Le portail a été actualisé le 24 juillet.... ........Dehors Macron, monsieur 10% !........ Mystification. A bas l'écologie politique, bras armé du nouvel ordre mondial totalitaire!...........Partant du constat que le capitalisme (et ses institutions) est l'unique cause des inégalités et des injustices sociales, le principal obstacle à la satisfaction de nos besoins, à la réalisation de nos aspirations légitimes, dès lors on a le choix entre s'en accommoder et en assumer toutes les conséquences, y compris le totalitarisme et les guerres, ou décider de l'affronter jusqu'à son abolition et l'instauration d'une République sociale........


 



Documents disponibles dans la page d'accueil.


  Causerie et infos. (24.07.2019)

  Documents d'actualité. (24.07.2019)

  Comment fonctionne leur vieux monde   (24.07.2019)

  La voix de l'Opposition de gauche. (Textes)

  Tribune libre de la lutte de classe (27.06.2019)

  Réchauffement climatique entre mystification et instrumentalisation (16.07.2019) (nouvelle rubrique)

Fichier : Actualité intermationale (2013 à 2015 et avant)

Fichier : Actualité intermationale (2018 et après...)

Fichier : Economie (2008 à 2012 et avant)

Fichier : Articles sur le vieux monde et la gouvernance mondiale

Fichier : Vidéos sur le vieux monde

  Les enseignements du marxisme. (24.09.2018)

  Adresses utiles.  


  LA VOIX DE L'OPPOSITION DE GAUCHE

La strategie politique révolutionnaire que je propose. (20.12.2018)

Notre position sur les élections européennes de 2019. (24.10.2018)

La trame de notre programme politique. (26.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - I) (27.10.2018)
La trame de notre programme politique. (Complément - II) (31.10.2018)
L'orientation politique que je vous propose. (13.11.2018)
Analyse de la situation et guerre à l'opportunisme. (Complément - V) (09.11.2018)
A propos des deux clans de l’oligarchie qui s’affrontent. (Complément - X) (13.11.2018)

Sur le totalitarisme. Guerre à l'opportunisme. (Complément - III) (11.11.2018)
L'idéologie sert au contrôle des esprits. Guerre à l'opportunisme. (Complément - IV) (10.11.2018)

Pourquoi la gauche et l'extrême gauche détestent-elles Orwell ? (Complément - VI) (09.11.2018)

Sur le parlementarisme. (Complément - VII) (07.11.2018)

La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -1/2. (Complément - VIII) (12.11.2018)
La guerre, c'est la paix ; Et guerre à l'opportunisme -2/2. (Complément - IX) (13.11.2018)

 Arguments pour lutter contre le totalitarisme sous toutes ses formes ou ne pas tomber sous
      son emprise ou encore ne pas reproduire ses méthodes au sein du mouvement ouvrier.

Orwell. Sur le contrôle des esprits. (Jean-Jacques Rosat - Professeur au Collège de France)
Orwell. Peut-on être journaliste, militant, et un homme libre ? (id)

 Pour tirer profit de cette vidéo, il faut retenir chaque mot prononcé, elle est donc destinée
      uniquement à des personnes ayant développé cette capacité et un sens critique aigu,
             elle peut servir à les tester, sinon il est fortement déconseillé de la regarder.

Interview d'Aaron Russo (libertarien) ami de Nicholas Rockefeller. Le clan de l'oligarchie financière. (2007)
Notice accompagnant cette vidéo. (8 pages)



Le totalitarisme est bien le point d'achèvement de l'évolution du capitalisme ET d'un complot
        contre les peuples orchestré par l'oligarchie et les médias qu'elle contrôle. La preuve.

  David Rockefeller, Commission Trilatérale, 1991.

- Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.


  CAUSERIE ET INFOS

  Causerie et infos du 24 juillet.

   2019

Juillet du 1er au (à venir)

Juin (128 pages)
Mai (112 pages)
Avril (60 pages)
Mars (175 pages)
Février (157 pages)
Janvier (194 pages)

2018 (1563 pages)
2017 (1509 pages)
2016 (1127 pages)
2015 (2184 pages)
2014 (2104 pages)
2013 (2806 pages)
2012 (2377 pages)
2011 (1728 pages)
2010 (1075 pages)
2009 (983 pages)
2008 (312 pages)


   TRIBUNE LIBRE DE LA LUTTE DE CLASSE

Le résultat des élections au Parlement européen en France (07.06)
La violence d’État au service de la classe capitaliste (23.05)
Projet de programme d’action politique pour la classe ouvrière adopté par le IIIe Congrès du POID (20.01)


   DOCUMENTS D'ACTUALITÉ

DOCUMENT. L'Union européenne avalise la nomination de quatre hauts fonctionnaires. (09.07)
DOCUMENT. Israël contre les Vénézuéliens (02.07)

DOCUMENT. Ce que Washington joue autour de l'Iran (25.06)
DOCUMENT. Russie-Chine : le Sommet qui ne fait pas l’info (11.06)
DOCUMENT. Sommet tripartite secret de Jérusalem (11.06)
DOCUMENT. Comment la guerre de l’Occident en Libye a stimulé le terrorisme dans 14 pays (07.06)
DOCUMENT. Nous sommes tous des menteurs (06.06)
DOCUMENT. Le bras long du Groupe de Bilderberg (04.06)

DOCUMENT. Communiqué du POI (29.05)
DOCUMENT. Communiqué du POID (27.05)
DOCUMENT. Sondage « Jour du vote » ELABE pour BFMTV 26 mai 2019 (26.05)

DOCUMENT. La mascarade de l'Union européenne (24.04)
DOCUMENT. Venezuela, Iran : Trump et l'État profond (21.04)
DOCUMENT. Rand Corp : comment abattre la Russie (21.04)

DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (1/6) (18.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (2/6) (19.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (3/6) (20.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (4/6) (21.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (5/6) (22.05)
DOCUMENT. "Europe: l’académisme contre l’Histoire" (6/6) (23.05)

DOCUMENT. Coup d'État hollywoodien au Venezuela (01.05)

DOCUMENT. Les nouveaux territoires de Daesh (30.04)
DOCUMENT. « Sans la désinformation, l'Otan s'écroulerait » (24.04)
DOCUMENT. L'Union européenne est contrainte de participer aux guerres US. (23.04)
DOCUMENT. L'Occident laissera-t-il construire des chemins de fer reliant
      le Golfe à la Méditerranée ? (19.04)

DOCUMENT. Le président équatorien Lenin Moreno se venge de la publication des « Ina Papers. (18.04)
DOCUMENT. La Turquie tente-t-elle de constituer sa propre alliance militaire ? (16.04)
DOCUMENT. Juan Guaidó : préparation d’une tentative de renversement du Gouvernement Bolivarien
      inspirée par un manuel de subversion nord-américain. (11.04)

DOCUMENT. Géopolitique du pétrole à l'ére Trump. (09.04)
DOCUMENT. L’Onu cassée par l’« exceptionnalisme » états-unien. (02.04)
DOCUMENT. Le cinéma : un outil de propagande pour faire accepter la guerre. (02.04.)

DOCUMENT. Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg. (09.02)

DOCUMENT. La nouvelle Grande stratégie des États-Unis. (26.03)
DOCUMENT. Le «Hirak» en Algérie, entre spontanéité et manipulation. (25.03)
DOCUMENT. Macron, l’État terroriste. (22.03)
DOCUMENT. Libye, de l’opulence à la plus grande pauvreté (20.03)
DOCUMENT. La cause ouïghoure, coqueluche de l’Occident (21.03)
DOCUMENT. France : le gouvernement utilise pour la première fois des marqueurs chimiques
      et des nano-particules sur des manifestants. (20.03)

DOCUMENT. Le « parti américain » dans les institutions de l’Union européenne. (19.03)
DOCUMENT. Le report des élections algériennes et la bombe Brahimi. (15.03)
DOCUMENT. Algérie: Du prétexte conjoncturel aux causes systémiques.
      Promesses et dangers d’une révolte de la dignité. (11.03)

DOCUMENT. 12 fake news macronistes sur les Gilets jaunes (2e partie). (11.03)
DOCUMENT. La couverture du Venezuela nous ramène à l’âge d’or des mensonges
      sur l’Amérique Latine (FAIR). (06.03)

DOCUMENT. L’initiative “la Ceinture et la Route” : l’agrobusiness chinois se mondialise. (06.03)
DOCUMENT. Armées privées, mercenaires légaux. (06.03)
DOCUMENT. Le CRIF, chef d’orchestre du tapage médiatique. (05.03)
DOCUMENT. Le Lobby pro israélien au sein de l’Union Européenne:
      Vichy et la tétanie du débat public en France. (01.03)

DOCUMENT. Le président Bouteflika pris en otage, le Peuple algérien emprisonné. (08.03)
DOCUMENT. » Désigné par Trump pour instaurer la « démocratie » au Venezuela,
      Elliott Abrams a consacré sa vie à la détruire. (05.03)

DOCUMENT. » Le Monde qui nous attend. (28.01)

DOCUMENT. Walter Hallstein, un nazi devenu président de la commission européenne. (14.12.2015.)
DOCUMENT. Des armes de destruction massive iraquiennes aux armes chimiques syriennes. (05.03)
DOCUMENT. Le triple jeu des néoconservateurs. (01.03.2013)
DOCUMENT. Les Dönmeh : le secret le plus chuchoté du Moyen Orient. (01.03)

DOCUMENT. L'invention du peuple Juif - Interview de Shlomo Sand. (27.02)
DOCUMENT. Rony Brauman : les déclarations d’Emmanuel Macron « nourrissent
     et amplifient l’antisémitisme ». (27.02)

DOCUMENT. Les États-Unis violent le droit international en tentant un coup d’État au Venezuela. (23.02)
DOCUMENT. France, l’antisémitisme encore… (21.02)
DOCUMENT. Les crises, haïtienne et vénézuélienne, révèlent l’élasticité de la notion de démocratie
     des USA. (20.02)

DOCUMENT. » Antisionisme, antisémitisme et idéologie coloniale. (19.02)
DOCUMENT. La CIA utilise la Turquie pour faire pression sur la Chine. (19.02)
DOCUMENT. Vers la Grande Albanie. (18.02)
DOCUMENT. Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s'annonce ? (12.02)
DOCUMENT. Les USA : un État voyou, au service de son économie. (04.02)

DOCUMENT. La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US
     a créé le leader du coup d'Etat au Venezuela. (29.01)

DOCUMENT. Venezuela, putsch de l’État profond US.(29.01)
DOCUMENT. Le 116ème Congrès US prépare une nouvelle guerre contre la Syrie. (29.01)
DOCUMENT. Les États-Unis créent les conditions de l'invasion du Venezuela. (25.01)
DOCUMENT. L'effroyable destruction à venir du « Bassin des Caraïbes ». (08.01)

DOCUMENT. Les États-Unis refusent de se battre pour des financiers transnationaux. (25.12)
DOCUMENT. Rothschild et Goldman Sachs pratiquent la fraude et le blanchiment
     en Malaisie et ailleurs. (24.12)

DOCUMENT. Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains. (18.12)
DOCUMENT. Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ? (11.12)
DOCUMENT. Comment l’Occident dévore ses enfants. (04.12)

DOCUMENT. La sécession de l'Union européenne. (20.11)
DOCUMENT. De 1945 à aujourd’hui : 20 à 30 millions de personnes tués par les USA. (20.11)
DOCUMENT. France: L’avalanche liberticide appelle à la résistance. (19.11)
DOCUMENT. France: La liberté ne permet pas l’insouciance. (18.11)
DOCUMENT. La « guerre contre la terreur », alibi d’un crime de masse (18.11)
DOCUMENT. Des criminels de guerre haut placés commémorent
     la fin de la Première Guerre mondiale. (15.11)

DOCUMENT. Patriotisme vs. Nationalisme. (13.11)
DOCUMENT. Ce que révèlent les élections US sur le conflit intérieur. (13.11)

DOCUMENT. Syrie : la paix suppose la condamnation internationale
     de l’idéologie des Frères musulmans. (06.11)

DOCUMENT. La route de la soie et Israël. (30.10)
DOCUMENT. Le mega jeu de guerre « Trident Juncture 2018 ». (23.10)
DOCUMENT. Le Pacte du Quincy ne protège que le roi d’Arabie, pas son héritier. (23.10)
DOCUMENT. Comment les gens sont facilement contrôlés par les tyrans. (05.09)

DOCUMENT. Washington corrompt des parlementaires macédoniens pour obtenir l'adhésion
     à l'Otan et à l'UE. (09.10)

DOCUMENT. L’armée d’insectes du Pentagone (09.10)
DOCUMENT. Le Pentagone entend transformer des champs de céréales en OGM (07.10)
DOCUMENT. Les expériences du Pentagone en Géorgie provoquent une épidémie
     de peste porcine en Belgique (07.10)

DOCUMENT. La politique de la Troïka en Grèce : Voler le peuple grec et donner l’argent
     aux banques privées, à la BCE, au FMI et aux États dominant la zone euro (20.08)

DOCUMENT. Onu : naissance du monde post-occidental (02.10)
DOCUMENT. Comment l'administration de l'Onu organise la guerre. (03.09)
DOCUMENT. La Russie dénonce la dyarchie à l’Onu et aux États-Unis. (28.08)

DOCUMENT. Le crépuscule de la guerre. (31.07)

DOCUMENT. Trump et la bureaucratie de l'Otan (17.07)
DOCUMENT. L’establishment US derrière le Sommet d'Helsinki (17.07)

DOCUMENT. Les tireurs de ficelles de la crise migratoire. (02.05.2016)
DOCUMENT. Néocolonialisme et « crise des migrants ».

DOCUMENT. BlackRock est l’institution financière la plus puissante au monde,
     gérant plus de 6 000 milliards de dollars d’actifs.

DOCUMENT. Les élections ne suffisent pas à la démocratie.

DOCUMENT. En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir”.
DOCUMENT. Srda Popovic et autres « révolutionnaires étasuniens ».
DOCUMENT. L’État profond américain - La finance, le pétrole, et la guerre perpétuelle.
DOCUMENT. Le régime mortel des oligarques.

DOCUMENT. Rapport sur les inégalités dans le monde 2018 - Synthèse sur la France.
DOCUMENT. UE. Liste des 226 parlementaires européens alliés d'Open Society de Soros

DOCUMENT. POURQUOI LE SOCIALISME ? (A. Einstein -1949)

VIDÉO. L’AVENIR SINISTRE QUE NOUS PRÉPARE JACQUES ATTALI

AUDIO. GÉRARD PHILLIPE LIT MARX ET ENGELS



   RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ENTRE MYSTFICATION ET INSTRUMENTALISATION.

DOCUMENT. Climat : une pétition à contre-courant en Italie. (06.06.19)
DOCUMENT. Panique climatique : le détournement du changement climatique et ses profiteurs. (06.06.19)
DOCUMENT. L’alarmisme climatique est infondé. (06.06.19)
DOCUMENT. Bulletin d’informations des climato-réalistes n° 92. (02.06.19)
DOCUMENT. A propos de la marche pour le climat, du délit de blasphème scientifique
     et d’opérations politiques. (02.06.19)

DOCUMENT. Climat : Personne n'y peut rien ! Arrêtons le gaspillage de notre argent. (06.05.19)
DOCUMENT. L’état du climat mondial en 2018 : le rapport du GWPF
     (Global Warming Policy Foundation). (07.04.19)

DOCUMENT. La Physique du Climat, oublier l’ « effet de serre » et revenir aux fondamentaux. (28.03.19)
DOCUMENT. Disparition des stratocumulus marins et réchauffement climatique,
      l’analyse du Dr Roy Spencer. (11.03.19)

DOCUMENT. Forte croissance de la banquise arctique. (28.02.19)

DOCUMENT. Le débat en cours sur le réchauffement climatique sous la loupe (Mise à jour 17/11/12)
DOCUMENT. L'environnement global, un substitut à la Guerre froide pour parvenir
     au gouvernement mondial. (1999)

DOCUMENT. Étude sur la nature des mouvements écologistes... (1999)


  COMMENT FONCTIONNE LEUR VIEUX MONDE.

   SOUS NOS YEUX. DU 11 SEPTEMBRE A DONALD TRUMP par Thierry Meyssan.

DOCUMENT. Sous nos yeux. (21.06.)
DOCUMENT. Les Frères musulmans en tant qu’assassins. (21.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme force d’appoint du MI6 et de la CIA. (28.06)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme supplétifs du Pentagone. (05.07)
DOCUMENT. Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale
     de la Maison Blanche. (12.07)

DOCUMENT. Premiers revers des Frères musulmans. (19.07)


DOCUMENT. NRx », le mouvement néo-réac monarchiste de la Silicon Valley. (30.11.2018)
DOCUMENT. Peter Thiel, l’homme qui voulait achever la démocratie. (17.07.2018)

DOCUMENT. ÉTUDE SUR LA NATURE DES MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES (1999)

MACRON : 2017, LE COUP D'ETAT.

DOCUMENT. LA RÉUNION 2019 DU GROUPE BILDERBERG.
DOCUMENT. LA RÉUNION 2018 DU GROUPE BILDERBERG.

DOCUMENT. HOFSTADTER ET LES “THÉORIES DU COMPLOT” :
     TRADUCTION DE SON ARTICLE DU HARPER'S MAGAZINE

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (1/2)

DOCUMENT. THÉORIE DU COMPLOT : COMMENT LE BEST SELLER DE RICHARD HOFSTDTER
     "LE STYLE PARANOIAQUE" FUT DÉTOURNÉ PAR LES NÉO-CONSERVATEURS (2/2)

DOCUMENT. CHRONIQUES ORWELLIENNES. (Collège de France)
DOCUMENT. MANIPULATION ET CONTROLE DE L'INFORMATION PAR L'OTAN ET BRUXELLES.
DOCUMENT. « L’OTAN, INDISPENSABLE REMPART DE PAIX ET DE SÉCURITÉ»
DOCUMENT. LA « GRANDE OTAN ».

DOCUMENT. ETATS-UNIS. EN ROUTE VERS LE SERVAGE.

DOCUMENT. LA PLOUTOCRATIE C'EST MAINTENANT.
DOCUMENT. UN NOUVEL ORDRE POUR UN NOUVEAU MONDE.
DOCUMENT. LE NÉO-IMPÉRIALISME OU LA STRATÉGIE DE LA GUERRE ET DU CHAOS PERPÉTUEL.

DOCUMENT. TOUT SAVOIR SUR GOOGLE.
DOCUMENT. FACEBOOK DEVIENDRA PLUS PUISSANT QUE LA NSA EN MOINS DE 10 ANS.
DOCUMENT. COMMENT UNE CELLULE SECRETE DE FACEBOOK MANIPULE LES OPINIONS...
DOCUMENT. COMMENT EU DISINFOLAB, TWITTER, LE CNRS VOUS FICHENT.
DOCUMENT. #DISINFOGATE : SYNTHESE GÉNÉRALE.

DOCUMENT. COMMENT LES ENTREPRISES SURVEILLENT NOTRE QUOTIDIEN.
DOCUMENT. LA TERRE : UNE ARME, LA GÉO-INGÉNIORE : UNE GUERRE.

DOCUMENT. UNE BREVE HISTOIRE DE LA PROPAGANDE
DOCUMENT. LE MODELE DE LA RÉVOLUTION DE COULEUR : LE COEUR DU MÉCANISME

ONG. SOCIÉTÉ CIVILE CONTRE DÉMOCRATIE.
ONG. LES ONG HUMANITAIRES ET LA SYRIE : LES MASQUES SONT TOMBÉS !

HISTOIRE. HISTOIRE CACHÉE : LES ORIGINES DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE.
HISTOIRE. LA FALSIFICATION DE L'HISTOIRE : UN MOYEN DE MAINTENIR LE POUVOIR IMPÉRIAL.

HISTOIRE. LE SIONISME ET LE RÉGIME NAZI.
SIONISME. LE GRAND ISRAEL.


  LES ENSEIGNEMENTS DU MARXISME.

 - Droit de l'homme contre droit du citoyen. - (K. Marx - 1843)
 - L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat. (F. Engels -1845)
 - Tendance historique de l’accumulation capitaliste. - (K. Marx - F. Engels -1867)
 - Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. (F. Engels -1877)
 - Leur morale de classe et la nôtre. - (F. Engels -1878)
 - La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement
     de la nature, de la société humaine et de la pensée. (F. Engels - 1878)

 - Socialisme de juristes. (F. Engels et K. Kautsky -1886)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)
 - L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)
 - Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky -1929)
 - Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives. (Trotsky -1940)


   ADRESSES UTILES

    Des infos sociales sont disponibles dans les blogs de La Tribune des travailleurs (POID),
            de la tendance Claire du NPA et le portail de LO, ainsi que ceux des syndicats.

Le Réseau Voltaire. (France et Moyen-Orient)
Le Centre de recherche sur la mondialisation. (Canada)
Investig’Action. (Belgique)
Les Crises. (France)
Anticons. (France)
Observatoire des multinationales. (France)
Le Saker Francophone.

Climat Environnement & Énergie Le site des Climato-Réalistes (France)



Causerie

Le 24 juillet 2019

CAUSERIE ET INFOS

Causerie du 16 au 22 juillet 2019, je n'ai pas eu le temps de prendre connaissance des infos de la veille.

On a encore eu un peu de pluie et la température en journée est tombée en dessous de 30°C, du jamais vu depuis 1990 en cette saison. Qui sait, le climat pourrait jouer un très vilain tour en s'inversant du nord au sud, hypothèse non vérifiée à ce jour...

Les hommes ont entrepris l'exploration de l'espace, mais ils ignorent toujours en grande partie ce qu'il y a sous leurs pieds. Les nantis cherchent peut-être une autre planète où émigrer quand la vie sur la Terre sera devenue impossible ou quand ils l'auront détruite ou rendue invivable. C'est l'ignorance des hommes qui les aura anéantis.

La quatrième partie de cette causerie porte sur Games of Thrones, que je n'ai ni lu ni vu, et je n'ai rien loupé. Voici ce qu'en disait J. Attali en 2014 avec son cynisme habituel :

- ...le succès de Games of Thrones est incomparable. Trois éléments l’expliquent : d’abord, les moyens financiers inédits dont cette série dispose, grâce au caractère mondial de son marché, lui permettent d’avoir des scénaristes, des effets spéciaux, des acteurs, de très haut niveau. Ensuite, l’utilisation des réseaux sociaux démultiplie son impact : ainsi, le 9ème épisode de la saison 3 a entraîné plus de messages tweeter qu’aucun autre évènement mondial et une vidéo culte sur YouTube montre les réactions des spectateurs du monde entier en la regardant. Au point même que nul ne lutte plus contre ses téléchargements illégaux, par Netflix ou tout autre logiciel, car ils contribuent à sa renommée. Enfin, et sans doute surtout, parce que son scenario renvoie très précisément à ce que notre planète va bientôt vivre : une sorte de nouveau Moyen-Age, plein de violences, de désordres, de catastrophes naturelles, de seigneurs de la guerre, de querelles de pouvoir aux rebondissements très rapides. Games of Thrones décrit le monde qui s’annonce après la fin de l’Empire américain, un nouveau Moyen Age flamboyant où aucun pouvoir n’est stable, où tout devient possible.

On peut refuser la globalisation. On peut vouloir s’enfermer dans son petit univers. Heureusement, ou malheureusement, c’est impossible : le nouveau Moyen-Age est là. Il nous fascine. Il est plein de belles histoires et de promesses ; plein de barbaries aussi. Il nous attend ; à nous d’en faire le meilleur usage.

LVOG - Il est vrai que depuis au moins le 11 septembre 2001, l'orientation du monde est fascinant "plein de belles histoires et de promesses ; plein de barbaries aussi", dont ses amis ont su "faire le meilleur usage, plus cruel tu meurs !

On a la fâcheuse habitude de faire débuter l'histoire là où on la prend ou en sélectionnant une période, généralement coïncidant avec celle que l'on est en train de vivre, alors que si on la prend dans ses enchaînements (dialectiques) on en aura une toute autre perception beaucoup plus proche de la réalité, mais cela nécessiterait un effort supplémentaire que la plupart des gens ne sont pas prêts à faire, et surtout parce que cela remettrait en cause leurs propres analyses qui ne servent qu'à justifier leurs idées ou leur comportement passif ou insouciant, dilettante, en présence d'un monde détestable, ce qui ne date pas d'hier évidemment.

Au format pdf (29 pages)

PREMIERE PARTIE

Une source d'information irremplaçable.

Voltairenet.org est en danger - Réseau Voltaire 18 juillet 2019

Chers amis,

Nous traversons une grave crise financière susceptible de nous contraindre à fermer ce site avant la fin août.

Nous ne vous avons pas sollicité depuis 8 ans. Nous vous demandons de nous soutenir financièrement alors même que nous savons la période peu propice à ce genre de démarche.

Nous avons ouvert une cagnotte en espérant que vous serez généreux.

Nous ne sommes pas un portail reproduisant les meilleurs articles disponibles, mais une source d’informations vérifiées et d’analyses originales.

Nous avons besoin de vous de toute urgence.

Thierry Meyssan LVOG - Exceptionnellement, j'ai décidé de verser quelques dizaines d'euros au Réseau Voltaire et j'invite les lecteurs à en faire de même.

Quand le NPA est sous l'influence de l'Otan.

L'article que j'ai refusé de diffuser, et vous allez tout de suite comprendre pourquoi.

Extrait.

Plus de 20.000 manifestants à Moscou pour réclamer des élections locales libres - lexpress.fr 21.07

"C'est de toute évidence le plus grand meeting d'opposition de ces dernières années", a affirmé sur Twitter l'opposant au Kremlin et blogueur anticorruption Alexeï Navalny, présent sur place avec ses alliés, indiquant n'avoir pas participé à un événement de cette taille depuis 2012. lexpress.fr 21.07

Article publié intégralement et gracieusement par la tendance Claire du NPA, la plus décomposée de cette organisation. Libre à eux de faire les poubelles de l'Otan et de cautionner ainsi sa politique.

J'ai aussi refusé de publier celui sur Honk Kong, sachant que la NED/CIA est également derrière les manifestations qui s'y déroulent.

Pourquoi ? Parce que si je publie ce genre d'articles qui relèvent de la propagande de l'Otan, qui relatent des évènements télécommandés par l'Otan, il va obligatoirement falloir que j'explique ce qui se passe réellement dans un tas de pays, qui est qui, qui fait quoi, qui manipule qui, etc. cela va prendre beaucoup de temps et j'en manque cruellement. C'est la raison pour laquelle généralement je me borne à publier les titres dans la rubrique Ils osent tout ou celle intitulée Stratégie du chaos et de la déstabilisation.

Ne craignez-vous pas d'apparaître comme un agent de Poutine ou de Xi, vous demanderez-vous peut-être?

Pour qu'il en soit ainsi il faudrait que je relaie les manifestations pro régime en Russie ou en Chine, or je leur inflige exactement le même traitement.

En complément. Ils osent tout.

- Nouvelle manifestation monstre anti-Pékin dimanche à Hong Kong - AFP 22 juillet 2019

Une nouvelle manifestation monstre anti-Pékin a dégénéré en fin de journée dimanche à Hong Kong, la police tirant des balles en caoutchouc et faisant usage de gaz lacrymogène. AFP 22 juillet 2019

Dans le portail de la NED la propagande anti-chinoise (ou anti-russe, anti-vénézuélienne, etc.) est quasi quotidienne ou hebdomadaire.

- Does the China Model challenge democracy’s global appeal? - demdigest.org July 18, 2019

Extraits.

- La Chine pose un défi intellectuel, technologique, politique, diplomatique et militaire aux États-Unis.

- La puissance chinoise a un impact corrosif manifeste sur les démocraties vulnérables, selon une influence récente de l'influence maligne chinoise et de la corruption de la démocratie (ci-dessus), publiée dans le cadre de l'initiative BRIDGE de l'International Republican Institute (IRI) , financé par le National Endowment for Democracy.

- How China’s ‘malign influence’ is corroding democracies - demdigest.org July 17 2019

- ‘China is not an enemy’? Barefoot lawyer’s death puts focus on CCP regime - demdigest.org July 15 2019

- China ‘normalizing and enabling’ global authoritarianism - demdigest.org July 11 2019

- A strategy for recovering democratic momentum, countering autocrats’ political warfare - demdigest.org July 10 2019

- Time to sanction mastermind of China’s crackdown on the Uighurs - demdigest.org July 9 2019

- The Specters Hanging over Hong Kong – and Communist China - demdigest.org June 27 2019

Extraits.

Mais le peuple de Hong Kong, qui a été élevé dans la liberté et les droits individuels dans un système de common law britannique avec des tribunaux indépendants, ne sera pas rassuré par ces tactiques grossières. En effet, le retrait du projet de loi sur les restitutions n’atténuerait pas leur profonde inquiétude face à l’avenir, car Hong Kong se dirige, apparemment de façon irrévocable, sur la trajectoire politique totalitaire de la Chine.

Le bail sur la liberté actuellement en vigueur à Hong Kong expire en 2047, à la fin de la période de 50 ans au cours de laquelle son système politique et économique actuel est autorisé à coexister avec celui de la partie continentale. Les récentes manifestations - proportionnellement, les plus importantes de l’histoire politique moderne - sont les manifestations d’un peuple légalement emmené en captivité. Qui plus est, les Hongkongais savent que leur liberté est progressivement atteinte, bien avant la date limite. Des personnalités fidèles à Pékin contrôlent le Conseil législatif. Les libertés civiles ont été érodées, comme en témoignent les emprisonnements, les expulsions et les enlèvements d’indésirables politiques. Les dirigeants chinois sont réputés pour leur vision à long terme, mais Xi Jinping n'attend apparemment pas que 2047 réalise le rêve d'absorber Hong Kong en Chine, un rêve partagé par des millions de personnes qui ressentent encore profondément sa saisie et sa colonisation par les Britanniques au 19ème siècle.

Les manifestations, qui vont au-delà du danger de la restitution, vont probablement continuer et la confrontation pourrait bien évoluer en une lutte à perpétuité opposant la liberté à Hong Kong à la survie même du régime du Parti communiste en Chine. (...)

De nombreux membres de l’élite politique et économique de Beijing craignent également les tribunaux chinois, sympathisent avec les aspirations des manifestants de Hong Kong et pourraient s’enhardir devant le retrait du régime devant des citoyens exigeants en matière de liberté, le premier depuis la place Tiananmen. La bataille pour Hong Kong se déplaçant maintenant sur le continent et devenant une bataille pour la Chine, le silence officiel de ces derniers jours peut laisser penser à une lutte de pouvoir.

Le résultat pourrait être tragique. (...) L'ethno-nationalisme chinois s'est épanoui, alimenté par l'ascendance du pays en tant que puissance mondiale et par le «fascisme aux caractéristiques chinoises» de Xi. Sentant l'érosion de son pouvoir et soucieux d'éviter les erreurs de Gorbatchev, Xi pourrait ordonner une répression militaire vision à long terme que la Chine peut et doit surmonter une tempête de condamnation afin de préserver son héritage. (...)

Comment les Hongkongais pourraient-ils vivre dans un tel système? Il est difficile d'éviter de conclure que, dans le cadre du conflit actuel, Hong Kong libérera la Chine ou sera écrasée par celle-ci.

Compte tenu de son histoire unique, de ses relations politiques ponctuelles avec la Chine continentale et de sa proximité avec la Chine continentale, Hong Kong est inévitablement devenue une ligne de front de la guerre des valeurs du XXIe siècle opposant la Chine autocratique au monde libre. Les démocraties du monde ne peuvent pas se permettre de regarder avec les bras croisés. demdigest.org June 27 2019

LVOG - Propos bellicistes et intentions assumées... On se doute qu'ils ne restent pas les "bras croisés" !

Quand vous lisez un article de l'AFP ou de la presse nationale ou régionale, vous retrouvez exactement le contenu et l'orientation des articles publiés par la NED. Idem pour l'ensemble des médias, radios, chaînes de télé.

Si vous le publiez tel quel, vous devenez un de leurs agents, vous relayez leur propagande, c'est aussi simple que cela.

Il faut absolument lire Sous nos yeux de Thierry Meyssan pour avoir une petite idée de quoi ils sont capables. Vous vous apercevrez alors que tout ce qu'on nous raconte à côté est relativement insignifiant, car les choses sérieuses se passent ailleurs et autrement.

Finalement chacun a le choix entre savoir ce qui se passe réellement ou s'y refuser et prendre le risque de se faire manipuler et de colporter la propagande de nos ennemis.

Au fait, puisque tout cela est publié sur le Net, il n'est nullement question de théorie du complot, on ne pourra pas nous opposer cet argument.

Parole d'internaute.

1- "Bien sûr qu’il est opérationnel, ce bon vieux clivage que nous chérissons.

Si vous vous classez à gauche, vous voterez Chirac en 2002, et Macron en 2017, pour « faire barrage à l’extrême droite ».

Si vous vous classez à droite, vous refuserez coûte que coûte de voter Mélenchon en 2017, et vous encouragerez Macron et Castaner à réprimer sans faiblesse la révolte des Gilets jaunes.

Je connais même un militant socialiste historique, un vrai homme du peuple, qui m’a confié qu’il avait voté Macron dès le premier tour en 2017… parce qu’il ne croyait pas dans les chances de Benoît Hamon.

Bref : ce clivage ne sert plus qu’à canaliser les votes des braves gens vers les agents de l’oligarchie, du Medef, de l’UE, de l’OTAN. Et là, il est parfaitement opérationnel.

Young Leaders de droite et de gauche, unissez-vous !"

LVOG - Depuis que la IIe et la IIIe Internationales sont passées de l'autre côté de la barricade lors du premier quart du XXe siècle, ce "clivage" était une escroquerie politique. Il est d'autant plus difficile de l'admettre et de la combattre qu'elle a été entretenue pendant près d'un siècle par toutes les composantes du mouvement ouvrier. Pour beaucoup ou la plupart des militants cela signifie qu'ils doivent accepter l'idée qu'ils se seraient fourvoyés tout au long de leur combat politique ou de leur vie, et rare à ce jours sont ceux qui sont prêts à l'assumer, sans qu'on les en juge responsable ou qu'on les accuse de quoi que ce soit, notez bien.

2- "Pour ou contre le capitalisme. Cette question est aujourd’hui plus d’actualité qu’elle ne l’était hier, face à une bourgeoisie ayant fait sécession du reste de la société, une classe politique à la solde du Capital (et pas toujours celui de leur pays, comme le démontre le cas Alstom), des entreprises jouissant d’une impunité totale et un système économique et de production qui, à terme, condamne notre espèce.

Le clivage gauche/droite a donc tout son intérêt."

LVOG - A condition d'être sans concession avec le capitalisme, ses institutions et ses représentants, de rompre avec eux, avec leur idéologie, et agir ou s'organiser pour les combattre et les vaincre. Tous ceux qui ne remplissent pas ces conditions ne sont pas de gauche, c'est la seule définition que nous pouvons accepter ou retenir en référence à ce clivage ou pour caractériser la nature de notre engagement politique.

La fabrication du consentement et grenouillage.

La popularité de Macron et Philippe en légère progression à 32% - AFP 21 juillet 2019

La popularité d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe a légèrement progressé ("2 points) en juillet par rapport à juin, à respectivement 32% et 36%, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

La popularité du chef de l'Etat telle que mesurée par le JDD a été à son plus bas en décembre 2018 (23%), au plus fort de la crise des "gilets jaunes". Elle a commencé de se redresser en janvier (27%) et poursuit lentement depuis dans cette tendance: 28% d'opinions positives en février, 29% en mars et en avril, 30% en mai et en juin, 32% en juillet. AFP 21 juillet 2019

...cependant...

Près de sept Français sur dix (68 %) restent cependant mécontents de l'action du président de la République, et six sur dix (62 %) de celle de son chef de gouvernement (+1 point pour chacun). Tous les sondés ont un avis concernant le président, alors que 3 % ne se prononçaient pas le mois dernier, et la part d'indécis concernant le chef du gouvernement a réduit aussi. AFP 21 juillet 2019

Acharnement contre les plus pauvres et racket.

Le gouvernement veut taxer davantage les cigares et le tabac à rouler - Journal du Dimanche 21 juillet 2019

Le tabac à rouler, les cigarillos et les cigares pourraient voir leurs prix augmenter plus vite que prévu. Le gouvernement étudie la possibilité de relever très fortement les taxes sur ces trois produits.

Pour le ministère de la Santé, il s'agit de répondre à un objectif de santé publique - les derniers chiffres officiels établissent que le tabac tue chaque année 75.000 personnes en France.

"On se demande s'il n'y a pas un effet de report des cigarettes vers ces produits moins chers. On a lancé des études pour voir si cet effet existe bien" indique-t-on au ministère de la Santé.

Si l'hypothèse se vérifiait, les autorités tenteraient de limiter la différence de prix pour enrayer le phénomène de substitution. Journal du Dimanche 21 juillet 2019

LVOG - "Le tabac tue chaque année 75.000 personnes en France, pure invention, c'est la combinaison d'un ensemble de facteurs nuisibles à leur santé qui les tuent, et encore, quand ils ont un âge avancé, c'est normal. C'est comme avec le cancer, il serait dû au mode de vie de ceux qui en sont victimes, alors qu'en Inde au début du XXe siècle ou même récemment (dans la famille de mon épouse), lorsque des Indiens n'avaient jamais été exposés à la moindre pollution, au moindre produit chimique dans leur alimentation, il y en avait qui étaient atteints d'un cancer. En fait, le cancer a toujours existé et ils l'instrumentalisent comme tout le reste...

"Deux-roues motorisés à Paris : le stationnement doit devenir payant" - 19 juillet 2019

Leur pouvoir tentaculaire.

LVOG - Quand la CIA place ses pions en Ukraine ou renforce ses positions, ou comment ils ont fait élire un misérable saltimbanque, Volodymyr Zelensky, qui nommera leur agent Premier ministre, Sviatoslav Vakartchouk.

Vakartchouk: rocker, physicien et étoile montante de la politique en Ukraine - AFP 21 juillet 2019

Superstar du rock et diplômé en physique qui a étudié les sciences politiques dans les prestigieuses universités américaines de Yale et Stanford, Sviatoslav Vakartchouk est aussi le leader d'un tout jeune parti qui a réussi dimanche à entrer au Parlement ukrainien.

LVOG - L'université américaine de Stanford est le laboratoire de la CIA et du néolibéralisme depuis plus de 60 ans...

La preuve : Pour nous, l'essentiel est que l'Ukraine se rapproche de l'Europe" et intègre l'UE et l'Otan, a-t-il assuré.

Pour accentuer son image de nouvelle génération politique, sa formation a banni les députés sortants de sa liste et trié au volet ses candidats - entrepreneurs, experts, militants dont beaucoup ont fait leurs études en Occident.

Une stratégie similaire à celle de l'actuel chef de l'Etat, ancien comédien Volodymyr Zelensky qui misait lui aussi sur l'espoir de changement.

Le parti présidentiel, Serviteur du peuple, quasiment inexistant en 2018, est arrivé largement en tête des législatives avec 44% des suffrages et M. Zelensky a d'ores et déjà proposé à M. Vakartchouk des négociations en vue de composer une coalition qui nommera le gouvernement.

Pourtant, c'était M. Vakartchouk qui était largement pressenti comme candidat à la présidentielle. Malgré des appels incessants, il ne s'est finalement pas présenté et le vote a été remporté par M. Zelensky.

Au bout d'un an à peine, il a abandonné son mandat parlementaire, se disant déçu par les intérêts cachés, selon lui, de la politique ukrainienne.

Néanmoins, M. Vakartchouk a soutenu avec passion la Révolution pro-occidentale du Maïdan en 2014, qui s'est soldée par la chute d'un président prorusse et sa fuite en Russie.

En 2015, il a participé à un programme international à Yale puis, en 2018, a rejoint l'université de Stanford en tant que chercheur invité pour étudier les sciences politiques et le leadership. AFP 21 juillet 2019

Quand l'AFP recrute des barbares.

Syrie: un journaliste citoyen parmi 18 civils tués à Idleb - AFP 22 juillet 2019

Anas Dyab, photographe et vidéaste de 22 ans ayant collaboré avec l'AFP, a péri dans des raids russes sur la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, a indiqué l'OSDH.

"La Défense civile syrienne pleure la chute du héros Anas al-Dyab", ont annoncé sur Twitter les Casques blancs, dont il était un des bénévoles. (Complice, partisan, partageant leur idéologie monstrueuse. - LVOG)

"C'est une grande perte pour nous", a déploré auprès de l'AFP le directeur des Casques blancs, Raëd Saleh.

Les Casques blancs, soutenus par l'Occident, ont été nominés pour le prix Nobel de la paix en 2016. Mais Moscou et Damas accusent le groupe de complicité avec les rebelles et les jihadistes. AFP 22 juillet 2019

Maccarthysme à la Bolsonaro au Brésil.

La "guerre culturelle" fait rage dans le Brésil de Bolsonaro - AFP 21 juillet 2019

"Créer une machine de guerre culturelle": c'est la mission de Roberto Alvim, choisi par le président d'extrême droite Jair Bolsonaro pour diriger le principal organe public qui régit le spectacle vivant au Brésil.

Nommé fin juin à la tête du Centre des Arts de la scène de la Fondation National des Arts (Funarte), ce metteur en scène réputé est déterminé à mener une "croisade" contre les idées progressistes.

Pour cela, il a publié sur les réseaux sociaux un appel aux professionnels du secteur "alignés avec les valeurs conservatrices" à s'unir pour contrecarrer ce qu'il considère comme une offensive d'artistes accusés de propager le "marxisme culturel".

"Je n'ai pas inventé la guerre culturelle. Elle a été menée de façon brutale par la gauche depuis au moins 30 ans", explique le metteur en scène de 46 ans dans un échange de messages sur Whatsapp avec l'AFP.

"On peut dire que c'est un combat similaire à celui des croisades. Nous nous battons pour notre civilisation judéo-chrétienne, contre sa destruction par les forces progressistes", résume cet admirateur du philosophe sulfureux Olavo de Carvalho, le "gourou" du président Bolsonaro.

La vague ultra-conservatrice qui a permis l'élection au Brésil de ce chantre de la dictature militaire (1964-1985) a également submergé les milieux artistiques.

Le ministère de la Culture a tout simplement disparu, réduit au rang de simple département de celui de la Citoyenneté. AFP 21 juillet 2019




DEUXIEME PARTIE

Parole d'internaute.

(A la suite de l'article : Un planétaire Moyen-Age par J. Attali - attali.com 7 avril 2014)

- "Ah enfin !

Monsieur Attali admet enfin que la mondialisation heureuse qu'il a défendu et promu de tout son être n'est que la mise en place d'un féodalisme à l'échelle planétaire!

Que cette "mondialisation heureuse" qu'on nous a présentée n'était là que pour faire avaler la pilule à tous les CSP+ imbus de leurs diplômes, de leur convictions d'être indispensables aux rouages de ce nouveau monde, alors qu'il allait à moyen terme les détruire eux aussi.

Que le pouvoir est désormais entre les mains de grands seigneurs qui contrôlent aujourd'hui des multinationales, des banques, des organismes financiers, des chaînes de médias qui ont aujourd'hui plus de pouvoir que les Etats, qui peuvent faire la loi pratiquement où elles le souhaitent sur Terre (du moins dans toutes les zones qui se sont tournées vers le libre échange). Qui n'ont que faire des peuples et de leur libre arbitre à se déterminer eux-mêmes, de leur démocratie...

Et bien oui, voilà le résultat du travail de sape qui a été orchestré pour réduire a néant les nations, de "peopleiser" les hommes d'états, d'affaisser l'enseignement de la culture générale, d'affaiblir les états, de transformer les citoyens en consommateurs aveugles qui sont incapable de penser la complexité des problèmes et sont conditionnés par des médias inféodés à réagir à des stimulus émotionnels.

Voilà vers où l'on va.

Et si monsieur Attali qui aime bien les séries authentiques souhaite avoir un avant gout de ce que sera le moyen age et la barbarie du XXIe siècle dans un contexte plus réaliste que (l'excellent) Game of Thrones, je lui recommande la série US: "Sons of Anarchy".

Nous en France, nous n'avons que des niaiseries du style "Poubelle la Vie", qui sont là pour laver le cerveau des gens et leur faire croire que tout va aller mieux!"

Tension au sein du clan de la réaction. La ficelle était un peu trop grosse à avaler... ou à camoufler.

- Libre-échange : Hulot demande aux députés d’avoir «le courage de dire non» au CETA - Le Parisien 22 juillet 2019

Nicolas Hulot demande aux députés de réfléchir avant de céder aux « éléments de langage » qui voudraient faire à croire à la nécessité de ratifier le traité.

« Le plan d'action, que j'ai moi-même endossé à l'automne 2017, n'a pas produit les résultats escomptés et les attentes légitimes n'ont pas été comblées. Nous avons échoué à apporter les garanties nécessaires sur le veto climatique, les farines animales, les nouveaux OGM, la sauvegarde du principe de précaution à l'européenne… Nous avons échoué à réformer la politique commerciale européenne. Ce n'est pas faute d'avoir essayé », dit-il.

« La convergence vers le haut a du plomb dans l'aile », déplore-t-il. Concrètement, la différence de normes entre les produits qui viendront du Canada et ceux fabriqués sur le sol européen va aboutir, selon Hulot, à accepter des taux de LMR, limites maximales de résidus, bien supérieurs à ce qu'ils étaient. Hulot prend en exemple la clothianidine, « un pesticide néonicotinoïde interdit en Europe, utilisé au Canada sur les pommes de terre ». Et de dénoncer le travail de lobbying - Hulot avait, lors de sa démission, vivement mis en cause les pressions des lobbies. « Quand tous les lobbys essayent déjà d'enfoncer la porte, pourquoi leur donner un bélier avec le CETA ? Demain, ces firmes qui ont toutes des filiales au Canada pourront menacer de recourir directement à l'arbitrage. Mais alors pourquoi et pour qui ratifier le CETA ? Pourquoi maintenant ? Pas pour notre santé, pas pour nos agriculteurs ni pour le climat, on l'aura compris », conclut-il. Le Parisien 22 juillet 2019

LVOG - Hulot qui est un pure produit des lobbies...

45 députés de tout bord disent "non au déremboursement de l'homéopathie" dans une tribune publiée par Le Journal du Dimanche - AFP 20 juillet 2019

"L’homéopathie répond à un réel besoin médical. Elle contribue indéniablement à diminuer la consommation médicamenteuse et ainsi à combattre l’antibiorésistance, reconnue comme un problème majeur en termes de santé humaine et animale au niveau international"

"S'Il est difficile d’accepter l’idée selon laquelle cette pratique, qui a longtemps été reconnue par les autorités et la communauté médicale, exercée pendant plus de deux cents ans par des médecins formés, et inscrite à la pharmacopée française en 1965, puisse soudainement être reléguée au rang de "fake médecine""

"Face aux prises de positions virulentes qui ont émergé ces dernières semaines dans le débat public, alors que des millions de Français affirment constater des bienfaits, il est intéressant de se demander pourquoi l’homéopathie dérange".

"Le déremboursement total de l’homéopathie entraînera inévitablement un fort pourcentage de report vers la médecine traditionnelle, plus coûteuse et présentant également davantage de risques d’effets indésirables et secondaires". AFP 20 juillet 2019

LVOG - Bref, une régression sociale de deux cents ans ! C'est la modernité ! "45 députés de tout bord" qui par ailleurs soutiennent Macron, il ne faut pas l'oublier...

Climat. Mystification, infantilisme et mise en scène grotesque.

LVOG - Youth for Climate, c'est la French-American Foundation (FAF) en culotte courte ou le programme Young Leaders.

Changement climatique : Greta Thunberg mardi à l'Assemblée pour réveiller les élus - Journal du Dimanche 21 juillet 2019

Mardi, l'égérie suédoise de la lutte pour le climat Greta Thunberg et de jeunes militants français prendront la parole face à des députés. Le but : réveiller les élus.

Même s'il a conscience de l'enjeu, du haut de ses 18 ans, ­Virgile ­Mouquet n'a pas la voix qui tremble. "C'est l'occasion d'être enfin entendu par les élus, apprécie ce bachelier bordelais, figure locale du mouvement Youth for Climate qui, depuis ­février, a souvent manifesté pour protéger le climat. C'est la première étape, ce qu'on attend depuis des mois." Mardi, de 12 heures à 13h45, à l'initiative du groupe de députés Accélérons la transition écologique et solidaire, il est invité à l'Assemblée nationale, avec deux jeunes femmes de son mouvement âgées de 17 et 19 ans, à prendre la parole devant un parterre de députés sur le thème de l'urgence climatique.

Sont également conviées au débat, Valérie Masson-Delmotte, coprésidente d'un groupe de travail du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), et surtout l'égérie de cette jeunesse européenne en lutte contre le changement climatique, la Suédoise de 16 ans Greta Thunberg.

"On voulait avoir les regards croisés de la science, des politiques et surtout de la jeunesse sur ces questions", avance Matthieu Orphelin, député instigateur de cette rencontre.

Diffusé en direct, l'événement, porté par Greta Thunberg, devrait faire parler de lui. Plus de 150 députés de tous bords (sauf du RN) seront présents et une cinquantaine de médias du monde entier ont été accrédités. Une quarantaine de jeunes et des associations prendront part à une séance de questions-réponses en fin de débat. "C'est tout sauf un coup de com centré sur Greta, assure ­Matthieu Orphelin. Ce doit être la journée de l'éveil de la conscience écologiste portée par la jeunesse." Journal du Dimanche 21 juillet 2019

Greta Thunberg a reçu ce dimanche à Caen (Calvados) le prix Liberté 2019, en présence de vétérans du Débarquement de Normandie. Porté par les valeurs du Débarquement allié de 1944 en Normandie, ce prix récompense ceux qui se sont engagés dans le combat pour la liberté partout dans le monde. francetvinfo.fr 21.07

LVOG - A propos de Greta Thunberg, lire la causerie très détaillée du 3 avril 2019 ou encore le 10 juin 2019.

Quand la nature remplace la lutte de classes ou l'agenda du totalitarisme.

Les poupées russes :

- Occupy movement

- Compassionate Revolution

- Rising Up !

- Extinction Rebellion (XR)

(https://www.compassionate-revolution.net/draft-manifesto.html)

Extinction Rebellion en action à Londres, et ce n'est que le début - euronews 19 juillet 2019

https://extinctionrebellion.fr/qui-sommes-nous/

Extinction Rebellion est un mouvement mondial de désobéissance civile en lutte contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique lancé en octobre 2018 au Royaume-Uni.

En mobilisant 3,5% de la population(2), seuil à atteindre pour déclencher un changement de système - en utilisant des idées comme celle de « Momentum-driven organizing »(3).

2 - La notion de “3,5% de la population” est expliquée dans le Tedx de Erica Chenoweth : The success of nonviolent civil resistance (en anglais) Erica Chenoweth, Ph.D., est professeure en Politiques publiques à la Harward Kennedy School et au Radcliffe Institute for Advanced Studies aux USA.

3- « Momentum-driven organizing » est un concept développé dans le livre This is an uprising , co-écrit par Mark & Paul Engler. C’est un modèle d’organisation hybride qui combine la puissance explosive et à court terme des mobilisations de masse qu’il cherche à produire (type Occupy ou Nuit debout), avec la capacité à prendre des décisions collectives et à soutenir la lutte dans le temps qu’ont les structures classiques (types ONG). Ce type de mouvement est la clé de la stratégie globale d’Extinction Rebellion.

Qui est Erica Chenoweth ?

Erica Chenoweth dirige le Program on Terrorism and Insurgency Research (Programme de recherche sur le terrorisme et l’insurrection) de l’université de Denver, aux USA, et est également une chercheuse au PRIO, Peace Research Institute Oslo (Institut de recherche sur la paix d’Oslo). Pour comprendre et/ou anticiper ce qui va suivre, précisons que le PRIO est financé par la Banque mondiale, l’UE et différentes fondations privées (des organisations toutes plus révolutionnaires les unes que les autres, n’est-ce pas). Avec Maria J. Stephan — une spécialiste des affaires étrangères qui a travaillé pour le Département d’État des USA et pour l’OTAN avant de travailler pour le U.S. Institute of Peace (Institut des États-Unis pour la paix, une institution fondée par le Congrès des États-Unis en 1984), et qui est membre permanente d’un des Think Tank les plus influents et tristement célèbres de Wall Street, le Council on Foreign Relations (CFR), quatre autres organisations particulièrement subversives et révolutionnaires, n’est-ce pas — elle a co-écrit un livre sur la résistance civile (Why Civil Resistance Works) qui prétend que la non-violence est la meilleure manière de lutter.

Parmi les grands succès de la non-violence, Erica Chenoweth et Maria Stephan font souvent référence au renversement de Milosevic. Une aberration pour au moins deux raisons. La première, c’est que le mouvement qui a détrôné Milosevic, entre autres via l’organisation Otpor!, a en partie été financé et organisé par les USA, par la CIA[1], et par diverses fondations privées[2]. Ainsi, comme pour nombre des soi-disant « mouvements populaires » cités par nos deux propagandistes de la non-violence, l’aspect « populaire » est ici plus que discutable.

https://www.partage-le.com/2018/06/erica-chenoweth-ou-quand-letat-et-les-banques-promeuvent-la-non-violence-par-nicolas-casaux/

LVOG - Là vous avez la totale : Banque mondiale, l’UE et différentes fondations privées, Département d’État des USA et l’OTAN, le Congrès des États-Unis, Wall Street, le Council on Foreign Relations (CFR). Vous vous voyez lutter au côté de ces gens-là avec le pedigree et les sponsors idéologiques qu'ils ont ?

Together with Maria J. Stephan of the U.S. Department of State, Chenoweth co-wrote the book, Why Civil Resistance Works.

In 2012 Why Civil Resistance Works won the American Political Science Association's Woodrow Wilson Foundation Award for "the best book published in the U.S. during the previous calendar year on government, politics, or international affairs."

In December 2013, Foreign Policy named Chenoweth one of the Top 100 Global Thinkers of the year "for proving Gandhi right," noting her work on providing evidence for the efficacy of nonviolent political movements.

In 2013, Erica also won the Karl Deutsch Award (International Relations) for being "judged to have made the most significant contribution to the study of International Relations and Peace Research by the means of publication."

Vous pouvez vérifier ici sa collaboration à Foreign Policy

https://foreignpolicy.com/author/erica-chenoweth/

https://inthesetimes.com/community/profile/321928

Quand vous cliquez sur le lien about us (qui sommes-nous?) dans le portail Foreign Policy vous atterrissez sur celui de Foreign Affairs (créé en 1922), une officine du Council on Foreign Relations (CFR) " Foreign Affairs can do more to guide American public opinion"

https://www.foreignaffairs.com/about-foreign-affairs

Qui sont Mark & Paul Engler ?

Mark Engler is a senior analyst with Foreign Policy In Focus

Qui financent Foreign Policy In Focus ?

Notamment la Fondation Ford et l'ONU.

https://fpif.org/governance-and-funding/

thisisanuprising.org

Bill McKibben: Nonviolent Direct Action in the 21st Century - November 8, 2017

Editor’s note: Bill McKibben, 350.org founder and author of The End of Nature, has written a new foreword for paperback edition of Mark and Paul Engler’s This Is an Uprising, released in fall 2017.

By Bill McKibben

Nonviolent direct action was the greatest technology invented in the 20th century—Gandhi, King, and the like were Einsteins of political science, uncovering deep new forces hitherto barely guessed at. But the synthesis of that work has been slow in coming. The noble work of Gene Sharp in compiling the history of these techniques has been invaluable, of course. But now, with This Is an Uprising, the Englers have put it all in a well-written and superbly readable volume.

LVOG - Bill McKibben fait l'apologie de la non-violence employée par Gandhi tout en détournant Einsteins, et théorisée par Gene Sharp qui nous ramène à la CIA, au parti républicain, à l'oligarchie.

Qui est Gene Sharp ?

En 1983, Gene Sharp a également fondé l'Institution Albert Einstein, une organisation à but non lucratif consacrée aux études et à la promotion de l'utilisation de l'action non-violente dans les conflits mondiaux. L'institution Albert Einstein a reçu des fonds de la Fondation Ford, de l'Institut républicain international, du National Endowment for Democracy, tandis que certains anciens directeurs venaient de RAND Corporation et de la Fondation Ford . Wikipedia.org

- Le 25 janvier 2011, c’est-à-dire une semaine après la fuite du président Ben Ali, la fête nationale égyptienne se transforme en manifestation contre le Pouvoir. Les protestations sont encadrées par le dispositif traditionnel US des révolutions colorées : les Serbes formés par Gene Sharp (théoricien de l’Otan spécialisé dans les changements de régime en douceur, c’est-à-dire sans recours à la guerre [3]) et les hommes de la NED. Leurs livres et brochures traduits en arabe, y compris les consignes pour les manifestations, sont largement distribués dès le premier jour. La plupart de ces espions seront ultérieurement arrêtés, jugés, condamnés, puis expulsés. Les manifestants sont principalement mobilisés par les Frères musulmans, qui disposent d’un soutien de 15 à 20 % dans le pays, et par Kifaya (Ça suffit !), un groupe créé par Gene Sharp. C’est la « révolution du Lotus » [4].

Notes.

[3] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[4] The International Dimensions of Democratization in Egypt : The Limits of Externally-Induced Change, Gamal M. Selim, Springer (2015).

Lire aussi : « Sous nos yeux » (5/25) - Les Frères musulmans comme membres du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche par Thierry Meyssan - Réseau Voltaire 12 juillet 2019)

Extinction Rebellion. Qui sommes-nous ?

Vers une Culture Régénératrice

(c‘est-à-dire une culture ouverte, bienveillante et résiliente)

Vision

« Un monde beau et sain, où l’individualité et la créativité sont encouragées, où nous travaillons et résolvons des problèmes ensemble, où chacun·e trouve du sens, avec courage, force et amour. Cela reposera sur des cultures enracinées dans le respect de la nature, de véritables libertés et la justice sociale. »

Illustration de la culture régénératrice

Une culture humaine régénératrice est une culture ouverte, bienveillante et résiliente. Elle se soucie de la planète et du vivant, sans eux l’humanité-même est en péril. Une culture régénératrice s’affine d’année en année, en prenant de petites mesures pour se soutenir et s’améliorer, à tous les niveaux : chez les individus, comme dans les communautés, en privilégiant toujours la santé de notre sol, notre eau et notre air. Plus qu’un réseau de « militants », nous cherchons à trouver des façons de faire et d’être qui accompagneront un changement positif.

LVOG - En fait de "justice sociale", elle est réduite au "vivant", au "système", nulle part dans leur document ne figure de références aux multinationales, à l'oligarchie, qui ne sont pas leurs ennemis, et pour cause, leurs objectifs coïncident avec les leurs et leurs actions consistent à les aider à les atteindre en affaiblissant les Etats ou les gouvernements qui s'y opposeraient.

- Nos principes

Nous nous remettons nous-mêmes en question, autant que ce système toxique

LVOG - Cette remise en cause correspond au constat et aux conclusions du rapport du GIEC ou du club de Rome, de la COP, des accords de Paris destinée à imposer une régression du mode de vie à tous les peuples des pays développés et à interdire aux peuples des pays sous-développés d'accéder à un mode de vie meilleur, tandis que les nantis continueraient de vivre comme avant.

Wikipédia - Revendications du mouvement

L'organisation demande la reconnaissance par l'exécutif de la "vérité" sur l'état de la crise écologique, la réduction des émissions de CO2 afin d'atteindre la neutralité carbone en 2025, l'arrêt de la destruction des écosystèmes océaniques et terrestres et la création d'une assemblée citoyenne chargée de mettre en oeuvre la transition écologique. Wikipédia

LVOG - Le "système toxique" qu'ils dénoncent n'est rien d'autre que le développement économique et la lutte de classe du prolétariat qui ont permis à l'humanité de réaliser des progrès sociaux au cours du XIXe et XXe siècle. Ils partagent le même ennemi que l'oligarchie : le progrès social.

Comme tout mouvement qui se veut apolitique et non violent ou pronant la désobéissance civile, il est foncièrement réactionnaire et il est destiné à servir les intérêts de la réaction, c'est sa seule raison d'être.

LVOG - Extinction Rebellion : Communautarisme et corporatisme sont complémentaires.

- Prenons soin de nos tribus / communautés au sens plus large et de la Terre qui assure notre survie. Concevoir et organiser nos sociétés pour protéger, soutenir et célébrer le vivant.

Une culture régénératrice est essentiellement une culture qui engendre une vie saine et épanouissante pour chaque individu, chaque groupe d’individus et pour la communauté dans son ensemble, ainsi que pour l’écosystème dans lequel se retrouve.

Dans le portail dailymail.co.uk 16 avril 2019

Le co-fondateur, Simon Bramwell, 46 ans, est un ancien architecte.

Tasmin Osmond, 35 ans, petite-fille du baronnet Sir Thomas Lees, du vétéran militant Roger Hallam et de l’ex-employée de l’ONU Laura Reeves, vétéran d '«actions directes», telle que «Occupy London».

La mère de Wiltshire, Gail Bradbrook, 47 ans, est l’un des administrateurs de Compassionate Revolution, une société à responsabilité limitée, qui a organisé et financé en partie XR.

Mme Bradbrook, qui a deux fils âgés de 10 et 13 ans, s'est envolée pour le Costa Rica il y a quelques années pour prendre une dose d'ibogaïne, un arbuste hallucinogène poussant en Afrique de l'Ouest.

La mère, titulaire d'un doctorat en biophysique moléculaire, a également essayé l'ayahuasca, une potion extrêmement toxique et hallucinante fabriquée par des chamanes de la jungle amazonienne.

Elle a déclaré que la drogue lui avait «rebranché» le cerveau et lui avait donné «les codes du changement social». Ensuite, elle a mis fin à son mariage et a commencé son activisme dans XR.

Au sein de XR, elle organise des cercles de lune mystiques avec des collègues femmes dans un tipi, au cours duquel ils ingèrent une autre drogue «naturelle», l'armoise, utilisée par les anciens Celtes.

Mme Bradbrook a averti que le réchauffement de l'Arctique pourrait provoquer "l'effondrement du système alimentaire" dans seulement trois ans - une conviction à laquelle aucun scientifique ne souscrit.

Roger Hallam, âgé de 52 ans, co-fondateur, il est un manifestant professionnel qui effectue des recherches sur un doctorat dans le cadre d’une campagne radicale efficace.

Il a commencé à s'intéresser au changement climatique à l'âge de 40 ans quand une ferme biologique qu'il dirigeait au Pays de Galles a fait faillite à cause des conditions climatiques extrêmes.

Stuart Basden, 36 ans, cofondateur de XR, écrivain de la classe moyenne de Bristol.

George Barda, 43 ans, estime que le «gouvernement britannique britannique» est à l'origine du changement climatique. Il est étudiant de troisième cycle au King's College de Londres et est le fils du photographe de musique classique et de théâtre Clive Barda. Il est aujourd'hui directeur de Compassionate Revolution, société mère de XR, et apparaît régulièrement sur Russia Today. dailymail.co.uk 16 avril 2019

Démystification. Les modèles sont à la science, ce que les sondages sont à la réalité.

