Le portail a été actualisé le 12 septembre 2019.......Dehors Macron, monsieur 10% !........ A bas le Green New Deal ou la New Climate Economy appelée encore la Quatrième révolution industrielle !........Partant du constat que le capitalisme (et ses institutions) est l'unique cause des inégalités et des injustices sociales, le principal obstacle à la satisfaction de nos besoins, à la réalisation de nos aspirations légitimes, dès lors on a le choix entre s'en accommoder et en assumer toutes les conséquences, y compris le totalitarisme et les guerres, ou décider de l'affronter jusqu'à son abolition et l'instauration d'une République sociale........


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (12.09.2019)

  Documents d'actualité. (12.09.2019)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (04.09.2019)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes)

  Tribune libre de la lutte de classe (13.09.2019)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (13.09.2019)(nouvelle rubrique)

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Actualité intermationale (2018 et après...)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030 (a), mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


 LES FAITS.

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque plus de 95% du CO² présent dans l'air provient de la végétations et des océans. Le pourcentage de CO² dû à l'activité humaine est donc insignifiant.

Si on ajoute que plus de 80% des éléments qui contribuent à l'effet de serre (dont l'existence est contesté par certains scientifiques) est composé de vapeur d'eau, de méthane, d'azote et quelques autres gaz, le taux de CO² qui y participe étant de l'ordre de 10 à 15%, celui de nature anthropique est donc égal à 5% de 10 à 15%, soit entre 0,5 à 0,75%.

Voilà l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 12 septembre.

   2019

Septembre du 1er au (à venir)

Août (116 pages)
Juillet (120 pages)
Juin (128 pages)
Mai (112 pages)
Avril (60 pages)
Mars (175 pages)
Février (157 pages)
Janvier (194 pages)

2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   TRIBUNE LIBRE DE LA LUTTE DE CLASSE

Communiqué du POID (07.09)
Le résultat des élections au Parlement européen en France (07.06)
DOCUMENT. Communiqué du POI (29.05)
DOCUMENT. Communiqué du POID (27.05)
La violence d’État au service de la classe capitaliste (23.05)
Projet de programme d’action politique pour la classe ouvrière adopté par le IIIe Congrès du POID (20.01)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. Le Brexit, l'UE et la démocratie. (10.09)
DOCUMENT. Petite leçon d’histoire à Justin Trudeau. (07.09)
DOCUMENT. Hong-Kong : un infiltré chez les « chemises noires » raconte. (05.09)
DOCUMENT. Russie : comment ont été recrutés lesmanifestants du 10 août par l'opposition. (13.08)
DOCUMENT. Donald Trump apportera-t-il la paix ? (03.09)
DOCUMENT. Développements politiques contre Erdogan en gestation en Turquie. (03.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)

DOCUMENT. Elizabeth II suspend le Parlement britannique. (28.08)
DOCUMENT. La communication, seul enjeu du sommet du G-7 à Biarritz. (27.08)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. La communication, seul enjeu du sommet du G-7 à Biarritz. (27.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Des nouvelles du Réseau Voltaire. (25.08)
DOCUMENT. Affaiblir des pays en manipulant la démocratie. (13.08)
DOCUMENT. Qui veut tuer le Réseau Voltaire ? (02.08)


DOCUMENT. Révélations sur les attentats de 2004 et 2017 en Espagne. (30.07)
DOCUMENT. Le capitalisme financier déréglé: taux d’intérêt extrêmement bas et bulles des prix. (30.07)
DOCUMENT. Liban-Syrie: Malédiction de la géographie conjuguée avec la richesse?. (30.07)
DOCUMENT. Les Balkans subissent un remodelage géopolitique. (12.07)

DOCUMENT. Le vivier Otan de néonazis en Ukraine. (23.07)
DOCUMENT. L'Union européenne avalise la nomination de quatre hauts fonctionnaires. (09.07)
DOCUMENT. Israël contre les Vénézuéliens (02.07)

DOCUMENT. Ce que Washington joue autour de l'Iran (25.06)
DOCUMENT. Russie-Chine : le Sommet qui ne fait pas l’info (11.06)
DOCUMENT. Sommet tripartite secret de Jérusalem (11.06)
DOCUMENT. Comment la guerre de l’Occident en Libye a stimulé le terrorisme dans 14 pays (07.06)
DOCUMENT. Nous sommes tous des menteurs (06.06)
DOCUMENT. Le bras long du Groupe de Bilderberg (04.06)

DOCUMENT. Sondage « Jour du vote » ELABE pour BFMTV 26 mai 2019 (26.05)


DOCUMENT. La mascarade de l'Union européenne (24.04)
DOCUMENT. Venezuela, Iran : Trump et l'État profond (21.04)
DOCUMENT. Rand Corp : comment abattre la Russie (21.04)

DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (1/6) (18.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (2/6) (19.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (3/6) (20.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (4/6) (21.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (5/6) (22.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (6/6) (23.05)

DOCUMENT. Coup d'État hollywoodien au Venezuela (01.05)

DOCUMENT. Les nouveaux territoires de Daesh (30.04)
DOCUMENT. « Sans la désinformation, l'Otan s'écroulerait » (24.04)
DOCUMENT. L'Union européenne est contrainte de participer aux guerres US. (23.04)
DOCUMENT. L'Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant
      le Golfe à la Méditerranée ? (19.04)

DOCUMENT. Le président équatorien Lenin Moreno se venge de la publication des « Ina Papers. (18.04)
DOCUMENT. La Turquie tente-t-elle de constituer sa propre alliance militaire ? (16.04)
DOCUMENT. Juan Guaidó : préparation d’une tentative de renversement du Gouvernement Bolivarien
      inspirée par un manuel de subversion nord-américain. (11.04)

DOCUMENT. Géopolitique du pétrole à l'ére Trump. (09.04)
DOCUMENT. L’Onu cassée par l’« exceptionnalisme » états-unien. (02.04)
DOCUMENT. Le cinéma : un outil de propagande pour faire accepter la guerre. (02.04.)


DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02)

DOCUMENT. La nouvelle Grande stratégie des États-Unis. (26.03)
DOCUMENT. Le «Hirak» en Algérie, entre spontanéité et manipulation. (25.03)
DOCUMENT. Macron, l’État terroriste. (22.03)
DOCUMENT. Libye, de l’opulence à la plus grande pauvreté (20.03)
DOCUMENT. La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident (21.03)
DOCUMENT. France : le gouvernement utilise pour la première fois des marqueurs chimiques
      et des nano-particules sur des manifestants. (20.03)

DOCUMENT. Le « parti américain » dans les institutions de l’Union européenne. (19.03)
DOCUMENT. Le report des élections algériennes et la bombe Brahimi. (15.03)
DOCUMENT. Algérie: Du prétexte conjoncturel aux causes systémiques.
      Promesses et dangers d’une révolte de la dignité. (11.03)

DOCUMENT. 12 fake news macronistes sur les Gilets jaunes (2e partie). (11.03)
DOCUMENT. La couverture du Venezuela nous ramène à l’âge d’or des mensonges
      sur l’Amérique Latine (FAIR). (06.03)

DOCUMENT. L’initiative “la Ceinture et la Route” : l’agrobusiness chinois se mondialise. (06.03)
DOCUMENT. Armées privées, mercenaires légaux. (06.03)
DOCUMENT. Le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique. (05.03)
DOCUMENT. Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne:
      Vichy et la tétanie du débat public en France. (01.03)


DOCUMENT. Le président Bouteflika pris en otage, le Peuple algérien emprisonné. (08.03)
DOCUMENT. » Désigné par Trump pour instaurer la « démocratie » au Venezuela,
      Elliott Abrams a consacré sa vie à la détruire. (05.03)

DOCUMENT. » Le Monde qui nous attend. (28.01)

DOCUMENT. Walter Hallstein, un nazi devenu président de la commission européenne. (14.12.2015.)
DOCUMENT. Des armes de destruction massive iraquiennes aux armes chimiques syriennes. (05.03)
DOCUMENT. Le triple jeu des néoconservateurs. (01.03.2013)
DOCUMENT. Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient. (01.03)

DOCUMENT. L'invention du peuple Juif - Interview de Shlomo Sand. (27.02)
DOCUMENT. Rony Brauman : les déclarations d’Emmanuel Macron « nourrissent
     et amplifient l’antisémitisme ». (27.02)

DOCUMENT. Les États-Unis violent le droit international en tentant un coup d’État au Venezuela. (23.02)
DOCUMENT. France, l’antisémitisme encore… (21.02)
DOCUMENT. Les crises, haïtienne et vénézuélienne, révèlent l’élasticité de la notion de démocratie
     des USA. (20.02)

DOCUMENT. » Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale. (19.02)
DOCUMENT. La CIA utilise la Turquie pour faire pression sur la Chine. (19.02)
DOCUMENT. Vers la Grande Albanie. (18.02)
DOCUMENT. Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s'annonce ? (12.02)
DOCUMENT. Les USA : un État voyou, au service de son économie. (04.02)

DOCUMENT. La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US
     a créé le leader du coup d'Etat au Venezuela. (29.01)

DOCUMENT. Venezuela, putsch de l’État profond US.(29.01)
DOCUMENT. Le 116ème Congrès US prépare une nouvelle guerre contre la Syrie. (29.01)
DOCUMENT. Les États-Unis créent les conditions de l'invasion du Venezuela. (25.01)
DOCUMENT. L'effroyable destruction à venir du « Bassin des Caraïbes ». (08.01)


DOCUMENT. Les États-Unis refusent de se battre pour des financiers transnationaux. (25.12)
DOCUMENT. Rothschild et Goldman Sachs pratiquent la fraude et le blanchiment
     en Malaisie et ailleurs. (24.12)

DOCUMENT. Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains. (18.12)
DOCUMENT. Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ? (11.12)
DOCUMENT. Comment l’Occident dévore ses enfants. (04.12)

DOCUMENT. La sécession de l'Union européenne. (20.11)
DOCUMENT. De 1945 à aujourd’hui : 20 à 30 millions de personnes tués par les USA. (20.11)
DOCUMENT. France: L’avalanche liberticide appelle à la résistance. (19.11)
DOCUMENT. France: La liberté ne permet pas l’insouciance. (18.11)
DOCUMENT. La « guerre contre la terreur », alibi d’un crime de masse (18.11)
DOCUMENT. Des criminels de guerre haut placés commémorent
     la fin de la Première Guerre mondiale. (15.11)

DOCUMENT. Patriotisme vs. Nationalisme. (13.11)
DOCUMENT. Ce que révèlent les élections US sur le conflit intérieur. (13.11)

DOCUMENT. Syrie : la paix suppose la condamnation internationale
     de l’idéologie des Frères musulmans. (06.11)

DOCUMENT. La route de la soie et Israël. (30.10)
DOCUMENT. Le mega jeu de guerre « Trident Juncture 2018 ». (23.10)
DOCUMENT. Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier. (23.10)
DOCUMENT. Comment les gens sont facilement contrôlés par les tyrans. (05.09)

DOCUMENT. Washington corrompt des parlementaires macédoniens pour obtenir l'adhésion
     à l'Otan et à l'UE. (09.10)

DOCUMENT. L’armée d’insectes du Pentagone (09.10)
DOCUMENT. Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM (07.10)
DOCUMENT. Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie
     de peste porcine en Belgique (07.10)

DOCUMENT. La politique de la Troïka en Grèce : Voler le peuple grec et donner l’argent
     aux banques privées, à la BCE, au FMI et aux États dominant la zone euro (20.08)

DOCUMENT. Onu : naissance du monde post-occidental (02.10)
DOCUMENT. Comment l'administration de l'Onu organise la guerre. (03.09)
DOCUMENT. La Russie dénonce la dyarchie à l’Onu et aux États-Unis. (28.08)

DOCUMENT. Le crépuscule de la guerre. (31.07)

DOCUMENT. Trump et la bureaucratie de l'Otan (17.07)
DOCUMENT. L’establishment US derrière le Sommet d'Helsinki (17.07)

DOCUMENT. Les tireurs de ficelles de la crise migratoire. (02.05.2016)
DOCUMENT. Néocolonialisme et « crise des migrants ».

DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Les élections ne suffisent pas à la démocratie.

DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)

   VIDEOS

Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)

   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation
     de la nature par les grandes entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)

   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. Vagues de chaleur en Europe de l’ouest, records de froid à l’est :
     l’influence de l’Oscillation Nord-Atlantique. (11.09)

DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
     (02.10.2018)

DOCUMENT. Cata-boulette himalayenne : Le GIEC fait son mea culpa. (20.01.2010)
DOCUMENT. Le refroidissement planétaire est arrivé. (11.11.2008)
DOCUMENT. Variations de la température moyenne de la Terre au cours des millénaires. (date ?)
DOCUMENT. La VRT et la propagande climatique. (28.06.19)
DOCUMENT. La viande et le climat : Vachement stupide. (06. 04.19)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF
     (Global Warming Policy Foundation). (07.04.19)

DOCUMENT. Le débat en cours sur le réchauffement climatique sous la loupe (Mise à jour 17/11/12)
DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
     au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe !
     par Marcel Leroux professeur en climatologie. (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
     (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
     (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
     (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. La Physique du Climat, oublier l’ « effet de serre » et revenir aux fondamentaux. (28.03.19)

DOCUMENT. SCE INFO : 45,9°C un record en France ? (03.07.2019)
DOCUMENT. Exagérations climatiques extrêmes. (04.03.2019)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Climat, de quelles températures parlons nous. (03.08.2019)

DOCUMENT. Panique climatique : le détournement du changement climatique et ses profiteurs. (06.06.19)
DOCUMENT. L’alarmisme climatique est infondé. (06.06.19)
DOCUMENT. Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 92. (02.06.19)
DOCUMENT. A propos de la marche pour le climat, du délit de blasphème scientifique
     et d’opérations politiques. (02.06.19)

DOCUMENT. Climat : Personne n'y peut rien ! Arrêtons le gaspillage de notre argent. (06.05.19)
DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)


DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

    Des infos sociales sont disponibles dans les blogs de La Tribune des travailleurs (POID),
            de la tendance Claire du NPA et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Parti Ouvrier Indépendant Démocratique (POID)
La Tribune des travailleurs
Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Investig’Action. (Belgique)
Les Crises. (France)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Le Saker Francophone.

Climat Environnement & Énergie Le site des Climato-Réalistes (France)



Causerie

Le 12 septembre 2019

CAUSERIE ET INFOS

Au format pdf - pages

Avant d'aborder cette causerie, je vous propose une récréation musicale qui rompt avec la médiocrité de cette époque, histoire aussi de rendre hommage aux femmes, mais pas au féminisme dans lequel les femmes éclairées ne se reconnaissent pas.

Il faut éviter d'aborder les causeries comme un catalogue de mauvaises nouvelles, mais plutôt comme un regard direct sur la société telle qu'elle est ou sans complaisance, pour mieux comprendre son fonctionnement et la combattre afin d'en changer.

Beethoven's "Für Elise" - Arranged for Harp by Deborah Henson-Conant
https://www.youtube.com/watch?v=K6IGbyUVw18

Mason Williams - Classical Gas w/ Deborah Henson-Conant
https://www.youtube.com/watch?v=0vXtywOlayc

Celtic Heart (PBS Special) "Kid ar an Sliabh" - feat. Harp Twins & Máiréad Nesbitt
https://www.youtube.com/watch?v=sEMR16gOXLM

Metallica - One - 2 Girls 1 Harp (Harp Twins) Harp metal
https://www.youtube.com/watch?v=JhOhGhq0e54

Metallica - The Unforgiven - Harp Guitar Cover - Jamie Dupuis
https://www.youtube.com/watch?v=d_6hXZvYdj0

2CELLOS - Resistance [Live at Arena di Verona]
https://www.youtube.com/watch?v=ycdk5sSn4oA




Bienvenue dans le vieux monde.

Voilà où certains en sont rendus dans leur monde gouverné par des psychopathes, à se déplacer en trottinette électrique, car la marche à pied serait fatigante ou une contrainte. Quelle déchéance, et pas seulement physique !

Mon épouse m'a téléphoné d'Aubagne hier pour me souhaiter un bon anniversaire. Elle m'a dit qu'elle avait mis un peu le chauffage parce qu'elle avait froid, le 11 septembre. Je lui ai répondu qu'elle devait s'attendre à connaître des hivers particulièrement vigoureux et des été plus chaud du fait des variations climatiques naturelles qui correspondent à des cycles solaires.

Bref, les manipulateurs du climat et des consciences vont avoir beaucoup de mal à justifier la stagnation ou la baisse de la température moyenne de la Terre, on les attend au tournant.

Faire table rase serait-il d'actualité ?

L'école de l'obscurantisme forme les futurs esclaves, les agriculteurs et les éleveurs vous empoisonnent, les industriels vendent de la camelote, les médecins vous gavent de médicaments et engraissent les trusts pharmaceutiques, les fonctionnaires participent à l'organisation de cette magnifique machine, les exploités assurent sa prospérité et font leur propre malheur, les institutions veillent au bon fonctionnement du régime, les scientifiques et les intellectuels le cautionnent, les médias diffusent leur bonne parole, les ONG les assistent, les religieux les bénissent et la boucle du monde merveilleux dans lequel nous vivons est bouclée. Cela ressemble de plus en plus à un noeud coulant qui se resserre, non ?

Sans rire, il paraîtrait que cela pourrait être pire encore. Réflexion de nantis ou d'inconscients qui s'en accommodent, ce sont souvent les mêmes remarquez bien, car le pire, cela l'est déjà pour des milliards de travailleurs et leurs familles à travers le monde quotidiennement.

Quand vient la fin de la journée, c'est enfin l'heure de pouvoir savourer le peu de liberté qu'il nous reste. C'est un coup à devenir insomniaque quand on y tient !

Qui a dit ?

- "Notre mode de vie européen, c'est s'accrocher à nos valeurs. La beauté de la dignité de chaque être humain est l'une des plus précieuses valeurs".

Réponse : Ursula von der Leyen, qui doit succéder à Jean-Claude Juncker le 1er novembre à la présidence de la Commission européenne, à propos de la commission intitulée "Protection de notre mode de vie européen" qui intègre le dossier de la migration. (Source : AFP10 septembre 2019)

Leur humanisme est bien la politesse des salauds, le cynisme sans fond en prime.

Enfin une mesure contre l'obscurantisme. Quand la mythologie est destinée à faire office d'histoire de la lutte des classes et du développement de la civilisation humaine.

Manuel d'histoire : renouer avec le récit national - LePoint.fr10 septembre 2019

Chronique. Des historiens se sont inspirés du travail d'Ernest Lavisse et ont écrit trois manuels d'histoire, qui paraissent le 12 septembre.

« Enfant, tu vois sur la couverture de ce livre les fleurs et les fruits de la France. Dans ce livre, tu apprendras l'histoire de la France. Tu dois aimer la France, parce que la nature l'a faite belle et parce que son histoire l'a faite grande. » Cette phrase ornait la couverture d'un manuel scolaire publié en 1912, imaginé et écrit par un homme à qui notre pays doit son récit : Ernest Lavisse (1842-1922). Les écoliers apprenaient alors une histoire dont l'objet n'était pas de glorifier notre nation – son influence est telle qu'elle se passe de fabuliste –, mais de les rassurer. Les enfants de France héritaient d'un passé dont la force, la richesse et la singularité les renforçaient. (Un passé colonial, impérialiste, monarchiste, bonapartiste, tyrannique, que ses héritiers en soient fiers, on comprend. C'est bien cela qu'on nous a appris à l'école, et que malheureusement nous avons été bien peu à être capables à désapprendre au cours de notre vie. - LVOG)

Des historiens se sont inspirés du travail d'Ernest Lavisse et ont écrit trois manuels d'histoire, qui paraissent le 12 septembre, préfacés par Jean-Pierre Chevènement et destinés aux collégiens (cinquième, quatrième, troisième). L'intention des professeurs est simple : préférer une organisation chronologique à une table des matières thématique, évoquer toutes les époques, restituer l'héritage monarchique en même temps que l'héritage républicain, et ce, sans rien sacrifier au programme officiel. L'intégrité intellectuelle des auteurs est exemplaire dans la mesure où les sujets les plus délicats, la Révolution française par exemple, sont traités avec probité et équité. La nouveauté tient moins à la nature des commentaires qu'aux époques relatées. Louis XIII et Richelieu, absents des autres manuels, occupent un des premiers rôles de ce récit national ; Jeanne d'Arc, d'habitude résumée en quelques lignes, est restituée dans son statut de mythe fondateur ; quant aux cathédrales, colosses de notre architecture abandonnés par l'Éducation nationale, elles se dressent de (...) (la suite réservé aux abonnés). LePoint.fr10 septembre 2019

LVOG - Une organisation chronologique au profit d'un traitement empirique qui ne permet pas de comprendre les faits et leurs enchaînements, ce que le "programme officiel" ne permettra jamais...

Non, ce ne sont pas des "faits divers", c'est la société inhumaine dans laquelle nous vivons.

Inde : une femme de 74 ans donne naissance à des jumelles - francetvinfo.fr 09.09

Jeune mère à… 74 ans. Mangayamma Yaramati, une septuagénaire a donné naissance à des jumelles le 5 septembre dernier dans l’état d’Andhra Pradesh, dans le sud-est de l’Inde, selon l’agence SWNS. La mère et les deux petites filles se portent bien, selon la docteure Uma Sankar interrogée par la BBC.

Mangayamma et son mari âgé de 82 ans, Sitarama Rajarao, n’avaient pas réussi à concevoir pendant leurs 57 ans de vie maritale. Aujourd’hui, la grossesse a été rendue possible par une fécondation in vitro (FIV) à partir du sperme de Sitarama Rajarao et des ovocytes d’une donneuse. La naissance a ensuite eu lieu par césarienne. francetvinfo.fr 09.09

Bouches-du-Rhône : un homme tue sa femme, sa belle-mère et son beau-frère avant de se suicider - francetvinfo.fr 09.09

Un septuagénaire a abattu successivement, lundi 9 septembre, sa belle-mère, son beau-frère et sa femme, tous dans leur lit médicalisé, dans deux petites communes des Bouches-du-Rhône, avant de se donner la mort. Les victimes étaient toutes âgées et "gravement atteintes par la maladie", a indiqué le procureur de la République de Tarascon (Bouches-du-Rhône) Patrick Desjardins, qui a évoqué un "drame familial" et "le contexte fragile d'une famille touchée par la maladie et où un homme prend la décision de prendre les armes".

L'auteur des meurtres, âgé de 78 ans, s'est d'abord rendu chez sa belle-mère à Maussane-les-Alpilles en tout début d'après-midi. C'est là-bas que les gendarmes ont découvert les corps de cette femme de 95 ans, "alitée dans un lit médicalisé, fortement diminuée physiquement", et de son fils de 69 ans, également alité, a décrit le procureur. Tous les deux ont été "abattus par au moins un coup de fusil", a ajouté Patrick Desjardins.

L'homme est ensuite revenu chez lui, à Mouriès, la commune voisine, où il a abattu son épouse qui, à 72 ans, était "elle aussi affaiblie par la maladie", selon le procureur, et a été retrouvée dans les mêmes circonstances que sa mère et son frère, tuée "vraisemblablement par un coup de fusil" dans son lit médicalisé. "Il n'en pouvait plus"

Les gendarmes, avertis par un voisin qui avait entendu des coups de feu, ont très rapidement mis un nom sur l'auteur de ces meurtres. Il s'est tiré deux balles dans le corps devant sa maison mais était encore en vie à l'arrivée des secours. Il a été héliporté à Marseille où il est mort dans l'après-midi.

"Il s'occupait depuis des années de sa femme malade et de sa belle-famille, il leur faisait à manger, les lavait, faisait le ménage, il n'en pouvait plus", a raconté son voisin et neveu par alliance."C'était une personne très estimée dans le village, je suis encore très émue de ce qui s'est passé, on est tous anéantis", a déclaré la maire de Mouriès, Alice Roggiero. Elle a décrit le septuagénaire qui s'est suicidé comme "un monsieur plutôt réservé, très près de sa famille, de son épouse, de ses petits-enfants". francetvinfo.fr 09.09

LVOG - Les actionnaires, aristocrates ou rentiers du CAC40 peuvent se partager chaque année des dizaines de milliards d'euros de dividendes, mais la prise en charge de personnes âgées impotentes qui ont travaillé toute leur vie coûte trop chère.

Ce travailleur a été conduit au désespoir, moralement épuisé, à bout de force, il a décidé d'abréger les souffrances de ses proches et les siennes en même temps. Il n'a rien à se reprocher. Quelle infamie ce régime qui mérite qu'on le liquide de la même manière et le plus tôt sera le mieux.

800.000 suicides par an, dans le monde alerte l'OMS - AFP

Avec 800.000 personnes qui mettent fin à leurs jours chaque année dans le monde -- une tous les 40 secondes, les chiffres restent alarmants même si le taux de suicide par habitant recule, a indiqué l'OMS lundi. AFP


Les idéologues du régime en quête désespérément d'"un nouvel élan de la théorie" pour assurer sa survie ou lerègne de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Alain Minc: «Nos certitudes sur l’économie s’effondrent et on cherche un Keynes ou un Friedman» - lefigaro.fr 23.08.2019

Nous avons cru en des lois économiques qui se trouvent aujourd’hui invalidées par les faits. Aussi avons-nous besoin de grands penseurs à la hauteur de ces bouleversements, alerte l’essayiste.

(Il faut être plus précis ou remettre chaque chose à sa place. "Les faits" ont révélé que les "lois économiques" qu'ils ont mises en oeuvre ont conduit au chaos et à la barbarie, à l'impasse actuelle, dont ils s'accommodent, mais qui les inquiète tant elle est lourde de menaces sur leur hégémonie... - LVOG)

Nous avons depuis cinquante ans été formés à respecter des tables de la loi économiques peu nombreuses mais très strictes: le plein-emploi crée l’inflation et celle-ci pousse les taux d’intérêt à la hausse. Le financement de l’État par une banque centrale est un anathème car facteur d’inflation. La création monétaire doit demeurer dans des limites raisonnables sous peine, là aussi, de nourrir l’inflation. (Idiots que nous sommes, on se demande d'où provient alors l'inflation en réalité masquée et la hausse des prix qui l'est tout autant. Quand par exemple le m² à Paris atteint 10.000 euros ou que le prix de l'immobilier flambe, si ce n'est pas de l'inflation, qu'est-ce que c'est alors ? - LVOG) Et enfin, plus globalement, une révolution technologique engendre des progrès de productivité qui constituent le meilleur adjuvant de la croissance. (Cela dépend pour qui, ils servent surtout à freiner la baisse du taux de profit, et à rassurer les actionnaires qui empochent des dividendes records... - LVOG) Les dix dernières années viennent de nous démontrer que ces principes fondateurs n’ont plus lieu d’être et nous sommes, dès lors, désemparés car privés de boussole macroéconomique. (Ces gens-là conseillent ceux qui gouvernent, et dans un exercice de fausse modestie avouent qu'ils ne savent plus où ils en sont, alors dégagez ! - LVOG)

Nombre de pays occidentaux vivent, depuis quatre ou cinq ans, en plein-emploi - États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne en particulier. (Non seulement c'est faux, et il faut voir à quel traitement misérable son soumis ceux qui étaient au chômage et qui trouvent un nouvel emploi, surexploité et sous-rémunéré. - LVOG) La règle traditionnelle, de bon sens, veut que celui-ci engendre des hausses de salaires et celles-ci mécaniquement l'inflation. Il existe certes aujourd'hui des hausses de salaires, mais elles sont circonscrites aux secteurs dans lesquels une présence syndicale encore puissante permet une pression sur les employeurs. Dans un contexte général de désyndicalisation accélérée, ceci ne concerne qu'une part limitée du monde économique : grandes entreprises traditionnelles pour l'essentiel. (La minorité de l'aristocratie ouvrière qui assure la stabilité politique du régime. - LVOG) Le reste de l'économie - services et activités en voie d'ubérisation, pour employer un raccourci - y échappe totalement. Quand l'IG Metall allemande obtient des hausses significatives de rémunération, ceci n'exerce plus aucune contagion car ces secteurs deviennent une peau de chagrin dans l'économie contemporaine. Résultat : cette inflation des salaires dans la vieille économie n'induit aucune inflation globale. Dès lors, le moteur d'éventuelles hausses de taux d'intérêt est en panne pour une très longue période. (Voilà où il voulait en venir. En porte parole de l'industrie financière ou des rentiers, il regrette qu'ils ne puissent pas s'engraisser davantage sur la bête, ceux qui travaillent et produisent les richesses. Un peu de patience. - LVOG)

En effet, le moteur annexe, en l'occurrence le financement des États par la création monétaire, ne fonctionne plus. (Mais celui des goinfres du marché financier tourne à plein régime ! - LVOG) Qu'est-ce que le quantitative easing, si ce n'est le comblement du déficit public par « la planche à billets » ? (Alors que le "déficit public" et "la planche à billets" servent notamment à accroître la fortune des oligarques et à justifier des politiques d'austérité. - LVOG) (Le fait que les achats de bons du Trésor au lieu d'être réalisés en direct passent par les marchés n'est qu'un artifice. (Qui se grugent au passage et à des taux d'intérêt supérieur. - LVOG) Le résultat est le même. Effet sur le rythme d'inflation : nul ou marginal. Et la période expérimentale pendant laquelle le quantitative easing (QE) a fonctionné à plein a été suffisamment longue pour penser qu'il n'y aura pas d'effet de rattrapage. (Sur les salaires, merci, on s'en serait douté ! - LVOG) Le QE est évidemment allé de pair avec un gonflement ahurissant du bilan des banques centrales - un quadruplement pour certaines en quelques années. Or par rapport au principe d'une création monétaire raisonnable, c'est là un véritable sacrilège. (Là il feint de s'en émouvoir, car c'est ce qui leur a permis de sauver la mise ou de renflouer certaines banques ou multinationales, d'éviter l'effondrement de tout le système économique et bien plus encore. - LVOG) Preuve, s'il en est besoin, que le lien création monétaire/inflation est cassé au même titre que la relation plein-emploi/inflation avec pour conséquence qu'il n'existe désormais aucun facteur conduisant à une hausse des taux d'intérêt. (Constat excellent, avec la mise en place de leur système financier mafieux, ils sont parvenus à contourner les lois de fonctionnement du capitalisme - qui pour autant existent toujours et c'est bien là que se situe leur problème, bref, à sa manière il confirme ce que je n'arrête pas d'expliquer et que nos dirigeants refusent d'admettre ou de prendre en compte. - LVOG) Dans ce nouveau monde, les crises financières ne vont pas disparaître : peut-être même, au contraire. (C'est ce que je viens de rappeler. - LVOG) Mais que feront les banques centrales dans ce contexte ? Elles arroseront, comme toujours, le système de nouvelles liquidités, ajoutant une pression supplémentaire à la tendance à une baisse des taux. (Il ne comprend pas ou il fait semblant de ne pas comprendre que ce, processus du robinet ouvert contribue à une plus grande concentration des capitaux et du pouvoir politique entre les mains des oligarques qui trônent au sommet de l'économie capitaliste mondial. Vous me direz que Minc ne joue pas dans la cour des grands, même s'il conseille les présidents de la République, et pour cause, ces derniers sont de vulgaires marionnettes... - LVOG)

C'est un nouvel univers qui se dessine : autrefois pourvoyeur d'emplois, le secteur bancaire va être sérieusement chahuté : moins de rentabilité, moins de main-d'oeuvre, moindre valeur boursière. (Son discours est incompréhensible pour ceux qui ignorent que le secteur bancaire est une chose, et l'oligarchie financière en est une autre, et que c'est cette dernière qui est aux commandes ou qui mène un combat acharné pour s'imposer dans tous les pays où elle n'a pas encore pris le pouvoir ou prendre le contrôle des banques centrales. L'oligarchie financière, c'est la Fed, la BCE, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon, etc. mais ce n'est pas forcément la banque centrale de tel ou tel pays encore sous le contrôle de l'Etat. Les intérêts de l'oligarchie financière peuvent s'opposer à ceux des banquiers, mieux, son orientation économique est destinée à affaiblir ou étrangler les banques pour qu'elles soient contraintes de s'en remettre aux financiers de Washington ou de la City... - LVOG) Le problème de la protection de l'épargne, en particulier aux fins de retraite, va devenir lancinant et politiquement explosif. Comme débiteurs, les agents économiques seront heureux ; comme créditeurs, ils seront terrifiés. Affolés, les gestionnaires d'épargne collective se tourneront vers de nouveaux placements plus risqués afin d'espérer une rentabilité minimale. Excédés de devoir payer pour placer leur argent, les épargnants collectifs ou individuels se concentreront davantage encore vers l'immobilier, l'or ou l'art, en pariant sur la perpétuation de hausses spéculatives. (Il anticipe ici la prochaine crise ou l'effondrement programmé de la finance mondiale qui ruinera les fonds de retraites et autres fonds spéculatifs (hedge fund) et réduira à la mendicité des dizaines ou centaines de millions de retraités. Comme aux Etats-Unis ou aux Japon, etc. la cote de l'immobilier s'effondrera, et les vautours de la finance n'auront plus qu'à se baisser ramasser la mise pour une bouchée de pain ou pour réaliser le plus grand hold-up de tous les temps. - LVOG)

Peut-on espérer que ces soubresauts seront subvertis par une vague de croissance d'une ampleur telle qu'elle effacerait tout sur son passage ? (Là il est déjà dans l'après-crise, sans aborder l'ampleur de ses conséquences sociales et politiques. Il en vient à espérer un miracle ! - LVOG) Celle-ci ne pourrait venir que d'une révolution technologique engendrant des progrès de productivité propres à relancer la machine. (La production étant robotisée, digitalisée, automatisée au maximum, d'où pourraient provenir "des progrès de productivité" supplémentaires, on ne voit pas. Lui non plus ! - LVOG) Or nous vivons un paradoxe : un bouleversement massif avec la révolution digitale, peut-être le plus puissant que l'on ait jamais connu, car, à la différence de la machine à vapeur ou de l'électricité, il touche le consommateur final au moins autant que le secteur productif. Et simultanément les statistiques ne montrent aucune accélération de la productivité, voire son tassement. De là, deux hypothèses. Soit les chiffres sont faux car l'appareil statistique a des difficultés pour prendre en compte la digitalisation de l'économie. Soit celle-ci, par son caractère diffus, ses besoins limités en investissement, sa concentration sur les services, n'est pas en effet génératrice de productivité. Dans ce cas, le plus probable, la « croissance potentielle » - selon l'expression rituelle - est durablement plafonnée. (Quel cruel constat ! Cela dit, il va tenter de se rassurer, ces gens-là ne doutent de rien, ils en ont les moyens. - LVOG)

Aucun de ces phénomènes n'est en soi dramatique. (Cela dépend pour qui ! - LVOG) Mais de même que la crise de 1929 a donné naissance au keynésianisme et l'inflation des années 1970 au monétarisme et au libéralisme friedmanien, le bouleversement actuel exige un aggiornamento complet de la pensée macroéconomique. Or celui-ci ne point pas à l'horizon. En effet, l'incroyable segmentation de la réflexion économique en microsujets tue toute tentative de réflexion globale. Les règles propres au monde académique ostracisent tous ceux qui se lanceraient dans des approches ambitieuses, par nature risquées. Ce désert intellectuel est angoissant car il est sans précédent dans l'histoire économique. À chacune de ses nouvelles étapes a correspondu un nouvel élan de la théorie. Ce n'est pas aujourd'hui le cas. Il faut obliger la gent économique à penser ! Si le monde académique l'en dissuade, il revient aux États de lancer des livres blancs, de réunir des commissions, de susciter des rapports, de stimuler le débat car ils sont les premiers en manque de matière grise. Ce n'est pas un jeu gratuit mais une urgence. lefigaro.fr 23.08.2019

LVOG - Ils en sont avec leur régime en état d'urgence, cela tombe mal, les urgences sont en grève ! Alors préparons-nous à les achever.

Commentaires d'internautes

1- "Le chômage réel aux USA est aujourd’hui supérieur à 22% (http://www.shadowstats.com/alternate_data/unemployment-charts), loin, très loin des statistiques bidonnées de l’administration US.

Les taux d’emploi, au Royaume Uni et en Allemagne ont des taux d’emploi aux alentour de 75%, (ce qui n’a rien de glorieux particulièrement pour l’Allemagne qui de plus connaît une baisse de population).(source OCDE : https://data.oecd.org/fr/emp/taux-d-emploi.htm)

Je n’ai pas lu le reste de son article car quand les hypothèses de base sont fausses…"

- "Ce qu’entendent par “plein emploi” les économistes néo-libéraux n’est pas ce que vous et moi pouvons croire.

Pour nous “plein emploi” signifie qu’offre et demande de travail s’équilibrent globalement pour toute la population active.

Pour un économiste néo-lib ça signifie que les emplois générateurs de richesses – les emplois les plus qualifiés- sont en tension par manque de candidats.

Pour le même économiste, que les salariés peu ou pas assez qualifiés perdent leurs emplois et n’en retrouvent pas ou très difficilement n’est pas le problème. Cette population ne les intéresse pas, sauf ceux qui sont là pour garder leurs enfants ou prendre soin de leur parents âgés, les “loosers” c’est à la collectivité de s’en occuper.

L’économie néo-lib a intégré une nouvelle réalité sociale qui tient en une phrase, le chômage de masse et l’assistanat constituent le mode de vie normal pour la part de la population active “excédentaire”. Et qu’ils ne viennent pas réclamer."

Ils osent tout. Comment ils vous surexploitent et se proposent de vous saigner.

Walmart propose un prêt à 36% aux personnes qu'elle emploie, et Uber pourrait l'imiter - Slate.fr11 septembre 2019

L'article du Wall Street Journal est, sinon édifiant, du moins éclairant sur la position financière inconfortable dans laquelle se trouvent nombre de personnes salariées aux États-Unis -un fait qui vaut aussi pour ce côté-ci de l'Atlantique.

Le quotidien américain présente la solution utilisée entre autres par Walmart pour venir en aide, si l'on peut dire, aux personnes qu'elle emploie et qui traversent une mauvaise passe budgétaire, qui font face à des dépenses imprévues ou qui désirent s'offrir un petit plaisir.

Endettement programmé

Alors que leur compte bancaire frôle les limites autorisées et que leur credit score leur barre l'accès à l'emprunt classique, ces personnes dans le besoin peuvent demander une avance sur salaire à la firme. Cette dernière leur propose, contre une petite commission et via l'application tierce PayActive, de débloquer des fonds dont le remboursement s'étalera sur les prochaines paies.

Jusqu'ici, rien de révolutionnaire. Mis à part, peut-être, les taux appliqués: si pour chaque emprunt le coût peut sembler raisonnable, les taux proposés, lorsqu'ils sont annualisés, frôlent ou dépassent ce que la réglementation française qualifierait d'usure. Il est question de 6 à 36% d'intérêts.

Certains États, celui de New York notamment, enquêtent sur cette pratique qui pourrait contrevenir aux règles bancaires. Ils auront peut-être bientôt plus de matière encore pour ces scrutations de méthodes qualifiées de «prédatrices» par certains observateurs.

Le cynisme selon Uber

Début septembre, Vox-ReCode nous apprenait que Uber semblait songer à suivre cette même voie du «payday loan». Certains individus employés par l'entreprise pour assurer les courses ont été sondés via l'application sur les petits emprunts qu'ils avaient effectués dans un passé proche, ainsi que sur leur volonté éventuelle de requérir quelques centaines de dollars auprès de la plateforme si elle proposait l'offre.

Alors que la firme dépense des dizaines de millions de dollars pour s'opposer à un projet de loi californien qui pourrait faire dérailler son modèle en l'obligeant à salarier ses troupes, que la condition sociale et l'endettement mettent déjà ses employés dans une situation de forte dépendance et de stress quotidien, le (vague) projet sur lequel planche Uber est jugé particulièrement cynique.

Un chroniqueur de Forbes établit un parallèle avec les «company stores», les magasins patronaux dans lesquels les mineurs n'avaient d'autre choix que de dépenser l'intégralité de leurs maigres revenus. Slate.fr11 septembre 2019

Ils osent tout. Mais avez-vous vraiment tout essayer pour vous en sortir ?

La masturbation permettrait d’avoir un plus haut poste et un meilleur salaire, et c’est la science qui le dit ! - Yahoo 10.09

Un exercice de générosité sans arrière-pensées. Comment détourner les patients des urgences des hôpitaux au profit des cliniques privées.

La grève des urgences reprend de plus belle, malgré les promesses de Buzyn - Le HuffPost11 septembre 2019

Plus de 750 millions d’euros redéployés et voilà que la grève des urgences repart de plus belle. Au lendemain de la présentation du plan de “refondation” des urgences hospitalières par Agnès Buzyn, le collectif Inter-Urgences a voté la poursuite du mouvement avant une manifestation ce mercredi 11 septembre à l’appel des syndicats.

Nouveau “service d’accès aux soins” universel pour réguler les appels aux secours, “admissions directes” sans passage aux urgences pour les personnes âgées, optimisation de la “gestion des lits” disponibles dans les hôpitaux, le tout financé par des crédits existants... Par ces annonces fortes, Agnès Buzyn a tenté d’apporter une réponse systémique à l’engorgement des hôpitaux en promettant une réorganisation de l’accès à l’hôpital, tout en refusant de débloquer davantage d’argent ou de procéder à des embauches massives.

C’est précisément l’absence d’évolution sur ces points -très attendus par les grévistes- qui ont précipité la prolongation du mouvement de contestation. “Ce plan, c’est du flan!”, a résumé Hugo Huon, président du collectif Inter-Urgences, à l’issue de son assemblée générale à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Les représentants des grévistes y ont voté à main levée une motion rappelant leurs principales revendications -“réouvertures de lits”, “recrutements à la hauteur des besoins”, “augmentation de 300 euros net mensuel”.

Désormais, afin de renforcer la pression sur le ministère, les grévistes en appellent à une extension du mouvement aux autres services hospitaliers. “Nous appelons l’ensemble de nos collègues à se mettre en grève avec nous”, a déclaré Christophe Le Tallec, vice-président de ce collectif, qui prévoit des “rassemblements locaux” le 26 septembre et doit prochainement fixer “une date de mobilisation nationale”

En attendant, les soignants sont invités ”à se mobiliser sur l’ensemble des dates syndicales qui sont annoncées”, a-t-il ajouté. La CGT organise justement une “journée d’action” ce mercredi dans tout le secteur sanitaire et social, avec une manifestation dans la capitale. Pour son secrétaire général, Philippe Martinez, le plan d’Agnès Buzyn “est loin des attentes du personnel”.

Il “ne répond en rien à la réalité du terrain”, estime Force ouvrière, qui a décidé de “s’associer” à cette mobilisation.

Du côté des médecins, le président de l’Association des urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, et celui du syndicat Action Praticien Hôpital, ont indiqué que leurs organisations se prononceraient jeudi sur leur participation à la grève. “Très déçu” par les annonces de la ministre, Patrick Pelloux a évoqué “un rendez-vous raté” sans “rien sur les revalorisations salariales” et a prédit que “la contestation va être sévère”.

LVOG - Les charognards se lèchent les babines.

Plus convaincu, le patron de la FHP (cliniques privées), Lamine Gharbi, salue “un important effort financier”, signe “que l’exécutif a pris la mesure des enjeux”. “On ne s’attendait pas à un choix budgétaire aussi important”, a reconnu François Braun, président de l’association Samu-Urgences de France, saluant des “mesures qui vont dans le bon sens pour sortir de cette crise”. Elles “sont la preuve d”une volonté de faire une réforme en profondeur”, a renchéri Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d’urgence (SFMU).

L’Ordre national des infirmiers, pour sa part, “se réjouit” des “compétences élargies” qui seront déléguées aux soignants - comme prescrire une radio ou réaliser une suture sans attendre un médecin.

Même enthousiasme chez les kinés, dont le principal syndicat (FFMKR) “se félicite” de la possibilité d’un “accès direct” pour la “petite traumatologie” - entorse de cheville et lombalgie aigüe.

LVOG - Mais certains plus gourmands espéraient davantage.

Pour les médecins libéraux, en revanche, le plan fait la part trop belle à l’hôpital: le SML regrette “l’insuffisance de moyens pour la ville”, tandis que la CSMF réclame “sans délai des négociations pour une meilleure valorisation des soins non programmés”. Le HuffPost11 septembre 2019


Acte 43.

Gilets jaunes : regain de mobilisation et de violences pour l'acte 43 - Journal du Dimanche 8 septembre 2019

Les Gilets jaunes espèrent toujours mettre la pression sur l'exécutif. Plus vigoureuse que la semaine dernière, la mobilisation reste cependant bien en deçà de ce qu'elle a pu représenter l'hiver dernier. Pour cet acte 43, 7.000 personnes ont ainsi défilé dans plusieurs villes.

Le plus gros bataillon s'était regroupé à Montpellier, désignée "capitale nationale", où 2.000 manifestants ont envahi les rues et la place de la Comédie, dont 500 black blocs, selon la préfecture de l'Hérault. Des heurts ont très vite éclaté avec les forces de l'ordre, plusieurs vitrines de magasins ont été vandalisées et un véhicule de police, inoccupé, a été incendié. À Rouen, où tout rassemblement était interdit dans le centre-ville, les tensions ont également été vives autour du cortège soutenu par la CGT de Seine-Maritime, qui a réuni 500 manifestants. "Mobilisation historique" souhaitée à Paris pour le 21 septembre

À Paris, les Champs-Élysées ont assisté au retour de quelque 800 Gilets jaunes, sans violence ni dégradations. Au total, plus d'une centaine ­d'interpellations ont été recensées par le ministère de l'Intérieur, dont 89 à Paris et 26 à Rouen. Journal du Dimanche 8 septembre 2019


Totalitarisme ou le régime policier En Marche.

Quoi qu'il advienne, ils ont décrété que cela restera un accident.

Mort de Steve Caniço: un téléphone au coeur de l'enquête - AFP11 septembre 2019

Nouvel élément dans l'enquête sur la mort de Steve Caniço: le portable de l'animateur disparu pendant la Fête de la musique à Nantes émettait un signal au moment de l'intervention policière alors que l'IGPN faisait jusque-là simplement état d'un SMS envoyé une heure auparavant.

Contactée par l'AFP, l'avocate de la famille Caniço a estimé que cette découverte confortait ses convictions. "Je ne peux pas communiquer sur l'instruction en cours mais je rappelle que je dis depuis fin juillet que la chute de Steve dans la Loire est concomitante de l'intervention policière", a réagi Me Cécile de Oliveira. AFP11 septembre 2019

Quand ils sèment le chaos et le désespoir.

Valérie Pécresse veut "rétablir l'ordre et l'espoir" dans les banlieues - L'Express.fr

La présidente de la région Île-de-France déplore la "situation explosive de nos banlieues" et veut le rétablissement de "l'ordre républicain". L'Express.fr

Répression préventive.

L’État français ne tue pas les observateurs, il les enferme seulement - Mediapart - Le blog de Camille Halut 2 septembre 2019

Observer les pratiques du maintien de l’ordre serait-il désormais interdit ? L’État français répond par l’affirmative au regard du traitement qu’il applique aux observateurs. Ainsi cet État s’élève au rang de ceux qui usent de répression pour maîtriser le recueil et la diffusion de l’Information.

33h de garde à vue en l’espace de quatre mois

- Samedi 6 avril 2019 à Montpellier, des observateurs de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) dont je fais partie effectuent leur mission lors d’une opération de blocage d’une autoroute menée par des gilets jaunes. Nous nous positionnons à plusieurs endroits et nous observons les points de tension susceptibles d'annoncer une intervention des forces du maintien de l’ordre. Toutefois la force publique n’intervient pas et les manifestants quittent l’autoroute de leur propre gré. Je suis convoquée par la Police sur des motifs flous une vingtaine de jours plus tard, le 29 avril : je suis placée en garde à vue dès mon arrivée au commissariat, je suis privée de liberté pendant 9h.

