Le portail a été actualisé le 23 février 2020........ Les maires "impuissants" face à la pauvreté, selon un sondage - AFP 6 février 2020. Ont-ils essayé la masturbation ? BOYCOTT!


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (23.02.2020)

  Documents d'actualité. (23.02.2020)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (23.02.2020)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes) (pas actualisé, pas le temps)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (18.02.2020)

Fichier : Archive sur le climat

Fichier : Actualité internationale 2019

Fichier : Actualité intermationale 2018

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Principes élémentaires de la philosophie matérialiste par Georges Politzer - 1936 (nouveau)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.



 La version écolo-néolibérale totalitaire. A qui profite l'imposture ? Aux mêmes, la preuve.

  La Banque mondiale vous informe.

- Selon la Banque mondiale, la lutte contre le changement climatique impliquerait de multiplier la dette souveraine du monde (60.000 milliards de dollars) par 2,5. contrepoints.org 01.07.2019

Au cours des 15 prochaines années, le monde va devoir consentir de lourds investissements dans les infrastructures, évalués à environ 90 000 milliards de dollars d’ici 2030, mais le surcoût pour rendre ces infrastructures compatibles avec les objectifs climatiques n’est pas conséquent. (02.10.2018)

(https://www.banquemondiale.org/fr/topic/climatechange)


 LES FAITS. (affinés le 13.10)

Le réchauffement climatique de nature anthropique est une imposture, puisque le CO² présent dans l'air provient essentiellement de la végétation et des océans (à 94% environ).

Le pourcentage de CO² dans l'air dû à l'activité humaine (ou anthropique) est donc insignifiant. Il est passé de 0,03 à 0,04% en un siècle, il a augmenté de 0,01% en un siècle. La durée de vie du CO² dans l'air est de 5 à 6 ans et ne se cumule pas sur un siècle. La hausse de la température précède la hausse du taux de CO² dans l'air.

Voilà l'origine anthropique du réchauffement climatique selon le GIEC et Macron...


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 23 février 2020.

Janvier 2020 (115 pages)

2019 (1356 pages)
2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. « NATO Go Home ! » (18.02)
DOCUMENT. L’avenir de l’« Amérique », de plus en plus armé. (18.02)
DOCUMENT. La Turquie, en quête de puissance. (11.02)
DOCUMENT. Le coronavirus et le monde: entre la peur rationnelle et la discrimination. (11.02)
DOCUMENT. Rosa Luxembourg et la dette comme instrument de l’impérialisme. (08.02)
DOCUMENT. Dr. Immanuel Ness: «Les guerres impérialistes profitent aux grands capitalistes
      des États les plus riches». (07.02)

DOCUMENT. Coronavirus, virus de la soumission. (06.02)
DOCUMENT. Le nouveau Coronavirus en Chine: l’examen des faits. (04.02)
DOCUMENT. L'interprétation de la Shoah. (04.02)

DOCUMENT. Dérive de l'Iran vers le comportement US et israélien. (21.01)
DOCUMENT. Contre « la-démocratie » (20.01)
DOCUMENT. Quelle « violence légitime » ? (14.01)
DOCUMENT. Les coulisses des relations États-Unis/Iran. (14.01)
DOCUMENT. Experts: les dépenses mondiales de défense ont dépassé
     1,8 trillion de dollars en 2019. (11.01)

DOCUMENT. Préparation d'une nouvelle guerre. (07.01)

   2019

Fichier : Actualité internationale 2019

DOCUMENT. Pour l'Union européenne le moment d'utiliser la force est venu. (31.12)
DOCUMENT. OTAN – Commentaires d’un général français
      sur la déclaration finale du sommet de Londres. (18.12)

DOCUMENT. La CIA et les jihadistes ouïghours. (16.12)
DOCUMENT. Il était une fois le Rojava… (12.12)
DOCUMENT. Que s’est-il réellement passé en Iran? (09.12)
DOCUMENT. La «fuite» de documents chinois: le New York Times couvre le terrorisme. (08.12)
DOCUMENT. Hong Kong : des néonazis ukrainiens se joignent au mouvement de protestation. (11.12)
DOCUMENT. L’utilisation militaire cachée de la technologie 5G. (10.12)
DOCUMENT. L'Otan souhaite devenir l'Alliance atlantico-pacifique. (10.12)
DOCUMENT. Les 1% les plus riches possèdent 45% de toute la richesse personnelle mondiale. (09.12)
DOCUMENT. Sommet de l'Otan : le parti de la guerre se renforce. (07.12)
DOCUMENT. Multilatéralisme ou Droit international ? (03.12)

DOCUMENT. L'Eurafrique et le mythe de l'indépendance. (29.11)
DOCUMENT. La Bolivie, laboratoire d'une nouvelle stratégie de déstabilisation. (26.11)
DOCUMENT. Comment Human Rights Watch a justifié un massacre en Bolivie. (23.11)
DOCUMENT. Six projets contradictoires d'ordre mondial. (19.11)
DOCUMENT. Un peuple désarmé sera toujours vaincu. (19.11)
DOCUMENT. La longue campagne du « Tout sauf Evo ». (12.11)
DOCUMENT. Les insolubles contradictions de Daesh et du PKK/YPG. (12.11)
DOCUMENT. Une histoire du 21ème siècle. (04.11)

DOCUMENT. La guerre des titans pour l’hégémonie mondiale (1/2). (31.10)
DOCUMENT. Brûle, Néolibéralisme, brûle. (26.10)
DOCUMENT. Tout ce qu'on vous cache sur l'opération turque "source de paix". (17.10)
DOCUMENT. Traquer l’ingérence étrangère à Hong Kong. (11.10)
DOCUMENT. Donald Trump, seul contre tous. (08.10)
DOCUMENT. 70ème anniversaire de la République populaire chinoise : l’effacement de l'histoire. (02.10)
DOCUMENT. Théorie et pratique des Droits de l'homme. (01.10)

DOCUMENT. L'union nationale en Syrie et au Venezuela. (24.09)
DOCUMENT. Venezuela – Et ça continue encore et encore… Juan Guaido dans les bras
     de membres du cartel narco-paramilitaire colombien… (24.09)

DOCUMENT. Quand le Parlement européen manipule l’Histoire. (24.09)
DOCUMENT. Hong Kong a peur – des émeutiers. (20.09)
DOCUMENT. Les nouveaux territoires de l’agrobusiness. (18.09)
DOCUMENT. Bolivie : La fiction d’un développement alternatif. (18.09)
DOCUMENT. Hong Kong, le Traité de Nankin revient. (18.09)
DOCUMENT. Dix-huit ans après le 11 septembre 2001 (11.09)
DOCUMENT. De plus en plus d’Étasuniens remettent en question l’histoire officielle
      du 11-Septembre alors que de nouvelles preuves contredisent le récit officiel (11.09)

DOCUMENT. Anniversaire du 11-Septembre: Qui était Oussama ben Laden?
      La vérité derrière le 11 septembre 2001 (10.09)

DOCUMENT. Le Brexit, l'UE et la démocratie. (10.09)
DOCUMENT. Petite leçon d’histoire à Justin Trudeau. (07.09)
DOCUMENT. Hong-Kong : un infiltré chez les « chemises noires » raconte. (05.09)
DOCUMENT. Russie : comment ont été recrutés les manifestants du 10 août par l'opposition. (13.08)
DOCUMENT. Donald Trump apportera-t-il la paix ? (03.09)
DOCUMENT. Développements politiques contre Erdogan en gestation en Turquie. (03.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

DOCUMENT. JACQUES ATTALI. UN PLANÉTAIRE MOYEN-AGE. ( 07.04.2014)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS


   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

   POINTS DE REPÉRES

DOCUMENT. Des réchauffements répétitifs sans CO2 ? (24.01.2019)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique d’origine anthropique (14.02.2019)
DOCUMENT. Environmental Effects of Increased Atmospheric Carbon Dioxide. (En anglais) (2006?)
DOCUMENT. Une étude: L’augmentation de température cause de l’augmentation de CO2,
      pas l’inverse. (09.06.2010)

DOCUMENT. Climat : l’incroyable saga des températures. (22.08.2019)
DOCUMENT. Temps de résidence du gaz carbonique dans l’atmosphère. (21.09.2015)
DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10)
DOCUMENT. Le climat et la finance verte. (09.10)
DOCUMENT. Notice succincte sur une des assertions fondatrices du "réchauffement climatique
      anthropique". (date ?)

DOCUMENT. 550 scientifiques giecosceptiques (parmi des milliers d'autres) (01.10.2015)
DOCUMENT. TRIBUNE. Climat : la liberté académique est-elle en danger ? (30.09)
DOCUMENT. Le climat et la piste de l'argent. (25.09)
DOCUMENT. Des scientifiques de 13 pays écrivent au secrétaire général des Nations unies
      contre l’alarmisme climatique. (23.09)

DOCUMENT. Courrier climato-réaliste à l’ONU : les signataires pour la France. (25.09)
DOCUMENT. La liste mondiale des signataires de la Déclaration climato-réaliste (en anglais) (26.09)

DOCUMENT. BANQUE MONDIALE. Changement climatique. (02.10.2018)

   VIDEOS

Vidéo. Il n’y a pas d’urgence climatique

Vidéo. François Gervais : En matière de réchauffement climatique, on a pris une conséquence
     pour une cause

Vidéo. Réchauffement climatique le GIEC ne sait plus comment mentir
Vidéo. François Gervais - L'urgence climatique est un leurre
Vidéo. COP21 - Le carbone innocent ? - Entretien avec François Gervais (2015)
Vidéo. Pr François Gervais : Le climat réel valide-t-il les modèles de climat virtuel ? (2015)

   LA FABRICATION DE GRETA THUNBERG ET DU GREEN NEW DEAL.

DOCUMENT. L'économie politique du complexe industriel à but non lucratif. (18.07.19)
DOCUMENT. La vérité dérangeante derrière l'embrigadement des jeunes. (20.07.19)
DOCUMENT. La vérité la plus dérangeante  « le capitalisme est en danger d'effondrement ». (22.07.19)
DOCUMENT. La maison est en feu ! & le sauvetage à 100 billions de dollars. (24.07.19)
DOCUMENT. Le New Deal vert est le cheval de Troie de la financiarisation de la nature. (26.07.19)
DOCUMENT. Une décennie de manipulation sociale pour la captation de la nature par les grandes
      entreprises. (31.07.19)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02.19.)


   LE SCANDALE DES ÉOLIENNES.

DOCUMENT. Les Mystères de l’éolien en mer (20.01.2020)
DOCUMENT. Hawaï : Honolulu approuve les éoliennes les plus dangereuses aux États-Unis. (31.12.2019)
DOCUMENT. Éoliennes : le livre choc qui dénonce un scandale international. (03.10.2019)
DOCUMENT. "Le gouvernement ment aux Français, l’énergie éolienne pollue
      et nous coûte cher !" (24.09.2018)

DOCUMENT. Éoliennes en mer : Le Figaro dévoile l'énorme scandale financier. (03.10.2017)
DOCUMENT. Villerouge-Termenes sous la menace des éoliennes géantes. (2015)


   ARTICLES DIVERS.

DOCUMENT. 20°C en Antarctique, archétype d’une « fake news » (15.02)
DOCUMENT. Aucune tendance de long terme sur la fréquence et l’intensité des tempêtes,
     selon Météo France (14.02)

DOCUMENT. SCE-INFO : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ?... (07.02)
DOCUMENT. D’où vient réellement l’argent derrière le «Nouvel Agenda Vert»? (04.02)
DOCUMENT. Nestlé et la privatisation de l’eau : un problème mondial (02.01)
DOCUMENT. Quand les multinationales se font les chantres de l’écologie (31.12)
DOCUMENT. Qui connait mieux la vache que le paysan ? (29.12)

DOCUMENT. Les feux de brousse qui ravagent l’Australie ne sont pas dus
      au réchauffement climatique (14.01)

DOCUMENT. Climatologie : comment le GIEC s’organise pour étouffer
      les opinions sceptiques. (19.11.2012)

DOCUMENT. Y a-t-il un lien entre les rayons cosmiques et la formation des nuages?
     Une expérience au CERN étudie un lien possible avec une chambre à brouillard. (date ?)

DOCUMENT. Oscillations of the baseline of solar magnetic field and solar irradiance
      on a millennial timescale (11.01.2019)

DOCUMENT. Dérèglement climatique : pourquoi l’irrationalité de nombre de militants de l’environnement
      aggrave en réalité le problème (05.01)

DOCUMENT. Bulletin des climato-réalistes n° 97 (26.12)
DOCUMENT. Cinq « preuves » que le dérèglement climatique est déjà là ? (19.12)
DOCUMENT. Le monde a-t-il besoin d’un «New Deal vert»? (12.12)
DOCUMENT. 97 % des scientifiques d’accord sur les causes du changement climatique :
     genèse d’un mythe (12.12)

DOCUMENT. L’année 2019, la 3ème la plus chaude depuis le début des mesures,
     n’est que d’environ 0,36 degrés au-dessus de la moyenne de 30 ans (10.12)

DOCUMENT. La glace du Groenland fond… le sérieux journalistique aussi (08.08)
DOCUMENT. Le « capitalisme vert » monétise l’air que nous respirons. (15.07)
DOCUMENT. Presse & ONG : quand l’art du titre flirte avec intox et idéologie. (25.01)

DOCUMENT. Un réchauffement brutal de la stratosphère est à l’origine de l’anomalie de température
      record de septembre 2019. (05.10)

DOCUMENT. Propagation des erreurs et fiabilité des projections de la température globale de l'air,
      Mark II.. (16.09)

DOCUMENT. Tous les jeunes ne sont pas Greta (27.09)
DOCUMENT. Les « guerriers du climat » vaincus par la banquise (25.09)
DOCUMENT. Amazonie, les incendiaires crient au feu. (03.09)
DOCUMENT. Précisions sur la forêt amazonienne. (28.08)
DOCUMENT. L'intox amazonienne. (25.08)
DOCUMENT. Amazonie, fake-news, désinformation et manipulation. (25.08.19)
DOCUMENT. Liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique. (29.07.2019)
DOCUMENT. La baisse de l’activité solaire conduit la NASA à annoncer un refroidissement climatique.
      (02.10.2018)

DOCUMENT. Onze milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour au Groenland. (12.08.19)
DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF (Global Warming Policy Foundation).
      (07.04.19)

DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
      au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)
DOCUMENT. Le réchauffement climatique est un mythe ! par Marcel Leroux professeur en climatologie.
      (08.11.2004)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (3/3)
      (19.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (2/3)
      (12.07.2019)

DOCUMENT. La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique ? (1/3)
      (13.06.2019)

DOCUMENT. Le CO2 et le climat avec et sans effet de serre. (06.08.2018)
DOCUMENT. Carte blanche : La localisation temporelle et géographique des stations de la mesure
     de la température pose des problèmes. (30.07.2019)

DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

DOCUMENT. Liste des membres de la Fed, actionnaires et propriétaires
VIDEO. Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock (Arte)
VIDEO. La Toile d’Araignée: Le Second Empire Britannique - 2018.
VIDEO. Princes of the Yen: Central Bank Truth. (En français)

DOCUMENT. Forbes - Liste des 2.000 plus grandes entreprises privées du monde. (2019)
DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)
DOCUMENT. Daesh réalise le rêve des Frères musulmans : le Califat. (26.07)

DOCUMENT. L'agonie de la politique étrangère française. (29.11)
DOCUMENT. La France manipulée. (06.12)
DOCUMENT. La France dans l'engrenage. (13.12)
DOCUMENT. Les deux France. (20.12)
DOCUMENT. Victoire de la France pour la Paix. (27.12)

DOCUMENT. La reconstitution du Parti colonial français. (03.01)
DOCUMENT. Le Parti colonial à l'assaut de la Syrie et du Mali. (14.02)


DOCUMENT. Le cheval de Troie de l’extrême droite américaine à Westminster. (16.05.2015)
DOCUMENT. L’entreprise financiarisée : comment la finance alimente
     et transforme les multinationales (11.02.2020)

DOCUMENT. Le multiplicateur de propagande : Comment les agences de presse mondiales
     et les médias occidentaux parlent de géopolitique (15.01.2020)

DOCUMENT. Les facettes de l’individu empêtré dans l’individualisme. (03.2007)
DOCUMENT. Un monde sous surveillance ? - La surveillance de demain : puces RFID
     et implants sous-cutanés (2011)

DOCUMENT. Une génération spontanée ? Analyse socio-historique du comportement politique
      des générations X et Y (2016)

DOCUMENT. Extinction Rebellion : une officine de la finance mafieuse (11.10 2019)
DOCUMENT. La collapsologie : start-up de l’happy collapse. (septembre 2019)
DOCUMENT. Nous nous dirigeons vers un avenir techno-eugénique». (08.09)
DOCUMENT. Pearl Harbor démasqué. (06.12.2018)
DOCUMENT. Le massacre de la place Tiananmen en 1989 est un mythe:
      la «Black Information Operation» britannique. (04.06.2014)

DOCUMENT. Les origines secrètes de la Silicon Valley –
      Ce que les grandes entreprises technologiques ne veulent pas que vous sachiez. (21.07.2019)

DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)
DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

                    Des infos sociales et politiques sont disponibles dans le blog
       de La Tribune des travailleurs (POID) et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Entelekheia. (?)

Climat Environnement & Énergie Le site des Climato-Réalistes (France)
Science, climat et énergie (Belgique)

Qui a organisé les attentats du 11 Septembre 2001 ?



Causerie

Le 23 février 2020

CAUSERIE ET INFOS

25 pages, encore un boulot de dingue !

Vous pouvez m'écrire aux adresses suivantes, car il arrive qu'Outlook bloque certains courriels, j'en ai eu confirmation à plusieurs reprises avec la société qui héberge le portail.

jctinde@yahoo.com ou l'ancienne adresse : milarepa13@yahoo.fr.

Je vais acquérir un troisième ordinateur pour pouvoir avoir accès à toutes les vidéos et télécharger celles qui sont en accès gratuit, avec mon vieil ordinateur de bureau fonctionnant sous XP ce n'est plus possible depuis avril 2019. Il fonctionne à peu près normalement, donc je vais le garder comme il est, en secours.

Dell a mis 10 jours pour procéder au remplacement standard de l'écran 23", il me reste deux ans de garantie. Le précédent de 20" avait duré 4 ou 5 ans seulement. Entre nous, c'est vraiment de la merde ! Quand tu achète un truc, tu ne sais jamais pendant combien de temps cela va fonctionner correctement. Le disque dur du portable (Dell aussi) est quasiment neuf. Il avait lâché alors que je n'allais pratiquement pas utilisé. Et je ne l'utilise jamais sans brancher un ventilateur pour refroidir le disque dur ! J'ai tout sauvegardé sur 2 disques durs externes par sécurité.

Le portable est connecté à l'écran de la télé et il sert uniquement à ma compagne pour regarder le soir des films en tamoul que j'ai téléchargés ou via Internet. Je ne peux pas tout déconnecter et reconnecter tous les jours sans prendre le risque à la longue d'endommager les trois connecteurs.

Je prends particulièrement soin de tous les biens d'équipement qui me sont indispensables, je ne possède rien de superflu, c'est au-dessus de mes moyens. Cela me coûte d'acheter un nouvel ordinateur de bureau, mais je n'ai pas le choix. Je me dis qu'il faut télécharger tout ce qu'on peut tant que c'est encore gratuit, après, on s'en passera ! On se fait bien chier avec l'informatique et Internet, n'est-ce pas ? Moi j'arrive presque toujours à me démerder, mais je me mets à la place des 90 ou 95% des gens qui y connaissent que dal, quelle angoisse, crise de nerf ça doit être !

Sur ce, je vais aller jardiner pour me détendre un peu, bonne continuation à tous.

25 pages au format pdf

Peut-on être digne d'un idéal humaniste ou développer sa personnalité et en être fier sans acquérir une conscience de classe ?

Notre comportement et nos idées, nos rapports au monde extérieur, sont le produit d'un ensemble de facteurs que l'on ne maîtrise pas ou dont parfois on ignore même l'existence, donc de quelles manières ils peuvent nous influencer à notre insu.

Par conséquent, au-delà des apparences qui peuvent donner lieu à toute sorte d'interprétations, hormis les rapports sociaux qui existent dans la société ou notre appartenance à une classe sociale distincte qui est facilement identifiable, absolument rien ne devrait nous permettre de porter un jugement sur les autres ou nos semblables, d'où notre obstination à demeurer strictement sur le terrain de la lutte des classes contre vent et marée sans faire de nous des fanatiques enragés. Bien au contraire, puisque notre démarche est aussi consciente qu'elle peut l'être, sans toutefois évacuer l'éventualité de défaillances, qu'avec l'expérience on peut repérer et auxquelles on peut ensuite remédier facilement.

Dans leur société policière de délation et de surveillance permanente s'orientant dangereusement vers le totalitarisme, il ne serait plus possible d'être soi-même avec toutes les qualités et les faiblesses que cela impliquent. Sur ordre ou par décret, nous devrions adopter le même comportement ou le même mode de penser, partager les mêmes idées, employer les mêmes mots ou images pour désigner quelque chose ou quelqu'un sans tenir compte des particularités de notre condition sociale, de la nature humaine, de la personnalité de chacun, de manière à ce que le formatage des consciences corresponde au modèle de société totalitaire qu'on veut nous imposer, afin que le règne de l'exploitation de l'homme par l'homme puisse perdurer, quitte à faire disparaître toute trace d'humanité parmi les hommes.

Quand on oppose des individualités entre elles au lieu de penser notre sort en terme collectif au niveau de la planète ou de tous les peuples, on ne peut qu'aboutir à une guerre fratricide continue, qu'hypocritement on couvrira de notre silence ou qui se traduira par notre inaction sous prétexte de notre impuissance ou parce qu'on est indifférent au sort du reste de l'humanité, attitude en grande partie inconsciente qui exprime justement des rapports qui relèvent davantage de l'animalité ou de la sauvagerie, de l'être primitif plutôt que de l'être civilisé ou évolué qu'on prétend être sans en être vraiment digne bien souvent.

Face à l'instauration de ce régime de terreur qu'on veut nous imposer et pour ne pas devenir un de ces acteurs, il nous faut absolument développer ou conserver notre propre personnalité de manière à pouvoir en maîtriser l'évolution, sans quoi, si on laissait à quiconque le loisir de l'orienter à notre place, c'est comme si on se dépouillerait des attributs sans lesquels nos aspirations n'auraient aucune chance de se réaliser ou on admettrait qu'elles sont illégitimes, ce qui pour nous est inconcevable ou inimaginable, car cela signerait l'arrêt de mort de notre idéal de justice sociale et de liberté qui donne un sens à notre existence, et qui plus est ou le justifie, coïncide avec l'ensemble du développement du processus historique, qui sinon n'aurait aucun sens parce que les hommes seraient incapables d'en prendre conscience, ce qu'on ne peut pas admettre non plus, autrement cela signifierait que les hommes se seraient élevés au-dessus de leur condition primitive pour mieux y retourner et que tel aurait été leur destin écrit d'avance, absolument rien ne permet de le corroborer, hormis cette théorie destinée à justifier l'instauration d'un régime totalitaire.

Cultiver l'individualisme à outrance est aussi vain que vouloir changer les hommes sans changer la société, les rapports sociaux sur laquelle elle repose et qui déterminent leurs comportements et leurs idées.

Personnellement, quand je rédige ces causeries, j'évite de me demander ce que je peux ou pas écrire. J'oublie même souvent d'y mettre les formes pour ne pas choquer des lecteurs éventuellement susceptibles ou toujours prêts à vous juger de je ne sais quoi au moindre mot ou à la moindre allusion qu'ils pourraient juger déplacée ou politiquement incorrecte, selon des critères qui leur ont été imposés ou qu'ils ont adoptés inconsciemment pour justement rejeter ce qui ne leur ressemble pas à la lettre près.

Je me moque des conventions et du conformisme, parce que je ne cherche pas à me faire passer pour quelqu'un d'autre, voilà tout. J'estime ce procédé minable et malsain, il m'est complètement étranger ou ne présente aucun intérêt pour moi et pour les lecteurs. Je ne tiens pas à ressembler à qui que ce soit, j'ai ma propre personnalité et cela me suffit amplement. C'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour demeurer fidèle à mon engagement politique et digne de mon idéal.

Parvenir à se situer ou à demeurer sur le terrain de la lutte des classes en toute circonstance, y compris dans la vie quotidienne ou avec son entourage ne s'improvise pas. C'est quelque chose qui s'apprend, qui nécessite détermination, patience, persévérance, modestie, et de cultiver bien d'autres qualités qu'on n'acquiert pas du jour au lendemain, qu'on doit ensuite entretenir en les mettant en pratique, qu'on doit perfectionner, maîtriser autant que faire se peut pour en tirer réellement profit, c'est-à-dire partager cette expérience avec les autres, condition sans laquelle cela n'aurait aucun sens et on finirait par s'en détourner.

Comment voulez-vous vous épanouir ou faire en sorte que votre vie présente un intérêt à vos yeux en étant indifférent au sort des autres ? Comment pouvons-nous avoir confiance en nous-même, quand on n'a pas confiance en nos semblables ? Comment pouvons-nous nous regarder dans un miroir sans avoir à baisser les yeux de honte en nous mentant à nous-même ? Comment pouvons-nous revendiquer et enseigner des principes ou des valeurs, quand on ne les respecte pas nous-même ? Comment pouvons-nous espérer vivre dans un monde meilleur ou tout simplement se fixer cet idéal qui ne se réalisera pas forcément de notre vivant, sans fournir les efforts nécessaires pour progresser et partager avec le plus grand nombre le meilleur de nous-même, qui ne peut se traduire que par un engagement politique au service d'un idéal social ou humaniste supérieur ?

Si nous avons une responsabilité individuelle à assumer, c'est là et nulle part ailleurs qu'il faut la chercher. En prendre conscience présente l'avantage non négligeable de nous rendre inoxydable, incorruptible, invulnérable, imperméable à toute espèce de tentations ou d'influences néfastes, d'opportunisme ou de moyens de pression déstabilisateurs, compromettants, ravageurs, qui peuvent nous amener à nous renier, à justifier l'injustifiables pour finir par nous détester nous-même et la terre entière ensuite.

Certains tiennent absolument à nous faire endosser ou partager la responsabilité de tous les maux de la société ou de leur vieux monde pourri, un procédé ignoble que nous condamnons sans réserve. Tandis que d'autres prétendent que nous n'en aurions aucune d'aucune sorte, entendez pas là que l'on devrait en déduire que quoi qu'on fasse nos idées ou nos actes n'auraient finalement aucune espèce d'influence sur le cours des choses, de sorte qu'en prendre conscience ne servirait à rien ou demeurerait inaccessible. Voilà à quelle absurdité ou état infantile aboutit ce concept qui nous exonère généreusement de toute responsabilité individuelle, pour un peu ce serait un appel à la soumission. Dans ces conditions, on ne voit pas comment la classe ouvrière pourrait prétendre assumer la responsabilité du pouvoir politique, qui devrait forcément échoir à la classe des capitalistes et la boucle de la servitude est bouclée.

Assumer les conséquences de nos actes ne signifie pas forcément qu'on en serait responsable, mais cela ne signifie pas non plus qu'on n'aurait aucune responsabilité. On pourrait peut-être dire que l'homme a toujours endossé des responsabilités sans en avoir forcément conscience, dans la mesure où il s'est mis à reproduire des gestes sans en connaître la portée ou la valeur historique, actes qui allaient lui permettre d'assurer l'évolution, le développement, la pérennité de son espèce, avec son lot de contradictions qui lui échappaient et qu'il s'emploierait à maîtriser en orientant sa destinée de manière à conquérir sa liberté...

Quand on n'a pas de personnalité, quand on n'assume pas ses responsabilités, on ne peut pas prétendre être un homme ou une femme libre, pour autant que cela existe, disons que c'est un idéal vers lequel on tend, sinon on ne pourrait même pas le concevoir, et encore moins le partager.




La Troisième Guerre mondiale n'aura pas lieu... parce qu'elle est permanente!

LVOG - Tant pis pour les complotistes de tous poils, mais les dirigeants du vieux monde leur fournissent régulièrement d'autres sujets sur lesquels peuvent s'exercer la nocivité de leur talent.

AFP - Au 30 septembre 2019, le Pentagone évaluait officiellement le coût des opérations militaires en Afghanistan à 776 milliards de dollars depuis 2001, dont 197,3 milliards destinés à la reconstruction du pays et de ses institutions.

Mais selon une étude de la Brown University publiée fin 2019, le coût des guerres américaines est bien supérieur au budget du seul Pentagone: l'aide accordée par le département d'Etat n'est pas comptabilisée, pas plus que les opérations des services de renseignement ou encore les coûts médicaux des milliers d'anciens combattants blessés dans ce conflit.

En tenant compte de tous ces facteurs, les chercheurs de Brown évaluent à 6.400 milliards le coût total des guerres anti-jihadistes menées par les Etats-Unis en Irak, en Syrie, en Afghanistan et ailleurs depuis 2001. AFP 21 février 2020

Le tournant totalitaire du capitalisme annoncé de longue date. 1913 (*) - 1929 - 2008 : A qui devait profiter le krach ?

- Les dividendes versés aux actionnaires ont atteint un nouveau record en 2019 - franceinfo 17 février 2020

Le taux de croissance des dividendes enregistré en 2019 ressort toutefois "au plus bas depuis 2016, en raison de la complexité de l'environnement économique mondial", selon une étude de la société de gestion Janus Henderson Investors publiée lundi.

Les dividendes versés aux actionnaires ont atteint un nouveau record mondial de 1 430 milliards de dollars en 2019, mais leur croissance (+3,5%) a marqué le pas et devrait se maintenir au même niveau en 2020, d'après un rapport publié lundi 17 février.

Sur le seul quatrième trimestre, les dividendes ont progressé de 4,6%, pour atteindre le montant record de 291,8 milliards de dollars, en dépit d'un ralentissement de la croissance des bénéfices en Amérique du Nord.

Le taux de croissance enregistré en 2019 ressort toutefois "au plus bas depuis 2016, en raison de la complexité de l'environnement économique mondial" et en particulier de la solidité du dollar, précise l'étude de référence, réalisée par la société de gestion Janus Henderson Investors.

Si les marchés émergents et le Japon ont tiré la croissance des dividendes à la hausse l'an passé, l'Asie pacifique hors Japon, l'Europe et le Royaume-Uni ont en revanche été à la traîne par rapport à la moyenne mondiale, constate la société de gestion. Sur le Vieux Continent, les dividendes ont chuté de 2%, à 251,4 milliards de dollars.

Nouveau record en France

La France – principal payeur de dividendes sur le Vieux Continent – a été le seul pays à battre son record annuel (+1,3% à 63,9 milliards de dollars), grâce aux importants dividendes extraordinaires de Natixis et d'Engie.

Le Japon a de nouveau enregistré la plus forte croissance des dividendes à l'échelle mondiale (+6,3% à 85,7 milliards de dollars) alors que "dans le reste de l'Asie, le ralentissement de la croissance économique mondiale et l'impact des tensions commerciales ont eu un effet négatif", note Janus Henderson. Par ailleurs, "le secteur pétrolier est celui qui a généré la plus forte croissance, ses dividendes augmentant d'un dixième, alors que le secteur des télécommunications a vu ses dividendes diminuer".

Pour 2020, Janus Henderson prévoit une hausse de 3,9% des dividendes totaux, à 1 480 milliards de dollars par rapport à 2019, soit une cinquième année consécutive de record. franceinfo 17 février 2020

LVOG - * 1913, année de la création de la Fed qui précèdera d'un an le déclenchement de la Première Guerre mondiale du XXe siècle, une pure coïncidence clament les naïfs ou ignorants...

Crise, austérité, pauvreté, précarité, dette, surveillance, matraquage, angoisse, souffrance, guerre pour les uns ; Casino, profit, enrichissement, luxure, dérèglement, liberté, tranquillité, bonheur, paix pour les autres.

Comment maquillent-ils leurs intentions inavouables et criminelles ? Qui sont ces fanatiques de la démocratie ?

LVOG - Quand des âmes charitables, qui plus est des oligarques philanthropes se penchent sur le sort de l'Afrique au nom de la démocratie, avant de voir de quoi il s'agit, il est fortement recommandé de savoir au préalable de quoi il retourne, pour ne pas se faire manipuler en partageant leurs analyses ou de s'illusionner en les croyant capables d'être animés de bonnes intentions qu'ils n'ont jamais eu.

Et pour peu que vous fassiez preuve d'un minimum de perspicacité, vous vous apercevrez que les acteurs qui officient au sommet des Etats des puissances occidentale ou qui contrôlent leurs institutions, sont issus du même sérail et sont liés à leurs puissants et fortunés parrains, de sorte qu'il y a forcément une unité dans leur politique intérieure et internationale, et en prendre conscience ou observer comment elle s'articule, permet de mieux la comprendre pour mieux la combattre.

Notre démarche est animée par cet unique objectif, contrairement à ceux qui se servent de toutes ces données pour mieux vous en écarter, je le précise à nouveau, car j'ai comme l'impression qu'il a pu y avoir une grande confusion à ce sujet dans la tête de nombreux lecteurs, qui rencontrent de plus en plus de difficultés pour faire la part des choses malheureusement.

Quand vous observez la carte exposée par Thomas P. M. Barnett lors d’une conférence au Pentagone en 2003, vous constaterez que la zone appelée Non-integrating Gap Country englobe la totalité de l'Afrique et du Moyen-Orient où figurent l'ensemble des Etats qui sont destinés à être détruits ou livrés au chaos indéfiniment (Carte consultable dans l'article publié par le Réseau Voltaire le 18 février 2020, « NATO Go Home !). Par qui, pardi, par ceux qui s'inquièteraient de l'absence de démocratie en Afrique, ou qui vilipendent les dictatures ou les régimes autoritaires ou corrompus qui y règnent, qu'ils ont le plus souvent contribué à mettre en place, continent qu'ils pillent et affament en semant la guerre, la destruction et la désolation parmi tous les peuples africains, ainsi que ceux d'une grande partie de l'Asie et de l'Amérique latine.

A les lire ou à les entendre, ils se pencheraient sur leur sort pour leur venir en aide, alors qu'en pratique ils font exactement l'inverse. Ils voudraient bien aider tous ces peuples à accéder au bien-être, à la paix ou à la démocratie, mais voyez-vous, ce sont ces peuples ignares et belliqueux qui n'en veulent pas, tout comme en France où les travailleurs rejettent la contre-réforme des retraites qui a été conçue uniquement pour leur bien, quels ingrats et inconscients !

- Afrique : un problème avec la démocratie ? - Le Point 22 février 2020

Publié par « The Economist », le rapport annuel sur la démocratie est riche d'enseignements sur les raisons de son recul en Afrique, en 2019.

Extraits.

L'Afrique en régression

Une présidentielle au Togo et en Côte d'Ivoire, des législatives en Guinée et en Éthiopie. L'année 2020 sera riche en élections pour les Africains. Sont-elles pour autant garantes d'une démocratie pleine et entière ? Rien n'est moins sûr. Car malgré la vigueur de la sphère politique africaine, la démocratie y est en recul.

De l'espoir quand même

Malgré de médiocres résultats constatés dans la plupart des pays africains, les analystes ont relevé tout de même quelques progrès. Le Point 22 février 2020

The Economist, qu'est-ce que c'est ?

The Economist, publié tous les vendredis, il est diffusé à plus de 1,4 million d'exemplaires dans le monde.

"L'organe européen" de "l'aristocratie financière", selon Karl Marx dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, est devenu la voix de la ligne éditoriale du sommet de l'aristocratie financière mondiale, de l'ultra néolibéralisme, de l'Etat profond ou encore de l'extrême-centre, bref de la pire réaction.

- Susan "Zanny" Minton Beddoes, rédactrice en chef de The Economist, elle participe à la réunion du Groupe Bilderberg de 2015, 2016 et 2017.

- John Elkann, PDG d’Exor, société d’investissements contrôlée par la famille Agnelli, actionnaire majoritaire de The Economist Group avec 43,4 %. Il participe aux réunions du Groupe Bilderberg de 2014, 2015, 2016 et 2017.

- Parmi les autres actionnaires, on compte notamment les familles Cadbury, Layton, Rothschild, et Schroder.

On ne présente plus la famille Rothschild, je n'ai pas trouvé les autres familles, pas le temps de chercher.

- Cadbury, intégré à Mondelez International, une multinationale agroalimentaire américaine dont les principaux actionnaires sont les fonds d'investissement The Vanguard Group, Capital Research & Management, BlackRock Fund Advisors. (Source : Wikipédia)

LVOG - Vous l'aurez compris, que des farouches partisans de la démocratie !

A lire pour en savoir plus :

https://www.monde-diplomatique.fr/2012/08/ZEVIN/48061

En complément.

- Washington met en garde l'Afrique contre les "promesses creuses" de la Chine - Franceinfo 23 février 2020

Leur humanisme est la politesse des salauds...

Et les guerres du Pentagone et de l'Otan?

- Climat, malbouffe... "Menace immédiate" pour la santé de tous les enfants, alerte l'ONU - AFP 18 février 2020

Dérèglement climatique, malbouffe, marketing des fabricants de tabac... La santé des enfants fait partout face à une "menace immédiate" et aucun pays dans le monde ne protège leur avenir de façon satisfaisante, avertit l'Organisation des Nations unies (ONU).

"Les pays doivent revoir leur approche de la santé des enfants et des adolescents en faisant en sorte, non seulement de prendre soin d'eux aujourd'hui, mais en protégeant le monde dont ils hériteront", souligne Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande et co-présidente de la commission d'experts convoquée par l'OMS et l'Unicef.

Parmi les menaces pesant sur la santé des générations futures, le rapport évoque en premier lieu la pollution de l'air et l'"intensification des menaces climatiques".

Les experts dénoncent aussi des "pratiques commerciales néfastes" pour la santé des enfants, exposés au marketing de marques d'aliments ultra-transformés, de boissons sucrées, d'alcool, de cigarettes électroniques ou de tabac.

Aussi, ils appellent les gouvernements nationaux à durcir leur réglementation en la matière. (Entendez, créer de nouvelles taxes ou augmenter celles déjà existantes. - LVOG)

Ils leur recommandent également de s'attaquer "avec la plus grande urgence" aux émissions de CO2 pour "faire en sorte que les enfants aient un avenir sur cette planète", de prendre en compte la voix des plus jeunes dans les décisions politiques et d'évaluer systématiquement les effets de ces décisions sur la santé infantile. AFP 18 février 2020

LVOG - Quelle touchante intention... quand on constate que quotidiennement ils s'emploient à pourrir la vie de leurs parents !

En complément. Rien de tel qu'un régime policier pour assurer le bien-être "des générations futures".

- Agnès Buzyn veut une police municipale armée à Paris - Franceinfo 20 février 2020

- Affaire Griveaux Cédric O veut «rétablir la peur du gendarme» sur internet - RT 19 février 2020

Quand les variations climatiques dévoilent la supercherie de ceux qui les manipulent.

- ...la fonte des glaciers alpins fait partout apparaître des traces, des objets, parfois même des constructions, qui témoignent d’une très ancienne occupation humaine des lieux. Sous la glace, la vie. « Des objets », cela ne veut pas dire une demi douzaine de pierres taillées ou de fers forgés, mais bien des centaines. Cela va de la momie d’Otzi, un chasseur du néolithique, à des brodequins du 14ème siècle, en passant par des armes romaines. Leur collecte et leur étude a donné naissance à une véritable discipline, l’archéologie glaciaire.

Ces scientifiques se réjouissent du réchauffement qui leur apporte ces trésors ; et s’en inquiètent, car sortis de la glace qui les conservait, tous ces objets sont menacés de destruction. Mais tout cela signifie qu’à ces périodes lointaines, où les niveaux de CO2 étaient bien plus bas qu’aujourd’hui, la température était bien plus élevée qu’aujourd’hui, ce qui porte un coup à la théorie de la relation causale CO2 -> température. (Ce que nous disent les glaciers qui fondent - Association des climato-réalistes, 18 février 2020)




Ils osent tout. La France entre les mains de psychopathes est en train de devenir un asile de fous !

Benjamin Griveaux le 27 janvier dernier lors de son meeting parisien à Bobino : "Il me reste sept semaines pour vous dire ma part de vérité, celle que vous n'avez pas pu voir jusqu'alors car je n'ai pas su la partager avec vous". closermag.fr 10 février 2020

LVOG - Merci, c'est fait, et d'une main de maître, s'il vous plaît !

Benjamin Griveaux et sa famille traversent une douloureuse épreuve. Benjamin Griveaux reste dans son appartement parisien, son épouse, Julia Minkowski, à ses côtés. La famille est unie, fait front ensemble. "Ils sont extrêmement soudés, confie une source proche du couple dans les colonnes du nouveau numéro du magazine Closer... Julia a accepté et compris ses explications. Elle soutient coûte que coûte son mari." closermag.fr 20 février 2020

LVOG - Encore un couple où la femme est pieds et surtout mains liées...

Un internaute : - Un pauvre type se pignole et voilà la démocratie en danger !

LVOG - Pire encore : 1°C de plus et la planète est en flamme ! Quelques milliers de morts causés par un coronavirus dans un pays d'1,5 milliard d'habitants, et c'est la population de la terre entière qui va mourir !

Ces détraqués constituent une réelle menace pour la civilisation humaine. Il faut les mettre hors d'état de nuire le plus tôt possible...

Sputniknews.com - La compagne de Piotr Pavlenski, Alexandra de Taddeo, a confirmé que les vidéos X lui avaient bien été envoyées en 2018 par Benjamin Griveaux, avec lequel elle a eu une liaison, indique Le Parisien. Depuis lors, elle les avait gardées dans son téléphone. Cette étudiante en droit assure toutefois ignorer comment son compagnon actuel, Piotr Pavlenski, a pu obtenir les images en question. sputniknews.com 18 février 2020

LVOG - Comme quoi on peut être bardée de diplôme à 29 ans et faire preuve d'une crasse bêtise accablante.

Deux explications possibles.

C'est l'histoire d'un mec qui découvre sur le téléphone portable de sa compagne des vidéos pornos que lui avait envoyées un de ses amants deux ans plus tôt. Jaloux, il décide de se venger en les rendant publiques. C'est tout ? Peut-être car quelqu'un a très bien pu l'instrumentaliser en lui suggérant de les diffuser maintenant en lui assurant qu'il ne serait pas inquiété outre mesure sans qu'il sache exactement pourquoi.