La température est montée de l’ordre de 1°C depuis le début du siècle dernier. Mais le GIEC évite de rappeler qu’elle est montée une première fois de l’ordre de 0,6°C de 1910 à 1945 alors que les émissions de CO2 étaient 6 à 10 fois inférieures à ce qu’elles sont aujourd’hui, car ce serait reconnaître une hausse essentiellement naturelle. Depuis 1945, la température n’est montée que de 0,4°C en trois quarts de siècles, ce qui n’apparait pas franchement le signe avant-coureur d’une catastrophe, et ce en dépit des émissions galopantes. La Terre largement colorisée en rouge à la fin de l’article de l’AFIS pour refléter l’évolution durant les 50 dernières années (période qui entre parenthèse commence comme par hasard durant le minimum observé dans la figure précédente) a connu la même amplitude d’évolution de 1910 à 1945, à une époque où les émissions étaient très inférieures à ce qu’elles sont aujourd’hui.

« Les modèles du GIEC reproduisent non seulement la hausse des températures en surface, mais aussi leurs variations dans la stratosphère » prétend Monsieur Bréon.[4] Non, nous venons de voir qu’en surface, en dehors de la période sur laquelle ils ont été ajustés, les modèles ne sont validés ni durant la période précédente (35 ans), ni dans la période postérieure (20 ans après prolongations). (...)

Là où il est encore plus difficile de faire confiance aux modèles, c’est vers la tropopause sous les tropiques. Les modèles y prévoient un « point chaud ». Mais les mesures montrent là encore une platitude désespérante qui ne risque pas de les valider. (...)

Quant au « dénialisme », qu’est-ce qui est dénié ? Que le climat change ? Non. Il a toujours changé. Rappelons qu’ont été qualifiées « d’optimum » des périodes plus chaudes aux époques médiévales ou minoénnes. Que les émissions de CO2 contribuent à une variation de température ? Non, comme le confirment les titres de mes travaux publiés sur le sujet.[5] Dans quelles proportions toutefois ? Toute la controverse est là. Le dernier rapport AR5 du GIEC lui-même reconnait des incertitudes considérables sur la température et sur la hausse du niveau des océans dans son tableau SPM.2. Ce qui en revanche est effectivement dénié c’est que les velléités de politiques de réduction massive des émissions françaises de CO2 changeront quoi que ce soit de mesurable à la température de notre planète. En effet, le taux de CO2 dans l’air est passé de 0,03 % à 0,04 % en un siècle, chiffres qu’il convient constamment de rappeler car même des enseignants l’ignorent. Grâce à cette augmentation, la biomasse végétale s’est accrue de l’ordre de 20 % entraînant un verdissement de la Planète, observé en particulier par satellites, l’équivalent d’un sixième continent vert de 18 millions de kilomètres carrés.[6] La France n’est responsable que de 0,9 % de ce 0,01 % supplémentaire. En reprenant la valeur basse, 1°C, de la sensibilité climatique transitoire (échauffement au moment d’un doublement du taux de CO2 dans l’air) fournie par le GIEC, réduire de 20 % les émissions française comme c’était l’objectif initial du paquet climat européen éviterait à la Planète de se réchauffer de l’ordre de 20 % x 0,01 %/0,04 % x 0,9 % x 1°C = 0,0004°C.

Même si l’on prend la valeur haute de la fourchette d’incertitude du GIEC, 2,5°C, sans doute exagérée si l’on se réfère à l’écart grandissant des projections des modèles face aux observations depuis 20 ans, le réchauffement évité resterait de l’ordre de 20 % x 0,01 %/0,04 % x 0,9 % x 2,5°C = 0,001°C. (...)

N’y a-t-il pas matière à dénier ? Et surtout à tempérer l’anxiété dangereusement propagée en particulier auprès de la jeune génération ? Tout débat est précieux, surtout quand il est mené de bonne foi. (François Gervais répond aux critiques de François-Marie Bréon - climato-realistes.fr 17.07

LVOG - Tout cela pour 0,001°C, 0,0004°C, 0,01 %, faites-le savoir.

Après le réchauffement climatique et la canicule, la sécheresse.

- Canicule aux États-Unis: records de chaleur battus et au moins six morts - Le HuffPost 22 juillet 2019

- Vice-présidente de France nature environnement (FNE), Florence Denier-Pasquier est spécialiste du droit de l'eau et a participé aux dernières Assises de l'eau qui ont réuni l'ensemble des acteurs du secteur de janvier à juin.

Une projection pour 2070 anticipe plus de sécheresses longues, sur plusieurs années. Il faut dès à présent s'y préparer. leparisien.fr 16 juillet 2019

LVOG - Alors qu'ils ne sont pas foutus de prévoir le temps qu'il fera demain !

Si ce sont les scientifiques sélectionnés par les porte-parole de l'oligarchie qui le disent, raison de plus pour ne pas les croire.

Seul un « changement de système » peut éviter un changement climatique catastrophique, nous disent les scientifiques. Par Nafeez Ahmed - Les Crises 16 juillet 2019

Si on veut que le monde ait une chance sérieuse de limiter le réchauffement de la planète à 2°C pendant ce siècle, limite convenue au niveau international, la transition vers les énergies renouvelables devrait se faire beaucoup plus rapidement que ce qui est prévu par les efforts actuels, selon une nouvelle étude dans la revue Science.

Cette étude, réalisée par des scientifiques des universités de Manchester, Sussex et Oxford, et publiée le 22 septembre, conclut que pour respecter les engagements pris en matière d’émissions de carbone en vertu de l’Accord de Paris, les gouvernements du monde entier doivent initier des changements rapides et simultanés dans des secteurs clés comme l’électricité, les transports, le chauffage, l’industrie, les forêts et l’agriculture.

Sans cette « sortie rapide et radicale des énergies fossiles », conclut l’article, nous ne pourrons pas maîtriser assez rapidement l’augmentation prévue des émissions mondiales de carbone. (...)

L’étude reconnaît qu’une accélération de la transition n’ira pas sans une acceptation sociale sans réserve. Cela signifie qu’il faut sensibiliser les gens aux avantages sociaux, économiques et culturels considérables qui découleraient d’une transition bas carbone.

Malheureusement, dans la pratique, il s’agit d’un domaine où les progrès semblent presque inexistants. L’an dernier, un sondage Pew a révélé que le nombre d’Américains qui croient que l’activité humaine est à l’origine des changements climatiques était minoritaire, soit 48 %, niveau pratiquement inchangé par rapport à il y a six ans. (...) (Ah le bon sens populaire, quelle poisse décidément ! Les Américains sont dorénavant minoritaires à croire la fable du 11/9 de G. Bush. - LVOG)

Les gouvernements devraient être plus volontaristes en soutenant leurs engagements par une législation concrète.

Les décideurs peuvent, par des mesures politiques intransigeantes, imposer par la contrainte que les technologies obsolètes et dangereuses soient progressivement abandonnées. Les Crises 16 juillet 2019

LVOG - On nous dit que les articles de Nafeez Ahmed sont publiés notamment par Foreign Policy, qui a été racheté par le Washington Post en 2009, pilier du groupe Bilderberg avec le New York Times, pas étonnant.

La mystification du réchauffement climatique de nature anthropique ou créé par l'activité humaine ne suffisait pas, fallait-il encore trouver le moyen d'imposer un changement radical et brutal de mode de vie aux peuples récalcitrant, aussi cet idéologue au service de cette imposture encourage-t-il les gouvernements à passer en force, à recourir à la contrainte.

Afrique du Sud : l'industrie craint le pire avec la toute nouvelle taxe carbone - francetvinfo.fr 18.07

LVOG - Un puissant levier pour justifier licenciements en masse, fermeture de mines ou d'usines, liquidation de concurrents gênant, etc.

- Dans les mines, un secteur déjà en crise, "6 800 emplois directs et indirects" seront supprimés dans les deux prochaines années à cause du nouvel impôt, prévient la Chambre nationale des mines. A compter de 2023, la situation va encore se détériorer avec "environ 6 000 emplois perdus par an". La puissante organisation patronale Busa (Business Unity South Africa) dénonce, quant à elle, une taxe qui va "décourager les investissements étrangers et nationaux" dans un contexte déjà difficile de "chômage, pauvreté et inégalités".

"La taxe carbone : trop peu pour l'environnement ; trop pour le business", twittait la fédération patronale le 18 juillet 2019, affirmant s'inquiéter pour les "jobs". En Afrique du Sud, au moins 27% de la population active est sans emploi. Un taux qui dépasse 50% chez les jeunes. Pour l'entreprise Transalloys, fabricant d'alliages de fer qui emploie 400 personnes, réduire les émissions de CO2 est tout simplement impossible, affirme son PDG Theo Morkel. "Pour moi, la seule façon de les faire baisser est de fermer mes fourneaux", assure-t-il à l'AFP, très en colère.

Il reste qu'en dépit de la forte résistance des gros émetteurs de CO2, l'Afrique du Sud, 14e pollueur au monde selon Greenpeace, est devenu le 1er juin 2019 le premier pays du continent à introduire une taxe carbone, entièrement à la charge des entreprises. Cet impôt, qui existe déjà dans de nombreux pays comme le Canada, la Colombie, la France ou la Suède, non sans remous, vise à réduire les gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de la planète.

Les ONG environnementales, comme le Fonds mondial pour la nature (WWF), ont salué "une première étape significative", très rare dans un pays émergent. Néanmoins, ils ont immédiatement regretté la faiblesse de la taxe. Son montant a été fixé à 120 rands (8 euros) par tonne de CO2 émise. Mais compte tenu d'abattements fiscaux pouvant aller jusqu'à 95%, son montant variera entre 6 et 48 rands (de 0,4 à 3 euros). Très loin des 40 à 80 dollars d'ici à 2020 recommandés pour se conformer aux objectifs de l'accord de Paris.

"La taxe carbone est plutôt faible, mais très importante symboliquement", reconnaît lui-même Ismail Momoniat, directeur général adjoint du Trésor, qui promet déjà sa réévaluation à partir de 2023.

Telle quelle, selon les ONG, la taxe carbone ne va probablement pas permettre de réduire significativement les émissions de CO2. "On a l'impression qu'on va perdre trois ans, ce qu'on ne peut pas se permettre" compte tenu de l'urgence à agir, juge même Noëlle Garcin, de l'organisation African Climate Reality Project. "Le fardeau va reposer encore plus sur la prochaine génération... et je ne sais même pas si on peut encore parler de prochaine génération". Face aux inquiétudes de l'industrie, elle appelle à penser autrement, et à voir dans le défi climatique de "splendides opportunités" pour l'économie.

Les syndicats, certes "soucieux" de l'impact de la taxe carbone sur l'emploi mais surtout des "conséquences de la pollution sur les travailleurs les plus pauvres", ne disent pas autre chose.

Le changement climatique offre "une opportunité parfaite" de créer des emplois, assure ainsi Matthew Parks, de la Cosatu, la principale centrale syndicale en Afrique du Sud. Et de citer la construction de voitures propres ou le développement de l'énergie solaire dans un pays qui abrite de nombreuses usines automobiles et bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel.

Problème, selon M. Parks : "les entreprises, qui ne pensent qu'au profit, sont très réticentes au changement" tandis que le gouvernement "ne pense qu'à taxer sans proposer un juste plan de transition".

Le chantage n'a pas tardé. francetvinfo.fr 18.07

Stratégie du chaos et de la peur pour gouverner... et devenir l'homme le plus riche du monde !

En cassant les prix de ses caméras de surveillance Ring, Amazon pousse à la parano - Slate.fr 19 juillet 2019

«La peur triomphe de plus de gens que n'importe quoi d'autre dans le monde», disait Ralph Waldo Emerson, philosophe américain. Amazon l'a bien compris. La société Ring -acquise par l'entreprise du e-commerce en 2018- fabrique des sonnettes connectées et différentes sortes de caméras de sécurité.

Les images filmées peuvent ensuite être affichées sur Neighbors, une application gratuite de surveillance de quartier permettant aux gens d'afficher des messages sur la criminalité, la sécurité, les personnes dites suspectes, les étrangers des environs, etc.

Dans le cadre de son Prime Day, Amazon a offert un rabais de 30% sur certaines productions de Ring et de 39% sur huit accessoires de la même marque. Une belle manière d'inciter les Américain·es à se procurer ces systèmes de sécurité et de les enfermer dans l'écosystème Amazon -dès le Prime Day de 2018, la sonnette Ring d'Amazon avait été le best-seller des ventes.

Dans une récente interview, la société Ring a affirmé encourager ses client·es «à mentionner toute forme de discrimination à l'aide de l'outil signalement».

Pourtant, les personnes de couleurs sont encore surreprésentées au sein des vidéos étiquetées crimes dans l'application Neighbors, ainsi que dans les commentaires décrivant de potentiels criminels errant dans le quartier. Les utilisateurs et utilisatrices de l'application sont encouragé·es à partager leurs vidéos et leurs suspicions avec les forces de l'ordre. De quoi envenimer les relations entre la police et les personnes afro-américaines.

«Ces applications [...] reflètent simplement les préjugés des gens, qui criminalisent les personnes de couleur, les SDF et les autres communautés marginalisées», a expliqué à Vox Stevens Renderos, directeur du Center for Media Justice.

Cette nouvelle mode peut également avoir des effets négatifs pour la santé mentale d'une population, au point de la rendre parano. En multipliant les ventes de ses alarmes intelligentes, Amazon fait pénétrer sa clientèle dans un univers de fantasmes et de terreur.

Concentrant l'attention des citoyen·nes sur le crime de proximité, cet appareillage sécuritaire alimente l'impression que le danger est partout, y compris devant chez soi, et qu'il est en nette progression.

C'est pourtant faux: si les Américain·es déclarent percevoir une hausse de la criminalité, le service statistique du FBI et le Bureau of Justice Statistics dévoilent eux une réalité différente ainsi qu'un taux en baisse.

Une instauration de la terreur qui n'aide au final qu'un acteur: Amazon. Les vidéos postées sur Neighbors sont principalement consacrées aux vols de colis de la firme, un phénomène assez courant aux États-Unis. Au-delà de la mise en place de ce business de la peur, dont Amazon tire profit, le géant du e-commerce à également intérêt à ce que ces caméras se vendent pour se dédouaner en cas de commande non reçue... Slate.fr 19 juillet 2019

Life360, l'application qui flique (et agace) les ados - Slate.fr 19 juillet 2019

Aux États-Unis, les parents surveillent leurs ados par smartphone. Une surveillance extrême qui exaspère les jeunes et permet la récolte de leurs données personnelles.

Sur le réseau social favori de la jeunesse, TikTok, les jeunes Américain·es s'en plaignent ouvertement en vidéo: leurs vacances d'été sont ruinées par Life360 et leurs parents devenus surprotecteurs.

Une vidéo appréciée plus de 30.000 fois montre le fondateur de Life360, Chris Hulls, sur fond de l'extrait sonore d'une chanson de rap aux paroles simples et directes: «Balance! Balance! T'es qu'une balance!»

D'autres ados partagent des astuces pour stopper le partage de leur position et pour s'offrir un peu de tranquillité. Au total, les vidéos avec le hashtag #life360 comptabilisent plus de 14 millions de vues.

La guerre est donc déclarée et les quelques ados interviewé·es anonymement se sentent démuni·es face à cet excès de surveillance. Car Life360 scrute aussi les déplacements en voiture –et le moindre appui sur l'accélérateur est notifié.

«Si je dépasse la limitation de vitesse sur l'autoroute, mes parents flippent», raconte une adolescente californienne de 16 ans. Un autre de 18 ans se voit interdit de s'arrêter en chemin pour s'acheter une glace.

Anxiété pour tout le monde

Psychologues et experts s'inquiètent de l'impact sur la jeunesse de ces applications. «Ces sociétés ne font que peu de recherches sur le développement de l'enfant», pointe Sarita Yardi Schoenebeck professeure à l'université du Michigan et directrice de l'organisation Living Online Lab.

Or, pour Michael Stora, de l'Observatoire des mondes numériques en sciences humaines, interviewé sur le site Laurence Pernoud, cette surveillance permanente «développe l'inquiétude parentale et l'anxiété de l'enfant».

Elle fait aussi perdre des notions fondamentales: «Si les enfants n'apprennent pas les règles de base de la vie privée, ils ne sauront pas mettre de barrières, de limites, dans la leur.»

Même son de cloche pour Lisa Damour, psychologue, qui insiste dans le New York Times pour que cette surveillance ne soit pas faite en cachette. L'ado s'en aperçoit toujours, ce qui crée des tensions dans la famille. Et après tout, est-ce qu'un jeune adulte devrait accepter une surveillance que ses parents refuseraient pour eux-mêmes?

Capitalisme de surveillance

D'autant qu'avec 18 millions d'utilisateurs et d'utilisatrices actives, cette surveillance représente un véritable vivier de données personnelles pour Life360. Les inscrit·es sont encouragé·es à partager l'adresse de leur travail, de l'école, de la maison, de la salle de sport –ce qui sert à proposer du contenu publicitaire ciblé ou des partenariats.

Par exemple, comme la firme connaît exactement les habitudes de conduite, elle partage ces infos avec Arity, (propriété d'un géant de l'assurance, Allstate) qui propose alors des tarifs d'assurance auto calculés sur les risques pris.

Près d'un quart des revenus de Life360 proviennent de ces données, le reste des abonnements. Comme le note Sarita Yardi Schoenebeck, «Life360 est plus inspirée par l'économie et le capitalisme que par le bien-être des familles.» Slate.fr 19 juillet 2019

Le monopole du pétrole et des principales matières premières, c'est l'affaire de l'oligarchie anglo-saxonne.

Le pétrolier iranien reste immobilisé 30 jours de plus à Gibraltar - euronews 19.07

Le pétrolier iranien Grace 1 va rester immobilisé trente jours de plus à Gibraltar. Ainsi en a décidé la Cour Suprême du territoire britannique. Téhéran continue de nier qu'il transportait du brut à destination de la Syrie et ce, en violation des sanctions internationales contre le régime de Bachar al-Assad.

Le tanker iranien a été arraisonné début juillet au large de Gibraltar, avec à son bord deux millions de barils de brut. Téhéran dénonce un acte de piraterie. euronews 19.07

L'Iran a saisi un tanker étranger soupçonné de "contrebande" - AFP 19.07

L'Iran a annoncé jeudi détenir "un tanker étranger" et son équipage soupçonnés de se livrer à de la "contrebande" de carburant dans le Golfe, après une succession d'incidents impliquant des pétroliers dans cette région sous haute tension depuis plus de deux mois. AFP 19.07

Selon l'Iran, Trump et les États-Unis ont abattu "leur drone" - Le HuffPost 19.07

La veille Donald Trump a assuré que les États-Unis avaient abattu un appareil iranien dans le détroit d'Ormuz.

Dans un message en anglais sur Twitter, le ministre des Affaires étrangères adjoint iranien Abbas Araghchi a ainsi fait savoir: “Nous n’avons perdu aucun drone dans le détroit d’Ormuz ou ailleurs. J’ai peur que l’USS Boxer ait abattu un de leurs propres [drones] par erreur.

Une affirmation a nouveau asséné ce vendredi matin par le général de brigade et porte-parole des forces armées iranienne auprès de l’agence de presse Tasnim... Le HuffPost 19.07

LVOG - Au lieu de présenter les deux versions de manière impartiale, celle américaine et celle iranienne, Le HuffPost a préféré évoquer les "dénégations de Téhéran", autrement dit éthimologiquement, Téhéran refuse de reconnaître l'exactitude d'une affirmation ou Washington dit forcément la vérité et vous êtes priés de croire les Américains sur parole.




TROISIEME PARTIE

Leur vieux monde est toujours "plus juste". Les preuves.

- ... le droit anglo-saxon se distingue de toutes les autres formes de Justice dans le monde. Il prévoit que deux parties opposées sur un délit pénal peuvent clore l’affaire lors d’une transaction qui ignore le droit local. Au plan national, c’est une Justice de classe, au plan international, c’est la loi du fort. (Comment Donald Trump aborde-t-il la question israélo-palestinienne ? - Réseau Voltaire, 16 juillet 2019)

Avec Macron l'oligarchie se gave toujours plus.

Bernard Arnault deuxième fortune mondiale devant Bill Gates - AFP 17 juillet 2019

Forbes, qui publie sur son site internet des évaluations en temps réel de la fortune des milliardaires, évaluait mercredi à la mi-journée celle de Bernard Arnault, 70 ans, à 105,1 milliards de dollars contre 103,7 milliards pour Bill Gates. Le fondateur d'Amazon est toujours l'homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 164,8 milliards de dollars.

Selon Bloomberg, le Français a une fortune de 108 milliards de dollars, avec un gain de 39 milliards depuis le début de l'année, soit le profit le plus important chez les 500 personnes les plus riches de la planète en 2019.

Dans les deux listes, l'investisseur Warren Buffett et le patron de Facebook Mark Zuckerberg complètent le top 5. AFP 17 juillet 2019

"C'est un système plus juste", assure Jean-Paul Delevoye en présentant son rapport sur les retraites - Franceinfo 19.07

Ce document a été remis au Premier ministre, jeudi 18 juillet, puis exposé dans ses grandes lignes lors d'une conférence de presse.

La refonte du système doit mettre en place un système de cotisation par points et non plus par annuités. "Les points s'accumuleront tout au long de la carrière, sur un seul compte, et seront transformés en retraite", a expliqué le haut-commissaire, assurant : "Chaque point est visible, monétisable, lisible et augmentera la pension. Il n'y aura plus de trimestre inutile. Aucun point ne sera perdu."

Ce système par points, qui doit être mis en place en 2025 remplacera les 42 régimes de retraite actuels.

Concernant l'âge de départ, "nous gardons un âge plancher à 62 ans, mais si tout le monde part à 62 ans, le régime est déséquilibré", a-t-il fait valoir pour justifier un système de décote introduit pour les personnes qui partiraient avant "l"âge d'équilibre", fixé à 64 ans. Cet âge ”évoluera comme l’espérance de vie”, précise-t-il.

L’idée serait d’instaurer un ”âge d’équilibre” à 64 ans pour la génération de 1963, assorti d’un système de décote/surcote pour encourager les cotisants à travailler le plus longtemps possible. Techniquement, l’âge de départ resterait fixé à 62 ans mais induirait une pension plus faible qu’actuellement.

"Nous avions deux possibilités : soit garder la durée individuelle de cotisation, soit proposer un âge à taux plein collectif. (...) On a voulu éviter une solution plutôt de droite, un peu comptable mais inégale socialement, et la solution plutôt de gauche, d'allonger la durée de cotisation, pour arriver à un âge d'équilibre à taux plein collectif, à 64 ans", a-t-il détaillé.

Ceux qui partiront avant cet âge-pivot de 64 ans, vivement contesté par plusieurs syndicats, verront ce rendement diminuer de 5% par année d’écart, quand ceux qui prolongeront leur activité au-delà bénéficieront d’un rendement majoré de 5% par an.

Ce qui est certain, c'est que les dirigeants syndicaux vendus continuent de collaborer avec Macron et Delevoye.

Le secrétaire général de FO Yves Veyrier : "Vers une retraite plus incertaine" - Journal du Dimanche 21 juillet 2019

Le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Yves Veyrier, a lancé la mobilisation contre la future réforme des retraites en appelant à manifester le 21 septembre prochain et, "s'il le faut", à "cesser le travail", a-t-il explique sur Europe 1.

"Les controverses récentes ont conduit le gouvernement à assurer que le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) 2020 ne contiendrait pas de ­mesures paramétriques : accélération de l'allongement de la durée de cotisation, recul de l'âge de départ à la retraite, mise en œuvre d'un bonus-malus. Mais le projet de système universel de retraite, basé sur le rapport présenté jeudi par le haut-­commissaire Jean-Paul Delevoye, est en lui-même une ­réforme paramétrique permanente aux mains des gouvernements à venir.

Supprimant au passage les 42 régimes existants, ce système unique sera assis principalement sur la valeur d'acquisition des points, que chacun devra acheter tout au long de sa carrière, et sur la valeur de service (valeur de conversion des points en pension). La retraite de base ne sera plus, comme aujourd'hui dans le secteur privé, calculée sur les 25 meilleures années. Il sera donc aisé de 'jouer' sur les valeurs du point à l'achat comme à la conversion pour agir sur le montant de la pension. L'âge d'ouverture des droits (62 ans) deviendra de fait virtuel si le montant de la pension ne suffit pas et contraint à poursuivre son activité pour acquérir des points supplémentaires. Cela sera d'autant moins une liberté que le haut-commissaire préconise d'ajouter un système de malus qui amputera la pension de 10% pour ceux qui, y ayant pourtant droit, voudraient partir à 62 ans.

L'âge d'équilibre, donnant droit au taux plein sans décote, est fixé à 64 ans 'au démarrage de la ­réforme et en l'état des hypothèses actuelles'. Mais il est aussitôt précisé que 'l'âge du taux plein sera un levier de pilotage'. Le haut-­commissaire avait dans un premier temps évoqué 63 ans. On est déjà passé, en moins de trois mois, à un an de plus ! Et le rapport préconise, pour le pilotage, le respect d'une règle d'or révisée ensuite tous les cinq ans…

Ce système universel décidément très modulable sera entièrement livré aux gouvernements : il supprime le régime Agirc-Arrco qui, géré par la voie de la négociation collective entre organisations de salariés et d'employeurs, assure une pension complémentaire aux 13 millions de salariés retraités bénéficiaires. Le rapport est à cet égard explicite : le gouvernement, précise-t-il, fixera le cadre du pilotage et 'sera toujours libre de proposer tout projet de réforme ayant des incidences sur les équilibres financiers du système de retraite'.

En fait de retraite 'plus simple et plus juste', le système universel risque surtout de se traduire par une retraite incertaine. Tant pour le niveau de la pension que pour l'âge de départ effectif, pour tous et au fil du temps." Journal du Dimanche 21 juillet 2019

LVOG - Alors que c'est une certitude, bref, il s'en tape !

Pillage. Une guerre néocoloniale de rapine.

Les États-Unis et Israël vont piller le pétrole de la Syrie occupée - Réseau Voltaire 16 juillet 2019

Les États-Unis ont autorisé leurs mercenaires kurdes présents au Nord de la Syrie à y exploiter le pétrole et à le vendre à Israël.

Le quotidien libanais Al-Akhbar a publié la lettre de mission de l’homme d’affaire israélien Mordechai Kahana. Dans un premier temps, les portes-parole du gouvernement fantoche du « Rojava » ont nié l’information. Puis Mr Kahana l’a confirmé dans la presse israélienne (et non pas US), spécifiant qu’il n’agissait pas en tant qu’Israélien, mais qu’États-unien. Au demeurant, si tel était le cas, le Pentagone violerait les Conventions de Genève qui interdisent à toute puissance occupante de piller les ressources du pays qu’il occupe (ce qu’avaient fait Daesh et la Turquie auparavant).

Si les réserves découvertes d’hydrocarbures couvrent toute la Syrie, 90 % des puits de pétrole en état de fonctionner se trouvent dans la zone occupée par les troupes états-uniennes et françaises.

Le « Rojava » est un pseudo-Kurdistan situé en territoire syrien et en dehors de l’espace attribué par la Commission King-Crane de 1919 et approuvé par le Traité de Sèves de 1920. Durant l’agression occidentale contre la Syrie, les États-Unis ont procédé à un nettoyage ethnique, expulsant les populations chrétiennes et arabes et encourageant l’immigration kurde de Turquie et d’Iraq.

Mordechai Kahana a participé à l’émigration de juifs syriens durant l’agression occidentale de 2011. Il a financé les voyages du sénateur John McCain en Syrie et restauré des synagogues dans le pays.

Selon la presse libanaise, il était un des responsables du programme israélien de création d’une zone tampon à la frontière israélo-syrienne. Il s’agissait d’instituer un « Druzistan » autour du major syrien Khaldoun Zeineddine sur le modèle du « Kurdistan » au Nord du pays. Mais ce projet n’a jamais vraiment fonctionné faute de Collaborateurs. Réseau Voltaire 16 juillet 2019

LVOG - Le gouvernement fantoche du « Rojava » est vénéré par les gauchistes du NPA notamment (Dans le blog de sa tendance Claire), qui cautionnent ainsi un nettoyage ethnique au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, c'est beau les principes tout de même, tout comme ils ont été amenés à soutenir les barbares d'Al-Qaïda (Daesh, Al-Nosra, etc.) supplétifs de l'Otan et du Pentagone au nom d'une révolution populaire inventée à Washington, Londres et Paris, au détriment du peuple syrien auquel ils ont refusé le droit de se prévaloir de ce principe.

Quand des prostitués décident de la légalité d'un mariage.

Opération anti-mariages forcés dans les aéroports britanniques - AFP

A l'aéroport londonien de Heathrow, une famille indienne est interceptée par des officiers britanniques, qui la soupçonnent de venir à Londres pour marier de force deux jeunes femmes. AFP

LVOG - En Inde, dans plus de 90% des cas les mariages sont forcés ou arrangés entre les familles sans le consentement des futurs époux. Ce n'est pas aux inquisiteurs britanniques d'imposer aux Indiens de renoncer à ce principe auquel adhèrent encore la plupart des jeunes indiens ou indiennes.

Dans le petit village où j'habite depuis 5 ans et demi, deux couples ont divorcé, ce qui est extrêmement rare, ils avaient fait un mariage d'amour dit-on. Je connais deux autres couples qui n'arrêtent pas de se foutre sur la gueule et qui sont dans le même cas, sauf qu'ils ne divorceront pas parce qu'ils ont eu trois enfants.

En Inde, la précarité est absolue et ceux qui y échappent savent qu'elle leur pend au nez à la première occasion funeste. Par ailleurs le niveau de conscience en général des Indiens n'est pas très développé et quelque part ils le savent, ce n'est que tardivement, disons parvenu à l'âge mur, au-delà de 40 ou 45 ans qu'ils deviennent plus ou moins adultes, or les mariages ont lieu très tôt, aux alentours de 20 ans, alors autant dire qu'à cet âge-là les jeunes garçons et filles sont encore des enfants et les parents le savent puisqu'ils sont passés par là, d'où leur réticence à laisser leurs enfants choisir librement leur futur compagne ou compagnon.

Quand on ignore le contexte dans lequel les gens vivent, on a tendance à raconter n'importe quoi, pire, à vouloir leur imposer un mode de vie pour lequel ils ne sont pas préparés. S'aiment-ils par la suite, sont-ils heureux ? Quelle question déplacée quand on est voué à demeurer pauvre ! Parfois oui, parfois non, pas davantage qu'en occident ou chacun est libre de vivre avec qui il l'entend et de se séparer à la première occasion, il n'y a pas de recette miracle en la matière, sinon cela se saurait depuis le temps.

Moi je me contente d'indiquer aux Indiens, que s'ils placent des bouteilles d'eau dans leur réfrigérateur ou dans le compartiment du congélateur, cela permettra de maintenir la température basse en cas de coupure de courant prolongée, et cela leur fera faire des économies d'électricité, pour le reste, cela ne me concerne pas, je ferme ma grande gueule ! C'est une question de respect, principe ignoré des tiers-mondistes.

Le mauvais exemple vient toujours d'en haut...

LVOG - Dans le panier de homards de LREM : Tous des abrutis, des fils de pute, des couilles molles !

Municipales: quand Griveaux qualifie d'"abrutis" ses anciens rivaux LREM - AFP 17 juillet 2019

Benjamin Griveaux a qualifié d'"abrutis" ses rivaux pour l'investiture LREM aux municipales à Paris, parmi d'autres propos peu amènes rapportés mercredi par Le Point, une fuite de "conversation privée" aussitôt déplorée par l'entourage du candidat auprès de l'AFP.

"Il y a un abruti chaque jour qui dit qu'il veut être maire de Paris", (Hugues) "Renson c'est un fils de p...., on le sait depuis le premier jour. Mounir (Mahjoubi) ... bon... no comment": l'hebdomadaire publie un florilège de propos que le candidat aurait tenus il y a quelques semaines, sans préciser le contexte ni les interlocuteurs.

Finaliste malheureux dans la course à l'investiture, Cédric Villani est également étrillé selon ces propos rapportés: "Cédric, il n'a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser !"

Alors que la presse disait le chef de l'Etat attentif à la campagne du médaillé Fields, M. Griveaux aurait assuré, toujours selon Le Point, qu'"Emmanuel [Macron] (lui) envoie des SMS en disant : "Cédric n'a pas compris ce que je lui ai dit"".

"Benjamin Griveaux déplore qu'une conversation privée se retrouve dans la presse", a réagi auprès de l'AFP son entourage, qui assure que "dès qu'il en a pris connaissance, il a appelé les personnes citées pour s'excuser auprès d'elles".

"Le sujet est clos", a-t-on ajouté de même source, indiquant que l'ancien porte-parole du gouvernement est désormais "pleinement concentré sur la préparation de son meeting jeudi soir".

Sur son concurrent Pierre-Yves Bournazel, élu de centre-droit à Paris et membre d'Agir, M. Griveaux aurait déclaré: "Qui tient Bournazel par les c... depuis le début, si ce n'est moi ? Pourquoi est-ce qu'on fait entrer (Franck) Riester (d'Agir) au gouvernement ? Pour tenir les mecs d'Agir, tout cela n'est pas le fruit du hasard !", selon Le Point.

Les municipales à Paris, "c'est pas la cantonale de Vesoul ! Vous croyez quoi, qu'on tricote ?", a également déclaré M. Griveaux, affirme Le Point. AFP 17 juillet 2019

LVOG - On ne va pas les contredire, on est poli !

Quand ils cautionnent une ordure, il ne faudra pas s'étonner ensuite qu'il serve de modèle dans la société.

Municipales: après la polémique, LREM serre les rangs autour de Griveaux en meeting - AFP 19.07

Et en plus c'est un chiasseux !

Griveaux prend la fuite, rattrapé par une polémique embarrassante - Le HuffPost 20 juillet 2019

Premiers couacs dès le premier meeting. Le “rassemblement de campagne” autour de Benjamin Griveaux, organisé jeudi 18 juillet, n’a pas tenu toutes ses promesses. Loin s’en faut.

La révélation des propos virulents tenus en privé par le candidat parisien LREM aux municipales contre ses rivaux a laissé des traces, ces derniers ayant tous boycotté la réunion de famille. Faute d’un véritable “rassemblement” et plombé par une polémique embarrassante, le candidat Griveaux a carrément pris la fuite au moment de répondre aux journalistes, laissant ses soutiens affronter le feu des questions. Le HuffPost 20 juillet 2019

LVOG - Quand des insultes deviennent des "propos virulents" anodins...

"Vous êtes tous des cons !"

Griveaux, un mirliflore à Paris - LePoint.fr 22 juillet 2019

Pourquoi Benjamin Griveaux sonne-t-il faux ? Pourquoi son ambition, loin de le grandir, le rend si antipathique.

Une attitude. Entre arrogance et condescendance. Un cocktail de morgue et de dédain. Un je-ne-sais-quoi qui semble dire : vous êtes tous des cons ! LePoint.fr 22 juillet 2019

Rappel : "Ce qui se dit en circo, je n'en ai rien à foutre" : le député LREM Bruno Bonnell embarrasse ses camarades - Franceinfo 2 avril 2018

On lave plus blanc que blanc en famille.

- François de Rugy va récupérer sa place de député en août - Journal du Dimanche 19.07

- Dîners fastueux: Rugy dédouané par l'enquête de l'Assemblée nationale - AFP 20.07

Le quinquennat maudit.

François de Rugy est le 11e ministre à démissionner depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron - Franceinfo 16 juillet 2019

Ils sont onze au total, en 798 jours au pouvoir : Richard Ferrand, François Bayrou, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, Nicolas Hulot, Laura Flessel, Gérard Collomb, Benjamin Griveaux, Mounir Mahjoubi, Nathalie Loiseau et, donc, François de Rugy.

Quatre ministres et secrétaires d'Etat ont par ailleurs été écartés du gouvernement à l'occasion du remaniement d'octobre 2018 : Françoise Nyssen, Stéphane Travert, Jacques Mézard et Delphine Gény-Stephann. Franceinfo 16 juillet 2019

LVOG - Sans parler de la valse des conseilleurs et autres personnels du château qui ont été virés...

Un ministère toxique.

Le successeur de François de Rugy sera le 7e ministre de l'Écologie en sept ans - Le HuffPost 16 juillet 2019

En dictature ce sont les plus médiocres et démagogues qui sont promus.

Kebab vs homard : Sibeth Ndiaye est-elle « complètement à côté de la plaque » ? - lepoint.fr 17.07

La porte-parole du gouvernement a déclaré que les Français mangeaient « bien souvent plutôt des kebabs » que des homards.

Le Point a enquêté pour vérifier si ce plat créé à Berlin dans les années 1970 était ainsi « bien souvent » consommé par les Français. Et les spécialistes sont implacables : la fidèle d'Emmanuel Macron se trompe !

Déjà parce que le kebab est loin de plaire à tout le monde. « C'est la génération Z qui consomme des kebabs. Ceux qui ont entre 15 et 22 ans. Et les femmes en consomment peu. C'est un plat de niche, contrairement aux pizzas, burgers ou sandwiches que tout le monde consomme », analyse Bernard Boutboul, président du cabinet Gira Conseil, spécialiste du marché de la consommation alimentaire.

« Sibeth Ndiaye est complètement à côté de la plaque ! Elle fait de la démagogie de bas étage. Elle veut se faire jeune, alors elle évoque les kebabs au lieu de parler de steak-frites, de potée auvergnate ou de choucroute », s'insurge, quant à lui, le célèbre nutritionniste Jean-Michel Cohen.

Les 360 millions de kebabs écoulés en 2018, selon Gira , arrivent en effet loin derrière les 2,4 milliards de sandwiches, les 1,2 milliard de burgers et le milliard de pizzas vendus en 2018, explique encore Bernard Boutboul

Pire, « le kebab, qui a fait son apparition après la guerre, est en train de se faire rattraper par le bagel (300 millions en 2018) », explique Bernard Boutboul. Le sandwich garni de viande accompagnée de sauce blanche, algérienne ou samouraï, est tout de même plus consommé que les sushis (45 millions de plats en 2018), le taco, qui a fait une récente entrée fracassante sur le marché (50 millions en 2018), ou la crêpe (60 millions en 2018).

Par ailleurs, si les kebabs pèsent souvent sur l'estomac, ses ventes ne pèsent pas très lourd dans le chiffre d'affaires global de la restauration. En 2018, le célèbre sandwich n'a généré que 1,2 milliard d'euros sur un marché des plats préparés estimé à 95 milliards, selon Gira Conseil, ce qui s'explique par le faible coût du sandwich : un kebab avec des frites se vend aux alentours de 5 euros. En outre, il y a en France 10 000 restaurants de kebabs sur les 340 000 points de vente, soit un total de 2,9 %. Ce qui n'est pas énorme. lepoint.fr 17.07

LVOG - C'est déjà trop ! C'est à croire qu'on est ce qu'on mange, et que cela ne va pas en s'arrangeant en France dans ce domaine comme dans tous les autres, tout s'explique.

Comment ont-ils fait pour calculer que 2,4 milliards de sandwiches avaient été consommés en France en 2018 ? C'est impossible évidemment.

Je dois faire partie des millions ou dizaines de millions de Français qui n'ont jamais mangé du homard et qui n'en mangeront jamais. Et puis plus on réfléchit à sa condition, plus on se pose de questions, moins on a envie de gaspiller le peu d'argent qu'on a dans des aliments hors de prix et inutiles.

En fait, il suffit de peu de choses et de cuisiner pour avoir une alimentation équilibrée, saine et savoureuse. Pour peu qu'on sache apprécier la saveur d'un cornichon aurait dit André Breton, aliment dont je me passe puisqu'importé et trop cher en Inde. Je rappelle que c'est moi qui cuisine à la maison, sauf le déjeuner, c'est ma compagne qui prépare la salade de crudités quotidienne pendant que je suis à l'ordinateur, au passage, c'est pour cela qu'on mange souvent très tard, entre 14 et 15 heures, tout dépend de l'actualité ou si je suis parti à écrire un truc.

C'est aussi la recette pour garder le moral en toute occasion, sauf en cas extrême bien sûr. On n'imagine pas à quel point les choses les plus simples ou les expériences apparemment dénuées d'intérêt peuvent procurer une grande satisfaction ou sont riches d'enseignements. Quand on passe à côté, on en arrive rapidement à se compliquer inutilement l'existence et à ne plus rien y comprendre. C'est la réflexion que je me fais quotidiennement en lisant dans des blogs un tas d'articles et commentaires tarabiscotés ou qui n'ont ni queue ni tête. Je m'aperçois à quel point c'est abrutissant tant leurs auteurs ont l'esprit tordu ou superficiel, ce dont ils ont nullement conscience. Ce qui leur fait le plus défaut après la logique, c'est l'imagination, ce qui me fait dire qu'ils doivent avoir les intestins dans le même état ou noués, ce que je ne souhaite pas aux lecteurs que j'épargne en ne publiant pas ces articles.

La "génération Z", c'est celle qu'ils ont décidé de sacrifier, d'empoisonner, de lobotomiser, Z pour la dernière ?

Ils osent tout.

- Selon François Hollande, seul le PS peut remettre la gauche «aux responsabilités» - LeFigaro.fr

- François Hollande : « Le socialisme a la vie longue, a la vie dure ! » - LePoint.fr 19.07

LVOG - Dommage que la sienne ne soit pas plus courte !

- "Nous les arbres", une exposition autour d'un point de vue inédit à la Fondation Cartier - Franceinfo

- Les arbres seraient-ils intelligents ? Franceinfo

LVOG - On ne leur posera pas la question, non, pas aux arbres, à Franceinfo !

- Oise : le propriétaire d'un coq condamné à verser 500 euros d'indemnités à sa voisine qui se plaignait du bruit - Franceinfo

Après le coq Maurice, le coq Coco... Ses "cocorico", près d'un par minute, est venu à bout de la patience de la voisine, une hôtesse de l'air, qui n'arrivait plus à récupérer de ses horaires décalés. Franceinfo

LVOG - Elle ferait mieux de s'envoyer en l'air ! Il y en a qui ont le cerveau décalé !

- Arrêtés sur les pesticides dans le Nord : l’Etat menace les maires d’actions en justice - Le Parisien

Ils étaient cinq maires du Nord à avoir pris des arrêtés pour encadrer l’utilisation des pesticides sur leur commune. Le Parisien

LVOG - L'ordre des lobbies empoisonneurs doit régner !

- Tunisie : Daech intensifie son offensive médiatique au Maghreb - Franceinfo

Une vidéo signée du bureau de presse de l'Organisation Etat islamique en Tunisie montre des jihadistes renouveler leur allégeance au calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi et appelle à de nouvelles attaques contre les touristes. Franceinfo

LVOG - Tiens donc, les vidéos des barbares continuent d'être diffusées par les réseaux sociaux ?

- Pétrolier "confisqué": Washington dénonce la "surenchère de la violence" de l'Iran - AFP

- Des chefs de l'armée birmane sanctionnés par Washington pour "nettoyage ethnique" - AFP 16 juillet 2019

- Washington prête main-forte à l'Argentine sur l'attentat antisémite - AFP

- Trump accusé de racisme par la Chambre des représentants - AFP 16 juillet 2019

Pour Joe Biden, vice-président sous Barack Obama et candidat à l'investiture démocrate pour 2020, aucun président dans l'histoire américaine "n'a été aussi ouvertement raciste que cet homme". AFP 16 juillet 2019

LVOG - Sous aucun président hormis Barack Obama il y a eu autant d'Afro-américains assassisés par la police aux Etats-Unis...

- Venezuela: l'UE menace Maduro pour débloquer les négociations - AFP 16 juillet 2019

- L'épidémie d'Ebola est une "urgence" sanitaire mondiale, décrète l'OMS - L'Express.fr




QUATRIEME PARTIE

Comment préparer psychologiquement les masses au règne de la terreur que l'oligarchie est en train d'instaurer.

Comment préparer psychologiquement les masses à l'avènement d'un régime mondial qui tiendrait de la monarchie absolue.

Game of Thrones : au commencement de la politique était la peur - Le Figaro 23/08/2016

Les interprétations sont en effet variées: feuilleton féministe pour les uns, série sexiste pour les autres, plaidoyer pour une politique progressiste ou reflet de la Realpolitik néoconservatrice etc.

...série surdimensionnée - en termes de moyens, de spectacle mais aussi de violence et de sexualité explicites - dont le style visuel navigue entre réalisme cru et kitsch du péplum?

Game of Thrones peut en effet être vue comme une concentrée de toute l'horreur possible.

...la plupart des protagonistes de Game of Thrones ne sont pas de fins politiques, encore moins des cyniques, ce sont des êtres primaires qui agissent par pur instinct.

Corruption, fanatisme religieux, liberté et esclavage, déficits, crises financières et légitimité du pouvoir, l'ensemble est riche et hétéroclite.

...la narration (...) recherche avant tout l'effet dramatique et le spectacle.

«(Est-il) suicidaire et finalement inutile de vouloir faire le bien?»

Ici sont les dragons. En vérité, ces créatures monstrueuses sont partout dans Game of Thrones et ils sont là pour nous faire peur. Une peur plus primaire que politique. Le Figaro 23/08/2016

5 leçons que nous enseigne la série Game of Thrones - Contrepoints 4 août 2017

Parce que les idées libérales sont largement basées sur l’action humaine, certains thèmes libéraux sont également abordés dans la série.

La dette publique est la ruine

L’État c’est le vol

Les frontières étanches sont l’antithèse de la liberté

...ils sont réfugiés ou envahisseurs

Les allégeances sont dangereuses en politique

... de nombreux Américains basent leurs opinions politiques sur le parti, démocrate ou républicain, auquel ils ont prêté allégeance... Contrepoints 4 août 2017

« Game of Thrones » au prisme de la théorie politique - La Tribune 15/04/2019

Game of Thrones semble renvoyer à des interrogations sur la nature des institutions politiques de l'Occident et exprimer les angoisses contemporaines quant à la stabilité de l'ordre mondial. La série met en scène un monde imaginaire où règne le chaos et où la violence est quotidienne. Alors que la mort peut survenir à chaque instant, les principaux protagonistes de la série sont unis par un même dessein : mettre fin à ce climat de désordre en montant sur le « trône de fer ».

La série décrit au fil des saisons la lente et sanglante sortie du féodalisme pour advenir à la constitution d'un pouvoir central assez fort pour tenir en respect les ambitions de chacune des « Maisons » (autrement dit les différentes familles en présence).

La pensée politique s'attachant à expliquer la formation de l'État s'est employée à décrire la sortie du féodalisme, caractérisé par un émiettement du pouvoir et un ensemble de liens hiérarchiques fondés sur la dépendance entre les vassaux et les seigneurs.

La vie d'autrui représente peu de choses face à ce rouleau compresseur moral : le sacrifice de celle-ci n'est plus un obstacle si la finalité l'exige. Sa quête de pouvoir personnel n'est tempérée par aucune valeur.

L'art de s'emparer et d'exercer le pouvoir est celui de la mise en balance des moyens et des fins. Il ne fait donc pas bon ménage avec les absolus moraux. (Qui n'existent que pour être violés par ceux qui s'en réclament. LVOG)

Game of Thrones mettrait donc en scène le conflit entre la pureté morale prémoderne et antipolitique et un conséquentialisme confinant au cynisme selon lequel la fin vaut les moyens.

Participent-elles d'une version positive de la raison d'État et d'un bon usage de l'art politique ? Concept apparaissant au Moyen Âge, la raison d'État pose les jalons d'une autonomie du politique : gouverner est un art spécifique qui obéit à ses propres règles morales.

Réinterpréter l'histoire politique La Tribune 15/04/2019

Analyse politique de Game of thrones - Agoavox 9 mai 2014

Pour Jacques Attali, « son scenario renvoie très précisément à ce que notre planète va bientôt vivre : une sorte de nouveau Moyen Âge, plein de violences, de désordres, de catastrophes naturelles, de seigneurs de la guerre, de querelles de pouvoir aux rebondissements très rapides ». "Games of Thrones" décrit d’ après lui « le monde qui s’annonce après la fin de l’Empire américain, un nouveau Moyen Âge flamboyant où aucun pouvoir n’est stable, où tout devient possible (…) le nouveau Moyen Âge est là. Il nous fascine. Il est plein de belles histoires et de promesses ; plein de barbaries aussi. Il nous attend ».

« Game of Thrones » est un manuel de science politique, qui nous parle du pouvoir, comment le prendre, comment le garder.

« Game of Thrones » se déroule dans un royaume imaginaire dont le fonctionnement correspond à peu près à celui d’un système féodal

L’autorité royale, qui joue un rôle d’arbitre dans la compétition entre les maisons, contribue à centraliser le pouvoir. Cette « logique de maison » conduit à la compétition entre les différentes maisons pour l’accumulation du pouvoir, de richesses matérielles et symboliques. Cette lutte de toutes contre toutes entraîne un processus de monopolisation du pouvoir comparable à celui qui résulte de la compétition de firmes sur un marché : à terme, une maison se retrouve en position dominante.

Cette position centrale du pouvoir royal ne va pas sans avantage.

Dans « Game of Thrones », le pouvoir royal est systématiquement un pouvoir faible...

Ces rois faibles sont incapables de jouer le rôle de « maître du jeu » qui est celui du roi, en tant qu’incarnation de l’Etat.

De prime abord, la conception du pouvoir véhiculée par « Game of Thrones » semble être extrêmement caricaturale : la violence, la contrainte physique apparaissent comme l’unique fondement du pouvoir politique.

Il n’y a pas dans Game of Thrones une vérité politique absolue, tout ne semble être que constructions sociales et illusions. Les couronnes et titres ne sont que des mythes.

Les attributs du pouvoir ne sont que des impostures et les fondements sur lesquels ils reposent ne sont que des illusions et mystifications : ainsi, même l’Histoire n’est qu’un mythe, une construction sans valeur absolue.

Le mal, le bien, le royaume, ne sont que des mythes, des constructions, seul le pouvoir est lui bien réel...

Il est donc important d’élaborer des systèmes d’alliance pour préserver un certain équilibre des puissances pour conserver le pouvoir.

La série scelle en effet le triomphe de la real politik internationale, des pragmatiques « aux mains prestes et aux nerfs glacés » selon l’adage.

Pour tirer son épingle du jeu, mieux vaut en effet faire fi de toute considération morale ou idéologique susceptible d’influer sa prise de décision : seule la poursuite rationnelle de l’intérêt personnel ou familial permet de l’emporter, les valeurs et principes moraux n’étant que des freins qui précipitent la chute de ceux qui s’y soumettent.

Tous les protagonistes prisonniers de considérations autres qu’un pur réalisme politique échouent...

On assiste ainsi à une déconcentration du pouvoir. Comme le décrit Elias, le roi devient dépendant de ses dépendants à mesure que son pouvoir s’accroît et devient moins contrôlable. Le pouvoir passe des mains de quelques individus à un nombre croissant de puissants, détenteurs de principes de puissance différents – religieux, bureaucratique, juridique, économique, qui forment un réseau d’interdépendance à l’origine des décisions étatiques.

Les luttes de pouvoir ne sont plus des luttes frontales – sauf guerres civiles – mais des luttes pour le contrôle du monopole étatique, dans les couloirs du palais. C’est précisément ce « jeu du pouvoir » qui donne son titre à « Game of Thrones », et c’est à l’aune de leur capacité ou de leur volonté à « jouer le jeu » que sont jugés les puissants.

On retrouve grossièrement deux catégories parmi les fonctionnaires :

Les premiers, souvent issus de basses classes, ils doivent tout au royaume, qui peut obtenir en retour d’eux un grand dévouement. S’il a autant intérêt à l’Etat, au royaume, c’est qu’il est partie lié à lui, que son existence dépend de lui.

Si la première catégorie de fonctionnaire est une incarnation de la « raison d’Etat » sorte de garant du « jeu », la seconde symbolise à l’inverse l’excès et la soif de pouvoir...

Les choses sont donc bien plus complexes que le complotisme (qui voudrait qu’un grand complot explique tout depuis des siècles) et l’anti-complotisme...

La réalité est intermédiaire à ces deux visions du monde : l’histoire n’est pas le produit d’une action structurée, qui a été déployée comme prévu, et a atteint ses objectifs comme prévu, il est souvent le fait d’une collision, d’un chaos, d’un enchaînement de faits non programmés.

Par contre il y’ a des processus historiques qui peuvent s’appréhender sociologiquement et qui expliquent les complots, les organisations, les concertations d’oligarchies tantôt alliée tantôt ennemie mais toujours rivales dans la course pour le contrôle du pouvoir.

On constate que tous les personnages de game of thrones sont prit dans une dynamique holistique qui les dépasse, personne n’a le contrôle …

Il n’y a pas de gentils et il n’y a pas de méchants, les personnages bons sont capables de cruautés et les personnages cruels sont capables d’actes bonté.

Et comme il est mentionné dans cette bande annonce « il est tentant de voir son ennemi comme le diable mais il y’ a du bon et du mauvais dans chaque camp de toute guerre ». Agoavox 9 mai 2014

Commentaires d'internautes.

1- Notre époque, contrairement à ce que d’aucuns peuvent s’imaginer, est entrée de nouveau dans les temps féodaux. La puissance régnante d’aujourd’hui a organisé autour d’elle un puissant réseau de vassaux pour conquérir le monde à travers le prisme de la fin des états-nations et du transfert de la souveraineté à une entité globalisée.

2- Il me semblait déjà connaître la conclusion de toute cette série au premier ou deuxième épisode : le plus pourri finira par gagner. La conclusion de cette série se réduit-elle à ça ? J’espère que non, parce que j’appelle ça du nihilisme.

3- C’est pour cela que M. Attali adore cette vision. Elle nous fait peur pour que nous supportions la société actuelle. Quel bonheur pour lui ! Inutile de dire que les historiens sérieux disent tous que le Moyen-Age était très exactement le contraire de ce que décrit ce film qui est financé mais c’est un hasard, par des amis de M. Attali.


Le 16 juillet 2019

CAUSERIE ET INFOS

La causerie a été réalisée du 6 au 16 juillet sans les infos du 15. Le formatage ou la mise en page m'a pris plus de 4 heures en comptant le temps pour corriger quelques passages et trouver des titres. Je fatigue et je n'ai toujours pas terminé les travaux de ma maison. Si l'actualité le permet, je vais ralentir le rythme jusqu'à fin août.

Je sais ce que vous vivez en France, alors imaginez un instant ce qu'on vit dans un pays comme l'Inde. J'ai vraiment l'impression de vivre dans un autre monde que le vôtre, ce que je ne vous souhaite pas et vous allez comprendre tout de suite pourquoi.

Quand les conditions sont relativement satisfaisantes pour parler avec un Indien, en fin de journée ou le dimanche, j'en profite pour lui glisser quelques connaissances ou conseils amicaux, tout du moins j'essaie, car en réalité cela ne se passe pas très bien. Chaque fois et quel que soit le sujet je tiens à le préciser, au bout de 20 à 30 secondes tout au plus il décroche, il se met à regarder ailleurs ou il n'est plus là, il a les bras ou les jambes qui s'agitent ou qui le démangent comme s'il avait envie de prendre la poudre d'escampette, son attention ne va pas au-delà, il est incapable de se concentrer sur quelque chose ou alors, il faut lui répéter plusieurs fois en insistant lourdement en le questionnant à plusieurs reprises pour s'assurer qu'il suit, ce qui fait que parfois je ne sais plus moi-même ou j'en étais et j'abandonne, en pleine phrase je m'arrête et on se dit au revoir, non mais il faut le vivre pour le croire, cela se passe réellement ainsi. Et par la suite, jamais la personne ne vous reparlera de ce que vous aviez causé la dernière fois.

Du coup je me demande à quoi bon leur adresser la parole, bonjour, bonsoir, ça va et c'est tout. C'est terriblement frustrant pour quelqu'un comme moi qui aime partager ses expériences et réfléchir à celles des autres. Eux en revanche, quand ils sont partis à vous raconter une histoire, vous êtes prié de les écouter attentivement. Et attendez, cela n'en finit pas, d'ailleurs bien souvent ils en viennent à vous raconter des trucs qui n'ont rien à voir avec leur histoire au point que je me demande où ils voulaient en venir ou pourquoi ils me l'ont racontée, quand ils ne vous l'ont pas déjà racontée plusieurs fois auparavant, mais ils ne s'en souviennent pas ! Je les écoute poliment, puis je bafouille un truc insignifiant, puisque généralement leurs histoires sont d'une banalité à mourir ou je les connais par coeur, et ils sont contents ! Et le pire, c'est que cela m'épuise de les écouter et là je ne plaisante pas, cela doit provenir de l'âge ou de mon état de fatigue permanente.

Parfois cela va plus loin encore, ils me prennent à témoin et attendent mon avis. Mais je n'en ai pas, tellement l'histoire qui leur était arrivée était stupide ou banale, qu'est-ce que j'y peux, rien, pas plus qu'eux. Je sais qu'ils sont accablés par le mauvais sort et je ne peux rien y changer malheureusement. Pour leur donner un conseil je dois me mettre à leur place, ce qui n'est pas bien difficile puisque je suis issu du milieu ouvrier pauvre, mais leur condition est tellement précaire ou ils ont tellement peu d'emprise sur leur propre existence, que je n'en trouve pas à leur donner et j'en suis désolé pour eux autant que pour moi, ce qui a l'art de m'accabler et de me mettre de mauvaise humeur, car je mesure là notre impuissance face à cette société pourrie, pour ensuite partir dans des considérations politiques dans ma tête seulement, parfois je leur en cause deux mots pour les soulager, car ils n'y sont pour rien à leur niveau, au moins ils voient qu'il y a quelqu'un qui essaie de les comprendre et qui ne les juge pas, je leur glisse que c'est là tout le sens de mon combat politique contre l'injustice sociale dont ils sont victimes, ils approuvent en esquissant un sourire généralement.

Si j'ai épousé la misère du monde en allant m'installer en Inde, je pense être bien placé en partageant le quotidien des travailleurs indiens parmi les plus pauvres, pour affirmer que ce ne serait pas une bonne chose pour l'avenir de la civilisation humaine qu'elle se déverse dans les pays où cette misère du monde avait commencé à être éradiquée au cours de la lutte de classe des deux derniers siècles, sauf à vouloir à tout prix partager notre triste sort, ce qui ne vous mènerait strictement à rien ou à connaître pire condition encore, je pense sérieusement que cela mérite réflexion, non ?

Vous le savez ou vous ne le savez pas, ici le meilleur et le pire se côtoient chez tous les hommes et toutes les femmes, et comme la société leur a réservé le pire, vous pouvez imaginer que chez eux c'est aussi souvent le pire qui domine, comment pourrait-il en être autrement, n'est-ce pas ? Aussi quand malgré tout on s'emploie à cultiver le meilleur conformément à notre idéal ou à notre conception de la société, on va forcément de déconvenues en désillusions pour finalement connaître très peu de moments de satisfaction aussitôt gâchés ou rattrapés par le pire. On ne dit pas pour rien bête et méchant. Alors quand des personnes pour lesquelles vous avez fait preuve de générosité jusqu'à vous priver vous-même pour les aider vous réclament encore plus, et que vous leur refusez parce que vous ne pouvez pas faire davantage pour elles, ce qu'elles ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre, elles en deviennent mauvaises avec vous, ce qui est bien triste.

Bref, c'est très difficile à vivre en réalité, et entre nous, c'est là que vous pouvez estimer à sa juste valeur la puissance du socialisme, car sans lui je crois bien que je ne serais plus qu'une loque humaine. Ici peut-être plus qu'ailleurs, ce qu'on a de plus cher, c'est ce qu'il y a de plus rare, ce qui nous manque le plus : La liberté.

Au format pdf (27 pages)

Lu dans un article.

- "Il n’y a pas d’espoir sans crise. C’est la leçon paradoxale et « dialectique » du marxisme."

C'est un enseignement du fonctionnement du capitalisme et de la lutte des classes.

Une note d'espoir.

- De nos jours les mystifications les plus savamment planifiées durent le temps d'une éclipse ou disons de moins en moins longtemps pour ne pas pécher par excès d'optimisme. Ce qui n'empêche pas leurs auteurs de remettre le couvert, puisque c'est le seul moyen qui reste à leur disposition pour gouverner. La ficelle est tellement grosse, qu'on a le droit de traiter de crétins indécrottables tous ceux qui marchent dans leur combine ou ne se posent pas de questions.

- Enfin, on a eu trois grosses pluies, la seconde fois depuis novembre 2018. On en redemande bien sûr. Du coup la température a brutalement chuté, à peine 23°C samedi matin à 6h30. Elle va remonter, normal. Dans le nord de l'Inde, au Bangladesh et au Népal il y a eu des pluies torrentielles, qui comme toujours ont causé de gros dégâts matériels et malheureusement quelques dizaines de morts parmi les plus pauvres, cela va de soi. Toujours est-il qu'on ne manquera pas d'eau.

Quelle audace ! Le POID comme on l'aime.

Lu dans le dernier éditorial de La tribune des travailleurs (POID)

- "Les régimes totalitaires ont toujours besoin d’un ministère de la propagande. Régime bonapartiste caricatural marchant à grands pas vers le totalitarisme, la Ve République s’est déjà dotée d’un ministère de la propagande sans scrupule."

LVOG - D'où la nécessité de lutter aussi sans répit et sans faille contre ce ministère de la propagande.

Dans la lutte des classes comme dans la vie en général, les facteurs subjectifs et objectifs entretiennent des rapports étroits ou se combinent pour déterminer l'orientation de la société ou de notre existence.

Quand on a conscience de ces rapports dialectiques, on peut agir et modifier le cours des choses, dans le cas contraire on sera réduit à l'impuissance ou à subir passivement notre sort. Cette passivité servira en politique nos ennemis, qui eux agissent quotidiennement pour satisfaire leurs besoins au détriment des nôtres. D'où la nécessité de passer à l'action, de traduire en actes politiques nos aspirations, de s'organiser...

L'alchimie du totalitarisme En Marche.

Cela commence avec l'agriculture et l'élevage bourrés de produits chimiques, engrais, pesticides, herbicides, hormones, etc. cela continue avec l'industrie agro-alimentaire où tous les produits qui en sont issus sont aussi bourrés de produits chimiques en tous genres, adjuvants, conservateurs, colorants, etc. et cela se termine par les trusts pharmaceutiques qui n'ont rien à envier à ceux de la chimie.

Bref, on nous empoisonne en toute légalité par les deux bouts, par tous les bouts. Et pour que personne ne puisse y couper, Macron vient de décréter hors la loi l'homéopathie. Va-t-il relancer la chasse aux herboristes ? Quelques mois plus tôt étaient parus des articles de presse qui dénigraient les compléments alimentaires. Parallèlement ils encourageaient la consommation de fruits et légumes bourrés de saloperies chimiques, et après le déremboursement de nombreux médicaments, on apprenait que plus de 500 médicaments de la médecine allopathique étaient en rupture de stock, tandis qu'ils avaient rendu obligatoire des vaccins, et des maladies qui avaient été éradiquées au cours du XXe siècle ressurgissaient.

Bref, la régression En Marche sur toute la ligne dans ce domaine vital.

J'ai visionné l'interview de Jean Ziegler à Thinkerview.

La critique qui suit ne doit pas occulter sa prise de position en faveur de "la destruction du capitalisme". Interrogé sur la nécessité d'une révolution pour mettre fin au capitalisme, il répondra qu'il est fort probable qu'elle sera violente, comme toutes les révolutions qui l'avaient précédée puisque les oligarques n'ont jamais cédé le pouvoir pacifiquement dans le passé, précisera-t-il. Il martèlera qu'il n'est pas réformable. On peut donc le caractériser de gauche malgré ses faiblesses ou contradictions.

Ziegler rabâche pour sombrer à la fin dans une sorte de guévarisme libertaire sans issue.