- Samedi 24 août 2019 à Bayonne, trois observatrices de la LDH dont moi-même sillonnent la ville à la recherche d’une manifestation du contre-G7 à observer. Nous présentons nos justificatifs de mission et le contenu de nos sacs à chaque contrôle de gendarmerie – c’est-à-dire à chaque intersection de rue ou presque, les gendarmes nous laissent repartir en nous indiquant que nous pourrons circuler librement pour effectuer notre mission. Eléonore, Natti et moi-même nous arrêtons un instant sur une grande place vide située près de la Nive. Une Brigade de répression de l’action violence motorisée (BRAV-M) se dirige vers nous et nous entoure. Les policiers procèdent au contrôle de nos identités et à une saisie - sans formalités - de notre matériel de protection (chasuble siglée de la LDH, casque, masques oculaire et respiratoire, set de protection de roller). Nous présentons nos pièces d’identités, nos cartes de membres LDH et nos mandats pour cette mission d’observation, nous précisons que le matériel est nécessaire pour effectuer la mission dont nous sommes chargées et que nous refusons de nous en défaire sans procès-verbal de saisie. Les policiers nous informent alors qu’ils nous placent en garde à vue, ils nous menottent avec des serflex et nous mènent au centre de rétention administrative de Saint-Jean-de-Luz. Nous sommes privées de liberté pendant 24h.

Des procès à la clef

- Je serai jugée le 1er octobre 2019 à 8h30 au tribunal correctionnel de Montpellier pour l'observation de l'action sur l'autoroute : le procureur de la République me reproche d’avoir commis l’infraction d’« entrave à la circulation » en raison de ma seule présence sur le lieu de la manifestation.

- Eléonore, Natti et moi-même avons reçu un rappel à la loi pour l'observation du contre-G7 et notre matériel de protection ne nous a pas été restitué : le procureur de la République nous reproche « d’avoir participé sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou de dégradation de biens, circonstance que les faits ont été commis en réunion » tout en se gardant d’expliquer comment nous l’aurions fait. De plus, le vice président du tribunal de grande instance de Bayonne précise dans chacun des rappels à la loi qui nous sont adressés « ne pas donner de suite judiciaire à la présente procédure, à la condition qu’elle ne commette pas une autre infraction dans un délai de 3 ans et qu’à défaut, elle sera poursuivie devant le Tribunal. »

Un glissement autoritaire confirmé

Un rappel à la loi n’est pas une décision de justice mais une « mesure alternative aux poursuites ». Il n’établit pas la preuve du fait reproché à son auteur ni sa culpabilité. Si l’affaire était finalement poursuivie devant un tribunal, ce qui est possible malgré l’émission de cet acte, le juge ne serait pas dans l’obligation de rendre une décision allant dans le sens du rappel à la loi. Dès lors, le rappel à la loi adressé à des observateurs LDH et a fortiori le procès pour entrave à la circulation constituent de véritables tentatives d’intimidation pour dissuader de continuer l'activité d'observation.

La procédure-bâillon est un vocable qui désigne, selon le Journal officiel de la République française n°0202, une « instrumentalisation de la justice mise en œuvre par une entreprise ou une institution, qui vise à prévenir ou à sanctionner l'expression d'une opinion qui lui serait préjudiciable, en impliquant notamment la personne qui formule cette opinion dans une procédure juridique coûteuse. » Cette méthode établit une censure visant généralement des sujets d'intérêt public. Elle est qualifiée d’ « abus de droit ». Son emploi est sanctionné notamment par l’article 32-1 du code de procédure civile. L’État utilise donc – au travers de ses appareils policier et judiciaire – une méthode qu’il prétend combattre.

Les évènements de ces deniers mois ont exposé aux yeux du monde entier que l’État français use de pratiques illégales pour maîtriser les mouvements sociaux qui aspirent à une démocratie moins usurpée. Ces pratiques illégales sont étendues vers ceux qui les dénoncent. La répression policière et judiciaire qui s’abat sur les observateurs LDH consolide ce constat et rappelle l’actualité du glissement autoritaire en cours. Mediapart - Le blog de Camille Halut 02.09

LVOG - On a envie de leur répondre, qu'il n'y a rien d'étonnant à cela, et que ce qui leur arrive est d'autant plus pathétique, puisque les gangsters de la finance usent de "pratiques illégales" et mafieuses en toute impunité, piétinent la démocratie, sans pour autant qu'ils remettent en cause l'existence du capitalisme.

La vassalité ordinaire attise leur soif de vengeance.

Jean-Luc Mélenchon accuse "Quotidien" de faire "le jeu de la police politique" - Le HuffPost 11 septembre 2019

La tension monte entre La France insoumise (LFI) et “Quotidien”. Dans un message publié ce mardi 10 septembre sur Facebook, le chef de file du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, accuse l’émission de TMC de faire “le jeu de la police politique” en diffusant des images de la perquisition mouvementée au siège du parti en octobre 2018 qui, selon lui, ne traduisent pas la réalité des faits. Le dernier épisode d’une confrontation par tweets et passages télé interposés.

“Depuis un an, ‘Quotidien’ joue le jeu de la police politique. Ce sont ses images qui servent de base à nos accusateurs”, estime Jean-Luc Mélenchon, qui doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle, avec cinq de ses proches, pour actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation, après la perquisition dont les images avaient fait le tour des médias français.

La plupart de ces images, montrant une confrontation particulièrement tendue entre les policiers et les responsables de LFI, avaient été diffusées par “Quotidien”. Jean-Luc Mélenchon avait par ailleurs lui-même diffusé une vidéo de cette perquisition sur sa page Facebook.

“Depuis un an, ‘Quotidien’ cachait ces moments où (Alexis) Corbière et moi rassurons les policiers et appelons au calme. C’est le contraire de ce que montrent les 30 secondes que diffuse ‘Quotidien’ depuis un an”, poursuit Jean-Luc Mélenchon dans son message, dénonçant une “manipulation médiatique aux ordres du parquet”. Le responsable cible également Le Monde, qui “il y a quelques mois publiait illégalement des extraits des auditions en faisant croire à une violence absolue”, selon lui.

À dix jours de son procès, Jean-Luc Mélenchon assure que “le procès verbal intégral des auditions montre que TOUS les policiers concernés déclarent ne s’être ‘jamais sentis menacés physiquement’” lors de la perquisition.

Ce mardi matin, le député LFI de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, lui-même convoqué devant la justice, avait déjà chargé l’émission de Yann Barthès, l’accusant d’avoir “sectionné” les images à des fins politiques.

“Elles sont coupées les images. Moi par exemple on me voit crier après un policier (...) On m’a vu dire à un policier ‘Arrêtez d’être violent’. Mais quand on voit tout avant, les violences qui ont lieu, le moment où, calmement, je dis à ces policiers ‘pas de violence’... C’est une manière de focaliser, et là c’est politique”, a-t-il déclaré sur LCI.

“Pour un homme comme moi, c’est une humiliation la manière dont on nous traite, de sectionner les images. De montrer Jean-Luc Mélenchon que en colère, qui subit une injustice (...) Tout cela a eu des conséquences politiques dans les urnes”, fait valoir Alexis Corbière, en référence à la désillusion de son mouvement aux européennes de mai. Le HuffPost 11 septembre 2019


Ils osent tout. Le bonheur est dans le pré.

D'un coup de baguette magique le gouvernement invente les pesticides qui résistent au vent.

Protection contre les pesticides: le maire de Langouët juge "pas croyable" la proposition du gouvernement - AFP 7 septembre 2019

Le maire écologiste de Langouët (Ille-et-Vilaine) Daniel Cueff, qui avait pris un arrêté interdisant les pesticides à moins de 150 m des habitations, suspendu par la justice, a qualifié de "pas croyable" la proposition du gouvernement de fixer une distance de 5 ou 10 mètres.

"Quand j'ai appris ça, je pensais que c'était une "fake news" et que ce n'était pas sérieux! Cette proposition n'est pas croyable", a réagi samedi à l'AFP le maire de cette commune rurale proche de Rennes.

"On est tombé de notre chaise car ces cinq et dix mètres, ce sont des protocoles déjà mis sur des bidons de pesticide de synthèse", a-t-il ajouté.

Selon un porte-parole du ministère de l'Agriculture, le gouvernement va soumettre à consultation lundi un projet de décret qui part des recommandations scientifiques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Les distances proposées dans ce projet seront de 5 mètres pour les cultures dites basses comme les légumes et de 10 mètres pour les cultures hautes, telles que les céréales.

"On s'est aperçu que, pour moins respirer les glyphosates et les pesticides de synthèse, il fallait une bande de 150 m car là il y a moins de chance de respirer ces pesticides qui sont volatils et qui sont dans l'air", a expliqué M. Cueff.

Selon le maire, dont l'arrêté a entraîné la médiatisation du sujet sur le plan national, le président Emmanuel Macron et le gouvernement n'ont pas pris "la mesure de cette vague qui ne voudra pas et ne voudra plus être face à des pesticides de synthèse dans l'air".

M. Cueff a pris le 18 mai un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques "à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel". Ce texte a été suspendu le mardi 27 août par le tribunal administratif de Rennes. AFP 7 septembre 2019

Lu dans un article de FranceInfo du 9 septembre.

La recommandation de l’Anses peut être relativisée dans la mesure où l'agence n’a bénéficié que de quelques mois pour se prononcer. Saisie par le gouvernement le 28 janvier 2019, elle a rendu sa recommandation le 14 juin 2019.

En attendant, pour rendre son avis sur ces fameuses distances, l'Anses précise qu'elle s'est appuyée sur un guide de l'agence européenne Efsa datant de 2014. L'Anses précise aussi que "l'évaluation de l'exposition des personnes présentes et des résidents repose sur des données limitées issues d'études effectuées dans les années 80 et sur les données de l'agence sanitaire américaine EPA". Par ailleurs, l'Anses a étudié trois territoires européens pour voir quelles étaient les distances de sécurité. L’Allemagne, la Slovénie et la Wallonie en Belgique. Les distances vont de 2 à 5 mètres en Allemagne, de 2,50 mètres à 20 mètres en Slovénie et jusqu’à 50 mètres en Wallonie quand la zone jouxte une cour de récréation, une crèche ou une école. FranceInfo 9 septembre.

A la hauteur des marigots du Palais, qu'est-ce que ça pue !

Nicolas Hulot estime qu'Emmanuel Macron a été "à la hauteur" sur l'Amazonie - Le HuffPost

Emmanuel Macron s’est montré ”à la hauteur” sur la question de l’Amazonie et face au président brésilien Jair Bolsonaro, “complice d’un crime contre l’humanité”, a estimé ce samedi 7 septembre à Bordeaux l’ex-ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot. Le HuffPost


Brexit ou la partie de poker menteur.

Le Brexit, l'UE et la démocratie - Réseau Voltaire 10.09

Pour Thierry Meyssan, la politique de Boris Johnson se situe dans la parfaite continuité de l’histoire britannique. Si l’on se réfère aux écrits du Premier ministre britannique et non à ses propos de campagne, elle est bien plus guidée par le danger ressenti face à la naissance d’un État supranational continental que par une volonté d’indépendance économique. Réseau Voltaire 10.09

L'intégralité de l'article est en ligne dans la page d'accueil du portail.

Cette interprétation est biaisée, du fait que Thierry Meyssan est un analyste politique ou un politicien tout court et non un économiste, qui lui présenterait comme travers de sous-estimer la politique et sa relative indépendance en certaines occasions, d'où l'impression d'incompréhension qui domine les analyses des uns et des autres ou les contradictions inextricables dans lesquelles ils se débattent.

Au départ, la conception de l'Union européenne, puis sa fondation, et enfin son élargissement jusqu'à 28 Etats comprenant l'intégration de la Grande-Bretagne, ont été motivés pour permettre à l'oligarchie financière anglo-saxonne et internationale qui s'y serait ralliée au fil du temps, d'étendre son pouvoir à l'ensemble de l'économie mondiale, ce qui devait coïncider à terme avec l'instauration d'un nouvel ordre mondial ou une gouvernance mondiale qui serait placée sous son contrôle. Voilà la trame qui sous-tend l'évolution de la situation mondiale depuis les années 40 ou bien davantage.

Cette perspective devait entrer fatalement en conflit avec le développement économique ou l'histoire politique de tous les pays concernés, et se traduire par des crises politiques à répétition ou de plus en plus fréquentes, s'étendant à de plus en plus de pays, sur fond de crises sociales quasi-généralisées... Voilà à quoi nous assistons selon moi.

A notre époque, certains acteurs politiques peuvent encore manifester quelques velléités d'indépendance face à la finance, mais en dernière analyse et quelles que soient les contradictions ou tensions sociales qui apparaissent, compte tenu du pouvoir phénoménal acquis par la finance, ils finissent tous par se plier à ses exigences du fait qu'ils sont tous acquis à la cause du capitalisme ou sous peine d'être limogés rapidement, et par faire passer au second plan ou à la trappe les intérêts du pays et des citoyens qu'ils représentent, plus particulièrement ceux des classes populaires, y compris ceux de leurs propres capitalistes ou banquiers si les gangsters de la finance l'exige.

L'UE a été conçue pour ligoter tous les pays qui y adhèreraient, et exercer ensuite un chantage sur eux une fois abdiquée leur souveraineté au profit de cette institution supranationale, dont la nature est oligarchique ou ploutocratique, antidémocratique ou totalitaire. En contrepartie des lourdes contraintes qui accompagnaient cette adhésion, ils leur ont adjoint quelques avantages destinés hypocritement à leur développement économique ou à répondre aux aspirations démocratiques des peuples. Mais en réalité, l'ensemble de ces directives devaient servir de noeud coulant passer au cou de tous les acteurs économiques sans exception, que la BCE et la Commission européenne n'auraient plus qu'à actionner sur ordre des marchés financiers pour asphyxier ceux qui étaient destinés à disparaître, ou pour obtenir la capitulation sans condition des acteurs politiques les plus réticents.

Leur objectif était de convertir la totalité des pays de l'UE au néolibéralisme, que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient déjà adopté ainsi que d'autres pays dans le monde, le Japon notamment, en plaçant l'ensemble de leur économie et leurs institutions politiques sous le contrôle de leur banque centrale, conformément à la stratégie que de l'oligarchie financière avait élaborée sachant que le capitalisme était condamné à la faillite, et qu'il fallait trouver les moyens d'écarter cette menace. C'est là qu'on s'aperçoit que la Grande-Bretagne devait servir d'aiguillon au sein de l'UE, comment, en montrant l'exemple aux Etats qui au départ n'étaient pas disposés à rejoindre l'UE. Voyez, nous qui sommes viscéralement attachés à notre indépendance, nous avons osé franchir le pas, alors pourquoi pas vous. Et si maintenant l'oligarchie financière a opté pour le Brexit ou la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, c'est sans doute parce qu'elle estimait que l'évolution de la situation sociale et politique pouvait menacer son indépendance, celle de la City, ou parce qu'elle avait jugé que la conversion de l'UE au néolibéralisme étant bien avancée ou tous les acteurs politiques suffisamment corrompus pour qu'ils ne puissent plus faire marche arrière, il était dorénavant inutile de faire partie de l'UE, à moins qu'elle ne prépare l'effondrement programmé de l'UE, et qu'en sortir avant permettrait à la City d'être relativement épargnés et d'en tirer davantage profit.

On voit que sur le plan tactique plusieurs options se présentaient à l'oligarchie financière anglo-saxonne, ou il peut y avoir plusieurs explications crédibles au Brexit, qui toutes sont évidemment orientées vers les mêmes objectifs stratégiques, accroître son pouvoir financier et politique sur le monde. Sachant que la City est un Etat dans l'Etat, qu'est la première place financière du monde et qu'elle se livre à des activités mafieuses et illégales en toute impunité, elle sera la seule bénéficière du Brexit, la question qui reste ouverte aujourd'hui, est de savoir quel usage elle compte en faire, on ne tardera pas à être fixés.

Ajoutons que l'explication selon laquelle le Brexit aurait été conçu pour affaiblir l'UE ne tient pas ou à la marge en l'admettant, puisque ce sont les Américains qui contrôlaient déjà la Commission européenne et la BCE, et les dernières nominations à la direction de ces institutions l'ont confirmé si besoin était.

GB: le "speaker" du Parlement, acteur clé du feuilleton du Brexit, tire sa révérence - AFP

Le président de la Chambre des communes, John Bercow, qui a annoncé lundi sa prochaine démission, a joué un rôle clé dans le feuilleton du Brexit, avec des interventions souvent cinglantes et des décisions parfois critiquées.

...le Parlement va être suspendu jusqu'au 14 octobre, deux semaines avant la date prévue pour le Brexit, que les députés votent ou non en faveur d'élections anticipées, selon un porte-parole du 10, Downing Street. AFP

La Reine oblige Boris Johnson à demander un report du Brexit - Le HuffPost 9 septembre 2019

La reine Elizabeth II a formellement approuvé la loi qui contraint le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson à solliciter un report du Brexit auprès de l’Union européenne, a indiqué ce lundi 9 septembre après-midi la Chambre des Lords. Le HuffPost 9 septembre 2019

Brexit: le Parlement refuse à nouveau des élections avant sa suspension - AFP 10 septembre 2019

Les députés britanniques ont infligé mardi une nouvelle défaite cuisante au Premier ministre Boris Johnson en refusant encore une fois de déclencher des législatives anticipées, avant que le Parlement ne soit suspendu jusqu'au 14 octobre, deux semaines seulement avant la date prévue pour le Brexit.

Avant tout scrutin, l'opposition veut s'assurer que la perspective d'un "no deal" est écartée et que le Brexit sera repoussé de trois mois, comme le Parlement l'a voté la semaine dernière.

Ce texte oblige le Premier ministre à demander ce report à l'UE s'il n'obtient pas d'accord de sortie d'ici au 19 octobre, juste après un sommet européen.

Seul contre tous, et la Reine, et la City ?

Brexit: Boris Johnson persiste, seul contre tous - LeFigaro.fr 10.09

Quand la perturbation prend de la hauteur.

Grève monstre à British Airways avant une poursuite du mouvement mardi - AFP

La compagnie aérienne British Airways (BA) faisait face lundi à sa première grève de pilotes, ce qui l'a poussé à annuler ses vols faute d'issue dans ce conflit social qui devrait se poursuivre mardi.

"Nous n'avons pas d'autre choix que d'annuler presque 100% de nos vols", a indiqué le transporteur qui effectue environ 850 vols par jour au Royaume-Uni, essentiellement au départ des aéroports londoniens d'Heathrow et Gatwick.

Ce débrayage, qui porte sur un différend salarial, affecte au total autour de 140.000 voyageurs, mais BA avait prévenu ces derniers jours les passagers concernés de l'annulation de leurs vols.

Aucun règlement de conflit social n'était en vue, ce qui devrait contraindre BA, sauf solution de dernière minute, à annuler à nouveau presque tous ses vols mardi, le deuxième jour de grève prévu par les pilotes. Le mouvement doit se poursuivre une troisième journée, le 27 septembre.

Il s'agit de la toute première grève de leur histoire pour les pilotes de British Airways. Environ 93% des pilotes BA membres du syndicat Balpa, soit autour de 4.000, ont voté pour ce mouvement.

Le syndicat a décidé de débrayer après l'échec de négociations sur des hausses de salaires. Selon Balpa, les pilotes ont fait des "sacrifices" ces dernières années et devraient tirer davantage profit des bons résultats de l'entreprise.

BA a proposé une hausse de salaire de 11,5% sur trois ans, une offre qui a été refusée par le syndicat. Selon la compagnie, cela porterait le salaire de certains commandants de bord (Combien ? - LVOG) à plus de 200.000 livres par an.

Cette grève historique intervient à un moment difficile pour BA, l'emblématique compagnie nationale, dont la réputation a eu à souffrir ces dernières années, avec notamment un vol de données financières de centaines de milliers de passagers l'an passé.

Et, en mai 2017, une panne géante avait touché ses systèmes en raison d'un problème d'alimentation électrique qui l'avait forcée à annuler 726 vols, soit 28% de ses avions pendant trois jours d'un week-end prolongé. AFP


Hong Kong. C'était quoi au fait leur référence à la démocratie ? Réponse.

Hong Kong: grosse manifestation devant le consulat américain - AFP 11.09

Une foule compacte de militants pro-démocratie a manifesté dimanche devant le consulat des États-Unis à Hong Kong afin d'appeler Washington à faire pression sur Pékin après trois mois de manifestations. AFP 11.09

Hong Kong: la réception à Berlin d'un activiste suscite la colère de Pékin - AFP 10 septembre 2019

La Chine s'en est pris mardi à l'Allemagne à propos de la crise de Hong Kong, fustigeant la rencontre du militant Joshua Wong, en quête de soutiens internationaux, avec le chef de la diplomatie allemande.

L'activiste âgé de 22 ans, arrivé lundi soir à Berlin pour une visite de plusieurs jours dans la capitale allemande, a posté sur Twitter une photo de lui aux côtés du ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, précisant avoir discuté "des protestations actuelles et de (la) lutte pour des élections libres et la démocratie à Hong Kong".

Après un discours prévu mercredi soir à l'université Humboldt de Berlin, M. Wong doit se rendre aux Etats-Unis pour chercher de nouveaux soutiens.

Ces dernières années, l'Allemagne est devenue un refuge pour plusieurs dissidents chinois, notamment Liu Xia, la veuve du lauréat du Nobel de la Paix Liu Xiaobo, décédé en 2017.

En mai, deux anciens militants pour l'indépendance de Hong Kong ont obtenu le statut de réfugié en Allemagne, devenant les premiers dissidents hongkongais à recevoir une telle protection. AFP 10 septembre 2019

En complément. Quand ces grands démocrates vont plus loin que faire le lit du fascisme.

Un néonazi remporte des élections locales en Allemagne, avec le soutien de la CDU et du SPD - Le HuffPost

L’élection d’un membre d’un parti néonazi à la tête de l’assemblée d’une bourgade de l’ouest de l’Allemagne, avec le soutien unanime d’élus locaux conservateurs et sociaux-démocrates, a provoqué un tollé parmi les partis politiques allemands qui appellent à une annulation de cette décision

Stefan Jagsch, un adhérent du Parti national-démocrate (NPD), ultranationaliste, a été élu jeudi 5 septembre chef du conseil municipal de Waldsiedlung, une commune de 2500 habitants du district d’Altenstadt, à 30 kilomètres au nord-est de Francfort. Il a bénéficié du soutien de membres locaux de la CDU, le parti de la chancelière d’Angela Merkel, mais aussi d’élus du SPD (sociaux-démocrates) et du FDP (libéraux).

De nombreuses questions se posent aussi sur ce vote unanime en faveur de cet homme de la part de personnalités aux sensibilités si diverses. Le HuffPost


Ils osent tout.

- Macron défend sa stratégie anti-pauvreté malgré les critiques - Le HuffPost

- Depuis 30 ans, le père Pedro aide les plus pauvres de Madagascar - Franceinfo

- A Maurice, le pape s'inquiète pour les jeunes, sacrifiés de l'économie - AFP

- Cette BD où des Avengers gays s'embrassent ne sera plus censurée à Rio - Le HuffPost

- Une campagne sur les réseaux pour lutter contre le bizutage - Franceinfo

- Les démocrates avancent un peu plus vers une procédure de destitution de Trump - AFP

- Netanyahu accuse l'Iran d'avoir développé puis détruit un site nucléaire - AFP

- Hong Kong: en première ligne au côté des "braves" affrontant la police - AFP

- Israël: Netanyahu promet d'annexer un pan stratégique de la Cisjordanie s'il est réélu - AFP

- Afghanistan : peut-on faire la paix avec les talibans ? - Franceinfo


Etats-Unis. Quand l'Etat profond change son fusil d'épaule.

LVOG - Et même que les conseillers de Macron en ont été informé, d'où son changement de rhétorique envers la Russie...

Donald Trump limoge John Bolton, son conseiller va-t-en-guerre - AFP11 septembre 2019

Exit John Bolton et sa célèbre moustache: le président américain Donald Trump a annoncé mardi le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale avec lequel il était en désaccord sur plusieurs dossiers brûlants, de l'Iran à la Corée du Nord en passant par l'Afghanistan.

Pour le leader des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, cette décision de Donald Trump n'est que "le dernier exemple de sa façon de gouverner par le chaos".

Le sénateur républicain Rand Paul a lui salué avec force l'annonce du limogeage de M. Bolton. "Le président a d'excellentes intuitions sur la politique étrangère et sur la nécessité de mettre fin à nos guerres sans fin", a-t-il tweeté. "Il devrait être conseillé par ceux qui partagent sa vision".

"Depuis le début, deux voix murmuraient à l'oreille de Donald Trump: celle recommandant la diplomatie et mettant en garde contre le conflit, et celle poussant à la belligérance et mettant en garde contre le risque d'apparaître faible", résumait Robert Malley, président de l'International Crisis Group.

"Avec le départ de Bolton, la deuxième a incontestablement perdu son principal avocat. Cela pourrait créer de nouvelles opportunités diplomatiques sur l'Iran, l'Afghanistan, la Corée du Nord et le Venezuela. Espérons que le président les saisira". AFP11 septembre 2019

Pompeo souligne ses nombreux désaccords avec John Bolton, limogé par Trump - euronews 11 septembre 2019

LVOG - Et si cette information venant du camp des va-t-en-guerre n'était pas tout à fait fortuite, alors que Pompeo a approuvé le limogeage de Bolton ?

Les Etats-Unis ont exfiltré en 2017 une taupe haut placée au Kremlin - AFP 11 septembre 2019

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est insurgé mardi contre la publication d'informations selon lesquelles les Etats-Unis ont exfiltré une "taupe" de la CIA qui avait accès au cercle rapproché de Vladimir Poutine au Kremlin.

LVOG - La caution du RussiaGate et autres machinations contre la Russie.

Cet informateur haut placé à Moscou aurait confirmé l'implication personnelle du président russe dans l'opération d'ingérence dans la présidentielle américaine de 2016. Cet homme aurait été exfiltré en 2017.

"Ces informations sont inexactes sur le plan factuel", a déclaré le chef du département d'Etat américain, sans les rejeter en bloc. M. Pompeo a dirigé précédemment la CIA et il a précisé n'accepter de parler sur un sujet tel que l'exfiltration d'un espion "que lorsque des personnes sont mises en danger".

D'après CNN et le New York Times, qui ont révélé l'affaire lundi, cette taupe avait été recrutée par les Américains plusieurs décennies auparavant.

Selon CNN, l'espion avait même transmis aux Américains des documents photographiés en cachette sur le bureau du président russe.

Fort de cette position, il avait, selon le NYT, pu confirmer que le maître du Kremlin avait lui-même orchestré la campagne russe destinée à favoriser le candidat Donald Trump lors de la présidentielle de 2016.

D'après le quotidien new-yorkais, l'informateur a également directement impliqué M. Poutine dans le piratage d'e-mails dans le camp démocrate, dont la publication avait embarrassé la candidate Hillary Clinton.

LVOG - Ils l'ont exfiltré quand Trump a été élu, pure coïncidence évidemment !

La chaîne CNN a assuré que la CIA l'avait exfiltré de crainte que Donald Trump ou son entourage ne le trahissent, mais l'agence centrale du renseignement a vigoureusement démenti ce point.

"Les allégations malencontreuses selon lesquelles la gestion des renseignements les plus sensibles de notre nation par le président --auxquels il a accès absolument chaque jour-- aurait provoqué une supposée exfiltration sont inexactes", a déclaré à CNN la directrice des affaires publiques de la CIA, Brittany Bramell. AFP 11 septembre 2019

LVOG - Les faits prouvent le contraire de ce qu'affirme CNN.


Le 10 septembre 2019

CAUSERIE ET INFOS

En tombant pas hasard sur un documentaire dédié à Léonard de Vinci, il y a quelques jours, j'ai été sidéré de constater que l'idée que j'en avais conservée depuis ma scolarité, était très éloignée de la réalité ou de l'image qui a été colportée depuis cinq siècles à travers le monde.

En fait de génial inventeur, il fut surtout un plagiaire doué d'un sens aiguisé de l'observation et d'une imagination exubérante, facultés qui lui permirent de perfectionner les inventions d'autres chercheurs de son époque. Pour concevoir celles qu'on lui attribue, il eut l'idée de se servir ou de rapprocher les avancées de son époque dans les différents secteurs de la recherche ou scientifiques, notamment en mathématiques et en physique, c'est essentiellement pour cette raison qu'on le présente comme un visionnaire, et sur quoi reposa à l'époque sa réputation, qu'on serait peut-être tenté de justifier après coup, mais qui laissa un goût amer à ses employeurs, qui constatèrent que la plupart de ses inventions ne leur étaient d'aucune utilité ou ne fonctionnaient pas.

Quant au peintre, sa technique, dont personne n'a réussi à percer le secret jusqu'à nos jours, était tellement complexe qu'elle était inadaptée à la réalisation de fresques, la plupart de celles dans lesquelles il se lança demeurèrent inachevées, ainsi qu'un grand nombre de tableaux qui ont été détruits ou qui ont disparu par la suite, ce qui explique qu'à peine une vingtaine de ces tableaux parvinrent jusqu'à nous. Il travaillait excessivement lentement est-il rapporté. J'ignore s'il rivalisa de talent avec ses maîtres et les peintres de son époque. Là où il excella, ce fut dans la reproduction d'anatomies humaines ou animalières, ainsi que la description de mécanismes qu'il réalisa avec une précision exceptionnelle.

Pour terminer, l'histoire du personnage, son mode de vie, ses fréquentations, son comportement en général, absolument rien de ce que sa biographie a révélé ne méritait des éloges ou qu'on le hisse au rang d'icône. Avantagé par son physique d'esthète, de nos jours on dirait qu'il fut toute sa vie d'adulte un pédophile vivant avec un garçon d'une dizaine d'année au visage d'ange, recherchant sans cesse la présence de très jeunes garçons avec lesquels il aura des relations sexuelles. Extravagant, perpétuellement en quête de reconnaissance, il se mettra au service de nobles cruels ou tyranniques, fort peu recommandables, qui lui permettront de mener une vie de seigneur, et qu'il n'hésitera pas à trahir. Bref, passons sur les détails qui n'étaient pas davantage en sa faveur, hormis son talent indéniable d'ingénieur et de peintre, c'est surtout à son ambition débordante et à son individualiste exacerbé auxquels il doit sa renommée. De là à en faire un génie ou le plus grand peintre de tous les temps, ce serait exagéré et injustifié.

Plus prosaïquement, je me demande jusqu'où on nous a enseigné un tas de conneries à l'école ou raconté des histoires qui étaient très éloignées de la réalité, et pas seulement à l'école. Là je fais l'idiot, parce que cela fait de très nombreuses années que j'en étais arrivé à cette conclusion.

Mais remarquez bien, que si on m'avait interrogé sur Léonard de Vinci avant de regarder ce documentaire, ne m'étends jamais penché à nouveau sur ce sujet depuis ma scolarité, j'aurais débité comme un âne ce que j'avais été sommé d'apprendre par coeur autrefois, et je serais passé pour un crétin, ce que je déteste, mais est encore possible, la preuve, comme quoi aussi il vaut mieux être modeste dans la vie en général.

Donc quand vous lirez certains passages de cette causerie, ne vous empressez pas de soulever les épaules en signe de désapprobation, essayez plutôt de réfléchir aux raisons qui m'ont conduit à émettre certaines idées, hypothèses ou scénarios, à première vue totalement déconnectés de la réalité ou farfelus, mais qui ne le sont peut-être pas tant que cela. Et dites-vous bien que j'ai eu la même attitude ou surprise que vous, car quand on cherche, on ignore ce qu'on va découvrir, après la question qu'on se pose, c'est de savoir qu'est-ce qu'on va pouvoir en faire, à vous de voir, chacun est libre.

Au format pdf - 26 pages

Sur l'orientation économique du capitalisme.

Cette causerie sert de complément à la vidéo que je vous propose plus loin. J'ignorais les questions que j'allais devoir aborder et qui troubleront plus d'un lecteur.

On commencera par la fin ou la modification du rôle de l'Etat ou des rapports entre l'Etat et les différentes classes, l'Etat servant dorénavant exclusivement de caution politique à la mafia financière, en endossant la responsabilité de la dérégulation totale de l'économie au profit de la finance et au détriment de l'ensemble de la population, après avoir transféré ses prérogatives économiques ou financières aux banques centrales détenues ou entièrement contrôlées par les sommets de l'oligarchie financière anglo-saxonne et internationale (via le FMI, la Banque mondiale), et ses prérogatives politiques à des institutions supranationales telles l'Union européenne, ou militaires, à l'Otan.

C'est la distinction établie entre ce que certains économistes appellent l'économie sociale de marché et l'économie purement de marché, qui permet de comprendre comment le capitalisme est passé du libéralisme appelé également Etat providence au néolibéralisme. Dans l'économie sociale de marché l'Etat joue un rôle de régulateur social entre les classes, ce qui se traduit par une répartition des richesses entre toutes les classes Dans l'économie purement de marché, l'Etat abandonne ce rôle, ce qui se traduit par une explosion des inégalités sociales et l'enrichissement à outrance d'une infime minorité de prédateurs financiers ou oligarques.

Quant à la question de savoir quand cette transition eut lieu ou a été amorcée, cela remonte, soit à l'indépendance des banques centrales (Japon, les tigres et dragons asiatiques, les pays de la zone euro, etc.), soit à la décision politique de leur accorder le pouvoir de décider quelle masse de monnaie serait en circulation ou de prendre le contrôle de l'économie d'un pays (Etats-Unis).

Tant que la création monétaire était adossée à l'or ou correspondait à des actifs, elle demeurait limitée ou encadrée, c'était la loi de l'offre et de la demande ainsi que la lutte des classes qui servaient de régulateur, mais lorsque cette garantie disparue ou la création monétaire fut libéralisée et détournée du secteur productif ou marchand au profit du secteur financier ou de la spéculation, elle contribua à la formation de bulles financières qui en éclatant déclenchèrent une récession accompagnée d'une contraction monétaire pour l'accentuer davantage, ce qui se traduisit par des centaines de milliers de faillites et un chômage de masse dont les Etats furent rendus responsables pour justifier l'adoption de réformes structurelles que Washington par l'intermédiaire du FMI réclamait, afin que l'économie de tous ces pays bascule vers le néolibéralisme ou adoptent la même politique économique que les Etats-Unis.

Ce scénario savamment orchestré par l'oligarchie financière anglo-saxonne a fini par s'imposer dans tous les pays capitalistes industrialisés.

Ce que ne dit pas la vidéo exceptionnelle que je vous propose de visualiser très attentivement tellement elle est instructive et claire, c'est que le développement du capitalisme ou l'économie sociale de marché conduisait inexorablement à une crise incontrôlable du capitalisme ou à son effondrement, car aussi généreux qu'il pouvait paraître en apparence à plus ou moins longue échéance les contradictions sur lesquelles reposaient ses fondements le rattraperaient, car il est impossible à terme de distribuer plus de richesses qu'il n'en est produit sans aboutir à la faillite ou à la remise en cause de ce système économique, sachant que les capitaux investis dans la production allaient s'accroître, tandis que la plus-value présente dans les richesses produites allaient au contraire diminuer du fait de l'augmentation de la productivité, il était donc prévisible qu'il arriverait un moment où ce processus atteindrait ses limites et qu'il faudrait y mettre un terme d'une manière ou d'une autre, et de prendre le risque de laisser la lutte des classes décider de son issue, et qui sait, de parvenir à abattre ce système économique, ce qui du point de vue de l'oligarchie était inconcevable évidemment.

L'oligarchie anglo-saxonne décida donc de casser la règle du jeu qui prévalait au sein du capitalisme depuis son avènement, en empêchant la lutte des classes de continuer à jouer son rôle historique de moteur du développement de la civilisation humaine, pour la plonger dans le chaos et la barbarie que nous connaissons aujourd'hui. Elle parvint assez facilement à la neutraliser, dans la mesure où précédemment l'économie sociale de marché (ou "l'Etat providence") s'était montrée particulièrement généreuse envers les classes exploitées qu'elle était ainsi parvenue à corrompre, ainsi que l'ensemble du mouvement ouvrier qui devait se détourner du socialisme.

L'oligarchie financière anglo-saxonne, puis petit à petit internationale, ne finassa pas, disons à partir du début des années 70, elle n'hésita pas à adopter des mesures illégales et mafieuses pour parvenir à ses fins, que l'ensemble des chefs d'Etat ou de gouvernement devaient couvrir, et qu'évidemment les travailleurs devaient ignorer, jusqu'au moment où mise devant le fait accompli et par la force des choses, en en subissant les brutales conséquences, du fait qu'ils s'étaient accommodés du capitalisme et que le mouvement ouvrier avait abandonné la perspective du socialisme, ils se retrouveraient impuissants pour les combattre, jusqu'à quand, c'est la seule question qui reste de nos jours en suspens.

Dans de précédentes causeries, j'avais déjà abordé cette question déterminante ou analysé comment et pourquoi nous en étions arrivés à la situation actuelle inextricable ou apparemment sans issue politique à court terme, à ceci près que nous n'étions peut-être pas parvenus à mettre suffisamment en relief les différentes étapes par lequel ce processus économique était passé, et les liens qui reliaient chacun des acteurs politiques autant que leur rôle au cours de ce processus qui a duré des décennies...

J'avais expliqué que la neutralisation de la lutte de classe du prolétariat était un objectif déterminant que l'oligarchie s'était donnée d'atteindre. On m'a alors ri au nez, cela paraissait tellement évident. Mais ce qui l'était beaucoup moins, c'était comment le libéralisme économique allait précisément servir cet objectif pendant toute une époque, car déformé par la formation politique que j'avais reçue, je croyais que le progrès social ne pouvait provenir que de la lutte de classe des exploités, je ne pouvais pas concevoir que l'oligarchie imaginerait une stratégie dans laquelle, dans un premier temps elle favoriserait le progrès social, pour ensuite s'en servir pour atteindre d'autres objectifs cette fois financiers, ce qui inclurait la liquidation de ce progrès social. On peut affirmer qu'elle s'est servie du mouvement ouvrier pour pouvoir passer tranquillement au néolibéralisme, et que ses dirigeants en portent la terrible responsabilité.

On peut ajouter que l'élimination à la tête des institutions nationales des différents Etats de tous les partis politiques dits de droite ou de gauche qui ont participé à ce processus, était inscrite dans ce processus ou y conduisait inexorablement. Donc Macron et LREM ne sont pas tombés un jour du ciel, non, ils constituent à ce stade le point d'achèvement de ce processus de destruction des bases sur lesquelles reposait le capitalisme et la lutte des classes depuis le XVIIe siècle, qui notez bien n'ont pas disparu pour autant, contradiction que l'oligarchie va avoir bien du mal à gérer dans l'avenir, une faille ou une faiblesse qui constitue notre seul espoir de l'abattre et de passer au socialisme.

Venons-en à cette vidéo.

Richard Werner, dont j'ai découvert l'existence avant-hier, est réputé pour être le plus fameux professeur d'économie actuellement en vie.

Le contenu de cette vidéo est exceptionnelle par sa clarté, elle est accessible à tous ou presque. C'est à cela qu'on reconnaît si quelqu'un maîtrise parfaitement son sujet et c'est le cas ici. Il y est décrit étape par étape comment le sommet de l'oligarchie financière anglo-saxonne est parvenue à étendre son pouvoir à l'économie mondiale à partir des années 50. Cette vidéo mérite d'être visionnée plusieurs fois, afin de retenir chacune de ces étapes et les rôles qu'ont tenu chacun des acteurs ou facteurs qui y figurent.

Tout militant, cadre ou dirigeant qui tient à demeurer digne de son engagement politique, devrait être en mesure spontanément de les énumérer à l'issue de ce visionnage, histoire de montrer qu'il a bien compris l'orientation du capitalisme, sinon, ce ne serait même pas la peine qu'il se livre à une analyse de la situation qui serait forcément embrouillée ou confuse.

Je crois qu'à un moment donné il faut être sérieux et arrêter de raconter des conneries aux travailleurs, non ? Si chacun ne s'efforce pas de progresser, à son rythme bien entendu, on ne s'en sortira jamais. Car toute argumentation qui comporte des failles ou des contradictions ne vaut rien, votre interlocuteur s'engouffre dedans et vous perdez votre temps, ou pire, vous allez le manipuler parce que vous ne savez même pas de quoi vous lui causez, et vous êtes susceptible d'être manipulé aussi.

Princes of the Yen: Central Bank Truth Documentary

https://www.youtube.com/watch?v=p5Ac7ap_MAY

Présentation.

«Les princes du yen: les banques centrales et la transformation de l'économie» explique comment la société japonaise a été transformée pour répondre aux priorités et aux souhaits de puissants groupes d'intérêts, et comment les citoyens ont été totalement ignorés à ce sujet. D'après un livre du professeur Richard Werner, chercheur à la Banque du Japon pendant le krach des années 90, au cours duquel le marché boursier a chuté de 80% et les prix des logements de 84%. Le film dévoile la véritable cause de cette période extraordinaire de l'histoire récente du Japon. Tirant largement parti des images d'archives et des apparitions télévisées de Richard Werner à l'époque, le spectateur est guidé vers une nouvelle compréhension de ce qui fait bouger le monde. Et découvre que ce qui s'est passé au Japon il y a près de 25 ans se répète à nouveau en Europe (En réalité partout dans le monde - LVOG). Pour comprendre comment, pourquoi et par qui, regardez ce film. «Princes of the Yen» est un défi sans précédent pour le système de croyance idéologique dominant d’aujourd’hui, ainsi que pour les leviers de contrôle qui le sous-tend. Morceau par morceau, la réalité est déconstruite pour révéler le monde tel qu'il est et non pas comme ceux au pouvoir voudraient nous faire croire qu'il est. "Parce que seul le pouvoir qui est caché est le pouvoir qui dure."

LVOG - Je voudrais rajouter un mot sur les limites de l'économie sociale de marché tant vantée par Richard Werner.

Pour que ce processus se poursuive indéfiniment comme le suggérait Richard Werner, il aurait fallu que tous les Etats développés l'adoptent ou que le marché soit en expansion indéfiniment, or ce n'était pas le cas et ne le sera jamais, sinon le capitalisme ne connaîtrait plus de crise, et les oligarques n'auraient eu aucun intérêt à saborder un système économique qui aurait été aussi parfait. Sans même ouvrir en grand le robinet du crédit bon marché, il serait forcément arrivé un moment où la solvabilité des emprunteurs aurait atteint une limite, ou une fois satisfait leurs besoins ils se seraient épuisés, la surproduction aurait entraîné une chute de la valeur des actifs et conduit à la faillite un grand nombre d'entreprises et à une crise sociale aux conséquences incontrôlables, de la même manière qu'avec une bulle financière. Le capitalisme qui n'a rien de philanthropique ne fait pas de miracles, contrairement à la croyance qu'entretient notre professeur d'économie.

Ce qu'il faut aussi retenir, c'est que c'est bien un système financier illégale et mafieux qui s'est mis en place ou qui domine l'orientation de l'économie mondiale, dont les banques centrales sont les principaux instruments, puisque ce sont elles qui dictent leur loi et leur droit à tous les acteurs économiques (et politiques) qui ont le devoir de les respecter ou de s'y plier sous peine d'être éliminés ou ruinés. Elles contrôlent la masse monétaire en circulation et tous les leviers financiers, elles peuvent s'en servir à tout moment pour déstabiliser un secteur économique ou un Etat. Elles agissent comme un gang de malfaiteurs qui détrousseraient légalement la population en toute impunité. C'est donc une mafia financière, qui avec l'aval des dirigeants politiques des différents Etats, est responsable de tous les maux dont souffrent tous les peuples, il est donc légitime de la qualifier d'organisation criminelle.

Le plus exaspérant (au XXIe siècle), c'est de constater le gouffre qui existe entre la perception qu'en a la majorité de la population et la plupart des militants, et cette réalité cynique et despotique si difficile à admettre tellement elle est invraisemblable et monstrueuse, car on peine à croire qu'elle puisse exister réellement, et pourtant, c'est hélas le cas ! Il n'y a pas lieu de s'en faire une raison pour autant, mais de la regarder en face et de la combattre pour renverser ce régime immonde, je vous laisse le soin de le qualifier comme il vous plaira.

Un jour, un militant m'a dit que je déraillais ou que j'étais sous l'emprise d'une théorie du complot, quand j'affirmais que les banques centrales créaient de la monnaie sans équivalent ou à partir de rien, et qu'on était en présence de faux-monnayeurs, parce que si cela avait été le cas, elles en distribueraient à la population sans compter... Or c'est ce qu'elles firent aux Etats-Unis, puis beaucoup plus tard au Japon. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Cela devait contribuer à produire une bulle financière qui devait finir par exploser fatalement pour les raisons que nous avons évoquées plus haut. Il ignorait que cela avait existé et conduit à une longue récession, à des ruines en cascades et des millions de chômeurs, parce que le système capitaliste était incompatible avec de telles règles tout simplement.

Une République sociale et démocratique, un gouvernement ouvrier, se retrouveraient face à des difficultés économiques et un dilemme.

En régime socialiste, c'est l'Etat qui contrôlerait la banque centrale, la création et la masse monétaire en circulation, qui déciderait des taux d'intérêt ou de les annuler, du niveau des salaires, des prix, etc. c'est un gouvernement ouvrier qui déterminerait le budget de l'Etat, mais il serait rapidement confronté à une énorme difficulté, la reconnaissance de sa monnaie sur le marché mondial, et il y a fort à parier qu'aucun Etat ou aucune banque centrale n'en voudrait pour réaliser des transactions commerciales, il resterait alors le troc, mais là encore il essuierait un refus catégorique, il ferait l'objet d'un boycott ou d'un blocus économique mondial. Alors que faire ? Permettre à l'ancienne monnaie de continuer à avoir cours, cela ne changerait pas forcément grand chose, et précipiterait une crise économique qui entraînerait la chute de la nouvelle République sociale.

Les réformes sociales ne réaliseraient pas plus de miracles dans une économie dépendant du marché mondial dominé par le capitalisme, surtout dans un pays aussi petit que la France ou les autres Etats européens. Soit le prolétariat d'autres pays développés se soulèveraient, et notre Etat socialiste bénéficierait d'un répit en attendant que d'autres les imitent et ainsi de suite, soit ce scénario serait reporté à une échéance ultérieure et la menace de son étranglement se ferait de plus en plus pressante, dans ce cas-là que faire une fois de plus, que pourrait-on envisager ? Capituler, adopter des mesures artificielles pour retarder l'heure de l'effondrement fatal ?

Après tout la République sociale détiendrait tous les pouvoirs et pourrait s'adresser directement à la population pour lui suggérer un autre scénario inédit, auquel je n'ose même pas penser, mais auquel elle pourrait adhérer, et si je vous le soumets, c'est parce que je n'en ai pas trouvé d'autres qui permettrait de nous sauver : On décrèterait la monnaie et les rapports sociaux à l'origine du règne de la nécessité et donc du capitaliste hors la loi, de telle sorte qu'il n'existerait plus aucune entrave au développement économique ainsi libéré du carcan qui menaçait de l'étouffer, y compris de l'extérieur, puisque la valeur d'échange aurait été abolie, et toute tentative de revenir à l'ancien régime serait vaine ou vouée à l'échec, puisque ses fondements auraient complètement disparu et le mode de vie de la population aurait été transformé de fond en comble.

Pour autant notre problème d'approvisionnement en matières premières et d'exportations ne serait pas résolu. Un peu de patience, on y vient.