A qui devait profiter le crime ou quel aurait été le mobile ?

Il faut noter que cette affaire a éclaté avant la fin du dépôt officiel des listes, de manière à pouvoir débarquer un candidat défectueux et le remplacer par un autre plus consensuel, par exemple. Suivez la piste, en à peine 2 ou 3 jours LREM serait parvenu pratiquement à retourner la situation en sa faveur. Et ce n'est pas dû à un miracle de la main invisible !

- Municipales à Paris : Gaspard Gantzer annonce se rallier à Agnès Buzyn - L'Express.fr 20 février 2020

L'ancien communicant de François Hollande, Gaspard Gantzer, a annoncé ce jeudi à l'AFP abandonner sa campagne indépendante à Paris et rejoindre la nouvelle candidate de LREM Agnès Buzyn pour les municipales à Paris.

"Je n'ai pas pu, malgré mes efforts, créer une dynamique", a expliqué Gaspard Gantzer. "Une nouvelle donne politique s'est ouverte avec la désignation d'Agnès Buzyn", a-t-il poursuivi. Il était crédité de 1 à 2% dans les intentions de vote.

Ancien camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA, chargé de la communication de maire de Paris Bertrand Delanoë, puis de François Hollande à l'Élysée, Gaspard Gantzer avait été investi en Ille-et-Vilaine par En Marche lors des législatives de 2017, mais avait finalement renoncé à se présenter. L'Express.fr 20 février 2020

LVOG - Décidément, ils raclent les fonds de tiroirs ou de poubelles...

- Municipales à Paris: Hidalgo devant, Buzyn talonne Dati, selon un sondage - AFP 20 février 2020

L'irruption d'Agnès Buzyn à la tête de la liste macroniste chamboule la campagne des élections municipales à Paris, où aucun candidat n'a pris le dessus à moins de quatre semaines du 1er tour.

Quatre candidats obtiennent des scores proches sur leurs capacités "à être un bon maire de Paris": Anne Hidalgo et Agnès Buzyn 45%, Cédric Villani 43% et Rachida Dati 42%

Enfin, 48% des personnes interrogées souhaitent une alliance entre les listes Buzyn et Villani avant le premier tour et 51% entre les deux tours.

"Son enjeu est de repasser devant Rachida Dati et de s'imposer comme l'opposante numéro 1 à Anne Hidalgo. Elle doit recréer une dynamique qui s'était enrayée", analyse Bernard Sananès, président de l'institut Elabe.

- La candidature Griveaux en perte de vitesse convenait à Anne Hidalgo et son équipe raille aujourd'hui l'inexpérience d'Agnès Buzyn.

Le bras-de-fer du mathématicien avec LREM et l'exécutif a animé le début de la campagne. Changement de ton avec l'arrivée d'Agnès Buzyn. Un dialogue courtois a repris entre le candidat dissident, exclu de LREM, et la tête de liste macroniste pour préparer un éventuel rapprochement. Mais bien qu'en baisse continue, avec 7% à 10% d'intentions de vote, Cédric Villani s'accroche et prévient qu'il discute "avec les uns et les autres". AFP 20 février 2020

- Pavlenski affirme avoir "volé" la vidéo qui a fait tomber le candidat de Macron à Paris AFP 21 février 2020

À la chaîne d'informations américaine CNN comme au quotidien français Le Monde, l'auteur russe de performances à connotations politiques, réfugié politique en France depuis 2017, a affirmé avoir agi à l'insu de sa compagne Alexandra de Taddeo...

"J'ai volé ce matériel dans son ordinateur", a affirmé M. Pavlenski dans un français hésitant à CNN. "Elle connaît pas que j'ai trouvé et je prends cette vidéo (...). Ça a été publié et ça a commencé être diffusé, et après elle pouvait pas faire rien, et elle dit "ok, si tu fais ça... ok tu fais ça, ok"", ajoute Piotr Pavlenski.

"Elle était pas contente que je demande pas (à) elle, bien sûr", assure-t-il.

Au Monde, Piotr Pavlenski a expliqué que le candidat de la République en Marche (parti présidentiel) "lui était inconnu avant que sa compagne (...) ne lui confie leur aventure".

"Elle lui parle des vidéos échangées" en octobre dernier, "il évoque l'idée de les publier devant la jeune femme. Refus catégorique", résume le quotidien.

L'artiste russe confirme ainsi la version de Mme de Taddeo qui a reconnu avoir été en 2018 la destinataire des vidéos sexuelles de M. Griveaux mais rejeté toute responsabilité dans leur diffusion.

Selon Le Monde, Pavlenski assure avoir exploré l'ordinateur partagé avec sa compagne, en l'absence de celle-ci, et avoir volé "les vidéos avec une clef USB", au nombre de deux, toutes deux publiées sur son site. AFP 21 février 2020

Ce pauvre type est aussi minable et cinglé que son ex-maîtresse pour s'adonner à ce genre d'activité. Fermer le banc.

Il n'en aura pas fallu plus pour que l'extrême gauche la plus décomposée cautionne ce genre de pratique ou ménage son auteur.

- NPA - Nous ne verserons aucune larme sur le sort de Benjamin Griveaux par Julien Salingue 14 février 2019

J'ai relevé dans cet article les passages ou le NPA volait au secours de cet ignoble individu :

- Publication de messages et d'images relevant du domaine privé...

- Jusqu’à preuve du contraire, Benjamin Griveaux n’a (...) rien commis d’illégal ou de répréhensible...

- La personne destinataire de ses messages, photos et vidéos aurait été, (...) consentante...

- "Une atteinte manifeste à la vie privée", un point de vue que nous ne pouvons, au vu des informations pour l’instant disponibles, que partager...

- Rien de très reluisant, dans la révélation de ces vidéos et photos...

- Le procédé consistant à rendre publiques des images privées soit dégueulasse...

- La dénonciation des mœurs supposément dissolues des responsables politiques, aussi détestables soient ces derniers, ne fait pas partie de nos méthodes...

- Benjamin Griveaux, qui a jeté l’éponge en moins de 48 heures, en raison d’une affaire privée dans laquelle, répétons-le, rien d’illégal, jusqu’à preuve du contraire, n’a été commis...

LVOG - Si la "révélation de ces vidéos et photos" n'a "rien de très reluisant", il ne faut lui attribuer aucune signification. Toujours aussi téméraires ces révolutionnaires !

C'est le "procédé" qui est "dégueulasse", et non le fait de se filmer en train de se masturber et d'envoyer cette scène à quelqu'un qui révèle un comportement pervers ou dévoyé.

Des "mœurs supposément dissolues", car ce ne serait pas établi, il faut donc en déduire que ce comportement était normal, banal, partagé par la majorité de la population, conforme aux moeurs établis selon le NPA.

Macron non plus n'a rien commis "d’illégal", alors pourquoi vous évertuez-vous à hurler qu'il serait illégitime et qu'il doit dégager, enfin quoi, l'ordre établi, cela se respecte, foi d'anticapitaliste !

Le NPA a dû être inspiré par l'article immonde suivant.

Le ministère de la Vérité a rendu son verdict et vous êtes priés de vous y tenir.

- Affaire Griveaux : "Irresponsable mais pas coupable" - ljdd 16 février 2020

ljdd - Irresponsable mais pas coupable : l'appréciation vient spontanément à l'esprit quand on songe au lamentable épisode qui vient de causer la chute d'un homme politique, de déstabiliser la campagne municipale à Paris et, au-delà, la vie politique française. Bien qu'il n'ait commis aucun délit ni violé aucune règle, Benjamin Griveaux n'a-t-il pas commis la plus impardonnable des légèretés? Si le bon sens inspire cette interrogation, la raison commande de ne pas y répondre. La vérité est là, plus simple qu'il n'y paraît, et il faut s'y ranger.

LVOG - Ou l'art de prendre les simples citoyens pour des demeurés en les incitant à ne pas se poser de questions ou à s'en remettre à la version officielle relayée par Ljdd.

ljdd -Ce qu'a fait ou non le candidat macroniste déchu relève de sa vie intime et d'elle seule ; cela par conséquent ne regarde que lui et ses proches ; et si le débat ­public en a été flétri, ce n'est pas de son fait mais par la faute d'un délateur ignoble qui aura, espérons-le, à rendre des comptes.

LVOG - Le média-oligarchique dans l'uniforme du justicier.

ljdd - La fin de la frontière entre vie privée et espace public

A tous égards, Benjamin Griveaux est donc une victime. Victime d'une sale affaire qui n'abîme pas que lui. Non qu'il soit le premier à subir la violence du combat électoral, mais chacun sent que, avec ce qui vient d'arriver, un cap a été franchi. Dans la férocité : à part une balle de pistolet, quelle attaque anéantirait aussi sûrement un homme politique?

Dans la rapidité : en quelques heures à peine, la vague grondante du scandale numérique a imposé sa loi sans discussion possible. Dans la médiocrité : il y a encore vingt ans, les joutes politiques portaient sur des projets de société ; aujourd'hui que dominent les tweets et les "éléments de langage", deux vidéos font plus mal qu'une réplique cinglante. Que vaudrait le "monopole du coeur" lancé jadis par Giscard face au monopole des hackeurs?

LVOG - Quels hackers, l'enquête n'a même pas commencé ! Inutile puisqu'elle n'apportera aucune réponse aux interrogations.

ljdd - De tout cela, les réseaux sociaux ne sont pas responsables. Si le dérèglement numérique constitue bien une menace comparable à celle du dérèglement climatique, c'est aussi l'homme qui en est la cause. Pour que les messageries planétaires deviennent le déversoir de la haine et de la calomnie, il a fallu que des utilisateurs (nombreux, hélas) y expriment sans retenue leurs pulsions.

LVOG - Histoire de faire oublier les intentions inavouables des oligarques à l'origine de ces " messageries planétaires". Vous aurez observé au passage qu'ils tenaient à épargner les mal nommés réseaux sociaux, normal.

ljdd - Et que les citoyens, par renoncements successifs, en viennent à abolir d'eux-mêmes la frontière entre la vie privée et l'espace public, ouvrant la brèche à une transparence tyrannique qui consiste à tout montrer pour prétendre tout savoir. Si le cas Griveaux sert d'avertissement pour arrêter cette dérive, il aura eu son utilité. Sinon, il ne laissera qu'une terrible sensation de malaise, pour ne pas dire de nausée.

LVOG - Implicitement n'interpelleraient-ils pas le législateur afin qu'il légifère et concocte une nouvelle loi liberticide, qui sait ?

Quand les véritables complotistes assument.

- Le "kompromat", ce chantage à la sextape utilisé par le pouvoir russe pour museler l'opposition - Franceinfo 20 février 2020

Le "dossier compromettant" est une vieille technique du KGB, ressuscitée par le pouvoir de Vladimir Poutine. Franceinfo 20 février 2020

LVOG - Les juges des tribunaux médiatiques de l'inquisition sont toujours choisis parmi les plus médiocres et pourris...

- Retrait de Benjamin Griveaux : Juan Branco saisit le CSA après son interview sur BFM TV par Apolline de Malherbe - 20minutes.fr 18 février 2020

- Un reportage LCI sur Yassine Bouzrou, avocat de Pavlenski, indigne la profession - Le HuffPost 20 février 2020

Parole d'internaute

1- "Journalistes, éditorialistes, des synonymes de "porte parole du gouvernement"."

2- "Il n'y a plus de journalistes: ils sont agressifs, incompétents, ne laissent pas s'exprimer, coupent la parole. Il est devenu impossible de suivre un débat car, dés que l'intéressé commence à devenir intéressant, paf ! on le coupe et nous restons sur notre faim."

LVOG - Personne n'est obligé de consommer les produits toxiques concoctés par les médias-oligarchiques ou institutionnels...

Une remarque anodine. Quand étrangement le féminisme est au abonné absent.

Ce qu'il y a de révélateur dans cette histoire, c'est que bien que ce soit Griveaux qui ait envoyé des vidéos d'exhibitionnisme sexuel à une jeune femme, c'est elle qui est mise au banc des accusés, tandis que Griveaux est présenté comme la victime.

Il faut dire que cette femme est aussi dégénérée ou perverse que lui pour lui avoir envoyé en retour des photos d'elle dénudée. Ceci doit expliquer cela ou ce mutisme soudain des féministes, silence assourdissant qu'il faut sans doute interpréter comme un témoignage du mépris que les femmes portent aux hommes. Et dire qu'on les aime !

Croyance, superstition, obscurantisme, crédulité, ignorance, ont pour pendants, conformisme, légalité, loyauté, hypocrisie, servilité.

- L’ère de la transparence… par François Belliot - Mondialisation.ca, 18 février 2020

François Belliot, chroniqueur français, est l’auteur de Guerre en Syrie : Le mensonge organisé des médias et des politiques français, 2015 et « Guerre en Syrie : quand médias et politiques instrumentalisent les massacres – chroniques, volume 2 », paru en septembre 2016 aux éditions SIGEST.

François Belliot - On nous explique régulièrement que nous vivons – ce qui serait une spécificité nouvelle, unique et bénéfique, dans l’Histoire – dans « l’ère de la transparence ». On veut nous faire comprendre par là que le pouvoir et ses relais fonctionnent absolument à découvert, contrairement à toutes les époques passées. Le citoyen est en permanence invité à plonger son regard « sans filtre » sur des révélations, des tractations, des opérations, des affaires, concernant les petits et grands de ce monde. Il peut avoir l’impression de suivre en direct, et de comprendre par lui-même, le fil de tous les événements qui lui seraient scrupuleusement rapportés. Et quand on est naïf, que l’on croit encore que le système dans son ensemble n’est pas intrinsèquement marionnettiste, on peut avoir cette conviction, surtout si l’on reste collé aux médias traditionnels et aux discours des figures politiques.

Mais en vérité, le système n’a jamais été aussi opaque : la seule transparence qui existe, c’est la vie des hommes politiques et des journalistes qu’on connaît sur le bout des doigts pour les tenir au doigt et à l’œil ; s’ils s’écartent de la ligne fixée, s’ils dérapent, si le système décide de les faire déraper, aussitôt leur vie, exagérément noircie, est exposée en toute transparence à l’ensemble de la population, dans des termes de nature à la chauffer à blanc d’indignation.

À l’arrière-plan, il y a la transparence de la vie de tous les citoyens, par les téléphones, les connexions Internet, les relevés de comptes bancaires, etc., une propagande de plus en plus intrusive et multiforme incitant au repli et à la délation. Cela fait quelque temps qu’en Europe, les individus ne se sont pas trouvés dans un système aux yeux desquels ils sont aussi transparents, et vulnérables. On sait tout d’eux et, le moment venu, s’ils dérapent, on peut user contre eux de tous les leviers les plus pervers, en grossissant les traits potentiellement diabolisateurs, en éliminant les traits flatteurs et disculpants, tout en prétendant exposer une affaire ignoble en toute transparence.

Le résultat est l’opprobre publique pour le dérapant, et un avertissement sévère au restant du troupeau pour qu’il reste dans les plaisirs qu’on lui conçoit et, surtout, ne se mette pas à réfléchir et poser et prétendre résoudre les vrais problèmes : c’est cela, et rien d’autre, qu’on nous vend, inversion accusatoire, comme « société de la transparence ». Mondialisation.ca, 18 février 2020




Le saviez-vous ? La gauche, la social-démocratie, qu'est-ce que c'est ? Des ennemis qui avancent masqués.

- Sanders déclare au New York Times qu’il pourrait envisager des bombardements préventifs sur l’Iran ou la Corée du nord - entelekheia.fr 18 février 2020

Sanders est un candidat lambda à la présidence des USA – c’est-à-dire qu’il est tout aussi militariste et impérialiste que les autres.

Par Jacob Crosse et Barry Grey

Paru sur WSW sous le titre Sanders tells New York Times he would consider a preemptive strike against Iran or North Korea, Le Grand Soir pour la version française

Il a rappelé de manière répétée son vote contre l’invasion de l’Irak en 2000, rappelant aux électeurs lors du débat présidentiel en Iowa le mois dernier : « J’ai non seulement voté contre la Guerre, mais j’ai aussi aidé à l’effort contre celle-ci ».

Or, quand il parle au plus important quotidien de la classe dirigeante étasunienne, le discours de Sanders revêt un ton très différent par rapport à celui avec lequel il s’adresse au public lors de ses interventions ou de ses interviews à la télévision.

Les réponses fournies par Sanders lors du sondage publié par le New York Times montrent une approche très différente de son attitude de « social-démocrate » face à l’impérialisme et à la guerre. Au cours de ce sondage Sanders monte au créneau afin de rassurer la communauté des services secrets et des militaires ainsi que l’élite financière sur sa loyauté de sénateur à l’impérialisme étasunien et à ses capacités de déployer la force militaire.

La chose la plus choquante et significative est probablement sa réponse à la troisième question du sondage du NYT :

Question : « Pourriez-vous envisager d’employer l’armée afin d’engager une frappe préventive sur les essais nucléaires iraniens ou nord-coréens ? »

Réponse : « Oui ».

Un Sanders à la Maison Blanche, selon ses dires de campagne, pourrait « envisager » ouvertement une frappe préventive sur l’Iran ou sur la Corée du Nord, une puissance nucléaire. Pour « prévenir » (pas pour « riposter »), non seulement une menace de missiles, mais aussi bien pour empêcher des essais de ceux-ci. C’est une prise de position rétrograde à couper le souffle, au moins autant incendiaire que celles énoncées par l’administration Trump.

Sanders pourrait provoquer le risque d’une guerre qui pourrait aisément engager les puissances principales et déclencher un Armageddon nucléaire uniquement afin de freiner des essais d’armes par d’autres pays qui ont été sujets à des sanctions EU dévastatrices et à des provocations diplomatiques, économiques et militaires depuis des décades.

De surcroît, ainsi que la réponse au NYT le rend clair, le « soi-disant candidat progressiste » souscrit pleinement à la « doctrine de guerre préventive » déclarée officiellement comme politique EU en 2002 par l’Administration de Georges W. Bush.

La question suivante est précédée par une autre une réponse absolument dans la ligne des politiques de guerre d’Obama, la première administration à deux mandats qui présida à une guerre ininterrompue.

Question : « Pourriez-vous envisager d’utiliser la Force militaire pour une intervention humanitaire ? »

Réponse : « Oui ».

Parmi les guerres criminelles menées par les USA au nom des « Droits humains » on compte la Guerre de Bosnie et les bombardement en Serbie en 1990, la guerre de 2011 contre la Libye qui se termina par le lynchage de son Guide Mouammar Kadhafi, ainsi que la guerre civile en Syrie qui a été fomentée par Washington et conduite par des milices d’Al Qaïda.

Les frauduleux prétextes humanitaires pour les agressions US ne sont pas plus légitimes que les ADM3 utilisés pour l’invasion néo-coloniale de l’Irak. Le résultat de ces crimes de guerres a été la destruction de sociétés entières, la mort de millions de gens, l’exil de dizaines de millions d’autres, et la transformation du Moyen-Orient en une poudrière ou les interventions des grandes puissances peuvent exploser en une nouvelle Guerre mondiale.

Sanders souscrit pleinement à cette doctrine de « Guerre humanitaire » qui a été bien spécifique aux administrations démocrates.

En réponse à la question du NYT sur l’assassinat de Qassem Soleimani, la campagne de Sanders qualifie l’action de Trump « d’illégale » mais refuse de prendre position contre les assassinats ciblés en général et déclare lui-même Qassem Soleimani comme un « terroriste ».

La réponse dit :

Clairement Qassem Soleimani était impliqué dans des actes de terrorisme. Il soutenait aussi les attaques contre les troupes USA en Irak. Mais la question réelle n’est pas s’il était bon ou mauvais mais si son assassinat a rendu plus de sécurité aux Étasuniens. La réponse est clairement « Non ».

En d’autres termes, les assassinats extra-judiciaires de personnes par les Américains sont justifiés s’ils rendent plus de sécurité aux Américains. C’est un soutien tacite à la politique d’assassinats par drone qui s’est amplifiée sous l’administration Obama, une politique qui inclut aussi le meurtre de citoyens américains.

A un autre passage le NYT demande :

Question : « Seriez-vous d’accord pour retirer les troupes US de la péninsule coréenne ? »

La réponse est :

Non, pas immédiatement. Nous devons travailler étroitement avec nos partenaires sud-coréens pour aller vers la paix dans la péninsule coréenne, ce qui est la seule issue pour négocier une issue nucléaire avec le Nord ».

Sanders ainsi continue à soutenir la présence continuelle de dizaines de milliers de soldats US dans la péninsule, juste afin de soutenir un déploiement de forces garantissant les intérêts mondiaux de la classe dirigeante des USA.

Sur Israël, Sanders appelle à continuer l’aide civile et militaire et refuse le retour immédiat de l’Ambassade des USA de Jérusalem à Tel Aviv.

Sur la Russie, il soutient pleinement la campagne anti-russe maccarthyste et suit la ligne de l’aile droite du Parti démocrate sur les tentatives de destitution de Trump :

Question : « Si la Russie continue dans sa politique actuelle en Ukraine et les anciens pays soviétiques, les USA doivent-ils la voir comme un adversaire et même comme une ennemie ? »

Réponse : « Oui ».

Question : « Est-ce que la Russie doit rendre l’Ukraine avant d’être autorisée d’accéder au G7 ? »

Réponse : « Oui ».

A la fin le NYT demande à Sanders son positionnement par rapport à la doctrine de « Stratégie de Sécurité Nationale » dévoilée par Trump au début de 2018. La nouvelle stratégie déclare que le but principal des politiques étrangères et militaires est lié à la « guerre contre le terrorisme » et à la préparation à la guerre contre ses principaux rivaux, citant en particulier la Russie et la Chine. Sanders en valide tacitement les grandes lignes, en attaquant Trump sur le fait qu’il a failli à régler plus agressivement le conflit avec la Chine et la Russie.

Question : « La stratégie nationale de sécurité du président Trump exige d’amplifier l’attention de la politique étrangère des USA du Moyen Orient jusqu’en Afghanistan. Et repousser ce qu’il nomme comme des superpuissances révisionnistes », la Russie et la Chine. Êtes-vous d’accord ? Pourquoi, ou pourquoi pas ? »

Réponse : « Malgré sa stratégie établie, le Président Trump n’a jamais soutenu de stratégie de sécurité cohérente.

En fait, Trump a amplifié les tensions au Moyen Orient et nous a mis sur le sentier de la guerre avec l’Iran, refusant de reconnaître la Russie coupable d’interférences dans nos élections et d’abus des Droits de l’Homme, il n’a rien fait pour redresser notre accord commercial avec la Chine qui bénéficie uniquement aux riches, il a négligé les internements de masse des Ouighours ainsi que la répression brutale des protestataires à Hong Kong. Clairement Trump n’est pas un Président sur lequel on puisse compter ».

Dans une récente interview, Ro Khanna, un membre démocrate du Congrès et co-président de la campagne de Sanders, a assuré au journaliste Uri Friedmann de l’Atlantic que Sanders perpétuerait la provocante « Opération Mers libres » dans le Golfe persique et la Mer de Chine et maintiendrait la présence de « quelques troupes » sur de multiples bases chez ses alliés, du Japon à l’Allemagne. entelekheia.fr 18 février 2020

LVOG - Eloquent, révélateur, n'est-ce pas ? Pour ceux qui l'ignoraient encore.

Sanders, un agent du clan le plus extrémiste des néolibéraux, des banquiers de la Fed, du complexe militaro-industriel-financier, du Pentagone, de l'Otan.

Sputnik - Clément Pairot, auteur de «Démocrazies, un frenchie dans la campagne de Bernie Sanders, édité conjointement par Max Milo et Qui mal y pense. Le jeune homme a participé de l’intérieur à l’ensemble des primaires démocrates en 2016, qui ont finalement consacré Hillary Clinton. Bénévole en Iowa, au Nevada ou encore en Californie, le militant pro-Sanders a pu retranscrire ces mois de campagne acharnée, entre un traitement médiatique défavorable et un système démocratique interne qui laisse à désirer. Néanmoins, celui-ci estime que Bernie Sanders a remporté la bataille idéologique, au sein du Parti démocrate, ce qui porte ses fruits pour le scrutin de cette année. Après avoir gagné le New Hampshire et perdu d’un cheveu l’Iowa, le candidat de l’aile gauche fait figure de favori pour l’investiture démocrate.

LVOG - Pour l'agence de presse russe Sputnik, Sanders incarnerait "l’aile gauche" du parti démocrate.

Sputnik - Le jeune bénévole dénonçait initialement les médias mainstream d’abord américains puis français qui adoptaient un ton critique envers Bernie Sanders.

«Bernie Sanders a été immédiatement marginalisé, considéré comme quelqu’un qui ne pouvait pas gagner, quelqu’un qui ne pouvait pas rassembler autour de lui […]. Aujourd’hui, on peut considérer en partie que Bernie Sanders a déjà gagné puisque le salaire minimum à 15 dollars, le Green New Deal, la réflexion sur la couverture de santé, sont au cœur du débat politique. (...)»

LVOG - Le Green New Deal concocté par le sommet de l'oligarchie financière... En fait, Sanders endort ceux qui l'écoutent, soit en leur faisant des promesses qu'il n'a pas l'intention de tenir, soit en les trompant sur la qualité de la marchandise qu'il leur vante, le Green New Deal dont seule l'oligarchie est destinée à profiter, tandis qu'il passe sous silence sa politique coloniale ou pro impérialiste, guerrière.

Sputnik - Parti aux États-Unis sur un coup de tête, Clément Pairot est revenu en France avec l’idée d’utiliser ses compétences au service d’une nouvelle cause, la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Sputnik 18 février 2020

LVOG - Au passé évidemment, "compétences" qui ont servi admirablement à un autre illusionniste et fervent admirateur de Sanders, Mélenchon, vous connaissez la suite ! Sputnik ne vaut pas mieux qu'AP, Reuters ou l'AFP.

Un complément offert en prime par l'Agence Française de Propagande de l'Etat profond.

AFP 23 février 2020 - Sanders, " le sénateur indépendant au programme nettement marqué à gauche" ; "ce socialiste revendiqué" AFP 23 février 2020

LVOG - La culture des illusions de la gauche, vous avez aimé pendant plus d'un demi-siècle, que vous l'assumiez ou pas, vous n'avez pas fini d'en payer le prix fort... Nous tous, hélas !

- Sanders enjoint à la Russie de rester à l'écart de la présidentielle - Reuters 23 février 2020


Dossier retraite.

Amendements, commission, débat parlementaire, motion de censure, pétition, appel, conférence, référendum, journées d'action sans lendemain, le pourrissement à la carte. Et cerise sur le gâteau : consensus et le 49-3 !

- Retraites: L'Assemblée rejette la demande de référendum de la gauche - AFP 17 février 2020

LVOG - Un pur numéro d'illusionnisme. Le cynisme en prime.

- Retraites: les opposants peinent à rassembler dans les manifestations - AFP 20 février 2020

Les syndicats opposés à la réforme des retraites ont lancé jeudi un nouvel appel à mobilisation le 31 mars, à l'issue d'une nouvelle journée interprofessionnelle qui a peiné à rassembler en pleines vacances scolaires, avec 92.000 manifestants dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur, contre 121.000 précédemment.

Lors de cette dixième journée interprofessionnelle d'actions jeudi, ils étaient 7.800 à Paris selon le ministère, 50.000 selon la CGT, contre respectivement 15.000 et 130.000 le 6 février.

Parmi les banderoles et pancartes brandies dans la capitale, on pouvait lire: "Battez en retraite!", "Retraites à points, travail sans fin" ou encore "Ce pouvoir est en-dessous de tout, même de la ceinture".

En régions, les préfectures ont compté 4.500 manifestants à Lyon, 2.700 à Toulouse, 2.200 au Havre, 2.000 à Clermont-Ferrand, 1.750 à Nantes, 1.500 à Rennes, 1.200 à Montpellier, 550 à Brest ou encore 500 à Quimper et Béziers, à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, organisations de jeunesse et étudiantes) qui mène la fronde depuis deux mois et demi.

Lâcher ? "Ah non, ce n'est pas à l'ordre du jour", a martelé le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez dans le cortège parisien.

Alors que la discussion parlementaire a débuté lundi, "c'est grâce à la mobilisation qui dure depuis le 5 décembre qu'il y a un tel débat à l'Assemblée nationale", a fait valoir le leader de la CGT.

A l'issue d'une réunion intersyndicale dans la soirée, les syndicats ont lancé un nouvel appel à une journée interprofessionnelle le 31 mars, "pour faire échec à ce projet". D'ici là, ils invitent à "poursuivre les actions sans relâche, sous toutes les formes décidées localement".

De son côté, la CGT a annoncé dans un communiqué séparé une "grande journée d'action" le 27 février "afin de revendiquer l'arrêt de toutes les formes de répression syndicale et de discrimination".

"Je pourrais me dire que je ne suis pas concerné mais je pense à mes enfants et à mes petits-enfants. La solidarité intergénérationnelle est importante", a témoigné Jean-Claude, un retraité rencontré dans le défilé parisien.

A Toulouse, où défilait le numéro un de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Del Vecchio, enseignante-chercheuse de 43 ans qui manifestait pour la première fois, avec sa fille de 13 ans, juge "important que nos enfants prennent conscience qu'on a un très beau système, que tout le monde envie, mais que c'est fragile".

"Le gouvernement reste sourd au mal-être de la population, c'est un grand recul social ce qu'il est en train de nous faire, et j'ai peur qu'après les retraites, il s'en prenne à la maladie, aux services publics, à la solidarité", s'inquiétait dans la manifestation lilloise Nathalie Delzongle, aide-soignante à domicile de 53 ans.

A Mulhouse, des avocats ont mis en vente leur robe sur le site de petites annonces "Le Bon Coin". Fortement mobilisés contre la réforme instituant un régime de retraite universel, les avocats craignent que la disparition de leur régime autonome entraîne un doublement de leurs cotisations.

Pendant ce temps, chaque camp affirme ses positions dans la conférence de financement des retraites, qui doit fournir fin avril des propositions pour ramener à l'équilibre le système de retraite en 2027.

Selon Yves Veyrier, le numéro un de FO, on va droit à un "naufrage". La discorde porte sur le montant du déficit évoqué dans les documents envoyés cette semaine par les animateurs de la conférence, selon lesquels, si rien n'est fait, le déficit cumulé entre 2018 et 2030 pourrait atteindre 113 milliards d'euros. La CGT a menacé mercredi de claquer la porte.

Les syndicats opposés à la réforme travaillent à une autre conférence avec notamment Solidaires et la FSU qui n'ont pas été conviés par le gouvernement.

A l'Assemblée nationale où les députés doivent éplucher quelque 41.000 amendements, les discussions ont démarré lundi dans une ambiance électrique. Dès mercredi, l'examen a viré au blocage.

"Je crois que vous devriez ouvrir les yeux sur la réalité de cette contestation qui est profonde dans tout le pays, signe que votre réforme ne passe pas", a lancé au gouvernement le député communiste Pierre Dharréville.

Côté grève, le temps est à l'accalmie. Selon le gouvernement, le taux de grévistes était de 0,95% dans la fonction publique d'État (0,06% dans l'éducation), jeudi à la mi-journée.

Peu de perturbations notables dans les transports avec un trafic "normal" à la RATP et quasiment aucun impact à la SNCF, hormis en Auvergne-Rhône-Alpes. AFP 20 février 2020

"Un beau moment de consensus", unanimité à l'Assemblée nationale derrière Macron-BlackRock.

- Retraites: au sixième jour, les députés adoptent... deux premiers amendements - AFP 23 février 2020

L'amendement, qui avait déjà eu un feu vert en commission spéciale auparavant, a été adopté à l'unanimité par 105 voix, sous les applaudissements debout de la majorité et de certains LR. "Merci pour cet enthousiasme", a salué au perchoir Sylvain Waserman (MoDem).

Le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski s'y est dit favorable, comme le co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem), des élus saluant "un beau moment de consensus". AFP 23 février 2020

LVOG - Tirez-en les enseignements que vous voudrez, je me lasse de répéter toujours la même chose en vain.


Pourquoi devrions-nous participer à des institutions qu'ils ont achetées ?

- Les partis politiques ont reçu 66,19 millions d'euros de la part de l'Etat en 2018 - L'Express.fr 18 février 2020

En 2018, les partis politiques ont perçu une aide publique annuelle d'un montant global de 66,19 millions d'euros. Ce montant est calculé en fonction des résultats de ces formations aux dernières élections législatives et du nombre de parlementaires s'y rattachant.

Cette aide comprend 32,08 millions d'euros versés en fonction des suffrages obtenus aux législatives de juin 2017, et 34,11 millions en fonction du nombre de parlementaires déclarant s'y rattacher, a précisé la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) dans un communiqué, après la publication samedi de ces comptes au Journal officiel.

Parmi les principaux mouvements, la République en marche (LREM), majoritaire à l'Assemblée, a reçu 22,51 millions d'euros d'aide publique, suivi par les Républicains (LR), majoritaires au Sénat, qui ont reçu 12,94 millions d'euros.

Le Parti socialiste (PS) a reçu 6,42 millions d'euros d'aide publique, le Rassemblement national (RN) 5,18 millions, la France insoumise (LFI) 4,42 millions. L'Union des démocrates, radicaux et libéraux (UDRL), structure financière de l'UDI, a reçu 4,09 millions d'euros, le Mouvement démocrate (MoDem) 3,85 millions, le Parti communiste français (PCF) 2,01 millions, et Europe Écologie les Verts (EELV) 1,41 million.

Solde global excédentaire

Au total, les comptes des partis pour 2018 présentent un solde global excédentaire de 52,35 millions d'euros, alors qu'ils étaient en 2017 déficitaires de 13,21 millions. Le montant total des recettes (217,35 millions d'euros) est en hausse par rapport à 2017, année marquée par les élections présidentielles et législatives, durant laquelle les appels de fonds ont été nombreux. Le PS a perçu par ailleurs des produits exceptionnels d'un montant de 50,5 millions d'euros en 2018 qui correspondent en partie à la vente de son siège situé rue de Solferino.

Le montant total des dons et cotisations a représenté en 2018 58,54 millions d'euros, répartis en parts quasi égales entre les cotisations des adhérents (19,06 millions d'euros), les cotisations des élus (19,63 millions) et les dons des personnes physiques (19,85 millions d'euros).

Côté dépenses, qui prennent la forme d'aides financières directes ou de prêts aux candidats, assortis ou non d'intérêts, et qui sont en baisse (à 165,11 millions), le plus dépensier a été le PS (43,02 millions d'euros), suivi par le PCF (28,18 millions) , LR (22,21), LREM (16,28), le RN (14,09), l'UDRL (4,10), EELV (3,339) l'UDI (3,336), LFI (3,21), MoDem (2,47). L'Express.fr 18 février 2020

- En Californie, on peut recevoir de l'argent pour dire du bien de Michael Bloomberg - Slate.fr 20 février 2020

L'équipe du candidat à la primaire démocrate embauche actuellement 500 «organisateurs numériques» pour écrire des SMS et des posts en sa faveur.

En Californie, la primaire démocrate aura lieu le 3 mars, et comme Michael Bloomberg a annoncé sa candidature à la présidentielle beaucoup plus tard que les autres candidat·es, il tente de se rattraper à grand renfort de campagnes publicitaires.

Afin de diffuser son message en Californie, où Bernie Sanders est pour l'instant en tête des sondages, son équipe est en train d'embaucher plus de 500 «organisateurs numériques», qui seront payés pour vanter les mérites de l'ancien maire de New York.

Selon le Wall Street Journal, ces personnes recevront 2.500 dollars par mois [2.300 euros] pour envoyer des SMS pro-Bloomberg à leurs contacts et poster des messages de soutien sur les réseaux sociaux. Des exemples de phrases sont fournis, comme: «La lutte pour l'égalité des droits est l'un des grands combats dans la vie de Mike.»

Toutes les équipes de campagne encouragent certes leurs supporters à manifester leur enthousiasme sur les réseaux sociaux, mais rémunérer des centaines d'individus pour promouvoir un·e candidat·e est inhabituel. Après la primaire de Californie, il est prévu que des postes similaires soient créés dans d'autres États.

Le milliardaire ne recule devant aucune dépense: ses organisateurs de campagne sur le terrain sont payés environ 6.000 dollars par mois [5.500 euros], soit près de deux fois le salaire moyen pour ce genre de poste. Bloomberg a déjà dépensé plus de 300 millions de dollars en pubs télé, radio et internet, un montant supérieur au total des budgets publicitaires des sept autres candidat·es à la primaire démocrate.

Et ce n'est pas tout: l'ancien maire de New York rétribue également des influenceurs pour qu'ils postent des mèmes sur Instagram. Il s'agit d'échanges humoristiques entre Bloomberg et des personnalités du réseau social comptant plusieurs millions de followers. Slate.fr 20 février 2020


Propagande hystérique en faveur de la continuité de la guerre contre la Syrie.

- Syrie : le médecin humanitaire Raphaël Pitti dénonce "l’indifférence générale" devant "le drame humain" à Idlib - Franceinfo 18 février 2020

LVOG - Cela ne vous rappelle-t-il rien ?

Raphaël Pitti - Je demande véritablement à ce qu’il y ait une "safe zone", une zone de sécurité avec non-survol aérien pour permettre la prise en charge humanitaire de cette population sinon nous allons vers un drame terrible. (...)

Durant ces neuf années, toutes les ONG ont condamné les bombardements, demandé une intervention car ce sont des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et il n’y a jamais eu autre chose que des principes Franceinfo 18 février 2020

- Syrie : l'offensive dans le nord-ouest du pays a provoqué la fuite de 900 000 personnes depuis décembre - Franceinfo 18 février 2020

- Assad pressent la "défaite finale" des rebelles syriens mais reste prudent - Reuters 18 février 2020

- Syrie : Moscou s'oppose à une déclaration de l'ONU demandant la cessation des hostilités - L'Express.fr 19 février 2020

Cette réclamation émanait de la France, qui appelle au respect du droit international humanitaire dans le nord-ouest de la Syrie. L'Express.fr 19 février 2020

- Syrie : le risque d'un bain de sang à Idleb face au blocage du Conseil de sécurité de l'ONU - euronews 20 février 2020

- Syrie : "C'est une catastrophe humanitaire jamais vue depuis la Deuxième Guerre mondiale", s'indigne un médecin - Franceinfo 20 février 2020

- Les hôpitaux sont bombardés, "on a vu des enfants morts de froid et de faim"... Franceinfo 20 février 2020

- Crise à Idlib : "La pire situation depuis la Seconde Guerre mondiale" - Franceinfo 23 février 2020


Ils osent tout.

LVOG - Je n'ai plus le temps de commenter chacun de ces titres, demandez-vous pourquoi je les ai sélectionnés...

- Pour Philippe, "ce sont les suffrages qui comptent vraiment" et pas "les manifestants" - AFP 18.02

- Les idées claires : le gouvernement peut-il influencer les résultats d'une élection ? - Franceinfo 19.02

- Macron sur le clientélisme : « Oui, ces pratiques existent » - LePoint.fr 18.02

- Le milliardaire Michael Bloomberg présent au prochain débat démocrate - AFP 18.02

- USA 2020: Bloomberg donné deuxième derrière Sanders, devant Biden - Reuters 19.02

- Les trois quarts des Australiens ont été affectés par les incendies, selon une étude - L'Express.fr 18.02

- Chine : chasse aux opposants sous le couvert de la lutte contre l'épidémie - LePoint.fr 18.02

- Quatre noms de plus sur la liste noire des paradis fiscaux de l'UE, sursis pour la Turquie - Reuters 18.02


Stratégie du chaos, totalitarisme, terrorisme et xénophobie d'Etat.

- L'Otan salue un accord Washington-talibans ouvrant la voie à une "paix durable" - L'Express.fr 21.02

Un accord entre les Etats-Unis et les talibans devrait être signé le 29 février. Il pourrait précéder un retrait des troupes américaines d'Afghanistan. L'Express.fr 21.02

LVOG - En famille, quoi !

- Les USA renforcent leurs sanctions contre Caracas en ciblant Rosneft - Reuters 18.02

Les Etats-Unis ont renforcé mardi leurs sanctions financières contre le Venezuela en ciblant une filiale du géant pétrolier russe Rosneft accusée par l'administration de Donald Trump de maintenir en vie le gouvernement du président Nicolas Maduro. Reuters 18.02

- Ioukos: la Russie condamnée en appel à payer 50 milliards de dollars aux ex-actionnaires - AFP 18.02

Plus de quinze ans après les faits, un tribunal néerlandais a condamné mardi en appel la Russie à verser 50 milliards de dollars d'indemnisation aux ex-actionnaires de l'ancien groupe pétrolier Ioukos, aujourd'hui démantelé. AFP 18.02

- Les ingérences russes de retour dans la présidentielle américaine - AFP 21.02

C'est reparti comme en 2016 ! Washington estime que les Russes sont de nouveau à pied d'oeuvre, de façon souterraine, pour peser dans la campagne présidentielle américaine en favorisant Donald Trump ou son rival démocrate de prédilection, Bernie Sanders. AFP 21.02

- Sanders enjoint à la Russie de rester à l'écart de la présidentielle - Reuters 23.02

- L'Iran de retour sur la liste noire du Gafi - Reuters 21.02

Le Groupe d'action financière (Gafi ou FATF en anglais) a replacé vendredi l'Iran sur sa liste noire, Téhéran ayant échoué à se conformer aux normes internationales sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Reuters 21.02

- Trump étend son «travel ban» à six pays supplémentaires - LeFigaro.fr 21.02

Les ressortissants du Nigeria, de l’Érythrée, du Kirghizistan, du Myanmar, du Soudan et de la Tanzanie se voient interdits d’entrée aux Etats-Unis... LeFigaro.fr 21.02

- Coronavirus: les Etats-Unis accusent la Russie de désinformation en ligne - AFP 23 février 2020

Des milliers de comptes liés à la Russie sur Twitter, Facebook et Instagram propagent de la désinformation anti-américaine sur le nouveau coronavirus apparu en Chine, ont affirmé à l'AFP des responsables américains, provoquant un démenti de Moscou.

Les théories propagées incluent l'idée que le virus a été créé par les Etats-Unis pour "faire une guerre économique à la Chine", que c'est une arme biologique inventée par la CIA, ou encore qu'il fait partie d'une stratégie occidentale de "messages anti-Chine".

Des tweets accusent aussi faussement le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, dont la fondation a investi des milliards de dollars dans des programmes de santé internationaux.