C'est un pur produit du régime. Il n'aurait jamais accédé aux fonctions qu'il a occupées à l'ONU s'il avait présenté une réelle menace pour le capitalisme, en fait toute sa vie il n'a fait que les cautionner au nom du marxisme auquel il n'a pas compris certains aspects, par exemple lorsqu'il réprouve l'exclusion par Marx et Engels de Bakounine de la Première Internationale ou quand il dénonce le traitement que Lénine infligea aux anarchistes au cours de la révolution russe d'octobre 1917 et des quatre années de guerre civile. Cela peut se comprendre de la part d'un intellectuel ayant évolué au sein de la social-démocratie.

Monsieur Ziegler n'a jamais pu trancher entre le mouvement ouvrier et les institutions du capital.

On pourra lui reprocher son idéalisation ou ses illusions dans l'ONU à laquelle il s'en remet toujours. Monsieur Ziegler et ses semblables ne se rendent pas compte, semble-t-il, qu'ils en sont la bonne conscience, ils rendent service aux capitalistes en leur exposant fidèlement les conséquences de leurs méfaits sur les peuples, de telle sorte qu'ils puissent peaufiner leur stratégie ou adapter leur politique (et leur propagande) aux conditions réelles afin d'assurer la pérennité du capitalisme, de leur domination de classe. Et ce n'est pas un hasard si tous ceux qui encensent Ziegler ou ses semblables sont sur la même longueur d'onde opportuniste.

Pour comprendre comment ils fonctionnent, on pourrait prendre l'exemple de la surpopulation mondiale.

Pour Ziegler elle n'existe pas ou elle ne constitue pas réellement un problème, puisque selon la FAO, la production mondiale pourrait nourrir 12 milliards d'habitants, sans se demander ni comment ni avec quoi, car si vous posiez ces questions vous arriveriez fatalement à une conclusion inverse de la sienne. Il n'y a rien donc rien de scientifique dans la démarche de Ziegler. Quand un tel aveuglement fait office de phare chez les intellectuels progressistes, on est en droit de penser que l'humanité est plongée dans une profonde pénombre dont elle va avoir beaucoup de mal à sortir.

Il a cru bon également de s'étendre sur la spoliation par les banquiers helvétiques des milliards de francs suisses ou de dollars que des juifs fortunés allemands, industriels et autres, avaient transférés en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, se félicitant du rôle positif joué par le Congrès juif mondial et Bill Clinton, sans jamais se poser la question de savoir d'où provenaient ces fortunes accumulées, voilà concrètement les limites de l'anticapitalisme de Jean Ziegler.

Son éternelle indécision à se ranger résolument au côté des exploités et des opprimés témoigne de l'influence qu'exerce sur lui la réaction, ce qui va se traduire par de multiples contradictions, confusions ou erreurs d'appréciation, qui vont l'amener à se placer sur le même terrain que les opportunistes...

La civilisation humaine à la croisée des chemins.

LVOG - Si on ne peut pas confier l'avenir de l'humanité au capitalisme, on peut encore moins envisager la réduction de la population mondiale tant qu'il n'aura pas été éradiqué de la surface de la planète. C'est au socialisme que reviendra cette tâche ou plutôt aux peuples qui adopteront démocratiquement, consciemment et librement les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif de manière à assurer le bien-être des générations futures.

- L’évolution de la démographie mondiale - Le Figaro 11 juillet 2019

Nous sommes aujourd’hui 7,7 milliards d’individus sur Terre. En 2050, nous serons 9,7 milliards et 10,9 milliards en 2100 selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale des Nations-Unies.

Alors que la fécondité - c’est-à-dire le nombre d’enfants par femme en âge d’avoir des enfants - baisse dans la plupart des pays du monde, la population continue de croître, certes à un rythme plus lent. L’allongement de la durée de la vie partout dans le monde et un nombre de naissances en Afrique subsaharienne, toujours largement plus élevé qu’ailleurs, expliquent ce phénomène. Le taux de fécondité y est de 4,6 par femme pour 2,1 dans le monde et 1,8 en France en 2019.

Selon les prévisions de l’ONU, l’Afrique subsaharienne (au sud du Sahara) comptera à elle seule plus d’un milliard de personnes en 2050. Globalement, les 47 pays les moins développés dans le monde sont ceux où la population augmente le plus vite.

La hausse mondiale est portée par seulement une dizaine de pays dont la croissance sera particulièrement forte: l'Inde, dont la population dépassera même celle de la Chine en 2027, l'Égypte, le Pakistan, l'Indonésie, les États-Unis seul pays très développé à conserver une croissance très soutenue, et de nombreux pays d’Afrique subsaharienne comme le Nigéria, le Congo, l'Éthiopie et la Tanzanie.

En Afrique, même si la fécondité reste forte, les femmes ont, comme partout, moins d’enfants. Cette baisse pourrait même avoir un effet positif sur l’économie de ces pays, à condition qu’ils créent de l’emploi et investissent dans l’éducation. Les 25-64 ans, en âge de travailler, seront alors les plus nombreux. Une aubaine que les démographes appellent «dividende démographique».

À l’inverse, l’Europe devient le foyer des pays qui se dépeuplent. À cause d’un taux de fécondité très bas, la Lituanie et la Bulgarie vont perdre plus de 20% de leur population. Même chose pour de nombreux pays d’Europe de l’Est. En Asie, le Japon va lui aussi perdre presque 20% de sa population. Quant à la France, sa population augmenterait d’un million d’ici 2050, à 68 millions.

Au niveau mondial, outre la faible fécondité, les pertes de populations s’expliquent par des migrations, économiques (Venezuela ou Bangladesh par exemple) ou environnementales, ou encore les guerres, comme en Syrie ou au Soudan.

Dans tous les pays, la durée de vie des hommes comme des femmes s’allongent, même si les femmes conservent leur avance. On vit aujourd’hui 72,6 ans dans le monde, soit 8 ans de plus qu’en 1990. L’ONU prévoit que cette durée de vie atteigne 77,1 ans en 2050. L’espérance de vie s’améliore également dans les pays les plus pauvres, même si l’écart reste de près de 14 ans avec les pays riches. Cette différence s’explique par une forte mortalité des enfants et des jeunes mères dans les pays pauvres, la violence de certains conflits et la persistance de l’épidémie de Sida.

Signe aujourd’hui de ce fort vieillissement, les personnes âgées de plus de 65 ans sont dans le monde plus nombreuses que les enfants de moins de 5 ans. Selon les projections de l’ONU, le monde comptera, pour la première fois, plus de personnes de 65 ans et plus, que de 15-24 ans, en 2050. Le nombre d’octogénaires et plus - 143 millions aujourd’hui - devrait tripler en 2050 et atteindre 426 millions. Le Figaro 11 juillet 2019

LVOG - Vivre plus vieux pour travailler plus longtemps, quelle injuste et cruelle perspective !

Le besoin morbide d'appartenir à la majorité fabriquée par ceux qui l'exploitent.

Dans 500 ans peut-être, il faut espérer avant, les hommes se demanderont peut-être comment leurs ancêtres ont-ils pu être assez écervelés pour courir après une balle ou un ballon ou frapper dedans, le pire étant encore les spectateurs beaucoup plus nombreux qui n'avaient manifestement rien d'autres de mieux à faire durant leur temps libre, à croire qu'ils en avaient trop !

Et que dire du temps libre qu'ils passaient à regarder des films, assister à des pièces, lire des livres, écouter des chansons, participer à des cultes qui leur rappelaient sans cesse leur triste sort ou les ramenaient à d'autres époques encore plus sordides, un peu comme si leur propre malheur quotidien ne leur suffisait pas, il fallait rajouter celui des autres, un soulagement particulièrement malsain quand on sait qu'ils demeuraient indifférents ou ignoraient les drames qui se déroulaient sous leurs yeux. A moins qu'ils prirent du plaisir à vivre des fictions teintées de romantisme, à défaut d'imagination une fois leurs aspirations au bonheur et à la liberté envolées. Toujours est-il qu'ils reproduisaient sans cesse les mêmes rapports qui leur empoisonnaient l'existence.

Qui plus est, ils avaient été instruits, tous ou presque avaient été scolarisés, ils disposaient d'une multitude de moyens de communication et d'information, presse écrite, presse illustrée, radio, télévision, cinéma, théâtre, Internet, ils bénéficiaient de plus en plus de temps libre, la durée du travail avait été réduite d'un quart ou plus, les congés payés couvraient cinq semaines, les jours fériés étaient encore nombreux, ils se déplaçaient de plus en plus également, y compris en avion pour visiter d'autres pays, bref, ils n'étaient plus les gueux illettrés travaillant 12 à 16 heures par jour dès l'âge de 12 ans ou beaucoup moins, vivant entassés dans des taudis infâmes...

Et pourtant, leur niveau de conscience n'avait pas progressé depuis cette époque ou si, mais tout comme le progrès social il avait servi à les corrompre, pour finalement se complaire dans leur médiocre condition dès lors qu'ils trouvaient le moyen d'en tirer quelques satisfactions éphémères et superficielles, qui à leur tour servaient à justifier l'insouciance, l'indifférence ou la passivité dans laquelle ils allaient se vautrer et qui devait les condamner à vivre dans une société rendue nauséabonde par tous les bouts où on la prenait.

On encouragea leurs illusions, on flatta leur ignorance, on décréta qu'ils n'étaient responsables de rien, bref, on fit tout minutieusement pour qu'ils ne changent rien et s'enfoncent un peu plus, cela les arrangeait car réduits à cet état insignifiant il allait de soi qu'ils ne pourraient pas être les acteurs du changement de la société que certains leur proposaient et qui les effrayait plutôt qu'autres choses. Dès lors il leur fut infligé toutes sortes de mauvais traitements, d'humiliations, on les infantilisa, on les rabaissa, on les complexa pour bien leur faire comprendre qu'ils n'étaient rien, qu'ils n'étaient pas dignes ou ne possédaient pas les qualités requises pour décider de l'orientation de la société, et qu'ils devaient s'en remettre aux puissants qui détenaient le pouvoir et gouvernaient pour le bien commun.

Ils rechignèrent et tentèrent de résister, quoique, de telle manière qu'ils finirent par tout accepter. Comme cela ne suffisait pas encore on leur trouva des excuses, on les plaignit, on les encensa une fois de plus, quelle meilleure preuve de bravoure ils pouvaient donner en faisant acte de soumission en présence d'un despote au pouvoir. Dans un acte suicidaire collectif, ils rendirent hommage à la médiocrité qui devint le pendant de la méritocratie pavant la voie du fascisme ou du totalitarisme.

On ne les juge pas, on ne les blâme pas, on s'en tient au constat que le développement de la civilisation humaine ou les formidables progrès qu'elle a réalisés au cours des millénaires passés n'auraient jamais eu lieu sans la lutte de classe des exploités et des opprimés. Il n'existe pas davantage de bons prétextes pour refuser d'y participer, que de justifications aux inégalités et aux injustices sociales.

Dans quel monde vivons-nous ?

Pornographie, prostitution et pédophilie déguisées et légaux.

- Ce que dit la sexualisation des adolescentes de la société japonaise - Slate.fr 11 juillet 2019

Disons-le une bonne fois pour toutes: le Japon n'a pas le monopole de l'exploitation et de la sexualisation des enfants à des fins mercantiles. Parmi les exemples les plus criants, citons les compétitions de mini-miss qui mettent en scène des petites filles grimées en adultes, dans des postures parfois aguicheuses. Inventés aux États-Unis, ces concours de beauté ont été tardivement interdits (2014) en France aux moins de 13 ans, mais ils subsistent sur internet.

Par ailleurs, l'immense succès d'artistes comme Britney Spears et Alizée, 16 ans à l'époque des très suggestifs «Baby One More Time» et «Moi… Lolita», illustre nettement le pouvoir de fascination des adolescentes érotisées auprès des adultes.

Mais il y a un tabou. «On ne s'autorise pas, en Occident, à admettre que les nymphettes exercent une emprise réelle sur le grand public», estime Agnès Giard, anthropologue, membre de l'équipe de recherche EMTECH à l'Université libre de Berlin et autrice de L'imaginaire érotique au Japon. Au pays du Soleil-Levant, toutefois, la possibilité de fantasmer sur des enfants paraît plus assumée, tolérée, et donc visible, du fait de plusieurs spécificités culturelles et sociologiques.

Aujourd'hui, d'innombrables bandes dessinées, dessins animés ou jeux vidéo mettent en scène des collégiennes ou des lycéennes de manière sexualisée, de manière frontale ou anodine. En France, deuxième pays consommateur de mangas derrière le Japon, il est aisé de se procurer des œuvres grand public où les poitrines généreuses d'adolescentes bondissent et où les petites culottes moulantes ne cessent d'être entraperçues. La passion des vieux pervers pour les sous-vêtements portés par des jeunes filles est un gag récurrent dans Dragon Ball et Ranma ½, dont les adaptations animées ont été vues par les millions de téléspectateurs et de téléspectatrices du «Club Dorothée» dans les années 1990.

Cette fascination pour les nymphettes serait-elle uniquement de nature sexuelle? Pour l'anthropologue Agnès Giard, il s'agit aussi d'un idéal esthétique et philosophique. «La shôjo (jeune fille) incarne au Japon une idée du beau très particulière, celle de la fleur en train d'éclore… et sur le point de périr.»

Forte d'une industrie culturelle foisonnante et très imaginative, le Japon permet à ses citoyen·nes de nourrir leurs fantasmes, même les plus crus. Encore aujourd'hui, la pédopornographie virtuelle –images de synthèse, dessins, textes, reproductions en silicone, etc.– reste tout à fait légale, probablement pour ne pas pénaliser économiquement les entreprises et ne pas punir les consommateurs.

Néanmoins, lorsque le fantasme fait intervenir de véritables enfants, la problématique n'est plus du tout la même. Et bien que la diffusion de contenus pédopornographiques réels –photos et vidéos faisant intervenir de véritables enfants– ait été interdite dès 1999, la possession, elle, n'est devenue illégale que très récemment. «Jusqu'à 2015, posséder de la pornographie enfantine n'était pas un délit au Japon. La loi a été modifiée, mais les intéressés ont eu droit à un an de grâce pour se débarrasser de leurs collections, affirme Jake Adelstein, journaliste américain installé au Japon et spécialisé dans la traite d'êtres humains(5), dans une interview à Marie Claire. Sans ce délai, tout le monde aurait fini en prison. L'économiste Paul Seabright, auteur du livre Sexonomics, a estimé qu'un Japonais sur dix possédait ou avait regardé de la pornographie enfantine.»

Terminons avec le phénomène du JK business (de joshi kôsei, lycéennes), en plein essor d'après Mutsumi Ogaki, criminologue à l'Université d'État de Californie. Il s'agit pour des lycéennes de proposer des promenades, discussions ou autres activités en théorie anodines à des hommes plus âgés, en échange d'argent ou de cadeaux.

Mais derrière cette pratique parfaitement légale se cache souvent de la prostitution, notamment lorsque des réseaux mafieux s'en mêlent. «Presque toutes les filles sont issues de foyers conflictuels, ou se sentent isolées à l'école», témoigne Yumeno Nito, une ancienne fugueuse qui aide ces adolescentes à sortir de la rue, dans le cadre du reportage de Vice «Schoolgirls for Sale in Japan». Selon elle, «ce problème ne sera pas résolu tant que des adultes qui achètent et vendent [ces services] n'auront pas disparu». Slate.fr 11 juillet 2019

It's so easy ! (C'est si facile !) Bienvenue chez les faux-monneyeurs, les "zombies" qui marchent "sur la tête".

Sputnik - Afin d’éviter une paralysie de l’économie, la BCE a sorti l’artillerie lourde. En 2015, elle lançait un vaste programme de rachat d’actifs (dette publique et privée) ou «quantitative easing» dans la langue de Shakespeare –ou plutôt le jargon globish des analystes financiers. Elle a ainsi injecté jusqu’à décembre 2018 environ 2.600 milliards d’euros dans l’économie. Durant son mandat, Mario Draghi a aussi proposé deux TLTRO pour «Targeted long-term refinancing operations» ou «opérations ciblées de refinancement à long terme». Le but? Octroyer aux banques des prêts sur plusieurs années à des taux proches de zéro. Les montants de ces opérations en 2014 et 2016 se sont chiffrés en centaines de milliards d’euros. Pour finir, le taux auquel se refinancent les banques auprès de la BCE est de 0% depuis mars 2016. «Super Mario», comme il est appelé dans le milieu, a donc ouvert en grand les vannes de l’argent pas cher. Pour éviter les réflexes de rentier des banques, il a également baissé le taux de dépôt à - 0,40% en juin 2014.

Le problème pour les banques demeure que ce taux négatif rogne leurs marges, de plus en pleine période de taux de crédit très bas qui ne leur offrent que peu de rentabilité.

«Les banques de la zone euro reçoivent des paiements d’intérêt faible sur les crédits» et «tout ceci conduit inexorablement au recul» de leur rentabilité. Tout comme au Japon, «on peut donc considérer qu’il s’agit de banques zombies, fortement affaiblies par les taux d’intérêt bas», estiment dans une note les experts de Natixis.

«Nous allons étudier si la préservation des effets favorables des taux d’intérêt négatifs pour l’économie requiert d’atténuer leurs effets secondaires possibles, s’il y en a, sur l’intermédiation bancaire», déclarait «Super Mario».

À la même époque et selon nos confrères des Échos, Luis de Guindos, vice-président de l’institut basé à Francfort, mettait en avant d’autres difficultés des banques de la zone euro, comme «le niveau élevé de leurs coûts, une concurrence excessive ou encore l’impact des créances douteuses». Concernant ce dernier point, la situation de la Deutsche Bank est assez révélatrice. L’établissement allemand a annoncé la suppression de 18.000 postes et la mise en place d’une «bad bank» visant à se débarrasser de 74 milliards d’euros de créances douteuses.

«La faible rentabilité des banques va clairement au-delà de l’impact potentiel des taux d’intérêt négatifs. Je pense que la faible rentabilité des banques en Europe a à voir avec des facteurs structurels», déclarait Luis de Guindos en avril dernier.

La politique non conventionnelle de la BCE a également des effets très importants sur l’immobilier. Les taux historiquement bas de la Banque centrale européenne permettent aux banques de prêter à des taux, qui, eux aussi, évoluent à des niveaux jamais vus. Selon le courtier Empruntis, il est désormais possible d’obtenir en France un crédit immobilier à 1% sur 20 ou 25 ans. Une aubaine pour acheteurs? Oui et non. Car cet argent pas cher alimente également une spéculation sur l’immobilier qui voit littéralement exploser les prix dans plusieurs villes d’Europe.

L’économiste Jean-Yves Archer voyait même plus loin en 2016. Alors qu’il mettait sa plume au service du Figaro, il exprimait ses craintes de voir la politique monétaire non conventionnelle de la BCE mener à une érosion déflationniste:

«Bien évidemment, sur le papier, le citoyen lambda se dit que financer un appartement à 1% de taux d’intérêt est une aubaine. À condition qu’une érosion déflationniste ne vienne pas tirer à la baisse la valeur de son bien, comme c’est le cas au Japon.»

Le plus inquiétant reste que la BCE ne semble pas être en mesure de sortir de ce type politique. Les craintes sur la croissance en zone euro lui ont vite fait abandonner ses velléités de normalisation monétaire. Son programme de rachat d’actifs a été clos en décembre dernier et voici que selon La Banque postale Asset Management (LBPAM) citée par Boursorama, «le marché va se passionner sur l’écho des débats concernant la possibilité d’actionner un certain nombre d’instruments: de la forward guidance au quantitative easing, en passant par une baisse des taux directeurs».

Concernant un nouveau TLTRO, c’est déjà fait. La BCE a annoncé une troisième salve de son programme visant à venir en aide aux banques. Les TLTRO III seront lancés en sept vagues entre septembre prochain et mars 2021. Les échéances des prêts seront de deux ans et les taux oscilleront entre -0,30% à + 0,10%. La quantité de crédits redistribués par chaque banque dans l’économie fera office de juge.

«Entre le TLTRO III et l’usage de taux négatifs, le dispositif à l’œuvre démontre que nous sommes encore très loin d’une normalisation des conditions monétaires», a souligné Thomas Prince, responsable de la gestion monétaire chez Groupama Asset Management.

La politique extrêmement accommodante de la BCE au cours des dernières années a mené à une situation inédite sur le marché obligataire. Aujourd’hui, plusieurs pays européens tels l’Allemagne ou la France empruntent à 10 ans à taux négatif. En zone euro, «la dette souveraine en territoire négatif vient d’atteindre le montant de 5.000 milliards d’euros, soit l’équivalent de 64% du montant total», souligne Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo banque.

S’il garde son titre jusqu’à échéance, le prêteur se verra rembourser moins qu’il a prêté. Mais pourquoi payer pour prêter? Pourquoi une telle «aberration intellectuelle» comme la qualifie Éric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life Asset Management France?

«L’investisseur nous confie son argent comme s’il louait un coffre-fort», explique Anthony Requin, patron de l’Agence France Trésor, chargée de placer la dette française sur les marchés. Il estime que les taux négatifs s’apparentent à des frais de location.

«Il s’agit en outre de savoir quelle est la limite quand les taux n’en sont plus une», s’interroge pour sa part Geoffroy Lenoir, responsable des taux souverains en euros pour Aviva Investor. Une source de marché qui s’est confiée à l’AFP s’est montrée plus affirmative:

«Tout le monde sait que nous marchons sur la tête.»

Christine Lagarde remettra-telle l’église de l’orthodoxie monétaire au milieu du village européen? Ses prises de position alors qu’elle était à la tête du FMI (Fonds Monétaire International) permettent d’en douter. Sputnik 09.07

La démocratie est avant tout une affaire de don...

Le point sur la primaire démocrate aux Etats-Unis, voici ce qu'on reçut en dons entre avril et juin 2019 quelques candidats de ce parti de gauche, ils sont une vingtaine au total, sans rire :

Pete Buttigieg = 24,8 millions de dollars
Joe Biden = 21,5 millions de dollars
Elizabeth Warren = 19 millions de dollars
Bernie Sanders = 18 millions de dollars
Kamala Harris = 12 millions de dollars

Et durant la même période chez les républicains :

Donald Trump = 105 millions de dollars

C'est ce qui fait dire aux lecteurs du Figaro qu'il sera sans doute réélu...

Commentaire d'internaute.

- "Les néocons ont choisi Creepy Kamala, elle sera désignée avec l'aide des médias. Évidemment elle n'a aucune chance, et Trump gagnera de toute façon. Cette primaire n'a aucun intérêt."

Schizophrénie collective et stupidité humaine.

Au fait, fait-il toujours chaud en été en France ?

Tiens donc, la fin du monde n'a duré que quelques jours et pas partout...

... quel dommage :

- Ventilateurs, brumisateurs, glaces... Les ventes de ces produits ont connu un coup de chaud pendant la canicule - Franceinfo 08.07

Le chiffre d'affaires généré par les achats de ventilateurs et de climatiseurs a bondi de 533% durant la semaine du 24 au 30 juin par rapport à la même période en 2018. Franceinfo 08.07

Il y a ceux qui brassent du vent et dont c'est la profession, et d'autres qui brassent de l'eau, mais attention à trop en dire, on se ridiculise. En attendant ceux qui brassent de l'argent se régalent !

- Olivier Dufourneaud, directeur de la politique des Océans de l'Institut Océanographique de Monaco l'invité de franceinfo - franceinfo- 08.07

Cette canicule ne s'est pas accompagnée ensuite d'un coup de vent qui aurait permis de "brasser" les eaux de surface et de profondeur. Donc on a gardé une couche de surface très chaude qui, heureusement, n'est pour l'instant pas très épaisse. J'ai plongé hier matin et à une vingtaine de mètres, on passe en-dessous des vingt degrés. (...) Cette situation peut encore évoluer. Il suffit d'un coup de mistral qui ferait remonter des eaux un peu plus profondes pour qu'on perde quelques degrés très rapidement.

LVOG - Quel scénario catastrophe ! Et c'est grâce aux océans qu'on aurait échappé au pire :

"...l'océan a capté 93% de la chaleur excédentaire. Cela nous a fait gagner du temps sur le réchauffement de la planète." Pourvu que le niveau des océans ne baisse pas, cela tombe bien puisqu'il paraît qu'il aurait plutôt tendance à augmenter...

Le noyau de la terre constitué de fer liquide ou en fusion se refroidit, du coup le champ magnétique ainsi créé qui protège la Terre des bombardements cosmiques en provenance du soleil se serait affaibli, ce qui expliquerait en grande partie le réchauffement climatique de la Terre, mais personne ne sait pourquoi le noyau de la terre se refroidit, très très lentement rassurez-vous.

Sinon, il y a encore le terrorisme, les communistes, les xénophobes, les misogynes, les racistes, le sida, la grippe, le cancer et même l'homéopathie.

Le soleil est responsable de la majorité de l'évolution du climat, auquel il faut ajouter le noyau de notre planète qui joue un rôle énorme puisque c'est lui qui produit le magnétisme terrestre qui détourne la plupart des rayons solaires de la terre, et sans lequel la terre perdrait son eau et son atmosphère et deviendrait invivable ou une planète morte.

- Une canicule de courte durée et très localisée - climato-realistes.fr 03.07

Annoncée à cor et à cri plusieurs jours à l’avance, cette canicule aura donc duré une semaine ( du 24 juin au 01 juillet 2019) et culminé le 28 juin.

On remarque que les pics de chaleur ont été enregistrés dans un périmètre géographique réduit centré sur le Gard et l’Héraut, (carte)

De la météorologique au climat

Cette vague de chaleur fut classique dans sa configuration météorologique : une arrivée d’air très chaud provenant du Sahara apportée par un vent d’altitude résultant d’une dépression sur le proche Atlantique et d’un anticyclone sur le nord de l’Europe. En même temps que la masse d’air saharienne recouvrait l’Europe occidentale, une masse d’air froid s’est écoulée vers le sud et l’est de l’Europe, (carte)

Cette carte montre l’ampleur des variations météorologiques naturelles (jusqu’à 25° C), comparée à l’anomalie ( supposée climatique) de température moyenne mondiale qui n’était selon le Dr Roy Spencer que de +0,3 °C pour ce mois de juin.

L’histoire climatique est mouvementée mais la mémoire des événements naturels est courte.

(Les canicules de 1911, 1947,1976, 1983, 2003 - ndlr)

Températures réelles et températures ressenties

Un taux d’humidité élevé est venu accentuer la sensation de chaleur dans certaines régions de France. Une nouvelle unité de mesure (dérivée de l’indice Humidex) s’est ainsi imposée dans certains médias : la température ressentie. Une carte, diffusée par La Chaîne Météo et BFM TV dimanche 23 juin, montrait le nord de la France, Paris incluse, recouvert de noir, avec la mention « 48 °C ».

Explications de Pascal Scaviner, chef du service prévisions de la Chaîne Météo :

« Si l’on prend une température moyenne de 36 °C l’après-midi […] avec un air sec, c’est-à-dire un taux d’humidité de 30 %, votre corps va ressentir une température de 40 degrés. Par contre, si l’on prend la même température avec une humidité beaucoup plus élevée, de 60 %, votre corps va ressentir une température de 50 degrés, un inconfort maximal, un véritable danger pour la santé ».

Sébastien Léas prévisionniste à Météo France est heureusement venu corriger la présentation racoleuse de la chaîne Météo :

« Les prévisionnistes de Météo France ont « déjà des doutes et des incertitudes sur le niveau des températures de la semaine ». « Si on n’a pas de certitude sur les températures, vous imaginez bien que nous n’en avons encore moins sur l’indice humidex ».

Températures réelles et températures mesurées

Les températures enregistrées par une station météorologique, aussi professionnelle soit elle, ne doivent pas nécessairement être inscrites dans le marbre, sinon Météo-France ne procéderait pas régulièrement à l’homogénéisation des températures, un traitement statistique qui a pour but de détecter et corriger les biais présents dans les séries de données observées qui peuvent être du même ordre de grandeur que le signal climatique que l’on cherche à mesurer. Le dernier jeu de séries homogénéisées de référence date de 2014.

Il est donc permis de questionner le nouveau record de 45.9°C enregistré le 28 juin 2019 à Gallargues-le-Montueux par une station du réseau secondaire de Météo-France. Car il se trouve qu’une station du réseau collaboratif Info Climat située à un autre emplacement sur cette même commune donne une valeur bien différente : 44,1°C.

Le site meteo-paris.com indique que les stations de Météo-France sont classées sur une échelle de 1 à 5 : un site de classe 1 est considéré comme un site de référence, tandis qu’ il est déconseillé d’effectuer des mesures météorologiques sur un site de classe 5. La station Météo-France de Gallargues est de classe 3. Il n’est donc pas interdit de penser que le franchissement de ce seuil symbolique de 45°C ne soit qu’un artefact des mesures.

L’effet d’îlot de chaleur urbaine

Sous l’effet d’îlot de chaleur urbaine la température en ville est plus élevée que dans les zones rurales alentour, en particulier la nuit. En région parisienne cet écart est de l’ordre de 2 à 3 °C en moyenne annuelle. Selon Météo France, lors de la conjonction de paramètres météorologiques (notamment en période de fortes chaleurs) l’effet d’îlot de chaleur urbaine peut atteindre près de 10 °C en Île-de-France.

A cet égard il serait intéressant de savoir combien parmi les 554 stations météorologiques du réseau RADOME de Météo-France (une tous les 30 km) sont affectées par l’effet dit d’îlot de chaleur urbaine.

Ajoutons à cela que la vague de chaleur de juin 2019 est survenue peu de temps après le solstice d’été au moment où les journées sont les plus longues. Or, c’est justement durant la nuit que le mercure baisse. Ainsi, plus les nuits sont courtes, moins les températures ont le temps de se rafraîchir.

La fréquence des canicules augmente t-elle ?

Il est logique que dans un monde qui se réchauffe même de façon minime ( entre 0,8°C et 1,2°C depuis le début de l’ère industrielle selon le GIEC ), et quelle que soit la cause, naturelle ou anthropique de ce réchauffement, la fréquence des épisodes caniculaires puisse aller en augmentant.

Dans un article du 01 juillet, la Chaine Météo fournit un visuel qui compare les canicules en fonction de leur durée et de leur intensité.

On voit que 2019 se situe bien derrière les canicules de 1911, 1947 et 2003.

Mais l’été 2019 ne fait que commencer. climato-realistes.fr 03.07

- Climat : une pétition à contre-courant en Italie - climato-realistes.fr 6 juillet 2019

Nous publions la pétition sur le climat préparée par le professeur Uberto Crescenti – Professeur titulaire de géologie appliquée à l’Université G. d’Annunzio de Chieti ; il a été Recteur de l’Université G. d’Annunzio de 1985 à 1997, président de la Société italienne de géologie de 1999 à 2005, fondateur et président de l’Association italienne de géologie appliquée et d’environnement de 1999 à 2005, fondateur et président en 2001 de l’Association italienne « géologie et tourisme », et des scientifiques de renommée internationale, afin d’encourager un débat sérieux sur l’avenir de notre planète, fondé sur les connaissances scientifiques et sans contraintes politiques.

PÉTITION SUR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ANTHROPIQUE

Nous soussignés, citoyens et hommes de science, invitons avec force les décideurs politiques à adopter des politiques de protection de l’environnement qui soient compatibles avec les connaissances scientifiques. En particulier, il est urgent de lutter contre la pollution là où elle se produit, comme l’indiquent les meilleures données scientifiques. A cet égard, il est regrettable que les connaissances mises à disposition par le monde de la recherche soient utilisées trop tard pour réduire les émissions anthropiques de polluants très répandus dans les systèmes environnementaux tant continentaux que marins.

Cependant, il faut être bien conscient que le dioxyde de carbone lui-même n’est pas un polluant. Au contraire, il est indispensable à la vie sur notre planète.

Au cours des dernières décennies, s’est répandue une hypothèse selon laquelle le réchauffement de la surface de la terre d’environ 0,9°C observé depuis 1850 serait anormal et dû aux activités humaines, en particulier à l’émission dans l’atmosphère de CO2 venant de l’utilisation des combustibles fossiles.

C’est là la thèse du réchauffement climatique anthropique promue par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies, dont les conséquences seraient des changements environnementaux si graves qu’ils feraient craindre des dommages énormes dans un avenir proche, à moins que des mesures drastiques et très coûteuses soient adoptées immédiatement. De nombreuses nations du monde ont adhéré à des programmes de réduction des émissions de dioxyde de carbone et une propagande de plus en plus virulente les invite à adopter des programmes toujours plus exigeants dont la mise en œuvre, très onéreuse pour les économies de ces Etats, serait, prétend-on, nécessaire à la maîtrise du climat et au « salut » de la planète.

L’origine anthropique du réchauffement de la planète est cependant une conjecture non prouvée, déduite uniquement de certains modèles climatiques, c’est-à-dire de programmes informatiques complexes, appelés modèles de circulation générale.

Au contraire, la littérature scientifique a, mis en évidence l’existence d’une variabilité climatique naturelle que les modèles ne sont pas capables de reproduire, variabilité naturelle de mieux en mieux vérifiée.

Cette variabilité naturelle explique une part importante du réchauffement climatique observé depuis 1850.

La responsabilité anthropique du changement climatique observée au siècle dernier est donc exagérée de façon injustifiée et les prévisions catastrophiques sont irréalistes.

Le climat est le système le plus complexe sur notre planète : nous devons donc l’aborder avec des méthodes appropriées et adaptées à son niveau de complexité. Les modèles de simulation climatique ne reproduisent pas la variabilité naturelle observée du climat et, en particulier, ne reconstituent pas les périodes chaudes des 10 000 dernières années. Celles-ci se sont répétées environ tous les mille ans : on y trouve la période médiévale chaude, bien connue, la période romaine chaude, et généralement de grandes périodes chaudes pendant l’Optimum holocène [Il y a 8000 ans].

Ces périodes passées étaient plus chaudes que la période actuelle, bien que la concentration de CO2 y ait alors été inférieure à la concentration actuelle ; elles sont liées aux cycles millénaires de l’activité solaire. Ces effets ne sont pas reproduits par les modèles.

Rappelons que le réchauffement observé de 1900 à nos jours a, en fait, commencé en 1700, c’est-à-dire au minimum du Petit Âge glaciaire, qui est la période la plus froide des 10 000 dernières années, et qu’il correspond à un minimum millénaire de l’activité solaire que les astrophysiciens appellent minimum solaire de Maunder. Depuis, l’activité solaire, suivant son cycle millénaire, a augmenté et réchauffé la surface de la Terre.

De plus, les modèles ne parviennent pas à reproduire les oscillations climatiques bien connues de période 60 ans environ. Celles-ci ont été responsables, d’une période de réchauffement (1850-1880) suivie d’une période de refroidissement (1880-1910), puis d’une période de réchauffement (1910-1940), d’une période de refroidissement (1940-70) et d’une nouvelle période de réchauffement (1970-2000) semblable à celle observée 60 ans auparavant.

Les années suivantes (2000-2019) ont vu non pas l’augmentation prévue par les modèles, d’environ 0,2°C par décennie, mais une nette stabilité climatique sporadiquement interrompue par les oscillations naturelles rapides de l’océan Pacifique équatorial, appelées El Niño Southern Oscillation (ENSO), telles que celle qui a amené un réchauffement temporaire en 2015 et 2016.

Les médias affirment également que les événements extrêmes, tels qu’ouragans et cyclones, ont augmenté de façon inquiétante. Non ! Ces événements, sont , comme de nombreux systèmes climatiques, modulés par le cycle de 60 ans que l’on vient de signaler. Voyons, par exemple, les données officielles depuis 1880 sur les cyclones tropicaux atlantiques qui ont frappé l’Amérique du Nord : elles montrent une forte oscillation de 60 ans, corrélée à l’oscillation thermique de l’océan Atlantique appelée Atlantic Multi-decadal Oscillation (AMO). Les pics observés pendant dix ans sont comparables pour les années 1880-90, 1940-50 et 1995-2005. De 2005 à 2015, le nombre de cyclones a diminué, suivant le cycle susmentionné.

Ainsi, sur la période 1880-2015, il n’y a pas de corrélation entre le nombre de cyclones, qui oscille et le CO2 qui augmente de façon monotone.

Le système climatique n’est pas encore suffisamment bien compris. S’il est vrai que le CO2 est un gaz à effet de serre, la sensibilité du climat à son augmentation dans l’atmosphère est, selon le GIEC lui-même, encore extrêmement incertaine. Un doublement de la concentration atmosphérique de CO2, d’environ 300 ppm avant l’ère industrielle à 600 ppm, pourrait, dit-on, faire monter la température moyenne de la planète d’au moins 1°C à au plus 5°C.

Cette incertitude est énorme. Cependant, de nombreuses études récentes fondées sur des données expérimentales estiment que la sensibilité du climat au CO2 est nettement moindre que celle estimée par les modèles du GIEC.

Il est donc scientifiquement irréaliste d’attribuer à l’homme la responsabilité du réchauffement observé de 1900 à nos jours. Les prédictions alarmistes ne sont donc pas crédibles, puisqu’elles sont basées sur des modèles dont les résultats sont en contradiction avec les données observées.

Tout porte à croire que ces modèles surestiment la contribution anthropique et sous-estiment la variabilité climatique naturelle, en particulier celle induite par le soleil, la Lune et les oscillations océaniques.

Enfin, les médias ont fait passer le message qu’ il y aurait un consensus quasi unanime parmi les scientifiques sur la cause anthropique de l’actuel changement climatique et que le débat scientifique serait donc clos. Et pourtant, nous devons tout d’abord être bien conscients que la méthode scientifique exige que ce soient les faits, et non le nombre de croyants qui d’une conjecture font une théorie scientifique consolidée.

Quoi qu’il en soit, même ce supposé consensus n’existe pas. Les opinions des spécialistes – climatologues, météorologues, géologues, géophysiciens, astrophysiciens – sont très variables et nombre d’entre eux reconnaissent l’importance de la contribution naturelle au réchauffement planétaire observée depuis la période préindustrielle et même au réchauffement de l’après-guerre à aujourd’hui.

Il y a également eu des pétitions signées par des milliers de scientifiques qui ont exprimé leur désaccord avec l’hypothèse du réchauffement climatique anthropique. Notamment celle lancée en 2007 par le physicien F. Seitz, ancien président de l’American National Academy of Sciences, et celle lancée par le Groupe d’experts International Non Gouvernemental sur l’évolution du climat (NIPCC), dont le rapport 2009 conclut que » la nature, et non l’activité humaine, gouverne le climat « .

En conclusion, vu l’importance cruciale des combustibles fossiles pour l’approvisionnement énergétique de l’humanité, nous suggérons de refuser d’adhérer à des politiques de réduction des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sous le prétexte illusoire de gouverner le climat. climato-realistes.fr 6 juillet 2019

Les modèles qui servent à fabriquer leurs impostures.

LVOG - Rappelons que pour justifier la thèse officielle du 11 septembre 2001 présentée par G.W. Bush, la commission mise en place par l'administration américaine s'était appuyée sur des modèles informatiques à défaut de s'en tenir aux faits, qui en partie furent censurés quand ils révélaient les contradictions et incohérences de cette démarche.

A propos du réchauffement climatique, on est en présence du même procédé qui a consisté à recourir à des modèles climatiques contestés par des dizaines de milliers de scientifiques dans le monde.

- Le climatologue : Jean Jouzel - Les Armes de la Transition - Le vent se lève 17 mars 2019

Extraits.

Il faut bien voir que, d’un côté on peut reconstituer les climats passés, de l’autre, on n’a quand même pas dans les climats du passé un analogue de ce vers quoi nous allons. Il y a eu des climats plus chauds qu’aujourd’hui, bien évidemment, pour des raisons tout à fait naturelles, mais ce n’étaient jamais vraiment pour les mêmes raisons.

Donc, si on veut regarder vers le futur, la seule façon de le faire c’est d’utiliser des modèles climatiques. Bien sûr, on peut les valider, sur des conditions différentes comme celles du passé, mais l’approche quasi obligatoire c’est la modélisation, donc je m’y suis intéressé.

Si on veut regarder ce qui se passe actuellement avec une orbite circulaire, il faut aller voir ce qui s’est passé il y a 400 000 ans et là, c’est clair : la période chaude a duré 20 à 30 000 ans. On a de la chance, d’ailleurs, que notre civilisation se soit développée dans une période chaude qui, de façon interglaciaire, de façon naturelle, durera ou durerait (le réchauffement climatique risque encore d’empêcher le passage à la prochaine ère glaciaire, si on le faisait intelligemment). En tout cas, on est dans une période qui, naturellement, serait une période chaude pendant 15 000 années supplémentaires.

Et donc, cette idée qui prévalait dans les années 70 d’un prochain passage à l’ère glaciaire était fausse.

LVOG - Rien ne dit que la prochaine période chaude sera aussi longue que par le passé, en réalité il n'en sait rien et nous non plus, personne n'en sait rien. Tout comme on ignore pourquoi lentement le noyau de la terre se refroidit et le champ magnétique qui en découle faiblit. Quant au pôle magnétique il s'est inversé à plusieurs reprises depuis 4,5 milliards d'années.

Maintenant si la période chaude doit encore durer 15 000 années supplémentaires, tout est dans l'ordre des choses et nous sommes bien en présence d'une mystification, somme toute, personne ne peut prédire jusqu'à quelle température de manière naturelle va s'élever la surface de la Terre ou l'atmosphère qui l'entoure.

Et ce climatologue de décréter :

Le véritable problème c’est notre activité sur le climat.

Une construction idéologique mais pas seulement, une lubie antiscientifique relevant du fanatisme, promotion et distinctions en prime.

- Jean Jouzel est glaciologue-climatologue, pionnier dans l’étude du changement climatique. Il a été vice-président du groupe scientifique du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) lorsque ce dernier a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007. La liste de ses responsabilités est impressionnante. Il a plus récemment rejoint le Haut Conseil pour le Climat.

Après les années 80, je me suis impliqué dans le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), et j’ai contribué au 2ème et 3ème rapport. À partir de 1994, j’étais chargé de rédiger la partie dédiée au climat du passé, et à partir du 4ème rapport, de 2002 à 2015, je me suis impliqué au niveau de l’organisation elle-même du GIEC, de son bureau, comme vice-président du groupe scientifique.

Quand on regarde l’Accord de Paris, il s’appuie complètement sur le cinquième rapport du GIEC, donc on a rempli notre mission.

J’ai participé au premier Débat sur l’Energie, en 2005, dans lequel est inscrit l’objectif de division par 4 de nos émissions, ensuite j’ai participé à la préparation de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, au Grenelle de l’Environnement dans lequel ça a été réaffirmé.

Une de mes activités c’est de m’impliquer dans la mise sur pied du Pacte Finance/Climat avec Pierre Larrouturou.

J’ai été beaucoup impliqué dans la réflexion qui a précédé la mise sur pied de la loi sur la transition énergétique, la loi pour la croissance verte ; et encore depuis, avec François Hollande et depuis avec Emmanuel Macron, il y a aussi des réunions.

Je suis au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), j’ai été co-rapporteur d’un premier avis, avec Catherine Tissot-Colle sur la loi de transition énergétique, et j’ai aussi été dans la loi T.C.E.V.

J’ai été, par exemple, 5 ans Président du Haut-Conseil de la Science et de la Technologie, qui ne s’intéressait pas au climat, mais à l’ensemble de la recherche en France.

J’ai été aussi pendant 8 ans directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace et je me suis beaucoup impliqué dans cette modélisation future du climat..

Je suis président de Météo et Climat. Je suis Directeur de Recherche émérite au C.E.A..

J’ai aussi beaucoup de contacts avec les politiques, bien sûr, je suis assez proche de Nicolas Hulot, mais quand François de Rugy a pris le Ministère, il m’a aussi invité à le rencontrer. De même, j’ai rencontré ensuite Emmanuelle Wargon à son invitation, Brune Poirson également, on a discuté de projets sur le forum Météo/Climat.

Jean Jouzel : Des certitudes que notre communauté scientifique a construites, et auxquelles j’adhère, sont très claires.

LVOG - Avant de lire la suite rappelons que : le cumul des émissions de CO2 venant de combustibles fossiles depuis 1751 représente 1% (un pour cent) du carbone qui circule entre les océans l’air et la végétation et les sols (440 Gt-C (fin 2018) pour 42000 Gt-C). https://www.climato-realistes.fr 13 mai 2019

Comme je l'avais supposé logiquement dans une précédente causerie, l'activité humaine ramenée à sa modeste proportion par rapport aux phénomènes naturelles proportionnellement gigantesques joue un rôle minime. Mais la modestie n'est visiblement pas une valeur reconnue par ce climatologue, c'est le moins qu'on puisse dire !

Jean Jouzel - Premièrement, par nos activités, nous avons modifié la composition de l’atmosphère en gaz à effet de serre : les quantités de gaz carbonique ont augmenté de plus de 40 %, plus que doublé pour le méthane, + 20 % pour le protoxyde d’azote ; avec une conséquence très claire : cette augmentation d’effet de serre augmente la quantité d’énergie disponible pour chauffer l’atmosphère, les glaces, l’océan, et les surfaces continentales. Et d’ailleurs de cette chaleur additionnelle, va dans l’océan. C’est une première certitude, ce sont nos activités qui ont modifié la composition de l’atmosphère.

La deuxième certitude, c’est que le réchauffement est sans équivoque. C’est une certitude qui s’est construite à travers les rapports du GIEC, et pas simplement sur le fait que les températures dans l’atmosphère augmentent. De fait, les quatre dernières années ont été les plus chaudes qu’on ait connues en France depuis 150 ans. C’est 2018 qui a été l’année la plus chaude.

« Est-ce que les activités humaines sont à l’origine du réchauffement climatique, une fois qu’on a admis la réalité du réchauffement climatique ? »

En fait, la réponse s’est modifiée, a évolué. Dans le premier rapport du GIEC, on ne sait pas… Dans le deuxième rapport du GIEC En 95, la réponse c’est « peut-être »… Et ça a joué un rôle très important, en fait, dans le Protocole de Kyoto. C’est très prudent, mais c’est suffisant. Des gens comme Al Gore utilisent ce résultat et je crois que sans ce rapport du GIEC, sans ce lien qui commence à s’établir entre activité humaine et réchauffement, le Protocole de Kyoto n’aurait pas été mis en place. Ensuite, de « peut-être », on passe à « probablement, plus de 2 chances sur 3 » dans le troisième rapport, « très probablement, plus de 9 chances sur 10 » dans le quatrième, et le cinquième rapport nous dit de façon très claire que le réchauffement climatique des 50 dernières années (depuis les années 50, en gros) est lié déjà aux activités humaines. En fait, que les causes naturelles du réchauffement climatique, que l’ensemble de l’activité solaire, l’activité volcanique, ne peuvent expliquer au mieux qu’un dixième de degré d’un réchauffement qu’on estime à peu près à 8 dixièmes de degrés depuis les années 50. lvsl.fr 17 mars 2019

LVOG - Admirez le montage : De "on ne sait pas", ils sont passés à "peut-être", puis à "probablement", de là à "très probablement", pour finir là où ils avaient décidé d'en venir : le réchauffement climatique est lié aux activités humaines, conclusion qui rejoint celle du Club de Rome, simple coïncidence évidemment.

Tout va bien. Macron peut dormir tranquille.

- Gilets jaunes : seulement quelques centaines de manifestants pour l’acte 34 - Le Parisien 6 juillet 2019

- Les premiers bouchons sur la route des vacances - AFP 7 juillet 2019

- Brossat (PCF) sermonne Jadot: "Rappelle-toi que tu es de gauche!" - AFP 7 juillet 2019

- François Baroin trouve "rassurant", "réconfortant" que les Français aiment leurs maires - Franceinfo 8 juillet 2019

Lobbyisme et stratégie de la terreur. Le climat, l'espace : Leurs ennemis, la menace !

"Fiers parce que vous protégez la nation, parce que vous êtes notre souveraineté, ce qui permet de nous défendre comme de défendre nos alliés. Et cela, ça n'a pas de prix", a conclu Emmanuel Macron.

L'espace comme "enjeu de sécurité nationale"

"Pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l'espace sera créé en septembre prochain", a annoncé Emmanuel Macron samedi, lors d'un discours à la veille du défilé du 14-Juillet.

Une annonce qui rappelle la "Space Force" voulue par le président Donald Trump aux Etats-Unis. Celle-ci serait l'égale des autres corps d'armée américains et regrouperait l'ensemble des personnels militaires et civils qui travaillent dans le domaine spatial au sein du Pentagone.

Pour Emmanuel Macron, l'espace est devenu un "véritable enjeu de sécurité nationale, par la conflictualité qu'il suscite".

"Ce que nous avons constaté, c'est que l'espace est devenu un terrain de conflictualité", a indique Florence Parly sur France Inter. "Il faut pouvoir protéger ce qui est vital pour le fonctionnement de nos systèmes de transport, nos systèmes aériens, nos hôpitaux". Et "l'effort budgétaire pour notre défense sera tenu", a assuré Emmanuel Macron samedi. lejdd.fr 14 juillet 2019

La légion ou l'honneur perdu.

- Plus de 400 personnes distinguées pour la promotion du 14-Juillet de la Légion d'honneur - francetvinfo.fr 14.07

Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, président de l'Institut français des relations internationales (Ifri), est élevé à la dignité de grand officier. francetvinfo.fr 14.07

Qui est Thierry de Montbrial ? Un idéologue de la gouvernance mondiale oligarchique.

En 1976, il prend part à la création de la French-American Foundation.

En février 1978, il fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés.

En 1979, il crée l'Institut français des relations internationales (Ifri)

Le 1er octobre 1992, il prend la présidence du comité éditorial de la Revue des deux mondes.

En 2008, il lance la World Policy Conference (WPC), rencontre annuelle autour des questions de gouvernance mondiale réunissant des personnalités du monde politique, économique et social.

Membre du comité de rédaction de la revue Foreign Policy. (Source : Wikipédia.org)

Les "lacunes" de Wikipédia :

Il est membre du club "Le siècle", de la Commission Trilatérale, membre du comité directeur du groupe Bilderberg (1976-2012), il a continué de participer aux réunions annuelles sans que son nom n'apparaisse toujours, comme c'est le cas d'autres participants, Bill Gatts par exemple.

- ...il a introduit en 1979 la notion de think tank dans son pays, en créant l’Institut français des relations internationales (Ifri), aujourd’hui classé parmi les plus influents dans le monde. Pour lui, les think tanks ont un rôle majeur à jouer au XXIe siècle pour donner chair à l’idée encore embryonnaire de société civile mondiale. thierrydemontbrial.com

- Thierry de Montbrial (...) a été pendant quarante ans un des "papes" du Bilderberg. "J'ai été nommé au steering committee [comité directeur] en 1974, à l'âge de 31 ans, en remplacement de Wilfrid Baumgartner, ancien gouverneur de la Banque de France, qui y siégeait avec le baron Edmond de Rothschild, raconte cet ancien professeur d'économie à Polytechnique passé par le Quai d'Orsay. A part Kissinger ou Rockefeller, je crois que je suis un de ceux qui ont participé au plus grand nombre de réunions." lejdd.fr 2 décembre 2017

Rappelons que le secrétaire général adjoint de l'Elysée, un certain Emmanuel Macron a été invité à participer entre le 29 mai et le 1er juin 2014 à la 62è réunion annuelle du groupe Bilderberg.

A peine deux mois plus tard, fin août 2014, Arnaud ­Montebourg alors ministre de l'Economie était viré, Hollande le remplacera par Macron, qui trois ans plus tard deviendra président de République. Pure coïncidence encore une fois.

Réhabilitation pour service rendu et fidélité à Macron.

- Sarkozy-Kadhafi, les coulisses d'une machination - lejdd.fr 13 juillet 2019

Ou comment ils réécrivent l'histoire au jour le jour...

Madame Lagarde a "permis le détournement de fonds publics (...) mais ce n'est pas elle la fraudeuse", ouf !

- Tapie relaxé : "Nous sommes très étonnés", dit le président d'Anticor - Franceinfo 9 juillet 2019

Invité sur franceinfo, mardi 9 juillet, Jean-Christophe Picard, le président d'Anticor, l'association de lutte contre la corruption en politique :

S'il y a une fraude, il y a des fraudeurs. À un moment donné, il faut qu'on nous explique qui a fraudé. Ce n'est pas madame Lagarde car madame Lagarde n'a été condamnée que pour négligence ayant permis le détournement de fonds publics, mais ce n'est pas elle la fraudeuse. Donc, qui a fraudé ? Il faut bien qu'on réponde à cette question. S'il y une fraude, il y a des fraudeurs, c'est assez facile à comprendre.

...le problème de cet arbitrage, c'est qu'il a été soupçonné d'être très partial. L'accusation disait : 'cet arbitrage a été organisé pour faire en sorte que la décision soit favorable à monsieur Tapie'. C'est la partialité de l'arbitrage qui était en cause. Les montants qui ont été par la suite annoncés étaient délirants, 45 millions de préjudice moral, ça ne s'est jamais vu. C'est d'ailleurs pour ette raison que Christine Lagarde a été condamnée pour négligence, elle ne s'était pas opposée à cette décision.

Dans cette affaire, on sait très bien que ce sont les contribuables qui vont beaucoup payer. C'est ça le problème. Et surtout, ça n'est pas très dissuasif pour l'avenir. Si ce n'est plus une fraude, c'est au moins un fiasco. Et finalement je remarque que personne n'est responsable, si ce n'est le contribuable qui paye. Franceinfo 9 juillet 2019

Qui a dit ?

- Il a réclamé du gouvernement qu'il mène "un rapport de forces" face aux menaces de représailles émises par le président américain. "Il ne faut pas que la France baisse pavillon devant Donald Trump et les Etats-Unis, ajoute le député. De la même manière que sur l’Iran où il empêche les entreprises françaises d’exporter en Iran, on ne doit pas baisser pavillon. On ne doit pas se laisser faire quand bien même c’est notre allié américain.""On va voir quelle est la vigueur du combat [d'Emmanuel Macron], mais même s’il fait payer [les géants du numériques], ce ne sera qu’un tout petit peu".

Bref, vive la France, vive les multinationales françaises, vive LREM, vive Macron !

Réponse : Le fakir, François Ruffin (LFI) vendredi 12 juillet, invité de Franceinfo.

Il a aussi félicité la majorité parlementaire LREM pour avoir adopté une taxe Gafa, tandis que les Gafa continuent de pratiquer l'optimisation fiscale et de faire transiter des sommes colossales dans des paradis fiscaux...

Nous, nous n'attendons rien de ces représentants de l'oligarchie. Si vous vous demandiez ce qui distingue la gauche de la droite, vous avez là la réponse. Décidément, ils ne loupent pas une occasion pour légitimer Macron et son gouvernement ultra réactionnaires, minoritaires et illégitimes, et bien moi je ne rate pas une occasion pour dénoncer leur imposture et pour les étriller, montrer en somme quelle est leur véritable nature contre-révolutionnaire.

- Le député François Ruffin (LFI) reprend "La Marseillaise" (mais en version punk) - Franceinfo 12 juillet 2019

Parole d'internaute.

Benalla
Bayrou
Nyssen
Castaner
Blanquer
Kohler
Penicaud
Flessel
Borloo
Le général de Villiers
Emelien
Ferrand
Etc.

Les affaires d’Etat s’accumulent dans la macronie.

En complément. La vieille République des affaires...

Discours du 1er mai 2017 d'Emmanuel Macron dans un meeting à la Porte de la Villette de Paris.

- "Voilà, mes amis, cette France nouvelle, cette République nouvelle que je veux avec vous construire"

- Emmanuel Macron veut un gouvernement irréprochable. - francetvinfo.fr 17.05.2017

Chantre d'une "république irréprochable", il fera adopté une loi de "moralisation de la vie publique".

Les médias du parti de l'ordre ont adopté la stratégie du chaos.

- «Taisez-vous ou je vous bute tous» : le coup de sang d’un prof en plein partiel à Marseille - leparisien.fr 6 juillet 2019

Un éminent agrégé de droit est accusé d’avoir agrippé par le col un étudiant qu’il accusait d’insolence. Les étudiants présents dénoncent une «humiliation inacceptable». leparisien.fr 6 juillet 2019

L'intégralité de l'article du Parisien était à charge contre ce prof.

L'éducation qu'ont reçue les élèves des écoles primaires, les collégiens, les étudiants, leur état d'esprit au contact d'une société en pleine décomposition posent de sérieux problèmes aux enseignants, notamment le manque de respect, les provocations incessantes ou l'indiscipline en général, parfois ou de plus en plus souvent la violence, j'en ai fait l'expérience et ma fille est institutrice. Pendant un temps elle fut tentée d'enseigner au secondaire, puis déjà en butte à des comportements asociaux ou difficiles à l'école primaire, finalement elle préférera se rabattre sur la maternelle.

Echo de la vermine.

En famille. "Tout le monde est pour l'économie de marché".

- Municipales: Jadot (EELV) appelle au "pragmatisme" - AFP 6 juillet 2019

Le dépué européen Yannick Jadot a appelé samedi à La Charité-sur-Loire (Nièvre) au "pragmatisme" pour les élections municipales, n'excluant pas des alliances avec des élus sans étiquette ou divers droite.

"Dans des municipalités où vous avez des gens qui sont sans étiquette ou même divers droite qui font du 100% bio dans les cantines, des jardins partagés, de la rénovation urbaine, qui appliquent ce qu'on a envie de faire", il faudra "prendre nos responsabilités", a poursuivi M. Jadot.

Prenant l'exemple du maire divers droite de Ferrette en Alsace, qui a accueilli des migrants, il a demandé s'il pouvait "dire à ce monsieur "vous êtes le mal"" parce qu'il est de droite.

"Je suis écologiste !", a rétorqué Yannick Jadot mardi sur France 2: "J'en ai marre que l'écologie ait à se situer par rapport au paysage politique du 20e siècle; c'est au paysage politique du 20e siècle, qui n'a pas lutté contre le dérèglement climatique, gauche ou droite, qui n'a pas lutté contre les pesticides, la pollution de l'air (...) C'est à eux de se positionner par rapport à l'écologie !", a-t-il lancé.

Quant à "l'économie de marché", il remarque que "tout le monde est pour l'économie de marché", en demandant: "vous voulez que les paysans bio vendent dans les sovkhozes ? Vous voulez l'économie Maduro ?"

Lundi, M. Jadot, Delphine Batho (Génération écologie), Antoine Waechter (MEI) et François Darmeval (Cap 21) ont scellé leur alliance en vue du scrutin municipal et de l'élection présidentielle de 2022 . AFP 6 et 9 juillet 2019

Quand le ver du "ni de gauche ni de droite" était déjà dans le fruit pourri des écologistes des années 1980.

- Les écologistes scellent leur rassemblement à Ivry-sur-Seine - AFP 8 juillet 2019

Yannick Jadot (EELV), Delphine Batho (Génération écologie), Antoine Waechter (MEI), et François Darmeval (Cap 21), ont scellé lundi leur alliance en vue des municipales et de la présidentielle lors d'un déplacement à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

A leurs côtés se trouvaient également Jean-Marc Governatori (AEI) et François Bechieau (Mdp)...

Les six partis, répartis sur deux listes aux européennes, ont rendu public un texte où ils appellent "au rassemblement de toutes les forces écologistes qui veulent gouverner", et évoquent la "naissance à terme d'une nouvelle organisation collective".

La députée Delphine Batho, qui a soutenu la liste Urgence écologie (1,8%), a salué "un évènement politique important dans l'histoire de l'écologie politique en France".

"Il y a une nouvelle espérance qui est en train de se lever en France et en Europe autour de l'écologie. Le rassemblement d'aujourd'hui (...) est important pour faire grandir cette espérance d'abord aux élections municipales (...) et ensuite pour le dire clairement pour préparer 2022", a-t-elle souligné.

"Pendant toutes ces années nous avons placé la barre trop bas. Cette barre, elle consistait pour l'essentiel à créer un rapport de force pour que nos idées soient portées par le pouvoir en place ou éventuellement à s'introduire au pouvoir, mais on a bien vu que ça ne donnait pas grand-chose (...) Il n'y aura pas de politique écologiste sérieuse sans que les écologistes aient le pouvoir", a renchéri Antoine Waechter, chantre dans les années 1980 d'une écologie "ni de gauche ni de droite".

Interrogé sur sa stratégie aux municipales, M. Jadot a redit sa volonté d'être "pragmatique". "Le premier tour c'est l'écologie. Au second tour (...) on verra qui se réunit autour de nous", a-t-il répondu. AFP 8 juillet 2019

ACTUALITÉ DU JOUR

Totalitarisme. Réaction sur toute la ligne en famille. Retour à l'ordre de Vichy.

LVOG - Ce serait commettre une terrible erreur ou méprise que de leur accorder la moindre empathie, de leur reconnaître des bonnes intentions vis-à-vis de la population en général qu'ils n'ont jamais eu.

Haro sur l'homéopathie !

- Homéopathie, Macron a choisi - Journal du Dimanche 7 juillet 2019

La décision est prise : les produits homéopathiques seront déremboursés. Les experts le préconisaient ; la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, le voulait ; les fabricants et nombres d'élus, eux, s'y opposaient ; et Emmanuel Macron hésitait. Le chef de l'Etat a mis fin au suspense il y a quelques jours. L'annonce doit être effectuée à la fin de la semaine. Elle marquera un tournant. Restent à arbitrer les modalités de l'opération. A ce stade, deux options semblent envisagées :

La première prévoit le déremboursement total, mais en le différant (peut-être d'un an) pour permettre aux laboratoires concernés de se préparer à cette perte de revenus. La seconde consisterait en un déremboursement partiel : actuellement pris en charge par l'Assurance maladie à hauteur de 30%, les granules homéopathiques ne le seraient plus qu'à 15%.

Cette solution n'aurait rien de disruptif : en 2003, le remboursement de ces produits était déjà passé de 65 à 35% ; puis en 2011, de 35 à 30%. Mais elle exposerait l'exécutif au risque de fâcher à la fois les partisans et les détracteurs de l'homéopathie. Autre inconvénient : elle priverait Bercy d'une source d'économie importante (le coût des remboursements avoisine 127 millions d'euros par an), au moment où le gouvernement cherche à réduire la dépense publique. De fait, Edouard Philippe et Gérald Darmanin ont eux aussi plaidé à l'Élysée pour le déremboursement. Journal du Dimanche 7 juillet 2019

- L'homéopathie totalement déremboursée à partir de 2021, annonce Buzyn - L'Express.fr 9 juillet 2019

Le remboursement, c'est bientôt fini. C'est la ministre de la Santé elle-même qui l'annonce ce mardi soir au Parisien. Elle précise que l'homéopathie sera totalement déremboursée à partir de 2021, et que ce déremboursement débutera dès 2020.

Le gouvernement a donc décidé de suivre les conclusions de la Haute Autorité de santé (HAS) de dérembourser à 100 % les produits homéopathiques.

Les laboratoires Boiron, qui réalisent 60 % de leurs ventes en France sur les produits homéopathiques remboursables, avaient par exemple alerté sur des possibles conséquences sur l'emploi, comme la suppression de quelque 1 000 postes, voire 2 500 selon 20 Minutes.

Le prochain débat devrait se porter sur la profession d'homéopathe. L'Ordre des médecins sera saisi en octobre prochain pour prendre une décision sur la reconnaissance de cette discipline a indiqué le président Patrick Bouet, mercredi 3 juillet lors d'une conférence de presse. L'Express.fr 9 juillet 2019

Du ministère de la propagande à celui de la haine.