On peut acheter ou compromettre quelqu'un avec de l'argent en lui promettant monts et merveilles, mais quand il en a déjà fait l'expérience ou qu'il observe ce qui se passe dans les pays où un autre modèle de société basé sur l'argent sévit, il n'aura pas envie de les imiter. Qui plus est, la nouvelle société sécrèterait tellement d'enthousiasme, de liberté et de vocation créatrice, que plus personne ne se porterait aussi mal qu'autrefois ou en 2019. Tout ce qui poussait jusque là les gens à se haïr, à la violence ou à manquer de respect envers les autres aurait disparu, seule demeurerait la fraternité entre les hommes. Le bien commun ou le bien-être partagé serait ce qu'ils auraient de plus cher, et pour rien au monde ils n'envisageraient d'y renoncer, chacun trouverait sa place dans la société, personne ne serait laissé pour compte, dans ces conditions les rapports sociaux seraient apaisés et tous les peuples en prendraient conscience précipitant l'éradication du capitalisme de la surface de la Terre.

Pour autant d'autres problèmes urgents surgiraient pratiquement immédiatement et il faudrait leur apporter des réponses.

Et comme ce processus n'irait pas de soi malgré tout, compte tenu de l'ignorance dans laquelle a été maintenue si longtemps la population, il serait farfelu d'imaginer que les comportements formatés au cours des milliers d'années d'exploitation et d'oppression changeraient du jour au lendemain. On peut imaginer le choc qu'une telle brutale transition produirait sur bien des gens. C'est la raison pour laquelle ce scénario se réaliserait progressivement, selon des règles que les institutions véritablement démocratiques qui auraient été fondées au cours du processus révolutionnaire adopteraient, de manière à ce que chacun puisse s'adapter à la nouvelle société, et d'intervenir pour proposer des solutions en présence de comportements anarchiques ou inappropriés qui seraient inévitables dans un premier temps ou pendant un certain temps. L'Etat ne subsisterait pas tel que nous le connaissons aujourd'hui, il serait en voie d'extinction, dans tous les cas de figure il ne servirait plus à opprimer une classe ou la majorité, il la protègerait en attendant que l'ensemble des citoyens constituent une collectivité humaine ou sociale coïncidant avec l'épanouissement individuelle de chacun de ses membres.

Ce que je propose ici, n'est ni plus ni moins que la négation ou l'opposé du modèle de société qu'on nous impose ou dans lequel nous sommes sinon condamnés à vivre indéfiniment qui est basé sur l'argent ou la monnaie, le profit... Si on parvient au constat ou à se faire à l'idée qu'un modèle de société aussi monstrueux que le néolibéralisme soit parvenu à s'imposer, pourquoi on ne pourrait pas envisager que sa négation puisse exister ? Cela n'aurait aucun sens ou serait stupide.

Je sais ce qu'on va nous rétorquer : Les gens n'y sont pas préparés, ils ne le seront jamais, patati et patata. A ce compte là, autant abandonner tout de suite cette perspective et accommodons-nous du régime en place. Si on attend que les masses soient prêtes en restant les bras croisés, effectivement on pourra attendre indéfiniment. Il ne faut pas les sous-estimer, placées dans des conditions particulièrement favorables, sachant qu'elles ont acquis la capacité d'évoluer très rapidement, même si cela ne saute pas eux yeux, si elles n'ont pas d'autre choix que la liberté ou le retour de l'ancien régime honni, gageons qu'elles en feront un bon usage.

Je vous mets au défi de trouver dans la société, un seul membre de la classe ouvrière ou des classes qui ne trouverait pas génial de vivre dans une société débarrassée de la monnaie, même s'il ajouterait aussitôt que ce serait utopique, ce qui serait tout à fait normal ou prévisible, puisqu'il ne percevrait pas le processus politique qui permettrait de réaliser cette utopie ; c'est d'ailleurs le même argument auquel recourt les ennemis du socialisme ou du communisme.

Quant à ceux qui seraient tentés de se contenter de l'illusion du "socialisme du XXIe siècle" dans le cadre du capitalisme, voyez de quelle manière elle se conclut chaque fois. Rien ne change fondamentalement en réalité pour les exploités et les opprimés.

Personne à ma connaissance n'a osé avancer dans la voie que je propose ici, où figurent plusieurs scénarios, notez bien, en fonction du développement de la situation politique dans le monde. A aucun moment j'ai affirmé qu'il fallait axer notre politique sur la suppression de la monnaie, qu'on ne déforme pas ce que j'ai proposé. J'ai seulement indiqué qu'il fallait concevoir qu'à un moment donné on pourrait être amené à envisager cette solution parce qu'il n'en existerait pas d'autres, c'est tout.

On vous parle de gouvernement ouvrier, d'Etat ouvrier, d'Assemblée constituante souveraine, de communisme, on vous dit qu'il faut s'emparer du pouvoir politique, abolir les institutions de la Ve République, rompre avec l'UE et les institutions financières ou politiques internationales du capital et j'en passe, mais personne n'ose aborder en pratique les difficultés auxquelles nous nous retrouverions confrontés dans un tel cas de figure ; Rétablir le franc et abandonner l'euro, etc. c'est bien beau sur le papier, mais qui en voudra de votre franc, absolument personne sur le marché mondial sous peine de représailles de Washington, de l'Otan, de Bruxelles, etc.

Que proposent-ils en échange des lourds sacrifices que temporairement la population devraient subir suite à l'embargo, au blocus mondial dont notre République sociale ferait l'objet ? Des réformes sociales en veux-tu en voilà, mais elles seraient très loin de faire le compte. Réfléchissez un peu, si vous n'aviez plus de pétrole, plus de gaz, plus d'uranium, plus de café, de thé, de cacao, de sucre, etc. toutes ces marchandises importées qui participent à la vie quotidienne des Français, vous devriez vous en priver ou leur trouver des alternatives très rapidement, quand cela serait possible, si elles existaient. Imaginez un instant quels changements radicaux et brutaux en découleraient pour la population, et vous croyez qu'elle pourrait les accepter de gaité de coeur, à quoi cela lui servirait-il de bénéficier de hausses de salaire si dans le même temps elle ne pourrait plus satisfaire ses besoins les plus élémentaires ou si cela s'avèrerait plus compliqué encore que par le passé, de vivre tout simplement, il en faudrait beaucoup plus pour qu'elle accepte d'y renoncer même temporairement. Vous feriez face à des émeutes sanglantes quotidiennes et des pillages alimentées par les membres de l'ancien régime, qui déboucheraient sur une guerre civile que vous ne pourriez pas contrôlée, puisque ce serait les masses elles-mêmes qui en seraient à l'initiative ou y participeraient, d'autant plus que les inégalités sociales n'auraient pas disparu, loin de là, je ne donnerais pas chère de votre République sociale qui volerait en éclats en un temps record, c'est une certitude.

Alors qu'avec la suppression de la monnaie, les inégalités sociales que l'on croyait devoir disparaître progressivement, n'auraient plus cours immédiatement. C'est la totalité de la population qui serait impliquée dans l'organisation, la planification, la gestion de la production et de la société, la répartition des richesses disponibles, de telle sorte que personne n'aurait intérêt à semer le désordre sous peine de se priver elle-même des marchandises dont elle aurait besoin ou d'aggraver la situation ou la pénurie de certaines matières premières, chacun serait conscient des difficultés passagères à affronter, et donnerait le meilleur de lui-même pour les résoudre au mieux véritablement équitablement entre tous les membres de la société.

La suppression de la monnaie entraînerait spontanément un profond changement de comportement de la population. Tous ceux qui croyaient qu'ils allaient subir jusqu'à leur dernier souffle le sort épouvantable que le capitalisme leur avait réservé, réaliseraient soudain qu'ils en seraient désormais définitivement libérés, et que pour conserver cette liberté ou en contrepartie ils devraient accomplir de nouvelles tâches ou consentir certains sacrifices en attendant des jours meilleurs, ce qui vaudrait toujours mieux que de vivre éternellement sous un régime qui les exploitait et les opprimait.

Finies l'angoisse ou la crainte du lendemain, des fins de mois, de la faim, du patron, du contremaître, du chômage, de l'expulsion, de la saisi, de l'huissier, du fisc, du banquier, de la traite arrivant à échéance, du crédit usuraire, des impôts à payer, de l'augmentation des prix, de la panne imprévue, des discriminations, de la persécution policière, de l'arbitraire judiciaire, de l'humiliation permanente, de la justice de classe, des injustices, etc.

On comprend que ceux qui ne sont pas vraiment confrontés à ces difficultés de nos jours, aient du mal à se sentir concernés ou ne parviennent pas à imaginer un seul instant, ce que cette avancée démocratique représenterait pour la population, un progrès inestimable, hors de prix.

Que nous proposent nos détracteurs ? Rien, hormis rabâcher des formules creuses apprises par coeur ou sans lendemain dont ils se gargarisent. Ce sont uniquement des agitateurs incapables d'apporter la moindre réponse aux questions que les travailleurs sont légitimement en droit de se poser, quand on leur propose de changer de société ou de les embarquer dans une aventure dont ils ignorent tout, les inconvénients et les avantages.

Vous me direz qu'on est encore loin d'en être rendu là. Certes, et ce n'est pas en s'en tenant à des lieux communs ou en enfonçant des portes ouvertes qu'on risque de s'en rapprocher, en tenant un discours aux travailleurs digne du XIXe siècle. J'ai envie de dire, qu'ils ont encore trop à perdre de nos jours pour ne pas se soucier du service après-vente, au cas où ils adopteraient la marchandise qu'on cherche à leur fourguer à tout prix. C'est un peu vulgaire, mais c'est ainsi qu'ils perçoivent souvent le militantisme, et je crois que l'épisode des Gilets jaunes l'a suffisamment illustré pour ne pas avoir à insister sur la défiance qu'ils manifestent envers le mouvement ouvrier.

Je crois qu'il faut commencer par là, et c'est seulement au cas où la discussion serait suffisamment avancée avec certains travailleurs ou militants, qu'on pourrait leur exposer les différents scénarios qui se présenteraient à nous pour conserver le pouvoir une fois qu'on l'aurait conquis, précaution sans laquelle nous passerions pour des farfelus, des gauchistes ou des anarchistes, ce que nous ne sommes pas. A suivre.

Grande-Bretagne. Les gangsters de la City en action.

La motion permettant au Parlement de reprendre le contrôle sur l’agenda du Brexit a été adoptée par 328 voix contre 301.

Les adversaires de Boris Johnson ont en effet fait leur le slogan des partisans du Brexit en 2016, «reprendre le contrôle», en l’appliquant au Parlement. Pour eux, il s’agit de restaurer le contrôle des députés sur le Brexit, afin de pouvoir empêcher un «no deal». lefigaro.fr 04.09

LVOG - Pendant toute la campagne électorale, on nous a fait croire qu'il existait deux camps, les pro et les anti-Brexit, depuis ils ne se donnent même plus la peine de camoufler que tous les partis institutionnels étaient en réalité alignés sur la City à l'origine du Brexit. Il n'y a que les dirigeants corrompus du mouvement ouvrier en France pour continuer à alimenter cette mystification.

Nous, nous avions compris que ce n'était pas notre affaire ou que nous n'avions pas à être pro-Brexit ou adopter une position conforme aux besoins exprimés par la City, la première place financière mondiale, ou être anti-Brexit au profit du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne puisque nous combattons pour l'abolition de l'UE.

On a envie de dire que le mouvement ouvrier est si affaibli, divisé, disloqué, décomposé qu'il est devenu incapable d'adopter une position indépendante ou de se situer sur son propre terrain de classe. C'est d'ailleurs ce qu'on a pu observer une multitude de fois au cours des dernières décennies, au mieux, il se retrouve exclut de la scène politique ou il ne peut plus y jouer aucun rôle. 75 ans de collaboration de classes devait entraîner son effondrement, à défaut d'être parvenu à se doter d'une nouvelle direction indépendante pour se reconstruire sur des bases saines ou renouer avec le socialisme.

Par conséquent, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, il n'y avait pas de fatalité ou nous ne devions pas forcément en arriver à la situation actuelle, les conditions objectives permettaient d'entrevoir une autre perspective politique que nos dirigeants n'ont pas été capables de saisir, ce qu'ils refusent d'admettre évidemment. Si dans la foulée de la révolution russe de 1917 tous les mouvements révolutionnaires en Europe ont échoué, ce n'était pas particulièrement parce que le prolétariat aurait été trop arriéré ou inorganisé, mais parce qu'ils furent dirigés par des dirigeants incompétents ou qui les trahirent, hormis une poignée qui demeurèrent fidèles au socialisme, et qui trop faibles ou marginalisés ne purent peser sur l'orientation du mouvement ouvrier, quand ils ne furent pas éliminés, y compris physiquement.

Déjà à cette époque, au début du XXe siècle, le mouvement ouvrier a été incapable de se doter d'une puissante avant-garde, et depuis il n'a jamais résolu ce problème. Avec tout le respect que l'on doit aux dirigeants qui tentèrent sincèrement de demeurer fidèle au socialisme, force est de constater qu'aucun ne compris réellement le développement de la situation en Russie et l'orientation politique adoptée par Lénine ou les dirigeants bolcheviks qu'ils condamnèrent parfois violemment.




11 septembre 2001 ou l'effroyable imposture.18 ans de mensonges, de désinformation, de censure.

DOC CENSURE 11 septembre/2001 " Le Complot" COMPLET - Par reopen911.info - 2013

https://www.youtube.com/watch?v=VGjFCCCF0AA

Cette vidéo comporte beaucoup de faiblesses hélas, nous les mettrons volontairement de côté. On retiendra l'essentiel, les preuves matérielles indiscutables que les faits ont été sciemment falsifiés ou occultés. Par exemple la présence dans la poussière récoltée de billes d'acier fondu comportant du souffre et d'autres composants chimiques n'entrant pas dans la fabrication de poutres en acier, indique de manière irréfutable que les tours du Word Trade Center et la tour n°7 ont fait l'objet d'une démolition contrôlée à partir d'explosifs militaires, sans parler qu'elles se sont effondrées à la vitesse de la chute libre d'un corps, en 10 secondes, pour 400 mètres de haut pour les 2 tours du WTC et 47 mètres pour la tour n°7.

Malgré tout, il y en a encore pour le nier farouchement, parmi lesquels Michel Collon (Investig'Action), qui vient de publier dans son blog un article sur l'Amazonie, dans lequel on peut lire que le réchauffement climatique serait de nature anthropique (moins de 5% du CO² présent dans l'atmosphère), alors que c'est tout aussi impossible que de faire fondre comme du beurre des poutres en acier (point de fusion 1600° environ) de 10 centimètres d'épaisseur avec du kérosène (température maximum inférieure à 1000°), des matériaux de construction, du matériel de bureau ou du papier !

Quand on s'adresse à des gens ou qu'on veut rendre compte de faits, quand on est honnête, avant d'affirmer quoi que ce soit, le minimum est d'essayer de savoir qu'est-ce qui s'est réellement passé. On se renseigne, on fait des recherches, on compare les différentes versions si nécessaires, on recoupe les éléments portés à notre connaissance, on étudie le sujet si on en ignorait tout, et si on ne parvient pas à un résultat satisfaisant ou si on a un doute, et bien on le dit tout simplement, et entre nous, on n'en meurt pas !

Maintenant il y a des gens qui s'enfoncent dans le déni, peut-être parce qu'ils se sont précipités sur la première version et qu'ils craignent de se contredire par la suite, mais à ma connaissance, c'est permis de se tromper, cela nous arrive à tous un jour ou l'autre, ce qui est inexcusable, c'est de refuser de l'admettre et de corriger ses erreurs. Ces gens-là se discréditent eux-mêmes et c'est parfois dommage.

J'avoue ne pas comprendre comment on peut vivre ainsi dans le mensonge, et quelle satisfaction on peut en tirer. Il faut croire que l'intérêt qu'ils portent à leur petite personne se situe au-delà de l'intérêt qu'ils portent à ceux auxquels ils s'adressent, je ne vois pas d'autres explications. Aussi doit-on se méfier de la fausse modestie qu'ils affichent généralement.

Il ne faut jamais rien croire ni personne sur parole, il faut toujours exiger des faits, des preuves matérielles, des témoignages, les vérifier si possible, des réponses aux questions qu'on pose, aux objections qu'on oppose, aux hypothèses qu'on soulève, aux contradictions qu'on relève, aux arguments qu'on avance, etc. Vous me direz que c'est être très ou trop exigeant... Non, c'est une réaction tout à fait normal et salutaire, quand on ne veut pas croire n'importe quoi ou qu'on ne tient pas à se faire manipuler et à manipuler les autres par la suite, quand on veut progresser aussi.

Comment voulez-vous orienter votre vie, si vous avez un tas de conneries dans la tête, dites-moi ? Il faut savoir ce qu'on veut dans la vie et s'y tenir, sinon il ne faut pas se plaindre ensuite qu'elle ne vaille pas grand chose, puisqu'on en est en grande partie responsable. Je dirais même que c'est pratiquement la seule liberté dont on dispose réellement dans cette société pourrie, alors si on ne l'exploite pas, on mérite le statut d'esclave que nous réserve l'oligarchie.

Encore un truc qui me vient à l'esprit.

Avez-vous observé comment les différents acteurs politiques de gauche ou d'extrême gauche et autres "personnalités" démocrates ou progressistes en sont venus au cours des dernières décennies à adopter servilement ici ou là le discours dominant, et je ne parle même pas de leur interprétation des évènements qui ont marqué les 7 premières décennies du XXe siècle, elle est calquée généralement sur le catéchisme des manuels scolaires ou universitaires ou encore des historiens officiels.

C'est plus fort qu'eux apparemment, et c'est plutôt déconcertant ou cela demeure d'autant plus inexplicable, si on ne s'aperçoit pas que tous ces gens qui se disent de gauche ou d'extrême gauche ont calé leurs positions sur la gauche officielle, le PS et ses satellites, la plus corrompue, réactionnaire, par crainte sans doute d'être trop marginalisés ou de se retrouver sous les feux croisés de la critique à la fois de la droite et de cette gauche pourrie, ce qui par ailleurs n'a pas empêché les éditocrates de les amalgamer à l'extrême droite ou de les traiter de conspirateurs...

C'était comme si leur respectabilité ou leur survie en dépendait, croyant sans doute que leur démagogie mettrait un certain temps avant d'être percée ou que personne n'y prêterait attention, prenant vraiment les travailleurs ou les militants pour des cons. On a du mal à saisir quel besoin ils avaient de s'avilir ainsi. Si c'était pour justifier leur étiquette de gauche ou d'extrême gauche auprès des travailleurs, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est plutôt raté, vous voyez à quoi je fais allusion ici.

Comme le communisme, le socialisme, le marxisme, bref, les enseignements de la lutte de classe ne pouvaient plus être invoqués comme caution, sans rire, ni même le PS ou le PCF qu'ils portèrent si longtemps à bout de bras, après les élus et les braves petits patrons on eut le droit aux homosexuels, aux LGTB, aux fumeurs de cannabis, aux femmes battues, harcelées, violées, aux couples stériles, aux médias-oligarques persécutés, aux Roms, aux immigrés, aux migrants, tous idolâtrés ou devant disposer d'un statut supérieur, aux animaux maltraités, au malheureux capitalisme malmené par de riches égoïstes, aux tristes djihadistes décapiteurs gazés ou bombardés par d'horribles tyrans, sans parler de l'Etat-nation cruellement sacrifié sur l'autel de l'UE, et dernièrement le climat mis à mal par notre mode de vie de nantis, pour un peu on aurait presque honte d'avoir lutté pour le progrès social pendant tant d'années, souhaitant à ceux qui n'y ont jamais eu accès sur tous les continents de s'en abstenir, pour leur bien évidemment, amen !

Sans blague, comment voulez-vous qu'un travailleur normalement constitué et ayant acquis un début de conscience politique puisse prendre au sérieux ces gens-là, avec toutes les gamelles qu'ils traînent derrière eux ? Et je vous ai épargné toutes les théories foireuses qui prétendaient au cours du XXe siècle qu'on allait prendre le pouvoir incessamment sous peu.

Après il y en a encore pour s'étonner de la débâcle du mouvement ouvrier et de son avant-garde. Qu'ils demandent donc à leurs dirigeants pourquoi ils refusent obstinément de faire l'inventaire de la lutte de classe du XXe siècle, pourquoi ils refusent d'examiner les arguments que j'avance. Il y a toujours une explication à tout, je crois qu'il faut partir de ce principe pour tenter de la découvrir, sinon on a aucune chance d'y parvenir. Là encore, il faut savoir ce qu'on veut dans la vie.




Quelle est la stratégie de notre ennemi, quelle analyse fait-il de la situation, de quelle manière les présentent-ils, quelles difficultés rencontrent-ils, de quels moyens dispose-t-il pour avancer son agenda, etc. ?

La militarisation du monde made in USA au service de la démocratie expliquée par ses propagandistes.

DemDigest est le ou l'un des portails de la NED/CIA, et signifie la démocratie en résumé ou en aperçu, et non au sens alimentaire ou anatomique comme je l'avais écrit un peu trop vite dans une autre causerie, en me laissant influencer par la présentation trompeuse qu'ils en font, pour rendre leur version comestible ou présentable afin d'intoxiquer les peuples et les soumettre à leur dictature.

- La politique étrangère américaine aurait trop tardé pour un rééquilibrage, qui freinerait les déploiements militaires dans plus de 100 pays et relancerait une approche plus multidimensionnelle visant à renforcer la démocratie et à rendre le monde plus sûr, selon le New York Times. (...)

Ce ne sont pas seulement l'USAID, le département d’État et l’Institut républicain international qui sont importants ici. Il existe de nombreuses autres organisations, telles que le National Endowment for Democracy (NED), qui permettent de tirer le maximum de profit. (...) Voulons-nous maintenir l’ordre démocratique international dirigé par les États-Unis au XXIe siècle? (Source : https://www.demdigest.org/150-years-of-data-proves-autocrats-are-bad-for-the-economy/)

LVOG - La politique de la canonnière a ses limites regrette amèrement le New York Times, mais combinée à la manipulation des consciences à l'aide d'instruments toujours plus sophistiqués, l'oligarchie financière espère parvenir à conserver son hégémonie sur le monde et à l'étendre encore...

Quand les plus farouches ennemis de la démocratique s'en emparent, le totalitarisme progresse.

Voyez combien d'articles la NED/CIA y a consacré sur son portail Internet du 19 août au 4 septembre 2019.

- How to cultivate democratic resilience - DemDigest September 4, 2019

- Labor movement ‘winning the war of ideas’ for democracy? - DemDigest September 4, 2019

- Advancing democracy – a resilient element of U.S. foreign policy? - DemDigest August 30, 2019

- Capitalism vs democracy: Europe’s hard problem – or source of resilience? - DemDigest August 29, 2019

- Can democracy survive if the media fail? - DemDigest August 29, 2019

- Restoring civility for a healthy democracy and decent civil society - DemDigest August 29, 2019

- 'Nakedly populist move’ jolts the world’s most stable democracy - DemDigest August 28, 2019

- Tribalism threatens reversible democratic experiment - DemDigest August 28, 2019

- 'How To Hack A Democracy’: Are disruptive populists the new normal? - DemDigest August 28, 2019

- How corruption undermines democratic institutions - DemDigest August 28, 2019

- When democracy is not enough: Can technology ‘revolutionize’ Latin America - DemDigest August 28, 2019

- ‘Daunting challenges’ face Sudan’s democratic transition - DemDigest August 27, 2019

- Is a ‘democratic depression’ around the corner? - DemDigest August 27, 2019

- China snuffs out rare beacon of economic liberalism and democracy - DemDigest August 27, 2019

- Not too late to strengthen the democracy that undergirds Afghan state - DemDigest August 26, 2019

- Exporting digital authoritarianism: How to build democratic resilience - DemDigest August 26, 2019 How liberal democracies can demonstrate capacity for reinvention & renewal - DemDigest August 21, 2019 Have liberal democratic model’s geopolitical limits been reached? - DemDigest August 21, 2019

- China vs. Democracy DemDigest August 20, 2019

- ‘Unprincipled cut-and-run’ would betray Afghanistan’s fragile democratic process - DemDigest August 20, 2019

- Why equality is essential to a successful democracy - DemDigest August 20, 2019 Japan & South Korea should ‘lead the charge’ for democracy in Asia, but…. - DemDigest August 20, 2019

- At hinge in history, democracies need renewal to survive - DemDigest August 19, 2019

Comment en pratique ils appliquent leur stratégie au quotidien ou façonnent l'orientation du monde. Quelques exemples.

Hong Kong’s ‘Water Revolution’ spiraling out of control? DemDigest September 3, 2019

Diamond, co-éditeur du Journal of Democracy du NED:

Il ne reste peut-être pas beaucoup de temps pour éviter une tragédie. Les États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres grandes démocraties doivent faire comprendre aux dirigeants chinois (notamment par le biais de chaînes privées) que la répression violente à Hong Kong aura des conséquences graves et durables. Au minimum, nous devrions utiliser le Global Magnitsky Act pour imposer des sanctions ciblées… Les dirigeants de Pékin doivent savoir qu’une répression violente à Hong Kong empêcherait toute possibilité de retour à une relation plus normale avec les démocraties occidentales. Et nous devons nous préparer maintenant à mener une bataille pour que l'opinion publique mondiale fasse payer un lourd tribut à la RPC si elle recourait à la force pour réprimer des manifestants pacifiques à Hong Kong.

Dans le même temps, compte tenu du temps qui reste, nous devrions rejoindre divers éléments du mouvement en faveur de la démocratie à Hong Kong, appelant à un strict respect de la non-violence et à une volonté de négociation et de compromis, suggère-t-il.

https://www.demdigest.org/hong-kongs-water-revolution-spiraling-out-of-control/

LVOG - On retiendra : "Nous préparer maintenant à mener une bataille pour que l'opinion publique mondiale fasse payer un lourd tribut à la RPC (République populaire de Chine)", autrement dit manipuler les consciences pour que les peuples adhèrent à la propagande xénophobe de leurs gouvernants contre la Chine, ou justifier des sanctions contre ce pays ou sa population.

Vous aurez noté également qu'ils appellent leurs agents à rejoindre la fraction non-violente de ce mouvement, à croire qu'ils étaient engagés dans la fraction violente jusqu'à présent ou qu'ils la supportaient, mais cela ils ne vous le diront pas aussi ouvertement.

Labor movement ‘winning the war of ideas’ for democracy? DemDigest September 4, 2019

Le mouvement ouvrier «gagne-t-il la guerre des idées» pour la démocratie?

Les syndicats ont exprimé leur solidarité avec les militants démocrates de Hong Kong cette semaine, alors que la Confédération syndicale internationale a appelé l'Union européenne à montrer la voie en veillant à ce que les droits de l'homme ne soient plus érodés dans la région, sous la pression politique accrue de Pékin. Rapports EURACTIV.

L’année dernière, le taux de syndicalisation des États-Unis est tombé à un nouveau plus bas historique de 10,5%. Parmi les travailleurs du secteur privé, le taux de chômage était de 6,4%. La résilience des travailleurs gouvernementaux a longtemps empêché le mouvement syndical en général de rester en vie. Mais en 2018, la majorité conservatrice de la Cour suprême a vidé la capacité de ces travailleurs de collecter les cotisations syndicales. Maintenant, le taux de syndicalisation dans le secteur public diminue plus rapidement que dans le secteur privé - et les travailleurs syndiqués sont en train de perdre la guerre des classes.

Et pourtant, le mouvement syndical est simultanément en train de gagner la «guerre des idées», écrit l'analyste Eric Levitz pour New York Magazine.

Les syndicats ont contribué à créer une nation plus juste et plus démocratique: en soulevant des millions de travailleurs et en donnant une voix plus forte aux Américains moyens et non fortunés en politique, déclare l'ancien journaliste du New York Times Steven Greenhouse, auteur du nouveau livre «Beaten Down, Worked Up : Le passé, le présent et l’avenir du travail américain ».

Comme l’a observé le philosophe Sidney Hook, «la démocratie n’est pas simplement un concept politique, mais un concept moral. C'est la démocratie en tant que mode de vie. »En tant que tel, il s'étend au-delà de l'arène politique pour couvrir tous les domaines, y compris le lieu de travail. Les syndicats sont souvent les groupes de la société civile les plus importants et les plus représentatifs du pays, avec une base de membres qui ajoute des références démocratiques et une légitimité que la plupart des ONG ne peuvent que leur envier.

Les syndicats ont joué un rôle central dans les transitions démocratiques en Corée du Sud, en Afrique du Sud et en Pologne. Les travailleurs et les syndicats ont souvent figuré parmi les manifestants les plus anciens et les plus énergiques dans les États africains confrontés à des manifestations démocratiques, écrit Jon Kraus dans Syndicats dans le renouveau démocratique et les transitions en Afrique.

Les syndicats ont toujours été non seulement des défenseurs politiques des travailleurs, syndiqués ou non, affirme Peter Cole, professeur d'histoire à la Western Illinois University et chercheur associé à la Society, Work and Development Institute de la University of the Witwatersrand en Afrique du sud. Le travail organisé fournit également un moyen de contrôle ou un pouvoir compensateur contre les entreprises ou d’autres intérêts particuliers qui capturent et corrompaient la démocratie, écrit-il pour le magazine TIME.

Un syndicalisme robuste était autrefois considéré comme un fondement essentiel de la démocratie, écrivait John Nichols pour The Nation:

Immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, les Américains prêchaient à partir d'un évangile qui considérait les droits du travail comme des droits de l'homme. Pendant l'occupation du Japon après la guerre, le général Douglas MacArthur et ses collaborateurs ont collaboré avec les citoyens japonais pour élaborer une constitution qui servirait de cadre à la démocratie. Conscients que de puissants syndicats indépendants constituent une défense contre l'autoritarisme, ils ont notamment précisé explicitement que "le droit des travailleurs de s'organiser, de négocier et d'agir collectivement est garanti".

Les États-Unis avaient l'habitude de dire au monde que les syndicats forts constituaient un rempart contre le fascisme. Nous devrions suivre nos propres conseils et consacrer le droit de s’organiser, soutient Nichols.

Les principales tendances et perturbations modifient le monde qui nous entoure. Menaces contre les défenseurs des droits de l’homme et des droits des travailleurs, fermeture de l’espace civique, impact de l’automatisation sur l’avenir du travail et les conditions sous-jacentes au mouvement #MeToo constituent de véritables défis pour assurer une économie mondiale juste et qui profite à tous. Toutefois, pour faire face à ces menaces, des efforts importants sont en cours pour renforcer le pouvoir, établir des normes et, finalement, assurer la justice économique et sociale dans les communautés du monde entier, note le Solidarity Center, un institut de base du National Endowment for Democracy:

Des femmes incroyables sont aux premières lignes de ce combat et préparent le terrain pour des réformes du droit, des politiques et des pratiques. Ces dirigeants comprennent que pour que tout soit correct, nous devons créer du pouvoir et travailler en collaboration. Cet événement célébrera à la fois leurs réalisations et réfléchira sur ce qui a fonctionné - et sur ce qui a besoin de plus de soutien - dans la lutte pour la justice, la démocratie et un travail juste pour tous.

Le Centre de solidarité, les fondations Open Society Foundations (G. Soros - LVOG), la Fondation Ford, le Fonds pour la liberté, la Fundación Avina, la Fondation C & A, Humanity United et AFL-CIO, le Solidarity Center et Global Labour Justice vous invitent à participer à une discussion le mardi 24 septembre 2019 à partir de 3: De 00h00 à 17h00 intitulé:

Building Power: Le leadership des femmes dans la lutte pour la justice, la démocratie et le travail équitable

Building Power: Women’s Leadership in the Fight for Justice, Democracy and Fair Work, in New York City on Tuesday, September 24, 2019 from 3 p.m. – 5 p.m.

https://www.demdigest.org/labor-movement-winning-the-war-of-ideas-for-democracy/

LVOG - On retiendra qu'en s'associant aux officines de l'oligarchie, les syndicats se compromettent et ne peuvent pas être indépendants, et la lutte qu'ils mènent n'a rien à voir avec les intérêts des travailleurs. Qui ne le savait pas déjà ?

Quand ceux qui ont conçu l'Union européenne en arrivent à affirmer que "l'UE n'est pas un État démocratique" est un "argument (...) respectable".

The United Kingdom of Absurdistan: Britain’s ‘Enemy of the People’ DemDigest September 4, 2019

Royaume-Uni le pays de l'absurde : l’Ennemi du peuple britannique.

En écrasant le Parlement dans l’un des débats politiques les plus importants du siècle, le Premier ministre britannique Boris Johnson pose les mêmes dangers pour la démocratie libérale que les agitateurs populistes pour la République romaine, écrit Ian Buruma dans Enemy of the People, de Grande-Bretagne:

La campagne autour du Brexit comporte de nombreux aspects peu recommandables: peurs exacerbées des immigrés, délires de grandeur nationale, etc. L'argument le plus respectable tournait autour de la question de la souveraineté. L'UE n'est pas un État démocratique. L'adhésion à l'UE signifie que certaines lois sont proposées et promulguées par des personnes qui n'ont pas été directement choisies lors d'élections nationales. Il existe un argumentaire puriste selon lequel une démocratie libérale ne peut déléguer des pouvoirs législatifs à des institutions supranationales sans affaiblir sa souveraineté nationale.

Alors que d'autres populistes sombrent dans l'autoritarisme, Johnson "se dissimule dans une sorte de nihilisme insouciant", écrit Fintan O’Toole pour The New York Review of Books.

L’une des vertus de la braderie de Johnson est qu’il a certainement fait comprendre à ses compatriotes ce que les étrangers peuvent voir: le système dans lequel tout cela est possible est une démocratie construite autour d’un solide noyau de féodalisme, a-t-il déclaré dans le Irish Times. (La NED critique aveuglément Johnson, car en obtenant l'aval de la reine, il n'a pas remis en cause le "solide noyau de féodalisme" sur lequel repose le régime britannique. C'est confirmé deux paragraphe plus loin. - LVOG)

Les plébiscites sont considérés dans les systèmes fermés comme une forme de «démocratie directe», alors que la volonté du peuple trouve sa plus pure expression dans la volonté d'un grand dirigeant, écrit Buruma pour Project Syndicate:

Mais l’intérêt de la démocratie parlementaire, dont la Grande-Bretagne est l’un des exemples les plus anciens et les plus fiers, est qu’elle est indirecte. L'idée d'un Etat représentant la volonté du peuple est une notion jacobine française, qui a toujours été rejetée par les conservateurs britanniques, à commencer par Edmund Burke. Le «peuple» n'existe pas dans une démocratie parlementaire, encore moins une volonté populaire ou une seule voix populaire. (Là, c'est on ne peut plus clair. Rappelons que les représentants de la Chambre des lords ne sont pas élues, mais désignés par la reine si je ne me trompe pas. Bref, le régime britannique n'a jamais été démocratique, on le savait déjà. - LVOG)

Le populisme de droite est l'héritage de l'obsession de gauche pour la démocratie participative, note l'analyste Peter Skerry, professeur de sciences politiques au Boston College.

Une bureaucratisation, une professionnalisation et une dépendance plus larges et plus profondes à l'égard d'experts formés en sciences naturelles et sociales sont maintenant couramment citées comme des facteurs critiques de la désaffection des citoyens envers le gouvernement. Mais tout aussi important, ces développements ont également eu un impact sur la politique, les partis politiques en particulier et les institutions de la société civile, écrit-il pour The American Interest:

Tel que mentionné ci-dessus, le politologue Peter Mair affirme [dans Ruling the Void: le renfoncement de la démocratie occidentale] que les partis ont atteint «un statut quasi officiel en tant que partie intégrante de l'État». Il a ensuite ajouté que les organisations de partis dans les démocraties occidentales avaient «À partir d'une position dans laquelle ils étaient principalement définis comme des acteurs sociaux. . . dans un domaine où ils pourraient maintenant être définis de manière raisonnable en tant qu'acteurs étatiques ", ils" sont maintenant moins enracinés dans la société au sens large "et" sont désormais plus fortement orientés vers le gouvernement et l'État ". (Tous les partis politiques qui participent aux institutions sont de fait intégrés à l'Etat, comme tous les syndicats qui participent à des "concertations" ou au "dialogue social' avec des représentants de l'Etat. - LVOG)

Le populisme offre la promesse d'un renouveau démocratique, introduisant de nouveaux acteurs et de nouvelles politiques dans le système politique, affirme Patrick Liddiard. Mais les gouvernements populistes peuvent éroder les contrôles institutionnels sur le pouvoir exécutif nécessaires à une démocratie durable, même dans des démocraties avancées jusque-là résilientes, et la mobilisation populiste a précipité l'effondrement démocratique dans les démocraties les plus riches afin de revenir à l'autocratie: Turquie, Venezuela et Thaïlande pour le Wilson Center. (Il faut entendre par "démocratie durable", la dictature de la City ou de la finance sur la société que cautionne politiquement l'Etat, il est donc malvenu de vouloir affaiblir l'Etat dans ces conditions. Avis à ceux qui en prennent la défense, souverainistes, nationalistes, défenseurs des Etats-nations... - LVOG)

https://www.demdigest.org/britains-enemy-of-the-people-the-united-kingdom-of-absurdistan/

C'est le FMI, donc Washington, qui dorénavant gouverne l'Ukraine.

How to understand Ukraine’s electoral revolution DemDigest August 30, 2019

Comment comprendre la révolution électorale de l’Ukraine

Les législateurs ukrainiens ont approuvé (HT: CFR / RFE / RL), Oleksiy Honcharuk, avocat et nouveau venu politique âgé de 35 ans, au poste de Premier ministre. Honcharuk a annoncé qu'il entamerait des négociations avec le Fonds monétaire international sur un nouvel accord d'aide dans les prochaines semaines.

Cinq ans après que les manifestations EuroMaidan aient chassé du pouvoir un président corrompu, comment se porte la démocratie en Ukraine? Le Journal de la démocratie de la NED demande.

https://www.demdigest.org/how-to-understand-ukraines-electoral-revolution/

LVOG - Le Président et le Premier ministre ukrainien ont été propulsés à ces postes par la NED et l'OTAN, parce qu'ils n'avaient aucune expérience politique, cela en fera des pantins plus dociles à manipuler.

Leurs articles ne tournent pas autour du pot, ils vont droit au but ou très souvent ils expriment ouvertement leurs intentions contrairement à ceux des médias. Il n'existe donc pas à proprement dit de théories du complot, je le précise pour ceux qui nous accusaient de les colporter. En revanche, les médias institutionnels en ne rendant pas public ces informations, sont directement ou indirectement à l'origine de la plupart des théories du complot.

Quand les bonnes intentions peuvent servir les plus noirs desseins ou "comment réconcilier le capitalisme et la démocratie".

Capitalism vs democracy: Europe’s hard problem – or source of resilience? DemDigest August 29, 2019

Capitalisme contre démocratie: problème difficile de l’Europe - ou source de résilience?

La structure politique de l'Europe moderne est basée sur l'hypothèse que le capitalisme et la démocratie peuvent être compatibles - le défi le plus urgent de notre époque est donc de réconcilier les deux, affirme Mark Mazower, directeur du Columbia Institute for Ideas and Imagination à Paris, et auteur de " Continent noir: le vingtième siècle de l'Europe ».

Il est frappant de constater que le défi le plus urgent auquel sont aujourd'hui confrontés les Européens est le même casse-tête auquel ils sont confrontés depuis le début du siècle précédent: comment réconcilier le capitalisme et la démocratie, écrit-il pour The New Statesman.

«Tandis que l'existence du communisme soviétique soulevait des enjeux dans les démocraties européennes, a-t-il ajouté, lorsque les Européens ont dit adieu à la démocratie parlementaire, ils se dirigeaient principalement vers la droite, mais pas vers la gauche. ……. À partir de 1940, les seules démocraties restantes en Europe se trouvaient au Royaume-Uni, en Suisse, en Suède, en Irlande et en Finlande. ” (Dans un paradis fiscal ou des monarchies parlementaires, des exemples de démocratie assurément ! Sans parler que ces monarchies frayèrent avec le régime nazi, chut ! - LVOG)

Compte tenu de tout cela, l’année 1945 représente une renaissance presque miraculeuse de la démocratie. (Vive Thorez et Staline ! - LVOG) C'était aussi le moment de repenser sérieusement la compatibilité de la démocratie et du capitalisme, a déclaré Mazower:

La démocratie est revenue par la politique parlementaire, les systèmes multipartites ont manifesté un nouveau degré de convergence idéologique entre droite et gauche, et le langage de la liberté et des droits de l'homme a été vanté par des organisations telles que le Conseil de l'Europe. Dans le même temps, la démocratie ouest-européenne d'après-guerre acquit une nouvelle légitimité grâce à un éventail de dispositions sociales et économiques considérablement élargi…( "Les systèmes multipartites ont manifesté un nouveau degré de convergence idéologique entre droite et gauche", tiens donc, ne serait-ce pas l'époque où les trotskystes ne voyaient que par le front unique de cette gauche convergeant idéologiquement avec la droite ? Ils ont dû être les seuls à ne pas s'en apercevoir ! Ah les bienfaits du marchandage d'après-guerre ou des "dispositions sociales et économiques" pour remettre en selle le capitalisme et les Etats vacillants, au détriment des mouvements révolutionnaire et du socialisme. Au moins eux ils ont le courage d'affirmer qu'ils leur ont sauvé la mise. Toutefois ils ne diront pas qu'ils y auront été contraints par la lutte de classe du prolétariat. - LVOG)

Aujourd’hui, l’évolution de la relation entre capitalisme et démocratie en Europe est liée à la nouvelle position du continent dans le monde. Non seulement sa masse démographique a diminué (les populations réunies de l’Europe et de l’Amérique du Nord représentaient 30% de la population mondiale en 1900 et à peine la moitié de celle d’aujourd’hui (de 1900 - LVOG)), c’est aussi un continent qui a dominé les affaires mondiales en 1900 la force économique et militaire est incapable de le faire maintenant. (D'où le recourt hystérique à la fabrication du consentement via les médias, les instituts de sondages, au consensus ou à la collaboration de classes renforcée ou le corporatisme, et finalement le passage au parti unique, LREM en France. - LVOG)

Pour ceux qui croient que le capitalisme est nécessaire pour assurer la croissance économique et la séparation du pouvoir économique et politique qu'exige une démocratie saine, la croissance du nombre de voix qui ne sont pas attachées à l'un ou à l'autre ou qui ne croient pas qu'elles puissent être réconciliées devrait être inquiétante, Sheri Berman, collaboratrice du Journal of Democracy du National Endowment for Democracy, a publié son dernier ouvrage sur Démocratie et dictature en Europe: de l'Ancien Régime à nos jours (2019). (Ils ont toujours tendance à doter le capitalisme de qualités qui seraient naturelles, alors qu'ils les ont usurpées, et il arrive forcément un moment où les peuples finissent par en douter ou s'en apercevoir, d'où leur crainte légitime. - LVOG)

Mais si le capitalisme et la démocratie sont des amis si mal à l'aise, qu'est-ce qui explique leur longue coexistence dans le monde riche? Demande l'économiste. (Parce qu'il est riche, pardi, donc corrupteur ! - LVOG)

Torben Iversen, de l’Université de Harvard, et David Soskice, de la London School of Economics, soutiennent dans leur récent ouvrage «Democracy and Prosperity» que, dans les économies avancées, la démocratie et le capitalisme ont tendance à se renforcer mutuellement, avec trois piliers stabilisateurs qui renforcent la résilience démocratique.

La mondialisation sape l’égalité sociale sans la renforcer, et si l’UE veut tenir sa promesse démocratique, elle devra renoncer plus résolument à la stabilité monétaire et à l’orthodoxie budgétaire, au profit d’une politique de solidarité sociale, a-t-il ajouté. La lutte pour réconcilier le capitalisme et la démocratie se poursuit. RTWT (Celui ou celle qui ne sait pas, que c'est justement en renonçant "à la stabilité monétaire et à l’orthodoxie budgétaire" qu'ils sont parvenus à imposer leur modèle néolibéral aux Etats-Unis, au Japon et à tous les Etats qui les ont imités, sera tenté d'en conclure que les idéologues de la NED/CIA sont des démocrates, des progressistes. - LVOG)

https://www.demdigest.org/capitalism-vs-democracy-europes-hard-problem-or-source-of-resilience/

LVOG - La NED ou les idéologues de l'oligarchie financière se penchent sur absolument tous les facteurs et rapports qui composent au quotidien la situation et son évolution, ce que de mon côté je fais à mon niveau avec les faibles moyens dont je dispose, pendant que les partis dits ouvriers se contentent des os à ronger que leur balance quotidiennement l'AFP et les médias, ce qui évidemment ne permet pas de comprendre la situation ou de se faire sa propre idée sur la situation, du coup les militants qui ne s'informent pas ailleurs ou qui n'ont pas développé un minimum d'esprit critique en sont réduits à gober leurs analyses surfaites ou erronées.

En complément.

L'ONU observe un "rétrécissement de l'espace démocratique" au Brésil - AFP

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a fait état mercredi d'un "rétrécissement de l'espace démocratique" au Brésil, avec notamment des attaques contre les défenseurs de la nature et des droits de l'Homme.AFP

Etats-Unis : le Pentagone débloque 3,6 milliards de dollars pour la construction du mur à la frontière mexicaine - Franceinfo




En famille entre gens du même monde.

Jean-Luc Mélenchon adresse un message de soutien à Brigitte Macron, attaquée par le pouvoir brésilien - Franceinfo 06.09

"Les Brésiliens que j'ai rencontrés sont outrés par la grossièreté de leurs dirigeants à votre égard", écrit le leader de La France Insoumise. Franceinfo 06.09

LVOG - Dieu vous le rendra monsieur le franc-maçon !

Darmanin en appelle à l'UDI qui se dit "prête à travailler en partenariat" avec LREM - AFP 06.09

Philippe Gosselin (LR) veut savoir si l'Assemblée aussi abrite des reliques nazies - Le HuffPost 4 septembre 2019

Marion Maréchal veut "ancrer dans un avenir commun" droite et extrême droite - AFP 06.09

Macron toujours en quête de légitimité.

Seul un quart des Français juge le bilan d'Emmanuel Macron positif, selon un sondage - Franceinfo

Grenelle des violences conjugales: Philippe n'a pas convaincu les associations - Le HuffPost

Sondage : la cote de confiance de Macron en légère progression - L'Express.fr 03.09

Le chef de l'Etat enregistre 43% d'opinions favorables selon un sondage Harris Interactive pour LCI. - L'Express.fr 03.09

Et 3 jours plus tard...

La popularité de Macron et Philippe en forte hausse - Le HuffPost 6 septembre 2019

Dans la vague de septembre du baromètre YouGov pour Le HuffPost, le chef de l’État gagne 6 points à 28% d’opinions favorables, son score le plus élevé depuis juillet 2018. Le HuffPost 6 septembre 2019

LVOG - En 6 jours, la cote de popularité de Macron passe d'un jour à l'autre ou d'un institut de sondages à l'autre de 22% à 28% ou 43%, qui dit mieux, au choix ! Comment une telle grossière manipulation est-elle possible ? La réponse un peu plus loin.

Il n'y a pas de violence policière en France, dixit Macron.

Un policier de la BAC étrangle un manifestant «en direct» sur une vidéo diffusée par Mediapart - sputniknews.com 04.09

Une nouvelle vidéo publiée le 3 septembre contredit la version des forces de l’ordre. Ces images montrent un policier de la Brigade anticriminalité (BAC), le visage masqué, en train de serrer le cou de l’homme avant que celui-ci tombe à terre, visiblement au bord du malaise, souligne Mediapart.

Confronté à une vidéo montrant l’homme à terre, le service de communication de la police nationale (Sicop) avait alors affirmé à Libération que le manifestant avait été hospitalisé «parce qu’il était incommodé par les gaz lacrymogènes».