Le département d'Etat fait coïncider le début de la campagne sur internet au 20 janvier, quand les médias contrôlés par l'Etat russe ont commencé à diffuser des articles et interviews anti-occidentaux sur les origines de l'épidémie, notamment RT et Sputnik. Les opérateurs des comptes ont commencé le lendemain.

"Il est peu probable que ce soit une coïncidence", dit un responsable. "Quand les médias russes ont commencé à sortir ces théories, les comptes russes ont vraiment commencé à les promouvoir mondialement".

"Ces milliers de comptes travaillent de concert les uns avec les autres, au quotidien, avec des phrases, un ton et un rythme identiques. On peut tous les relier assez facilement à RT, Sputnik et d'autres médias liés à la Russie".

"Ce ne sont pas des robots, ce sont de vraies personnes derrière un clavier", ajoute le responsable.

"Ces opérateurs semblent avoir carte blanche pour semer la discorde", dit un responsable du département d'Etat, en affirmant que les trolls russes étaient autonomes et n'agissaient pas forcément sur ordre explicite.

"Il n'est pas nécessaire qu'un thème particulier soit décidé au plus haut niveau. Ils ont la capacité indépendante d'opérer dans cet espace pour infliger les dommages qu'ils souhaitent, avec des conséquences potentiellement catastrophiques". AFP 23 février 2020

LVOG - On n'invente rien, hélas !

En réalité, nul complot, nulle machination, ou alors il faudrait admettre que les représentants de l’ONU, des transnationales, de l’industrie pharmaceutique, de la Banque mondiale, de l’Administration américaine et d’autres personnalités importantes qui ont organisé ou participé à un simulacre d'épidémie due à un coronavirus à New York en octobre 2019 en seraient à l'origine. Non, franchement qui oserait croire une chose pareille, aussi monstrueuse, de la part d'institutions et de personnalités aussi vénérables, au-dessus de tout soupçon ou reproche comme chacun sait... Pour plus de détails, lire la causerie du 9 février et les articles que nous avons mis en ligne.

Il faut être un foutu imbécile pour accorder le moindre crédit aux déclarations officielles ou institutionnelles. On a du mal à imaginer qu'ils peuvent aller jusque là, alors qu'en réalité à de multiples reprises ils ont fait mille fois pire, ne serait-ce que toutes leurs guerres depuis plus d'un siècle. Ce sont des monstres de cruauté, ils ne sont pas faits comme nous, voilà tout. Malheur à ceux qui refusent de le concevoir ou de l'admettre !




INFOS EN BREF

POLITIQUE

- Présidentielle en Bolivie: le dauphin de Morales en tête des intentions de vote - AFP 17 février 2020

Luis Arce, candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS), recueille 31,6% des intentions de vote, devant l'ex-chef de l'Etat centriste Carlos Mesa (17,1%) et la présidente par intérim conservatrice Jeanine Añez (16,5%), selon ce sondage de l'institut Ciesmori réalisé auprès de 2.224 personnes entre le 7 et le 14 février pour le quotidien El Deber et la chaîne de télévision Unitel.

Le leader de droite Luis Fernando Camacho, à l'origine du mouvement de protestation qui avait abouti au départ d'Evo Morales fin 2019, ne recueille que 9,4% des intentions de vote au niveau national, même s'il est en tête dans la région de Santa Cruz (est), la plus développée du pays.

Les élections du 3 mai visent à élire le président, le vice-président ainsi que 36 sénateurs et 120 députés.

Pour être élu dès le premier tour de la présidentielle, un candidat doit obtenir au moins 40% des voix et dix points d'avance sur son rival le plus immédiat. Si un tel cas de figure ne se produit pas, un second tour aura lieu le 14 juin. AFP 17 février 2020

- Bolivie: Evo Morales interdit de se présenter au Sénat - AFP 21 février 2020

Algérie

- Très forte mobilisation en Algérie pour le 1er anniversaire de la contestation - AFP 22 février 2020

Les Algériens ont manifesté très massivement vendredi, entretenant, à la veille de son premier anniversaire, la flamme d'une contestation inédite qui a chassé le président Abdelaziz Bouteflika mais n'a pas réussi à abattre le "système" au pouvoir depuis l'indépendance.

"Nous ne sommes pas venus faire la fête, nous sommes venus vous dégager!", ont averti en choeur les manifestants, certains venus en famille.

"Le peuple veut la chute du régime", "le gang des bandits doit partir", ont-ils scandé également, à l'occasion de ce 53e vendredi consécutif de manifestations.

Des marches imposantes se sont également déroulées à Oran, Constantine et Annaba, localités les plus peuplées après Alger, ainsi que dans plusieurs autres villes de province, selon les réseaux sociaux et les médias en ligne.

L'ampleur de la mobilisation vendredi montre que la contestation est toujours bien vivante mais, sans structure organisée ou dirigeants identifiés, celle-ci doit à son tour se repenser au risque de s'essouffler. AFP 22 février 2020

Sans un parti ouvrier révolutionnaire, sans théorie et programme révolutionnaire, point de salut !


SOCIAL ET SOCIÉTÉ

Grèce

- La Grèce au ralenti, grèves et manifestations contre une réforme des retraites - AFP 18 février 2020

Des milliers de Grecs ont protesté mardi contre un projet de réforme des retraites qui prolonge, selon le syndicat des fonctionnaires, la réduction des pensions imposée au plus fort de la crise.

La Confédération des fonctionnaires (Adedy) a appelé à une grève de 24 heures, également observée par les employés des mairies et préfectures ainsi que ceux des transports en commun (métro, bus, tramway ou trolley), perturbant fortement la circulation dans le centre d'Athènes.

"Le projet de loi que le gouvernement a déposé au Parlement n'est rien d'autre que le prolongement des lois d'austérité, adoptées pendant la crise (2010-2018) et ayant entraîné des réductions de pensions allant de 20% à 60%", a indiqué l'Adedy dans un communiqué.

Les liaisons maritimes ont été aussi affectées par la grève du syndicat des marins.

Les journalistes ont observé un arrêt de travail de trois heures en début d'après-midi.

Environ 10.000 personnes ont manifesté dans le calme dans le centre d'Athènes, selon la police de la capitale.

"Aucune coupe dans les retraites" ont scandé les manifestants. "Pas de carnage dans le système de sécurité sociale", pouvait-on aussi lire sur les pancartes.

"Touchez pas au système de sécurité sociale", "sécurité sociale pour tout le monde", proclamaient de leur côté les banderoles des manifestants du PAME, le syndicat des travailleurs proche du parti communiste.

"La nouvelle loi sur la sécurité sociale met l'accent sur les chiffres et pas sur l'humain. Le système de sécurité sociale se privatise peu à peu, a déploré à l'AFP Panagiota, une étudiante dans le cortège de la manifestation.

A côté d'elle, son amie Maria, secrétaire dans un bureau d'avocats, estime que "l'Etat social a été mis à mal pendant la crise, il est temps de le reconstruire et de ne pas le détruire davantage".

Des rassemblements ont eu lieu dans d'autres villes du pays. A Théssalonique, deuxième ville dans le nord du pays, 2.500 ont manifesté, selon la police.

Le projet de loi réformant les retraites, qui doit être voté d'ici vendredi au Parlement, vise à garantir la viabilité du système d'ici à 2070, selon le gouvernement conservateur.

A la différence des syndicats, le gouvernement soutient que le projet comprend des augmentations pour certaines catégories professionnelles et réduit les pénalités infligées aux retraités qui continuent à travailler.

La Grèce a réformé à plusieurs reprises ces dernières décennies son système de sécurité sociale, caractérisé par des dépenses excessives, l'une des raisons de la crise de la dette. (Il fallait oser le dire ! L'AFP ou la réaction sur toute la ligne. - LVOG)

Deux réformes principales ont raboté les pensions, supprimé les nombreuses caisses de sécurité sociale et augmenté l'âge de départ à la retraite à 67 ans en raison du vieillissement de la population.

Les syndicats réclament le "rétablissement des 13e et 14e mois", supprimés lors de la crise, ainsi que la réduction de l'âge de départ à la retraite. AFP 18 février 2020


ECONOMIE

Zone euro

- Berlin et la zone euro changent de cap sur la relance budgétaire - Reuters 18 février 2020

La zone euro devrait être prête à augmenter ses dépenses publiques pour soutenir la croissance en cas de ralentissement économique, ont déclaré mardi les ministres des Finances de la zone euro, un premier pas prudent vers une politique budgétaire plus expansionniste.

Depuis des années, les 19 pays de la zone euro s'en tiennent à plaider pour une politique budgétaire "globalement neutre" dans leurs recommandations annuelles.

LVOG - "Globalement neutre" signifie, quelle que soit la croissance de la démographie ou des besoins de la population, du vieillissement des infrastructures demandant davantage d'entretien ou devant être renouvelées, je cite : "excluant toute augmentation des dépenses publiques dans les pays affichant un déficit budgétaire ou une dette trop importants au regard des règles européennes", "tout en garantissant le respect total du pacte de stabilité et de croissance", qui impose entre autres aux Etats membres de contenir leur déficit sous le seuil de 3% de leur produit intérieur brut (PIB)".

- Pas d'accord entre les 27 au sommet sur le budget de l'UE - AFP 22 février 2020

- Brexit : Londres refusera que l'Union Européenne lui impose ses règles - lexpress.fr 17.02

Le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost, a été clair : il n'acceptera pas que l'Union européenne lui impose certaines règles en matière d'environnement, de droit du travail ou d'aides d'État dans sa future relation avec le continent, a-t-il prévenu ce lundi. lexpress.fr 17.02


Le 18 février 2020

CAUSERIE ET INFOS

2 pages au format pdf

On a actualisé plusieurs rubriques.

Le régime craque de partout, mais il ne s'effondrera pas tout seul, et il risque de continuer à sévir encore pendant de longues décennies comme c'est parti, on ne voit vraiment pas comment il pourrait en être autrement, il faut faire preuve de lucidité au lieu de se raconter des histoires.

Notre tâche politique est d'organiser les travailleurs les plus déterminés et d'aider leur niveau de conscience à progresser, tout en continuant d'intervenir quotidiennement dans la lutte de classes en défendant tous nos acquis sociaux ou démocratiques.

Si on peut concevoir que la tâche de les organiser est à notre portée, nous l'avons prouvé tout au long de la seconde moitié du XXe siècle en en recrutant des dizaines de milliers, il nous faut aussi admettre que le temps passant nos efforts ont été réduits à néant ou presque, parce que nous n'avons pas consacré suffisamment de temps à la formation des cadres et des nouveaux militants, qui pour un grand nombre d'entre eux n'ont jamais réellement progressé et ont fini par perdre patience ou par se décourager, pour finalement cesser le combat politique ou disparaître dans la nature.

Si j'évite ici soigneusement de mettre en cause qui que ce soit parmi nos dirigeants ou de dénoncer telle ou telle théorie, c'est parce que j'estime que ce n'est pas le meilleur moyen pour répondre à l'immense défit que nous avons à relever.

Si on se fixait des objectifs qui seraient hors de notre portée, ce serait le meilleur moyen pour ne jamais les atteindre, et ce serait un motif supplémentaire de démoralisation et de démobilisation pour les militants, il faut donc éviter. Il vaut mieux avoir moins de cadres et de militants ou d'adhérents, mais qui maîtrisent davantage le marxisme ou le matérialisme dialectique, qui aient acquis un niveau de conscience supérieur ou inébranlable, de manière à ce qu'ils n'aient plus jamais à se poser de questions sur la nature ou la légitimité de leur engagement politique, comme le font les militants les plus faibles, qui à un moment donné se retrouvent déstabilisés, ou qui en proie à un terrible doute en arrivent à le remettre en cause en guise d'explication, parce qu'ils n'en ont pas trouvé d'autres plus convaincantes.

Pour ne pas l'avoir compris, c'est tout du moins la conclusion à laquelle je suis parvenu, on se retrouve toujours au même point avec à peine quelques milliers de militants répartis dans plusieurs partis, qui ne possèdent pas les connaissances ou compétences requises pour faire progresser notre cause, leur sincérité ou leur honnêteté n'étant nullement en cause il faut le préciser. On a voulu mettre la charrue avant les boeufs, ce n'était pas le meilleur moyen pour avancer.

On a cru qu'en se fixant des objectifs de recrutement élevés tout en prétendant que l'évolution de la situation politique nous serait favorable, on parviendrait à inverser le cours de l'histoire, or il n'en a rien été parce que dans les deux cas nous nous sommes fourvoyés lamentablement, c'est tout. La situation telle qu'on l'avait analysée ne correspondait pas à la réalité, et pas davantage le niveau de conscience des travailleurs, on a donc eu faux sur toute la ligne.

On conçoit que ce soit difficile à admettre, mais il faut en passer par là pour rectifier le tir selon moi. Je n'ai pas trouvé d'autres explications à la situation dans laquelle nous nous retrouvons. Certains y trouveront peut-être des contradictions, quelle bonne blague, la réalité en est pleine, et c'est justement en voulant y échapper qu'on s'est fourvoyé et qu'on s'est écarté de notre objectif. Et la réalité ou la société à bien changer en un demi-siècle ou davantage, donc ces contradictions également, il serait peut-être temps de le réaliser pour s'y attaquer.

Ce qui se passe en France, c'est une combinaison de ce qui s'est déjà passé ailleurs, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne notamment, où l'expérience du néolibéralisme a été poussée le plus loin, donc à nous d'en tirer des enseignements politiques et de les traduire en terme de tâches politiques, c'est ce que j'ai essayé de faire plus haut.

Les enseignements de la lutte de classe que nous ont légués les marxistes correspondent à la conjonction d'un ensemble de facteurs que l'ont peut retrouver de nos jours à des degrés divers dans chaque pays, sans pour autant que les conditions sociales et politiques soient identiques ou mêmes comparables puisque la société et le monde ont subi de profondes transformations, ainsi que le capitalisme. Je crois que c'est de là qu'il faut partir pour adapter notre discours et nos tâches à la situation réelle. Ce devrait être notre premier objectif et le partager avec tous les militants pour qu'on puisse progresser ensemble.

Dites-moi, cela sert à quoi de recruter des milliers de militants qui ne progresseront jamais et qu'on perdra par la suite, à absolument rien. Il faut rompre avec cette conception de la lutte de classe désastreuse. Vous me direz que certains militants ont pu progresser par ailleurs ou en demeurant inorganisés. Si c'était réellement le cas, cela se saurait, ou alors ils se comptent sur les doigts d'une main, qu'en toute modestie j'estime en faire partie ne vous étonnera pas, surtout que ce fut en partie dû au hasard !


Le 17 février 2020

CAUSERIE ET INFOS

Vous avouerez que la dernière illustration photographique de la page d'accueil était prémonitoire, je déconne. A peine, je suis tellement en phase avec la situation que j'en arrive à flairer inconsciemment leurs trucs pourris avant même qu'ils se produisent, trop fort le mec, je plaisante.

Tenaient-ils à dissuader les électeurs potentiels qui existaient encore d'aller voter aux municipales, qu'ils ne s'y seraient pas pris autrement, vous ne trouvez pas ? Abstention massive et focalisation des votes sur deux ou trois partis et le tour est joué, ils peuvent continuer à gouverner comme si de rien n'était, pratique en somme. D'autant plus que le seul moyen de mettre en échec ce mécanisme nécessiterait de la part des travailleurs un engagement politique auquel ils ne sont pas préparés ou ils ne sont pas encore prêts, apparemment, vu de mon village en Inde, mais je peux me tromper.

Pourquoi se faire chier avec ce genre de conneries diront peut-être certains lecteurs ? Parce que c'est à la fois révélateur de la crise du régime et des institutions, et on peut en tirer des enseignements politiques. On préfèrerait s'en passer évidemment, mais on ne commande pas à l'actualité, vous le savez.

Bref, 19°C à 7h du matin, 33°C à midi, soleil radieux, ciel bleu azur, silence, calme, tranquillité, le village est pour ainsi dire vide puisque tous les Indiens sont partis bosser, ma compagne est absente pour une semaine, mon épouse est repartie en France la nuit dernière, ma misérable retraite a été virée sur mon compte, je n'attends plus que Dell vienne changer l'écran de l'ordinateur.

Le moral est au beau fixe, la santé se maintient avec quelques petits soucis de mémoire, mais là c'est juste parce que je suis trop concentré sur mon boulot. La soupe aux oignons est prête, il ne me reste plus qu'à préparer la pizza pour ce soir, à midi, salade de tomate du jardin au basilic, bref, je me soigne ! A jeun le matin, un verre de jus de feuilles de manguier, suivi d'un thé vert organique agrémenté de plantes médicinales du jardin, plus tard un café noir, ensuite une décoction à base de gingembre, curcuma frais du jardin, jus de citron et poivre, et me voilà remonter pour la journée ! C'est notamment pour contrecarrer l'effet nocif de la cigarette, le carburant de mes neurones un peu fainéants. L'autre carburant qui tient du turbo ou les excitent au maximum, également issu de mon jardin, je le réserve pour le soir pour explorer l'inconnu, avant qu'il se transforme selon mon état de fatigue, en un puissant aphrodisiaque ou somnifère. Quand on ne charge pas trop la barque, on peut aller loin...

Il n'y a pas de miracle, l'alimentation est à la base de la santé. Il y a des gens qui vivent dans des grandes villes polluées qui vivent centenaires, tandis que d'autres vivant à la campagne s'éteignent beaucoup plus tôt, et il en va de même qu'on bosse dur ou qu'on soit rentier, ce n'est pas logique, si, si on considère que le facteur de l'alimentation est déterminant. On laissera de côté l'aspect génétique qu'on a tendance à exagérer ou des conditions extrêmes qui vous détruisent rapidement, comme par exemple chez les mineurs.

C'est un conseil de vieux, négliger sa santé et vous vieillirez mal, vous le regretterez un jour, car vieillir cela dure plus longtemps que mourir ! On se détend, on aborde cette causerie dans la bonne humeur, bonne continuation à vous tous.

On mettra en ligne de nouveaux documents demain.

20 pages au format pdf

Le mot du jour.

Je m'en brande des élections municipales !

Voter PS, PCF, Générations. EELV, LFI : C'est voter LREM !

Municipales: le maire socialiste de Strasbourg soutient le candidat LREM - AFP 15.02

Voter LR : C'est voter RN-FN !

A Sète, Marine Le Pen défend l'union avec le candidat ex-LR - AFP 15.02

"L’effondrement de leur civilisation" : Elle est En Marche !

- Plus de la moitié des Français croient à l’effondrement de leur civilisation - sputniknews.com 13.02

Depuis des années, les Français se disent alarmistes lorsqu'ils sont interrogés sur l'état et l'avenir du monde, et un sondage de l’Ifop vient de renforcer encore davantage ce pessimisme.

65% des Français estiment que «la civilisation telle que nous la connaissons actuellement va s’effondrer dans les années à venir». Cette opinion est partagée par 71% des Italiens, 56% des Britanniques, 52% des Américains et 39% des Allemands.

En France, la proportion de ceux qui pensent que la civilisation va s’effondrer progresse à mesure que le niveau de vie diminue, précise le sondage. De la même manière, en termes de niveau d’éducation, c’est parmi les sans diplôme (73%) que l’adhésion est la plus forte. sputniknews.com 13.02

LVOG - Le plus inquiétant, ce n'est pas qu'ils soient aussi nombreux à y croire, mais qu'ils soient si peu nombreux à en tirer la conclusion qu'ils doivent prendre leur destin en mains et s'organiser, s'engager dans le combat politique, sans doute faute d'un parti ouvrier qui leur tienne un discours qui corresponde à leur état d'esprit ou à leur niveau de conscience...

On ne veut pas jeter la pierre aux âmes de bonne volonté ou décourager ceux qui sont animées de bonnes intentions, on se dit simplement qu'apparemment ils ne s'y prennent pas comme il le faudrait, c'est juste un constat ou un conseil et non une leçon.

On ne peut pas accepter l'idée que des personnes censées évoluées ne parviennent pas à saisir la situation pour peu qu'on les aide à y voir plus clair, sinon effectivement ce serait à désespérer et il faudrait admettre que notre théorie était obsolète ou erronée. C'est à nous de régler ce problème et à personne d'autres.

C'est le noeud de la situation, et seuls nous ainsi que les travailleurs les plus conscients sommes en mesure de la dénouer favorablement. On peut aussi se dire que lorsqu'on en est arrivé au point de ne plus croire en rien, le moment est peut-être venu de croire enfin en autre chose de salutaire cette fois, le socialisme, puisque pratiquement tout le monde ignore de quoi il s'agit vraiment. Si maintenant nous y renoncions pour une raison ou une autre, on ne s'en sortirait pas, c'est évident.

On peut prédire que les résultats des élections municipales quels qu'ils soient ne changeront absolument rien.

L'inconnu va être le taux d'abstention dans une société chaque jour de plus en plus nauséabonde et un régime de plus en plus réactionnaire.

Ils risquent de tous sortir laminés de cette expérience, comme il se peut que des électeurs se raccrochent par dépit ou désespoir aux planches pourris du PS ou de LR qui détiennent encore le réseau d'élus le plus dense, et comme Macron et LREM ont repoussé l'imposture au-delà des limites que certains croyaient infranchissables, certains électeurs à la mémoire défectueuse ou dénués de conscience de classe pourraient être tentés de les imiter en votant RN-FN. Quant à EELV, il pourrait payer le prix fort de leur fanatisme climatique, qui a littéralement pourri l'existence de l'ensemble des citoyens qu'ils se sont employés à culpabiliser injustement. A suivre.

En complément. Bon débarras !

- Plus de deux tiers des Français ont une mauvaise opinion du Parti socialiste et 74% des sondés pensent qu'il peut disparaître, selon un sondage - Franceinfo 13.02

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo, une majorité de Français considère que le PS n'est ni proche des gens, ni rassembleur et pas non plus utile à la vie politique. Franceinfo 13.02

Comme tous les partis institutionnels en somme ! Encore un sondage désintéressé !

Pas avec Hollande et Macron son ministre ou le PS depuis plus un siècle...

- Aubry (PS): avec Macron, "l'inhumanité est en marche" - AFP 13 février 2020

C'est cela, soldons les comptes, "l'inhumanité est en marche" depuis la IIIe République en ce qui concerne la social-démocratie.

Elevons-nous un instant au-dessus de la médiocrité ambiante.

J'ai trouvé dans des documentaires la réponse à la question que je m'étais posé lors de la précédente causerie. C'est la combustion de l'hydrogène qui va donner de l'hélium, l'hydrogène en se transformant progressivement en hélium va libérer deux neutrons appelés aussi particules subatomiques. Eventuellement cela donnera naissance à des étoiles à neutrons. Si on ajoute qu'un proton peut donner naissance à un neutron et vice versa, il vaut mieux qu'on arrête là sur ce sujet, sinon on n'est pas près d'en sortir ! A suivre.

Ce qu'il y a de particulièrement passionnant, motivant et non de frustrant avec l'étude de l'astronomie, c'est que l'étendu de son champ d'investigation est tellement vaste, que plus on en apprend, plus on prend conscience de l'étendue de notre ignorance ; chaque fois qu'on a la solution d'une énigme, une autre se présente encore plus ardue à résoudre et ainsi de suite.

A partir d'observations, les chercheurs établissent des théories ou posent des hypothèses qu'ils vont devoir vérfier en englobant d'autres éléments qui leur étaient encore inconnues, et qui feront l'objet de nouvelles observations qui donneront à leur tour naissance à d'autres théories ou hypothèses et ainsi de suite, de sorte que la connaissance avance. Par principe, on s'en tient ensuite à une théorie aussi longtemps qu'elle n'a pas été réfutée au cours d'une observation ou expérience. Quand des éléments nouveaux ne collent pas avec une théorie, on ne s'empresse pas de la balancer, car chaque élément qu'on découvre constitue un maillon de la matière, qui n'existerait pas telle qu'on peut l'observer sans l'un de ces maillons, sans pour autant se réduire à un maillon, de sorte que chaque théorie correspondra à une nouvelle observation, plus précise, parfois plus chanceuse.

Contrairement à ce que j'ai et entendu sur les deux théories qui expliqueraient la création des éléments de la matière, l'une remontant à l'origine du big bang, l'autre aux étoiles, je pense qu'elles peuvent très bien être complémentaires ou justes jusqu'à un certain point et fausses au-delà, il n'y a donc pas lieu d'en exclure une quand on a à l'esprit l'état relativement rudimentaire de nos connaissances en astronomie, sachant qu'on n'est pas en mesure de déterminer le nombre d'inconnus qui restent à découvrir avec les instruments dont nous disposons. Le développement des sciences est en fait très jeune ou récent, on a tendance à l'oublier pour leur attribuer des vertus inconsidérées ou en tirer parfois des conclusions pratiques hâtives ou hasardeuses.

La théorie doit être au service de l'observation et non l'inverse pour éventuellement pouvoir agir sur la matière, transformer la société, modifier l'orientation du monde... Vaut mieux essayer de comprendre ce qui existe, plutôt que d'essayer de comprendre ce qui n'existe pas ! C'est en étudiant ce qui existe, qu'on peut réaliser des découvertes et progresser.

L'antineutron ou l'antimatière ne sont pas la négation du neutron ou de la matière, mais leurs compléments. De la même manière quand on aborde la lutte des classes, on doit prendre en compte que les différentes idéologies en présence sont complémentaires sur le plan dialectique et historique, l'une n'existerait pas sans l'autre, qu'on en ait conscience ou non, d'où la nécessité de les étudier sans en exclure aucune, c'est ce que nous nous efforçons de faire ici.




Grivoiserie institutionnelle.

Déliquescence du régime. Délation ou imposture pour une défaite annoncée ? "J’en viens à me demander s’il ne va pas être débranché."

LVOG - Ils ont tellement de choses inavouables à cacher qu'ils sont horrifiés à l'idée de savoir qu'ils pourraient être les prochains sur la liste. Un type qui se masturbe ou se fait masturber et filme cette séquence, puis qui envoie cette vidéo à plusieurs personnes est mentalement déséquilibré et un pervers sexuel, tout le reste est du baratin pour faire oublier.

- Ferrand sur l'affaire Griveaux : "Les délateurs doivent être montrés du doigt et punis, pas leurs victimes" - Journal du Dimanche 15.02

LVOG - Alors qu'ils ont fait de la délation une de leur armes favorites de propagande pour déstabiliser leurs adversaires, les affaiblir ou les éliminer.

On sait que ces tordus osent tout, et ce n'est pas l'information suivante qui le démentira, tout au plus permet-elle se s'interroger sur le réel mobile de cette affaire. La victime ne pourrait-elle pas en être à l'origine parce que cela l'arrangerait, on est en droit de se poser la question après avoir appris que Griveau avait envoyé ces vidéos compromettantes à la compagne d'un provocateur professionnel. Leur a-t-il aussi soufflé l'usage qu'ils devaient en faire et à quel moment ?

- Selon les sources policières auxquelles se réfère Le Parisien, l'actuelle compagne du Russe Pavlenski, «artiste» qui a revendiqué la diffusion de vidéos compromettant le candidat LREM à la mairie de Paris, a été la destinataire des enregistrements en question. sputniknews.com 15.02

- Anne Hidalgo , la maire sortante de Paris, est donnée en tête du premier tour, avec 23 % des intentions de vote, dans un sondage Odoxa, CGI, « Le Figaro », publié le 27 janvier 2020. Rachida Dati (LR) se classe est deuxième position avec 20 %, désormais nettement devant Benjamin Griveaux (LREM), avec 16 %. Les Echos 12 février 2020

- « Trois sondages qui donnent le même trio de tête, ça veut dire que c'est fiable », estime un homme politique qui maîtrise en orfèvre la mécanique des sondages. leparisien.fr 28 janvier 2020

- C’est un mauvais sondage pour La République en marche. Les macronistes n’ont pas caché leur déception samedi, lorsque les résultats ont fuité. Pour la première fois, selon l’enquête Ifop-Fiducial pour Le Journal du dimanche, la candidate Les Républicains Rachida Dati, créditée de 19 % des voix, double le porte-drapeau de LREM, Benjamin Griveaux, en troisième position avec un score de 15 %. La maire socialiste Anne Hidalgo, qui vient d’entrer en campagne, se maintient en tête, avec 25 %. «J’ai envie de pleurer», réagit, à chaud, un soutien du candidat macroniste. «Le navire coule», s’inquiète un autre. «On est parti à 32 % (résultats LREM aux européennes à Paris, NDLR) et on arrive à 15 %. La chute est vertigineuse. J’en viens à me demander s’il ne va pas être débranché.» lefigaro.fr 20 janvier 2020

Les réseaux sociaux, ces instruments destinés à servir la stratégie de la déstabilisation, de la guerre, du chaos, du totalitarisme.

- Pour Emmanuel Macron, la Russie va "continuer à essayer de déstabiliser" les démocraties occidentales - Franceinfo 15.02

- Griveaux : l'irrésistible ascension des nouveaux puritains - lepoint.fr 15.02

LVOG - Le malaise qui les étreint soudain ne vient pas du rejet d'une idéologie comme ils voudraient nous le faire croire puisqu'ils la partagent, il vient plutôt du fait qu'elle incarne leur propre vulnérabilité et leurs faiblesses, qui lorsqu'elles sont mises en lumière les menacent directement parce qu'elles révèlent au passage leur véritable nature notamment.

Corrompu, escroc, imposteur, menteur, tricheur, falsificateur, obsédé, pervers, sans principe, immoral, prostitué, maquereau, voleur, parasite, mafieux, criminel, antisocial, délateur, corbeau, inquisiteur, etc. bref un ensemble de combinaisons qui caractérisent le fonctionnement des institutions.

Le Point - Il y a trois ans, en publiant Mortelle transparence avec Mathias Chichportich, nous voulions tirer le signal d'alarme : la société des réseaux sociaux organisait la propagation virale d'une idéologie puritaine importée des États-Unis et parfaitement contraire à nos mœurs et à nos valeurs. C'est un puritanisme d'un nouveau genre qui se prétend libertaire et progressiste, mais avance les mêmes arguments de transparence, de lutte contre l'hypocrisie, de défense de la vertu et de la pureté morale.

L'idée de la protection de la vie privée est inséparable de celle des droits de l'homme. Elle en est le socle. Elle a été inventée par la France des Lumières pour protéger l'individu contre les inquisitions de l'absolutisme. Dès lors que vous n'enfreignez pas la loi, nul n'a le droit d'entrer dans votre intimité et de savoir ce que sont vos idées, vos propos, vos mœurs, vos rapports familiaux, amicaux, amoureux ou sexuels. Or, sous l'effet d'une idéologie venue d'outre-Atlantique [1], combinée avec la puissance tellurique des technologies numériques et soutenue par l'intérêt bien compris des grandes plateformes US que sont les Gafa, cette conquête de la Révolution française pourrait bien n'avoir été, pour reprendre l'expression d'un dirigeant de Google, qu'une « parenthèse de l'histoire de l'humanité » ! Et c'est chacun d'entre nous, puissant ou pas, célèbre ou inconnu, qui est, à terme, menacé. C'est ce que dit d'une manière tristement éclatante l'affaire Griveaux. Et elle le dit de deux façons.

Les réseaux sociaux peuvent fouler aux pieds nos droits les plus fondamentaux (Ce que s'emploient à faire au quotidien ceux qui nous gouvernent depuis toujours... et Le Point - LVOG)

Le puritanisme américain, venu de la religion de ses fondateurs, c'est d'abord l'idée d'une transparence absolue. Nous devons nous tenir nus devant Dieu et devant nos semblables. C'est encore plus vrai des représentants du peuple. Rien de tel chez nous. En France, si vous ne profitez pas du droit à la vie privée pour dissimuler des crimes ou des délits, nul n'a à connaître des secrets de votre intimité. Chacun, y compris l'homme public, a droit à son jardin secret, à son quant-à-soi. Les Américains, eux, inversent l'ordre des facteurs : si vous n'avez rien à vous reprocher, vous n'avez rien à cacher ! Vous devez donc tout montrer tout le temps. Ainsi, par exemple, est-il légitime là-bas, au nom de la vérité, de révéler la vie privée d'un homme politique. Chez nous, jusqu'à présent, cela semblait inacceptable. Les médias ne pouvaient franchir cette limite que dans des conditions restrictives établies par la Cour européenne des droits de l'homme. Il fallait que la révélation contribue à un débat « sur une question d'intérêt public » : la maladie d'un chef d'État, par exemple, qui menace le bon exercice de sa fonction. Or, aucun débat public n'est en jeu dans l'affaire Griveaux.

Mais si les médias sont responsables au pénal et au civil des contenus qu'ils publient, rien de tel pour les réseaux sociaux. Ainsi peuvent-ils fouler aux pieds nos droits les plus fondamentaux et mettre à bas un édifice de libertés vieux de plus de deux siècles. Il y aura sans doute des poursuites. Mais que Benjamin Griveaux ait été obligé de renoncer à sa candidature montre que le mal est fait. Aujourd'hui, c'est lui, mais demain, ce sera vous, vos enfants, vos amis, dénoncés à votre conjoint, à vos voisins, à votre employeur… Tous, nous sommes en danger.

Après le sexto, voici le sexfie !

La tyrannie du puritanisme, c'est encore autre chose. C'est le jugement moralisateur porté sur la vie privée. Je mentirais si je disais que je trouve du meilleur goût d'adresser des photos de son appareil génital à une correspondante. On est loin du badinage amoureux à la française. Cela fait d'ailleurs partie à mes yeux de la dégénérescence des mœurs induite elle aussi par la société numérique : le narcissisme exacerbé, dont témoigne la manie des selfies ; la chosification des rapports humains y compris sexuels qu'illustre le succès de YouPorn. La combinaison de ces deux, ce sont les photos de Benjamin Griveaux : après le sexto, voici le sexfie ! Mais enfin, cela le concerne, lui et ceux qui l'entourent. De même pour l'adultère. Qu'avons-nous à voir avec cela. De quel droit jugeons-nous ce qui se passe entre adultes consentants ? Quel crime a-t-il commis ? Et quel rapport avec sa qualité d'homme politique ? Le puritanisme combat donc la vie privée mais aussi la liberté des mœurs. Elle, si présente au cœur de nos traditions, illustrée brillamment par notre littérature, notre peinture, notre cinéma, faudra-t-il que nous y renoncions, sous l'influence d'une idéologie qui nous est étrangère, et qui a transité des esprits les plus réactionnaires qui la défendaient autrefois vers les zélotes d'un pseudo-progressisme qui prétend ainsi s'attaquer aux puissants et défendre les plus faibles.

Ne laissons pas les nouveaux Savonarole abolir nos libertés et détruire notre civilisation, ce que Jean d'Ormesson appelait le bonheur d'être français, « une sorte d'art de vivre fondé sur la tolérance ».

[1] - Les explications emberlificotées de l'agent de cette révélation, qui prétend lutter contre le puritanisme, n'y changent rien : il agit bien au nom du combat contre le mensonge, typique cette idéologie.

LVOG - On retiendra : "Mais enfin, cela le concerne, lui et ceux qui l'entourent", non ou pas seulement, puisque selon les policiers c'est lui qui a adressé ces vidéos à l'actuelle compagne du provocateur Pavlenski, il faut donc en déduire qu'elles étaient destinées à être diffusées, pourquoi, on l'ignore encore...

Quel "bonheur d'être français", quand on s'appelle Macron, Bouygue et Cie !

Slendeur et décadence. Le petit pornographe. Vertu et morale au-dessus de tout soupçon. Un régime au format X.

- Onde de choc politique après le retrait de Griveaux à Paris pour une vidéo sexuelle - AFP 15 février 2020

De LFI au RN, les principaux responsables politiques ont condamné, quasiment unanimement, la diffusion sur le web de cette vidéo intime, y voyant une "menace contre la démocratie" à l'heure des réseaux sociaux tout puissants.

L'ex-porte-parole du gouvernement a indiqué à l'AFP s'être entretenu tard jeudi soir avec le président Emmanuel Macron, qui l'a selon lui assuré de son soutien "quelle que soit sa décision". AFP 15 février 2020

Benjamin Griveaux, “c’est quelqu’un qui s’appuie en permanence sur les valeurs familiales, qui dit qu’il veut être le maire des familles et cite toujours en exemple sa femme et ses enfants." Le HuffPost 14 février 2020

LVOG - Un sexe à la place du cerveau chez les uns, le cerveau ou plutôt le pouvoir pour assouvir leurs fantasmes sexuels chez les autres.

Les promesses électorales, c'est comme pour les miracles, elles ne valent que pour ceux qui ont la naïveté d'y croire!

- Les Français mécontents de l'offre politique actuelle en vue de la présidentielle - L'Express.fr 12.02

"Aucune personnalité politique française" ne convient actuellement à 72 % des personnes interrogées dans la perspective de 2022, selon un sondage Elabe pour BFMTV.

Et il y a de quoi.

- Joachim Son-Forget annonce être candidat à la présidentielle 2022 - Le HuffPost 13 février 2020

Comment abdiquer ses droits, son pouvoir, ses aspirations.

- Sondage BFMTV - "Honnête", "à l’écoute", "réaliste" : les Français dressent le portrait-robot du candidat idéal pour BFMTV 12 février 2020

Pour tenter de dresser le portrait-robot du candidat idéal à la présidentielle de 2022, les Français ont mis en avant plusieurs éléments de parcours qui correspondraient à ce profil. Ainsi, le fait d'avoir eu des responsabilités politiques est cité par 43% des personnes interrogées et le fait d'avoir exercé des responsabilités associatives à 37%. Mais à l'inverse, 24% des personnes ne souhaitent plus être représentées par un responsable politique.

Le fait d'avoir été chef d'entreprise est cité à 32%, viennent ensuite les profils d'intellectuel, universitaire et chercheur (32% également), d'ouvrier et employé (29%), les personnes n'ayant jamais fait de politique (24%), les responsables militaires (16%), responsables syndicaux (11%) puis les sportifs (6%), humoristes (5%), personnalités issues des médias (4%) et les artistes (3%).

Pour tenter de dégager les qualités les plus valorisées par les Français pour leur prochain chef de l'État, Elabe a fait choisir aux personnes interrogées trois qualités parmi onze. Elles étaient invités à choisir entre l'honnêteté, l'écoute des Français, le réalisme, la détermination, l'autorité, la simplicité, le courage, le dynamisme, le charisme, l'indépendance et l'humour.

Ce sont l'honnêteté (71%), l'écoute des Français (67%) et le réalisme (28%) qui arrivent en tête. Ces trois traits de personnalités sont suivis par la détermination (26%), l'autorité et la simplicité ex-aecquo à 15%, le courage (14%), le dynamisme (11%), le charisme (10%), l'indépendance (9%) et l'humour, qui ferme la marche avec 2%.

En 2022, bis repetita? Après le second tour où étaient qualifiés Emmanuel Macron et Marine Le Pen en 2017, les Français pressentent à 59% un nouveau duel entre ces deux personnalités en 2022. Mais ils sont 19% à se satisfaire de cette perspective-là. Un score qui se retrouve de façon largement majoritaire dans toutes les catégories socioprofessionnelles. BFMTV 12 février 2020

LVOG - Il n'existe aucune issue politique conforme aux intérêts des travailleurs dans le cadre des institutions de la Ve République, voilà tout.

Animaux, handicapés, clochards, environnement, etc. les voilà soudainement remplis de bonnes intentions...

- 135 candidats aux municipales s'engagent pour les personnes sans-abri - Journal du Dimanche 14 février 2020

Dans une tribune rédigée par la Fondation Abbé-Pierre, 135 candidats aux élections municipales s'engagent, s'ils sont élus, à respecter la "Déclaration des droits des personnes sans-abri". Journal du Dimanche 14 février 2020

Etats-Unis. Un plan foireux, une étoile est morte née...

- L'ex-étoile montante Warren lutte pour sa survie dans les primaires démocrates - AFP 12 février 2020

Elle a obtenu seulement 9% au New Hampshire.

Leur conception de la démocratie, un produit cher, frelaté, incomestible.

- "Acheter sa place" dans l'élection? Les milliardaires secouent les primaires démocrates - AFP 14 février 2020

Plus de 300 millions de dollars: la somme est vertigineuse.

Depuis son entrée en lice en novembre, l'ex-maire de New York Michael Bloomberg a dépensé ce montant, exclusivement tiré de ses fonds personnels, pour financer des spots de campagne électorale qui inondent les chaînes américaines et internet.

"C'est absolument unique. Il n'y a rien eu de comparable dans l'histoire politique américaine", dit à l'AFP Bill Sweeney, expert en politique à l'American University.

Neuvième homme le plus riche de la planète, Michael Bloomberg a, fort de ses quelque 60 milliards de fortune, secoué la campagne démocrate.

Alors que d'autres candidats sillonnent depuis plus d'un an les Etats-Unis à la rencontre des électeurs, l'avalanche publicitaire de l'ex-républicain et ancien indépendant a déjà eu un impact frappant: Michael Bloomberg, 77 ans, a grimpé à la troisième place de la moyenne des sondages nationaux établie par RealClearPolitics.

M. Bloomberg n'est pas le seul milliardaire briguant l'investiture démocrate pour défier Donald Trump lors de la présidentielle de novembre.

L'ex-gestionnaire de fonds d'investissement Tom Steyer l'a devancé.

Le Californien âgé de 62 ans ne compte "que" sur une fortune personnelle de 1,6 milliard, selon le magazine Forbes. Mais il a déjà investi des dizaines de millions dans les premiers Etats des primaires

Là aussi, l'impact dans les sondages est flagrant.

En Caroline du Sud, qui votera le 29 février, Tom Steyer a dépensé environ 19 millions de dollars, selon CNN, et a grimpé jusqu'à la deuxième place de la moyenne des rares sondages, menaçant potentiellement le favori: l'ancien vice-président Joe Biden.

"Aux Etats-Unis, un candidat peut dépenser sans restriction son propre argent dans une campagne", souligne Bill Sweeney. "Mais au final, tout revient aux électeurs. Il y a de nombreux exemples de gens très riches qui dépensent des millions de dollars et perdent".

Tom Steyer peut en témoigner: après avoir dépensé plus de 18 millions de dollars dans le New Hampshire, selon Advertising Analytics, soit trois fois plus que le vainqueur Bernie Sanders, il n'a récolté que quelque 10.700 voix (3,6%).

Soit plus de 1.600 dollars investis pour chaque bulletin reçu. AFP 14 février 2020




Les ferments du totalitarisme.