- Lutte contre la haine en ligne : l'Assemblée adopte le projet de loi controversé - lexpress.fr 09.07

L'Assemblée nationale a approuvé ce mardi la proposition de loi LREM de lutte contre la haine sur internet. Elle contraint les plateformes à agir malgré leurs réticences, et hérisse certains élus d'opposition en raison de l'autorité qui leur est donnée.

Le texte de la députée de Paris Laetitia Avia a été validé en première lecture par 434 voix pour, 33 contre et 69 abstentions. Il passera à la rentrée au Sénat, en vue d'une adoption définitive rapide.

Une des mesures phares, sur le modèle allemand : plateformes et moteurs de recherche auront l'obligation de retirer les contenus "manifestement" illicites sous 24 heures, sous peine d'être condamnés à des amendes allant jusqu'à 1,25 million d'euros. Sont visées les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou religieux.

Le tout sera contrôlé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Et Cédric O, secrétaire d'État au Numérique, de lancer : "Nous avons une obligation de résultat, car être capable de protéger les Français, en ligne comme hors ligne, c'est la mission première de l'État".

Confier aux Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple) le soin de réguler "ne va pas dans le bon sens", mais que la France se saisisse du sujet est "une avancée", selon le porte-parole PCF Sébastien Jumel. Alors que l'Hexagone se veut à la pointe du mouvement mondial de régulation, Cédric O juge l'équilibre "atteint" entre liberté d'expression et "efficacité".

Dans une lettre ouverte, la Ligue des droits de l'Homme, la présidente du Conseil national du numérique et encore la présidente du Conseil national des barreaux ont plaidé que "le juge doit être au coeur tant de la procédure de qualification des contenus que de la décision de leur retrait ou blocage".

Un parquet et une juridiction seront spécialisés dans la lutte contre la haine en ligne, a aussi fait ajouter le gouvernement, à la satisfaction des députés de tous bords voulant remettre la justice au centre. lexpress.fr 09.07

Nouvel appel à délation.

- Stades de foot : la LFP et la Licra annoncent le fichage des actes racistes, sexistes et homophobes - RT 9 juillet 2019

Ce dispositif doit «permettre à toute personne présente dans nos stades, témoin ou victime, de signaler un acte discriminant (raciste, antisémite, homophobe, sexiste, ou autre)». «Tout signalement déclenchera une procédure définie en étroite collaboration entre la LFP et la Licra», fait également savoir un communiqué diffusé par la Ligue. RT 9 juillet 2019

- Le gouvernement lance la chasse au mégot de cigarette - Journal du Dimanche 10 juillet 2019

Les dates de péremption et l'obsolescence programmée pas concernées.

- Brune Poirson au JDD : "La loi antigaspillage marquera un vrai tournant écologique" - Journal du Dimanche 7 juillet 2019

Consigne, principe du pollueur-payeur pour le BTP, 100% de plastiques recyclés en 2025 : la secrétaire d'Etat à la transition écologique, Brune Poirson, présente mercredi en Conseil des ministres sa loi antigaspillage. Journal du Dimanche 7 juillet 2019

Tout cela pour adopter une nouvelle taxe.

- Les billets d’avion taxés en 2020 : "Un premier pas symbolique" pour l’écologiste Delphine Batho - Journal du Dimanche 9 juillet 2019

Une écotaxe (de 1,50 à 18 euros sur les billets d'avion - ndlr) sur tous les vols au départ de la France à partir de 2020, c’est déjà ça de pris pour l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho. L’annonce faite mardi par le gouvernement "donne raison aux jeunes qui se mobilisent pour le climat et aux électeurs qui votent pour les listes écologistes", salue pour le JDD la députée ex-PS, aujourd’hui présidente de Génération écologie.

Une mesure qui sera intégrée au projet de loi de finances 2020 et qui devrait rapporter 180 millions d’euros. Ils seront destinés, selon le gouvernement français à financer de nouvelles infrastructures de transport, plus écologiques, et en particulier, le transport ferroviaire. Journal du Dimanche et euronews 9 juillet 2019

Un comportement pathologique à traîter en urgence.

- Un «état d’urgence climatique» annoncé à Paris - sputniknews.com 09.07

Un «état d’urgence climatique» a été déclaré ce 9 juillet à Paris par les élus du conseil de la ville, après que la capitale française a connu une canicule sans précédent.

Un groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution sera formé, un «Giec parisien». Il sera composé d’experts, de climatologues, d’urbanistes et de sociologues qui prendront part au développement des politiques publiques.

En supposant que la génération actuelle peut être la dernière à pouvoir changer le climat, dans son tweet, la maire de Paris a souligné qu’il s’agissait d’un «moment historique» et qu’il était maintenant «temps de l’action concrète».

Paris déclare l’urgence climatique. Nous sommes à un moment historique. La révolution des consciences a lieu, aujourd’hui, personne ne nie plus l’urgence. Vient le temps de l’action concrète. sputniknews.com 09.07

Comment mieux dresser les femmes contre les hommes et vice versa.

- Marlène Schiappa : "Nous allons organiser un Grenelle des violences conjugales" - Journal du Dimanche 7 juillet 2019

Le gouvernement lance une "mobilisation nationale" contre les violences conjugales. La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa annonce dans le JDD la tenue d'un Grenelle. Journal du Dimanche 7 juillet 2019

- Comment faire reculer la violence des hommes contre les femmes ? - LePoint.fr 9 juillet 2019

Longtemps, la police a fermé les yeux sur des « différends privés », les voisins ont détourné les yeux, les femmes ont eu peur. Comment changer les mentalités ? LePoint.fr 9 juillet 2019

LVOG - C'est là qu'on s'aperçoit que leur propagande a non seulement un contenu idéologique, mais fonctionne comme un instrument destiné à influencer les consciences afin que chacun s'adapte à la société monstrueuse qu'ils sont de mettre en place et en devienne un agent.

On peut même y arriver en y mettant le prix, suivez le guide.

"Bla-bla-bli, bla-bla-bla..." : Clémentine Autain (LFI) se moque des propositions de Marlène Schiappa contre les féminicides - Franceinfo 9 juillet 2019

On est dans une opération de pure communication. Ce que nous attendons, ce sont des mesures sonnantes et trébuchantes qui permettent de passer un cap dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Clémentine Autain à franceinfo. Franceinfo 9 juillet 2019

Ils osent tout

- Défilé du 14 Juillet : la France honore ses héros - Le Parisien

- Le député François Ruffin (LFI) reprend "La Marseillaise" (mais en version punk) - Franceinfo 12 juillet 2019

- « Les chefs d'entreprise doivent voir l'immigration comme une extraordinaire opportunité » - LePoint.fr 12 juillet 2019

- Migrants : deux capitaines du "Sea Watch 3" vont être décorées par la Ville de Paris - Franceinfo 13 juillet 2019

- Festival d’Avignon : Laurent Gaudé ranime la belle idée européenne avec François Hollande en guest-star ! - Franceinfo

- Pourquoi les jeunes Africains se mobilisent peu pour le climat - Franceinfo

- L'économie du bien-être en discussion à Bruxelles - euronews

- Grèce : victoire de la droite et retour à la normalité - LePoint.fr

- Trump est «incompétent» selon l'ambassadeur britannique à Washington - 20minutes.fr 06.07

- Washington veut une mission internationale après un nouvel incident dans le Golfe - AFP 12 juillet 2019

- Brésil: Bolsonaro songe à nommer un de ses fils ambassadeur aux Etats-Unis - AFP 12 juillet 2019

- Afghanistan: Washington salue des pourparlers "productifs" avec les talibans - AFP 06.07

- Marvel confirme un super-héros gay «assez prochainement» - Le Parisien 06.07

- Dans l’Oise, c’est la folie des fêtes médiévales - Le Parisien 06.07

- Ukraine : Tchernobyl devient officiellement un site touristique - LePoint.fr

- Ethiopie : Addis Abeba, une capitale sans moto - francetvinfo.fr 06.07




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Grèce

- Retour éclatant de la droite en Grèce - LeFigaro.fr 7 juillet 2019

Arrivé en tête avec 39,8 % des suffrages, le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND) détiendra 158 des 300 sièges que compte la Vouli, le parlement grec, selon les résultats officiels portant sur 94 % des bureaux de vote. Syriza, le parti de gauche d’Alexis Tsipras, qui a obtenu 31,5 % des voix, ne conservera quant à lui que 86 des 144 sièges qu’il avait dans l’assemblée sortante, les Grecs ayant sévèrement sanctionné cette formation, coupable à leurs yeux d’avoir « trahi » ses promesses et d’avoir imposé l’austérité.

Le taux de participation s’est élevé à près de 58 %.

Troisième parti dans le nouveau Parlement, le Kinal né sur les cendres du Pasok (socialiste), remporte 22 sièges (8,3 % des voix), devant les communistes du KKE (5,3 % - 15 sièges), le parti nationaliste de la Solution grecque (10 sièges) et le parti MeRa25 de l’ancien ministre des finances de M. Tsipras, Yanis Varoufakis (3,4 % des voix - 9 sièges). Le parti d'extrême-droite Chryssi Avghi (Aube dorée) devrait recueillir 2,96 % des voix, échouant à entrer au parlement pour la première fois depuis ses débuts aux élections nationales de 2012.

"Nous nous sommes battus et nous avons fait beaucoup, toujours la tête haute" , a néanmoins déclaré Alexis Tsipras , dans son allocution après l'annonce de sa défaite.

"Nous avons appliqué une politique des finances impopulaire et pro-bancaire, une recette qui conduit à l'usure", a confié Nikos Xydakis, ex-député du Syriza et ancien ministre de la Culture. lemonde.fr, lexpress.fr, LeFigaro.fr et .xinhuanet.com 7 et 8 juillet 2019

Grèce : « Il y a 35 % de pauvres et 1 salarié sur 3 gagne 317 euros » - LePoint.fr 7 juillet 2019

Le marché du travail grec a été libéralisé dans le cadre des programmes d'ajustement économique.

Concernant le marché du travail, tous les nouveaux emplois créés sont surtout temporaires ou à temps partiel : ce sont des emplois précaires faiblement rémunérés. Aujourd'hui, un salarié grec sur trois travaille à temps partiel pour un salaire net de 317 euros, inférieur à l'allocation de chômage de 360 euros. Et la pauvreté reste la plus élevée de la zone euro, avec 34,8 % de la population exposée au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale, selon les dernières données d'Eurostat (2017).

Kyriakos Mitsotakis (le nouveau Premier ministre - ndlr) peut lancer des réformes favorables au marché (telles que la réduction de la bureaucratie et les privatisations), inspirer une confiance accrue aux marchés, attirer les investissements privés (nationaux et étrangers) et augmenter le taux de croissance potentielle. LePoint.fr 7 juillet 2019

Algérie

- Algérie : 21e semaine, et la mobilisation ne faiblit pas - Le Point 13.07

Les Algériens ont encore manifesté en très grand nombre vendredi, pour la 21e semaine consécutive contre le régime, à l'issue d'une longue nuit de célébrations de la qualification de l'équipe nationale pour les demi-finales de la Coupe d'Afrique des nations (CAN 2019). Après avoir obtenu le départ de tous les caciques de l'ancien régime, les manifestants réclament celui du général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major, ministre de la Défense et désormais véritable patron du pays.

À Alger et dans les autres wilayas, la mobilisation est forte...

Ce vendredi de manifestations massives était le premier depuis l'expiration, le 9 juillet, du délai d'intérim à la tête de l'État, confié par la Constitution, durant 90 jours maximum, au président de la Chambre haute Abdelkader Bensalah. Celui-ci a fait savoir qu'il resterait néanmoins chef de l'État par intérim, hors du cadre constitutionnel, jusqu'à l'élection d'un nouveau président à une date indéterminée, la présidentielle convoquée le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika ayant été annulée faute de candidats.

Mercredi, le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays depuis la démission de M. Bouteflika le 2 avril, a réaffirmé le soutien du haut commandement militaire au président Bensalah et souhaité l'organisation d'une présidentielle « dans les plus brefs délais » via un « dialogue national ».

Une partie de la nuit, de nombreux Algériens ont fêté la qualification de leur pays en demi-finale de la CAN 2019. Jeudi soir, un immense cri de joie a retenti dans Alger, à la fin de la séance des tirs au but contre la Côte d'Ivoire, auxquels ont rapidement succédé klaxons et youyous dans divers quartiers de la ville.

Malgré cette nuit de fête et un impressionnant quadrillage policier dès les premières heures de la journée, une foule immense a envahi les rues du centre d'Alger, noires de monde tout l'après-midi.

Des manifestations massives ont également eu lieu à Oran, deuxième ville du pays, à Béjaia et Tizi-Ouzou (Kabylie, Nord), selon des journalistes locaux, ainsi qu'à Constantine (3e ville d'Algérie), selon les médias algériens et les réseaux sociaux. À Alger, les manifestants ont répondu au chef d'état-major en réclamant à nouveau « un État civil, pas militaire » – faisant fi des mises en garde du patron de l'armée contre ce « slogan mensonger » – et en affirmant n'avoir « pas confiance » en lui.

Pour un passant ironique, « Alger la Blanche » (traditionnel surnom tiré de la couleur des immeubles du centre-ville) était devenue, vendredi, « Alger la Bleue », couleur de la police. Des files ininterrompues de camionnettes des forces de l'ordre sont restées garées des deux côtés des rues – et parfois même sur les trottoirs –, empruntées par le cortège, réduisant sérieusement l'espace pour les manifestants.

De l'huile de moteur a également été versée sur des escaliers, des parapets de bouches de métro ou des lampadaires sur lesquels ont l'habitude de se jucher des manifestants, selon des journalistes de l'AFP, qui ont également vu, comme à plusieurs reprises les semaines précédentes, une dizaine de personnes être interpellées dans la matinée, sans motif apparent.

Sur Twitter, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), a dénoncé un « dispositif sécuritaire » montrant « une volonté manifeste d'empêcher les marches pacifiques à Alger ». « Barrages filtrants », « policiers en civils », « fouilles des passants », « interpellations », a-t-il détaillé.

Tentative de muselage ?

Le cortège algérois a commencé à se disperser dans le calme en fin d'après-midi. Aucun incident n'a été signalé à travers l'Algérie.

Parmi les manifestants d'Alger, Aïcha Sahli, la soixantaine, s'est dite « exaspérée par un gouvernement qui s'impose au peuple », alors que le délai d'intérim est dépassé. « Le pouvoir doit comprendre que nous refusons des élections avec les rois de la fraude », a-t-elle expliqué à l'AFP.

Le « Hirak » (mouvement de contestation) refuse que les anciens hauts responsables de la présidence Bouteflika, M. Bensalah et le général Gaïd Salah en tête, organisent le scrutin et il exige leur départ du pouvoir et la mise en place d'institutions de transition avant toute élection. Une revendication catégoriquement rejetée par les autorités.

Abdelkader Bensalah a proposé début juillet la création d'une instance de dialogue pour préparer la présidentielle, sans participation des autorités civiles et militaires, mais son cadre flou laisse sceptique les manifestants.

Pour Abdelhak, chauffeur de taxi, les dirigeants algériens « gagnent du temps en cherchant comment faire pour nous faire avaler des couleuvres ». De précédentes propositions de « dialogue » formulées par le pouvoir ont été rejetées par les figures de la contestation, qui dénoncent essentiellement l'organisation de la présidentielle imposée et non négociable. Le Point 13.07

- Algérie : le FLN et le RND donnent la présidence de l’Assemblée aux Frères musulmans - Réseau Voltaire 11 juillet 2019

Alors que la population conteste la légitimité de la totalité des personnalités ayant exercé de hautes fonctions sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, le président de l’Assemblée nationale populaire Mouad Bouchareb a cédé et démissionné le 2 juillet.

Pour lui succéder, les partis majoritaires (le Front de libération nationale et le Rassemblement national démocratique), se sont ralliés à la candidature du Frère Slimane Chenine. Il était présenté par une coalition de partis islamistes (Ennhada, Adala et El Bina) ultra-minoritaire.

Les six autres candidats (dont ceux du FLN et du RND) se sont retirés.

Contrairement au principe démocratique, le vote a eu lieu à main levée.

Slimane Chenine est un illustre inconnu. Il a débuté sa carrière politique avec Abbasi Madani (fondateur du Front islamique du salut) au sein de la Ligue de prédication islamique de Mahfoud Nahnah.

Pour sa part, le président par intérim de la République algérienne, Abdelkader Bensalah, dont le mandat s’achevait le 9 juillet et qui fait partie des personnalités contestée, reste à son poste en l’absence d’élection. Réseau Voltaire 11 juillet 2019

Brésil

- Au Brésil, le président Bolsonaro défend le travail des enfants - 20minutes.fr 7 juillet 2019

« Regardez, en travaillant à la ferme à 9 ou 10 ans, cela ne m’a pas du tout desservi. Quand un enfant âgé de 9 ou 10 ans travaille quelque part, il y a plein de monde pour dénoncer le "travail forcé" ou le "travail des enfants". Mais s’il est en train de fumer du crack, personne ne dit rien », a déclaré jeudi le président d’extrême droite Jair Bolsonaro. « Le travail donne de la dignité aux hommes et aux femmes, peu importe l’âge », a-t-il poursuivi lors de son émission hebdomadaire en direct sur Facebook.

Le lendemain, lors d’un acte officiel, il a ajouté : « J’ai travaillé depuis l’âge de 8 ans en plantant du maïs, en cueillant des bananes (…) tandis que j’étudiais, en parallèle. Et aujourd’hui, je suis qui je suis. Ce n’est pas de la démagogie, c’est la vérité ».

Dans le cadre de cette polémique, les médias brésiliens ont ressorti ces jours-ci une interview au magazine Crescer datant de 2015 où la mère et le frère de Jair Bolsonaro, Olinda et Renato, contredisent le chef de l’Etat. « Mon père avait son style bohème, mais il n’a jamais laissé un de ses fils travailler, car il pensait qu’ils devaient étudier », y déclare Renato Bolsonaro.

Vendredi matin, la ministre de la Femme et des Droits de l’Homme, l’ancienne pasteur évangélique Damares Alves, a tenté de mettre un terme à la polémique.

« Regardez, notre génération a travaillé tôt, j’ai travaillé très tôt, nos parents ont travaillé très tôt, mais cela ne signifie pas que nous allons décriminaliser (le travail des enfants) (…) Nous sommes certains que le travail des enfants est une violation des droits, qu’il ne peut pas être autorisé », a-t-elle déclaré.

La législation brésilienne interdit le travail des moins de 16 ans, excepté pour les apprentis, qui peuvent commencer à 14 ans. Mais selon les données de l’Institut national de statistiques (IBGE), près de 2,5 millions de mineurs âgés de 5 à 17 ans travaillent au Brésil.

Iran

- Royaume-Uni/Iran : « Grace 1 » et « British Heritage » - Réseau Voltaire 11 juillet 2019

Le Grace 1, un pétrolier iranien battant pavillon panaméen, a été arraisonné au large de Gibraltar par la Royal Navy, le 4 juillet 2019. Cette opération viole le droit international assurant la liberté de circulation dans les détroits.

- Le Royaume-Uni justifie son action par ses soupçons selon lesquels l’Iran achemine du pétrole en Syrie malgré l’interdiction de l’Union européenne (dont il fait encore partie).

- Le conseiller national de sécurité US, John Bolton, a qualifié cette opération d’« excellente nouvelle ».

- L’Iran a dénoncé un « acte de piraterie ».

- L’Espagne (qui ne reconnaît pas la légitimité britannique sur sa colonie de Gibraltar) a dénoncé une opération commanditée par les Etats-Unis (ce que Londres a démenti) et « examine les conséquences qu’elle pourrait avoir sur sa souveraineté ».

L’ancien commandant des Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezaei, a appelé son pays à prendre une mesure de rétorsion équivalente contre un navire britannique.

Le président Hassan Rohani semble lui avoir emboité le pas, lors d’une intervention télévisée, le 10 juillet.

Quelques heures plus tard, quatre embarcations des Gardiens de la Révolution ont stoppé un navire britannique de la BP, le British Heritage, dans le détroit d’Ormuz. Ils ne l’ont pas arraisonné et n’ont pas violé le droit international, mais uniquement menacé de le faire. Ils ont laissé le pétrolier suivre son chemin après que la frégate britannique d’escorte, le HMS Montrose, se soit déclarée prête au combat. Réseau Voltaire 11 juillet 2019

Etats-Unis

- Pour les anciens soldats américains, les guerres au Moyen-Orient "n'en valaient pas le coup" - AFP 11 juillet 2019

Une majorité d'anciens soldats américains estiment que la guerre en Afghanistan, qui dure depuis près de 18 ans, "ne valait pas le coup d'être menée" et 64% tirent les mêmes conclusions sur la guerre en Irak, selon un sondage publié mercredi par le Pew Research Center.

"Pour une majorité des anciens soldats (58%) et du grand public (59%) la guerre en Afghanistan n'en valait pas le coup" tandis qu'à peu près 40% pensent l'inverse, estime le think tank américain dans ses conclusions.

Et 55% d'entre eux ont le même avis sur l'intervention américaine en Syrie contre le groupe Etat islamique.

"Les points de vue ne difèrent pas selon le grade militaire ou l'expérience", précise le Pew Research Center. D'après une récente analyse de l'université Brown, 6.951 militaires américains sont morts en opération entre 2001 et 2018.

Beaucoup d'anciens soldats reviennent en souffrant de stress post-traumatique (PTSD).

Plus de 6.000 vétérans de l'armée américaine se sont suicidés chaque année entre 2008 et 2016, selon un rapport du ministère des Anciens combattants publié fin 2018.


Le 6 juillet 2019

CAUSERIE ET INFOS

Nouvel emmerdement informatique : Je ne peux plus utiliser FillZilla pour télécharger (FTP) les fichiers dans le serveur du portail. Heureusement que j'avais un autre logiciel en remplacement en cas de coup dur.

Bonne lecture et bon week-end.

Au format pdf (pages)

Il peut rester des fautes de code telles que celles que l'on trouve dans de nombreux articles de l'AFP, exemple: "Gaïd Salah dégage", "Gaïd Salah est avec les traîtres" pour : "Gaïd Salah dégage", "Gaïd Salah est avec les traîtres". C'est pénible, car je dois faire des dizaines de corrections lors de chaque causerie, ce sont les lettres accentuées qui présentent une erreur d'encodage du texte.

Un internaute - Un gouvernement est la partie divertissement du lobby militaro industriel (Franck Zappa.)




PREMIERE PARTIE

Une vidéo

Jean Ziegler : Pourquoi il faut détruire le capitalisme ?

https://www.youtube.com/watch?v=sIJd1kuR2Ps

Je n'ai pas eu le temps de la visionner.




Manipulation des consciences, les faussaires ne chôment pas en été.

Stable, en hausse ou en baisse, au choix!

La confiance en Emmanuel Macron et Édouard Philippe en forte hausse - L'Express.fr 2 juillet 2019

Le chef de l'État gagne au total 9 points depuis le mois d'avril et retrouve son niveau de l'été 2018, avant la crise des gilets jaunes.

Un sondage Ifop-Fiducial réalisé pour Paris Match et Sud Radio et diffusé mardi.

Avec 38% de jugements favorables sur son action et 62% (-6) des personnes interrogées d'un avis contraire, le chef de l'État gagne au total 9 points depuis le mois d'avril et la fin du grand débat.

Il progresse notamment auprès des retraités (46%, +4)...

Plusieurs sondages diffusés ces dernières semaines ont donné Emmanuel Macron en hausse de 3 à 5 points, un autre le donnait stable à 30%. L'Express.fr 2 juillet 2019

Sondage: l’embellie aura été de courte durée pour Emmanuel Macron - LeFigaro.fr 4 juillet 2019

Baromètre FIG MAG - KANTAR-onepoint Sofres de Juillet 2019 publié par LeFigaro.

Emmanuel Macron n’aura connu qu’un court répit. L’embellie entrevue le mois dernier, à la faveur du résultat des élections européennes, n’aura pas duré. La cote de confiance du président de la République rechute de 2 points (à 27% - ndlr). Simple correction après l’euphorie électorale ou déception plus grande d’une partie des Français? Toujours est-il que le chef de l’État entame l’acte II de son quinquennat avec une cote de confiance trop faible.

Il a réussi à se détacher du plancher atteint par François Hollande (16 %) mais n’arrive pas à remonter au niveau de Nicolas Sarkozy (38 %).

Niveau qui avait permis à celui-ci de continuer ses réformes malgré des millions de manifestants dans les rues. Qu’en sera-t-il pour Emmanuel Macron qui a programmé la réforme des retraites avant les municipales de mars prochain? Le seul élément positif pour l’exécutif reste la faiblesse de ses opposants. LeFigaro.fr 4 juillet 2019

La popularité d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe stagne autour de 26%, selon un nouveau sondage - Franceinfo 5 juillet 2019

La popularité d'Emmanuel Macron est en léger rebond (+1) à 26% d'opinions favorables, tandis que celle d'Edouard Philippe, au même niveau, est en baisse (-1), selon un sondage YouGov diffusé vendredi 5 juillet. Franceinfo 5 juillet 2019

LVOG - Bref, monsieur 10% batifole entre 26 et 38%, n'importe quoi ! Ce qu'il y a de bien avec tous ces sondages, c'est qu'ils s'annulent réciproquement ! Ce n'est pas seulement la crédibilité des instituts de sondages qui s'en trouve entamée, mais aussi la confiance dans ceux qui les commandent ou les médias officielles.

Les médias fers de lance de la propagande officielle et des fausses nouvelles.

Tartuffe chez les europhobes - Le Parisien 2 juillet 2019

Même quand ils se peinturlurent d’un vernis de respectabilité, les populistes finissent toujours par tomber le masque et se montrer sous leur vrai jour. Ils l’ont encore prouvé par leur attitude... Le Parisien 2 juillet 2019

Michelle Bachelet, la meilleure amie des populistes - LePoint.fr 2 juillet 2019

La responsable des droits de l'homme à l'ONU fait la leçon à la France pour la deuxième fois. Une récidive très ambiguë et toxique. LePoint.fr 2 juillet 2019

Quand ils confondent journalisme d'investigation et investigation policière.

Radio France renforce son dispositif contre le harcèlement sexuel après une enquête de Télérama - 20minutes.fr 3 juillet 2019

LVOG - Des journalistes accomplissant une mission de police au sein d'une radio, on n'est plus loin du temps des miliciens...

Faites le savoir, c'est encore le meilleur moyen de les miner...

Fausses nouvelles : 37% des Français font confiance à la télévision, 36% à la presse écrite - RT 5 juillet 2019

Un Français sur deux juge que les journaux et les magazines colportent souvent de fausses informations et seuls 37% des personnes interrogées affirment avoir confiance en la télévision et la radio. Ce chiffre chute à 36% pour les journaux.

Près d'un Français sur deux (48%) pense que journaux et magazines véhiculent fréquemment des fausses informations, proportion qui monte à 52% pour la télévision et la radio, selon une étude Ipsos menée dans 27 pays et publiée ce 5 juillet.

Selon cette étude Ipsos global advisor réalisée en ligne du 25 janvier au 8 février auprès de 19 541 personnes (dont environ 1 000 en France), la majorité de la population (52% en moyenne) dans le monde estime que la presse écrite diffuse «une large proportion» de fausses informations. En queue de peloton, la Serbie (82% de la population), la Hongrie (78%) et la Russie (68%) ne font pas confiance aux médias écrits.

En ce qui concerne télévision et radio, la moyenne mondiale reste inchangée, tout comme le trio de queue. Les Américains sont 61% à estimer que ces médias véhiculent fréquemment des fausses informations (contre 55% pour la presse écrite).

Comme d'autres études parues récemment, l'étude souligne la défiance particulière des Français dans les médias, seuls 37% affirmant avoir confiance dans la télévision et la radio, et 36% dans les journaux et les magazines. L'étude souligne aussi que la confiance à l'égard des médias s'est particulièrement dégradée ces cinq dernières années, quel que soit le support, papiers (-21% de score de confiance en 5 ans), comme audiovisuels (-28%).

La seule source d'information qui inspire encore confiance se trouve dans les relations de proximité : plus d'un Français sur 5 (26%) reconnaît faire davantage confiance à une information délivrée par une personne qu'il connaît personnellement.

«Alors qu'il n'a jamais été aussi facile d'accéder à l'information, où qu'elle soit dans le monde, ce sont finalement les règles de la proximité qui s'appliquent, comme si seul le bouche à oreille, au sens propre, pouvait inspirer confiance : seules les relations personnelles ont gagné en fiabilité au cours des cinq dernières années», remarque Yves Bardon, directeur de la prospective chez Ipsos cité dans un communiqué. RT 5 juillet 2019

CNN dévisse.

LVOG - J'ai trouvé par hasard cette info dans un portail relayant un article du portail américain d'extrême droite Breitbart daté du 3 juillet 2019 :

- CNN est arrivée en 15e position aux heures de grande écoute au cours du trimestre précédent et a perdu près de 20 pour cent de son audience

Dans la démographie très importante (pour les tarifs publicitaires) des 25-54 ans aux heures de grande écoute, FOX comptait en moyenne 373 000 téléspectateurs, MSNBC 252 000, et CNNLOL seulement 188 000.

Par rapport au même trimestre de l’année dernière, dans la démo de l’âge, FOX a baissé de 21% et MSNBC de 27%, mais CNNLOL a encore réussi à s’humilier avec une chute incroyable de 37% de jeunes téléspectateurs en prime time.

Avec seulement deux autres distributeurs en concurrence, pas un seul programme de CNNLOL ne s’est hissé parmi les 20 premiers.

La meilleure performance de CNN a été l’échec de Cuomo Prime Time, qui a atteint la place numéro 25.




Ils sont ultra minoritaires et illégitimes, mais ils légifèrent et sévissent toujours.

LVOG - Enseignants, collégiens, parents d'élèves, fonctionnaires, chômeurs et futurs chômeurs potentiels, agriculteurs et éleveurs, etc. Macron et son gouvernement, les députés LREM sont vos ennemis (pas les seuls), organisez-vous, mobilisez-vous dans l'unité pour les chasser du pouvoir !

L'Assemblée nationale adopte le projet de loi sur l'école - AFP 2 juillet 2019

400 écoles rurales vont fermer contrairement à la promesse de Macron - Le HuffPost 1 juillet 2019

Nous ne fermerons pas d’écoles primaires à la rentrée, c’est la première fois qu’un gouvernement s’engage à cela, rendez-vous compte, c’est énorme”, déclarait Jean-Michel Blanquer en avril sur Franceinfo (voir la vidéo plus bas), reprenant une promesse d’Emmanuel Macron pour répondre à la crise des gilets jaunes. Vraiment?

En fait, cette promesse était assortie d’un petit astérisque en bas de page: “pas de fermeture sans l’accord des maires”. Et les élus locaux ne se sont pas privés. Par ailleurs, des fermetures d’écoles ont tout de même été décidées par le gouvernement. De quoi largement relativiser “l’énormité” de cet engagement du gouvernement.

Selon une enquête du ministère de l’Éducation nationale, reprise par Le Parisien ce lundi 1er juillet, environ 400 écoles vont disparaître à la rentrée de septembre. Parmi elles, 150 fermetures ont été décidées par l’Éducation nationale et 250 par les élus locaux dans le cadre de projets de fusions et regroupements d’écoles, concernant en première ligne les établissements ruraux.

Ces fermetures sont principalement liées à une vaste refonte de la carte scolaire qui tend au regroupement des écoles de village dans des RPC (Regroupements pédagogiques concentrés), plus modernes, mieux équipés et surtout plus faciles et moins chers à gérer. Ces grosses structures qui peuvent accueillir jusqu’à plusieurs centaines d’élèves poussent par dizaines en zones rurales.

La promesse du gouvernement se heurte donc à cette reforme en cours qui, pas à pas, sonne le glas des petites écoles de campagne. Lors de son interview sur Franceinfo, le ministre de l’Éducation nationale avait pourtant mis en avant leurs résultats “meilleurs que la moyenne”, leur “caractère très humain” et leur intérêt pour “la vie des villages”.

“On est en train de casser la relation sociale de nos villages avec ces cartes scolaires qui servent d’abord à remplir les classes”, déplore Dorothée Farcy, enseignante dans une école primaire et membre du bureau du syndicat Snuipp de la Somme, interrogée par Le Parisien. Avec 30 fermetures d’écoles, dont 27 dans le cadre de regroupements, son département est parmi les plus touchés en France.

Selon le syndicat SNUipp-FSU, 808 classes ont déjà fermé lors de la dernière rentrée en zones rurales. C’est l’une des doléances des gilets jaunes: la disparition progressive des services publics près de chez eux les obligeant à prendre, toujours plus loin et plus souvent, leur voiture. AFP 2 juillet 2019

Le gouvernement maintient le gel de la rémunération des fonctionnaires - RT 5 juillet 2019

Depuis 2010, le point d’indice qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires a été gelé sauf entre 2017 et 2018. Selon la CGT le nombre de fonctionnaires au SMIC a doublé en 10 ans.

Bercy s’est contenté d’annoncer, dans un communiqué, la poursuite, en 2020, du dispositif «parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR), mis en place par le précédent gouvernement et qui vise à revaloriser les carrières des agents publics en échange de leur allongement. Des groupes de travail sur la «rémunération au mérite» des agents publics devraient par ailleurs être mis en place dès la rentrée.

Bercy a également prévu la réévaluation de l'indemnité compensatrice de la hausse de la CSG, mais pour la seule année 2020, ainsi que celle des frais de repas et du chèque emploi service universel dédié à la garde d'enfants, autant de mesures qui n'ont «rien à voir avec des mesures salariales», a estimé Jean-Marc Canon (CGT).

Outre le gel du point d'indice, les syndicats dénoncent la «non-compensation» de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires au-delà de 2020 et la réinstauration du «jour de carence».

Selon des chiffres attribués par la CGT à la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP), 1,1 million d'agents publics – sur 5,5 millions – sont dans une précarité accrue aujourd'hui, avec une rémunération égale au SMIC ou de seulement 10% plus élevée, soit deux fois plus qu'il y a 20 ans. RT 5 juillet 2019

La réforme de l'assurance chômage pourrait pénaliser plus de 1,2 million de personnes - L'Express.fr 4 juillet 2019

Combien de demandeurs d'emploi vont être pénalisés par la réforme de l'assurance chômage ? Selon un document de travail de l'Unédic que s'est procuré RTL, le nombre de personnes impactées serait bien plus important qu'envisagé initialement.

Au moment de la présentation de la réforme mi-juin, le ministère du Travail avait évoqué entre 600 000 et 700 000 personnes touchées par la réforme. Mais, d'après le document de travail de l'Unédic consulté par RTL, ils seraient en fait bien plus nombreux. L'organisme détaille ainsi trois effets.

Tout d'abord, les demandeurs d'emploi ayant travaillé moins de six mois au cours de 24 derniers mois, ajoutés à ceux ayant recommencé à travailler sur de petites périodes, mais sans accumuler six mois, seront touchés par une ouverture de droits retardée ou tout simplement annulée. L'Unédic estime leur nombre à 500 000 chaque année.

Ensuite, l'éventuelle modification de 28 à 24 mois de la période de référence d'affiliation (PRA), permettant de calculer la durée d'indemnisation, conduirait à une réduction de la durée des droits d'environ 250 000 allocataires, estime l'Unédic.

Enfin, la baisse de l'allocation journalière pour les personnes ayant travaillé de manière discontinue toucherait près de 1,2 million de personnes, jauge l'association dans son document de travail. L'Unédic précise néanmoins que les personnes concernées par ces différents effets ne peuvent être additionnées, dans la mesure où certains allocataires pourraient être touchés par plusieurs d'entre eux à la fois. L'Express.fr 4 juillet 2019

La réforme de l'assurance-chômage pourrait léser 1,2 million de chômeurs - Le HuffPost 5 juillet 2019

Les syndicats y ont vu un nouveau coup de canif social, le Medef saluant pour sa part une réforme “extrêmement courageuse”. Le HuffPost 5 juillet 2019

LVOG - Un "canif pour affronter un bulldozer. Le Medef a raison de saluer le courage de Macron !

CETA : le gouvernement français a adopté l'accord commercial avec le Canada L'Express.fr 3 juillet 2019

Une nouvelle étape est franchie. Le gouvernement français a approuvé ce mercredi l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA) que l'Assemblée nationale devra ratifier le 17 juillet prochain, a indiqué le secrétaire d'État Jean-Baptiste Lemoyne au terme du conseil des ministres. L'Express.fr 3 juillet 2019




Corruption : Cela n'existe pas en France !

Détournement de fonds publics: le président de la métropole de Lille en garde à vue - AFP

La fortune secrète de Raymond Barre découverte en Suisse - LePoint.fr

L'ex-Premier ministre aurait dissimulé quelque 11 millions de francs suisses à Bâle, révèle « Le Canard enchaîné ». Une fortune découverte par le fisc français. LePoint.fr

Pour se partager 530 millions d'euros payés par nos impôts et taxes. Nouvel appel à la délation.

Féminicides : la Fondation des femmes réclame "un Grenelle des violences faites aux femmes" - Franceinfo 1 juillet 2019

L'association souhaite que le dossier des féminicides soit remonté "en haut de la pile" du gouvernement.

Alors que la Fondation des femmes a réclamé sur France Inter un "Grenelle des violences faites aux femmes" et qu'un collectif de familles et de proches de victimes de féminicides dans une tribune publiée dimanche dans Le Parisien, appelle à un rassemblement le 6 juillet prochain à Paris.

Lundi 1er juillet sur franceinfo Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les hommes et les femmes : "Ça veut dire qu'il doit y avoir un ressaisissement de toute la société dans son ensemble" sur la question des violences conjugales, "y compris des témoins qui doivent pouvoir alerter..."

"Quand vous êtes témoin, vous pouvez contacter la police ou la gendarmerie. Quand vous êtes témoin d'une violence conjugale, appelez la police. Allez au commissariat déposer des témoignages, ça aidera ces femmes et c'est pour ça qu'on a créé cette plateforme de dialogue avec les policiers et les policières", a insisté Marlène Schiappa.

Elle est revenue sur le budget consacré à ces violences, "il y a 530 millions [d'euros] sur l'égalité femmes-hommes, au global et pas uniquement contre les violences, on a augmenté les subventions des associations de façon très forte et ça n'a pas fait réduire mécaniquement le nombre de meurtres." Franceinfo 1 juillet 2019

La corruption des âmes ou des bonnes consciences n'a pas d'avenir.

- Recul de la religion musulmane dans le monde arabe - Réseau Voltaire 5 juillet 2019

L’Arab Barometer a publié le 24 juin 2019 un sondage effectué auprès de 25 000 arabes, répartis dans 12 pays [1]. C’est la quatrième fois depuis 2006 qu’il procède à cette étude d’opinion.

Le plus frappant est le recul de l’appartenance religieuse. Depuis les « Printemps arabes », le nombre de personne se déclarant « non religieuse » est passé de 8 à 13 %. Il atteint même 18 % chez les moins de 30 ans.

Cette évolution marque l’échec des imams face aux Frères musulmans et au jihadisme : en déclarant qu’ils allaient expliquer le « vrai Islam » pour contrer l’« Islam politique », ils ont fait fuir une partie de la jeunesse.

Si les imams continuent à refuser de discuter ce qu’ils ont compris de leur religion, celle-ci ne cessera de reculer. En effet, ils agissent exactement comme ceux qu’ils veulent contredire : ils prétendent savoir et ne tolèrent aucune remise en question.

Comment en est-on arrivé là ? Rappelons que Mahomet a été élevé par des judéo-chrétiens qu’il a toujours protégés, qu’il buvait de l’alcool et qu’il n’a jamais demandé à une femme de se voiler. Réseau Voltaire 5 juillet 2019

LVOG - On ne peut que se féliciter de la disparition progressive de cet endoctrinement, de ce dogmatisme malsain, qui n'est plus depuis des lustres qu'une représentation de l'idéologie dominante.




Propagande. Stratégie de la tension. Ethnicisme ou communautarisme.

"Cela a été un massacre total" : une indienne Pemón témoigne de la torture au Venezuela - Franceinfo 5 juillet 2019

À la frontière entre le Venezuela et le Brésil, les Pemóns sont les premières victimes de l'oppression de l'armée vénézuelienne. Franceinfo 5 juillet 2019

L'ONU dénonce l'"érosion" de l'Etat de droit au Venezuela - AFP 5 juillet 2019

Comment Pékin étend sa mainmise sur le Xinjiang - LeFigaro.fr 5 juillet 2019

Au nord-ouest de la Chine, le Xinjiang est la terre des Ouïghours, une minorité musulmane. Il y a dix ans, des affrontements intercommunautaires ont signé une première étape dans le renforcement de la répression chinoise dans cette région hautement stratégique pour Pékin. LeFigaro.fr 5 juillet 2019

Emeutes au Xinjiang: 10 ans après, les tensions ethniques persistent - AFP 5 juillet 2019

Habitants poignardés, tabassés, voire brûlés vifs: les émeutes interethniques ayant fait près de 200 morts il y a 10 ans au Xinjiang sont aujourd'hui inimaginables dans cette région chinoise, devenue un véritable Etat policier. AFP 5 juillet 2019




Ils osent tout.

- Nicolas Sarkozy "reste un recours" pour la France, affirme Claude Guéant - Franceinfo 1 juillet 2019

- Inauguration de la place de Jerusalem à Paris - AFP 1 juillet 2019

- Londres menace Pékin de "conséquences" en cas de non respect des libertés à Hong Kong - Franceinfo 1 juillet 2019

- Sea-Watch : la capitaine Carola Rackete va porter plainte contre le ministre Matteo Salvini - Franceinfo 5 juillet 2019

- En Gambie, le peuple marche contre les violences sexuelles - Franceinfo 5 juillet 2019

- Ghana : le projet de construction d'un nouveau Parlement à 200 millions de dollars fait scandale - Franceinfo 5 juillet 2019

- Tunisie : des "dizaines de milliers" de caméras de surveillance pour lutter contre l’insécurité - Franceinfo 4 juillet 2019




DEUXIEME PARTIE

Quelques réflexions politiques et autres...

1- Une femme au pouvoir, c'est déjà un abus de pouvoir ! Alors deux, cela donne une histoire belge ou le troisième larron adoubé par Bilderberg ! Et quand elles ne sont pas fanatiques, elles sont soumises, et si elles cumulent les deux, cela donne des tyrans ! Une femme soumise est une femme faible, dépressive, qui, quand elle en prend conscience, s'émancipe en devenant despotique. Je parle par expérience, hélas !

Plus généralement, dans cette société malheureusement, où nous sommes tous en concurrence les uns ou les unes avec les autres tous les rapports tournent au rapport de forces ou sont conçus comme tels, de sorte que l'un ou l'autre doit dominer ou faire preuve de soumission, et comme souvent cela se passe mal, cela se termine mal aussi ou prématurément. Les idéologues du régime l'ont bien saisi en montant chacune des composantes, couches, communautés de la société les unes contre les autres, ce qui crée un climat peu propice au rassemblement ou à l'unité, c'est fait pour.

C'est la raison pour laquelle on doit prendre comme seul point de repère la lutte des classes, et ne jamais quitter ce terrain dès qu'il s'agit d'affrontement entre différentes couches d'exploités ou d'opprimés.

Quoiqu'on fasse, on subit ces rapports détestables et on en est aussi l'instrument, parce qu'on ne peut pas faire autrement, tous les jours on y est confronté malgré nous, car on ne peut pas échapper à l'emprise du capitalisme qui rythme tous les rapports, même un anarchiste! Même quand on a acquis un niveau de conscience supérieur, on ne détient pas le pouvoir de remettre en cause les rapports qui existent. Paradoxalement, ce n'est pas forcément souhaitable tant que les conditions ne sont pas réunies, il est même dangereux de donner du pouvoir à des gens qui n'ont pas conscience de ces rapports ou en useront à mauvais escient.

C'est la raison pour laquelle ils ont promu les réseaux sociaux, afin de créer les conditions d'un affrontement généralisé et permanent entre exploités, de manière à ce qu'ils ne se retrouvent pas sur leur terrain de classe pour affronter le régime. Les inventeurs (et financiers) des réseaux sociaux sont les principaux responsables de la propagation de la haine et de l'intolérance à tous les niveaux dans la société.

2- Comment on en est arrivé là ?

La moitié de la population, en majorité issue de la classe ouvrière, boycotte chaque élection, laissant la voie à ceux qui votent à droite issus de toutes les classes. Les candidats de droite sont élus avec 5 à 25% des voix des électeurs inscrits. Ils sont ultra minoritaires et illégitime, peu importe c'est suffisant pour gouverner. Voilà le miracle accompli du parlementarisme bourgeois dont on a continué à nous gaver les mérites depuis l'avènement de la Ve République.

Appeler au boycott était considéré comme déviant, révisionniste ou gauchiste. Voyez-vous, il ne fallait pas se couper des masses, pour finalement se retrouver dans une situation où ce sont les masses qui se sont coupées du mouvement ouvrier, quelle preuve de perspicacité ! Sans oublier de mentionner les militants, qu'on n'idéalise pas, qui malgré tout continuent de se battre quotidiennement au côté des masses qui se mobilisent pour défendre leurs droits ou acquis.

3- Qu'en est-il du productivisme dont on accuse le marxisme ?

Le capitalisme produit pour produire du profit, qu'une infime minorité confisque et concentre entre ses mains au détriment des besoins du reste de la population et de l'environnement qu'il saccage.

Le socialisme produit pour produire des marchandises et des services correspondant aux besoins de la population en respectant l'environnement.

Le capitalisme rime avec valeur d'échange, business, fric, pouvoir, guerre...

Le socialisme rime avec valeur d'usage, besoins, aspirations, bien-être collectif, épanouissement personnel, paix...

Quelle idéologie choisir ? Pourquoi, ce serait compliqué ? Pure mauvaise foi ou hypocrisie.




Quand le groupe Bilderberg dirige l'Union européenne ou l'Otan militaire et économique réunis.

Liste des membres du groupe Bilderberg nominés :

- Christine Lagarde (2010, 2013) ; Présidence de la BCE

- Ursula von der Leyen (2015, 2019) ; Présidence de la Commission européenne

- Charles Michel (2018) ; Présidence du Conseil européen

Cela doit bien servir à quelque chose...

- En 2010, l’ancien secrétaire général de l’OTAN, Willy Claes, invité deux fois à la conférence, avait déclaré la chose suivante sur l’émission de radio de Koen Fillet à propos de ces réunions:

Willy Claes: « Eh bien, vous voyez, il n’y a pas beaucoup de secret à ce sujet. Il y a un ordre du jour qui traite des problèmes les plus importants auxquels le monde est confronté mais qui est discuté et cette discussion est faite selon une discipline stricte. Donc, vous avez toujours un rapporteur qui est nommé à l’avance et qui n’a que dix minutes pour faire l’introduction. Les interventions sont également strictement limitées. Que ce soit Kissinger ou quelqu’un d’autre, il est bloqué quand il dépasse sa limite de temps de parole. Mais ce sont des thèmes très importants. »

Koen Fillet: « Dites, M. Claes, que se passe-t-il après que tout le monde a eu ses dix minutes de temps de parole, y a-t-il un vote, est-ce que des décisions sont prises ? »

Willy Claes: « Non, il n’y aura jamais de vote, aucune résolution ne sera mise sur papier … »

Koen Filet: « Quoi alors? »

Willy Claes: « … mais bien sûr, le rapporteur essaie toujours de faire une synthèse, et tout le monde est censé faire usage de ces conclusions dans l’environnement où il a une influence. » express.live 8 juin 2018

LVOG - Et les plus zélés seront amenés à être promus...

Avec le concours de la machine à fabriquer le consentement...

- Sondage : près des deux-tiers des Français saluent la nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE - Franceinfo 5 juillet 2019

63% des Français interrogés ont une "bonne opinion" de l’ancienne ministre des Finances. Franceinfo 5 juillet 2019

LVOG - Ils les ont choisi au sein des 10% de LREM et 4% de LR, cela devrait faire aux alentours de 8,5% !

... qui peine de plus en plus à convaincre décidément...

- L’Europe peine à convaincre - LeFigaro.fr 4 juillet 2019

D’après un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Le Figaro et Franceinfo, l’Europe n’est «source d’espoir» que pour 30 % des sondés, alors qu’elle l’était encore pour 61 % d’entre eux en 2003.

Parmi les plus optimistes: les cadres (52 %), les foyers percevant au moins 3500 euros nets par mois (48 %), les plus de 65 ans (43 %), les habitants de l’agglomération parisienne (37 %) ou encore les 18-24 ans (35 %). Témoignage d’une certaine fracture sociologique, puisque un peu moins d’un quart des habitants vivant en zone rurale et 16 % seulement des employés et ouvriers croient en l’Europe. LeFigaro.fr 4 juillet 2019

Le bal des pantins.

Les quatre nouveaux visages de l’Europe - Le Parisien 2 juillet 2019

Josep Borrell, Christine Lagarde, Charles Michel et Ursula von der Leyen ont été choisis pour diriger les quatre institutions clés de l’Union européenne.

Fumée blanche ! Après une nuit de marchandages stériles entre dimanche et lundi et des pourparlers interrompus lundi, les dirigeants européens se sont entendus mardi sur leur casting pour diriger l’UE, qui verra deux femmes aux postes clés : une ministre allemande, Ursula von der Leyen, à la Commission, et la Française Christine Lagarde à la BCE.

Présidence de la Commission : Ursula von der Leyen

L’Allemande Ursula von der Leyen, 60 ans, membre de la CDU, est une proche de la chancelière Angela Merkel, qui l’a nommée ministre dans chacun de ses quatre gouvernements (2005-2019) et dont elle fut un temps désignée comme la dauphine potentielle. Ursula von der Leyen fut tour à tour ministre de la Famille, du Travail et des Affaires sociales et aujourd'hui ministre de la Défense.

Première femme désignée pour présider la Commission européenne, médecin de formation, l’actuelle ministre de la Défense allemande connaît bien la région Bruxelles-Capitale pour être née, à Ixelles, il y a 60 printemps.

Ursula von der Leyen baigne dans le monde politique depuis qu'elle est enfant. Elle est née le 8 octobre 1958 à Bruxelles, où elle passe son enfance. Son père, un baron de la CDU, le Parti chrétien-démocrate, officie alors auprès du commissaire à la Concurrence de la Communauté économique européenne (CEE). La petite Ursula grandit dans la capitale bruxelloise, fréquente l’école européenne et y apprend le français. De retour en Allemagne, « Röschen » (NDLR : petite rose) comme la surnomment les Allemands, suit des études de médecine, à Hanovre avant d’entreprendre un cursus d’économie, dans la prestigieuse université américaine de Stanford.

Cette mère de sept enfants est francophile et appréciée par Paris, notamment en raison d’une bonne coopération sur les questions de défense franco-allemande. Son bilan au ministère de la Défense, qu’elle occupe depuis près de six ans, est néanmoins controversé.

Une série de scandales ont notamment éclaboussé la Bundeswehr et son ministère : matériel obsolète, sous-investissements, experts surpayés, essor de l’extrême droite dans les rangs… Si bien que le verdict des Allemands est dur : selon un sondage récent du quotidien Bild, elle est considérée comme l’une des deux ministres les moins compétents du gouvernement.

Ursula von der Leyen, chrétienne-démocrate, est la seule ministre à avoir fait partie de tous les gouvernements Merkel depuis 2005. Elle fut tour à tour ministre de la Famille, du Travail et de la Défense. Elle n'a jamais été élue. Le Point 3 juillet 2019

Elle a contribué à accroître l'implication de son pays dans des opérations militaires extérieures, notamment au Mali. Ce qui lui vaut des louanges des partenaires de l'Allemagne, comme la France...

L'ancien président du parlement européen, Martin Schulz, s'est étonné ce mercredi du choix de la « ministre la plus faible » du gouvernement allemand pour occuper le poste à Bruxelles.

« Ursula von der Leyen est pour moi une très bonne candidature, je l'ai défendue avec beaucoup de force. J'ai pu apprécier ces dernières années son courage et sa détermination sur des sujets difficiles y compris en Allemagne. Elle a permis la mise en œuvre de nos projets de défense j'ai vu son efficacité, sa capacité à faire », a fait savoir le président Emmanuel Macron.

L'ancien président du parlement européen, Martin Schulz, s'est étonné ce mercredi du choix de la « ministre la plus faible » du gouvernement allemand pour occuper le poste à Bruxelles. Le Parisien 3 juillet 2019

Présidence du Conseil européen : Charles Michel

Charles Michel, actuel Premier ministre belge de 43 ans, est un libéral francophone. Après une arrivée précoce en politique dans l'ombre de son père, l'ex-commissaire européen Louis Michel, il a rapidement gravi les échelons : ministre à 25 ans, Premier ministre à 38, et choisi pour la présidence du Conseil européen à 43 ans.

En Belgique, où la situation politique est bloquée depuis les législatives du 26 mai, rendant son avenir incertain, cet avocat de profession a marqué les esprits en acceptant de gouverner il y a cinq ans en coalition avec la N-VA, un parti nationaliste flamand qui prône dans ses statuts l'indépendance de la Flandre. Du jamais-vu jusqu'alors pour un responsable politique francophone.

Tenace, adepte du compromis, ce père de trois enfants a réussi à diriger cet attelage pendant plus de quatre ans. Sa coalition quadripartite (incluant aussi libéraux et démocrates-chrétiens flamands) s'est effondrée en décembre 2018, quand la N-VA a refusé d'être associée au soutien du pacte de l'ONU sur les migrations.

Au plan international, dans les sommets européens, Charles Michel s'est beaucoup affiché depuis 2017 aux côtés du président français Emmanuel Macron, de la même sensibilité politique pro-UE.

Chef de la diplomatie européenne : Josep Borrell

Le socialiste espagnol Josep Borrell est un Catalan fermement anti-indépendantiste. Peu adepte de la langue de bois, Borrell a été très actif ces derniers mois sur le dossier vénézuélien et s'est montré régulièrement critique de l'administration Trump, accusée notamment de jouer les « cow-boys » dans le pays latino-américain.

En étant choisi mardi pour le poste de Haut représentant pour les affaires étrangères de l'UE, Josep Borrell, 72 ans, revient au premier plan sur la scène européenne où il avait rebondi il y a quinze ans en prenant la présidence du parlement européen de 2004 à 2007. Ministre espagnol des Travaux publics et des Transports et de l'Environnement (1991), des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération (2018).

En mai 1999, un scandale de fraude fiscale impliquant deux de ses anciens collaborateurs au secrétariat d'Etat aux Finances, un poste occupé de 1984 à 1991, l'avait écarté de son destin national. Borrell, amateur de trekking qui s'est souvent défini comme « un coureur de fond », s'était converti aux questions européennes.

L'an dernier, il avait signé son retour aux affaires comme ministre des Affaires étrangères du socialiste Pedro Sanchez, après plusieurs années passées loin de la politique. Né d'un père boulanger, titulaire de prestigieux diplômes, ce père de deux enfants issus d'un premier mariage avec une Française est en couple depuis vingt ans avec l'actuelle présidente du parti socialiste espagnol, Cristina Narbona.

- Josep Borrell occupe une position dans l'UE. - elconfidencialdigital.com 30.05.2019

Les sources consultées par ECD ont décrit le refus de Sánchez de participer au conclave (Réunion annuelle du groupe Bilderberg - LVOG) comme une "erreur". Les soi-disant "maîtres du monde" traiteront de questions telles qu'un ordre stratégique stable; Quelle est la prochaine pour l'Europe? Changement climatique et durabilité; La Chine; La Russie; L'avenir du capitalisme; Brexit et cyber menaces.

Mais ils soulignent qu'un autre des sujets qui seront discutés, avec une certitude absolue, est la désignation de postes de direction dans l'UE (...) dans les prochaines semaines et dans lesquels l'Espagne (et Borrell) jouent beaucoup. elconfidencialdigital.com 30.05.2019

Présidence de la BCE : Christine Lagarde

La Française Christine Lagarde, 63 ans, a déjà brisé plusieurs plafonds de verre : première femme à piloter le prestigieux cabinet d'avocats d'affaires Baker McKenzie, première à occuper le poste de ministre français de l'Economie et des Finances (2007-2011) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, elle fut aussi la première femme à être nommée, en 2011, directrice générale du Fonds monétaire international. Le nom de Lagarde était déjà dans les tuyaux depuis quelque temps. Elle-même a consulté le comité d'éthique du FMI avant les annonces de sa nomination pour huit ans à ce poste inamovible.

Consacrée troisième femme la plus puissante au monde selon Forbes en 2018, Christine Lagarde, reconnaissable à ses cheveux courts argentés, ses vêtements haute couture et son large sourire, va devenir la première femme à prendre la tête de la prestigieuse BCE pour huit ans.

En tant que directrice générale du FMI, elle a plaidé pour l'orthodoxie financière aux quatre coins du globe, et spécialement en Grèce, quitte à froisser ses anciens partenaires européens. Son franc-parler sera aussi à l'origine d'un tollé quand elle appellera les Grecs, essorés par les plans d'austérité, à payer tous « leurs impôts » ou quand elle reprochera implicitement aux autorités de ne pas se comporter en « adultes ».

C'est d'ailleurs d'Athènes que sont venues les attaques les plus virulentes contre l'action du FMI, accusé d'avoir une « responsabilité criminelle » dans la situation du pays. Mais avec ce mandat, renouvelé en juillet 2016, sa carrière a également pris une nouvelle dimension.

Son CV exemplaire est seulement entaché par une décision de la justice française qui l'a déclaré coupable en décembre 2016 d'une « négligence » très coûteuse pour les deniers publics quand elle était ministre, dans un dossier mêlant l'homme d'affaires Bernard Tapie et la débâcle du Crédit lyonnais. Par égard pour sa « réputation internationale », elle a été dispensée de peine. Le Parisien 2 juillet 2019

Elle n'a pas plus de pouvoir que Macron.

- BCE : Christine Lagarde, woman of power ! - LePoint.fr 3 juillet 2019

Végétarienne, sportive, féministe, médiatique...

Chaque parole prononcée par Mario Draghi pendant la crise monétaire pesait des milliards d'euros en Bourse. Christine Lagarde, qui lui succédera en octobre, est beaucoup plus diserte que l'Italien et présente un visage mille fois plus glamour de l'institution. LePoint.fr 3 juillet 2019 LVOG - Un "glamour" plutôt défraîchi ! Depuis que Barbie accompagne le roitelet, ils versent aisément dans la gérontologie ! La BCE a le pouvoir que lui accorde la Fed et rien de plus.

Qui a dit ?

- "C'est toujours une bonne nouvelle quand il y a des femmes à des postes de pouvoir, mais la question, c'est évidemment : pour quoi faire ?"

Réponse : Manon Aubry, eurodéputée La France insoumise sur franceinfo mercredi 3 juillet.

LVOG - Pour quoi faire ? Quel mystère ? Pardi, comme si on ne le savait pas, bref, elle s'en fout !

Union des droites.

D'ici au 15 juillet, les quatre groupes proeuropéens – PPE, S & D, Renew et Verts – s'efforceront de bâtir ensemble un contrat de coalition, avec notamment l'Italien David Sassoli, élu à la présidence du Parlement. « Plus exactement un mandat, nuance Loiseau, qui exprime les attentes du Parlement à l'égard de la Commission et du Conseil Le Parisien 3 juillet 2019

Commentaires d'internautes.

1- Il faut noter qu'aucun de ces quatre présidents qui vont gouverner les européens pendant 5 ans n'a été élu par les électeurs européens lors des dernières élections.

Mieux, aucun ne s'y est même présenté.

Quelqu'un peut me dire à quoi ont servi ces élections dites démocratiques?

2- Ursula von der Leyen :

« Je n’imagine pas l’Europe de mes enfants ou de mes petits-enfants comme une union libre d’États pris au piège des intérêts nationaux. »

3- Et à la fin du match, c'est l'Allemagne qui gagne....

C'est comme au foot, il y a une certaine époque

Macron s'est opposé au candidat de l'Allemagne pour accepter à la fin une candidate allemande

Le président de la commission européenne a du poids, c'est ce que voulait l'Allemagne qui ne revendiquait pas la présidence de la banque européenne, celle-ci se trouvant déjà en Allemagne à Francfort. Christine Lagarde gère la monnaie, ce n'est pas rien, mais cela n'impacte aucune politique budgétaire, industrielle ou autre.

Macron a obtenu un poste purement technique, tandis que l'Allemagne a obtenu un poste politique.

Comme au foot, c'est l'Allemagne qui a encore gagné à la fin de ce match des nominations.

4- Pour Madame Lagarde et pour mémoire "L’ex-ministre de l’économie a été condamnée lundi pour « négligence » et en particulier dans l’attribution de 405 millions d’euros d’argent public"

5- Christine Lagarde, une Française formatée made in US.

Etudes dans un lycée du Maryland.

Stage au Capitole en tant qu'assistante parlementaire.

Diplômée de l'IEP d'Aix en Provence

Deux maîtrises, anglais et droit des affaires Paris X Nanterre

Avocate au barreau de Paris , bureau parisien de Backer McKenzie cabinet US de droit des affaires, qu'elle finit par diriger.

Ce qui lui vaut d'être acceptée par les Américains au FMI, et maintenue dans ses fonctions malgré quelques broutilles judiciaires en France.

L'empire américain de la finance peut dormir tranquille.

6- Des femmes pour faire plaisir aux bobos. Des vrais volontés de mondialisation sans fin pour faire plaisir aux patrons.

Des accords de libres échanges anti-écologiques pour faire plaisir aux vrais riches. Et pour le peuple, quelques pubs pro européenes. Les Français sont des veaux.

7- La construction européenne est une création américaine pour avoir l'Europe à sa main.

Le FMI est l'institution mise en place à Bretton Woods pour asseoir la domination du dollar et faire financer les guerres américaines par les autres pays.

La BCE en est presque une succursale.




Leur humanisme est la politesse des salauds...

Afrique du Sud : le charbon à la vie, à la mort - francetvinfo.fr 3 juillet 2019

eMalahleni, "le lieu du charbon" en langue Nguni, est une petite ville d’Afrique du Sud située à une heure de route à l’est de Pretoria. 100 000 habitants et une richesse, le charbon, comme son nom l’indique. La région assure 83% de la production nationale.

Une richesse, mais aussi son pire cauchemar. Car le charbon, abondant en Afrique du Sud, est le principal combustible utilisé dans les centrales électriques. Et des centrales, la région d’eMalahleni en compte douze. Ajoutez-y une usine de liquéfaction du charbon et une raffinerie de pétrole et vous obtenez l’air le plus pollué de tout le pays.

Selon l’ONG Groundwork, cette pollution a été responsable de 300 à 650 décès prématurés en 2016. Aussi Groundwork associée à Vukani, une autre association de défense de l’environnement, viennent d’attaquer en justice le gouvernement pour avoir "violé le droit" constitutionnel des habitants à respirer un air sain.

Mais eMalahleni n’est pas un cas isolé en Afrique du Sud. Selon le quotidien Mail & Guardian, "l’air de nos villes nous tue". Le journal avance le chiffre de 54 morts par jour liés à la pollution de l’air, soit 20 000 par an.

