubbia à l’inauguration de MYRRHA, ont présenté des preuves de l’innocence du CO2. Ce serait pourtant au GIEC d’apporter une preuve, une mesure, de la culpabilité du CO2…. Il est clair que les démonstrations de ceux qui publient ce qu’ils mesurent – à l’ULB ou ailleurs – n’atteignent pas les sphères du pouvoir. Le pouvoir est soumis aux médias qui conditionnent la population, population dont il faut obtenir les votes … Combien de temps encore sera-t-il possible de se laisser hypnotiser par le GIEC ? Combien de temps encore les citoyens accepteront-ils de se laisser ruiner « pour sauver Gaïa » d’un mal imaginaire, curable uniquement par une dictature??

Nos gouvernants ne sont pas physiciens. On peut les prévenir, leur démontrer même la vérité… ils ne savent qui croire et croient ce que « tout le monde » croit et qui est bien présenté tous les jours dans tous les médias « entretenus » par le GIEC. La croyance du rôle du CO2 met en mouvement des milliers de milliards d’euros et risque de finir par un désastre complet….

La référence (3) à l’expérience, parmi d’autres, qui innocente le CO2 est envoyée à nombre de physiciens. Si un seul peut dire avoir reproduit cette expérience et avoir obtenu un résultat contraire… résultat contraire qu’il pourra présenter, alors nous devrons tous croire que le CO2 conditionne la température de l’air… que rien ne peut stopper les cavaliers de l’apocalypse.

(1) J.P. van Ypersele, Une vie au coeur des turbulences climatiques

(2) Notons que la conduction et la convection (+ évaporation-condensation) permettent à la chaleur du sol de rejoindre la haute atmosphère où elle peut enfin rayonner vers le vide.

(3) Nasif S. Nahle : « Repeatability of Professor Robert W.Wood’s 1909 experience on Hypothesis of the Greenhouse Effect » (2011)"

De la pluie et de la grêle en été, incroyable !

- Après les incendies, l'Australie subit averses de grêle et tempêtes de poussières - francetvinfo.fr 20.01

Du vent et de la neige en hiver, incroyable !

- Tempête Gloria : "Il faut remonter à janvier 1982 pour trouver un épisode méditerranéen aussi intense en hiver" - francetvinfo.fr 20.01

Olivier Proust, prévisionniste à Météo France - ...il se produira des pluies forte qui posent problème sur la durée et vont atteindre des cumuls importants en plusieurs jours, avec des problèmes de crue qui peuvent conduire à des vigilances crues et inondations." francetvinfo.fr 20.01

LVOG - Il y a quelques mois, ils expliquaient qu'après une très la courte période de canicule et de sécheresse, même s'il pleuvait, il ne pleuvrait pas suffisamment pour alimenter les nappes phréatiques, et ne voilà-t-il pas que des pluies intenses sur plusieurs jours se produisent et ils hurlent à la catastrophe... C'est à croire qu'ils en vivent !

Il neige abondamment au Canada, incroyable ! Vite réécrivons l'histoire !

- Au Canada, Saint-Jean ensevelie sous la neige, l'armée appelée en renfort - huffingtonpost.fr 19.01

Il est tombé 76,2 centimètres de neige depuis vendredi 17 janvier sur l’aéroport de Saint-Jean et des accumulations similaires ont recouvert la ville où les automobiles et certaines maisons disparaissaient sous des congères provoquées par des vents dépassant les 100 km/h.

Il ne fait pas de doute que cette tempête “figurera dans les livres d’histoire”, a déclaré à la chaîne CBC le Premier ministre de la province Dwight Ball. huffingtonpost.fr 19.01

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.