Le vent et le soleil sont des sources de profit gratuites et inépuisables pour le capitalisme, quoique un tantinet capricieuses. Le bénévolat est également une aubaine, il remplace le fonctionnaire avantageusement. Le recyclage coûte moins cher que l'exploitation d'une mine et qu'un mineur. Leur seul concurrent : la guerre, qui est conçue pour produire du profit et détruire (et s'autodétruire) afin que le cycle soit sans fin, d'où l'état de guerre qui règne en permanence sous le capitalisme.

L'auto-entrepreneur, il s'auto-exploite, quel bonheur! Le sous-traitant pressurise la masse salariale au maximum. La division du travail internationale réduit à une portion congrue la plus-value qui revient aux producteurs. Le chômage de masse exclut des centaines de millions de travailleurs du marché. Tandis que les GAFAM détiennent un pouvoir exceptionnel, et deviennent les esclavagistes des temps modernes par excellence. Pendant que certaines institutions ou entreprises transnationales sont hors de contrôle, la BRI par exemple ou la City, leur fonctionnement échappe au droit des Etats, et c'est sur ce modèle qu'ils voulaient établir des traités, qui ne profiteraient qu'à ceux qui les avaient conçus ou qui ont fait qu'ils existent...

Comme si les autorités britanniques avaient des raisons de s'en faire. La City en tremble !

- Londres ne doit se faire "aucune illusion" sur la finance, dit Barnier - Reuters 11.02

Tuez-le ! Ils les désignent à leurs bourreaux.

- France 24 se défend après la mort d'un Malien, non flouté dans un reportage - Le HuffPost 13 février 2020

Après un reportage diffusé le 13 janvier dernier sur France 24 , et dans lequel il témoignait, sans floutage, du racket permanent de son village par des jihadistes au sud de Gao au Mali, l’éleveur Sadou Yehia a été retrouvé mort. Enlevé le 5 février, il a été exécuté quelques jours plus tard. La chaîne se défend aujourd’hui de toute responsabilité dans ce drame.

Depuis que son décès a été annoncé, plusieurs voix se sont élevées au sein de la rédaction, interrogeant notamment le fait que le visage du villageois n’ait pas été floué et que son nom ait été indiqué. Dans le reportage, la voix off le pointe elle-même: “Ces villageois se sont exposés à de potentielles représailles des djihadistes en partageant des informations avec la force Barkhane”. Le HuffPost 13 février 2020

LVOG - Plus loin dans cet article la direction de France 24 précisait qu'elle était parfaitement au courant des conséquences potentiellement fatales qu'encouraient le Maliens que les journalistes interviewaient ou filmaient, sans en tenir compte : "dans une zone où les terroristes savent tout et sur tous, sans délai, de la présence des militaires dans les villages, à l’identité des habitants qui leur parlent”, elle porte donc la responsabilité de ce malheureux éleveur, Sadou Yehia.

Comble du cynisme et de la cruauté, la direction de France 24 a cru bon de se justifier en expliquant qu'il s'agissait d'un mort de plus parmi tant d'autres, un Malien, qui plus est un simple éleveur, Macron aurait dit un moins que rien qui ne compte pas.

Le HuffPost - France 24 tient enfin à rappeler le contexte dans lequel cette “mort tragique vient s’ajouter”, soit une “4 000 notables maliens assassinés par des groupes jihadistes depuis 5 ans et (...) 200 civils assassinés au cours des trois derniers mois de l’année 2019?. Le HuffPost 13 février 2020




Tribune libre.

LVOG - Nous ne sommes pas, nous ne serons jamais les sujets de sa majesté ou de ce régime.

La solution conforme à la démocratie passe par la lutte de classe par Daniel Gluckstein - La Tribune des travailleurs (POID) 12 février 2020

Le 10 février, les dirigeants de tous les partis généralement considérés comme « de gauche » ont lancé ensemble une pétition pour l’organisation d’un référendum sur la réforme des retraites. Constatant qu’« une majorité de Français demandent toujours le retrait », le texte conclut : « Ce niveau de défiance (…) pose un problème démocratique majeur. À ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. »

À qui cet appel s’adresse-t-il ? À Macron, que le titre de la pétition interpelle en ces termes : « Monsieur le Président, soumettez votre réforme à référendum. » L’Humanité qui lance cette initiative lui consacre son éditorial où l’on peut lire : « Isolé en son palais, Emmanuel Macron a pourtant la solution entre les mains : suspendre ce projet de loi et organiser un référendum. » Si l’on comprend bien, « seule une consultation populaire » permettrait de réparer le viol de la démocratie par Macron… et c’est Macron qu’il faudrait supplier de l’organiser ?!

« L’exigence d’un référendum permettrait de sortir par le haut de ce vaste débat engagé sur l’avenir de nos retraites », poursuit cet éditorial. L’objectif serait donc de permettre à toutes les parties en présence – donc à Macron lui-même – de « sortir par le haut » ? Macron à qui « tout dicte aujourd’hui d’essayer la démocratie en organisant un référendum » ?

Non, trois fois non ! La seule issue conforme à la démocratie ne peut dépendre d’un référendum qui lui-même dépend du bon vouloir d’un président ennemi de la démocratie. La solution conforme à la démocratie – c’est-à-dire conforme aux exigences de la majorité – est infiniment plus simple : le retrait du projet Macron-Philippe qu’imposera le rapport de force établi par la grève générale.

Des millions de travailleurs et de jeunes mobilisés depuis plus de deux mois dans les grèves et les manifestations ne peuvent considérer que la « seule » solution serait entre les mains de Macron. Faudrait-il qu’aujourd’hui ils renoncent à leur combat de classe pour permettre à Macron – seul à détenir « la solution entre les mains » – de « sortir par le haut»?

À l’heure où Macron et son gouvernement, isolés et minoritaires, frappent les jeunes, frappent les travailleurs, généralisent la répression, remettent en cause tous les droits, bref, veulent imposer un régime de terreur, la réponse conforme aux intérêts ouvriers et populaires ne peut venir de ce côté-là.

Le choix est simple : ou bien la démarche de la « gauche unie » qui s’en remet à Macron et aux institutions de la Ve République ; ou bien l’unité dans la mobilisation et la lutte de classe, l’unité des travailleurs et des organisations dans la grève générale pour imposer le retrait.

Les travailleurs n’ont pas vocation à s’adresser respectueusement à Macron pour lui dire : « M. le président, soumettez votre réforme au référendum. » S’ils ont quelque chose à lui dire, c’est : président Macron, retirez votre réforme ou dégagez avec elle ! LTT 12.02

LVOG - Pourquoi j'ai reproduis cet éditorial ? Parce que je ne suis ni du genre à me prosterner devant les représentants du capitalisme, ni à entretenir l'illusion qu'il y aurait quelque chose de bon à en attendre pour les travailleurs. "Président Macron, retirez votre réforme ou dégagez avec elle !", c'est ce qui a figuré dans le bandeau défilant en haut de l'écran de notre portail pendant des mois : Retrait ou Macron dégage !

Sur le plan pédagogique ce genre de discours me convient, en revanche je regrette que la même rhétorique ne soit pas employée à l'encontre des dirigeants syndicaux qui sont les alliés organiques de Macron et du régime.

Ce que les travailleurs doivent à tous prix apprendre, c'est à prendre leur destin en mains ou à prendre conscience que leur sort dépend uniquement d'eux et des organisations ou partis qui incarnent réellement leurs besoins sociaux ou aspirations démocratiques légitimes, le socialisme comme alternative au capitalisme.

Tout le reste est du baratin destiné à distraire ou à détourner les travailleurs de cet objectif politique, à les réduire à l'impuissance pour le compte du régime en place. Là Gluckstein s'adresse aux masses, à l'ensemble des travailleurs et il les invite à s'orienter dans une direction qui rompt avec le régime et ses représentants, où on est appelé à l'affronter, à le combattre, à le renverser pour s'emparer du pouvoir politique, ce qui nous convient très bien. On ne gagne rien à vouloir concilier les contraires, au bout du compte on se retrouve bredouille et impuissant. Il vaut mieux s'en tenir à notre idéal, à notre idéologie, à notre terrain de classe pour conquérir notre émancipation.

En complément.

- Retraites : deux Français sur trois souhaitent l'organisation d'un référendum - L'Express.fr 13.02




Mystification néostalinienne et néosocial-démocrate.

- Le Brexit et la trahison du thatcherisme par Pierre Lévy - Ruptures n°92, le 31 janvier 2020

- Boris Johnson s’est-il converti au bolchevisme ? C’est peu probable...

LVOG - Ironie au troisième degré ? Pas vraiment :

- Il faudra juger sur pièces...

LVOG - Boris Johnson pourrait peut-être se convertir au bolchevisme...

- Bien sûr, quitter l’Union européenne ne signifie nullement qu’adviendra mécaniquement une politique progressiste. Simplement – et c’est évidemment l’essentiel – le pays partant reconquiert la liberté d’opter en ce sens.

- Donc, on peut sortir de l’UE sans brûler en enfer. Ruptures n°92 31 janvier 2020

LVOG - Qui sait ? L'art du double langage entre espoir et illusion trompeuse...

Qui a dit ? Toutes les occasions sont bonnes pour légitimer Macron.

"Je demande à Emmanuel Macron (...) des "mesures structurelles sur comment on fait moins de gaz à effet de serre dans ce pays..."

Réponse : Le député LFI François Ruffin sur Europe 1 jeudi. (Source : AFP 13 février 2020)

LVOG - En admettant que les gaz à effet de serre existent, la France est un des pays qui en produirait le moins, une partie infime à l'échelle mondiale qui justifierait des "mesures structurelles", mais c'est justement ce que réclame l'oligarchie et Bruxelles...

Selon l'angle où on aborde une question et pour peu qu'on ne l'a pas suffisamment étudiée, on peut facilement se retrouver dans le mauvais camp.




Après la piquouze au virus climatique. Le matraquage médiatique de trop.

LVOG - La seule menace qui pèse sur l'humanité : La survie du capitalisme !

- Le Covid-19, désigné "ennemi public numéro un" par l'OMS - Reuters 11.02

- Le coronavirus constitue une "très grave menace" pour le monde, selon l'OMS - Le HuffPost 13 février 2020

LVOG - Une "très grave menace" pour le monde, la preuve du contraire.

AFP 13 février 2020 - Pour l'instant, 99,9% des décès enregistrés dans le monde l'ont été en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), où est apparue la maladie en décembre dans la grande ville de Wuhan, capitale de la province de Hubei.

En dehors de Chine continentale, le virus n'a entraîné la mort que de deux personnes, une aux Philippines et une autre à Hong Kong. Il s'agissait dans les deux cas de ressortissants chinois. AFP 13 février 2020

LVOG - Que cela ne tienne...

- L'épidémie ou la crainte internationale d'une contamination a conduit mercredi les organisateurs du Salon mondial du mobile de Barcelone, la grand-messe annuelle de la profession, à annuler leur manifestation, prévue du 24 au 27 février.

Plus tôt dans la journée, la Fédération internationale de l'automobile (FIA) avait annoncé le report à une date non précisée du Grand Prix de Chine de Formule 1, qui était prévu le 19 avril à Shanghai.

A Paris, le créateur chinois Jarel Zhang, qui figure au calendrier de la Fashion Week, a annoncé l'annulation de son défilé en mars. AFP 13 février 2020




Green New Deal : Le programme de la nouvelle guerre de l'oligarchie contre tous les peuples.

LVOG - La question qui tue dans l'oeuf cette nouvelle imposture.

- Écologie : qui va payer la 4e révolution industrielle ? - lepoint.fr 12.02

La Commission prépare, pour mars, une « green law » pour faire face aux défis du réchauffement climatique. La facture s'annonce salée.

Le constat réalisé par la Commission de Bruxelles est brutal : nos infrastructures datent globalement des années 1960, elles sont totalement obsolètes et n'ont pas été conçues pour durer éternellement. Le manque d'eau va se faire sentir pour refroidir les usines ou même affecter la navigation fluviale (comme cela arrive déjà l'été sur le Rhin). L'érosion des sols de l'Europe devient criante. Autrement dit, la valeur des terres agricoles va s'effondrer dans le Sud et augmenter dans le Nord. Une désertification est à redouter. Sans un sursaut, c'est-à-dire sans un investissement massif, l'Europe va dans le mur… « Notre choix n'est pas de dépenser ou de ne pas dépenser, souligne un haut fonctionnaire de la Commission. Notre choix consiste à dépenser pour éviter le réchauffement climatique ou dépenser pour réparer les dégâts du réchauffement. »

Pour Ursula von der Leyen, le problème est à retourner : la révolution verte, la 4e du nom, est à prendre comme une chance à saisir pour obtenir le leadership mondial et créer de nouveaux emplois. Une révolution qui renverse les trois précédentes pour lesquelles les ressources du globe ne connaissaient pas de finitude. La première révolution provenait de l'extraction massive du charbon et était liée à l'invention de la machine-outil ; la seconde provenait de l'extraction du pétrole (automobile, avion, chimie) et de l'invention de l'électricité ; la troisième voyait, à la fin du XXe siècle, l'invention d'Internet qui déferle depuis sur l'économie et recompose les chaînes de valeur… C'est celle-ci que l'Europe rate, en partie, avec la prédation des Gafam sur les entreprises plus traditionnelles.

L'Allemagne vient de se doter d'une législation qui rehausse considérablement le prix du carbone pour 2030. Le prix de la tonne de CO2 commencera à 25 euros dès 2021 pour atteindre progressivement… 55 euros en 2025 ! À partir de 2026, les prix seront déterminés par un système d'enchères nationales et la quantité maximale d'émissions sera fixée, ainsi qu'un corridor de prix qui, en année un, devra être compris entre 55 et 65 euros la tonne de CO2. Ce marché national des émissions de produits combustibles couvre, en outre, les secteurs du bâtiment, des transports et de l'industrie, cette dernière étant jusqu'ici non soumise au système européen d'échange de carbone (ETS).

Bref, au moment où l'Europe a besoin d'énormes investissements, les États membres vont se disputer, le 20 février prochain, pour un budget européen qui ne représente que 1 ou 1,1 % de la richesse européenne. « Nous avons besoin de plus d'expansionnisme, de plus d'investissement. […] Je pense que c'est pour ça que le débat autour du 3 % dans les budgets nationaux, et du 1 % du budget européen, est un débat d'un autre siècle », lançait Emmanuel Macron dans son interview à The Economist. (Propos sans doute soufflé par le principal propriétaire de The Economist : La famille Rothschilds. - LVOG)

Le problème du prix du carbone est qu'il affecte directement les citoyens européens dans leur mode de vie. La crise des Gilets jaunes, qui a débuté sur une hausse de l'essence de 7 centimes, doit sonner comme un signal d'alarme à l'oreille de tous les responsables européens. Aucun État membre n'est à l'abri d'un tel mouvement si les gens se sentent prisonniers d'une adaptation industrielle à laquelle ils ne peuvent faire face. « Il faut éviter de mettre les gens dans la situation de devoir choisir entre la fin du mois et la fin du monde. On ne peut pas donner aux citoyens le signal que c'est leur problème et qu'ils n'ont qu'à s'adapter.

Le budget européen a un rôle, celui de l'impulsion lors des 10 prochaines années. Ensuite, les capitaux privés prendront le relais. Le coût total estimé par Ursula von der Leyen serait de 1 000 milliards d'euros, essentiellement issus de fonds privés. « Les investisseurs nous demandent où en sera la réglementation dans 30 ans. Ils ne peuvent pas se permettre de bâtir des plans d'affaires si la législation n'est pas stable. Pour eux, ce serait jeter de l'argent par les fenêtres », poursuit-il. Il y a le précédent du renouvelable qui a été, à l'origine, massivement soutenu par le secteur public et qui aujourd'hui propose un prix compétitif mais souffre, s'agissant de l'éolien et du solaire, du problème de l'intermittence. Sur l'hydrogène, l'UE va investir massivement avec l'espoir qu'en fin de parcours l'hydrogène produit sera propre. La production d'acier peut se passer du charbon, mais c'est aujourd'hui plus cher…

Qui prêtera pour rénover les « passoires thermiques » ?

L'un des points noirs de la transformation consiste à améliorer l'efficacité thermique des bâtiments. Pour réduire les « passoires thermiques », la loi française de 2019 prévoit que tous les bâtiments déficients devront être rénovés d'ici… 10 ans ! Les « passoires thermiques » sont responsables de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France. À partir de 2021, les propriétaires des bâtiments ne pourront plus augmenter les loyers entre deux locataires sans avoir procédé aux travaux d'isolation. Les locataires pourront se voir demander une participation plafonnée… On imagine déjà les contentieux. À partir de 2022, un audit énergétique sera obligatoire pour la mise en vente ou la location et une information sur les futures dépenses énergétiques devra être comprise dans l'annonce pour éviter les mauvaises surprises… À partir de 2023, les logements les plus consommateurs d'énergie devront être retirés du marché, car considérés comme « indécents ». Des sanctions pour les mauvais logeurs seront introduites dans la législation à partir de 2023 (donc après la présidentielle de 2022…). Les banques prêteront sans doute aux riches propriétaires, les grands opérateurs. Mais pour les petits propriétaires ? Le doute est permis… (Quel doute ? - LVOG)

Autre grand obstacle à la réalisation des objectifs climatiques : l'aviation. Avec 27 000 vols dans le ciel européen par jour, les avions sont responsables de 3 % des émissions de CO2 dans l'Union. Selon la Commission, un seul vol Paris-New York aller-retour équivaut aux émissions de CO2 qu'un citoyen européen moyen a émis en chauffant sa maison pendant une année entière. L'Organisation internationale de l'aviation civile prévoit que, d'ici à 2050, les émissions de CO2 des vols pourraient augmenter de 300 à 700 % de plus… L'élevage produit également du CO2. Il n'y a aucun moyen de réduire ses émissions, on ne peut que les compenser.

Quant à la voiture électrique, elle est l'avenir, dit-on. « Le champ de bataille, ce sont les villes, pas les campagnes, estime-t-on à la Commission. Sur les petits parcours urbains, c'est plus facile que sur les longs parcours. » La question des bornes de recharge est centrale. Dans la directive révisée sur la construction des bâtiments, il a été convenu que, pour les nouveaux bâtiments non résidentiels ou faisant l'objet d'une rénovation, il faudrait construire au moins un point de recharge pour cinq stationnements. D'ici à 2025, les États membres devront rendre obligatoire l'installation d'au moins un point de recharge à tous les bâtiments non résidentiels ayant plus de 20 places de parking. Mais pour les bâtiments résidentiels ? Pas d'obligation. L'installation d'une borne de recharge chez un particulier coûte entre 1 000 et 1 500 euros. La Commission table sur 1 à 1,2 million de points de recharge en Europe d'ici à 2030, contre moins de 550 000 aujourd'hui, tous concentrés dans quatre États membres… Autant dire qu'il reste du chemin à parcourir. « Nous n'allons pas financer un million de points de recharge avec le budget européen », prévient-on à la Commission, laquelle se concentrera sur les grands axes autoroutiers.

Le tableau général du pacte vert montre à quel point la marche est haute. Les dernières statistiques publiées par Eurostat le 4 février montrent que l'Europe va vraisemblablement rater les objectifs intermédiaires de baisse de la consommation d'énergie primaire (la demande totale) en 2020 : 4,9 % supérieure à l'objectif. Un effort supplémentaire va être nécessaire pour atteindre la cible de 2030 : l'UE se situe, à l'heure actuelle, 22 % au-dessus du seuil de consommation énergétique souhaitable. lepoint.fr 12.02

LVOG - Plus "la marche est haute et plus la chute sera brutale !




Ils osent tout.

Elle sera bloquée ou n'augmentera pas aussi vite que l'inflation et le tour est joué!

- Retraites: le gouvernement réaffirme que la valeur du point ne baissera pas - AFP 12 février 2020

Leur humanisme est la politesse des salauds...entre eux !

- Remise en liberté de Patrick Balkany : "On ne va pas faire prendre de risque sur la vie d'un homme", mais "on est très loin de la vérité dans cette affaire" - Franceinfo 13 février 2020

Vengeance après le Brexit.

- L’UE veut éradiquer les mutilations génitales féminines - euronews 12 février 2020

Le Parlement européen a adopté une résolution pour lutter contre les violences faites aux femmes. euronews 12 février 2020

LVOG - Celles multiples causées par les multinationales européennes ou leurs marchands d'armes et les guerres auxquelles il participe ?

Des bandes organisées mafieuses gouvernent.

- Amsterdam : les touristes bientôt bannis des coffee shops ? - lepoint.fr 14.02

En 2018, La Haye est devenue la première ville des Pays-Bas à interdire le cannabis dans son centre-ville. Au Pays-Bas, la législation sur le cannabis reste paradoxale. Si les coffee shops sont autorisés à en vendre, la production est en revanche interdite. Au final, les établissements finissent par dealer avec des bandes organisées. lepoint.fr lepoint.fr 14.02

Strangulation.

- Le Liban va demander l'aide du FMI pour restructurer sa dette - Reuters 12 février 2020

Les ONG fers de lance de l'Etat profond.

- Soudan: des ONG appellent à la remise "immédiate" de Béchir à la CPI - AFP 12 février 2020

Parmi ces officines ongistes de l'oligarchie : Amnesty International, Physicians for Human Rights, une ONG basée aux Etats-Unis nous dit-on, on s'en serait douté !

- Syrie: craignant un "bain de sang" à Idleb, une ONG plaide pour une trêve immédiate - AFP 12 février 2020

LVOG - Chaque fois que les barbares ou les protégés de l'Otan et du Pentagone sont en mauvaises posture, les ONG réclament une trêve, l'aviez-vous remarqué ?

- "Biens mal acquis" : "Nous souhaitons que la loi française permette de renvoyer les sommes confisquées aux populations spoliées", plaide Marc-André Feffer - Franceinfo 12 février 2020

Marc-André Feffer, président de Transparency International France.

Le jugement rendu le 10 février 2020 dans l'affaire des "biens mal acquis" contre le vice-président équato-guinéen Teodoro Obiang Jr est historique. Pour le président de Transparency International France, la restitution des avoirs constitue l'étape suivante. Franceinfo 12 février 2020

LVOG - Et les "biens mal acquis" des oligarques ? Chut, ils financent cette ONG !




Dans quel monde vivons-nous ?

Ils font feu de tout bois.

- Commerce: feu vert du Parlement européen à l'accord controversé UE-Vietnam - AFP 12 février 2020

Le Parlement européen a ratifié mercredi un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Vietnam, malgré des voix discordantes sur la situation des droits humains dans ce pays et le coût écologique d'un tel accord.

Par 401 voix pour (192 voix contre et 40 abstentions), les députés européens, réunis à Strasbourg, ont donné leur aval final pour cet accord qui doit supprimer "pratiquement tous les tarifs douaniers entre le Vietnam et l'UE d'ici dix ans".

Cet accord, signé fin juin 2019 à Hanoï et qui pourrait entrer en vigueur dès cet été, ouvre la voie à "un futur accord commercial et d'investissement interrégional", espère le Parlement européen.

Lors d'un vote distinct, les eurodéputés ont également approuvé un accord protégeant les investissements, qui doit, lui, être ratifié par l'ensemble des parlements nationaux de l'UE.

Ces deux accords "sont les plus ambitieux jamais conclus avec un pays en voie de développement", a estimé, lors d'un débat mardi, Phil Hogan, commissaire européen au Commerce.

Presque 70 ONG avaient appelé lundi les eurodéputés à ne pas ratifier cet accord avec le Vietnam, car "la situation des droits humains et du droit du travail continue d'être préoccupante".

En 2020, avaient-elles interrogé, "peut-on encore ratifier des accords de commerce avec des pays qui ne respectent pas les droits humains et sociaux et qui ne respectent pas les libertés fondamentales ? (...) Peut-on encore ratifier des accords de commerce qui concourent à approfondir la mondialisation des échanges et l'aggravation des émissions de gaz à effet de serre et la crise écologique ?".

Le social-démocrate allemand Bernd Lange, le président de la commission Commerce du Parlement européen, a souligné que les négociations des dernières années pour l'accord avaient permis "des améliorations concrètes pour des millions de travailleurs au Vietnam", notamment la ratification de conventions de l'Organisation internationale du travail.

"Nous allons surveiller de près la situation sur le terrain et travailler à des changements positifs, à travers le dialogue, particulièrement en ce qui concerne les droits humains et la situation des prisonniers politiques", a-t-il ajouté. (Baratin minable usé jusqu'à la corde... - LVOG)

Avec 47,6 milliards d'euros d'échanges de marchandises, le Vietnam est le deuxième plus grand partenaire commercial de l'UE en Asie du Sud-Est, a rappelé le Parlement européen.

L'UE importe du Vietnam principalement des équipements de télécommunication, du textile et des produits alimentaires, tandis que l'UE exporte vers ce pays plutôt des machines et du matériel de transport, des produits chimiques et agricoles, a poursuivi l'institution.

Les accords adoptés "consolident la présence de l'UE dans l'une des régions du monde à la plus forte croissance et placent les entreprises européennes sur un pied d'égalité avec leurs concurrentes", s'est réjouie l'organisation patronale européenne, Businesseurope. AFP 12 février 2020

Au nom du féminisme, la femme objet a de l'avenir devant elle. Voici venu le temps des femmes "éprouvettes".

- Au Mexique, une étude sur des embryons réalisée sur des femmes fait polémique - lefigaro.fr 13.02

Contre rémunération, 81 femmes ont été payées pour être inséminées artificiellement avant que leurs embryons soient expulsés de leurs corps et analysés à des fins d’étude.

Un chercheur hispano-américain a mené une étude controversée, au Mexique, impliquant la rémunération de 81 femmes, pour être inséminées artificiellement avant que leurs embryons ne soient expulsés de leurs corps et analysés à des fins de recherches. La recherche a été publiée en janvier 2020 dans le très sérieux mensuel scientifique Human Reproduction (éditée par Oxford University press), créé en 1986 par Robert Edwards, «père» de la Fécondation in vitro (FIV).

Santiago Munne souligne que son étude a été validée en amont par divers comités d’éthique, dont le Western Institutional Review Board des États-Unis, ainsi que par le ministère de la santé de l’état du Nayarit au Mexique.

Les embryons conçus par cette étude ont déjà été utilisés pour créer au moins trois grossesses, et trois bébés en bonne santé, précise NPR. Les embryons restants ont été congelés et devraient être utilisés dans le cadre de procréations assistées pour des couples infertiles.

Mais aux États-Unis, toutefois, d’autres scientifiques dénoncent le manque d’éthique de cette étude. «Cela consiste essentiellement à utiliser le corps d’une femme comme une boîte de petri - récipient d’analyses biologiques, NDLR», a ainsi critiqué dans NPR Laurie Zoloth, spécialiste de bioéthique à l’université de Chicago.

Concrètement, les femmes ayant participé à la recherche ont reçu des injections d’hormones pour stimuler leurs ovaires afin de produire des ovocytes, soit la méthode habituelle utilisée pour les donneuses d’ovocytes.

Sauf que dans ce cas, les femmes ne se contentent pas d’être des donneuses d’ovocyte. Elles sont inséminées directement avec du sperme , fécondées, avant de subir quatre à six jours plus tard une procédure de «lavage» permettant d’expulser leurs embryons. Leur corps, ou plus exactement leur utérus est donc utilisé pour concevoir des embryons, avant qu’ils soient testés et, à terme, qu’ils puissent être réimplantés dans le corps d’autres femmes ayant des difficultés à procréer. (...)

(Selon) Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita: «Ces femmes sont utilisées comme des éprouvettes. C’est une instrumentalisation du corps de la femme rémunérée qui est effrayante à mes yeux. On est à cheval entre la femme éprouvette et la mère porteuse, c’est une transgression très nouvelle. On joue à l’apprenti sorcier avec le corps des femmes». Ensuite, «on va provoquer une sorte de forte couche pour provoquer l’expulsion de l’embryon… C’est une transgression supplémentaire», s’inquiète-t-il.

En outre, «c’est mal connaître la complexité des interactions du corps de la femme avec l’embryon», avance le délégué général d’Alliance Vita. «À partir du moment de la fécondation, il est prouvé qu’il existe des interactions très fortes entre le milieu ambiant (le corps de la femme), et l’embryon. La femme qui porte l’enfant garde des traces génétiques de cet enfant et inversement.»

En outre, ces méthodes de procréation assistée, à commencer par la stimulation hormonale, ne sont pas anodines, et non sans risques. Certaines femmes au Mexique ont dû subir des avortements lorsque les embryons n’ont pu être expulsés lors du «lavage», rapporte NPR.

«À l’heure où l’on parle des maltraitances gynécologiques, on peut s’étonner, ajoute Tugdual Derville. Il s’agit d’une utilisation des femmes comme des matrices productrices d’êtres humains vus comme une matière première.»

La question de la rémunération pose également question. En effet, ces femmes ont été payées 1400 dollars, soit l’équivalent de plus de deux mois de salaire en moyenne dans cette région du Mexique, selon Laurie Zoloth, ce qui soulève la question de leurs motivations. lefigaro.fr 13.02

Sous l'influence du totalitarisme grandissant, la tentation de dissoudre le peuple devient omniprésente.

- Contestée, la direction de l'académie des César démissionne en bloc - AFP 14 février 2020

La direction des César a annoncé jeudi soir sa "démission collective", à 15 jours de la prochaine cérémonie annuelle, sur fond de crise entre dénonciation de l'opacité de la gestion de l'académie et polémique Polanski.

"Pour honorer celles et ceux qui ont fait le cinéma en 2019, pour retrouver la sérénité et faire que la fête du cinéma reste une fête, le conseil d'administration de l’Association pour la Promotion du Cinéma (Académie des Arts et Technique du Cinéma) a pris la décision à l’unanimité de démissionner", indique l'Académie présidée depuis 2003 par le producteur Alain Terzian.

"Cette démission collective permettra de procéder au renouvellement complet de la direction", poursuit le communiqué des César.

Une assemblée générale se tiendra après la 45e cérémonie prévue le 28 février et sera l'occasion d'élire "une nouvelle direction pour préparer ainsi, sous l’égide du CNC (Centre national du cinéma), les modifications des statuts fondateurs de l’Association pour la Promotion du Cinéma, et mettre en œuvre les mesures de modernisation annoncées".

Cette annonce choc survient après une tribune publiée lundi soir dans Le Monde, où quelque 400 personnalités dont Omar Sy, Bertrand Tavernier, Michel Hazanavicius, Jacques Audiard, Céline Sciamma, Marina Foïs ou Agnès Jaoui ont réclamé une "réforme en profondeur" de l'Académie des César.

Parmi leurs griefs, des "dysfonctionnements", une "opacité des comptes" ou des statuts qui "n'ont pas évolué depuis très longtemps" et reposent encore et toujours sur "la cooptation".

La liste des membres de l'Académie, constituée de 4.700 professionnels du cinéma, est confidentielle. Pour en faire partie, il faut avoir au moins deux parrainages et avoir participé à au moins trois longs métrages en cinq ans.

L'Académie est elle-même régie par l'APC, dont les membres sont les professionnels ayant reçu un Oscar, les anciens présidents et plusieurs personnalités, soit 47 membres.

Parmi lesquelles, le réalisateur Roman Polanski, visé par des accusations de viol et en tête des nominations avec son film "J'accuse", ce qui passe très mal auprès des féministes et de l'opinion publique. Des associations comme Osez le féminisme! appellent à un rassemblement le soir de la cérémonie devant la salle Pleyel à Paris. AFP 14 février 2020

LVOG - Ils sont au garde-à-vous devant l'Etat profond dont ils épousent l'idéologie.

Que cela ne tienne, puisque "l'Académie" n'a pas adopté le comportement que ces inquisiteurs attendaient de ses membres, ils vont modifier ses statuts pour en exclure les indésirables ou écarter Polanski et d'autres cinéastes ou personnalités du cinéma qu'hier ils encensaient... J'ignore si les signataires de cette tribune visaient nommément Polanski ou quelqu'un d'autre.

Cela vous fait-il pas penser à d'autres expériences du même genre cette fois sur le plan politique ? La tentation du totalitarisme concerne absolument toutes les structures de la société qu'on le veuille ou non. N'y voyez donc pas une exagération de notre part, tout au plus un simple constat ou la confirmation d'une tendance que chacun peut vérifier quotidiennement.

Qu'est-ce que deviendrait le capitalisme sans la guerre.

- L’Otan prépare son déploiement au Moyen-Orient élargi - Réseau Voltaire 14 février 2020

En définitive, ce devrait être bien l’Otan qui investira le monde arabe après le retrait du CentCom (Commandement central des États-Unis au Moyen-Orient). L’Allemagne pourrait jouer le rôle de leader au sein de l’Alliance.

Le secrétaire général, Jens Stoltenberg, espère :

- 1. déployer l’Alliance en Tunisie et faire durer éternellement la guerre en Libye ;

- 2. déployer l’Alliance en Iraq et en Jordanie et faire durer éternellement la guerre en Syrie.

Le 1er février 2020, la Turquie s’est soudainement rapprochée de l’Otan dont elle est membre et est entrée en conflit avec la Russie en Syrie. Elle a en outre repris le transfert des jihadistes de Syrie vers la Libye via la Tunisie.

Le 12 février 2020, les ministres de la Défense de l’Otan ont décidé, dans un premier temps, de renforcer leur « mission d’assistance » en Iraq bien que le Parlement iraquien a exigé le retrait des troupes étrangères.

Jens Stoltenberg prépare ce plan depuis plus de six mois. Ainsi a-t-il conclu des accords secrets avec le roi Abdallah de Jordanie (photo) et le ministre tunisien des Affaires étrangères qu’il a longuement reçus à Bruxelles. Réseau Voltaire 14 février 2020

- En 2019, les dépenses militaires mondiales ont connu leur plus forte hausse depuis dix ans - L'Express.fr 15 février 2020

Les dépenses militaires mondiales ont connu l'an dernier leur hausse la plus élevée depuis dix ans, sur fond de rivalités croissantes et de ce que le chef de l'Etat allemand a qualifié de "dynamique destructrice" au plan mondial. La progression a atteint au total 4%, selon le rapport annuel de l'institut IISS publié vendredi peu avant le début de la Conférence sur la sécurité de Munich.

Dans un tel contexte, les deux plus gros budgets militaires mondiaux, ceux des Etats-Unis (685 milliards de dollars) et de la Chine (181 milliards), poursuivent leur croissance exponentielle, avec une hausse de 6,6% dans les deux pays en 2019 par rapport à 2018.

Les dépenses américaines ont augmenté à elles seules de 53,4 milliards de dollars l'an dernier, soit l'équivalent du septième budget mondial de la défense, après ceux de l'Arabie saoudite (3e), de la Russie (4e), mais avant ceux de la France (8e). "En Europe, les inquiétudes liées à la Russie continuent d'alimenter la croissance des dépenses avec une hausse de 4,2% par rapport à 2018", pointe également John Chipman. L'Express.fr 15 février 2020

LVOG - En réalité le budget militaire des Etats-Unis avoisine les 1.000 milliards de dollars. Chacun peut le vérifier sur le Net.


Le 11 février 2020

CAUSERIE ET INFOS

J'ai ajouté à la dernière minute un document exceptionnel, puisqu'il prouve que la Fed (la Banque centrale américaine depuis 1913) est une banque privée.

DOCUMENT. Liste des membres de la Fed, actionnaires et propriétaires

On le savait, mais il nous manquait le document qui le prouverait de façon irréfutable.

Donc les oligarques de la Fed se sont bien distribués les quelques 20 ou 25.000 milliards de dollars qu'ils ont fabriqués eux-mêmes depuis 2008, ce qui explique pourquoi depuis cette date en un temps record ils se sont enrichis dans des proportions inégalées dans le passé. Qui le sait ?


Qui ne progresse pas, régresse forcément. Et ce n'est pas quand on est vieux qu'il faut y penser, il est trop tard, d'où la vieillesse est un naufrage pour beaucoup.

Je me suis demandé quel rapport il existait entre l'absence d'imagination et de mémoire, s'il en existe un. Si je suis parvenu à développer tardivement mon imagination, en revanche ma mémoire est demeurée défaillante depuis mon enfance, ce qui représente un terrible handicap. Alors comment je procède pour palier à cette lacune pénalisante ?

Si on me questionnait sur un sujet, je serais très ennuyé, parce que généralement je ne pourrais pas répondre en dehors d'émettre des formules générales, de recourir à des arguments à l'emporte-pièce ou encore, je serais obligé de me réfugier dans des lieux communs sans intérêt, bref, pour un peu je passerais pour un idiot !

Pour aborder un sujet, pour faire ces causeries, pour réfléchir tout simplement, je fais appel aux repères que je me suis constitué tout au long de mes expériences et de mes études, ensuite il est facile de trouver le matériel pour étayer mes arguments ou une démonstration. Le disque dur de mon ordinateur remplace ainsi mon épouvantable mémoire.

Evidemment, cela implique que je doive constamment produire des efforts considérables pour parvenir à sortir quelque chose de cohérent ou tout simplement exposer mes idées clairement. Si cette carence présente bien des inconvénients, en revanche elle présente l'avantage de devoir chaque fois tout revérifier, ce qui me permet de pouvoir actualiser régulièrement mes connaissances, au lieu qu'elles soient figées ou sclérosées. Cela permet d'avoir aussi une réactivité très rapide. Vous avez pu observer comment j'ai balancé les scientifiques climato-réalistes, par exemple. Et on n'a pas besoin de plusieurs années ou décennies pour se rendre compte qu'on a commis une erreur, on peut la rectifier très vite, donc éventuellement s'éviter d'en subir des conséquences fâcheuses et inutiles.

Quand on a acquis un tas de repères dans tous les domaines, en réalité cela va assez vite. Cela me permet aussi de palier le manque de communication du fait de mon isolement en Inde, et de la discrimination ou du mépris dont je fais l'objet injustement de la part des lecteurs ou de mes proches en France. Rien ni personne ne peut ni ne doit entraver ma marche en avant ou mon indépendance d'esprit. Au moins, si je dis ou si je fais une connerie, je sais à qui m'en prendre !

9 pages au format pdf

Pauvres bêtes ! Boycott !

- Municipales : la passion soudaine des candidats pour le bien-être animal - L'Express.fr 9 février 2020

On peut avoir la tête dans les étoiles sans être pour autant allumé.

J'ai passé les soirées des deux derniers jours à visualiser des documents sur l'astronomie, c'est aussi passionnant que la paléontologie. Je vais sans doute continuer.

La Terre, notre planète, une étoile, une nébuleuse gazeuse, et après ou plutôt avant, on n'en sait rien. Planètes, étoiles, galaxies, sont comme en suspension et en mouvement dans l'univers, elles en représentent qu'une infime partie, et on ignore de quoi se compose le reste parce qu'il ne réagit pas à la lumière, autant dire qu'on ne sait pas grand chose malgré les apparences.

Là aussi, si on n'a pas acquis un esprit critique bien aiguisé, on peut se laisser embarquer par des explications qui ne tiennent pas la route. On nous dit que les éléments qui composent la matière ne seraient pas apparus simultanément lors du Big bang, ils seraient le produit d'une fusion des atomes à partir de l'atome d'hydrogène qui ne comporte qu'un proton et un électron, à l'issue d'un processus où la gravité joue un rôle essentiel. Bien, mais comment explique-t-on que lors de la première fusion qui va donner l'hélium apparaît soudain deux neutrons, ni pourquoi au cours des fusions suivantes le nombre de neutrons sera égal ou supérieur au nombre de proton. Et ailleurs on nous dit qu'il existerait des étoiles à neutrons. Il y aurait donc des étoiles à protons et des étoiles à neutrons, qui lorsqu'elles se rencontrent vont déclencher une fusion qui va contribuer à produire des noyaux d'atomes comportant à la fois des protons et des neutrons ainsi que des électrons présents dans tous les atomes, ce qui contredit la nouvelle théorie qu'on nous a présentée. On doit donc en déduire qu'il existe des nébuleuses gazeuses composées d'hydrogène et des nébuleuses gazeuses composées d'un autre gaz ou un gaz dont le noyau de l'atome comporte un ou des protons contrairement à l'hydrogène qui n'en contient pas.

Cette réflexion m'est venue à l'esprit après avoir observé qu'il y avait quelque chose qui ne collait pas dans la démonstration qui nous avait été présentée, où la fusion d'un atome d'hydrogène avec un autre atome, lequel, sorti d'où, cela n'a pas été mentionné, se traduisait par deux protons, deux neutrons et deux électrons ou de l'hélium. Que la réaction en chaîne se poursuive pour donner naissance à l'ensemble des atomes qui composent la matière, très bien, on ne remet pas en cause ce processus, en revanche on ignore d'où vient les deux neutrons qui vont apparaître à l'issue de la première fusion des atomes. S'ils proviennent de l'hélium, cela signifie que l'hélium existerait à l'état primitif indépendamment de l'hydrogène ou un autre gaz que l'hélium, on l'ignore. J'allais oublier de préciser que, si la fusion des atomes se réalise au fur et à mesure que la température et la pression augmentent au centre de la nébuleuse gazeuse, il n'était dit nulle part que le choc produit entre deux atomes d'hydrogène conduirait à la modification de la composition du noyau de l'atome d'hydrogène pour donner naissance à deux neutrons.

A l'heure actuelle, si j'ai bien compris, ils font tout partir uniquement de l'hydrogène soumis à une force physique, la gravité. Mais dans le même temps, ils affirment ignorer ce qui est à l'origine des déplacements des galaxies qui ne correspondent à aucune théorie...

Pour conclure temporairement, on n'est pas plus avancé, car la théorie qui contredisait la précédente comporte aussi une zone d'ombre qui pourrait bien conduire plus tard à sa réfutation, tout du moins en partie. Cela ne nous choque pas du tout, puisque c'est seulement ainsi que la science et nos connaissances peuvent évoluer, par tâtonnement, affirmation, réfutation et ainsi de suite.

Sortons la tête des étoiles, plus prosaïquement retournons sur le plateau des vaches, attention à l'atterrissage, presqu'aussi violent qu'une fusion des atomes ! On est littéralement excédé par la médiocrité malsaine de cette époque, et je ne le cache pas.

On deviendrait vulgaire en entendant autant de conneries prononcées quotidiennement, ne vous en privez pas ou ne culpabilisez pas si cela vous soulageait, car ce serait un moindre mal que de les partager !

L'extrême gauche désintégrée.