Mail & Guardian rappelle aussi que la pollution est de la responsabilité de tous, que ce soit des détritus brûlés en plein air ou du charbon ou le bois pour se chauffer et cuisiner, faute de moyens pour se fournir en électricité. Le journal jette un pavé dans la mare et n’hésite pas à affirmer : "Si les plus grands pollueurs diminuaient leur pollution, les niveaux de toxines dangereuses seraient encore trop élevés." francetvinfo.fr 3 juillet 2019

LVOG - Que ces saloperies d'ONG ne viennent pas foutre les pieds à la centrale à charbon de Nelvelli située à une centaine de kilomètres de chez moi, car pour le coup j'irais soutenir les mineurs et le gouvernement indien. Comprenez, avec environ 40°C ou plus tous les jours pendant plusieurs mois, on a besoin impérativement d'électricité, déjà qu'on subit des coupures de courant ou des baisses de tension importantes tous les jours qui nous pourrissent la vie, surtout la nuit parce que la climatisation est coupée...

Quand une officine de l'oligarchie a les mains vertes, ça pue le souffre !

- Planter 900 millions d'hectares d'arbres, la solution contre le réchauffement climatique ? - euronews 6 juillet 2019 Qui sème des arbres, lutte contre le changement climatique : c'est à peu près la conclusion d'une nouvelle étude menée par des chercheurs suisses, basés à Zurich. Aujourd'hui, la Terre compte près de 3 milliards d'hectares d'arbres. Si 900 millions d'hectares supplémentaires étaient plantés, ils pourraient, à terme, stocker deux tiers des émissions de carbone qui se sont rajoutés à l'atmosphère depuis la fin du 19ème siècle avec le début de l'ère industrielle.

Cela représente la taille du territoire des Etats-Unis. A titre de comparaison, entre 1990 et 2015, la planète a perdu 240 millions d’hectares de forêts , selon WWF .

"Cette solution est dix fois meilleure que n'importe quelle autre" , explique Tom Crowther . "Si nous atteignons au moins 10% de cet objectif, cela aurait déjà un impact significatif. Et avec le mouvement qui se développe dans le monde, je suis optimiste quant à l'idée de dépasser cet objectif intermédiaire."

Mais cette solution prendrait du temps, car il faut des décennies aux arbres pour pousser et parvenir à une maturité suffisante pour absorber le dioxyde de carbone issu des activités humaines.

La moitié des zones ainsi reboisables, selon l'étude, se trouvent dans six pays : la Russie, les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, le Brésil et la Chine.

L'étude a néanmoins suscité des critiques de plusieurs spécialistes. "Les nouvelles forêts peuvent jouer un rôle pour éponger l'excès d'émissions de carbone, mais la seule façon de stabiliser le climat est de faire baisser à zéro les émissions de gaz à effet de serre" , écrit Simon Lewi s, professeur à l'University College London, dans un commentaire publié par le Science Media Centre au Royaume-Uni. Quant aux arbres, l'idée fait son chemin... L’Australie a prévu de planter un milliard d’arbres d’ici à 2050 . Le Pakistan, quant à lui, compte en planter dix fois plus. euronews 6 juillet 2019

- La déforestation de l'Amazonie a augmenté de 88% en un an - euronews 4 juillet 2019

La déforestation de la plus grande forêt tropicale humide du monde a grimpé de plus de 88 % en juin, par rapport au même mois il y a un an. C'est aussi le deuxième mois consécutif de destruction des forêts sous la présidence de Jair Bolsonaro. euronews 4 juillet 2019

Qu'est-ce que c'est le WWF ?

Extraits de l'Étude sur la nature des mouvements écologistes...mise en ligne récemment dans le portail.

Le Fonds mondial de la nature (à l'époque World Wild Life Fund) a été fondé en 1961 dans le but explicite de lever des fonds destinés à financer les activités de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Celle-ci avait été créée en 1948 en Suisse, suivant des statuts rédigés par le Foreign Office britannique. Elle peut se targuer aujourd'hui d'être la plus grande organisation « professionnelle » de conservation à l'échelle internationale, puisque y adhèrent 103 organismes gouvernementaux et plus de 640 ONG.

Sous prétexte de protéger la nature avec sa politique de « parcs naturels » – véritables enclaves coloniales dans lesquelles les indigènes n'ont pas le droit de rentrer – le WWF-UICN poursuit en réalité deux objectifs centraux : la réduction de la population mondiale, notamment dans les pays du Sud, et la concentration des matières premières du monde dans les mains de quelques multinationales, surtout anglo-hollandaises.

Depuis sa création, le WWF est dominé par le prince Philip, prince consort de la reine d'Angleterre Elisabeth II. Que la monarchie britannique dirige le WWF ne doit pas nous étonner car, après tout, le WWF-UICN est la création de deux grandes institutions impériales du Royaume-Uni : la Société eugénique et la Société pour la préservation de la faune de l'Empire (aujourd'hui FFPS, Fédération pour la préservation de la faune et de la flore, sous le patronage de la reine) qui jeta les bases de la création de parcs naturels dans toute l'Afrique.

L'idéologie de ces institutions est très bien reflétée dans les idées du cofondateur du WWFUICN, Sir Julian Huxley. Il était obsédé par l'explosion démographique, considéré par lui comme le « problème de notre ère ». De 1937 A 1944, il fut vice-président de la Société eugénique et en était président au moment de fonder le WWF en 1961. Il était également viceprésident du FFPS.

La philosophie de ces deux institutions, et par extension du WWF, a été inspirée par les idées de sir Francis Galton, qui inventa le terme « eugénisme ». Il essaya d'appliquer au domaine humain le concept de « la loi du plus fort », appelé « sélection naturelle » par son cousin Charles Darwin. L'objectif de son « Mouvement pour l'amélioration de la race » fut explicitement de « créer une nouvelle race supérieure, à l'aide de l'eugénisme », sous-entendu en « triant » les plus faibles.

Nommé premier directeur général de l'Unesco en 1946, Julian Huxley resta fidèle à ses idées eugéniques. Il écrivait dans le document fondateur :

« Même s'il est vrai qu'il sera impossible pour des raisons politiques et psychologiques de réaliser une politique eugénique radicale pour de nombreuses années, il est important que l'Unesco (...) fasse en sorte que l'opinion publique soit informée des enjeux afin que beaucoup de ce qui est impensable maintenant puisse devenir au moins pensable. »

Un gouvernement mondial était la solution selon Huxley, et la « conservation de la faune » devait constituer un moyen d'arriver à cette fin. Huxley affirmait que « la propagation de l'homme doit céder la place a la conservation d'autres espèces ».

En 1960, alors que de nombreux pays africains préparaient leur indépendance, Julian Huxley, alors âgé de 74 ans, fit une tournée de trois mois sur le continent noir pour expliquer que les nouvelles nations ne seraient pas capables de conserver la faune. Il fallait donc que quelqu'un d'autre s'y consacrât. Quelques mois plus tard, avec l'aide du prince Philip, le WWF fut créé.

Qui finance le WWF ?

Le Club 1001, fondé en 1971 pour financer le WWF, par le prince Bernhard des Pays-Bas, conjoint de la reine Juliana de la Maison d'Orange, est restreint tout moment à 1001 membres et seulement sur invitation. Le Club a fait don d'un immeuble dans la ville suisse de Gland, qui abrite actuellement le siège central du WWF et de l'Union mondiale pour la nature (UICN). Les premiers membres ont été personnellement choisis par le prince Bernhard et le prince Philip, duc d'Édimbourg. Voici un choix de membres actuels et anciens du Club.

Le prince Bernhard des Pays-Bas. En 1934, à l'université de Berlin, Bernhard fut recruté par les services secrets nazis et ensuite affecté chez IG Farben (le géant de la chimie qui maintint des relations d'affaire avec les Industries chimiques impériales de Grande-Bretagne pendant la guerre et produisit Zyklon-B pour les chambres à gaz). En raison de ses antécédents nazis, le mariage de Bernhard avec la reine Juliana créa un scandale aux Pays- Bas. En 1953, Bernhard fonda le groupe de Bilderberg, qui parraine chaque année une conférence secrète réunissant des représentants de l'élite "mondialiste" nord-américaine et européenne. Bernhard fut cofondateur du WWF en 1961. En 1976, lorsqu'il fut révélé qu'il avait accepté un pot-de-vin de 1,1 million de dollars de la part de la société Lockheed, il dut démissionner (formellement) de la direction générale du groupe de Bilderberg, du WWF international et du Club 1001.

Le prince Henrik, président du WWF au Danemark.

Le prince Juan Carlos fut membre fondateur et président d'honneur du WWF Espagne, avant de devenir roi d'Espagne.

Le prince Sadruddin Aga Kahn. Le titre « Altesse » lui fut conféré par la reine Elisabeth II en 1957, alors qu'il était rédacteur de Paris Review, publication cofondée par John Train.

Le prince Johannes Von Thurn und Taxis (décédé). Héritier de l'une des plus puissantes « familles princières » du Saint Empire Romain Germanique. Sa famille possède d'énormes propriétés en Bavière, au Portugal, en Italie et au Brésil. Son père, Max, hébergea pendant longtemps le quartier général de l'Allgemeine SS dans son château de Ratisbonne en Bavière.

Bertold Beitz. Directeur de la Fondation Alfred Krupp Von Bohlen et Halbach. En 1953, il prit la direction de Krupp Industries.

Conrad Black, P-DG de la société Hollinger, conglomérat de presse avec de nombreux journaux en Grande-Bretagne, au Canada, aux États-Unis, en Israël et en Australie. La Hollinger se nommait d'abord l'Argus Corporation et était issue après la Deuxième Guerre mondiale de la War Supplies Ltd, une société écran du renseignement britannique pendant le conflit. Empire de presse au service de la maison Windsor, Hollinger a pris la tête des campagnes de presse contre le président américain Bill Clinton.

Le baron Aubrey Buxton d'Alsa. Vice-président du WWF-Royaume-Uni. La famille Buxton dirige la Barclays Bank.

Peter Cadbury. Président des Preston Publications et du George Cadbury Trust. L'empire du chocolat des Cadbury a une influence dominante sur les économies d'Afrique occidentale. Le Dr Luc Hoffmann. Vice-président du WWF-International et de l'UICN (1966-1969) ; directeur de Hoffmann-Laroche, la société pharmaceutique suisse.

Alexander King. Cofondateur avec Aurelio Peccei du Club de Rome en 1968, et co-auteur du livre Halte à la croissance ? qui remit en valeur l'argument malthusien en faveur d'une réduction drastique de la population mondiale.

Jonkheer John H. Loudon. Fait chevalier des familles royales britanniques et hollandaises. Choisi personnellement par le prince Bernhard en 1977 pour lui succéder à la présidence du WWF-International, il est l'ancien P-DG du groupe Royal Dutch Shell.

Sir Peter Scott (décédé). Chevalier de l'Empire britannique. Président du WWF depuis ses débuts en 1961. Président de la Commission du service de survie de l'UICN depuis 1963. Fondateur du Wildfowl Tust (fonds du gibier d'eau) en 1964.

Maurice Strong. Vice-président du WWF-lnternational jusqu'en 1975. Premier directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) jusqu'en 1975, et avant cela, secrétaire général de la Conférence sur l'environnement humain de l'Onu pendant deux ans. Président du bureau de l'UICN, sous-secrétaire général des Nations unies (1985- 1987), il fut chargé de diriger le sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992. Nommé par le gouvernement canadien président de Petro-Canada (1976-1978) ; président d'Ontario Hydro.

Gustavo Cisneros. Millionnaire vénézuélien proche de milieux blanchissant l'argent de la drogue. Début 1994, la banque dirigée par sa famille, la Banco Latino, fit faillite et fut saisie par le gouvernement vénézuélien. Son frère Ricardo, directeur de la Banco Latino est depuis lors en fuite. Gustavo dirigeait la principale organisation écologiste du pays (BIOMA), jusqu'à ce que celle-ci fût fermée pour avoir fait réaliser un film truqué dénonçant le massacre des dauphins.

D.K. Ludwig (décédé). Homme d'affaire qui a fait fortune en détruisant les forêts humides d'Amazonie. Il aida par la suite Meyer Lansky, le parrain du syndicat du crime organisé, à établir son empire de blanchiment de narcodollars dans les Bahamas.

Fred Meuser. L'homme qui transmit le pot de vin de 1,1 million de dollars de la société Lockheed au prince Bernhard.

Tibor Rosenbaum (décédé). Premier chef de la logistique du Mossad. Sa Banque du crédit internationnal (BCI) a été qualifiée par le magazine Life en 1967 de « blanchisserie » pour Meyer Lansky.

Louis Mortimer Bloomfield (décédé). Cofondateur du WWF - Canada, il fut un agent de renseignement britannique affecté au FBI américain pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il présida ensuite à Montréal la société Permindex, société que le procureur du district de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison, accusa d'avoir joué un rôle dans l'assassinat du président Kennedy. Les services secrets français établirent que Permindex avait recyclé 200 000 dollars à travers la BCI dans le but de financer diverses tentatives d'assassinat contre le général de Gaulle. Permindex fut expulsé de France et d'Italie.

Robert Vesco, fugitif international, considéré comme la « connexion américaine » du cartel de Medellin.

Anton Rupert, cofondateur du Club 1001 et président du WWF-Afrique du Sud. Propriétaire du tabac Rembrandt et protégé de sir Stewart Menzies, chef du MI-6 britannique pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Henry Keswick, président de Jardine Matheson, la société britannique créée par Lord Palmerston pour s'occuper du trafic d'opium en Extrême-Orient au XIXe siècle. Son frère, John Keswick, est directeur de la Banque d'Angleterre et président de la Hambros Bank, laquelle soutient le WWF.

Edmond Safra, président de la Safra Bank, ancien propriétaire de l'American Express. Soupconné de blanchir de l'argent sale, il a fait l'objet d'enquêtes de la part des gouvernements suisse et américain.

Ce que pensent les dirigeants du WWF

Quelques citations choisies du prince Philip, duc d'Edimbourg.

Rapporté par l'agence de presse Deutsche Press Agentur, en août 1988 :

« Au cas où je serais réincarné, je souhaiterais l'être sous la forme d'un virus mortel afin d'apporter ma contribution au problème de la surpopulation. »

Introduction au chapitre sur le « facteur démographique » de son livre Down to the Earth, 1988 :

« Ce que l'on entend par « l'équilibre de la nature », c'est simplement le système naturel d'autolimitation. La fécondité et la reproduction réussie créent des excédents, une fois les pertes remplacées. Le système des prédateurs, les variations climatiques, la maladie, la famine et dans le cas du mal nommé « homo sapiens » –la guerre et le terrorisme constituent les principaux moyens par lesquels la quantité des populations est restreinte.

«Abstraction faite des passions, il doit être évident que la population humaine du monde est devenue si nombreuse qu'elle menace son propre habitat ; et elle a déjà réussi à provoquer la disparition d'un grand nombre d'espèces de faune et de flore. Certaines ont été tout simplement tuées. D'autres ont disparu discrètement parce que des activités humaines avaient occupé ou perturbé leurs habitats. »

Préface du même livre :

« Je ne prétend pas m'intéresser spécialement à l'histoire naturelle mais, lorsque j'étais petit, on a attiré mon attention sur les fluctuations annuelles de la quantité de gibier et sur la nécessité de fixer le nombre d'animaux à supprimer en fonction de la population excédentaire. »

Lors de la réception d'un diplôme honoraire de l'université de l'Ontario (Canada) le 1er juillet 1983 :

« Le projet de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) destiné à éliminer la malaria au Sri Lanka dans les années après la guerre, a réalisé son objectif. Mais le problème, c'est que le Sri Lanka doit aujourd'hui nourrir trois fois plus de bouches, trouver trois fois plus d'emplois, tripler les logements, l'énergie, les écoles, les hopitaux et les terres habitables, afin de maintenir les mêmes niveaux. II n'est guère étonnant que l'environnement naturel et la faune dans ce pays en aient souffert. Toujours est-il que (...) les programmes d'aide les mieux intentionnés sont, au moins en partie, responsables de ces problèmes. »

Discours devant la réunion conjointe du Groupe de la population et du développement et de la Commission de conservation de tous les partis à Londres le 11 mars 1987:

« Je crois que (...) la pression exercée par la population humaine – le simple nombre de gens sur cette planète – est la cause la plus importante de la dégradation de l'environnement naturel (...) Tout ceci a été rendu possible par la révolution industrielle et le développement explosif de la science qui a été propagé dans le monde entier par la nouvelle religion économique du développement. »

- Un entretien avec Thomas Lovejoy

L'entretien suivant a été accordé en 1983 à un représentant des Éditions Alcuin par M. Thomas Lovejoy, à l'époque dirigeant du WWF des États-Unis et P-DG de la compagnie d'assurance Metropolitan Life Co.

Thomas Lovejoy : Je veux clarifier les choses d'emblée : il y a des gens qui font circuler des histoires très sales selon lesquelles le WWF essaye d'empêcher le moindre investissement dans le secteur en voie de développement, qu'il rejette toute industrie, que nous ne nous intéressons qu'aux animaux et aux plantes... C'est un mensonge...

Mais le WWF n'a-t-il pas pris le parti des petits animaux et des plantes exotiques contre le développement industriel et le développement des ressources dans certains endroits ? Thomas Lovejoy : Certes. Mais cela ne veut pas dire que nous nous opposons à tout développement. Nous nous opposons à tout développement désordonné et négligent. Je veux que cela soit clair, parce qu'autrement il y a des gens importants qui vont en tirer une mauvaise impression. Savez-vous qui je suis ? Savez-vous vraiment qui je suis ? Je suis le président du Comité exécutif du conseil d'administration de la Metropolitan Life. Savez-vous qui est vraiment Russel Train [Président du WWF américain et ancien officier de l'Otan] ? Il est membre du conseil d'administration d'Union Carbide. Qui croyez-vous, nom d'un chien, qui fait les investissements dans le secteur en voie de développement ? Qui profite ? Regardez donc le conseil de direction du WWF et vous y trouverez les dirigeants du monde des affaires industrielles et financières. C'est nous qui faisons les investissements. Nous faisons les profits et nous voulons continuer... tout en protégeant les petits animaux... Le problème numéro un, ce sont ces satanés secteurs publics et nationaux des pays en voie de développement. Ces pays pensent qu'ils ont le droit de développer leurs ressources comme ils l'entendent. Ils veulent devenir des puissances, des États souverains et ils s'affairent... Nous pensions que nous pourrions mieux contrôler tout cela en raisonnant leurs dirigeants, ces crétins nationalistes. Mais nous avons surestimé la capacité que nous avons de contrôler ces gens-là, nous allons devoir ajuster le tir. L'ajustement sera certainement très douloureux. Le véritable problème, c'est ce stupide nationalisme et les plans de développement auquel il conduit.

Comment en venir à bout ?

Thomas Lovejoy : Ce n'est pas facile. Avant tout, il faut commencer par contrôler le ministère du Plan dans ces pays-là, surtout dans les grands pays. La crise de la dette est particulièrement opportune. Elle présente des risques mais aussi des promesses. Elle va imposer des coupes claires, des choix pénibles. Il devrait être possible de briser certains de ces grands combinats nationaux, comme l'industrie pétrolière mexicaine, parce qu'ils sont inefficaces et gros dévoreurs de capitaux.

Comment ferez-vous pour changer le programme d'investissement ? Ce n'est pas facile...

Thomas Lovejoy : C'est vrai, mais ce n'est pas impossible. Nous suggérons que si vous faites usage des considérations écologiques que nous soulevons, cela permet de retracer le plan des stratégies de développement. Prenez le Brésil, il y a d'ambitieux programmes de développement de l'aluminium. L'idée est excellente, mais on ne peut pas le faire sans une énorme quantité d'énergie. C'est là que les problèmes commencent. Les Brésiliens – je suis au courant, j'ai dix-sept ans d'expérience avec eux ? pensent que s'ils développent l'Amazone, ils deviendront une superpuissance. Ils se montent la tête avec tout ça. Alors, il faut être prudent. On peut les acheter avec moins. Laissez-les développer leur bauxite et d'autres choses, et pendant ce temps-là, restructurez les plans afin de diminuer le développement du secteur énergétique, pour des raisons écologiques. A ce moment-là, nos amis du ministère du Développement s'exclament que c'est vraiment une très bonne idée...

Et qui fera les profits sur les développements de la bauxite ?

Thomas Lovejoy : Les fonds pour investir viendront de tous côtés et les profits seront largement répartis, et les amis du WWF seront au beau milieu de tout ça. C'est pour cela que je dis qu'il est absurde de nous présenter comme opposés au développement. Nous avons un problème avec les nations, et certes les nations en tant qu'institutions font obstacle à toutes sortes de choses ? font obstacles aux projets profitables et écologiquement sains. Mais c'est un mensonge hystérique de nous accuser d'être antidéveloppement.

Un autre extrait.

De ces considérations naquit en 1961 le World Wildlife Fund (WWF) qui devait opérer parallèlement à son organisation soeur, l'UICN. Le président sera l'un des initiateurs, le prince Bernhard de Hollande. Nous avons déjà vu qu'outre le groupe de Bilderberg, celui-ci présidait aussi la Fondation culturelle européenne, à laquelle il avait donné naissance. Bernhard de Hollande a joué un rôle crucial au sein de l'oligarchie européenne pour opérer un changement de phase : l'ennemi n'est plus tant le communisme international ou l'empire soviétique, mais bien « le progrès technique, industriel et économique, de même que le développement social et politique [qui] menacent la nature dans toutes les régions du monde (...) La pollution sera un danger plus grand que la possibilité d'un conflit a l'échelle mondiale. » (Discours pour l'inauguration de la branche allemande du WWF, en 1964.)

Voilà donc l'ennemi clairement identifié : le progrès technique industriel économique et social et le développement social et politique. Pour le prince Bernhard, la nature n'est qu'un prétexte et ce qu'il cherche en réalité à défendre, c'est bien la permanence d'une structure sociale oligarchique, l'ordre établi. Cette même vision se retrouve chez des naturalistes comme Robert Hainard ou Teddy Goldsmith.

En 1977, John Hugo Loudon, Knight Commander de l'Ordre impérial britannique, directeur de la Royal Dutch Shell, gérant de la fondation Ford, principal conseiller de la Chase Manhattan Bank, etc., succède à la présidence du WWF, remplaçant ainsi le prince Bernhard devenu trop encombrant après son implication dans le scandale Lockheed. Peu après, c'est une autre tête couronnée, le prince Philip d'Angleterre, qui reprend les destinée du WWF, devenu entre temps le Worldwide Fund for Nature (voir au sujet du WWF en p.56).

L'un des buts fondamentaux du WWF est de « fournir des informations à la presse mondiale et aux médias de masse, ce qui, vu l'influence de ses dirigeants, signifie un véritable ordre de marche pour une diffusion plus intense des idées écolo-malthusiennes. (...)

Jean-François Terrasse, directeur scientifique du WWF France, préface la deuxième édition de Et la nature ? Un groupe de réflexion intitulé symboliquement « Diogène » rassemble les partisans de Robert Hainard de 1970 à 1973. On y retrouve des militants écologistes comme Antoine Waechter et Solange Fernex, mais aussi des technocrates internationaux comme Jacques Delors et Denis de Rougemont.




Leurs prochains ennemis.

Un "Festival des idées" pour faire "tomber les murs" à gauche - AFP 5 juillet 2019

Les députés insoumis lancent une campagne contre les punaises de lit - AFP 3 juillet 2019

Les punaises de lit, qui se "nourrissent de sang humain la nuit", sont "malheureusement très peu traitées comme un problème politique" alors qu'elles font vivre "un enfer à des centaines de milliers de familles", a affirmé la vice-présidente des députés LFI Mathilde Panot, au cours d'une conférence de presse.

Evoquant "des problèmes de sommeil, parfois des allergies", l'élue du Val-de-Marne a mis en avant une "souffrance extrêmement grande" qui "pourtant n'est pas reconnue comme un problème de santé publique".

Elle s'exprimait en présence de membres de plusieurs organisations, dont le Droit au Logement (DAL), l'association CLCV ou la Confédération nationale du logement (CNL) ainsi que le collectif marseillais La Cabucelle, qui s'est notamment mobilisé à la suite de l'infestation d'une école primaire.

Plusieurs représentants des associations ont pointé dans la foulée le caractère "exponentiel" du phénomène alors que les punaises avaient pratiquement été éradiquées dans les années 1950.

Pointant un problème à la fois social et écologique, Mme Panot a réclamé notamment un "plan d'urgence national d'éradication" et un plan de prévention, alors que certaines personnes ont "honte d'en parler", associant à tort ces insectes à un problème d'hygiène. AFP 3 juillet 2019

LVOG - Certains supporter de LFI doivent se pincer, pardon, se gratter, non, non, ce n'est pas une blague, c'est bien un article de l'AFP.

Ce sont des parasites sans principes.

- Après des années à la critiquer, Sophia Chikirou rejoint BFMTV - Le HuffPost 5 juillet 2019

Un retournement de veste notable de la part d’une femme qui n’a eu de cesse de critiquer les médias en général, avec un attachement tout particulier à la condamnation de BFMTV. Le HuffPost 5 juillet 2019

- "On recrute quelqu'un qui nous a craché dessus" : l'arrivée de Sophia Chikirou sur BFMTV fait grincer des dents à la rédaction de la chaîne - Franceinfo 5 juillet 2019

Et les parasites, ce n'est pas cela qui manquent !

- Pièges, sprays… attention aux vraies fausses solutions contre les moustiques-tigres - Le Parisien 3 juillet 2019

En 2030, la totalité de la métropole sera sans doute colonisée par les moustiques-tigres. Et les villes ne seront pas épargnées. Pièges, répulsifs, bracelets… l’offre est vaste, mais est-elle... Le Parisien 3 juillet 2019

- Zika, dengue… les brigades à l’assaut des moustiques-tigres dès qu’un cas est déclaré - Le Parisien 3 juillet 2019

Aux premières heures ce mardi, tout le quartier de l’hôpital de Bergerac (Dordogne) a été pulvérisé d’insecticide pour éradiquer le moustique-tigre. Le Parisien 3 juillet 2019

Pourquoi donnent-ils la parole à des détraqués et amplifient-ils l'impression qu'ils sont plus nombreux qu'on ne le croit ? La réponse est dans la question.

- Ces bruits du quotidien qui désormais dérangent - LeFigaro.fr 3 juillet 2019

Coassement des grenouilles, chant des coqs et des cigales, cloches des vaches et des églises... Sonorités typiques pour certains, nuisances sonores pour d’autres, qui n’hésitent plus à saisir la justice pour obtenir le silence. LeFigaro.fr 3 juillet 2019

- Le coq Maurice a-t-il le droit de chanter le matin? À la justice de trancher - LeFigaro.fr 3 juillet 2019

Ce 4 juillet se tient à Rochefort (Charente-Maritime) le procès de la propriétaire d’un gallinacé jugé trop bruyant par ses voisins, un couple de retraités possédant une résidence secondaire sur l’île d’Oléron. LeFigaro.fr 3 juillet 2019

LVOG - Le matin quand je coupe la climatisation, à 5h30, malgré le concert des oiseaux qui saluent bruyamment le jour nouveau, je me rendors en quelques secondes, il faut dire qu'il me manque encore 3 heures de sommeil. En fait, sauf exception, les oiseaux se relaient le jour comme la nuit, parfois j'ai l'impression d'être au beau milieu d'une forêt tropicale et j'apprécie au point que je les siffle. J'ai pris quelques photos, mais c'est compliqué, dès qu'on s'approche ils fuient. Malgré tout je me suis fait quelques compagnons parmi eux, ils viennent jusqu'à frapper aux vitres de la pièce principale ou danser devant ! Les fenêtres sont fermées la journée et il y a une moustiquaire à chaque fenêtre, sinon on serait envahi d'insectes, d'oiseaux, d'écureuils, mais aussi de serpents et autres petits scorpions qui grimpent au mur, j'en ai tués 3 en deux semaines. On vit dangereusement partout et pas de quoi devenir parano !




L'Assemblée nationale vous présente Les 2 minutes de la Haine. (G. Orwell - 1984)

- La création d'un "observatoire de la haine en ligne" votée par l'Assemblée - Le HuffPost 5 juillet 2019

L’Assemblée nationale a voté ce jeudi 4 juillet au soir la création d’un “observatoire de la haine en ligne”, avant d’achever l’examen de la proposition de loi de Laetitia Avia (LREM), qui fera l’objet d’un vote solennel en première lecture mardi.

Les députés ont adopté par 33 voix (sans vote contre, mais avec 3 abstentions) un amendement du gouvernement qui créé un tel observatoire, chargé d’assurer “le suivi et l’analyse de l’évolution des contenus” haineux que les plateformes internet et moteurs de recherche doivent retirer en 24 heures, conformément à la proposition de loi. Le HuffPost 5 juillet 2019




L'ONU, une officine de l'impérialisme américain.

- Libye : les Etats-Unis bloquent une résolution pour condamner le carnage dans un centre pour migrants - Franceinfo 3 juillet 2019

- Libye: Au moins 44 migrants tués après une frappe aérienne, l'ONU s'indigne mais ne condamne pas - 20minutes.fr 3 juillet 2019




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Algérie

- A Alger, les manifestants refusent massivement l'appel au dialogue du pouvoir - AFP 5 juillet 2019

Une foule immense a défilé dans les rues d'Alger malgré la chaleur et un important dispositif policier, lors du 20e vendredi de manifestations contre le pouvoir, rejetant une proposition de sortie de crise du président par intérim.

Mercredi, le président par intérim Abdelkader Bensalah a proposé la création d'une instance de dialogue pour organiser le scrutin, promettant que l'Etat et l'armée en seront absents.

Mais dès la fin de la prière hebdomadaire musulmane, les rues d'Alger ont été envahies par une foule dense, qui a marqué son rejet de cette proposition.

"Gaïd Salah dégage", "Gaïd Salah est avec les traîtres", ont scandé les manifestants à l'adresse de celui qui a maintes fois refusé leurs revendications.

Criant "Partez, libérez l'Algérie", les manifestants à Alger ont forcé un cordon de policiers à quelques maîtres de l'esplanade de la Grande poste, bâtiment emblématique des rassemblements, a constaté un journaliste de l'AFP. Des témoins ont rapporté une dizaine d'arrestations parmi les manifestants.

Alors que le délai de 90 jours prévu par la Constitution pour l'intérim expire théoriquement le 9 juillet, M. Bensalah a dit qu'il resterait à son poste jusqu'à l'élection d'un nouveau président. AFP 5 juillet 2019

Soudan

LVOG - Marché de dupes : Les militaires restent au pouvoir. L'AFP exulte !

- Célébrations au Soudan après un accord de transition entre militaires et contestataires - AFP 5 juillet 2019

Un nouveau souffle d'espoir a envahi les rues de Khartoum vendredi après un accord entre le pouvoir et la contestation sur une instance de transition, premier signe de sortie de crise après des mois de tensions au Soudan.

Après deux nuits de négociations, le Conseil militaire, au pouvoir depuis la destitution du président Omar el-Béchir le 11 avril, et les meneurs du mouvement de protestation se sont accordés sur le principe d'une présidence alternée à la tête de la future instance appelée à diriger la transition pendant trois ans.

Cétait le principal point de discorde qui avait abouti à la suspension des discussions en mai.

Dans la rue, les Soudanais continuent toutefois de réclamer un "gouvernement civil" et sur les réseaux sociaux, beaucoup disent ne pas faire confiance aux militaires.

C'est grâce à des médiateurs éthiopiens et de l'Union africaine (UA) que les deux camps ont repris le dialogue mercredi.

"Les deux camps se sont mis d'accord sur l'instauration d'un Conseil souverain, avec une alternance entre les militaires et les civils, pour une période de trois ans ou un peu plus", a dit le médiateur de l'UA, Mohamed El-Hacen Lebatt, lors d'une conférence de presse.

L'accord final, qui va être rédigé par un comité d'experts, doit être prêt pour sa signature dès lundi, selon un communiqué de l'Association des professionnels soudanais (SPA), acteur majeur de la contestation.

Les militaires vont d'abord présider la transition pendant 21 mois et les civils prendront la relève durant 18 mois, pour une période totale de trois ans et trois mois, d'après le texte.

Le Conseil souverain sera composé de six civils, dont cinq issus de l'ALC, et de cinq militaires, selon un leader de la contestation, Ahmed Rabie. AFP 5 juillet 2019

LVOG - Je vous ai fait grâce des multiples témoignages triés sur le volet de Soudanais satisfaits de cet accord que contenait cet article de l'Agence Française de Propagande. Elle ne s'y est pas avisée avec l'Algérie, trop près de la France, trop sensible, trop risqué...


ECONOMIE

Etats-Unis

- Wall Street atteint des records avec l'espoir des baisses de taux - AFP 4 juillet 2019

Les trois principaux indices de Wall Street ont battu des records mercredi, les marchés concentrant leur attention sur une baisse de taux de la Banque centrale qu'ils estiment acquise.

Loin de l'euphorie, la séance a pourtant été marquée à l'ouverture par la publication de statistiques économiques américaines plutôt moroses.

Pour lutter contre les statistiques américaines décevantes qui se sont accumulées ces dernières semaines, "le marché s'est focalisé sur le fait que la Banque centrale (Fed) adoptera un ton accommodant lors de sa prochaine réunion", a affirmé Peter Cardillo de Spartan Capital.

Les membres de cette institution se réuniront les 30 et 31 juillet, et il est quasiment acquis aux yeux des marchés qu'ils baisseront les taux d'au moins un quart de point.

Les baisses de taux sont toujours accueillies positivement à Wall Street car elles suggèrent davantage d'huile dans les rouages de l'économie américaine à travers un coût du crédit moins élevé pour les ménages et les entreprises. AFP 4 juillet 2019


Le 2 juillet 2019

CAUSERIE ET INFOS

La causerie de juin est en ligne au format pdf, 128 pages. Et si on s'accordait un peu de repos ?

Après l'URSS, le terrorisme, ils ont fabriqué un nouvel ennemi encore plus insaisissable : Le réchauffement climatique !

Et ça marche du tonnerre de dieu ! Pendant combien de temps ? Voyez ce qui se passe au Soudan, en Algérie, au Honduras.

La macération risque encore d'être longue avant de retrouver la voie du socialisme scientifique, mais il ne faut jamais désespérer.

Déjà que nombreux sont ceux qui ont sombré dans le pessimisme, dans l'opportunisme ou qui ont carrément cessé le combat, et qui doivent parfois se demander où ils en sont ou pourquoi quand ils observent le résultat, on imagine que le jour où l'heure de passer à l'assaut du régime aura sonné, ils vont se demander comment ils ont pu être aveuglés ou se laisser manipulés aussi longtemps, eux seuls connaissent la réponse puisqu'ils sont hermétiques à toute explication.

Comme disait Engels (dans La situation de la classe ouvrière en Angleterre, je crois), on ne combat pas des personnes mais une classe sociale, celle des capitalistes, un système économique, le capitalisme et ses institutions, toutes ses représentations idéologiques, aussi je ne vise ou ne juge personne en particulier. Ceux qui me feraient ce procès, en réalité ce sont ceux qui refusent de participer à une discussion loyale.

L'idéologie du réchauffement climatique due à l'activité humaine fait souffler un air torride de réaction sur l'humanité. A entendre ses porte-parole, le capitalisme devrait se réformer et cela aurait un prix, rien que pour la France il devrait débourser plus de 500 milliards d'euros, or chacun sait qu'il n'en a pas les moyens puisqu'il est déjà en faillite.

En attendant, c'est un excellent prétexte pour justifier d'en faire payer au moins une partie à la classe ouvrière et aux classes moyennes, dont les jours sont dorénavant comptés avec ce foutu réchauffement climatique. Et comme les pays dominés dits aussi émergents ou sous-développés disposent encore moins de moyens pour régler une telle addition ou se conformer au diktat du GIEC ou de l'ONU, c'est un excellent moyen pour freiner leur développement ou mieux le contrôler pour en tirer davantage de profits, de sorte que l'hégémonie des puissances impérialistes occidentales et leurs multinationales ne soit pas remise en cause ou contestée.

Non, le capitalisme ne va pas se saborder ou se suicider, cette imposture est justement faite pour l'éviter. Ils n'ont rien trouvé d'autres que se livrer à une gigantesque destruction planétaire de forces productives et de marchandises déjà produites pour le sauver, équivalente aux destructions qu'auraient causé une nouvelle guerre mondiale, à laquelle hélas ils ont dû renoncer jusqu'à présent, puisque cela trotte quand même dans la tête des fous furieux de l'Otan et du Pentagone ou encore de la Fed, leur maître à tous.

En réalité ces destructions ne seront pas suffisantes et trop lentes à réaliser, d'où la nécessité de nous imposer aussi la régression de notre niveau de vie ou de nos besoins. Aussi, plus que jamais l'abolition du capitalisme est à l'ordre du jour, la révolution socialiste au cours de laquelle les exploités et les opprimés s'empareront du pouvoir politique pour décider eux-mêmes leur destin, l'organisation et l'orientation de la société.

Au format pdf (32 pages)

La "transition écologique", c'est l'instrument de la transition vers le totalitarisme.

L'air de rien, nos ennemis ont testé grandeur nature à l'échelle mondiale l'influence et la capacité de nuisance de leur formidable machine de propagande de guerre tournée contre tous les peuples, et avec un certain succès il faut bien l'admettre, il vaut mieux le reconnaître que faire dans le déni pour mieux la combattre.

Un argument choc à opposer aux dictateurs en herbe, aux fanatiques, aux hystériques de la "transition écologique" :

- Cela ne vous gêne-t-il pas de demander à ceux qui nous pourrissent la vie au quotidien de la mettre en oeuvre, parce que vous croyez vraiment qu'ils en ont quelque chose à foutre de notre bien-être ? Ma parole, vous êtes tombés sur la tête, vous vous êtes laissé manipuler sur cette question comme sur bien d'autres d'ailleurs. Réagissez et réservez vos coups au régime, au capitalisme, à Macron, aux institutions pour les abattre et qu'ils cessent de nuire définitivement à nos intérêts et à la planète.

"Si l'on ne veut pas voir toute la société périr." (F. Engels)

Dans la causerie du 19 mai 2007

- Dans Anti-Dühring, Engels écrivait : "Si, pour croire au bouleversement en marche du mode actuel de répartition des produits du travail, avec ses contradictions criantes de misère et d'opulence, de famine et de ripailles, nous n'avions pas de certitudes meilleure que la conscience de l'injustice de ce mode de répartition et que la conviction de la victoire finale du droit, nous serions bien mal en point et nous pourrions attendre longtemps."

Engels ne croyait pas si bien dire ! La seule conscience de l'injustice et des inégalités croissantes ne suffit pas. Il expliquait ensuite que l'abolition du capitalisme et l'avènement du socialisme n'était pas une lubie ou un caprice, mais une "nécessité irrésistible" issue du développement du capitalisme lui-même, "si l'on ne veut pas voir toute la société périr." Et il terminait ainsi : "c'est sur ce fait, et non dans des idées de tel ou tel théoricien en chambre sur le juste et l'injuste que se fonde la certitude de la victoire du socialisme moderne. " ( Editions sociales, page 186) Vaincre ou périr, socialisme ou barbarie. Au diable ou au charbon les théoriciens (c'est la même chose pour eux !) et leurs certitudes véreuses qui nous ont menés où nous en sommes !

C'est toujours difficile d'enchaîner après Engels ou Marx, personnellement je crains toujours de ne pas être à la hauteur et de dire une connerie, cependant un exemple me vient à l'esprit pour illustrer ce qui vient d'être dit. Quand les travailleurs apprennent qu'un actionnaire empoche des millions d'euros alors qu'ils perçoivent des salaires de misère, la question n'est pas de savoir si c'est injuste et dégueulasse, cela l'est et il est inutile d'en discuter, par contre, ce qui est intéressant de mettre en évidence, c'est le fait qu'ils participent activement à la production par leur travail, à la création de richesses, alors que l'actionnaire en est totalement étranger, c'est uniquement un parasite qui est juste là pour leur pourrir la vie et empocher des millions d'euros et dont on pourrait très bien se passer. Si l'on reprend la méthode d'Engels et Marx, on peut aider à faire progresser le niveau de conscience politique du prolétariat et construire un parti. Expliquer simplement la nécessité de passer au socialisme, cela n'a rien de sorcier à ma connaissance, cela vaut bien des centaines d'éditoriaux et de tracts où l'on répète sans cesse la même chose, non ?

Quelques remarques sur le Projet de programme d'action politique pour la classe ouvrière du POID.

Quand il affirme que "la rupture avec la Ve République était naguère "la position commune de tous les partis de « gauche »", par expérience on serait en droit d'en déduire qu'un programme n'engage visiblement à rien, hormis ceux qui y croient, cette mention est plutôt malheureuse et peut se retourner contre leurs auteurs. Le PS et le PCF maintiendront jusque dans les années 80 des références au marxisme ou au socialisme dans leurs programmes, pour entretenir le plus longtemps possible l'illusion qu'ils n'avaient jamais rompu avec leur origine ouvrière lors du premier quart du XXe siècle, et détourner les travailleurs des courants politiques qui luttaient pour le socialisme.

Ils profitèrent du nouveau cycle du capital entamé après la Seconde Guerre mondiale, ainsi que du développement de la lutte des classes qui était alors favorable à la classe ouvrière, deux facteurs qui devaient s'accompagner d'importantes concessions de la part des capitalistes à la classe ouvrière ou de réformes sociales, qui eurent surtout pour fonction de désarmer le mouvement révolutionnaire et de permettre la reconstruction de l'Etat et de la machine capitaliste en partie détruite pendant la guerre, au point de faire oublier leur reniement ou trahison du socialisme... La combinaison de ces facteurs allait être fatale au mouvement ouvrier, dès lors qu'aucun courant politique ne parviendrait à s'en extirper.

A notre époque, celle de l'impérialisme pourrissant virant au totalitarisme, on ne peut dissocier la rupture avec le capitalisme de celle avec les institutions nationales (notamment), et finalement peu importe qu'un parti participe ou non aux institutions puisque, c'est son orientation ou sa position par rapport au capitalisme qui est en dernier ressort l'élément déterminant ou qui permet de le caractériser. Tous les partis qui n'expriment pas la nécessité de rompre avec le capitalisme, que ce soit dans un programme ou des déclarations à l'Assemblée nationale, doivent être caractérisés d'opportunistes et nous appelons les travailleurs et les militants à s'en détourner.

Revenons au début de cet article.

Cette mention est d'autant plus inappropriée que la guerre idéologique et psychologique que mène la classe dominante contre les masses ne figure nulle part dans ce programme. Or, quand un travailleur a participé à la lutte de classes, qu'il a fait grève, participé à une réunion, un meeting, une manifestation, l'instant d'après il retombe sous la coupe de la machine de propagande infernale de la classe dominante et il en oublie de tirer les leçons de cette expérience qui auraient pu lui servir par la suite. Si on demandait où se situe le point de rupture entre le parti et les masses, il ne faut pas chercher ailleurs.

Les lecteurs ou les militants qui sont habitués à fréquenter ce portail ne se retrouvent pas dans cette situation désagréable, du fait qu'on mène la guerre de classe sur tous les fronts à la fois sans exception, ainsi, en principe, on leur fournit la possibilité de demeurer en permanence sur le terrain de la classe ouvrière, on ne tolère aucune faille, ou alors c'est moi qui ait failli ou qui par distraction ait manqué de perspicacité, ce qui peut toujours arriver évidemment, mais en règle générale, je crois qu'on tient bien la barre fixée sur notre objectif et qu'on n'en dévie pas, tout du moins telle est notre farouche volonté.

Dès lors qu'on ne désigne pas et qu'on ne combat pas les instruments qui concourent à influencer les masses, il ne faut pas s'étonner si les travailleurs manifestent des réticences à vous suivre après avoir exprimé leur accord avec votre programme ou son orientation générale. La propagande officielle fonctionne comme un puissant repoussoir qui incite les travailleurs à ne pas s'engager. Comment ? En flattant insidieusement leurs faiblesses que vous refuser d'admettre, mais que nos ennemis connaissent et cultivent quotidiennement non sans un certain succès comme on peut le constater.

Tout le monde se demande comment on a bien pu en arriver à cette situation-là, mais personne ne souhaite réellement se pencher sur cette question, donc forcément les réponses qui découlent de ce déni n'aboutissent à rien, hormis mettre en évidence l'impuissance de ceux qui les ont formulées.

On va me rétorquer que j'y tiens absolument à ma théorie de l'embourgeoisement des masses, je dirais que combiné aux instruments aussi multiples que sophistiqués que les capitalistes ont inventés pour conditionner les masses, force est d'observer qu'ils semblent s'imposer, non ?

Il me semble indispensable de faire le lien ou plutôt de mettre en lumière le lien qui existe entre cette guerre idéologique et psychologique avec les mesures antisociales et liberticides élaborées par les gouvernements successifs depuis près de 40 ans pour pouvoir les adopter plus facilement, tout en divisant et disloquant le mouvement ouvrier, cela va s'en dire.

Il faut bien comprendre que si les travailleurs prenaient conscience de ce lien, il constituerait une sérieuse menace pour le régime, ou tout du moins il participerait à leur maturation ou à leur radicalisation politique, il favoriserait leur indépendance de classe, leur degré d'ignorance du fonctionnement de la société sur lequel repose en grande partie la survie du régime s'en trouverait réduit, ce qui ne manquerait pas de renforcer leur détermination à ne plus accepter le moindre sacrifice supplémentaire ou à passer à l'action.

Un programme d'action politique qui ne prendrait pas en compte ce facteur déterminant, ne servirait à rien en conclusion, c'est tout du moins celle à laquelle je suis parvenu en observant le comportement des masses.

Les détracteurs de ma théorie m'accuse de porter un jugement injuste sur les masses, alors qu'en réalité je ne fais que rendre compte de leurs comportements, tels que chacun peut l'observer à condition de faire preuve d'un minimum d'honnêteté.

Si telles étaient mes intentions, je me demande comment j'aurais fait pour supporter de vivre 24h/24 parmi les couches indiennes les plus arriérées et les plus influençables de la classe ouvrière sans me livrer à au moins un homicide par jour ! Et les couches supérieures ou les classes moyennes ne sont pas meilleures, pire, elles justifient et participent à la corruption... qu'elles dénoncent de préférence !

Un peu de sérieux, s'il vous plaît, la situation est déjà suffisamment insupportable, menaçante et dramatique pour qu'on n'en rajoute pas. Moi, c'est cela qui m'exaspère le plus.

Hormis cette lacune, on peut partager le programme du POID, ce qui ne signifie pas que je cautionnerais ses faiblesses, disons que l'essentiel y figure et cela nous convient.

Une fois ramené l'homme à sa juste place.

En admettant que la température globale de la terre augmente, il n'en demeurerait pas moins qu'elle serait dû à des phénomènes naturelles, et non à l'activité des hommes ou au développement économique dont l'incidence reste au demeurant insignifiante, moins de 10%.

Cette propension à accorder à l'activité humaine plus d'importance ou d'effet qu'elle en a sur le climat, est manifestement devenue contagieuse et dangereuse. Même les personnes les mieux intentionnées sont sujettes à se laisser influencer par cette théorie comme j'ai pu l'observer, apparemment parce qu'elles ignorent les véritables données en la matière, tout du moins c'est ce que l'on veut croire à défaut d'autres explications.

Du coup, elles en arrivent à réclamer des mesures radicales pour faire baisser la température ou la contenir au niveau actuel, reprenant ainsi à leur compte le discours de l'oligarchie relayée par tous les gouvernements occidentaux, qui eux comptent en faire payer le prix lourd à tous les peuples, à commencer par leurs couches les plus défavorisées ou les plus nombreuses, tandis que les nantis seront épargnés, comme toujours. Ils tombent donc à pieds joints dans cette supercherie qui est destinée à préserver l'hégémonie des puissances impérialistes occidentales sur le reste du monde, et plus particulièrement sur le prolétariat.

Leur confusion les amène à prôner une "rupture anticapitaliste révolutionnaire" (Daniel Tanuro) pour parvenir à réaliser les objectifs définis par le GIEC, tout en donnant à leur discours un contenu diamétralement opposé à celui des écologistes conforme au socialisme. En voici un exemple :

- "Une chose est de mettre en avant des revendications partielles, correspondant au niveau de conscience, dans le but d’amorcer un processus de radicalisation par la lutte, et de commencer ainsi à jeter un pont sur le gouffre ; autre chose est de faire croire que la concrétisation de ces revendications partielles par un gouvernement quelconque suffirait à empêcher que la catastrophe se transforme en cataclysme. Car ce n’est pas vrai. Pour avoir une chance sur deux de rester sous 1,5° C de réchauffement sans recourir à des technologies d’apprentis-sorciers, il faut que les émissions mondiales nettes de CO2 diminuent de 58 % d’ici 2030, de 100 % d’ici 2050, et soient négatives au-delà de cette date. Il est rigoureusement impossible d’atteindre ces objectifs, et même de s’en approcher, sans rupture anticapitaliste révolutionnaire." (Daniel Tanuro : « Collapsologie : toutes les dérives idéologiques sont possibles » - Entretien inédit pour le site de Ballast - www.revue-ballast.fr)

Rappelons pour ceux qui ne l'ont pas lu ou qui ne l'ont déjà plus à l'esprit un extrait de la causerie du 29 juin qui démontait l'argument auquel se référait Daniel Tanuro dont j'ignorais l'existence jusqu'à hier :

climato-realistes.fr - En réalité la teneur de l’air en CO2 est une conséquence des températures de la zone intertropicale de dégazage, il n’y a dans l’air que 6% de CO2 qui vienne des combustibles fossiles (le reste vient des dégazages naturels des océans et des sols), et la teneur de l’air en CO2 n’a aucun effet car les émissions infrarouge thermique du globe qui refroidissent la surface et la troposphère sont à 90% celles de la vapeur d’eau et des nuages: la teneur en vapeur d’eau de la haute troposphère (là où devrait se voir un effet de plus de CO2) a, comme observé depuis 40 ans, diminué et le rayonnement infrarouge du globe augmenté … sans que l’on voie la moindre trace du forçage radiatif par plus de gaz à effet de serre qui suppose a priori que la vapeur d’eau aille croissant dans la haute troposphère.

Rappelons encore que le cumul des émissions de CO2 venant de combustibles fossiles depuis 1751 représente 1% (un pour cent) du carbone qui circule entre les océans l’air et la végétation et les sols (440 Gt-C (fin 2018) pour 42000 Gt-C). https://www.climato-realistes.fr 13 mai 2019

Cela dit cet écosocialiste (Daniel Tanuro) se distingue radicalement de Mélenchon et ses semblables, quand il estime que l'éradication du capitalisme est une nécessité impérieuse et urgente, jusque là nous sommes d'accord avec lui, mais on ne peut pas le suivre quand il attribue au capitalisme la responsabilité du réchauffement climatique.

Extraits.

- Une rupture radicale avec l’idée que le socialisme serait nécessaire pour « libérer les forces productives matérielles des entraves capitalistes » et permettre ainsi leur « développement illimité », condition de l’émancipation humaine par la « domination de la nature ». Il est vrai que, chez Marx, chercheur à la pensée ouverte, les formules prométhéennes sont soit encadrées, soit contrebalancées ailleurs par un naturalisme sincère et une analyse qui met à nu le caractère destructeur du capitalisme. Dans Le Capital, il écrit que « la seule liberté possible est que l’homme social, les producteurs associés, gèrent rationnellement leur échange de matière avec la nature et le fassent dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine ». John Bellamy Foster voit dans cette formule la marque d’une « écologie de Marx ».

Mais, premièrement, cette « écologie » est un chantier collatéral à peine entamé par Marx lui-même. Deuxièmement, et surtout, les marxistes ultérieurs ont abandonné ce chantier pour retomber dans les formules stéréotypées et mécanistes sur « le progrès ». Il y a quelques exceptions — Walter Benjamin est la plus remarquable —, mais elles sont restées marginales. La dégénérescence stalinienne ne suffit pas à expliquer cette réalité. La critique doit creuser plus profond. Il faut, sans anachronisme mais sans complaisance, débusquer les conceptions qui ont encombré le marxisme de « scories productivistes », comme disait Daniel Bensaïd. Ce travail a acquis aujourd’hui une importance considérable, pour la simple raison qu’une réponse socialiste non productiviste est la seule alternative à la catastrophe écologique qui grandit sous nos yeux. (...)

En effet, les conceptions « productivistes » ont été historiquement hégémoniques à gauche. Encore faut-il s’accorder sur le terme. Le système soviétique doit sans aucun doute être considéré comme productiviste, mais il s’agissait d’un productivisme bureaucratique absurde : il était ancré dans la défense des privilèges parasitaires de la caste au pouvoir, pas dans les rapports de production. Ce productivisme n’a pas plus à voir avec la pensée de Marx que l’Inquisition n’a à voir avec le message de Jésus Christ. Dès les premières pages du Capital, sa comparaison des deux mouvements M-A-M et AM- A’5 amène Marx à la conclusion que le second, qui définit le capital, implique forcément une tendance au développement sans fin. Cette tendance est au coeur du capitalisme puisqu’elle découle de son objectif fondamental — la production de (sur)valeur abstraite6. Logiquement, y substituer la production de valeurs d’usage doit donc y mettre fin. Dans ses Théories sur la plus-value, Marx revient sur la question par un autre biais, plus technique : la concurrence pour le profit conduit à une augmentation fantastique du capital fixe, donc à un « lock-in7 » technologique de long terme, donc à une obligation despotique de produire — le « lock-in » du capital dans le système énergétique fossile est d’ailleurs un bel exemple. Concluant le raisonnement, il évoque la tendance du capital à « produire pour produire, qui implique aussi de consommer pour consommer ». « Produire pour produire » pourrait être une bonne définition du productivisme.

À cette aune, Marx n’est pas productiviste, en dépit de ses ambiguïtés prométhéennes. Mais, à cet égard, on peut douter qu’aucun·e marxiste l’ait été : n’avaient-ils et elles pas tous et toutes pour but l’instauration d’une économie axée sur la satisfaction des besoins humains réels par la production de valeurs d’usage ? On voit ainsi que la question n’est pas si simple. En fait, l’emprise productiviste à gauche ne renvoie pas au « produire pour produire » mais à l’idée stratégique que le capital, en développant les forces productives, rapproche l’humanité de l’émancipation socialiste, du règne de la liberté. Or au-delà d’un certain point, c’est le contraire qui est vrai. Il serait dès lors peut-être utile de distinguer le productivisme de ce qu’on pourrait appeler l’idéologie productiviste de domination sur la nature, ou l’idéologie instrumentale du progrès technique sans bornes. Selon moi, c’est cette idéologie qui est hégémonique à gauche depuis deux siècles. Mais elle n’est pas facile à combattre, car elle s’enracine non seulement dans la logique économique du capital mais aussi dans la situation schizophrénique que cette logique impose aux exploité·e·s, contraint·e·s de vendre leur force de travail pour survivre. Cette dure réalité fonde le productivisme dans la social-démocratie gestionnaire et dans les organisations syndicales réformistes, pour lesquelles l’emploi dépend de la croissance. En tant qu’écosocialistes, nous sommes dans la continuité du Marx écologiste quand nous y opposons l’idée qu’il faut d’urgence produire moins et partager plus, notamment partager le travail nécessaire.

LVOG - Ici, en Inde et dans tous les pays encore en voie de développement, il faut produire plus pour pouvoir élever le niveau social et de conscience politique des masses... Des marxistes ont en effet soutenu cette idée mécaniste que la dynamique d’accumulation conduirait automatiquement à un écroulement du capitalisme. Ce fut notamment le cas dans l’entre-deux guerres d’un auteur allemand, Henryk Grossman, qui en avait fait un véritable dogme. Il y a effectivement des similitudes fortes entre cette théorie et celle de l’effondrement écologique inévitable de la « société thermo-industrielle », qui est défendue aujourd’hui par certains courants verts. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard qu’un petit courant « marxiste collapsiste » a fait sa réapparition récemment dans le monde hispanophone, en Amérique latine notamment. Les écosocialistes pour leur part refusent ce fatalisme de l’effondrement. Que la situation soit gravissime, c’est l’évidence même. Mais le capitalisme ne s’écroulera pas de lui-même, ni sous le poids de ses contradictions internes, ni du fait de la crise écologique. Sa logique pousse au contraire des secteurs des classes dominantes à envisager des moyens néo-malthusiens, barbares, pour se sauver et sauver leurs privilèges. Face à cette menace très concrète, je crains que le fatalisme de l’effondrement inévitable sème la résignation. Or, nous avons urgemment besoin de lutte, de solidarité, et d’espérance.

LVOG - La suite est beaucoup plus confuse et pleine de contradictions, même s'il prend la précaution de préciser que : "Si les géologues sont cohérents avec leurs critères de géologues, alors le changement d’ère n’intervient pas avant la deuxième moitié du XXe siècle, ce qui signifie que les interprétations misanthropiques du terme « Anthropocène » sont contrées : ce n’est pas l’espèce humaine qui est responsable mais son mode historique de production. Cet aspect est décisif, car le danger d’une misanthropie essentialiste basée sur une pseudo-science est très réel aujourd’hui, et se développe dans le sillage de la barbarie capitaliste montante."

Il se fourvoie notamment quand il reprend à son compte la propagande officielle : "Il faut impérativement, pour rester dans les clous écologiques, réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre, donc l’extraction, le transport et la transformation de matières, donc la consommation d’énergie" ou encore, il faudrait se résigner à "l’absolue nécessité de réduire la production matérielle et les transports pour atteindre les niveaux nécessaires de réduction des émissions de gaz à effet de serre."

Cela l'amène à formuler des voeux pieux dans le cadre du régime en désespoir de cause : "...c’est vers ces « solutions » d’apprenti-sorcier que le « capitalisme vert » s’oriente aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que la seule manière rationnelle d’équilibrer l’équation climatique est intolérable pour lui. En quoi consisterait-elle ? Il faudrait décréter une mobilisation générale, dresser un inventaire de toutes les productions inutiles ou dangereuses, de tous les transports inutiles, et les supprimer purement et simplement — sans indemnités pour les actionnaires — jusqu’à atteindre les réductions d’émissions nécessaires. Il va de soi que cette opération requiert des mesures draconiennes, notamment la socialisation des secteurs de l’énergie et du crédit, la réduction massive du temps de travail sans perte de salaire, la reconversion des personnels dans des activités utiles avec garantie du revenu, et le développement de services publics démocratiques."

LVOG - Mais qui pourrait adopter ces "mesures draconiennes" (sinon un gouvernement ouvrier), à l'issue de quel processus politique (sinon une révolution liquidant les institutions de la Ve République) ? Pas de réponse.

Cela dit il est plus proche du socialisme que la plupart de ceux qui s'en réclament à gauche et à l'extrême gauche ou des écologistes en général : "Si on n’identifie pas la responsabilité historique majeure du capitalisme, comment faire prise, où est l’issue possible ? Pour certains, il n’y en a pas, la Terre souffre d’une maladie qui s’appelle humanité et n’en guérira qu’avec l’élimination de cette engeance."

LVOG - C'est bien beau d'identifier "la responsabilité historique majeure du capitalisme" en admettant la théorie selon laquelle il serait responsable de la hausse de la température, ce que nous rejetons, estimant qu'elle est le produit d'un phénomène naturel, mais il ne nous propose rien pour mettre un terme au capitalisme. Il n'est pas le premier à faire le procès du capitalisme, preuve que cela n'engage à rien les sociaux-démocrates et les staliniens l'avaient fait également bien avant lui, on connaît la suite.

On retrouve là le numéro d'illusionnisme des opportunistes qui dénoncent les méfaits du capitalisme et étalent leur impuissance ou leur refus de le combattre, en ne proposant aucun moyen et aucune alternative politique pour y mettre un terme, contrairement au POID par exemple.

La seule "issue possible" à la crise du capitalisme, c'est la transition socialiste, l'éradication du capitalisme de la surface de la planète, l'instauration d'une République sociale universelle qui mettrait un terme à l'exploitation et à l'oppression, ainsi qu'au saccage de notre planète, ce qui passe par la construction d'un parti socialiste révolutionnaire dans chaque pays et la fondation d'une Internationale dont les participants partageraient ces objectifs.

Quelques aphorismes pour se mettre en condition, les âmes sensibles vont en avoir besoin !

- Ceux qui font une fixation sur l'homosexualité, en fait, ils ne parlent jamais de sexualité, c'est à croire qu'ils ont un problème avec leur propre identité sexuelle qu'ils n'ont jamais réussi à assumer.

- Autrefois on disait que les goûts et les couleurs ne se discutaient pas, cela signifiait que chacun était libre d'avoir les siens. Dorénavant dans tous les domaines on cherche à nous en imposer.

- Le comble de l'intolérance, ce n'est pas de s'en prendre à ceux qui sont différents de nous, c'est de nier ces différences pour imposer une norme unique.

Pschitt ! Les médias dégazent.

LVOG - Poutine n'a pas un comportement normal, il est dingue et dangereux ce type, quand on vous le dit, hein ? Mais quand Macron manifeste un caprice de monarque, c'est tout à fait normal, puisqu'on vous le dit.

Peur d’être empoisonné ? Vladimir Poutine vient avec sa tasse au G20 - Le Parisien 29 juin 2019

Peur d’être empoisonné ou simple lubie d’amateur de thé ? Le président russe Vladimir Poutine a apporté sa propre tasse vendredi au dîner clôturant la première journée du G20... Le Parisien 29 juin 2019

Emmanuel Macron : ce petit luxe surprenant prévu par l'Élysée lorsqu'il se déplace - Gala.fr 28 juin 2019

« Les gens de l’Élysée se déplacent avec leur vaisselle », confie Christophe Monnereau président de la SNSM dans les colonnes de Libération. Gala.fr 28 juin 2019

NOUS Y VOILA !

Malthusianisme et eugénisme.

- Qui plaide pour la création d'un "organisme mondial de la démographie" pour "définir ce que devrait être une planification de la démographie de la planète", à ses yeux l'un des défis majeurs du 21e siècle.(AFP 27 juin 2019)

Réponse : Nicolas Sarkozy livre, dans "Passions" (Éditions de L'Observatoire) qui paraît ce jeudi.

LVOG - Après avoir relayé L'effroyable imposture (Thierry Meyssan) du 11 septembre 2001, après avoir repris la théorie du mondialisme ou la stratégie néolibérale de l'oligarchie destinée à instaurer un nouvel ordre mondial ou un régime totalitaire planétaire, après avoir évoqué la mise en place d'un système financier mafieux anglo-saxon destiné à empêcher notamment l'effondrement du capitalisme, on devrait plutôt dire, l'accompagner pour atteindre le but politique cité ci-dessus, voilà que ces derniers jours l'auteur de ce portail a publié un document de 1999 sur le mouvement écologiste malthusien, relayant la théorie d'un complot eugéniste destinée à réduire de force ou à son insu la population mondiale des deux tiers ou des trois quart ou plus encore selon ses idéologues...

Bref, Tardieu s'éloigne de plus en plus de la lutte de classes, il sombre résolument dans le marais du complotisme, il a rompu avec le marxisme et le socialisme, patati patata, et j'en passe et des meilleurs. Ainsi le veulent mes contradicteurs dogmatiques ou éclectiques jusqu'au fanatisme c'est selon, à l'esprit bornés ou étroit, pour justifier leur opportunisme, versant en permanence dans le déni de la réalité ou se détournant des faits pour finalement étaler leur impuissance à inverser le cours de la lutte de classes.