Or, le compte rendu médical atteste que le «patient interpellé par [la] BAC» a été «retrouvé inconscient sur la voie publique» et souligne l’absence de toute substance toxique qui aurait pu provoquer cet état.

Toujours selon Médiapart, le parquet de Nantes a ouvert une enquête préliminaire après la plainte déposée par la victime, Bruno Kaïk, pour tentative d’homicide. sputniknews.com 04.09




Retraites. Les représentants ouvriers patronaux y croient eux.

Réforme des retraites: les Français ne croient pas à la concertation - Le HuffPost

Réforme des retraites : après une nouvelle concertation, les partenaires sociaux toujours dans l'expectative - lejdd.fr 6 septembre 2019

En attendant, la fronde prend forme : FO a prévu de mobiliser le 21 septembre, la CGT le 24. Les agents de la RATP sont appelés à la grève le 13, tandis que certains avocats, médecins et infirmières libérales défendront leurs régimes spécifiques dans la rue le 16. lejdd.fr 6 septembre 2019

LVOG - Ou comment les dirigeants corrompus des syndicats ont décidé de venir en aide à Macron pour faire passer sa contre-réforme des retraites.

La tactique du front unique est valable uniquement quand on est en mesure d'en tirer profit pour construire le parti, à condition que l'orientation des dirigeants de ce parti en construction repose sur une analyse correcte de la situation, dans tous les autres cas elle ne peut que contribuer à faire naître des illusions dans la tête des travailleurs et des militants envers les dirigeants vendus des syndicats (ou des partis dits de gauche), et renforcer leur pouvoir de nuisance au sein du mouvement ouvrier au lieu de l'affaiblir.

L'erreur fatale consista à prétendre que, dès lors que les masses et les militants ouvriers se saisiraient du front unique en lui donnant un contenu différent de celle des dirigeants du PS ou de la SFIO et du PCF ou des dirigeants syndicaux issus de la social-démocratie ou du stalinisme, donc en manifestant d'immenses illusions dans ces dirigeants, cela suffirait pour modifier l'orientation du front unique, ce qui ne sera jamais le cas ou à la marge pour sonner la fin de la mobilisation et sauver ainsi le régime en place.

Subordonner la stratégie d'un parti à la tactique du front unique devait conduire à sa dislocation ou ne permettrait jamais de le construire. Autant dire que cette confusion était étrangère au marxisme, et je pense qu'il serait injuste de l'attribuer à Trotsky.

En août 1934 Trotsky proposa à la Ligue communiste en France de "prendre sa place à l'intérieur du Front unique pour concourir activement au regroupement révolutionnaire et à la concentration des forces de ce regroupement". Résultat : La ligue parvint au cours des deux années suivantes à recruter des centaines de militants issus de la SFIO notamment. Mais ce succès masqua bien des illusions qui n'allèrent pas tarder par l'emporter. Puis, quand en 36 vint le Front populaire, la presque totalité de ces nouveaux militants désertèrent pour rejoindre la SFIO qui incarnait le mieux le front unique ! Autrement dit, cette tactique avait été un échec complet. On pourrait multiplier les exemples à l'infini qui ont abouti au même résultat désastreux. Pour être juste, il faut préciser que les dirigeants de la Ligue communiste ou du Groupe bolchevik-léniniste portaient la responsabilité de cet échec et non Trotsky, auquel on ne peut pas attribuer la responsabilité des faiblesses ou des lacunes théoriques de ces dirigeants. Et de ceux qui s'en inspireront plus tard (Les trotskystes de l'OCI) jusqu'à nos jours. (Source sur Internet : S.F.I.O. et S.F.I.C. : la voie du débouché)

On pourrait tempérer notre conclusion, et considérer que deux ans c'est court pour former des militants qui maîtriseraient les bases du marxisme ou du socialisme scientifique. On peut l'admettre pour certains, au départ tout dépend du niveau de conscience politique des dirigeants ou des facultés qu'ils ont ou non développées. Si on fait preuve de méthode, de rigueur, de logique et de discipline, si on a conscience que la formation politique des militants doit être une priorité absolue du parti, deux ans c'est largement suffisant pour adopter le matérialisme dialectique comme mode de pensée pour interpréter la société ou le monde, dans la vie quotidienne, pour qu'il s'incruste profondément dans le cerveau. C'est un peu comme apprendre à lire, écrire, compter ou conduire.

Rappelons pour ceux qui l'ignoreraient ou que cela effraierait, que ce mode de pensée consiste simplement à partir des faits et de leurs enchaînements, et non de divagations ou spéculations idéalistes, métaphysiques, philosophiques ou psychologiques auxquelles la réalité peut donner lieu. Avec le matérialisme dialectique, on procède à l'inverse du lavage de cerveau, du bourrage de crâne, des croyances, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les idéologues de la réaction la considèrent comme leur pire ennemi, puisque cette méthode permet à celui qui l'adopte de réduire ou de s'attaquer à son ignorance, l'ignorance des masses étant le facteur déterminant sur lequel repose justement le régime.

Revenons à la tactique du front unique élevée au rang de stratégie.

C'est un pis-aller dérisoire et qui plus est trompeur et rien de plus. Remarquez bien qu'elle peut fonctionner pendant tout un temps, pour obtenir satisfaction sur des revendications partielles ou collectives qui sont compatibles avec l'existence du capitalisme, dont l'activité ne se limite pas aux frontières de votre tout petit pays, mais comme en toile de fond cette tactique sert à camoufler des intentions ou des objectifs inavouables ou néfastes opposés aux besoins fondamentaux des travailleurs qui coïncident avec l'émancipation du capitalisme, il arrivera un moment où elle se retournera contre ceux qui y auront recouru ou qui seront encore tentés d'y recourir, mais cette fois en vain, révélant au passage leur opportunisme, leur impuissance, tandis que les travailleurs en état de prostration sombreront dans un grand désarroi et seront abandonnés à leur triste sort.

Il faut aussi noter que la tactique du front unique élevée au rang de stratégie s'apparente à la théorie révisionniste adoptée par les ennemis du socialisme au sein du mouvement ouvrier depuis la fin du XIXe siècle (Bernstein), qui considéraient que la lutte pour des réformes sociales était le moyen de parvenir progressivement au socialisme dans le cadre du régime capitaliste, on sait ce qu'il en est réellement, au détriment de la révolution sociale, que par conséquent le mouvement ouvrier devait abandonner tant comme moyen et but politique. Je renvoie les lecteurs qui voudraient étudier cette question théorique à Réforme sociale ou révolutionnaire de Rosa Luxemburg (Entre la réforme sociale et la révolution, la social-démocratie voit un lien indissoluble : la lutte pour la réforme étant le moyen, et la révolution sociale le but.) ou aux ouvrages de Lénine.

Ni Marx, ni Engels, ni Lénine, ni Trotsky, ni Luxemburg, ne pouvaient imaginer comment allait se traduire l'adoption d'importantes réformes sociales, de quelle manière elles participeraient plus tard jusqu'à notre époque à la corruption généralisée du prolétariat et du mouvement ouvrier, bien qu'ils en aient déjà constaté les effets désastreux à leur époque. On ne peut donc pas les accuser de ne pas avoir défini les moyens de combattre cette tendance opportuniste, le marxisme n'est pas une recette magique. C'était à nous que devait revenir cette tâche et d'adapter les instruments de notre combat politique... Nous n'y sommes jamais parvenus, hélas !




Donnons-nous les moyens... de vous présenter la facture ! Non, merci, dégagez !

Donnons-nous les moyens face à l’urgence de la pollution plastique - huffingtonpost.fr 05.09

François-Michel Lambert, élu député EELV en 2012 puis réélu en 2017 LREM.

300 millions de tonnes, c’est la quantité de déchets de plastiques dans la mer. En Méditerranée, c’est 250 milliards de particules de plastique, la mer la plus polluée au Monde. La faune en avale à hauteur de 12 à 24.000 tonnes par an, soit près de 66 tonnes de plastique ingérées chaque jour.

LVOG - Au gramme près, sans rire ! Ils savent tellement de choses, qu'on se demande comment on a pu en arriver à vivre dans un monde aussi pourri ! Parce qu'ils n'en avaient rien à foutre... Et ils n'ont pas changé.




Venezuela. Les médias officiels champions toutes catégories des fake news ou de la désinformation

L'intox vénézuélienne - Réseau Voltaire 04.09

La presse internationale a rendu compte, en août 2018, d’un exode massif des Vénézuéliens, fuyant la famine et la dictature du chaviste Nicolás Maduro. Ils étaient 18 000 à franchir la frontière chaque jour. À l’époque l’Onu prévoyait qu’ils seraient 5,3 millions de migrants et de réfugiés vénézuéliens dans toute l’Amérique latine à la fin 2019. On dénonçait une crise majeure.

Las ! Ces chiffres étaient de pure propagande : le Haut-Commissariat aux réfugiés vient de publier ses statistiques officielles au 31 décembre 2018. 57 % des réfugiés dans le monde provenaient de Syrie (6,7 millions), d’Afghanistan (2,7 millions) et du Soudan du Sud (2,3 millions).

Les réfugiés vénézuéliens n’ont représenté que 341 800 personnes (dont un grand nombre sont retournés depuis dans leur pays).

La campagne d’intoxication médiatique, relayée dans tous les États alliés du Pentagone, était initiée en préparation de l’opération de déstabilisation de l’État vénézuélien qui débuta en décembre 2018. Elle visait à convaincre les nationaux qu’ils n’avaient plus d’avenir chez eux et les étrangers que le président Maduro était illégitime.

Il s’agit d’une claire application de la théorie des « migrations comme armes de guerre » [1]. Réseau Voltaire 04.09

Note :

[1] “Strategic Engineered Migration as a Weapon of War”, Kelly M. Greenhill, Civil War Journal, Volume 10, Issue 1, July 2008. Understanding the Coercive Power of Mass Migrations,” in Weapons of Mass Migration : Forced Displacement, Coercion and Foreign Policy, Kelly M. Greenhill, Ithaca, 2010. “Migration as a Coercive Weapon : New Evidence from the Middle East”, in Coercion : The Power to Hurt in International Politics, Kelly M. Greenhill, Oxford University Press, 2018.

Et la propagande officielle continue son matraque comme si de rien n'était.

Grandir au Venezuela sans ses parents partis à l'étranger - AFP 06.09

Dans les quartiers populaires de Caracas, les enfants sont élevés par leurs grands-parents, leurs parents étant partis chercher du travail à l'étranger pour aider leur famille dans ce pays en crise. AFP 06.09

Censurons-les ! Le coup de grâce porté à la télévision et au cinéma.

Réforme de l'audiovisuel : plus de pubs, plus de films... Ce qui va changer sur vos écrans - lexpress.fr 04.09

Le projet de loi autorisera donc la publicité dite "segmentée" sur les chaînes, comme la diffusion de pubs géolocalisées, mais de manière encadrée. Dans ce cadre, un téléspectateur bordelais ne verra pas forcément les mêmes publicités qu'un habitant de Lille.

Une troisième coupure pub sera aussi autorisée dans les films et téléfilms d'une durée supérieure à une heure et demie sur les chaînes privées. Les chaînes seront ainsi libérées de la contrainte qui les pousse actuellement à attendre au moins 20 minutes entre deux coupures pub.

Autre mesure réclamée de longue date par le PAF, les télés pourront désormais diffuser des films quand elles le veulent : le projet de loi mettra fin à l'interdiction des films certains jours et soirs, notamment le mercredi, le vendredi et le samedi, une disposition qui visait à protéger les salles de cinéma mais ne s'appliquait pas aux plateformes de streaming.

Netflix, Amazon... Les plateformes de streaming en ligne devront aussi s'engager. Comme le rapporte Le Parisien, elles seront désormais dans l'obligation de financer la production française, de cinéma ou de série, à hauteur d'au moins 16 % de leur chiffre d'affaires en France.

Dans le cas contraire, le ministre de la Culture prévient : "S'ils ne le font pas, ils ne pourront plus être disponibles en France". Cela sera toutefois très difficile à contrôler car ces plateformes ne sont pas du tout transparentes sur leurs comptes, rappelle le quotidien.

Par ailleurs, le ministre a tranché en faveur d'une fusion entre le CSA (gendarme de l'audiovisuel) et l'Hadopi (autorité de lutte contre le piratage), mais pas avec l'Arcep (gendarme des télécoms). lexpress.fr 04.09

LVOG - Mocky raconta qu'à chaque séance dans son cinéma de 100 places, où étaient programmés 2 films pour le prix d'un, quand il y avait 20 spectateurs il s'estimait heureux, et il affirma que c'était général en France. A 9 ou 10 euros la place, c'est très cher.

Quant à la télévision, il faut être décérébré ou abruti au dernier degré pour la regarder encore. Je m'excuse auprès des personnes concernées, mais c'est consternant à la fin de voir des gens s'accommoder de tout. Et le pire, ce sont encore ceux qui les plaignent ou flattent leur avilissement, parce que les malheureux Français ne seraient responsables de rien. Ce qu'on sait aussi avec certitude, c'est que ce comportement contribue à pourrir un peu plus chaque jour la société. Franchement, je crois qu'on mérite mieux, non ?

Je rappelle que nous n'avons plus de télévision depuis 5 ans et demi, et nous nous en passons très bien, elle ne nous manque pas assurément. Ma compagne Selvi se sert de l'écran relié à l'ordinateur portable pour regarder des films en tamoul le soir, tandis que moi je regarde des films, des documentaires ou des concerts sur l'autre ordinateur dans une autre pièce.

Personnellement, je n'ai jamais acheté quoi que ce soit au cours de ma vie après avoir regardé une publicité.

Quand j'ai acheté un scooter, j'ai comparé la notice technique des scooters présents sur le marché, puis les prix, et enfin j'ai pris des renseignements sur le SAV en me rendant sur place pour juger par moi-même des conditions de travail des ouvriers. Le confort (fourche télescopique), la capacité du réservoir (forcément très limitée sur un scooter de 125cm3) et du coffre situé sous le siège (le scooter remplace la voiture pour faire mes courses en ville), étaient mes priorités, je me foutais du design (dépassé du Suzuki, la frime c'est un truc de jeune et je suis vieux!) et des gadgets genre, prise pour recharger un téléphone portable ou je ne sais quoi encore. Finalement, j'ai acheté le plus fonctionnel et j'en suis satisfait au bout de bientôt 2 ans.

Je procède toujours ainsi pour éviter les mauvaises surprises ou d'avoir à me traiter de con pour avoir suivi des conseils mal avisés ! Y compris quand je fais le marché ! Non mais sans blague, quand on n'a pas de fric, on évite de faire n'importe quoi et de se plaindre ensuite.




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Syrie

Des vétérans du « Rojava » de retour en Europe - Réseau Voltaire 03.09

Les États-Unis étant convenus avec la Russie que la Syrie ne sera pas dépecée et qu’il n’y aura donc pas de nouvel État (ni le « Sunnistan » de Daesh, ni le « Rojava » du PKK), les anarchistes européens qui étaient partis faire le coup de feu devront rentrer chez eux.

font Des militants libertaires espagnols, français, anglais, allemand et italiens étaient allés se battre aux côté des mercenaires kurdes de l’Otan en Syrie [1] séduits par le discours « municipaliste libertaire » et les références à Murray Bookchin.

Ces jeunes gens croyaient défendre le peuple kurde face aux jihadistes. Rares sont ceux qui ont ouvert les yeux : ils étaient manipulés par l’Alliance atlantique pour créer un État-croupion en Syrie sous couvert d’un pseudo « Kurdistan » (les Kurdes sont un peuple nomade qui s’est fixé en Turquie au XXème siècle. C’est uniquement là que peut être créé leur pays ainsi que l’ont établi la Commission King-Crane et la conférence internationale de Sèvres [2]).

Selon la DGSI, environ 25 Français auraient survécu, dont la moitié est déjà rentrée. Ils animent aujourd’hui des groupes d’ultra-gauche qu’ils font profiter de leur expérience de la guerre.

Ainsi, selon Médiapart, la DGSI aurait acquis la conviction que l’homme qui a tiré sur un hélicoptère de la gendarmerie lors de l’évacuation de la ZAD (« Zone à défendre ») du projet d’aéroport de Notre-Dame-des- Landes, en avril 2018, était déjà un vétéran du « Rojava » [3]. Réseau Voltaire 03.09

[1] « Les Brigades anarchistes de l’Otan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 septembre 2017.

[2] « Les projets de Kurdistan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 septembre 2016.

[3] « Ces revenants du Rojava qui inquiètent les services de renseignement », Matthieu Suc et Jacques Massey, Médiapart, 2 septembre 2019.

LVOG - Ont-ils au moins l'adresse du NPA (notamment) qui a participé à cette manipulation? Tapez Rojava après avoir ouvert la page du blog de la tendance Claire du NPA, vous devriez trouver les articles dithyrambiques qu'elle avait publiés.


ECONOMIE

Russie - Inde

Au forum de Vladivostok, la Russie et l’Inde annoncent le renforcement de leur coopération - RT 04.09

Le président russe Vladimir Poutine (d.) et le Premier ministre indien Narendra Modi (g.) lors de la cérémonie de signature des documents communs faisant suite aux pourparlers russo-indiens du Ve Forum économique de l'Est à Vladivostok, le 4 septembre 2019.

La cinquième édition du Forum économique de Vladivostok est l’occasion d’annonces importantes pour la coopération entre les deux pays. Outre la «coordination diplomatique», cette coopération s’étend à l’armement, l’énergie et l’espace.

La Russie et l’Inde ont conclu le 4 septembre un accord de production en commun de pièces détachées et de composants pour des équipements militaires de fabrication russe. L’accord a été signé entre les Etats russe et indien dans le cadre de la cinquième édition du Forum économique de l’Est qui se tient à Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, et doit se conclure le 6 septembre.

Les dirigeants russe et indien, Vladimir Poutine et Narendra Modi, ont le même jour adopté une déclaration commune portant sur un renforcement de la coopération entre les deux pays. Commentant cette déclaration, le président russe a estimé qu’elle exprimait une volonté d’approfondir les liens entre les deux pays, y compris dans le domaine de la «coordination de la politique étrangère».

Le Premier ministre indien a, lui, souligné le succès de la coopération entre la Russie et l'Inde dans des domaines tels que la défense, l'énergie nucléaire et l'espace.

Depuis des décennies, Delhi est l’un des premiers clients de l’industrie russe de l’armement. L’armée indienne est par exemple équipée de chars T-90 et d’avions de combat comme les chasseurs MiG-29 et Soukhoï-30MKI. Des armes comme les missiles de croisière BrahMos, résultent des efforts conjoints d’ingénieurs russes et indiens. Et en mars, Narendra Modi a inauguré une usine qui doit produire en masse des fusils mitrailleurs AK-203 du constructeur Kalashnikov.

Récemment, Delhi a commencé à recevoir les systèmes de défense aérienne russes S-400, malgré les pressions de Washington. A présent, les deux pays envisagent d’élaborer un nouveau système de paiement hors dollars pour tous les contrats de défense, qui sera également utilisé dans le contrat S-400.

Dans le domaine de la recherche spatiale, il a été annoncé en juillet que l'Inde envisageait d'acheter des moteurs de fusée à la Russie. Un peu plus tôt, Moscou avait également promis d'aider Delhi dans le cadre de son programme spatial Gaganyaan, lequel prévoit le séjour d’un astronaute indien dans l'espace en 2022.

Sergueï Lavrov a annoncé le début de discussions sur une zone de libre-échange entre l'Inde et l'Union économique eurasiatique – un bloc qui, outre la Russie, réunit quatre anciennes républiques soviétiques : l’Arménie, le Bélarus, le Kazakhstan et la Kirghizie.

L’utilisation des monnaies nationales dans les échanges commerciaux ainsi que les projets d’investissement de l’Inde dans l’Extrême-Orient russe sont également à l’ordre du jour. A l’issue de sa rencontre avec son homologue russe Subrahmanyam Jaishankar a déclaré qu'il voyait un «énorme» potentiel de croissance dans l’Extrême-Orient russe.

Pendant le mois d’août, l'Inde et la Russie ont également discuté de projets commun d’exploitation de gaz dans l'Arctique. Le ministre indien du Commerce et de l’Industrie, Piyush Goyal, avait alors déclaré que son pays cherchait à «fonder entièrement [son] économie sur le gaz» tout en louant la coopération énergétique avec la Russie. RT 04.09


Le 4 septembre 2019

CAUSERIE ET INFOS

On constata que durant les périodes entourant la fin des guerres impérialistes à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, les exploités et les opprimés s'étaient mobilisés pas seulement pour exiger la paix ou la fin de la guerre, mais aussi pour obtenir une amélioration de leur condition, alors que la situation économique ne s'y prêtait pas. Ces mouvements populaires ou révolutionnaires dépassèrent donc le cadre des rapports entre les classes fixés par la guerre et qui étaient à leur désavantage, et ils obtinrent en partie ou partiellement satisfaction...

De nos jours au contraire, lorsque nos acquis sociaux sont menacés, on se recroqueville sur nous-mêmes en espérant ainsi pouvoir sauver ce qui pourrait l'être encore, au lieu de nous projeter audacieusement dans l'avenir, comme s'il était déjà hypothéqué ou comme si nous n'en aurions pas quoi qu'il arrive, et du coup c'est effectivement ce qui est en train de se passer ou ce qui nous pend au nez, en adoptant cette attitude défensive au lieu de passer à l'offensive contre notre ennemi de classe.

Si on croit qu'il nous ménagera pour autant ou que ce serait le meilleur moyen d'entraîner les masses au combat, au lieu de soi-disant les effrayer avec un programme révolutionnaire, on commet là une lourde erreur politique ou on baigne en pleine confusion, car en empruntant cette voie jamais le mouvement ouvrier et son avant-garde ne pourront se reconstruire sur une base saine ou renouer avec le socialisme.

Au format pdf - 19 pages)

A l'heure où la médiocrité envahit les esprits.

Il existe des musiciens qui sont à la fois des virtuoses et des génies, mais ils sont exceptionnellement rares. Il existe des centaines de virtuoses dans chaque instrument à travers le monde, mais peu ont développé la sensibilité qui associée à l'imagination font le génie créateur.

En écoutant hier David Garrett au violon avec ses musiciens et différents orchestres symphoniques, et Luka Sulic et Stjepan Hauser (2Cellos) au violoncelle interpréter les mêmes morceaux, en un éclair dès les premières notes, j'ai perçu que le virtuose David Garrett était dépourvu du génie qui habitait Luka et Stjepan. J'en ai été saisi au point d'être littéralement transporté en écoutant cette prestation digne d'un idéal qui aurait été atteint ou réalisé. Cela m'a rempli d'un bonheur indicible qui m'a fait penser aux plus grands penseurs qui nous inspirent, comme s'ils appartenaient à la même famille ou à l'élite qui incarne le meilleur que l'homme puisse produire.

Et le plus étonnant, c'est qu'ils parviennent encore à se surpasser ou à progresser, bien qu'ils ne soient pas toujours au même niveau, ce qui est impossible puisque ce ne sont que des hommes. Les musiciens de génie n'interprètent pas avec la même sensibilité la partition d'un autre compositeur. Les meilleurs parviennent, dit-on, à se rapprocher de la sensibilité du compositeur, à moins que ce ne soit la leur qu'ils nous transmettent ou qu'elle se confonde avec la nôtre.

C'est comme un don merveilleux que la nature nous offrirait ou qui nous réconcilierait avec elle. C'est peut-être le seul art qui traverse intact les siècles avec la même générosité et abnégation, où l'artiste incarne la perfection qui habite chacun des hommes, mais que peu d'élus parviennent à percevoir en eux, pour tenter de s'en rapprocher à défaut de pouvoir l'atteindre.

Cet hommage était dédié à l'espèce humaine, et au meilleur qu'elle est capable d'accomplir pour peu que l'occasion lui en soit donnée. C'est tout le mal que je vous souhaite, et que je me souhaite au passage puisque mon 64e anniversaire est dans une semaine, il ne faut jamais oublier personne !

Bon, vous aurez compris qu'on est loin d'être déprimé, dépressif ou aigri, mentalement et moralement on se maintient, il n'y a que physiquement que cela se dégrade, c'est la nature ! Heureusement que notre horizon se situe au-delà du monde dans lequel nous vivons, soumis au régime capitaliste qui s'emploie à nous pourrir l'existence ou tout ce qu'il touche. Sinon nous serions terriblement malheureux.

Maintenant que j'y pense, cela aurait très bien pu être un hymne à la liberté qui nous est si chère. Elle est si rare, qu'on a tendance à croire qu'elle n'existerait pas, parce qu'elle est enfouie sous un fatras de croyances qui nous la rendent inaccessible. Alors débarrassons-nous en une fois pour toute et tout le monde s'en portera mieux !

En attendant malheureusement force est de constater à ma connaissance que ceux qui prétendaient lutter pour nous en débarrasser ont renoncé ou se sont se sont laisser corrompre par l'idéologie dominante en se vautrant dans la pire imposture depuis le 11 septembre 2001, je veux parler de la théorie du réchauffement climatique de nature anthropique ou dû à l'activité humaine à laquelle ils se sont tous ralliés. Du coup, il est permis de se dire qu'il est une nouvelle fois minuit dans le siècle, pire encore qu'il y a 80 ans en arrière.

La seule chose qu'on puisse espérer, c'est que l'hémisphère nord soit balayé prochainement par un hiver particulièrement long et glacial qui paralyse et détruise une partie de l'économie, de manière à réveiller ou secouer les consciences de la torpeur dans laquelle elles ont sombré.

Rappelons que 95% du CO² présent dans l'atmosphère provient des océans et de la végétation, et que seulement 5% provient de l'activité humaine, et que le taux de CO² d'origine anthropique présent dans l'effet de serre représente seulement entre 0,5 et 0,7% de l'ensemble des éléments qui compose l'effet de serre, proportion insignifiante qui n'a aucune influence sur la température de la Terre.

J'ignore si les lecteurs ont conscience de l'ampleur et de la profondeur du désastre et de l'infamie que signifie le déni de la réalité ou la manipulation des faits, auxquels il a fallu se livrer pour croire que l'activité humaine serait responsable du réchauffement de notre planète, tellement les éléments démontrant le contraire sont évidents ou à la portée du plus imbécile des hommes, C'est cela qui est stupéfiant et le plus préoccupant, car cela révèle qu'on ne peut avoir confiance dans absolument aucun courant politique qui se réclame du mouvement ouvrier ou qui gravite autour, je pense ici aux animateurs des médias dits alternatifs ou progressistes, qui se prétendent aussi indépendants et qui démontrent ici qu'ils ne le sont pas en réalité, c'est consternant, pitoyable, pathétique.

Chacun comprendra qu'un tel comportement relève forcément d'un choix adopté délibérément de tromper les personnes auxquelles ils s'adressent, et qu'ils ne peuvent invoquer une quelconque carence ou défaillance intellectuelle. On n'a pas fini d'en subir les conséquences dramatiques, surtout si auparavant on ignorait à qui on avait affaire ou on refusait un tel constat tellement cela paraissait impensable, parfois par souci de modestie, sauf qu'il ne faut pas se fier aux apparences mais s'en tenir strictement aux faits en toute circonstance aussi dure que puisse être la réalité, sinon on se laisse facilement embarquer dans des manipulations qui nous serons un jour fatales, et notre impuissance à inverser le cours des choses prouve suffisamment que nous en sommes arrivés à ce stade de dégénérescence. Reste à savoir si elle serait irréversible et que tout serait foutu, mon témoignage était juste destiné à démontrer le contraire, et j'ose croire ou espérer que je ne suis pas le seul dans ce cas-là.

Qu'il nous soit permis d'espérer mieux.

L'homme a continué de se reproduire comme un animal sauvage et de coloniser la terre de manière anarchique, comme si les variations climatiques relevées depuis des siècles et dues essentiellement à l'activité du soleil et du rayonnement cosmique n'existaient pas ou n'auraient aucune conséquence sur son existence dans l'avenir, ce qui relève de la part des classes dominantes qui portent la responsabilité de l'orientation de la société, de la plus parfaite inconscience et du plus complet cynisme qu'on puisse imaginer.

Que les représentants de la classe ouvrière fassent preuve de la même ignorance ou inconscience relève de l'imposture.

Il fut une époque ou les populations pouvaient migrer lorsqu'elles étaient menacées par les aléas du climat ou après avoir subi une catastrophe. On en est arrivé au point ou changer d'emploi et de lieu de travail ou déménager est devenu quasiment impossible ou présente d'énormes risques, alors qu'on nous l'impose très souvent. Des centaines de millions de personnes dans le monde sont contraintes de continuer de vivre dans des conditions épouvantables ou extrêmes dans des lieux quasi insalubres, surpeuplés, pollués, etc. sans espoir d'en sortir un jour. Et ceux qui bénéficient d'un meilleur traitement, n'osent pas non plus bouger par crainte que leur mode de vie privilégié se détériore. Il en va de même pour les plus nombreux qui se situent entre les deux, qui peinent à survivre, l'angoisse du lendemain au ventre ou qu'un banal accident ou une maladie soudaine ferait sombrer dans la misère noire.

De nos jours, il existe des hommes primitifs qui vivent mieux ou plus heureux dans des forêts, que les hommes modernes qui vivent dans des villes, parce qu'ils bénéficient encore de libertés qui chez nous ont pratiquement totalement disparu, ce qui se traduit par une vie routinière à mourir d'ennui ou abrutissante, un mode de vie insignifiant, oppressant, auquel on peine en vain à donner un sens.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces peuples primitifs ont davantage conscience de leur condition et de l'environnement naturel dans lequel ils sont parfaitement intégrés, que les hommes modernes qui n'ont rien compris au développement économique dont ils sont les produits, et qui, lorsqu'ils ne se sentent pas exclus de la société, ne saisissent pas l'occasion d'agir pour la changer au risque de la laisser s'enliser ou dépérir avec elle.




Quand le système financier mafieux domine le monde.

La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018

https://www.youtube.com/watch?v=hizj_6EH34M

Cette vidéo devrait figurer au programme de formation des militants socialistes.

On y explique et démontre comment la Citi de Londres, la Banque d'Angleterre, la monarchie et les institutions parlementaires britanniques ont mis en place un système financier illégal et mafieux, qui consiste à organiser l'évasion fiscal de capitaux à l'échelle mondiale du particulier au banquier, et à blanchir l'argent du crime qu'il soit de nature individuel ou organisé à l'échelle internationale.

Autrement dit, comment la Grande-Bretagne est devenue la première place financière mondiale en servant de couverture politique aux paradis fiscaux qu'elle a créés dans les années 60-70 ou dans la foulée de la décolonisation à cette fin. Bien entendu, tous les membres des gouvernements dans le monde le savent, en sont complices et en profitent en échange de leur silence ou de leur inaction pour mettre un terme à cette activité illégale et mafieuse.

Ce qui est intéressant dans cette vidéo, qui sans cela n'aurait pas pu exister, c'est que ce sont des transfuges de la finance britannique ou d'ex-employés de haut niveau (mais pas seulement) qui ont travaillé dans ces paradis fiscaux qui en révèlent le fonctionnement. Les sommes colossales dont il est question ici, il est évoqué à un moment donné le chiffre de 50.000 milliards de dollars, suffisent à nous faire comprendre où se situe le pouvoir de nos jours, qui concentre le pouvoir et qui concourt à l'orientation du monde dans lequel nous vivons.

Où cela pose problème, c'est que nos dirigeants (du mouvement ouvrier) le nient ou n'en tiennent pas compte dans leurs analyses et leurs stratégies. Ils estiment que les travailleurs en aient ou non conscience n'aurait pas d'importance ou d'influence sur l'interprétation de leur condition ou de la situation. C'est ce qu'un militant trotskyste m'avait affirmé il n'y a pas si longtemps, en m'expliquant que je perdais mon temps ou que je me fourvoyais en accordant trop d'importance à ce facteur, alors qu'en réalité je m'efforçais de porter à la connaissance des travailleurs ou militants comment fonctionne réellement la société, sachant que s'ils ne le comprenaient pas, ils ne pourraient jamais agir efficacement pour la changer, compte tenu que ce facteur avait le pouvoir de déterminer l'orientation de la société ou qu'il était responsable de leur condition.

On comprend mieux aussi qui a avantage au Brexit ou pourquoi quand on sait que pour que cette industrie financière mafieuse fonctionne, elle doit demeurer opaque et n'avoir de compte à rendre à personne, n'être soumis à aucune réglementation d'où qu'elle vienne, y compris l'Union européenne ou le Parlement européen. La plaque tournante britannique de la finance mafieuse internationale doit demeurer hors contrôle, totalement indépendante de toute institution, de tout pouvoir politique, à l'instar de celle américaine à laquelle elle a servi de modèle et que soutient l'oligarque Trump fervent partisan du Brexit.

La crise du capitalisme a pris une telle ampleur dans le monde, que de plus en plus de voix se sont élevées, non pas pour abolir ce système économique, mais pour réclamer plus de réglementation, un droit de regard sur son fonctionnement, or c'est totalement impensable sachant qu'il est essentiellement illégal, mafieux ou criminel. Donc le seul moyen d'échapper à cette tentative de contrôle, c'était encore à cet Etat voyou de se déclarer indépendant de l'UE.

Et le plus navrant ou le plus pitoyable, on a envie de dire comme d'habitude tellement c'est devenu un lieu commun, c'est qu'en choeur l'ensemble du mouvement ouvrier s'est engouffré comme un seul homme dans le Brexit dont les travailleurs britanniques n'avaient rien à attendre de bon, bien au contraire. Entre la peste et le choléra, entre la livre sterling et l'euro, nos dirigeants ont estimé qu'ils devaient choisir !

Au passage, vous comprendrez mieux pourquoi je n'ai jamais soutenu le Brexit. Je ne connaissais pas tous les dessous de cette opération, qui ont cependant transpiré au compte-gouttes au fil du temps, indiquant qu'il s'agissait sans doute d'un coup pourri qui avait été orchestré au plus haut niveau, donc celui de la finance britannique, constatant que ça sentait franchement mauvais de ce coté-là et n'ayant aucun attrait particulier pour les mauvaises odeurs ni aucun lien avec cette caste, par prudence, je m'étais dit qu'il valait mieux s'abstenir que de se compromettre en attendant d'en savoir davantage, et je ne le regrette pas puisque les faits m'ont donné raison. Pour déconner, je crois que finalement je n'aurais pas fait un si mauvais dirigeant que cela ou je n'aurais pas fait pire que les nôtres !

Je ne sais plus si c'était avant ou juste après l'élection de Macron, j'avais indiqué dans une causerie qu'on devrait se concentrer contre l'oligarchie qui trône à la tête du capitalisme, car en la décapitant, c'est le capitalisme qu'on liquiderait du même coup. A condition d'achever le boulot, évidemment, d'aller jusqu'au bout, de s'emparer de tous les rouages essentiels de l'économie.

En guise d'épilogue.

« Dieu et mon droit » (en français dans le texte) est la devise de la monarchie britannique depuis l'époque d'Henri V (1413, 1422). Cette devise ferait référence au droit divin des rois, et aurait été utilisée comme mot de passe. (Comme quoi ils ont de la suite dans les idées ! - LVOG)

L'équivalent latin serait « Deus meumque ius » utilisé par la maçonnerie française de rite écossais, avec le symbole de l'aigle à deux têtes. (Source : Wikipédia.org) (La même boutique ! - LVOG)

En complément.

Les décomposés du NPA n'en loupent pas une.

La Tendance Claire a cru bon de publié un article de Marianne intitulé Existe-t-il un "Etat profond", formule employée par Macron lors du G7 ?, comme si ce n'était pas évident !

Dans cet article l'auteur s'emploie à attribuer cette formule à l'extrême droite pour la discréditer ou faire le jeu de l'oligarchie qui tire les ficelles, pour finalement conclure que la France serait épargnée par ce phénomène, ouf les oligarques français et les actionnaires du CAC40 peuvent dormir tranquille. Si vous vous engagez dans le NPA, au moins vous saurez quels intérêts vous servirez.

Au point où ils en sont, les maîtres du monde d'hier et d'aujourd'hui osent tout.

Tollé en Allemagne: l’ancienne famille impériale veut récupérer ses châteaux confisqués - lefigaro.fr 01.09

Or «il y a un débat entre historiens autour du lien controversé du Kronprinz (le prince héritier, arrière-grand-père de Georges-Frédéric) avec le nazisme. La plupart d’entre eux estiment tout de même qu’il existait un lien très fort entre le NSDAP et le Kronprinz, bien qu’il n’ait jamais été membre du parti», explique l’historien Stephan Malinowski. «En 1932, le Kronprinz appelle à voter pour Hitler lors de l’élection présidentielle», ajoute-t-il. Élection qui sera remportée une nouvelle fois par le maréchal Hindenburg. lefigaro.fr 01.09




Les positions adoptées par tous les partis dits ouvriers face à la contre-réforme des retraites de Macron sont scandaleuses.

Aucun ne défendra le droit à la retraite au plus tard à 50 ans à taux plein et sans condition, ni même à 55 ans ou à 60 ans, tous s'alignent sur le droit existant qui est profondément injuste. Je vais avoir 64 ans dans 10 jours, je suis passé par 50 ans et je sais qu'à cet âge-là j'étais déjà diminué physiquement, alors autant dire qu'au-delà de 60 ans c'est un martyr de continuer à travailler comme avant. Tout comme forcer des gosses à se lever chaque matin à 6 ou 6h30 pour aller à l'école de l'esclavage.

Tous ces partis se contentent de défendre un système profondément injuste, sous prétexte que celui que Macron propose serait pire encore. Mais quel travailleur va avoir envie de défendre un système de retraite sachant qu'il est profondément injuste, aucun à part les nantis de l'aristocratie ouvrière qui bénéficient d'un statut privilégié et constituent les piliers du régime en place ?

Voilà ce que défendent en réalité ces partis, le régime qu'ils n'ont nullement l'intention d'affronter.

Dites-moi qu'est-ce qui distingue les conditions de travail d'un guichetier de la RATP ou de la SNCF d'une caissière d'un supermarché qui est amenée à travailler jusqu'à 22h et les jours fériés ? Qu'est-ce qui distingue un chauffeur de bus de la RATP d'un chauffeur de car d'une entreprise privée? Absolument rien ne justifie qu'ils bénéficient d'un traitement différent. Or, ce n'est pas l'avis de nos dirigeants.

Où sont donc passées la revendication légitime pour une baisse de la durée du travail pour l'ensemble des travailleurs ? A la trappe, elle ne serait pas ou plus d'actualité compte tenu du contexte politique dans lequel nous vivons, qui se caractérise par la réaction sur toute la ligne, autrement dit à ce compte-là on finira par ne plus défendre aucun besoin social ou aspiration démocratique.

On nous fait croire qu'on vivrait mieux qu'autrefois, mais à bien y regarder était-ce vraiment le cas ?

Autrefois on travaillait 10 heures par jour 6 jours sur 7 en habitant à 10 minutes de son lieu de travail ou quasiment sur place. De nos jours en moyenne on travaille entre 39 et 40 heures par semaine réparties sur 5 jours en ayant en moyenne entre 2 et 3 heures de transport quotidiennement. Avez-vous fait le calcul de la différence que cela représente au bout d'un siècle ? Non, évidemment, moi je l'ai fait, cela représente une diminution de 8 à 13 heures ou de 7 à 9 heures hebdomadaire au bout d'un siècle, alors que le taux de productivité (ou d'exploitation) a été multiplié par 100 au moins. Et il y en a qui osent appeler cela un progrès social, mais de qui se foutent-ils ?

Mais direz-vous, cette revendication est incompatible avec l'existence du régime capitaliste, ce n'est pas sérieux. Si au contraire, c'est d'y renoncer parce qu'elle n'est pas compatible avec l'existence du régime capitaliste qui n'est pas sérieux, car nous revendiquons également l'abolition de ce système économique.

Ces partis ont renoncé à cet objectif, c'est pourquoi ils ne peuvent pas reprendre à leur compte cette revendication légitime. Vous auriez une autre explication à nous fournir, n'hésitez pas à nous la faire connaître.

Retraites. Fabrication du consentement.

Sondage. Retraites : ce que veulent les Français - lejdd.fr 31.08

Selon notre sondage Ifop/JDD* publié dimanche, seulement un tiers des Français (34%) leur font confiance pour réformer les retraites, contre deux tiers (66%) qui y sont opposés.

Interrogés sur leur "orientation privilégiée" dans ce dossier, 41% des Français jugent qu’une réforme des retraites n’est pas nécessaire.

Selon ce sondage, 36% des Français considèrent qu’il faut allonger la durée de cotisation des actifs, le levier traditionnellement utilisé par les politiques en la matière. Parmi les autres options proposées, 16% des Français optent pour une augmentation des cotisations des actifs et 7% pour une baisse des pensions des retraités, selon ce sondage. Seulement 2% des retraités sont favorables à cette dernière option.

Plus engageant pour le gouvernement, les deux tiers des Français (66%) sont favorables à une harmonisation des différents régimes "au nom de l’égalité entre les cotisants", alors que 34% des Français veulent conserver des régimes de retraites différents compte tenu des spécificités de certains métiers ou professeurs, selon ce sondage. lejdd.fr 31.08

LVOG - Lire professions au lieu de "professeurs". J'en profite pour prévenir les lecteurs, que depuis quelque temps les médias laissent passer de plus en plus de fautes dans leurs articles, je les corrige la plupart du temps.

Les deux tiers de la population estiment que Macron et son gouvernement sont illégitimes pour réformer les retraites, tout le reste ne sert qu'à la cautionner.

Cela dit le système actuel de retraites est très inégalitaire ou injuste.

Quand la hausse de l’espérance de vie est pour 2/3 en mauvaise santé, quel progrès !

L'espérance de vie en bonne santé, grande absente du débat sur la reforme des retraites - francetvinfo.fr 30.08

Avec l’allongement de la vie, la retraite est devenue une véritable deuxième vie : l’espérance de vie à la naissance a atteint 79,5 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes en 2018 en France métropolitaine, selon l’Insee. Au cours des 60 dernières années, les hommes comme les femmes ont gagné 14 ans d’espérance de vie en moyenne.

Selon les dernières données disponibles, l'espérance de vie en bonne santé est de 64,9 ans pour les femmes et 62,5 ans pour les hommes. Elle est restée stable ces dix dernières années. La part des années vécues sans incapacité est stable elle aussi, autour de 80 % pour les hommes et de 75 % pour les femmes : ces dernières déclarent en effet davantage de limitations fonctionnelles, légères ou fortes, dans les activités du quotidien.

Mais comme dans le cas de l’espérance de vie à la naissance, les chiffres mis en avant ne sont que des moyennes qui recouvrent des situations très différentes. Il est probable que les incapacités surviennent plus rapidement dans les classes sociales les moins favorisées où les travaux physiques sont plus courants, la prévention et les soins moins bons. Mais aucune étude n’est jamais vraiment venue objectiver des inégalités dans le "bien vieillir". "Les enquêtes sont menées sur des échantillons représentatifs de la population française, mais l’espérance de vie en bonne santé n’est pas un indicateur que l’on décline par origine sociale. Sur cette question, nous n’avons aucunes données", admet Muriel Moisy. "Il y a seulement eu, il y a une quinzaine d’années, une étude d’Emmanuelle Cambois qui montrait que non seulement les ouvriers vivaient moins longtemps, mais qu’en plus ils vivaient plus longtemps en mauvaise santé." (La "double peine" des ouvriers : plus d’années d’incapacité au sein d’une vie plus courte), ndlr)

De ces données, les gouvernements -actuels et passés- en tiennent-ils compte pour nourrir leurs réflexions sur la réforme des retraites ? Ils en prennent, en tout cas, connaissance. "L’espérance de vie sans incapacité compte parmi les indicateurs de richesse. Le conseil des retraites nous le demande tous les ans début octobre, indique la socio-démographe. Ce qui l'intéresse c’est de savoir combien d’années en bonne santé vivent les gens après 65 ans. Et avec quel degré de limitation : en effet, avec une déclaration de limitation légère, on pourrait imaginer que ce sont des personnes encore capables de travailler."

Selon Frédéric Bizard, économiste spécialiste des questions de protection sociale et de santé, ces données ne sont pas du tout prises en compte dans le débat sur les retraites. "Certains syndicats peuvent les prendre en considération mais le font pour nourrir leur opposition à tout report de l’âge de la retraite. Mais pas les gouvernements. En tout cas, le sujet n’est pas officiellement abordé." Un tort, toujours à en croire l’économiste. "C’est une erreur : la hausse de l’espérance de vie est pour 2/3 en mauvaise santé. Mais le gouvernement, n’a pas envie d’aborder le sujet parce qu'il est plutôt défavorable au travail au-delà de 62 ans. Pour lui ce serait se tirer une balle dans le pied." francetvinfo.fr 30.08

LVOG - Et ne comptez sur aucun acteur politique pour lui tirer une balle dans la tête !

« Et en même temps » quand la vieillesse est un naufrage... qui vient souvent de loin.

Après Arlette, Emmanuel Macron, la nouvelle coqueluche d'Alain Souchon - lepoint.fr 30.08

« Et en même temps... c'est drôle, ces parcours. C'est émouvant, ces parcours. Ces gens si brillants, si intelligents, si cultivés, qui se retrouvent si jeunes là... C'est un roman. De toute façon, c'est romanesque, la vie de nos présidents. Que ce soit Mitterrand, Chirac, Hollande... Ce sont des gens tellement brillants... » a poursuivi le chanteur invité de RTL...

Alain Souchon concède qu'il a « parfois trouvé » le président « arrogant sur la politique ». « Bien sûr, c'est parce qu'il est jeune. Mais c'est assez magnifique de voir ce jeune garçon à la tête d'un État important comme ça », estime l'artiste de 75 ans, qui s'est justifié de son discours laudatif : « Vous savez aujourd'hui, la politique, c'est difficile de faire des compliments. François Hollande, on disait : “Qu'il s'en aille, qu'il s'en aille !” Moi, j'étais là du temps du général de Gaulle et tout le monde disait aussi : “Qu'il s'en aille, il est vieux, il nous fait chier.” Et maintenant, tout le monde l'apprécie. La politique, c'est spécial... ». lepoint.fr 30.08

En complément.

L'épouvantail issu du PCF qui va effrayer les patrons !

Monique Pinçon-Charlot, une marxiste chez les grands patrons - lepoint.fr 29.08




S'ils le disent eux-mêmes: Point de salut en dehors du néolibéralisme ou la version la plus débridée du capitalisme.

"La droite française comme la gauche de gouvernement doivent composer avec un modèle néo-libéral" - huffingtonpost.fr 01.09

Extrait. La réalité sous-jacente est plus prosaïque: la confrontation de deux capitalismes brutaux, en lutte pour la plus-value, avec leurs clientèles, leurs financiers et leurs réseaux. D’un côté le complexe militaro-industriel et pétrolier des “néo-cons” qui s’est résigné à devoir accepter comme leader un Donald Trump rabatteur de classes populaires isolées dans les États les plus enclavés. De l’autre la Silicon Valley, le monde tertiaire et le réseau des universités, ouverts sur les océans et le flux du monde, qui se nourrissent de l’éparpillement individualiste des multitudes pour vendre. (Le courant politique auquel se sont convertis le PS et EELV notamment, ce qu'ils appellent la gauche, le parti démocrate aux Etats-Unis. - LVOG)

Les deux forces s’appuient sur des héritages d’idées différents, issus de l’histoire des États-Unis: conservatisme religieux d’une part, pensée libertarienne de l’autre. Mais néo-libérales chacune à leur sauce, elle n’ont pas le moindre intérêt pour la défense des sociétés.