NPA - Santé le retour des épidémies. LVOG - Ma foi, la fusion des neurones a bien eu lieu chez eux, ils ont disparu ! On se marre bien quand même.

Tout est prétexte à propagande chez nos ennemis.

Quand l'AFP ignore que Hong Kong fait partie de la Chine.

- Le virus 2019-nCoV, apparu en décembre sur un marché de Wuhan, a en outre tué deux autres personnes dans le monde, une aux Philippines et une autre à Hong Kong.

Le HuffPost expose une des raisons plausibles à l'origine de ce coronavirus.

- En Chine, l'épidémie de coronavirus peut-elle mener à vraie contestation du pouvoir?

Pour l'AFP la population d'Idleb (Syrie) est orpheline des barbares d'al-Qaïda.

- "Nulle part où aller": les déplacés d'Idleb abandonnés à leur sort.

Avec Franceinfo on pourrait croire que l'Afrique produirait les armes qui servent à massacrer les Africains.

- Réunie à Addis Abeba, l'Union africaine voudrait faire taire des armes "de plus en plus bruyantes" sur le continent.

Comment l'AFP défend l'annulation des résultats validés d'une élection ou un coup d'Etat au nom de la démocratie.

- Extrême droite: Merkel sauve son gouvernement face à la tempête.

A l'issue de leur réunion de crise, les dirigeants de la coalition gouvernementale de Mme Merkel ont fait front commun: ils ont réclamé de nouvelles élections "rapidement" en Thuringe... AFP

Bertolt Brecht : « J’apprends que le gouvernement estime que le peuple a “trahi la confiance du régime (...) Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? ».

Devinez quel camp soutient l'AFP ?

Commentaire de l'AFP illustrant la photo figurant en tête de l'article : Syrie: à Idleb, le régime en passe de reprendre le contrôle d'une autoroute clé, 5 civils tués :

- Un rebelle syrien tire une roquette vers les forces du régime, dans la région d'Idleb, le 9 février 2020

Pour l'AFP, rétablir la souveraineté de la Syrie serait un acte criminel.

- Dernière victoire en date pour le régime qui mène une offensive meurtrière dans le nord-ouest de la Syrie.

Pour l'AFP, il s'agissait d'un conflit inter syrien ou une guerre civile, et non une agression coloniale ou impérialiste.

- Le conflit en Syrie a fait plus de 380.000 morts depuis 2011...

Les néostaliniens versent dans le populisme tout azimut.

- Faire en sorte que les logements soient le plus économe possible en énergie est essentiel pour alléger la facture des ménages et lutter contre le réchauffement climatique. bastamag.net 03.02

- Ndella Paye : « Lutter contre l’islamophobie ne fait manifestement pas partie des priorités de la gauche » - bastamag.net 06.02

- Dix villes où des listes « citoyennes » affichent leurs ambitions pour les municipales - bastamag.net 16.12.2019

Se libérer "de la folle logique capitaliste"... sans même avoir à abolir le capitalisme !

- Bernard Friot : un droit au salaire à vie pour « libérer le travail de la folle logique capitaliste » - bastamag.net 09.01

Les néostaliniens du blogue Le Grand Soir sont d'extrême gauche...mais pas révolutionnaire ! Et ils ne sont pas les seuls dans ce cas-là.

- Quand Bernie Sanders et son mouvement de masse deviennent « le pire cauchemar » de ceux qui gouvernent le monde...

- Sanders a gagné en Iowa ! Une hirondelle et c’est le printemps.

Sanders, le Tsipras américain.

- « Scomo doit partir », des dizaines de milliers manifestent pour l’action climatique en Australie.

- Le dérèglement climatique enflamme l’Australie.

- Emmanuel Todd et la lutte des classes.




Dans quel monde vivons-nous ?

Une analyse extrait d'un article de Rosa Llorens publié par Le Grand Soir le 5 février 2020.

Ce passage comporte des données intéressantes et des approximations, pour ne pas dire des contradictions, je n'ai pas le temps de m'y attarder, en principe vous devriez pouvoir les repérer.

Les intellectuels et les classes moyennes se sont toujours servis de la classe ouvrière comme bataillon pour monter au front quand leurs intérêts étaient gravement menacés, pour finalement l'abandonner à son triste sort... A la classe ouvrière et à ses organisations de gagner leurs meilleurs éléments ou de savoir les utiliser pour sa propre cause.

Rosa Llorens est née à Barcelone en 1955, elle a la double nationalité française et espagnole. Elle est normalienne, professeur de Lettres classiques, et enseigne la culture générale en classe Prépa commerciale.

- Todd se donne comme base d’analyse l’évolution du pays dans la période 1992-2018, et il constate que le fait majeur, ce n’est pas le creusement des inégalités, mais la baisse générale du niveau de vie (à des degrés divers bien sûr selon les catégories) : à part le 0,1% des ultra-riches, ou le 1% de la grande bourgeoisie, voire les 10% qui en dépendent directement, tous les autres sont perdants ou vont bientôt le devenir, y compris une bonne partie de ces CPIS (cadres et professions intellectuelles supérieures) qui se font des illusions sur leur supériorité. Mais cette constatation est un élément d’espoir, car de plus en plus de catégories vont s’agréger aux actuels mécontents, les 50% d’ouvriers et employés des classes défavorisées.

Cela peut même conduire à la résolution d’un problème très inquiétant : l’absence d’intellectuels aux côtés des classes populaires, la disparition des intellectuels de gauche (précisons : marxistes). En effet, l’extension de l’instruction, loin de remplir les espoirs de démocratisation qu’on mettait en elle depuis les Lumières, a abouti à un résultat qui peut sembler paradoxal, mais est, finalement, très logique : la séparation des Français (et il en est de même dans les autres pays) en deux blocs : des éduqués supérieurs arrogants, « l’élite », et un peuple de « deplorable » selon le terme de l’ignoble Hillary Clinton. En effet, tant que les diplômés supérieurs n’étaient qu’une petite minorité, ils avaient besoin de s’appuyer sur le peuple ; quand ils constituent 1/3 de la population, ils peuvent se permettre de vivre entre eux, de ne s’adresser qu’à eux-mêmes et d’ostraciser les sous-hommes non-diplômés. Mais cet isolement a aussi des conséquences négatives.

En premier lieu, ce que Christophe Guilluy a appelé le « marronnage » du peuple : ignoré par elles, le peuple ignore les élites et est devenu imperméable à leur propagande, comme l’a montré d’abord le NON au référendum sur le Traité européen (malgré l’intense battage médiatique en faveur du OUI) en 2005, puis l’hystérie Charlie (peuple absent des manifestations), enfin la sympathie largement majoritaire pour les Gilets Jaunes (et, tout récemment, pour les grévistes, contre la réforme des retraites). A cela Todd ajoute la « réaccumulation de l’intelligence au bas de la société » : car la proportion de diplômés du supérieur est, depuis 1995, en recul, ce qui veut dire que la « fuite des cerveaux » dans les classes modestes est enrayée ; au lieu d’apporter du sang neuf aux classes supérieures, ils peuvent en faire profiter leurs frères de classe (et le mouvement des Gilets Jaunes a déjà fait apparaître cette évolution).

Mais l’enfermement de l’élite sur elle-même lui est aussi directement nocif : elle n’accepte aucune théorie, aucune idée qui la dérange et va ainsi vers la sclérose intellectuelle ; elle forme ses jeunes au conformisme et à la docilité, et tue leurs capacités d’analyse critique, tout particulièrement dans le trio diabolique ENA-Sciences Po-HEC. La pseudo-élite compte ainsi de plus en plus de « diplômés crétins » (cette notion de « diplômé crétin » est encore un concept stimulant que nous devons à Todd).

Enfin, la généralisation de la baisse du niveau de vie, touchant ces catégories, va inciter de plus en plus de diplômés à rejoindre la contestation. Aujourd’hui, journalistes, universitaires, professeurs sont des chiens de garde (il n’était que de voir les badges « Je suis Charlie » fleurir dans les salles des profs) : touchés par l’érosion de leur statut (la sécurité de la retraite notamment), ils vont sans doute regarder de nouveau du côté du peuple, et réactualiser la catégorie de l’intellectuel engagé. Le Grand Soir le 5 février 2020

Extrait d'un article de Jean-Luc Mélenchon La semaine de la lutte de longue durée publié par Le Grand Soir le 3 février 2020.

- Vendredi 31 janvier, la Fondation Abbé Pierre présentait son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. (...)

L’année 2018, la dernière pour laquelle on ait des chiffres à ce sujet, a été celle où on l’a expulsé le plus de personnes de leur logement. Près de 16 000 ménages l’ont été avec le concours de la police. Mais davantage de monde quitte généralement les lieux sans attendre l’intervention policière. On peut estimer le nombre de familles expulsées cette année-là entre 30 000 et 50 000.

Depuis 2012, il n’y a plus de statistiques officielles sur le nombre total de SDF, mais tout indique qu’il se situe lui aussi à un niveau plus haut que jamais. Les coupures de gaz et d’électricité ont elles aussi atteint des sommets. 2,1 millions de personnes sont en France sur liste d’attente pour obtenir une HLM. Là encore, c’est du jamais-vu. Ainsi se paye la politique du tout pour les riches pratiquées par Macron : par un appauvrissement généralisé de la société française. 2019 a marqué une année record de nombre de nuitées hôtelières utilisées chaque nuit pour héberger des sans-domicile : presque 50 000. Le Grand Soir 3 février 2020

Dans ce passage, seules comptent pour nous les données, ce que pense l'auteur de ce cet article ne nous intéresse pas, et pour cause :

- "L’interminable conflit de la réforme des retraites ne dure que du fait du prince."

LVOG - Pas du fait des bureaucrates syndicaux corrompus qui jouent au côté de Macron le pourrissement à coup de journées d'action bidons.

Déconnecter de la réalité, des masses, de leurs aspirations légitimes.

- "On le sait. Ce qui était moins donné d’avance, c’est l’incroyable résistance dans la durée de tant de catégories sociales."

LVOG - Comme si on aurait dû croire que les travailleurs s'en foutraient d'être contraints à travailler jusqu'à leur dernier souffle, on voit tout de suite qu'il n'était pas concerné.

- "Les formes d’action qui prennent le relais de la grève ou qui la prolongent ont fait la preuve de leur efficacité."

LVOG - La preuve, c'est que chaque fois les projets de mesures ou de lois sont finalement adoptés, quelle efficacité, pour qui ?

- "La bataille parlementaire va commencer (...) Nous ferons feu de tout bois."

LVOG - LFI s'est rapidement consumé au contact du régime et il ne reste plus qu'à l'état de cendres. L'histrion du régime prend les travailleurs pour des demeurés. Dans cet article il n'évoquera même pas du bout des lèvres la nécessité de la grève générale ou il évitera soigneusement de se demander pourquoi elle n'a pas eu lieu...




Parole d'internaute.

- "La politique n’a que faire de la psychologie. Elle appelle le regroupement et l’action des exploités dont le seul espoir est de mettre hors d’état de nuire les possédants, qu’ils soient psychopathes ou non. Si l’on devait interroger la psychologie dans ce combat, peut être pourrions-nous nous demander dans quelle mesure l’idéologie libérale guide un certain nombre de nos pensées et de nos actes alors même que notre conscience veut s’y opposer."

LVOG - Tout d'abord, il s'agit davantage d'abolir un système économique ou les rapports sociaux sur lesquels il repose, plutôt qu'éliminer "les possédants" ou leurs représentants, même si du même coup ils disparaîtront.

L'auteur affirme péremptoirement que "la politique n’a que faire de la psychologie" parce qu'il ne comprend pas les rapports qui existent entre eux. Il est en proie lui-même à une grande confusion, quand il prétend que la conscience des travailleurs s'opposerait à "l’idéologie libérale, puisqu'ils s'emploient quotidiennement à démontrer le contraire, pour qu'il en soit autrement, faudrait qu'ils commencent par avoir conscience de la légitimité de leurs besoins ou de leurs aspirations, ce qui n'est manifestement pas le cas. Je pense que cette mise au point s'imposait. Allons plus loin.

Du coup, il ne cherchera pas l'origine de cette lacune ou de la confusion qui règne dans la tête des travailleurs. Il ne cherchera pas non plus à savoir quels processus à la fois social, politique et psychologique ont permis à l’idéologie capitaliste ou néolibérale d'exercer une telle emprise ou influence sur leurs cerveaux et leurs comportements. Il n'y a qu'en liant ou en prenant en compte l'ensemble de ces facteurs en les laissant à leur place respective, ainsi que leurs rapports, qu'on parviendra à mieux comprendre la situation, et donc pouvoir agir pour transformer révolutionnairement la société.

Des éléments bio-chimiques, psychologiques et sociaux composent la nature humaine. Ils font partie de son patrimoine génétique, sans qu'on puisse déterminer à l'avance comment ou dans quelle direction ils vont s'orienter au cours de l'existence, bien qu'on sache que certains éléments ou certaines actions contribueront à leur évolution ou à l'évolution générale des hommes ou des femmes. Nier cette interaction nous serait fatal.

La question est de définir méticuleusement ou scientifiquement, ceux qui favoriseront leur développement, leur épanouissement ou leur émancipation, afin d'écarter ceux qui s'y opposent... Et si nous n'y parvenions pas, la civilisation humaine finirait par s'éteindre et disparaître.




Dans quel monde vivons-nous ? Un laboratoire du totalitarisme. Faire sauter le secret médical.

Comment instrumentalisent-ils le monde associatif, à quoi devait-il servir sous ce régime ?

- La gendarmerie du Vaucluse à la pointe du combat contre les violences intrafamiliales - Le HuffPost 10.02

La lutte contre les violences intrafamiliales et faites aux femmes est plus efficace lorsqu'elle repose sur une synergie entre les forces de sécurité, le tissu associatif, les préfectures et les collectivités territoriales. Une méthode inédite qui doit trouver les moyens de se développer.

Par Mickaël Nogal, député (LREM), Vice-Président de la commission des Affaires économiques, membre de la Délégation aux Droits des femmes.

Puisque nous habitons en France, n’importe quel dialogue, échange intellectuel ou proposition politique tourne à l’affrontement idéologique. Ainsi en est-il de la formule de “société de vigilance”, par ailleurs employée par les experts depuis des années, qui véhicule pourtant une idée fondamentale pour les sociétés contemporaines. Strictement opposable à la société de surveillance et de délation, elle vise tout au contraire à fabriquer de la solidarité entre les pouvoirs publics, la société civile et les acteurs économiques des territoires au profit d’enjeux stratégiques, en particulier dans le domaine de la sécurité.

L’une des meilleures illustrations de ce concept pourrait bien être les coopérations établies entre les forces de sécurité, le tissu associatif, les préfectures et les collectivités territoriales dans le domaine de la lutte contre les violences intrafamiliales (les VIF), de la prévention des violences faites aux femmes et de l’aide aux victimes. Pour creuser le sujet, nous sommes allés rencontrer le groupement de gendarmerie départementale de Vaucluse (région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d’Azur), particulièrement investi sur les VIF, afin de comprendre l’écosystème local dédié à cette thématique difficile. Le colonel Jean-Christophe Le Neindre, commandant le groupement, et le lieutenant-colonel Hubert Meriaux, nous ont guidés durant deux journées, favorisant les échanges avec les partenaires associatifs (AMAV, RHESO), le directeur de cabinet du préfet, John Benmussa, et la déléguée aux droits des femmes et à l’égalité femmes/hommes Elodie Goumet.

Du côté gendarmerie, des référents VIF existent depuis près d’une dizaine d’années. Pour le GGD 84 (groupement de gendarmerie départementale de Vaucluse), les 17 unités territoriales et le Centre opérationnel et de renseignement (CORG) disposent tous de deux référents VIF parmi leurs effectifs. L’ensemble de ceux-ci forment la Brigade de protection des familles (BPF). Mais il faut du temps pour construire une relation de confiance et un dispositif opérationnel pertinent sur une problématique où les différents acteurs doivent d’abord s’apprivoiser et apprendre à travailler ensemble. Le réseau associatif et les “pandores”, voilà qui nécessite un peu d’apprentissage préalable de la culture des uns et des autres, des attributions et modes d’action respectifs et des finalités que chaque organisation doit atteindre.

Malgré la détermination dans leur action, l’ensemble des acteurs mobilisés (associations, municipalités, préfecture, gendarmerie) font face à une forme d’inertie persistante. Des faiblesses qui pourraient néanmoins se transformer en opportunités. Le Grenelle des violences conjugales a permis de les identifier. Parce que les médecins jouent un rôle central dans le traitement des VIF, le partage des informations qui seraient utiles pour les forces de l’ordre comme pour les intervenants sociaux se confrontent encore et toujours au secret médical. Sans y apporter de réponse définitive, l’ensemble des acteurs dans le Vaucluse s’accorde sur la nécessité d’une évolution de ce secret médical (même si personne n’en conteste la légitimité sur le fond, il convient de l’aménager intelligemment dans des cas particuliers, par exemple lorsque la santé et la survie même des personnes l’exige).

De même, les nombreux échanges au sein de ce réseau des partenaires locaux ont fait émerger des solutions. Lorsqu’une victime de violences conjugales se rend à l’hôpital, son médecin ne pourrait-il pas réaliser un dépôt de plaintes simplifié, au nom de la victime? (....)

Comme dans bien d’autres domaines, le progrès sur les thématiques de sécurité passe par la solidarité des collectivités territoriales, des services de l’État et des citoyens rassemblés dans un instrument associatif. La vigilance commence dans la solidarité et l’intelligence collective. Le HuffPost 10.02

Toujours plus illégitime, liberticide...et antisocial, cela va de pair.

- Les Suisses approuvent (63%) par référendum une loi anti-homophobie - AFP 9 février 2020

Le taux de participation a atteint 41,7%.

Comment 29,61% (63% de 41,7%) se transforme en "un peu moins de deux tiers des Suisses".

- L'interdiction de la discrimination en raison de l'orientation sexuelle a été assez largement acceptée par la population. Un peu moins de deux tiers des Suisses (63,1%) ont glissé un oui dans l'urne.

- L'initiative populaire "Davantage de logements abordables", elle, n'a pas passé la rampe, rejetée par 57% de la population. rts.ch 9 février 2020


Le 9 février 2020

CAUSERIE ET INFOS

Je n'ai plus le temps d'ajouter des articles en ligne, demain.

22 pages au format pdf

Néologisme. La sémantique du totalitarisme s'enrichit.

Plus scientifique que complotiste ou conspirationniste : La conspirologie.

Il s'agit d'un acte d'accusation portée sans preuve contre toute personne osant remettre en cause l'interprétation, le discours, la thèse, la théorie ou la propagande officielle sur les conditions dans lesquelles un évènement est survenu ou outrage suprême, se permettant de défier, d'interpeller les autorités en exigeant qu'elles fournissent des réponses cohérentes aux questions pertinentes (et insolentes) qui leur étaient posées, estimant que les réponses qui avaient été rendues publiques comportaient de graves lacunes ou contradictions, des contrevérités évidentes ou des zones d'ombres importantes ou tout simplement ne répondaient pas aux questions qui leur avaient été posées.

Le saviez-vous ?

Question : Le coronavirus a-t-il été transmis accidentellement par un animal ou a-t-il été fabriqué et diffusé intentionnellement parmi la population chinoise ?

Cela ne vous fait-il pas penser aux simulations d'attentats réalisées par certains Etats, peu de temps avant que de véritables attentats aux scénarios identiques se produisent ?

- Un jeu de rôles avec des représentants de l’establishment global sur le thème de la lutte contre une épidémie mondiale du virus corona a été organisé en octobre 2019 à New York, deux mois avant le véritable départ du coronavirus. Parmi les participants, l’on compte des représentants de l’ONU, des transnationales, de l’industrie pharmaceutique, de la Banque mondiale, de l’Administration américaine et d’autres personnalités importantes du monde global. Mondialisation.ca, 06 février 2020

J'imagine déjà les crétins empêtrés dans leur dogmatisme hurler à la théorie du complot. Vous savez ces agents aux airs inoffensifs ou amicaux, aux discours en apparence radicaux ou aux accents révolutionnaires qui épousent en fait le conformisme de leur époque, procureurs ou justiciers le reste du temps, qui empêtrés dans leurs contradictions ont mis leur imagination pétrifiée au service de la réaction, incapables de faire preuve du moindre discernement, de la moindre perspicacité, logique, lucidité, bref, de penser !

- Coronavirus, virus de la soumission par Karine Bechet-Golovko - Mondialisation.ca, 06 février 2020

Extraits. Un étrange virus semble s’emparer du monde. En comparant avec les dégâts causés par la simple grippe ou la pneumonie (non virale), ce virus corona (coronavirus ou pneumonie virale) venu de Chine, très modeste, provoque une vague politico-médiatique globale totalement disproportionnée. Ses effets économiques et politiques sont effectivement largement au-delà de l’aspect sanitaire. Alors que l’on nous parle d’épidémie mondiale, chaque apparition d’un cas isolé dans les pays européens (et pas dans tous) ou outre-atlantique, provoque une vague médiatique digne de la peste noire. Le discours est à ce point caricatural, que l’on se croirait plongé dans une nouvelle production hollywoodienne, à laquelle se sont pliés la plupart des pays, notamment ceux revendiquant une certaine souveraineté, comme la Russie.

Depuis peu, les médias se sont focalisés sur le nouveau virus chinois, virus corona, forme de pneumonie virale. (...)

Qu’il y ait des cas d’infection, cela est incontestable. C’est l’ampleur médiatique donnée à ce virus, qui laisse pantois. Comparons avec ce qui est comparable, à savoir la pneumonie non virale et la grippe.

En 2015, dans le monde 920 000 enfants de moins de 5 ans sont morts de la pneumonie. 920 000. Et si la communauté internationale se décide à ouvrir les yeux et à aider les pays, il suffirait de donner accès à des vaccins qui existent, ce qui est parfaitement réaliste, l’on pourrait baisser la mortalité de cette maladie. Au rythme où l’on avance, les chercheurs estiment à 800 000 le nombre d’enfants de moins de 5 ans morts de pneumonie en 2030. Mais il est vrai que cela ne touche pas l’Europe ou l’Amérique du Nord … Donc, pour la pneumonie, je répète, plus de 900 000 enfants morts par an.

En ce qui concerne la grippe, prenons le cas de la France. Dans l’hiver 2017/2018 par exemple, 13 000 personnes sont mortes de la grippe, dont 93% de personnes de plus de 65 ans. Cette année, depuis novembre, l’on compte déjà 22 morts. Selon les données fournies par l’Agence nationale de santé publique française, dans la semaine du 29 janvier, plus de 5 500 personnes se sont adressées aux urgences pour des problèmes de santé liés à la grippe et 460 ont été hospitalisées. Et 10 cas sans que le diagnostic vital ne soit engagé pour le coronavirus.

Sans qu’il soit nécessaire d’aller plus dans le détail, il est évident que le risque sanitaire découlant du virus corona comparé aux dégâts causés par la pneumonie ou la grippe est absolument minime. Pour autant, la Russie met en place en état-major de lutte contre le virus corona, rien moins de ça, commandé par Golikova, la vice-Premier ministre en charge de la santé; de nombreuses écoles sont fermées à Moscou, malgré le démenti publié dans la presse d’une injonction adoptée en ce sens (je le confirme personnellement); nous avons droit tous les jours au bulletin d’alerte mondial, de plus en plus difficile à remplir, car il ne se passe rien en Russie de notable sauf la prise de mesures dignes d’une guerre bactériologique. Si, une première victime directe est à noter: le Forum économique Sotchi n’aura pas lieu comme prévu, car il y a des étrangers et ces étrangers viennent de pays où il y a quelques cas de virus corona, donc évitons la pandémie. C’est une victime collatérale difficile à déplorer, la démultiplication des messes globalistes la fera passer inaperçue. La plupart des pays d’Europe et d’Amérique du Nord prennent des mesures draconiennes, des fonds incroyables sont dirigés pour lutter contre ce virus, que l’OMS a déclaré comme danger pour l’humanité. Des images incroyables de l’aéroport de Pékin, vide.

L’économie globalisée est directement touchée, par un virus qui fait moins de victimes que la grippe. Et les ressources étatiques sont mobilisées pour lutter contre cet étrange virus, qui semble surtout permettre de faire le tri dans les pays, de voir dans les faits ce qu’il en est de la souveraineté réelle prétendue et jusqu’où ces pays sont prêts à aller. Pour l’instant, ils semblent prêts à aller très loin. En ce sens, le virus corona ressemble beaucoup au virus de la soumission, ou d’allégeance.

Puisqu’il est impossible aujourd’hui de remettre en cause les dogmes sans être accusé de conspirologie, et que le virus corona est décrété comme rien moins qu’un danger pour l’humanité, mais qu’il devient difficile de prendre au sérieux ce qui ressemble de plus en plus à une hystérie globale, des voix dubitatives commencent à s’élever, certaines allant même immédiatement se couvrir sous le voile (devenu protecteur) de la conspirologie. En effet, alors que la Russie s’est lancée corps et âme dans la machine globaliste de la superproduction hollywoodienne de lutte contre le coronavirus, la première chaîne fédérale Pervy Kanal, aux infos du soir, a décidé de lancer une série de reportages remettant en cause la religion proférée à ce sujet (par ailleurs très respectueusement dans le reste du journal), l’indiquant elle-même comme « conspirologique ». Pour les russophones, voir ici (à partir de 22.45) (https://www.youtube.com/watch?v=ZUQmNB6DWU8) :

Et en effet, des choses surprenantes sont dites. Dans les réseaux sociaux, l’on a déjà entendu parler de ces laboratoires qui ont enregistré le virus corona ou des financements de Bill Gates dans l’industrie pharmaceutique. Immédiatement, la presse s’est lancée dans une opération de défense du dogme coronarien estampillant ces dissidents sous le sceau de l’infamie, celui de la conspirologie. L’on apprend ainsi que le virus a bien été utilisé, mais non créé, par les laboratoires incriminés, notamment dans l’émission en Russie, en revanche la défense est assez surprenante, elle ressemble surtout à un aveu.

Ainsi, ce brevet et les autres disponibles sur le net existent bien. Les laboratoires canadiens et autres ont bien des souches de coronavirus (ou virus corona) qui viennent des anciennes vagues virales, ils travaillent bien avec ces souches. Mais, ils n’ont pas volontairement (ou involontairement) contribué à sa propagation. Ca, en effet, ce n’est pas prouvé.

En revanche, l’émission russe donne une information qui surprend. Un jeu de rôles. Mais pas un simple jeu de rôles. Un jeu de rôles avec des représentants de l’establishment global sur le thème de la lutte contre une épidémie mondiale du virus corona a été organisé en octobre 2019 à New York, deux mois avant le véritable départ du coronavirus. Parmi les participants, l’on compte des représentants de l’ONU, des transnationales, de l’industrie pharmaceutique, de la Banque mondiale, de l’Administration américaine et d’autres personnalités importantes du monde global.

Dans tous les cas, les effets de ce virus corona sont très intéressants. Les frontières se ferment sur commande, indépendamment des guerres ou des épidémies réelles; sur commande, les ressources étatiques sont réorientées pour combattre un mal moins dangereux que les maladies existantes, dans le monde réel; toutes les ressources médiatiques sont dirigées dans le même sens, quel que soit le pays; des régions de pays se trouvent coupées (en Chine, mais aussi la Russie pense isoler une région). Et les Etats se plient, obéissent, jouent le jeu, s’alignent. Ils ont fait allégeance à un commandement global, diffus et quasiment impossible à géographiquement localiser. Ils furent contaminés par le virus. C’est effectivement une pandémie géopolitique.

- Le nouveau Coronavirus en Chine: l’examen des faits par Larry Romanoff - Mondialisation.ca, 04 février 2020

Les médias Occidentaux ont déjà défini les enjeux fondamentaux, toutes les sources médiatiques prétendant que le virus a été transmis à l’homme par des animaux ou des fruits de mer. Les médias ont encore jeté de l’huile sur le feu en affirmant que le virus provient « de gibier vendu illégalement » sur un marché « où l’offre comprend du gibier qui peut être porteur de virus dangereux pour l’homme », et que ce virus « s’est transmis à la population humaine à partir d’un animal infecté ». Les officiels Chinois ont déclaré que le virus semblait provenir d’un marché aux poissons de Wuhan, bien que son origine n’ait pas été déterminée ni confirmée par les autorités, et qu’il s’agit toujours d’une question non résolue étant donné que les virus franchissent les barrières d’espèces sans assistance humaine.

Bien qu’il n’y ait pas de preuve de guerre bactériologique, l’éruption d’un virus dans la ville de Wuhan juste avant la migration du Nouvel An Chinois pourrait avoir des répercussions sociales et économiques dramatiques. Wuhan, avec une population de 12 millions, est carrefour majeur au centre de la Chine, particulièrement pour le réseau de trains à grande vitesse, et avec plus de 60 corridors aériens offrant des vols directs vers la plupart des grandes villes du monde, ainsi que plus de 100 vols domestiques vers les grandes villes Chinoises. Lorsque nous ajoutons à cela le grand rush du Festival de Printemps au cours duquel des centaines de millions de gens traversent le pays pour se retrouver en famille, les conséquences potentielles pour le pays tout entier sont d’une grande portée.

Comparaison avec le SRAS

Il s’agit d’un nouveau Coronavirus (2019-nCoV), une souche entièrement nouvelle de la famille des virus du SRMO (MERS- CoV) et du SRAS (SARS-CoV), bien que les premières analyses suggèrent qu’il ne soit pas dangereux.

Il a été prouvé que le SRAS est provoqué par une souche de coronavirus, une grande famille de virus en grande partie inoffensifs également responsables du rhume des foins, mais le SRAS a montré des caractéristiques jamais observées sur un virus d’origine animale ou humaine, lequel ne correspond pas non plus aux virus d’origine animale mentionnés précédemment, et contient du matériel génétique qui n’est toujours pas identifié – similaire à ce nouveau coronavirus de 2019.

Le virologue Alain Cantwell a indiqué à l’époque que « le mystérieux virus SRAS est un nouveau virus jamais observé par les virologues. Il s’agit d’une maladie entièrement nouvelle provoquant des effets dévastateurs sur le système immunitaire, et pour lequel il n’y a pas de traitement connu ». Le Dr. Cantwell a aussi remarqué que l’ingénierie génétique des coronavirus a été expérimentée par des laboratoires médicaux et militaires depuis des décennies. Il a écrit que lorsqu’il a fait une recherche dans PubMed pour le terme « ingénierie génétique du coronavirus », il a obtenu 107 références à des expériences scientifiques remontant à 1987. Pour citer le Dr. Cantwell :

« J’ai rapidement eu confirmation que les scientifiques avaient procédé à l’ingénierie génétique de coronavirus chez l’animal et l’homme pour produire des virus mutants et recombinants pathogènes depuis plus d’une décennie. Pas étonnant que les scientifiques de l’OMS aient si rapidement identifié le SRAS/coronavirus. Ce que les journalistes médicaux ne soulignent jamais c’est le fait que pendant plus de quarante ans, les scientifiques ont fait « franchir la barrière de l’espèce » à toutes sortes de virus d’origine animale et humain. Ils ont créé des virus chimères (des virus composés de virus de deux espèces différentes). Cette recherche sans garde-fou produit des virus de fabrication humaine dangereux, dont beaucoup ont le potentiel de devenir des armes bactériologiques. Assurément, le SRAS a toutes les caractéristiques d’une arme bactériologique. Après tout, les nouveaux agents de la guerre bactériologique n’ont-ils pas été conçus pour provoquer une nouvelle maladie avec un nouvel agent infectieux ? Comme dans de précédentes expériences militaires, tout ce qu’il faut … pour répandre le SRAS est une bombe aérosol … » (2) (3) (4)

Presqu’immédiatement après avoir obtenu la séquence du génome, plusieurs scientifiques Russes ont émis l’hypothèse d’un lien entre le SRAS et la guerre bactériologique. Sergei Kolesnikov, un membre de l’Académie des Sciences Médicales Russe, a déclaré que la propagation du virus SRAS pourrait avoir été une fuite d’un virus de combat élaboré dans les laboratoires d’armes bactériologiques. Selon plusieurs articles, Kolesnikov a indiqué que le virus de pneumonie atypique (SRAS) était la synthèse de deux virus (de la rougeole et de la parotidite infectieuse ou oreillons), dont la combinaison naturelle est impossible, et dont la combinaison n’apparaît jamais au niveau naturel, en déclarant : « Cela ne peut être réalisé qu’en laboratoire ». (5) Et Nikolai Filatov, le directeur des services épidémiologiques de Moscou, a été cité dans le quotidien Gazeta pour avoir déclaré qu’il pensait que le SRAS était de fabrication humaine parce « qu’il n’existe pas de vaccin pour ce virus, sa composition n’est pas claire, il n’est pas très répandu et la population n’est pas immunisée contre celui-ci ». (6) (7)

Cela n’a pas été largement publié à l’époque, mais il semble que la conclusion des biochimistes Chinois ait été la même, que le SRAS était de fabrication humaine. Cette conclusion n’avait rien de secret, mais elle n’a pas été communiquée aux médias internationaux parce qu’ils s’en seraient servis pour jeter l’opprobre sur la Chine, en la qualifiant de théorie de la conspiration. Les médias Occidentaux ont totalement ignoré cet aspect, mis à part ABC News qui a mentionné que le « Mystérieux Virus » du SRAS était probablement « une arme bactériologique Chinoise qui a fuité du laboratoire par accident ». C’est gentil de la part d’ABC de le faire remarquer, mais leur hypothèse, si elle est exacte, constituerait un premier cas d’un pays créant et diffusant une arme bactériologue ethnique destinée à s’attaquer exclusivement à lui-même.

Il est donc remarquable, qu’alors que le SRAS s’est étendu ensuite à 40 pays, dans la plupart des pays les infections étaient rares, les morts avoisinent zéro, et ce sont exclusivement (ou presqu’exclusivement) des Chinois qui ont été infectés, ceux de Hong Kong plus sérieusement que d’autres, le continent Chinois étant peu affecté en comparaison.

Cela semble précisément être le cas avec ce nouveau virus, étant donné que la plupart des personnes infectées (jusqu’ici) sont des Chinois. Les informations parlent d’infections apparaissant en Thaïlande ou aux Etats-Unis, mais il s’agit (du moins à la date de parution de l’article) uniquement de Chinois qui avaient séjourné à Wuhan. Il n’y a pas eu jusqu’ici de cas d’infection de Caucasiens.

Comme pour le SRAS, ce nouveau virus semble étroitement cibler les Chinois. A ce stade, il est trop tôt pour tirer des conclusions spécifiques.

En d’autres circonstances, nous ne saurions y voir qu’une fâcheuse coïncidence, mais quelques incidents majeurs circonstanciels nous incitent à changer de point de vue. L’un d’eux est l’installation en Chine ces dernières années, de certaines universités et d’ONG Américaines pour conduire des expériences biologiques, lesquelles étaient si complètement illégales qu’elles ont provoqué la colère des autorités Chinoises. C’est particulièrement vrai lorsqu’on a appris que l’Université de Harvard avait secrètement procédé en Chine à des expériences précédemment interdites par les autorités durant des années, au cours desquelles les laboratoires ont collecté des centaines de milliers d’échantillons d’ADN Chinois avant de quitter le pays. (8) (9) (10) (11) (12)

Les Chinois ont été furieux d’apprendre que les Américains collectaient de l’ADN Chinois. Le gouvernement est intervenu pour interdire toute exportation ultérieure de ces données. La conclusion à l’époque a été que les « recherches » avaient été commanditées par les militaires Américains, afin que les échantillons d’ADN servent la recherche sur des armes bactériologiques ethniques.

Dans une thèse sur les Armes Bactériologiques, Leonard Horowitz et Zygmunt Dembek ont indiqué qu’un indice évident d’un agent de guerre bactériologique issu de l’ingénierie génétique était une maladie provoquée par un agent inhabituel (non usuel, rare ou unique), qui n’a pas d’explication épidémiologique. C’est-à-dire aucune source identifiable. Ils ont également mentionné une « éruption et/ou une diffusion géographique inhabituelles », dont la spécificité ethnique pourrait être un exemple. (13) https://cdn.discordapp.com/attachments/549329993138831372/672429749074788352/US10130701_Patent.pdf

Les récentes éruptions de maladies infectieuses qui pourraient être qualifiées d’agents de guerre bactériologique sont potentiellement : le SIDA, le SRAS, le SRMO, la grippe aviaire, la grippe porcine, l’hantavirus, la maladie de Lyme, le Virus du Nil Occidental, Ebola, la poliomyélite (Syrie), la fièvre aphteuse, le Syndrome de la Guerre du Golfe et ZIKA. Et en fait, des milliers d’éminents scientifiques, médecins, virologues et épidémiologistes des 4 continents sont arrivés à la conclusion que tous ces virus avaient été conçus en laboratoire et diffusés délibérément. La récente épidémie de grippe porcine en Chine présente également les mêmes caractéristiques, les circonstances de son éruption et les preuves soulevant de nombreuses questions.

Il y a eu un autre fait étrange dans ce cas particulier, en plus des critiques habituelles sur la passivité et la culture du secret des autorités Chinoises, plusieurs médias Américains ont repris les accusations « d’un officiel du Département d’Etat Américain », déclarant que Washington était « toujours préoccupé » par le niveau de transparence du gouvernement Chinois concernant le coronavirus de Wuhan. D’autres articles ont mentionné que le CDC* Américain était « préoccupé par le fait que les autorités sanitaires Chinoises n’aient toujours pas communiqué officiellement les données épidémiologiques sur l’éruption du coronavirus de Wuhan, ce qui rend difficile d’endiguer l’épidémie ». Il n’y a pas de raison probante pour que le Département d’Etat des Etats-Unis, à quelque niveau que ce soit, se préoccupe de l’éruption d’un virus dans un pays étranger.

* Le CDC (Center for Disease Control) est une agence du gouvernement américain située en Géorgie et chargée de la prévention, de l’étude et du contrôle des maladies (centre épidémiologique). https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-cdc-3351/

Leurs critiques étaient très étonnamment détaillées, demandant des données spécifiques sur le nombre d’infections résultant du contact direct sur le marché de Wuhan, le nombre d’infections résultant de la transmission de personne à personne, la période d’incubation précise d’exposition à l’origine des symptômes, le moment où les personnes deviennent contagieuses. Les questions étaient présentées en termes bienveillants dans le but d’aider les autorités médicales Chinoises à traiter le virus, bien qu’il se soit avéré que la Chine n’ait pas de leçons à recevoir en la matière.

A la date de rédaction de cet article, les détails étaient encore trop rares pour élaborer des conclusions définitives, mais dans chaque cas de ce genre, une fois que la fumée se dissipe, il reste de nombreuses questions sans réponses qui défient le récit officiel Occidental, mais cela n’est plus nouveau et les médias ont déjà prévu de passer à autre chose afin que l’affaire sorte de la tête du public Occidental, mais pas en Chine. Mondialisation.ca, 04 février 2020




Colonialisme. L'apartheid normalisée, officialisée, assumée.

1- En pratique, il traite les Palestiniens comme un peuple conquis, contraint à accepter à perpétuité l’hégémonie d’« Israël« – il suffit de constater que cet État pourra maintenir ses colonies déjà implantées, et continuer d’exercer une dominance sur les Palestiniens dans presque tous les domaines de la vie. Ni les réfugiés palestiniens ni leurs descendants ne seront autorisés à retourner sur leurs terres originelles, sauf dans la zone reconnue par les États-Unis et « Israël »comme leur soi-disant « État », ce qui signifie que même en théorie, ils ne pourront jamais prendre la main de manière démocratique sur l’état actuel des choses entre eux et leurs oppresseurs, même s’ils votaient en nombre pour démanteler l’autoproclamé « État juif » et le remplacer par quelque chose de plus inclusif, par exemple. Le dirigeant étasunien a décrit son projet comme la soi-disant « seule option pour la paix », ce qui n’est pas surprenant : personne n’aurait attendu une autre position de la part des États-Unis.

L’« accord du siècle » est basiquement une tentative d’attirer un soutien étranger plus large à l’occupation par « Israël » de la Palestine qui dure depuis des décennies ; le tout se trouvant « adouci » par des promesses d’aide économique pour créer le prétexte « publiquement plausible » pour les pays musulmans, comme ceux du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de soutenir ce projet. Le fait que ces mêmes pays soient en excellents termes avec « Israël » constitue d’ores et déjà un secret de polichinelle, surtout au vu des stratégies de coordination régionales s’opposant à leur adversaire commun iranien : il faut s’attendre à ce qu’ils finissent (ou commencent) par utiliser cette proposition comme excuse pour formaliser ouvertement leurs relations. Au plan international, le marketing dramatique sous-jacent à ce projet met également les soutiens de la Palestine, qu’ils soient sincères ou superficiels, en porte-à-faux : ils se verront désormais décrits comme des supposés « opposants à la paix promouvant leurs intérêts (‘antisémites’) » s’ils ne se rallient pas au projet. C’est d’autant plus le cas que la mémoire du 75ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, qui contribua à « justifier » l’établissement d’« Israël », est frais dans tous les esprits. (Par Andrew Korybko - OneWorld 29 janvier 2020)

2- Trump et Netanyahou ont beau annoncer un plan de paix qu’ils qualifient de « deal » du siècle, il s’agit plutôt d’une confirmation et d’une consolidation de ce qui se passe sur le terrain depuis bien des années et qu’on qualifie de plus en plus d’apartheid, dit Yakov Rabkin, professeur émérite d’Histoire à l’Université de Montréal et auteur de Comprendre l’État d’Israël (Écosociété en 2014). C’est la politique de « fait accompli » si cher à Ariel Sharon.

Il note que les deux dirigeants qui ont présenté le soi-disant plan de paix s’adressaient beaucoup à leurs propres bases politiques. Dans le cas de Trump, il rappelle qu’il y a de plus en plus de Chrétiens sionistes dans le monde, dont 60 millions aux États-Unis, ce qui dépassent de beaucoup la population juive mondiale (14 millions au maximum).

Cet enthousiasme de Chrétiens extrémistes se manifestent au Brésil — Bolsonaro a annoncé qu’il déménageait l’ambassade brésilienne à Jérusalem dès son élection — comme en Bolivie depuis le coup d’État. Selon Yakov Rabkin Israël inspire les suprématistes blancs du monde, de la Pologne à la Bolivie.