Mais voilà, les faits me donnent raison généralement, pas forcément immédiatement, quelque temps plus tard

LFIN

- Le député François Ruffin, électron libre qui s'est parfois montré ambigu sur son propre rôle dans la présidentielle, a déclaré au Point jeudi: "En 2022, il n'est pas évident que notre famille politique doive absolument présenter un candidat. Les choses ont changé : LFI n'est plus hégémonique à gauche. Si une autre candidature semble meilleure pour défendre le progrès social, il faudra peut-être s'y rallier." AFP 28.06

LVOG - Ces gens-là n'ont pas de principes ou ils sont prêts à les brader à la première occasion, comme quoi ils ne sont pas dignes de confiance.

En route... vers l'Ancien Régime ou la monarchie oligarchique absolue.

- "Il y a une effervescence dans le monde de la pensée, dans le monde éditorial, avec des recherches théoriques, parce que si la planète est un peu hors de contrôle aujourd’hui, il est temps de se demander comment on en est arrivé là. Et de repenser un certain nombre de nos visions du monde qui ont dominé notre modèle de développement depuis deux ou trois siècles". L'historien des sciences, directeur de recherche au CNRS, Christophe Bonneuil. francetvinfo.fr 27.06

LVOG - Autant dire que nous arriverions à des conclusions diamétralement opposées aux siennes, puisqu'elles consistaient dans cet article à nier le processus dialectique matérialiste et historique qui est à l'origine de la transformation ou de l'évolution de l'homme et de la société, de la nature ou de la matière en générale.

Le CNRS regorge de négationnistes qui ont adopté l'idéologie nihiliste, qui consiste à déconstruire le savoir pour favoriser le chaos dans lequel seule la classe dominante peut tirer son épingle du jeu...

Le réchauffement climatique, un élément de chantage économique. Macron la menace.

Les Echos précise que pour les chefs d'Etat et de gouvernement du G20, la lutte contre le réchauffement climatique et le maintien des objectifs de l'accord de Paris constitue une « ligne rouge » à ne pas franchir : la mention d'« irréversibilité » de l'accord de Paris signé en 2015, qui prévoit de contenir le réchauffement climatique bien en dessous de +2°C, voire +1,5°C, d'autant plus que "la posture est d'importance après la poussée des verts aux élections européennes du mois dernier" (Les Echos)

Les Echos - Le chef de l'Etat français en fait même l'une des conditions sine qua non pour donner son feu vert à un éventuel accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mersosur que les deux partenaires continuent de négocier à Osaka en marge de ce sommet du G20.

« Si le Brésil quittait l'accord de Paris, nous, on ne pourrait pas signer des accords de commerce avec lui », a averti Emmanuel Macron. Les lignes rouges sont simples : « l'accord doit affirmer les règles environnementales européennes, comporter des assurances de préservation de la filière bovine européenne et française et mentionner explicitement l'Accord de Paris », indique l'Elysée. Les Echos 28.06

Les plus grands trafiquants de came : L'armée et les services de renseignements, les banquiers blanchisseurs.

- Brésil: «Aerococa», l’affaire qui embarrasse Jair Bolsonaro - LeFigaro.fr 27 juin 2019

La police espagnole a arrêté mardi à Séville un sergent de l’armée de l’air brésilienne qui transportait à bord d’un avion officiel 39 kg de cocaïne. Le chef de l’État, qui devait atterrir quelques heures plus tard en Espagne avant de rejoindre le G20 au Japon, a été sommé de réagir.

L’affaire embarrasse jusqu’au sommet de l’État brésilien. Lors d’un contrôle douanier réalisé mardi à l’aéroport San Paul de Séville, la police espagnole est tombée sur une valise remplie de 39 kg de cocaïne, emballés dans 37 paquets, a indiqué mercredi la Garde civile. Or le propriétaire présumé de cette valise n’est autre qu’un des membres de l’équipage de l’avion militaire qui transportait l’équipe avancée du président brésilien, Jair Bolsonaro, au sommet du G20 au Japon.

L’avion qui transportait le président brésilien a quant à lui dévié de sa route, faisant finalement escale à Lisbonne au lieu de Séville. Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier ce changement. LeFigaro.fr 27 juin 2019

LVOG - Des internautes ont fait remarquer à juste titre que ce genre de trafic de l'armée existait avant l'élection de Bolsonaro.

Je rappelle l'anecdote du second (un colonel ?) de la base aérienne de Villacoublay en 1975, qui m'avait dit que lorsque les mirages revenaient de mission au Liban, ils étaient bourrés de cannabis. Il avait décidé sur la cinquantaine de ne pas rempiler et de reprendre des études universitaires. Pendant les 12 jours de mon service militaire passé à l'infirmerie, régulièrement il viendra me rendre visite et m'apportera des gâteaux, chocolats et des fraises. Il m'a dit que j'avais raison de détester l'armée et de vouloir être réformé.

En complément. La CIA et le Pentagone veillent sur vos cultures.

- La production de cocaïne au plus haut dans le monde - Les Echos 26.06

Avec 1.976 tonnes produites en 2017, la production de cocaïne a connu un bond de 25 % par rapport à 2016, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un rapport publié ce mercredi.. Cet essor est notamment lié à l'extension des cultures en Colombie, ainsi qu'à la hausse de la demande au niveau mondial.

Cet essor de cette drogue absorbée principalement par les marchés d'Amérique du Nord et d'Europe est notamment lié à l'extension des cultures et des capacités de production en Colombie, souligne encore l'ONUDC.

Dans ce pays assurant quelque 70 % de la production mondiale, les surfaces d'arbres à coca ont progressé de 17 % en 2017.

A l’inverse, la production d’opium s’est effondrée pour la première fois en deux décennies, avec un recul de 25 % en 2018, à 7 790 tonnes, relève l’ONUDC. Celui-ci s’explique notamment par une baisse de 17 % des surfaces de pavot cultivées en Afghanistan, un pays qui assure plus de 80 % de la production mondiale.

Ce recul doit toutefois être relativisé, car il intervient après un bond de 65 % de la production d’opium en 2017. Elle avait alors atteint son plus haut niveau depuis les premières estimations de l’ONUDC, au début des années 2000.

Au total, quelque 585 000 décès ont été répertoriés en 2017 dans le monde en lien avec la consommation de drogues, contre 450 000 en 2015. Cette progression est liée en partie à une meilleure prise en compte statistique dans certains pays comme l’Inde et le Nigeria. Elle n’inclut toutefois pas la Chine. Au total, plus de 270 millions de personnes consomment de la drogue chaque année, le cannabis se taillant la part du lion avec 188 millions d’adeptes, selon l’ONUDC. Les opioïdes affectent 53,4 millions de consommateurs. Le Monde et Les Echos 26.06

MYSTIFICATION. ILS SOUFFLENT LE CHAUD EN ÉTÉ, LE FROID EN HIVER.

- À quand la fin de la canicule en Europe ? - euronews 30 juin 2019

A Londres aussi, il a fait près de 35 degrés. Dernière journée de canicule pour les Londoniens : dix degrés de moins sont attendus ce dimanche sur la capitale britannique.

La fin de la canicule pour lundi ?

Les températures doivent également baisser en France, essentiellement en début de semaine. euronews 30 juin 2019

Paroles et témoignages d'internautes.

1- On nous a expliqué la semaine dernière qu il allait faire très chaud à cause d'une masse d'air provenant du Sahara...

Celle-ci est passée sur notre territoire, il a fait chaud... et actuellement elle est train de se déplacer et de perdre en intensité...nous le constatons par une diminution notable des températures...

Faut vraiment que cette psychose collective et démesurée passe elle aussi...

2- 10 km au nord de St Nazaire et 300 m de la mer, pourquoi les médias ne parle pas de chez moi en ce moment 13° avec flotte et tantôt 22° maxi?

3- Figurez-vous que ce matin au sud de la Libye il fait 13° et tenez-vous bien seulement 8° à Ialwahat en Egypte !

4- Pointe Finistère :

Lundi 24 juin, 16°, j'ai remis le chauffage, trop froid !

- Jeudi, vendredi, samedi matin, du vent, de la pluie, un petit 18°, une brume à couper au couteau, visi de moins d'un demi mille.

- samedi 15:00- enfin qq rayons de soleil, pour 21°

Sommes-nous en France ? Ou est-ce que BFMTV a été piratée ?

5- J'étais à Londres la semaine dernière, il faisait 18/20 et en fin de journée ça caillé il fallait le pull voir plus le vent fort et froid, des fois il n'y avait que 16 avec le vent le ressenti pas terrible, mais au moins c'était bien respirable.

6- Miami: 28°C. La canicule doit être un truc très Français de France. Va falloir que les médias fassent un plus gros effort.

7- Pourquoi ce catastrophisme, ne serait ce pas pour nous faire "avaler" le réchauffement climatique?

8- Je suis en Europe au Portugal et on a que 26°.

9- À Biarritz, il fait 18 degrés C.

10- En Vendée, un jour de canicule, aujourd'hui 25°, ciel couvert ! Et ça fait du bien.

11- Chez moi j'ai eu seulement 2 jours de chaud, 33 et 36°, aujourd’hui ça caille, 21° à 18h.

12- Venez du côté de Perros Guirrec vous ne serez pas déçu il fait à cette heure 19` On annonce 13degres pour demain matin !

13- Actuellement, 19 degrés à Ribadeo dans le Nord de l'Espagne.

14- Il fait chaud .. on nous dit jamais où sont placés les thermomètres... Je connais quelqu'un en Provence son thermomètre est monté à 48° sur sa terrasse carrelée à l'ombre d'un toit. Mais une dizaine de mètres en biais en face se trouve l'unité extérieure d'une grosse clim qui souffle dare dare... Alors les records de températures c'est du pipo pour fixer sur du papier et intoxiquer la France profonde et surtout les enfants (une honte) ..

15- Et à Moscou il fait 11 degrés Celsius en ce moment.

Plus le mensonge est gros mieux c'est. Sauf que c'est publié par un journal censé être de référence. Je pense qu'à un tel stade de propagande écologiste alarmiste, je vais supprimer mon abonnement au Figaro qui a définitivement perdu toute crédibilité sur ce sujet en quelques années. Curieuse évolution, il faudrait creuser sans doute du côté de l'actionnariat ?

16- Seul l'est de la France et en particulier Rhône Alpes verra sa moyenne en hausse de 2°C alors que l'ouest sera dans la norme.

Le mois de mai étant à-1°C comparé à la moyenne des mois de mai, en effet, ce dernier mois de mai fut particulièrement froid.

17- Mais il y a en même temps une vague de froid sur l'Atlantique et l'Europe de l'est (12° max à Moscou aujourd'hui - plus de 10° en dessous de la moyenne). Ca s'appelle la variabilité du climat. Que les agriculteurs s'en soucient on peut comprendre, mais de là à en faire quasi une affaire d'état...

Quand ces psychopathes versent dans le catastrophisme.

LVOG - Ils partent d'un faux constat qu'ils ont fabriqué sur lequel ils brodent ou spéculent...

- Le chef de l'ONU appelle à une action urgente pour éviter une "catastrophe" climatique - AFP 30 juin 2019

"Le dérèglement climatique a lieu maintenant (...) Il progresse même plus vite que ce que prévoyaient les meilleurs scientifiques mondiaux" et "devance nos efforts pour lutter contre", a affirmé le chef de l'ONU.

"Le changement climatique va plus vite que nous", a prévenu M. Guterres, qui a convoqué un sommet à New York le 23 septembre car des pays ne respectent pas certaines dispositions de l'accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement à "2°C d'ici la fin du siècle.

"Nous savons que même si les promesses de (l'accord de) Paris sont pleinement tenues, nous serons toujours confrontés à au moins "3°C d'ici la fin du siècle, une catastrophe pour la vie telle que nous la connaissons", s'est alarmé M. Guterres.

La situation continuera à se dégrader à moins que "nous agissions maintenant avec ambition et urgence", a-t-il ajouté.

Le groupe d'experts de l'ONU sur le climat (Giec) a rendu en 2018 un rapport choc démontrant que le fait de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C plutôt qu'à "2°C permettrait de réduire fortement les impacts négatifs.

Limiter la hausse des températures globales à "1,5°C impliquerait de réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 2010, ont calculé les experts du GIEC, et donc de réduire drastiquement et rapidement le recours aux énergies fossiles. AFP 30 juin 2019

LVOG - Rappel : quand on sait que par rapport à la totalité des gaz à effet de serre émis dans l'atmosphère, ceux provenant de l'activité humaine ne représentent que quelques pourcents, les réduire de 50% ne servirait strictement à rien ou n'aurait aucun impact, c'est juste grotesque !

Les ONG toujours à la pointe de la réaction

- À Madrid, les défenseurs des mesures antipollution se mobilisent - euronews 30 juin 2019

« Madrid Central », c'est le nom du dispositif antipollution que connaît Madrid depuis novembre dernier. Un dispositif remis en cause par le nouveau maire, José Luis Martinez-Almeida, au grand dam de milliers de résidents qui ont manifesté samedi. La droite, qui succède à la gauche, suspend à partir de ce lundi les amendes pour les voitures les plus polluantes qui entrent dans la zone de restriction. Un non-sens pour les militants écologistes. euronews 30 juin 2019

« L'Organisation mondiale de la santé estime qu'en Espagne, chaque année, 8900 personnes meurent prématurément à cause du dioxyde d'azote, explique Paco Segura, de l'ONG Écologistes en action. Madrid Central a été mis en place pour faire baisser le niveau de dioxyde d'azote et a permis de le réduire de moitié dans certains endroits. Et Madrid est l'endroit le plus pollué au dioxyde d'azote dans toute l'Espagne, ce qui veut dire qu'une bonne partie de ces 8900 décès ont lieu dans cette ville. »

La capitale espagnole est aussi en délicatesse avec les règles européennes sur la qualité de l'air et risque des sanctions, raison pour laquelle cette zone de restriction avait été instaurée dans le centre historique. Or comme ailleurs dans le sud de l'Europe, la pollution est accentuée par la vague de chaleur. euronews 30 juin 2019

LVOG - Ici le lézard est aussi gros qu'un caïman, l'OMS serait en mesure de déterminer que 8900 personnes seraient mortes "prématurément à cause du dioxyde d'azote", voyez-vous cela, ils ont dû tous les interroger post mortem pour connaître leur mode de vie pour en arriver à cette conclusion ubuesque.

Matraquage et répression.

- Rugy justifie l'évacuation des militants pour le climat, "le temps n'est plus aux manifs" - Le HuffPost 30 juin 2019

En famille. Union nationale contre les mineurs. Ecologie politique : l'écosocialisme compatible avec l'éconéolibéralisme.

- Loi énergie et climat: vers la fermeture des dernières centrales à charbon - AFP 28 juin 2019

L'Assemblée nationale a donné son feu vert jeudi soir pour permettre au gouvernement de procéder à la fermeture des quatre dernières centrales à charbon d'ici 2022, lors de l'examen du projet de loi énergie et climat.

La mesure, adoptée par 48 voix et 5 abstentions, prévoit qu'un décret plafonnera les émissions de gaz à effet de serre émises par les installations de production d'électricité à partir de combustibles fossiles situées en métropole "et émettant plus de 0,550 tonne d'équivalents CO2 par heure".

Cela "conduira les exploitants des centrales à cesser l'exploitation des tranches fonctionnant au charbon".

Est également prévu: un accompagnement spécifique pour les salariés des centrales concernées et leurs sous-traitants, environ 670 emplois directs et 740 indirects selon l'étude d'impact accompagnant le texte.

Deux des centrales à charbon appartiennent à EDF et sont situées à Cordemais (Loire-Atlantique) et au Havre (Seine-Maritime). Les deux autres, propriétés de l'Allemand Uniper, se trouvent à Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Saint-Avold (Moselle). Le groupe EDF a annoncé début juin qu'il fermera celle du Havre au printemps 2021.

"C'est un choix important en matière énergétique de tourner une page (...) et c'est concrètement la transition énergétique", a affirmé le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Le charbon représente "1,8%" de la part de production d'électricité, "mais c'est 35% des émissions que nous allons réduire", a souligné Célia de Lavergne, responsable du texte pour LREM, en se félicitant d'accomplir "un grand pas vers la neutralité carbone en 2050".

Hubert Wulfranc (PCF) s'est abstenu. Matthieu Orphelin (non inscrit), proche de Nicolas Hulot, a salué "une avancée majeure".

L'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho (non inscrite) a, comme le groupe socialiste et les Insoumis, réclamé en vain la fermeture des centrales en 2022 sans passer par la voie réglementaire. AFP 28 juin 2019

Matraquage quotidien.

Le 28.

- Canicule: comment faire face au terrible problème des testicules qui suent - Le HuffPost 28.06

Qu'on leur coupe, la langue, les mains et la tête avec !

Le 29.

- Les canicules et les évènements climatiques extrêmes se multiplient et sont les conséquences du dérèglement climatique. - Le HuffPost 29.06

Le 30.

- Urgence climatique: il faut agir sur le logement pour sauver la planète - Le HuffPost 30 juin 2019

LVOG - Mais ils s'accommodent de tous les bouges insalubres dans lesquels croupissent des centaines de milliers de travailleurs, des ghettos dans lesquels des millions d'autres ont été parqués comme des animaux, et j'en passe.

Quand ils avouent ignorer les causes du réchauffement climatique.

- "45 degré, zéro engagement" du gouvernement, dénonce Greenpeace - AFP 30 juin 2019

"45 degrés, zéro engagement" : au lendemain d'une journée de canicule exceptionnelle qui a vu des records absolus de température, Greenpeace France continue samedi à bloquer un cargo de soja à Sète (Hérault) pour dénoncer l'absence d'engagement du gouvernement sur les causes du réchauffement climatique.

"Quand parlera-t-on enfin des causes et pas uniquement des conséquences de cette canicule ?", interroge Cécile Leuba, chargée de campagne Forêt chez Greenpeace France.

LVOG - L'importation du soja en Europe ne représente que 0,5%!

Derrière le soja, explique Mme Leuba, "se cachent de la déforestation et des émissions massives de gaz à effet de serre qui réchauffe notre planète !"

LVOG - Dites donc, elles sont où vos forêts primaires en France et en Europe ?

Le cargo bloqué contient 50.000 tonnes de soja, en provenance du port de Salvador au Brésil. 89% du soja exporté par ce port provient du Cerrado, une des zones les plus détruites par la déforestation au Brésil et ces cargaisons servent principalement à nourrir des animaux d'élevage industriel, souligne l'organisation.

LVOG - Dites donc pendant plus d'un demi-siècle et encore de nos jours, vous et vos semblables, on ne vous a jamais entendu dénoncer le capitalisme qui était responsable de l'accroissement exponentiel de la population qu'il fallait bien dès lors nourrir d'une manière ou d'une autre, des conséquences dramatiques qu'elle causerait à terme, n'est-ce pas ? D'ailleurs à Greenpeace, une officine de l'oligarchie, on ne peut pas dire que vous vous soyez engagé un jour à lutter pour en finir avec le capitalisme, n'est-ce pas ?

"L'accord de Paris, il ne suffit pas de le mentionner, il faut surtout l'appliquer", souligne Cécile Leuba. "Ce sera impossible pour la France sans mettre un terme à cette déforestation importée, comme on le voit dans ce cargo, et sans réduire sa production de viande, d'oeufs et de produits laitiers et opérer la transition vers un élevage écologique". AFP 30 juin 2019

LVOG - "Sans réduire sa production de viande, d'oeufs et de produits laitiers", voudrait-elle réduire ceux qui en consomment à l'état de ceux qui peinent à en consommer faute d'un revenu décent ?

Je ferai "en sorte que les citoyens adhèrent à cette imposture.

- Nicolas Hulot appelle à l'unité dans la "guerre" pour le climat - AFP 30 juin 2019

L'ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a appelé à l'unité par-delà les clivages politiques afin d'affronter la "guerre" contre le dérèglement climatique, dans un entretien à paraître dans Dimanche Ouest-France.

Nous devons absolument nous rassembler, au-delà de toutes nos barrières politiques, religieuses pour changer nos modes de vie. En temps de guerre, on est capable de s'unir sur l'essentiel. Et nous sommes en guerre!", estime M. Hulot dans le journal.

Nicolas Hulot, qui a démissionné du gouvernement en septembre 2018, se dit "prêt" à apporter son "soutien à un gouvernement qui fera la démonstration qu'il veut véritablement faire rentrer l'écologie dans la modernité". "Je ne serai pas avec lui politiquement, mais je serai derrière en appui pour faire en sorte que les citoyens adhèrent. C'est beaucoup plus important que de reprendre une posture partisane", explique-t-il. AFP 30 juin 2019

Quand ils s'accommodent de l'apartheid imposé aux Palestiniens.

- Le monde instaure un "apartheid climatique" - euronews 28 juin 2019 euronews 28 juin 2019

Les changements climatiques affectent et affecteront tout le monde. Ça on le sait.

Ils affectent et affecteront davantage les populations les plus pauvres. Ça, on le sait aussi. (Qui peut croire que cette pourriture se soucie des plus pauvres ? - LVOG)

Mais ce qu'on ne mesure pas encore, c'est l'ampleur de ces inégalités. (Comme s'ils s'en souciaient au quotidien ! - LVOG)

Or, un rapport vient nous éclairer sur ce sujet, de manière abrupte : on est en train d'instaurer un " apartheid climatique ", avec d'un côté les plus riches qui peuvent à peu près s'adapter, et de l'autre les plus pauvres qui, eux, affrontent le pire. (Alors qu'ils pillent les pays dits du sud depuis deux siècles ! - LVOG)

Ce constat alarmiste émane de Philip Alston, rapporteur spécial des Nations unies sur l'extrême pauvreté et les droits humains.

Il explique que " ceux qui ont les moyens pourront échapper aux canicules, à la faim et aux conflits, alors que le reste du monde est abandonné à ses souffrances ". (C'est leur lot quotidien sans que cela le gêne plus que cela. - LVOG)

Le paradoxe, souligne ce rapport, c'est que les pays en développement ne sont pas ceux qui sont les plus polluants. Et pourtant, ce sont eux qui paient le plus les conséquences de cette pollution. (Normal ! - LVOG)

Autre chiffre qui devrait interpeller : la moitié de la population mondiale ne génère que 10% des gaz à effet de serre, alors que les 10% le plus riches au monde sont responsables de la moitié de ces gaz à effet de serre. (Normal ! - LVOG)

Selon cet expert, l'apartheid climatique menace de défaire les progrès réalisés ces 50 dernières années en matière de lutte contre la pauvreté.

Seule lueur d'espoir, la mobilisation de la société civile, qui semble opérer une profonde prise de conscience, à l'instar du mouvement initié par la jeune militante suédoise Greta Thunberg. (Cette petite peste ignare ! - LVOG)

Le rapport de Philip Alston est très critique vis-à-vis des gouvernements, pas à la hauteur des enjeux. En témoigne le sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris, décidé par le président américain Donald Trump, envoyant par là un signal très négatif dans la lutte contre les changements climatiques.

Enfin, cet expert épingle l'Organisation des Nations Unies toujours prompte à instaurer des groupes de travail et à produire des rapports qui " exhortent les autres à faire plus sans rien faire eux-mêmes ". Reste à savoir si ce nouveau rapport ne risque pas de finir lui aussi au fond d'un tiroir. euronews 28 juin 2019 (Souhaitons-le ! - LVOG)




EN FAMILLE. ILS SE LACHENT DEPUIS QUE L'EXTREME-CENTRE EST AU POUVOIR

- Un pas de plus vers la banalisation de l’extrême droite - Le Parisien 27.06

- Une quinzaine d'élus LR ont rencontré l'ex-députée FN Marion Maréchal. - Franceinfo 27.06

"Avoir le renfort, éventuellement, de Marion Maréchal est une très bonne chose", estime l'un des sénateurs LR présents au dîner avec l'ancienne députée FN. Franceinfo 27.06

- Le Medef invite Marion Maréchal à son université d'été - Franceinfo 27.06

C'est la première fois qu'une personnalité issue de l'extrême droite est conviée au rendez-vous estival de l'organisation patronale. D'autres personnalités politiques, de La France insoumise aux Républicains, en passant par LREM, ont aussi été invités.

LVOG - Finalement au regard de la polémique qui suivit cette annonce, le Medef a annulé son invitation à Marion Maréchale et à La France insoumise. C'était l'intention qui comptait, chacun l'aura compris.

- Parti unique, pensée unique.

- Conseil de l'ordre des journalistes: Cédric O fait marche arrière - Le HuffPost 27 juin 2019

“J’ai eu des paroles un peu malheureuses dans les termes choisis, ‘conseil de l’ordre’ ce n’était pas le bon terme, et quand j’ai dit ‘l’État le fera’, ce n’était pas du tout ni une menace ni un souhait”, a déclaré ce jeudi 27 juin sur France Culture le secrétaire d’État au numérique. Le HuffPost 27 juin 2019

LVOG - Là aussi, c'était l'intention qui était révélatrice de l'état d'esprit fascisant de LREM...

- Affaire Benalla: pas de poursuites pour "faux témoignage" contre le directeur de cabinet de Macron - AFP 27 juin 2019 LVOG - Ah ben, il n'aurait plus manqué que cela !




EN FAMILLE. ILS PARTAGENT LA MEME IDÉOLOGIE CAPITALISTE.

Pas un "défi idéologique", mais surtout "électoral".

- Clémentine Autain lance son appel au «big bang de la gauche» - Le Parisien 28 juin 2019

La députée insoumise Clémentine Autain réunit des personnalités de tous horizons ce dimanche à Paris. Avec l’espoir de déclencher un sursaut de la gauche au-delà des seuls partis.

L’un, Christian Paul, veut « construire des ponts et faire tomber les murs entre citoyens et politiques, gauche et écologie, gauche et couches populaires. » L’autre, Clémentine Autain, ambitionne que « les murs renversés deviennent des ponts. » Une citation d’Angela Davis, la militante américaine des droits de l’Homme dans les années 1960, que la députée insoumise de Seine-Saint-Denis voudrait bien voir flotter sur le chapiteau du cirque Romanès, porte Maillot à Paris. Avec plusieurs mouvements de la société civile, politique, sociale et culturelle, elle y organise ce dimanche 30 juin son « big bang dans la gauche écologiste ».

Christian Paul, ex-député socialiste pendant le quinquennat de François Hollande, un ancien « frondeur » proche de Martine Aubry, veut lui aussi réunir « toutes les facettes de la gauche ». Ce sera les 5, 6 et 7 juillet prochains, à la Charité sur Loire (Nièvre), terre ô combien mitterrandienne, pour un « Festival des Idées ». Objectif : « montrer que la gauche n’est pas morte bien que dispersée ».

Au-delà des appareils partisans

Deux initiatives qui ont pour point commun de mobiliser les forces de gauche au-delà des appareils partisans. Ces derniers « ne peuvent plus à eux seuls apporter des réponses à l’ensemble des citoyens », justifie Clémentine Autain, qui n’a récemment pas ménagé ses critiques envers le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Plusieurs personnalités politiques seront présentes à Paris ce week-end, puis à la Charité sur Loire. Au Festival des Idées, se croiseront ainsi Najat Vallaud-Belkacem (ex-ministre de Hollande) et son mari Boris Vallaud (député PS des Landes), Raphaël Glucksmann (ex-tête de liste PS/Place publique aux Européennes), les insoumises Clémentine Autain et Manon Aubry ou encore Guillaume Balas (Génération. s).

A Paris, le raout sera moins socialiste. On y croisera la députée communiste des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon, l'écologiste Noël Mamère, le même Balas et Olivier Besancenot (NPA). « Toutes ces personnalités viendront en leur nom, pas mandatées par leur parti », souligne Clémentine Autain.

A leurs côtés, seront conviés des représentants syndicaux comme Philippe Martinez, le patron de la CGT, ou des militants associatifs à l'instar d'Aurélie Trouvé d'Attac. « Il y a un vrai besoin de se parler, de se mettre en mouvement car il y a urgence, martèle la députée de Seine-Saint-Denis. Le pire serait de continuer comme avant. »

Si le « parterre » au Cirque Romanès s'annonce beaucoup plus à gauche – « écologiste et populaire » insiste Autain - que le « Festival des Idées » de Christian Paul (« une gauche de gouvernement », juge la même), les deux initiatives partagent le même but : trouver, au-delà des seuls partis, les meilleures voies pour occuper le paysage politique à gauche. « Il faut qu'on déjoue ce scénario infernal qui consisterait à n'avoir pas d'autre choix qu'entre la Macronie et l'extrême droite », fulmine Clémentine Autain. Un défi idéologique mais aussi électoral, avec les municipales de 2020 comme prochain test. Le Parisien 28 juin 2019

En complément. Les opportunistes aux prises avec leurs contradictions

AFP - En parallèle, le JDD a publié une tribune d'une quarantaine d'élus et membres de La France insoumise, où ils critiquent "l'union de la gauche, la gauche plurielle ou même le Front de Gauche (qui) appartiennent au passé", comme un tacle à Clémentine Autain.

"Nous sommes de cette génération insoumise qui ne veut pas d'un retour aux vieilles formules réchauffées mais qui s'efforce de construire un chemin à la hauteur de nos adversaires et des défis qui s'avancent", proclament les signataires, parmi lesquels les députés Mathilde Panot et Adrien Quatennens, et les eurodéputés Manuel Bompard et Leïla Chaibi. AFP 30 juin 2019

Autain "veut" où la nouvelle égérie des porte-parole du régime.

- Autain veut l'émergence d'"une gauche écologiste populaire" - AFP 30 juin 2019

Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a appelé à l'émergence d'"une gauche écologiste populaire", dimanche, lors d'un meeting pour un "big bang à gauche" au cirque Romanès à Paris.

"Il faut créer une dynamique" autour d'un "big bang" de la gauche politique, associative et culturelle, a-t-elle lancé devant environ 400 personnes.

Avant elle, Elsa Faucillon, députée PCF de Seine-Saint-Denis, avait appelé à la constitution de "comités big bang, partout, pour débattre. Les 7 et 8 décembre, il y aura un moment national, pas forcément à Paris".

La députée Insoumise a affirmé qu'elle allait mettre en place "une plateforme collaborative dès septembre".

D'ici à la fin de l'année, trois rendez-vous sont programmés, l'un sur la démocratie, l'autre sur "l'écologie", le troisième sur "le travail". "Ensuite il y aura les élections municipales. L'idée est de faire des listes en moins, pas en plus", a précisé celle qui envisage de "fédérer" à gauche. Mais "il n'y a pas de solution si on ne respecte pas le pluralisme. Il faut faire un archipel de citoyens où l'on est respectueux de l'identité de chacun".

Très critique envers La France Insoumise, qui a subi une lourde défaite aux européennes (6,31%), Mme Autain a toutefois affirmé au Journal du dimanche du 30 juin qu'elle ne voulait pas, à ce stade, quitter son parti.

"Quitter LFI serait un acte de rupture" et "pour l'instant, notre démarche (ndlr pour un "big bang") est raillée par la direction insoumise. Mais le débat ne fait que commencer: notre porte est ouverte", a-t-elle dit.

Plusieurs intervenants se sont succédé lors du meeting, notamment Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui a reproché au président Emmanuel Macron d'"essayer d'écarter les syndicats", ou Olivier Besancenot.

Le porte-parole du NPA, qui avait appelé début juin à la création d'une "coordination permanente de la gauche en lutte", a déploré "le grand rendez-vous manqué de la gauche radicale" avec les "gilets jaunes". "Quand on loupe" de tels rendez-vous, "on loupe les rendez-vous politiques qui viennent après", a-t-il ajouté, en allusion aux maigres résultats des européennes.

Le philosophe Etienne Balibar, qui n'a pu se rendre au meeting, a envoyé un message vidéo de soutien, ainsi que l'ex-député EELV Noël «l Mamère. AFP 30 juin 2019

LVOG - Elle est prête (avec Martinez et Besancenot) à se rabibocher avec toutes les ordures du PS ou issus de ce parti, bon, il faut dire qu'ils ne manquaient déjà pas à LFI !

A bas la gauche et l'extrême gauche, à bas l'écologie, vive le peuple révolutionnaire, vive le socialisme !

Sans rire, Cambadélis lui a déjà répondu !

- Cambadélis "pardonne tout" à la gauche, et ça ne passe pas - Le HuffPost 30 juin 2019

Tout est pardonné, maintenant réconcilions-nous, car il y a urgence. Voilà, en résumé, le message qu’a voulu faire passer l’ancien patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dans une tribune publiée dans leJDD du 30 juin. Et ça ne passe pas du tout. Le HuffPost 30 juin 2019




ACTE 33 DES GILETS JAUNES.

- Malgré la canicule, des milliers de gilets jaunes défilent pour l’Acte 33 - lemonde.fr

Présents malgré la chaleur. Quelques milliers de « gilets jaunes » ont bravé la canicule, samedi 29 juin, et ont défilé, surtout à Paris, pour l’acte 33 de leur mobilisation.

Dans les rues de la capitale, ils étaient au moins un millier, a constaté une journaliste de l’AFP. Partie de la porte de Clichy, dans le nord de Paris, la manifestation a pris un tour festif avec sous-marin jaune en guise de char et artistes donnant de la voix.

Cette manifestation avait pour thème la dénonciation des violences policières. Juché sur le char sous-marin, Alain, 54 ans, ex-militaire, a arraché ses médailles qui n’ont pour lui « plus aucune valeur ». Blessé à la gorge le 1er décembre par un lanceur de balles de défense (LBD), « à 2 millimètres de la carotide », comme en témoigne sa cicatrice, il a fait « neuf heures de voiture » depuis le Haut-Jura pour venir manifester samedi et ne veut « rien lâcher ».

La manifestation s’est déroulée dans le calme, les manifestants se ravitaillant en eau dans les supérettes, et pour quelques-uns se rafraichissant avec des pistolets à eau.

A Bordeaux, moins de 200 personnes ont manifesté, selon la police, sous un soleil de plomb dans le centre historique de la ville.

« C’est lamentable, tout ça pour ça »

Un « gilet jaune » découragé a déploré l’essoufflement du mouvement : « c’est lamentable, tout ça pour ça, c’est toujours les mêmes têtes, on n’arrive plus à mobiliser parce que la télé ne parle plus de nous, mais il y a aussi les amendes qu’on prend tous les samedis, faut les débourser les 135 euros... »

A Toulouse, ils étaient entre 100 et 200 à manifester et vu les presque 40 degrés de l’air ambiant, beaucoup n’avaient pas revêtu leur gilet. Ils étaient une centaine à Montpellier.

Par ailleurs, quelque 600 « gilets jaunes » de toute la France se retrouvent pendant tout le week-end à Montceau-les-Mines pour leur troisième « Assemblée des assemblées » qui devait se pencher sur les suites à donner au mouvement.

« En personnes actives, il nous reste à peu près 10% de ceux qui étaient là au début du mouvement », estime Eric Morin, 37 ans, venu d’Auriol (Bouches-du-Rhône) pour cette troisième « Assemblée des assemblées ». « Les gens qui sont toujours là sont ceux qui vont rester jusqu’à la fin. » Mais « les gens vont redescendre dans la rue » à la rentrée, assure-t-il, tablant sur « les mouvements sociaux de septembre ».

« Les gens attendent la suite »

Si personne ne conteste le déclin de la mobilisation dans les manifestations du samedi, attribué par beaucoup à la « répression policière », ils espèrent donner un nouveau souffle au mouvement. « Les gens attendent la suite », affirme Sylvia Fischbach, 35 ans, hôtesse de caisse administrative à Forbach (Moselle). « Manifester tous les samedis, marcher, chanter, j’aime bien. Mais on avait une vie avant le 17 (novembre 2018), on aimerait bien avoir une vie après aussi », poursuit-elle. La prochaine étape pourrait être, selon elle, « d’investir les mairies et les municipales ».

Une idée partagée par Christophe Prévost, 51 ans. « On va essayer de rassembler un maximum de monde, parler aux déçus de la politique, leur proposer de venir sur une liste citoyenne, pas forcément étiquetée “gilets jaunes” », suggère ce chargé d’affaires dans l’immobilier de Bagnols-sur-Cèze (Gard). Mais attention, cette liste sera « interdite aux figures politiques », lance-t-il devant un groupe de travail sur les « assemblées citoyennes ». Certains désapprouvent. « On a intérêt à ce que tout le monde adopte les règles démocratiques que l’on propose », répond une « gilet jaune » de Lyon. lemonde.fr

- Gilets Jaunes, Acte XXXIII - secoursrouge.org (tendanceclaire.org)

Ce samedi 29 juin, les manifestations des Gilets Jaunes en France ont rassemblé près de 6 000 personnes selon le ministère de l’intérieure et plus de 10 200 selon les Gilets Jaunes.

A Paris, plus de 1300 personnes ont manifesté dans l’après-midi où la manifestation avait pour thème la dénonciation des violences policières.

A Lille, environ 500 Gilets jaunes ont manifesté, une gilet jaune a été blessée et cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue,

A Reims, où les manifestations avaient été interdites, 18 personnes ont été interpellées dont 9 placées en garde à vue.

À Rennes, plusieurs centaines de "gilets jaunes" ont manifesté, dont certains ont tenté de pénétrer dans le centre où les manifestations avaient été interdites. Trois personnes ont été interpellées pour des jets de projectiles ou des outrages.

D’autres manifestations se sont tenues entre autre à Bordeaux, Toulouse, Montpellier...

Ce week-end, plus de 600 Gilets jaunes de toute la France se réunissaient à Montceau-les-Mines pour leur troisième "Assemblée des assemblées" pour discuter sur les suites à donner au mouvement.

- Montceau-les-Mines: des gilets jaunes de toute la France réfléchissent à la suite du mouvement - france3-regions.francetvinfo.fr

Le mouvement des "gilets jaunes" né en novembre 2018 est toujours là, même s’il s’essouffle. Après des mois de manifestations tous les samedis pour demander davantage de justice sociale, il y a moins de monde dans les rues.

Mais, un noyau d'irréductibles résiste. Ils ont décidé de se réunir à Montceau-les-Mines pour tenir la troisième "Assemblée des assemblées" des "gilets jaunes" samedi 29 et dimanche 30 juin 2019. "Le mouvement couve, les braises sont encore là. On voudrait faire en sorte que le mouvement reste bien vivant pour qu’il soit un garde-fou des politiques", explique Pierre-Gaël Laveder, un des "gilets jaunes" de l'échangeur du Magny, à Montceau.

Après Commercy en janvier et Saint-Nazaire en avril, c’est la troisième fois que les "gilets jaunes" se retrouvent pour réfléchir à l’avenir du mouvement né il y a huit mois, quand la décision d’augmenter les taxes sur les carburants avait provoqué un embrasement social inédit, né sur les réseaux sociaux.

L'été, ce sont les vacances, mais il y aura de nouvelles manifestations à la rentrée de septembre, assurent les "gilets jaunes" réunis au gymnase du Pouloux pour deux jours. Environ 250 délégations de l’Hexagone sont présentes.

Au programme : des ateliers où l’on débat entre autres du capitalisme ou encore du RIC, le référendum d'initiative citoyenne tant souhaité. Parfois, la présence des journalistes n’est pas souhaitée.

Une quatrième "Assemblée des assemblées" est prévue. La date et le lieu choisi pour ce prochain rendez-vous devraient être connus dimanche. france3-regions.francetvinfo.fr




MYSTIFICATION TOUT AZIMUT. DÉMOCRATIE ET LA JUNGLE DU MARCHÉ LIBRE SONT-ILS COMPATIBLES ?

- La moitié de la population mondiale estime ne pas vivre en démocratie - lefigaro.fr 28.06

Un vaste sondage réalisé auprès de 175.000 personnes à travers 54 pays révèle que la moitié seulement des habitants de la planète jugent que la démocratie est respectée dans leur pays. Cette proportion tombe à 20% au Venezuela, et culmine à 78% en Suisse. Près de 80% des sondés estiment qu’il est important de vivre dans un pays démocratique (ce taux atteint 92% en Grèce). Enfin, 41% de la population souhaiteraient davantage de démocratie dans leur pays.

L’étude, conduite par l’institut Dalia Research et la fondation Alliance of Democracies, traduit l’attachement du public au système démocratique, même si celui-ci subit critiques et attaques. En Europe de l’Est, certains chefs d’État populistes sont accusés de porter atteinte à des institutions démocratiques essentielles, notamment Viktor Orban en Hongrie ou le parti PiS en Pologne. En mai dernier, tous deux ont toutefois largement remporté les élections européennes dans leurs pays.

Le niveau d’attachement à la démocratie est relativement bas en Russie et en Chine, deux pays dirigés par des chefs d’États qui sont régulièrement critiqués pour leur exercice autoritaire du pouvoir. En Russie, seulement 45% de la population souhaitent davantage de démocratie. En Chine, ils ne sont que 19%. En Iran, 55% de la population estime que la démocratie est importante. En 2018, une étude de l’Ifop pour Ouest-France indiquait que quatre Français sur dix seraient prêts à confier la direction du pays à un pouvoir autoritaire. Ces données semblent illustrer un recul de l’idéal démocratique.

«La perception du public est que la démocratie est en déclin parce que les gens veulent moins de démocratie, nuance Anders Fogh Rasmussen, ancien premier ministre danois et fondateur de la fondation Alliance of Democracies. Or cette étude montre le contraire: les gens veulent avoir plus d’influence sur la manière dont les décisions sont prises. Les dirigeants politiques doivent entendre cet appel et montrer aux peuples que leurs voix comptent toujours dans les couloirs du pouvoir» .

Environ 45% de la population qui vit en démocratie pense que leur pays n’est pas démocratique, explique Nico Jaspers, directeur général de Dalia Research. «Lorsque vous interrogez les citoyens du monde sur l’état de la démocratie dans leur pays, il devient vite évident que la crise que vivent les démocraties dans le monde n’est pas un cri contre la démocratie. C’est un cri pour plus de démocratie».

Cette demande a récemment été mise en lumière par le mouvement des «gilets jaunes», dont l’une des principales revendications est de participer plus activement à la prise de décision - notamment par le biais du référendum d’initiative citoyenne. En France, l’étude révèle que 41% de la population juge le pays démocratique, et que 48% de la population souhaiterait davantage de démocratie.

Ces résultats ont été publiés à la veille du sommet organisé par la fondation Alliance of Democracy, qui s’achève ce vendredi à Copenhague, au Danemark. La capitale danoise accueille plus de 500 personnes dont des journalistes, universitaires, personnalités politiques et chefs d’entreprise issus de près de 40 États différents afin de débattre de la démocratie et de la technologie, de l’influence américaine ou de la démocratie européenne. lefigaro.fr 28.06

L'Otan garante de la démocratie ou quand l'ONU doit passer sous le joug de l'Otan.

Une étude évaluant les perceptions globales de la démocratie, l’indice de perception de la démocratie, a été publiée aujourd’hui et montre que les citoyens des alliés américains traditionnels ressentent négativement l’impact du leadership américain sur la démocratie mondiale. "J'aimerais que cette étude serve de sonnette d'alarme aux États-Unis: le protectionnisme et l'isolationnisme réduisent à néant un ordre fondé sur des règles démocratiques qui a apporté la prospérité et la paix à notre monde moderne", a déclaré Anders Fogh Rasmussen, ancien Premier ministre danois. Ministre et fondateur de la Fondation Alliance des Démocraties.

Qu'est-ce que la fondation Alliance of Democracy ?

Une ONG de l'Otan !

"La fondation Alliance of Democracies est une organisation à but non lucratif vouée à la promotion de la démocratie et aux marchés libres à travers le monde. Il a été créé en décembre 2017 par l'ancien secrétaire général de l'OTAN et ancien Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen ..." dénonçant les "autocrates comme Vladimir Putin, Kim Jong-un, et Bashar al-Assad". Cette ONG est destinée à avoir de l'influence sur les Etats présents à l'ONU : " Selon Rasmussen, la nouvelle alliance des démocraties ne serait pas une nouvelle ONU mais plutôt une organisation qui la compléterait. "

Son premier sommet en 2018 accueillit d'ex-Premier ministres des puissances occidentales ou la fine fleur de la réaction, dont Tony Blair :

- "The first annual Copenhagen Democracy Summit took place in Copenhagen on July 22, 2018. Among those who attended were current Danish Prime Minister Lars Løkke Rasmussen, Joe Biden, Tony Blair, Stephen Harper, Felipe Calderón, José María Aznar, and former Estonian President Toomas Ilves."

La Transatlantic Commission on Election Integrity en fait également partie, elle a été fondée par les mêmes personnalités, Anders Fogh Rasmussen, Michael Chertoffwhich, Joe Biden, et comptant parmi ses membres Nick Clegg, Toomas Ilves, and Felipe Calderón.

Son objectif : "renforcer les défenses des démocraties occidentales contre les ingérences extérieures" , concrètement : "La Commission souhaite que lors des 20 prochaines élections dans les pays de l'UE et de l'OTAN entre 2018 et le prochain concours présidentiel américain en novembre 2020, elles proposent une approche plus collective pour lutter contre l'ingérence électorale."

Membres fondateurs.

Coprésidents:

Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN (2009-2014), fondateur de la fondation Alliance of Democracies, Rasmussen Global

Michael Chertoff, secrétaire américain à la Sécurité intérieure (2005-2009)

Membres:

Joe Biden, vice-président des États-Unis (2009-2017)

Felipe Calderon, président du Mexique (2006-2012)

Eileen Donahoe, directrice exécutive, Global Digital Policy Incubator, Centre Stanford pour la démocratie, le développement et la règle de droit

Toomas Ilves, président de l'Estonie (2006-2016)

Natalie Jaresko, directrice exécutive du Conseil de surveillance et de gestion financières de Porto Rico, ministre des Finances de l'Ukraine (2014-2016)

Tanit Koch, rédactrice en chef du magazine Bild (2016-2018)

Jeanne Meserve, présentatrice et correspondante pour ABC News et CNN (1984-2011), chercheuse principale au Centre pour la cyber-sécurité et la sécurité intérieure de l'Université George Washington (2011-2017).

Victor Pinchuk, homme d'affaires et philanthrope ukrainien, fondateur de la Fondation Victor Pinchuk

Marietje Schaake, membre du Parlement européen pour D66 (ALDE), vice-présidente de la délégation du Parlement européen aux États-Unis

Joanna Shields, membre du Parlement européen pour D66 (ALDE), vice-présidente de la délégation du Parlement européen aux États-Unis

John Negroponte, secrétaire d'État adjoint des États-Unis (2007-2009), directeur du renseignement national (2005-2007)

Et quand sur Google vous tapez : Alliance of Democracies Foundation, vous atterrisez sur le portail de la NED, une vitrine de la CIA ! Vous pouvez le vérifier : https://www.demdigest.org/tag/alliance-of-democracies-foundation/

https://mailchi.mp/allianceofdemocracies/democracy-index-united-states

Dalia Research - L'étude publiée par Dalia Research et l'Alliance of Democracies Foundation a demandé aux répondants d'indiquer s'ils estimaient que les États-Unis avaient eu un effet positif ou négatif sur la démocratie dans le monde. Il est à noter que certains des alliés traditionnels les plus proches des États-Unis étaient les plus critiques: l’Autriche (négatif à 66%), l’Allemagne (62%), le Danemark (59%), la Suisse (58%) et le Canada (58%).

Les résultats montrent également que les démocraties occidentales ont généralement tendance à considérer les plateformes de médias sociaux et le secteur financier mondial comme des menaces pour la démocratie. D'autre part, le reste du monde a tendance à considérer ces menaces comme des menaces moins critiques pour la démocratie. À l'échelle mondiale, la plupart des citoyens estiment que la démocratie est la forme de gouvernement la plus efficace, mais ils ne pensent pas qu'il en existe assez dans leur pays.

Les pays où les médias sociaux ont le plus gros impact négatif sur la démocratie sont les suivants: Autriche (43% de négatifs), Canada (43%), États-Unis (42%), Pays-Bas (41%) et Australie (41%). ).

Les pays où les gens pensent que les banques et le secteur financier ont eu l'impact le plus négatif sur la démocratie sont: la Grèce (64% négatif), l'Italie (61%), l'Allemagne (56%), la France (55%) et la Belgique 53%. .

La majorité des personnes interrogées dans chaque pays (79% en moyenne) pensent qu'il est important d'avoir la démocratie dans leur pays et 41% dans le monde pensent qu'il n'y a pas assez de démocratie dans leur pays.

À propos de Dalia Research.

Fondée en 2013 et basée à Berlin, Dalia est une startup technologique en plein essor qui vise à donner aux agences de recherche, marques, bureaux d'études, universités, institutions publiques et autres organisations l'accès à des données de marché et d'opinion de grande qualité à l'échelle mondiale. Exploitant l'économie des applications et combinant la science des données de pointe avec les technologies de ciblage et d'attribution en temps réel, le moteur de connaissances de Dalia distribue des millions de micro-enquêtes dans le monde entier pour recueillir et analyser des données en temps réel sur les attitudes des consommateurs, l'opinion publique et les tendances du marché. A la recherche des tendances futures dans le secteur des informations, Dalia se consacre à l'amélioration de la qualité et de la précision de la recherche grâce à des méthodologies statistiques de pointe. Dalia Research 25 juin 2019

Vous voulez en savoir plus sur leur tentaculaire instrument de propagande mondiale ? Attention, estomac fragile, ce n'est pas comestible !

DemDigest ou Democracy digest est une coalition d'officines dont l'idéologie est dictée par la NED, soit le clan de l'oligarchie anglo-saxonne le plus fanatique.

Quelques extraits d'articles, où vous retrouverez les sujets à l'ordre du jour de la propagande mondiale de l'oligarchie et qui font l'actualité quotidienne depuis des mois ou des années, et qui figuraient à l'agenda de la réunion annuelle du groupe Bilderberg en 2019 ou encore des réunions de l'Otan, une pure coïncidence évidemment !

Développer la démocratie avec urgence et résolution - DemDigest 18 juin 2019

Dans son témoignage, le président de NED, Carl Gershman (à gauche), a expliqué en quoi l’approche fondée sur les subventions de NED lui permet d’être «agile… en agissant rapidement, de manière flexible et efficace, en fournissant une assistance vitale aux militants travaillant dans les environnements les plus difficiles».

Les démocraties "pas assez démocratiques", beaucoup dans l'Ouest considèrent les banques et les médias sociaux comme des menaces politiques - DemDigest (NED) 25 juin 2019

Adversaire ou ennemi? Il est «peu probable que la Chine s'effondre» - DemDigest 16 mai 2019

Depuis que Xi Jinping est arrivé au pouvoir en 2012, la Chine s'est comportée de façon de plus en plus néfaste. Sur le plan intérieur, il est passé d'un régime de parti unique à un régime unique et est devenu un État de surveillance qui enferme des centaines de milliers de personnes innocentes dans des camps de concentration. À l'étranger, il fouille, vole, kidnappe, trompe, pollue, mine, corrompt, prolifère et fait de l'intimidation. … La Chine représente également un danger sous-estimé. À bien des égards, il a déjà atteint un sommet. Son économie est en train de glisser; sa dette explose; sa population vieillit; ses effectifs diminuent; et ses citoyens les plus prospères s'en vont. Les puissances montantes peuvent attendre leur heure. Ceux qui sont en déclin - du moins ceux qui sont autoritaires - ont tendance à tenter leur chance.

Sous la direction du président Xi Jinping, la Chine déploie à une échelle sans précédent un réseau de surveillance omniprésent qui exploite les technologies émergentes - y compris l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique - pour éliminer les dissensions politiques internes et optimiser le contrôle politique du Parti communiste chinois (PCC). De manière alarmante, la Chine exporte ce modèle de contrôle social impulsé par la technologie vers des pays du monde entier, contribuant à une résurgence internationale de l'autoritarisme dans de nombreuses démocraties émergentes.

L’approche programmatique de NED visant à contrer l’influence de la Chine sur le monde, qui menace les normes, institutions et institutions démocratiques, est ancrée dans trois composantes interdépendantes: développer et accélérer la capacité des groupes de réflexion, de la société civile et des journalistes d’étudier et d’analyser l’influence chinoise sur la politique, l’économie et les médias. société; renforcer la capacité de ces acteurs, y compris ceux travaillant dans le domaine de la technologie civique, à réagir de manière appropriée et stratégique; et relier les efforts au niveau des pays avec des homologues engagés dans un travail similaire dans le monde entier.

- Quelles démocraties combattent le mieux la désinformation russe? - DemDigest 11 mai 2018

Certaines démocraties résistent plus que d'autres aux campagnes de déstabilisation russes, selon un nouveau rapport du think tank European Values, écrit par Alandete pour El Pais:

Valeurs européennes… passe en revue les 28 États membres de l'Union européenne et leurs alliés une année sur l'autre et évalue leur réaction à la menace que représentent les campagnes de désinformation russes. Les pays les moins au courant sont la Hongrie, l'Autriche, le Portugal et l'Italie.

L’Espagne figure pour la première fois dans le même groupe que la France, la Roumanie, l’Allemagne, la Finlande, la République tchèque, le Danemark et le Danemark et la Pologne…une place derrière le Royaume-Uni, la Suisse, l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie, considérés comme la ligne de front contre les tentatives de la Russie de déstabiliser les démocraties de l’Europe.

La semaine dernière, l'OTAN a reconnu les valeurs européennes pour son travail consistant à exposer les activités de subversion de la Russie en Europe de l'Est, a ajouté Alandete. Des sources de l'OTAN affirment que "la Russie est aujourd'hui la plus grande menace contre l'Occident" [et] ont averti que "le gouvernement russe est intéressé à attiser les conflits patriotiques et religieux. Il est également de plus en plus actif en Méditerranée et exploitera sans aucun doute nos faiblesses dans ce domaine. "

L'intervention de la Russie n'est pas nouvelle, mais elle est plus agressive et plus répandue que jamais, écrit Josh Rogin du Washington Post:

Les dirigeants de sociétés ouvertes aux perspectives politiques différentes doivent mettre de côté leurs vieux désaccords et s’unir pour partager des informations, renforcer les défenses et éduquer notre public. Sans cela, la Russie continuera de saper nos systèmes démocratiques, de susciter l'instabilité et de nourrir le nationalisme des côtés gauche et droit du spectre politique. Si cela est autorisé, les démocraties libérales vont laisser tomber leur propre peuple et ne serviront plus de modèle pour ceux qui vivent dans des systèmes autocratiques aujourd'hui.

https://www.demdigest.org/recommended-reads/#blogs

- À l’époque d’une résurgence autoritaire et d’une régression démocratique, Democracy Digest est un atout vital, alliant informations et analyses pour informer et inspirer la lutte pour la liberté. Un article à lire absolument et bienvenu dans toute boîte de réception. (Amanda Schnetzer - Directrice des initiatives mondiales à l'Institut George W. Bush)

ILS OSENT TOUT.

- Les dons affluent pour Carola Rackete, la capitaine du "Sea-Watch", arrêtée après avoir secouru des migrants en Méditerranée - Franceinfo 30.06

- Dans la médina de Tunis, des touristes confiants malgré le double attentat - AFP 28.06

- Missouri: la dernière clinique d’IVG de l’État menacée de fermeture - LeFigaro.fr 28.06

- Venezuela: condamnations et appels à l'ONU après la mort d'un soldat en détention - AFP 30.06

- Le Japon reprend la chasse commerciale à la baleine après trente ans d'interruption - Franceinfo 30.06




INFOS EN BREF

POLITIQUE

Soudan

- Derrière le nouvel homme fort du Soudan, Mohamed Hamdan Daglo, l'Arabie Saoudite ? - Franceinfo 28 juin 2019

Près de 30 000 soldats soudanais combattent aux côtés de la coalition saoudienne au Yémen, a déclaré le chef adjoint du conseil militaire au pouvoir au Soudan. Dans un discours prononcé à Abri, dans la banlieue de la capitale Khartoum, Mohamed Hamdane Daglo, vice-président du Conseil militaire de transition (TMC), homme fort du nouveau pouvoir, a déclaré que les forces soudanaises étaient la plus importante des forces de la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis au Yémen, a rapporté l’agence turque Anadolu.

Mohamed Hamdan Daglo, dit "Hemetti", le "leader de facto du pays" , selon le Financial Times, réaffirmait ainsi les liens qui unissent le pouvoir militaire soudanais avec l’Arabie Saoudite et les Emirats qui mènent une guerre sanglante au Yémen. D'ailleurs, au lendemain de la destitution d'Omar el-Béchir, le 11 avril 2019, il avait notamment "décidé de maintenir sa participation à la coalition emmenée par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis au Yémen", rappelle Jeune Afrique.

Le chef des RSF (Forces de soutien rapide), "une unité paramilitaire formée à partir des vestiges des redoutables milices à cheval Janjawid au Darfour" s’est ainsi rendu en Arabie Saoudite. Il a construit une véritable relation avec l'Arabie en s’occupant, sous le règne d'Omar el-Béchir, le président déchu, du déploiement des forces soudanaises au Yémen dans la coalition dirigée par Riyad. "En retour, le général Hamdan a gagné d'importants nouveaux amis, dont le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, en plus d'une rémunération généreuse pour ses troupes. Les salaires saoudiens ont contribué à redorer le blason du général Hamdan dans son Darfour natal, où certains habitants des communautés qu’il avait terrorisées ont constaté des avantages lors de son accession au pouvoir", écrit le Financial Times.

Le général au passé sulfureux (il est accusé de massacres au Darfour) a réussi son ascension. Selon le New York Times, "la guerre a enrichi le général Hamdan, qui possède des intérêts dans les mines d’or, la construction et même une société de location de limousines. Parmi ses clients, Mohammed ben Salmane, prince héritier de l’Arabie Saoudite."

C'est ce même homme qui a mené la sanglante repression le 3 juin contre les manifestants à Khartoum. Le responsable des RSF "conserve un soutien régional, voire international. Ses forces sont appuyées à la fois par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, qui souhaitent les voir continuer à participer à la guerre catastrophique du Yémen", rapporte Al Jazeera.

Dans ce conflit yéménite qui concrétise toutes les divisions du Proche-Orient, le Soudan, frontalier de l'Egypte, est devenu un élément important que l'Arabie n'entend pas perdre. Tout comme le président Sissi au Caire, allié de l'Arabie. Dans un article du 15 juin, Le Monde prête à Mohamed Hamdan Daglo "Hemetti" l’intention d’envoyer certains de ses ex-miliciens en Libye… aux côtés des forces du maréchal Haftar, grand allié du maréchal Sissi… et donc de l’Arabie Saoudite. Franceinfo 28 juin 2019

- Soudan: sept morts lors de manifestations massives - AFP 30.06

Sept personnes ont été tuées dimanche au Soudan lors de manifestations massives pour réclamer aux militaires un transfert du pouvoir aux civils, selon l'agence de presse officielle, la contestation ayant réussi le pari de la mobilisation malgré le déploiement des forces de l'ordre. AFP 30.06

Albanie

- En pleine crise politique, seuls 20% des Albanais ont voté ce dimanche - euronews 30.06

Les Albanais ont voté dimanche mais très peu se sont déplacés jusqu'aux urnes. La participation n'atteignait pas 20% à l'heure de la fermeture des bureaux. Ces élections municipales divisent un pays englué dans une crise politique depuis février et la démission du parlement des députés de droite pour obtenir le départ du premier ministre socialiste Edi Rama.

Le report initial de ce scrutin municipal a renforcé la position de Rama. Le parlement, acquis à sa cause, a engagé une procédure de destitution du président Ilir Meta et confirmé la tenue des élections.

L'opposition a déjà prévenu qu'elle ne reconnaitrait pas les résultat du vote. De nombreuses manifestations ont ainsi paralysé Tirana toute la journée. En Europe, la situation est observée très attentivement. L'Etat des Balkans aspire à entrer dans l'Union Européenne, une adhésion qui sera discutée cet automne par les Etats-membres. euronews 30.06

Honduras

- Au Honduras, la pire crise politique depuis le coup d'Etat de 2009 - AFP28 juin 2019

Saigné par une émigration massive, miné par la corruption et secoué par de violentes manifestations réclamant la démission du chef de l'Etat Juan Orlando Hernandez, le Honduras s'enfonce dans la crise, dix ans après le coup d'Etat contre le président de gauche Manuel Zelaya.

Blocages de rues dans la capitale et plusieurs grandes villes, manifestants par milliers pour réclamer "la destitution immédiate" du président de droite : le petit pays d'Amérique centrale (9 millions d'habitants) connaît depuis un mois une vague de protestations contre le gouvernement de Juan Orlando Hernandez, au pouvoir depuis 2014.

Médecins et enseignants, soutenus par les étudiants et de nombreux habitants, sont à l'origine de cette mobilisation contre deux décrets gouvernementaux qui, selon eux, privatisent la santé et l'éducation.

L'arrestation en novembre de Tony Hernandez, le fère du président, aux Etats-Unis où il doit être jugé pour trafic de drogue, a également cristallisé le mécontentement de la population.

Lundi, la tension est encore montée d'un cran lorsque la police militaire a tiré sur une manifestation d'étudiants à Tegucigalpa, blessant au moins quatre personnes, alors que la répression policière a déjà fait trois morts et des dizaines de blessés.

D'autres manifestations, à l'appel de l'opposition, sont prévues vendredi à l'occasion du dixième anniversaire du coup d'Etat militaire contre le président Zelaya, aujourd'hui à la tête du parti Liberté et Refondation (gauche).

- "JOH dehors !" -

Le 28 juin 2009, après trois ans au pouvoir, Manuel Zelaya était arrêté chez lui et expulsé vers le Costa Rica, accusé de vouloir instaurer au Honduras le "socialisme du XXIe siècle", promu à l'époque par le Vénézuélien Hugo Chavez (1999-2013), avec lequel le chef de l'Etat avait opéré un rapprochement inédit.

Quelques mois plus tard, le candidat du Parti national (PN, droite), Porfirio Lobo, est élu à la présidence. Lui aussi du PN, Juan Orlando Hernandez lui succède en 2013, puis devient le premier président réélu pour un second mandat de quatre ans, après une réforme constitutionnelle.

Dix ans après le coup d'Etat, Porfirio Lobo lui-même estime que le pays traverse une crise pire qu'en 2009, avec un président "honni" par la population et auquel il recommande de démissionner.

"JOH dehors!" est devenu le mot d'ordre des manifestants, en référence aux initiales du chef de l'Etat. Un slogan surgi au sein de l'opposition de gauche qui n'a cessé d'accuser le président de fraudes électorales.

Pour l'ex-pésident Lobo, le gouvernement n'a pas été en mesure de s'attaquer aux problèmes économiques et au chômage qui poussent chaque année des dizaines de milliers de Honduriens à émigrer vers les Etats-Unis, parfois dans de spectaculaires "caravanes" cheminant à pied.

Mardi, le président Hernandez a exclu de démissionner. "Je vais faire (mon travail) jusqu'au dernier jour de mon mandat" en janvier 2022, a-t-il déclaré Ã la télévision.

- Pourrissement -

De son côté, Manuel Zelaya considère que la situation n'a cessé de se détériorer depuis 2009 : "Dix ans après, le peuple est dans la rue, les entreprises de transport sont en grève, il y a des soulèvements au sein même de la police", dénonce-t-il.

A deux reprises, les forces spéciales ont fait grève pour protester contre leurs journées de travail exténuantes depuis le début des manifestations antigouvernementales.

"Le peuple est dans la rue (pour réclamer) une baisse des prix de l'électricité, de l'eau, de l'essence", constate l'ex-président.

Récemment, l'Eglise catholique, très influente dans le pays, s'est prononcée contre le gouvernement. "Dans certains cas, (ils) sont la cause du problème", a déclaré la Conférence Épiscopale, dénonçant une gestion des problèmes par le pourrissement "qui ne fait qu'aiguiser les conflits".