Trump rejette le dogme libre-échangiste de Ronald Reagan et l’aventurisme militaire de George W. Bush. Mais il n’y a pas rupture avec le libéralisme économique et l’idéologie néo-conservatrice. En réalité, l’administration Trump ne fait que lever des barrières protectionnistes pour développer plus de “néo-libéralisme dans un pays”, et redonner un soutien populaire au capitalisme financier de Wall Street. Au prix pour ses idéologues de tordre même la pensée du philosophe anglais Edmund Burke, qui s’insurgeait pourtant au XVIIIème siècle contre l’impérialisme économique britannique. (Effectivement, il n'y a pas de rupture entre le capitalisme libéral et le néolibéralisme, c'est la même idéologie revue ou corrigée pour s'adapter aux conditions ou aux besoins actuelles du capitalisme en crise. La supercherie de la gauche ou de la gauche de la gauche consiste à le nier pour mieux masquer son adaptation au capitalisme. - LVOG)

Libertaire, nationaliste, conservatrice, selon les circonstances, il s’agit toujours pour la droite de prolonger le néo-libéralisme. Le socialisme a muté en progressisme (...). (Traduire : Ses représentants officiels se sont adaptés et sont devenus de vulgaires agents du néo-libéralisme. - LVOG)

...la droite française comme la gauche de gouvernement doivent composer avec un modèle néo-libéral de consanguinité et de service réciproque avec des grands groupes économiques solidaires de réseaux mondialisés. (La gauche a-t-elle fait autre chose depuis un siècle, composer avec le capitalisme, franchement ? Et que dire de l'extrême gauche qui s'était encanaillée avec la gauche. Ne parlons pas de l'extrême droite avec la droite, puisque c'est naturel chez elle. - LVOG)

(Par Régis Passerieux Professeur à l'école des hautes études internationales et politiques, ancien secrétaire national aux relations internationales du PS - huffingtonpost.fr 01.09)

LVOG - Notre avenir devrait dépendre des entreprises transnationales ou des multinationales, voilà résumé le programme de la gauche de gouvernement du PS à LFI. Il existe cependant une alternative, un unique espoir pour l'humanité, le socialisme que cet idéologue néolibéral ne pouvait évidemment pas mentionner.




Qui a dit ?

Interrogé au sujet de la jeune activiste Greta Thunberg, il décrit une jeune fille "très intéressante", devenue "le visage de cette jeunesse qu'on n'attendait pas se mêler de manière aussi forte et radicale de la question climatique". "Mais ce qui importe, c'est le diagnostic qu'elle pose". francetvinfo.fr 01.09

Réponse : Le député populiste LFI Adrien Quatennens.

Ce charlatan devait être le seul à en attendre autres choses !

francetvinfo - Il se dit "très déçu des conclusions du G7".

LVOG - Sa rhétorique le trahit, l'amateurisme ou le dilettantisme transpire dans son discours autant que l'opportunisme, par exemple quand il vole au secours de Macron et le ménage en s'en prenant à Bolsonaro qui "déforeste l'Amazonie" sans préciser que Macron fait la même chose en Guyane pour le compte de multinationales.

Quand un militant attend quelque chose des représentants de 7 puissances impérialistes, c'est qu'il milite dans le camp de nos ennemis.

francetvinfo - ...il se montre très critique envers Jair Bolsonaro, le président brésilien, déplorant son "comportement" et les "mots" adressés à Emmanuel Macron et à sa femme Brigitte. Il critique en outre la "politique détestable" de Jair Bolsonaro, "ce monsieur qui s'accommode du travail des enfants, qui déforeste l'Amazonie dans des proportions inconsidérées". francetvinfo.fr 01.09




Le Parlement européen dans le rôle zélé de la blanchisseur au service de l'autocratie.

Emplois fictifs: Sylvie Goulard blanchie par le Parlement européen - AFP

La candidate de la France pour siéger à la Commission européenne, Sylvie Goulard, a été blanchie par le Parlement européen dans le cadre d'une affaire d'emplois fictifs présumés, a indiqué vendredi le service du presse du Parlement européen. AFP

Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard ? - ruptures-presse.fr 28 juin 2017

Extraits. L’information était disponible depuis 2014, mais Le Journal du dimanche l’a actualisée et mise sur le devant de la scène le 25 juin dernier : Sylvie Goulard a reçu de l’Institut Berggruen plus de 10 000 euros par mois d’octobre 2013 à janvier 2016, période au cours de laquelle elle était députée européenne (voir notre article). Dans la rubrique « Mon parcours » de son site personnel, l’éphémère ministre des Armées présente ainsi son activité au service du think tank américain : « Conseillère spéciale du Council for the Future of Europe [Conseil pour l’avenir de l’Europe] », un groupe de réflexion qui dépend du « Nicolas Berggruen Institute for Governance [Institut pour la gouvernance] ».

Sylvie Goulard précise ensuite qu’il s’agit d’une « association à but non lucratif visant à promouvoir une meilleure gouvernance mondiale et européenne. » Elle ajoute que le Conseil pour l’avenir de l’Europe « est présidé par Mario Monti » et qu’il « comporte des personnalités de sensibilités politiques diverses telles que, notamment, Jacques Delors, Guy Verhofstadt, Pascal Lamy, Romano Prodi ou Jean Pisani-Ferry. » On imagine les débats enflammés entre ces anticonformistes que tout oppose…

Un milliardaire « philanthrope » de plus

Basé en Californie, l’Institut Berggruen a été fondé en 2010 par le milliardaire américano-allemand – qui a grandi en France – Nicolas Berggruen, fils du richissime collectionneur et marchand d’art Heinz Berggruen (décédé en 2007). Le magazine Forbes évalue la fortune personnelle du golden boy à 1,81 milliard de dollars. (...)

Financier à la réputation d’excentrique se piquant de « philanthropie » et d’ « idées », Nicolas Berggruen reste avant tout un homme d’affaires. Avec sa holding personnelle, qui fait des investissements immobiliers et financiers dans le monde entier, il est l’actionnaire majoritaire du premier groupe de médias espagnol Prisa (qui possède notamment le quotidien El País). Ce géant des médias présent dans 23 pays détient 15 % du groupe Le Monde. D’après Mediapart, M. Berggruen « siège au conseil d’administration du Monde ». On peine à comprendre la discrétion du « journal de référence » sur un si prestigieux compagnonnage. (...)

Le portrait au cirage de Nicolas Berggruen brossé par L’Obs serait incomplet si l’irremplaçable Jacques Attali n’y avait pas apporté sa touche : « C’est un garçon étrange, extrêmement gentil, extrêmement cultivé et extrêmement curieux, dans tous les sens du terme ». Et le grand mage médiatique surenchérit : « C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général. Je le crois sincère dans sa démarche. » (...)

Fort de quelques cours particuliers de philosophie (on imagine le salaire des deux professeurs…), Nicolas Berggruen a écrit avec le journaliste Nathan Gardels un livre intitulé Gouverner au XXIe siècle : La voie du milieu entre l’Est et l’Ouest (Fayard, 2013). Cet ouvrage en appelle à une « gouvernance intelligente » faisant la synthèse entre la « démocratie libérale occidentale » et le « modèle chinois ». Ce must-read des élites transnationales comporte une préface de Jacques Attali et un avant-propos d’Alain Minc. Dans lesquels, on le soupçonne, les Dupond et Dupont du mondialisme néolibéral doivent insister sur les « réformes indispensables ». « Je dirais même plus, les indispensables réformes… »

Le dessein intellectuel et politique de Nicolas Berggruen est assez facile à cerner à travers la fadeur cyber-patronale de ses propos : il s’agit de ripoliner l’incontournable capitalisme à coups de nouvelles technologies, de « gouvernance » et de « démocratie participative ». Dès lors on comprend son attachement à l’intégration européenne à la sauce digitale. Une visite du compte Twitter de ce ravi de la crèche mondiale donne un aperçu de sa « pensée profonde ». Il écrit par exemple le 24 mai 2017 : « Le paradoxe de la démocratie : afin de sauver la démocratie, nous devrons peut-être en avoir moins. » Précisons qu’il ne s’agit pas d’une citation de 1984. (...)

À noter que notre financier-philosophe, via son Institut, a fondé avec le Huffington Post un nouveau média en 2014 : le WorldPost, une publication dédiée aux « enjeux mondiaux ». Il y (co)signe lui-même des articles, comme celui-ci ; le titre laisse deviner un point de vue résolument iconoclaste : « Le “président start-up” de la France est exactement ce dont l’Europe a besoin pour redémarrer ».

Comme on peut aisément s’en douter, ce membre éminent de l’oligarchie est un détracteur féroce du nouveau président français. Ses tweets en attestent : « Macron écrit l’histoire pour la France et l’Europe – un leadership nouveau, post-parti » (7 mai) ; « La France célèbre ses francs-tireurs : le Roi-Soleil, Napoléon et maintenant, Macron » (12 juin) ; « Le gouvernement d’Emmanuel Macron offre une aube nouvelle à la France, à l’Europe et à la civilisation occidentale » (19 juin). (...)

Qui sont les modèles de Nicolas Berggruen ? Sans surprise, les milliardaires mécènes William Gates (Bill pour les intimes) et Warren Buffet. Mais aussi George Soros, à propos duquel il déclare en 2010 : « Il m’impressionne beaucoup parce qu’il est à la fois généreux et engagé. » Toutefois, comme M. Berggruen se réclame de la « post-idéologie » – une fumisterie capitaliste –, il nuance quelques années plus tard : « J’ai un grand respect pour lui, pour ce qu’il a fait. Mais l’Institut [Berggruen] n’a pas de parti pris idéologique [sic]. Nous ne sommes pas là pour dire à des pays arabes par exemple : la démocratie libérale à l’occidentale est le meilleur système. Il faut tout changer et être comme nous. » (...) ruptures-presse.fr 28 juin 2017




Green new deal. Stratégie de la terreur. Au pif, du simple au double

Les prévisions dramatiques pour les océans et les glaciers (rapport de l'ONU sur le climat) - euronews 29 août 2019

C'est un nouveau rapport qui nous alerte sur le sort de la planète, et notamment sur l'état des océans. Il émane du GIEC, le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat . Il sera présenté officiellement le 25 septembre à Monaco. (Un paradis fiscal ! - LVOG)

Le niveau des océans aura augmenté d'au moins 43 centimètres environ d'ici à la fin du siècle, dans le meilleur des scénarios. Cela pourrait atteindre près d'un mètre selon les prévisions les plus dramatiques.

Les petits atolls du Pacifique ne seront pas les seuls touchés. De très nombreuses villes côtières auront les pieds dans l'eau.

Le GIEC prédit que près de 280 millions de personnes auront à s'installer ailleurs, rendant bien réelle la notion de "réfugiés climatiques ".

Autre conséquence du réchauffement des océans : les réserves de poissons vont décliner encore plus vite qu'aujourd'hui, certaines espèces ne s'adaptant pas à des mers plus chaudes, plus acides et moins salées.

Enfin, le rapport s'inquiète du dégel du permafrost, cette couche du sol théoriquement gelée toute l'année.

En fondant, le permafrost libère les énormes quantités de dioxyde de carbone qu'il renferme. Et cela ne fait qu'accélérer le réchauffement climatique. euronews 29 août 2019

LVOG - Vous aurez remarqué que dans cet article ils ont soigneusement évité de mentionner le réchauffement climatique selon eux de nature anthropique.

De mon côté, j'ignore si le niveau des océans a fluctué au cours des siècles derniers, sans doute si j'en crois ma propre expérience ou ce que j'ai pu constater quand j'habitais sur une plage (pendant 11 ans, de 2000 à 2011) à 5 kilomètres de Pondichéry. Après que le gouvernement de Pondichéry eut entrepris de creuser en amont le bassin qui servait de port de pêche et commercial, la cote s'étendant vers le nord fit l'objet d'une profonde modification. La mer se mit à avancer inexorablement chaque année de telle sorte que le rivage recula de plus de 100 mètres détruisant des dizaines d'habitations et en menaçant davantage, y compris la mienne. A cette occasion dans mon village de pêcheurs, la mer mit au jour les piliers en pierre où autrefois les bateaux étaient amarrés, ce qui signifiait qu'à une autre époque le niveau de la mer avait été beaucoup plus élevé, ce que confirmèrent les anciens du village. Je n'en déduis rien, c'est juste un constat. Je vais faire des recherches sur ce sujet et je vous tiendrai au courant de mes découvertes.

Je précise que ce phénomène se produisit indépendamment du tsunami qui ravagea la côte et ma maison. D'ailleurs si ce matin-là la mer pénétra dans les terres d'environ une centaine de mètre au-delà de ma maison, qui s'est retrouvée dans la mer, dix minutes plus tard ou un peu plus, j'avoue ne pas avoir fait attention, j'étais bloqué à l'intérieur de la maison avec de l'eau jusqu'au cou sans pouvoir en sortir, elle se retira et elle reprit sa place habituelle, le rivage n'en fut pas modifié.

Au passage, je reviens de très loin, alors vous comprenez pourquoi je me contrefous de ce qu'on peut penser de moi depuis. Et puis, vivre en Inde, c'est un peu risquer sa peau au quotidien, on s'y habitue !

Non, sans blague, sous un régime tropical la faune croît très rapidement, ah ben en voilà une découverte de chercheur !

Incendies en Amazonie : "Pour que la forêt revienne en l'état, il faut plusieurs années" - Franceinfo 29 août 2019

Des feux ravagent la forêt amazonienne depuis le début du mois d'août. S'il juge leurs conséquences terribles pour cette zone tropicale, Jérôme Chave, directeur de recherche au CNRS, estime qu'elles ne sont pas irréversibles.

Franceinfo - Est-ce irréversible ? Est-ce que ce qui a brûlé sera perdu à jamais ?

Jérôme Chave - Non. C'est une échelle de temps. La forêt brûle en quelques jours, mais pour qu'elle revienne en l'état, il faut plusieurs années.

LVOG - Merci pour cette précision !

En réalité, elle commence à se régénérer très rapidement et la pousse des arbres est encore plus rapide. Dans une telle forêt en région tropicale, donc ensoleillée, chaude et humide toute l'année, le sol est recouvert de feuilles fanées tombées des arbres et de branchages secs qui en se décomposant vont constituer un excellent compost naturel, qui favorisera la croissance de nouvelles plantes ou de nouveaux arbres.

En Inde du sud où j'habite, dans mon jardin j'ai planté des graines ou de minuscules arbustes il y a 5 ans et certains (les flamboyants) ont déjà un tronc de 40 cms de diamètres et une taille de 8 mètres de haut environ, et j'ai dû tailler des orangers et des manguiers qui dépassaient 5 mètres de haut. Alors j'imagine que dans la forêt amazonienne où les conditions sont meilleures leur taille serait au moins le double. Derrière chez moi, un agriculteur a planté dans un champ de cailloux une sorte d'épicéa il y a 3 ans, ils atteignent déjà 6 mètres environ, sans épandage d'engrais. Et dans un autre terrain où des eucalyptus avaient été rasés il y a 2 ou 3 ans, ils dépassent déjà 6 mètres de haut. Alors quand ce directeur de recherche au CNRS raconte qu'"il faut plus de soixante ans, parfois une centaine d'années" pour régénérer une forêt, mais que "néanmoins, déjà, au bout d'une vingtaine années, on se rend compte que des arbres ont poussé" il se fout du monde, bien avant ils atteindront 15 ou 20 mètres de haut ou beaucoup plus pour certaines espèces, c'est à croire qu'il n'a jamais vu pousser un arbre autrement que dans des livres !

Jérôme Chave - Pour l'Amazonie, les données actuelles suggèrent que cette année pourrait être parmi les plus intenses depuis 2001. Mais on ne sait pas si ça va être vraiment exceptionnel, car on est seulement au début de la saison sèche, qui s'achève fin novembre. Le pic est attendu en septembre-octobre. Franceinfo 29 août 2019

LVOG - Quand on ne sait pas, vous savez ce qu'on fait : On la ferme !

Pourquoi ne prend-il pas comme référence les années 2002 à 2007 et 2010 qui furent "vraiment exceptionnelles" où le double environ de la surface actuelle brûla ? Ah ben parce que dans ce cas-là ce ne serait plus "exceptionnel" et personne n'en parlerait, il faut bien faire peur aux gens avec le changement climatique pour qu'ils supportent le Green new deal...

Les limites de la désinformation...

Une nouvelle fois, les cartes satellites sont parlantes : en ce moment, il y a plus d’incendies en Afrique subsaharienne et à Madagascar, qu’en Amazonie. Bloomberg a fait le décompte pour la période du 22 au 24 août : on dénombrait 6.902 incendies en Angola au cours des dernières 48 heures, contre 3.395 en République démocratique du Congo et 2.127 au Brésil.

...il faut bien constater sur les cartes de la NASA que les incendies sont proportionnellement tout aussi nombreux au Pérou ou en Bolivie (...) D’autre part, les incendies au Brésil ne se limitent pas à l’Amazonie et touchent aussi de façon importante le sud du pays… rtbf.be 29 août 2019

LVOG - Les Africains, les Asiatiques, les habitants d'Amérique du Sud devraient absolument préserver la nature, la biodiversité, la faune et la flore, etc. que les puissances impérialistes occidentales ou l'ensemble des pays européens ont dû passer à la hache, au bulldozer, à l'explosif, parfois ravagé ou saccagé, pour assurer leur développement au cours des siècles derniers, autrement dit, il serait normal que les habitants et l'économie de tous ces continents demeurent sous-développé.

On nous rétorquera qu'ils sont davantage victimes du pillage des puissances impérialistes occidentales, comme si cela n'avait pas été le cas autrefois des populations en Europe, aux Etats-Unis, en Australie, oubliant au passage le sort épouvantable que leurs capitalistes leur avaient réservé.

Toujours le même déni, la même hypocrisie.

Il est significatif que les bonnes consciences qui se penchent sur le sort de ces populations, hébergent ceux qui pillent leurs richesses ou s'en accommodent en général, parce qu'ils en tirent profit, ne serait-ce que pour maintenir leur niveau de vie supérieur. Commencez donc par vous débarrasser du capitalisme, et tous les peuples de la planète ne pourront que s'en porter mieux.

Amazonie: Bolsonaro minimise la gravité des incendies et s'en prend à la presse - AFP 30 août 2019

Le président brésilien Jair Bolsonaro a de nouveau minimisé jeudi la gravité des incendies qui sévissent en Amazonie, alors qu'est entrée en vigueur l'interdiction temporaire des brûlis agricoles dans tout le pays.

Il "n'est pas vrai" que la forêt amazonienne soit "en feu", a affirmé M. Bolsonaro en direct sur Facebook, tout en assurant que "les incendies cette année sont inférieurs à la moyenne de ces dernières années". Il a accusé la presse brésilienne de "nourrir" l'inquiétude internationale à ce sujet.

Au Japon, le secrétaire général de l'ONU a souhaité "une réunion dédiée à la mobilisation de soutiens" à l'Amazonie en marge de l'Assemblée générale, du 20 au 23 septembre.

"La situation en Amazonie est, clairement, très grave", a déclaré Antonio Guterres. "La communauté internationale doit se mobiliser avec force pour soutenir les pays d'Amazonie afin de mettre fin aux incendies aussi rapidement que possible, par tous les moyens possibles, et mener ensuite une politique complète de reforestation".

"Le secrétaire général de l'ONU n'a pas parlé de cette affaire avec le gouvernement brésilien, nous se sommes pas au courant", a déclaré le ministère des Affaires étrangères, interrogé par l'AFP. "Il serait important que les autorités étrangères connaissent mieux la politique du Brésil en matière d'environnement (...) et qu'elle s'informent (...) de la situation en Amazonie et des mesures prises pour combattre les incendies, avant de proposer de nouvelles initiatives". AFP 30 août 2019

LVOG - Le POID a commis l'exploit dans une vidéo d'aborder les incendies de l'Amazonie sans mentionner pourquoi ils avaient été montées en épingle, c'est-à-dire préparer l'opinion publique à des mesures coercitives contre les Etats qui n'adopteraient par le Green new deal justifier par la théorie falsifiée du changement climatique d'origine anthropique. Par son silence, le POID la cautionne et rejoint la "communauté internationale" qui participe à cette machination pour sauver le capitalisme. Il n'est pas le seul dans ce cas-là comme nous l'avons signalé au début de cette causerie, toutes les formations politiques se réclamant du mouvement ouvrier sont alignés sur la propagande officielle, à ma connaissance je précise, s'il existait des exceptions, on voudrait bien les connaître.

Vidéo. Science contre prophètie et idéologie.

Attention, dans ces vidéos, si le commentateur adopte un ton neutre en apparence, en réalité il distille à petite dose la propagande officielle, sinon il ne serait pas journaliste à Arté !

La Propagande Écolo 1
https://www.youtube.com/watch?v=6pgcSAyCk44

La Propagande Écolo 2
https://www.youtube.com/watch?v=x1QeiAiD6gQ

La Propagande Écolo 3
https://www.youtube.com/watch?v=UsKhYfwW5lY

La Propagande Écolo 4
https://www.youtube.com/watch?v=-t7JBQGUorc

La Propagande Écolo 5
https://www.youtube.com/watch?v=j22rXqp6qHE

La Propagande Écolo 6
https://www.youtube.com/watch?v=3va8xq2tsLE

La Propagande Écolo 7
https://www.youtube.com/watch?v=ABMu_MK7Abc




Bienvenue en régime totalitaire qui s'étend à l'espace.

Condamné à vie pour avoir volé 50 dollars, un détenu de l'Alabama vient d'être libéré - slate.fr 30 août 2019

Alvin Kennard a passé toute sa vie d'adulte en prison, de ses 22 ans à ses 58 ans. En 1983, armé d'un couteau, il a dérobé 50 dollars dans la caisse d'une boulangerie et a été condamné à la perpétuité.

L'Alabama a des lois particulièrement strictes en matière de récidive, et deux ou trois délits mineurs non violents peuvent mener à la prison à vie. C'était le cas pour Kennard, qui avait auparavant été inculpé pour effraction dans une station-service. Il avait 18 ans au moment du premier incident et avait écopé de trois ans d'emprisonnement avec sursis.

C'est une association légale locale, l'Alabama Appleseed Center for Law and Justice, qui a obtenu la réduction de peine de Kennard. Son avocate, Carla Crowder, a précisé qu'il avait été un détenu exemplaire et qu'il avait trouvé la foi en prison.

Carla Crowder a déclaré que des centaines de détenus dans des situations similaires étaient toujours en prison, car ils n'avaient pas d'avocat. «C'est incroyablement injuste que des centaines de personnes en Alabama soient en prison à perpétuité pour des crimes non violents», a-t-elle insisté. slate.fr 30 août 2019

LVOG - Précision. En anglais on emploie le mot crime à propos de n'importe quel forfait, un vol à l'étalage par exemple.

En état de guerre perpétuelle pour justifier un budget militaire monstrueux.

Trump lance un commandement de l'espace face aux menaces de guerre des étoiles - AFP 29 août 2019

Donald Trump veut être prêt en cas de guerre des étoiles: le président américain a lancé jeudi un commandement militaire de l'espace, qui sera chargé d'assurer la domination des Etats-Unis, menacée par la Chine et la Russie, sur ce nouveau terrain de guerre.

"C'est un moment historique, un jour historique, qui reconnaît que l'espace est au centre de la sécurité nationale et de la défense de l'Amérique", a affirmé le président lors d'une cérémonie à Washington.

Ce commandement, baptisé "Spacecom", "s'assurera que la domination américaine dans l'espace ne soit jamais remise en question ou menacée car nous savons que la meilleure façon d'empêcher les conflit, c'est de se préparer à la victoire", a-t-il ajouté.

Pour M. Trump, il s'agit de combattre les ennemis des Etats-Unis qui s'attaquent aux "satellites américains qui sont si importants pour les opérations sur les terrains de guerre et pour notre style de vie".

Le "Spacecom" devient le 11e commandement militaire du Pentagone, équivalent par exemple au Centcom, chargé des opérations militaires américaines au Moyen-Orient.

Après le Spacecom, M. Trump a confirmé la prochaine création d'une "Force de l'espace" qui deviendra une sixième branche de l'armée américaine, aux côtés de l'armée de Terre, l'US Navy, l'US Air Force, le corps des Marines et celui des garde-côtes.

La mission du Spacecom est multiple: dissuader, défendre, offrir une capacité efficace de combat spatial et former des combattants pour la guerre dans l'espace, selon le Pentagone.

Le Spacecom travaillera avec les alliés traditionnels de Washington: le groupe des "Five Eyes" qui réunit les services de renseignement américain, néo-zélandais, britannique, canadien et australien, ainsi qu'avec l'Allemagne, le Japon et la France, qui a déjà annoncé la création prochaine d'un commandement dédié à l'espace.

"Historiquement, nous n'avions pas besoin d'alliés dans l'espace, qui était un domaine secondaire. C'est devenu très important aujourd'hui", a-t-il dit. AFP 29 août 2019

Sous la barbe et la moustache : La troïka !

Le Premier ministre ukrainien, un jeune juriste au profil discret - AFP 29 août 2019

Oleksiï Gontcharouk, qui est devenu jeudi à 35 ans le plus jeune Premier ministre ukrainien, est un ancien avocat partisan de réformes économiques libérales, peu connu et avec trois mois d'expérience à peine au sein du pouvoir.

Barbu et moustachu, M. Gontcharouk a dirigé pendant quatre ans le centre d'analyse BRDO à Kiev, financé par l'Union européenne et dont les activités visent à améliorer le climat des affaires en Ukraine.

"Les changements pour le mieux vont bientôt s'accélérer considérablement (...) Restez à l'écoute!", a-t-il écrit sur sa page Facebook la semaine dernière en publiant une photo de sa poignée de main avec le président de la Banque mondiale, David Malpass, alors en visite à Kiev.

Considéré comme partisan d'une politique économique libérale, M. Gontcharouk a plaidé en faveur de la poursuite de la coopération avec le Fonds monétaire international, dont l'aide financière est cruciale et conditionnée à l'application de mesures très impopulaires, comme la hausse de la facture du gaz.

Il "ne pourra pas être un Premier ministre indépendant, même s'il le souhaite, faute de disposer de sa propre base politique", résume l'analyste politique Volodymyr Fessenko. AFP 29 août 2019

LVOG - C'est bien pour cela qu'il a été nommé à ce poste, bravo pour votre perspicacité !




Ils osent tout ou leur humanisme est la politesse des salauds...

Capitalism : No future !

- "Elle sera un super modèle pour mon bébé" : à New York, une manifestation pour le climat... et pour voir Greta Thunberg - Franceinfo

- Incendies en Amazonie : "Vous qui venez d'autres mondes, aidez-nous !", implorent les indigènes de la tribu des Karitiana - Franceinfo

- Australie : les perspectives désormais "très mauvaises" pour la Grande Barrière de corail - Franceinfo

- L'association Les Ailes du Petit Prince fait voler de petits enfants handicapés dans l'esprit de Saint-Exupéry - Franceinfo

- A New York, dix statues de femmes installées sur une avenue pour lutter contre le sexisme - Franceinfo

- Plus de trois millions d'enfants réfugiés à travers le monde ne sont pas scolarisés - Franceinfo

- En Israël, la religion prend de plus en plus de place à l'école - LePoint.fr

- En burkini, des militantes provoquent la fermeture d'une piscine à Paris - sputniknews.com

Massacre de masse ordinaire.

- Frappe de la coalition au Yémen: la Croix-Rouge évoque un bilan supérieur à 100 morts - AFP 01.09

Une frappe de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite sur un centre de détention tenu par les rebelles Houthis a fait plus de 100 morts au Yémen, a estimé dimanche la Croix-Rouge internationale, affirmant s'efforcer de fournir une "aide médicale urgente" aux victimes. AFP 01.09

LVOG - Récemment ils avaient bombardé un mariage faisant plus de 80 morts.




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Syrie.

- Les États-Unis bombardent Al-Qaëda à Idleb - Réseau Voltaire 1er septembre 2019

Les États-Unis ont bombardé le quartier général d’Al-Qaëda à Idleb, le 31 août 2019. Selon la coalition internationale contre Daesh, ils auraient tué une quarantaine de personnes.

En agissant ainsi, les États-Unis prêtent main forte à l’armée arabe syrienne qui, depuis deux mois, libère le gouvernorat d’Idleb, occupé par Al-Qaëda.

Jusqu’à présent, Washington prétendait que le gouvernorat d’Idleb était le refuge des « opposants au régime Assad » et déniait qu’il soit occupé par Al-Qaëda. Il accusait la Syrie et la Russie de « faire du gouvernorat un enfer » sous le « faux prétexte » de la lutte contre le terrorisme. Réseau Voltaire 1er septembre 2019

Et l'interprétation médiatique destinée à l'opinion publique.

- À Idleb, la Russie accuse les États-Unis d'avoir "compromis" la trêve - Le HuffPost 2 septembre 2019

La Russie a accusé ce dimanche 1 septembre les États-Unis d’avoir “compromis” le maintien du cessez-le-feu dans la province syrienne d’Idleb, où Washington a mené samedi une frappe contre des chefs jihadistes.

Selon l’armée russe, les États-Unis ont frappé la région “sans en notifier à l’avance la Russie et la Turquie”, qui disposent toutes deux de troupes au sol. Elle a qualifié la frappe d’“utilisation aveugle de l’aviation” militaire. Le HuffPost 2 septembre 2019

LVOG - Si les Américains ont frappé la région “sans en notifier à l’avance la Russie et la Turquie”, c'est qu'ils savaient qu'ils ne viseraient pas les "troupes au sol" russes ou turques.

Allemagne.

Forte poussée de l'extrême droite en ex-RDA - AFP 1 septembre 2019

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui pourfend la politique d'accueil de centaines de milliers de migrants par la chancelière ces dernières années, obtient 22,5% dans le Brandebourg, le Land qui entoure Berlin, contre 12,2% en 2014, et 27,5% en Saxe, dans le sud-est (9,7% en 2014), selon des estimations des médias allemands.

L'Est de l'Allemagne confirme son statut de bastion électoral de l'AfD, nettement plus faible à l'Ouest du pays. Une illustration de la césure persistante en Allemagne trois décennies après sa réunification.

Quelque 5,5 millions de personnes étaient appelées aux urnes pour élire leurs nouveaux parlements régionaux.

S'il ne s'agit que d'environ 12% du corps électoral allemand, ces scrutins, complétés par un troisième en Thuringe, autre région de l'ex-RDA, le 27 octobre, sont scrutés à la loupe.

Dans le Brandebourg, le parti social-démocrate, partenaire minoritaire de la coalition gouvernementale de Mme Merkel à Berlin, parvient à sauver sa première place avec 27,5%, selon les estimations.

En Saxe voisine, les conservateurs d'Angela Merkel, dont ce Land constitue un fief, arrive certes en tête avec plus de 32%, devançant l'AfD de 5 points environ dans cette région berceau du mouvement islamophobe Pegida. Mais avec un net repli depuis 2014 (39,4%).

Les partis établis, en particulier la CDU, ont d'ores et déjà prévenu qu'ils ne formeraient pas de coalition avec l'AfD, qui présentaient de surcroît dans ces régions des figures issues de sa frange la plus radicale.

Ces Länder pourraient ainsi se trouver gouvernés par de larges alliances hétéroclites associant droite et gauche, au risque d'attiser un peu plus les mécontentements.

Dans des régions où nombre de jeunes continuent d'émigrer chaque année vers l'Ouest de l'Allemagne et ses salaires plus alléchants, les Allemands de l'ex-RDA souffrent d'un sentiment de déclassement, malgré une forte baisse du chômage depuis 10 ans.

Plus d'un électeur sur deux (54% en Saxe, 51% dans le Brandebourg) juge ainsi que les habitants de l'Est sont traités comme des "citoyens de seconde zone", selon un sondage diffusé dimanche par la première chaîne de ARD.

Devenu le deuxième parti à l'échelon fédéral, selon les sondages, les Verts ratent eux en partie le coche dans ces deux Länder industriels. Avec un score autour de 9% dans chacun des scrutins, ils sont en deçà des 14% promis par d'ultimes sondages.

Avec 10% dans les deux Länder, le parti de gauche radicale Die Linke perd lui autour de 8 points par rapport à 2014. AFP 1 septembre 2019

LVOG - "Ces Länder pourraient ainsi se trouver gouvernés par de larges alliances hétéroclites associant droite et gauche", SPD et/ou Verts ou Die Linke, ne serait-ce pas ce qui alimente l'extrême droite ? Chut !


Le 30 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

Quel boulot pour un mois d'août !

Au format pdf - 16 pages)

Le développement de la civilisation humaine, pour ne pas remonter beaucoup plus loin dans le temps, correspond à un processus dialectique matérialiste et historique inconscient, dont les forces productives et la lutte des classes sont les deux principaux facteurs ou moteurs. Que l'un des deux (ou les deux à la fois) stagne, soit paralysé ou neutralisé et la civilisation humaine ou le progrès social qui y est associé est vouée à régresser.

Maintenant, s'agissant d'un processus inconscient, personne ne peut ignorer de nos jours qu'il puisse prendre une tournure particulièrement cruelle et monstrueuse, au point de constituer une grave menace pour la survie de la civilisation humaine, les générations futures, ou une entrave à son développement à venir, dans la mesure où l'humanité demeure incapable d'en prendre conscience pour en modifier l'orientation ou plus précisément, d'agir consciemment pour en modifier l'orientation.

Autrement dit, libérer les forces productives, pas pour faire n'importe quoi, afin qu'elles ne servent strictement qu'au bien-être de la population sans gaspiller, épuiser ou détruire inutilement les ressources de notre planète ou la nature, et instaurer dans un premier temps un régime politique aussi démocratique que possible ou qui soit meilleur et plus juste pour la majorité des exploités et des opprimés, sachant que seule une minorité aura plus ou moins conscience au départ de ce processus et y participera activement.

Pourquoi introduire une telle restriction ? Pardi, mais parce qu'elle s'impose à nous, parce qu'il ne peut pas en être autrement dans l'état actuel des choses. On part des faits, on tient compte de la réalité, c'est aussi simple que cela. Il suffit d'ouvrir ses yeux ou ses oreilles pour en arriver au constat que les masses exploitées sont très loin d'être mûres pour passer à une société sans classe, sans Etat, sans frontière, sans monnaie ou banque ou encore ce qu'on appelle le communisme.

Elles ne peuvent pas parvenir à saisir d'un coup l'ensemble de ce processus historique, même au cours d'une révolution ou les années suivantes, personne en réalité. D'autant plus, quand elles sont soumises à une machine sophistiquée à propagande, qui censure les faits ou les déforme systématiquement pour empêcher que leur niveau de conscience progresse, ainsi elles se retrouvent privées des conditions qui pourraient déterminer leur volonté de passager à l'action à un moment donné.

Je crois qu'il existe une grande confusion dans notre interprétation des rapports qui existent entre le verbe, la pensée ou la conscience et l'action. On a pu apprendre par coeur la formule selon laquelle l'action précède le verbe sans vraiment la comprendre.

Quand au commencement jadis nos ancêtres recoururent aux outils les plus rudimentaires, par exemple en s'emparant d'une pierre pour frapper sur une noix, la briser ou l'ouvrir pour en consommer le contenu. Ils n'avaient absolument aucune conscience de ce qu'ils faisaient. Ils reproduisirent ce qu'ils avaient observé attentivement dans la nature accidentellement, une noix se détacha d'une branche et éclata au contact d'une pierre quelques mètres plus bas, et encore auront-ils dû l'observer de multiples fois avant de se livrer à cette expérience, qui fit à son tour l'objet de nombreux essais infructueux avant d'arriver à leur fin... On peut évidemment imaginer d'autres scénarios aboutissant au même effet. Nous avons retenu celui-là pour notre démonstration.

Dites-moi, comment peut-on caractériser leur observation, était-elle de nature conceptuelle ou plutôt comportementale ou étaient-elles liées ? Ils se servirent de leurs yeux comme d'un outil pour saisir ce qui se passait dans la nature, et une fois qu'ils furent plus évolués, soit des dizaines ou centaines de milliers d'années plus tard, ils tireront immédiatement une réflexion ou un enseignement pratique d'une simple observation.

Et bien quand on prend connaissance d'un fait directement à l'aide de notre cerveau, on est en présence du même processus auquel on accordera ou non de l'attention. Si cet hominidé primitif n'avait pas prêté une attention particulière à cette noix tombée d'un arbre et qui s'était fracassée en frappant violemment une pierre, il n'aurait jamais été motivé pour saisir une pierre. On peut donc en tirer comme conclusion, qu'observer (ou écouter) ce qui se passe autour de nous relève autant de l'action que se servir de ses mains pour accomplir une tâche, que cette observation débouche ou non sur une action.

Ensuite la question à se poser, c'est de découvrir pourquoi ou dans quelles conditions cette observation sera suivi d'effets, conscients ou inconscients. Et c'est là qu'on peut facilement se fourvoyer, en considérant qu'elle pourrait se traduire par aucun effet. Or, c'est impossible, car cela serait nier cette expérience ! C'est comme lorsque notre regard se porte sur un tas de choses au cours de la journée sans qu'on les remarque, il n'en demeure pas moins qu'on les a observées, et que ce regard concourt à notre comportement, ne serait-ce que par l'indifférence qu'on lui porte, car être indifférent à quelque chose, c'est déjà adopter une attitude envers quelque chose. Pourquoi ? Mais parce que le monde extérieur n'a pas besoin de nous pour exister, sauf à se prendre pour le maître de l'univers !

Adopter une attitude neutre ou passive par rapport à tout ce qui se passe dans la société, n'en demeure pas moins une attitude qui va contribuer à influencer l'orientation de la société, qu'on le veuille ou non. En électricité, le neutre et la phase sont actifs, déconnectez l'un ou l'autre et vous n'avez plus de courant ! Il en va de même des atomes, donc de la matière dont nous sommes composés.

L'immense majorité des travailleurs ne participent pas à la lutte de classe ou ignorent ce qui se passe réellement. Pour autant, leur attitude influencera la lutte des classes et l'orientation de la société. Pourquoi n'y participent-ils pas ? Notamment parce qu'ils n'ont pas conscience de leur condition, ils en ignorent les origines parce qu'ils se fient à ce qu'on leur raconte et ils s'accommodent de leur mode de vie médiocre.

De nos jours, quand on affirme que les hommes sont plus évolués que jadis, on veut uniquement dire qu'ils interprètent le plus souvent inconsciemment ou à leur insu ce qu'ils observent, le progrès qu'ils ont réalisé ne va guère au-delà, et c'est se leurrer gravement que de leur prêter un niveau de conscience supérieur pour qu'ils réalisent des tâches (politiques) qui ne correspondent pas aux capacités qu'ils ont acquises.

Pour qu'ils progressent à nouveau et que l'humanité franchisse une étape décisive vers son émancipation ou la liberté, il faudrait qu'ils admettent qu'ils doivent commencer par apprendre à observer et à écouter ce qui se passe dans la société, pour ensuite éventuellement agir ensemble pour la changer.

Mes détracteurs prétendent qu'un aveugle ou un sourd et muet peut très bien se débrouiller seul en étant dépourvu des moyens pour trouver son chemin ou s'orienter dans la société. Marche et tu trouveras ton chemin aurait dit saint Pierre ou je ne sais plus qui ! Si l'immense majorité des travailleurs ne participent pas à la lutte de classe ou ignorent ce qui se passe réellement, eux ne chercheront pas à savoir pourquoi, cela pourrait signifier qu'ils l'ignorent eux-mêmes, effectivement c'est plausible, ils les inviteront à y participer comme si de rien n'était, parce qu'apparemment ils ont une conception de l'action antérieure à la préhistoire. Jusqu'où régresseront-ils ? A suivre.

Macron toujours en quête de légitimité.

G7 : Emmanuel Macron gagne son « brevet d'homme d'État » - LePoint.fr

Au lendemain du G7, les éditorialistes saluent le caractère offensif d'Emmanuel Macron, qui a renforcé sa stature sur la scène internationale. LePoint.fr

... mais la ficelle était un peu trop grosse ou visible...

Au G7, comment Emmanuel Macron a tenté en vain de manipuler Donald Trump - Le HuffPost

Si on commence par la conférence de presse commune entre Donald Trump et Emmanuel Macron, on reste sur une sensation étrange où la flagornerie semble l’avoir disputé à l’ambiguïté. Le HuffPost

... allant jusqu'à la faute...

Sommet Trump-Rohani : pourquoi Macron s'est trop avancé - Le HuffPost

...et cerise sur le gâteau, le tartuffe ridiculisé dans la foulée...

Trump et Bolsonaro se congratulent sur la gestion des feux en Amazonie - Le HuffPost 28 août 2019

En faisant l’éloge de la façon dont Jair Bolsonaro gère le dossier amazonien, Donald Trump prend le contre-pied du président français Emmanuel Macron, qui a ouvertement déploré l’attitude du président brésilien face à cette crise.

Lors du sommet du G7 à Biarritz, en France, Emmanuel Macron s’est interrogé sur l’opportunité de conférer un statut international à la forêt amazonienne, au cas où les dirigeants de la région prenaient des décisions nuisibles pour la planète. Le HuffPost 28 août 2019

LVOG - Evo Morales en campagne électorale cède à la pression du lobby écolo-néolibéral.

- Lundi, La Paz a accepté la proposition de Paris de former une "Alliance pour l'Amazonie". Le président bolivien a également annoncé une suspension provisoire dans les régions amazoniennes des achats et ventes de terres, afin d'éviter que les surfaces dévastées par les feux ne soient utilisées pour créer des zones de culture ou d'élevage. Comme Jair Bolsonaro, Evo Morales est la cible de critiques des écologistes sur sa gestion des incendies en Bolivie et parce qu'il encourage la pratique de la culture sur brûlis pour l'extension des activités agricoles intensives. Le HuffPost 28 août 2019

...ce qui ne les empêche pas d'en remettre une couche...

Jair Bolsonaro, le "capitaine tronçonneuse" qui fait honte au Brésil - Le HuffPost

... et de faire une découverte incroyable...

Afrique subsaharienne : ses forêts brûlent aussi - LePoint.fr 27 août 2019




Totalitarisme et militarisation.

La militarisation de la Commission européenne ou l'Otan économique.

Sylvie Goulard à la Commission européenne, une désignation déjà entourée de polémiques - LeFigaro.fr 28 août 2019

Le président Emmanuel Macron a désigné l’ancienne ministre des Armées pour intégrer la future Commission européenne, malgré des affaires en cours. LeFigaro.fr 28 août 2019

Quand ils en arrivent à détruire les institutions qu'ils ont forgées pour asservir le peuple travailleur au profit d'un régime totalitaire.

L'exécutif avance à pas de loup sur la réforme des institutions - AFP 28 août 2019

L'exécutif a présenté mercredi une version sans surprise de sa réforme des institutions qui comprend notamment une réduction de 25% du nombre de parlementaires, sans se prononcer encore sur la date de son examen au Parlement, qui dépendra d'intenses tractations avec le Sénat.

Les trois projets de loi (constitutionnel, organique et ordinaire) présentés en Conseil des ministres par la Garde des Sceaux Nicole Belloubet sont tels qu'attendus. Pomme de discorde, le volet organique comporte bien une "diminution des effectifs qui aboutit à une réduction de 25%, en fixant à 433 le nombre de députés et à 261 le nombre de sénateurs", dixit Mme Belloubet. Actuellement, ils sont 577 députés et 348 sénateurs à siéger à l'Assemblée nationale et au Sénat.

L'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, à hauteur de 20%, a également été confirmée, tout comme la limitation à trois mandats identiques et consécutifs pour les parlementaires, les présidents d'exécutifs locaux et les maires des communes à partir de 9.000 habitants. AFP 28 août 2019

LVOG - Vous aurez noté que nulle part je défendrais l'existence des institutions de la Ve République, puisque nous combattons pour leur abolition.

Numéro d'illusionnisme pour justifier la fin des partis politiques ou leur mise hors la loi au profit de l'oligarchie.

Le tirage au sort peut-il sauver la démocratie? - slate.fr 25 août 2019

La montée de l'abstentionnisme est patente dans les démocraties représentatives, et en particulier en France. Quelque 10% des Français en âge de voter –soit 4,3 millions de personnes– ne sont pas inscrits sur les listes électorales.

Il ne faut pas non plus négliger l'ampleur de la crise du capitalisme financier et des politiques publiques –de droite comme de gauche– menées depuis la crise économique de 2008, et leurs effets sur le partage des richesses.

Dans ce contexte de crise de la représentation politique, la distanciation, la dénonciation et la protestation repérables dans l'ensemble des pays européens sont moins les signes d'un déficit démocratique que d'une demande de démocratie.

«Dans son principe comme dans son origine historique, la représentation est le contraire de la démocratie», a écrit le philosophe Jacques Rancière. Cela rejoint, de manière certes contre-intuitive, ce que certains penseurs des Lumières avançaient: tout système représentatif est aristocratique.

Dans L'Esprit des lois, Montesquieu l'exprime ainsi: «Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie; le suffrage par le choix est de celle de l'aristocratie.» Le principe de l'élection de représentants implique un choix, et donc l'établissement de distinctions entre les citoyens.

Ainsi, la représentation est une idée d'origine aristocratique s'opposant à celle, démocratique, d'égale compétence de chacun à prendre les décisions collectives. Dans la Grèce et la Rome antique, «est démocratique le gouvernement auquel tous participent» –même s'il ne faut pas oublier que tout individu n'est pas citoyen dans l'Antiquité.

Dans Principes du gouvernement représentatif, le philosophe Bernard Manin montre que les pères fondateurs des républiques modernes voulaient une aristocratie élective (censitaire - LVOG), ce pourquoi ils ont rejeté le tirage au sort, associé depuis Platon et Aristote à la démocratie directe.

Disparu de la scène politique avec les révolutions modernes, bien qu'utilisé par la démocratie athénienne ou par les cités italiennes de la Renaissance, telles Venise et Florence, et ancré dans la tradition politique historique suisse, le tirage au sort redevient aujourd'hui une expérience politique et un objet de discussion chez les spécialistes.

La demande de démocratie directe s'exprime par l'utilisation du tirage au sort en politique, de manière nationale ou plus locale, mais aussi par des exemples de démocratie participative.

(Le chaos en guise de démocratie... - LVOG)

Mais ce sont surtout les exemples de démocratie participative et d'engagement citoyen comme nouveaux espaces d'élaboration politique qui plaident pour une rupture radicale: de Nuit debout aux Indignés, de Luttopia à Montpellier (pour un autre accès à la culture) à l'Appel des jours heureux, en passant par Alternatiba (un mouvement alternatif politique pour le climat), les expériences de fab labs et, évidemment, le débat ouvert par les «gilets jaunes».

(Autant de "débats" immédiatement clos ou sans lendemain pour n'avoir jamais franchi ou envisagé d'abattre l'obstacle de la Ve République. - LVOG)

Le tirage au sort en politique est aussi de retour au niveau théorique, avec Barbara Goodwin, Jon Elster, Peter Stone, Anja Röcke, Gil Delannoi, Oliver Dowlen, Alexander Guerrero, Manuel Cervera-Marzal, Yohan Dubigeon, Yves Sintomer, Loïc Blondiaux ou Paul Le Fèvre. Travaux de recherche, ouvrages récents, colloques traitent de cette question, notamment sous l'angle des effets potentiels dans une logique une pluralisation des voies de la légitimité politique.

Par-delà les multiples difficultés de mise en œuvre, par-delà les inconvénients que le sens commun est prompt à développer, par-delà les écueils réels, les effets potentiels méritent au moins d'être cités, à défaut de les analyser en détail: simplicité, économie, impartialité caractérisent le tirage au sort.

Celui-ci permet également une suppression de la compétition dans le domaine politique et la fin de sa monopolisation par les partis politiques. Dès lors, conflits d'intérêts et corruption ont moins de risques de se produire.