Fréquent visiteur d’Israël, Yakov Rabkin décrit le problème démographique d’Israël qui fait en sorte que des immigrants en Israël venant de partout sont accueillis, MAIS à condition qu’ils ne soient pas arabes. Cette mentalité, selon le professeur Rabkin, découle directement de la nature colonialiste d’Israël. (Mondialisation.ca, 06 février 2020)




La difficile recomposition du mouvement ouvrier.

«Les guerres impérialistes profitent aux grands capitalistes des États les plus riches» par Immanuel Ness et Mohsen Abdelmoumen - Mondialisation.ca, 07 février 2020

Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre Choke Points : Logistics Workers Disrupting the Global Supply Chain(Points d’étranglement : Les travailleurs de la logistique perturbent la chaîne d’approvisionnement mondiale), vous affirmez que le capitalisme mondial est un système précaire. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Dr. Immanuel Ness (1): L’économie mondiale est de plus en plus intégrée dans l’industrie de production et, à ce titre, les nations individuelles sont fortement impliquées dans les intrants qui contribuent à transformer les ressources naturelles en éléments manufacturés dans les marchandises. Ce système est très dépendant du transport des marchandises dans le monde entier. Ainsi, les travailleurs employés dans la logistique et le transport des marchandises font partie intégrante du flux continu de marchandises dans le monde entier. Comme les marchandises sont de plus en plus produites pour répondre à des demandes spécifiques des consommateurs et du marché dans les pays de destination du Nord, toute contestation de ce système fait échouer l’approvisionnement en marchandises. Les travailleurs de la logistique jouent un rôle crucial dans la distribution des produits manufacturés tout au long de la chaîne d’approvisionnement, et peuvent donc interrompre la livraison des marchandises à différents stades de la production. Ainsi, la notion de point d’étranglement est enracinée dans le système de distribution. Ainsi, les points d’étranglement ralentissent et arrêtent la nécessité pour le système capitaliste de transformer les produits à différents stades de la chaîne mondiale des marchandises. Cette interruption a un impact significatif sur la fourniture de biens essentiels dans un système de production mondial hautement intégré dans lequel les consommateurs de biens à différents stades sont empêchés d’obtenir des apports cruciaux dans le système. La mondialisation économique et la flexibilité de la production ont accru la dépendance à l’égard d’une livraison rapide et sans heurts des marchandises. Si ce système de transport aux points logistiques clés est interrompu ou brisé dans les usines, le camionnage, le transit ferroviaire, les aéroports, les ports d’expédition et les entrepôts, la livraison de ces biens ne peut pas atteindre les marchés de production et de consommation et constitue un risque pour la rentabilité. Ainsi, les chaînes d’approvisionnement mondiales intensifient l’importance d’un transport rapide et fiable des produits agricoles, des matières premières et des biens industriels fabriqués dans des usines qui dépendent de plus en plus de la sous-traitance de la production à des sous-traitants. Cela place le capital dans une position potentiellement précaire, très dépendante de la livraison des « marchandises juste à temps » sur les marchés.

D’après vous, le capitalisme est-il capable de dépasser les crises qu’il génère ?

Oui, le capitalisme actuel a dispersé les travailleurs à travers toute une série de processus de production, d’installations et d’entrepreneurs, atténuant ainsi le pouvoir des travailleurs de perturber les chaînes mondiales des marchandises. Bien qu’il existe des exceptions notables où les travailleurs de la logistique ont pu ralentir et, dans certains cas, empêcher la production et le transport de marchandises, les travailleurs n’ont pas aujourd’hui le pouvoir organisationnel nécessaire pour résister et surmonter la puissance écrasante du capital. En outre, il existe une propension des travailleurs privilégiés de la logistique, à savoir les marins et les dockers, qui sont payés des salaires très élevés, et qui préfèrent ne pas perturber un système qui leur a été favorable au détriment des travailleurs moins bien payés. En général, les travailleurs à bas salaires produisent des marchandises dans les colonies agraires et informelles et se trouvent généralement dans les pays du Sud où les salaires sont sensiblement plus bas que dans les États métropolitains et les États coloniaux où les produits de consommation finis sont généralement vendus à des consommateurs à salaires plus élevés. En outre, il faut noter que les syndicats sont beaucoup plus faibles qu’ils ne l’étaient au milieu et à la fin du XXe siècle, pendant l’ère fordiste, lorsque les travailleurs négociaient des salaires bien plus élevés grâce à leur contrôle de la production intégrée de marchandises. La mondialisation et la croissance des chaînes de produits de base interétatiques affaiblissent considérablement la capacité du travail à faire face au capital. Tant que ce déséquilibre de pouvoir ne sera pas réglé en faveur des travailleurs, les sociétés multinationales conserveront une position dominante.

Prétendre qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme ne révèle-t-il pas une impuissance à créer un système qui dépasse le capitalisme, lequel a montré ses limites ?

Non, nous vivons dans un monde dominé par le capitalisme, et de fait, de vastes luttes ont lieu entre le travail et le capital. Le problème est que la plupart des syndicats ont été vaincus et que tout minimum de régulation des marchés du travail rapaces est un formidable défi pour la classe ouvrière. De cette façon, dépasser le capitalisme n’est rien d’autre que de la rhétorique, car il est très peu probable que le capitalisme soit surmonté dans un avenir proche. Même s’il est possible que de grands États ou régions développent des systèmes socialistes, il est probable que le système mondial sera dominé par le capitalisme pendant les décennies à venir. Le principal défi consiste à restreindre la capacité du capitalisme à pénétrer les aspects fondamentaux de la vie sociale et à empêcher le capital de marchandiser inéluctablement les services essentiels : alimentation, santé, énergie, logement, éducation, etc. La seule façon de parvenir à une alternative est au niveau de l’État, et cela nécessite un État très fort qui est engagé dans le socialisme pour restreindre et affronter lentement le capitalisme. Ces États doivent être grands et forts. Des exemples récents de la marée rose en Amérique latine ont révélé les limites d’un « aller au-delà du capitalisme » sans capacités exceptionnelles pour défier le capital multinational et les États impérialistes de l’Ouest et d’ailleurs qui cherchent à trop marchandiser toute la vie sociale.

Le système capitaliste n’est-il pas en train de décimer des populations entières et de détruire la planète par son mode de consommation débridée ?

Oui, le système capitaliste actuellement en place, le capitalisme néolibéral, a détruit une grande partie des acquis sociaux de l’après-guerre dans le Nord mondial. Alors que les résidents des pays riches d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Océanie et au-delà sont poussés à continuer à consommer, et qu’en fait, le niveau de vie a augmenté et non pas diminué pour la majorité des pays riches, nous devons comprendre que les pays capitalistes avancés représentent peut-être un milliard des 7,7 milliards de personnes qui habitent la planète. Si le système capitaliste des pays riches était reproduit à l’échelle mondiale, la planète cesserait d’être habitable pour la population mondiale, là où les marchandises ne sont pas disponibles pour la vaste proportion des populations. La consommation des pays riches au détriment de la majorité pauvre conduit le monde au néant. En effet, la reconnaissance de l’impact dévastateur de la production capitaliste de marchandises n’a pas conduit à un déclin de la consommation en Occident.

Oui, absolument. Mais nous n’avons pas seulement besoin de syndicats plus combatifs, mais aussi d’organisations plus fortes. Aujourd’hui, les chercheurs en sciences sociales qui étudient le travail se sont concentrés sur les organisations combatives faibles, sur le modèle des Industrial Workers of the World (ndlr : syndicat des Travailleurs Industriels du Monde) plutôt que sur les organisations fortes. Les syndicats autonomes sont considérés comme une nouvelle forme d’organisation du travail. Ce que cette perspective laisse de côté, c’est que les travailleurs autonomes se sont toujours engagés dans la lutte contre les patrons. Il est vrai que de nombreux syndicats existants sont devenus des organisations fossilisées et bureaucratiques, et ont perdu leur engagement dans la lutte des classes, préférant s’engager dans des négociations de concessions avec le capital. Mais cela est surtout vrai parce que les syndicats n’ont pas vraiment le pouvoir de vaincre le capital. L’usine fordiste est une structure dépassée, tout comme les syndicats qui représentent un grand nombre de travailleurs. Ainsi, il est important d’avoir non seulement des syndicats combatifs, mais aussi des syndicats forts. À mon avis, ces syndicats doivent s’aligner sur des partis politiques forts et engagés qui se consacrent à vaincre le capitalisme et l’impérialisme. D’une certaine manière, cela s’inspire des syndicats du début du XXe siècle qui étaient alignés sur les partis politiques. Aujourd’hui, nous devons tirer les leçons des succès et des erreurs du passé. Mais si la classe ouvrière et la grande majorité des pauvres de la planète veulent améliorer leur sort, ils doivent s’organiser.

N’y a-t-il pas une nécessité stratégique d’avoir un front ouvrier mondial contre le capitalisme et l’impérialisme ?

Bien sûr, il est toujours utile d’avoir une solidarité entre les travailleurs à l’échelle mondiale, mais compte tenu des grandes différences de conditions économiques qui résultent des transferts de valeurs des pays du Sud vers le Nord, il est peu probable que les travailleurs des pays riches aillent à l’encontre de leurs intérêts économiques et défient le capitalisme et l’impérialisme. Prenez par exemple les récentes élections en Europe, en Amérique du Nord, en Océanie et dans les pays de l’OCDE, où l’on assiste à une montée des mouvements de droite de la classe ouvrière qui s’opposent aux immigrants, ne remettent pas en cause les politiques impérialistes, et sont plus enclins à augmenter les salaires et les conditions de protection sociale qu’à s’engager dans la solidarité avec les travailleurs en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Vous avez raison de dire qu’il est nécessaire d’avoir un front mondial des travailleurs, mais à mon avis, ce front viendra des travailleurs opprimés des pays du Sud, plutôt que des travailleurs relativement aisés du Nord.

Les syndicats bureaucratiques n’ont-ils pas abandonné la lutte de la classe ouvrière ?

Oui, les syndicats bureaucratiques ont abandonné le soutien aux luttes de classe. Ils ont ignoré les demandes spontanées de la base pour une amélioration des salaires, des conditions de travail et des avantages sociaux. Mais c’est généralement le cas des organisations économiques, c’est pourquoi il est nécessaire d’avoir également un engagement politique en faveur de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme. Bien que la lutte soit longue et fastidieuse en l’absence d’un parti d’avant-garde et d’une direction dévoués à la classe ouvrière, les luttes quotidiennes des travailleurs décrites dans les nombreuses études menées dans le monde entier, ne gagneront pas de terrain. La bureaucratie syndicale est également une caractéristique des syndicats qui ont accepté et fait progresser le capitalisme et l’impérialisme à tous les niveaux. Ainsi, la Confédération internationale des syndicats (CSI) plaide en faveur de formes syndicales qui prendront une position subordonnée vis-à-vis du capital. Cela est également vrai pour les syndicats sectoriels nationaux, à quelques exceptions près en Asie, en Asie du Sud-Est et en Afrique australe, où les syndicats rejettent une position subordonnée et s’engagent à lutter contre l’impérialisme.

Dans votre livre très important pour comprendre les luttes des travailleurs du sud Southern Insurgency: The Coming of the Global Working Class (Insurrection du Sud : L’avènement de la classe ouvrière mondiale), vous explorez les nouvelles luttes des ouvriers des pays du sud comme la Chine, l’Inde et l’Afrique du sud. Quelles sont les spécificités de la lutte ouvrière dans ces pays que vous citez dans votre livre ?

Southern Insurgency: The Coming of the Global Working Class révèle l’expansion des luttes de classe dans le Sud global pour construire des syndicats plus responsables et engagés dans la lutte des classes, plutôt que des syndicats bureaucratiques qui sont attachés à la collaboration avec la direction, l’État et le marchandage de concessions. Le livre montre que les travailleurs du monde entier sont engagés dans un pouvoir de classe autonome. Même en Chine, les travailleurs développent des organismes indépendants qui cherchent à améliorer les conditions. Bien que les caractéristiques de chacune des luttes dans l’industrie automobile, la production de chaussures et l’exploitation minière diffèrent, le pouvoir des travailleurs provient et est généré par les activités de la base des travailleurs. Malheureusement, les syndicats, en tant qu’organismes économiques, ne sont pas en mesure de faire valoir leurs revendications pour inclure tous les travailleurs. Les niveaux élevés de chômage, les bas salaires et les conditions dangereuses ne peuvent être contrés sur une base nationale par les assemblées de travailleurs, les syndicats autonomes et le manque de direction dévouée et fondée sur des principes. Le livre rend hommage aux luttes de classe des travailleurs dans chacun de ces pays, qui furent les plus grandes grèves des années 2010, mais il montre aussi les limites de ces luttes pour se transformer en forces puissantes de changement systémique national et régional.

En Algérie, les syndicats autonomes ont prouvé leur combativité contrairement au syndicat bureaucratique lié au patronat. Ne pensez-vous pas que pour être efficaces, les mouvements syndicaux doivent s’affranchir de la bureaucratie ?

Oui, comme on l’a dit, la bureaucratie est une fonction de l’économisme, un effort plus limité pour défendre les travailleurs dans des industries distinctes. En Algérie, les syndicats autonomes se sont engagés dans des actions directes contre les employeurs et leur combativité est un modèle pour les travailleurs des pays du monde entier. Cependant, ces syndicats doivent montrer qu’ils ont la capacité de se transformer en organisations plus fortes. En Algérie, ces mouvements ont été réprimés par les forces de sécurité de l’État. Ce qu’il faut, c’est que ces syndicats se regroupent en des organismes plus larges, avec une direction cohérente, dédiée aux problèmes des travailleurs. Bien sûr, les syndicats doivent se libérer de la bureaucratie, mais il est important de ne pas assimiler la bureaucratie au pouvoir politique et économique. L’autonomie est une pratique quotidienne qui doit être renforcée par la capacité à briser le système capitaliste. Si les actions de masse ont été très impressionnantes, la classe ouvrière algérienne doit être unifiée pour exiger des concessions politiques et économiques spécifiques de la part de l’État et du capital.

Vous avez fait un travail d’anthologie remarquable en publiant The International Encyclopedia of Revolution and Protest: 1500 to the Present en 8 volumes, The Encyclopedia of Global Human Migration, et The Palgrave Encyclopedia Imperialism and Anti-Imperialism. Pour mieux combattre le capitalisme, ne faut-il pas s’armer d’outils théoriques que vous offrez notamment à travers vos livres ?

L’éducation est toujours une entreprise importante et plus nous avons de connaissances sur le monde qui nous entoure et sur l’histoire des mouvements de gauche dans le passé, plus nous pouvons tirer des leçons des succès et des échecs du passé. Chacun de ces travailleurs vise à montrer la diversité de la résistance que les opprimés engagent pour faire avancer leurs intérêts. Mais ils montrent également que dans de nombreux cas, les mouvements politiques sont confrontés au bras fort de l’État et du capital, qui les bat généralement. Il est important de se battre pour gagner plutôt que de se battre pour perdre. Ainsi, la gamme des courants politiques qui sont présentés dans les ouvrages montre comment divers mouvements politiques ont réussi en disposant du pouvoir de submerger l’État et le capital. Incidemment, je termine une deuxième édition de l’Encyclopédie Palgrave de l’impérialisme et de l’anti-impérialisme, qui montre comment les luttes de principe ancrées dans la réalité, plutôt que les objectifs utopiques, sont les plus efficaces pour améliorer les conditions des opprimés.

Vous êtes rédacteur en chef du Journal of Labor and Society. Ne pensez-vous pas que la classe ouvrière en lutte a besoin de ses propres médias pour contrer les médias de propagande qui sont entre les mains du pouvoir de l’argent ?

Oui, il est incontestablement nécessaire de disposer de médias puissants pour contrer la propagande qui prévaut dans le courant dominant. Les travailleurs n’ont pas seulement besoin de revues, mais aussi d’émissions populaires, de publications en ligne, de films, de littérature, etc. C’est une réalité constante que même dans le milieu universitaire, les publications de gauche sont victimes d’attaques et sont vulnérables car elles sont contrôlées par les grandes maisons d’édition qui génèrent des milliards de revenus chaque année : alors que le Journal of Labor and Societycompte 50 000 lecteurs par an, les éditeurs s’intéressent aux résultats et à la rentabilité et désapprouvent les revues et publications qui défient le capitalisme et l’impérialisme. Ceux d’entre nous qui s’opposent au système d’exploitation du capitalisme et de l’impérialisme doivent soutenir les journaux de gauche. Mais ils sont peu nombreux. De plus en plus, nous constatons que ces revues abandonnent leurs principes de justice sociale au profit de la rentabilité, qui est le principal indicateur de succès. Je peux citer d’innombrables journaux de gauche qui ont adopté le néolibéralisme et se sont déplacés vers le centre. Nous devons choyer et protéger non seulement les revues universitaires, mais aussi tous les médias qui contestent l’injustice du système politique et économique.

On voit de plus en plus de guerres impérialistes déclenchées au profit des grands capitalistes et qui visent à piller les richesses des peuples. Selon vous, le mouvement syndical et autres organisations de la gauche combative dans les pays du nord n’ont-ils pas un autre combat à mener et qui est d’affirmer leur solidarité avec les peuples du sud, les damnés de la Terre ?

Je suis tout à fait d’accord. Le bilan de la résistance de la gauche à la guerre impérialiste est pitoyable et faible. Parfois, la plupart des gauchistes soutiennent la guerre sur la base d’une intervention humanitaire artificielle. Les syndicats aux États-Unis et dans d’autres pays impérialistes soutiennent souvent les orientations politiques de l’armée, du Département d’État et des services de renseignement. Il faudra une éducation importante pour contrer les programmes impérialistes des pays du Nord, car il n’y a pratiquement pas d’opposition. Je travaille sur un projet sur le thème de la guerre sous forme de sanctions, pour démontrer que les sanctions sont utilisées comme un instrument de guerre dans des dizaines de pays auxquels s’opposent les États-Unis, l’Europe occidentale et leurs alliés. Les sanctions sont une forme hybride de guerre qui, dans de nombreux cas, tue plus de personnes qu’un conflit militaire par manque d’accès à la nourriture, aux médicaments, aux installations sanitaires et autres nécessités. Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables aux sanctions économiques. Les pays sont incapables de reconstruire les infrastructures après la dévastation des guerres. Ces guerres et sanctions sont menées de manière disproportionnée contre les États du Sud en Asie du Sud-Ouest, en Afrique du Nord, en Afrique au sud du Sahara, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Les guerres impérialistes profitent aux grands capitalistes des États les plus riches, et, comme vous le dites, pillent les richesses des peuples et créent plus de misère. Je ne vois pas le mouvement syndical et la gauche dans les pays du Nord s’engager dans la solidarité. Dans ce cas, l’opposition vient de groupes aux principes généralement restreints qui reconnaissent que ces guerres profitent au Nord. Ainsi, si les médias occidentaux s’opposent souvent au coût de la guerre, ils font référence aux dollars dépensés par les États-Unis, l’Europe et d’autres pays occidentaux, et non au coût infligé aux pays du Sud. Toutefois, nous, Occidentaux, ne devrions pas échapper à nos responsabilités simplement parce que nos pays sont les bénéficiaires de la guerre impérialiste. Nous devons nous battre chaque jour pour changer le calcul et nous opposer à la guerre. C’est notre tâche, c’est notre responsabilité. Je suis en train de terminer trois nouveaux livres dans l’année qui vient sur ces sujets.

1.Note sur l’auteur : Qui est le Dr. Immanuel Ness ?

Le Dr. Immanuel Ness est professeur de sciences politiques au Brooklyn College de la City University de New York. Il est un spécialiste de l’organisation des travailleurs, de la mobilisation et de la politique, et un militant syndical. Son travail l’a mené à voyager dans de nombreux pays, principalement en Amérique du Nord, en Asie et en Afrique. Les recherches et les publications du Dr Ness portent sur l’économie politique des mouvements ouvriers, l’organisation sociale des travailleurs, les relations du Sud, le socialisme et l’impérialisme contemporain. Il est corédacteur en chef du Journal of Labor and Society. Le Dr Ness est également associé de recherche principal au Centre pour le changement social de l’Université de Johannesburg.

Immanuel Ness a été organisateur syndical et militant syndical de 1989 à 2011. Pendant cette période, il a appris à défendre les intérêts des travailleurs sans emploi déconnectés en organisant leur propre association directement dans les bureaux des chômeurs de l’État de New York. En 1990, il a fondé le Comité des chômeurs de New York. Il a notamment travaillé en 2001 avec des travailleurs mexicains, des syndicats et des organisations communautaires de la ville de New York pour établir un code de conduite pour les travailleurs migrants qui étaient payés en dessous du salaire minimum.

Le Dr Ness a obtenu son doctorat à la Graduate School & University Center, CUNY. Mondialisation.ca, 07 février 2020




Lutte des classes et guerre psychologique.

Monolithisme de la pensée ou quand le temps de cerveau disponible est réduit à une taille inférieure à celle d'un grain de riz.

Les médias proposent quotidiennement les mêmes sujets, les mêmes infos, et pratiquement à la virgule près les mêmes articles, d'où cela provient-il ? Emballé, c'est pesé, formaté, prédigéré, prêt à être consommé en masse.

Lu dans le portail de l'AFP à destination des entreprises : Des contenus prêts-à-publier pour les médias.

Plus loin destiné cette fois aux médias : Optimisez vos ressources éditoriales. Des articles édités et prêts-à publier sur vos sites et plateformes.

Une sortie tellement grotesque que les médias-oligarchiques ont été obligés de rectifier...à regret !

Pour Nathalie Loiseau (LREM) sur la BBC Two, le 5 février : “Je suis surprise qu’un journaliste ne sache pas qu’il n’y a plus de grève en France” .

Désormais, quand des grèves persistent en France contre le projet de réforme des retraites, il n’y a que Nathalie Loiseau qui ne s’en aperçoit pas. - Le Huffington Post 6 février 2020

- Retraites: 130.000 manifestants à Paris selon la CGT, la mobilisation en baisse - Le Huffington Post 6 février 2020

130.000 personnes manifestaient à Paris ce jeudi 6 février contre la réforme des retraites pour cette neuvième journée interprofessionnelle, a annoncé à l’AFP la CGT, à l’origine de l’appel avec Force ouvrière, Solidaires, la FSU et des organisation de jeunesse (Unef, MNL, UNL). Selon des chiffres du ministère de l’Intérieur, les manifestants étaient 121.000 dont 15.000 à Paris.

Les manifestants ont battu le pavé parisien, entre gare de l’Est et place de la Nation, pour réclamer le “retrait d’un projet injuste et dangereux”, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et d’organisations de jeunesse. Ils étaient 5300 à Lyon, 4.500 à Marseille, 2700 à Rennes, 3500 à Toulouse ou Bordeaux, 2700 à Rennes, 1700 à Lille, 1600 à Clermont-Ferrand, 1300 à Dijon, 1100 à Perpignan, selon les préfectures ou la police.

Lors de la précédente manifestation, le 29 janvier, ils étaient 180.000 à manifester contre la réforme selon la CGT à Paris, 13.000 selon le ministère de l’Intérieur.

Qui a tenu ces propos particulièrement cyniques ?

1- “On en est à la 9e journée donc bien sûr, comment voulez-vous que les gens tiennent le rythme?

Réponse : Benoît Teste, le secrétaire général de la FSU, fédération majoritaire dans l’Éducation nationale. Euronews 6 février 2020)

2- "Le soutien de la population ne s'est pas érodé. Faut qu'on sorte le plus convenablement possible du mouvement. Mais comment?"

Réponse : M. Giraud, responsable FO. (AFP 8 février 2020)

3- « Nous n’avons pas entretenu collectivement l’idée que la grève générale pouvait être un outil notamment pour bloquer l’économie et établir un rapport de forces pour faire avancer les choses».

Réponse : Annick Coupé est secrétaire générale d'Attac France. Propos partagé par le NPA dans un article du 3 février Les organisations syndicales face à une nouvelle étape.

Que le symbole de l'extrême gauche décomposée soit aligné sur cette officine de la réaction, n'a rien d'étonnant.

A la remorque des bureaucrates pourris des syndicats non plus, le dernier paragraphe de cet article le prouve si nécessaire :

- "La façon dont les directions syndicales accompagneront, assumeront le passage d’une guerre de position, la grève reconductible, à une guerre de mouvement avec notamment ces actions « coup de poing», ciblant davantage les responsabilités politiques (ou syndicales!) et la visibilité médiatique pourrait impacter les bilans qui ne manqueront pas d’être tirés à l’issue du mouvement."

Le bilan, votre bilan, on le connaît déjà puisque vous aurez contribué à faire passer cette réforme scélérate.

Lutte ouvrière n'est pas en reste. Ils ont publié un article le même jour sur le même sujet en trouvant le moyen de ne même pas évoquer la nécessité de la grève générale, que les conditions ne soient pas remplies selon moi pour qu'elle se réalise est un autre sujet : Contre la politique de Macron et du grand patronat, le combat continue !.

Pour LO, c'est plié, on n'en parle plus, ils sont déjà dans la période d'"après la réforme des retraites", sans même chercher à comprendre pourquoi elle va passer, à quoi bon, ils s'en foutent, ils ont la tête ailleurs : Lutte ouvrière présente de nombreuses listes !

Inutile de vous dire que LO et le NPA ont chacun pondu un article toxique sur le coronavirus copié sur le discours officiel, cela allait de soi.

Le NPA et LO notamment, c'est l'extrême gauche le cerveau en moins...

Le 17 février, la 10e journée d'action bidon pour faire passer la réforme contre le droit à la retraite, à moins qu'il y en ait une de prévue avant.

- Le 17 février, jour de l'examen du projet de réforme des retraites en séance à l'Assemblée nationale, l'Unsa-RATP, premier syndicat de la régie des transports parisien, appelle à un lundi noir et espère frapper un grand coup. Euronews 6 février 2020

Rappel pour les faibles d'esprit ou les amnésiques, la question tabou que pratiquement aucun militant ne souhaite poser : Pourquoi les travailleurs ne se sont-ils pas mobilisés le samedi 11 janvier pour défendre leur droit à la retraite ?

Si je vous dis que de la réponse à cette question dépend en grande partie le destin de l'humanité ou de la civilisation humaine, vous allez sans doute hausser les épaules et penser que c'est un peu gros ou que je suis dérangé.

Moi voyez-vous, ce qui me dérange, c'est quand quelqu'un se défile parce qu'il ne tient pas à affronter la réalité en face, et refuse obstinément d'admettre que sa stratégie est erronée parce qu'elle repose sur une analyse faussée au départ.

Personnellement je sais très précisément pourquoi j'ai cessé de militer et de m'intéresser à ce qui se passait dans le monde pendant 20 ans, et que l'explication que j'ai trouvée ne soit pas vraiment à mon avantage, ne m'a pas empêché de reconnaître qu'elle était parfaitement cohérente ou valable. Ce qui aurait été impardonnable et relativement facile, cela aurait été de refuser de l'admettre ou de fabriquer une explication qui me permette de me donner bonne conscience, mais par bonheur cela ne fait partie de mes principes.

Quand dans la vie ou en politique quelque chose devait se produire et ne se produit pas ou vice versa, on cherche à comprendre pourquoi en général, un tout autre comportement est inconscient ou irresponsable.




Boycott !

Comment deviient-on collaborateur de classes ?

- Une ville doit-elle être gérée comme une entreprise? - Slate.fr 7 février 2020

Les élus doivent désormais composer avec des notions issues du secteur privé telles que la «performance». Slate.fr 7 février 2020

En outre, ils appliquent aussi la politique antisociale du gouvernement, ils remplissent le rôle de procureurs garants du respect de la Constitution de la Ve République par les sujets de la ploutocratie. Auriez-vous la vocation pour y participer ?

- Organisations syndicales et patronales sont attendues à Matignon le jeudi 13 février au matin. - lejdd.fr 7 février 2020

LVOG - Pour quoi faire ?

- Le bilan des travaux engagés ces dernières semaines sur les questions de pénibilité, des pensions de retraite minimum, des départs progressifs à la retraite ainsi que des transitions des systèmes actuels vers le système universel", ont indiqué les services du Premier ministre, Edouard Philippe. lejdd.fr 7 février 2020

LVOG - Vous aurez compris que ces discussions servent uniquement à légitimer ou cautionner la réforme contre la retraite de Macron-BlackRock. Auriez-vous la vocation pour y participer ? Assurément si vous avez colporté l'illusion que les mêmes dirigeants syndicaux pourraient appeler à la grève générale, tandis qu'ils sont tous engagés auprès de Macron pour l'aider à faire passer cette réforme contre le droit à la retraite.

Vous aurez remarqué que les discours peuvent évoluer, mais pas les pratiques.

C'est ainsi qu'on entend souvent dire que le régime est devenu autoritaire, totalitaire, certains ont même été jusqu'à faire référence à la barbarie, vous avez pu l'entendre ou le lire comme moi, je n'invente rien, et soudainement quand viennent des élections, ils rentrent dans le rang, ils se retrouvent tous au garde-à-vous pour y participer !

C'est comme si tout ce qui s'était passé au cours des mois ou des années précédentes qui justifiait ces caractérisations s'était volatilisé au profit d'un dogmatisme ou conformiste au relent de populisme répugnant auquel ils sont prêts à tout sacrifier. Si cela ne vous étonne pas, rassurez-vous, moi non plus !

Une telle volte-face, de telles girouettes, des dirigeants politiques si dénués de principes ne peuvent évidemment pas inspirer confiance, ils ne le devraient pas car tout sonne faux chez eux.

Certains sont marginalisés et craignent d'être encore plus isolés ou coupés des masses s'ils ne participent pas à cette mascarade d'élection, disent-ils. En fait, l'expérience a amplement prouvé qu'ils s'en foutaient éperdument, et qu'il ne s'agissait que de vulgaires manoeuvres d'appareils pour ensuite monnayer leur soutien à tel ou tel élu ou parti en échange de postes ou d'avantages en nature.




Leur humanisme est la politesse des salauds, face à laquelle toute impolitesse est honorable !

Quand ils n'ont pas un sexe à la place du cerveau, on ne pourrait y loger un grain de riz !

Les gestapistes de la pensée unique de l'extrême droite à l'extrême gauche veillent. On les emmerde !

Il y a "" qui sévissent sur les réseaux sociaux, assurément. Ils ont été créés pour leur donner la possibilité de répandre leur crasse ignorance, afin de décourager ceux qui tendraient à s'élever au-dessus de la médiocrité ambiante et asphyxier ou étouffer les voies progressistes ou les opposants au régime.

Décérébrés, lobotomisés, grands frustrés, hyper complexés, mal baisées, trous du cul, foireux, lâches, dépressifs, belliqueux, haineux, ratés, minables, la liste des cas psychopathologiques est longue...

Dans la poubelle du populisme. Les médias tous populistes et manipulateurs, qui en doutaient encore ?

LVOG - Cette histoire est datée du 7 février 2020. Avant qu'elle soit reprise en choeur par les médias poubelles, c'est l'AFP qui l'avait diffusée :

- Un collaborateur asiatique surnommé "Grain de riz": Isabelle Balkany se défend de racisme - AFP 7 février 2020

C'est seulement 2 jours plus tard que je suis tombé sur cet article en première page de Yahoo News politique, la veille il n'y figurait pas et il n'apparaissait pas non plus dans le portail de l'AFP, j'ai insisté en me lançant dans une recherche plus approfondie, en vain.

Or, à la lecture ce matin de l'article de l'AFP, je m'aperçois qu'à la virgule près, c'est l'article que l'ensemble des médias avaient reproduit tout ou en partie, le documentaire soit-disant "exhumée sur les réseaux sociaux" qui serait à l'origine de cette minable polémique, devait servir en fait de couverture aux véritables auteurs de cette épidémie de totalitarisme, l'AFP.

- «Grain de riz» : quand Isabelle Balkany affublait un employé vietnamien d'un surnom raciste - RT France 7 février 2020

Une séquence d'un documentaire sur le couple Balkany tourné en 2002 vient d'être exhumée sur les réseaux sociaux et fait scandale. On y voit Isabelle Balkany se faire masser le bras par un employé d'origine asiatique qu'elle surnomme «Grain de riz».

«C'est pas raciste, c'est de l'amitié», a renchéri l'homme surnommé «Grain de riz», interrogé par l'AFP, et qui ne souhaite pas donner son vrai nom. «Patrick et Isabelle [Balkany] ne sont pas racistes, c'est pas la peine de chercher la petite bête», a-t-il ajouté. RT France 7 février 2020

En choeur.

- Quand Isabelle Balkany surnommait un collaborateur asiatique "grain de riz" - Paris Match
- Isabelle Balkany et "Grain de riz", son employé cambodgien ... - TF1
- "Grain de riz", quand Isabelle Balkany tenait des propos racistes - MSN.com
- "Grain de riz" : quand Isabelle Balkany donnait un surnom raciste à un employé - Orange actu
- Quand Isabelle Balkany présentait "grain de riz", employé de la mairie de Levallois - RTL
- De vieilles images d'Isabelle Balkany surnommant un employé asiatique "Grain de riz" font polémique - europe1.fr
- "Je l'ai baptisé 'Grain de riz'" : des propos racistes tenus en 2002 par Isabelle Balkany font polémique après leur rediffusion - francetvinfo.fr
- «Grain de riz, il est extra» : pour Isabelle Balkany, ce surnom n’est pas raciste - Le Parisien
- Quand Isabelle Balkany appelait un employé de mairie : "grain de riz" - bienpublic.com
- Isabelle Balkany a baptisé un collaborateur asiatique «Grain de riz» - Le Figaro
- “Grain de riz” : quand Isabelle Balkany tenait des propos racistes - valeursactuelles.com
- Racisme anti-asiatique?: quand Isabelle Balkany appelait son employé cambodgien “grain de riz” - lesinrocks.com
- « Je l’ai baptisé “Grain de riz” » : LCP exhume des propos racistes anti-asiatiques d’Isabelle Balkany - nouvelobs.com
- Racisme anti-asiatique : épinglée dans une vidéo d'archives, Isabelle Balkany assume - lexpress.fr




Green New Deal. Comment « redistribuer la richesse par la politique climatique ».

- D’où vient réellement l’argent derrière le «Nouvel Agenda Vert»? par F. William Engdahl - Mondialisation.ca, 04 février 2020

En à peine plus d’un an, tout le monde semble avoir sauté dans le train en marche du « Nouvel Agenda Vert », consistant à prendre des mesures radicales pour « arrêter » le changement climatique. À présent, la citadelle de la mondialisation économique corpocratique[1], le Forum Économique Mondial (FEM) de Davos en Suisse, en a fait son thème principal cette année : « les actionnaires [unis] pour un monde soutenable et cohésif [Stakeholders for a Cohesive and Sustainable World] », avec un accent majeur mis sur des thèmes et slogans comme « comment sauver la planète [How to Save the Planet] ». Bien sûr, parmi les orateurs invités on a pu trouver la jeune activiste suédoise Greta Thunberg. Ce qui est compris par bien peu d’observateurs, c’est la précision d’orfèvre avec laquelle tout ceci est orchestré afin de préparer une réorientation massive des flux mondiaux de capitaux, à l’occasion de laquelle une poignée de géants financiers se repositionne sous nos yeux pour en bénéficier à plein.

De Greta à « Bonnie » Prince Charles[2], les thèmes du Davos 2020 ont été dominés pour la première fois par l’Agenda du changement climatique. Ce qui transpire du sommet réunissant 3000 délégués des grandes firmes privées mondiales, c’est qu’une campagne mondiale majeure est orchestrée, et qu’elle inclut les plus grands patrons des fonds d’investissement de capitaux et les plus grands banquiers centraux du monde.

Les Administrateurs au-dessus de tout soupçon de Davos

Il ne relève pas du hasard que Davos, forum promoteur de la mondialisation, soit si fermement positionné derrière l’Agenda du changement climatique. Le FEM de Davos dispose en effet d’un Conseil d’administrateur associés. Or, parmi eux se trouve le soutien précoce de Greta Thunberg, le multimillionnaire du climat Al Gore, président du Projet Réalité Climatique [Climate Reality Project].

Ce Conseil inclut également l’ex-patronne du FMI Christine Lagarde, aujourd’hui à la tête de la Banque Centrale Européenne et dont les premiers mots dans cette fonction ont été que les banques centrales doivent à présent faire du changement climatique une priorité. Un autre administrateur de Davos est l’ancien patron de la Banque d’Angleterre Mark Carney, qui vient d’être nommé conseiller au changement climatique de Boris Johnson, et qui avertit que les fonds de pension qui ignorent le changement climatique risquent à présent la banqueroute (sic). Le Conseil inclut encore le fondateur influent de Carlyle Group, David M. Rubenstein. Également Feike Sybesma, du géant néerlando-britannique de l’agrobusiness Unilever, qui préside également le Forum de Direction de Haut Niveau sur la Compétitivité et la Tarification du Carbone (FCTC) de la Banque Mondiale[3]. Et le personnage qui est certainement le plus intéressant en termes de promotion du « Nouvel Agenda Vert » se trouve être Larry Fink, PDG fondateur du groupe d’investissements BlackRock[4].

Larry Fink, PDG et fondateur de BlackRock, annonce le changement à venir.

BlackRock n’est pas un fonds d’investissement ordinaire. Basé à New York, c’est le plus grand gestionnaire d’actifs du monde avec quelques 7000 milliards de dollars (oui, 7 billions en français !), investis dans plus de 100 pays. C’est plus que le PIB combiné de l’Allemagne de la France. Il domine le marché des actions de toutes les bourses du monde, et i se renforce systématiquement au capital des principales compagnies pétrolières et charbonnières du monde. L’aspirant politicien allemand de la CDU Frederick Merz a d’ailleurs été président de BlackRock en Allemagne depuis 2016.

Le 14 janvier 2020, quelques jours à peine avant le forum de Davos mettant à l’honneur le changement climatique, Fink a publié une lettre annuelle d’un ton inhabituel à l’adresse des PDG privés. Le fondateur et PDG de BlackRock a sauté dans le train de l’investissement climatique pour ne pas manquer le gros lot.

Dans cette lettre, lue avec attention et qui guide de nombreux investisseurs cherchant à placer les milliards de Blackrock, il écrit : « le changement climatique est devenu un facteur déterminant dans les prospectifs à long terme des entreprises ». Au sujet des manifestations climatiques récentes, Fink déclare : « la tension change rapidement, et je crois que nous sommes au bord d’une recomposition fondamentale de la finance. La preuve d’un risque climatique force les investisseurs à réexaminer les paradigmes au cœur de la finance moderne[5] ».

Déclarant que « le risque climatique est un risque d’investissement », Fink invoque alors une question impossible à résoudre : à quel point le risque climatique va impacter les économies de la planète. Et nous apprenons qu’il a la réponse ! Faisant référence à ce qu’il appelle « un réexamen profond du risque et des valeurs des actifs », Fink nous révèle que « parce que les marchés de capitaux vont pousser en avant les risques futurs, nous allons voir des changements dans l’allocation des capitaux plus rapidement que nous n’allons voir changer le climat lui-même. Dans le futur proche (et plus proches que certains n’anticipent), il y aura une réallocation incitative du capital ». Et nous apprenons surtout qu’une poignée des plus grands groupes d’argentiers mondiaux vont en fait diriger cette réallocation du capital… Ceci déjà, appelle réflexion. Mais y’a-t-il un autre agenda derrière tout cela ?

Comment Fink et ses amis vont-il réorienter leurs flux d’investissements, investissements au passage, qui proviennent de l’argent des peuples, les économies de millions d’entre nous ? BlackRock a l’intention d’exiger des entreprises dans lesquels il investit ses 7000 milliards de $, de prouver leur mise en accord avec les exigences vertes, en « faisant de la soutenabilité [écologique] une partie intégrante de la construction de portefeuille d’actions et de la gestion des risques ; en se défaussant d’investissements qui présentent un haut risque en termes de soutenabilité [écologique], comme les producteurs de charbon thermique ; en lançant de nouveaux produits d’investissement qui examinent de plus près les énergies fossiles ; et en renforçant notre engagement vers la soutenabilité [écologique] et la transparence dans nos activités de gestion d’investissements[6] ». Traduction : si vous ne suivez pas les exigences du GIEC de l’ONU et des groupes affiliés incluant McKinsey & Cie, vous allez perdre beaucoup d’argent… GDFC et CNCS : regardons de plus près la composition…

Au titre de cette prétention à la vertu sur le nouvel investissement vert, Fink déclare que BlackRock fut un membre fondateur du Groupe de travail sur la « Divulgation Financière relative au Climat » (GDFC)[7]. Lequel se revendique œuvrant pour « l’évaluation et le suivi des risques relatifs au climat, et pour les problèmes de gouvernance afférents dans la gestion de ces risques, le GDFC fournit un cadre valable ».

Pour rappel[8], le GDFC fut créé en 2015 par la Banque des Règlements Internationaux (BRI), alors dirigée par l’actuel administrateur de Davos anciennement patron de la Banque d’Angleterre Mark Carney. En 2016, le GDFC de conserve avec la City de Londres (en tant que Corporation) et le Gouvernement britannique, lança l’Initiative Finance Verte (IFV [Green Finance Initiative]), visant à canaliser des milliers de milliards de dollars vers des investissements « verts ». Les banquiers centraux du CSF ont alors nominé 31 personnes issus du GDFC[9]. Présidé par le milliardaire Michael Bloomberg, de l’Agence de Presse éponyme, ce groupe incluait des personnages clés en plus e ceux de Blackrock, issus de la JP Morgan Chase, de la banque Barclays, HSBC; Swiss Re, la seconde plus grande compagnie de réassurance mondiale ; la banque chinoise ICBC, l’aciériste indien Tata Steel, la compagnie pétrolière italienne ENI, Dow Chemical, le géant minier BHP Billington et David Blood de Generation Investment LLC. Remarquons le rôle crucial ici des banquiers centraux…

Et pour rassurer davantage BlackRock et ses amis dans le monde, que les milliers de milliards de dollars s’orienteront vers les bons investissements et les bonne entreprises, Fink déclare que « BlackRock croit que le Conseil des Normes Comptables en matière de Soutenabilité [écologique] (CNCS)[10] fournit un assortiment clair de normes pour rendre compte des informations relatives à la soutenabilité, parmi une large gamme de problèmes potentiellement rencontrés… ». Ceci pourrait sembler rassurant, jusqu’à ce que nous examinions de plus près les membres de ce CNCS qui vont être chargé de délivrer l’Imprimatur « Bon pour le climat [Climate Friendly] ». Les membres incluent en effet, en plus de ceux de BlackRock : le fonds Vanguard, Fidelity Investments, Goldman Sachs, State Street Global, Carlyle Group, Rockefeller Capital Management, et de nombreuses autres banques majeures comme Bank of America-Merril Lynch et UBS.