Victor Meza, directeur de l'ONG Centre de documentation du Honduras, juge une telle prise de position encore impensable il y a quelques mois. Selon lui, "Hernandez est de plus en plus affaibli au sein de son propre parti et plus il s'affaiblit, plus sa dépendance à l'égard de ses soutiens, les Etats-Unis et les forces armées, est grande".

Le 20 juin, M. Hernandez a rencontré à Washington le vice-président américain Mike Pence, une réunion destinée à "renforcer la relation étroite" entre les deux pays, selon la Maison Blanche. AFP 28 juin 2019




SOCIAL ET SOCIÉTÉ

Italie

- Une énième crise des déchets plonge Rome en apnée - LeFigaro.fr 28.06

La Ville Éternelle devient pestilentielle. Depuis trois semaines, le concours de la photo de poubelle la plus dégoûtante est lancée sur les réseaux sociaux. Les habitants de certains quartiers de Rome (Italie) rivalisent de clichés de leurs rues devenues des dépotoirs en plein air. Le 16 juin, la maire Virgina Raggi -Mouvement 5 Étoiles- a estimé que «la nouvelle d’une prétendue urgence ne trouve heureusement aucune base».

Voila dix ans que Rome souffre d’une puanteur qui s’immisce partout. L’affaire surgit sur la scène publique en 2013 quand le plus grand site d’enfouissement d’Europe, Malagrotta, au sud-ouest de la ville, est définitivement fermée. Depuis plusieurs années, son fonctionnement, en plus d’être opaque, laissait grandement à désirer: les déchets étaient envoyés en centre de tri sans être correctement traités. Restaient les décharges de Rocca Cencia, à l’est, et celle de Via Salaria au nord. La première, régulièrement surchargée, a été incendiée en mars dernier ; la seconde est partie en fumée en décembre 2018. Deux sites de traitement biologique existent encore à Malagrotta, mais des travaux de maintenance ont réduit son activité depuis le mois d’avril. Sans alternative, les Romains étouffent.

Rats, mouettes, asticots qui grouillent au sol et grandissent jusqu’à devenir des mouches... Ces nuisibles ont trouvé un nouveau foyer dans les poubelles des Romains, contraints de laisser leurs ordures se putréfier sous les fortes chaleurs.

Un phénomène vient s’ajouter au marasme ambiant. Excédés par les montagnes de déchets, les Romains ont décidé de résoudre le problème par le feu. Plus de 300 sites ont été incendiés en trois ans, avait indiqué en octobre dernier Sergio Costa, ministre de l’Environnement, proche du Mouvement 5 Étoiles. C’est d’ailleurs sur ce point que la maire Virginia Raggi a privilégié sa communication ce mois-ci. Sur Facebook, l’édile, en plus de faire la chasse aux «zozzone», les ‘‘sagouins’’ qui déposent leurs ordures à côté des poubelles, dénonce des «actes de sabotage». Ces incendies criminels, estime-t-elle, sont un «véritable attentat à la santé», les fumées dégagées étant toxiques,, ainsi qu’ «aux poches des contribuables», rappelant «que chaque benne coûte environ 800 euros. Ces dernières années, nous avons donc “brûlé” un peu moins d’un million d’euros que nous aurions pu investir pour la ville». Or, signe du manque de considération sur ce sujet, la municipalité romaine n’a plus de conseiller environnement depuis des mois.

Qui est responsable? Pour Raggi, il faut se tourner vers la région Latium. Et pour son président, Nicola Zingaretti issu du parti d’opposition démocrate, la région n’est pas «obligée de recevoir les déchets provenant de la capitale». Quand l’un fait une proposition, l’autre s’y oppose et vice-versa. Mais ce bras de fer politique confine à l’immobilisme, que les riverains indisposés peinent à comprendre.

Face à la crise des déchets, le navire Rome prend l’eau de toutes parts. Et chaque nouvel accroc vient alourdir un système déjà exsangue. Depuis début 2019, la capitale produit 5 000 tonnes de déchets par jour, soit plus de 1,8 million de tonnes par an. Les équipes de ramassage de la société AMA sont trop peu nombreuses pour quadriller correctement toute la ville.

Les usines TMB sont peu nombreuses, vétustes et s’enrayent à la moindre anicroche. Les déchets recyclables et non-recyclables doivent être séparés. Normalement, ces derniers quittent la ville pour d’autres destinations: décharges régionales, incinérateurs ou usines d’exploitation étrangères. Or la quantité de déchets reçue est bien plus élevée que la capacité d’accueil initale des usines. De fait, celles-ci qui ne devaient être qu’un point de passage dans le vaste cycle de recyclage ou de destruction des déchets, sont devenues d’authentiques lieux de stockage. En plus des incendies d’usines, la pression s’est accentuée quand un contrat -controversé- avec l’Autriche est arrivé à terme fin 2018, sans qu’aucune alternative ne soit proposée. Cet engagement prévoyait l’acheminement de 70.000 tonnes d’ordures romaines par an vers des incinérateurs autrichiens, qui alimentaient ensuite 170 000 familles en électricité. LeFigaro.fr 28.06


ECONOMIE

UE - Mercosur

LVOG - Pourquoi exporter à l'autre bout du monde ce qu'on peut produire et consommer sur place ?

Parce qu'avec le capitalisme on ne produit pas pour satisfaire les besoins de la population mais uniquement pour faire du profit. On produit au-delà de nos besoins locaux ou nationaux, voire continentaux, et on exporte le reste. On encombre les océans, les routes et les airs, on pollue et gaspille un maximum d'énergie fossile, les produits sont conditionnés et maltraités, ils passent par plein d'intermédiaires et sont plus chers à l'arrivée, peu importe, seul le profit compte, tel le veut la logique du capitalisme.

- Commerce: après 20 ans de discussions, accord "historique" entre UE et Mercosur - AFP 29 juin 2019

L'Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ont annoncé vendredi s'ére entendus sur un vaste traité de libre-échange, touchant près de 770 millions de consommateurs, qu'ils négociaient depuis 20 ans.

"Je mesure mes paroles avec soin car c'est un accord réellement historique", a réagi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, depuis le Japon où il participait au sommet du G20.

La conclusion de ce pacte envoie "un réel message en soutien à un commerce ouvert, équitable, durable", a-t-il insisté. "Cela montre que dans ces temps turbulents (...), des compromis peuvent être trouvés".

Derrière lui, avaient pris place, pour la photo, l'ensemble des dirigeants européens et du Mercosur - dont la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron -, comme pour symboliser leur union face au courant protectionniste.

Le président argentin Mauricio Macri a aussi salué à Osaka un "jour historique", tandis que le Brésil se félicitait de l'engagement des deux blocs, à une époque "de tensions et d'incertitudes dans le commerce international, en faveur de l'ouverture économique".

Les négociateurs étaient entrés mercredi soir à Bruxelles dans la dernière ligne droite des discussions, avec l'objectif de s'entendre enfin sur ce texte, dans un contexte mondial déstabilisé par la politique commerciale offensive du président américain, Donald Trump.

Cet accord permettra d'éliminer de nombreux droits de douane entre les deux parties au niveau industriel et agricole, mais concerne aussi les services, les marchés publics, les obstacles techniques au commerce, les mesures sanitaires et phytosanitaires et la propriété intellectuelle.

Le PIB de l'UE et du Mercosur représente un quart de celui de la planète, soit 18.000 milliards d'euros. L'accord, un des plus vastes jamais conclus par les 28, suscite cependant la profonde inquiétude des agriculteurs européens, qui craignent une concurrence jugée déloyale, ainsi que des ONG, préoccupées par ses conséquences pour le climat.

Le compromis négocié par la Commission devra être approuvé par les 28 Etats membres, un parcours qui s'annonce délicat, puis par le Parlement européen.

Les Européens ont obtenu de dernières avancées du côté du Mercosur en matière d'indications géographiques: 357 seront finalement protégées. Et surtout l'ouverture de leur secteur automobile, les droits élevés du Mercosur sur les voitures (35%) et les pièces détachés (jusqu'à 18%) devant à terme être éliminés.

A l'inverse, les Sud-Américains obtiennent un accès accru au marché européen pour leur production agricole, en particulier leur boeuf.

Les agriculteurs européens n'ont cessé de protester ces derniers mois contre ces discussions.

Le compromis comporte "certains défis pour les agriculteurs européens et la Commission européenne sera à leur disposition pour les aider", a concédé le commissaire à l'Agriculture Phil Hogan. Il leur promet "une aide financière" jusqu'à un milliard d'euros "en cas de perturbation du marché".

"Pour que cet accord soit gagnant-gagnant, nous ne nous ouvrirons aux produits agricoles du Mercosur qu'avec des quotas soigneusement gérés qui garantiront qu'aucun produit ne risque d'inonder le marché européen", a-t-il insisté.

L'accord permettra au Mercosur d'exporter 99.000 tonnes de viande bovine en Europe sans droit de douane chaque année.

Les négociations ont aussi été attaquées dans une lettre ouverte par 340 ONG européennes et sud-américaines, dont Greenpeace et Friends of the Earth, sur deux autres fronts: l'environnement et les droits de l'Homme.

Ces organisations, déà opposées pour certaines aux précédentes négociations commerciales de l'UE avec les Etats-Unis ou le Canada, condamnent "la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil" depuis l'investiture en janvier du président d'extrême droite, Jair Bolsonaro.

Bruxelles met en avant que l'accord inclut un chapitre sur le développement durable, qui couvre "la conservation des forêts, le respect des droits des travailleurs et la promotion d'un comportement responsable des entreprises".

"Les normes de sécurité alimentaire de l'UE resteront inchangées et toutes les importations devront être conformes" à ces règles, comme c'est déjà le cas actuellement, ajoute aussi la Commission.

L'UE et le Mercosur ont échangé en 2018 pour près de 88 milliards d'euros de marchandises. Les pays d'Amérique du Sud ont essentiellement exporté leurs produits agricoles, et les Européens des produits industriels et pharmaceutiques. AFP 29 juin 2019

- À peine conclu, l'accord UE-Mercosur ulcère les agriculteurs (même macronistes) - Le HuffPost 29 juin 2019

“Concurrence déloyale et tromperie totale.” L’accord de libéralisation commerciale entre l’UE et les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) annoncé vendredi 28 juin au soir est jugé “inacceptable” par les agriculteurs français, y compris par l’éleveur et nouveau député macroniste Jérémy Decerle.

“Quelques semaines après l’élection européenne, inacceptable signature d’un accord Mercosur-UE qui va exposer les agriculteurs européens à une concurrence déloyale et les consommateurs à une tromperie totale”, a tweeté la patronne du premier syndicat agricole français FNSEA, Christiane Lambert sur le slogan “n’importons pas l’agriculture et l’alimentation que nous ne voulons pas chez nous”. Le HuffPost 29 juin 2019

UE - Vietnam

- L'UE et le Vietnam signent un accord de libre-échange - sputniknews.com 30.06

Signé ce dimanche à Hanoï, en présence de la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström et du ministre vietnamien de l'Industrie et du Commerce Tran Tuan Anh, l'accord de libre-échange prévoit la suppression de 99% des droits de douane entre l’Union européenne et le Vietnam.

Lorsque l'accord entrera en vigueur, l'UE lèvera 85% de ses droits de douane sur les produits vietnamiens, réduisant progressivement le reste au cours des sept prochaines années.

Pendant ce temps, le Vietnam lèvera 49% de ses droits d'importation sur les exportations de l'UE. Le reste sera éliminé au cours des 10 ans à venir.

Le Vietnam est le deuxième partenaire commercial de l'UE en Asie du Sud-Est, avec un chiffre d'affaires de 56 milliards de dollars pour l'an dernier. sputniknews.com 30.06

Cédéao

- Cédéao : en attendant la monnaie unique… - franceinfo 28.06

Un nom circule depuis des années, Eco. Une date de naissance : 2020. Les conclusions de la conférence des Chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui se tient le 29 juin 2019 à Abuja (Nigeria), donneront un nouvel indice sur la concrétisation de cet ambitieux projet monétaire. Et par conséquent sur la solidité de la volonté politique à y parvenir, bien qu'elle n'ait cessé d'être réaffirmée depuis le sommet de décembre 2017, dont le principal ordre du jour a été la création d'une monnaie unique.

Dans le communiqué final, les pays membres réitéraient "leur ferme volonté à œuvrer à l’atteinte des objectifs des pères fondateurs de la (Cédéao) de doter la région d’une union monétaire en vue d’accélérer la construction d’un espace de prospérité et de solidarité."

"La Cédéao, c'est 15 pays, 335 millions d'habitants, un PIB de 637 milliards de dollars, une superficie de 5,1 millions de km², 3 langues officielles et plus de 1000 langues locales." Momodou Saho - Agence monétaire de l'Afrique de l'Ouest

La convergence économique a été longtemps un frein à la création de la monnaie unique. Notamment parce que la Cédéao est une organisation qui a un profil monétaire particulier. Huit Etats (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) constituent déjà l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) qui utilise le franc CFA, autrefois arrimé au franc français et aujourd'hui à l'euro. Les sept autres (le Cap-Vert dont la monnaie a aussi une parité fixe avec l'euro, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone) ont chacun leur monnaie.

L'un des critères de convergence requis est lié à l'inflation. Les experts soulignent qu'il est complexe de chercher à harmoniser les taux d'inflation des pays de l'Umoa, associés à une économie forte – celle des pays développés de l'Union européenne –, avec ceux des autres membres de la zone Cédéao, des pays en voie de développement, dont les structures économiques diffèrent. Pragmatiques, les Etats ont fini par jouer la carte de la flexibilité sur cette question afin de se donner une chance d'atteindre leur objectif. "Il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une convergence macroéconomique soutenue", soulignait en 2018 Momodou Saho, directeur général de la l'Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Amao).

Mais un autre obstacle, politique cette fois-ci, se dresse. Les sept pays, jaloux de leur souveraineté monétaire, craignent une ingérance française, par le biais des pays de la zone franc CFA. Le Nigeria, le géant sous-régional qui a toujours appelé à éviter toute précipitation dans le processus de mise en place de la future monnaie, l'a encore récemment souligné. "Si nous prenons une décision sur notre monnaie, elle doit être prudente, pour ne pas mettre notre économie en difficulté. C’est très important et c’est pourquoi les responsables de notre banque centrale ont été très précautionneux sur la question", confiait Musa Nuhu, le chef de la cellule nationale Cédéao au ministère nigérian des Affaires étrangères dans les colonnes du journal nigérian Vanguard en mai 2019.

En évoquant les pays francophones qui utilisent le CFA, il a déclaré : "Le problème qui se pose, c'est que la Banque centrale du Nigeria leur demande de dissocier le CFA de la Banque de France. La valeur de ce franc CFA est déterminée par la Banque de France, qui conserve leurs réserves et fixe également son taux de change."

"Pour le naira (la monnaie nigériane), a poursuivi le responsable nigérian, nous ne nous cachons pas derrière les institutions (...) nos réserves sont en dollars américains, en euros et récemment en (yuan) chinois, nous sommes donc seuls. Si une monnaie se cache derrière une autre, on ne peut pas apprécier sa valeur réelle". Histoire d'en finir avec le CFA

Alors que le débat autour du CFA fait rage dans les pays concernés, le projet de l'union monétaire de la Cédéao s'apparente à une porte de sortie offerte aux pays de la zone Franc. Néanmoins, souligne l'économiste togolais Kako Nubupko, "la perspective de la monnaie Cédéao ne peut pas empêcher de faire les réformes en zone Franc, parce que l’on ne sait pas quand elle sera effective. Le projet a été déjà reporté quatre fois. Les Etats seront-ils prêts pour 2020 (date de lancement prévue) ? Les relations avec le Nigeria sont-elles suffisamment claires pour se lancer dans cette monnaie ? (...) Il y a beaucoup de questions auxquelles nous n’avons pas encore de réponses."

Quels que soient les obstacles, selon un rapport de la BAD publié en 2016, l’achèvement de l’intégration monétaire de l’Afrique de l’Ouest souhaitée depuis les années 80 (le Programme de coopération monétaire de la Cédéao, PCMC) a été adopté en 1987) passe par la création d’une monnaie unique. D’autant qu'elle offrirait "aux pays d’Afrique de l’Ouest une opportunité de résoudre plus efficacement les nombreux problèmes monétaires auxquels ils sont actuellement confrontés" et qu’aucun d’eux ne peut résoudre seul.

Pour de nombreux observateurs, il est peu probable que les citoyens de la zone Cédéao tiennent dans leurs mains la monnaie commune en 2020, puisqu'il n'y a pas encore de banque centrale établie pour l'émettre (mais la possibilité que l'Agence monétaire ouest-africaine en devienne une est sur la table). Dans les prochains mois, l'Eco devrait plus s'apparenter à une unité de compte ou à une monnaie de référence au sein de la Cédéao. Une étape cruciale car les espèces sonnantes et trébuchantes de la monnaie commune ne relèveraient alors plus du virtuel. franceinfo 28.06

Etats-Unis - Pétrole de schiste.

- Le pétrole de schiste américain creuse des dettes abyssales - 2000watts.org 12 Juin 2019

Le pétrole de schiste américain creuse des dettes abyssales

Le pétrole de schiste a souvent été présenté comme l’eldorado énergétique du futur capable de rassasier l’Economie mondiale. Avec 8,5 millions de barils/jours, le schiste US pourrait encore augmenter d’un million b/j d’ici à la fin de l’année.

Cependant, dans les coulisses, le tableau est moins rose. Les faillites s’accumulent et le manque de retour sur investissement exaspère Wall Street. Un sondage sur 29 compagnies pétrolières actives dans le schiste montre qu’elles ont perdu 2,5 milliards $ durant le premier trimestre de cette année. 174 faillites et le compteur tourne

Cette même dream-team avait déjà publié des pertes de 2,1 milliards durant le dernier trimestre 2018. Paradoxalement, ces performances négatives sont réalisées alors qu’elles ont diminué de 16% leurs investissements afin de réduire leurs coûts.

Globalement, les producteurs de schiste ont atteint un cash flow négatif de 184 milliards $ depuis 2010. Il est difficile de trouver une industrie qui jongle avec autant de pertes.

Depuis la crise pétrolière de 2014, 174 entreprises de pétrole et de gaz de schiste ont demandé l’ouverture de faillites afin de restructurer plus de 100 milliards $ de dettes. Pour le premier trimestre 2019, la tendance continue avec 8 faillites et une ardoise de 3 milliards $.

Il n'y a que quelques jours, Weatherford a demandé la protection d’une mise en faillite afin de restructurer sa dette de 6,7 milliards $. Avec un baril dans la zone des 55$, la contamination va se propager.

A touché le fonds, mais...

Le génie américain du pétrole de schiste a reposé sur deux facteurs : A) une communication portée par les présidents Obama et Trump afin de donner l’illusion d’abondance énergétique et B) d’avoir réussi à financer son développement et ses pertes par les fonds de pensions étrangers (européens et asiatiques) ainsi que par les Banques Nationales comme la BNS Suisse.

Les entreprises de schiste ont peut être touché le fonds, mais elles creusent encore! 2000watts.org 12 Juin 2019

Défense du marxisme

Le socialisme.

Les deux bases capitalistes sur lesquelles repose le socialisme scientifique. - ( F. Engels -1877)

(Karl Marx par Friedrich Engels - Ecrit en juin 1877, paru dans le Volks-Kalender, Brunswick, 1878. Numérisé par l'encyclopédie de l'Agora.)

Extrait. Marx a inscrit son nom dans l'histoire de la science par de nombreuses et importantes découvertes, dont nous ne citerons ici que les principales.

La première est la révolution accomplie par lui dans la conception de l'histoire mondiale. On considérait auparavant que les raisons dernières de tous les changements historiques doivent être cherchées dans les idées changeantes des hommes et que, de tous les changements historiques, les plus importants, ceux qui dominent toute l'histoire, sont les changements politiques. Mais on ne se demandait pas d'où viennent les idées aux hommes et quelles sont les causes qui déterminent les changements politiques. Seule, la nouvelle école des historiens français et, en partie aussi des historiens anglais en était venue à la conviction que, depuis le Moyen âge au moins, la force motrice, dans l'histoire européenne, était la lutte qui se développait entre la bourgeoisie et la féodalité pour la domination sociale et politique. Mais c'est Marx qui démontra que, jusqu'à nos jours, toute l'histoire est une histoire de luttes de classe, qu'il ne s'agit dans toutes les luttes politiques, multiples et complexes, que de la domination sociale et politique de telle ou telle classe, que pour la classe ancienne il s'agit de maintenir cette domination et pour les classes qui s'élèvent de conquérir le pouvoir.

Mais comment naissent et se maintiennent ces classes. Elles naissent et se maintiennent toujours en vertu des conditions matérielles, tangibles, dans lesquelles une société donnée produit et échange ce qui est nécessaire à la vie. La domination féodale du moyen âge reposait sur l'économie de petites communautés paysannes qui produisaient ellesmêmes presque tous les produits de leur consommation, ignoraient à peu près l'échange et étaient protégées contre l'étranger par la noblesse belliqueuse qui leur conférait une cohésion nationale, ou du moins politique. Lorsque les villes grandirent et qu'il se forma une industrie artisane distincte, qui donna lieu à un commerce d'abord purement national, puis international, la bourgeoisie urbaine se développa et, dans sa lutte contre la noblesse, conquit sa place dans le régime féodal en tant que classe sociale jouissant de droits spéciaux. Mais la découverte de nouveaux pays, à partir du milieu du XVe siècle, fournit à la bourgeoisie un champ d'affaires plus vaste et, par suite, un nouveau stimulant à son industrie. Le métier fut supplanté dans les branches les plus importantes par la manufacture qui, elle-même, après l'invention de la machine à vapeur, au siècle dernier, fut refoulée par la grande industrie. Cette dernière, à son tour, réagit sur le commerce en supplantant dans les pays arriérés l'ancien travail à la main, en créant dans les pays plus développés les moyens actuels de communication, les machines à vapeur, les chemins de fer et le télégraphe électrique.

Ainsi la bourgeoisie concentrait de plus en plus entre ses mains les richesses et la puissance sociales, alors qu'elle resta longtemps encore écartée du pouvoir politique, qui se trouvait entre les mains de la noblesse et de la royauté appuyée sur la noblesse. Mais à un certain degré de développement — en France, par exemple, après la grande Révolution — la bourgeoisie conquit aussi le pouvoir et devint à son tour la classe gouvernante en face du prolétariat et des petits paysans.

De ce point de vue s'expliquent tous les phénomènes historiques — si l'on a une connaissance suffisante de la situation économique de la société, situation que négligent nos spécialistes de l'histoire. Les idées et les croyances de chaque époque s'expliquent également de la façon la plus simple par les conditions de vie économique de cette époque et par les rapportss sociaux et politiques qui en découlent. Ce n'est que grâce à cette conception que l'histoire a été posée pour la première fois sur son véritable terrain. Le fait évident que les hommes, avant tout, mangent, boivent, s'abritent et s'habillent et qu'ils doivent travailler avant de pouvoir lutter pour le pouvoir, s'occuper de politique, de religion et de philosophie, ce fait manifeste, jusqu'à présent complètement négligé, a enfin obtenu droit de cité dans l'histoire.

Pour l'idée socialiste, cette nouvelle conception de l'histoire était extrêmement importante. Il est maintenant démontré que toute l'histoire de l'humanité se meut dans les antagonismes et les luttes de classe, qu'il y a toujours eu des classes dominantes et dominées, exploiteuses et exploitées, et que la grande majorité des hommes a toujours été condamnée à un dur labeur et à une misérable existence. Pourquoi cela? Tout simplement parce qu'à toutes les étapes précédentes du développement de l'humanité la production était encore si faible que l'histoire ne pouvait avancer qu'avec l'existence de ces antagonismes; que seule une petite minorité privilégiée contribuait à la progression historique, tandis que la masse était condamnée à gagner par son travail ses maigres moyens de subsistance et à accroître sans cesse la richesse de la minorité privilégiée.

Mais cette conception de l'histoire, conception qui explique si naturellement et si simplement la domination de classe, expliquée jusque-là par la méchanceté des hommes, conduit aussi à la conviction que, vu le développement formidable atteint actuellement par les forces de production, il ne reste plus aucune raison, tout au moins dans les pays avancés, de diviser les hommes en dominateurs et en dominés, en exploiteurs et en exploités.

La grande bourgeoisie dominante a rempli sa mission historique; non seulement elle n'est plus capable de diriger la société, mais elle est devenue un obstacle au développement de la production, comme le démontrent les crises commerciales, principalement la dernière, et la dépression de l'industrie dans tous les pays. La direction historique est passée au prolétariat, classe qui peut s'affranchir uniquement parce que, en vertu de sa situation sociale, elle anéantit toute domination de classe, toute subordination et toute exploitation. Les forces productrices sociales, qui ont dépassé les capacités de la bourgeoisie, n'attendent que le moment de passer en la possession du prolétariat uni, qui établira un régime permettant à tous les membres de la société de participer non seulement à la production, mais aussi à la répartition et à la gestion des richesses sociales. Grâce à la régularisation rationnelle de toute la production, ce régime pourra élever les forces de production sociales et les produits créés par elles de façon à satisfaire de plus en plus les besoins raisonnables de chacun.

La deuxième découverte importante de Karl Marx est l'explication des rapports du capital et du travail, autrement dit, la démonstration de la façon dont s'accomplit l'exploitation des ouvriers par les capitalistes dans la société actuelle, avec le mode de production capitaliste existant. Depuis que l'économie politique avait établi que seul le travail est la source de toute richesse et de toute valeur, on devait fatalement se demander comment il se fait que le salarié ne reçoive pas toute la valeur produite par son travail et doive en abandonner une partie au capitaliste. C'est en vain que les économistes bourgeois et socialistes s'efforcèrent de donner une réponse strictement scientifique à cette question jusqu'au moment où Marx en apporta la solution. Le mode de production capitaliste actuel implique l'existence de deux classes sociales: d'un côté, les capitalistes, qui possèdent les instruments nécessaires à la production et à l'existence; de l'autre, les prolétaires, qui ne possèdent rien et sont obligés, pour vivre, de vendre leur seule marchandise: leur force de travail. Mais la valeur d'une marchandise quelconque est déterminée par la quantité de travail socialement nécessaire pour la production et le renouvellement de cette marchandise; par suite, la valeur de la force de travail d'un homme moyen pendant un jour, un mois, une année, est déterminée par la quantité de produits nécessaires à l'entretien de l'ouvrier pendant un jour, un mois, une année. Admettons que les produits nécessaires à un ouvrier pour un jour exigent six heures de travail, ou, ce qui revient au même, que le travail qui y est incorporé représente une durée de six heures. Dans ce cas, la valeur de la force de travail pour un jour s'exprimera par la somme d'argent nécessitant également six heures pour être produite. Admettons maintenant que le capitaliste qui occupe notre ouvrier lui paie cette somme, c'està- dire la valeur totale de sa force de travail. Si l'ouvrier travaillait actuellement six heures par jour pour le capitaliste, il rembourserait complètement au capitaliste la dépense effectuée par ce dernier: six heures de travail pour une somme valant six heures de travail. Mais alors il ne resterait rien dans la poche du capitaliste. Celui-ci, évidemment, raisonne tout autrement: j'ai acheté, dit-il, la force de travail de cet ouvrier non pas pour six heures, mais pour toute une journée. Par suite, il oblige l'ouvrier à travailler, suivant les circonstances, 8, 10, 12, 14 heures, et même davantage, de sorte que le produit des heures qui suivent la sixième heure de travail est le produit d'un travail impayé et s'en va dans la poche du capitaliste. Ainsi l'ouvrier au service du capitaliste non seulement rend à ce dernier la valeur qu'il en a reçue pour sa force de travail, mais produit encore une plus-value que le capitaliste commence par s'approprier et qui ensuite, en vertu de lois économiques déterminées, se répartit dans toute la classe capitaliste et forme la principale source d'où découlera la rente foncière, l'intérêt, l'accumulation capitaliste, en un mot toutes les richesses consommées et accumulées par les classes parasites.

Ainsi, il a été démontré que les richesses acquises par les capitalistes actuels proviennent de l'expropriation d'un travail d'autrui impayé, tout comme celles des propriétaires d'esclaves ou des seigneurs féodaux qui exploitaient le travail des serfs, et que toutes ces formes d'exploitation ne se distinguent que par la manière et les moyens employés pour s'approprier le travail d'autrui. Par suite, les classes possédantes ne peuvent plus arguer hypocritement que le Droit, la Justice, l'Egalité des droits et des devoirs, l'Harmonie générale des intérêts règnent dans l'ordre social actuel. La société bourgeoise d'aujourd'hui, comme les sociétés antérieures, est une forme gigantesque d'exploitation de l'immense majorité du peuple par une minorité infime, qui ne cesse en outre de diminuer.

C'est sur ces deux bases capitalistes que repose le socialisme scientifique contemporain.

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Défense du marxisme

L’attitude de la bourgeoisie à l’égard du prolétariat.

La situation de la classe ouvrière en Angleterre (F. Engels -1845)

Je n'ai jamais vu une classe si profondément immorale, si incurablement pourrie et intérieurement rongée d'égoïsme, si incapable du moindre progrès que la bourgeoisie anglaise, et j'entends par là surtout la bourgeoisie proprement dite, singulièrement la bourgeoisie libérale, qui veut abroger les lois sur les grains. Pour elle il n'existe rien au monde qui ne soit là pour l'argent, sans l'excepter elle-même, car elle ne vit que pour gagner de l'argent et pour rien d'autre, elle ne connaît pas d'autre félicité que de faire une rapide fortune, pas d'autre souffrance que de perdre de l'argent 477. Avec une telle rapacité et une telle cupidité il est impossible qu'il existe un sentiment, une idée humaine qui ne soient souillés. Certes, ces bourgeois anglais sont de bons époux et de bons pères de famille, ils ont aussi toutes sortes de « vertus privées » comme on dit, et, dans les rapports de la vie courante, ils semblent tout aussi respectables et corrects que tous les autres bourgeois; même dans les affaires, on peut mieux traiter avec eux qu'avec les Allemands; ils ne marchandent et n'ergotent pas tant que nos épiciers, mais qu'importe tout cela ? En dernier ressort, le seul facteur décisif reste l'intérêt particulier et spécialement la volonté de gagner de l'argent. Un jour je pénétrai dans Manchester avec un de ces bourgeois et discutai avec lui de la construction déplorable, malsaine, de l'état épouvantable des quartiers ouvriers et déclarai n'avoir jamais vu une ville aussi mal bâtie. L'homme m'écouta calmement et au coin de la rue où il me quitta, il déclara : « And yet, there is a great deal of money made here. » (Et malgré tout, on gagne ici énormément d'argent.) « Au revoir, Monsieur! » Le bourgeois se moque éperdument de savoir si ses ouvriers meurent de faim ou pas, pourvu que lui gagne de l'argent.

Toutes les conditions de vie sont évaluées au critère du bénéfice, et tout ce qui ne procure pas d'argent est idiot, irréalisable, utopique. C'est pourquoi l'économie politique, science qui étudie les moyens de gagner de l'argent, est la science préférée de ces juifs usuriers. Ils sont tous économistes. Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face; et, comme dit Carlyle, il ne reconnaît pas d'autre relation d'un homme à un autre homme, que celle du paiement comptant. Même les liens entre lui et sa femme ne sont - dans 99 % des cas - qu'un « paiement comptant ». L'esclavage misérable dans lequel l'argent tient le bourgeois marque même le langage, du fait de la domination de la bourgeoisie; l'argent fait la valeur de l'homme; cet homme vaut 10,000 livres (he is worth ten thousands pounds), c'est-à-dire il les a. Quiconque a de l'argent est « respectable », appartient à « la meilleure catégorie de gens » (the better sort of people), est « influent » (influential) et ce qu'il accomplit fait époque dans son milieu. Le sordide esprit mercantile imprègne la langue tout entière, tous les rapports humains sont traduits en formules commerciales expliquées sous forme de catégories économiques. Commande et fourniture, demande et offre, supply and demand, telles sont les formules à l'aide desquelles la logique de l'Anglais juge toute la vie humaine. Voilà qui explique la libre concurrence partout, voilà qui explique le régime du « laissezfaire » et du « laisser-aller » dans l'administration, dans la médecine, l'éducation et bientôt aussi dans la religion où la domination de l'Église d'État s'effondre de plus en plus. La libre concurrence ne veut pas de limites, pas de contrôle d'État; tout l'État lui pèse, son voeu le plus cher serait d'être dans un régime tout à fait dépourvu d'État, où chacun pourrait exploiter son prochain à coeur joie comme dans la « société » de notre ami Stirner, par exemple. Mais comme la bourgeoisie ne peut se passer de l'État, ne serait-ce que pour tenir en respect le prolétariat qui lui est tout aussi nécessaire, elle utilise le premier contre le second et cherche à tenir l'État le plus possible à distance en ce qui la concerne.

Il ne faudrait cependant pas croire que l'Anglais « cultivé » fait si ouvertement étalage de cet égoïsme. Au contraire il le dissimule avec la plus vile hypocrisie. - Comment ? Vous dites que les riches Anglais ne pensent pas aux pauvres, eux qui ont bâti des établissements de bienfaisance comme on n'en voit dans aucun autre pays ? Oui-da, des établissements de bienfaisance ! Comme si c'était rendre service au prolétaire que de commencer par l'exploiter jusqu'au sang pour pouvoir ensuite apaiser sur lui avec complaisance et pharisaïsme votre prurit de charité et pour vous présenter à la face du monde en grands bienfaiteurs de l'humanité, alors que vous rendez à ce malheureux que vous avez sucé jusqu'à la moelle, la centième partie de ce qui lui revient ! Bienfaisance qui dégrade plus encore celui qui la pratique que celui qui la reçoit; bienfaisance qui enfonce encore davantage dans la poussière le malheureux qu'on a foulé aux pieds, qui implique que le paria déshumanisé, exclu de la société, renonce d'abord à la dernière chose qui lui reste, à son aspiration à la qualité d'homme, et mendie d'abord sa grâce auprès de la bourgeoisie, avant qu'elle lui fasse la grâce de lui imprimer sur le front, en lui faisant l'aumône, le sceau de la déshumanisation ! Mais à quoi bon ces réflexions. Écoutons la bourgeoisie anglaise elle-même. Il n'y a pas même un an, j'ai lu dans le Manchester Guardian la lettre suivante, adressée au Rédacteur en chef, qui la publia sans autre commentaire, comme une chose toute naturelle et raisonnable :

Monsieur le Rédacteur en chef,

Depuis quelque temps on rencontre dans les grandes rues de notre ville une foule de mendiants qui, tantôt par leurs vêtements en haillons et leur aspect maladif, tantôt par l'étalage de blessures béantes et d'infirmités repoussantes, cherchent à éveiller la pitié des passants de façon souvent fort impudente et fort offensante.

J'incline à croire que lorsqu'on paye non seulement l'impôt pour les pauvres, mais qu'on apporte en outre une généreuse contribution à l'entretien d'établissements de bienfaisance, on en a fait assez pour avoir le droit d'être enfin à l'abri d'importunités aussi désagréables et cyniques; et à quoi donc sert l'impôt si lourd que nous payons pour l'entretien de la police municipale, si la protection qu'elle nous accorde ne nous permet même pas d'aller tranquillement en ville ou d'en revenir ? - J'espère que la publication de ces lignes dans votre journal qui jouit d'une grande diffusion, incitera les pouvoirs publics à faire disparaître cette calamité (nuisance) et je reste

Votre très dévouée,

Une Dame.

Et voilà! La bourgeoisie anglaise pratique la charité par intérêt, elle ne fait jamais cadeau de rien, elle considère ses dons comme un marché, elle traite avec les pauvres une affaire et dit :

« Si je consacre tant à des fins philanthropiques, j'achète ainsi le droit de ne pas être importuné davantage et vous vous engagez en échange à rester dans vos antres obscurs et à ne pas irriter mes nerfs sensibles par l'étalage public de votre misère ! Vous pouvez toujours désespérer, mais faites-le en silence, je le stipule dans le contrat, je m'achète ce droit en versant ma cotisation de 20 livres pour l'hôpital! » Oh! l'infâme philanthropie que voilà d'un bourgeois chrétien. Et c'est ce qu'écrit « une dame », oui, vous avez lu, une dame, elle fait bien de signer de ce nom, elle n'a heureusement plus le courage de prendre le nom de femme! Mais si les dames sont comme ça, que sera-ce des « Messieurs » ? On dira qu'il s'agit là d'un cas isolé. Mais pas du tout, la lettre ci-dessus exprime bien les sentiments de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, sinon le rédacteur ne l'aurait pas acceptée, sinon elle aurait été suivie d'une réponse quelconque que j'ai vainement cherchée dans les numéros suivants. Et quant à l'efficacité de cette bienfaisance, le chanoine Parkinson lui-même affirme que les pauvres sont aidés bien davantage par leurs semblables que par la bourgeoisie; et une aide de ce genre, émanant d'un brave prolétaire qui sait lui-même ce qu'est la faim, pour qui le partage de son maigre repas représente un sacrifice, mais qui le fait avec joie, une telle aide rend un tout autre son que l'aumône jetée au pauvre par le bourgeois gavé.

Mais même dans les autres domaines, la bourgeoisie simule un humanitarisme sans bornes - mais seulement lorsque l'exige son propre intérêt. Ainsi en va-t-il dans sa politique et dans son économie politique.

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Défense du marxisme

Droit de l'homme contre droit du citoyen.

Extrait de « La Question juive » (K. Marx 1843)

On fait une distinction entre les « droits de l’homme » et les « droits du citoyen ». Quel est cet « homme » distinct du citoyen ? Personne d’autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé « homme », homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l’homme ? Qu’est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l’État politique à la société bourgeoise, par l’essence de l’émancipation politique.

Constatons avant tout le fait que les « droits de l’homme », distincts des « droits du citoyen », ne sont rien d’autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire de l’homme égoïste, de l’homme séparé de l’homme et de la communauté. La Constitution la plus radicale, celle de 1793, a beau dire : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Art. 2. Ces droits (les droits naturels et imprescriptibles) sont : l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété. » En quoi consiste la « liberté » ? « Art. 6. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. » Ou encore, d’après la Déclaration des droits de l’homme de 1791 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

La liberté est donc le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Les limites dans lesquelles chacun peut se mouvoir sans nuire à autrui sont marquées par la loi, de même que la limite de deux champs est déterminée par un piquet. Il s’agit de la liberté de l’homme considéré comme monade isolée, repliée sur elle-même. (…) Mais le droit de l’homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l’homme avec l’homme, mais plutôt sur la séparation de l’homme d’avec l’homme. C’est le droit de cette séparation, le droit de l’individu limité à lui-même.

L’application pratique du droit de liberté, c’est le droit de propriété privée. Mais en quoi consiste ce dernier droit ?

« Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie. » (Constitution de 1793, art. 16.)

Le droit de propriété est donc le droit de jouir de sa fortune et d’en disposer « à son gré », sans se soucier des autres hommes, indépendamment de la société ; c’est le droit de l’égoïsme. C’est cette liberté individuelle, avec son application, qui forme la base de la société bourgeoise. Elle fait voir à chaque homme, dans un autre homme, non pas la réalisation, mais plutôt la limitation de sa liberté. Elle proclame avant tout le droit « de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ».

Restent les autres droits de l’homme, l’égalité et la sûreté.

Le mot « égalité » n’a pas ici de signification politique ; ce n’est que l’égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même. La Constitution de 1795 détermine le sens de cette égalité : « Art. 5. L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. »

Et la sûreté ? La Constitution de 1793 dit : « Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. » La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n’existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C’est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise « l’État de la détresse et de l’entendement ».

La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s’élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l’assurance de l’égoïsme. Aucun des prétendus droits de l’homme ne dépasse donc l’homme égoïste, l’homme en tant que membre de la société bourgeoise, c’est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L’homme est loin d’y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l’individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c’est la nécessité naturelle, le besoin et l’intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste.

La question juive au format pdf

En complément.

La proclamation universelle des droits de l'homme est tout juste bonne à justifier l'esclavagisme des temps modernes.

- "On a démontré comment la reconnaissance des droits de l'homme par l'État moderne ne signifie pas autre chose que la reconnaissance de l'esclavage par l'État antique. La base naturelle de l'État antique, c'était l'esclavage; celle de l'État moderne, c'est la société bourgeoise, l'homme de la société bourgeoise, c'est-à-dire l'homme indépendant, qui n'est rattaché à autrui que par le lien de l'intérêt privé et de la nécessité naturelle, dont il n'a pas conscience, l'esclavage du travail intéressé, de son propre besoin égoïste et du besoin égoïste d'autrui. L'État moderne, dont c'est là la base naturelle, l'a reconnue comme telle dans la proclamation universelle des droits de l'homme". (K. Marx – F. Engels : La sainte famille ou Critique de la critique critique)

Défense du marxisme

La dialectique ou la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée..

Chapitre XIII : Dialectique. Négation de la négation. Friedrich Engels : Anti-Duhring (1878).

Extraits.

C'est déjà un manque total d'intelligence de la nature de la dialectique, que de la tenir, comme fait M. Dühring, pour un instrument de pure démonstration, à la façon dont on peut se faire une idée bornée, disons de la logique formelle ou des mathématiques élémentaires. Même la logique formelle est avant tout une méthode pour trouver des résultats nouveaux, pour progresser du connu à l'inconnu, et cela est vrai, mais dans un sens bien plus élevé encore, de la dialectique qui, en outre, en brisant l'horizon étroit de la logique, contient le germe d'une vue plus vaste du monde.

(La négation de la négation) Une procédure très simple, qui s'accomplit en tous lieux et tous les jours, que tout enfant peut comprendre, dès qu'on élimine le fatras mystérieux sous lequel la vieille philosophie idéaliste la dissimulait et sous lequel des métaphysiciens incurables de la trempe de M. Dühring continuent à avoir intérêt à la cacher. Prenons un grain d'orge. Des milliards de grains d'orge semblables sont moulus, cuits et brassés, puis consommés. Mais si un grain d'orge de ce genre trouve les conditions qui lui sont normales, s'il tombe sur un terrain favorable, une transformation spécifique s'opère en lui sous l'influence de la chaleur et de l'humidité, il germe : le grain disparaît en tant que tel, il est nié, remplacé par la plante née de lui, négation du grain.

Mais quelle est la carrière normale de cette plante ? Elle croît, fleurit, se féconde et produit en fin de compte de nouveaux grains d'orge, et aussitôt que ceux-ci sont mûrs, la tige dépérit, elle est niée pour sa part. Comme résultat de cette négation de la négation, nous avons derechef le grain d'orge du début, non pas simple, mais en nombre dix, vingt, trente fois plus grand. (...)

Il n'en va pas autrement en histoire. Tous les peuples civilisés commencent par la propriété en commun du sol. Chez tous les peuples qui dépassent un certain stade primitif, cette propriété en commun devient, au cours de l'évolution de l'agriculture, une entrave pour la production. Elle est abolie, niée, transformée en propriété privée après des stades intermédiaires plus ou moins longs. Mais à un stade plus élevé du développement de l'agriculture atteint grâce à la propriété privée du sol elle-même, c'est inversement la propriété privée qui devient une entrave pour la production, - comme c'est aujourd'hui le cas aussi bien pour la petite que pour la grande propriété foncière. On voit surgir avec un caractère de nécessité la revendication qui tend à ce qu'elle soit niée également, à ce qu'elle soit retransformée en propriété commune. Mais cette revendication ne signifie pas la restauration de l'ancienne propriété en commun primitive, mais l'établissement d'une forme bien plus élevée et plus développée de propriété collective qui, bien loin de devenir une barrière pour la production sera, au contraire, la première à la libérer de ses entraves et à lui permettre la pleine utilisation des découvertes chimiques et des inventions mécaniques modernes.

Autre exemple encore. La philosophie antique était un matérialisme primitif naturel. En tant que tel, elle était inc apable de tirer au net le rapport de la pensée et de la matière. Mais la nécessité d'y voir clair conduisit à la doctrine d'une âme séparable du corps, puis à l'affirmation de l'immortalité de cette âme, enfin au monothéisme. Le matérialisme antique fut donc nié par l'idéalisme. Mais dans le développement ultérieur de la philosophie, l'idéalisme à son tour devint insoutenable et fut nié par le matérialisme moderne. Celui-ci, négation de la négation, n'est pas la simple réinstallation de l'ancien matérialisme, mais ajoute aux fondements persistants de celui-ci tout le contenu de pensée d'une évolution deux fois millénaire de la philosophie et des sciences de la nature, ainsi que de ces deux millénaires d'histoire eux-mêmes. Après tout ce n'est plus une philosophie, mais une simple vue du monde qui n'a pas à faire ses preuves et à se mettre en oeuvre dans une science des sciences à part, mais dans les sciences réelles. La philosophie est donc ici “ levée ”, c'est-à-dire à la fois “ surmontée et conservée”, surmontée dans sa forme, conservée dans son contenu réel.

Enfin, même la doctrine de l'égalité de Rousseau...

A l'état de nature et de sauvagerie, les hommes étaient égaux; et comme Rousseau tient déjà le langage pour une altération de l'état de nature, il a parfaitement raison d'appliquer l'égalité entre animaux d'une même espèce dans toute l'étendue de cette espèce à ces hommes -animaux récemment classifiés par hypothèse par Haeckel comme alales, privés de langage. Mais ces hommes -animaux égaux avaient sur le reste des animaux l'avantage d'une propriété : la perfectibilité, la possibilité d'évoluer ultérieurement 2; et ce fut la cause de l'inégalité.

Rousseau voit donc un progrès dans la naissance de l'inégalité. Mais ce progrès était antagoniste, c'était en même temps un recul.

“ Tous les progrès ultérieurs [au delà de l'état de nature] ont été en apparence autant de pas vers la perfection de l'individu, et en effet, vers la décrépitude de l'espèce ... La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. ” (La transformation de la forêt vierge en terre cultivée, mais aussi l'introduction de la misère et de la servitude au moyen de la propriété.)

“ Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain. ”

Tout nouveau progrès de la civilisation est, en même temps, un nouveau progrès de l'inégalité. Toutes les institutions que se donne la société née avec la civilisation, tournent à l'encontre de leur but primitif.

“ Il est incontestable, et c'est la maxime fondamentale de tout le droit politique, que les peuples se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non les asservir.”

Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression Jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.

“ C'est ici le dernier terme de l'inégalité et le point extrême qui ferme le cercle et touche au point d'où nous sommes partis : c'est ici que tous les particuliers redeviennent égaux, parce qu'ils ne sont rien et que les sujets n'ont plus d'autre loi que la volonté du maître.”

Mais le despote n'est maître que tant qu'il a la violence et c'est pourquoi “ sitôt qu'on peut l'expulser, il n'a point à réclamer contre la violence... La seule force le maintenait, la seule force le renverse. Toutes choses se passent ainsi selon l'ordre naturel. ”

Et ainsi, l'inégalité se change derechef en égalité, non toutefois en cette vieille égal ité naturelle de l'homme primitif privé de la parole, mais dans l'égalité supérieure du contrat social. Les oppresseurs subissent l'oppression. C'est la négation de la négation. (...)

Qu'est-ce donc que la négation de la négation ? Une loi de développement de la nature, de l'histoire et de la pensée extrêmement générale et, précisément pour cela, revêtue d'une portée et d'une signification extrêmes; loi qui, nous l'avons vu, est valable pour le règne animal et végétal, pour la géologie, les mathématiques, l'histoire, la philosophie, et à laquelle M. Dühring lui-même, bien qu'il se rebiffe et qu'il regimbe : est obligé à son insu d'obéir à sa manière. (...)

Si je dis de tous ces processus qu'ils sont négation de la négation, je les comprends tous ensemble sous cette unique loi du mouvement et, de ce fait, je ne tiens précisément pas compte des particularités de chaque processus spécial pris à part. En fait la dialectique n'est pas autre chose que la science des lois générales du mouvement et du développement de la nature, de la société humaine et de la pensée.

Eugen Dühring, un social-démocrate allemand tardif, universitaire vaniteux, ennemi de la dialectique et donc du socialisme scientifique développé par Marx et Engels, au profit de "vérités éternelles", un vulgaire fatras de "de stupidité(s) d'une part et de banalité(s) d'autre part, écrira le 28 mai 1876 Engels à Marx en lui communiquant son "plan" d'Anti-Dühring.

J'ai reproduit ces passages parce qu'ils sont à la portée de tous. Ne pas populariser la dialectique au sein de la population est inexcusable.

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Défense du marxisme

Socialisme contre sentimentalisme.

Socialisme de juristes. - (F. Engels et K. Kautsky -1886)

Au moyen âge la conception du monde était essentiellement théologique. L’unité du monde européen qui n’existait pas en fait à l’intérieur, fut réalisée à l’extérieur, contre l’ennemi commun, les Sarrazins, par le christianisme. C’est le catholicisme qui fut le creuset de l’unité du monde européen, groupe de peuples en rapports mutuels constants au cours de leur évolution. Ce rassemblement théologique ne se limita pas au domaine des idées. Il avait une existence réelle, non seulement dans la personne du pape qui était son centre monarchique, mais avant tout dans l’Eglise organisée féodalement et hiérarchiquement, et qui, en sa qualité de propriétaire d’environ un tiers du sol, détenait dans chaque pays une puissance politique énorme dans l’organisation féodale. L’Eglise, avec sa propriété foncière de type féodal, était le lien réel entre les divers pays ; l’organisation féodale de l’Eglise donnait sa consécration religieuse au féodalisme temporel de l’organisation politique. Le clergé était en outre la seule classe cultivée. Il allait donc de soi que le dogme de l’Eglise devait être le point de départ et la base de toute pensée. Droit, science de la nature, philosophie, l’étalon appliqué à toute connaissance était le suivant : son contenu concorde-t-il avec les enseignements de l’Eglise ou non ?

Mais au sein de la féodalité se développait la puissance de la bourgeoisie. Une classe nouvelle entrait en scène contre les grands propriétaire fonciers. Les bourgeois des villes étaient avant tout et exclusivement des producteurs de marchandises et vivaient du commerce des marchandises, alors que le mode de production féodal reposait essentiellement sur l’auto-consommation des produits fabriqués à l’intérieur d’un cercle restreint — ces consommateurs étant en partie les producteurs, en partie les féodaux qui levaient tribut. La conception catholique du monde, taillée à la mesure du féodalisme, ne pouvait plus suffire à cette classe nouvelle et à ses conditions de production et d’échange. Cependant elle resta prisonnière elle aussi un temps assez long de la toute-puissante théologie. Toutes les Réformes et les luttes qui s’y rattachent et furent menées du XIIIe au XVIIe siècle sous une raison sociale religieuse, ne sont, sous leur aspect théorique, que des tentatives répétées de la bourgeoisie des plébéiens des villes et de leurs alliés les paysans en rébellion, pour ajuster la vieille conception théologique du monde aux conditions économiques nouvelles et à la situation de la classe nouvelle. Mais cela n’allait pas. L’étendard religieux flotta pour la dernière fois en Angleterre au XVIIe siècle, et, cinquante ans plus tard à peine, la nouvelle conception classique de la bourgeoisie, la conception juridique entra en scène en France sans déguisement.

C’était une sécularisation de la conception théologique. Au dogme, au droit divin se substituait le droit humain, à l’Eglise l’Etat. Les rapports économiques et sociaux, que l’on s’était autrefois représentés comme créés par l’Eglise et le dogme, parce que l’Eglise leur donnait sa sanction, on se les représentait maintenant comme fondés sur le droit et créés par l’Etat. Parce que l’échange des marchandises à l’échelle de la société et dans son plein épanouissement, favorisé notamment par l’octroi d’avances et de crédit, engendrait de complexes relations contractuelles réciproques et exigeait de ce fait des règles de portée générale qui ne pouvaient être édictées que par la collectivité — normes juridiques fixées par l’Etat —, on se figura que ces normes juridiques n’avaient pas pour origine les faits économiques, mais que c’était leur codification formelle par l’Etat qui leur donnait naissance. Et parce que la concurrence, qui est la forme fondamentale des relations entre libres producteurs de marchandises, est la plus grande niveleuse qui soit, l’égalité devant la loi devint le grand cri de guerre de la bourgeoisie. La lutte de cette classe ascendante contre les seigneurs féodaux et la monarchie absolue qui les protégeait alors, devait nécessairement, comme toute lutte de classes, être une lutte politique, une lutte pour la possession de l’Etat, et c’était nécessairement une lutte pour la satisfaction de revendications juridiques : ce fait contribua à consolider la conception juridique du monde.

Mais la bourgeoisie engendra son double négatif, le prolétariat, et avec lui une nouvelle lutte de classes, qui éclaté avant même que la bourgeoisie eût entièrement conquis le pouvoir politique. De même que, naguère, la bourgeoisie dans as lutte contre la noblesse avait, par tradition, traîné la conception théologie du monde pendant un certain temps encore, de même au début le prolétariat a repris de son adversaire les conceptions juridiques et à cherché à y puiser des armes contre la bourgeoisie. Les premières formations politiques prolétariennes comme leurs théoriciens, demeurent absolument sur le « terrain juridique » à la seule différence que leur terrain juridique n’était pas le même que celui de la bourgeoisie. D’une part la revendication de l’égalité était étendue : l’égalité juridique devait être complétée par l’égalité sociale ; d’autre part, des propositions d’Adam Smith — selon qui, le travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail est la source de toute richesse, mais le produit du travail doit être partagé par le travailleur avec le propriétaire foncier et le capitaliste —, on tirait la conclusion que ce partage était injuste et devait être soit aboli, soit au moins modifié au profit des travailleurs. Mais le sentiment qu’en laissant cette question sur le seul terrain « du droit » on ne pourrait nullement éliminer les méfaits engendrés par le mode de production du capitalisme bourgeois et surtout par la grande industrie moderne, conduisit déjà les plus importants esprits, chez les premiers socialistes — Saint-Simon, Fourier et Owen — à délaisser complètement le terrain juridico-politique et à déclarer que toute lutte politique était stérile.

Ni l’une, ni l’autre de ces conceptions ne suffisait à exprimer de façon satisfaisante ni à résumer totalement les aspirations de la classe ouvrière à l’émancipation qu’avaient engendrées la situation économique. La revendication de l’égalité, tout comme la revendication du produit total du travail, se perdaient dans d’inextricables contradictions dès qu’on cherchait à les formuler en détail sur le terrain juridique et ne touchaient pas ou peu au nœud du problème, la transformation du mode de production. Refusant la lutte politique, les grands utopistes refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient du même coup la lutte de classes et par là refusaient le seul mode d’action possible pour la classe dont ils défendaient les intérêts. Ces deux conceptions faisaient abstraction de l’arrière-plan historique à qui elles étaient redevables de leur existence ; elles faisaient appel toutes les deux au sentiment ; l’une faisait appel au sentiment du droit, l’autre au sentiment d’humanité. Elles donnaient toutes les deux à leurs exigences la forme de vœux pieux dont il était impossible de dire pourquoi ils se seraient réalisés juste à ce moment et non mille ans plus tôt ou plus tard.

Pour la classe ouvrière dépouillée, par la transformation du mode de production féodal en mode de production capitaliste, de toute propriété sur les moyens de production, et constamment reproduite par le mécanisme du système de production capitaliste dans cet état héréditaire de prolétarisation, l’illusion juridique de la bourgeoisie ne peut suffire à exprimer totalement la situation où elle se trouve. Elle ne peut prendre elle-même une connaissance complète de cette situation que si elle regarde les choses dans leur réalité, sans lunettes teintées de couleurs juridiques. C’est à cela que l’aida Marx avec sa conception matérialiste de l’histoire, en démontrant que toutes les représentations juridiques, politiques, philosophiques, religieuses, etc. des hommes dérivent en dernière instance de leurs conditions de vie économiques, de leur manière de produire et d’échanger les produits. Il fournissait là au prolétariat la conception du monde correspondant à ses conditions de vie et de lutte ; à l’absence de propriété des travailleurs ne pouvait correspondre que l’absence d’illusions dans leur tête. Et cette conception prolétarienne du monde fait maintenant le tour du monde…

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (2) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Extraits. Le prolétariat est un produit du capitalisme, du capitalisme mondial et pas seulement européen, pas seulement impérialiste. A l'échelle mondiale, que ce soit cinquante ans plus tôt ou cinquante ans plus tard,- à cette échelle, c'est une question de détail,- il est bien évident que le « prolétariat » « sera » uni, et qu'en son sein la social-démocratie révolutionnaire vaincra « inéluctablement ». Il ne s'agit pas de cela, messieurs les kautskistes, il s'agit du fait que maintenant, dans les pays impérialistes d'Europe, vous rampez à plat ventre devant les opportunistes, qui sont étrangers au prolétariat en tant que classe, qui sont les serviteurs, les agents de la bourgeoisie, les véhicules de son influence; et s'il ne s'affranchit pas d'eux, le mouvement ouvrier restera un mouvement ouvrier bourgeois. (Et c'est ce qu'il est resté en renforçant cette tendance. - LVOG) Votre propagande en faveur de I' « unité » avec les opportunistes, avec les Legien et les David, les Plékhanov ou les Tchkhenkéli, les Potressov, etc., revient objectivement à favoriser l'asservissement des ouvriers par la bourgeoisie impérialiste, à l'aide de ses meilleurs agents au sein du mouvement ouvrier. (Quand on voit comment ils ont traité la question syrienne, on en arrive à cette conclusion là concernant nos dirigeants. - LVOG)

(...)

Dans sa lettre à Marx du 7 octobre 1858, Engels écrivait :

« En réalité, le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation bourgeoise entre toutes veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoise, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Évidemment, de la part d'une nation qui exploite le monde entier, c'est jusqu'à un certain point logique. »

Dans sa lettre à Sorge du 21 septembre 1872, Engels fait savoir que Hales a provoqué au Conseil fédéral de l'Internationale un grand esclandre et a fait voter un blâme à Marx pour avoir dit que « les chefs ouvriers anglais s'étaient vendus ». Marx écrit à Sorge le 4 août 1874 :

« En ce qui concerne les ouvriers des villes (en Angleterre), il y a lieu de regretter que toute la bande des chefs ne soit pas entrée au Parlement. C'eût été le plus sûr moyen de se débarrasser de cette racaille. »

Dans sa lettre à Marx du 11 août 1881, Engels parle des « pires trade-unions anglaises, qui se laissent diriger par des hommes que la bourgeoisie a achetés ou tout au moins payés ». Dans sa lettre à Kautsky du 12 septembre 1882, Engels écrivait :

« Vous me demandez ce que les ouvriers anglais pensent de la politique coloniale. Exactement ce qu'ils pensent de la politique en général. Ici, point de parti ouvrier, il n'y a que des conservateurs et des radicaux libéraux; quant aux ouvriers, ils jouissent en toute tranquillité avec eux du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial. »

Le 7 décembre 1889, Engels écrit à Sorge :

« ... Ce qu'il y a de plus répugnant ici (en Angleterre), c'est la « respectabilité » (respectability) bourgeoise, qui pénètre jusque dans la chair des ouvriers ... même Tom Mann, que je considère comme le meilleur de tous, confie très volontiers qu'il déjeunera avec le lord-maire. Lorsqu'on fait la comparaison avec les Français, on voit ce que c'est que la révolution.»

Dans une lettre du 19 avril 1890 :

« le mouvement (de la classe ouvrière en Angleterre) progresse sous la surface, il gagne des couches de plus en plus larges, et surtout parmi la masse inférieure (souligné par Engels) jusque-là immobile. Le jour n'est pas loin où cette masse se retrouvera elle-même, où elle aura compris que c'est elle, précisément, qui est cette masse colossale en mouvement».

Le 4 mars 1891 :

« l'échec de l'union des dockers qui s'est désagrégée; les « vieilles » trade-unions conservatrices, riches et partant poltronnes, restent seules sur le champ de bataille »...

Le 14 septembre 1891 : au congrès des trade-unions à Newcastle, ont été vaincus les vieux unionistes, adversaires de la journée de huit heures, « et les journaux bourgeois avouent la défaite du parti ouvrier bourgeois » (souligné partout par Engels)...

Que ces pensées d'Engels, reprises pendant des dizaines d'années, aient aussi été formulées par lui publiquement, dans la presse, c'est ce que prouve sa préface à la deuxième édition (1892) de La situation des classes laborieuses en Angleterre. Il y traite de « l'aristocratie de la classe ouvrière », de la « minorité privilégiée des ouvriers », qu'il oppose à la « grande masse des ouvriers ». « La petite minorité privilégiée et protégée » de la classe ouvrière bénéficiait seule des « avantages durables » de la situation privilégiée de l'Angleterre en 1848-1868; « la grande masse, en mettant les choses au mieux, ne bénéficiait que d'améliorations de courte durée »... « Avec l'effondrement du monopole industriel de l'Angleterre, la classe ouvrière anglaise perdra sa situation privilégiée ... »

Les membres des « nouvelles » unions, des syndicats d'ouvriers non spécialisés, « ont un avantage inappréciable : leur mentalité est un terrain encore vierge, parfaitement libre du legs des « respectables » préjugés bourgeois, qui désorientent les esprits des « vieux unionistes » mieux placés » ... Les « prétendus représentants ouvriers », en Angleterre, sont des gens « à qui on pardonne leur appartenance à la classe ouvrière, parce qu'ils sont eux-mêmes prêts à noyer cette qualité dans l'océan de leur libéralisme »...

C'est à dessein que nous avons reproduit des extraits assez abondants des déclarations on ne peut plus explicites de Marx et d’Engels, afin que les lecteurs puissent les étudier dans leur ensemble. Et il est indispensable de les étudier, il vaut la peine d'y réfléchir attentivement. Car là est le noeud de la tactique imposée au mouvement ouvrier par les conditions objectives de l'époque impérialiste.

(...)

La. bourgeoisie d'une « grande » puissance impérialiste peut, économiquement, soudoyer les couches supérieures de « ses » ouvriers en sacrifiant à cette fin quelque cent ou deux cent millions de francs par an, car son surprofit s'élève probablement à près d'un milliard. Et la question de savoir comment cette petite aumône est partagée entre ouvriers-ministres, « ouvriers-députés » (rappelez-vous l'excellente analyse donnée de cette notion par Engels), ouvriers-membres des comités des industries de guerre, ouvriers-fonctionnaires, ouvriers organisés en associations étroitement corporatives, employés, etc., etc., c'est là une question secondaire. (Nos détracteurs n'ont plus qu'à en conclure que Marx, Engels et Lénine étaient de farouches ennemis de la classe ouvrière, des employés et particulièrement des fonctionnaires. - LVOG)

(...) Le monopole du capital financier actuel est furieusement disputé; l'époque des guerres impérialistes a commencé. Autrefois l'on pouvait soudoyer, corrompre pour des dizaines d'années la classe ouvrière de tout un pays. Aujourd'hui, ce serait invraisemblable, voire impossible ; par contre, chaque « grande » puissance impérialiste peut soudoyer et soudoie des couches moins nombreuses (que dans l'Angleterre des années 1848 à 1868) de l'« aristocratie ouvrière ». Autrefois, un « parti ouvrier bourgeois », selon l'expression remarquablement profonde d'Engels, ne pouvait se constituer que dans un seul pays, attendu qu'il était seul à détenir le monopole, mais en revanche pour longtemps. Aujourd'hui, « le parti ouvrier bourgeois» est inévitable et typique pour tous les pays impérialistes; mais, étant donné leur lutte acharnée pour le partage du butin, il est improbable qu'un tel parti puisse triompher pour longtemps dans plusieurs pays. (Et pourtant ! - LVOG) Car les trusts, l'oligarchie financière, la vie chère, etc., en permettant de corrompre de petits groupes de l'aristocratie ouvrière, écrasent, oppriment, étouffent et martyrisent de plus en plus la masse du prolétariat et du semi-prolétariat.