(Du moment que l'immense majorité de la population partage l'idéologie capitaliste, ils n'ont rien à craindre, de leur pochette surprise sortira toujours une majorité de représentant acquis à leur cause. Une révolution prolétarienne serait menée au début par une minorité, donc elle serait déclarée non démocratique sur le plan politique, tandis qu'elle exprimerait les intérêts de la majorité et serait démocratique sur le plan historique. - LVOG)

Par un tel exercice de citoyenneté commune, chacun se voit reconnue la compétence à décider, agir et gouverner, ce qui favorise le développement d'une culture civique. La délibération politique commune facilite l'expression régulée des désaccords, et donc la cohésion sociale. slate.fr 25 août 2019

LVOG - Traduisons le dernier paragraphe.

Par un tel exercice d'unité nationale, l'oligarchie se voit reconnue la compétence à décider, agir et gouverner, ce qui favorise le développement d'une culture esclavagiste. La délibération politique commune exclut l'expression régulée des désaccords, et donc facilite le totalitarisme au détriment de la démocratie.

"Ce n'est bien sûr pas une situation comparable à une dictature mais..." cela y ressemble quand même.

Critique à l'égard de la police, Sebastian Roché évincé de l'école des Commissaires - lexpress.fr 28.08

Depuis 1993, Sebastian Roché enseignait dans la prestigieuse École nationale supérieure de la police (ENSP). Également directeur de recherche au CNRS, ce sociologue était jusqu'alors en charge d'une quinzaine d'heures de cours au sein de l'école, rappelle Le Parisien.

Mais dans une lettre reçue le 20 août dernier, le spécialiste apprend soudainement que cette collaboration est terminée. "Pour l'année universitaire 2019-2020, le cours [...] ayant trait à l'analyse de la sécurité est confié à un autre intervenant", explique le courrier. Signé par William Marion, le directeur adjoint de l'ENSP, le texte informe qu"'eu égard aux axes stratégiques de la police nationale", l'école a décidé d'une "refonte des orientations de certains contenus pédagogiques", relate Libération. Sebastian Roché, lui, y voit surtout "une décision politique". "L'école reste dans un système dirigé par le ministre de l'Intérieur, je pense que j'ai déplu au prince", déplore-t-il dans le journal.

Remise en cause de la stratégie policière

Et pour cause. Spécialiste des relations entre police et population, Sebastian Roché s'est avéré très critique envers le comportement de la police durant le mouvement des gilets jaunes. Le sociologue s'est largement exprimé dans les médias, pour mettre en garde contre la stratégie des forces de l'ordre qui, selon lui, engendrait de nombreux blessés. Il a également critiqué le manque d'indépendance de l'IGPN, et a dénoncé plusieurs fois un usage disproportionné de la force de la part des agents de police.

Dans une récente interview à Libération, il estimait par exemple que les violences policières durant le mouvement des gilets jaunes constituaient un "tournant" : "Ce n'était jamais arrivé en France à cette échelle. Une partie de la population, des journalistes, des avocats, des universitaires estiment que c'est illégitime. La défiance vis-à-vis de la police est alimentée par sa violence, mais aussi parce que de tels actes sont présentés comme légaux."

Des déclarations qui n'avaient pas manqué de faire réagir les principaux intéressés, comme le Syndicat des commissaires de la police nationale, qui avait déclaré dans la foulée que les critiques du sociologue étaient "malvenues", et qu'il était "temps de passer la main".

C'est désormais chose faite, puisque l'ENSP précise dans son courrier "qu'un autre intervenant qualifié, en l'occurrence un docteur de la police nationale", serait chargé de remplacer Sebastian Roché pour ses cours. Selon Libération, le fameux remplaçant n'a pour l'instant toujours pas été recruté.

"Dans les moments de tension, le ministère de l'Intérieur se crispe. Il a tendance à confondre ce qui relève du débat public et du sabotage de la police", analyse le sociologue dans Le Parisien. "Mon départ est peut-être aussi l'indication que la relation entre la police et la population n'est pas un sujet très important pour le ministère", ajoute-t-il dans Libération. "Ce n'est bien sûr pas une situation comparable à une dictature mais, mis bout à bout, il y a un ciblage des personnes qui ont un regard critique sur la police. Le ministre de l'Intérieur n'a pas la maturité démocratique pour le débat, elle n'est pas complètement absente mais elle est très fragile. Par moments elle se développe, il y a des gens courageux qui veulent dialoguer, mais ce n'est pas structurel". lexpress.fr 28.08




Climat. Apocalypse now ou la science des corrompus, des ignorants, des médiocres, des malfaisants.

De qui s'agit-il ?

- "Mon cerveau ne fonctionne plus bien", s'est-elle excusée alors qu'elle bafouillait brièvement lors de la conférence presse.

Réponse : Greta Thunberg, diagnostiquée autiste Asperger à l'âge de 12 ans, à son arrivée à New York à bord du voilier Malizia II appartenant à Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline de Monaco. AFP 29 août 2019

L'imposture du changement climatique d'origine anthropique ou du Green new deal. Fric-frac en milliers de milliards de dollars

Fabrication du consentement, mode d'emploi. Entre "être efficace et être honnête", ils n'ont même pas eu besoin de réfléchir !

« Nous avons besoin de l’appui du public, et pour cela, capter l’attention des médias. Nous devrons donc présenter des scénarios effrayants, faire des déclarations dramatiques simplistes et taire tous les doutes que nous pourrions avoir.. Chacun de nous doit décider quel est le bon équilibre entre être efficace et être honnête ». Stephen Schneider – Lead Author GIEC – Discover magazine 10/1989.

A quelle machination financière veulent-ils associer les peuples. Quelques sponsors en diront plus que de longs discours :

BlackRock, The Chase Manhatan Bank, JP Morgan, les GAFAM, Bloomberg, Avaaz (Soros), Al Gore, Richard. Branson (Kingfisher), Unilever, Johnson and Johnson, les fondations Rockefeller, Ford, Coca Cola, Nestlé, ainsi qu'Eni, Shell, Roche, Kering, Lafarge Holcim, Ikea, Reliance, Tata, etc.

La Banque mondiale, le FMI, le Forum économique mondial (Davos), le Council Foreign Relation (CFR), l'ONU, l'UE, etc.

Climate Action 100+, l'une des importantes officines américaines qui coordonnent les prédateurs du Green new deal dont le capital se monte à 34.000 milliards de dollars.

https://www.ceres.org/initiatives/climate-action-100

Launched in December 2017 at the One Planet Summit, with 225 investors with $26 trillion in assets under management, Climate Action 100+ is now backed by more than 360 investors with more than $34 trillion in assets under management, including 87 North American investors.

Parole d'internaute.

- "Contrairement à ce que prétendent les prophètes de l’apocalypse l’Amazone n’est pas le poumon de la planète. L’Amazone est une forêt secondaire (et non primaire) qui est mature et donc produit plus de CO2 qu’elle n’en absorbe.

A l’échelle du globe, il n’y a actuellement pas d’augmentation de surface de forêt détruite annuellement.

Les incendies font partie du cycle normal de vie des forêts. Ils sont indispensables pour la régénérer et pour le maintien de la biodiversité.

Les cultures et les prairies absorbent plus de CO2 que les forêts matures.

A l’échelle du globe la tendance est à l’augmentation des surfaces forestières. Singulièrement dans les zones tempérées qui sont les zones les plus efficaces pour l’absorption du CO2 la surface de forêt n’a jamais été aussi grande depuis le XIXe siècle.

Le CO2 n’est pas un gaz polluant mais un gaz indispensable à la vie.

Les études montrent que l’augmentation de CO2 non seulement favorise le développement des plantes, mais aussi suit toujours l’élévation de température et non l’inverse.

Les algorithmes du GIEC prévoient des évolutions climatiques très discordantes et tous sont incapables de reconstruire le climat passé et récent. En un mot, ils n’ont aucune validité scientifique. Notez que les rapports (pas la synthèse à l’intention des médias et des politiques) du GIEC le reconnaissent. Olivier Montulet

LVOG - Au passage, vous retrouvez la méthode du "en même temps" adoptée par Macron et par les idéologues de l'extrême-centre. Le GIEC reconnaît que personne ne comprend et ne peut prévoir les évolutions climatiques dans ses rapports, mais dans ses conclusions à l’intention des médias et des politiques il passe outre.

Ceux qui gouvernement admettent que les inégalités sociales exorbitantes posent problèmes, et quand ils passent à l'exercice pratique ou législatif au lieu de s'attaquer à ses origines, ils s'en prennent à ceux qui en sont victimes et les aggravent. C'est la même méthode. Les problèmes de sécurité ou de violence ont pour origine l'absence de liberté ou le non respect des droits de la majorité de la population, et en conclusion ils vont réduire encore ces droits et restreindre les libertés. Ils ne peuvent pas traiter des problèmes dont ils sont partie prenante, il faut donc commencer par les chasser du pouvoir...

La stratégie de la terreur

Un climat de peur par Jo Moreau 20/05/2019

Une peur quasi-religieuse et obsessionnelle d’une apocalypse inéluctable, instillée dans nos populations, et surtout parmi la jeunesse, par les prédicateurs d‘une nouvelle Eglise au discours à caractère oppressif. Et l’angoisse qu’elle génère est portée presque journellement par l’ensemble des acteurs de notre société, depuis les enseignants en passant par les médias, le monde politique et une partie du monde scientifique. Cette peur paralyse de plus en plus les différents vecteurs de son dynamisme et de son développement. (...)

Heureusement, on a inventé le merveilleux et hyper-populiste « principe de précaution », destiné à préserver nos malheureuses populations de toutes ces inventions du diable et des innombrables catastrophes qui en sont les conséquences inévitables. Et qui permet au monde politique de surfer sur la vague électoralement rentable de la sécurité à tout prix et du sauvetage de la planète. Si certaines recherches fondamentales se poursuivent malgré tout, c’est presque honteusement et en toute discrétion.

Menaces ouvertes sur les écrits giecosceptiques par Jo Moreau 15/07/2019

Il apparaît qu’un réseau social bien connu a mis en place l’équivalent d’un « Ministère de la Vérité » tel que décrit par Georges Orwell dans son roman 1984.

En effet, ma page « belgotopia » (comme d’autres pages équivalentes) y a fait l’objet de menaces de non-diffusion, et même de radiation pure et simple si je continuais à promouvoir des « fake news ».

Quel est mon crime ?: Avoir voulu partager une étude développée par Jirky KAUPPINEN, – PhD – Physicien – Professeur à l’ université de Turku (Finlande), et contresignée par Pekka J. MALMI, PhD, Dept Physics and Astronomy – de la même université. (1)

Sans aucun doute deux plaisantins ignares !

Les accusations de « fake news » reposent sur deux arguments :

– L’article n’a pas fait l’objet d’une parution dans une revue à comité de lecture (peer-review).

– En bref, il est en contradiction avec la science officielle diffusée par le GIEC, seul détenteur de la Vraie Vérité...

Les publications scientifiques sont truffées d'erreurs et de falsifications.

Le peer-review, irréprochable ? par Jo Moreau 17/07/2019

Randy SCHEKMAN, prix Nobel de médecine, déclare que son équipe n’enverra plus de document de recherche à NATURE, SCIENCE ou CELL dans la mesure où ces revues à comité de relecture faussent le processus scientifique, et constituent une tyrannie qui doit être brisée.

Il les accuse ces de sélectionner les études qu’elles publient, par exemple en fonction du fait que soit ces articles « représentent la bonne science », ou les refusent parce qu’ils sont « provocateurs ». D’autres chercheurs de son laboratoire émettent un avis semblable, mais reconnaissent que sans ces articles, ils auraient des problèmes pour ouvrir les bonnes portes dans leur carrière future, ou pour l’obtention de crédits de recherche. (1)

Richard HORTON, rédacteur en chef de la revue britannique « THE LANCET » , a déclaré de son côté que : « Les éditeurs et les scientifiques insistent sur l’importance cruciale de l’évaluation par les pairs. Nous la dépeignons au public comme si c’était un processus quasi-sacré qui aide à faire de la science notre accès le plus objectif à la vérité. Mais nous savons que le système d’évaluation par les pairs est biaisé, injuste, non fiable, incomplet, facilement truqué, souvent insultant, souvent ignare, parfois bête, et souvent erroné » . Fichtre !

Pierre MARAGE, vice-recteur à l’Université Libre de Bruxelles et Vincent YZERBYT, son équivalent à l’Université Catholique de Louvain ainsi que Nicolas TAJJEDINE également de l’UCL insistent également sur leur importance. « Publier ? c’est ça qui assure les carrières scientifiques. Et à tous les niveaux d’ailleurs. Pour un jeune, publier est essentiel parce que cela lui permet d’enrichir son CV, de poursuivre une carrière, d’être reconnu par ses pairs. Pour quelqu’un de plus expérimenté, c’est le principal critère pour obtenir des financements et faire prospérer son laboratoire. (…)A partir du moment où vous travaillez dans une institution publique, c’est de l’argent de la collectivité dont il est question. Il est donc légitime qu’à un moment donné, les pouvoirs subsidiants puissent contrôler ce qu’il se fait et attendre des résultats. On peut difficilement donner à des chercheurs des masses gigantesques d’argent sans attendre un retour sur investissement. » (2)

Le nombre d’articles publiés dans les revues NATURE et SCIENCE constitue ainsi un critère important dans le classement des meilleures universités dans le monde.

On réalise immédiatement la pression qui pèse sur les épaules des chercheurs, et le pouvoir écrasant qui se trouve dans les mains d’un éditeur de revue scientifique.

On comprend aussi combien il est important de se retrouver dans le cocon d’une pensée conformiste d’un « consensus scientifique » tellement vanté.

La grande majorité des chercheurs l’ont bien compris, et on peut citer William BRIGGS, PhD, statisticien climatique « J’ai entendu des histoires scandaleuses de la part de collègues qui ont essayé de faire publier des thèses en désaccord avec les vues du GIEC. Il y avait un comportement totalement contraire à l’éthique de la part de certains éditeurs », de Gérard BODIFEE , astrophysicien « Quasi tous les scientifiques sont aujourd’hui pieds et poings liés à des fonds sans lesquels ils ne peuvent fonctionner. Ils doivent publier. Or, on n’a plus accès aux revues scientifiques si on ne participe pas à la pensée dominante », Cliff OLLIER, PhD, géologue « Il devient de plus en plus difficile d’obtenir des crédits si on ne s’affirme pas en faveur des thèses du réchauffement climatique dû à l’homme », ou encore Jim STEELE, biologie de l’environnement « La blague dans la plupart des départements de biologie universitaire pour les chercheurs qui cherchent du financement, est «comment puis-je lier ma recherche au réchauffement climatique ?».

Là-dessus, s’ajoute le fait que pour être considéré comme chercheur à priori fiable, il est hautement préférable de ne pas remettre en cause les croyances de ses pairs, et d’en tenir compte dans un processus de peer-reviewing.

Le « peer review » n’est pas une garantie contre la manipulation ou la fraude.

Je ne reviendrai pas sur le cas « SERALINI », dont l’étude sur la toxicité des OGM a été retirée de la revue « Food and Chemical Toxicology ». La controverse qui l’accompagne démontre à suffisance l’ampleur de l’influence idéologique et politique qui transparaît dans la discussion scientifique et risque de la polluer, de quelque bord qu’elle provienne d’ailleurs.

De nombreux cas de fraudes ont eux été clairement établis, et je ne citerai que celle commise par Diederick STAPEL, chercheur et professeur à l’Université de Tilburg, qui pendant une dizaine d’années a publié plus de 137 articles dans des revues à relecture, dont 55 au minimum contiennent des données inventées ou falsifiées. (4)

Dans le domaine climatique, que nous a appris en son temps le « Climategate » ?

En 2009, la divulgation de mails échangés entre des chercheurs du CLIMATIC RESEARCH UNIT (CRU), grand pourvoyeur de données au GIEC, a brièvement secoué le monde scientifique avant d’être enfoui dans un oubli confortable. Les chercheurs incriminés furent ensuite blanchis par une commission du Parlement britannique (donc des politiques et non des scientifiques).

Quelques phrases relevées dans certains de ces mails :

Je ne veux voir aucun de ces papiers repris dans le prochain rapport du GIEC. Kevin et moi les écarterons, même si nous devons redéfinir ce qu’est la littérature peer-review. » (5)

« C’est le danger de toujours reprocher aux sceptiques de ne pas publier dans la littérature « peer reviewed ». De toute évidence, ils ont trouvé une solution à cela : infiltrer un journal. Alors, que faisons-nous à ce sujet? Je pense que nous devons cesser de considérer « Climate Research » comme une revue à prendre en référence. Nous devrions peut-être encourager nos collègues dans le milieu de la recherche climatique à ne plus prendre cette revue en considération. Nous devrions aussi attirer l’attention de nos collègues plus raisonnables qui actuellement siègent au comité de rédaction … » (6)

« Hans VON STORCH est en partie à blâmer (pour la publication d’articles sceptiques dans Climate Research). Cela encourage la publication d’inepties scientifiques. Nous devrions prendre contact avec les éditeurs et leur montrer que leur journal est perçu comme faisant de la désinformation. J’emploie le terme ’perçu’, que cela soit vrai ou non c‘est la perception à l‘ extérieur qui compte. Nous devrions pouvoir rassembler un groupe d’environ 50 scientifiques pour signer une telle lettre ». (7)

Dans une autre suite de mails (8), les scientifiques du CRU réagissent à la parution d’un article de McIntyre dans Geophysical Research Letters, oû ils expriment leurs préoccupations au vu des relations du rédacteur en chef du journal James SAIERS, avec l’Université de Virginia (et probablement Pat Michaels). « Si Saiers est un sceptique, alors il doit être éjecté via les canaux officiels du Journal. » (Saiers a effectivement été évincé).

Voilà qui doit permettre à chacun de se faire sa propre idée sur les pressions auxquelles sont soumis les éditeurs de journaux à comité de relecture. Et accessoirement sur la déontologie des champions de la Vraie Science du CRU. Et enfin sur l’opportunité de blanchir ces personnages comme l’a fait le Parlement britannique, qui -notons-le – avait à juger ses propres compatriotes agissant au sein de la prestigieuse université East Anglia.

D’autres anomalies …

Le professeur Paul BROOKES, professeur agrégé à l’Université de Rochester- Medical Center a prononcé l’évaluation la plus accablante, concentrant ses flèches sur Nature Publishing Group (NPG): «Vous pouvez avoir tous les poids lourds (scientifiques) de votre côté, mais si vous contestez quelque chose qui a paru dans un Journal du NPG, vous aurez à vous battre d’abord pour entrouvrir la porte, suivi par une bataille rangée pour obtenir que quelque chose soit publié. NPG n’aime pas quand vous trouvez des erreurs qui auraient échappé à l’examen par les pairs ». Le professeur Brookes avait sous un pseudo, créé un site web : science-fraud.org qui avait pour but de dénoncer des documents suspects dans la littérature scientifique. En six mois, il avait répertorié environ 500 articles, et son site comptait plusieurs milliers de visiteurs quotidiens. Lorsque sa véritable identité fut découverte, des e-mails furent envoyés aux scientifiques concernés pour les inciter à déposer plainte pour diffamation, qualifiant son site comme étant « un site de haine et constituant une menace pour la communauté scientifique (!) ». Cette dénonciation fut également envoyée à ses supérieurs académiques, aux éditeurs qui l’avaient publié ainsi qu’à ses collègues qui auraient aussi pu être des « peer reviewers ». Son site fut fermé à la suite de cette cabale. (9)

« (…) les relecteurs des revues scientifiques ont souvent encouragé des pratiques irrégulières ainsi qu’ « une incitation à passer sous silence les résultats n’allant pas dans le bon sens ou les expériences n’ayant pas mis en évidence l’effet escompté, comme si cette absence de résultat n’était pas un résultat en soi ! « Il n’était pas rare que les revues plaident fortement en faveur de sujets intéressants, élégants, concis et irrésistibles, sans doute aux dépens de la rigueur scientifique. » (10)

Conclusion

Alors, toutes les revues scientifiques sont-elles à mettre à la poubelle, et tous les relecteurs sont-ils pourris ? Evidemment non, et je m’en voudrais de suivre le même cheminement intellectuel qu’affectionnent les partisans du GIEC à l‘encontre de leurs contradicteurs. J’ai simplement voulu montrer les multiples failles d’un système en définitive très humain, soumis à des pressions en tous genres, intellectuelles ou financières auxquelles il est parfois difficile de résister, mais dictatorial dans sa finalité.

Il fallait bien que la gauche scélérate se distingue.

Le pari du Green New Deal à 16.300 milliards de dollars de Bernie Sanders - slate.fr 26.08

Quelques mois après la proposition d'un Green New Deal par la représentante Alexandra Ocasio-Cortez et le sénateur Edward John Markey, Bernie Sanders la reprend à son compte en lui apportant de profondes modifications au passage.

L'objectif semble insensé. Il vise une énergie propre à 100% pour l'activité des industries de l'énergie et du transport d'ici à 2030 et une économie décarbonée dans son intégralité vingt ans plus tard.

Le changement climatique deviendrait une «urgence nationale»; des investissements massifs dans la recherche et le développement ou dans les énergies renouvelables seraient effectués; l'achat de véhicules électriques serait subventionné significativement; 200 milliards de dollars seraient alloués à une aide au développement vert.

La fracturation hydraulique serait bannie, tout comme les imports et exports d'énergies fossiles ou les nouvelles autorisations d'exploitation. Les activités, firmes et grandes fortunes liées aux énergies qui ne respectent pas les critères pour être qualifiées de vertes seraient massivement taxées et un travail serait effectué avec la Securities and Exchange Commission (SEC) pour rediriger les investissements vers des fonds écologiques.

Au sein même de son camp, certaines personnes estiment que ces mesures sont tout à fait irréalistes. «Le plan Sanders semble gros, mais ce n'est pas sérieux», a par exemple déclaré au New York Times Joshua Freed, vice-président du think tank vert et démocrate Third Way.

D'autres, en revanche, louent la force symbolique du projet. Même si on le juge inapplicable, le Green New Deal de Bernie Sanders pourrait pousser les autres candidat·es à présenter des propositions plus osées. slate.fr 26.08

En complément.

Italie: le centre gauche et le M5S s'entendent pour un gouvernement Conte 2 - AFP 29 août 2019

Le Mouvement 5 Etoiles (antisystème) et le Parti démocrate (centre gauche) se sont entendus mercredi pour former un gouvernement sous la houlette du Premier ministre sortant Giuseppe Conte mais des incertitudes demeurent sur sa mise en place qui n'interviendra que dans les prochains jours.

Un "accord politique a été trouvé avec le PD" pour former une nouvelle majorité de gouvernement, a annoncé le chef du Mouvement 5 Etoiles (M5S), Luigi Di Maio, après avoir rencontré le président Sergio Mattarella.

Le nouvel exécutif sera de nouveau dirigé par M. Conte, et ce "sera une garantie" pour le M5S, a précisé M. Di Maio... AFP 29 août 2019

Hong Kong. Un flagrant délit qui passe mal. Les manipulations de masse à des fins inavouables n'existeraient pas selon les idéologues de l'oligarchie.

LVOG - La très prolifique et bienveillante couverture médiatique et institutionnelle de ces manifestations aurait dû mettre la puce à l'oreille de nos dirigeants sur leurs origines et leurs intentions inavouables car malveillantes, pensez-vous ! Comme ils n'ont rien à se mettre sous la dent en France pour maintenir le moral de leurs troupes et faire oublier leur incurie politique légendaire, n'importe quoi fera l'affaire quitte à les manipuler. Où va se nicher l'opportunisme.

Paranoïaque, Pékin voit l'ombre de la CIA à tous les coins de rue - slate.fr 26.08

Comme l'a souligné un porte-parole du département d'État dans une interview accordée au New York Times, «il n'est pas crédible de penser que des millions de personnes seraient manipulées afin de défendre une société libre et ouverte».

Sauf que Pékin a de bonnes raisons de recourir à des tactiques aussi manifestement maladroites. À l'instar du président américain Donald Trump, le pouvoir chinois a compris depuis longtemps que des déclarations farfelues peuvent mettre votre adversaire sur la défensive et détourner au moins partiellement son attention des questions de fond.

Au lieu d'analyser les véritables causes premières des manifestations en faveur de la démocratie et de se tenir au fait des événements sur le terrain, le consulat des États-Unis à Hong Kong va devoir passer un certain temps à réfuter le conspirationnisme ambiant et redoubler de vigilance lorsqu'il cherchera à maintenir le contact avec des Hongkongais de toutes obédiences politiques.

Nul doute que nombre de personnes qui lisent la presse et regardent la télévision chinoise ont cru aux mensonges sur Eadeh. Et ont dès lors vu sous un jour beaucoup moins positif les déclarations des gouvernements occidentaux affirmant les droits fondamentaux à la liberté de réunion et d'expression des manifestants.

La grande question est de savoir si le Parti croit aux mensonges qu'il raconte. slate.fr 26.08

LVOG - Slate croit-il aux siens ? Question stupide, ces manipulateurs professionnels s'en foutent assurément...

Téléchargez les articles disponibles dans la page d'accueil du portail sur ce sujet.

En guise de rappel pour les militants amnésiques (de mauvaise foi) ou les travailleurs qui l'ignoraient.

Dans la causerie du 2 octobre 2014

Stratégie du chaos.

- Crise à Hong Kong: une "affaire intérieure" chinoise selon Pékin - AFP

- Hong Kong : Pékin renforce la censure du Net - LePoint.fr

- A Hongkong, des étudiants menacent d'envahir le siège du gouvernement - Liberation.fr

- Mouvement pro-démocratie à Hong Kong : la "révolution des parapluies" s'intensifie - Atlantico.fr

- Solidarité avec les parapluies de Honk Kong - LeMonde.fr -

- Hong Kong : les manifestants plus déterminés que jamais en ce jour de fête nationale - Francetv info

- Hong Kong: les manifestants pro-démocratie conspuent la fête nationale chinoise - L'Express.fr

- En Chine, l’écho étouffé des événements de Hongkong - LeMonde.fr

- Craignant pour sa sécurité, Pékin aurait organisé des fouilles anales sur les pigeons - L'Express.fr

Dans la causerie du 4 octobre 2014

Mouvement social ou manipulation politique des tenants de la stratégie du chaos ?

- Hong Kong: Les manifestants se heurtent aux habitants exaspérés - 20minutes.fr

- Hong Kong: les étudiants rompent le dialogue après de violents heurts - AFP

- Violences à Hong Kong, les manifestants menacent - Reuters

- Manifestations à Hong Kong : vers un nouveau Tian'anmen ? - Le Monde

Dans la causerie du 8 octobre 2014

- L'art de la guerre - Hong Kong, sous les parapluies - Manlio Dinucci - Mondialisation.ca 07.10.2014

Extrait.

Le mouvement étudiant né à Hong Kong pour demander que l’élection du chef de gouvernement soit directe et non conditionnée par Pékin, est formé de jeunes appartenant généralement aux couches sociales avantagées par la croissance économique. Sur ce fond se pose la question : pourquoi, alors qu’on ignore des centaines de millions de personnes qui dans le monde entier luttent chaque jour dans des conditions bien pires pour les plus élémentaires droits humains, transforme-t-on quelques milliers d’étudiants de Hong Kong, au-delà de leurs propres revendications, en icône mondiale de lutte pour la démocratie ? La réponse doit être cherchée à Washington. Les inspirateurs et les chefs de ce qui est défini comme « un mouvement sans leader » -d’après une ample documentation- sont reliés au Département d’Etat et à ses émanations sous forme d’ « organisations non-gouvernementales », en particulier la « Donation nationale pour la démocratie » (Ned) et l’ « Institut démocratique national » (Ndi) qui, dotées de fonds très conséquents, soutiennent des « groupes démocratiques non-gouvernementaux » dans une centaine de pays. Deux exemples parmi tant d’autres. Benny Tai, l’enseignant de Hong Kong qui a lancé le mouvement « Occupy Central » (voir le South China Morning Post du 27 septembre), est devenu influent grâce à une série de forums financés par ces « ONG ». Martin Lee, fondateur du « Part démocrate » de Hong Kong, a été envoyé à Washington par la Ned et, après un briefing télétransmis (le 2 avril), a été reçu à la Maison Blanche le 7 avril par le vice-président Biden.

De ces faits et de nombreux autres émerge une stratégie, analogue à celle des « révolutions colorées » dans l’Est européen, qui, en instrumentalisant le mouvement étudiant, vise à rendre Hong Kong ingouvernable et à créer des mouvements analogues dans d’autres zones de la Chine habitées par des minorités nationales. Mondialisation.ca 07.10.2014

Dans la causerie du 26 octobre 2014

Déstabilisation de la Chine par les Etats-Unis.

- Parapluie contre matraque : les manifs de Hong Kong en jeu vidéo - Francetv info 25.10.2014

Pour en savoir plus.

L’échec de la prière "révolution colorée" - Tienanmen, 20 ans après - Réseau Voltaire 09.06.2009

http://www.voltairenet.org/article160446.html

Ou encore.

Les manifestations de Hong Kong : Les raisons profondes de ce mouvement pour la « démocratie ». (mondialisation.ca) (23.10.14)

http://www.luttedeclasse.org/dossier26/Hong_Kong_NED_231014.pdf

Liste non exhaustive, j'en ai d'autres en magasin si cela vous intéresse.




Ils osent tout.

Au G7, Macron "est plutôt en position de force", estime Raffarin - AFP

Manifestations: Macron veut "éradiquer progressivement la grande violence" - AFP

Gilets jaunes: Pour Macron, il n'y a pas eu de violence "irréparable" - Le HuffPost

Traité du Mercosur : Gilles Le Gendre remet en cause "la sincérité" et "l'honnêteté" du Brésil - Franceinfo

Marlène Schiappa veut "multiplier par 5" les amendes pour les partis politiques sans parité - Le HuffPost

Bruno Le Maire au JDD : "Je mesure les effets de notre crédibilité retrouvée" - Journal du Dimanche

Transparence : "Savoir qui inspire le législateur est un progrès" - Journal du Dimanche

LVMH et Leonardo DiCaprio vont donner des millions pour l'Amazonie - Le HuffPost

Ille-et-Vilaine : l'arrêté anti-pesticides du maire de Langouët suspendu par le tribunal administratif - Franceinfo

Comment rester positif quand tout va mal ? - LePoint.fr 26.08


Le 29 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

J'ai publié quelques articles dans deux rubriques figurant dans cette page, et qui méritent d'être lus attentivement et diffusés largement.

Evidemment cela devrait questionner tous ceux qui refusent de se faire manipuler, tous ceux qui prétendent lutter pour que la vérité triomphe car elle est révolutionnaire.

On se demandera non sans une certaine inquiétude ou angoisse, comment est-ce possible que ceux qui nous gouvernent puissent ainsi se livrer impunément et quasi quotidiennement à de telles grossières impostures. Bénéficient-ils de complicités ? Elles sont nombreuses et diverses. Lesquelles ? Ceci n'explique-t-il pas cela ?

Qui aide les travailleurs à en prendre conscience ? Qui dénoncent ces impostures ? De la réponse à ces questions dépend largement l'avenir du mouvement ouvrier et de la société toute entière, parce qu'on ne peut pas faire l'économie de ces questions ou les nier, et prétendre lutter pour changer de société, vaincre le capitalisme.

A mon niveau je mène inlassablement ce combat, et j'appelle les lecteurs à me contacter s'il le partage, juste histoire de se compter, et éventuellement partager fraternellement le produit de nos réflexions ou expériences pour aller de l'avant.

Moi ce qui me préoccupe le plus, c'est tout du moins ce que j'ai constaté, il n'existe aucune formation ou aucun courant politique, aucun support médiatique dit alternatif totalement digne de confiance, car ici ou là il faut qu'ils se fourvoient, qu'ils versent dans l'opportunisme ou diffusent la propagande officielle à propos de tel ou tel évènement et cela quel que soit le sujet traité, à croire que c'est plus fort qu'eux ou que quelque chose les y oblige que les lecteurs ignorent évidemment. Du coup leurs sympathisants potentiels seront amenées à s'en détourner ou hésiteront à se fier aux informations qu'ils auront publiées, quand ils n'en tiendront pas compte tout bonnement, alors que cela sera injustifié dans bien des cas. On en arrive ainsi à la situation absurde où on va se détourner de la réalité, uniquement parce que la ou les personnes qui sont censées la porter à notre connaissance ne sont pas digne de confiance.

Cela va donc très loin, car les lecteurs seront induits en erreur, non pas parce qu'ils auraient manifesté une méfiance excessive ou maladive envers ces acteurs (politiques ou autres), mais parce que ces derniers auront commis des erreurs d'appréciation ou d'analyse tellement énormes, qu'il est impensable qu'ils ne s'en soient pas aperçus eux-mêmes, ce qui signifie qu'ils ont publié des faits ou des conclusions erronées délibérément, la plupart du temps parce qu'ils privilégiaient leurs intérêts personnels au détriment de la vérité, sachant pertinemment que d'autres acteurs les contrediraient ou rétabliraient les faits un jour ou l'autre.

Dans le cas d'un parti politique, cela aura des conséquences carrément catastrophiques, car partant de là on doutera des capacités de ses dirigeants, dont à tout moment on pourra contester le statut, la ligne politique ou la stratégie, y compris l'honnêteté. Dans ces conditions, comment voulez-vous construire un nouveau parti ouvrier révolutionnaire, comment voulez-vous que des travailleurs s'y engagent, comment voulez-vous que des militants demeurent fidèles à un parti, quand ils s'aperçoivent qu'on les trompe sur un tas de sujets ou ils ont honte des positions adoptées par leurs dirigeants.

Et pourtant, avec les instruments de communication dont nous disposons de nos jours, pour peu qu'on en ait la volonté, il est relativement facile et rapide de savoir ce qui s'est réellement passé n'importe où dans le monde. Sur Internet on trouve tout et n'importe quoi, certes, mais on trouve absolument tout si on s'en donne la peine. Si j'y parviens en étant isolé dans mon trou en Inde et en faisant ce travail absolument seul, donc non sans de lourds sacrifices, pourquoi personne d'autres à ma connaissance n'y arrive, aucun parti ?

Quand par exemple j'ai lu le titre de l'éditorial de Daniel Gluckstein du dernier numéro de la Tribune des travailleurs (POID) Bluff et mensonge : Macron apprend vite auprès de Trump, je me suis dit spontanément, quelle connerie, mais où a-t-il été cherché cela sinon chez les éditocrates de Libération, du Parisien ou consorts, comme si bluff et mensonge n'étaient pas justement la marque de fabrique du sociopathe Macron. Du coup, quand on lit cet éditorial articulé autour de plusieurs sujets, on s'aperçoit qu'il passe systématiquement à côté de l'essentiel, c'est à croire qu'il l'a fait exprès, ce n'est pas possible autrement.

Par exemple, il faut être très fort pour évoquer indirectement la déforestation en Guyane à propos de l'Amazonie, sans dévoiler que les incendies actuels font l'objet d'une énième énorme imposture, ce qui revient à la couvrir. J'ignore par ailleurs si cet aspect est traité dans ce numéro de la Tribune des travailleurs, par expérience je serais porté à en douter, en tout cas le lecteur qui se contentera sur Internet de cet éditorial sera en droit d'en arriver à cette conclusion amère ou qui ne le satisfera pas et il aura parfaitement raison.

Hélas, on serait en droit de se demander qui a appris le plus vite auprès de Trump ! C'est pitoyable en somme. La question essentielle à se poser aurait plutôt été, comment avons-nous pu en arriver là, où les dirigeants du vieux monde et leurs porte-parole médiatiques peuvent se permettre de prendre ouvertement les peuples exploités et opprimés pour des abrutis finis sans craindre leur réaction. Maintenant on peut concevoir qu'il soit difficile de poser cette question, quand on partage la responsabilité de la situation actuelle.

Macron et Trump tiennent un double langage, soit. Question : Nos dirigeants nous ont-ils habitué à autres choses au cours des 5 ou 7 décennies passées ? La plupart des militants y sont tellement habitués, qu'ils ne s'en rendent même plus compte les malheureux. Personnellement, je n'y ai aucun intérêt et je m'y refuse obstinément, car rien ne permettrait de le justifier selon mes principes, ce qui me vaut leur inimitié ou hostilité, mais moi au moins je ne manipule personne et je demeure digne de la cause que je défends.

Un dernier mot.

J'avais envoyé à plusieurs partis l'adresse des articles consacrés à La fabrication de Greta Thunberg et du Green new deal (http://www.entelekheia.fr), j'ai reçu avant-hier un courriel de remerciement de Lutte ouvrière. J'ignore s'ils en feront un bon usage. Les autres ne m'ont pas répondu. Des camarades peuvent-ils me dire de quelle manière le POI, le POID et le NPA (ou d'autres partis) ont traité ces questions, en quelques mots cela suffira, les ont-ils occultées, etc. Merci d'avance.

Un dernier mot très vite.

J'ai constaté qu'il restait de nombreuses fautes d'orthographe dans les causeries, parce que mon correcteur n'est pas adapté, c'est une version anglaise piratée de Word. Je me relis rapidement et je ne vois pas tout, il faut dire que je suis épuisé, j'ai encore fait un malaise faute de sommeil, je deviens vieux, je m'en excuse !

La causerie et infos en bref demain ou après-demain. Elle sera encore assez dense.

Au format pdf - 2 pages)


Le 26 août 2019

CAUSERIE ET INFOS

Il y a quelques jours, j'ai eu un malaise qui m'a forcé à me reposer un peu. Cette causerie ne me satisfait pas, comme très souvent d'ailleurs, par manque de temps ou à cause de la fatigue. J'essaie de faire en sorte que ce que je vis quotidiennement n'influence pas trop mes analyses, bien que les conditions d'existence très difficiles que subissent les travailleurs indiens fassent partie de la situation mondiale.

On arrive encore à survivre, nous en sommes tous là ici. Quand quelqu'un vient vous voir, c'est parce qu'il fait face à un énorme problème à régler en urgence. Les gens ne parlent que de cela, car tous rencontrent d'énormes difficultés au quotidien, c'est général et je n'abuse pas, je parle d'Indiens qui travaillent et pas d'oisifs. Mais bon, je vais vous épargner les multiples histoires que je pourrais vous raconter, elles sont à pleurer de tristesse ou démoralisante au possible. Moralement et mentalement c'est très dur, certains craquent et on assiste à leur détresse ou chute impuissant.

Si on se doit de ne pas sombrer dans le pessimisme, il est difficile d'être optimiste, c'est presque inconvenant ou choquant, même une parole encourageante paraît déplacée, un geste généreux, insignifiant, car toujours insuffisant, vous comprenez, mais on n'a pas le choix. On vit en permanence on the edge, sur le fil du rasoir, un peu comme sur un fil suspendu au-dessus du vide et sans filet, c'est très éprouvant nerveusement.

Notre seul espoir repose sur la lutte de classe dans les pays les plus développés économiquement, dont la France en particulier, d'où hélas ne nous parvient aucune bonne nouvelle. Patience.

Le montage photo de la page d'accueil n'est pas bon, il est réservé aux connaisseurs.

Au format pdf - 28 pages)

Il y en a qui rêvent d'une nouvelle union de la gauche, d'un nouveau Front populaire, d'autres de l'unité des syndicats contrôlés par les partis de cette hypothétique union de la gauche, et qui (les syndicats) sont intégrés à l'Etat depuis qu'ils siègent au Conseil économique et social et environnemental, au conseil d'administration d'entreprises gérées par l'Etat, ou dans les organismes sociaux au côté du patronat et du gouvernement; notamment, autant dire qu'ils nous prennent tous pour des cons pour le faire à la Audiard ou Mocky.

Car il faudrait qu'on nous explique comment des acteurs impliqués jusqu'au cou dans la mise en oeuvre de lois ou de mesures anti-ouvrières au côté des représentants de l'Etat des capitalistes et le patronat pourraient-ils lutter contre ces lois ou mesures iniques ou injustes en toute indépendance, poser la question, c'est y répondre, impossible évidemment. Là on n'est pas dans le cadre de compromis arrachés de haute lutte, mais de compromissions ou de complicité active délibérément entretenues dans le cadre de la collaboration de classes devenue permanente depuis des lustres, et à ce titre un des piliers du régime que nous combattons.

Qu'ils signent ou non des accords, qu'ils siègent ou non autour d'une table en compagnie des représentants de l'Etat et du patronat, peu importe puisque leurs rapports demeurent identiques, mieux, ils sont gravés dans le marbre au point que leur inversion est inenvisageable quel que soit le niveau de la lutte de classe des masses exploitées, ils resteront fidèle au capitalisme jusqu'au bout. Il n'y a qu'une révolution qui pourrait en chasser les dirigeants, mais d'ici là ils ne peuvent que remplir un rôle contre-révolutionnaire pour le compte du régime en place puisque telle est leur nature. Jusqu'à preuve du contraire, nos dirigeants n'ont cessé de s'en accommoder ou pire encore.

Les travailleurs qui ne partagent pas les mêmes intérêts que les uns et les autres ne les ont pas imités, ils s'en sont détournés par millions, sans que nos dirigeants en mesure la signification politique ou rectifient leur orientation politique, et en viennent à poser la question de la nécessité de créer un nouveau syndicat ouvrier de lutte de classe et non plus de collaboration de classe. Jamais à bout d'arguments tant ils sont de mauvaise foi, ils vous expliqueront que cela aurait contribué à affaiblir davantage ou à diviser encore plus le mouvement ouvrier, alors qu'en réalité c'est l'existence de ces syndicats ouvriers-patronaux qui est à l'origine de sa faiblesse ou de sa division.

Evidemment les sociaux-démocrates et les staliniens partagent leur conception du syndicalisme dont l'origine ne peut être qu'idéologique, la preuve étant que même sans militant encarté au PS ou PCF ou un de leurs satellites la même idéologie domine dans les syndicats. Pour qu'il en soit autrement ou affronter les agents du capital qui ont fait main basse sur les syndicats, cela reviendrait à affronter ce qu'on a appelé faussement la gauche, qu'ils ont porté au pouvoir en 1981 ou avec laquelle ils n'ont cessé de se compromettre pendant plus d'un demi-siècle, autant dire que c'est inimaginable.

Jamais à court d'argument pour nous berner, ils évoqueront la faiblesse de leurs partis qui ne permet pas d'avancer dans cette voie, oubliant de préciser qu'il fut une ou des époques où leurs partis comportaient beaucoup plus de militants et de syndicalistes, où les conditions pour créer un nouveau syndicat étaient réunies ou tout du moins étaient plus favorables qu'aujourd'hui.

Un exemple personnel parmi des centaines de milliers d'autres en guise d'épilogue.

Les syndicats cogèrent les organismes sociaux, la Sécurité sociale et les organismes de retraites, à ce titre ils portent la responsabilité de la retraite misérable de moins de 400 euros que je perçois mensuellement après avoir cotisé à mi-temps, parce qu'il m'a été imposé en plus une décote de 37,5%, la double peine. Voilà ce que les uns et les autres ont cautionné et cautionnent toujours. Si vous estimez que ce n'était pas là se compromettre, c'est que vous jugez juste le traitement qui m'a été infligé et à bien d'autres travailleurs, dans ce cas-là, vous ne méritez pas qu'on vous reconnaisse le statut de militants ouvriers.

La dialectique est implacable ou cruelle, elle rappelle sans cesse à ceux qui l'ignoreraient, surtout quand cela les arrange, que l'accumulation d'expériences ou de faits va influer sur la nature de ceux qui en ont été les acteurs ou la révéler, c'est incontournable et c'est très bien ainsi, puisque cela va nous aider à mieux comprendre où nous en sommes vraiment.

Une autre réflexion politique.

L'ennemi de tous peuples exploités, c'est le capitalisme au stade pourrissant de l'impérialisme et du totalitarisme. Alors comment faire pour qu'ils s'en détournent ? En leur désignant d'autres ennemis ou en les fabriquant. Cela les occupera un bon moment pendant qu'ils continueront de vaquer à leurs occupations très lucratives. Pour se faire ils diabolisent la Russie et la Chine avec lesquelles cependant ils passent des compromis sur les plans économique et politique, ce qui permet aux uns et autres de conserver leur hégémonie sur le reste du monde.

Voilà ce qu'a résumé assez bien la Chambre de commerce américaine en réponse à la dernière sortie de Trump enjoignant aux entreprises américaines de quitter la Chine : "Nous ne voulons pas d'une nouvelle détérioration des relations sino-américaines", explique t-elle dans un communiqué, qui souligne que "40 ans de relations commerciales entre nos deux pays ont été pour l'essentiel productives, constructives et mutuellement bénéfiques". (Source : francetvinfo.fr 23.08)

Et puis cela permet de justifier l'augmentation des budgets militaires au détriment des budgets sociaux. Après tout, ils rognent bien déjà sur les libertés pour davantage de sécurité, alors pour préserver la paix et la démocratie aucune dépense n'est de trop, propagande matraquée sans cesse qui viendra se greffer profondément dans le cerveau d'une population rendu amorphe ou schizophrène à force.

Les régimes américain, russe et chinois, ainsi que ceux de toutes les puissances occidentales sont relativement stables ou ne sont pas menacés par une puissante opposition organisée. Il n'y a donc pas lieu de briser cet équilibre qui sert l'agenda de l'oligarchie ou lui permet d'accroître encore sa gigantesque fortune et son pouvoir politique. Quant aux conséquences de la crise du capitalisme, rien n'interdit d'en faire porter le chapeau aux uns ou aux autres, tout en les instrumentalisant de manière à ce qu'elles ne deviennent pas hors de contrôle, car aucun n'aurait intérêt à ce qu'elles se traduisent par une radicalisation politique des exploités et opprimés.

Au-delà de la concurrence ou de la guerre commerciale acharnée à laquelle ils se livrent pour assurer leur développement futur, un pacte les lie contre tous les peuples.

De notre côté, à ce niveau, nous n'avons rien à leur opposer puisque le mouvement ouvrier n'est pas parvenu à se débarrasser de l'idéologie qui a contribué à son affaiblissement et l'a conduit à la dislocation, la même idéologie que partagent les capitalistes, et tant qu'il en sera ainsi, la civilisation humaine sera condamnée à régresser ou la lutte de classe des exploités et des opprimés servira pour ainsi strictement à rien ou accompagnera cette descente aux enfers, au mieux elle freinera ce processus sans jamais pouvoir l'inverser ou empêcher l'oligarchie d'atteindre pas à pas ses objectifs.

Bien que chaque jour qui passe les travailleurs et les militants soient informés des crimes monstrueux commis par le capitalisme quelque part dans le monde, force est de constater que leur bonne conscience s'en accommode, qu'ils y sont indifférents en croyant qu'ils ne les concernent pas directement. Leur faculté d'analyse critique est quasiment nulle, corrompue, et leur capacité à réagir est neutralisée ou détournée.

Si le développement économique n'est pas forcément synonyme de progrès social, il ne l'est pas non plus concernant l'élévation du niveau de conscience des travailleurs. Plus la crise du capitalisme s'approfondissait, plus la lutte de classe du prolétariat aurait dû être intense et se radicaliser, sauf qu'on a assisté au phénomène inverse, témoignant que son niveau de conscience était demeuré superficiel et prêt à s'effondrer dès que la réaction passerait à l'offensive. La crise du capitalisme est demeurée sous contrôle ou elle n'a pas débouché sur un effondrement général, du coup le mouvement ouvrier put d'autant moins en tirer profit qu'il s'était solidement amarré au char du capitalisme. Quant à ceux qui le redoutaient en souhaitant éviter de nouvelles souffrances aux travailleurs, c'est à se demander s'ils ne redoutaient pas plutôt leur réaction, ce qui est étrange puisque c'était la condition pour qu'ils s'orientent vers le socialisme, mais peut-être le craignaient-ils, qui sait ?