Qu’est donc en train de mettre en place ce groupe-cadre ? D’après leur site Internet (appelant aux dons de la part de bonnes âmes émues par tant de mobilisation des grands argentiers pour le climat) : « depuis 2011, nous avons travaillé vers un but ambitieux de développement et de maintien de la soutenabilité dans les normes comptables pour 77 industries[11] ». Donc, pour résumer : ce sont les mêmes groupes financiers qui pilotent aujourd’hui les flux de capitaux mondiaux vers les projets miniers, charbonniers et pétroliers depuis des décennies, qui vont à présent devenir les arbitres décidant de quelles entreprises seront « qualifiées pour la bénédiction par l’argent » (ou pas), pour bénéficier des futurs investissements en « obligations vertes [green bond] »…

Ajouter encore quelques banquiers centraux…

Dans les mois récents, les banquiers centraux principaux du monde ont chacun déclaré, de façon surprenante, que le changement climatique devenait soudain une partie des « responsabilités essentielles » des banques centrales, oubliant soudain d’autres problèmes comme l’inflation et la stabilité des devises. Personne ne s’est pourtant soucié d’expliquer comment cela devrait fonctionner, ce qui n’en est pas moins déconcertant.

En novembre 2019, la Réserve Fédérale a tenu une conférence, intitulée « l’économie du changement climatique[Economics of Climate Change] ». Lael Brainard, présidente de la Commission sur la Stabilité Financière de la FED, a déclaré que le changement climatique a une importance pour la politique monétaire et la stabilité financière. Et dans ses récents commentaires, le patron de la Banque Centrale du Japon, Haruhiko Kuroda, a pareillement déclaré à un journal japonais que « le risque relatif au climat diffère des autres risques, en ce que son impact à relativement long terme que les effets vont durer plus longtemps que d’autres risques financiers, et que cet impact est bien moins prévisible ». « Il est dès lors nécessaire d’investiguer et d’analyser minutieusement l’impact du risque relatif au climat ». Et dans ses premiers commentaires en tant que nouvelle patronne de la Banque Centrale Européenne, l’ancienne directrice du FMI Christine Lagarde a elle aussi déclaré qu’elle voulait un rôle clé pour le changement climatique dans la revue [à venir] des politiques de la BCE, s’attirant les critiques de Jens Weidmann, un autre membre allemand de la BCE[12].

Mais le banquier central le plus notoire et actif concernant le changement climatique, est sans doute l’ancien patron de la Banque d’Angleterre Mike Carney, par ailleurs Administrateur du FEM de Davos aux côtés de Larry Fink. Carney, qui va donc œuvrer à présent en tant que conseiller au réchauffement climatique de Boris Johnson, a déclaré récemment à la BBC, citant un analyste de fonds de pension demeuré anonyme : « si vous additionnez les politiques de toutes les entreprises ici-bas aujourd’hui, elles correspondent à un réchauffement de 3,7/3,8°C ». Il poursuit en affirmant que les scientifiques déclarent que les risques associés avec une augmentation de 4°C incluent « une augmentation de 9 m du niveau des océans, affectant jusqu’à 760 millions de personnes, provoquant des vagues de chaleur et de sécheresse, et de sérieux problèmes d’approvisionnement en nourriture[13] ». Vu comme ça en effet, ça fait peur.

Comme nous l’avons remarqué plus haut, déjà en 2015, le membre du Conseil de Davos, Carney, en tant que président du Conseil de Stabilité Financière (CSF) de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), avait créé le Groupe de travail sur la « Divulgation Financière relative au Climat » (GDFC), afin de conseiller « les investisseurs, prêteurs et les assurances concernant les risques relatifs au climat[14] ».

Ce qui devient de plus en plus clair, derrière la poussée mondiale actuelle demandant des actions spectaculaires pour remédier au changement climatique, c’est qu’il s’agit davantage de justifier une réorganisation majeure de l’économie mondiale, vers des modes de production d’énergie bien moins efficaces, ce qui impliquera un rabaissement drastique des modes et conforts de vie au niveau mondial. En 2010 déjà, le président d’un groupe de travail du panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique[15], le Dr Otmar Edenhofer, avait averti un intervieweur : « Il doit être dit clairement que nous redistribuons de fait la richesse du monde par la politique climatique. Il faut se libérer de l’illusion considérant la politique climatique internationale comme une politique environnementale. Elle n’a pratiquement plus rien à voir avec la politique environnementale…[16]».

Et quelle meilleure façon de « redistribuer la richesse par la politique climatique » pourrait-on trouver, si ce n’est de commencer par poser comme arbitre le plus grand contrôleur d’argent du monde comme BlackRock ?

Notes :

[1] NDT : Corpocratie (néologisme) : gouvernement dans lequel les grands groupes et les grands cartels bancaires dictent leur loi au-dessus des États.

[2] Bonnie Prince Charles, référence à Charles Édouard Stuart (1720-1788).

[3] High Level Leadership Forum on Competitiveness and Carbon Pricing. NDT : l’auteur parle du Groupe « Banque Mondiale », organisation faîtière en effet constituée de 5 organisations financières internationales au total : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) ; l’Association internationale de développement (IDA) ; la Société financière internationale (IFC) ; l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

[4] « Leadership and Governance », site officiel du FEM de Davos présentant son Conseil.

[5] « A Fundamental Reshaping of Finance », Larry Fink, Site official de BlackRock, Janvier 2020.

[6] Ibid.

[7] Task Force on Climate-related Financial Disclosure (TCFD). [9] Liste sur le site officiel du GDFC : https://www.fsb-tcfd.org/about/

[10] Sustainability Accounting Standards Board (SASB)

[11] « Donate – Your support helps us move the market » https://www.sasb.org/donate/

[12] « Central Bankers’ Core Mission Now Includes Climate Change » (Zerohedge, 1-1-2020) https://www.zerohedge.com/political/central-bankers-core-mission-now-includes-climate-change

[13] « Central Bankers’ Core Mission Now Includes Climate Change » (Zerohedge, 1-1-2020), précité.

[14] NDT : Voir l’article précédent de F. William Engdahl : « Les grandes manœuvres derrière Greta et le « Changement climatique » : suivez l’argent… » (25 Septembre 2019). Précité.

[15] UN Intergovernmental Panel on Climate Change

[16] « IPCC Official: “Climate Policy Is Redistributing The World’s Wealth” » (Neue Zürcher Zeitung, 14 Novembre 2010 ; WUWT, 18-11-2010)

F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, diplômé en politique de l’Université de Princeton et auteur de best-sellers sur le pétrole et la géopolitique. Son dernier livre, « Le charme discret du djihad », est publié aux éditions demi-lune. Article initial exclusif pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Un faux prétexte pour racketter et appauvrir les peuples.

- Europe : bientôt une taxe sur la viande ? - lepoint.fr 08.02

Après la taxe soda et, alors que certains militent pour imposer plus durement la charcuterie, c'est la viande qui fait son retour dans le débat. Il ne s'agit pas cette fois de s'interroger sur sa toxicité, mais sur son impact environnemental. Des associations néerlandaises ont soumis au Parlement européen un rapport présentant les avantages économiques et environnementaux d'une taxe sur les protéines animales, explique le journal Les Échos. (...)

La production de viande exerce aussi une pression non négligeable sur les ressources aquifères. Les scientifiques sont nombreux à estimer qu'il faut donc réduire la consommation de protéines animales, mais elle devrait au contraire augmenter. Avec une taxe, ces associations néerlandaises estiment donc que la consommation de bœuf pourrait être réduite de 67 % d'ici à 2030, de 57 % pour le porc et de 30 % pour la volaille.

Si l'idée n'est pas inédite, l'ampleur de la taxe estimée par les associations l'est. Les projections pourraient ainsi faire grimper le prix de certaines viandes de 25 %. À partir de 2021, le surcoût envisagé serait de 10 centimes pour 100 grammes, peu importe la viande. Mais, à terme, c'est le bœuf qui serait le plus fortement touché avec 47 centimes, suivi du porc avec 36 centimes et de la viande de poulet avec 17 centimes.

Au niveau européen, cette taxe pourrait rapporter 32 milliards d'euros d'ici à 2030, selon ses créateurs. (...) Pour l'instant, la taxe n'est toutefois pas encore en discussion au niveau européen, même si des projets émergent localement, notamment aux Pays-Bas et en Allemagne. lepoint.fr 08.02

On imagine les plus pauvres qui se passent déjà de viande...

Je rappelle que ma consommation de viande (poulet essentiellement) est insignifiante, poissons ou produits de la mer, oeufs compris, je ne sais pas au juste, 100 ou 200 grammes par semaines tout au plus, pas par goût ou par principe, mais tout simplement parce que cela ne me dit rien. J'ai une alimentation intelligente (Ce n'est pas encore interdit!), très diversifiée et non carencée. Je cuisine moi-même, y compris les pizzas, les tartes salées ou les gâteaux au yaourt, il n'y a plus que le pain que je n'ai pas essayé.

Chez moi, on ne mange pas, on se nourrit, on se soigne, on déguste, on savoure, on se régale, on fait un repas très simple... gastronomique ! Même une simple soupe peut être succulente ! On fait bien des écarts, mais ils sont rares. Pour un coût imbattable, je calcule et compare tout au centime près, sans lésiner pour autant sur la quantité et la qualité, cela allait de soi, mais il fallait le préciser.

Mon secret, il est destiné aux plus pauvres. Attention, personne ne nous surveille, bon, je peux vous le livrer : Je cuisine pour plusieurs jours le repas du soir, on en mange 5 jours de suite, c'est très économique, y compris en gaz et en temps de vaisselle !


Le 7 février 2020

CAUSERIE ET INFOS

Certaines combinaisons chimiques finissent parfois au bout d'un très long processus de fusion maturation recomposition par transformer la matière inorganique en matière organique, qui a son tour retournera à l'état d'éléments chimiques primaires ou composés inorganiques, ou qui servira de combustible à d'autres organismes vivants, entamant ainsi un nouveau cycle dont l'issue sera à nouveau incertaine ou aléatoire, tout du moins telles qu'on les interprète en fonction de nos connaissances...

Au stade où nous en sommes, l'espèce humaine, dont les connaissances comportent de graves lacunes, pourrait connaître le même destin. Après tout on ignore toujours pourquoi les Néandertaliens ont disparu soudainement.

On voue volontiers aux scientifiques ou aux chercheurs des qualités ou des vertus sociales ou politiques qu'ils ne possèdent pas davantage que ceux qui nous gouvernent. Et on sous-estime grossièrement le niveau de conscience auquel sont parvenus certains penseurs parmi les plus brillants des XIXe et XXe siècle, sous prétexte qu'à leur époque les conditions tant objectives que subjectives n'étaient pas réunies pour qu'ils puissent réaliser ou mettre en pratique jusqu'au bout les conclusions de leurs travaux, on en déduisit hâtivement qu'elles étaient erronées, ce qui relevait de l'absurdité malveillante ou de l'inconscience, surtout quand sait que depuis les conditions objectives ont mûri au point qu'elles ne constituent plus un obstacle matériel à leur passage dans la conscience collective des hommes pour forger leur propre histoire et conquérir leur émancipation. On pourrait en profiter pour préciser ou rappeler un point que nous avions abordé dans d'autres causeries. Ce n'est l'amélioration des conditions matérielles des hommes qui constituent un obstacle à leur libération du capitalisme, mais la manière dont ils la perçoivent, puisque le plus souvent ils ignorent d'où vient cette amélioration ou ils n'en tiennent pas compte, ce qui revient finalement au même.

Ce qui semble le plus difficile à imaginer et à réaliser chez l'homme, bien qu'il soit parvenu à prendre conscience ou à concevoir les lois du mouvement de la matière qui sont à l'origine du développement de la civilisation humaine ou du processus historique inconscient, dont il est le principal acteur de manière tout à fait parcellaire ou marginale quoiqu'on en dise, c'est de parvenir à mieux maîtriser ce niveau de conscience pour le partager avec suffisamment d'acteurs, de sorte qu'ils parviennent à transformer consciemment la société, afin d'éviter que le tragique destin auquel il était voué jusqu'à présent, ne se répète indéfiniment jusqu'au jour il lui serait fatal, hypothèse extrême qu'on ne doit pas écarter.

13 pages au format pdf

Il fallait oser le dire à propos Washington Post, un des piliers du groupe Bilderberg, le torchon de l'Etat profond, des pires réactionnaires de la planète :

La Tribune des travailleurs (POID) du 5 février 2020 - Daniel Gluckstein :

- "Le Washington Post dit vrai : le pouvoir est de plus en plus isolé. "

LVOG - Ironiquement, le titre était pour le moins approprié à son auteur : Ne pas se tromper de champ de bataille.

Tout cela pour finir par un appel pathétique en direction des dirigeants syndicaux pour qu'ils appellent à la grève générale, gageons que le Washington Post en a des frissons et Macron aussi, vraiment, on croit rêver !

Dans quel monde vivons-nous ?

Les hommes naissent libres et égaux, voilà sur quelle contrevérité est basé leur droit, partant de là il ne faut pas s'étonner qu'ils soient aussi injuste, et que les hommes le soient ou le deviennent également.

En évoquant le processus de l'évolution des espèces qui avait abouti à l'apparition de l'hominidé, on avait mis en relief la fonction déterminante du mimétisme de la nature, Engels avait mis l'accent sur la différenciation qui l'avait précédé, et qui plus tard servirait de levier au développement des connaissances ou des sciences, les deux facteurs devant conduire à réaliser les conditions nécessaire à l'émancipation des hommes.

De nos jours, l'idéologie néolibérale qui a adopté le nihilisme, tend à remettre en cause ces deux fonctions sans lesquelles la civilisation humaine ne serait jamais apparue. Comme tout comportement, ces fonctions comportent des contradictions qui sont utilisées de nos jours pour les vider de leur substance, de leur dynamisme intrinsèque ou pour neutraliser le mouvement qui les accompagne, et les porte à dépasser ou transformer les rapports avec lesquelles elles entrent en contact au cours d'une vie, et qui se trouvent être à l'origine de la progression de la conscience des hommes, de telle sorte qu'elles ne constituent pas ou plus une menace pour l'ordre établi.

On peut oser cette interprétation anthropologique de la lutte des classes, qui met singulièrement en relief l'antagonisme qui existe entre les faiblesses et la perfectibilité des hommes qui ont imprimé ou rythmé le processus historique jusqu'à nos jours pour le meilleur et pour le pire. Davantage pour le pire depuis une quarantaine d'années, dans la mesure où les progrès réalisés par les hommes dans les domaines scientifique ou technologique ne sont plus destinés à l'amélioration de sa condition, qui devait servir de préambule à son émancipation final du règne de la nécessité, puisqu'ils se traduisent par une rapide dégradation de ses facultés cognitives qui est le pendant de la régression sociale généralisée à laquelle nous assistons, conduisant de fait à nous éloigner du règne de la liberté avec lequel coïncide la prise de conscience du processus dialectique matérialiste et historique par l'immense masse de la population.

Cette réflexion m'est venue à l'esprit, après avoir constaté non sans effroi qu'il m'était arrivé dernièrement, mais pas seulement, d'avoir adopté un comportement inapproprié envers certaines personnes ou de m'être livré à des interprétations de leurs comportements pour le moins approximatives ou hasardeuses, erronées et injustes, autrement dit, il m'arrivait de les imiter pour avoir été influencé inconsciemment par le milieu très arriéré dans lequel je vivais. Je m'en aperçus au moment d'en payer les conséquences en me repassant le film à l'envers.

Je rappelle que j'ai prêté une grosse somme d'argent au frère de ma compagne, et qu'il a décidé de ne pas me la rendre, sous prétexte qu'elle correspondait à une dette contractée par sa soeur, dette qu'il a été obligé d'honorer récemment à sa place, en fait la dot de la seconde fille de ma compagne, ce que j'ignorais totalement, dot considérable qui s'ajoutait d'ailleurs à celle importante qu'elle avait versée pour sa première fille marié avec son frère. Imaginez une femme en France qui serait obligée de s'endetter à hauteur de 100.000 euros pour payer une dot à ses deux filles, alors qu'elle est au smic, ce serait monstrueux, pour les Indiens, c'est normal !

S'agissant de ma compagne qui est hyper arriérée, je n'avais pas saisi qu'il était impossible d'analyser son attitude à partir des critères qui convenaient habituellement à la plupart des Indiens, critères qui a bien des égards sont différents de ceux qu'on retient pour des êtres en principe évolués (vaut mieux être prudent!) ou les occidentaux, parce que le mysticisme occupait une place si importante dans son mode de penser, qu'il faussait totalement son approche de la réalité, à son insu il faut bien le préciser, au point qu'elle en arrive à prêter un pouvoir surnaturel à la réalité, à confondre les deux, à vivre dans un monde imaginaire, le sien qui n'est pas le nôtre, un état ou la différenciation dont il a été question précédemment n'opère pas, où la distance entre l'imaginaire et le réel n'existe pas.

En quelque sorte elle croit au pouvoir des miracles pour la sortir des situations les plus embarrassantes ou pire encore, elle le mérite forcément du moment qu'elle est animée de bonnes intentions envers les autres, ne comprenant pas que dans le monde hiérarchisé des hommes cela ne suffit pas ou les choses ne se passent pas ainsi, et que ceux qui sous la contrainte de facteurs extérieurs se retrouvent obligés d'enfreindre leurs règles s'exposeront à leur jugement impitoyable, surtout lorsqu'il est question d'argent ou de pouvoir.

J'ai cru qu'elle s'était moquée de moi, qu'elle avait prémédité son coup. Or pas du tout, non seulement elle s'en veut terriblement de ne pas m'avoir parlé de cette dette, elle ne comprend ni pourquoi ni comment elle a été conduite à agir de la sorte, se rendant compte maintenant horrifiée que cela pouvait conduire à la rupture de notre relation, relation qui était la chance inespérée de sa vie pour sortir de sa condition misérable, c'est seulement maintenant qu'elle en a pris conscience, aucun miracle ne s'étant produit ! Sauf celui peut-être que je ne l'ai pas chassée de ma vie, après avoir compris l'ampleur des ravages causés par l'obscurantisme et des coutumes barbares, dont évidemment elle n'était pas responsable. Ce qui n'était pas le cas de son frère et de son épouse (la première fille de ma compagne) qui m'ont menti et trompé délibérément.

Ils avaient fait le calcul, que ma compagne tout en vivant avec moi continuerait de travailler, et consacrerait son salaire à régler cette dette jusqu'à la dernière roupie, intérêts conclus à un taux usuraire compris, alors que si cette femme venait vivre avec moi, c'était en plus de notre attirance mutuelle, aussi pour me soulager l'existence et non pour aller travailler 6 ou 7 jours sur 7. Bref, ils se moquaient aussi bien d'elle que de moi. Je précise que son frère et ses deux filles ont été scolarisés, ils sont bilingues. Ils disposent d'une maison et de quoi vivre, son frère en possède trois ! alors que ma compagne ne possédait absolument rien après avoir travaillé pendant plus de 20 ans, après le décès de son époux, jusqu'à 12 heures par jour, 7 jours par semaines sans aucun congé, elle n'avait même une paire de boucle d'oreilles après avoir perçu un salaire qui était le double du smic local, parce que son frère, ses deux filles et son fils, car elle a aussi un fils qui ne vaut guère mieux, avaient pompé la totalité de ses revenus. Malheur au plus pauvre, au plus faible, il ou elle sera le plus exploité, l'esclave du reste de sa famille.

Cette histoire n'est pas terminée, parce qu'il existe encore des zones d'ombres que je n'ai pas éclaircies. Je n'ai pas adressé la parole à ma compagne pendant trois semaines, je recommence seulement à lui parler, j'y vais doucement en comptant bien en apprendre davantage... J'ignore le reste de sa famille. En France, par expérience ou pour le souvenir que j'en ai, cela vaut guère mieux très souvent.

On était parti de quoi déjà, ah oui, les hommes naissent libres et égaux !

Très sérieusement, j'en arrive à perdre la tête au contact de Selvi, ma compagne. Par exemple, à trois reprises chez des commerçants il m'est arrivé récemment d'oublier une partie des produits que j'avais achetés, et j'ai dû retourner le lendemain à Pondichéry (30 km aller/retour) les chercher. Que j'ai la tête ailleurs ou que je pense à plusieurs trucs à la fois, que je sois parfois distrait ou très fatigué, certes, mais cela n'explique pas tout.

Coronavirus - Simple coïncidence ou une instrumentalisation bien orchestrée. Mode d'emploi

LVOG - Ce n'est pas sans rappeler les actes terroristes les plus médiatisés des 20 dernières années, qui très souvent le même jour, la veille ou quelques mois plus tôt avaient fait l'objet aux Etats-Unis ou en Europe occidentale d'exercices de simulations d'attentats réalisées par les services secrets ou des services de polices spécialisées (Boston aux Etats-Unis, le Bataclan en France, etc.), simulations identiques parfois jusque dans les moindres détails au déroulement de ces attentats.

Quand les mêmes scénarios se produisent une multitude de fois à l'identique ou impliquent chaque fois les mêmes acteurs ou institutions, il ne peut plus s'agir de simples coïncidences, leur mise en oeuvre correspond forcément à un plan minutieusement mis au point longtemps à l'avance.

- Quand le Forum de Davos se préparait à une pandémie de coronavirus - Réseau Voltaire 4 février 2020

L’épidémie de coronavirus qui a débuté début décembre 2019 à Wuhan (Chine) a été précédée moins de deux mois auparavant par un exercice du Forum de Davos avec l’aide du Johns Hopkins Center for Health Security et de la Bill & Melinda Gates Foundation.

Cet exercice s’est tenu à New York, le 18 octobre 2019. Il s’agissait explicitement de planifier la réaction de sociétés transnationales et de gouvernements à une épidémie de coronavirus.

15 leaders mondiaux participaient à cet exercice, dont les deux responsables officiels chinois et états-unien de lutte contre les épidémies.

- Latoya Abbott, responsable des risque du groupe hôtelier états-unien Marriott International.
- Sofia Borges, vice présidente de la Fondation des Nations Unies
- Brad Connett, president du groupe Henry Schein (premier producteur de matériel médical au monde)
- Christopher Elias, responsable du développement global à la Bill & Melinda Gates Foundation
- Tim Evans, ancien directeur du département Santé de la Banque mondiale.
- George Gao, directeur du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies
- Avril Haines, ancienne directrice adjointe de la CIA et ancienne conseillère de Sécurité nationale du président Barack Obama.
- Jane Halton, ancienne ministre australienne de la Santé, administratrice d’ANZ (banque d’Australie et de Nouvelle-Zélande).
- Matthew Harrington, directeur d’Edelman, la plus importante firme de relations publiques au monde.
- Martin Knuchel, directeur des situations de crise du groupe de transport aérien Lufthansa.
- Eduardo Martinez, conseiller juridique du plus importante société de logistique postale au monde, UPS, et directeur de l’UPS Foundation.
- Stephen Redd, directeur adjoint des US Centers for Disease Control and Prevention.
- Hasti Taghi, vice-présidente du groupe de communication, NBCUniversal
- Adrian Thomas, vice-président du géant de la pharmacie Johnson & Johnson
- Lavan Thiru, gouverneur de la Banque centrale de Singapour Réseau Voltaire 4 février 2020

Ils sont comme cela.

Courriel adressé à Entelekheia.

Bonjour,

Les articles que vous publiez sont très intéressants, mais ils sont bourrés de contradictions, aussi je me demande pourquoi ne sont-ils pas suivis de commentaires ?

Bien à vous.

Tardieu Jean-Claude

Réponse d'Entelekheia.

Bonjour, monsieur

Est-ce que vous pouvez donner deux ou trois exemples des contradictions que avez relevées, SVP ? Merci d'avance. Quant aux commentaires, chacun peut commenter s'il le souhaite, et ils sont souvent commentés sur Facebook.

J'attends vos exemples de contradictions pour comprendre ce que vous voulez dire.

Bonne journée.

Corinne Autey-Roussel d'Entelekheia

LVOG - Entre nous, c'était juste pour voir leur réaction ou pour rire, je ne prends jamais ces gens-là au sérieux !

Ces gens qui se prétendent de gauche, progressistes, humanistes et j'en passe, qui tiennent parfois des discours virulents contre le capitalisme, s'y raccrochent quand il menace de faire naufrage, bref, ils dévoilent leur véritable nature réactionnaire. En voici un exemple : Comment aborder le sujet du Brexit en ignorant superbement le rôle de la City, la première place financière mondiale, vous croyez peut-être que c'était impossible, détrompez-vous.

Je dois encore préciser à propos de cette association, qu'il est impossible de télécharger au format pdf les articles qu'elle publie, et si vous voulez les sauvegardez au format html, vous aurez la surprise au moment de les ouvrir à partir de votre disque dur, de découvrir qu'ils ont disparu (message error) ! Quand vous êtes connecté sur Internet, vous devez surligner les passages que vous voulez copier à l'aide de la souris, et les coller dans un bloc-notes ou un autre support.

Voilà un article qui est très éloigné de la réalité, pire peut-être, car son auteur a soigneusement évité d'évoquer le rôle de la City et les avantages qu'elle envisageait de tirer du Brexit.

Comprenez, le Brexit est forcément de gauche, donc il faut autant que faire se peut effacer tous les éléments qui remettent en cause cette interprétation frauduleuse. La fausse gauche, la droite agissant sous une fausse étiquette ou un faux drapeau, les petits bourgeois corrompus par le capitalisme ne peuvent admettre que ses représentants s'emparent de leurs mots d'ordres ou de leur créneau social sous peine qu'il ne leur reste plus rien pour justifier leur appartenance à la gauche après avoir tourné le dos au socialisme. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle ils participent à toutes les campagnes initiées sur des thèmes sociaux par les représentants de l'oligarchie ou ils figurent à leur côté, pour tenter de sauver les apparences, tout en apportant leur soutien à ces opérations à caractère politique. C'est ainsi que cette fausse gauche qu'on peut qualifier de populiste soutient le régime jusque dans les plus infimes détails. Que l'extrême gauche décomposée lui emboîte le pas ne surprend plus personne.

Alors que la City domine le capitalisme financier mondial et détermine la politique adoptée par la Grande-Bretagne, donc favorable au Brexit.

- Le Royaume-Uni est venu et reparti, laissant l’UE dans un triste état par Diana Johnstone - entelekheia.fr 2 février 2020

LVOG - Sortez vos mouchoirs !

Introduction d'Entelekheia - Alors que la Grande-Bretagne retourne aux incertitudes de la haute mer, elle laisse derrière elle une Union européenne gouvernée par des bureaucrates non élus au service des intérêts du capital financier – une situation qu’elle a amplement contribué à créer.

LVOG - Sans qu'on nous dise précisément comment, et pour cause, cela nuirait au mythe du Brexit libérateur du peuple britannique qui s'effondrerait, Brexit assurément libérateur pour les banquiers de la City! Notez aussi qu'en faisant partie de l'UE, au moins la Grande-Bretagne s'était éloignée des "incertitudes de la haute mer", ils doivent avoir le mal de mer à Entelekheia, le plancher des vaches de Bruxelles, c'est rassurant !

Diana Johnstone - En retournant aux incertitudes de la haute mer, la Grande-Bretagne laisse derrière elle une Union européenne gouvernée par des bureaucrates au service des intérêts du capital financier.

LVOG - Comme la Grande-Bretagne par le capital financier de la City, ce n'est précisé nulle part dans cet article.)

D.J. - L’adhésion britannique a contribué à ce déni de démocratie, mais paradoxalement, le peuple britannique est le premier à le rejeter et à exiger son retour à une pleine souveraineté nationale.

LVOG - En réalité, c'est la City, l'oligarchie anglo-saxonne qui est à l'origine du Brexit, et non "le peuple britannique" qui lui sert de caution politique, pas pour le meilleur, mais pour le pire, la suite ne tardera pas à le confirmer.

D.J. - ...trouver des arrangements politiques sur toutes les questions, une par une, entre démocraties souveraines, plutôt qu’une unité économique dysfonctionnelle telle que décrétée par la bureaucratie capitaliste transnationale.

LVOG - Passons sur le fait qu'il n'existe de démocratie nulle part dans le monde, puisqu'aucun peuple ne détient réellement le pouvoir politique où décide librement de son destin, entendez pas là en connaissance de cause. Enfin, quel contresens ou quelle interprétation frauduleuse !

Le Brexit a justement pour but de permettre au capitalisme et plus particulièrement à la finance transnationale de pouvoir agir sans avoir plus aucun compte à rendre à personne, pas même aux institutions supranationales de Bruxelles acquises à sa cause, encore moins à l'opposition parlementaire de pacotille ou également corrompue qui siège à Strasbourg, dont les réactions étaient imprévisibles ou certaines révélations pouvaient s'avérer embarrassantes, au point parfois de devoir s'expliquer ou de devoir justifier des décisions ou en retarder l'exécution, avouez que c'était fâcheux et contrariant, injuste, non mais sans blague.

Dit autrement, valait mieux faire disparaître une fois pour toute cet obstacle à son pouvoir devenu absolu, cette menace ou plutôt cette sorte de chantage latent et permanent qui empoisonnait son existence, qui pouvait contrarier ou seulement freiner la réalisation de certains de ces projets, franchement, pourquoi, de quel droit l'oligarchie devrait-elle continuer à rendre des comptes, hein, on se le demande ! Toute connivence présente inévitablement des risques et des inconvénients, donc quand les conditions sont enfin réunies pour s'en passer ou en réduire à l'avance les effets nuisibles, il n'y a pas à hésiter un instant. Après tout, si l'oligarchie financière détient dorénavant tous les pouvoirs, c'est pour pouvoir en user et en abuser librement, ou cesser définitivement de soumettre ses décisions ou ses activités au moindre contrôle.

Précisons que si nous n'avons pas cité la Banque d'Angleterre, la banque centrale britannique, c'est parce qu'elle est à la fois à l'origine de la City (Un Etat dans l'Etat...) et elle présente les mêmes caractéristiques que la Fed à laquelle elle servit de modèle, un trust ou une holding financière mise en place par les oligarques les plus puissants et contrôlée par eux, afin de servir leurs propres intérêts, et non une banque publique ou d'Etat. La City est le paradis fiscal de la Banque d'Angleterre, pour faire bref.

Je dois avouer qu'influencé par la propagande officielle hystérique reprise en choeur par absolument tous les partis de l'extrême gauche à l'extrême droite, la totalité des médias en France, l'ensemble des gouvernements, pendant un moment j'ai eu du mal à y voir clair dans cette affaire. Il a fallu attendre que certains acteurs importants se lâchent ou que les langues se délient pour comparer le contenu de leurs différentes déclarations, pour finalement en déduire à travers leurs contradictions évidentes, que le Brexit était une nouvelle magistrale imposture destinée à camoufler les intentions véritables de leurs auteurs et ce qu'ils espéraient en tirer, les oligarques les plus puissants.

Une dernière remarque, il ne serait pas étonnant une fois le Brexit réalisé, que le traité transatlantique revienne sur le tapis assez rapidement, à suivre...

Extraits de ma causerie du 25 juin 2016

Qui sait, c'est déjà un paradis fiscal !

- Menacé à court terme, le Royaume-Uni pourrait devenir à long terme un pays prospère basé sur la finance, à l'image de Singapour. Francetv info 23.06

D'autant plus que...

Concernée en premier chef par les répercussions du référendum, la Banque d'Angleterre (BoE) a indiqué qu'elle était prête à injecter 250 milliards de livres (326 milliards d'euros) de fonds additionnels. Dans la foulée, la Banque centrale européenne (BCE) s'est dite également "prête à fournir des liquidités supplémentaires".

La Réserve fédérale américaine s'est aussi montrée disposée à fournir des liquidités en dollars aux autres banques centrales pour faire face aux "pressions". AFP 24.06

Tous les prétextes sont bons pour que les faux monnayeurs fassent tourner à plein régime la planche à billets... Et puis, on ne s'inquiète pas pour les banquiers, ils ont dû parier autant sur le oui que sur le non...

La Banque du Japon (BoJ) a fait des déclarations similaires... AFP 24.06

(Le 5 février 2020 - Quelle belle réaction unanime, n'est-ce pas ? Préméditée ? Enfin, cela va de soi.)

Les réactions.

- Les Britanniques tournent le dos à l'UE, séisme mondial - AFP

- Brexit : les capitales européennes en état de choc - Francetv info

- Bruxelles n'a pas fermé l'oeil. - Francetv info

(Le 5 février 2020 - Quelle comédie savemment orchestrée !)

La finance s'emballe, sans plus...

- Brexit : panique sur les marchés financiers - Francetv info

- L'annonce de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ce jeudi 23 juin a fait plonger les bourses mondiales. - Francetv info

Dans une salle de marché parisienne, l'effet gueule de bois s'estompe. "C'est négatif, mais on n'a pas des enchainements de mouvements de panique", explique Christian Parisot, économiste Aurel BGC. Francetv info 24.06

(Le 5 février 2020 - Dans tous les coups pourris du même genre il y a des perdants, ceux qui se précipitent pour vendre à perte, et des gagnants qui se précipitent pour racheter à bon prix et accroître leur pouvoir...)

Populisme. Annnonce sans lendemain.

- L’Union européenne est morte - Pierre Levy - legrandsoir.info 24.06

(Le 5 février 2020 - Les staliniens fidèles à eux-mêmes !)

Extraits de la causerie du 26 juin 2016

C'est à croire que le Brexit était programmé.

Cameron a pris l'initiative de ce référendum sachant et souhaitant que le Brexit l'emporte, ce qui était parfaitement prévisible de longue date. Je l'ai écrit il y a quelques semaines dans une causerie en précisant qu'il était impensable, impossible que ce soit Cameron qui ait pris cette décision, elle avait forcément été dictée par le sommet de l'oligarchie financière anglo-saxonne dont Cameron était Premier ministre et le porte-parole.

Cameron aurait joué à la roulette russe ou il se serait fié à la boule de cristal des instituts de sondages.

- " Il convient, en réalité, de comprendre comment l’Union européenne a pu être rejetée par le pays qui, sans doute, était déjà le moins intégré en son sein."

Au contraire, elle a parfaitement fonctionné.

- "Cette démarche a finalement joué contre elle-même."

Niaiseries.

On nous dit que ce sont les masses ignorantes qui ont voté pour le Brexit, et en même temps on leur prête un niveau de conscience politique qu'elles n'ont pas.

- "Ils ont vu, sur le continent, les pressions sur le parlement chypriote, le refus du choix des Grecs en 2015, le déni des référendums français et néerlandais de 2005, le renversement par l’UE des gouvernements italien et grec en 2011…"

Ben voyons ! Comme si les travailleurs britanniques avaient cela à l'esprit, quelle sornette!

(Le 5 février 2020 - Je confirme.)

Dans la causerie du 27 juin 2016

Brexit. La stratégie du chaos ou du consentement.

Ce référendum était une farce institutionnelle qui jusqu'à présent à relativement bien fonctionnée, puisque le Brexit a pour résultat de rajouter du chaos à celui déjà régnant en Europe et au-delà.

Des petits malins expliquent que la Grande-Bretagne n'était jamais réellement entrée dans l'UE, tandis que d'autres estiment qu'elle n'en sortira jamais vraiment. Et de fait, sans prendre de risques les deux ont en partie raison, puisque la Grande- Bretagne bénéficiait (déjà) d'un statut d'exception au sein de l'UE, et les économies des pays de l'UE ne pourront pas se passer de l'une des plus importantes places financières de la planète, ainsi que d'un allié militaire aussi précieux que belliqueux en tant que relais de la politique impériale des Etats-Unis engagés sur tous les champs de bataille, pas forcément officiellement il faut préciser.

Et ceux qui s'en tiennent aux résultats du référendum du 23 juin.

- La Banque des règlements internationaux (BRI) entérine le Brexit.

La BRI est l'organe international de coordination des grandes banques centrales, c'est pour ainsi dire la banque centrale des banques centrales contrôlée par le sommet de l'oligarchie financière mondiale, autrement dit ses souhaits sont des ordres. "Il est probable qu'une période d'incertitude et d'ajustement nous attend. Le Royaume-Uni est étroitement intégré à l'économie mondiale, et il héberge l'une des premières places financières au monde. Une bonne coopération à l'échelle mondiale permettra, j'en suis sûr, de limiter les incertitudes et de procéder aux nécessaires ajustements aussi bien que possible" a dit son directeur général, Jaime Caruana. Reuters 26.06

(Le 5 février 2020 - Que ces choses-là étaient dites en des termes choisis. Des "nécessaires ajustements" au profit de qui, devinez.)

Dans la causerie du 28 juin 2016

A ma connaissance personne à ce jour n'a émis l'hypothèse qu'ils n'avaient pas organisé un référendum sur l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'UE, mais plutôt le Brexit. (Depuis que j'ai rédigé ces lignes hier soir, j'ai découvert un article ce matin qui allait dans le même sens, peut-être que d'autres suivront.)

Hypothèse que j'ai soutenue dans une causerie il y a quelques semaines je précise.

Quand Cameron a annoncé il y a 4 ans qu'il allait soumettre cette question par référendum aux électeurs britanniques, à l'époque personne ne l'a cru, tout le monde pensait que c'était une fanfaronnade électoraliste et que les élections passées il n'y penserait plus et plus personne non plus.

Sauf que voilà, les faits viennent de démontrer le contraire, ce qui au minimum mérite une explication.

Si personne n'a voulu y croire il y a 4 ans, c'est parce que tout le monde connaissait par avance le résultat probable d'un tel référendum qui se traduirait par le Brexit, on est bien d'accord, n'est-ce pas ? Et c'est bien pour cette raison que personne ne voulait y croire, le pari était trop risqué, inutile, ridicule pensait-on dans le camp du maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE.

(Le 5 février 2020 - Vous aurez constaté à quel point on peut devenir amnésique en à peine 4 ans... Etonnant ? Non quand on est animé d'intentions inavouables ou quand on a affaire à des aventuriers ou des charlatans.)

Le Brexit a été décidé à la sorti d'une réunion de l'Otan.

Le Financial Times a publié un article de George Parker et Alex Barker dans lequel les deux journalistes affirment que ce serait le 21 mai 2012 dans une pizzeria de l'aéroport O’Hare de Chicago, que la décision d'organiser un référendum sur l'appartenance de la Grande-Bretagne aurait été scellé, à l'issue d'une discussion qui aurait eu lieu entre David Cameron et l’ancien ministre des Affaires étrangères William Hague, alors qu'ils attendaient le vol qui les ramènerait en Angleterre après la conférence de l’Otan à laquelle ils venaient de participer.

Il semblerait que ces deux journalistes aient repris les informations figurant initialement dans un article signé Anthony Seldon et paru dans dans le Daily Mail en août 2015 dans lequel il écrivait :

«Mais au printemps 2012, la pression qui pèse sur Cameron pour organiser un référendum est quasiment impossible à contenir. D’abord réticent, Osborne finit par céder. Et le 21 mai, dans le cadre improbable d’une pizzeria de l’aéroport O’Hare de Chicago, l’affaire est conclue. Cameron s’attable avec William Hague et ils conviennent ensemble de proposer un référendum avant la fin 2017. Osborne a encore quelques réserves. Mais Cameron ne peut attendre plus longtemps et le référendum est officiellement annoncé.» (Source : Slate.fr 27.06)

A Slate qui ne digère pas le Brexit, ils ont failli en faire une indigestion.

On retiendra que c'est à peine sortie d'une réunion de l'Otan que Cameron a pris cette décision.

On se disait bien qu'il n'avait pas pu prendre seul une décision d'une portée aussi considérable, sans en connaître les détails, on en connaît au moins l'origine.

(Le 5 février 2020 - Vous allez voir tout de suite quelle "pression" il s'agissait. Ensuite, vous n'aurez plus aucun doute sur la nature oligarchique du Brexit)

Quelques rappels.

Causerie du 4 décembre 2014.

Le ministre des Finances britannique George Osborne n'a pas participé à la réunion annuelle du groupe Bilderberg en 2007 pour rien.

Causerie du 26 septembre 2013.

- Londres conteste en justice la limitation des bonus des banquiers - Reuters

Le Trésor a saisi la Cour européenne de justice, plus haute juridiction de l'UE, au sujet de cette mesure qui visera principalement, dans les faits, des banquiers en poste à la City de Londres, le premier centre financier de l'UE.

La limitation des bonus, entérinée en avril par le Parlement européen, doit prendre effet à partir des sommes allouées au titre de 2014. Elle prévoit que les primes versées aux banquiers ne pourront dépasser le montant de leur salaire, ce seuil pouvant être doublé si une majorité d'actionnaires y est favorable.

Le ministre britannique des Finances, George Osborne, s'était opposé à la mesure dès le début en estimant que Bruxelles allait trop loin dans les réformes censées empêcher une répétition de la crise financière.

Londres a pris les devants en allongeant le versement des bonus sur plusieurs années, mais ne veut pas entendre parler de plafonnement.

Le Royaume-Uni, qui se prépare à un référendum sur l'Europe en 2017, a de plus en plus recours à la Cour européenne de justice pour combattre des décisions qui ne lui sont pas favorables. Il conteste par exemple le projet de taxe sur les transactions financières, à laquelle il ne sera pourtant pas assujetti, en estimant qu'elle aura un impact sur certains marchés à Londres. Reuters 25.09.13

Causerie du 21 janvier 2013.

- Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a estimé que l'Union européenne devait changer si elle voulait que la Grande-Bretagne en reste membre, dans un entretien aujourd'hui au quotidien allemand Die Welt.

"J'espère vraiment que la Grande-Bretagne restera un membre de l'Union européenne. Mais pour que nous restions dans l'UE, l'UE doit changer", a-t-il affirmé au journal conservateur qui lui demandait si Londres en serait encore membre dans 10 ans. AFP 11.01.13

Causerie du 16 octobre 2012.

Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne souhaite faire modifier le projet d'union bancaire dans la zone euro, notamment pour modérer l'influence de la Banque centrale européenne (BCE), ont déclaré des responsables de l'Union européenne (UE), au risque de mettre en péril la mise en place rapide de cet organe de régulation censé contribuer à résoudre la crise de la dette.

La Commission européenne a proposé que la BCE soit responsable de la supervision bancaire, ce qui serait une étape supplémentaire vers une union bancaire et contribuerait à renforcer l'intégration économique au sein de la zone euro.