D'une part, la tendance de la bourgeoisie et des opportunistes à transformer une poignée de très riches nations privilégiées en parasites « à perpétuité » vivant sur le corps du reste de l'humanité, à « s'endormir sur les lauriers » de l'exploitation des Noirs, des Indiens, etc., en les maintenant dans la soumission à l'aide du militarisme moderne pourvu d'un excellent matériel d'extermination. (Il s'est perfectionné depuis et les dirigeants syndicaux en sont fiers, Mélenchon et Laurent aussi ! - LVOG)

D'autre part, la tendance des masses, opprimées plus que par le passé et subissant toutes les affres des guerres impérialistes, à secouer ce joug, à jeter bas la bourgeoisie. C'est dans la lutte entre ces deux tendances que se déroulera désormais inéluctablement l'histoire du mouvement ouvrier. Car la première tendance n'est pas fortuite : elle est économiquement « fondée ».

La bourgeoisie a déjà engendré et formé à son service des « partis ouvriers bourgeois » de social-chauvins dans tous les pays. (A ceci près de nos jours qu'aucune tendance du mouvement ouvrier n'organise les éléments les plus déterminés des masses dans la perspective de "jeter bas la bourgeoisie", ils ont tous capitulé ou sont tous idéologiquement corrompus. - LVOG)

(...)

Sur la base économique indiquée, les institutions politiques du capitalisme moderne - la presse, le Parlement, les syndicats, les congrès, etc. - ont créé à l'intention des ouvriers et des employés réformistes et patriotes, respectueux et bien sages, des privilèges et des aumônes politiques correspondant aux privilèges et aux aumônes économiques. Les sinécures lucratives et de tout repos dans un ministère ou au comité des industries de guerre, au Parlement et dans diverses commissions, dans les rédactions de « solides » journaux légaux ou dans les directions de syndicats ouvriers non moins solides et « d'obédience bourgeoise »,- voilà ce dont use la bourgeoisie impérialiste pour attirer et récompenser les représentants et les partisans des « partis ouvriers bourgeois ». (Notez bien les "représentants" et les "partisans des « partis ouvriers bourgeois »" ou ceux qui ne peuvent pas s'en passer ce qui revient au même. - LVOG)

Le mécanisme de la démocratie politique joue dans le même sens. Il n'est pas question, au siècle où nous sommes, de se passer d'élections; on ne saurait se passer des masses; or, à l'époque de l'imprimerie et du parlementarisme, on ne peut entraîner les masses derrière soi sans un système largement ramifié, méthodiquement organisé et solidement outillé de flatteries, de mensonges, d'escroqueries, de jongleries avec des mots populaires à la mode, sans promettre à droite et à gauche toutes sortes de réformes et de bienfaits aux ouvriers, pourvu qu'ils renoncent à la lutte révolutionnaire pour la subversion de la bourgeoisie. (Ici le "or" avait valeur d'objection, il signifiait que la participation aux élections ou au parlementarisme n'était pas une obligation, et que soutenir la gauche c'était plutôt se compromettre qu'autre chose. Lénine rejetait l'argument falacieux selon lequel il fallait absolument participer aux élections pour ne pas "se passer des masses" ou les appeler à voter pour tel ou tel parti ou candidat... A partir du moment où les trotskystes considéraient que l'avènement de la Ve République correspondait à un "coup d'Etat permanent", pour être cohérent avec ce constat à aucun moment ils n'auraient dû participer à une élection ou soutenir un parti ou un candidat y participant. - LVOG)

(...)

Et y a-t-il une grande différence entre Lloyd George et les Scheidemann, les Legien, les Henderson et les Hyndman, les Plékhanov, les Renaudel et consorts ? Parmi ces derniers, nous objectera-t-on, il en est qui reviendront au socialisme révolutionnaire de Marx. C'est possible, mais c'est là une différence de degré insignifiante si l'on considère la question sur le plan politique, c'est-à-dire à une échelle de masse. (Eh oui, c'est à l'échelle des masses que l'on évalue les rapports que l'on doit avoir avec les partis et les institutions ! Et c'est vers les masses qu'il faut se tourner résolument et non vers les élus du PS ou du PCF, les républicains, les démocrates, les intellectuels, les cadres syndicaux, l'aristocratie ouvrière, ne parlons des francs-maçons !. - LVOG) Certains personnages parmi les chefs social-chauvins actuels peuvent revenir au prolétariat. Mais le courant social-chauvin ou (ce qui est la même chose) opportuniste ne peut ni disparaître, ni « revenir » au prolétariat révolutionnaire. Là où le marxisme est populaire parmi les ouvriers, ce courant politique, ce « parti ouvrier bourgeois », invoquera avec véhémence le nom de Marx. On ne peut le leur interdire, comme on ne peut interdire à une firme commerciale de faire usage de n'importe quelle étiquette, de n'importe quelle enseigne ou publicité. On a toujours vu, au cours de l'histoire, qu'après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d'exploiter leur nom pour duper ces classes. (Ajoutons et leurs militants. - LVOG)

C'est un fait que les « partis ouvriers bourgeois », en tant que phénomène politique, se sont déjà constitués dans tous les pays capitalistes avancés, et que sans une lutte décisive et implacable, sur toute la ligne, contre ces partis ou, ce qui revient au même, contre ces groupes, ces tendances, etc., il ne saurait être question ni de lutte contre l'impérialisme, ni de marxisme, ni de mouvement ouvrier socialiste. (Avez-vous régulièrement un tel discours dans les journaux du POI, du NPA ou de LO ? Vous connaissez tous la réponse. - LVOG)

(...)

Nous n'avons pas la moindreissent disparaître avant la révolution sociale. Au contraire, plus cette révolution se rapprochera, plus puissamment elle s'embrasera, plus brusques et plus vigoureux seront les tournants et les bonds de son développement, et plus grand sera, dans le mouvement ouvrier, le rôle joué par la poussée du flot révolutionnaire de masse contre le flot opportuniste petit bourgeois. Le kautskisme ne représente aucun courant indépendant; il n'a de racines ni dans les masses, ni dans la couche privilégiée passée à la bourgeoisie. (On pourrait en dire de même du POI, du NPA et de LO, alors que leurs courants politiques existent depuis plus d'un demi-siècle. - LVOG) Mais le kautskisme est dangereux en ce sens qu'utilisànt l'idéologie du passé, il s'efforce de concilier le prolétariat avec le « parti ouvrier bourgeois », de sauvegarder l'unité du prolétariat avec ce parti et d'accroître ainsi le prestige de ce dernier. (C'est exactement ce à quoi se sont efforcés avec acharnement les trotskystes depuis 1940. - LVOG) Les masses ne suivent plus les social-chauvins déclarés; Lloyd George a été sifflé en Angleterre dans des réunions ouvrières; Hyndman a quitté le parti; les Renaudel et les Scheidemann, les Potressov et les Gvozdev sont protégés par la police. Rien n'est plus dangereux que la défense déguisée des social-chauvins par les kautskistes. (Sous le masque du trotskysme par exemple. - LVOG)

L'un des sophismes kautskistes les plus répandus consiste à se référer aux « masses ». Nous ne voulons pas, prétendent-ils, nous détacher des masses et des organisations de masse ! (Décidément, encore une troublante similitude avec les trotskystes. - LVOG) Mais réfléchissez à la façon dont Engels pose la question. Les « organisations de masse » des trade-unions anglaises étaient au XIX° siècle du côté du parti ouvrier bourgeois. Marx et Engels ne recherchaient pas pour autant une conciliation avec ce dernier, mais le dénonçaient. Ils n'oubliaient pas, premièrement, que les organisations des trade-unions englobent directement une minorité du prolétariat. Dans l'Angleterre d'alors comme dans l'Allemagne d'aujourd'hui, les organisations ne rassemblent pas plus de 1/5 du prolétariat. On ne saurait penser sérieusement qu'il soit possible, en régime capitaliste, de faire entrer dans les organisations la majorité des prolétaires.

Deuxièmement, et c'est là l'essentiel, il ne s'agit pas tellement du nombre des adhérents à l'organisation (Les trotskystes justifieront justement leurs rapports avec le PS et le PCF et le front unique en avançant cet argument rejeté par Marx, Engels et Lénine. - LVOG) que de la signification réelle, objective, de sa politique : cette politique représente-t-elle les masses, sert-elle les masses, c'est-à-dire vise-t-elle à les affranchir du capitalisme, ou bien représente-t-elle les intérêts de la minorité, sa conciliation avec le capitalisme ? C'est précisément cette dernière conclusion qui était vraie pour l'Angleterre du XIX° siècle, et qui est vraie maintenant pour l'Allemagne, etc.

Engels distingue entre le « parti ouvrier bourgeois » des vieilles trade-unions, la minorité privilégiée, et la « masse inférieure », la majorité véritable; il en appelle à cette majorité qui n'est pas contaminée par la « respectabilité bourgeoise ». Là est le fond de la tactique marxiste ! (Tactique à laquelle la totalité des trotskystes tourneront résolument le dos. - LVOG)

(...)

En montrant que les opportunistes et les social-chauvins trahissent en fait lés intérêts de la masse, défendant les privilèges momentanés d'une minorité d'ouvriers (Nos détracteurs en font partie, ceci explique sans doute cela. - LVOG), propagent les idées et l'influence bourgeoises et sont en fait les alliés et les agents de la bourgeoisie, nous apprenons aux masses à discerner leurs véritables intérêts politiques et à lutter pour le socialisme et la révolution à travers les longues et douloureuses péripéties des guerres impérialistes et des armistices impérialistes. (En tous temps on peut lutter pour le socialisme et la révolution, allez dire cela aux opportunistes qui parlent en notre nom. Non, tout compte fait c'est inutile et ce serait une perte de temps, ils sont incurables. - LVOG)

Expliquer aux masses que la scission avec l'opportunisme est inévitable et nécessaire, les éduquer pour la révolution par une lutte implacable contre ce dernier, mettre à profit l'expérience de la guerre pour dévoiler toutes les ignominies de la politique ouvrière nationale libérale au lieu de les camoufler : telle est la seule ligne marxiste dans le mouvement ouvrier mondial.

(Un siècle nous séparant de cet article, depuis l'opportunisme a emprunté une multitude de masques, aux partis politiques issus des IIe, IIIe et IVe Internationale, il faut ajouter les ONG et les associations en tous genres à but dit humanitaire ou social qui sont censées soulager la misère des masses et qui en réalité ne font qu'en prolonger les souffrances ou perpétuer l'agonie. Terminons sur une note optimiste, en espérant que la crise qui traverse tous les partis ouvriers et les scissions auxquelles elle donnera lieu, permettront de refonder l'avant-garde révolutionnaire sur la base du marxisme et du socialisme, espérons que de nouvelles générations de militants sauront se délivrer du poison mortel de l'opportunisme et renoueront avec la tradition révolutionnaire du prolétariat du début du XXe siècle. - LVOG)

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Défense du marxisme

Socialisme contre opportunisme liquidateur.

L'impérialisme et la scission du socialisme. (1) (V. Lénine -1916)

L'impérialisme et la scission du socialisme - V. Lénine - Rédigé en octobre 1916 et publié en décembre 1916 dans le n° 2 du « Recueil du Social-Démocrate ».

Existe-t-il un lien entre l'impérialisme et la victoire ignoble, monstrueuse, que l'opportunisme (sous les espèces du social-chauvinisme) a remportée sur le mouvement ouvrier européen ?

Telle est la question fondamentale du socialisme contemporain. Et maintenant que nous avons parfaitement établi dans notre littérature du parti :

1. le caractère impérialiste de notre époque et de la guerre actuelle ;

2. l'indissoluble liaison historique entre le social-chauvinisme et l'opportunisme, ainsi que l'identité de leur contenu politique et idéologique, nous pouvons et nous devons passer à l'examen de cette question fondamentale.

Il nous faut commencer par donner la définition la plus précise et la plus complète possible de l'impérialisme. L'impérialisme est un stade historique particulier du capitalisme. Cette particularité est de trois ordres : l’impérialisme est

(1) le capitalisme monopoliste ;

(2) le capitalisme parasitaire ou pourrissant ;

(3) le capitalisme agonisant.

La substitution du monopole à la libre concurrence est le trait économique capital, l'essence de l'impérialisme. Le monopolisme se manifeste sous cinq formes principales :

1. les cartels, les syndicats patronaux, et les trusts ; la concentration de la production a atteint un degré tel qu'elle a engendré ces groupements monopolistes de capitalistes ;

2. la situation de monopole des grosses banques : trois a cinq banques gigantesques régentent toute la vie économique de l'Amérique, de la France, de l'Allemagne ;

3. l'accaparement des sources de matières premières par les trusts et l'oligarchie financière (le capital financier est le capital industriel monopolisé, fusionné avec le capital bancaire) ;

4. le partage (économique) du monde par les cartels internationaux a commencé. Ces cartels internationaux, détenteurs du marché mondial tout entier qu'ils se partagent « à l'amiable » — tant que la guerre ne l'a pas repartagé — on en compte déjà plus de cent ! L'exportation des capitaux, phénomène particulièrement caractéristique, à la différence de l'exportation des marchandises à l'époque du capitalisme non monopoliste, est en relation étroite avec le partage économique et politico-territorial du monde ;

5. le partage territorial du monde (colonies) est terminé.

L'impérialisme, stade suprême du capitalisme d'Amérique et d'Europe, et ensuite d'Asie, a fini de se constituer vers 1898-1914.

Les guerres hispano-américaine (1898), anglo-boer (1899-1902), russo-japonaise (1904-1905) et la crise économique de 1900 en Europe, tels sont les principaux jalons historiques de la nouvelle époque de l'histoire mondiale.

Que l'impérialisme soit un capitalisme parasitaire ou pourrissant, c'est ce qui apparaît avant tout dans la tendance à la putréfaction qui distingue tout monopole sous le régime de la propriété privée des moyens de production. La différence entre la bourgeoisie impérialiste démocratique républicaine, d'une part, et réactionnaire monarchiste, d'autre part, s'efface précisément du fait que l'une et l'autre pourrissent sur pied (ce qui n'exclut pas du tout le développement étonnamment rapide du capitalisme dans différentes branches d'industrie, dans différents pays, en différentes périodes). En second lieu, la putréfaction du capitalisme se manifeste par la formation d'une vaste couche de rentiers, de capitalistes vivant de la « tonte des coupons ». Dans quatre pays impérialistes avancés : l'Angleterre, l'Amérique du Nord, la France et l'Allemagne, le capital en titres est de 100 à 150 milliards de francs, ce qui représente un revenu annuel d'au moins 5 à 8 milliards par pays. En troisième lieu, l'exportation des capitaux est du parasitisme au carré. En quatrième lieu, « le capital financier vise à l'hégémonie, et non à la liberté ». La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l'impérialisme. Vénalité, corruption dans des proportions gigantesques, panamas de tous genres. En cinquième lieu, l'exploitation des nations opprimées, indissolublement liée aux annexions, et surtout l'exploitation des colonies par une poignée de « grandes » puissances, transforme de plus en plus le monde « civilisé » en un parasite sur le corps des peuples non civilisés, qui comptent des centaines de millions d'hommes. Le prolétaire de Rome vivait aux dépens de la société. La société actuelle vit aux dépens du prolétaire contemporain. Marx a particulièrement souligné cette profonde remarque de Sismondi.

L'impérialisme change un peu les choses. Une couche privilégiée du prolétariat des puissances impérialistes vit en partie aux dépens des centaines de millions d'hommes des peuples non civilisés.

(...)

Notons que dans sa « conception » de l'impérialisme, qui revient à farder ce dernier, Kautsky marque un recul non seulement par rapport au Capital financier de Hilferding (quel que soit le zèle que mette aujourd'hui Hilferding lui-même à défendre Kautsky et l' « unité » avec les social-chauvins !), mais aussi par rapport au social-libéral J. A. Hobson. Cet économiste anglais, qui n'a pas la moindre prétention au titre de marxiste, définit avec beaucoup plus de profondeur l'impérialisme et en dévoile les contradictions dans son ouvrage de 19023. Voici ce que disait cet auteur (chez qui l'on retrouve presque toutes les platitudes pacifistes et « conciliatrices » de Kautsky) sur la question particulièrement importante du caractère parasitaire de l'impérialisme :

Des circonstances de deux ordres affaiblissaient, selon Hobson, la puissance des anciens Empires :

1. le « parasitisme économique » et

2. le recrutement d'une armée parmi les peuples dépendants.

« La première circonstance est la coutume du parasitisme économique, en vertu de laquelle l'Etat dominant utilise ses provinces, ses colonies et les pays dépendants pour enrichir sa classe gouvernante et corrompre ses classes inférieures, afin qu'elles se tiennent tranquilles. » En ce qui concerne la seconde circonstance, Hobson écrit :

« L'un des symptômes les plus singuliers de la cécité de l'impérialisme »

(dans la bouche du social-libéral Hobson, ce refrain sur la « cécité » des impérialistes est moins déplacé que chez le « marxiste » Kautsky),

« c'est l'insouciance avec laquelle la Grande-Bretagne, la France et les autres nations impérialistes s'engagent dans cette voie. La Grande-Bretagne est allée plus loin que toutes les autres. La plupart des batailles par lesquelles nous avons conquis notre Empire des Indes ont été livrées par nos troupes indigènes : dans l'Inde, comme plus récemment aussi en Egypte, de grandes armées permanentes sont placées sous le commandement des Britanniques ; presque toutes nos guerres de conquête en Afrique, sa partie Sud exceptée, ont été faites pour notre compte par les indigènes.»

La perspective du partage de la Chine provoque chez Hobson l'appréciation économique que voici :

« Une grande partie de l'Europe occidentale pourrait alors prendre l'apparence et le caractère qu'ont maintenant certaines parties des pays qui la composent — le Sud de l'Angleterre, la Riviera, les régions d'Italie et de Suisse les plus fréquentées des touristes et peuplées de gens riches — à savoir : de petits groupes de riches aristocrates recevant des dividendes et des pensions du lointain Orient, avec un groupe un peu plus nombreux d'employés professionnels et de commerçants et un nombre plus important de domestiques et d'ouvriers occupés dans les transports et dans l'industrie travaillant à la finition des produits manufacturés. Quant aux principales branches d'industrie, elles disparaîtraient, et la grande masse des produits alimentaires et semi-ouvrés affluerait d'Asie et d'Afrique comme un tribut.»

« Telles sont les possibilités que nous offre une plus large alliance des Etats d'Occident, une fédération européenne des grandes puissances : loin de faire avancer la civilisation universelle, elle pourrait signifier un immense danger de parasitisme occidental aboutissant à constituer un groupe à part de nations industrielles avancées, dont les classes supérieures recevraient un énorme tribut de l'Asie et de l'Afrique et entretiendraient, à l'aide de ce tribut, de grandes masses domestiquées d'employés et de serviteurs, non plus occupés à produire en grandes quantités des produits agricoles et industriels, mais rendant des services privés ou accomplissant, sous le contrôle de la nouvelle aristocratie financière, des travaux industriels de second ordre. Que ceux qui sont prêts à tourner le dos à cette théorie »

(il aurait fallu dire : à cette perspective)

« comme ne méritant pas d'être examinée, méditent sur les conditions économiques et sociales des régions de l'Angleterre méridionale actuelle, qui en sont déjà arrivées à cette situation. Qu'ils réfléchissent à l'extension considérable que pourrait prendre ce système si la Chine était soumise au contrôle économique de semblables groupes de financiers, de « placeurs de capitaux » (les rentiers), de leurs fonctionnaires politiques et de leurs employés de commerce et d'industrie, qui drainent les profits du plus grand réservoir potentiel que le monde ait jamais connu afin de les consommer en Europe. Certes, la situation est trop complexe et le jeu des forces mondiales trop difficile à escompter pour qu'une prévision — celle-ci ou toute autre — de l'avenir dans une seule direction puisse être considérée comme la plus probable. Mais les influences qui régissent à l'heure actuelle l'impérialisme de l'Europe occidentale s'orientent dans cette direction, et si elles ne rencontrent pas de résistance, si elles ne sont pas détournées d'un autre côté, c'est dans ce sens qu'elles orienteront l'achèvement de ce processus. »

Le social-libéral Hobson ne voit pas que cette « résistance » ne peut être opposée que par le prolétariat révolutionnaire, et seulement sous la forme d'une révolution sociale. Il n'est pas social-libéral pour rien ! Mais il a fort bien abordé, dès 1902, la question du rôle et de la portée des « Etats-Unis d'Europe » (avis au kautskiste Trotski !), comme aussi de tout ce que cherchent à voiler les kautskistes hypocrites des différents pays, à savoir le fait que les opportunistes (les social-chauvins) font cause commune avec la bourgeoisie impérialiste justement dans le sens de la création d'une Europe impérialiste sur le dos de l'Asie et de l'Afrique ; le fait que les opportunistes apparaissent objectivement comme une partie de la petite bourgeoisie et de certaines couches de la classe ouvrière, soudoyée avec les fonds du surprofit des impérialistes et convertie en chiens de garde du capitalisme, en corrupteurs du mouvement ouvrier.

Nous avons maintes fois signalé, non seulement dans des articles, mais aussi dans des résolutions de notre Parti, cette liaison économique extrêmement profonde de la bourgeoisie impérialiste, très précisément, avec l'opportunisme qui a triomphé aujourd'hui (est-ce pour longtemps ?) du mouvement ouvrier.

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Défense du marxisme

Les guerres nationales bourgeoises renferme des leçons extraordinairement instructives.

Extraits de Défense du marxisme. (Léon Trotsky - Coyoacan - Le 24 janvier 1940)

- Rappelons une fois de plus l'alphabet. Dans la sociologie marxiste le point de départ initial de l'analyse est la définition de classe d'un phénomène donné: Etat, parti, tendance philosophique, école littéraire... etc. Dans la plupart des cas cependant la pure et simple définition de classes est insuffisante car une classe est composée de différentes couches, elle passe par différents stades de développement, elle est soumise à l'influence d'autres classes. Il est nécessaire pour une analyse complète de tenir compte de ces facteurs de deuxième ou de troisième ordre soit en partie soit en totalité, en fonction du but recherché. Mais pour un marxiste l'analyse est impossible sans une caractérisation de classe du phénomène considéré.

- Le petit-bourgeois tend inévitablement à détacher les événements politiques de leur fondement social car toute approche de classe à l'égard des faits est organiquement étrangère à la position et à l'éducation du petit-bourgeois.

- L'exemple des guerres nationales bourgeoises renferme, effectivement, des leçons extraordinairement instructives, mais Shachtman est passé à côté sans y réfléchir. Marx et Engels aspiraient à une Allemagne républicaine unifiée. Pendant la guerre de 1870-71 ils se rangèrent du côté des Allemands, bien que les parasites dynastiques exploitassent et déformassent ce combat. Shachtman insiste sur le fait que Marx et Engels se tournèrent sans délai contre la Prusse dès qu'elle annexa l'Alsace et la Lorraine. Mais ce changement d'attitude ne fait qu'illustrer notre pensée avec encore plus de clarté. Il est impossible d'oublier une seule minute qu'il s'agissait d'une guerre entre deux Etats bourgeois. Ainsi le dénominateur de classe était commun aux deux camps. On ne pouvait donc décider de quel côté se trouvait le "moindre mal" -dans la mesure où l'histoire laissait le choix- qu'en fonction de facteurs complémentaires. Du côté des Allemands il s'agissait de créer un Etat bourgeois national, comme arène de l'économie et de la culture. L'Etat national constituait alors un facteur historique progressiste. Dans cette mesure Marx et Engels se tenaient du côté des Allemands, malgré le Hohenzollern et ses junkers. L'annexion de l'Alsace et de la Lorraine brisait le principe de l'Etat national, tant vis-à-vis de la France que vis-à-vis de l'Allemagne et préparait la guerre de revanche. Il est naturel que Marx et Engels se soient alors brutalement retournés contre la Prusse. Ils ne risquaient pas en cela de rendre service à un système économique inférieur face à un système supérieur, les rapports bourgeois, je le rappelle, dominant dans les deux camps. Si la France, en 1870, avait été un Etat ouvrier, Marx et Engels se seraient trouvés de son côté dès le début du conflit puisque -on éprouve quelque malaise à le rappeler- le critère de classe dirigeait toute leur activité.

(...) Il est superflu d'ajouter que le rôle du Hohenzollern dans la guerre de 1870-71 ne justifiait nullement le rôle historique général de la dynastie, ni son existence même. Fin de l'extrait.

En 2011, 140 ans plus tard il ne restera plus rien de ces "leçons extraordinairement instructives" au sein du mouvement ouvrier français (notamment).

Que Kadhafi ait incarné l'unité et la souveraineté de la Lybie, le pays le plus développé du continent africain, qu'Assad ait incarné une république laïque et un des pays les plus développés du Proche-Orient, face à des régimes monarchiques, féodaux, archaïques, de terribles dictatures pratiquant la charia, alors que ces deux Etats indépendants et souverains résisteront à l'impérialisme américain prêt à les détruire, à les disloquer si nécessaire en recourant à une horde de barbares sanguinaires pour parvenir à ses fins, les dirigeants du mouvement ouvrier de tous les partis sans exception reproduiront le discours des représentants de la réaction en présentant leurs chefs d'Etat comme de terribles dictateurs à la tête de régimes tyranniques.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ne tiendront pas compte non plus que Kadhafi et Assad bénéficiaient du soutien de l'immense majorité de leurs peuples. A aucun moment ils ne produiront une analyse sur la situation en Libye et en Syrie sur la base des rapports existant entre les classes dans ces pays en les reliant au développement du capitalisme mondial.

Pire, à l'instar des représentants des puissances occidentales et des médias ils pratiqueront l'autocensure en refusant d'utiliser les arguments ou les faits en leur possession qui leur auraient permis de démonter la propagande de guerre de Washington, Bruxelles et de l'OTAN.

Un grand nombre de commentateurs bourgeois se sont demandés pourquoi contrairement à autrefois quand des pays dominés étaient agressés par des pays dominants le mouvement ouvrier international se mobilisait au côté des pays dominés agressés par des impérialistes, ou lorsque que des pays luttaient pour conquérir leur indépendance ou leur souveraineté, de nos jours il les abandonnait à leur triste sort, sans pouvoir répondre à cette question, puisqu'il leur aurait fallu mettre en lumière que le mouvement ouvrier international était totalement corrompu à quelques exceptions près marginales, et qu'il était complice des impérialistes intervenant militairement en Libye et en Syrie.

En résumé, les dirigeants de tous les tous les partis sans exception du mouvement ouvrier se livreront au double langage habituel, consistant à dénoncer une agression impérialiste tout en reprenant à leur compte les arguments des représentants de l'impérialisme qui la justifiaient ainsi, de sorte que l'ensemble de ces arguments se neutralisaient réciproquement et laissait le champs libre au camp du plus puissant, au camp de la guerre, ce qui explique pourquoi ils se mirent dans une situation qui ne leur permettait pas de mobiliser les masses au côté des peuples libyen et syriens contre ces guerres néocolonialistes, pour peu qu'ils en aient eu l'intention un jour, ce dont on est en droit de douter fortement au regard de cette expérience.

Cette méthode du double langage et jeu était fort pratique ou présentait l'avantage de laisser à chaque militant ou travailleur l'opportunité d'interpréter la situation en fonction de ses intérêts individuels et non en se situant sur le terrain de la lutte des classes, ce qu'ils ignoreront évidemment. Comment, en s'appuyant sur l'un de ces arguments contradictoires de manière à diviser le mouvement ouvrier, à le paralyser, mieux, de sorte qu'aucune tendance ne s'en dégage, ce qui offrirait pas la suite l'opportunité à ses dirigeants de manoeuvrer ou d'instrumentaliser les conclusions de ces guerres à leur profit sans scrupule et pratiquement sans risque, puisque militants et travailleurs n'y ayant rien compris continueront de se faire manipuler. Il suffira d'invoquer la situation en France ou de reporter sur les travailleurs leur propre impuissance ou trahison et le tour sera joué.

Les dirigeants de tous les partis sans exception du mouvement ouvrier ont ainsi trahi le principe de l'internationalisme prolétarien, du droit des peuples à l'autodétermination, et démontré si nécessaire qu'ils avaient bien rompu avec le marxisme et le socialisme dont ils continuent de se réclamer.

Défense du marxisme

Tendance historique de l’accumulation capitaliste.

Extrait du Capital. (K. Marx - F. Engels 1867)

Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste

Ainsi donc ce qui gît au fond de l'accumulation primitive du capital, au fond de sa genèse historique, c'est l'expropriation du producteur immédiat, c'est la dissolution de la propriété fondée sur le travail personnel de son possesseur.

La propriété privée, comme antithèse de la propriété collective, n’existe que là où les instruments et les autres conditions extérieures du travail appartiennent à des particuliers. Mais selon que ceux-ci sont les travailleurs ou les non-travailleurs, la propriété privée change de face. Les formes infiniment nuancées qu'elle affecte à première vue ne font que réfléchir les états intermédiaires entre ces deux extrêmes.

La propriété privée du travailleur sur les moyens de son activité productive est le corollaire de la petite industrie, agricole ou manufacturière, et celle-ci constitue la pépinière de la production sociale, l'école où s'élaborent l'habileté manuelle, l'adresse ingénieuse et la libre individualité du travailleur. Certes, ce mode de production se rencontre au milieu de l'esclavage, du servage et d'autres états de dépendance. Mais il ne prospère, il ne déploie toute son énergie, il ne revêt sa forme intégrale et classique que là où le travailleur est le propriétaire libre des conditions de travail qu'il met lui-même en oeuvre, le paysan, du sol qu'il cultive, l'artisan, de l'outillage qu'il manie, comme le virtuose, de son instrument.

Ce régime industriel de petits producteurs indépendants, travaillant à leur compte, présuppose le morcellement du sol et l'éparpillement des autres moyens de production. Comme il en exclut la concentration, il exclut aussi la coopération sur une grande échelle, la subdivision de la besogne dans l'atelier et aux champs, le machinisme, la domination savante de l'homme sur la nature, le libre développement des puissances sociales du travail, le concert et l'unité dans les fins, les moyens et les efforts de l'activité collective. Il n'est compatible qu'avec un état de la production et de la société étroitement borné. L'éterniser, ce serait, comme le dit pertinemment Pecqueur, « décréter la médiocrité en tout ». Mais, arrivé à un certain degré, il engendre de lui-même les agents matériels de sa dissolution. A partir de ce moment, des forces et des passions qu'il comprime, commencent à s'agiter au sein de la société. Il doit être, il est anéanti. Son mouvement d'élimination transformant les moyens de production individuels et épars en moyens de production socialement concentrés, faisant de la propriété naine du grand nombre la propriété colossale de quelquesuns, cette douloureuse, cette épouvantable expropriation du peuple travailleur, voilà les origines, voilà la genèse du capital. Elle embrasse toute une série de procédés violents, dont nous n'avons passé en revue que les plus marquants sous le titre de méthodes d'accumulation primitive.

L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat (81).

Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail, en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés.

Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés (82).

L'appropriation capitaliste, conforme au mode de production capitaliste, constitue la première négation de cette propriété privée qui n'est que le corollaire du travail indépendant et individuel. Mais la production capitaliste engendre elle-même sa propre négation avec la fatalité qui préside aux métamorphoses de la nature. C'est la négation de la négation. Elle rétablit non la propriété privée du travailleur, mais sa propriété individuelle, fondée sur les acquêts de, l'ère capitaliste, sur la coopération et la possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol.

Pour transformer la propriété privée et morcelée, objet du travail individuel, en propriété capitaliste, il a naturellement fallu plus de temps, d'efforts et de peines que n'en exigera la métamorphose en propriété sociale de la propriété capitaliste, qui de fait repose déjà sur un mode de production collectif. Là, il s'agissait de l'expropriation de la masse par quelques usurpateurs; ici, il s'agit de l'expropriation de quelques, usurpateurs par la masse. (K . Marx : Le Capital - Livre I – Section VIII)

(81) « Nous sommes... dans une condition tout à fait nouvelle de la société... nous tendons à séparer complètement toute espèce de propriété d'avec toute espèce de travail. » (Sismondi : Nouveaux principes de l’Econ. polit., t. Il, p. 434.)

(82) « Le progrès de l'industrie, dont la bourgeoisie est l'agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l'isolement des ouvriers, résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l'association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d'appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. De toutes les classes qui, à l'heure présente, s'opposent à la bourgeoisie, le prolétariat seul est une classe vraiment révolutionnaire. Les autres classes périclitent et périssent avec la grande industrie; le prolétariat, au contraire, en est le produit le plus authentique. Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus elles sont réactionnaires. elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire. » (Karl Marx et Friedrich Engels : Manifeste du Parti communiste, Lond., 1847 p. 9, 11.)

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Défense du marxisme

Leur morale de classe et la nôtre.

Friedrich Engels (1878) : Anti-Duhring

Chapitre IX :: La morale et le droit.. Vérités éternelles. Extrait.

... le bien et le mal. Cette opposition se meut exclusivement sur le terrain moral, donc dans un domaine qui appartient à l'histoire des hommes, et c'est ici que les vérités définitives en dernière analyse sont le plus clairsemées. De peuple à peuple, de période à période, les idées de bien et de mal ont tant changé que souvent elles se sont carrément contredites. - Mais, objectera-t-on, le bien n'est pourtant pas le mal, le mal pas le bien; si le bien et le mal sont mis dans le même sac, c'est la fin de toute moralité et chacun peut agir à sa guise. - Telle est aussi, dépouillée de toute solennité sibylline, l'opinion de M. Dühring. Mais la chose ne se règle tout de même pas si simplement. Si c'était aussi simple, on ne disputerait pas du bien et du mal, chacun saurait ce qui est bien et ce qui est mal. Mais qu'en est-il à présent ? Quelle morale nous prêche-t-on aujourd'hui ? C'est d'abord la morale féodale chrétienne, héritage de la foi des siècles passés, qui se divise essentiellement à son tour en une morale catholique et une morale protestante, ce qui n'empêche pas derechef des subdivisions allant de la morale catholico-jésuite et de la morale protestante orthodoxe jusqu'à la morale latitudinaire. A côté de cela figure la morale bourgeoise moderne, puis derechef à côté de celle-ci la morale de l'avenir, celle du prolétariat, de sorte que rien que dans les pays les plus avancés d'Europe, le passé, le présent et l'avenir fournissent trois grands groupes de théories morales qui sont valables simultanément et à côté l'une de l'autre. Quelle est donc la vraie ? Aucune, au sens d'un absolu définitif; mais la morale qui possède le plus d'éléments prometteurs de durée est sûrement celle qui, dans le présent, représente le bouleversement du présent, l'avenir, c'est donc la morale prolétarienne.

Dès lors que nous voyons les trois classes de la société moderne, l'aristocratie féodale, la bourgeoisie et le prolétariat, avoir chacune sa morale particulière, nous ne pouvons qu'en tirer la conclusion que, consciemment ou inconsciemment, les hommes puisent en dernière analyse leurs conceptions morales dans les rapports pratiques sur lesquels se fonde leur situation de classe, - dans les rapports économiques dans lesquels ils produisent et échangent.

Cependant, dans les trois théories morales citées ci-dessus, il y a maintes choses communes à toutes les trois : ne serait-ce pas là un fragment de la morale fixée une fois pour toutes ? Ces théories morales représentent trois stades différents de la même évolution historique, elles ont donc un arrière-plan historique commun et par suite, nécessairement, beaucoup d'éléments communs . Plus encore. A des stades de développement économique semblables, ou à peu près semblables, les théories morales doivent nécessairement concorder plus ou moins. Dès l'instant où la propriété privée des objets mobiliers s'était développée, il fallait bien que toutes les sociétés où cette propriété privée prévalait eussent en commun le commandement moral : tu ne voleras point. Est-ce que par là ce commandement devient un commandement moral éternel ? Nullement. Dans une société où les motifs de vol sont éliminés, où par conséquent, à la longue, les vols ne peuvent être commis que par des aliénés, comme on rirait du prédicateur de morale qui voudrait proclamer solennellement la vérité éternelle : Tu ne voleras point !

C'est pourquoi nous repoussons toute prétention de nous imposer quelque dogmatisme moral que ce soit comme loi éthique éternelle, définitive, désormais immuable, sous le prétexte que le monde moral a lui aussi ses principes permanents qui sont au-dessus de l'histoire et des différences nationales. Nous affirmons, au contraire, que toute théorie morale du passé est, en dernière analyse, le produit de la situation économique de la société de son temps. Et de même que la société a évolué jusqu'ici dans des oppositions de classes, la morale a été constamment une morale de classe; ou bien elle justifiait la domination et les intérêts de la classe dominante, ou bien elle représentait, dès que la classe opprimée devenait assez puissante, la révolte contre cette domination et les intérêts d'avenir des opprimés. Qu'avec cela, il se soit en gros effectué un progrès, pour la morale comme pour toutes les autres branches de la connaissance humaine, on n'en doute pas. Mais nous n'avons pas encore dépassé la morale de classe. Une morale réellement humaine, placée au-dessus des oppositions de classe et de leur souvenir, ne devient possible qu'à un niveau de la société où on a non seulement vaincu, mais oublié pour la pratique de la vie, l'opposition des classes. Que l'on mesure maintenant la présomption de M. Dühring qui, du sein de la vieille société de classes, prétend, à la veille d'une révolution sociale, imposer à la société sans classes de l'avenir une morale éternelle, indépendante du temps et des transformations du réel ! A supposer même, - ce que nous ignorons jusqu'à présent, - qu'il comprenne tout au moins dans ses lignes fondamentales la structure de cette société future.

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Défense du marxisme

Syndicalisme et communisme. (L. Trotsky - Oeuvres 1929)

La question syndicale est une des plus importantes pour le mouvement ouvrier, et donc pour l'Opposition aussi. Sans position claire sur cette question, l'Opposition sera incapable de gagner une influence véritable dans la classe ouvrière. C'est pourquoi je crois nécessaire de soumettre ici à la discussion quelques considérations sur la question syndicale.

1- Le Parti communiste est l'arme fondamentale de l'action révolutionnaire du prolétariat, l'organisation de combat de son avant-garde qui doit s’élever au rôle de guide de la classe ouvrière dans toutes les sphères de sa lutte, sans exception, par conséquent mouvement syndical inclus.

2- Ceux qui, par principe, opposent l’autonomie syndicale au leadership du parti communiste, opposent ainsi — qu’ils le veuillent ou non — la partie la plus rétrograde du prolétariat à l'avant-garde de la classe ouvrière, la lutte pour des revendications immédiates à la lutte pour la libération totale des travailleurs, le réformisme au communisme, l’opportunisme au marxisme révolutionnaire.

3- Le syndicalisme français d'avant-guerre, à ses débuts et pendant sa croissance, en combattant pour l'autonomie syndicale, combattit réellement pour son indépendance vis-à-vis du gouvernement bourgeois et de ses partis, parmi lesquels celui du socialisme réformiste et parlementaire. C'était une lutte contre l'opportunisme, par une voie révolutionnaire.
Le syndicalisme révolutionnaire n’a pas à cet égard fétichisé l'autonomie des organisations de masse. Bien au contraire, il a compris et a affirmé le rôle dirigeant de la minorité révolutionnaire dans les organisations de masse, organisations qui reflètent la classe ouvrière avec toutes ses contradictions, ses retards et ses faiblesses.

4- La théorie de la minorité active était essentiellement une théorie inachevée du parti prolétarien. Dans sa pratique, le syndicalisme révolutionnaire était l’embryon d'un parti révolutionnaire contre l'opportunisme, c'était une remarquable esquisse du communisme révolutionnaire.

5- La faiblesse de l'anarcho-syndicalisme, même dans sa période classique, était l'absence d'une base théorique correcte, et donc une mauvaise compréhension de la nature de l'Etat et de son rôle dans la lutte de classe ; une conception inachevée, incomplète et par conséquent erronée du rôle de la minorité révolutionnaire, c’est-à-dire du parti. De là les erreurs de tactique, comme le fétichisme de la grève générale, ignorant le lien entre le soulèvement et la prise du pouvoir, etc.

6- Après la guerre, le syndicalisme français a trouvé à la fois sa réfutation, son développement et son achèvement dans le communisme. Les tentatives pour rétablir le syndicalisme révolutionnaire tournent maintenant le dos à l'histoire. Pour le mouvement ouvrier, de telles tentatives ne peuvent avoir qu’une signification réactionnaire.

7- Les épigones du syndicalisme transforment (en paroles) l'indépendance de l'organisation syndicale vis-à-vis de la bourgeoisie et des socialistes réformistes en indépendance en général, en indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis, parti communiste inclus.
Si, dans sa période d’expansion, le syndicalisme se considérait comme une avant-garde et combattait pour le rôle dirigeant de la minorité d’avant-garde au sein des masses, les épigones du syndicalisme luttent maintenant contre les mêmes souhaits de l’avant-garde communiste, essayant, quoique sans succès, de se baser sur le manque de développement et les préjugés des parties les plus rétrogrades de la classe ouvrière.

8- L'indépendance face à l’influence de la bourgeoisie ne peut pas être un état passif. Elle ne peut que s'exprimer par des actes politiques, c’est-à-dire par la lutte contre la bourgeoisie. Cette lutte doit être inspirée par un programme spécifique qui exige organisation et tactique pour son application. C'est l'union du programme, de l'organisation et de la tactique qui constitue le parti. C’est pourquoi la véritable indépendance du prolétariat vis-à-vis du gouvernement bourgeois ne peut être réalisée sans que le prolétariat mène sa lutte sous la conduite d'un parti révolutionnaire et non d’un parti opportuniste.

9- Les épigones du syndicalisme voudraient nous faire croire que les syndicats se suffisent à eux-mêmes. Théoriquement, ça ne veut rien dire, mais en pratique ça signifie la dissolution de l’avant-garde révolutionnaire dans les masses, dans les syndicats.
Plus la masse encadrée par les syndicats est grande, mieux ils peuvent accomplir leur mission. Un parti prolétarien, au contraire, ne mérite son nom que s’il est idéologiquement homogène, dans les limites de l'unité d’action et de l’organisation. Présenter les syndicats comme autosuffisants sous prétexte que le prolétariat aurait déjà atteint sa “majorité”, c’est flatter le prolétariat en le décrivant comme il ne peut pas être en régime capitaliste, qui maintient les masses ouvrières dans l'ignorance, laissant seulement à l’avant-garde prolétarienne la possibilité de traverser toutes les difficultés et d'arriver à une compréhension claire des tâches de sa classe dans leur ensemble. <10>La véritable autonomie, pratique et non métaphysique, de l'organisation syndicale n’est ni perturbée ni diminuée par la lutte d’influence du parti communiste. Chaque syndiqué a le droit de voter comme il le juge utile et d’élire celui qui lui semble le plus digne. Les communistes possèdent ce droit comme les autres.
La conquête de la majorité par les communistes dans les organes directeurs se fait dans le respect des principes de l'autonomie, à savoir la libre autogestion des syndicats. D'autre part, aucun statut de syndicat ne peut empêcher ou interdire le parti d'élire le secrétaire général de la Confédération du travail à son comité central, puisque ici nous sommes entièrement dans le registre de l'autonomie du parti.

11-Dans les syndicats, les communistes sont naturellement soumis à la discipline du parti, quelques soient les postes qu’ils occupent. Ceci n'exclut pas mais présuppose leur soumission à la discipline du syndicat. En d'autres termes, le parti ne leur impose aucune ligne de conduite qui contredirait l'état d'esprit ou les avis de la majorité des membres des syndicats. Dans des cas tout à fait exceptionnels, quand le parti considère impossible la soumission de ses membres à une décision réactionnaire du syndicat, il montre ouvertement à ses membres les conséquences qui en découlent, comme des retraits de responsabilités syndicales, des expulsions, et ainsi de suite.
Avec des formules juridiques sur ces questions — et l'autonomie est une formule purement juridique — on n’arrive à rien. La question doit être posée dans son contenu, c’est-à-dire sur le plan de la politique syndicale. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée.

12- Les caractéristiques du leadership du parti, ses formes et ses méthodes, peuvent différer profondément selon les conditions générales d'un pays donné ou selon sa période de développement.
Dans les pays capitalistes, où le Parti communiste ne possède aucun moyen coercitif, il est évident qu'il ne peut avoir le leadership qu’avec des communistes syndiqués, que ce soit à la base ou aux postes bureaucratiques. Le nombre de communistes aux principaux postes de direction des syndicats n’est qu’un des moyens de mesurer le rôle du parti dans les syndicats. La mesure la plus importante est le pourcentage de communistes syndiqués par rapport à l’ensemble de la masse syndiquée. Mais le critère principal est l'influence générale du parti sur la classe ouvrière, elle-même mesurable par la diffusion de la presse communiste, l’assistance lors des meetings du parti, le nombre de voix aux élections et, ce qui est tout particulièrement important, le nombre d'ouvriers et d’ouvrières qui répondent activement aux appels à la lutte du parti.

13- Il est clair que l'influence du Parti communiste de manière générale, y compris dans les syndicats, se développera au fur et à mesure que la situation deviendra plus révolutionnaire.

Ces conditions permettent une appréciation du degré et de la forme de la véritable autonomie des syndicats, l’autonomie réelle et non métaphysique. En période de “paix”, quand les formes les plus militantes d'action syndicale sont des grèves économiques isolées, le rôle direct du parti dans les syndicats reste au second plan. En règle générale, le parti n’intervient pas dans chaque grève isolée. Il aide le syndicat à décider si la grève est opportune, par son information politique et économique et par son conseil. Il sert la grève par son agitation, etc. Le premier rôle dans la grève revient naturellement au syndicat.
La situation change radicalement quand le mouvement s’élève au niveau de la grève générale et de la lutte directe pour le pouvoir. Dans ces conditions, le rôle dirigeant du parti devient immédiatement direct et ouvert. Les syndicats — naturellement pas ceux qui passent de l'autre côté des barricades — deviennent les appareils de l’organisation du parti qui prend le devant comme dirigeant la révolution, en portant la pleine responsabilité devant la classe ouvrière toute entière.
Dans ce domaine, pour tout ce qui se situe entre la grève économique locale et l'insurrection révolutionnaire de classe, on trouve toutes les formes possibles de relations réciproques entre le parti et les syndicats, les degrés variables de leadership direct et immédiat, etc. Mais en toutes circonstances, le parti cherche à gagner le leadership général en comptant sur la vraie autonomie des syndicats qui, en tant qu’organisations — cela va sans dire — ne sont pas “soumises” à lui.

14- Les faits démontrent que des syndicats politiquement “indépendants” n’existent nulle part. Il n'y en a jamais eu. L'expérience et la théorie indiquent qu'il n'y en aura jamais. Aux Etats-Unis, les syndicats sont directement liés par leur appareil au patronat industriel et aux partis bourgeois. En Angleterre, les syndicats, qui dans le passé ont principalement soutenu les libéraux, constituent maintenant la base du parti travailliste. En Allemagne, les syndicats marchent sous la bannière de la social-démocratie. En république soviétique, leur conduite appartient aux bolcheviques. En France, une des organisations syndicales suit les socialistes, l’autre les communistes. En Finlande, les syndicats ont été divisés il y a un peu de temps, l’un allant vers la social-démocratie, l'autre vers le communisme. C'est comme ça partout.
Les théoriciens de l’ »Indépendance » du mouvement syndical n'ont pas pris la peine jusqu'ici de penser à cela : pourquoi leur slogan non seulement est loin de se réaliser où que ce soit, mais, au contraire, pourquoi la dépendance des syndicats vis-à-vis du leadership d'un parti devient partout la règle, sans exception, et ce ouvertement ? Ceci correspond en fait aux caractéristiques de l'époque impérialiste, qui dévoile toutes les relations de classe et qui, même chez le prolétariat accentue les contradictions entre son aristocratie et ses couches les plus exploitées.

15- L'expression courante du syndicalisme d’autrefois est la prétendue Ligue syndicaliste. Par tous ses traits, elle apparaît comme une organisation politique qui cherche à subordonner le mouvement syndical à son influence. En fait la Ligue recrute ses membres non pas selon les principes syndicaux, mais selon ceux des groupements politiques ; elle a sa plateforme, faute de programme, et la défend dans ses publications ; elle a sa propre discipline interne dans le mouvement syndical. Dans les congrès des confédérations, ses partisans agissent en tant que fraction politique tout comme la fraction communiste. Pour faire court, la tendance de la Ligue syndicaliste se ramène à une lutte pour libérer les deux confédérations du leadership des socialistes et des communistes et pour les unir sous la direction du groupe de Monatte.
La Ligue n'agit pas ouvertement au nom du droit et de la nécessité pour la minorité avancée de combatte pour étendre son influence sur les masses ; elle se présente masquée par ce qu'elle appelle l’“Indépendance” syndicale. De ce point de vue, la Ligue s’approche du Parti socialiste qui réalise aussi son leadership sous couvert de l'expression “indépendance du mouvement syndical”. Le parti communiste, au contraire, dit ouvertement à la classe ouvrière : voici mon programme, ma tactique et ma politique, que je propose aux syndicats.
Le prolétariat ne doit jamais croire n'importe quoi aveuglément. Il doit juger par son travail. Mais les ouvriers devraient avoir une double et une triple méfiance vers ces prétendants au leadership qui agissent incognito, sous un masque qui ferait croire au prolétariat qu'il n'a besoin d’aucun leadership .

16- Le droit d'un parti politique d’agir pour gagner les syndicats à son influence ne doit pas être nié, mais cette question doit être posée : Au nom de quel programme et de quelle tactique cette organisation agit-elle ? De ce point de vue, la Ligue syndicaliste ne donne pas les garanties nécessaires. Son programme est extrêmement amorphe, de même que sa tactique. Dans ses positions politiques elle agit seulement au fil des événements. Reconnaissant la révolution prolétarienne et même la dictature du prolétariat elle ignore le parti et ses droits, est contre le leadership communiste, sans lequel la révolution prolétarienne risquerait de rester à jamais une expression vide.

17- L'idéologie de l'indépendance syndicale n'a rien de commun avec les idées et les sentiments du prolétariat en tant que classe. Si le parti, par sa direction, est capable d'assurer une politique correcte et clairvoyante dans les syndicats, pas un seul ouvrier n’aura l'idée de se rebeller contre le leadership du parti. L'expérience historique des bolcheviques l’a prouvé.
C’est aussi valable la France, où les communistes ont obtenu 1.200.000 voix aux élections tandis que la Confédération Générale du Travail Unitaire (la centrale syndicale rouge) a seulement un quart ou un tiers de ce nombre. Il est clair que le slogan abstrait de l'indépendance ne peut venir en aucun cas des masses. La bureaucratie syndicale est une tout autre chose. Elle voit non seulement une concurrence professionnelle dans la bureaucratie de parti, mais elle tend à se rendre indépendante du contrôle par l’avant-garde prolétarienne. Le slogan de l'indépendance est, par sa base même, un slogan bureaucratique et non un slogan de classe.

18- Après le fétichisme de l’“indépendance”, la Ligue syndicaliste transforme également la question de l'unité syndicale en fétiche.
Il va de soi que le maintien de l'unité des organisations syndicales a d'énormes avantages, tant du point de vue des tâches quotidiennes du prolétariat que de celui de la lutte du Parti communiste pour étendre son influence sur les masses. Mais les faits montrent que dès que l’aile révolutionnaire dans les syndicats remporte ses premiers succès, les opportunistes prennent la voie de la scission. Les relations paisibles avec la bourgeoisie leur sont plus chères que l'unité du prolétariat. C'est le constat incontestable des expériences de l'après-guerre.
Nous, communistes, avons toujours intérêt à démontrer aux ouvriers que la responsabilité du dédoublement des organisations syndicales incombe complètement à la social-démocratie. Mais il ne s’en suit pas que la formule creuse de l'unité nous serait plus importante que les tâches révolutionnaires de la classe ouvrière.

19- Huit ans se sont écoulés depuis la scission syndicale en France. Pendant ce temps, les deux organisations se sont certainement liées avec les deux partis politiques mortellement ennemis. Dans ces conditions, penser pouvoir unifier le mouvement syndical par la simple bonne parole de l'unité serait se bercer d’illusions. Déclarer que sans unification préalable des deux centrales syndicales non seulement la révolution prolétarienne mais même une lutte de classe sérieuse seraient impossible, revient à faire dépendre l’avenir de la révolution de la clique corrompue des réformistes syndicaux.
En fait l’avenir de la révolution dépend non pas de la fusion des deux appareils syndicaux, mais de l'unification de la majorité de la classe ouvrière derrière des slogans révolutionnaires et des méthodes révolutionnaires de lutte. Aujourd’hui l'unification de la classe ouvrière est seulement possible par la lutte contre les collaborateurs de classe qui se trouvent non seulement dans les partis politiques mais aussi dans les syndicats.

20- Le véritable chemin de l'unité révolutionnaire du prolétariat se situe dans le redressement, l’expansion et la consolidation de la C.G.T.U. révolutionnaire et dans l'affaiblissement de la C.G.T. réformiste.
Il n'est pas exclu, mais, bien au contraire très probable, qu'à l'heure de sa révolution, le prolétariat français écrira la lutte avec deux confédérations : derrière l’une se trouveront les masses et derrière l'autre l'aristocratie du travail et la bureaucratie.

21- La nouvelle opposition syndicale ne veut évidemment pas aller sur le chemin du syndicalisme. En même temps, elle se sépare du parti — non avec l’idée d’un certain leadership , mais avec le parti en général. Ce qui signifie tout simplement se désarmer idéologiquement et retomber dans le corporatisme.

22- L'opposition syndicale dans l'ensemble est très variée. Mais elle est caractérisée par quelques traits communs qui ne la rapprochent pas de l'opposition communiste de gauche mais, au contraire, s'opposent à elle.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre les actes désinvoltes et les méthodes erronées du leadership communiste, mais contre l'influence du communisme sur la classe ouvrière.
L'opposition syndicale ne lutte pas contre une vision gauchiste de la situation et de ses perspectives mais agit, en fait, à l'opposé de toute perspective révolutionnaire.
L'opposition syndicale ne combat pas contre des méthodes caricaturales d'antimilitarisme mais propose une orientation pacifiste. En d'autres termes, l'opposition syndicale se développe manifestement dans un état d’esprit réformiste.

23- Il est complètement faux d’affirmer que ces dernières années — contrairement à ce qui s'est produit en Allemagne, en Tchécoslovaquie et dans d'autres pays — on n'a pas constitué en France une aile droite au sein du camp révolutionnaire. Le point principal est que, abandonnant la politique révolutionnaire du communisme, l’opposition de droite en France, conformément aux traditions du mouvement ouvrier français a pris un caractère syndical, cachant de cette façon sa physionomie politique. Au fond, la majorité de l'opposition syndicale représente l'aile droite, comme le groupe de Brandler en Allemagne, les syndicalistes tchèques qui après la scission ont pris une position clairement réformiste, etc.

24- On peut chercher à objecter que toutes les considérations précédentes ne seraient valables qu’à la condition que le parti communiste ait une politique correcte. Mais cette objection n’est pas fondée. La question des rapports entre le parti, qui représente le prolétariat comme il devrait être, et les syndicats, qui représentent le prolétariat tel qu’il est, est la question la plus fondamentale du marxisme révolutionnaire. Ce serait une erreur de rejeter la seule réponse possible à cette question seulement parce que le parti communiste, sous l'influence de raisons objectives et subjectives à propos desquelles nous avons parlé plus d’une fois, conduit maintenant une politique erronée envers les syndicats, comme dans d'autres domaines. Une politique correcte doit être opposée à une politique erronée. C’est dans ce but que l'opposition de gauche s’est constituée en fraction. Si l’on considère que le Parti communiste français dans sa totalité est dans un état complètement irrécupérable — ce que nous ne pensons pas — un autre parti doit lui être opposé. Mais la question de la relation du parti à la classe ne change pas d’un iota par ce fait.
L'opposition de gauche considère qu’il est impossible d’influencer le mouvement syndical, de l'aider à trouver une orientation correcte, de l'imprégner avec des slogans corrects, sans passer par le parti communiste (ou une fraction pour le moment) qui, à côté de ses autres attributs, est le laboratoire idéologique central de la classe ouvrière.

25- La tâche bien comprise du Parti communiste ne consiste pas seulement à gagner en influence sur les syndicats, tels qu'ils sont, mais à gagner, par le biais des syndicats, une influence sur la majorité de la classe ouvrière. Ce n'est possible que si les méthodes utilisées par le parti dans les syndicats correspondent à la nature et aux tâches de ces derniers. La lutte d’influence du parti dans les syndicats se vérifie objectivement dans le fait qu'ils prospèrent ou pas, qu’ils augmentent le nombre de leurs syndiqués et au-delà leurs relations avec les masses les plus larges. Si le parti paie le prix de son influence dans les syndicats par leur amoindrissement et par le dernier des fractionnismes — convertissant les syndicats en auxiliaires du parti pour des objectifs ponctuels et les empêchant de devenir des organisations de masse — les relations entre le parti et la classe sont erronées. Il n'est pas nécessaire d’épiloguer sur les causes d’une telle situation. Nous l'avons fait plus d'une fois et nous le faisons chaque jour. La nature changeante de la politique communiste officielle reflète sa tendance aventuriste à se vouloir maître de la classe ouvrière dans les plus brefs délais, par tous les moyens (mises en scène, inventions, agitation superficielle, etc).
On ne s’en sortira pourtant pas en opposant les syndicats au parti (ou à la fraction) mais dans la lutte sans compromis pour changer complètement la politique du parti comme celle des syndicats.

26- L'Opposition de gauche doit indissolublement lier les questions du mouvement syndical aux questions de la lutte politique du prolétariat. Elle doit donner une analyse concrète du stade actuel de développement du mouvement ouvrier français. Elle doit donner une évaluation, tant quantitative que qualitative, du mouvement actuel des grèves et de ses perspectives par rapport aux perspectives du développement économique de la France. Il est inutile de dire qu'elle rejette complètement la perspective de la stabilisation du capitalisme et de la paix pour les prochaines décennies. Elle procède à partir d'une évaluation de notre époque en tant que révolutionnaire. Elle émerge de la nécessité d'une préparation adéquate de l’avant-garde prolétarienne devant des retournements non seulement probables mais inévitables. Son action la plus ferme et la plus implacable est dirigée contre les rodomontades soi-disant révolutionnaires de la bureaucratie centriste, contre l'hystérie politique qui ne tient pas compte des conditions et qui confond aujourd'hui avec hier ou avec demain ; plus fermement et résolument encore doit-elle se positionner contre les éléments de la droite qui reprennent sa critique et s’y dissimulent afin d’introduire leurs tendances dans le marxisme révolutionnaire.

27- Une nouvelle délimitation ? De nouvelles polémiques ? De nouvelles scissions ? Ce seront les lamentations des âmes pures mais fatiguées, qui voudraient transformer l'Opposition en une retraite calme où l’on pourrait tranquillement prendre congé des grandes tâches, tout en préservant intact le nom de révolutionnaire « de gauche ». Non ! Nous leur disons, à ces âmes fatiguées : nous ne voyageons certainement pas sur la même route. La vérité n'a pourtant jamais été la somme de petites erreurs. Une organisation révolutionnaire n'a pourtant jamais été composée de petits groupes conservateurs, cherchant avant tout à se démarquer les uns des autres. Il y a des époques où la tendance révolutionnaire est réduite à une petite minorité dans le mouvement ouvrier. Mais ces époques n’exigent pas des arrangements entre les petits groupes pour se cacher mutuellement leurs péchés mais exigent au contraire une lutte doublement implacable pour une perspective correcte et une formation des cadres dans l'esprit du marxisme authentique. Ce n’est qu’ainsi que la victoire est possible.

28- Pour autant l’auteur de ces lignes est personnellement concerné et doit admettre que la notion qu'il a eue du groupe de Monatte quand il a été expulsé d’Union Soviétique s’est avérée être trop optimiste, donc fausse. Pendant plusieurs années, l'auteur n'a pas eu la possibilité de suivre l'activité de ce groupe. Il l'a jugée de par ses souvenirs. Les divergences se sont avérées plus profondes et plus aiguës qu’on pouvait le supposer. Les derniers événements ont montré au-delà du doute que sans démarcation idéologique claire et précise de la ligne du syndicalisme, l'Opposition communiste en France n'ira pas de l’avant. Les thèses ici proposées ne sont qu’une première étape dans l’élaboration de cette démarcation, prélude à la lutte réussie contre le baragouin révolutionnaire et la nature opportuniste de Cachin, Monmousseau et compagnie.

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Pourquoi le socialisme ? par Albert Einstein (1949)

Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme ? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait « la phase de rapine » du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : « Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ? »

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de « société » signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la « société » qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de « société ».

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu à la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance à la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler « ouvriers » tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est « libre », ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants : premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de « contrat de travail libre ». Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme « pur ».

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public. (http://www.monthlyreview.org/2009/05/01/why-socialism - LVOG)

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Réflexion.

Quand on lit ce document exceptionnel, on est agréablement surpris de constater que son auteur ait recouru à un type de discours, des mots, des figures de style ou des tournures d'esprit d'une telle simplicité, au point de le rendre accessible à la totalité de la population, sans pour autant atténuer sa pensée ou dénaturer, nuire à son objet.

A sa manière il a démontré qu'il était parfaitement possible de s'exprimer ou de défendre le socialisme, de s'adresser aux travailleurs autrement qu'en recourant à cette épouvantable terminologie politique dont font usage nos dirigeants. On doit préciser qu'en recourant exclusivement à la propagande - qui par ailleurs est indispensable, nos dirigeants et les militants passent pour des doctrinaires, des fanatiques auprès des travailleurs, ce qui a le don de les faire douter de leurs réelles intentions autant que leurs capacités à les réaliser. Les militants ne comprennent pas pourquoi très souvent les travailleurs manifestent leur accord avec eux, mais ne souhaitent pas s'engager à leur côté, un peu comme s'ils ne voulaient pas leur ressembler, sans d'ailleurs savoir précisément pourquoi, disons que leur inconscience leur dicte cette attitude de méfiance face à une menace qu'ils ne parviennent pas à discerner. On est en droit d'en conclure qu'ils recourent à la propagande parce qu'ils ne maîtrisent pas le matérialisme dialectique qui est finalement quelque chose de très simple, qui comme toutes les choses simples devrait s'énoncer simplement. La réalite ou la logique est bien cruelle, n'est-ce pas ? Et je n'y suis pour rien.

Einstein était tout simplement parti de constats ou de faits, en faisant ressortir la logique dont ils étaient le produit ou dans laquelle ils s'inscrivaient, pour en faire ressortir les contradictions et la manière dont elles pourraient être résolues, en somme une formidable démonstration du matérialisme dialectique.

Chacun aura apprécié l'idéal humaniste qui guida sa pensée ou sa vie. Enfin, ce n'est pas un hasard si Einstein a conclu ce texte en posant la question des problèmes que le socialisme aurait à résoudre, effleurant la dérive stalinienne qui allait s'avérer être pire qu'un "puissant tabou", la négation du socialisme.

On retiendra qu'un intellectuel, un scientifique était parvenu au milieu du XXe siècle à la compréhension du processus matérialiste dialectique, qui est à l'origine de l'évolution ou de la transformation de la matière, de la nature, des hommes, de la société que les marxistes avaient découvert et théorisé, et qu'il partagea leurs conclusions en prenant la défense du socialisme, à l'heure où ses pires fossoyeurs étaient tout puissants au sein du mouvement ouvrier international.