Partant de là, à tous les niveaux les rapports dans la société sont voués à continuer de se déliter jusqu'à extinction de toute trace de civilisation, la consommation, la propriété, la marchandisation et la financiarisation globale : La règle, le principe, l'unique valeur et idéal.

Leur morale et la nôtre ou leur humanisme est la politesse des salauds...

Le très fortuné américain sioniste Jeffrey Epstein dirigeait depuis Paris un réseau international de prostitutions impliquant des dizaines de personnes parmi le gratin des banquiers, hommes d'affaires, élus, etc. dans de nombreux pays dont les Etats-Unis et Israël, se livrant à des débauches ou des actes pédophiles.

En choeur les autorités et les médias ont affirmé qu'il s'était suicidé en prison, or, selon le constat d'experts médicaux indépendants dont le Washington Post avait obtenu le rapport, il aurait plutôt été suicidé ou assassiné. C'est aussi ce que porte à croire la déclaration de son avocat, qui indiqua qu'une semaine auparavant il n'avait pas l'attitude d'un désespéré au bord du suicide, au contraire, il conservait le moral et il était très combatif.

On a appris que la porte-parole du médecin légiste en charge de l'annonce du rapport officiel d'autopsie concluant à la pendaison ou au suicide, était un certaine Aja Worthy-Davis, une fonctionnaire de New York qui retweetait le lobby sioniste AIPAC.




G7. Ils représentent uniquement "l'économie de marché".

Entre aveux d'impuissance à maîtriser les conséquences issues des contradictions du capitalisme, et appel à resserer les rangs des différents acteurs impliqués dans la survie du capitalisme.

Macron - "...le modèle qu'on doit inventer n'est pas de fermer l'économie de marché". "Mais ce modèle s'est enrayé, parce que la démocratie s'est déréglée, parce que le capitalisme s'est déréglé et est devenu fou, parce qu'on produit nous-mêmes des inégalités qu'on ne sait plus réguler".

Devant qui Macron a-t-il tenu ce discours, où et quand ?

Le chef de l'État s'est exprimé à l'Élysée dans le cadre d'une journée de "dialogue" avec des acteurs de la société civile (ONG et entrepreneurs), à quelques heures de l'ouverture du G7 à Biarritz. lexpress.fr 23.08

- "Le modèle qu'on doit inventer n'est pas de fermer l'économie de marché" = Cela tombe bien, ils lui sont tous acquis et c'est leur horizon indépassable...

- "Ce modèle s'est enrayé", "le capitalisme s'est déréglé et est devenu fou" = Un exercice obligé qui ne coûte rien puisque émis par son représentant et partagé par son auditoire de déséquilibrés...

- "La démocratie s'est déréglée" = Alors que Macron est l'expression achevée de sa négation, ce que personne ne relèvera, puisque toutes les personnes présentes étaient dans le même cas lui, illégitimes pour parler au nom des besoins des peuples. Du coup quand il dit : "on produit nous-mêmes des inégalités qu'on ne sait plus réguler", il les appelle à s'impliquer davantage, non pas pour combattre ces inégalités et encore moins les faire disparaître, mais pour les faire assumer à tous les peuples exploités et opprimés.

Je ne croyais pas si bien dire la veille en rédigeant ces lignes :

- Emmanuel Macron veut impliquer les Français dans le G7 - LeFigaro.fr 24.08

ONG7.

Le G7 "favorise les inégalités", selon Oxfam - franceinfo 22.08

Oxfam déplore que le groupement des superpuissances mondiales "ne parvient pas à prendre des mesures concluantes pour combler le fossé entre riches et pauvres".

Oxfam dénonce "une mainmise sur les politiques publiques" par les grandes fortunes et les entreprises, ainsi que "la priorité aux actionnaires" du modèle de capitalisme néolibéral, imposé par le G7 "dans le monde entier".

Pour réduire effectivement les écarts entre les riches et les pauvres, l'ONG réclame "des plans concrets avec une date butoir claire", "l'introduction d'un taux effectif d'imposition minimum dans tous les pays, fixé à un niveau ambitieux" et des investissements "dans des services universels publics et gratuits". L'association souhaite également "des mesures concrètes pour la justice climatique" avec "des réductions des émissions beaucoup plus élevées". franceinfo 22.08

Pourquoi Oxfam n’ira pas déjeuner avec Emmanuel Macron en amont du G7 - liberation.fr 22.08

Par Cécile Duflot, Directrice générale d’Oxfam France et Winnie Byanyima, Directrice générale d’Oxfam International qui co-présida le Forum économique mondial de Davos en janvier 2015.

- Depuis des mois, nous avons transmis nos idées pour que ce G7 contribue réellement à la lutte contre les inégalités. Le temps des discours est terminé. Il est plus que temps que le G7 agisse.

Le G7 doit réinventer une économie «humaine» mondiale, une économie qui protège les peuples et leur offre des opportunités et la sécurité, une économie durable sur le plan écologique. Pas celle qui exige la croissance économique avant tout. Le G7 pourrait commencer par s’assurer que les personnes et les sociétés les plus riches paient leur juste part d’impôt et l’investissent dans les services sociaux tels que la santé et l’éducation, et dans la lutte contre le changement climatique. liberation.fr 22.08

Oxfam financée notamment par l'oligarque Bill Gates et différents gouvernements.

https://www.oxfamfrance.org/nos-finances/

Subventions et autres concours publics :

Cette rubrique comprend les financements de la Coopération suédoise (sur la transparence financière des banques), du ministère des Affaires Etrangères et du Développement International (Centre de Crise) et de l’Agence française pour le Développement, ainsi que des collectivités territoriales pour le Trailwalker et le Wintertrail Oxfam.

Cette rubrique est en hausse par rapport à l’année précédente et représente 29% de nos ressources.

Autres fonds privés :

(...) Ce poste comprend aussi le financement de fondations privées comme la Fondation Gates (sur l’accès à la santé et l’efficacité de l’aide publique au développement), la Charity Aid Fondation et la Fondation Ensemble. oxfamfrance.org

Un cran au-dessus

"Le WWF ira au déjeuner avec le président de la République" annonce l'organisation de protection de l'environnement - franceinfo 23.08

Le WWF ira au déjeuner avec le président de la République" vendredi 23 août, annonce sur franceinfo dans la matinée Pierre Cannet, co-directeur des programmes de l'organisation de protection de l'environnement - France, porte-parole sur le G7. WWF participera-t-elle donc au sommet du G7 qui débute samedi à Biarritz ? "Ce n'est pas encore sûr" a-t-il répondu.

LVOG - Peu importe, l'essentiel est ailleurs, en tant qu'un des instruments principaux de la fabrication du consentement, les limites à la contestation de façade sont vite atteintes ou relayées au second plan face au consensus organique qui existe entre ces différents acteurs. Leur positionnement dépend de ce que l'oligarchie est en droit d'attendre lors de chaque expérience, réunion ou conférence.

Pierre Cannet - Au-delà de ces enjeux logistiques, de ces problèmes d’invitation de la société civile au sein du G7, il y a des vrais sujets qui sont au cœur de nos actions. franceinfo 23.08

LVOG - Il s'agit bien de lier les peuples aux objectifs ou aux décisions annoncées lors du G7 (ou ailleurs) de manière à ce qu'ils se divisent et ne soient plus en état de les combattre.

Au lieu de compter exclusivement sur les traîtres ou charlatans qui contrôlent le mouvement ouvrier et peuvent subir l'influence de leurs bases, et par conséquent exiger en retour des compensations pour se couvrir, vaut mieux s'en remettre à des ONG que l'oligarchie a fabriqué elle-même ou qu'elle contrôle, sachant qu'elles lui seront loyales en toute circonstance sans exiger quoi que ce soit.

En complément pour rappel.

- Qui est derrière OSIWA l’ONG américaine qui finance Y’en a marre ? - oeildafrique.com 14 Mai 2015

Il y a quelques jours Œil d’Afrique avait épinglé le mouvement « Y’en a marre » dans une publication qui présentait le millionnaire Américain, Georges Soros, en compagnie des jeunes activistes Sénégalais. Répondant à notre article via une interview, le journaliste Fadel Baro, coordinateur et fondateur du mouvement a essayé de sauver ce qu’il pouvait encore l’être tant la photo en compagnie de Soros est explicite.

Voici ce que affirme Fadel Baro : « Avec Soros comme avec les autres, nous discutons d’égal à égal. Des ONG sont venues vers nous, OXFAM, Open Society Institute de Georges Soros, OSIWA, pour nous accompagner dans la réalisation de nos programmes. Mais ce qui doit être clair, et j’y accorde beaucoup d’importance, c’est que cet argent qui est remis par ces ONG au Mouvement « Y en a marre », ce ne sont pas les membres du Mouvement qui le touchent directement. Pour garder notre indépendance, parce que déjà nous n’avons pas la bureaucratie pour gérer cet argent, nous avons signé un contrat avec Enda Lead Afrique francophone, une entité de Enda tiers monde, afin qu’ils gèrent ces fonds-là. » affirme le coordinateur et fondateur de Y’en a marre. Mais qui est OSIWA (Open Society Initiative for West Africa)?

Voici ce que écrivait l‘analyste des questions géostratégiques Patrick Mbeko à ce sujet :

Basée à Dakar, OSIWA fait partie du réseau mondial d’ONG parrainées par le spéculateur américain, qui se présente lui-même comme un « philanthrope politique » affirmant souffrir d’une drôle de pathologie : la « surextension impériale ». Elle est présente dans plusieurs pays de la CEDEAO (Communauté des États d’Afrique de l’Ouest), en Afrique centrale (Tchad et Cameroun) et en Mauritanie. Comme toutes les organisations chapeautées par Soros, elle a comme leitmotiv « la démocratie et les droits de l’homme ». On la croit sans problème. Mais comment démêler, dans les investissements de Georges Soros, l’action de l’homme d’affaire et celle du « philanthrope politique » alors qu’il règne sur un empire mondial où la rhétorique sur la démocratie et les droits humains sert de faux nez dissimulant les menées de divers intérêts occidentaux sur le continent africain?

On se rappellera du rôle joué par l’OSI de Soros et le gouvernement américain dans ce que les médias occidentaux ont baptisé le « printemps arabe » et dans les « révolutions de couleur » en Europe de l’Est, afin d’intégrer les États ciblés à une mondialisation fondée sur les exigences du capitalisme financier international.

Il y a quelques temps, Georges Soros et les responsables d’OSIWA ont été reçus par le mouvement « Y’en a marre ». Le groupe d’activistes sénégalais « a sollicité des financements pour un certain nombre de projets dont la mise sur pied de l’Observatoire national de la démocratie et des droits humains. » On ne peut douter des nobles intentions de ce groupe d’activistes qui a mobilisé le peuple sénégalais pour barrer la route au président Abdoulaye Wade. Mais la démarche est sans rappeler la stratégie mise en place en Afrique du Nord par l’OSI et d’autres organisations américaines de « promotion de la démocratie » les années précédant le « printemps arabe ». Le modus operandi est toujours le même : s’appuyer sur les revendications légitimes des peuples opprimés et révoltés pour avancer des politiques chères à la démocratie du marché. Pour ce faire, on fait des yeux doux à des groupes de la « société civile » ayant pignon sur rue; un merveilleux travail de cooptation est entrepris pour gagner les cœurs et les esprits de certains activistes ciblés.

Ce n’est donc pas un hasard si le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius a, en marge de sa rencontre avec le président sénégalais Macky Sall à Dakar, rendu visite au mouvement de jeunes contestataire «Y’en a marre».

En effet, Fadel Barro, devenu un leader d’opinion respecté au Sénégal, avait reçu la visite de M. Fabius, le 29 juillet 2012 à Dakar. Quelques temps après, le président Obama lui a marqué son soutien, en même temps qu’à dix autres représentants de la société civile parmi lesquels figurent l’historienne et militante féministe Penda Mbow, le représentant de l’ONG Enda Tiers-Monde Emmanuel Ndione et Moussa Mbaye, du Forum civil, la section sénégalaise de Transparency International. La rencontre s’est tenue pendant une demi-heure dans une ambiance décontractée au Gorée Institute, une autre ONG de promotion de la paix et de la démocratie en Afrique fondée en 1992 à Dakar.

En apportant leur concours financier à différentes associations ou mouvements africains, les fondations de Georges Soros et certaines ONG occidentales mènent de facto des actions d’ingérence dans la vie socio-politique et économique des pays dans lesquels elles opèrent en vue d’orienter les décisions en fonction de leurs intérêts.

Même si certains gouvernements africains ont démissionné de leur mission régalienne, une prise de conscience du côté africain est urgente. Dans un contexte international de crise, de plus en plus incertain et agressif, et au moment où la politique de la canonnière est remise au goût du jour par les « enseignants de la démocratie », les mouvements africains se réclamant de la société dite « civile » comme « Y’en a marre », le Forum civil, Filimbi etc., quelque soit par ailleurs la sincérité de leurs militants, doivent se méfier de toutes ces « organisations-pièges » qui donnent aux puissances occidentales une légitimité pour les coopter, les dominer et les instrumentaliser afin d’atteindre d’inavouables objectifs dans nos pays. Ces organisations occidentales, qui n’ont d’« internationales » que le nom, sont l’incarnation d’un colonialisme de type nouveau.

La lutte contre la pauvreté et les injustices, l’aspiration à la paix et à la dignité, l’élaboration d’une perspective de développement durable sur le continent africain implique que les peuples d’Afrique résistent à cet ordre cannibale nouveau incarné par des mercenaires de l’humanitaire, sous-traitants officieux d’un système qui ne peut plus assurer les exigences indispensables à la dignité humaine et à la créolisation du monde. Il est grand temps que les Africains ouvrent les yeux et privilégient avant tout leurs intérêts. Comme nous le rappelle cette grande figure noire de la lutte anti-apartheid, Steve Biko : «l’arme la plus puissante dans les mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés! » oeildafrique.com 14 Mai 2015

Un business au service du contrôle de la population.

L'alcool, nouvelle plaie de l'Afrique, poursuit sa progression sur le continent - franceinfo 22.08

La consommation d’alcool en Afrique ne cesse de s’accroître et inquiète autorités locales et instances internationales. Même si, comme le dit l'Agence Ecofin, "contrairement aux idées reçues, l’Afrique, dans son ensemble, n’est pas un continent très porté sur la bouteille. Bien moins que les Européens."

En effet, quand la moyenne européenne se situe à 10/12 litres d’alcool pur par an et par habitant, le champion africain, le Gabon, ne consomme "que 9 litres". Mais, premier bémol, si on exclut les populations abstinentes, notamment pour des critères religieux, le chiffre s’emballe. Du coup, les pays musulmans deviennent de mauvais élèves. Il y a peu de buveurs, mais de très gros buveurs. Au Tchad, cela frôle les 34 litres par personne non abstinente.

L’alcoolisme en Afrique est totalement ignoré. On parle d’Ebola, du sida, du paludisme, mais très peu des risques de la consommation d’alcool. Et l’industrie l’a bien compris qui fait du continent un marché à conquérir. Une zone de développement dans un marché mondial qui stagne. A côté de programmes de responsabilisation sociale, les brasseurs créent des gammes "low-cost" ou des bières moins alcoolisées. La filière met en avant des bières locales, jouant ainsi sur la corde sensible du nationalisme.

Ainsi en 2017, la croissance du secteur de la bière a été trois fois plus élevée en Afrique que dans le reste du monde. Cette année-là, Heineken, associé au distributeur CFAO, investit 150 millions d’euros à Abidjan (Côte d'Ivoire) dans une immense brasserie, prévue pour produire à terme 1,6 millions d’hectolitres. Le marché ivoirien est porteur.

"L'Afrique est notre source principale de croissance à l'avenir avec le développement de la classe moyenne", explique à l’époque le président Afrique du groupe néerlandais, Roland Pirmez. Ajoutez à cela la jeunesse de la population, le faible coût de la publicité et la réglementation assez lâche, vous avez un terrain idéal de développement.

Face à cela, les enjeux de santé publique semblent peser bien peu. Ainsi, dans les années 2010, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale ont vu se développer la vente d’alcool en sachet. Des doses de 5 ml de whisky, vodka ou gin sont vendues entre 100 et 150 francs CFA (entre 0,15 et 0,22 euros) à la porte des établissements scolaires. Selon plusieurs médias, les lycéens consomment entre deux cours. Accoutumance garantie, les alcooliers préparent ainsi le terrain.

La plupart des pays ont réagi en interdisant la vente de ces produits. Au Cameroun, l’interdiction remonte à 2014. C’est l’un des premiers pays à avoir réagi face à cette menace d’addiction. Pourtant à en croire le site internet Actu Cameroun, "cinq ans après cet arrêté ministériel, la vente de ces produits se porte toujours bien."

Les professionnels avaient deux ans pour écouler leur stock. Force est de constater, selon les journalistes sur place, que les produits sont toujours disponibles. "Il n’y a pas de contrôle", explique une vendeuse du marché de Yaoundé à Géraldine Ivaha, de Cameroon-info.net. Si des salariés du ministère du commerce passent, "on leur fait savoir qu’on n’est pas au courant de l’interdiction et s’ils insistent on s’arrange et ils s’en vont."

Le Sénégal également a interdit la vente de l’alcool en sachet. Et ici aussi, la consommation continue. Pour Alioune Samb, le chef du service régional du commerce de Thiès (ouest), il s’agit d’un trafic à petite échelle. Une revente d’alcool en bouteille reconditionné dans des sachets afin de toucher un public jeune. Selon Alioune Samb, cela ne constitue pas "une production industrielle". Sans doute pas une production industrielle, mais en tout cas un véritable trafic. franceinfo 22.08




Réfexion politique. Sujet tabou.

En lisant dans un blog des discussions entre des militants issus de l'OCI et de la LCR, j'ai eu la désagréable impression de me retrouver 40 ans en arrière en réunion de cellule.

J'en ai conclu que la réflexion de ces militants n'avait jamais progressé, parce qu'ils refusaient de renier les dogmes qu'ils avaient adoptés dans le passé, bien qu'ils sentent plus qu'ils ne comprennent, qu'il est dorénavant ridicule de s'en réclamer ou de continuer à tenir les mêmes discours, qui le moins qu'on puisse dire n'ont mené à strictement rien en terme d'organisation, pour finalement avouer eux-mêmes qu'ils ne savent plus où ils en sont et quoi faire.

On a envie de leur répondre qu'il ne faut pas chercher ailleurs l'origine du problème qu'ils ne parviennent pas à résoudre, ce qui concerne l'ensemble des formations politiques et des militants qui se réclament encore du socialisme.

On a voulu utiliser les vieilles recettes ou les enseignements du marxisme qu'on n'avait jamais réellement assimilés, qui concernaient une toute autre époque que la nôtre, disons à partir de 1945 ou même plutôt, fatale erreur qui nous conduisit dans une dramatique impasse politique, dont apparemment nous ne sommes pas près de sortir, puisque tout le monde s'obstine à camper sur ses positions et à refuser de se donner la peine d'analyser à nouveau sereinement et rigoureusement comment évoluèrent les différents facteurs et rapports qui composèrent la situation au XXe siècle jusqu'à nos jours ainsi que leur orientation.

Si à mon niveau je me bornerai à fournir des pistes de réflexion sans être fermé à l'examen de tout autre argument ou fait que j'aurais pu sous-estimer ou surestimer ou négliger, il va de soi que je privilégie les conditions sociales, ce qui présente l'avantage de partir de faits concrets

Les conditions sociales et politiques qui prévalaient entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, période pendant laquelle se développa la lutte de classes (et le capitalisme (1)), n'allaient plus rien avoir affaire avec celles de notre époque, et au lieu d'en tenir compte, on l'ignora superbement transformant et avilissant le marxisme et le socialisme en un dogme impuissant.

A aucun moment on se demandera quels sont les facteurs ou les rapports sur lesquels s'appuyait le régime pour assurer sa survie. On évitera soigneusement d'analyser comment ont évolué ces facteurs au cours du siècle passé, les différentes classes et leurs rapports, à l'Etat, aux institutions, au capitalisme également.

D'une certaine manière, c'était estimer que c'était du pareil au même que travailler 16,12 ou 10 heures par jours 6 jours sur 7 sans bénéficier du moindre avantage social, ou travailler 8 ou 7 heures par jours 5 jours sur 7 en bénéficiant de 5 semaines de congés payés plus d'autres jours fériés, de bénéficier ou non d'une protection sociale (Sécurité sociale, retraite, allocations en tout genre, etc.), de bénéficier dans le pire des cas d'un revenu minimum garanti, au lieu d'être taillable et corvéable à merci, de bénéficier de deux revenus au lieu d'un dans un ménage, de bénéficier d'habitation plus digne que les bouges insalubres et surpeuplés d'autrefois, de profiter d'une multitude de loisirs ou divertissements qui n'existaient pas avant, etc.

Bref, bien que les conditions sociales des travailleurs aient évolué au cours du XXe siècle, plus particulièrement à partir de la seconde moitié du XXe siècle, on a fait comme si rien ne s'était passé. On a aussi occulté le développement des classes moyennes, le sort privilégié des fonctionnaires, des salariés des entreprises du CAC40 ou des grandes entreprises, au point que les militants qui en faisaient partie ne s'en sont jamais rendus compte, c'est pour dire à quel degré d'aveuglement on était parvenu.

Si autrefois la condition ouvrière ou de la majorité de la population était si épouvantable qu'elle ne laissait aucune place à des réflexions sur les bienfaits du capitalisme, il n'en fut plus de même quand elle s'améliora considérablement jusqu'à nos jours. Bien entendu, il y a toujours des pans entiers de la classe ouvrière qui sont laissés pour compte ou qui continuent de vivre dans des conditions misérables, mais ce qui a changé avec autrefois, c'est qu'ils sont désormais minoritaires et éclatés, et ils ne pèsent plus rien ou presque sur le plan politique, ce qu'on a pu vérifier avec l'épisode des Gilets jaunes, et pour cause tous les partis ouvriers les avaient ignorés ou s'en étaient détournés.

Les conditions sociales qui prévalaient au XIXe siècle furent à l'origine de la création des partis ouvriers et des syndicats. Ces conditions étaient si détestables qu'elles devaient déboucher sur la remise en cause du système économique en vigueur, le capitalisme, et la théorisation du combat que devait mener le prolétariat pour en finir avec ce régime, dont la plus achevée fut le marxisme ou le socialisme.

La condition de la classe ouvrière était tellement précaire que son combat politique s'inscrivait dans cette perspective, puisque même l'adoption de réformes sociales ou démocratiques laissait en suspens un grand nombre de besoins ou d'aspirations qui demeuraient insatisfaites, autrement dit l'amélioration substantielle de la condition des masses exploitées était loin de faire le compte, ce qui favorisera le développement du mouvement ouvrier et sa radicalisation.

Comme chaque fois au cours d'un processus dialectique, il arriva un moment où la quantité se transforma en qualité, et où l'ensemble des réformes sociales et démocratiques adoptées influencèrent la manière dont la classe ouvrière devait interpréter sa condition, pour finalement encouragée par la social-démocratie et le stalinisme se contenter d'améliorations partielles dans le cadre du capitalisme avec lequel elle allait s'accommoder.

Si la classe ouvrière put ainsi supporter davantage sa condition, le régime d'exploitation et d'oppression demeurait en place et lui préparait des jours plus sombres au fur et à mesure que la crise du capitalisme s'approfondirait, son mode de vie était voué à se dégrader gravement, alors que la condition matérielle ou financière de la majorité permettrait d'en amortir les conséquences. C'est l'une des contradictions de la situation actuelle, et la raison pour laquelle elle est dans l'état insoluble. Dans une causerie j'avais schématisé en rappelant qu'on ne pensait pas de la même manière le ventre plein ou le ventre vide.

Cependant, cette dégradation du mode de vie allait affecter à la fois l'ensemble de la classe ouvrière et des classes moyennes dans le collimateur des capitalistes sur un autre plan tout aussi déterminant, car personne n'échapperait aux conséquences de la décomposition de tous les rapports dans la société, qui allaient découler de la stratégie mise en oeuvre par la classe dominante pour les diviser pour mieux régner ou appliquer sa politique ultra réactionnaire.

L'atmosphère allait devenir nauséabonde, irrespirable, au point de ne plus oser exprimer ses idées en public, sur son lieu de travail ou en présence d'inconnus par crainte que parmi eux se trouve un inquisiteur pour les juger ou les dénoncer. Pendant toute une période les réformes sociale adoptées ont été accompagnées de droits démocratiques qui pouvaient laisser supposer ou donner l'illusion que le régime était démocratique ou sur la voie de la démocratie, alors qu'en réalité, ces droits tout en grande partie ses réformes servaient l'intérêt du capitalisme, pour ceux qui refusent d'admettre ce constat, disons qu'ils étaient compatibles avec l'existence du capitalisme qui fit avec et n'en est pas mort.

Chacun est forcément sensible au pourrissement de la société et à l'orientation de la situation mondiale. Cela a de quoi briser le moral des plus optimistes, et l'individualisme le plus forcené qui pourrait tendre à le faire oublier, se traduit par un avilissement tout aussi insupportable, où on finit par se détester soi-même, secrètement de préférence, sans idéal, sans espoir de vivre un jour dans une société meilleure et plus juste, cela tourne au cauchemar, on en devient hystérique, paranoïaque ou schizophrène. Alors évidemment un grand nombre de travailleurs de toute condition cherchent à résister à cette tendance morbide, réfléchissent et se posent de nouvelles questions, cherchent à comprendre ce qui se passe réellement, ce qui est à l'origine de ce dérèglement, pourquoi la société régresse et pourquoi il est impossible d'inverser cette tendance qui préfigure des jours encore plus sombres. Moralement et mentalement pour un esprit développé, c'est forcément difficile à vivre au quotidien, de vivre dans une société rongée par l'imposture, la corruption, l'hypocrisie, le mensonge, le cynisme, la violence, qui flatte la médiocrité et les parasites, les puissants. Sur ce plan-là, la posture de Macron, qui en est le produit le plus achevé, constitue une provocation permanente insupportable pour eux.

On serait donc en droit de penser que parmi ces travailleurs issus de la classe ouvrière ou des classes moyennes, un certain nombre en arrive à remettre en cause l'existence du capitalisme. Vous me direz qu'il en a toujours été ainsi, et je ne vous dirai pas le contraire (3), à ceci près qu'on ne peut pas tenir un discours aux travailleurs qui ne tiendrait pas compte de l'évolution de leur condition ou de leur classe au cours du XXe siècle jusqu'à nos jours (4). De fait, on ne peut pas aborder la lutte de classes en 2019 de la même manière qu'autrefois ou il y a un siècle en arrière.

Pendant toute une période on a cru que parce qu'on tenait un discours qui correspondait à ce que certaines couches de travailleurs voulaient entendre, ce discours était forcément juste ou reposait sur une analyse correcte, alors que ce n'était pas le cas. Malgré leur radicalité en apparence, il était tout autant teinté d'illusions, cela permit à certains courants politiques de recruter des milliers de militants avant qu'ils ne s'effondrent sous le poids de leurs contradictions et opportunisme. Et le tournant politique adopté par la classe dominante dans les années 70-80 allait leur être fatal, pour s'être détournés des couches les plus défavorisées de la classe ouvrière qui en quelque sorte étaient les garantes du combat pour le socialisme, dans la mesure où leur condition devait les pousser à rejeter ou rompre avec le capitalisme, contrairement aux couches les plus favorisées qui constituaient la majorité qui bénéficiaient de conditions meilleures et qui étaient acquises aussi bien au réformisme qu'au capitalisme.

Oui effectivement, c'est l'absence d'un tel parti ouvrier qui pousse dans les bras de l'opportunisme les travailleurs les plus évolués ou un grand nombre d'intellectuels qui se livrent à un procès radical ou impartial du capitalisme.

J'ai volontairement laissé de côté la situation mondiale, qui malgré tout figure en toile de fond ou en filigrane dans tout ce qui vient d'être évoqué. Je le dis à l'attention des esprits critiques critiques enclins à tout contester à coups de mais ceci, mais cela, mais vous n'avez pas tenu compte de tel ou tel aspect de la situation, pour finalement ne pas se donner la peine d'examiner les arguments ou les faits que j'ai exposés, car seuls les leurs vaudrait le coup qu'on s'y intéresse. C'est à mon avis le meilleur moyen de passer à côté de l'essentiel, que je me suis contenté d'exposer sommairement en essayant de ne rien oublier tout en laissant chaque chose à leur place.

Dès lors, il n'y a rien d'étonnant à ce que ces miitants n'aient rien à nous proposer, tout comme les formations politiques qui se réclament du socialisme.

On a envie de leur dire que le marxisme tel qu'ils le rabâchent, a été conçu pour papa et grand-papa, et qu'il est en partie obsolète depuis plus de 70 ans (2), et c'est un admirateur passionné de Marx et Engels qui leur dit.

Notre malheur ou plutôt celui du prolétariat à travers le monde qui ne bénéficie pas du mode de vie supérieur qui existe en France, c'est qu'on a été incapable d'écrire la suite ou d'assurer la relève, parce qu'on s'est laissé corrompre inconsciemment par les bienfaits du développement du capitalisme, et de la lutte de classe du mouvement ouvrier ayant adopté le réformisme au détriment du socialisme. Dans ces conditions, il allait être impossible de doter la classe ouvrière d'une nouvelle direction.

Notes :

1 - On alla jusqu'à nous expliquer que le capitalisme ne se développerait plus, les forces productives ayant cessé de croître définitivement, contrairement à ce qu'affirmèrent Lénine et Trotsky, que le marché mondial n'était plus en expansion, les faits ont amplement démontré le contraire.

C'est important de le souligner, car toute la stratégie des trotskystes reposa sur ce facteur ou cette analyse erronée.

2 - Une fois constaté que les conditions dans lesquelles se déroulait la lutte des classes avaient été profondément modifiées, il aurait fallu adapter en conséquence notre conception de la lutte de classe, mais comme cela venait heurter les théories que nos dirigeants avaient édifiées et érigées en dogme, cela allait être rendu impossible, tous ceux qui les contesteront seront éliminés. Et sur le plan pratique ou organisationnel cela allait se traduire par la lassitude ou la démoralisation d'un grand nombre de militants qui feront défection.

3 - Quand on est jeune ou encore adolescent, on aspire spontanément à la liberté, à s'émanciper de la tutelle envahissante des parents, puis de la société qui a déjà contribué à nous formater, et qui par bien des aspects constitue une entrave à la réalisation de nos aspirations encore grossières ou mal définies, en nous imposant un mode de vie que nous n'avons pas choisi et qui ne correspond pas vraiment à ce qu'on est en droit d'attendre de la vie tant il est oppressant, contre-nature et violent à bien des égards, préfigurant ce qui nous attend dans le monde implacable du travail, où l'expression même de ces aspirations sera étouffée. Si les jeunes sont si sensibles aux injustices en général, c'est avant tout parce qu'ils ont l'impression légitime d'en être les principales victimes.

Leurs aspirations à la liberté les porteront à refuser de se soumettre à cette injustice et à se révolter contre la société capitaliste. C'est ce qui m'amena comme beaucoup d'autres adolescents à découvrir le marxisme et le socialisme, parce que je ne pouvais pas me résoudre au sort qui m'était destiné par cette société ou à reproduire le mode de vie aliénant et cauchemardesque de mes parents. Et depuis je n'ai pas évolué, c'est mon côté conservateur, je l'avoue et je le revendique parvenu au stade de la vieillesse, pas seulement parce que ces aspirations étaient parfaitement légitimes, mais surtout parce qu'elles correspondaient à la réalisation du stade supérieur du processus historique auquel nous participions, qui coïncidait avec la réalisation de cet idéal débarrassé du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme à l'origine de toutes les formes d'oppression, contrairement à la plupart de mes semblables que le monde du travail broiera littéralement.

Et il en est ainsi à toutes les époques. Et qu'on ne vienne pas me dire que je prendrais mon cas pour une généralité, pour la bonne raison qu'issu d'un milieu ouvrier très défavorisé, si quelqu'un n'était pas destiné à s'élever au-dessus de la médiocrité ambiante, c'était bien moi. A 18 ans, j'avais le niveau de conscience du lecteur et fan de Spirou ou Mickey pour vous donner un ordre d'idée d'où je viens. C'est choquant, cela fait peur, n'est-ce pas ? Un tel crétinisme était humiliant surtout. Vous comprendrez pourquoi depuis que j'en ai pris conscience je mène sur tous les plans un combat acharné et sans répit contre l'ignorance.

Ayant abandonné la scolarité trop tôt pour quitter le plus vite possible l'ambiance irrespirable de la maison familiale, j'allais commencer à progresser par procuration grâce à des copains qui avaient eu la chance d'aller jusqu'en terminale et de suivre les cours de philosophie. J'allais partir de là pour aboutir au marxisme deux ans plus tard ; si la philo s'accommode très bien des paradis artificiels du cannabis, en revanche pour changer la société elle est inopérante ou nulle !

Après quelques lectures purificatrices ou qui allaient enfin mettre de l'ordre dans mes idées ou répondre aux questions pratiques que je m'étais posé, j'en arriverai à la conclusion que je devais m'organiser. Mais là je n'allais pas être au bout de mes peines, car les militants de l'OCI que je contacterai (A Surennes dans les Hauts-de-Seine) refuseront catégoriquement que je les rejoigne. Le militant, qui avait tenté de me décourager tout en m'accordant deux ou trois entretiens dans son atelier de petite mécanique, se nommait Albert, un ami de vieille date de feu Pierre Lambert.

Mes copains m'ayant dit que c'était le courant politique le plus sérieux, je persisterai et après une période d'un an de purgatoire et de sacrifices, au profit d'un déménagement à Clichy-sur Seine je finirai par être admis dans le clan ou la secte des trotskystes lambertistes. Devenu un activiste forcené, responsable de cellule, puis de rayon et de secteur par intérim, j'y demeurerai trois ans et je n'en conserverai pas un bon souvenir. Et pour cause, du jour au lendemain avec mon épouse qui avait également rejoint l'OCI, pas un seul militant parmi ceux que nous avions côtoyé quotidiennement ne nous rendra visite ou cherchera à savoir pourquoi nous avions soudainement démissionné comme si nous étions devenus des parias, pour un peu, nous serions morts que pas un militant ne s'en serait soucié, cela donne à réfléchir plus tard sur cette expérience. Pour autant, et bien que je cesserai de militer pendant une vingtaine d'années, jamais mes aspirations d'adolescent ne me quitteraient, d'ailleurs je ne vois pas pourquoi il aurait dû en être autrement puisqu'elles étaient légitimes, mais surtout je crois que cela tient au fait que j'étais venu au marxisme avant de rejoindre cette organisation, par mes propres moyens, en partant de mes propres expériences de la vie sous le régime capitaliste, et non à l'issu d'un processus idéologique ou purement intellectuel, et comme ma condition n'avait pas changé, par conséquent je ne voyais pas pourquoi j'aurais dû remettre en cause les conclusions auxquelles j'étais parvenu ou celles de Marx et Engels qui demeuraient valables, bien que la société dans laquelle je vivais n'avait plus grand chose à voir avec celle de leur époque, leur analyse parcourant l'ensemble du processus dialectique matérialiste et historique dans lequel allait s'insérer la période qui me restait à vivre jusqu'à mon dernier souffle, s'en éloigner sans jamais pouvoir le réfuter aurait été suicidaire, et puis après être passé autrefois par les différents stades de l'idéalisme, je ne voyais pas quel autre mode de penser que la matérialisme dialectique j'aurais pu adopter, qui devait un jour ou l'autre me ramener sur la voie du militantisme et du socialisme dont je m'étais écarté, en ce qui me concerne le 11 septembre 2001, une telle crise de conscience ne s'invente pas !

Tout cela pour en arriver à la conclusion que ces aspirations démocratiques sommeillaient chez chaque travailleur, demeuraient profondément enfouies sous un fatras d'illusions inconsistantes dont ils ne tiraient que des satisfactions illusoires ou éphémères, qui ne demandaient qu'à se volatiliser pour peu qu'on les aide à s'en délivrer pour renouer avec leurs aspirations à la liberté et à la justice sociale. C'est ma profonde conviction.

Dites-moi, connaissez-vous beaucoup de travailleurs qui sincèrement soient satisfaits de leur mode de vie, beaucoup de jeunes qui envisagent leur avenir sans être saisi par une terrible angoisse, personnellement je n'en connais pas et je n'en ai jamais rencontrés.

Si évidemment on doit continuer de mener la lutte de classe en défendant tous les acquis ou droits sociaux qu'il nous reste ou pour en obtenir davantage, on doit partir du constat que les conditions matérielles de la majorité des travailleurs ne constituent plus leur préoccupation principale ou elles ne sont pas dégradées au point qu'ils se mobilisent par millions et millions, ou elles ne sont pas de nature à les pousser à se soulever pour abattre le régime, contrairement aux théories foireuses colportées par nos dirigeants pendant plus d'un demi-siècle qui n'en tinrent pas compte, et auxquelles par ignorance nous avions adhéré, ce sont davantage les conditions politiques dans lesquelles ils vivent quotidiennement ou l'état de putréfaction avancée de la société qui peut les conduire à envisager de balayer le vieux monde pourri du capitalisme.

Dans le cas contraire ou si on contestait cette analyse et les conclusions pratiques que je viens de vous soumettre, ce qui est le droit de chacun évidemment, je voudrais bien qu'on m'explique sur quoi pourrait s'appuyer le combat politique pour changer de société ou pour justifier encore le socialisme. Jusqu'à présent, tout ce qu'on nous a proposé conduisait à abandonner la perspective du socialisme, y compris ou surtout chez ceux qui s'en défendaient, qui se réfugient dans le déni permanent ou refusent d'examiner les éléments que j'ai pris en compte dans mon analyse.

Si vous avez lu un jour les programmes des partis ouvriers ou les résolutions adoptées par les congrès des Internationales, vous avez pu constater qu'ils commençaient tous par une longue et exhaustive analyse de la situation nationale et mondiale comportant un état de chaque classe et de leurs rapports, en relation avec l'évolution de la situation économique qui constituaient la toile de fond sur lesquels allait se greffer leur stratégie pour mener leur combat ou pour se construire.

Donc avant d'évoquer la rédaction d'un nouveau programme ou la construction d'un nouveau parti ouvrier révolutionnaire, il faudrait peut-être commencer par concentrer nos efforts sur l'analyse de la situation, et là on n'est pas au bout de nos peines hélas ! Car dans l'état actuel des choses cela s'avère totalement impossible, puisque chacun se réfugie dans un monologue ou joue à celui qui sera le plus dogmatique que moi tu meurs, certains en sont même à se faire des politesses pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de leurs petits camarades par crainte qu'ils rompent la discussion avec eux, procédé misérable qui ne peut aboutir qu'à un résultat tout aussi misérable quand on manque d'arguments, de faits ou d'expériences pour étayer sa théorie.

Personnellement je m'en tiens à ce que j'ai évoqué dans ce texte, aux faits, à savoir les conditions d'existence matérielles de l'immense majorité des travailleurs, et les conditions politiques auxquelles ils sont soumis ou l'état délétère de la société dans laquelle ils doivent vivent quotidiennement et qui est voué à empirer, rendant de plus en plus urgent ou prégnant la nécessité de faire table rase. Je tiens à préciser que ce discours s'adresse en priorité aux couches les plus défavorisées de la classe ouvrière.

4 - J'ai eu le privilège d'arriver en Inde peu de temps avant le libéralisme économique du début des années 90, qui en réalité allait décoller quelques années plus tard.

Si je devait comparer la situation sociale à cette époque avec celle qui prévaut de nos jours en Inde, je dirais qu'entre 1991 et 2019 ou déjà vers 2010, il s'est produit autant de changements qu'en France entre le milieu du XIXe siècle et les dernières décennies du XXe siècle, pour dire à quel point le développement économique s'est réalisé à marche forcé, forcément plus vite que les mentalités qui sont demeurées loin en retrait ou n'ont guère eu le temps d'évoluer, sans révolution évidemment et sans que la lutte des classes y contribue. Cela permet de comprendre pourquoi nous vivons sous un régime semi-féodal corrompu et favorisant le népotisme, où les travailleurs sont livrés sans défense à la surexploitation. Cela eut pour conséquence la détérioration accélérée de tous les rapports sociaux.

Par exemple, jusqu'au début des années 90, généralement ou pour ne pas dire dans la quasi totalité des cas deux ou trois générations vivaient sous le même toit, une fable occidentale veut que les Indiens fassent beaucoup d'enfants pour compenser l'absence de retraite, donc pour assurer leurs vieux jours comptant sur leurs enfants pour subvenir à leurs besoins quand ils seront vieux.

Or il se trouve que non seulement chaque génération ou chaque membre adulte d'une famille vit séparément dorénavant, et très souvent ils refusent d'héberger leurs parents, ils les traitent comme des animaux dont il n'y a désormais plus aucun profit à attendre, sauf évidemment quand il reste encore une part d'héritage à se partager, ce qui est de plus en plus rarement le cas, puisqu'avec la démographie galopante il a été dispersé depuis longtemps ou se sont les générations intermédiaires qui en ont déjà bénéficié.

Quand aux membres d'une même famille, généralement nombreuses, la solidarité d'autrefois a pratiquement totalement disparu, cela est dû essentiellement au nombre croissant de besoins qu'ils doivent satisfaire et qui évidemment n'existaient pas 20 ou 30 ans auparavant, de telle sorte qu'ils ne sont plus en mesure de venir en aide à leurs frères ou soeurs, que ce soit justifié ou non importe peu, puisque la plupart pour ne pas dire tous font face à de graves difficultés matérielles ou financières tout en étant endettés, j'en sais quelque chose pour en dépanner chaque mois quand leur situation devient critique ou dangereuse, car ce n'est pas rare non plus qu'ils en viennent aux mains ou au suicide.

L'insouciance et la bonhomie légendaire des Indiens qu'il ne fallait tout de même pas idéaliser, allaient céder la place en une seule génération à des rapports quasiment féroces entre eux, aiguisant leur individualisme au point de disloquer littéralement toutes les familles, même si très hypocritement et pour respecter les traditions elles se réunissent encore lors d'évènements familiaux, retirez-leur la religion et demain ils s'ignoreront totalement ou deviendront des étrangers.

En 1990, un revenu mensuel suffisait à couvrir les besoins d'une famille de 8 à 10 personnes enfants inclus. En 2019, deux revenus ne suffisent plus à satisfaire les besoins d'un jeune couple endetté avec deux enfants en bas âge. Le bonheur de l'expansion du capitalisme est résumé ici.

J'ai assisté au rapide changement des mentalités, j'en ai surtout été victime pour ne pas l'avoir toujours saisi au bon moment mais après coup par la force des choses. Jusque là la majorité des Indiens étaient pauvres et ils s'en faisaient une raison, ils s'étaient adaptés à cette situation et tiraient ailleurs des compensations à leur oisivement forcé puisque le chômage était le lot de la plupart d'entre eux, ce qui expliquait leur relative jovialité ou insouciance comme je l'ai rappelé plus haut. Sous l'emprise de la fatalité et d'une mentalité qui n'avait guère évolué depuis des siècles, leurs rapports étaient plus sains qu'aujourd'hui.

Bien sûr qu'à cette époque la roupie (la monnaie indienne) était très présente dans leurs conversations, mais c'était uniquement parce qu'elle était rare et précieuse, alors que maintenant qu'elle coule en abondance, elle n'est jamais suffisante pour satisfaire les multiples besoins qu'on leur a imposés et dont ils ne peuvent plus se passer, ce qui a contribué à ravager leur mode de vie et à leur ôter le peu de liberté dont ils bénéficiaient encore, car dorénavant en travaillant 6 jours sur 7, 12 mois sur 12, ils n'en ont plus du tout, et en cas d'accident ou de maladie, c'est la misère noire qui les attend, et ils en ont conscience, je crois même pouvoir dire que c'est la seule chose dont ils aient pris conscience ou le seul bienfait que leur ait procuré le développement économiques des 3 dernières décennies. Ne leur demandez pas s'ils le regrettent, puisqu'ils ont déjà oublié les conditions qui prévalaient lors de leur enfance, ou ils sont tombés sous le charme de ce qu'on appelle communément la société de consommation. Et quant aux dernières générations, elles ne les ont jamais connues, donc elles ignorent ce qu'elles ont perdues et qu'elles ne sont pas prêtes de les retrouver, elles idéalisent naïvement les pays riches, sans savoir que le peu de liberté qui y règne encore à une saveur très amère faite également de sueur et de larmes.

Je vis depuis 5 ans et demi dans un petit village d'environ 400 familles ou maisons séparées (Ils ont souvent des liens de parentés et j'ignore au juste combien de familles vraiment différentes habitent le village), et bien je peux vous dire que je n'en connais pas une qui ne corresponde pas à la description que je viens de vous faire, hormis les quelques agriculteurs riches qui vivent dans une partie séparée du village et qui snobent la partie pauvre du village où je vis. La même remarque vaut pour la famille de mon épouse Magueswary où tous les frères ont fini par se haïr, et me voler, mais c'est une autre histoire. Par chance, les frères et soeurs de ma nouvelle compagne Selvi ont de meilleurs rapports, un peu forcés je dois dire ou pour sauver les apparences, je ne suis pas dupe et je ne les juge pas.

On constatera que tout au long du développement du capitalisme, le progrès social se traduira par une amélioration de la condition individuelle des travailleurs au détriment de leurs rapports collectifs, parce que seulement une minorité participera à la lutte de classes, et quand ces rapports collectifs finiront par devenir complètement pourris, donc graduellement génération après génération, cela sonnera l'heure de la régression sociale sans fin. Les générations de la lutte de classe des années 30 et d'après-guerre ont disparu, celle de la fin des années 60 a dépassé l'âge de la retraite, il ne reste plus que celles qui ont vécu de la rente des précédentes sans en comprendre ni l'origine ni la signification politique, et pour lesquelles le socialisme est quelque chose d'incompréhensible ou de totalement étranger.

En Inde le processus fut différent, puisqu'on leur imposa ce qu'on appelle de manière inappropriée ou uniforme le progrès social, les travailleurs indiens ne le conquirent pas au cours de leur lutte de classe, il leur fut importé avec les capitaux de l'oligarchie des pays les plus riches. En fait de progrès social, ils auront dorénavant le droit d'être davantage exploités pour consommer davantage et faire tourner la machine à profit du capitalisme, ce sera le seul droit qui leur sera consenti par les esclavagistes modernes réalisant la seule oeuvre philanthropique dont ils soient capables. A suivre.

En voici quelques aspects parmi des milliers d'autres ou leur humanisme est la politesse des salauds...

On devrait enfermer ces enragés jusqu'à ce qu'ils en crèvent.

Vidéo de L214 dans un élevage de lapins : "Si les normes de densité sont respectées, la cage n'est pas forcément un mauvais outil d'élevage" - franceinfo 20.08

"La législation doit prendre en compte de façon beaucoup plus sérieuse la question du bien-être animal", a estimé mardi 20 août sur franceinfo Éric Andrieu, député européen PS, membre de la commission agriculture et vice-président du groupe des sociaux-démocrates. L'association L214 dénonce un nouveau cas de maltraitance animale dans un élevage de lapins à Nueil-les-Aubiers (Deux-Sèvres). La vidéo montre notamment des cages minuscules où les lapins sont entassés, ainsi que des boîtes d'antibiotiques et d'hormones servant à optimiser l'insémination artificielle.

Éric Andrieu - La cage, du point de vue sanitaire, dès lors qu'on règle le problème de la surpopulation, est un outil d'élevage qui permet de garantir l'aspect sanitaire. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de maltraitance par rapport au lisier en particulier, et donc en termes de salubrité. Dans la mesure où les normes de la densité sont respectées, la cage n'est pas forcément un mauvais outil d'élevage. franceinfo 20.08

LVOG - Dans son cas et celui de ses semblables il n'existe pas de bons outils d'élevage car il n'est pas souhaitable qu'ils se reproduisent...