Soucieuse de protéger les intérêts de la City, la Grande-Bretagne envisage de proposer un système qui donneraient la possibilité aux Etats extérieurs à l'union bancaire d'empêcher toute alliance de pays de l'union bancaire pour élaborer une réglementation à l'échelle européenne, ont déclaré des responsables de l'UE, qui n'ont pas souhaité être nommés.

"L'inquiétude, c'est que la Banque d'Angleterre (BoE) puisse se trouver mise en minorité par la BCE sur certains aspects de l'élaboration d'une réglementation", a dit l'une de ces sources. La Grande-Bretagne ne rejoindra pas une union bancaire et la BoE deviendra en 2013 le régulateur britannique.

"Ils redoutent que la zone euro devienne capable de faire passer de nombreuses décisions de son propre chef. Ils veulent un système de freins et de contrepoids."

Londres soutient le projet d'union bancaire dans la mesure où une telle structure aura le mérite de placer les dix-sept pays utilisant l'euro devant leurs responsabilités pour s'occuper de leurs banques et de mieux coordonner l'aide aux pays en difficulté.

Mais le ministre britannique des Finances George Osborne craint que la BCE profite de son autorité pour imposer une régulation à l'échelle européenne favorisant les pays de la zone euro au détriment de Londres.

"Il semble improbable que la BCE piétine les avis de la BoE mais c'est ce qui inquiète le Trésor britannique", a déclaré l'un des responsables européens. "Ils veulent des garanties pour être sûrs que cela n'arrive pas".

La Grande-Bretagne et les autres pays membres de l'Union européenne doivent donner leur feu vert à une union bancaire pour que le projet puisse avancer.

Londres souhaite notamment une modification du système de vote qui intervient lorsque les régulateurs de toute l'Europe doivent s'accorder sur une législation. La Grande-Bretagne aimerait un double vote - les pays de l'union bancaire d'un côté, et les pays hors zone euro de l'autre - avant toute décision finale sur une régulation européenne.

Certains estiment cependant que cela reviendrait à donner un droit de veto à la Grande-Bretagne. (Reuters 15.10)

Causerie du 27 novembre 2012.

- Un ancien de Goldman Sachs à la tête de la Banque d'Angleterre - Lemonde.fr 26.11.12

Quant à la Grande-Bretagne, dont les critiques ont redoublé ces derniers jours, elle a purement et simplement demandé que le dossier soit définitivement archivé.

"Je suggérerais que nous enterrions cette idée selon laquelle il y aura une taxe sur les transactions financières", a dit à ses homologues le ministre britannique des Finances, George Osborne. Reuters 08.11.12

Causerie du 9 novembre 2011.

Enterrée !

Divisée, l'Union européenne a décidé mardi de remettre au printemps au moins la création d'une taxe sur les transactions financières, qui bénéficie pourtant du soutien actif de la France et de l'Allemagne.

"Aujourd'hui à l'Ecofin, nous avons surtout parlé de la taxe sur les transactions financières. Le débat a été animé", a expliqué le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. "Nous nous sommes entendus pour déterminer rapidement, au printemps, si celle-ci avait un avenir."

Mardi, l'Irlande s'est dite réticente à ce que la taxe soit adoptée au sein de la seule zone euro, comme l'envisageaient la France et l'Allemagne.

Quant à la Grande-Bretagne, dont les critiques ont redoublé ces derniers jours, elle a purement et simplement demandé que le dossier soit définitivement archivé.

"Je suggérerais que nous enterrions cette idée selon laquelle il y aura une taxe sur les transactions financières", a dit à ses homologues le ministre britannique des Finances, George Osborne. (Reuters 08.11)

Causerie du 19 mai 2010.

Environ 80% des fonds spéculatifs européens sont basés en Grande-Bretagne, qui plaidait pour donner aux fonds étrangers le droit automatique d'opérer dans n'importe quel pays de l'UE une fois qu'il était autorisé dans un Etat-membre.

Le nouveau chancelier de l'Echiquier britannique, George Osborne, n'a pas voulu reconnaître dans la position des Vingt-Sept une défaite totale pour le nouveau gouvernement conservateur, estimant qu'il restait encore de la marge lors des négociations avec le Parlement européen. Il a dit s'inquiéter que les nouvelles règles ne soient pas "entièrement compatibles avec le marché unique". Les hedge funds doivent "avoir accès au marché européen tout entier", a-t-il plaidé.

Les règles proposées ne donnent pas aux fonds le droit d'opérer dans l'ensemble de l'Union. Le secrétaire américain au Trésor Tim Geithner avait déjà déploré une initiative qualifiée de "protectionniste" qui pourrait fermer aux fonds américains les portes de l'UE. AP 18.05.10

Alors, le Brexit, un coup prémédité par l'oligarchie anglo-saxonne ? Si vous en doutez encore, c'est incurable, votre cas est désespéré !


Le 3 février 2020

CAUSERIE ET INFOS

Brexit, coronavirus, élections municipales, changement climatique, Greta Thunberg, Mila, harcèlement sexuel, procès en destitution de Trump, etc. jusqu'à la nausée ! Je vous plains de devoir subir cet harcèlement du matin au soir.

Le temps de cerveau qui reste est quasiment nul, et cela se voit ! L'actualité est devenue pathogène, un virus virulent si on n'y prend pas garde, qui peut coloniser le cerveau et l'asphyxier littéralement. Certes, le procédé est moins violent qu'une corde, une lame, une balle ou un missile, mais le résultat est pire encore, puisqu'il conduit à une paralysie des facultés cérébrales entraînant des réactions irrationnelles, incontrôlées, aveugles ou nuisibles pour nous-même ou nos semblables. Epargnons-nous ce médiocre et triste destin, recentrons-nous sur notre sujet, notre cause.

Je ne rédigerai pas de causerie à partir des infos des derniers jours. Et il se peut que je m'en abstienne dans l'avenir.

11 pages au format pdf

Premier sujet.

Je mets en ligne un document qui devrait intéresser ceux pour lesquels le combat contre la classe dominante sur le plan idéologique fait partie des tâches, au même titre que la pratique et l'organisation. Il peut servir à la formation des militants et des travailleurs pour acquérir les bases du marxisme ou du matérialisme dialectique, sans lesquelles il est impossible de lutter efficacement contre la propagande officielle. Ce document s'adresse essentiellement aux jeunes militants et aux travailleurs.

  - Principes élémentaires de la philosophie matérialiste par Georges Politzer - 1936

J'ignorais tout ou presque sur Georges Politzer, hormis ce que j'ai lu dans la préface de ce document didactique, qui présente l'avantage de mettre la philosophie à la portée de tous. Plus largement, il constitue une introduction à l'idéologie de la classe ouvrière, le socialisme, un instrument sans lequel il est impossible d'interpréter le développement de la civilisation humaine jusqu'à nos jours, au-delà, l'ensemble du processus historique inconscient dont la situation actuelle avec toutes ses contradictions est le produit, afin de pouvoir définir les moyens et les conditions politiques qui permettraient de l'orienter dans une direction qui s'inscrirait dans la perspective de l'abolition du capitalisme et du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Certes, Georges Politzer était un stalinien, mais apparemment c'était avant tout un professeur de philosophie de grand talent, qui plus est, il refusera de collaborer avec le régime de Vichy et les nazis au nom de son idéal, le socialisme, il sera fusillé en 1942.

Evidemment son engagement politique et son parcours personnel sembleront contradictoires, alors qu'en réalité ils n'étaient que paradoxaux, comme beaucoup de choses inattendues qui peuvent se produire au cours d'une vie et qu'on ne maîtrise pas, ce qui demeurera hors de portée des esprits les plus étroits, bornés, sectaires, qui eux ne laisseront aucune trace de leur passage sur Terre.

Nous rendons bien hommage aux penseurs ou philosophes qui ont consacré leur existence à l'élévation de la condition humaine et au développement de la civilisation humaine depuis l'Antiquité, sans tenir compte des faiblesses ou des travers, du fardeau ou des lacunes que devait leur léguer leur époque, et qui forcément influenceraient leur comportement, personnages qu'on évitera de juger sans tenir compte du contexte dans lequel ils ont vécu ou à partir de nos propres critères des décennies, des siècles ou plus encore plus tard, cela vaut également pour tous les artistes ou tous les scientifiques, et au-delà tous les hommes en général.

Mais pourquoi ne vous montrez-vous pas aussi bienveillant envers vos contemporains, particulièrement envers ceux qui vous sont le plus proche, direz-vous peut-être ? Pourquoi polémiquez-vous sans cesse avec eux ? N'y aurait-il pas là un comportement incohérent de votre part ? Je vais répondre brièvement à ces critiques.

En fait il n'y a aucune incohérence dans ma démarche, à commencer parce que dans une très large mesure nos contemporains qui prétendent lutter pour le socialisme ou qui souhaiteraient vivre dans une société meilleure ont accès au même titre que vous et moi aux mêmes informations pour peu qu'ils se donnent la peine d'en prendre connaissance tout simplement, il suffit juste de savoir lire ou d'ouvrir ses yeux et ses oreilles.

Ensuite, quand bien même ces informations ne seraient pas disponibles directement, sans avoir à fournir un effort surhumain ou y consacrer beaucoup de temps, ils disposent de multiples et puissants moyens pour y accéder rapidement, dont Internet. Au bout de tant d'années, on peut se demander quel usage ils en font.

De plus, ils ne sont pas sans constater que chaque évènement ou sujet d'actualité fait systématiquement l'objet de polémiques, où chacun des protagonistes exposent publiquement des arguments que chacun peut examiner tranquillement pour ensuite en évaluer la qualité et retenir ceux qui leur semblent les plus plausibles. C'est ainsi que le plus souvent ou systématiquement, sans même avoir à se creuser la tête pour se poser des questions ou émettre des hypothèses, ces polémiques permettent de déterminer la nature, les tenants et les aboutissants de chaque argument avancé, et les méthodes employées pour les défendre, loyales ou déloyales et malhonnêtes fournissent une indication précieuse sur les intentions de chacun de leurs auteurs, les uns s'en tenant strictement aux faits, tandis que les autres préfèrent les ignorer tout ou en partie, préférant se réfugier dans des considérations d'ordre subjective ou spéculative qui devraient se substituer à la réalité, bref, de telle sorte qu'il est facile de s'y retrouver et de tirer le meilleur parti de cette opportunité qui aide à comprendre dans quel monde nous vivons. S'ils renvoient dos à dos les différents protagonistes ou s'avèrent dans l'impossibilité de trancher entre les différentes versions qu'on leur présente, c'est que manifestement leur problème se situe ailleurs.

Qui plus est, la quasi totalité de la population a été scolarisée et a acquis en principe un minimum de connaissances et d'instruments logiques pour aborder les questions qui lui sont soumises, et déterminer quelles sont les réponses les plus appropriées ou celles qui correspondent à ses besoins. Or, on peut observer qu'elle s'en sert plutôt pour adopter des solutions qui vont à l'encontre de ses intérêts.

Autrement dit, on n'a jamais disposé d'autant de supports pour être informé de la situation et acquérir des connaissances, mais ils ne servent à rien ou ils ne sont pas employés à bon escient. La question est de savoir pourquoi.

Je parle de moi, je pars aussi du principe, que si un individu issu d'une couche du milieu ouvrier parmi les plus défavorisés ou pauvres, réactionnaire, aussi profondément arriéré, d'une stupidité incroyable parvenu à l'âge de 19 ans, est parvenu par la suite par ses propres moyens à s'élever au-dessus de sa condition, c'est que dans des conditions comparables ou meilleures il est possible à chacun d'en faire autant pour peu qu'on s'en donne la peine. Une multitude de fois au cours des 45 dernières années je me suis demandé pourquoi moi et pas toi, toi ou toi, j'avoue ignorer pourquoi je suis parvenu à progresser, bien que je connaisse cette histoire par coeur puisque c'est la mienne ! Bon, vous me direz qu'il y a pire comme malédiction, c'est certain, d'ailleurs cela me fait bien marrer, comme quoi il n'y a pas de quoi en faire une dépression. J'ai dû passer à côté de quelque chose, il y a un truc qui forcément m'échappe et je ne parviens pas à mettre la main dessus. On ne va pas commencer à philosopher là-dessus, sinon on ne s'en sortira jamais, je me connais !

Nous nous moquons éperdument à l'avance des critiques que pourraient provoquer notre démarche, surtout à notre époque où chacun se croit permis de se glisser dans la peau d'un procureur pour juger aveuglément ou injustement tout un chacun sans avoir de compte à rendre à personne, ou dans le pire des cas pour nuire uniquement à des personnes que le plus souvent ils ne connaissent même pas, quand ils n'agissent pas ainsi anonymement (sur Internet) pour ajouter un aspect grotesque à ce procédé scélérat qui nous répugne au plus haut point.

Si nous nous justifions, c'est uniquement parce que personne ne comprendrait qu'on ne le fasse pas, tout en ayant conscience de donner un bâton à nos adversaires ou à nos ennemis pour mieux nous battre, ce qui n'empêchera personne d'acquérir des connaissances en suivant le cours de monsieur Politzer, ce qui vaut bien tous les coups de bâtons. Rassurez-vous, vous ne deviendrez pas stalinien pour autant, j'en veux pour preuve que parmi tous ceux qui ont lu les oeuvres des marxistes, rares sont ceux qui sont devenus marxistes par la suite...

Moi je vis en Inde où l'existence quotidienne est beaucoup plus dure qu'en France, alors je ne tiens pas compte des considérations d'ordre individualiste, sectaire ou dogmatique pour évaluer le niveau de conscience de nos contemporains en général. Nous ne voyons pas pourquoi nous devrions tourner autour du pot et ne pas dire les choses telles qu'elles sont véritablement ou telles qu'on les perçoit, quitte à décevoir ceux qui préfèreraient qu'on leur serve un discours consensuel ou démagogique, quand on voit où il nous a mené, trop peu pour nous !

A ceux qui lancent des appels à la grève générale pour le retrait du projet de retraite à points Macron-BlackRock, j'ai envie de leur répondre qu'en quelque sorte une mobilisation de la même importance ou portée aurait pu se produire quand l'ensemble des syndicats et des partis ouvriers ou dits de gauche ont appelé à manifester le samedi 11 janvier. Or, il se trouve que l'immense majorité des travailleurs et jeunes n'ont pas saisi cette occasion pour défendre leur droit à la retraite, et on peut avancer sans risque que s'ils avaient été 10 ou 15 millions dans la rue, cela aurait marqué un tournant politique dans la situation, et rien ne dit que le lundi suivant ils auraient repris le travail comme si rien ne s'était passé...

Donc, qu'on ne vienne pas nous raconter qu'on serait à côté de la plaque. Dès lors vous pouviez vous dire que c'était foutu, en réalité cela l'était dès le départ ou même avant, à condition de tenir compte de leur état d'esprit. Au bout de 30 ou 35 ans de régression sociale ininterrompue, c'est pitoyable de refuser d'admettre qu'un ou plusieurs autres facteurs servent de repoussoir à la mobilisation des masses, que l'absence d'unité ou les conséquences du stalinisme et la putréfaction de la social-démocratie. Ceux qui en sont encore là en 2020, ont un demi-siècle ou plus de retard sur la situation.

Dans la causerie du 29 mai 2018 j'avais mis à nouveau les choses au point, en précisant "qu'on en avait pour au moins un demi-siècle de réaction sur toute la ligne" en me basant notamment sur l'expérience américaine. J'estimais que nous étions "très mal barré", et je ne voyais pas comment il aurait pu en être autrement, car il n'y aurait jamais de mobilisations suffisamment importantes pour menacer le régime en place ou même le contraindre à annuler des mesures politiques, entendez des mesures qui concerneraient l'ensemble des travailleurs, comme celle par exemple sur les retraites. Les uns et les autres ont voulu faire croire le contraire, c'était malhonnête ou pur fantasme d'aventurier.

Les longs épisodes de la Loi travail El Khomri-Macron et des gilets jaunes auraient dû servir d'avertissement pour ouvrir les yeux de ceux qui croyaient que tout était possible dans n'importe quelle circonstance, en vain. C'est cette obstination à croire au miracle en guise de théorie, qui brise littéralement toute tentative de refonder une avant-garde du mouvement ouvrier.

Pour autant nous ne renonçons pas à notre objectif politique ou à notre idéal, l'intégralité de notre démarche s'inscrit dans cette unique perspective, à ceci près qu'à aucun niveau nous n'entretenons des illusions sur les différents facteurs qui composent la situation ou sur la lutte de classe du passé. Je conçois parfaitement que parmi ceux qui mènent un combat politique certains partagent notre objectif politique ou notre idéal, je dis seulement que la manière dont ils s'y prennent en niant ou manipulant tout un pan de la réalité, ne permettra jamais de l'atteindre ni même d'avancer dans cette voie. Au lieu de subordonner la tactique à la stratégie, on s'évertue à faire exactement le contraire qui produira toujours l'effet inverse de celui recherché, non pas d'empêcher le gouvernement d'adopter des mesures antisociales ou liberticides puisque nous n'en avons pas les moyens, mais uniquement tisser des liens avec les travailleurs les plus conscients parmi toutes les couches exploitées afin de construire le parti qui nous fait si cruellement défaut.

Second sujet.

Avez-vous observé que ceux qui vouaient un culte au droit ou aux institutions internationales, sont les mêmes qui vouent un culte au capitalisme et à ses institutions nationales, au détriment des droits de la classe ouvrière et de la lutte des classes ?

- Changer de régimes politiques ? par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire 28 janvier 2020

Les paragraphes précédés d'un tiret correspondent aux passages de l'article du Réseau Voltaire.

Introduction.

- Dans 48 pays simultanément, de très importantes manifestations mettent en cause le régime politique de l’État. La suprématie du modèle démocratique, acceptée par presque tous à la fin du XXème siècle est aujourd’hui remise en cause. Pour Thierry Meyssan, aucun système constitutionnel ne permettra de résoudre les problèmes actuels qui sont d’abord la conséquence de valeurs et de comportements.

LVOG - Changer de régime économique, vaut mieux ne pas y penser, tel était le message.

"acceptée par presque tous à la fin du XXème siècle", de qui s'agissait-il, sinon ceux qui détenaient le pouvoir ou leurs représentants parfois déjà affublés de fausses barbes, ce qui signifie que monsieur Meyssan ignore délibérément les aspirations de l'immense majorité de la population, considérant sans doute qu'elle ne serait pas apte à gouverner, car seuls des représentants désignés du capitalisme ou reconnus par leurs pairs parmi les classes moyennes auraient la capacité ou seraient dignes d'incarner la démocratie.

C'est une constante chez lui de reléguer au second rang la lutte des classes, on en verra d'autres exemples plus loin, et particulièrement de dénier aux masses exploitées la capacité et la légitimité d'accomplir la tâche historique d'émanciper l'humanité du capitalisme et du règne de l'exploitation de l'homme par l'homme. C'est quelque chose qu'il ne peut pas concevoir, les représentants du capitalisme, le capitalisme et ses institutions seraient les garants du destin de la civilisation humaine pour l'éternité, amen.

"la conséquence de valeurs et de comportements", pour un peu il voudrait détourner notre attention de l'essentiel pour nous entraîner sur le terrain identitaire. Non, "les problèmes actuels" sont le produit du développement de la crise du capitalisme au stade de l'impérialisme pourrissant. En reportant sur des valeurs ou des comportements les causes de la situation nauséabonde actuelle, non seulement ils épargnent le capitalisme qui en est à l'origine, mais ils en reportent la responsabilité sur l'ensemble de la population qui ne dispose d'aucun pouvoir ou qui ne sait pas utiliser le seul qu'elle détient : s'organiser et se soulever pour renverser l'ordre établi, objectif naturellement étranger au Réseau Voltaire ou qu'il ne partage pas.

Voyez-vous, de nos jours, et cela ne date pas d'hier, les démocrates d'opérettes ne disposent plus d'aucune marge de manoeuvre pour camoufler leurs véritables intentions ou l'inanité de leur discours apparaît au grand jour. On comprendra plus loin pourquoi.

- Sur plusieurs continents, 48 peuples se soulèvent actuellement contre leurs gouvernements. Un mouvement d’une telle ampleur n’a jamais été observé à l’échelle planétaire. Après la période de globalisation financière, nous assistons à une contestation des systèmes politiques et imaginons l’émergence de nouvelles formes de gouvernement.

LVOG - Vous aurez remarqué qu'il a visé "des systèmes politiques" pour en appeler à de "nouvelles formes de gouvernement", en prenant bien soin d'épargner le système économique qui est à l'origine de tous les "systèmes politiques", car finalement rien ne doit changer fondamentalement à l'ordre établi.

- Les XIXème et XXème siècles ont vu à la fois le triomphe du recours aux élections et l’élargissement des corps électoraux (les hommes libres, les pauvres, les femmes, les minorités ethniques etc.).

LVOG - "le triomphe du recours aux élections", cela s'appelle le parlementarisme bourgeois ou capitaliste teinté de démocratie pour mieux tromper les exploités et les maintenir en servitude.

- Le développement de classes moyennes a accordé du temps à un plus grand nombre pour s’intéresser à la politique. Il a favorisé les débats et a contribué à adoucir les moeurs sociales.

LVOG - "favorisé les débats et a contribué à adoucir les moeurs sociales", des discours à valeur démagogique ou anesthésiante, tandis que le combat et la mobilisation de générations d'ouvriers et de paysans depuis le premier quart du XIXe siècle pour améliorer leur condition ou obtenir des progrès sociaux ("adoucir les moeurs sociales") passe allègrement à la trappe. La tournure que prend le développement du capitalisme est un sujet tabou chez ses partisans, ce qui les rend fébriles ou les conduit inexorablement à tenir des propos incohérents, surtout quand la crise qui le mine atteint son paroxysme ou est devenue un état permanent.

- Les moyens de communication naissants ont donné la possibilité de participer à la vie publique à ceux qui le voulaient. Ce n’est pas pour répondre à des luttes sociales que l’on élit des présidents, c’est parce qu’on peut le faire aujourd’hui. Auparavant, on privilégiait les successions automatiques, généralement héréditaires, mais par toujours. Il était en effet impossible à tous d’être informés de la chose publique et de transmettre rapidement son avis.

LVOG - Rappelons qu'à l'époque des "moyens de communication naissants", dans un pays à majorité agricole, la quasi totalité des paysans étaient illettrés, et parmi le prolétariat naissant bien peu savaient lire ou était capables de décrypter des articles de presse.

"à ceux qui le voulaient", comme s'il suffisait de le vouloir pour le pouvoir, et encore cela ne servirait à rien puisque vous n'aurez aucun pouvoir de décision, sauf si vous vous en tenez à l'idéologie officielle, là vous serez comblé et pour un peu vous ferez carrière dans une mairie ou un ministère.

"Ce n’est pas pour répondre à des luttes sociales", tiens donc, quand il se souvient qu'elles existent c'est justement pour ne leur dénier aucun rôle politique, quel acharnement ! Tout comme le bonapartisme et le parlementarisme qui ont pour objectif de les étouffer.

Quant à la transmission du pouvoir, elle est demeurée héréditaire quoiqu'on en dise, puisqu'elle intervient exclusivement au sein des représentants d'une seule classe sociale, même quand à l'origine ils proviennent de différentes classes.

"transmettre rapidement son avis", voilà à quelle subterfuge ou quel numéro d'illusionnisme se réduit le simulacre de démocratie qu'on nous vante ici.

- Stupidement nous avons assimilé la transformation sociologique des sociétés et cette avancée technique à un choix de régime : la démocratie. Or, celle-ci n’est pas une loi, mais un état d’esprit, un idéal : « le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple », selon la formule d’Abraham Lincoln.

LVOG - Nous voilà rendu à un numéro de spiritualisme ou de mysticisme, ça plane de plus en plus bas.

La démocratie, "celle-ci n’est pas une loi, mais un état d’esprit, un idéal", il aurait fallu préciser, un idéal jamais réalisé jusqu'à nos jours, incompatible avec l'existence du capitalisme, et au-delà de l'exploitation de l'homme par l'homme, qui interdit à la majorité de détenir le pouvoir, donc de réaliser « le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple ».

- Nous avons vite réalisé que des institutions démocratiques ne sont pas meilleures que les autres. Elles élargissent le nombre de privilégiés, mais en définitive, elles laissent une majorité exploiter une minorité. Nous avons donc conçu toutes sortes de lois pour améliorer ce système. Nous avons assimilé la séparation des pouvoirs et la protection des minorités.

LVOG - Il faut toujours se méfier des aveux spontanés. "Nous avons assimilé la séparation des pouvoirs", qui est un leurre ou une tromperie, car ceux qui gouvernent ne peuvent pas aller à l'encontre des intérêts fondamentaux de ceux qui détiennent le pouvoir économique. Les aménagements législatifs n'ont servi qu'à accompagner l'évolution du capitalisme pour assurer sa survie. On pourrait les prendre les unes après les autres et on y trouverait les mêmes contradictions ou hypocrisies face à la réalité. Par exemple, ils sont passés du puritanisme à la promotion de la pornographie et de la prostitution, pour ensuite condamner ces dernières pratiques tout en les encourageant dans les médias ou en s'y livrant eux-mêmes.

Et puis, ce ne sont pas les "institutions démocratiques (qui) élargissent le nombre de privilégiés", mais le développement des forces productives et la démographie exponentielle qui devaient jouer un rôle prépondérant dans le développement des classes moyennes, qui seraient inféodées au capitalisme et qui par conséquent participeraient à ses institutions en tant que telles, voilà tout.

La séparation des pouvoirs constitue un des rouages essentiels de la dictature de la minorité sur la majorité. Elle revient à donner tous les pouvoirs à l'exécutif, qui en usera et abusera à sa guise sans craindre d'être inquiété par le pouvoir judiciaire, puisque c'est le pouvoir exécutif qui désigne les hauts magistrats, qui est le chef des armées. Elle consiste aussi à mettre hors de portée ou à l'abri, à protéger ou rendre inaccessible le capitalisme, ceux qui détiennent le pouvoir économique et peuvent vaquer à leurs affaires et s'enrichir toujours plus tranquillement.

La séparation des pouvoirs est conçue de manière à ce que le pouvoir législatif ne dispose finalement d'aucun pouvoir. Elle procède en dernière analyse de la confiscation de tous les pouvoirs ou de la démocratie.

En remontant plus loin, on s'aperçoit que les Constitutions dans lesquelles figurent la répartition des pouvoirs, ont été rédigées de telle sorte que les rapports entre les classes sont fixés, figés, gravés dans le marbre, immuables, quel que soit le choix des électeurs ou quels que soient le Président qui sera élu ou la composition de la majorité parlementaire. La Constitution sert de caution juridique à la dictature du capital, au respect de laquelle le pouvoir judiciaire veille jalousement. Le pouvoir législatif a pour unique fonction de l'affubler d'un vernis faussement démocratique.

D'où la nécessité pour instaurer la démocratie de procéder à l'abolition de la Constitution nationale dans chaque pays, et d'en rédiger une nouvelle qui repose sur l'inversion des rapports entre les classes au profit de la majorité du peuple, donc les exploités, la classe ouvrière, à laquelle revient la tâche de rédiger une nouvelle Constitution conforme aux besoins et aspirations de la majorité du peuple.

La séparation des pouvoirs a été conçue pour permettre à la minorité d'exploiteurs et d'oppresseurs d'exercer leur domination de classe sur la majorité des exploités et des opprimés, tout le reste n'est que vernis ou voile dérisoire, balivernes pour masquer cet état de fait, l'exercice de la dictature d'une minorité sur la majorité, qui évidemment n'a rien à voir de près ou de loin avec la démocratie.

- Cependant, le modèle démocratique ne fonctionne plus. Beaucoup de citoyens constatent que leur opinion n’est plus prise en compte. Cela ne provient pas des institutions qui n’ont guère changé sur le fond, mais de la manière dont elles sont utilisées.

LVOG - Les "institutions qui n’ont guère changé sur le fond", piètre banalité, puisque les rapports entre les classes qui sont à l'origine du système économique capitaliste sont demeurés inchangés. Et si "le modèle démocratique ne fonctionne plus", c'est parce que le modèle économique ne fonctionne plus, ce qui est inconcevable pour Meyssan. Le capitalisme rendu au stade actuel est non seulement incompatible avec la plus infime trace de démocratie, mais aussi de progrès social, c'est la réaction sur toute la ligne dans absolument tous les domaines.

"Beaucoup de citoyens constatent que leur opinion n’est plus prise en compte", comme si elle l'avait été un jour ! Quand on tient absolument à légitimer le régime capitaliste en place, on en vient forcément à formuler ce genre de contrevérité qui relève de l'imposture.

Mais surtout, on ne peut pas aller plus loin dans son analyse sans devoir admettre que ce n'est pas la manière dont sont utilisées les institutions qui mettent en lumière l'absence de démocratie, mais bien plutôt le développement du capitalisme qui conduit à l'exacerbation de ses contradictions au point de les rendre explosives, ce qui se traduit par le rejet par la majorité des institutions qui incarnent l'évolution du capitalisme ou des rapports entre les classes, tandis qu'une infime minorité concentre désormais absolument tous les pouvoirs entre ses mains au point de dicter sa loi d'une main de fer à l'ensemble de la planète, laissant apparaître la véritable nature monstrueuse du régime en place qu'il faut renverser par une révolution pour établir la démocratie.

- En outre, après nous être convaincus avec Winston Churchill que « La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes », nous réalisons que chaque régime politique doit répondre aux préoccupations des gens qui sont différentes selon leur histoire, leur culture ; que ce qui est bon ici, ne le sera ni là, ni à une autre époque.

LVOG - Le voilà en bonne compagnie ! Tout cela pour nous sortir un sophisme ! La démocratie à la Churchill, la guerre, c'est la paix.

Si la guerre c'est "le moins mauvais de tous les systèmes", on peut imaginer ce que serait le pire, mais en fait il n'existe pas, car il n'y a rien de pire que la guerre qui détruit tout indistinctement, donc il faut en déduire que la démocratie est le meilleur des systèmes et le tour est joué.

- Il faut se méfier du vocabulaire en politique. La signification des mots change avec le temps. Ils sont souvent introduits avec de belles intentions et dévoyés avec de mauvaises. Nous confondons nos idées avec les mots que nous utilisons pour les exprimer, mais que d’autres emploient pour les trahir. Je préciserai donc dans ce texte ce que j’entends par les plus importants.

LVOG - On ne demande pas mieux, soyez précis et nous le serons davantage encore.

- Nous devons reposer la question de notre gouvernance. Pas à la mode d’Emmanuel Macron qui oppose « démocratie » et « dictature » de manière à clore la réflexion avant qu’elle n’ait commencé. Ces deux mots recouvrent des réalités d’ordre différent. La démocratie désigne un régime où le plus grand nombre participe. Elle s’oppose à l’oligarchie où le pouvoir n’est exercé que par quelques-uns. Au contraire, si l’on ne parle plus du nombre des gens impliqués dans la décision, mais de manière dont celle-ci est prise, la dictature désigne un régime où le chef, un commandant militaire, peut avoir à prendre sa décision sans pouvoir en débattre. Elle s’oppose au parlementarisme.

LVOG - "la question de notre gouvernance" sert à évacuer une fois de plus les inégalités sociales qui servent de fondement au système économique, et qui sont à l'origine de la crise politique actuelle.

"La démocratie désigne un régime où le plus grand nombre participe", ce qui ne signifie nullement que la politique appliquée correspondrait aux besoins ou aspirations du "plus grand nombre", puisqu'elle a été déterminée par les besoins de la minorité qui détient le pouvoir économique, la classe des capitalistes.

En réalité, on s'aperçoit que ce qui est communément désigné comme un régime démocratique peut très bien s'avérer compatible avec "le pouvoir (qui) n’est exercé que par quelques-uns", quand les représentants de ce régime ont été désignés et mis en place par ces "quelques-uns", les oligarques qui ont fabriqué Macron et LREM, ce qui lui vaut à raison la caractérisation de dictature.

- La légitimité de la République

Avant toute chose, nous devons poser la question de la légitimité, c’est-à-dire des raisons pour lesquelles nous reconnaissons le gouvernement, puis l’État, comme utiles au point que nous acceptons leur autorité.

LVOG - Que nous l'acceptions ou non, il s'impose à nous, ce qui n'est pas du tout la même chose. La soi-disant légitimité d'un gouvernement ou d'un Etat tient uniquement à l'ignorance dans laquelle sont maintenues les masses, et les moyens déloyaux employés pour atteindre cet objectif?

- Nous obéissons à un gouvernement dont nous pensons qu’il sert nos intérêts. C’est l’idée de « république » au sens romain. Ainsi, les rois de France ont patiemment construit l’idée d’« intérêt général » à laquelle les Anglo-Saxons se sont opposés à partir du XVIIème siècle et de l’expérience d’Oliver Cromwell. Aujourd’hui, le Royaume-Uni et les États-Unis sont les seuls pays où l’on affirme qu’il n’existe pas d’intérêt général, mais uniquement une somme —la plus élevée possible— d’intérêts disparates et contradictoires.

LVOG - Ils ne s'embarrassent pas de conventions inutiles pour défendre leur conception dictatoriale de la société, les Anglo-Saxons n'ont jamais dépassé le stade de la monarchie qui par ailleurs sied si bien à la ploutocratie.

- Les Britanniques suspectent a priori toute personne évoquant l’intérêt général de vouloir rétablir le sanglant régime républicain d’Oliver Cromwell. Les États-Uniens entendent que chaque État fédéré soit républicain (c’est-dire qu’il serve les intérêts de la population locale), mais surtout pas que l’État fédéral —dont ils se méfient— le soit (car, pensent-ils, il ne peut servir les intérêts de toutes les composantes de cette nation d’immigrés). C’est la raison pour laquelle, un candidat aux USA ne présente pas de programme exposant sa vision de la société comme dans le reste du monde, mais une liste de groupes d’intérêts qui le soutiennent.

La pensée des Anglos-Saxons me paraît étrange, mais c’est la leur. Je continuerai ma réflexion avec les peuples qui acceptent l’idée de l’intérêt général. Pour eux, tous les régimes politiques sont acceptables, pourvu qu’ils servent l’intérêt général, ce qui malheureusement n’est en général plus le cas de nos démocraties. Le problème, c’est qu’aucune constitution ne peut garantir ce service. Il s’agit d’une pratique, rien de plus.

LVOG - C'est tout de même assez simple à comprendre. L'idéologie des Anglos-Saxons correspond à celle d'un banquier. Pour les idéologues de la réaction, l’intérêt général se confond avec les intérêts du capitalisme, voilà tout.

- La vertu républicaine

Se pose alors la question des qualités nécessaires au bon fonctionnement d’un régime politique, démocratique ou pas. Dès le XVIème siècle, Machiavel avait répondu à cette question en énonçant le principe de la « vertu ». Par vertu, il ne faut aucunement entendre une morale quelle qu’elle soit, mais une forme de désintéressement qui permet de s’occuper de l’intérêt général sans chercher à en tirer un profit personnel ; une qualité dont la quasi totalité du personnel politique occidental semble aujourd’hui dépourvue.

LVOG - A croire qu'il en était pourvu autrefois ! Le "personnel politique occidental" est passé de la défense des intérêts de ses propres capitalistes à celle des besoins exprimés par les sociétés transnationales qui dominent le marché mondial ou dont les oligarques figurent au sommet de la pyramide du capitalisme.

- On cite souvent Machiavel comme le penseur de la rouerie en politique et on le décrit comme un manipulateur. Certes, ce n’était pas un naïf, mais un homme qui enseignait à la fois au prince comment utiliser son pouvoir pour triompher de ses ennemis et comment ne pas abuser de son pouvoir.

Nous ne savons pas comment développer la vertu, mais nous savons ce qui l’a fait disparaître : nous n’avons plus d’égard que pour ceux qui ont de l’argent, nous n’éprouvons plus aucun respect pour ceux qui se consacrent à l’intérêt général. Pire, lorsque nous trouvons une personne qui se consacre à l’intérêt général, nous pensons a priori qu’elle est riche. Or, si nous nous souvenons de personnalités politiques vertueuses, nous savons qu’elles n’étaient riches que si elles avaient hérité d’une fortune ou gagné de l’argent avant d’entrer en politique, généralement elles ne l’étaient donc pas.

LVOG - Le développement du capitalisme a atteint un stade où il est entré en putréfaction, et il détruit les bases sur lesquelles il reposait entraînant derrière lui dans sa chute l'ensemble de la société. L'intérêt général, il l'a réalisé en affichant sa toute puissance qui devait coïncider avec sa dégénérescence. Il ne peut plus se fixer de nouveaux objectifs de développement, il ne peut plus jouer un rôle progressiste, ce qui est inconcevable pour quelqu'un qui le soutient à bout de bras.

- Les travaux de Gene Sharp et l’expérience des révolutions colorées nous montrent que, quel que soit le régime politique qui nous gouverne, nous avons toujours les dirigeants que nous méritons. Aucun régime ne peut durer sans l’aval de son peuple.

LVOG - Rectifions : "Aucun régime ne peut durer" sans l'ignorance ou la manipulation du peuple. Personne ne mérite d'être ignorant et d'en subir les conséquences, cet argument est franchement déplacé pour ne pas dire abjecte. Quand on enseigne au peuple que l'esclavage ou la barbarie c'est la civilisation ou le progrès, on ne peut pas lui reprocher de les valider. Ce n'est pas de ce coté-là qu'il faut chercher les responsables de la situation actuelle.

- Par conséquent, nous sommes collectivement responsables de l’absence de vertu de nos dirigeants. Plus encore que de changer nos institutions, nous devons donc nous changer nous-mêmes et ne plus considérer les autres en fonction de l’épaisseur de leur portefeuille, mais d’abord de leur vertu.

LVOG - Epargnez-nous vos jugements ou gardez votre complexe de culpabilité pour vous, vous voulez bien, surtout quand il s'agit de vous donner bonne conscience sur le dos d'autrui. Libre à vous d'avoir évalué la qualité des hommes en fonction de critères aussi misérables que leur richesse, ce qui est pour le moins surprenant de la part de quelqu'un qui se faisait passer pour un humaniste. Finalement, logiquement à défaut d'envisager un changement de régime ou l'abolition du capitalisme, il en arrive à vouloir changer les hommes, ce qui revient à perpétuer indéfiniment l'ordre établi comme chacun sait, puisque le comportement des hommes est le produit de leur condition sociale d'existence et non l'inverse.

En réalité, l'expérience plusieurs fois millénaires des hommes prouvent que c'est en agissant pour transformer leur condition sociale, qu'ils parviennent à modifier collectivement la société et leur comportement et rien d'autres, désolé.

- La fraternité révolutionnaire

À la vertu, la Révolution française ajouta la fraternité. Là encore, il ne s’agissait aucunement d’une question morale ou religieuse, ni d’une quelconque aide sociale, mais de la fraternité d’armes des soldats de l’an II. Ils s’étaient portés volontaires pour sauver le pays de l’invasion prussienne, face à une armée de métier. Entre eux, ils ne faisaient plus la différence entre aristocratie et tiers-état, réalisant leur idéal d’égalité. Et ils furent victorieux.

Leur hymne, La Marseillaise, est devenu aussi bien celui de la République française que de la Révolution soviétique à ses débuts (avant le goulag). Son refrain est aujourd’hui incompris :

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

On l’interprète à tort comme si nous allions abreuver nos sillons avec le sang de nos ennemis. Mais le sang des soldats du tyran ne peut qu’empoisonner notre terre. Dans l’imaginaire de l’époque, le « sang impur » du Peuple s’oppose au « sang bleu » des officiers de l’empire prussien. C’est l’exaltation du sacrifice suprême qui fonde la fraternité d’armes des Révolutionnaires.

LVOG - Etait-ce la véritable explication ? Je n'en sais rien, donc je ne me prononce pas.

En tant qu'idéologue du capitalisme, logiquement pour monsieur Meyssan la seule révolution qui vaille est celle de 1789, en tant que théoricien et militant du socialisme, la seule révolution que nous retenons, c'est celle de 1917 en Russie inspirée de la Commune de Paris de 1871.

- La fraternité d’armes du Peuple correspond à la vertu des dirigeants. Les deux se répondent. Et maintenant ?

Nous vivons aujourd’hui une période qui n’est pas sans rappeler celle de la Révolution française : la société est à nouveau divisée en ordres. D’un côté des dirigeants choisis depuis leur naissance, puis des clercs dispensant leur morale sociale par les médias, en enfin un tiers-état que l’on repousse à coup de gaz lacrymogène et de LBD (Lanceur de balles de défense). Mais il n’y a aucune raison pour le moment de mourir pour la patrie face aux intérêts représentés par le millier de chefs d’entreprise qui se réunit à Davos.

Quoi qu’il en soit, un peu partout, les peuples cherchent de nouvelles formes de gouvernance, conformes à leur histoire et à leurs aspirations.

LVOG - La société est divisée en classes, et non en ordres. "des dirigeants choisis depuis leur naissance", c'est faux, prenez l'épicier de Landernau devenu Edouard Leclerc, ce n'était pas écrit à sa naissance. Prenez le rejeton d'une famille de médecin, ce n'était pas écrit non plus à sa naissance qu'il deviendrait Président de la République. Les clercs, ce sont les élites, la cour du monarque sans couronne. "il n’y a aucune raison pour le moment de mourir pour la patrie", je ne vous le fais pas dire !

En guise de conclusion.

Vous aurez compris ce qu'on a essayé de nous vendre ici : Si les institutions fonctionnaient autrement ou comme autrefois, "le modèle démocratique" pourrait s'épanouir et le capitalisme serait sauvé, et en prime nous vivrions enfin heureux, un véritable conte de fées !

Certains lecteurs ont peut-être pu croire qu'à force de publier des articles du Réseau Voltaire, j'aurais été contaminé par le conformisme petit-bourgeois ou j'aurais abandonné le terrain du socialisme, la preuve du contraire.

Je tiens à préciser que la lecture critique de cet article ne remet nullement en cause la sympathie que nous portons à monsieur Thierry Meyssan pour le travail colossal qu'il effectue, ainsi que la qualité des informations qu'il nous fournit. Il assume son engagement politique, et nous assumons le nôtre.

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

Marx par Engels au format pdf

Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre au format pdf

Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

Anti-Dühring au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

Socialisme de juristes au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

L'intégralité de l'article de Lénine au format pdf

Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

L'article au format pdf

Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

Au format pdf

Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

Télécharger au format pdf

DOCUMENT

Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

Au format pdf

Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.