Un conseil, n'en consommez pas pour ne pas finir comme ces malheureux lapins.

Quand ils vous traitent aussi comme du bétail pour réaliser toujours plus de profit.

Prendre l'avion va devenir de plus en plus inconfortable - slate.fr 31.07

Pour beaucoup, prendre l'avion est devenu un réel test d'endurance physique, qui consiste à rester assis pendant de nombreuses heures sur de petits sièges, les genoux recroquevillés et touchant le siège de devant.

Si vous trouvez cette position inconfortable aujourd'hui, sachez que la situation risque de s'empirer: l'industrie de l'aviation cherche à réduire au minimum l'espace mis à disposition des passagers.

La demande de vols explose partout dans le monde, et notamment en Asie, où cent millions de personnes prennent tous les ans l'avion pour la première fois.

Pour absorber cette nouvelle demande, les compagnies aériennes pourraient simplement agrandir leur flotte. La plupart d'entre elles esquivent pourtant cette option –pas pour des motifs écologiques, mais en raison de la pénurie de pistes et afin d'éviter de verser des droits d'atterrissage supplémentaires.

Dans ce contexte, les transporteurs préfèrent trouver des astuces pour faire rentrer toujours plus de monde dans leurs avions. «L'objectif est de serrer le plus grand nombre de passagers possible. Ça ne fera qu'empirer au cours de la prochaine décennie», prévient Mathieu De Marchi, un consultant en aviation civile basé à Bangkok.

En juin 2019, Cebu Air, le plus gros transporteur aérien low-cost des Philippines, a annoncé que ses nouveaux A330neos compteraient bientôt 460 sièges, soit vingt de plus qu'aujourd'hui.

La compagnie asiatique n'est pas la seule à vouloir nous entasser. Ryanair avait déjà eu l'idée en 2014, en commandant à Boeing Co. des avions haute densité disposant de huit sièges de plus que la version standard du 737.

Cathay Pacific Airways Ltd, une compagnie autrefois traditionnelle, a quant à elle ajouté en 2017 une assise supplémentaire dans chaque rangée de ses Boeing 777-300.

Cette baisse de confort n'a pas que des inconvénients: pour les touristes, elle est synonyme de baisse du prix des billets.

La concurrence des transporteurs low-cost a forcé les compagnies aériennes à proposer des tarifs plus avantageux, quitte à facturer des services autrefois gratuits. Évidemment, le surplus d'espace figure parmi les nouveaux extras proposés. slate.fr 31.07

LVOG - Il n'y a pas de petits profits... Heureusement que je ne prends plus l'avion, quelle horreur ! 10 heures sans pouvoir bouger, c'est une véritable torture !

Le touriste, c'est le temps de cerveau... le cerveau en moins... J'ai toujours essayé d'éviter les foules de touristes qui perturbaient la vie quotidienne des gens. En meutes, ils ne respectent rien et cela est contraire à mes principes. Chez les frustrés, c'est-à-dire l'immense majorité des gens qui ne disposent d'aucun pouvoir et ne l'assument pas ou difficilement et inconsciemment, le tourisme de masse leur sert de défouloir souvent aveugle et bruyant, répugnant.

Comment, elle n'est pas pou-belle la vie ou l'immondice du vieux monde.

Indonésie : Bangun, un "village poubelle" envahi par le plastique - franceinfo 20.08

Des montagnes de déchets, loin des paysages paradisiaques de certaines îles indonésiennes. Dans la province de Java Oriental (Indonésie), les rues de plusieurs villages pauvres se retrouvent de plus en plus saturées par des déchets en plastique, arrivant chaque jour de l'étranger pour être triés. Bangun est l'un de ces "villages poubelles", devenu malgré lui un lieu de recyclage des déchets.

Chaque jour, plus de 40 camions y déversent du plastique à recycler. Mais ces déchets ne viennent ni d'Indonésie, ni des pays voisins. Ils sont importés de pays occidentaux, tels que les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la Belgique, mais également du Moyen-Orient. Depuis que la Chine a interdit l'importation de certains déchets, en janvier 2018, d'autres pays d'Asie du Sud-Est ont pris le relais, devenant des destinations privilégiées pour le recyclage du plastique.

Deux villageois sur trois vivent du tri

A la fin de l'année 2018, l'Indonésie recevait 35 000 tonnes de déchets en plastique par mois, contre 10 000 un an auparavant. Face à autant d'ordures s'amoncelant dans les rues de Bangun, le traitement des déchets a fini par faire vivre une partie du village. Aujourd'hui, les deux tiers de sa population gagnent de l'argent grâce au tri du plastique.

"Pour les habitants, les ordures sont un trésor", explique Keman, qui vit à Bangun. "Pourquoi ? Parce qu’après les avoir séchées le matin et les avoir triées, elles sont converties en argent l’après-midi."

Mais ce travail n’est pas sans risques pour la santé et l’environnement. Les déchets sont en effet triés à mains nues, avec un simple masque en tissu en guise de protection. Selon plusieurs organisations de défense de l'environnement, des déchets en plastique non recyclables sont brûlés dans la nuit, entraînant des rejets toxiques pour les habitants… et l'arrivée de microplastiques dans les voies d'eau. franceinfo 20.08

LVOG - La bonne conscience de l'occidental consiste à dire qu'il n'y ait pour rien ou qu'il n'a rien à se reprocher, d'ailleurs c'est son comportement habituel ou généralisé.

Les ouvriéristes, qui se foutent de son état de conscience misérable, le flattent et le défendent pour qu'on n'ait rien à leur reprocher non plus. Vous n'y êtes pour rien puisque vous êtes rien, cela ne vous rappelle-t-il pas un certain discours qu'ils ont brocardés, les opportunistes ne sont pas à cela près... Après ils s'étonnent qu'on ne les prennent pas au sérieux.

L'Etat sioniste à la pointe de l'industrie du totalitarisme, s'ils le disent eux-mêmes...

Ces logiciels espions qui prouvent qu'Orwell avait raison - slate.fr 28.06

Des dizaines de sociétés se targuent de pouvoir pirater téléphones et ordinateurs pour le compte des gouvernements.

En mai 2019, le Financial Times a dévoilé que WhatsApp, propriété de Facebook, avait été victime d'une attaque très sophistiquée, menée grâce à une faille exploitée par une start-up israélienne de cybersécurité. À en croire le quotidien londonien, le groupe NSO basé à Tel Aviv était à la manœuvre.

Ce fabricant d'équipements de surveillance, bien connu des services de renseignements de nombreuses nations, est notamment accusé d'aider plusieurs gouvernements à épier journalistes et militants, avec des conséquences parfois funestes.

Un récent recours en justice affirme ainsi que sa technologie du nom de Pegasus a été utilisée pour retrouver la trace du dissident saoudien Jamal Khashoggi, ensuite assassiné. Interrogée Fast Company, la société israélienne a nié toute implication dans ce meurtre ou ce qui lui a précédé.

Israël au cœur du business

NSO n'est que l'une des multiples firmes qui vendent de tels outils logiciels. Israël en abrite une multitude. Parmi elles, on peut compter Ability, Verint et Elbit Systems, qui disposent d'une clientèle répartie aux quatre coin du globe, écrit Fast Company.

Au cours de ces derniers mois, une nouvelle alliance d'entreprises publiques et anonymes a même lancé Intellexa, un consortium qui espère défier NSO Group et Verint sur le marché en plein essor des interceptions légales.

Ability, de son côté, vend un système dit d'interceptions illimitées (ULIN) qui permet de court-circuiter les communications GSM, UMTS, LTE et réseaux CDMA pour espionner le smartphone d'une cible.

Parmi ses plus gros clients, on compte le Mexique, qui a dépensé 42 millions de dollars en 2016, soit près de 37 millions d'euros. L'entreprise propose également ses services à la Chine, Singapour, à la Birmanie ou encore à la République tchèque, toujours selon l'enquête de Fast Company. slate.fr 28.06

S'ils le disent eux-mêmes, après l'avoir nié et traité de complotistes ceux qui l'affirmaient.

« Les Frères musulmans gardent des contacts étroits avec les terroristes » - LePoint.fr 23.08

L'Émirati Abdul Rahman Khalifa Salem Sobeih Al Suwaidi a passé 35 ans dans la Confrérie. Il accuse cette société secrète de vouloir dominer l'Occident.

Son livre s'intitule Ken Penjar. Mon histoire avec l'organisation des Frères musulmans. « Ken Penjar », c'est le mot que lui a lancé un jour un policier de l'île indonésienne de Bata et qu'on peut traduire par « Jetez-le en prison ». Le Frère musulman Abdul Rahman Khalifa Salem Sobeih Al Suwaidi a fui les Émirats arabes unis, en passant notamment par Oman, le Yémen, la Turquie, la Thaïlande, la Malaisie. En 2015, il est arrêté en Indonésie en possession de faux papiers. La Confrérie, à laquelle il a consacré toute son énergie depuis son adolescence, l'abandonne à son triste sort. « J'ai compris que j'avais fait fausse route et j'ai demandé pardon à Dieu », explique cet homme de 55 ans, tout de blanc vêtu, que nous rencontrons dans un hôtel à Dubaï. C'est ici qu'il vit. Il y est né en 1964, dans une famille de neuf enfants, son père travaillant pour le gouvernement.

Accompagné de deux hommes qui ne se présentent pas faisant partie de sa garde rapprochée, l'ex-Frère, très prudent, préfère parler dans une chambre de l'établissement, à l'abri des regards. « Je me suis fait insulter sur les réseaux sociaux depuis la publication de mon livre. Mais je ne crains pas vraiment pour ma vie aux Émirats », dit-il. Le jour de l'entretien, trois autres Frères musulmans émiratis annonçaient qu'ils lâchaient à leur tour la Confrérie. « Comme les Frères musulmans sont persécutés dans beaucoup de pays musulmans, en particulier en Égypte, l'Europe est devenue une base arrière essentielle pour cette société secrète. Une grande partie des dirigeants de l'organisation internationale [le Tanzim al-dawli] sont d'ailleurs établis à Londres. Pour la plupart inconnus des services secrets occidentaux, ils agissent à partir de structures, de sociétés, parfaitement légales », révèle l'ancien responsable de la Confrérie, qui participait aux campagnes d'aide et secours dans le monde entier.

Marche, escalade et Kalachnikov

Dans son livre, il cite le cas d'un certain Hassan El Dokki, un Frère musulman qui incitait de jeunes musulmans à partir combattre en Syrie. « Officiellement, le conseil de la Choura de la Confrérie – qui est un conseil consultatif – l'a exclu, car nous ne devons surtout pas montrer vis-à-vis de l'extérieur que nous sommes des extrémistes. Mais c'était de la comédie. J'ai découvert que Saïd Nasser Al-Taniji, membre du conseil de la Choura, était toujours en contact avec Hassan El Dokki », raconte l'ex-Frère musulman. Oussama Ben Laden, comme son mentor en Afghanistan, le Palestinien Abdullah Azzam, étaient « eux aussi Frères musulmans », ajoute-t-il en énumérant les « contacts étroits avec les terroristes » que conserve la Confrérie.

L'auteur de Ken Penjar a lui-même suivi un entraînement militaire au Pakistan. Le programme comprenait de l'escalade, de la marche, des exercices physiques, ainsi que le maniement de la Kalachnikov et « nous apprenions la manière de se déplacer de jour comme de nuit, de porter les blessés, de se cacher, de se camoufler », raconte-t-il. Officiellement, le plus radical des Frères, l'Égyptien Sayyid Qutb (pendu au Caire en 1966) a été désavoué par la Confrérie. L'Émirati nous dévoile que Qutb est toujours enseigné aux Frères qui franchissent la deuxième barrière de confidentialité de l'organisation, rejoignant une structure appelée « le cercle de la Mosquée ». En s'arrogeant le pouvoir de considérer qu'un autre musulman peut être un mauvais musulman, ce qui donne le droit de le tuer, Sayyid Qutb est l'un des maîtres à penser de Daech.

12,5 % de l'aide humanitaire ponctionnés

En partant de sa propre histoire, Abdul Rahman Khalifa Salem Sobeih Al Suwaidi explique comment la complexité de la structure hiérarchique de la Confrérie lui a permis de résister depuis des décennies, malgré les interdictions, les persécutions. À tous les niveaux, certains Frères sont sélectionnés pour participer à d'autres activités et reçoivent l'ordre de ne pas en informer les autres. L'organisation secrète se préoccupe également de la vie privée de ses membres. À 20 ans, l'ancien Frère a reçu une enveloppe « contenant une liste de femmes qui pourraient [lui] convenir », se rappelle-t-il. Toutes ces femmes étant des Sœurs, membres de l'organisation féminine de la Confrérie.

Durant trente-cinq ans, il a œuvré dans des projets caritatifs dans le monde entier. Car la Confrérie tire sa force de l'humanitaire. Chaque catastrophe, chaque inondation, chaque tremblement de terre ou famine lui offre l'occasion de se faire apprécier des populations secourues et de renforcer son implantation. « Chaque opération permet aussi de générer des profits. En se basant sur une fatwa [un avis juridique selon la loi islamique, NDLR], la Confrérie soustrait pour elle très exactement 12,5 % des sommes recueillies », précise-t-il.

L'Union européenne subventionne les Frères

Mais comment freiner l'influence grandissante des Frères musulmans ? « Ils n'agissent jamais à visage découvert. Les Frères adhèrent à des associations tout à fait légales qui n'appartiennent pas à la Confrérie. Comme ce sont des militants très actifs, ils prennent rapidement d'importantes responsabilités, ce qui leur permet d'influencer les décisions de l'association. Puis cette association humanitaire parasitée en Europe se met ensuite en contact avec une association humanitaire également parasitée au Mali ou au Pakistan pour lui proposer une aide », raconte l'auteur de Ken Penjar. Mon histoire avec l'Organisation des Frères musulmans.

Résultat, les Nations unies, l'Union européenne, coopèrent, subventionnent des associations tenues en sous-main par la Confrérie. « C'est le cas de l'Unicef au Yémen qui s'est choisi comme partenaire l'association Islah », raconte-t-il. « L'Égypto-Qatari Youssef al-Qaradhawi, que j'ai rencontré, le dit clairement : l'ambition de la Confrérie est d'établir un État islamique sur toute la terre. Les Européens ne se rendent même pas compte du danger, de l'activisme conjoint du Qatar et de la Turquie », déclare-t-il encore, avant de se lever et de clore l'entretien : c'est l'heure de la prière. LePoint.fr 23.08




C'est la crise alors vous devrez travailler plus longtemps pour une retraite réduite.

L'orgie insupportable de l'oligarchie.

A 513,8 milliards de dollars, les dividendes mondiaux battent un nouveau record - Les Echos 19.08

Quelque 513,8 milliards de dollars ont été versés par les entreprises à leurs actionnaires sous forme de dividende au cours du deuxième trimestre. Un montant en hausse par rapport à l'année précédente, selon l'étude de référence de la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors (JHI).

Pour leur part, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu, les entreprises tricolores s'étant montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est « de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe » (+3,1 %, à 51 milliards de dollars).

La région Asie-Pacifique hors Japon 43,2 milliards de dollars...

Outre-Atlantique, le montant des dividendes ressort en hausse de 4,4 % à 132,9 milliards de dollars.

Pour l'année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées. Tablant sur un montant record de 1.430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse annuelle de 4,2 %. Les Echos 19.08

Fabrique du consentement au service de la contre-réforme des retraites. Le sophisme en guise de mode de gouvernance totalitaire.

- ...depuis le début de l’année 2019, les 14 Français qui apparaissent dans l’index des milliardaires de Bloomberg ont vu leur richesse globale augmenter de 78 milliards de dollars. liberation.fr 22.08

Réforme des retraites: Buzyn annonce une "consultation citoyenne" - Le Huffington Post 21.08

“Ce sera probablement moins lourd que la consultation citoyenne du grand débat qui a mobilisé énormément de monde et de financement”, commence-t-elle avant de rebondir sur une question du journaliste: “cela pourra se faire sur internet, dans les mairies, via des associations et via des syndicats. Tout cela va être mis sur la table au mois de septembre et nous attendons les retours de nos concitoyens sur les propositions qui ont été faites”.

Sibeth Ndiaye (...) précisant que “l’objectif de la consultation” est de “détailler la réforme aux Français et de les faire réagir”.

Échaudés par les mois de contestation des “gilets jaunes”, Emmanuel Macron et son gouvernement vont tenter à partir de septembre de mieux faire accepter une série de réformes délicates.

La réforme des retraites, présentée au début de l’été, a été unanimement rejetée par les syndicats. Le gouvernement veut se donner du temps en ouvrant une nouvelle phase de concertation, mais FO et la CGT se mobiliseront les 21 et 24 septembre. Le Huffington Post 21.08

LVOG - Président des banquiers, des compagnies d'assurance, des fonds de pension, Macron est ultra minoritaire et illégitime pour adopter la moindre mesure ou gouverner. Cette contre-réforme comporte trois axes : allonger la durée du travail, réduire les pensions, livrer les cotisations retraites au marché pour spéculer et financer l'escroquerie du Green new deal. Aucun de ces objectifs ne peut être conforme aux besoins des travailleurs.

Quand Macron affirme qu'il serait normal de travailler plus longtemps ou de prendre sa retraite plus tard, à 64 ans ou au-delà, parce qu'on vit plus vieux qu'autrefois, sur fond de chômage de masse il faut le rappeler, que dit-il sinon qu'on devrait consacrer toute notre existence à travailler pour engraisser des actionnaires, rentiers ou oisifs, et autres parasites, que c'est la fatalité et qu'il faut s'y résigner.

Acte 40 et les dérives gauchistes.

En été et sous la pluie «l'acte XL» rassemble seulement quelques centaines de Gilets jaunes - RT 17 août 2019

Le quarantième acte des Gilets jaunes s'est tenu 9 mois après le début du mouvement social, avec des manifestations de faible ampleur et souvent sous la pluie comme à Paris, où quelques centaines de manifestants ont défilé.

À Paris, un défilé d'environ 300 personnes s'est tenu sous la pluie entre la place des fêtes [place excentrée du 19e arrondissement] et la place de la République. RT 17 août 2019

Cette mini manifestation vue par la Tendance Claire du NPA (http://tendanceclaire.npa.free.fr

- Acte 40. Toulouse : Les gilets jaunes toujours présents (17/08)

- Acte 40. Paris : Belle mobilisation en plein mois d’août et sous la pluie (17/08)

LVOG - Le plus démoralisant pour les militants, ce n'est pas que les travailleurs ne se mobilisent pas contre le régime, mais d'avoir des dirigeants aussi misérables ou qui font dans l'autosatisfaction qui tient de la démagogie...

Ouvriéristes par ci, tiers-mondistes ou communautaristes par là.

Inde-Cachemire. «Transformer l’Inde en un Etat hindou» - tendanceclaire.org 18 août 2019

(https://alencontre.org/asie/inde/inde-cachemire-transformer-linde-en-un-etat-hindou.html)

LVOG - Avec plus de 200 millions de musulmans sur une population totale de 1,4 milliards d'Indiens, c'est grotesque. On peut ajouter quelque 30 millions de chrétiens, 20,8 millions de sikhs, 8,4 millions de bouddhistes et 4,4 millions de jaïns.

Autre chose.

Quand l'AFP écrit : "Le Jammu-et-Cachemire (...) va perdre le statut d'État fédéré, pour être rétrogradé au statut de "territoire de l'Union". Cela signifie que la région sera placée "sous l'administration directe de New Delhi et n'aura presque plus aucune autonomie", ce qui n'est pas la pire chose qui pouvait lui arriver si j'en juge par la situation qui prévaut dans les territoires de l'Union (dont Pondichéry) qui est bien meilleure que dans celles des 26 ou 27 Etats de l'Inde qui leur envient.

Par exemple, parce qu'on ne peut pas affirmer quelque chose sans preuve, jusqu'à présent et malgré de multiples tentatives avortées, le gouvernement central de New Delhi n'est jamais parvenu à imposer aux habitants du Territoire de Pondichéry d'être intégrés à l'Etat du Tamil Nadu parce que l'immense majorité y étaient farouchement opposés. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient conscience de bénéficier d'un statut spécial présentant de nombreux avantages qu'ils ne voulaient pas abandonner. Cela dit j'ignore ce que compte entreprendre New Delhi au Jammu-et-Cachemire.

L'Inde entière est rongée par la corruption et le népotisme sur fond d'obscurantisme religieux, où se mêle développement économique inégal et anarchique, ainsi que des rapports sociaux semi-féodaux.

Les Etats comptant des dizaines de millions d'habitants, 60 millions environ au Tamil Nadu où je vis (à 10 kms de Pondichéry), autant dire que les partis politiques qui les dirigent exercent le pouvoir en dehors de tout contrôle ou de manière discrétionnaire sur une population illettrée ou dont le niveau de connaissance ou de conscience politique demeure très élémentaire ou quasi inexistante, et qui ne dispose d'aucun moyen indépendant de faire entre sa voix ou ses revendications, dans ces conditions ce sont les élus, les lobbies ou les potentats locaux qui font leurs lois dans chaque district.

Mais pas n'importe comment.

Cela va très loin, puisque par exemple, et j'en ai fait l'expérience à de nombreuses reprises depuis 1990, d'un district à l'autre la même loi ou la Constitution sera interprétée différemment par ceux qui en sont les dépositaires, sans que personne ne puisse le contester. Cela signifie que la population est littéralement livrée sans défense à ces féodaux corrompus ou oppresseurs érigés en législateurs. Pour vous attirer les bonnes grâces de ces seigneurs ou espérer vous faire entendre, vous devez vous incliner devant eux, adopter un air humble ou inférieur, les flatter ou de préférence leur graisser la patte, à moins qu'ils puissent tirer profit de votre statut quand vous en avez un, ou encore si vous n'avez rien à leur donner en échange parce que vous êtes trop misérable, que vous vous engagiez à vanter leurs mérites autour de vous, de manière à favoriser leur popularité jusqu'aux prochaines élections par exemple.

Autant dire que toute expression de la démocratie politique n'existe pas dans ces Etats. En revanche, les territoires sont beaucoup plus petits en superficie et en population, ce qui en favorise l'exercice. Si vous voulez, c'est un peu comme dans une commune en France ou les élus ne peuvent pas faire n'importe quoi sans que la population finisse par le savoir et réagisse où les sanctionne lors du prochain scrutin. Le pouvoir et les structures de l'Etat sont plus proches des citoyens. Dans un Etat, vous ne bénéficierez pas des mêmes services, selon le parti politique pour lequel vous êtes cencé proche ou avoir voté lors des dernières élections. Si maintenant vous êtes prêt à en changer, vous aurez toutes les chances que votre requête soit prise en considération et satisfaite. A Pondichéry c'est différent, soit cela se passe naturellement, soit vous versez un bakchich pour faire accélérer votre dossier.

J'ignore dans quel cas de figure se trouvait jusqu'à présent la région autonome du Jammu-et-Cachemire, mais d'après ce que j'ai lu, j'ai cru comprendre qu'elle bénéficiait davantage du statut d'un Etat plutôt que celui d'un territoire, notamment sur le plan financier, car ce qui distingue ces deux statuts, c'est qu'un territoire bénéficie d'une importante dotation financière de New Delhi, sa dépendance envers New Delhi est plus importante qu'un Etat. New Delhi peut asphyxier l'économie d'un territoire mais pas d'un Etat très développé, en fonction des partis qui sont au pouvoir à New Delhi et dans chaque territoire, et si nécessaire les déstabiliser politiquement en alimentant une crise sociale. Par exemple à Pondichéry, tant que le parti du Congrès était au pouvoir à Delhi et à Pondichéry, tout allait pour le mieux, mais quand le Chief minister a fait défection pour créer son propre parti, New Delhi a commencé à fermer le robinet, du coup le gouvernement de Pondichéry a réduit le nombre pléthorique de fonctionnaires qu'il ne pouvait plus payer en ne renouvelant plus les départs à la retraite, en liquidant purement et simplement certains secteurs économiques, par exemple les magasins publics du genre supérette, l'usine de compost, etc. Apparemment, si j'en juge par la multiplication des travaux dans la ville même, les autorités de Pondichéry se seraient rapprochées de New Delhi depuis que Modi est Premier ministre, l'ennemi juré du parti du Congrès. Le financement très coûteux des infrastructures dépend toujours de Delhi.

J'en conclus provisoirement que le gouvernement central a modifié le statut du Jammu-et-Cachemire pour mieux en reprendre le contrôle financier et politique, au détriment ou au bénéfice de la population de cette région, il est trop tôt pour le dire. Contrairement à ce que voudrait faire croire certains, les Indiens de toutes confessions ou athées se côtoient quotidiennement, même lorsqu'il existe des quartiers ou l'une ou l'autre confession domine. Quand je vais au marché central de Pondichéry, j'ai pu constater qu'indistinctement les femmes musulmanes, hindoues ou chrétiennes faisaient leurs courses chez les mêmes commerçants. Bien qu'il existe 10 hindous pour 2 musulmans en Inde, ils sont intégrés dans le pays. La haine qui existerait entre eux est uniquement alimentée par la classe dominante ou les partis au pouvoir pour mieux les diviser et affaiblir leur résistance à l'exploitation et à l'oppression.

C'est accordé beaucoup trop d'importance au slogan électoral de Modi qui d'ailleurs n'a jamais été pris au sérieux, Modi qui soit est issu d'une milice hindouiste fanatique d'extrême droite, que de prétendre qu'il envisagerait de «transformer l’Inde en un Etat hindou», c'est ridicule, cela n'a pas de sens, c'est faire le jeu de ceux qui se servent de cette question pour faire pression sur l'Inde ou la déstabiliser, alimenter le communautarisme, inutile de vous faire un dessin pour que vous deviniez qui y aurait intérêt, les mêmes qui sont entrés en action à Moscou ou Hong Kong ou encore Caracas notamment.

L'inde est le premier ou le second client des marchands d'armes sur le marché mondial, donc tout ce qui peut servir à le justifier est bon à prendre. Je crois que c'est plutôt de ce côté-là qu'il faut chercher pour comprendre la décision de Modi.

Quand on devient un agent des GAFAM.

YouTube agit à son tour contre la propagande de Pékin sur Hong Kong - AFP 23.08

Après Twitter et Facebook, la plateforme vidéo YouTube a annoncé jeudi avoir agi à son tour contre une vaste campagne de propagande menée par les autorités chinoises sur les réseaux sociaux pour discréditer la mobilisation en faveur de réformes démocratiques à Hong Kong. AFP 23.08

LVOG - YouTube a été racheté en 2005 par Google qu'on ne présente plus.

Twitter, Facebook et YouTube, donc Google, n'ont pas agi contre la campagne de propagande menée par les Etats-Unis et ses alliés contre les autorités chinoises, estimant sans doute qu'elle est légitime de la part de ces démocratie ! Que penser, comment caractériser les partis dits ouvriers et les militants qui participent à cette campagne via leurs publications ? Je vous laisse deviner.




Green new deal.

Propagande du Green new deal ou de la théorie du réchauffement climatique à usage spéculatif et politique.

Au secours il y a des orages, il pleut !

Douze départements en alerte orange aux orages, de la grêle dans l'est de la France - francetvinfo.fr 18.08

Des grêlons impressionnants sont tombés sur l'est de la France dimanche 18 août. Douze départements de l'est de la France, de la Loire à L'Alsace, ont, en effet, été placés en vigilance orange en raison d'un risque d'orages "violents" jusqu'à lundi matin, a indiqué Météo-France dimanche 18 août.

L'autoroute A6 était sous les eaux au péage de Villefrance Limas.

Le temps lundi sera encore nuageux et pluvieux dans l'est, douze départements de l'est de la France, de la Loire à L'Alsace... francetvinfo.fr 18.08

A quoi mesure-t-on la superficie de la supercherie du "réchauffement climatique"?

LVOG - Islande. Superficie : 103 000 km². Environ 10 % de l'île est recouverte de glaciers. (Wikipédia.org)

10% de 103 000 km2, cela fait 10.000 km².

Le glacier Okjökull qui a disparu avait une superficie de 16 km2 en 1890, soit 0,16% de la superficie totale des glaciers, on est bien d'accord. Et si on prend sa superficie un siècle plus tard cela donne 0,016%.

Voyez quel pataquès en ont fait les idéologues du changement climatique d'origine anthropique, c'est du délire !

"C'est un appel au futur et à l'action" : l'Islande honore son premier glacier fondu à cause du réchauffement climatique - francetvinfo.fr 18.08

Les scientifiques et chercheurs, qui dévoilent cette plaque commémorative, veulent alerter le monde sur la fonte des glaciers, due au changement climatique.

Okjökull n’est en effet plus considéré comme un glacier car la glace, aujourd’hui quasi-inexistante, fondait plus vite qu’elle ne s’accumulait. La glace, qui recouvrait encore 16 km2 de surface en 1890, n'était plus que de 0,7 km2 en 2012, selon un rapport de l'université d'Islande publié en 2017. Le glacier a donc perdu son statut en 2014, une première sur l’île volcanique.

C'est la première commémoration dans le monde réalisée en l'honneur d'un glacier disparu à cause des changements climatiques. "C'est important de trouver des moyens de se connecter au monde dans lequel nous vivons aujourd'hui", analyse Dominic Boyer, professeur d'anthropologie à l'université Rice. francetvinfo.fr 18.08

En complément.

- Juillet 2019 n’a pas été le mois le plus chaud jamais enregistré - 20 août 2019 (climato-realistes.fr/juillet-2019-na-pas-ete-le-mois-le-plus-chaud-jamais-enregistre)

Ca commence à tanguer à trop charger la barque !

La très polluante traversée de l'Atlantique de Greta Thunberg - LePoint.fr 17 août 2019

...comme l'a expliqué au journal allemand Die Tageszeitung le porte-parole du skipper Boris Herrmann, cinq membres d'équipage du Malizia II vont voyager jusqu'à New York en avion pour ramener le navire.

Le Parisien précise par ailleurs que si la jeune activiste suédoise de 16 ans et son père avaient rallié New York en avion, la pollution émise par leur voyage aurait été moindre. Cela n'aurait en effet nécessité que deux billets d'avion, contre six au final, puisque le skipper de l'embarcation reviendra des États-Unis par les airs, lui aussi. Pour ce qui est du retour, l'adolescente et son père rentreront probablement en Europe via un bateau porte-conteneurs, ce qui n'engendrera pas, ou presque, de pollution supplémentaire. LePoint.fr 17 août 2019

Franceinfo ou le média de l'Elysée vogue à son secours.

Le voyage de Greta Thunberg en bateau est-il vraiment plus polluant que si elle avait pris l'avion ? - Franceinfo 18 août 2019

LVOG - Quelle connerie ! J'ai parcouru les commentaires sur le Net, et j'ai constaté qu'ils avaient tellement gavé les gens avec leur égérie aux allures de despote qu'ils la vomissent ! Mais attention, c'est juste pour amuser la galerie, les choses sérieuses sonnantes et trébuchantes se passent ailleurs...

Les mains sales du Green new deal pas invitées au festin ?

G7: Macron reçoit la société civile à l'Elysée, des ONG boycottent - AFP 22 août 2019

Emmanuel Macron recevra vendredi des représentants de la société civile, à la veille de l'ouverture du G7, que plusieurs ONG (Réseau action climat (RAC)) ont décidé de boycotter, en regrettant d'être laissées "à l'écart" du sommet.

La présidence met aussi en avant l'organisation d'une journée "de dialogue" qui se tient vendredi, de 10H00 à 18H00, à l'Elysée...

(il y aura) un déjeuner avec des responsables d'ONG autour des droits de l'Homme, de la démocratie et de la protection de l'environnement. Devraient notamment être représentés Human Rights Watch (HRW), RSF, Amnesty International, Care, Coordination Sud, WWF et la Fondation européenne pour le climat, selon l'Elysée. AFP 22 août 2019

LVOG - Par ailleurs j'ai lu cette info : EELV assure compter désormais un peu plus de 7.000 membres au lieu de 5.000 en mai dernier.

Le Green new deal passe par le greenwashing auquel participe l'ONU ou l'OMS.

Les microplastiques, inoffensifs dans l'eau que nous buvons, selon l'OMS - euronews 22 août 2019

Que contient l'eau que nous buvons ? Notamment des microplastiques. Est il dangereux de les ingérer ? L'Organisation Mondiale de la Santé répond que non, selon les études actuelles, mais ajoute qu'il faut encore approfondir les recherches.

"Il n'y a aucun doute, explique Bruce Gordon, coordinateur à l'OMS, il y a bien des microplastiques dans l'eau potable, et en effet dans l'eau douce, et dans les sources qui alimentent l'eau que l'on boit, comme les eaux souterraines. Maintenant, quand on pense aux risques potentiels qu’ils posent et à leurs voies de pénétration, il s’agit d’une particule, une particule inerte ( le plastique ne réagissant pas chimiquement) qui pénètre dans le corps et peut éventuellement causer des dommages aux organes et tissus. Le message principal c'est que la grande majorité des microplastiques passeraient de manière inoffensive à travers le corps".

Si le premier vecteur de microplastique est l'eau, surtout en bouteille, on en trouve aussi en quantité dans les fruits de mer, la bière et le sel.

Selon un rapport de l'ONG WWF du mois de juin, qui s'appuie sur une étude d'une université australienne, un individu moyen pourrait ingérer jusqu’à 5 grammes de plastique chaque semaine, c'est le poids d’une carte de crédit.

WWF comme l'OMS alertent sur les dangers à venir : si le plastique augmente dans l'environnement au rythme actuel, les microplastiques pourraient être terribles pour les écosystèmes aquatiques d'ici un siècle, ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur notre santé.

L'OMS rappelle enfin un danger bien plus grand pour deux milliards d'habitants sur la terre : la qualité très mauvaise de l'eau dans de nombreux pays qui provoque un million de morts par an. euronews 22 août 2019

LVOG - Voilà que cette O(oligarchie)NG totalement impliquée dans cette supercherie au côté de Greenpeace serait sensible à notre santé...dans un siècle ! Et l'OMS ou l'Organisation des maladies sexuellement transmissible de l'ONU de se pencher sur le sort des deux milliards d'habitants qui ne disposent pas d'eau potable de qualité, c'est très touchant, n'est-ce pas ?

Réaction d'un internaute.

- "Quand on lit dans le rapport 2017 de cette association la phrase suivante « … le montant des rémunérations et avantages en nature versés aux trois plus hauts dirigeants bénévoles ou salariés ne peut être communiqué car cela consisterait à communiquer une rémunération individuelle », on ne peut que constater :1- un/une bénévole ne touche normalement rien ; 2- que c’est faux car un montant global n’est pas individuel ; 3- que beaucoup d’autres organisations le font…. Et donc en déduire que les rémunérations et avantages en nature sont tellement dorés, qu’il faut absolument les cacher… pourquoi donc ne pas aussi aller dans des soirées huppées..."

LVOG - Un homard m'a tué...




Quand on disait qu'ils veulaient nous rendre fou, exagérions-nous tant que cela ? La preuve que non.

L'Oregon pourrait légaliser les champignons thérapeutiques - Slate.fr 17 août 2019

Les effets bénéfiques des psychotropes sur la santé mentale sont de plus en plus étudiés.

L'Oregon, grand État du nord-ouest des États-Unis, a souvent été précurseur dans la législation sur les drogues. Dès 1973, c'est le tout premier État à décriminaliser la possession de petites quantités de cannabis. En 2014, il faisait partie des premiers territoires à légaliser son usage récréatif.

Après le cannabis, une autre substance longtemps prohibée pourrait elle aussi devenir légale: les champignons hallucinogènes. En mai, la ville de Denver, au Texas, a dépénalisé leur possession, usage et culture. L'Oregon l'avait devancé en mettant au vote pour 2020 une proposition similaire.

Mais l'État ira peut-être même plus loin. Le bureau du procureur général de l'Oregon a enregistré une pétition demandant la légalisation de la psilocybine, la substance psychoactive contenue dans les «champis», en tant que médicament.

Cette évolution irait dans le sens d'études qui suggèrent que cette molécule pourrait notamment être efficace pour combattre les dépressions sévères. Slate.fr 17 août 2019

LVOG - La psilocybine est un puissant et dangereux hallucinogène à bannir sans réserve, comme toutes les autres drogues, hormis le cannabis qui est ni plus ni moins nocif que l'alcool ou le tabac.

Et pendant ce temps-là...

Des médecins hospitaliers s'inquiètent de pénuries de médicaments "vingt fois plus nombreuses qu'en 2008" - francetvinfo.fr 18.08

Une vingtaine de médecins et professeurs hospitaliers s'inquiètent, dimanche 18 août, dans une tribune au JDD, de récentes pénuries de médicaments en France. Ils appellent à imposer aux laboratoires la constitution de stocks pour les remèdes les plus cruciaux.

"Très rares il y a une dizaine d'années, les pénuries de médicaments se multiplient", affirment les 26 signataires, qui s'inquiètent que 868 "signalements de tensions ou de ruptures d'approvisionnement" aient été relevés en 2018 dans les hôpitaux, soit "vingt fois plus qu'en 2008".

Or "les malades sont les premières victimes" de ces pénuries, qui concernent "des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l'hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux...". Dans le reportage ci-dessous, un patient explique ainsi avoir dû interrompre un traitement contre le cancer de la vessie en raison d'une pénurie de médicament.

"Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu coûteux qui, bien qu'anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l'essentiel de la pharmacopée", ajoutent les signataires.

Les plans anti-pénuries encore "dérisoires"

S'ils saluent les mesures mises en place ces dernières années, notamment l'obligation imposée aux laboratoires pharmaceutiques de mettre en place des plans de gestion des pénuries, les médecins et professeurs estiment que "l'efficacité de ces mesures apparaît jusqu'alors dérisoire". "Ces plans visent à gérer les pénuries et non à les prévenir", ajoutent-ils.

Les signataires demandent donc que soient imposées aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l'autorisation de mise sur le marché "la constitution et la gestion de stocks" de médicaments d'intérêt thérapeutique majeur.

Ils appellent également à ce que "soit rapatriée en Europe la production des principes actifs" et demandent la création d'un "établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen". Une telle structure permettra "de prévenir les pénuries et sera la garante de la qualité des médicaments et de prix justes et pérennes", assurent-ils. francetvinfo.fr 18.08




Les parasites. Le panier de crabes LFI-PCF-PS-Place publique-PRG-Générations-EELV-Génération écologie-LR-LREM qui cautionnent le régime.

Les gauches font leur rentrée - AFP 20 août 2019

Alors que les partis de gauche font cette semaine leur rentrée politique avec leurs traditionnelles "universités d'été", les regards seront particulièrement tournés vers Europe Ecologie Les Verts, sorti renforcé des européennes et qui affiche une posture conquérante à l'approche des municipales.

Le parti écologiste, qui a créé la surprise le 26 mai en arrivant troisième de l'élection avec 13,5% des suffrages, promet une édition "mémorable par son affluence", avec environ 2.000 personnes attendues de jeudi à samedi à l'Université du Mirail de Toulouse, soit "le double de l'année dernière", selon le secrétaire national, David Cormand.

De nombreuses personnalités seront présentes, parmi lesquelles le député européen Raphaël Glucksmann (Place publique), les députés François Ruffin (LFI), Delphine Batho (Génération écologie) et Frédérique Dumas (ex-LREM), le coordinateur de Générations Guillaume Balas, ou encore le Haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye.

La France insoumise se réunira également à Toulouse, de jeudi à dimanche. Le coordinateur du parti, Adrien Quatennens, assure qu'environ 1.000 personnes se presseront au centre de congrès Pierre Baudis, soit le même étiage que les années précédentes. Après un score décevant aux européennes (6,3%), ces "Amfis" doivent ouvrir une "nouvelle saison" pour le parti, promet-il.

Invités remarquables, les "gilets jaunes" François Boulo et Jérôme Rodrigues, mais aussi l'animateur-producteur Thierry Ardisson, proche de l'Insoumise Raquel Garrido. David Cormand et les députés Elsa Faucillon (PCF), Luc Carvounas (PS) et Jean-Baptiste Djebarri (LREM) participeront à des débats, preuve de la volonté d'ouverture de LFI, selon M. Quatennens.

M. Mélenchon, qui doit comparaître en septembre devant le tribunal de Bobigny pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation, prononcera une "conférence" sur le thème de la "révolution citoyenne" vendredi soir.

Réuni à Aix-en-Provence, le PCF compte lui aussi rassembler "autour du millier" de participants.

L'université d'été du PS, dont la dernière édition remonte à 2015, fera son retour à La Rochelle (Charente-Maritime), sous un format renouvelé... et en l'absence de nombre de ses grandes figures. François Hollande et Bernard Cazeneuve effectueront leur rentrée plus tard, aux Journées parlementaires du PS à Avignon (4 au 6 septembre), tandis qu'Anne Hidalgo est retenue par la commémoration de la Libération de Paris.

Le secrétaire national Maxime des Gayets, en charge de l'organisation, espère 2.000 participants, sensiblement moins qu'aux "grandes heures" de l'événement --en 2014, jusqu'à 6.000 personnes avaient afflué à l'Espace Encan, dans un contexte où les "frondeurs" avaient particulièrement mobilisé leurs troupes, assure le premier secrétaire d'alors Jean-Christophe Cambadélis.

Des représentants des autres partis de gauche seront là aussi présents: l'eurodéputé Younous Omarjee (LFI), le maire de Montreuil Patrice Bessac (PCF), le président du PRG Guillaume Lacroix... Convié par le premier secrétaire Olivier Faure, qui avait espéré au soir du 26 mai que La Rochelle soit "un rendez-vous pour l'ensemble de la gauche", David Cormand a décliné l'invitation. "Je ne vois pas l'histoire que ça raconte", commente-t-il auprès de l'AFP.

Porté par son bon score du 26 mai, et gargarisé par l'afflux de nouveaux militants --ils sont désormis plus de 7.000, contre un peu moins de 5.000 fin décembre-- EELV entend bien poursuivre sa stratégie d'autonomie vis-à-vis de l'ancien grand frère socialiste. "Soyons conquérants pour les élections municipales. Le temps des écologistes est venu !", clame le député européen Yannick Jadot dans la brochure de présentation des Journées d'été.

Pour tous les partis, ces universités d'été seront l'occasion de se mettre en ordre de bataille, à un peu plus de six mois des municipales. Avec ici ou là d’inévitables couacs: à Paris, la compagne de M. Jadot, la journaliste Isabelle Saporta, a annoncé lundi son ralliement à l'ancien conseiller en communication de François Hollande, Gaspard Gantzer, qui affrontera entre autres le candidat EELV David Belliard au premier tour des municipales.

Une initiative qui n'engage pas M. Jadot, assure un responsable d'EELV. "Yannick (Jadot) soutient David Belliard, il le dira", a affirmé cette source. Interrogée mardi soir sur BFMTV Paris, Mme Saporta a reconnu que sa décision n'était "pas forcément la chose qui arrangeait le plus" M. Jadot.

LVOG - EELV rejoint l'extrême-centre LREM et l'extrême droite RN qui sont à la fois de droite et de gauche ou plutôt ils exposent leur vrai nature.

Qui a dit ?

- "À travers cet échange entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, "on pèse peu dans la situation et la réalité. C'est ce qu'illustre cet échange, on ne se fait pas De Gaulle en un clin d'œil.""

Réponse : Un gaulliste "historique", non, un élu LR, non, de l'UDI, non, du MoDem, non, de LREM, non vous n'y êtes pas : Éric Coquerel député LFI de Seine-Saint-Denis. Encore un gaulliste, pardon, un gauchiste de 68 ! (Source : Franceinfo20 août 2019)

Il a aussi déploré que l'impérialisme français “pèse peu” sur la scène internationale (Nos amis maliens, syriens, etc. appécieront. - LVOG) , précisant au nom des intérêts du patronat française "que la Russie n'est pas notre adversaire, elle l'est peut-être de monsieur Trump, mais ce n'est pas notre adversaire, quoi qu'on pense du régime de Vladimir Poutine." Qu'il aille donc raconter cela aux travailleurs russes...

Voilà ce qui arrive aux philistins quand ils se mettent à la place de Macron ou entendent parler en son nom. Et qui se trompe de camp. (Source : Le HuffPost 20 août 2019)

De Gaulle (et la Ve République) aussi avait un penchant monarchiste.

Voir un auditorium rempli d'Insoumis applaudir Thierry Ardisson (le monarchiste) dès son arrivée dans la salle mérite de prendre quelques secondes pour se faire à l'idée... lepoint.fr 24.08

Tous des rats !

Crise politique en Italie : pour "construise l'Europe", Matteo Renzi favorable à une alliance avec le M5S - Franceinfo 21 août 2019

Il y a encore quelques mois, Matteo Renzi, membre du Parti démocrate (PD, centre-gauche) considérait le M5S comme un parti "dangereux et extrêmiste". Franceinfo 21 août 2019




Ils osent tout.

- Emmanuel Macron retrouve sa popularité d'il y a un an - Journal du Dimanche

- "Pour une démocratie vraiment ascendante" - Journal du Dimanche

- Cachemire indien. Macron : la France "attentive" aux intérêts et droits des populations - AFP

- Un emblème de la lutte anti-esclavage restauré à Liverpool - euronews

- "Nous ne pouvons pas laisser la France s'habituer à la violence", affirme Richard Ferrand - L'Express.fr

- Macron appelle les Français à se "réconcilier" et fustige la "résignation" - L'Express.fr

- Jadot (EELV): les écologistes "jamais aussi crédibles pour gouverner" - AFP

LVOG - Ils ne sont plus à un coup d'Etat près !

- La Banque mondiale tire la sonnette d'alarme sur la pollution de l'eau, "une crise invisible" - AFP

LVOG - C'est fou le nombre de crises invisibles qui peuvent exister de nos jours, alors que les causes sont bien visibles...




Soudan. Un pouvoir civil. Vraiment ?

LVOG - On nous dit que "le Conseil souverain sera d'abord dirigé par un général pendant 21 mois". Que voulez-vous, il faut croire que "l'opposition soudanaise" porte aussi des galons !

C'est comme l'histoire de la droite et la gauche, la main gauche sur le coeur et la droite sur le portefeuille...

Soudan: militaires et contestation signent un accord historique vers un pouvoir civil - AFP 18 août 2019

AFP- Si les militaires sont minoritaires au sein du Conseil souverain, il sera d'abord dirigé par un général pendant 21 mois.

Lorsqu'il est sorti de la salle de conférence après la signature de l'accord, le général Mohammed Hamdan Daglo a été accueilli par une foule hostile.

Des membres des forces paramilitaires qu'il dirige l'ont vite fait entrer dans sa voiture, alors que la foule autour de lui criait: "Sang pour sang".

Le chef de l'opposition soudanaise, Sadek al-Mahdi a, lui, parlé d'une "journée de transition vers un pouvoir civil qui aboutira à la paix et au changement démocratique".

Mais beaucoup de Soudanais et d'observateurs doutent encore de la capacité des institutions de transition à limiter le pouvoir de l'élite militaire. AFP 18 août 2019

LVOG - Pour moi qui vit en Inde depuis si longtemps, ce que j'adore c'est quand ils parlent d'imposer la démocratie dans des pays où la population est hyper arriérée et ignore de quoi il s'agit ou n'y croit pas, parce qu'elle est échaudée ou elle a la mauvaise habitude d'exiger des preuves, ce qu'on est incapable de leur montrer évidemment.

Les masses les plus arriérées sont très pragmatiques, alors les discours ne les intéressent pas au grand dam de ceux qui leur racontent des balivernes sur la démocratie...

En langage populaire, ce n'est pas parce que quelqu'un est con qu'il ne comprendrait rien, c'est se faire des illusions sur son compte et lui manquer de respect.

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

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En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

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La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.